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Pour les autres candidats, la loi reste implacable et leur sera appliquée dans toute sa rigueur. Il leur est recommandé de rester cois. Gare à celui qui se hasarderait à troubler la quiétude des gens. Allez demander au candidat Gackou qui a vu la police débarquer à son meeting pour mettre fin à son rassemblement avant de revenir comme un enfant pris en faute remettre le matériel en place et déguerpir. Pendant qu’on lui interdisait virilement son rassemblement, le candidat du pouvoir dé-
roulait son plan à travers des inaugurations
d’infrastructures avec une forte mobilisation de ce qui reste de l’armée mexicaine. Des rassemblements fortement médiatisés par celui qui n’a plus aucune pudeur quand il s’agit de faire plaisir à son camp. Alors que la campagne électorale débute ce week-end, le candidat-Premier ministre a déserté ses bureaux pour faire le tour des foyers religieux avec l’argent et les moyens logistiques de l’Etat. A cette duperie, celui qui joue le rôle de gendarme de l’audiovisuel, au motif
qu’aucune disposition n’est prévue pour le cas du candidat en prison et qui leur tire la langue, ferme pudiquement les yeux sur la couverture de la campagne électorale avant l’heure du Premier ministre candidat. Tant pis si le Chef est hors du pays et si son Premier ministre se pavane comme une rombière pour mieux se faire vendre. Même l’occupation permanente des médias nationaux — et français ! — ne semble pas en mesure de le sortir de l’anonymat au point qu’il se fasse battre au niveau de l’audimat par un membre de Pastef qui a récolté plus de vues que lui. Le pauvre ! Tou-
jours dans le racolage, il ne s’est point préoccupé, ni lui ni son Chef, de la disparition de deux belles plumes.
L’une avait connu la consécration depuis 1984 et s’était construite un univers littéraire reconnu par la critique. L’autre est venue sur le tard et a éclaboussé la scène littéraire par ses audaces et son talent. Les deux illustres écrivains sont partis presque dans l’anonymat et n’ont même pas eu droit au traditionnel tweet du Palais quand la nation perd un de ses valeureux fils. Triste !
Ces deux belles plumes royalement ignorées, un jeune chanteur a eu tous les honneurs de la République. Bien entendu, en termes de dividendes électoraux, cette visite rapporte plus que d’aller présenter ses condoléances aux familles éplorée des deux écrivains, fussent-ils talentueux. Le pays de Senghor est décidément tombé bas…

kaccoor bi – le temoin