Rp du Vendredi 01 Novembre 2019

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LE GROUPE TOUTINFO MEDIAS, ( TIM ) DE MAMADOU THIERNO TALLA, LANCE SON SITE INTERNET, DEMAIN VENDREDI

Toutinfo.net : Le groupe Toutinfo Médias (TIM), fondé et dirigé par le journaliste Mamadou Thierno Talla, va lancer son site Internet Toutinfo.net, lors d’une cérémonie prévue vendredi 1er novembre, à partir de 16 h, à l’UCAD 2, annonce un communiqué reçu à l’APS.
Votre site de réfence numéro 1
Le lancement du site sera suivi d’une conférence sur le thème : « Le français à l’heure du multilinguisme et du numérique ».
Les professeurs Ibrahima Dia, Waly Bâ, Samba Ndiaye, Dieynaba Diouf et Moussa Daff interviendront à cette conférence, qui sera suivie d’une prestation musicale des artistes Marie Ngoné Ndione, Jules Guèye, Fou Malade, Niagass et Baaba Maal, selon le communiqué.
L’historien Buuba Diop, de l’Université Cheikh-Anta-Diop de Dakar, El Hadji Kassé, ministre-conseiller du président de la République, le député Mamadou Diop Decroix, et l’économiste El Hadj Ibrahima Sall vont également participer au débat.
Un radio-crochet (questions de culture générale) dirigé par le journaliste Sidy Diop, directeur adjoint des rédactions du journal Le Soleil (public), est également prévu.
Mamadou Thierno Talla, le directeur du groupe TIM, est un « homme d’expérience formé à l’école de Sud Quotidien (privé) », l’un des principaux quotidiens sénégalais, rappelle le communiqué.
« Journaliste, éditeur de presse, Mamadou Thierno Talla ne cesse de marquer de manière indélébile le paysage médiatique. (…) Il a lancé avec succès plusieurs journaux : Le Populaire, L’Observateur et L’As (privés). Et aujourd’hui, il se lance dans le numérique avec le site (…) Toutinfo.net », ajoute la même source.
Selon le communiqué, Mamadou Sarr, journaliste, membre de la 42e promotion (2014) du Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti), est l’administrateur du nouveau site d’information.ESF/BK( Toutinfo.net avec APS)

UNE CHALEUR MARQUANTE POUR LES PROCHAINES 24 HEURES (ANACIM)

Dakar, 1er nov (APS) – L’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM) annonce que le temps chaud va fortement marquer l’ensemble du territoire sénégalais au cours des prochaines 24 heures, à compter de vendredi midi.
“Le temps chaud sera fortement marqué sur l’ensemble du pays notamment sur les régions centre et nord où les températures journalières atteindront des pics de 39 à 41°C”, écrivent les prévisionnistes météo.
“Sur le littoral et la zone sud, les maxima de températures tourneront autour de 36°C”, ajoutent-ils, en signalant que le ciel “restera globalement ensoleillé avec une fine couche de poussière en suspension sur la quasi-totalité du territoire.”
Dans le même temps, indique l’ANACIM, la fraicheur matinale “restera sensible sur les régions proches de la côte. Les visibilités seront bonnes. Les vents seront d’intensité faible à modérée et de secteur nord-est.” BK

Faiblesse de la masse salariale, déficit budgétaire:la mairie de Dakar dans une situation drastique

https://www.pressafrik.com/La mairie de la capitale sénégalaise, vit-elle des jours sombres ? Si l’on se fie au rapport de la Commission des Finances qui a été présenté mercredi, en marge du vote du compte administratif, la réponse sera évidemment affirmative. En effet, le document révèle que la ville de Dakar, dirigée par Soham Wardini, souffre des maux comme : faiblesse de la masse salariale, faible niveau de recouvrement des impôts et déficit budgétaire.
« L’examen du compte administratif a permis de dégager en matière de recettes les constats suivants : l’existence d’écarts s’explique par le faible niveau de recouvrement des impôts locaux résultant de la suppression de la patente et de la non-disponibilité de la nouvelle Contribution Économique Local (CEL), peut-on lire dans le rapport.
Le document révèle que cette situation a entraîné une chute drastique des recettes de fonctionnement de près de 17 milliards de F Cfa par rapport à 2017. Des difficultés, selon le Directeur Administratif et Financier (Daf), qui se sont soldées dans des résultats de l’exécution budgétaire 2018 par un déficit de près de 5 milliards de F Cfa.

Mamadou Ndiaye,président du Crepmf: «Le marché financier de l’Umoa,c’est plus de 9500 milliards de FCfa

https://www.lejecos.com/Lors de la Conférence internationale sur l’intégration des marchés des capitaux de l’Afrique de l’Ouest (28 au 30 octobre à Abidjan), le président du Crepmf, a parlé du marché financier régional qui à son avis, fait aujourd’hui office de modèle unique à l’échelle internationale de par son organisation et son architecture.
«Considérée en effet, comme le modèle le plus achevé en matière d’intégration boursière, il est une source d’inspiration pour d’autres régions de notre continent et du monde. Je formule le souhait également qu’il soit un modèle d’adaptation pour la région Cedeao », a déclaré Mamadou Ndiaye.
«Le marché financier de l’Umoa, c’est actuellement Plus de 9 500 milliards de FCFA de ressources mobilisées, passant d’une moyenne annuelle de 300 milliards de FCFA entre 2000 et 2015 à plus de 1 000 milliards de FCFA au cours des quatre (04) dernières années ; quarante-six (46) sociétés cotées à la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières pour une capitalisation boursière du marché des actions de plus de 4 200 milliards de FCFA et  une capitalisation obligataire d’environ 4 000 milliards de FCFA au 30 septembre 2019 ; 46 lignes obligataires dont 4 sukuks qui font d’elle la première place boursière islamique du continent ; 212 acteurs agréés au 30 septembre 2019 »,  a révélé M. Ndiaye.
Selon lui, à l’instar des autres marchés financiers, il participe à la mobilisation de l’épargne longue disponible pour l’orienter vers des investissements productifs dont justement les infrastructures.
Pour relever les défis liés au développement du marché financier régional, le Conseil régional entend intensifier, au cours des prochaines années, ses actions de réformes pour un meilleur financement des économies de l’Umoa.Adou FAYE

Marché financier de l’Umoa: «37% des ressources mobilisées ont servi à financer les infrastructures»

https://www.lejecos.com/Abidjan a abrité les 27 et 28 octobre dernier, la conférence internationale sur l’intégration des marchés des capitaux de l’Afrique de l’Ouest. Dans son discours, le président du Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers, Mamadou Ndiaye a salué la contribution des marchés financiers dans les infrastructures.
«Comme vous l’aurez remarqué, nos Autorités ont placé le financement des infrastructures comme voie  de l’émergence de nos Etats. A ce titre, il figure au cœur de leurs Programmes Nationaux de Développement.
A cet effet, le recours aux marchés financiers apparait non seulement comme une solution mais clairement une évidence. Pour preuve, en ce qui concerne le marché financier de l’Umoa, 37% des ressources mobilisées, ont servi à financer les infrastructures », a déclaré M. Ndiaye.
«La contribution des marchés de capitaux n’est plus donc à démontrer mais devrait constituer, j’ose l’espérer,  un effet amplificateur avec cette intégration attendue pour une croissance économique plus durable », a-t-il ajouté. Aussi, l’évolution des réalités socioéconomiques et les risques liés au système financier commandent de trouver des alternatives plus efficaces de diversification des instruments de financement pour atteindre et maintenir une croissance économique plus saine et plus durable. «Je veux dans cette optique saluer et encourager l’utilisation des instruments de la finance islamique, ainsi que les obligations vertes, sociales et durables qui sont innovateurs et à enjeux importants pour le financement des infrastructures », a ajouté le président du Crepmf.
A titre d’exemple, poursuit-il, les produits comme les Sukuks ont montré leurs performances dans le financement alternatif des infrastructures en Afrique de l’Ouest. Des Etats comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Togo et le Mali en ont fait recours récemment pour ce qui concerne notre zone.Adou FAYE

Monnaie électronique dans l’Uemoa:Le nombre de comptes a connu une hausse de 38% entre 2015 et 2018

https://www.lejecos.com/ Au niveau de l’Umoa, l’activité d’émission de monnaie électronique a connu une croissance soutenue. Cette phrase a été prononcée ce mercredi par le gouverneur de la Bceao, Tiémoko Meyliet Koné. Il s’exprimait lors de la cérémonie d’ouverture de la conférence internationale sur le thème « FinTech : défis, opportunités et perspectives pour les pays en développement ».
La rencontre se tient les 30 et 31 octobre au siège de l’institution. «Le nombre de comptes de monnaie électronique est ressorti à 62,9 millions à fin 2018 contre 25 millions en 2015, soit une hausse moyenne annuelle de 38%. En valeur, le montant total des transactions via la téléphonie mobile a été estimé à 23.534 milliards de francs CFA contre 7.415 milliards en 2015 », révèle le gouverneur de la Bceao. Il souligne que les actions de la Bceao, qui a adhéré à l’AFI en 2011, ont permis de faire passer le taux d’utilisation des services financiers dans l’Union, donc le taux d’inclusion financière, de 26% en 2010 à 57,1% en 2018, avec une contribution de services financiers numériques dépassant le tiers.
L’objectif est d’atteindre, sur un horizon de 5 ans, un taux d’inclusion financière de 75%. Selon M. Koné, les initiatives de type FinTech observées à ce jour dans l’Uemoa concernent principalement les segments des services de paiement et de financement. Selon lui, le nombre d’institutions autorisées à émettre de la monnaie électronique a fortement augmenté pour s’élever à 38. De plus, des partenariats entre des entreprises de téléphonie et de technologie et des institutions de crédit ont été noués afin de développer une offre de crédit digital dans l’Union. Cette offre s’appuie sur des activités de notation ou credit scoring, qui devront également être encadrées, car les promoteurs de ces sociétés pourraient être appelés à concurrencer les Bureaux d’Information sur le Crédit.
Par ailleurs, poursuit le gouverneur, de nombreuses initiatives en matière de monnaie virtuelle privée, bien qu’au stade d’annonces, ont été recensées. Une attention particulière devrait être accordée à ces initiatives, compte tenu du risque de levées de fonds frauduleuses ou de création de fausses plateformes d’échanges.
S’agissant des services de financement, des initiatives de financement participatif ou  crowdfunding ont été recensées dans l’Union depuis quelques années. Face à ce constat, la Banque Centrale a entamé des travaux en vue de l’élaboration d’un cadre réglementaire spécifique pour encadrer le financement participatif. Il convient également de signaler l’agrément en 2019 de la première banque digitale de l’Union, 100% mobile, qui met à la disposition de ces clients des services de paiement, d’épargne ainsi que de crédits à la consommation et immobilier . Fort des différentes expériences réussies dans nos pays respectifs, les banques centrales doivent aujourd’hui relever les défis posés par les FinTech.
Il nous revient ainsi d’adopter des stratégies et un cadre qui favorisent l’innovation financière et une concurrence saine entre les acteurs de l’écosystème. Enfin ils doivent aussi apporter des réponses claires à la protection des consommateurs et à la stabilité financière. Le renforcement de l’éducation financière, la formation des régulateurs aux nouvelles technologies, ainsi qu’une collaboration étroite entre nos pays, au plan régional, feront partie des éléments indispensables à notre succès.Oumar Nourou
Tiémoko Meyliet Koné, gouverneur de la Bceao:«Il faut veiller à ce que nos politiques et nos actions exploitent de façon optimale le potentiel des technologies financières»

ACTIVITÉ DE PÊCHE ET TRANSFORMATION DE PRODUITS HALIEUTIQUES

 https://www.lejecos.com/ La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) abrite les 30 et 31 octobre, une conférence internationale sur le thème « Fintech : défis, opportunités et perspectives pour les pays en développement ». Selon le gouverneur de la Bceao, la rencontre d’aujourd’hui vient à point nommé car elle nous permet de prendre la mesure de la transformation historique que vit le secteur financier depuis quelques années avec l’avènement des FinTech.
«Innovations financières fondées sur la technologie, les FinTech se manifestent par des modèles d’affaires, des applications, des processus, des services ou des produits nouveaux, ayant un impact important sur les marchés financiers, les institutions financières et la fourniture des services financiers », a déclaré Tiémoko  Meyliet Koné lors de la cérémonie d’ouverture.  Il affirme que certes, la technologie et la finance sont toujours allées de pair, mais l’ampleur de l’impact disruptif des FinTech sur le système financier a surpris les régulateurs et les acteurs de la finance classique dans le monde.
Les FinTech menacent d’obsolescence de nombreux métiers. Elles modifient profondément les pratiques des acteurs et ouvrent la porte à de nouveaux modes de fourniture et de consommation des services financiers. Ces nouveautés sont alignées sur les aspirations des populations, qui aspirent à des services financiers plus simples, plus efficaces, plus adaptés, plus accessibles et moins coûteux. Il a ajouté qu’au cours des dernières années, l’industrie des FinTech a montré sa capacité à répondre efficacement à ces besoins, à travers l’utilisation de nouvelles technologies, notamment le Big Data, l’intelligence artificielle, la Blockchain ou la biométrie.  Cette mutation, qui pourrait bouleverser l’équilibre du système financier, explique-t-il, est également porteuse de risques pour la stabilité financière, notamment en matière de cyber-sécurité, de blanchiment de capitaux et d’exercice illégal d’activités réglementées. Elle induit des enjeux importants, relatifs à la protection des consommateurs et de leurs données personnelles, mais aussi à ce qui concerne le droit à la concurrence.
Bref, souligne le patron de la Bceao, c’est une révolution qui, si elle est maîtrisée, pourrait offrir une formidable opportunité de développement à nos pays. M. Koné estime que le contexte africain, caractérisé par une population jeune et ouverte aux nouvelles technologies, notamment la téléphonie mobile, est particulièrement propice au développement des FinTech.
«Nos pays représentent un terreau fertile pour le développement de cette industrie, ce qui pourrait contribuer à une croissance économique plus dynamique. En tant que régulateurs, nous avons le devoir de veiller à ce que nos politiques et nos actions exploitent de façon optimale le potentiel des technologies financières, tout en préservant la confiance en la stabilité de notre système financier », a indiqué le gouverneur de la Bceao.Oumar Nourou

 PAIEMENTS ÉLECTRONIQUES:LE GOUVERNEUR DE LA BCEAO PRÉCONISE “UN CADRE DE RÉGULATION LÉGER ET RIGOUREUX”

Dakar, 1er nov (APS) – L’évolution des entreprises de technologie financière communément appelées “Fintech”, exige désormais la création d’un cadre de régulation léger et rigoureux pour permettre de faire les progrès nécessaires dans ce domaine avec l’émission de monnaies électroniques et les paiements digitaux, soutient le gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).
“Il faut un cadre à la fois léger et rigoureux et permettant d’éviter toutes les erreurs et les dérives qui peuvent non seulement amener à remettre en cause le système mais aussi exposer inutilement les populations pour lesquelles ces innovations sont faites et ne pas arriver aux résultats escomptés”, a-t-il dit.
Tiémoko Meyliet Koné prenait part à la table ronde des gouverneurs de Banques centrales qui a clôturé jeudi dans l’après-midi la conférence internationale de deux jours sur les entreprises de technologie financière sur le thème “Fintech : Défis, opportunités et perspectives pour les pays en développement”.
Selon le gouverneur de la BCEAO, la banque centrale des Etats membres de l’Union économique et monétaire ouest africaine, la régulation “est un élément important qui permet d’avancer dans ce domaine”.
“Dans la mise en place de cette régulation, l’expérimentation est également essentiel, parce que ce n’est pas toujours facile dans le domaine de la technologie”, a-t-il ajouté.
“C’est seulement les échanges et le partage d’expériences qui va nous permettre d’approcher autant que faire se peut et d’atteindre les objectifs visés”, a indiqué Tiémoko Meyliet Koné.
La technologie et la finance sont toujours allées de pair, mais l’ampleur de “l’impact disruptif des FinTech sur le système financier a surpris les régulateurs et les acteurs de la finance classique dans le monde’’, avait souligné le gouverneur de la BCEAO à l’ouverture de cette rencontre.
Cette mutation, qui pourrait bouleverser l’équilibre du système financier, est également “porteuse de risques pour la stabilité financière, notamment en matière de cyber-sécurité, de blanchiment de capitaux et d’exercice illégal d’activités réglementées”, selon M. Koné.
Le gouverneur de la Banque centrale de la Mauritanie, Abdoul Aziz Ould Dahi, a lui évoqué “une révolution qui, si elle est maîtrisée, pourrait offrir une formidable opportunité de développement à nos pays”.
“Il faut à un moment ou à un autre faire progresser nos populations dans le sens de l’utilisation de services financiers”, a-t-il dit.
Au cours des dernières années, l’industrie des FinTech a montré sa capacité à répondre efficacement à ces besoins, à travers l’utilisation de nouvelles technologies, notamment le Big Data, l’intelligence artificielle, la Blockchain ou la biométrie, ont souligné les intervenants à cette table ronde.
Les thématiques abordées portait sur l’application de la technologie blockchain au secteur financier, l’évolution du crédit digital les monnaies virtuelles et les monnaies digitales émises par les banques centrales.
Les différentes approches de régulation et de supervision des FinTech ont été également évoquées au cours de la conférence.ADL/BK

