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Le déficit du solde commercial s’améliore de 79,3 milliards au mois de juillet

https://www.lejecos.com Les échanges extérieurs du Sénégal au mois juillet 2022 sont marqués par un déficit du solde commercial. Selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), il s’est établi à -292,0 milliards de FCFA contre -371,3 milliards de FCFA au mois précédent, soit une amélioration de 79,3 milliards de FCFA du déficit. En effet, l’agence note dans le dernier numéro de son rapport mensuel « Repères statistiques », que cette situation serait en liaison avec la baisse simultanée enregistrée sur les importations (-109,4 milliards de FCFA) et sur les exportations (-30,1 milliards de FCFA). Le repli des importations est imputable à celui des produits céréaliers (-30,2 milliards de FCFA), des machines et appareils à moteur (-18,5 milliards de FCFA) et des matériels de transports (-18,3 milliards FCFA). S’agissant des exportations, le recul est dû à celui des produits pétroliers (-37,7 milliards de FCFA), des produits de la mer (-16,0 milliards FCFA), d’or monétaire (-13,1 milliards de FCFA) et du zirconium (-7,1 milliards FCFA).Bassirou MBAYE

Recours à l’endettement pour le financement du développement:Les intérêts de la dette du Sénégal en hausse de 74,3 milliards entre 2022 et 2023

https://www.lejecos.com L’Etat du Sénégal, dans le cadre du remboursement de sa dette, va payer 424,32 milliards de francs Cfa d’intérêts selon le Projet de loi de finance 2023 contre 350 milliards de francs Cfa dans la Loi de finance rectificative (Lfr) de 2022. Cela représente une augmentation de 74,3 milliards de francs Cfa, un « poste budgétaire important mais c’est aussi l’expression d’un choix de politique économique ». On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs ! L’objectif est de tendre vers l’émergence à l’horizon 2035. Mais cela a un coût financier. Le recours à l’endettement s’impose, étant donné que les ressources nationales ne suffisent pas pour financer le développement. Et cela coûtera à l’Etat du Sénégal 424,32 milliards de francs Cfa d’intérêts en 2023, selon le Projet de loi de finance  contre 350 milliards de francs Cfa dans la Loi de finance rectificative (Lfr) de 2022.

« Les intérêts de la dette vont passer de 350 milliards FCFA dans la LFR 2022 à 424,32 milliards de FCFA dans le PLF 2023, soit une hausse de 74,3 milliards FCFA en valeur absolue et 21,24 % en valeur relative », révèle le projet de loi de finance 2023. Lequel soutient que « c’est un poste budgétaire important mais c’est aussi l’expression d’un choix de politique économique ».

Car, explique le document, « le Sénégal continue de bénéficier de la confiance de la communauté financière internationale et présente un profil de risque modéré grâce à une gestion prudente de son endettement, ses performances économiques avec des taux de croissance appréciables, la bonne tenue de ses finances publiques et la qualité de ses politiques publiques qui le placent sur la voie de l’émergence ». D’après le document, le profil de risque modéré est illustré par la trajectoire du ratio de l’endettement depuis plus d’une décennie. Il faut préciser aussi, confie-t-il, que notre pays s’endette moins que par le passé et les chiffres le prouvent. Pour étayer cela, le texte indique qu’à fin 1999 l’encours de la dette s’élevait à 2416,3 milliards de FCFA, équivalant à 76,3% du Produit intérieur brut (Pib).

A fin 2006, il renseigne que l’encours était tombé à 20,4% du Pib, suite aux allègements et annulations de dettes dont avait bénéficié notre pays dans le cadre des initiatives PPTE (Pays pauvres très endettés) et IADM (Initiative d’allègement de la dette multilatérale). Au total, ce sont plus de 1112,8 milliards FCFA de dettes qui avaient été annulés.

A partir de 2007, la même source rappelle que l’encours de la dette repart à nouveau à la hausse, pour s’établir à 39,9% du Pib en fin 2011, soit plus de quinze points de hausse en cinq ans. La hausse annuelle de l’encours a été de 21,8% en moyenne, durant cette période 2007-2011, alors qu’elle est de 14,1% sur la décennie 2012-2022, relève le document. In fine, la stratégie d’endettement est beaucoup plus modérée, beaucoup plus prudente, que par le passé, soutient-on. Avant de souligner que « notre pays poursuivra une politique prudente d’endettement privilégiant le recours accentué à des emprunts concessionnels, les emprunts non concessionnels n’étant retenus que pour les investissements à niveau de rendement très élevé ».Pourvu que les fonds empruntés soient investis dans des secteurs productifs, créateurs d’emplois et de richesse !Bassirou MBAYE

Fonction publique sénégalaise:L’effectif, les salaires et les frais d’hospitalisation haussent au mois de juillet

https://www.lejecos.com En juillet 2022, l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) révèle que les frais d’hospitalisation (+9,5%), les salaires (+4,4%) et l’effectif (+0,7%) de la fonction sénégalaise se sont accrus par rapport au mois précédent. La même source fait savoir que les salaires sont passés de 97,3 milliards de francs Cfa au mois de juin à 101,6 milliards de francs Cfa au mois de juillet 2022 au moment où les frais d’hospitalisation se chiffrent à 1,6 milliards de francs Cfa au mois de juin contre 1,7 milliards de francs Cfa sous revue. Concernant l’effectif de la fonction publique sénégalaise, l’Ansd souligne qu’il est passé de 163 335 agents au mois de juin à 164 426 au mois de juillet. Comparés à juillet 2021, l’agence indique que les frais d’hospitalisation (+76,3%), les salaires (+30,4%) et l’effectif (+4,3%) de la fonction publique ont maintenu leur dynamique de croissance.Bassirou MBAYE

Cherté de la vie:Macky Sall fixe le prix du loyer

https://www.sudquotidien.sn Le chef de l’Etat, Macky Sall avait demandé au premier ministre, en relation avec les associations de consommateurs et les professionnels de l’immobilier, de lui proposer d’ici le 20 octobre, un plan spécial de renforcement de la régulation des loyers, dans une dynamique de stabilisation et de baisse des prix. Le rapport final des concertations sur la vie chère lui a été remis et d’après les conclusions des différentes commissions, les prix de plusieurs produits et services vont baisser. Particulièrement les prix du loyer, malgré l’absence d’accord sur la méthodologie, vont subir une baisse, rapporte une source gouvernementale à L’OBS. Entre 1994 et 2014, les loyers ont augmenté de 256% là où seuls les matériaux de construction avaient évolué de 47%.

Il est prévu une baisse immédiate et dix mesures structurelles sont envisagées pour faire baisser le prix du loyer.

Il s’agit de baisses segmentées par catégories de logement avec un barème plafonné à 150 000 FCFA pour la catégorie 1, un tarif de 150 000 à 500 000 FCFA pour la catégorie 2 et 500 000 FCFA et plus pour la catégorie 3. Cette décision devrait faire l’objet d’un décret présidentiel qui serait applicable au 1er janvier 2023.

Touba-Hivernage:S.Bara Bousso satisfait et exhorte l’Etat à livrer tôt les engrais

https://www.leral.net Serigne Bara Bousso, le président de l’Union des Coopératives Agricoles de Diourbel s’est prononcé au micro de Leral pour donner son point de vue sur la situation agricole au sortir de cet hivernage qu’il juge de « satisfaisant, hormis quelques zones où les récoltes ne sont pas fameuses » dont une partie du Nord et de l’est, à l’en croire. Profitant de l’interview, Serigne Bara Bousso à rappelé à l’Etat la distribution en temps opportun de l’engrais et de souhaiter aussi la bienvenue aux opérateurs étrangers comme les Chinois .

La Poste,Sénégal Airlines,ICS, Chemins de fer du Sénégal…:Combien de milliards ont été engloutis par ces gouffres financiers ?

https://www.leral.net Fleurons de l’économie du pays, La Poste, Sénégal Airlines, la Régie des Chemins de Fer du Sénégal (Rcfs), les Industries Chimiques du Sénégal (Ics), ont sombré sans que les responsabilités ne soient situées et des poursuites engagées contre ceux qui les ont coulées. Lundi dernier, Abdoulaye Bibi Baldé passait le témoin au nouveau Dg de La Poste nationale, Mohamadou Diaïté. Le nouveau patron de La Poste est venu avec un plan stratégique d’expansion (Pse), mais ce ne sera pas facile pour une société qui est au bord du gouffre. Si La Poste a perdu son rayonnement, c’est à cause de deux facteurs. D’une part, la perte de certains marchés comme celui de la téléphonie, des transferts et paiements par mandat, télégramme ; d’autre part, à cause d’une très mauvaise gestion et d’un recrutement politique préjudiciable aux ressources de l’entreprise.

Aucun responsable désigné…

Pour la situation dans laquelle se trouve cette entreprise, qui risque la fermeture ou la privatisation, personne n’est désigné. Avant La Poste, Sénégal Airlines a connu le sort que l’on sait. Créée en 2009, après la rupture du partenariat entre l’État du Sénégal et la compagnie Royal Air Maroc, Sénégal Airlines finira par crouler sous une dette de plus de 65 milliards FCfa. À cause d’une gestion inadéquate de la flotte et du personnel, la société finira par un dépôt de bilan. Et dire que le sort de Senegal Airlines guette la nouvelle compagnie Air Sénégal internationale SA !

Entre mauvaise gestion et népotisme

Ce qui est arrivé à Sénégal Airlines est quasi identique à la situation qui a prévalu à la Régie des chemins de fer du Sénégal. Pillée comme pas possible, la Rcfs qui a été créée en 1924, avec des lignes infranationales et une ligne internationale Dakar-Bamako, a commencé à sombrer dans le coma sous le régime d’Abdou Diouf, avant de succomber sous Me Abdoulaye Wade

L’utilisation des milliards en question ?

Les Ics, jadis un des plus grands fleurons de l’industrie sénégalaise, ont fini entre les mains de capitaux étrangers. Non seulement les Ics apportaient une part consistante dans le budget de l’État, mais elles étaient une grande pourvoyeuse d’emplois avec les usines de Darou Khoudoss 1, Darou Khoudoss 2, les ateliers mécaniques et la carrière minière.

