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Bceao–politique monétaire : le taux directeur porté à 3,00%

https://www.sudquotidien.sn Le Comité de politique monétaire (Cpm) de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) a décidé de relever de 25 points de base son principal taux directeur qui était de 2,75%. Ce relèvement porte désormais celui-ci à 3,00%, à compter du 16 mars 2023.  Hier, mercredi 1er mars 2023, s’est tenu la réunion ordinaire du Comité de politique monétaire (Cpm) au siège de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), sous la présidence de son gouverneur, Jean-Claude Kassi Brou. A l’issue de cette réunion, le Cpm a décidé de relever de 25 points de base le principal taux directeur auquel la Banque Centrale (Bc) prête ses ressources aux banques, pour le porter à 3,00%, à compter du 16 mars 2023. De même, le taux d’intérêt sur le guichet de prêt marginal passe de 4,75% à 5,00%. Cette hausse, première au compte de 2023 et la quatrième depuis juin 2022,«s’inscrit dans le cadre de la normalisation graduelle de la politique monétaire de la Banque centrale», expliquent les spécialistes en la manière de la Bceao. Selon une note, cette hausse devrait contribuer à ramener «l’inflation dans l’intervalle cible de la Banque centrale (1% à 3%) sur le moyen terme». En effet, bien que le taux d’inflation dans l’Union ait commencé à baisser, il reste encore à un «niveau élevé», constate la Bceao. L’Institut d’émission de l’Afrique de l’Ouest fait savoir que celui-ci, se situait à «6,0% en janvier 2023 après 7,0% en décembre 2022».

La baisse observée a été notamment soutenue par les bons résultats de la campagne agricole 2022/2023 ainsi que par les mesures de politique monétaire prises par la Bc et les efforts des Etats pour lutter contre la vie chère.

Toutefois, le taux d’inflation est ressorti supérieur à 7,0% en janvier 2023, dans plusieurs pays de l’Union. En outre, l’inflation sous-jacente, qui mesure l’évolution du niveau général des prix hors produits frais et énergie, s’est également maintenue à un niveau élevé de 4,7% en janvier 2023, après 4,8% en décembre 2022. Au niveau du secteur bancaire de l’Union, la liquidité reste adéquate et devrait permettre aux banques de poursuivre le financement des économies. Au cours des mois à venir, le Cpm de la Bceao prendra, si nécessaire, les mesures idoines pour assurer la stabilité monétaire.JEAN PIERRE MALOU 

Le Maroc lève 2,5 milliards de dollars sur le marché international

https://fr.apanews.net Cette levée de fonds à l’international est destinée à financer le déficit budgétaire. Le Maroc a émis un emprunt obligataire sur le marché financier international d’un montant global de 2,5 milliards de dollars réparti en deux tranches de 1,25 milliard chacune, a indiqué, mercredi à Londres, la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah Alaoui. La première tranche d’une maturité de 5 ans a été émise à un spread de 195 pb et un prix de 98,855%, offrant ainsi un taux de rendement de 6,22% et servant un coupon de 5,95%, tandis que la 2ème tranche d’une maturité de 10 ans et demi a été émise à un spread de 260 pb et un prix de 99,236%, soit un taux de rendement de 6,602% et un coupon de 6,50%. Cette sortie à l’international fait suite à un Roadshow auprès de la communauté des investisseurs internationaux mené par Mme Fettah Alaoui, qui a été accompagnée par des responsables de la Direction du Trésor et des Finances Extérieures (DTFE). « Cette émission témoigne de la confiance des investisseurs quant à la résilience de l’économie marocaine dans un contexte de crise, ainsi que de la solidité des fondamentaux macro-économique du Royaume et de la rigueur de ses finances publiques », a souligné Mme Fettah Alaoui dans une déclaration à la MAP. Le Roadshow, le premier depuis trois ans, a été l’occasion de partager avec les investisseurs les grandes réalisations et le dynamisme de l’économie marocaine, le Royaume étant en position de leadership au niveau du continent africain, a-t-elle précisé.

« Cette sortie à l’international dans un contexte de volatilité et de difficulté des marchés financiers est la preuve de la qualité de notre économie et de notre crédit », a observé Mme Fettah Alaoui, notant que la réponse forte qu’ont apporté des investisseurs de grande qualité est un « vrai témoignage de la confiance dont jouit le Maroc ».

Cette émission, qui s’inscrit dans le cadre de la stratégie de diversification des sources de financement du Trésor et dont le montant est encadré par les dispositions la loi de finances 2023, a connu un franc succès auprès des investisseurs internationaux. Le livre d’ordres a dépassé les 11 milliards de dollars avec une large diversification en termes de répartition géographique que de profil des investisseurs. Lors de ce Roadshow, qui a mené la délégation marocaine à Boston, New-York et Londres, ont été mises en exergue la stabilité politique dont jouit le Royaume, la résilience de son économie face à des chocs successifs d’ampleurs inédites ainsi que la portée des réformes menées sous la conduite éclairée de S.M. le Roi, particulièrement en matière de consolidation de l’Etat Social, d’intégration à l’économie mondiale et d’engagement en faveur du développement durable. Cette émission a été réalisée sous format 144A/RegS afin de permettre une large participation des investisseurs à travers le monde. C’est la première fois que le Trésor se dirige directement vers le marché international. Il marque une rupture dans ses modalités de financement. Globalement, le déficit est financé en interne de manière prépondérante»,HA/APA

SOUVERAINETÉ,RÉSILIENCE ALIMENTAIRE : L’Afrique est bien moins mal lotie qu’elle n’y paraît

https://www.enqueteplus.com Au Salon international de l’agriculture de Paris, la résilience du continent noir face aux chocs mondiaux a été discutée, lundi, dans le cadre d’une conférence sur le thème ‘’L’Afrique nourrit les Africains’’. L’Afrique se voit-elle plus laide qu’elle ne l’est ? La question est permise, tenant compte de certaines interventions faites, lundi, au Salon international de l’agriculture de Paris. Une conférence sur le thème ‘’L’Afrique nourrit les Africains’’, à l’heure où les crises internationales mettent en lumière des dépendances du continent aux importations a été le cadre d’intéressantes discussions autour des possibilités et options pour l’Afrique d’assurer sa souveraineté alimentaire face aux chocs exogènes qui l’affectent. Au-delà des discours officiels, les experts ont peint un tableau pas aussi dégradant que l’impression générale donne de la dépendance du continent vis-à-vis de l’extérieur pour s’alimenter. Le cadre était déjà posé par le directeur général de l’Agence française de développement (AFD). Malgré les crises successives occasionnées par la pandémie de Covid-19 et la guerre entre la Russie et l’Ukraine, Rémy Rioux a affirmé, lors de son intervention, que ‘’l’Afrique a montré beaucoup de résilience dans les crises multiformes qui touchent le monde. La preuve, la catastrophe annoncée sur le continent n’a pas eu lieu, malgré quelques alertes sur la malnutrition. Il y a des forces sur lesquelles les politiques publiques agricoles peuvent s’appuyer’’.

L’Afrique subsaharienne ne dépend pas du blé pour se nourrir

Si les milliers de morts annoncés en raison de la pandémie n’ont pas eu lieu, les famines non plus n’ont pas été alarmantes. L’illustration a été faite par Nicolas Bricas, socio-économiste au Centre de coopération international en recherche agronomique pour le développement (Cirad). Il affirme : ‘’C’est vrai que l’Afrique du Nord est très dépendante des importations de céréales. Mais c’est complètement faux pour l’Afrique subsaharienne qui, à part l’exception de la Zambie, de la Mauritanie et un petit peu du Sénégal pour les zones urbaines, ne dépend pas du blé pour se nourrir.’’ L’expert continue dans sa logique en expliquant que lorsqu’on refait le calcul en regardant ce que chaque pays produit et importe, et que l’on ramène cela en calories, ‘’sur la moyenne 2018-2020, c’est plus de 80 % des calories consommées en Afrique qui sont produites sur le continent. Les 20 % d’importation alimentaire que cela implique sont du même niveau que celles faites par un pays comme la France’’. Non sans préciser qu’à l’intérieur du continent, subsiste une très grande diversité. Les pays du Nord dépendent du blé ; ceux d’Afrique de l’Ouest dépendent du riz qui n’a pas été vraiment touché par la hausse des cours mondiaux ; les pays d’Afrique australe dépendent du maïs et en importent assez peu et la partie est du Sahel, qui dépend du mil et du sorgho, donc de la pluviométrie.

Le niveau de dépendance alimentaire de l’Afrique est au même niveau que celui de la France

La conférence organisée par l’AFD, la CEDEAO, le Cirad, le Réseau des organisations paysannes et producteurs agricoles de l’Afrique de l’Ouest (Roppa) a vu la participation du ministre de l’Agriculture, de l’Équipement rural et de la Souveraineté alimentaire du Sénégal. Aly Ngouille Ndiaye a soutenu, dans son intervention, qu’avec 1/3 des 828 millions de personnes souffrant de la faim dans le monde, l’Afrique est un continent de paradoxes, car disposant d’environ 65 % des terres arables non cultivées restantes dans le monde et un réseau hydrographique très dense. Face à ce constat, ‘’notre vulnérabilité au divers chocs par rapport à nos potentialités qui s’est davantage mise en exergue par la hausse des prix des denrées alimentaires et les perturbations de l’approvisionnement alimentaire mondial dues au Covid-19, aux changements climatiques et aux conflits tels que la guerre en Ukraine, aggrave l’insécurité alimentaire en Afrique’’.

Le Sénégal sur la bonne voie ?

En janvier dernier, le Sénégal a annoncé l’élaboration d’une stratégie nationale de souveraineté alimentaire sur la période 2024-2029. Ce programme prévoit de développer le potentiel de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, afin de favoriser la croissance économique du pays à l’horizon 2035. Selon le Premier ministre, la stratégie devra être en adéquation avec les objectifs de la loi d’orientation agro-sylvo-pastorale. Cette loi consiste ‘’à réduire l’impact des risques climatiques, économiques, environnementaux et sanitaires par la maîtrise de l’eau, la diversification des productions, la formation des ruraux dans le but d’améliorer la sécurité alimentaire des populations et de réaliser, à terme, la souveraineté alimentaire du pays’’, précisait Amadou Ba lors du Conseil interministériel sur la souveraineté alimentaire afin d’élaborer une feuille de route pour la stratégie. En outre, la stratégie devrait permettre de diversifier la production agricole et de développer les filières d’exportation correspondant à la demande internationale. Le Sénégal se met-il ainsi sur la bonne voie ? Pour le Pr. Nicolas Bricas, c’est cette diversification de la production nationale qui mène à la résilience alimentaire. ‘’Plus les pays ont une production diversifiée, plus ils sont résilients. Et c’est la tendance générale d’évolution de la production alimentaire mondiale’’, assure l’expert du Cirad.

Le marché alimentaire intérieur bien plus dynamique que l’extérieur

Il n’y a pas besoin d’aller loin pour trouver un exemple pour le Sénégal. Le Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique, avec quelque 216 millions d’habitants, selon l’ONU (2022), est pourtant l’un des moins dépendants pour son alimentation. ‘’La raison est qu’elle a beaucoup diversifié sa production de sorte que le pays produit pratiquement tout ce dont il a besoin’’, renseigne le Pr. Bricas. Avec 1,4 milliard de consommateurs (2022), l’Afrique dispose d’un marché conséquent pour le développement de son économie. Aussi, remarque le Pr. Bricas, ‘’quand on compare la valeur économique des produits alimentaires qui sont vendus sur le marché intérieur avec celle des produits agricoles exportés sur le marché international (café, cacao, etc.), la valeur économique des produits intérieurs est incommensurablement plus élevée. Un seul pays fait exception (la Côte d’Ivoire), en raison de sa position de leader dans l’exportation du cacao. Cela veut dire que toute la dynamique agricole est tirée par le marché intérieur. Cela montre que la diversité alimentaire a permis l’accroissement des revenus des agriculteurs’’.Lamine Diouf

Kaolack–filière anacarde : une nouvelle stratégie d’appui pour booster la chaîne de valeur

https://www.sudquotidien.sn Les acteurs de la filière anacarde en activité dans les différentes régions du pays et leurs partenaires techniques et financiers se sont retrouvés hier, mercredi 1er mars 2023, à Kaolack, autour d’un atelier de validation et de lancement de la nouvelle Stratégie d’appui à la chaîne de valeur anacarde. Soutenue par le ministère du Développement industriel, des Petite et moyenne industries (PMI), et le partenaire canadien « Catalyliste+ Canada » SACO-GESO, le service d’assistance Canadienne aux organismes, cette rencontre avait pour objectif de définir les nouveaux axes de renforcement de la production d’anacarde sur l’ensemble du territoire national. Et ceci, en dotant les producteurs des ressources humaines pour les stratégies de conseil à l’exploitation et les moyens matériels nécessaires à la production. Au-delà du besoin de renforcer ou accroître la productivité et permettre la diversité en termes de production, c’était aussi le lieu de discuter avec les producteurs et transformatrices sur les modalités à adopter pour élargir le système de transformation partout dans les zones d’exploitation. Une des initiatives majeures que le partenaire canadien compte matérialiser, en mettant à la disposition des producteurs un matériel de transformation performant et tous les accessoires pour accroître une valeur ajoutée méritée. Même si l’objectif global de ce projet est aussi de contribuer à la marche des futurs agropoles du pays, les producteurs réunis autour de l’Interprofession de l’acajou au Sénégal (Icas) ont profité de cette assise pour exprimer les défis qui freinent en partie la production d’anacarde au Sénégal. En l’occurrence le non-respect des normes de productivité dans la zone Sud, le manque de formation des producteurs en techniques d’exploitation, celui des transformateurs qui ne se limitent à présent que sur la transformation locale, autrement dit, artisanale. Alors que dans la plupart du temps, ces transformateurs tendent à intégrer l’environnement de la transformation industrielle.Abdoulaye FALL

Environ 200 milliards pour la modernisation du réseau de transport public de Dakar

(APS) – L’Équipe Europe (Team Europe) va investir environ 200 milliards francs CFA (plus de 320 millions d’euros) ‘’à l’appui de la modernisation du réseau de transport public de Dakar’’, indique un communiqué parvenu à l’APS. Cet investissement, qui s’inscrit dans le cadre du projet Global Gateway, ‘’va aider le Sénégal à relever les défis environnementaux en mettant à la disposition des Sénégalais des transports publics plus propres, sûrs et abordables’’, souligne le texte. ‘’Le projet de réseau de transport public à Dakar contribue à la mise en œuvre du plan de développement national du Sénégal pour la période 2019-2023 et de son premier volet stratégique pour la transformation structurelle de l’économie. Le secteur des transports a un rôle essentiel à jouer pour accélérer le développement économique et social du pays. Et, ce projet représente une avancée majeure qui tient compte de nos objectifs de développement durable’’, a expliqué Oulimata Sarr, ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération du Sénégal.

Les 320,4 millions d’Euros représentant le montant du financement est ainsi réparti : plus de 174 milliards francs CFA, soit 266,9 millions d’euros de prêts et plus de 34 milliards FCFA, soit 53,5 millions d’euros de subventions.

Selon Jutta Urpilainen, commissaire européenne aux partenariats internationaux, ‘’ce projet constitue un nouveau témoignage tangible de la stratégie Global Gateway en action’’. Elle estime qu’il ‘’profitera directement aux habitants de Dakar, car il améliorera la qualité des transports publics abordables, réduira la pollution de l’air et rendra la ville plus agréable à vivre’’. En outre, il ‘’contribuera à la transition verte du Sénégal et à la protection de l’environnement et du climat’’, a-t-elle dit. Ce soutien financier servira principalement à la restructuration du réseau de bus de Dakar. Il concerne 14 lignes prioritaires et comprend l’acquisition de 380 bus, la construction de deux dépôts, l’installation d’une billetterie et de systèmes de gestion et de contrôle du réseau, ainsi que la construction de 30 km de routes.

L’investissement apportera également un soutien institutionnel au CETUD, la régie des transports publics de Dakar.

Le projet a été annoncé à l’occasion du premier Forum BEI au Luxembourg par Oulimata Sarr, ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération du Sénégal, Ambroise Fayolle, vice-président de la BEI, Koen Doens, directeur général du département Partenariats internationaux de la Commission européenne, Papa Amadou Sarr, directeur exécutif à l’AFD, André Ahlert, directeur de la stratégie et des instruments financiers à la KfW, et Markus Berndt, directeur exécutif faisant fonction de BEI Monde. Le projet Global Gateway est mené par la Banque européenne d’investissement, avec le soutien de la Commission européenne, de l’Agence française de développement (AFD) et de la KfW, Banque de développement pour le compte du ministère fédéral allemand de la coopération économique et du développement.

Berlin : le Sénégal parmi les invités à l’assemblée annuelle de l’association des petites et entreprises allemandes

https://www.sudquotidien.sn Le ministre de l’Economie, du plan et de la coopération, Mme Oulimata Sarr a été désignée pour représenter le Sénégal en compagnie du Directeur Général de l’Apix-SA, Monsieur Abdoulaye Balde à l’assemblée annuelle de l’Association des Petites et Moyennes entreprises allemandes. La rencontre qui a réuni 3000 entreprises, a également enregistrée la présence de nombreux autres pays d’Afrique, qui n’ont pas manqué d’étaler les atouts du continent en matière d’opportunité d’investissement. Ils sont entre autres le Sénégal, le Botswana, le Lesotho, la Mauritanie, la Guinée, le Nigeria, le Togo et l’ensemble des pays membres de l’alliance compact with Africa a prendre part activement à cet événement majeur.

A cette occasion, le Sénégal s’est distingué lors du panel sur les perspectives de l’investissement durable pour les entreprises allemandes en Afrique auquel a brillamment pris part Mme le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Mme Oulimata Sarr.

