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Les USA pressent la Chine d’alléger la dette des pays en développement pour éviter une crise systémique

(Agence Ecofin) – Le Trésor américain estime que l’encours total des prêts officiels chinois varie entre 500 milliards et 1000 milliards de dollars, concentrés essentiellement dans les pays à revenu faible et intermédiaire. La Chine, premier créancier bilatéral à l’échelle mondiale, doit participer plus activement à l’allègement de la dette des pays en développement pour éviter une crise systémique qui se profile avec la hausse des taux d’intérêts, a alerté un haut responsable du département du Trésor des Etats-Unis, le mardi 20 septembre. « La Chine n’est pas le seul créancier à faire obstacle à un allègement rapide et efficace de la dette au niveau international, mais son manque de participation à ce processus est le plus courant et le plus lourd de conséquences », a déclaré Brent Neiman (photo), conseiller de la secrétaire au Trésor Janet Yellen, lors d’une conférence en ligne organisée par le Peterson Institute for International Economics (PIIE). « L’absence d’action sur ces dettes pourrait engendrer des années de difficultés continues avec le service de la dette et avec un sous-investissement et une croissance plus faible dans les pays à revenu faible et intermédiaire », a-t-il ajouté. Estimant que « l’importance de la Chine en tant que créancier signifie que sa participation est essentielle », M. Neiman a précisé que l’encours total des prêts officiels chinois varie entre 500 milliards et 1000 milliards de dollars concentrés essentiellement dans les pays à revenu faible et intermédiaire. « Pas moins de 44 pays ont maintenant une dette équivalente à plus de 10 % de leur produit intérieur brut envers les prêteurs chinois », a-t-il détaillé.   La Chine est le premier créancier de huit pays africains éligibles à l’initiative de suspension du service de la dette (DSSI), selon une étude publiée en juin dernier par Green Finance & Development Center, un think tank basé à Shanghai. Cette étude précise que Pékin détient 55% de la dette de Djibouti, 42% de celle de la République du Congo et 34% de celle de l’Angola. Les autres pays du continent dont l’empire du Milieu est le premier créancier sont  : la Guinée (32% du stock total de la dette), les Comores (31%), le Cameroun (29%), la Zambie (25%) et le Togo (24%).

Piège de la dette

Régulièrement accusé par les Occidentaux d’enfermer les pays en développement dans le piège de la dette, Pékin a toujours nié ces accusations et mis en avant le rôle des créanciers privés occidentaux dans l’accumulation des stocks de dettes dans les pays  en développement. Une étude publiée en juillet dernier par l’ONG britannique Debt Justice a apporté de l’eau au moulin de la Chine. D’après cette étude, 35 % des 696 milliards de dollars de dettes extérieures du continent africain sont dus à des prêteurs privés occidentaux contre 12 % dus à des créanciers chinois, 39% à des institutions multilatérales (Banque mondiale, FMI, BAD etc.) et 13% à d’autres créanciers publics. En 2020, la Chine avait soutenu le plan d’allègement de la dette du G20 pour les pays les plus pauvres de la planète, en acceptant de différer le remboursement de 5,7 milliards de dollars de dette entre mai 2020 et décembre 2021. Fin juillet dernier, Pékin a également accepté une restructuration de la dette de la Zambie, et invité les créanciers privés de ce pays à « s’engager sans délai » à négocier un allégement de la dette « à des conditions au moins aussi favorables ». Plus récemment, l’empire du Milieu a annoncé l’annulation de 23 prêts sans intérêts accordés à 17 pays africains. Mais l’Université de Boston a estimé que cette annulation ne porte que sur un montant dérisoire de 610 millions de dollars, notant que ce genre d’annonces « s’apparente davantage à des instruments de politique étrangère qu’à des instruments financiers axés sur les résultats ».

Développement hôtelier : l’Egypte,le Maroc,l’Ethiopie et le Cap-Vert tiennent le haut du pavé en Afrique (W Hospitality)

(Agence Ecofin) – La pandémie de Covid-19 a contraint plusieurs chaînes hôtelières à suspendre ou à annuler leurs projets de développement sur le continent. Mais l’activité semble repartir à la hausse cette année, grâce notamment à l’inébranlable attractivité de certaines destinations clés. L’Egypte, le Maroc, l’Ethiopie et le Cap-Vert sont les pays africains où les chaînes hôtelières se développaient le plus au premier trimestre 2022, selon un rapport publié en juillet dernier par le cabinet de conseil W Hospitality Group. Intitulé « Pipelines de développement des chaînes hôtelières en Afrique 2022 », ce rapport révèle que l’Egypte est le pays du continent qui comptait le plus grand nombre de chambres d’hôtels en phase de construction au premier trimestre de l’année en cours. Avec 6142 chambres « en développement », ce pays d’Afrique du Nord devance le Maroc (5577 chambres), l’Ethiopie (3871) et le Cap-Vert (3016). Viennent ensuite le Nigeria (2544), le Kenya (2450), l’Algérie (2337), la Tunisie (2281) et l’Afrique du Sud (1948). Le Sénégal ferme, quant à lui, le Top 10 africain, avec 1919 chambres en cours de construction. Si l’on prend en considération l’ensemble des chambres d’hôtels qui figurent dans le pipeline, c’est à dire en incluant les projets planifiés mais dont la construction n’a pas encore commencé, c’est toujours l’Egypte qui arrive au premier rang, avec 21 281 chambres (+20% par rapport au premier trimestre 2021). Le Maroc occupe le deuxième rang avec 7209 chambres, devant le Nigeria (5619), l’Ethiopie (5206) et le Cap-Vert (4639).

447 hôtels et 80 300 chambres

Le rapport révèle d’autre part que 42 chaînes hôtelières internationales ou à vocation régionale disposaient, au premier trimestre 2022, de projets dans 42 pays africains pour un total de 447 hôtels et 80 300 chambres. En nombre de chambres, les projets de développement hôtelier en Afrique subsaharienne étaient en baisse de 6% par rapport au premier trimestre 2021. En Afrique du Nord, le pipeline de projets est en hausse de 12%. Seul pays d’Afrique subsaharienne à tirer son épingle du jeu, le Cap-Vert connaît une progression de 33% du nombre de chambres en cours de construction ou déjà planifiées. Les « locomotives » habituelles que sont le Nigeria, l’Ethiopie, le Kenya et l’Afrique du Sud ont enregistré une baisse cumulée de 29 %. « C’est la première année depuis longtemps que le pipeline de l’Afrique subsaharienne a diminué, et ce pour trois raisons principales  : moins de nouvelles opportunités dans la région, l’ouverture de quelque 2700 chambres dans 15 hôtels l’année dernière, et un nettoyage du pipeline que les chaînes hôtelières effectuent périodiquement pour éliminer divers projets qui ont peu de chances de se réaliser », souligne W Hospitality Group. Le rapport fait par ailleurs ressortir que le groupe Accor demeure la chaîne qui dispose du plus important pipeline de projets en Afrique, avec 20 857 chambres réparties sur 107 hôtels. Le groupe américain Marriott (20 248 chambres dans 103 établissements) occupe la deuxième marche du podium, devant Hilton (10 505 chambres), Radisson (6248), IHG (3136), Barceló Hotel Group (2488), Hyatt (1995), Meliá Hotels & Resorts (1743), Louvre Hotels Group (1273) et Minor Hotels (1203).

Côte d’Ivoire : le partenariat Etat-secteur privé un «levier» de la croissance

APA-Abidjan (Côte d’Ivoire)–L’Etat ivoirien veut rendre son secteur privé fort afin de jouer son rôle de moteur de croissance, de création d’emplois et bâtir un véritable partenariat avec ses acteurs pour stimuler le tissu productif. Pour ce faire, le gouvernement a institué une rencontre entre le secteur privé et l’Etat pilotée par le Comité de concertation Etat/Secteur privé (CCESP). Cette structure a échangé mercredi avec les points focaux pour recueillir leurs préoccupations lors d’une réunion à Abidjan. Vassogbo Bamba, le directeur de Cabinet adjoint du ministère de l’Economie et des finances qui a ouvert la réunion de « redynamisation » des points focaux du Secrétariat exécutif du CCESP (SE-CCESP), a également procédé à l’ouverture de la 6eédition du dialogue Etat/Secteur privé, à Abidjan. Il a exposé la « Vision 2030 » de la Côte d’Ivoire qui ambitionne, à l’échéance, de doubler le revenu par habitant, de créer plus de 8 millions d’emplois, de propulser la majeure partie de la population dans la classe moyenne et de réduire de moitié la pauvreté en la ramenant de 39 à 20%.

Pour y arriver, la Vision 2030 se fonde sur deux leviers principaux. Le premier repose sur un secteur privé fort afin de booster la croissance. Le second, lui, porte sur la nécessité de construire un partenariat Etat-Secteur privé pour stimuler le tissu productif et favoriser l’essor du secteur privé.

Dans la réalisation du Plan national de développement (PND, 2021-2025), l’Etat de Côte d’Ivoire a, selon M. Vassogbo, consacré une part de 75% au secteur privé au niveau des investissements sur un montant global de 59 000 milliards de F CFA. « En cela, nous fondons beaucoup d’espoir sur le Réseau des points focaux que nous considérons, par sa riche composition, comme un instrument au service du renforcement de ce partenariat entre l’Etat et le secteur privé », a-t-il ajouté. La secrétaire exécutive du CCESP, Mme Mariam Fadiga Fofana, a salué la « mobilisation remarquable » des points focaux, ce qui montre un intérêt commun à renforcer davantage la relation privilégiée entre l’Etat et le secteur privé en vue de faciliter le développement de l’activité économique et améliorer l’environnement des affaires. « Cette redynamisation du Réseau des points focaux que nous appelons de tous nos vœux apparaît comme une nécessité absolue au regard des dynamiques de notre environnement économique en perpétuelles mutations tant au niveau institutionnel que réglementaire », a-t-elle poursuivi. Ce dialogue qui se déroule les 21 et 22 septembre 2022 autour des problématiques conjoncturelles et structurelles qui impactent le développement de l’activité économique du pays, est la 6e édition des rencontres Business to Government (B to G). Il se tient pour la première fois en dehors de la Journée nationale du partenariat (JNP).AP/APA

Côte d’Ivoire : l’Etat achève sa «réforme de l’appui aux PME»

APA-Abidjan (Côte d’Ivoire)-Cette réforme va permettre de mettre en place un guichet unique en vue de l’accompagnement des PME. Le Premier ministre, Patrick Achi, a déclaré mercredi que « l’Etat a achevé la réforme de l’appui aux PME », un nouveau dispositif visant la mise en place d’un outil qui va rendre les opérations beaucoup plus efficaces avec un Guichet unique pour gérer à la fois les questions d’accompagnement des PME. Patrick Achi s’exprimait à l’occasion du lancement de l’applicatif « efournisseur » permettant aux opérateurs économiques de suivre en temps réel le parcours de leurs factures depuis l’engagement jusqu’au paiement. Le Guichet unique des PME, dira-t-il, va favoriser le traitement des questions d’accès au financement des PME, la problématique des garanties afin que celles-ci puissent avoir accès à des crédits. Il a assuré qu’ « au cours des prochaines semaines, l’ensemble des éléments » seront dévoilés.

L’objectif de l’Etat ivoirien est de « transformer en profondeur les relations Etat/secteur privé mais surtout pour concourir au développement d’un secteur privé fort dans des secteurs stratégiques importants en vue du développement accéléré du pays », a-t-il indiqué.  

« D’autres chantiers sont également en cours », a-t-il fait savoir, relevant qu’une attention sera portée sur « la sécurisation du foncier, en particulier le foncier urbain, un élément extrêmement important pour le secteur bancaire mais aussi pour tout acteur qui est soucieux de s’assurer de la sécurité ». « Dans quelques jours, avec le ministre de l’Economie et des finances, nous enclencherons également une séance de cette nature qui va aborder la question des champions nationaux qui est un sujet de grande préoccupation sur lequel le gouvernement a mené des réflexions », a annoncé M. Patrick Achi. Le Premier ministre ivoirien a fait savoir qu’aujourd’hui les réflexions sont « mûres » et les conclusions seront mises à la disposition des acteurs du secteur privé. Cela devrait « concourir à accélérer le rôle des sociétés détenues majoritairement par des Ivoiriens dans un certain nombre de secteurs stratégiques où on (l’Etat) estime qu’il est important qu’ils y soient ». « L’Etat est en chantier continu (et) nous sommes engagés sur notre volonté de voir le secteur privé se développer extrêmement rapidement », a laissé entendre le Premier ministre ivoirien, Patrick Achi, en présence du Patronat et des organisations des PME.

La BOAD alloue des fonds à deux projets d’infrastructures de transport au Sénégal et en Côte d’Ivoire

(Agence Ecofin) – Les infrastructures de transport sont de plus en plus au cœur des politiques de développement des pays africains. Mais leurs coûts de réalisation,  en général élevés, obligent les gouvernements à se tourner vers les prêts. Le Conseil d’administration de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) a approuvé, mardi 20 septembre, 10 accords de financement pour des projets, dont 2 portent sur la réalisation d’infrastructures de transport au Sénégal et en Côte d’Ivoire. Le financement en faveur du Sénégal, d’un montant de 15 milliards FCFA (soit 22,5 millions $), est destiné à la construction de l’axe Mékhé-Ndande, une section de l’autoroute Dakar-Tivaouane-Saint Louis. Le projet, élaboré dans le cadre du programme gouvernemental Plan Sénégal émergent (PSE), est destiné à stimuler le développement économique à travers l’interconnexion routière entre Dakar et les régions du Nord qui concentrent une bonne partie du potentiel agricole, minier et touristique du pays. Quant au prêt accordé à la Côte d’Ivoire, de 30 milliards FCFA (45 millions $), il vise à transformer le quai de SOCOPAO, spécialiste de la consignation maritime, en un appontement pétrolier au profit de la Société nationale d’opérations pétrolières de Côte d’Ivoire (PETROCI). Le plan de remise à niveau de cette installation avait été approuvé lors du Conseil des ministres du 23 février, et vise à accroître les infrastructures logistiques dédiées à l’import/export par navire de pétrole brut, ainsi que de certains produits pétroliers de grande consommation. Le Conseil des ministres a indiqué dans son rapport que les appontements actuels sont dépassés, ne permettant pas une meilleure exploitation. Les nouvelles installations devraient permettre de recevoir jusqu’en 2030, des navires pétroliers de 40 000 tonnes, selon le communiqué du gouvernement.

Programme 100 mille logement : le Fongip,le Pamecas et Loc’Afrique unissent leur force (Vidéo)

https://senego.com Pour accélérer le programme des 100 milles logements, l’Etat, sous la conduite de Mme Thérèse Faye, met en action le Fonds de Garantis des investissements prioritaire pour garantir le financement de ces logements. A cet effet, le Fongip a signé deux conventions avec le Pamecas et Loc’Afrique pour accompagner le financement des ces deux structures financières avec un accord de garantie de 50% dans le cadre de leur participation dans la matérialisation des 100 mille logements en phase de réalisation. Ces financements seront spécifiquement destinés aux Sénégalais à revenus moyens pour pouvoir bénéficier d’un logement décent.

L’ASPT VEND LA «DESTINATION SÉNÉGAL» À PARIS

http://www.emedia.sn L’Agence sénégalaise de promotion touristique (Aspt) va participer à la 44ème édition du Salon des professionnels du tourisme « IFTM Top Resa » qui prend fin aujourd’hui au Parc des Expositions de la Porte de Versailles, à Paris. L’Agence conduira une délégation composée du secteur privé et des structures du département ministériel telles que Aibd, Air Sénégal SA et Anacim pour prendre part au Salon. D’après l’Aspt, l’objectif principal de la participation du Sénégal à cette édition est de profiter de la visibilité de cet évènement pour remobiliser les partenaires de la Destination dans la relance des activités de promotion sur le marché pourvoyeur de touristes. « Cette rencontre internationale offre une grande opportunité pour le Sénégal de présenter les atouts et potentialités touristiques du pays, les offres commerciales de la compagnie Air Sénégal Sa et mettre en relation d’affaires, les professionnels du secteur privé national ainsi que les structures du département ministériel », note-t-elle dans son communiqué. Un stand de 100 m² est aménagé en 20 espaces de travail dont une salle de réunion qui servira de cadre d’échanges, de rencontres professionnelles pour les acteurs du tourisme et du transport aérien pendant toute la durée de l’événement.

Produits halieutiques : Le volume d’exportation du Sénégal tourne autour de 200 milliards FCFA

https://www.seneweb.com Selon Abdoulaye Diouf, enseignant chercheur à l’Institut universitaire de pêche et d’aquaculture de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, le Sénégal exporte les produits halieutiques à l’état brut à hauteur de 80 à 85%; seulement 15% sont exportés à l’état valorisé. « C’est une perte énorme pour le pays. Ce peu de produit valorisé représente 30% de la valeur ajoutée. 15% en volume mais 30% de la valeur ajoutée. Si on fait des efforts, on peut arriver à des propositions de 50% et la tendance sera renversée. On va exporter un peu mais on va gagner beaucoup plus en devise. Actuellement, le volume d’exportation tourne autour de 200 milliards FCFA. Maintenant si on arrive à inverser la tendance en exportant 50% des produits valorisés, certainement, les devises vont tourner autour de 300 milliards. Le fait de faire grimper la proportion de produits valorisés de 15 à 50% peut ajouter au moins une centaine de milliards FCFA en devise », a expliqué Pr Diouf. Ainsi, dans un contexte marqué par la rareté des ressources halieutiques, la clé du salut se trouve au niveau de la valorisation, a-t-il assuré au cours d’un atelier de conception de programmes de formation courte durée en transformation des produits halieutiques. Avec cette raréfaction des ressources, il insiste sur la mise en place d’un personnel de qualité qui ne peut que passer par le renforcement des capacités des personnels. Aussi rappelle-t-il que le Sénégal est le deuxième pays africain à avoir une agrégation depuis 1996 pour  exporter les produits halieutiques vers l’UE. « A part le Maroc, nous sommes le deuxième pays africain à être agréé par rapport à ses produits halieutiques », dit-il.

UN CHERCHEUR RECOMMANDE D’EXPORTER DAVANTAGE DE PRODUITS HALIEUTIQUES TRANSFORMÉS

Saly-Portudal, 21 sept (APS) – L’Etat du Sénégal n’exporte que 15 % de ses ressources halieutiques transformées, ce qui engendre ‘’une perte énorme pour le pays’’, qui doit inverser cette tendance, a soutenu Abdoulaye Diouf, enseignant-chercheur à l’Institut universitaire de pêche et d’aquaculture (IUPA) de l’université Cheikh-Anta-Diop de Dakar.

‘’Le Sénégal exporte les produits à l’état brut à hauteur de 80 à 85 %. Seuls les 15 % sont exportés à l’état valorisé, ce qui entraîne une perte énorme pour le pays’’, a-t-il déclaré.

Diouf intervenait à un atelier d’élaboration de programmes de formation en transformation des produits halieutiques. Cette rencontre de quatre jours se tient à Saly-Portudal (Mbour), sous l’égide de l’IUPA et du Centre d’excellence africain en aquaculture pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Selon Abdoulaye Diouf, le peu de produits valorisés représente 30 % de la valeur ajoutée. ‘’Si on fait des efforts pour arriver à 50 %, la tendance sera inversée. On va exporter un peu mais on va gagner beaucoup plus en devises’’, a-t-il recommandé. Le volume actuel des exportations de produits halieutiques ‘’tourne autour de 200 milliards de francs CFA’’, et si cette tendance est inversée, ‘’les devises vont tourner autour de 300 milliards de francs CFA’’, a assuré le spécialiste de la transformation des produits halieutiques.

Abdoulaye Diouf estime que pour pérenniser la ressource halieutique, il faudra miser sur sa valorisation.

‘’Dans un contexte marqué par la raréfaction des ressources halieutiques’’, le salut ‘’se trouve [dans] la valorisation, puisqu’on doit produire peu pour les pérenniser’’, a-t-il dit. La lettre de politique sectorielle de la pêche et le Plan Sénégal émergent recommandent de transformer les ressources de la mer avant de les exporter, selon M. Diouf. Mais, signale-t-il, la transformation artisanale de produits halieutiques demande ‘’beaucoup d’efforts’’ pour ‘’un rendement très faible’’. Il a donné l’exemple des femmes actives dans la cueillette d’huîtres. Ces dernières, en valorisant leurs produits en marinade et autres, peuvent ‘’se retrouver au moins avec 5 à 6 bocaux qui sont vendus à 2.000 ou 2.500 francs CFA l’unité, donc la tendance est facilement inversée ». ‘’C’est pourquoi on vise la transformation des produits en marinade’’, a insisté l’enseignant-chercheur. Pour ce faire, ajoute-t-il, il faut une ressource humaine qualifiée, capable de répondre convenablement aux urgences du moment. ‘’Il faudrait miser sur un personnel de qualité, ce qui ne peut que passer par le renforcement des capacités de ces personnels’’, qu’ils soient du secteur privé ou de l’administration publique, a recommandé Abdoulaye Diouf. Selon le directeur de l’IUPA, Alassane Sarr, cet atelier destiné aux professionnels de la pêche est ‘’pédagogique, académique’’. Il a pour but de ‘’concevoir des maquettes de formation de courte durée en transformation de produits halieutiques’’, au profit des professionnels de la pêche et de l’aquaculture, a-t-il dit.FD/BK/ESF

USINES DE FARINE DE POISSON : UN CADRE RÉGLEMENTAIRE EN GESTATION (CHERCHEUR)

Saly Portudal (Mbour), 21 sept (APS) – Le ministère de la Pêche et de l’Econome maritime travaille à la mise en place de textes réglementaires pour l’implantation d’usines de fabrication de farine de poisson, a indiqué mercredi, Abdoulaye Diouf, enseignant-chercheur à l’Institut universitaire de pêche et d’aquaculture (IUPA) de l’UCAD. Au Sénégal, ‘’il n’y a pas de texte réglementaire qui interdit l’installation d’usine de farine de poisson mais le ministère est en train de travailler dans ce sens’’, a-t-il dit. Diouf s’exprimait au cours d’un atelier d’élaboration de programmes de formation courte durée en transformation de produits halieutiques. Cette rencontre prévue jusqu’à vendredi est organisée par l’Institut universitaire de pêche et d’aquaculture (IUPA) et le Centre d’excellence africain en aquaculture pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle (CEA-AGRISAN). Selon l’enseignant-chercheur, le document qui sera élaboré va permettre de limiter ‘’l’installation d’usine de farine de poisson’’ dans la mesure où le Sénégal veut arriver à la sécurité alimentaire dans ce secteur à travers la sardinelle (yaboye) et le chinchard (Diaye) et ce sont ‘’les mêmes espèces’’ qui sont ciblées par ces usines. Pour l’universitaire, il est inconcevable que des poissons de qualité et en nombre soient vendus à ces usines pour l’alimentation d’animaux au détriment des populations sénégalaises qui pour la plupart n’ont pas les moyens de se procurer d’autres espèces de poissons.

