Rp du vendredi 03 janvier 2020

Unes de la presse du Vendredi 03 Janvier 2020
Unes de la presse du Vendredi 03 Janvier 2020
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 «Tout est défis en Guinée-Bissau» (analyste)

APA-Dakar (Sénégal)–L’analyste politique sénégalais, Barka Ba, analyse pour APA la personnalité du nouveau président bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embalo et les défis qui l’attendent.

La Guinée Bissau a un nouveau président. Qui est-il ? 

Umaro Sissoco Embalo a un parcours assez atypique et assez intéressant. En gros, c’est un jeune qui a été recruté dans l’armée bissau-guinéenne très tôt où il a gravi différents échelons, jusqu’à atteindre le grade de général de brigade. Son parcours dans l’armée est un des marqueurs de sa trajectoire politique parce qu’il s’en réclame beaucoup pour donner l’image d’un homme de poigne, d’un homme d’ordre. Et surtout l’armée bissau-guinéenne étant une armée à la réputation très sulfureuse et abonnée aux putschs, il estime être capable de diriger le pays parce qu’il en est le produit et qu’il la connait très bien.
L’autre aspect de son parcours, c’est sa longue fréquentation de certains palais africains et de ses locataires comme le défunt Momar Khadafi dont il a été un des agents financiers en Afrique de l’ouest à travers un fond d’investissement. Il a aussi beaucoup côtoyé Blaise Compaoré et aussi le président Sassou N’Guesso. Il est à la fois militaire, un peu agent d’influence de chefs d’Etats et ce carnet d’adresses lui a permis d’entrer en politique, de se battre jusqu’à devenir, avec beaucoup de péripéties, Premier ministre. Ce qui a renforcé sa stature d’homme d’Etat.

Quels sont les défis majeurs qui attendent le président Embalo ? 

Umaro Sissoco Embalo est confronté à d’immenses défis. La Guinée-Bissau est non seulement un des pays les plus pauvres au monde, mais il souffre aussi de sa réputation de pays chroniquement instable avec plusieurs coups d’Etat, une parenthèse sanglante à partir de 1998 avec une guerre civile qui a laissé des séquelles très profondes. Le pays est aussi régulièrement cité dans les rapports comme étant une plaque tournante de la cocaïne, une arrière-cour des cartels colombiens qui profitent de la faiblesse institutionnelle de l’Etat pour s’adonner à un trafic intense de cocaïne. Ne serait-ce que sur ce plan-là, les défis sont immenses.
L’autre défi, au-delà de l’image qui colle négativement à la peau de ce pays, c’est l’armée bissau-guinéenne qui est une armée issue d’une guerre de libération où pendant très longtemps les vétérans, majoritairement analphabètes, ont fait la loi dans le pays. C’est une armée où il était courant de voir des gens qui ne partaient quasiment jamais à la retraite. C’est un des problèmes du pays mais qu’il faudra réformer au pas de charge. Ce qui n’est pas aisé parce que c’est une armée qui a une histoire propre, où il y a des équilibres ethniques à gérer.
Tout est défis en fait en Guinée-Bissau aussi bien sur le plan infrastructurel qu’institutionnel… La Guinée-Bissau, colonisée par les Portugais, a eu une des colonisations les plus violentes. Elle est héritière d’un système extrêmement déglingué par les Portugais qui n’avaient pas voulu, contrairement aux Français, former une élite. La doctrine portugaise de l’époque étant pas d’école, pas d’élite et donc pas de contestation. Le pays souffre de ce handicap qui est très lourd et qui entrave son développement. Et cette guerre de libération, si elle est glorieuse au plan de la fierté nationale, a quand-même laissé des séquelles très profondes parce qu’ayant laissé un pays marqué par l’analphabétisme et la faiblesse du leadership de ses dirigeants depuis la mort d’Amilcar Cabral.

A peine élu, le nouveau président a qualifié le président sénégalais Macky Sall de « frère » et affirmé que le guinéen Alpha Condé ne voulait pas de son élection. Qu’est-ce que cela peut-il augurer en termes de relations avec ses deux principaux voisins? 

Umaro Sissoco Embalo l’a plusieurs fois répété et il ne s’en est pas caché. Il a des relations particulières avec le président Macky Sall qu’il a connu avant qu’il n’accède au pouvoir. Il a même était un des stratèges de l’ombre de l’APR, le parti de Macky Sall quand ce dernier cherchait le pouvoir. Et une fois lancé en politique en Guinée-Bissau, il s’est toujours réclamé de l’amitié de Macky Sall et il compte évidemment poursuivre ce partenariat et surfer sur ses relations très fortes qui les unissent pour utiliser le Sénégal comme une sorte de « grand frère » qui pourrait aider la Guinée-Bissau à renouer avec les partenaires internationaux. De même, le Sénégal a aussi beaucoup besoin de la Guinée-Bissau puisqu’une partie de son territoire a servi de base arrière aux radicaux du front sud du MFDC, la rébellion en Casamance. Maintenant que les choses se sont stabilisées dans cette partie du Sénégal, Macky Sall va évidemment s’appuyer sur Sissoco Embalo pour consolider la dynamique de paix qu’on note depuis quelques temps dans la partie sud. Si les deux dirigeants jouent finement, ça sera un partenariat gagnant-gagnant entre les deux pays.
Le général Umaro Sissoco et Alpha Condé ont toujours entretenu des relations conflictuelles dans la mesure où quand M. Embalo était le premier ministre du président Vaz, et que le président Condé était médiateur dans la crise bissau-guinéenne, Embalo l’a toujours accusé de parti pris en sa défaveur et leurs relations n’étaient pas des plus cordiales. Ce qu’Alpha Condé lui rendait bien d’une certaine façon et Embalo pense que Condé a beaucoup contribué à aggraver la crise bissau-guinéenne par ses prises de position. Mais les deux hommes se connaissent bien depuis longtemps, bien avant leur arrivée au pouvoir respective. Aujourd’hui, Embalo a dit qu’il tourne cette page conflictuelle et considère Condé comme son homologue mais aussi comme une sorte de père pour lui. Dans l’intérêt mutuel des pays, les deux présidents sont obligés de fumer le calumet de la paix. Il ne peut pas en être autrement car, les deux pays sont liés par l’histoire et la géographie.Los/te/APA

PRIX AU PRODUCTEUR DU KILOGRAMME D’ARACHIDE :L’Etat vole au secours de la Sonacos

http://www.enqueteplus.com/Après avoir fixé un prix plancher de 210 F le kilogramme d’arachide, l’Etat du Sénégal s’est réajusté, en donnant un blanc-seing à la Sonacos d’acheter désormais à 250 F CFA pour pouvoir disposer de graines.
L’Etat du Sénégal rétropédale. Face au refus des producteurs de vendre leurs récoltes à la Sonacos au prix plancher de 210 F CFA le kilogramme et à la forte concurrence chinoise, il a fini par lâcher du lest, en portant désormais le prix plancher à 250 F CFA.
Dorénavant, c’est à ce prix que va acheter la Sonacos qui avait du mal à collecter la quantité d’arachide dont elle a besoin. Les producteurs avaient pris l’option de vendre leurs graines aux Chinois qui achetaient 40 F de plus que le prix plancher fixé par l’Etat.
En prenant une telle décision, l’Etat sauve non seulement la Sonacos, mais aussi des milliers d’emplois de cette boite qui étaient menacés. La semaine dernière, les travailleurs de la Sonacos de Diourbel, Kaolack et Ziguinchor avaient déserté les bureaux et ateliers des usines, pour tirer la sonnette d’alarme sur le danger qui planait sur leur outil de travail. L’entreprise, qui a un besoin de 150 000 t de graines, était donc obligée de s’aligner au standard du marché dominé par les Chinois.
Selon le secrétaire général adjoint national du syndicat des corps gras, par ailleurs Secrétaire général de la section de la Sonacos de Diourbel (SEIB), les règles de la campagne ne sont pas respectées.
‘’A l’heure actuelle, la situation des achats est catastrophique. Le peu de graines qu’on a, on doit le laisser aux industries pour que ça créée de la valeur ajoutée et du travail pour les jeunes. Les paysans refusent d’amener leurs graines à la Sonacos à cause de la mauvaise organisation de la campagne. Si la campagne était bien organisée, les paysans auraient pu trouver leur compte et nous aussi’’, déclarait Thiémbaye Ndiaye au cours d’une assemblée générale tenue la semaine dernière.
Il avait, par la même occasion, invité les autorités étatiques à restaurer la taxe de 40 F sur le kilogramme de l’arachide à l’exportation récemment supprimée. ‘’Ceux qui exportent les graines devaient payer une taxe de 40 F CFA par kilogramme. Ce sont ces 40 F que les exportateurs utilisent pour augmenter le prix, de sorte que nous ne pouvons y accéder. C’est un déséquilibre qui dérègle tout le jeu. Les Chinois sont allés acheter les graines dans les champs, alors que la campagne de commercialisation n’était pas encore ouverte. La Sonacos ne peut pas faire face à cette concurrence déloyale, parce que c’est une société organisée, qui a des règles à respecter’’, avait-il laissé entendre.BOUCAR ALIOU DIALLO (DIOURBEL)

Modou Dagne Fada: «La campagne arachidière n’est pas perdue»

http://actunet.net/Malgré un début de campagne arachidière timide pour ne pas dire timoré, d’heureuses perspectives de croissance pourraient s’offrir à la Sonacos à travers une diversification de ses prestations, son autonomisation future en énergie, ou encore, une restructuration de la gestion à laquelle son directeur général Modou Diagne Fada dit veiller… au grain près.
 Entretien.

La présente campagne arachidière est fructueuse pour les agriculteurs, mais difficile pour les huiliers qui peinent à faire face à l’offre d’achat chinoise. L’avenir de la Sonacos est-il en jeu ?

La campagne est difficile à l’heure actuelle pour la Sonacos, mais elle n’est pas perdue pour autant. Nous venons de démarrer. Nous venons de boucler le premier mois de la campagne. L’argent est disponible. Aujourd’hui, nous payons presque comptant les opérateurs qui ont décidé de nous livrer leurs graines, ce qui est une première. L’argent a précédé la récolte. On s’est levé très tôt, on a mobilisé un financement d’à-peu près 30 milliards Cfa pour pouvoir dérouler notre mission, pour pouvoir collecter convenablement les graines. On a aussi très tôt préparé les équipements de réception dans tous les sites de la Sonacos. Cette année, nous avons innové en nous rapprochant des producteurs, en nous rapprochant des paysans en érigeant des centres de réception intermédiaires à Kaffrine, à Tambacounda et à Kolda. Donc, tout ce qui devrait être fait par la Sonacos a été fait. Un prix plancher de 210 francs a été fixé, des opérateurs ont été agréés, c’était à eux de nous amener les graines ; et si tel n’est pas le cas, ce n’est pas la faute de la Sonacos. Mais, tout compte fait, on peut penser que le discours du chef de l’État tenu le 31 décembre face à la presse nationale est un discours rassurant pour la Sonacos, rassurant aussi pour les travailleurs de la Sonacos qui s’inquiétaient un peu de la rareté de la matière première qu’est l’arachide pour une industrie oléagineuse comme la Sonacos. Les huiliers rencontrent quelques difficultés. Nous, notre matière première c’est l’arachide. Si nous n’avons pas la matière première nous n’allons pas pouvoir tourner. Si nous ne tournons pas, des emplois peuvent être amenés à être menacés. Mais le président de la République a clairement fait comprendre que les travailleurs de la Sonacos n’ont pas à s’inquiéter. Il gère les intérêts de tout monde et il fera de sorte que tous les acteurs de la filière y trouvent leur compte. Ce que moi je demande en tout cas aux travailleurs de la Sonacos qui expriment leur inquiétude, c’est de se calmer, c’est de considérer qu’ils ont été entendus par le président de la République et de lui faire confiance.

Peut-on s’attendre à une nouvelle privatisation de la Sonacos ?

La Sonacos, c’est vrai, rencontre des difficultés, rencontre des problèmes. Nous avons hérité d’une société dont les indicateurs étaient au rouge, étaient négatifs. Nous avons hérité d’une société endettée, d’une société qui avait des contentieux avec plusieurs partenaires, avec plusieurs fournisseurs. Nous avons aussi hérité d’une société qui était en défaut de paiement vis-à-vis de l’Itfc, une filiale de la Banque islamique de développement. Bien cette société-là, quand on la prenait en main, était dans une situation plus ou moins difficile, même si je reconnais que depuis la reprise, depuis la renationalisation par l’État du Sénégal en 2016 beaucoup de progrès ont été accomplis. Maintenant, il reste clair que des problèmes demeuraient, mais certains de ces problèmes ont aujourd’hui trouvé solution. Aujourd’hui, la Sonacos n’est plus en défaut de paiement. Nous payons régulièrement les échéances que nous devons à la Banque islamique de développement. Nous avons négocié et trouvé des consensus avec nos partenaires, les banquiers, les fournisseurs qui nous ont permis d’apaiser la situation, qui nous ont permis aussi d’envisager un avenir prometteur, une coopération prometteuse entre la Sonacos et ses différents partenaires. Nous avons réussi à améliorer notre trésorerie, nous avons réussi aussi à déstocker les graines, les stocks d’huile pour pouvoir faire face à certaines dépenses et penser à des investissements pour 2020, notamment les travaux de fin de campagne qu’on appelle les Tfc qui ne sont pas réalisés depuis très longtemps. Nous entendons les faire en 2020, et ces travaux de fin de campagne devraient nous permettre de redémarrer des ateliers qui étaient fermés depuis très longtemps. C’est le cas de la vinaigrerie et de la javellerie à Diourbel, de l’usine de bétail Setuna à Diourbel ; c’est l’extraction et la détoxification à Kaolack et à Ziguinchor ; c’est l’autonomisation en énergie aussi de l’usine de Lindiane… Autant de perspectives qui sont devant nous et que nous allons réaliser sur fonds propres. Je crois que la privatisation, on ne doit l’envisager que quand on aura fini de rendre la fille qui est la Sonacos, plus belle ; à partir de ce moment, il sera très facile de lui trouver un conjoint. Pour le moment, je crois que nous sommes dans cette phase de restructuration, de restructuration technique, mais aussi, de restructuration financière. Le conseil d’administration vient de se réunir et a acté la recapitalisation de la société ; ça c’est un acte extrêmement fort. Aujourd’hui, la société est recapitalisée ; aujourd’hui, les comptes de la société sont assainis, et aujourd’hui, la société est devenue banquable et est en mesure d’emprunter de l’argent ; ce qui me semble être une très bonne chose. Malheureusement, il y a la timidité de la campagne qui peut ralentir cet envol ; mais en tout état de cause nous sommes sûrs que nous aurons le président de la République, Macky Sall, derrière nous ; son gouvernement aussi sera derrière nous pour nous soutenir, soutenir la Sonacos, soutenir les travailleurs de la Sonacos pour qu’on puisse  aller de l’avant.

Ce début d’année est marqué par une hausse des coûts de l’électricité dont la Sonacos, ès qualité d’industrie, est grosse consommatrice. Est-ce que cela ne risque pas de se répercuter sur les consommateurs avec une hausse du prix de l’huile ?

J’ai parlé tout à l’heure de l’énergie pour la Sonacos. Il fut un moment où nous étions connectés au réseau de la Senelec. Nous sommes en train de prendre des mesures pour nous déconnecter du réseau de la Senelec, pour produire nous même à partir des coques d’arachide notre propre énergie. Bien entendu, pour soulager la Senelec, mais aussi, pour soulager la trésorerie de la Sonacos. Et nous pensons que c’est un bon axe aussi, dans le cadre de la rationalisation des dépenses internes à la société. Ceci dit, la réduction de la subvention sur le coût de l’électricité est pour moi un acte nécessaire, un acte économique pour pouvoir  redistribuer les fonds qui étaient alloués à cette subvention, les répartir à nouveau, les redéployer vers d’autres couches de la population.

Comment appréciez-vous les propos de Moustapha Cissé Lô pour qui, il y a une iniquité,des magouilles,dans la distribution des semences ?

Je précise que la Sonacos ne distribue pas les semences. La Sonacos ne distribue pas les intrants, les engrais et autres ; la Sonacos ne distribue pas aussi le matériel agricole ; cela relève de la responsabilité du ministère de l’Agriculture. Je n’ai aucun commentaire à faire sur ce qu’il a dit, sauf de soutenir la position du gouvernement qui entend apporter des réformes dans l’attribution des quotas, dans la distribution donc des semences. Et je crois que c’est une excellente chose pour que tout un chacun y voie plus clair.

Le comité de pilotage du dialogue national vient d’être installé. Que peut-on attendre de ce processus ?

Le dialogue c’est une bonne chose. Il faut féliciter le chef de l’État pour avoir initié ce dialogue national. Il n’était pas obligé de le faire parce qu’il a gagné et bien gagné l’élection présidentielle. Mais il a compris que toutes les forces vives de la nation devraient être associées au travail de construction nationale. Il sait qu’il va avancer beaucoup plus rapidement, s’il y a une paix sociale, s’il y a une concorde entre les principales forces vives de la nation. Cela ne peut pas se faire dans le cadre de la médisance, de polémiques stériles… Ce qui est important à retenir, il a dit et a répété, qu’en cas de consensus forts autour de certaines questions politiques, électorales, sociales, il est prêt à mettre en œuvre les conclusions. Souhaitons tout simplement que les trois mois qui sont impartis au Comité national de pilotage puissent leur permettre de s’entendre sur l’essentiel, et l’essentiel, c’est comment faire pour développer le Sénégal, pour accélérer la construction du pays, pour que le rendez-vous de 2035, qui est le rendez-vous de l’émergence ne soit pas raté par le Sénégal ?

