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LE FRANC CFA À L’ORIGINE DES MIGRATIONS ?

TV5Monde  |   La brouille diplomatique entre Paris et Rome à propos de l’Ocean Viking fait ressurgir une vidéo de 2019 de l’actuelle Première ministre italienne. Giorgia Meloni y accuse la France et la « monnaie coloniale » du franc CFA d’être à l’origine des migrations La séquence remonte à 2019, mais la vidéo enflamme à nouveau les réseaux sociaux depuis le 20 novembre 2022. On y voit Giorgia Meloni, l’actuelle Première ministre italienne d’extrême-droite, montrer un billet de Franc CFA, monnaie héritée de la colonisation française et commune à quatorze pays africains répartis sur deux zones, Afrique de l’ouest et Afrique centrale. Elle accuse l’État français, à travers cette monnaie, d’être à l’origine de l’appauvrissement des populations en Afrique subsaharienne et donc de leur exil vers l’Europe. C’est ce qu’on appelle le franc CFA. C’est la monnaie coloniale que la France imprime pour 14 nations africaines, à laquelle elle applique le seigneuriage et en vertu de laquelle elle exploite les ressources de ces nations« , déclare Giorgia Meloni, à l’époque déjà à la tête du parti d’extrême-droite italien Fratelli d’Italia. La brouille diplomatique entre Paris et Rome à propos de l’Ocean Viking fait ressurgir une vidéo de 2019 de l’actuelle Première ministre italienne d’extrême droite. Dans celle-ci, Giorgia Meloni accuse l’État français et la « monnaie coloniale » du franc CFA d’être à l’origine des migrations venant d’Afrique subsaharienne. Décryptage. La séquence remonte à 2019, mais la vidéo enflamme à nouveau les réseaux sociaux depuis le 20 novembre 2022. On y voit Giorgia Meloni, l’actuelle Première ministre italienne d’extrême-droite, montrer un billet de Franc CFA, monnaie héritée de la colonisation française et commune à quatorze pays africains répartis sur deux zones, Afrique de l’ouest et Afrique centrale. Elle accuse l’État français, à travers cette monnaie, d’être à l’origine de l’appauvrissement des populations en Afrique subsaharienne et donc de leur exil vers l’Europe. “C’est ce qu’on appelle le franc CFA. C’est la monnaie coloniale que la France imprime pour 14 nations africaines, à laquelle elle applique le seigneuriage et en vertu de laquelle elle exploite les ressources de ces nations« , déclare Giorgia Meloni, à l’époque déjà à la tête du parti d’extrême-droite italien Fratelli d’Italia. « Il faut libérer l’Afrique de certains Européens qui impriment la monnaie pour quatorze nations africaines ‘souveraines”, ajoute-t-elle. Une rhétorique souvent reprise par l’extrême droite italienne. Déjà, Luigi Di Maio, en la personne du vice-Premier ministre italien, accusait le franc CFA d’être à l’origine de l’immigration en Europe. “Les personnes qui se déplacent en Afrique subsaharienne, restent pour la majorité, sur le continent”, rappelle l’analyste économique Foly Ananou du think tank de l’Afrique des Idées. Selon un rapport des Nations Unies, en 2019, la migration internationale concerne 272 millions de personnes et seulement 8,7% d’Africains. Parmi eux, 70% restent sur le continent africain. Quand bien même, ce mouvement migratoire vers l’Europe peut-il être lié à la monnaie elle-même ? Cela reste à prouver.

Le franc CFA, facteur d’implantation d’entreprises françaises ?

Selon l’argumentaire de Giorgia Meloni, l’émigration s’explique par l’implantation d’entreprises françaises pillant les ressources de l’Afrique, poussant des gens à partir. Il est vrai que le franc CFA constitue une opportunité pour l’implantation de ces entreprises. Le franc CFA s’aligne sur l’euro, c’est sa spécificité. Si l’euro se déprécie, le franc CFA aussi et inversement. Une entreprise française qui voudrait s’implanter en Afrique va jongler entre des euros et des francs CFA pour gérer ses finances. Si le taux de change entre les deux monnaies ne bouge pas, cela constitue une opportunité évidente pour les entreprises françaises. “Comme le taux de change ne varie pas, il n’y a pas de risques de change à supporter”, souligne Foly Ananou. Mais pour autant, la présence d’entreprises étrangères qui exploitent les ressources naturelles peut être une opportunité, observe cet économiste. Pour Foly Ananou, tout se joue au niveau des États. Par exemple, “les pays du Golfe, comme le Qatar, ont réussi à redistribuer ces richesses à leurs populations. Le point manquant de ces pays africains, c’est la capacité des États à tirer profit de l’implantation de ces entreprises”, analyse-t-il. Or, au moment de l’établissement des contrats, “il y a quand même un manque de gouvernance économiques des États africains eux-mêmes.” D’autre part, le franc CFA était à l’époque aligné au franc français. Seules les entreprises françaises pouvaient tirer profit de cet alignement. Aujourd’hui, tous les pays de l’Union Européenne dont la monnaie est l’euro peuvent investir sans risque de change dans ces pays concernés, y compris les entreprises italiennes. Le franc CFA n’est donc plus ce qu’il était à ses débuts.

Une monnaie forte, mais qui ne profite pas assez aux populations

L’argument défendu par la France est celui de la stabilité de cette monnaie. Selon le site de France Diplomatie, elle aurait permis de maintenir une croissance de +0,3% en 2020, en pleine pandémie de Covid-19, dans les pays de la Zone franc contre -1,7% de récession en Afrique subsaharienne (FMI, octobre 2021). Mais cela ne veut pas dire que le franc CFA profite aux populations elles-mêmes. Co-auteur du livre « Sortir l’Afrique de la servitude monétaire : à qui profite le franc CFA », éditions La Dispute paru en 2016, l’économiste togolais Kako Nubukpo se montre particulièrement critique lors d’un entretien dans le Journal Afrique de TV5MONDE. « Cela grève la compétitivité des économies africaines, ce qui fait que nos exportations sont très faibles« , souligne l’économiste. Parmi les autres désavantages de cette monnaie, il cite les difficultés dans la Zone franc à emprunter, face à des taux d’intérêt à deux chiffres, la faiblesse des échanges intra communautaires entre États de la Zone franc (autour de 15%) et enfin l’absence d’objectif de croissance dans les missions des Banques centrales. Or à travers tout cela se joue notamment l’autonomie de ces pays.

Pas d’impôt français sur le franc CFA, mais des réserves africaines dans le Trésor français jusqu’en 2019

À l’origine, après la Seconde Guerre Mondiale, le franc CFA nouvellement créé voulait dire “franc des Colonies Françaises d’Afrique”. Aujourd’hui, il signifie « Communauté financière d’Afrique. » Il n’y a jamais eu de taxe ou d’impôt sur la monnaie qui bénéficierait à la France. La Présidente du Conseil italien Giorgia Meloni parle elle de “seigneuriage” et de “monnaie coloniale”, car les États africains devaient conserver 50% de leurs réserves de change des coffres de la Banque de France : c’est ce que l’on appelle le compte de garantie. Cette contrainte a longtemps fait débat. “Le compte de garantie était comme une opération pour s’assurer que ces États ne feraient pas autre chose avec leurs devises”, argumente Foly Ananou. Ces devises ne pouvaient pas être investies dans l’économie. Mais depuis 2019, ces comptes de garantie n’existent plus en Afrique de l’Ouest. Cette obligation a été abrogée pour les huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) à la suite d’une réforme annoncée par Alassane Ouattara, président de la Côte d’Ivoire et Emmanuel Macron, président français. Désormais la France n’est plus présente dans les instances de gouvernance de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Néanmoins la France continue d’imprimer le franc CFA. Les banques centrales africaines émettent les ordres d’impression de billets et pièces dans le cadre d’un contrat passé avec la Banque de France. Selon l’économiste Foly Ananou, la critique apportée à l’ingérence des pays européens en Afrique, “relève plutôt du caractère géopolitique, que de la monnaie elle-même.” Benjamin Beraud

Les exportations africaines vers la Chine ont été multipliées par plus de 50 entre 2001 et 2020

https://www.sikafinance.com L’Afrique gagne de plus en plus du terrain sur le marché de la Chine, premier partenaire commercial de la région depuis 2009. Au cours des 20 dernières années, les exportations de produits agricoles du continent vers l’Empire du Milieu ont connu une croissance très rapide. Selon le rapport d’International Trade Centre (ITC) publié ce mois de novembre, la valeur des exportations de produits agricoles africaines vers la Chine a atteint 3,1 milliards de dollars en 2020, un montant en croissance exponentielle comparé aux 59 millions de dollars enregistrés en 2001. Cette belle évolution peut notamment s’expliquée par la croissance de la demande chinoise sur la période, avec une hausse de 11% à 1,41 milliard de la population, par l’entrée de la Chine dans l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en 2001, ouvrant et libéralisant ainsi son régime pour s’intégrer à l’économie mondiale, et par la mise en place de la politique tarifaire zéro sur certains produits des pays africains les moins développés en 2005. Ce que l’Afrique vend à la Chine est sensiblement différent de ce qu’elle vend au reste du monde. En 2020, les produits alimentaires, les boissons et le tabac représentaient 39% des exportations agricoles africaines dans le monde, mais seulement 13% des exportations vers la Chine. Les produits végétaux représentaient 43% des exportations africaines vers le monde, mais 65 % des exportations vers la Chine. Si le commerce entre l’Afrique qui comprend 54 pays et la Chine s’est fortement développé au cours de la dernière décennie, il reste largement en faveur de Pékin. En effet, en 2020, l’Afrique aurait importé 3 milliards de dollars de biens agricoles de la Chine, mais n’en aurait exporté que 2,7 milliards dollars, d’où un déficit commercial de 318 millions de dollarsOlivia Yao

Les missions de la BCEAO rappelées au nouveau gouverneur

Dakar, 25 nov (APS) – Le président du Conseil des ministres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), Sani Yaya, a demandé vendredi au nouveau gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Jean-Claude Kassi Brou, de s’employer à réduire l’inflation et à préserver la valeur de la monnaie commune aux Etats membres. S’exprimant au cours de la cérémonie officielle d’installation du nouveau gouverneur de la BCEAO, qui a d’abord prêté serment, Sani Yaya lui a rappelé les responsabilités qui lui reviennent désormais et les missions qu’il sera appelé à conduire, parmi lesquelles celle consistant à préserver la valeur de la monnaie commune aux Etats membres de l’UEMOA, ‘’gage de la stabilité du pouvoir d’achat des populations’’.

‘’Dans l’exécution de cette mission, l’une des priorités du moment est de réduire l’inflation, qui se situe actuellement à un taux élevé’’, a dit Sani Yaya à M. Brou, nommé à la tête de cette institution le 2 juillet dernier.

‘’Vous aurez à consolider l’œuvre entamée, à veiller au respect de l’application des dispositions des traités, des accords et conventions, des statuts et protocoles de la BCEAO…’’ a-t-il ajouté, s’adressant au nouveau gouverneur. Selon le président du Conseil des ministres de l’UEMOA, l’exercice de cette ‘’lourde responsabilité’’ requiert non seulement un concours loyal des collaborateurs du nouveau gouverneur, mais aussi la coopération de la communauté bancaire et financière des Etats membres et des partenaires. ‘’Vous aurez à mobiliser les instruments de politique monétaire adaptés à cette circonstance, dans un contexte marqué par des chocs multiples, notamment celui induit par la guerre russo-ukrainienne, les défis sécuritaires et les effets de la pandémie de Covid-19’’, a souligné Sani Yaya, également ministre des Finances du Togo. Des choix efficaces s’imposent, selon lui, pour maintenir les économies de l’UEMOA ‘’sur une trajectoire de croissance forte’’, tout en travaillant à préserver la stabilité macroéconomique des pays concernés, laquelle se trouve, dit-il, ‘’menacée par les soubresauts de la conjoncture internationale’’. ‘’La préservation de la stabilité financière est une mission fondamentale de la BCEAO. Les défis sont nombreux’’, notamment dans le secteur bancaire, monétaire et financier, qui est ‘’de plus en plus exposé aux effets de la révolution numérique, avec l’émergence de nouveaux acteurs et produits qui, s’ils sont de nature à faciliter l’inclusion financière et la fluidité des transactions, ne sont pas simples’’. ‘’Sous vous votre leadership, la BCEAO, j’en suis persuadé, sera au fait des innovations (…) permettant à notre secteur bancaire et financier de s’adapter à la digitalisation, qui est un vecteur incontournable de l’inclusion financière’’, a assuré le président du Conseil des ministres de l’UEMOA. Au-delà de ces missions qu’il juge fondamentales, ‘’le rôle du gouverneur de la BCEAO consiste à faire exécuter les décisions des organes de l’UEMOA. Il doit également gérer les réserves officielles de change des Etats membres, notamment le stock d’or monétaire, et assurer la direction de l’organisation de la réserve de la banque’’, a détaillé Sani Yaya.

S’y ajoute que le gouverneur de la BCEAO ‘’doit être à l’écoute des Etats et de leurs dirigeants’’. 

‘’Il doit les conseiller dans des domaines parfois délicats, qui sont liés notamment à la monnaie et aux relations financières extérieures’’, a poursuivi le président du Conseil des ministres de l’UEMOA, avant de conclure que le nouveau gouverneur de la BCEAO ‘’a les qualités requises pour mener à bien sa mission avec le concours de tous’’.SBS/BK/ESF

De nouveaux textes de la CEDEAO en vue en matière de mines et d’énergie

Dakar, 25 nov (APS) – La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a élaboré de « nouveaux textes communautaires » en vue d’harmoniser les politiques sectorielles et d’initiation des stratégies régionales dans le domaine des mines et des hydrocarbures, a-t-on appris du Commissaire chargé des infrastructures, de l’énergie et de la digitalisation de cette organisation, Sédiko Douka.

Les textes en question ont été présentés vendredi à Dakar, à l’ouverture de la deuxième réunion conjointe des ministres des secteurs des mines et des hydrocarbures de l’espace sous-régional.

Le ministre sénégalais des Mines et de la Géologie, Oumar Sarr, et sa collègue Aïssatou Sophie Gladima (Pétrole et Energies), ont pris part à cette rencontre au nom du gouvernement du Sénégal. « Pour donner suite à ces efforts d’harmonisation, la Commission de la CEDEAO et ses membres viennent d’élaborer de nouveaux textes communautaires à soumettre à la présente réunion des ministres », a annoncé Sédiko Douka. Il s’agit d’un projet de Code minier et pétrolier régional, ainsi qu’un un « projet de règlement » de la CEDEAO sur l’exploitation minière artisanale et à petite échelle et la stratégie de sa mise en œuvre, a-t-il précisé. Les deux autres projets concernent un rapport d’étude sur la stratégie régionale de développement des matières premières et intrants minéraux stratégiques de la CEDEAO et un projet d’Acte additionnel sur la fusion du projet d’extension du gazoduc de l’Afrique de l’Ouest et celui du Maroc-Nigéria en un projet régional unique, a signalé Sédiko Douka.

La CEDEAO dit-il « mise beaucoup sur l’utilisation à grande échelle du gaz, aussi bien dans la production électrique que l’usage domestique », avant de déplorer le fait que les pays concernés ne parviennent pas à satisfaire la demande en électricité en raison d’un déficit de moyens de production.

Le Commissaire aux Infrastructures, à l’énergie et à la digitalisation de la CEDEAO) a salué « l’approche du Sénégal » consistant à mettre en place « un cadre institutionnel et règlementaire » pour l’exploitation imminente du pétrole et du gaz. Selon lui, le Sénégal a fait « le bon choix » en décidant de s’inspirer des exemples de bonnes pratiques dans le domaine des hydrocarbures.AT/SMD/BK

Bcéao : Jean-Claude Kassi Brou officiellement installé gouverneur

APA-Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane Diallo–L’ancien ministre ivoirien de l’Industrie et des Mines doit notamment travailler à la stabilisation de l’inflation notée dans les pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa). Jean-Claude Kassi Brou a été officiellement installé dans ses fonctions de gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bcéao) ce vendredi 25 novembre à Dakar, au Sénégal. Il a été nommé à ce poste le 04 juin 2022 dernier en remplacement de son compatriote Tiemoko Meyliet Koné, promu vice-président de la République de Côte d’Ivoire depuis le 19 avril 2022. « Dans l’exécution de cette mission, l’une des priorités du moment est de réduire l’inflation, qui se situe actuellement à un taux élevé », a indiqué le président du Conseil des ministres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa), Sani Yaya à M. Brou. Pour y arriver, « vous aurez à mobiliser les instruments de politique monétaire adaptés à cette circonstance, dans un contexte marqué par des chocs multiples, notamment celui induit par la guerre russo-ukrainienne, les défis sécuritaires et les effets de la pandémie de Covid-19 », a conseillé Sani Yaya. Ce dernier, également ministre de l’Economie et des Finances du Togo, a par ailleurs invité le nouveau gouverneur à consolider l’œuvre entamée par ses prédécesseurs, à veiller au respect de l’application des dispositions, traités, accords et conventions, des statuts et protocoles de la Bcéao. Dans l’exercice de cette nouvelle mission, le nouveau gouverneur de la Bcéao devra notamment compter sur le concours loyal de ses collaborateurs, mais aussi la coopération de la communauté bancaire et financière des Etats membres et des partenaires, a souligné Sani Yaya. En effet, note-t-il, des choix efficaces s’imposent pour maintenir les économies de l’Uémoa sur une trajectoire de croissance forte, tout en travaillant à préserver la stabilité macroéconomique des pays concernés, laquelle se trouve « menacée par les soubresauts de la conjoncture internationale ». « La préservation de la stabilité financière est une mission fondamentale de la Bcéao. Les défis sont nombreux notamment dans le secteur bancaire, monétaire et financier, qui est de plus en plus exposé aux effets de la révolution numérique, avec l’émergence de nouveaux acteurs et produits qui, s’ils sont de nature à faciliter l’inclusion financière et la fluidité des transactions, ne sont pas simples », a-t-il dit.

Conscient du poids de l’héritage qui lui a été légué, Jean-Claude Kassi Brou a rappelé que d’importants défis interpellent les dirigeants actuels dans un contexte où les attentes des États, des acteurs du système financier et des populations sont fortes et urgentes.

« Outre la lutte contre l’inflation, d’autres défis retiendront toute notre attention au cours des prochaines années. Il s’agira de la stabilité macroéconomique, notamment monétaire, gage de la confiance pour les épargnants et les investisseurs nationaux et internationaux, du financement sein de nos économies pour soutenir une croissance saine et durable, du renforcement de la solidité de notre système bancaire, de la poursuite du développement d’un secteur de la microfinance solide et performant en termes d’accès des populations à faible revenu aux services financiers, de l’approfondissement du marché financier régional et de l’accroissement de l’inclusion financière, grâce notamment à toutes les possibilités offertes par la numérisation », a listé M. Brou. Il a ainsi annoncé la finalisation prochaine de nouvelles lois sur l’activité de la réglementation bancaire, sur la microfinance et sur la réglementation des relations financières extérieures, les Etats membres de l’Union ainsi que sur la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.

Uemoa : Tiémoko Meyliet Koné souligne l’importane de l’investissement public-privé

(APS) – Le Vice-président de la Côte d’Ivoire, Tiémoko Meyliet Koné, a mis en exergue, jeudi, l’importane de l’investissement public-privé pour parvenir à une croissance raisonnable dans tous les pays de l’Uemoa. Koné intervenait, à Diamniadio à l’occasion d’un symposium initié par la Bceao dans le cadre la célébration de son 60ème anniversaire sur le thème  : ’’Les Banques centrales dans un monde en mutation’’. ‘’L’objectif de parvenir à une transformation structurelle de l’économie est un enjeu stratégique de promotion du développement qui demeure une constante préoccupation de tous les pays membres de l’Uemoa. Y parvenir nécessite des investissements publics privés pour pérenniser une croissance raisonnable de l’activité macro économique’’, a expliqué, l’ancien Gouverneur de la Bceao. De plus, a-t-il ajouté, ‘’tous ces Etats abordent les questions de la transformation structurelle au moment où les conditions financières à l’échelle mondiale ne sont guère favorables à la mobilisation de ressources sur les marchés internationaux dans un contexte de hausse des prix et de forte demande sociale’’. Ainsi, a-t-il laissé entendre, ‘’ce symposium, en créant une opportunité de réflexion féconde sur les défis de la politique monétaire, vient contribuer à l’éclairage de décisions face aux nombreuses préoccupations de premier plan’’. Le Vice-président de la Côte d’Ivoire a invité les pays à ‘’maitriser les différents chocs exogènes comme l’adaptation aux changements climatiques et la transition énergétique, qui nécessitent des financements importants’’. Dans un contexte global où les tensions inflationnistes sont à surveiller pour préserver au mieux la stabilité macro économique, ‘’ces questions ne manqueront pas au cours des échanges de ce symposium dont les travaux aboutiront à des recommandations fort utiles’’, a souligné Tiémoko Meyliet Koné.

