Les industries extractives sénégalaises franchissent un nouveau cap. Au premier semestre 2025, elles ont généré plus de 303 milliards FCFA, portées par la solidité du secteur minier et les premiers effets économiques de la production pétrolière et gazière. Les projets Sangomar et Grand Tortue Ahmeyim (GTA) commencent désormais à transformer durablement la structure des recettes publiques.
e secteur extractif sénégalais a mobilisé 303,02 milliards FCFA de revenus au cours des six premiers mois de 2025, confirmant son rôle croissant dans l’économie nationale. Cette performance repose encore principalement sur les activités minières, mais elle bénéficie désormais de la montée en puissance des hydrocarbures, qui deviennent progressivement un nouveau moteur des finances publiques.
Selon les données publiées par l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE Sénégal), 293,24 milliards FCFA, soit 96,77 % des revenus collectés, ont été directement versés au budget de l’État. En tenant compte des paiements sociaux et environnementaux, les recettes extractives atteignent 300,40 milliards FCFA, contre 236,59 milliards FCFA un an plus tôt, soit une progression d’environ 29 %.
Le secteur minier demeure le principal contributeur avec 224,45 milliards FCFA. Ces recettes proviennent essentiellement des redevances minières, des dividendes versés à l’État ainsi que des différents impôts et taxes appliqués aux activités extractives. Les exportations minières ont parallèlement atteint 571,6 milliards FCFA, soutenues notamment par une production aurifère supérieure à 6 tonnes sur la période.
La principale évolution provient toutefois des hydrocarbures. Leur contribution atteint désormais 75,95 milliards FCFA, en hausse de près de 66 % sur un an. Cette progression traduit les premiers effets budgétaires de l’entrée du Sénégal dans l’ère de la production commerciale de pétrole avec Sangomar et de gaz naturel liquéfié avec Grand Tortue Ahmeyim (GTA).
Cette évolution marque un tournant pour le pays. Si les mines demeurent aujourd’hui le premier pilier des recettes extractives, le pétrole et le gaz s’imposent progressivement comme un second levier stratégique, appelé à renforcer durablement les recettes publiques, les exportations et les entrées de devises.
Sources : Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE Sénégal) ; données officielles du secteur extractif sénégalais.