‘’Ces usines doivent-elles s’approvisionner au niveau des plages pour prendre la matière première de qualité ? », s’est-il interrogé.

« A l’origine, quand on installait les usines de farine de poisson, c’était pour résorber les déchets qui viennent de la transformation. Les industries de transformation génèrent des déchets à travers le filetage, les conserves et les produits de haut de gamme’’, a rappelé Abdoulaye Diouf. Les usines de poisson étaient ‘’la meilleure solution’’ à travers la valorisation des déchets issus des industries, a-t-il expliqué. L’enseignant-chercheur, spécialiste en transformation des produits halieutiques, trouve que l’installation d’usines de farine de poisson est ‘’un mal nécessaire’’ dans la mesure où c’étaient ‘’la meilleure solution’’ pour faire face à ce problème environnemental. Il a signalé que ces usines, souvent taxées de pollueurs, font l’objet d’études d’impact environnemental. ’’Il y a des règles à respecter par rapport à la distance entre les populations et les usines qui doivent être hors agglomération’’, a rappelé le chercheur.FD/OID/ASB

Hydrocarbures : projet Sangomar,un grand bond en avant réalisé

https://www.seneweb.com Une étape importante vient d’être franchie dans la réalisation du projet Sangomar. Woodside, l’opérateur australien qui assure la mise en valeur du champ d’hydrocarbures, a annoncé l’arrivée sur le site du navire de pose Seven Vega.

A VOIR Présentation du navire Seven Vega 

http://spr.ly/6180MpOfA Ce navire permettra d’assurer «la mise en service des installations du vaste réseau de pipelines composé de lignes de flux et d’ombilicaux afin d’acheminer les flux d’hydrocarbures vers le FPSO (Unité flottante autonome, capable de traiter le pétrole brut et de la stocker avant son transbordement sur un navire de transport, NDLR)». Woodside compte en ce moment neuf navires dans le champ Sangomar. L’un d’entre eux, l’OceanBlackHawk, a récemment démarré le forage d’un puits d’exploration dans les blocs de Rufisque Offshore, Sangomar Offshore et SangomarDeep Offshore. L’opération entre dans le cadre de l’exécution de la Phase 1 du projet Sangomar avec 23 puits à forer. Le début de l’exploitation du champ est fixé au second semestre de 2023. Le 1er septembre, lors d’un séjour à Dakar, le vice-président exécutif de Woodside chargé des opérations internationales, Shiva McMahon, avait annoncé que les travaux de la première phase du projet Sangomar sont bouclés à 60%. Lors de sa phase d’exploitation, la plateforme devrait traiter quotidiennement 100 000 barils de pétrole brut, 130 millions de pieds cubes standard de gaz et 145 000 barils d’eau pour injection. Elle sera en outre dotée d’une capacité de stockage d’au moins 1,3 million de barils de pétrole brut

Cameroun : Plus de 1 milliard de dollars de crédits bancaires en souffrance à fin juillet 2022

https://www.sikafinance.com Au Cameroun, le taux de sinistralité des crédits bancaires a atteint 14,71% au 31 juillet 2022, selon les données du marché bancaire consultées par Sika Finance.  Cela signifie que sur un montant de 4 536,7 milliards FCFA d’encours de crédits prêtés par les banques à cette période, 667,1 milliards FCFA (plus de 1 milliards de dollars US) sont susceptibles de ne pas être remboursées. Ce volume est en hausse de 3,6% comparé aux 642,5 milliards FCFA enregistrés au 31 décembre 2021.

Sur le marché, 5 établissements de crédits sur les 17 actuellement en activité concentrent près de 429 milliards FCFA de ces créances en souffrances. BICEC, la filiale locale du Marocain Banque Populaire mène le peloton de tête avec un volume de prêts défectueux de 184,2milliards FCFA sur un encours de crédits de 454 milliards FCFA.

Afriland First Bank, la banque majoritairement détenue par le milliardaire camerounais Paul Fokam Kammogne qui a consenti le plus gros volume de prêts (930,6 milliards FCFA) à la période sous revue a visiblement rencontré quelques difficultés de recouvrement. Son portefeuille de créances en souffrance est passé de 96 milliards au 31 décembre 2021 à 99,5 milliards FCFA à fin juillet. Le top 5 est complété par Société Générale (97 milliards FCFA), SCB Cameroun (62,9 milliards FCFA) et Banque Atlantique Cameroun (40,5 milliards FCFA). En jetant un œil sur la cartographie du marché du crédit, on constate que les banques les plus prêteuses sont logiquement celles qui sont le plus exposées au risque de non remboursement. Conformément à la réglementation de la COBAC, le gendarme du secteur bancaire dans la région, elles ont été contraintes de puiser dans leurs fonds propres pour constituer des provisions d’un montant global de 596,7 milliards FCFA. Ceci représente un taux de couverture des crédits en souffrance de 90%. 70,431 milliards FCFA n’ont pas été couvertes soit 10,5% du portefeuille.  Fernand Ghokeng

INFLATION, SPÉCULATION, DÉTRESSE DES MÉNAGES : Un adversaire nommé conjoncture

https://www.enqueteplus.com Le nouveau gouvernement n’aura pas d’état de grâce, tant de nombreux dossiers l’attendent dont certains avec une charge sociale avérée. Il s’installe alors que les Sénégalais font face à une inflation généralisée. Au plan économique, le contexte international n’incite pas à l’optimisme. Amadou Bâ doit reconduire la politique de soutien aux prix, à défaut de réchauffer le front social à 17 mois de la Présidentielle.

Le chaudron qu’est devenue l’Assemblée nationale avec une représentation presque égale de l’opposition et la relative proximité de la Présidentielle de 2024 ne sont pas les seuls corsets du nouveau gouvernement. Le vrai adversaire de la nouvelle équipe se nomme ‘’conjoncture’’.

L’équipe d’Amadou Bâ va, en effet, faire face à une demande sociale inédite, car accentuée par le sentiment d’abandon des consommateurs face à la spéculation sur les prix des denrées et d’autres produits comme le ciment. Le constat est sans bavure. Dans sa 5e Note stratégique publiée le 1er septembre 2022, le Bureau de prospective économique (BPE) dirigé par l’économiste sénégalais Moubarack Lô, dresse un tableau alarmant de l’évolution de l’inflation au Sénégal, ces deux dernières années. L’organe logé au Secrétariat général du gouvernement affirme que le renchérissement des produits alimentaires s’accélère depuis mai 2021 (1,6 % ce mois-là), atteignant 5,4 % en décembre 2021, 10,6 % en février 2022 et 17,2 % en juillet 2022. Il est vrai que c’est là une crise d’une autre nature après celle, terrible, de la Covid, qui a obligé le gouvernement à instituer le Programme de résilience économique et social (Pres). Il était question de relance pour accélérer le Pap2A, quand la guerre en Ukraine est venue noircir le tableau des perspectives économiques. Le conflit a provoqué une perturbation des chaînes d’approvisionnement mondiales et une pénurie de produits essentiels tels que le pétrole, le gaz et les céréales importés d’Ukraine et de Russie. Ainsi, les prix des produits alimentaires importés par les pays de l’UEMOA, exprimés en francs CFA, se sont accrus de 46,2 % en mai 2022, comparés à la même période de l’année 2021, après un accroissement de 30,6 % le mois précédent, tirés par la hausse des prix du blé (+77,2 %), des huiles (+54,0 %), du riz (+35,9 %) et du sucre (+28,5 %). Or, plus de 70 % du riz et tout le blé consommé au Sénégal sont importés, dont 64 % de Russie et d’Ukraine, pour ce qui concerne le blé. Il y a une semaine, l’Inde a décidé de restreindre ses exportations de riz.

Une réalité faite de privation

Au-delà de ces chiffres très parlants du reste, il s’agit de saisir une réalité faite de privations, de difficultés liées au coût de la vie et de désagréments que les Sénégalais ont traduits dans les urnes par un vote favorable à l’opposition dans les grands centres urbains (Dakar, Touba, Thiès, Saint-Louis, Tivaouane) et en Casamance. Parmi les courants idéologiques qui ont installé une tête de pont à l’Assemblée nationale depuis les élections du 31 juillet dernier, il y a une, très visible, qui atteste qu’une large part de nos difficultés provient de ‘’nos intérêts divergents avec la France’’. Ce courant ‘’anti-impérialiste’’, incarné par certains députés de Yewwi Askan Wi, dont Guy Marius Sagna membre de Frapp France dégage, pourrait trouver du grain à moudre avec l’autre raison de la tension économique  : le handicap monétaire matérialisé par la chute vertigineuse de l’euro (donc du F CFA) par rapport au dollar américain. La semaine dernière, la BCEAO a été obligée de hausser ses taux directeurs pour répondre à l’inflation. Le Premier ministre Amadou Bâ et son gouvernement n’ont pas une grande marge de manœuvre et devraient continuer sur la lancée de ce qu’on a connu ces derniers mois  : laisser filer le déficit budgétaire, pour favoriser une relance rapide de l’économie et soutenir le pouvoir d’achat des ménages, à travers des subventions et des abandons de taxes. C’est à un jeu d’équilibriste qu’un gouvernement, quel qu’il soit, serait astreint, en attendant les rentrées liées à l’exploitation du gaz attendues dans le deuxième semestre de 2023. Par Amadou FALL

11 conteneurs bloqués : Les exportateurs de ferraille crient au scandale…

https://senego.com Les exportateurs de ferraille du Sénégal sont dans une mauvaise passe. Le président de la coopérative des Ferrailleurs, Serigne Momar Sokhna révèle que depuis quelques semaines, il y a eu blocage au niveau de l’exportation de la ferraille. Les ferrailleurs alertent et interpellent le ministre du Commerce, Abdou Karim Fofana.

La colère rouge

« Nous exportateurs, on a bloqué plus de nos 11 Conteneurs qui équivaut presque à 60 000 000 frs cfa. On sait tous que Birahime Safidine (agent Fabrimétal) est derrière tout ce tintamarre parce que les conteneurs confisqués ont pris la destination des industries fabrimétal et Someta« , a révélé Sérigne Momar Sokhna. Il ajoute : « On ne comprend pas les raisons de cette forfaiture. Nous estimons que Safidine a livré de fausses informations au niveau de la direction du commerce intérieur. »

Les avertissements…

Les exportateurs des ferrailleurs du Sénégal sont en colère contre Safidine de Fabrimétal. « Nous interpellons le ministre du commerce Abdou Karim Fofana. Nous l’invitons à faire preuve de prudence dans le secteur. Nous l’informons que nous allons faire face à Birahim Safidine sur sa gestion même au sein de Fabrimétal. Nous interpellons

Optimisation de l’accès aux capitaux et aux services de renforcement de capacités des Pme sénégalaises : Ecobank Sénégal et Usaid entreprenariat & investissements se liguent

https://www.lejecos.com Ecobank Sénégal a signé hier mercredi 21 septembre un accord de partenariat avec Winrock international pour le développement de l’agriculture, par l’entremise de Usaid entreprenariat & investissements. Ce partenariat vise, entre autres, à faciliter l’accès des Pme aux capitaux, optimiser les services de renforcement de capacités mais aussi développer les partenariats. 24,1%. C’est le taux de chômage enregistré au Sénégal au quatrième trimestre de 2021. Cela traduit une hausse de 7,8 points de pourcentage par rapport au dernier trimestre de 2020. Une telle situation ne laisse pas indifférents Ecobank Sénégal et son partenaire Usaid entreprenariat & investissements qui se sont ligués ce 21 septembre par la signature d’une convention de collaboration afin d’apporter des réponses appropriées au chômage des jeunes sénégalais. Selon le directeur général de Ecobank Sénégal, ce partenariat trouve toute sa pertinence dans un contexte où 300 mille jeunes diplômés entrent, chaque année, dans le marché sénégalais de l’emploi et que seuls 30% se retrouvent avec l’atteinte de leur objectif. Pour Sahid Yallou, avec 90% de Petites et moyennes entreprises (Pme), le Sénégal dispose d’un tissu entrepreneurial particulièrement développé. C’est pourquoi, dit-il, forts de leurs expériences dans les domaines du financement et de l’accompagnement, Ecobank et Winrock international pour le développement de l’agriculture ambitionnent d’accompagner cet écosystème avec des solutions stratégiques, techniques et financières. Dans la foulée, il souligne que Ecobank Sénégal et Winrock international pour le développement de l’agriculture souhaitent promouvoir l’écosystème entrepreneurial sénégalais pour faciliter l’accès aux capitaux pour les entreprises, favoriser le développement de services de renforcement de capacités accessibles et faciliter les partenariats entre les acteurs.

« Nous mettons à disposition une enveloppe de 1 milliard de francs Cfa pour mener à bien cette mission d’accompagnement envers ces jeunes entrepreneurs », dit le Dg de Ecobank Sénégal.

Pour sa part, la cheffe de projet Usaid entrepreneuriat & investissements fait savoir que ce partenariat reste crucial dans la mesure où il permet d’optimiser « les ressources pour mieux accompagner les cibles » communes qui sont les jeunes et les femmes entrepreneurs du Sénégal. Dieynaba Thiam Ka, en l’occurrence, souligne que Usaid entrepreneuriat & investissements couvre l’ensemble des régions du Sénégal et vise à fournir des services aux entrepreneurs, aux jeunes et aux femmes à différents niveaux. Le programme Usaid entrepreneuriat & investissements qui a démarré il y a environ une année avec cinq régions (Dakar, Thiès, Saint-Louis, Zinguinchor, Kaolack), a quatre principaux cibles à savoir les jeunes entrepreneurs qui veulent structurer leurs idées de projets, les startups qui ont déjà commencé leurs activités, les Petites et moyennes entreprises (Pme) en croissance et enfin les Pme qui sont en maturité.

Industrie : Progression de 5,7% du chiffre d’affaires au deuxième trimestre 2022

https://www.lejecos.com Le chiffre d’affaires dans l’industrie a progressé de 5,7% au deuxième trimestre 2022, comparé à celui de la même période de 2021. Selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), cet accroissement est consécutif à la hausse du chiffre d’affaires des industries extractives (+34,7%), de production d’électricité de gaz et d’eau (+8,7%) et environnementales (+3,8%). Par ailleurs, le cumul sur le premier semestre 2022 s’est amélioré de 12,8%, en comparaison à celui de la même période de 2021. Relativement à celui de la période correspondante de 2021, le chiffre d’affaires dans les industries extractives est ressorti en hausse de 34,7% au deuxième trimestre 2022. Cette augmentation est expliquée par le relèvement des ventes issues des autres produits des industries extractives (+80,5%)

En cumul sur le premier semestre 2022, le chiffre d’affaires dans les industries extractives s’est accru de 36,5%, comparativement à celui de la période correspondante de 2021

L’Ansd souligne que le chiffre d’affaires des industries de production d’électricité, de gaz et d’eau s’est relevé de 8,7% au deuxième trimestre 2022, comparativement à celui de la même période de 2021. Cette évolution est attribuable à la hausse simultanée des ventes d’électricité et de gaz (+10,7%) et d’eau (+2,2%). En cumul sur le premier semestre 2022, le chiffre d’affaires dans les industries de production d’électricité, de gaz et d’eau s’est raffermis de 14,3%, comparativement à celui de la période correspondante de 2021. Une augmentation du chiffre d’affaires des industries environnementales Au deuxième trimestre 2022, le chiffre d’affaires des industries environnementales s’est bonifié de 3,8% en relation avec la hausse de celui des activités de collecte, de traitement et d’élimination des déchets et du traitement des eaux usées. Sur le premier semestre de 2022, le chiffre d’affaires des industries environnementales s’est relevé de 19,2%, comparativement à celui de la période correspondante de 2021.

Industries du Ciment : La Dpee relève un repli de 2,8% de l’activité au deuxième trimestre 2022

https://www.lejecos.com En rythme trimestriel, l’activité des cimenteries s’est repliée de 2,8%, au deuxième trimestre 2022, en raison aussi bien de la demande locale (-1,8%) qu’en des exportations (-1,5%). L’information est contenue dans la « Note de conjoncture » de la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee). Sur une base annuelle, explique la Dpee, des baisses respectives de 4,1% et 1,6% de l’activité des cimenteries sont enregistrées au deuxième trimestre et en cumul sur le premier semestre 2022. Sur cette dernière période, précise la Dpee, la contre-performance relevée est liée à la baisse des ventes de ciment à l’étranger (-27,3%), plombées par celles destinées au Mali (-78,6%), suite à l’embargo de la Cedeao. Toutefois, cette évolution a été atténuée par la forte progression des exportations vers la zone hors Uemoa (+117,2%), notamment la Gambie (+394,6%). Les ventes en destination de ce pays partenaire sont favorisées par la compétitivité prix du ciment sénégalais, dans un contexte marqué par la flambée des cours du clinker et la hausse des taux de fret sur le marché international. S’agissant des ventes locales, elles se sont améliorées de 3,6%, à la faveur de la demande intérieure, en dépit de l’augmentation du prix de vente moyen du ciment (+1,9%) sur la période.Adou Faye  

Activités financières et d’assurance : La Dpee note une consolidation de 6,5% au deuxième trimestre 2022

https://www.lejecos.com Une consolidation des activités financières et d’assurance au deuxième trimestre 2022. C’est le constat fait par la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee) dans sa « Note de conjoncture » pour le deuxième trimestre 2022. «Les « activités financières et d’assurance » se sont consolidées de 6,5%, en variation trimestrielle, au deuxième trimestre 2022, grâce à la bonne tenue des activités financières (+11,5%). Sur un an, une baisse de 5,1% de l’activité de la branche est notée au deuxième trimestre 2022, imputable aux contreperformances de l’activité d’assurance (-52,3%) et d’auxiliaires financiers et d’assurance (-35,5%) En cumul sur le premier semestre 2022, la performance de la branche (+7,4%) a été portée par les activités financières qui ont cru de 8,8% sur la période », informe la Dpee. Elle révèle que les services d’hébergement et de restauration se sont repliés de 1,3% entre les premier et deuxième trimestres 2022, plombés tant par l’hôtellerie (-1,3%) que la restauration (-0,6%). Sur une base annuelle, une hausse de 6,4% de l’activité de la branche est notée au deuxième trimestre 2022, soutenue par l’hôtellerie (+6,6%), dans un contexte de reprise progressive post-covid-19 de la branche. En cumul sur le premier semestre 2022, le service hôtelier a progressé de 15,1%, portant globalement l’activité de la branche à une hausse de 14,5%.Adou Faye

LE DIRECTEUR DE L’ANSD VANTE LA PRODUCTION DE DONNÉES STATISTIQUES SENSIBLES AU GENRE

Dakar, 21 sept (APS) – Le directeur général de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), Allé Nar Diop, a vanté, mercredi, la production de données statistiques désagrégées, estimant qu’elle était essentielle dans la formulation des politiques qui prennent en compte la dimension genre. ‘’La production de données statistiques désagrégées est d’une importance capitale, (…) La troisième stratégie de développement de la statistique inclue l’aspect genre dans la production de ces données afin de mieux prendre en compte les statistiques liées à la femme, aux enfants et aux filles’’, a-t-il indiqué lors d’un atelier organisé à Dakar sur le thème des écosystèmes de données prenant en compte la dimension genre.

Le directeur général de l’ANSD a par exemple expliqué que les statistiques relatives à l’éducation, la santé, et les autres domaines permettaient d’affiner les politiques publiques, par le biais d’un ciblage très fin.