Banque africaine de développement:Les actionnaires approuvent une augmentation de capital historique de 115 milliards Usd

https://www.lejecos.com/Lors d’une assemblée extraordinaire des actionnaires tenue aujourd’hui à Abidjan, les Gouverneurs de la Banque africaine de développement, représentant des actionnaires de 80 pays, ont approuvé une augmentation de capital historique de 115 milliards d’USD pour la première institution financière du continent.
«L’augmentation du capital, la plus importante de l’histoire de la Banque africaine de développement depuis sa création en 1964, est une preuve remarquable de la confiance des actionnaires », renseigne un communiqué de l’institution reçu au Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos). Selon le  document, avec l’approbation de cette augmentation, le capital de la Banque va plus que doubler, passant de 93 milliards d’USD à 208 milliards d’USD ; ce qui renforce le leadership de la Banque en matière de financement du développement sur le continent.
L’augmentation des fonds propres permet à la Banque de conserver une excellente notation AAA, avec perspectives stables, de la part des meilleures agences de notation.
Il y a deux ans, la Banque africaine de développement a lancé des discussions en vue d’une augmentation générale du capital afin d’accélérer la mise en œuvre des stratégies de développement de ses High 5, des objectifs de développement durable et de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.
S’exprimant lors de la cérémonie d’ouverture, le Président de la Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara a déclaré : « En intégrant les priorités du continent à travers le programme des « High Five », le Groupe de la Banque africaine de développement se révèle être un partenaire stratégique de premier plan pour les gouvernements africains ».
Au cours des quatre dernières années, la Banque africaine de développement a obtenu des résultats tangibles sur le terrain, par l’intermédiaire de ses « High 5 » : elle contribué à raccorder 16 millions de personnes au réseau électrique, fourni à 70 millions de personnes des technologies agricoles en vue de la sécurité alimentaire, à 9 millions de personnes un accès au financement par le biais d’entreprises privées, à 55 millions de personnes des services de transport améliorés et à 31 millions de personnes l’accès à l’eau et à l’assainissement.
« Nous avons accompli de grandes choses, mais il reste encore beaucoup à faire. Notre responsabilité est de contribuer très rapidement à améliorer la qualité de vie des populations africaines. Cette augmentation générale du capital représente un engagement très fort de tous nos actionnaires à voir se concrétiser des projets de meilleure qualité qui auront un impact significatif sur la vie des populations en Afrique – dans les villes, dans les communautés rurales et pour des millions de jeunes gens et de femmes », a déclaré Akinwumi Adesina, le président de la Bad.
Selon lui, à la faveur de la nouvelle augmentation générale du capital, la Banque prévoit de faire plus avec les résultats attendus Adesina a relevé que «  la Banque continuera de jouer son rôle de chef de file dans le développement des infrastructures, le renforcement de l ’intégration régionale, l’aide à la réalisation des ambitions de la Zone de libre-échange continentale africaine, l’appui aux États fragiles pour renforcer leur résilience, la gestion durable de la dette, la lutte contre le changement climatique et la stimulation des investissements du secteur privé. Nous ferons beaucoup plus. C’est un moment historique ». Il a saisi cette occasion pour féliciter les actionnaires pour la confiance qu’ils accordent à la Banque et pour le soutien qu’ils apportent au développement de l’Afrique.Adou FAYE

 Réunion extraordinaire de la BAD: Les gouverneurs invités à prendre de bonnes décisions

https://www.ferloo.com/« Prendre la bonne décision » pour permettre à l’Afrique d’atteindre ses objectifs, a plaidé Alassane Ouattara, président de la Côte d’Ivoire.  «Un moment historique pour une décision historique »,  Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement.
À l’ouverture de la 5ème réunion extraordinaire du Conseil des gouverneurs de la Banque africaine de développement, ce jeudi 31 octobre à Abidjan, le président de la République de Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, a appelé les gouverneurs de la Banque « à prendre la bonne décision » afin de permettre au continent d’atteindre ses objectifs de développement.
« La réalisation des Objectifs de développement durable des Nations unies et de l’agenda 2063 de l’Union africaine nécessitent d’importantes ressources financières. L’Afrique ne pourra atteindre ces objectifs sans l’appui financier et l’assistance technique de partenaires parmi lesquels la Banque africaine de développement », a expliqué le président Ouattara.
« Nous sommes convaincus que les gouverneurs prendront la bonne décision, celle d’une augmentation générale du capital », a-t-il plaidé. Le chef de l’État ivoirien s’est dit persuadé que « le conseil d’administration, le président Adesina et son équipe prendront toutes les dispositions idoines pour la mise en œuvre totale, et dans les délais, des engagements en matière de réformes pour optimiser les marges de manœuvre opérationnelles résultant de ces capitaux supplémentaires. »
Un message parfaitement reçu par le président de la Banque africaine de développement, Adesina Akinwumi, qui a salué la présence notable du président Ouattara, des membres de son gouvernement et des actionnaires. « En regardant autour de moi, je suis ravi de vous voir, vous nos actionnaires, parmi nous. Votre présence nous inspire. Votre soutien nous renforce. Vos conseils éclairent notre chemin pour la mission que vous nous avez confiée », a déclaré le président de la Banque.
Akinwumi Adesina s’est ensuite adressé aux gouverneurs : « Par votre décision sur l’augmentation du capital, nous referons le plein. C’est un moment historique pour une décision historique ! Nous avons gravi le versant escarpé de la montagne du développement de l’Afrique, mais il nous reste du chemin à faire. Votre soutien apportera à nos poumons de l’oxygène pour continuer à grimper, jusqu’à ce que nous atteignions le sommet », a-t-il poursuivi.
Grâce à l’augmentation générale de capital, la Banque sera en mesure de développer plusieurs initiatives d’envergure sur le continent : « Du désert à l’énergie » (« Desert to Power ») a pour objectif de fournir un accès à l’électricité à 250 millions de personnes dans la région du Sahel ; l’initiative AFAWA (action pour le financement en faveur des femmes) vise à accorder aux femmes 3 milliards de dollars de nouveaux financements. La Banque entend également doubler le financement climatique et faire de la zone de libre-échange continentale africaine une réalité.
Pour sa part, Kaba Nialé, ministre du Plan et du développement de la Côte d’Ivoire et présidente en exercice du Conseil des gouverneurs, a rappelé le chemin parcouru ces deux dernières années depuis que la Banque a souhaité cette augmentation de capital. « Mes collègues et moi-même allons nous réunir pour nous prononcer. L’objectif est de donner les moyens de faire face à des défis. L’Afrique nous regarde sans appréhension mais avec espoir. Je suis convaincue que nous arriverons à fédérer nos efforts pour aboutir à l’objectif attendu », a-t-elle promis.

CEDEAO: deuxième réunion annuelle à Abuja du comité de direction stratégique du Programme de compétitivité en Afrique de l’Ouest

http://www.lactuacho.com/Le Comité de pilotage stratégique du Programme de compétitivité pour l’Afrique de l’Ouest (WACOMP), (composé de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), des États membres de la CEDEAO et de la Mauritanie, de l’Union européenne (UE), du Centre du commerce international (CCI), de l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI) et l’Union économique et monétaire ouest-africaine-UEMOA) a ouvert sa deuxième réunion annuelle le 30 octobre 2019 à Abuja, au Nigéria.
L’objectif principal est de renforcer la compétitivité des pays d’Afrique de l’Ouest et de renforcer leur intégration dans la région. et système commercial international.
Le programme, financé par l’UE à hauteur de 120 millions d’euros et mis en œuvre avec l’aide du CCI et de l’UNIDIO, vise à soutenir un certain nombre de chaînes de valeur sélectionnées aux niveaux national et régional afin de promouvoir la transformation structurelle et un meilleur accès aux marchés régionaux et internationaux. tout en tenant compte des préoccupations sociales et environnementales.
Mamadou Traoré, Commissaire chargé de la promotion du secteur privé et de la Commission de la CEDEAO, a déclaré que le programme comportait un élément régional et seize éléments nationaux (15 États membres de la CEDEAO et la Mauritanie) et serait mis en œuvre en deux phases, couvrant huit pays par phase.
Le Commissaire qui s’exprimait lors de la séance d’ouverture de la réunion a souligné que la mise en œuvre effective du programme de compétitivité pour l’Afrique de l’Ouest accroîtrait le succès du programme de travail pour l’intégration de la CEDEAO et contribuerait de manière substantielle à la réalisation de la compétitivité si nécessaire en Afrique de l’Ouest.
Tout en notant plusieurs problèmes liés au climat des affaires dans la région, le Commissaire Traoré a déclaré avec enthousiasme que «le WACOMP pourrait potentiellement donner à nos entreprises et institutions les capacités de jeter les bases pour stimuler les actions qui permettent de surmonter ces limitations, de promouvoir la compétitivité et de commencer à libérer notre population de la pauvreté économique « .
Toujours lors de la séance d’ouverture de la réunion, M. Kurt Cornelis, chef de la coopération de la délégation de l’UE au Nigéria et de la CEDEAO, a souligné qu’il importait de souligner le rôle du programme dans un contexte politique plus large, comme le nouveau Alliance de l’UE pour l’investissement durable et l’emploi.
«Ce programme crée un potentiel d’investissement et de création d’emplois très concret, réunissant des parties prenantes clés telles que les décideurs, les régulateurs, les entreprises, les organisations de soutien et les associations professionnelles», a-t-il déclaré.
Le programme verra également l’UE et la CEDEAO mettre en place un observatoire de la compétitivité en Afrique de l’Ouest doté d’un budget de 8 millions d’euros. L’Observatoire contribuera à améliorer l’accès des secteurs public et privé à des informations et des données fiables et complètes qui permettront aux décideurs de formuler, mettre en œuvre et contrôler les politiques et stratégies qui contribueront à la compétitivité de l’Afrique de l’Ouest.
L’observatoire WACOMP, également connu sous le nom de WACOB, réalisera cet objectif en collectant des données qualitatives et quantitatives et des informations sur la compétitivité à partir de sources identifiées, créera une base de données afin de fournir des informations et des services pertinents aux secteurs public et privé, et d’analyser et d’évaluer les politiques en matière de commerce, d’affaires et de compétitivité en Afrique de l’Ouest.

Salon Tournant Economique, Social et Solidaire:«Il nous faut faire de l’acquisition du savoir et du savoir-faire une nouvelle dynamique pour le marché de l’emploi» (Macky Sall)

https://www.dakaractu.com/Le Chef de l’Etat Macky Sall s’est adressé à la jeunesse Africaine lors de sa prise de parole à la cérémonie d’ouverture du Salon Tournant Social et Solidaire qui s’est tenu ce jeudi 31 octobre à Diamniadio. « Le projet Ecole-entreprise qui est déjà sur la bonne voie avec la structure 3fpt. Il nous faut donc faire de l’acquisition du savoir et du savoir-faire une nouvelle dynamique pour le marché du travail », déclare-t-il. Les artisans, les coopératives et mutuelles de production sont aussi visés dans ce projet qui vise l’équité et la justice sociale. Selon toujours le chef de l’Etat, « Il faut libérer les talents et surtout oser entreprendre. Il faut que nos entrepreneurs nourrissent et habillent le continent Africain. »

Salon Tournant Economique, Social et Solidaire:«La prise en charge des problématiques liées à l’inclusion financière et sociale nécessite une synergie d’actions»(Macky Sall)

https://www.dakaractu.com/Le Chef de l’Etat Macky Sall a encore demontré que le combat pour l’équité et l’inclusion sociale est l’une de ses priorités. Il l’a encore rappelé, ce matin à l’occasion de la cérémonie officielle de la 2ème édition du STESS, au centre des conférences internationales Abdou Diouf de Diamniadio. Mais Il a tenu à inviter à une synergie d’actions, car dit-il, il est essentiel de partager les expériences diverses à l’occasion de ce salon, de l’avis du chef de l’Etat Macky Sall qui a salué les résultats remarquables du royaume du Maroc dans ce domaine. Car, dira t-il, «la prise en charge des problématiques liées à l’inclusion financière et sociale nécessite une synergie d’actions. »

Deuxième phase du PUDC:”Nous allons intervenir dans la santé et dans l’éducation avec la construction de postes de santé et de salles de classe”(M. Cheikh Diop,Directeur PUDC)

https://www.dakaractu.com/En marge de la visite de la délégation du Programme National de Développement Communautaire de Côte d’Ivoire (PNDC), venue apprendre du modèle Sénégalais dans le développement communautaire (PUDC), le Directeur National du PUDC, M. Cheikh Diop s’est prononcé sur la deuxième phase du programme qui, selon lui, “va rester dans la continuité de la première phase, conformément à la volonté exprimée du chef de l’Etat, M. Macky Sall. ” Mais en plus de sa mission classique, la deuxième phase va également intervenir dans la santé, avec la construction de postes de santé, et dans l’éducation avec la construction de salles de classe. En effet, dira M. Diop, ” quand on construit des routes et des forages, quand on parle d’électrification, il faut nécessairement parler d’éducation et de santé.” Pour la deuxième phase de ce programme phare du chef de l’Etat, plus de 300 milliards de budget ont été mobilisés par l’Etat du Sénégal et ses partenaires…

Centrale à charbon de Bargny: Les femmes de Sendou demandent à la Bad de tenir ses promesses.

https://www.dakaractu.com/La Banque Africaine de Développement (BAD) tiendra-t-elle ses promesses d’ouvrir la voie à un avenir en énergie renouvelable ? Va-t-elle retirer son financement et son soutien politique à la centrale à charbon de Sendou au Sénégal ? Voilà, entre autres, des questions que se posent, aujourd’hui, des observateurs de la société civile.
En attendant de trouver les réponses à leurs interrogations, les femmes de Sendou continuent de demander à la Banque Africaine de Développement (Bad) de tenir ses promesses et d’arrêter la centrale à charbon qui, disent-elles, est en pleine crise climatique. Cela est apparu dans un communiqué lu par Dakaractu, ce mercredi 30 octobre dernier.
Dans ce document, il est évoqué des effets néfastes de la centrale à charbon de Sendou sur les populations, en particulier sur les femmes et les écosystèmes dans un contexte d’urgence climatique en Afrique. ‘’Depuis 2009, les femmes transformatrices de Bargny, localité située au sud de Dakar, luttent contre la centrale à charbon de Sendou, cofinancée par la Bad, la Boad, la Banque néerlandaise de développement (Fmo) et la Cbao. Le projet a déjà détruit les moyens de subsistance de plus de 1 000 femmes transformatrices, affaiblit la santé de la communauté, détruit le patrimoine culturel et exclut les populations locales de la prise de décision concernant leur avenir’’, s’indignent-elles, selon ledit document.

‘’Plus de 1 000 femmes transformatrices de produits halieutiques privées de moyens de subsistance’’

‘’Il y a un peu plus d’un mois, le président de la Bad, Akinwumi Adesina, a révélé les plans de la Bad visant à mettre fin aux centrales à charbon sur tout le continent et à passer aux énergies renouvelables. Dans un discours prononcé lors du Sommet des Nations Unies sur le climat, le 23 septembre 2019, Adesina a déclaré aux délégués que – le charbon est le passé et les énergies renouvelables, c’est le futur. Pour nous, à la Banque africaine de Développement, nous sommes en train de sortir du charbon’’.
Pourtant, la centrale à charbon de Sendou, financée par la Bad, qui a commencé à fonctionner en 2018, générera de l’électricité au charbon et des polluants nocifs pour la santé de la population locale et mondiale pendant de nombreuses années à venir.
Un nouveau rapport des femmes qui continuent de s’opposer à ce projet, utilise un cadre d’évaluation d’impact éco-féministe développé par trois organisations partenaires, Lumière synergie pour le développement (Lsd), WoMin African alliance et Gender Action. Un document qui, selon ledit communiqué ‘’met à nu les impacts écologiques et climatiques d’un système énergétique utilisant des combustibles fossiles, qui continue de recevoir le soutien d’entreprises et de banques de développement puissantes. Ce, en dépit de preuves scientifiques convaincantes montrant qu’il constitue un facteur clé au changement climatique. La crise climatique et écologique affecte particulièrement en majorité les femmes africaines qui ont la responsabilité principale, selon une division du travail dominante du genre, de pourvoir la nourriture à la famille et de prendre soin des écosystèmes et des populations’’.
Pour les 3 organisations qui viennent épauler ces femmes de Sendou, ‘’le moment est venu pour la Bad d’agir. Cela, alors que la crise climatique s’aggrave sur le continent africain ! (…). Au minimum, les femmes privées de leurs terres et leurs moyens de subsistance, leur santé endommagée, leur charge de travail non rémunérée et toute une série de stress sociaux, devraient être intégralement indemnisées.
La BAD est également mise au défi de prendre en compte et de partager publiquement les implications de sa décision de septembre 2019 de ne plus soutenir les projets de charbon sur des projets en cours, tels que Sendou, qui émettent ou émettront du charbon et qui entraînent les changements climatiques.

