LE FRANC CFA Ă L’ORIGINE DES MIGRATIONS ?
TV5Monde  |  La brouille diplomatique entre Paris et Rome Ă propos de l’Ocean Viking fait ressurgir une vidĂ©o de 2019 de lâactuelle PremiĂšre ministre italienne. Giorgia Meloni y accuse la France et la « monnaie coloniale » du franc CFA dâĂȘtre Ă l’origine des migrations
La sĂ©quence remonte Ă 2019, mais la vidĂ©o enflamme Ă nouveau les rĂ©seaux sociaux depuis le 20 novembre 2022. On y voit Giorgia Meloni, lâactuelle PremiĂšre ministre italienne dâextrĂȘme-droite, montrer un billet de Franc CFA, monnaie hĂ©ritĂ©e de la colonisation française et commune Ă quatorze pays africains rĂ©partis sur deux zones, Afrique de l’ouest et Afrique centrale. Elle accuse lâĂtat français, Ă travers cette monnaie, dâĂȘtre Ă l’origine de l’appauvrissement des populations en Afrique subsaharienne et donc de leur exil vers l’Europe.
âC’est ce qu’on appelle le franc CFA. C’est la monnaie coloniale que la France imprime pour 14 nations africaines, Ă laquelle elle applique le seigneuriage et en vertu de laquelle elle exploite les ressources de ces nations« , dĂ©clare Giorgia Meloni, Ă l’Ă©poque dĂ©jĂ Ă la tĂȘte du parti d’extrĂȘme-droite italien Fratelli d’Italia.
La brouille diplomatique entre Paris et Rome Ă propos de l’Ocean Viking fait ressurgir une vidĂ©o de 2019 de lâactuelle PremiĂšre ministre italienne d’extrĂȘme droite. Dans celle-ci, Giorgia Meloni accuse lâĂtat français et la « monnaie coloniale » du franc CFA dâĂȘtre Ă l’origine des migrations venant d’Afrique subsaharienne. DĂ©cryptage.
La sĂ©quence remonte Ă 2019, mais la vidĂ©o enflamme Ă nouveau les rĂ©seaux sociaux depuis le 20 novembre 2022. On y voit Giorgia Meloni, lâactuelle PremiĂšre ministre italienne dâextrĂȘme-droite, montrer un billet de Franc CFA, monnaie hĂ©ritĂ©e de la colonisation française et commune Ă quatorze pays africains rĂ©partis sur deux zones, Afrique de l’ouest et Afrique centrale. Elle accuse lâĂtat français, Ă travers cette monnaie, dâĂȘtre Ă l’origine de l’appauvrissement des populations en Afrique subsaharienne et donc de leur exil vers l’Europe.
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C’est ce qu’on appelle le franc CFA. C’est la monnaie coloniale que la France imprime pour 14 nations africaines, Ă laquelle elle applique le seigneuriage et en vertu de laquelle elle exploite les ressources de ces nations« , dĂ©clare Giorgia Meloni, Ă l’Ă©poque dĂ©jĂ Ă la tĂȘte du parti d’extrĂȘme-droite italien Fratelli d’Italia.
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Il faut libĂ©rer lâAfrique de certains EuropĂ©ens qui impriment la monnaie pour quatorze nations africaines âsouverainesâ, ajoute-t-elle. Une rhĂ©torique souvent reprise par lâextrĂȘme droite italienne. DĂ©jĂ , Luigi Di Maio, en la personne du vice-Premier ministre italien, accusait le franc CFA dâĂȘtre Ă lâorigine de lâimmigration en Europe.
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Les personnes qui se dĂ©placent en Afrique subsaharienne, restent pour la majoritĂ©, sur le continentâ, rappelle l’analyste Ă©conomique Foly Ananou du think tank de lâ
Afrique des IdĂ©es. Selon un rapport des Nations Unies, en 2019, la migration internationale concerne 272 millions de personnes et seulement 8,7% dâAfricains. Parmi eux, 70% restent sur le continent africain. Quand bien mĂȘme, ce mouvement migratoire vers lâEurope peut-il ĂȘtre liĂ© Ă la monnaie elle-mĂȘme ? Cela reste Ă prouver.
Le franc CFA, facteur dâimplantation d’entreprises françaises ?
Selon lâargumentaire de Giorgia Meloni, lâĂ©migration s’explique par l’implantation d’entreprises françaises pillant les ressources de l’Afrique, poussant des gens Ă partir.
Il est vrai que le franc CFA constitue une opportunitĂ© pour l’implantation de ces entreprises. Le franc CFA sâaligne sur lâeuro, câest sa spĂ©cificitĂ©. Si lâeuro se dĂ©prĂ©cie, le franc CFA aussi et inversement. Une entreprise française qui voudrait sâimplanter en Afrique va jongler entre des euros et des francs CFA pour gĂ©rer ses finances. Si le taux de change entre les deux monnaies ne bouge pas, cela constitue une opportunitĂ© Ă©vidente pour les entreprises françaises. â
Comme le taux de change ne varie pas, il nây a pas de risques de change Ă supporterâ, souligne Foly Ananou.
Mais pour autant, la prĂ©sence d’entreprises Ă©trangĂšres qui exploitent les ressources naturelles peut ĂȘtre une opportunitĂ©, observe cet Ă©conomiste. Pour Foly Ananou, tout se joue au niveau des Ătats. Par exemple, â
les pays du Golfe, comme le Qatar, ont rĂ©ussi Ă redistribuer ces richesses Ă leurs populations. Le point manquant de ces pays africains, câest la capacitĂ© des Ătats Ă tirer profit de l’implantation de ces entreprisesâ, analyse-t-il. Or, au moment de lâĂ©tablissement des contrats,
 âil y a quand mĂȘme un manque de gouvernance Ă©conomiques des Ătats africains eux-mĂȘmes.â
Dâautre part, le franc CFA Ă©tait Ă l’Ă©poque alignĂ© au franc français. Seules les entreprises françaises pouvaient tirer profit de cet alignement. Aujourdâhui, tous les pays de lâUnion EuropĂ©enne dont la monnaie est lâeuro peuvent investir sans risque de change dans ces pays concernĂ©s, y compris les entreprises italiennes. Le franc CFA nâest donc plus ce quâil Ă©tait Ă ses dĂ©buts.
Une monnaie forte, mais qui ne profite pas assez aux populations
L’argument dĂ©fendu par la France est celui de la stabilitĂ© de cette monnaie.Â
Selon le site de France Diplomatie, elle aurait permis de maintenir une croissance de +0,3% en 2020, en pleine pandémie de Covid-19, dans les pays de la Zone franc contre -1,7% de récession en Afrique subsaharienne (FMI, octobre 2021).
Mais cela ne veut pas dire que le franc CFA profite aux populations elles-mĂȘmes. Co-auteur du livre « Sortir l’Afrique de la servitude monĂ©taire : Ă qui profite le franc CFA », Ă©ditions La Dispute paru en 2016, l’Ă©conomiste togolais Kako Nubukpo se montre particuliĂšrement critique lors d’un entretien dans le Journal Afrique de TV5MONDE. «Â
Cela grĂšve la compĂ©titivitĂ© des Ă©conomies africaines, ce qui fait que nos exportations sont trĂšs faibles« , souligne l’Ă©conomiste. Parmi les autres dĂ©savantages de cette monnaie, il cite les difficultĂ©s dans la Zone franc à emprunter, face Ă Â des taux d’intĂ©rĂȘt Ă deux chiffres, la faiblesse des Ă©changes intra communautaires entre Ătats de la Zone franc (autour de 15%) et enfin l’absence d’objectif de croissance dans les missions des Banques centrales. Or Ă travers tout cela se joue notamment l’autonomie de ces pays.
Pas dâimpĂŽt français sur le franc CFA, mais des rĂ©serves africaines dans le TrĂ©sor français jusquâen 2019
Ă l’origine, aprĂšs la Seconde Guerre Mondiale, le franc CFA nouvellement créé voulait dire â
franc des Colonies Françaises dâAfriqueâ. Aujourdâhui, il signifie «Â
CommunautĂ© financiĂšre d’Afrique. » Il nây a jamais eu de taxe ou dâimpĂŽt sur la monnaie qui bĂ©nĂ©ficierait Ă la France. La PrĂ©sidente du Conseil italien Giorgia Meloni parle elle de â
seigneuriageâ et de â
monnaie colonialeâ, car les Ătats africains devaient conserver 50% de leurs rĂ©serves de change des coffres de la Banque de France : c’est ce que l’on appelle le compte de garantie.
Cette contrainte a longtemps fait dĂ©bat. â
Le compte de garantie Ă©tait comme une opĂ©ration pour sâassurer que ces Ătats ne feraient pas autre chose avec leurs devisesâ, argumente Foly Ananou. Ces devises ne pouvaient pas ĂȘtre investies dans lâĂ©conomie.
Mais depuis 2019, ces comptes de garantie nâexistent plus en Afrique de l’Ouest. Cette obligation a Ă©tĂ© abrogĂ©e pour les huit pays de l’Union Ă©conomique et monĂ©taire ouest-africaine (UEMOA) Ă la suite d’une rĂ©forme annoncĂ©e par Alassane Ouattara, prĂ©sident de la CĂŽte d’Ivoire et Emmanuel Macron, prĂ©sident français. DĂ©sormais la France nâest plus prĂ©sente dans les instances de gouvernance de la Banque centrale des Etats de lâAfrique de lâOuest (BCEAO).
NĂ©anmoins la France continue d’imprimer le franc CFA. Les banques centrales africaines Ă©mettent les ordres dâimpression de billets et piĂšces dans le cadre dâun contrat passĂ© avec la Banque de France. Selon lâĂ©conomiste Foly Ananou, la critique apportĂ©e Ă l’ingĂ©rence des pays europĂ©ens en Afrique, â
relĂšve plutĂŽt du caractĂšre gĂ©opolitique, que de la monnaie elle-mĂȘme.â Benjamin Beraud
Les exportations africaines vers la Chine ont été multipliées par plus de 50 entre 2001 et 2020
https://www.sikafinance.com L’Afrique gagne de plus en plus du terrain sur le marchĂ© de la Chine, premier partenaire commercial de la rĂ©gion depuis 2009. Au cours des 20 derniĂšres annĂ©es, les exportations de produits agricoles du continent vers l’Empire du Milieu ont connu une croissance trĂšs rapide.
Selon le rapport d’International Trade Centre (ITC) publiĂ© ce mois de novembre, la valeur des exportations de produits agricoles africaines vers la Chine a atteint 3,1 milliards de dollars en 2020, un montant en croissance exponentielle comparĂ© aux 59 millions de dollars enregistrĂ©s en 2001.
Cette belle Ă©volution peut notamment s’expliquĂ©e par la croissance de la demande chinoise sur la pĂ©riode, avec une hausse de 11% Ă 1,41 milliard de la population, par l’entrĂ©e de la Chine dans l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en 2001, ouvrant et libĂ©ralisant ainsi son rĂ©gime pour s’intĂ©grer Ă l’Ă©conomie mondiale, et par la mise en place de la politique tarifaire zĂ©ro sur certains produits des pays africains les moins dĂ©veloppĂ©s en 2005.
Ce que l’Afrique vend Ă la Chine est sensiblement diffĂ©rent de ce qu’elle vend au reste du monde. En 2020, les produits alimentaires, les boissons et le tabac reprĂ©sentaient 39% des exportations agricoles africaines dans le monde, mais seulement 13% des exportations vers la Chine. Les produits vĂ©gĂ©taux reprĂ©sentaient 43% des exportations africaines vers le monde, mais 65 % des exportations vers la Chine.
Si le commerce entre l’Afrique qui comprend 54 pays et la Chine s’est fortement dĂ©veloppĂ© au cours de la derniĂšre dĂ©cennie, il reste largement en faveur de PĂ©kin.
En effet, en 2020, l’Afrique aurait importĂ© 3 milliards de dollars de biens agricoles de la Chine, mais n’en aurait exportĂ© que 2,7 milliards dollars, d’oĂč un dĂ©ficit commercial de 318 millions de dollarsOlivia Yao
Les missions de la BCEAO rappelées au nouveau gouverneur
Dakar, 25 nov (APS) – Le prĂ©sident du Conseil des ministres de lâUnion Ă©conomique et monĂ©taire ouest-africaine (UEMOA), Sani Yaya, a demandĂ© vendredi au nouveau gouverneur de la Banque centrale des Etats de lâAfrique de lâOuest (BCEAO), Jean-Claude Kassi Brou, de s’employer Ă rĂ©duire l’inflation et Ă prĂ©server la valeur de la monnaie commune aux Etats membres.
S’exprimant au cours de la cĂ©rĂ©monie officielle dâinstallation du nouveau gouverneur de la BCEAO, qui a d’abord prĂȘtĂ© serment, Sani Yaya lui a rappelĂ© les responsabilitĂ©s qui lui reviennent dĂ©sormais et les missions qu’il sera appelĂ© Ă conduire, parmi lesquelles celle consistant Ă prĂ©server la valeur de la monnaie commune aux Etats membres de l’UEMOA, ââgage de la stabilitĂ© du pouvoir dâachat des populationsââ.
ââDans lâexĂ©cution de cette mission, lâune des prioritĂ©s du moment est de rĂ©duire lâinflation, qui se situe actuellement Ă un taux Ă©levĂ©ââ, a dit Sani Yaya Ă M. Brou, nommĂ© Ă la tĂȘte de cette institution le 2 juillet dernier.
ââVous aurez Ă consolider l’Ćuvre entamĂ©e, Ă veiller au respect de lâapplication des dispositions des traitĂ©s, des accords et conventions, des statuts et protocoles de la BCEAOâŠââ a-t-il ajoutĂ©, sâadressant au nouveau gouverneur.
Selon le prĂ©sident du Conseil des ministres de l’UEMOA, l’exercice de cette ââlourde responsabilitĂ©ââ requiert non seulement un concours loyal des collaborateurs du nouveau gouverneur, mais aussi la coopĂ©ration de la communautĂ© bancaire et financiĂšre des Etats membres et des partenaires.
ââVous aurez Ă mobiliser les instruments de politique monĂ©taire adaptĂ©s Ă cette circonstance, dans un contexte marquĂ© par des chocs multiples, notamment celui induit par la guerre russo-ukrainienne, les dĂ©fis sĂ©curitaires et les effets de la pandĂ©mie de Covid-19ââ, a soulignĂ© Sani Yaya, Ă©galement ministre des Finances du Togo.
Des choix efficaces sâimposent, selon lui, pour maintenir les Ă©conomies de l’UEMOA ââsur une trajectoire de croissance forteââ, tout en travaillant Ă prĂ©server la stabilitĂ© macroĂ©conomique des pays concernĂ©s, laquelle se trouve, dit-il, ââmenacĂ©e par les soubresauts de la conjoncture internationaleââ.
ââLa prĂ©servation de la stabilitĂ© financiĂšre est une mission fondamentale de la BCEAO. Les dĂ©fis sont nombreuxââ, notamment dans le secteur bancaire, monĂ©taire et financier, qui est ââde plus en plus exposĂ© aux effets de la rĂ©volution numĂ©rique, avec lâĂ©mergence de nouveaux acteurs et produits qui, sâils sont de nature Ă faciliter lâinclusion financiĂšre et la fluiditĂ© des transactions, ne sont pas simplesââ.
ââSous vous votre leadership, la BCEAO, jâen suis persuadĂ©, sera au fait des innovations (âŠ) permettant Ă notre secteur bancaire et financier de sâadapter Ă la digitalisation, qui est un vecteur incontournable de lâinclusion financiĂšreââ, a assurĂ© le prĂ©sident du Conseil des ministres de lâUEMOA.
Au-delĂ de ces missions qu’il juge fondamentales, ââle rĂŽle du gouverneur de la BCEAO consiste Ă faire exĂ©cuter les dĂ©cisions des organes de l’UEMOA. Il doit Ă©galement gĂ©rer les rĂ©serves officielles de change des Etats membres, notamment le stock dâor monĂ©taire, et assurer la direction de lâorganisation de la rĂ©serve de la banqueââ, a dĂ©taillĂ© Sani Yaya.
S’y ajoute que le gouverneur de la BCEAO ââdoit ĂȘtre Ă lâĂ©coute des Etats et de leurs dirigeantsââ.Â
ââIl doit les conseiller dans des domaines parfois dĂ©licats, qui sont liĂ©s notamment Ă la monnaie et aux relations financiĂšres extĂ©rieuresââ, a poursuivi le prĂ©sident du Conseil des ministres de l’UEMOA, avant de conclure que le nouveau gouverneur de la BCEAO ââa les qualitĂ©s requises pour mener Ă bien sa mission avec le concours de tousââ.SBS/BK/ESF
De nouveaux textes de la CEDEAO en vue en matiĂšre de mines et d’Ă©nergie
Dakar, 25 nov (APS) – La CommunautĂ© Ă©conomique des Etats de lâAfrique de lâOuest (CEDEAO) a Ă©laborĂ© de « nouveaux textes communautaires » en vue d’harmoniser les politiques sectorielles et dâinitiation des stratĂ©gies rĂ©gionales dans le domaine des mines et des hydrocarbures, a-t-on appris du Commissaire chargĂ© des infrastructures, de l’Ă©nergie et de la digitalisation de cette organisation, SĂ©diko Douka.
Les textes en question ont Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©s vendredi Ă Dakar, Ă l’ouverture de la deuxiĂšme rĂ©union conjointe des ministres des secteurs des mines et des hydrocarbures de l’espace sous-rĂ©gional.
Le ministre sénégalais des Mines et de la Géologie, Oumar Sarr, et sa collÚgue Aïssatou Sophie Gladima (Pétrole et Energies), ont pris part à cette rencontre au nom du gouvernement du Sénégal.
« Pour donner suite Ă ces efforts dâharmonisation, la Commission de la CEDEAO et ses membres viennent dâĂ©laborer de nouveaux textes communautaires Ă soumettre Ă la prĂ©sente rĂ©union des ministres », a annoncĂ© SĂ©diko Douka.
Il s’agit d’un projet de Code minier et pĂ©trolier rĂ©gional, ainsi qu’un un « projet de rĂšglement » de la CEDEAO sur lâexploitation miniĂšre artisanale et Ă petite Ă©chelle et la stratĂ©gie de sa mise en Ćuvre, a-t-il prĂ©cisĂ©.
Les deux autres projets concernent un rapport dâĂ©tude sur la stratĂ©gie rĂ©gionale de dĂ©veloppement des matiĂšres premiĂšres et intrants minĂ©raux stratĂ©giques de la CEDEAO et un projet dâActe additionnel sur la fusion du projet dâextension du gazoduc de lâAfrique de lâOuest et celui du Maroc-NigĂ©ria en un projet rĂ©gional unique, a signalĂ© SĂ©diko Douka.
La CEDEAO dit-il « mise beaucoup sur lâutilisation Ă grande Ă©chelle du gaz, aussi bien dans la production Ă©lectrique que lâusage domestique », avant de dĂ©plorer le fait que les pays concernĂ©s ne parviennent pas Ă satisfaire la demande en Ă©lectricitĂ© en raison d’un dĂ©ficit de moyens de production.
Le Commissaire aux Infrastructures, Ă l’Ă©nergie et Ă la digitalisation de la CEDEAO) a saluĂ© « lâapproche du SĂ©nĂ©gal » consistant Ă mettre en place « un cadre institutionnel et rĂšglementaire » pour lâexploitation imminente du pĂ©trole et du gaz.
Selon lui, le SĂ©nĂ©gal a fait « le bon choix » en dĂ©cidant de sâinspirer des exemples de bonnes pratiques dans le domaine des hydrocarbures.AT/SMD/BK
Bcéao : Jean-Claude Kassi Brou officiellement installé gouverneur
APA-Dakar (SĂ©nĂ©gal) Par Abdourahmane Diallo–Lâancien ministre ivoirien de lâIndustrie et des Mines doit notamment travailler Ă la stabilisation de lâinflation notĂ©e dans les pays de lâUnion Ă©conomique et monĂ©taire ouest-africaine (UĂ©moa).
Jean-Claude Kassi Brou a Ă©tĂ© officiellement installĂ© dans ses fonctions de gouverneur de la Banque centrale des Etats de lâAfrique de lâOuest (BcĂ©ao) ce vendredi 25 novembre Ă Dakar, au SĂ©nĂ©gal. Il a Ă©tĂ© nommĂ© Ă ce poste le 04 juin 2022 dernier en remplacement de son compatriote Tiemoko Meyliet KonĂ©, promu vice-prĂ©sident de la RĂ©publique de CĂŽte dâIvoire depuis le 19 avril 2022.
« Dans lâexĂ©cution de cette mission, lâune des prioritĂ©s du moment est de rĂ©duire lâinflation, qui se situe actuellement Ă un taux Ă©levé », a indiquĂ© le prĂ©sident du Conseil des ministres de lâUnion Ă©conomique et monĂ©taire ouest-africaine (UĂ©moa), Sani Yaya Ă M. Brou.
Pour y arriver, «Â
vous aurez à mobiliser les instruments de politique monétaire adaptés à cette circonstance, dans un contexte marqué par des chocs multiples, notamment celui induit par la guerre russo-ukrainienne, les défis sécuritaires et les effets de la pandémie de Covid-19 », a conseillé Sani Yaya.
Ce dernier, Ă©galement ministre de lâEconomie et des Finances du Togo, a par ailleurs invitĂ© le nouveau gouverneur Ă consolider lâĆuvre entamĂ©e par ses prĂ©dĂ©cesseurs, Ă veiller au respect de lâapplication des dispositions, traitĂ©s, accords et conventions, des statuts et protocoles de la BcĂ©ao.
Dans lâexercice de cette nouvelle mission, le nouveau gouverneur de la BcĂ©ao devra notamment compter sur le concours loyal de ses collaborateurs, mais aussi la coopĂ©ration de la communautĂ© bancaire et financiĂšre des Etats membres et des partenaires, a soulignĂ© Sani Yaya.
En effet, note-t-il, des choix efficaces sâimposent pour maintenir les Ă©conomies de lâUĂ©moa sur une trajectoire de croissance forte, tout en travaillant Ă prĂ©server la stabilitĂ© macroĂ©conomique des pays concernĂ©s, laquelle se trouve « menacĂ©e par les soubresauts de la conjoncture internationale ».
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La prĂ©servation de la stabilitĂ© financiĂšre est une mission fondamentale de la BcĂ©ao. Les dĂ©fis sont nombreux notamment dans le secteur bancaire, monĂ©taire et financier, qui est de plus en plus exposĂ© aux effets de la rĂ©volution numĂ©rique, avec lâĂ©mergence de nouveaux acteurs et produits qui, sâils sont de nature Ă faciliter lâinclusion financiĂšre et la fluiditĂ© des transactions, ne sont pas simples », a-t-il dit.
Conscient du poids de lâhĂ©ritage qui lui a Ă©tĂ© lĂ©guĂ©, Jean-Claude Kassi Brou a rappelĂ© que dâimportants dĂ©fis interpellent les dirigeants actuels dans un contexte oĂč les attentes des Ătats, des acteurs du systĂšme financier et des populations sont fortes et urgentes.
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Outre la lutte contre lâinflation, dâautres dĂ©fis retiendront toute notre attention au cours des prochaines annĂ©es. Il sâagira de la stabilitĂ© macroĂ©conomique, notamment monĂ©taire, gage de la confiance pour les Ă©pargnants et les investisseurs nationaux et internationaux, du financement sein de nos Ă©conomies pour soutenir une croissance saine et durable, du renforcement de la soliditĂ© de notre systĂšme bancaire, de la poursuite du dĂ©veloppement dâun secteur de la microfinance solide et performant en termes dâaccĂšs des populations Ă faible revenu aux services financiers, de lâapprofondissement du marchĂ© financier rĂ©gional et de lâaccroissement de lâinclusion financiĂšre, grĂące notamment Ă toutes les possibilitĂ©s offertes par la numĂ©risation », a listĂ© M. Brou.
Il a ainsi annoncĂ© la finalisation prochaine de nouvelles lois sur lâactivitĂ© de la rĂ©glementation bancaire, sur la microfinance et sur la rĂ©glementation des relations financiĂšres extĂ©rieures, les Etats membres de lâUnion ainsi que sur la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.
Uemoa : TiĂ©moko Meyliet KonĂ© souligne lâimportane de lâinvestissement public-privĂ©
(APS) â Le Vice-prĂ©sident de la CĂŽte dâIvoire, TiĂ©moko Meyliet KonĂ©, a mis en exergue, jeudi, lâimportane de lâinvestissement public-privĂ© pour parvenir Ă une croissance raisonnable dans tous les pays de lâUemoa.
KonĂ© intervenait, Ă Diamniadio Ă lâoccasion dâun symposium initiĂ© par la Bceao dans le cadre la cĂ©lĂ©bration de son 60Ăšme anniversaire sur le thĂšme : ââLes Banques centrales dans un monde en mutationââ.
ââLâobjectif de parvenir Ă une transformation structurelle de lâĂ©conomie est un enjeu stratĂ©gique de promotion du dĂ©veloppement qui demeure une constante prĂ©occupation de tous les pays membres de lâUemoa. Y parvenir nĂ©cessite des investissements publics privĂ©s pour pĂ©renniser une croissance raisonnable de lâactivitĂ© macro Ă©conomiqueââ, a expliquĂ©, lâancien Gouverneur de la Bceao.