Face aux nombreux obstacles à l’égalité de genre et à l’autonomisation des femmes accentués par la pandémie de la Covid, les effets du changement climatique, la recrudescence des violences faites aux femmes et aux filles, les données statistiques de genre sont plus que jamais vitales, a de son côté estimé le chef exécutif de PARIS21, Johannes Jütting. Il a insisté sur le fait que les Etats devraient davantage travailler aussi bien sur la production de données de qualité que sur leur utilisation et leur analyse afin de trouver des solutions ouvrant la voie à l’atteinte des objectifs du développement durable. La rencontre a enregistré la participation de différents responsables des départements en charge de la femme et des statistiques en provenance du Burkina Faso, du Niger, du Cameroun, du Kenya, de Madagascar, du Rwanda, du Lesotho, du Togo, du Ghana, du Sénégal. Ils vont durant deux jours explorer les différentes stratégies et solutions afin d’avoir des écosystèmes de données prenant en compte la dimension genre. Les échanges porteront sur l’impact national au Sénégal ainsi que sur le reste du continent, a-t-on appris à l’ouverture de l’atelier. Les organisateurs ont également assuré que les discussions allaient porter essentiellement sur l’intégration des données de genre dans la formulation des politiques publiques et sur les nouveaux partenariats relatifs aux données.BS/AKS/OID

KÉDOUGOU : UNE ÉTUDE DE L’OFNAC POINTE LES VULNÉRABILITÉS À LA CORRUPTION DU SECTEUR EXTRACTIF

Kédougou 21 Sept (APS) – L’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) a publié, mercredi, une étude sur les vulnérabilités à la corruption du secteur extractif à Kédougou, a constaté l’APS. ’’Il y a des vulnérabilités à la corruption dans le secteur extractif à Kédougou’’, a déclaré Mohamed Bachir Diop, membre du comité scientifique de la validation de ladite étude. S’exprimant lors d’un atelier de deux jours consacré au partage et à la validation de cette étude, M. Diop note que ’’ces vulnérabilités concernent toute la chaîne de valeur’’, de ’’l’exploration’’ à ’’l’exploitation et la gestion des recettes’’. Selon le professeur de Géologie, l’objectif de cette étude a été de faire un ’’diagnostic du cadre normatif et institutionnel du secteur extractif’’. Il s’agissait également ’’d’identifier les pratiques, les risques de fraude et de corruption, tout en proposant des mesures préventives et correctives’’, a-t-il ajouté. Dans une perspective de travailler à l’élaboration d’un plan d’action à Kédougou, l’universitaire a rappelé que l’atelier de partage de cette étude devrait permettre de ’’recueillir’’ le point de vue des collectivités territoriales, de la société civile et des sociétés minières de la région.PID/SMD/OID/ASB

Mbour/Journée mondiale de la Pêche : Les acteurs désemparés lancent un cri du cœur

https://www.dakaractu.com La journée mondiale de la pêche a été une occasion pour l’équipe de Dakaractu Mbour de donner la parole aux vrais acteurs de ce secteur économique très important dans notre pays. Un tour fait au quai de pêche de Mbour en contact direct avec ces derniers nous renseigne que la pêche au Sénégal rencontre d’énormes difficultés. Pour en savoir plus ces derniers se disent désemparés et lancent un cri du cœur … (Vidéo)

KÉDOUGOU : UNE ÉTUDE DE L’OFNAC POINTE LES VULNÉRABILITÉS À LA CORRUPTION DU SECTEUR EXTRACTIF

Kédougou 21 Sept (APS) – L’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) a publié, mercredi, une étude sur les vulnérabilités à la corruption du secteur extractif à Kédougou, a constaté l’APS. ’’Il y a des vulnérabilités à la corruption dans le secteur extractif à Kédougou’’, a déclaré Mohamed Bachir Diop, membre du comité scientifique de la validation de ladite étude. S’exprimant lors d’un atelier de deux jours consacré au partage et à la validation de cette étude, M. Diop note que ’’ces vulnérabilités concernent toute la chaîne de valeur’’, de ’’l’exploration’’ à ’’l’exploitation et la gestion des recettes’’. Selon le professeur de Géologie, l’objectif de cette étude a été de faire un ’’diagnostic du cadre normatif et institutionnel du secteur extractif’’. Il s’agissait également ’’d’identifier les pratiques, les risques de fraude et de corruption, tout en proposant des mesures préventives et correctives’’, a-t-il ajouté. Dans une perspective de travailler à l’élaboration d’un plan d’action à Kédougou, l’universitaire a rappelé que l’atelier de partage de cette étude devrait permettre de ’’recueillir’’ le point de vue des collectivités territoriales, de la société civile et des sociétés minières de la région.PID/SMD/OID/ASB

LES TRAVAILLEURS DES MINISTÈRES DES PÊCHES ET DE L’AGRICULTURE DÉCRÈTENT 72 HEURES DE GRÈVE

Les travailleurs du Secteur Primaire sont très remontés contre l’ancien ministre des Finances et du Budget. Ils accusent en effet Abdoulaye Daouda Diallo d’avoir procédé, le 7 Septembre dernier, à la suppression des indemnités internes qu’ils percevaient Les travailleurs du Secteur Primaire sont très remontés contre l’ancien ministre des Finances et du Budget. Ils accusent en effet Abdoulaye Daouda Diallo d’avoir procédé, le 7 Septembre dernier, à la suppression des indemnités internes qu’ils percevaient. Jugeant cette mesure unilatérale, l’intersyndicale des travailleurs des ministères des Pêches et de l’Economie Maritime, de l’Agriculture et de l’Equipement rural, de l’Elevage et de la Production ont décidé d’observer 72 heures de grève à partir d’aujourd’hui sur toute l’étendue du territoire national.

Les agents des ministères des Pêches et de l’Economie Maritime, de l’Agriculture et de l’Equipement Rural, de l’Elevage et de la Production ne comptent pas rester les bras croisés, après à la décision de l’ancien ministre des Finances et du Budget de supprimer leurs indemnités internes.

Fustigeant cette mesure, ils ont décrète 72 heures de grève sur toute l’étendue du territoire national. «Cette décision a été apprise avec stupeur, consternation et aussi avec amertume. Il est en déphasage avec la volonté du président de la République, Macky Sall qui, en décidant d’octroyer ces indemnités internes, voulait corriger les disparités dans le traitement salarial afin de sortir les agents de ces secteurs fondamentaux de notre économie du gouffre dans lequel ils se trouvaient et ce qui leur permet de se départir de leurs ((salaires misérables)) selon les termes de l’autorité suprême de ce pays. En effet, ces indemnités contribuent au rehaussement du niveau des salaires et, par conséquent, réduisent le nombre de départs des agents travaillant dans ces secteurs si importants en termes de Pib», a indiqué, face à la presse, le coordonnateur de la cellule communication de l’intersyndicale des travailleurs desdits secteurs, Cherif Sambou. Ce dernier rappelle que ces indemnités ont été élargies aux travailleurs contractuels au sein des départements ministériels. «Il s’agit, d’ailleurs, d’un acquis qui n’impacte en aucune manière la masse salariale et qui reste conforme aux directives du chef de l’Etat concernant les solutions intra ministérielles», ajoute le porte- parole du jour. Il précise en outre que cette prime restaure à la fois le pouvoir d’achat et la dignité des agents. «Le ministre des Finances devrait, au moins, penser au principe du droit acquis. Nous avons pris des engagements financiers auprès des banques qui pourraient être remis en question. La décision unilatérale et injustifiée de Abdoulaye Daouda Diallo qui est juridiquement illégale, administrativement absurde et socialement dramatique ne passera pas ! C’est pourquoi, nous allons user de tous les moyens légaux pour faire face avec la manière la plus forte», clame le coordonnateur de la cellule communication de l’intersyndicale des travailleurs. Il réclame par ailleurs la généralisation de l’indemnité de logement, l’attribution de l’indemnité de risque, l’harmonisation de l’indemnité de responsabilité particulière, le reclassement et la reconnaissance des diplômes et l’octroi de l’indemnité de suggestion à tout le monde comme les autres agents de l’administration. En plus de ces 72 heures de grève, les agents des ministères des Pêches et de l’Economie Maritime, de l’Agriculture et de l’Equipement Rural, de l’Elevage et de la Production prévoient également de supprimer la délivrance de permis d’exportation, de certificats phytosanitaires, de procéder à la rétention des informations administratives, à la non délivrance des certificats sanitaires à l’exportation, du certificat de mise en entrepôt, du certificat zoo sanitaire, du laisser-passer sanitaire du bétail. Ils envisagent également d’arrêter l’inspection et le contrôle des denrées alimentaires d’origine animale et boycotter la campagne nationale de vaccination du bétail. En attendant, ils lancent un appel solennel au Président Macky Sall afin qu’il mette fin aux décisions d’Abdoulaye Daouda Diallo qui, selon eux, risquent de créer une tension sociale incontrôlable. Ousmane SALL  |

And Gueusseum, l’intersyndicale des Collectivités territoriales,ministre de la santé : Le Dr Ousmane Dia expose les conséquences et avertit…

https://www.dakaractu.com Ce mardi 20 septembre a eu lieu une rencontre réunissant autour d’une table le ministre de la santé et de l’action sociale, l’Alliance And Gueusseum et l’intersyndicale des Collectivités territoriales pour essayer de trouver un accord sur les questions relatives à la reconsidération des 7 points revendiqués. Ainsi, suite à une discussion houleuse, de plus de 8 heures de temps, les deux entités syndicalistes ont annoncé une grève d’avertissement de 72 heures, qu’ils ont mise à exécution à partir de ce mercredi 21 septembre. Un plan d’action qui sera renouvelé jusqu’à obtention de gain de cause, selon les syndicalistes et dont les conséquences risquent de coûter cher au système. Joint par téléphone, le Dr Ousmane Dia, le Directeur des établissements publics de santé est revenu sur les grands points débattus et les décisions prises. Toutefois sur les 6 à 7 points sur lesquels ils ont interpellé le ministre, le problème relatif aux indemnités fut celui qui les intéressaient le plus. Parce que dans le cadre des accords entre le gouvernement et les syndicats de santé, il était retenu de revaloriser les émoluments de tous les personnels de santé.

Radicalisation de l’Alliance And Gueusseum  et  l’intersyndicale des Collectivités territoriales… causes et impacts

« Il existe 4 sortes d’indemnités   :  celle du logement destiné au personnel médical et paramédical, l’indemnité de risques destinée à tous les agents du système de santé, une indemnité de spécialisation paramédicale dédiée exclusivement aux techniciens supérieurs de santé et enfin une prime de prudence pour les chauffeurs. Maintenant le problème qui s’est posé réside dans l’application de ces accords, il y’a forcement une donne qui n’était pas prise en compte par le chef de l’État, c’est à dire la particularité d’un texte réglementaire dont les dispositions disent que les cadres de santé que le personnel citait (Médecins, Chirurgiens, sages-femmes infirmiers) a donné pour les personnes éligibles à ces indemnités  de logements. Mais malheureusement Mme le Ministre leur a répondu qu’elle ne peut pas personnellement prendre la décision de vous l’octroyer si ça ne figure pas dans les accords avec l’État. Mais comme eux dans le souci de  prendre en charge tout ce qui intervient dans le secteur de la santé et pas uniquement dans ce secteur, ils ont voulu qu’elle se prononce sur le personnel administratif et non technique qui devrait en bénéficier, d’où la source du désaccord », a expliqué le Docteur Dia au bout du fil. Ainsi, jusqu’à ce que l’État réponde positivement à leurs revendications, c’est la conduite que comptent adopter l’Alliance And Gueusseum et l’intersyndicale des Collectivités territoriales. Une grève de 72 heures, à compter de ce jour sur toute l’étendue du territoire national, aucun acte administratif comme les bulletins et extraits de naissances, les permis d’inhumation entre autres ne seront délivrés par les agents. Sans omettre la possibilité que même des cimetières pourraient être fermés. Des conséquences qui vont sûrement impacter le secteur, mais qui ne resteront pas sans sanction pour ces grévistes, selon Dr Dia.

Le ministre a été très ferme…Si vraiment ils se radicalisent et continuent leur mouvement…

« Le ministre était très ferme. Elle leur a dit qu’elle est avec eux et qu’elle défendrait leurs intérêts d’autant plus que la plupart de leurs intérêts  que vous êtes en train de négocier, il se peut qu’elle en fasse partie et que le combat soit unique pour eux tous.  Cependant qu’a cela ne tienne si vraiment ils se radicalisent et continuent leur mouvement, malheureusement le ministère prendra les dispositions légales et nécessaires pour assurer la continuité et la permanence du service publique. D’abord en faisant en sorte que les urgences soient prises en charge si la situation perdure, forcément des dispositions seront prises par l’État. Il s’agira de la réquisition ou la réorganisation des services pour permettre à toute personne dont le pronostic vital ou la santé est précaire puissent être prises en charge dans les meilleures conditions en attendant le retour à la table de négociation ». Des propos du ministre de la santé précisés par le Directeur des Établissements de Santé Publique. Des mesures d’anticipations qu’ils comptent mettre en oeuvre pour que l’impact de ces perturbations ne soit pas aussi important sur la prise en charge des populations et même s’il l’ont précédé de multiples propositions bien tentées par le ministre Marie Agnes Ngom pour apporter des solutions aux problèmes exposés, demandant qu’on lui laisse le temps d’appliquer les accords tel quel et ensuite de faire une proposition à l’autorité pour qu’elle débite un montant complémentaire qui permettra de prendre en compte toutes ces personnes qui ne sont pas actuellement dans le cadre de la santé.

Saemss : Le secrétaire général Saourou Sène cède son fauteuil

https://senego.com Saourou Sène va quitter la tête du Syndicat Autonome des Enseignants du Moyen et Secondaire du Sénégal (Saemss), ce week-end. Selon L’As, le syndicat qui tient son 5e congrès ordinaire les 24 et 25 septembre prochains va élire au terme de la rencontre un nouveau secrétaire général. Saourou Sène qui boucle ainsi son second mandat va céder son fauteuil conformément aux statuts de l’organisation syndicale qui limite à deux le nombre de mandats. Ainsi, l’assemblée choisira le successeur de M. Sène et les membres du nouveau bureau.

LE SÉNÉGAL INVITÉ D’HONNEUR DE LA 15ÈME ÉDITION DU FESTIVAL DU FILM DE FEMMES DE SALÉ,AU MAROC

Dakar, 21 sept (APS) – Le Sénégal est le pays invité d’honneur de la 15ème édition du Festival international du film de femmes de Salé (Maroc), prévue du 26 septembre au 1er octobre prochain, ont annoncé les organisateurs. Le pays invité d’honneur « de cette année est le Sénégal, pays considéré comme l’un des précurseurs du cinéma à l’échelle du continent africain et pour tout ce qu’il partage avec le cinéma marocain », ont-ils souligné dans un communiqué de presse dont l’APS a obtenue copie. Le Sénégal est également considéré comme un pays « leader en matière d’initiatives visant à promouvoir la culture cinématographique », ajoutent-ils.

Les organisateurs annoncent que le film « Atlantique » (2019), réalisé par la Franco-Sénégalaise Mati Diop, sera ainsi projeté le 26 septembre prochain en ouverture du festival de Salé, près de Rabat.

Il avait été présenté en compétition officielle, en 2019, lors de la 75ème édition du festival de Cannes en France, dont il a remporté le « Grand Prix » cette année-là. Trois autres films sénégalais -long métrage, fiction et documentaire – traitant de la question féminine et de son impact sur la société sénégalaise seront aussi projetés lors de ce festival. Il s’agit du documentaire « Congo, un médecin pour sauver les femmes » (2014) de Angèle Diabang, dont la réalisatrice rend hommage par ce biais au gynécologue et militant des droits de l’homme congolais Denis Mukwkégé, lauréat du prix Nobel de la paix en 2018. « On a le temps pour nous » (2019) de Katy Léna Ndiaye, qui dresse le portrait de l’activiste et rappeur burkinabè Smoky du mouvement ’’Le Balai citoyen’’ est l’un des deux autres films au programme, avec « Des étoiles » (2013) de Dyana Gaye, un film qui parle d’émigration. La directrice du festival Film femmes Afrique de Dakar, la Franco-Sénégalaise Martine Ndiaye, sera membre du jury officiel long métrage fiction de cette édition du festival de Salé au cours de laquelle 10 films de cette catégorie, dont neuf réalisés par des femmes, seront en compétition Dans le lot des films documentaires, cinq films venant de huit pays sont en lice, dont quatre réalisés par des femmes.Les jurys décerneront au total neuf prix dont le « Grand Prix » du festival du film de femmes de Salé. Un hommage posthume sera aussi rendu à la cinéaste française Sarah Maldoror (1929-2020), une pionnière du cinéma africain, à travers la projection de son long métrage restauré « Sambizanga », coproduit en 1972 par la République démocratique du Congo, l’Angola et la France. Ce film avait reçu à l’époque le Tanit d’or aux Journées cinématographiques du Carthage, en Tunisie, et le prix de l’Office catholique d’Ouagadougou au Festival panafricain du cinéma et de la télévision d’Ouagadougou (FESPACO) du Burkina Faso.

« Son cinéma est poétique, mais aussi politique et engagé. Elle est considérée comme une figure de proue du cinéma africain et la première réalisatrice du continent », soulignent les organisateurs.

La réalisatrice et directrice du Festival du film d’Amiens, Annouchka de Andrade, fille de Sarah Maldoror, sera la présidente du jury officiel long métrage documentaire. Des hommages seront aussi rendus à cinq professionnelles du cinéma et de l’audiovisuel pour leur parcours cinématographique Selon un dossier de presse consacré à cette 15e édition du festival du film de femmes de Salé, les organisateurs prévoient par ailleurs un « spécial Afrique », dans le cadre de la célébration de « Rabat, capitale de la culture africaine » pour l’année 2022 et 2023. Cette initiative vise à « rendre hommage aux images-sons au féminin de l’Afrique », à travers un panorama du cinéma sub-saharien et la projection de huit films représentant 8 pays. « Ces films sont faits par des femmes, traitant de la question de la femme et du genre », renseignent les organisateurs du festival. De nombreuses activités sont inscrites au programme de cette édition du festival de Salé, parmi lesquelles un séminaire sur le thème « L’amour du cinéma au Maroc  : de la cinéphilie à la critique ». Le festival international du film de femmes de Salé est organisé par l’association Bou Regreg, créée par des femmes et des hommes natifs de Salé ou travaillant à Salé, qui ont décidé de se mettre au service du développement et de la promotion de cette localité.FKS/BK/ASB

ZIGUINCHOR : LE MFDC INVITÉ À « PRENDRE LA BARQUE DE LA PAIX » AVEC L’ETAT DU SÉNÉGAL

Ziguinchor, 21 sept (APS) – La plateforme des femmes pour la paix en Casamance, par la voix de sa Coordinatrice, Ndèye Marie Diédhiou Thiam, a invité, mercredi, Salif Sadio et tous les membres du Mouvement des forces démocratique de Casamance (MFDC) à ’’prendre la barque de la paix avec l’Etat du Sénégal’’. ’’Nous appelons Salif Sadio à renouer le dialogue avec l’Etat du Sénégal. Nous invitons tous les membres du MFDC qui sont encore derrière de prendre la barque de la paix avec l’Etat du Sénégal, avec les femmes et avec les organisations de la société civile pour arriver à une paix définitive en Casamance’’, a lancé Ndèye Marie Diédhiou Thiam. Elle s’exprimait en marge d’un panel qui a réuni les observateurs de la crise en Casamance et moins de 2000 femmes dans le cadre de la Journée internationale de la paix organisée à Ziguinchor sous le thème ’’Le nouveau contexte du conflit, relance et consolidation du processus de paix’’. Le Sénégal a signé au mois d’août à Bissau un accord avec une faction militaire du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) dirigée par César Atoute Badiate, qui s’est engagée à déposer les armes et à œuvrer pour le retour de la paix dans cette région théâtre d’une rébellion armée L’accord a été signé à la suite d’une médiation du chef de l’Etat bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embalo, également président de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Salif Sadio, chef du front Nord, est lui introuvable depuis que l’Armée nationale a lancé, au mois de mars, des opérations contre ses bases.

La Coordonnatrice de la plateforme a invité ’’les femmes casamançaises à accompagner et à soutenir le processus de paix en cours’’

. ’’La paix en Casamance est presque dans nos mains. Il faut aujourd’hui continuer le travail de sensibilisation pour qu’on arrive vite à une paix définitive en Casamance’’, a-t-elle dit. Le panel a permis aux participants d’identifier les risques et menaces qui peuvent entrainer une résurgence du conflit armé, selon Mme Thiam. Elle a expliqué que cette rencontre a été l’occasion de saluer les avancées notées dans le processus de paix en Casamance ces derniers mois. ’’C’est un moment aussi de plaidoyer pour nous, pour que la voix de la femme soit entendue et prise en compte dans le processus de paix en cours’’, a ajouté Mme Thiam. Constituée des régions de Kolda, Sédhiou et Ziguinchor, la Casamance est secouée depuis quarante ans par un conflit armé entre l’Etat du Sénégal et le MFDC. Après une accalmie sensible depuis 2012, l’armée sénégalaise a chassé en février 2021 les indépendantistes de leurs principales bases situées à la frontière avec la Guinée-Bissau, avant d’en démanteler d’autres en mars dernier, à la frontière avec la Gambie.MNF/OID/ASB

TOURNAGE DE ‘’REBELLES’’ : La DCI censure Marodi

https://www.enqueteplus.com Marodi n’a fait que diffuser la bande-annonce de sa dernière production pour attirer tous les regards. Les premières réactions sont venues des réseaux sociaux. L’on n’a même pas attendu de voir ne serait-ce qu’un épisode de ‘’Rebelles’’, se faire une idée avant de se prononcer. Même des professionnels ne se sont pas empêchés d’émettre des critiques, d’avoir des réticences. En première ligne, la Direction de la cinématographie (DCI).  Elle a notifié, d’abord, au producteur un refus de tournage avant de lui envoyer, le 8 septembre dernier, une mise en demeure. Ainsi, ‘’la société de production Marodi Africa SAS est au regret de vous annoncer la déprogrammation provisoire de votre nouvelle série «Rebelles – Un combat pour l’unité», dont la diffusion était initialement prévue ce mercredi 21 septembre 2022.

