cropped-LOGO-RP
Loading ...

CAMPAGNE ARACHIDIÈRE : LE PRIX PLANCHER FIXÉ À 275 LE KG (OFFICIEL)

Dakar, 10 nov (APS) – Le chef de l’Etat a décidé, mercredi en Conseil des ministres, de fixer le prix plancher d’achat au producteur du kilogramme d’arachide à 275 FCFA contre 250 FCFA lors de la précédente campagne, a-t-on appris de source officielle. ’’Revenant sur la campagne de commercialisation arachidière 2022-2023, qui s’ouvre officiellement le 21 novembre 2022, le président de la République a décidé de fixer le prix plancher d’achat au producteur du kilogramme d’arachide à 275 FCFA contre 250 FCFA lors de la précédente campagne’’, rapporte le communiqué du Conseil des ministres.AT/OID

COLLECTE DES GRAINES D’ARACHIDE : LYNDIANE VA DÉMARRER SA CAMPAGNE AVEC 500 MILLIONS DE FRANCS CFA, SELON MODOU DIAGNE FADA

Lyndiane (Kaolack), 9 nov (APS) – L’usine de la Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (SONACOS) à Lyndiane (centre) va disposer de 500 millions de francs CFA pour démarrer sa campagne de collecte de graines d’arachide,a-t-on appris mercredi du directeur général de ladite entreprise,Modou Diagne Fada. ‘’Une partie de l’argent devant permettre d’acheter les graines d’arachide est déjà disponible à l’unité de Kaolack, où un montant de 500 millions de francs CFA a été dégagé pour le démarrage de la campagne de collecte’’, a-t-il déclaré. Modou Diagne Fada s’entretenait avec des journalistes au cours d’une visite qu’il effectuait à l’usine de la SONACOS à Lyndiane, près de Kaolack (centre), dans le cadre des préparatifs de la campagne 2022-2023 de collecte des graines d’arachide.

‘’On était venu voir l’état dans lequel se trouvaient les deux seccos disponibles. Ces seccos ont une capacité de contenance cumulée de 50.000 tonnes. Tout est fin prêt pour la réception des graines d’arachide’’, a-t-il assuré.

Selon son directeur général, la SONACOS, principale société agroalimentaire du Sénégal, est confrontée à une forte concurrence, mais elle compte malgré tout collecter le maximum de graines d’arachide. ‘’A partir d’aujourd’hui, nous connaîtrons peut-être la date officielle du démarrage de la campagne de commercialisation et le prix officiel au producteur. Nous attendons ces éléments-là pour pouvoir (…) élaborer notre stratégie de collecte’’, a-t-il dit. Diagne a insisté sur l’importance de sa visite à Kaolack, une région qui abrite l’unité de production la plus importante de la SONACOS, l’usine de Lyndiane. ‘’C’est à Kaolack que nous recevons les plus grosses quantités de graines d’arachide. L’année dernière, le cumul de graines reçues entre Kaolack et Tambacounda a tourné autour de 50.000 tonnes, sur les 130.000 tonnes que nous avions collectées dans le territoire national’’, a-t-il rappelé.ADE/BK/ESF

VINGT MILLIARDS DE FRANCS CFA SERONT MOBILISÉS POUR UN PLAN D’URGENCE ET DE REDRESSEMENT DE LA SONACOS (DG)

Lyndiane (Kaolack), 9 nov (APS) – L’Etat va aider la Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (SONACOS) à mobiliser 20 milliards de francs CFA pour financer un plan d’urgence et de redressement de cette entreprise, a-t-on appris mercredi de son directeur général, Modou Diagne Fada. « Il faut travailler à rendre beaucoup plus disponible et accessible l’huile d’arachide. Dans ce cadre-là », le président Macky Sall « a instruit, de façon assez ferme », les ministres de l’Agriculture, de l’Equipement rural et de la Souveraineté alimentaire, ainsi que leurs homologues des Finances et du Budget, « pour que l’Etat aide la SONACOS à mobiliser un financement de 20 milliards de francs CFA », a-t-il souligné.

Ce montant est destiné à financer le « plan d’urgence et de redressement de la SONACOS », en attendant la mise en œuvre d’un « plan global de redressement de cette société qui est estimé à un peu plus de 75 milliards de francs CFA », a-t-il indiqué.

Modou Diagne Fada s’entretenait avec des journalistes, à Kaolack (centre), en marge d’une visite qu’il effectuait à l’usine de la SONACOS de Lyndiane, dans le cadre des préparatifs de la campagne de collecte d’arachide pour 2022-2023. « Ce plan d’urgence de redressement, une fois financé, nous permettra de décaper complètement la centrale d’énergie de l’unité de production de Kaolack et celle de Ziguinchor. Ce qui permettra d’avoir de nouvelles tribunes et chaudières, pour, au moins, être autonomes en énergie », a-t-il expliqué Pour M. Diagne, ce plan de redressement est « extrêmement important », d’autant que la facture d’électricité de la SONACOS impacte ses coûts de production. « Avec ce plan d’urgence et de redressement, nous pensons que nous allons pouvoir augmenter nos capacités de production mais aussi réduire notre temps de production. Et par conséquent, l’huile d’arachide va être beaucoup plus disponible et beaucoup plus accessible aux ménages », a-t-il promis. Suivant cette perspective, il est « un peu inconcevable » que le Sénégal soit parmi les premiers pays producteurs d’arachide, et que l’huile produite à partir de l’arachide ne soit pas accessible.

« L’huile d’arachide est un produit de qualité, nous avons une politique sociale qui veut que les graines soient achetées à un prix correct auprès du producteur, mais il y a aussi que nos installations sont vétustes », a-t-il souligné.

Si le problème de vétusté des installations de la SONACOS est réglé, M. Diagne ne voit pas de raison que l’huile de table qu’elle produit ne puisse pas baisser au profit des consommateurs sénégalais. S’agissant du volet commercialisation de l’arachide, M. Diagne a signalé que la société qu’il dirige vient de signer avec la Société internationale islamique de financement du commerce (ITFC), une convention de financement portant sur 80 millions d’euros, soit 52 milliards de francs CFA. « Nous avons réussi à signer une convention de financement avec ITFC, en obtenant le double de ce que nous avions obtenu l’année passée où ce financement s’élevait à 40 millions d’euros (26 milliards de francs CFA). Cette année, nous avons obtenu 80 millions d’euros, soit 52 milliards de francs CFA, en plus des montants que nous allons mobiliser avec les banques locales », a-t-il déclaré.ADE/BK/MD

Dr Macoumba Diouf,directeur de l’Horticulture : «L’agro-écologie, une recette idéale pour intensifier la production horticole»

https://lequotidien.sn Le directeur de l’Horticulture considère que «l’agro-écologie est une recette idéale pour intensifier au plan écologique, la production maraîchère et fruitière, mais aussi l’amélioration de la qualité sanitaire, nutritionnelle des produits». Dr Macoumba Diouf intervenait lundi, à une conférence régionale organisée par Horizont3000, une organisation autrichienne d’appui au développement, sur l’agro-écologie à Dakar. Pour contribuer à promouvoir l’agro-écologie comme stratégie de réponse aux effets du changement climatique, mais aussi système de production alternatif aux pratiques agricoles dégradantes du capital de production, Hori­zont3000 a organisé avant-hier une conférence régionale sur l’agro-écologie. Cette organisation autrichienne d’appui au développement devrait regrouper durant ces trois jours, tous ses partenaires, mais aussi des experts de la sous-région, pour un échange sur les approches, les expériences et pratiques. Invoquant ainsi l’expérience du Sénégal, le directeur de l’Horticulture, qui a pris part à la première journée de ces échanges, est largement revenu sur les efforts que le gouvernement du Sénégal est en train de fournir pour accompagner les exploitants qui pratiquent l’agro-écologie. Dr Macoumba Diouf a indiqué que le gouvernement facilite, par exemple, l’accès aux intrants agro-écologiques à ces derniers, c’est-à-dire tout ce qui est engrais, produits de traitement phytosanitaires… En effet, explique le maire de Latmingué, «l’agro-écologie est une recette idéale pour intensifier au plan écologique, la production maraîchère et fruitière, mais aussi l’amélioration de la qualité sanitaire, nutritionnelle des produits. Des intrants nous permettant d’intensifier notre production existent. Car le gouvernement du Sénégal accorde un intérêt à l’agro-écologie pour, entre autres, assurer une souveraineté alimentaire durable. Parce que l’approche agro-écologique garantit la durabilité de la productivité et de la production, alors que l’agriculture conventionnelle les garantit moins, si elle les garantit d’ailleurs». Ainsi plaide-t-il pour un accompagnement des décideurs, afin que les recommandations qui sortiront de cette conférence régionale sur l’agro-écologie soient mises en œuvre sur le terrain. Pour cela, assure Dr Diouf, le gouvernement du Sénégal sera aux côtés des acteurs à travers la Direction de l’horticulture. «La Dh est ouverte à une collaboration avec les programmes, notamment Horizont3000. On pourra accompagner dans la mise à disposition des intrants dédiés aux exploitants qui travaillent prioritairement dans l’agro-écologie. On pourra contribuer à remonter les préoccupations que les programmes ont au niveau central pour une prise en charge. On pourra aussi aider à l’animation de la dynamique au niveau sous-régional», promet Macoumba Diouf. D’ailleurs, rappelle-t-il, le ministère de l’Agriculture, via la Direction de l’horticulture, a beaucoup participé à la mise en place de la Dynamique pour une transition agro-écologique au Sénégal (Dytaes). Laquelle «est un réseau qui regroupe des organisations faîtières de producteurs, de consommateurs, des Ong et des institutions de recherche sénégalaises et internationales, des réseaux d’organisations de la Société civile sénégalaise et ouest-africaine, un réseau d’élus locaux dans le but de promouvoir la transition agro-écologique au Séné­gal par le plaidoyer, la sensibilisation, le partage d’expériences et l’accompagnement des territoires en transition». Dans la même lancée, Bou­nama Dièye, Conseiller technique, assure que cet enthousiasme manifesté par le ministère de l’Agriculture pour soutenir ces initiatives, sera renforcé par les conclusions de cette conférence régionale sur l’agro-écologie, afin de soutenir les systèmes de production, la structuration du monde rural, la question foncière et toutes les chaînes de production qui se veulent durables par l’amélioration des conditions de vie des producteurs. Par Dialigué FAYE – 

LOI DE FINANCES : UN FISCALISTE RAPPELLE LES CINQ PRINCIPES BUDGÉTAIRES

Dakar, 9 nov (APS) – L’universalité, l’annualité, l’unicité, la spécificité et l’équilibre constituent ’’les principes budgétaires’’ régissant la Loi de Finances au Sénégal, a rappelé, mercredi, l’expert en fiscalité Mamadou Ngom.