La privatisation ou le depot de bilan

On ne sait pas trop comment cette société est tombée dans la morosité, mais les ouvriers ont commencé à avoir des problèmes à partir du contrat signé avec les Indiens, qui seront accusés plus tard, de ne pas respecter les clauses et de n’être mus que par le profit. Que ce soit La Poste, Senegal Airlines, la Régie des chemins de fer du Sénégal, les Industries chimiques du Sénégal…. Ces sociétés d’État partagent le sort d’avoir été coulées, avant d’être considérées comme des gouffres à milliards. Et jusqu’à présent, aucune responsabilité n’est située, a fortiori des poursuites engagées contre leurs auteurs délinquants financiers.Tribune

En Afrique subsaharienne, les levées de fonds des fintechs ont bondi de 894 % en 2021,à 1,56 milliard $ (Mastercard)

(Agence Ecofin) – Alors que la pandémie de Covid-19 a contribué à une amélioration sensible des cadres réglementaires régissant leurs activités, les jeunes pousses de la finance africaine attirent de plus en plus les investisseurs.   Les levées de fonds réalisées par les start-up opérant dans le domaine des technologies financières en Afrique subsaharienne se sont établies à 1,56 milliard de dollars en 2021, ce qui représente une hausse de 894% par rapport à 2020, selon un rapport publié le 25 octobre par géant des services de paiement Mastercard. Le rapport précise que le nombre de transactions conclues entre les fintechs de la région et les fonds de capital-risque a atteint 128 durant l’année écoulée contre 89 une année auparavant. A titre de comparaison, les fintechs opérant en Afrique du Nord ont levé 81 millions de dollars répartis sur 28 transactions alors que celles basées au Moyen-Orient ont mobilisé 336 millions de dollars grâce à 80 transactions. En Afrique subsaharienne, les fintechs ont accaparé 27 % du nombre de transactions et 61 % des fonds misés par les firmes de capital-risque sur l’ensemble des start-up de la région. « Le potentiel de la fintech en Afrique subsaharienne attire désormais les investisseurs du monde entier, y compris ceux basés aux États-Unis et en Chine », souligne Mastercard. Le Nigeria s’est imposé comme une plaque tournante de la fintech dans la région Afrique, Moyen-Orient & Pakistan. Les jeunes pousses nigérianes de la finance ont trusté le tiers des levées de fonds réalisées par les fintechs dans cette zone. Le rapport a également révélé que le nombre des start-up qui révolutionnent le monde de la finance en Afrique subsaharienne est passé de 311 en 2019 à 564 en 2021, tout en précisant que « les perspectives de croissance du secteur sont énormes ». Le smartphone représente le principal levier d’adoption des technologies financières en Afrique. Sur les près de 400 millions de nouveaux abonnés à la téléphonie mobile prévus d’ici 2025, la majorité proviendra de marchés frontières comme l’Afrique.

Les cadres réglementaires évoluent rapidement

Outre l’augmentation du taux de pénétration des smartphones, l’essor de la fintech au sud du Sahara devrait être alimenté au cours des prochaines années par la baisse des prix de la connexion Internet, la forte proportion des jeunes au sein de la population générale et la hausse de l’urbanisation. D’autre part, le fait que la majorité des transactions financières sur le continent se font encore en espèces, offre d’énormes opportunités pour les acteurs de la fintech. Le marché africain des paiements électroniques domestiques devrait d’ailleurs connaître une croissance annuelle moyenne de 20 % contre une moyenne de 7 % à l’échelle mondiale, pour atteindre environ 40 milliards de dollars en 2025. Le Kenya, le Nigeria et l’Afrique du Sud sont les principaux pays qui mènent la transition vers les paiements numériques, grâce à leurs infrastructures adéquates et des cadres réglementaires déjà bien avancés. Mais les autres pays font des progrès notables. Plus de 90% des autorités de régulation du secteur financier en Afrique subsaharienne ont déjà adopté des cadres réglementaires régissant les paiements électroniques. Durant la pandémie du coronavirus, 72% de ces régulateurs ont mis en œuvre de nouvelles mesures pour faciliter les paiements et les transferts de fonds électroniques contre une moyenne mondiale de 61 %. Le rapport fait cependant remarquer que le principal obstacle que rencontrent les fintechs d’Afrique subsaharienne est aujourd’hui l’épineuse question de l’identification formelle. Environ 45% des habitants de la région, soit environ 500 millions de personnes, n’ont aucune pièce d’identité officielle, ce qui rend le processus de connaissance électronique du client (electronic Know Your Customer/eKYC) compliqué et très coûteux. 53% des acteurs de la fintech sondés dans le cadre d’une enquête menée par Mastercard en Afrique subsaharienne ont indiqué qu’ils avaient « urgemment besoin d’un soutien réglementaire plus important pour les processus eKYC » afin d’ouvrir la voie à un développement plus rapide de la finance numérique, de réduire le risque de fraude et d’éliminer les processus manuels à forte intensité de ressources.

Nébuleuse autour du terrain abritant l’usine de dessalement des Mamelles:Comment le site a été détourné et vendu à l’insu des ayants droits

https://www.leral.net C’est une affaire qui risque de secouer la République si le chef de l’État n’intervient pas à temps. Le terrain qui abrite l’usine de dessalement, sis aux Mamelles est au cœur d’un scandale foncier. Le terrain a été hypothéqué à l’insu de la famille de Moussa Diop qui détient les papiers en bonne et due forme. Malgré les correspondances envoyées à la Présidence, la famille veut en faire un combat familial jusqu’à obtenir gain de cause. Mame Boye Diao, Farba Ngom et d’autres pontes de la République feraient partie du lobby épinglé dans cette affaire. Tribune Les scandales financiers se multiplient. Il ne se passe pas un jour sans qu’un scandale foncier ne soit révélé dans la presse. En effet, le Président de la République, Macky Sall, avait lancé officiellement les travaux de l’usine de dessalement des Mamelles, estimé à un coût de 137 milliards Cfa.

Le seul hic, le site en question, d’une superficie de 15.778 mètres carrés, situé à Dakar, à 200 mètres au sud du Phare des Mamelles qui abrite cette usine est l’objet d’un «scandale». Le site est estimé à 4 milliards Cfa. En effet, renseigne le porte-parole de la famille, Moussa Diop, plus connu sous le nom de Moussé Diop, «nous sommes en 1952, année à laquelle le terrain a été titré.

À l’époque, toute la famille s’était réunie pour muter le terrain au nom du frère à mon grand-père, Mame Moussé Diop, le bordereau analytique est en la preuve», précise notre interlocuteur. «En 1953, mon homonyme est décédé. Vingt ans après, la famille s’est encore réunie pour faire la mutation du terrain sous le nom de Beugouma Ndiaye Diop qui est mon père, et ses parents à Dakar, Momar Sène, le titre foncier à l’appui», explique Moussa Diop Quelques années après, vers 2002 plus précisément, poursuit Moussa Diop, «un de ses parents du nom de Souleymane Diop qui a su la mutation tardivement, a attaqué la famille en Justice, prétextant que celle-ci aurait volé le terrain de son père. Le dossier était entre les mains de feu Me Mamadou Lô». La famille de Moussa Diop avait fini par avoir gain de cause Mame Boye Diao, Farba Ngom et d’autres membres du lobby cites dans cette affaire Mais ce qui hante le sommeil de la famille, c’est comment les droits réels du terrain, acquis en 2002, portent le nom de feu Beugouma Ndiaye Diop. Ce qui a eu conséquence, par la suite, de faire subir des modifications sur le site entre 2014 et 2015, avec les droits réels acquis au d’un certain Mansour Gaye. Dans le document, il est mentionné que le sieur Mansour Gaye, un excomptable de l’ancien Président de la République, Abdoulaye Wade détient les 2/3 du terrain et un certain Moussa Lèye, un chauffeur de taxi et courtier demeurant à Déni Biram Ndao qui détient également aussi le 1/3. Donc, ce qui veut dire que le terrain a été partagé entre les deux sans une personne de Ngor. Toutes ces tractations ont été faites à l’insu de la famille des ayants droits. C’est par la suite que Moussa Lèye a hypothéqué le 1/3 qu’il détenait auprès de la banque Atlantic, pour un montant de plus de deux cent millions (200.000.000 Cfa). Il reste maintenant les 2/3 que détient Mansour Gaye. Ce dernier aurait lui aussi cédé sa part à Souleymane Diop. Ce qui paraît bizarre dans cette affaire et que relève le document, est qu’il est juste mentionné le nom de ces personnes sans les renseignements nécessaires qui les identifient. Ils ont juste mis né à Dakar.

Notre interlocuteur d’ajouter : «J’ai eu à adresser des correspondances à la Présidence de la République, au Médiateur, au Procureur avec des retours. La famille pouvait bien vendre le terrain. Il y avait même un courtier qui nous démarchait. On avait proposé 250 millions le mètre carré», a dit Moussa Diop.

Selon lui, dans ce dossier, il y a des lobbies qui sont dans le gouvernement et même à l’Assemblée nationale. Mame Boy Diao, Farba Ngom et d’autres membres du lobbying ont été cités dans cette affaire. «Ce que nous demandons n’est autre qu’une indemnisation, car, ils nous ont pris notre titre foncier. Nous savons que cette usine est pour le bien du pays. Il y a trop de magouilles dans ce dossier. Nous réclamons une indemnisation et nous en ferons un combat familial», at-il fait savoir.Tribune

Contentieux avec Mbackiyou Faye : Free condamnée à payer 5 milliards de F Cfa à Promobile

https://actusen.sn bLe verdict est tombé. Promobile de l’homme d’affaires Mbackiyou Faye a remporté son différend qui l’oppose à Free. Le tribunal de commerce de Dakar a vidé cette affaire ce mercredi 2 novembre 2022. Ainsi, la société Saga Africa Holdings Limited SA (Free) a été condamnée à verser 5 milliards de F Cfa à Sirius Télécoms Afrique de l’homme d’affaires Mbackiou Faye. Le jugement rendu devant la première Chambre Commerciale du Tribunal de Commerce Hors Classe de Dakar, statuant publiquement, contradictoirement en matière commerciale et en premier ressort a estimé que Saga Africa Holdings Limited SA (Free) est responsable du préjudice subi par la société SIRIUS TELECOMS SA.

OUVERTURE DE LA DEUXIÈME CONFÉRENCE PANAFRICAINE SUR L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE ET LES SYSTÈMES INTELLIGENTS

Dakar, 2 nov (APS) – La deuxième conférence panafricaine sur l’intelligence artificielle et les systèmes intelligents (PA-AI&SS) s’est ouverte mercredi à Dakar, a constaté l’APS. L’objectif principal de cette rencontre est d’offrir un forum ouvert pour discuter des avancées les plus récentes dans les domaines de l’intelligence artificielle et des systèmes intelligents en mettant l’accent sur leurs applications en Afrique lit-on dans une note distribuée à la presse. Cette conférence, de trois jours, est coorganisée par le groupe panafricain sur l’intelligence artificielle et les systèmes intelligents et l’Académie nationale des sciences et technique du Sénégal (ANSTS). Le vice-président de l’ANSTS, professeur Cheikh Bécaye Gueye et président de la société des amis de l’académie, docteur Alioune Ndiaye ont pris part à la cérémonie d’ouverture de cette conférence.

Le président du groupe (PA-AI&SS), Thomas Ndoussé, et de nombreux délégués venus de pays africains et de la diaspora, des jeunes et entrepreneurs prennent part à la rencontre.

