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LE FRANC CFA À L’ORIGINE DES MIGRATIONS ?

TV5Monde  |   La brouille diplomatique entre Paris et Rome Ă  propos de l’Ocean Viking fait ressurgir une vidĂ©o de 2019 de l’actuelle PremiĂšre ministre italienne. Giorgia Meloni y accuse la France et la « monnaie coloniale » du franc CFA d’ĂȘtre Ă  l’origine des migrations La sĂ©quence remonte Ă  2019, mais la vidĂ©o enflamme Ă  nouveau les rĂ©seaux sociaux depuis le 20 novembre 2022. On y voit Giorgia Meloni, l’actuelle PremiĂšre ministre italienne d’extrĂȘme-droite, montrer un billet de Franc CFA, monnaie hĂ©ritĂ©e de la colonisation française et commune Ă  quatorze pays africains rĂ©partis sur deux zones, Afrique de l’ouest et Afrique centrale. Elle accuse l’État français, Ă  travers cette monnaie, d’ĂȘtre Ă  l’origine de l’appauvrissement des populations en Afrique subsaharienne et donc de leur exil vers l’Europe. “C’est ce qu’on appelle le franc CFA. C’est la monnaie coloniale que la France imprime pour 14 nations africaines, Ă  laquelle elle applique le seigneuriage et en vertu de laquelle elle exploite les ressources de ces nations« , dĂ©clare Giorgia Meloni, Ă  l’Ă©poque dĂ©jĂ  Ă  la tĂȘte du parti d’extrĂȘme-droite italien Fratelli d’Italia. La brouille diplomatique entre Paris et Rome Ă  propos de l’Ocean Viking fait ressurgir une vidĂ©o de 2019 de l’actuelle PremiĂšre ministre italienne d’extrĂȘme droite. Dans celle-ci, Giorgia Meloni accuse l’État français et la « monnaie coloniale » du franc CFA d’ĂȘtre Ă  l’origine des migrations venant d’Afrique subsaharienne. DĂ©cryptage. La sĂ©quence remonte Ă  2019, mais la vidĂ©o enflamme Ă  nouveau les rĂ©seaux sociaux depuis le 20 novembre 2022. On y voit Giorgia Meloni, l’actuelle PremiĂšre ministre italienne d’extrĂȘme-droite, montrer un billet de Franc CFA, monnaie hĂ©ritĂ©e de la colonisation française et commune Ă  quatorze pays africains rĂ©partis sur deux zones, Afrique de l’ouest et Afrique centrale. Elle accuse l’État français, Ă  travers cette monnaie, d’ĂȘtre Ă  l’origine de l’appauvrissement des populations en Afrique subsaharienne et donc de leur exil vers l’Europe. “C’est ce qu’on appelle le franc CFA. C’est la monnaie coloniale que la France imprime pour 14 nations africaines, Ă  laquelle elle applique le seigneuriage et en vertu de laquelle elle exploite les ressources de ces nations« , dĂ©clare Giorgia Meloni, Ă  l’Ă©poque dĂ©jĂ  Ă  la tĂȘte du parti d’extrĂȘme-droite italien Fratelli d’Italia. « Il faut libĂ©rer l’Afrique de certains EuropĂ©ens qui impriment la monnaie pour quatorze nations africaines ‘souveraines”, ajoute-t-elle. Une rhĂ©torique souvent reprise par l’extrĂȘme droite italienne. DĂ©jĂ , Luigi Di Maio, en la personne du vice-Premier ministre italien, accusait le franc CFA d’ĂȘtre Ă  l’origine de l’immigration en Europe. “Les personnes qui se dĂ©placent en Afrique subsaharienne, restent pour la majoritĂ©, sur le continent”, rappelle l’analyste Ă©conomique Foly Ananou du think tank de l’Afrique des IdĂ©es. Selon un rapport des Nations Unies, en 2019, la migration internationale concerne 272 millions de personnes et seulement 8,7% d’Africains. Parmi eux, 70% restent sur le continent africain. Quand bien mĂȘme, ce mouvement migratoire vers l’Europe peut-il ĂȘtre liĂ© Ă  la monnaie elle-mĂȘme ? Cela reste Ă  prouver.

Le franc CFA, facteur d’implantation d’entreprises françaises ?

Selon l’argumentaire de Giorgia Meloni, l’émigration s’explique par l’implantation d’entreprises françaises pillant les ressources de l’Afrique, poussant des gens Ă  partir. Il est vrai que le franc CFA constitue une opportunitĂ© pour l’implantation de ces entreprises. Le franc CFA s’aligne sur l’euro, c’est sa spĂ©cificitĂ©. Si l’euro se dĂ©prĂ©cie, le franc CFA aussi et inversement. Une entreprise française qui voudrait s’implanter en Afrique va jongler entre des euros et des francs CFA pour gĂ©rer ses finances. Si le taux de change entre les deux monnaies ne bouge pas, cela constitue une opportunitĂ© Ă©vidente pour les entreprises françaises. “Comme le taux de change ne varie pas, il n’y a pas de risques de change Ă  supporter”, souligne Foly Ananou. Mais pour autant, la prĂ©sence d’entreprises Ă©trangĂšres qui exploitent les ressources naturelles peut ĂȘtre une opportunitĂ©, observe cet Ă©conomiste. Pour Foly Ananou, tout se joue au niveau des États. Par exemple, “les pays du Golfe, comme le Qatar, ont rĂ©ussi Ă  redistribuer ces richesses Ă  leurs populations. Le point manquant de ces pays africains, c’est la capacitĂ© des États Ă  tirer profit de l’implantation de ces entreprises”, analyse-t-il. Or, au moment de l’établissement des contrats, “il y a quand mĂȘme un manque de gouvernance Ă©conomiques des États africains eux-mĂȘmes.” D’autre part, le franc CFA Ă©tait Ă  l’Ă©poque alignĂ© au franc français. Seules les entreprises françaises pouvaient tirer profit de cet alignement. Aujourd’hui, tous les pays de l’Union EuropĂ©enne dont la monnaie est l’euro peuvent investir sans risque de change dans ces pays concernĂ©s, y compris les entreprises italiennes. Le franc CFA n’est donc plus ce qu’il Ă©tait Ă  ses dĂ©buts.

Une monnaie forte, mais qui ne profite pas assez aux populations

L’argument dĂ©fendu par la France est celui de la stabilitĂ© de cette monnaie. Selon le site de France Diplomatie, elle aurait permis de maintenir une croissance de +0,3% en 2020, en pleine pandĂ©mie de Covid-19, dans les pays de la Zone franc contre -1,7% de rĂ©cession en Afrique subsaharienne (FMI, octobre 2021). Mais cela ne veut pas dire que le franc CFA profite aux populations elles-mĂȘmes. Co-auteur du livre « Sortir l’Afrique de la servitude monĂ©taire : Ă  qui profite le franc CFA », Ă©ditions La Dispute paru en 2016, l’Ă©conomiste togolais Kako Nubukpo se montre particuliĂšrement critique lors d’un entretien dans le Journal Afrique de TV5MONDE. « Cela grĂšve la compĂ©titivitĂ© des Ă©conomies africaines, ce qui fait que nos exportations sont trĂšs faibles« , souligne l’Ă©conomiste. Parmi les autres dĂ©savantages de cette monnaie, il cite les difficultĂ©s dans la Zone franc à emprunter, face à des taux d’intĂ©rĂȘt Ă  deux chiffres, la faiblesse des Ă©changes intra communautaires entre États de la Zone franc (autour de 15%) et enfin l’absence d’objectif de croissance dans les missions des Banques centrales. Or Ă  travers tout cela se joue notamment l’autonomie de ces pays.

Pas d’impĂŽt français sur le franc CFA, mais des rĂ©serves africaines dans le TrĂ©sor français jusqu’en 2019

À l’origine, aprĂšs la Seconde Guerre Mondiale, le franc CFA nouvellement créé voulait dire “franc des Colonies Françaises d’Afrique”. Aujourd’hui, il signifie « CommunautĂ© financiĂšre d’Afrique. » Il n’y a jamais eu de taxe ou d’impĂŽt sur la monnaie qui bĂ©nĂ©ficierait Ă  la France. La PrĂ©sidente du Conseil italien Giorgia Meloni parle elle de “seigneuriage” et de “monnaie coloniale”, car les États africains devaient conserver 50% de leurs rĂ©serves de change des coffres de la Banque de France : c’est ce que l’on appelle le compte de garantie. Cette contrainte a longtemps fait dĂ©bat. “Le compte de garantie Ă©tait comme une opĂ©ration pour s’assurer que ces États ne feraient pas autre chose avec leurs devises”, argumente Foly Ananou. Ces devises ne pouvaient pas ĂȘtre investies dans l’économie. Mais depuis 2019, ces comptes de garantie n’existent plus en Afrique de l’Ouest. Cette obligation a Ă©tĂ© abrogĂ©e pour les huit pays de l’Union Ă©conomique et monĂ©taire ouest-africaine (UEMOA) Ă  la suite d’une rĂ©forme annoncĂ©e par Alassane Ouattara, prĂ©sident de la CĂŽte d’Ivoire et Emmanuel Macron, prĂ©sident français. DĂ©sormais la France n’est plus prĂ©sente dans les instances de gouvernance de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). NĂ©anmoins la France continue d’imprimer le franc CFA. Les banques centrales africaines Ă©mettent les ordres d’impression de billets et piĂšces dans le cadre d’un contrat passĂ© avec la Banque de France. Selon l’économiste Foly Ananou, la critique apportĂ©e Ă  l’ingĂ©rence des pays europĂ©ens en Afrique, “relĂšve plutĂŽt du caractĂšre gĂ©opolitique, que de la monnaie elle-mĂȘme.” Benjamin Beraud

Les exportations africaines vers la Chine ont été multipliées par plus de 50 entre 2001 et 2020

https://www.sikafinance.com L’Afrique gagne de plus en plus du terrain sur le marchĂ© de la Chine, premier partenaire commercial de la rĂ©gion depuis 2009. Au cours des 20 derniĂšres annĂ©es, les exportations de produits agricoles du continent vers l’Empire du Milieu ont connu une croissance trĂšs rapide. Selon le rapport d’International Trade Centre (ITC) publiĂ© ce mois de novembre, la valeur des exportations de produits agricoles africaines vers la Chine a atteint 3,1 milliards de dollars en 2020, un montant en croissance exponentielle comparĂ© aux 59 millions de dollars enregistrĂ©s en 2001. Cette belle Ă©volution peut notamment s’expliquĂ©e par la croissance de la demande chinoise sur la pĂ©riode, avec une hausse de 11% Ă  1,41 milliard de la population, par l’entrĂ©e de la Chine dans l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en 2001, ouvrant et libĂ©ralisant ainsi son rĂ©gime pour s’intĂ©grer Ă  l’Ă©conomie mondiale, et par la mise en place de la politique tarifaire zĂ©ro sur certains produits des pays africains les moins dĂ©veloppĂ©s en 2005. Ce que l’Afrique vend Ă  la Chine est sensiblement diffĂ©rent de ce qu’elle vend au reste du monde. En 2020, les produits alimentaires, les boissons et le tabac reprĂ©sentaient 39% des exportations agricoles africaines dans le monde, mais seulement 13% des exportations vers la Chine. Les produits vĂ©gĂ©taux reprĂ©sentaient 43% des exportations africaines vers le monde, mais 65 % des exportations vers la Chine. Si le commerce entre l’Afrique qui comprend 54 pays et la Chine s’est fortement dĂ©veloppĂ© au cours de la derniĂšre dĂ©cennie, il reste largement en faveur de PĂ©kin. En effet, en 2020, l’Afrique aurait importĂ© 3 milliards de dollars de biens agricoles de la Chine, mais n’en aurait exportĂ© que 2,7 milliards dollars, d’oĂč un dĂ©ficit commercial de 318 millions de dollarsOlivia Yao

Les missions de la BCEAO rappelées au nouveau gouverneur

Dakar, 25 nov (APS) – Le prĂ©sident du Conseil des ministres de l’Union Ă©conomique et monĂ©taire ouest-africaine (UEMOA), Sani Yaya, a demandĂ© vendredi au nouveau gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Jean-Claude Kassi Brou, de s’employer Ă  rĂ©duire l’inflation et Ă  prĂ©server la valeur de la monnaie commune aux Etats membres. S’exprimant au cours de la cĂ©rĂ©monie officielle d’installation du nouveau gouverneur de la BCEAO, qui a d’abord prĂȘtĂ© serment, Sani Yaya lui a rappelĂ© les responsabilitĂ©s qui lui reviennent dĂ©sormais et les missions qu’il sera appelĂ© Ă  conduire, parmi lesquelles celle consistant Ă  prĂ©server la valeur de la monnaie commune aux Etats membres de l’UEMOA, ‘’gage de la stabilitĂ© du pouvoir d’achat des populations’’.

‘’Dans l’exĂ©cution de cette mission, l’une des prioritĂ©s du moment est de rĂ©duire l’inflation, qui se situe actuellement Ă  un taux Ă©levé’’, a dit Sani Yaya Ă  M. Brou, nommĂ© Ă  la tĂȘte de cette institution le 2 juillet dernier.

‘’Vous aurez Ă  consolider l’Ɠuvre entamĂ©e, Ă  veiller au respect de l’application des dispositions des traitĂ©s, des accords et conventions, des statuts et protocoles de la BCEAO
’’ a-t-il ajoutĂ©, s’adressant au nouveau gouverneur. Selon le prĂ©sident du Conseil des ministres de l’UEMOA, l’exercice de cette ‘’lourde responsabilité’’ requiert non seulement un concours loyal des collaborateurs du nouveau gouverneur, mais aussi la coopĂ©ration de la communautĂ© bancaire et financiĂšre des Etats membres et des partenaires. ‘’Vous aurez Ă  mobiliser les instruments de politique monĂ©taire adaptĂ©s Ă  cette circonstance, dans un contexte marquĂ© par des chocs multiples, notamment celui induit par la guerre russo-ukrainienne, les dĂ©fis sĂ©curitaires et les effets de la pandĂ©mie de Covid-19’’, a soulignĂ© Sani Yaya, Ă©galement ministre des Finances du Togo. Des choix efficaces s’imposent, selon lui, pour maintenir les Ă©conomies de l’UEMOA ‘’sur une trajectoire de croissance forte’’, tout en travaillant Ă  prĂ©server la stabilitĂ© macroĂ©conomique des pays concernĂ©s, laquelle se trouve, dit-il, ‘’menacĂ©e par les soubresauts de la conjoncture internationale’’. ‘’La prĂ©servation de la stabilitĂ© financiĂšre est une mission fondamentale de la BCEAO. Les dĂ©fis sont nombreux’’, notamment dans le secteur bancaire, monĂ©taire et financier, qui est ‘’de plus en plus exposĂ© aux effets de la rĂ©volution numĂ©rique, avec l’émergence de nouveaux acteurs et produits qui, s’ils sont de nature Ă  faciliter l’inclusion financiĂšre et la fluiditĂ© des transactions, ne sont pas simples’’. ‘’Sous vous votre leadership, la BCEAO, j’en suis persuadĂ©, sera au fait des innovations (
) permettant Ă  notre secteur bancaire et financier de s’adapter Ă  la digitalisation, qui est un vecteur incontournable de l’inclusion financiĂšre’’, a assurĂ© le prĂ©sident du Conseil des ministres de l’UEMOA. Au-delĂ  de ces missions qu’il juge fondamentales, ‘’le rĂŽle du gouverneur de la BCEAO consiste Ă  faire exĂ©cuter les dĂ©cisions des organes de l’UEMOA. Il doit Ă©galement gĂ©rer les rĂ©serves officielles de change des Etats membres, notamment le stock d’or monĂ©taire, et assurer la direction de l’organisation de la rĂ©serve de la banque’’, a dĂ©taillĂ© Sani Yaya.

S’y ajoute que le gouverneur de la BCEAO ‘’doit ĂȘtre Ă  l’écoute des Etats et de leurs dirigeants’’. 

‘’Il doit les conseiller dans des domaines parfois dĂ©licats, qui sont liĂ©s notamment Ă  la monnaie et aux relations financiĂšres extĂ©rieures’’, a poursuivi le prĂ©sident du Conseil des ministres de l’UEMOA, avant de conclure que le nouveau gouverneur de la BCEAO ‘’a les qualitĂ©s requises pour mener Ă  bien sa mission avec le concours de tous’’.SBS/BK/ESF

De nouveaux textes de la CEDEAO en vue en matiĂšre de mines et d’Ă©nergie

Dakar, 25 nov (APS) – La CommunautĂ© Ă©conomique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a Ă©laborĂ© de « nouveaux textes communautaires » en vue d’harmoniser les politiques sectorielles et d’initiation des stratĂ©gies rĂ©gionales dans le domaine des mines et des hydrocarbures, a-t-on appris du Commissaire chargĂ© des infrastructures, de l’Ă©nergie et de la digitalisation de cette organisation, SĂ©diko Douka.

Les textes en question ont Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©s vendredi Ă  Dakar, Ă  l’ouverture de la deuxiĂšme rĂ©union conjointe des ministres des secteurs des mines et des hydrocarbures de l’espace sous-rĂ©gional.

Le ministre sĂ©nĂ©galais des Mines et de la GĂ©ologie, Oumar Sarr, et sa collĂšgue AĂŻssatou Sophie Gladima (PĂ©trole et Energies), ont pris part Ă  cette rencontre au nom du gouvernement du SĂ©nĂ©gal. « Pour donner suite Ă  ces efforts d’harmonisation, la Commission de la CEDEAO et ses membres viennent d’élaborer de nouveaux textes communautaires Ă  soumettre Ă  la prĂ©sente rĂ©union des ministres », a annoncĂ© SĂ©diko Douka. Il s’agit d’un projet de Code minier et pĂ©trolier rĂ©gional, ainsi qu’un un « projet de rĂšglement » de la CEDEAO sur l’exploitation miniĂšre artisanale et Ă  petite Ă©chelle et la stratĂ©gie de sa mise en Ɠuvre, a-t-il prĂ©cisĂ©. Les deux autres projets concernent un rapport d’étude sur la stratĂ©gie rĂ©gionale de dĂ©veloppement des matiĂšres premiĂšres et intrants minĂ©raux stratĂ©giques de la CEDEAO et un projet d’Acte additionnel sur la fusion du projet d’extension du gazoduc de l’Afrique de l’Ouest et celui du Maroc-NigĂ©ria en un projet rĂ©gional unique, a signalĂ© SĂ©diko Douka.

La CEDEAO dit-il « mise beaucoup sur l’utilisation Ă  grande Ă©chelle du gaz, aussi bien dans la production Ă©lectrique que l’usage domestique », avant de dĂ©plorer le fait que les pays concernĂ©s ne parviennent pas Ă  satisfaire la demande en Ă©lectricitĂ© en raison d’un dĂ©ficit de moyens de production.

Le Commissaire aux Infrastructures, Ă  l’Ă©nergie et Ă  la digitalisation de la CEDEAO) a saluĂ© « l’approche du SĂ©nĂ©gal » consistant Ă  mettre en place « un cadre institutionnel et rĂšglementaire » pour l’exploitation imminente du pĂ©trole et du gaz. Selon lui, le SĂ©nĂ©gal a fait « le bon choix » en dĂ©cidant de s’inspirer des exemples de bonnes pratiques dans le domaine des hydrocarbures.AT/SMD/BK

Bcéao : Jean-Claude Kassi Brou officiellement installé gouverneur

APA-Dakar (SĂ©nĂ©gal) Par Abdourahmane Diallo–L’ancien ministre ivoirien de l’Industrie et des Mines doit notamment travailler Ă  la stabilisation de l’inflation notĂ©e dans les pays de l’Union Ă©conomique et monĂ©taire ouest-africaine (UĂ©moa). Jean-Claude Kassi Brou a Ă©tĂ© officiellement installĂ© dans ses fonctions de gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BcĂ©ao) ce vendredi 25 novembre Ă  Dakar, au SĂ©nĂ©gal. Il a Ă©tĂ© nommĂ© Ă  ce poste le 04 juin 2022 dernier en remplacement de son compatriote Tiemoko Meyliet KonĂ©, promu vice-prĂ©sident de la RĂ©publique de CĂŽte d’Ivoire depuis le 19 avril 2022. « Dans l’exĂ©cution de cette mission, l’une des prioritĂ©s du moment est de rĂ©duire l’inflation, qui se situe actuellement Ă  un taux Ă©levé », a indiquĂ© le prĂ©sident du Conseil des ministres de l’Union Ă©conomique et monĂ©taire ouest-africaine (UĂ©moa), Sani Yaya Ă  M. Brou. Pour y arriver, « vous aurez Ă  mobiliser les instruments de politique monĂ©taire adaptĂ©s Ă  cette circonstance, dans un contexte marquĂ© par des chocs multiples, notamment celui induit par la guerre russo-ukrainienne, les dĂ©fis sĂ©curitaires et les effets de la pandĂ©mie de Covid-19 », a conseillĂ© Sani Yaya. Ce dernier, Ă©galement ministre de l’Economie et des Finances du Togo, a par ailleurs invitĂ© le nouveau gouverneur Ă  consolider l’Ɠuvre entamĂ©e par ses prĂ©dĂ©cesseurs, Ă  veiller au respect de l’application des dispositions, traitĂ©s, accords et conventions, des statuts et protocoles de la BcĂ©ao. Dans l’exercice de cette nouvelle mission, le nouveau gouverneur de la BcĂ©ao devra notamment compter sur le concours loyal de ses collaborateurs, mais aussi la coopĂ©ration de la communautĂ© bancaire et financiĂšre des Etats membres et des partenaires, a soulignĂ© Sani Yaya. En effet, note-t-il, des choix efficaces s’imposent pour maintenir les Ă©conomies de l’UĂ©moa sur une trajectoire de croissance forte, tout en travaillant Ă  prĂ©server la stabilitĂ© macroĂ©conomique des pays concernĂ©s, laquelle se trouve « menacĂ©e par les soubresauts de la conjoncture internationale ». « La prĂ©servation de la stabilitĂ© financiĂšre est une mission fondamentale de la BcĂ©ao. Les dĂ©fis sont nombreux notamment dans le secteur bancaire, monĂ©taire et financier, qui est de plus en plus exposĂ© aux effets de la rĂ©volution numĂ©rique, avec l’émergence de nouveaux acteurs et produits qui, s’ils sont de nature Ă  faciliter l’inclusion financiĂšre et la fluiditĂ© des transactions, ne sont pas simples », a-t-il dit.

Conscient du poids de l’hĂ©ritage qui lui a Ă©tĂ© lĂ©guĂ©, Jean-Claude Kassi Brou a rappelĂ© que d’importants dĂ©fis interpellent les dirigeants actuels dans un contexte oĂč les attentes des États, des acteurs du systĂšme financier et des populations sont fortes et urgentes.

« Outre la lutte contre l’inflation, d’autres dĂ©fis retiendront toute notre attention au cours des prochaines annĂ©es. Il s’agira de la stabilitĂ© macroĂ©conomique, notamment monĂ©taire, gage de la confiance pour les Ă©pargnants et les investisseurs nationaux et internationaux, du financement sein de nos Ă©conomies pour soutenir une croissance saine et durable, du renforcement de la soliditĂ© de notre systĂšme bancaire, de la poursuite du dĂ©veloppement d’un secteur de la microfinance solide et performant en termes d’accĂšs des populations Ă  faible revenu aux services financiers, de l’approfondissement du marchĂ© financier rĂ©gional et de l’accroissement de l’inclusion financiĂšre, grĂące notamment Ă  toutes les possibilitĂ©s offertes par la numĂ©risation », a listĂ© M. Brou. Il a ainsi annoncĂ© la finalisation prochaine de nouvelles lois sur l’activitĂ© de la rĂ©glementation bancaire, sur la microfinance et sur la rĂ©glementation des relations financiĂšres extĂ©rieures, les Etats membres de l’Union ainsi que sur la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.

Uemoa : TiĂ©moko Meyliet KonĂ© souligne l’importane de l’investissement public-privĂ©

(APS) – Le Vice-prĂ©sident de la CĂŽte d’Ivoire, TiĂ©moko Meyliet KonĂ©, a mis en exergue, jeudi, l’importane de l’investissement public-privĂ© pour parvenir Ă  une croissance raisonnable dans tous les pays de l’Uemoa. KonĂ© intervenait, Ă  Diamniadio Ă  l’occasion d’un symposium initiĂ© par la Bceao dans le cadre la cĂ©lĂ©bration de son 60Ăšme anniversaire sur le thĂšme  : ’’Les Banques centrales dans un monde en mutation’’. ‘’L’objectif de parvenir Ă  une transformation structurelle de l’économie est un enjeu stratĂ©gique de promotion du dĂ©veloppement qui demeure une constante prĂ©occupation de tous les pays membres de l’Uemoa. Y parvenir nĂ©cessite des investissements publics privĂ©s pour pĂ©renniser une croissance raisonnable de l’activitĂ© macro Ă©conomique’’, a expliquĂ©, l’ancien Gouverneur de la Bceao. De plus, a-t-il ajoutĂ©, ‘’tous ces Etats abordent les questions de la transformation structurelle au moment oĂč les conditions financiĂšres Ă  l’échelle mondiale ne sont guĂšre favorables Ă  la mobilisation de ressources sur les marchĂ©s internationaux dans un contexte de hausse des prix et de forte demande sociale’’. Ainsi, a-t-il laissĂ© entendre, ‘’ce symposium, en crĂ©ant une opportunitĂ© de rĂ©flexion fĂ©conde sur les dĂ©fis de la politique monĂ©taire, vient contribuer Ă  l’éclairage de dĂ©cisions face aux nombreuses prĂ©occupations de premier plan’’. Le Vice-prĂ©sident de la CĂŽte d’Ivoire a invitĂ© les pays Ă  ‘’maitriser les diffĂ©rents chocs exogĂšnes comme l’adaptation aux changements climatiques et la transition Ă©nergĂ©tique, qui nĂ©cessitent des financements importants’’. Dans un contexte global oĂč les tensions inflationnistes sont Ă  surveiller pour prĂ©server au mieux la stabilitĂ© macro Ă©conomique, ‘’ces questions ne manqueront pas au cours des Ă©changes de ce symposium dont les travaux aboutiront Ă  des recommandations fort utiles’’, a soulignĂ© TiĂ©moko Meyliet KonĂ©.