A ce titre, elle a rappelé, la résilience de notre économie durant l’année 2020, le réaménagement de notre politique économique pour garder notre trajectoire de croissance PAP2A, la croissance de plus de 6% de notre Pib en 2022, les perspectives de taux de croissance de 10% de Pib en 2023, le début d’exploitation de nos ressources gazières et l’option gas to power gas to industrie. Par ailleurs, elle a invité le patronat allemand a massivement participé au grand forum Invest’ in Senegal organisé par l’Apix pour le Sénégal prévu en juillet 2023. Ainsi, durant le business forum tenu tout au long de la journée, le directeur général de L’APIX-S.A, M. Abdoulaye BALDE, a reçu plusieurs chefs d’entreprises allemandes parmi lesquels on note Mme Christiane Kragh DG de Off Gridd, Mr Timon Herzog DG de Grips Energie spécialisés dans l’électrification rurale, Mr Horst Gastmann développeur de zone industrielle à Diourbel sur 50 ha. Il faut rappeler que l´assemblée générale de l’Association des PME allemandes est le plus grand événement de réseautage pour les PME dans la sphère politique berlinoise.OG

Gestion des ports : Macky Sall change les règles

https://www.seneweb.com La gestion des ports publics du Sénégal est désormais du ressort du Port autonome de Dakar (PAD). Ainsi en a décidé le Président Macky Sall, qui a pris en ce sens un décret. «(Le texte) permet au PAD d’étendre sa juridiction à l’ensemble des pôles portuaires du Sénégal tant en ce qui concerne les conditions d’aménagement, d’exploitation, de conservation que de développement», précise Libération, qui donne l’information dans son édition de ce mercredi. Cette nouvelle disposition concerne les ports maritimes, fluvio-maritimes, de pêche, de plaisance et secs. Libération ajoute qu’à travers ce décret l’État cède en plus au PAD ses droits et obligations dans le cadre de la convention le liant avec Sénégal minergy port pour l’exploitation du port vraquier Bargny-Sendou, ainsi que son droit de préemption pour l’acquisition des terrains mis en vente par les entités publiques ou privées.

L’autopont de Cambérène sera mis en service samedi (Ageroute)

(APS) – L’autopont de Cambérène sera ouvert à la circulation à partir de samedi, annonce l’Agence des travaux et de gestion des routes (Ageroute). ‘’AGEROUTE SENEGAL, agence du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement informe les populations de la mise en circulation de l’ouvrage de Cambérène à partir du samedi 4 mars 2023’’, indique un communiqué parvenu à l’APS. Elle explique que ‘’dans le but de finaliser les travaux des voiries et des aménagements au sol, il sera procédé à la fermeture des 4 bretelles ceinturant l’ouvrage tout en garantissant l’accessibilité du giratoire’’. Cependant, ‘’la transversale (Dalifort – Case bi) passant par le rond-point de Cambérène restera fonctionnelle’’. Toutefois, ‘’les automobilistes qui désireront rejoindre la Patte d’Oie à partir de la A1, seront obligés de sortir de l’autoroute par l’échangeur de Lobat Fall ou celui de Hann’’. L’Ageroute appelle les automobilistes à ‘’faire preuve de beaucoup de prudence à l’approche de la zone de travaux et à respecter la signalisation mise en place’’. Elle informe que ‘’des « bonhommes de l’émergence » seront positionnés et vont réguler la circulation pendant toute la durée des travaux’’.

La DER dégage 3 milliards pour des entrepreneurs de Casamance

Sédhiou, 1er mars (APS) – La Délégation générale à l’entreprenariat rapide des femmes et des jeunes (DER/FJ) a dégagé un financement de 3 milliards de francs CFA au profit de jeunes entrepreneurs de la région naturelle de Casamance (sud), dont ceux de Sédhiou. Cet accompagnement financier va bénéficier à 6.825 entrepreneurs au total, a précisé la déléguée générale à l’entreprenariat rapide des femmes et des jeunes, Mame Aby Sèye, mercredi, à Sédhiou, au cours d’une cérémonie de remise symbolique de financements à des bénéficiaires.

« Globalement, c’est une enveloppe de 3 milliards qui est débloqué pour le compte de la région naturelle de Casamance », a précisé Mame Aby Sèye. 

Les jeunes et femmes bénéficiaires de ce financement évoluant dans des secteurs tels que la transformation des produits locaux, la poissonnerie et le commerce de la noix de cajou. Ils vont chacun bénéficier d’un financement en fonction du volume de leur activité, a-t-elle indiqué. Mame Abby Sèye a profité de cette occasion pour exhorter les bénéficiaires à rembourser les financements qui leur ont été octroyés, pour que « la continuité des actions » de la DER soit assurée. Des bénéficiaires de Sédhiou ont fait part de leur satisfaction, soulignant que ce financement est d’autant plus bienvenu que la région regorge de beaucoup de potentialités à exploiter. Les jeunes doivent s’engager davantage dans l’entrepreneuriat pour réduire le chômage mais aussi contribuer à freiner l’immigration irrégulière, un phénomène qui « gangrène la zone », a dit Mamadou Mané, un bénéficiaire. Alpha Amady Diallo, un autre bénéficiaire et entrepreneur à Diendé, dans le département de Sédhiou, souligne de son côté que l’entrepreneuriat « est la seule solution » contre le chômage. Il ajoute que dans cette perspective, la DER « est un exemple de réussite en termes d’accompagnement et d’encadrement des femmes et jeunes porteurs de projets ». La délégation générale à l’entreprenariat rapide des femmes et des jeunes (DER/FJ) avait lancé, en septembre dernier, un appel à projets pour financer les activités de certains entrepreneurs.OB/BK/ASG

Le PM détaille les objectifs du budget d’investissement triennal alloué à Sédhiou

Sédhiou, 1-er mars (APS) – Le budget d’investissement triennal (2023-2025) de 400 milliards dont va bénéficier Sédhiou va essentiellement servir à résorber les abris provisoires dans les écoles, le nombre de classes de fortune ayant déjà été réduit de moitié dans cette région, entre 2015 et 2022, a-t-on appris mercredi du Premier ministre, Amadou Ba.

« Le président veut accélérer réellement le développement de cette belle région de Sédhiou. Ce budget d’investissement de 400 milliards de francs CFA alloué à la région de Sédhiou sur les trois prochaines années devra permettre d’éradiquer totalement les abris provisoires », a déclaré le chef du gouvernement.

Il s’adressait à des journalistes, au terme du Conseil des ministres décentralisé à Sédhiou et qui a notamment permis de faire le point sur l’exécution du programme arrêté pour le compte du budget d’investissement alloué à la région de Sédhiou pour les trois prochaines années (2023-2025). « Il faut rappeler que ces abris ont été aujourd’hui réduits de moitié » dans les écoles de la région, a souligné le Premier ministre, selon lequel de 1198 abris provisoires en 2015, ces classes sous paillote aménagées à partir de paille ou de « crintin » ne sont plus que 673 à Sédhiou, selon Amadou Ba. « De 2015 à maintenant, le gouvernement a pu construire 352 salles de classe dans la région de Sédhiou, 262 blocs d’hygiène et administratif », ainsi que des lycées à Marsassoum et Tanaff. Le chef du gouvernement a aussi cité l’inspection d’académie de Sédhiou dont la construction a été achevée. Un institut supérieur d’enseignement professionnel (ISEP) a été également érigé à Sédhiou, de même qu’un centre de recherche dont il n’a pas précisé la spécialité. Le budget d’investissement triennal alloué à Sédhiou devrait par ailleurs permettre de régler les questions d’électrification rurale et de mobilité dans cette région, à partir de pistes de production qui vont être réalisées « surtout dans les départements de Bounkiling et de Goudomp où effectivement, il y a des efforts encore à faire nonobstant ce qui a été fait », a indiqué le Premier ministre. Il va en outre servir à réaliser les investissements arrêtés dans le cadre du programme d’assainissement dont va bénéficier Sédhiou, incluant un volet hydraulique. « Ces programmes vont permettre à la région de Sédhiou de rattraper définitivement son retard, et ceci dans un délai qui n’excédera pas les 3 années à venir », a assuré le Premier ministre. Amadou Ba est aussi revenu sur la problématique des bourses de sécurité familiale et de la carte d’égalité des chances. Il a annoncé que « dans les prochains jours », des communications seront faites en Conseil des ministres « pour dire exactement à la population sénégalaise l’état d’exécution de ses directives présidentielles ». Il a rappelé qu’en 2015, 200 milliards de francs CFA d’investissements publics avaient été arrêtés pour améliorer la mobilité de la région de Sédhiou « En 2022, c’est 289 milliards qui ont été investis. Ces 289 milliards ont permis de faire des ouvrages exceptionnels », a affirmé Amadou Ba. Il a cité le pont Famara Ibrahima Sagna de Marsassoum, la route nationale numéro 4 (RN4), la boucle du Boudié et la construction de l’hôpital Amadou Tidiane Ba de Sédhiou. « Tout cela a permis à la région de Sédhiou de faire des progrès que le président de la République a pu constater. Et cela a aussi permis au président de demander au gouvernement de mettre en œuvre un nouveau programme qui, cette fois-ci, est fixé à 400 milliards Francs CFA « , a relevé Amadou Ba.MNF/BK/MTN

CONTRÔLE MESURES DE BAISSE DES PRIX DES DENRÉES

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Le Service régional du commerce descend à Tilène

https://www.enqueteplus.com Le Service régional du commerce de Dakar a mené une campagne ‘’coup de poing’’ au marché Tilène, pour le contrôle du respect des nouveaux prix des denrées, services et produits de consommation courante dans la région de Dakar. Lors de cette opération, plusieurs marchandises ont été saisies des mains de commerçants véreux. Des mesures ont été prises par le gouvernement pour la préservation du pouvoir d’achat des Sénégalais. Des mesures de baisse contestées par les commerçants et souvent ignorées sur le terrain par des commerçants qui font la loi. Hier, le Service régional du commerce de Dakar s’est rendu, en compagnie de la presse, au marché Tilène de la Médina, sur instruction du ministre chargé du Commerce, pour vérifier l’effectivité des mesures. Cette opération devrait s’étendre sur tout le territoire. Le ministre a choisi trois jours, tous les mois, pour effectuer des opérations ‘’coups de poing’’ sur le terrain.

Celle d’hier a permis de se rendre compte que des boutiquiers ne respectent pas les prix applicables. C’est le cas d’El Hadj Baïlo Ba qui vend ses bouteilles de gaz de butane de 6 kg à 2 890 F CFA au lieu de 2 885 F CFA. Sur ce, le chef de brigade du Service régional du commerce, Oumar Sèye, lui a remis une convocation suivie d’une saisie sur ses trois bouteilles de gaz. L’amende peut aller de 25 000 à 1 million F CFA.

Ailleurs, deux sacs de sucre et demi de 50 kg ont été saisis, car le propriétaire vend le kilo de sucre à 600 F CFA, au lieu de 575 F/KG. Des pains ont été saisis chez des contrevenants, parce que la denrée ne doit pas être vendue dans les boutiques. ‘’Actuellement, nous avons haussé les sanctions pour mieux dissuader les commerçants, a soutenu Serigne Ndiaye, Directeur du Commerce intérieur’’. Selon lui, les prix doivent être respectés. À l’en croire, l’État a mis beaucoup de moyens, en matière de subvention, plus de 226 milliards sur les produits de base, nonobstant le gaz butane et le carburant. La Compagnie sucrière sénégalaise a même augmenté ses capacités d’approvisionnement, qui était de 600 t, à 1000 t. ‘’Mais gouverner, c’est prévoir aussi. Nous avons un stock de sécurité pour les denrées de première nécessité’’, a dit Serigne Ndiaye.

Disponibilité des produits

Trouvé dans son dépôt en train de parler au téléphone, Modou Kane nous a accordé un peu de son temps pour faire le point sur le secteur. Selon lui, il y a de la stabilité au niveau de tous les produits. C’est juste, dit-il, le sucre qui a quelques difficultés. C’est au niveau de la Compagnie sucrière sénégalaise (CSS) que le sucre retarde, souligne-t-il. Pour de ce qui est du sucre importé, le commerçant croit savoir que le sucre sera là avant le ramadan, car les autorités feront le nécessaire. Par contre, ‘’tout ce que l’État avait dit à propos des denrées alimentaires de première nécessité, on est sur cette lancée, car le bidon d’huile qui coûtait 22 500 F CFA, on le vend à 20 000 F CFA sur le marché’’, soutient le commerçant. DIANA DIA

Banque Islamique : Des membres du conseil d’administration en veulent à l’actuel directeur général

https://www.rewmi.com Le climat social à la Banque islamique du Sénégal n’est pas des meilleurs. Les membres du conseil d’administration ne parlent pas le même langage. Certains veulent débarquer l’actuel Directeur général, Mouhamadou Madana Kane, alors qu’ils s’étaient déjà entendus avec tous pour proroger son mandat de trois ans. Au mois de décembre dernier, le conseil d’administration avait pris la décision de renouveler le mandat du Directeur Général actuel, Mouhamadou Madana KANE pour 3 ans additionnels. Mais au moment de signer le procès verbal entérinant cette décision, certains membres dudit conseil se sont rétractés. Pourtant, ils avaient donné leur accord pour proroger le mandat de M. Kane qui arrive à expiration fin Mars. «L’immixion permanente de certains actionnaires dans la gouvernance de l’institution est soulevée par certains administrateurs pour expliquer leur volte-face. Des administrateurs mécontents de la tournure des évènements auraient simplement quitté la salle du conseil, créant une situation inédite dans cette institution» expliquent nos sources. Pourtant selon les informations en notre possession, l’actuel DG en poste depuis Avril 2020 a fait des résultats remarquables ces dernières années et a permis à la Banque Islamique du Sénégal de connaître un essor jamais atteint auparavant. «Au cours de cette période, la Banque serait passée de la 8e à la 3e place. Son total bilan serait également passé du simple au double en 3 ans, soit de 345 milliards FCFA à plus de 700 milliards à fin 2022. Le résultat net de la banque aurait également doublé, passant de 6 milliards à 12 milliards FCFA de même que le portefeuille clientèle qui est passé de 80.000 comptes environ à 150.000 comptes. Enfin, d’après nos sources, c’est avec ce DG que la Banque serait passé à une conformité Islamique totale de ses produits» révèlent les rapports de la banque. En tout cas le personnel est mobilise comme un seul homme derrière le DG Mouhamadou Madana KANE. Lors de la conférence de presse du mercredi 01 Mars 2023 marquant la célébration des 40 ans de la BIS, le DG M. Mouhamadou Madana Kane à eu un standing ovation de la part de son personnel. En effet, ces derniers reconnaissants ont marques leur satisfecit quant au 3 qui viennent de s’écouler sous son magistère. Avec un total bilan de plus de 730 milliards, la banque s’est hisse de la 7eme à la 3eme place en moins de trois ans grâce à un management participatif et à la vision du DG. Toutefois il paraît que le conseil d’administration qui avait prolonger son mandat en fin décembre et tenter de se raviser. Ce qui n’est pas du goût du personnel qui propose sa reconduction. Nous suivons les développements avec beaucoup d’intérêts. Wait and sese…

Gora Khouma appelle à  »une lutte commun » pour réduire les accidents routiers

Dakar, 2 mars (APS) – Le secrétaire général de l’Union des transporteurs routiers du Sénégal, Gora Khouma, a insisté, mercredi, sur la nécessité de mener une lutte commune pour réduire les accidents routiers qui ont fait récemment plusieurs morts et des blessés.

‘’Personne ne gagne lorsqu’un accident routier survient et puisqu’il n’y a pas de gagnant, il faut que la lutte contre ce fléau soit commune. Il faut parler le même langage, avoir la même volonté, un seul objectif qui est celui d’œuvrer pour réduire ces accidents routiers’’, a-t-il indiqué dans un entretien accordé à l’APS.

Khouma intervenait à l’ouverture des travaux du 1er Congrès régional sur les données de mortalité routière, à l’initiative du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, par le biais de l’Agence nationale de sécurité routière (ANASER) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ce congrès qui réunit jusqu’à vendredi des représentants d’une vingtaine de pays, a pour objectif le partage des meilleures pratiques de systèmes d’information sur les accidents de la circulation. Les accidents routiers ont fait récemment plusieurs morts et des blessés, poussant même le gouvernement à prendre des mesures pour lutter contre certaines pratiques. Les accidents de la route ne profitent à personnes et ‘’ne font que reculer les économies de nos pays’’, a rappelé le secrétaire général de l’Union des transporteurs routiers du Sénégal. ‘’Les vies humaines n’ont pas de prix. S’il y a un accident de la route, personne ne gagne. C’est pourquoi, nous devons lutter pour réduire les accidents de la route’’, a souligné Gora Khouma ‘’Malheureusement, s’il y a accident, la seule cible, le seul responsable incriminé, c’est le chauffeur’’, a-t-il fait relevé, estimant que pour mieux lutter contre les accidents routiers, il faut une volonté et un engagement de toute la chaîne qui implique plusieurs acteurs. Il a cité le chauffeur, le propriétaire du véhicule, le service de délivrance du permis de conduire, le responsable de la visite technique des véhicules, les passagers et les propriétaires d’animaux souvent en divagation le long des routes. ‘’Si nous nous limitons au seul maillon de la chaîne qui est le conducteur, sans l’implication des [autres] acteurs, le combat sera difficile’’, a-t-il dit. « Il faut que chaque maillon de la chaîne prenne ses responsabilités, être conscient de ce fléau’’, a insisté le syndicaliste.SG/ASB/OID

5e CONGRÈS DU SATES -CSA -AQUATECH – SDE : Haro sur les ‘’déficits’’ de Sen’Eau

https://www.enqueteplus.com Le Syndicat autonome des travailleurs des eaux du Sénégal a tenu son 5e Congrès pour tirer le bilan des actions des années passées et poser de nouveaux jalons. Une occasion pour discuter de la gestion du secteur, des mauvaises options de l’État et des difficultés que rencontre la Sen’Eau. Les travailleurs du domaine de l’hydraulique se sont réunis, samedi dernier, pour tenir leur 5e Congrès. Présent à la rencontre, Ibrahima Dièye, représentant du secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes du Sénégal, a fulminé contre le fait de confier l’exploitation de l’eau à des sociétés étrangères au détriment du privé national. « Les instruments pour son exploitation ont été mis en place et créés avec les deniers publics des Sénégalais. Et parmi ceux qui exploitent, 99 % des gens qui font le travail sont des Sénégalais », déplore le syndicaliste. Ibrahima Dièye de renchérir : « Si les techniciens, tous ceux qui sont dans le circuit de l’exploitation sont des Sénégalais, a-t-on vraiment besoin de partager avec d’autres qui ne font qu’assister et dont les bureaux sont vides de dossiers, parce qu’il n’y a rien à faire ? Pratiquement tout le travail étant fait par la chaîne assurée par des nationaux ? » Dès lors, Ibrahima Dièye voudrait que les générations actuelles n’acceptent plus que cette exploitation puisse continuer, car, d’après lui, il y a des défaillances dans la gestion. « On nous dit qu’il y a un déficit. Non pas de millions, non pas de centaines de millions, mais des milliards. Et maintenant, même en dizaines de milliards. Quand on vous confie une société pour sa gestion et son exploitation, quand vous êtes à trois années successives de déficit, le bon sens aurait été véritablement de se démettre ou d’être démis », dit-il. Préoccupé par la situation qui prévaut à Sen’Eau, il révèle : « Nous savons qu’il y a beaucoup de fournisseurs qui ne sont pas payés. Mais quels fournisseurs ? Ce ne sont pas les seuls fournisseurs. Si on catégorise et on privilégie des fournisseurs, c’est-à-dire, quelque part, il faut se poser des questions. Le Sénégal a besoin de ses ressources. L’eau est une ressource. Son exploitation permet au Sénégal d’avoir d’autres ressources », soutient le membre du CSA, qui souligne que les retombées financières peuvent être réinvesties pour permettre que l’eau soit accessible à tous.

