Le directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a averti lundi que l’épidémie d’Ebola qui sévit dans le pays était « extrêmement grave et difficile » à gérer, appelant les États voisins à agir « immédiatement ». Il est attendu mardi en RD Congo, pays dans lequel l’OMS a dénombré, à ce jour, « plus de 900 cas suspects et 220 décès suspects ».
En Ituri, à l’épicentre de l’épidémie de’Ebola qui sévit en République démocratique du Congo, le climat oscille entre peur et déni, à mesure que la catastrophe sanitaire enfle et que les morts s’accumulent.
Le pays a déclaré le 15 mai une épidémie causée par le virus Bundibugyo, contre lequel il n’existe aujourd’hui ni vaccin, ni traitement spécifique, et qui présente un taux de létalité allant jusqu’à 50 %. L’OMS a déclenché une alerte sanitaire internationale.
• Plus de 900 cas suspects d’Ebola recensés en RD Congo
Plus de 900 personnes sont soupçonnées d’avoir contracté cette maladie provoquant des fièvres hémorragiques en RD Congo, a annoncé le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dimanche 24 mai au soir.
« À mesure que les efforts de surveillance sont renforcés dans le cadre de la lutte contre Ebola en RD Congo, plus de 900 cas suspects ont été identifiés à ce jour, dont 101 cas confirmés », a écrit Tedros Adhanom Ghebreyesus sur X, sans mentionner de nombre de morts. « Mais nous savons que l’épidémie en RDC est bien plus importante, a-t-il détaillé, faisant état de « 220 décès suspects ».
Dans un dernier bilan diffusé samedi, le ministère de la Santé du pays indiquait que l’épidémie avait causé 204 décès sur 867 cas suspects.
