SAINT-LOUIS: Une production d’environ 300.000 hectares de paddy

Partagez ce contenu!

SAINT-LOUIS: Une production d’environ 300.000 hectares de paddy

http://www.sudonline.sn/La campagne de la saison sèche chaude 2020 tend vers sa fin au niveau de la vallée du fleuve Sénégal où les producteurs ont emblavé cette année plus de 49.000 hectares soit plus de 3000 hectares de plus que l’année dernière. Selon les estimations des responsables du Comité Interprofessionnel Riz (CIRIZ), il est attendu sous peu une production qui devrait avoisiner les 300.000 tonnes de paddy en raison de 06 tonnes à l’hectare. Mais face aujourd’hui à la pandémie de covid-19, le Directeur Général de la SAED a rappelé l’urgence pour le pays d’atteindre la souveraineté alimentaire. Toutefois, les producteurs affichent des craintes qui sont liées à l’invasion des oiseaux granivores.
C’est une production d’environ 300.000 hectares de paddy qui est attendue très bientôt des 49.500 hectares emblavés en campagne de saison sèche chaude 2020 au niveau de la vallée du fleuve. « 49.500 hectares, rapportés aux objectifs que nous nous sommes fixés, on est autour de 99,4% de taux d’emblavures. Donc, on peut dire que l’objectif a été atteint. Alors cette superficie comparée à celle des années passées, on voit quand même qu’on a fait un bond extrêmement important de presque 4000 hectares. Et cela est important car dans l’histoire de la mise en valeur dans la Vallée du Fleuve Sénégal, surtout pour les campagnes de saison sèche chaude, c’est la première fois que nous avons obtenons une superficie aussi importante », a dit Aboubacry Sow, Directeur Général de la Société Nationale d’Aménagement et d’Exploitation des Terres du Delta du Fleuve et des Vallées du Fleuve et de la Falémé (SAED).
Pour sa part, Ousseynou Ndiaye, Président du Comité Interprofessionnel Riz (CIRIZ), a indiqué qu’avec « un rendement de 06 tonnes à l’hectare, les producteurs de la vallée peuvent s’attendre à une production de 300.000 tonnes de paddy. » Cela a été rendu possible grâce à la conjonction de plusieurs activités qui ont été menées avec les partenaires financiers tels que la Banque Agricole (ex-CNCAS) qui a investi presque 09 milliards FCFA pour financer cette campagne de contre saison sèche chaude en plus aussi des autres partenaires, pour reprendre les propos du patron de la SAED. « Il y a eu aussi cet engagement et cet engouement des producteurs pour aller vers cette campagne de saison sèche chaude », a soutenu Aboubacry Sow qui a indiqué aussi qu’un Comité régional a été mis en place pour prendre en charge la programmation et le suivi-évaluation de la campagne agricole.
Les producteurs ont plaidé pour la mise à leur disposition à temps du matériel pour la récolte notamment les moissonneuses-batteuses pour pouvoir aller tôt en campagne hivernale. Mais pour Aboubacry Sow, la crise sanitaire causée par la pandémie de covid-19 montre à suffisance aujourd’hui que les pays africains devraient être autonomes du point de vue de leur alimentation. « C’est du moins le point de vue du Directeur Général de la SAED qui a rappelé l’urgence pour ces derniers d’atteindre la souveraineté alimentaire. Aboubacry Sow a tenu à rassurer les populations quant à la sécurité alimentaire qui reste, d’après lui, un défi pour les pouvoirs publics. « Le Sénégal s’est engagé depuis 2012 dans cette perspective en mettant en place du Programme National d’Autosuffisance en Riz (PNAR), ainsi que le Programme d’accélération de la Cadence de l’Agriculture Sénégalaise (PRACAS).
La finalité reste l’atteinte d’une souveraineté alimentaire pour toutes productions agricoles notamment rizicoles, horticoles et céréalières ». Aboubacry Sowl de soutenir aussi que cette souveraineté alimentaire est la seule voie de salut pour le pays pour faire face aux événements imprévisibles tels que l’actuelle pandémie de covid-19


Partagez ce contenu!

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*