Le principe d’universalité signifie ’’qu’il n’y a pas de règle de non affectation et de non compensation’’, a dit l’expert lors d’une session de renforcement de capacités des acteurs de la presse sur la Loi de Finances au Sénégal

. Cette activité est à l’initiative de la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (COSYDEP). Elle devrait permettre aux bénéficiaires de ’’s’approprier’’ les enjeux et défis du financement domestique de l’éducation, selon les organisateurs Dans cette perspective, l’expert a expliqué que le principe d’universalité fait qu’il est ’’impossible de donner le budget de l’éducation à la santé’’. Evoquant le principe ’’d’annualité’’, M. Ngom souligne que ’’le budget est calé sur une année civile’’. Il a donné l’exemple des Etats-Unis où l’année budgétaire commence le 1er octobre, alors qu’au Japon, il entre en vigueur le 1er avril de l’année. ’’L’unicité du budget veut dire que le citoyen ou toute personne intéressée par le budget ne doit pas avoir besoin de consulter d’autres sources pour avoir le budget’’, a-t-il relevé, ajoutant que ’’les chapitres et les paragraphes constituent le principe de spécificité budgétaire’’. Le dernier principe budgétaire, selon Mamadou Ngom est ’’l’équilibre’’. Ce principe est évoqué quand ’’les recettes sont égales aux dépenses’’, a soutenu l’expert. Se félicitant de cette session, le Directeur Exécutif de la COSYDEP, Cheikh Mbow a insisté sur la nécessité ’’d’améliorer’’ le niveau de maîtrise des acteurs de la presse des enjeux de l’éducation et la nécessité d’un ’’financement domestique’’ à la mesure des besoins.AT/SMD/MD

Développement de l’agriculture au Sénégal : Les pertes post-récoltes estimées à 40% pourraient atteindre un taux de 70 à 80%

L’As-Dans le domaine de l’agriculture, le Sénégal dispose d’énormes potentialités, si l’on en croit Moustapha Lô, directeur général de DiamaTech/SA, qui trouve que l’ambition du pays ne doit plus être de satisfaire les populations, mais de développer l’export. Toutefois, il se désole du fait que les pertes post-récoltes qui sont estimées à 40% pourraient atteindre les 70 à 80% si l’on n’y prend garde. C’est pourquoi il propose de penser davantage à la formation. Un appel qui a été déjà entendu puisque le Centre de Perfectionnement Maraîcher (CPM) de Mboro vient de mettre sur le marché une première promotion de 60 jeunes, relate L’As. «L’ambition du Sénégal ne doit plus être de satisfaire les besoins des populations en termes de production agricole, mais de développer l’export». C’est l’avis exprimé par le directeur général de Diama Tech/SA, Moustapha Lô, à l’occasion de la cérémonie de remise d’attestations aux 60 sortants du Centre de Perfectionnement Maraîcher (CPM) de Mboro. A l’en croire, les potentialités du pays dans le domaine agricole dépassent largement les besoins en termes de consommation. Mais, se désole-t-il, «le pays enregistre des pertes post-récoltes estimées à 40% de sa production agricole. Et si l’on n’y prend garde, en ce qui concerne les moyens de stockage et de transformation à mettre en place, ce taux pourrait atteindre les 70 à 80%.Dans ces conditions, pourquoi produire plus encore ?». Il trouve important de miser davantage sur le volet industriel de ce projet qui prévoit 10 000 tonnes de stockage et des unités de transformation. Pour mettre l’accent sur la formation, indiquet-il, l’Etat a mis en place depuis 1972 le Centre de Perfectionnement Maraîcher (CPM) de Mboro, qui fait 164 ha avec tout le potentiel de formateurs et de support technique.

L’espace étant sous-exploité, l’Etat a dû apporter de nouvelles orientations face au défi de l’emploi des jeunes. C’est dans ce cadre que le CPM a été mis à la disposition du directeur général de Diama Tech/SA, Moustapha Lô.

«Depuis lors, les choses commencent à bouger, comme en atteste la première cohorte de 60 jeunes formés en horticulture et transformation agroalimentaire», se vante-t-il. Cette promotion est composée de 60 jeunes, mais l’objectif est d’aller jusqu’à 1 000 jeunes à former, à incuber et à insérer chaque année. Il souligne que l’objectif est de faire en sorte que les jeunes qui viennent de subir cette formation parviennent à atteindre les 50 à 60 tonnes de production à l’hectare. «Cela demande des connaissances et des moyens. L’originalité ici, ce n’est pas la formation, mais l’accompagnement pour l’insertion. Les jeunes sont accompagnés pour avoir les moyens de faire une agriculture moderne, avec l’application des connaissances nécessaires. Dans le cadre de l’accompagnement toujours, le lien n’est pas rompu après la formation, car il est mis en place un système de suivi digital, pour les besoins d’une formation permanente requise par l’agriculture moderne», assure-t-il. Dans le centre, 50 hectares sont dédiés à l’emploi des jeunes avec 4 jeunes par hectare au minimum. En plus, il y a des conventions avec d’autres structures comme l’Institut Sénégalais de Recherches Agricoles (Isra) qui dispose de fermes pouvant accueillir des jeunes.Dans le même temps, il existe un accord avec le Projet de Valorisation des eaux pour le développement des Chaînes de Valeurs (Provale -Cv), qui est l’un des maîtres d’ouvrage et qui envisage de financer à 100% les jeunes de cette première cohorte sous réserve qu’ils aient la terre nécessaire. En tout cas, les maires des communes de l’arrondissement de Méouane ont promis d’accompagner ces jeunes. Et l’autorité administrative a donné des garanties quant à la diligence sur les délibérations qui seront prises dans ce sens par les collectivités territoriales. Avec ce centre, souligne le maire de Mboro, Abdallah Tall, l’arrondissement de Méouane est dans les dispositions d’être un champ d’expérimentation vers l’autosuffisance alimentaire. La cérémonie a vu la participation des mairies des 4 communes de l’arrondissement de Méouane, des partenaires techniques et financiers, des experts, des organisations de jeunes à travers les Associations Sportives et Culturelles (ASC).

La BAD va décaisser 65 milliards FCFA pour l’aménagement du corridor Bissau-Dakar

https://www.sikafinance.com/ La Banque africaine de développement (BAD) va décaisser 100,73 millions de dollars, soit 65,6 milliards FCFA, pour la réalisation de la première phase d’aménagement du corridor routier Bissau-Dakar. Concrètement, il s’agira de financer l’amélioration de l’axe Farim-Tanaff-Sandinieri, situés dans les régions d’Oio, au centre nord de la Guinée Bissau et de Sédhiou, au nord-ouest du Sénégal. Composés de don et de prêt, l’enveloppe permettra d’aménager 49,40 km de route bitumée, dont 23 km en Guinée-Bissau et 26,40 km au Sénégal, ainsi que de construire un pont de 325 mètres dans la localité de Farim, en Guinée-Bissau, sur le fleuve Cacheu. La construction de 82 km de pistes (58,6 km au Sénégal et 24 km en Guinée-Bissau),  8,5 km de voiries avec éclairage public solaire, la réhabilitation d’infrastructures scolaires et sanitaires, sont entre autres les autres travaux que ce financement permettra de réaliser. Faisant partie des routes communautaires stratégiques de l’UEMOA, l’amélioration de l’état de la route Fatim-Tanaff-Sandinieri permettra de lever des obstacles à la circulation des biens et des personnes entre la Guinée-Bissau et le Sénégal ainsi que de renforcer l’intégration et le commerce au niveau régional.Olivia Yao

Baisse du prix du kg de viande : les professionnels du secteur disent niet à Macky

https://www.pressafrik.com Les mesures prises par le chef de l’État sur la baisse des prix du kg de viande, lors du Conseil spécial de la consommation, se heurtent au refus des professionnels des abattoirs du Sénégal. Ces derniers qui dénoncent « une décision sans concertation avec les concernés », ont décidé de ne pas appliquer la baisse sur le prix de la viande. «Tout le monde sait que la vie est dure et chère au Sénégal. Mais seulement, je crois qu’il y a quelque part une utopie, parce que quand nous sommes dans un secteur, il faut prendre les vrais acteurs. Nous sommes les vrais acteurs. Je crois qu’au mois d’août, nous avions marqué pour montrer que nous sommes des acteurs. On a retenu des abattoirs deux jours de grève sans abattage. Mais, on ne nous associe en rien», a protesté le président du Regroupement professionnel des abattoirs du Sénégal, El Hadj Bassirou Niang. Evoquant leur désaccord avec les autorités, il a ajouté qu’ils ne reçoivent pas de financement de la part l’Etat. «On ne nous finance pas, on ne nous cède pas, on ne nous encadre pas. Nous travaillons avec nos seuls moyens. Donc, si le président de la République prend une décision pour dire que le prix du kilogramme de la viande est fixé à tel prix, ça n’engage que lui. Avec tout le respect que nous lui devons, nous ne pouvons pas respecter cette décision-là. Parce qu’il ne sait pas où on prend nos bœufs. Il ne sait pas où on prend nos moutons, etc.», a-t-il expliqué.