Sani Yaya,président du conseil des ministres de l’Uemoa : il faut mettre «La Banque centrale doit utiliser les avancées technologiques pour booster l’économie»

https://www.sudquotidien.sn Hier s’est tenu au Centre de conférence international Abdou Diouf, le symposium du soixantième anniversaire de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao). A cette rencontre, le ministre de l’Economie et des Finances du Togo, Sani Yaya, par ailleurs président du conseil des ministres de l’Uemao a salué et encouragé les efforts de l’Institution émettrice de l’Uemoa dans la relance des économies tout comme dans la lutte contre l’inflation. Sur les mesures de relance économique et de lutte contre l’inflation prises par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao), le ministre de l’Economie et des finances de la République Togolaise, Sani Yaya dira  :  « Nous sommes très honorés de participer à ce symposium du 60ème anniversaire de la Bceao et de l’Uemoa. Et ce symposium se passe dans un contexte de bouleversement au plan mondial avec les différentes crises, notamment la crise sanitaire et les tensions géopolitiques au plan international avec la guerre entre la Russie et l’Ukraine, mais aussi les menaces sécuritaires dans la sous-région ». A ceci s’ajoute  :  « Des tensions inflationnistes et le resserrement des conditions financières sur les marchés des capitaux », explique-t-il. Et donc, les banques centrales sont appelées à jouer un rôle dans ce contexte pour soutenir le développement et la croissance durable de nos Etats, mais tout en continuant à veiller à la stabilité monétaire et financière, tout comme à la stabilité des prix dans un contexte inflationniste. Quant aux défis technologiques, il dira que ceux-ci constituent des « avancées technologiques pour le financement de nos économies, mais les Banque centrale sont appelées à échanger sur les avancées technologiques qui de nos jours se posent comme une réelles opportunités pour le financement de nos économies ». Sur ce registre, il dira  :  « Les banques centrales sont appelées à échanger sur ces avancées technologiques, lesquelles sont destinées à booster le financement de nos économies et à trouver les moyens pour accompagner tous ces changements au niveau de la technologie, de la cryptomonnaie, du digital et du numérique dans le financement de nos économies ». Ce qui résume substantiellement la thématique générale de ce symposium et « nous espérons que les échanges avec toutes les personnalités, les gouverneurs, vice-gouverneurs, les experts, les universitaires déboucheront sur des conclusions et recommandations fortes qui serviront d’apport substantielle aux missions des Banques centrales en termes d’accompagnement et surtout de façon soutenable nos économies », explique. A la question de savoir comment apprécie-t-il les réponses de la Bceao face à l’inflation et les efforts en termes de financement des économies de l’Union, le ministre de l’Economie des Finances Sani de la République du Togo et président du conseil des ministres de l’Uemoa soutient que la Bceao a su faire preuve « d’innovation, d’agilité et d’adaptation pour pouvoir non seulement jouer son rôle garant de la valeur de la monnaie et de la stabilité des prix intérieur et extérieur mais en même temps aussi accompagner les gouvernements, les Etats face aux défis auxquels ils sont confrontés ». Tout récemment, en rapport avec les trois crises précitées qui ont bouleversées le monde, « la Bceao a su faire de la créativité, d’innovation en accompagnant les financements de façon soutenable nos économies respectives. Et donc, nous saluons et encourageant la Bceao à poursuivre cette lancée tout en veillant toujours à son rôle et sa mission principale qui celle d’assurer la stabilité des prix et de la monnaie. Face à l’inflation, la Bceao continue de mener sa politique d’accompagnement et en même temps d’appliquer une politique monétaire visant à veiller à la stabilité des prix et surtout à maitriser cette inflation que nous constatons depuis 3 mois », a-t-il défendu.JP MALOU

Uemoa-inflation galopante : un défi fondamental à relever !

https://www.sudquotidien.sn Le premier ministre du Sénégal, Amadou Ba a présidé hier jeudi, à Dakar l’ouverture du symposium marquant le soixantième anniversaire de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest. A cette occasion, il a insisté sur la nécessité de la Banque centrale à prendre compte la dimension inflation qui risque de saper les efforts de croissance des Etats de cette Union.   Devant une assistance remarquable de gouverneurs, vice-gouverneurs d’Afrique et d’Europe, d’experts, d’universitaires, de banquiers, et financiers, d’opérateurs économiques et autres, le premier ministre du Sénégal, Amadou Ba, a adressé le message du chef de l’Etat. Prenant la parole, il a d’emblée précisé qu’il lit le message personnel du président Macky Sall, à travers lequel il invite la Banque centrale (Bc) à prendre bras le corps la question de l’inflation qui sape la dynamique de croissance des Etats respectifs de l’Union monétaire ouest africaine (Umoa). « Dans un contexte où les Etats et les Bceao sont confrontés à un des défis de plus en plus complexes, l’inflation galopante constitue le principal facteur d’incertitude sur les perspectives économiques mondiales, il s’agit d’une préoccupation majeure puisqu’elle érode le pouvoir d’achat des ménages et créé un surcoût pour l’investissement », a-t-il relevé.

Pour la Bceao dont le mandat reste essentiellement lié au maintien de la stabilité des prix. « Ce défi fondamental doit être relevé », a-t-il clairement fait savoir aux économistes de la politique monétaire.

A cet effet, poursuit-il  :  « la Banque doit poursuivre ses ambitieux chantiers de réformes en mettant l’accent sur les efforts de modernisation du cadre de la politique monétaire ». Pour y arriver, « la Bc pourrait également s’inspirer de l’expérience internationale des politiques innovantes qui ont fait leurs preuves dans la lutte contre l’inflation », oriente le chef de l’Etat dans son message. S’agissant des gouvernements respectifs, il pense qu’ils doivent continuer à intensifier leurs efforts en vue d’améliorer la productivité des facteurs, d’élargir et de diversifier les bases de production de tous les secteurs, qu’ils soient publics ou privés. Sur ce, dira-t-il  :  « Le financement de nos économies constitue également, une préoccupation majeure. Comment concilier la nécessité d’une stabilité macroéconomique et monétaire renforcée avec l’impératif du maintien des dépenses sociales essentielles et l’urgence de la relance économique ».

A ce sujet, il préconise quelques axes de réflexion en vue de favoriser un meilleur financement adéquat de nos économies et renforcer la crédibilité de notre monnaie commune.

Au nombre de ces axes il liste premièrement :  « le renforcement de la coordination entre les politiques budgétaires et la politique monétaire commune qui contribue à la stabilité des prix et au soutien à la croissance, bien entendu que, la soutenabilité budgétaire exige une capacité de réaction commune pour faire face à la vulnérabilité des chocs », explique-t-il. Deuxièmement ; face aux défis de changement climatique, la Bceao pourrait également contribuer à mieux identifier les risques financiers liés au climat sur le marché. A cet effet, « elle doit veiller à la prise en compte de ces risques d’une manière adéquate, en agissant en tant que catalyseur pour la transition verte du système financier », argumente-t-il. De ce fait, elle pourrait soutenir la politique climatique sans courir le risque de dépasser le cadre de son mandat. Et enfin, la diversification des sources de financements des économies constitue une source à explorer. Dans ce cadre, « la finance islamique offre des opportunités importantes pour répondre aux besoins de financement des Etats », soutient-il. Evoquant les perspectives économiques, il dira qu’elles s’annoncent sous de bons auspices pour les Etats de l’Uemoa dont certains prévoient des taux de croissance à deux chiffres dans un futur proche. « Le maintien de cet élan est indispensable dans un environnement où la demande sociale est forte avec une frange encore plus importante de nos concitoyens dont le relèvement du niveau de vie reste une priorité », explique-t-il.JEAN PIERRE MALOU

Création d’emploi et de richesse : la KFW accorde des financements de projets de 10 millions d’euros

https://www.sudquotidien.sn Les responsables de l’initiative Allemande dénommée ‘’Invest for jobs’’ ont procédé mardi dernier à Dakar au lancement du deuxième appel régional à propositions de projets matures et viables compris entre 1 à 10 millions d’euros pour soutenir les initiatives privées.

L’Allemagne à travers sa banque de développement accorde des subventions aux projets matures et viables à hauteur de 10 millions d’euros maximum dans huit pays africains partenaires dont le Sénégal. Ce nouveau mécanisme d’investissement pour la création d’emplois dénommé ‘’Facilité Investissements pour l’emploi (Ife)’’ octroie des subventions compétitives pour cofinancer des projets publics ou privés dans ses huit pays partenaires.

La Côte d’Ivoire, l’Égypte, l’Éthiopie, le Ghana, le Rwanda, le Sénégal et la Tunisie sont les pays bénéficiaires de ce deuxième appel à propositions. Il est attendu dudit appel à propositions de projets des entreprises et autres entités publiques de desdits pays à soumettre des propositions de projets qui vont contribuer durablement à la création d’emplois dans le secteur privé. Le directeur pays, Karl Von-Klitzing a indiqué que « la Facilité investissements pour la formation et l’emploi (IFE) », une initiative du programme « Invest for jobs », financé par la Banque allemande de développement (Kfw) ». Von-Klitzing de préciser  :  « Cette initiative finance des projets matures et viables à hauteur de 1 à 10 millions d’euros dans divers domaines d’activités en vue de contribuer à la création d’emplois et de richesses ». Il ajoutera  :  « Beaucoup d’entreprises publiques et privées vont postuler. Ce programme, ce sont des dons minimum 1 million euro à 10 millions euro. Il y a certaines exigences par exemple pour un projet privé, le minimum de taille du projet, c’est 4 millions d’euro pour un financement. Pour les projets publics, on peut payer 90% à 75% du projet. Et pour le projet privé, on peut payer 25% du projet. On travaille comme la coopération financière travaille très étroitement avec notre ministère de tutelle ici, c’est le ministère d’économie et on est toujours en échange avec eux et avec les autres ».

Mise en place depuis 2021, « la Kfw, à travers cette initiative, a investi dans plusieurs projets comme la laiterie, le textile entre autres », a-t-il souligné tout en espérant que des institutions publiques et privées vont postuler pour bénéficier de ce 2ème appel à propositions.

Selon Hicham Chahir, country manger Maroc, Côte d’Ivoire, Sénégal précise que quatre (4) types de projets d’investissement peuvent être proposés. Il s’agit  : Projets à but non lucratif ayant un impact sur la création d’emplois (ne générant pas de revenus) : La Facilité couvre jusqu’à 90 % des coûts d’investissement ; Projets à but non lucratif ayant un impact sur la création d’emplois (générant des revenus) : La Facilité couvre jusqu’à 75 % des coûts d’investissement ; Projets à but lucratif ayant un impact plus large sur la création d’emplois : La Facilité couvre jusqu’à 35 % des coûts d’investissement ; Projets à but lucratif ayant un impact sur la création d’emplois : La Facilité couvre jusqu’à 25 % des coûts d’investissement.JEAN PIERRE MALOU

Le top 20 des pays africains les plus industrialisés selon la BAD

https://www.sikafinance.com La Banque africaine de développement (BAD), en lien avec l’Union africaine et l’ONUDI, vient de publier le premier rapport sur l’Indice de l’industrialisation en Afrique. Le document présenté ce 24 novembre permet de jauger le niveau de développement de l’industrie manufacturière de 52 Etats du continent. Au total, l’évaluation s’est appuyée sur 19 indicateurs clés portant sur les performances manufacturières, le capital, la main-d’œuvre, l’environnement des affaires, les infrastructures et la stabilité macroéconomique. L’évaluation qui a porté sur ces 10 dernières années montre une tendance globale d’industrialisation du continent. Les notes de l’Indice de l’industrialisation en Afrique (IIA) et de ses trois dimensions (Performance, Déterminants directs et déterminants indirects) vont de 0 (pire) à 1 (meilleure) et permettent une comparaison au fil du temps et entre pays. Les indicateurs d’évaluation de l’indice Le classement place logiquement l’Afrique du Sud en tête, suivi par trois pays du Maghreb, le Maroc, l’Egypte et la Tunisie. Un peu plus loin dans le top 10, le Sénégal tient une meilleure place, devant, fait notable, le Nigéria et le Kenya. Hors du top 10, l’on retrouve des pays dont le niveau d’industrialisation est jugé moyen avec indice en dessous de 0,6/1. La Côte d’Ivoire figure dans ce lot derrière le Gabon et devant le Ghana. Le Congo (0,5322), le Cameroun (0,5300) et le Togo (0,5191) se classent respectivement à la 23ème, 24ème et 26ème place. Le lot des 5 pays avec les indices les plus faibles est composé de la Centrafrique (0,4018), de la Sierra Leone (0,3777), de la Guinée-Bissau (0,3663), du Burundi (0,3483) et de la Gambie (0,3455). Par région, l’Afrique du Nord reste la région africaine la plus avancée en matière de développement industriel, suivie par l’Afrique australe, l’Afrique centrale, l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique de l’Est. L’un des grands enseignements tirés du rapport est que ‘’ les pays les plus performants ne sont pas nécessairement ceux dont l’économie est la plus importante, mais ceux qui génèrent la plus forte valeur ajoutée manufacturière par habitant, avec une proportion importante de produits manufacturés destinés à l’exportation », relève la BAD. L’intérêt de cette initiative est de servir de référent aux Etats et remettre la question de l’industrialisation au centre des politiques économiques. Il s’agit d’un sujet central d’autant plus que l’industrialisation des économies sera l’un des facteurs clés de la réussite de la ZLECAF. Selon la BAD, la part de l’Afrique dans l’industrie manufacturière mondiale a diminué pour atteindre le niveau actuel de moins de 2 %.Jean Mermoz Konandi

La production industrielle se replie de 2,3% à fin septembre 2021

https://www.sikafinance.com Durant les 9 premiers mois de l’année 2022, le volume de la production industrielle (hors égrenage de coton) s’est contracté de 2,3% par rapport à la même période de l’année précédente, selon les données officielles. Cette évolution est essentiellement imputable à la contreperformance des industries extractives (-11,5%) et celle des industries manufacturières (-2%), en dépit de l’amélioration du niveau de la production dans les industries environnementales (+23,4%) ainsi que de la performance notée dans la production d’électricité, de gaz et d’eau (+9,6%). Dans le détail, la chute de la production des industries extractives est liée à la baisse conjuguée de la production des minerais métalliques (-7,1%) et de la production des autres produits des industries extractives (-16,3%). S’agissant de la détérioration de la production des industries manufacturières, l’on note qu’elle est à attribuer principalement à un recul des activités des produits électroniques et informatiques (-83,1%), du « cuir travaillé et articles de voyage et d’habillement » (-79,3%), des produits du raffinage et de la cokéfaction (-40,5%), du « papier et carton » (-28,3%) et des produits métallurgiques (-24,8%). En outre, l’activité d’égrenage de coton a également été par une baisse de 6,2% sur les 9 premiers mois de l’année 2022, en raison d’un arrêt de production en septembre lié au cycle de production du coton.Dr Ange Ponou

Le Senegal lève 25 milliards FCFA sur le Marché des Titres Publics

https://www.sikafinance.com Fermant le bal des émissions de la semaine après l’émission réussie de la Cote d’Ivoire, le Sénégal vient de boucler la dernière intervention avec un emprunt 25 milliards FCFA à l’issue de son opération simultanée de bons et d’obligations de trésor (BAT 364 jours ; OAT 3 ans et 5 ans). Attirant la participation d’une dizaine d’investisseurs de la région, cette adjudication a obtenu un taux de couverture de 147,59% avec des offres de souscription qui sont ressorties à 36,89 milliards FCFA. En outre, le montant globalement levé s’élève à 25,89 milliards FCFA (dont 12,5 milliards FCFA sur la maturité de 12 mois ; 2 milliards FCFA sur la maturité de 3 ans et 11,39 milliards FCFA sur la maturité à 5 ans), soit 897 millions FCFA de plus que le montant mis en adjudication. Ce qui donne aussi un taux de couverture du montant mis en adjudication par les soumissions retenues à 103,59%. Cependant, la tranche 364 jours s’est soldée avec un taux marginal de 3,448% et un taux moyen pondéré de 3,4125%. Sur la tranche 3 ans, les obligations, de coût nominal de 10 000 FCFA, ont enregistré des décotes pour ressorties à 9 935 FCFA et 9 938 FCFA, respectivement pour les prix marginaux et moyens pondérés. Concernant la tranche de 5 ans, les prix marginaux et moyens pondérés sont ressortis à 9 935 FCFA et 9 947 FCFA, respectivement. Par ailleurs, les offres retenues proviennent de la Côte d’Ivoire pour 34,76% de l’enveloppe levée, soit 9 milliards FCFA, suivi du Sénégal (30,48% de l’enveloppe) pour 7,9 milliards FCFA, du Togo pour 3 milliards FCFA, du Mali pour 2,5 milliards FCFA, du Benin pour 2 milliards FCFA et enfin du Niger pour 1,5 milliards FCFA.Partager

LA CRISE ECONOMIQUE MONDIALE, HANDICAP OU OPPORTUNITE POUR L’AFRIQUE ? PAR ABDOUL ALY KANE

Les indépendances qualifiées de « formelles » accordées à des Etats africains non viables économiquement ont pour la plupart débouché sur des échecs Réfléchissant à la situation de l’Afrique dans l’actuel contexte géopolitique, qui n’a jamais été aussi chaotique depuis la 2ème guerre mondiale, il est tentant de se dire qu’une nouvelle opportunité de libération de ce rôle accessoire et périphérique attribué à l’Afrique se profile, et que les leaders africains devraient s’en saisir avec hardiesse. Les indépendances qualifiées de « formelles » accordées à des Etats africains non viables économiquement ont pour la plupart débouché sur des échecs. La raison est qu’elles avaient été octroyées dans la perspective de perpétuer une domination économique par la « balkanisation » et le cantonnement de nos pays dans l’approvisionnement en matière premières pour les industries occidentales, et dans la dépendance alimentaire via les importations de produits alimentaires et industriels. 60 ans après, la problématique du développement économique reste posée dans les mêmes termes sauf que ce développement est désormais pris en charge par les institutions financières multilatérales, la participation de l’ex-puissance coloniale se limitant à l’aide publique au développement versée dans les budgets des Etats.

Au finish, après ajustements structurels et dévaluation, la situation n’a guère évolué. Elle s’est même aggravée avec la hausse du croît démographique dans un contexte de non création d’emplois.

L’ouverture de l’économie a favorisé les importations au détriment de la production locale peu compétitive en matière de coûts salariaux, énergétique, de productivité et de taux de change. L’agro-industrie locale a été terrassée par les importations asiatiques, et les opérateurs économiques se sont tournés vers l’importation sans risque de produits alimentaires au détriment de la transformation industrielle locale. Près de 40 ans après les fameux ajustements structurels, la situation de l’industrie locale demeure encore précaire. La tâche n’est pas facile et il faut, en effet, reconstruire une armature de PME agricoles et industrielles. Cette reconstruction nécessite l’implication du secteur bancaire, lui-même confronté à une politique monétaire et des lois et règlementations bancaires répressives. Au-delà de la question du financement bancaire se pose celui de la construction d’une compétitivité forte pour nos entreprises. Celle-ci induit à tout le moins une politique de protection sectorielle et de promotion du « consommer local ». Faute pour les promoteurs industriels de pouvoir maîtriser tous les éléments de la chaine, de l’idée du produit jusqu’à sa commercialisation, comment impulser un développement industriel ? Faute de promouvoir l’initiative locale via la maîtrise de ces éléments, il devient quasi impossible de créer une armature industrielle nationale. C’est pourquoi l’objectif du PSE de faire émerger un « secteur privé national fort » devient un vœu pieux. Le retard pris dans le développement d’une économie créatrice d’emplois et d’amélioration de la qualité de vie est le soubassement principal des révoltes de la jeunesse africaine, en particulier dans la zone francophone. La jeunesse africaine s’en prend aux symboles forts qu’elle identifie comme les causes du non-développement, en particulier le FCFA

Le caractère extraverti d’une politique monétaire accrochée à celle en vigueur dans la zone euro est avéré dans la mesure où les configurations économiques entre l’Europe et l’Afrique sont dissemblables.