Le combat pour la revalorisation des salaires

En outre, la rencontre du Syndicat autonome des travailleurs des eaux du Sénégal avait pour but de faire l’état des lieux et de dégager les perspectives. « Le 5e Congrès du Sates est un Congrès statutaire. C’est-à-dire que tous les quatre ans, le syndicat doit être renouvelé. On fait un bilan des étapes passées. On fait des résolutions qui nous permettent de prendre conscience des résultats obtenus. Évaluer et maintenant tracer de nouveaux jalons. Parce que dans les organisations démocratiques, ou on s’arc-boute ou bien, quand on donne des leçons aux politiques de faire un mandat ou deux, nous devons nous l’appliquer », a déclaré Élimane Diouf, Secrétaire général du Sates, qui voit son mandat tirer à sa fin et qui va céder la place aux jeunes. Mais avant, il souligne qu’ils ont le challenge de renouveler à la fois les instances et de tirer des leçons du mandat écoulé. « Ce qui a marché, nous savons. Ce qui n’a pas marché, on regardera maintenant comment améliorer par rapport au vécu des travailleurs. C’est ça l’objet d’un congrès statutaire de l’organisation. Nous avons connu aujourd’hui une évolution importante de notre organisation. Parce que, avant 2019, on était Sates SDE. Avec la réforme de 2020, nous sommes à la Sen’Eau majoritairement, mais nous sommes aussi à la SDE. Nous avons tout récemment accueilli des camarades de Séo ». Il ajoute : « Il y a aussi les camarades d’Aquatech qui sont dans la région de Thiès et de Diourbel. Donc, ces quatre entreprises affiliées à notre syndicat de base donnent encore plus de chantiers à accompagner. » S’agissant du bilan, il a rappelé que dans les années 2017, 2018 et 2019, ils ont mené de grands combats. ‘’Il s’agissait de réussir à imposer à l’État une augmentation de notre part dans le capital de diversification. Nous avons obtenu un représentant des travailleurs issu de l’administration », se félicite le patron du Sates qui y voit une véritable avancée. Il s’y ajoute les autres progrès qui ont trait aux avancements annuels des travailleurs, l’augmentation de certaines primes et la création de la prime de responsabilité. En 2022, il rappelle qu’il y a eu une grève générale qui avait pour objet de faire en sorte que les préoccupations des travailleurs soient prises en compte. « Dans le mémorandum de 2019 issu de la réforme, il était retenu de discuter d’une amélioration considérable des rémunérations à hauteur de 40 % avec le nouveau fermier qui devait prendre le relais, Sen’Eau. C’est ce combat-là qu’on a mené en 2022 sur lequel nous sommes toujours en bataille avec la Direction générale de Sen’Eau. Nous devions entamer de nouvelles négociations. Nous allons continuer à nous battre pour que les travailleurs connaissent une meilleure amélioration ».MOUHAMADOU RASSOUL KANE

L’hôpital Amadou Tidiane Ba est en train de favoriser un tourisme de santé à Sédhiou (maire)

Sédhiou, 1er mars 2023 (APS) – La ville de Sédhiou (sud) est en train de devenir « un site touristique de santé » du fait de la vocation sous-régionale que joue son nouvel centre hospitalier régional inauguré mercredi par le chef d’Etat, Macy Sall, a déclaré son maire, Abdoulaye Diop.

« Je reçois toutes les semaines des gens qui viennent de la Guinée-Bissau, de la Gambie. Il y en a même qui viennent de Saint-Louis » pour se faire soigner à Sédhiou, a-t-il dit.

L’édile intervenait au cours de la cérémonie d’inauguration du nouvel centre hospitalier régional par le président de la République, Macky Sall. Baptisé du nom de l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Amadou Tidiane Ba, rappelé à Dieu en 2017, cette infrastructure sanitaire de niveau 2 dispose d’un plateau technique avec plusieurs services et spécialités médicales fonctionnelles. « Les populations de Sédhiou se rendaient à Kolda et à Ziguinchor pour se soigner. Aujourd’hui c’est le sens inverse en raison des services offerts par cet hôpital », a déclaré Abdoulaye Diop, ancien ministre de la Culture et de la Communication. Il est revenu sur le choix du parrain, estimant qu’à travers la personne du professeur Amadou Tidiane Ba, le président de la République a honoré “un digne fils de la ville de Sédhiou et toute la population de la localité ». Construit sur quatre hectares cet établissement livré en septembre dernier a nécessité un investissement de 20 milliards de francs CFA.CS/BK/MTN

Le Sénégal est préparé à gérer toute urgence de santé publique, selon un expert

Thiès, 1er mars (APS) – Le Sénégal est préparé à tout moment à gérer toute urgence de santé publique, a assuré mercredi Kalidou Djibril Sow, épidémiologiste au Centre des opérations d’urgence sanitaire (Cous).

‘’Au Sénégal comme toujours, nous sommes en état de veille sur les maladies qui sévissent dans les pays voisins. Nous sommes toujours préparés à intervenir devant toute urgence de santé publique’’, a-t-il notamment déclaré.

Sow s’exprimait au cours d’un atelier de formation de journalistes sur le système de gestion des incidents et les exercices de simulation, organisé avec l’appui de l’USAID/Breakthrough Action. Cet atelier s’est ouvert ce mercredi à Thiès. Présentant une communication sur ‘’les fondements des urgences de santé publique’’, il a rappelé l’existence de maladies comme la fièvre hémorragique de Marburg, qui est similaire à Ebola. ‘’C’est une maladie qui sévit souvent en Afrique et elle est mortelle comme Ebola’’, a-t-il indiqué. Il a relevé que ‘’ces maladies ont un taux de létalité souvent élevé, mais les pays sont toujours préparés à gérer ces types d’urgence de santé publique’’. ‘’Des dispositions sont prises au niveau national et nous sommes prêts toujours à intervenir’’, a-t-il rassuré. ‘’Depuis que nous avons une information selon laquelle il y a le Marburg qui sévit au niveau de la Guinée Équatoriale, nous avons continué à renforcer la surveillance épidémiologique comme nous le faisons au niveau des frontières ou les points d’entrée’’, a-t-il ajouté. Selon lui, les services de surveillance de l’ensemble du pays ont été alertés, en vue d’un renforcement de la vigilance. ‘’Mais, nous continuons toujours à travailler sur la préparation face à cette maladie. Même si nous savons que la Guinée Équatoriale n’est pas un pays voisin, le virus voyage’’, a-t-il fait valoir.

Sow renseigne aussi qu’il y a d’autres épidémies comme le choléra dans certains pays de l’Afrique de l’Est. ‘’Là aussi, le Sénégal est toujours préparé à intervenir en cas d’urgence. Nous avons renforcé la surveillance dans les différentes structures sanitaires’’, a-t-il informé.

Il a rappelé que des procédures prévoient l’activation du COUS dans les situations d’urgence sanitaire graves, et la mise en place d’un système de gestion de l’incident (SGI). ‘’C’est ce qui a été fait dans le cadre de la pandémie de COVID-19 où le COUS a été activé le 02 mars 2020, dès la confirmation du premier cas dans notre pays’’, a-t-il rappelé. Par ailleurs, le coordonnateur adjoint du COUS, Dr Ibra Diagne, souligne que cette formation intervient ‘’dans une période marquée par une baisse considérable des nouveaux cas de COVID-19 confirmés dans notre pays, ce qui offre l’opportunité au COUS de partager certaines leçons apprises avec les acteurs de la communication qui constituent un pilier capital de la préparation et de la réponse face aux évènements de santé publique’’.SKS/ASG/MD

COLLOQUE FESPACO 2023 Le cinéma, miroir de nos sociétés ?

https://www.enqueteplus.com ‘’Cinémas d’Afrique et culture de la paix’’ est le thème de la 28e édition du Fespaco. Un colloque est organisé par la Délégation générale du Fespaco dans ce sens. Hier, le Pr. Maguèye Kassé a fait une communication sur le ‘’Cinéma, miroir de nos sociétés’’. Professeur titulaire des universités au Département de langues et civilisations germaniques de la faculté des Lettres et sciences humaines de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), M. Maguèye Kassé a présenté une intéressante communication hier au colloque organisé dans le cadre de la 28e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou. Elle portait sur le ‘’Cinéma, miroir de nos sociétés’’. ‘’En quoi le cinéma devrait-il être le miroir de nos sociétés ?’’, se demande-t-il. ‘’J’utiliserai (…) une idée que j’avais développée quand j’étais commissaire général de la Biennale de l’art africain contemporain Dak’Art en 2008, avec la problématique de la métaphore du miroir. Le thème en était Afrique : miroir ?’’. Il s’est penché sur l’histoire des cinématographies africaines. ‘’Ayant eu le bonheur de participer à différentes éditions du Fespaco, je puis affirmer que nous devons interroger ce qui a été à la base des idées des pères fondateurs du cinéma africain, de l’Afrique du Nord (Tunisie, Égypte, Maroc, entre autres) à l’Afrique subsaharienne (Sénégal, Mali, Burkina Faso, Cameroun). Ce cinéma s’est inscrit, dès le départ, dans la perspective de la libération de l’Afrique de différents jougs (économique, social, culturel), libération de l’aliénation culturelle imposée par la colonisation et dans celle de la construction d’États-nations, prenant en compte en se l’appropriant et le fructifiant le legs de nos sociétés, surtout au plan culturel. Il fallait rétablir les cultures dans leurs fonctions premières, les débarrasser des travers imposés par un système de domination qui les a niées, voire spoliées et dévoyées’’, a indiqué le Pr. Kassé. Il considère que le ‘’cinéma africain devait présenter d’autres réalités à des fins d’éducation’’. Mais tout n’a pas été facile. ‘’Différents genres se sont côtoyés pour faire litière et contrepoids au cinéma ethnographique d’antan pour présenter dans le court métrage, le long métrage de fiction ou le documentaire des réalités africaines avec lesquelles les Africains pouvaient s’identifier’’, a-t-il relevé.

Mais cela ne suffisait pas pour transformer les mentalités dans le sens d’un progrès bien compris qui intègre des phénomènes imposés par la mondialisation. ‘’La gageure était de montrer, d’un point de vue esthétique, ces réalités dans leur développement contradictoire’’, selon le Pr. Kassé.

Il a relevé l’importance de l’écriture dans le cinéma, mais également l’appréciation du septième art dans son ‘’présupposé miroir’’ peut faire aux sciences sociales ou économiques. ‘’Le miroir dont il est question ici est celui que le cinéaste engagé dans les luttes de son temps met dans sa création. Il est donc chargé de symbolique et utilise un procédé esthétique tel qu’on le retrouve dans d’autres arts (…) ou dans la littérature, à l’exemple du cinéaste et écrivain Sembène Ousmane, père du cinéma africain au sud du Sahara, ‘’l’aîné des anciens’’’’, a-t-il cité. En effet, a déclaré le Pr. Maguèye Kassé, Sembène Ousmane, dans le réfléchissement des problématiques à caractère idéologique, politique, social et culturel, a pris en compte la problématique du réalisme dans la création artistique. Ce, grâce à sa technique narrative et ses procédés esthétiques. Par ailleurs, a-t-il affirmé, ‘’le miroir médiatise l’image qu’il transmet et cette image est associée à une seconde idée, l’identité. Celle de l’Africain débarrassé des caricatures qu’on lui imprime, entraîne une perception de soi (…), rester le même dans le temps’’. Ainsi, ‘’cette identité nouvelle à laquelle le cinéma singulièrement, mais aussi généralement l’art africain contemporain n’a pas peu contribué, est définie alors comme un système fait de sentiments et de représentation, et posé par des actes de séparation, d’autonomisation et d’affirmation, de différenciation cognitive et d’opposition affective’’. À travers un argumentaire bien construit, le Pr. Kassé a démontré que la métaphore du miroir peut apparaître comme un ‘’prétexte intéressant pour poser l’image réfléchie comme moyen et source d’interrogation sur soi et l’autre, sur ce qui fonde son être-là, c’est-à-dire son existence, donc son environnement, d’une part. D’autre part, l’image réfléchie et maîtrisée dans ce qu’elle a de réel, n’invite plus uniquement à une contemplation de soi, mais induit un processus de transformation relativement à l’environnement du sujet, ce qui est le propre de l’art, c’est-à-dire habileté à transformer, du brut au beau’’.

Ainsi vu, le septième art traduit des points de vue et réfléchit par l’intermédiaire de partis pris esthétiques des réalités, selon le conférencier.

Eu égard à différentes considérations qu’il a partagées au cours de sa conférence, M. Kassé a indiqué que ‘’l’Afrique et ses arts, dont le cinéma, ne peuvent plus se suffire de déconstruire des images et des discours produits sur leurs identités. Encore moins peuvent-ils participer à ces discours en se contentant de rendre transparentes des images réelles, mais peu valorisantes de situations au demeurant objectives. Celles-ci tournent autour des conséquences du sous-développement et de ses dérivés comme la pauvreté, les problèmes de survie physique, de production et de consommation, de l’urbanisation galopante, l’émigration clandestine et son traitement chez Mati Diop et ‘’Atlantique’’, la fuite des cerveaux, la faim, la question de l’État et de la gouvernance, la guerre, les conflits, la dégradation de l’environnement, les systèmes de santé et d’éducation défectueux, l’aliénation culturelle, l’emploi’’. Le Pr. Kassé a toujours développé d’autres idées, toujours pour répondre à la question qu’il a posée en commençant sa conférence. TROIS QUESTIONS Ont NOËL LAMAH, DIRECTEUR GÉNÉRAL ONACIG  : ‘’Les réformes qui sont en train d’être mises en place en Guinée…’’

La Guinée fait son come-back au Fespaco. Qu’est-ce qui explique la longue absence de votre pays à ce rendez-vous du 7e art ? 

En réalité, il y a eu une rupture. La première République avait mis au cœur de sa politique le développement de la culture, notamment du cinéma, de la vidéo et de la photographie. Et c’est pourquoi le président de la République d’alors, Ahmed Sékou Touré, avait non seulement envoyé des Guinéens se former dans les pays de l’Est, mais en plus, à leur retour, il a créé un complexe cinématographique. Ce dernier était complet, c’est-à-dire qu’on pouvait venir avec un projet de film et repartir avec le film. Il y avait les laboratoires, les plateaux de tournage, des auditoriums, tout. Mais en 1984, quand il y a eu la prise du pouvoir, les nouvelles autorités ont décidé de libéraliser les initiatives. Le fameux Programme d’ajustement structurel a poussé les pays africains à se désengager de tous ces secteurs. Il y a eu une descente aux enfers. Depuis, il a fallu attendre 2004 pour que l’État se rende compte du fossé que cela a créé. L’État a pu mettre en place un Institut supérieur des arts qui forme les cadres dans le domaine du cinéma, de la vidéo et de la photo. Mais aussi dans le domaine des arts plastiques, de la musique et des arts dramatiques. Moi, je suis un produit de cet institut. Je suis de la deuxième promotion. Après cette étape-là, l’État s’est rendu compte qu’il ne suffit pas de former. Parce que si l’on forme et qu’il n’y a pas de possibilité pour les sortants de l’institut de pouvoir pratiquer leur métier, il y a problème. Il fallait qu’il y ait un rapport entre la formation et le marché de l’emploi. Donc, c’est dans cette optique que l’Office national du cinéma, de la vidéo et de la photo (Onacig) a été repensé. En principe, il est la direction nationale qui met en œuvre la politique du gouvernement en matière de cinéma. Cela signifie que la réglementation des métiers du cinéma, la formation des intervenants des métiers du cinéma, la fixation sur support durable de la mémoire collective et le développement de l’industrie du cinéma lui incombent. Cette année, il y a une nouvelle équipe, mais surtout la volonté manifeste du président de la transition, le colonel Mamadi Doumbouya. D’ailleurs, il a assigné le ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat de faire du cinéma une priorité. Le président de la transition, le colonel Mamadi Doumbouya, ne s’en est pas seulement tenu à cela. Il a sorti un décret pour créer le Fonds de développement de l’industrie du cinéma. Il est logé à l’Office national du cinéma. Mieux encore, pendant que nous sommes à Ouagadougou, il y a un deuxième décret qui va sortir. Il va permettre qu’on alimente ce fonds avec la contribution de l’État comme subvention, mais aussi la contribution de tous les intervenants des métiers du cinéma. Brièvement, c’est qui est en train de se faire comme réforme au niveau national. Cela coïncide avec le retour de beaucoup de techniciens sur le marché. Aujourd’hui, le Fespaco tient sa 28e édition et il y a au moins six Guinéens qui participent à différents niveaux. Il y a un film documentaire, ‘’Au cimetière de la pellicule’’, qui est en compétition dans la catégorie long métrage documentaire. Il y a aussi le film d’une étudiante de l’Institut des arts dans la catégorie film d’école. Deux jeunes Guinéens participent à l’atelier Yennenga postproduction, et coproduction internationale. C’est pourquoi nous avons saisi cette opportunité, d’abord, pour faire un point de presse en Guinée pour annoncer le come-back de la Guinée et le ministre de la Culture qui soutient ces réformes a bien voulu nous accompagner en venant ici à Ouagadougou. Il est en train de présenter tout ce qui est en train d’être fait. Il est là également pour soutenir ceux qui participent d’une manière ou d’une autre à ce Fespaco. Ceux qui sont en compétition, il leur dit qu’ils sont nos champions parce que nous considérons le Fespaco comme la coupe d’Afrique du cinéma. Il faut que nous soyons là, mais également que nous puissions montrer quelles sont les réformes que nous sommes en train de mettre en place. Mais aussi montrer la dynamique de la nouvelle génération qui veut coûte que coûte faire des films et qui ne demande que le soutien de l’État. Par ailleurs, on est là pour dire aux autres pays que nous avons aujourd’hui créé un fonds et que nous venons pour prendre contact avec tous ceux qui ont des fonds pour qu’ensemble, nous puissions réfléchir sur le modèle africain en matière de coproduction, parce qu’on ne peut pas venir à une table de négociation les mains vides.