Application effective des mesures issues de la concertation sur la vie chère : les Sénégalais restent sceptiques

https://www.sudquotidien.sn Même si la plus part des  Sénégalais saluent la décision du président de la République concernant la baisse des prix des denrées de première nécessité,  nombre d’autres citoyens doutent de l’effectivité de la dite baisse. Aussitôt annoncées, ces mesures alimentent les débats. Dans les rues et marchés de Dakar, les Sénégalais réagissent et les avis diffèrent. Les débrouillards (goorgoorlou) comme on dit souvent chez nous restent sceptiques sur les nouveaux prix annoncés par le chef de l’Etat, samedi dernier. Pape Gora Seck, père de famille à la retraite reconverti dans la vente de tapis de prière et chapelets, rencontré à Grand Yoff salue la décision prise par Macky Sall. «Vraiment, c’est mieux  que rien. J’ai beaucoup de bouches à nourrir et les charges familiales qui ne cessent de s’accroître chaque jour que Dieu fait. Ce n’est pas encore ce que l’on souhaitait, mais je les préfère aux prix d’avant», soutient-t-il. Juste à côté de lui, des femmes constituant un petit marché, les tables à peine remplies, donnent leurs points de vue sur la situation. Mame Maguette, vendeuse de  légumes vêtue d’une robe dont le foulard et le pagne ne sont pas assorties, explique son quotidien et affirme que «la baisse est insignifiante par rapport au calvaire des ménages». Selon elle,  les produits restent toujours chers. «Je voudrais que l’Etat revoit encore à la baisse des prix sur  le riz et l’huile car ces denrées sont indispensables à la cuisine sénégalaise. Actuellement, la vie est dure pour nous les goorgoorlou. Ce que je gagne, je le réutilise pour acheter les autres produits qui me manquent pour pouvoir préparer le repas. Juste pour vous dire que ce l’on vend, nous toutes ici, c’est juste pour avoir de quoi manger à la fin de la journée», lance-t-elle. Mère Anna, elle, est une vendeuse de poisson. Elle confie  :  «je salue vraiment cette mesure. La situation difficile que nous vivons actuellement fait que même si les baisses sont de 25 francs, cela pourrait servir à quelque chose pour le lendemain. Mon seul problème est qu’on ne sent pas encore cette baisse puisqu’aujourd’hui même j’ai acheté avec le même prix le litre d’huile  (1200 francs) le boutiquier dit ne pas encore épuiser son stock. C’est toujours comme ça. Si c’est pour augmenter, ils l’appliquent à la minute qui suit ; mais si c’est le contraire, ils disent toujours que leur stock n’est pas encore écoulé», déplore-t-elle. Ces   braves dames craignent, en vérité, le non-respect des décisions prises, même si  le ministre du Commerce a annoncé le recrutement de 1000 jeunes volontaires pour assister les vérificateurs et contrôleurs des prix sur le terrain. Pour l’effectivité de la mesure gouvernementale.Adja Ndeye Lissa GADIAGA (Stagiaire )

Momath Cisse,vice président de l’Ascosen : «Si la réglementation est respectée,on ne peut pas léser le consommateur»

https://www.sudquotidien.sn Le vice-président de l’Association des consommateurs du Sénégal (Ascosen) Momath Cissé n’a aucune crainte quant à l’application effective des mesures prises par le Chef de l’Etat, Macky Sall, relatives à la baisse des prix de certaines denrées alimentaires de première nécessité comme le riz, l’huile et le sucre. Selon lui, si la réglementation est respectée, on ne peut pas léser le consommateur. «Les  concertations ont été inclusives c’est-à-dire de l’importateur en passant par le gros, le demi-gros, le détaillant jusqu’au bailleur. Donc, pour moi, on ne peut pas enfanter un enfant et ne pas lui donner un nom. Les 18 commissions chacune en ce qui la concerne a débattu les contraintes et les mesures à prendre. C’est à l’issu de ces travaux que ces 11 mesures sont sortis. L’Etat a promis d’accompagner le ministère du Commerce pour le contrôle  et le respect de la réglementation. Les moyens logistiques et humains sont mis à la disposition  du ministère du Commerce. La réglementation dit que le consommateur doit être informé par l’affichage des prix. Si cela est respecté d’une manière permanente, je pense qu’on ne peut pas léser le consommateur. Les différents stades de distribution ont été définis dès le début c’est-à-dire l’importateur, le grossiste, le demi-grossiste et le détaillant. Chacun en ce qui le concerne connait la marge qu’il a du produit à vendre. En connaissance de cause, on ne peut pas spéculer. Mais, ma  seule crainte, c’est les produits importés. Ces produits, s’ils ne subissent pas des variations au niveau du pays d’origine, il ne doit pas y avoir de changement d’encadrement des prix. Mais si, par exemple, le riz importé connait une variation vers la hausse, fatalement les prix encadrés, comme dans le passé, ne pourront pas être respectés. Je demande, par ailleurs, à la population de dénoncer  et d’alerter les autorités à travers le numéro vert les commerçants véreux.»NDEYE AMINATA CISSE

Casamance : Des fonds mis en place pour accompagner les initiatives porteuses d’emplois dans le public et le privé

iGFM – (Dakar) «Accompagner les initiatives porteuses d’emplois en Casamance», telle est l’initiative qui a été mise en place hier par le projet du gouvernement allemand «Investir Emplois» dans la région sud du pays. Des fonds qui, en croire Libasse Seck point focal du projet «Investir Emplois» sont destinés à des entreprises du secteur privé et public. «Des fonds qui pourraient contribuer à éradiquer les difficultés d’accès aux financements classiques au niveau des institutions bancaires », a ajouté Libasse Seck. C’était hier, lors d’un atelier de partage sur ces instruments d’accès à ces fonds qui s’est tenu hier à Ziguinchor, dans la salle de réunion d’un hôtel et qui a été marqué par la présence de plusieurs acteurs qui étaient venus de toute la contré sud. Dans cette partie méridionale du pays, les difficultés d’accès à des crédits d’envergure constituent une contrainte majeure aux projets porteurs d’emplois. Désormais, les acteurs économiques du secteur public comme du privé qui s’illustrent dans la promotion d’emplois vont pouvoir compétir pour accéder à la subvention mise ne place par le projet Investir pour l’emploi du gouvernement allemand.

A en croire toujours Libasse Seck point focal du projet «Investir pour l’emploi », «ce sont des projets qui sont prêts à démarrer et qui attendent surtout un financement et qui impactent sur la création d’emplois.

La création d’emplois est l’objectif visé par cet instrument qui est d’appui des projets publics et privés et qui créent de nouveau emplois salariés décents» Une approche qui, selon les acteurs, est destinée à innover les modes de financements porteurs d’emplois, «C’est aussi une démarche qui vise aussi à identifier des projets fiables et qui, sur la base de contrats, va nous permettre de signer des financements dans le cadre de la mise en œuvre des fonds du projet. Des financements qui vacillent entre 1 et 10 millions d’euros», a soutenu M. Seck. Ainsi, la finalité de l’offre faite aux porteurs d’initiatives est d’arriver à lever les barrières à l’investissement. «Ce qui se faisait avant, c’était des prises de participation des dettes et des garanties qui étaient données à un certain nombre d’entreprises mais à ce niveau, ce sont juste des subventions que nous allons verser. Il faut aussi noter que dans le cas de ses subventions, en termes de ciblage, nous avons à la fois le public et le privé. D’ailleurs, tout ce nous recherchons, c’est enlever les barrières liées à l’investissement et permettre à la fois au public et au privé d’avoir la possibilité de créer le maximum d’emplois possible», explique Djibril Maguette Mbengue point focal de la coopération  allemande KFW. Pour rappel, cet atelier de partage sur les instruments d’accès aux fonds de subventions «Investir pour l’emploi», s’est tenu en présence d’acteurs économiques issus du secteur public et privé de la région sud.