Il reste par conséquent à concevoir un système monétaire sous régional adossé à une monnaie commune ou à des monnaies nationales distinctes, et tenant compte des complémentarités mais aussi des disparités économiques des pays le composant. La situation actuelle de la zone euro doit renseigner sur les difficultés à construire une politique monétaire commune pour des enjeux économiques structurels différents. Dans son souci de ramener l’inflation à des niveaux conventionnels, l’Allemagne, leader économique, pousse à un relèvement des taux directeurs de la Banque Centrale européenne (à la base des taux de base bancaire et du marché financier) quitte à freiner son économie. D’autres Etats de la zone euro, très endettés sur le marché obligataire, ont intérêt au maintien de taux directeurs bas afin de payer des charges d’intérêts sur leurs émissions d’obligations à faible impact sur leurs dépenses budgétaires. Il en ressort que le niveau d’endettement des pays est un facteur de dispersion par rapport à leur politique monétaire commune. Par conséquent, la question du Fcfa, loin de se résumer à une sortie qui automatiquement impulserait le développement économique, pose plusieurs problématiques en particulier celle de la complémentarité des économies d’Afrique de l’Ouest (si l’on sait que les flux commerciaux entre les pays de la CEDEAO sont d’environ 15%), la structure des commerces extérieurs respectifs (pays exportateurs ayant besoin d’une compétitivité change, pays importateurs d’énergie). Il importe donc d’étudier en profondeur les défis inhérents à ces différentes options monétaires, et aussi celui de la complémentarité économique pour accroître les flux commerciaux, pour rendre la future zone monétaire opérationnelle et donner du sens à la Zlecaf.

En réalité, et à notre sens, c’est l’organisation du marché africain qui devrait venir avant la création du signe monétaire

. La question du marché africain renvoie à son tour à celle des infrastructures de désenclavement dont l’érection est une condition nécessaire. L’étroitesse des marchés nationaux ne favorisant pas les économies d’échelles et la compétitivité, le marché sous régional s’impose comme le lieu le plus approprié du développement économique endogène. Aussi, le besoin en infrastructures et services de transports ne doit plus se résumer à la seule solution des problèmes de mobilité urbaine intérieure via le TER ou le BRT en cours pour le Sénégal. Si le droit au confort est indiscutable pour les populations, il faut tout de même convenir que, dans cette configuration, il ne s’agit ni plus ni moins que d’un transfert intra sectoriel d’activité de transport des « Ndiaga Ndiaye » versle TER et le BRT Les problèmes de mobilité urbaine intérieure peuvent être réglés par des mesures internes contraignantes (encourager l’utilisation des « deux roues » comme en Asie, au Burkina et au Bénin, mener une politique de modernisation du matériel roulant des services privés de transport en commun permettant leur renouvellement régulier, décourager l’importation de véhicules de particulier polluants à partir d’un certain âge).

Pour des investissements massifs de désenclavement entre pays !

Tous ces problèmes sus évoqués non seulement ruinent les efforts de désencombrement routiers et rendent obsolètes avant terme les investissements réalisés d’infrastructures et de services, mais encore participent à la hausse de la facture énergétique du pays. Notre conviction est que la priorité est moins dans la réalisation d’infrastructures de transports urbains, dont l’objectif essentiel est le déplacement des populations (et non de produits) de la banlieue périphérique vers le centre commercial et industriel qu’est Dakar, sans pour autant que la valeur ajoutée à l’ensemble de l’économie n’ait été prise en compte au préalable dans un éventuel calcul économique. En matière d’investissements de désenclavement, la question de la mobilisation des ressources financières à moyen et long terme est centrale. Pour poursuivre la réalisation des investissements communs aux pays d’un espace comme la CEDEAO, les capacités financières singulières doivent être agrégées afin de déterminer une capacité d’engagement globale à l’échelle sous régionale. Il est vrai que la Banque Mondiale a consacré près de 13 % de son portefeuille pour l’Afrique aux infrastructures d’intégration régionale. Les Etats doivent également y consacrer du financement propre, en particulier pour l’entretien et la maintenance des grands corridors routiers que d’aucuns suggèrent de transformer en autoroutes. La question du développement de l’Afrique intervient dans un contexte marqué par la crise géopolitique en cours et la problématique du climat, induisant chez les pays occidentaux une tendance de plus en plus forte d’interdire à terme le recours aux énergies fossiles pour la transformation industrielle. Or, ce recours conditionne à moyen terme le bon fonctionnement de nos économies faute d’investissements préexistants en énergie propre.

Cette orientation vers une industrie « décarbonée » réaffirmée avec force au COP 27, permet de mesurer le risque à moyen terme pour les pays africains détenteurs de ressources fossiles de se voir priver de leur pleine utilisation à terme, alors que le dérèglement climatique n’est pas le fait d’activités industrielles en Afrique.

Le principe équitable « pays pollueur payeur » n’est toujours pas appliqué, finissant ainsi de convaincre du caractère profondément inéquitable du système économique mondial, et de la marginalisation du continent africain. Au-delà des infrastructures et services de transports régionaux, une volonté politique d’intégration des économies doit être ferme. Les Etats doivent se mettre d’accord sur les cadres à mettre en œuvre en matière économique, commerciale et monétaire. Les complémentarités économiques doivent être suscitées par les Etats et encouragées à travers des missions économiques et financières organisées par les banques africaines de développement. Un système bancaire et financier intégré doit pourvoir des financements et du conseil pour accompagner les projets privés communs de l’espace géographique. Le COVID et ses conséquences sur le dérèglement des chaînes d’approvisionnement et la récession mondiales, la guerre russo- ukrainienne et ses conséquences sur l’inflation mondiale et la crise de l’énergie, ont entraîné une récession économique (en Europe en particulier) et conduit à une désorganisation du système monétaire et financier international symbolisé par l’exclusion de la Russie  des transactions «swift». Cette dernière mesure a suscité en réaction la création s’un système monétaire et commercial alternatif basé sur l’utilisation des monnaies nationales dans les transactions énergétiques pour les pays émergents (Chine et Inde principalement). Dans ce nouveau contexte, l’Afrique a la possibilité de collaborer avec, comme principe, la transformation industrielle sur place de ses ressources naturelles accompagnées d’un transfert de technologie et de la formation du capital humain. En effet, face à sa longue marginalisation commerciale, industrielle, scientifique, technologique, l’Afrique n’a d’autre choix que de s’approprier ses ressources et diversifier ses partenaires pour s’ouvrir la voie du développement économique qu’elle ne saurait différer au regard de sa démographie jeune et galopante.

Le budget du ministère de l’intérieur et de la sécurité publique passe de 162.427.894.025 FCFA en 2022 à 310. 847. 702. 659 FCFA pour l’exercice de l’année 2023

https://www.dakaractu.com Autour de 7 programmes spécifiques, le budget du ministère de l’intérieur et de la sécurité publique pour l’exercice 2022-2023 a connu une augmentation de 148 419 808 634 Francs CFA. En effet, le projet de budget 2023 dudit ministère est arrêté à 310. 847. 702. 659 FCFA, contrairement à l’année dernière où il était arrêté à 162.427.894.025 Francs CFA. Par programme, ce projet de budget est réparti comme suit : Pilotage, Gestion et Coordination administrative, Sécurité publique, Sécurité civile, Administration territoriale, Gouvernance électorale, Fonds de Lutte contre les Incendies, Compte de Commerce Police. Le ministre de l’intérieur et de la sécurité publique, Antoine Félix Diome, fait face ce dimanche à la représentation nationale pour l’adoption de ce budget-programmes. Il est accompagné par les différents services du ministère. La séance a est ouverte vers 10h 30mn par le président de l’assemblée nationale, Amadou Mame Diop.

RECHERCHE CONSENSUS DANS LA LUTTE CONTRE LE BLANCHIMENT DE CAPITAUX ET LE FINANCEMENT DU TERRORISME : Le DG du Giaba dénonce la passivité des États membres

https://www.enqueteplus.comLa participation passive des États membres du Giaba a un impact négatif sur la prise de décision et la réalisation d’un consensus sur certaines questions. En effet, selon le directeur général du Giaba, cette situation n’est pas conforme aux principes de son institution. C’est pour cette raison que les chefs de délégation des pays membres sont en conclave pour un recyclage sur l’adoption des rapports d’évaluation mutuelle (REM). Les chefs de délégation des pays membres du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (Giaba), les présidents de Centif (Cellule nationale de traitement des informations financières), les correspondants régionaux dans les différents États membres, les membres des groupes sur l’évaluation et la conformité (GEC) sont à l’école de l’adoption des rapports du Giaba. Selon le directeur général de l’Institution, ‘’les objectifs de cette rencontre, c’est, effectivement, de voir comment renforcer les qualités des discussions pendant l’adoption des rapports d’évaluation mutuelle et des rapports de suivi. Nous allons aussi continuer à voir comment nous allons appuyer la région, dans le cadre de la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terroriste et le financement de la prolifération’’. En effet, rappelle Edwin W. Harris, Jr, ‘’il s’avère important de mentionner que cette réunion est marquée par les préoccupations de la communauté mondiale de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme sous la conduite du Gafi. Le réseau mondial a exprimé des préoccupations relatives au faible niveau de contributions des États membres aux discussions sur les rapports d’évaluation mutuelle (REM) et les rapports de suivi (RdS) ainsi que la soumission de commentaires adéquats pour le projet de REM diffusé au réseau mondial’’. Il ajoute  : il y a ‘’également eu des préoccupations sur le fait que le faible niveau de participation et de contribution des États membres du Giaba, relatif aux REM, n’était pas conforme aux principes de mutualité de l’évaluation. Ce qui exerçait, par conséquent, une pression inappropriée sur les observateurs et le personnel du Secrétariat du Giaba à faire des interventions au cours des discussions. La participation passive des États membres du Giaba a eu un impact négatif sur la prise de décision et la réalisation d’un consensus sur les questions’’.

‘’C’est une lutte permanente’’

Ainsi, dans le cadre de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, ce qu’il faut retenir, à son avis, c’est qu’il s’agit de crimes transnationaux ; ce qui fait appel à un travail de synergie et de collaboration. De ce fait, dit-il, ‘’cet atelier vise à voir comment nous pouvons contribuer à mieux prendre à bras le corps ces deux fléaux et surtout former les chefs de délégation, afin qu’ils soient mieux outillés et qu’ils aient plus de connaissances et cela aiderait la région à surmonter cet obstacle qui est le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme’’, explique la cheffe de délégation du Sénégal aux réunions du Giaba. Pour sa part, la présidente de la Centif du Sénégal a estimé que ‘’le Sénégal peut tirer de grands profits, puisque nous sommes dans la région ouest-africaine et le Sénégal, comme tous les États membres de cette région, est confronté aux fléaux du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme. Donc, par cette formation, nous serons bien outillés pour mener cette lutte de façon efficace’’. Ramatoulaye Gadio Agne de préciser  : ‘’C’est la tendance au niveau mondial. Je pense que tant que cela existera, il y aura toujours des délinquants et vous voyez le niveau de criminalité financière augmenter. Donc, c’est une lutte permanente. Le fait que le Giaba nous outille pour qu’on puisse avoir les armes nécessaires et lutter de façon efficace, c’est vraiment une bonne chose’’.  IDRISSA AMINATA NIANG (Mbour)

Budget du Ministère de la jeunesse, de l’Entrepreneuriat et de l’Emploi : une coquille vide qui nous coûte 31 milliards !

https://www.dakaractu.com Le  projet de budget du ministère de la Jeunesse, de l’Entrepreneuriat et de l’Emploi est arrêté pour l’année 2023 à 30.598.966.954 FCFA en autorisations d’engagement.Le budget est subdivisé en 5 programmes. Ainsi, 13.553.732.198 FCFA sont prévus pour le programme de l’éducation à la citoyenneté et la promotion du volontariat. Le second programme qui consiste en la protection sociale des jeunes et la gestion de leurs groupements, s’est vu octroyer un montant de 1.051.273.418 FCFA. La promotion socioéconomique des jeunes qui est un programme important du ministère, s’est vu affecter un montant de  12.444.764.496 FCFA. Le développement de l’emploi décroche 10.185.581.246 FCFA, et le dernier programme qui s’occupe de pilotage, de coordination et de la gestion administrative, est estimé 3.363.615.596 FCFA. Ce sont donc un peu moins de 31 milliards qui sont affectés à ce ministère, 31 milliards qui pourraient à jamais et définitivement régler les questions de l’autosuffisance alimentaire et du sous-emploi des jeunes. Mais en décidant de la maintenir dans la nomenclature gouvernementale, le chef de l’État manifeste en vérité des contradictions dans ses discours et dans les actes qu’il pose. Les leçons non sues de Mars 2021, les incohérences dans les compositions du Gouvernement et les contradictions dans la lutte contre la vie chère. Le président de la République Macky Sall, dans son discours à la nation du lundi 08 Mars 2021, disait avoir bien entendu le cri du cœur de la jeunesse sortie massivement pour manifester dans les rues. Macky Sall s’est focalisé sur sa volonté de prendre davantage en compte les préoccupations de cette jeunesse. L’existence de cette jeunesse marquée par la morosité économique va donc, selon le chef de l’État, être mieux prise en compte. Pour prendre en charge les besoins de cette jeunesse, le président Macky Sall s’était engagé à corriger en réorientant des allocations budgétaires qui pourront être mobilisés pour les jeunes. Il faut donc des réformes. Et pourtant, le 05 octobre 2020, lors du conseil présidentiel sur la relance, tenu à Diamniadio, le chef  de l’État Macky Sall avait clairement indiqué les limites de l’action gouvernementale. En effet, avait-il dit, « il y a des cohérences à mettre ensemble… » Plus récemment, lors du lancement des concertations sur la vie chère en Septembre dernier, le chef de l’État a affirmé s’être « attelé à redresser les finances publiques, à restructurer l’économie, et à engager des investissements productifs. »  Au titre de ces réponses stratégiques, le chef de l’État a tenu à ce que le Gouvernement mette en œuvre, « des projets orientés vers l’autosuffisance pour les produits et filières d’intérêt stratégique. » En vérité, pour matérialiser cette volonté et pour plus d’efficacité, le chef de l’État devait tout simplement réduire drastiquement la taille de son gouvernement en couplant et ou en supprimant des ministères, pour réduire ainsi considérablement, le train de vie de l’État et être réutilisé pour la souveraineté alimentaire qui a elle seule peut éradiquer le chômage et le sous-emploi des jeunes. Par exemple, le seul ministère de l’éducation et de la formation professionnelle, un seul ministère de la pêche, de l’agriculture et de l’élevage… La suppression du ministère des petites et moyennes industries, qui d’ailleurs ne s’occupe presque que d’agriculture, (Agropole) et aussi l’utilité du ministère de la jeunesse doit être mise sur la table et ce n’est point, parce qu’on y a ajouté  ‘’l’Entrepreneuriat et de l’Emploi’ qu’il donnera du sens à ce ministère inutile et inefficace.                                           .

De l’inutilité du ministère de la jeunesse, de l’Entrepreneuriat et de l’emploi.

Placé sous l’autorité du Premier ministre, « le Ministre de la Jeunesse prépare et met en œuvre la politique définie par le Chef de l’État en matière de jeunesse, de promotion de l’entrepreneuriat des jeunes et de la promotion des valeurs civiques et du volontariat. À ce titre : il apporte un soutien et veille au développement des activités pour la jeunesse; Il assure la promotion sociale et économique des jeunes et de leurs groupements; Il participe à la formation des jeunes dans tous les domaines et contribue à leur préparation afin qu’ils assument leurs responsabilités de citoyens; Il participe au renforcement de la culture patriotique. Aussi, il initie des actions, en relation avec toutes les forces vives, afin de faire de la citoyenneté un moteur du développement national. Il est chargé du service  civique national. Il concourt à la promotion du développement du volontariat. » À la lumière de tout ce qui précède, il apparaît clairement que ce ministère depuis sa création a totalement échoué dans sa mission et pour des besoins de restriction budgétaire, ce ministère doit purement et simplement disparaître de l’architecture gouvernementale. Aussi, des directions à lui confiées peuvent être supprimées et ou transférees dans d’autres ministères. Par exemple, l’Agence Nationale pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes, peut être confié à la DER/FJ, le Programme des Domaines Agricoles Communautaires (PRODAC), pourrait être logé au ministère de l’agriculture. D’ailleurs, la principale activité des vacances citoyennes, ne consiste qu’à visiter des champs au même moment que le ministre de l’agriculture. Sa mission de  promotion des valeurs civiques et du volontariat, qui doit se faire dans nos écoles et non dans des maisons de la citoyenneté,  pourrait être confiée à l’éducation nationale, dont c’est d’ailleurs l’une des cinq priorités. En termes plus clairs, le ministère de la jeunesse est une coquille vide qui nous coûte …31 milliards.

Assemblée–Augmentation des salaires,impact budgétaire,agents de l’Etat,…Les chiffres de la Fonction publique

https://lequotidien.sn L’Etat, qui a décidé de procéder à l’augmentation des salaires de ses agents, a dû consentir des efforts «colossaux» pour y arriver. Selon le ministre des Finances et du budget, qui intervenait durant le vote du budget du ministre de la Fonction publique et de la transformation du service public, l’enveloppe qui y est consacrée est de 104 mille 091 milliards à fin octobre 2022. «Il est fort probable que le montant qui avait été alloué à cette mesure soit légèrement dépassé», ajoute-t-il. Lors du vote du budget du ministère de la Fonction publique, il a été longuement débattu l’amélioration de la rémunération des agents publics de l’Etat. «Cette enveloppe est de 104 mille 091 milliards à fin octobre 2022 ; il est fort probable que le montant qui avait été alloué à cette mesure soit légèrement dépassé», précise le ministre des Finances et du budget. Poursuivant, il a informé des différentes augmentations de salaires notées dans l’administration depuis plusieurs années avec 3 mille 500 F Cfa en 1982 ; 3 mille F en 1989 ; 15 mille F en 1994 ; 6 mille 294 F en 2000 ; 10 mille F en 2002 et 2005. Pour cette année, il y a des hausses avec notamment des sommes allant de 75 mille F à 300 mille F. Aujourd’hui, quel est le nombre d’agents de l’Etat qui ne cesse de croître. «En 2000, la direction de la Solde avait recensé 65 mille 887 fonctionnaires pour une masse salariale de 173 milliards avec un ratio de 2 millions 625 mille 707 F Cfa par agent public par an. En 2011, les fonctionnaires étaient au nombre de 91 mille 401 pour une masse salariale de 428 milliards et un ratio de 4 millions 682 mille 266 F Cfa par agent public par an. Au mois d’octobre 2022, ils sont 165 mille 191 agents publics pour une masse salariale de l’ordre de 1097 milliards à peu près, pour 6 millions 440 mille 797 F par agent public et par an», détaille Moustapha Ba. Cette explosion de la masse salariale est liée évidemment aux augmentations des salaires, mais surtout au taux de recrutement qui est assez élevé. «Entre 2000 et 2011, il a été noté 25 mille 514 nouveaux postes budgétaires nets créés ; alors qu’entre 2011 et 2022, on relève 73 mille 790 nouveaux postes budgétaires créés. Ainsi, se référant à ces chiffres», poursuit le ministre des Finances qui salue «des efforts considérables du gouvernement, dans le cadre du recrutement des agents de l’Etat». Par ailleurs, il reste le suivi des effectifs de la Fonction publique. «Des audits mensuels effectués par le gouvernement sur la masse salariale de notre pays, à la suite des résultats de l’audit physique et biométrique des agents de l’Etat, en 2012, avaient révélé 1169 postes fictifs pour un impact budgétaire de 5 milliards 700 millions F Cfa. En outre, des missions de vérification de la masse salariale sur la période 2015-2018 ont été effectuées au niveau de la Direction de la solde par la Cour des comptes, en 2020-2021 ; le rapport définitif est disponible», rappelle Moustapha Ba. Pour lui, «des avancées significatives pour renforcer la transparence dans la gestion des dossiers des agents de l’Etat, avec notamment l’effectivité de l’interconnexion des applications de la Solde et de la Fonction publique et de l’interface entre les applications de la Solde et de l’Education». Il faut noter que le budget 2023 du ministère de la Fonction publique et de la transformation du secteur public a été arrêté à la somme de 6 milliards 370 millions 844 mille 450 francs Cfa. Quant aux autorisations d’engagement pour ce département ministériel, elles ont été arrêtées à 9 milliards 680 millions 697 mille 574 francs Cfa pour le prochain exercice. Par Justin GOMIS – 

Le gouvernement invité à ‘’formaliser’’ certains emplois précaires

Dakar, 26 nov (APS) – Le ministère de la Jeunesse, de l’Entrepreneuriat et de l’Emploi cherche à ‘’formaliser’’ et à ‘’améliorer’’ certains emplois précaires, dont celui exercé par les conducteurs de véhicules à deux roues utilisés pour le transport de passagers, a-t-on appris vendredi de l’Assemblée nationale. Cette initiative a été prise en vue de la ‘’valorisation’’ des emplois concernés, selon un rapport de l’institution parlementaire. Le document a été remis aux journalistes lorsque les députés examinaient le budget prévu pour ce ministère en 2023.