Le groupe (PA-AI&SS) regroupe des professionnels africains de l’informatique qui sont pour la plupart des anciens chercheuses et chercheurs issus des universités du Continent et de la diaspora. ’’La présente conférence permet aux Africains de présenter leurs travaux et d’interragir avec les personnes du monde entier. Elle couvrira de nombreux aspects de l’intelligence artificielle et les systèmes intelligents, de la recherche fondamentale à la recherche appliquée chez les africains’’, précise le professeur Bhen Sikina Toguebaye, secrétaire adjoint de l’ANSTS. Il a ajouté que plusieurs sujets spécifiques à l’Afrique, qui ne sont pas abordés dans de nombreuses conférences en dehors du continent, seront abordés lors de cette rencontre de Dakar. ’’Nos efforts de vulgarisation des résultats de vos recherches pour qu’ils soient appliqués au Sénégal et en Afrique de l’Ouest et notre participation à vos diverses activités, comme celle-ci participent grandement à la formation de nos membres’’, a reconnu le président de la société des amis de l’ANSTS, docteur Alioune Ndiaye .AN/OID

Insuffisance des laboratoires au Sénégal:L’autre virus de la santé

https://lequotidien.sn La prévention des pandémies passe aussi par des infrastructures et équipements de qualité. Hier, lors des discussions dans le cadre des Journées scientifiques Sida, Pr Amadou Mactar Dièye a plaidé pour l’installation de laboratoires d’excellence dans toutes les régions du pays. Les acteurs de la santé reconnaissent que la pandémie du Covid-19 a poussé les autorités à agir sur le système de santé. Mais, il reste encore des efforts à faire. En tout cas, c’est l’avis du directeur des Laboratoires. Lors de l’ouverture des Journées scientifiques sur le Sida, qui prennent fin ce jeudi, Pr Amadou Mactar Dièye a plaidé pour l’installation de laboratoires d’excellence dans toutes les capitales régionales du pays. Selon Pr Dièye, en dehors des ressources humaines, nous devons avoir des infrastructures et équipements, mais surtout des laboratoires.  Et d’expliquer : «Quand j’ai été nommé directeur des La­boratoires, j’ai pensé à ce que les résultats des laboratoires, d’où qu’ils viennent, ne soient pas  contestables, qu’ils soient fiables. Si un laboratoire donne des résultats mauvais, c’est la catastrophe. La médecine se base sur les résultats du laboratoire pour pouvoir traiter les patients. Le laboratoire est important. Sans le laboratoire, le médecin est aveugle. Le diagnostic permet de suivre l’efficacité du traitement, la charge virale et même de certifier la guérison.» Il a dans la même veine insisté sur le fait que «nous devons penser à un système de laboratoire efficace», car «sans laboratoire, pas de diagnostic, et sans diagnostic, il n’y a pas de traitement». Et le Pr Dièye de lancer un appel : «Il faut mettre partout des laboratoires capables de faire des analyses dont les populations ont besoin.» Lors de son intervention, le directeur des Laboratoires a rappelé qu’au début de la pandémie du Covid-19, «l’essentiel des tests se faisaient à Dakar». D’après lui, «c’est après 3 mois qu’il y a eu une décentralisation dans ce sens». Et de plaider : «Nous souhaitons qu’on travaille dans cette direction en élaborant un programme spécial de développement des laboratoires. Nous souhaitons avoir dans chaque capitale régionale, un laboratoire d’excellence. Ainsi, personne ne quittera une région pour aller vers une autre, qu’il s’agisse d’épidémie ou de prise en charge de routine.»

En outre, pour une meilleure lutte contre les pandémies, Pr Amadou Mactar Dièye pense qu’il faut aussi disposer de fonds d’intervention rapide facilement mobilisables

Par ailleurs, la Secrétaire exécutive du Cnls a fait remarquer que la pandémie du Covid-19 a poussé les autorités à agir sur le système sanitaire. De l’avis de Dr Safiétou Thiam, maintenant «il faut identifier et renforcer le système sanitaire» car, prévient-elle, «nous n’en avons pas encore fini avec les pandémies». C’est dans ce sens, poursuit-elle, que les experts ont décidé de travailler ensemble pour identifier les besoins en mettant en place un comité qui a servi de cadre de réflexion. La question aujourd’hui est de savoir «comment être prêt pour ne pas être surpris par d’autres pandémies». D’après professeur Amadou Mactar Dièye, «tous les pays doivent disposer d’un système de santé solide qu’il y ait ou pas de pandémie». Le Directeur général des laboratoires du Sénégal pense qu’il faut déjà se préparer. «Il est vrai que nous disposons au Sénégal, d’un système de santé de qualité pour une bonne prise en charge de la santé des populations. Mais, nous avons besoin aussi de ressources humaines de qualité dans le domaine de la surveillance, de la détection et de la prise en charge», a-t-il insisté. Par Justin GOMIS – justin@lequotidien.sn

Faux!La cible jeune adolescente 10-24 ans ne représente pas 32% de la population sénégalaise

http://lesoleil.sn Dans un reportage diffusé dans le journal 20H de la Tfm du mardi 25 octobre, le directeur de la santé de la mère Dr Mamadou Doucouré a déclaré que la cible jeune adolescente 10-24 ans constitue 32% de la population sénégalaise. On peut également retrouver cette déclaration dans l’article de l’Agence de Presse Sénégalaise (APS)  consacré au programme ‘’Amélioration de la santé de la reproduction des adolescentes au Sénégal’’ (ADOS) et dans un autre article du journal Sud Quotidien.

Que disent les statistiques ?

En se basant sur l’annuaire de la population de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie de l’année 2021, le pourcentage avancé par le directeur de la santé de la mère est incorrect. Dans ce document qui donne la répartition de la population sénégalaise, la cible jeune adolescente 10-24 ans représente 2 607 987 soit 15,14 % de la population sénégalaise.

Ce qui est très loin du chiffre avancé par Mamadou Doucouré.

Nous avons contacté l’Agence nationale de la statistique et de la démographie pour savoir comment s’explique cette différence de chiffres. Elle nous informe que le taux avancé par le Dr Mamadou Doucouré constitue : « la population âgée entre 10-24 ans ». L’ANSD précise d’ailleurs que le chiffre exact est de 31,8 %. C’est une information qui est disponible dans les projections démographiques du Sénégal 2013-2063.

Ce qu’il faut retenir ?

Le directeur de la santé de la mère Dr Mamadou Doucouré a avancé un chiffre qui concerne toute la population âgée entre 10-24 constituée de filles et de garçons pour affirmer que cela concerne seulement la cible jeune adolescente. En réalité, elle représente 15,14 % de la population sénégalaise.Abdoul Khadir Seck

Fact Checking:Le Lagocephalus est-il mortel pour l’homme?

http://lesoleil.sn En Mauritanie, le lagocephalus est désigné comme un poisson dangereux pour la consommation humaine. Le risque de toxicité serait élevé si on en croit le communiqué du ministère mauritanien de la Pêche. Puisque cette espèce de poisson est bien présente dans les eaux sous juridiction sénégalaise et dans les différents segments économiques de nos débarquements, le site Lesoleil.sn a décidé de mener son enquête. Au marché de poisson de Soumbédioune, en cette fin de matinée du lundi 1er novembre, les clients cherchent à s’approvisionner. Les étales sont à perte de vue. L’offre est aussi diverse que variée. Toutes sortes de poissons sont commercialisés devant des clients qui se relaient. Par contre, les étales qui présentent la “lotte” trouvent peu ou point d’acheteurs. “J’étais une grande amatrice de lotte mais ces temps-ci je l’évite car elle est toxique”, note Mamy Lô, venue se ravitailler en poissons.

Elle fait partie de ces femmes qui utilisent la “lotte” dans leur cuisine car sa chair tendre et douce régale bien des familles. “En plus, elle n’était pas chère”, lâche-t-elle avant de regretter “d’apprendre que le poisson ne devrait pas être consommé par les humains”.

Cette information, Mamy l’a sue d’un groupe Whatsapp de femmes. Une des membres a partagé l’alerte et sans débat, elles ont décidé de retirer la lotte de leur panier de ménagère. Cette psychose est venue d’une note du ministère mauritanien de la pêche datant du 20 octobre 2022 qui indique que “Il nous a été donné de constater, ces derniers temps, des débarquements importants sur la côte mauritanienne, particulièrement au niveau de la plage des pêcheurs de Nouakchott, de l’espèce de poisson dénommée « Lagocephalus». Toutes les études ont démontré la toxicité de cette espèce dangereuse pour la consommation humaine”. Prétextant ce fait, le ministère a rappelé l’interdiction de pêcher, de mettre sur le marché, de commercialiser, de traiter et de consommer cette espèce, conformément à l’arrêté n°2860/MPEM/MCAT/MSAS/SEPME du 16 novembre 2006 régissant le contrôle officiel des produits de la pêche notamment en son annexe III.

Bon déroulement de l’année scolaire:le SAEMSS fixe ses priorités

https://www.sudquotidien.sn Lors d’une conférence de presse de rentrée syndicale organisée hier, mercredi 2 novembre, le Syndicat autonome des enseignants du moyen et secondaire du Sénégal a décliné ses attentes pour un bon déroulement de l’année scolaire. Le SAEMSS exige du gouvernement le respect de ses engagements vis-à-vis des enseignants. Par ailleurs, il salue la mesure relative à l’interdiction des cours payants et de la vente des fascicules dans les écoles. Le Syndicat autonome des enseignants du moyen et secondaire du Sénégal (SAEMSS) veut une mobilisation pour la transformation de l’éducation au Sénégal. En conférence de presse de rentrée syndicale hier, mercredi 2 novembre, le SAEMSS a invité le gouvernement à relever plusieurs défis pour une éducation de qualité et la stabilité du système éducatif. «Nous rappelons au gouvernement du Sénégal qu’il urge au nom de l’équité territoriale au remplacement définitif des abris provisoires, de donner à tous les enseignants la chance de poursuivre leur formation diplômante conformément à l’ODD 4 des Nations unies, d’améliorer et de régler définitivement la situation des décisionnaires et enfin de procéder au reversement des MEPS dans le corps des PCEMG en EPS après la signature des décrets et arrêtés y afférents», a déclaré le secrétaire général national du SAEMSS, El Hadj Malick Youm. Le syndicat qui se réjouit du processus de correction de la rémunération des personnels de l’éducation et de la formation en cours, invite toutefois le gouvernement «au strict respect de l’échéancier de janvier 2023». «Ces mesures correctives apportées par l’Etat du Sénégal ne sauraient être source d’injustice et d’iniquité et c’est pour éviter cela que nous exigeons le paiement intégral et sans aucune forme de discrimination des indemnités d’encadrement due aux formateurs des CRFPE», a fait savoir El Hadj Malick Youm. A en croire le SAEMSS, «le seul gage de stabilité du système éducatif demeure l’application stricte des accords souscrits». «A ce titre, nous mettons en garde le gouvernement contre les tentatives perfides de remise en question des accords constatées sur les bulletins de salaires depuis quelques mois, notamment au niveau de la ligne 623, consistant à augmenter de façon progressive et injustifiée l’impôt sur le salaire mensuel», a indiqué le secrétaire général national du SAEMSS. Il n’a pas manqué d’appeler le gouvernement à prendre des mesures pour mettre fin aux lenteurs administratives. Non sans évoquer le «non-paiement des salaires des travailleurs qui perçoivent leurs salaires à La Poste depuis que cette entreprise publique est au bord de la faillite à cause de la gabegie et d’une politisation à outrance de l’institution».

Selon le Syndicat autonome des enseignants du moyen et secondaire du Sénégal, l’Etat doit gérer cette situation pour éviter des perturbations de la stabilité du système éducatif.