En effet, conformément aux dispositions qui organisent toute œuvre cinématographique et audiovisuelle, la société de production Marodi Africa SAS a soumis, en date du 16 mars 2022, une demande d’autorisation de tournage accompagnée des dates de tournage et de diffusion à la Direction de la Cinématographie dite (DCI).

Que face à l’absence de réponse de la DCI, la société de production Marodi Africa SAS a sollicité des entrevues et formulé de nombreuses relances par mail avant de recevoir un refus de tournage daté du 14 juillet 2022. Que cependant, ce refus de tournage n’a pas été motivé et la thèse d’un risque avéré de trouble à l’ordre public non plus suffisamment justifié par l’autorité aux fins de donner à la société de production Marodi Africa SAS toute possibilité d’amender et/ou de modifier le contenu de son œuvre le cas échéant’’, lit-on dans un communiqué reçu hier à ‘’EnQuête’’. Il est suivi d’une mise en demeure d’arrêter le tournage de la série ‘’Rebelles – Un combat pour l’unité’’ et de retirer la bande-annonce de la chaîne YouTube Marodi TV. Une décision regrettable, puisque ‘’la société de production Marodi Africa SAS tient à rappeler que cette décision l’empêche aujourd’hui d’honorer les contrats avec ses partenaires avec de lourdes conséquences financières et sociales. Cette décision de la Direction de la Cinématographie condamne ainsi au chômage technique les équipes de tournage de la société de production Marodi Africa SAS qui travaillent d’arrache-pied depuis plus d’une année  déjà sur le projet.

Que la bande-annonce, qui a été déjà visionnée par le public et les centaines de milliers d’abonnés de sa chaine YouTube Marodi TV, n’a provoqué aucune forme de désordre, à l’instar de ses 18 productions précédentes.

Le public peut en témoigner ! C’est la raison pour laquelle la société de production Marodi Africa SAS sollicite qu’il plaise à la Direction de la Cinématographie de procéder à la révision de son appréciation du contenu de la série ; Car, interdire le tournage d’une œuvre cinématographique dans le pays d’Ousmane Sembène, qui a vu naître le premier film du continent, constitue un dangereux précédent de censure, ainsi qu’une grave atteinte à la liberté d’expression, consacrée par les articles 8 et 10 de la Constitution sénégalaise’’, regrette-t-on. De ce qu’on a pu voir de la bande-annonce, ‘’Rebelles’’ serait une fiction sur le conflit casamançais.

Sécurité territoriale : mise en œuvre d’un programme de défense et de sécurité dans la Zone Est du pays.

https://www.dakaractu.com Compte tenu des menaces sécuritaires et terroristes dans la sous-région, un séminaire pour la Défense, la Sécurité et la Paix de la Zone Est du pays a débuté le 20 septembre passé et se terminera ce 21 septembre à Kédougou. Dénommé Programme Collectivités territoriales, Défense, Sécurité et Paix (PCTDSP) de la Zone Est, cette réunion qui est organisée par le Centre des Hautes Études de Défense et de Sécurité (Cheds) en partenariat avec la FKA, vise à réfléchir sur la sécurité dans nos territoires, dans la Zone Est du pays (les régions de Tambacounda et Kédougou). En effet, ces parties du territoire sénégalais constituent des défis sécuritaires majeurs liés à sa position frontalière, sa diversité humaine et linguistique, mais aussi et surtout son potentiel économique important. Mais cette partie du territoire est aussi une zone très importante dans la stratégie de défense nationale. Ainsi, à travers ce séminaire, le Centre des Hautes Études de Défense et de Sécurité, les responsables des Collectivités territoriales et les acteurs locaux, permettront de proposer des pistes de réflexion et des outils pouvant les aider à jouer un rôle plus accru dans la recherche de solutions aux défis de stabilité, de sécurité et de développement dans la zone Est qui regroupe les régions de Tambacounda et Kédougou. Pour rappel, le Centre des Hautes Etudes de Défense et de Sécurité a été créé en 2013 et il s’investit dans la réflexion stratégique pour circonscrire les problématiques sécuritaires et susciter les conditions de leur prise en charge par une approche inclusive et novatrice

DU NOUVEAU TYPE DE SENEGALAIS AU NOUVEAU TYPE DE DEPUTE PAR ABDOU KHADRE GAYE

Les Sénégalais ont toujours critiqué leurs députés, surtout ces dernières années, s’interrogeant même quelquefois sur l’utilité de l’Assemblée nationale que d’aucuns appellent «chambre d’enregistrement» ou «chambre d’applaudissements», non sans raison Les Sénégalais ont toujours critiqué leurs députés, surtout ces dernières années, s’interrogeant même quelquefois sur l’utilité de l’Assemblée nationale que d’aucuns appellent «chambre d’enregistrement» ou «chambre d’applaudissements», non sans raison. Ceux de mon âge se rappellent l’anecdote du marabout qui avait proposé au Président Senghor de mettre dans sa liste de députés, un de ses talibés, et qui, face à la réticence du Président, lui avait rétorqué : «Et pourtant il sait applaudir et crier bravo !» Il n’avait pas tout à fait tort, bien qu’à l’époque les choses n’étaient pas aussi gâtées. Les Sénégalais ont donc critiqué le fort taux d’absentéisme qui prévaut au Parlement, les querelles de borne-fontaine qu’on y observe, la vulgarité et l’indécence de certains parlementaires, l’ignorance totale de leur fonction, ainsi que l’arrogance de la majorité, etc. Mais jamais ils n’auraient imaginé le niveau d’insolence agressive, de manque de discernement, de tenue et de retenue, noté à l’occasion de l’installation de la quatorzième législature, surtout de la part d’opposants nouvellement élus, et sur qui était fondé tant d’espoir de ruptures positives.

La force musculaire ne fait pas le bon député, mais plutôt l’intelligence et la force de caractère

C’est comme s’ils ne savaient pas que la force musculaire ne fait pas le député, mais bien plutôt l’humilité, la disponibilité, la générosité, l’intelligence et la force de caractère. Car, en vérité, si les muscles définissaient le député, on aurait choisi les représentants du Peuple dans les écuries de lutte. Et Balla Gaye serait le meilleur profil pour occuper le Perchoir ou bien Modou Lô. Mais alors on ne parlerait plus de «parlement» et de «parlementaire», mais… Bref, je ne dis pas qu’un lutteur ou un boxeur ne fait pas un bon député. Que non ! Car les corps sains et forts conviennent aux grands esprits. (J’ai lu des poèmes de haute facture du grand champion Abdou Rakhmane Ndiaye, dit Falang, de Mame Gorgui Ndiaye, l’enfant chéri de Dakar. J’ai écouté des discours pleins de sagesse de lutteurs. Celui de Gris Bordeaux, à l’occasion d’une cérémonie de présentation de condoléances, m’a particulièrement marqué.) Il lui faudrait simplement comprendre, monsieur l’athlète, si jamais il était hissé à la dignité de député, que là, c’est sa force cérébrale qu’on sollicite et sa capacité à comprendre et à convaincre les intelligences, et non à contraindre les corps et à les terrasser. Les vociférations et autres grossièretés langagières, non plus, ne font pas un bon député. Car on attend de lui qu’il vote des lois, et donc qu’il les comprenne, les améliore, les perfectionne. On attend de lui qu’il contrôle l’action du gouvernement, ce qui demande du travail, de la sagacité et de la sérénité. On attend de lui non pas qu’il se fasse entendre en braillant, mais qu’il se fasse comprendre en argumentant et qu’il exprime les points de vue des populations et intervienne en leur faveur.

Le titre honorable ne devrait-il pas être réservé aux députés qui s’illustrent positivement dans l’exercice de leur fonction ?

Hélas, par leurs agissements du 12 septembre, certains députés ont démontré à la face du monde qu’ils ne méritent pas les honneurs à eux fait par ce peuple en les élevant à un si haut rang. Et ce n’est pas trop dire. Car on peut critiquer les institutions de ce pays, mais on se doit de les respecter, de les faire respecter et travailler à leur renforcement. On ne peut pas, en un jour aussi solennel que celui de l’installation du Bureau du Parlement, piétiner l’institution en insultant la doyenne d’âge préposée à la présidence de séance, en arrachant le microphone central, en déchirant et en jetant par terre les bulletins de vote, en enfourchant l’urne, en chevauchant le pupitre, en marchant sur les tables, en cassant du mobilier… Toute cette folie dans le but d’empêcher le déroulement du vote, sous prétexte d’arguments fallacieux, vite démontés par les techniciens du Droit. Et obliger l’administration de l’institution à recourir à la gendarmerie pour éviter le pire, et dire qu’on respecte ses collègues, qu’on respecte ses concitoyens, et qu’on aime ce pays. Ce n’est pas vrai. Si le titre d’honorable qui signifie «celui qui mérite les honneurs», au lieu de t’embellir, t’enlaidit, il y a problème. Si ta présence, loin d’élever l’institution parlementaire, la ravale à un niveau aussi bas, il y a problème. Un jeune garçon m’a interrogé le jour du scandale en ces termes : «Le titre honorable ne devrait-il pas être réservé aux députés qui s’illustrent positivement dans l’exercice de leur fonction ?» Je n’ai pas répondu à la question. Mais elle m’a fait réfléchir.

Et tout ce tintamarre pour taper dans l’œil des Sénégalais et cacher ses propres turpitudes

Car (et il faut le reconnaître) tout cela n’était que du «tapalé» (tape-à-l’œil). Car la messe était déjà dite, en ce qui concerne la présidence de l’institution, et les espoirs de changement de beaucoup d’électeurs dissipés, dès lors que l’opposition n’a pas pu s’entendre sur une candidature unique de l’Inter-coalition Yewwi-Wallu. Or, ils savaient tous, depuis le début, qu’ils n’allaient pas s’entendre et ne pouvaient pas s’entendre. Car ils veulent la même chose : le pouvoir ; ne partagent pas la même vision du Sénégal à bâtir. Et même au sein de Yewwi, on se surveille, on s’espionne : on ne se fait pas confiance, et pour cause… Voyez-vous : l’opposition disposait de trois candidats, sur un total de quatre-vingt-deux députés dont cinquante-six pour Yewwi, vingt-quatre pour Wallu et deux non-inscrits. Là où le pouvoir n’avait qu’un seul candidat et quatre-vingt-trois députés. Alors pourquoi tout ce tintamarre ? Car, en vérité, dans de telles conditions, le vote était une simple formalité ; le résultat prévisible. Et je demande : «Comment celui-là qui ne sait pas mettre de l’ordre dans ses rangs peut-il prétendre imposer la discipline chez l’autre ? Comment celui-là qui ne sait pas se gouverner peut-il prétendre diriger le Parlement ?» Je demande : «N’est-ce pas cette inconséquence, ce manque de respect à l’intelligence des populations qui détournent les Sénégalais de la chose politique et de ces acteurs ?»

Le chroniqueur Yoro Dia a raison de s’étonner de l’étonnement des Sénégalais face au désolant spectacle

Car, argumente-t-il, dans son papier intitulé «Indignation illégitime» : le spectacle de l’installation de la quatorzième législature est à l’image de ce que le Sénégal est devenu sur le plan politique et intellectuel. Et de poursuivre : le spectacle auquel on a assisté à l’Assemblée se joue tous les jours dans nos rues, devenues de véritables laboratoires de sociologie de l’incivisme. En effet, on a senti venir : le nouveau type de Sénégalais, qui est le reflux du grand flot soulevé par les pères des indépendances, a donné naissance au nouveau type de député. Et l’Assemblée nationale, hélas !, se pare, de législature en législature, des atours de la place publique. Or, «où commence la place publique, commence aussi le bruit des grands comédiens et le bourdonnement des mouches venimeuses», dit le philosophe Nietzsche. «La place publique est pleine de bouffons tapageurs (…) Ils sont les maîtres du moment.» Et l’on pourrait s’écrier avec Zarathoustra : «Trop longtemps on leur a donné raison, à ces petites gens : et c’est ainsi que l’on a fini par leur donner la puissance -maintenant ils enseignent : «Rien n’est bon que ce que les petites gens appellent bon».»Hélas !Hélas ! Vivement le meilleur type de Sénégalais !

Ne me parlez pas des dérives du pouvoir actuel et de ses gens pour justifier les errements de l’opposition

Et surtout, ne me parlez pas des dérives du pouvoir actuel et de ses gens pour justifier les comportements antirépublicains de l’opposition. Ne me parlez pas des députés trafiquants de faux passeports, trafiquants de faux billets et grands insulteurs, pour décharger les députés bagarreurs, arracheurs de micro et porteur d’urne… Ne me parlez pas des béni-oui-oui. On les a dénoncés. On les dénonce toujours. Hélas, à chaque camp ses «éléments hors du commun». A chaque camp ses gaffeurs. Et les faiseurs de gaffes, c’est blanc bonnet et bonnet blanc : ils se vilipendent, mais ils ne tardent guère à s’embrasser. Car ils se ressemblent. Et tout frustré d’un camp est accueilli en pompe par le camp adverse… Or, ce Peuple souhaite la rupture. Le changement authentique qui plonge ses racines dans les cœurs et les consciences. Ce Peuple rêve d’un nouveau jour, sous un nouveau soleil… En vérité, la plus grande des bêtises est de répondre à la bêtise par la bêtise, de justifier son mauvais comportement par celui de son adversaire. De répondre au fou par le fameux : «Je suis plus fou que toi.» Alors un seul mot d’ordre : «Ensemble, changeons de comportements et développons le Sénégal.»

On n’éteint pas un incendie en y versant de l’essence ou en y jetant des braises

C’est pourquoi je dénonce la déclaration de la Conférence des leaders de Benno bokk yaakaar appelant à la confrontation la prochaine fois que les députés de l’opposition essaieront de perturber une séance. En effet, elle demande au groupe parlementaire issu de son camp de «prendre ses responsabilités, en se mobilisant comme un seul homme pour faire face, dans l’Hémicycle, à des émeutiers qui tenteront de faire de l’Assemblée, un espace d’une guérilla commencée dans la rue». Je les appelle à la raison : on n’éteint pas le feu avec de la braise. Qu’ils n’oublient surtout pas leur part de responsabilité en tant que coalition au pouvoir dans l’état de déliquescence où se trouvent les institutions étatiques de notre pays. Sans cette mémoire, doublée d’un fort sentiment de regret, se rectifier leur sera difficile. J’appelle aussi à la raison le président de la Conférence des leaders de Yewwi askan wi : il condamne la présence des Forces de l’ordre dans l’Hémicycle, en passant sous silence le vandalisme de ses ouailles. Voici ce qu’il dit : «Le spectacle, qui s’est joué le 12 septembre 2022 au sein de l’Hémicycle, avec le déploiement des forces de la gendarmerie, inspire à la fois de la répulsion et de la tristesse. Il renvoie à une hideuse image des institutions de la République. Il est déplorable que la mouvance présidentielle en arrive à user de la force dans un espace de débats contradictoires par essence et d’expression de la pluralité démocratique.» Je lui rappelle que reconnaître sa part de responsabilité dans une affaire malheureuse est une preuve de grandeur. Il aurait dû, comme le suggère le contributeur Niokhor Tine, dans son dernier papier, ne serait-ce que «tirer les oreilles aux chenapans de Yewwi», s’il n’a pas le courage de condamner leurs actes.

Laisser les manteaux politiques hors de l’Assemblée et se draper d’honorabilité

Pour conclure, je rappellerai à nos élus qu’ils doivent laisser leur manteau politique hors de l’Hémicycle, et être des députés du Sénégal et non ceux d’un parti ou d’une coalition ; et savoir que l’immunité parlementaire n’est pas un gris-gris de protection, garant d’impunité. Ils doivent épargner l’institution parlementaire de la politique politicienne : chaque député doit participer à son rayonnement, en polissant chaque jour son honorabilité. Chaque député doit penser à ce qu’il apporte à l’institution, et toujours s’améliorer pour mieux l’améliorer. Je leur dirais : «Ne vous prenez pas pour des rhinocéros : vous êtes plus que des muscles !» Je leur dirais : «Ne vous prenez pas pour des moins que rien, vous êtes plus que tout !» Je rappellerai que le citoyen discipliné imprégné de civisme et de citoyenneté est le premier palier du développement ; qu’on ne construit pas un pays sur le pourrissement des mœurs et l’abrutissement des populations ; que le respect de soi et des autres, même dans l’adversité, même dans la guerre, est la meilleure parure ! On dit que la pirogue du fou n’accoste guère ou seulement pour couvrir de honte les siens, laissez-moi croire que celle du nouveau type de député abordera le rivage de la bonne conduite parlementaire. Dieu veille sur le Sénégal. Patriotiquement.Abdou Khadre GAYE,Ecrivain, président de l’Emad

UN BON JOCKEY NOMMÉ AMADOU BA !

LeTemoin En matière de politique au sein de l’Alliance Pour la République (Apr), la plupart des observateurs et experts s’accordent à reconnaitre qu’en dehors d’Amadou Ba, c’est le désert ! Le président de la République Macky Sall tient finalement son premier ministre. Et pas le moindre puisqu’il s’agit d’Amadou Ba. L’homme qu’il faut à la place qu’il faut pour avoir ses preuves partout où il est passé. Donc tout le monde s’accorde à reconnaitre que le tout nouveau premier ministre Amadou Ba est très bon jockey doté d’un excellent « cheval » de bataille (gouvernement) pour la lutte contre l’injustice sociale, la flambée des prix des denrées alimentaires, l’insécurité et le chômage des jeunes. En matière de politique au sein de l’Alliance Pour la République (Apr), la plupart des observateurs et experts s’accordent à reconnaitre qu’en dehors d’Amadou Ba, c’est le désert ! Pur produit de l’administration sénégalaise, Amadou Ba est un vrai homme d’Etat. Non seulement il est à la fois clame, serein, discret et effacé, mais c’est un technocrate doublé d’un fin politicien expérimenté, fédérateur et chevronné. Mieux, Amadou Ba est un homme aux réseaux multiples reconnu pour son entregent et son efficacité de politique sociale. Justement, c’est cet homme que le président Macky Sall a choisi comme jockey pour conduire le nouvel attelage gouvernemental qui se trouve être un cheval de bataille pour le « Grand prix social 2024 ». Il est vrai qu’un bon jockey comme Amadou Ba doit avoir la capacité de choisir les hommes de son écurie et de savoir connaître son cheval. Au finish, de se retrouver au bout de la chaîne de la préparation de la course depuis l’élevage et jusqu’au départ pour un combat de politique sociale qui consiste à lutter contre l’injustice sociale, la flambée des prix des denrées alimentaires, l’insécurité et le chômage des jeunes. Sans doute en dehors du quota des alliés (Bby) à savoir les Serigne Mbaye Thiam et Alioune Ndoye (Ps), Pape Sagna Mbaye (Afp), Yankhoba Diattara (Rewmi), Aliou Sow (Bok gui-guis) etc, le président Macky Sall a donné les coudées franches à son premier ministre de choisir ses combattants.