Sani Yaya,prĂ©sident du conseil des ministres de l’Uemoa : il faut mettre «La Banque centrale doit utiliser les avancĂ©es technologiques pour booster l’économie»

https://www.sudquotidien.sn Hier s’est tenu au Centre de confĂ©rence international Abdou Diouf, le symposium du soixantiĂšme anniversaire de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao). A cette rencontre, le ministre de l’Economie et des Finances du Togo, Sani Yaya, par ailleurs prĂ©sident du conseil des ministres de l’Uemao a saluĂ© et encouragĂ© les efforts de l’Institution Ă©mettrice de l’Uemoa dans la relance des Ă©conomies tout comme dans la lutte contre l’inflation. Sur les mesures de relance Ă©conomique et de lutte contre l’inflation prises par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao), le ministre de l’Economie et des finances de la RĂ©publique Togolaise, Sani Yaya dira  :  « Nous sommes trĂšs honorĂ©s de participer Ă  ce symposium du 60Ăšme anniversaire de la Bceao et de l’Uemoa. Et ce symposium se passe dans un contexte de bouleversement au plan mondial avec les diffĂ©rentes crises, notamment la crise sanitaire et les tensions gĂ©opolitiques au plan international avec la guerre entre la Russie et l’Ukraine, mais aussi les menaces sĂ©curitaires dans la sous-rĂ©gion ». A ceci s’ajoute  :  « Des tensions inflationnistes et le resserrement des conditions financiĂšres sur les marchĂ©s des capitaux », explique-t-il. Et donc, les banques centrales sont appelĂ©es Ă  jouer un rĂŽle dans ce contexte pour soutenir le dĂ©veloppement et la croissance durable de nos Etats, mais tout en continuant Ă  veiller Ă  la stabilitĂ© monĂ©taire et financiĂšre, tout comme Ă  la stabilitĂ© des prix dans un contexte inflationniste. Quant aux dĂ©fis technologiques, il dira que ceux-ci constituent des « avancĂ©es technologiques pour le financement de nos Ă©conomies, mais les Banque centrale sont appelĂ©es Ă  Ă©changer sur les avancĂ©es technologiques qui de nos jours se posent comme une rĂ©elles opportunitĂ©s pour le financement de nos Ă©conomies ». Sur ce registre, il dira  :  « Les banques centrales sont appelĂ©es Ă  Ă©changer sur ces avancĂ©es technologiques, lesquelles sont destinĂ©es Ă  booster le financement de nos Ă©conomies et Ă  trouver les moyens pour accompagner tous ces changements au niveau de la technologie, de la cryptomonnaie, du digital et du numĂ©rique dans le financement de nos Ă©conomies ». Ce qui rĂ©sume substantiellement la thĂ©matique gĂ©nĂ©rale de ce symposium et « nous espĂ©rons que les Ă©changes avec toutes les personnalitĂ©s, les gouverneurs, vice-gouverneurs, les experts, les universitaires dĂ©boucheront sur des conclusions et recommandations fortes qui serviront d’apport substantielle aux missions des Banques centrales en termes d’accompagnement et surtout de façon soutenable nos Ă©conomies », explique. A la question de savoir comment apprĂ©cie-t-il les rĂ©ponses de la Bceao face Ă  l’inflation et les efforts en termes de financement des Ă©conomies de l’Union, le ministre de l’Economie des Finances Sani de la RĂ©publique du Togo et prĂ©sident du conseil des ministres de l’Uemoa soutient que la Bceao a su faire preuve « d’innovation, d’agilitĂ© et d’adaptation pour pouvoir non seulement jouer son rĂŽle garant de la valeur de la monnaie et de la stabilitĂ© des prix intĂ©rieur et extĂ©rieur mais en mĂȘme temps aussi accompagner les gouvernements, les Etats face aux dĂ©fis auxquels ils sont confrontĂ©s ». Tout rĂ©cemment, en rapport avec les trois crises prĂ©citĂ©es qui ont bouleversĂ©es le monde, « la Bceao a su faire de la crĂ©ativitĂ©, d’innovation en accompagnant les financements de façon soutenable nos Ă©conomies respectives. Et donc, nous saluons et encourageant la Bceao Ă  poursuivre cette lancĂ©e tout en veillant toujours Ă  son rĂŽle et sa mission principale qui celle d’assurer la stabilitĂ© des prix et de la monnaie. Face Ă  l’inflation, la Bceao continue de mener sa politique d’accompagnement et en mĂȘme temps d’appliquer une politique monĂ©taire visant Ă  veiller Ă  la stabilitĂ© des prix et surtout Ă  maitriser cette inflation que nous constatons depuis 3 mois », a-t-il dĂ©fendu.JP MALOU

Uemoa-inflation galopante : un défi fondamental à relever !

https://www.sudquotidien.sn Le premier ministre du SĂ©nĂ©gal, Amadou Ba a prĂ©sidĂ© hier jeudi, Ă  Dakar l’ouverture du symposium marquant le soixantiĂšme anniversaire de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest. A cette occasion, il a insistĂ© sur la nĂ©cessitĂ© de la Banque centrale Ă  prendre compte la dimension inflation qui risque de saper les efforts de croissance des Etats de cette Union.   Devant une assistance remarquable de gouverneurs, vice-gouverneurs d’Afrique et d’Europe, d’experts, d’universitaires, de banquiers, et financiers, d’opĂ©rateurs Ă©conomiques et autres, le premier ministre du SĂ©nĂ©gal, Amadou Ba, a adressĂ© le message du chef de l’Etat. Prenant la parole, il a d’emblĂ©e prĂ©cisĂ© qu’il lit le message personnel du prĂ©sident Macky Sall, Ă  travers lequel il invite la Banque centrale (Bc) Ă  prendre bras le corps la question de l’inflation qui sape la dynamique de croissance des Etats respectifs de l’Union monĂ©taire ouest africaine (Umoa). « Dans un contexte oĂč les Etats et les Bceao sont confrontĂ©s Ă  un des dĂ©fis de plus en plus complexes, l’inflation galopante constitue le principal facteur d’incertitude sur les perspectives Ă©conomiques mondiales, il s’agit d’une prĂ©occupation majeure puisqu’elle Ă©rode le pouvoir d’achat des mĂ©nages et créé un surcoĂ»t pour l’investissement », a-t-il relevĂ©.

Pour la Bceao dont le mandat reste essentiellement liĂ© au maintien de la stabilitĂ© des prix. « Ce dĂ©fi fondamental doit ĂȘtre relevé », a-t-il clairement fait savoir aux Ă©conomistes de la politique monĂ©taire.

A cet effet, poursuit-il  :  « la Banque doit poursuivre ses ambitieux chantiers de rĂ©formes en mettant l’accent sur les efforts de modernisation du cadre de la politique monĂ©taire ». Pour y arriver, « la Bc pourrait Ă©galement s’inspirer de l’expĂ©rience internationale des politiques innovantes qui ont fait leurs preuves dans la lutte contre l’inflation », oriente le chef de l’Etat dans son message. S’agissant des gouvernements respectifs, il pense qu’ils doivent continuer Ă  intensifier leurs efforts en vue d’amĂ©liorer la productivitĂ© des facteurs, d’élargir et de diversifier les bases de production de tous les secteurs, qu’ils soient publics ou privĂ©s. Sur ce, dira-t-il  :  « Le financement de nos Ă©conomies constitue Ă©galement, une prĂ©occupation majeure. Comment concilier la nĂ©cessitĂ© d’une stabilitĂ© macroĂ©conomique et monĂ©taire renforcĂ©e avec l’impĂ©ratif du maintien des dĂ©penses sociales essentielles et l’urgence de la relance Ă©conomique ».

A ce sujet, il préconise quelques axes de réflexion en vue de favoriser un meilleur financement adéquat de nos économies et renforcer la crédibilité de notre monnaie commune.

Au nombre de ces axes il liste premiĂšrement :  « le renforcement de la coordination entre les politiques budgĂ©taires et la politique monĂ©taire commune qui contribue Ă  la stabilitĂ© des prix et au soutien Ă  la croissance, bien entendu que, la soutenabilitĂ© budgĂ©taire exige une capacitĂ© de rĂ©action commune pour faire face Ă  la vulnĂ©rabilitĂ© des chocs », explique-t-il. DeuxiĂšmement ; face aux dĂ©fis de changement climatique, la Bceao pourrait Ă©galement contribuer Ă  mieux identifier les risques financiers liĂ©s au climat sur le marchĂ©. A cet effet, « elle doit veiller Ă  la prise en compte de ces risques d’une maniĂšre adĂ©quate, en agissant en tant que catalyseur pour la transition verte du systĂšme financier », argumente-t-il. De ce fait, elle pourrait soutenir la politique climatique sans courir le risque de dĂ©passer le cadre de son mandat. Et enfin, la diversification des sources de financements des Ă©conomies constitue une source Ă  explorer. Dans ce cadre, « la finance islamique offre des opportunitĂ©s importantes pour rĂ©pondre aux besoins de financement des Etats », soutient-il. Evoquant les perspectives Ă©conomiques, il dira qu’elles s’annoncent sous de bons auspices pour les Etats de l’Uemoa dont certains prĂ©voient des taux de croissance Ă  deux chiffres dans un futur proche. « Le maintien de cet Ă©lan est indispensable dans un environnement oĂč la demande sociale est forte avec une frange encore plus importante de nos concitoyens dont le relĂšvement du niveau de vie reste une priorité », explique-t-il.JEAN PIERRE MALOU

CrĂ©ation d’emploi et de richesse : la KFW accorde des financements de projets de 10 millions d’euros

https://www.sudquotidien.sn Les responsables de l’initiative Allemande dĂ©nommĂ©e ‘’Invest for jobs’’ ont procĂ©dĂ© mardi dernier Ă  Dakar au lancement du deuxiĂšme appel rĂ©gional Ă  propositions de projets matures et viables compris entre 1 Ă  10 millions d’euros pour soutenir les initiatives privĂ©es.

L’Allemagne Ă  travers sa banque de dĂ©veloppement accorde des subventions aux projets matures et viables Ă  hauteur de 10 millions d’euros maximum dans huit pays africains partenaires dont le SĂ©nĂ©gal. Ce nouveau mĂ©canisme d’investissement pour la crĂ©ation d’emplois dĂ©nommĂ© ‘’FacilitĂ© Investissements pour l’emploi (Ife)’’ octroie des subventions compĂ©titives pour cofinancer des projets publics ou privĂ©s dans ses huit pays partenaires.

La CĂŽte d’Ivoire, l’Égypte, l’Éthiopie, le Ghana, le Rwanda, le SĂ©nĂ©gal et la Tunisie sont les pays bĂ©nĂ©ficiaires de ce deuxiĂšme appel Ă  propositions. Il est attendu dudit appel Ă  propositions de projets des entreprises et autres entitĂ©s publiques de desdits pays Ă  soumettre des propositions de projets qui vont contribuer durablement Ă  la crĂ©ation d’emplois dans le secteur privĂ©. Le directeur pays, Karl Von-Klitzing a indiquĂ© que « la FacilitĂ© investissements pour la formation et l’emploi (IFE) », une initiative du programme « Invest for jobs », financĂ© par la Banque allemande de dĂ©veloppement (Kfw) ». Von-Klitzing de prĂ©ciser  :  « Cette initiative finance des projets matures et viables Ă  hauteur de 1 Ă  10 millions d’euros dans divers domaines d’activitĂ©s en vue de contribuer Ă  la crĂ©ation d’emplois et de richesses ». Il ajoutera  :  « Beaucoup d’entreprises publiques et privĂ©es vont postuler. Ce programme, ce sont des dons minimum 1 million euro Ă  10 millions euro. Il y a certaines exigences par exemple pour un projet privĂ©, le minimum de taille du projet, c’est 4 millions d’euro pour un financement. Pour les projets publics, on peut payer 90% Ă  75% du projet. Et pour le projet privĂ©, on peut payer 25% du projet. On travaille comme la coopĂ©ration financiĂšre travaille trĂšs Ă©troitement avec notre ministĂšre de tutelle ici, c’est le ministĂšre d’économie et on est toujours en Ă©change avec eux et avec les autres ».

Mise en place depuis 2021, « la Kfw, à travers cette initiative, a investi dans plusieurs projets comme la laiterie, le textile entre autres », a-t-il souligné tout en espérant que des institutions publiques et privées vont postuler pour bénéficier de ce 2Úme appel à propositions.

Selon Hicham Chahir, country manger Maroc, CĂŽte d’Ivoire, SĂ©nĂ©gal prĂ©cise que quatre (4) types de projets d’investissement peuvent ĂȘtre proposĂ©s. Il s’agit  : Projets Ă  but non lucratif ayant un impact sur la crĂ©ation d’emplois (ne gĂ©nĂ©rant pas de revenus) : La FacilitĂ© couvre jusqu’à 90 % des coĂ»ts d’investissement ; Projets Ă  but non lucratif ayant un impact sur la crĂ©ation d’emplois (gĂ©nĂ©rant des revenus) : La FacilitĂ© couvre jusqu’à 75 % des coĂ»ts d’investissement ; Projets Ă  but lucratif ayant un impact plus large sur la crĂ©ation d’emplois : La FacilitĂ© couvre jusqu’à 35 % des coĂ»ts d’investissement ; Projets Ă  but lucratif ayant un impact sur la crĂ©ation d’emplois : La FacilitĂ© couvre jusqu’à 25 % des coĂ»ts d’investissement.JEAN PIERRE MALOU

Le top 20 des pays africains les plus industrialisés selon la BAD

https://www.sikafinance.com La Banque africaine de dĂ©veloppement (BAD), en lien avec l’Union africaine et l’ONUDI, vient de publier le premier rapport sur l’Indice de l’industrialisation en Afrique. Le document prĂ©sentĂ© ce 24 novembre permet de jauger le niveau de dĂ©veloppement de l’industrie manufacturiĂšre de 52 Etats du continent. Au total, l’Ă©valuation s’est appuyĂ©e sur 19 indicateurs clĂ©s portant sur les performances manufacturiĂšres, le capital, la main-d’Ɠuvre, l’environnement des affaires, les infrastructures et la stabilitĂ© macroĂ©conomique. L’Ă©valuation qui a portĂ© sur ces 10 derniĂšres annĂ©es montre une tendance globale d’industrialisation du continent. Les notes de l’Indice de l’industrialisation en Afrique (IIA) et de ses trois dimensions (Performance, DĂ©terminants directs et dĂ©terminants indirects) vont de 0 (pire) Ă  1 (meilleure) et permettent une comparaison au fil du temps et entre pays. Les indicateurs d’Ă©valuation de l’indice Le classement place logiquement l’Afrique du Sud en tĂȘte, suivi par trois pays du Maghreb, le Maroc, l’Egypte et la Tunisie. Un peu plus loin dans le top 10, le SĂ©nĂ©gal tient une meilleure place, devant, fait notable, le NigĂ©ria et le Kenya. Hors du top 10, l’on retrouve des pays dont le niveau d’industrialisation est jugĂ© moyen avec indice en dessous de 0,6/1. La CĂŽte d’Ivoire figure dans ce lot derriĂšre le Gabon et devant le Ghana. Le Congo (0,5322), le Cameroun (0,5300) et le Togo (0,5191) se classent respectivement Ă  la 23Ăšme, 24Ăšme et 26Ăšme place. Le lot des 5 pays avec les indices les plus faibles est composĂ© de la Centrafrique (0,4018), de la Sierra Leone (0,3777), de la GuinĂ©e-Bissau (0,3663), du Burundi (0,3483) et de la Gambie (0,3455). Par rĂ©gion, l’Afrique du Nord reste la rĂ©gion africaine la plus avancĂ©e en matiĂšre de dĂ©veloppement industriel, suivie par l’Afrique australe, l’Afrique centrale, l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique de l’Est. L’un des grands enseignements tirĂ©s du rapport est que ‘’ les pays les plus performants ne sont pas nĂ©cessairement ceux dont l’Ă©conomie est la plus importante, mais ceux qui gĂ©nĂšrent la plus forte valeur ajoutĂ©e manufacturiĂšre par habitant, avec une proportion importante de produits manufacturĂ©s destinĂ©s Ă  l’exportation », relĂšve la BAD. L’intĂ©rĂȘt de cette initiative est de servir de rĂ©fĂ©rent aux Etats et remettre la question de l’industrialisation au centre des politiques Ă©conomiques. Il s’agit d’un sujet central d’autant plus que l’industrialisation des Ă©conomies sera l’un des facteurs clĂ©s de la rĂ©ussite de la ZLECAF. Selon la BAD, la part de l’Afrique dans l’industrie manufacturiĂšre mondiale a diminuĂ© pour atteindre le niveau actuel de moins de 2 %.Jean Mermoz Konandi

La production industrielle se replie de 2,3% Ă  fin septembre 2021

https://www.sikafinance.com Durant les 9 premiers mois de l’annĂ©e 2022, le volume de la production industrielle (hors Ă©grenage de coton) s’est contractĂ© de 2,3% par rapport Ă  la mĂȘme pĂ©riode de l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente, selon les donnĂ©es officielles. Cette Ă©volution est essentiellement imputable Ă  la contreperformance des industries extractives (-11,5%) et celle des industries manufacturiĂšres (-2%), en dĂ©pit de l’amĂ©lioration du niveau de la production dans les industries environnementales (+23,4%) ainsi que de la performance notĂ©e dans la production d’Ă©lectricitĂ©, de gaz et d’eau (+9,6%). Dans le dĂ©tail, la chute de la production des industries extractives est liĂ©e Ă  la baisse conjuguĂ©e de la production des minerais mĂ©talliques (-7,1%) et de la production des autres produits des industries extractives (-16,3%). S’agissant de la dĂ©tĂ©rioration de la production des industries manufacturiĂšres, l’on note qu’elle est Ă  attribuer principalement Ă  un recul des activitĂ©s des produits Ă©lectroniques et informatiques (-83,1%), du « cuir travaillĂ© et articles de voyage et d’habillement » (-79,3%), des produits du raffinage et de la cokĂ©faction (-40,5%), du « papier et carton » (-28,3%) et des produits mĂ©tallurgiques (-24,8%). En outre, l’activitĂ© d’Ă©grenage de coton a Ă©galement Ă©tĂ© par une baisse de 6,2% sur les 9 premiers mois de l’annĂ©e 2022, en raison d’un arrĂȘt de production en septembre liĂ© au cycle de production du coton.Dr Ange Ponou

Le Senegal lÚve 25 milliards FCFA sur le Marché des Titres Publics

https://www.sikafinance.com Fermant le bal des Ă©missions de la semaine aprĂšs l’Ă©mission rĂ©ussie de la Cote d’Ivoire, le SĂ©nĂ©gal vient de boucler la derniĂšre intervention avec un emprunt 25 milliards FCFA Ă  l’issue de son opĂ©ration simultanĂ©e de bons et d’obligations de trĂ©sor (BAT 364 jours ; OAT 3 ans et 5 ans). Attirant la participation d’une dizaine d’investisseurs de la rĂ©gion, cette adjudication a obtenu un taux de couverture de 147,59% avec des offres de souscription qui sont ressorties Ă  36,89 milliards FCFA. En outre, le montant globalement levĂ© s’Ă©lĂšve Ă  25,89 milliards FCFA (dont 12,5 milliards FCFA sur la maturitĂ© de 12 mois ; 2 milliards FCFA sur la maturitĂ© de 3 ans et 11,39 milliards FCFA sur la maturitĂ© Ă  5 ans), soit 897 millions FCFA de plus que le montant mis en adjudication. Ce qui donne aussi un taux de couverture du montant mis en adjudication par les soumissions retenues Ă  103,59%. Cependant, la tranche 364 jours s’est soldĂ©e avec un taux marginal de 3,448% et un taux moyen pondĂ©rĂ© de 3,4125%. Sur la tranche 3 ans, les obligations, de coĂ»t nominal de 10 000 FCFA, ont enregistrĂ© des dĂ©cotes pour ressorties Ă  9 935 FCFA et 9 938 FCFA, respectivement pour les prix marginaux et moyens pondĂ©rĂ©s. Concernant la tranche de 5 ans, les prix marginaux et moyens pondĂ©rĂ©s sont ressortis Ă  9 935 FCFA et 9 947 FCFA, respectivement. Par ailleurs, les offres retenues proviennent de la CĂŽte d’Ivoire pour 34,76% de l’enveloppe levĂ©e, soit 9 milliards FCFA, suivi du SĂ©nĂ©gal (30,48% de l’enveloppe) pour 7,9 milliards FCFA, du Togo pour 3 milliards FCFA, du Mali pour 2,5 milliards FCFA, du Benin pour 2 milliards FCFA et enfin du Niger pour 1,5 milliards FCFA.Partager

LA CRISE ECONOMIQUE MONDIALE, HANDICAP OU OPPORTUNITE POUR L’AFRIQUE ? PAR ABDOUL ALY KANE

Les indĂ©pendances qualifiĂ©es de « formelles » accordĂ©es Ă  des Etats africains non viables Ă©conomiquement ont pour la plupart dĂ©bouchĂ© sur des Ă©checs RĂ©flĂ©chissant Ă  la situation de l’Afrique dans l’actuel contexte gĂ©opolitique, qui n’a jamais Ă©tĂ© aussi chaotique depuis la 2Ăšme guerre mondiale, il est tentant de se dire qu’une nouvelle opportunitĂ© de libĂ©ration de ce rĂŽle accessoire et pĂ©riphĂ©rique attribuĂ© Ă  l’Afrique se profile, et que les leaders africains devraient s’en saisir avec hardiesse. Les indĂ©pendances qualifiĂ©es de « formelles » accordĂ©es Ă  des Etats africains non viables Ă©conomiquement ont pour la plupart dĂ©bouchĂ© sur des Ă©checs. La raison est qu’elles avaient Ă©tĂ© octroyĂ©es dans la perspective de perpĂ©tuer une domination Ă©conomique par la « balkanisation » et le cantonnement de nos pays dans l’approvisionnement en matiĂšre premiĂšres pour les industries occidentales, et dans la dĂ©pendance alimentaire via les importations de produits alimentaires et industriels. 60 ans aprĂšs, la problĂ©matique du dĂ©veloppement Ă©conomique reste posĂ©e dans les mĂȘmes termes sauf que ce dĂ©veloppement est dĂ©sormais pris en charge par les institutions financiĂšres multilatĂ©rales, la participation de l’ex-puissance coloniale se limitant Ă  l’aide publique au dĂ©veloppement versĂ©e dans les budgets des Etats.

Au finish, aprĂšs ajustements structurels et dĂ©valuation, la situation n’a guĂšre Ă©voluĂ©. Elle s’est mĂȘme aggravĂ©e avec la hausse du croĂźt dĂ©mographique dans un contexte de non crĂ©ation d’emplois.

L’ouverture de l’économie a favorisĂ© les importations au dĂ©triment de la production locale peu compĂ©titive en matiĂšre de coĂ»ts salariaux, Ă©nergĂ©tique, de productivitĂ© et de taux de change. L’agro-industrie locale a Ă©tĂ© terrassĂ©e par les importations asiatiques, et les opĂ©rateurs Ă©conomiques se sont tournĂ©s vers l’importation sans risque de produits alimentaires au dĂ©triment de la transformation industrielle locale. PrĂšs de 40 ans aprĂšs les fameux ajustements structurels, la situation de l’industrie locale demeure encore prĂ©caire. La tĂąche n’est pas facile et il faut, en effet, reconstruire une armature de PME agricoles et industrielles. Cette reconstruction nĂ©cessite l’implication du secteur bancaire, lui-mĂȘme confrontĂ© Ă  une politique monĂ©taire et des lois et rĂšglementations bancaires rĂ©pressives. Au-delĂ  de la question du financement bancaire se pose celui de la construction d’une compĂ©titivitĂ© forte pour nos entreprises. Celle-ci induit Ă  tout le moins une politique de protection sectorielle et de promotion du « consommer local ». Faute pour les promoteurs industriels de pouvoir maĂźtriser tous les Ă©lĂ©ments de la chaine, de l’idĂ©e du produit jusqu’à sa commercialisation, comment impulser un dĂ©veloppement industriel ? Faute de promouvoir l’initiative locale via la maĂźtrise de ces Ă©lĂ©ments, il devient quasi impossible de crĂ©er une armature industrielle nationale. C’est pourquoi l’objectif du PSE de faire Ă©merger un « secteur privĂ© national fort » devient un vƓu pieux. Le retard pris dans le dĂ©veloppement d’une Ă©conomie crĂ©atrice d’emplois et d’amĂ©lioration de la qualitĂ© de vie est le soubassement principal des rĂ©voltes de la jeunesse africaine, en particulier dans la zone francophone. La jeunesse africaine s’en prend aux symboles forts qu’elle identifie comme les causes du non-dĂ©veloppement, en particulier le FCFA

Le caractĂšre extraverti d’une politique monĂ©taire accrochĂ©e Ă  celle en vigueur dans la zone euro est avĂ©rĂ© dans la mesure oĂč les configurations Ă©conomiques entre l’Europe et l’Afrique sont dissemblables.

