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“NOUS NE VOULONS PAS D’UN SECOND LE JOOLA”. C’est le cri du cœur des parents d’élèves du lycée Mariama Ba.  De nombreux dysfonctionnements ont été constatés dans la liaison Dakar-Gorée dus aux pannes récurrentes de la Chaloupe. Dysfonctionnements qui occasionnent des pertes de temps d’apprentissage, la sortie, en urgence et en catastrophe, des filles de la Maison d’Education Mariama Ba (MEMBA) ainsi que l’annulation des cours de renforcement programmés ce vendredi-samedi-dimanche. Fort de ce contact, les parents d’élèves du prestigieux lycée Mariama Bâ de Gorée craignent le pire.  Ils ont peur d’un second drame comme le naufrage du bateau le Joola qui a causé en 2002, le décès d’un millier de personnes.

Ainsi, en raison du « silence » du gouvernement du Sénégal face à cette situation qui perdure depuis un certain nombre, « les parents d’élèves ont décidé de retenir leurs filles. Elles ne prendront pas la chaloupe aujourd’hui » renseigne Magatte Sy, président  APE/ MEMBA.
 « Depuis 2016, des alertes récurrentes sont lancées sur les défaillances de la chaloupe qui assure la liaison Dakar-Gorée, sans succès. En avril 2023, la Chaloupe, avec à son bord plus de 200 personnes, est tombée en panne en pleine mer. Le 18 novembre 2023, beaucoup de parents venus assister à la cérémonie d’excellence sont restés à l’embarcadère du fait de la situation de la Chaloupe », regrette le président de l’Association des parents d’élèves dudit lycée.
Ainsi, après avoir analysé la situation, les parents d’élèves ont décidé que les filles ne prennent pas la Chaloupe pour la traversée d’aujourd’hui, lundi 18 décembre afin d’alerter les autorités. Pour des raisons de sécurité, ils retiennent les filles en terre ferme, jusqu’à ce qu’une solution pérenne soit trouvée.
Par le biais de leur président, ces parents d’élevés dans le désarroi “demandent aux autorités du Ministère de l’Éducation nationale d’assurer la continuité éducative de leurs enfants de façon transitoire”. Ils interpellent les autorités étatiques afin de trouver une solution pérenne à cette situation à travers, l’utilisation de tous les moyens de l’Etat y compris ceux des Forces armées pour assurer la transition et l’acquisition de nouvelles chaloupes avant que l’irréparable ne se produise. 
“Nous ne voulons pas de réparation de la chaloupe. Nous exigeons  de nouvelles chaloupes bonnes”, martèle Maguette Sy.