cropped-LOGO-RP
Loading ...
00221 77 515 16 66 mamadouly4435@gmail.com

LE PIB A AUGMENTÉ DE 1, 6 % AU DEUXIÈME TRIMESTRE (ANSD)

Dakar, 30 sept (APS) – Le produit intérieur brut réel (PIB) corrigé des variations saisonnières (CVS) a enregistré une hausse de 1, 6 % au deuxième trimestre de 2022 comparativement à son niveau du trimestre précédent, a indiqué l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).

« Au deuxième trimestre de l’année 2022, le Produit intérieur brut (PIB) réel, corrigé des variations saisonnières (CVS), a progressé de 1,6%, par rapport au trimestre précédent », a notamment fait savoir la structure dans une note consacrée à l’évolution du PIB trimestriel.

Le document rendu public le même jour souligne que ce résultat est en lien avec l’accroissement des valeurs ajoutées des secteurs primaire (1,3%), secondaire (0,7%) et tertiaire (0,6%). Par rapport à la même période de l’année 2021, le PIB réel du deuxième trimestre de 2022 est ressorti en hausse de 2,9%, a relevé le rapport. L’ANSD y fait état d’un accroissement des exportations de biens et services (21 %), de la formation brute de capital fixe (10, 1 %) et de la consommation finale (0, 5 %) dans le sillage d’un regain d’activité économique au deuxième trimestre 2022 par rapport à la même période de l’année précédente. Par ailleurs, les taxes nettes de subventions sur les produits se sont bonifiées de 8, 7%, alors que le PIB nominal a été estimé à 3950 milliards de francs Cfa au deuxième trimestre 2022, a signalé le rapport.AKS/ASB

UNE CROISSANCE MOYENNE DE L’ORDRE 5% ATTENDUE DANS L’UEMOA POUR LES DEUX DERNIERS TRIMESTRES DE 2022

Dakar, 30 sept (APS) – Les pays membres de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) tablent sur des prévisions de croissance de 5,2% et 5,6% aux troisième et quatrième trimestres de 2002, a annoncé, vendredi, à Dakar, le président de son conseil des ministres, le Togolais Sani Yaya. Ces prévisions montrent que les pays membres de l’UEMOA restent globalement résilientes, en dépit d’un contexte international peu favorable marqué par la poursuite de la guerre en Ukraine et les effets de la crise sanitaire, a indiqué Sani Yaya, ministre togolais des Finances.

« Face à la flambée des prix, les Banques centrales ont dans leur ensemble procédé à un resserrement de leurs politiques monétaires respectives, ce qui rend de plus en plus onéreux les financements sur les marchés financiers internationaux », a-t-il souligné lors d’une session ordinaire du conseil des ministres de l’Economie et des Finances de l’UEMOA

Il reste que malgré ces bonnes perspectives, « les économies des Etats membres de l’Union restent également confrontées aux difficultés d’approvisionnement notamment en produits alimentaires et en intrants agricoles », les deux protagonistes de la guerre en Ukraine étant les principaux fournisseurs des pays membres de l’UEMOA pour ces catégories de produits, a-t-il relevé. Le président du conseil des ministres de l’UEMOA note que les difficultés d’approvisionnement en produits alimentaires et des campagnes agricoles passées, ajoutées à la hausse des prix des produits pétroliers, « induisent de fortes tendances inflationnistes dans les Etats membres de l’Union avec un taux d’inflation en moyenne annuelle (…) de 5,9% au mois de juillet 2022 ». Il rappelle que pour mieux faire face à la « flambée des prix des céréales et des engrais, la plupart des Etats ont pris des mesures essentiellement budgétaires en recourant à des subventions, au contrôle des prix, à une meilleure surveillance des mouvements des produits, au soutien direct aux producteurs, à des exonérations de taxe et à des aides et transferts monétaires ciblés aux ménages ».

Selon Sani Yaya, « ces interventions ont dans l’ensemble fragilisé la situation budgétaire des Etats membres, rendant difficiles les perspectives d’une consolidation budgétaire rapide ».

S’y ajoutent dit-il « les incertitudes liées à la crise sécuritaire persistante » dans la sous-région ouest africaine, « avec ses conséquences au plan économique et social ». Aussi a-t-il insisté sur « les efforts importants que ne cessent de consentir les Etats membres pour atténuer les souffrances des populations face à la flambée des prix ». « C’est le lieu de rappeler les orientations de politique économique issues de la réunion du conseil des ministres de juin 2022, qui mettent l’accent sur la nécessité de renforcer ces mesures d’urgence qui visent la préservation du pouvoir d’achat des populations en particulier les plus vulnérables et à protéger les consommateurs tout en maitrisant le déficit budgétaire », a-t-il ajouté. Cela implique que les pays membres de l’UEMOA sont appelés à « mener des actions structurantes devant permettre d’améliorer sensiblement l’offre de produits agricoles et leur transformation au sein de l’Union ». La mise en œuvre de ces orientations devrait contribuer à améliorer la situation et à préparer les économies de l’UEMOA à faire face à de tels chocs dans l’avenir, selon Sali Yaya. Il estime que la résilience des économies de l’UEMOA contribue à maintenir une croissance soutenue dans les pays concernés, dans un contexte international difficile.ADL/BK

Réduction de la cherté de la vie au Sénégal : Le Premier ministre Amadou Ba lance les concertations avec les acteurs.

https://www.dakaractu.com Après le lancement officiel des concertations nationales sur la vie chère au Sénégal par le président Macky Sall au palais présidentiel, le Premier ministre Amadou Ba a lancé ce matin les concertations avec les acteurs pour trouver des solutions effectives à la cherté de la vie comme l’avait recommandé le président Macky Sall.

« Dans son adresse à la nation le 16 Septembre dernier, le président Macky Sall rappelait le contexte international difficile marqué par une flambée des denrées de première nécessité.

Le 26 Septembre, le président de la république a lancé avec, entre autres acteurs présents les concertations sur la vie chère au Sénégal que nous poursuivons aujourd’hui. Je voudrais saluer l’ouverture du dialogue aux acteurs et la capacité d’écoute du chef de l’État, Macky Sall. L’institution de la date du 15 Mars dans le calendrier républicain comme rendez-vous annuel donné aux consommateurs, confirme la volonté du président de pérenniser cet esprit du dialogue. Poursuivant les efforts dans l’atténuation des chocs exogènes, chiffrés à ce jour à 627 milliards dont 157 milliards de renonciation de recettes, le président Macky Sall a ainsi annoncé 11 mesures d’urgence et quatre mesures conjoncturelles », a rappelé le Premier ministre Amadou Ba. Concernant les mesures d’urgence prises par le chef de l’État Macky Sall lors de sa rencontre avec les acteurs, notamment le paiement des fonds compensatoires dus aux meuniers, le Premier ministre Amadou Ba, informe que les fonds sont déjà disponibles. Il invite à cet effet les acteurs concernés à se rapprocher des services du trésor pour les modalités pratiques. « Concernant les mesures d’urgence, il s’agit pour le gouvernement de prendre les mesures nécessaires pour le paiement des mesures compensatoires dues aux meuniers. Je voudrais annoncer que les fonds sont disponibles. Les meuniers peuvent entrer en contact avec les services du trésor pour les modalités pratiques. Deuxièment, prendre les dispositions nécessaires pour le paiement des producteurs du riz paddy », a renseigné le Premier ministre Amadou Ba lors du lancement des concertations avec les acteurs…

Concertations sur la cherté de la vie au Sénégal : Momar Ndao optimiste pour de meilleures solutions.

https://www.dakaractu.com Présent à la cérémonie de lancement des concertations sur la cherté de la vie au Sénégal, le président de l’Association des consommateurs, Momar Ndao, se dit optimiste pour de larges consensus entre les différents acteurs. Pour lui, il est important que les acteurs s’entendent au cours des discussions afin de trouver de larges consensus pour soulager les populations. « Dans le cadre de la préparation de cette réunion, nous avons discuté et identifié un certain nombre de thèmes et de réflexions, notamment le cadre réglementaire et sécuritaire, comment mener la politique de lutte contre la hausse des prix, la réglementation du loyer, la santé et les dispositions relatives aux associations des consommateurs, la gestion des services publics essentiels. En ce qui concerne le loyer, il est extrêmement important que nous puissions faire des efforts pour soulager les ménages et trouver la meilleure formule », a souligné Momar Ndao…

Analyse des mesures contre la vie chère : ces choix structurels qui ont perdu Macky et son gouvernement ces 10 dernières années

https://www.pressafrik.com Le président de la République a lancé lundi des concertations à la salle des banquets du Palais pour, dit-il, soulager les populations qui subissent depuis plusieurs mois une flambée des prix dans tous les secteurs. Avec le Premier ministre, Amadou Ba, le ministre des Finances et du Budget, Amadou Moustapha Ba, le ministre de la Fonction publique et de la Transformation du secteur public, Gallo Ba, le ministre du Commerce, de la Consommation et des Petites et moyennes entreprises, Abdou Karim Fofana, le ministre de l’Agriculture, de l’Equipement rural et de la Souveraineté, Aly Ngouille Ndiaye, le chef de l’Etat a annoncé 15 mesures dont 4 autres structurelles et 11 urgentes. Ce devant les associations de consommateurs (26 au total),les producteurs de riz, de tomate,d’arachide, les commerçants des deux Unacois (Jappo et Yessal),le Groupement économique du Sénégal (GES), les importateurs, le patronat notamment la Cnes et le CNP, les meuniers industriels, les boulangers, les cimentiers, les acteurs portuaires, douaniers, des assurances etc. Les trois premières mesures d’urgence sont les plus significatives. Il s’agit de « payer les compensations financières évaluées à 15 518 704 763 dues aux meuniers; payer la subvention pour le riz Paddy de 30 FCFA le kg au transformateur, en vue de prendre en charge les frais liés à la tierce détention et certification pour un montant de 3,2 milliards FCFA; suspendre les droits d’accises sur les corps gras appliqués aux industries huilières locales ». Quels seront les impacts immédiats de ces mesures, si toutefois elles sont mises en œuvres, sur le vécu des populations sénégalaises ? Sur quelle durée leurs effectivité pourrait se faire sentir ? PressAfrik a interrogé l’économiste, Enseignant-chercheur à l’Université Iba Der Thiam de Thiès. Son analyse est sans complaisance. Selon lui, Macky et son gouvernement ne sont pas à l’heure des mesures, mais du bilan de leur décennie de gouvernance. Il affirme que si le Sénégal est aussi exposé face à la crise qui secoue le monde, c’est parce que le Plan Sénégal Emergent qui est le moteur de gouvernance de Macky Sall a failli.

« Si le PSE avait produits les effets escomptés, le Sénégal serait plus résilient face à cette crise »

« Ces mesures sont arrivées à une période où on aurait dû parler de bilan. Parce que le régime actuel est là depuis plus de 10 ans. Nous sommes dans la perspective d’élection en 2024. Donc c’est le moment de faire le bilan. Et c’est au moment de faire ce bilan là qu’on a effectivement constaté une crise lancinante qui nous poursuit depuis plusieurs années. Parce que la crise économique est là depuis 2008 et même avant. Mais cette crise est exacerbée depuis 2020 avec la Covid-19 et après la Guerre en Ukraine. C’est une conjoncture très difficile qui montre quand même la faiblesse de nos structures économiques. Dans les mesures prévues, il y a ce qu’on appelle des mesures structurelles. Parce que quand une économie est fragile, elle a des difficultés à faire face à des chocs exogènes qui sont ceux dont l’Etat n’est pas responsable. Comme la Covid-19, la Guerre en Ukraine, les mesures prises par l’Inde sur les importations du riz. C’est indépendant de la volonté du gouvernement sénégalais. Cependant, nous avons eu beaucoup de défaillances dans nos mécanismes de prévision et d’anticipation durant ces 10 dernières années. Il y a eu beaucoup de mesures prises par le Gouvernement. Le Plan Sénégal Emergent (PSE) visait la transformation structurelle de l’économie sénégalaise ? Malheureusement, c’est un plan qui n’a pas eu les effets escomptés. Parce que si c’était le cas, le Sénégal serait plus résilient face à ces chocs exogène auxquels nous faisons face actuellement et dont la conséquence la plus inquiétante est la cherté de la vie qui provient de sources que nous connaissons », a expliqué le Professeur Mounirou Ndiaye.

« Des structures de régulation des prix défaillantes« 

Le Chercheur associé à l’IPAR (Initiative prospective agricole et rurale) a également déploré des défaillances au niveau des structures de régulation des prix pour expliquer l’inflation au Sénégal. Ce qui pourrait être une piste de solution si le Gouvernement décidait de renforcer ces structures pour plus de rigueur dans la surveillance des marchés. « Nous n’avons pas de structures les régulation idoines au Sénégal. Regardez ce qui s’est passé avec l’oignon, il y a un mois au Sénégal. Le kilo d’oignon est allé de 300 à 2000 FCFA. Cela prouve que les structures de régulation de l’Etat sont défaillantes. Elles n’ont pas joué leur rôle. Parce que quand on produit dans un pays 400 mille tonnes et qu’on en importe 150 mille tonnes alors que la consommation est à 350 mille tonnes, il y a un flottement de 200 mille tonne dont arrive pas à localiser. Donc au niveau institutionnel, au niveau de l’Etat, il y a une défaillance de la régulation et de la surveillance des marchés. Il n’y a pas suffisamment d’enquêtes sectorielles pour connaître les coûts afin d’imposer une dynamique tarifaire juste et équilibré », dit-il. Interrogés sur l’impact que pourraient avoir les mesures 1, 2, 3 et 6 sur le vécu immédiat des populations, l’Enseignant-chercheur d’expliquer que celles-ci sont destinées à alléger la fiscalité au Port de Dakar et sur certains produits. Mais, ajoute-t-il, c’est des dépenses fiscales qui sont infimes par rapport aux importants volumes de produits qui sont concernés « Quand on parle de 30 frs sur le kilo de riz qui va coûter 300 à 400 frs, ça peut ne pas être consistant. C’est des mesures qu’il faut saluer, mais qui ne seront pas suffisantes pour contenir la flambée des prix », dit-il.

«Ces mesures ne peuvent ramener les prix à leur niveau initial d’il y a un an »

Selon son collègue économiste Mouhamadou Ba, les mesures 1, 2, 3 et 6 « sont de nature à avoir des effets directs sur les prix. Néanmoins, l’aléa de moralité chez les opérateurs économiques peut révéler des surprises à moins que l’Etat du Sénégal veille courageusement au respect strict des prix après subvention et maitrise des droits et frais de passage portuaires. Je doute fort de leur impact considérable comme attendus par les sénégalais sur les prix. Mais j’avoue qu’elles peuvent atténuer la vitesse à laquelle les prix augmentent, mais ne peuvent pas les ramener à leur niveau initial notamment leur niveau il y a moins d’un an ». Dans une analyse plus générale, Monsieur Ba, économiste et coach-consultant, affirme que « les mesures prises par le Chef de l’Etat sont des mesures d’urgence qui vont répondre à la conjoncture du marché et des mesures structurelles plus concentrées sur la production agricole et la distribution des produits. Les mesures 1, 2, 3, 6 sont de nature financière et auront un impact sur le budget de l’Etat. Tandis que les mesures structurelles sont plutôt institutionnelles allant dans le sens d’assainir l’environnement des affaires et de promouvoir le consommer local. Ces mesures rentrent dans le cadre normal d’un Etat-providence. Dans de pareilles situations, l’autorité publique a l’obligation, si elle est soucieuse du bien-être de sa population, de réguler le marché ». Avant d’ajourer : « les mesures prises révèlent carrément que l’Etat mène une politique de soutien de la demande (mesures sociales) plutôt que de promouvoir les capacités internes de production et de développement des PME et PMI qui pourraient à long terme régler les problèmes que nous vivons actuellement. En réalité l’inflation actuelle n’est pas un phénomène monétaire et n’est pas non plus liée à une demande supérieure à l’offre. C’est une inflation causée par une augmentation des coûts de production. Ce sont les intrants qui gagnent de valeur sur le plan international (causée par la Covid19, la montée du prix du pétrole, le déficit de gaz, la guerre russo-ukrainienne), en plus de l’absence de supervision stricte du marché par l’Etat. Ces des mesures qui ne peuvent pas vraiment contraindre le marché international et je suis convaincu qu’elles seront plus profitables aux producteurs plutôt qu’aux demandeurs qui sont pourtant les visés. Je doute encore de la capacité et du courage politique de l’Etat de mener une supervision stricte du marché ».

« Sur le plan structurel, l’industrialisation et l’Agriculture à la place du TER, BRT, Stade Abdoulaye Wade à la place auraient pu nous éviter cette situation « 

Le Professeur Mounirou Ndiaye pense le président de la République a raté sa politique économique structurelle en ignorant les priorités au profit de choix très discutables. « Ces dix dernières années, le gouvernement a fait beaucoup de choix qui n’étaient pas gouvernés par un véritable arbitrage économique. Ce qui fait que les Sénégalais ont contesté le choix d’un TER de plus de 1000 milliards sur 37 kilomètres, un BRT à Dakar et d’autres projet comme le Stade Abdoulaye Wade, Dakar Arena ou bien toutes les infrastructures qui ont été construites par l’Etat alors que la priorité c’était la production, c’était l’industrialisation, l’agriculture. Donc vous voyez qu’il y a des mesures structurelles que l’Etat devait prendre depuis longtemps et qui aurait permis d’éviter la situation actuelle », affirme M. Ndiaye.

« L’Etat est coincé en termes de finances publiques »

Qui ajoute que « les actions annoncées sont pour gérer la conjonctures. Mais l’Etat est limité pour assoir ses actions basées sur les réduction d’impôts, les subventions, parce que les finances publiques sont en crise. Nous avons un service de la dette qui fait presque 1000 milliards FCFA. Rien que les charges financières de la dette dépasse 350 milliards FCFA. C’est-à-dire il faut payer 1 milliard par jour, rien que pour payer les intérêts de la dette. Il y a la dette publique qui a atteint presque 70% du PIB. Il y a le déficit public qui n’a pas encore été ramené à 3% pour respecter les critères de convergence de l’UEMOA. Donc je ne pense pas que l’Etat ait une marge de manœuvre suffisante en terme de dépenses publiques. Il y a récemment eu une augmentation de 101 milliards sur les salaires des enseignants. Vous voyez donc que l’Etat est un peu coincé sur les finances publiques pour faire des subventions ». Mouhamed Ba, pense que l’efficacité des mesures annoncées lundi dépend de la rigueur que le gouvernement va mettre dans l’exécution des tâches. « Tout dépend du temps de la mise en vigueur, du suivi et de l’application de ces mesures. On peut s’attendre à ce que les mesures d’urgence puissent donner des effets dans un ou deux trimestres suivant la diligence faite par l’autorité et la durée de déstockage des produits déjà en stock. C’est toute une procédure de réglementation et un cycle de marché », dit-il.

Le Sénégal lève 35,020 milliards de FCFA sur le marché financier de l’UEMOA

https://www.lejecos.com Décidément, le mois de septembre 2022 a été faste pour la Direction générale de la comptabilité publique et du trésor du Sénégal qui a dû intervenir à trois reprises sur le marché financier de l’UEMOA. La dernière en date après le 9 septembre 2022 (45,618 milliards de FCFA) et le 23 septembre (30 milliards de FCFA), est ce vendredi 30 septembre 2022 avec 35,020 milliards de FCFA levés à l’issue d’une émission d’obligations de relance du trésor de durée 3 ans et 5 ans. Selon le compte rendu établi par UMOA-Titres, organisatrice de l’opération, il a été répertorié des soumissions globales de 59,670 milliards de FCFA. Le montant global mis en adjudication était de 35 milliards de FCFA. Ce qui donne un taux de couverture du montant mis en adjudication de 170,49%. Le montant des soumissions retenues s’élève à 35,020 milliards de FCFA et celui rejeté à 24,650 milliards de FCFA. Ce qui donne un taux d’absorption de 58,69%. Les investisseurs dont les soumissions ont été retenues se retrouveront avec un rendement moyen pondéré de 5,30% pour les obligations de 3 ans et 5,61% pour celles de 5 ans. Le remboursement du capital interviendra le premier jour ouvré suivant la date d’échéance fixée au 3 octobre 2025 pour les obligations de 3 ans et au 3 octobre 2027 pour celles de 5 ans. Le paiement des intérêts se fera annuellement sur la base du taux d’intérêt fixé de 5,10% pour les obligations de 3 ans et 5,50% de 5 ans et ce, dès la fin de la première année.