Le réchauffement climatique va réduire durablement la croissance du PIB africain,surtout dans 8 pays (rapport)

(Agence Ecofin) – Sur les cinquante pays africains étudiés, huit risquent de subir d’importantes pertes économiques. Il s’agit du Soudan, de la Mauritanie, du Mali, du Niger, du Burkina Faso, du Tchad, de Djibouti et du Nigeria.   Ces pays particulièrement vulnérables au changement climatique pourraient enregistrer des réductions de leurs taux de croissance économique de plus de 25 % d’ici 2050 et de plus de 75 % à l’horizon 2100. Le réchauffement climatique pourrait réduire la croissance du PIB du continent africain de près de deux tiers d’ici la fin du siècle en cours si des investissements importants ne sont pas réalisés dans le domaine de l’adaptation au dérèglement du climat, a souligné l’organisation britannique Christian Aid dans un rapport publié le 9 novembre. Intitulé « Le coût pour l’Afrique  : des dommages économiques considérables dus au changement climatique », ce rapport précise que le maintien des politiques climatiques actuelles, qui aboutirait à un réchauffement de 2,7°C par rapport à l’ère préindustrielle d’ici la fin du siècle, pourrait réduire la croissance du PIB du continent de 20% d’ici 2050 et de 64% d’ici 2100.

Impact sur la croissance du PIB d’ici 2050.

Christian Aid indique également que même si l’humanité parvenait à limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C par rapport au niveau préindustriel, conformément aux objectifs de l’accord de Paris sur le climat, la croissance économique des pays africains devrait être en moyenne réduite de 14 % d’ici 2050 et de 34 % d’ici 2100. « Tous les pays africains sont confrontés à des réductions massives de leurs taux de croissance économique en raison des effets néfastes du changement climatique dans les années et les décennies à venir », déplorent les auteurs du rapport, notant que ces taux de croissance sont déjà soumis à d’énormes pressions à court terme en raison des impacts du Covid, de l’aggravation des crises de la dette, de la hausse des taux d’intérêt et de mesures l’austérité qui deviennent une condition sine qua non à l’obtention de financement de la part de divers bailleurs de fonds.

Huit pays très vulnérables

L’analyse des retombées économiques du réchauffement climatique en Afrique qui a été pilotée par Marina Andrijevic, économiste à l’Institut international d’analyse des systèmes appliqués de Vienne, porte sur 50 pays du continent. Mais huit pays risquent d’être particulièrement touchés par d’importantes pertes économiques. Il s’agit du Soudan, de la Mauritanie, du Mali, du Niger, du Burkina Faso, du Tchad, de Djibouti et du Nigeria. Ces pays risquent de subir des réductions de leurs taux de croissance économique de plus de 25 % d’ici 2050 et de plus de 75 % d’ici 2100 dans le scénario d’un maintien des politiques climatiques actuelles. Le Soudan, où des inondations ont provoqué le déplacement de 258 000 personnes dans 15 des 18 provinces du pays depuis le début de l’année en cours, pourrait ainsi être confronté à une réduction de la croissance de son PIB de 32,4 % d’ici 2050 et de 84 % d’ici 2100. Même dans le scénario d’un réchauffement limité à 1,5°C par rapport au niveau préindustriel, le Soudan pourrait enregistrer une réduction de la croissance de son PIB de 22,4% d’ici 2050 et de 51,6% d’ici 2100. Rappelant que le changement climatique a d’ores et déjà engendré une augmentation de la fréquence des phénomènes climatiques extrêmes tels que les vagues de chaleur, les sécheresses prolongées, les cyclones dévastateurs et les fortes inondations, le rapport note que l’impact économique du dérèglement du climat se fait déjà sentir en Afrique. Entre 1991 et 2010, la hausse des températures a déjà réduit les taux de croissance des pays du continent de 13,6 % en moyenne. Ces dégâts économiques touchent de plein fouet le continent alors qu’il n’est responsable que de moins de 4% du total des émissions des gaz à effet de serre enregistrées à l’échelle mondiale. Les vingt pays africains où la croissance économique devrait ralentir le plus d’ici 2050 et 2100 ne génèrent en moyenne que des émissions de 0,43 tonne de CO2 par personne contre des moyennes de 18 tonnes/personne en Arabie Saoudite, 14,2 tonnes/personne aux Etats-Unis et 14,5% tonnes/personne en Australie

MOUSTAPHA LIMAM CHAFI A INTRODUIT PETIT BOUBE AU SÉNÉGAL

LeTemoin-Ils ont été nombreux à se demander par quel biais le mystérieux marchand d’armes nigérien Aboubacar Hima avait pu pénétrer au Sénégal dans l’affaire du contrat de vente d’armement d’un montant de 45 milliards par la société Lavie Ils ont été nombreux à se demander, lorsqu’a été révélé par un consortium international de journalistes d’investigation le contrat de vente d’armement d’un montant de 45 milliards entre le ministère de l’Environnement et la société Lavie, par quel biais le mystérieux marchand d’armes nigérien Aboubacar Hima dit Petit Boubé avait pu pénétrer au Sénégal. Cet homme, rappelons-le, fait l’objet d’un mandat d’arrêt international lancé par le Nigeria et est mis en cause dans son pays pour divers contrats d’un montant de 76 milliards relatifs à des commandes d’armes jamais livrées à l’armée nigérienne. Eh bien, malgré donc sa mauvaise réputation, il a pu venir tranquillement au Sénégal et décrocher un marché de 45 milliards de francs — sans appel d’offres — pour la fourniture de fusils d’assaut, drones, motos et autres équipements officiellement destinés au service des Eaux et Forêts. En guise de prime à l’acheteur, le vendeur offre même des séjours tous frais payés avec voyage en classe business et séjour dans un hôtel 5 étoiles à Dubaï aux autorités contractantes ! Comment donc avait fait Boubacar Hima pour décrocher ce marché derrière lequel certains voient l’ombre du marchand d’armes israélien Gaby Peretz très présent au Sénégal ? Eh bien, Le Témoin est en mesure de révéler que c’est le Mauritanien Moustapha Limam Chafi qui l’a introduit dans notre pays ! Surnommé le « Jacques Foccart sans mallettes du Sahel » ou encore qualifié de missi dominici de l’ancien président burkinabé Balise Compaoré, Moustapha Limam Chafi est un homme de l’ombre mystérieux, éminence grise de plusieurs chefs d’Etat du continent auprès desquels il est une sorte de Raspoutine. Il entretient des rapports privilégiés avec tous les mouvements djihadistes qui sévissent dans le Sahel. Selon ses détracteurs, il aurait été utilisé par Blaise Compaoré pour déstabiliser des régimes dans la sous-région. En tout cas, tant que le tombeur du capitaine Thomas Sankara était au pouvoir avec Chafi à ses côtés, jamais le Burkina n’a été frappé par les groupes terroristes. Dès qu’il est tombé, il y a eu les attentats de Ouagadougou. Moustapha Chafi Limam exerce actuellement les fonctions de conseiller spécial de Mohamed Bazoum, le président du Niger. Surtout, il est très lié au président de la République Macky Sall, leurs relations remontant au temps où ce dernier était Premier ministre. C’est d’ailleurs Chafi qui était à l’origine de la brouille entre Macky Sall et l’ancien président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz qui avait lancé un mandat d’arrêt contre le « Jacques Foccart du Sahel ». Le refus du président Sall d’arrêter Chafi, qui séjournait régulièrement au Sénégal, avait braqué Aziz contre le président sénégalais. Pour la petite histoire, lorsque Moustapha Limam Chafi avait perdu sa mère il y a quelques années, des chefs d’Etat africains avaient appelé le président mauritanien pour qu’il l’autorise à assister aux funérailles juste pour une journée. Ils se disaient disposés à mettre à sa disposition un avion qui l’attendrait à l’aéroport de Nouakchott avant de le ramener à son point de départ avant la tombée de la nuit. Niet de Aziz qui était resté sourd à toutes les interventions. C’est donc ce Moustapha Limam Chafi, très introduit à la présidence de la République, qui a amené Boubacar Hima au Sénégal et a réussi à lui faire obtenir ce fabuleux contrat de 45 milliards de francs. Les deux hommes ont séjourné dans un palace situé sur la corniche pendant un mois pour négocier ce braquage du siècle de nos finances publiques ! Mamadou Oumar NDIAYE

LES PROGRAMMES NATIONAUX DE LUTTE CONTRE LES MTN RÉFLÉCHISSENT SUR LA DURABILITÉ DES EFFORTS

Dakar, 9 nov (APS) – La lutte contre les maladies tropicales négligées (MTN) doit passer par des actions multisectorielles conduites dans le cadre de programmes de longue durée, a soutenu, mercredi, à Dakar, Alphonse Ousmane Thiaw, directeur de cabinet du ministère de la Santé et de l’Action sociale. « Beaucoup de progrès ont été réalisés au Sénégal comme dans les autres pays. Cependant, il y a des gaps et des défis qui tournent autour de la durabilité, du renforcement des ressources et des actions multisectorielles pour maintenir tous ces efforts », a-t-il souligné.

Alphonse Ousmane Thiaw présidait l’ouverture d’un atelier régional de partage d’expériences sur le bilan et les perspectives des programmes nationaux de lutte contre les maladies tropicales négligées.