Lors du débat qui a précédé le vote du projet budgétaire, les députés ont demandé au gouvernement de faire preuve de ‘’dynamisme’’ dans l’exécution de la politique d’emploi.

Il également été demandé aux autorités gouvernementales de veiller au ‘’rattachement’’ des portefeuilles du Secteur informel et de de la Formation professionnelle au ministère de la Jeunesse, de l’Entrepreneuriat et de l’Emploi. Quelques députés souhaitent que la Semaine nationale de la jeunesse soit mieux organisée, avec la collaboration des ministères des Sports, de la Culture et de l’Education. Plusieurs parlementaires ont appelé le ministre de la Jeunesse, de l’Entrepreneuriat et de l’Emploi, Pape Malick Ndour, à dérouler des initiatives capables de ‘’stimuler le patriotisme’’ chez les jeunes. Le budget prévu pour ce ministère, dont 80 milliards 535 millions 87 mille 1 francs CFA pour les autorisations d’engagement, a été adopté par l’Assemblée nationale. Ses crédits de paiement s’élèvent à 32 milliards 348 millions 966 mille 954 francs CFA. La séance plénière consacrée à l’examen du budget du ministère de la Jeunesse, de l’Entrepreneuriat et de l’Emploi a été présidée par Mamadou Lamine Diallo, du groupe ‘’Liberté, démocratie et changement’’. Avec le budget adopté par les députés, le ministère va s’atteler en 2023 à l’exécution de cinq programmes dédiés, entre autres domaines, à l’éducation à la citoyenneté et à la promotion du volontariat, à la protection sociale et économique des jeunes et au développement de l’emploi.AN/ESF

Habitat : la SICAP SA et la direction de la construction s’unissent pour construire des logements

Dakar, 26 nov (APS) – Le ministère de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique a signé une convention d’objectifs et de moyens avec la Société immobilière du Cap-Vert (SICAP), en vue de la construction de 5.000 logements, a constaté l’APS, samedi, à Dakar. La convention a été signée par le directeur général de la SICAP SA, Mamadou Kassé, et le directeur de la construction et de l’habitat, Amadou Thiam. Elle permettra de fixer les engagements pris par les deux parties de ‘’repositionner’’ et de ‘’relancer’’ cette société immobilière, dont le ministère l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique assure la tutelle technique. La convention signée est un ‘’cadre normatif’’  qui va permettre, à court terme, la construction et la livraison d’un premier lot de 1.263 logements au lac Rose et à Diass (ouest), sur un total de 5.000 unités, selon Mamadou Kassé. Ces futures maisons font partie du programme de construction de 100.000 logements de l’Etat, a précisé M. Kassé, assurant que ‘’les défis de ce projet sont à la portée de l’expertise de la SICAP’’. Amadou Thiam s’est réjoui de la signature de la convention et du partenariat de la société immobilière avec la direction de la construction et de l’habitat. Il a invité les services de la SICAP SA à user de leur ‘’savoir-faire’’ pour la réussite de l’initiative prise par les deux parties.SMD/ESF

Refus de suivre les prix imposés par l’Etat : Et si le combat des boutiquiers détaillants,était légitime ?

https://www.leral.net Les boutiquiers détaillants ont entamé deux jours de grève depuis hier, pour protester contre les nouveaux prix des denrées de première nécessité fixés par le gouvernement. Et si leur combat était légitime ? « Le Témoin » Ils l’ont promis, ils l’ont fait ! Les boutiquiers détaillants ont entamé hier jeudi une grève de 48 heures, en guise de protestation contre les nouveaux prix des denrées fixés par le gouvernement. Une décision suivie à la lettre dans plusieurs localités du pays, renseigne « Le Témoin ». A Kolda, Kaolack, Thiès, Tambacounda… les sections locales de l’Association des boutiquiers détaillants sont déjà en ordre de bataille. D’après les commerçants détaillants, les prix proposés par l’Etat ne les arrangent pas, car les obligeant à vendre à perte. En effet, suivre l’Etat dans sa décision et vendre sans marge bénéficiaire serait, à les en croire, un suicide collectif pour l’ensemble des boutiquiers détaillants. « Sucre, 1100 francs de marge sans frais de transport ni emballage, riz 750 francs sans transport ni emballage, huile 500 francs sans transport ni emballage, lait en poudre, on nous impose même de vendre à perte parce qu’on achète à 2 920 francs Cfa et on nous impose de vendre à 2750 »,soulignait le président de l’Association nationale des boutiquiers et détaillants du Sénégal, Alioune Bâ, dans une de ses sorties Qui voudrait vendre à perte ? Personne ne lèverait sans doute sa main. Le combat des boutiquiers détaillants est sans doute donc légitime. Si le gouvernement de Macky Sall veut réellement qu’ils suivent sa décision, il devrait commencer par la racine. Et la racine, c’est les grossistes qui vendent aux demi-grossistes qui, en retour, approvisionnent ces pauvres boutiquiers détaillants. Mais, vouloir imposer une baisse aux boutiquiers détaillants et fermer les yeux sur le diktat des grossistes, ne règlera certainement pas le problème de sitôt. Après l’achat chez les grossistes, les charges y afférentes, notamment le transport et autres, vont à coup sûr pousser les boutiquiers détaillants à vendre à perte. C’est donc à l’Etat de revoir sa stratégie, même si sa décision est salutaire, car ayant pour seul but de soulager les populations.

Le Directeur du Commerce Intérieur sur les boutiquiers : « Ils n’ont aucune raison de refuser de vendre ces denrées de grande consommation »

https://www.leral.net Au lieu de décortiquer objectivement cette posture des boutiquiers détaillants, le ministère du Commerce affiche une colère vis-à-vis de l’Association des boutiquiers détaillants du Sénégal, qui a démarré sa grève de 48 heures hier. Et c’est le directeur du Commerce intérieur, Omar Diallo, qui a fustigé la démarche des boutiquiers détaillants qui refusent de vendre les denrées de première nécessité comme le sucre, l’huile et le riz aux consommateurs, aux prix fixés par l’Etat. Pour lui, ils n’ont aucune raison de refuser de vendre ces denrées de grande consommation. « On a constaté qu’il y a des commerçants, surtout les boutiquiers détaillants, qui refusent de vendre les denrées de première nécessité comme le sucre, le riz, l’huile, entre autres, en avançant que ce qu’ils achètent chez les grossistes est trop cher et que s’ils revendent ça aux consommateurs, ils ne s’en sortiront pas. Donc, ils ont décidé de ne pas en vendre, pour éviter la perte ou des difficultés. Ça, ce n’est pas normal, d’autant plus que les boutiquiers détaillants et les grossistes ont tous participé à la concertation avant la baisse des prix et ils savaient bel et bien que tout juste après la concertation, l’Etat allait procéder à l’application des décisions arrêtées. La communication a bien passé. Ni grossistes ni détaillants ne peuvent dire qu’ils n’ont pas été au courant de cette baisse des prix sur les denrées alimentaires. Hélas, à chaque fois que le gouvernement annonce une baisse, on voit des commerçants qui élèvent la voix, pour demander qu’on leur donne le temps d’écouler leurs stocks. On n’impose à personne de vendre à perte parce que tout le monde savait que les prix allaient être baissés et que toutes les dispositions étaient prises. Nous avons fait une démarche inclusive. On n’est plus à l’heure de la concertation, mais plutôt à l’heure de l’application. Il faut que les boutiquiers et grossistes respectent les prix fixés, c’est tout. Ce qu’ils avancent comme motif, n’est pas valable », a tranché le directeur du Commerce intérieur, Omar Diallo.

Vers la création d’un fonds dédié à la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants

Dakar, 25 nov (APS) – La ministre de la Femme, de la Famille et de la Protection des enfants, Fatou Diané Guèye, a annoncé, vendredi, à Dakar, la création prochaine d’un fonds dédié à la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants. “Nous comptons sur l’aide du chef de l’Etat et de nos partenaires pour [mettre] en place d’un fonds spécial de lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants (…) et renforcer la prise en charge des victimes”, a-t-elle déclaré. Le Sénégal doit refuser “la banalisation” des violences envers les femmes et les enfants, selon Mme Guèye. Il faut “surtout mobiliser [les populations] en vue de son éradication”, a-t-elle dit. Environ “une femme sur trois âgée de 15 ans ou plus subit des violences physiques ou sexuelles dans le monde”, affirme Fatou Diané Guèye. Au Sénégal, l’Etat a mobilisé une équipe de 13 téléconseillers et a mis en place un “dispositif multisectoriel de prise en charge (…) des victimes”, a-t-elle assuré. Le Sénégal va aussi se doter d’un centre national chargé d’assurer une “prise en charge holistique” des femmes victimes de violence, a annoncé Mme Guèye. Elle a salué la contribution des activistes à l’éveil des consciences, dans la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants. La ministre de la Femme, de la Famille et de la Protection des enfants invite par ailleurs les chefs religieux et coutumiers et les militants de la société civile à soutenir “pleinement” la campagne dédiée à la lutte contre cette forme de violence, qui se poursuivra jusqu’en mars prochain.GIB/ESF/BK

Sirops à l’origine du décès de 69 enfants gambiens : La douane sénégalaise saisit plusieurs flacons à Keur Ayip

https://senego.com La Brigade commerciale des Douanes de Keur Ayip a saisi un lot de faux médicaments dont des sirops incriminés dans le décès d’enfants en Gambie. Il s’agit, selon le journal Libération, de 19 flocons de sirop de Kokexmalin, Makoff contre la toux, Magrip N cold et solution orale de prométhazine, fabriqués par le laboratoire indien Maiden pharamaceuticals limited (Haryana), dans le collimateur de l’OMS, depuis qu’il a été révélé que ses produits ont déjà causé la mort de 66 enfants en Gambie, quasiment tous âgés de moins de cinq ans. L’opération menée dans la nuit de mardi à mercredi a également permis de mettre la main sur 600 grammes de morphine, ainsi que 40 kg de chanvre indien. La valeur de la saisie est estimée à 100 millions F CFA. Traqués par les Douaniers, les trafiquants qui portaient leurs marchandises frauduleuses au dos, ont abandonné leurs charges dans une cachette aménagée dans la forêt à hauteur du village de Dongoro, dans le département de Nioro du Rip, renseigne la Direction de la communication de la Douane. Le ministre de la Santé, Marie Khémesse Ngom Ndiaye, avait pourtant garanti que le Sénégal a renforcé son système de surveillance épidémiologique, suite à l’alerte de l’OMS. Elle avait même ajouté que « ces médicaments ne détiennent pas une autorisation de mise sur le marché au Sénégal ».

Les médecins en colère

https://www.jotaay.net Des gens très en colère actuellement, ce sont les médecins. Ils n’ont pas du tout apprécié la réaction musclée des forces de l’ordre contre les internes, après que ces derniers ont décidé de tenir un mouvement d’humeur au sein de l’hôpital Fann. Les blouses blanches avaient prévu de marcher de manière pacifique mardi dernier. Mais le préfet avait dit niet, avançant comme motif des risques de troubles à l’ordre public. Les internes qui n’entendaient pas reculer ont organisé et se sont heurtés aux forces de l’ordre.Dans un communiqué, le Syndicat autonome des médecins du Sénégal a dénoncé ce qu’il qualifie d’attaque contre les internes au sein de l’hôpital Fann par les forces de l’ordre.«C’est un précédent dangereux qui est intolérable et le Sames va apporter son appui énergique à nos collègues pour le règlement de ce problème. L’hôpital doit rester un sanctuaire inviolable de paix et de sécurité pour les patients et les travailleurs», ont écrit les camarades du Dr Boly Diop. Les syndicalistes ont aussi fustigé le mutisme du ministre de l’Enseignement supérieur que les 75% des points de revendication des internes concernent directement.

Gazés par les forces de l’ordre à l’hôpital Fann : le Sames apporte son soutien aux internes

https://actusen.sn Le Syndicat autonome des médecins du Sénégal (Sames) dénonce avec la dernière énergie l’attaque des forces de l’ordre contre les internes au sein de l’hôpital Fann. Selon les syndicalistes, qui rappellent que l’hôpital doit rester un sanctuaire inviolable de paix et de sécurité pour les patients et les travailleurs, gazer es manifestants dans une structure sanitaire “est un précédent dangereux qui est intolérable”. Suffisant pour qu’il apporte son appui énergique à nos collègues pour le règlement de ce problème. Pour le Sames, ”l’internat est un creuset de savoir et une formation d’élite dont les pensionnaires doivent bénéficier des mêmes conditions de prise en charge que ceux des grandes écoles internationales comme HEC, Louis Le Grand, Ponts et chaussées. C’est seulement dans ces conditions que le Sénégal pourra légitimement revendiquer les résultats que les anciens internes nous ont valus, comme pendant le récent concours d’agrégation (Cames)”. Pour régler la question de manière définitive, se départir des grèves récurrentes et s’assurer de la disponibilité des spécialistes dans tout le Sénégal, le Sames préconise la prise en charge de manière sérieuse par toutes les parties prenantes du problème de la spécialisation en médecine, en pharmacie et en santé bucco-dentaire. Pour rappel, les blouses blanches avaient prévu une marche pacifique le mardi 22 novembre. Le préfet de Dakar a refusé d’accorder une autorisation à ces internes, évoquant comme motif le risque de troubles à l’ordre public. L’association a tenu à battre le macadam et s’est heurtée ainsi aux forces de l’ordre.

LA RÉPONSE DU MINISTRE DE L’ÉDUCATION CHEIKH OUMAR ANNE

https://emedia.sn Lors de son passage, jeudi, pour l’examen du budget du ministère de l’Education nationale, Cheikh Oumar Anne a assuré que le système éducatif est « purement public ». Une façon d’apporter la réplique aux députés qui avaient noté une « privatisation rampante » de l’Ecole sénégalaise. Le ministre de l’Education nationale a essayé de donner des réponses aux nombreuses questions qui lui ont été adressées, jeudi à l’Assemblée nationale.

Certains avaient constaté une « privatisation rampante » de l’Ecole publique. « Le système éducatif est purement public. Le principal problème, ce sont les infrastructures et il faut savoir que nous sommes un pays en développement et la population double tous les 25 ans. Il faut recruter des enseignants, construire des écoles », a répondu Cheikh Oumar Anne.

Abordant la question des écoles privées, il a rappelé que depuis l’indépendance, le choix a été fait par le Sénégal de penser l’éducation nationale à travers deux leviers, à savoir la branche publique et la branche privée. Il a tout de même précisé que « les écoles étrangères doivent être encadrées pour éviter une éducation à double vitesse entraînant des traitements différenciés de certains enfants au détriment d’autres ». Sur les abris provisoires, il a souligné que « ces écoles de fortune continueront à se développer », en raison de l’évolution démographique et se créeront dans toutes les localités où leur implantation est nécessaire, surtout celles les plus reculées. « Ce sont les communautés qui créent ces abris provisoires, avec l’accompagnement du département en termes d’affectation d’enseignants, de dotation de tables-bancs, de construction de salles de classe, de dotation de manuels », a ajouté le ministre. Quant au déficit de tables-bancs, il précisera que c’est de l’ordre de 300 000 unités et qu’avec le ministère des Finances et du Budget, un projet est en train d’être ficelé pour résorber ce déficit. Sur les uniformes scolaires, il a confirmé que c’est bien 30 milliards de FCFA à raison de 10 milliards par an. Selon lui, l’objectif derrière ce projet est double. « D’une part, soutenir l’artisanat local et d’autre part, soulager les parents de l’achat de vêtements durant l’année scolaire ». Il ajoute, dans ce sens, que le projet devrait démarrer, mais « des contraintes sont survenues et ont retardé son effectivité ». Il assure que ces contraintes sont « finalement réglées et les commandes vont bientôt être acheminées vers leurs cibles ». Cheikh Oumar Anne a précisé qu’en 2022, le Sénégal compte 17 030 écoles et établissements scolaires dont 3 871 au préscolaire, 10 688 à l’élémentaire, 2 471 au moyen-secondaire. Pour la reconstruction de blocs d’hygiène, de blocs scientifiques et la rénovation des anciens lycées, il souligne que « les arbitrages budgétaires sont en train d’être faits avec le ministère des Finances et du Budget, pour voir concrètement ce qu’il est possible d’être fait ». Suzanne SY

Les Africains appelés à s’approprier la pensée de l’historien Joseph Ki-Zerbo

Dakar, 25 nov (APS) – La journaliste camerounaise Liliane Nyatcha appelle les Africains à s’approprier l’héritage intellectuel de l’historien burkinabè Joseph Ki-Zerbo (1922-2006) dont le centenaire de la naissance est commémoré cette année à travers le monde. La journaliste camerounaise participait vendredi à un séminaire en ligne organisé par l’Agence française de développement (AFD), sur le thème “A quand l’Afrique ? 100 ans après sa naissance, montrer l’actualité de la pensée de Joseph Ki-Zerbo”. Liliane Nyatcha, directrice de l’information de Africa Radio, a fait état d’un déficit de transmission de l’héritage intellectuel du professeur Ki-Zerbo et des intellectuels africains en général qui ont écrit sur l’histoire de l’Afrique.

“Tout ce sacrifice, tout ce qu’ils ont fait, le fait de dire aux yeux du monde que l’Afrique a une histoire, là voici. Qu’est-ce que nous faisons de cet héritage ? Nous ne le transmettons pas à nos enfants, pourtant c’est de notre responsabilité. Est-ce que nous proposons ses ouvrages à la jeune génération ? Les manuels scolaires sont bloqués sur les années 1960”, déplore Liliane Nyatcha.