Il est doté de combien, ce fonds et est-il prévu dans la politique établie l’ouverture de salles de cinéma ?

Le montant exact sera connu cette année. On saura d’ici la fin de l’année le montant que l’État va mettre ainsi que le montant des contributions de tous ceux qui sont dans les métiers du cinéma. On espère que le fonds aura un montant conséquent pour pouvoir signer des accords de coproduction avec nos homologues de la sous-région. Pour les salles de cinéma, elle est prise en compte. On a pensé le développement du cinéma sur cinq ans. Nous avons aujourd’hui une vision de cinq ans du développement du cinéma et cette vision est matérialisée par l’élaboration d’un plan stratégique qui est financé par Enabel, qui est l’agence belge de coopération qui va financer ce plan stratégique qui tient compte de tout ce qu’il faut pour faire décoller une industrie du cinéma. Ce plan stratégique tient compte des axes. Le premier axe est le cadre juridique, c’est-à-dire les textes du cinéma. Le secteur a connu beaucoup de mutations, donc il faut réécrire les textes. Il faut faire en sorte qu’il y ait des garanties, que l’État donne pour permettre aux gens d’investir. C’est à l’État de rendre le climat d’affaires favorable. Le deuxième axe de ce plan stratégique concerne la formation et le renforcement de capacités. Le troisième axe est la politique incitative pour pousser ceux qui en ont les moyens de créer des salles de cinéma ou bien des studios ou tout simplement investir dans le cinéma. Le quatrième axe, c’est l’axe financement, c’est pourquoi ce fonds a été créé. Maintenant, on est en train de voir le mécanisme d’alimentation du fonds. Le dernier axe concerne la promotion. Aujourd’hui, il y a la volonté manifeste des nouvelles autorités de récupérer les biens de l’État. Il se trouve que pendant la première République, l’Office national du cinéma avait 27 salles de cinéma étatiques. Elles ont toutes été bradées, vendues à des privés. Nous profitons de cette volonté manifeste des nouvelles autorités pour récupérer ces salles de cinéma et les rénover dans l’optique de créer un réseau de salles de cinéma en Guinée. Qui dit production, dit distribution. C’est là l’économie du cinéma.

Quelle va être la part participative de la télévision nationale guinéenne, en attendant d’avoir des salles de disponibles ? 

La télévision nationale fait partie de cette vision stratégique. Elle est une entité étatique. D’ailleurs, à la base, l’Office national du cinéma relevait du ministère de la Culture et de l’information. Tous les contenus que nous produisons passent à la RTG. Je rappelle que l’une de nos missions, c’est aussi la sauvegarde du patrimoine matériel et immatériel, et notre espace de diffusion reste la RTG.BIGUÉ BOB (ENVOYÉE SPÉCIALE À OUAGADOUGOU)

FESPACO : Katy Léna Ndiaye propose une réflexion critique sur le franc CFA

Ouagadougou (Burkina Faso), 1er mars (APS) – La réalisatrice sénégalaise Katy Léna Ndiaye a présenté au Fespaco son nouveau documentaire intitulé ‘’L’argent, la liberté. Une histoire de franc CFA’’, qui se veut une réflexion critique sur l’héritage coloniale d’une monnaie communautaire aujourd’hui controversée.

‘’Ce film traite du franc CFa, de finances, d’histoire et de politique, est avant tout un film sur les héritages. C’est une quête pour mieux comprendre cette monnaie qu’on a toujours reçue pour aller acheter des bonbons’’, a-t-elle déclaré.

L’annonce surprise en décembre 2019, par les présidents Ouattara (Côte d’Ivoire) et Macron (France), de la fin du franc CFA et de son remplacement par l’ECO, marque un tournant dans l’histoire méconnue de cette monnaie, estime Katy Léna Ndiaye. ‘’L’idée du film, sorti en 2022, est née d’un entretien que j’ai fait avec un économiste qui me dit que la question du francs Cfa est une interrogation sérieuse, mais n’est jamais prise en compte par nos politiques. Cela m’a intriguée, et partant de cette phrase, je me suis questionnée sur cette monnaie. (…) je me suis plongée dans cette histoire d’un point de vue historique pour savoir ce que c’est que ce système du francs Cfa’’, a expliqué la réalisatrice. En compétition à cette 28ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), ce long métrage de plus d’une heure, raconte l’histoire du franc Cfa depuis ces origines, une monnaie méconnue et controversée de nos jours. Katy Léna Ndiaye dit cependant se garder d’entrer dans cette polémique occasionnée par la monnaie. Elle pose le débat et recueille de multitudes avis d’experts, tous des hommes, dont la majeure partie est convaincu que le maintien de cette monnaie vise à asservir ces pays d’Afrique et les rendre toujours dépendants de leur colonisateur. Elle interroge des gens de sa génération témoins avertis et à la fois acteurs de cette monnaie, qu’ils ont vue être dévaluée le 11 janvier 1994, à l’instar de l’économiste sénégalais Felwine Sarr ou encore de ses compatriotes Ndongo Samba Sylla, Abdoulaye Bathily et d’autres. La réalisatrice livre aussi les témoignages des premiers chefs d’États africains que tels Félix Houphouet Boigny, le premier président de la Côte d’Ivoire, Gnassimgbé Eyadéma (Togo), ou encore Léopold Sédar Senghor (Sénégal). Katy Léna Ndiaye va au-delà de l’histoire de cette monnaie commune aux pays de l’Afrique subsaharienne et questionne cet héritage, son devenir, en laissant ouverte la discussion. Journaliste et cinéaste, Katy Léna Ndiaye, ancrée dans le documentaire, a déjà réalisé ‘’On a le temps pour nous’’ (2018), sur le rappeur activiste burkinabè Serge Bambara alias Smoky, ‘’En attendant les hommes’’ (2007). Elle est aussi productrice depuis quelques années. De l’envoyée spéciale de l’APS, Fatou Kiné Sène FKS/OID/ASG

UNE DIZAINE DE TIRAILLEURS VONT RENTRER AU SÉNÉGAL GRÂCE À UNE AIDE EXCEPTIONNELLE DE L’ÉTAT FRANÇAIS

AFP | Une dizaine de tirailleurs d’origine sénégalaise vivant en France vont pouvoir rentrer au Sénégal en avril grâce à une aide financière exceptionnelle de l’Etat français, a-t-on appris mercredi auprès du cabinet de la secrétaire d’Etat aux Anciens combattants.

« Cette aide importante, et exceptionnelle », décidée par la secrétaire d’Etat aux Anciens combattants et à la Mémoire Patricia Mirallès, s’inscrit « dans le cadre de la solidarité que l’Etat a envers les anciens combattants et qui va permettre à ces tirailleurs de pouvoir rentrer chez eux dans de bonnes conditions », a précisé à l’AFP l’un de ses conseillers. Cette aide a pour but de financer le voyage retour, le déménagement et la réinstallation de ces personnes au Sénégal.

« Certains ont accumulé plusieurs décennies en France, c’est toute une vie qu’ils doivent remporter et donc on les aide à cela aussi », a souligné le conseiller. « Ce soutien du ministère des Armées à ses anciens combattants afin de leur permettre de revenir auprès de leurs familles, de leurs enfants et de leurs petits-enfants s’inscrit dans le cadre des mesures de solidarité que l’Office national des combattants et de victimes de guerre accorde quotidiennement à ses ressortissants. C’est l’honneur de la République que de se soucier de ceux qui ont tant donné pour sa défense », a déclaré Mme Mirallès dans un communiqué à l’AFP. Le secrétariat d’Etat n’a pas souhaité préciser le montant de cette aide pour préserver la « sérénité » du retour des bénéficiaires. Ce montant a été fixé au regard des besoins et « en accord avec les intéressés et les associations » qui sont historiquement auprès d’eux, a expliqué le conseiller. Le secrétariat aux Anciens combattants estime à 37 le nombre de tirailleurs sénégalais vivant en France. Lors d’un premier voyage prévu en avril, une dizaine – dont une majorité ont plus de 85 ans et certains 95 ans – vont d’ores et déjà rentrer au Sénégal, a précisé le conseiller. Ces personnes sont en majorité seules. « C’est l’une des raisons pour lesquelles ils souhaitent retourner au Sénégal, c’est être avec leurs familles », a-t-il ajouté. Créé sous le Second Empire (1852-1870) et dissous au début des années 1960, le corps français des « Tirailleurs sénégalais » rassemblait des militaires nés dans les anciennes colonies françaises en Afrique et enrôlés dans l’armée française. Le terme a fini par désigner l’ensemble des soldats d’Afrique noire qui se battaient sous le drapeau français, quelle que soit leur nationalité ou pays d’origine. Ils ont participé à la Seconde Guerre mondiale et aux guerres de décolonisation, notamment en Indochine et en Algérie. Leur histoire a longtemps été mésestimée, voire ignorée. Le ministère a indiqué n’avoir « pas connaissance » aujourd’hui de « tirailleurs qui ne seraient pas de nationalité sénégalaise » vivant en France, mais s’il en existait, le dispositif d’aide au retour serait le même. En janvier, le secrétariat aux Anciens combattants avait annoncé que les derniers « tirailleurs sénégalais » pourraient rentrer dans leur pays d’origine tout en touchant le minimum vieillesse.

EXTRÉMISME VIOLENT EN AFRIQUE DE L’OUEST ET DU CENTRE : La vitale prévention 

https://www.enqueteplus.com Faire un état des lieux des actions en faveur de la prévention de l’extrémisme violent et réfléchir aux moyens de renforcer cette approche qui vise à adresser les causes de la violence. Tel est l’objet d’un grand rendez-vous ouvert hier jusqu’au 2 mars et initié par le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (Unowas), le département fédéral des Affaires étrangères (DFAE) de Suisse et le Centre des hautes études de défense et de sécurité (CHEDS) du Sénégal.  »La prévention de l’extrémisme violent en Afrique de l’Ouest et centrale : réalités et perspectives », est le thème de la rencontre qui réunit, depuis hier et jusqu’au 2 mars, de hauts représentants de gouvernements et d’institutions publiques, des élus nationaux et locaux, des représentants des forces de défense et de sécurité et de la société civile, entre autres. L’objectif est de faire un état des lieux des actions en faveur de la prévention de l’extrémisme violent et de réfléchir aux moyens de renforcer cette approche qui vise à adresser les causes de la violence. L’initiative est du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (Unowas), du département fédéral des Affaires étrangères (DFAE) de Suisse et du Centre des hautes études de défense et de sécurité (Cheds) du Sénégal. Antoine Diouf, du ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, a indiqu hier, qu’il est urgent d’agir, face au basculement de l’épicentre du terrorisme mondial en Afrique de l’Ouest et centrale, où les États les plus touchés peinent à mettre en œuvre des solutions adaptées et durables. D’après le collaborateur d’Aïssata Tall Sall, les initiatives sous-régionales et régionales sont le plus souvent en proie à des défaillances qui entravent l’efficacité des actions déployées sur le terrain.  »La superposition des structures dédiées à la lutte contre le terrorisme n’est pas forcément gage d’efficacité, en ce qu’elle induit une dispersion du peu de ressources disponibles, en particulier sur le plan financier et matériel », prévient Antoine Diouf. Il souligne que ce rendez-vous invite justement à s’interroger sur un phénomène dévastateur.

Un fléau qui, dit-il, prend souvent appui sur les faiblesses de nos États dans des domaines tels que la gouvernance démocratique, l’inclusion sociale, la lutte contre la pauvreté, l’emploi des jeunes, entre autres ».

En outre, il fait remarquer l’apparition de nouveaux enjeux qui renforcent, à ses yeux, la complexité des défis sécuritaires.  »Il s’agit, notamment, du changement climatique avec ses impacts sur la sécurité alimentaire, mais aussi du développement fulgurant et non maîtrisé des réseaux sociaux devenus une fabrique massive de fake-news », dit-il. Dans un tel contexte,  »la prévention de l’extrémisme, plus qu’une option parmi d’autres, devient une nécessité vitale ; une question de survie », affirme Antoine Diouf, soulignant que  »la solidarité des partenaires internationaux peut se révéler décisive dans les secteurs technologique et financier, notamment, en cohérence, bien entendu, avec les priorités des pays africains dans le domaine de la sécurité ». En écho à ces propos, le directeur général du Cheds rappelle qu’en guise d’introduction au Plan d’action pour la prévention de l’extrémisme violent, soumis à l’Assemblée générale de l’ONU le 24 décembre 2015, en prélude au dixième anniversaire de l’adoption de la Stratégie antiterroriste mondiale, Antonio Guterres, Secrétaire général de l’ONU, soulignait :  »L’extrémisme violent porte gravement atteinte aux buts et principes de l’Organisation des Nations Unies. Il compromet la paix et la sécurité, l’exercice des Droits de l’homme et le développement, et aucun pays, ni aucune région n’est à l’abri de ses effets. » En partant de ce constat d’une menace qui étend de plus en plus ses tentacules à l’échelle planétaire, indique le général de brigade Jean Diémé, le secrétaire général de l’ONU enjoignait une mobilisation générale de tous les États membres pour lui opposer des réponses et des solutions idoines.  »Depuis cette date, de multiples initiatives ont été prises par les États de l’Afrique de l’Ouest et du Centre pour évaluer les raisons structurelles et conjoncturelles qui pouvaient constituer un terreau fertile pour l’expansion de l’extrémisme violent (conditions sociales, politiques, économiques, sécuritaires), afin d’y apporter des remèdes inclusifs, sous la forme de l’élaboration et de la mise en œuvre de stratégies de prévention de l’extrémisme violent », indique le général Diémé.

Ce grand rendez-vous 2023 ( »La prévention de l’extrémisme violent (PEV) en Afrique de l’Ouest et centrale : réalités et perspectives ») se tient pour inciter les autorités politiques, les forces de défense et de sécurité, les organisations régionales et internationales, les chercheurs, la société civile, à s’engager résolument dans ce combat.

En effet, il fournira une plateforme régionale pour une analyse approfondie de l’évolution de l’insécurité et la formulation de recommandations en particulier à l’endroit des responsables politiques et des organisations régionales et internationales pour consolider leur engagement en faveur de la prévention de la violence.BABACAR SY SEYE

Tamba/CRD délocalisé à Koumpentoum : « Depuis plus de trois ans,Tamba est pointée en vert, en terme d’évaluation sécuritaire »(Oumar M.Baldé, gouverneur)

https://www.dakaractu.com Depuis plus de trois ans, la région de Tambacounda est pointée en vert en terme d’évaluation sécuritaire, selon le gouverneur de région, Oumar Mamadou Baldé qui affiche sa fermeté contre les bandes armées. Ainsi, aucun répit ne sera laissé aux personnes mal intentionnées dont l’objectif est de s’en prendre aux populations pour les dépouiller de leurs biens ou pour commettre des voies de fait, a rassuré le chef de l’exécutif régional, qui présidait, le 28 Février un CRD délocalisé à Koumpentoum. Le gouverneur de la région de Tambacounda dira mettre tout en œuvre pour assurer la sécurité des personnes et des biens. Ainsi, depuis sa nomination, il a fait de la lutte contre l’insécurité sa priorité. Et aujourd’hui, en terme de résultats, il s’en félicite. « Depuis plus de trois ans, Tamba est pointée en vert, en terme d’évaluation sécuritaire, zéro braquage, zéro attaque de point d’argent et zéro attaque de personnes », se réjouit le gouverneur Baldé qui ne compte pas baisser la garde. En effet, dira-t-il, « s’ils sont courageux, qu’ils essaient, et on verra ! Ils n’ont qu’à demander aux bandes précédentes. Je suis absolument certain que les bandes sur lesquelles on a mis la main, n’auront plus jamais à l’idée de dire qu’elles vont aller braquer ou assassiner des personnes dans la région. » Pour rappel, le département de Koumpentoum avait fait l’objet d’une attaque à main armée qui avait couté la vie au commandant de la brigade de gendarmerie, Tamsir Sané en juillet 2019…

Omar Mamadou Baldé, gouverneur de Tambacounda se confie : « Moi je suis devenu philosophe par le hasard des circonstances »

https://www.dakaractu.com Omar Mamadou Baldé, actuel gouverneur de Tambacounda, était professeur de philosophie. Il a indiqué que cela est arrivé par le hasard des circonstances. « Moi je suis devenu philosophe par le hasard des circonstances. J’étais un brillant élève en Sciences, mais j’étais aussi un peu turbulent. Alors les élèves ont l’habitude de trouver des surnoms pour leur professeur et nous avions un professeur de Mathématiques qui n’acceptait pas ça. Il entre un jour à 10h pour nous prendre de 10h à 12h et je prononce le terme Delta… Il demande c’est qui ? les gens m’indiquent au fond de la classe. Il vient, il me prend par l’oreille, il me tire jusqu’au tableau, il me donne une gifle et il me dit repart à ta place. J’avais très mal. Pas à cause de la douleur, mais de l’humiliation qu’il m’a faite. Je l’ai vécu comme une profonde humiliation. Je suis parti, je me suis désintéressé des mathématiques. C’est ce jour que j’ai levé la dernière fois ma main pour répondre à une question. J’ai arrêté de noter. Je venais participer aux cours. Et de 17-18, je commence à me retrouver avec des notes de 3 /20 en mathématiques. J’ai finalement abandonné la matière parce que je m’étais estimé à tort ou à raison humilié devant mes pairs et à chaque fois quand je sortais, les camarades jeunes filles riaient de moi, j’étais encore plus humilié. Et j’ai boudé. C’était en classe de quatrième. Donc lui (le professeur), sans s’en rendre compte, peut-être qu’il a tué un mathématicien pour faire naître un philosophe. Mais j’aurai bien pu être un ingénieur. Alors pour mes amis enseignants, soyons attentifs, les élèves ont une personnalité fragile, il faut savoir les récupérer. L’enfant peut commettre une erreur mais ce n’est pas un moyen de l’éliminer définitivement. Moi personnellement, j’en suis un cas et je voudrais le partager avec mes frères enseignants qu’ils soient des hommes ou des femmes. Gérons bien ces enfants ! Prenons les comme nos enfants, poussons les à aimer ce que nous faisons, mais n’ayons pas des postures qui les renvoient ou les éloignent de ce que nous faisons! » C’était en conclusion du CRD spécial tenu à Koumpentoum le 28 février 2023…

Les honneurs de la nation aux trois soldats tués au Mali

Dakar, 1er mars (APS) – Le Sénégal a rendu mercredi les honneurs à maître Eugène Idrissa Badhine Mingou, au caporal Ousseynou Diallo et au soldat de première classe Pierre Tama Boubane, les trois soldats sénégalais décédés en opérations extérieures le 21 février dernier au Mali. Les défunts sont décrits comme des soldats ‘’intègres et dévoués’’. Ils faisaient partie de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). Ils appartenaient à la compagnie moto du DETSEN11/MINUSMA et ont péri lors de l’opération Buffalon.