Concernant l’interdiction des cours payants et la vente des fascicules dans les établissements scolaires, le SAEMSS «exige que la mesure soit corrélée à une politique de dotation des établissements en quantité suffisante de manuels scolaires pour combler le déficit». Dans le même ordre d’idées, il «invite le gouvernement à adopter la même démarche pour exiger l’uniformisation et la baisse systématique des frais d’inscription sur toute l’étendue du territoire national». Le SAEMSS a également profité de l’occasion pour «dénoncer le faible taux de recrutement d’enseignants pour l’année 2022/2023». Mieux, il «exige l’ouverture des concours du CREM et des tests d’entrée à la FASTEF afin de respecter l’engagement souscrit par le gouvernement portant sur le recrutement de plus de 5000 enseignants pour l’année en cours».Mariame DJIGO

LA RÉSILIENCE FÉMININE AU CŒUR DU DERNIER LONG MÉTRAGE DE MOUSSA SÈNE ABSA

De l’envoyée spéciale de l’APS : Fatou Kiné Sène-Tunis (Tunisie), 2 nov (APS) – Le réalisateur sénégalais Moussa Sène Absa magnifie la résilience féminine qui triomphe des traumatismes sociaux, dans son dernier long métrage fiction intitulé « Xalé », les blessures de l’enfance », lequel traite des problèmes d’une jeunesse « violée », en même temps qu’il met en exergue la violence faite aux femmes.

Ce film a été présenté, mardi, à la Cité de la culture de Tunis, dans le cadre de la 33e édition des Journées cinématographiques de Carthage (JCC). Une première africaine pour ce long métrage en lice pour « le Tanit d’or », récompense suprême de ce festival.

Il raconte la vie de Awa, violée par son oncle Atoumane, à l’âge de douze ans, brisant le rêve d’une future intellectuelle qui finalement se limite à gérer un salon de coiffure et à élever sa fille fruit de ce « crime ». Le film brosse aussi la vie d’autres personnages, des « femmes fortes » qui malgré les traumatismes, arrivent à s’en sortir, à l’image de Fatou, une femme battue dont le personnage est interprété par l’actrice Rokhaya Niang. Pour Moussa Sène Absa, « Xalé, les blessures de l’enfance » se veut un hommage à la femme qui se bat au quotidien. « C’est un conte moderne où j’aborde comme un fil rouge les problèmes de la jeunesse, mais aussi ceux de la société », a dit le réalisateur, qui a eu droit à des applaudissements nourris à la fin de la projection de son film. Comme à son habitude, Moussa Sène Absa raconte cette histoire avec une ramification vers d’autres petits récits, le tout accompagné par des airs traditionnels chantés a capella par des griottes. Le réalisateur met aussi en exergue à l’écran tout le talent reconnu des frères Guissé, acteurs et chanteurs « J’aime être dans la foule porteuse de voix, de récit », lance Moussa Sène Absa, qui dit avoir toujours été accompagné pendant son enfance par des « voix belles et fortes ». « Je suis d’une tradition orale très forte, je viens d’une famille griotte », ajoute le réalisateur, dont le film, par le biais d’un récit contemporain, tente une traduction en image de « la mythologie du sacrifice, de la purification, de la punition ». Il s’appuie pour cela sur des femmes chanteuses habillées parfois en blanc caftan, parfois en rouge, selon le contexte.

Ce faisant, Moussa Sène Absa suggère un règlement à l’ancienne des problèmes sociaux au sein de la communauté, ’’laver le linge sale en famille », comme on le dit communément.

« Xalé, les blessures de l’enfance » se traduit aussi par un discours éminemment politique, quand par exemple un des acteurs s’adressant à son père pour justifier son départ vers l’Europe soutient que « les politiciens ont gâché le pays ». « C’est le discours de tous les jeunes, estime Moussa Sène Absa. Je n’ai rien écrit de cette phrase. On l’entend à longueur de journée, c’est comme un chœur », insiste-t-il Le décor de « Xalé, les blessures de l’enfance » renvoie à celui des précédents films de Moussa Sène Absa, qui s’inspirent de quartiers tels que Yarakh ou Bel Air. Comme cela se voit dans « Tableau ferraille » (1997) ou « Madame brouette » (2002). Le réalisateur filme aussi le vieux bâtiment de Sébi-Ponty, « les ruines de l’Afrique », un endroit qui a vu défiler les grands intellectuels du continent africain, un parti pris qui donne un caractère socio-politique à son film Le nouvel long métrage de Moussa Sène Absa a obtenu la plus grande part de son financement du Fonds de promotion de l’industrie cinématographique et audiovisuelle du Sénégal (FOPICA) et du Fonds de soutien à l’industrie cinématographique de Côte d’Ivoire. Ce film déjà projeté à Londres et à New-York, sera découvert par le public dakarois le 15 novembre prochain.FKS/BK

Kolda–Lancement des Rencontres sur le fleuve:La diversité culturelle célébrée

https://lequotidien.sn Sokhna Benga a procédé, ce 29 octobre, à la cérémonie de lancement de la neuvième édition des Rencontres sur le fleuve (Rsf). Une édition de la croisière littéraire, artistique et culturelle qui s’annonce grandiose dans la ville invitée d’honneur, Kolda.   Après des passages réussis à Louga, Thiès, Fatick, Bignona et Kaolack, le rendez-vous grandeur nature va convier son beau monde du 3 au 10 décembre 2022, de Podor à Saint-Louis, et avec pour ville invitée d’honneur, Kolda. «Kolda avait déjà été choisie en 2020, mais en raison du Covid-19, nous avons dû annuler l’activité. C’est tout à fait normal en 2022 que ce choix soit renouvelé», a déclaré Sokhna Benga, l’écrivaine et initiatrice de l’évènement. «Je n’y suis jamais venue, mais par les retours d’expériences de mes proches, je sais que Kolda est une ville où plusieurs ethnies se côtoient. C’est une terre de diversité», a-t-elle déclaré, en soulignant que cet aspect «rencontre» épouse l’esprit de l’évènement qui est resté le même depuis le début. «Les Rencontres sur le fleuve, c’est la fête de la diversité culturelle.» Elle s’exprimait lors de la cérémonie de lancement de la 9ème édition, présidée par le maire de Kolda qui a déclaré ouverte cette édition. Mme Benga, qui place ces rencontres avant tout sous le signe de «l’humain», indique que  «le véritable défi, c’est d’être humain, c’est rappeler aux gens que le plus important, c’est d’être ensemble, d’être unis et de pouvoir relever les mêmes défis qui nous concernent nous et aussi notre Nation.

Car en tant que Sénégalais, nous devons promouvoir la culture sénégalaise dans toute sa diversité». «Apprendre sa culture, c’est apprendre à se connaître et imposer le respect des autres», a-t-elle affirmé, en assurant que cette année, les troupes d’artistes, d’écrivains et autres ont plus que du talent et de l’excellence à revendre aux yeux du monde.

Pour le reste, Sokhna Benga s’est félicitée du partenariat gagnant avec les mairies qui comprennent les enjeux en accompagnant les activités. Chose que El Hadj Mamadou Diao, maire de Kolda, a confirmé : «Au nom de toute la population de Kolda, nous vous disons merci. Merci d’avoir choisi Kolda. Il y a 3 ans, c’était déjà votre rêve. Votre abnégation et votre loyauté à vos idéaux vous ont permis d’en faire une réalité. Nous vous raccompagnerons à Saint-Louis !», a-t-il promis. Par Leyti NDIAYE –  

Stratégie hub aérien:L’Armée de l’air et Aibd.sa ensemble pour relever les défis

http://lesoleil.sn En visite à l’état-major de l’Armée de l’Air, le Directeur général de l’Aéroport international, Abdoulaye Dieye, et son hôte, le Général de Brigade Papa Souleymane Sarr, Chef d’état-major de l’Armée de l’air, ont promis de poursuivre la bonne collaboration entre les deux entités pour atteindre les défis de la réalisation de la stratégie hub aérien du Chef de l’Etat, Macky Sall.  L’Armée de l’air et l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) sont partenaires dans la réalisation de la stratégie hub aérien déclinée par le Chef de l’Etat, Macky Sall et vont poursuivre la bonne collaboration pour atteindre les objectifs. C’est ce qui ressort de la visite de courtoisie et de prise de contact que le Directeur général de l’Aibd, Abdoulaye Dieye a effectuée, ce mercredi 1er novembre 2022, à l’état-major de l’armée de l’air où il a été reçu par le Général de Brigade, Papa Souleymane Sarr et ses plus proches collaborateurs. « Nul ne doute de votre apport et de votre participation au développement de l’aviation civile au Sénégal. Nous sommes disposés à continuer le partenariat pour réussir la mission du Chef de l’Etat qui veut faire de notre pays un hub aérien », a déclaré Abdoulaye Dieye, entouré du top management de l’Aibd. « Je suis en mission commando pour réussir une gestion axée sur les résultats. Nous aurons à développer des stratégies pour réussir la mission exaltante que le Chef de l’Etat nous a confiée », a ajouté M. Dieye qui a promis de consolider les acquis obtenus par son prédécesseur. Auparavant, le Général Papa Amadou Sarr s’est réjoui de la visite du nouveau Directeur Général de l’AIBD. Il a rappelé qu’une collaboration est établie entre l’armée et l’aviation civile conformément aux recommandations de l’Oaci qui veut que les deux entités travaillent ensemble. Le Cemair a indiqué que l’armée et l’Aibd sont partenaires dans deux grands projets à savoir l’Académie internationale des métiers de l’aviation civile (Aimac) et du centre de maintenance aéronautique (Mro). « Depuis deux ans, nous travaillons ensemble. Nous devons continuer à travailler ensemble afin que les projets aillent de l’avant », a dit le Général. Le Cemair a ajouté que les deux structures travaillent également sur la mise en place d’un hub logistique à l’aéroport Léopold Sédar Senghor. « Nous vous souhaitons plein succès. Soyez rassurés sur nous sommes ouverts pour faire avancer toute collaboration », a insisté le Général Sarr

Union africaine:Macky Sall fait le point sur les prochaines rencontres internationales 

http://lesoleil.sn Le président de la République, Macky Sall, a présidé ce 2 novembre, la réunion virtuelle du bureau élargi de l’Union africaine à Alger. Au cours de cette réunion, le chef de l’Etat sénégalais a fait le point sur l’agenda de l’organisation, en particulier sur les grandes rencontres qui attendent l’Union africaine (Ua), lit-on sur la page officielle de la Présidence de la République sénégalaise. Parmi les rencontres qui attendent l’Ua figurent la COP27 en Egypte, le Sommet du G20 et le Sommet Afrique-Etats Unis prévu en décembre à Washington.

OUSMANE SONKO APPELLE SES PARTISANS À VAQUER À LEURS OCCUPATIONS LE JOUR DE SON AUDITION

Dakar, 2 nov (APS) – Le leader de Pastef, Ousmane Sonko, qui doit faire face au Doyen des Juges, jeudi, pour une audition dans le cadre de l’affaire ‘’Sweet beauty’’ a appelé ses partisans à rester chez eux et à vaquer à leurs occupations. Dans une déclaration, M. Sonko ‘’demande à tous les Sénégalais surtout les jeunes, de rester chez eux ou de vaquer à leurs occupations’’. ’’Je ne sollicite l’accompagnement d’aucun individu si ce ne sont mes avocats. J’ai demandé aux leaders de Yewwi Askan Wi qui voulaient m’accompagner de sursoir à ça’’, a ajouté Sonko.

Il a rassuré ces partisans, soulignant que ’il s’agit d’une ‘’simple audition’’, une procédure normale dans un dossier judiciaire.