De plus, a-t-il ajoutĂ©, ââtous ces Etats abordent les questions de la transformation structurelle au moment oĂč les conditions financiĂšres Ă lâĂ©chelle mondiale ne sont guĂšre favorables Ă la mobilisation de ressources sur les marchĂ©s internationaux dans un contexte de hausse des prix et de forte demande socialeââ.
Ainsi, a-t-il laissĂ© entendre, ââce symposium, en crĂ©ant une opportunitĂ© de rĂ©flexion fĂ©conde sur les dĂ©fis de la politique monĂ©taire, vient contribuer Ă lâĂ©clairage de dĂ©cisions face aux nombreuses prĂ©occupations de premier planââ.
Le Vice-prĂ©sident de la CĂŽte dâIvoire a invitĂ© les pays Ă ââmaitriser les diffĂ©rents chocs exogĂšnes comme lâadaptation aux changements climatiques et la transition Ă©nergĂ©tique, qui nĂ©cessitent des financements importantsââ.
Dans un contexte global oĂč les tensions inflationnistes sont Ă surveiller pour prĂ©server au mieux la stabilitĂ© macro Ă©conomique, ââces questions ne manqueront pas au cours des Ă©changes de ce symposium dont les travaux aboutiront Ă des recommandations fort utilesââ, a soulignĂ© TiĂ©moko Meyliet KonĂ©.
Sani Yaya,prĂ©sident du conseil des ministres de lâUemoa : il faut mettre «La Banque centrale doit utiliser les avancĂ©es technologiques pour booster lâĂ©conomie»
https://www.sudquotidien.sn Hier sâest tenu au Centre de confĂ©rence international Abdou Diouf, le symposium du soixantiĂšme anniversaire de la Banque centrale des Etats de lâAfrique de lâouest (Bceao). A cette rencontre, le ministre de lâEconomie et des Finances du Togo, Sani Yaya, par ailleurs prĂ©sident du conseil des ministres de lâUemao a saluĂ© et encouragĂ© les efforts de lâInstitution Ă©mettrice de lâUemoa dans la relance des Ă©conomies tout comme dans la lutte contre lâinflation.
Sur les mesures de relance Ă©conomique et de lutte contre lâinflation prises par la Banque centrale des Etats de lâAfrique de lâouest (Bceao), le ministre de lâEconomie et des finances de la RĂ©publique Togolaise, Sani Yaya dira : Â
« Nous sommes trĂšs honorĂ©s de participer Ă ce symposium du 60Ăšme anniversaire de la Bceao et de lâUemoa. Et ce symposium se passe dans un contexte de bouleversement au plan mondial avec les diffĂ©rentes crises, notamment la crise sanitaire et les tensions gĂ©opolitiques au plan international avec la guerre entre la Russie et lâUkraine, mais aussi les menaces sĂ©curitaires dans la sous-rĂ©gion ». A ceci sâajoute : Â
« Des tensions inflationnistes et le resserrement des conditions financiĂšres sur les marchĂ©s des capitaux », explique-t-il. Et donc, les banques centrales sont appelĂ©es Ă jouer un rĂŽle dans ce contexte pour soutenir le dĂ©veloppement et la croissance durable de nos Etats, mais tout en continuant Ă veiller Ă la stabilitĂ© monĂ©taire et financiĂšre, tout comme Ă la stabilitĂ© des prix dans un contexte inflationniste. Quant aux dĂ©fis technologiques, il dira que ceux-ci constituent desÂ
« avancĂ©es technologiques pour le financement de nos Ă©conomies, mais les Banque centrale sont appelĂ©es Ă Ă©changer sur les avancĂ©es technologiques qui de nos jours se posent comme une rĂ©elles opportunitĂ©s pour le financement de nos Ă©conomies ». Sur ce registre, il dira : Â
« Les banques centrales sont appelĂ©es Ă Ă©changer sur ces avancĂ©es technologiques, lesquelles sont destinĂ©es Ă booster le financement de nos Ă©conomies et Ă trouver les moyens pour accompagner tous ces changements au niveau de la technologie, de la cryptomonnaie, du digital et du numĂ©rique dans le financement de nos Ă©conomies ». Ce qui rĂ©sume substantiellement la thĂ©matique gĂ©nĂ©rale de ce symposium etÂ
« nous espĂ©rons que les Ă©changes avec toutes les personnalitĂ©s, les gouverneurs, vice-gouverneurs, les experts, les universitaires dĂ©boucheront sur des conclusions et recommandations fortes qui serviront dâapport substantielle aux missions des Banques centrales en termes dâaccompagnement et surtout de façon soutenable nos Ă©conomies », explique.
A la question de savoir comment apprĂ©cie-t-il les rĂ©ponses de la Bceao face Ă lâinflation et les efforts en termes de financement des Ă©conomies de lâUnion, le ministre de lâEconomie des Finances Sani de la RĂ©publique du Togo et prĂ©sident du conseil des ministres de lâUemoa soutient que la Bceao a su faire preuveÂ
« dâinnovation, dâagilitĂ© et dâadaptation pour pouvoir non seulement jouer son rĂŽle garant de la valeur de la monnaie et de la stabilitĂ© des prix intĂ©rieur et extĂ©rieur mais en mĂȘme temps aussi accompagner les gouvernements, les Etats face aux dĂ©fis auxquels ils sont confrontĂ©s ». Tout rĂ©cemment, en rapport avec les trois crises prĂ©citĂ©es qui ont bouleversĂ©es le monde,Â
« la Bceao a su faire de la crĂ©ativitĂ©, dâinnovation en accompagnant les financements de façon soutenable nos Ă©conomies respectives. Et donc, nous saluons et encourageant la Bceao Ă poursuivre cette lancĂ©e tout en veillant toujours Ă son rĂŽle et sa mission principale qui celle dâassurer la stabilitĂ© des prix et de la monnaie. Face Ă lâinflation, la Bceao continue de mener sa politique dâaccompagnement et en mĂȘme temps dâappliquer une politique monĂ©taire visant Ă veiller Ă la stabilitĂ© des prix et surtout Ă maitriser cette inflation que nous constatons depuis 3 mois », a-t-il dĂ©fendu.
JP MALOU
Uemoa-inflation galopante : un défi fondamental à relever !
https://www.sudquotidien.sn Le premier ministre du SĂ©nĂ©gal, Amadou Ba a prĂ©sidĂ© hier jeudi, Ă Dakar lâouverture du symposium marquant le soixantiĂšme anniversaire de la Banque centrale des Etats de lâAfrique de lâouest. A cette occasion, il a insistĂ© sur la nĂ©cessitĂ© de la Banque centrale Ă prendre compte la dimension inflation qui risque de saper les efforts de croissance des Etats de cette Union. Â
Devant une assistance remarquable de gouverneurs, vice-gouverneurs dâAfrique et dâEurope, dâexperts, dâuniversitaires, de banquiers, et financiers, dâopĂ©rateurs Ă©conomiques et autres, le premier ministre du SĂ©nĂ©gal, Amadou Ba, a adressĂ© le message du chef de lâEtat. Prenant la parole, il a dâemblĂ©e prĂ©cisĂ© quâil lit le message personnel du prĂ©sident Macky Sall, Ă travers lequel il invite la Banque centrale (Bc) Ă prendre bras le corps la question de lâinflation qui sape la dynamique de croissance des Etats respectifs de lâUnion monĂ©taire ouest africaine (Umoa).
« Dans un contexte oĂč les Etats et les Bceao sont confrontĂ©s Ă un des dĂ©fis de plus en plus complexes, lâinflation galopante constitue le principal facteur dâincertitude sur les perspectives Ă©conomiques mondiales, il sâagit dâune prĂ©occupation majeure puisquâelle Ă©rode le pouvoir dâachat des mĂ©nages et créé un surcoĂ»t pour lâinvestissement », a-t-il relevĂ©.
Pour la Bceao dont le mandat reste essentiellement liĂ© au maintien de la stabilitĂ© des prix. « Ce dĂ©fi fondamental doit ĂȘtre relevé », a-t-il clairement fait savoir aux Ă©conomistes de la politique monĂ©taire.
A cet effet, poursuit-il : Â
« la Banque doit poursuivre ses ambitieux chantiers de rĂ©formes en mettant lâaccent sur les efforts de modernisation du cadre de la politique monĂ©taire ». Pour y arriver,Â
« la Bc pourrait Ă©galement sâinspirer de lâexpĂ©rience internationale des politiques innovantes qui ont fait leurs preuves dans la lutte contre lâinflation », oriente le chef de lâEtat dans son message.
Sâagissant des gouvernements respectifs, il pense quâils doivent continuer Ă intensifier leurs efforts en vue dâamĂ©liorer la productivitĂ© des facteurs, dâĂ©largir et de diversifier les bases de production de tous les secteurs, quâils soient publics ou privĂ©s. Sur ce, dira-t-il : Â
« Le financement de nos Ă©conomies constitue Ă©galement, une prĂ©occupation majeure. Comment concilier la nĂ©cessitĂ© dâune stabilitĂ© macroĂ©conomique et monĂ©taire renforcĂ©e avec lâimpĂ©ratif du maintien des dĂ©penses sociales essentielles et lâurgence de la relance Ă©conomique ».
A ce sujet, il préconise quelques axes de réflexion en vue de favoriser un meilleur financement adéquat de nos économies et renforcer la crédibilité de notre monnaie commune.
Au nombre de ces axes il liste premiĂšrement : Â
« le renforcement de la coordination entre les politiques budgétaires et la politique monétaire commune qui contribue à la stabilité des prix et au soutien à la croissance, bien entendu que, la soutenabilité budgétaire exige une capacité de réaction commune pour faire face à la vulnérabilité des chocs », explique-t-il.
DeuxiĂšmement ; face aux dĂ©fis de changement climatique, la Bceao pourrait Ă©galement contribuer Ă mieux identifier les risques financiers liĂ©s au climat sur le marchĂ©. A cet effet,Â
« elle doit veiller Ă la prise en compte de ces risques dâune maniĂšre adĂ©quate, en agissant en tant que catalyseur pour la transition verte du systĂšme financier », argumente-t-il. De ce fait, elle pourrait soutenir la politique climatique sans courir le risque de dĂ©passer le cadre de son mandat.
Et enfin, la diversification des sources de financements des Ă©conomies constitue une source Ă explorer. Dans ce cadre,Â
« la finance islamique offre des opportunités importantes pour répondre aux besoins de financement des Etats », soutient-il.
Evoquant les perspectives Ă©conomiques, il dira quâelles sâannoncent sous de bons auspices pour les Etats de lâUemoa dont certains prĂ©voient des taux de croissance Ă deux chiffres dans un futur proche.Â
« Le maintien de cet Ă©lan est indispensable dans un environnement oĂč la demande sociale est forte avec une frange encore plus importante de nos concitoyens dont le relĂšvement du niveau de vie reste une priorité », explique-t-il.
JEAN PIERRE MALOU
CrĂ©ation dâemploi et de richesse : la KFW accorde des financements de projets de 10 millions dâeuros
https://www.sudquotidien.sn Les responsables de lâinitiative Allemande dĂ©nommĂ©e ââInvest for jobsââ ont procĂ©dĂ© mardi dernier Ă Dakar au lancement du deuxiĂšme appel rĂ©gional Ă propositions de projets matures et viables compris entre 1 Ă 10 millions dâeuros pour soutenir les initiatives privĂ©es.
LâAllemagne Ă travers sa banque de dĂ©veloppement accorde des subventions aux projets matures et viables Ă hauteur de 10 millions dâeuros maximum dans huit pays africains partenaires dont le SĂ©nĂ©gal. Ce nouveau mĂ©canisme dâinvestissement pour la crĂ©ation dâemplois dĂ©nommĂ© ââFacilitĂ© Investissements pour lâemploi (Ife)ââ octroie des subventions compĂ©titives pour cofinancer des projets publics ou privĂ©s dans ses huit pays partenaires.
La CĂŽte dâIvoire, lâĂgypte, lâĂthiopie, le Ghana, le Rwanda, le SĂ©nĂ©gal et la Tunisie sont les pays bĂ©nĂ©ficiaires de ce deuxiĂšme appel Ă propositions. Il est attendu dudit appel Ă propositions de projets des entreprises et autres entitĂ©s publiques de desdits pays Ă soumettre des propositions de projets qui vont contribuer durablement Ă la crĂ©ation dâemplois dans le secteur privĂ©.
Le directeur pays, Karl Von-Klitzing a indiqué que
 « la FacilitĂ© investissements pour la formation et lâemploi (IFE) », une initiative du programme « Invest for jobs », financĂ© par la Banque allemande de dĂ©veloppement (Kfw) ».
Von-Klitzing de prĂ©ciser : Â
« Cette initiative finance des projets matures et viables Ă hauteur de 1 Ă 10 millions dâeuros dans divers domaines dâactivitĂ©s en vue de contribuer Ă la crĂ©ation dâemplois et de richesses ».
Il ajoutera : Â
« Beaucoup dâentreprises publiques et privĂ©es vont postuler. Ce programme, ce sont des dons minimum 1 million euro Ă 10 millions euro. Il y a certaines exigences par exemple pour un projet privĂ©, le minimum de taille du projet, câest 4 millions dâeuro pour un financement. Pour les projets publics, on peut payer 90% Ă 75% du projet. Et pour le projet privĂ©, on peut payer 25% du projet. On travaille comme la coopĂ©ration financiĂšre travaille trĂšs Ă©troitement avec notre ministĂšre de tutelle ici, câest le ministĂšre dâĂ©conomie et on est toujours en Ă©change avec eux et avec les autres ».
Mise en place depuis 2021, « la Kfw, à travers cette initiative, a investi dans plusieurs projets comme la laiterie, le textile entre autres », a-t-il souligné tout en espérant que des institutions publiques et privées vont postuler pour bénéficier de ce 2Úme appel à propositions.
Selon Hicham Chahir, country manger Maroc, CĂŽte dâIvoire, SĂ©nĂ©gal prĂ©cise que quatre (4) types de projets dâinvestissement peuvent ĂȘtre proposĂ©s. Il sâagit : Projets Ă but non lucratif ayant un impact sur la crĂ©ation dâemplois (ne gĂ©nĂ©rant pas de revenus) : La FacilitĂ© couvre jusquâĂ 90 % des coĂ»ts dâinvestissement ; Projets Ă but non lucratif ayant un impact sur la crĂ©ation dâemplois (gĂ©nĂ©rant des revenus) : La FacilitĂ© couvre jusquâĂ 75 % des coĂ»ts dâinvestissement ; Projets Ă but lucratif ayant un impact plus large sur la crĂ©ation dâemplois : La FacilitĂ© couvre jusquâĂ 35 % des coĂ»ts dâinvestissement ; Projets Ă but lucratif ayant un impact sur la crĂ©ation dâemplois : La FacilitĂ© couvre jusquâĂ 25 % des coĂ»ts dâinvestissement.
JEAN PIERRE MALOU
Le top 20 des pays africains les plus industrialisés selon la BAD
https://www.sikafinance.com La Banque africaine de dĂ©veloppement (BAD), en lien avec l’Union africaine et l’ONUDI, vient de publier le premier rapport sur l’Indice de l’industrialisation en Afrique. Le document prĂ©sentĂ© ce 24 novembre permet de jauger le niveau de dĂ©veloppement de l’industrie manufacturiĂšre de 52 Etats du continent.
Au total, l’Ă©valuation s’est appuyĂ©e sur 19 indicateurs clĂ©s portant sur les performances manufacturiĂšres, le capital, la main-d’Ćuvre, l’environnement des affaires, les infrastructures et la stabilitĂ© macroĂ©conomique. L’Ă©valuation qui a portĂ© sur ces 10 derniĂšres annĂ©es montre une tendance globale d’industrialisation du continent.
Les notes de l’Indice de l’industrialisation en Afrique (IIA) et de ses trois dimensions (Performance, DĂ©terminants directs et dĂ©terminants indirects) vont de 0 (pire) Ă 1 (meilleure) et permettent une comparaison au fil du temps et entre pays.
Les indicateurs d’Ă©valuation de l’indice
Le classement place logiquement l’Afrique du Sud en tĂȘte, suivi par trois pays du Maghreb, le Maroc, l’Egypte et la Tunisie. Un peu plus loin dans le top 10, le SĂ©nĂ©gal tient une meilleure place, devant, fait notable, le NigĂ©ria et le Kenya.
Hors du top 10, l’on retrouve des pays dont le niveau d’industrialisation est jugĂ© moyen avec indice en dessous de 0,6/1. La CĂŽte d’Ivoire figure dans ce lot derriĂšre le Gabon et devant le Ghana.
Le Congo (0,5322), le Cameroun (0,5300) et le Togo (0,5191) se classent respectivement Ă la 23
Ăšme, 24
Úme et 26
Úme place.
Le lot des 5 pays avec les indices les plus faibles est composé de la Centrafrique (0,4018), de la Sierra Leone (0,3777), de la Guinée-Bissau (0,3663), du Burundi (0,3483) et de la Gambie (0,3455).
Par rĂ©gion, l’Afrique du Nord reste la rĂ©gion africaine la plus avancĂ©e en matiĂšre de dĂ©veloppement industriel, suivie par l’Afrique australe, l’Afrique centrale, l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique de l’Est.
L’un des grands enseignements tirĂ©s du rapport est que â’ les pays les plus performants ne sont pas nĂ©cessairement ceux dont l’Ă©conomie est la plus importante, mais ceux qui gĂ©nĂšrent la plus forte valeur ajoutĂ©e manufacturiĂšre par habitant, avec une proportion importante de produits manufacturĂ©s destinĂ©s Ă l’exportation », relĂšve la BAD.
L’intĂ©rĂȘt de cette initiative est de servir de rĂ©fĂ©rent aux Etats et remettre la question de l’industrialisation au centre des politiques Ă©conomiques. Il s’agit d’un sujet central d’autant plus que l’industrialisation des Ă©conomies sera l’un des facteurs clĂ©s de la rĂ©ussite de la ZLECAF. Selon la BAD, la part de l’Afrique dans l’industrie manufacturiĂšre mondiale a diminuĂ© pour atteindre le niveau actuel de moins de 2 %.Jean Mermoz Konandi
La production industrielle se replie de 2,3% Ă fin septembre 2021
https://www.sikafinance.com Durant les 9 premiers mois de l’annĂ©e 2022, le volume de la production industrielle (hors Ă©grenage de coton) s’est contractĂ© de 2,3% par rapport Ă la mĂȘme pĂ©riode de l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente, selon les donnĂ©es officielles.
Cette Ă©volution est essentiellement imputable Ă la contreperformance des industries extractives (-11,5%) et celle des industries manufacturiĂšres (-2%), en dĂ©pit de l’amĂ©lioration du niveau de la production dans les industries environnementales (+23,4%) ainsi que de la performance notĂ©e dans la production d’Ă©lectricitĂ©, de gaz et d’eau (+9,6%).
Dans le détail, la chute de la production des industries extractives est liée à la baisse conjuguée de la production des minerais métalliques (-7,1%) et de la production des autres produits des industries extractives (-16,3%).
S’agissant de la dĂ©tĂ©rioration de la production des industries manufacturiĂšres, l’on note qu’elle est Ă attribuer principalement Ă un recul des activitĂ©s des produits Ă©lectroniques et informatiques (-83,1%), du « cuir travaillĂ© et articles de voyage et d’habillement » (-79,3%), des produits du raffinage et de la cokĂ©faction (-40,5%), du « papier et carton » (-28,3%) et des produits mĂ©tallurgiques (-24,8%).
En outre, l’activitĂ© d’Ă©grenage de coton a Ă©galement Ă©tĂ© par une baisse de 6,2% sur les 9 premiers mois de l’annĂ©e 2022, en raison d’un arrĂȘt de production en septembre liĂ© au cycle de production du coton.Dr Ange Ponou
Le Senegal lÚve 25 milliards FCFA sur le Marché des Titres Publics
https://www.sikafinance.com Fermant le bal des Ă©missions de la semaine aprĂšs l’Ă©mission rĂ©ussie de la Cote d’Ivoire, le SĂ©nĂ©gal vient de boucler la derniĂšre intervention avec un emprunt 25 milliards FCFA Ă l’issue de son opĂ©ration simultanĂ©e de bons et d’obligations de trĂ©sor (BAT 364 jours ; OAT 3 ans et 5 ans).
Attirant la participation d’une dizaine d’investisseurs de la rĂ©gion, cette adjudication a obtenu un taux de couverture de 147,59% avec des offres de souscription qui sont ressorties Ă 36,89 milliards FCFA.
En outre, le montant globalement levĂ© s’Ă©lĂšve Ă 25,89 milliards FCFA (dont 12,5 milliards FCFA sur la maturitĂ© de 12 mois ; 2 milliards FCFA sur la maturitĂ© de 3 ans et 11,39 milliards FCFA sur la maturitĂ© Ă 5 ans), soit 897 millions FCFA de plus que le montant mis en adjudication. Ce qui donne aussi un taux de couverture du montant mis en adjudication par les soumissions retenues Ă 103,59%.
Cependant, la tranche 364 jours s’est soldĂ©e avec un taux marginal de 3,448% et un taux moyen pondĂ©rĂ© de 3,4125%.
Sur la tranche 3 ans, les obligations, de coût nominal de 10 000 FCFA, ont enregistré des décotes pour ressorties à 9 935 FCFA et 9 938 FCFA, respectivement pour les prix marginaux et moyens pondérés. Concernant la tranche de 5 ans, les prix marginaux et moyens pondérés sont ressortis à 9 935 FCFA et 9 947 FCFA, respectivement.
Par ailleurs, les offres retenues proviennent de la CĂŽte d’Ivoire pour 34,76% de l’enveloppe levĂ©e, soit 9 milliards FCFA, suivi du SĂ©nĂ©gal (30,48% de l’enveloppe) pour 7,9 milliards FCFA, du Togo pour 3 milliards FCFA, du Mali pour 2,5 milliards FCFA, du Benin pour 2 milliards FCFA et enfin du Niger pour 1,5 milliards FCFA.Partager
LA CRISE ECONOMIQUE MONDIALE, HANDICAP OU OPPORTUNITE POUR LâAFRIQUE ? PAR ABDOUL ALY KANE
Les indépendances qualifiées de « formelles » accordées à des Etats africains non viables économiquement ont pour la plupart débouché sur des échecs
RĂ©flĂ©chissant Ă la situation de lâAfrique dans lâactuel contexte gĂ©opolitique, qui nâa jamais Ă©tĂ© aussi chaotique depuis la 2Ăšme guerre mondiale, il est tentant de se dire quâune nouvelle opportunitĂ© de libĂ©ration de ce rĂŽle accessoire et pĂ©riphĂ©rique attribuĂ© Ă lâAfrique se profile, et que les leaders africains devraient sâen saisir avec hardiesse.
Les indĂ©pendances qualifiĂ©es de « formelles » accordĂ©es Ă des Etats africains non viables Ă©conomiquement ont pour la plupart dĂ©bouchĂ© sur des Ă©checs. La raison est quâelles avaient Ă©tĂ© octroyĂ©es dans la perspective de perpĂ©tuer une domination Ă©conomique par la « balkanisation » et le cantonnement de nos pays dans lâapprovisionnement en matiĂšre premiĂšres pour les industries occidentales, et dans la dĂ©pendance alimentaire via les importations de produits alimentaires et industriels.
60 ans aprĂšs, la problĂ©matique du dĂ©veloppement Ă©conomique reste posĂ©e dans les mĂȘmes termes sauf que ce dĂ©veloppement est dĂ©sormais pris en charge par les institutions financiĂšres multilatĂ©rales, la participation de lâex-puissance coloniale se limitant Ă lâaide publique au dĂ©veloppement versĂ©e dans les budgets des Etats.
Au finish, aprĂšs ajustements structurels et dĂ©valuation, la situation nâa guĂšre Ă©voluĂ©. Elle sâest mĂȘme aggravĂ©e avec la hausse du croĂźt dĂ©mographique dans un contexte de non crĂ©ation dâemplois.
Lâouverture de lâĂ©conomie a favorisĂ© les importations au dĂ©triment de la production locale peu compĂ©titive en matiĂšre de coĂ»ts salariaux, Ă©nergĂ©tique, de productivitĂ© et de taux de change.
Lâagro-industrie locale a Ă©tĂ© terrassĂ©e par les importations asiatiques, et les opĂ©rateurs Ă©conomiques se sont tournĂ©s vers lâimportation sans risque de produits alimentaires au dĂ©triment de la transformation industrielle locale.
PrĂšs de 40 ans aprĂšs les fameux ajustements structurels, la situation de lâindustrie locale demeure encore prĂ©caire.
La tĂąche nâest pas facile et il faut, en effet, reconstruire une armature de PME agricoles et industrielles.
Cette reconstruction nĂ©cessite lâimplication du secteur bancaire, lui-mĂȘme confrontĂ© Ă une politique monĂ©taire et des lois et rĂšglementations bancaires rĂ©pressives.
Au-delĂ de la question du financement bancaire se pose celui de la construction dâune compĂ©titivitĂ© forte pour nos entreprises. Celle-ci induit Ă tout le moins une politique de protection sectorielle et de promotion du « consommer local ».