Ce mercredi, ils ont reçu les honneurs de la Nation sénégalaise lors d’une cérémonie de levée de corps au camp Dial Diop, siège de l’état-major général des armées sénégalaises, en présence du ministre des Forces armées, Sidiki Kaba.

Le 11-ème détachement sénégalais de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), composé de 850 éléments, est dirigé par le colonel Mathieu Diogoye Sène. Il a été déployé au Mali entre le 16 août et le 15 septembre 2022, pour une durée d’un an. C’est au retour d’une mission de ravitaillement de la base opérationnelle temporaire d’Ogossagou, à 35 km de Bandiagara, au centre du Mali, le 21 février 2023, que le véhicule dans lequel se trouvaient Eugène Idrissa Badhine Mingou, Ousseynou Diallo et Pierre Tama Boubane, a heurté un engin explosif improvisé. Le maître Eugène Idrissa Badhine Mingou, âgé de 51 ans, marié et père de deux enfants (garçon et fille), a gravi plusieurs échelons à la base navale centre de la Marine nationale, a rappelé le colonel Mathieu Diogaye Sène, commandant du DETSEN 11/ MUNISMA, qui a procédé à la lecture des oraisons funèbres. Incorporé le 1er mai 1993, date à laquelle il a rejoint le 12e Bataillon d’instruction de Dakar-Bango, Mingou a par la suite subi une formation initiale du combattant. Il est affecté plus tard au groupement de soutien de la Marine nationale, où il a suivi sa formation de qualification d’arme (FQA), spécialité fusilier marin commando (FUMACO). Le natif de Dakar a une riche expérience en opérations nationales et extérieures, notamment en Casamance, au Libéria, au Soudan. Partout où il est passé, maître Mingou a été noté comme étant un officier-marinier ‘’très engagé, discipliné et digne de confiance, participant activement à la vie de son unité », selon le colonel Mathieu Diogaye Sène. Il a toujours donné satisfaction à ses supérieurs, a-t-il témoigné.

Vingt-neuf ans de services effectifs 

Engagé sur le théâtre malien depuis août 2022, il a quasiment participé à toutes les missions assignées à la compagnie motorisée du DETSEN à laquelle il appartenait, mais également à toutes les activités majeures de l’unité et du bataillon. ‘’Le sens des responsabilités, le dévouement à la collectivité et la confiance de ses chefs » lui ont valu sa sélection dans la composante FUMACO du DETSEN11/MINUSMA. Eugène Idrissa Badhine Mingou, titulaire du brevet d’aptitude technique, était inscrit au tableau d’avancement, et devait passer au grade de premier-maître le 1er octobre prochain. Il totalisait vingt-neuf ans de services effectifs. Le caporal Ousseynou Diallo a été incorporé le 1er septembre 2015 et a rejoint le 12e Bataillon d’instruction de Dakar-Bango. Après sa formation initiale de combattant, il est affecté au Bataillon hors rang le 1er janvier 2016. Il devrait fêter ses 30 ans le 20 mars prochain. Le Kaolackois était très apprécié par ses chefs pour avoir été un jeune gradé très serviable, calme, discipliné et grand travailleur, a rappelé le colonel Mathieu Diogoye Sène. Marié et père d’un garçon, il s’imposait ‘’aisément et naturellement » devant ses subordonnés, donnant toujours entière satisfaction. Par reconnaissance de ses qualités, il a été désigné pour intégrer le 11e détachement sénégalais au sein de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (DETSEN11/MINUSMA). Avec le garde de caporal, il compte plus de sept ans de services. Il était titulaire d’un certificat professionnel d’aide technicien bureautique et d’un brevet militaire de conduite véhicule léger et poids lourd, depuis novembre 2019. Né le 5 janvier 1987 à Kédougou, le soldat de 1ère classe Pierre Tama Boubane avait été engagé comme volontaire au 12e Bataillon d’instruction de Dakar-Bango, en janvier 2010. Nommé à l’emploi de 1ère classe en novembre 2011, il a fait partie du 15e Détachement sénégalais pour les Opérations des Nations unies en Côte d’Ivoire, du 11 avril 2015 au 24 avril 2016. Titulaire du brevet militaire de conduite véhicule léger et poids lourd, il est affecté au Groupement naval opérationnel de la Marine nationale en qualité de conducteur depuis le 1er juillet 2018. Boubane est décrit comme ‘’un soldat correct dans la tenue, très discipliné, travailleur et avec une excellente conduite ». D’ailleurs, sa loyauté, son engagement et sa disponibilité lui ont valu le mérite d’être désigné pour entrer dans la composition du 11e Détachement sénégalais de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (DETSEN11/MINUSMA), où il était conducteur dans la 2e section, au sein de la compagnie motorisée, selon le colonel Mathieu Diogoye Sène. Le soldat de 1ère classe Pierre Tama Boubane laisse derrière lui une veuve et trois garçons, dont un nourrisson de moins d’un mois. Pour le devoir accompli au nom de la Nation, les trois soldats ont reçu des décorations à titre posthume. lls ont été élevés au grade de chevalier dans l’Ordre national du Lion, au nom du président de la République, par le ministre des Forces Armées.FD/OID/ASG

Soldats décédés au Mali : L’Etat a pris des mesures sociales pour accompagner les familles (ministre)

Dakar, 1 er mars (APS) – Le ministre des Forces Armées, Sidiki Kaba a annoncé mercredi à Dakar que l’Etat a pris des mesures sociales fortes pour accompagner les familles des trois soldats tués dans le cadre des opérations de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA).

‘’L’État a déjà pris des mesures sociales fortes pour accompagner leurs familles dans le deuil et aussi de façon durable indépendamment de ce qui est prévu par les Nations unies’’, a-t-il dit lors de la cérémonie de levée de corps des trois Jambars au camp Dial Diop de Dakar, siège de l’Etat major des armées sénégalaises.

Les soldats Eugène Idrissa Badhine Mingou, Ousseynou Diallo et Pierre Tama Boubane ont été élevés aux rangs de chevaliers dans l’Ordre national du Lion à titre Posthume. Ces militaires sénégalais membres de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA) sont décédés à la suite de l’explosion d’un engin improvisé. Cinq autres soldats avaient été blessés dans cette attaque survenue alors que les militaires sénégalais retournaient d’une mission de ravitaillement entre les localités d’Ogassagou et de Savaré. Le véhicule blindé à bord duquel les casques bleus sénégalais avaient pris place avait heurté un engin explosif improvisé à hauteur du village de Songobia, avait précisé la DIRPA. Le ministre des Forces Armées a présenté les condoléances de la Nation aux familles de ‘’ces jeunes soldats partis à fleur de l’âge dans l’accomplissement de leur mission. La nation leur sera éternellement reconnaissante’’. Cette tragédie ‘’nous rappelle hélas que le risque est inhérent à l’engagement du soldat et peut le conduire jusqu’au sacrifice suprême pour la défense de la Patrie ou les idéaux de paix et de liberté auxquels nous sommes profondément attachés’’, a-t-il souligné. Il a rappelé l’engagement du Sénégal, depuis l’Indépendance, dans le maintien de la paix dans le monde notamment dans la sous-région africaine. ‘’Aujourd’hui et encore ils sont près de 2000 militaires sénégalais hommes et femmes qui sont déployés sur plusieurs théâtres notamment avec des contingents en République centre africaine, en Gambie, en Guinée-Bissau et au Mali où nous venons d’enregistrer ces pertes sans compter les gendarmes et les policiers’’, a dit le ministre. Pour Sidiki Kaba, le Sénégal est présent au Mali pour ‘’contribuer au retour de la paix et de la stabilité’’ dans un pays frère ‘’auquel tout nous lie, l’histoire, la géographie, la culture’’. ‘’C’est un devoir pour nous de contribuer à l’atteinte de cet objectif et nous sommes plus que jamais engagés au service de la paix et de la stabilité en particulier dans notre sous-région dans le cadre de notre sécurité collective conformément à nos options diplomatiques nationales’’, a-t-il insisté. Le détachement sénégalais déployé au Mali dans le cadre de la MINUSMA compte 850 militaires.FD/OID/AKS

FUTUR PONT TEMENTO-BAMBALY : Balla Moussa Daffé désigné parrain invite Macky Sall à signer la paix avec le Mfdc avant la fin de son mandat

https://www.jotaay.net Le futur pont Tamento-Bambaly va porter le nom de l’ancien ministre Balla Moussa Daffé. Tel en a décidé le chef de l’Etat, à l’occasion du conseil présidentiel sur le développement de Sédhiou. De son côté, le parrain a exprimé son vœu de voir le chef de l’Etat parachever ses réalisations en Casamance par la signature de la paix avec le Mfdc. Et cette paix, il la veut en décembre.  Si le pont déjà réceptionné de Marsassoum porte le nom de Famara Ibrahima Sagna, l’autre qui va davantage contribuer au désenclavement de la région de Sédhiou et qui va relier Temento à Bambaly va porter le nom de l’ancien ministre, le professeur Balla Moussa Daffé. L’annonce a été faite hier à l’occasion du conseil présidentiel sur le développement de ladite région. « Vous méritez la reconnaissance de la Nation pour votre haute contribution dans le développement économique et social de notre pays, pour vos travaux de chercheur, de professeur émérite, de ministre, de maire. Et, pour tout cela, je vais faire une entorse à ma réputation. D’habitude, je ne donnais le nom des ouvrages qu’à l’inauguration, mais pour Balla, je ferai l’exception. Ce fameux pont de Temento-Bambaly portera votre nom », révèle chef de l’Etat sous les applaudissements nourris de l’assistance présente sous le grand chapiteau. Le parrain, honoré, n’a pas été en reste et s’est levé pour remercier le président de la République de cette marque de considération. Mieux, le chef de l’Etat annonce que les travaux ne devraient pas tarder, car de l’avis de son ministre des Infrastructures, en collaboration avec l’Ageroute, le linéaire a été identifié et les études déjà réalisées. « Je souhaite que nous l’inaugurions ensemble. Je serai très heureux de venir inaugurer ce pont Temento-Bambaly avec vous », fait remarquer le Président Sall.

La paix, je la veux en décembre

Auparavant, Balla Moussa Daffé, s’est félicité du bilan de Macky Sall en réussissant, dit-il, la décentralisation intégrale en dotant les collectivités locales de nombreuses ressources ; mais également pour l’amour qu’il porte pour toute la Casamance. A la suite de ces efforts consentis pour le bien-être des populations, il n’a pas manqué de formuler ce qu’il considère comme « une dernière demande » au président de la République : « Avant la fin de ce mandat en cours, que vous signez une paix définitive en Casamance. Vous avez réalisé tellement de choses pour la Casamance qu’il faut parachever. La paix, je la veux en fin décembre 2023 ici à Sédhiou où le Mfdc originel est né et qui a été dévoyé. Nous sommes dans la Nation sénégalaise, nous sommes dans la République. Vous avez tout fait pour la Casamance et la Casamance vous doit de devenir prix Nobel de la paix»,déclare l’ancien ministre.M.CISS 

BOOM : Balla Moussa Daffé : «C’est avec Macky qu’on est sortis des ténèbres»

De l’avis de l’ancien ministre Balla Moussa Daffé, le président Macky Sall connait bien la région de Sédhiou et ses problèmes. D’abord en tant qu’ingénieur géologue, ensuite en tant qu’homme politique. A l’en croire, lors de la campagne présidentielle 2007, Macky Sall en sa qualité de directeur de campagne du président Wade était venu à Sédhiou et ils ont arpenté ensemble les routes sinueuses et chaotiques jusqu’au fin fond de cette région. Par contre, il est revenu sur anecdote avec Wade qui, dit-il, le taquinait souvent en faisant allusion à cette ville poussiéreuse. « Avec ta ville ténébreuse, tu ne veux pas sortir des ténèbres ! Viens, je vais te sortir des ténèbres », disait Wade pour le taquiner. « Mais, c’est avec Macky Sall qu’on est sortis des ténèbres », explique le professeur Daffé.

Ibrahima Bakhoum lavé à grande eau par l’inspecteur général de l’administration de la justice : « L’Igaj n’a jamais épinglé M. Bakhoum pour des affaires liées à la corruption ».

https://www.dakaractu.com Lors de la passation de service entre le sortant Ousmane Diagne et le nouveau Procureur général, Ibrahima Bakhoum, l’inspecteur général de l’administration de la justice, Cheikh Tidiane Lam a saisi l’occasion pour mettre les points sur les « i ». Lam a tenu à laver à grande eau Monsieur Ibrahima Bakhoum dans le cadre de l’affaire de la corruption dans la Magistrature.  » L’Igaj n’a jamais épinglé Ibrahima Bakhoum pour des affaires liées à la corruption. Il n’a jamais été épinglé pour une affaire liée à sa probité. Il y a eu beaucoup de confusion dans ce dossier relatif à l’affaire de la corruption dans la Magistrature », a-t-il fait savoir. Poursuivant M. Lam d’ajouter  » Les acteurs sont là et sont présents et quand elle éclatait, Ibrahima Bakhoum n’était plus en fonction au Parquet car il était déjà affecté. Mieux, c’est lui qui était à l’origine de la médiation pénale qu’il avait faite selon les thermes prescrits par la loi ».

3e mandat : Paris et Washington s’inquiètent des ambitions de Macky Sall

https://www.pressafrik.com La lancinante question de la troisième candidature du président Macky Sall inquiète de plus en plus la France et les Etats-Unis. Le sujet a été abordé directement par Emmanuel Macron avec son homologue sénégalais, révèle le site Africa Intelligence. Dans le même temps, la question embarrasse dans les capitales des Etats membres de la Cedeao. Peu d’informations ont filtré à l’issue du déjeuner de travail qui s’est tenu le 31 janvier entre les présidents Macky Sall et Emmanuel Macron, à Paris. Officiellement, il y a été question des relations bilatérales entre Paris et Dakar, du Sahel, ainsi que de l’adhésion de l’Union africaine au G20 Dans les faits, c’est pourtant l’épineux sujet d’un troisième mandat de Macky Sall, dont la perspective apparaît de plus en plus probable aux yeux des chancelleries occidentales, qui a dominé les échanges entre les deux présidents, a révélé Africa Intelligence. Paris craint qu’un tel scénario n’envoie un énième signal de recul démocratique dans une région déjà fortement ébranlée par des coups d’Etat à répétition depuis 2020. Usant de son traditionnel tutoiement, Emmanuel Macron a tenté de convaincre Macky Sall de renoncer à sa candidature. En des termes très directs, il a mis l’accent sur les multiples possibilités de reconversion s’offrant à lui sur la scène internationale, puisque l’actuel président n’est âgé – que – de 61 ans.

L’exemple Issoufou

De longue date, le pensionnaire de l’Elysée voit dans le président sénégalais la figure à même d’incarner l’alternance démocratique en Afrique de l’Ouest. Un rôle aujourd’hui occupé quasi exclusivement par l’ex-chef de l’Etat nigérien, Mahamadou Issoufou, ardent défenseur d’une limitation à deux mandats pour les pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Emmanuel Macron a pu étayer son argumentaire avec un exemple que connaît bien Macky Sall : celui de l’ex-président sénégalais Abdou Diouf. Après son départ de la présidence en 2000, il avait été élu secrétaire général de l’Organisation internationale de la francophonie(OIF), en 2002. Si Emmanuel Macron appelle directement en privé Macky Sall à quitter le pouvoir, l’Elysée comme le Quai d’Orsay ne devraient pas pour autant « condamner », ni même se prononcer sur la question d’un éventuel troisième mandat. Une posture prudente, largement mise pratique en 2020 lors de la candidature d’Alassane Ouattara à la présidentielle ivoirienne. Officiellement, Paris ne souhaite pas intervenir publiquement dans des affaires de politiques intérieures et se range derrière les recommandations des organisations régionales. Une approche qui permet également d’éviter tout dogmatisme sur la question des troisièmes mandats à l’échelle du continent, à l’heure où la France est régulièrement accusée de mener une diplomatie « à géométrie variable ».

