UN CHEF DE L’OPPOSITION SERVIRAIT À QUOI ? PAR WAGANE FAYE

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UN CHEF DE L’OPPOSITION SERVIRAIT À QUOI ? PAR WAGANE FAYE

Cette affaire que Wade opposant, avait cherché à copier du Royaume Uni, qui est loin d’avoir fait son chemin à travers le monde, aura le mérite de subdiviser les opposants sénégalais dont certains d’ailleurs ne sont opposants que pour la forme
C’est comme si nous les sénégalais, nous ne pourrions pas vivre si quelque chose ne venait pas de temps en temps de quelque part, pour nous donner l’occasion d’avoir un sujet à débattre. Et ce quelque chose est d’autant plus captivant s’il concerne un thème en relation avec la politique ou avec des décisions de justice parmi celles célébrissimes pour leur caractère fortement critiquable.
Durant les trois mois, à peu près, qui viennent de s’écouler, les thèmes à propos de la grève des greffiers et autres travailleurs de la justice ont largement servi de matière pour commenter et discuter, chacun y allant de sa logique dans sa conception de ce que doit faire le gouvernement, afin d’éteindre le feu dans la maison justice.
Tandis que les greffiers et autres travailleurs de la justice n’entendent pas continuer à se laisser prendre pour des moins que rien, dont le mécontentement ne pourrait ébranler le gouvernement ou donner matière à réfléchir avant qu’il ne soit trop tard. On a même l’impression que ceux qui sont à la tête de l’Etat font croire qu’une grève des greffiers ne trouble pas leur sommeil, puisque dans leur conception de l’utilité de cette catégorie de travailleurs de la justice, ils peuvent être remplacés par n’importe quels des fonctionnaires en tenue, perdant ainsi de vue certains aspects des attributions textuelles des greffiers, dont tenir la plume dans les audiences ou les cabinets d’instruction n’en constituent pas l’essentiel.
Ce mouvement des greffiers, né bien avant l’actuel ministre de la justice, très suivi dans toutes les juridictions du pays à cause de son motif bien fondé, avait quelque peu remisé certains commentaires très venimeux sur la façon dont le cas de Khalifa Sall un des plus choquants, a été traité du début à la fin, dans tous les coins et recoins des procédures judiciaires, jusqu’à son dénouement qui, sans surprendre a étonné plus d’un. Et ce qui a fini par ruiner la réputation de notre justice est, entre autres, la manière humiliante qui dépasse l’entendement du sénégalais lambda, dont le pouvoir exécutif s’était comporté à l’égard du pouvoir judiciaire en mettant fin en pleine salle d’audience, aux fonctions de Procureur spécial de la CREI, du haut magistrat Aliou Ndao. Ceux qui chercheront à savoir le crime qu’aurait commis celui-ci se donneront de la peine pour rien. Son seul tort est qu’il avait pris très au sérieux son rôle de Procureur garant des poursuites contre tout citoyen sans exception présumé avoir commis un délit. Certainement la conclusion qu’en ont tirée ses collègues méduses est que ceux qui persistent à considérer l’institution judiciaire comme un pouvoir d’Etat se mettent le doigt dans l’œil. Moult exemples vécus ça et là permettent de le prouver avec bonne foi.

Et l’opposition politique, où se met-elle le doigt en prenant au sérieux l’institution à milliards que son Excellence monsieur le président de la République est en passe de créer, à savoir le poste de chef de l’opposition qui ne manque pas de prétendants.

Cette question d’intronisation d’un chef de l’opposition que Maître Abdoulaye Wade opposant avait cherché à copier du Royaume Uni, qui est loin d’avoir fait son chemin à travers le monde, aura le mérite de subdiviser les opposants sénégalais dont certains d’ailleurs ne sont opposants que pour la forme, en distrayant ceux qui les observent et qui analysent leurs moindre faits et gestes avec dégoût.
Mais il faut comprendre ceux qui se creusent la cervelle pour trouver le créneau porteur et participer aux diverses activités politiques, côté pouvoir ou côté opposition. Qui est fou ? Il ne faut pas se laisser damer le pion dans le « tong-tong » entre politiciens de nos maigres ressources. Pourquoi pas, s’ils peuvent ravaler leur prétendue conviction, en prenant des raccourcis se tirer d’affaire.
Dans tout ça, les observateurs de cette gymnastique politicienne ont l’impression que la plupart de nos compatriotes ne prêtent aucune attention à une prétendue nécessité de création d’un poste de chef de l’opposition au Sénégal. En fait, ils n’en voient pas l’utilité, mais ils perçoivent un appauvrissement du trésor public. Ils ont donc d’autres chats à fouetter.

Constitution et 3e mandat : “Le cas de Wade différent de celui de Macky”,Momar Diongue

Momar Ndiongue clarifie le débat sur le troisième mandat. L’analyste politique a répondu aux partisans de Macky qui avancent un troisième mandat. Selon lui, ce qui était valable pour Me Wade ne l’est pas pour l’actuel patron du Palais.
En 2011, les Sénégalais pouvaient même accorder à Me Wade un  troisième mandat : Wade avait changé totalement la constitution par un  référendum en 2001, ce qui veut dire que toutes les dispositions de cette ancienne constitution deviennent caduques, nulles, a d’emblée expliqué Momar Diongue.
Pour le journaliste, l’ancien président, Me Wade pouvait bénéficier du principe de non rétroactivité… Autrement dit, son premier mandat faisait partie de la première constitution et toutes les dispositions ne pouvaient lui être appliquées.
A l’en croire, c’est différent pour Macky Sall, la reforme qu’il avait soumis au peuple par référendum avec les 15 points n’a pas touché la limitation des mandats dont la constitution introduite par Me Wade en 2001 avait tout réglée. C’est-à-dire que les mandats étaient réduits à deux(2). Par contre, ce que Macky demandait au conseil constitutionnel qui avait refusé, dit-il, c’est de réduire son premier mandat de 7 ans à 5 ans. En gros, avance-t-il, la réforme soumise par Macky au peuple, a porté sur la durée du mandat et non sur la limitation des mandats.
En plus de cela, l’actuel président a ajouté dans la constitution une autre phrase qui devait clore le débat : “Nul ne peut faire plus de deux (2)  mandats”, martèle l’analyste politique sur 7tv qui rappelle les propres de Macky et de l’ancien ministre de la Justice, Ismaela Major Fall.Senego


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