Faute pour les promoteurs industriels de pouvoir maĂźtriser tous les Ă©lĂ©ments de la chaine, de lâidĂ©e du produit jusquâĂ sa commercialisation, comment impulser un dĂ©veloppement industriel ?
Faute de promouvoir lâinitiative locale via la maĂźtrise de ces Ă©lĂ©ments, il devient quasi impossible de crĂ©er une armature industrielle nationale. Câest pourquoi lâobjectif du PSE de faire Ă©merger un « secteur privĂ© national fort » devient un vĆu pieux.
Le retard pris dans le dĂ©veloppement dâune Ă©conomie crĂ©atrice dâemplois et dâamĂ©lioration de la qualitĂ© de vie est le soubassement principal des rĂ©voltes de la jeunesse africaine, en particulier dans la zone francophone.
La jeunesse africaine sâen prend aux symboles forts quâelle identifie comme les causes du non-dĂ©veloppement, en particulier le FCFA
Le caractĂšre extraverti dâune politique monĂ©taire accrochĂ©e Ă celle en vigueur dans la zone euro est avĂ©rĂ© dans la mesure oĂč les configurations Ă©conomiques entre lâEurope et lâAfrique sont dissemblables.
Il reste par conséquent à concevoir un systÚme monétaire sous régional adossé à une monnaie commune ou à des monnaies nationales distinctes, et tenant compte des complémentarités mais aussi des disparités économiques des pays le composant.
La situation actuelle de la zone euro doit renseigner sur les difficultés à construire une politique monétaire commune pour des enjeux économiques structurels différents.
Dans son souci de ramener lâinflation Ă des niveaux conventionnels, lâAllemagne, leader Ă©conomique, pousse Ă un relĂšvement des taux directeurs de la Banque Centrale europĂ©enne (Ă la base des taux de base bancaire et du marchĂ© financier) quitte Ă freiner son Ă©conomie.
Dâautres Etats de la zone euro, trĂšs endettĂ©s sur le marchĂ© obligataire, ont intĂ©rĂȘt au maintien de taux directeurs bas afin de payer des charges dâintĂ©rĂȘts sur leurs Ă©missions dâobligations Ă faible impact sur leurs dĂ©penses budgĂ©taires.
Il en ressort que le niveau dâendettement des pays est un facteur de dispersion par rapport Ă leur politique monĂ©taire commune.
Par consĂ©quent, la question du Fcfa, loin de se rĂ©sumer Ă une sortie qui automatiquement impulserait le dĂ©veloppement Ă©conomique, pose plusieurs problĂ©matiques en particulier celle de la complĂ©mentaritĂ© des Ă©conomies dâAfrique de lâOuest (si lâon sait que les flux commerciaux entre les pays de la CEDEAO sont dâenviron 15%), la structure des commerces extĂ©rieurs respectifs (pays exportateurs ayant besoin dâune compĂ©titivitĂ© change, pays importateurs dâĂ©nergie).
Il importe donc dâĂ©tudier en profondeur les dĂ©fis inhĂ©rents Ă ces diffĂ©rentes options monĂ©taires, et aussi celui de la complĂ©mentaritĂ© Ă©conomique pour accroĂźtre les flux commerciaux, pour rendre la future zone monĂ©taire opĂ©rationnelle et donner du sens Ă la Zlecaf.
En rĂ©alitĂ©, et Ă notre sens, câest lâorganisation du marchĂ© africain qui devrait venir avant la crĂ©ation du signe monĂ©taire
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La question du marchĂ© africain renvoie Ă son tour Ă celle des infrastructures de dĂ©senclavement dont lâĂ©rection est une condition nĂ©cessaire.
LâĂ©troitesse des marchĂ©s nationaux ne favorisant pas les Ă©conomies dâĂ©chelles et la compĂ©titivitĂ©, le marchĂ© sous rĂ©gional sâimpose comme le lieu le plus appropriĂ© du dĂ©veloppement Ă©conomique endogĂšne.
Aussi, le besoin en infrastructures et services de transports ne doit plus se résumer à la seule solution des problÚmes de mobilité urbaine intérieure via le TER ou le BRT en cours pour le Sénégal.
Si le droit au confort est indiscutable pour les populations, il faut tout de mĂȘme convenir que, dans cette configuration, il ne sâagit ni plus ni moins que dâun transfert intra sectoriel dâactivitĂ© de transport des « Ndiaga Ndiaye » versle TER et le BRT
Les problĂšmes de mobilitĂ© urbaine intĂ©rieure peuvent ĂȘtre rĂ©glĂ©s par des mesures internes contraignantes (encourager lâutilisation des « deux roues » comme en Asie, au Burkina et au BĂ©nin, mener une politique de modernisation du matĂ©riel roulant des services privĂ©s de transport en commun permettant leur renouvellement rĂ©gulier, dĂ©courager lâimportation de vĂ©hicules de particulier polluants Ă partir dâun certain Ăąge).
Pour des investissements massifs de désenclavement entre pays !
Tous ces problĂšmes sus Ă©voquĂ©s non seulement ruinent les efforts de dĂ©sencombrement routiers et rendent obsolĂštes avant terme les investissements rĂ©alisĂ©s dâinfrastructures et de services, mais encore participent Ă la hausse de la facture Ă©nergĂ©tique du pays.
Notre conviction est que la prioritĂ© est moins dans la rĂ©alisation dâinfrastructures de transports urbains, dont lâobjectif essentiel est le dĂ©placement des populations (et non de produits) de la banlieue pĂ©riphĂ©rique vers le centre commercial et industriel quâest Dakar, sans pour autant que la valeur ajoutĂ©e Ă lâensemble de lâĂ©conomie nâait Ă©tĂ© prise en compte au prĂ©alable dans un Ă©ventuel calcul Ă©conomique.
En matiĂšre dâinvestissements de dĂ©senclavement, la question de la mobilisation des ressources financiĂšres Ă moyen et long terme est centrale.
Pour poursuivre la rĂ©alisation des investissements communs aux pays dâun espace comme la CEDEAO, les capacitĂ©s financiĂšres singuliĂšres doivent ĂȘtre agrĂ©gĂ©es afin de dĂ©terminer une capacitĂ© dâengagement globale Ă lâĂ©chelle sous rĂ©gionale. Il est vrai que la Banque Mondiale a consacrĂ© prĂšs de 13 % de son portefeuille pour lâAfrique aux infrastructures dâintĂ©gration rĂ©gionale.
Les Etats doivent Ă©galement y consacrer du financement propre, en particulier pour lâentretien et la maintenance des grands corridors routiers que dâaucuns suggĂšrent de transformer en autoroutes. La question du dĂ©veloppement de lâAfrique intervient dans un contexte marquĂ© par la crise gĂ©opolitique en cours et la problĂ©matique du climat, induisant chez les pays occidentaux une tendance de plus en plus forte dâinterdire Ă terme le recours aux Ă©nergies fossiles pour la transformation industrielle. Or, ce recours conditionne Ă moyen terme le bon fonctionnement de nos Ă©conomies faute dâinvestissements prĂ©existants en Ă©nergie propre.
Cette orientation vers une industrie « dĂ©carbonĂ©e » rĂ©affirmĂ©e avec force au COP 27, permet de mesurer le risque Ă moyen terme pour les pays africains dĂ©tenteurs de ressources fossiles de se voir priver de leur pleine utilisation Ă terme, alors que le dĂ©rĂšglement climatique nâest pas le fait dâactivitĂ©s industrielles en Afrique.
Le principe Ă©quitable « pays pollueur payeur » nâest toujours pas appliquĂ©, finissant ainsi de convaincre du caractĂšre profondĂ©ment inĂ©quitable du systĂšme Ă©conomique mondial, et de la marginalisation du continent africain.
Au-delĂ des infrastructures et services de transports rĂ©gionaux, une volontĂ© politique dâintĂ©gration des Ă©conomies doit ĂȘtre ferme. Les Etats doivent se mettre dâaccord sur les cadres Ă mettre en Ćuvre en matiĂšre Ă©conomique, commerciale et monĂ©taire.
Les complĂ©mentaritĂ©s Ă©conomiques doivent ĂȘtre suscitĂ©es par les Etats et encouragĂ©es Ă travers des missions Ă©conomiques et financiĂšres organisĂ©es par les banques africaines de dĂ©veloppement. Un systĂšme bancaire et financier intĂ©grĂ© doit pourvoir des financements et du conseil pour accompagner les projets privĂ©s communs de lâespace gĂ©ographique.
Le COVID et ses consĂ©quences sur le dĂ©rĂšglement des chaĂźnes dâapprovisionnement et la rĂ©cession mondiales, la guerre russo- ukrainienne et ses consĂ©quences sur lâinflation mondiale et la crise de lâĂ©nergie, ont entraĂźnĂ© une rĂ©cession Ă©conomique (en Europe en particulier) et conduit Ă une dĂ©sorganisation du systĂšme monĂ©taire et financier international symbolisĂ© par lâexclusion de la Russie  des transactions «swift».
Cette derniĂšre mesure a suscitĂ© en rĂ©action la crĂ©ation sâun systĂšme monĂ©taire et commercial alternatif basĂ© sur lâutilisation des monnaies nationales dans les transactions Ă©nergĂ©tiques pour les pays Ă©mergents (Chine et Inde principalement).
Dans ce nouveau contexte, lâAfrique a la possibilitĂ© de collaborer avec, comme principe, la transformation industrielle sur place de ses ressources naturelles accompagnĂ©es dâun transfert de technologie et de la formation du capital humain.
En effet, face Ă sa longue marginalisation commerciale, industrielle, scientifique, technologique, lâAfrique nâa dâautre choix que de sâapproprier ses ressources et diversifier ses partenaires pour sâouvrir la voie du dĂ©veloppement Ă©conomique quâelle ne saurait diffĂ©rer au regard de sa dĂ©mographie jeune et galopante.
Le budget du ministĂšre de lâintĂ©rieur et de la sĂ©curitĂ© publique passe de 162.427.894.025 FCFA en 2022 Ă 310. 847. 702. 659 FCFA pour lâexercice de lâannĂ©e 2023
https://www.dakaractu.com Autour de 7 programmes spĂ©cifiques, le budget du ministĂšre de lâintĂ©rieur et de la sĂ©curitĂ© publique pour lâexercice 2022-2023 a connu une augmentation de 148 419 808 634 Francs CFA. En effet, le projet de budget 2023 dudit ministĂšre est arrĂȘtĂ© Ă 310. 847. 702. 659 FCFA, contrairement Ă l’annĂ©e derniĂšre oĂč il Ă©tait arrĂȘtĂ© Ă 162.427.894.025 Francs CFA. Par programme, ce projet de budget est rĂ©parti comme suit : Pilotage, Gestion et Coordination administrative, SĂ©curitĂ© publique, SĂ©curitĂ© civile, Administration territoriale, Gouvernance Ă©lectorale, Fonds de Lutte contre les Incendies, Compte de Commerce Police.
Le ministre de lâintĂ©rieur et de la sĂ©curitĂ© publique, Antoine FĂ©lix Diome, fait face ce dimanche Ă la reprĂ©sentation nationale pour lâadoption de ce budget-programmes. Il est accompagnĂ© par les diffĂ©rents services du ministĂšre. La sĂ©ance a est ouverte vers 10h 30mn par le prĂ©sident de lâassemblĂ©e nationale, Amadou Mame Diop.
RECHERCHE CONSENSUS DANS LA LUTTE CONTRE LE BLANCHIMENT DE CAPITAUX ET LE FINANCEMENT DU TERRORISME : Le DG du Giaba dĂ©nonce la passivitĂ© des Ătats membres
https://www.enqueteplus.comLa participation passive des Ătats membres du Giaba a un impact nĂ©gatif sur la prise de dĂ©cision et la rĂ©alisation dâun consensus sur certaines questions. En effet, selon le directeur gĂ©nĂ©ral du Giaba, cette situation nâest pas conforme aux principes de son institution. Câest pour cette raison que les chefs de dĂ©lĂ©gation des pays membres sont en conclave pour un recyclage sur lâadoption des rapports dâĂ©valuation mutuelle (REM).
Les chefs de dĂ©lĂ©gation des pays membres du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (Giaba), les prĂ©sidents de Centif (Cellule nationale de traitement des informations financiĂšres), les correspondants rĂ©gionaux dans les diffĂ©rents Ătats membres, les membres des groupes sur l’Ă©valuation et la conformitĂ© (GEC) sont Ă lâĂ©cole de lâadoption des rapports du Giaba.
Selon le directeur gĂ©nĂ©ral de lâInstitution, ââles objectifs de cette rencontre, c’est, effectivement, de voir comment renforcer les qualitĂ©s des discussions pendant l’adoption des rapports d’Ă©valuation mutuelle et des rapports de suivi. Nous allons aussi continuer Ă voir comment nous allons appuyer la rĂ©gion, dans le cadre de la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terroriste et le financement de la prolifĂ©rationââ.
En effet, rappelle Edwin W. Harris, Jr, ââil sâavĂšre important de mentionner que cette rĂ©union est marquĂ©e par les prĂ©occupations de la communautĂ© mondiale de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme sous la conduite du Gafi. Le rĂ©seau mondial a exprimĂ© des prĂ©occupations relatives au faible niveau de contributions des Ătats membres aux discussions sur les rapports dâĂ©valuation mutuelle (REM) et les rapports de suivi (RdS) ainsi que la soumission de commentaires adĂ©quats pour le projet de REM diffusĂ© au rĂ©seau mondialââ.
Il ajoute : il y a ââĂ©galement eu des prĂ©occupations sur le fait que le faible niveau de participation et de contribution des Ătats membres du Giaba, relatif aux REM, nâĂ©tait pas conforme aux principes de mutualitĂ© de lâĂ©valuation. Ce qui exerçait, par consĂ©quent, une pression inappropriĂ©e sur les observateurs et le personnel du SecrĂ©tariat du Giaba Ă faire des interventions au cours des discussions. La participation passive des Ătats membres du Giaba a eu un impact nĂ©gatif sur la prise de dĂ©cision et la rĂ©alisation dâun consensus sur les questionsââ.
ââC’est une lutte permanenteââ
Ainsi, dans le cadre de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, ce qu’il faut retenir, Ă son avis, c’est qu’il s’agit de crimes transnationaux ; ce qui fait appel Ă un travail de synergie et de collaboration. De ce fait, dit-il, ââcet atelier vise Ă voir comment nous pouvons contribuer Ă mieux prendre Ă bras le corps ces deux flĂ©aux et surtout former les chefs de dĂ©lĂ©gation, afin qu’ils soient mieux outillĂ©s et qu’ils aient plus de connaissances et cela aiderait la rĂ©gion Ă surmonter cet obstacle qui est le blanchiment de capitaux et le financement du terrorismeââ, explique la cheffe de dĂ©lĂ©gation du SĂ©nĂ©gal aux rĂ©unions du Giaba.
Pour sa part, la prĂ©sidente de la Centif du SĂ©nĂ©gal a estimĂ© que ââle SĂ©nĂ©gal peut tirer de grands profits, puisque nous sommes dans la rĂ©gion ouest-africaine et le SĂ©nĂ©gal, comme tous les Ătats membres de cette rĂ©gion, est confrontĂ© aux flĂ©aux du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme. Donc, par cette formation, nous serons bien outillĂ©s pour mener cette lutte de façon efficaceââ.
Ramatoulaye Gadio Agne de prĂ©ciser : ââC’est la tendance au niveau mondial. Je pense que tant que cela existera, il y aura toujours des dĂ©linquants et vous voyez le niveau de criminalitĂ© financiĂšre augmenter. Donc, c’est une lutte permanente. Le fait que le Giaba nous outille pour qu’on puisse avoir les armes nĂ©cessaires et lutter de façon efficace, c’est vraiment une bonne choseââ. Â
IDRISSA AMINATA NIANG (Mbour)
Budget du MinistĂšre de la jeunesse, de l’Entrepreneuriat et de lâEmploi : une coquille vide qui nous coĂ»te 31 milliards !
https://www.dakaractu.com Le projet de budget du ministĂšre de la Jeunesse, de lâEntrepreneuriat et de lâEmploi est arrĂȘtĂ© pour lâannĂ©e 2023 Ă 30.598.966.954 FCFA en autorisations dâengagement.Le budget est subdivisĂ© en 5 programmes.
Ainsi, 13.553.732.198 FCFA sont prĂ©vus pour le programme de lâĂ©ducation Ă la citoyennetĂ© et la promotion du volontariat.
Le second programme qui consiste en la protection sociale des jeunes et la gestion de leurs groupements, sâest vu octroyer un montant de 1.051.273.418 FCFA. La promotion socioĂ©conomique des jeunes qui est un programme important du ministĂšre, sâest vu affecter un montant de 12.444.764.496 FCFA.
Le dĂ©veloppement de lâemploi dĂ©croche 10.185.581.246 FCFA, et le dernier programme qui sâoccupe de pilotage, de coordination et de la gestion administrative,
est estimĂ© 3.363.615.596 FCFA. Ce sont donc un peu moins de 31 milliards qui sont affectĂ©s Ă ce ministĂšre, 31 milliards qui pourraient Ă jamais et dĂ©finitivement rĂ©gler les questions de lâautosuffisance alimentaire et du sous-emploi des jeunes. Mais en dĂ©cidant de la maintenir dans la nomenclature gouvernementale, le chef de lâĂtat manifeste en vĂ©ritĂ© des contradictions dans ses discours et dans les actes quâil pose.
Les leçons non sues de Mars 2021, les incohérences dans les compositions du
Gouvernement et les contradictions dans la lutte contre la vie chĂšre.
Le prĂ©sident de la RĂ©publique Macky Sall, dans son discours Ă la nation du lundi 08 Mars 2021, disait avoir bien entendu le cri du cĆur de la jeunesse sortie massivement pour manifester dans les rues. Macky Sall sâest focalisĂ© sur sa volontĂ© de prendre davantage en compte les prĂ©occupations de cette jeunesse. Lâexistence de cette jeunesse marquĂ©e par la morositĂ© Ă©conomique va donc, selon le chef de lâĂtat, ĂȘtre mieux prise en compte. Pour prendre en charge les besoins de cette jeunesse, le prĂ©sident Macky Sall sâĂ©tait engagĂ© Ă corriger en rĂ©orientant des allocations budgĂ©taires qui pourront ĂȘtre mobilisĂ©s pour les jeunes. Il faut donc des rĂ©formes. Et pourtant, le 05 octobre 2020, lors du conseil prĂ©sidentiel sur la relance, tenu Ă Diamniadio, le chef de lâĂtat Macky Sall avait clairement indiquĂ© les limites de lâaction gouvernementale. En effet, avait-il dit, « il y a des cohĂ©rences Ă mettre ensemble… » Plus rĂ©cemment, lors du lancement des concertations sur la vie chĂšre en Septembre dernier, le chef de lâĂtat a affirmĂ© sâĂȘtre « attelĂ© Ă redresser les finances publiques, Ă restructurer lâĂ©conomie, et Ă engager des investissements productifs. » Au titre de ces
rĂ©ponses stratĂ©giques, le chef de lâĂtat a tenu Ă ce que le Gouvernement mette en Ćuvre, « des projets orientĂ©s vers lâautosuffisance pour les produits et filiĂšres dâintĂ©rĂȘt stratĂ©gique. » En vĂ©ritĂ©, pour matĂ©rialiser cette volontĂ© et pour plus dâefficacitĂ©, le chef de lâĂtat devait tout simplement rĂ©duire drastiquement la taille de son gouvernement en couplant et ou en supprimant des ministĂšres, pour rĂ©duire ainsi considĂ©rablement, le train de vie de lâĂtat et ĂȘtre rĂ©utilisĂ© pour la souverainetĂ© alimentaire qui a elle seule peut Ă©radiquer le chĂŽmage et le sous-emploi des jeunes. Par exemple, le seul ministĂšre de lâĂ©ducation et de la formation professionnelle, un seul ministĂšre de la pĂȘche, de lâagriculture et de lâĂ©levage⊠La suppression du ministĂšre des petites et moyennes industries, qui dâailleurs ne sâoccupe presque que dâagriculture, (Agropole) et aussi lâutilitĂ© du ministĂšre de la jeunesse doit ĂȘtre mise sur la table et ce nâest point, parce quâon y a ajouté ââlâEntrepreneuriat et de lâEmploiâ qu’il donnera du sens Ă ce ministĂšre inutile et inefficace.                      .
De lâinutilitĂ© du ministĂšre de la jeunesse, de lâEntrepreneuriat et de lâemploi.
PlacĂ© sous lâautoritĂ© du Premier ministre, « le Ministre de la Jeunesse prĂ©pare et met en Ćuvre la politique dĂ©finie par le Chef de lâĂtat en matiĂšre de jeunesse, de promotion de lâentrepreneuriat des
jeunes et de la promotion des valeurs civiques et du volontariat. à ce titre : il apporte un soutien et veille au développement des activités pour la jeunesse; Il assure la promotion sociale et économique des
jeunes et de leurs groupements; Il participe Ă la formation des jeunes dans tous les domaines et contribue Ă leur prĂ©paration afin quâils assument leurs responsabilitĂ©s de citoyens; Il participe au renforcement de la culture patriotique. Aussi, il initie des actions, en relation avec toutes les forces vives, afin de faire de la citoyennetĂ© un moteur du dĂ©veloppement national. Il est chargĂ© du service civique national. Il concourt Ă la promotion du dĂ©veloppement du volontariat. » Ă la lumiĂšre de tout ce qui prĂ©cĂšde, il apparaĂźt clairement que ce ministĂšre depuis sa crĂ©ation a totalement Ă©chouĂ© dans sa mission et pour des besoins de restriction budgĂ©taire, ce ministĂšre doit purement et simplement disparaĂźtre de lâarchitecture gouvernementale. Aussi, des directions Ă lui confiĂ©es peuvent ĂȘtre supprimĂ©es et ou transfĂ©rees dans dâautres ministĂšres.
Par exemple, lâAgence Nationale pour la Promotion de lâEmploi des Jeunes, peut ĂȘtre confiĂ© Ă la DER/FJ, le Programme des Domaines Agricoles Communautaires (PRODAC), pourrait ĂȘtre logĂ© au ministĂšre de lâagriculture.
Dâailleurs, la principale activitĂ© des vacances citoyennes, ne consiste quâĂ visiter des champs au mĂȘme moment que le ministre de lâagriculture. Sa mission de promotion des valeurs civiques et du volontariat, qui doit se faire dans nos Ă©coles et non dans des maisons de la citoyennetĂ©, pourrait ĂȘtre confiĂ©e Ă lâĂ©ducation nationale, dont câest dâailleurs lâune des cinq prioritĂ©s. En termes plus clairs, le ministĂšre de la jeunesse est une coquille vide qui nous coĂ»te …31 milliards.
AssemblĂ©eâAugmentation des salaires,impact budgĂ©taire,agents de lâEtat,âŠLes chiffres de la Fonction publique
https://lequotidien.sn LâEtat, qui a dĂ©cidĂ© de procĂ©der Ă lâaugmentation des salaires de ses agents, a dĂ» consentir des efforts «colossaux» pour y arriver. Selon le ministre des Finances et du budget, qui intervenait durant le vote du budget du ministre de la Fonction publique et de la transformation du service public, lâenveloppe qui y est consacrĂ©e est de 104 mille 091 milliards Ă fin octobre 2022. «Il est fort probable que le montant qui avait Ă©tĂ© allouĂ© Ă cette mesure soit lĂ©gĂšrement dĂ©passé», ajoute-t-il.
Lors du vote du budget du ministĂšre de la Fonction publique, il a Ă©tĂ© longuement dĂ©battu lâamĂ©lioration de la rĂ©munĂ©ration des agents publics de lâEtat. «Cette enveloppe est de 104 mille 091 milliards Ă fin octobre 2022 ; il est fort probable que le montant qui avait Ă©tĂ© allouĂ© Ă cette mesure soit lĂ©gĂšrement dĂ©passé», prĂ©cise le ministre des Finances et du budget. Poursuivant, il a informĂ© des diffĂ©rentes augmentations de salaires notĂ©es dans lâadministration depuis plusieurs annĂ©es avec 3 mille 500 F Cfa en 1982 ; 3 mille F en 1989 ; 15 mille F en 1994 ; 6 mille 294 F en 2000 ; 10 mille F en 2002 et 2005. Pour cette annĂ©e, il y a des hausses avec notamment des sommes allant de 75 mille F Ă 300 mille F.
Aujourdâhui, quel est le nombre dâagents de lâEtat qui ne cesse de croĂźtre. «En 2000, la direction de la Solde avait recensĂ© 65 mille 887 fonctionnaires pour une masse salariale de 173 milliards avec un ratio de 2 millions 625 mille 707 F Cfa par agent public par an. En 2011, les fonctionnaires Ă©taient au nombre de 91 mille 401 pour une masse salariale de 428 milliards et un ratio de 4 millions 682 mille 266 F Cfa par agent public par an. Au mois dâoctobre 2022, ils sont 165 mille 191 agents publics pour une masse salariale de lâordre de 1097 milliards Ă peu prĂšs, pour 6 millions 440 mille 797 F par agent public et par an», dĂ©taille Moustapha Ba. Cette explosion de la masse salariale est liĂ©e Ă©videmment aux augmentations des salaires, mais surtout au taux de recrutement qui est assez Ă©levĂ©. «Entre 2000 et 2011, il a Ă©tĂ© notĂ© 25 mille 514 nouveaux postes budgĂ©taires nets créés ; alors quâentre 2011 et 2022, on relĂšve 73 mille 790 nouveaux postes budgĂ©taires créés. Ainsi, se rĂ©fĂ©rant Ă ces chiffres», poursuit le ministre des Finances qui salue «des efforts considĂ©rables du gouvernement, dans le cadre du recrutement des agents de lâEtat».