’’Cette convocation, c’est moi qui l’ai réclamée. Il n’y a rien de plus ordinaire. Demain, je vais tranquillement aller répondre au Doyen des juges et retourner passer la nuit chez moi’’, a-t-il dit. Le leader de Pastef/Les patriotes a été inculpé et placé sous contrôle judiciaire depuis mars 2021. Il est accusé de ‘’viols répétés et de menaces de morts’’ par une employée d’un salon de massage, Adji Sarr.OID

Abdourahmane Diouf:«Soutien à Sonko et que le droit soit dit»

Abdourahmane Diouf exprime son soutien à Ousmane Sonko qui doit faire face au doyen des juges ce jeudi. Le leader du parti Awale demande aussi que le droit soit dit. « L’Etat du Sénégal doit nous garantir une justice transparente et indépendante. L’Etat du Sénégal doit éviter de manipuler la justice à des fins politiques. La sélection des candidats par Macky Sall doit s’arrêter sans délai. Soutien à Ousmane Sonko et que le droit soit dit », a-t-il écrit sur Twitter.

Affaire Adji Sarr-Ousmane Sonko: »La coalition Benno Bokk Yakaar demande au gouvernement de prendre ses responsabilités » (Abdou Karim Fofana).

https://www.dakaractu.com Les leaders de Benno Bokk Yakaar qui se sont réunis aujourd’hui, ont évoqué lors de leur rencontre l’affaire Adji Sarr-Ousmane Sonko. Et c’est pour demander à l’État de prendre ses responsabilités en permettant aux sénégalais de vaquer tranquillement à leurs occupations et en sécurisant également leurs biens. D’après Abdou Karim Fofana, nul n’est au dessus de la loi et si Mamadou Dia, Abdoulaye Wade, Idrissa Seck, Khalifa Sall etc, avaient déféré aux convocations de la justice, aucun autre leader ne peut se prévaloir un tel statut. À le croire, Ousmane Sonko a complètement changé de discours car ses propos d’alors sont différents de ceux d’aujourd’hui. Par contre, sa décision de répondre à la convocation du doyen des juges est en contradiction avec la déclaration des autres leaders de Yewwi Askan Wi. La coalition Benno Bokk Yakaar encourage ainsi les acteurs à aller jusqu’au bout pour élucider cette affaire une bonne fois pour toutes. Abdou Karim Fofana est revenu aussi sur les efforts de l’État pour supporter le coup de la vie avant d’appeler au respect de nos institutions et des sénégalais…

«Mandat de dépôt» et «un non-lieu»:le pénaliste Sérigne Thiam livre les cas de figures

https://www.sudquotidien.sn En effet, contacté sur cette question, l’enseignant chercheur à la faculté des sciences Juridiques et Politiques de l’Ucad et spécialiste du droit pénal, Serigne Thiam a évoqué deux cas de figures dont un «mandat de dépôt» et «un non-lieu». «Soit Ousmane Sonko sera placé sous mandat de dépôt si le juge estime que les charges sont suffisantes pour renvoyer l’affaire en jugement ou au contraire s’il estime que le dossier est vide, il pourrait prononcer un non-lieu et l’affaire n’aura pas de suites judiciaires. Il pourrait aussi, s’il pense que ses investigations ne sont pas closes, l’entendre et le laisser partir pour une autre éventuelle convocation. Je rappelle qu’en matière criminelle, l’instruction est illimitée et que le juge n’a pas de contraintes de temps», a-t-il déclaré. Par ailleurs, interpellé sur la place du certificat médical dans le cadre de cette enquête, le spécialiste du droit pénal, Serigne Thiam renseigne que «le juge n’est aucunement lié par ce document qu’il peut écarter s’il doute de sa crédibilité». «Déjà, il faut éclairer que le juge procède à son intime conviction concernant les preuves qui lui sont fournies. Il les apprécie librement, de ce fait le certificat médical ne la lie pas obligatoire, il peut l’admettre ou même l’écarter s’il doute de sa crédibilité»,précise-t-il. Loin de s’en tenir là, Serigne Thiam, toujours dans le cadre des hypothèses de cette journée a également indiqué que le leader de Pastef «pourrait bénéficier d’un non-lieu si le viol est écarté». «Je précise que si le viol qui constitue aujourd’hui un crime et non un délit depuis les réformes de 2016, est écarté, Ousmane Sonko bénéficiera juste d’un non-lieu. S’il le juge nécessaire, il pourra aussi poursuivre Adji Sarr pour dénonciation calomnieuse. Mais, n’oublions pas non plus, l’infraction d’appel à insurrection est aussi un autre chef d’inculpation», rappelle-t-il.

Jurisprudence Kalyphone Sall

Accusé par une dame du nom de Adja Thiaré Diaw le mois de septembre dernier, «l’influenceur» Kalidou Babaly Sall dit Kalyphone Sall a été sauvé de justesse d’une lourde peine d’emprisonnement par le rapport gynécologique. En effet, réalisée sur la plaignante qui a également accusé «l’influenceur» de l’avoir roué de coups, ce document a écarté la thèse du viol, une situation qui a entrainé une requalification des faits en «coups et blessures volontaires ayant entrainé une incapacité temporaire de travail de huit jours». Dans le cadre de cette affaire de «viols répétés» et «menaces de mort», le leader de Pastef pourrait également bénéficier des mêmes circonstances. En effet, si on en croit aux informations fuitées dans la presse, relatives au Certificat médical réalisé par Alfouseyni Gaye, médecin gynécologue de l’hôpital Idrissa Pouye (Ex Cto), la nuit des faits, le 03 février 2021 sur Adji Sarr, «aucune lésion n’a été décelée dans les parties génitales de la victime supposée dans les heures qui ont suivi le viol allégué». Lors de son audition par le juge d’instruction, Dr Gaye, aurait également confirmé le contenu de son rapport médical, versé dans le dossier d’enquête.Nando Cabral GOMIS

Alioune Tine : «AVEC LE « NI OUI, NI NON » DU PRÉSIDENT SALL, ON N’EST PAS À L’ABRI D’UNE LOGIQUE DÉGAGISTE»

https://emedia.sn La tension est constante. L’audition de Ousmane Sonko, ce jeudi, sauf changement, se fera sous haute sécurité pour éviter du grabuge. Et elle rejoint une tension ambiante créée par ce spectre d’un 3e mandat du Président Sall. Alioune Tine, comme avec le Président Wade, revient sur la scène, avec la plateforme « Jamm gën 3e mandat » dont il est membre, même s’il dit ne plus en avoir l’énergie. Mais au-delà, le président de AfrikaJom Center analyse et alerte sur les vulnérabilités de nos démocraties, les contextes de la sous-région, l’insécurité, le pétrole et le gaz… qui guettent le Sénégal. Cette figure de la société civile africaine invite le Président Sall à « écrire en lettres d’or son nom dans l’histoire politique du Sénégal en renonçant publiquement à participer à la présidentielle de 2024 ». Parce que son bilan est « honorable dans beaucoup de domaines ». Entretien.

Pourquoi appelez-vous à « sortir du dégagisme » ?

Le dégagisme, tel qu’on l’a vécu au Sénégal, a consisté tout simplement à se mettre contre un président en exercice pour le chasser du pouvoir. Mais pas pour élire un candidat de son choix sur la base d’une offre politique, d’un programme, d’une vision du monde ou simplement de son parcours, de son expérience ou de sa manière d’être. Le dégagisme ne provient pas d’une théorie de l’action ou de l’agir politique, on a affaire à du passage à l’acte. Le dégagisme relève d’une souveraineté négative du peuple car on ne choisit pas un candidat, on chasse un président. « Na dem, na dema dem (…) » résume parfaitement le concept de « souveraineté négative du peuple », comme le dit si bien Pierre Rosanvallon. Dans le contexte multiforme des crises que nous traversons dans la sous-région : Crise de la démocratie, crise de la sécurité, crise de la gouvernance et basculement géopolitique et géostratégique, nous avons besoin de nous organiser, de débattre au-delà des frontières partisanes pour trouver les moyens de traverser collectivement et de façon consensuelle les vulnérabilités et les défis qui peuvent menacer la survie de nos États. Toutes ces crises, nourries par des ressentiments et des frustrations profondes des jeunesses africaines désœuvrées et sans avenir, sont en train de faire émerger des populismes africains d’un type nouveau dont les actions échappent de plus en plus au contrôle des Etats.

Sommes-nous, pour 2024 aussi, dans cette logique de dégagisme ?

Si le Sénégal s’installe dans la durée sur un débat sur le troisième mandat, qui est un débat totalement stérile et sans intérêt, créé par l’incertitude dans laquelle nous place le « ni oui, ni non » du président Macky Sall, il est évident qu’on pourrait basculer dans une logique dégagiste, ce qui serait une catastrophe sur tous les plans. Le « ni oui, ni non » est une évolution des positions claires et des résolutions fermes à respecter la limitation des mandats à 2 qu’il a pratiquement répétée, lui et ses proches collaborateurs, tout au long de son premier mandat. Une multitude de vars qui circulent le prouve à suffisance. Ce qui suscite défiance et incertitude, clôture de notre système démocratique qui perd en efficacité et en crédibilité. Cela met immédiatement en place des situations de choix binaires, radicaux avec une forte polarisation des positions et tous les effets pervers que cela pourrait entrainer. On l’a quand même vécu en 2011 et 2012. Ce serait une régression absurde et incongrue de notre évolution démocratique. Quid, de l’environnement géopolitique tout à fait nouveau avec la production du gaz et du pétrole, des ressources stratégiques, génératrices de vulnérabilités et de menaces sur la paix, la sécurité et la stabilité. Environnement qui devrait appeler au renforcement de l’unité nationale et à un consensus fort pour protéger l’Etat, les institutions et la société.

Donc, vous demandez aux Sénégalais à réfléchir par 2 avant de choisir celui qui va les diriger ?

Il nous faut résolument aller vers une souveraineté positive de notre démocratie, qu’il nous faut construire ensemble sereinement par le débat démocratique tolérant, par une théorie, une action et un agir politique. C’est pour cela qu’il nous faut créer, ici et maintenant, les meilleures conditions pour une concertation nationale globale sur une renaissance de la démocratie au Sénégal et en Afrique. La légitimité du Sénégal pour lancer un tel débat n’est plus à démontrer car le Sénégal vote dans les 4 communes depuis 1848, date de la reconnaissance du suffrage universel en France permettant à tous les hommes de 21 ans de voter. Force est de reconnaitre aujourd’hui que le Sénégal est un « ilot » démocratique en Afrique de l’Ouest qu’il faut absolument consolider, et cela fait partie des missions historiques du président Macky Sall qu’il avait bien comprises après son élection en 2012. Dans le contexte actuel, où Macky Sall fait partie des leaders africains et planétaires qui comptent, il ne faut jamais lui faire perdre l’opportunité d’écrire en lettres d’or son nom dans l’histoire politique du Sénégal en renonçant publiquement à participer à la présidentielle de 2024. Macky Sall a un bilan honorable dans beaucoup de domaines dont la diplomatie, la sécurité, les infrastructures. Ses seules faiblesses qu’on lui connait portent sur la promotion de la démocratie et des droits humains. Il n’est jamais trop tard pour bien faire.

Est-ce à dire alors que les Sénégalais manquent de maturité, en dépit des deux alternances ?