CASAMANCE : 670 MILLIONS DE FRANCS CFA DE LA DER DANS LA FILIÈRE ANACARDE

Sindone (Ziguinchor), 1 er oct ( APS) – La Délégation à l’entrepreneuriat rapide des femmes et des jeunes (DER/FJ) a financé 128 producteurs d’anacarde des régions de Sedhiou, Kolda et Ziguinchor pour une valeur de 670 millions de francs CFA, a appris l’APS. « Dans le cadre du programme de la restructuration du financement de la chaîne de valeur anacarde initié par la DER, 128 producteurs sont accompagnés pour une valeur de 670 millions de francs CFA », a indiqué, dimanche, la Déléguée générale à l’entrepreneuriat rapide des femmes et des jeunes. Mame Aby Seye s’exprimait en marge d’une visite de terrain à Sindone, un village de la commune de Niaguiss pour s’entretenir avec des bénéficiaires du programme.

« Ce projet est ancré dans une dynamique de chaînes de valeurs . La DER a une ambition de financer l’économie sénégalaise », a a-t-elle fait valoir.

La DER a eu à réaliser dans les différentes fermes visitées, des clôtures, des points d’eau et de systèmes d’irrigation avec solaire. « Nous avons d’abord travaillé avec les coopératives et producteurs d’anacarde pour voir quel est le modèle adapté pour pouvoir leur permettre de travailler de façon descente », a fait savoir Mme Seye. C’est ainsi que la DER a pensé introduire l’agroécologie pour pouvoir supporter ce financement dans les régions de la Casamance. « Nous voulons optimiser le potentiel économique et améliorer les sources de revenus des producteurs d’anacarde de la Casamance « , a dit la DER/FJ. « Je suis vraiment content. La DER a allégé mes travaux. D’habitude je travaille avec le kadiandou. Mais grâce à ce financement, je ne travaille plus péniblement », a réagi un producteur de l’anacarde à Sindone, faisant savoir qu’il cultive une ferme de deux hectares. Auparavant, la DER a procédé à des remises de financements à des femmes de Ziguinchor et de Niaguiss qui s’activent dans la transformation des produits locaux.

« Plus de six milliards de francs CFA de la DER/FJ ont été alloués aux femmes et aux jeunes de la région de Ziguinchor par la DER », selon le gouverneur de Ziguinchor, Guedj Diouf

« C’est très important pour nous mais l’objectif c’est d’occuper la première place au regard des potentialités économiques qui existent dans la région de Ziguinchor et au regard du retard que nous avons accusé suite à une crise qui a plombé la région pendant une quarantaine d’années », a ajouté le chef de l’exécutif régional, appelant les bénéficiaires à rembourser les prêts dans les délais. Il a ainsi invité les populations à se rapprocher davantage des pôles emploi pour dit-il pouvoir être enrôlées afin d’obtenir un financement de la DER. Le gouverneur a aussi instruit les préfets et sous-préfets de la région de Ziguinchor à réactiver les comités départementaux d’investissement pour, dit-il, territorialiser les activités de la DER.MNF/OID

LE FONGAD INVEST SOUHAITE ACCOMPAGNER L’ETAT DANS L’AUTOSUFFISANCE ALIMENTAIRE

Dakar, 1er oct (APS) – Le Fonds de garantie et d’investissement de la diaspora (FONGAD invest) souhaite investir dans la modernisation de l’agriculture pour accompagner l’Etat du Sénégal dans sa politique d’autosuffisance alimentaire. ‘’Notre objectif est d’investir dans la modernisation de l’agriculture pour aller vers une autosuffisance alimentaire au Sénégal’’, a déclaré le président du FONGAD invest. Madany Ndiaye s’exprimait, samedi, à Dakar, en marge de l’Assemblée générale du FONGAD invest. Il a rappelé que les Sénégalais de la diaspora jouent un rôle très important dans le processus de développement durable du pays. « Les Sénégalais de la diaspora transfèrent de l’argent tous les mois pour soutenir leurs familles. Notre objectif est de mobiliser une masse monétaire sous forme d’investissements directs qui pourraient faciliter la création de l’emplois et réduire l’émigration irrégulière’’ a-t-il-souligné. Concernant le partenariat public-privé, Madany Ndiaye soutient que le FONGAD est disposé à collaborer avec toutes les entités de l’Etat pour obtenir des résultats satisfaisants dans des secteurs prioritaires comme l’agriculture. un communiqué reçu à l’APS rappelle que « la création de ce fonds en 2017 est une initiative de ressortissants sénégalais de l’extérieur, qui ont souhaité mobiliser leurs ressources stratégiques et financières pour réaliser des projets structurants au Sénégal ». Selon le texte, le FONGAD-INVEST fédère les émigrés sénégalais établis principalement dans les pays d’Afrique, d’Europe et d’Amérique et « nombre de membres ont pu adhérer et souscrire au Fonds à la faveur de l’organisation de journées de partage au Sénégal, en Europe et aux Etats-Unis ». Les initiateurs expliquent qu’il s’agit en particulier de « mettre l’expertise de la diaspora qualifiée et les financements au service du Sénégal, en donnant la priorité à l‘autosuffisance alimentaire ». ’’Concrètement’’, ils disent avoir déjà initié une série de projets, dont une rizerie à Guia (Podor), une ferme intégrée à Mont-Rolland (Thiès), une unité de production et de transformation de la noix de cajou (Sokone) ainsi qu’une expérimentation de 100 ha de production de maïs pour aliment bétail dans la zone de Ndioum. Selon eux, Le FONGAD-INVEST ’’est sur le point de lancer un paquet multiservices digital, dénommé +Carte Diaspora+, pour offrir des solutions aux besoins des Sénégalais de l’extérieur, en les incitant à investir dans le développement économique de leur pays’’. Le FONGAD-INVEST souhaite aussi développer des partenariats avec des acteurs nationaux alignés sur les objectifs de sécurité alimentaire et des discussions sont déjà entamées avec le Club des investisseurs sénégalais (CIS).ABD/OID

PROJET GTA : 80 % DES TRAVAUX D’INSTALLATION DES INFRASTRUCTURES ONT ÉTÉ ACHEVÉS,SELON BP

Louga, 30 sept (APS) – Quatre-vingt pour cent des travaux d’installation des infrastructures du projet d’exploitation de gaz naturel liquéfié Grand Tortue Ahmeyim (GTA) ont été achevés, a annoncé vendredi la compagnie BP sur sa page Facebook. ‘’Aujourd’hui, les constructions et installations du projet GTA sont achevées à 80 %’’, écrit BP, opérateur de ce projet à cheval sur la frontière maritime entre le Sénégal et la Mauritanie. ‘’La dernière cargaison de structures de la plate-forme a quitté Karimun, en Indonésie, pour rallier Dakar et sera installée au cours des prochains mois’’, signale BP. Le projet GTA est basé sur le développement de deux champs de gaz offshore, à savoir Tortue et Ahmeyim, qui sont à cheval sur le Sénégal et la Mauritanie. Les réserves des deux champs de gaz sont estimées à 1.400 milliards de mètres cubes de gaz, ce qui fait du projet GTA l’un des plus importants en cours de réalisation en Afrique. Pour sa mise en œuvre, les gouvernements mauritanien et sénégalais ont signé un accord en février 2018. Le champ d’Ahmeyim, situé au large du Sénégal, dans le bloc Saint-Louis Offshore Profond, est détenu par BP (60 %), Kosmos Energy (30 %) et la compagnie pétrolière nationale sénégalaise, Petrosen (10 %).BHC/BK/ES

Découpage en 3 filiales : La Senelec ressort de vieux habits

https://lequotidien.sn La ministre du Pétrole et des énergies a noté des avancées dans l’électrification. Selon Aïssatou Sophie Gladima, le taux d’accès national à l’électricité est évalué à 80,5% en 2021 dont 96% en milieu urbain et 58,2% en milieu rural, avec une augmentation des capacités de production portées à 1523 Mw. – L’atelier de la revue annuelle de la Feuille de route (Fdr) de la stratégie électricité à l’horizon 2035, tenu hier, a été une occasion pour les acteurs, de faire le point sur les avancées du secteur.

En termes de bilan, sur 35 actions prévues pour 56 millions 568 mille 210 dollars américains, 6 actions ont été réalisées, 23 en cours de réalisation et 6 non encore lancées, soit un taux d’exécution physique de 35% et financier de 5%.

A noter que le compact Mille­nium challenge corporation (Mcc) est un programme sur cinq ans, allant de 2019 à 2024, pour un montant de 600 mil­lions de dollars dont 550 mil­lions reçus du gouvernement américain et 50 millions mobilisés par le gouvernement du Sé­né­gal. La ministre du Pétrole et des énergies se félicite des avancées significatives dans le secteur. Aïssatou Sophie Gladima note le relèvement du taux d’accès national à l’électricité, évalué à 80,5% en 2021 dont 96% en milieu urbain et 58,2% en milieu rural, l’augmentation des capacités de production portées à 1523 Mw en 2021. Les travaux, exécutés avec l’appui de Mcc et de la Banque mondiale pour rendre effective la séparation comptable et la filialisation de la Senelec, font également partie de ce registre des actions menées. «Nous pouvons également compter l’adoption du nouveau Code réseau pour une meilleure exploitation de nos lignes de transport et de distribution», rappelle Mme Gladima qui présidait l’atelier. Elle a ajouté : «En 2021, après plus de deux décennies, le cadre légal et réglementaire du secteur de l’électricité a été revu avec la loi n°2021-31 portant Code de l’électricité et la loi n°2021-32 sur la Com­mission de régulation du secteur de l’électricité, dans la perspective de mettre en place un environnement et une organisation favorable à l’atteinte des objectifs de fourniture d’électricité en quantité, en qualité et à des prix abordables.» Sophie Gladima n’oublie pas le grand bond en avant fait ces dernières années par le Sénégal en termes d’énergies renouvelables, qui constituent 32% de notre mix énergétique. «A terme, vos efforts permettront de doter le secteur de l’électricité d’infrastructures plus modernes et de procéder à des réformes stratégiques, de façon à lever l’un des principaux obstacles à une croissance économique inclusive dans le pays», a déclaré l’ambassadeur des Etats-Unis au Sénégal, Michael Raynor. En termes de recommandations, la revue préconise de mettre à la disposition des entités de mise en œuvre, les moyens nécessaires, d’impliquer les partenaires sociaux de la Senelec dans la mise en œuvre de la Fdr, d’associer le secteur privé aux discussions sur l’élaboration des textes d’application et sur la filialisation de la Senelec, mais aussi de dérouler la conduite du changement.

En matière d’électrification rurale, il est recommandé de mettre en place un comité pour analyser et proposer des mécanismes de financement pérenne de la compensation suite à l’harmonisation tarifaire.

Pour l’appui public à apporter au secteur privé, il s’agit d’élargir l’encadrement technique de la Senelec aux concessionnaires, d’opérer des transferts de compétence dans les domaines critiques, notamment dans la gestion des abonnés, et d’optimiser les financements par l’application de taux préférentiels pour les projets de services publics et le paiement à bonne date des compensation tarifaires… Concernant la viabilité financière du secteur, il est conseillé d’accélérer la réalisation du Pim, d’appliquer la bonne date de plan tarifaire, mais aussi d’appliquer dans les délais requis, le plan de remboursement. Les contraintes notées dans la mise en œuvre du programme concernent côté institutionnel : le portage institutionnel de la Fdr, l’absence d’organisation interne au niveau des entités de mise en œuvre pour le suivi de la Fdr. L’insuffisance de moyens, la non-maîtrise du calendrier décisionnel, le financement du plan stratégique de développement, le besoin de locaux et de moyens de travail adéquats ainsi que de ressources humaines en nombre suffisant et de qualité constituent les contraintes. S’y ajoutent les lenteurs observées dans l’exécution des engagements financiers et sur les délais de traitement des prêts rétrocédés, l’absence d’un dispositif de suivi et d’outils dédiés à la Fdr.

Vers la filialisation : Senelec reprend des vieux habits

Le secteur de l’énergie va connaître de profondes réformes. L’une d’elles consistera en la réforme de la Senelec qui va être divisée en filiales. «Il y aura une société qui va s’occuper du transport, une autre de la distribution et une troisième société qui va s’occuper de la production. Le tout sera dans un holding, à l’image de ce qui s’est passé avec le pétrole au niveau de Petrosen», a informé Diatou­rou Ndiaye. Le ministre Secrétaire général adjoint de la présidence de la République et président du Conseil de surveillance de Mcc Sénégal s’exprimait hier lors de l’atelier de la revue annuelle de la Feuille de route du secteur de l’électricité à l’horizon 2035. M. Ndiaye a ajouté : «Au niveau de la Senelec, il y aura aussi des réformes importantes, no­tam­ment le privé pourra entrer dans le transport et même dans la distribution. On recherche un secteur de l’énergie performant, de qualité, avec lequel les consommateurs auront de l’électricité à moindre coût.» On peut néanmoins rappeler que ce projet de filialisation du secteur de l’électricité a été en son temps, déjà ébauché sous le régime du Président Wade. Après l’échec de la privatisation de la Senelec, le gouvernement sénégalais, notamment sous la houlette du ministre Samuel Sarr, avait sérieusement envisagé cette option. Cela aurait permis, avait dit en son temps M. Sarr, aux privés sénégalais d’entrer dans le capital du holding qui allait être mis en place. On ne sait pas pourquoi cela n’a pas évolué. Il est prévu dans la deuxième phase du compact du Millenium challenge corporation (Mcc), l’électrification de plus de 350 villages. Par Khady SONKO

UN OFFICIEL SOULIGNE LA NÉCESSITÉ D’UNE PLATEFORME PORTUAIRE APTE À PORTER LE DÉVELOPPEMENT DU PAYS

Pointe-Sarène (Mbour), 30 sept (APS) – Le directeur général de l’Agence nationale des affaires maritimes (ANAM), Massamba Achille Edouard Guèye, a souligné, vendredi, la nécessité pour le Sénégal de se doter d’une plateforme portuaire capable de porter son développement. ‘’Nos échanges commerciaux internationaux portent à 90 % environ sur le secteur maritime, c’est pourquoi il nous faut arriver à mettre en place une plateforme portuaire capable de porter les aspirations de développement que le président de la République ambitionne pour notre pays’’, a-t-il dit. Guèye présidait, à Pointe-Sarène, dans le département de Mbour (ouest), la cérémonie de clôture d’un atelier de formation de cinq jours sur les modules gestion, environnement, durabilité, digitalisation, santé, sécurité et sûreté du programme de renforcement des compétences des acteurs en leadership et logistique portuaire. Cette activité organisée par Enabel, l’agence belge de développement, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale portuaire du Sénégal. Massamba Achille Edouard Guèye explique qu’‘’il s’agira de dessiner une architecture portuaire dont la gouvernance et l’opérationnalisation permettront d’atteindre l’inversion du rapport entre ce qui est importé et ce qui est exporté’’. Cette plateforme devrait traduire l’ambition des pouvoirs publics sénégalais d’aller vers la constitution d’un hub logistique intégré au niveau portuaire.

L’agence belge de développement accompagne le Sénégal dans cette stratégie portuaire, notamment en termes de capital humain.

‘’Pour répondre aux enjeux économiques du pays, le secteur portuaire en est un enjeu clé, et comme le président de la République l’a mentionné récemment lors de l’Assemblée générale des Nations unies, on parle aussi de sécurité alimentaire, qui devient une urgence dans le pays, mais dans le monde également’’, a souligné Annich Peeters, d’Enabel. L’objectif recherché est de travailler sur les filières, afin de créer de la valeur ajoutée à travers la transformation des produits prioritaires destinés à la consommation locale et étrangère.FD/BK/ESF

Commerce extérieur déficitaire : Comment le Sénégal cherche à inverser la tendance

https://www.seneweb.com Pour mettre en oeuvre un système portuaire performant qui permet d’inverser la réalité d’un commerce extérieur largement déficitaire, le Ministère des Pêches et de l’Economie maritime (MPEM), à travers l’Agence nationale des Affaires maritimes (ANAM), et l’appui technique et financier d’Enabel, Agence belge de développement et du Port d’Anvers International (PAI) a initié une formation pour les acteurs et membres du Comité de pilotage (COPIL) et du Comité technique (COTECH) de la Stratégie nationale portuaire (SNP) sur la Gestion Environnementale-Durabilité et Digitalisation et Santé, Sûreté et Sécurité. Dans le cadre de la SNP, le Sénégal a signé un protocole d’accord avec la Belgique afin de développer un hub logistique maritime international capable de soutenir la croissance économique induite par la mise en œuvre du Plan Sénégal Émergent (PSE). « Le transport maritime est l’épine dorsale de l’économie mondiale et le Sénégal ne fait pas exception à la primauté du transport maritime sur les autres. Nos échanges commerciaux internationaux portent à 90% environ sur le secteur maritime. C’est pourquoi il nous faut arriver à mettre en place une plateforme portuaire capable de porter les aspirations de développement que le président ambitionne pour notre pays »,explique Massamba Achille Édouard Gueye, DG de l’Anam.

Il s’agira ainsi pour les autorités du secteur de travailler à dessiner une architecture portuaire dont la gouvernance et l’opérationnalisation permettra d’atteindre l’inversion du rapport entre ce qui est importé et ce qui est exporté. 

Ainsi, sous l’autorité du ministre des Pêches et de l’Économie maritime, un projet d’élaboration de la stratégie nationale portuaire sera effectué grâce à la coopération Belge. Après un état des lieux, un diagnostic va permettre d’identifier les niveaux de faiblesse surtout les acquis du plateforme pour orienter vers une proposition de mode de gouvernance. Selon Annick Peeters, Portfolio Manager, Enabel Sénégal, : « Qui dit attractivité du territoire dit aussi un secteur portuaire performant c’est à ce titre qu’on a répondu à l’invitation du ministre des pêches et de l’économie Maritime pour accompagner essentiellement en capital humain cette stratégie nationale portuaire », a assuré  Annick Peeters.

Le ralentissement de la demande mondiale risque de peser lourd sur plusieurs économies africaines, selon Fitch Ratings

(Agence Ecofin) – Pour la plupart des pays du continent, l’impact le plus important sur les exportations proviendra de la forte baisse de la croissance en Europe, dans un contexte de crise énergétique. La détérioration des perspectives de la demande mondiale en 2023 augmentera les risques externes pour plusieurs économies africaines en réduisant les perspectives d’exportation, a estimé Fitch Ratings dans une analyse publiée le 30 septembre. L’agence de notation s’attend désormais à ce que le PIB mondial ne progresse que de 1,7 % en 2023, en baisse par rapport à sa prévision de 2,7 %, datant de juin 2022. Aux Etats-Unis et dans la zone euro, la croissance économique sera proche de 0 %, tandis que la Chine devrait voir son PIB progresser de 4,5 % seulement en 2023. Les faibles perspectives de croissance dans ces trois locomotives de l’économie mondiale limiteront les opportunités d’exportation sur d’autres marchés, y compris ceux d’Afrique. La réduction des perspectives d’exportation durant l’année prochaine s’inscrit dans un contexte de pressions financières mondiales plus larges, avec des taux d’intérêt plus élevés et un dollar américain plus fort. Au vu de ce contexte, Fitch Ratings s’attend à ce que la baisse des recettes d’exportation « aggrave les tensions au niveau des financements extérieurs » en Afrique et contribue à une dégradation des notations souveraines de certains pays du continent, qui ne peuvent plus s’aventurer sur les marchés internationaux de la dette, en raison des taux prohibitifs.