Par ailleurs, il reste le suivi des effectifs de la Fonction publique. «Des audits mensuels effectuĂ©s par le gouvernement sur la masse salariale de notre pays, Ă la suite des rĂ©sultats de lâaudit physique et biomĂ©trique des agents de lâEtat, en 2012, avaient rĂ©vĂ©lĂ© 1169 postes fictifs pour un impact budgĂ©taire de 5 milliards 700 millions F Cfa. En outre, des missions de vĂ©rification de la masse salariale sur la pĂ©riode 2015-2018 ont Ă©tĂ© effectuĂ©es au niveau de la Direction de la solde par la Cour des comptes, en 2020-2021 ; le rapport dĂ©finitif est disponible», rappelle Moustapha Ba. Pour lui, «des avancĂ©es significatives pour renforcer la transparence dans la gestion des dossiers des agents de lâEtat, avec notamment lâeffectivitĂ© de lâinterconnexion des applications de la Solde et de la Fonction publique et de lâinterface entre les applications de la Solde et de lâEducation».
Il faut noter que le budget 2023 du ministĂšre de la Fonction publique et de la transformation du secteur public a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© Ă la somme de 6 milliards 370 millions 844 mille 450 francs Cfa. Quant aux autorisations dâengagement pour ce dĂ©partement ministĂ©riel, elles ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©es Ă 9 milliards 680 millions 697 mille 574 francs Cfa pour le prochain exercice.
Par Justin GOMIS âÂ
Le gouvernement invitĂ© Ă ââformaliserââ certains emplois prĂ©caires
Dakar, 26 nov (APS) â Le ministĂšre de la Jeunesse, de lâEntrepreneuriat et de lâEmploi cherche Ă ââformaliserââ et Ă ââamĂ©liorerââ certains emplois prĂ©caires, dont celui exercĂ© par les conducteurs de vĂ©hicules Ă deux roues utilisĂ©s pour le transport de passagers, a-t-on appris vendredi de lâAssemblĂ©e nationale.
Cette initiative a Ă©tĂ© prise en vue de la ââvalorisationââ des emplois concernĂ©s, selon un rapport de lâinstitution parlementaire.
Le document a été remis aux journalistes lorsque les députés examinaient le budget prévu pour ce ministÚre en 2023.
Lors du dĂ©bat qui a prĂ©cĂ©dĂ© le vote du projet budgĂ©taire, les dĂ©putĂ©s ont demandĂ© au gouvernement de faire preuve de ââdynamismeââ dans lâexĂ©cution de la politique dâemploi.
Il Ă©galement Ă©tĂ© demandĂ© aux autoritĂ©s gouvernementales de veiller au âârattachementââ des portefeuilles du Secteur informel et de de la Formation professionnelle au ministĂšre de la Jeunesse, de lâEntrepreneuriat et de lâEmploi.
Quelques dĂ©putĂ©s souhaitent que la Semaine nationale de la jeunesse soit mieux organisĂ©e, avec la collaboration des ministĂšres des Sports, de la Culture et de lâEducation.
Plusieurs parlementaires ont appelĂ© le ministre de la Jeunesse, de lâEntrepreneuriat et de lâEmploi, Pape Malick Ndour, Ă dĂ©rouler des initiatives capables de ââstimuler le patriotismeââ chez les jeunes.
Le budget prĂ©vu pour ce ministĂšre, dont 80 milliards 535 millions 87 mille 1 francs CFA pour les autorisations dâengagement, a Ă©tĂ© adoptĂ© par lâAssemblĂ©e nationale.
Ses crĂ©dits de paiement sâĂ©lĂšvent Ă 32 milliards 348 millions 966 mille 954 francs CFA.
La sĂ©ance plĂ©niĂšre consacrĂ©e Ă lâexamen du budget du ministĂšre de la Jeunesse, de lâEntrepreneuriat et de lâEmploi a Ă©tĂ© prĂ©sidĂ©e par Mamadou Lamine Diallo, du groupe ââLibertĂ©, dĂ©mocratie et changementââ.
Avec le budget adoptĂ© par les dĂ©putĂ©s, le ministĂšre va sâatteler en 2023 Ă lâexĂ©cution de cinq programmes dĂ©diĂ©s, entre autres domaines, Ă lâĂ©ducation Ă la citoyennetĂ© et Ă la promotion du volontariat, Ă la protection sociale et Ă©conomique des jeunes et au dĂ©veloppement de lâemploi.AN/ESF
Habitat : la SICAP SA et la direction de la construction sâunissent pour construire des logements
Dakar, 26 nov (APS) â Le ministĂšre de lâUrbanisme, du Logement et de lâHygiĂšne publique a signĂ© une convention dâobjectifs et de moyens avec la SociĂ©tĂ© immobiliĂšre du Cap-Vert (SICAP), en vue de la construction de 5.000 logements, a constatĂ© lâAPS, samedi, Ă Dakar.
La convention a Ă©tĂ© signĂ©e par le directeur gĂ©nĂ©ral de la SICAP SA, Mamadou KassĂ©, et le directeur de la construction et de lâhabitat, Amadou Thiam.
Elle permettra de fixer les engagements pris par les deux parties de âârepositionnerââ et de âârelancerââ cette sociĂ©tĂ© immobiliĂšre, dont le ministĂšre lâUrbanisme, du Logement et de lâHygiĂšne publique assure la tutelle technique.
La convention signĂ©e est un ââcadre normatifââ  qui va permettre, Ă court terme, la construction et la livraison dâun premier lot de 1.263 logements au lac Rose et Ă Diass (ouest), sur un total de 5.000 unitĂ©s, selon Mamadou KassĂ©.
Ces futures maisons font partie du programme de construction de 100.000 logements de lâEtat, a prĂ©cisĂ© M. KassĂ©, assurant que ââles dĂ©fis de ce projet sont Ă la portĂ©e de lâexpertise de la SICAPââ.
Amadou Thiam sâest rĂ©joui de la signature de la convention et du partenariat de la sociĂ©tĂ© immobiliĂšre avec la direction de la construction et de lâhabitat.
Il a invitĂ© les services de la SICAP SA Ă user de leur ââsavoir-faireââ pour la rĂ©ussite de lâinitiative prise par les deux parties.SMD/ESF
Refus de suivre les prix imposĂ©s par lâEtat : Et si le combat des boutiquiers dĂ©taillants,Ă©tait lĂ©gitime ?
https://www.leral.net Les boutiquiers détaillants ont entamé deux jours de grÚve depuis hier, pour protester contre les nouveaux prix des denrées de premiÚre nécessité fixés par le gouvernement. Et si leur combat était légitime ? « Le Témoin »
Ils lâont promis, ils lâont fait ! Les boutiquiers dĂ©taillants ont entamĂ© hier jeudi une grĂšve de 48 heures, en guise de protestation contre les nouveaux prix des denrĂ©es fixĂ©s par le gouvernement. Une dĂ©cision suivie Ă la lettre dans plusieurs localitĂ©s du pays, renseigne « Le TĂ©moin ».
A Kolda, Kaolack, ThiĂšs, Tambacounda⊠les sections locales de lâAssociation des boutiquiers dĂ©taillants sont dĂ©jĂ en ordre de bataille. DâaprĂšs les commerçants dĂ©taillants, les prix proposĂ©s par lâEtat ne les arrangent pas, car les obligeant Ă vendre Ă perte. En effet, suivre lâEtat dans sa dĂ©cision et vendre sans marge bĂ©nĂ©ficiaire serait, Ă les en croire, un suicide collectif pour lâensemble des boutiquiers dĂ©taillants.
« Sucre, 1100 francs de marge sans frais de transport ni emballage, riz 750 francs sans transport ni emballage, huile 500 francs sans transport ni emballage, lait en poudre, on nous impose mĂȘme de vendre Ă perte parce quâon achĂšte Ă 2 920 francs Cfa et on nous impose de vendre Ă 2750 »,soulignait le prĂ©sident de lâAssociation nationale des boutiquiers et dĂ©taillants du SĂ©nĂ©gal, Alioune BĂą, dans une de ses sorties
Qui voudrait vendre Ă perte ? Personne ne lĂšverait sans doute sa main. Le combat des boutiquiers dĂ©taillants est sans doute donc lĂ©gitime. Si le gouvernement de Macky Sall veut rĂ©ellement quâils suivent sa dĂ©cision, il devrait commencer par la racine. Et la racine, câest les grossistes qui vendent aux demi-grossistes qui, en retour, approvisionnent ces pauvres boutiquiers dĂ©taillants. Mais, vouloir imposer une baisse aux boutiquiers dĂ©taillants et fermer les yeux sur le diktat des grossistes, ne rĂšglera certainement pas le problĂšme de sitĂŽt.
AprĂšs lâachat chez les grossistes, les charges y affĂ©rentes, notamment le transport et autres, vont Ă coup sĂ»r pousser les boutiquiers dĂ©taillants Ă vendre Ă perte. Câest donc Ă lâEtat de revoir sa stratĂ©gie, mĂȘme si sa dĂ©cision est salutaire, car ayant pour seul but de soulager les populations.
Le Directeur du Commerce IntĂ©rieur sur les boutiquiers : « Ils nâont aucune raison de refuser de vendre ces denrĂ©es de grande consommation »
https://www.leral.net Au lieu de dĂ©cortiquer objectivement cette posture des boutiquiers dĂ©taillants, le ministĂšre du Commerce affiche une colĂšre vis-Ă -vis de lâAssociation des boutiquiers dĂ©taillants du SĂ©nĂ©gal, qui a dĂ©marrĂ© sa grĂšve de 48 heures hier.
Et câest le directeur du Commerce intĂ©rieur, Omar Diallo, qui a fustigĂ© la dĂ©marche des boutiquiers dĂ©taillants qui refusent de vendre les denrĂ©es de premiĂšre nĂ©cessitĂ© comme le sucre, lâhuile et le riz aux consommateurs, aux prix fixĂ©s par lâEtat.
Pour lui, ils nâont aucune raison de refuser de vendre ces denrĂ©es de grande consommation. «Â
On a constatĂ© quâil y a des commerçants, surtout les boutiquiers dĂ©taillants, qui refusent de vendre les denrĂ©es de premiĂšre nĂ©cessitĂ© comme le sucre, le riz, lâhuile, entre autres, en avançant que ce quâils achĂštent chez les grossistes est trop cher et que sâils revendent ça aux consommateurs, ils ne sâen sortiront pas. Donc, ils ont dĂ©cidĂ© de ne pas en vendre, pour Ă©viter la perte ou des difficultĂ©s.
Ăa, ce nâest pas normal, dâautant plus que les boutiquiers dĂ©taillants et les grossistes ont tous participĂ© Ă la concertation avant la baisse des prix et ils savaient bel et bien que tout juste aprĂšs la concertation, lâEtat allait procĂ©der Ă lâapplication des dĂ©cisions arrĂȘtĂ©es. La communication a bien passĂ©. Ni grossistes ni dĂ©taillants ne peuvent dire quâils nâont pas Ă©tĂ© au courant de cette baisse des prix sur les denrĂ©es alimentaires. HĂ©las, Ă chaque fois que le gouvernement annonce une baisse, on voit des commerçants qui Ă©lĂšvent la voix, pour demander quâon leur donne le temps dâĂ©couler leurs stocks.
On nâimpose Ă personne de vendre Ă perte parce que tout le monde savait que les prix allaient ĂȘtre baissĂ©s et que toutes les dispositions Ă©taient prises. Nous avons fait une dĂ©marche inclusive. On nâest plus Ă lâheure de la concertation, mais plutĂŽt Ă lâheure de lâapplication. Il faut que les boutiquiers et grossistes respectent les prix fixĂ©s, câest tout. Ce quâils avancent comme motif, nâest pas valable », a tranchĂ© le directeur du Commerce intĂ©rieur, Omar Diallo.
Vers la crĂ©ation dâun fonds dĂ©diĂ© Ă la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants
Dakar, 25 nov (APS) â La ministre de la Femme, de la Famille et de la Protection des enfants, Fatou DianĂ© GuĂšye, a annoncĂ©, vendredi, Ă Dakar, la crĂ©ation prochaine dâun fonds dĂ©diĂ© Ă la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants.
âNous comptons sur lâaide du chef de lâEtat et de nos partenaires pour [mettre] en place dâun fonds spĂ©cial de lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants (âŠ) et renforcer la prise en charge des victimesâ, a-t-elle dĂ©clarĂ©.
Le SĂ©nĂ©gal doit refuser âla banalisationâ des violences envers les femmes et les enfants, selon Mme GuĂšye.
Il faut âsurtout mobiliser [les populations] en vue de son Ă©radicationâ, a-t-elle dit.
Environ âune femme sur trois ĂągĂ©e de 15 ans ou plus subit des violences physiques ou sexuelles dans le mondeâ, affirme Fatou DianĂ© GuĂšye.
Au SĂ©nĂ©gal, lâEtat a mobilisĂ© une Ă©quipe de 13 tĂ©lĂ©conseillers et a mis en place un âdispositif multisectoriel de prise en charge (âŠ) des victimesâ, a-t-elle assurĂ©.
Le SĂ©nĂ©gal va aussi se doter dâun centre national chargĂ© dâassurer une âprise en charge holistiqueâ des femmes victimes de violence, a annoncĂ© Mme GuĂšye.
Elle a saluĂ© la contribution des activistes Ă lâĂ©veil des consciences, dans la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants.
La ministre de la Femme, de la Famille et de la Protection des enfants invite par ailleurs les chefs religieux et coutumiers et les militants de la sociĂ©tĂ© civile Ă soutenir âpleinementâ la campagne dĂ©diĂ©e Ă la lutte contre cette forme de violence, qui se poursuivra jusquâen mars prochain.GIB/ESF/BK
Sirops Ă lâorigine du dĂ©cĂšs de 69 enfants gambiens : La douane sĂ©nĂ©galaise saisit plusieurs flacons Ă Keur Ayip
https://senego.com La Brigade commerciale des Douanes de Keur Ayip a saisi un lot de faux mĂ©dicaments dont des sirops incriminĂ©s dans le dĂ©cĂšs dâenfants en Gambie. Il sâagit, selon le journal LibĂ©ration, de 19 flocons de sirop de Kokexmalin, Makoff contre la toux, Magrip N cold et solution orale de promĂ©thazine, fabriquĂ©s par le laboratoire indien Maiden pharamaceuticals limited (Haryana), dans le collimateur de lâOMS, depuis quâil a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ© que ses produits ont dĂ©jĂ causĂ© la mort de 66 enfants en Gambie, quasiment tous ĂągĂ©s de moins de cinq ans.
LâopĂ©ration menĂ©e dans la nuit de mardi Ă mercredi a Ă©galement permis de mettre la main sur 600 grammes de morphine, ainsi que 40 kg de chanvre indien. La valeur de la saisie est estimĂ©e Ă 100 millions F CFA. TraquĂ©s par les Douaniers, les trafiquants qui portaient leurs marchandises frauduleuses au dos, ont abandonnĂ© leurs charges dans une cachette amĂ©nagĂ©e dans la forĂȘt Ă hauteur du village de Dongoro, dans le dĂ©partement de Nioro du Rip, renseigne la Direction de la communication de la Douane.
Le ministre de la SantĂ©, Marie KhĂ©messe Ngom Ndiaye, avait pourtant garanti que le SĂ©nĂ©gal a renforcĂ© son systĂšme de surveillance Ă©pidĂ©miologique, suite Ă lâalerte de lâOMS. Elle avait mĂȘme ajoutĂ© que « ces mĂ©dicaments ne dĂ©tiennent pas une autorisation de mise sur le marchĂ© au SĂ©nĂ©gal ».
Les médecins en colÚre
https://www.jotaay.net Des gens trĂšs en colĂšre actuellement, ce sont les mĂ©decins. Ils nâont pas du tout apprĂ©ciĂ© la rĂ©action musclĂ©e des forces de lâordre contre les internes, aprĂšs que ces derniers ont dĂ©cidĂ© de tenir un mouvement dâhumeur au sein de lâhĂŽpital Fann. Les blouses blanches avaient prĂ©vu de marcher de maniĂšre pacifique mardi dernier. Mais le prĂ©fet avait dit niet, avançant comme motif des risques de troubles Ă lâordre public. Les internes qui nâentendaient pas reculer ont organisĂ© et se sont heurtĂ©s aux forces de l’ordre.Dans un communiquĂ©, le Syndicat autonome des mĂ©decins du SĂ©nĂ©gal a dĂ©noncĂ© ce quâil qualifie dâattaque contre les internes au sein de lâhĂŽpital Fann par les forces de lâordre.«Câest un prĂ©cĂ©dent dangereux qui est intolĂ©rable et le Sames va apporter son appui Ă©nergique Ă nos collĂšgues pour le rĂšglement de ce problĂšme. LâhĂŽpital doit rester un sanctuaire inviolable de paix et de sĂ©curitĂ© pour les patients et les travailleurs», ont Ă©crit les camarades du Dr Boly Diop. Les syndicalistes ont aussi fustigĂ© le mutisme du ministre de lâEnseignement supĂ©rieur que les 75% des points de revendication des internes concernent directement.
GazĂ©s par les forces de lâordre Ă lâhĂŽpital Fann : le Sames apporte son soutien aux internes
https://actusen.sn Le Syndicat autonome des mĂ©decins du SĂ©nĂ©gal (Sames) dĂ©nonce avec la derniĂšre Ă©nergie lâattaque des forces de lâordre contre les internes au sein de lâhĂŽpital Fann. Selon les syndicalistes, qui rappellent que lâhĂŽpital doit rester un sanctuaire inviolable de paix et de sĂ©curitĂ© pour les patients et les travailleurs, gazer es manifestants dans une structure sanitaire âest un prĂ©cĂ©dent dangereux qui est intolĂ©rableâ. Suffisant pour quâil apporte son appui Ă©nergique Ă nos collĂšgues pour le rĂšglement de ce problĂšme. Pour le Sames, âlâinternat est un creuset de savoir et une formation dâĂ©lite dont les pensionnaires doivent bĂ©nĂ©ficier des mĂȘmes conditions de prise en charge que ceux des grandes Ă©coles internationales comme HEC, Louis Le Grand, Ponts et chaussĂ©es. Câest seulement dans ces conditions que le SĂ©nĂ©gal pourra lĂ©gitimement revendiquer les rĂ©sultats que les anciens internes nous ont valus, comme pendant le rĂ©cent concours dâagrĂ©gation (Cames)â.
Pour rĂ©gler la question de maniĂšre dĂ©finitive, se dĂ©partir des grĂšves rĂ©currentes et sâassurer de la disponibilitĂ© des spĂ©cialistes dans tout le SĂ©nĂ©gal, le Sames prĂ©conise la prise en charge de maniĂšre sĂ©rieuse par toutes les parties prenantes du problĂšme de la spĂ©cialisation en mĂ©decine, en pharmacie et en santĂ© bucco-dentaire. Pour rappel, les blouses blanches avaient prĂ©vu une marche pacifique le mardi 22 novembre. Le prĂ©fet de Dakar a refusĂ© dâaccorder une autorisation Ă ces internes, Ă©voquant comme motif le risque de troubles Ă lâordre public. Lâassociation a tenu Ă battre le macadam et sâest heurtĂ©e ainsi aux forces de lâordre.
LA RĂPONSE DU MINISTRE DE LâĂDUCATION CHEIKH OUMAR ANNE
https://emedia.sn Lors de son passage, jeudi, pour lâexamen du budget du ministĂšre de lâEducation nationale, Cheikh Oumar Anne a assurĂ© que le systĂšme Ă©ducatif est « purement public ». Une façon dâapporter la rĂ©plique aux dĂ©putĂ©s qui avaient notĂ© une « privatisation rampante » de lâEcole sĂ©nĂ©galaise.
Le ministre de lâEducation nationale a essayĂ© de donner des rĂ©ponses aux nombreuses questions qui lui ont Ă©tĂ© adressĂ©es, jeudi Ă lâAssemblĂ©e nationale.
Certains avaient constatĂ© une « privatisation rampante » de lâEcole publique. « Le systĂšme Ă©ducatif est purement public. Le principal problĂšme, ce sont les infrastructures et il faut savoir que nous sommes un pays en dĂ©veloppement et la population double tous les 25 ans. Il faut recruter des enseignants, construire des Ă©coles », a rĂ©pondu Cheikh Oumar Anne.
Abordant la question des Ă©coles privĂ©es, il a rappelĂ© que depuis lâindĂ©pendance, le choix a Ă©tĂ© fait par le SĂ©nĂ©gal de penser lâĂ©ducation nationale Ă travers deux leviers, Ă savoir la branche publique et la branche privĂ©e. Il a tout de mĂȘme prĂ©cisĂ© que « les Ă©coles Ă©trangĂšres doivent ĂȘtre encadrĂ©es pour Ă©viter une Ă©ducation Ă double vitesse entraĂźnant des traitements diffĂ©renciĂ©s de certains enfants au dĂ©triment dâautres ».
Sur les abris provisoires, il a soulignĂ© que « ces Ă©coles de fortune continueront Ă se dĂ©velopper », en raison de lâĂ©volution dĂ©mographique et se crĂ©eront dans toutes les localitĂ©s oĂč leur implantation est nĂ©cessaire, surtout celles les plus reculĂ©es. « Ce sont les communautĂ©s qui crĂ©ent ces abris provisoires, avec lâaccompagnement du dĂ©partement en termes dâaffectation dâenseignants, de dotation de tables-bancs, de construction de salles de classe, de dotation de manuels », a ajoutĂ© le ministre.
Quant au dĂ©ficit de tables-bancs, il prĂ©cisera que câest de lâordre de 300 000 unitĂ©s et quâavec le ministĂšre des Finances et du Budget, un projet est en train dâĂȘtre ficelĂ© pour rĂ©sorber ce dĂ©ficit. Sur les uniformes scolaires, il a confirmĂ© que câest bien 30 milliards de FCFA Ă raison de 10 milliards par an. Selon lui, lâobjectif derriĂšre ce projet est double. « Dâune part, soutenir lâartisanat local et dâautre part, soulager les parents de lâachat de vĂȘtements durant lâannĂ©e scolaire ». Il ajoute, dans ce sens, que le projet devrait dĂ©marrer, mais « des contraintes sont survenues et ont retardĂ© son effectivité ». Il assure que ces contraintes sont « finalement rĂ©glĂ©es et les commandes vont bientĂŽt ĂȘtre acheminĂ©es vers leurs cibles ».
Cheikh Oumar Anne a prĂ©cisĂ© quâen 2022, le SĂ©nĂ©gal compte 17 030 Ă©coles et Ă©tablissements scolaires dont 3 871 au prĂ©scolaire, 10 688 Ă lâĂ©lĂ©mentaire, 2 471 au moyen-secondaire. Pour la reconstruction de blocs dâhygiĂšne, de blocs scientifiques et la rĂ©novation des anciens lycĂ©es, il souligne que « les arbitrages budgĂ©taires sont en train dâĂȘtre faits avec le ministĂšre des Finances et du Budget, pour voir concrĂštement ce quâil est possible dâĂȘtre fait ». Suzanne SY
Les Africains appelĂ©s Ă sâapproprier la pensĂ©e de lâhistorien Joseph Ki-Zerbo
Dakar, 25 nov (APS) â La journaliste camerounaise Liliane Nyatcha appelle les Africains Ă sâapproprier l’hĂ©ritage intellectuel de lâhistorien burkinabĂš Joseph Ki-Zerbo (1922-2006) dont le centenaire de la naissance est commĂ©morĂ© cette annĂ©e Ă travers le monde.
La journaliste camerounaise participait vendredi Ă un sĂ©minaire en ligne organisĂ© par lâAgence française de dĂ©veloppement (AFD), sur le thĂšme âA quand lâAfrique ? 100 ans aprĂšs sa naissance, montrer lâactualitĂ© de la pensĂ©e de Joseph Ki-Zerboâ.
Liliane Nyatcha, directrice de lâinformation de Africa Radio, a fait Ă©tat d’un dĂ©ficit de transmission de lâhĂ©ritage intellectuel du professeur Ki-Zerbo et des intellectuels africains en gĂ©nĂ©ral qui ont Ă©crit sur lâhistoire de lâAfrique.
âTout ce sacrifice, tout ce quâils ont fait, le fait de dire aux yeux du monde que lâAfrique a une histoire, lĂ voici. Quâest-ce que nous faisons de cet hĂ©ritage ? Nous ne le transmettons pas Ă nos enfants, pourtant câest de notre responsabilitĂ©. Est-ce que nous proposons ses ouvrages Ă la jeune gĂ©nĂ©ration ? Les manuels scolaires sont bloquĂ©s sur les annĂ©es 1960â, dĂ©plore Liliane Nyatcha.
Selon la journaliste, lorsque Joseph Ki-Zerbo et d’autres intellectuels qui ont engagĂ© aprĂšs lui le mĂȘme combat ont dĂ©cidĂ© de donner Ă lâAfrique la version Ă©crite dâune histoire orale, le but Ă©tait de dire que le continent a bel et bien une histoire. âQuâen faisons-nous aujourdâhui ?â, s’est interrogĂ©e la confĂ©renciĂšre.