L’erreur de Diouf et Wade évitée…

Il est vrai qu’au lendemain de la publication du nouveau gouvernement, certains observateurs diront qu’on a l’impression d’assister à un jeu paradoxal dont la règle principale est de couronner les perdants en espérant leur victoire future dans un combat dont le champ offre des fronts sans répit . Il est vrai que certains rajouteront qu’un premier ministre aussi politique et fédérateur comme Amadou Ba serait de nature à sauver le président Macky Sall dans un contexte qui lui est défavorable. En revisitant ou reconvoquant l’histoire, le président Sall ne savait pas si bien faire en choisissant Amadou Ba ou l’homme de la situation. La preuve par le président Abdou Diouf qui se séparant de Djibo Ba et de Moustapha Niasse pour Ousmane Tanor Dieng, a perdu le pouvoir. De même que le président Abdoulaye Wade qui après s’être séparé d’Idrissa Seck et de Macky Sall pour mieux préparer son fils Karim, a aussi perdu le pouvoir. D’ailleurs à l’époque, Moustapha Niass et Idrissa Seck s’étaient ligués pour soutenir le président Macky Sall au second tour contre toute une monarchie rampante des Wade et sa cour royale composée de tonneaux vides, de chasseurs de prime électorale et autres marabouts d’alors réputés en matière « dor-marteau ». Tirant les leçons de ces tristes faits dont il est témoin, le président Macky Sall a reconquis Idrissa Seck et a évité de perdre Amadou Ba dont la cote de popularité politique n’est plus à démontrer. Aussi bien qu’à Dakar qu’à l’intérieur du pays. Sans oublier les foyers religieux où Amadou Ba peut prier partout les vendredis sans être relégué au second rang (sapé). A l’analyse, il nous plait de saluer le retour au front de vaillants chefs de guerre tels que Aly Ngouille Ndiaye, Mame Baye Niang. En attendant de calmer certains responsables-alliés (Ps, Pit et Afp) qui menacent de se rebeller à l’interne contre la reconduction d’Alioune Ndoye, Serigne Mbaye Thiam etc. Une seule fausse note, c’est le non retour du brillant technocrate Mouhamadou Makhtar Cissé que tout le monde attendait dans ce gouvernement bien que politiquement pléthorique. Un vrai gâchis ! Toujours est-il qu’avec la nomination Amadou Ba à la Primature, l’espoir est permis ! Surtout du fait qu’il fut l’un des meilleurs ministres de l’économie et des finances du Sénégal indépendant. Un argentier aux compétences démesurées pour avoir accompagné avec succès le président Macky Sall à initier et à monter de vastes programmes de développement et autres chantiers pharaoniques de nature à provoquer des inondations financières dans tous les domaines. Ce, histoire de rappeler qu’Amadou Ba savait « traquer » les bailleurs financiers et investisseurs étrangers ainsi que les puissants pays amis afin de les convaincre de venir investir au Sénégal ou de renflouer le Trésor public national. Evidement, parce que l’ancien ministre de l’économie et des finances était convaincu que que les récoltes financières les plus abondantes s’effectuant dans les champs étrangers. Donc aujourd’hui compte tenu de son statut de premier ministre ayant d’excellentes relations internationales, Amadou Ba peut bien gagner le combat social de la République contre la cherté de la vie. Pape NDIAYE

AMADOU BA, UN PARE-FEU CONTRE MIMI TOURÉ

LeTemoin-Outre le fait de neutraliser Aminata Touré, la nomination du nouveau Premier ministre apaise BBY parce que non seulement l’homme a le profil de l’emploi mais encore il entretient de bonnes relations avec toutes les composantes de la coalition La nomination d’Amadou Ba comme Premier ministre ce samedi est perçue aussi comme procédant d’une volonté du président de la République d’éviter une fissure au sein de la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY). Surtout, elle devrait permettre de « neutraliser » un front potentiel qu’aurait pu ouvrir le duo Mimi Touré-Amadou Ba. Un front qui pourrait constituer un obstacle redoutable sur le chemin de 2024. Amadou Ba sera donc utilisé pour constituer un pare-feu contre Mimi Touré et tous les frustrés, mais aussi pour resserrer les lignes au sein de la coalition présidentielle qui commençait déjà à se fissurer.

Après une attente de neuf mois suite au rétablissement du poste de Premier ministre supprimé en mai 2019, les Sénégalais pensaient que la nomination d’un nouveau Premier ministre se ferait en mode fast-track.

Annoncé pour le samedi par le président de la République lui-même, l’accouchement a été retardé de quelques heures. Un accouchement réalisé presque par césarienne d’autant que la rumeur publique avait déjà avancé le nom d’Amadou Moustapha Ba, le directeur général des Finances comme devant être l’heureux élu à la Primature. Cette rumeur tenace avait même été reprise par certains quotidiens avec des manchettes à la Une de leurs éditions du samedi. A l’arrivée, Macky Sall a déjoué ces pronostics même si, contrairement à la surprise du chef qu’il avait réussie avec la nomination d’Amadou Mame Diop au perchoir de l’Assemblée nationale, le choix de confier la Primature à Amadou Ba n’était pas réellement une surprise. L’homme faisait partie d’un quinté (Amadou Ba, Aly Ngouille Ndiaye, Abdoulaye Daouda Diallo, Amadou Moustapha Ba et… Idrissa Seck) qui revenait le plus souvent dans les spéculations des journalistes des desks politiques, des politologues, des animateurs de grand-places, des commentateurs de télévisions bref de l’opinion publique. Seulement, la donne de la rébellion de Mimi Touré, qui se voyait déjà au perchoir de l’Assemblée nationale après avoir mené la campagne victorieuse de Benno lors des dernières législatives, a surpris le camp présidentiel son chef Macky Sall lui-même en premier. « Une donne imprévue qui fausse tous les calculs du président Macky Sall » souligne un politologue. D’ailleurs Amadou Ba a vendu la mèche. «Le président m’a appelé ce matin et a décidé de me nommer Premier ministre pour que je puisse assurer la coordination à ses côtés. Je rends grâce à Dieu et remercie le chef de l’Etat pour sa confiance renouvelée» a confié le nouveau Premier ministre en descendant les marches menant au bureau du président de la République où il venait d’avoir un entretien tête-à-tête avec ce dernier. « La nomination d’Amadou Ba n’était pas actée dans les plans de Macky Sall et la suite des événements pourrait le montrer. Parce que l’on ne saurait comprendre que le président qui a eu la chance d’avoir des événements politiques (élections locales et législatives) pour disposer d’assez de temps pour choisir un Premier ministre et son gouvernement, ait pris autant de temps pour faire connaître sa décision. Or, ce samedi 17 septembre, on a assisté à des réglages portant surtout sur la formation du gouvernement et qui ont tiré en longueur » souligne notre interlocuteur dans l’anonymat. Preuve, selon lui, que les choses n’ont pas été faciles. A l’en croire, deux éléments ont vraisemblablement retardé la nomination du PM et la formation du Gouvernement. Sans être dans le secret des dieux, ni dans la tête de Macky Sall, le politologue, qui a blanchi sous les harnais, donne en exemple le cas Mimi Touré. « Vous savez, le camp présidentiel est sorti fragilisé par les locales et les législatives. Il faut rapidement retrouver la sérénité mais surtout la cohésion pour non seulement prendre en charge une éventuelle volonté du président Macky Sall de se présenter en 2024 mais aussi d’apporter des réponses sérieuses aux préoccupations des Sénégalais qui n’en peuvent plus par rapport à la vie chère. Des préoccupations qui ne sauraient s’accommoder de fissures au sein de la coalition présidentielle. Alors la démarché lancée depuis lundi 12 septembre par Mme Aminata Touré pourrait être nuisible et prendre de l’ampleur si jamais Macky Sall, le patron de BBY, n’y apporte pas une réponse politique. Et justement, la nomination d’Amadou Ba sonne comme une réponse politique à la rébellion de Mimi Touré parce qu’elle coupe l’herbe sous les pieds de cette dernière qui pouvait avoir en un Amadou Ba frustré, un allié de taille. Une jonction Mimi Touré et Amadou Ba serait alors très meurtrière pour l’APR et BBY. On peut alors dire que la nomination d’Amadou Ba est une manière pour Macky Sall de neutraliser Mimi Touré qui devra chercher d’autres alliés de taille dans sa croisade ou rentrer dans les rangs. Outre le fait de neutraliser Mimi Touré, la nomination d’Amadou Ba apaise BBY parce que non seulement l’homme a le profil de l’emploi mais encore il entretient de bonnes relations avec toutes les composantes de la coalition» décortique notre interlocuteur, universitaire de profession.

La donne Abdoulaye Daouda Diallo

Au-delà du cas Mimi Touré, la donne Abdoulaye Daouda Diallo aurait aussi beaucoup retardé la formation du gouvernement. Abdoulaye Daouda Diallo est un homme de confiance du président de la République. Contrairement à Amadou Ba, il a été aux côtés de Macky Sall au tout début de la création de l’APR. Ce qui lui a valu une traversée du désert du temps du régime de Me Wade. Son inimitié contre Amadou Ba remonterait à très longtemps, lorsque le nouveau Premier ministre était tout-puissant directeur général des Impôts et des Domaines. Abdoulaye Daouda Diallo, après une longue traversée du désert, avait vu le bout du tunnel à l’arrivée au pouvoir du président Macky Sall. Lequel le nomme d’emblée ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des Finances Amadou Kane, l’ancien Dg de la Bicis, en avril 2012. Suite à la nomination d’Amadou Ba comme ministre de l’Economie et des Finances en septembre 2013 en remplacement d’Amadou Kane, le président a éloigné son pote Abdoulaye Daouda Diallo de l’immeuble Peytavin pour lui confier les rênes du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement à partir de 2017. A son retour en avril 2019 aux Finances, cette fois en tant que ministre des Finances et du Budget, il fera duo avec Amadou Hott. Entretemps, il avait dirigé le très stratégique ministère de l’Intérieur. Amadou Ba, lui, posera ses baluchons au ministère des Affaires étrangères. Le président de la République a toujours évité que le duo se retrouve dans un même ministère. « Le départ d’Abdoulaye Daouda Diallo de l’attelage gouvernemental à l’occasion de la nomination d’Amadou Ba à la Primature n’est pas surprenant. C’est un secret de Polichinelle que les deux hommes ne s’entendent pas. Seulement le président Macky Sall est obligé de prendre en charge aussi les préoccupations de son nouveau Premier ministre qui a exprimé le souhait d’avoir une équipe homogène sur laquelle il aura une totale maîtrise. C’est sans doute cette exigence qui a poussé le président de la République à accepter la sortie de son pote pour être en phase avec son nouveau PM » explique notre politologue. Lequel ajoute qu’Abdoulaye Daouda Diallo est envoyé à une position stratégique parce qu’il va devenir le gardien de la dernière porte avant d’entrer dans le bureau du chef de l’Etat. « Abdoulaye Daouda Diallo aura la main sur tous les dossiers du secrétariat général du Gouvernement, de la Présidence, et même de la Primature. Et comme l’homme est d’une loyauté sans faille, doublé d’un grand commis de l’Etat, ne soyez surpris qu’il devienne rapidement incontournable dans le dispositif présidentiel » conclut notre interlocuteur. Moustapha BOYE

Assemblée Nationale : Les Présidents de commission

14 commissions permanentes ont été ratifiées, ce mardi à l’Assemblée Nationale. Ce mercredi, la dernière séance qui a clos la première session  a révélé l’identité de présidents de commission.

Les commissions  et leur président sont :  

Commission des finances et du contrôle budgétaire : Seydou Diouf BBY Commission des Affaires  économiques : Mady Danfakha de Wallu Commission de l’Aménagement du terroir de l’urbanisme des infrastructures et des transports : Bassirou Goudiaby Yewwi Askan wi Commission Développement rural : Cheikh Seck BBY Commission Développement durable et de la  transition écologique : Rokaya Diouf Wallu Commission Énergie et des ressources minérales : Abbass  Fall de Yewwi Askan wi Commissions des Lois décentralisation du travail et des droits humains :   Abdou Mbow BBY Commissions des Sénégalais de l’extérieur affaire étrangères : Babacar Mbengue Yewwi Commission de la Défense et sécurité : Abdoulaye Baldé Commission de l’éducation jeunesse sports loisirs : Oumar Sy Yewwi Askan wi Commission Santé population  et affaires sociales : Sira Ndiaye Bby Commission comptabilité et contrôle : Mamadou Woury Baila Diallo Commission des Délégations : Mohamed Aib Daffe Yewwi Askan wi

DAKAR  : Un casse-tête capital !

https://www.enqueteplus.com La vie de la coalition au pouvoir dans la région de Dakar en général, le chef-lieu de région en particulier, pourrait être scindée en trois principales périodes. D’abord, il y a la phase 2012-2019  : Macky Sall et Cie gagnent à toutes les élections (sauf les Locales de 2014). Ensuite, il y a la phase 2019-2022  : Macky Sall et ses lieutenants sont balayés dans la capitale. Enfin, depuis juillet 2022, il s’ouvre une troisième phase qui va se fermer sur 2024, date des prochaines échéances. C’est l’ère de la reconquête. Une année catastrophique pour la majorité présidentielle dans presque toute la région Dakar. Rarement, pour ne pas dire jamais, Macky Sall et ses alliés n’auront été autant malmenés lors d’élections, depuis leur arrivée au pouvoir en 2012, que ça soit dans la capitale ou en dehors. Tout commence à s’accélérer aux élections territoriales de janvier 2022. Alors qu’ils espéraient reconquérir la ville de Dakar qui les a toujours fuis, ils ont été laminés jusque dans les ‘’petites’’ communes qu’ils avaient la chance de contrôler. En effet, à la veille des élections de janvier, Macky Sall et Benno Bokk Yaakaar contrôlaient une dizaine de collectivités territoriales sur les 19 que compte le département de Dakar. Au sortir des élections, ils n’en contrôlaient plus que quatre sur les 19, à savoir Cambérène, île de Gorée, Dakar-Plateau et Grand Dakar. Même les communes léboues où la majorité semblait avoir la faveur des pronostics sont tombées dans la besace de Khalifa Sall et Cie. Mais au-delà du nombre de  collectivités territoriales perdues au profit de l’opposition, il y a le score obtenu par le camp présidentiel qui doit inquiéter dans l’entourage du président Sall. Au moment où Yewwi Askan Wi, menée par Barthélemy Dias et Ousmane Sonko, caracolait en tête avec plus de 173 000 voix, Benno trainait loin derrière avec un score modeste de 81 000 suffrages, soit un gap de plus de 92 000 voix. La même tendance s’est confirmée aux Législatives, avec un écart qui s’est encore creusé à près de 100 000 voix de différence. Pire, la coalition au pouvoir a du mal à augmenter ses réserves de voix dans la capitale, au moment où celles de son principal rival ne cessent de flamber. Ce qui est de très mauvais augure pour les prochaines échéances électorales.

Post-2019, le début de la fin

Pourtant, de 2012 à 2022, malgré les fantasmes, Benno Bokk Yaakaar a remporté presque toutes  les élections dans la capitale. D’abord la Présidentielle de 2012 ; ensuite les Législatives de la même année, puis le référendum de 2016, les Législatives de 2017, la Présidentielle de 2019… Toutes sauf les élections territoriales de 2014 lors desquelles les maires sortants de Taxawu Dakar avaient su résister à la boulimie de la majorité. Entre-temps, beaucoup d’eau aura coulé sous les ponts. La cote de popularité du président de la République en a pris un coup. Poussant ce dernier à revoir son coaching plus perdant que gagnant. On ne change pas une équipe qui gagne. Macky Sall va devoir méditer sur cet adage, lui qui s’est hasardé à mettre sur la touche, à la suite de la Présidentielle de 2019, bien de ses lieutenants fidèles ayant joué des rôles majeurs à toutes les élections, de 2012 à 2019. À leur tête, il y a le nouveau Premier ministre Amadou Ba, présenté à tort ou à raison comme principal artisan de la victoire du camp présidentiel aux Législatives de 2017 en tant que tête de liste dans le département de Dakar ; un des plus grands contributeurs à la victoire de BBY lors de la Présidentielle de 2019. À tel enseigne que certains n’ont pas manqué de le proclamer très tôt dauphin du chef de l’État. En novembre 2020, il est limogé du gouvernement sans aucune logique, pour ‘’délit d’ambition’’, selon beaucoup d’analystes. Outre Amadou Ba, il y a le cas Abdou Karim Fofana, un des plus jeunes et plus populaires ministres de Macky Sall à l’époque où il était à la tête du département de l’Urbanisme, qui en avait surpris plus d’un. Tellement le jeune leader commençait à se faire une belle réputation, au point que d’aucuns n’hésitaient pas à lui tailler un destin de  maire de Dakar. Lui aussi a vu son élan brisé par les ‘’faucons’’. Il en fut de même pour Mame Mbaye Niang qui jouait également un rôle majeur dans la promotion et la défense du régime du président Sall. Avec leur mise à l’écart ou au frigo, commençaient alors à émerger d’autres responsables comme Zahra Iyane Thiam, Aboubacar Sadikh Bèye, Cheikh Bakhoum, les alliés socialistes, les transhumants de Taxawu Dakar, en sus de certains inamovibles comme Abdoulaye Diouf Sarr. Une équipe mise en déroute lors des dernières échéances électorales. Le hasard aura voulu que les élections qui ont suivi soient une vraie débâcle pour la coalition au pouvoir.

Post-2022  : La reconquête

Avec plus du dixième du corps électoral, soit plus de 686 000 électeurs sur les 7 000 000 que compte le pays, Dakar revêt un enjeu particulier pour les élections au Sénégal. Si les tendances notées aux dernières élections se confirment, il sera difficile au camp présidentiel de s’imposer lors des échéances futures. Fin politicien, le président ne manquera sans doute pas de s’ajuster. Avec le dernier remaniement, il a donné le ton. D’abord, Dakar a le privilège, pour la première fois depuis Abdoul Mbaye, d’avoir le Premier ministre Amadou Ba dont le fief des Parcelles-Assainies est le plus important sur le plan électoral. En plus d’Amadou Ba, il y a les retours de Mame Mbaye Niang et d’Abdou Karim Fofana qui pourraient donner un nouveau souffle au camp présidentiel. Sur leurs épaules en tout cas, repose désormais le rêve de BBY de reconquérir la capitale. Ils pourront sans doute compter sur les alliés maires que sont  : Alioune Ndoye (Dakar-Plateau), Jean-Baptiste Diouf (Grand Dakar), Bamba Fall (Médina), Doun Pathé Mbengue (Cambérène)… À souligner que la tendance notée au niveau de Dakar intra-muros est la même que dans tous les départements de la région où le pouvoir enregistre en permanence des contre-performances. Autrefois maitre incontesté dans les départements de Rufisque, Pikine, Guédiawaye et Keur Massar, la majorité a été défaite dans tous ces départements, aux dernières élections législatives et territoriales (seul Pikine a été remporté de justesse aux Locales). Là également, la recomposition a été enclenchée avec la configuration du nouvel attelage gouvernemental. Beaucoup de responsables vaincus ont été limogés du gouvernement et remplacés par d’autres figures de Benno Bokk Yaakaar. MOR AMAR

Barthélémy Dias : «Je ne bougerai pas de l’Assemblée ni de la mairie…» (Vidéo)

https://senego.com Au plateau Fram Facce de la Tfm, Barthélémy Dias est revenu sur le verdict de son procès en appel qui a confirmé sa condamnation de deux ans de prison dont 6 mois ferme. Pour l’actuel patron de la ville de Dakar, malgré cette condamnation en pénal, il ne bougera pas de l’Assemblée, encore moins de la mairie de Dakar où il vient d’être élu. Le fils de Jean Paul Dias est d’avis que ce verdict est politique annonce la vie dur au pouvoir qu’il reproche d’être derrière cette condamnation de plus. En outre, Barthélémy Dias précise que personne ne peut prouver qu’il a tué Ndiaga Diouf, car son arme n’a jamais tué personne.

POURQUOI LE MAIRE BARTH NE PEUT PAS ÊTRE RÉVOQUÉ

http://www.emedia.sn « Nous allons continuer la lutte. Et je vous dis que nous allons nous pourvoir en cassation. Parce que c’est une décision qui mérite un pourvoi. L’aspect relatif à la question du maire est déjà évacué. Le maire ne peut plus faire l’objet de révocation. Mais cette condamnation met en péril son mandat de député », a dit Me Khoureychi Ba, un des avocats de Barth à Emedia. Mais pourquoi l’avocat écarte-t-il d’office la question de la possible révocation de Dias de son poste de Maire de Dakar ? Que dit le Code général des collectivités territoriales ? Ce texte, en son Article 135, dit que « Lorsque le maire ou tout autre conseiller municipal est condamné pour crime, sa révocation est de droit ». Le même article poursuit pour dire que  : « Les Maires et adjoints, après avoir été entendus ou invités à fournir des explications écrites sur les faits qui leur sont reprochés, peuvent être suspendus par un arrêté du Ministre chargé des Collectivités territoriales pour un temps qui n’excède pas un mois et qui ne peut être porté à trois mois que par décret ». Last but not least, conclut-il, toujours en parlant du Maire et de ses adjoints  : « Ils ne peuvent être révoqués que par décret.

L’arrêté de suspension et le décret de révocation doivent être motivé ».

Mais l’article en question parle de « crime », dans le cas d’espèce et selon me Aboubakry Barro, avocat au barreau de Dakar, interrogé par Emedia, on se trouve dans le cas d’un délit jugé en correctionnel. Ce qui ne peut pas être le cas d’un « crime » qui doit être connu par la chambre criminelle. Résultat des courses, la confirmation de la peine (deux ans, dont six mois ferme) rendue en première instance par la Cour d’Appel, ne prive nullement le Maire Barthélémy Dias de son droit d’exercer la fonction de Maire de la Ville de Dakar. Parce qu’il n’a pas été attrait devant une chambre criminelle, encore moins être condamné pour crime. M. THIOBANE

L’inéligibilité et la perte des mandats de Barthélémy Dias en question Par Daouda Mine

Condamné à 2 ans dont 6 mois ferme, Barthélémy Dias risque de perdre ses mandats électifs, si la Cour suprême ne casse pas le verdict du juge du 2e degré (il a la possibilité de se pourvoir en cassation et c’est sûrement ce qu’il va faire). En effet, les dispositions de la Constitution, du Code électoral et du règlement intérieur de l’Assemblée nationale ne sont pas en sa faveur. Barthélémy Dias est présentement maire de Dakar et député à l’Assemblée nationale. Mais l’affaire Ndiaga Diouf pourrait lui faire perdre ses deux mandats électifs, si la cour suprême ne casse pas le verdict de la Cour d’appel de Dakar qui l’a condamné à 2 ans, dont 6 mois ferme et si les autorités étatiques enclenchent une procédure pour le déchoir de ses mandats. Pour son mandat de député, le dernier alinéa de l’article 61 de la Constitution, repris par l’article 51 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, dispose que «le député qui fait l’objet d’une condamnation pénale définitive est radié de la liste des députés de l’Assemblée nationale sur demande du Ministre de la Justice». Autrement dit, si la condamnation de Barthélémy Dias devient définitive, il suffira que le nouveau ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, introduise une demande à l’Assemblée nationale pour que le président de cette institution en prenne acte et que Barthélémy Dias perde son mandat de député. La loi est claire à ce niveau. Il ne s’agira pas, dans ce cas, de suivre une procédure, de mettre en place une commission ad hoc et de convoquer une plénière comme c’est le cas quand il s’agit d’une demande de levée de l’immunité parlementaire d’un député. Pour son poste de maire, son cas est un peu différent de celui de Khalifa Sall.