Cette rencontre de trois jours réunit les responsables des programmes nationaux de lutte contre les maladies tropicales négligées du Bénin, du Cameroun, du Ghana, de la Guinée, du Mali, du Niger, du Sénégal et de la Sierra Leone. Selon M. Thiaw, « le maintien des progrès impose des efforts supplémentaires, d’où l’importance d’avoir ces échanges entre plusieurs programmes nationaux ». Dans ce sillage, « il est important d’impliquer les gouvernements’’, d’autant qu’il y a « de nouveaux défis autour de la durabilité », a indiqué Joe Shott du projet Act de l’agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID), partenaire de la lutte contre les maladies tropicales négligées en Afrique de l’Ouest. « Des progrès énormes ont été réalisés dans des situations difficiles. Des pays comme le Togo ont éliminé le trachome. Donc, il faut s’occuper de la durabilité pour que tous ces efforts puissent être maintenus et sauvegardés dans ces pays », a-t-il ajouté. Bolivar Pou, représentant l’organisation américaine FHI 360, autre partenaire de la lutte contre les maladies tropicales négligées en Afrique de l’Ouest, est revenu sur l’importance de la durabilité, « composante essentielle du Act to End (mettre fin aux MTN), qui vise à recueillir les goulots d’étranglement éventuels à l’atteinte des objectifs (…)’’ arrêtés dans ce domaine. ’’Nous venons de loin en ce qui concerne la lutte contre les MTN », en termes d’organisation des services et de recherche, a relevé le directeur général de la santé publique du Sénégal, docteur Barnabé Gningue. « Aujourd’hui, après un certain délai de mise en œuvre, nous pouvons relever la tête et dire que ces maladies anciennement négligées deviennent considérées. Pour ne dormir sur nos lauriers donc, il faut des stratégies pour maintenir ces acquis », a-t-il dit. Selon docteur Gningue, la durabilité « consiste à maintenir les stratégies qui nous ont permis d’avoir des succès, d’une part, et d’autre part les stratégies qui croissent ».Quatorze des 20 maladies tropicales négligées dans le monde sont présents sur le territoire sénégalais.SKS/BK/MD

Ce qu’a dit Pape Alé Niang au juge du deuxième cabinet

https://www.sudquotidien.sn Le journaliste Pape Alé Niang inculpé entre autres pour divulgation d’informations non rendues publiques par l’autorité compétente de nature à nuire à la défense nationale, a été placé hier sous mandat de dépôt. Quand le juge lui a notifié les chefs d’inculpation retenus contre lui, Pape Alé Niang a répondu :  « je prends acte ». Le magistrat instructeur l’a interpellé sur la publication des véhicules blindés de la gendarmerie débarqués à l’Aibd. Aussi le juge lui a rappelé ses « lives » sur le commandant de la gendarmerie Moussa Fall et l’histoire du message radio du Commandant des opérations de Dakar. Mais Pape Alé Niang n’a pas reconnu les faits. « Je n’ai pas recelé de documents ni diffusé de fausses nouvelles. J’ai donné des informations vraies », s’est défendu le journaliste, repris par L’OBS. Toutefois, il a fait des observations sur la procédure. Il a fustigé les conditions dans lesquelles il a été arrêté par la police. Il se dit victime d’un enlèvement par la Sûreté urbaine. « J’ai été enlevé dimanche sur les Allées Pape Guèye Fall. Alors j’étais en train de changer les pneus de ma voiture, cinq éléments de la Sûreté urbaine sont venus m’arrêter. Pourtant une simple convocation aurait suffi pour que je puisse venir répondre. Je suis régulièrement domicilié et j’ai mes bureaux à Sacré-Cœur. Cette procédure, c’est juste pour m’abattre », a confié Pape Alé Niang au juge du 2e cabinet.

Placé sous mandat de dépôt : le Procureur corse le dossier Pape Alé Niang

https://www.sudquotidien.sn Pape Alé Niang passe sa première nuit en prison. Déféré hier, mercredi 8 novembre, après un retour de parquet   à l’issue de 48H de garde à vue à la Police centrale de Dakar, la veille mardi, le Procureur de la République a saisit le juge du deuxième Cabinet, corsé le dossier et requis le mandat de dépôt. Le Premier Substitut du Procureur n’a pas laissé le choix au juge Mamadou Seck. Le Parquet du Tribunal de grande instance hors classe de Dakar a requis, du juge du deuxième Cabinet, l’ouverture d’une information judiciaire dans l’affaire Pape Alé Niang. Mieux, il a aussi demandé le placement sous mandat de dépôt du journaliste, en plus de corser les informations visées par l’enquête de Sureté Urbaine de Dakar (SU). «Ayant visé en renfort l’article 139 du Code de Procédure Pénale (CPP) pour requérir du juge le place mandat de dépôt, le Premier Substitut du Procureur ne laisse guère le choix au juge Mamadou Seck», a posté, sur sa page Facebook, Me Cheikh Koureyssi Ba, l’un des avocats de Pape Alé Niang. Revenant sur l’Etat d’esprit de son client, il écrit  :  «Pape Alé Niang, serein et droit dans ses bottes, vient d’être inculpé des chefs de : divulgation d’informations non rendues publiques par l’autorité compétente de nature à nuire à la Défense nationale ; recel de documents administratifs et militaires ; diffusion de fausses nouvelles de nature à jeter le discrédit sur les institutions publiques. (Articles 64, 370, 430 et 255 du Code Pénal)». Le journaliste d’investigation a été arrêté dimanche dernier par des éléments de la Sureté Urbaine du Commissariat central de Dakar. Il était poursuivi, initialement, pour «divulgation de documents militaires sans autorisation de la hiérarchie, de nature à nuire à la défense nationale ; appel à la subversion ; recel et diffusion de documents administratifs estampillés secrets et propagation de fausses nouvelles». Le Maître des poursuites a rajouté à ces charges les faits visés dans l’article 139 du CPP. Il risque cinq (05) ans de prison, selon son conseil.ID

QUAND LA PRESSE FOUILLAIT DANS LES POUBELLES DE LA «POINTE DE SANGOMAR» ET DU BATEAU «LE JOOLA»

LeTemoin-L’arrestation du journaliste Pape Alé Niang remet sur le tapis la question des limites de la liberté de la presse pour des raisons de sécurité nationale. Il est vrai qu’il y a des dispositions du code de procédure pénale qui encadrent la liberté de la presse et la liberté d’expression à travers des lignes rouges nommées « Secret défense », « Confidentiel », « Top-Secret » etc. à ne pas franchir. Malheureusement, dans certains régimes autoritaires faisant peu de cas du respect de la liberté de la presse, ces panneaux d’interdiction ne sont dressés de manière pathétique ou grotesque que lorsque des dérives politiques et autres actes de mal gouvernance sont révélées au grand public par les médias. C’est pourquoi, dans certaines affaires ou aventures très ambiguës comme le dossier « Ousmane Sonko/Adji Sarr », il semble très difficile de concilier la liberté de la presse garantie par la Constitution et la protection du secret défense comme sentinelle de garde sur un mirador dans cette même Constitution. Et surtout si l’on considère que le journaliste d’investigation s’activant dans la chasse aux cafards participe au contrôle démocratique des gouvernants.

Toujours est-il que sous le régime de Me Abdoulaye Wade, la République avait été à cette même exigence contradictoire entre devoir du public à l’information et impératifs liés à la défense nationale, cette dernière aimant se couvrir du voile du secret. C’est à propos du livre de notre confrère Abdoulatif Coulibaly intitulé « Wade, un opposant au pouvoir : l’alternance piégée? » que cette exigence contradictoire s’était manifestée.

Dans son ouvrage, l’auteur, qui faisait honneur en son temps au journalisme d’investigation, dénonçait non seulement les tentatives de musellement des médias mais aussi la vente des deux moteurs de l’ancien avion de commandement « Pointe de Sangomar ». Or, l’avion présidentiel ou avion de commandement est un domaine militaire placé sous l’autorité de l’Armée de l’air. Aussi bien son équipage militaire que sa maintenance et sa surveillance sont également du ressort de l’Armée. Comme quoi, l’achat, la vente, les commandes de pièces détachées etc. pour l’avion présidentiel sont toujours estampillés « Secret défense ». Pourtant, notre brillant confrère et doyen Abdoulatif Coulibaly avait focalisé ses investigations sur cet avion militaire appelé « Pointe de Sangomar » avec des documents estampillés « Secret-défense » à l’appui. D’ailleurs à l’époque, le général de brigade aérienne Madické Seck, commandant de l’escadrille présidentielle, était monté au créneau pour tenter de démonter les accusations jusqu’à même organiser un voyage de presse à Perpignan (France). Un voyage d’éclairage qui montrait que les révélations contenues dans ce livre étaient une amère pilule que le président Abdoulaye Wade avait du mal à avaler. Donc malgré la sensibilité de l’information relative à l’avion présidentiel, qui relève, répétons-le, du domaine militaire, le journaliste Abdou Lactif Coulibaly n’avait jamais été inquiété. Plusieurs années plus tard, le président Me Abdoulaye Wade a confié ceci : « Vous savez, le livre d’Abdoulatif Coulibaly sur la Pointe de Sangomar est ce qui m’avait le plus atteint durant mon règne. Parce que le livre est truffé de fausses nouvelles et autres informations sensibles dès lors que l’avion de commandement est placé sous l’autorité du ministère des forces armées » se désolait le prédécesseur du président Macky Sall.

De la «Pointe de Sangomar» au «Joola», que de «secrets-défense» violés !