Liliane Nyatcha a donnĂ© l’exemple de son pays natal, le Cameroun, dont elle affirme que âseulement 2% de lâhistoireâ est enseignĂ© dans les Ă©coles. âJe ne suis pas sĂ»r que cela soit diffĂ©rent dans les autres pays africainsâ, a ajoutĂ© la journaliste.
Elle a soulignĂ© la nĂ©cessitĂ© de passer par lâĂ©ducation pour sâapproprier l’histoire de lâAfrique, faisant valoir que le professeur Ki-Zerbo a pris conscience de lâabsence dâune histoire Ă©crite de lâAfrique Ă travers lâĂ©ducation.
Liliane Nyatcha considĂšre que lâhistorien Joseph Ki-Zerbo, dĂ©cĂ©dĂ© en 2006 et auteur du livre âA quand lâAfriqueâ (2003), âa dĂ©jĂ montrĂ© le chemin » de ce qu’il faut faire en la matiĂšre. Il est âun parfait exemple » Ă suivre par les autres intellectuels.
Aussi dit-elle s’interroger sur le niveau dâengagement des Africains pour les causes qui les tiennent Ă cĆur, tout en rappelant le choix que Ki-Zerbo avait fait dâaller rĂ©pondre Ă lâappel du prĂ©sident SĂ©kou TourĂ© en GuinĂ©e, en 1958, en lieu et place dâune vie de confort.
âNous avons suffisamment de boussole, de rĂ©fĂ©rence pour changer les choses. Il y a une nĂ©cessitĂ©, une urgence Ă sâapproprier la pensĂ©e de Joseph Ki-Zerboâ, plaide la journaliste.
L’approche âtransdisciplinaire et interdisciplinaireâ de la dĂ©marche de lâhistorien a conduit Ă la rĂ©daction des deux volumes de lâHistoire gĂ©nĂ©rale de lâAfrique, sous l’Ă©gide de lâUNESCO, l’Organisation des Nations unies pour l’Ă©ducation, la science et la culture.
Joseph Ki-Zerbo, nĂ© le 21 juin 1922, a publiĂ© plusieurs ouvrages parmi lesquels âHistoire de lâAfrique noireâ et âLa natte des autres, pour un dĂ©veloppement endogĂšne de lâAfriqueâ. FKS/BK
Le journaliste Mamadou KassĂ© raconte lâĂ©volution de la presse sĂ©nĂ©galaise, trente ans aprĂšs la DĂ©claration de Windhoek
Dakar, 25 nov (APS) â Le journaliste sĂ©nĂ©galais Mamadou KassĂ© raconte dans un ouvrage collectif et bilingue (français et anglais) comment la presse sĂ©nĂ©galaise a Ă©voluĂ© au cours des trente derniĂšres annĂ©es, Ă la suite de la DĂ©claration de Windhoek pour une presse africaine indĂ©pendante et pluraliste.
KassĂ© rappelle que les mĂ©dias ââconstituent une composante essentielle dans la promotion de la dĂ©mocratie, de la bonne gouvernance et des droits de lâhommeââ.
Le livre de 212 pages paru en octobre dernier est le fruit de contributions de journalistes et dâĂ©ditorialistes de plusieurs pays dâAfrique : Angola, BĂ©nin, Botswana, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, CĂŽte dâIvoire, Eswatini, Ghana, GuinĂ©e, Kenya, Lesotho, Maurice, Namibie, Niger, Nigeria, Ouganda, RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo, SĂ©nĂ©gal, Tanzanie et Zambie.
Lâouvrage intitulĂ© ââTracing the footprints of the Windhoek Declaration and Charting the Windhoek Declarationââ a Ă©tĂ© publiĂ© avec la collaboration de lâUnesco. Des Ă©diteurs africains et des universitaires des pays dĂ©jĂ citĂ©s, parmi les 38 reprĂ©sentĂ©s en 1991 au sĂ©minaire de l’Unesco Ă Windhoek sur lâexercice du mĂ©tier de journaliste, y ont contribuĂ©. Cette rencontre tenue dans la capitale de la Namibie avait donnĂ© naissance Ă la DĂ©claration de Windhoek pour une presse africaine indĂ©pendante et pluraliste.
Dans son article intitulĂ© ââLa presse sĂ©nĂ©galaise, 30 ans aprĂšs Windhoekââ, Mamadou KassĂ© rappelle que ââce nâest quâĂ partir de 1974 (âŠ) que la presse privĂ©e dâinformations gĂ©nĂ©rales fit son apparition avec, notamment, le journal satirique Le Politicien, du journaliste Mame Less Dia, le journal Promotion, de Boubacar Diopââ. ââDâautres petits journaux Ă durĂ©e de vie plus ou moins courteââ ont ensuite existĂ© au SĂ©nĂ©gal, a-t-il ajoutĂ©.
ââCertains dâentre eux duraient le temps dâune Ă©lection et Ă©taient financĂ©s par les politiciensââ, Ă©crit KassĂ©, soulignant que ââla chute du mur de Berlin, qui consacre la fin de la guerre froide, a entraĂźnĂ© le dĂ©pĂ©rissement des journaux de gauche jusque-lĂ soutenus par les pays de lâEstââ.
ââCette rupture avec les pays socialistes consacre la fin des journaux dâopinionââ, tandis que ââle dĂ©but de la professionnalisationââ de la presse sâopĂšre ââavec lâarrivĂ©e des journalistes formĂ©s Ă lâuniversitĂ©ââ, poursuit Mamadou KassĂ©, ancien rĂ©dacteur en chef du quotidien Le Soleil.
Le Centre dâĂ©tudes des sciences et techniques de lâinformation (Cesti) de Dakar a fourni de jeunes journalistes qui, ââpetit Ă petit, ont pris la place dâanciens instituteurs oĂč agents nâayant pas pu bĂ©nĂ©ficier dâune formation en journalismeââ, note-t-il. DĂšs lors, la qualitĂ© des journaux ââsâen trouvait amĂ©liorĂ©e en termes de contenus et de mise en pageââ.
Mamadou KassĂ© signale que ââla naissance de ces journaux, Ă partir de 1987, est facilitĂ©e par le fait que la libertĂ© de presse et dâexpression est garantie par la Constitution sĂ©nĂ©galaiseââ, selon laquelle ââchacun a le droit dâexprimer et de diffuser librement ses opinions par la parole, la plume, lâimage, la marche pacifique, pourvu que lâexercice de ces droits ne porte atteinte ni Ă lâhonneur et Ă la considĂ©ration dâautrui ni Ă lâordre publicââ.
ââLa mutationââ des grands groupes de presse
Il relĂšve, entre autres dispositions relatives Ă la libertĂ© dâexpression, la loi du 2 fĂ©vrier 1996 instituant le Code de la presse, qui dispose  que ââtout organe de presse peut ĂȘtre publiĂ© sans autorisation prĂ©alable et sans dĂ©pĂŽt de cautionnement, aprĂšs avoir procĂ©dĂ© Ă un dĂ©pĂŽt lĂ©gal, avant sa distribution, au ministĂšre de lâIntĂ©rieurââ.
ââCette disposition a permis la crĂ©ation de plusieurs organes de presse Ă partir de 1987, avec Sud Magazine, Walf Hebdo, Le Cafard libĂ©rĂ©, Le TĂ©moinââ, puis, Ă partir de 1996, les groupes de presse tels que Sud Communication et Wal Fadjri, constituĂ©s de quotidiens et de radios.
ââLa crĂ©ation des groupes de presse rĂ©sulte, pour lâessentiel, de la DĂ©claration de Windhoek, qui prĂŽne une plus grande libertĂ© de presse et lâaccĂšs des populations Ă lâinformationââ, Ă©crit KassĂ©, rappelant quâĂ partir de 2000, avec la premiĂšre alternance dĂ©mocratique au SĂ©nĂ©gal, ââon assista Ă une explosion du paysage mĂ©diatique, avec des dizaines de journaux et de radios dĂ©montrant ainsi la vitalitĂ© de la presse sĂ©nĂ©galaiseââ.
Mamadou KassĂ© Ă©voque ââla mutationââ des grands groupes de presse comprenant des radios, des chaĂźnes de tĂ©lĂ©vision, des quotidiens et dâautres pĂ©riodiques, Ă partir de cette premiĂšre alternance. Ce changement sâest accĂ©lĂ©rĂ© avec lâarrivĂ©e de nouveaux investisseurs, dont des hommes dâaffaires, des capitaines dâindustrie et des artistes, dont le chanteur Youssou NâDour.
Le journaliste insiste sur le fait que le business-plan de ces investisseurs ââest basĂ© sur une approche axĂ©e sur le multimĂ©dia (presse, audiovisuel, numĂ©rique), afin de capter le maximum de marchĂ©sââ.
Cette expansion des groupes de presse a conduit le ministĂšre de la Communication Ă entamer en 2011 des concertations, dans le but de ââfaire lâinventaire des entreprises exerçant dans le domaine des mĂ©dias (radiodiffusion, tĂ©lĂ©vision, presse Ă©crite, presse en ligne)ââ, rappelle encore le journaliste.
Kassé aborde également la question des statistiques financiÚres des entreprises, la subvention annuelle à la presse, qui est passée de 80 millions de francs CFA en 1990 à 700 millions en 2015 et 1,4 milliard de francs en 2021.
ââQuelque 200 organes de presse sont inscrits dans ce programme de subvention (presse Ă©crite, radios, tĂ©lĂ©visions, sites dâinformation), ainsi que les Ă©coles de formation en journalismeââ, rappelle-t-il.
Dans sa contribution, Mamadou KassĂ© sâest intĂ©ressĂ© aussi aux organes de rĂ©gulation et dâautorĂ©gulation des mĂ©dias au SĂ©nĂ©gal : le Conseil national de rĂ©gulation de lâaudiovisuel et le Conseil pour lâobservation des rĂšgles dâĂ©thique et de dĂ©ontologie des mĂ©dias. Il a rappelĂ© les efforts visant Ă professionnaliser davantage le secteur des mĂ©dias, avec lâĂ©tablissement de la carte nationale de presse dĂ©livrĂ©e aux journalistes et aux techniciens.
ââDes contenus et des orientations Ă©ditoriales parfois instablesââ
Il convient de âârelativiser la viabilitĂ© des mĂ©dias, qui nâont pas les mĂȘmes statuts, les mĂȘmes modes de financement et les mĂȘmes formes de gestionââ, note aussi KassĂ©, estimant que ââcâest la raison pour laquelle certaines [entreprises de presse] Ă financement unipersonnel ne vivent pas longtemps, tandis que les groupes de presse disposant dâoutils de gestion performants arrivent Ă tenirââ.
Pour la seconde catĂ©gorie, il cite Sud Communication, Wal Fadjri et le groupe Futurs MĂ©dias, ââqui rĂ©sistent Ă la concurrence des organes financĂ©s entiĂšrement par lâEtat, Ă savoir la RTS, lâAPS et Le Soleilââ. ââCertains journaux et radios créés et financĂ©s par des hommes politiques ont disparu, avec la perte du pouvoir de ces hommes politiquesââ, fait-il remarquer.
A cette situation, note Mamadou KassĂ©, ââsâajoute le prix du journal jugĂ© trĂšs faible par rapport au coĂ»t de rĂ©alisation (100 ou 200 francs CFA, pour les quotidiens)ââ. ââLa publicitĂ© aussi ne suit pas toujours. Sans grand tirage, avec des ventes insignifiantes et trĂšs peu de publicitĂ©, les mĂ©dias ne peuvent pas vivre trĂšs longtemps. Câest pourquoi certains dâentre eux migrent vers les mĂ©dias Ă©lectroniquesââ, Ă©crit-il.
ââCertains parmi les mĂ©dias, malgrĂ© leur pluralitĂ© et leur diversitĂ©, ne semblent pas capables de fonctionner indĂ©pendamment des politiques, du gouvernement, des entreprises et des (âŠ) influences religieusesââ, a constatĂ© le journaliste.
Il ajoute que ââles contenus et les orientations Ă©ditoriales parfois instables sont dĂ©terminĂ©s par ces hommes politiques, qui financent certaines publicationsââ.
Mamadou KassĂ© signale que les journalistes rĂ©clament encore lâapplication intĂ©grale du Code de la presse, qui confĂšre aux groupes de presse ââles obligations dâune entreprise commercialeââ.
En attendant, constate-t-il, ââbeaucoup de journalistes se rabattent sur lâInternet et les rĂ©seaux sociaux, ou adhĂšrent Ă lâAssociation des professionnels de la presse en ligneââ, tandis que ââdâautres font des piges dans les tĂ©lĂ©visions ou profitent des plateformes YouTube, Facebook, etc.ââ
ââCâest dire que la presse sĂ©nĂ©galaise est une presse dynamique, critique, voire agressive, mais elle manque de moyensââ, poursuit KassĂ©, estimant que le secteur privĂ© ne juge pas la presse âârentableââ.
ââLes hommes dâaffaires ne sont pas convaincus de la viabilitĂ© des mĂ©dias et ceux qui sây aventurent disent le regretter du fait de la faiblesse de la publicitĂ©ââ, Ă©crit-il.
Toutefois, souligne le journaliste, ââdes initiatives sont prises çà et lĂ pour relancer le secteur et valoriser le travail des journalistes et des mĂ©dias, qui constituent une composante essentielle de la promotion de la dĂ©mocratie, de la bonne gouvernance et des droits de lâhommeââ.OID/ESF
HONORABLES JOURNALISTES DâINVESTIGATION PAR MAKHTAR DIOUF
EXCLUSIF SENEPLUS – La justice ne peut pas ĂȘtre absente lorsquâil sâagit de libertĂ© dâexpression. Le lancement dâalerte existe partout, le SĂ©nĂ©gal ne peut pas sâen affranchir. Certains juges devraient se demander Ă quoi servent ces incarcĂ©rations …
Couvrez ce sein que je ne saurais voir
Par de pareils objets les ùmes sont blessées
Et cela fait venir de coupables pensées.
MoliÚre a mis ces propos dans la bouche de son faux dévot Tartuffe saay saay invétéré accro du voyeurisme sexuel.
Le voyeurisme existe aussi dans la vie politique et sociale, exercĂ© de façon noble par les journalistes dâinvestigation qui font des rĂ©vĂ©lations sur de « coupables pensĂ©es ». Ici, les Tartuffe sont des dirigeants politiques indignes, des crapules dĂ©tourneurs de deniers publics et celles de la finance internationale qui se parent du manteau de la respectabilitĂ© pour couvrir au public leurs « coupables pensĂ©es », câest-Ă -dire leurs mĂ©faits.
Câest au 19Ăšme siĂšcle aux Ătats-Unis que lâon fait remonter lâorigine du journalisme dâinvestigation (ou dâenquĂȘte), avec Josef Pulitzer citoyen amĂ©ricain dâorigine hongroise. Il exhortait ses disciples Ă exposer au grand jour auprĂšs de lâopinion tout ce qui est sale coup, escroquerie, dissimulĂ© sous le manteau du secret. Il crĂ©e en 1904 le Prix Pulitzer de rĂ©compense des citoyens amĂ©ricains qui sâillustrent dans cette voie.
Câest ainsi que le journalisme dâinvestigation sâest mis Ă traquer toutes les opĂ©rations de corruption politique et financiĂšre, de dissimulation, de mensonge et manipulation, etc. Bref, le journaliste dâinvestigation sâinscrit de plain-pied dans les valeurs Ă©thiques et intellectuelles de vĂ©ritĂ©, raison et justice. Ce qui implique un travail de longue haleine sur des semaines, des mois, pour la recherche et la consultation de documents estampillĂ©s « Secret » pour protĂ©ger des personnalitĂ©s dâinfluence, mais utiles pour le public qui doit savoir. Il nâest pas dĂ©shonorant dâaccĂ©der Ă ces documents en regardant par le trou de la serrure et par recours Ă des informateurs. Câest une des facettes de toute dĂ©mocratie. La rĂšgle dâor du journaliste dâinvestigation est de ne jamais divulguer ses sources. Homme dâhonneur, mais pas homme donneur. Le journaliste dâinvestigation nâest pas obligatoirement un journaliste professionnel sorti dâune Ă©cole de journalisme, travaillant avec des dĂ©pĂȘches dâagences. De grands journalistes nâont jamais mis les pieds dans une Ă©cole de journalisme.
Cela dit, on pourrait Ă©crire des livres sur les cas de scandales rĂ©vĂ©lĂ©s par des journalistes dâinvestigation dans le monde.
Aux Etats-Unis
Rien quâaux Etats-Unis, citons ces deux exemples.
En 1904, Ida Tardelle, ancienne enseignante passĂ©e au journalisme dâinvestigation Ă©crit un livre vĂ©ritable brulotÂ
Histoire de Standard Oil Company dans lequel elle a le cran de dĂ©noncer les pratiques de son propriĂ©taire, un des hommes les plus riches des Etats-Unis, John D. Rockefeller qui ne respecte pas la loi anti-trust. Ce qui lui vaut dâĂȘtre sanctionnĂ©. Elle sera considĂ©rĂ©e comme une hĂ©roĂŻne.
Le cas le plus connu parce que plus rĂ©cent et politique est le Watergate. En 1972, deux journalistes duÂ
Washington Post Bob Woodward and Carl Bernstein rĂ©vĂšlent que dans la nuit du 17 juin, des membres du Parti RĂ©publicain du prĂ©sident Richard Nixon sont entrĂ©s dans le local du Parti DĂ©mocrate dans lâimmeuble Watergate Ă Washington pour y installer des Ă©coutes tĂ©lĂ©phoniques. AccusĂ© dâavoir entravĂ© lâaction de la Commission dâenquĂȘte du SĂ©nat sur lâaffaire, Nixon a Ă©tĂ© obligĂ© de dĂ©missionner le 8 aoĂ»t 1974.
Dans ce pays, le journalisme dâinvestigation est bien vu tant quâil sâagit dâaffaires domestiques. Mais lorsque des scandales sont rĂ©vĂ©lĂ©s au niveau de la politique Ă©trangĂšre du gouvernement, le journaliste dâinvestigation est vite accusĂ© dâespionnage, ce qui le situe sur un registre autre que celui de la libertĂ© dâexpression garantie par la Constitution. Des citoyens amĂ©ricains comme Edward Snowden en ont Ă©tĂ© victimes. Le cas le plus connu est celui de lâAustralien Julian Assange fondateur du siteÂ
Wikileaks (
leaks signifiantÂ
fuites) rĂ©vĂ©lant, entre autres, les tueries de civils perpĂ©trĂ©es par lâarmĂ©e amĂ©ricaine en Irak dans les annĂ©es 1990, les tortures sur les prisonniers irakiens Ă la prison d’Abu GhraibâŠ
En Europe
On peut sâen tenir ici Ă deux pays : France et Belgique.
En France aussi le journalisme dâinvestigation a contribuĂ© Ă la chute de chefs dâĂtat. Giscard dâEstaing a perdu sa réélection en 1981 Ă la suite de la rĂ©vĂ©lation de ââLâAffaire des diamantsââ (diamants qui lui ont Ă©tĂ© remis par Bokassa). Le scandale a Ă©tĂ© divulguĂ© par le journaliste dâenquĂȘte le plus connu du pays, Pierre PĂ©an, en collaboration avec lâhebdomadaire satiriqueÂ
Le Canard EnchaĂźnĂ©. Pierre PĂ©an sâest illustrĂ© aussi dans la dĂ©nonciation de la Françafrique avec les pratiques tĂ©nĂ©breuses de Jacques Foccart.
Le siteÂ
Mediapart est créé en 2008 par un groupe de journalistes français pour faire du journalisme dâenquĂȘte. Ses articles sont lus sur abonnement en ligne. Leurs rĂ©vĂ©lations ont Ă©tĂ© Ă lâorigine de dĂ©missions de ministres et ont contribuĂ© Ă la non réélection de Sarkozy en 2012 pour avoir reçu des fonds de Khadafi en financement de sa campagne Ă©lectorale, et dâavoir dĂ©passĂ© les montants autorisĂ©s. Du fait de ces rĂ©vĂ©lations, Sarkozy nâen a pas encore fini avec la justice française.
En 2019, Mediapart divulgue la vente dâarmes par la France Ă lâArabie Saoudite et aux Ămirats Arabes-Unis au moment oĂč leurs armĂ©es bombardent le YĂ©men, tuant des civils. LeÂ
ministĂšre des ArmĂ©es dĂ©pose une plainte en invoquant une « compromission duÂ
secret de la défense nationale ».
Le groupe a souvent Ă©tĂ© traduit en justice par des mis en cause, avec ces accusations : « dĂ©rapages trĂšs graves », « mĂ©thodes totalement anti-dĂ©mocratiques », « mĂ©thodesÂ
fascistes », «Â
faux et usages de faux », «Â
recel de faux », « publication deÂ
fausses nouvelles », « diffamation ». Cette panoplie constitue le leitmotiv sempiternellement brandi dans tous les pays oĂč lâon cherche Ă rĂ©futer et Ă rĂ©primer des journalistes dâinvestigation.
Mais dans le cas de Mediapart, le Parquet de Paris nâengage aucune poursuite contre le mĂ©dia qui en 2021 dĂ©clare nâavoir perdu que cinq procĂšs sur 200 contre des particuliers.
Le journalisme dâinvestigation se poursuit dans le pays avec des journaux commeÂ
Le Canard EnchaĂźné etÂ
Le Monde, lâĂ©mission TVÂ
Cash Investigation de France 2.
En Belgique, Michel Collon se prĂ©sente comme le journaliste de la dĂ©sinformation, de la rĂ©information, pourfendeur du mĂ©diamensonge. Il a créé le collectif indĂ©pendantÂ
InvestigâAction. Il sâest beaucoup investi dans la lutte contre la diabolisation de Khadafi, rĂ©vĂ©lant toutes les preuves de son innocence dans les attentats dont il Ă©tait accusĂ©.
Internationalisation du journalisme dâinvestigation
Le journalisme dâinvestigation sâest internationalisĂ© avec la crĂ©ation de structures mettant en rapport des acteurs de diffĂ©rents pays, financĂ©es par des fondations philanthropiques.
En 1997 est créé leÂ
Consortium international des journalistes dâinvestigation employant 280 journalistes collaborant sur une centaine de pays. Le siĂšge est Ă Washington avec des bureaux dans des pays europĂ©ens. La structure dâorigine est leÂ
Centre dâintĂ©gritĂ© publique (ââ
Center for Public Integrityââ) engagĂ© dans le crime international et la corruption.
Le Consortium collabore avec des organes de presse nationaux commeÂ
Washington Post,Â
New York Times aux Etats-Unis,Â
The Guardian au Royaume Uni,Â
SĂŒddeutsche Zeitung en Allemagne,Â
Le Monde en France.
Des rĂ©vĂ©lations sont faites sur le phĂ©nomĂšne dâĂ©vasion fiscale des multinationales dans les paradis fiscaux dont les victimes sont des pays occidentaux mais aussi des pays du tiers monde. Des publications commeÂ
Panama Papers,Â
Pandora Papers,Â
Paradise Papers⊠sont maintenant dans le domaine public. En Afrique, lâenrichissement de la fille de lâancien prĂ©sident dâAngola est une de leurs rĂ©vĂ©lations.
Le journalisme dâinvestigation intervient aussi beaucoup sur le terrain social et humain en dĂ©nonçant des pratiques alimentaires prĂ©judiciables Ă la santĂ© des populations, les dĂ©gĂąts causĂ©s par les prothĂšses etÂ
implants mĂ©dicaux, les conditions de travail inhumaines dans certains pays dâAsie, le travail dâenfants en Afrique âŠetc.
Les organisations internationales (Commission des droits humains et ComitĂ© des droits humains de lâOnu, Unesco) et rĂ©gionales (Conseil de lâEurope, Commission africaine des droits humains) sâactivent dans la dĂ©fense de la libertĂ© dâexpression. Unesco a publiĂ© unÂ
Manuel du journalisme dâinvestigation dans lequel il est dit que la mission est dâexposer des sujets qui sont cachĂ©s dĂ©libĂ©rĂ©ment par quelquâun en position de pouvoir ou accidentellement.
Journaliste dâinvestigation et lanceur dâalerte
Le termeÂ
whistleblower vient des Etats-Unis, rendu en français parÂ
lanceur dâalerte. Le lanceur dâalerte est un individu homme ou femme, qui dans son lieu de travail (public ou privĂ©), constate des irrĂ©gularitĂ©s, des injustices, des actes rĂ©prĂ©hensibles qui le choquent. Nây pouvant rien, animĂ© par ses valeurs Ă©thiques et son patriotisme, il entre en dissidence, met la main sur des documents compromettants quâil transmet Ă lâextĂ©rieur Ă des mĂ©diats influents ou Ă des journalistes dâinvestigation de renom, pour en informer le public. Le journaliste dâinvestigation collabore Ă©troitement avec le lanceur dâalerte qui est souvent son fournisseur. Les deux fonctions peuvent aussi ĂȘtre rĂ©unies dans la mĂȘme personne.