Selon la journaliste, lorsque Joseph Ki-Zerbo et d’autres intellectuels qui ont engagé après lui le même combat ont décidé de donner à l’Afrique la version écrite d’une histoire orale, le but était de dire que le continent a bel et bien une histoire. “Qu’en faisons-nous aujourd’hui ?”, s’est interrogée la conférencière. Liliane Nyatcha a donné l’exemple de son pays natal, le Cameroun, dont elle affirme que “seulement 2% de l’histoire” est enseigné dans les écoles. “Je ne suis pas sûr que cela soit différent dans les autres pays africains”, a ajouté la journaliste. Elle a souligné la nécessité de passer par l’éducation pour s’approprier l’histoire de l’Afrique, faisant valoir que le professeur Ki-Zerbo a pris conscience de l’absence d’une histoire écrite de l’Afrique à travers l’éducation. Liliane Nyatcha considère que l’historien Joseph Ki-Zerbo, décédé en 2006 et auteur du livre “A quand l’Afrique” (2003), “a déjà montré le chemin » de ce qu’il faut faire en la matière. Il est ”un parfait exemple » à suivre par les autres intellectuels. Aussi dit-elle s’interroger sur le niveau d’engagement des Africains pour les causes qui les tiennent à cœur, tout en rappelant le choix que Ki-Zerbo avait fait d’aller répondre à l’appel du président Sékou Touré en Guinée, en 1958, en lieu et place d’une vie de confort. “Nous avons suffisamment de boussole, de référence pour changer les choses. Il y a une nécessité, une urgence à s’approprier la pensée de Joseph Ki-Zerbo”, plaide la journaliste. L’approche “transdisciplinaire et interdisciplinaire” de la démarche de l’historien a conduit à la rédaction des deux volumes de l’Histoire générale de l’Afrique, sous l’égide de l’UNESCO, l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture. Joseph Ki-Zerbo, né le 21 juin 1922, a publié plusieurs ouvrages parmi lesquels “Histoire de l’Afrique noire” et “La natte des autres, pour un développement endogène de l’Afrique”. FKS/BK

Le journaliste Mamadou Kassé raconte l’évolution de la presse sénégalaise, trente ans après la Déclaration de Windhoek

Dakar, 25 nov (APS) – Le journaliste sénégalais Mamadou Kassé raconte dans un ouvrage collectif et bilingue (français et anglais) comment la presse sénégalaise a évolué au cours des trente dernières années, à la suite de la Déclaration de Windhoek pour une presse africaine indépendante et pluraliste. Kassé rappelle que les médias ‘’constituent une composante essentielle dans la promotion de la démocratie, de la bonne gouvernance et des droits de l’homme’’. Le livre de 212 pages paru en octobre dernier est le fruit de contributions de journalistes et d’éditorialistes de plusieurs pays d’Afrique : Angola, Bénin, Botswana, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Côte d’Ivoire, Eswatini, Ghana, Guinée, Kenya, Lesotho, Maurice, Namibie, Niger, Nigeria, Ouganda, République démocratique du Congo, Sénégal, Tanzanie et Zambie. L’ouvrage intitulé ‘’Tracing the footprints of the Windhoek Declaration and Charting the Windhoek Declaration’’ a été publié avec la collaboration de l’Unesco. Des éditeurs africains et des universitaires des pays déjà cités, parmi les 38 représentés en 1991 au séminaire de l’Unesco à Windhoek sur l’exercice du métier de journaliste, y ont contribué. Cette rencontre tenue dans la capitale de la Namibie avait donné naissance à la Déclaration de Windhoek pour une presse africaine indépendante et pluraliste. Dans son article intitulé ‘’La presse sénégalaise, 30 ans après Windhoek’’, Mamadou Kassé rappelle que ‘’ce n’est qu’à partir de 1974 (…) que la presse privée d’informations générales fit son apparition avec, notamment, le journal satirique Le Politicien, du journaliste Mame Less Dia, le journal Promotion, de Boubacar Diop’’. ‘’D’autres petits journaux à durée de vie plus ou moins courte’’ ont ensuite existé au Sénégal, a-t-il ajouté. ‘’Certains d’entre eux duraient le temps d’une élection et étaient financés par les politiciens’’, écrit Kassé, soulignant que ‘’la chute du mur de Berlin, qui consacre la fin de la guerre froide, a entraîné le dépérissement des journaux de gauche jusque-là soutenus par les pays de l’Est’’. ‘’Cette rupture avec les pays socialistes consacre la fin des journaux d’opinion’’, tandis que ‘’le début de la professionnalisation’’ de la presse s’opère ‘’avec l’arrivée des journalistes formés à l’université’’, poursuit Mamadou Kassé, ancien rédacteur en chef du quotidien Le Soleil. Le Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti) de Dakar a fourni de jeunes journalistes qui, ‘’petit à petit, ont pris la place d’anciens instituteurs où agents n’ayant pas pu bénéficier d’une formation en journalisme’’, note-t-il. Dès lors, la qualité des journaux ‘’s’en trouvait améliorée en termes de contenus et de mise en page’’. Mamadou Kassé signale que ‘’la naissance de ces journaux, à partir de 1987, est facilitée par le fait que la liberté de presse et d’expression est garantie par la Constitution sénégalaise’’, selon laquelle ‘’chacun a le droit d’exprimer et de diffuser librement ses opinions par la parole, la plume, l’image, la marche pacifique, pourvu que l’exercice de ces droits ne porte atteinte ni à l’honneur et à la considération d’autrui ni à l’ordre public’’.

‘’La mutation’’ des grands groupes de presse

Il relève, entre autres dispositions relatives à la liberté d’expression, la loi du 2 février 1996 instituant le Code de la presse, qui dispose  que ‘’tout organe de presse peut être publié sans autorisation préalable et sans dépôt de cautionnement, après avoir procédé à un dépôt légal, avant sa distribution, au ministère de l’Intérieur’’. ‘’Cette disposition a permis la création de plusieurs organes de presse à partir de 1987, avec Sud Magazine, Walf Hebdo, Le Cafard libéré, Le Témoin’’, puis, à partir de 1996, les groupes de presse tels que Sud Communication et Wal Fadjri, constitués de quotidiens et de radios. ‘’La création des groupes de presse résulte, pour l’essentiel, de la Déclaration de Windhoek, qui prône une plus grande liberté de presse et l’accès des populations à l’information’’, écrit Kassé, rappelant qu’à partir de 2000, avec la première alternance démocratique au Sénégal, ‘’on assista à une explosion du paysage médiatique, avec des dizaines de journaux et de radios démontrant ainsi la vitalité de la presse sénégalaise’’. Mamadou Kassé évoque ‘’la mutation’’ des grands groupes de presse comprenant des radios, des chaînes de télévision, des quotidiens et d’autres périodiques, à partir de cette première alternance. Ce changement s’est accéléré avec l’arrivée de nouveaux investisseurs, dont des hommes d’affaires, des capitaines d’industrie et des artistes, dont le chanteur Youssou N’Dour. Le journaliste insiste sur le fait que le business-plan de ces investisseurs ‘’est basé sur une approche axée sur le multimédia (presse, audiovisuel, numérique), afin de capter le maximum de marchés’’. Cette expansion des groupes de presse a conduit le ministère de la Communication à entamer en 2011 des concertations, dans le but de ‘’faire l’inventaire des entreprises exerçant dans le domaine des médias (radiodiffusion, télévision, presse écrite, presse en ligne)’’, rappelle encore le journaliste. Kassé aborde également la question des statistiques financières des entreprises, la subvention annuelle à la presse, qui est passée de 80 millions de francs CFA en 1990 à 700 millions en 2015 et 1,4 milliard de francs en 2021. ‘’Quelque 200 organes de presse sont inscrits dans ce programme de subvention (presse écrite, radios, télévisions, sites d’information), ainsi que les écoles de formation en journalisme’’, rappelle-t-il. Dans sa contribution, Mamadou Kassé s’est intéressé aussi aux organes de régulation et d’autorégulation des médias au Sénégal : le Conseil national de régulation de l’audiovisuel et le Conseil pour l’observation des règles d’éthique et de déontologie des médias. Il a rappelé les efforts visant à professionnaliser davantage le secteur des médias, avec l’établissement de la carte nationale de presse délivrée aux journalistes et aux techniciens.

‘’Des contenus et des orientations éditoriales parfois instables’’

Il convient de ‘’relativiser la viabilité des médias, qui n’ont pas les mêmes statuts, les mêmes modes de financement et les mêmes formes de gestion’’, note aussi Kassé, estimant que ‘’c’est la raison pour laquelle certaines [entreprises de presse] à financement unipersonnel ne vivent pas longtemps, tandis que les groupes de presse disposant d’outils de gestion performants arrivent à tenir’’. Pour la seconde catégorie, il cite Sud Communication, Wal Fadjri et le groupe Futurs Médias, ‘’qui résistent à la concurrence des organes financés entièrement par l’Etat, à savoir la RTS, l’APS et Le Soleil’’. ‘’Certains journaux et radios créés et financés par des hommes politiques ont disparu, avec la perte du pouvoir de ces hommes politiques’’, fait-il remarquer. A cette situation, note Mamadou Kassé, ‘’s’ajoute le prix du journal jugé très faible par rapport au coût de réalisation (100 ou 200 francs CFA, pour les quotidiens)’’. ‘’La publicité aussi ne suit pas toujours. Sans grand tirage, avec des ventes insignifiantes et très peu de publicité, les médias ne peuvent pas vivre très longtemps. C’est pourquoi certains d’entre eux migrent vers les médias électroniques’’, écrit-il. ‘’Certains parmi les médias, malgré leur pluralité et leur diversité, ne semblent pas capables de fonctionner indépendamment des politiques, du gouvernement, des entreprises et des (…) influences religieuses’’, a constaté le journaliste. Il ajoute que ‘’les contenus et les orientations éditoriales parfois instables sont déterminés par ces hommes politiques, qui financent certaines publications’’. Mamadou Kassé signale que les journalistes réclament encore l’application intégrale du Code de la presse, qui confère aux groupes de presse ‘’les obligations d’une entreprise commerciale’’.

En attendant, constate-t-il, ‘’beaucoup de journalistes se rabattent sur l’Internet et les réseaux sociaux, ou adhèrent à l’Association des professionnels de la presse en ligne’’, tandis que ‘’d’autres font des piges dans les télévisions ou profitent des plateformes YouTube, Facebook, etc.’’

‘’C’est dire que la presse sénégalaise est une presse dynamique, critique, voire agressive, mais elle manque de moyens’’, poursuit Kassé, estimant que le secteur privé ne juge pas la presse ‘’rentable’’. ‘’Les hommes d’affaires ne sont pas convaincus de la viabilité des médias et ceux qui s’y aventurent disent le regretter du fait de la faiblesse de la publicité’’, écrit-il. Toutefois, souligne le journaliste, ‘’des initiatives sont prises çà et là pour relancer le secteur et valoriser le travail des journalistes et des médias, qui constituent une composante essentielle de la promotion de la démocratie, de la bonne gouvernance et des droits de l’homme’’.OID/ESF

HONORABLES JOURNALISTES D’INVESTIGATION PAR MAKHTAR DIOUF

EXCLUSIF SENEPLUS – La justice ne peut pas être absente lorsqu’il s’agit de liberté d’expression. Le lancement d’alerte existe partout, le Sénégal ne peut pas s’en affranchir. Certains juges devraient se demander à quoi servent ces incarcérations … Couvrez ce sein que je ne saurais voir Par de pareils objets les âmes sont blessées Et cela fait venir de coupables pensées.

Molière a mis ces propos dans la bouche de son faux dévot Tartuffe saay saay invétéré accro du voyeurisme sexuel.

Le voyeurisme existe aussi dans la vie politique et sociale, exercé de façon noble par les journalistes d’investigation qui font des révélations sur de « coupables pensées ». Ici, les Tartuffe sont des dirigeants politiques indignes, des crapules détourneurs de deniers publics et celles de la finance internationale qui se parent du manteau de la respectabilité pour couvrir au public leurs « coupables pensées », c’est-à-dire leurs méfaits. C’est au 19ème siècle aux États-Unis que l’on fait remonter l’origine du journalisme d’investigation (ou d’enquête), avec Josef Pulitzer citoyen américain d’origine hongroise. Il exhortait ses disciples à exposer au grand jour auprès de l’opinion tout ce qui est sale coup, escroquerie, dissimulé sous le manteau du secret. Il crée en 1904 le Prix Pulitzer de récompense des citoyens américains qui s’illustrent dans cette voie. C’est ainsi que le journalisme d’investigation s’est mis à traquer toutes les opérations de corruption politique et financière, de dissimulation, de mensonge et manipulation, etc. Bref, le journaliste d’investigation s’inscrit de plain-pied dans les valeurs éthiques et intellectuelles de vérité, raison et justice. Ce qui implique un travail de longue haleine sur des semaines, des mois, pour la recherche et la consultation de documents estampillés « Secret » pour protéger des personnalités d’influence, mais utiles pour le public qui doit savoir. Il n’est pas déshonorant d’accéder à ces documents en regardant par le trou de la serrure et par recours à des informateurs. C’est une des facettes de toute démocratie. La règle d’or du journaliste d’investigation est de ne jamais divulguer ses sources. Homme d’honneur, mais pas homme donneur. Le journaliste d’investigation n’est pas obligatoirement un journaliste professionnel sorti d’une école de journalisme, travaillant avec des dépêches d’agences. De grands journalistes n’ont jamais mis les pieds dans une école de journalisme. Cela dit, on pourrait écrire des livres sur les cas de scandales révélés par des journalistes d’investigation dans le monde.

Aux Etats-Unis

Rien qu’aux Etats-Unis, citons ces deux exemples. En 1904, Ida Tardelle, ancienne enseignante passée au journalisme d’investigation écrit un livre véritable brulot Histoire de Standard Oil Company dans lequel elle a le cran de dénoncer les pratiques de son propriétaire, un des hommes les plus riches des Etats-Unis, John D. Rockefeller qui ne respecte pas la loi anti-trust. Ce qui lui vaut d’être sanctionné. Elle sera considérée comme une héroïne. Le cas le plus connu parce que plus récent et politique est le Watergate. En 1972, deux journalistes du Washington Post Bob Woodward and Carl Bernstein révèlent que dans la nuit du 17 juin, des membres du Parti Républicain du président Richard Nixon sont entrés dans le local du Parti Démocrate dans l’immeuble Watergate à Washington pour y installer des écoutes téléphoniques. Accusé d’avoir entravé l’action de la Commission d’enquête du Sénat sur l’affaire, Nixon a été obligé de démissionner le 8 août 1974. Dans ce pays, le journalisme d’investigation est bien vu tant qu’il s’agit d’affaires domestiques. Mais lorsque des scandales sont révélés au niveau de la politique étrangère du gouvernement, le journaliste d’investigation est vite accusé d’espionnage, ce qui le situe sur un registre autre que celui de la liberté d’expression garantie par la Constitution. Des citoyens américains comme Edward Snowden en ont été victimes. Le cas le plus connu est celui de l’Australien Julian Assange fondateur du site Wikileaks (leaks signifiant fuites) révélant, entre autres, les tueries de civils perpétrées par l’armée américaine en Irak dans les années 1990, les tortures sur les prisonniers irakiens à la prison d’Abu Ghraib…

En Europe

On peut s’en tenir ici à deux pays  : France et Belgique. En France aussi le journalisme d’investigation a contribué à la chute de chefs d’État. Giscard d’Estaing a perdu sa réélection en 1981 à la suite de la révélation de ‘’L’Affaire des diamants’’ (diamants qui lui ont été remis par Bokassa). Le scandale a été divulgué par le journaliste d’enquête le plus connu du pays, Pierre Péan, en collaboration avec l’hebdomadaire satirique Le Canard Enchaîné. Pierre Péan s’est illustré aussi dans la dénonciation de la Françafrique avec les pratiques ténébreuses de Jacques Foccart. Le site Mediapart est créé en 2008 par un groupe de journalistes français pour faire du journalisme d’enquête. Ses articles sont lus sur abonnement en ligne. Leurs révélations ont été à l’origine de démissions de ministres et ont contribué à la non réélection de Sarkozy en 2012 pour avoir reçu des fonds de Khadafi en financement de sa campagne électorale, et d’avoir dépassé les montants autorisés. Du fait de ces révélations, Sarkozy n’en a pas encore fini avec la justice française. En 2019, Mediapart divulgue la vente d’armes par la France à l’Arabie Saoudite et aux Émirats Arabes-Unis au moment où leurs armées bombardent le Yémen, tuant des civils. Le ministère des Armées dépose une plainte en invoquant une « compromission du secret de la défense nationale ». Le groupe a souvent été traduit en justice par des mis en cause, avec ces accusations  : « dérapages très graves », « méthodes totalement anti-démocratiques », « méthodes fascistes », « faux et usages de faux », « recel de faux », « publication de fausses nouvelles », « diffamation ». Cette panoplie constitue le leitmotiv sempiternellement brandi dans tous les pays où l’on cherche à réfuter et à réprimer des journalistes d’investigation. Mais dans le cas de Mediapart, le Parquet de Paris n’engage aucune poursuite contre le média qui en 2021 déclare n’avoir perdu que cinq procès sur 200 contre des particuliers. Le journalisme d’investigation se poursuit dans le pays avec des journaux comme Le Canard Enchaîné et Le Monde, l’émission TV Cash Investigation de France 2. En Belgique, Michel Collon se présente comme le journaliste de la désinformation, de la réinformation, pourfendeur du médiamensonge. Il a créé le collectif indépendant Investig’Action. Il s’est beaucoup investi dans la lutte contre la diabolisation de Khadafi, révélant toutes les preuves de son innocence dans les attentats dont il était accusé.

Internationalisation du journalisme d’investigation

Le journalisme d’investigation s’est internationalisé avec la création de structures mettant en rapport des acteurs de différents pays, financées par des fondations philanthropiques. En 1997 est créé le Consortium international des journalistes d’investigation employant 280 journalistes collaborant sur une centaine de pays. Le siège est à Washington avec des bureaux dans des pays européens. La structure d’origine est le Centre d’intégrité publique (‘’Center for Public Integrity’’) engagé dans le crime international et la corruption. Le Consortium collabore avec des organes de presse nationaux comme Washington PostNew York Times aux Etats-Unis, The Guardian au Royaume Uni, Süddeutsche Zeitung en Allemagne, Le Monde en France. Des révélations sont faites sur le phénomène d’évasion fiscale des multinationales dans les paradis fiscaux dont les victimes sont des pays occidentaux mais aussi des pays du tiers monde. Des publications comme Panama PapersPandora PapersParadise Papers… sont maintenant dans le domaine public. En Afrique, l’enrichissement de la fille de l’ancien président d’Angola est une de leurs révélations. Le journalisme d’investigation intervient aussi beaucoup sur le terrain social et humain en dénonçant des pratiques alimentaires préjudiciables à la santé des populations, les dégâts causés par les prothèses et implants médicaux, les conditions de travail inhumaines dans certains pays d’Asie, le travail d’enfants en Afrique …etc. Les organisations internationales (Commission des droits humains et Comité des droits humains de l’Onu, Unesco) et régionales (Conseil de l’Europe, Commission africaine des droits humains) s’activent dans la défense de la liberté d’expression. Unesco a publié un Manuel du journalisme d’investigation dans lequel il est dit que la mission est d’exposer des sujets qui sont cachés délibérément par quelqu’un en position de pouvoir ou accidentellement.

Journaliste d’investigation et lanceur d’alerte

Le terme whistleblower vient des Etats-Unis, rendu en français par lanceur d’alerte. Le lanceur d’alerte est un individu homme ou femme, qui dans son lieu de travail (public ou privé), constate des irrégularités, des injustices, des actes répréhensibles qui le choquent. N’y pouvant rien, animé par ses valeurs éthiques et son patriotisme, il entre en dissidence, met la main sur des documents compromettants qu’il transmet à l’extérieur à des médiats influents ou à des journalistes d’investigation de renom, pour en informer le public. Le journaliste d’investigation collabore étroitement avec le lanceur d’alerte qui est souvent son fournisseur. Les deux fonctions peuvent aussi être réunies dans la même personne. Avec ces révélations qui s’attaquent à de gros intérêts, ils sont tous deux exposés aux foudres des États et à des agressions physiques. A la suite de l’assassinat d’une lanceuse d’alerte indienne révélant des scandales financiers de grosses huiles de son pays, des organisations spécifiques ont vu le jour en 2018  :  Whistleblower International Network en EcosseMaison des lanceurs d’alerte en France où prennent part des groupes comme Attac, Greenpeace, Mediapart, Transparency International, des syndicats. Il s’agit d’accompagner les lanceurs d’alerte et d’améliorer leur protection, de leur proposer des conseils juridiques pour faire valoir leurs droits, de leur donner un accompagnement psychologique. L’accent est mis sur le principe sacro-saint de non divulgation des sources des journalistes, caractéristique essentielle du droit à l’information. Demander à un journaliste l’identité de son informateur est une violation de la liberté d’expression. Cela est mentionné expressément   dans la Résolution 33/2 du Conseil des Droits Humains de l’Onu adoptée le 29/09/2016 par des pays comme le Sénégal.

