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LE BRIEF | Le Niger et la Chine relancent leur partenariat pétrolier après une période de tensions marquée par des expulsions de responsables chinois et une remise en cause des conditions d’exploitation. Les accords signés le 18 mai 2026 à Niamey prévoient un investissement d’environ 1 milliard de dollars destiné à réactiver les projets Dinga Deep et Abolo-Yogou, avec l’objectif de porter la production nationale de 110 000 à 145 000 barils par jour d’ici fin 2029.

Ce rapprochement s’accompagne d’un rééquilibrage important au profit de l’État nigérien. Le tarif de transport du brut via le pipeline d’exportation est réduit de 27 à 15 dollars par baril, ce qui pourrait générer plus de 100 millions de dollars d’économies annuelles. Niamey obtient également 45 % du capital de la West African Oil Pipeline Company, filiale de la CNPC chargée de gérer l’infrastructure stratégique reliant le Niger au port béninois de Sèmè-Podji.

Pour Niamey, cet accord traduit une stratégie pragmatique : renforcer la souveraineté sur les ressources tout en sécurisant les investissements nécessaires à la montée en production. La Chine conserve son rôle central dans l’architecture pétrolière nigérienne, mais le Niger obtient des gains concrets en matière de revenus, de gouvernance, d’emploi local et de contenu national. À moyen terme, cette relance pourrait accroître le poids du pétrole dans l’économie du pays et consolider les recettes publiques.