Les doutes de Washington

Le Quai d’Orsay a évoqué le sujet à plusieurs reprises avec le Département d’Etat américain, ces dernières semaines. Si pour Paris, de nombreux signaux laissent à penser que Macky Sall pourrait selon toute vraisemblance briguer un troisième mandat en 2024, Washington continue d’espérer qu’il puisse y renoncer. La diplomatie US reste très marquée par les émeutes de mars 2021 après l’arrestation de l’opposant Ousmane Sonko. Or ce dernier a multiplié les appels à faire barrage à toute future candidature de Macky Sall. Une partie de la société civile sénégalaise est par ailleurs en contact avec le National Democratic Institute (NDI), une ONG proche de l’establishment démocrate, qui finance et encadre une myriade d’acteurs de la vie publique africaine, parmi lesquels l’ONG Tournons la page. Cette dernière a fait de la limitation des mandats présidentiels sur le continent l’une de ses priorités. La situation au Sénégal est également scrutée de près par l’Africa Center for Strategic Studies (ACSS), un think-tank rattaché au Pentagone. Dans une publication datant d’août 2022, ce dernier avait jugé la perspective d’un troisième mandat du président Sall « inconstitutionnelle » et « risquée pour le pays »

La Cedeao mise à mal

Interrogé par Emmanuel Macron sur ses intentions, Macky Sall est resté évasif. Lors de son tête-à-tête, il s’est ainsi rangé derrière la position de ses pairs de la Cedeao, lesquels souhaiteraient selon lui le voir rempiler. Dans les faits, une poignée de chefs d’Etat ouest-africains appellent effectivement de leurs vœux une candidature de Macky Sall, au nom de la « stabilité régionale ». Le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, ou encore le président togolais, Faure Gnassingbé, verraient ainsi d’un bon œil une réélection de Macky Sall. La question est autrement délicate pour le président de la Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embalo, actuellement à la tête de la Cedeao. Ce dernier s’est plusieurs fois exprimé contre la pratique du troisième mandat en Afrique, comme lors de l’élection présidentielle guinéenne de 2020 face à la candidature d’Alpha Condé. Mais Embalo jouit d’une forte proximité avec Macky Sall, qui l’a largement soutenu et avec lequel il continue de collaborer activement sur plusieurs dossiers, en particulier celui de la rébellion casamançaise (AI du 17/02/23). Connu pour ses positions légalistes, le président du Niger, Mohamed Bazoum, pourrait se retrouver lui aussi dans une situation inconfortable. Surtout, une candidature de Macky Sall mettrait plus que jamais à mal les projets portés par la Cedeao depuis plusieurs années visant à encadrer le nombre de mandats successifs et viendrait un peu plus complexifier la déjà délicate équation régionale.Fana CiSSE

Mamadou Lamine Diallo : «Macky Sall a échoué dans la création d’emplois»

Les prix sont plus forts que Macky Sall et Amadou Ba réunis. Les Sénégalais sont fatigués de la vie chère. Là où une famille de 8 personnes dépensait 60 000 francs de ration mensuelle de base, elle dépense désormais 110 000. Il s’agit d’une famille disposant de revenus mensuels réguliers. Il y en a moins de 600 000 au Sénégal, y compris administration et secteur privé formel et informel. Macky Sall a échoué dans la création d’emplois, il échoue dans le contrôle des prix des biens de première nécessité. Ces libéraux prédateurs de l’APR ne connaissent pas les règles élémentaires de l’économie de marché, le jeu de l’offre et de la demande accompagné par les ententes de ceux qui contrôlent leurs marchés. Ce sont eux de BBY et leurs affidés qui contrôlent l’immobilier et le foncier des régions de Dakar, Thiès, Saint – Louis, notamment. Ils font donc semblant de lutter contre la cherté des loyers. Comme pour les prix du riz, du sucre, de l’huile, rien ne se passera pour les loyers. Les Sénégalais ont un problème de revenus parce que l’économie de Amadou Ba ne crée pas d’emplois. Le pauvre, il ne sait que parler de modification du code général des impôts. Dans quel but, il ne le sait pas, juste pour se faire des amis et faciliter son ascension « politicienne » et fouetter son ego. Or, la politique est une chose sérieuse. Les politiques sérieux du Sénégal doivent comprendre pourquoi l’Afrique selon les USA doit dessiner la trajectoire économique du monde dans le futur.Je ne vois pas en quoi Lionel Messi peut nous être utile.Mamadou Lamine Diallo

La leçon politique de Macky Sall aux responsables de Sédhiou : «Ne vous trompez pas en criant sous tous les cieux que vous êtes majoritaires… J’ai été très déçu de vos résultats…Il faut être humbles et vous donner la main…»

https://www.dakaractu.com Il fallait bien s’y attendre. Un chef de parti, de coalition qui rappelle à l’ordre ses souteneurs. Mais quoi de plus normal au regard des débâcles enregistrées lors des deux dernières élections ? En effet, le président Macky Sall a saisi l’occasion des audiences accordées aux responsables politiques de Sédhiou dans le cadre de la tournée économique du 27 février au 04 mars 2023, pour exprimer ses regrets. « J’avoue que j’ai été très déçu par le département lors des dernières législatives, parce que je ne peux pas comprendre une perte à Goudomp tout comme Sédhiou. C’était une surprise! », regrette le président de la coalition Benno Bokk Yakaar qui s’adressait aux responsables politiques de Goudomp. Le président Macky Sall n’arrive toujours pas à comprendre la défaite de ses responsables qui a coûté à la coalition présidentielle, plusieurs sièges à l’assemblée nationale : « Ce résultat découlait du comportement des responsables qui travaillent dans la désunion. En faisant cela, vous pensez que vous sanctionnez des responsables etc… C’est à la coalition tout entière que vous portez préjudice. En combattant un camarade, responsable politique, ne pensez pas qu’avec le monde que vous drainez, vous êtes majoritaires à l’assemblée nationale », déplore toujours le président de la République qui continue à se demander, comment, dans une localité comme la leur que Benno puisse perdre alors qu’elle détient 14 mairies sur les 15 que compte la région de Sédhiou. Pour inverser la tendance, « cela exige que chacun retourne à sa base, pour faire le travail de prospection nécessaire. Aller à la rencontre des populations, connaître leurs préoccupations, etc… Vous faites les démarches qu’il faut et vous vous donnez la main. Nous ne sommes pas dans une phase où chacun s’autoproclame leader », indique le président Macky Sall d’un ton sérieux s’adressant aux responsables de cette partie de la Casamance. En effet, ce qu’il faut retenir dans cette rencontre, c’est que le pouvoir est bâti sur la confiance des populations.

Assemblée nationale : la 14ème législature face au défi de la rupture

Plus de cinq mois après son installation, le 12 septembre 2022 dernier, la 14ème législature semble réduire son fonctionnement au traitement des dossiers reçus de l’exécutif et autres participations à des ateliers. En effet, nonobstant les multiples affaires (Rapport COVID-19, vente de l’hôpital Le Dantec, affaire contrat de 45 milliards d’armement ministère Environnement…) qui alimentent le débat public et sur lesquels son implication aurait permis d’éclairer les Sénégalais, la présente Assemblée nationale est aphone. La 14ème législature est-elle en train de passer d’une Assemblée de rupture à une agence au service de l’exécutif et du parti au pouvoir ? En effet, près de sept mois après son installation, le 12 septembre 2022 dernier, la 14ème législature semble fonctionner au rythme de l’agenda de l’exécutif. La preuve, nonobstant les multiples affaires (Rapport COVID-19, vente de l’hôpital Le Dantec, affaire contrat de 45 milliards d’armement ministère Environnement…) qui alimentent le débat public et sur lesquels son implication aurait permis d’éclairer les Sénégalais, la présente Assemblée nationale est aphone. Les réunions du bureau de l’Assemblée nationale, qui est l’instance chargée de l’organisation et du fonctionnement de l’Assemblée, ne sont convoquées que lorsqu’il s’agit de traiter de la commande du gouvernement ou du parti au pouvoir. La preuve, depuis le mois de septembre dernier, le nombre de réunions du bureau de l’Assemblée nationale varie entre 5 voire 6 fois. La dernière rencontre du bureau de l’Assemblée nationale était consacrée à la déchéance du mandat de député de l’ancienne Première ministre, Aminata Touré, par ailleurs, tête de liste de la coalition au pouvoir lors des dernières législatives. Cette léthargie dans le fonctionnement de cette 14ème législature, qui était annoncée comme une Assemblée rupture par beaucoup d’observateurs de la scène politique sénégalaise, du fait de l’équilibre des forces politiques (83 députés pour la majorité, 80 pour l’opposition et 2 pour les non-inscrits) avait poussé les députés du groupe parlementaire de Yewwi Askan Wi à monter au créneau. Le 23 février dernier, ils ont organisé un sit-in dans le hall de l’Assemblée nationale puis une conférence de presse pour dénoncer la «léthargie» dans laquelle se trouve l’Assemblée nationale qui, selon eux, «ne sert qu’à liquider et emprisonner des députés et non à parler des préoccupations du peuple». Devant les journalistes, Biram Souley Diop et ses collègues parlementaires ont accusé le président Amadou Mame Diop de bloquer toutes les actions menées par leur groupe, au sein de l’Assemblée nationale, pour assurer le contrôle de l’action gouvernementale. «Le groupe parlementaire a déposé sur la table du président de l’Assemblée nationale 19 questions écrites, 22 questions orales et 03 questions d’actualité, adressées au gouvernement. Et pour les questions écrites, seulement 4 réponses du gouvernement ont été reçues par les députés», a-t-il déploré. Avant de renchérir  : «Les députés de Yewwi regrettent l’absence de réponse donnée aux résolutions tendant à la création de Commissions d’enquête parlementaire ou de mise en accusation de membres du gouvernement devant la Haute Cour de Justice, dans le cadre du rapport de la Cour des comptes sur les Fonds Covid-19». Invité de l’émission Objection de la radio Sud Fm, le dimanche 26 février dernier, Abdou Mbow, député de la majorité et président de la Commission des Lois, semble d’ailleurs conforter ses camarades de l’opposition. En effet, interpellé sur cette question, l’ancien 1er vice-président de l’Assemblée nationale sous la 13ème législature, a confirmé que le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale prévoit la venue, une fois tous les mois, du gouvernement au niveau de l’hémicycle pour répondre aux questions d’actualités. Cependant, il a essayé de justifier ce retard dans la passage du gouvernement à l’Assemblée par la non tenue d’une réunion de travail entre le gouvernement et l’Assemblée nationale consacrée à l’agenda de ce passage. «Au-delà des questions d’actualité, l’Assemblée nationale est en train de travailler sur énormément de questions. Le jour où ils (députés de Yewwi) ont voulu tenir leur sit-in, la Commission des Lois, en rapport avec Amnisty internationale et Oxfam, était en train de travailler sur un avant-projet de loi pour les défenseurs des droits de l’homme. Au moment où je vous parle, également, la Commission Santé avec d’autres ONG sont à Sali, ils sont en train de travailler sur l’excision des filles. Il y a une semaine, la Commission Communication, dirigée par un des opposants, était à la Sonatel pour un séminaire. Donc, aujourd’hui, l’Assemblée nationale est en train de fonctionner, l’Assemblée nationale ne se limite pas à des questions d’actualité ou à des questions orales».Nando Cabral GOMIS

Hélène Tine,ancienne députée : «L’Exécutif n’a plus une majorité écrasante.Donc, la solution c’est de s’asseoir sur les projets…»

https://www.sudquotidien.sn «Le Parlement est phagocyté par l’Exécutif et ça, c’est une situation malheureuse et récurrente. C’est comme si ce sont le président de la République et l’Exécutif qui décidaient au niveau du Parlement. Nous l’avons dénoncé, en tant que parlementaires, à l’époque ; mais nous constatons qu’aujourd’hui, ça continue. C’est pourquoi, j’ai beaucoup apprécié l’attitude de l’opposition la dernière fois qui, en fait, alerte l’opinion parce qu’aujourd’hui, le peuple sénégalais veut mettre fin à cette situation. C’est pourquoi, il y a quand-même cet équilibre des forces plus ou moins au niveau du Parlement. C’est le peuple qui en a décidé. Maintenant, le peuple veut des ruptures au niveau du Parlement ; malheureusement aujourd’hui, les blocages continuent parce que même si, sur le plan du nombre, l’opposition peut essayer d’imposer ces changements-là, si les propositions de loi ne sortent pas du bureau du président de l’Assemblée nationale, ça ne bouge pas. Il y a des verrous au niveau du Règlement intérieur de l’Assemblée. Par exemple, une proposition de loi, pour qu’elle passe, elle doit recevoir plus ou moins l’aval du président de la République ; alors que c’est aux députés que reviennent la possibilité de concevoir des lois. Donc, ce n’est pas une nouvelle situation. C’est pourquoi, je pense que l’opposition a bien fait d’alerter pour dire que voilà, nous avons déposé tant de questions écrites, tant de questions orales pour exercer le contrôle de l’Exécutif, mais ça ne bouge pas. Maintenant, le peuple saura où se trouve le problème. L’Exécutif n’a plus une majorité écrasante. Donc, la solution, c’est de s’asseoir sur les projets et les propositions pour que ça n’aboutisse pas. Et c’est malheureux parce que quand-même il y a beaucoup d’affaires aujourd’hui qui méritent d’être clarifiées et ce serait même pour l’intérêt de l’Exécutif. Il y a eu le dossier sur la gestion des Fonds FORCE COVID, le contrat sur l’achat d’armes par le ministère de l’Environnement. Des gens disent que c’est un scandale, mais l’Exécutif a intérêt à ce que le débat soit posé au niveau du Parlement, pour édifier l’opinion. Il y en a d’autres. Je pense qu’aujourd’hui, c’est tout à fait normal que l’opposition alerte et mène des actions dans ce sens, pour retrouver la plénitude de leur droit, en tant que représentants du peuple. C’est donc une entrave à l’exercice de leur fonction, en tant que représentants du peuple devant contrôler l’Exécutif, devant édifier les Sénégalais par rapport à des affaires qu’on considère comme étant nébuleuses. Maintenant, je pense que le peuple a donné la possibilité de corriger avec le nombre de députés de l’opposition, l’équilibre qu’il y a. L’autre chose, pour corriger, il faut peut-être changer des dispositions du Règlement intérieur. Même pour ça, ils auront beau déposer des propositions de loi pour revoir le Règlement intérieur, si ça ne bouge pas au niveau du Parlement, au niveau du bureau de l’Assemblée nationale, ça ne rime à rien. Il faut que les populations dénoncent vigoureusement parce que, quand ils ont voulu démettre Aminata Touré, ils ont agi très vite. C’est une violation des dispositions même de la loi. C’est clair et net et malgré ça, pour violer la loi et démettre Aminata Touré, ils sont allés très vite et pourquoi sur les questions d’intérêt général, sur les questions sur lesquelles le peuple les attend pour qu’on les clarifie, ils font du dilatoire, mettent le coude comme leur patron ou ils s’asseyent là-dessus. La solution, c’est de continuer à les envahir de questions écrites, de questions orales et de propositions de lois et à prendre l’opinion à témoin parce que si un petit groupe peut bloquer ces initiatives parlementaires-là, ça veut dire que c’est très grave».Mariame DJIGO

Cheikh Oumar Sy, ancien député de la 12e législature : «Quand il s’agit aujourd’hui de rythmer la vie de l’Assemblée nationale,c’est l’exécutif qui donne le tempo…»

https://www.sudquotidien.sn «Cette léthargie dans le fonctionnement de l’Assemblée nationale n’est pas un fait nouveau. L’agenda de l’Assemblée nationale est quasiment lié au rythme de l’exécutif parce que toutes les initiatives, à peu près, viennent de l’exécutif, surtout en termes de projet de loi. On a vu, lors du vote de la loi des finances 2023, l’Assemblée était en pleine effervescence et c’est c’était normal parce que c’est le vote du budget et que les députés voulaient vraiment contrôler l’action gouvernementale dans le cadre de ce budget, surtout avec cette situation de parité entre l’opposition et le pouvoir, en termes de de contrôle de l’Assemblée nationale. Toutefois, après cela, on constate que si l’exécutif ne veut pas faire avancer certains agendas ou même si l’opposition, par exemple, voulait soumettre certaines questions relatives à des dossiers précis où ils interpellent le gouvernement, si l’exécutif fait le mort, il est très difficile que l’Assemblée nationale puisse avancer ou que les députés effectuent leur travail. C’est pourquoi, il faut encore travailler à renforcer l’indépendance de l’Assemblée nationale. Mais bon, il faut le dire, ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de session budgétaire ou de vote de projet de loi que l’Assemblée ne fonctionne pas. Les députés ont beaucoup d’activités hors de l’hémicycle. Ils participent à beaucoup d’événements, que ce soient des évènements nationaux et internationaux, des ateliers de renforcement de capacités et de réflexion, de partage, de mise à niveau. Donc, il y a quand-même beaucoup d’activité où sont impliqués des parlementaires, même si ces dernières ne sont pas réellement liées la vie à l’Assemblée nationale. Mais, le constat est là, ça veut dire que pour l’essentiel, quand il s’agit de rythmer la vie de l’Assemblée nationale, c’est l’exécutif qui donne le tempo, c’est ce qui est déplorable. Maintenant, pour changer ça, il faut juste travailler, comme je l’ai déjà dit plus haut, à ce que l’indépendance de l’Assemblée nationale soit plus réelle. On a énormément de sujets aujourd’hui qui nous interpellent au niveau sociétal, au niveau économique, à tous les niveaux où les députés doivent ou peuvent vraiment pousser l’exécutif à réagir. Étant donné qu’il y a beaucoup de dossiers : que ce soit au niveau de la gestion publique, des choses qui n’ont pas été achevées encore, des programmes. Si l’Assemblée nationale avait la liberté nécessaire de fonctionner, elle pourrait prendre ça en charge et obliger l’exécutif à réagir ; mais malheureusement, ce n’est pas le cas. Donc, il faut veiller à ce que l’indépendance de l’Assemblée nationale soit réelle. Il faut faire en sorte que l’exécutif puisse être soumis aussi à un tempo qui est fixé aussi par l’Assemblée nationale ; et c’est là où on doit sentir un équilibre démocratique réel parce que cela permettra aussi aux institutions de fonctionner normalement. Donc, il faut travailler à ce que l’indépendance de l’Assemblée nationale soit une réalité et non juste un concept».Nando Cabral GOMIS