Un ratio médian exportations de biens/PIB de 23%

Pour la plupart des pays africains, l’impact le plus important sur les exportations proviendra de la forte baisse de la croissance en Europe dans un contexte de crise énergétique. La part moyenne médiane des exportations vers l’UE dans les exportations totales des pays africains notés par Fitch s’est située à environ 21 % en 2021, contre 10 % pour la Chine et 3 % pour les Etats-Unis. Les exportations vers l’UE représentent une part particulièrement élevée des exportations au Cap-Vert (B-/Stable), au Maroc (BB+/Stable) et en Tunisie (CCC). Les exportations vers les Etats-Unis sont relativement faibles, à quelques exceptions près, comme le Lesotho (B/Stable) dont les recettes d’exportation de vêtements pourraient être affectées par la baisse de la demande sur ce marché. L’exposition des exportations à la Chine varie selon les pays. Elle est notamment significative dans les pays producteurs de pétrole comme l’Angola (B-/Positif), le Cameroun (B/Stable), le Congo (CCC+), le Gabon (B-/Positif) et le Ghana (CC). Les faibles perspectives de croissance du marché chinois de l’immobilier pourraient également freiner les exportations d’autres produits de base, tels que le cuivre (Congo, Namibie et Zambie), le fer (Afrique du Sud) et le bois (Gabon, Cameroun et Congo). Fitch Ratings note cependant que l’exposition de la croissance en Afrique à une demande extérieure plus faible est atténuée dans la plupart des cas par une faible dépendance aux exportations. Le ratio médian exportations de biens/PIB dans les pays notés par l’agence s’élève à environ 23 %. Il ne dépasse 50 % qu’au Congo et au Lesotho.

La Chine va établir un centre de compensation pour le yuan à Maurice pour renforcer ses liens économiques avec l’Afrique

(Agence Ecofin) – L’infrastructure de compensation permettra le règlement des factures d’importation et d’exportation, en utilisant directement le yuan chinois et la roupie mauricienne.  La Chine et l’Île Maurice s’apprêtent à signer un accord portant sur l’établissement d’un centre de compensation pour le yuan chinois à Port-Louis pour faciliter le règlement des transactions en utilisant les monnaies des deux pays et renforcer les liens économiques et commerciaux entre l’empire du Milieu et l’Afrique. Selon une information rapportée par l’agence de presse chinoise Xinhua, ce centre de compensation devrait être mis en place, d’ici fin 2022. En attendant, Pékin et Port-Louis signeront dans les quelques semaines à venir un accord d’échange de devises et lanceront un projet pilote pour mettre en œuvre le China International Payments System (CIPS), un système de paiement interbancaire transfrontalier qui offre des services de compensation et de règlement à ses participants pour les paiements et les échanges transfrontaliers en yuan. Le président du Conseil économique Afrique-Europe-Asie (CECOAFREA), Kwang Poon, a précisé que le centre de compensation permettra notamment le règlement des factures d’importation et d’exportation en utilisant directement le yuan chinois et la roupie mauricienne. « Aujourd’hui, si vous importez de Chine, les factures sont libellées en dollar américain et non en renminbi. De même, si vous exportez vers la Chine, vous facturez en dollar US ou en euro mais pas en roupie mauricienne. Avec la mise en service du centre de compensation, ces transferts transfrontaliers pourront être effectués sans utiliser de monnaies intermédiaires », a-t-il expliqué. Selon lui, l’Île Maurice est bien placée pour jouer le rôle d’intermédiaire entre l’Afrique et la Chine, d’autant plus que ce pays est reconnu comme l’un des rares centres financiers internationaux qui respectent les 40 recommandations du Groupe d’action financière sur le blanchiment des capitaux (GAFI).

Télécommunications : les enjeux de la bataille de Bucarest.

https://www.dakaractu.com Madame Doreen Bogdan-Martin a été élue ce jeudi 29 septembre, en Roumanie, secrétaire générale de l’Union internationale des télécommunications (UIT), qui est l’organe des nations unies en charge de l’internet, de la téléphonie, du satellite, de la télévision, etc. Elle est ainsi devenue la première femme à diriger l’UIT qui a été créée en 1865. Elle a obtenu 139 voix contre 25 pour son adversaire russe, Rashid Ismailov. Ce dernier a fait face à 3 écueils majeurs : 1-Le conflit armé entre la Russie et l’Ukraine qui a fini de bipolariser encore plus la géopolitique mondiale.\ 2-Le fait que le chinois Houlin Zhao, Secrétaire Général sortant, ait dirigé l’institution pendant 8 ans (2 mandats de 4 ans). L’élection d’un Russe aurait été vue comme la continuité de l’axe Moscou-Pékin sur le plan géostratégique. 3- La vision de 2 mondes par rapport à l’internet : l’une prétendue ouverte, dirigée par l’Occident et l’autre connue pour une accentuation du contrôle des communications, dirigée par la Chine et la Russie. Le fameux programme chinois appelé « New Internet » ou IPV6+ est encore perçu comme une façon d’exercer un contrôle granulaire de l’Internet. L’autre fait notable pour les Africains était la quête du poste de Directeur de l’UIT-D. La branche en charge du Développement. Les 2 autres branches étant l’UIT-R (en charge des Radiocommunications. Probablement la plus stratégique) et l’UIT-S (en charge de la standardisation). Avant d’être catapultée patronne de l’UIT, l’américaine Doreen Bogdan-Matin a été élue il y a 4 ans à Dubai, Directrice du Bureau du Développement (face aux 2 candidats africains : Zimbabwé et Nigeria). L’Afrique n’a pas appris de ses erreurs et avait cette année, non pas 2 mais 4 candidats (Zimbabwé, Gambie, Congo et Cameroun) face au Bahamas et au Pakistan. C’est un concours de circonstance extraordinaire qui aura permis au Dr Cosmos Zavazava du Zimbabwé d’être enfin élu au Bureau du Développement, après sa tentative infructueuse de 2018. Au 3eme tour, les candidats des pays en développement encore en lice se sont retirés (sur directive de leur Etats respectifs) pour appuyer le Zimbabwéen face au candidat du Bahamas.\ Cette élection permet à l’Afrique de siéger au gouvernement des Techs. Surtout dans un département qui est supposé s’occuper des problèmes des pays en développement. Unie, l’Afrique peut être plus ambitieuse et viser le Secrétariat Général de l’UIT.

Avec la reprise de la BICICI, les français BNP Paribas et Proparco sortent du capital

(Agence Ecofin) – Après le Burkina Faso, le Mali, la Guinée et le Sénégal, BNP Paribas veut quitter la Côte d’Ivoire, marquant un recentrage de ses activités. Pour Abidjan, reprendre la BICICI permettra d’accompagner plus efficacement les acteurs économiques opérant tant sur le plan local qu’international. En Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, président de la République a signé, mercredi 28 septembre, le décret autorisant l’Etat à reprendre une participation majoritaire dans la BICICI (Banque internationale pour le commerce et l’Industrie de la Côte d’Ivoire). L’institution bancaire créée en 1962 était détenue jusque-là par le géant français BNP Paribas. En attendant le feu vert de la commission bancaire de l’Uemoa, on en sait un peu plus sur le deal. L’Etat ivoirien s’est appuyé sur un consortium d’entités publiques ou semi-publiques, formé par la Banque nationale d’investissement (BNI), l’Institution de prévoyance sociale-Caisse générale de retraite des agents de l’Etat (IPS-CGRAE), la Caisse des Dépôts et Consignations de Côte d’Ivoire (CDC-CI) et la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS). Cette dernière était déjà actionnaire de la BICICI. Ces entités vont débourser 80 milliards FCFA (125,3 millions $) pour racheter 11,25 millions d’actions, soit 7 110 FCFA le titre. Le deal qui devrait être paraphé ce vendredi 30 septembre à Paris, dans la capitale française, consacrera ainsi la sortie de BNP Paribas – qui détient encore 59,79% – et Proparco, le bras financier de l’Agence française de développement (AFD) dédié au secteur privé (7,7%). Au total, le consortium ivoirien reprend ainsi 67,49 % de la BICICI. 8e actif (total bilan) du secteur bancaire ivoirien et 16e dans l’Uemoa, la BICICI détient 5% des actifs du secteur bancaire ivoirien, 5% des parts de marché en matière de dépôts et presque autant pour les encours de crédits, selon les calculs effectués par l’Agence Ecofin, en se basant sur les données de l’année 2021. L’an dernier, son résultat net a atteint 9,6 milliards FCFA, alors que son chiffre d’affaires (PNB) chutait légèrement à 44,167 milliards FCFA. La sortie du groupe français de la BICICI est le dernier d’une série de désengagements de la Banque nationale de Paris des marchés ouest-africains, après le Burkina Faso, le Mali, la Guinée et, plus récemment, le Sénégal. En sus, le départ de Proparco est également perçu comme un des signaux du « recentrage » des entités françaises dans un contexte géopolitique où le sentiment anti-français va grandissant sur le continent. Fiacre E. Kakpo

Bicis, ça chauffe

https://www.jotaay.net Le collège des délégués de la Bicis est très remonté contre les tenants de l’Institution financière. Il n’écarte même pas de déposer un préavis très prochainement. La cause ? un manque de respect des engagements pris par la Direction pour ce qui est de la gouvernance de l’institution, la gestion des carrières et la revalorisation des salaires. Les travailleurs étaient face à la presse hier. Ils disent que malgré la gravité de la situation, ils n’ont toujours pas d’interlocuteurs engagés à trouver avec eux des solutions raisonnables, durables et consolidantes. Thièy, c’est dire que les clients foncent droit vers des situations compliquées.

LEADERSHIP, INFLUENCE, COMPETENCE, BONNE GESTION DE L’ENTREPRISES ETC : Anta Babacar Ngom désignée 3èmeau classement des meilleurs jeunes chefs d’entreprises africaines et 1ère dans l’espace Cedeao

https://www.jotaay.net Malgré les soucis économiques qui sévissent actuellement dans le monde entier et les ennuis financiers qui secouent certaines sociétés, notamment sénégalaises, quelques entreprises tentent de maintenir le cap. C’est le cas de LaSedima. Directrice générale de l’entreprise, Anta Babacar Ngom Diack se bat encore pour maintenir la tête hors de l’eau, malgré les ravages du Covid-19, etc. Au Final, ses efforts ont payé puisqu’elle vient être désignée dans le trio de tête du classement des meilleurs jeunes chefs d’entreprises africaines. On se rappelle encore du discours historique et courageux de Anta Babacar Ngom Diack lors du sommet de Montpellier en octobre 2021, montrant sa pertinence et ses capacités managériales. La fille de Babacar Ngom vient encore de prouver qu’elle est la bonne héritière de son père dans la gestion de l’entreprise. Et comment ! Anta Babacar Ngom Diack vient d’être désignée dans le trio de tête du classement des meilleurs jeunes chefs d’entreprises africaines. Cette nomination est tombée à l’issue de la neuvième édition du classement Choiseul 100 Africa. Après une sélection rigoureuse, elle a été nommée troisième du classement des jeunes de moins de 40 ans, en Afrique et 1ère de l’espace Cedeao. Quarante huit pays africains étaient représentés avec plus de 17 secteurs d’activités. Cette édition vise, selon les organisateurs, à refléter la diversité des leaders talentueux du continent. Depuis 2014, date du lancement de l’initiative Choiseul Africa, l’Institut Choiseul tient à promouvoir un discours positif africain afin de combler le fossé entre la perception du continent, en particulier de la part des opérateurs privés, et la réalité sur le terrain.Lors de son discours à Montpellier, Anta Babacar Ngom Diack avait démontré que les entreprises africaines avaient leur place et pouvaient même participer à la promotion économique de l’Afrique. Elle l’a prouvé en tirant toujours vers l’avant la Sedima et les multiples ramifications ou filières d’activités qu’elle a générées.

L’Institut Choiseul reconnaît, en tout cas, ses performances. Car, faut-il le souligner, plusieurs critères ont été pris en compte, notamment « l’image et la réputation, les antécédents et les compétences, le pouvoir et la fonction, l’influence et les réseaux sociaux, le potentiel et le leadership ». La fille de Babacar Ngom est ainsi reconnue comme faisant partie du cercle de ces jeunes chefs d’entreprises à succès au Sénégal et en Afrique

. Dans sa gestion de la Sedima, elle a su tirer, de main de maître, l’entreprise, vers l’avant en procédant par la transformation, par un processus de renforcement de ses capacités de production, mais surtout d’expansion et de diversification de ses activités. Ainsi elle a investi dans plusieurs projets, notamment la construction d’une nouvelle usine d’aliments de volaille et de bétail d’une capacité de 40 tonnes par heure qui a été livrée en décembre 2016 ; la mise en place d’un nouveau couvoir d’une capacité d’éclosion de 14 millions d’œuf à couver, installé dans la zone de Notto ; la construction d’un abattoir moderne de viande de volaille d’une capacité de 4000 poulets par heure, extensible à 6000 à Ndiar qui a permis à la Sedima de devenir un acteur incontournable dans toute la chaîne de valeur du poulet au Sénégal ; la création de Sedima Mali en 2017 ; la création de KFC Sénégal en 2018. Ce sont ces réalisations qui lui ont permis de remporter le prix de l’Entrepreneur Business Awards lors du forum économique Afrique. C’est dire, malgré son jeune âge, Anta Babacar Ngom Diack fait partie de ces leaders, chefs d’entreprises qui se battent pour renforcer la résilience et les capacités d’adaptation des économies africaines.Alassane DRAME

Côte d’Ivoire : Le litre du super, gasoil et pétrole lampant flambe de 40 FCFA/litre

https://www.sikafinance.com Les prix à la pompe du litre du super, du gasoil et du pétrole lampant en Côte d’Ivoire subissent une hausse de 40 FCFA pour chaque produit, à compter de ce 1er octobre jusqu’à la fin du mois, selon une notre officielle du ministère en charge du Pétrole.

Ainsi, dans les stations-services le super est désormais vendu 775 FCFA le litre contre 735 FCFA par le passé et le Gasoil passe de 615 FCFA le litre à 655 FCFA, soit un taux d’augmentation respectif de 5,44% et 6,5%.

Cet ajustement du prix à la pompe du gasoil pourrait entrainer indubitablement une élévation des coûts du transport en commun, sachant que ce carburant étant le plus utilisé par les opérateurs du secteur et subséquemment entrainer un impact sur des biens de consommation. Le pétrole lampant très utilisé dans les zones rurales du pays, en raison du manque de couverture de l’électricité dans des campagnes ou villages enregistre également un renchérissement de 40 FCFA, soit un taux de 6,2%, passant de 645 FCFA à 685 FCFA le litre. Quant au gaz butane très utilisé par les ménages urbains, les prix demeurent inchangés pour tous les différents formats, à savoir la bouteille de gaz de 6 Kg (B6) et de celle de 12,5 kg (B12,5), restent stables respectivement à 2 000 FCFA et 5 200 FCFA. La bouteille de 15 Kg demeure à 6 965 FCFA, la bouteille de 17,5 Kg à 8 125 FCFA. Les bouteilles de 25 Kg et 28 KG sont respectivement cédées à 11 610 FCFA et 13 000 FCFA. La dernière augmentation du prix du carburant en Côte d’Ivoire remontant au 1er juin dernier a touché uniquement le litre du super qui était passé à cette époque de 695 FCFA à 735 FCFA le litre, soit une flambée de 40 FCFA pour un taux de 5,75%. Il faut relever que le gouvernement ivoirien procède chaque mois au réajustement du prix à la pompe du carburant en tenant compte de l’évolution du cours du baril de pétrole sur le marché international, qui subit des hausses vertigineuses, en raison du déclenchement du conflit russo-ukrainien.Narcisse Angan

Site de Recasement 2 de la Cité Tobaggo-Entre refus d’obtempérer et défis à l’autorité

iGFM- (Dakar) Histoire et pas fin de cette affaire qui refuse de connaitre son épilogue tant attendu. A la lumière des derniers développements, l’on se demande s’il y a une main invisible qui charrie ce dossier vieux de plus d’une décennie. Le dernier en date porte sur les destructions opérées sur les bornages. La personne morale désignée, Mbaye Thioye, président du Collectif des Victimes de Tobaggo, en tentant de s’interposer a essuyé des voies de faits, des menaces et des injures au point de déposer une plainte après constat d’huissier. Retour sur une affaire qui en son temps avait ému l’opinion publique nationale au point de voir se lever des autorités religieuses aux fins de réglements. Tout a commencé en 2015 avec la furie des caterpillars qui ont nettoyé tout ce qui semblait être des batisses.

En 2018, l’Etat octroie des parcelles sur les abords de l’aéroport Léopold Sédar Senghor. Le tout sera officialisé par arrêté du Ministère de l’Urbanisme en date du 26 juillet 2022.

Le 12 Septembre 2022, les services du Cadastre débutent les travuax de bornage des dites parcelles. Les consorts Fallou Gueye, Fallou Diané, Bakary Gueye, Modou Gueye et Cheikh Diouf, regroupés au sein du Holding Gueye, envahissent le site et détruisent les bornes mises en place par le Cadastre. Mbaye Thioye, président du Collectif des Victimes de la Cité Tobaggo fait valoir son droit. Il récolte en lieu et place des voies, des injures, des menaces de mort. L’huissier commis constate les faits. Une plainte est déposée par le Collectif pour voies de faits, menaces de mort, destruction de biens appartenant à autrui et entraves aux travaux ordonnés par le Cadastre. Le Collectif adresse une lettre à Mme la Directrice du Cadastre en date du 31 Aôut 2022 pour le lotissement ;  immédiatement approuvé par arrêté Numéro 022376 du 26 Juillet. Lequel arrêté porte autorisation de lotir une partie du titre foncier N526/NGA, ex 4407/DG dénommé «Recasement 2 ». Mme la Directrice du Cadastre, en réponse au courrier souligne « je vous informe que mes services ont pris toutes les dispositions utiles pour la mise en œuvre de cette opération. Vous pourrez vous rapprocher du Chef du Bureau du Cadastre sis à Ngor- Almadies pour le suivi des travaux et l’identification des parcelles. »Le Collectif reçoit le courrier à la date du 12 Septembre 2022.

C’est alors que le Directeur des Domaines entre en action en envoyant un courrier :

« mesures de sauvegarde sur le titre foncier TF 4407/DG. Le Chef de Bureau du Cadastre procède présentement au bornage du lotissement dit Recasement2. Suite à l’arrêté ministériel portant autorisation de lotir. Toutefois, il m’est revenu que des actes de sabotage ont été perpétrés sur cette opération par le promoteur en l’occurrence, l’administrateur de Holding Gueye SA. Je rappelle que ce site accueille une partie des sinistrés de Tobaggo recasés conformément aux instructions de l’autorité. Par ailleurs, le Titre Foncier TF 4407/ DG en question, est la propriété de l’Etat du Sénégal. A cet égard, je vous prie de bien vouloir sécuriser les travaux effectués par le Bureau du Cadastre et si nécessaire procéder à l’expulsion du promoteur si nécessaire. » Il s’agit en l’espèce du courrier adressé à la Dscos avec ampliation du Directeur du Cadastre, du Directeur Général de l’Urbanisme et de l’Architecture et à Fallou Gueye. Sur la base de ces considérations, rien ne laisse présager que le sieur Fallou Gueye se soumettra à ces décisions. Auquel cas, il sera impossible d’identifier les parcelles et aux ayants droits de pouvoir les occuper. Sinon comment expliquer ce refus d’obtempérer au point de s’en prendre au Président Mbaye Thioye alors que des instructions fermes ont été données aussi bien pour les travaux que pour leur sécurisation ?