 PADAER 2:PRIORITÉ AUX FEMMES, JEUNES ET ORGANISATIONS DE PVVIH (MINISTRE)

Dakar, 31 oct (APS) – La deuxième phase du Programme d’appui au développement agricole et à l’entreprenariat rural (PADAER II), lancé officiellement jeudi à Dakar, va donner la priorité aux jeunes ainsi qu’aux femmes et membres d’organisations de personnes vivant avec le VIH, a souligné jeudi le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Moussa Baldé.
Le PADAER 2 mettra le focus sur les cibles prioritaires, notamment les jeunes, les femmes, les handicapés et les personnes vivant avec le VIH et leurs organisations, a-t-il dit.
Ce programme doté d’une enveloppe de 48,56 milliards de francs concerne les régions de Matam, Tambacounda, Kolda et Kédougou. Dans le cadre de sa mise en œuvre sur une durée de six ans, il est attendu la création d’au moins 3.000 emplois, a indiqué le ministre de l’Agriculture.
Moussa Baldé déclare que la prise en compte des préoccupations des populations permettra au terme du projet d’avoir une meilleure maîtrise de l’eau, le renforcement et la modernisation des équipements des chaînes de valeur agricole.
L’ambassadeur de l’Espagne au Sénégal, Alberto Virella, affirme que dans sa première phase, le programme a permis le renforcement de la sécurité alimentaire, l’amélioration des revenus des agriculteurs et des éleveurs. Il a aussi aidé à la création et la consolidation des emplois, a-t-il ajouté.
Il y a eu également, a-t-il dit, un renforcement des capacités des producteurs dans la commercialisation des produits agricoles, avec à la clé une meilleure rémunération ainsi qu’une amélioration de l’offre de production agricole
L’Espagne a mis dans cette 2ème phase du programme 10 millions d’euros sous forme de prêts, pour ‘’consolider les résultats probants obtenus dans la première phase’’.
La cérémonie de lancement de la 2ème phase a été couplée à la clôture de la première phase de cinq ans, avec une présentation du bilan des réalisations faites durant cette période.
Le PADAER 1 a permis la réalisation d’aménagements hydro-agricoles à travers la réhabilitation de 764 hectares de périmètres irrigués villageois et la construction de 107 km de pistes et de 28 unités pastorales, a rappelé son coordonnateur sortant, Ngagne Mbao.
Il y a eu également, entre autres réalisations, a-t-il dit, la construction de 10 complexes comportant des magasins et la création d’unités de transformation de grande capacité qui répondent aux normes d’hygiène et de qualité au bénéfice des femmes.ADL/ASG

ACTIVITÉ DE PÊCHE ET TRANSFORMATION DE PRODUITS HALIEUTIQUES : FOCUS SUR LES FEMMES

http://www.sudonline.sn/Elles sont des centaines de femmes à s’activer depuis des années dans la transformation de produits halieutiques à Saint-Louis. Surnommées les “Jambars Sine”, ces femmes, très âgées, pour la plupart, sont basées dans le centre Ndeye Aïssatou Sène, situé au quartier de l’Hydrobase dans la langue de Barbarie. Elles se procurent le poisson au niveau du quai de pêche de Guet-Ndar. Sur place, une grande quantité de poissons est débarquée quotidiennement par les pêcheurs. Avec l’appui d’Ejicom, Sud Quotidien a fait une immersion dans ce jardin exclusivement féminin
Avec une quantité de poissons estimée entre 60.000 et 70.000 tonnes et débarquée chaque année, la région de Saint-Louis reste une zone où la pêche est fortement développée. Cette importante quantité de poissons est partagée au débarcadère par les mareyeurs et les femmes transformatrices de produits halieutiques basées dans le Centre Ndeye Aïssatou Sène qui se trouve non loin du quai de pêche.
Trouvée assise à sa place en train d’écailler ses poissons, Fatou Bintou Diagne, responsable des femmes “Jambars Sine” de l’Hydrobase, s’active depuis longtemps dans la transformation des produits de la pêche. “Transformer du poisson, franchement, c’est tout ce qu’on sait faire. C’est un métier qui nous a tout donné dans la vie. C’est la seule activité que nous menons au quotidien”, a-t-elle confié. Au niveau de ce centre, elles sont des centaines de femmes à s’activer dans la transformation de poissons. Le centre regroupe en tout 600 femmes qui exercent cette activité. Il y avait environ 75 cases qui pouvaient contenir chacune d’elles entre 8 et 10 femmes. «Ici, notre travail consiste à transformer le poisson. On fait du “guédj”, du “tambadiang”, du salé-séché (appelé communément Sali en ouolof), du “kéthiakh ou poisson fumé”, du “kong fumé” et du “lakk yaboy-sardinelle braisée” entre autres produits, à l’aide des fours dont nous disposons dans ce centre”, a précisé Fatou Bintou Diagne, révélant qu’elles gagnent bien leur vie à travers cette activité qui leur permet de travailler honnêtement, à la sueur de leur front, de survivre et de subvenir régulièrement aux besoins de leur progéniture.
“On y gagne vraiment notre vie car, on arrive à apporter de quoi manger à la maison, payer les études de nos enfants, assurer quelques fois la dépense quotidienne et même intégrer des coopératives ou tontines”, a-t-elle ajouté. Cependant, les difficultés ne manquent pas au niveau de ce site, devenu, au fil du temps, leur principal lieu de travail. Ces difficultés tournent essentiellement autour des problèmes de sécurité qui se posent avec acuité au niveau de ce site. Les femmes transformatrices y travaillent jusque tard dans la nuit, dans l’obscurité totale, du fait de l’absence d’électricité. Il se pose aussi le problème du transport, du fait de l’éloignement du site de leurs maisons.
C’est ainsi qu’elles bénéficient souvent de l’appui et de l’accompagnement du Service régional des pêches et de la surveillance de Saint-Louis. “Nous, au niveau de ce service, nous avons une mission régalienne, consistant à encadrer tous les acteurs de la pêche artisanale en général et les femmes transformatrices en particulier. En matière de transformation de produits halieutiques, nous encadrons les femmes sur les techniques de transformation et sur la qualité des produits. Nous mettons aussi l’accent sur la valorisation et la commercialisation des produits transformés”, a renseigné Abdoul Aziz Ly, Chef du service régional des pêches et de la Surveillance à Saint-Louis. Construit en 2011, le Centre de transformation des produits halieutiques de l’Hydrobase a été inauguré le 07 juin 2012 par Abdoul Mbaye, Premier ministre d’alors, en présence de Christina Diaz Fernandez Gil, Ambassadrice de l’Espagne et de Cheikh Mamadou Abiboulaye Dieye, ancien maire de la commune de Saint-Louis.

 SAINT-LOUIS: LES PÊCHEURS INVITÉS À LA PRUDENCE

Saint-Louis, 31 oct (APS) – Le chef du service de surveillance des pêches de Saint-Louis, Pape Moustapha Ngom, a appelé jeudi les pêcheurs de cette ville à faire preuve de prudence en cette période de l’année et à observer le port du gilet de sauvetage.
Il a lancé cet appel au lendemain de la disparition de trois de leurs collègues, suite au chavirement de leur pirogue dans la nuit de mercredi à jeudi, dans la zone de l’embouchure du fleuve Sénégal.
Il les exhorte à être attentifs aux alertes météo, pour ‘’éviter’’ d’éventuels accidents tragiques, comme c’est le cas avec la disparition de ces trois pêcheurs.
Il a indiqué que ses services n’avaient pas reçu une alerte météo concernant en particulier la zone où est survenu l’accident. Il indique que d’après les déclarations de certains pêcheurs, ‘’il y a eu de forte vagues’’ dans cette zone la nuit du drame, cause probablement de ce chavirement.
Selon Idrissa Ndiaye, responsable au bureau de l’Union des associations de la pêche artisanale (UNAPAS) de Saint-Louis, les pêcheurs portés disparus sont membre d’un équipage parti en mer malgré une alerte sur les mauvaises conditions météorologiques.
L’équipage composé du capitaine Djiby Niang et des nommés Sery Sène et Mor Thiané Dièye n’était “pas au courant que la mer serait agitée durant toute la journée du 30 octobre”.
Le chavirement de leur pirogue est lié à “la forte agitation de la mer au niveau de l’embouchure dénommée +la brèche+, où leur pirogue a chaviré”, a expliqué Idrissa Ndiaye.Selon lui, les recherches se poursuivent pour retrouver les corps de ces trois pêcheurs disparus.BD/BK/ASG

LANCEMENT ‘’DIGITAL.IN’’,UNE PLATEFORME DESTINÉE À FACILITER LE RECRUTEMENT DE JEUNES CADRES

Dakar, 31 oct (APS) – De jeunes sénégalais ont présenté, jeudi à Dakar, ‘’Digital. in’’, une plateforme créée en janvier 2019 et destinée à faciliter le recrutement de cadres dans les entreprises en Afrique de l’Ouest, à travers l’intelligence artificielle, a constaté sur place l’APS.
‘’Tout notre objectif est d’apporter une innovation dans le système de recrutement en Afrique de l’Ouest. Notre ambition, c’est d’utiliser l’intelligence artificielle pour répondre aux besoins de l’entreprise’’, a indiqué Djibril Diaw, co-fondateur de la plateforme Digital. in.
S’exprimant lors de la cérémonie de présentation à la presse de la plateforme, M. Diaw a insisté sur son ambition de couvrir toute l’Afrique de l’Ouest dans les prochaines années. Sa structure est pour le moment présente au Sénégal et en Côte d’Ivoire.
‘’Notre objectif, c’est d’accompagner tout type d’entreprise. Notre focus est basé sur le recrutement de cadres pour les entreprises, mais dans les années à venir, nous voulons couvrir tous les domaines qui touchent aux ressources humaines’’, a poursuivi Djibril Diaw.
‘’Il me semble aujourd’hui crucial de connaître la personnalité d’un futur collaborateur avant de le recruter. Il arrive que des recrutements se soldent par des échecs quand on sait que recruter prend du temps et de l’argent’’, a-t-il expliqué.
Selon lui, Digital.in propose aux entreprises et aux candidats une nouvelle façon d’entrer en relation.
‘’Nous permettons aux entreprises d’aller au-delà des méthodes ou processus traditionnels de recrutement. Au passage, nous permettons aux candidats de mettre en avant leurs compétences transversales ou comportementales appelées +soft skillis+’’, a-t-il indiqué.
Il a en outre assuré que sa plateforme travaille en respectant strictement la loi relative à la protection des données personnelles. ‘’Nous sommes très claires sur notre politique de confidentialité’’, a-t-il insisté.SG/ASG

Diaspora… Enfin Une Assurance Pour Rapatrier Les Corps

https://www.xibaaru.sn/Banque Atlantique, et Allianz Sénégal ont mis en place une offre dénommée « ASSISTANCE Ô PAYS », un produit spécialement développé pour la diaspora Sénégalaise vivant en Europe.
Banque Atlantique, et Allianz Sénégal sont désormais partenaires. Ce ”mariage” s’est soldé par une nouvelle offre dénommée« ASSISTANCE Ô PAYS », un produit spécialement développé pour la diaspora Sénégalaise vivant en Europe. C’est un produit dont le souscripteur bénéficie d’une couverture d’assurance assistance en cas de décès survenu à l’étranger. « Assistance Ô PAYS » garantit l’accompagnement des proches pour le rapatriement du corps du défunt vers son pays d’origine ou l’inhumation dans le pays de résidence assurant la prise en charge des frais d’obsèques. Avec ”Assistance Ô PAYS”, les sénégalais du monde, résidant en Europe seront donc dorénavant pris en charge localement à travers une offre complète, dont les garanties s’appliquent dans le respect des us et coutumes sénégalaises conformément aux rites funéraires de l’assuré.
La cérémonie de lancement officiel de cette offre s’est tenue lev25 Octobre 2019, à Dakar, en présence de M. Outman ROQDI et Mme Alexandra AWADI respectivement Directeur Général et Directeur Général Adjoint de Banque Atlantique, Mr Mouhssine Cherkaoui, Directeur Général Maroc Assistance International ainsi que de Mme ADJA SAMB, Directrice Générale d’ALLIANZ Sénégal.

AMÉLIORATION DES CONDITIONS DE VIE DES POPULATIONS DU BASSIN DU FLEUVE SÉNÉGAL :L’OMVS MOBILISE PRES DE 39 MILLIARDS

Près de 39 milliards de F CFA ont été mobilisés par l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) afin de mener des activités prévues dans la deuxième phase de son projet de gestion intégrée des ressources en eau (Pgire II).  Le haut-commissaire de l’organisation Hamed Diane Semega, a fait l’annonce hier, mercredi 30 octobre, lors de l’ouverture de la 6ème  réunion  du comité régional de pilotage du projet
L’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) a mobilisé environ 39 milliards de F CFA pour financer les activités de son programme de développement dénommé «Projet de gestion intégrée des ressources en eau» (Pgire II).  L’information est de son haut-commissaire Hamed Diane Semega qui a présidé hier, mercredi 30 octobre, la 6ème réunion du comité régional de pilotage du Pgire 2.  Pour cette deuxième phase qui est prévue sur une période de 7 ans, l’objectif est entre autres, d’améliorer la gestion coordonnée des ressources en eau, mais aussi d’améliorer les rendements agricoles dans les pays membres de l’organisation.
Les objectifs assignés au projet c’est aussi de mettre en place une plateforme chargée de la coordination entre le Haut-commissariat et les cellules nationales de gestion du projet.  Conscient des enjeux,  le haut-commissaire de l’Omvs exhorte ses collaborateurs à «redoubler d’efforts pour que les résultats soient au rendez-vous».
Il a également appelé l’ensemble des parties concernées à  «assurer toute la diligence requise pour mener à bien les activités retenues pour que des actions concrètes soient réalisées au bénéfice des populations du Bassin du fleuve Sénégal».
Hamed Diane Semega a aussi invité les acteurs à «prendre les dispositions idoines pour assurer un suivi rapproché sur le terrain avec toute la rigueur requise en respectant les critères de qualité et de performance assignés au projet», dit-il.
La finalisation des activités du Pgire II est prévue au plus tard en fin décembre 2020,  a indiqué le haut-commissaire. Revenant sur les acquis de la première phase du projet, Hamed Diane Semega,  fait remarquer qu’elle a permis entre autres la réhabilitation de près de 1400 hectares au Sénégal, la distribution de matériels de production et de transformation de produits agricoles aux producteurs dans les 4 Etats membres

 AMINATA TOURÉ INVITE LES ENTREPRENEURS SÉNÉGALAIS À S’INVESTIR DANS LA RESPONSABILITÉ SOCIÉTALE D’ENTREPRISE

Kaolack, 31 oct (APS) – La présidente du conseil économique, social et environnemental, Aminata Touré, a invité, jeudi, les entrepreneurs sénégalais à s’investir davantage dans la responsabilité sociétale d’entreprise pour contribuer au développement de leurs localités.
“Je voudrais inviter les entrepreneurs sénégalais à s’activer davantage dans la responsabilité sociétale d’entreprise. N’attendons pas seulement que la coopération d’un pays X ou Y vienne nous faire des toilettes dans nos écoles”, a-t-elle notamment dit.
Aminata Touré s’exprimait lors de la cérémonie d’inauguration d’un bloc d’hygiène, composé de 10 toilettes dont cinq pour les garçons et autant pour les filles, qu’elle a offert au lycée Valdiodio Ndiaye de Kaolack (centre), une école où elle a fait une partie de ses humanités.
Elle n’en est pas à son coup d’essai car le lycée Valdiodio Ndiaye a déjà bénéficié, de sa part, de la construction du mur situé du côté Est de l’école sur une longueur de 900 m.
Selon Aminata Touré, ceux qui ont eu la chance de réussir dans la vie devraient retourner dans leur quartier pour appuyer les écoles, les organisations et les associations, pour participer à leur développement et à l’épanouissement des populations.
Soulignant que le bloc d’hygiène aux normes fonctionne à l’énergie solaire, Aminata Touré a demandé aux bénéficiaires d’en faire bon usage et de relever le défi de la maintenance.
Le proviseur du lycée, Ndiogou Michel Fall, et la porte-parole des élèves ont fortement salué ce geste, en exprimant leur gratitude ainsi que leurs remerciements à l’endroit de leur bienfaitrice. AFD/AMD/MD