Quid de votre avenir politique ?

Mon avenir politique est d’abord entre les mains de Dieu, mon avenir politique est entre les mains des Sénégalais qui nous écoutent, mon avenir politique est entre les mains des militants de Ldr/Yessal. Je suis dans une coalition qui s’appelle la grande majorité présidentielle, ou bien qui s’appelle Benno bokk yakaar. Nous sommes des alliés avec d’autres formations politiques, avec d’autres hommes politiques, aujourd’hui nous sommes ensemble autour du Président Macky Sall. Je crois que nous devons garder le plus longtemps possible cette posture d’unité entre les membres de la grande majorité présidentielle. Je crois que c’est cela l’intérêt du Sénégal, c’est ça aussi l’intérêt de la coalition. Le moment venu, nous pourrons nous asseoir autour d’une table, échanger, discuter et prendre la meilleure décision pour pouvoir aborder l’élection présidentielle de 2024. Je crois que ce n’est pas le moment, aujourd’hui, d’évoquer ces questions-là ; ce n’est pas le moment, aujourd’hui, de parler d’élection, de mandat, parce qu’encore une fois, le Président Macky Sall vient d’être réélu il y a de cela quelques mois. Et comme il l’a dit lui-même, s’il se mettait dès à présent à définir la posture qu’il va adopter en 2024, cela va mettre le pays en danger, et nous pensons que tel ne devrait pas être le cas. Nous sommes en Afrique, nous sommes au Sénégal et il faudrait véritablement que tout le monde se le tienne pour dit : les discussions autour de l’école, autour de la santé, autour des questions économiques, autour de la propreté de nos villes, autour de l’agriculture, autour de l’arachide, ces discussions-là sont 10.000 fois plus importantes que des discussions politiciennes, des discussions électoralistes, des discussions qui ne font prévaloir que des ambitions crypto personnelles. Les Sénégalais n’ont pas besoin de cela. Par Mohamed NDJIM

Gestion budgétaire:Un creusement du déficit budgétaire observé en 2018

https://www.lejecos.com/Au Sénégal en 2018, la gestion budgétaire a été caractérisée par un creusement du déficit budgétaire de 0,7 point de PIB à 3,7%. Selon la Balance des Paiements et Position Extérieure Globale du Sénégal, consultée par le Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos), au plan des prix, un repli du taux d’inflation (0,5% contre 1,3%) a été observé.
S’agissant des comptes extérieurs, le déficit du compte courant, rapporté au Pib, s’est aggravé de 2,1 points par rapport à l’année 2017, en ressortant à 9,4% en 2018. Cette dégradation est en lien avec celle du solde de la balance des biens et services (-15,6% du PIB contre -13,9%).
«Le déficit commercial (1.886,4 Milliards) a continué à se détériorer sous l’effet d’une progression plus importante des importations (+16,0%) comparée à celle des exportations (+12,6%). La hausse des importations s’explique notamment, par la facture énergétique, qui s’est alourdie avec la remontée des cours du pétrole, et la demande de biens intermédiaires. Un léger repli a été relevé au titre des acquisitions de biens d’équipement », lit-on dans le document.
La dynamique des exportations de biens a été imprimée par la bonne tenue de l’activité, notamment dans les secteurs aurifères, de la pêche et des industries chimiques.
« Il convient de souligner que l’or non monétaire s’adjuge 16,3% des exportations de biens. En 2018, ledéficit commercial, rapporté au PIB, s’est accentué en passant de 12,9% en 2017 à 14,5% en 2018. Ainsi, le taux de couverture des importations par les exportations s’est dégradé de 1,7 point de pourcentage à 53,2% », précise-t on.Adou FAYE

Balance des paiements: Le solde global affiche un excédent de 527,2 milliards de FCFA en 2018

https://www.lejecos.com/Selon la Balance des Paiements et Position Globale du Sénégal publiée par la Bceao, le besoin de financement est ressorti à 985,7 Milliards, après 663,5 Milliards un an auparavant.
« Il a été couvert par des entrées nettes de capitaux d’un montant global de 1.508,1 Milliards, au titre des investissements de portefeuille (858,9 Milliards), des investissements directs étrangers (441,6 Milliards) et des autres investissements (207,6 Milliards).
La bonne tenue des Ide est liée, en partie, aux perspectives de l’exploitation du pétrole et du gaz ainsi que de nouvelles mines d’or, tandis que l’accroissement de passifs au titre des investissements de portefeuille s’explique par l’emprunt obligataire émis sur le marché financier international par l’Etat », renseigne le document.
Il précise que l’excédent du compte financier a permis de couvrir le déficit courant et d’améliorer les avoirs de réserve (au sens strict) à hauteur de 382,6 Milliards. Evalué suivant l’optique des actifs extérieurs nets du système monétaire, le solde global de la balance des paiements affiche un excédent de 527,2 Milliards contre 125,6 Milliards en 2017.
Il traduit une amélioration de la position extérieure de la Banque Centrale (382,1 Milliards) ainsi que des actifs extérieurs nets (AEN) des autres institutions de dépôts (145,1 Milliards).
En relation avec les flux de la balance des paiements, la Position extérieure globale nette (Pegn) débitrice est ressortie à -6.643,0 Milliards en 2018 (-50,9% du Pib) contre -5.701,0 Milliards (- 46,9%) en 2017, reflétant une augmentation de 942 Milliards des engagements nets vis-à-vis des non-résidents.
L’analyse de la structure géographique de la position extérieure globale nette fait ressortir une position créditrice vis-à-vis des autres pays de l’Uemoa (+634,6 Milliards) et débitrice vis-à-vis de la Zone euro (-2.853,2 Milliards) et des autres pays (-4.424,4 Milliards).
En particulier, le niveau des engagements vis-à-vis des autres pays (34,0% du Pib) s’explique essentiellement par les tirages au titre des prêts accordés par les partenaires au développement, les investissements de portefeuille, notamment les emprunts obligataires, ainsi que les crédits commerciaux.Adou FAYE

Balance des services: Le solde s’est dégradé de 34,3 milliards de FCfa en 2018

https://www.lejecos.com/–La répartition géographique du solde des échanges de biens fait ressortir une dégradation du déficit commercial vis-à-vis des continents européen (+285,5 Milliards ) et asiatique (+85,4 Milliards ) et une contraction de 16,2% à 297,6 Milliards de l’excédent commercial avec le continent africain.
Selon la Balance des Paiements et Position Extérieure Globale du Sénégal publiée par la Bceao et consultée par le Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos), le solde de la balance des services s’est dégradé de 34,3 Milliards en rapport avec l’alourdissement du fret, induit par la progression des importations, l’accroissement des services spécialisés au profit des entreprises minières et pétrolières, ainsi que la baisse de l’excédent des services de communication.
Le déficit a été atténué par une amélioration de l’excédent du poste voyages. Selon la même source, le déficit du compte de revenu primaire s’est légèrement amélioré (2,6% du PIB contre 2,8%), en lien avec une baisse des sorties nettes au titre des revenus des investissements.
Son profil reflète notamment les paiements d’intérêts de la dette publique extérieure qui représentent plus de 63,0% des revenus primaires nets.
« Les flux nets du compte de revenu secondaire sont évalués à 1.143,5 Milliards (+8,8%), tirés par les envois de fonds des travailleurs migrants. Les réceptions ont progressé de 8,3% à 1.271,6 Milliards en 2018 et représentent 10,0% du Pib.
En référence au motif économique, elles sont affectées aux dépenses courantes, une faible part (7,6%) étant destinée à l’investissement », renseigne la même source.
Pour sa part, explique-t-on, l’excédent du compte de capital s’est renforcé de 9,4% à 244,7 Milliards, en lien avec la hausse des transferts en capital en faveur des administrations publiques.
Les subventions ont été destinées essentiellement au secteur de l’agriculture et de l’environnement (29,7%), à la santé et la nutrition (23,7%) et à l’énergie (20,0%).Adou FAYE

Fin de cycle des émergences des pays en retard de développement Par Mamadou SY Albert

Depuis quelques années le modèle développement le mieux répandu en terre africaine est celui de l’émergence, qui fait tant la fierté sénégalaise de la seconde alternance. Après deux décennies de mise en œuvre, l’émergence a accouché dans de nombreux pays en retard de développement d’une crise politique correspondant à la fin de cycles chaotiques dus à l’émergence.
L’émergence ! Dénominateur commun à toutes ces stratégies économiques et politiques axées sur la performance de la gouvernance politique et économique par l’afflux de fonds d’investissement dans les infrastructures routières, portuaires et aéroportuaires, l’émergence ne semble guère être au rendez-vous du développement tant attendu dans le continent noir depuis les indépendances. La spirale de la pauvreté s’élargit et le mal-vivre se répand. Les problèmes sociaux, économiques et culturels assaillent tous les États partisans de l’émergence. Le troisième mandat présidentiel marque un retour à la case de départ du temps des régimes politiques des premières décennies de l’accession à la souveraineté des pays africains. L’émergence est à reculons et se défend qu’on lui cède le passage.
De pays sous-développés à pays en retard de développement, puis pays en voie de développement, c’est toute l’identité politique que porteront pratiquement les pays du continent africain après les indépendances des années 1960 qui est remise en cause par les à-coups d’une émergence chaotique en fin de cycle. Cette marque de reconnaissance et d’identification des pays pauvres à l’échelle mondiale renvoyait à l’état réel de l’économie africaine à ses balbutiements. Elle était à peine sortie de la domination coloniale. Les pères des indépendances vont ainsi inscrire toutes les stratégies nationales de développement dans la planification et la perspective d’une relance de l’appareil productif et du système éducatif. Le modèle postcolonial repose singulièrement, à ses débuts, sur le développement de l’éducation, la formation, l’agriculture et l’industrie et la modernisation de l’administration publique.
L’État postcolonial, acteur principal de ce projet d’un développement extraverti et de reconstruction de l’administration étatique, ne parviendra pas réellement à sortir les Africains du sous- développement. Les résultats de ce modèle seront plutôt médiocres. Aucune des anciennes colonies africaines ne sortira du sous-développement au regard de la misère ambiante de la fin des années 1970 et le début des années 1980. Ce modèle entré en crise profonde avec l’irruption de la sécheresse, la crise pétrolière, les conflits politiques et inter ethniques va sombrer avec ses limites historiques sous le vocable de Pays pauvres très endettés (Ppte). L’Afrique bascule alors dans le cycle infernal de l’endettement, des remous sociaux et de la gouvernance anti-démocratique. Puis, ce sont les transitions politiques et l’expérience démocratique généralisée qui conduisent à la nouvelle dominante appelée émergence. L’échec des processus démocratiques est de nos jours manifeste. Il suscite partout un avenir incertain.
Le Sénégal constitue un exemple d’étude. Il est actuellement dans les rangs des pays moins avancés – autre appellation des pays sous développés de la planète. Les taux de croissance officiels très flatteurs, frôlant les 7% pourraient être trompeurs sciemment, en raison du fait que ces taux ne reflètent guère l’état réel de l’économie nationale. Les Petites et moyennes entreprises sénégalaises représentent plus de 90% du tissu économique sénégalais. Ce tissu économique national qui emploie plus de 70% des travailleurs ne porte pas véritablement ce taux de croissance plutôt exogène. Il est insignifiant par rapport à des groupes internationaux plus puissants que l’État du Sénégal. La pauvreté qui se répand dans les villes et à la campagne devrait être un indicateur de mesure de l’échec économique de l’émergence. Les besoins fondamentaux des Sénégalais sont à ce titre, insatisfaits par l’État.
Il s’agit de l’emploi, de la formation professionnelle et technique et les besoins croissants en éducation, en matière de santé ou de transport public. L’État n’a tout simplement pas les moyens financiers pour investir et résoudre cette croissante demande sociale, économique et culturelle. Les principaux investissements de la puissance publique désertent gravement la satisfaction de ces besoins nationaux vitaux et fondamentaux, à tout point de vue, pour un développement humain durable et harmonieux (homogène). Ils sont orientés vers la construction des grands chantiers routiers, portuaires et aéroportuaires et la modernisation de l’appareil d’État.
Ce modèle de l’émergence extravertie pourra difficilement prendre en charge les véritables questions du développement endogène de l’agriculture, de l’industrie, de l’éducation, de la formation, de l’emploi et la compétitivité d’entreprises nationales face à des multinationales. L’échec de l’émergence se mesure aujourd’hui par la pression grandissante des syndicats des travailleurs et des populations en souffrance économique, sociale et culturelle. Les entrepreneurs ne cessent de se plaindre. Après les échecs des stratégies de développement des pères de l’indépendance, l’Afrique s’achemine encore progressivement vers l’échec de l’émergence dans des pays phares : au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Gabon, en Guinée et dans bien des pays adeptes des nouveaux plans de l’émergence économique.
L’irruption du troisième mandat présidentiel en terre africaine est assez révélatrice de l’impasse économique et de la crise politique se dessinant à l’horizon de tous les pays auto- proclamés émergents. Les scénarii des crises politiques d’une fin de cycle des émergences rappellent étrangement la fin de cycle des partis uniques et des modèles de développement extravertis des pères de l’indépendance. Ces pouvoirs ont produit la dictature et le pillage des ressources africaines. Y retourner serait un pis aller.

[Courrier des lecteurs] de SDE à Suez, zone d’ombre dans la distribution de l’eau au Sénégal

https://www.financialafrik.com/La signature du contrat d’affermage du service public de l’eau et le lancement de la nouvelle société SEN’EAU se sont tenus lundi 30 décembre 2019 à Dakar. Un acte que Serigne Mbaye Thiam, ministre de l’Eau et de l’Assainissement, qualifie de « jalon important dans le processus de réforme institutionnelle de seconde génération du sous-secteur de l’Eau en milieu urbain au Sénégal». Le Groupe SUEZ a ainsi démarré ses activités le 1er janvier 2020. La question qui s’impose est de savoir pourquoi cet empressement si l’on sait que le feuilleton SDE-SUEZ n’est pas totalement vidé par les instances juridiques compétentes nationales et communautaires. En attendant que les moyens de recours ne soient totalement épuisés au Sénégal, la SDE va se plaindre à Abidjan auprès de la Cour de Justice de la CEDEAO. Qu’adviendra-t-il si ces dernières instances parvenaient à donner raison à la SDE ? Une question qui trouve tout son sens si l’on connait la force des lois supranationales sur celles nationales.
L’heure est donc de rétablir la vérité des faits et élucider l’opinion nationale et internationale. Une vérité expliquée autour de « 7 idées phares de la bataille Suez – SDE » qui démêlent le vrai du faux pour permettre à chaque Sénégalais(es) de se faire une opinion. La guerre de l’eau se joue autour d’un contrat d’affermage qui est une des formes de contrat prévue dans le cadre d’accord de partenariat public privé. Dans le cas de la gestion des eaux, l’affermage prend la forme d’une délégation de service public et ce type de contrat est fréquemment utilisé pour la gestion des services d’eau potable et d’assainissement. La collectivité délégante (L’état) assure les investissements, le fermier (souvent une société privée jusqu’ici SDE) supporte les frais d’exploitation et d’entretien courant. Il se rémunère directement auprès de l’usager par un prix convenu à l’avance dans le contrat d’affermage, révisable selon une formule de variation proposée dans le contrat.
Pour couvrir les investissements nécessaires au maintien du patrimoine, l’Etat vote chaque année une part du tarif qui lui reviendra (la « surtaxe »). Le fermier est chargé de recouvrer cette part auprès de l’abonné par la facture d’eau et de la restituer à la collectivité dans un délai court fixé par le contrat.

Suez, le vainqueur désigné

Le Groupe SUEZ, le champion français, désigné vainqueur au terme d’un appel d’offre d’une durée improbable (près de 3 ans) voit son avenir se jouer devant la plus haute juridiction judiciaire du pays : La cour suprême.
Oui, contrairement aux vérités assénées de manière péremptoire, la justice sénégalaise ne s’est pas prononcée sur la requête en annulation formulée par la Sénégalaise Des Eaux (SDE). Au regard des arguments énoncés par l’avocat général, représentant du procureur de la justice et donc du ministère public, on comprend mieux la détermination de la SDE à faire valoir ses droits. Qu’a-t-il dit ?
L’avocat général a retenu 3 points :

L’incompétence temporelle :

la commission des marchés a siégé et désigné le vainqueur entre le 2 janvier 2018 et le 25 janvier 2018.  Période durant laquelle ladite commission n’était pas nommée. Par conséquent, les actes pris sont nuls. Cette décision est vraisemblablement frappée d’illégalité conclut l’avocat général, représentant le ministère public.