Malgré les charges exorbitantes de la Cour de répression de l’enrichissement illicite : une Instance en sommeil

https://actusen.sn La Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) devenue célèbre grâce à l’affaire Karim Wade, même si elle existe depuis 1981, semble aujourd’hui rangée aux oubliettes. Et pourtant les charges demeurent. Des millions sont payés aux siégeants sans compter les dépenses locatives du siège. C’est en juillet 1981, sous le magistère d’Abdou Diouf que la loi introduisant dans le code pénal sénégalais le délit d’enrichissement illicite a été adoptée. Pour ce délit, une juridiction ad hoc dénommée Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) a été créée. Cette Cour est uniquement chargée de réprimer l’enrichissement illicite et tout délit de corruption ou de recel connexe. C’est lors de  son arrivée au pouvoir que le président Macky Sall a réactivé cette Cour pour tracer et traquer les  patrimoines de certains poids lourds du régime de Me Abdoulaye Wade dont Karim Wade.

Comme tous les tribunaux, la Crei dispose d’un président et de quatre assesseurs

La réactivation de cette institution semble avoir comme objectif la condamnation de celui-ci. Car, depuis qu’elle a reconnu coupable Wade-fils du délit d’enrichissement illicite et l’a condamné à six ans de prison ferme et plus de 138 milliards de francs Cfa d’amende, la Crei ne donne plus signe de vie. Hormis cette affaire, seul l’ancien directeur du cadastre, Tahibou Ndiaye y a été jugé et condamné en 2015. Ce dernier avait écopé d’une peine ferme de 5 ans et condamné à payer 2,6 milliards d’amende. Pourtant, cette Institution non fonctionnelle continue toujours de bénéficier d’un budget de plusieurs centaines de millions car, considérée comme une juridiction spéciale prévue par la législation sénégalaise. Comme tous les tribunaux, la Crei dispose d’un président et de quatre assesseurs.

En plus des magistrats qui sont affectés à la Crei, d’autres y sont détachés que lorsqu’il y a session

Certains de ces juges sont complètement affectés à la Cour de répression de l’enrichissement illicite, tandis que d’autres n’y sont détachés que lorsqu’il y a session. Ces derniers sont toujours dans des juridictions. Leurs salaires varient, selon les grades. Le président est choisi parmi les magistrats des Cours et Tribunaux ayant atteint au moins le deuxième groupe du 1er grade. Les quatre assesseurs sont choisis parmi les magistrats des Cours et Tribunaux ayant atteint au moins le premier groupe du 2e grade. La Cour comprend, en outre, un procureur spécial, une Commission d’instruction et un greffe qui continuent d’être rémunérés. Non sans parler du siège qui abrite la Cour et qui coûte des millions à l’Etat.Adja Khoudia Thiam (Actusen.sn)

Opportunités,exploitations,tentations?Focus sur les centres d’appel,ces nouvelles issues de secours des jeunes pour échapper au chômage…

https://www.dakaractu.com C’est sans nul doute, un débouché pour vaincre le chômage qui ne cesse de galoper au fil des années, et ce, malgré les nombreux efforts consentis par l’État pour y remédier. Il n’en reste pas moins que cette option est loin d’être la bonne. Depuis quelques années, il est constaté par plus d’un que les centres d’appel foisonnent sur le territoire national. Un business apparemment fructueux dont profitent seuls les administrateurs de ces plateformes, qui en majorité pour ne pas dire tous, sont des étrangers (européens, américains…). Évidemment le choix de la zone Afrique, précisément la destination Sénégal n’est pas fortuit. Car ce dernier offre une ressource humaine abondante, qualifiée et bon marché. Toutes conditions très favorables pour implanter un tel business. Mais l’ironie c’est que ceux qui auraient dû se rebiffer, du fait de leur exploitation, s’échinent pour obtenir ou encore garder leur travail, faute d’autres opportunités à saisir. À travers les confessions et complaintes de quelques acteurs, Dakaractu s’est penché sur le sujet …

AfricTivistes lance une plateforme dédiée à la migration

https://www.jotaay.net AfricTivistes, une organisation africaine de droit sénégalais qui intervient principalement dans les domaines liés à la révolution digitale, à la participation active des citoyens, à la démocratie participative, vient de lancer une nouvelle plateforme d’informations qui traitera spécifiquement de la thématique migratoire. Le projet Dialogue Migration de AfricTivistes a pour objectif de mettre à la disposition du public une plateforme web pour coproduire et diffuser des informations vérifiées, contextualisées et circonstanciées sur la migration loin des clivages politiques et du sensationnel. Une fois lancée, l’équipe éditoriale va produire une information fiable et équilibrée sur les migrations. La plateforme abritera aussi un espace d’information et de dialogue sur les migrations. Elle servira de point de référence aux journalistes et acteurs travaillant sur les migrations.

LE PREMIER MINISTRE APPELLE LE GOUVERNEMENT À POURSUIVRE LE DIALOGUE AVEC LES ACTEURS ÉDUCATIFS

Dakar, 30 sept (APS) – Le Premier ministre, Amadou Ba, a appelé, vendredi, les autorités concernées par le secteur de l’éducation à prendre les mesures nécessaires pour renforcer le dialogue et la concertation avec les acteurs éducatifs. ‘’J’engage le ministre de l’Education nationale, en rapport avec les ministres chargés de la Fonction publique et du Travail, et le Haut Conseil du dialogue social, à prendre les mesures nécessaires pour renforcer le dialogue et la concertation, avec tous les acteurs, et assurer le suivi et la mise en œuvre des accords avec les syndicats d’enseignants’’, a-t-il déclaré.

Amadou Ba a fait cette recommandation lors d’un conseil interministériel consacré à la rentrée scolaire 2022-2023, auquel ont pris part plusieurs ministres, des leaders de syndicats d’enseignants et d’associations de parents d’élèves, ainsi que des militants de la société civile.

Ce conseil interministériel, le premier à se tenir après la constitution du nouveau gouvernement, ‘’est une commande du chef de l’Etat, dont le but est d’instaurer un dialogue direct et transparent entre le gouvernement et les acteurs de l’éducation’’, a expliqué M. Ba. Il a insisté sur l’objectif des pouvoirs publics d’arriver à mettre en synergie tous les efforts, ‘’pour une école qui porte nos ambitions pour l’émergence, une école qui promeut l’excellence et l’équité, une école mieux centrée sur nos valeurs, une école inscrite dans la modernité, dont les produits seront capables de rivaliser avec les meilleurs à travers le monde’’. Amadou Ba estime que ‘’des efforts substantiels ont été fournis pour réaliser cette ambition, à travers d’importants investissements en matière de construction d’écoles, de collèges, de lycées, de blocs scientifiques, de renforcement des équipements et d’acquisition de matériel pédagogique’’. Il a cité, entre autres réalisations, les réformes des curricula, la promotion de l’enseignement des matières scientifiques, l’amélioration du cadre de travail et de la gouvernance, la revalorisation de la rémunération des enseignants, l’un des premiers intrants essentiels pour la qualité. A ce sujet, il a saisi l’occasion de ce conseil interministériel pour ‘’rendre hommage à tous les enseignants, à qui la nation confie ce qu’il a de plus cher, ses enfants, pour qu’ils en fassent des hommes et des femmes bien éduqués, bien instruits, aptes à prendre en main, demain, les destinées du pays’’. Mais ‘’pour avoir une bonne année scolaire’’, a souligné le Premier ministre, il faut finaliser ‘’toutes les réhabilitations des établissements, qui doivent disposer d’équipements et de matériel pédagogique appropriés, la libération des écoles occupées ou envahies par des eaux de pluie et l’accélération des opérations de remise à niveau des infrastructures’’. Ces mesures sont nécessaires pour que l’année scolaire se déroule ‘’dans les meilleures conditions d’accueil des élèves et des enseignants’’, a dit Amadou Ba.

Deux cent vingt-sept établissements scolaires inondés

Le chef du gouvernement appelle aussi le ministre de l’Education nationale et son collègue chargé de l’Enseignement supérieur à ‘’finaliser la révision des curricula des cycles préscolaire, élémentaire, moyen et secondaire’’. Il leur a demandé aussi de ‘’poursuivre et [de] renforcer la promotion de l’enseignement des mathématiques, des sciences et des techniques’’. Dans cette perspective, il attend du ministère des Finances et du Budget qu’il rende ‘’effectif, dans les délais indiqués, le transfert des budgets de fonctionnement destinés aux écoles et établissements’’. Il a en outre demandé au même département ministériel de décaisser les fonds de dotation et de concours destinés aux collectivités territoriales, pour une prise en charge correcte des écoles. Deux cent vingt-sept écoles élémentaires, 14 collèges et trois lycées sont inondés, selon le ministre de l’Education nationale, Cheikh Oumar Anne. ‘’Nous allons lancer dès demain un programme de nettoiement et de désinfection des établissements scolaires, sur le territoire national, pour qu’on puisse, d’ici à la mi-octobre, nettoyer et désinfecter toutes les écoles du pays’’, a assuré M. Anne.

UN COLLOQUE SUR « L’AFRIQUE EN DEVENIR »,À PARTIR DU 14 DÉCEMBRE, À DAKAR

Dakar, 30 sept (APS) – Un colloque international et interdisciplinaire de quatre jours sur la question de « l’Afrique en devenir » va s’ouvrir le 14 décembre prochain à Dakar, à l’initiative de la faculté des lettres et sciences humaines de l’université Cheikh-Anta-Diop (UCAD), annonce un communiqué reçu vendredi à l’APS.

Les travaux se tiendront dans les salles de conférences de l’UCAD 2 et de l’institut Conficius.

« Le continent de Cheikh Anta Diop est porteur de renouveau, il a un inépuisable potentiel de renouvellement », affirme le comité scientifique du colloque pour mettre en exergue l’importance de l’événement. La question de « l’Afrique en devenir », ajoute la même source, « permet aussi de définir exactement la nature des enjeux entre l’Afrique et la modernité pensée comme processus de problématisation du rapport à la tradition ». « Chaque partie du monde s’affirme d’abord en insistant par sa spécificité », ajoute le communiqué en présentant le monde comme « un vaste laboratoire à l’intérieur duquel les chercheurs envisageront la question du rapport à l’autre et du dialogue des cultures sur le mode d’un enrichissement et non d’une synthèse qui gommerait toutes les différences ». En guise de justification de la tenue de l’événement, il est ajouté que « le système idéologique dont on fait la promotion se fonde sur une démarche qui valorise la diversité ». « C’est autour de ces questions riches de futur que se tiendra le colloque de la faculté des lettres de l’université Cheikh-Anta-Diop », résume la même source. Le thème central de l’événement sera abordé avec « huit axes (…) définis », dont « la recherche en Afrique  : enjeux et perspectives », « enseignement, culture et éducation », « Etats africains et sécurité », « Afrique, enjeux de santé et défis ». S’y ajoutent quatre autres axes  : « Afrique, gouvernance, mondialisation et géopolitique », « citoyenneté et sociétés africaines », « Afrique, diasporas et identités », « l’Afrique et la question du genre ». Les actes du colloque feront l’objet d’une publication chez L’Harmattan Sénégal, à la suite d’une évaluation des articles par le comité scientifique, selon la même source. L’événement va se dérouler en mode hybride  : une présentation présentielle et une autre, qui sera virtuelle, précise le texte.

SANTÉ DE LA REPRODUCTION AU SÉNÉGAL : 34 079 cas d’avortement constatés en 2020  

https://www.enqueteplus.com Le Comité de plaidoyer pour l’autorisation de l’avortement au Sénégal (CP2AS) poursuit sa feuille de route et espère aboutir à une loi. Il fait face à de nombreuses contraintes qu’il essaie de transcender.   Selon des données de la Direction de l’administration pénitentiaire, en 2021, 25 % des femmes détenues l’ont été pour avortement et 21 % pour infanticide. Du côté de la Direction de la Santé de la mère et de l’enfant du ministère de la Santé et de l’Action sociale, on fait état de 34 079 cas d’avortement constatés en 2020 au Sénégal. Selon, Awa Tounkara, membre du Comité de plaidoyer pour l’autorisation de l’avortement au Sénégal (CP2AS) qui faisait, hier, une communication lors d’une cession de formation sur ‘’Les droits de la santé sexuelle et reproductive, clarification des valeurs et transformation des attitudes pour les journalistes au Sénégal’’, le continent africain est l’un des plus répressifs en termes de législation, ce qui explique que plus de 99 % des avortements y sont pratiqués de façon illégale.

Toutes les neuf minutes, selon elle, une femme meurt au monde à cause d’un avortement clandestin.

La secrétaire exécutive de l’AJS de souligner que le tiers des avortements pratiqués au Sénégal, sur les 34 079, le sont par des personnes non qualifiées. Mais que le niveau de risque (complications, décès) varie selon le lieu de résidence, les revenus. Selon toujours elle, la mortalité maternelle élevée, avec 8 % des décès maternels liés aux avortements qui représentent 50 % des motifs d’admission en urgence dans les maternités de référence et sont placés au 5e rang des causes de décès maternels. Le Comité de plaidoyer pour l’autorisation de l’avortement au Sénégal a été mis sur pied, il y a quelques années, à cause de ces chiffres alarmants de mortalité et morbidité maternelles liés aux avortements à risque, de la législation nationale défavorable à l’accès à l’avortement médicalisé aux femmes et aux jeunes filles en cas de viol, d’inceste ou d’atteinte à la santé ou à la vie de la mère ou du fœtus, de la nécessité de faire un plaidoyer en vue du changement de cette loi sur la santé de la reproduction, de mettre fin à l’avortement clandestin, à l’abandon de nouveau-nés, à l’infanticide, au calvaire des femmes et des jeunes filles portant une grossesse non désirée.

Les avancées, les contraintes et les défis  

Le CP2AS, qui est appelé Task Force depuis un certain temps, selon Awa Tounkara, est un comité pluridisciplinaire chargé de mener des stratégies visant à informer les décideurs et le public sur la problématique de l’avortement à risque pour parvenir au changement social et légal en faveur de la réforme de la loi sur l’avortement. ‘’Il a pour objectif d’amener l’État à mettre la législation nationale en conformité avec l’article 14 2 (c) du Protocole de Maputo, autrement dit de lutter contre le fléau que constitue l’avortement clandestin et de rendre effectifs les services de santé sexuelle et reproductive des femmes et des filles. Nous menons des activités de sensibilisation au niveau communautaire et particulièrement les leaders religieux et les jeunes. Nous avons eu à organiser 425 sessions de dialogue, de causeries foras dans toutes les régions du Sénégal, d’ateliers de suivi et de capitalisation chaque année depuis le début du plaidoyer’’, confie l’un des membres de cette Task Force. Il ajoute  : ‘’Avec les jeunes, on a eu à faire des ateliers de renforcement de capacités de jeunes ambassadeurs, à tenir de causeries d’information et de sensibilisation, des représentations théâtrales et des organisations de sessions de dialogue. Parmi les avancées, on peut noter, entre autres, une ouverture et le maintien du débat, depuis sept ans, sur un sujet demeuré longtemps tabou, l’intérêt manifesté par les médias sénégalais et étrangers, l’engagement déclaré de certains parlementaires, la déclaration du président de la République sur ITélé en France où il disait être favorable à l’avortement médicalisé en cas de viol et d’inceste, et une prise en compte des propositions de la Task Force par le Comité de révision des dispositions discriminatoires législatives et réglementaires‘’.

En outre, parmi leurs contraintes, Awa Tounkara a noté un environnement socioculturel et religieux pas toujours favorable, une déformation du message de la Task Force par une certaine presse. 

Concernant leurs défis, il sera question, selon elle, de vaincre les poches de résistance (quelques groupes religieux), l’harmonisation de notre législation interne aux instruments juridiques internationaux, l’assurance de la mise en œuvre et un bon encadrement de la loi sur l’avortement médicalisé une fois votée. ‘’Dans la vaste gamme des outils stratégiques modernes utilisés dans le secteur de la santé pour faire face aux défis de la SR, le droit à l’accès à l’avortement doit y figurer en bonne position’’, estime Awa Tounkara. CHEIKH THIAM

KOLDA : Inauguration du groupe scolaire Cherif Cheikhna Aïdara

https://www.koldanews.com La carte scolaire de Kolda s’agrandit avec l’ouverture cette année d’un établissement franco-arabe implanté au cœur du quartier Sikilo dans la commune de Kolda. La cérémonie d’inauguration de ce groupe scolaire baptisé Chérif Cheikhna Aiadara  a réuni,  ce 1er octobre,  autorités administratives, académiques,  militaires et religieuses ; acteurs de l’école,   partenaires de l’éducation  et population, à la devanture de l’Etablissement. Un établissement dont la mission est de « contribuer à la formation des citoyens sénégalais par l’imprégnation des valeurs religieuses et civiques des enfants dès le bas âge pour les préparer à jouer efficacement leurs rôles dans la société », a indiqué le déclarant responsable Chérif Léhibe Aidara par ailleurs Kalife Général de Saré Mamady,  dans son allocution prononcée à l’occasion de cette cérémonie. En initiant ce projet, le guide religieux entend « contribuer à la formation de citoyens avertis et responsables sur la base de solides valeurs religieuses et civiques en préparant les enfants aux défis actuels et futurs d’une  société responsable ». Mais aussi,  participer à la lutte contre l’échec et la déperdition scolaire en développant des actions en faveur de la réussite scolaire qui magnifient « les vertus de l’excellence, de la rigueur et du travail de qualité », tout en développant  les valeurs d’entraide pour lutter contre l’individualisme qui gangrène la société d’aujourd’hui, a poursuivi M Aiadara. Il précise que tout un paquet d’activités pédagogiques constituées d’enseignements-apprentissages portant sur le « programme officiel sénégalais et d’éducation arabo-islamique » ainsi qu’un enseignement additionnel portant sur l’anglais et l’initiation aux outils numériques,  seront proposées aux apprenants. Suffisant pour que le Préfet de Kolda invite les acteurs à soutenir ce projet qui, de l’avis de Diadia Dia  , va contribuer à « former un autre type de sénégalais, responsable et républicain , disponible et prêt à travailler pour le développement de sa communauté et pour  l’émergence  de son pays »ismaila.mansaly@koldanews.com

ZIGUINCHOR : DÉCÈS DU KHALIFE CHEIKH HATAB CHAMSDINE AÏDARA

Ziguinchor, 30 sept (APS) – Le khalife de la communauté chérifienne de la Casamance (sud), Cheikh Hatab Chamsdine Aïdara, est décédé vendredi à son domicile, à Darou Khaïry, dans la région de Ziguinchor, à l’âge de 96 ans, a appris l’APS de sa famille.Le défunt a été enterré vendredi soir, dans son village. Khalife de la famille de Cheikh Makhfouz Aïdara, basée dans les villages de Darou Salam Chérif et de Darou Khaïry, dans la commune de Kataba, Cheikh Hatab Chamsdine Aïdara était connu pour son dévouement à l’islam et son engagement pour la cohésion sociale en Casamance. Cheikh Hatab, son fils, lui succède en devenant le sixième khalife de la famille de Cheikhna Cheikh Mahfouz Aïdara. Ce dernier, un soufi venu de la Mauritanie, a contribué à l’expansion de l’islam en Gambie, en Guinée, en Guinée-Bissau et dans le sud du Sénégal. Le défunt avait succédé à Cheikh Mouhedine ibn Arab, fils de Cheikh Mahfouz, en 2008. Il était le premier petits-fils de l’ancêtre d’origine mauritanienne à devenir khalife de la famille.MTN/MNF/ESF

LES PROFESSIONNELS DE LA TRADUCTION AU SÉNÉGAL VEULENT METTRE SUR PIED UN ORDRE NATIONAL DES TRADUCTEURS

Dakar, 30 sept (APS) – L’Association sénégalaise des traducteurs (ASTRA) cherche à se muer en ordre national pour mieux encadrer l’exercice de cette profession au Sénégal, a-t-on appris vendredi de son président, Séga Hamady Faye. « L’objectif ultime de l’association est d’arriver à la création d’un ordre national des traducteurs. Nous sommes déjà reconnus et avons un récépissé, mais la création d’un ordre nous permettra de mieux règlementer le secteur », a dit M. Faye. Il intervenait à la célébration de la Journée mondiale de la traduction, à l’initiative de l’ASTRA, sur le thème  : « Un monde sans barrières ». Le métier de traducteur est confronté à la « dérèglementation », qui se manifeste surtout par l’intrusion dans cette profession de personnes inaptes à son exercice, selon Séga Hamady Faye.