Bien que comparaison ne soit pas raison, l’affaire Pape Alé Niang nous rappelle également la couverture médiatique de l’affaire du « Joola » dont la gestion était confiée à l’Armée. Après le naufrage de ce bateau effectuant la liaison entre Dakar et Ziguinchor et viceversa, une commission militaire d’enquête interne avait été mise en place par le ministère des Forces armées pour situer les responsabilités de cette tragédie ayant fait près de 2.000 morts. Inutile de vous dire que les auditions estampillées « Document confidentiel » des autorités militaires de l’époque à savoir le général Babacar Gaye, ex-chef d’état-major général des Armées (Cemga), du colonel Ousseynou Kombo, ex-chef d’état-major de la Marine nationale, du colonel Meïssa Tamba, ex-chef d’état-major de l’Armée de l’air etc. s’étaient retrouvées dans les journaux. Pourtant l’arme du « Secret-Défense » n’avait jamais été brandie par l’Etat Major général des Armées ou la direction de la justice militaire encore moins le procureur de la République contre les médias. Certainement, l’Etat avait choisi de fermer les yeux sur ces violations du « Secret défense » dans le but de tenir les populations informées sur ce qui s’était réellement passé la nuit du naufrage et aussi situer les responsabilités en amont. Un exercice de transparence salutaire dans ces circonstances très douloureuses où le peuple sénégalais très exigeant voulait savoir les raisons d’un tel drame ! Dans son principe, la nécessité d’un « Secret défense » n’est pas discutable. Car aussi bien les autorités judiciaires et militaires que les professionnels de l’information pourraient, chacun, avoir des interprétations différentes des dispositions encadrant ces balises à la liberté d’information. Au finish, tout dépend du contexte et de la nature du dossier auquel les différents acteurs et auteurs sont confrontés. Mais quoi qu’il en soit, on voit mal au nom de quoi un pouvoir politique s’arrogerait le droit de limiter le travail de journalistes d’investigation, de journalistes tout court, censés traquer l’information sensible ou fouiller dans les poubelles à la recherche des « rats » et des « cafards » des gouvernants mais aussi de débusquer les cadavres qu’ils cachent dans les placards. Sans compter, bien sûr, les trésors constitués par de l’argent public, qu’ils cherchent à dissimuler. Pape Ndiaye

LES GALÈRES DE LA PRESSE

https://www.enqueteplus.com La ligne de défense de l’État, consiste à s’acharner et se défouler sur la presse et Pape Alé Niang, au lieu d’apporter des éclairages sur les informations effrayantes qui ont été partagées par le journaliste

Au lieu de s’expliquer sur les accusations gravissimes portées à la connaissance du public, d’abord par Ousmane Sonko et, ensuite, par Pape Allé Niang, l’État, ayant échoué à garder ses secrets, se défausse sur le journaliste et multiplie les sorties pour intimider les hommes de médias.

Il est incapable de tenir sa langue ; il divulgue tous les secrets à lui confiés et après, il va chercher un bouc émissaire. Souvent, c’est le journaliste qui trinque. Depuis l’éclatement de l’affaire Pape Alé Niang, l’État multiplie les sorties pour intimider les journalistes. À la suite de la sortie du procureur de la République, c’est au tour du ministre des Forces armées de monter au créneau pour jouer au gendarme en colère. Dans un communiqué signé par l’ex-fervent défenseur des droits humains, Sidiki Kaba, il est indiqué  : ‘’La protection du secret relatif à la défense nationale relève d’un régime juridique strict. Il est applicable à l’ensemble des citoyens sénégalais (civils ou militaires) et aux étrangers qui, sans en avoir la qualité, procèdent à la divulgation ou diffusion, malveillante ou non, des informations y relatives…’’ Très déconnecté du débat public qui porte surtout sur la véracité ou non des affirmations portées par le journaliste (à propos d’un supposé complot au niveau de la gendarmerie nationale), le ministre et avocat fait dans la menace, en faisant étalage de sa maitrise des différentes lois. ‘’Les crimes et délits pour atteinte à la défense nationale sont sanctionnés par le Code pénal sénégalais en ses articles 60 et subséquents, et notamment l’article 64 qui vise toute personne qui  : ‘Sans intention de trahison ou d’espionnage, aura porté à la connaissance d’une personne non qualifiée ou du public une information militaire non rendue publique par l’autorité compétente…’ Tous les documents ayant trait à la préparation et à la conduite des opérations, non rendus publics par l’État-major général des armées, entrent dans cette catégorie. Leur diffusion ou divulgation tombe sous le coup de la loi’’, écrit le ministre, avant de rappeler à ceux qui interviennent dans le champ de la diffusion de l’information ‘’de prêter une attention particulière à ne pas diffuser ou relayer des informations susceptibles de porter atteinte à la défense nationale…’’.

‘’Violer la loi au nom du droit du public à l’information est conforme à la déontologie’’

Il faut le constater que la ligne de défense de l’État, c’est jusque-là de s’acharner et de se défouler sur la presse et Pape Alé Niang, au lieu d’apporter des éclairages sur les informations effrayantes qui ont été partagées par le journaliste. Cette posture qui laisse à la limite croire que tout ce qui a été dit par le journaliste est vrai menace plus la défense nationale et la stabilité du Sénégal que le fait de divulguer un tel contenu. Quant aux journalistes, ils semblent bien au fait de ces concepts fourre-tout (secret-défense, secret de l’instruction, document confidentiel…). En vérité, à lire beaucoup d’hommes et de femmes des médias qui n’ont eu de cesse d’apporter des éclairages depuis le début de l’affaire, les préoccupations du journaliste sont ailleurs. Il s’agit surtout, à côté de cette interdiction d’informer que brandit le pouvoir, de défendre un autre principe sacro-saint qu’est le droit du public à l’information. Ancien secrétaire général du Synpics, le journaliste Mademba Ndiaye pose le débat en ces termes  : ‘’La question est la suivante  : le journaliste doit-il respecter la loi ou le droit du public à l’information, quitte à violer la loi ?’’ Sur son compte Twitter, il semble y apporter une réponse on ne plus tranchante. ‘’Je considère que violer la loi, exclusivement au nom du droit du public à l’information, est un principe conforme à la déontologie des journalistes. Assumer les conséquences de ce viol est aussi un principe conforme à la déontologie’’, indique-t-il, non sans soulever par ailleurs une question subsidiaire  : ‘’Papa Alé Niang a-t-il violé la loi ? Je n’en sais strictement rien, personnellement, avec les bribes d’informations que j’ai.’’ Dans tous les cas, a précisé ce pionnier de ‘’Walf Quotidien’’, si les journalistes se mettaient à lire la loi, aucun article ne paraitrait. ‘’Même en sport, ironise-t-il, car montrer une sportive en tenue de natation pourrait être considéré comme attentat à la pudeur. Le journaliste n’a que faire de la loi. Il est le seul juge (avec sa rédaction) de la qualité de l’information qu’il a. C’est à lui d’apprécier si cette information mérite d’être portée à la connaissance du public ou non. Il peut la jeter à la poubelle, même si sa publication ne violerait aucune loi. Par contre, s’il juge que le public a le droit de connaitre cette info, il la publie, même si cela viole la loi. La déontologie est sauve. Le reste, c’est l’affaire du procureur qui peut poursuivre, s’il le juge nécessaire’’. Pour lui, le défi, pour les journalistes, c’est de faire en sorte que la loi soit conforme au droit du public à l’information (garanti par l’article 8 de la Constitution).

Le secret de l’instruction, cet autre traquenard !

Dès lors, les confrontations semblent inéluctables. Alors que pour les hommes de médias, la liberté d’informer dans le respect des règles d’éthique et de déontologie semble être mise en avant, l’État, lui, semble s’arcbouter aux mythes du secret et de la confidentialité. Et ces interdictions ne se limitent pas seulement à la sphère militaire. Elles concernent également d’autres domaines tels que la justice ou même l’Administration. Il y a quelques années, lors d’une rentrée solennelle des cours et tribunaux, le procureur Guibril Camara faisait un exposé mémorable sur le secret de l’instruction et le droit à l’information. Pour lui, il est au moins clair que les relations entre la presse et la justice semblent fondées sur une opposition naturelle découlant de la logique propre à chacune de ces institutions. Tout en prônant les conditions d’une justice efficace à rendre dans la sérénité, il appelait à ne pas brûler systématiquement la presse. ‘’Comment la justice, dont la démarche doit toujours être empreinte de sérénité et d’objectivité, pourrait-elle s’accommoder d’une presse travaillant presque toujours dans l’urgence et la frénésie (…) ? Mais ne faisons pas trop vite ou trop systématiquement le procès de la presse. Celle-ci ne revêt pas toujours, face à la justice, le manteau d’épouvantail qu’on lui fait enfiler. Elle n’est parfois, d’ailleurs, que le bouc émissaire qui permet de pousser en arrière-plan les autres acteurs du jeu judiciaire qui ne sont pas forcément exempts de reproches dans leur conduite…’’, soutenait le parquetier.

‘’Si nous n’avons pas de preuve, nous sommes diffamateurs ! Si nous en avons, nous sommes des receleurs’’

De l’avis de Guibril Camara, les relations entre la presse et la justice sont complexes et tout schéma préétabli risque d’être réducteur. Et puis, tout le monde, même les magistrats, viole le secret… Le procureur  : ‘’Sans avoir la prétention d’en dresser un tableau complet, il est, néanmoins, possible d’affirmer qu’en fonction des objectifs, les rapports sont de complémentarité ou de confrontation suscitant souvent l’hostilité dans certains milieux. Ainsi, a-t-on pu dire avec plus ou moins de bonne foi ou d’animosité que ‘justice et médias vivent en un concubinage notoire, parfois tapageur’. C’est que, dans plusieurs pays, tout à la fois lassés, instruits et parfois secrètement séduits par les sorties médiatiques de quelques avocats talentueux, les juges les plus audacieux ont finalement osé rompre une réserve, en réalité imposée à eux seuls.’’