Concernant ce dernier, le président de la République, Macky Sall, avait visé les dispositions de la loi n° 2013-10 du 28 décembre 2013 portant Code général des Collectivités territoriales, pour justifier son décret de révocation de ses fonctions de maire de Dakar.

En effet, l’article 135 dudit code dispose que «lorsque le maire ou tout autre conseiller municipal est condamné pour crime, sa révocation est de droit». L’article 136 du même code ajoute que «la révocation emporte, de plein droit, la perte du mandat de conseiller municipal et l’inéligibilité aux fonctions de conseiller jusqu’à la fin du mandat, à dater du décret de révocation (…)». L’article 140 du Code général des Collectivités territoriales complète en disposant : «sans que la liste ne soit limitative, les fautes énumérées ci-dessous peuvent entraîner l’application des dispositions de l’article 135 du présent code : fait prévu et puni par la loi instituant la Cour des comptes ; utilisation des deniers publics de la commune à des fins personnelles ou privées ; prêts d’argent effectués sur les recettes de la commune ; faux en écriture publique authentique visés au Code pénal ; faux commis dans certains documents administratifs, dans les feuilles de route et certificats visés au Code pénal ; concussion … ». Condamné pour faux et usage de faux et escroquerie sur des deniers publics, c’est cet article qui avait valu à Khalifa Sall une révocation. Aucun de ces articles ne peut être invoqué contre Barthélémy Dias. Car il n’est pas condamné pour une infraction liée aux deniers publics, il n’est pas non plus condamné pour crime. Il est déclaré coupable de «coups mortels», c’est à dire «coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner». Infraction qui est considérée comme un délit par le Code pénal sénégalais et non comme un crime. En revanche, si la condamnation de Barthélémy Dias est définitive, le pouvoir pourrait lui appliquer les dispositions du Code électoral (qui empêchent Karim Wade d’être éligible). L’alinéa 3 de l’article L.29 du Code électoral dispose : « ne doivent pas être inscrits sur la liste électorale ceux (qui sont) condamnés à plus de trois mois d’emprisonnement sans sursis ou à une peine d’emprisonnement d’une durée supérieure à six mois avec sursis (…).

Est-ce que cet article pourrait être interprété jusqu’à lui faire perdre son mandat actuel de maire de Dakar ? Le débat se situe à ce niveau.

Toutefois, en cas de condamnation définitive, cet article pourrait bien être utilisé pour l’empêcher d’être candidat à la présidentielle de 2024, comme c’est le cas pour Karim Wade. Depuis qu’il a été condamné par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei), Wade-fils n’a participé à aucune élection au Sénégal, en application des dispositions de cet article du Code électoral Sénégalais (l’ancien article L30 devenu L29 du Code électoral depuis la révision du code en février 2021). Rappelons qu’au Sénégal, nous avons 3 sortes de peines : la peine principale, la peine complémentaire et la peine accessoire. Les peines complémentaires sont des peines qui, comme leur nom l’indique, s’ajoutent à la peine principale. Par exemple, lorsqu’un journaliste est condamné pour diffamation à 3 mois avec sursis assortis d’une interdiction d’exercer les fonctions de Directeur de publication pour une durée de 6 mois, les 3 mois constituent la peine principale et l’interdiction de 6 mois, constitue la peine complémentaire. Une peine complémentaire ne s’applique que lorsque le juge le prononce. En revanche, une peine accessoire est une sanction automatique qui n’a pas à être prononcée par le juge. Cela veut dire que si le Code électoral dispose que celui qui est condamné à telle peine ne peut pas s’inscrire sur une liste électorale, le juge en prononçant son verdict, contre Karim Wade par exemple, n’a pas à dire qu’il est condamné à 5 ans de prison et «par conséquent, il ne peut pas s’inscrire sur les listes électorales». Il suffit de la condamnation pour que la radiation sur la liste électorale soit automatique. C’est le sens d’une peine accessoire.

La France l’a tellement compris qu’elle a légiféré dans ce sens pour plus de protection en ce qui concerne les droits civiques et familiaux. Ce n’est pas encore le cas au Sénégal.

Depuis l’entrée en vigueur du Code pénal français, le 1er mars 1994, l’article 132-17 énonce en son premier alinéa qu’« aucune peine ne peut être appliquée si la juridiction ne l’a expressément prononcée » (interdiction des peines accessoires). L’article 132-21 du même Code ajoute que «l’interdiction de tout ou partie des droits civiques, civils et de famille mentionnés (…) ne peut, nonobstant toute disposition contraire, résulter de plein droit d’une condamnation pénale». Autrement dit, l’inéligibilité ne peut être que la conséquence d’une peine complémentaire (donc obligatoirement prononcée par le juge) et non plus d’une peine accessoire (qui s’applique automatiquement). Ce qui n’est pas encore le cas au Sénégal. Malheureusement ! Voilà une réforme qui peut intéresser les députés.Par Daouda Mine

Affaire Ndiaga Diouf : Abba MBaye pose le débat sur le statut de l’élu local

https://www.sudquotidien.sn Réagissant suite au verdict du procès en appel du maire de Dakar et député à l’assemblée nationale Barthélémy Dias, l’honorable député Abba Mbaye, qui est venu apporter sa solidarité à son collègue député, ironise : « la comédie continue. Je pense que ce pays n’est pas sérieux », a-t-il lancé devant les journalistes. Ainsi, face au débat amplement suscité sur cette affaire, le nouveau député invite plutôt les hommes politiques et ceux qui gèrent des institutions à porter le débat sur le statut local. « La comédie continue. Je pense que ce pays n’est plus sérieux, lâche le député Abba Mbaye suite au verdict du procès en appel du maire de Dakar, député à l’assemblée nationale Barthélémy Toye Dias, invitant à tous les élus de réfléchir sur la question du statut de l’élu local « je pense ça doit nous interpeler nous tous, en tant que élu. J’entends beaucoup de personnes charrier de nouveaux débats dans ce pays, surtout la question du cumul des mandats ». Poursuivant, « Aujourd’hui, ce qui se passe montre qu’il y a des débats qui précédent ces débats là, notamment la question du statut de l’élu local. Comment un maire peut être élu et être agressé dans sa mairie, dans son institution et se faire condamner. Je pense que c’est une question qui nous interpelle et le moment est venu pour les hommes politiques, pour tous ceux qui gèrent des institutions de réfléchir au statut de l’élu local ». Selon, le député élu du département de Saint-Louis « on ne peut pas être maire, avoir un salaire misérable, on ne peut pas être maire, n’avoir aucune protection, aucune garantie et être porteur de la responsabilité publique. Je pense que c’est ça le cas qui nous interpelle aujourd’hui. Et, je pense que les débats sont ouverts. »O G

Réaction de Barthelemy Dias suite à la Décision de la Cour d’Appel : remerciements à ses soutiens

https://www.lactuacho.com La Cour d’Appel a  confirmé le verdict prononcé, il y a plus de dix an par le tribunal correctionnel de Dakar, condamnant Barth Dias  à 2 ans de prison dont 6 mois ferme Réagissant sur sa page Facebook à la décision de la Cour d’Appel, le député-maire de Dakar a adressé  ses remerciements à tous ceux qui l’ont soutenu avant de tirer sur « un régime aux abois »…. « Un grand Merci à Tous pour votre soutien contre l’injustice que ce régime aux abois veut m’imposer. À tous les élus (députés et conseillers municipaux), la lutte continue Ensemble, marchons vers « L’ Essentiel » », a-t-il partagé sur sa page Facebook.

«Je ne bougerai pas de la mairie de Dakar,je ne bougerai pas de l’Assemblée nationale»,déclare le maire de Dakar,Barthélémy Dias.

https://www.sudquotidien.sn La Cour d’Appel a confirmé la peine rendue en premier instance dans le cadre du procès sur le meurtre de Ndiaga Diouf, condamnant ainsi à 2 ans dont 6 mois ferme le maire de Dakar Barthélémy Dias. Et si sa fonction de maire ne peut pas faire l’objet de révocation, par contre cette condamnation est susceptible de mettre en danger son mandat de député. Réagissant à ce fait, à l’émission « Faram Facce » de la Tfm, l’édile de Dakar a indiqué : « Dans quinze mois Macky Sall s’en va. D’ici les quinze mois, je reste à l’Assemblée nationale. Je ne dirai pas, ce que je compte faire pour y rester, mais le peuple sénégalais nous suit. Je ne bougerai pas de la mairie de Dakar, je ne bougerai pas de l’Assemblée nationale ». Au niveau de la mairie, « personne ne peut m’enlever là-bas, ce n’est pas un crime. Et sur cette délibération là, le pouvoir a tout fait pour transformer ça en crime ». « J’ai dis que Macky Sall est minoritaire dans ce pays. Je ne bouge pas de l’Assemblée », a fait savoir le député de la coalition Yaw, affirmant : « pour moi ça, ce n’est pas du droit, c’est de la politique. Comment pouvez-vous me condamner pour détention de port d’arme à feu sans autorisation, alors que moi, j’ai une autorisation de port d’arme. Où est le droit dans tout ça ? ». Il assimilera ainsi cette affaire à un « complot d’Etat ». Ajoutant une couche, il indique que  » c’est du banditisme d’Etat ».O G

Scandale, Faux et Usage de Faux

https://www.lactuacho.com L’homme d’affaires Mayoro Mbaye court toujours derrière les juridictions  pour une affaire qui l’oppose au patron de Maritalia. De l’étranger où il se trouve, il revient sur les contours de ce litige et pointe du doigt le notaire Pape Sambaré Diop Le feuilleton judiciaire, qui oppose depuis une vingtaine d’années, l’opérateur économique Mayoro Mbaye à l’entreprise Maritalia et son Directeur général, Alioune Ndiaye est loin de connaitre son épilogue. Documents à l’appui, Mayoro Mbaye est monté au créneau pour dénoncer les agissements du notaire Pape Sambaré Diop qu’il accuse d’avoir légalisé des documents de transfert de ses biens sans son consentement « Il se trouve que depuis plusieurs années maître Papa Sambaré Diop, notaire, actuel vice président de la Cena a commis des faux en  légalisant de faux bulletins de transfert et depuis lors il bénéficie d’une impunité  qui ne dit pas son nom et jusqu’à présent mes droits les plus élémentaires sont bafoués

Les documents de ces entreprises qui sont dans différentes activités ont été cherchés partout dont certains ont été retrouvés chez maître Jean Paul Sarr et d’autres à Pikine chez maître Ndéye Bineta Thiam.

Aujourd’hui, la chambre des notaires du Sénégal saisie de cette affaire n’a jusqu’à présent pas donné la suite escomptée. Je vous rappelle  que Me Pape Sambaré Diop, dans une correspondance, s’était engagé à faire annuler les dits documents et jusqu’à présent rien n’a été fait. Et malheureusement des associés profitent des revenues tirées des dividendes de ces entreprises et moi qui suis le concerné je me retrouve sur la touche », a-t-il déclaré avant d’ajouter que ses avocats en France ont adressé une correspondance à la chambre des notaires du Sénégal pour demander l’annulation des faux documents de transfert  légalisés par le notaire Maître Papa Sambaré Diop « c’est pour toutes ces raisons que j’ai  a saisi mes avocats en France qui ont écrit directement à la chambre des notaires pour en tirer les conséquences. Les réponses de la chambre des notaires du Sénégal sont attendues  pour connaître la suite à donner à cette affaire où toutes les mentions signatures certifiées sont fausses ». Aujourd’hui Mayoro Mbaye s’étonne que dans un pays normal, des notaires puissent se permettre de faire certains agissements sans être inquiétés. Pour lui, cela ne doit pas prospérer dans  un Etat de droit comme le Sènegal. Mayoro Mbaye pense qu’on ne peut pas parler de sécurité juridico-judiciaire si l’investissement n’est pas protégé par les notaires, alors que la chambre des notaires doit être garante de l’authenticité des documents et des preuves : « on ne peut pas se permettre aujourd’hui de créer une entreprise et de la confier à un notaire,  faire un acte de testament et le confier à un notaire et dire que pour acheter un bien au Sénégal il faut aller chez un notaire et que ce notaire là fasse des faux qui sont visibles et qui sont constatés en transférant les activités de quelqu’un sans son consentement,  par la suite les reconnaître et personne ne fait absolument rien. Cela est impossible, c’est pourquoi j’ai tenu à ce que cette affaire là soit réglée car il y va de la sécurité juridique et judiciaire », a laissé entendre l’homme d’affaires qui se dit être victime d’un complot à des niveaux insoupçonnés de l’Etat du Sénégal et que  ses bourreaux chercheraient à le faire disparaître. Et ses avocats ont rappelé à la chambre des notaires les textes qui régissent la chambre des notaires et les dispositions pertinentes qui concernent les prérogatives qui sont attachées à leur role en ce qui concerne les malversations et tout ce qu’un notaire pourrait commettre comme acte répréhensible. Avec cette nouvelle sortie, Mayoro Mbaye attire l’attention des plus hautes autorités judiciaires de ce pays pour enfin tirer cette affaire au clair.Aly Saleh

Assemblée nationale : Abdoulaye Baldé boude le poste offert par BBY

https://www.pressafrik.com Abdoulaye Baldé est-il déçu de ne pas avoir été nommé dans le nouveau Gouvernement de Amadou Ba, formé samedi dernier ? Le président de l’Union Centriste du Sénégal (UCS) a fait savoir, par le biais du porte-parole national de son parti, qu’il n’est pas intéressé par le poste de président de la Commission défense et Sécurité de l’Assemblée nationale qu’on lui a donné, sans l’aviser. « Qu’on se le tienne pour dit ! L’UCS informe l’opinion nationale et internationale qu’elle n’est nullement intéressée par la Commission de la Défense et Sécurité de l’Assemblée nationale. Le président de l’UCS, Abdoulaye BALDE n’était pas présent à l’Assemblée et ce poste lui a été attribué sans son consentement », a écrit Aboubacar Diassy dans un communiqué publié sr sa page Facebook. Avant de donner rendez-vous dans les prochaines heures pour une sortie officielle du part dans les médias. Pour rappel, Abdoulaye Baldé fait partie des 82 députés élus de la coalition au pouvoir Benno Bokk Yakaar, qui malgré l’alliance conclue avec Pape Diop pour avoir une majorité relativement absolue de 83 députés, semble avoir perdu la voix de sa tête de liste nationale lors des Législatives Mimi Touré, qui s’est lancée dans une fronde depuis le jour de élection du président de l’Assemblée nationale. Elle a même refusé de voter pour sa coalition.

Élection d’Amadou Mame Diop à la tête de l’assemblée nationale : La coalition BBY de Dagana se félicite du choix porté sur son fils…

https://www.dakaractu.com Pendant que sa désignation comme candidat à la tête de l’assemblée nationale a surpris plus d’un, la Coalition Benno Bokk Yakaar du département de Dagana salue le choix du président de la République, Macky Sall. La coalition présidentielle départementale et lui expriment la profonde gratitude des populations, responsables et militants de Dagana honorés de voir un des fils de leur département présider la deuxième institution de la République. Malgré quelques couacs dans le déroulement de l’installation, la coalition départementale se réjouit de l’aboutissement de la session qui a pris fin ce mardi suite à l’installation des commissions. Selon la coalition de Benno Dagana, le Président Macky Sall a fait des choix fondés sur la promotion du mérite, de la compétence et du profil en désignant Amadou Mame Diop, pour présider l’Assemblée nationale. Elle lui exprime ses félicitations et lui souhaite plein succès dans cette mission exaltante au service de notre pays. La coalition BBY de Dagana salue également la nomination du nouveau gouvernement opérationnel composé d’hommes et de femmes expérimentés et engagés au service de notre pays. Elle adresse ses vives félicitations au Premier Ministre, Amadou Ba et à tous les Ministres. La Coalition départementale BBY de Dagana adresse ses sincères félicitations au frère Monsieur Oumar Sarr pour sa reconduction aux fonctions de Ministre et se réjouit de l’alliance gagnante entre l’APR et le Parti des Libéraux et des Démocrates, le Parti socialiste, l’Alliance des forces du progrès, le

Senelec : Abdoulaye Khouma appelle l’État à fouiller la gestion de Bitèye…

https://senego.com « Pire que le Plan Takal, les pannes de Senelec méritent audit », a fait savoir Abdoulaye Khouma. Pour lui, au même titre que l’enquête sur les milliards des inondations, l’audit de la gestion de la Senelec est devenu une forte demande populaire. Telle est la profonde conviction du jeune responsable politique de l’APR à Kaolack, Abdoulaye Khouma, qui dit exprimer cette requête en tant que citoyen sénégalais, victime, comme des millions d’autres de « la chaotique fourniture du service public de l’électricité ». « Pire que le Plan Takal de l’ancien régime, tant décrié pour environ 45 milliards seulement, les interminables pannes, coupures et délestages de la Senelec qui, aujourd’hui, engloutit des centaines de milliards méritent un audit objectif au nom des consommateurs, au nom des populations victimes, au nom de la république que le Président Macky Sall a voulu sobre et vertueuse« , déclare M. Khouma. Selon le jeune « aperiste » de Kaolack, « la Direction de la Senelec, avec Papa Mademba Bitèye, confond sobre et vertueux avec sombre et veinard ». Parce qu’il est « inadmissible, inacceptable et inconcevable qu’avec 23 centrales de production d’électricité, plus d’une centrale par région en moyenne, que les populations, les contribuables sénégalais continuent de vivre des délestages et autres coupures par la faute de la senelec, gouffre à milliards », indique-t-il. « Bitèye confond sobre et vertueux avec sombre et veinard », tire à boulettes rouges le responsable politique de l’Apr, à Kaolack. Faisant la corrélation entre les énormes efforts fait par le président de la République, Macky Sall, avec les contreperformances de la senelec, le jeune responsable de l’ARP Kaolack, alerte quant à l’impact négatif que ces dernières pourraient avoir sur la réussite du Plan Sénégal Emergent (PSE). Parce que pour Abdoulaye Khouma, « quel que soit les avancées enregistrées dans les différents secteurs de la vie économique du Sénégal, si la senelec qui s’occupe de la fourniture d’énergie ne fonctionne pas dans les règles, il y a des risques d’échec qui planent sur le PSE ». Aussi a-t-il décidé d’interpeller le Chef de l’Etat, « sur l’urgence d’envoyer une mission d’audit à la senelec, pour faire toute la lumière sur la gestion, l’utilisation et la consommation des centaines de milliards injectés dans cette structure pour soulager les populations encore dans le noir ».

Attaque contre le Dg de la Senelec : La réplique salée du camp de Bitèye à Ablaye Khouma

https://senego.com Ce mercredi, dans un texte rendu public, le jeune républicain, responsable politique de l’Apr à Kaolack, demandait, par voie de presse, la fouille de Pape Demba Bitèye, Directeur de la Senelec. Pour cela, Ablaye Khouma évoquait des raisons multiples surtout liées à « la gestion catastrophique de la Senelec incapable de servir une bonne qualité d’électricité aux populations, malgré les efforts colossaux du gouvernement ». A cette boutade, Cheikh Ibrahima Diallo apporte une réplique salée pour défendre son allié. « Khouma est juste un apprenti sorcier qui n’a pas de dents », a-t-il indiqué dans son texte envoyé à senego. Il ajoute dans la même veine que le jeune « Ablaye Khouma risque de mordre plus de poussière qu’il ne le désire », lui qui « n’était encore rien quand l’Apr venait de naître » et qui n’a jamais travaillé lors des deux élections passées pour la victoire de Bby mais n’a fait que servir de passerelles à des Coalitions d’opposition pour battre la coalition présidentielle à Kaolack ». « Sa bave ne peut atteindre la blanche colombe déjà haut dans les nuées pour mieux servir son peuple conformément aux recommandations du Chef de l’Etat, son Excellence le Président Macky Sall », a terminé Cheikh Ibrahima Diallo qui est d’avis que Ablaye Khouma presse le dur pour espérer bénéficier des bonbons.