« La dérèglementation est le problème que nous rencontrons actuellement », a-t-il signalé.

Selon M. Faye, certaines personnes, parce qu’elles parlent deux ou plusieurs langues, s’improvisent traducteurs sans avoir les prédispositions de ce métier. « Pour être traducteur, il faut, en plus des compétences linguistiques, acquérir une formation », a-t-il rappelé, invitant les traducteurs à se spécialiser dans un domaine, car la clientèle est de plus en plus exigeante. « La mondialisation engendre des technologies (…) qui demandent une certaine expertise », a-t-il ajouté, laissant entendre que c’est également valable pour l’exercice du métier de traducteur. Sans les traducteurs, « le monde sombrerait dans les ténèbres et l’incompréhension », soutient, pour sa part, le secrétaire général de l’ASTRA et coordonnateur du master de langues étrangères de l’université Gaston-Berger de Saint-Louis (nord), Aly Sambou.AT/ESF/BK

MAME MATY MBENGUE DANS LE CINQ MAJEUR DU ‘’HALL OF FAME 2022’’ DE LA FIBA

Dakar, 30 sept (APS) – L’ancienne internationale sénégalaise de basketball Mame Maty Mbengue fait partie du ‘’cinq majeur’’ sélectionné par la Fédération internationale de basketball (FIBA) pour entrer au ‘’Hall of Fame 2022’’ de la discipline, a-t-on appris de la fédération sénégalaise. Le ‘’Hall of Fame’’ (Temple de la renommée) est un honneur fait aux acteurs du monde du basketball dont le parcours jugé exceptionnel a contribué au développement de la discipline dans le monde, explique la Fédération sénégalaise de basketball dans un communiqué.

La cérémonie d’intronisation au ‘’Hall of Fame 2022’’ de la FIBA est prévue le 30 novembre prochain au siège de la FIBA, en Suisse.

Mame Maty Mbengue, cinq fois médaillée d’or à l’Afrobasket, devient ‘’la première femme africaine à entrer dans le Hall of Fame’’ de la FIBA et la troisième personnalité du basketball sénégalais à obtenir cette récompense, selon le communiqué. Elle rejoint Abdoulaye Sèye Moreau, ancien basketteur et président de la Fédération sénégalaise de basketball de 1974 à 1993, puis la FIBA Afrique de 1993 à 1998. Sèye Moreau a été vice-président de la Fédération internationale de basketball de 1994 à 1998, avant de présider aux destinées de la FIBA Afrique de 1998 à 2002. Il est décédé en juin 2020 à l’âge de 90 ans. Mathieu Faye est également entré au ‘’Hall of Fame’’ de la FIBA. Cet ancien international sénégalais a joué à la Jeanne d’Arc de Dakar et dans plusieurs clubs français. Avec cette distinction, Mame Maty Mbengue, double médaillée d’or aux Jeux africains (1995 et 1999), a été également élue quatre fois MVP de l’Afrobasket et médaillée d’or aux Jeux de la francophonie de 1997. Elle ‘’entre ainsi dans la légende du basketball mondial’’, affirme le communiqué de la Fédération sénégalaise de football. L’instance chargée de diriger cette discipline sportive au Sénégal se réjouit de cette ‘’consécration pour le basketball féminin sénégalais et africain’’. La Fédération sénégalaise de basketball compte ‘’rendre un hommage’’ à Mame Maty Mbengue, lors de la finale de la Coupe du Sénégal dames, dimanche, au stadium Marius Ndiaye, à Dakar.SK/BK/ESF

Exigence de réforme et de fonctionnement au sein de Benno : L’AFP vers la dissidence ?

https://www.dakaractu.com Le 25 mars 2012, Macky Sall remporte le second tour de l’élection présidentielle au Sénégal, mettant fin ainsi au long bras de fer, engagé dans la rue puis dans les urnes, entre une part croissante de la population et le président sortant, Abdoulaye Wade, père de la première alternance politique en 2000. Au terme de deux mandats, la personnalisation à outrance du pouvoir d’Abdoulaye Wade a finalement joué contre lui.  À l’intérieur de sa famille politique libérale, la préparation de sa succession en faveur de son fils a ouvert une brèche et contribué à l’affaiblir, lui et son parti ; à l’extérieur, ce n’est plus seulement son régime et les dénonciations qu’il a suscitées, c’est sa propre personne qui a cristallisé les mécontentements puis, par sa gestion de la crise électorale, il a fini par inspirer haine et rejet. La coalition Benno Bokk Yaakaar qui a permis à l’opposition sénégalaise de battre démocratiquement Maître Abdoulaye Wade lors de l’élection présidentielle de 2012, n’a été mise en place qu’ après le premier tour dont les résultats ont obligé le Président Abdoulaye Wade avec 34,81%, à affronter son ancien Premier ministre Macky Sall qui avait pour sa part, 26,58%. Par la suite, ce sont les dix candidats malheureux du premier tour, tous les autres partis de l’opposition, les organisations de la société civile et des personnalités indépendantes qui ont alors pris la décision de se retrouver dans une vaste coalition dénommée Benno Bokk Yaakaar pour réaliser une nouvelle alternance démocratique au Sénégal. La jonction de toutes ces forces autour du candidat Macky Sall a été facilitée par l’existence de la coalition Benno Siggil Sénégal dont sont issus les trois candidats de l’opposition les mieux placés au premier tour, y compris Macky Sall. Et c’est pour mettre à l’aise tous ceux qui voulaient soutenir le candidat de l’opposition que Bokk Yaakaar a été créée pour battre Wade au deuxième tour. Mais c’est sans aucun doute Benno Siggil Sénégal, dans laquelle faisait partie l’Alliance des forces de Progrès qui a joué un rôle décisif pour barrer la route à Wade. En effet, en 2012 tout comme le Parti socialiste, l’Alliance de forces de progrès a décidé de s’allier avec le parti présidentiel à travers cette large coalition Benno Bokk Yakaar. Mais après 10 ans de compagnonnage et avec l’imminence du passage de témoin pour le secrétaire général national du parti des progressistes, une refondation et un renouvellement s’impose en quelque sorte. Moustapha Niasse, actuellement nommé haut représentant du président de la république, va devoir passer le flambeau après un congrès où les potentiels candidats se manifesteront. Mais avant ce moment crucial pour le parti, est-il possible d’engager toujours cette dynamique de compagnonnage avec le camp présidentiel ? Selon le porte-parole de l’alliance des forces de progrès, la résolution hier du SPE « est juste une alerte pour une amélioration du fonctionnement au sein de la coalition. C’est tout à fait normal quand on veut qu’une structure aille de l’avant. Les réformes sont donc obligatoires quand on veut avancer », a soutenu le Dr Malick Diop considérant que le parti est bien structuré depuis 1999 à nos jours pour pouvoir évoquer les questions politiques contextuelles.

De la nécessité de la redéfinition des termes du compagnonnage ?

Après les élections législatives qui ont vu la coalition Benno Bokk Yakaar perdre plusieurs sièges dans la nouvelle législature, la coalition présidentielle devra faire face à l’humeur de ses alliés qui demandent plus de transparence, de considération et d’équité dans la coalition. À cet effet, les camarades de Moustapha Niasse ont abordé les dernières élections auxquelles, leur parti n’a pas trouvé une position confortable après les résultats des élections municipales, législatives et l’élection des hauts conseillers des collectivités territoriales.  Le secrétariat politique exécutif estime que la part congrue réservée à l’Alliance des forces de progrès ne correspond guère aux réalités du terrain. C’est pourquoi le parti, à travers cette réunion du SPE exige une « réforme du fonctionnement de la coalition de sous coalitions qu’est Benno Bokk Yaakaar, aux fins d’une plus grande équité et d’une plus grande transparence, dans la perspective des victoires à construire. Macky Sall a beau dire gouverner ensemble,  l’AFP ne se sent pas à la limite très impliquée au regard des autres alliés de taille tels que le Ps et même, le parti d’Idrissa Seck, Rewmi. L’Afp en réalité, ayant joué un  grand rôle à travers la première et la deuxième alternance, il reste toutefois un parti qui peut bien avoir son candidat pour 2024 au vu du retrait de leur SG Moustapha Niasse. D’ailleurs, cela devrait même être un honneur pour ce dernier, de voir un de ceux qu’il a eu à former, tenir les rênes du parti qui a plus de 20 ans d’existence dans le landerneau politique. En tant que parti structuré, le docteur Malick Diop, ancien secrétaire général de la jeunesse progressiste, considère que lorsqu’on arrive à une échéance particulière du parti, il faudra entrevoir, la vente des cartes et la restructuration des instances pour tendre vers les prochaines élections. Avec cette annonce  vers 2024, la messe semble être déjà dite par le parti allié qui prend acte des remarques faites dans la coalition présidentielle pour se donner une nouvelle trajectoire avec du sang neuf.

Loi d’Amnistie pour Karim Wade/Aminata Touré catégorique : «Si cela passe par l’assemblée,je voterai contre…»

https://www.dakaractu.com Elle faisait certainement partie des personnages politiques que l’on attendait probablement sur la question de l’amnistie de l’ancien maire de Dakar et surtout, celle de Karim Wade qui l’a vue notamment déclencher le dossier en tant que ministre de la justice, garde des Sceaux d’alors. La désormais députée non-inscrite n’a pas hésité à donner sa position sur la question sur l’amnistie qui fait débat depuis deux jours après l’avis favorable du président de la république de revoir la formule leur rendant leur droit de participer aux élections. « Comme président de l’assemblée nationale, une telle loi ne répondrait pas à mes critères d’éthique. D’ailleurs, je me désole du système judiciaire car le droit a été dit et cela par contre, semble être une combinaison, pour ne pas dire un deal politique », regrette l’ancien ministre de la justice au cours d’un entretien avec Rfi où elle rappelle l’ambiguïté d’une loi d’amnistie qui vise des faits. L’ancienne présidente du conseil économique social et environnemental reste ferme dans sa position, en tant que députée, de faire fie à cette loi, qu’elle estime, inopportune. « Si elle vient à l’assemblée nationale, je ne la voterai pas. Je considère qu’à 15 mois de l’élection présidentielle, une loi d’amnistie qui se fait au dépens de la bonne gouvernance et de la gestion des deniers publics, je m’en désole » fulmine la tête de liste de Benno aux dernières élections.

Après la volonté de Macky d’amnistier Karim et Khalifa : Alioune Tine demande de libérer tous les détenus politiques

https://lequotidien.sn Le fondateur d’Afrikajom center magnifie la décision du président de la République de vouloir amnistier Karim Wade et Khalifa Sall, deux leaders politiques de l’opposition. Toutefois, écrit Senego, Alioune Tine souhaite que cette décision soit élargie à l’ensemble des détenus politiques. «Cela ne suffit pas, Macky doit libérer tous les otages politiques», réclame-t-il. «C’est une bonne décision, mais cela reste. Le Président doit libérer tous les détenus politiques des manifestations de juin dernier. II doit également s’asseoir et discuter avec tout le monde par rapport à cet horizon», clame l’ancien directeur d’Amnesty international. Il dit : «Une petite éclaircie dans l’horizon illisible de 2024 au-delà des calculs et manouvres politiques. Je suis satisfait que deux leaders politiques présidentiables, qui avaient été privés de façon illégale de leurs droits civiques, se voient restituer. Ce qui permet une ouverture du jeu politique.» Ce membre de la Société civile sénégalaise invite l’opinion à tirer les leçons. «Si vous avez le droit de participer aux affaires publiques, que vous soyez condamné par une décision complémentaire, tant que le juge ne l’a pas prononcé, vous êtes toujours éligible, comme disait le ministre de la Justice, à l’époque, Sidiki Kaba», rappela M. Tine. Il pense par ailleurs que la Cour de répression de l’enregistrement illicite (Crei), qui a condamné Karim Wade et Khalifa Sall, ne remplissait pas les standards d’un procès équitable. Ainsi, le droit-de-l’hommiste appelle à revenir à une Justice indépendante «et qui ne sera pas le bras armé de l’Exécutif ou de son chef». «Il faut revoir ce concept qui consiste à dire le rendez-vous d’un homme et d’un peuple. C’est le despotisme, le monarque républicain, et il faut en finir avec cette vision», exhorte Alioune Tine.Par Khady SONKO – ksonko@lequotidien.sn

À propos des ministres élus députés lors des élections législatives du 31 juillet 2022  :   il y a eu violation de l’article premier de la loi organique n° 78-45 du 15 juillet 1978 qui prévoit le remplacement dans son mandat de tout ministre élu à l’Assemblée nationale à l’expiration des trente jours qui suivent son élection Par Mamadou Abdoulaye Sow,Inspecteur principal du Trésor à la retraite

Au cours de la séance d’installation des 165 députés élus lors des élections législatives du 31 juillet 2022 dont certains sont des membres du Gouvernement,  plusieurs parlementaires ont estimé que les ministres en fonction déclarés élus députés sont dans une situation d’incompatibilité. Pour d’autres députés, en vertu des dispositions de l’article LO 172 du Code électoral, l’incompatibilité ministérielle commence à courir huit jours après l’entrée en fonction. Nous reviendrons dans une autre étude sur ces divergences d’interprétation nées de la rédaction défectueuse de l’article LO 172 de la loi électorale. Afin d’éclairer le débat sur la problématique de l’incompatibilité de la fonction de ministre avec l’exercice  d’un mandat parlementaire, il est important de préciser tout de suite qu’en l’état actuel de notre législation, le régime des incompatibilités ministérielles ne relève ni du Code électoral ni du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale  mais plutôt  de l’article 54 de la Constitution de 2001 et de la  loi organique portant application dudit article. Les incompatibilités touchant les membres du Gouvernement et celles frappant les parlementaires font l’objet de dispositions analogues mais elles sont régies par des textes différents. Pour les ministres, l’article 54 de la Constitution édicte deux catégories d’incompatibilités avec la qualité de membre du Gouvernement  : d’une part, l’incompatibilité avec un mandat parlementaire et, d’autre part, l’incompatibilité avec toute activité professionnelle publique ou privée rémunérée. Cet article renvoie à une loi organique pour fixer les modalités d’application. Pour les députés, les articles LO 163 à LO 172 du Code électoral imposent plusieurs séries d’incompatibilités avec le mandat de député qui sont reprises dans les articles 109 à 118 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale.

Le sujet que nous souhaitons aborder ici concerne uniquement les dispositions constitutionnelles et organiques régissant expressément le cas du ministre élu député à savoir les dispositions de l’article 54 de la Constitution et de sa loi organique d’application.

L’article 54, qui fait partie du titre VI « Du Gouvernement » de la Constitution,  prévoit, dans son premier alinéa, que « la qualité de membre du Gouvernement est incompatible avec un mandat parlementaire et toute activité professionnelle publique ou privée rémunérée ». L’interprétation littérale de cette disposition exclut du régime des incompatibilités ministérielles tous les ministres et assimilés qui ne figurent pas dans le décret fixant la composition du Gouvernement. Ce qui ne nous semble pas être l’esprit des rédacteurs du texte de l’article 54 de la Constitution ; ces derniers auraient dû employer l’expression la qualité de ministre pour  désigner tous les ministres qu’ils siègent ou non au Gouvernement. Dans son deuxième alinéa, l’article 54 dispose que « le député, nommé membre du Gouvernement, ne peut siéger à l’Assemblée nationale pendant la durée de ses fonctions ministérielles ».En ajoutant, de manière cavalière, une nouvelle rédaction du deuxième alinéa à l’article 54, le Constituant semble donner un caractère temporaire au remplacement des députés nommés ministres même si, à ce jour, aucune disposition organique ne détermine les modalités d’application de cette nouvelle disposition. Dans un troisième et dernier alinéa, l’article 54 prévoit une loi organique pour son application. Depuis l’avènement de la Constitution de 2001, aucune loi organique n’a été adoptée pour fixer les modalités d’application de l’article 54. En l’absence d’un texte organique, à moins d’en ignorer l’existence, les modalités d’application de l’article 54 de la Constitution sont aujourd’hui encore régies par la loi organique n° 78-45 du 15 juillet 1978 relative aux incompatibilités avec les fonctions de ministre ou de secrétaire d’État, modifiée par la loi organique n° 83-64 du 3 juin 1983 [1]. Nous reproduisons en annexe le texte de la loi organique n° 78-45 du 15 juillet 1978 telle que modifiée par la loi n° 83-64 du 3  juin 1982 Précisons tout de suite que dans sa version initiale la loi organique n° 78-45 passait sous silence la question de la compatibilité de la fonction de ministre avec le mandat de député.   Cette situation ne résultait pas d’une omission mais s’expliquait par le fait qu’à l’époque l’incompatibilité de la fonction ministérielle avec le mandat parlementaire avait été supprimée par la loi constitutionnelle de 1967 ; incompatibilité réintroduite par la loi constitutionnelle n° 83-55 du 1er mai 1983. Précisons également que jusqu’à ce jour, les dispositions de la loi organique du 15 juillet 1978 n’ont pas été mises en conformité avec les nouvelles dispositions du Code électoral et avec la nouvelle rédaction de l’article 54 issue de la loi constitutionnelle du 20 décembre 2021. Que dit l’article premier de la loi organique n° 78-45 du 15 juillet 1978  toujours applicable ? « Tout député à l’Assemblée nationale nommé ministre ou secrétaire d’État, tout ministre ou secrétaire d’État élu à l’Assemblée nationale, est, à l’expiration des trente jours qui suivent sa nomination ou son élection, remplacé dans son mandat par le premier candidat non proclamé élu de la liste sur laquelle il s’était présenté aux élections.

En cas d‘épuisement de la liste, il est procédé à une élection partielle

 ». L’article premier détermine un délai de trente jours pour le remplacement du député nommé ministre et le même délai pour le remplacement du ministre élu à l’Assemblée nationale. Dans les deux cas, la loi organique précitée fixe le point de départ du délai. Pour le ministre élu député, c’est le jour de son élection c’est-à-dire c’est le jour de la proclamation définitive des résultats de l’élection qui constitue le point de départ du délai de trente jours. Pour le député nommé ministre, ce délai court à compter de la date de nomination. Au-delà de ce délai, le ministre en fonction qui n’a pas démissionné de son mandat de député est en situation d’incompatibilité en violation de l’article premier de la loi organique n° 78-45 du 15 juillet 1978 relative aux incompatibilités avec les fonctions de ministre ou de secrétaire d’État, modifiée. En conclusion, sans démission du Gouvernement, les ministres déclarés élus députés le 11 août 2022 par le Conseil constitutionnel auraient dû être remplacés  par leur suppléant au plus tard le 11 septembre 2022.  ANNEXE  : Texte actuel de la loi organique n° 78-45 du 15 juillet 1978 relative aux incompatibilités avec les fonctions de ministre ou de secrétaire d’Etat telle que modifiée par la loi n° 83-64 du 3  juin 1982 Article premier-Tout député à l’Assemblée nationale nommé ministre ou secrétaire d’Etat, tout ministre ou secrétaire d’Etat élu à l’Assemblée nationale, est à l’expiration des trente jours qui suivent sa nomination ou son élection, remplacé dans son mandat par le premier candidat non proclamé élu de la liste sur laquelle sur laquelle il s’était présenté aux élections.

En cas d‘épuisement de la liste, il est procédé à une élection partielle ;.