 KIDIRA : LE GARSI POUR CONTRER LES MENACES TRANSFRONTALIÈRES

Kidira, 31 oct (APS) – Le ministre des Forces armées, Me Sidiki Kaba, a inauguré, jeudi à Kidira, dans le département de Bakel (est), la caserne du Groupe d’action rapide, de surveillance et d’intervention (GARSI), une force qui d’après lui va ‘’apporter une riposte appropriée’’ face aux menaces transfrontalières.
‘’L’implantation de GARSI confirme notre posture pérenne de renforcer la protection du sanctuaire national et d’apporter une riposte appropriée face aux menaces transfrontalières’’, a-t-il dit lors de la cérémonie d’inauguration.
La caserne du GARSI de Kidira a été réalisée grâce à l’appui de l’Union européenne (UE) avec la mise à disposition de moyens logistiques adaptés à la mobilité.
Cette nouvelle caserne, construite dans le respect des normes requises pour une infrastructure militaire, peut accueillir 150 gendarmes du GARSI, unité qui, selon le ministre des Forces armées, va monter en puissance pour atteindre 200 gendarmes prochainement.
‘’Dans un contexte marqué par le grand banditisme et les nouveaux enjeux sécuritaires tels l’extrémisme violent, le terrorisme et la criminalité transfrontalière, cette unité assure la protection des populations’’, a-t-il ajouté.
Aujourd’hui, a poursuivi Sidiki Kaba, les habitants des villages et communes ‘’vaquent tranquillement à leurs occupations’’ grâce à la présence du GARSI qui, à travers ses activités de patrouille et de nomadisation, assure une ‘’couverture sécuritaire efficace’’.
Le ministre de Forces armées a invité par ailleurs les populations à apporter leur contribution pour une réussite de la mission du GARSI.
Au-delà des missions qui lui sont assignées, le GARSI procure aux populations des consultations gratuites et des soins médicaux pendant ses activités de nomadisation et au sein de la caserne.
Au total, 1.000 civils ont été reçus à l’infirmerie depuis l’installation de l’unité en février 2019.
L’ambassadrice de l’Union européenne au Sénégal, Irène Mingasson, souligne que le projet GARSI constitue une approche nécessaire au vu de la détérioration de la situation sécuritaire dans la région.
‘’L’Etat du Sénégal fait preuve d’exemplarité en assumant pleinement son rôle et ses responsabilités, notamment par la présence de ses structures y compris dans les zones les plus reculées du pays’’, a-t-elle souligné.
Elle a insisté sur la nécessité de faire avancer à tous les niveaux, l’intégration régionale qui reste un axe majeur del’engagement extérieur de l’UE.
Selon l’UE, ‘’l’objectif général du projet consiste à assurer la sécurité des populations, y inclus dans les zones reculées et transfrontalières à proximité du Mali et la Mauritanie pour contribuer à une lutte plus efficace contre les menaces transnationales, y compris celles posées par les réseaux terroristes et de criminalité organisée’’.
Elle ajoute que ‘’le projet GARSI s’inscrit aussi dans une stratégie plus globale de l’UE pour la région du Sahel, qui reconnait qu’au Sahel comme ailleurs, la sécurité et le développement sont indissociables’’.
Le lancement officiel du projet a eu lieu le 9 février 2018, ‘’avec la signature d’une convention entre le Gouvernement du Sénégal et l’Union Européenne’’. Le GARSI est mis en œuvre avec 4 Etats membres : l’Espagne, la France, l’Italie et le Portugal.
Le GARSI Sénégal a une compétence nationale avec un budget total de 6,4 millions d’euros (environ 4,2 milliards FCFA) pour une phase de mise en œuvre de 17 mois.SDI/ASG

Journée mondiale de l’alimentation: La Fao appelle à travailler ensemble pour éradiquer la faim

https://www.lejecos.com/Le Sénégal a célébré ce 31 octobre, la Journée mondiale de l’alimentation (Jma). Le thème est « Agir pour l’avenir. Une alimentation saine pour un monde # Faim zéro ».
Travailler ensemble pour éradiquer la faim dans le monde. C’est l’invite faite par la Fao à  l’occasion de la célébration ce jeudi 31 octobre, de la Journée mondiale de l’alimentation. Représentant de la Fao au Sénégal, Gountoueu Robert Gue, soutient qu cette journée, est une occasion, pour nous tous, de jeter un regard sur l’évolution de la situation alimentaire et nutritionnelle dans le monde et particulièrement en Afrique, de partager nos inquiétudes et nos espoirs et de nous orienter vers des  perspectives d’avenir pour un monde libéré de la faim et de la malnutrition.
Selon lui, dans le rapport sur la sécurité alimentaire dans le monde 2019, la Fao rapporte que le recul de la faim, dont le monde a bénéficié pendant plus de dix ans, n’est plus d’actualité. Après des décennies de baisse constante, la tendance de la faim dans le monde – mesurée par la prévalence de la sous-alimentation – a repris en 2015 et est restée pratiquement inchangée ces trois dernières années, à un niveau légèrement inférieur à 11 pour cent.
A l’échelle mondiale, dit-il, 2 milliards de personnes environ sont dans une situation d’insécurité alimentaire modérée ou grave.  Faute de pouvoir se procurer régulièrement des aliments nutritifs en quantité suffisante, ces personnes sont davantage exposées à la malnutrition et leur santé est mise en péril.
«Ainsi dans notre sous-région de l’Afrique de l’Ouest, de la période 2006 à la période 2018 : le nombre de personnes sous alimentées s’est accru de 33,2 millions à 51,6 millions ; le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire sévère est passé de 51,6 à 64,3 millions ; le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire modérée ou grave est passé de 160,2 à 177,2 millions », renseigne le représentant de la Fao. Il a précisé que les facteurs qui constituent la cause de la faim sont notamment : la pauvreté, les inégalités et la marginalisation notamment des jeunes et des femmes, le changement climatique avec ses évènements climatiques extrêmes (la sècheresse, les inondations, l’augmentation du niveau de la mer, etc.), à cela il faut ajouter les conflits,  la faiblesse des investissements dans le secteur agricole, notamment l’agriculture, la pêche et l’élevage, les ralentissements de la croissance et les fléchissements économiques.
«Au vu de ces tendances, et en rapport avec les Odd, le monde n’est pas sur la bonne voie pour atteindre la majorité des objectifs des Odd liés à l’agriculture durable, à la sécurité alimentaire et à la nutrition. Quatre ans après le début de l’Agenda 2030, la régression est la norme pour presque tous les indicateurs connexes », regrette M. Gue.
Il soutient que la Fao s’est résolument engagée dans le soutien aux Etats et aux populations à développer ces mesures pour une alimentation saine et pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle pour tous. Il s’agit de l’appui aux Etats membres à développer et à mettre en place des politiques et de stratégies de lutte contre la faim et la malnutrition sous toutes ses formes ; l’adoption d’approches nutritionnelles axées sur l’agriculture et qui protègent la biodiversité ; l’augmentation et la diversification de la disponibilité alimentaire ; la gestion durable et efficace des ressources naturelles ; l’utilisation des Tic plus largement tout au long des chaînes de valeur agricoles pour créer de nouvelles plates-formes ; la réduction des pertes et du gaspillage alimentaire depuis la récolte jusqu’à la consommation ; l’appui à la mise en œuvre de stratégies nationales de sécurité sanitaire des aliments par l’adoption de normes pertinentes du Codex alimentarius.
«Nous nous sommes fixés, pour objectif, d’éradiquer la faim et toutes les formes de malnutrition d’ici 2030. Dans cette perspective, la Fao a déclaré que son thème biennal pour 2020-2021 serait “Promouvoir des régimes alimentaires sains et prévenir toutes les formes de malnutrition”. Avec un objectif aussi ambitieux, nous devons tous travailler ensemble. Nous avons besoin de politiques et d’un engagement politique plus forts. Nous devons investir dans une agriculture qui améliore la nutrition. Nous devons marcher main dans la main et construire des systèmes alimentaires sains et durables », a déclaré le représentant de la Fao.Adou FAYE

Auteur d’une lettre de recommandation de Salomon Mbutcho à Denis Sassou Nguesso, Me Wade actionnaire ou président de Scac Afrique ?

https://www.dakaractu.com/Le projet de construction de 6 500 logements à Notto Diobass (département de Thiès) a poussé le vice-président du Groupe Scac Afrique, à sortir de son trou. À l’évocation de ce projet initié par Alioune Sarr, maire de ladite localité, par ailleurs ministre du Tourisme et des Transports aériens qui a engendré le déplacement, le lundi 14 octobre dernier de son collègue Abdou Karim Fofana (de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique), Salomon Mbutcho a brisé le silence pour dénoncer, de manière subtile une politique de deux poids et deux mesures.
Dans une note adressée ce jeudi 31 octobre 2019 à Dakaractu, il a relevé un ensemble de faits qu’il déplore. ‘’Alioune Sarr est le Maire de Notto Diobass. Et c’est lui qui nous avait octroyé 130 ha à Mbomboye pour lesquels nous avons préféré lui rétrocéder 80 ha sur une demande verbale de ce dernier après de violentes manifestations organisées par une partie de la population. Nous parlons alors de décembre 2009’’.
Il ajoute : ‘’Mes questions sont les suivantes : Si après 10 ans, les papiers nous permettant de livrer effectivement les parcelles à notre vaillante clientèle (4.000 dont 500 ont soldé, dispersée sur plusieurs sites) sont toujours bloquées, alors que nous avons rempli toutes les formalités administratives et payé toutes les sommes dues pour être régularisés, comment se fait-il qu’une autre entité, serait-elle membre du gouvernement, démarre et obtienne tous ses documents au vu  et au su des populations et de notre clientèle toujours en attente ? Pourquoi leurs documents sont-ils signés alors que les nôtres ne le sont toujours pas ? Pourquoi avoir choisi le site en face de celui du groupe Scac Afrique ? Y avait-il une vraie raison pour bloquer les dossiers du Groupe Scac Afrique ? En refusant de bousculer l’administration, je mettais le tort sur les lenteurs de procédures et invitais tout le monde à être patient malgré les pertes sèches et la faillite presque cuisante au niveau national. Mais là, je ne suis pas d’accord. Parce que, selon moi, une bonne concurrence est saine pour l’économie d’un pays. Mais, on ne peut pas courir avec quelqu’un dont on vient d’amputer les jambes’’, a-t-il dit dans ses notes.

‘’On ne peut pas courir avec quelqu’un dont on vient d’amputer les jambes’’

Des questionnements qui tardent à avoir des éléments de réponse. Mais, elles ont eu, cependant, le don de susciter beaucoup d’interrogations. En effet, dans l’ensemble des pièces à ‘’conviction’’ envoyées à la rédaction, il y figure une lettre de recommandation qui, selon lui, a été rédigée par le prédécesseur du président Macky Sall. Dans celle-ci, en date du 29 janvier 2016, en provenance de Paris (France), Me Abdoulaye Wade a tenté de mettre en rapport Denis Sassou Nguesso, président de la République du Congo Brazzaville avec Salomon Mbutcho. Une partie de la lettre que la rédaction propose à ses internautes.
‘’Monsieur le président et cher frère. Dans le cadre de nos excellentes relations d’amitié et de fraternité, je profite de la venue à Brazzaville de M. Salomon Mbutcho, vice-président du Groupe Scac Afrique pour vous demander de bien vouloir le recevoir pour qu’il vous présente son projet de construction de logements sociaux sans apport personnel et sans caution. Il est rare de trouver dans le domaine du logement social des projets offrant de telles facilités. Je vous le recommande personnellement. Car, la simple annonce de ces projets contribuera à accroitre l’adhésion des congolaises et des congolais à votre politique sociale et vous assurera une victoire certaine à la prochaine élection présidentielle’’.

‘’Comment Me Abdoulaye Wade peut-il recommander un escroc au président Denis Sassou Nguesso’’

Et ajoute : ‘’Salomon Mbutcho sera accompagné de Mamadou Ndiaye, mon conseiller en informatique et mon représentant auprès du Groupe Scac Afrique’’. Une chute qui pousse à se demander pourquoi et à quel titre le Pape du Sopi se fait-il représenter dans cette société immobilière ? Si M. Mbutcho, l’autorité morale la plus en vue de ce groupe est le vice-président, qui en est le président ? Serait-ce Me Wade ? Comment un ancien président d’un pays peut-il recommander à un président au pouvoir, un escroc, un homme impliqué dans plusieurs problèmes fonciers Afrique ? Me Wade serait-il actionnaire au sein de Scac Afrique ? Des questions en suspens. Mais, il faut aussi relever que le président Abdoulaye Wade a écrit ladite correspondance avec l’entête de Africa Wade international consulting, son propre cabinet.

 Opération Clean up Challenge:Madany dénonce une politisation du secteur du nettoiement.

XALIMANEWS: Le secteur du nettoiement est en train de subir une politisation qui affecte son bon fonctionnement. C’est l’avis de Madany Sy, secrétaire général des travailleurs du nettoiement. Invité à la RFM, M. Sy s’insurge contre les méthodes de l’Etat qui, selon lui, fait tout pour les écarter des prises de décision concernant le secteur. « En tant que professionnels, nous devons être les premiers à être impliqués. Nous ne pouvons pas comprendre, en plus, les opérations Clean up Challenge quoi vont dans tous les sens. C’est de l’anarchie qui risque de faire une mauvaise surprise. L’Etat doit prendre ses responsabilités vis-à-vis des travailleurs du secteur du nettoiement pour avoir les résultats escomptés », a-t-il déploré faisant référence à l’objectif « Zéro déchet » du gouvernement.
Par ailleurs, il demande à ce que l’Etat du Sénégal respecte ses engagements pour signer la convention qui devrait installer un meilleur climat de gestion des ordures à Dakar et dans les autres régions.

Hôpital de Saint-Louis:Les travailleurs bloquent le service pour réclamer 6 mois de…

https://www.seneweb.com/Rien ne va plus au niveau du district hospitalier régional de Saint-Louis. Et pour cause, les travailleurs ont encore une fois observé un arrêt de travail, ce jeudi, pour se faire entendre. Face à la presse, ces syndicalistes ont haussé le ton pour dénoncer la «gestion opaque» du docteur Thierno Ndiaye, directeur de l’hôpital qu’ils accusent d’ailleurs de «violer le règlement intérieur» de ladite structure.
«Les travailleurs sont fatigués. Ils courent derrière 6 mois de prime. Au même moment, des travaux sont engagés. Or, l’on nous dit que l’hôpital n’a pas d’argent», a martelé Moustapha Diop, porte-parole du jour. Poursuivant ses propos, le coordonnateur du collectif syndical a ténu à rappeler au directeur qu’ils ont le droit de recevoir leur dû.
Ce dernier, qui reconnaît la “gravité de la situation”, a, de son côté, précisé avoir reçu, en présence de l’Acp et de certains responsables syndicaux, une délégation de femmes qui lui ont demandé de faire un effort particulier pour la mensualisation de la motivation et le paiement des primes.
Magnifiant “tous les sacrifices consentis par le personnel eu égard à tous les problèmes auxquels l’hôpital est confronté”, Ndiaye a réitéré sa volonté d’aller dans ce sens.
Il informe dans la foulée que des consignes ont été données à l’ACP pour payer les primes et verser les motivations à la suite de la réunion paritaire prévue le 10 novembre prochain.\\

Cris des migrants sénégalais en Lybie; nos autorités sont-elles aphones ? Par Moussa Seydou DIALLO,Journaliste/Auteur,Spécialiste migrations ouest-africaine,Coordonnateur du réseau Pour la défense des droits des migrants(REDDEM)

