Situation au Mali : «IBK ne peut plus être remis au pouvoir,la Cedeao doit tirer les conclusions des échecs répétés de ses missions»(Abdoulaye Mactar Diop)

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Situation au Mali : «IBK ne peut plus être remis au pouvoir,la Cedeao doit tirer les conclusions des échecs répétés de ses missions»(Abdoulaye Mactar Diop)

https://www.dakaractu.com L’ancien ministre de la jeunesse et des sports du Sénégal, Abdoulaye Mactar Diop, ne semble pas être en phase avec la décision de la communauté économique des Éats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) de remettre Ibrahima Boubacar Keïta à la tête du gouvernement malien.
En effet, il estime que « le Mali est arrivé à un tournant important et demander le retour à l’ordre constitutionnel normal si ça doit signifier remettre IBK et son équipe au pouvoir, ça ne marchera pas. Vous vous rappelez du Burkina Faso avec le général Diendéré qui avait accepté de rendre le pouvoir, ce qui l’avait par la suite conduit en prison. Vous croyez que les militaires maliens ne pensent pas à ça ? », s’interroge le vice président de l’Assemblée Nationale.
Pour Abdoulaye Mactar Diop, aujourd’hui, la seule solution pour l’instabilité du Mali est surtout de revenir à la préoccupation fondamentale sécuritaire qui n’est autre que d’accélérer le processus d’organisation de nouvelles élections transparentes, démocratiques et sincères. Parce que plus les gens resteront dans cette situation, plus les Jihadistes peuvent encore se repositionner dans ce territoire dont le contrôle échappe quasiment à l’État central malien. La Cedeao est dans son rôle de demander la fermeture des frontières, la condamnation du coup d’état, le rétablissement de la démocratie, mais demander de remettre IBK et son gouvernement au pouvoir ça ne servira absolument à rien », estime-t-il.
Interpellé sur la demande du maintien de sanctions contre les Putschistes annoncé par les chefs d’État de la Cedeao, le vice président de l’assemblée nationale estime que « la Cedeao doit repenser à sa mission de sauvegarder la démocratie en Afrique et de tirer les conclusions des échecs répétés de ses missions. La réalité au Mali, aujourd’hui, est que le président ne peut plus être remis au pouvoir ».


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