Cinq mois après la déclaration officielle de l’épidémie, Ebola continue de se propager dans l’Est de la RDC. Avec 9 144 cas confirmés et 4 410 décès, cette flambée est devenue la plus meurtrière enregistrée dans le pays. Détection tardive, chaînes de transmission mal identifiées, insécurité et absence de vaccin spécifique à l’efficacité démontrée : les obstacles à la riposte restent nombreux.
Des équipes d’intervention contre Ebola à Beni, dans la province du Nord-Kivu, à l’est du Congo, le 22 septembre 2026. AP Photo/Sebastien Kitsa Musayi – Sebastien Kitsa Musayi
Jamais une épidémie d’Ebola ne s’était propagée aussi vite en RDC. En cinq mois, cette 17ᵉ flambée du virus dans le pays a déjà fait 9 066 cas confirmés, selon le dernier bilan officiel. À titre de comparaison, lors de l’épidémie de 2018-2020, il avait fallu plus d’un an pour dépasser les 2 000 contaminations.
L’Ituri, où le premier cas a été identifié, reste l’épicentre. Mais l’épidémie touche désormais six autres provinces : le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Sud-Ubangi, le Haut-Uélé, le Bas-Uélé et la Tshopo. Si la transmission locale a pu être contenue dans certaines zones de santé, mais reste donc active et continue de s’étendre géographiquement. Début octobre, la zone de santé d’Alimbongo, dans le Nord-Kivu, a enregistré ses premiers cas. Au 6 octobre, sur les 64 zones de santé touchées, 48 avaient encore signalé de nouveaux cas au cours des trois semaines précédentes.
Le 18 septembre, alors que l’OMS et le gouvernement congolais faisaient état de signes encourageants, MSF a alerté : la maladie ne reculait pas, elle se « déplaçait ». Autre indicateur inquiétant : le taux de létalité, qui atteint 48,2 %, soit près d’un décès pour deux cas confirmés.