Dans sa parution du weekend du Samedi 26 au Dimanche 27 Octobre passé,  le journal l’observateur barré à sa une avec une image interpellative, le titre que voici : « Rapport de l’OIM 1000 sénégalais en grand danger en Libye ». Depuis l’annonce de cette information, il y’a eu un silence de cimentière car jusqu’à ce jour, aucune autorité étatique ne s’est saisie de l’information soit pour instruire une enquête pour vérifier la fiabilité des faits ou encore donner la position du gouvernement face à cette situation, et pour porter secours à nos compatriotes sénégalais coincés en Libye.
Devrions- nous nous poser des questions sur la compétence des autorités sénégalaises ayant en charge cette question ou devrions-nous avoir peur pour nous-mêmes et nos familles certainement ? Ce qu’il faut savoir en définitif, c’est que chacun de nous pourrait avoir un parent ou un proche qu’il le sache ou pas en train de galérer, de souffrir de maltraitance entre autres en Libye, dans de très mauvaises conditions au péril de son âme. Peut-être aussi que nos autorités Africaines notamment Sénégalaises étaient plus préoccupées par la convocation du président Russe, Poutine qui a mobilisé toute l’Afrique autour de lui et pendant 5 jours pour palabrer de relations diplomatiques et partenariales entre l’Afrique et la Réussie.
La géopolitique mondiale certes pourrait être donnée comme explication pour des positionnements stratégiques de la Russie, mais au même moment nous avions des compatriotes en difficulté en Libye et on entend personne lever ne ce reste que le petit doigt. Lever le petit doigt pour parler, rassurer et réconforter des familles, il faut le faire. Mieux on a besoin d’actions concrètes pour apaiser la souffrance de ces derniers. En de pareilles circonstances, il est bien à mon avis de révéler des actions de certains chefs d’Etats Africains mais aussi un rappel historique de l’émigration vers la Libye comme pays de destination aujourd’hui de transit etc.
En effet, conscient de la nécessité de disposer de bras valides pour accompagner le développement et l’essor économique de son pays qui, du reste est un petit pays comparé au Sénégal avec une superficie de 26 338 km2. Le président Rwandais Paul Kagamé qui s’investit pleinement et déroule une politique clairement définie de reconstitution et de réconciliation de son peuple après le génocide de 1994 où lui-même a perdu des membres de sa famille manifeste sa volonté de recueillir ses compatriotes africains. Ce, dans un contexte marqué par une avancée notoire de la technologie au Rwanda et le développement de son pays. Le Président Kagamé est conscient sur l’importance de disposer d’une main d’œuvre suffisante pour accompagner le processus de développement de son pays tout en veillant à l’équilibre social pour éviter que son pays ne soit dépassé par les africains qu’il s’est engagé d’accueillir chez lui volontairement. En plus de la main d’œuvre, c’est une option politique qui va aussi permettre la régénération de la population rwandaise. C’est pourquoi,  en 2017 le président rwandais n’a pas hésité une seule fois à exprimer son désire et sa volonté d’accueillir des Africains bloqués en Libye.
Joignant l’acte à la parole Kigali a déjà reçu des refugiés et demandeurs d’asile africains bloqués en Libye dans le cadre d’un accord entre Kigali, l’Union africaine (UA) et le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR), a informé le journal « le Monde » dans sa parution du 26 Septembre 2019. En effet, le Rwanda s’est engagé à accueillir dans un premier temps 500 de ces réfugiés et demandeurs d’asile. Ces 500 personnes, principalement originaires de la Corne de l’Afrique, seront accueillies dans un centre de transit au Rwanda avant d’être relocalisées dans d’autres pays ou, si elles le veulent, de retourner dans leur propre pays. Certains de ces réfugiés pourraient aussi « recevoir l’autorisation de rester au Rwanda », selon le gouvernement rwandais.
Au total, les autorités rwandaises se disent prêtes à accueillir dans leur centre de transit jusqu’à 30 000 Africains bloqués en Libye par groupes de 500, afin d’éviter que le pays ne soit débordé. Le Sénégal a aussi fait des efforts en ramenant plus de 1500 migrants sénégalais qui croupissaient dans des centres de rétention à tripoli, la capitale libyenne. Mais, ce qu’il faut se demander : c’est où se trouve la cohérence et la pertinence d’actions pareilles ? Certes salutaires mais ne s’appuyant pas sur une vision et une politique clairement définie. La question migratoire ne peut se traiter au cas par cas. Il faut être dans une logique proactive, donc d’anticipation. Et, c’est d’ailleurs ce qui doit être la posture d’un Etat responsable. C’est pourquoi, il me parait important qu’on pose la question, qu’on suscite le débat sur la question du document de politique nationale de migration du Sénégal.

Une politique souveraine et un portage institutionnel clairs

Il le faut, puisque seule une politique claire, lisible, inclusive et entièrement financé par l’Etat du Sénégal de façon souveraine pourrait nous permettre de faire face à ce fléau des temps modernes : l’émigration « sauvage » pour ne pas dire irrégulière. Tout comme des pays comme le Niger, le Maroc entre autres, ce n’est pas la volonté politique qui manque à nos autorités. Depuis les années 2000, il y’a eu une lettre de politique nationale sur la gestion de la migration.
L’instabilité institutionnelle ou un manque de volonté politique fait que le Sénégal est toujours à la traine. Il faut cependant rappeler l’initiative et se féliciter du travail de la division de la planification sociale à la direction de développement du capital humain (DDCH) au Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan qui a travaillé sur l’élaboration d’un document dit de politique nationale de la migration du Sénégal. Ce travail a été adopté depuis Mars 2018 avant d’être déposé auprès des autorités pour validation.
Il se trouve que depuis lors, on ne note pas une grande évolution sur le dossier et cela laisse entrevoir peut-être des réserves dans la réalisation du document ou encore à son portage. Il serait bon de rappeler à ce niveau que le document regorge d’informations importantes pour alimenter une bonne politique migratoire qui pourrait permettre à notre pays de mieux générer cette question. C’est une préoccupation mondiale et chaque état travaille sur des choix politiques, stratégiques pour mieux faire face à la montée de l’émigration qui, il faut le rappeler est besoin humain et un phénomène naturel. C’est pourquoi, il faut aller vers l’adoption de ce document. Même s’il faut préalablement prendre le temps de revoir la procédure qui a conduit à l’élaboration du document, son portage institutionnel mais aussi le financement. Le document a été réalisé grâce à l’appui de fonds judiciaires de l’union européenne mis à la disposition de l’organisation internationale pour les migrations(OIM).
Alors que tout le monde sait que la politique actuelle de l’Europe sur la gestion des migrations repose sur l’externalisation des frontières, le durcissement des conditions d’entrée, le repli de L’Europe sur elle-même. Clairement qu’on le dise ou qu’on le murmure en silence, il y’a une crise de l’accueil qui se pose en Europe. Pourtant, on nous fait croire à une crise migratoire qui n’existe que de nom. En réalité cette crise n’existe que dans l’imaginaire des gens qui défendent des idées de cette nature et tendant à restreindre les libertés de libre circulation des personnes, notamment les ressortissants Africains. Quoi de plus ahurissant d’ailleurs que le fait qu’on les taxe d’émigrés là où pour les ressortissants Européens on est à l’aise de parler d’expatriés. C’est tous des migrants. On peut donc comprendre, que ce financement sert plus à mettre en œuvre un programme anti migration comme pensé et souhaité par l’union européenne plutôt que la mise en place d’une politique qui prenne en compte nos réalités et nos urgences en la matière.
En tant qu’Etat souverain, le Sénégal doit pouvoir compter sur ses propres ressources pour financer sa politique migratoire en fonction de ses orientations, enjeux sécuritaires, de développement, de libre circulation des personnes et leurs biens etc. Ensuite, le document est porté par une direction qui appartient au ministère des finances ? Ça peut être mal vue ou serait difficile à expliquer alors qu’on a un département ministériel qui s’occupe de la question. Il urge dès lors que le ministère des affaires étrangères et des sénégalais de l’extérieur puisse se saisir de la question et travailler en étroite collaboration avec les autres ministères tels que celui de l’intérieur, des forces armées, bref tous les ministères concernés autour de lui pour définir une politique migratoire pour le Sénégal en s’adossant sur les instruments déjà existant comme le cadre de politique de migration de l’union africaine, les textes communautaires de la  CEDEAO qui, elle-même n’a pas de politique migratoire clairement définie et articulée qui converge vers la réalisation des objectifs de l’agenda 2030 et 2063 de l’Union Africaine.
Cette approche, multisectorielle et multi acteurs permettra d’aboutir à un document inclusif, consensuel et qui prenne en compte les exigences et impératifs de tous les secteurs puisque la question de la migration est transversale. Cette politique serait donc le cadre, le socle sur lequel va s’appesantir le document de politique qui en sera l’outil opérationnel et un décret présentiel serait pris pour fixer le déroulement et le fonctionnement. C’est seulement de la sorte à mon avis qu’on pourrait permettre une meilleure adhésion et par ricochet facilité la validation de la politique et mieux gérer la question migratoire, sinon nos actions vont se résumer à gérer des urgences, des cas ponctuels pensant qu’on est en train de régler la question. L’absence de politique fait qu’il est difficile voire inconfortable pour l’autorité de gérer des questions comme l’information donnée par le journal l’observateur sur nos compatriotes en Lybie. Une bonne politique aurait défini la conduite à tenir en une pareille circonstance et l’autorité compétente à saisir.

La Lybie dans la migration africaine

Il y’a eu une première vague de migration Sud-Nord qui a eu lieu après l’essor pétrolier des années 1970, tandis que les économies florissantes de la Libye et de l’Algérie étaient alimentées par l’afflux de travailleurs venant des pays voisins du sud poussés par les sécheresses sahéliennes des années 1970. Dans les années 1990, la Libye est devenue un pays de destination majeur, le pays s’étant engagé activement dans le recrutement transnational dans les pays voisins ouest africains. Ces mouvements étaient en grande partie irréguliers et saisonniers car les travailleurs pouvaient voyager entre l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique du Nord librement en traversant les frontières sans être contrôlés. Il existe une « longue tradition de liberté de circulation des personnes et des biens tels que le carburant, la monnaie, les cigarettes, drogues et armes légères ». Cependant, si l’on tient compte qu’un grand nombre de migrants ont transité entre l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique du Nord dans le but de travailler dans les années 1990, très peu ont poursuivi le voyage à travers la Méditerranée vers l’Europe, empêchés en partie par les politiques du gouvernement libyen de l’époque. Toutefois, dans les années 1990, l’Italie et l’Espagne ont mis en place de nouvelles politiques de visa conformément à l’accord de Schengen, rendant beaucoup plus difficile pour les nord-africains de migrer légalement en Europe via la Méditerranée.
Le renforcement des frontières n’a pourtant pas arrêté le mouvement des personnes. Il a au contraire, en contribuant à l’irrégularisation de la migration entre le Maghreb, l’Afrique de l’Ouest et l’Europe du Sud, entraîné le développement de routes alternatives plus dangereuses et établit une économie du passage de migrants en Afrique de l’Ouest et du Nord. En effet, le durcissement des politiques de visa dans les ambassades sur l’ensemble du continent dans les années 1990 a fait de ces nouvelles routes alternatives le seul moyen pour beaucoup d’Africains de rejoindre l’Europe.
En 2011 la chute du régime Kadhafi en Libye et l’enlisement du pays dans la guerre civile qui a suivi ont poussé un grand nombre de migrants de l’Afrique de l’Ouest à poursuivre leur route vers l’Europe en traversant la Méditerranée. Par conséquent, toutes les routes migratoires du Sahara ont fini par relier l’Afrique de l’Ouest aux routes périlleuses vers l’Europe à travers la Méditerranée. Les migrants subsahariens se sont engagés dans la voie ouverte par les migrants nord africains vers l’Europe, jusqu’à les dépasser démographiquement concernant le nombre de traversées illégales de la Méditerranée. Au finish, l’Afrique du Nord est devenue à la fois une terre de destination et une zone de transit des migrants en partance vers l’Europe.Par Moussa Seydou DIALLO,Journaliste/Auteur,Spécialiste migrations ouest-africaine,Coordonnateur du réseau Pour la défense des droits des migrants(REDDEM ms_diallo@outlook.com

Le parc forestier de Hann se meurt… Par Amadou Tidiane Wone.

Suite aux fortes pluies qui se sont abattues sur notre pays, le lac du parc de Hann a débordé, inondant ce qui y reste de forêt et même une partie des allées piétonnières. Les eaux stagnantes sont devenues verdâtres et doivent abriter toutes sortes de larves nuisibles.
Pour y pratiquer le sport depuis une trentaine d’années, j’ai vu la dégradation progressive de cet écrin de verdure qui était le poumon de Dakar. Pour combien de temps encore? Car les arbres se meurent… Lentement mais sûrement.
Depuis la grande inondation de 2005, aucun grand chantier n’a été ouvert pour résoudre, DÉFINITIVEMENT, ce problème récurrent. Et pourtant le Ministère de l’Environnement est à un vol d’oiseau. Que son occupant actuel ne prenne pas cette alerte pour une attaque personnelle. C’est que l’heure est grave ! Une action d’envergure de sensibilisation et de mobilisation autour de cet enjeu écologique majeur doit être entreprise d’urgence. Il ne s’agit ici ni de politique politicienne, ni de stigmatisation des agents des services des eaux et forêts. Il s’agit juste de tirer une sonnette d’alarme et dire : prenons collectivement de la hauteur pour sauver ce patrimoine en péril.
Car, nous sommes tous plus ou moins responsables : Il y’a ceux qui traversent avec leurs véhicules polluants qu’il faut rappeler à l’ordre. Et d’abord les services administratifs qui font des va et vient incessants alors qu’ils ont un accès qui pourrait les dispenser de traverser le parc. Les usagers qui salissent à leur guise,  notamment en balançant les sachets plastiques en dépit du bon sens. La jouissance du parc aurait pu être exclusivement réservée aux piétons et aux bicyclettes! Une petite unité de location de vélos pourrait rapporter quelques subsides… Il y a des tas d’activités sportives et récréatives, non polluantes, qui pourraient agrémenter cet espace qui fut enchanteur. Je ne parle pas pour l’heure du Parc zoologique dont plusieurs pensionnaires vieillissant mériteraient d’être remplacés. Mais enfin…
Pour ne pas paraître nihiliste, il faut reconnaître qu’il y’a, au Parc de Hann, quelques îlots d’initiatives qui ont en commun d’être soutenues à bout de bras par la coopération internationale. Mais cela ne saurait remplacer une prise de conscience nationale de la fonction vitale pour Dakar du Parc forestier de Hann.
Alors, quel est le vrai problème pour résoudre définitivement l’étouffement sous les eaux de centaines d’arbres qui pourrissent à vue d’œil : Incompétence ? Impuissance? Indifférence ? Moyens logistiques et financiers ?
« A l’image du pays » m’a dit malicieusement un jogger frustré devant faire demi-tour face à une allée devenue impraticable. Oups! Pas de politique!Ci-joint quelques photos bien en deçà de la réalité !

ATELIERS DE LA PENSEE A DAKAR–Penser la vulnérabilité

http://lesoleil.sn/Comment guérir l’Afrique de la vulnérabilité ? C’est à ce vaste programme que s’attaque la troisième édition des Ateliers de la Pensée, qui s’est ouvert mercredi à Dakar, autour du thème « Basculement des mondes et pratiques de dévulnérabilisation ». L’objectif, c’est de « mobiliser des savoirs théoriques et pratiques pour proposer un répertoire de solutions contre la vulnérabilité », explique Felwine Sarr, co-initiateur de ces ateliers avec Achille Mbembé. Le philosophe sénégalais Bado Ndoye appelle à repenser notre rapport à la nature et à l’homme. Ce qui exige « une nouvelle éthique qui ne soit pas anthropocentrée, mais qui prend en compte le respect de la nature ».
Toutefois, la vulnérabilité peut aussi être une force, un « ressort de réhabilitation », observe Nadine Machikou. A travers l’exemple des corps académiques africains, elle analyse dans ses travaux comment la vulnérabilité a pu parfois être une source fécondante. La pensée décoloniale, dit-elle, n’est que la conséquence des déplacements d’intellectuels africains persécutés chez eux et réfugiés au Sénégal ou en Afrique du Sud. Le cœur de sa réflexion, c’est que la vulnérabilité peut être une opportunité pour se réinventer, guérir. S. Kâ

Au 16ème siècle, «les musulmans wolofs étaient interdits d’Amérique»

Interdire aux musulmans de venir en Amérique a existé. C’est le rappel fait par l’historienne Sylvianne Diouf. De père Sénégalais et de mère Française, grandie en France, elle a également vécu à Dakar avant de s’installer aux Etats-Unis depuis 30 ans où elle est directrice d’un centre de recherche historique.
« Les premières interdictions datent du tout début du XVIème siècle », note Sylviane Diouf, directrice, depuis 15 ans, du Lapidus Center for the Historical Analysis of Transatlantic Slavery, une bibliothèque de recherche sur le monde noir spécialisée sur l’esclavage atlantique basée à New York. En effet, de 1500 à 1550, la couronne espagnole avait interdit aux musulmans africains, notamment wolofs, d’entrer en Amérique.
Sylviane Diouf évoque deux raisons ayant conduit à cette décision. « D’abord, les Espagnols avaient peur que les musulmans convertissent les Indiens », commence l’historienne. Mais, il y a aussi le fait que les musulmans noirs, en particulier les Wolofs, étaient jugés incorrigibles et arrogants. « En 1522, la première révolte d’esclaves a été conduite par des Sénégalais en République dominicaine. Ils étaient les plus prompts à se révolter. Par exemple, les esclaves wolofs du Sénégal se révoltèrent sur la plantation – aujourd’hui située en République dominicaine – du fils de Christophe Colomb, jetant l’effroi dans le Nouveau Monde », poursuit l’universitaire.
Par la suite, il y a eu d’autres interdictions faites aux Wolofs musulmans. Sylvianne Diouf en énumère quatre autres. « Le 11 mai 1526, un décret royal interdisait l’introduction des Wolofs, des « Noirs du Levant », de ceux qui avaient été « élevés avec les Maures » et des peuples de Guinée sans autorisation spéciale de la « Casa de Contratacion » qui supervisait la traite.