Article premier bis- Le ministre ou le secrétaire d’Etat qui, à la date de sa nomination, était titulaire d’un emploi public, est déchargé de ses fonctions et placé hors des cadres de la Fonction publique dans les conditions prévues par le statut le régissant. Article 2- Le ministre ou le secrétaire d’Etat qui, à la date de sa nomination, exerçait une activité professionnelle, doit immédiatement cesser cette activité. Le ministre ou le secrétaire d’Etat ne peut, pendant la durée de ses fonctions, être actionnaire majoritaire dans une société, un établissement  ou une entreprise quelconque. Article 3- Lors de la cessation de ses fonctions, le ministre ou le secrétaire d’Etat  auquel il a été fait application des dispositions des articles premier et 2 ci-dessus, perçoit, pendant six mois, à moins qu’il n’ait repris auparavant une activité publique rémunérée, une indemnité égale au traitement qui lui était allouée en qualité de ministre ou de secrétaire d’Etat». Article 4 – Aucun ancien ministre ou secrétaire d’Etat ne peut exercer les fonctions de chef d’entreprise, de président de conseil d’administration, d’administrateur délégué, de directeur général, directeur adjoint ou gérant, de membre de conseil d’administration ainsi que toute fonction permanente en qualité de conseil dans  : les établissements publics ou les entreprises placées sous le contrôle de l’Etat ; les sociétés, entreprises ou établissements jouissant sous forme de garantie d’intérêts, de subvention ou sous une forme équivalente, d’avantages assurés par l’Etat ou par une collectivité publique, sauf dans le cas où ces avantages découlent de l’application automatique d’une législation ou d’une réglementation générale ; les sociétés et entreprises dont l’activité consiste principalement dans l’exécution des travaux, la prestation de fournitures et de services pour le compte ou sous le contrôle de l’Etat, d’une collectivité ou d’un établissement public, ainsi que les sociétés dont plus de la moitié du capital social est constitué par des participations de sociétés ou d’entreprises ayant ces mêmes activités ; s’il n’a cessé ses fonctions de ministre ou de secrétaire d’Etat depuis au moins six mois, à moins que les fonctions interdites au présent article n’aient été déjà exercées par lui antérieurement à sa première nomination en qualité de ministre ou de secrétaire d’Etat. Il en est de même également et sous les mêmes conditions de la situation d’actionnaire majoritaire dans les entreprises placées sous le contrôle de l’Etat.

Me Ousmane Sèye : «Il est impropre juridiquement d’amnistier Khalifa Sall et Karime Wade…»

https://www.dakaractu.com La mesure annoncée par le chef de l’État Macky Sall pour permettre à Khalifa Sall et Karim Wade de retrouver leurs droits civiques et politiques continue de susciter des réactions dans la scène politique sénégalaise. Si certaines personnes trouvent cette mesure salutaire d’autres pensent le contraire. C’est le cas de l’avocat Maitre Ousmane Sèye. Pour la robe noire, il est impropre juridiquement d’amnistier Khalifa Sall et Karim Wade. « Quand on prend une loi d’amnistie, cette loi doit viser des faits dans un temps précis. Ces faits doivent être cantonnés dans un temps précis. Et toutes les personnes qui ont commis des délits et des crimes dans ce temps précis, bénéficient de l’amnistie. C’est pourquoi on n’amnistie pas des personnes mais des faits. Cela veut dire qu’aujourd’hui, il est impropre juridiquement de parler d’amnistier Karim Wade et Khalifa Sall. Pourquoi ? Parce que l’amnistie ne vise pas des personnes mais des faits. Il faut maintenant que si on fait un projet de loi portant amnistie, ce projet de loi précise les faits qui sont amnistiés. Or ce que je sache, les faits reprochés à Karim Wade et  Khalifa Sall sont des délits. Est-ce qu’on va amnistier ces délits ? Quels sont les événements qui sont intervenus pour que ces personnes commettent ces délits. Ce sont ces évènements que doit viser le législateur pour amnistier ces faits. On n’amnistie pas des délits, ça serait extrêmement grave. Cela signifierait que certaines personnalités politiques bénéficient d’une impunité totale et ils ne sont pas au-dessus de la loi. Maintenant ces faits commis par Karim Wade et Khalifa Sall ont été punis par la loi de manière définitive. Mais subsidiairement, ce n’est ni la justice, ni le président de la République ni l’assemblée nationale qui ont établi des peines complémentaires contre Karim Wade et Khalifa Sall. C’est le Code électoral dans ses articles L29 jusqu’à L31.

Quand une personne est condamnée pour un tel délit, il ne peut plus s’inscrire sur les listes électorales », a souligné Me Ousmane Sèye.

Pour l’avocat qui dit approuver l’idée de permettre aux deux leaders politiques de retrouver leurs droits, précise que le chef de l’État peut le faire sans recourir à une loi d’amnistie. Mais plutôt en modifiant le code électoral en ses articles 29 et 31. Cependant, pour le juriste, vouloir amnistier Khalifa Sall et Karim Wade serait un précédent dangereux pour les hommes politiques. « Je suis d’accord pour qu’ils retrouvent leurs droits civils et politiques. Il faut actionner le code électoral en ses articles L.29 et L.31 parce que ce sont ces dispositions qui font que ces personnes ont perdu d’une manière permanente leurs droits civils et politiques. S’il faut les réhabiliter politiquement, il faut modifier ces articles. Ceci pour fixer la durée pendant laquelle une personne qui perd ses droits civils et politiques peut les retrouver au bout de cinq voire dix ans. On en a discuté au niveau du dialogue politique. Il ne faut pas créer un précédent dangereux pour les hommes politiques. Parce qu’ils ne seront pas les seuls à en bénéficier. Et il faudra préciser les faits pour lesquels ils doivent être amnistiés. On ne peut pas se réveiller un bon matin, condamner quelqu’un pour enrichissement illicite ou bien détournement de bien publique et les amnistier. Demain chaque sénégalais condamné pour ces délits peut demander une amnistie. Je suis d’accord pour la décrispation de l’arène politique. Je suis d’accord aussi pour leur réhabilitation », précise toutefois Me Ousmane Sèye…

Amnistie de personnes déchues de leurs droits civiques et politiques : ce qu’en pense Me Assane Dioma Ndiaye

https://actusen.sn Dans l’absolu, l’amnistie efface les faits, d’après Me Assane Dioma Ndiaye, contacté, hier, par Source A. De ce point de vue, l’avocat à la Cour rappelle qu’on ne peut plus greffer des conséquences à ses faits. Autrement dit, si le gouvernement est cohérent dans sa démarche, Karim Wade ne doit plus rien à l’Etat du Sénégal. Même si le défenseur des droits humains estime qu’il est important de ficeler une loi d’amnistie qui doit être générale, voire aller vers des mécanismes qui pourraient être beaucoup plus appropriés comme la révision de procès pour les personnes dont les droits ont été violés.  Dans le dernier communiqué du Conseil des ministres, le président Macky Sall demande au Ministre de la Justice d’examiner dans les meilleurs délais les possibilités et le schéma adéquat d’amnistie pour des personnes ayant perdu leurs droits de vote. Le gouvernement du Sénégal, même si certains y voient un calcul politique, va ainsi réhabiliter dans leurs droits des personnalités politiques et autres citoyens anonymes ayant maille à partir avec la justice et dont les droits ont été violés. Seulement de l’avis de Me Assane Dioma Ndiaye, avocat à la Cour, amnistier est bien, mais éviter de violer les droits fondamentaux est encore mieux. « Que ça soit Karim Wade ou Khalifa Sall, nous avons des décisions de justice, soit de la Cour de justice de la CEDEAO, soit du Comité des Nations unies pour les droits civils et politiques, qui ont clairement dit que leurs droits ont été violés. Cela veut dire qu’ils n’ont pas bénéficié d’un procès juste et équitable. A partir de ce moment, nous avions toujours dit qu’il était important que leurs droits fondamentaux soient restaurés », rappelle le militant des droits de l’homme. L’ancien président de la Ligue sénégalaise des droits humains (LSDH) soutient qu’il appartient, à présent, au pouvoir politique de trouver une solution pour faire cesser ces violations et restaurer les droits des personnes qui en sont victimes. Précisant que les solutions peuvent différer d’un pays à un autre, que certains pays ont des lois spécifiques, via des mécanismes comme l’amnistie ou la grâce, Me Assane Dioma Ndiaye rappelle «qu’à défaut de recourir à une révision de procès, ce qui serait compliqué, il est important de se soucier des finalités qui doivent passer par la restauration de leurs droits fondamentaux à savoir que ces condamnations disparaissent parce que n’étant pas justes et équitables du point de vue des droits de l’homme. »

«L’amnistie aboutit à une sorte de fiction juridique»

D’ailleurs, la loi d’une amnistie, explique la robe noire, équivaudrait à dire que toutes conséquences dommageables qui découlent des décisions prises disparaissent et les personnes concernées recouvrent leurs droits civils et politiques. « L’amnistie aboutit à une sorte de fiction juridique. C’est comme si les faits pour lesquels ces personnes ont été condamnées sont supposés ou censés n’avoir jamais existé. C’est ça en réalité l’amnistie ! Et dans l’absolu, quand il y a amnistie, personne n’a le droit de parler, dans l’avenir, des faits pour lesquels ils étaient condamnés même si on sait qu’en France le Conseil constitutionnel a été obligé de tempérer ce principe pour dire que le fait d’interdire aux journalistes de parler des faits amnistiés est une atteinte à la liberté d’expression », nous apprend Me Ndiaye.

L’importance est de bien articuler une loi d’amnistie

Mieux, l’avocat ajoute que « dans l’absolu, l’amnistie est la forme la plus radicale pour effacer une condamnation pénale . » Seulement pour le droit de l’hommiste, « il s’agira, maintenant, de bien articuler une loi d’amnistie d’autant que cette loi ne vise pas des personnes, mais des faits pour une période déterminée. » Dans la foulée, notre interlocuteur a plaidé pour qu’on en revienne à des orthodoxies dans notre pays : « On ne peut pas, de par une loi électorale, priver des personnes des droits civils et politiques. Car la perte des droits civils et politiques doit résulter d’une peine complémentaire prononcée par des juges. » Me Ndiaye ajoute  : « C’est d’ailleurs, la grande leçon que nous devons retenir de ces affaires. On a, par le truchement d’une réforme du code électoral, mis en place une inéligibilité tirée de ces condamnations. C’est-à-dire l’impossibilité de s’inscrire sur les listes électorales. Ce sont ces genres de micmacs politiques conjoncturels qui créent des situations auxquelles il faille trouver une solution même si nous avons une jurisprudence des droits de l’homme qui dit clairement que la perte des droits civils et politiques ne doit pas être perpétuelle. Autant pour une condamnation pénale, elle est temporaire et peut faire l’objet de révision, tout comme une condamnation à perpétuité. »

ENJEUX AMNISTIE Entre pardon,oubli et obstruction à la justice !

https://www.enqueteplus.com Alors que les libéraux sont divisés sur une possible loi d’amnistie pour Karim Wade, Khalifa Sall, lui, a toujours clamé son indifférence. Des interrogations planent aussi sur les contours de la future loi d’amnistie. Va-t-elle couvrir certains supposés crimes commis sous le magistère de Macky Sall ? Quid des cas Barthélemy Dias et Khalifa Ababacar Sall ? Éclairage ! L’arène politique ne bruit plus que de ça. Depuis que l’annonce d’une amnistie a été faite par le président de la République en Conseil des ministres avant-hier, tous les regards sont tournés vers Khalifa Ababacar Sall et Karim Wade, même si leurs noms n’ont pas été cités ; l’amnistie visant essentiellement des faits et non des personnes. Comment au Parti démocratique sénégalais on accueille cette décision ? Jointe par téléphone, la secrétaire nationale chargée de la communication, Nafissatou Diallo, persiste sur la position toujours défendue par son parti. ‘’Au niveau du PDS, nous restons constants dans notre position. Nous l’avons toujours dit et nous le réaffirmons  : l’amnistie, c’est une sorte d’amnésie collective qui vise à accorder le pardon à des coupables. Karim Wade, lui, n’est pas un coupable. Cela a été démontré partout dans le monde. Environ 14 décisions ont été rendues en sa faveur. La dernière en date est celle rendue au mois d’octobre dernier par la Cour d’appel de Paris. Et il faut être vraiment de mauvaise foi pour croire que ces juridictions-là peuvent rendre des décisions complaisantes pour les beaux yeux de Karim Wade. En France, par exemple, les mêmes juridictions ont eu à condamner de hauts dignitaires français, dont d’anciens présidents. On ne peut les soupçonner d’être partisanes’’, soutient la secrétaire à la communication.

Le PDS divisé sur la question

Pour elle, la seule chose qui vaille pour le Parti démocratique sénégalais, c’est la révision du procès du fils de l’ancien président. Elle insiste  : ‘’Nous exigeons la révision du procès et que Karim Wade soit remis dans ses droits comme du reste cela a été demandé par l’ONU à travers un organe comme le Comité en charge des droits humains. Il ne faut pas l’oublier, l’État du Sénégal a même eu à prendre des engagements fermes dans ce domaine, même si par la suite, sous la pression de certains faucons, il y a eu une fuite en avant. Vous vous rappelez tous le limogeage de hauts fonctionnaires suite à des positions défendues devant le démembrement de l’ONU. Lesquelles étaient pourtant basées sur le droit et les engagements internationaux de l’État du Sénégal. On sait aussi aujourd’hui comment Aminata Touré a dissimulé des documents de la Banque mondiale attestant l’innocence de Karim Wade. Voilà pourquoi nous avons toujours réclamé et continuons de réclamer la révision du procès. Cela pourrait prendre du temps, mais la vérité finit toujours par triompher.’’ Mais au sein du PDS, la question ne fait pas l’unanimité. Selon ce responsable, il y a certes ceux qui s’arcboutent à la révision et qui disent ne pas vouloir de l’amnistie. Mais d’autres voix estiment que peu importe la forme, l’essentiel est que Karim puisse recouvrer sa liberté et tous ses droits civiques et politiques. Il ajoute  : ‘’Ma conviction est que si Macky persiste dans la voie de l’amnistie, c’est qu’il a lui-même intérêt. Sinon, une simple modification du Code électoral aurait suffi pour permettre à Khalifa et Karim de se présenter. Mais qu’à cela ne tienne, si on n’a pas mieux que l’amnistie, on est preneur. Il ne faut pas oublier que c’est Macky qui a injustement rendu Karim inéligible. C’est ce même Macky qui veut tout effacer. On n’a qu’à le laisser faire. C’est la position de beaucoup de responsables. Le PDS a trop souffert de cette question. Nous nous sommes battus de 2012 à 2022, parce que nous sommes convaincus de l’innocence de notre leader maintes fois démontrée devant des juridictions indépendantes.’’ Chez les ‘’khalifistes’’, les responsables ont également toujours réclamé n’être demandeurs d’aucune amnistie. Interpellé sur une possible amnistie, il y a quelques mois, voici la réponse de l’ancien maire de Dakar  : ‘’Je n’avais pas demandé pour aller en prison ; je n’ai pas demandé pour sortir de prison ; je ne vais pas demander une amnistie’’, soulignait-il sur RFI, non sans confier que lui et Karim Wade se parlent sans aborder une telle question qui n’était pas à l’ordre du jour.

Jurisprudence du Conseil constitutionnel

Aujourd’hui, par la force des choses, la question est sur la place publique, par la volonté du président de la République qui a donné des instructions fermes allant dans ce sens. Pour certains, il y aurait des non-dits dans cette nouvelle posture de la majorité. D’aucuns craignent même que ce projet d’amnistie soit utilisé dans le but de protéger de supposés ‘’crimes financiers et/ou de sang’’ de son régime. Les craintes sont d’autant plus justifiées que si Macky Sall veut absoudre, à travers le projet d’amnistie, certains faits commis sous son régime, il ne devrait en principe y avoir aucun obstacle. Dans une décision en date de 2005 – loi d’amnistie affaire Me Sèye – le Conseil constitutionnel avait estimé que ‘’ni la Constitution ni aucune loi de valeur constitutionnelle ne limitent le pouvoir du législateur d’amnistier des catégories quelconques d’infractions, qu’elles soient punies de peines criminelles, correctionnelles ou contraventionnelles’’. Selon la haute juridiction, le législateur peut faire disparaitre pour l’avenir tout caractère délictueux à certains faits pénalement répréhensibles en interdisant toute poursuite à leur égard ou en effaçant les condamnations qui les ont frappés. ‘’Il appartient au législateur de déterminer les infractions amnistiées en fonction de critères objectifs’’.

Autrement dit,la Constitution offre une large possibilité au législateur,dans le cadre de l’amnistie.

Ainsi, même s’ils disent ne pas vouloir de cette amnistie, Karim et Khalifa ont peu de marge de manœuvre pour entraver la mise en branle du processus. Seule l’Assemblée nationale pourrait arriver à rejeter cette dynamique. Ce qui est peu probable. Au-delà de la couverture des faits commis sous son magistère, certains se sont aussi demandé si Barthélemy Dias, dont la décision n’a pas revêtu le caractère de la chose jugée, et Ousmane Sonko, qui n’a pas encore été jugé, peuvent être concernés par la loi d’amnistie ? D’un point de vue juridique, rien ne semble s’y opposer, selon la jurisprudence du conseil de 2005. La loi d’amnistie peut non seulement avoir pour vocation d’effacer les conséquences d’une condamnation, mais elle peut aussi avoir pour objectif d’enrayer des poursuites déjà entamées ou non contre une personne.

Seybani Sougou sur l’éligibilité de Khalifa Sall Et Karim Wade : un rapport de l’UE a déjà balisé la voie

Le juriste Seybani Sougou est revenu sur l’éligibilité de Khalifa Sall et Karim Wade, arguant que le rapport de l’union européenne du 26 février 2018 a déjà balisé la voie. «Le rapport de l’Union européenne du 26 février 2018 a déjà balisé la voie », a-t-il dit dans une déclaration rendue publique jeudi.

«Dans son rapport de la Mission d’audit du Fichier électoral du 26 février 2018, les experts de l’Union Européenne après avoir constaté des incohérences entre le code électoral et le code pénal, ont recommandé au Sénégal de réviser les articles L.31 et L.32 du Code électoral, en prenant en considération que la proportion de la suppression des droits électoraux d’un condamné soit appropriée au délit et à la peine et que les dispositions du Code électoral soient en harmonie avec le Code pénal.»

Non sans faire remarquer qu’à la page 29 du rapport, les experts de l’Union européenne ont clairement rappelé les dispositions légales qui régissent la privation des droits électoraux, précisant que l’article 730 du Code de procédure pénale du Sénégal dispose qu’une ‘’copie de chaque fiche constatant une décision entraînant la privation des droits électoraux doit être adressée par le greffe compétent à l’autorité chargée d’établir les listes électorales.» Une occasion pour faire savoir que «dans aucun Etat démocratique du monde, la condamnation d’une personne n’entraîne pas sa radiation automatique et indéfinie des listes électorales. De fait, les dispositions des anciens articles L.30 et L.31 qui ont été transposées dans la Loi n°2021‐35 du 23 juillet 2021 portant code électoral au niveau des articles L.29 et L.31 induisent une inéligibilité perpétuelle et sont inconstitutionnelles.» A l’en croire, «le projet de Macky Sall d’une amnistie en faveur de Khalifa Sall et Karim Wade relève d’un cynique calcul et n’est pas la voie la plus appropriée pour rétablir les droits électoraux des deux intéressés. Pour permettre à Khalifa Sall et Karim Wade d’être candidats aux présidentielles de 2024, il existe 3 options sur le plan juridique à savoir l’amnistie, un recours en révision et la révision des articles L.29 et L.30 du code électoral.»

«L’amnistie n’est pas une option à privilégier»

Poursuivant, le juriste relève que «l’amnistie est prévue par l’article 67 de la Constitution. Elle entraine l’effacement de la condamnation pénale, ou l’extinction de l’action publique. Cette voie n’est pas à privilégier par Karim Wade et Khalifa Sall (ils porteront toujours le poids de la condamnation, en cas d’amnistie).» Par ailleurs, dit-il, «une amnistie risque de créer une jurisprudence pour les proches de Macky Sall impliqués dans de nombreux scandales portant sur des crimes économiques et financiers.»