Alioune Souaré, ancien député, spécialiste du droit parlementaire, analyse la 14 législature : LA SORTIE DES DEPUTES DE YAW POSE LE PROBLEME DE LA FAIBLESSE DU TEMPS DE TRAVAIL DES DEPUTES

https://www.sudquotidien.sn «La sortie des députés de Yaw, au-delà des aspects liés au contrôle parlementaire qu’elle soulève, pose encore le problème de la faiblesse du temps de travail des députés. Parlant du bilan de la 13ème législature et le rythme de travail des députés, j’avais à l’époque publié, sur ma page FB, que cela tournait environ autour de 45 mois/60 (durée de la législature), 15 mois de vacances/ 60 et 3 ou 4 textes de lois votées par mois sur 149 pour les 5 ans. L’évaluation des politiques publiques et le contrôle parlementaire étaient quasi-inexistants. Et maintenant, on a l’impression que c’est cette même situation qui est en train de se reproduire, avec la 14ème législature qui souffre de manque d’activités, après le temps fort consacré au vote du budget. Rappelons que la mission des députés, telle que définie par l’article 59 de la Constitution, est fondée sur le triptyque : voter les lois, évaluer les politiques publiques et contrôler l’action du gouvernement. Pour ce qui concerne les récriminations des députés de Yaw, par rapport aux questions écrites faites et qui sont restées sans suite, iI faut relever que les questions (écrites, orales ou d’actualités) sont des outils en matière de contrôle parlementaire. L’article 85 de la Constitution évoque le principe pour tout député de pouvoir poser des questions écrites au Premier ministre et aux membres du gouvernement, qui sont tenus d’y répondre. Et c’est l’article 95 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale qui complète cette disposition constitutionnelle et y ajoute la procédure de sa mise en œuvre. C’est-à-dire, l’auteur de la question écrite ou des questions écrites doit s’adresser au président de l’Assemblée nationale (qui n’est pas le destinataire de la question écrite ou des questions écrites), il les transmet simplement au président la République en charge de saisir l’autorité du pouvoir exécutif concerné (Premier ministre ou ministre). Les questions écrites sont publiées au journal des débats (document interne à l’Assemblée nationale). Et, la contrainte pour la réponse de l’autorité concernée (Premier ministre ou ministre) entre en jeu dans le mois qui suit cette publication. Le délai ne comporte aucune interruption et, à défaut de réponse jusqu’à l’expiration de ce délai, les questions écrites sont transformées en question orales. En résumé : les députés de Yaw devraient vérifier, avant de tirer sur le président de l’Assemblée nationale, si leurs questions écrites sont publiées au journal des débats. Et, c’est à partir de ce moment que le délai se pose et on peut apprécier, pour parler de lenteurs ou de blocage. L’autre chose à vérifier également, c’est si le blocage dénoncé par les députés de Yaw se situe au niveau du pouvoir exécutif ou celui du législatif ! Apparemment, ils chargent le président de l’Assemblée nationale, mais le problème peut être ailleurs. Mais, dans tous les cas, le refus de répondre aux questions écrites relève une violation fragrante des articles 85 de la Constitution et 95 du Règlement intérieur. A l’instar des autres Assemblées nationales, dans les démocraties majeures, notre institution parlementaire devrait mener ses propres activités et cela n’est possible que si elle a une vie parlementaire animée par les auditions des ministres dont les initiatives émanent des Commissions permanentes, les missions d’informations ou d’études, les Commissions d’enquêtes parlementaires, les motions de censure (qui ne portent pas seulement sur la DPG, mais aussi sur tous les programmes de l’exécutif), les questions (orales, écrites, questions d’actualités ou questions d’actualités au gouvernement)». Nando Cabral GOMIS

ÊTRE DU BON COTÉ DE L’HISTOIRE PAR L’ÉDITORIALISTE DE SENEPLUS, TIDIANE SOW

EXCLUSIF SENEPLUS – Le monde a changé mais l’Occident semble ne pas s’en apercevoir. Ils pensent toujours exercer un contrôle sur nous autres. Ils veulent recueillir de force notre coopération au nom de ce qu’ils croient bons pour l’humanité Les Occidentaux croient toujours que leur pensée doit dominer le monde. Leur manichéisme atavique se manifeste encore une fois dans le conflit russo-ukrainien : « Si vous ne supportez pas ceux que nous supportons, vous êtes forcément contre nous ». C’est ainsi que tous ceux qui n’auront pas voté la résolution onusienne condamnant l’invasion russe de l’Ukraine, tous ceux qui ne qualifieraient pas d‘agression l’occupation russe, seraient des ennemis de l’Occident toute puissante. Pourtant il y a quelques années de cela, Mandela avait fait la leçon à un journaliste américain prétentieux, qui l’avait apostrophé et lui reprochait des amitiés coupables avec le truculent leader libyen Mammouar Kadhafi. Mandela lui avait répondu sur un ton cinglant, qu’il avait le libre-choix de ses amitiés et que les ennemis des Etats-Unis n’étaient pas forcément les ennemis de l’Afrique du Sud. Il lui rappela en substance que la Libye était une amie de longue date et qu’elle avait soutenu l’ANC pendant la dure épreuve de l’apartheid. Ce qui n’était pas le cas des USA. Cela avait douché l’atmosphère ! C’est cette même histoire qui se répète : pour l’Occident, la Russie doit être l’ennemie de tous à partir du moment elle est déclarée ennemie de l’Occident. Pourtant le monde a changé mais l’Occident semble ne pas s’en apercevoir. Il se réfugie et se complait dans son déni. En son sein déjà, beaucoup de transformations ont eu lieu : les USA ont décidé de se recroqueviller sur eux-mêmes depuis la présidence d’Obama ; les Anglais de Theresa May et de Boris Johnson sont sortis bruyamment de la communauté européenne ; et la sacro sainte alliance entre la France et l’Allemagne bat de l’aile depuis que Merkel a raccroché. Ailleurs aussi, le monde a changé : l’Inde a ravi à son ancien colonisateur, le Royaume Uni, la 5e place du classement mondial des puissances économiques.

Les crises nombreuses ont favorisé le repli dans des régimes autoritaires, Lula est revenu au pouvoir au Brésil et les pays d’Amérique du sud et d’Afrique ne se sentent pas concernés par cette « guerre européenne » et ont décidé de ne pas choisir un camp.

Malgré ces changements, pour l’Occident, un colonisé restera toujours un colonisé, figé dans son statut éternel. Ils pensent toujours exercer un contrôle sur nous autres. Ils ne comprennent pas que nous refusions de choisir un camp, le leur. Ils ne comprennent pas que nous n’empruntions pas le chemin qu’ils nous indiquent. Ils ne comprennent pas que l’Afrique du Sud fasse des manoeuvres militaires au large de ses côtes avec la Russie quand eux, allègrement, peuvent les faire en leur sein sans explications d’aucune sorte. Ils ne comprennent pas que le ministre des Affaires étrangères russe Serguei Lavrov, soit bien accueilli en Inde et en Afrique, des pays qu’ils ont colonisés. Ils ne comprennent pas que des États africains ne fassent pas de la Russie un monstre. Ne menacent-ils pas de sanctionner désormais toutes les personnes qui feraient la propagande de la Russie ? Comme dirait un ministre indien : « l’Europe pense que ses problèmes doivent concerner le monde et que ceux du monde ne la concernent pas ». Ils veulent recueillir de force notre compassion et notre coopération au nom de ce qu’ils croient bons pour l’humanité. Oui, ils pensent être « du bon coté de l’histoire ». Ils veulent nous entrainer par force, dans cette rhétorique politique d’« être du bon coté de l’histoire » si chère aux démocrates américains. Ce qu’ils ne disent pas, c’est que ce sont eux qui déterminent le bon coté de l’histoire. Les droits de l’homme n’ont apparemment pas la même valeur au Tchad et en Ukraine, comme ils n’ont pas la même valeur en Palestine et en Ukraine. Pour l’un, on condamnera fermement l’invasion, et on voudra que toutes les voix du monde se joignent à vous et pour l’autre on détournera la tête, et on fermera les yeux. La récente visite de Biden à Kiev, pour marquer le choix fort des Occidentaux dans cette guerre russo-ukrainienne, en cette date d’anniversaire de l’invasion russe, a démontré l’impuissance européenne sur son propre sol. Les Etats-Unis restent la locomotive dans l’effort de soutien militaire à l’Ukraine et la lutte contre la Russie. Du haut de sa tribune à Varsovie en Pologne, Biden a annoncé plus de crédits de guerre pour l’Ukraine. N’eut été le cuisant échec et la débandade en Afghanistan, il aurait du mal à résister à l’idée d’envoyer des troupes dans le Donbass. Les anciens pays du rideau de fer, pourtant affranchis par l’union européenne, se refugient en masse sous l’aile protectrice de l’OTAN. La défense européenne tant voulue par la France n’a jamais pu se faire. L’Europe est devenue une seconde zone. La guerre se passe chez elle et elle n’a pas les moyens d’être un acteur majeur dans son déroulement. Les véhicules de combat Bradley américains sont ceux qu’attendent l’Ukraine pour lancer sa contre-offensive. Pendant que l’Europe perd de son pouvoir et donc de son influence, la Chine, l’Inde et dans une moindre mesure la Turquie gagnent du terrain. Elles ont de plus en plus leur mot à dire. L’Afrique, quant à elle se sait courtisée et donc elle fait la belle. Elle multiplie déjà ses sources d’approvisionnement et de coopération. La Chine, l’Inde et la Turquie sont devenues ses principaux partenaires économiques. Par ailleurs, sur le plan militaire elle se rebiffe. Le Mali et le Burkina ont emboité le pas à la République centrafricaine et ont demandé à la France de se désengager de leurs territoires. Nul doute que cette tendance à ne plus être la chasse gardée de l’Occident s’accélèrera de plus en plus. Le temps de ceux qui vivent dans l’opulence des dépouilles de leurs victimes est compté. Macron pourra toujours convoquer le roi perse Xerxès et bombarder la Russie coupable d’avoir dessillé nos yeux sur l’impuissance du maitre. L’Histoire se poursuivra inéluctablement.C. Tidiane Sow est coach en Communication politique.

«Oui, la rue ne donne pas le pouvoir, mais se conserve-t-il par la force des armes et d’une certaine justice ?» Par Mody Niang

Á l’occasion d’une cérémonie religieuse, le porte-parole de la famille a fait remarquer avec force à Ousmane Sonko que « la rue ne donne pas le pouvoir ». La rue, ce sont les manifestations et les violences qui l’accompagnent et que l’on attribue facilement à l’ennemi public n°1 à abattre et à ses militants et sympathisants. D’autres, comme lui, mettent toujours en garde par cette formule consacrée : « Fitnë kenn du ko yee ». Formule qu’on peut traduire en walaf ainsi : « La violence est à éviter, on ne la suscite surtout pas.» Laquelle formule n’est malheureusement prononcée que devant Ousmane Sonko et jamais devant le président-politicien. Ce qui pourrait signifier, dans l’esprit de ceux qui la prononcent, que tout est à mettre au compte du pauvre président de Pastef. Ce serait quand même trop facile. Il convient d’abord de signaler qu’il n’y a de violences que lorsque les meetings et autres manifestations de l’opposition sont facilement, un peu trop facilement interdits par les préfets et sous-préfets du président-politicien. Je serai plus catégorique d’ailleurs : si ce président que nous n’aurions jamais dû élire, encore moins réélire avait respecté l’essentiel de ses engagements, le pays serait aujourd’hui dans la paix et la stabilité. Il n’y aurait certainement pas de cas Khalifa Ababacar Sall et encore moins de celui d’Ousmane Sonko qu’il faut aujourd’hui coûte que coûte éliminer, au besoin par la liquidation physique. Peut-être même, qu’avec une « gouvernance transparente, sobre et vertueuse » mise en œuvre par une équipe de vingt-cinq ministres vraiment à la hauteur de la fonction tant sur le plan de la compétence que de la morale, nous ne connaîtrions pas Ousmane Sonko et Pastef. Les probables candidats à l’élection présidentielle du 25 février 2024 seraient en train de se préparer tranquillement et de nombreux compatriotes et principalement les jeunes de s’inscrire sur les listes électorales. Nous n’aurions sûrement pas comme ministre de l’Intérieur un Félix Antoine Diome avec les services qui l’entourent, ni une commission électorale nationale autonome (CÉNA) avec des membres pratiquement inamovibles et qui n’inspirent plus confiance. Nous ne connaîtrions certainement pas les nominations issues du Conseil supérieur de la Magistrature (CSM) du 20 février 2023 présidé par le président-politicien avec, à ses côtés, un Ismaïla Madior Fall comme Garde des Sceaux, Ministre de la Justice. Je ne m’attarderai pas sur les quatre nominations surprises de hauts magistrats et d’autres éloignés des postes stratégiques qu’ils occupaient, et dont le président-politicien n’est pas sûr qu’ils iraient toujours, par leurs décisions, dans le sens qu’il souhaiterait. Notre indignation a été suffisamment exprimée par la presse, du moins une partie d’entre elle, notamment à travers des quotidiens et de nombreux débats devant des micros de radios et sur des plateaux de télévisions. Cette presse a joué le rôle que nous sommes en droit d’attendre d’elle. Lors du CSM du 23 janvier 2023, le président-politicien s’était engagé à protéger fermement la justice, donc les magistrats. Ses nominations du 20 février sont nettement allées dans le sens contraire. Si elles s’étaient faites sur la base d’un appel à candidatures, au moins deux magistrats dont la presse nous a rappelé un certain passé peu glorieux se seraient gardés de faire actes de candidatures. Par contre, trois ou quatre, peut-être plus qui ont été éjectés de leurs postes stratégiques et affectés hors de Dakar pour certains d’entre eux, resteraient à leurs postes si telle était leur volonté. Ces nominations nous confortent encore plus dans notre défiance vis-à-vis de notre justice que l’on a tendance à appeler de plus en plus celle du président-politicien. Ces nominations ne devraient pas mettre à l’aise les magistrats, du moins une partie d’entre eux. Apparemment, elles ne les gêneraient pas. Du moins, on ne les pas entendus s’exprimer sur la question. C’est vrai que leur statut peut expliquer ce silence. Cependant, si vraiment ces nominations ne les laissaient pas indifférents, leur Union (Union des Magistrats du Sénégal) pourrait se faire entendre à leur place. Naturellement, je n’émets ici que des hypothèses. Je n’oublie pas que je suis de la famille de Kër Kumba amul ndey. Cependant, j’affirmerai avec force que ce président-politicien a une manière bizarre de les protéger, eux et la justice qu’ils incarnent, ou qu’ils sont sensés incarner. Les chefs religieux, chefs de confréries ne doivent donc pas commencer à se réjouir déjà de cet autre engagement qu’il a pris de les protéger, eux et leur religion. D’abord qui les menace, qui les met en danger, peut se demander le lecteur ? Naturellement, pour le président-politicien et son clan, c’est encore Ousmane Sonko et ses militants qui ont vraiment bon dos. Ils l’ont d’abord accusé d’être un salafiste, un ibaadou rahmaane et que si jamais il devenait président de la République, il s’emploierait à détruire les confréries. Ces accusations n’ayant pas produit les effets escomptés, ils ont changé de fusils d’épaules et se sont mis à inventer d’autres bêtises à mettre sur son compte. Je terminerai d’ailleurs par l’une d’elles, la plus grave et qui nous a valu les difficultés que nous traînons depuis plus de deux ans. En attendant, revenons sur son engagement à protéger les chefs religieux, leurs confréries et leur religion. Cet engagement me fait penser à un adage walaf, celui-ci « Xanaa bala ngaa ne naam nefa ! » Ce qui, en français, signifie que tu ne peux pas répondre présent alors que tu es absent des lieux. En d’autres termes, pour respecter son engagement, il faudrait qu’il ait au moins une idée de ce monde qu’il veut défendre et protéger. Ce qui est loin d’être le cas pour quelqu’un qui ne sait même pas réciter correctement le plus court des çalâtoul fâtihi. Sa seule stratégie, c’est de faire croire à ces chefs religieux que leur seul ennemi, c’est Ousmane Sonko dont les militants les couvrent d’injures. Ce qui est loin d’être la vérité. Dans les réseaux sociaux, n’importe qui peut se créer un faux compte, se présenter comme un militant de Pastef, et couvrir d’injures qui il veut. D’autres encore se présentent sous de faux noms avec les couleurs de Pastef, s’en déclarent donc militants, et s’adonnent à leurs jeux favoris, qui font l’affaire des anti-Sonko. Un des responsables d’une sulfureuse « entreprise » israélienne a cité le président-politicien parmi la dizaine de présidents africains à qui ils ont prêté main forte pour gagner une élection. Pour le nôtre, c’était en février 2019. Le cheval qu’ils enfourchent pour accomplir leurs vilaines tâches, c’est le faux. Les militants d’Ousmane Sonko seraient vraiment incohérents, s’ils se mettaient à injurier nos chefs religieux. Que gagneraient-ils à ce jeu-là ? Ils savent que leur président est un musulman pratiquant, dont les relations avec les chefs religieux sont de plus en plus belles. Je pourrais en citer un seul exemple qui ferait l’unanimité. Un autre événement majeur qui dément formellement le président-politicien et les siens, c’est la grande rencontre qu’il y a eu entre Ousmane Sonko et des doomu daara venus de tous les coins du Sénégal. Ces gens-là ne sont pas facilement manipulables. Ce sont des boroom xamxam qui savent où ils mettent les pieds et avec qui ils doivent cheminer. Il faut donc que certains chefs religieux ou considérés comme tels arrêtent de prendre Ousmane Sonko pour seul responsable des violences et des incertitudes qui nous menacent. Le principal et peut-être le seul responsable, c’est le président-politicien. Lu njiin Njaaga, te mooy Njaag. Je l’ai fait remarquer plus haut et je le répète ici avec la même force : s’il avait respecté scrupuleusement les engagements qui lui ont valu d’être élu le 25 mars 2012, nous n’en serions pas là aujourd’hui. En particulier, le pays connaîtrait moins de tensions s’il avait respecté son engagement formel à ne pas briguer un troisième mandat. Malheureusement, tout indique qu’il ne respectera pas cet engagement et tient à nous imposer coûte que coûte ce troisième mandat, en s’appuyant sur ses forces de défense et de sécurité, ainsi que sur sa justice ou, du moins, sur une partie d’entre elle. Le pays serait plus tranquille, plus paisible, plus stable encore si cette odieuse histoire de « viols répétés avec armes à feu et menaces de mort » n’avait pas été honteusement inventée, pour le seul objectif de se débarrasser d’un adversaire politique devenu finalement un ennemi qu’il faut éliminer coûte que coûte, au besoin physiquement. Honteuse histoire dont les auteurs, pratiquement tous connus aujourd’hui, ne risquent malheureusement aucune sanction, notre justice nous laissant de plus en plus l’impression de n’avoir l’œil que sur les pauvres membres de Kër Kumba amul ndey. Dakar, le 1er mars 2024,Mody Niang Kër Kumba amul ney

Présidentielle 2024 : Jotna annonce son soutien à Macky et accuse l’opposition de vouloir créer des «conditions d’instabilité»

https://www.pressafrik.com/ La Coalition Jotna quitte l’opposition pour rejoindre le camp du pouvoir. La Conférence nationale des leaders de la Coalition s’est réunie en assemblée générale mercredi 22 février 2023, a l’issue de laquelle la décision a été prise. L’annonce a été faite par le nouveau président de la coalition, Moustapha Wade. « La Coalition Jotna a toujours joué un rôle prépondérant dans la vie politique au Sénégal. Notre coalition a travaillé sans relâche pendant toutes ces années à créer une alternative crédible avec les acteurs de l’opposition », a déclaré Moustapha Wade, président de la Coalition Jotna. « La coalition Jotna a, dans la perspective de créer un pôle fort au sein de l’opposition, été un acteur majeur dans la constitution de la Grande coalition Wallu Sénégal, en tant que membre fondateur pour aller aux élections locales et législatives de 2022 », a-t-il ajouté. Selon M. Wade, malgré les coups bas reçus et les trahisons vécues durant ces joutes électorales, de la part de nos supposés partenaires, la coalition Jotna a toujours tenu à « œuvrer pour l’unité de l’opposition et garder une posture républicaine ». Cependant, poursuit-il, l’opposition de par ses « actes et son attitude, a montré qu’elle était ni dans les dispositions, ni dans une volonté sincère d’œuvrer ensemble à résoudre le problème des Sénégalais ». A en croire Moustapha Wade, cette opposition veut créer les « conditions d’instabilité politique et sociale à travers un vaste mouvement de manipulation des masses qui n’a d’autres finalités que de mettre le pays dans une situation de chaos ».