Il reste par consĂ©quent Ă  concevoir un systĂšme monĂ©taire sous rĂ©gional adossĂ© Ă  une monnaie commune ou Ă  des monnaies nationales distinctes, et tenant compte des complĂ©mentaritĂ©s mais aussi des disparitĂ©s Ă©conomiques des pays le composant. La situation actuelle de la zone euro doit renseigner sur les difficultĂ©s Ă  construire une politique monĂ©taire commune pour des enjeux Ă©conomiques structurels diffĂ©rents. Dans son souci de ramener l’inflation Ă  des niveaux conventionnels, l’Allemagne, leader Ă©conomique, pousse Ă  un relĂšvement des taux directeurs de la Banque Centrale europĂ©enne (Ă  la base des taux de base bancaire et du marchĂ© financier) quitte Ă  freiner son Ă©conomie. D’autres Etats de la zone euro, trĂšs endettĂ©s sur le marchĂ© obligataire, ont intĂ©rĂȘt au maintien de taux directeurs bas afin de payer des charges d’intĂ©rĂȘts sur leurs Ă©missions d’obligations Ă  faible impact sur leurs dĂ©penses budgĂ©taires. Il en ressort que le niveau d’endettement des pays est un facteur de dispersion par rapport Ă  leur politique monĂ©taire commune. Par consĂ©quent, la question du Fcfa, loin de se rĂ©sumer Ă  une sortie qui automatiquement impulserait le dĂ©veloppement Ă©conomique, pose plusieurs problĂ©matiques en particulier celle de la complĂ©mentaritĂ© des Ă©conomies d’Afrique de l’Ouest (si l’on sait que les flux commerciaux entre les pays de la CEDEAO sont d’environ 15%), la structure des commerces extĂ©rieurs respectifs (pays exportateurs ayant besoin d’une compĂ©titivitĂ© change, pays importateurs d’énergie). Il importe donc d’étudier en profondeur les dĂ©fis inhĂ©rents Ă  ces diffĂ©rentes options monĂ©taires, et aussi celui de la complĂ©mentaritĂ© Ă©conomique pour accroĂźtre les flux commerciaux, pour rendre la future zone monĂ©taire opĂ©rationnelle et donner du sens Ă  la Zlecaf.

En rĂ©alitĂ©, et Ă  notre sens, c’est l’organisation du marchĂ© africain qui devrait venir avant la crĂ©ation du signe monĂ©taire

. La question du marchĂ© africain renvoie Ă  son tour Ă  celle des infrastructures de dĂ©senclavement dont l’érection est une condition nĂ©cessaire. L’étroitesse des marchĂ©s nationaux ne favorisant pas les Ă©conomies d’échelles et la compĂ©titivitĂ©, le marchĂ© sous rĂ©gional s’impose comme le lieu le plus appropriĂ© du dĂ©veloppement Ă©conomique endogĂšne. Aussi, le besoin en infrastructures et services de transports ne doit plus se rĂ©sumer Ă  la seule solution des problĂšmes de mobilitĂ© urbaine intĂ©rieure via le TER ou le BRT en cours pour le SĂ©nĂ©gal. Si le droit au confort est indiscutable pour les populations, il faut tout de mĂȘme convenir que, dans cette configuration, il ne s’agit ni plus ni moins que d’un transfert intra sectoriel d’activitĂ© de transport des « Ndiaga Ndiaye » versle TER et le BRT Les problĂšmes de mobilitĂ© urbaine intĂ©rieure peuvent ĂȘtre rĂ©glĂ©s par des mesures internes contraignantes (encourager l’utilisation des « deux roues » comme en Asie, au Burkina et au BĂ©nin, mener une politique de modernisation du matĂ©riel roulant des services privĂ©s de transport en commun permettant leur renouvellement rĂ©gulier, dĂ©courager l’importation de vĂ©hicules de particulier polluants Ă  partir d’un certain Ăąge).

Pour des investissements massifs de désenclavement entre pays !

Tous ces problĂšmes sus Ă©voquĂ©s non seulement ruinent les efforts de dĂ©sencombrement routiers et rendent obsolĂštes avant terme les investissements rĂ©alisĂ©s d’infrastructures et de services, mais encore participent Ă  la hausse de la facture Ă©nergĂ©tique du pays. Notre conviction est que la prioritĂ© est moins dans la rĂ©alisation d’infrastructures de transports urbains, dont l’objectif essentiel est le dĂ©placement des populations (et non de produits) de la banlieue pĂ©riphĂ©rique vers le centre commercial et industriel qu’est Dakar, sans pour autant que la valeur ajoutĂ©e Ă  l’ensemble de l’économie n’ait Ă©tĂ© prise en compte au prĂ©alable dans un Ă©ventuel calcul Ă©conomique. En matiĂšre d’investissements de dĂ©senclavement, la question de la mobilisation des ressources financiĂšres Ă  moyen et long terme est centrale. Pour poursuivre la rĂ©alisation des investissements communs aux pays d’un espace comme la CEDEAO, les capacitĂ©s financiĂšres singuliĂšres doivent ĂȘtre agrĂ©gĂ©es afin de dĂ©terminer une capacitĂ© d’engagement globale Ă  l’échelle sous rĂ©gionale. Il est vrai que la Banque Mondiale a consacrĂ© prĂšs de 13 % de son portefeuille pour l’Afrique aux infrastructures d’intĂ©gration rĂ©gionale. Les Etats doivent Ă©galement y consacrer du financement propre, en particulier pour l’entretien et la maintenance des grands corridors routiers que d’aucuns suggĂšrent de transformer en autoroutes. La question du dĂ©veloppement de l’Afrique intervient dans un contexte marquĂ© par la crise gĂ©opolitique en cours et la problĂ©matique du climat, induisant chez les pays occidentaux une tendance de plus en plus forte d’interdire Ă  terme le recours aux Ă©nergies fossiles pour la transformation industrielle. Or, ce recours conditionne Ă  moyen terme le bon fonctionnement de nos Ă©conomies faute d’investissements prĂ©existants en Ă©nergie propre.

Cette orientation vers une industrie « dĂ©carbonĂ©e » rĂ©affirmĂ©e avec force au COP 27, permet de mesurer le risque Ă  moyen terme pour les pays africains dĂ©tenteurs de ressources fossiles de se voir priver de leur pleine utilisation Ă  terme, alors que le dĂ©rĂšglement climatique n’est pas le fait d’activitĂ©s industrielles en Afrique.

Le principe Ă©quitable « pays pollueur payeur » n’est toujours pas appliquĂ©, finissant ainsi de convaincre du caractĂšre profondĂ©ment inĂ©quitable du systĂšme Ă©conomique mondial, et de la marginalisation du continent africain. Au-delĂ  des infrastructures et services de transports rĂ©gionaux, une volontĂ© politique d’intĂ©gration des Ă©conomies doit ĂȘtre ferme. Les Etats doivent se mettre d’accord sur les cadres Ă  mettre en Ɠuvre en matiĂšre Ă©conomique, commerciale et monĂ©taire. Les complĂ©mentaritĂ©s Ă©conomiques doivent ĂȘtre suscitĂ©es par les Etats et encouragĂ©es Ă  travers des missions Ă©conomiques et financiĂšres organisĂ©es par les banques africaines de dĂ©veloppement. Un systĂšme bancaire et financier intĂ©grĂ© doit pourvoir des financements et du conseil pour accompagner les projets privĂ©s communs de l’espace gĂ©ographique. Le COVID et ses consĂ©quences sur le dĂ©rĂšglement des chaĂźnes d’approvisionnement et la rĂ©cession mondiales, la guerre russo- ukrainienne et ses consĂ©quences sur l’inflation mondiale et la crise de l’énergie, ont entraĂźnĂ© une rĂ©cession Ă©conomique (en Europe en particulier) et conduit Ă  une dĂ©sorganisation du systĂšme monĂ©taire et financier international symbolisĂ© par l’exclusion de la Russie  des transactions «swift». Cette derniĂšre mesure a suscitĂ© en rĂ©action la crĂ©ation s’un systĂšme monĂ©taire et commercial alternatif basĂ© sur l’utilisation des monnaies nationales dans les transactions Ă©nergĂ©tiques pour les pays Ă©mergents (Chine et Inde principalement). Dans ce nouveau contexte, l’Afrique a la possibilitĂ© de collaborer avec, comme principe, la transformation industrielle sur place de ses ressources naturelles accompagnĂ©es d’un transfert de technologie et de la formation du capital humain. En effet, face Ă  sa longue marginalisation commerciale, industrielle, scientifique, technologique, l’Afrique n’a d’autre choix que de s’approprier ses ressources et diversifier ses partenaires pour s’ouvrir la voie du dĂ©veloppement Ă©conomique qu’elle ne saurait diffĂ©rer au regard de sa dĂ©mographie jeune et galopante.

Le budget du ministĂšre de l’intĂ©rieur et de la sĂ©curitĂ© publique passe de 162.427.894.025 FCFA en 2022 Ă  310. 847. 702. 659 FCFA pour l’exercice de l’annĂ©e 2023

https://www.dakaractu.com Autour de 7 programmes spĂ©cifiques, le budget du ministĂšre de l’intĂ©rieur et de la sĂ©curitĂ© publique pour l’exercice 2022-2023 a connu une augmentation de 148 419 808 634 Francs CFA. En effet, le projet de budget 2023 dudit ministĂšre est arrĂȘtĂ© Ă  310. 847. 702. 659 FCFA, contrairement Ă  l’annĂ©e derniĂšre oĂč il Ă©tait arrĂȘtĂ© Ă  162.427.894.025 Francs CFA. Par programme, ce projet de budget est rĂ©parti comme suit : Pilotage, Gestion et Coordination administrative, SĂ©curitĂ© publique, SĂ©curitĂ© civile, Administration territoriale, Gouvernance Ă©lectorale, Fonds de Lutte contre les Incendies, Compte de Commerce Police. Le ministre de l’intĂ©rieur et de la sĂ©curitĂ© publique, Antoine FĂ©lix Diome, fait face ce dimanche Ă  la reprĂ©sentation nationale pour l’adoption de ce budget-programmes. Il est accompagnĂ© par les diffĂ©rents services du ministĂšre. La sĂ©ance a est ouverte vers 10h 30mn par le prĂ©sident de l’assemblĂ©e nationale, Amadou Mame Diop.

RECHERCHE CONSENSUS DANS LA LUTTE CONTRE LE BLANCHIMENT DE CAPITAUX ET LE FINANCEMENT DU TERRORISME : Le DG du Giaba dĂ©nonce la passivitĂ© des États membres

https://www.enqueteplus.comLa participation passive des États membres du Giaba a un impact nĂ©gatif sur la prise de dĂ©cision et la rĂ©alisation d’un consensus sur certaines questions. En effet, selon le directeur gĂ©nĂ©ral du Giaba, cette situation n’est pas conforme aux principes de son institution. C’est pour cette raison que les chefs de dĂ©lĂ©gation des pays membres sont en conclave pour un recyclage sur l’adoption des rapports d’évaluation mutuelle (REM). Les chefs de dĂ©lĂ©gation des pays membres du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (Giaba), les prĂ©sidents de Centif (Cellule nationale de traitement des informations financiĂšres), les correspondants rĂ©gionaux dans les diffĂ©rents États membres, les membres des groupes sur l’Ă©valuation et la conformitĂ© (GEC) sont Ă  l’école de l’adoption des rapports du Giaba. Selon le directeur gĂ©nĂ©ral de l’Institution, ‘’les objectifs de cette rencontre, c’est, effectivement, de voir comment renforcer les qualitĂ©s des discussions pendant l’adoption des rapports d’Ă©valuation mutuelle et des rapports de suivi. Nous allons aussi continuer Ă  voir comment nous allons appuyer la rĂ©gion, dans le cadre de la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terroriste et le financement de la prolifĂ©ration’’. En effet, rappelle Edwin W. Harris, Jr, ‘’il s’avĂšre important de mentionner que cette rĂ©union est marquĂ©e par les prĂ©occupations de la communautĂ© mondiale de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme sous la conduite du Gafi. Le rĂ©seau mondial a exprimĂ© des prĂ©occupations relatives au faible niveau de contributions des États membres aux discussions sur les rapports d’évaluation mutuelle (REM) et les rapports de suivi (RdS) ainsi que la soumission de commentaires adĂ©quats pour le projet de REM diffusĂ© au rĂ©seau mondial’’. Il ajoute  : il y a â€˜â€™Ă©galement eu des prĂ©occupations sur le fait que le faible niveau de participation et de contribution des États membres du Giaba, relatif aux REM, n’était pas conforme aux principes de mutualitĂ© de l’évaluation. Ce qui exerçait, par consĂ©quent, une pression inappropriĂ©e sur les observateurs et le personnel du SecrĂ©tariat du Giaba Ă  faire des interventions au cours des discussions. La participation passive des États membres du Giaba a eu un impact nĂ©gatif sur la prise de dĂ©cision et la rĂ©alisation d’un consensus sur les questions’’.

‘’C’est une lutte permanente’’

Ainsi, dans le cadre de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, ce qu’il faut retenir, Ă  son avis, c’est qu’il s’agit de crimes transnationaux ; ce qui fait appel Ă  un travail de synergie et de collaboration. De ce fait, dit-il, ‘’cet atelier vise Ă  voir comment nous pouvons contribuer Ă  mieux prendre Ă  bras le corps ces deux flĂ©aux et surtout former les chefs de dĂ©lĂ©gation, afin qu’ils soient mieux outillĂ©s et qu’ils aient plus de connaissances et cela aiderait la rĂ©gion Ă  surmonter cet obstacle qui est le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme’’, explique la cheffe de dĂ©lĂ©gation du SĂ©nĂ©gal aux rĂ©unions du Giaba. Pour sa part, la prĂ©sidente de la Centif du SĂ©nĂ©gal a estimĂ© que ‘’le SĂ©nĂ©gal peut tirer de grands profits, puisque nous sommes dans la rĂ©gion ouest-africaine et le SĂ©nĂ©gal, comme tous les États membres de cette rĂ©gion, est confrontĂ© aux flĂ©aux du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme. Donc, par cette formation, nous serons bien outillĂ©s pour mener cette lutte de façon efficace’’. Ramatoulaye Gadio Agne de prĂ©ciser  : ‘’C’est la tendance au niveau mondial. Je pense que tant que cela existera, il y aura toujours des dĂ©linquants et vous voyez le niveau de criminalitĂ© financiĂšre augmenter. Donc, c’est une lutte permanente. Le fait que le Giaba nous outille pour qu’on puisse avoir les armes nĂ©cessaires et lutter de façon efficace, c’est vraiment une bonne chose’’.  IDRISSA AMINATA NIANG (Mbour)

Budget du MinistĂšre de la jeunesse, de l’Entrepreneuriat et de l’Emploi : une coquille vide qui nous coĂ»te 31 milliards !

https://www.dakaractu.com Le  projet de budget du ministĂšre de la Jeunesse, de l’Entrepreneuriat et de l’Emploi est arrĂȘtĂ© pour l’annĂ©e 2023 Ă  30.598.966.954 FCFA en autorisations d’engagement.Le budget est subdivisĂ© en 5 programmes. Ainsi, 13.553.732.198 FCFA sont prĂ©vus pour le programme de l’éducation Ă  la citoyennetĂ© et la promotion du volontariat. Le second programme qui consiste en la protection sociale des jeunes et la gestion de leurs groupements, s’est vu octroyer un montant de 1.051.273.418 FCFA. La promotion socioĂ©conomique des jeunes qui est un programme important du ministĂšre, s’est vu affecter un montant de  12.444.764.496 FCFA. Le dĂ©veloppement de l’emploi dĂ©croche 10.185.581.246 FCFA, et le dernier programme qui s’occupe de pilotage, de coordination et de la gestion administrative, est estimĂ© 3.363.615.596 FCFA. Ce sont donc un peu moins de 31 milliards qui sont affectĂ©s Ă  ce ministĂšre, 31 milliards qui pourraient Ă  jamais et dĂ©finitivement rĂ©gler les questions de l’autosuffisance alimentaire et du sous-emploi des jeunes. Mais en dĂ©cidant de la maintenir dans la nomenclature gouvernementale, le chef de l’État manifeste en vĂ©ritĂ© des contradictions dans ses discours et dans les actes qu’il pose. Les leçons non sues de Mars 2021, les incohĂ©rences dans les compositions du Gouvernement et les contradictions dans la lutte contre la vie chĂšre. Le prĂ©sident de la RĂ©publique Macky Sall, dans son discours Ă  la nation du lundi 08 Mars 2021, disait avoir bien entendu le cri du cƓur de la jeunesse sortie massivement pour manifester dans les rues. Macky Sall s’est focalisĂ© sur sa volontĂ© de prendre davantage en compte les prĂ©occupations de cette jeunesse. L’existence de cette jeunesse marquĂ©e par la morositĂ© Ă©conomique va donc, selon le chef de l’État, ĂȘtre mieux prise en compte. Pour prendre en charge les besoins de cette jeunesse, le prĂ©sident Macky Sall s’était engagĂ© Ă  corriger en rĂ©orientant des allocations budgĂ©taires qui pourront ĂȘtre mobilisĂ©s pour les jeunes. Il faut donc des rĂ©formes. Et pourtant, le 05 octobre 2020, lors du conseil prĂ©sidentiel sur la relance, tenu Ă  Diamniadio, le chef  de l’État Macky Sall avait clairement indiquĂ© les limites de l’action gouvernementale. En effet, avait-il dit, « il y a des cohĂ©rences Ă  mettre ensemble… » Plus rĂ©cemment, lors du lancement des concertations sur la vie chĂšre en Septembre dernier, le chef de l’État a affirmĂ© s’ĂȘtre « attelĂ© Ă  redresser les finances publiques, Ă  restructurer l’économie, et Ă  engager des investissements productifs. »  Au titre de ces rĂ©ponses stratĂ©giques, le chef de l’État a tenu Ă  ce que le Gouvernement mette en Ɠuvre, « des projets orientĂ©s vers l’autosuffisance pour les produits et filiĂšres d’intĂ©rĂȘt stratĂ©gique. » En vĂ©ritĂ©, pour matĂ©rialiser cette volontĂ© et pour plus d’efficacitĂ©, le chef de l’État devait tout simplement rĂ©duire drastiquement la taille de son gouvernement en couplant et ou en supprimant des ministĂšres, pour rĂ©duire ainsi considĂ©rablement, le train de vie de l’État et ĂȘtre rĂ©utilisĂ© pour la souverainetĂ© alimentaire qui a elle seule peut Ă©radiquer le chĂŽmage et le sous-emploi des jeunes. Par exemple, le seul ministĂšre de l’éducation et de la formation professionnelle, un seul ministĂšre de la pĂȘche, de l’agriculture et de l’élevage
 La suppression du ministĂšre des petites et moyennes industries, qui d’ailleurs ne s’occupe presque que d’agriculture, (Agropole) et aussi l’utilitĂ© du ministĂšre de la jeunesse doit ĂȘtre mise sur la table et ce n’est point, parce qu’on y a ajouté  ‘’l’Entrepreneuriat et de l’Emploi’ qu’il donnera du sens Ă  ce ministĂšre inutile et inefficace.                                           .

De l’inutilitĂ© du ministĂšre de la jeunesse, de l’Entrepreneuriat et de l’emploi.

PlacĂ© sous l’autoritĂ© du Premier ministre, « le Ministre de la Jeunesse prĂ©pare et met en Ɠuvre la politique dĂ©finie par le Chef de l’État en matiĂšre de jeunesse, de promotion de l’entrepreneuriat des jeunes et de la promotion des valeurs civiques et du volontariat. À ce titre : il apporte un soutien et veille au dĂ©veloppement des activitĂ©s pour la jeunesse; Il assure la promotion sociale et Ă©conomique des jeunes et de leurs groupements; Il participe Ă  la formation des jeunes dans tous les domaines et contribue Ă  leur prĂ©paration afin qu’ils assument leurs responsabilitĂ©s de citoyens; Il participe au renforcement de la culture patriotique. Aussi, il initie des actions, en relation avec toutes les forces vives, afin de faire de la citoyennetĂ© un moteur du dĂ©veloppement national. Il est chargĂ© du service  civique national. Il concourt Ă  la promotion du dĂ©veloppement du volontariat. » À la lumiĂšre de tout ce qui prĂ©cĂšde, il apparaĂźt clairement que ce ministĂšre depuis sa crĂ©ation a totalement Ă©chouĂ© dans sa mission et pour des besoins de restriction budgĂ©taire, ce ministĂšre doit purement et simplement disparaĂźtre de l’architecture gouvernementale. Aussi, des directions Ă  lui confiĂ©es peuvent ĂȘtre supprimĂ©es et ou transfĂ©rees dans d’autres ministĂšres. Par exemple, l’Agence Nationale pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes, peut ĂȘtre confiĂ© Ă  la DER/FJ, le Programme des Domaines Agricoles Communautaires (PRODAC), pourrait ĂȘtre logĂ© au ministĂšre de l’agriculture. D’ailleurs, la principale activitĂ© des vacances citoyennes, ne consiste qu’à visiter des champs au mĂȘme moment que le ministre de l’agriculture. Sa mission de  promotion des valeurs civiques et du volontariat, qui doit se faire dans nos Ă©coles et non dans des maisons de la citoyennetĂ©,  pourrait ĂȘtre confiĂ©e Ă  l’éducation nationale, dont c’est d’ailleurs l’une des cinq prioritĂ©s. En termes plus clairs, le ministĂšre de la jeunesse est une coquille vide qui nous coĂ»te …31 milliards.