Avec ces rĂ©vĂ©lations qui sâattaquent Ă de gros intĂ©rĂȘts, ils sont tous deux exposĂ©s aux foudres des Ătats et Ă des agressions physiques. A la suite de lâassassinat dâune lanceuse dâalerte indienne rĂ©vĂ©lant des scandales financiers de grosses huiles de son pays, des organisations spĂ©cifiques ont vu le jour en 2018 : Â
Whistleblower International Network en Ecosse,Â
Maison des lanceurs dâalerte en France oĂč prennent part des groupes comme Attac, Greenpeace, Mediapart, Transparency International, des syndicats. Il sâagit dâaccompagner lesÂ
lanceurs dâalerte et dâamĂ©liorer leur protection, de leur proposer des conseils juridiques pour faire valoir leurs droits, de leur donner un accompagnement psychologique.
Lâaccent est mis sur le principe sacro-saint deÂ
non divulgation des sources des journalistes, caractĂ©ristique essentielle du droit Ă lâinformation. Demander Ă un journaliste lâidentitĂ© de son informateur est une violation de la libertĂ© dâexpression. Cela est mentionnĂ© expressĂ©ment  dans laÂ
RĂ©solution 33/2Â
du Conseil des Droits Humains de lâOnu adoptĂ©e le 29/09/2016 par des pays comme le SĂ©nĂ©gal.
 LibertĂ© dâexpression et rĂ©pression
Une brĂšve revisite de lâhistoire intellectuelle sâimpose ici. En 1926 le premier thĂ©oricien de lâIntellectuel, lâItalien Antonio Gramsci est condamnĂ© dans son pays Ă une peine de prison de 20 ans, 4 mois et 5 jours, avec ce mot du procureur : Â
Pour vingt ans nous devons empĂȘcher le fonctionnement de ce cerveau. Câest en prison que Gramsci a rĂ©digĂ© lâessentiel de son Ćuvre : 2248 pages de rĂ©flexions sur la sociĂ©tĂ©, consignĂ©es  dansÂ
Cahiers de prison.
Le gĂ©nĂ©ral de Gaulle, prĂ©sident de la RĂ©publique française, avait retenu la leçon. Dans un entretien avec Charles Desjardins, il reconnaĂźt que lors des troubles occasionnĂ©s par la guerre dâAlgĂ©rie, pressĂ© par son entourage pour faire arrĂȘter Jean Paul Sartre, il a rĂ©pondu : Â
On nâemprisonne pas Voltaire. Et dâajouter :
Sartre, Ă l’image de Villon, Voltaire et Romain Rolland en leurs temps, causa bien des tracas aux pouvoirs publics, mais il n’en est pas moins indispensable que la libertĂ© de pensĂ©e et d’expression des intellectuels demeure respectĂ©e dans toute la mesure compatible avec l’obĂ©issance aux lois de l’Ătat et avec le souci de l’unitĂ© de la nation.
De Gaulle raconte aussi que lorsquâil reçoit de Sartre une lettre Ă propos du Tribunal de Stockholm contre les crimes de guerre, il commence sa rĂ©ponse par « Mon cher maĂźtre ».
Le cas Sénégal
Le journalisme dâinvestigation se veut lâĆil public, le chien de garde, le dĂ©fenseur de la libertĂ© dâexpression, le rĂ©vĂ©lateur de ce quâon cache et que le public veut et doit savoir. Ce que les autoritĂ©s sĂ©nĂ©galaises tardent Ă comprendre aprĂšs avoir signĂ© les conventions internationales qui en assurent la garantie.
Certains juges qui ont une propension frĂ©nĂ©tique, mais sĂ©lective, Ă emprisonner devraient se ressaisir et se demander Ă quoi servent ces incarcĂ©rations intempestives. Les deux SĂ©nĂ©galais les plus incarcĂ©rĂ©s sous ce rĂ©gime, sont de par la volontĂ© des populations, devenus depuis quelques mois dĂ©putĂ©s, en plus lâun maire de la capitale. N’est-il pas arrivĂ© ici et ailleurs que quelquâun passe de la prison au palais prĂ©sidentiel ? Le sens inverse aussi. Il est des emprisonnements dont on sort et parle la tĂȘte haute, parce que ne relevant pas de lâinfamie.
Le journaliste Mamadou Oumar Ndiaye dans une intervention récente (
Le TĂ©moin, 8/11/2022) nous rafraĂźchit la mĂ©moire sur son arrestation en 1989 Ă la suite dâun article Ă©crit lors du conflit SĂ©nĂ©gal â Mauritanie. ArrĂȘtĂ© sur ordre du procureur, il dut sa libĂ©ration Ă deux magistrats dâhonneur Laity Kama et Maguette Diop. Des magistrats de cette trempe, insoumis, respectueux de leur serment sont lĂ©gion dans lâappareil judiciaire sĂ©nĂ©galais, faisant figure de majoritĂ© silencieuse, non nommĂ©s Ă des postes ââstratĂ©giquesââ. La justice ne peut pas ĂȘtre absente lorsquâil sâagit de libertĂ© dâexpression.
Aucun rĂ©gime ne peut museler les SĂ©nĂ©galais. Senghor, avec son rĂ©gime de parti unique et dâInfo unique (
Dakar-Matin puisÂ
Le Soleil) pensait avoir tout verrouillĂ©. Mais Ă son grand dam, des tracts circulaient rĂ©guliĂšrement de mains en mains, rĂ©vĂ©lant tout ce que faisait et cachait son gouvernement. DĂ©sabusĂ©, il se rĂ©solut Ă ironiser sur ce quâil appelaitÂ
Radio Cancan, pour tenter de faire croire, mais en vain, que ce mĂ©diat de fortune ne dĂ©bitait que des sornettes. Des lanceurs dâalerte proches de lui Ă©taient passĂ©s par lĂ , Ă son insu.
Le lancement dâalerte, qui va de pair avec la libertĂ© dâexpression, existe partout dans le monde, tapi dans toutes les structures des Ătats. Un microcosme comme le SĂ©nĂ©gal ne peut pas sâen affranchir.
Pape AlĂ© Niang est de la race des grands journalistes dâinvestigation. Ce que le rĂ©gime actuel ne lui pardonne pas, câest dâavoir durant des annĂ©es, rĂ©vĂ©lĂ© des crimes Ă©conomiques impunis de membres du pouvoir, des directeurs bien-pensants ayant dĂ©passĂ© lâĂąge de la retraie maintenus Ă leurs postes, des vidĂ©os de réécoute de propos de Macky Sall montrant quâil a de terribles problĂšmes avec la parole donnĂ©e et ses accointances avec certains magistrats soumis, etc. Il est arrĂȘtĂ© (kidnappĂ©, ce qui est un crime), pour avoir diffusĂ© un document dont on a du mal Ă trouver quelque rapport avec les accusations portĂ©es par le procureur.
Le document en question a lâallure dâun feuilleton dans lequel dĂ©filent diffĂ©rentes personnes (des officiers gendarmes). Mais tout ce remue-mĂ©nage tourne autour dâune toile de fond :  Lâaffaire de la « violĂ©e » du salon de massage. Le document dont lâauthenticitĂ© nâest pas contestĂ©e, montre lâimplication de hautes personnalitĂ©s de lâĂtat dans ce qui ne peut pas ĂȘtre une affaire privĂ©e entre un citoyen et une citoyenne. Jusque-lĂ le public ne disposait que dâindices du complot dâĂtat pour Ă©liminer un opposant politique, compte tenu des agissements maladroits et visibles de petits politiciens du pouvoir envoyĂ©s au charbon. Il nâest plus besoin dâĂȘtre grand clerc pour constater la preuve du complot dâĂtat, aussi visible que le nez au milieu du visage.
Ce que le document met Ă nu câest laÂ
substantifique moelle, terme que nous devons Ă lâĂ©crivain du 16Ăšme siĂšcle François Rabelais. Lâauteur du romanÂ
Gargantua donnait au lecteur une leçon de lecture dâun texte : Â
par une lecture attentive et une mĂ©ditation assidue, rompre l’os pour sucer la substantifique moelle. Ce quâil appelle ââsubstantifique moelleââ, câest la quintessence du texte, le noyau dur. Les anglophones lâappellentÂ
nitty gritty .
Pape AlĂ© Niang une fois sorti de prison, devra tout de mĂȘme faire preuve de reconnaissance en remerciant ce rĂ©gime gaffeur et maladroit pour lui avoir rendu un hommage incommensurable : lâaurĂ©ole du martyr. Avec une audience nationale et internationale assortie dâune dĂ©sormais peu honorable rĂ©putation pour ses persĂ©cuteurs.
Disparition de sous-officiers au Sénégal : un avocat des familles brise le silence
https://www.pressafrik.com Depuis le samedi 19 novembre 2022, deux sous-officiers de lâArmĂ©e et de la Gendarmerie ont disparu. Ă part un communiquĂ© du procureur de la RĂ©publique, publiĂ© le mardi 22 novembre, aucune information nâa Ă©tĂ© fournie par leurs corps respectifs. Un fait que dĂ©nonce lâun des avocats des familles des deux victimes, Me Patrick Kabou, qui a brisĂ© le silence, via son compte Twitter.
« Dans lâaffaire concernant les deux sous officiers, notre silence Ă©tait de rigueur. Un silence face au choc de la nouvelle, un silence expectatif car, attendant impatiemment que les structures dans lesquelles messieurs Sambou et Badgi travaillent, nous parlent », Ă©crit-il.
Avant dâajouter : « Rappeler quâils sont des agents de lâEtat faisant un travail stratĂ©gique pour la RĂ©publique. Ces structures doivent impĂ©rativement nous parler et cela en dehors des mĂ©dias comme le veut la procĂ©dure. Ce silence ne peut ĂȘtre perturbĂ© par un communiquĂ© du parquet. Monsieur le Procureur de la RĂ©publique, sâil vous plaĂźt, Ă ce stade de la procĂ©dure, laissez-nous parler aux nĂŽtres (gendarmerie, armĂ©e). Vous aurez le temps de parler Ă lâopinion nationale et internationale »
Me Patrick Kabou ne manque pas dâĂ©gratigner Madiambal Diagne, patron du journal Le Quotidien qui a fait le lien entre la disparition des deux militaires et lâaffaire Pape AlĂ© Niang. « Surtout quâun quotidien, des personnes (tĂ©lĂ© et RS) paraissent dĂ©tenir des informations qui peuvent permettre dâavancer dans ce dossier, avancent des thĂšses fausses, diffament, blessent, atteignent lâimage, la respectabilitĂ© et lâhonorabilitĂ© de ces deux agents de lâEtat », dĂ©plore-t-il.
Lâavocat de conclure : « Revenant Ă notre posture dâavocats de la famille, notre silence est humain et compatissant. Il rejoint Monsieur Sambou et Monsieur Badgi. Notre silence est un respect Ă la famille et aux proches de ces deux agents de lâEtat ».
RĂ©vĂ©lation Pape SanĂ© : «lâadjudant-chef Didier Badji,lâun des plus proches confidents du GĂ©nĂ©ral Jean B. Tine»
https://senego.com Revenant sur les dires du journal le Quotidien soutenant que « les deux agents seraient impliquĂ©s dans lâaffaire Pape AlĂ© Niang. » Le chroniqueur de Walf de rĂ©pondre que câest facile pour un journal de crĂ©er des liens comme ça dans la mesure oĂč des hautes personnalitĂ©s et des journalistes se rencontrent parfois, dans un endroit de Dakar pour manger oĂč prendre du plaisir. De la mĂȘme occasion, il a donnĂ© une information de taille en soutenant que « lâadjudant-chef Didier Badji est lâun des plus proches confident du GĂ©nĂ©ral de lâarmĂ©e Jean Baptiste Tine. »
« Il y a un restaurant qui se trouve Ă SacrĂ©-CĆur. Toutes les personnalitĂ©s, journalistes y compris se retrouvent lĂ -bas. Câest le coin favoris des magistrats, des gradĂ©s, de tous ce que Dakar compte comme personnalitĂ©s. »
« Effectivement, avance-t-il, Pape AlĂ© Niang et autres partaient dans ce restaurant. Le gĂ©nĂ©ral de lâarmĂ©e Jean Baptiste Tine, rĂ©cemment nommĂ© ambassadeur de Russie, le Colonel Abdou Aziz Ndao et tant dâautres autoritĂ©s du pays y allaient. Des endroits prisĂ©s pour les journalistes dâinvestigateurs. Du coup, Câest facile pour un journal de crĂ©er des liens Ă partir de-lĂ , pour dire que câest liĂ© Ă lâaffaire Pape Alé », rĂ©pond Pape SanĂ©.
Câest dâailleurs dans cette prĂ©cision, que le chroniqueur de Walf a soutenu que « lâadjudant-chef Didier Badji est lâun des plus proches confidents du GĂ©nĂ©ral de lâarmĂ©e Jean Baptiste Tine. »
DâaprĂšs lui, le maĂźtre des poursuites a une raison de sâautosaisir, et que le journalÂ
Le Quotidien est une piste qui va lâaider et Ă©claircir et a surement une information que le parquet comme la gendarmerie et les renseignement nâont certainement pas.
Bignona : Un homme sâest tirĂ© une balle;il serait un ami du dĂ©funt sergent Fulbert Sambou
https://senego.com RĂ©mond Saaba, un homme dont on ignore lâĂąge se serait tirĂ© une balle au niveau de la gorge. Le dĂ©funt serait proche du dĂ©funt sergent Fulbert Sambou, selon Seneweb.
Câest aux environs de 13 heures que cet homme sâest suicidĂ© par arme Ă feu Ă lâĂźle de Niomoune dans la commune de Kafountine, dĂ©partement de Bignona. Raymond Diedhiou, pĂȘcheur, aurait utilisĂ© un fusil de chasse pour se donner la mort.
Lâhomme selon certains informateurs serait un ami du dĂ©funt sergent Fulbert Sambou. Les motifs de ce suicide restent inconnus et une enquĂȘte est ouverte par la Gendarmerie.
DISPARITION DE DIDIER BADJI ET DU SERGENT FULBERT SAMBOU : Leurs proches ne veulent pas quâils soient les agneaux du sacrifice
https://www.enqueteplus.com Debout comme un seul homme pour le retour de lâadjudant-chef de la gendarmerie Didier Badji et du sergent Fulbert Sambou de lâarmĂ©e nationale, disparus depuis une semaine, le Collectif des ressortissants des iles Ibliss Kassa dĂ©clare quâil est hors de question que leurs parents soient des agneaux du sacrifice.
Une semaine aprĂšs la disparition, dans des conditions mystĂ©rieuses, de leurs parents lâadjudant-chef de la gendarmerie Didier Badji et du sergent Fulbert Sambou de lâarmĂ©e nationale, le Collectif des ressortissants des iles Ibliss Kassa (HaĂšre, Hitou, DioguĂ©, Niomoune, Bakassouk) Ă Dakar a tenu une confĂ©rence de presse, hier, pour se faire entendre.
Selon leur porte-parole, ils saluent la dĂ©marche du procureur de la RĂ©publique qui a ouvert une enquĂȘte pour Ă©lucider cette affaire et le fait que tous les services compĂ©tents aient Ă©tĂ© mis en branle.
Toutefois, prĂ©vient Edmond DiĂ©mĂ©, ils ne vont pas se limiter à ça. Ils demandent Ă lâĂtat du SĂ©nĂ©gal de tout faire pour retrouver leurs deux enfants et quâils reviennent sains et saufs. ââNous ne savons pas oĂč ils sont, mais lâĂtat dit quâils sont disparus. Chez nous, quand une personne se perd, nous prions pour quâon la retrouve. Entre nous, on sait que ce ne sera pas une mer Ă boire pour les retrouver, câest la raison pour laquelle nous comptons sur lâĂtat qui a le devoir rĂ©galien de les retrouver, afin quâils puissent retourner dans leur lieu de travail, mais aussi dans leurs familles. Depuis que cette affaire a Ă©clatĂ©, beaucoup de SĂ©nĂ©galais se posent des questions. Ils sâinterrogent sur comment des soldats peuvent-ils se perdre dans cette zone de Dakar que beaucoup pensent que câest lâendroit le plus sĂ©curisĂ© du pays. Nous voulons dire par lĂ la zone du Cap Manuelââ.
Il poursuit : ââDâautres veulent savoir comment une houle peut emporter deux insulaires, deux adultes, des soldats de surcroit, en y laissant leurs chaussures et tĂ©lĂ©phones portables ? Des questions lĂ©gitimes qui turlupinent beaucoup de compatriotes. Ă cela sâajoute la question Ă savoir pourquoi des soldats, qui sont dans le rĂ©putĂ© corps stratĂ©gique des renseignements gĂ©nĂ©raux, peuvent disparaĂźtre volontairement ? Autrement dit, organiser leur disparition. Je pense que cela est insensĂ©. On ne va pas le gober. Comment peuvent-ils organiser leur propre disparition depuis six jours et jusquâĂ prĂ©sent, personne ne peut dire une chose qui peut faire disparaĂźtre notre inquiĂ©tude ?ââ
ââLa derniĂšre question, dit-il, est de savoir qui a intĂ©rĂȘt, au SĂ©nĂ©gal, Ă donner des informations fausses, qui ne sont pas fiables à longueur de journĂ©e ? Et câest quoi le motif recherchĂ© par cette personne qui donne ces mauvaises informations ? Elle cherche quoi ? VoilĂ , entre autres, les questions que beaucoup de SĂ©nĂ©galais se posent, depuis le dĂ©but de cette affaire.ââ
A ce stade de lâaffaire, le Collectif des ressortissants des iles Ibliss Kassa demande Ă ses membres, Ă tous les SĂ©nĂ©galais de redoubler de vigilance. ââQue chacun ouvre ses yeux et sache oĂč il va mettre les pieds. Que personne ne nous dĂ©vie de ce chemin que nous nous sommes tracĂ©. Que personne ne nous distraits. Soyons debout comme un seul homme jusquâĂ ce quâon retrouve nos parents. Je voudrais ajouter que nos deux parents sont des SĂ©nĂ©galais Ă part entiĂšre et qui appartiennent certes Ă une communautĂ©. Nous nâallons pas accepter quâils soient les agneaux du sacrificeââ, prĂ©vient-il.
ââDes hommes de valeur qui ne sauraient poser des actes indignesââ
Ăgalement, au nom du rassemblement, le collectif a lancĂ© un appel Ă lâendroit des familles religieuses musulmanes comme chrĂ©tiennes, des autoritĂ©s coutumiĂšres, bref, de toutes les personnes Ă©prises de paix, de se lever pour que leurs parents perdus soient retrouvĂ©s sains et saufs. ââNous sommes trĂšs inquiets. On a dĂ©cidĂ© de faire une sortie pour que toute personne qui peut faire quelque chose puisse le faire. On a retardĂ© notre face-Ă -face avec la presse, car nous sommes des personnes de valeur. Nous voulions avoir le maximum dâinformations avant de nous faire entendre. Tous les recoupements nĂ©cessaires ont Ă©tĂ© faits.
Nos parents disparus sont nĂ©s dans une zone insulaire. Ils ont Ă©tĂ© initiĂ©s aux valeurs des Diolas. Ils ont reçu une bonne Ă©ducation. Ils ont servi le SĂ©nĂ©gal et dans toutes ses entitĂ©s, Ă lâinternational, avant dâintĂ©grer le renseignement gĂ©nĂ©ral. Donc, câest des hommes de valeur qui ne sauraient agir ou poser des actes indignesââ, dĂ©clare Edmond DiĂ©mĂ©.
CHEIKH THIAM
Sonko brise la dĂ©fense de Macky qui rĂ©sisteâŠDes dĂ©gĂąts et des morts
https://www.xibaaru.sn Sâil y a deux adversaires qui ne feront jamais la paix, câest bien le PrĂ©sident Macky Sall et Ousmane Sonko. Le leader du parti des Patriotes Africains du SĂ©nĂ©gal pour le Travail, lâEthique et la FraternitĂ© (PASTEF) est loin de faire une trĂȘve avec le camp du chef de lâEtat. Et le locataire du Palais voit en Sonko son pire adversaire. Leur adversitĂ© nâest pas sans consĂ©quence. La bataille entre ces deux frĂšres ennemis vire au drame au SĂ©nĂ©gal. Elle a dĂ©jĂ fait trop de mortsâŠ
La vie humaine a perdu toute sa sacralitĂ© au SĂ©nĂ©gal. On tue impunĂ©ment en silence. Depuis 2021 Ă nos jours, une vingtaine de personnes ont perdu la vie dans le combat qui oppose Ousmane Sonko etÂ
Macky Sall. En mars 2021, ce sont quatorze personnes qui sont tombĂ©es lors des violentes manifestations nĂ©es de lâappel Ă lâinsurrection du leader de Pastef. AccusĂ© de viol, il avait poussĂ© ses inconditionnels Ă dĂ©fier les forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© Ă travers tout le territoire national
Il a fallu lâintervention des khalifes gĂ©nĂ©raux pour dĂ©canter la situation. Plus dâun an aprĂšs, ces quatorze jeunes sont morts en toute indiffĂ©rence. Le gouvernement, Ă travers son ministre de la justice de lâĂ©poque, Sidiki Kaba, avait promis quâune enquĂȘte allait ĂȘtre ouverte pour dĂ©terminer les responsabilitĂ©s.
De quoi permettre aux familles de faire leur deuil. Malheureusement ce ne sont que des paroles en lâair. Cette affaire est toujours au point mort. Dâailleurs, les organisations des droits de lâhomme demandent toujours des comptes.
Comme si ces morts ne suffisaient pas, de nouvelles manifestations Ă lâappel de lâopposition ont coĂ»tĂ© la vie Ă trois personnes. Albert Diatta, Idrissa Goudiaby et une autre personne carbonisĂ©e le 17 juin 2022 sont venus Ă©toffer cette liste macabre qui ne cesse de sâaccroĂźtre Ă treize mois de la prĂ©sidentielle de 2024.
ArrĂȘtĂ© Ă lâissue de cette manifestation, François Mancabou perdra la vie quelques jours aprĂšs son arrestation. Sa famille accuse les forces de sĂ©curitĂ© de lâavoir torturĂ© Ă mort.
Et aujourdâhui câest un adjudant-chef de la gendarmerie qui sâajoute Ă cette liste. Le point commun de toutes ces personnes dĂ©cĂ©dĂ©es, câest quâelles sont liĂ©es directement ou indirectement Ă âŠOusmane sonko. Le maire de Ziguinchor est prĂȘt Ă marcher sur des cadavres pour arriver Ă dĂ©boulonner le chef de lâEtat. Et malgrĂ© les morts qui jonchent les rues, le maire de Ziguinchor qui sâest fait prĂ©sident avant la prĂ©sidentielle, ne veut pas rater cette occasion qui a Ă©chappĂ© Ă Idrissa Seck, Khalifa Sall et Karim WadeâŠ.
Ousmane Sonko reçu par le Khalife Général des Mourides
Lors de la visite de
 Sonko Ă Touba aprĂšs les Ă©vĂ©nements de mars 2021, Serigne Mountakha MbackĂ© avait rappelĂ© au patriote en chef la sacralitĂ© de la vie. Mais il nâa pas retenu la leçon. Alors il devrait se rappeler les paroles du Saint homme. Mais le locataire du Palais doit se mettre en tĂȘte que les forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© ne sont pas une petite armĂ©e quâil peut utiliser pour mater les sĂ©nĂ©galais.
La seule maniĂšre dâĂ©viter au SĂ©nĂ©gal de sombrer dans la violence serait de faire renoncer Ă Macky Sall son troisiĂšme mandat. Mais aussi dire Ă Ousmane Sonko de cesser dâĂȘtre celui qui met le feu aux poudres. LâextrĂ©misme de Pastef est un vĂ©ritable danger pour la stabilitĂ© du pays. Il urge de situer les responsabilitĂ©s et de traquer ces tueurs silencieux.
Les petits plaisirs de deux leaders, Macky et Sonko, ne doivent plus coĂ»ter la vie Ă des innocents. Tous ces politiciens qui sâagitent, doivent se mettre en tĂȘte quâaucun dâentre eux nâaccĂ©dera au pouvoir par la force de la rue. Le SĂ©nĂ©gal nâest pas un Etat policier dans lequel une tierce personne peut tuer impunĂ©ment. Toutes les personnes derriĂšre ces tueries doivent ĂȘtre identifiĂ©es car il yâa eu trop de morts suspectes non rĂ©solues au SĂ©nĂ©gal.
Aliou Niakaar Ngom pour Xibaaru
Guy accuse Mansour Faye dâavoir dĂ©tournĂ© 85 milliards
Le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du DĂ©veloppement, Mansour Faye en a eu pour son grade ce samedi, lors de lâexamen du budget de son dĂ©partement. En effet, le dĂ©putĂ© Guy Marius Sagna ne lâa pas ratĂ© lors de sa prise de parole.
Le parlementaire, selon Pressafrik, lâa vertement accusĂ© dâavoir dĂ©tournĂ© 85 milliards FCfA. Une somme qui serait tirĂ©e de la construction de 18 autoponts.
« Vous leur avez facturĂ© 137,5 milliards FCFA au lieu de 52 milliards qui est lâoffre facturĂ©e. On note une diffĂ©rence de 85 milliards », a t-il relevĂ©. Lâactiviste dâen dĂ©duire que câest ainsi que lâon « dĂ©tourne lâargent des SĂ©nĂ©galais. »
De lâavis de Guy Marius Sagna ceci nâest autre que de la « haute trahison Ă lâendroit de la population sĂ©nĂ©galaise ». Et dâindiquer que « le gouvernement doit savoir que câest inacceptable ».