Wolofs : « musulmans et auteurs de révoltes »

En 1532, un autre décret décrivait les Wolofs (qui s’étaient aussi révoltés à Porto-Rico et au Panama) comme étant «arrogants, désobéissants, rebelles et incorrigibles». Cet arrêt interdisait également l’entrée des mulâtres, des juifs, des moriscos (musulmans espagnols convertis de force) et des musulmans en général.
En 1543, un nouvel arrêté stipulait que, dans ces terres nouvelles où la foi s’était si récemment implantée, il était nécessaire d’empêcher l’expansion de la «secte de Mahomet» et barrait l’entrée des musulmans libres ou asservis et de leurs enfants récemment convertis au catholicisme parce qu’ils avaient causé des «inconvénients» par le passé.
En 1550, les «Noirs du Levant» et de Guinée étaient de nouveau bannis parce qu’ils étaient «mélangés aux Maures». Avec pas moins de cinq décrets antimusulmans au cours de ses cinquante premières années d’implantation en Amérique, l’Espagne pensait avoir mis un terme à l’islamisation potentielle de son empire ou à sa possible perte par rébellion ».

Chute de l’empire du Djolof

Pourquoi ces différentes interdictions visaient principalement les wolofs musulmans ? Sylviane Diouf, auteure de plusieurs ouvrages académiques sur la traite et l’esclavage, s’appuie sur les documents historiques pour fournir une explication.
On ne parle pas des Africains en général mais des Wolofs en particulier. Au moment de l’éclatement de l’empire du Djolof, beaucoup de Wolofs, prisonniers de guerre, étaient vendus comme esclaves. On les retrouvait dans les colonies espagnoles. Leur arrivée dans ce qui deviendra par la suite les Etats-Unis intervient plus tard, à partir de 1619. Les musulmans avaient plus tendance à se révolter, on en voit des exemples au niveau des bateaux négriers.
«Il est vrai que les Sénégambiens représentaient 6% des déportés, mais ont organisé 23 % des révoltes documentées sur les bateaux négriers. En 1800, « les Noirs et les Maures du Sénégal» réussirent à retourner à Saint-Louis du Sénégal sur le Nepomuceno qui les emmenait d’Uruguay au Pérou ; un épisode qui poussa le vice-roi du Pérou à demander à la Couronne espagnole un nouveau bannissement des musulmans parce qu’ils « répandent des idées perverses parmi les leurs. Et ils sont tellement nombreux dans ce royaume ». L’autre particularité des révoltes wolof, c’est qu’en « Islam, un musulman libre ne peut pas être livré en esclavage. C’est contraire à la religion. »

Faible présence aux Etats-Unis

Cependant, Sylviane Diouf tient à préciser que les interdictions faites aux musulmans concernaient l’Amérique, en tant que continent et non les Etats-Unis, comme pays. «Aux Etats-Unis, il n’y a pas eu d’interdiction. On considère qu’il y a eu 400 000 africains qui y sont arrivés comme esclaves. C’est une autre histoire en comparaison avec le Brésil, où il y a eu 4 millions et demi, Sur ces 400.000, on compte 24% originaires de Sénégambie. Il est possible que les Etats-Unis puisse avoir le plus grand pourcentage de musulmans (Caroline du Sud, Maryland et Louisiane…)».
Aux Etats-Unis, il était connu que les esclaves musulmans venus d’Afrique de l’ouest savaient lire, écrire. Ce qui leur conférait un préjugé favorable car il y avait souvent « une tendance de penser que les musulmans étaient supérieurs aux autres africains. Certains disaient même qu’ils n’étaient pas de vrais africains. Ils étaient assimilés aux arabes donc non africains. Mais il y avait un préjugé défavorable avec de la jalousie car beaucoup de planteurs ne savaient pas lire et écrire ».
Cependant, Sylviane Diouf marque une césure avec le décret anti musulman actuel. « Il y a un parallèle entre ce qu’il se passe aujourd’hui et ce qu’il se passait au début du 16ème siècle dans les colonies espagnoles. Une peur de l’islamisation avec le soupçon d’imposer la charia et mais aussi porteurs d’une certaine révolte donc de la violence ». Toutefois dans l’interdiction actuelle, il faut préciser que les musulmans de l’Afrique de l’ouest ne sont pas concernés.
«Les musulmans d’Afrique de l’Ouest sont presque invisibles aux Etats-Unis, explique Sylviane Diouf. Il y en a peu. L’immigration africaine vient surtout du Nigeria, du Ghana, Ethiopie… Les Maliens, Sénégalais et Ivoiriens sont très peu. Ils passent totalement inaperçus. Ce ne sont pas les pays en guerre ou avec des problèmes de terrorisme. Il y a toujours eu cette idée que les Africains ne sont pas totalement musulmans avec un islam pur ». Moussa DIOP

L’HISTOIRE DE L’ENSEIGNEMENT ARABE REVISITÉE DANS DEUX OUVRAGES

Dakar, 31 oct (APS) – L’histoire de l’enseignement arabe et de l’organisation du baccalauréat arabe au Sénégal viennent d’être revisitées par Babacar Dieng, Secrétaire général du Collectif national des écoles franco-arabes, à travers deux ouvrages
Ces sujets sont abordés respectivement dans ‘’Dossier de l’enseignement Arabe au Sénégal 1854-2018’’, une publication de 557 pages, et ‘’As Sanad’’, un ouvrage de 459 pages
Ils contribueront à la correction d’ erreurs dans les écrits et polémiques de certains arabophones dans le passé’’, a dit l’auteur lors de la cérémonie de dédicace organisée à l’institut Islamique de Dakar en présence d’éminents chercheurs, professeurs, enseignants et représentants de familles maraboutiques.
Les publications vont permettre de mieux comprendre ce que le Président Léopold Sédar Senghor a fait pour l’enseignement arabe au Sénégal, selon Babacar Dieng qui est revenu sur des questions de fonds en rapport avec l’introduction de l’enseignement arabe dans les écoles publiques et la divergence qu’elle avait créée au sein de la commission chargée de son introduction de le système éducatif.
L’objectif est aussi de permettre aux générations futures de ‘’mieux faire leurs jugements qui se doivent d’être objectifs dans tout le processus du projet de baccalauréat arabe et le projet de loi sur les Daras’’, insiste son l’auteur.
Pour Demba Faye, Directeur de cabinet du ministre de la Culture et de la Communication, ces ouvrages dégagent des pistes de recherche pour ‘’mieux appréhender l’apport de l’arabe et des arabophones dans l’édification de notre chère patrie’’.
L’Etat accorde de l’importance à toute œuvre culturelle sans distinction de la langue dans laquelle elle a été produite ou articulée, a-t-il assuré.
Le professeur Mamadou Sangharé, chef de laboratoire mathématique de l’université Cheikh Anta Diop (UCAD) a salué deux ouvrages ‘’écrits dans une objectivité totale’’ et argumentés par des arrêtés, des décrets, des circulaires et des propositions de son auteur.
Sangharé se dit convaincu que les livres vont servir de ‘’référence’’ pour les décideurs qui souhaitent développer l’enseignement de la langue arabe au Sénégal.AN/OID/AKS

’’5 ETOILES” DE MAME WOURY THIOUBOU, UN RÉCIT SUR “LA DÉSILLUSION DE L’EXIL’’

De l’envoyée spéciale de l’APS : Fatou Kiné Sène
Tunisie, 31 oct (APS) – Le court métrage “5 Etoiles” de la Sénégalaise Mame Woury Thioubou, projeté mercredi à la Cité de la culture à Tunis, dans le cadre de l’édition 2019 des Journées cinématographiques de Carthage (JCC, 26 octobre-2 novembre), traite de “la désillusion de l’exil”, en amenant subtilement les émigrés à se rendre compte de leur propre précarité pour mieux en parler.
Le film met en exergue la vie de migrants africains à Lille, en France, et veut amener ces “sans-papiers” à se rendre compte que “l’Europe n’est que le début du calvaire” pour eux, après avoir bravé le désert et la mer pour arriver dans l’Hexagone.
“Le film ne dit pas aux jeunes africains de ne pas partir, mais ce que je veux qu’ils sachent”, c’est que l’Europe “ne va pas être la fin du calvaire. Car l’Europe n’est que le début d’un nouveau combat”, a déclaré la réalisatrice.
Mame Woury Thioubou dit s’être toujours interrogée sur les motivations de ces jeunes qui choisissent de délaisser le continent africain pour l’Occident. Sa démarche cinématographique l’amène ainsi à un questionnement sur le périple de ces jeunes migrants à travers le désert du Sahara pour ceux venant du Mali ou de la Guinée.
Elle en vient naturellement à évoquer les monstruosités subies par les migrants de la filière libyenne, marqués par la difficile expérience de la traversée de la méditerranée.
Ce calvaire, loin de connaitre son épilogue une fois en Europe, ne fait que commencer en réalité.
La réalisatrice donne la part belle aux protagonistes du film qui analysent eux-mêmes leur situation de précarité. Sa caméra insiste sur les visages, les pieds, mais surtout leur “5 Etoiles”, une ancienne usine insalubre squattée par ces migrants.
Mame Woury rend compte de leurs difficiles conditions de vie de leur combat pour une certaine “dignité” face au racisme ordinaire et à l’humiliation quotidienne.
Le sujet traduit aussi, par sa référence à l’histoire, une manière de rappeler que la problématique de la migration n’est pas un sujet nouveau et a marqué et transformé la vie de toutes les sociétés humaines.
Mame Woury Thioubou illustre ce point par un focus sur la statue de Faidherbe, l’un des artisans de la colonisation au Sénégal et qui est vu à Lille comme une figure positive célébrée à place de la République, dans cette métropole française où des “sans-papiers” manifestent chaque semaine.
A travers cette démarche, la réalisatrice interpelle aussi les Français et les invite à se regarder dans le miroir.
“Ce mouvement que les migrants font, Faidherbe l’a déjà fait en venant chez nous sans autorisation. Aujourd’hui que nos jeunes veulent aller en Occident, on leur impose des barrières. Je veux aussi que les Français puissent se voir et se remettent en question”, explique la réalisatrice.
Le court métrage “5 Etoiles” a été bien accueilli par le public tunisien à l’occasion de cette première mondiale aux Journées cinématographiques de Carthage (JCC).FKS/BK/AKS

45 ARTISTES RETENUS POUR LA 10E ÉDITION DU SALON NATIONAL DES ARTS VISUELS

 Dakar, 31 oct (APS) – Au total 45 artistes ont été retenus pour participer à la 10ème édition du Salon national des arts visuels du Sénégal prévu au 5 au 20 novembre, a annoncé, jeudi, le commissaire de l’exposition principale de cette manifestation, Viyé Diba.
’’L’exposition principale comptera 40 artistes retenus par le comité de sélection et 5 autres invités par la Galerie nationale des arts, ce qui fait 45 artistes qui participeront à ce salon’’, a-t-il déclaré lors d’un point de presse.
Après 8 ans d’interruption, le Salon qui sera axé sur le thème ’’Art et questions nationales : place de l’artiste dans le PSE’’, se tiendra au 5 au 20 novembre avec la participation d’artistes sénégalais et étrangers.
L’objectif du salon est non seulement de “réactualiser les options fondamentales” en termes d’encouragement à la création artistique visuelle, mais aussi de permettre des rencontres entre artistes.
Il vise également à susciter le renouvellement périodique du patrimoine artistique privé de l’Etat, évaluer la production nationale et associer l’ensemble des forces créatrices du pays à “la nouvelle dynamique” du secteur.
Parmi les critères de sélection, Viyé Diba a signalé ’’l’originalité, l’innovation, la pertinence et la cohérence du langage artistique utilisé’’.
’’Des fois, les chanteuses peuvent produire la musique, mais les notes ne concordent pas et on n’y trouve pas de pertinence. Et c’est la même chose pour les artistes. Un peintre n’est pas un artiste forcément, il en est de même pour le musicien’’, a-t-il expliqué.
Selon Viyé Diba, le travail artistique relève d’un autre niveau d’appréciation du point de vue de la personnalité, de la cohérence de son langage et de sa posture.
’’Notre motivation, c’est de repositionner le Salon national des arts, car il constitue la vitrine des arts’’, a souligné le directeur de cabinet du ministre de la Culture et de Communication, Demba Fall.
Le ministre s’étant rendu compte que le Salon n’était pas organisé depuis 8 ans, a demandé aux acteurs de prendre des dispositifs pour initier cet évènement culturel, a-t-il relevé, assurant que toutes les dispositions ont été prises pour la bonne réussite de la manifestation avec un budget d’environ 65 millions de francs CFA.
’’Avant d’être artiste, nous sommes d’abord citoyens et aujourd’hui nous nous sommes rendu compte que le développement du pays n’est pas seulement l’affaire de l’Etat, mais de tous’’, a indiqué la directrice de la Galerie nationale des arts, Madjiguène Niang Moreau.
A l’en croire, les artistes ’’demeurent la solution’’ au développement du pays et c’est la raison pour laquelle le comité a voulu travailler avec les documents du PSE pour ’’montrer aux autorités leur volonté de jouer leur rôle et de contribuer à l’émergence tant prônée’’.AMN/OID/BK

 SERIGNE MBAYE SY ABDOU APPELLE LES MUSULMANS À TRADUIRE EN ACTES LEUR AMOUR DU PROPHÈTE

Tivaouane, 1er août (APS) – Le guide religieux Serigne Mbaye Sy Abdou appelle les musulmans à traduire en actes leur amour du Prophète Mohamed (PSL), en se conformant au modèle qu’il représente, suivant l’exemple donné par les guides religieux.
“Le simple fait de proclamer son amour (pour le Prophète) ne suffit pas, mais il faut le traduire en actes”, a dit Mbaye Sy Abdou, jeudi à Tivaouane, lors d’une conférence de presse en prélude au Gamou, commémorant la naissance du Prophète Mohamed (PSL).
“Il n’y pas d’amour sans action”, écrivait El Hadji Malick Sy, l’initiateur du Gamou de Tivaouane, a rapporté Serigne Mbaye Sy Abdou, selon qui, ce dernier “ne s’était pas proposé en modèle, mais nous avait proposé le prophète comme modèle”.
Parmi les valeurs à suivre chez le Prophète (PSL), il a évoqué la nécessité de gagner sa vie à la sueur de son front.
Comme le Prophète Mohamed (PSL), tous les chefs religieux avaient des activités professionnelles, a-t-il dit.
“Serigne Babacar Sy a travaillé à La Poste jusqu’à sa retraite”, a-t-il souligné, notant qu’une telle démarche rompt d’avec un état d’esprit de beaucoup de Sénégalais, qui estiment suivant un adage bien connu, que “l’argent n’est pas le fruit de travail, mais de tractations”.
“Avec cette conception, comment pense-t-on pouvoir vivre de bien licite ?”, s’est-il interrogé.
Selon Mbaye Sy Abdou, le Gamou doit être une occasion de revivifier ces valeurs, conformément au dessein de ses initiateurs, qui n’étaient ’’pas préoccupés seulement à remplir Tivaouane de gens bien habillés” ou d’un grand nombre de fidèles.
“Les disciples ne sont pas non plus venus seulement pour écouter de belles chansons, ou parce qu’ils fuient la solitude chez eux, mais parce qu’ils viennent se ressourcer dans les comportements du Prophète”, a-t-il indiqué.
“Nous ne venons pas au Gamou pour animer une soirée, mais pour avoir un résultat : que les 95% de musulmans jouent leur rôle” dans le développement du pays, a-t-il lancé.ADI/BK

GAMOU 2019: ALY NGOUILLE NDIAYE OPTIMISTE QUANT AU RESPECT DE L’ENSEMBLE DES ENGAGEMENTS DES SERVICES ÉTATIQUES

Tivaouane, 31 oct (APS) – Le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye a fait part de son optimisme quant au respect par les services déconcentrés de l’ensemble des engagements dont la plupart ont été déjà mis en œuvre pour une bonne organisation du maouloud.
‘’Nous avons bon espoir que les engagements seront respectés à 100%’’, a dit le ministre de l’Intérieur ce jeudi au terme d’une réunion d’évaluation à Tivaouane.
Il a relevé que le comité d’organisation s’est montré satisfait du niveau d’exécution des engagements pris par les services dans tous les secteurs qui ont été passés en revue.
‘’Nous pensons que dans les huit jours qui nous séparent de l’évènement, le reste des engagements seront mis en œuvre’’, a-t-il ajouté.
La rapidité de la réunion d’évaluation montre que la plupart des engagements ont été respectés, note-t-il.
Serigne Sidy Mohamed Sy, a au nom du khalife des Tidiane salué l’appui de l’Etat à travers ses services pour les dispositions prises en prélude à cet évènement religieux.ADI/AMD

