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Les garde-côtes mauritaniens ont annoncé avoir secouru 37 migrants en situation irrégulière et repêché le corps d’une personne décédée après avoir retrouvé une embarcation en grande détresse dans les eaux territoriales mauritaniennes, au large de Nouadhibou.

Selon un communiqué du ministère mauritanien de la Pêche, l’alerte a été donnée à la suite de plusieurs appels de détresse relayés par les réseaux de pêche artisanale. Les autorités ont alors déployé le patrouilleur « Yaacoub Ould Rajel », qui a mené une opération de recherche et de sauvetage durant deux jours.

L’embarcation a finalement été localisée dans la soirée du vendredi 17 juillet, alors qu’elle était sur le point de sombrer. L’intervention des garde-côtes a permis de sauver 37 personnes, tandis qu’un corps sans vie a été récupéré.

Parmi les rescapés figurent 22 ressortissants sénégalais, 7 Gambiens et 8 Guinéens, dont une femme, selon les autorités mauritaniennes.

Les témoignages recueillis auprès des survivants indiquent que le bateau avait quitté Banjul, en Gambie, avec environ 160 migrants à bord, dans l’espoir de rejoindre les îles Canaries. Une panne mécanique, suivie d’une rupture de carburant, aurait entraîné une dérive de 25 jours en pleine mer avant que l’embarcation ne soit repérée dans les eaux mauritaniennes.

Les survivants ont raconté que leurs réserves d’eau et de nourriture se sont épuisées après une dizaine de jours, les contraignant à boire de l’eau de mer pour tenter de survivre dans des conditions extrêmement précaires.

Les garde-côtes mauritaniens poursuivent actuellement les opérations de recherche afin de retrouver les nombreux passagers toujours portés disparus.

Les 37 rescapés ont été transférés à Nouadhibou. Sept d’entre eux, dont deux femmes et deux mineurs, ont été évacués en urgence vers un établissement hospitalier pour recevoir les soins médicaux nécessaires. Cette nouvelle tragédie rappelle une fois de plus les risques considérables auxquels s’exposent les candidats à la migration irrégulière sur la route de l’Atlantique, devenue l’une des plus meurtrières entre l’Afrique de l’Ouest et les îles Canaries.

Emedia