 Liberté d’expression et répression

Une brève revisite de l’histoire intellectuelle s’impose ici. En 1926 le premier théoricien de l’Intellectuel, l’Italien Antonio Gramsci est condamné dans son pays à une peine de prison de 20 ans, 4 mois et 5 jours, avec ce mot du procureur  :  Pour vingt ans nous devons empêcher le fonctionnement de ce cerveau. C’est en prison que Gramsci a rédigé l’essentiel de son œuvre  : 2248 pages de réflexions sur la société, consignées   dans Cahiers de prison. Le général de Gaulle, président de la République française, avait retenu la leçon. Dans un entretien avec Charles Desjardins, il reconnaît que lors des troubles occasionnés par la guerre d’Algérie, pressé par son entourage pour faire arrêter Jean Paul Sartre, il a répondu  :  On n’emprisonne pas Voltaire. Et d’ajouter  : Sartre, à l’image de Villon, Voltaire et Romain Rolland en leurs temps, causa bien des tracas aux pouvoirs publics, mais il n’en est pas moins indispensable que la liberté de pensée et d’expression des intellectuels demeure respectée dans toute la mesure compatible avec l’obéissance aux lois de l’État et avec le souci de l’unité de la nation. De Gaulle raconte aussi que lorsqu’il reçoit de Sartre une lettre à propos du Tribunal de Stockholm contre les crimes de guerre, il commence sa réponse par « Mon cher maître ».

Le cas Sénégal

Le journalisme d’investigation se veut l’œil public, le chien de garde, le défenseur de la liberté d’expression, le révélateur de ce qu’on cache et que le public veut et doit savoir. Ce que les autorités sénégalaises tardent à comprendre après avoir signé les conventions internationales qui en assurent la garantie. Certains juges qui ont une propension frénétique, mais sélective, à emprisonner devraient se ressaisir et se demander à quoi servent ces incarcérations intempestives. Les deux Sénégalais les plus incarcérés sous ce régime, sont de par la volonté des populations, devenus depuis quelques mois députés, en plus l’un maire de la capitale. N’est-il pas arrivé ici et ailleurs que quelqu’un passe de la prison au palais présidentiel ? Le sens inverse aussi. Il est des emprisonnements dont on sort et parle la tête haute, parce que ne relevant pas de l’infamie. Le journaliste Mamadou Oumar Ndiaye dans une intervention récente (Le Témoin, 8/11/2022) nous rafraîchit la mémoire sur son arrestation en 1989 à la suite d’un article écrit lors du conflit Sénégal – Mauritanie. Arrêté sur ordre du procureur, il dut sa libération à deux magistrats d’honneur Laity Kama et Maguette Diop. Des magistrats de cette trempe, insoumis, respectueux de leur serment sont légion dans l’appareil judiciaire sénégalais, faisant figure de majorité silencieuse, non nommés à des postes ‘’stratégiques’’. La justice ne peut pas être absente lorsqu’il s’agit de liberté d’expression. Aucun régime ne peut museler les Sénégalais. Senghor, avec son régime de parti unique et d’Info unique (Dakar-Matin puis Le Soleil) pensait avoir tout verrouillé. Mais à son grand dam, des tracts circulaient régulièrement de mains en mains, révélant tout ce que faisait et cachait son gouvernement. Désabusé, il se résolut à ironiser sur ce qu’il appelait Radio Cancan, pour tenter de faire croire, mais en vain, que ce médiat de fortune ne débitait que des sornettes. Des lanceurs d’alerte proches de lui étaient passés par là, à son insu.

Le lancement d’alerte, qui va de pair avec la liberté d’expression, existe partout dans le monde, tapi dans toutes les structures des États. Un microcosme comme le Sénégal ne peut pas s’en affranchir.

Pape Alé Niang est de la race des grands journalistes d’investigation. Ce que le régime actuel ne lui pardonne pas, c’est d’avoir durant des années, révélé des crimes économiques impunis de membres du pouvoir, des directeurs bien-pensants ayant dépassé l’âge de la retraie maintenus à leurs postes, des vidéos de réécoute de propos de Macky Sall montrant qu’il a de terribles problèmes avec la parole donnée et ses accointances avec certains magistrats soumis, etc. Il est arrêté (kidnappé, ce qui est un crime), pour avoir diffusé un document dont on a du mal à trouver quelque rapport avec les accusations portées par le procureur. Le document en question a l’allure d’un feuilleton dans lequel défilent différentes personnes (des officiers gendarmes). Mais tout ce remue-ménage tourne autour d’une toile de fond  :  L’affaire de la « violée » du salon de massage. Le document dont l’authenticité n’est pas contestée, montre l’implication de hautes personnalités de l’État dans ce qui ne peut pas être une affaire privée entre un citoyen et une citoyenne. Jusque-là le public ne disposait que d’indices du complot d’État pour éliminer un opposant politique, compte tenu des agissements maladroits et visibles de petits politiciens du pouvoir envoyés au charbon. Il n’est plus besoin d’être grand clerc pour constater la preuve du complot d’État, aussi visible que le nez au milieu du visage. Ce que le document met à nu c’est la substantifique moelle, terme que nous devons à l’écrivain du 16ème siècle François Rabelais. L’auteur du roman Gargantua donnait au lecteur une leçon de lecture d’un texte  :  par une lecture attentive et une méditation assidue, rompre l’os pour sucer la substantifique moelle. Ce qu’il appelle ‘’substantifique moelle’’, c’est la quintessence du texte, le noyau dur. Les anglophones l’appellent nitty gritty . Pape Alé Niang une fois sorti de prison, devra tout de même faire preuve de reconnaissance en remerciant ce régime gaffeur et maladroit pour lui avoir rendu un hommage incommensurable  : l’auréole du martyr. Avec une audience nationale et internationale assortie d’une désormais peu honorable réputation pour ses persécuteurs.

Disparition de sous-officiers au Sénégal : un avocat des familles brise le silence

https://www.pressafrik.com Depuis le samedi 19 novembre 2022, deux sous-officiers de l’Armée et de la Gendarmerie ont disparu. À part un communiqué du procureur de la République, publié le mardi 22 novembre, aucune information n’a été fournie par leurs corps respectifs. Un fait que dénonce l’un des avocats des familles des deux victimes, Me Patrick Kabou, qui a brisé le silence, via son compte Twitter. « Dans l’affaire concernant les deux sous officiers, notre silence était de rigueur. Un silence face au choc de la nouvelle, un silence expectatif car, attendant impatiemment que les structures dans lesquelles messieurs Sambou et Badgi travaillent, nous parlent », écrit-il. Avant d’ajouter : « Rappeler qu’ils sont des agents de l’Etat faisant un travail stratégique pour la République. Ces structures doivent impérativement nous parler et cela en dehors des médias comme le veut la procédure. Ce silence ne peut être perturbé par un communiqué du parquet. Monsieur le Procureur de la République, s’il vous plaît, à ce stade de la procédure, laissez-nous parler aux nôtres (gendarmerie, armée). Vous aurez le temps de parler à l’opinion nationale et internationale » Me Patrick Kabou ne manque pas d’égratigner Madiambal Diagne, patron du journal Le Quotidien qui a fait le lien entre la disparition des deux militaires et l’affaire Pape Alé Niang. « Surtout qu’un quotidien, des personnes (télé et RS) paraissent détenir des informations qui peuvent permettre d’avancer dans ce dossier, avancent des thèses fausses, diffament, blessent, atteignent l’image, la respectabilité et l’honorabilité de ces deux agents de l’Etat », déplore-t-il. L’avocat de conclure : « Revenant à notre posture d’avocats de la famille, notre silence est humain et compatissant. Il rejoint Monsieur Sambou et Monsieur Badgi. Notre silence est un respect à la famille et aux proches de ces deux agents de l’Etat ».

Révélation Pape Sané : «l’adjudant-chef Didier Badji,l’un des plus proches confidents du Général Jean B. Tine»

https://senego.com Revenant sur les dires du journal le Quotidien soutenant que « les deux agents seraient impliqués dans l’affaire Pape Alé Niang. » Le chroniqueur de Walf de répondre que c’est facile pour un journal de créer des liens comme ça dans la mesure où des hautes personnalités et des journalistes se rencontrent parfois, dans un endroit de Dakar pour manger où prendre du plaisir. De la même occasion, il a donné une information de taille en soutenant que « l’adjudant-chef Didier Badji est l’un des plus proches confident du Général de l’armée Jean Baptiste Tine. » « Il y a un restaurant qui se trouve à Sacré-Cœur. Toutes les personnalités, journalistes y compris se retrouvent là-bas. C’est le coin favoris des magistrats, des gradés, de tous ce que Dakar compte comme personnalités. » « Effectivement, avance-t-il, Pape Alé Niang et autres partaient dans ce restaurant. Le général de l’armée Jean Baptiste Tine, récemment nommé ambassadeur de Russie, le Colonel Abdou Aziz Ndao et tant d’autres autorités du pays y allaient. Des endroits prisés pour les journalistes d’investigateurs. Du coup, C’est facile pour un journal de créer des liens à partir de-là, pour dire que c’est lié à l’affaire Pape Alé », répond Pape Sané. C’est d’ailleurs dans cette précision, que le chroniqueur de Walf a soutenu que « l’adjudant-chef Didier Badji est l’un des plus proches confidents du Général de l’armée Jean Baptiste Tine. » D’après lui, le maître des poursuites a une raison de s’autosaisir, et que le journal Le Quotidien est une piste qui va l’aider et éclaircir et a surement une information que le parquet comme la gendarmerie et les renseignement n’ont certainement pas.

Bignona : Un homme s’est tiré une balle;il serait un ami du défunt sergent Fulbert Sambou

https://senego.com Rémond Saaba, un homme dont on ignore l’âge se serait tiré une balle au niveau de la gorge. Le défunt serait proche du défunt sergent Fulbert Sambou, selon Seneweb. C’est aux environs de 13 heures que cet homme s’est suicidé par arme à feu à l’île de Niomoune dans la commune de Kafountine, département de Bignona. Raymond Diedhiou, pêcheur, aurait utilisé un fusil de chasse pour se donner la mort. L’homme selon certains informateurs serait un ami du défunt sergent Fulbert Sambou. Les motifs de ce suicide restent inconnus et une enquête est ouverte par la Gendarmerie.

DISPARITION DE DIDIER BADJI ET DU SERGENT FULBERT SAMBOU : Leurs proches ne veulent pas qu’ils soient les agneaux du sacrifice

https://www.enqueteplus.com Debout comme un seul homme pour le retour de l’adjudant-chef de la gendarmerie Didier Badji et du sergent Fulbert Sambou de l’armée nationale, disparus depuis une semaine, le Collectif des ressortissants des iles Ibliss Kassa déclare qu’il est hors de question que leurs parents soient des agneaux du sacrifice. Une semaine après la disparition, dans des conditions mystérieuses, de leurs parents l’adjudant-chef de la gendarmerie Didier Badji et du sergent Fulbert Sambou de l’armée nationale, le Collectif des ressortissants des iles Ibliss Kassa (Haère, Hitou, Diogué, Niomoune, Bakassouk) à Dakar a tenu une conférence de presse, hier, pour se faire entendre.

Selon leur porte-parole, ils saluent la démarche du procureur de la République qui a ouvert une enquête pour élucider cette affaire et le fait que tous les services compétents aient été mis en branle.

Toutefois, prévient Edmond Diémé, ils ne vont pas se limiter à ça. Ils demandent à l’État du Sénégal de tout faire pour retrouver leurs deux enfants et qu’ils reviennent sains et saufs. ‘’Nous ne savons pas où ils sont, mais l’État dit qu’ils sont disparus. Chez nous, quand une personne se perd, nous prions pour qu’on la retrouve. Entre nous, on sait que ce ne sera pas une mer à boire pour les retrouver, c’est la raison pour laquelle nous comptons sur l’État qui a le devoir régalien de les retrouver, afin qu’ils puissent retourner dans leur lieu de travail, mais aussi dans leurs familles. Depuis que cette affaire a éclaté, beaucoup de Sénégalais se posent des questions. Ils s’interrogent sur comment des soldats peuvent-ils se perdre dans cette zone de Dakar que beaucoup pensent que c’est l’endroit le plus sécurisé du pays. Nous voulons dire par là la zone du Cap Manuel’’. Il poursuit  : ‘’D’autres veulent savoir comment une houle peut emporter deux insulaires, deux adultes, des soldats de surcroit, en y laissant leurs chaussures et téléphones portables ? Des questions légitimes qui turlupinent beaucoup de compatriotes. À cela s’ajoute la question à savoir pourquoi des soldats, qui sont dans le réputé corps stratégique des renseignements généraux, peuvent disparaître volontairement ? Autrement dit, organiser leur disparition. Je pense que cela est insensé. On ne va pas le gober. Comment peuvent-ils organiser leur propre disparition depuis six jours et jusqu’à présent, personne ne peut dire une chose qui peut faire disparaître notre inquiétude ?’’ ‘’La dernière question, dit-il, est de savoir qui a intérêt, au Sénégal, à donner des informations fausses, qui ne sont pas fiables à longueur de journée ? Et c’est quoi le motif recherché par cette personne qui donne ces mauvaises informations ? Elle cherche quoi ?  Voilà, entre autres, les questions que beaucoup de Sénégalais se posent, depuis le début de cette affaire.’’ A ce stade de l’affaire, le Collectif des ressortissants des iles Ibliss Kassa demande à ses membres, à tous les Sénégalais de redoubler de vigilance. ‘’Que chacun ouvre ses yeux et sache où il va mettre les pieds. Que personne ne nous dévie de ce chemin que nous nous sommes tracé. Que personne ne nous distraits. Soyons debout comme un seul homme jusqu’à ce qu’on retrouve nos parents. Je voudrais ajouter que nos deux parents sont des Sénégalais à part entière et qui appartiennent certes à une communauté. Nous n’allons pas accepter qu’ils soient les agneaux du sacrifice’’, prévient-il.

‘’Des hommes de valeur qui ne sauraient poser des actes indignes’’

Également, au nom du rassemblement, le collectif a lancé un appel à l’endroit des familles religieuses musulmanes comme chrétiennes, des autorités coutumières, bref, de toutes les personnes éprises de paix, de se lever pour que leurs parents perdus soient retrouvés sains et saufs. ‘’Nous sommes très inquiets. On a décidé de faire une sortie pour que toute personne qui peut faire quelque chose puisse le faire. On a retardé notre face-à-face avec la presse, car nous sommes des personnes de valeur. Nous voulions avoir le maximum d’informations avant de nous faire entendre. Tous les recoupements nécessaires ont été faits. Nos parents disparus sont nés dans une zone insulaire. Ils ont été initiés aux valeurs des Diolas. Ils ont reçu une bonne éducation. Ils ont servi le Sénégal et dans toutes ses entités, à l’international, avant d’intégrer le renseignement général. Donc, c’est des hommes de valeur qui ne sauraient agir ou poser des actes indignes’’, déclare Edmond Diémé.CHEIKH THIAM

Sonko brise la défense de Macky qui résiste…Des dégâts et des morts

https://www.xibaaru.sn S’il y a deux adversaires qui ne feront jamais la paix, c’est bien le Président Macky Sall et Ousmane Sonko. Le leader du parti des Patriotes Africains du Sénégal pour le Travail, l’Ethique et la Fraternité (PASTEF) est loin de faire une trêve avec le camp du chef de l’Etat. Et le locataire du Palais voit en Sonko son pire adversaire. Leur adversité n’est pas sans conséquence. La bataille entre ces deux frères ennemis vire au drame au Sénégal. Elle a déjà fait trop de morts… La vie humaine a perdu toute sa sacralité au Sénégal. On tue impunément en silence. Depuis 2021 à nos jours, une vingtaine de personnes ont perdu la vie dans le combat qui oppose Ousmane Sonko et Macky Sall. En mars 2021, ce sont quatorze personnes qui sont tombées lors des violentes manifestations nées de l’appel à l’insurrection du leader de Pastef. Accusé de viol, il avait poussé ses inconditionnels à défier les forces de défense et de sécurité à travers tout le territoire national Il a fallu l’intervention des khalifes généraux pour décanter la situation. Plus d’un an après, ces quatorze jeunes sont morts en toute indifférence. Le gouvernement, à travers son ministre de la justice de l’époque, Sidiki Kaba, avait promis qu’une enquête allait être ouverte pour déterminer les responsabilités. De quoi permettre aux familles de faire leur deuil. Malheureusement ce ne sont que des paroles en l’air. Cette affaire est toujours au point mort. D’ailleurs, les organisations des droits de l’homme demandent toujours des comptes. Comme si ces morts ne suffisaient pas, de nouvelles manifestations à l’appel de l’opposition ont coûté la vie à trois personnes. Albert Diatta, Idrissa Goudiaby et une autre personne carbonisée le 17 juin 2022 sont venus étoffer cette liste macabre qui ne cesse de s’accroître à treize mois de la présidentielle de 2024. Arrêté à l’issue de cette manifestation, François Mancabou perdra la vie quelques jours après son arrestation. Sa famille accuse les forces de sécurité de l’avoir torturé à mort. Et aujourd’hui c’est un adjudant-chef de la gendarmerie qui s’ajoute à cette liste. Le point commun de toutes ces personnes décédées, c’est qu’elles sont liées directement ou indirectement à…Ousmane sonko. Le maire de Ziguinchor est prêt à marcher sur des cadavres pour arriver à déboulonner le chef de l’Etat. Et malgré les morts qui jonchent les rues, le maire de Ziguinchor qui s’est fait président avant la présidentielle, ne veut pas rater cette occasion qui a échappé à Idrissa Seck, Khalifa Sall et Karim Wade….

Ousmane Sonko reçu par le Khalife Général des Mourides

Lors de la visite de Sonko à Touba après les événements de mars 2021, Serigne Mountakha Mbacké avait rappelé au patriote en chef la sacralité de la vie. Mais il n’a pas retenu la leçon. Alors il devrait se rappeler les paroles du Saint homme. Mais le locataire du Palais doit se mettre en tête que les forces de défense et de sécurité ne sont pas une petite armée qu’il peut utiliser pour mater les sénégalais. La seule manière d’éviter au Sénégal de sombrer dans la violence serait de faire renoncer à Macky Sall son troisième mandat. Mais aussi dire à Ousmane Sonko de cesser d’être celui qui met le feu aux poudres. L’extrémisme de Pastef est un véritable danger pour la stabilité du pays. Il urge de situer les responsabilités et de traquer ces tueurs silencieux. Les petits plaisirs de deux leaders, Macky et Sonko, ne doivent plus coûter la vie à des innocents. Tous ces politiciens qui s’agitent, doivent se mettre en tête qu’aucun d’entre eux n’accédera au pouvoir par la force de la rue. Le Sénégal n’est pas un Etat policier dans lequel une tierce personne peut tuer impunément. Toutes les personnes derrière ces tueries doivent être identifiées car il y’a eu trop de morts suspectes non résolues au Sénégal.Aliou Niakaar Ngom pour Xibaaru

Guy accuse Mansour Faye d’avoir détourné 85 milliards

Le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Développement, Mansour Faye en a eu pour son grade ce samedi, lors de l’examen du budget de son département. En effet, le député Guy Marius Sagna ne l’a pas raté lors de sa prise de parole. Le parlementaire,  selon Pressafrik, l’a vertement accusé d’avoir détourné 85 milliards FCfA. Une somme qui serait tirée de la construction de 18 autoponts. « Vous leur avez facturé 137,5 milliards FCFA au lieu de 52 milliards qui est l’offre facturée. On note une différence de 85 milliards », a t-il relevé. L’activiste d’en déduire que c’est ainsi que l’on « détourne l’argent des Sénégalais. » De l’avis de Guy Marius Sagna ceci n’est autre que de la « haute trahison à l’endroit de la population sénégalaise ». Et d’indiquer que « le gouvernement doit savoir que c’est inacceptable ».