C’est dans la nature de la démocratie elle-même d’être indéterminée et de dysfonctionner, c’est pour cela qu’elle est dans une crise permanente qui appelle la réflexion et le débat permanent pour digérer et corriger les crises structurelles de la démocratie. La démocratie n’est pas seulement les élections et le multipartisme, le legs et les dernières recommandations que Léopold Sédar Senghor nous a laissés lors de son dernier message du 31 décembre 1980. D’ailleurs, pour avoir été un des premiers présidents africains à quitter volontairement le pouvoir en 1980, il avait déjà donné un rayonnement démocratique planétaire au Sénégal. Ainsi, nous avons l’Université Léopold Sédar Senghor du Caire comme reconnaissance. De la même manière, le président Diouf, en organisant des élections qui on permis l’alternance et son départ du pouvoir, a connu également une reconnaissance internationale, et je suis ravi de voir qu’il existe une chaire Abdou Diouf de la démocratie à l’Oif. Partout dans le monde, cette démocratie que nous avons héritée du 18e et 19e siècle est en crise et n’est plus adaptée, il nous appartient à nous Africains, nous Sénégalais de la repenser, de la rénover en initiant une nouvelle renaissance démocratique africaine sur le sol africain pour nous donner à nous aussi les capacités de digérer dans la paix, dans la sérénité et par le débat les dysfonctionnements de nos systèmes démocratiques pour anticiper les coups d’Etat et les dictatures.

Alioune Tine est de retour, comme en 2011-2012, pour combattre une éventuelle troisième candidature du Président Macky Sall ?

Moi, je n’ai plus la force, ni même l’énergie des années 2011- 2012 où j’ai été violemment agressé. Ce sont des jeunes d’une nouvelle génération qui coordonnent la plateforme Jamm gën 3e mandat et qui sont dans le plaidoyer. En tant qu’intellectuel, membre de la société civile, fondateur d’un laboratoire d’idées, du think tank AfrikaJom Center, notre mission consiste aussi à alerter, c’est simplement ce que nous avons fait, au regard de l’expérience que nous avons vécue et des événements du mois de mars 2021, des tensions consécutives aux législatives… Mettre à la disposition de la jeunesse et des citoyens ce que nous avons capitalisé pour les former à assumer leurs responsabilités de citoyens capacitaires prêts a défendre la démocratie et les libertés fondamentales.

Vous parlez de mars 2021. Est-ce que cette convocation de Sonko et le dispositif de sécurité annoncé vous font redouter le même scénario ?

Je voudrais saluer l’appel au calme de Sonko à ses partisans. J’appelle personnellement au sens élevé des responsabilités des citoyens, des acteurs de la justice et de la sécurité. Le Sénégal est dans un environnement géopolitique de risques, de menaces, de tensions et de vulnérabilités auxquelles nous devons faire face ensemble, dans l’unité. Les acteurs, internationaux ou régionaux, leurs forces c’est notre désunion, nos querelles et nos vaines et dangereuses polarisations.

Vous faites partie justement, AfrikaJom Center, de ces organisations qui ont lancé Jamm gën 3e mandat. Etes-vous désormais convaincu que le Président Sall va dans ce sens au point d’anticiper ?

C’est l’incertitude totale aujourd’hui sur les intentions du président de la République Macky Sall par rapport au 3e mandat, à 15 mois de la Présidentielle de 2024 qui pose problème en installant un débat stérile et de plus en plus tendu. Il est bon que le Président s’exprime ici et maintenant, pour dire aux Sénégalais qu’il ne sera pas candidat. Surtout quand il subit de très fortes pressions de la part de certains membres de sa coalition pour le pousser au déni et au renoncement des principes, des valeurs et des résolutions qu’il partage largement avec ses concitoyens. Macky Sall ne doit pas sortir du cercle vertueux dans lequel il avait inscrit sa morale politique, avec son puissant message de 2012, lors de son investiture et pratiquement tout au long de son premier mandat. Depuis quelque temps, il revient et réinscrit son action politique dans un cercle vertueux avec des initiatives politiques de nature à apaiser le champ politique, le fait de donner la possibilité à permettre la candidature de Karim Wade et de Khalifa Sall en 2024. Le président doit continuer à travailler dans ce sens en usant de son autorité pour la libération des 11 détenus d’opinion dont la liste est entre les mains du ministre de la Justice.

Est-ce que ce sont ces déclarations synchronisées de responsables de l’Apr qui ont accéléré votre combat par anticipation ?

Non, nous avons toujours exprimé notre opinion et nos réserves contre le 3e mandat chaque fois que l’occasion s’est présentée de nous exprimer publiquement. Mieux, dans le rapport sur les pathologies de la démocratie en Afrique de l’Ouest paru en 2020, nous avons repris toutes les déclarations du Président Macky Sall où il affirme qu’il ne peut pas être candidat en 2024, toutes les déclarations du professeur Ismaila Madior Fall répétant 3 fois : « Nul ne peut exercer plus de 2 mandats consécutifs », pour dire que le Président ne pouvait être candidat en 2024. Et puis, le réalisme et le pragmatisme politiques commandent la plus grande retenue aux thuriféraires du régime au regard des résultats des élections législatives de 2022.

Quand certains affirment que « si c’est le 3e mandat qui va brûler le pays, le pays brûlera », cela n’interpelle pas aussi d’autres médiateurs comme les religieux pour éviter le précédent de mars 2021 ?

C’est excessif et c’est irresponsable pour un membre de l’élite politique de faire ce genre de déclaration dans un contexte national et sous-régional tendu et volatile. Qu’on soit du pouvoir, de l’opposition ou de la société civile, nous devons éviter ce genre de propos qui relève de l’aveuglement, de l’inculture et de la panique. Il nous faut apprendre à débattre et à nous disputer dans le respect de l’autre, et avec tolérance.

Finalement, jusqu’où ira « Jamm gën 3e mandat » ?

Jamm gën veut mener une campagne démocratique, pacifique, respectueuse de la loi, des règlements et de l’ordre public afin qu’une seule goutte de sang des citoyens sénégalais ne soit versée. En tant que citoyen, nous allons utiliser tous les droits et libertés que nous confèrent la Constitution, les traités et les lois nationales.

Pourquoi un plaidoyer pour une transition civile ?

Cette idée part du constat lié aux résultats des élections législatives où les électeurs sénégalais semblent faire injonction à l’élite politique sénégalaise de gouverner ensemble en répartissant de façon égale les forces politiques en présence de l’Assemblée nationale. C’est unique dans les annales politiques de l’histoire du Sénégal depuis l’indépendance et ça doit donner à réfléchir pour réinventer l’ingénierie politique adaptée à cette nouvelle situation. La proposition de la transition civile et/ou civique a pour objectif l’organisation d’un grand débat national réunissant le pouvoir, l’opposition, la société civile pour créer les conditions objectives et subjectives d’une sortie collective et organisée de nos vulnérabilités en matière de démocratie, de gouvernance et de sécurité. Nous distinguons 3 moments majeurs de la transition civile. Ensuite, un débat pour évaluer les élections passées et pour avoir un consensus sur des élections transparentes et apaisées pour 2024, un grand débat national sur la refondation des institutions et de la société de nature à réinventer ensemble et de façon consensuelle le Sénégal de demain. Enfin, mettre en place un gouvernement concerté ou une cohabitation opposition/pouvoir avec pour mission de mettre en œuvre les résultats du grand débat national. Cette méthode a l’avantage d’éviter ce qui nous est arrivé avec les travaux et les conclusions des Assises nationales.

Qui dit transition civile pense aussi une transition militaire. Ce qui se passe dans la sous-région vous fait-il peur au point de le redouter pour le Sénégal ?

Le Sénégal n’est absolument pas immunisé contre les crises multi dimensionnelles qui affectent gravement notre sous-région et même la planète où nous assistons au cœur de l’Europe à une guerre contre la Russie et l’Ukraine. Pour anticiper sur ces crises qui accouchent de plus en plus de populismes de toutes sortes, d’idéologie de la haine et de la violence qui sont de véritables menaces pour la survie même de nos Etats. En réalité, ce que nous proposons n’est pas très différent de ce qu’on a fait avec les assises, mais ici la situation créée par la nouvelle configuration du Parlement permettant la mise en place d’un gouvernement concerté ou d’une cohabitation opposition/pouvoir avec comme mission de refonder les institutions démocratiques, le fonctionnement et l’équilibre des pouvoirs, la République, la Gouvernance et la Sécurité.

C’est ce « cauchemar », pour vous reprendre, qui est lié à l’exploitation du pétrole et du gaz qui vous fait peur ?

Le pétrole et le gaz sont des ressources stratégiques qui transforment immédiatement l’environnement politique, économique, social, écologique et géopolitique du pays. La présence de ces ressources et d’acteurs internationaux nouveaux, dont certains sont plus puissants que nos Etats, si vous ajoutez à cela les convoitises et la gourmandise de certaines élites, vous réunissez un ensemble de défis et de vulnérabilités qui, souvent peuvent être des facteurs de tensions politiques, voire de conflits armés sur notre continent. Il nous faut faire beaucoup attention, débattre sereinement en profondeur, avoir la patience de s’écouter et construire ensemble de façon consensuelle le mécanisme de gouvernance inclusive de nature à garantir à garantir la transparence et l’équité. Entretien réalisé par Hamath KANE

Keur Massar–Postes de responsabilité,route de la forêt classée…:Les jeunes leaders républicains posent leurs doléances

https://lequotidien.sn Les jeunes leaders républicains du département de Keur Massar se disent «frustrés par leur situation vécue» au sein de leur coalition après plus d’une dizaine d’années de militantisme. «Nous qui avons mené le combat à vos côtés, nous sommes là, aujourd’hui frustrés, mécontents, tristes à cause de notre situation actuelle après 12 à 13 ans de militantisme. Monsieur le Président, nous pensons qu’il faudrait une autre offre politique, et cela ne peut être que responsabiliser les jeunes, notamment les jeunes leaders républicains du département de Keur Massar, de nous soutenir, de nous promouvoir pour redescendre sur le terrain pour reconquérir le département de Keur Massar», ont fait savoir, à travers un communiqué,  les jeunes leaders républicains du département de Keur Massar. Considérant que «sans  eux, le Benno bokk yaakaar (Bby) ne pourra plus jamais gagner les élections dans le département de Keur Massar», les jeunes leaders républicains du département de Keur Massar de souligner que «quand il s’agit de nommer, vous prenez toujours des personnes qui vont nous prendre pour des ennemis et non des alliés». Les jeunes leaders républicains du département de Keur Massar invitent le président de la République «à veiller à la finalisation des travaux d’assainissement» au niveau de leur département, tout réclamant «la réalisation de la route de la forêt classée» afin de «renforcer la sécurité» avec l’installation de «caméras» au niveau des «points les plus stratégiques».Par Amadou MBODJI – ambodji@lequotidien.sn

Contrat d’armement de 45 milliards:«J’ai honte pour mon pays !» (Abdoul Mbaye)

https://senego.com Le contrat d’armement de 45 milliards FCFA signé entre l’Etat du Sénégal et un présumé trafiquant du nom de Abdoubacar Hima, surnommé (Petit Boudé) continue de faire couler beaucoup d’encre et de salive. D’après Abdoul Mbaye, après avoir écouté TV5 sur l’affaire du contrat d’armement de 45 milliards fcfa rendant compte de cet autre gros scandale de corruption au Sénégal. Il a honte pour son pays. « J’ai écouté TV5 sur l’affaire du contrat d’armement de 45 milliards fcfa rendant compte de cet autre gros scandale de corruption au Sénégal. J’ai honte pour mon pays », déclare Abdoul Mbaye. Pour l’ancien Premier ministre, « Macky Sall, son Gouvernement doivent en urgence nous éclairer sur ce nouveau scandale mondial d’achat d’armes de guerre par le ministère de l’environnement à la société Lavie Commercial Brokers de Aboubakar Hima ».