LA RĂPONSE DE MAMOUDOU IBRA KANE
https://emedia.sn InvitĂ© de lâĂ©mission ââGrand oralââ de Rewmi, ce samedi, le journaliste et non moins Dg de Emedia Invest a Ă©tĂ© interpellĂ© sur la question du 3e mandat. Au-delĂ de la question juridique, Mamoudou Ibra Kane a renvoyĂ© le PrĂ©sident Macky Sall Ă ses dĂ©clarations.
« Le PrĂ©sident Macky Sall avait dit Ă plusieurs reprises que sâil est réélu (en 2019) ça allait ĂȘtre son second et dernier mandat, a-t-il rappelĂ©. Il lâa mĂȘme Ă©crit dans son livre (Le SĂ©nĂ©gal au cĆur). On a mĂȘme pensĂ© quâil y avait un plĂ©onasme. Quand on dit second, câest le dernier. CâĂ©tait peut-ĂȘtre une façon pour lui de verrouiller davantage. Cette dimension on ne peut pas lâocculter. Dimension politique parce quâaussi il fait partie de ceux qui ont combattu la 3e candidature du PrĂ©sident Abdoulaye Wade en 2012. Tout cela peut-ĂȘtre quâil le mettra sur la table, quâil va peser et sous-peser, et dire aux SĂ©nĂ©galais son intention vĂ©ritable. Mais, il ne faut pas nĂ©gliger cette dimension morale parce que la parole donnĂ©e, elle est quand mĂȘme importante dans notre sociĂ©té».DiĂ© BA
MIMI TOURĂ INTERPELLE LE SG DE LâONU
https://emedia.sn InvitĂ©e du 9e Forum mondial de lâAlliance des civilisations des Nations Unies de Fez (Maroc), lâancienne PremiĂšre ministre, Mimi TourĂ©, a profitĂ© de lâoccasion pour manifester son combat politique contre le tripatouillage des constitutions. Hier, câest au cours dâun diner informel avec Antonio Guterres, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de lâOnu, quâelle a posĂ© la question sur la table des convives. « Jâai abordĂ© la question impĂ©rieuse du strict respect des dispositions constitutionnelles de nos pays afin de prĂ©server la paix et la stabilitĂ©, mission cardinale de lâOnu », a-t-elle Ă©crit sur sa page Facebook, illustration Ă lâappui. La dĂ©putĂ©e, qui sâest Ă©loignĂ©e du PrĂ©sident Macky Sall, semble ainsi se tourner Ă lâinternational dans sa lutte contre le 3e mandatâŠ
LâAPPEL DE DOUDOU WADE AU PRĂSIDENT MACKY SALL
https://emedia.sn  « Je ne peux pas voter le budget de lâAssemblĂ©e Nationale. Je ne voterai pas ce budget parce que le rĂšglement intĂ©rieur de lâAssemblĂ©e nationale est du faux », avait assĂ©nĂ© le leader de Tekki (opposition), sâexprimant jeudi dernier devant le ministre des Finances et du Budget, Mouhamadou Moustapha BA.
Ancien prĂ©sident de groupe parlementaire et responsable Pds, Doudou Wade approuve. ContactĂ© par iRadio, il a indexĂ© « les dĂ©putĂ©s de la 13e lĂ©gislature, en complicitĂ© avec des membres de lâadministration de lâAssemblĂ©e nationale », soutenant quâils « ont effectivement falsifiĂ© le rĂšglement intĂ©rieur pour remettre en selle tous les attributs dĂ©volus au Premier ministre. »
Allant plus loin, il a expliquĂ© que « la derniĂšre modification intervenue (sur le rĂšglement intĂ©rieur) supprimait un certain nombre dâarticles et avait des articles nouveaux » et « dâautres ont Ă©tĂ© remplacĂ©s. » Il ajoute : « je prends le seul cas de la DĂ©claration de politique gĂ©nĂ©rale (Dpg). Lâarticle 87 a Ă©tĂ© supprimĂ© par la loi organique portant rĂ©vision pour mettre Ă la place une nouvelle institution, suite Ă lâorganisation du ministĂšre de lâĂconomie et des Finances de cette commission et ensuite pour lâĂ©valuation des politiques publiques. Donc, il y avait un article nouveau 97 qui Ă©tait lĂ mais aujourdâhui nous avons un article 97 qui a Ă©tĂ© remplacĂ© et un autre article 97 bis qui a Ă©tĂ© insĂ©rĂ©. » Il en veut pour preuve : « vous verrez que mĂȘme les polices dâimpression ne sont pas les mĂȘmes. Personne nâa contestĂ©. Les membres de la commission des lois, le rapporteur sauf celui de la commission des Finances Monsieur ThĂ©odore Monteil, qui a fait le rapport de la derniĂšre modification de 2019, se sont tus. »
« Aujourdâhui, nous sommes devant cette situation, une AssemblĂ©e nationale faussaire », a-t-il martelĂ©. Avant dâinterpeller le prĂ©sident de la RĂ©publique, Macky Sall. Qui, dit-il, doit « porter plainte » parce quâil est « chargĂ© dâĂȘtre le relai entre lâAssemblĂ©e nationale et le Conseil constitutionnel » mais « certains ont agi Ă sa place ». DiĂ© BA
Le député Abass Fall porte plainte contre le ministre Cheikh Oumar Anne
https://www.pressafrik.com Le dĂ©putĂ© Abass Fall a annoncĂ© au prĂ©sident de lâAssemblĂ©e nationale, quâil porte plainte contre le ministre de lâĂducation, Cheikh Oumar Anne pour diffamation. Le responsable de Pastef a saisi dâune lettre Amadou Mame Diop, protestant contre ce quâil qualifie de « calomnies et mensonges Ă©hontĂ©s » profĂ©rĂ©s par lâancien Directeur du Coud, Ă©pinglĂ© par un rapport de lâOfnac.
Le plaignant exige les preuves des allĂ©gations de Anne qui a affirmĂ© jeudi Ă lâHĂ©micycle que monsieur Fall a Ă©tĂ© Ă©pinglĂ© par un rapport dâaudit.
« Ce mensonge grotesque du champion de la surfacturation de haut vol qui a Ă©crit lâune des pages les plus sales de lâhistoire de la gestion du Coud dĂ©voilĂ©e par lâOfnac montre Ă suffisance la personnalitĂ© de lâhomme. Il vole et ment en plus dâĂȘtre un incompĂ©tent notoire. Je lui donne 24 heures, pas plus, pour prĂ©senter Ă lâAssemblĂ©e ainsi quâĂ moi-mĂȘme, les preuves de ses dĂ©clarations. Autrement, je vous informe que je porterai plainte contre lui pour diffamation publique », sâest exclamĂ© Abass Fall.
ME OUMAR YOUM FAVORABLE Ă LA LIBĂRATION DE PAPE ALĂ NIANG
https://emedia.sn La Coordination des associations de presse (Cap) a rencontrĂ© derniĂšrement le ministre de la Communication, Me Moussa Bocar Thiam, dans lâaffaire Pape AlĂ© Niang. Selon les journalistes, la tutelle serait dans de bonnes dispositions pour la libĂ©ration du Directeur de publication du site Dakar Matin.
InvitĂ© du Jdd, ce dimanche, le prĂ©sident du Groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar (BBY) est dans les mĂȘmes dispositions. Ă la question de savoir ĂȘtes-vous favorables Ă sa libĂ©ration ? Il a rĂ©pondu que « si cela peut se faire vraiment, je dirai tant mieux et ouf. »
MĂȘme sâil considĂšre « quâil y a quand mĂȘme beaucoup de dĂ©rapages », le responsable de lâApr (parti au pouvoir) est dâavis que « Pape AlĂ©, câest quelquâun qui a sa place ailleurs quâen prison. » « Câest ma conviction personnelle », a-t-il clos. DiĂ© BA
LA POSTURE AFFICHĂE PAR ME OULAR YOUM
https://emedia.sn La question mine le parti Pastef de lâopposant Ousmane Sonko. Me Oumar Youm assume, lui, son cumul de mandats. « Je suis un cumulard, a-t-il dĂ©fendu ce dimanche 27 novembre devant le Jdd, sur iRadio. Je suis maire de Thiadiaye, je suis dĂ©puté » .
Le prĂ©sident du Groupe parlementaire BBY explique : « De ma petite expĂ©rience, je sais que cela a une valeur ajoutĂ©e dans ce que nous sommes en train de faire comme maire. Quand je suis maire, je suis ministre, je suis au Conseil des ministres, et je discute avec certains ministres qui ont des projets. Jâai dâautres projets Ă suivre avec eux. Câest vraiment beaucoup plus facile pour les petites communes comme Thiadiaye qui ont des budgets de 300-500 millions F CFA, qui ont besoin de construire des salles de classe, des centres de santĂ©, de faire des routes, dâavoir accĂšs Ă lâeau, de maniĂšre rĂ©guliĂšre.
Câest important. Pour ça, le fait dâavoir des vis-Ă -vis qui ont des projets, ça peut aider ».
Lâancien ministre Ă©lu maire en 2014 a concĂ©dĂ© quâil dĂ©lĂšgue parfois ses signatures mĂȘme sâil a insistĂ© sur le fait que « cela ne bloque pas le fonctionnement de sa commune ». DiĂ© BA
CE QUâEN PENSE LE PRĂSIDENT DU GROUPE PARLEMENTAIRE DE LA MAJORITĂ
https://emedia.sn Me Oumar Youm constate « un dynamisme » dans les initiatives parlementaires, interpellĂ© sur les commissions dâenquĂȘte parlementaire initiĂ©es par lâopposition. « Câest un attribut constitutionnel. Il ne faut pas reprocher Ă un dĂ©putĂ© dâavoir des initiatives pareilles pour avoir le maximum dâinformations officielles sur les sujets qui sont des sujets de prĂ©occupation », a-t-il apprĂ©ciĂ© devant le Jdd, ce dimanche 27 novembre.
MĂȘme sâil ne sâoppose pas aux commissions dâenquĂȘte parlementaire, il sâest toutefois empressĂ© dâajouter que pour « certains sujets », la tentative est vouĂ©e Ă lâĂ©chec. Câest le cas, dit-il, de lâaffaire du Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac), opposant actuellement le ministre du Tourisme et des Loisirs, Mame Mbaye Niang, au leader de Pastef, Ousmane Sonko. Le premier a brandi une plainte sommant lâopposant de « produire devant la justice le rapport de lâIGE (Inspection gĂ©nĂ©rale dâĂtat) quâil dit dĂ©tenir » et qui lâĂ©pinglerait, suite Ă la passation de marchĂ© au Prodac.
« Lâaffaire du Prodac, câest un programme de 100 milliards F CFA, tranche Youm. Dans ce programme du Prodac, il y avait un projet de 29 milliards Ttc. Cela veut dire quâil y avait 4 milliards de taxes qui devaient revenir aux impĂŽts. Donc, le projet global, câĂ©tait 25 milliards F CFA pour construire 4 Dac. Les deux ont Ă©tĂ© exĂ©cutĂ©s et rĂ©ceptionnĂ©s, en 2017 et 2021. Les autres sont entre 70 et 80% dâexĂ©cution. » Fort de ce constat, le prĂ©sident du groupe parlementaire BBY se demande « comment on peut dire quâun ministre, qui nâĂ©tait mĂȘme pas coordinateur du Prodac, a pris 29 milliards ».
Le dĂ©putĂ© ajoute que le coordonnateur du Prodac, devenu ministre de la Jeunesse, Pape Malick Ndour, « a dit quâil nâa jamais vu de rapport » sur ce dossier. Cela veut dire, conclut Youm, « que le rapport nâa jamais Ă©tĂ© adressĂ© au Prodac ». Donc, si rapport il y a, il nâest pas officiel.
Me Youm a aussi qualifié la proposition de Mimi Touré, visant la famille du président Macky Sall, de « farfelue ». Dié BA, Abdoulaye SYLLA (Photo)
CE QUE PRĂCONISE LE DĂPUTĂ ME OUMAR YOUM
AprĂšs lâaffaire des faux billets et faux passeports diplomatiques impliquant des dĂ©putĂ©s de la mouvance prĂ©sidentielle, lâAssemblĂ©e nationale est secouĂ©e par un nouveau scandale. Celui du rĂšglement intĂ©rieur falsifiĂ©. InterpellĂ© sur la question, le prĂ©sident du Groupe parlementaire BBY, Me Oumar Youm, a exprimĂ© sa gĂȘne, reconnaissant que « les dĂ©putĂ©s doivent sâamĂ©liorer dans leurs comportements, leurs ports, leurs maniĂšres de faire, dans les dĂ©bats, dans la courtoisie, moins violents, moins belliqueux. »
« Une image à parfaire »
« Les institutions publiques doivent montrer le bon exemple, a-t-il expliquĂ©. Ils doivent mener leurs actions dans lâexemplaritĂ©. Câest des dĂ©putĂ©s. Normalement, le peuple attend que ses (reprĂ©sentants) soient des modĂšles ». DâoĂč sa crainte dâune perte de confiance : « Câest en ce point-lĂ quâil faut effectivement condamner. Parce que, pour moi, un dĂ©putĂ©, il y a des choses quâil doit Ă©viter. Quelquâun qui a un mandat public doit faire des efforts de probitĂ©, dâintĂ©gritĂ©, de transparence, de droiture. Câest Ă©vident. »
Mais, il doute que le comportement de certains dĂ©putĂ©s puisse « atteindre ou ternir lâimage de lâInstitution » car a-t-il souligné : « il reste aussi que ce sont des membres de notre sociĂ©té ».
Il insiste : « câest regrettable, mais ce nâest pas que chez nous. Il suffit de regarder les faits divers pour voir tout ce que la Douane fait, sur les saisies de faux mĂ©dicaments, sur les faux billets, qui ne concernent pas que les dĂ©putĂ©s. Cette lĂ©gislature, câest la 14e lĂ©gislature. Il faut voir le niveau dâincident par rapport à ça pour juger lâInstitution de maniĂšre globale. Je ne suis pas lĂ pour dĂ©douaner. Câest 165 dĂ©putĂ©s, si on prend les deux lĂ©gislatures, câest plus de 300 qui sont concernĂ©s. Si pour une annĂ©e, deux ou trois personnes sont concernĂ©es par des incidents condamnables, regrettables, on doit dire quâ ââil y a quand mĂȘme un sursaut Ă faire ». Mais, « de lĂ , Ă juger lâInstitution et les dĂ©putĂ©s de maniĂšre gĂ©nĂ©rale, câest quand mĂȘme aller trop loin », estime lâancien ministre.
Dans tous les cas, il prĂ©conise « quâĂ partir des partis politiques, de faire la formation des hommes politiques », mais aussi de « redoubler de vigilance au niveau de lâĂ©cole. » Parce que justifie-t-il : « je dis souvent que notre Ă©cole, ce nâest pas pour avoir des journalistes, des avocats, des spĂ©cialistes en tout genre » mais « dâavoir des citoyens modĂšles dâabord. Donc, on doit faire lâeffort de rĂ©concilier lâĂ©cole avec les valeurs civiques et citoyennes. Câest un effort Ă faire de maniĂšre gĂ©nĂ©rale. Quand on voit lâenvironnement socio-Ă©conomique du SĂ©nĂ©gal, on voit quâil y a beaucoup de dĂ©rapages. Ce nâest pas quâĂ lâAssemblĂ©e. Câest dans les partis, quand on regarde les tĂ©lĂ©visions, quand on Ă©coute les radios, on se rend compte quâil y a un dĂ©calage ». DiĂ© BA, Abdoulaye SYLLA (Photo)
«LE DOSSIER SUR LE RĂGLEMENT INTĂRIEUR EST EN INSTRUCTION»,(ME OUMAR YOUM)
https://emedia.sn Devant le Jury du dimanche (JDD), ce 27 novembre, le prĂ©sident du Groupe parlementaire de la majoritĂ© Benno Bokk Yakaar (BBY), Me Oumar Youm, Ă©voquant lâaffaire du faux rĂšglement intĂ©rieur qui secoue lâAssemblĂ©e nationale, a annoncĂ© que le successeur de Niasse, Amadou Mame Diop, a dĂ©jĂ diligentĂ© une enquĂȘte pour avoir des « élĂ©ments de rĂ©ponse ».
Les rĂ©sultats sont attendus aprĂšs que devant lâhĂ©micycle, le dĂ©putĂ© Mamadou Lamine Diallo a annoncĂ© une plainte. Par la suite, lâancien prĂ©sident de groupe parlementaire (12e lĂ©gislature) et responsable Pds, Doudou Wade, a enfoncĂ© le clou, accusant les dĂ©putĂ©s de la 13e lĂ©gislature, en complicitĂ© avec des membres de lâadministration de lâAssemblĂ©e nationale, dâavoir « effectivement falsifié » le rĂšglement intĂ©rieur pour « remettre en selle tous les attributs dĂ©volus au Premier ministre. » Il suggĂšre mĂȘme au prĂ©sident Macky Sall de dĂ©poser une plainte.
« Sâil y a des responsabilitĂ©s Ă situer,câest au niveau de la 13e lĂ©gislature »
Me Youm, qui a reçu copie de la lettre adressĂ©e au prĂ©sident de lâAssemblĂ©e nationale, a tenu Ă faire cette prĂ©cision : « Il faut simplement dire que ce rĂšglement intĂ©rieur qui est incriminĂ© est un rĂšglement intĂ©rieur Ă©dition 2021. Nous sommes venus Ă lâAssemblĂ©e nationale, installĂ©s officiellement le 12 septembre 2022. Ce nâĂ©tait pas sous cette 14e lĂ©gislature ». Avant de prĂ©ciser : « Le prĂ©sident de lâAssemblĂ©e nationale, interpellĂ© officiellement, a saisi lâadministration qui Ă©tait sur place aux fins dâinstruction de ce dossier. Il attend le retour de lâadministration sur certains Ă©lĂ©ments de rĂ©ponse. »
Dâores et dĂ©jĂ , lâancien Directeur de Cabinet du prĂ©sident de la RĂ©publique, Macky Sall, tente de minimiser lâaffaire, affirmant quâil « nây aura aucune suite. » Parce que, dĂ©fend-il, « un rĂšglement intĂ©rieur ne peut pas ĂȘtre par essence falsifiĂ©. Ce quâil faut comprendre câest quâune impression peut contenir des erreurs matĂ©rielles ou des redondances. Mais, en lui-mĂȘme le rĂšglement intĂ©rieur, câest des lois, notamment une loi organique qui date de 2002, qui a Ă©tĂ© modifiĂ©e en 2008, modifiĂ©e Ă nouveau en 2010, puis en 2015, en 2019. Donc, ces lois-lĂ intrinsĂšquement votĂ©es par lâAssemblĂ©e nationale, portant rĂšglement intĂ©rieur de lâAssemblĂ©e nationale, ne peuvent pas ĂȘtre modifiĂ©es. Câest des lois qui ont Ă©tĂ© dĂ©jĂ votĂ©es par lâAssemblĂ©e nationale qui existent aux archives. Câest presque la copie collĂ©e de la Constitution en tout cas dans ses rapports entre lâAssemblĂ©e nationale et le Gouvernement », surtout aprĂšs la restauration du poste de Premier ministre en 2021.
Par « erreurs matĂ©rielles », lâavocat entend des « éditions qui peuvent omettre ou ajouter des choses qui ne sont plus dâactualité », mais qui ne changent rien au fait que « lâAssemblĂ©e nationale dispose des outils pour fonctionner ». Dans tous les cas, a-t-il conclu, « il nây a pas de vide juridique. Lâaffaire est dĂ©jĂ prise en charge par la Constitution ».
LES PIQUES DE L’AS DE CE VENDREDI
SenePlus  |  Publication 25/11/2022
Inauguration dâune station solaire Ă Sefa
Dâune capacitĂ© de 39,68 kWc, la «station Solaire Tysilio» a Ă©tĂ© inaugurĂ©e Ă Sefa, prĂšs de SĂ©dhiou, en Casamance. Le Domaine Agricole Communautaire (Dac) de Sefa va bĂ©nĂ©ficier de lâĂ©nergie solaire produite la journĂ©e par la station ainsi que du surplus qui sera stockĂ© afin de pouvoir ĂȘtre consommĂ© en dehors des heures dâensoleillement. La cĂ©rĂ©monie a Ă©tĂ© tenue hier Ă la rĂ©sidence de lâambassadeur de France Ă Dakar dont le thĂšme est : «LâĂ©nergie solaire, vecteur du dĂ©veloppement agricole au SĂ©nĂ©gal». La rencontre sâest tenue en prĂ©sence du directeur du dĂ©veloppement de la sociĂ©tĂ© Tysilio, Xavier Juin, de lâambassadeur de France au SĂ©nĂ©gal, Philippe Lalliot et du coordonnateur national du Prodac, Djimo SouarĂ©. Il faut souligner que Tysilio a signĂ© une convention de partenariat avec le Prodac afin de favoriser un accĂšs pĂ©renne du Dac de SĂ©fa Ă lâĂ©lectricitĂ© au moyen de solutions photovoltaĂŻques. Ce partenariat a pu se concrĂ©tiser grĂące au concours du Service Ă©conomique de lâambassade de France qui a permis le financement de ce projet pilote. La centrale de Tysilio permettra au Dac dâĂ©conomiser environ 8 millions Fcfa par an sur sa facture de gasoil, (Ă©conomie de carburant et de maintenance dâun gĂ©nĂ©rateur diesel).
Le Fongip Ă la rencontre de la diaspora
Le Fonds de Garantie des Investissements Prioritaires (Fongip) va Ă la rencontre de la diaspora sĂ©nĂ©galaise pour prĂ©senter les opportunitĂ©s quâil offre. A cet effet, le SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral du Fongip, Abdoulaye DiassĂ©, a pris part au Forum de Bruxelles organisĂ© par lâAmbassade du SĂ©nĂ©gal en Belgique. Le thĂšme est : «OpportunitĂ©s et dĂ©fis dâune diaspora, acteur de dĂ©veloppement ». Abdoulaye DiassĂ© a expliquĂ© Ă nos compatriotes rĂ©sidant en Belgique et Luxembourg (Belux) les mĂ©canismes de financement du Fongip au profit de la Diaspora. A lâen croire, plusieurs opportunitĂ©s sont offertes aux SĂ©nĂ©galais de la Diaspora pour rĂ©aliser leurs projets dâinvestissement et/ou de logement Ă travers le Fonds de Garantie pour lâInvestissement des SĂ©nĂ©galais de lâExtĂ©rieur (Fogarise), le Fonds de Garantie pour lâAccĂšs au Logement (Fogalog) et la mise en Ćuvre du projet Eter financĂ© par la Banque mondiale et le programme Paaice soutenu par la Banque Africaine de DĂ©veloppement (Bad). A noter que le Faise, la Der/Fj, lâAdepme, le Paisd Ă©taient conviĂ©s Ă ce forum, dâaprĂšs le communiquĂ©.
 Kolda : les commerçants détaillants baissent les rideaux
Les commerçants dĂ©taillants se rebellent contre le gouvernement, suite Ă la baisse des prix de certaines denrĂ©es alimentaires. Ils ont dĂ©crĂ©tĂ© un mot dâordre de grĂšve de 48h sur lâensemble du territoire. MĂȘme si le mouvement dâhumeur nâest pas suivi par bon nombre de commerçants, il a eu lâeffet escomptĂ© dans plusieurs localitĂ©s. Câest le cas Ă Kolda oĂč presque tous les dĂ©taillants ont baissĂ© rideaux pour fustiger la nouvelle grille tarifaire des prix Ă©dictĂ©s par lâĂtat. Le prĂ©sident des commerçants dĂ©taillants de Kolda, Ibrahima Sy, a confiĂ© Ă Dakaractu que la grĂšve est observĂ©e pour marquer leur dĂ©sapprobation. Il indexe les grossistes qui ne leur permettent pas de vendre aux prix fixĂ©s par le gouvernement. A lâen croire, les grossistes ne respectent pas les prix homologuĂ©s, notamment pour le sucre, lâhuile, le lait, lâoignon et lâaliment de bĂ©tail. Le commerçant invite le gouvernement Ă contrĂŽler rigoureusement les prix chez les grossistes. Il soutient que si les commerçants dĂ©taillants vendent aux prix fixĂ©s, ils vont fermer boutique. En tout cas, si les autoritĂ©s ne revoient pas les choses, Ibrahima Sy promet quâaucune boutique ne vendra du sucre, de lâhuile, du lait et des oignons. Il faut signaler que la grĂšve a surpris beaucoup de Koldois. Il y avait du monde devant les boulangeries pour avoir du pain. Mais certains Ă©taient obligĂ©s aussi dâaller au marchĂ© central pour se ravitailler au niveau des grossistes. Et cette situation a créé de sĂ©rieuses perturbations dans les familles.