LA RÉPONSE DE MAMOUDOU IBRA KANE

https://emedia.sn Invité de l’émission ‘’Grand oral’’ de Rewmi, ce samedi, le journaliste et non moins Dg de Emedia Invest a été interpellé sur la question du 3e mandat. Au-delà de la question juridique, Mamoudou Ibra Kane a renvoyé le Président Macky Sall à ses déclarations. « Le Président Macky Sall avait dit à plusieurs reprises que s’il est réélu (en 2019) ça allait être son second et dernier mandat, a-t-il rappelé. Il l’a même écrit dans son livre (Le Sénégal au cœur). On a même pensé qu’il y avait un pléonasme. Quand on dit second, c’est le dernier. C’était peut-être une façon pour lui de verrouiller davantage. Cette dimension on ne peut pas l’occulter. Dimension politique parce qu’aussi il fait partie de ceux qui ont combattu la 3e candidature du Président Abdoulaye Wade en 2012. Tout cela peut-être qu’il le mettra sur la table, qu’il va peser et sous-peser, et dire aux Sénégalais son intention véritable. Mais, il ne faut pas négliger cette dimension morale parce que la parole donnée, elle est quand même importante dans notre société».Dié BA

MIMI TOURÉ INTERPELLE LE SG DE L’ONU

https://emedia.sn Invitée du 9e Forum mondial de l’Alliance des civilisations des Nations Unies de Fez (Maroc), l’ancienne Première ministre, Mimi Touré, a profité de l’occasion pour manifester son combat politique contre le tripatouillage des constitutions. Hier, c’est au cours d’un diner informel avec Antonio Guterres, secrétaire général de l’Onu, qu’elle a posé la question sur la table des convives. « J’ai abordé la question impérieuse du strict respect des dispositions constitutionnelles de nos pays afin de préserver la paix et la stabilité, mission cardinale de l’Onu », a-t-elle écrit sur sa page Facebook, illustration à l’appui. La députée, qui s’est éloignée du Président Macky Sall, semble ainsi se tourner à l’international dans sa lutte contre le 3e mandat…

L’APPEL DE DOUDOU WADE AU PRÉSIDENT MACKY SALL

https://emedia.sn  « Je ne peux pas voter le budget de l’Assemblée Nationale. Je ne voterai pas ce budget parce que le règlement intérieur de l’Assemblée nationale est du faux », avait asséné le leader de Tekki (opposition), s’exprimant jeudi dernier devant le ministre des Finances et du Budget, Mouhamadou Moustapha BA. Ancien président de groupe parlementaire et responsable Pds, Doudou Wade approuve. Contacté par iRadio, il a indexé « les députés de la 13e législature, en complicité avec des membres de l’administration de l’Assemblée nationale », soutenant qu’ils « ont effectivement falsifié le règlement intérieur pour remettre en selle tous les attributs dévolus au Premier ministre. » Allant plus loin, il a expliqué que « la dernière modification intervenue (sur le règlement intérieur) supprimait un certain nombre d’articles et avait des articles nouveaux » et « d’autres ont été remplacés. » Il ajoute  : « je prends le seul cas de la Déclaration de politique générale (Dpg). L’article 87 a été supprimé par la loi organique portant révision pour mettre à la place une nouvelle institution, suite à l’organisation du ministère de l’Économie et des Finances de cette commission et ensuite pour l’évaluation des politiques publiques. Donc, il y avait un article nouveau 97 qui était là mais aujourd’hui nous avons un article 97 qui a été remplacé et un autre article 97 bis qui a été inséré. » Il en veut pour preuve  : « vous verrez que même les polices d’impression ne sont pas les mêmes. Personne n’a contesté. Les membres de la commission des lois, le rapporteur sauf celui de la commission des Finances Monsieur Théodore Monteil, qui a fait le rapport de la dernière modification de 2019, se sont tus. » « Aujourd’hui, nous sommes devant cette situation, une Assemblée nationale faussaire », a-t-il martelé. Avant d’interpeller le président de la République, Macky Sall. Qui, dit-il, doit « porter plainte » parce qu’il est « chargé d’être le relai entre l’Assemblée nationale et le Conseil constitutionnel » mais « certains ont agi à sa place ». Dié BA

Le député Abass Fall porte plainte contre le ministre Cheikh Oumar Anne

https://www.pressafrik.com Le député Abass Fall a annoncé au président de l’Assemblée nationale, qu’il porte plainte contre le ministre de l’Éducation, Cheikh Oumar Anne pour diffamation. Le responsable de Pastef a saisi d’une lettre Amadou Mame Diop, protestant contre ce qu’il qualifie de « calomnies et mensonges éhontés » proférés par l’ancien Directeur du Coud, épinglé par un rapport de l’Ofnac. Le plaignant exige les preuves des allégations de Anne qui a affirmé jeudi à l’Hémicycle que monsieur Fall a été épinglé par un rapport d’audit. « Ce mensonge grotesque du champion de la surfacturation de haut vol qui a écrit l’une des pages les plus sales de l’histoire de la gestion du Coud dévoilée par l’Ofnac montre à suffisance la personnalité de l’homme. Il vole et ment en plus d’être un incompétent notoire. Je lui donne 24 heures, pas plus, pour présenter à l’Assemblée ainsi qu’à moi-même, les preuves de ses déclarations. Autrement, je vous informe que je porterai plainte contre lui pour diffamation publique », s’est exclamé Abass Fall.

ME OUMAR YOUM FAVORABLE À LA LIBÉRATION DE PAPE ALÉ NIANG

https://emedia.sn La Coordination des associations de presse (Cap) a rencontré dernièrement le ministre de la Communication, Me Moussa Bocar Thiam, dans l’affaire Pape Alé Niang. Selon les journalistes, la tutelle serait dans de bonnes dispositions pour la libération du Directeur de publication du site Dakar Matin. Invité du Jdd, ce dimanche, le président du Groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar (BBY) est dans les mêmes dispositions. À la question de savoir êtes-vous favorables à sa libération ? Il a répondu que « si cela peut se faire vraiment, je dirai tant mieux et ouf. » Même s’il considère « qu’il y a quand même beaucoup de dérapages », le responsable de l’Apr (parti au pouvoir) est d’avis que « Pape Alé, c’est quelqu’un qui a sa place ailleurs qu’en prison. » « C’est ma conviction personnelle », a-t-il clos. Dié BA

LA POSTURE AFFICHÉE PAR ME OULAR YOUM

https://emedia.sn La question mine le parti Pastef de l’opposant Ousmane Sonko. Me Oumar Youm assume, lui, son cumul de mandats. « Je suis un cumulard, a-t-il défendu ce dimanche 27 novembre devant le Jdd, sur iRadio. Je suis maire de Thiadiaye, je suis député » . Le président du Groupe parlementaire BBY explique  : « De ma petite expérience, je sais que cela a une valeur ajoutée dans ce que nous sommes en train de faire comme maire. Quand je suis maire, je suis ministre, je suis au Conseil des ministres, et je discute avec certains ministres qui ont des projets. J’ai d’autres projets à suivre avec eux. C’est vraiment beaucoup plus facile pour les petites communes comme Thiadiaye qui ont des budgets de 300-500 millions F CFA, qui ont besoin de construire des salles de classe, des centres de santé, de faire des routes, d’avoir accès à l’eau, de manière régulière. C’est important. Pour ça, le fait d’avoir des vis-à-vis qui ont des projets, ça peut aider ». L’ancien ministre élu maire en 2014 a concédé qu’il délègue parfois ses signatures même s’il a insisté sur le fait que « cela ne bloque pas le fonctionnement de sa commune ». Dié BA

CE QU’EN PENSE LE PRÉSIDENT DU GROUPE PARLEMENTAIRE DE LA MAJORITÉ

https://emedia.sn Me Oumar Youm constate « un dynamisme » dans les initiatives parlementaires, interpellé sur les commissions d’enquête parlementaire initiées par l’opposition. « C’est un attribut constitutionnel. Il ne faut pas reprocher à un député d’avoir des initiatives pareilles pour avoir le maximum d’informations officielles sur les sujets qui sont des sujets de préoccupation », a-t-il apprécié devant le Jdd, ce dimanche 27 novembre. Même s’il ne s’oppose pas aux commissions d’enquête parlementaire, il s’est toutefois empressé d’ajouter que pour « certains sujets », la tentative est vouée à l’échec. C’est le cas, dit-il, de l’affaire du Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac), opposant actuellement le ministre du Tourisme et des Loisirs, Mame Mbaye Niang, au leader de Pastef, Ousmane Sonko. Le premier a brandi une plainte sommant l’opposant de « produire devant la justice le rapport de l’IGE (Inspection générale d’État) qu’il dit détenir » et qui l’épinglerait, suite à la passation de marché au Prodac. « L’affaire du Prodac, c’est un programme de 100 milliards F CFA, tranche Youm. Dans ce programme du Prodac, il y avait un projet de 29 milliards Ttc. Cela veut dire qu’il y avait 4 milliards de taxes qui devaient revenir aux impôts. Donc, le projet global, c’était 25 milliards F CFA pour construire 4 Dac. Les deux ont été exécutés et réceptionnés, en 2017 et 2021. Les autres sont entre 70 et 80% d’exécution. » Fort de ce constat, le président du groupe parlementaire BBY se demande « comment on peut dire qu’un ministre, qui n’était même pas coordinateur du Prodac, a pris 29 milliards ». Le député ajoute que le coordonnateur du Prodac, devenu ministre de la Jeunesse, Pape Malick Ndour, « a dit qu’il n’a jamais vu de rapport » sur ce dossier. Cela veut dire, conclut Youm, « que le rapport n’a jamais été adressé au Prodac ». Donc, si rapport il y a, il n’est pas officiel. Me Youm a aussi qualifié la proposition de Mimi Touré, visant la famille du président Macky Sall, de « farfelue ». Dié BA, Abdoulaye SYLLA (Photo)

CE QUE PRÉCONISE LE DÉPUTÉ ME OUMAR YOUM

Après l’affaire des faux billets et faux passeports diplomatiques impliquant des députés de la mouvance présidentielle, l’Assemblée nationale est secouée par un nouveau scandale. Celui du règlement intérieur falsifié. Interpellé sur la question, le président du Groupe parlementaire BBY, Me Oumar Youm, a exprimé sa gêne, reconnaissant que « les députés doivent s’améliorer dans leurs comportements, leurs ports, leurs manières de faire, dans les débats, dans la courtoisie, moins violents, moins belliqueux. »

« Une image à parfaire »

« Les institutions publiques doivent montrer le bon exemple, a-t-il expliqué. Ils doivent mener leurs actions dans l’exemplarité. C’est des députés. Normalement, le peuple attend que ses (représentants) soient des modèles ». D’où sa crainte d’une perte de confiance  : « C’est en ce point-là qu’il faut effectivement condamner. Parce que, pour moi, un député, il y a des choses qu’il doit éviter. Quelqu’un qui a un mandat public doit faire des efforts de probité, d’intégrité, de transparence, de droiture. C’est évident. »

Mais, il doute que le comportement de certains députés puisse « atteindre ou ternir l’image de l’Institution » car a-t-il souligné  : « il reste aussi que ce sont des membres de notre société ».

Il insiste  : « c’est regrettable, mais ce n’est pas que chez nous. Il suffit de regarder les faits divers pour voir tout ce que la Douane fait, sur les saisies de faux médicaments, sur les faux billets, qui ne concernent pas que les députés. Cette législature, c’est la 14e législature. Il faut voir le niveau d’incident par rapport à ça pour juger l’Institution de manière globale. Je ne suis pas là pour dédouaner. C’est 165 députés, si on prend les deux législatures, c’est plus de 300 qui sont concernés. Si pour une année, deux ou trois personnes sont concernées par des incidents condamnables, regrettables, on doit dire qu’ ‘’il y a quand même un sursaut à faire ». Mais, « de là, à juger l’Institution et les députés de manière générale, c’est quand même aller trop loin », estime l’ancien ministre. Dans tous les cas, il préconise « qu’à partir des partis politiques, de faire la formation des hommes politiques », mais aussi de « redoubler de vigilance au niveau de l’école. » Parce que justifie-t-il  : « je dis souvent que notre école, ce n’est pas pour avoir des journalistes, des avocats, des spécialistes en tout genre » mais « d’avoir des citoyens modèles d’abord. Donc, on doit faire l’effort de réconcilier l’école avec les valeurs civiques et citoyennes. C’est un effort à faire de manière générale. Quand on voit l’environnement socio-économique du Sénégal, on voit qu’il y a beaucoup de dérapages. Ce n’est pas qu’à l’Assemblée. C’est dans les partis, quand on regarde les télévisions, quand on écoute les radios, on se rend compte qu’il y a un décalage ». Dié BA, Abdoulaye SYLLA (Photo)

«LE DOSSIER SUR LE RÈGLEMENT INTÉRIEUR EST EN INSTRUCTION»,(ME OUMAR YOUM)

https://emedia.sn Devant le Jury du dimanche (JDD), ce 27 novembre, le président du Groupe parlementaire de la majorité Benno Bokk Yakaar (BBY), Me Oumar Youm, évoquant l’affaire du faux règlement intérieur qui secoue l’Assemblée nationale, a annoncé que le successeur de Niasse, Amadou Mame Diop, a déjà diligenté une enquête pour avoir des « éléments de réponse ». Les résultats sont attendus après que devant l’hémicycle, le député Mamadou Lamine Diallo a annoncé une plainte. Par la suite, l’ancien président de groupe parlementaire (12e législature) et responsable Pds, Doudou Wade, a enfoncé le clou, accusant les députés de la 13e législature, en complicité avec des membres de l’administration de l’Assemblée nationale, d’avoir « effectivement falsifié » le règlement intérieur pour « remettre en selle tous les attributs dévolus au Premier ministre. » Il suggère même au président Macky Sall de déposer une plainte.

« S’il y a des responsabilités à situer,c’est au niveau de la 13e législature »

Me Youm, qui a reçu copie de la lettre adressée au président de l’Assemblée nationale, a tenu à faire cette précision  : « Il faut simplement dire que ce règlement intérieur qui est incriminé est un règlement intérieur édition 2021. Nous sommes venus à l’Assemblée nationale, installés officiellement le 12 septembre 2022. Ce n’était pas sous cette 14e législature ». Avant de préciser  : « Le président de l’Assemblée nationale, interpellé officiellement, a saisi l’administration qui était sur place aux fins d’instruction de ce dossier. Il attend le retour de l’administration sur certains éléments de réponse. » D’ores et déjà, l’ancien Directeur de Cabinet du président de la République, Macky Sall, tente de minimiser l’affaire, affirmant qu’il « n’y aura aucune suite. » Parce que, défend-il, « un règlement intérieur ne peut pas être par essence falsifié. Ce qu’il faut comprendre c’est qu’une impression peut contenir des erreurs matérielles ou des redondances. Mais, en lui-même le règlement intérieur, c’est des lois, notamment une loi organique qui date de 2002, qui a été modifiée en 2008, modifiée à nouveau en 2010, puis en 2015, en 2019. Donc, ces lois-là intrinsèquement votées par l’Assemblée nationale, portant règlement intérieur de l’Assemblée nationale, ne peuvent pas être modifiées. C’est des lois qui ont été déjà votées par l’Assemblée nationale qui existent aux archives. C’est presque la copie collée de la Constitution en tout cas dans ses rapports entre l’Assemblée nationale et le Gouvernement », surtout après la restauration du poste de Premier ministre en 2021. Par « erreurs matérielles », l’avocat entend des « éditions qui peuvent omettre ou ajouter des choses qui ne sont plus d’actualité », mais qui ne changent rien au fait que « l’Assemblée nationale dispose des outils pour fonctionner ». Dans tous les cas, a-t-il conclu, « il n’y a pas de vide juridique. L’affaire est déjà prise en charge par la Constitution ».

LES PIQUES DE L’AS DE CE VENDREDI

SenePlus  |   Publication 25/11/2022

Inauguration d’une station solaire à Sefa

D’une capacité de 39,68 kWc, la «station Solaire Tysilio» a été inaugurée à Sefa, près de Sédhiou, en Casamance. Le Domaine Agricole Communautaire (Dac) de Sefa va bénéficier de l’énergie solaire produite la journée par la station ainsi que du surplus qui sera stocké afin de pouvoir être consommé en dehors des heures d’ensoleillement. La cérémonie a été tenue hier à la résidence de l’ambassadeur de France à Dakar dont le thème est : «L’énergie solaire, vecteur du développement agricole au Sénégal». La rencontre s’est tenue en présence du directeur du développement de la société Tysilio, Xavier Juin, de l’ambassadeur de France au Sénégal, Philippe Lalliot et du coordonnateur national du Prodac, Djimo Souaré. Il faut souligner que Tysilio a signé une convention de partenariat avec le Prodac afin de favoriser un accès pérenne du Dac de Séfa à l’électricité au moyen de solutions photovoltaïques. Ce partenariat a pu se concrétiser grâce au concours du Service économique de l’ambassade de France qui a permis le financement de ce projet pilote. La centrale de Tysilio permettra au Dac d’économiser environ 8 millions Fcfa par an sur sa facture de gasoil, (économie de carburant et de maintenance d’un générateur diesel).

Le Fongip à la rencontre de la diaspora

Le Fonds de Garantie des Investissements Prioritaires (Fongip) va à la rencontre de la diaspora sénégalaise pour présenter les opportunités qu’il offre. A cet effet, le Secrétaire Général du Fongip, Abdoulaye Diassé, a pris part au Forum de Bruxelles organisé par l’Ambassade du Sénégal en Belgique. Le thème est : «Opportunités et défis d’une diaspora, acteur de développement ». Abdoulaye Diassé a expliqué à nos compatriotes résidant en Belgique et Luxembourg (Belux) les mécanismes de financement du Fongip au profit de la Diaspora. A l’en croire, plusieurs opportunités sont offertes aux Sénégalais de la Diaspora pour réaliser leurs projets d’investissement et/ou de logement à travers le Fonds de Garantie pour l’Investissement des Sénégalais de l’Extérieur (Fogarise), le Fonds de Garantie pour l’Accès au Logement (Fogalog) et la mise en œuvre du projet Eter financé par la Banque mondiale et le programme Paaice soutenu par la Banque Africaine de Développement (Bad). A noter que le Faise, la Der/Fj, l’Adepme, le Paisd étaient conviés à ce forum, d’après le communiqué.

 Kolda : les commerçants détaillants baissent les rideaux

Les commerçants détaillants se rebellent contre le gouvernement, suite à la baisse des prix de certaines denrées alimentaires. Ils ont décrété un mot d’ordre de grève de 48h sur l’ensemble du territoire. Même si le mouvement d’humeur n’est pas suivi par bon nombre de commerçants, il a eu l’effet escompté dans plusieurs localités. C’est le cas à Kolda où presque tous les détaillants ont baissé rideaux pour fustiger la nouvelle grille tarifaire des prix édictés par l’État. Le président des commerçants détaillants de Kolda, Ibrahima Sy, a confié à Dakaractu que la grève est observée pour marquer leur désapprobation. Il indexe les grossistes qui ne leur permettent pas de vendre aux prix fixés par le gouvernement. A l’en croire, les grossistes ne respectent pas les prix homologués, notamment pour le sucre, l’huile, le lait, l’oignon et l’aliment de bétail. Le commerçant invite le gouvernement à contrôler rigoureusement les prix chez les grossistes. Il soutient que si les commerçants détaillants vendent aux prix fixés, ils vont fermer boutique. En tout cas, si les autorités ne revoient pas les choses, Ibrahima Sy promet qu’aucune boutique ne vendra du sucre, de l’huile, du lait et des oignons. Il faut signaler que la grève a surpris beaucoup de Koldois. Il y avait du monde devant les boulangeries pour avoir du pain. Mais certains étaient obligés aussi d’aller au marché central pour se ravitailler au niveau des grossistes. Et cette situation a créé de sérieuses perturbations dans les familles.