AssemblĂ©e–Augmentation des salaires,impact budgĂ©taire,agents de l’Etat,
Les chiffres de la Fonction publique

https://lequotidien.sn L’Etat, qui a dĂ©cidĂ© de procĂ©der Ă  l’augmentation des salaires de ses agents, a dĂ» consentir des efforts «colossaux» pour y arriver. Selon le ministre des Finances et du budget, qui intervenait durant le vote du budget du ministre de la Fonction publique et de la transformation du service public, l’enveloppe qui y est consacrĂ©e est de 104 mille 091 milliards Ă  fin octobre 2022. «Il est fort probable que le montant qui avait Ă©tĂ© allouĂ© Ă  cette mesure soit lĂ©gĂšrement dĂ©passé», ajoute-t-il. Lors du vote du budget du ministĂšre de la Fonction publique, il a Ă©tĂ© longuement dĂ©battu l’amĂ©lioration de la rĂ©munĂ©ration des agents publics de l’Etat. «Cette enveloppe est de 104 mille 091 milliards Ă  fin octobre 2022 ; il est fort probable que le montant qui avait Ă©tĂ© allouĂ© Ă  cette mesure soit lĂ©gĂšrement dĂ©passé», prĂ©cise le ministre des Finances et du budget. Poursuivant, il a informĂ© des diffĂ©rentes augmentations de salaires notĂ©es dans l’administration depuis plusieurs annĂ©es avec 3 mille 500 F Cfa en 1982 ; 3 mille F en 1989 ; 15 mille F en 1994 ; 6 mille 294 F en 2000 ; 10 mille F en 2002 et 2005. Pour cette annĂ©e, il y a des hausses avec notamment des sommes allant de 75 mille F Ă  300 mille F. Aujourd’hui, quel est le nombre d’agents de l’Etat qui ne cesse de croĂźtre. «En 2000, la direction de la Solde avait recensĂ© 65 mille 887 fonctionnaires pour une masse salariale de 173 milliards avec un ratio de 2 millions 625 mille 707 F Cfa par agent public par an. En 2011, les fonctionnaires Ă©taient au nombre de 91 mille 401 pour une masse salariale de 428 milliards et un ratio de 4 millions 682 mille 266 F Cfa par agent public par an. Au mois d’octobre 2022, ils sont 165 mille 191 agents publics pour une masse salariale de l’ordre de 1097 milliards Ă  peu prĂšs, pour 6 millions 440 mille 797 F par agent public et par an», dĂ©taille Moustapha Ba. Cette explosion de la masse salariale est liĂ©e Ă©videmment aux augmentations des salaires, mais surtout au taux de recrutement qui est assez Ă©levĂ©. «Entre 2000 et 2011, il a Ă©tĂ© notĂ© 25 mille 514 nouveaux postes budgĂ©taires nets créés ; alors qu’entre 2011 et 2022, on relĂšve 73 mille 790 nouveaux postes budgĂ©taires créés. Ainsi, se rĂ©fĂ©rant Ă  ces chiffres», poursuit le ministre des Finances qui salue «des efforts considĂ©rables du gouvernement, dans le cadre du recrutement des agents de l’Etat». Par ailleurs, il reste le suivi des effectifs de la Fonction publique. «Des audits mensuels effectuĂ©s par le gouvernement sur la masse salariale de notre pays, Ă  la suite des rĂ©sultats de l’audit physique et biomĂ©trique des agents de l’Etat, en 2012, avaient rĂ©vĂ©lĂ© 1169 postes fictifs pour un impact budgĂ©taire de 5 milliards 700 millions F Cfa. En outre, des missions de vĂ©rification de la masse salariale sur la pĂ©riode 2015-2018 ont Ă©tĂ© effectuĂ©es au niveau de la Direction de la solde par la Cour des comptes, en 2020-2021 ; le rapport dĂ©finitif est disponible», rappelle Moustapha Ba. Pour lui, «des avancĂ©es significatives pour renforcer la transparence dans la gestion des dossiers des agents de l’Etat, avec notamment l’effectivitĂ© de l’interconnexion des applications de la Solde et de la Fonction publique et de l’interface entre les applications de la Solde et de l’Education». Il faut noter que le budget 2023 du ministĂšre de la Fonction publique et de la transformation du secteur public a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© Ă  la somme de 6 milliards 370 millions 844 mille 450 francs Cfa. Quant aux autorisations d’engagement pour ce dĂ©partement ministĂ©riel, elles ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©es Ă  9 milliards 680 millions 697 mille 574 francs Cfa pour le prochain exercice. Par Justin GOMIS – 

Le gouvernement invitĂ© Ă  ‘’formaliser’’ certains emplois prĂ©caires

Dakar, 26 nov (APS) – Le ministĂšre de la Jeunesse, de l’Entrepreneuriat et de l’Emploi cherche Ă  ‘’formaliser’’ et Ă  ‘’amĂ©liorer’’ certains emplois prĂ©caires, dont celui exercĂ© par les conducteurs de vĂ©hicules Ă  deux roues utilisĂ©s pour le transport de passagers, a-t-on appris vendredi de l’AssemblĂ©e nationale. Cette initiative a Ă©tĂ© prise en vue de la ‘’valorisation’’ des emplois concernĂ©s, selon un rapport de l’institution parlementaire. Le document a Ă©tĂ© remis aux journalistes lorsque les dĂ©putĂ©s examinaient le budget prĂ©vu pour ce ministĂšre en 2023.

Lors du dĂ©bat qui a prĂ©cĂ©dĂ© le vote du projet budgĂ©taire, les dĂ©putĂ©s ont demandĂ© au gouvernement de faire preuve de ‘’dynamisme’’ dans l’exĂ©cution de la politique d’emploi.

Il Ă©galement Ă©tĂ© demandĂ© aux autoritĂ©s gouvernementales de veiller au ‘’rattachement’’ des portefeuilles du Secteur informel et de de la Formation professionnelle au ministĂšre de la Jeunesse, de l’Entrepreneuriat et de l’Emploi. Quelques dĂ©putĂ©s souhaitent que la Semaine nationale de la jeunesse soit mieux organisĂ©e, avec la collaboration des ministĂšres des Sports, de la Culture et de l’Education. Plusieurs parlementaires ont appelĂ© le ministre de la Jeunesse, de l’Entrepreneuriat et de l’Emploi, Pape Malick Ndour, Ă  dĂ©rouler des initiatives capables de ‘’stimuler le patriotisme’’ chez les jeunes. Le budget prĂ©vu pour ce ministĂšre, dont 80 milliards 535 millions 87 mille 1 francs CFA pour les autorisations d’engagement, a Ă©tĂ© adoptĂ© par l’AssemblĂ©e nationale. Ses crĂ©dits de paiement s’élĂšvent Ă  32 milliards 348 millions 966 mille 954 francs CFA. La sĂ©ance plĂ©niĂšre consacrĂ©e Ă  l’examen du budget du ministĂšre de la Jeunesse, de l’Entrepreneuriat et de l’Emploi a Ă©tĂ© prĂ©sidĂ©e par Mamadou Lamine Diallo, du groupe ‘’LibertĂ©, dĂ©mocratie et changement’’. Avec le budget adoptĂ© par les dĂ©putĂ©s, le ministĂšre va s’atteler en 2023 Ă  l’exĂ©cution de cinq programmes dĂ©diĂ©s, entre autres domaines, Ă  l’éducation Ă  la citoyennetĂ© et Ă  la promotion du volontariat, Ă  la protection sociale et Ă©conomique des jeunes et au dĂ©veloppement de l’emploi.AN/ESF

Habitat : la SICAP SA et la direction de la construction s’unissent pour construire des logements

Dakar, 26 nov (APS) – Le ministĂšre de l’Urbanisme, du Logement et de l’HygiĂšne publique a signĂ© une convention d’objectifs et de moyens avec la SociĂ©tĂ© immobiliĂšre du Cap-Vert (SICAP), en vue de la construction de 5.000 logements, a constatĂ© l’APS, samedi, Ă  Dakar. La convention a Ă©tĂ© signĂ©e par le directeur gĂ©nĂ©ral de la SICAP SA, Mamadou KassĂ©, et le directeur de la construction et de l’habitat, Amadou Thiam. Elle permettra de fixer les engagements pris par les deux parties de ‘’repositionner’’ et de ‘’relancer’’ cette sociĂ©tĂ© immobiliĂšre, dont le ministĂšre l’Urbanisme, du Logement et de l’HygiĂšne publique assure la tutelle technique. La convention signĂ©e est un ‘’cadre normatif’’  qui va permettre, Ă  court terme, la construction et la livraison d’un premier lot de 1.263 logements au lac Rose et Ă  Diass (ouest), sur un total de 5.000 unitĂ©s, selon Mamadou KassĂ©. Ces futures maisons font partie du programme de construction de 100.000 logements de l’Etat, a prĂ©cisĂ© M. KassĂ©, assurant que ‘’les dĂ©fis de ce projet sont Ă  la portĂ©e de l’expertise de la SICAP’’. Amadou Thiam s’est rĂ©joui de la signature de la convention et du partenariat de la sociĂ©tĂ© immobiliĂšre avec la direction de la construction et de l’habitat. Il a invitĂ© les services de la SICAP SA Ă  user de leur ‘’savoir-faire’’ pour la rĂ©ussite de l’initiative prise par les deux parties.SMD/ESF

Refus de suivre les prix imposĂ©s par l’Etat : Et si le combat des boutiquiers dĂ©taillants,Ă©tait lĂ©gitime ?

https://www.leral.net Les boutiquiers dĂ©taillants ont entamĂ© deux jours de grĂšve depuis hier, pour protester contre les nouveaux prix des denrĂ©es de premiĂšre nĂ©cessitĂ© fixĂ©s par le gouvernement. Et si leur combat Ă©tait lĂ©gitime ? « Le TĂ©moin » Ils l’ont promis, ils l’ont fait ! Les boutiquiers dĂ©taillants ont entamĂ© hier jeudi une grĂšve de 48 heures, en guise de protestation contre les nouveaux prix des denrĂ©es fixĂ©s par le gouvernement. Une dĂ©cision suivie Ă  la lettre dans plusieurs localitĂ©s du pays, renseigne « Le TĂ©moin ». A Kolda, Kaolack, ThiĂšs, Tambacounda
 les sections locales de l’Association des boutiquiers dĂ©taillants sont dĂ©jĂ  en ordre de bataille. D’aprĂšs les commerçants dĂ©taillants, les prix proposĂ©s par l’Etat ne les arrangent pas, car les obligeant Ă  vendre Ă  perte. En effet, suivre l’Etat dans sa dĂ©cision et vendre sans marge bĂ©nĂ©ficiaire serait, Ă  les en croire, un suicide collectif pour l’ensemble des boutiquiers dĂ©taillants. « Sucre, 1100 francs de marge sans frais de transport ni emballage, riz 750 francs sans transport ni emballage, huile 500 francs sans transport ni emballage, lait en poudre, on nous impose mĂȘme de vendre Ă  perte parce qu’on achĂšte Ă  2 920 francs Cfa et on nous impose de vendre Ă  2750 »,soulignait le prĂ©sident de l’Association nationale des boutiquiers et dĂ©taillants du SĂ©nĂ©gal, Alioune BĂą, dans une de ses sorties Qui voudrait vendre Ă  perte ? Personne ne lĂšverait sans doute sa main. Le combat des boutiquiers dĂ©taillants est sans doute donc lĂ©gitime. Si le gouvernement de Macky Sall veut rĂ©ellement qu’ils suivent sa dĂ©cision, il devrait commencer par la racine. Et la racine, c’est les grossistes qui vendent aux demi-grossistes qui, en retour, approvisionnent ces pauvres boutiquiers dĂ©taillants. Mais, vouloir imposer une baisse aux boutiquiers dĂ©taillants et fermer les yeux sur le diktat des grossistes, ne rĂšglera certainement pas le problĂšme de sitĂŽt. AprĂšs l’achat chez les grossistes, les charges y affĂ©rentes, notamment le transport et autres, vont Ă  coup sĂ»r pousser les boutiquiers dĂ©taillants Ă  vendre Ă  perte. C’est donc Ă  l’Etat de revoir sa stratĂ©gie, mĂȘme si sa dĂ©cision est salutaire, car ayant pour seul but de soulager les populations.

Le Directeur du Commerce IntĂ©rieur sur les boutiquiers : « Ils n’ont aucune raison de refuser de vendre ces denrĂ©es de grande consommation »

https://www.leral.net Au lieu de dĂ©cortiquer objectivement cette posture des boutiquiers dĂ©taillants, le ministĂšre du Commerce affiche une colĂšre vis-Ă -vis de l’Association des boutiquiers dĂ©taillants du SĂ©nĂ©gal, qui a dĂ©marrĂ© sa grĂšve de 48 heures hier. Et c’est le directeur du Commerce intĂ©rieur, Omar Diallo, qui a fustigĂ© la dĂ©marche des boutiquiers dĂ©taillants qui refusent de vendre les denrĂ©es de premiĂšre nĂ©cessitĂ© comme le sucre, l’huile et le riz aux consommateurs, aux prix fixĂ©s par l’Etat. Pour lui, ils n’ont aucune raison de refuser de vendre ces denrĂ©es de grande consommation. « On a constatĂ© qu’il y a des commerçants, surtout les boutiquiers dĂ©taillants, qui refusent de vendre les denrĂ©es de premiĂšre nĂ©cessitĂ© comme le sucre, le riz, l’huile, entre autres, en avançant que ce qu’ils achĂštent chez les grossistes est trop cher et que s’ils revendent ça aux consommateurs, ils ne s’en sortiront pas. Donc, ils ont dĂ©cidĂ© de ne pas en vendre, pour Ă©viter la perte ou des difficultĂ©s. Ça, ce n’est pas normal, d’autant plus que les boutiquiers dĂ©taillants et les grossistes ont tous participĂ© Ă  la concertation avant la baisse des prix et ils savaient bel et bien que tout juste aprĂšs la concertation, l’Etat allait procĂ©der Ă  l’application des dĂ©cisions arrĂȘtĂ©es. La communication a bien passĂ©. Ni grossistes ni dĂ©taillants ne peuvent dire qu’ils n’ont pas Ă©tĂ© au courant de cette baisse des prix sur les denrĂ©es alimentaires. HĂ©las, Ă  chaque fois que le gouvernement annonce une baisse, on voit des commerçants qui Ă©lĂšvent la voix, pour demander qu’on leur donne le temps d’écouler leurs stocks. On n’impose Ă  personne de vendre Ă  perte parce que tout le monde savait que les prix allaient ĂȘtre baissĂ©s et que toutes les dispositions Ă©taient prises. Nous avons fait une dĂ©marche inclusive. On n’est plus Ă  l’heure de la concertation, mais plutĂŽt Ă  l’heure de l’application. Il faut que les boutiquiers et grossistes respectent les prix fixĂ©s, c’est tout. Ce qu’ils avancent comme motif, n’est pas valable », a tranchĂ© le directeur du Commerce intĂ©rieur, Omar Diallo.

Vers la crĂ©ation d’un fonds dĂ©diĂ© Ă  la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants

Dakar, 25 nov (APS) – La ministre de la Femme, de la Famille et de la Protection des enfants, Fatou DianĂ© GuĂšye, a annoncĂ©, vendredi, Ă  Dakar, la crĂ©ation prochaine d’un fonds dĂ©diĂ© Ă  la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants. “Nous comptons sur l’aide du chef de l’Etat et de nos partenaires pour [mettre] en place d’un fonds spĂ©cial de lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants (
) et renforcer la prise en charge des victimes”, a-t-elle dĂ©clarĂ©. Le SĂ©nĂ©gal doit refuser “la banalisation” des violences envers les femmes et les enfants, selon Mme GuĂšye. Il faut “surtout mobiliser [les populations] en vue de son Ă©radication”, a-t-elle dit. Environ “une femme sur trois ĂągĂ©e de 15 ans ou plus subit des violences physiques ou sexuelles dans le monde”, affirme Fatou DianĂ© GuĂšye. Au SĂ©nĂ©gal, l’Etat a mobilisĂ© une Ă©quipe de 13 tĂ©lĂ©conseillers et a mis en place un “dispositif multisectoriel de prise en charge (
) des victimes”, a-t-elle assurĂ©. Le SĂ©nĂ©gal va aussi se doter d’un centre national chargĂ© d’assurer une “prise en charge holistique” des femmes victimes de violence, a annoncĂ© Mme GuĂšye. Elle a saluĂ© la contribution des activistes Ă  l’éveil des consciences, dans la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants. La ministre de la Femme, de la Famille et de la Protection des enfants invite par ailleurs les chefs religieux et coutumiers et les militants de la sociĂ©tĂ© civile Ă  soutenir “pleinement” la campagne dĂ©diĂ©e Ă  la lutte contre cette forme de violence, qui se poursuivra jusqu’en mars prochain.GIB/ESF/BK

Sirops Ă  l’origine du dĂ©cĂšs de 69 enfants gambiens : La douane sĂ©nĂ©galaise saisit plusieurs flacons Ă  Keur Ayip

https://senego.com La Brigade commerciale des Douanes de Keur Ayip a saisi un lot de faux mĂ©dicaments dont des sirops incriminĂ©s dans le dĂ©cĂšs d’enfants en Gambie. Il s’agit, selon le journal LibĂ©ration, de 19 flocons de sirop de Kokexmalin, Makoff contre la toux, Magrip N cold et solution orale de promĂ©thazine, fabriquĂ©s par le laboratoire indien Maiden pharamaceuticals limited (Haryana), dans le collimateur de l’OMS, depuis qu’il a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ© que ses produits ont dĂ©jĂ  causĂ© la mort de 66 enfants en Gambie, quasiment tous ĂągĂ©s de moins de cinq ans. L’opĂ©ration menĂ©e dans la nuit de mardi Ă  mercredi a Ă©galement permis de mettre la main sur 600 grammes de morphine, ainsi que 40 kg de chanvre indien. La valeur de la saisie est estimĂ©e Ă  100 millions F CFA. TraquĂ©s par les Douaniers, les trafiquants qui portaient leurs marchandises frauduleuses au dos, ont abandonnĂ© leurs charges dans une cachette amĂ©nagĂ©e dans la forĂȘt Ă  hauteur du village de Dongoro, dans le dĂ©partement de Nioro du Rip, renseigne la Direction de la communication de la Douane. Le ministre de la SantĂ©, Marie KhĂ©messe Ngom Ndiaye, avait pourtant garanti que le SĂ©nĂ©gal a renforcĂ© son systĂšme de surveillance Ă©pidĂ©miologique, suite Ă  l’alerte de l’OMS. Elle avait mĂȘme ajoutĂ© que « ces mĂ©dicaments ne dĂ©tiennent pas une autorisation de mise sur le marchĂ© au SĂ©nĂ©gal ».

Les médecins en colÚre

https://www.jotaay.net Des gens trĂšs en colĂšre actuellement, ce sont les mĂ©decins. Ils n’ont pas du tout apprĂ©ciĂ© la rĂ©action musclĂ©e des forces de l’ordre contre les internes, aprĂšs que ces derniers ont dĂ©cidĂ© de tenir un mouvement d’humeur au sein de l’hĂŽpital Fann. Les blouses blanches avaient prĂ©vu de marcher de maniĂšre pacifique mardi dernier. Mais le prĂ©fet avait dit niet, avançant comme motif des risques de troubles Ă  l’ordre public. Les internes qui n’entendaient pas reculer ont organisĂ© et se sont heurtĂ©s aux forces de l’ordre.Dans un communiquĂ©, le Syndicat autonome des mĂ©decins du SĂ©nĂ©gal a dĂ©noncĂ© ce qu’il qualifie d’attaque contre les internes au sein de l’hĂŽpital Fann par les forces de l’ordre.«C’est un prĂ©cĂ©dent dangereux qui est intolĂ©rable et le Sames va apporter son appui Ă©nergique Ă  nos collĂšgues pour le rĂšglement de ce problĂšme. L’hĂŽpital doit rester un sanctuaire inviolable de paix et de sĂ©curitĂ© pour les patients et les travailleurs», ont Ă©crit les camarades du Dr Boly Diop. Les syndicalistes ont aussi fustigĂ© le mutisme du ministre de l’Enseignement supĂ©rieur que les 75% des points de revendication des internes concernent directement.

GazĂ©s par les forces de l’ordre Ă  l’hĂŽpital Fann : le Sames apporte son soutien aux internes

https://actusen.sn Le Syndicat autonome des mĂ©decins du SĂ©nĂ©gal (Sames) dĂ©nonce avec la derniĂšre Ă©nergie l’attaque des forces de l’ordre contre les internes au sein de l’hĂŽpital Fann. Selon les syndicalistes, qui rappellent que l’hĂŽpital doit rester un sanctuaire inviolable de paix et de sĂ©curitĂ© pour les patients et les travailleurs, gazer es manifestants dans une structure sanitaire “est un prĂ©cĂ©dent dangereux qui est intolĂ©rable”. Suffisant pour qu’il apporte son appui Ă©nergique Ă  nos collĂšgues pour le rĂšglement de ce problĂšme. Pour le Sames, ”l’internat est un creuset de savoir et une formation d’élite dont les pensionnaires doivent bĂ©nĂ©ficier des mĂȘmes conditions de prise en charge que ceux des grandes Ă©coles internationales comme HEC, Louis Le Grand, Ponts et chaussĂ©es. C’est seulement dans ces conditions que le SĂ©nĂ©gal pourra lĂ©gitimement revendiquer les rĂ©sultats que les anciens internes nous ont valus, comme pendant le rĂ©cent concours d’agrĂ©gation (Cames)”. Pour rĂ©gler la question de maniĂšre dĂ©finitive, se dĂ©partir des grĂšves rĂ©currentes et s’assurer de la disponibilitĂ© des spĂ©cialistes dans tout le SĂ©nĂ©gal, le Sames prĂ©conise la prise en charge de maniĂšre sĂ©rieuse par toutes les parties prenantes du problĂšme de la spĂ©cialisation en mĂ©decine, en pharmacie et en santĂ© bucco-dentaire. Pour rappel, les blouses blanches avaient prĂ©vu une marche pacifique le mardi 22 novembre. Le prĂ©fet de Dakar a refusĂ© d’accorder une autorisation Ă  ces internes, Ă©voquant comme motif le risque de troubles Ă  l’ordre public. L’association a tenu Ă  battre le macadam et s’est heurtĂ©e ainsi aux forces de l’ordre.

LA RÉPONSE DU MINISTRE DE L’ÉDUCATION CHEIKH OUMAR ANNE

https://emedia.sn Lors de son passage, jeudi, pour l’examen du budget du ministĂšre de l’Education nationale, Cheikh Oumar Anne a assurĂ© que le systĂšme Ă©ducatif est « purement public ». Une façon d’apporter la rĂ©plique aux dĂ©putĂ©s qui avaient notĂ© une « privatisation rampante » de l’Ecole sĂ©nĂ©galaise. Le ministre de l’Education nationale a essayĂ© de donner des rĂ©ponses aux nombreuses questions qui lui ont Ă©tĂ© adressĂ©es, jeudi Ă  l’AssemblĂ©e nationale.

Certains avaient constatĂ© une « privatisation rampante » de l’Ecole publique. « Le systĂšme Ă©ducatif est purement public. Le principal problĂšme, ce sont les infrastructures et il faut savoir que nous sommes un pays en dĂ©veloppement et la population double tous les 25 ans. Il faut recruter des enseignants, construire des Ă©coles », a rĂ©pondu Cheikh Oumar Anne.

Abordant la question des Ă©coles privĂ©es, il a rappelĂ© que depuis l’indĂ©pendance, le choix a Ă©tĂ© fait par le SĂ©nĂ©gal de penser l’éducation nationale Ă  travers deux leviers, Ă  savoir la branche publique et la branche privĂ©e. Il a tout de mĂȘme prĂ©cisĂ© que « les Ă©coles Ă©trangĂšres doivent ĂȘtre encadrĂ©es pour Ă©viter une Ă©ducation Ă  double vitesse entraĂźnant des traitements diffĂ©renciĂ©s de certains enfants au dĂ©triment d’autres ». Sur les abris provisoires, il a soulignĂ© que « ces Ă©coles de fortune continueront Ă  se dĂ©velopper », en raison de l’évolution dĂ©mographique et se crĂ©eront dans toutes les localitĂ©s oĂč leur implantation est nĂ©cessaire, surtout celles les plus reculĂ©es. « Ce sont les communautĂ©s qui crĂ©ent ces abris provisoires, avec l’accompagnement du dĂ©partement en termes d’affectation d’enseignants, de dotation de tables-bancs, de construction de salles de classe, de dotation de manuels », a ajoutĂ© le ministre. Quant au dĂ©ficit de tables-bancs, il prĂ©cisera que c’est de l’ordre de 300 000 unitĂ©s et qu’avec le ministĂšre des Finances et du Budget, un projet est en train d’ĂȘtre ficelĂ© pour rĂ©sorber ce dĂ©ficit. Sur les uniformes scolaires, il a confirmĂ© que c’est bien 30 milliards de FCFA Ă  raison de 10 milliards par an. Selon lui, l’objectif derriĂšre ce projet est double. « D’une part, soutenir l’artisanat local et d’autre part, soulager les parents de l’achat de vĂȘtements durant l’annĂ©e scolaire ». Il ajoute, dans ce sens, que le projet devrait dĂ©marrer, mais « des contraintes sont survenues et ont retardĂ© son effectivité ». Il assure que ces contraintes sont « finalement rĂ©glĂ©es et les commandes vont bientĂŽt ĂȘtre acheminĂ©es vers leurs cibles ». Cheikh Oumar Anne a prĂ©cisĂ© qu’en 2022, le SĂ©nĂ©gal compte 17 030 Ă©coles et Ă©tablissements scolaires dont 3 871 au prĂ©scolaire, 10 688 Ă  l’élĂ©mentaire, 2 471 au moyen-secondaire. Pour la reconstruction de blocs d’hygiĂšne, de blocs scientifiques et la rĂ©novation des anciens lycĂ©es, il souligne que « les arbitrages budgĂ©taires sont en train d’ĂȘtre faits avec le ministĂšre des Finances et du Budget, pour voir concrĂštement ce qu’il est possible d’ĂȘtre fait ». Suzanne SY

Les Africains appelĂ©s Ă  s’approprier la pensĂ©e de l’historien Joseph Ki-Zerbo

Dakar, 25 nov (APS) – La journaliste camerounaise Liliane Nyatcha appelle les Africains Ă  s’approprier l’hĂ©ritage intellectuel de l’historien burkinabĂš Joseph Ki-Zerbo (1922-2006) dont le centenaire de la naissance est commĂ©morĂ© cette annĂ©e Ă  travers le monde. La journaliste camerounaise participait vendredi Ă  un sĂ©minaire en ligne organisĂ© par l’Agence française de dĂ©veloppement (AFD), sur le thĂšme “A quand l’Afrique ? 100 ans aprĂšs sa naissance, montrer l’actualitĂ© de la pensĂ©e de Joseph Ki-Zerbo”. Liliane Nyatcha, directrice de l’information de Africa Radio, a fait Ă©tat d’un dĂ©ficit de transmission de l’hĂ©ritage intellectuel du professeur Ki-Zerbo et des intellectuels africains en gĂ©nĂ©ral qui ont Ă©crit sur l’histoire de l’Afrique.

“Tout ce sacrifice, tout ce qu’ils ont fait, le fait de dire aux yeux du monde que l’Afrique a une histoire, lĂ  voici. Qu’est-ce que nous faisons de cet hĂ©ritage ? Nous ne le transmettons pas Ă  nos enfants, pourtant c’est de notre responsabilitĂ©. Est-ce que nous proposons ses ouvrages Ă  la jeune gĂ©nĂ©ration ? Les manuels scolaires sont bloquĂ©s sur les annĂ©es 1960”, dĂ©plore Liliane Nyatcha.