 LA MENDICITÉ DES ENFANTS AU MENU DE JOURNÉES SCIENTIFIQUES SUR L’ÉDUCATION AU GAMOU DE TIVAOUANE

Tivaouane, 1er nov (APS) – La mendicité des enfants sera au menu de rencontres scientifiques prévues les 6 et 7 novembre prochains dans le cadre de l’édition 2019 du Gamou de Tivaouane, a annoncé Abdoul Hamid Sy, responsable de la communication de cette initiative dédiée à l’éducation au Sénégal.
Des rencontres scientifiques sont prévues les 6 et 7 novembre prochains à Tivaouane sur la problématique de l’éducation au Sénégal, a-t-il dit jeudi lors d’un point de presse.
Abdoul Hamid Sy, cette réflexion se veut “une contribution de la zawiyya tijaniyya pour ne plus voir dans nos quartiers cette image hideuse d’une enfance maltraitée, écharnée et souvent exploitée au nom d’un savoir hypothétique parce que déjà hypothéquée”.
Une manière a-t-il dit d’”oser poser le problème” pour lui trouver une solution.
L’édition 2019 du Maouloud de Tivaounane sera précisément célébrée dans la nuit du samedi 9 au dimanche 10 novembre, a-t-il affirmé.
Elle sera marquée par des “messages forts émanant du khalife général des tidianes Serigne Babacar Sy Mansour à l’adresse de la oumma islamique, du Sénégal et d’ailleurs sur l’état de notre religion, celle du monde avec ses multiples convulsions”.
Au menu de son adresse, des mises en garde contre les antivaleurs, des recommandations et orientations à l’égard des disciples tidjanes, tout comme des conseils aux gouvernants dans “un contexte de crise multiforme”.
Le Gamou sera aussi le moment de “revisiter le patrimoine culturel et intellectuel de la tijaniyya à travers les enseignements de El Hadji Malick Sy”.
Il a aussi évoqué les “Burd populaires”, qui constituent selon lui l’innovation de cette année, pour restituer l’œuvre de Bouseyri aux “couches les plus fidèles” à travers le Sénégal et dans la diaspora tidiane sénégalaise.
Un forum de la jeunesse organisé par la commission jeunesse du Comité au service du Khalife Ababacar Sy (COSKAS), un spectacle sons et lumières, figurent également à l’agenda du Gamou.ADI/BK

FÊTE DE LA TOUSSAINT (1ER NOVEMBRE) : LA COMMUNAUTE CATHOLIQUE CELEBRE LES SAINTS

http://www.sudonline.sn/La communauté  catholique va célébrer demain vendredi 1er novembre la fête de la Toussaint qui est celle de tous les saints. A cette occasion, l’Église va honorer la foule innombrable de ceux et celles qui ont été de vivants et lumineux témoins du Christ
La Toussaint  est la fête qui magnifie la vie de tous les hommes sur terre. Si un certain nombre d’entre eux ont été officiellement reconnus, à l’issue d’une procédure dite de «canonisation», et ont été donnés en modèles, l’Eglise sait bien que beaucoup d’autres ont également vécu dans la fidélité à l’Evangile et au service de tous.  Ce qui amène l’église à dire : «C’est bien pourquoi, en ce jour de la Toussaint, les Chrétiens célèbrent tous les saints, connus ou inconnus».
Cette fête est donc aussi l’occasion de rappeler que tous les hommes sont appelés à la sainteté, par des chemins différents, parfois surprenants ou inattendus, mais tous accessibles. «La sainteté n’est pas une voie réservée à une élite : elle concerne tous ceux et celles qui choisissent de mettre leurs pas sur ceux du Christ » rappelle encore l’Eglise.
Et de poursuivre : «la vie de ces saints constitue une véritable catéchèse, vivante et proche de nous. Elle nous montre l’actualité de la bonne nouvelle et la présence agissante de l’Esprit Saint parmi les hommes. Témoins de l’amour de Dieu, ces hommes et ces femmes nous sont proches aussi par leur cheminement – ils ne sont pas devenus saints du jour au lendemain -, par leurs doutes, leurs questionnements en un mot: leur humanité».
Toutefois, il faut rappeler que l’Eglise célèbre aussi les morts le lendemain de la Toussaint. Même si la commémoration ce fait le jour de la Toussaint, une messe est toujours dite en leur mémoire pour le repos de leur âme

 LES FIDÈLES CATHOLIQUES INVITÉS À “MARCHER SUR LES CHEMINS DE LA SAINTETÉ’’

Dakar, 1er nov (APS) – La Toussaint, fête honorant tous les saints, connus et inconnus, a été célébré vendredi par les catholiques au Sénégal, à l’instar de leurs coreligionnaires des autres pays, une occasion par le vicaire de la cathédrale de Dakar, l’abbé Augustin Thiaw, d’appeler les fidèles à marcher sur les chemins de la sainteté et à prier pour amener “l’esprit sain” à gagner plus de place en eux.
Conformément à l’esprit de la lettre pastorale de l’archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye, l’abbé Augustin Thiaw a invité ’’tous les hommes à la sainteté en militant pour la promotion de la vie (…), un “don de Dieu”, la vie spirituelle et humaine, “la vie sous toutes ses formes”, rapporte Radio Sénégal (publique).
Selon l’abbé Thiaw, par ailleurs secrétaire générale de la Conférence épiscopale du Sénégal, il est possible de “marcher sur le chemin de la sainteté” en visitant par exemple des malades, des prisonniers ou par d’autres actions similaires.
“La sainteté est un don qui accessible à tout le monde”, mais avec l’assistance de Dieu, relève-t-il, avant d’inviter à passer par la prière pour permettre à “l’esprit sain” de gagner “plus de place” en eux et s’approcher davantage de Dieu.
Cet appel rejoint les enseignements de l’Eglise selon lesquels la fête de la Toussaint est l’occasion de rappeler que tous les hommes sont appelés à la sainteté, par des chemins différents, parfois surprenants ou inattendus, mais tous accessibles.
La Toussaint constitue pour les fidèles catholiques une occasion de se recueillir dans les cimetières et de fleurir les tombes de leurs proches.BK

COOPERATION ENTRE PAYS AFRICAINS ET L’OCCIDENT: Bakary Sambe Décèle Des Failles

http://www.walf-groupe.com/Même s’il ne remet pas en cause totalement la coopération sécuritaire entre les pays de l’Afrique de l’Ouest et l’Occident, le directeur de Timbuktu institute, Bakary Sambe, estime qu’il est urgent de prendre en compte les nouveaux paradigmes. Ce, afin de faire face à ce phénomène qui plonge beaucoup de pays africains dans une insécurité permanente. 
Au regard de la situation qui s’empire de jour en jour dans le Sahel, il est temps que la coopération sécuritaire prenne en compte les réalités locales. En effet, selon Bakary Sambe, les recherches menées par Timbuktu institute dans les zones frontalières des pays de l’Afrique de l’Ouest ont révélé qu’il y a une forte incompréhension entre les populations locales et les forces étrangères. De sorte qu’il pourrait y avoir une sorte de conflit sahélien entre, d’une part, la communauté internationale qui en a une vision plutôt sécuritaire de coopération avec les Etats et de l’autre les populations locales qui sont dans un paradoxe. Pour le directeur de Timbuktu institute, ces dernières vivent de plus en plus les conditions sécuritaires draconiennes qu’on leur impose au regard de la situation et paradoxalement se sentent de moins en moins en sécurité. Dans l’analyse des questions sécuritaires, Bakary Sambe estime qu’il faut prendre en compte les nouveaux paradigmes. Car, souvent les analystes et les médias collent l’étiquette djihadiste à toutes les formes d’attaques qu’on voit alors que chez les populations locales on parle de banditisme et de criminalité transfrontalière. Le spécialiste des questions sécuritaires déplore le fait que les pays africains n’ont pas opéré une rupture conceptuelle.  «Désormais, les terroristes n’ont plus besoin de faire des attentats de grande envergure mais de couvrir du vernis islamique tous les conflits pour attirer l’intervention occidentale tout en sachant que cette intervention va produire de la radicalisation. Il urge d’aboutir à une réflexion commune sur l’orientation des coopérations sécuritaires pour qu’elles ne créent pas l’effet contraire», conseille Bakary Sambe. Il s’exprimait avant-hier à Dakar, lors d’un séminaire régional sur «les coopérations sécuritaires au Sahel à l’heure des conflits intercommunautaires».
Le chercheur de rappeler qu’auparavant, les stratégies de lutte contre le  terrorisme constituaient un minimum de consensus entre les pays sahéliens et les partenaires internationaux. Mais de plus en plus, les pays sahéliens et leurs autorités sont sous la pression d’autorités publiques contestataires des présences militaires étrangères, de mesures sécuritaires qui ne garantissent pas leur sécurité. Et de ce point de vue, avance-t-il, la lutte contre le terrorisme est en train de devenir un problème et de diviser les chefs d’Etat africains et leurs partenaires occidentaux. Ce, du fait qu’ils ne partagent pas les mêmes orientations que les occidentaux qui opèrent dans le Sahel.
Pour Dr Sambe, les attentats commis au Burkina Faso doivent attirer l’attention des chefs d’Etat africains. Parce qu’avant 2015, ce pays était cité en l’Afrique de l’Ouest comme étant la probable exception au regard du vivre ensemble, du dialogue inter-religieux et d’un ensemble de facteurs de cohésion sociale. Mais, aujourd’hui, le Burkina a inauguré l’ère de la fin des exceptions. Ce pays est dans une forme d’insécurité avec des conflits intercommunautaires dans le nord et sous forme de stigmatisation entre ethnies. «Il y a une nouvelle dynamique qui s’installe sans qu’on n’y prête attention, tellement les termes comme extrémisme violent, radicalisation, terrorisme etc. ont façonné notre regard qui est habituellement porté sur ces formes de violence. Même les analystes, leurs regards sont orientés vers des paradigmes rarement renouvelés. Aujourd’hui, nos pays et les médias occidentaux sont restés obnubilés par le paradigme djihadiste qui colle rarement à la réalité des faits et des violences qui sont perpétrées dans les pays de l’Afrique de l’Ouest», renseigne-t-il.
De son avis, les partenaires des pays du Sahel doivent comprendre désormais que les pays qui sont censés aider sont en train de subir des pressions de l’intérieur qui les poussent soit à des positions nihilistes en soutenant que rien ne se passe dans leurs pays, soit à tenir un double langage dans les grands foras internationaux lorsqu’ils s’adressent à leurs populations.Samba BARRY

Tuerie de Mlomp: Les cadres casamançais invitent la Justice “à se saisir sérieusement de cette affaire”

https://www.seneweb.com/Le collectif des cadres casamançais ne compte pas laisser impunie la tuerie de Mlomp du 27 octobre qui a coûté la vie à Abdou Elinkine Diatta. Dans un communiqué, Pierre Goudiaby Atepa et Cie invitent « la Justice à se saisir sérieusement de cette affaire afin que les auteurs de ce massacre soient identifiés et punis à la mesure de leur inacceptable forfait ».
Le collectif qui réaffirme son attachement à un retour définitif de la paix en Casamance « encourage et félicite le Groupe de réflexion pour la paix en Casamance (Grpc) présidé et coordonné par l’ancien ministre d’Etat, Robert Sagna pour les résultats obtenus d’abord dans les régions de Kolda et de Sédhiou, puis dans le département de Bignona (région de Ziguinchor). Notamment dans le Naran et la zone des palmiers, et tout récemment, à Youtou dans le département d’Oussouye ».

TRIBUNAL DE COMMERCE DE DAKAR:4 nouveaux juges ont prêté serment

http://lesoleil.sn/Quatre nouveaux juges consulaires, nommés par le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, ont prêté serment, hier, au Tribunal de Commerce Hors Classe de Dakar (Tchcd). Pour le secrétaire de l’Ordre des avocats, Ibrahima Ndieguène, c’est le lieu de rappeler que les juges consulaires, issus du milieu professionnel et nommés pour une période de trois ans, sont assujettis aux mêmes obligations que les juges professionnels qu’ils assistent. C’est la « deuxième vague » de juges nommés depuis l’installation de la juridiction en février 2018. Les quatre nouveaux juges ont des profils précieux et enviables. Boubacar Mar, ingénieur en génie rural, expert en marchés publics, a été membre du conseil de régulation des marchés publics de l’Armp. Mactar Cissé, animateur certifié par l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Onudi), est président de la commission pêche de la Chambre de commerce et d’agriculture de Dakar (Cciad). Mor Seck, titulaire d’une maîtrise en Sciences juridiques et d’un Dess en droit des affaires et fiscalité de l’université Montesquieu de Bordeaux, a été chef du service du recouvrement et du contentieux à la Société nationale d’assurances mutuelles (Sonam) pendant 12 ans.
Expert et consultant financier, Ibrahima Sow, quant à lui, a occupé le poste de fondé de pouvoir principal à la Bicis pendant 20 ans. Il est aussi, depuis sept ans, chargé de cours au Centre de formation et de perfectionnement des établissements bancaires.Hadja Diaw GAYE

 SAINT-LOUIS: TROIS PÊCHEURS PORTÉS DISPARUS DANS LA ZONE DE L’EMBOUCHURE DU FLEUVE

Saint-Louis, 31 oct (APS) – Trois pêcheurs de Saint-Louis sont portés disparus après le chavirement de leur pirogue dans une zone située à l’embouchure du fleuve Sénégal, dans la nuit de mercredi à jeudi, a-t-on appris d’un responsable local des acteurs de la pêche artisanale.
Selon Idrissa Ndiaye, responsable au bureau de l’Union des associations de la pêche artisanale (UNAPAS) de Saint-Louis, les pêcheurs portés disparus sont membres d’un équipage parti en mer malgré une alerte sur les mauvaises conditions météorologiques.
L’équipage composé du capitaine Djiby Niang et des nommés Sery Sène et Mor Thiané Dièye n’était “pas au courant que la mer sera agitée durant toute la journée du 30 octobre”.
Le chavirement de leur pirogue est lié à “la forte agitation de la mer au niveau de l’embouchure dénommée +la brèche+, où leur pirogue a chaviré”, a expliqué Idrissa Ndiaye.Selon lui, les recherches se poursuivent pour retrouver les corps de ces trois pêcheurs disparus.BD/BK

 Mairie Biscuiterie: Mouhamed Djibril Wade succède à Doudou Issa Niasse

La commune de Biscuiterie a choisi le successeur du défunt Doudou Issa Niass. Il s’agit de Mouhamed Djibril Wade. Le nouveau maire est aussi le frère de Doudou Wade. Il a remporté le vote devant son challenger Ndiaga Dieng, frère de feu Ousmane Tanor Dieng.
Doudou Issa Niass est décédé le 3 octobre dernier. Il était maire de ladite commune depuis 2009. Le défunt était également membre du Bureau politique et du Secrétariat exécutif du Parti socialiste (Ps).

3e mandat de Macky Sall: Le Parlement panafricain inquiet pour le Sénégal

https://www.leral.net/Les agitations de la classe politique et le débat controversé autour du troisième (3ème) mandat de Macky Sall, préoccupent également l’Afrique. C’est fort à croire même que le Parlement panafricain va envoyer une mission au Sénégal, pour anticiper sur d’éventuels troubles pré-électoraux.
Au delà des frontières sénégalaises, cette option du 3ème mandat, prêtée à tort ou raison au président de la République, Macky Sall, laisse entrevoir des inquiétudes par rapport au syndrome d’avant élection présidentielle 2012.

Sources de troubles pré-électoraux

La montée d’adrénaline dans le camp de l’opposition et de la société civile, qui alertent depuis quelque temps sur l’éventualité d’un forcing en 2024, ainsi que la « prohibition » du sujet sur le 3ème mandat au palais de la République, où le président Macky Sall continue de sabrer ceux-là qui s’aventurent à parler de son « second et dernier mandat », n’ont pas laissé indifférents les parlementaires du continent.

Le mauvais exemple de la Guinée Conakry

En effet, au niveau du Parlement panafricain, qui regroupe 55 États et plus de 200 députés, la question est aussi évoquée. Surtout à la lumière des événements survenus récemment en Guinée.
Confirmation d’un proche du pouvoir
Le député, membre de la Coalition Benno Bokk Yakaar, Me Djibril War a d’ailleurs confirmé. «Certains collègues députés m’interpellent à propos de cette rumeur prêtée à Macky Sall de convoiter un troisième mandat. Mais, je les rassure que ce n’est pas dans l’idée du chef de l’État», a-t-il tenter de tempérer. Mais faudrait-il que le chef de l’Etat lui-même soit transparent sur cette question.