Non-conformité de la SDE :

Pour rappel, la non-conformité substantielle de la SDE a souvent été évoquée par certaines autorités pour justifier le choix de la SUEZ malgré une offre de prix plus élevé.
Rappelant la procédure d’appel d’offre c’est à dire une procédure en deux phases :
-Une phase technique qui permet l’évaluation de la capacité technique des candidats. Les candidats doivent obtenir une note minimale sous peine de disqualification. Les candidats éligibles après cette phase auront l’opportunité de présenter leur offre financière.
-L’offre financière gagnante est selon le code des marchés publics sénégalais le moins- disant sauf s’il existe une grille de pondération (offre technique vs Offre financière) dans le cahier de charge. En absence de cette grille de pondération, les deux phases sont « étanches ».
En conclusion, Il y a lieu de considérer que la décision de l’ARMP souffre d’illégalité́.
En terme profane, on ne peut pas parler de non-conformité de SDE pour des raisons techniques car si elle a été éligible pour la seconde phase, cela signifie qu’elle a donné les garanties de sa capacité technique dans la phase technique.
Comment peut-il en être autrement puisque la SDE est en charge de la gestion de l’eau en zone urbaine depuis 1996.
Conflit d’intérêt :
La SDE accuse le champion Français, Suez d’être en situation de conflit d’intérêt.

Pourquoi y aurait-il conflits d’intérêt ?

Suez International réalise en ce moment l’usine de production d’eau potable de Keur Momar Sarr 3 et le Groupe Suez est adjudicataire du contrat d’affermage du l’eau de zone urbaine et péri-urbaines ; SDE affirme qu’en qualité de fermier, le groupe Suez ne pourra pas jouer son rôle de garant-indépendant de la qualité de l’eau qu‘elle distribue. Il y aurait par conséquent des risques de dégradation de l’eau et des risques santé publique.
En effet, on peut se demander comment le Groupe SUEZ pourra juger SUEZ international ? On peut dire que la SONES, jouera son rôle, l’ONAS aussi mais le dernier rapport présenté par Saër Niang, Directeur de L’ARMP, tend à nous faire croire qu’aucun contrôle n’est véritablement fait. En conséquence, il faut que SUEZ dénonce les manquements de SUEZ.
Sur ce point, l’avocat général n’est pas aussi catégorique que sur les points précédents, il émet des doutes.
Le Parquet Général conclue à la suspension de la procédure mais le juge rejettera ses arguments. La procédure de suspension du transfert SDE – Suez peut se poursuivre mais le dossier reste ouvert quant à la requête d’annulation.

SDE, la sénégalaise bafouée

La bataille de l’eau serait-elle aussi une bataille pour gagner le cœur des sénégalais ? Depuis l’adjudication provisoire, la Sénégalaise Des Eaux (SDE) s’est vu qualifié de société française et elle, pour se départir de cette étiquette «impropre», a tôt fait de revendiquer sa «sénégalité».
Mais au fait, qu’est-ce qu’une entreprise sénégalaise ?
Est-ce une entreprise de droit Sénégalais ? Est-ce une entreprise qui paye ses impôts au Sénégal ? Ou, est-ce une entreprise qui emploie des Sénégalais, ou encore, est-ce une entreprise dont le capital est majoritairement détenu des sénégalais ?
Fort heureusement, une entreprise Sénégalaise c’est un peu tout ça à la fois même si je concède que la notion de capital est très importante tout comme le nombre d’employé sénégalais et surtout la place des sénégalais dans l’organisation.

La Sénégalaise des eaux est à bien des écarts une société sénégalaise. Prenons les éléments les moins discutables

1-Son capital :
Le capital de le SDE est réparti des façons suivantes :
a.        Eranov : 57%
b.        état sénégalais : 5%
c.         privé sénégalais : 33%
d.        personnel : 5%
2) Le nombre de salariés : plus de 1200 employés sénégalais dont un expatrié
3) Le management : En dehors du DGA, la totalité du management est sénégalais(es).
La société est devenue une référence en Afrique, permettant au Sénégal d’être l’un des seuls pays du continent à avoir atteint l’Objectif du Millénaire pour le Développement (OMD) sur l’eau.
Drapé des couleurs du national, nous étions honorés de voir :
–          La ville de Dakar distinguée par la Banque mondiale et la Sénégalaise des Eaux a remporté le prix « Water utility of the year » en 2018
–          La compétence des cadres sénégalais reconnues au-delà de frontière avec l’expatriation de nos compatriotes en république démocratique de Congo (RDC)

Peut-on, au nom de choix lors d’un appel d’offre présenter comme «médiocre» ce que nous avons qualifié il n’y pas si longtemps encore de fleuron de l’industrie du Sénégal.

Il faut raison garder car il en va de la crédibilité de nos jugements en tant qu’individu en tant qu’État.
Le Groupe SUEZ est une entreprise française, personne ne peut le nier et aura les agissements conforme à sa culture. La Sénégalaise des eaux (SDE) est entreprise Sénégalaise sinon africaine dont l’ancrage est en Afrique et la culture d’entreprise Africaine.
Qualifier ma SDE de société française est très habile car cela prive l’entreprise d’un de ses éléments de différenciation et permet d’arriver à « Suez et SDE même combat », donc si deux entreprises française se battent pour le contrôle de l’eau au Sénégal, ce n’est pas si grave finalement.
Réveillons-nous, il s’agit de l’affrontement entre deux visions du capitalisme. Suez tenant du capitalisme libéral et SDE, tenant du capitalisme social.
SDE, le péché de corporation
Depuis 1996, la société en charge du service de l’eau de Dakar est la SDE. Elle a signé avec l’État sénégalais un contrat d’affermage pour la production et la distribution de l’eau potable, ainsi qu’un contrat de performances techniques et commerciales pour 10 ans, complété par différents avenants jusque fin décembre 2018.
La SDE est une société privée créée avec la participation d’un partenaire stratégique étranger qui détient 57% du capital, le reste étant constitué de capitaux nationaux.
Au Sénégal, jusqu’à présent, les ouvrages ont été largement financés par la SONES, société publique en charge des infrastructures soutenue en grande partie par l’État sénégalais et surtout par les Institutions financières internationales et d’autres bailleurs, comme les agences de développement européennes.
Le contrat d’affermage est donc un serpent qui se mord la queue : les États contractent des emprunts et financent des infrastructures, privatisent un service public pour avoir accès à des programmes de coopération, et la société privée, qui est la face visible du service pour les usagers, en assure la gestion et en récolte des dividendes.
Avec une telle répartition des missions et charges, difficile d’identifier un responsable dans cette affaire. D’autant que mue par un sentiment d’appartenance à une corporation, la SDE ne s’autorise aucune prise de parole de nature à embarrasser des partenaires de fait.
Ainsi, d’incident en incident, la SDE assiste consentante à sa mise à mort en public. Coupable désigné de toutes les défaillances du système. Sinon, comment explique que l’on puisse reprocher à la SDE le manque d’eau qui résulte de la sous production ? Oui, il manque 100 000 m3/jours pour couvrir les besoins des populations de l’agglomération de Dakar.
Cette situation qui ne sera pas résolue avant 2021 quelque soit le fermier, résulte d’un retard d’investissement de près de 10 ans de société en charge en dépit de budget pharaonique (budget SONES : 76 milliards en 2012). Que dire de la panne de Septembre 2013 qui priva Dakar d’eau pendant de longues semaines et dont on taira la cause qui n’est autre qu’une non-conformité de construction ?
La SDE est coupable d’un péché de corporation et apprend à ses dépens que les amis d’hier sont devenus des adversaires les plus tenaces. Coupable d’avoir cru que la seule proximité avec «l’Etat et ses sociétés satellites» lui garantissait d’un succès lors du renouvellement du contrat. C’était sans compter sur le pouvoir persuasif des moyens de sa concurrente.
Bataille Suez – SDE, l’obscure transparence
Maintenant, on vit tous sur les réseaux sociaux dans un univers où se mélangent trois types de messages : l’information, l’influence et la conversation. Quand ces trois types de messages se mélangent, forcément il y a du vrai, il y a du faux, forcément il y a de l’outrancier et il y a du raisonnable.
La bataille de la communication SUEZ – SDE est une illustration parfaite de ce monde nouveau qui interpelle notre discernement et pour cause nous sommes constamment induits en erreur par des affirmations au fondement vrai. Prenons par exemple l’affirmation souvent reprise par les médias «le partenariat avec Suez permet au l’état du Sénégal d’avoir une meilleure part dans le capital de la nouvelle société».
Cette affirmation est vraie. Mais la formulation est contestable car celle-ci induit l’idée que seul Suez offre cette opportunité. En cela, l’affirmation devient trompeuse car cette disposition est un préalable fixé à tous les participants. Ainsi que ce soit Suez, SDE ou même Veolia, l’état du Sénégal aurait la même part dans le capital de nouveau. Dire cela revient aussi à passer sous silence que l’offre de la SDE même en matière de capital de la nouvelle société était mieux disant que celle de ses concurrents.
En effet, tenu de respecter le nouveau cahier de charge, la SDE devait également faire de la place dans son nouveau capital à ses partenaires locaux ‘ historique’ à hauteur de 19 %. Ce qui conduit à dire que la nouvelle société serait détenue à près de 74% pour les sénégalais à savoir l’état, les privés Sénégalais et le personnel de la SDE.
Ceci n’est qu’un exemple parmi tant d’autre d’une présentation biaisée des faits. Cette présentation n’est pas fortuite, elle est intellectuellement contestable car elle met sur la même grille deux situations incomparables. Celle de l’offre de SDE en 1996 puis reconduite par des avenants d’une durée de 1 an et celle de la Suez en 2017.
Pourquoi comparer l’offre de Suez international proposée dans le cadre de l’appel d’offre d’une durée de 15 ans à la situation existante ? C’est comme si on voudrait reprocher à la SDE de n’avoir pas baissé ses tarifs d’elle-même. Là encore, ce serait omettre les termes du contrat d’affermage qui régit cette relation.
Dans son édition du 10 avril 2019, le Canard Enchainé a révélé que SUEZ aurait donné quelques mois avant le lancement de l’appel d’offres cinq camions à bennes tasseuses à la ville de Saint-Louis. Cela a été confirmé par Suez qui n’avait pourtant alors aucune activité au Sénégal.
Pour rappel, dans un article consacré à SUEZ publié par Jeune Afrique (18 novembre 2018), le Directeur Général Bertrand Camus a déclaré que son Groupe avait dépensé « plusieurs millions d’euros » dans cet appel d’offres.
L’eau n’est-il pas juste devenu un enjeu de business avant d’être un enjeu de santé publique pour les sénégalais. La gestion des pénuries coûte plus de 700 millions par an à la SDE. Qui seront les bénéficiaires de ce marché avec le Groupe SUEZ ?
Suez, plus cher que la SDE ?
Mansour Faye, alors ministre en charge du secteur, avait indiqué dès le 1er juin 2019 que l’offre de la SDE était la moins-disante. Mais SUEZ a été désigné vainqueur. Pour justifier sa décision devant le Comité de règlement des différends (CRD), le responsable sénégalais avait indiqué que l’offre de la SDE était entachée de « non-conformités substantielles »
Alors, comment un dossier entaché de non-conformité substantielles peut-il être éligible à l’analyse de l’offre des prix ?
Ce qu’on peut dire de manière factuelle, c’est que l’ensemble des recours n’a pas permis de connaitre ses non-conformités substantielles. Nous nous rangerons donc à l’avis de l’avocat général qui dit que les deux étapes sont totalement étanches. L’analyse des offres fait apparaitre une Différences entre les offres SDE et Suez
–          42 milliards de FCFA dû à la différence de 11,6 F par m3 entre les 286,9 F/m3 proposés par SDE et les 298,5 F/m3 proposé par Suez
–          73 milliards de FCFA dû à la différence de prix de branchements de 99.000 FCFA proposé par SDE contre 239.000 FCFA proposé par Suez
Dans les 2 cas c’est la population qui en fait les frais (par une moindre baisse du prix de l’eau). Un écart dans les propositions de 115 Mds
Si l’appel d’offres avait été bouclé en janvier 2019 : le gain serait de 17 000 FCFA en 2019 par foyer (base 120m3)
SUEZ et le Sénégal, une histoire entre amis
Le dossier de l’appel d’offre pour la gestion de l’eau en zone urbaine et péri-urbaine du Sénégal restera dans l’histoire sur son déroulement chaotique mais également sur le silence assourdissant des agences de coopération qui font pourtant de ce secteur une priorité.
Ce dossier rentrera surtout dans l’histoire car Suez responsable au 1er chef des incidents de septembre 2013 a réussi le tour de force de se refaire une virginité. Mieux, Suez international construit la nouvelle station de Keur Momar Sarr 3.
L’Afrique n’a pas de mémoire, c’est bien connu.. On parle d’intérêt supérieur de la nation, osons croire que tel est bien le cas. Amen.Mamadou O. Mbaye, fidèle lecteur de Financial Afrik

Qui est Abdourahmane Dièye, le nouveau DG de la Douane ?

IGFM – « Monsieur Abdourahmane Dièye, Colonel-Inspecteur Principal des Douanes, est nommé Directeur général de la Douane, en remplacement de Monsieur Oumar Diallo, appelé à faire valoir ses droits à une pension de retraite », informe le communiqué du Conseil des ministres.
Le nouveau homme fort de la Douane est né le 14 janvier 1975 à Thiès. Il est un produit de l’Ecole nationale de l’administration et de la magistrature (Enam) d’où il est sorti en 2003.
La même année, il a intégré le corps des inspecteurs des douanes et a gravi petit à petit les échelons, à force de travail et d’abnégation.
Avant d’être porté à la tête de la Douane par le chef de l’Etat, il occupait le poste de Chef de la zone centre.

Mauvaise gestion de DDD: Macky installe Moussa Diop sur siège éjectable…

La société de transport en commun Dakar Dem Dikk est, en effet minée par des querelles incessantes entre le directeur général et les syndicalistes. Crédité d’une très mauvaise gestion de la boîte, Me Moussa Diop a récemment licencié le Secrétaire général de l’intersyndical des travailleurs de DDD. Le président Macky Sall semble d’ailleurs préoccupé.

Licenciements tout azimut à DDD

Et selon les syndicalistes, deux (2) autres procédures de licenciement visant deux (2) autres syndicalistes sont enclenchées. Depuis sa nomination comme directeur général, les partenaires sociaux et même le Conseil d’administration ne lui font aucu cadeau.
Le bilan du DG Moussa Diop
Selon leurs griefs « du népotisme, de la gabegie, des mesures impopulaires et dépenses non prioritaires caractérisent le bilan de Moussa Diop ».

Le président Macky Sall, préoccupé

C’est pourquoi le président de la République a manifesté toute sa préoccupation par rapport à la situation qui prévaut à Dakar Dem Dikk.
Instructions présidentielles au ministre de tutelle
En Conseil des ministres, il a instruit au ministre Oumar Youm en charge des Transports terrestres, d’accorder une attention toute particulière à ce qui se passe au niveau de la société nationale de transport.

Deuxjeunes lycéens sénégalais inventent une canne intelligente pour les personnes non-voyantes

XALIMANEWS- Créée par deux jeunes élèves lycéens, la canne intelligente ou le Smart Blind Stick est conçue pour aider ou guider les personnes non-voyantes. Ce bâton de plus d’un mètre est équipé d’un système qui permet de détecter des obstacles par la vibration ou par le son.  Malick Fall et Kanny Kane les co-fondateurs ont élaboré une canne intelligente qui surveille les signes vitaux en même temps assure la géolocalisation de la personne. Cette révolution est basée sur l’aspect humanitaire selon les deux jeunes élèves