Selon la journaliste, lorsque Joseph Ki-Zerbo et d’autres intellectuels qui ont engagĂ© aprĂšs lui le mĂȘme combat ont dĂ©cidĂ© de donner Ă  l’Afrique la version Ă©crite d’une histoire orale, le but Ă©tait de dire que le continent a bel et bien une histoire. “Qu’en faisons-nous aujourd’hui ?”, s’est interrogĂ©e la confĂ©renciĂšre. Liliane Nyatcha a donnĂ© l’exemple de son pays natal, le Cameroun, dont elle affirme que “seulement 2% de l’histoire” est enseignĂ© dans les Ă©coles. “Je ne suis pas sĂ»r que cela soit diffĂ©rent dans les autres pays africains”, a ajoutĂ© la journaliste. Elle a soulignĂ© la nĂ©cessitĂ© de passer par l’éducation pour s’approprier l’histoire de l’Afrique, faisant valoir que le professeur Ki-Zerbo a pris conscience de l’absence d’une histoire Ă©crite de l’Afrique Ă  travers l’éducation. Liliane Nyatcha considĂšre que l’historien Joseph Ki-Zerbo, dĂ©cĂ©dĂ© en 2006 et auteur du livre “A quand l’Afrique” (2003), “a dĂ©jĂ  montrĂ© le chemin » de ce qu’il faut faire en la matiĂšre. Il est ”un parfait exemple » Ă  suivre par les autres intellectuels. Aussi dit-elle s’interroger sur le niveau d’engagement des Africains pour les causes qui les tiennent Ă  cƓur, tout en rappelant le choix que Ki-Zerbo avait fait d’aller rĂ©pondre Ă  l’appel du prĂ©sident SĂ©kou TourĂ© en GuinĂ©e, en 1958, en lieu et place d’une vie de confort. “Nous avons suffisamment de boussole, de rĂ©fĂ©rence pour changer les choses. Il y a une nĂ©cessitĂ©, une urgence Ă  s’approprier la pensĂ©e de Joseph Ki-Zerbo”, plaide la journaliste. L’approche “transdisciplinaire et interdisciplinaire” de la dĂ©marche de l’historien a conduit Ă  la rĂ©daction des deux volumes de l’Histoire gĂ©nĂ©rale de l’Afrique, sous l’Ă©gide de l’UNESCO, l’Organisation des Nations unies pour l’Ă©ducation, la science et la culture. Joseph Ki-Zerbo, nĂ© le 21 juin 1922, a publiĂ© plusieurs ouvrages parmi lesquels “Histoire de l’Afrique noire” et “La natte des autres, pour un dĂ©veloppement endogĂšne de l’Afrique”. FKS/BK

Le journaliste Mamadou KassĂ© raconte l’évolution de la presse sĂ©nĂ©galaise, trente ans aprĂšs la DĂ©claration de Windhoek

Dakar, 25 nov (APS) – Le journaliste sĂ©nĂ©galais Mamadou KassĂ© raconte dans un ouvrage collectif et bilingue (français et anglais) comment la presse sĂ©nĂ©galaise a Ă©voluĂ© au cours des trente derniĂšres annĂ©es, Ă  la suite de la DĂ©claration de Windhoek pour une presse africaine indĂ©pendante et pluraliste. KassĂ© rappelle que les mĂ©dias ‘’constituent une composante essentielle dans la promotion de la dĂ©mocratie, de la bonne gouvernance et des droits de l’homme’’. Le livre de 212 pages paru en octobre dernier est le fruit de contributions de journalistes et d’éditorialistes de plusieurs pays d’Afrique : Angola, BĂ©nin, Botswana, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, CĂŽte d’Ivoire, Eswatini, Ghana, GuinĂ©e, Kenya, Lesotho, Maurice, Namibie, Niger, Nigeria, Ouganda, RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo, SĂ©nĂ©gal, Tanzanie et Zambie. L’ouvrage intitulĂ© ‘’Tracing the footprints of the Windhoek Declaration and Charting the Windhoek Declaration’’ a Ă©tĂ© publiĂ© avec la collaboration de l’Unesco. Des Ă©diteurs africains et des universitaires des pays dĂ©jĂ  citĂ©s, parmi les 38 reprĂ©sentĂ©s en 1991 au sĂ©minaire de l’Unesco Ă  Windhoek sur l’exercice du mĂ©tier de journaliste, y ont contribuĂ©. Cette rencontre tenue dans la capitale de la Namibie avait donnĂ© naissance Ă  la DĂ©claration de Windhoek pour une presse africaine indĂ©pendante et pluraliste. Dans son article intitulĂ© ‘’La presse sĂ©nĂ©galaise, 30 ans aprĂšs Windhoek’’, Mamadou KassĂ© rappelle que ‘’ce n’est qu’à partir de 1974 (
) que la presse privĂ©e d’informations gĂ©nĂ©rales fit son apparition avec, notamment, le journal satirique Le Politicien, du journaliste Mame Less Dia, le journal Promotion, de Boubacar Diop’’. ‘’D’autres petits journaux Ă  durĂ©e de vie plus ou moins courte’’ ont ensuite existĂ© au SĂ©nĂ©gal, a-t-il ajoutĂ©. ‘’Certains d’entre eux duraient le temps d’une Ă©lection et Ă©taient financĂ©s par les politiciens’’, Ă©crit KassĂ©, soulignant que ‘’la chute du mur de Berlin, qui consacre la fin de la guerre froide, a entraĂźnĂ© le dĂ©pĂ©rissement des journaux de gauche jusque-lĂ  soutenus par les pays de l’Est’’. ‘’Cette rupture avec les pays socialistes consacre la fin des journaux d’opinion’’, tandis que ‘’le dĂ©but de la professionnalisation’’ de la presse s’opĂšre ‘’avec l’arrivĂ©e des journalistes formĂ©s Ă  l’université’’, poursuit Mamadou KassĂ©, ancien rĂ©dacteur en chef du quotidien Le Soleil. Le Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti) de Dakar a fourni de jeunes journalistes qui, ‘’petit Ă  petit, ont pris la place d’anciens instituteurs oĂč agents n’ayant pas pu bĂ©nĂ©ficier d’une formation en journalisme’’, note-t-il. DĂšs lors, la qualitĂ© des journaux ‘’s’en trouvait amĂ©liorĂ©e en termes de contenus et de mise en page’’. Mamadou KassĂ© signale que ‘’la naissance de ces journaux, Ă  partir de 1987, est facilitĂ©e par le fait que la libertĂ© de presse et d’expression est garantie par la Constitution sĂ©nĂ©galaise’’, selon laquelle ‘’chacun a le droit d’exprimer et de diffuser librement ses opinions par la parole, la plume, l’image, la marche pacifique, pourvu que l’exercice de ces droits ne porte atteinte ni Ă  l’honneur et Ă  la considĂ©ration d’autrui ni Ă  l’ordre public’’.

‘’La mutation’’ des grands groupes de presse

Il relĂšve, entre autres dispositions relatives Ă  la libertĂ© d’expression, la loi du 2 fĂ©vrier 1996 instituant le Code de la presse, qui dispose  que ‘’tout organe de presse peut ĂȘtre publiĂ© sans autorisation prĂ©alable et sans dĂ©pĂŽt de cautionnement, aprĂšs avoir procĂ©dĂ© Ă  un dĂ©pĂŽt lĂ©gal, avant sa distribution, au ministĂšre de l’IntĂ©rieur’’. ‘’Cette disposition a permis la crĂ©ation de plusieurs organes de presse Ă  partir de 1987, avec Sud Magazine, Walf Hebdo, Le Cafard libĂ©rĂ©, Le TĂ©moin’’, puis, Ă  partir de 1996, les groupes de presse tels que Sud Communication et Wal Fadjri, constituĂ©s de quotidiens et de radios. ‘’La crĂ©ation des groupes de presse rĂ©sulte, pour l’essentiel, de la DĂ©claration de Windhoek, qui prĂŽne une plus grande libertĂ© de presse et l’accĂšs des populations Ă  l’information’’, Ă©crit KassĂ©, rappelant qu’à partir de 2000, avec la premiĂšre alternance dĂ©mocratique au SĂ©nĂ©gal, ‘’on assista Ă  une explosion du paysage mĂ©diatique, avec des dizaines de journaux et de radios dĂ©montrant ainsi la vitalitĂ© de la presse sĂ©nĂ©galaise’’. Mamadou KassĂ© Ă©voque ‘’la mutation’’ des grands groupes de presse comprenant des radios, des chaĂźnes de tĂ©lĂ©vision, des quotidiens et d’autres pĂ©riodiques, Ă  partir de cette premiĂšre alternance. Ce changement s’est accĂ©lĂ©rĂ© avec l’arrivĂ©e de nouveaux investisseurs, dont des hommes d’affaires, des capitaines d’industrie et des artistes, dont le chanteur Youssou N’Dour. Le journaliste insiste sur le fait que le business-plan de ces investisseurs ‘’est basĂ© sur une approche axĂ©e sur le multimĂ©dia (presse, audiovisuel, numĂ©rique), afin de capter le maximum de marchĂ©s’’. Cette expansion des groupes de presse a conduit le ministĂšre de la Communication Ă  entamer en 2011 des concertations, dans le but de ‘’faire l’inventaire des entreprises exerçant dans le domaine des mĂ©dias (radiodiffusion, tĂ©lĂ©vision, presse Ă©crite, presse en ligne)’’, rappelle encore le journaliste. KassĂ© aborde Ă©galement la question des statistiques financiĂšres des entreprises, la subvention annuelle Ă  la presse, qui est passĂ©e de 80 millions de francs CFA en 1990 Ă  700 millions en 2015 et 1,4 milliard de francs en 2021. ‘’Quelque 200 organes de presse sont inscrits dans ce programme de subvention (presse Ă©crite, radios, tĂ©lĂ©visions, sites d’information), ainsi que les Ă©coles de formation en journalisme’’, rappelle-t-il. Dans sa contribution, Mamadou KassĂ© s’est intĂ©ressĂ© aussi aux organes de rĂ©gulation et d’autorĂ©gulation des mĂ©dias au SĂ©nĂ©gal : le Conseil national de rĂ©gulation de l’audiovisuel et le Conseil pour l’observation des rĂšgles d’éthique et de dĂ©ontologie des mĂ©dias. Il a rappelĂ© les efforts visant Ă  professionnaliser davantage le secteur des mĂ©dias, avec l’établissement de la carte nationale de presse dĂ©livrĂ©e aux journalistes et aux techniciens.

‘’Des contenus et des orientations Ă©ditoriales parfois instables’’

Il convient de ‘’relativiser la viabilitĂ© des mĂ©dias, qui n’ont pas les mĂȘmes statuts, les mĂȘmes modes de financement et les mĂȘmes formes de gestion’’, note aussi KassĂ©, estimant que ‘’c’est la raison pour laquelle certaines [entreprises de presse] Ă  financement unipersonnel ne vivent pas longtemps, tandis que les groupes de presse disposant d’outils de gestion performants arrivent Ă  tenir’’. Pour la seconde catĂ©gorie, il cite Sud Communication, Wal Fadjri et le groupe Futurs MĂ©dias, ‘’qui rĂ©sistent Ă  la concurrence des organes financĂ©s entiĂšrement par l’Etat, Ă  savoir la RTS, l’APS et Le Soleil’’. ‘’Certains journaux et radios créés et financĂ©s par des hommes politiques ont disparu, avec la perte du pouvoir de ces hommes politiques’’, fait-il remarquer. A cette situation, note Mamadou KassĂ©, ‘’s’ajoute le prix du journal jugĂ© trĂšs faible par rapport au coĂ»t de rĂ©alisation (100 ou 200 francs CFA, pour les quotidiens)’’. ‘’La publicitĂ© aussi ne suit pas toujours. Sans grand tirage, avec des ventes insignifiantes et trĂšs peu de publicitĂ©, les mĂ©dias ne peuvent pas vivre trĂšs longtemps. C’est pourquoi certains d’entre eux migrent vers les mĂ©dias Ă©lectroniques’’, Ă©crit-il. ‘’Certains parmi les mĂ©dias, malgrĂ© leur pluralitĂ© et leur diversitĂ©, ne semblent pas capables de fonctionner indĂ©pendamment des politiques, du gouvernement, des entreprises et des (
) influences religieuses’’, a constatĂ© le journaliste. Il ajoute que ‘’les contenus et les orientations Ă©ditoriales parfois instables sont dĂ©terminĂ©s par ces hommes politiques, qui financent certaines publications’’. Mamadou KassĂ© signale que les journalistes rĂ©clament encore l’application intĂ©grale du Code de la presse, qui confĂšre aux groupes de presse ‘’les obligations d’une entreprise commerciale’’.

En attendant, constate-t-il, ‘’beaucoup de journalistes se rabattent sur l’Internet et les rĂ©seaux sociaux, ou adhĂšrent Ă  l’Association des professionnels de la presse en ligne’’, tandis que ‘’d’autres font des piges dans les tĂ©lĂ©visions ou profitent des plateformes YouTube, Facebook, etc.’’

‘’C’est dire que la presse sĂ©nĂ©galaise est une presse dynamique, critique, voire agressive, mais elle manque de moyens’’, poursuit KassĂ©, estimant que le secteur privĂ© ne juge pas la presse ‘’rentable’’. ‘’Les hommes d’affaires ne sont pas convaincus de la viabilitĂ© des mĂ©dias et ceux qui s’y aventurent disent le regretter du fait de la faiblesse de la publicité’’, Ă©crit-il. Toutefois, souligne le journaliste, ‘’des initiatives sont prises çà et lĂ  pour relancer le secteur et valoriser le travail des journalistes et des mĂ©dias, qui constituent une composante essentielle de la promotion de la dĂ©mocratie, de la bonne gouvernance et des droits de l’homme’’.OID/ESF

HONORABLES JOURNALISTES D’INVESTIGATION PAR MAKHTAR DIOUF

EXCLUSIF SENEPLUS – La justice ne peut pas ĂȘtre absente lorsqu’il s’agit de libertĂ© d’expression. Le lancement d’alerte existe partout, le SĂ©nĂ©gal ne peut pas s’en affranchir. Certains juges devraient se demander Ă  quoi servent ces incarcĂ©rations … Couvrez ce sein que je ne saurais voir Par de pareils objets les Ăąmes sont blessĂ©es Et cela fait venir de coupables pensĂ©es.

MoliÚre a mis ces propos dans la bouche de son faux dévot Tartuffe saay saay invétéré accro du voyeurisme sexuel.

Le voyeurisme existe aussi dans la vie politique et sociale, exercĂ© de façon noble par les journalistes d’investigation qui font des rĂ©vĂ©lations sur de « coupables pensĂ©es ». Ici, les Tartuffe sont des dirigeants politiques indignes, des crapules dĂ©tourneurs de deniers publics et celles de la finance internationale qui se parent du manteau de la respectabilitĂ© pour couvrir au public leurs « coupables pensĂ©es », c’est-Ă -dire leurs mĂ©faits. C’est au 19Ăšme siĂšcle aux États-Unis que l’on fait remonter l’origine du journalisme d’investigation (ou d’enquĂȘte), avec Josef Pulitzer citoyen amĂ©ricain d’origine hongroise. Il exhortait ses disciples Ă  exposer au grand jour auprĂšs de l’opinion tout ce qui est sale coup, escroquerie, dissimulĂ© sous le manteau du secret. Il crĂ©e en 1904 le Prix Pulitzer de rĂ©compense des citoyens amĂ©ricains qui s’illustrent dans cette voie. C’est ainsi que le journalisme d’investigation s’est mis Ă  traquer toutes les opĂ©rations de corruption politique et financiĂšre, de dissimulation, de mensonge et manipulation, etc. Bref, le journaliste d’investigation s’inscrit de plain-pied dans les valeurs Ă©thiques et intellectuelles de vĂ©ritĂ©, raison et justice. Ce qui implique un travail de longue haleine sur des semaines, des mois, pour la recherche et la consultation de documents estampillĂ©s « Secret » pour protĂ©ger des personnalitĂ©s d’influence, mais utiles pour le public qui doit savoir. Il n’est pas dĂ©shonorant d’accĂ©der Ă  ces documents en regardant par le trou de la serrure et par recours Ă  des informateurs. C’est une des facettes de toute dĂ©mocratie. La rĂšgle d’or du journaliste d’investigation est de ne jamais divulguer ses sources. Homme d’honneur, mais pas homme donneur. Le journaliste d’investigation n’est pas obligatoirement un journaliste professionnel sorti d’une Ă©cole de journalisme, travaillant avec des dĂ©pĂȘches d’agences. De grands journalistes n’ont jamais mis les pieds dans une Ă©cole de journalisme. Cela dit, on pourrait Ă©crire des livres sur les cas de scandales rĂ©vĂ©lĂ©s par des journalistes d’investigation dans le monde.

Aux Etats-Unis

Rien qu’aux Etats-Unis, citons ces deux exemples. En 1904, Ida Tardelle, ancienne enseignante passĂ©e au journalisme d’investigation Ă©crit un livre vĂ©ritable brulot Histoire de Standard Oil Company dans lequel elle a le cran de dĂ©noncer les pratiques de son propriĂ©taire, un des hommes les plus riches des Etats-Unis, John D. Rockefeller qui ne respecte pas la loi anti-trust. Ce qui lui vaut d’ĂȘtre sanctionnĂ©. Elle sera considĂ©rĂ©e comme une hĂ©roĂŻne. Le cas le plus connu parce que plus rĂ©cent et politique est le Watergate. En 1972, deux journalistes du Washington Post Bob Woodward and Carl Bernstein rĂ©vĂšlent que dans la nuit du 17 juin, des membres du Parti RĂ©publicain du prĂ©sident Richard Nixon sont entrĂ©s dans le local du Parti DĂ©mocrate dans l’immeuble Watergate Ă  Washington pour y installer des Ă©coutes tĂ©lĂ©phoniques. AccusĂ© d’avoir entravĂ© l’action de la Commission d’enquĂȘte du SĂ©nat sur l’affaire, Nixon a Ă©tĂ© obligĂ© de dĂ©missionner le 8 aoĂ»t 1974. Dans ce pays, le journalisme d’investigation est bien vu tant qu’il s’agit d’affaires domestiques. Mais lorsque des scandales sont rĂ©vĂ©lĂ©s au niveau de la politique Ă©trangĂšre du gouvernement, le journaliste d’investigation est vite accusĂ© d’espionnage, ce qui le situe sur un registre autre que celui de la libertĂ© d’expression garantie par la Constitution. Des citoyens amĂ©ricains comme Edward Snowden en ont Ă©tĂ© victimes. Le cas le plus connu est celui de l’Australien Julian Assange fondateur du site Wikileaks (leaks signifiant fuites) rĂ©vĂ©lant, entre autres, les tueries de civils perpĂ©trĂ©es par l’armĂ©e amĂ©ricaine en Irak dans les annĂ©es 1990, les tortures sur les prisonniers irakiens Ă  la prison d’Abu Ghraib


En Europe

On peut s’en tenir ici Ă  deux pays  : France et Belgique. En France aussi le journalisme d’investigation a contribuĂ© Ă  la chute de chefs d’État. Giscard d’Estaing a perdu sa réélection en 1981 Ă  la suite de la rĂ©vĂ©lation de ‘’L’Affaire des diamants’’ (diamants qui lui ont Ă©tĂ© remis par Bokassa). Le scandale a Ă©tĂ© divulguĂ© par le journaliste d’enquĂȘte le plus connu du pays, Pierre PĂ©an, en collaboration avec l’hebdomadaire satirique Le Canard EnchaĂźnĂ©. Pierre PĂ©an s’est illustrĂ© aussi dans la dĂ©nonciation de la Françafrique avec les pratiques tĂ©nĂ©breuses de Jacques Foccart. Le site Mediapart est créé en 2008 par un groupe de journalistes français pour faire du journalisme d’enquĂȘte. Ses articles sont lus sur abonnement en ligne. Leurs rĂ©vĂ©lations ont Ă©tĂ© Ă  l’origine de dĂ©missions de ministres et ont contribuĂ© Ă  la non réélection de Sarkozy en 2012 pour avoir reçu des fonds de Khadafi en financement de sa campagne Ă©lectorale, et d’avoir dĂ©passĂ© les montants autorisĂ©s. Du fait de ces rĂ©vĂ©lations, Sarkozy n’en a pas encore fini avec la justice française. En 2019, Mediapart divulgue la vente d’armes par la France Ă  l’Arabie Saoudite et aux Émirats Arabes-Unis au moment oĂč leurs armĂ©es bombardent le YĂ©men, tuant des civils. Le ministĂšre des ArmĂ©es dĂ©pose une plainte en invoquant une « compromission du secret de la dĂ©fense nationale ». Le groupe a souvent Ă©tĂ© traduit en justice par des mis en cause, avec ces accusations  : « dĂ©rapages trĂšs graves », « mĂ©thodes totalement anti-dĂ©mocratiques », « mĂ©thodes fascistes », « faux et usages de faux », « recel de faux », « publication de fausses nouvelles », « diffamation ». Cette panoplie constitue le leitmotiv sempiternellement brandi dans tous les pays oĂč l’on cherche Ă  rĂ©futer et Ă  rĂ©primer des journalistes d’investigation. Mais dans le cas de Mediapart, le Parquet de Paris n’engage aucune poursuite contre le mĂ©dia qui en 2021 dĂ©clare n’avoir perdu que cinq procĂšs sur 200 contre des particuliers. Le journalisme d’investigation se poursuit dans le pays avec des journaux comme Le Canard EnchaĂźné et Le Monde, l’émission TV Cash Investigation de France 2. En Belgique, Michel Collon se prĂ©sente comme le journaliste de la dĂ©sinformation, de la rĂ©information, pourfendeur du mĂ©diamensonge. Il a créé le collectif indĂ©pendant Investig’Action. Il s’est beaucoup investi dans la lutte contre la diabolisation de Khadafi, rĂ©vĂ©lant toutes les preuves de son innocence dans les attentats dont il Ă©tait accusĂ©.

Internationalisation du journalisme d’investigation

Le journalisme d’investigation s’est internationalisĂ© avec la crĂ©ation de structures mettant en rapport des acteurs de diffĂ©rents pays, financĂ©es par des fondations philanthropiques. En 1997 est créé le Consortium international des journalistes d’investigation employant 280 journalistes collaborant sur une centaine de pays. Le siĂšge est Ă  Washington avec des bureaux dans des pays europĂ©ens. La structure d’origine est le Centre d’intĂ©gritĂ© publique (‘’Center for Public Integrity’’) engagĂ© dans le crime international et la corruption. Le Consortium collabore avec des organes de presse nationaux comme Washington Post, New York Times aux Etats-Unis, The Guardian au Royaume Uni, SĂŒddeutsche Zeitung en Allemagne, Le Monde en France. Des rĂ©vĂ©lations sont faites sur le phĂ©nomĂšne d’évasion fiscale des multinationales dans les paradis fiscaux dont les victimes sont des pays occidentaux mais aussi des pays du tiers monde. Des publications comme Panama Papers, Pandora Papers, Paradise Papers
 sont maintenant dans le domaine public. En Afrique, l’enrichissement de la fille de l’ancien prĂ©sident d’Angola est une de leurs rĂ©vĂ©lations. Le journalisme d’investigation intervient aussi beaucoup sur le terrain social et humain en dĂ©nonçant des pratiques alimentaires prĂ©judiciables Ă  la santĂ© des populations, les dĂ©gĂąts causĂ©s par les prothĂšses et implants mĂ©dicaux, les conditions de travail inhumaines dans certains pays d’Asie, le travail d’enfants en Afrique 
etc. Les organisations internationales (Commission des droits humains et ComitĂ© des droits humains de l’Onu, Unesco) et rĂ©gionales (Conseil de l’Europe, Commission africaine des droits humains) s’activent dans la dĂ©fense de la libertĂ© d’expression. Unesco a publiĂ© un Manuel du journalisme d’investigation dans lequel il est dit que la mission est d’exposer des sujets qui sont cachĂ©s dĂ©libĂ©rĂ©ment par quelqu’un en position de pouvoir ou accidentellement.