Les boutiquiers de Sédhiou paralysent le commerce
Restons avec les boutiquiers pour dire quâils ont rĂ©ussi un sacrĂ© coup Ă SĂ©dhiou. Hier, la bouillie de mil avait pris la place du pain. En effet, pour protester contre la nouvelle grille tarifaire de certains produits, ils ont baissĂ© rideaux. Selon le prĂ©sident des commerçants, Mamadou Aliou Sall, l’Etat leur impose dâacheter par exemple le sac de riz ordinaire indien Ă 16 250 F et de vendre le kilogramme Ă 340 F. «Si vous multipliez 340 F par 50 kg, cela donne 17.000 F. Vous dĂ©duisez de 17 000 F le transport de 250 F par sac il vous reste 16 750 F. Sachant que le sac de riz pesĂ© ne fait que 48 kg au lieu de 50 kg il est Ă©vident que nous vendons Ă perte» a-t-il dit Ă seneweb. Il en est de mĂȘme pour le sucre cristallisĂ©, le lait en poudre dâorigine vĂ©gĂ©tale, la pomme de terre, lâoignon et lâhuile parfumĂ©e. Le porte-parole des boutiquiers dĂ©taillants prĂ©vient quâil sâagit juste dâune grĂšve dâavertissement dâune journĂ©e pour attirer lâattention de lâEtat sur la rĂ©alitĂ© du terrain. Mais aujourdâhui, ils vont boycotter la vente des produits susdits.
 LâIntersyndicale Synpics-Cnts tire sur Racine Talla
LâIntersyndicale Synpics-Cnts tire sur le Directeur gĂ©nĂ©ral de la Rts, Racine Talla quâelle accuse dâutiliser les vĂ©hicules de la boite Ă des fins privĂ©es. Les syndicalistes soutiennent que le parc automobile de la RTS a etÌeÌ encore une fois dĂ©garni par le directeur administratif et financier, GuileÌ Niang TourĂ©, pour une campagne agricole aÌ Lagane et Khelcom. Comme aÌ lâaccoutumĂ©e, fustigent-ils dans un communiquĂ© reçu à «LâAs», plus de six voitures ont eÌteÌ mobilisĂ©es, avec chauffeurs et carburant, au moment oĂč des agents de la RTS avaient du mal aÌ se dĂ©placer. Ils accusent Racine Talla d’ĂȘtre le commanditaire de ces opĂ©rations rĂ©currentes. A les en croire, la plupart des vĂ©hicules de service sont illĂ©galement et frauduleusement conduits par des personnes Ă©trangĂšres depuis lâavĂšnement de Racine Talla aÌla tĂȘte de la RTS. Pire, ajoute lâintersyndicale, un vĂ©hicule tombeÌ en panne dans cette opĂ©ration pourrait encore violemment secouer les caisses de la RTS pour sa rĂ©paration. Elle dit basta Ă cette maniĂšre calamiteuse, gabegique et cavaliĂšre de manager la RTS sans que la plus haute autoritĂ©Ì du pays ne trouve aÌ redire. Ainsi, lâintersyndicale appelle aÌ la mobilisation de tous pour mettre fin aÌ de telles forfaitures.
Vol de cùbles dans les infrastructures de télécommunications
La problĂ©matique de vol de cĂąbles dans les infrastructures de tĂ©lĂ©communications, de coupures des liens de transmission en fibre optique et des effets de masque des antennes rĂ©seaux des opĂ©rateurs, a fait lâobjet dâun atelier de sensibilisation. Lâinitiative est de lâAutoritĂ© de RĂ©gulation des TĂ©lĂ©communications et Postes (Artp). Selon le Directeur gĂ©nĂ©ral, Abdoul Ly, lâobjectif principal de la rencontre est de sensibiliser les populations, les acteurs publics concernĂ©s et les entreprises concessionnaires de travaux publics sur lâimpact que ces phĂ©nomĂšnes de vol de cĂąbles ont sur la couverture et la qualitĂ© de service des rĂ©seaux de tĂ©lĂ©communications. Lâatelier a permis, en plus de montrer lâimpact rĂ©el des vols, de voir la nĂ©cessitĂ© dâimpliquer les forces de lâordre et la douane dans la lutte contre le vol et le recel de cĂąbles ; de crĂ©er un cadre dâĂ©change multi acteurs pour amĂ©liorer la communication et la sensibilisation et rĂ©flĂ©chir aux dispositions lĂ©gales Ă mettre en Ćuvre pour lutter contre ces phĂ©nomĂšnes. Au terme de la rencontre, lâARTP a dĂ©gagĂ© une feuille de route pour la prise en charge effective des prochaines Ă©tapes.
PrÚs de 900 kilos de médicaments prohibés saisis à Foundiougne
La brigade maritime des douanes de Foundiougne, dans la rĂ©gion de Fatick, a saisi 890 kilos de mĂ©dicaments prohibĂ©s, dontla contre-valeur marchande est estimĂ©e Ă 76 millions de francs CFA, a appris lâAPS jeudi de source sĂ©curitaire. La marchandise prohibĂ©e a Ă©tĂ© saisie en mer dans la nuit de mardi Ă mercredi, a expliquĂ© la mĂȘme source prĂ©fĂ©rant garder lâanonymat. Les mĂ©dicaments Ă©taient mis dans 61 cartons que transportait une pirogue motorisĂ©e, qui vient de la Gambie se rendant Ă Djifer, un village cĂŽtier de la rĂ©gion de Fatick. L’enquĂȘte ouverte Ă la suite de la saisie a permis dâarrĂȘter trois personnes soupçonnĂ©es dâavoir contribuĂ© au trafic des mĂ©dicaments. Elles ont Ă©tĂ© mises Ă la disposition du parquet de Fatick, selon la mĂȘme source.
CMU : Le Sénégal a atteint un taux de couverture de 53%
Le SĂ©nĂ©gal enregistre un taux de couverture maladie universelle (CMU) de 53% Ă ce jour, a soutenu, jeudi, le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de lâagence nationale pour la couverture maladie universelle, Mamadou Racine Senghor. Il y a des performances apprĂ©ciables que le SĂ©nĂ©gal a obtenues dans le cadre de la mise en Ćuvre de la couverture maladie universelle, dit-il. Car on est passĂ© en 2013 dâun taux de couverture de 20% Ă 53% Ă ce jour. M. Senghor intervenait Ă lâoccasion du lancement officiel des journĂ©es de rĂ©flexion de lâunion africaine de la mutualitĂ© (UAM) dont le thĂšme est : «gĂ©nĂ©ralisation de la couverture sanitaire universelle post-covid : enjeux et dĂ©fis en Afrique». A lâen croire, faire un bond de 30% en lâespace de quelque temps nâest pas chose aisĂ©e, dâautant plus que plusieurs pays occidentaux ont mis plus de 50 ans pour le faire. Une rĂ©flexion est engagĂ©e pour voir comment amĂ©liorer ces performances en revoyant dâabord le cadre juridique de la couverture maladie universelle. Il a retenu que lâidĂ©e est de trouver un systĂšme plus incitatif et automatique pouvant permettre la massification du dispositif. Ce, pour avoir des mutuelles de santĂ© plus fortes et viables Ă tous les niveaux, tout en renforçant leur dispositif.
DE QUOI MOMAR DIENG EST-IL LE NOM ? PAR CHEIKH TIDIANE GADIO
Monsieur Momar Dieng, les injures, les noms dâoiseau, le manque de tenue et de retenue dans le style et dans les envolĂ©es ne sont pas dignes de vous et de votre parcours
Jâai lu avec surprise et tristesse le papier que Momar Dieng a commis sur mon intervention Ă lâassemblĂ©e nationale Ă propos de âmon petit frĂšre et ami Pape AlĂ© Niangâ! Il est de mes habitudes dâignorer superbement les Ă©crits de mauvaise foi contre ma personne. Je nâai pas un ego dĂ©mesurĂ© qui mâhandicape dans lâacceptation du droit des autres Ă la critique de mes opinions et analyses, mĂȘme si la critique mâappert sans aucun fondement rationnel ou factuel.
La sortie de M. Momar Dieng relĂšve visiblement, non du registre de la critique, mais de celui de lâattaque prĂ©mĂ©ditĂ©e, peut-ĂȘtre longtemps ruminĂ©e, avec des caractĂ©risations infondĂ©es et immĂ©ritĂ©es contre ma personne : « lĂąchetĂ© pure et simple», « parallĂšle grotesque, vicieux et impertinent », « manipulation honteuse dâun contexte », « dĂ©marche malhonnĂȘte qui ne fait pas honneur Ă son auteur ». Pas de place pour le doute : toutes ces infamies conceptuelles et ces boules puantes sont plus destinĂ©es Ă faire mal quâĂ convaincre de la validitĂ© de son argumentaire. Plus grave, ils renseignent plus sur leur auteur que sur leur destinataire !
En agissant avec une telle hargne et une telle immaturitĂ©, M. Dieng mâoblige Ă lui appliquer le beau titre de Alain Badiou : « De quoi Sarkozy est-il le nom ?» afin de mieux rĂ©flĂ©chir la question « De quoi Momar Dieng est-il le nom ? »
Si M. Dieng sâautorise de fabriquer en toute libertĂ© une pseudo-comparaison que jâaurai faite entre « Trump et Pape AlĂ© », je suis tout aussi fondĂ© Ă comparer une telle dĂ©marche Ă Ă la suffisance et Ă lâextrĂȘme arrogance dâun Sarkozy. Du reste le comparer Ă un Chef dâĂ©tat spĂ©cieux nâest « sĂ»rement pas une absurditĂ© sans nom » !
 Je suis franchement bouleversĂ© de voir que le style mĂ©prisable du langage des rĂ©seaux sociaux fait dâinsultes, dâinjures, de platitude et dâinintelligence des faits et des concepts a mĂ©tastasĂ© chez certains professionnels des mĂ©dias que jâai grandement estimĂ©s dans le passĂ©.
Monsieur Momar Dieng, les injures, les noms dâoiseau, le manque de tenue et de retenue dans le style et dans les envolĂ©es ne sont pas dignes de vous et de votre parcours. Ils me ramĂšnent Ă la triste question : « De quoi ĂȘtes-vous le nom ? » si ce nâest celui de lâincarnation de notre Ă©poque oĂč toute dĂ©cence dĂ©serte le champ lexical de tous ceux qui nâargumentent dĂ©sormais que par lâinsulte facile, la haine assumĂ©e, les contre-vĂ©ritĂ©s toxiques maquillĂ©es en certitudes, bref par lâadhĂ©sion aux flĂ©aux de la nouvelle culture façonnĂ©e par les RĂ©seaux sociaux.
Vous en administrez la preuve dĂšs le titre vulgaire Ă plus dâun titre de votre article. Votre conversion langagiĂšre est dĂ©primante car vous aviez valu des satisfactions Ă vos compatriotes, dans le passĂ© ! Contrairement Ă votre langage « RĂ©seaux sociaux », je vais dĂ©montrer et dĂ©construire vos contrevĂ©ritĂ©s⊠Voici une transcription fidĂšle de mon propos que tout lecteur pourra vĂ©rifier sur Youtube : Â
https://youtu.be/7f4oAydic6g « Je vais dire un mot rapidement sur le cas Pape AlĂ© Niang. Pape AlĂ© est un petit frĂšre, est un ami. Je suis personnellement trĂšs malheureux de ce qui est arrivĂ©. Mais en mĂȘme temps vous avez vu ce qui est arrivĂ© aux Ă©tats-Unis, ils sont sur le point de juger et peut-ĂȘtre dâemprisonner leur PrĂ©sident parce quâil a dĂ©placĂ© des documents confidentiels, des documents « Secret dĂ©fense » et les amenĂ©s dans un espace privĂ© chez lui.
Câest des questions importantes. Il yâa des frĂšres qui se sont prononcĂ©s ici en disant que câest pas important « les secrets dâĂtat ». Si ces questions ne sont pas rĂ©glĂ©es, il nây a plus dâĂ©tat au SĂ©nĂ©gal.
Maintenant moi je propose quâun Conseil des sages de la profession essaye dâaller rĂ©gler ce problĂšme (de Pape AlĂ©), de faire une mĂ©diation pour quâon applique la clĂ©mence, la bienveillance et essaye de trouver une solution ! »
VoilĂ mon propos que vous avez falsifiĂ© Ă dessein en me faisant dire autre chose : « Cheikh Tidiane Gadio soutient avec certitude que Donald Trump « a dĂ©placĂ© » des documents confidentiels et secret-dĂ©fense « dans un espace public ». Il nous aurait plu quâil prĂ©cisĂąt quel est cet « espace public» qui a accueilli les dits documents. Son propos est donc factuellement faux. »
OĂč est-ce que jâai parlĂ© de Trump qui « a dĂ©placĂ© des documents confidentiels et secret dĂ©fense dans « un espace public ». Le lecteur aura dĂ©tectĂ© la manipulation dĂ©libĂ©rĂ©e de ce que jâai dit rĂ©ellement : «quâil a dĂ©placĂ© des documents confidentiels, des documents « Secret dĂ©fense » et les amenĂ©s dans un espace privĂ© chez lui. »
- Dieng, câest vous donc qui avez des problĂšmes avec « le privĂ© et le public », puisque lĂ oĂč jâai parlĂ© « dâespace privĂ© » câest-Ă -dire « chez lui », vous avez voulu lire « un espace public » et avez par consĂ©quent construit tout un argumentaire qui ne vous honore pas non plus ! Ătes-vous donc prĂȘt, en guise de mea culpa, Ă reformuler votre accusation ainsi : « Ayant mal lu ou mal compris ce quâa dit monsieur Gadio, câest mon propos qui est donc factuellement faux ! »
Je doute que vous le fassiez : lâhonnĂȘtetĂ© intellectuelle et lâintĂ©gritĂ© journalistique ne sont plus les valeurs les mieux partagĂ©es Ă lâĂšre des rĂ©seaux sociaux !
En outre, en Ă©crivant « lâex-ministre semble nous dire que Pape AlĂ© a « dĂ©placĂ© des documents confidentiels, des documents Top Secret » quelque part, un acte qui mettrait en danger lâĂ©tat du SĂ©nĂ©gal », la prĂ©caution « semble » ne vous absout pas dâune manipulation sans Ă©thique du propos dâun concitoyen que vous teniez Ă descendre en flammes coĂ»te que coĂ»te quitte Ă lui mettre des propos dans la bouche. LĂ encore vous devez des excuses Ă vos lecteurs. Visez la suite !
Pourquoi ai-je convoquĂ© le cas Trump Ă lâassemblĂ©e nationale du SĂ©nĂ©gal ? Je voulais mâopposer aux points de vue exprimĂ©s par des collĂšgues dĂ©putĂ©s lors du passage la veille du Ministre de la Communication. Ils ont parlĂ© de lâAffaire Pape AlĂ© et certains dâentre eux ont rejetĂ© comme non-pertinente la question « des documents Secret dĂ©fense ou des documents estampillĂ©s Secrets ». Ils ont mĂȘme citĂ© Mediapart en France qui publie de tels documents sans ĂȘtre inquiĂ©tĂ©. Ceci mâa choquĂ© et comme ma prise de parole avait Ă©tĂ© annulĂ©e faute de temps, jâai profitĂ© de ma sortie le lendemain sur les thĂšmes : le CESTI, lâimpĂ©rieuse nĂ©cessitĂ© de la formation des journalistes, les dĂ©rives dans les rĂ©seaux sociaux et le Cas pape AlĂ© Niang pour inviter mes collĂšgues dĂ©putĂ©s Ă savoir raison garder car sans « les documents Secrets dĂ©fense et les documents confidentiels et secrets », il nây a plus dâĂ©tat. Ou est-ce que jâai dit ici que « Pape AlĂ© a « dĂ©placĂ© des documents confidentiels, des documents Top Secret » quelque part, un acte qui mettrait en danger lâĂtat du SĂ©nĂ©gal » ?
Si un grand pays comme les USA nomme un Procureur spĂ©cial contre son ancien PrĂ©sident pour avoir violĂ© les lois sur les documents « Secret Defense », rien ne mâempĂȘche dans ma dĂ©fense de la sacralitĂ© des « documents confidentiels et secrets ou des documents Secret Defense » dans la marche dâun Ă©tat de convoquer « le cas Trump ».
VoilĂ ce que mes collĂšgues de tout bord Ă lâassemblĂ©e ont compris et que vous avez refusĂ© de comprendre. Il faut vraiment sâacharner dans la recherche de la petite bĂȘte pour mâaccuser de comparer Pape AlĂ© et Trump, ou de comparer le cas Pape AlĂ© et « les ennuis judiciaires de Trump ». Jâai trop dâestime et de respect pour Pape AlĂ© pour ne pas le comparer au phĂ©nomĂ©nal et inĂ©narrable Donald Trump. Pape est « mieux disant » Ă tout point de vue.
- Momar Dieng mâaccuse aussi de soutenir « avec certitude » que Donald Trump « a dĂ©placĂ© » des documents confidentiels et secret dĂ©fense⊠»  Dans le paragraphe suivant, il essaye de limiter les documents emportĂ©s par Trump Ă des documents ayant les mentions « Top secret » ou « Confidentiel ». Une façon Ă peine subtile de remettre en cause mes propos sur les documents « Secret dĂ©fense » emportĂ©s par Trump.
Pourtant ma source, câest du bĂ©ton puisquâil sâagit du DĂ©partement amĂ©ricain de la Justice lui-mĂȘme (citĂ© par France 24 et lâAFP le 8 aoĂ»t dernier) : « Selon les documents rendus publics par le ministĂšre amĂ©ricain de la Justice, la police fĂ©dĂ©rale amĂ©ricaine (le FBI) a saisi des documents classĂ©s secret dĂ©fense lors de sa perquisition au domicile floridien de Donald Trump. »
Toute ma dĂ©construction de votre violente sortie contre ma personne prouve Ă lâenvie que vous Ă©tiez strictement dans une vendetta personnelle et non dans une quelconque dĂ©fense de Pape AlĂ©.
En conclusion, puisque je ne « cherche Ă plaire ni au Prince ni aux roturiers », nâayant aucune familiaritĂ© avec la culture des laudateurs, des flagorneurs et des parvenus, mon engagement politique depuis 1976 Ă©tant exclusivement pour la cause du peuple sĂ©nĂ©galais et des peuples africains, je le rĂ©affirme haut et fort, lâarrestation et lâincarcĂ©ration de mon petit frĂšre Pape AlĂ© Niang mâaffectent profondĂ©ment !
En revanche, je suis pleinement conscient quâil est difficile voire impossible dâaffronter un Ă©tat dans un bras de fer ou un face Ă face frontal. Que la vĂ©ritĂ© soit de votre cĂŽtĂ© ou pas! Câest pour cela que jâai proposĂ© le recours Ă nos valeurs fondamentales de mĂ©diation pour obtenir la libĂ©ration de Pape Niang dont la place est aux cĂŽtĂ©s de sa famille et de tous ceux qui lâestiment et lui souhaitent tout le bonheur du monde. Je rĂ©cuse le bras de fer car je sais de quoi je parle pour avoir fait la trĂšs amĂšre expĂ©rience de la force brutale et abusive de lâĂ©tat le plus puissant du monde par le biais dâaccusations infamantes et infondĂ©es, le tout couronnĂ© par lâarrogance dâun retrait pur et simple de sa plainte sans consĂ©quence aucune pour lui.
MĂȘme si au demeurant, M. Dieng, dans la conclusion de sa diatribe, sâen dĂ©lecte avec malice en essayant dâenfoncer le couteau et dâĂ©largir la plaie dâune grave injustice subie par un compatriote. Mais câest son droit le plus absolu !
Me plaçant Ă lâopposĂ© dâune telle attitude, jâai dĂ©cidĂ© de mâimpliquer avec dâautres sages de la profession afin dâobtenir la libĂ©ration sans dĂ©lai de notre confrĂšre Pape AlĂ©. La vraie bataille est celle-lĂ , pas celle des injures et des fabrications qui, encore une fois, dĂ©shonorent toujours plusieurs auteurs. Le temps est Ă lâunion sacrĂ©e des cĆurs et des esprits pour mettre fin au calvaire de Pape AlĂ© Niang. Que Dieu veille sur lui !
Macky est foutuâŠun DG « milliardaire » sĂšme la pagaille
https://www.xibaaru.sn Macky Sall a beau travailler pour amĂ©liorer le quotidien des SĂ©nĂ©galais, certaines personnes proches de lui, gĂąchent tout. Et ce qui fait mal dans tout cela, câest que ce sont des personnes quâil a nommĂ©es Ă des postes de responsabilitĂ© qui font ces sales besognes. Comme le DG dâune grande sociĂ©tĂ© publique de la place qui, nommĂ© avec un compte bancaire quasi vide, se retrouve Ă la tĂȘte dâun empire financier. Et ce DG, de par son arrogance et ses coups fourrĂ©s, fait dĂ©tester le PrĂ©sident Macky Sall partout oĂč son nom est citĂ©âŠ
Ancien Directeur dâune radio dâun dĂ©funt groupe de presse privĂ©, il sâĂ©tait fait distinguer par son incompĂ©tence et sa propension Ă entrer en conflit avec les employĂ©s. MalgrĂ© le zĂšle quâil affiche Ă lâendroit du PrĂ©sident de la RĂ©publique, certains le qualifient dâopportuniste, en retraçant son parcours politique. Il a Ă©tĂ© militant de And-JĂ«f dans le passĂ©, avant de rejoindre le Parti dĂ©mocratique sĂ©nĂ©galais (PDS), lorsque ce parti Ă©tait au pouvoir.
Câest sous Eva Marie-Coll Seck, Ă lâĂ©poque ministre de la SantĂ© quâil a quittĂ© la radio du dĂ©funt de groupe de presse privĂ© dont nous parlons pour un juteux poste de Directeur gĂ©nĂ©ral dâun service de santĂ© trĂšs prospĂšre. A lâĂ©poque, il sâĂ©tait montrĂ© trĂšs proche du PrĂ©sident de la RĂ©publique Macky Sall, alors Premier ministre. Il se montrait dans toutes les manifestations que prĂ©sidait Macky Sall.
Pourtant, dĂšs queÂ
Macky Sall a commencĂ© Ă connaĂźtre sa descente aux enfers sous le rĂšgne du PrĂ©sidentÂ
Me Abdoulaye Wade, il nâa pas hĂ©sitĂ© Ă lui tourner le dos pour rejoindre honteusement la GĂ©nĂ©ration du concret, le mouvement créé par Karim Wade. A la GĂ©nĂ©ration du concret, il faisait Ă©galement preuve dâun zĂšle dĂ©mesurĂ©. MalgrĂ© tout, il allait ĂȘtre dĂ©barquĂ© de son poste Ă la tĂȘte de la structure sanitaire quâil dirigeaitâŠ
Ruminant sa dĂ©ception et sa rage, il allait Ă nouveau retourner auprĂšs de Macky Sall, dĂšs quâil avait senti que le vent Ă©tait en train de tourner en faveur de ce dernier et que la chute du rĂ©gime du PrĂ©sident Abdoulaye Wade, Ă©tait inĂ©vitable. Il a fait des pieds et des mains pour se faire nommer au poste de DG de la puissante structure publique. Poste quâil occupe jusquâĂ prĂ©sent. Il est Ă©galement maire dâune commune. Mais depuis quâil est DG de cette structure publique, les conflits entre lui et les employĂ©s ne manquent pas.
Il menace de reprĂ©sailles tous les employĂ©s de cette structure qui ne se soumettent pas Ă ses ordres. Il se permet mĂȘme dâinterfĂ©rer dans les champs de compĂ©tence des directeurs de dĂ©partements de la sociĂ©tĂ©. Avec lui, rien nâest de trop pour continuer Ă ĂȘtre dans les bonnes grĂące du Chef de lâEtat.
Finalement, il ne fait que desservir le PrĂ©sident de la RĂ©publique Macky Sall. Il ne voit mĂȘme pas quâĂ cause de ses agissements, les populations tournent le dos Ă Macky Sall. Il irrite en mĂȘme temps lâopposition qui se met Ă crier et Ă rĂ©clamer son limogeage. Lâopposition lui reproche son esprit trop partisan.
Alors quâil est Ă la tĂȘte dâune sociĂ©tĂ© qui doit parfois respecter lâĂ©quilibre entre le parti au pouvoir et lâopposition.
Le griot-milliardaire Farba NGOM
Et ce qui fait encore mal, câest que le DG fait partie de la nouvelle classe des milliardaires aux cĂŽtĂ©s du griot reconverti en homme dâaffaires, Farba Ngom, dâArona Dia, de Cheikh Oumar Anne, dâAbdoulaye Daouda Diallo et dâAmadou Samba Kane. Devenu immensĂ©ment riche, le DG a aussi fait monter son dâgrĂ© dâinsolence et dâarrogance. Tout a augmentĂ© chez lui enâŠmal. Son comportement insupportable a un impact sur le leadership de Macky Sall qui sâattire les foudres des victimes du DG.
Peu importe, il lui faut faire preuve de tout ce zĂšle pour ĂȘtre maintenu Ă son poste de DG. Au mĂȘme moment, les employĂ©s de la sociĂ©tĂ© publique oĂč il est Directeur gĂ©nĂ©ral, sâĂ©meuvent de certaines dĂ©penses Ă la folie quâil ordonne et qui ne font que mettre la structure dans le noir. En tout cas, il est temps pour le PrĂ©sident de la RĂ©publique Sall de mettre fin aux dĂ©rives de ce Directeur gĂ©nĂ©ral. Câest Ă cause des agissements dâhommes de sa trempe que le rĂ©gime se coupe des populations.
Papa Ndiaga Dramé pour xibaaru.sn