Les boutiquiers de Sédhiou paralysent le commerce

Restons avec les boutiquiers pour dire qu’ils ont réussi un sacré coup à Sédhiou. Hier, la bouillie de mil avait pris la place du pain. En effet, pour protester contre la nouvelle grille tarifaire de certains produits, ils ont baissé rideaux. Selon le président des commerçants, Mamadou Aliou Sall, l’Etat leur impose d’acheter par exemple le sac de riz ordinaire indien à 16 250 F et de vendre le kilogramme à 340 F. «Si vous multipliez 340 F par 50 kg, cela donne 17.000 F. Vous déduisez de 17 000 F le transport de 250 F par sac il vous reste 16 750 F. Sachant que le sac de riz pesé ne fait que 48 kg au lieu de 50 kg il est évident que nous vendons à perte» a-t-il dit à seneweb. Il en est de même pour le sucre cristallisé, le lait en poudre d’origine végétale, la pomme de terre, l’oignon et l’huile parfumée. Le porte-parole des boutiquiers détaillants prévient qu’il s’agit juste d’une grève d’avertissement d’une journée pour attirer l’attention de l’Etat sur la réalité du terrain. Mais aujourd’hui, ils vont boycotter la vente des produits susdits.

 L’Intersyndicale Synpics-Cnts tire sur Racine Talla

L’Intersyndicale Synpics-Cnts tire sur le Directeur général de la Rts, Racine Talla qu’elle accuse d’utiliser les véhicules de la boite à des fins privées. Les syndicalistes soutiennent que le parc automobile de la RTS a et́é encore une fois dégarni par le directeur administratif et financier, Guilé Niang Touré, pour une campagne agricole à Lagane et Khelcom. Comme à l’accoutumée, fustigent-ils dans un communiqué reçu à «L’As», plus de six voitures ont été mobilisées, avec chauffeurs et carburant, au moment où des agents de la RTS avaient du mal à se déplacer. Ils accusent Racine Talla d’être le commanditaire de ces opérations récurrentes. A les en croire, la plupart des véhicules de service sont illégalement et frauduleusement conduits par des personnes étrangères depuis l’avènement de Racine Talla àla tête de la RTS. Pire, ajoute l’intersyndicale, un véhicule tombé en panne dans cette opération pourrait encore violemment secouer les caisses de la RTS pour sa réparation. Elle dit basta à cette manière calamiteuse, gabegique et cavalière de manager la RTS sans que la plus haute autorité́ du pays ne trouve à redire. Ainsi, l’intersyndicale appelle à la mobilisation de tous pour mettre fin à de telles forfaitures.

Vol de câbles dans les infrastructures de télécommunications

La problématique de vol de câbles dans les infrastructures de télécommunications, de coupures des liens de transmission en fibre optique et des effets de masque des antennes réseaux des opérateurs, a fait l’objet d’un atelier de sensibilisation. L’initiative est de l’Autorité de Régulation des Télécommunications et Postes (Artp). Selon le Directeur général, Abdoul Ly, l’objectif principal de la rencontre est de sensibiliser les populations, les acteurs publics concernés et les entreprises concessionnaires de travaux publics sur l’impact que ces phénomènes de vol de câbles ont sur la couverture et la qualité de service des réseaux de télécommunications. L’atelier a permis, en plus de montrer l’impact réel des vols, de voir la nécessité d’impliquer les forces de l’ordre et la douane dans la lutte contre le vol et le recel de câbles ; de créer un cadre d’échange multi acteurs pour améliorer la communication et la sensibilisation et réfléchir aux dispositions légales à mettre en œuvre pour lutter contre ces phénomènes. Au terme de la rencontre, l’ARTP a dégagé une feuille de route pour la prise en charge effective des prochaines étapes.

Près de 900 kilos de médicaments prohibés saisis à Foundiougne

La brigade maritime des douanes de Foundiougne, dans la région de Fatick, a saisi 890 kilos de médicaments prohibés, dontla contre-valeur marchande est estimée à 76 millions de francs CFA, a appris l’APS jeudi de source sécuritaire. La marchandise prohibée a été saisie en mer dans la nuit de mardi à mercredi, a expliqué la même source préférant garder l’anonymat. Les médicaments étaient mis dans 61 cartons que transportait une pirogue motorisée, qui vient de la Gambie se rendant à Djifer, un village côtier de la région de Fatick. L’enquête ouverte à la suite de la saisie a permis d’arrêter trois personnes soupçonnées d’avoir contribué au trafic des médicaments. Elles ont été mises à la disposition du parquet de Fatick, selon la même source.

CMU : Le Sénégal a atteint un taux de couverture de 53%

Le Sénégal enregistre un taux de couverture maladie universelle (CMU) de 53% à ce jour, a soutenu, jeudi, le secrétaire général de l’agence nationale pour la couverture maladie universelle, Mamadou Racine Senghor. Il y a des performances appréciables que le Sénégal a obtenues dans le cadre de la mise en œuvre de la couverture maladie universelle, dit-il. Car on est passé en 2013 d’un taux de couverture de 20% à 53% à ce jour. M. Senghor intervenait à l’occasion du lancement officiel des journées de réflexion de l’union africaine de la mutualité (UAM) dont le thème est : «généralisation de la couverture sanitaire universelle post-covid : enjeux et défis en Afrique». A l’en croire, faire un bond de 30% en l’espace de quelque temps n’est pas chose aisée, d’autant plus que plusieurs pays occidentaux ont mis plus de 50 ans pour le faire. Une réflexion est engagée pour voir comment améliorer ces performances en revoyant d’abord le cadre juridique de la couverture maladie universelle. Il a retenu que l’idée est de trouver un système plus incitatif et automatique pouvant permettre la massification du dispositif. Ce, pour avoir des mutuelles de santé plus fortes et viables à tous les niveaux, tout en renforçant leur dispositif.

DE QUOI MOMAR DIENG EST-IL LE NOM ? PAR CHEIKH TIDIANE GADIO

Monsieur Momar Dieng, les injures, les noms d’oiseau, le manque de tenue et de retenue dans le style et dans les envolées ne sont pas dignes de vous et de votre parcours J’ai lu avec surprise et tristesse le papier que Momar Dieng a commis sur mon intervention à l’assemblée nationale à propos de “mon petit frère et ami Pape Alé Niang”! Il est de mes habitudes d’ignorer superbement les écrits de mauvaise foi contre ma personne. Je n’ai pas un ego démesuré qui m’handicape dans l’acceptation du droit des autres à la critique de mes opinions et analyses, même si la critique m’appert sans aucun fondement rationnel ou factuel. La sortie de M. Momar Dieng relève visiblement, non du registre de la critique, mais de celui de l’attaque préméditée, peut-être longtemps ruminée, avec des caractérisations infondées et imméritées contre ma personne : « lâcheté pure et simple», « parallèle grotesque, vicieux et impertinent », « manipulation honteuse d’un contexte », « démarche malhonnête qui ne fait pas honneur à son auteur ». Pas de place pour le doute : toutes ces infamies conceptuelles et ces boules puantes sont plus destinées à faire mal qu’à convaincre de la validité de son argumentaire. Plus grave, ils renseignent plus sur leur auteur que sur leur destinataire ! En agissant avec une telle hargne et une telle immaturité, M. Dieng m’oblige à lui appliquer le beau titre de Alain Badiou : « De quoi Sarkozy est-il le nom ?» afin de mieux réfléchir la question « De quoi Momar Dieng est-il le nom ? » Si M. Dieng s’autorise de fabriquer en toute liberté une pseudo-comparaison que j’aurai faite entre « Trump et Pape Alé », je suis tout aussi fondé à comparer une telle démarche à à la suffisance et à l’extrême arrogance d’un Sarkozy. Du reste le comparer à un Chef d’état spécieux n’est « sûrement pas une absurdité sans nom » !

 Je suis franchement bouleversé de voir que le style méprisable du langage des réseaux sociaux fait d’insultes, d’injures, de platitude et d’inintelligence des faits et des concepts a métastasé chez certains professionnels des médias que j’ai grandement estimés dans le passé.

Monsieur Momar Dieng, les injures, les noms d’oiseau, le manque de tenue et de retenue dans le style et dans les envolées ne sont pas dignes de vous et de votre parcours. Ils me ramènent à la triste question : « De quoi êtes-vous le nom ? » si ce n’est celui de l’incarnation de notre époque où toute décence déserte le champ lexical de tous ceux qui n’argumentent désormais que par l’insulte facile, la haine assumée, les contre-vérités toxiques maquillées en certitudes, bref par l’adhésion aux fléaux de la nouvelle culture façonnée par les Réseaux sociaux. Vous en administrez la preuve dès le titre vulgaire à plus d’un titre de votre article. Votre conversion langagière est déprimante car vous aviez valu des satisfactions à vos compatriotes, dans le passé ! Contrairement à votre langage « Réseaux sociaux », je vais démontrer et déconstruire vos contrevérités… Voici une transcription fidèle de mon propos que tout lecteur pourra vérifier sur Youtube :  https://youtu.be/7f4oAydic6g « Je vais dire un mot rapidement sur le cas Pape Alé Niang. Pape Alé est un petit frère, est un ami. Je suis personnellement très malheureux de ce qui est arrivé. Mais en même temps vous avez vu ce qui est arrivé aux états-Unis, ils sont sur le point de juger et peut-être d’emprisonner leur Président parce qu’il a déplacé des documents confidentiels, des documents « Secret défense » et les amenés dans un espace privé chez lui.

C’est des questions importantes. Il y’a des frères qui se sont prononcés ici en disant que c’est pas important « les secrets d’État ». Si ces questions ne sont pas réglées, il n’y a plus d’état au Sénégal.

Maintenant moi je propose qu’un Conseil des sages de la profession essaye d’aller régler ce problème (de Pape Alé), de faire une médiation pour qu’on applique la clémence, la bienveillance et essaye de trouver une solution ! » Voilà mon propos que vous avez falsifié à dessein en me faisant dire autre chose : « Cheikh Tidiane Gadio soutient avec certitude que Donald Trump « a déplacé » des documents confidentiels et secret-défense « dans un espace public ». Il nous aurait plu qu’il précisât quel est cet « espace public» qui a accueilli les dits documents. Son propos est donc factuellement faux. » Où est-ce que j’ai parlé de Trump qui « a déplacé des documents confidentiels et secret défense dans « un espace public ». Le lecteur aura détecté la manipulation délibérée de ce que j’ai dit réellement : «qu’il a déplacé des documents confidentiels, des documents « Secret défense » et les amenés dans un espace privé chez lui. »
  1. Dieng, c’est vous donc qui avez des problèmes avec « le privé et le public », puisque là où j’ai parlé « d’espace privé » c’est-à-dire « chez lui », vous avez voulu lire « un espace public » et avez par conséquent construit tout un argumentaire qui ne vous honore pas non plus ! Êtes-vous donc prêt, en guise de mea culpa, à reformuler votre accusation ainsi : « Ayant mal lu ou mal compris ce qu’a dit monsieur Gadio, c’est mon propos qui est donc factuellement faux ! »
Je doute que vous le fassiez : l’honnêteté intellectuelle et l’intégrité journalistique ne sont plus les valeurs les mieux partagées à l’ère des réseaux sociaux ! En outre, en écrivant « l’ex-ministre semble nous dire que Pape Alé a « déplacé des documents confidentiels, des documents Top Secret » quelque part, un acte qui mettrait en danger l’état du Sénégal », la précaution « semble » ne vous absout pas d’une manipulation sans éthique du propos d’un concitoyen que vous teniez à descendre en flammes coûte que coûte quitte à lui mettre des propos dans la bouche. Là encore vous devez des excuses à vos lecteurs. Visez la suite ! Pourquoi ai-je convoqué le cas Trump à l’assemblée nationale du Sénégal ? Je voulais m’opposer aux points de vue exprimés par des collègues députés lors du passage la veille du Ministre de la Communication. Ils ont parlé de l’Affaire Pape Alé et certains d’entre eux ont rejeté comme non-pertinente la question « des documents Secret défense ou des documents estampillés Secrets ». Ils ont même cité Mediapart en France qui publie de tels documents sans être inquiété. Ceci m’a choqué et comme ma prise de parole avait été annulée faute de temps, j’ai profité de ma sortie le lendemain sur les thèmes : le CESTI, l’impérieuse nécessité de la formation des journalistes, les dérives dans les réseaux sociaux et le Cas pape Alé Niang pour inviter mes collègues députés à savoir raison garder car sans « les documents Secrets défense et les documents confidentiels et secrets », il n’y a plus d’état. Ou est-ce que j’ai dit ici que « Pape Alé a « déplacé des documents confidentiels, des documents Top Secret » quelque part, un acte qui mettrait en danger l’État du Sénégal » ?

Si un grand pays comme les USA nomme un Procureur spécial contre son ancien Président pour avoir violé les lois sur les documents « Secret Defense », rien ne m’empêche dans ma défense de la sacralité des « documents confidentiels et secrets ou des documents Secret Defense » dans la marche d’un état de convoquer « le cas Trump ».

Voilà ce que mes collègues de tout bord à l’assemblée ont compris et que vous avez refusé de comprendre. Il faut vraiment s’acharner dans la recherche de la petite bête pour m’accuser de comparer Pape Alé et Trump, ou de comparer le cas Pape Alé et « les ennuis judiciaires de Trump ». J’ai trop d’estime et de respect pour Pape Alé pour ne pas le comparer au phénoménal et inénarrable Donald Trump. Pape est « mieux disant » à tout point de vue.
  1. Momar Dieng m’accuse aussi de soutenir « avec certitude » que Donald Trump « a déplacé » des documents confidentiels et secret défense… »  Dans le paragraphe suivant, il essaye de limiter les documents emportés par Trump à des documents ayant les mentions « Top secret » ou « Confidentiel ». Une façon à peine subtile de remettre en cause mes propos sur les documents « Secret défense » emportés par Trump.
Pourtant ma source, c’est du béton puisqu’il s’agit du Département américain de la Justice lui-même (cité par France 24 et l’AFP le 8 août dernier) : « Selon les documents rendus publics par le ministère américain de la Justice, la police fédérale américaine (le FBI) a saisi des documents classés secret défense lors de sa perquisition au domicile floridien de Donald Trump. » Toute ma déconstruction de votre violente sortie contre ma personne prouve à l’envie que vous étiez strictement dans une vendetta personnelle et non dans une quelconque défense de Pape Alé. En conclusion, puisque je ne « cherche à plaire ni au Prince ni aux roturiers », n’ayant aucune familiarité avec la culture des laudateurs, des flagorneurs et des parvenus, mon engagement politique depuis 1976 étant exclusivement pour la cause du peuple sénégalais et des peuples africains, je le réaffirme haut et fort, l’arrestation et l’incarcération de mon petit frère Pape Alé Niang m’affectent profondément ! En revanche, je suis pleinement conscient qu’il est difficile voire impossible d’affronter un état dans un bras de fer ou un face à face frontal. Que la vérité soit de votre côté ou pas! C’est pour cela que j’ai proposé le recours à nos valeurs fondamentales de médiation pour obtenir la libération de Pape Niang dont la place est aux côtés de sa famille et de tous ceux qui l’estiment et lui souhaitent tout le bonheur du monde. Je récuse le bras de fer car je sais de quoi je parle pour avoir fait la très amère expérience de la force brutale et abusive de l’état le plus puissant du monde par le biais d’accusations infamantes et infondées, le tout couronné par l’arrogance d’un retrait pur et simple de sa plainte sans conséquence aucune pour lui. Même si au demeurant, M. Dieng, dans la conclusion de sa diatribe, s’en délecte avec malice en essayant d’enfoncer le couteau et d’élargir la plaie d’une grave injustice subie par un compatriote. Mais c’est son droit le plus absolu ! Me plaçant à l’opposé d’une telle attitude, j’ai décidé de m’impliquer avec d’autres sages de la profession afin d’obtenir la libération sans délai de notre confrère Pape Alé. La vraie bataille est celle-là, pas celle des injures et des fabrications qui, encore une fois, déshonorent toujours plusieurs auteurs. Le temps est à l’union sacrée des cœurs et des esprits pour mettre fin au calvaire de Pape Alé Niang. Que Dieu veille sur lui !

Macky est foutu…un DG « milliardaire » sème la pagaille

https://www.xibaaru.sn Macky Sall a beau travailler pour améliorer le quotidien des Sénégalais, certaines personnes proches de lui, gâchent tout. Et ce qui fait mal dans tout cela, c’est que ce sont des personnes qu’il a nommées à des postes de responsabilité qui font ces sales besognes. Comme le DG d’une grande société publique de la place qui, nommé avec un compte bancaire quasi vide, se retrouve à la tête d’un empire financier. Et ce DG, de par son arrogance et ses coups fourrés, fait détester le Président Macky Sall partout où son nom est cité… Ancien Directeur d’une radio d’un défunt groupe de presse privé, il s’était fait distinguer par son incompétence et sa propension à entrer en conflit avec les employés. Malgré le zèle qu’il affiche à l’endroit du Président de la République, certains le qualifient d’opportuniste, en retraçant son parcours politique. Il a été militant de And-Jëf dans le passé, avant de rejoindre le Parti démocratique sénégalais (PDS), lorsque ce parti était au pouvoir. C’est sous Eva Marie-Coll Seck, à l’époque ministre de la Santé qu’il a quitté la radio du défunt de groupe de presse privé dont nous parlons pour un juteux poste de Directeur général d’un service de santé très prospère. A l’époque, il s’était montré très proche du Président de la République Macky Sall, alors Premier ministre. Il se montrait dans toutes les manifestations que présidait Macky Sall. Pourtant, dès que Macky Sall a commencé à connaître sa descente aux enfers sous le règne du Président Me Abdoulaye Wade, il n’a pas hésité à lui tourner le dos pour rejoindre honteusement la Génération du concret, le mouvement créé par Karim Wade. A la Génération du concret, il faisait également preuve d’un zèle démesuré. Malgré tout, il allait être débarqué de son poste à la tête de la structure sanitaire qu’il dirigeait… Ruminant sa déception et sa rage, il allait à nouveau retourner auprès de Macky Sall, dès qu’il avait senti que le vent était en train de tourner en faveur de ce dernier et que la chute du régime du Président Abdoulaye Wade, était inévitable. Il a fait des pieds et des mains pour se faire nommer au poste de DG de la puissante structure publique. Poste qu’il occupe jusqu’à présent. Il est également maire d’une commune. Mais depuis qu’il est DG de cette structure publique, les conflits entre lui et les employés ne manquent pas. Il menace de représailles tous les employés de cette structure qui ne se soumettent pas à ses ordres. Il se permet même d’interférer dans les champs de compétence des directeurs de départements de la société. Avec lui, rien n’est de trop pour continuer à être dans les bonnes grâce du Chef de l’Etat. Finalement, il ne fait que desservir le Président de la République Macky Sall. Il ne voit même pas qu’à cause de ses agissements, les populations tournent le dos à Macky Sall. Il irrite en même temps l’opposition qui se met à crier et à réclamer son limogeage. L’opposition lui reproche son esprit trop partisan. Alors qu’il est à la tête d’une société qui doit parfois respecter l’équilibre entre le parti au pouvoir et l’opposition. Le griot-milliardaire Farba NGOM Et ce qui fait encore mal, c’est que le DG fait partie de la nouvelle classe des milliardaires aux côtés du griot reconverti en homme d’affaires, Farba Ngom, d’Arona Dia, de Cheikh Oumar Anne, d’Abdoulaye Daouda Diallo et d’Amadou Samba Kane. Devenu immensément riche, le DG a aussi fait monter son d’gré d’insolence et d’arrogance. Tout a augmenté chez lui en…mal. Son comportement insupportable a un impact sur le leadership de Macky Sall qui s’attire les foudres des victimes du DG. Peu importe, il lui faut faire preuve de tout ce zèle pour être maintenu à son poste de DG. Au même moment, les employés de la société publique où il est Directeur général, s’émeuvent de certaines dépenses à la folie qu’il ordonne et qui ne font que mettre la structure dans le noir. En tout cas, il est temps pour le Président de la République Sall de mettre fin aux dérives de ce Directeur général. C’est à cause des agissements d’hommes de sa trempe que le régime se coupe des populations.Papa Ndiaga Dramé pour xibaaru.sn