Journaliste d’investigation et lanceur d’alerte

Le terme whistleblower vient des Etats-Unis, rendu en français par lanceur d’alerte. Le lanceur d’alerte est un individu homme ou femme, qui dans son lieu de travail (public ou privĂ©), constate des irrĂ©gularitĂ©s, des injustices, des actes rĂ©prĂ©hensibles qui le choquent. N’y pouvant rien, animĂ© par ses valeurs Ă©thiques et son patriotisme, il entre en dissidence, met la main sur des documents compromettants qu’il transmet Ă  l’extĂ©rieur Ă  des mĂ©diats influents ou Ă  des journalistes d’investigation de renom, pour en informer le public. Le journaliste d’investigation collabore Ă©troitement avec le lanceur d’alerte qui est souvent son fournisseur. Les deux fonctions peuvent aussi ĂȘtre rĂ©unies dans la mĂȘme personne. Avec ces rĂ©vĂ©lations qui s’attaquent Ă  de gros intĂ©rĂȘts, ils sont tous deux exposĂ©s aux foudres des États et Ă  des agressions physiques. A la suite de l’assassinat d’une lanceuse d’alerte indienne rĂ©vĂ©lant des scandales financiers de grosses huiles de son pays, des organisations spĂ©cifiques ont vu le jour en 2018  :  Whistleblower International Network en Ecosse, Maison des lanceurs d’alerte en France oĂč prennent part des groupes comme Attac, Greenpeace, Mediapart, Transparency International, des syndicats. Il s’agit d’accompagner les lanceurs d’alerte et d’amĂ©liorer leur protection, de leur proposer des conseils juridiques pour faire valoir leurs droits, de leur donner un accompagnement psychologique. L’accent est mis sur le principe sacro-saint de non divulgation des sources des journalistes, caractĂ©ristique essentielle du droit Ă  l’information. Demander Ă  un journaliste l’identitĂ© de son informateur est une violation de la libertĂ© d’expression. Cela est mentionnĂ© expressĂ©ment   dans la RĂ©solution 33/2 du Conseil des Droits Humains de l’Onu adoptĂ©e le 29/09/2016 par des pays comme le SĂ©nĂ©gal.

 LibertĂ© d’expression et rĂ©pression

Une brĂšve revisite de l’histoire intellectuelle s’impose ici. En 1926 le premier thĂ©oricien de l’Intellectuel, l’Italien Antonio Gramsci est condamnĂ© dans son pays Ă  une peine de prison de 20 ans, 4 mois et 5 jours, avec ce mot du procureur  :  Pour vingt ans nous devons empĂȘcher le fonctionnement de ce cerveau. C’est en prison que Gramsci a rĂ©digĂ© l’essentiel de son Ɠuvre  : 2248 pages de rĂ©flexions sur la sociĂ©tĂ©, consignĂ©es   dans Cahiers de prison. Le gĂ©nĂ©ral de Gaulle, prĂ©sident de la RĂ©publique française, avait retenu la leçon. Dans un entretien avec Charles Desjardins, il reconnaĂźt que lors des troubles occasionnĂ©s par la guerre d’AlgĂ©rie, pressĂ© par son entourage pour faire arrĂȘter Jean Paul Sartre, il a rĂ©pondu  :  On n’emprisonne pas Voltaire. Et d’ajouter  : Sartre, Ă  l’image de Villon, Voltaire et Romain Rolland en leurs temps, causa bien des tracas aux pouvoirs publics, mais il n’en est pas moins indispensable que la libertĂ© de pensĂ©e et d’expression des intellectuels demeure respectĂ©e dans toute la mesure compatible avec l’obĂ©issance aux lois de l’État et avec le souci de l’unitĂ© de la nation. De Gaulle raconte aussi que lorsqu’il reçoit de Sartre une lettre Ă  propos du Tribunal de Stockholm contre les crimes de guerre, il commence sa rĂ©ponse par « Mon cher maĂźtre ».

Le cas Sénégal

Le journalisme d’investigation se veut l’Ɠil public, le chien de garde, le dĂ©fenseur de la libertĂ© d’expression, le rĂ©vĂ©lateur de ce qu’on cache et que le public veut et doit savoir. Ce que les autoritĂ©s sĂ©nĂ©galaises tardent Ă  comprendre aprĂšs avoir signĂ© les conventions internationales qui en assurent la garantie. Certains juges qui ont une propension frĂ©nĂ©tique, mais sĂ©lective, Ă  emprisonner devraient se ressaisir et se demander Ă  quoi servent ces incarcĂ©rations intempestives. Les deux SĂ©nĂ©galais les plus incarcĂ©rĂ©s sous ce rĂ©gime, sont de par la volontĂ© des populations, devenus depuis quelques mois dĂ©putĂ©s, en plus l’un maire de la capitale. N’est-il pas arrivĂ© ici et ailleurs que quelqu’un passe de la prison au palais prĂ©sidentiel ? Le sens inverse aussi. Il est des emprisonnements dont on sort et parle la tĂȘte haute, parce que ne relevant pas de l’infamie. Le journaliste Mamadou Oumar Ndiaye dans une intervention rĂ©cente (Le TĂ©moin, 8/11/2022) nous rafraĂźchit la mĂ©moire sur son arrestation en 1989 Ă  la suite d’un article Ă©crit lors du conflit SĂ©nĂ©gal – Mauritanie. ArrĂȘtĂ© sur ordre du procureur, il dut sa libĂ©ration Ă  deux magistrats d’honneur Laity Kama et Maguette Diop. Des magistrats de cette trempe, insoumis, respectueux de leur serment sont lĂ©gion dans l’appareil judiciaire sĂ©nĂ©galais, faisant figure de majoritĂ© silencieuse, non nommĂ©s Ă  des postes ‘’stratĂ©giques’’. La justice ne peut pas ĂȘtre absente lorsqu’il s’agit de libertĂ© d’expression. Aucun rĂ©gime ne peut museler les SĂ©nĂ©galais. Senghor, avec son rĂ©gime de parti unique et d’Info unique (Dakar-Matin puis Le Soleil) pensait avoir tout verrouillĂ©. Mais Ă  son grand dam, des tracts circulaient rĂ©guliĂšrement de mains en mains, rĂ©vĂ©lant tout ce que faisait et cachait son gouvernement. DĂ©sabusĂ©, il se rĂ©solut Ă  ironiser sur ce qu’il appelait Radio Cancan, pour tenter de faire croire, mais en vain, que ce mĂ©diat de fortune ne dĂ©bitait que des sornettes. Des lanceurs d’alerte proches de lui Ă©taient passĂ©s par lĂ , Ă  son insu.

Le lancement d’alerte, qui va de pair avec la libertĂ© d’expression, existe partout dans le monde, tapi dans toutes les structures des États. Un microcosme comme le SĂ©nĂ©gal ne peut pas s’en affranchir.

Pape AlĂ© Niang est de la race des grands journalistes d’investigation. Ce que le rĂ©gime actuel ne lui pardonne pas, c’est d’avoir durant des annĂ©es, rĂ©vĂ©lĂ© des crimes Ă©conomiques impunis de membres du pouvoir, des directeurs bien-pensants ayant dĂ©passĂ© l’ñge de la retraie maintenus Ă  leurs postes, des vidĂ©os de réécoute de propos de Macky Sall montrant qu’il a de terribles problĂšmes avec la parole donnĂ©e et ses accointances avec certains magistrats soumis, etc. Il est arrĂȘtĂ© (kidnappĂ©, ce qui est un crime), pour avoir diffusĂ© un document dont on a du mal Ă  trouver quelque rapport avec les accusations portĂ©es par le procureur. Le document en question a l’allure d’un feuilleton dans lequel dĂ©filent diffĂ©rentes personnes (des officiers gendarmes). Mais tout ce remue-mĂ©nage tourne autour d’une toile de fond  :  L’affaire de la « violĂ©e » du salon de massage. Le document dont l’authenticitĂ© n’est pas contestĂ©e, montre l’implication de hautes personnalitĂ©s de l’État dans ce qui ne peut pas ĂȘtre une affaire privĂ©e entre un citoyen et une citoyenne. Jusque-lĂ  le public ne disposait que d’indices du complot d’État pour Ă©liminer un opposant politique, compte tenu des agissements maladroits et visibles de petits politiciens du pouvoir envoyĂ©s au charbon. Il n’est plus besoin d’ĂȘtre grand clerc pour constater la preuve du complot d’État, aussi visible que le nez au milieu du visage. Ce que le document met Ă  nu c’est la substantifique moelle, terme que nous devons Ă  l’écrivain du 16Ăšme siĂšcle François Rabelais. L’auteur du roman Gargantua donnait au lecteur une leçon de lecture d’un texte  :  par une lecture attentive et une mĂ©ditation assidue, rompre l’os pour sucer la substantifique moelle. Ce qu’il appelle ‘’substantifique moelle’’, c’est la quintessence du texte, le noyau dur. Les anglophones l’appellent nitty gritty . Pape AlĂ© Niang une fois sorti de prison, devra tout de mĂȘme faire preuve de reconnaissance en remerciant ce rĂ©gime gaffeur et maladroit pour lui avoir rendu un hommage incommensurable  : l’aurĂ©ole du martyr. Avec une audience nationale et internationale assortie d’une dĂ©sormais peu honorable rĂ©putation pour ses persĂ©cuteurs.

Disparition de sous-officiers au Sénégal : un avocat des familles brise le silence

https://www.pressafrik.com Depuis le samedi 19 novembre 2022, deux sous-officiers de l’ArmĂ©e et de la Gendarmerie ont disparu. À part un communiquĂ© du procureur de la RĂ©publique, publiĂ© le mardi 22 novembre, aucune information n’a Ă©tĂ© fournie par leurs corps respectifs. Un fait que dĂ©nonce l’un des avocats des familles des deux victimes, Me Patrick Kabou, qui a brisĂ© le silence, via son compte Twitter. « Dans l’affaire concernant les deux sous officiers, notre silence Ă©tait de rigueur. Un silence face au choc de la nouvelle, un silence expectatif car, attendant impatiemment que les structures dans lesquelles messieurs Sambou et Badgi travaillent, nous parlent », Ă©crit-il. Avant d’ajouter : « Rappeler qu’ils sont des agents de l’Etat faisant un travail stratĂ©gique pour la RĂ©publique. Ces structures doivent impĂ©rativement nous parler et cela en dehors des mĂ©dias comme le veut la procĂ©dure. Ce silence ne peut ĂȘtre perturbĂ© par un communiquĂ© du parquet. Monsieur le Procureur de la RĂ©publique, s’il vous plaĂźt, Ă  ce stade de la procĂ©dure, laissez-nous parler aux nĂŽtres (gendarmerie, armĂ©e). Vous aurez le temps de parler Ă  l’opinion nationale et internationale » Me Patrick Kabou ne manque pas d’égratigner Madiambal Diagne, patron du journal Le Quotidien qui a fait le lien entre la disparition des deux militaires et l’affaire Pape AlĂ© Niang. « Surtout qu’un quotidien, des personnes (tĂ©lĂ© et RS) paraissent dĂ©tenir des informations qui peuvent permettre d’avancer dans ce dossier, avancent des thĂšses fausses, diffament, blessent, atteignent l’image, la respectabilitĂ© et l’honorabilitĂ© de ces deux agents de l’Etat », dĂ©plore-t-il. L’avocat de conclure : « Revenant Ă  notre posture d’avocats de la famille, notre silence est humain et compatissant. Il rejoint Monsieur Sambou et Monsieur Badgi. Notre silence est un respect Ă  la famille et aux proches de ces deux agents de l’Etat ».

RĂ©vĂ©lation Pape SanĂ© : «l’adjudant-chef Didier Badji,l’un des plus proches confidents du GĂ©nĂ©ral Jean B. Tine»

https://senego.com Revenant sur les dires du journal le Quotidien soutenant que « les deux agents seraient impliquĂ©s dans l’affaire Pape AlĂ© Niang. » Le chroniqueur de Walf de rĂ©pondre que c’est facile pour un journal de crĂ©er des liens comme ça dans la mesure oĂč des hautes personnalitĂ©s et des journalistes se rencontrent parfois, dans un endroit de Dakar pour manger oĂč prendre du plaisir. De la mĂȘme occasion, il a donnĂ© une information de taille en soutenant que « l’adjudant-chef Didier Badji est l’un des plus proches confident du GĂ©nĂ©ral de l’armĂ©e Jean Baptiste Tine. » « Il y a un restaurant qui se trouve Ă  SacrĂ©-CƓur. Toutes les personnalitĂ©s, journalistes y compris se retrouvent lĂ -bas. C’est le coin favoris des magistrats, des gradĂ©s, de tous ce que Dakar compte comme personnalitĂ©s. » « Effectivement, avance-t-il, Pape AlĂ© Niang et autres partaient dans ce restaurant. Le gĂ©nĂ©ral de l’armĂ©e Jean Baptiste Tine, rĂ©cemment nommĂ© ambassadeur de Russie, le Colonel Abdou Aziz Ndao et tant d’autres autoritĂ©s du pays y allaient. Des endroits prisĂ©s pour les journalistes d’investigateurs. Du coup, C’est facile pour un journal de crĂ©er des liens Ă  partir de-lĂ , pour dire que c’est liĂ© Ă  l’affaire Pape Alé », rĂ©pond Pape SanĂ©. C’est d’ailleurs dans cette prĂ©cision, que le chroniqueur de Walf a soutenu que « l’adjudant-chef Didier Badji est l’un des plus proches confidents du GĂ©nĂ©ral de l’armĂ©e Jean Baptiste Tine. » D’aprĂšs lui, le maĂźtre des poursuites a une raison de s’autosaisir, et que le journal Le Quotidien est une piste qui va l’aider et Ă©claircir et a surement une information que le parquet comme la gendarmerie et les renseignement n’ont certainement pas.

Bignona : Un homme s’est tirĂ© une balle;il serait un ami du dĂ©funt sergent Fulbert Sambou

https://senego.com RĂ©mond Saaba, un homme dont on ignore l’ñge se serait tirĂ© une balle au niveau de la gorge. Le dĂ©funt serait proche du dĂ©funt sergent Fulbert Sambou, selon Seneweb. C’est aux environs de 13 heures que cet homme s’est suicidĂ© par arme Ă  feu Ă  l’üle de Niomoune dans la commune de Kafountine, dĂ©partement de Bignona. Raymond Diedhiou, pĂȘcheur, aurait utilisĂ© un fusil de chasse pour se donner la mort. L’homme selon certains informateurs serait un ami du dĂ©funt sergent Fulbert Sambou. Les motifs de ce suicide restent inconnus et une enquĂȘte est ouverte par la Gendarmerie.

DISPARITION DE DIDIER BADJI ET DU SERGENT FULBERT SAMBOU : Leurs proches ne veulent pas qu’ils soient les agneaux du sacrifice

https://www.enqueteplus.com Debout comme un seul homme pour le retour de l’adjudant-chef de la gendarmerie Didier Badji et du sergent Fulbert Sambou de l’armĂ©e nationale, disparus depuis une semaine, le Collectif des ressortissants des iles Ibliss Kassa dĂ©clare qu’il est hors de question que leurs parents soient des agneaux du sacrifice. Une semaine aprĂšs la disparition, dans des conditions mystĂ©rieuses, de leurs parents l’adjudant-chef de la gendarmerie Didier Badji et du sergent Fulbert Sambou de l’armĂ©e nationale, le Collectif des ressortissants des iles Ibliss Kassa (HaĂšre, Hitou, DioguĂ©, Niomoune, Bakassouk) Ă  Dakar a tenu une confĂ©rence de presse, hier, pour se faire entendre.

Selon leur porte-parole, ils saluent la dĂ©marche du procureur de la RĂ©publique qui a ouvert une enquĂȘte pour Ă©lucider cette affaire et le fait que tous les services compĂ©tents aient Ă©tĂ© mis en branle.

Toutefois, prĂ©vient Edmond DiĂ©mĂ©, ils ne vont pas se limiter Ă  ça. Ils demandent Ă  l’État du SĂ©nĂ©gal de tout faire pour retrouver leurs deux enfants et qu’ils reviennent sains et saufs. ‘’Nous ne savons pas oĂč ils sont, mais l’État dit qu’ils sont disparus. Chez nous, quand une personne se perd, nous prions pour qu’on la retrouve. Entre nous, on sait que ce ne sera pas une mer Ă  boire pour les retrouver, c’est la raison pour laquelle nous comptons sur l’État qui a le devoir rĂ©galien de les retrouver, afin qu’ils puissent retourner dans leur lieu de travail, mais aussi dans leurs familles. Depuis que cette affaire a Ă©clatĂ©, beaucoup de SĂ©nĂ©galais se posent des questions. Ils s’interrogent sur comment des soldats peuvent-ils se perdre dans cette zone de Dakar que beaucoup pensent que c’est l’endroit le plus sĂ©curisĂ© du pays. Nous voulons dire par lĂ  la zone du Cap Manuel’’. Il poursuit  : ‘’D’autres veulent savoir comment une houle peut emporter deux insulaires, deux adultes, des soldats de surcroit, en y laissant leurs chaussures et tĂ©lĂ©phones portables ? Des questions lĂ©gitimes qui turlupinent beaucoup de compatriotes. À cela s’ajoute la question Ă  savoir pourquoi des soldats, qui sont dans le rĂ©putĂ© corps stratĂ©gique des renseignements gĂ©nĂ©raux, peuvent disparaĂźtre volontairement ? Autrement dit, organiser leur disparition. Je pense que cela est insensĂ©. On ne va pas le gober. Comment peuvent-ils organiser leur propre disparition depuis six jours et jusqu’à prĂ©sent, personne ne peut dire une chose qui peut faire disparaĂźtre notre inquiĂ©tude ?’’ ‘’La derniĂšre question, dit-il, est de savoir qui a intĂ©rĂȘt, au SĂ©nĂ©gal, Ă  donner des informations fausses, qui ne sont pas fiables à longueur de journĂ©e ? Et c’est quoi le motif recherchĂ© par cette personne qui donne ces mauvaises informations ? Elle cherche quoi ?  VoilĂ , entre autres, les questions que beaucoup de SĂ©nĂ©galais se posent, depuis le dĂ©but de cette affaire.’’ A ce stade de l’affaire, le Collectif des ressortissants des iles Ibliss Kassa demande Ă  ses membres, Ă  tous les SĂ©nĂ©galais de redoubler de vigilance. ‘’Que chacun ouvre ses yeux et sache oĂč il va mettre les pieds. Que personne ne nous dĂ©vie de ce chemin que nous nous sommes tracĂ©. Que personne ne nous distraits. Soyons debout comme un seul homme jusqu’à ce qu’on retrouve nos parents. Je voudrais ajouter que nos deux parents sont des SĂ©nĂ©galais Ă  part entiĂšre et qui appartiennent certes Ă  une communautĂ©. Nous n’allons pas accepter qu’ils soient les agneaux du sacrifice’’, prĂ©vient-il.

‘’Des hommes de valeur qui ne sauraient poser des actes indignes’’

Également, au nom du rassemblement, le collectif a lancĂ© un appel Ă  l’endroit des familles religieuses musulmanes comme chrĂ©tiennes, des autoritĂ©s coutumiĂšres, bref, de toutes les personnes Ă©prises de paix, de se lever pour que leurs parents perdus soient retrouvĂ©s sains et saufs. ‘’Nous sommes trĂšs inquiets. On a dĂ©cidĂ© de faire une sortie pour que toute personne qui peut faire quelque chose puisse le faire. On a retardĂ© notre face-Ă -face avec la presse, car nous sommes des personnes de valeur. Nous voulions avoir le maximum d’informations avant de nous faire entendre. Tous les recoupements nĂ©cessaires ont Ă©tĂ© faits. Nos parents disparus sont nĂ©s dans une zone insulaire. Ils ont Ă©tĂ© initiĂ©s aux valeurs des Diolas. Ils ont reçu une bonne Ă©ducation. Ils ont servi le SĂ©nĂ©gal et dans toutes ses entitĂ©s, Ă  l’international, avant d’intĂ©grer le renseignement gĂ©nĂ©ral. Donc, c’est des hommes de valeur qui ne sauraient agir ou poser des actes indignes’’, dĂ©clare Edmond DiĂ©mĂ©.CHEIKH THIAM

Sonko brise la défense de Macky qui résiste
Des dégùts et des morts

https://www.xibaaru.sn S’il y a deux adversaires qui ne feront jamais la paix, c’est bien le PrĂ©sident Macky Sall et Ousmane Sonko. Le leader du parti des Patriotes Africains du SĂ©nĂ©gal pour le Travail, l’Ethique et la FraternitĂ© (PASTEF) est loin de faire une trĂȘve avec le camp du chef de l’Etat. Et le locataire du Palais voit en Sonko son pire adversaire. Leur adversitĂ© n’est pas sans consĂ©quence. La bataille entre ces deux frĂšres ennemis vire au drame au SĂ©nĂ©gal. Elle a dĂ©jĂ  fait trop de morts
 La vie humaine a perdu toute sa sacralitĂ© au SĂ©nĂ©gal. On tue impunĂ©ment en silence. Depuis 2021 Ă  nos jours, une vingtaine de personnes ont perdu la vie dans le combat qui oppose Ousmane Sonko et Macky Sall. En mars 2021, ce sont quatorze personnes qui sont tombĂ©es lors des violentes manifestations nĂ©es de l’appel Ă  l’insurrection du leader de Pastef. AccusĂ© de viol, il avait poussĂ© ses inconditionnels Ă  dĂ©fier les forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© Ă  travers tout le territoire national Il a fallu l’intervention des khalifes gĂ©nĂ©raux pour dĂ©canter la situation. Plus d’un an aprĂšs, ces quatorze jeunes sont morts en toute indiffĂ©rence. Le gouvernement, Ă  travers son ministre de la justice de l’époque, Sidiki Kaba, avait promis qu’une enquĂȘte allait ĂȘtre ouverte pour dĂ©terminer les responsabilitĂ©s. De quoi permettre aux familles de faire leur deuil. Malheureusement ce ne sont que des paroles en l’air. Cette affaire est toujours au point mort. D’ailleurs, les organisations des droits de l’homme demandent toujours des comptes. Comme si ces morts ne suffisaient pas, de nouvelles manifestations Ă  l’appel de l’opposition ont coĂ»tĂ© la vie Ă  trois personnes. Albert Diatta, Idrissa Goudiaby et une autre personne carbonisĂ©e le 17 juin 2022 sont venus Ă©toffer cette liste macabre qui ne cesse de s’accroĂźtre Ă  treize mois de la prĂ©sidentielle de 2024. ArrĂȘtĂ© Ă  l’issue de cette manifestation, François Mancabou perdra la vie quelques jours aprĂšs son arrestation. Sa famille accuse les forces de sĂ©curitĂ© de l’avoir torturĂ© Ă  mort. Et aujourd’hui c’est un adjudant-chef de la gendarmerie qui s’ajoute Ă  cette liste. Le point commun de toutes ces personnes dĂ©cĂ©dĂ©es, c’est qu’elles sont liĂ©es directement ou indirectement à
Ousmane sonko. Le maire de Ziguinchor est prĂȘt Ă  marcher sur des cadavres pour arriver Ă  dĂ©boulonner le chef de l’Etat. Et malgrĂ© les morts qui jonchent les rues, le maire de Ziguinchor qui s’est fait prĂ©sident avant la prĂ©sidentielle, ne veut pas rater cette occasion qui a Ă©chappĂ© Ă  Idrissa Seck, Khalifa Sall et Karim Wade
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Ousmane Sonko reçu par le Khalife Général des Mourides

Lors de la visite de Sonko Ă  Touba aprĂšs les Ă©vĂ©nements de mars 2021, Serigne Mountakha MbackĂ© avait rappelĂ© au patriote en chef la sacralitĂ© de la vie. Mais il n’a pas retenu la leçon. Alors il devrait se rappeler les paroles du Saint homme. Mais le locataire du Palais doit se mettre en tĂȘte que les forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© ne sont pas une petite armĂ©e qu’il peut utiliser pour mater les sĂ©nĂ©galais. La seule maniĂšre d’éviter au SĂ©nĂ©gal de sombrer dans la violence serait de faire renoncer Ă  Macky Sall son troisiĂšme mandat. Mais aussi dire Ă  Ousmane Sonko de cesser d’ĂȘtre celui qui met le feu aux poudres. L’extrĂ©misme de Pastef est un vĂ©ritable danger pour la stabilitĂ© du pays. Il urge de situer les responsabilitĂ©s et de traquer ces tueurs silencieux. Les petits plaisirs de deux leaders, Macky et Sonko, ne doivent plus coĂ»ter la vie Ă  des innocents. Tous ces politiciens qui s’agitent, doivent se mettre en tĂȘte qu’aucun d’entre eux n’accĂ©dera au pouvoir par la force de la rue. Le SĂ©nĂ©gal n’est pas un Etat policier dans lequel une tierce personne peut tuer impunĂ©ment. Toutes les personnes derriĂšre ces tueries doivent ĂȘtre identifiĂ©es car il y’a eu trop de morts suspectes non rĂ©solues au SĂ©nĂ©gal.Aliou Niakaar Ngom pour Xibaaru

Guy accuse Mansour Faye d’avoir dĂ©tournĂ© 85 milliards

Le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du DĂ©veloppement, Mansour Faye en a eu pour son grade ce samedi, lors de l’examen du budget de son dĂ©partement. En effet, le dĂ©putĂ© Guy Marius Sagna ne l’a pas ratĂ© lors de sa prise de parole. Le parlementaire,  selon Pressafrik, l’a vertement accusĂ© d’avoir dĂ©tournĂ© 85 milliards FCfA. Une somme qui serait tirĂ©e de la construction de 18 autoponts. « Vous leur avez facturĂ© 137,5 milliards FCFA au lieu de 52 milliards qui est l’offre facturĂ©e. On note une diffĂ©rence de 85 milliards », a t-il relevĂ©. L’activiste d’en dĂ©duire que c’est ainsi que l’on « dĂ©tourne l’argent des SĂ©nĂ©galais. » De l’avis de Guy Marius Sagna ceci n’est autre que de la « haute trahison Ă  l’endroit de la population sĂ©nĂ©galaise ». Et d’indiquer que « le gouvernement doit savoir que c’est inacceptable ».

