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Si on ne parle pas de famine, l’insécurité alimentaire sévit dans une partie du monde rural. Selon l’Eglise protestante de Mbour, il faut davantage investir sur l’agriculture pour éloigner ces menaces des populations.

L’Eglise protestante de Mbour a célébré la Journée internationale de la faim pour apporter son soutien aux personnes démunies. Selon Dr Opala, pasteur à la mission Jésus Agi de Mbour, «ce qui guide nos actions, c’est de voir les gens sortir de la pauvreté mais également de la souffrance. Pour ce faire, nous travaillons beaucoup dans les villages. Le monde rural, il faut le dire, rencontre une situation difficile, et nous ne pouvons pas passer outre cela».

Ainsi, pour éliminer la faim au niveau du monde rural, il a invité les populations à investir dans le travail de la terre. «Dieu a béni le Sénégal avec une bonne terre, partout on peut cultiver. Donc on encourage les gens à aller vers l’agriculture. D’ailleurs, nous les poussons pour qu’ils travaillent le sol, et Dieu va les bénir et subvenir aux besoins de leurs familles. C’est pourquoi nous les aidons aussi à avoir des puits pour avoir de l’eau», a soutenu le pasteur de l’Eglise Jésus Agi de Mbour.

Le pasteur s’est dit convaincu que l’agriculture peut régler définitivement la faim au Sénégal, mais il faudra au préalable régler certaines questions. «Ce qui manque souvent, c’est la semence, même si la pluie est un peu capricieuse. Il faudra aussi évoluer vers l’agriculture mécanique, avec des outils comme le tracteur. Les gens veulent aller plus loin, ils ont des hectares, mais avec la semence qu’on leur donne, ils ne peuvent pas aller plus loin que cela.» Ainsi, il a souligné qu’en plus d’inciter les populations, surtout rurales, à aller cultiver la terre pour lutter contre la faim, il a précisé qu’avant beaucoup d’actions ont été réalisées pour accompagner, atténuer les formes de misère chez les communautés. «Pendant le Covid-19, nous avons distribué plus de 21 tonnes de riz dans le monde rural, du sucre, du savon et de l’huile. Cette aide était également destinée aux veuves et aux orphelins. Ces dons ne sont pas destinés uniquement aux chrétiens, mais aussi aux musulmans. Parce que nous sommes dans le même pays et nous avons les mêmes soucis», a précisé Dr Opala.

L’Eglise évangélique de Mbour a mis à profit cette journée qui coïncide avec la Pentecôte qui consacre la naissance de l’Eglise. C’est pourquoi, ajoute-t-il, «nous prônons l’amour, et le jour où l’Eglise est née qui est la Pentecôte, les actions que l’Eglise a posées, c’était de s’occuper des pauvres et des veuves de leur communauté, et les gens vendaient leurs biens et leurs propriétés et venaient en aide aux nécessiteux. C’est pourquoi nous avons organisé cette journée pour aider les populations démunies».Par Alioune Badara CISS – abciss@lequotidien.sn

Thiès–Bradage supposé des terres de Touba-Toul:Les populations vent debout contre le maire

https://lequotidien.sn Les populations de la commune de Touba-Toul, située dans le département de Thiès, sont sorties dans la rue hier pour manifester leur désaccord suite à une «délibération du Conseil municipal du 6 mai 2023, sur proposition du maire Ameth Dièye, visant à déposséder notre commune d’un site reconnu d’intérêt public au cœur de ladite localité, pouvant accueillir des infrastructures de portée économique au bénéfice de toute la population, pour, ensuite, le livrer à une vente, soit 3 millions F Cfa la parcelle de 300 m2, à des personnes nanties, privilégiées, déjà ciblées».

– A Touba-Toul, les populations sont en colère. A en croire Abdou Yama Diouf, porte-parole du jour du Collectif pour l’alerte et la défense du patrimoine de Touba-Toul, «45 parcelles sont déjà morcelées, ce qui serait synonyme d’un «tong-tong» foncier que nous ne saurions accepter pour plusieurs raisons».

D’abord, il déplore que «la délocalisation du foirail a porté un coup dur à la vitalité de notre marché hebdomadaire, jadis caractérisé par une effervescence, mais qui malheureusement se trouve aujourd’hui en état de déliquescence». Le 2ème préjudice repose sur le fait que «Touba-Toul est sur le point de perdre une  université d’un investissement de 3 milliards F Cfa et pour cause, la délocalisation aveugle dudit foirail». Les populations en colère remarquent : «Le coût de cet ouvrage qui abritait l’ancien foirail s’élevant à 50 millions F Cfa, risque de passer à pertes et profits. Donc, pour moins de 150 millions F Cfa, Touba-Toul risque de perdre un investissement de plus 3  milliards F Cfa, alors que le maire sortant, lui, avait laissé en espèces un montant de 48.6 millions F Cfa, qui pourrait régler les problèmes d’eau et d’extension du réseau électrique pour les villages de Darou Ndiaye et Sothiane, ce sans vendre un site public.» «En tout cas, cette tentative de dépossession préméditée, organisée et planifiée trouvera la résistance des populations plus que jamais déterminées», prévient le Collectif pour l’alerte et la défense du patrimoine de Touba-Toul, qui ajoute : «Ce qui nous révolte et nous perturbe encore plus, c’est l’attitude de défiance du maire vis-à-vis des populations.» En tout état de cause, les populations tiennent ainsi à témoin l’Etat, l’opinion nationale et internationale, sur «les conséquences d’une telle tentative de dépossession qui pourraient être pires que ce qu’on a vécu à Ngor, à Mbane et à Fanaye».

Le maire Ameth Dièye réfute de «telles allégations»

Le maire de Touba-Toul, Ameth Dièye, a réfuté les allégations de «scandale foncier» et défendu «la légitimité et la légalité d’un projet de lotissement voté à l’unanimité par le Conseil municipal lors d’une séance le 6 mai 2023, qui a respecté toutes les étapes de la procédure». Aussi de préciser : «Le site en question, qui abritait l’ancien foirail de Touba-Toul, sera transformé en une «Cité de l’avenir» comprenant environ 45 parcelles. Ces terrains seront distribués aux résidents de Touba-Toul, générant des recettes qui seront investies dans divers projets prioritaires tels que la réhabilitation de la grande mosquée, l’adduction d’eau potable des villages environnants, l’électrification des villages de Da­roudaye et Sofiane, la construction de la maison d’accueil municipale de Toubacound et la clôture des écoles traversées par une route principale.»

Ameth Dièye décrie des «manœuvres de politiciens tapis dans l’ombre, en manque de légitimité politique, cherchant à entraver le projet. Des opposants qui n’ont ni la légitimité ni la légalité pour freiner ce projet dûment approuvé par le Conseil municipal». Il qualifie de telles «allégations» de «fausses, absurdes et totalement fallacieuses».Par Cheikh CAMARA