Alioune Tine:«Le débat sur les 45 milliards d’armes est un débat qu’il faut mener jusqu’au bout…»

https://senego.com La polémique autour d’un contrat d’armement de 45 milliards signé entre l’Etat du Sénégal et un supposé trafiquant d’armes nigérien, continue de faire couler beaucoup d’encre et de salive. Et pour Alioune Tine, le débat sur les 45 milliards d’armes est un débat qu’il faut mener jusqu’au bout pour que toute la lumière soit faite. « Le débat sur les 45 milliards d’armes est un débat qu’il faut mener jusqu’au bout pour que toute la lumière soit faite », estime le fondateur d’Afrikajom Center, Alioune Tine. Et d’ajouter : « La mal gouvernance dans les armées et leurs effets pervers sur la sécurité et la vulnérabilité des Etats font problème ».

Les avocats de Sonko exigent l’audition de Me So qui avait rédigé la plainte de Adji Sarr

https://www.rewmi.comLes avocats d’Ousmane Sonko ont saisi hier le Doyen des juges d’une nouvelle requête pour réclamer l’audition de Me Mamadou Papa So en tant que témoin. «Me Papa Mamadou So a publiquement avoué avoir reçu Adji Sarr 15 jours avant les faits pour la conseiller et il serait important de savoir si c’est sur un modus operandi tendant à collecter des éléments de preuves ou sur le simple dépôt d’une plainte ainsi que la poursuite des relations ou contact entre les deux jusqu’à implication des officiers de police judiciaire dans la procédure», a écrit Me Ciré Clédor Ly, un des avocats de Sonko, repris dans Libération. L’avocat Mamadou Papa Samba So avait démenti Me Dior Diagne qui l’accusait d’avoir rédigé la plainte d’Adji Sarr « Je n’ai jamais rédigé la plainte de Adji Sarr. Je n’ai pas rencontré Adji Sarr à cette occasion », dément Me So, qui se plaint de l’attitude de sa consœur auprès du Bâtonnier. D’abord, dans sa lettre adressée au Bâtonnier de l’Ordre des avocats du Sénégal, Me Papa Leyti Ndiaye, le concerné précise déjà qu’il était hors de Dakar : « le 02 février 2021 (jour des faits) et le 03 février (date du dépôt de la plainte), j’étais à Ziguinchor et que ce faisant je ne pouvais recevoir la dame Adji Sarr. Il est facile de vérifier que le 1er février, j’ai plaidé au référé du Tribunal de Grande Instance de Ziguinchor, le 02 février quatre dossiers au flagrant délit du TGI de Ziguinchor, et 06 autres 2021, le 03 février au TGI de Ziguinchor », justifie la robe noire.

«AU LIEU DE 45 MILLIARDS,ON ARRIVE À UN CHIFFRE DE …» (CONSORTIUM)

https://emedia.sn Dans un entretien avec la chaine Tv5 Monde, la rédactrice en chef au consortium international de journalistes d’investigation (Occrp) a balancé d’autres éléments de l’enquête autour du contrat d’armement à 45 milliards. Selon elle, dans cette transaction conclue entre le ministre de l’Environnement d’alors et le sulfureux homme d’affaires nigérien Aboubacar Hima alias « Petit Boubé », s’est trempée une surfacturation de plus 15 milliards de francs Cfa. « Au lieu des 45 milliards qui ont été demandés par le prestataire Boubacar Hima qui est passé par David Benzaquen, on arrive à un chiffre de 16 à 20 milliards de FCFA, ce qui est la moitié de la valeur demandée par le prestataire », a encore révélé Arwa Barkala. Sur le procédé utilisé par les autorités impliquées dans le dossier, l’enquête pointe du doigt un flou et de l’amateurisme. « Tout a été fait dans les règles puisque le contrat est classé secret défense. Et pourtant la liste des fournitures a été faite avec un amateurisme. Le ministre des Finances a contresigné le contrat. Ce qui permet en fait de passer cette commande hors des codes d’appel d’offres de marché public », a confié la membre du consortium internationale de journalistes d’investigation. En ce qui concerne le contenu de la livraison, les enquêteurs disent avoir tombé sur du matériel archaïque. « Le contrat porte sur une liste de matériels militaires avec 1500 fusils d’assaut, 1500 semi automatiques. On s’aperçoit qu’il y a également des matériels qui sont carrément hors d’usage parce que dans cette liste il y a des motos cross Yamaha des T 125. Sauf que le fabricant ne les fournit plus à l’état neuf depuis 2008. Il y a également des choses qu’on a constatées telle qu’une liste de matériels sans qu’on ait le prix de chaque unité. Et effet, le chiffre de 45 milliards est annoncé dans le total de ce tableau. Donc on a seulement la quantité du matériel et c’est complètement arbitraire », a jugé la rédactrice en chef l’Organized crime and corruption reporting project (Occrp).

Amnesty international:Entre cynisme historique et idéologie colportée Par Abdou Latif Coulibaly

Rendant compte de sa visite au Sénégal, Agnès Callamard, la Secrétaire générale d’Amnesty International, formule des critiques, à tout le moins sévères, sur l’état des libertés publiques, en visant en particulier les restrictions apportées, selon elle, par le Gouvernement au droit de marche. La réaction du Ministère de la Justice a rétabli à mon sens la vérité factuelle sur ces accusations. La démarche du Ministère était nécessaire et utile. Elle n’épuise toutefois pas tout le débat, au fort relent politique, lancé à la hussarde par l’organisation internationale de défense des droits humains.

Débattons, alors !

Entendons-nous bien ! Il ne s’agit point pour nous de faire le procès d’Amnesty International, en tentant de mettre en doute, et ce, de quelque manière que ce soit, la qualité du combat pour les droits humains que cette organisation non gouvernementale a engagé à travers le monde, depuis 1962. Parfois avec de francs succès et en d’autres circonstances avec des réussites nuancées ! Cependant, nous devons à la vérité de reconnaître que cette lutte a connu, par moments et, en certains endroits, des limites évidentes. Aussi, peut-on émettre des réserves, face à certaines pratiques dans cette lutte qui nous paraissaient parfois discriminatoires et sélectives, à certains égards, en raison d’une idéologie portée, voire sciemment colportée. Remontons un peu le cours de l’histoire pour saisir mieux le sens du propos, en pensant surtout à l’attitude de l’ONG, face à la lutte contre l’Apartheid. Sans oublier également son rapport prudent avec le combat actuel des Palestiniens. Pas plus tard que la semaine dernière, à l’annonce de l’arrivée à Dakar de la patronne de cette organisation, j’ai relu un texte faisant le bilan des combats menés par l’organisation pendant plus de 60 ans à travers le monde et en faveur des droits humains. Au terme de ma lecture, m’est revenu en mémoire l’intérêt très mesuré, pour dire le moins, affiché par Amnesty face à la lutte contre l’Apartheid. Ce peu d’intérêt a marqué la pratique de l’organisation face à certaines luttes (de libération) engagées au nom de la liberté humaine depuis la naissance d’Amnesty et pendant presque toute son existence. Ce peu d’intérêt relève d’une philosophie d’action voulue et organisée au départ. L’avocat britannique du nom de Peter Benenson, fondateur d’Amnesty International a pu écrire les mots suivants : « Ouvrez votre journal, n’importe quel jour de la semaine, et vous verrez que, quelque part dans le monde, quelqu’un a été emprisonné, torturé ou exécuté parce que ses idées ou sa religion étaient intolérables pour son gouvernement. Le lecteur ressent écœurement et impuissance. Mais si ces sensations éprouvées aux quatre coins du monde pouvaient être réunies en une action commune, alors quelque chose d’efficace pourrait se produire. » Cette action commune dont parle l’avocat britannique a été traduite dans les faits par la mise en place et la naissance d’Amnesty international. J’ai toujours été frappé de constater l’absence de la notion de ségrégation raciale dans la nomenclature des termes sacralisés qui peuvent justifier l’engagement d’Amnesty pour appuyer des cas particuliers de lutte pour le respect des droits humains.

Ceux-ci étaient habitués à parler de persécutions de personnes pour leurs options religieuses, pour des idées qu’elles portent, ou des opinions exprimées et non acceptées par leurs gouvernements, pour justifier leur mobilisation en faveur de ceux qui en étaient victimes.

On note l’absence dans la liste originelle des personnes secourues par Amnesty International, celles qui étaient victimes de persécutions du fait de la couleur de leur peau. Or, au moment de la naissance d’Amnesty la question majeure et la plus cruciale adressée à l’Humanité en matière de défense des droits humains, était sans aucun doute la ségrégation raciale. Cette omission n’était pas anodine, elle est certes le reflet d’une époque, mais elle n’en est pas moins la manifestation d’une idéologie concoctée dans des laboratoires de pseudo anthropologie où les thèses les plus saugrenues de missions civilisatrices des peuples noirs par l’Occident ont été forgées et affinées. Cette idéologie douteuse parlait du cas de Mandela et de celui de tous ceux qui ont été emprisonnés en Afrique du Sud, du fait de leur implication dans la lutte contre l’apartheid et de leur origine raciale, de crime de droit commun, pour pouvoir qualifier de terroristes, d’authentiques combattants de la liberté. Ainsi, Amnesty international pour tout soutien à Mandela se contentera d’envoyer un observateur au procès historique de ce dernier et de ses compagnons d’infortune : GovanBecky, Walter Sissulou, Jacob Zuma, pour ne citer que ceux-là. A l’époque l’organisation (encore jeune) de défense des droits humains n’avait pas accompli d’actes majeurs en faveur de la lutte de Mandela et pour tous ses codétenus avec qui il aura purgé de longues et injustes peines. Le cas échéant, Amnesty international l’aurait dit, à l’image de ce qui a été fait ailleurs et dans d’autres cas. Nous citons dans cet esprit et volontiers les cas des quatre étudiants portugais victimes de la barbarie du pouvoir dictatorial et corporatiste d’António de Oliveira Salazar qui dirigea le Portugal de 1933 à 1974.

Par ailleurs, Amnesty international rappelle souvent son action menée en 1973 en faveur de Luiz Basilio Rossi, un professeur brésilien arrêté par la dictature militaire sanguinaire de l’époque qui régnait dans ce pays. Un intellectuel brillant arrêté et torturé pour des motifs politiques.