«Le recours en révision est aléatoire, risqué et incertain»

Sur la même lancée, seybani Sougou signale que «pour une personne qui s’estime injustement condamnée, la réhabilitation qui passe par une révision du procès est souhaitable compte tenu à la fois de sa portée morale et de son impact au niveau de la société (reconnaissance sociale).» Néanmoins, déclare-t-il encore, «le recours en révision suppose certains préalables, entre autres, qu’il y ait un fait nouveau de nature à faire établir l’innocence du condamné. En cas de révision, pour les cas de Khalifa Sall et Karim Wade, il y a 2 obstacles majeurs. D’une part, il n’y a aucune certitude d’une réhabilitation du fait que d’une part, la justice est inféodée, soumise, aux ordres de Macky Sall et d’autre part, un tel pari est très risqué en raison des délais liés à une telle procédure, sachant que les présidentielles auront lieu dans 15 mois environ.» Selon lui Une telle option (recours en révision) est aléatoire, et risquée dans le contexte actuel et ne doit pas être envisagée dans l’immédiat.»Le Vrai Journal

Amnistie De Karim Et De Khalifa : Vers un « mackyllage » des crimes économiques ?

L’annonce faite par le Président de la république lors du premier conseil des ministres du gouvernement d’Amadou Bâ pour amnistier Khalifa Sall et Karim Wade est un piège tendu à l’opposition. Au lieu de changer quelques dispositifs du code électoral, le chef de l’Etat préfère une loi d’amnistie. L’amnistie visant des faits et non des personnes serait-il un prétexte pour le président de blanchir les crimes économiques qui pourraient être commis sous son règne par son entourage en mêlant Khalifa Sall et Karim pour narguer l’opinion? Une loi d’amnistie ne vise pas des personnes, elle vise plutôt des faits a expliqué Me Doudou Ndoye au micro de nos confrères de la télévision 7tv. Donc voter une pareille loi permettra forcément à toutes les personnes ayant commis des détournements de deniers publics et des crimes économiques, d’éviter de subir des poursuites judiciaires et de rendre compte sur la gestion des biens communs. Ceci ne serait-il pas un complot ourdi sur le dos du peuple entre des politiciens roublards qui pillent sans gêne les ressources laissant en rade une écrasante majorité de la population dans la misère.

Les non-dits d’une proposition

Le régime de Macky Sall depuis quelques années est sur la sellette et les ténors perdent de plus en plus leur influence comme en attestent les résultats des élections locales puis les législatives. Dans beaucoup de grandes villes et capitales départementales, la coalition présidentielle a été mise en déroute entraînant une situation politique jamais vécue dans l’histoire politique du Sénégal. L’opposition qui avait promis de voter des lois modifiant le code électoral en ses articles L29 et L30 pour permettre à Khalifa Sall et Karim Wade de participer à l’élection présidentielle de 2024, avait bien les cartes en main. «Macky Sall sait mieux que quiconque qu’il ne dispose plus, depuis les législatives, des leviers politiques faisant de lui le maître du jeu politique. L’initiative de la loi est aussi bien d’origine présidentielle que parlementaire. Avec la rébellion d’Aminata Touré, la majorité présidentielle est devenue minoritaire à l’Assemblée nationale. Et le risque d’éventuels frustrations et départs à l’horizon 2024 avec une forte probabilité de confirmation de la dynamique électorale de l’opposition à la présidentielle est très élevé » a déclaré Adama Sadio Ado, membre de l’opposition.

Une opposition maîtresse du jeu ?

Avec la composition de l’Assemblée nationale dont 82 députés pour l’opposition et 82 pour le pouvoir avec un député récalcitrant de la majorité, l’opposition a désormais toutes les cartes en main pour modifier la loi électorale par voie référendaire. Il s’agit notamment des articles L29, L30 du code électoral. Dans l’un des 15 points proposés par l’inter-coalition Yewwi- Wallu, l’opposition avait déjà prévu une proposition de loi visant à faire recouvrir Karim Wade et Khalifa Sall de leurs droits civils et politiques. En votant des lois de modification du code électoral sur trois articles, grâce à la voie référendaire, les opposants ont le pouvoir de réhabiliter les deux opposants dans leur droit. Et si tel est le cas, l’opposition va gagner plus de sympathie auprès de l’opinion puisque la manière dont s’est déroulée le pro-cès fait que l’Etat est condamné par les juridictions internationales. C’est pourquoi, sachant que l’opposition ne lui fera aucun cadeau avec la création de commissions d’enquête parlementaire malgré ses deux sor-ties menaçantes, le président Macky Sall veut éviter ce qui serait une humiliation parlementaire avec cette initiative. Faisant d’une pierre deux coups, le chef de l’Etat propose une loi d’amnistie qui pourrait profiter à ses proches dont un certain nombre est accusé de traîner des casseroles avec une impunité totale. Donc les dossiers d’enquêtes financières que le président a ran-gés tranquillement dans les tiroirs ne serviront plus à rien et l’argent du contribuable va s’évaporer léga-lement entre des mains de politi-ciens qui orchestrent des combines sur le dos du peuple.

Macky pris au piège dans son jeu ou tentative de diviser l’opposition

Le président Macky Sall semble avoir la phobie de l’adversité. Depuis son arrivée au pouvoir en 2012, son régime s’est illustré par la casse des opposants. Malheureusement depuis mars 2021, de jour en jour il perd le contrôle du pouvoir et sa capacité d’imposer les règles du jeu. Au lendemain de la chute du régime de Abdoulaye Wade, la réédition des comptes des ténors libéraux qui s’illustraient par leur arrogance et dans l’opulence alors qu’une grande partie de la population vivait dans la pauvreté était une demande sociale exi-gée par les sénégalais. Pour satisfaire ses exigences, le président Macky Sall a profité de cette occasion pour solder ses comptes avec ses anciens camarades de parti. A l’image de Abdou Diouf qui avait créé la cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) pour museler les ténors socialistes qui étaient contre le fait que Senghor lui avait remis le pouvoir, Macky a dépoussiéré la CREI afin de pourchasser les cadres libéraux et leur arracher leurs butins grâce au renversement de la charge de la preuve. Mieux, l’actuel chef de l’Etat en a profité pour ajouter une disposition particulière dans le code électoral afin de priver de leurs droits civiques toutes les personnes qui seraient condamnées pour des détournements de deniers publics. Au fil du temps, la population qui réclamait la réédition des comptes, a fini par comprendre que le chef de l’Etat a profité de cette demande pour faire un règlement politique et casser ses adversaires. Et la goutte d’eau de trop qui a fini par convain-cre les sénégalais du projet politique «funeste » de l’Etat par le musèlement des adversaires politiques en usant de la glaive de la justice, est le dossier de Khalifa Sall. En un temps record le maire de Dakar a été arrêté puis jugé et ses droits de recours épuisés avant la présidentielle de 2019. Pourtant les droits élémentaires de Khalifa Sall ont été violés. Il s’agit de l’article 5 du règlement de l’UEMOA qui exige la présence d’un avocat dès les premières heures de la garde à vue et lors de l’enquête à moins que le prévenu décline ce droit. Ensuite, il y a eu la violation de son immunité parlementaire en tant qu’élu. Dans les deux procédures judiciaires de Karim Wade et de Khalifa Sall, l’Etat du Sénégal a été condamné par toutes les juridictions internationales pour violation des droits des prévenus, malheureusement le régime de Macky Sall dont le projet était d’éliminer les adversaires politiques, n’avait pas appliqué ces décisions. Et cette stratégie a pris fin avec l’arrestation d’Ousmane Sonko pour une accusation de viol sur une masseuse. Aujourd’hui, la dispersion des forces et la redistribution des cartes, pourrait donner au régime de Macky Sall un temps de répit ou une bouffée d’oxygène.Alerte

Marche pour la libération des détenus politiques : les députés Guy Marius Sagna et Biram Soulèye Diop vilipendent le régime de Macky Sall.

https://www.dakaractu.com Il n’y a pas eu que la présence des activistes à la place de la nation ce vendredi 30 septembre 2022, lors de la marche organisée pour la libération de détenus politiques. En effet, la présence des députés de l’Assemblée nationale a aussi marqué l’attention de la presse nationale. Guy Marius Sagna et Biram Soulèye Diop, tous deux députés de l’opposition, ont accompagné la marche de place de la nation au rond-point Gibraltar. Dans leurs discours, ces derniers ont fortement décrié la mauvaise gouvernance qui gangrène notre pays, et comme les activistes, ces derniers ne sont guère réjouis des conditions et manières dont leurs compatriotes ont été appréhendés. Ainsi, ils exigent la libération de ces détenus.

Aboubacry Diassy, porte-parole de l’Ucs : «des grands chantiers de l’ANOCI aux grands travaux de l’État,Baldé est bien sur un terrain connu»

https://www.dakaractu.com/ Après avoir fait feu de tout bois, suite à l’absence d’Abdoulaye Baldé dans le nouveau gouvernement du Sénégal, le porte-parole de l’UCS, Aboubacry Diassy, revient à la charge. Au nom du parti, son porte étendard met de l’eau dans son vin après la nomination de son mentor à la tête de l’Apix. « J’exprime mes vives félicitations au président de l’Ucs, Abdoulaye Baldé pour sa nomination à la tête de l’Apix. Grand commis de l’État, le Dr Abdoulaye Baldé est suffisamment préparé pour relever tous les défis assignés à cette lourde et exaltante mission confiée par son excellence, le Président Macky Sall », fait-il savoir. Selon lui, M. Baldé ne sera pas en terrain inconnu car il avait géré les chantiers de l’ANOCI. « Des grands chantiers de l’ANOCI aux grands travaux de l’État, Baldé est donc bien sur un terrain connu… »

Démission du groupe parlementaire benno : trois anciens députés maintiennent Mimi à l’Assemblée nationale

https://www.sudquotidien.sn Le débat est clos! Moustapha Diakhaté, ancien président du Groupe parlementaire Benno Bokk Yaakaar, comme les anciens députés Cheikh Oumar Sy et Hélène Tine soutiennent que rien ne peut arriver à Aminata Touré dont la décision de quitter la coalition majoritaire pour gonfler le rang des non-alignés continue d’alimenter l’espace public sénégalais. Apparemment, l’ancien Premier ministre ministre savait très bien ce qu’il faisait pour ne pas tomber sous le coup des jurisprudences Mbaye Ndiaye et autre Moustapha Cissé Lo. Ou du moins juridiquement.

MOUSTAPHA DIAKHATE, ANCIEN PRESIDENT DU GROUPE PARLEMENTAIRE BENNO BOKK YAAKAAR : «Elle ne court aucun risque »

«Il n’est pas dit dans le règlement intérieur de l’Assemblée nationale qu’un député qui quitte son groupe parlementaire peut courir un quelconque risque, si ce n’est le fait qu’il ne pourra plus adhérer à un autre groupe parlementaire. Donc, Aminata Touré ne pourra plus intégrer un autre groupe parlementaire pendant tout au long de la 14ème législature en cas de démission du groupe parlementaire de Benno Bokk Yakaar, mais il n’y a pas d’autre conséquence à part ça. Cependant, les députés de Benno Bokk Yakaar sont libres de demander à Aminata Touré de démissionner de son poste de député. Alors si elle accepte de le faire, elle perd de facto son siège à l’hémicycle. Maintenant, il faut préciser que démissionner d’un groupe parlementaire ne signifie pas démissionner d’un parti politique, car un groupe parlementaire est simplement un regroupement basé sur des affinités politiques, et non un parti politique à proprement parler. D’ailleurs, l’Assemblée nationale ne reconnaît même pas les partis politiques, mais les groupes parlementaires.»

CHEIKH OUMAR SY, ANCIEN DEPUTE : «On ne peut rien contre elle »

«Si Aminata Touré démissionne du groupe, elle va être dans le groupe des non-inscrits, mais elle ne pourra pas rejoindre un autre groupe parlementaire. Si tu démissionnes d’un groupe parlementaire, tu ne peux pas rejoindre un autre.  À moins qu’elle démissionne de son parti politique, c’est-à-dire l’Alliance pour la République et qu’elle rende son poste de député. Autrement, nul ne pourra lui enlever son statut de parlementaire. Alors, si elle démissionne seulement du groupe parlementaire de Benno Bokk Yakaar et qu’elle reste dans le même parti, on ne peut rien contre elle, même en cas d’exclusion de la formation politique.»

HELENE TINE, ANCIEN DEPUTE : «La loi parle d’un député démissionnaire et d’un député exclu»

«L’alinéa 1 de la loi du règlement intérieur de l’Assemblée nationale qui parle de démission dit que le député ne peut perdre son siège que quand il démissionne (et non exclu) de son parti. Dans le cas de Aminata Touré, elle n’a pas démissionné de son parti, elle a dit qu’elle démissionne du groupe parlementaire. Donc, je ne vois pas comment le groupe parlementaire de Benno Bokk Yaakaar va aller vers une procédure de retrait de son mandat de député, tant qu’elle n’aura pas démissionné de l’APR, qui est son parti. Aminata Touré restera député même si elle venait d’être exclue de l’APR. En revanche, avant la fin de cette législature, elle ne pourra pas intégrer un autre groupe parlementaire. Pour rappel, nous avons voté la proposition de loi 13/2015, la seule proposition de loi votée par la 12ème Législature et qui porte sur une modification du règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Dans cette modification, entre autres dispositions, il est dit à l’article 20 portant sur les groupes parlementaires que « Tout député qui démissionne de son groupe parlementaire ne peut en aucun cas s’affilier à un autre groupe parlementaire au cours de la législature». En fait, cette proposition de loi était motivée par le fait qu’il y avait des tentatives de création de groupes parlementaires sur les flancs de Benno Bokk Yaakaar avec le départ de Rewmi. C’est ainsi que la majorité a voulu verrouiller cette propension en 2015. Ils ont d’abord, dans l’article 20, augmenté le nombre de députés requis pour avoir un groupe parlementaire. C’est-à-dire qu’on est passé de 10 députés à 1/10 des députés. C’est ce qui fait qu’aujourd’hui, il faut avoir 17 députés pour pouvoir former un groupe parlementaire. Le vote de la loi 13/2015 a aussi permis le rallongement du mandat du président de l’Assemblée nationale d’un an à 5 ans. C’est dire que les raisons qui ont poussé à l’époque Benno Bokk Yaakaar à procéder au verrouillage se sont maintenant retournées contre les auteurs eux-mêmes. Même si Aminata Touré aura voulu regagner le groupe parlementaire de Benno Bokk Yaakaar après y avoir démissionné, ceci ne sera plus possible. Elle restera non inscrite jusqu’à la fin de la législature.»N C GOMIS ET P M CAMARA (STAGIAIRE)

Emplois massifs,plateau médical relevé,cadre de vie attrayant…Les chantiers innovants de la Mairie de Podor 

iGFM – (Dakar) Une session ordinaire du  Conseil municipal presidé par le Maire Mamadou Racine Sy sous la supervision du Préfet , s’est réunie ce vendredi 30 septembre 2022 dans la salle de délibération de l’hôtel de ville. Les questions d’insertion, de santé et du cadre de vie ont été au cœur des débats. Le Maire MAMADOU RACINE SY, soucieux des défis liés à l’emploi et l’employabilité des jeunes a décidé de mettre en place une régie communale des travaux pour le recrutement de 50 jeunes qui bénéficieront d’une subvention de 50.000f par mois pendant 2 à 3 ans afin de veiller à leur perfectionnement. Ainsi pour la durabilité de ce projet innovant, des mécanismes d’insertion économique seront également mis en place affirme l’édile de la ville. IL est prévu aussi l’implantation d’un complexe EDK pour 150 emplois directs et indirects. Dans le domaine de la santé,le relèvement du plateau médical du centre de santé  de Podor sera réalisé dans un court délai par le Maire. Une ambulance médicalisée est octroyée au district sanitaire par le Maire. Le poste de santé est en chantier et il est prévu un équipement médical de dernière génération. La construction d’un marché est  prévue dans le fonds dit PACASEN. Une délégation présidée par le Maire de Rosso Mauritanie et celle de FAMZI était présente pour relancer le projet FLEURIR, qui s’inscrit  particulièrement dans le cadre environnemental. La séance  a aussi adopté l’octroi de  fonds de concours ordinaire d’un montant de 20.224.642. Idem pour l’examen et l’adoption du fonds de concours spécial PACASEN évalué  à  83.716.932. Le conseil municipal a magnifié la mise à disposition du fonds de la décentralisation de  69.108.635 et  des fonds de concours ordinaire de 20.224.642. Le conseil municipal a magnifié à sa juste valeur les réalisations faites et celles en cours par le Maire au bénéfice exclusif des populations notamment :

ÉDUCATION 

La subvention de 1.300.000f  lors des examens du CFEE ( surveillance et correction), du collège 2 pour un appui de 5 millions de fr cfa. Pour le cadre de vie, il a été magnifié le curage des caniveaux pour plus de 20 millions cfa la réparation du camion hydrocureur,l’entretien et la construction des toilettes de la station de pompage.

TAS SE DÉSOLE DE LA QUASI-FAILLITE DE LA SOCIÉTÉ

http://www.emedia.sn Pour avoir été un ancien directeur de l’Artp, Thierno Alassane Sall est très sensible à la situation que traverse la Poste. Dans un tweet, l’ingénieur en télécommunications et en aviation civile, a soutenu avoir reçu, vendredi 30 septembre, une délégation du Syndicat national des travailleurs de la Poste et des télécommunications. Le député de AAR Sénégal se désole de « la situation de quasi-faillite de la Poste, naguère une fierté nationale ». Une occasion pour lui de demander à l’Etat du Sénégal de « sauver » cette société nationale.

Quand l’arme du mensonge prend le dessus sur tout! Par Alioune Badara COULIBALY

Faire de la menace, l’invective et la censure, des outils de gestion de l’opinion publique et des médias est certainement la pire trouvaille que peut avoir un leader politique. En ces moments difficiles où après deux années de Covid, le monde est confronté à la crise russo-ukrainienne, je voudrais encore rappeler, à l’endroit du Président de Pastef, M. Ousmane Sonko, que les médias sont des alliés, des partenaires et non des adversaires. Les journalistes sont avant tout des Sénégalais, qui aiment leur pays, qui pratiquent un métier avec son éthique et sa déontologie. Que l’opposition exige de la part des médias responsabilité et professionnalisme, personne ne peut lui dénier ce droit. Par contre, vouloir jeter la presse en pâture, la diaboliser pour la livrer à la vindicte de leurs affidés est, de la part de Sonko et Diaz, irresponsable et antidémocratique. Les maires de Ziguinchor et de Dakar ne peuvent  exiger, ni déterminer ce que les médias doivent traiter. Les journalistes sont au service des citoyens. La liberté d’expression est un droit fondamental consacré par la Constitution. Il reste, aujourd’hui, incontestable que les médias publics et privés ont participé de manière irréversible à la construction de la démocratie et du dialogue sociopolitique national. Les différents régimes qui se sont succédés dans ce pays ont contribué à construire un climat de travail favorable à la presse. Alors, l’opposition, par ses agissements, n’a aucunement le droit de saper cet acquis. Elle ne pourra jamais y parvenir, d’ailleurs. Car, la censure est un combat perdu d’avance. A y voir de plus près, on a même le sentiment que l’opposition sénégalaise cherche, vaille que vaille, à déconstruire tous les fondamentaux de cette nation, désacraliser les institutions, affaiblir l’armée, la police, la gendarmerie, décrédibiliser la justice, le parlement, bref désorganiser l’Etat central et jeter l’opprobre sur toutes les organisations qui servent de piliers à la nation. Naturellement, la presse reste une cible parmi tant d’autres pour instaurer une pensée unique. La preuve, lors des évènements de mars 2021, les journalistes et leurs outils de travail ont particulièrement été visés par les émeutiers. Le groupe Futurs médias (voitures incendiées, bureaux caillassés, reporters menacés), le journal Le Soleil (locaux incendiés) la Rts attaquée à coup de cocktails molotov, ont été les signes annonciateurs d’une guerre ouverte contre les médias. Une véritable menace sur la démocratie et l’Etat de droit. Un climat de terreur auquel les journalistes doivent faire face en restant droits dans leurs bottes pour préserver leur indépendance.    