« Nous n’avons aucune position par rapport au troisième mandat »

D’après lui, au vu de ce contexte et de la volonté des leaders de la coalition Jotna d’œuvrer pour un « développement endogène et inclusive du pays dans la sérénité, la conférence des leaders a décidé lors de son assemblée générale tenu le mercredi 22 février 2023 de soutenir le Président Macky Sall dans ses actions à la tête de l’Etat du Sénégal », a soutenu le président de la Coalition Jotna. Pour M. Wade, le Président Macky Sall de par ses « actions ses réalisations, mais également son leadership pour le développement du Sénégal, demeure la personne idoine pour mener notre pays vers l’émergence dans la discipline », a-t-il laissé entendre. Répondant sur la question du troisième mandat, Moustapha Wade a, pour sa part, indiqué que la Coalition n’a pas encore pris de position. « Nous n’avons aucune position par rapport au troisième mandat parce que nous ne savons même pas s’il y aura troisième mandat ou pas. Au niveau de la coalition Jotna nous sommes très pragmatiques. Nous ne voulons pas être plus royalistes que le roi, le Président Macky Sall le jour où il dira sa position par rapport au troisième mandat, la coalition va donner une position très claire », a fait savoir le président de la Coalition Jotna. Moussa Ndongo

Yewwi Askan Wi éclate, Yewwi Sénégal voit le jour

https://www.seneweb.com Yewwi Askan Wi (YAW) vient d’enregistrer une grosse fissure. Six partis membres de cette coalition de l’opposition ont claqué la porte et créé Yewwi Sénégal. La nouvelle entité est composée de And Dooleel Sénégal/Parti du changement, du FPRS/And Liggey, du Pare Suxxali Senegaal, de l’Union patriotique Beug Sa Réw, de l’UPRS/Yewouleen et de Sénégal Rek. D’après L’Observateur, qui donne l’information, Abdou Karim Fall (Pare Suxxali Senegaal) a été désigné coordonnateur de Yewwi Sénégal. Il présente cette structure comme «une coalition électorale regroupant des leaders qui étaient dans YAW et qui ont été trahis par certains leaders de cette coalition». Selon le leader de Pare Suxxali Senegaal, «les responsables (de la scission) sont principalement Ousmane Sonko et Khalifa Sall». Ces dernier, accuse-t-il, «ont complètement dévoyé la coalition YAW». Yewwi Sénégal se fixe comme objectif de présenter un candidat à la présidentielle de 2024. «Un candidat pas forcément interne à notre coalition», précise Abdou Karim Fall. Qui s’empresse d’ajouter : «Le plus important c’est qu’on va s’entendre sur un programme alternatif de développement économique et social.»

Les cadres du PDS prônent le combat pour la candidature de Karim Wade

https://www.pressafrik.com Sous la direction de Lamine Ba, président des cadres, des autorités libérales ont dirigé les travaux d’ateliers sur plusieurs thématiques, suscitant l’intérêt de l’ancien ministre d’Etat Karim Wade qui a suivi le débat via zoom. Les cadres ont indiqué que le retour de Karim Wade ne dépend que de la bonne volonté du président Macky Sall. Ils ont déploré vivement une telle situation qui pourrait conduire à écarter Karim Wade de la prochaine présidentielle. A leurs yeux, tout candidat écarté est « une agression de la démocratie ».

« Il faut se battre pour la liberté des candidatures »

Après son exposé lors de cette rencontre, le Pr Yaya Niang a échangé avec les cadres. Il a soutenu, dans ses réponses, que le retour de Karim Wade ne dépend que de la volonté du président de la République Macky Sall. « C’est l’Etat qui lui a retiré ses qualités d’éligibilité, et Me Abdoulaye Wade a dit : « Qu’importent les décisions du droit sur cette affaire de Karim, les recours, en vérité, tout dépend de la volonté de Macky Sall pour son retour au Sénégal ». Il a utilisé tous les moyens de l’Etat pour l’épingler. C’est lui qui décide de qui sera candidat aux élections présidentielles. Il faut se battre pour la liberté des candidatures à la présidentielle. Tout candidat disqualifié est une agression à notre démocratie », confie Pr Yaya Niang, dont les propos sont rapportés par le journal Le Témoin.AYOBA FAYE Présidentielle 2024 : Karim Wade envoie une vingtaine de véhicules pour sa campagne

GO : Wilane assure la permanence…du PS

https://www.rewmi.com Quand il était petit, Abdoulaye Wilane, le responsable socialiste, n’a dû jouer, ni au football, ni au » perd-gagne. » La raison ? Une peur bleue de perdre. Une grande frousse qui le pourchasse depuis, et qui l’empêche de penser perdre un combat, quitte à s’acoquiner avec le Diable. Il y a quelques semaines, ne voyant toujours pas Big Mag parler de sa candidature alors que 2024 s’approche à grands pas, il avait convoqué les journalistes pour une mini-conférence de presse. C’était pour leur souffler à l’oreille, que le Ps allait avoir un autre candidat, si jamais le patron de l’Apr continuait son jeu clair-obscur de ni oui, ni non. Naturellement, vous vous doutez bien du tollé qui avait suivi de tels propos. Mais surtout la colère de Aminata Mbengue Ndiaye, la secrétaire presque perpétuelle du parti, qui n’avait pas manqué de crier à la trahison. On pensait alors que Wilane en avait fini avec cette histoire de plan B pour la prochaine présidentielle, mais c’était sans compter avec sa réaction de l’autre jour, quand Alioune Ndoye, le maire du Plateau, a publiquement décliné l’offre de Khalifa Sall qui veut rassembler toute la famille socialiste derrière lui, en vue de la prochaine présidentielle. .Ce fut à peine, si Wilane put se contenir. Entrant dans une rage folle et jugeant que la proposition de l’ancien coordonnateur de Yewwi était convenable (surtout quand elle permet de se débarrasser en même temps de la vieille chipie, sans grands frais : «Camarade Alioune Ndoye, tu dois te taire. La parole illégitime ne peut nullement engager le parti Socialiste. Tes propos montrent à suffisance le désarroi dans lequel tu es. Tu ne peux tout de même pas parler au nom du comité central qui ne s’est plus réuni depuis le décès de Ousmane Tanor Dieng ? » Voilà où nous en sommes sur le climat qui règne au PS. Mais qui disait encore que Wilane, le socialiste pur-sang qui a perdu son poste de maire, ne croyait pas beaucoup à ces histoires de Benno Bokk ?Sébé

Révélation de Serigne Saliou Guèye au sujet de la présidentielle de 2024 : ‘’Idrissa Seck devait être le candidat de Bby’’

https://actusen.sn La prochaine élection présidentielle se tiendra le 25 février 2024 raison pour laquelle, les déclarations de candidature fusent de partout. Cependant, si certains acteurs politiques ont déclaré publiquement qu’ils seront candidats, d’autres, par contre, refusent de se prononcer sur la question même si leurs partisans les ont investis. C’est le cas de Macky Sall et d’Idrissa Seck, selon le journaliste, Serigne Saliou Guèye, qui affirme que, selon les termes de l’accord convenu entre ces deux, le président du Conseil économique, social et environnemental devra être le candidat de ‘’Benno Bokk Yakaar’’ en 2024. Joint par “SourceA” dans sa parution de ce mercredi, le journaliste-analyste politique a confié qu’il était prévu que Idrissa Seck entre dans le Gouvernement et qu’en 2023, Bby va en faire son cheval de bataille pour 2024. Le protocole disait aussi qu’en 2024, Idrissa Seck prendra la place de Macky Sall au sein de la Coalition Bby.» «Seulement», constate le journaliste, il faut reconnaître que beaucoup d’eau a coulé et on a l’impression, aujourd’hui, que le président semble revenir sur les termes de cet accord. D’ailleurs, à Thiès, Idrissa Seck lui a rappelé cela de façon très subtile.»

Macky, les conseils présidentiels et les grands moments de relax et de fou rire

https://www.jotaay.net Il faut dire que finalement les conseils présidentiels ou tournées économiques, c’est selon, ont aussi quelque chose de bien, en ce sens qu’ils permettent aux Sénégalais de voir un autre Macky Sall. Avec le sourire et parfois qui raconte des anecdotes sur sa jeunesse, en tant que jeune fonctionnaire qui a eu à travailler dans certaines régions de l’intérieur. Hier, c’était le cas pour expliquer comment il a appris à parler le mandingue et à le comprendre. Il a aussi beaucoup fait rire les gens quand il a voulu qu’on lui explique pourquoi un des îles de cette région portait le nom « de l’île au diable ». Il a insisté auprès de l’assistance pour qu’on lui explique c’est quoi le problème ? Pourquoi personne ne veut y aller ? ce qui s’y trouve et pourquoi les gens ont peur d’y aller. Il a fallu que Balla Moussa Daffé, l’ancien maire de Sédhiou qui était au milieu de l’assistance, fasse signe de la main, prenne la parole et remonte un peu l’histoire de sa tendre enfance. Pour expliquer qu’on appelle ainsi l’île, parce qu’il s’est passé des choses qui sortent de l’ordre naturel. Qui dépassent l’humain. Qu’il y’avait un problème entre le colon et les autochtones. Chaque fois que ces derniers enlevaient les arbres, le lendemain, ils repoussaient. Aussi, que plus jeune, ils allaient cueillir un fruit succulent qu’ils mangeaient sur place et chaque fois ils contractaient une diarrhée. Personne n’osait le mettre dans sa pirogue, de peur des conséquences. C’est donc sur place qu’ils le mangeaient avant de rentrer chez eux. Macky très intéressé dira que c’est une « très belle histoire ». Sacré Prési

Zator et les jeunes de la mouvance présidentielle

https://www.jotaay.net On ne sait pas si c’est une simple coïncidence ou si c’est parce que les besoins de la tournée économique du chef de l’Etat et patron de la grande coalition sont passées par là, mais hier, la plupart des jeunes de la mouvance présidentielle n’ont pas répondu présents à la réunion qui avait été convoquée par Zator Mbaye au siège de l’Afp. Et pourtant, la plupart avaient reçu le message : « chers camarades je vous prie de bien vouloir prendre part à la rencontre des jeunes du Bby/J, qui aura lieu le mardi 28 février 2023, à la permanence de l’Afp à 16h. Sacré Cœur ». Et c’était avant que Macky n’organise son déplacement.

Affaire Abass Ba, petit-frère du Premier ministre Amadou Ba

https://www.jotaay.net/ Reparlons des Parcelles Assainies, de l’Apr de ce quartier de la capitale, pour dire que ne supporte pas qui veut les critiques. Hier, notre téléphone a failli exploser pour des explications sur le cas Abass Bâ dont nous nous faisions l’écho d’une lettre qui a été adressée au Premier ministre Amadou Bâ pour dénoncer le frein qu’il constitue à la bonne marche du parti présidentiel dans cette partie de Dakar.

Refus de lui remettre son passeport : Pape Alé Niang démonte le parquet

https://www.pressafrik.com Le journaliste et chroniqueur à Dakarmatin, Pape Alé Niang, ne pourra pas se rendre en France pour se soigner. Pour cause, le parquet a refusé sa requête introduite par ses avocats devant lui permettre de récupérer son passeport. Une situation qu’il a fustigé avec la dernière énergie via sa page Facebook. Depuis plus d’une semaine mon avocat a introduit une requête auprès du juge Mamadou Seck deuxième cabinet. Pour me permettre de récupérer mon passeport et se rendre en France pour des soins médicaux. La requête était accompagnée d’une attestation de l’hôpital Américain de Paris. Le plus normalement du monde le dossier a été transmis au parquet. Tout le monde sait comment c’est difficile d’avoir un rdv pour décrocher un visa. J’ai pu avoir la date du 2 Mars pour le dépôt de mon dossier au consulat. Malheureusement dans leur haine viscérale et abjecte le parquet refuse de traiter le dossier. Je pense que le courage d’une autorité dans n’importe quelle situation est de formuler une réponse positive ou négative. En réalité en me plaçant sous contrôle judiciaire l’objectif c’est non seulement de m’empêcher de travailler mais également me mettre dans une prison à ciel ouvert. Voilà l’image de notre justice qui n’inspire aucune confiance encore moins du respect . Mais je suis plus que déterminé à mener le combat jusqu’au bout », a-t-il écrit.

MARIÈME FAYE SALL CHEZ IDRISSA SECK

https://emedia.sn Dans la soirée du lundi 27 février 2023 une grosse curiosité a circulé. La Première Dame a rendu visite à Idrissa Seck. Personne, aussi bien du côté de Marième Faye Sall que de celui du président du Conseil économique, social et environnemental (Cese) n’a démenti l’info. Non plus ne l’a confirmée. Et pourtant, ce qui est constant, c’est que l’épouse du chef de l’Etat s’est bel est bien rendue au domicile de Idy, au Point E, a appris Bés bi de sources concordantes. Ce jour-là, confie-t-on, le leader de Rewmi « n’était pas sur place et Marième Faye Sall était plutôt partie rendre visite à Ndèye Penda Tall », son épouse. « Ce n’est pas une première, les deux dames entretiennent d’excellentes relations et se voient régulièrement », souffle une source qui ajoute que « c’est la preuve qu’entre le Mburu ak soow c’est encore plus succulent que jamais ». Sauf que si l’info a intrigué, c’est que la veille, précisément le samedi 25 février 2023 Idrissa Seck avait affirmé que la Présidentielle (de 2024) l’attend, et donc une possibilité d’être candidat alors qu’il est prêté à Macky Sall de vouloir briguer un 3e mandat.

Supposée détention des vidéos de Adji Sarr et Sonko : Sidy Ahmed Mbaye « escroque 10 millions FCFA à Doro Guéye »

https://www.pressafrik.com Il y a du nouveau dans l’affaire d’escroquerie autour des fausses vidéos qui mettraient en scène Ousmane Sonko et Adji Sarr. Le journal « Libération », renseigne que Sidy Ahmed Mbaye est soupçonné d’être l’auteur et d’avoir « escroqué 10 millions de Fcfa à une autorité ». Sa victime identifiée sous le nom de d’Abdou Nguer, membre du Codas, présenté comme un «frère » d’Adji Sarr a porté plainte contre le sieur Mbaye. En effet, le plaignant a déclaré lui avoir remis la somme de 10 millions FCFA pour acheter la vidéo qui devait se trouver sur une clé Usb . Une affirmation qui était fausse, car une fois devant son ordinateur l’acheteur s’est rendu compte qu’il a été dupé. La clé Usb était vide. Le journal révèle que la fameuse autorité, qui a sorti l’argent, n’est pas un ministre, mais il s’agit de Doro Guèye. Une affaire à suivre d’autant que la Section de recherches de Dakar a ouvert une enquête. Depuis que la plainte a été déposée Sidy Ahmed Mbaye est devenu injoignable au téléphone. Les éléments de la Section de recherches de Colobane sont à sa recherche. Ndeye Fatou Touré

Les exemples viennent d’ailleurs ! La chronique de KACCOR sur la démission du ministre grec des Transports

Le ministre grec des Transports, Kostas Karamanlis, a démissionné de ses fonctions hier. Les raisons de son jet d’éponge ? Une collision entre deux trains qui a fait 36 morts selon le premier bilan. Bien que le chef de la gare la plus proche du lieu de la tragédie ait confessé une tragique erreur humaine venant de sa part, cela n’a pas empêché le ministre des Transports d’estimer sa responsabilité engagée et de démissionner. Quand on vous disait que les Toubabs et nous, ce n’est pas pareil ! Car, nous, on connaît un ministre des Transports qui, malgré la survenue consécutive de deux accidents ayant fait plus de 60morts en tout dans son pays, a refusé catégoriquement de démissionner lançant même avec morgue à ceux qui lui demandaient de rendre son tablier : « vous attendrez longtemps parce que moi, je suis dans le temps de l’action ! » Allez, circulez, espèce de manants, je n’ai pas votre temps! Mais l’exemple ne vient pas que de chez les Blancs. En Afrique, aussi, et bien qu’il y ait des contestations, le Nigeria a tenu des élections pour choisir son président de la République. Qu’importe si l’élection du candidat du parti au pouvoir, Bola Tinobu, est entachée de fraude — c’est du moins ce que soutiennent les camps des autres candidats —, le plus significatif à nos yeux c’est que le président de la République sortant, le général à la retraite Muhamadu Buhari, a respecté la Constitution de son pays qui limite les mandats présidentiels à deux. Son attitude est d’autant plus louable que le Nigeria, après une série de régimes militaires, n’est revenu à la démocratie qu’en 1999. Ce qui n’empêche pas les présidents de ce pays de s’en tenir aux deux mandats constitutionnels. Au Niger et en Mauritanie, aussi, les présidents Issoufou et Abdel Aziz, deux hommes d’honneur, en ont fait de même. Contrairement à la « vitrine » craquelée de la démocratie africaine qu’est le Sénégal où les deux derniers chefs d’Etat (Wade, Sall) a cherché pour le premier ou cherche pour le second à violer la Charte fondamentale pour prolonger leur bail au pouvoir ! Pour dire combien ce beau pays a régressé sur le plan démocratique… Et pas seulement !KACCOR, Le Témoin