Je rappelle tout cela, pour mettre davantage la lumière sur certaines tares de cette organisation internationale qui, dans certains cas de défense des droits de l’homme, fonde parfois son action sur une dimension idéologique et politique presque en porte-en-faux avec les principes proclamés. Sa pratique est parfois polluée par des tares qui peuvent parfois l’amener à faire dans une indifférence sibylline (le cas de la Palestine), à édulcorer des faits, c’est le cas avec la dernière visite de sa première responsable au Sénégal, pour tenter de discréditer un Etat qui serait à ses yeux un fossoyeur des droits humains. Face aux statistiques fournies sur le traitement légal réservé aux déclarations de marche reçues par l’Administration sénégalaise, pour démentir Amnesty, on saisit bien à travers les explications du Ministère la tentative de manipulation de faits qui structure la déclaration tapageuse de la Secrétaire générale d’Amnesty, Mme Agnès Callamard. Dans le cas d’espèce, Mme Agnès Callamard est victime elle-même de la tromperie de ses représentants régionaux, pour ne pas dire locaux, qui vont faire valoir auprès d’elle des points de vue politiques non documentés scientifiquement, pour inspirer des prises de positions de leur organisation qui sont mal fondées de jure comme de facto. Pour tout dire, tout utile qu’il soit aux yeux de nombreux citoyens du monde, Amnesty international porte volontairement ou à son insu une « mission de civilisation universelle » qui est une tâche marquante dans sa façon de parler des droits humains et de les défendre. Cela apparaît comme un lourd biais dans ses prises de position. A l’image de l’Occident d’où elle origine, lui-même souvent pris sur les questions de portée sociale, politique et culturelle dans le piège d’un eurocentrisme réducteur, Amnesty en arrive parfois à considérer que la cause qui mobilise certaines minorités, comme celle du mouvement LGBT, doit être reçue, traitée et enfin consacrée de la même façon qu’elle est vue et sacralisée dans les pays occidentaux. Cet universalisme saugrenu étonne aux yeux de nombreux pays, en particulier ceux d’Afrique, du Proche Moyen et d’Extrême Orient. Le mépris qui peut résulter d’une telle attitude met le doute dans les esprits et créé une suspicion légitime. Le Sénégal, comme toutes les nations démocratiques du monde, se doit davantage d’assurer la protection des droits humains chez lui. Cependant, nul groupe d’activistes, quelle que soit la cause portée, nulle organisation de défense des droits humains, Amnesty international y compris, ne peut le couvrir d’opprobre. Ils n’y arriveront jamais en tentant, injustement, sous l’influence des positions politiques de leurs représentants locaux, ou au nom d’une croisade idéologique colportée, flétrir ses avancées et ses acquis en matière de respect et de protection des droits fondamentaux humains sur son sol. Notre pays est dans la bonne moyenne de tous les pays démocratiques du monde qui ont érigé (ils sont rares) le droit à la marche au rang de droit de nature constitutionnelle. Faut-il le rappeler à Amnesty international, ce droit de valeur constitutionnelle s’exerce dans le cadre tracé par la loi ? Et jamais en dehors, heureusement est-on tenté de souligner.

Faut-il le rappeler, en matière de conception et de respect des droits humains, le Sénégal s’inscrit dans la philosophie et dans le substrat juridique de la charte africaine des droits de l’homme et des peuples. Cette charte est articulée autour de deux pôles : un premier un pôle qui consacre des droits individuels et un second mettant en avant la collectivité.

L’exercice des droits individuels consacrés (premier pôle)doit s’arrimer harmonieusement à ceux de la collectivité, (le deuxième pôle). Dès lors qu’il est établi qu’une marche met en péril, menace dangereusement les droits de la collectivité, le Gouvernement peut l’interdire, sous le contrôle du juge judiciaire, considéré comme le seul et l’unique gardien des libertés. Ces condamnations à géométrie variable, sélectives à souhait, doivent cesser pour que la doctrine humaniste, universaliste affirmée et salutaire de cette ONG ne soit décrédibilisée définitivement. Mieux, l’ONG devrait davantage veiller sur la qualité des personnes sensées porter, au niveau des pays, ses idéaux et son noble combat pour une humanité plus juste et équitable.

MARA DIOP (CESE):«Ce Nemeeku Tour c’était pour anticiper sur l’affaire Adji Sarr…Alioune Tine et Seydi Gassama sont aussi des politiciens!»

https://www.dakaractu.com Conseiller Économique, Social et Environnemental récemment nommé par le Président Macky Sall, Ousmane Mara Diop, rue encore dans les brancards lorsqu’il entend des leaders de l’opposition déprécier l’institution à laquelle il appartient. Pour ce premier entretien qu’il accorde à la presse, le jeune leader politique de Ndindy s’est carrément braqué contre les détracteurs du CESE. Il a aussi commenté le «  Nemeeku Tour » de Sonko qu’il assimile à « une tentative d’escapade bien mûrie  pour échapper à la justice suite à l’affaire Adji Sarr », non sans brocarder les leaders de la société civile à qui il demandera «  de limiter les mandats et de savoir aussi partir à la retraite »

Dakaractu : C’est maintenant devenu presque clair. Vous êtes dans la dynamique d’un troisième mandat pour le Président Sall. 

Mara Diop : Il ne s’agit pas de troisième mandat mais d’un deuxième quinquennat que la loi autorise au vu des dispositions claires et nettes contenues dans la Constitution. Une démocratie se mesure aussi dans la capacité des populations et de leurs leaders à savoir lire entre les lignes de la charte fondamentale et à en accepter et appliquer les dispositions, toutes les dispositions. Et toutes les personnes dotées de raison savent que le Président Sall va bientôt boucler son premier mandat sous le régime de cette nouvelle constitution. Nous n’avons nullement et nulle part entendu le Président Macky Sall dire qu’il souhaite briguer un nouveau mandat, mais nous savons que son maintien au pouvoir est une demande sociale et même une exigence sociale.

Dakaractu:Le problème c’est que même parmi vous leaders de l’Apr, il y en a qui disent que ce mandat sera de trop. 

Ces gens, il faut les nommer. Moi je considère Moustapha Tall comme un traître. S’il y’a des gens dans l’Apr qui pensent que le Président Sall ne doit pas se présenter en 2024, c’est parce qu’ils ne méritent d’être avec nous. C’est de la lâcheté car rien dans ce que nous souhaitons n’est illégal. Au fur et à mesure qu’on s’approche de l’échéance électorale, d’autres peureux vont se faire entendre. On les voit déjà faire des clins d’œil à l’opposition, pensant que c’est la fin. Et nous saurons leur apporter la riposte qui convient, à ces gens-là. Autre chose : Nous n’avons pas le droit de laisser ce pays entre des mains inexpertes comme celles des leaders de l’opposition. Comment peut-on oser céder le terrain à des gens comme Sonko et Barth? Des politiciens qui ne peuvent que débiter des insanités et ameuter les jeunes pour déstabiliser ce pays. C’est même inimaginable ! Nous les soupçonnons d’avoir derrière eux des lobbys que nous identifierons bientôt.

Dakaractu : Sonko et son Nemeeku Tour font visiblement très mal à l’Apr ? 

Ousmane Sonko est un manipulateur. Ce nemeku Tour est absurde. Cette tournée n’a rien de politique. C’est juste une stratégie qu’il s’est inventée. Il le fait juste pour échapper aux griffes de la  justice qui l’a à l’œil dans le cadre de l’affaire qui le lie à Adji Sarr. Son objectif c’est de faire croire aux Sénégalais que l’État a instrumentalisé l’ouverture de son procès pour l’empêcher de continuer son agenda. Et partant de ce manège, il se victimise pour s’attirer la sympathie des populations. Il est aidé en cela par ses complices de la « Conférence des Leaders » qui sont manipulés autant que certains Sénégalais le sont par le leader de Pastef.  Les Sénégalais n’attendent pas de Sonko qu’il s’attaque au Président Macky Sall, qu’il lui dresse un mauvais bilan  ou qu’il se mette à dérouler ce programme utopique qu’il dit détenir. Ils ont besoin de savoir s’il est ou pas impliqué dans cette histoire de mœurs. C’est tout ! Il n’a qu’à venir répondre au juge sans bruit ni tintamarre. C’est un justiciable comme tous les autres Sénégalais. Alors qu’il arrête son cinéma et vienne jouer son rôle au procès pour, le cas échéant, laver sa peau…

Dakaractu : Cette convocation risque de créer du bruit. Et même au plan international, on s’attend à des complications avec notamment l’implication des leaders de la société civile.

Il faut les nommer ces gens auxquels vous faites allusion. Alioune Tine n’est pas de la société civile. C’est un homme politique, tout comme Seydi Gassama et les autres. Ces gens perdent au change quand tout va bien dans ce pays. Et justement quand tout va bien, ils essaieront toujours de trouver quelque chose sur quoi ils peuvent épiloguer. Le silence ne les nourrit pas encore moins la paix et l’oubli. Pour exister, ils sont obligés de sauter sur toutes les occasions, même les plus insignifiantes. Et je suis étonné de les voir s’emmurer dans le silence lorsque, à l’occasion du Neemeku Tour d’Ousmane Sonko marquée par une effusion de sang, des citoyens sont attaqués, bastionnés. Voilà un sujet qui devrait les intéresser. Il n’y a que Gassama qui a essayé de rectifier le tir, mais malheureusement, sa sortie n’a eu aucune saveur car assez timide et assez fade. Ces questions de grande portée sociale ne les intéressent pas. Autre chose : je me pose encore aujourd’hui une fois cette question. Pourquoi ces caïds de la société civile ont des mandats interminables ? Dites-moi si la règle des 02 mandats leur est appliquée ou pas ? Ils sont inamovibles ! N’est-il pas temps pour eux de céder la place à la jeune génération ? Se considèrent-ils trop intelligents, trop pertinents, trop courageux pour penser que leur départ serait préjudiciable à la société civile ? Je crois que le moment es venu pour eux de vider le plancher.

Dakaractu : Vous êtes CESE. Cette institution à laquelle vous appartenez est sans objet et certainement un gaspillage financier, selon une partie de l’opposition.

Je démens cette impression. Le Conseil Économique, Social et Environnemental est l’une des institutions les plus importantes du Sénégal pour son cahier de charges et pour le rôle attendu d’elle dans le cadre du développement économique, social et environnemental de notre pays. C’est une institution de débats, d’échanges et d’orientation sociopolitique capable d’aider les dirigeants au sommet de l’État de mesurer leurs décisions et de les équilibrer au prorata des nécessités et des urgences. Dans tous les pays au monde, il y’a cette institution. Maintenant, quand un Ousmane Sonko dit que c’est une institution inutile, on voit derrière ce commentaire de la démagogie pure et dure.

Dakaractu : Un petit commentaire sur le nouveau gouvernement 

C’est un gouvernement d’attaque composé d’hommes politiques et de technocrates avec un Premier ministre très diligent. Seulement, qu’ils sachent que nous attendons d’eux une posture typiquement politique parce que nous préparons la présidentielle de 2024.

Barthélémy Dias aux policiers chez Sonko:«Je suis votre patron…»

https://www.sudquotidien.sn Barthélémy Dias s’est rendu, ce matin, chez Ousmane Sonko à la Cité Gorgui pour l’accompagner au tribunal de Dakar pour son audition. Toutefois le maire de Dakar a buté sur le dispositif sécuritaire de la police qui a quadrillé le domicile du leader de Pastef. « Je suis votre patron et le patron de votre patron qui est le ministre de l’intérieur Antoine Felix Diome », leur a-t-il balancé.