Dans ce concert de violation des secrets, c’est surtout le journaliste qui paie les pots cassés

. Souvent, ses complices sont royalement ignorés. À ce propos, Guibril Camara soulignait  : ‘’Lorsqu’un journaliste publie une information, couverte par le secret de l’instruction ou plus généralement par le secret professionnel, diverses situations juridiques peuvent être envisagées. Si l’information contient des imputations diffamatoires dont il ne peut pas ou n’a pas le droit de rapporter la preuve, il est, bien évidemment, passible de condamnation pour diffamation. S’il publie ou produit la pièce qui prouve la véracité de l’information, il est passible de poursuites pour recel de secret professionnel ou de l’instruction. Devant une telle évidence juridique, Louis Marie Horreau du ‘Canard Enchaîné’, tout à la fois dépité et sarcastique, a eu le commentaire suivant : ‘Si nous n’avons pas de preuve, nous sommes diffamateurs ! Si nous en avons, nous sommes des receleurs.’’’.

Pape Alé Niang en prison : «Que l’Etat du Sénégal arrête ces violations de la liberté de la presse»

https://senego.com Le juge du deuxième cabinet a envoyé envoyé mercredi en prison Pape Alé Niang. A la grande désapprobation de l’un de ses avocats, Me Moussa Sarr qui dit basta  à l’instrumentalisation de la justice pour régler des comptes.  L’administrateur du site Dakarmatin a passé mercredi sa première nuit en prison, après son face à face avec le juge du 2e cabinet. Une « détention arbitraire, selon Me Moussa Sarr, un de ses avocats, face à la presse. « On ne peut lui reprocher d’utiliser des messages qui sont sur les réseaux sociaux pour en tirer les conséquences. Faire son travail d’investigation journalistique pour éclairer l’opinion publique. Sa place n’est pas en prison. Il faut que l’Etat du Sénégal prenne ses responsabilités, il faut qu’il arrête ces violations de liberté de la presse. Parce que sans liberté de presse, il n’y a pas de démocratie. La prison n’est pas une réponse à des problèmes politiques. Les problèmes politiques ne se règlent par des débats politiques ». Pape Alé Niang a été arrêté dimanche dernier par la Sureté urbaine. Le journaliste d’investigation est inculpé des chefs de divulgation d’informations non rendues publiques par l’autorité compétente de nature à nuire à la Défense nationale, recel de documents administratifs et militaires et de diffusion de fausses nouvelles de nature à jeter le discrédit sur les institutions publiques.

Alioune Tine, fondateur de Afrikajom center : «La protection des journalistes et des sources doit être garanti par l’Etat»

https://www.sudquotidien.sn Devrait-on occulter les faits relevés dans un rapport commandité par le Haut commandement territorial au profit du fait qu’ils sont considérés attentatoires à la sécurité publique et susceptibles d’occasionner des troubles ? Répondant à cette question, Alioune Tine, expert des droits de l’homme indépendant de l’ONU au Mali balaye d’un revers de main cette posture peu républicaine de nos dirigeants. De prime abord, il dit que la question de secret défense a permis de couvrir des faits très graves, de mal-gouvernance dans le domaine de la sécurité en Afrique. Pour s’en convaincre, il liste des cas pratiques notamment avec l’achat d’avions, d’hélicoptères et des armées au Nigéria et au Mali. «Dans nos Etats, ces pratiques, disons-le, peu catholiques semblent être le propre de nos gouvernants qui gouvernent mal et qui, pour se tirer d’affaires, prétextent la défense, la sécurité et la sureté». Alioune Tine est d’avis que la protection des journalistes ainsi que des sources doit être assurée par les Etats. Parce qu’ils participent à la bonne gouvernance de nos Etats. «La protection des journalistes et des sources doivent être garanti par l’Etat», dit-il. Parce que «c’est fondamental pour l’Etat de droit mais également pour la bonne marche de la démocratique». Très souvent, poursuit-il, «nos gouvernants cachent des choses qui, lorsqu’on les découvre, posent de sérieux problèmes de démocratie et de gouvernance». Pas du tout d’accord avec l’arrestation du journaliste d’investigation, Pape Alé Niang, Alioune Tine dit ceci  :  «Sincèrement, je pense qu’on a besoin de journalistes d’investigation qui portent à la place publique ce que nos dirigeants cachent. Et souvent ce sont des choses graves qui relèvent de l’Etat de droit, de la démocratie et de la gouvernance». Le travail de journaliste d’investigation, ajoutera-il, «C’est effectivement divulguer des choses cachées, pour que nul n’en ignore, mais aussi pour que les gouvernants comprennent effectivement qu’ils sont tenus de bien gouverner le bien commun, pour tendre vers un développement harmonieux et durable». Tine de rappeler, pour convaincre, l’histoire des 45,3 milliards parmi tant d’autres faits qui posent un véritable problème de gouvernance. Mieux, aussi tient-il à mettre en exergue l’histoire du scandale du Watergate aux Etats-Unis, avec le président Richard Nixon, lorsque 12 journalistes ont enquêté pour révéler l’espionnage d’un parti politique qui fait démissionner le président Nixon.JEAN PIERRE MALOU

Jean Denis Ndour, 2ème vice-président de la LSDH «Le véritable débat,c’est la question de la transparence en démocratie»

https://www.sudquotidien.sn Répondant à la question de savoir si la confidentialité des documents doit-elle prendre le dessus sur la vérité des faits, Jean Denis Ndour, 2ème vice-président de la Ligue sénégalaises des droits humains (Lsdh) précise que la confidentialité implique l’interdiction de divulguer à des tiers ou personnes non autorisées des informations à caractère confidentiel. Contrairement au secret, l’obligation de confidentialité n’est pas sanctionnée en tant que telle. Selon lui, «la communication des documents doit être refusée lorsqu’elle pourrait porter atteinte à l’exercice des activités régaliennes de l’État et à l’intérêt général. L’appréciation se fait au niveau du contenu des documents : il convient de rechercher si, eu égard au contenu des documents, leur divulgation risque effectivement de porter atteinte à un secret dont les faits renvoient au droit à l’information». Toutefois, fait-il savoir, «le véritable débat, ici, c’est la question de la transparence en démocratie». Pour s’en convaincre, il rapporte les propos de Jean-Denis Bredin qui dit ceci :  «La transparence ne peut souffrir des domaines interdits, le mensonge, le mystère, le secret, la discrétion, tous les artifices qui dissimulent la vérité. Au nom de la transparence, le droit à l’information tend à devenir un droit absolu. Les images qui restent dans l’ombre, les paroles qui se disent sous le sceau de la confidence, deviennent suspectes.» Autrement dit, la transparence n’est plus seulement un «droit», elle est une «exigence morale». A l’en croire, «elle est la pierre angulaire sur laquelle repose notre société qui prône la démocratie», soutient-il. Il poursuit  :  «Il faut le reconnaitre, les notions de transparence et de secret renvoient aux droits fondamentaux qui gouvernent notre société». C’est ce qui explique que leurs relations soient complexes et intéressent tout le champ social : secret défense, secret bancaire et nouvelles frontières entre le privé et le public etc. Pour rappel, tient-il encore à préciser, «dans le préambule de la Charte des devoirs et des droits des journalistes dite « Charte de Munich » il est dit que : ‘’La responsabilité des journalistes vis-à-vis du public, prime sur toute autre responsabilité, en particulier à l’égard de leurs employeurs et des pouvoirs publics’’. C’est pourquoi nous invitons l’Etat à diligenter cette affaire avec sérénité pour permettre aux journalistes en général de faire convenablement leur travailPour nous, être journaliste, c’est une vocation, c’est une formation, c’est une profession de foi. Quelles que soient les opinions, il y a une manière de pratiquer ce métier, d’aller chercher les faits, d’aller chercher la vérité, quel que soit son camp. En même temps, nous invitons les journalistes à agir en toute responsabilité dans le traitement de l’information au quotidien», conseille-t-il.JEAN PIERRE MALOU

Affaire Pape Ale Niang : quand le principe de «confidentialité» plombe le droit d’informer

https://www.sudquotidien.sn Le journaliste indépendant et administrateur du site d’information «Dakarmatin», Pape Alé Niang a été inculpé hier, mercredi 9 novembre et placé sous mandat de dépôt dans le cadre l’affaire de divulgation des documents classés confidentiels. Depuis le début de cette affaire, mise en branle par le procureur de la République le 6 novembre dernier, le principe de la confidentialité semble prendre le dessus sur les faits d’une extrême gravité contenus dans le rapport de la Gendarmerie nationale initié par l’ancien patron de la Gendarmerie nationale, le Général Jean Baptiste Tine sur l’affaire capitaine Seydina Oumar Touré. L’administrateur du site d’information «Dakarmatin», Pape Alé Niang a passé sa première nuit de prison. Déféré au Parquet hier, mercredi 9 novembre, après trois jours de garde à vue, le journaliste indépendant, très critique vis-à-vis du pouvoir en place, a été finalement inculpé et placé sous mandat de dépôt par le juge d’instruction du deuxième cabinet, Mamadou Seck. Les chefs d’accusation retenus contre lui sont : «divulgation d’informations non rendues publiques par l’autorité compétente de nature à nuire à la Défense nationale ; recel de documents administratifs et militaires ; diffusion de fausses nouvelles de nature à jeter le discrédit sur les institutions publiques».

