IMG_8256 1
Loading ...

L’enquête tentaculaire portant sur une présumée association de malfaiteurs, des actes contre nature, la transmission volontaire du VIH/Sida, la mise en danger de la vie d’autrui, le blanchiment de capitaux et le trafic de drogue continue de livrer ses rebondissements. Selon les informations rapportées par le quotidien Libération, deux des personnes poursuivies dans ce dossier viennent d’essuyer un important revers devant la justice.

n effet, les demandes de mise en liberté provisoire introduites par Bamba Amar, ancien chef du service Facturation du Port autonome de Dakar (PAD), ainsi que par l’acteur Abdou Aziz Guèye, ont été rejetées par le juge en charge du dossier.

Cette affaire, instruite par le juge du premier cabinet du tribunal de Pikine-Guédiawaye, est le fruit d’une vaste enquête menée par la Brigade de recherches de Keur Massar. D’après Libération, elle a déjà conduit à l’interpellation d’une centaine de personnes, faisant de ce dossier l’un des plus importants de ces dernières années dans la juridiction.

Alors que les auditions des différents mis en cause se poursuivent, plusieurs d’entre eux tentent d’obtenir leur remise en liberté en attendant l’évolution de la procédure. C’est dans ce contexte que Bamba Amar et Abdou Aziz Guèye avaient saisi la justice afin de bénéficier d’une liberté provisoire.

Mais leurs requêtes n’ont pas convaincu les autorités judiciaires. Selon Libération, le parquet a émis des avis défavorables à leur libération, une position qui a finalement été suivie par le juge d’instruction.

Cette décision constitue un nouveau coup dur pour les deux mis en cause qui restent détenus dans le cadre de cette procédure aux multiples ramifications. Les enquêteurs et les magistrats poursuivent en effet leurs investigations afin de déterminer le degré d’implication de chacun des suspects interpellés.

Toutefois, l’affaire est loin d’être terminée sur le plan judiciaire. Refusant de s’avouer vaincus, Bamba Amar et Abdou Aziz Guèye ont décidé de faire appel de cette décision. Leur dossier a ainsi été transmis à la Chambre d’accusation, qui devra examiner les recours introduits par leurs avocats et statuer sur leur éventuelle remise en liberté.