Ce qui se jouera les 3 et 4 juin à Sarajevo n’est pas sans conséquence pour l’avenir de la Bosnie-Herzégovine. La démission, le 11 mai, du Haut représentant pour la Bosnie-Herzégovine, l’Allemand Christian Schmidt, a ouvert une bataille diplomatique en coulisses pour sa succession. Washington, après avoir aidé Christian Schmidt à se retirer pour des « raisons personnelles », pousse la candidature de l’Italien Antonio Zanardi Landi, qui suscite une certaine méfiance chez plusieurs partenaires européens.
Outre son âge vénérable (75 ans), Antonio Zanardi Landi traîne un CV qui inquiète : ancien ambassadeur à Belgrade sous Berlusconi, décoré de l’Ordre de l’Amitié par Vladimir Poutine après son passage à Moscou, il est jugé trop accommodant avec les Serbes de Bosnie. Les liens idéologiques entre l’Italie de Meloni et l’administration Trump sont scrutés de près par Paris dans ce contexte sous tension.