LA RÉPONSE DE MAMOUDOU IBRA KANE

https://emedia.sn InvitĂ© de l’émission ‘’Grand oral’’ de Rewmi, ce samedi, le journaliste et non moins Dg de Emedia Invest a Ă©tĂ© interpellĂ© sur la question du 3e mandat. Au-delĂ  de la question juridique, Mamoudou Ibra Kane a renvoyĂ© le PrĂ©sident Macky Sall Ă  ses dĂ©clarations. « Le PrĂ©sident Macky Sall avait dit Ă  plusieurs reprises que s’il est réélu (en 2019) ça allait ĂȘtre son second et dernier mandat, a-t-il rappelĂ©. Il l’a mĂȘme Ă©crit dans son livre (Le SĂ©nĂ©gal au cƓur). On a mĂȘme pensĂ© qu’il y avait un plĂ©onasme. Quand on dit second, c’est le dernier. C’était peut-ĂȘtre une façon pour lui de verrouiller davantage. Cette dimension on ne peut pas l’occulter. Dimension politique parce qu’aussi il fait partie de ceux qui ont combattu la 3e candidature du PrĂ©sident Abdoulaye Wade en 2012. Tout cela peut-ĂȘtre qu’il le mettra sur la table, qu’il va peser et sous-peser, et dire aux SĂ©nĂ©galais son intention vĂ©ritable. Mais, il ne faut pas nĂ©gliger cette dimension morale parce que la parole donnĂ©e, elle est quand mĂȘme importante dans notre sociĂ©té».DiĂ© BA

MIMI TOURÉ INTERPELLE LE SG DE L’ONU

https://emedia.sn InvitĂ©e du 9e Forum mondial de l’Alliance des civilisations des Nations Unies de Fez (Maroc), l’ancienne PremiĂšre ministre, Mimi TourĂ©, a profitĂ© de l’occasion pour manifester son combat politique contre le tripatouillage des constitutions. Hier, c’est au cours d’un diner informel avec Antonio Guterres, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’Onu, qu’elle a posĂ© la question sur la table des convives. « J’ai abordĂ© la question impĂ©rieuse du strict respect des dispositions constitutionnelles de nos pays afin de prĂ©server la paix et la stabilitĂ©, mission cardinale de l’Onu », a-t-elle Ă©crit sur sa page Facebook, illustration Ă  l’appui. La dĂ©putĂ©e, qui s’est Ă©loignĂ©e du PrĂ©sident Macky Sall, semble ainsi se tourner Ă  l’international dans sa lutte contre le 3e mandat


L’APPEL DE DOUDOU WADE AU PRÉSIDENT MACKY SALL

https://emedia.sn  « Je ne peux pas voter le budget de l’AssemblĂ©e Nationale. Je ne voterai pas ce budget parce que le rĂšglement intĂ©rieur de l’AssemblĂ©e nationale est du faux », avait assĂ©nĂ© le leader de Tekki (opposition), s’exprimant jeudi dernier devant le ministre des Finances et du Budget, Mouhamadou Moustapha BA. Ancien prĂ©sident de groupe parlementaire et responsable Pds, Doudou Wade approuve. ContactĂ© par iRadio, il a indexĂ© « les dĂ©putĂ©s de la 13e lĂ©gislature, en complicitĂ© avec des membres de l’administration de l’AssemblĂ©e nationale », soutenant qu’ils « ont effectivement falsifiĂ© le rĂšglement intĂ©rieur pour remettre en selle tous les attributs dĂ©volus au Premier ministre. » Allant plus loin, il a expliquĂ© que « la derniĂšre modification intervenue (sur le rĂšglement intĂ©rieur) supprimait un certain nombre d’articles et avait des articles nouveaux » et « d’autres ont Ă©tĂ© remplacĂ©s. » Il ajoute  : « je prends le seul cas de la DĂ©claration de politique gĂ©nĂ©rale (Dpg). L’article 87 a Ă©tĂ© supprimĂ© par la loi organique portant rĂ©vision pour mettre Ă  la place une nouvelle institution, suite Ă  l’organisation du ministĂšre de l’Économie et des Finances de cette commission et ensuite pour l’évaluation des politiques publiques. Donc, il y avait un article nouveau 97 qui Ă©tait lĂ  mais aujourd’hui nous avons un article 97 qui a Ă©tĂ© remplacĂ© et un autre article 97 bis qui a Ă©tĂ© insĂ©rĂ©. » Il en veut pour preuve  : « vous verrez que mĂȘme les polices d’impression ne sont pas les mĂȘmes. Personne n’a contestĂ©. Les membres de la commission des lois, le rapporteur sauf celui de la commission des Finances Monsieur ThĂ©odore Monteil, qui a fait le rapport de la derniĂšre modification de 2019, se sont tus. » « Aujourd’hui, nous sommes devant cette situation, une AssemblĂ©e nationale faussaire », a-t-il martelĂ©. Avant d’interpeller le prĂ©sident de la RĂ©publique, Macky Sall. Qui, dit-il, doit « porter plainte » parce qu’il est « chargĂ© d’ĂȘtre le relai entre l’AssemblĂ©e nationale et le Conseil constitutionnel » mais « certains ont agi Ă  sa place ». DiĂ© BA

Le député Abass Fall porte plainte contre le ministre Cheikh Oumar Anne

https://www.pressafrik.com Le dĂ©putĂ© Abass Fall a annoncĂ© au prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale, qu’il porte plainte contre le ministre de l’Éducation, Cheikh Oumar Anne pour diffamation. Le responsable de Pastef a saisi d’une lettre Amadou Mame Diop, protestant contre ce qu’il qualifie de « calomnies et mensonges Ă©hontĂ©s » profĂ©rĂ©s par l’ancien Directeur du Coud, Ă©pinglĂ© par un rapport de l’Ofnac. Le plaignant exige les preuves des allĂ©gations de Anne qui a affirmĂ© jeudi Ă  l’HĂ©micycle que monsieur Fall a Ă©tĂ© Ă©pinglĂ© par un rapport d’audit. « Ce mensonge grotesque du champion de la surfacturation de haut vol qui a Ă©crit l’une des pages les plus sales de l’histoire de la gestion du Coud dĂ©voilĂ©e par l’Ofnac montre Ă  suffisance la personnalitĂ© de l’homme. Il vole et ment en plus d’ĂȘtre un incompĂ©tent notoire. Je lui donne 24 heures, pas plus, pour prĂ©senter Ă  l’AssemblĂ©e ainsi qu’à moi-mĂȘme, les preuves de ses dĂ©clarations. Autrement, je vous informe que je porterai plainte contre lui pour diffamation publique », s’est exclamĂ© Abass Fall.

ME OUMAR YOUM FAVORABLE À LA LIBÉRATION DE PAPE ALÉ NIANG

https://emedia.sn La Coordination des associations de presse (Cap) a rencontrĂ© derniĂšrement le ministre de la Communication, Me Moussa Bocar Thiam, dans l’affaire Pape AlĂ© Niang. Selon les journalistes, la tutelle serait dans de bonnes dispositions pour la libĂ©ration du Directeur de publication du site Dakar Matin. InvitĂ© du Jdd, ce dimanche, le prĂ©sident du Groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar (BBY) est dans les mĂȘmes dispositions. À la question de savoir ĂȘtes-vous favorables Ă  sa libĂ©ration ? Il a rĂ©pondu que « si cela peut se faire vraiment, je dirai tant mieux et ouf. » MĂȘme s’il considĂšre « qu’il y a quand mĂȘme beaucoup de dĂ©rapages », le responsable de l’Apr (parti au pouvoir) est d’avis que « Pape AlĂ©, c’est quelqu’un qui a sa place ailleurs qu’en prison. » « C’est ma conviction personnelle », a-t-il clos. DiĂ© BA

LA POSTURE AFFICHÉE PAR ME OULAR YOUM

https://emedia.sn La question mine le parti Pastef de l’opposant Ousmane Sonko. Me Oumar Youm assume, lui, son cumul de mandats. « Je suis un cumulard, a-t-il dĂ©fendu ce dimanche 27 novembre devant le Jdd, sur iRadio. Je suis maire de Thiadiaye, je suis dĂ©puté » . Le prĂ©sident du Groupe parlementaire BBY explique  : « De ma petite expĂ©rience, je sais que cela a une valeur ajoutĂ©e dans ce que nous sommes en train de faire comme maire. Quand je suis maire, je suis ministre, je suis au Conseil des ministres, et je discute avec certains ministres qui ont des projets. J’ai d’autres projets Ă  suivre avec eux. C’est vraiment beaucoup plus facile pour les petites communes comme Thiadiaye qui ont des budgets de 300-500 millions F CFA, qui ont besoin de construire des salles de classe, des centres de santĂ©, de faire des routes, d’avoir accĂšs Ă  l’eau, de maniĂšre rĂ©guliĂšre. C’est important. Pour ça, le fait d’avoir des vis-Ă -vis qui ont des projets, ça peut aider ». L’ancien ministre Ă©lu maire en 2014 a concĂ©dĂ© qu’il dĂ©lĂšgue parfois ses signatures mĂȘme s’il a insistĂ© sur le fait que « cela ne bloque pas le fonctionnement de sa commune ». DiĂ© BA

CE QU’EN PENSE LE PRÉSIDENT DU GROUPE PARLEMENTAIRE DE LA MAJORITÉ

https://emedia.sn Me Oumar Youm constate « un dynamisme » dans les initiatives parlementaires, interpellĂ© sur les commissions d’enquĂȘte parlementaire initiĂ©es par l’opposition. « C’est un attribut constitutionnel. Il ne faut pas reprocher Ă  un dĂ©putĂ© d’avoir des initiatives pareilles pour avoir le maximum d’informations officielles sur les sujets qui sont des sujets de prĂ©occupation », a-t-il apprĂ©ciĂ© devant le Jdd, ce dimanche 27 novembre. MĂȘme s’il ne s’oppose pas aux commissions d’enquĂȘte parlementaire, il s’est toutefois empressĂ© d’ajouter que pour « certains sujets », la tentative est vouĂ©e Ă  l’échec. C’est le cas, dit-il, de l’affaire du Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac), opposant actuellement le ministre du Tourisme et des Loisirs, Mame Mbaye Niang, au leader de Pastef, Ousmane Sonko. Le premier a brandi une plainte sommant l’opposant de « produire devant la justice le rapport de l’IGE (Inspection gĂ©nĂ©rale d’État) qu’il dit dĂ©tenir » et qui l’épinglerait, suite Ă  la passation de marchĂ© au Prodac. « L’affaire du Prodac, c’est un programme de 100 milliards F CFA, tranche Youm. Dans ce programme du Prodac, il y avait un projet de 29 milliards Ttc. Cela veut dire qu’il y avait 4 milliards de taxes qui devaient revenir aux impĂŽts. Donc, le projet global, c’était 25 milliards F CFA pour construire 4 Dac. Les deux ont Ă©tĂ© exĂ©cutĂ©s et rĂ©ceptionnĂ©s, en 2017 et 2021. Les autres sont entre 70 et 80% d’exĂ©cution. » Fort de ce constat, le prĂ©sident du groupe parlementaire BBY se demande « comment on peut dire qu’un ministre, qui n’était mĂȘme pas coordinateur du Prodac, a pris 29 milliards ». Le dĂ©putĂ© ajoute que le coordonnateur du Prodac, devenu ministre de la Jeunesse, Pape Malick Ndour, « a dit qu’il n’a jamais vu de rapport » sur ce dossier. Cela veut dire, conclut Youm, « que le rapport n’a jamais Ă©tĂ© adressĂ© au Prodac ». Donc, si rapport il y a, il n’est pas officiel. Me Youm a aussi qualifiĂ© la proposition de Mimi TourĂ©, visant la famille du prĂ©sident Macky Sall, de « farfelue ». DiĂ© BA, Abdoulaye SYLLA (Photo)

CE QUE PRÉCONISE LE DÉPUTÉ ME OUMAR YOUM

AprĂšs l’affaire des faux billets et faux passeports diplomatiques impliquant des dĂ©putĂ©s de la mouvance prĂ©sidentielle, l’AssemblĂ©e nationale est secouĂ©e par un nouveau scandale. Celui du rĂšglement intĂ©rieur falsifiĂ©. InterpellĂ© sur la question, le prĂ©sident du Groupe parlementaire BBY, Me Oumar Youm, a exprimĂ© sa gĂȘne, reconnaissant que « les dĂ©putĂ©s doivent s’amĂ©liorer dans leurs comportements, leurs ports, leurs maniĂšres de faire, dans les dĂ©bats, dans la courtoisie, moins violents, moins belliqueux. »

« Une image à parfaire »

« Les institutions publiques doivent montrer le bon exemple, a-t-il expliquĂ©. Ils doivent mener leurs actions dans l’exemplaritĂ©. C’est des dĂ©putĂ©s. Normalement, le peuple attend que ses (reprĂ©sentants) soient des modĂšles ». D’oĂč sa crainte d’une perte de confiance  : « C’est en ce point-lĂ  qu’il faut effectivement condamner. Parce que, pour moi, un dĂ©putĂ©, il y a des choses qu’il doit Ă©viter. Quelqu’un qui a un mandat public doit faire des efforts de probitĂ©, d’intĂ©gritĂ©, de transparence, de droiture. C’est Ă©vident. »

Mais, il doute que le comportement de certains dĂ©putĂ©s puisse « atteindre ou ternir l’image de l’Institution » car a-t-il souligné  : « il reste aussi que ce sont des membres de notre sociĂ©té ».

Il insiste  : « c’est regrettable, mais ce n’est pas que chez nous. Il suffit de regarder les faits divers pour voir tout ce que la Douane fait, sur les saisies de faux mĂ©dicaments, sur les faux billets, qui ne concernent pas que les dĂ©putĂ©s. Cette lĂ©gislature, c’est la 14e lĂ©gislature. Il faut voir le niveau d’incident par rapport Ă  ça pour juger l’Institution de maniĂšre globale. Je ne suis pas lĂ  pour dĂ©douaner. C’est 165 dĂ©putĂ©s, si on prend les deux lĂ©gislatures, c’est plus de 300 qui sont concernĂ©s. Si pour une annĂ©e, deux ou trois personnes sont concernĂ©es par des incidents condamnables, regrettables, on doit dire qu’ ‘’il y a quand mĂȘme un sursaut Ă  faire ». Mais, « de lĂ , Ă  juger l’Institution et les dĂ©putĂ©s de maniĂšre gĂ©nĂ©rale, c’est quand mĂȘme aller trop loin », estime l’ancien ministre. Dans tous les cas, il prĂ©conise « qu’à partir des partis politiques, de faire la formation des hommes politiques », mais aussi de « redoubler de vigilance au niveau de l’école. » Parce que justifie-t-il  : « je dis souvent que notre Ă©cole, ce n’est pas pour avoir des journalistes, des avocats, des spĂ©cialistes en tout genre » mais « d’avoir des citoyens modĂšles d’abord. Donc, on doit faire l’effort de rĂ©concilier l’école avec les valeurs civiques et citoyennes. C’est un effort Ă  faire de maniĂšre gĂ©nĂ©rale. Quand on voit l’environnement socio-Ă©conomique du SĂ©nĂ©gal, on voit qu’il y a beaucoup de dĂ©rapages. Ce n’est pas qu’à l’AssemblĂ©e. C’est dans les partis, quand on regarde les tĂ©lĂ©visions, quand on Ă©coute les radios, on se rend compte qu’il y a un dĂ©calage ». DiĂ© BA, Abdoulaye SYLLA (Photo)

«LE DOSSIER SUR LE RÈGLEMENT INTÉRIEUR EST EN INSTRUCTION»,(ME OUMAR YOUM)

https://emedia.sn Devant le Jury du dimanche (JDD), ce 27 novembre, le prĂ©sident du Groupe parlementaire de la majoritĂ© Benno Bokk Yakaar (BBY), Me Oumar Youm, Ă©voquant l’affaire du faux rĂšglement intĂ©rieur qui secoue l’AssemblĂ©e nationale, a annoncĂ© que le successeur de Niasse, Amadou Mame Diop, a dĂ©jĂ  diligentĂ© une enquĂȘte pour avoir des « élĂ©ments de rĂ©ponse ». Les rĂ©sultats sont attendus aprĂšs que devant l’hĂ©micycle, le dĂ©putĂ© Mamadou Lamine Diallo a annoncĂ© une plainte. Par la suite, l’ancien prĂ©sident de groupe parlementaire (12e lĂ©gislature) et responsable Pds, Doudou Wade, a enfoncĂ© le clou, accusant les dĂ©putĂ©s de la 13e lĂ©gislature, en complicitĂ© avec des membres de l’administration de l’AssemblĂ©e nationale, d’avoir « effectivement falsifié » le rĂšglement intĂ©rieur pour « remettre en selle tous les attributs dĂ©volus au Premier ministre. » Il suggĂšre mĂȘme au prĂ©sident Macky Sall de dĂ©poser une plainte.

« S’il y a des responsabilitĂ©s Ă  situer,c’est au niveau de la 13e lĂ©gislature »

Me Youm, qui a reçu copie de la lettre adressĂ©e au prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale, a tenu Ă  faire cette prĂ©cision  : « Il faut simplement dire que ce rĂšglement intĂ©rieur qui est incriminĂ© est un rĂšglement intĂ©rieur Ă©dition 2021. Nous sommes venus Ă  l’AssemblĂ©e nationale, installĂ©s officiellement le 12 septembre 2022. Ce n’était pas sous cette 14e lĂ©gislature ». Avant de prĂ©ciser  : « Le prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale, interpellĂ© officiellement, a saisi l’administration qui Ă©tait sur place aux fins d’instruction de ce dossier. Il attend le retour de l’administration sur certains Ă©lĂ©ments de rĂ©ponse. » D’ores et dĂ©jĂ , l’ancien Directeur de Cabinet du prĂ©sident de la RĂ©publique, Macky Sall, tente de minimiser l’affaire, affirmant qu’il « n’y aura aucune suite. » Parce que, dĂ©fend-il, « un rĂšglement intĂ©rieur ne peut pas ĂȘtre par essence falsifiĂ©. Ce qu’il faut comprendre c’est qu’une impression peut contenir des erreurs matĂ©rielles ou des redondances. Mais, en lui-mĂȘme le rĂšglement intĂ©rieur, c’est des lois, notamment une loi organique qui date de 2002, qui a Ă©tĂ© modifiĂ©e en 2008, modifiĂ©e Ă  nouveau en 2010, puis en 2015, en 2019. Donc, ces lois-lĂ  intrinsĂšquement votĂ©es par l’AssemblĂ©e nationale, portant rĂšglement intĂ©rieur de l’AssemblĂ©e nationale, ne peuvent pas ĂȘtre modifiĂ©es. C’est des lois qui ont Ă©tĂ© dĂ©jĂ  votĂ©es par l’AssemblĂ©e nationale qui existent aux archives. C’est presque la copie collĂ©e de la Constitution en tout cas dans ses rapports entre l’AssemblĂ©e nationale et le Gouvernement », surtout aprĂšs la restauration du poste de Premier ministre en 2021. Par « erreurs matĂ©rielles », l’avocat entend des « éditions qui peuvent omettre ou ajouter des choses qui ne sont plus d’actualité », mais qui ne changent rien au fait que « l’AssemblĂ©e nationale dispose des outils pour fonctionner ». Dans tous les cas, a-t-il conclu, « il n’y a pas de vide juridique. L’affaire est dĂ©jĂ  prise en charge par la Constitution ».

LES PIQUES DE L’AS DE CE VENDREDI

SenePlus  |   Publication 25/11/2022

Inauguration d’une station solaire à Sefa

D’une capacitĂ© de 39,68 kWc, la «station Solaire Tysilio» a Ă©tĂ© inaugurĂ©e Ă  Sefa, prĂšs de SĂ©dhiou, en Casamance. Le Domaine Agricole Communautaire (Dac) de Sefa va bĂ©nĂ©ficier de l’énergie solaire produite la journĂ©e par la station ainsi que du surplus qui sera stockĂ© afin de pouvoir ĂȘtre consommĂ© en dehors des heures d’ensoleillement. La cĂ©rĂ©monie a Ă©tĂ© tenue hier Ă  la rĂ©sidence de l’ambassadeur de France Ă  Dakar dont le thĂšme est : «L’énergie solaire, vecteur du dĂ©veloppement agricole au SĂ©nĂ©gal». La rencontre s’est tenue en prĂ©sence du directeur du dĂ©veloppement de la sociĂ©tĂ© Tysilio, Xavier Juin, de l’ambassadeur de France au SĂ©nĂ©gal, Philippe Lalliot et du coordonnateur national du Prodac, Djimo SouarĂ©. Il faut souligner que Tysilio a signĂ© une convention de partenariat avec le Prodac afin de favoriser un accĂšs pĂ©renne du Dac de SĂ©fa Ă  l’électricitĂ© au moyen de solutions photovoltaĂŻques. Ce partenariat a pu se concrĂ©tiser grĂące au concours du Service Ă©conomique de l’ambassade de France qui a permis le financement de ce projet pilote. La centrale de Tysilio permettra au Dac d’économiser environ 8 millions Fcfa par an sur sa facture de gasoil, (Ă©conomie de carburant et de maintenance d’un gĂ©nĂ©rateur diesel).

Le Fongip Ă  la rencontre de la diaspora

Le Fonds de Garantie des Investissements Prioritaires (Fongip) va Ă  la rencontre de la diaspora sĂ©nĂ©galaise pour prĂ©senter les opportunitĂ©s qu’il offre. A cet effet, le SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral du Fongip, Abdoulaye DiassĂ©, a pris part au Forum de Bruxelles organisĂ© par l’Ambassade du SĂ©nĂ©gal en Belgique. Le thĂšme est : «OpportunitĂ©s et dĂ©fis d’une diaspora, acteur de dĂ©veloppement ». Abdoulaye DiassĂ© a expliquĂ© Ă  nos compatriotes rĂ©sidant en Belgique et Luxembourg (Belux) les mĂ©canismes de financement du Fongip au profit de la Diaspora. A l’en croire, plusieurs opportunitĂ©s sont offertes aux SĂ©nĂ©galais de la Diaspora pour rĂ©aliser leurs projets d’investissement et/ou de logement Ă  travers le Fonds de Garantie pour l’Investissement des SĂ©nĂ©galais de l’ExtĂ©rieur (Fogarise), le Fonds de Garantie pour l’AccĂšs au Logement (Fogalog) et la mise en Ɠuvre du projet Eter financĂ© par la Banque mondiale et le programme Paaice soutenu par la Banque Africaine de DĂ©veloppement (Bad). A noter que le Faise, la Der/Fj, l’Adepme, le Paisd Ă©taient conviĂ©s Ă  ce forum, d’aprĂšs le communiquĂ©.

 Kolda : les commerçants détaillants baissent les rideaux

Les commerçants dĂ©taillants se rebellent contre le gouvernement, suite Ă  la baisse des prix de certaines denrĂ©es alimentaires. Ils ont dĂ©crĂ©tĂ© un mot d’ordre de grĂšve de 48h sur l’ensemble du territoire. MĂȘme si le mouvement d’humeur n’est pas suivi par bon nombre de commerçants, il a eu l’effet escomptĂ© dans plusieurs localitĂ©s. C’est le cas Ă  Kolda oĂč presque tous les dĂ©taillants ont baissĂ© rideaux pour fustiger la nouvelle grille tarifaire des prix Ă©dictĂ©s par l’État. Le prĂ©sident des commerçants dĂ©taillants de Kolda, Ibrahima Sy, a confiĂ© Ă  Dakaractu que la grĂšve est observĂ©e pour marquer leur dĂ©sapprobation. Il indexe les grossistes qui ne leur permettent pas de vendre aux prix fixĂ©s par le gouvernement. A l’en croire, les grossistes ne respectent pas les prix homologuĂ©s, notamment pour le sucre, l’huile, le lait, l’oignon et l’aliment de bĂ©tail. Le commerçant invite le gouvernement Ă  contrĂŽler rigoureusement les prix chez les grossistes. Il soutient que si les commerçants dĂ©taillants vendent aux prix fixĂ©s, ils vont fermer boutique. En tout cas, si les autoritĂ©s ne revoient pas les choses, Ibrahima Sy promet qu’aucune boutique ne vendra du sucre, de l’huile, du lait et des oignons. Il faut signaler que la grĂšve a surpris beaucoup de Koldois. Il y avait du monde devant les boulangeries pour avoir du pain. Mais certains Ă©taient obligĂ©s aussi d’aller au marchĂ© central pour se ravitailler au niveau des grossistes. Et cette situation a créé de sĂ©rieuses perturbations dans les familles.