Les « Engagés du Sénégal » prennent la défense de Mimi Touré

Le Mouvement des Engagés du Sénégal (MEDS), appréciant la situation politique nationale, est revenu sur l’installation des députés de la 14e législature. Abordant ce sujet, le MEDS exprime toute sa déception et son indignation sur le revirement du Président Macky Sall relatif au choix de Dr Aminata Touré à la présidence de l’Assemblée Nationale. Le MEDS considère cet acte comme une trahison, aux antipodes de l’élégance politique. Ce qui constitue pour le MEDS un acte politique savamment orchestré pour tenter d’humilier et de liquider Dr Aminata Toure dont le seul tort est de ne pas être apparenté à la dynastie Faye Sall. Outre, Mme  Aminata Touré, militante engagée de l’éthique et de la bonne gouvernance, s’est toujours illustrée en faveur du respect de l’état de droit et de la constitution. Ce qui témoigne son rejet du 3e  mandat qui lui a valu toutes sortes de coups fourrés. En réalité, Macky Sall, après avoir essuyé des revers partout lors des locales, sentant le débâcle inévitable pour les législatives, a dû s’attacher à nouveau les services de Mimi Touré qui, en digne sapeur-pompier de BBY, a accepté de sauver la majorité en devenant la tête de liste. Engagée et combative, elle s’est lancée dans un marathon de plus de 5000 kilomètres, sillonnant villages, hameaux et communes pour limiter la casse et ramener au bercail une majorité inespérée pour  BBY. En dépit de toute cette prouesse, le Président  Macky  Sall, vient encore une fois de plus, de trahir Mimi Touré au profit de ces proches. Mais, ce faisant, le Président s’est tiré aussi une balle dans le pied. Si tous ces coups bas ont  pour but de briser la carrière  politique  de Mimi Touré alors c’est peine perdue. L’avenir  politique de Dr Aminata Touré est plus que jamais radieuse. Chantre de l’éthique, de l’intégrité et de bonne gouvernance, Dr Aminata Touré occupe définitivement une place de choix dans le cœur des sénégalais. Et ce n’est pas les attaques indignes et malhonnêtes des membres du comité des invectives créée en urgence pour calomnier et attenter à l’honorabilité de Mme Aminata Touré qui réussiront à jeter le discrédit sur cette dame de valeur. Paradoxalement, les animateurs de ce comité d’invectives, si promptes à bander les muscles pour attaquer Mimi Touré, courbent l’échine devant Ousmane Sonko, à défaut de faire le mort simplement pour se soustraire aux torpilles de l’opposition. D’ailleurs, les sénégalais ne s’empêcheront pas de rire sous cape en s’interrogeant où se trouvaient ses défenseurs en herbe du Président Macky  Sall lorsque l’opposition dégainait des salves sur le régime. Peut-être ils se cachaient sous leur matelas pour éviter les déflagrations  des missiles du pastef au moment où Mimi Touré s’érigeait en bouclier d’un Président esseulé, que Morphée refusait même de prendre dans ses bras, vue l’ambiance électrique du pays. Ces pseudos défenseurs du Président gagneraient à utiliser leur trop pleins  d’énergies contre l’opposition qui se rit de ces archers et hante leur sommeil au lieu de rivaliser d’ardeurs pour attaquer  injustement  Mimi Touré dans le seul dessein de se rappeler au bon souvenir de Président Macky Sall à quelques encablures de la formation du nouveau gouvernement. De toute façon, ce mercenariat politique dont font montre ces derniers ne sera jamais une activité rentable surtout pour des losers qui ne cessent de pulvériser leurs propres échecs électoraux dans leur base respective. Le Mouvement des Engagés du Sénégal a pris très au sérieux les menaces qui pèsent sur la sécurité physique de Dr Aminata Touré. Le MEDS met en garde le Président à qui incombe la mission d’assurer la sécurité de tous les sénégalais de prendre les dispositions les meilleurs pour garantir celle de Mme Aminata Touré. Enfin, le MEDS appelle Dr Aminata Touré à prendre ses responsabilités et son destin en main pour faire cape vers les échéances de 2024. Le Coordonnateur Moustapha DIEME,Fait à Dakar, le 20 Septembre 2022

A.Mbaye : «Les dirigeants africains doivent cesser de reprocher à l’Occident la marginalisation du Continent»

Dans un tweet, mercredi, le leader de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail (ACT), Abdoul Mbaye estime que les dirigeants africains doivent cesser de reprocher à l’Occident la marginalisation du Continent. Selon Abdoul Mnaye, les dirigeants africains doivent cesser de reprocher à l’Occident la marginalisation du Continent. « A eux de se faire respecter et de construire notre place sur la planète. Protégeons nous mêmes notre environnement. Développons nos économies sur les modèles émergents », déclare Abdoul Mbaye.

Moustapha Diop : «Saga Sonko est le dénominateur commun des jeunes ministres nouvellement nommés»

https://senego.com « Insulter Ousmane Sonko est le dénominateur commun commun des jeunes ministres nouvellement nommés par Macky Sall », c’est l’avis du journaliste Moustapha Diop. Si Amadou Bâ, lors de son discours après sa nomination comme Premier ministre par le Président Macky Sall avait lancé le concept « Un gouvernement de combat», Moustapha Diop lui, estime que les jeunes ministres nouvellement nommés n’ont jamais été doux avec Ousmane Sonko. D’ailleurs, c’est dans cette optique qu’il émet que « Insulter Ousmane Sonko est le dénominateur commun des jeunes ministres nouvellement nommés par Macky Sall ».Suivez !

LA FIN POLITIQUE DE MACKY SALL PAR SEYBANI SOUGOU

« Tous les arts ont produit leurs merveilles ; seul l’art de gouverner a produit des monstres » «Tous les arts ont produit leurs merveilles ; seul l’art de gouverner a produit des monstres» Annoncé en grandes pompes, dans les réseaux sociaux, l’adresse à la Nation de Macky SALL en date du 16 septembre 2022, s’est terminée en eau de boudin. De fait, la montagne a accouché d’une souris, et tous les experts en communication ont certainement décrypté à travers les images de télévision un homme, perdu, au regard hésitant, dont la tonalité du discours démontre qu’il est politiquement très affaibli.

Esseulé, et visiblement sonné par les résultats des législatives du 31 juillet 2022, qui se sont transformés en une véritable bérézina pour son camp, Macky SALL s’est prêté à un exercice non maitrisé, totalement raté, avec un discours creux, et hors-sol, qui est un miroir de ses tâtonnements, et de ses volte-face permanents. Tout ça pour ça, a-t-on envie de dire !

Les manchettes de 2 journaux nationaux ne s’y sont pas trompées et illustrent parfaitement la sortie de route de Macky SALL (SUD Quotidien – Adresse de Macky SALL à la nation : « 9 minutes sans convaincre » – WALF Quotidien – Message à la Nation : « Drôle de discours »). En réalité, Macky SALL a perdu de sa verve et n’est plus que l’ombre de lui-même. Il ne dispose plus de l’énergie, de la capacité et des moyens politiques lui permettant de mener les réformes attendues avant la fin de son deuxième et dernier mandat. La machine du pouvoir est grippée, et totalement à l’arrêt. La nomination tardive d’Amadou BA comme Premier Ministre (une nomination plus subie que voulue) ne sera certainement pas de nature à redonner un nouveau souffle à ce régime moribond et à rétablir le lien de confiance qui s’est définitivement distendu entre Macky SALL et le peuple. Il n’y a rien à attendre du nouveau gouvernement reconduit pour l’essentiel à l’identique et composé d’un nombre pléthorique de ministres (38), dans un pays pauvre, où une frange importante de la population (plus de 40%) vit avec moins de 2 dollars par jour. La nomination de Mame M’Baye NIANG, épinglé par un rapport circonstancié de l’Inspection générale des finances portant sur l’énorme scandale du PRODAC (un carnage financier), est une prime pour la mal gouvernance, et le vol des deniers publics. Pour rappel, dans l’affaire PRODAC, la responsabilité de Mame M’Baye Niang et de l’actuel premier ministre Amadou Bâ est clairement établie. En effet, Mame Mbaye Niang en sa qualité de Ministre de la Jeunesse à l’époque, personne responsable du marché ( Article 27 du CMP – La procédure de passation du marché est conduite par la Personne responsable du marché, qui est habilitée à signer le marché au nom de l’Autorité contractante ) et signataire de l’ordre de service N°000151MJECC/SG/CAB/SP ordonnant au prestataire GREEN 2000 de débuter les prestations alors que le marché n’était pas notifié, avait permis le décaissement des fonds, avant le service fait (réalisation des prestations), une situation illégale d’une extrême gravité. En dépit de l’avis défavorable de la Direction Centrale des Marchés Publics rendu le 02 avril 2015, parfaitement fondé en Droit, arguant qu’aucun élément ne permettait de justifier d’établir l’existence d’un monopole de fait détenu par le prestataire GREEN pour ce type de prestations, et proposant au Ministère de la Jeunesse une procédure d’urgence, sur la base des articles 63 et 73 du code des marchés publics, qui ramènerait le délai de dépôt des offres à 15 jours, dans le cadre d’un appel d’offre ouvert international, l’autorité contractante a saisi l’ARMP, dans un processus de contournement, pour la passation d’un marché par entente directe (gré à gré) portant sur 29 milliards, 600 millions et 536 000 F CFA Quant à Amadou Bâ, qui était Ministre de l’Economie et des Finances, sa responsabilité est engagée en sa qualité d’autorité chargée de l’approbation, car l’article 29.1 du code des marchés publics dispose que « Les marchés de l’État sont approuvés par le ministre chargé des Finances lorsque le montant est égal ou supérieur à 300.000.000 F CFA ». Ledit article précise que « dans tous les cas, les fonctions d’autorité signataire et d’autorité approbatrice ne peuvent être cumulées ». On a l’habitude de dire « qu’on ne fait pas du neuf avec du vieux ». Avec Amadou BA, à la primature, le délinquant Mame M’Baye NIANG et le fantasque juriste tailleur, Ismaëla Madior FALL (un conseiller qui falsifie le droit pour valider toutes les forfaitures de Macky SALL), ce gouvernement sonne comme un air de déjà-vu. Au demeurant, la formation du gouvernement après des mois de tergiversations sonne d’ores et déjà la fin politique de Macky SALL qui, après avoir fait le vide autour de lui après les présidentielles de 2019, pour baliser la voie à sa 3eme candidature s’est finalement résigné, contraint politiquement de renoncer à son funeste projet et de nommer un homme Amadou BA, dont il s’était débarrassé, pour briser ses ambitions de lui succéder. A force de cynisme, et de vils calculs politiques, Macky SALL a fini par être pris par son propre piège. Comme dans une partie de « poker menteur », il a joué et lamentablement perdu. De fait, sa succession est ouverte, et les « petits meurtres politiques » entre membres de BENNO peuvent maintenant débuter. 15 mois nous séparent des élections présidentielles de 2024. D’ici là, Macky SALL dont le régime en perdition, et voué aux gémonies, devra boire le calice du rejet jusqu’à la lie. Triste fin politique, pour un homme arrivé par effraction, à la tête de la magistrature suprême

QUELLE HONTE DE VIVRE SOUS LE CAPRICE D’UN SEUL HOMME PAR L’ÉDITORIALISTE DE SENEPLUS, TIDIANE SOW

EXCLUSIF SENEPLUS – Macky aime des serviteurs avilis. Il aime à les congédier et à les rétablir à sa convenance. Il aime à mesurer leur degré de servitude, il se repait de leur souffrance silencieuse. Ne l’a-t-il pas vécu lui-même sous Wade ? « Nos échecs ne sont pas dus aux défaites subies mais aux conflits auxquels nous refusons de participer » – Graffiti lu à Berne. Macky Sall aime des serviteurs avilis. Il aime à les congédier et à les rétablir à sa convenance. Il aime à mesurer leur degré de servitude, il se repait de leur souffrance silencieuse. Il aime ceux qui encaissent. Ne l’a-t-il pas vécu lui-même sous Wade ? Ceux qui ont cheminé avec le président savent qu’il ne confie des rôles importants à ses partisans et alliés que pour qu’ils les jouent profil bas, à ses pieds. Combien d’adversaires, jadis virulents et le verbe haut, sont passés de pourfendeurs en défenseurs du président, et sont devenus des exécutants zélés et craintifs dès qu’ils ont rejoint son camp ?

Le Premier ministre

Il aura mis 9 mois pour désigner un Premier ministre. On s’attendait à un joker sorti de sa manche, comme il le fit pour le président de l’Assemblée nationale. Mais non, il a fait reprendre service Amadou Ba, dont il s’était séparé sans que l’on sache trop pourquoi. Au préalable, après moult péripéties, il l’avait viré de son poste de ministre des Finances pour un poste de ministre des Affaires Etrangères avant de mettre fin à cette collaboration pour le néant. Le passage au néant est un passage obligé dans le magistère de Macky. Il ne lui faut pas de preuves pour prendre des décrets d’éloignement ; des présomptions lui suffisent comme disait Vergniaud*. Malgré les épreuves qu’il lui a fait subir, Amadou Ba est resté stoïque  : le président a sabordé sa candidature à la mairie de Dakar, lui préférant Diouf Sarr dont toute la classe politique, y compris lui même, était sûre de la défaite. Il ne lui a pas confié la tête de liste des législatives lui préférant Mimi Touré dont il connaissait pertinemment le caractère clivant. C’est quand il vous plonge dans cet état végétatif, qu’il vous juge, et observe votre réaction. Il aime par dessus tout que les victimes de ses caprices fassent profil bas et adoptent la posture des esclaves affranchis dont le rêve ultime est de reprendre service auprès du maitre. Voila à quelle fin le président Sall réduit et aime voir ses compagnons ! Qu’ils avalent des couleuvres sans sourciller et qu’ils se taisent. Amadou Ba et Aly Ngouille Ndiaye l’ont fait, les voilà de retour. Les autres recalés Hott, Saleh et autres savent ce qui leur reste à faire…dix huit mois c’est long pour un gouvernement, l’espoir leur est encore permis. « Ne pas avoir honte de vivre sous le caprice d’un homme »*, voilà le mindset qui sied pour « réussir » sous Macky.

Le gouvernement 

Son gouvernement qualifié de gouvernement de combat n’est pas un gouvernement de rupture. Il a plutôt musclé sa garde. Après avoir renvoyé ceux à qui on prêtait des velléités de se présenter contre lui, il les reprend près de lui pour mieux les étouffer. On se demande juste où est passé Amadou Makhtar Cissé. Rétabli, Amadou Bâ a eu ses têtes. C’était lui ou Abdoulaye Daouda Diallo, à partir du moment où, le choix se porta sur lui, la messe était dite. Exit donc Abdoulaye Daouda Diallo, Hott dans le sillage. Etrangement, Idy garde la main avec deux ministres, on ne sait pas trop comment. Cela demeure encore une énigme qu’Idy conserve de l’influence auprès du président. Niasse qui n’arrêtait pas de déchoir au perchoir ne lâche toujours pas prise. Le voilà bombardé Haut représentant du président. Il a eu au passage la tête d’Alioune Sarr, suspecté de lorgner sur le parti AFP moribond. Les petits meurtres entre amis se poursuivent. Le PS garde ses ministres au gouvernement malgré leur dégringolade. Ils ont perdu les 2/3 de leurs députés dans cette législature. L’essentiel est ailleurs. Il faut serrer les coudes. Même Pape Diop, le rallié de la dernière heure, a eu son ministre. Manque à l’appel du partage la LD. Visiblement Macky ne fait toujours pas confiance à cette gauche réfractaire au troisième mandat. Qui disait que ce n’était pas la loi du partage qui prévalait ? Notre pseudo élite n’arrive décidément pas à opérer son aggiornamento mental. D’autres jeunes loups sont admis dans la bergerie  : Point de rêverie  : Mame Mbaye Niang ne révolutionnera pas le tourisme. Il occupa déjà ce département et rien ne se passa ; Doudou Ka n’aura pas grand-chose à faire avec le transport aérien lesté d’une compagnie nationale qui bat de l’aile et, Pape Malick Ndour sera impuissant face à l’immensité de la tâche à laquelle fait face la jeunesse, tellement le problème de l’emploi est mal posé. Leur objectif est ailleurs. Ils sont là pour livrer bataille contre les « Sonkistes », « Barthistes » et l’imposant et tonitruant GMS. C’est là où le président les attend. Ne doivent-ils pas d’ailleurs leur entrée au gouvernement du fait de leur pugnacité face à l’opposition ? Leur tâche ne sera pas facile. Le règlement de comptes à « OK Corral » peut commencer. On fera les comptes en 2024 ! Le troisième mandat sera clivant au sein de Benno et même au sein de l’APR. Les lendemains seront bien incertains. Les bannis, ceux qui seront contre ce mandat de la discorde et qui se rebifferont, seront livrés et taillés en pièces par la meute des fidèles du boss. C’est ce qui est arrivé à Mimi.

Mimi Touré

La trahison surtout en direct d’une personnalité politique reste une infamie insoutenable. Bien qu’on sache pourtant, que dans ce milieu aucune balle ne soit mortelle et que seuls comptent les intérêts politiques, on reste toujours surpris quand cela arrive. Le cas de Mimi Touré a attristé nombre de Sénégalais si l’on s’en réfère aux nombreuses indignations relevées sur les réseaux sociaux. Pourtant on l‘a déjà virée à plusieurs reprises, que ce soit de la Primature, du CESE au profit de son pire ennemi Idrissa Seck et à chacune de ces occasions, nous n’avions pas mesuré son humiliation et nous n’avions pas montré une telle compassion pour elle. Cette fois à l’Assemblée c’était différent. C’était en direct à la télé à la radio. On a eu mal pour elle. Son amour propre en a pris un gros coup, on l’a vue trainer sa peine, blessée jusque dans l’âme. Elle prit son sac et ses chaussures et rentra tranquillement chez elle. Pourtant ce qui lui est arrivé, est arrivé à bien d’autres et elle s’en était bien accommodée. Mais de mémoire d’observateur, jamais manque de respect, jamais arrogance ne furent exprimés avec autant de violence en son endroit qu’en ce jour de vote. Elle a juste reçu un coup de fil du président, quelques heures avant le vote, l’informant qu’elle ne serait pas présidente de l’Assemblée nationale. Il se sera passé plus d’un mois entre sa campagne victorieuse du 31 juillet et l’installation de la nouvelle Assemblée ! Il avait de la place pour la recevoir et discuter avec elle. Mimi a commis plusieurs erreurs dont celle de penser très tôt que le poste de présidente de l’Assemblée lui était dû. Un match de foot ne se termine qu’au coup de sifflet final. « It ain’t over till it’s over »*. Mener une campagne fût-elle victorieuse ne vous propulse pas patronne de l’Assemblée. D’autant plus que votre victoire fut étriquée, que vous n’avez pas gagné dans votre centre de vote, que vous ne faites pas l’unanimité dans votre camp et qu’il y a eu des précédents en l’espèce. Elle le sait mieux que quiconque. Mimi s’y est vue trop tôt. C’est ce qui explique l’ampleur de sa déception. De tous les soumis au président Sall, elle restait celle qui le défendait le plus âprement, celle qui, toutes griffes dehors, égratignait et mordait à pleines dents les adversaires de son patron. Avez-vous entendu parmi les caciques, Amadou Ba, Mbaye Ndiaye ou encore Abdoulaye Daouda Diallo s’ériger en bouclier du président devant les attaques de Sonko, ou celles jadis de Idy ? Non. Elle seule, montait au front, portait le fer aux adversaires et de quelle façon. C’est cette posture qu’on lui connait, qui exacerbe le sentiment d’injustice qui l’habite, et qui anime aussi bon nombre de citoyens témoins de ses bagarres partisanes. Mais là encore, elle doit savoir qu’en politique, il n’y a point de reconnaissance. Si elle en voulait, elle devrait s’acheter un chien comme dirait l’ancien Premier ministre britannique John Major. Mimi en a eu marre de se soumettre et de se taire. Visiblement, elle s’est dit qu’elle n’attendrait plus la grâce de son boss. Elle s’est révoltée bruyamment ce jour dans l’enceinte de l’Assemblée nationale. Et revoilà la parabole du jeune garçon avec le couteau qui guette le président  : « Ce jeune garçon qui a un couteau et qui l’essaie sur les fleurs, puis sur des morceaux de bois, puis sur des meubles et, finalement le brise sur une pierre ». Mimi pourrait être sa pierre, comme jadis il fut la pierre de Wade.

L’Assemblée nationale

Le fiasco des législatives avec la perte de plus de 40 députés a ébranlé la coalition BBY. Une défaite de telle ampleur, conduit fatalement à des bouleversements dans la coalition vaincue. Exit un parlement à ses pieds avec une cohérence et une efficacité gouvernementales toute acquises. Avec cette majorité ténue, la délibération et le contrôle parlementaires seront de plus en plus convoqués dans l’hémicycle. A ce nouveau jeu, Mimi ne faisait pas l’affaire. Il faut d’autres acteurs. L’opposition, s’est illustrée de façon calamiteuse en ce jour d’élection. Obstruction, bagarres, furent les armes qu’elle décida d’utiliser. On regretta presque la tribune qu’on leur a offerte, vu l’usage qu’elle en faisait. N’ayant pas pu transcender ses divergences, elle offrit à BBY une victoire facile. A posteriori, le couac Mimi aurait pu jouer en sa faveur, si elle avait présenté un seul candidat et joué le jeu à la régulière. Au lieu de cela, elle a laissé quelques têtes brûlées, grisées par on ne sait trop quoi, avoir des prétentions hors normes. Le tropisme du compromis est le rapport de force. Il eût fallu que le Pastef imposât ce rapport de force à ses partenaires de la coalition Yewwi–Walu, comme l’APR le fit à ses alliés de BBY, et désignât le candidat de la coalition. C’est en cela qu’elle aurait eu une chance, une mince chance de s’imposer.Dr Tidiane Sow est coach en Communication politique.