REPARTITION DES FONDS DE DOTATION ET D’EQUIPEMENT :24,9 milliards décaissés pour la gouvernance locale

http://www.enqueteplus.com/Le ministre des Collectivités territoriales et de l’Aménagement du territoire a procédé, la semaine dernière, à la répartition des fonds de dotation et d’équipement qui s’élèvent à près de 25 milliards de francs CFA.
Les collectivités territoriales sénégalaises peuvent pousser un ouf de soulagement. Les fonds de dotation et d’équipement vont être bientôt décaissés. Ils sont déjà répartis par le ministre des Collectivités territoriales et de l’Aménagement du territoire qui a pris, la semaine dernière, un arrêté portant répartition de ces fonds.
En effet, c’est le 26 décembre dernier que le ministre de tutelle, Oumar Guèye, a informé les responsables des collectivités territoriales de la répartition du Fonds de dotation de la décentralisation (FDD) et du Fonds d’équipement des collectivités territoriales (FECT) au titre de l’année 2020. Dans l’arrêté interministériel n°030203 du 24 décembre 2019 portant répartition du fonds de la décentralisation entre les départements, les communes et les services de l’Etat, au titre de l’année 2020 dont ‘’EnQuête’’ détient copie, il est détaillé les montants alloués à tous les niveaux de décentralisation. Arrêté à la somme de 24 950 000 000 F CFA, ce fonds est réparti comme suit : 6 309 980 000 pour les 42 départements et collectivités territoriales, 900 000 000 pour les agences régionales de développement, 16 154 020 000 pour les 557 villes et communes, 326 000 000 répartis entre les 14 régions administratives, les 45 départements et les 123 arrondissements.
Pour le fonctionnement de l’Agence de développement local, un montant de 320 000 000 F CFA est dégagé. Le reste de l’argent est réparti entre l’Agence nationale de la sécurité de proximité, relativement à la mise à la disposition des collectivités territoriales d’agents à la sécurité de proximité, qui reçoit 360 000 000 F ; 145 000 000 pour le fonctionnement de l’Association des départements, 370 000 000 pour l’Association des maires du Sénégal et 65 000 000 pour l’Union des associations des élus locaux.
Ces fonds de dotation de la décentralisation sont financés dans le cadre du Programme de financement du développement territorial. L’action consiste au développement d’une stratégie d’appui à la mobilisation des ressources financières des collectivités territoriales, avec comme activité principale l’appui à l’investissement local. S’agissant du Fonds de concours aux collectivités territoriales, les départements de Bambey, Diourbel et Mbacké reçoivent, respectivement, les sommes de 86 705 641, 83 397 581 et 100 977 026 F CFA. La commune de Touba Mosquée reçoit la plus grosse allocation, avec un montant de 403 359 000 F CFA.
Pour les fonds de dotation aux collectivités territoriales, les départements de Bambey, Diourbel et Mbacké reçoivent respectivement 132 890 000, 140 800 000 et 146 800 000 F CFA. L’Agence régionale de développement reçoit 64 000 000 dont 55 500 000 pour les salaires du personnel cadre et 8 500 000 pour le fonctionnement. Pour la dotation aux services déconcentrés de l’Etat, la région de Diourbel reçoit 3 000 000 et les préfectures de Bambey, Diourbel et Mbacké chacune 2 200 000 et 1 500 000 pour chacun des huit arrondissements de la localité. Ce qui fait un total de 21 600 000 F CFA.
L’arrêté n°030206 du 24 décembre 2019 fixe les conditions de répartition des fonds de concours aux départements et communes au titre de l’année 2020. Le montant est de 23 945 885 194 F CFA dont 218 823 730 F CAF du guichet ‘’Allocation spéciale du FECT’’ (Fonds d’équipement des collectivités territoriales) et 23 727 061 464 du guichet ‘’Allocation globale’’ du FECT. Le total des ressources est réparti entre les départements et les communes plus les quatre villes que sont Dakar, Guédiawaye, Rufisque et Thiès.
C’est ainsi que les 42 départements se partagent 3 487 025 952 F CFA et les 557 villes et communes les 20 485 859 242 F CFA.
En ce qui concerne la CEL (Contribution économique locale) de 2019, le montant est de 17 768 157 649 F CFA. Elle concerne le guichet ‘’Allocation minimale’’ de 6 624 000 000 F CFA, le guichet stabilisation de 7 503 799 981 F CFA et le guichet ‘’Equité territoriale’’ qui est de 3 640 357 758 F CFA.BOUCAR ALIOU DIALLO

Eclairage public: la Sénélec demande aux collectivités locales de payer leurs factures

https://www.leral.net/Le Directeur général de la Sénélec demande aux communes de s’acquitter du paiement des factures pour l’éclairage public.
« Les populations sont en général de bon payeurs, mais il appartient cependant aux communes de faire des efforts supplémentaires pour le paiement des factures d’éclairage public.
C‘est pourquoi nous faisons en sorte que ces factures soient soutenables à leur niveau, en mettant des éclairages LED qui permettent des économies de 30 à 40 % par rapport aux factures traditionnelles », a, en effet, soutenu Pape Demba Bitèye, en tournée, hier, à Kébémer et Tivaouane dans “L’As”.

Les Centres de contrôle technique des véhicules vont être privatisés

http://www.dakarmatin.com/Selon le journal Source A, l’État du Sénégal va privatiser les Centres de contrôle technique des véhicules (Cctv). Nos confrères d’informer que des opérateurs privés vont désormais avoir la possibilité de créer et de gérer des Centres de contrôle technique des voitures.
Mais avant, c’est un appel d’offres qui sera lancé pour désigner les opérateurs en charge de ces Centres. Seuls les soumissionnaires retenus, avec le matériel adéquat inhérent à la fonctionnalité de ces espaces, auront le droit de créer des Centres de contrôle technique des véhicules. Le premier CCTV a été inauguré par l’ancien Président Abdoulaye Wade en février 2012 à Dakar

UNE TAXE SUR L’USAGE DES RÉSEAUX SOCIAUX PROPOSÉE POUR FINANCER LA GRATUITÉ DES SERVICES SANITAIRES

Dakar, 3 jan (APS) – Le Sénégal peut s’appuyer sur le taux de pénétration de l’internet mobile pour appliquer une taxe sur l’usage des réseaux sociaux, dans le but de trouver des moyens additionnels de financement des services sanitaires décrétés gratuits par l’Etat, a proposé la directrice de la Pharmacie nationale d’approvisionnement (PNA), Annette Seck Ndiaye.
‘’Au Sénégal, le taux de pénétration du mobile est inégalé. Nous devons étudier la modalité d’imposer des taxes sur les messages vocaux envoyés par WhatsApp ou d’autres messages transmis par d’autres réseaux sociaux. Tous doivent participer à la politique de santé publique’’, a-t-elle dit.
Dans une interview publiée vendredi par le quotidien Le Soleil, Annette Seck Ndiaye souligne que la gratuité ‘’a toujours un impact social’’, si l’on sait que les programmes de gratuité ‘’n’existent que s’il y a des médicaments gratuits’’.
‘’Il faut donc des ressources, et des pays comme le nôtre ont l’ambition de couvrir les besoins des populations. C’est important. Il faut le souligner’’, a ajouté Annette Seck Ndiaye.
‘’Le principe d’équité nous exige de prendre en charge les besoins en santé des personnes qui n’ont pas de moyens. Il faut des moyens et ils ne sont pas toujours suffisants’’, a-t-elle expliqué.
Selon la directrice de la Pharmacie nationale d’approvisionnement, la question à se poser est de ‘’savoir si tous les moyens doivent provenir de l’Etat. Doit-on trouver ailleurs des moyens ? Où est-ce qu’on doit trouver des moyens ?’’ a commenté Mme Ndiaye.Selon elle, des moyens additionnels doivent être trouvés – pour compléter ceux de l’Etat.Mme Ndiaye estime que le budget du ministère de la Santé et de l’Action sociale, qui s’élève à 191 milliards de francs CFA, ne représente qu’une ‘’portion très faible des besoins réels, parce qu’il va servir à tout le système de santé’’. ‘’Alors que rien que pour les médicaments, on aurait besoin de plus que cela.’’BK/ESF

Roger Federer va construire 80 écoles en Afrique, pour 12 millions d’euros

(Agence Ecofin) – Le champion suisse de tennis Roger Federer, via sa fondation, met à disposition 12 millions d’euros pour construire 80 écoles en Afrique.
Selon son porte parole, la Fondation soutient « des projets éducatifs situés dans la région de l’Afrique australe ainsi qu’en Suisse. Les programmes sur le continent africain se concentrent sur l’amélioration de la qualité de l’éducation préscolaire et de l’éducation de base, tandis qu’en Suisse, ils se concentrent sur la promotion des activités extrascolaires pour les enfants touchés par la pauvreté »
« Depuis quinze ans, ma Fondation s’est engagée à veiller à ce que ces enfants obtiennent une chance d’avoir une bonne éducation. Notre travail ne fait que commencer. Jusqu’à aujourd’hui nous avons atteint un million d’enfants », estime le champion.
La Fondation Federer est financée par Roger Federer lui-même, ainsi que par les dons de personnes privées qui soutiennent son action. Elle organise également chaque année des « matches for Africa ».

ANNETTE SECK NDIAYE, DIRECTRICE DE LA PNA: ‘’NOTRE PAYS A TOUT CE QU’IL FAUT POUR DEVENIR UN FABRICANT DE MÉDICAMENTS’’

Dakar, 3 jan (APS) – Le Sénégal a ‘’tout ce qu’il faut’’ pour devenir un fabricant de médicaments, une perspective qui relève de la souveraineté nationale, assure la directrice de la Pharmacie nationale d’approvisionnement (PNA), Annette Seck Ndiaye.
‘’Nous avons tout ce qu’il faut pour arriver à fabriquer des médicaments’’, comme le Maroc, la Tunisie ou l’Algérie, des pays qui ‘’sont presque devenus quasi autonomes en fabrication de médicaments essentiels’’, a-t-elle souligné dans une interview publiée vendredi par le quotidien Le Soleil.
‘’C’est une question de souveraineté nationale (…). Nous avons les ressources humaines qu’il faut. Nous avons une des meilleures universités, nous avons des chercheurs, nous aurons bientôt un centre d’incubation et un centre de recherche à Diamniadio’’, a fait remarquer Mme Ndiaye.
Le Sénégal a importé en 2018 ‘’des médicaments d’une valeur de 137 milliards de francs CFA, c’est une perte de devises pour le [pays]’’, a-t-elle indiqué, ajoutant que ‘’c’est pour cela que l’un des projets qui nous tient à cœur, c’est de devenir un fabricant pour booster la production’’.
Selon la directrice de la PNA, l’industrie pharmaceutique locale ‘’n’est pas compétitive dans ce domaine’’, et c’est la raison pour laquelle lors des appels d’offres internationaux, elle ‘’est de 20 à 30% plus chère que le fournisseur étranger’’.
Le code des marchés a certes ‘’prévu la préférence nationale, mais on est obligé de retenir parfois l’offre du fournisseur étranger qui est moins chère’’, a expliqué Mme Ndiaye, ajoutant que cette situation tient au fait que ‘’les matières de fabrication importées par l’industriel sénégalais sont taxées, alors que les médicaments fabriqués à l’étranger sont exonérés de taxes’’.
Parlant des perspectives d’une agence africaine chargée du médicament, Annette Seck Ndiaye parle d’une ‘’initiative avant-gardiste’’. Elle estime qu’à l’état actuel des choses, ‘’aucune industrie locale ne peut prendre son envol, si elle ne s’appuie sur le marché du pays où elle est installée’’.
‘’Il faut qu’on ait une dynamique régionale. Par exemple, s’il y a une unité de production de solutés au Sénégal, elle doit alimenter le Mali, le Niger, la Mauritanie, la Côte d’Ivoire. D’autres pays peuvent aussi produire un médicament qui sera vendu dans ce marché sous-régional’’, a proposé la directrice de la PNA.
Selon Annette Seck Ndiaye, l’agence africaine du médicament devrait avoir pour mission de coordonner toutes les activités liées au médicament.
‘’Il faut aussi contribuer à augmenter la production. Tout cela doit être sous-tendu par une réglementation forte, qui garantit la qualité. C’est bien d’avoir des médicaments, mais il est impératif d’en garantir la qualité. Cette agence devrait amener les pays à renforcer leur réglementation nationale à travers leurs autorités de réglementation’’, a-t-elle souligné.BK/ESF

Prise en charge des urgences,les 5 directives de Diouf Sarr

Le ministère de la santé a mis en place un nouveau plan de gestion des urgences . Dans une note parvenu à notre rédaction, Abdoulaye DiouF Sarr a donné 5 directives aux Directeurs des
Etablissements de Santé.
Assurerez la prise en charge du client ;
Faute de place ou de de condition de prise en charge optimales, il doit oraganiser sa référence avec la structure ou il sera orienté, ou le faire en collaboration avec le samu ;
Toute décision de référence doit être validée par le médecin responsable de la garde;
Aucun patient ne doit être référé vers une autre structure sans que la régulation ne soit faite au préalable, pour s’assurer de sa prise en charge à l’arrivée ;
Aucun patient ne doit être évacué à bord d’un véhicule autre qu’une ambulance ,
Les téléphones des médecins responsables de gardes et des services d’accueil des urgences doivent être fonctionnels H24.
Le ministre de la santé invite les Directeurs des Etablissements de Santé à veiller au respect strict et à l’exécution diligente de ces instructions

Alioune Tine: «Si on veut être radical, on interdit l’entrée des produits du Xéssal»

https://www.seneweb.com/–La suspension des programmes de la Sen Tv pour non respect de la loi interdisant la publicité des produits de dépigmentation n’est pas du goût d’Alioune Tine. L’ancien patron de la Raddho pense que c’est une atteinte à la presse. Il estime qu’on aurait pu s’y prendre autrement, si on veut être ferme vis-à-vis de cette pratique.
« Si on veut être radical, on interdit l’entrée des produits du Xéssal au Sénégal. Je pense que dans ce genre d’affaire, la sensibilisation est plus efficace. Couper le signal de la Sen Tv est une (1) intolérable atteinte à la liberté de la presse. La RTS fait pire (et) est intouchable », écrit-il sur twitter.

LE TABOU DE L’AVORTEMENT

L’Obs–Face à la loi et à la religion, qui bannissent l’interruption volontaire de grossesse (IVG) au Sénégal, les femmes entrent dans la clandestinité
Malgré les nombreux cas d’avortement et d’infanticide, la dépénalisation de l’interruption volontaire de grossesse (IVG) tarde toujours à se faire au Sénégal. La situation reste bloquée. Les femmes sont contraintes à avorter dans des conditions médicales dramatiques, à cause des lois très restrictives interdisant cette pratique. «L’Obs» a mené une enquête, non pas pour prendre position, mais pour voir s’il est aujourd’hui nécessaire de légaliser l’avortement, ne serait-ce que dans les cas de viol, d’inceste ou encore si la santé de la mère est menacée. Mais face à la loi et à la religion, qui bannissent l’avortement au Sénégal, les femmes entrent dans la clandestinité.
Pour Mame Awa Thiam, la vie semble s’être arrêtée. Attraite le mardi 17 décembre 2019 à la barre de la chambre criminelle de Dakar, la jeune dame n’a que ses larmes pour exprimer ses regrets. Son geste infâme a abrégé la vie de son nouveau-né, qui n’a commis que le seul tort d’être né hors des liens du mariage. Enceinte de huit mois, Mame Awa Thiam, 29 ans, avait décidé de se débarrasser de cette grossesse en buvant un sirop. Quelques jours après, elle accouche d’un mort-né, qu’elle met dans un sachet, avant de l’enterrer en cachette.
Les motivations de Mame Awa Thiam pour mettre un terme à sa grossesse sont le refus de la honte. Craignant l’opprobre de son entourage, après être tombée enceinte «par accident» de son petit ami, Mame Awa décide d’avorter. D’une voix basse que même les juges peinaient à décortiquer, elle raconte : «Je ne voulais pas que ma famille sache que j’étais enceinte et j’avais honte. C’est pour cela que j’ai agi de la sorte.» Des regrets, elle en a aujourd’hui. Pour un acte qu’elle avait commis en avril 2015, Mame Awa a payé le prix. Malgré les multiples tentatives de son avocat pour la tirer des griffes de Dame Justice, la jeune maman a été finalement envoyée en prison pour 7 ans de travaux forcés.
A l’image de Mame Awa Thiam, elles sont aujourd’hui plus d’une trentaine de femmes à croupir en prison pour des faits d’infanticide et/ou d’avortement clandestins. Les motivations invoquées par les femmes qui optent pour cette solution radicale sont principalement les souffrances liées au viol, à l’inceste et des relations difficiles avec le conjoint. Les mariages forcés, la pauvreté, l’ignorance ou la négligence des méthodes contraceptives, renforcent la tentation de l’infanticide, avec comme catalyseurs communs, la pression sociale et le refus de la honte. Me Ousmane Thiam, membre de l’Association des jeunes avocats sénégalais (Ajas), connaît bien les dossiers de ces femmes.
C’est vers son organisation que celles qui sont accusées d’avortement ou d’infanticide sont renvoyées le plus souvent. La robe noire explique ce phénomène par la recrudescence des viols dans certaines régions du Sénégal, mais également l’absence prolongée d’un mari, souvent émigré, pour les femmes mariées. «Ce sont des avortements faits de manière clandestine, qui échouent, qui sont souvent déférés devant le tribunal. La plupart du temps, l’homme ne veut pas prendre ses responsabilités. La femme est obligée, si elle est mariée, de cacher la grossesse jusqu’à terme ou de tuer le bébé. Même si parfois le gars décide de prendre ses responsabilités, il y a les pesanteurs sociales. Moralement, elle ne peut pas garder cet enfant. Ce sont ces deux circonstances qui poussent les femmes à recourir à l’avortement clandestin ou à l’infanticide», explique Me Thiam.

