Un colloque international s’est tenu à Dakar, les 16 et 17 octobre 2026, pour le cinquantenaire des Transmissions des Armées. Experts civils et militaires, nationaux et internationaux, y ont débattu de cybercriminalité, d’intelligence artificielle et de souveraineté numérique. Le criminologue spécialiste des questions cyber, le docteur Djiby Diallo et Hortense Samb, CEO d’Africa Cyber Network (ACN), aboutissent à la même conclusion : il faut renforcer les capacités, investir dans la recherche et la formation, coordonner les acteurs.
Les cyberattaques se multiplient, les technologies évoluent vite. Les Etats doivent repenser la protection de leurs infrastructures sensibles, et le Sénégal n’y échappe pas. Coordonné par une agence belge, le colloque a réuni experts nationaux et internationaux, militaires, universitaires, diplomates et acteurs privés, avec un objectif : croiser les expériences, évaluer les menaces émergentes, formuler des recommandations pour les décideurs.
Le Dr Djiby DIALLO salue l’ouverture des échanges au-delà du milieu militaire. Une approche globale des enjeux de cybercriminalité lui paraît indispensable. Le colloque, sur les enjeux stratégiques pour le Sénégal et les Armées, est co-organisé par la Direction des Transmissions et de l’Informatque de l’armée et l’ACN (agence gérée par la Belge Isabelle Damoiseaux Delnoy et la Sénégalaise Hotense Samb).
La cybersécurité, une priorité pour tous les Etats
Pour le criminologue Djiby Diallo, la cybercriminalité est devenue une menace mondiale. Aucun pays n’est totalement à l’abri d’attaques contre ses institutions, ses entreprises ou ses citoyens. Au Sénégal, des incidents ont touché des structures publiques : la Direction générale des impôts et des domaines (DGID), la Direction de l’automatisation des fichiers (DAF) et le Trésor public.