Notes

  1. Vergniaud : Avocat, homme politique français;
“Quelle honte de vivre sous le caprice d’un seul homme”
  1. Chateaubriand, Ecrivain, Homme politique

Dossiers judiciaires, 3ème mandat : Ismaïla Madior Fall, un retour sous haute surveillance

https://www.lactuacho.com Ministre de la Justice de 2017 à 2019, Ismaïla Madior Fall effectue son come-back dans ce département de souveraineté. Seulement, il revient à un moment où le dossier Sonko-Adji Sarr pourrait être relancé et que le débat fait rage sur une probable troisième candidature du Président Macky Sall. Pointé du doigt pour ses propos contradictoires sur ce sujet, ses moindres faits et gestes seront épiés. Le Vrai Journal Ses moindres propos feront l’objet d’une écoute attentive et seront disséqués, analysés et commentés. Lui, c’est Ismaïla Madior Fall qui effectue son retour au département de la Justice. Il faut rappeler qu’il a eu à occuper ce poste entre 2017 et 2019. Bien avant cela, alors conseiller du président de la République pour les affaires juridiques, il a été au cœur du référendum de mars 2016. Cette réforme constitutionnelle qui s’articulait autour de quinze (15) points, avait été une occasion pour ce constitutionnaliste réputé d’insister sur l’impossibilité pour le Président Macky Sall de postuler pour une troisième candidature en février 2024. Mais, entre-temps, il a eu à changer de position, préférant répondre à toutes les sommités intellectuelles qui ont «invalidé» une éventuelle troisième candidature. Cette position d’Ismaïla Madior Fall qui est perçue par d’aucuns comme un reniement, fait redouter le pire, suite à son retour au département de la Justice. Et pour cause, certains pensent qu’il est là pour travailler à la validation d’une troisième candidature de Macky Sall. Vrai ou faux ? En tout cas, ses dernières sorties ont fini de semer le doute chez nombre de Sénégalais.

Affaire Sonko-Adji Sarr : un lourd héritage

En remplaçant Me Malick Sall à la tête du département de la Justice, Ismaïla Madior Fall hérite du dossier Sonko-Adji Sarr. En plus de le soupçonner de vouloir travailler à la validation d’une troisième candidature du Président Macky Sall, beaucoup pensent que son come-back au ministère de la Justice pourrait être lié à la relance de ce dossier très… chaud. Les évènements de mars 2021 en sont une parfaite illustration. Interpellé à l’époque sur le sujet, il évoquait une possible inéligibilité d’Ousmane Sonko en cas de condamnation. «Pour ne pas parler du cas d’espèce, qui est entre les mains de la Justice, au Sénégal, dès lors que vous êtes condamné à une peine afflictive et infamante, il y a inéligibilité. Quand on vous condamne à trois mois de prison ferme par exemple, vous ne pouvez plus vous inscrire sur les listes électorales. Et donc, vous n’êtes plus électeur. Vous n’êtes plus éligible.» Non sans également juger que «sur ce sur ce point, le droit sénégalais est sévère. Parce que vous pouvez conduire et faucher quelqu’un qui s’en sort avec une blessure. On vous condamne. Même pour un mois ferme, vous n’êtes plus électeur et vous n’êtes plus éligible.»

Des réformes pour adoucir le droit sénégalais sur l’inéligibilité

Avec Ismaïla Madior Fall, le Sénégal peut-il espérer des réformes de certaines de ses lois, surtout celles relatives à l’inéligibilité ? La question se justifie au regard des positions que l’actuel ministre de la Justice défendaient, il y a tout juste quelques mois. «Dans certains pays, on dit par exemple que tu n’es plus électeur et éligible pour deux ans. On pouvait graduer la privation de droits civiques chez nous. Mais ici, c’est éternel. C’est radical. Pour moi, on doit revoir cela. La solution (Ndlr : pour que l’individu redevienne électeur et éligible), il n’y a que l’amnistie. Il y a la réhabilitation judiciaire, mais c’est trop compliquée », défendait-il. A ce propos, il faut rappeler que les cas Khalifa Sall et Karim Wade entrent dans ce cadre. Et, Ousmane Sonko est aussi menacé, s’il était condamné dans l’affaire l’opposant à la masseuse Adji Sarr. Reste à savoir s’il va aller dans le sens de proposer des réformes qui pourraient surtout permettre à Khalifa Sall et Karim Wade de recouvrer leurs droits civiques et politiques par la modification des articles L29, L30 du Code électoral

Bracelets électroniques et réduction des mandats de dépôt

Sous son magistère, Me Malick Sall avait annoncé plusieurs réformes. Ceci, pour aller dans le sens de décongestionner les prisons. Au Sénégal, il faut dire que la population carcérale pose problème. En cause, la situation de précarité et les conditions d’existence des prisonniers. Pire, des chambres totalement remplies, poussant certains à ne pas pouvoir se coucher. Critiqué pour de tels faits, l’Etat du Sénégal, à travers son ministre de la Justice, avait promis la mise en service des bracelets électroniques. Un moyen pour réduire sensiblement la population carcérale. Mais pas que… Et pour cause, il était également soutenu, surtout durant la période de la crise sanitaire, une réduction drastique des mandats de dépôt. Ce qui est loin d’être le cas avec les nombreuses arrestations à connotation politique. Les travaux d’intérêt public et les bracelets électroniques pouvant être des alternatives pour diminuer le pourcentage des mandats de dépôt. Ce n’est pas tout, puisque les professionnels du secteur ainsi que les acteurs de la société civile votent la mise en place du juge des libertés.LVJ

LES PIQUES DE L’AS DE CE MERCREDI

SenePlus  |   Publication 21/09/2022

Les 07 présidents de commissions de BBY

Après un long blocage de la séance de ratification des choix des membres des différentes commissions de l’Assemblée nationale, les députés de l’opposition et de la majorité parlementaire ont pu trouver un consensus. La coalition Benno Bokk Yakaar a choisi les présidents des sept commissions qui reviennent à la mouvance présidentielle. Ainsi, la Commission des Lois est dirigée par Abdou Mbow, celle de Défense et sécurité par Abdoulaye Baldé, la Culture et Communication est dirigée par le député-maire de Diourbel, Malick Fall ; la Commission Santé, Sira Ndiaye ; la commission Comptabilité et contrôle, le député maire de Vélingara, Woury Baïlo Diallo ; la commission des Finances, Seydou Diouf.

Jour de vérité pour Barthélémy Dias

La Cour d’appel de Dakar va sceller aujourd’hui le sort du député-maire de Dakar, Barthélemy Dias. Elle va rendre son verdict dans l’affaire Ndiaga Diouf tué lors d’échanges de coups de feu devant la mairie de Mermoz Sacré Cœur. Condamné en première instance à deux ans de prison dont 6 mois de prison ferme, Barthélémy Dias avait fait appel pour, dit-il, se blanchir parce qu’il n’a pas tué le «nervis» Ndiaga Diouf. En outre, le tribunal correctionnel de Grande instance de Dakar avait infligé une amende de 25 millions FCFA.

Fatick sous les eaux

Les quartiers Darel, HLM route de Dakar, Peulgha, Émetteurs et croisement TP de la commune de Fatick sont tous sous les eaux. Les 81 millimètres de pluies energistrés hier (mardi) en fin d’après-midi dans la cité de Mame Mindiss ont replongé les populations dans la tourmente des inondations. Il faut dire que dans certains quartiers de Fatick, les pavés sont posés de sorte qu’ils empêchent l’eau de circuler. Dans d’autres zones, les problèmes sont dus à une mauvaise ou une absence de canalisations et d’autres sont installés sur les bas-fonds marécageux. C’est le cas au croisement Tp où c’est la station Schell qui a bloqué la canalisation. Toutes les maisons sont sous l’eau.

Bilan de la police au Magal de Touba

La police avait déployé de gros moyens lors de la 94e édition du Grand Magal de Touba pour assurer la sécurité de milliers de fidèles et pèlerins. Ainsi, pour la sécurité de ce grand événement religieux, dans les zones de Touba, Mbacké et Diourbel, la Police a déployé 3754 agents composés d’éléments en civil et d’éléments en tenue et des moyens logistiques conséquents. Ce dispositif classique a été complété, d’après un communiqué reçu à «L’As», par des moyens techniques, notamment des caméras de surveillance et des drones. Ce qui a permis une plus grande proactivité dans la prise en charge des impératifs sécuritaires durant tout le Magal. La mission principale des limiers était de lutter contre la criminalité sous toutes ses formes avec la mise en service de plusieurs postes de police avancés au niveau des zones jugées criminogènes, dans le but de réduire les délais d’intervention, mais aussi de favoriser une plus grande fluidité de la circulation, particulièrement difficile en ces moments d’hivernage.

L’ambassadeur commet un avocat pour l’étudiant arrêté à Tunis

L’étudiant Serigne Mor Mbodj, arrêté à l’aéroport de Tunis, peut compter sur le soutien de l’ambassade du Sénégal et de ses camarades étudiants qui se sont mobilisés hier devant la représentation diplomatique du Sénégal. L’ambassadeur a informé les étudiants qu’il a commis un avocat pour défendre Serigne Mor Mbodj emprisonné pour outrage à agent à l’aéroport de Tunis-Carthage. Le diplomate rassure aussi qu’il suit de près le dossier de l’étudiant. Sauf changement, Serigne Mor Mbodj sera jugé vendredi prochain.

Le niveau de l’eau a dépassé la cote d’alerte à Podor et Matam

Les craintes du ministère de l’Eau et de l’Assainissement se sont confirmées. Le niveau de l’eau a dépassé la cote d’alerte de 8 mètres à Matam et se situe à 8,15 mètres. Le même constat est fait à Podor où la cote d’alerte, qui est de 5 mètres, est atteinte hier. Cette situation risque de se produire à Richard Toll et Dagana où déjà le niveau de l’eau, qui était à 3,37 mètres le 19 septembre, a atteint 3,39 mètres hier, soit à 11 centimètres de la cote d’alerte qui est de 3,5 mètres. A Richard Toll, le niveau de l’eau qui était à 2,99 mètres le 19 septembre à 08 heures est passé à 3 mètres ce mardi 20 septembre 2022 à 08 heures, soit à 35 centimètres de la cote d’alerte qui est de 3,35 mètres. Le ministère de l’Eau et de l’Assainissement prévient que si la tendance actuelle se poursuit dans les prochaines heures, des débordements du cours d’eau pourraient survenir dans les localités susmentionnées. Les populations riveraines et les porteurs d’activités aux abords du fleuve Sénégal sont invités à observer une vigilance maximale et à prendre toutes les dispositions nécessaires pour se prémunir d’éventuels dégâts qui seraient liés au débordement du cours d’eau. Cependant, le ministère de l’Eau rassure que le niveau de l’eau du fleuveGambie est encore loin de la cote d’alerte à toutes les stations suivies.

Le secrétaire général du Saemss cède son fauteuil

Saourou Sène va quitter la tête du Syndicat Autonome des Enseignants du Moyen et Secondaire du Sénégal (Saemss), ce week-end. Le syndicat qui tient son 5e congrès ordinaire les 24 et 25 septembre prochains va élire au terme de la rencontre un nouveau secrétaire général. Souarou Sène qui boucle ainsi son second mandat va céder son fauteuil conformément aux statuts de l’organisation syndicale qui limite à deux le nombre de mandats. Ainsi, l’assemblée choisira le successeur de M. Sène et les membres du nouveau bureau.

La gendarmerie interpelle un homme avec 89 bâtons d’explosifs,des détonateurs…

iGFM – La gendarmerie nationale a interpellé un individu qui détenait 89 bâtons d’explosifs et des détonateurs. Les éléments de la gendarmerie de Saraya ont interpellé un fraudeur. Ce dernier avait à bord de sa moto 89 bâtons d’explosifs, 10 détonateurs électriques et un rouleau de corde de 100m. À quel usage étaient destinés ces explosifs et leur détonateurs électriques ? Les pandores n’ont pas donné plus de précisions. Mais, la saisie a été effectuée dans une zone minière. Elle informe que la personne interpellée a été mise à la disposition de la Brigade de gendarmerie de Saraya, de même qu’un fraudeur qui trafiquait 100 grosses de cigarettes.

LA DÉPOUILLE MORTELLE ARRIVE VENDREDI À DAKAR

http://www.emedia.sn La dépouille de feu Imam Moustapha Gueye arrive Dakar vendredi, 23 septembre, à 14 heures. Selon le communiqué rendu public par l’Association nationale des Imams et Oulémas du Sénégal, la cérémonie de levée du corps est prévue le même jour à 17 heures, à la morgue de l’hôpital Principal de Dakar. L’enterrement aura lieu le lendemain samedi 24 septembre à Sedo Sebe, son village natal situé dans la région de Matam. L’ancien de la Rts, qui animait l’émission mythique « Lettres musulmanes » s’est éteint lundi 19 septembre à Paris, en France. Die BA

UNE NOUVELLE CONSTITUTION EST DEVENUE UNE NÉCESSITÉ Par Mamadou Ly

Les réactions des populations face aux événements malheureux de ces derrières années ,sont révélatrices de l’appropriation de la culture démocratique dans notre pays. Le refus de voter ,la répétition des revendications pour attirer l’attention des gouvernants sur le quotidien des populations , le rejet des discours guerriers essentiellement accusateurs sont des signes qu’il faut interpréter La défiance des populations face au monde « politique « ,le refus de la violence sont aussi signe de repli sur les aspects qui concernent directement , concrètement et quotidiennement la vie des populations. L’impossibilité du pouvoir actuel de se prévaloir de son bilan ,somme toute positif ,pour avoir l’adhésion populaire, montre que le peuple est demandeur d’autre chose. Le sénégalais ne se sent pas écouté et par conséquent ne se sent pas gouverné . Il se sent pris en otage entre un régime à qui la constitution confère des pouvoirs quasi monarchiques et une opposition plus préoccupée par l’alternance que par l’alternative . Ne serait il pas temps de poser le problème des fondements de notre République ? Notre constitution, en grande partie , héritée d’un passé colonial récent, entretien un flou dans l’esprit des populations. La confusion permanente entre l’état et le pouvoir en place se vérifie tous les jours. En effet nous entendons à longueur d’émissions des expressions telles que : -L’état est responsable -l’état doit prendre des mesures. etc. Nous savons, tous , qu’ un pouvoir qui se réfugie derrière la loi , donc de la constitution, sait qu’elle lui est favorable. Cette confusion est entretenue sciemment par le personnel politique pour faire perdurer l’hyperpuissance du président qui a le pouvoir de nommer et de déchoir. Les pouvoirs passés en ont profité , les prochains se garderons d’y toucher . C’est notre constitution qui lui en donne le droit ! Un droit excessif certes mais il est conforme à la constitution . Ce n’est pas gratuit si les termes de Bour et ngour en wolof sont usités même dans nos télés et radios pour désigner le président et le gouvernement. On a jamais vu un pouvoir scier la branche sur laquelle il est assis , surtout si celle-ci est confortable et protectrice. Dans aucune démocratie respectable nous ne trouverons un président aussi puissant : -il est l’exécutif -il nomme l’essentiel du pouvoir judiciaire et le préside -il a les moyens de détenir la majorité du législatif même s’il est minoritaire. -il nomme à tous les postes importants -il est le chef des armées. Que reste t’il comme pouvoir ? seulement le « pouvoir médiatique « ? Non !car ,il dispose de la télévision et de la radio nationale à sa guise ! On dit souvent que tout excès nuit ,mais l’excès de pouvoir est le pire car c’est la voie la plus sûr qui mène vers la dictature ou le coup d’état . Le citoyen répugne à obéir à une loi qui lui semble injuste. Le citoyen se sent corseté dans dans une constitution trop étroite pour lui . Nous sommes arrivé au bout de ce système ,nous sommes au bord du précipice. Un recul est nécessaire . On ne rajeunit pas un arbre en peignant le feuillage mais en soignant la racine : Changer les hommes , ne servira à rien ! Changeons les institutions et les hommes se conformerons ! Il ne s’agira pas de toilettage de la constitution mais de la construction d’une nouvelle constitution. Une constitution dont la substance sera puisée dans les valeurs qui nous sont propres . Une constitution dans laquelle le Sénégalais se reconnaîtra et par conséquent s’y pliera de bonne grâce , du Fouta en Casamance et de Dakar à kidira. La constitution doit être l’émanation du peuple par son histoire ,sa culture et ses valeurs, en résumé par tout ce qui fait que nous sommes une NATION. Nous avons une constitution « prêt à porter » alors que nous avons besoin d’aller vers une constitution sur mesure pour avoir notre nation qui fera de notre devise une réalité : UN PEUPLE ,UN BUT ,UNE FOI.. Il reste à définir les voies et moyens par lesquels nous construirons cette nouvelle loi fondamentale . Beaucoup de personnes y ont travaillé, réfléchi ,écrit . Il est illusoire, en mon sens, de croire que nous ferons l’économie de ce changement de République sans ce débat qui est le seul qui vaille ! Rien n’ est pire qu’un peuple qui a le sentiment d’être victime d’injustices et de ne pas avoir de recours. Je pense que nous en sommes là. A titre d’exemple la jeunesse d’aujourd’hui . Elle n’acceptera pas ,encore longtemps, de passer à côté de son avenir .elle ne se satisfait pas de promesses ou de colmatage . C’est une jeunesse éduquée, diplômée qui supportera de voir , encore ,les mêmes profiter des privilèges que le mérite ne justifie pas. Quand ,près de 80% de la population a moins de 30ans et dont le principal horizon est le secteur informel ,nous devons nous inquiéter et prendre nos responsabilités. Cette jeunesse est une proie facile pour les populistes qui n’ont que leurs discours incendiaires à leur offrir De leur programme, ils ne disent pas un mot. La première de ces responsabilités est la lutte pour une constitution qui protège les droits du peuple et surtout les plus fragiles . « le pouvoir doit être un pourvoyeur de tranquillité, sa vertu se révèle par des champs florissants, des affaires prospères et des consciences apaisées . Ce prosaïsme ne doit pas être apprécié à l’aune des valeurs morales, mais jugé en tant que facteur de stabilité sociale » G.Burdeau. Le règne d’un hyperprésident provoque l’instabilité sociale parce qu’il implique l’incertitude de la règle .Quand la règle est injuste , de son application ne naîtra que l’injustice !MAMADOU LY

Amadou Ba aux affaires…sauver Macky ou périr en 2024

https://www.xibaaru.sn Dans 17 mois soit exactement 1 an 5 mois et 7 jours de la date fatidique du dimanche 25 février 2024, l’élection présidentielle devrait se tenir. Et le nouveau Premier ministre Amadou Ba ainsi que son gouvernement devront sauver le mandat de Macky Sall pour que les Sénégalais puissent encore faire confiance à la mouvance présidentielle pour un nouveau mandat avec ce dernier ou son successeur. Et pendant ces 525 jours qui nous séparent de cette présidentielle, Amadou Ba et sa nouvelle équipe devront tout faire pour sauver le président Macky Sall ou ils vont tous vont périr… C’est une véritable course contre la montre que doivent mener Amadou Ba et son équipe aux yeux des Sénégalais, pour convaincre l’essentiel de l’électorat au moment de la Présidentielle de 2024. En ont-ils les atouts ? Ils doivent pour cela, éviter certains scandales en s’adonnant à une gestion sobre et vertueuse. Macky Sall a monté beaucoup de chantiers qui doivent satisfaire les Sénégalais, malheureusement pour lui, à cause de nombreux scandales, son régime était devenu impopulaire. Ce qui a favorisé la montée en puissance de l’opposition… Amadou Ba ainsi que les membres du nouveau gouvernement n’ont alors qu’une seule mission, se mettre au travail et convaincre les Sénégalais de leur volonté à travailler dans le seul intérêt du pays. Ils le doivent, sinon c’est l’opposition radicale qui va monter au pouvoir en 2024. Et, en ce moment beaucoup d’entre eux risqueront de subir les foudres du régime qui remplacera celui de Macky Sall. Le Président de la République et son nouveau Premier ministre Macky Sall le sait, s’il doit quitter le pouvoir, il doit le faire en toute tranquillité. Il a décidé de nommer Amadou Ba au poste de Premier ministre et de constituer son actuelle équipe gouvernementale. Un gouvernement dont le temps lui est compté. C’est une course contre la montre qui doit être engagée par le gouvernement. Dans tous les secteurs, ce sont des actes forts qui doivent être posés afin de rassurer les Sénégalais. Amadou Ba et son équipe n’ont d’ailleurs que ce choix. L’opposition radicale conduite par Ousmane Sonko est montée en puissance au Sénégal. D’ailleurs, cette opposition se voit déjà au pouvoir en 2024. Se serrer les coudes et ne pas décevoir les Sénégalais, voilà ce qui peut sauver l’actuel régime en 2024. Il est évident qu’il reste des chantiers à réaliser par le régime du Président Macky Sall d’ici 2024 qui se rapproche. Amadou Ba présente cependant de nombreux atouts. Il jouit d’un respect et d’une crédibilité auprès de l’opinion. A lui donc, de mettre en avant tous les atouts qu’il a pour permettre au pouvoir de redorer son blason en partie, terni à cause de certaines pratiques qui avaient cours. Amadou Ba n’a pas droit à l’échec. Sinon, la sanction va être trop dure pour le pouvoir. Les Sénégalais, notamment les jeunes sont fatigués. Contrairement à ce qu’avancent des tenants du pouvoir, la pauvreté avance toujours à grands pas au Sénégal, et les gens ne trouvent pas d’emplois. Beaucoup d’entreprises ferment leurs portes. Le mal est profond, et cela risque d’être le divorce total entre ce régime et le peuple en 2024. Les signaux ont été envoyés par les Sénégalais, lors des élections locales de janvier et législatives de juillet. Le gouvernement doit démontrer aux Sénégalais qu’il est prêt et a toutes les capacités, de faire face à leurs attentes. Ce n’est que cette manière qu’il va se réconcilier avec une partie de l’électorat qui lui a tourné le dos. Regagner la confiance des Sénégalais ou tous périr avec le Président de la République Macky Sall en 2024, Amadou Ba et son équipe n’ont d’autre choix que de se mettre tout de suite au travail.Mame Penda Sow pour xibaaru.sn