Entre 2017 et 2018, 35 cas d’infanticides jugés par les tribunaux au Sénégal

Des cadavres de bébés retrouvés dans des sacs en plastique dans des garages ou des dépotoirs d’ordures… Régulièrement, la presse se fait l’écho de ces découvertes macabres devenues au fil des années un fléau d’envergure au Sénégal. D’après l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), les procès de mères incriminées représentaient 25 % des affaires jugées dans les Chambres criminelles en 2012.
Pour le moment, face à ce crime, la prison reste la seule réponse apportée par la société. Le nombre de cas d’infanticides au Sénégal est alarmant, bien que cette pratique soit punie par la loi avec des peines de travaux forcés à perpétuité. Parce que l’infanticide est considéré comme un crime, donc elles prennent de lourdes peines. Les femmes qui ont recours ou ont tenté de recourir à des avortements clandestins risquent également jusqu’à deux ans de prison et une amende. Même chose pour le personnel médical. Les avortements clandestins et les infanticides constitueraient aujourd’hui 38% des causes de détention des femmes. Aujourd’hui, elles sont plus d’une trentaine à croupir dans la maison d’arrêt pour femmes de Liberté 6 à Dakar ou dans celle de Rufisque. En attendant que peut-être, un jour, la loi sur l’interruption volontaire de grossesse (Ivg) évolue. «Nous avions fait un maillage national.
Entre 2017 et 2018, on avait traité plus d’une trentaine de cas sur les 35 qui ont été jugés. Les 90% étaient des peines qui étaient déjà couvertes. Parfois ce n’est plus l’infanticide qui a été retenu, mais l’infraction qui concerne la violation de la loi sur l’inhumation. Parce que l’enquête a permis de voir que le bébé était venu au monde mort-né et que la femme l’enterré sans que les gens le sachent», révèle Me Ousmane Thiam. Malgré cette interdiction de l’IVG, le taux d’avortement au Sénégal est très important. Beaucoup de femmes avortent clandestinement dans des conditions risquées. Les lois les plus répressives n’empêchent pas les femmes d’avoir recours à l’avortement, mais cela les pousse à recourir à des procédures dangereuses (médicaments, solutions toxiques, introduction d’objets dans l’utérus…), qui peuvent entraîner la mort. Dans le même rapport, l’on indique qu’environ 51 500 avortements ont été provoqués au Sénégal en 2012, selon les estimations, soit un taux de 17 avortements pour 1 000 femmes âgées de 15 à 44 ans.
La plupart des avortements ont été pratiqués clandestinement et dans des environnements non médicalisés. Ces femmes sont issues de couches sociales défavorisées et le géniteur n’assume pas son rôle. Cela aboutit à l’avortement ou à l’abandon du nouveau-né pour s’éviter des problèmes plus tard. Elles peuvent appartenir aussi à des familles religieuses où le fait de tomber enceinte est considéré comme un sacrilège, ou encore ce sont des grossesses issues d’incestes. Président du Groupe parlementaire Bennoo Bokk Yaakaar (Bby), Moustapha Diakhaté était favorable à une loi autorisant l’avortement médicalisé, pour éviter la prison aux victimes. Ou la mort. «Pour éviter à la femme victime de relations incestueuses ou victime d’un viol suivi de grossesse, la prison ou le cimetière, il faut à notre pays une loi permettant de subir un avortement médicalisé. D’autant plus que le Sénégal a signé des conventions internationales dans ce sens qui sont supérieures aux lois nationales. Il doit donc respecter sa signature en adoptant une loi qui autorise l’avortement médicalisé, conformément au protocole de Maputo», défend-il.
L’ancien parlementaire s’était joint à l’Association des femmes juristes du Sénégal (Ajs) et avait invité, à l’époque, ses collègues députés, les membres de la société civile, à porter le combat. Il ajoute : «C’est le gouvernement, à mon avis, qui ne veut pas aller à l’encontre de la volonté de certains lobbys religieux. On refuse de légaliser l’avortement médicalisé, en ce moment, des centaines de femmes meurent du fait de l’avortement clandestin. C’est ça le drame. Les dégâts sont terribles. On pratique l’avortement dans des conditions extrêmement dangereuses.»

Seuls quatre pays africains ont légalisé l’avortement

Sur cette même lancée, l’Association des femmes de juristes du Sénégal (Ajs) poursuit les discussions avec les populations et les parlementaires. Selon Amy Sakho, responsable de la communication de l’Ajs, les femmes juristes font de leur mieux pour faire adhérer au projet de loi le maximum de personnes possibles.
«Il y a des femmes parlementaires qui soutiennent ce projet et avec qui nous avons pu discuter, mais elles sont divisées sur cette question. Il faut trouver un consensus, notamment avec les religieux. Mais les députés sont d’accord sur le fait qu’il faut plus d’actions de sensibilisation auprès de la population», révèle-t-elle. Amy Sakho garde espoir. Parce qu’au début de leur campagne de sensibilisation sur l’avortement, les gens étaient très réticents. Mais ils ont compris au fil des mois, l’intérêt de leur plaidoyer. Et de poursuivre : «L’avortement est un besoin. Même s’il est interdit au Sénégal, les gens le font clandestinement. Les populations et les décideurs vont comprendre que ce projet de loi doit être voté. Je respecte l’avis des religieux. Ils ont leurs convictions. Mais notre plaidoyer est logique, fondé juridiquement sur le protocole de Maputo.» Malheureusement, l’Afrique traine encore le pas pour la légalisation de l’avortement. Seuls quatre pays africains ont promulgué la loi pour l’autoriser. Après la Tunisie, l’Afrique du Sud et le Cap-Vert, le Mozambique est le quatrième pays africain où l’avortement volontaire est légalisé.

 L’IVG, un enjeu de santé publique

Pour mettre fin à l’avortement clandestin et à l’infanticide, l’Association des juristes sénégalaises (Ajs) ouvre le débat sur l’interruption volontaire de grossesse (IVG). Le Code pénal, en son article 305, interdit l’avortement, sauf si la vie de la mère est en danger. «Il y a ce qu’on appelle le protocole de Maputo, qui a été ratifié par le Sénégal. Et ce protocole prévoit le recours à l’avortement médicalisé. Mais malheureusement, ce protocole n’est pas appliqué. Parce que le code pénal, en son article 305, réprime toujours l’avortement, que ce soit médicalisé ou pas», confie Me Ousmane Thiam.
Le Sénégal a ratifié plusieurs chartes relatives aux droits des femmes et à leur santé sexuelle, dont le Protocole de Maputo en 2003, qui impose aux États de garantir le droit à l’avortement médicalisé en cas de viol, d’inceste ou de danger pour la santé de la mère. Pourtant, le chemin vers l’avortement est encore long. Un comité a été mis en place par le ministère de la Santé du Sénégal pour travailler sur un projet de loi sur la légalisation de l’avortement médicalisé. En novembre 2014, il n’avait pas encore été adopté par le Conseil des ministres. Le gouvernement ne s’est pas non plus encore prononcé clairement sur son soutien à cette réforme, qui connaît toujours les réticences des autorités religieuses. Mais selon l’Ajs, l’accès à un avortement médicalisé est devenu un enjeu de santé publique et la pénalisation de l’IVG a des conséquences dramatiques sur la santé sexuelle et reproductive des femmes.
L’association mène donc une campagne pour la légalisation de l’avortement médicalisé en cas de viol ou d’inceste. Et rappelle que l’État sénégalais a ratifié sans réserve le protocole de Maputo, qui en son article 14, invite les États africains à autoriser l’avortement médicalisé en cas d’agression sexuelle, de viol, d’inceste et lorsque la grossesse met en danger la santé mentale ou physique de la mère. «Le plus important est la modification de l’article 305 du Code pénal, qui interdit l’avortement, sauf en cas de danger pour la mère. Nous recevons dans nos boutiques de droit des jeunes filles de 11, 12, 16 ans, enceintes suite à des viols et qui morphologiquement, ne peuvent pas porter ces grossesses normalement. Elles sont aussi perturbées psychologiquement, puisqu’elles ne peuvent plus aller à l’école. On ne doit pas obliger une personne à porter une grossesse imposée. On ne peut pas parler de grossesse non désirée dans ce type de cas. Les mineures n’ont pas demandé à avoir d’enfants, c’est leur violeur qui leur a imposé cela. Il y a donc urgence à légaliser l’avortement médicalisé dans les cas que nous avons plaidés : inceste, viol et mise en danger de la mère», explique Mme Sakho. En attendant, des femmes continuent à mourir suite aux complications liées aux avortements non médicalisés. Tandis que d’autres, sous la pression sociale, commettent encore des crimes d’infanticide. Le débat est posé… Jules Souleymane Ndiaye

GENRE,INÉGALITÉS ET VIOLENCES FAITES AUX FEMMES: La juriste Ramata Sall accuse la société sénégalaise d’être à l’origine des malheurs des femmes

https://www.jotaay.net/C’est un diagnostic pas tout reluisant que la juriste Ramata Sall a fait de la situation des femmes sénégalaises, notamment celles qui sont victimes de violences conjugales. Évoquant la question du genre, des inégalités et surtout des violences faites aux femmes, la militante des droits des femmes a peint un tableau sombre de la société sénégalaise.
La militante des droits des femmes, répondant aux questions de «Alliance for Solidarity», une organisation de la société civile qui lutte contre les inégalités et pour la protection des droits de l’homme en Afrique, Ramata Sall a déploré les énormes pressions socioculturelles que subissent les femmes victimes de violences. «Si la femme est victime de violences conjugales, elle a peur de dénoncer, elle a peur d’être stigmatisée, de causer des problèmes à ses enfants. Parfois, même la médiation est nécessaire pour que le nom de la famille ne se salisse pas», a-t-elle déclaré, indiquant que les femmes qui ont le courage de parler sont également confrontées à d’énormes difficultés.
Pour ce qui est de la difficulté pour les femmes d’accéder aux instances de décision, la juriste a indexé l’aspect patriarcal de la société sénégalaise. «En Afrique, la société est dominée par le patriarcat. En effet, même le Code de la famille sénégalais stipule que le père est le chef de famille. Par conséquent, pour une femme, il est très difficile d’avoir un rôle de décision. Les hommes font obstacle aux femmes qui occupent des postes de responsabilité car ils ne les considèrent pas comme compétentes et pensent que les femmes ne peuvent pas diriger», dit-elle, ajoutant que dans cette optique, l’Association des juristes sénégalaises, dont elle est membre, a lancé des activités de renforcement des capacités et de formation en droits, plaidoyer, lobbying, communication, préparation de réunions, etc.

«Nous devons arracher nos droits»

«Autrement dit, des activités essentielles pour invalider l’argument du manque de compétences et donc assurer l’efficacité de la loi de la parité dans les conseils municipaux. Si la loi sur la parité s’applique, nous pourrions avoir des maires, mais les maires pensent que les femmes vont prendre leur place, ils ont peur», note-t-elle. Mais s’il en est ainsi, c’est que, estime la juriste, «les droits ne sont pas revendiqués, nous devons les arracher». Mais les choses changent et c’est parce que «les femmes sont conscientes de leur rôle dans la société et de leur implication. C’est aussi pourquoi il y a une diminution de certains types de violence».
Évoquant les défis les plus importants auxquels une femme leader doit faire face, Ramata Sall invite ses concitoyennes à refuser de baisser les bras malgré tout. «Nous devons faire face à la société, aux pressions socioculturelles. On dit souvent : “Vous êtes une femme, vous ne pouvez pas faire ça”. Croyez en vous, menez votre propre combat et celui de vos pairs, luttez pour l’éradication de la violence basée sur le genre, engagez-vous. Et recherchez des synergies d’actions. Vous ne pouvez pas tout faire», conseille-t-elle.
Pour ce qui est des changements qui devraient être apportés pour mettre fin à la violence contre les femmes, la militante des droits des femmes indique qu’il faut une application effective des lois. «L’Ajs fait partie d’un comité de réforme de la loi du ministère de la Justice ayant pour objectif de soutenir l’Etat sénégalais, en renforçant l’incidence afin que l’Etat modifie les textes discriminatoires du Code de la famille, lui rappelant également ses engagements internationaux et sous-régionaux. Par exemple en ce qui concerne la question de l’avortement, le Sénégal a signé le Protocole de Maputo sans réserve, ce qui signifie que le pays intériorise le Protocole dans son cadre législatif et donc légalise l’avortement médicalisé en cas d’inceste et de viol», indique-t-elle.Sidy Djimby NDAO

Journée nationale du nettoyage: Macky Sall met en garde les autorités étatiques

https://www.pressafrik.com/Le président Macky Sall ne compte pas mettre la main dans la poche pour l’organisation de la journée nationale du nettoyage prévue samedi 4 janvier 2020. En plus d’avoir déclaré qu’il ne veut voir personne chez lui à Mermoz (quartier huppé de Dakar), il a exhorté les autorités étatiques à rester dans leurs différentes localités pour dérouler les opérations de nettoiements.
« Il n’y aura pas d’argent à donner, il n’y aura pas non plus, de folkore. Chacun va s’investir  selon ses moyens. Je ne veux voir personne chez moi à Mermoz », c’est l’adresse du président Sall aux responsables de l’Alliance pour la République  (Apr) et à ceux de la majorité présidentielle.
Selon le chef de l’Etat, cet événement « n’est pas une opération de mobilisation politique. C’est l’investissement humain », a-t-il confié jeudi au ministre de l’Urbanisme, du logement et de l’hygiène publique, Abdou Karim Fofana, à l’issue de la réunion du conseil des ministres.
Le chef de l’Etat a, par ailleurs, invité chaque citoyen à user des moyens à sa disposition pour participer à cette œuvre de salubrité. Il prévient qu’il ne tolérera aucune intrusion politique dans son quartier où il effectuera des opérations de nettoiement, en compagnie de ses seuls voisins.

Mbeubeuss: Les riverains prêts pour l’affrontement

http://actunet.net/–Demain 4 janvier 2020, le site de Mbeubeuss sera le point de ralliement des populations des quartiers impactés par cette bombe écologique. À partir de ce jour jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée pour cette décharge, les mouvements citoyens, de la société civile, des jeunes et femmes, les délégués de quartiers, les imams vont empêcher les camions de déverser des ordures sur le site.
Des populations de Yeumbeul, Malika, Tivaouane Peul, Keur Massar …. sonnent la révolte contre la décharge de Mbeubeuss. Des réunions de sensibilisation ont été convoquées. Elles ont enregistré la participation d’imams des localités précitées, des délégués de quartiers, des associations de jeunes, de femmes, des mouvements citoyens comme l’Alliance sauver le Sénégal, Y’en a marre, Seuss reuk, Liberté etc. Un appel à la manifestation a été lancé pour le samedi 4 décembre et devra se poursuivre jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée pour cette décharge. Si l’on en croit aux différents intervenants contre la décharge, regroupés dans un collectif dénommé «Mbeubeuss dégage», ils trouvent anormal que le décret de délocalisation qui a été signé depuis 2011, ne soit toujours pas applicable. Cela, dans un contexte où le Président Macky Sall prône le set setal et la lutte contre l’insalubrité. Si les menaces de manif sont mises à exécution samedi, il faut s’attendre à une manifestation d’envergure.
Tous réclament la fermeture du site et dénoncent les conséquences sur leur santé de ce dépotoir à ciel ouvert de 114 hectares, le plus grand du Sénégal qui est une bombe écologique et un danger pour les populations riveraines et surtout les élèves.
«On a constaté que la décharge de Mbeubeuss est une menace pour la santé des populations et une catastrophe environnementale sans égale. C’est une bombe écologique pour toute la région de Dakar. Nous ne pouvons plus vivre avec cette décharge», dénonce Mamadou Falloir dit Malcolm X, coordonnateur du du collectif des riverains.

UN PRÉJUDICE DE PLUS D’UN MILLIARD, L’ENQUÊTE CONFIÉE À LA BRIGADE PRÉVÔTALE

http://www.emedia.sn/-Nous en savons désormais un peu plus sur le violent incendie qui s’est déclaré dans la nuit du dimanche 29 au lundi 30 décembre 2019, à l’entrepôt de l’intendance des armées, à Dakar, sur l’avenue Lamine Guèye, en face du Grand Théâtre national.
Et, comme annoncé en exclusivité sur Emedia.sn, les dégâts matériels sont énormes. Selon plusieurs sources militaires, le préjudice subi pourrait être estimé à plus d’un milliard F CFA. « Les dégâts sont immenses, c’est tout un grand magasin de stockage qui est ainsi parti en fumée », glisse une source sous le sceau de l’anonymat. Il faut noter que l’incendie s’est déclaré vers 01h du matin, alors que les Sapeurs pompiers n’ont pu totalement éteindre le feu que dans l’après-midi, soit plus de 10 tours d’horloge plus tard.