Le leader du Pastef, depuis son irruption dans le champ politique, surfe sur une vague ayant des contours de vertu, sans en être réellement. Aujourd’hui, la stratégie payante au regard de sa démarche, est de jouer sur les émotions du citoyen, déployer le sensationnel en accusant le pouvoir, les médias, la société civile et même les religieux de tous les péchés. Sans raisons

L’important, à ses yeux, est de présenter les faits de sorte que l’opinion reste bouche-bée. Les accusations contre les journalistes entrent dans cette démarche, savamment orchestrée. L’objectif d’un tel procédé, du reste infondé, malsain et injuste, est d’en arriver à faire croire au public de basses manœuvres pouvant susciter un rejet et une indignation des citoyens. Seulement, le mensonge finit toujours par faire place à la vérité. Dieu sait qu’Ousmane Sonko ne devrait guère s’approprier une telle pratique d’autant que depuis la tendre enfance, nos sociétés nous inculquent que mentir est un vilain défaut dont la finalité est de tromper. Ce qui compte dans le discours mensonger de Sonko n’est pas son fait mais le motif qui le suscite. On est aujourd’hui amené à croire que chez lui la politique se conçoit comme une guerre civile larvée, dans laquelle l’arme du mensonge prend le relais des armes tout court. Il perd cependant de vue que la dynamique du mensonge annihile le rapport critique à soi-même et engendre une faiblesse stratégique. Le prix à payer pour le mensonge, la calomnie et le travestissement des faits en politique devrait être la disgrâce électorale. Ainsi, nos hommes politiques feraient plus attention au contenu du discours qu’ils servent à la masse.Alioune Badara COULIBALY (Journaliste)

Devoir de faire barrage aux trois cavaliers de l’apocalypse! Par Babacar Niasse

Entrons directement  dans  le vif du sujet. Nous avons, dans le titre,  parlé des trois cavaliers de l’apocalypse.  Alors je n’irai pas par quatre chemins. Je les  cite : 1. Ousmane Sonko, Certains y apposent le titre de Président. Par constat, laissez- moi lui attribuer le  sobriquet du cavalier en chef,  mais en précisant : celui de l’armagedeon sénégalais. 2.  Ensuite vient le second bien qu’étant son doyen en politique, mais sont petit frère de lait comme il aime à le dire :  Barthélemy Diaz. 3.Et ensuite vient le troisième  qui, en les singeant,  a oublié que les tables, et pas seulement à l’Assemblée nationale,  n’étaient point des  sièges de députés. Je parle de celui qui se fait appeler le député du peuple jusqu’à vouloir déverser sa libido sur la première femme qu’il rencontre. Enfreignant, ainsi,  tous ses engagements envers sa religion . Mais promettant, quand même,  de faire respecter,  paradoxalement,   le règlement intérieur de l’Assemblée. L’amour pour son peuple est à saluer, le mode d’expression qu’il a choisi est à blâmer. Si on commence  par la tête du serpent, le corps glissera certes.On a,  depuis quelques années, constaté l’émergence de  ce personnage.  inspecteur des Domaines qui a  confondu son Institution avec  celle de l’Inspection Générale d’État. Ne soyez pas confus car les actions du numéro un du Pastef peuvent mener à cela. Il appelle à la confusion des rôles en voulant assumer celui de législateur, de Procureur et de gendarme. Le seul qu’il n’assume pas encore est celui du violeur. Oui, je dis viol. Et même répétitif et combiné. D’abord  celui du couvre feu, puis de l’intimité familiale de Sweet Beauté et de l’engagement envers ses deux épouses.Je n’étais pas présent au moment des faits mais la déduction peut nous faire voir au delà de nos yeux. Car le meilleur alibi du voleur sera toujours le mensonge. Et pour cela nous sommes tous témoins oculaires.  Un inspecteur des Domaines, lanceur d’alerte dans ses moments perdus   qui se retrouve avec une maison à Cité Keur Guorgui d’une valeur d’un milliards de nos francs, nous dit qu’il n’a pas de quoi payer un expert en épine dorsale . Mais ne peut être soulagé que par Adji Sarr qui,  elle,  arrive à lui  remonter l’échine jusqu’a lui faire entonner le brut du reptile : tssiiii! Mais cette fois pas en choeur. Ousmane, nous t’avons compris ! Et aujourd’hui étant dans un monde où la sexualité  a été  libéralisée j’avoue que ce bel homme, fier et grand de taille avec ses postures, ses poses et ses manières gagnera le vote la communauté lgbtq+  parce qu’ayant réussi le défilé de mode. Car il n’y a de contenu ni dans son discours, ni dans son programme. Une lecture de la pyramide de Maslow aimerait que l’on réussisse graduellement sur le plan personnel,  familial,  communautaire,  régional,  national et, même plus tard,  universel.  Mais en respectant les étape. Le petit Ousmane à été nourri, éduqué, rémunéré  par la Mère Patrie sous la forme de l’État du Sénégal. Le retour sur investissement  été mauvais car il indexe  avec dédain notre Mère Patrie (ce pays là ) à tous en jetant sur elle discrédit, anathèmes et calomnies. N’ayant jamais rien réussi dans sa vie,  à part ses études avec le concours de l’État. Et ne pouvant  offrir à maman une seule fleur, il s’est résolu à  lui jeter des immondices.  Tout en scandant son amour pour elle et en disqualifiant ses autres enfants. Et,  tenez  vous bien,  tout ceci par un pseudo patriotisme. Le Trump Sénégalais, comme l’appelle la presse internationale, en parlant de patriotisme il parle, en fait,  d’un nationalisme venu du Sud et qui piétine tous les valeurs de notre République que sont l’hospitalité, la tolérance, la concertation et le compromis. Ces valeurs, fondement immatériel du Sénégal, Mr Ousmane Sonko est venu les bafouer pour nous offrir en lieu et place des pertes de vies humaines tout juste pour ne pas être l’agneau sacrificiel. Oui, ce jour là, à  la stèle Mermoz les bras dans le dos il a orchestré la sale besogne qui fera une dizaine de morts .Tout ceci par peur d’aller en prison. C’est lâche! Le second du trio est  Diaz . Lui, ayant surestimé le danger,  a vu sa vie défiler  devant ses yeux et ,par peur, tua pour survivre.  Mais tout ceci s’est passé dans sa tête et dans la rue . Mais jamais à l’intérieur de la Mairie. J’aurais de la sympathie pour lui si les « assaillants  » étaient armés de pistolets comme lui et étaient rentrés dans la Mairie et défoncé la porte de son bureau . Un permis de port d’arme, ne sera jamais une autorisation de tuer. Et tous les détenteurs,  dont moi même,  savent qu’en periode électorale cette permission se trouve suspendue. Mais   il s’est,  certes, défendu  mais  de manière illégitime. Un peureux arbore beaucoup de postures mais il surestime toujours le danger, se pensant toujours dos au mur. Alors que c’est lui même qui est sorti de son institution pour être assaillant avec une force supérieure. Je vous ramène à la vidéo. Pour dresser un tableau fidèle du  paysage politique actuel,  ayant déjà cité les antagonistes, il faudrait que je parle de l’alternative réussie à  l’alternance. Notre héro national est S.E.M Macky Sall, Président de la République du Sénégal porteur du mandat de tous les sénégalais et seule personne habilitée à parler au nom du peuple. Je dis ceci , étant plutôt de pensée libérale, plus précisément Wadiste et même ancien détracteur du candidat Sall.  Entonnant l’opinion d’alors pour dire que c’est le juriste Président qui a les carnets d’adresses, les possibilités de mobilisation des ressources financières, l’aura internationale. Ceci étant une vérité absolue. Et j’attendais le soir du pays comme si c’était déjà le crépuscule, tout en scrutant les faux pas du candidat Sall devenu Président en me disant qu’il n’allait plus pouvoir payer les salaires sous peu. Dans nos têtes c’était la fin d’une ère radieuse et nous nous préparions tous à sept ans de vaches maigres à proportion biblique. Il força mon respect en surpassant les réalisations du Maître Wade avec une efficacité et une  efficience accrues.  Tout ceci sans tambour ni trompette. Pour ceux qui on la mémoire courte laissez-moi vous rappeller les délestage, les projets inachevés d’ou on ne  voyait  pas le bout du tunnel. Sans parler du redressement de la moralité détériorée. Après ce voyage effectué dans le temps vous y voyez plus clair. Le Président Sall muni de la main de Midas a élevé le Sénégal dans un rêve utopique réalisée en quelques années alors que plus tôt c’était inimaginable. On parle de béni oui oui. Ce n’est, peut-être,pas celui  qui n’a pas courbé l’échine devant le leader du monde libre, lors de la visite d’Obama en rappelant nos  valeurs humanistes supérieures à la moralité Américaine. Reçu en Russie en grandes pompes avec tous les honneurs. Vladimir a montré la primauté du droit d’aînesse par la proximité et les chuchotements.  Tout  ceci à la place de la table kilométrique de Macron. Dans un jour de repos, celui du Seigneur, il se hisse sur le toit de l’Afrique depuis Addis Abbeba tout en hissant toute la nation sénégalaise depuis le Cameroun en l’auréolant d’un Stade flambant neuf conçu trois ans auparavant. Une pierre n’a jamais fait meilleurs trois coups. Et tout ceci en une passe de main, avec une telle célérité qui laissa les arbitres bouche bée .au point d’en perdre leurs sifflets. Le record du « pipe del oro », fut battu. Feu Maradona, Grand frère de Messie. Ceci pour glisser vers notre Marie tropicalisée et Madonna nationale. La Première des premières dames, si senegalo-sénégalaise qui a choisi de « servir le Sénégal » au lieu de régner en le toisant. Le seul reproche qui lui est fait est son excès de simplicité et sa modestie légendaire. Si je poursuis dans cette lancée cet article deviendrait un fleuve d’encre. Voila la messe est dite. Vérité véridique venant du Véridique.  Votre serviteur.The GOAT;Mr Babacar Niasse

Démenti formel et saisine de la justice : Diagne Sy Mbengue à l’assaut du mensonge et de la calomnie

De l’étranger où il se trouve présentement, l’ex Maire de Tivaouane Diagne Sy Mbengue a accepté de réagir sur les graves accusations qui seraient portées sur lui par le 3è adjoint au Maire de Tivaouane Moustaoha Thiam Mboup dit Dialimar qui parle de recrutements fictifs et de lotissements irréguliers réalisés par l’équipe sortante. Quotidien Alerte Pour DSM, il est bizarre que ces contempteurs semblent hantés par sa personne malgré sa défaite aux élections locales de janvier 2022. Ils s’attendaient certainement à ce qu’il disparaisse de la scène politique, mais 2 mois après, le 26 mars 2022, il a mis en place un puissant Mouvement dénommé Tivaouane Ba Faww (TBF) qui démultiplie les bonnes actions au bénéfice des populations et s’est imposé à Tivaoaune en moins d’un an d’existence. De l’avis des tivaouanois, c’est comme si la défaite de Diagne Sy aux locales était un déclic pour lui renforcer sa base et voir la sympathie de ses concitoyens grandir de jour en jour. A Tivaouane, le sentiment le mieux partagé auprès des populations est celui du regret de l’avoir évincé de la Mairie pour vivre une situation de surplace. Réagissant aux accusations de recrutements fictifs, il pense que c’est dans son intérêt de porter plainte et de servir une citation directe à l’auteur de tels propos pour mettre à nu la mythomanie et le degré de malhonnêteté de celui qui a tenu de tels propos et tous ceux qui seraient en phase avec lui. Le problème est qu’ils se sont rendus compte que leur marge de manœuvre relativement aux emplois promis à leurs militants était très minimes vu les faibles capacités du budget à soutenir une masse salariale trop importante. Pour rappel, à sa prise de fonc-tion, le Maire Diagne Sy Mbengue a maintenu tous les contractuels trouvés à la mairie vu que c’était des fils de Tivaouane comme il le disait. Quant aux lotissements dont ils parlent, ceux de Goumoune et de Khalifa Abacar Sy ont été autorisés avant son arrivée en 2014. C’est celui de Yadjine qu’il a initié de bout en bout jusqu’à l’obtention de l’autorisation de lotir du Ministre de l’urbanisme pour 5000 parcelles et équipements divers. D’ailleurs, rappelle-t-il, seul le lotissement Khalifa Ababacar Sy a connu un début d’exécution pour moins du 1/3 de l’assiette avec, pour l’essentiel des notifications pour les propriétaires de champs, du géomè-tre et de quelques demandeurs. Quant à Toro Malick, le conseil municipal avait enjoint le Maire pour mettre fin aux lotissements privés anarchiques effectués par les propriétaires de champs suivant des plans qui ne rimaient à rien, alors qu’ils avaient vendu les parcelles à des tiers, avec l’absence d’équipements et de voiries appropriées.

C’est ainsi qu’en accord avec les exploitants agricoles, dans cette zone d’habitation suivant le Plan Directeur d’urbanisme réalisé sous le magistére du maire sortant, il a été réalisé un plan d’aménagement glo-bal qui fait de cette zone la continuité du lotissement Dabakh réalisé par son prédécesseur. Pour l’essentiel, les parcelles ont été réattribuées à ceux qui avaient acheté des parcelles auprès des exploitants et au géomètre.

Justement l’affaire du géomètre qui a encaissé l’argent de tiers ne concerne aucunement la Mairie qui n’a fait que lui notifier les parcelles lui revenant en guise de paiement en nature de ses prestations. La Mairie n’avait aucune connaissance des relations du géomètre avec des tiers. Pour ce qui est de la passation de service, la photo illustrative des journaux montre qu’elle a bien eu lieu entre les Maires sortant et entrant. Mais la nouvelle équipe n’a rien pu trouver de plus irrationnelle et d’inélégant que de démettre le SG sortant Amadou Moustapha Diagne et de sceller son bureau dès la publication de la note mettant fin à ses fonctions. Il l’a d’ailleurs fait constater par huissier. Dans ces conditions s’il n’y a pas eu passation entre les deux SG et la remise des documents utiles, c’est bien de leur faute. S’agissant de matériel trouvé sur place, tout est matérialisé dans le document de passation et mensonge ne peut être plus énorme que de parler de 2 ou 3 ordinateurs. Pour rappel, Diagne Sy n’avait pas de bureau ni mobilier à son élection comme Maire et un hôtel de Ville flambant neuf leur a été légué avec des équipements et mobiliers appropriés dans tous les services et bureaux des Adjoints, Secrétaire municipales et Secrétaires, dont celui de l’état civil qui fonctionne à plein régime et sous un format informatisé sous DSM. Que dire du foirail moderne construit sur 16ha , du centre socio-collectif, de l’infirmerie de la Hadara, des tricycles, des équipements marchands….? Même si par ailleurs, les mobiliers neufs trouvés sur place (salons, frigo, télévisions et autres..) seraient mis à la disposition de militants qui en jouissant chez eux alors que c’est des biens publics achetés avec l’argent du contribuable. Pour Diagne Sy, la nouvelle équipe n’est pas attendu sur des calomnies et prétextes mais plutôt sur le respect des promesses faites aux Tivaouanois. Il rappelle que l’équipe actuelle a choisi de priver les jeunes tivaouanois de deux parcours sportifs et d’un terrain multifonctions dont les marchés ont déjà été attribués. Il en est de même de l’infirmerie de la Hadara construit et équipée mais abandonnée. Quant à lui il se dit dans d’autres perspectives que celles municipales, notamment un soutien sans faille à son mentor le président Macky Sall pour continuer à mener à bon port le Sénégal qu’il a pu profondément changer en 10 ans avec des infrastructures exceptionnelles qui l’ont mis définitivement sur les rampes de l’émergence. Pour lui, le thème du Maouloud de cette année  » Ne dites que du bien des gens » devait nous inspirer mais hélas certains qui cherchent à réussir leur vie et n’exister que par la politique, n’ont pas de limite. Tivaouane jugera…Alerte

Coup d’État au Burkina : mystère autour d’un jet privé qui a quitté Ouagadougou pour atterrir à l’aéroport militaire de Dakar.

https://www.dakaractu.com Les Burkinabè se sont réveillés hier vendredi 30 septembre avec des coups de feu aux abords du palais présidentiel. Pendant la mutinerie qui a duré plusieurs heures, la télévision nationale avait été coupée et l’espace aérien fermé Toutefois, c’est la présence d’un avion, un jet privé, qui suscite moult interrogations, si l’on sait que le ciel était fermé. En effet, un avion d’affaires Dassault Falcon 8x, immatriculé F-OLTI-3A2E68, a quitté Ouagadougou pour Dakar. L’avion en question venait de Lomé, au Togo et est resté au sol pendant 1h de temps. L’appareil appartient à Dassault Falcon service, qui propose de nombreux services, dont des vols charters avec « confidentialité VIP ». Peu après la confirmation du coup d’État à la télévision par les putschistes, l’appareil a quitté Ouagadougou et a atterri à l’aéroport militaire de Dakar-Yoff. Dakar-Yoff est utilisé par des avions cargo militaires et charter. Que faisait-il à Ouagadougou ?  Qui avait-il à son bord? Pour rappel, Le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, a été démis de ses fonctions par des militaires dirigés par Ibrahim Traoré, un jeune capitaine de 34 ans. À l’heure actuelle, on ignore où se trouve le colonel Damiba. Était-ce lui, le passager VIP du Dassault Falcon 8x qui a atterri nuitamment à Dakar ?

Décès de l’ancien premier Président de la Cour de cassation : Guibril camara,le magistrat «réformateur», s’en est allé

http://lesoleil.sn La magistrature est en deuil. Guibril Camara, ancien Premier Président de la Cour de cassation du Sénégal (2001-2007), est décédé, hier, des suites d’une maladie.   Magistrat émérite, Guibril Camara a tiré sa révérence, hier. Ancien membre et vice-président du Comité des Nations unies contre la torture (Cat) de 1996 à 2007, le défunt a consacré toute sa carrière dans la magistrature sénégalaise. Procureur général près la Cour de Cassation, depuis sa création, en 1992, il a été promu, le 18 juin 2001, Premier Président de ladite juridiction, en remplacement de Mme Andrézia Vaz. En 2007, Me Abdoulaye Wade, alors Président de la République, avait voulu prolonger le mandat de Guibril Camara pour trois ans. Mais devant la levée de boucliers que cela avait suscité au niveau de l’Union des magistrats du Sénégal (Ums), le haut magistrat avait jeté l’éponge.

Réformes

Toutefois, profitant de son expérience de longue coopération avec les hautes juridictions de par le monde, il a réussi à ébaucher, durant son magistère, des axes de réforme de la haute juridiction en vue de la faire adapter aux réalités modernes et surtout de rendre ses formations plus efficaces. C’est ainsi que non seulement le rôle et la place du parquet général dans le travail de la Cour a été précisé, mais encore cette juridiction voudrait élargir le nombre de magistrats qui siègent en formation collégiale. Ainsi, au niveau de la Cour de cassation du Sénégal, seuls trois magistrats siégeaient à l’audience, comme c’est le cas dans les autres ordres juridictionnels, alors que, de par le monde, les juridictions de cassation siègent avec des formations d’au moins cinq magistrats. Aussi un système de contrôle de l’activité des magistrats a été mis en place pour plus de diligence dans le traitement des dossiers. Toujours dans son élan d’innovation, Guibril Camara, qui est décrit comme un « magistrat réformateur », se demandait « s’il ne faudrait pas un jour briser, surtout à la Cour de cassation, la sacro-sainte règle du secret des délibérés et autoriser l’énoncé des opinions individuelles de la minorité, ce qui ne ferait qu’enrichir le droit et apporter plus de transparence ». Finalement, une Cour suprême, née du regroupement du Conseil d’État et de la Cour de cassation, a été créée, le 7 août 2008, à travers l’adoption de la loi organique n° 2008-35 prenant en compte une bonne partie des réformes annoncées par Guibril Camara. A rappeler que le défunt était également le président de l’Association africaine des hautes juridictions francophones (Ahjucaf), qui comprend cinquante cours judiciaires suprêmes.Il repose désormais au cimetière musulman de Yoff.