Engagée, le 6 novembre dernier à la suite de l’arrestation du journaliste par des éléments de la Sureté urbaine agissant sur ordre du procureur de la République, cette affaire a suscité plusieurs réactions. Toutefois, les faits graves incriminés dans le rapport de la Gendarmerie nationale sont relégués au second plan au profit de la violation du principe de «confidentialité des documents administratifs».

En effet, hormis des organisations du secteur de la presse nationale notamment la Coordination des associations de presse du Sénégal (Cap) ou encore de défenses des droits de l’homme comme Amnesty Sénégal et certains responsables de l’opposition, qui ont condamné vigoureusement cette arrestation et exigent la libération immédiate et sans conditions du journaliste au nom du principe de la liberté de la presse, la plupart des réactions notamment celles des autorités en place et certaines personnalités proches du régime réduisent le débat autour du respect de la «confidentialité des documents administratifs» en occultant les faits incriminés par ce rapport d’enquête interne de la Gendarmerie qui auraient mouillé des hautes autorités dans des faits réprimés par la loi. Commandité par l’ex Haut commandant de la Gendarmerie nationale, le général Jean Baptiste Tine à la suite des accusations de «violation de ses obligations militaires» contre le capitaine Seydina Oumar Touré, alors officier de police judiciaire à la section de recherches de la Gendarmerie en charge de l’enquête préliminaire dans l’affaire du viol opposant Adji Sarr et Ousmane Sonko, ce rapport qui aurait été remis au chef de l’Etat, disculperait le jeune officier de toutes les accusations qui lui ont valu sa radiation du corps des cadres de la Gendarmerie nationale. Ainsi, ces dernières, tout en ne remettant pas question le contenu de ce document encore moins son authenticité, se contentent à rappeler le caractère supérieur de «secret défense» et du «secret de l’instruction» sur les libertés de presse, d’expression et le droit du public à l’information. Mieux, selon toujours des informations rendues publiques, ce document révélé par le journaliste Pape Alé Niang est conforme à celui que le leader de Pastef avait brandi lors de sa conférence de presse le 4 novembre au lendemain de son audition. Certaines hautes autorités seraient impliquées dans des actes de falsification de procès-verbal d’enquête dans le but d’enfoncer Ousmane Sonko accusé de viol par Adji Sarr. Le refus du jeune capitaine Seydina Oumar Touré d’exécuter cet ordre serait à l’origine de ses débords qui l’ont conduit à sa radiation. Le journaliste, dans le cadre de cette affaire, n’est pas accusé d’avoir violé le principe de «respecter la vérité, quelles qu’en puissent être les conséquences pour lui-même, et ce, en raison du droit que le public a, de connaître la vérité», tel que recommandé par l’article 1 de la Charte de déontologie de Munich (ou Déclaration des devoirs et des droits des journalistes), signée le 24 novembre 1971 à Munich.

Définition du journalisme d’investigation, selon l’Unesco

«Le journalisme d’investigation implique d’exposer au public des affaires dissimulées de manière délibérée par une personne dans une position de pouvoir ou cachées accidentellement car elles étaient noyées dans une masse de faits et de circonstances qui en obscurcissaient la compréhension. Il nécessite d’utiliser des sources et des documents confidentiels ou publics.»Nando Cabral GOMIS

La presse annonce une marche nationale et le boycott des activités de l’Etat…

https://www.rewmi.com Le monstre est toujours là, la face hideuse. Le journaliste Pape Alé Niang est en prison depuis, hier mercredi. Une décision qui a indigné plus d’un, notamment l’Association de Presse sénégalaise. sur les les ondes de la Rfm, Mamadou Thior a soutenu que les journalistes vont dérouler leur plan d’action, comme en 2004, lors de l’arrestation de Madiambal Diagne.

Test ADN de Sonko : Abdou Mbow répond à Bassirou Diomaye Faye

Le refus d’Ousmane Sonko de se soumettre à un test ADN lors de son audition devant le Doyen des Juges d’Instruction continue de susciter la controverse. En début de soirée lors d’une conférence de presse du Bureau politique de PASTEF, Bassirou Diomaye Faye a de nouveau martelé le niet catégorique de  son leader de se plier à un tel procédé : « Les patriotes ne laisseront jamais Ousmane Sonko donner une demi-goutte de son sang. La justice a besoin de preuves pour dire le droit et non de son sang pour aller voir je ne  sais qui », déclarait-il. Après cette sortie, Abdou Mbow, porte-parole adjoint de l’Alliance pour la République (APR) et député membre de la coalition présidentielle Benno Bok Yakar, a dénoncé une campagne d’intox et de manipulation.  « Je voudrais dire à l’endroit de l’opinion nationale et internationale que le Pastef continue dans la manipulation, le mensonge et la calomnie en évoquant que le juge d’instruction a demandé du sang pour un test ADN, a estimé le Président de la Commission les Lois de l’Assemblée. Nous savons tous que pour faire un test ADN, on n’a pas obligatoirement besoin de donner son sang, même un seul cheveu suffit pour le faire. Le juge a juste demandé de se soumettre au test ADN. L’opinion attend du Pastef et de son leader qu’ils répondent à la question : « POURQUOI REFUSER UN TEST ADN » au lieu de chercher encore une énième tentative de manipulation de l’opinion comme à leur habitude”, dit le parlementaire repris par Seneweb

Macky en grand danger…un grand allié quitte Benno

https://www.xibaaru.sn La question du troisième mandat est un véritable problème pour le chef de l’Etat. Depuis quelques temps, Macky Sall tend dangereusement vers une troisième candidature controversée en 2024. Une décision que tout le monde ne partage pas. Des voix s’élèvent de tout bord pour inviter le Président de la République à ne pas tenter « le diable ». Cette contestation touche désormais la mouvance présidentielle. De nombreux leaders ont quitté le navire. A quinze mois de la présidentielle, une grosse recrue de Macky est sur le point de lui tourner le dos… Le troisième mandat est de plus en plus contesté. Tous les proches de Macky dotés de raison savent que ce projet est un véritable danger pour la stabilité de la République. Aminata Touré qui a vu le danger venir, a très vite abandonné le navire fou de Benno Bokk Yakaar. Un départ qui a fait d’elle une cible à abattre pour ses anciens camarades de parti. Mais l’ancienne première ministre semble ne pas être la seule à contester une telle décision. Le patron de Rewmi est sur les traces de Mimi. Mort politiquement, Idrissa Seck refait son come-back. En effet, depuis le dernier remaniement, il s’est muré dans un silence de cimetière. Humilié aux dernières élections, beaucoup estimaient qu’il allait être débarqué de son poste de président du Conseil Économique Social et Environnemental (CESE). Mais il semble que Macky reste attaché à son «Ndamal Cadior». Idy continue de garder tous les privilèges dont il bénéficie depuis qu’il est devenu un élément incontesté du «Mburook Soow». Ce malgré la raclée aux locales et aux législatives. Idy devrait même être le nouveau premier ministre. Mais le départ de Mimi Touré a chamboulé les plans de Macky Sall. Le chef de l’Etat qui ne sait plus où mettre cet allié encombrant l’a juste laissé à son poste. À quelques mois de la présidentielle de 2024, Idrissa Seck veut retrouver sa place dans le jeu politique. Mais cette place, Macky le lui a fait perdre depuis qu’il a fait de lui un « transhumant ». Mais Idrissa Seck veut prendre la place de Macky Sall en 2024. Le week-end dernier, il a rassemblé tout son état-major pour maximiser ses chances avant lors de l’ultime bataille.  Un recensement général des militants et responsables du Parti Rewmi au Sénégal et dans la Diaspora a été demandé par Idy devenu un renégat aux yeux de ses camarades de l’opposition. Lors de cette rencontre, les militants, qui lui ont renouvelé leurs engagements, ont même demandé à Idrissa Seck d’être le candidat du parti Rewmi à la présidentielle 2024, au mieux celui de la Coalition présidentielle, Benno Bokk Yakaar (BBY). Idrissa Seck a esquivé la question en public, mais l’ancien maire de Thiès ne compte pas couler avec Macky dans la polémique du troisième mandat. Il a un goût démesuré pour le pouvoir. Il ne prendra pas le risque de tout perdre dans le «ni oui ni non » de Macky Sall. Et la traque de Ousmane Sonko par son éternel rival pourrait permettre au Rewmiste de revenir dans la course. Malheureusement, ce combat n’est pas gagné d’avance. Idy a trahi les siens pour faire « copain-copain » avec Macky. Le leader de Rewmi est toujours animé par ce rêve de devenir le « 5ème » président de la république du Sénégal. Tout ce qui l’importe ce sont les délices du pouvoir. Sentant la fin du règne de Macky Sall avec cette question de troisième mandat, il va s’accrocher à un nouveau rempart. Après Aminata Touré, l’ex homme fort de Thiès pourrait être le prochain leader à lâcher Macky et son projet. Mais il ne sera pas le seul. Car d’autres leaders présidentiables de la coalition Benno Bokk Yaakaar ne prendraient pas le risque de rester sous l’ombre d’un chef dont le règne est finissant. La grogne sur le « mandat de trop » gagne du terrain et Macky aura besoin d’un miracle pour convaincre la majorité qui le fera gagner au 1er tour en 2024.Aliou Niakaar Ngom pour Xibaaru