Réunion au palais, enquête en cours, procureur aux aguets

Dans le grand magasin de stockage qui a subi la furie des flammes, une autre source de Emedia.sn révèle qu’il y avait « des tenues classiques de l’Armée sénégalaise (les tenues de combat en camouflage), des chaussures et autres diverses dotations qui servent à toute l’armée. » Le magasin de stockage en question jouxtait également un bâtiment administratif qui a pu résister par la grâce de la solidité de son architecture de type colonial, même si, nous souffle-t-on, une partie du secrétariat et un autre bureau de vérification ont pu être touchés par l’incendie dont les causes ne sont toujours pas connues.
Pour vérifier nos informations et avoir une idée plus précise de l’ampleur et de la cause des dégâts, nous avons interrogé le Colonel Abdoul Ndiaye, Directeur de l’Information et des Relations Publiques de l’Armée (DIRPA). Sans entrer dans les détails, il nous confirme que « tout le magasin a brûlé », emportant ainsi tout le stock. « Tout est brûlé », insiste-t-il. Interrogé sur le contenu du stock et l’éventualité qu’il puisse y avoir des munitions ou des armes, il assure : « Les armes, munitions et autres véhicules de type militaires ne sont pas gérés par la Direction de l’intendance des armées mais plutôt par la Direction du matériel des armées. Du coup, je suis en mesure de vous dir qu’il n’y avait absolument aucune arme ou munition dans ce qui est partie en fumée, mais les tenues militaires, les chaussures dites “Rangers”, les tenues de sports et loisirs, les couchages et peut-être des denrées… »

«L’armée n’a rien à cacher»

Le patron de la DIRPA ne s’avance pas sur une estimation du préjudice subi. Pour une raison toute simple : quelque soit l’ampleur des dégâts, il appartient à l’enquête de la déterminer, tout comme pour la cause de l’incendie. Cette enquête est d’ailleurs en cours, indique-t-il. Elle est menée, comme d’usage, par la Brigade prévôtale, chargée des enquêtes judiciaires au sein des forces de défense et de sécurité. Selon nos informations, une réunion d’urgence se serait d’ailleurs tenue au palais pour évoquer cette affaire, le jour même de l’incendie. A l’issue de l’enquête qui déterminera s’il s’agit d’un incendie accidentel ou criminel, ou encore s’il y a eu négligence ou non quelque part dans les conditions de sécurité du stockage, le dossier sera transmis au Procureur.
Une procédure qui, jusqu’ici suit parfaitement les contours préalablement tracés, si l’on en croit le Colonel Abdoul Ndiaye. « Rassurez-vous, l’armée n’a rien à cacher. Il faut juste comprendre qu’il y a une procédure à suivre et dès que la nécessité de communiquer sur la question se fait sentir, on le fera. Pour le moment, l’enquête est gérée par la Brigade prévôtale qui est en train de chercher les différents indices et va ensuite transmettre ses résultats au Procureur et au besoin, il faudra peut-être voir avec ce dernier. »

Aucune menace sur le défilé du 4 avril

Pour terminer, nos différents interlocuteurs sur le sujet sont unanimes sur un fait : malgré l’ampleur des dégâts, il n’y a pas à craindre une quelconque incidence sur le traditionnel défilé militaire du 4 avril prochain, soit dans précisément trois mois, jour pour jour. « C’est vrai que c’est l’intendance qui fournit à toute l’armée les tenues, mais il n’y a pas à craindre que l’incendie ait une incidence sur le défilé car l’intendance a plusieurs magasins de stockage différents, rassure un de nos interlocuteurs ayant requis l’anonymat. D’ailleurs, à la veille du 4 avril chaque corps de l’armée reçoit une dotation, même ceux qui ne participent pas au défilé, pour dire que le stock est suffisamment important pour que cela ne se ressente pas par les seuls qui battront le macadam lors de la fête de l’indépendance. »
La Direction de l’Intendance des Armées est régie par l’article 15 du décret n° 2006-111 du 16 février 2006 fixant l’organisation et les attributions de l’Etat-Major général des Armées, des états-majors d’armée et des directions de service rattachées. Elle fait partie des huit (8) directions rattachées à l’Etat Major général des Armées.
Art. 15. – La Direction de l’Intendance des Armées est dirigée par un intendant militaire officier général ou supérieur nommé par décret.
Le Directeur de l’Intendance des Armées est assisté par un adjoint, officier supérieur, nommé par arrêté du Ministre chargé des Forces armées.
La Direction de l’Intendance comprend :
un secrétariat particulier,
quatre divisions articulées en bureaux :
* la Division ressources humaines ;
* la Division Budget Finances ;
* la Division Approvisionnements ;
* la Division Etudes et Soutien aux Opérations.
des intendances régionales à compétence
générale ;
un centre comptable des Armées ;
des établissements « Subsistances » et
« Habillement » ;
le Bataillon de l’Intendance.
Chaque division est dirigée par un officier supérieur nommé par arrêté du Ministre chargé des Forces armées.
Le Bataillon de l’Intendance relève directement de l’autorité du Directeur de l’Intendance des Armées.BN FAYE

Permis Rose: Pas de nouvelle prolongation

https://www.rewmi.com/–Il n’y aura pas de nouvelles prolongations des anciens permis de conduire dans Dakar. C’est en tout cas ce qu’a annoncé le ministre en charge des Transports, Oumar Youm, hier, dans des propos relayés par la RFM. Il a toutefois affirmé que le renouvellement des permis va se poursuivre dans Dakar. Les anciens permis ne sont plus valables dans Dakar depuis le 31 décembre dernier à Dakar. Sur plus de 500 000 permis délivrés à Dakar, seuls près de 350 000 permis ont été renouvelés selon le Directeur des Transports.

APRÈS LEUR RETOUR DE PARQUET, LES 9 JEUNES FINALEMENT LIBÉRÉS PAR LA POLICE

http://www.emedia.sn/-Les 9 jeunes qui ont été arrêtés suite à une manifestation devant le Camp pénal de Liberté 6 pour réclamer la libération de Guy Marius Sagna ne passeront pas la nuit au commissariat central de Dakar. Selon des informations obtenues par Emedia.sn, ils ont été libérés à la police et le dossier est classé sans suite. Pour rappel, ces derniers ont été déférés au parquet, pour une audition qui n’aura pas eu lieu. Ils devaient y retourner ce vendredi après le retour de parquet mais, finalement, ils sont libres de vaquer à leurs occupations. Aliou Diouf

PORTÉES ET LIMITES DE COUPS DE COM’

http://www.emedia.sn/Dans sa première chronique de l’année 2020, Mamoudou Ibra Kane s’est penché sur les deux sorties médiatiques qui ont marqué le dernier jour de l’an passé : l’entretien du chef de l’Etat Macky Sall, face à des journalistes de plusieurs médias différents et l’interview accordée, au même moment, par l’opposant Ousmane Sonko à la Sen TV. Deux grands face à face avec la presse aux airs de coups de comm’ dont les formats, les fonds et les formes pourraient être revus. Entre le ni oui ni on de Macky Sall et la concurrence frontale de Sonko, attention aux stratégies contreproductives, avertit le journaliste, qui termine par donner son avis sur la mesure du CNRA de sanctionner la SEN TV.

3ème mandat: Contrairement à Macky,Buhari met fin au débat

Par:  BBC–Le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, a déclaré qu’il va se retirer du pouvoir à la fin de son deuxième mandat en 2023. Dans un message du Nouvel An, M. Buhari a déclaré qu’il ne tenterait pas de faire plus que ce que la constitution nigériane lui permet. Le président s’est dit déterminé à contribuer au renforcement du processus électoral tant au Nigéria que dans la région. Il a indiqué comme principales préoccupations la sécurité de la nation et celle des Nigérians.
Muhammadu Buhari dirige le Nigéria depuis mai 2015. Général de l’armée, il avait dirigé son pays de décembre 1983, à la suite d’un coup d’État, à août 1985. Il a été candidat malheureux aux élections présidentielles de 2003, 2007 et 2011. En 2015, il est élu à la présidence face au président sortant, Goodluck Jonathan. Il est réélu en 2019. Selon un correspondant de la BBC, les spéculations sur le fait que M. Buhari prévoyait de rester au pouvoir ont été nombreuses ces derniers jours.
Dans la sous-région ouest africaine, plusieurs présidents sont dans le même cas de figure mais beaucoup d’entres eux n’ont pas été clairs sur leurs intentions relatives au troisième mandat.

Polémique 3e mandat: «La réponse du Président Sall n’honore pas la démocratie sénégalaise»(Ngouda Mboup)

Professeur Ngouda Mboup est formel: Macky Sall exerce son second et dernier mandat. Le juriste et constitutionnaliste a déploré la réponse ambiguë du président Macky Sall sur cette question, lors de son adresse à la nation le 31 décembre dernier.
« Actuellement, en droit sénégalais, il n’y a aucune disposition qui permet au président Sall de faire un mandat de plus », tranche d’emblée Ngouda Mboup dans un entretien à l’As quotidien. Avant d’ajouter : « La réponse surprenante et ambigüe du président Macky Sall n’honore pas la démocratie sénégalaise. Elle plonge bien l’observateur avisé dans une inquiétude consécutive à deux constats : d’une part, il connaît exactement la disposition qui régit actuellement (article 27) le mandat en cours : parce que les dispositions en vigueur affirment expressément qu’en aucun cas nul ne peut faire plus de deux mandats consécutifs ; d’autre part, la loi nouvelle, consécutive à la forme constitutionnelle 2016-10 du 5 avril 2016, est frappée de l’effet immédiat (faute de dispositions transitoires) qui prend en compte la situation antérieure qui conférait un début d’exécution du mandat de sept ans du président en fonction (…)  » explique-t-il. Pour ensuite conclure : « Du point de vue constitutionnel, cette réponse n’a aucune valeur juridique et il faut considérer que le président exerce son second et dernier mandat ».

Troisième Mandat: Une Pente Dangereuse Pour Macky Sall

https://www.xibaaru.sn/-Dans le camp de la majorité présidentielle, il y a eu un moment où il était totalement interdit d’évoquer la question du nombre de mandats du Président de la République. Sory Kaba, ensuite Moustapha Diakhaté ont été éjectés de leurs postes respectifs de Directeur général des Sénégalais de l’extérieur et de ministre-conseiller du Président de la République pour avoir osé affirmer que le Président Macky Sall en est à son deuxième et dernier mandat. Crime de lèse-majesté qu’ils ont fini par payer.
Aujourd’hui, c’est le président lui-même qui vient relancer le débat autour de ce fameux « troisième mandat » avec son NI OUI-NI NON
En quoi se prononcer clairement sur un troisième mandat, peut-il gêner la bonne marche des affaires de l’Etat ?
Comme le dit le président, « Si NONles prétendants ne vont plus travailler…Mais il suffit simplement de virer ceux qui ne travaillent pas et les laisser exercer leur droit de prétention à une candidature à la présidentielle mais…Hors du gouvernement. et « Si OUI, ce sera un débat permanent »..dit-il. Il est préférable de se prononcer clairement maintenant et affronter un débat plutôt qu’en 2024, ce qui risquerait de perturber la tenue de la présidentielle…
Ainsi le flou entretenu par le président voudrait-il dire qu’à l’intérieur du camp présidentiel, il existe des hommes qui feraient tout pour pousser le Président de la République à solliciter le suffrage des Sénégalais pour un troisième mandat.
Ce qui démontrerait qu’ils n’ont tiré aucun enseignement de ce qui s’est passé au Sénégal, le 23 juin 2011. Lorsque le peuple s’est dressé pour faire échec aux réformes constitutionnelles qu’envisageait Me Abdoulaye Wade. Le désaveu enregistré par ce dernier qui contre vents et marées, a voulu s’offrir un troisième mandat. Chassez le naturel, il revient au galop ! En Guinée voisine, c’est tout un peuple qui se dresse aujourd’hui pour s’opposer à toute tentative par Alpha Condé à se présenter à un troisième mandat. Des morts sont signalées à l’occasion des manifestations organisées en Guinée. Les manifestants sont nombreux en Guinée… Plus de deux millions dans les rues, du jamais vu !
Que diront les Sénégalais en cas de tentative par le Président Macky Sall de vouloir se présenter à un troisième mandat ? Dans le camp présidentiel, il y a toujours des faucons pour qui, il faut tenter le coup de force. Quel mauvais conseil, ils auront alors fait au Chef de l’Etat.La rédaction de Xibaaru

Macky Sall brise le silence sur le 3e mandat

Par RFI –Est-ce la fin de l’omerta au sujet d’un éventuel troisième mandat pour Macky Sall ? La question est relancée depuis les vœux du président sénégalais face à la presse mardi 31 décembre. « Ni oui, ni non », a rétorqué le chef de l’État interrogé sur son intention de se représenter en 2024. Si la réponse reste évasive, c’est la première fois que Macky Sall rompt le silence autour cette question.
« Macky nage dans le clair-obscur », « Macky Sall sort du bois », « Macky Sall bluffe au ni oui ni non ». La réponse du président sénégalais s’affichait partout en Une de la presse locale ce 2 janvier. « Ni oui ni non » donc, une réponse volontairement élusive à un débat qui agite l’espace public depuis sa réélection en février 2019.
Jusqu’ici, le sujet était tabou. Plusieurs hauts fonctionnaires et collaborateurs du président ont d’ailleurs été limogés pour s’être prononcés sur cette question épineuse.
Selon un collaborateur de Macky Sall, ce dernier entend ainsi éviter les guerres de succession au sein de sa formation politique l’APR et de son gouvernement. « Si je dis que je ne serai pas candidat, les membres du gouvernement ne vont plus travailler, chacun va essayer de se positionner. Si je dis que je serai candidat, une vive polémique va s’ensuivre », a d’ailleurs assuré le président devant les médias, rappelant qu’il n’avait pas de dauphin désigné.
Pour Papa Biram Touré, vice-président du groupe parlementaire majoritaire Benno Bokk Yakaar, la sortie de Macky Sall est « cohérente avec la position que le président a tenue jusqu’ici ». « Il faut donner la priorité à ce qui le mérite », assure le député de la majorité, ajoutant que « la priorité est à l’évocation des réalisations et des perspectives du second mandat et au débat programmatique ».
Flou sur le 3e mandat:Tounkara accepte la version de Macky et s’explique
https://senego.com/-Pour maintenir  le flou à propos d’un éventuel troisième mandat, Macky Sall peut compter sur son conseiller Mamadou Sy Tounkara. Qui juge compréhensible la posture du président de la République.
Conseil à Macky
Mamadou Sy Tounkara déclare avoir même conseillé à Macky Sall de maintenir le flou à propos d’un éventuel troisième mandat. Pour lui, seule cette posture  peut aider  le président à terminer ce mandat en toute quiétude.
Flou stratégique
Si le chef de l’Etat déclare qu’il ne sera pas candidat, ceux qui veulent lui succéder vont débuter leur campagne. Et s’il affirme  lui-même sa candidature, il va débuter sa campagne, a expliqué le conseiller du président.Regardez !

Cissé Lô Se Dit Prêt À Aider Macky Pour…L’émergence Du Sénégal

https://www.xibaaru.sn/-La traditionnelle journée de « Thiant » organisée par l’honorable député et premier vice-président de l’Assemblée Nationale, Moustapha Cissé Lo, à l’honneur de Serigne Saliou Mbacké Ibn Serigne Touba Khadimou Rassoul, 5ème Khalife des Mourides, a vécu. Cette 17ème Edition a, ainsi, engrangé tous les suffrages ! Tenue à Touba Mosquée, au quartier « Gare Bou Ndaw», elle a eu un succès éclatant. Au cours de cette manifestation, le Président du Parlement de la CEDEAO est largement revenu sur ses relations empreintes d’amitié et de fraternité d’avec le Président de la République son Excellence Macky Sall. Pour lui, elles ne souffrent d’aucune ambiguïté contrairement à ce que veulent faire croire certains prophètes du malheur, catastrophisme. Cissé Lo se dit  plus que disposé à œuvrer pour l’aider à relever les nombreux défis et  à éliminer  les embûches qui parsèment son chemin vers…l’émergence du Sénégal.

Abdou Latif Coulibaly « Pourquoi je n’ai pas gagné la mairie de Sokone en 2014 »

XALIMANEWS- Le ministre porte-parole de la présidence de la République, Abdou Latif Coulibaly est revenu, dans un entretien accordé au quotidien L’As et repris par Intelligences, sur les causes de son échec politique lors des locales de 2014. « Vous ne faites pas allusion par hasard à l’année 2014. Cette année-là, j’ai en effet tenté de me faire élire maire de ma ville natale, Sokone. J’en étais sorti, en faisant mienne la pensée de Nelson Mandela, quand il dit : « quand je vais au combat, je gagne ou j’apprends », souligne-t-il dans les colonnes de L’As. Avant d’expliquer : « Mon adversaire de l’époque avait mieux travaillé que moi, était mieux préparé et avait gagné. J’ai beaucoup appris et compris. C’est ce qui m’a permis de gagner à Sokone tous les scrutins qui sont ensuite intervenus ». Et Abdou Latif Coulibaly d’avertir : « Chacun est ainsi averti. Avec l’aide de Dieu et le travail de nos camarades et alliés, la prochaine tentative sera sûrement la bonne. Mes ambitions après 2014 ? Gagner la mairie de Sokone ! »

Diène Farba Sarr: «Jetons Aux Orties Nos Débats Futiles Et Inutiles»

https://www.xibaaru.sn/-Le Ministre Délégué Général à la Promotion des Pôles Urbains de Diamniadio et du Lac Rose, Monsieur Diène Farba Sarr, a délivré un message fort et plein d’espoir à ses militants, sympathisants mais aussi à tout le peuple sénégalais ce, en ce début d’année 2020. Le coordonnateur départemental de l’Alliance Pour la République (APR) de Kaolack, demande à tout le monde à mettre en berne les individualités et à resserrer les rangs de la cohésion afin contribuer à la matérialisation des immenses et nobles ambitions de son mentor de Président de la République pour le Sénégal : « Une nouvelle année vient de s’ouvrir et elle ouvre, dans le même temps, de nouvelles perspectives. Sur ce, j’invite tout le monde et, particulièrement, nos militants, sympathisants, bref, toutes les participations de la mouvance présidentielle et autres bonnes volontés à une union sacrée autour de l’essentiel. Aujourd’hui, la seule chose qui doit nous préoccuper, c’est de nous inscrire résolument dans le temps de l’action utile pour participer aux autres grandes épopées du Chef de l’Etat Macky Sall. L’aider à laisser un souvenir positif dans la conscience des générations montantes et futures, seul doit nous obnubiler. Jetons aux orties nos débats futiles et inutiles qui ne nous grandissent ; resserrons les rangs de la cohésion pour tirer notre chère nation vers une émergence socio-économique profitable à toutes et à tous. Que 2020 soit une année couronnée de succès et de réussite totale dans toutes nos entreprises. Je vous aime. Déwénati ! »

Guédiawaye: Manifestation de Ñoo Lànk de ce vendredi autorisée

https://www.seneweb.com/–Le préfet de Dakar a autorisé le rassemblement du collectif “Ñoo Lànk” prévue ce vendredi à Guédiawaye, informe le journal Les Échos dans sa parution de ce vendredi.
La caravane  débute à 9 heures. Les manifestants vont marcher du rond point du Tribunal de Guédiawaye en passant par le stade Amadou Barry, Hamo 6, marché Ndiarème, marché Boubess pour finir par Pikine.