Les boutiquiers de Sédhiou paralysent le commerce

Restons avec les boutiquiers pour dire qu’ils ont rĂ©ussi un sacrĂ© coup Ă  SĂ©dhiou. Hier, la bouillie de mil avait pris la place du pain. En effet, pour protester contre la nouvelle grille tarifaire de certains produits, ils ont baissĂ© rideaux. Selon le prĂ©sident des commerçants, Mamadou Aliou Sall, l’Etat leur impose d’acheter par exemple le sac de riz ordinaire indien Ă  16 250 F et de vendre le kilogramme Ă  340 F. «Si vous multipliez 340 F par 50 kg, cela donne 17.000 F. Vous dĂ©duisez de 17 000 F le transport de 250 F par sac il vous reste 16 750 F. Sachant que le sac de riz pesĂ© ne fait que 48 kg au lieu de 50 kg il est Ă©vident que nous vendons Ă  perte» a-t-il dit Ă  seneweb. Il en est de mĂȘme pour le sucre cristallisĂ©, le lait en poudre d’origine vĂ©gĂ©tale, la pomme de terre, l’oignon et l’huile parfumĂ©e. Le porte-parole des boutiquiers dĂ©taillants prĂ©vient qu’il s’agit juste d’une grĂšve d’avertissement d’une journĂ©e pour attirer l’attention de l’Etat sur la rĂ©alitĂ© du terrain. Mais aujourd’hui, ils vont boycotter la vente des produits susdits.

 L’Intersyndicale Synpics-Cnts tire sur Racine Talla

L’Intersyndicale Synpics-Cnts tire sur le Directeur gĂ©nĂ©ral de la Rts, Racine Talla qu’elle accuse d’utiliser les vĂ©hicules de la boite Ă  des fins privĂ©es. Les syndicalistes soutiennent que le parc automobile de la RTS a et́é encore une fois dĂ©garni par le directeur administratif et financier, Guilé Niang TourĂ©, pour une campagne agricole à Lagane et Khelcom. Comme à l’accoutumĂ©e, fustigent-ils dans un communiquĂ© reçu Ă  «L’As», plus de six voitures ont été mobilisĂ©es, avec chauffeurs et carburant, au moment oĂč des agents de la RTS avaient du mal à se dĂ©placer. Ils accusent Racine Talla d’ĂȘtre le commanditaire de ces opĂ©rations rĂ©currentes. A les en croire, la plupart des vĂ©hicules de service sont illĂ©galement et frauduleusement conduits par des personnes Ă©trangĂšres depuis l’avĂšnement de Racine Talla àla tĂȘte de la RTS. Pire, ajoute l’intersyndicale, un vĂ©hicule tombé en panne dans cette opĂ©ration pourrait encore violemment secouer les caisses de la RTS pour sa rĂ©paration. Elle dit basta Ă  cette maniĂšre calamiteuse, gabegique et cavaliĂšre de manager la RTS sans que la plus haute autoritĂ©Ì du pays ne trouve à redire. Ainsi, l’intersyndicale appelle à la mobilisation de tous pour mettre fin à de telles forfaitures.

Vol de cùbles dans les infrastructures de télécommunications

La problĂ©matique de vol de cĂąbles dans les infrastructures de tĂ©lĂ©communications, de coupures des liens de transmission en fibre optique et des effets de masque des antennes rĂ©seaux des opĂ©rateurs, a fait l’objet d’un atelier de sensibilisation. L’initiative est de l’AutoritĂ© de RĂ©gulation des TĂ©lĂ©communications et Postes (Artp). Selon le Directeur gĂ©nĂ©ral, Abdoul Ly, l’objectif principal de la rencontre est de sensibiliser les populations, les acteurs publics concernĂ©s et les entreprises concessionnaires de travaux publics sur l’impact que ces phĂ©nomĂšnes de vol de cĂąbles ont sur la couverture et la qualitĂ© de service des rĂ©seaux de tĂ©lĂ©communications. L’atelier a permis, en plus de montrer l’impact rĂ©el des vols, de voir la nĂ©cessitĂ© d’impliquer les forces de l’ordre et la douane dans la lutte contre le vol et le recel de cĂąbles ; de crĂ©er un cadre d’échange multi acteurs pour amĂ©liorer la communication et la sensibilisation et rĂ©flĂ©chir aux dispositions lĂ©gales Ă  mettre en Ɠuvre pour lutter contre ces phĂ©nomĂšnes. Au terme de la rencontre, l’ARTP a dĂ©gagĂ© une feuille de route pour la prise en charge effective des prochaines Ă©tapes.

PrÚs de 900 kilos de médicaments prohibés saisis à Foundiougne

La brigade maritime des douanes de Foundiougne, dans la rĂ©gion de Fatick, a saisi 890 kilos de mĂ©dicaments prohibĂ©s, dontla contre-valeur marchande est estimĂ©e Ă  76 millions de francs CFA, a appris l’APS jeudi de source sĂ©curitaire. La marchandise prohibĂ©e a Ă©tĂ© saisie en mer dans la nuit de mardi Ă  mercredi, a expliquĂ© la mĂȘme source prĂ©fĂ©rant garder l’anonymat. Les mĂ©dicaments Ă©taient mis dans 61 cartons que transportait une pirogue motorisĂ©e, qui vient de la Gambie se rendant Ă  Djifer, un village cĂŽtier de la rĂ©gion de Fatick. L’enquĂȘte ouverte Ă  la suite de la saisie a permis d’arrĂȘter trois personnes soupçonnĂ©es d’avoir contribuĂ© au trafic des mĂ©dicaments. Elles ont Ă©tĂ© mises Ă  la disposition du parquet de Fatick, selon la mĂȘme source.

CMU : Le Sénégal a atteint un taux de couverture de 53%

Le SĂ©nĂ©gal enregistre un taux de couverture maladie universelle (CMU) de 53% Ă  ce jour, a soutenu, jeudi, le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’agence nationale pour la couverture maladie universelle, Mamadou Racine Senghor. Il y a des performances apprĂ©ciables que le SĂ©nĂ©gal a obtenues dans le cadre de la mise en Ɠuvre de la couverture maladie universelle, dit-il. Car on est passĂ© en 2013 d’un taux de couverture de 20% Ă  53% Ă  ce jour. M. Senghor intervenait Ă  l’occasion du lancement officiel des journĂ©es de rĂ©flexion de l’union africaine de la mutualitĂ© (UAM) dont le thĂšme est : «gĂ©nĂ©ralisation de la couverture sanitaire universelle post-covid : enjeux et dĂ©fis en Afrique». A l’en croire, faire un bond de 30% en l’espace de quelque temps n’est pas chose aisĂ©e, d’autant plus que plusieurs pays occidentaux ont mis plus de 50 ans pour le faire. Une rĂ©flexion est engagĂ©e pour voir comment amĂ©liorer ces performances en revoyant d’abord le cadre juridique de la couverture maladie universelle. Il a retenu que l’idĂ©e est de trouver un systĂšme plus incitatif et automatique pouvant permettre la massification du dispositif. Ce, pour avoir des mutuelles de santĂ© plus fortes et viables Ă  tous les niveaux, tout en renforçant leur dispositif.

DE QUOI MOMAR DIENG EST-IL LE NOM ? PAR CHEIKH TIDIANE GADIO

Monsieur Momar Dieng, les injures, les noms d’oiseau, le manque de tenue et de retenue dans le style et dans les envolĂ©es ne sont pas dignes de vous et de votre parcours J’ai lu avec surprise et tristesse le papier que Momar Dieng a commis sur mon intervention Ă  l’assemblĂ©e nationale Ă  propos de “mon petit frĂšre et ami Pape AlĂ© Niang”! Il est de mes habitudes d’ignorer superbement les Ă©crits de mauvaise foi contre ma personne. Je n’ai pas un ego dĂ©mesurĂ© qui m’handicape dans l’acceptation du droit des autres Ă  la critique de mes opinions et analyses, mĂȘme si la critique m’appert sans aucun fondement rationnel ou factuel. La sortie de M. Momar Dieng relĂšve visiblement, non du registre de la critique, mais de celui de l’attaque prĂ©mĂ©ditĂ©e, peut-ĂȘtre longtemps ruminĂ©e, avec des caractĂ©risations infondĂ©es et immĂ©ritĂ©es contre ma personne : « lĂąchetĂ© pure et simple», « parallĂšle grotesque, vicieux et impertinent », « manipulation honteuse d’un contexte », « dĂ©marche malhonnĂȘte qui ne fait pas honneur Ă  son auteur ». Pas de place pour le doute : toutes ces infamies conceptuelles et ces boules puantes sont plus destinĂ©es Ă  faire mal qu’à convaincre de la validitĂ© de son argumentaire. Plus grave, ils renseignent plus sur leur auteur que sur leur destinataire ! En agissant avec une telle hargne et une telle immaturitĂ©, M. Dieng m’oblige Ă  lui appliquer le beau titre de Alain Badiou : « De quoi Sarkozy est-il le nom ?» afin de mieux rĂ©flĂ©chir la question « De quoi Momar Dieng est-il le nom ? » Si M. Dieng s’autorise de fabriquer en toute libertĂ© une pseudo-comparaison que j’aurai faite entre « Trump et Pape AlĂ© », je suis tout aussi fondĂ© Ă  comparer une telle dĂ©marche Ă  Ă  la suffisance et Ă  l’extrĂȘme arrogance d’un Sarkozy. Du reste le comparer Ă  un Chef d’état spĂ©cieux n’est « sĂ»rement pas une absurditĂ© sans nom » !

 Je suis franchement bouleversĂ© de voir que le style mĂ©prisable du langage des rĂ©seaux sociaux fait d’insultes, d’injures, de platitude et d’inintelligence des faits et des concepts a mĂ©tastasĂ© chez certains professionnels des mĂ©dias que j’ai grandement estimĂ©s dans le passĂ©.

Monsieur Momar Dieng, les injures, les noms d’oiseau, le manque de tenue et de retenue dans le style et dans les envolĂ©es ne sont pas dignes de vous et de votre parcours. Ils me ramĂšnent Ă  la triste question : « De quoi ĂȘtes-vous le nom ? » si ce n’est celui de l’incarnation de notre Ă©poque oĂč toute dĂ©cence dĂ©serte le champ lexical de tous ceux qui n’argumentent dĂ©sormais que par l’insulte facile, la haine assumĂ©e, les contre-vĂ©ritĂ©s toxiques maquillĂ©es en certitudes, bref par l’adhĂ©sion aux flĂ©aux de la nouvelle culture façonnĂ©e par les RĂ©seaux sociaux. Vous en administrez la preuve dĂšs le titre vulgaire Ă  plus d’un titre de votre article. Votre conversion langagiĂšre est dĂ©primante car vous aviez valu des satisfactions Ă  vos compatriotes, dans le passĂ© ! Contrairement Ă  votre langage « RĂ©seaux sociaux », je vais dĂ©montrer et dĂ©construire vos contrevĂ©ritĂ©s
 Voici une transcription fidĂšle de mon propos que tout lecteur pourra vĂ©rifier sur Youtube :  https://youtu.be/7f4oAydic6g « Je vais dire un mot rapidement sur le cas Pape AlĂ© Niang. Pape AlĂ© est un petit frĂšre, est un ami. Je suis personnellement trĂšs malheureux de ce qui est arrivĂ©. Mais en mĂȘme temps vous avez vu ce qui est arrivĂ© aux Ă©tats-Unis, ils sont sur le point de juger et peut-ĂȘtre d’emprisonner leur PrĂ©sident parce qu’il a dĂ©placĂ© des documents confidentiels, des documents « Secret dĂ©fense » et les amenĂ©s dans un espace privĂ© chez lui.

C’est des questions importantes. Il y’a des frĂšres qui se sont prononcĂ©s ici en disant que c’est pas important « les secrets d’État ». Si ces questions ne sont pas rĂ©glĂ©es, il n’y a plus d’état au SĂ©nĂ©gal.

Maintenant moi je propose qu’un Conseil des sages de la profession essaye d’aller rĂ©gler ce problĂšme (de Pape AlĂ©), de faire une mĂ©diation pour qu’on applique la clĂ©mence, la bienveillance et essaye de trouver une solution ! » VoilĂ  mon propos que vous avez falsifiĂ© Ă  dessein en me faisant dire autre chose : « Cheikh Tidiane Gadio soutient avec certitude que Donald Trump « a dĂ©placĂ© » des documents confidentiels et secret-dĂ©fense « dans un espace public ». Il nous aurait plu qu’il prĂ©cisĂąt quel est cet « espace public» qui a accueilli les dits documents. Son propos est donc factuellement faux. » OĂč est-ce que j’ai parlĂ© de Trump qui « a dĂ©placĂ© des documents confidentiels et secret dĂ©fense dans « un espace public ». Le lecteur aura dĂ©tectĂ© la manipulation dĂ©libĂ©rĂ©e de ce que j’ai dit rĂ©ellement : «qu’il a dĂ©placĂ© des documents confidentiels, des documents « Secret dĂ©fense » et les amenĂ©s dans un espace privĂ© chez lui. »
  1. Dieng, c’est vous donc qui avez des problĂšmes avec « le privĂ© et le public », puisque lĂ  oĂč j’ai parlĂ© « d’espace privĂ© » c’est-Ă -dire « chez lui », vous avez voulu lire « un espace public » et avez par consĂ©quent construit tout un argumentaire qui ne vous honore pas non plus ! Êtes-vous donc prĂȘt, en guise de mea culpa, Ă  reformuler votre accusation ainsi : « Ayant mal lu ou mal compris ce qu’a dit monsieur Gadio, c’est mon propos qui est donc factuellement faux ! »
Je doute que vous le fassiez : l’honnĂȘtetĂ© intellectuelle et l’intĂ©gritĂ© journalistique ne sont plus les valeurs les mieux partagĂ©es Ă  l’ùre des rĂ©seaux sociaux ! En outre, en Ă©crivant « l’ex-ministre semble nous dire que Pape AlĂ© a « dĂ©placĂ© des documents confidentiels, des documents Top Secret » quelque part, un acte qui mettrait en danger l’état du SĂ©nĂ©gal », la prĂ©caution « semble » ne vous absout pas d’une manipulation sans Ă©thique du propos d’un concitoyen que vous teniez Ă  descendre en flammes coĂ»te que coĂ»te quitte Ă  lui mettre des propos dans la bouche. LĂ  encore vous devez des excuses Ă  vos lecteurs. Visez la suite ! Pourquoi ai-je convoquĂ© le cas Trump Ă  l’assemblĂ©e nationale du SĂ©nĂ©gal ? Je voulais m’opposer aux points de vue exprimĂ©s par des collĂšgues dĂ©putĂ©s lors du passage la veille du Ministre de la Communication. Ils ont parlĂ© de l’Affaire Pape AlĂ© et certains d’entre eux ont rejetĂ© comme non-pertinente la question « des documents Secret dĂ©fense ou des documents estampillĂ©s Secrets ». Ils ont mĂȘme citĂ© Mediapart en France qui publie de tels documents sans ĂȘtre inquiĂ©tĂ©. Ceci m’a choquĂ© et comme ma prise de parole avait Ă©tĂ© annulĂ©e faute de temps, j’ai profitĂ© de ma sortie le lendemain sur les thĂšmes : le CESTI, l’impĂ©rieuse nĂ©cessitĂ© de la formation des journalistes, les dĂ©rives dans les rĂ©seaux sociaux et le Cas pape AlĂ© Niang pour inviter mes collĂšgues dĂ©putĂ©s Ă  savoir raison garder car sans « les documents Secrets dĂ©fense et les documents confidentiels et secrets », il n’y a plus d’état. Ou est-ce que j’ai dit ici que « Pape AlĂ© a « dĂ©placĂ© des documents confidentiels, des documents Top Secret » quelque part, un acte qui mettrait en danger l’État du SĂ©nĂ©gal » ?

Si un grand pays comme les USA nomme un Procureur spĂ©cial contre son ancien PrĂ©sident pour avoir violĂ© les lois sur les documents « Secret Defense », rien ne m’empĂȘche dans ma dĂ©fense de la sacralitĂ© des « documents confidentiels et secrets ou des documents Secret Defense » dans la marche d’un Ă©tat de convoquer « le cas Trump ».

VoilĂ  ce que mes collĂšgues de tout bord Ă  l’assemblĂ©e ont compris et que vous avez refusĂ© de comprendre. Il faut vraiment s’acharner dans la recherche de la petite bĂȘte pour m’accuser de comparer Pape AlĂ© et Trump, ou de comparer le cas Pape AlĂ© et « les ennuis judiciaires de Trump ». J’ai trop d’estime et de respect pour Pape AlĂ© pour ne pas le comparer au phĂ©nomĂ©nal et inĂ©narrable Donald Trump. Pape est « mieux disant » Ă  tout point de vue.
  1. Momar Dieng m’accuse aussi de soutenir « avec certitude » que Donald Trump « a dĂ©placĂ© » des documents confidentiels et secret dĂ©fense
 »  Dans le paragraphe suivant, il essaye de limiter les documents emportĂ©s par Trump Ă  des documents ayant les mentions « Top secret » ou « Confidentiel ». Une façon Ă  peine subtile de remettre en cause mes propos sur les documents « Secret dĂ©fense » emportĂ©s par Trump.
Pourtant ma source, c’est du bĂ©ton puisqu’il s’agit du DĂ©partement amĂ©ricain de la Justice lui-mĂȘme (citĂ© par France 24 et l’AFP le 8 aoĂ»t dernier) : « Selon les documents rendus publics par le ministĂšre amĂ©ricain de la Justice, la police fĂ©dĂ©rale amĂ©ricaine (le FBI) a saisi des documents classĂ©s secret dĂ©fense lors de sa perquisition au domicile floridien de Donald Trump. » Toute ma dĂ©construction de votre violente sortie contre ma personne prouve Ă  l’envie que vous Ă©tiez strictement dans une vendetta personnelle et non dans une quelconque dĂ©fense de Pape AlĂ©. En conclusion, puisque je ne « cherche Ă  plaire ni au Prince ni aux roturiers », n’ayant aucune familiaritĂ© avec la culture des laudateurs, des flagorneurs et des parvenus, mon engagement politique depuis 1976 Ă©tant exclusivement pour la cause du peuple sĂ©nĂ©galais et des peuples africains, je le rĂ©affirme haut et fort, l’arrestation et l’incarcĂ©ration de mon petit frĂšre Pape AlĂ© Niang m’affectent profondĂ©ment ! En revanche, je suis pleinement conscient qu’il est difficile voire impossible d’affronter un Ă©tat dans un bras de fer ou un face Ă  face frontal. Que la vĂ©ritĂ© soit de votre cĂŽtĂ© ou pas! C’est pour cela que j’ai proposĂ© le recours Ă  nos valeurs fondamentales de mĂ©diation pour obtenir la libĂ©ration de Pape Niang dont la place est aux cĂŽtĂ©s de sa famille et de tous ceux qui l’estiment et lui souhaitent tout le bonheur du monde. Je rĂ©cuse le bras de fer car je sais de quoi je parle pour avoir fait la trĂšs amĂšre expĂ©rience de la force brutale et abusive de l’état le plus puissant du monde par le biais d’accusations infamantes et infondĂ©es, le tout couronnĂ© par l’arrogance d’un retrait pur et simple de sa plainte sans consĂ©quence aucune pour lui. MĂȘme si au demeurant, M. Dieng, dans la conclusion de sa diatribe, s’en dĂ©lecte avec malice en essayant d’enfoncer le couteau et d’élargir la plaie d’une grave injustice subie par un compatriote. Mais c’est son droit le plus absolu ! Me plaçant Ă  l’opposĂ© d’une telle attitude, j’ai dĂ©cidĂ© de m’impliquer avec d’autres sages de la profession afin d’obtenir la libĂ©ration sans dĂ©lai de notre confrĂšre Pape AlĂ©. La vraie bataille est celle-lĂ , pas celle des injures et des fabrications qui, encore une fois, dĂ©shonorent toujours plusieurs auteurs. Le temps est Ă  l’union sacrĂ©e des cƓurs et des esprits pour mettre fin au calvaire de Pape AlĂ© Niang. Que Dieu veille sur lui !

Macky est foutu
un DG « milliardaire » sĂšme la pagaille

https://www.xibaaru.sn Macky Sall a beau travailler pour amĂ©liorer le quotidien des SĂ©nĂ©galais, certaines personnes proches de lui, gĂąchent tout. Et ce qui fait mal dans tout cela, c’est que ce sont des personnes qu’il a nommĂ©es Ă  des postes de responsabilitĂ© qui font ces sales besognes. Comme le DG d’une grande sociĂ©tĂ© publique de la place qui, nommĂ© avec un compte bancaire quasi vide, se retrouve Ă  la tĂȘte d’un empire financier. Et ce DG, de par son arrogance et ses coups fourrĂ©s, fait dĂ©tester le PrĂ©sident Macky Sall partout oĂč son nom est cité  Ancien Directeur d’une radio d’un dĂ©funt groupe de presse privĂ©, il s’était fait distinguer par son incompĂ©tence et sa propension Ă  entrer en conflit avec les employĂ©s. MalgrĂ© le zĂšle qu’il affiche Ă  l’endroit du PrĂ©sident de la RĂ©publique, certains le qualifient d’opportuniste, en retraçant son parcours politique. Il a Ă©tĂ© militant de And-JĂ«f dans le passĂ©, avant de rejoindre le Parti dĂ©mocratique sĂ©nĂ©galais (PDS), lorsque ce parti Ă©tait au pouvoir. C’est sous Eva Marie-Coll Seck, Ă  l’époque ministre de la SantĂ© qu’il a quittĂ© la radio du dĂ©funt de groupe de presse privĂ© dont nous parlons pour un juteux poste de Directeur gĂ©nĂ©ral d’un service de santĂ© trĂšs prospĂšre. A l’époque, il s’était montrĂ© trĂšs proche du PrĂ©sident de la RĂ©publique Macky Sall, alors Premier ministre. Il se montrait dans toutes les manifestations que prĂ©sidait Macky Sall. Pourtant, dĂšs que Macky Sall a commencĂ© Ă  connaĂźtre sa descente aux enfers sous le rĂšgne du PrĂ©sident Me Abdoulaye Wade, il n’a pas hĂ©sitĂ© Ă  lui tourner le dos pour rejoindre honteusement la GĂ©nĂ©ration du concret, le mouvement créé par Karim Wade. A la GĂ©nĂ©ration du concret, il faisait Ă©galement preuve d’un zĂšle dĂ©mesurĂ©. MalgrĂ© tout, il allait ĂȘtre dĂ©barquĂ© de son poste Ă  la tĂȘte de la structure sanitaire qu’il dirigeait
 Ruminant sa dĂ©ception et sa rage, il allait Ă  nouveau retourner auprĂšs de Macky Sall, dĂšs qu’il avait senti que le vent Ă©tait en train de tourner en faveur de ce dernier et que la chute du rĂ©gime du PrĂ©sident Abdoulaye Wade, Ă©tait inĂ©vitable. Il a fait des pieds et des mains pour se faire nommer au poste de DG de la puissante structure publique. Poste qu’il occupe jusqu’à prĂ©sent. Il est Ă©galement maire d’une commune. Mais depuis qu’il est DG de cette structure publique, les conflits entre lui et les employĂ©s ne manquent pas. Il menace de reprĂ©sailles tous les employĂ©s de cette structure qui ne se soumettent pas Ă  ses ordres. Il se permet mĂȘme d’interfĂ©rer dans les champs de compĂ©tence des directeurs de dĂ©partements de la sociĂ©tĂ©. Avec lui, rien n’est de trop pour continuer Ă  ĂȘtre dans les bonnes grĂące du Chef de l’Etat. Finalement, il ne fait que desservir le PrĂ©sident de la RĂ©publique Macky Sall. Il ne voit mĂȘme pas qu’à cause de ses agissements, les populations tournent le dos Ă  Macky Sall. Il irrite en mĂȘme temps l’opposition qui se met Ă  crier et Ă  rĂ©clamer son limogeage. L’opposition lui reproche son esprit trop partisan. Alors qu’il est Ă  la tĂȘte d’une sociĂ©tĂ© qui doit parfois respecter l’équilibre entre le parti au pouvoir et l’opposition. Le griot-milliardaire Farba NGOM Et ce qui fait encore mal, c’est que le DG fait partie de la nouvelle classe des milliardaires aux cĂŽtĂ©s du griot reconverti en homme d’affaires, Farba Ngom, d’Arona Dia, de Cheikh Oumar Anne, d’Abdoulaye Daouda Diallo et d’Amadou Samba Kane. Devenu immensĂ©ment riche, le DG a aussi fait monter son d’grĂ© d’insolence et d’arrogance. Tout a augmentĂ© chez lui en
mal. Son comportement insupportable a un impact sur le leadership de Macky Sall qui s’attire les foudres des victimes du DG. Peu importe, il lui faut faire preuve de tout ce zĂšle pour ĂȘtre maintenu Ă  son poste de DG. Au mĂȘme moment, les employĂ©s de la sociĂ©tĂ© publique oĂč il est Directeur gĂ©nĂ©ral, s’émeuvent de certaines dĂ©penses Ă  la folie qu’il ordonne et qui ne font que mettre la structure dans le noir. En tout cas, il est temps pour le PrĂ©sident de la RĂ©publique Sall de mettre fin aux dĂ©rives de ce Directeur gĂ©nĂ©ral. C’est Ă  cause des agissements d’hommes de sa trempe que le rĂ©gime se coupe des populations.Papa Ndiaga DramĂ© pour xibaaru.sn