Thiaroye : Le 1er décembre 1944, l’armée française massacre des centaines de tirailleurs sénégalais

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Thiaroye : Le 1er décembre 1944, l’armée française massacre des centaines de tirailleurs sénégalais

http://www.walf-groupe.com/ Dans la nuit du 30 novembre au 1er décembre 1944, des dizaines de tirailleurs sénégalais qui réclamaient le paiement de leurs soldes étaient massacrés par l’armée française dans le camp de Thiaroye, d’où ils devaient rejoindre leurs pays respectifs.
Biram SENGHOR, fils de Mbapp SENGHOR, un tirailleur sénégalais mort à Thiaroye, demande toujours justice et réparation à la France pour ce qu’il assimile à un « crime odieux ».
Par ailleurs, il déclare que la France a une dette de sang vis-à-vis des Africain
D’autres familles de victimes continuent de réclamer justice. « En ce jour anniversaire du massacre d’ex-prisonniers de guerre à Thiaroye au Sénégal, le 1er décembre 1944, nous, familles des victimes avons décidé d’alerter l’opinion publique afin que cesse toute désinformation, toute manipulation, toute falsification autour de ce crime commis par la France »
« Plus de 70 ans après les faits, nous demandons que cesse ce mensonge d’Etat qui se perpétue encore en 2016 », soulignent les auteurs, rappelant que « ces hommes, originaires de l’Afrique occidentale française, ont été mobilisés pour venir défendre la France en 1939 et ont été faits prisonniers par les Allemands en juin 1940 ».

Il y a 76 ans,l’armée française tuait des «tirailleurs sénégalais»

Il y a 76 ans, l’armée française faisait feu à Dakar sur des tirailleurs sénégalais qui réclamaient leurs soldes au sortir de la seconde guerre mondiale. Le corps des tirailleurs, formé de soldats de colonies françaises d’Afrique, était notamment composé de Sénégalais, de Soudanais (actuels Maliens), de Voltaïques (Burkinabè) et d’Ivoiriens, entre autres.
Aujourd’hui, 202 sépultures anonymes sont érigées dans le cimetière militaire de Thiaroye situé dans la banlieue de Dakar, où sont inhumés les tirailleurs sénégalais tués dans la nuit du 30 novembre au 1er décembre 1944, selon une version officielle.
Ces hommes réprimés dans le sang avaient « pour tort » de réclamer le paiement de leurs soldes, correspondant à leurs années de captivité par les Allemands en France durant la Seconde guerre mondiale. « Leurs frères d’armes » français avaient ouvert le feu pour ce crime de lèse-majesté.
Ces tirailleurs sénégalais ont, en effet, été prisonniers de guerre pendant quatre ans en France à partir de 1940. Après la libération, ils rentrent, donc, à Dakar en novembre 1944. Ils doivent, alors, toucher leurs salaires avant de retourner, pour certains, dans leur pays d’origine. Devant les tergiversations de l’armée française, un mouvement de protestation est né. Les protestataires seront alors collectivement fusillés et leurs corps enfouis dans des fosses communes. Le bilan est lourd. Plusieurs morts sont enregistrés. (certaines sources évoquent 35 morts d’autres avancent un chiffre largement plus élevé).
Soixante-dix ans après ce sinistre évènement, le président français François Hollande, en visite officielle au Sénégal a rendu hommage aux tirailleurs « sénégalais » dans un discours prononcé le 30 novembre 2014, au cimetière de Thiaroye. Il a marqué « son refus de poursuivre un déni officiel de plusieurs décennies » et a salué « la mémoire d’hommes qui portaient l’uniforme français et sur lesquels les Français avaient retourné leurs fusils. »

Anniversaire massacre de Thiaroye : Sonko envoie un message à la France

Ce mardi 1er décembre, c’est l’anniversaire du massacre de Thiaroye. Une date que le leader de Pastef ne laisse pas passe. Il a tenu à envoyer un message en directeur de l’Hexagone auteur de la tuerie tristement gravé dans l’histoire du pays.
« En ce 1er décembre, marquant le 76ème anniversaire du massacre, au Camp de Thiaroye, des soldats africains par la France coloniale, nous nous inclinons devant les victimes et exigeons : le rétablissement de la vérité sur leur nombre ; leur réhabilitation humaine, mémorielle et matérielle. », a-t-il indiqué le président des Patriotes.
Pour rappel, le massacre de Thiaroye a eu lieu le 1er décembre 1944. Les gendarmes français avaient tiré sur des tirailleurs sénégalais qui manifestaient pour le paiement de leurs indemnités et le versement du pécule qui leur était promis depuis des mois.
Depuis, deux bilans officiels sont dressés par l’armée française : un premier, fait état de 35 morts un autre 70 du côté des tirailleurs. Le véritable nombre n’a toujours pas été clarifié.


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