Guédiawaye: Nio Lank a déroulé sa caravane ce matin, un rassemblement prévu à Pikine dans l’après-midi

https://www.leral.net/–Le collectif Nio Lank a organisé une caravane ce vendredi matin. Prévue à 9h, la caravane a finalement pris son départ à 11h au rond-point du lycée Canada de Guédiawaye. Tout au long du parcours, qui est allé jusqu’à Pikine, en passant par le marché Sahm, Hamo 6 ou le marché Ndiarème, les responsables du collectif ont tenu des discours et distribué des flyers, réclamant la baisse du prix de l’électricité et la libération de Guy Marius Sagna et ses camarades. Une autre manifestation est prévue cet après-midi à Pikine. Tout ceci entre dans le cadre de la préparation de la grande journée de manifestation prévue le 10 janvier prochain.

Maurice Dione: »Macky a un discours contradictoire avec ce qu’il fait…

http://www.dakarmatin.com/Maurice Soudiek Dione a fait un mauvais procès du gouvernement de Macky Sall: L’enseignant chercheur en politique taxe le président de contradictoire et l’accuse de vouloir conserver le pouvoir avec des méthodes machiavéliques.
Des Théories pour accéder aux pouvoirs
Les Sénégalais voulaient changer de mode de gouvernance, a soutenu l’enseignant chercheur. Malheureusement, se désole -t-il, Macky Sall a comme un instrument de marketing politique pour avoir le pouvoir.
Emprisonnement arme du pouvoir
Le Docteur en Science politique d’expliquer que dans la réalité des faits, Macky Sall s’est fondé, non seulement sur les ratés de la démocratie sous Wade, c’est-à-dire au niveau de la répression préventive, en emprisonnant et arrêtant à l’avance ceux qui sont susceptibles de créer des troubles. Il les laisse le plus longtemps possible en prison en les brisant et les décourageant.
Un gouvernement lamentablement échoué
Poursuivant, il déclare que le Sénégal a un problème de gouvernance, contrairement à la gouvernance sobre et vertueuse, de la patrie avant le parti prônée par le président. »Et c’est sur ces questions de fond sur lesquelles on l’entendait le plus qu’il a le plus lamentablement échoué, dénonce-t-il.
Les question de bonne gouvernance
Les Sénégalais ont bouté dehors le régime de Abdoulaye Wade, c’était essentiellement pour des questions de bonne gouvernance. Les infrastructure, il en avait construit beaucoup. Et son problème était les dérives obsessives, corruptives, répressives dont les sénégalais ne voulaient plus.
Un système clientéliste
Les Sénégalais ont l’impression que c’est le même système clientéliste fondé sur la prédation et la redistribution des ressources publiques. « Dès le début, Macky Sall a eu l’obsession du second mandat qui l’empêchait de mener à fond les reformes essentielles dont le pays avait besoin en termes de gouvernance transparente et saine des ressources publiques, d’indépendance de la justice. Malheureusement, aucune reforme sérieuse n’a été faite. Au contraire, l’argent du pays a été dilapidé et gaspillé avec des investissements massifs non orientés vers des priorité

UNE SOLUTION EN VUE ENTRE LA SEN TV ET LE CNRA

http://www.emedia.sn/–Entre le CNRA et le groupe D Media, une solution est en passe d’être trouvée pour éteindre le feu. Selon nos informations, après une médiation entamée par le SYNPICS et d’autres bonnes volontés, une réunion du CNRA élargie à différentes structures médiatiques comme le CORED (tribunal des pairs), le CDEPS (le cadre des patrons de presse) et le SYNPICS (le syndicat des travailleurs du secteur de l’information et de la communication) a abouti à une décision de l’instance de régulation qui a visiblement lâché du lest. Du coup,la sanction d’une semaine prise contre la télé SEN TV du groupe D Media devrait être levée. Nous y reviendrons.

ONG JAMRA SUR L’AFFAIRE SENTV–” LE CNRA EST ALLÉ TROP LOIN”

NETTALI.COM – La suspension des programmes de la Sen Tv défraie la chronique depuis le 31 décembre 2019. Une affaire qui n’a pas laissé de marbre l’Ong Jamra. L’organisation islamique soutient que le Cnra est allé trop loin.
” Nous estimons que la sanction infligée par le gendarme de l’audiovisuel à Dmedia (7 jours de fermeture) est démesurée.
En réduisant au chômage technique 180 braves agents, qui y exerçaient divers talents professionnels et y gagnaient dignement leur vie, le Cnra a assurément eu la main trop lourde. Là où une sanction financière aurait largement suffi “, a fait savoir l’Ong dans un communiqué.
A en croire Mame Makhtar Guèye et Cie, Babacar Diagne et son équipe doivent privilégier le dialogue à la sanction.
” Jamra a toujours dénoncé l’importation des produits dépigmentant (khéssal), a fortiori les publicités qui font la promotion de ces produits nocifs, qui portent atteinte à la dignité et à la santé de nos charmantes sénégalaises“, ajoute le document.

Le Cnra sous Babacar Diagne: Une indépendance décriée !!!

http://actunet.net/–Après la surprenante suspension des programmes de la Sentv, des voix s’élèvent et s’interrogent sur l’indépendance de l’organe de régulation de l’audiovisuel au Sénégal.
Le juriste Seybani Sougou qui rappelle sa contribution en date du 01 janvier 2020, déclare : «Nous dénonçons avec vigueur la mesure liberticide prise par le collège des conseillers du Conseil national de régulation de l’audiovisuel, suspendant la diffusion des programmes de la Sentv pour une durée de 7 jours (du mardi 31 décembre 2019 à minuit au mardi 7 janvier 2020 à minuit)». Dans la même interrogation, le spécialiste du droit note : «Nous précisions que cette mesure est sélective et ciblait un groupe identifié (D-Media), violant expressément l’article 1er de la Constitution relatif à l’égalité de traitement entre tous les citoyens». M. Sougou de poursuivre : «Nous apportons la preuve formelle que dans cette affaire de suspension de la Sentv, le Cnra est le bras armé du régime et qu’il n’est pas un organe indépendant et crédible. En consultant l’avis trimestriel du Cnra portant sur les mois d’avril, mai, juin 2018, publié le 13 juillet 2018, nous avons pris connaissance de faits d’une extrême gravité qui concernent la Tfm. En effet, dans le chapitre II du rapport, intitulé «Dysfonctionnements et manquements relatifs à l’éthique, à la déontologie, à la publicité et à l’enfance et l’adolescence», il est précisé que pendant l’émission «Wareff Ramadan» diffusée une première fois le 14 juin et rediffusée le 21 juin 2018 sur la Tfm, l’animatrice, avec l’appui des personnes présentes sur le plateau, a converti en direct une jeune dame à l’Islam». Toujours selon Seybani, « sans la même émission, l’animatrice révèle, avec fierté, que presque toutes ces personnes étaient aussi présentes quand elle convertissait une autre enfant précédemment ». Le Cnra concluait en ces termes : «Les manquements constatés par le Cnra dans ces deux émissions sont les suivantes : violation de l’article premier de la Constitution du Sénégal du 22 janvier 2001 qui proclame que la République du Sénégal est laïque, démocratique et sociale ; violation de l’obligation de ne pas inciter à des pratiques ou comportements délinquants ou inciviques et de respecter les différentes sensibilités religieuses des téléspectateurs, proclamée à l’article 20 du cahier des charges applicables au titulaire d’une autorisation de diffusion de programmes de télévision privée de droit sénégalais». Seybani Sougou de constater que : «Malgré les charges lourdes, aucune décision de suspension n’a été prise à l’encontre de la Tfm. De qui se moque le Cnra pour faire croire aux Sénégalais qu’il respecte la loi et la fait appliquer ?»
Par ailleurs, le pourfendeur du Cnra cite l’article 26 de la loi n°2006-04 du 04 janvier 2006, portant création du Cnra, pour dire qu’il «n’oblige pas ce dernier à prendre une sanction de suspension partielle ou totale d’un programme». En les citant, Seybani Sougou scande que les dispositions de cet article sont claires : «En cas d’inobservation de la mise en demeure, le Cnra peut prendre une sanction qui peut consister en la suspension totale ou partielle d’un programme». Il en conclut que «la sanction de suspension n’est pas une obligation, mais une simple faculté, une possibilité (il peut=faculté) ne signifie pas il doit (obligation)». Il ajoute : «Ledit article 26 apporte les précisions suivantes : il est tenu, en fonction de la gravité des griefs, de procéder aux sanctions suivantes : suspension d’un à trois mois de tout ou partie des émissions ; sanction pécuniaire de deux à dix millions de francs ; pénalité quotidienne de retard de cent mille francs à cinq cent mille francs Cfa en cas d’inexécution d’une décision du Conseil national de régulation de l’audiovisuel». Seybani de souligner qu’«il n’y avait aucune obligation (la loi ne l’impose pas) pour le Cnra de prendre une mesure de suspension partielle des programmes de Sentv (une mesure radicale, extrême, sélective, liberticide et totalement disproportionnée)». Il cite aussi la loi (article 26) qui prévoit une sanction graduée (pénalité quotidienne et sanction pécuniaire) pour signaler que le «gendarme de l’audiovisuel» viole de manière flagrante, plusieurs dispositions de la loi 2006-04 du 04 janvier 2006, notamment, dit-il, «l’article 7 qui dispose que le Cnra doit veiller au respect de la loi et à la préservation des identités culturelles, à l’objectivité et au respect de l’équilibre dans le traitement de l’information véhiculée par les médias audiovisuels». En se référant à l’article 9, Sougou fait savoir que «le Cnra doit veiller au respect de l’unité nationale, de l’intégrité territoriale et du caractère laïc de la République dans les contenus des messages audiovisuels…». Pour Sougou, avec cette suspension, «le Cnra a failli à sa mission qui est de veiller au respect de l’équilibre dans le traitement de l’information. La propagande de la Rts, de Le Soleil et de la radio au service du régime de Macky qui constitue une atteinte extrêmement grave et notoire au pluralisme de l’information, ne fait l’objet d’aucune sanction de la part du Cnra qui est aux abonnés absents», écrit M. Sougou qui précise qu’«il ne s’agira de faire la promotion de produits nocifs contre la santé (publicité des produits de dépigmentation)». Mais qu’«une suspension des programmes d’un média de télévision grand public comme Sentv est une mesure ridicule et une atteinte intolérable à la liberté de la presse…».
En citant le célèbre défenseur des droits de l’homme et fondateur d’Africa Jom Center, Alioune Tine, Sougou prône une démarche pédagogique de sensibilisation à privilégier, car plus efficace pour lutter contre l’usage de ce produit nocif «xessal», par les femmes sénégalaises. Il appelle à un soutien total à Sentv, qui doit bénéficier de l’appui des citoyens, de la presse et du Synpics.

Guest Edito: Le diktat de la censure Par Serigne Saliou GUÈYE

Le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra) a lourdement sanctionné Sen-Tv en suspendant pour une semaine l’ensemble de ses programmes. Et cela, pour le plus grand malheur de ses téléspectateurs qui se voient priver d’un droit constitutionnel : la liberté d’être informé. Ainsi, en vrai chef autoritaire, le gendarme de l’audiovisuel dirigé par Babacar Diagne, a actionné l’artillerie lourde de la répression. Le prétexte : refus de la chaîne leader d’obéir à l’injonction faite à tous les éditeurs «d’arrêter la diffusion des messages visés, conformément à la Loi n°2017-27 du 13 juillet 2017 portant Code de la Presse, à la Loi 2006 -04 du 4 janvier 2006 portant création du Cnra et au cahier des charges applicable aux titulaires d’une autorisation de diffusion de programmes de télévision privée de droit sénégalais».
Et, en dépit de la note datée du 31 décembre de la direction générale, qui indique que «D-Média met fin à toute diffusion de publication de produits cosmétiques de dépigmentation sur ses supports à compter du 31 décembre tout en décidant de pas renouveler les contrats en cours, conformément à l’esprit et à la lettre d’injonction du Cnra», Babacar Diagne a décidé, conformément à la volonté de sa Majesté, de couper le signal de Sen-Tv. L’offensive punitive est cynique et inique d’autant qu’elle relève du deux poids, deux mesures, puisque la veille de la sanction contre Sen-Tv, un groupe médiatique de la place a bénéficié de la mansuétude effarante du Cnra après avoir publié une note précisant la cessation de toute publicité afférente à la promotion des produits de dépigmentation.
Mais nous n’allons pas gloser sur ce prétexte fallacieux servi par ce bras armé du Président Macky Sall pour réprimer Sen-Tv. La réalité est que le Cnra a voulu vainement museler le Groupe D-Média à cause du rôle joué par sa télévision dans l’échec du Président Macky Sall à vouloir monopoliser la parole la nuit du 31 décembre. Aujourd’hui Sen-Tv est punie pour avoir fait de la liberté éditoriale un fondement du pluralisme médiatique. Ayant refusé de se soumettre à la comédie médiatique qu’on a offerte aux Sénégalais la nuit du 31 décembre dans les jardins du Grand théâtre présidentiel, la chaîne leader paie amèrement le prix de sa liberté éditoriale. Mais personne ne pourra la dévier de cette noble trajectoire qui prend en charge les préoccupations d’un peuple friand d’informations plurielles et non celles d’un monarque républicain avide narcissiquement de son image. L’ère des schèmes de pensée unique et du journalisme de révérence ou de connivence consistant à traiter l’information sous le diktat de l’autorité politique est révolue. Dommage que les fayots de sa Majesté ne parviennent pas à appréhender que la démonopolisation des médias est enclenchée depuis le début années 80. Mais quand, dans toute sa carrière journalistique, on est habitué à servir et à se soumettre à l’autorité politique qui vous dicte la ligne à suivre, on ne peut que souffrir de ceux-là qui ont fait de la liberté et du pluralisme la pierre angulaire de leur mission de service public.
Babacar Touré (BT), ex-président du Cnra, Abdoulaye Ndiaga Sylla, Ibrahima Bakhoum, Ibrahima Fall, feu Moussa Paye et autres membres fondateurs du Groupe Sud Communication se sont battus contre le régime du Président Abdou Diouf pour mettre fin au monolithisme des médias d’État. On pourrait également citer dans ce combat les mousquetaires Mamadou Oumar Ndiaye, feu Sidy Lamine Niass et Abdoulaye Bamba Diallo. Nonobstant les procès iniques intentés contre Sud pendant plus de deux décennies après sa naissance, ce groupe médiatique mythique n’a jamais renoncé à sa mission sacerdotale d’informer. BT, président du Cnra, a toujours opposé une fin de non-recevoir aux propositions des autorités gouvernementales qui voulaient toujours fermer un groupe de presse connu pour ses prises de position critiques à l’égard des différents régimes. Parce qu’il sait que censurer un média, fût-il iconoclaste et rétif, surtout pour plaire au Prince, rame à contre-courant des valeurs qui fondent la liberté d’expression et le pluralisme médiatique. Il s’est toujours évertué à faire du Cnra une vraie instance de régulation dont la mission essentielle est de veiller au libre exercice de l’activité audiovisuelle, à l’impartialité et au respect des valeurs et des principes qui fondent la nation sénégalaise. Aujourd’hui, son remplaçant homonyme n’a pas mis de temps pour jouer le jeu du pouvoir. Mais, il saura que c’est éplucher des écrevisses, car on ne peut pas arrêter la mer houleuse des médias libres avec des oukases. Le fait que, en 2020, un groupe de presse au Sénégal n’ait plus le droit de choisir sa propre trajectoire éditoriale, parce qu’un organisme de « dérégulation » suspend, au-dessus de sa sacro-sainte liberté, l’épée de la censure, est inacceptable.
Sous le régime du Président Macky Sall, la liberté d’expression et le pluralisme médiatique se sont effondrés. Il faut se mettre aux ordres ou l’on vous rappelle à l’ordre. Le jour du référendum de mars 2016, les images des policiers (conduits par l’alors directeur général de l’Artp) qui ont investi le groupe Wal Fadjri pour interrompre ses émissions sous le pseudo-prétexte que la Voix des sans voix influait le «Non» des votants et celles de Barthélemy Dias cueilli sans aménités dans les locaux du site Dakaractu au moment où il débattait sur la condamnation de Khalifa Sall, surnagent dans nos mémoires.

Critiquer, c’est commettre un délit d’offense

Le 29 août 2009, sous le règne de Wade, le journaliste Abdou Latif Coulibaly, lors d’une rencontre de la Convention des jeunes reporters, avait déclaré : «la régulation telle qu’elle fonctionne dans ce pays n’est pas normale. Au lieu d’être mise au service d’une politique, elle est plutôt mise au service d’humeur, de volonté d’un homme et d’un régime. Lorsque vous faites une demande de fréquence auprès de l’Artp, on vous répond qu’on n’attribue pas de fréquence aux personnes qui passent leur temps à insulter le chef de l’État parce que pour eux, penser et réfléchir différemment que le président de la République est une insulte à son endroit». Ces mêmes propos gardent toute leur acuité et toute leur actualité sous le régime du successeur de Wade. Penser et réfléchir différemment que le président de la République est une insulte à son endroit. Critiquer Macky Sall, c’est commettre un délit d’offense au chef de l’État.
Par conséquent, le gardien de la Constitution, garant de toutes les libertés démocratiques, est aujourd’hui le premier avec son organe censeur et dérégulateur, à vouloir hypothéquer la liberté d’exercice des journalistes.
Mais le Président Sall et son Cnra se sont trompés de combat en voulant amener D-Média, par ce procédé punitif et comminatoire, à quelque acte de résipiscence. Le vrai combat qu’ils doivent mener, c’est celui qui consiste à encourager le pluralisme médiatique et à améliorer le professionnalisme des journalistes plutôt que de vouloir les mettre au pas. Tout autre combat ne serait que diversion et peine perdue !

Boubacar Camara: «Il y’a une image triste d’un pouvoir qui tâtonne sur des slogans…Sur la question du 3e mandat,Macky Sall est…»

https://www.dakaractu.com/– « La voie empruntée n’est pas la bonne ». Telle est la première phrase évoquée par le leader du  Parti pour la construction et la solidarité / Jengu- Tabax ». Boubacar Camara  revenu sur plusieurs questions d’actualité en s’appuyant sur le discours récent du chef de l’État, destiné à la nation comme chaque fin d’année.
Pour l’ancien candidat à la dernière présidentielle, « rien n’a changé dans le discours du chef de l’État. Les prochaines années, nous aurons les mêmes propos et les mêmes orientations », déplorera-t-il.
En outre, selon le conseiller en énergie et  hydrocarbures, dans ses réponses, le président a esquivé plusieurs questions. « Un travail énorme dans le domaine de l’industrie doit être fait. Et cela, nécessite d’ailleurs une bonne gestion de nos ressources. Les questions sur lesquelles d’ailleurs il s’était prononcé dans son discours de l’année dernière ont été ignorées. Il faut savoir que ce régime doit changer de cap », suggère l’homme politique.
Les questions sociales ont été aussi évoquées avec ce chômage des jeunes qui ne fait, selon lui, que croître,  avec cette jeunesse qui ne trouve pas de créneau pour se procurer un travail décent.
Dans le domaine économique, l’ECO fera naturellement écho au cours de cet entretien avec l’ancien directeur général des douanes qui noter qu’il y’aura plusieurs paramètres à tenir en compte par les États membres même si, « il est heureux d’un coté de changer de nom, de saluer certaines avancées surtout dans le cadre de cette victoire acquise par la conscience panafricaine.
Les questions politiques ont été aussi soulignées et concernant spécifiquement le dialogue national, le leader du Parti pour la construction et la solidarité / Jengu- Tabax  trouvera « insensé ce soi disant rendez-vous de dialogue national ». « Sur le dialogue politique, compte tenu de tout ce qui doit être redressé, nous sommes bien engagés dans ces discussions. Mais celui politique ne nous convainc point… », se justifiera l’ancien candidat malheureux.
Terminant son analyse, l’ancien souteneur de Sonko à la présidentielle de 2019 estimera qu’en ce qui concerne le débat sur le 3e mandat, « le plus important est de penser  aux conséquences qui pourraient émaner de cette situation qui n’éclaire pas trop les sénégalais sur la question mais, pas répondre en tant que personne, c’est fausser le débat. » Entretien…

Aliou Ndao FALL: «Arrêtez Donc Ces Procès D’intention Sur L’électricité»

L’énergie est à la base de tout développement : arrêtez donc ces procès d’intention
« De nos jours la compétence ne suffit pas, le génie encore bien moins, il faut se vendre”. André Maillet. De la disponibilité de l’énergie dépend la satisfaction de tous les besoins humains fondamentaux : l’eau, l’alimentation, la santé, l’éducation. Pour tous les habitants de la planète, aussi bien dans les pays développés que dans les pays en voie de développement. Sans énergie il n’y aurait pas d’eau potable, pas d’hôpitaux, pas d’écoles, pas de logements, pas de moyens de transports. « C’est le président de la République, Macky Sall, qui a fait de lui (Mahtar CISSE) un ministre en guise de récompense pour le travail effectué à la tête de la direction de la Senelec. Donc, si Macky Sall, qui connait bien le secteur, le nomme ministre, c’est parce qu’il a posé des actes forts au niveau de la Senelec », a précisé Aïda Mbodj.  En effet madame le Ministre puisque du plan Takkal au plan Yéssal, nous sommes passés de 30 jours à moins de 3 jours de coupure/an. “C’est la réussite qui permet de mesurer le degré de ses compétences et de ses mérites”. Pierre Boutgaul. Dakar et la plupart des grandes villes du Sénégal ne sont plus dans le noir. Mais quelle est donc la place du monde rural dans le plan Yessal ? On entend tout le temps, des hauts d’en haut nous dire, que pour assurer son décollage économique, l’Afrique doit mener une politique énergétique ambitieuse. Et ils disent : pas de développement agricole, industriel et technologique, sans énergie.  De quelle Afrique s’agit-il ? Celle d’en haut ou celle d’en bas ?  En d’autres termes, L’Afrique urbaine ou l’Afrique rurale ?  J’entends déjà certaines voix s’élever pour répondre en cœur : l’Afrique urbaine bien sûr ! Je ne les condamne pas parce que, embourgeoisés par un système qui les a toujours cantonnés dans des bureaux et salons climatisés, ils oublient que sans le monde rural, point de vie dans les villes. Dans le processus de développement d’un pays, dans la plupart des cas, la ville administre et le monde rural produit.  C’est justement cette inversion de la chaine de production qui a valu à l’Afrique ce retard considérable malgré toutes les matières premières en sa possession et une main d’oeuvre en abondance. Pour le Sénégal, c’est avec l’avènement du président Macky SALL que la chaine de production a commencé à retrouver son ordre naturel. En effet, en proposant un nouveau modèle de développement pour accélérer la marche du pays vers l’émergence, le président Macky SALL nous entraine dans sa noble vision qui est celle “d’Un Sénégal émergent en 2035 avec une société solidaire dans un Etat de droit”. Pour y parvenir, une seule stratégie, dénommée Plan Sénégal Emergent (PSE) reste le référentiel de notre politique économique et sociale sur le moyen et le long terme. C’est pourquoi, pour la réussite du PSE, l’Etat va consentir en premier, énormément d’efforts en accordant des subventions dans plusieurs secteurs notamment le secteur de l’énergie. En second, le monde rural en rongeant son frein dans l’expression de ses besoins vitaux : l’Eau, l’Electricité, la Santé entre autres. Oui il y’a eu des avancés ramarquables dans le monde rural et dans les banlieus, mais en matière d’Energie l’écart reste encore énorme malgré beaucoup de sacrifices de la part de ces populations.  Aussi , il est temps que notre société solidaire dans un Etat de droit, ne soit pas une réalité seulement pour les zones urbaines. l’effort pour un Sénégal émegent doit être partagé par l’ensemble  des populations de ce pays. Surtout quand  on sait que: « Tout ce qui concourt aujourd’hui à fabriquer l’électricité au Sénégal est importé, à part la sueur des agents de la Senelec » Makhtar CISSE. Ce sont ces efforts ( de l’Etat et du monde rural ) qui nous ont permis de dépasser largement la moyenne africaine au Sud du Sahara: La moyenne africaine, au Sud du Sahara, est à 30%, (électrification globale). Pour le Sénégal, on est à 63% » , Mahtar CISSE. Nous saluons ces résultats probants du PSE en si peu de temps (2014 – 2019) à travers : la SENELEC, l’ASER et le PUDC, dans le cadre d’une politique énergétique ambitieuse. L’augmentation du prix de l’électricité  était déjà annocée depuis  le Mardi 24 Septembre 2019  par Monsieur Baba Diallo, DG de l’ASER : « Avant la fin de l’année, nous allons passer à l’application de la grille Senelec à l’ensemble des usagers…  D’après toujours Mr Baba Diallo,  » On a assisté à des baisses de plus 50% voire 60% pour certains cas. Et c’est le gouvernement avec la générosité de son excellence monsieur le président de la République qui assure la compensation ». On ne peut être plus claire.  Il ne fait aucun doute que ces baisses ont toujours été en faveur des zones urbaines au grand dame du monde rural. Dès lors, pour l’application de la grille Senelec à l’ensemble des usagers, c’est-à-dire zone urbaine et rurale la subvention de l’état va porter sur un projet, celui de l’électricité pour tous et non plus sur une situation donnée, à savoir le confort des citadins. Une décision qui aboutit forcément à l’ajustement des tarifs du 1er décembre 2019, qui correspond en réalité à une hausse de 6 % pour ceux- là qui ont toujours bénéficiés des baisses de 50% voire 60% de leur facture d’électricité. Oui les populations peuvent être surprises par cet ajustement  somme toute normale et légitime. Mais elles oublient que depuis 2014 à nos jours, elles ont été épargnées de ces coupures intempestives avant l’avènement du président Macky SALL. Il est temps que l’on comprenne, tout comme la démocratie, le développement économique d’un pays a aussi un coût.Aliou Ndao FALLSecrétaire national chargé de la Diaspora.

Kedougou: Un infirmier accusé d’avoir violé un élève de 15 ans

XALIMANEWS: Incroyable mais vrai.F.S.K, un aide infirmièr est arrêté pour acte contre nature sur M.N., un élève de 15 ans en classe de CM1, à Kedougou.C’était le vendredi dernier,A en croire le quotidien Les Échos, dans sa livraison du jour, après ses cours, l’enfant qui rentrait chez lui a été intercepté par l’aide-infirmier qui se retire avec lui dans un endroit discret. Il sort son couteau et le menace de lui trancher la gorge. Il ligote l’enfant, le viole sauvagement. Après son forfait, il relâche l’adolescent et lui demande de garder le silence au risque d’être tué. La famille, informée du viol perpétré sur son enfant, brandit une plainte et fait part de sa décision irrévocable de saisir la justice.
Le mis en cause propose de l’argent aux parents et jure de s’occuper de tous les frais médicaux du gamin mal en point. L’affaire fait grand bruit, un voisin découvre le deal et alerte la police. Cueilli chez lui, l’aide-infirmier dit avoir agi sous l’influence négative de forces invisibles et mystiques.

Fou malade cible d’attaques: Mon ton dérange…

http://www.lavalleeinfo.com/Malal Talla sort de sa réserve , après avoir été la cible de plusieurs attaques.
Il déclare que c’est parce qu’il est un homme de refus qui indispose ses détracteurs.
Fou Malade explique par ailleurs les raisons de son absence à la marche interdite suivie d’arrestation de certains de ses camarades .

Fou Malade: J’aimerais être confronté à Fadel Barro…

http://www.lavalleeinfo.com/l’an 1 de la participation de Malal Talla dans l’émission Jakarlo bi , une riche expérience pour le chroniqueur qui pense qu’il lui est difficile de dissocier son statut de militant à celui du chroniqueur. Il rappelle également que le chroniqueur n’est pas un opposant

AFFAIRE DES FAUX BILLETS: BOUGAZELLI RENFORCE SA DÉFENSE AVEC ME CIRÉ CLÉDOR LY

NETTALI.COM – L’ancien député, Seydina Fall dit Bougazelli, a renforcé sa défense.  Inculpé et placé sous mandat de dépôt pour contrefaçon, fabrication de signes monétaires ayant cours légal, blanchiment de capitaux et tentative de corruption, il vient de s’attacher les services de Me Ciré Clédor Ly, un ténor du barreau, spécialiste du droit pénal, très pointilleux dans les questions de procédure.
Ciré Clédor est déjà connu dans les grands dossiers. Il a défendu Karim Wade devant la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei), Khalifa Sall dans l’affaire de la Caisse d’avance de la mairie de Dakar et d’autres autorités.
Bougazelli espère qu’il pèsera dans ce dossier, surtout qu’il s’apprête à être entendu dans le fond par le Doyen des juges, Samba Sall.
En le recrutant, l’ex-député espère que Me Ciré Clédor Ly trouvera des failles dans le dossier et pourra faire annuler la procédure comme ce fut le cas dans l’affaire Thione Seck. Ce qui ne risque pas d’être une sinécure car la Section de recherches qui a mené l’enquête, a été très prudente dans la gestion de ce dossier et s’est entouré de toutes les garanties avant de mettre la main sur l’ex-député, membre de l’Alliance pour la République (Apr), le parti du président de la République, Macky Sall.

Seydi Gassama: «Les grilles du palais ne sont pas un domaine militaire, ni un sanctuaire»

http://www.dakarmatin.com/Les citoyens sénégalais ont le droit de marcher jusque devant les grilles du palais ou sous les fenêtres du ministère de l’Intérieur, pour exprimer leurs revendications. Le point de vue est défendu par le secrétaire exécutif d’Amnesty international Sénégal, Seydi Gassama, qui regrette que les mêmes restrictions de libertés sous Wade sont en vigueur sous Macky Sall. « Ce à quoi on assiste au Sénégal aussi bien sous le régime d’Abdoulaye Wade que sous celui de Macky Sall, c’est que les mêmes restrictions ont continué à prévaloir », constate-t-il.
Prenant faits et cause pour l’activiste Guy Marius Sagna arrêté pour avoir manifesté devant le palais, Gassama déchire l’arrêté Ousmane Ngom. « Le plateau de Dakar, c’est la partie de la ville où il y a des centres de pouvoir. Or, si on empêche aux gens de manifester là où il y a les centres de pouvoir, évidemment, on restreint le droit de manifester. Je l’ai toujours dit, lorsque les partis politiques manifestent, ils doivent pouvoir le faire jusque sous les fenêtres du ministère de l’Intérieur pour pouvoir rencontrer le maître des lieux, pour pouvoir lui soumettre leurs revendications », défend-il dans les colonnes du Témoin
Avant d’ajouter : « les grilles du palais ne sont pas un domaine militaire. Elles ne sont pas un sanctuaire où on ne doit pas manifester. Je ne blâme pas l’attitude de Guy Marius Sagna »

Mamadou Lamine Diallo Traité De… Radical De Bouche

J’aimerais bien savoir par quel miracle l’ancien coordonnateur du FRN (Front de Résistance Nationale), connu pour avoir freiné et saboté toutes nos actions de lutte sur le terrain en nous traitant de radicaux, est devenu aussi brusquement un radical de bouche.
Je voudrais aussi comprendre comment on peut reprendre les propos d’un homme qui dit lui-même qu’il ment en divisant le montant de l’augmentation des fonds politiques par le nombre de jours du dialogue national pour en déduire calomnieusement que les participants sont payés 10 millions par jour.
D’autant qu’il s’agit d’une récidive, le coordonnateur déchu et nostalgique s’étant déjà signalé il y a quelques mois en utilisant le même procédé pour accuser un des leaders du Frn d’avoir reçu des milliards de Macky Sall.
La vraie question est la suivante : au delà des apparences souvent trompeuses, pour qui roulent réellement nos radicaux de bouche, l’homme de l’or de Kédougou et les autres.
Wolof Ndiaye l’enseigne : « mana mana du yaw ».Alors ouvrons bien les deux yeux.Bamba Ndiaye

LES PREMIÈRES MANŒUVRES DE FAMARA IBRAHIMA SAGNA

www http://www.emedia.sn/-Famara Ibrahima Sagna rencontre la commission cellulaire, des propositions sur l’encadrement des coalitions et leur financement.
Une rencontre de prise de contact a réuni, une semaine après l’installation du comité de pilotage du dialogue national, le Général Mamadou Niang, président de la Commission cellulaire du dialogue politique, et Famara Ibrahima Sagna, président du dialogue national. Une action qui devrait imprimer une nouvelle dynamique majeure aux travaux de la Commission politique. Laquelle, qui a d’ailleurs repris ses activités, va aborder la dernière ligne droite de ses travaux, en attendant le lancement de l’audit du fichier et du processus électoral.
Déjà, Famara Ibrahima Sagna a magnifié le travail abattu. Par ailleurs, le comité de pilotage qu’il préside tient sa première réunion le 6 janvier prochain au Building administratif. Toutefois, Djibril Gningue a précisé que « le président Sagna a informé que des moyens ont été mis à sa disposition avec notamment une grande salle de réunion au Building administratif et une autre salle au BREDA. Un nouveau cadre de travail sera ainsi affecté à la Commission politique ». Les autres commissions seront logées dans d’autres sites.

Encadrement et financement des coalitions

Le Général Niang s’est félicité, lui, des débats « sereins » et « dynamiques », qui ont suivi l’exposition des Professeurs Alioune Sall et Babacar Kanté sur l’encadrement des coalitions et leur financement, selon Le Soleil dans sa livraison de ce vendredi. « Une analyse assez fine et approfondie a été faite sur cette thématique. Les acteurs ont eu droit à une exposition de haute portée qui a permis de faire l’état des lieux, de revenir sur les objectifs poursuivis, les leviers qu’il faut activer ainsi que les limites de cette entreprise de réflexion », a fait savoir Déthié Faye, le coordonnateur du pôle des non-alignés.
Il souligne pour s’en féliciter la capacité des hommes politiques à transcender les clivages partisans pour relever des défis communs. « La commission cellulaire a salué cette posture politique de haute portée et a fait savoir que c’est une voie indiquée pour les acteurs politiques pour trouver une solution à cet épineux dossier et tant d’autres », a-t-il ajouté. D’ailleurs, des propositions émises dans ce sens seront synthétisées avant d’être adoptées comme document de base pour la prise en charge des coalitions et de leur financement par l’administration de l’encadrement juridique.


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