En visite chez Serigne Saliou Thioune: Sonko “drague” les Thiantas

https://www.seneweb.com/Le leader de Pastef, Ousmane Sonko, a rendu visite, tard dans la soirée du jeudi, au khalife reconnu de la communauté Thiantacoune, Serigne Saliou Thioune, chez lui à la Cité Keur Gorgui.
D’après les informations obtenues par Seneweb, le député de l’opposition a présenté ses condoléances au fils aîné de Cheikh Béthio Thioune, suite au décès de ce dernier.
Les deux personnalités ont par ailleurs abordé plusieurs questions liées à l’actualité politique nationale, mais dans une bonne ambiance.
Il a été surtout question, d’après toujours notre informateur, des relations de “forte amitié” entre le défunt Cheikh Bethio Thioune, administrateur de formation, et le père d’Ousmane Sonko, alors enseignant, qui ont eu à servir ensemble dans une même localité à Ziguinchor.
Une visite qui peut avoir une connotation politique. C’est une véritable opération de charme si l’on sait que depuis la sortie du Khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké, recadrant Sokhna Aïda Diallo, les talibés Thiantacounes continuent à faire allégeance à Serigne Saliou Thioune.

Deux mairies perdues en une semaine: Le Ps en perte de vitesse?

https://www.seneweb.com/Le Parti socialiste (Ps) de feu Ousmane Tanor Dieng est-il en perte de vitesse? En tout cas, en l’espace de quelques jours, les “Verts” ont perdu le contrôle de deux communes stratégiques à savoir Nguégnène, fief de leur défunt secrétaire général national, et Biscuiterie, localité natale de l’un des sages du parti, Doudou Issa Niasse, lui aussi rappelé à Dieu, il y a seulement quelques mois.
En effet, dans ces deux localités, jadis contrôlées par la machine socialiste, les candidats du Ps pour la succession des défunts maires ont été tous battus, laminés.
A Biscuiterie, c’est le candidat de l’opposition, Mouhamed Djibril Wade, également frère de Doudou Wade, qui a “chipé” la municipalité en devançant son challenger, Ndiaga Dieng, frère de feu Ousmane Tanor Dieng (43 voix contre 22).
Même scénario à la mairie de Nguéniène où Maguèye Ndao, l’ancien Président de la communauté rurale, a finalement été choisi à l’issue du vote du Conseil municipal. Avec ses 31 voix sur les 56, il a battu Etienne Sarr, premier adjoint au défunt maire (23 voix) et Jean Baptiste Ndiaye de l’Apr (une seule voix).

“Moment de troubles”

Qu’est-ce-qui explique une telle situation? Un haut responsable socialiste, qui préfère garder l’anonymat, estime que son parti traverse des moments difficiles.
“Ces votes se sont déroulés dans un contexte où le parti est abattu par le décès de deux de ses plus grands combattants. On est à la recherche d’un nouveau souffle”, justifie notre interlocuteur.
Toutefois, il rassure: “c’est juste un moment de troubles qu’on va dépasser très bientôt. Nous nous acheminons vers un congrès et les gens sont en train de travailler à la base pour redonner au parti son lustre d’antan”.
La question de la succession d’Ousmane Tanor Dieng avait fait couler beaucoup d’encre notamment au sein de la formation socialiste avant qu’Aminata Mbengue Ndiaye ne soit officiellement choisie pour assurer l’intérim du secrétariat général national.
Mais, en attendant le renouvellement des instances, le responsable de l’Alliance pour la République (Apr), Lamine Bara Gaye, considère la perte des mairies de Nguéniène et de Biscuiterie comme “un signal à décrypter” non seulement pour le Ps, mais également pour la coalition Benno bokk yaakaar (Bby).

 Syndrome du troisième mandat:Les secrets du divan Par BACARY DOMINGO MANE

Il a cru devoir installer la police de la pensée pour faire face au débat sur un éventuel troisième mandat. Sa solution radicale est d’amener à la guillotine toute personne qui passera outre la consigne du chef. Il n’accordera aucune marge d’erreur, pas même à ceux ou celles dont la langue a simplement fourché !
Ce sujet est grave pour le Prince qui croyait que son second mandat, décroché avec plus de 58% des voix, à l’issue d’un processus électoral chahuté, allait être un long fleuve tranquille. Il met surtout mal à l’aise  un Président pris en flagrant délit de rupture de contrat de confiance avec son peuple au sujet de la durée de son premier mandat (il avait promis de faire cinq ans et finalement …).
Mais qu’est-ce qui fait autant peur à Macky Sall ? Si la présidentielle de 2024 n’est plus un enjeu pour lui, qu’est-ce qui expliquerait cette colère noire du Président sortant, chaque fois qu’un membre de son camp évoque la question ? Et si la discipline de parti qui veut mettre tous les membres de la  majorité présidentielle au pas, n’était qu’un prétexte pour cacher l’essentiel ?
L’approche psychologique ou psychanalytique de cette question nous aidera, peut-être, à démêler les secrets du divan. En entrant par effraction dans la tête du Premier des Sénégalais. Nous ne résistons pas à l’idée de penser que le Président est en train de vivre la fin de son pouvoir comme un trauma. Même le choix d’un dauphin n’apaisera sa «mélancolie». Il est, comme qui dirait, dans le temps de la «solitude des mourants» pour parler comme Norbert Elias.
La perte du pouvoir dont il avait refoulé l’idée, est désormais de l’ordre de la réalité, à mesure que les heures, les jours, les années passent.  Imparable et incontournable, la fin s’imposera à un pouvoir que le Prince croyait éternel. Rien qu’à penser à cette idée, ça fait peur ! Pas qu’il ignore que le pouvoir des hommes est éphémère, mais les oripeaux et les accessoires de celui-ci l’ont conduit à mettre entre parenthèse la réalité tangible d’une fin irréversible, pour se laisser bercer par la conviction fausse d’être éternel. C’est la réponse concoctée pour faire un croc-en-jambe à l’impensable, à l’insupportable fin de cycle. Le temps de la séparation arrive à grands pas, l’inéluctable finitude sera le tombeau du corps présidentiel qui a entamé le processus de dégénérescence. Son rapport au temps change, puisqu’il n’’est plus autorisé de parler au futur.
Tout s’organise désormais autour du passé et du présent. Il aurait souhaité que le temps suspende son envol pour vivre éternellement ses instants de déplacements présidentiels : escorte, gyrophare, bodyguards aux lunettes noires,  garde présidentielle, griots tailleurs d’arbres généalogiques, militants de conviction et militants de circonstance etc. Olympe ! «La couronne est un objet singulier,  son pluriel n’a pas de sens», affirment Jacques Séguéla et Thierry Saussez dans leur ouvrage : La prise de l’Elysée.
Le Président semble habité par l’angoisse de devoir perdre cette «couronne» un jour et devenir Monsieur-tout-le-monde.  Rien qu’à y penser…. ça donne le vertige !
Ces défénestrations tous azimuts ont tout l’air de traduire l’agacement contre l’irréversible, la perte de contrôle de soi, mais aussi la fragilité d’un homme qui prend conscience qu’il n’est qu’un Colosse aux pieds d’argile.
Cet emportement pourrait aussi mettre à nu l’impuissance d’un chef qui n’a visiblement pas les moyens de ses ambitions pour un Sénégal émergent. Les promesses électorales dorment encore dans les tiroirs, attendant beaucoup de milliards pour être traduites en actes.

Orientation des nouveaux bacheliers:le comité scientifique de la République des Valeurs dénonce le mutisme de nos autorités.

L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR: UNE POUDRIÈRE
Encore une fois de plus, et de trop, nous observons à l’encontre du gouvernement du Sénégal un manque de vision programmatique et de prévision sectorielle dans la gestion du système éducatif notamment celle en charge de l’enseignement supérieur où depuis juillet 2019 les nouveaux bacheliers attendent, anxieux et préoccupés, leur orientation aux filières de leur choix. Mal leur en est-il pris de se fier aux autorités en charge de leur demande car non seulement aucune information ne leur est encore parvenue et préférant ces dernières le mutisme coupable d’incompétence et de pilotage à vue que la prise en charge effective de leurs doléances. Les parents, quoique désemparés et désillusionnés par cette situation incommode de leur enfants pour qui ont-ils durement consenti à des efforts incommensurables afin de leur assurer un avenir hypothétique dans un pays où le manque de considération, le manque d’efficacité et l’absence de rendements représentent le lot quotidien de désagréments et de déception, demeurent-ils perplexes et inquiets devant tant d’injustice.
Comment peut-on jusqu’à présent pousser l’angoisse des bacheliers et l’inquiétude des parents d’étudiants à pareil niveau?
Et pourquoi ce mutisme jusqu’alors indélicat et sans explications au moment où les étudiants en Licence I et II déjà orientés dans les instituts et universités privés sont mis dehors et privés d’enseignement pour cause de retards de paiement d’émoluments que l’État du Sénégal, gangrené par le laxisme ambiant dans la gestion de l’enseignement supérieur et l’impertinence des priorités, doit aux universités et instituts qui croulent sous le poids des charges d’administration.
En effet, le personnel administratif et le corps professoral de beaucoup d’entre eux réclament des arriérés de salaire dus à la rupture de contrat liant leur administration à l’État car disent-ils avoir intégré l’action de l’État dans leur comptabilité.
Pendant ce temps, les enfants des agents de l’État responsables de cette situation délétère et répétitive sont orientés dans des universités d’excellence et nourris et pomponnés dans des campus cinq étoiles narguant ainsi les enfants des cultivateurs et autres sénégalais, porteurs d’espoir, à l’avenir maintenant hypothéqué.
La République des valeurs demande au gouvernement de respecter la charte des chances égales et de surcroît appréhender cette situation qui s’empire au risque d’être une poudrière aux conséquences néfastes.
Par ailleurs, elle exhorte les autorités à impliquer toutes les parties prenantes de l’enseignement supérieur à trouver les voies et moyens de recours pour la résolution de ce problème.

 Macky Ne Choisira Pas Son Successeur…C’est Le Peuple Qui Le Fera

Le chef de Macky SALL n’aura pas d’hériter en politique selon Ansoumana DIONE. Car, explique-t-il, il est l’héritier de Maître Abdoulaye WADE, comme Abdou DIOUF l’a été pour Léopold Sédar Senghor. En politique, précise-t-il, ces derniers ferment toujours une ère, cédant ainsi la place à de nouvelles générations d’hommes, pour la gestion du pays.
En clair, souligne Ansoumana DIONE, toute personne ayant travaillé aux côtés du Président Macky SALL, ne peut lui succéder à la Magistrature suprême. Mieux, ajoute-t-il, contrairement à ce que certains pensent, il n’appartient plus au chef de l’Etat de choisir son successeur, comme Senghor l’avait fait, exceptionnellement, en demissionnant. Selon lui, cela est, désormais, du ressort exclusif du peuple souverain qui sait tourner une page de son histoire.
Et, vu la mauvaise gestion partisane du pays, par les hommes politiques, depuis 1960, les citoyens sénégalais dont leurs conditions de vie, deviennent de plus en plus difficiles, ne vont pas continuer à leur faire confiance. De Senghor à Maître Abdoulaye WADE, en passant par Abdou DIOUF et, présentement, avec le Président Macky SALL, aucun chef d’Etat, ne s’est soucié des véritables préoccupations des populations.
Une fois élu, regrette Ansoumana DIONE, les hommes politiques ne servent que leurs proches. Pire, renseigne-t-il, toute autre personne, même utile à la société, est piétinée au détriment de toute la population. Aujourd’hui, tout le monde reconnaît en Ansoumana DIONE, des compétences sur l’errance des malades mentaux. Pourquoi, le Président Macky SALL refuse-t-il de le recevoir, pour lui permettre de travailler, après vingt ans de sacrifices en faveur de cette vulnérable ?Rufisque, le 31 octobre 2019,Ansoumana DIONE, Président de l’Association Sénégalaise pour le Suivi et l’Assistance aux Malades Mentaux (ASSAMM)
 

 Espagne: Un gang sénégalais démantelé

http://www.rewmi.com/La police espagnole a démantelé à Bilbao un gang d’étrangers spécialisé dans la falsification de contrats d’hébergement et de logement. Un document indispensable aux migrants qui souhaitent une régularisation ou obtenir une assistance sociale.
Les mis en cause, au nombre de sept, sont âgés de 30 à 61 ans. Selon Les Échos, qui donne l’information, le cerveau de ce trafic est un Sénégalais de 31 ans. Le journal précise qu’il se chargeait de fournir les documents frauduleux portant la signature de propriétaires d’appartements fantômes.
La même source renseigne, toujours dans sa livraison de ce jeudi, que le Sénégalais est incarcéré tandis que ses compagnons d’infortune (issus du Maroc, de l’Algérie et du Bangladesh) ont purement et simplement été libérés.

Lettre ouverte à monsieur le Ministre de l’Intérieur,Aly Ngouille NDIAYE.

Monsieur le Ministre, vous m’excuserez de prendre le canal des réseaux sociaux pour m’adresser à vous. J’ai essayé de passer par la “voie normale” hélas le “protocole” ne semblait pas disposé à vous la transmettre.
Je me présente, Fatoumata Binetou Kane et je viens par la présente, vous parler de ma mère.
Pourquoi vous? Parce qu’en plus d’être citoyenne sénégalaise, elle est de la Police Nationale qui dépend de votre ministère.
Pourquoi cette lettre? Pour vous faire part de son parcours en dehors de notre terroir et vous demander de l’honorer.
En effet, Seynabou Diouf, ma mère, est la Première Femme Gardienne de la Paix du Sénégal, seule femme, et Major de sa promotion, la 20ème. C’est cette promotion qui a fait l’objet d’une radiation, par le President Abdou Diouf. Oui, elle a fait partie de ces milliers de personnes tristement radiées et qui ont dû supporter pour la plupart des années de souffrance, 7 ans plus précisément pour ma mère.
Vous pouvez deviner la galère durant ces années, sans aucun revenu, dans une famille pour qui elle s’est sacrifiée et a fait le 1er concours qui s’était présenté à elle, renonçant ainsi à son rêve de devenir médecin.
Monsieur le Ministre, ma mère a eu la “chance” d’être réintégrée. Au bout de 7 ans, elle a été affectée à la police municipale de Dakar où elle a servi jusque vers l’an 2000, ce nouveau millénaire qui a sonné comme une aubaine pour elle. Je vais juste énumérer les missions auxquelles elle a participé jusque là et je me retiendrai d’élaguer.
En effet, c’est en 2004 qu’elle est sélectionnée pour aller représenter notre pays au Darfour pour une mission de maintien de la paix. Elle y fera trois ans avant de rentrer définitivement au pays avec les “regrets” de ses supérieurs et collègues d’alors.
En 2006, elle est affectée au commissariat spécial de l’aéroport international Léopold Sedar Senghor de Dakar où elle sert jusqu’en 2015. Puis, s’en suivent respectivement ses missions à la MINUSMA et à la MINUSCO, où elle est encore.

Monsieur le Ministre, c’est là, la vraie raison de cette lettre

En effet, au Congo où elle sert actuellement, et à force de travail, elle est élue “Femme de l’année” et ce pour toutes les missions onusiennes. La cérémonie de remise de ce “trophée” se tiendra à New York ce 2 novembre. Vous serez sans doute d’accord avec moi que cette consécration est un honneur pour le Sénégal, en ce sens que c’est une première que cette distinction revienne à un Sénégalais.
Monsieur le ministre, je vous prie d’excuser la fille que je suis de vouloir que ma mère, qui plus est mon idole pour tout ce qu’elle est et représente, soit décorée. Pour cette battante de notre patrie, celle qui a raté les grands événements de ses enfants parce que son pays avait besoin d’être représenté.
La connaissant, elle apprécierait d’une part que je me sois ouverte à vous, mais d’autre part m’en voudrait car elle emploie le service civique comme Daniel Brotier. Elle sacrifie tout à l’intérêt général.
Je vous prie, Monsieur le ministre de consulter vos collaborateurs qui vous espérez pourront vous dire en détails son parcours dans la police.
En plus, je serai honorée que vous me receviez afin d’échanger sur elle, mais je le serai encore plus si vous pouviez faire honneur à ma mère. Elle le mérite vraiment et ses supérieurs hiérarchiques et ses collègues ne diront pas le contraire.
En vous remerciant de l’attention que vous voudrez bien porter à cette sollicitation et espérant une suite favorable à ma demande, veuillez agréer , Monsieur le Ministre, l’expression de mon profond respect.Fatoumata Binetou Kane

12 chauffeurs arrêtés par la gendarmerie : les taximens annoncent une grève

https://www.leral.net/Le syndicat des chauffeurs de taxi annonce une grève prochainement. Ce, pour protester contre les tracasseries auxquelles, ils font face. La dernière en date, est l’arrestation de 12 d’entre eux, actuellement à la gendarmerie de Ouakam, en attente d’être déférés.
Selon Modou Ndiaye, le responsable syndical, ils ont été arrêtés parce que leurs voitures étaient dotées de feux antibrouillard.
« C’est inconcevable qu’on arrête des chauffeurs de taxi et les déférer parce que leurs voitures portent des feux antibrouillard. On aurait pu leur mettre des amendes et leur demander d’enlever ces feux. Il y a des problèmes plus sérieux à régler dans le secteur des transports avec les clandos par exemple. J’ai appelé le command de la gendarmerie pour que ces chauffeurs soient libérés, il m’a dit qu’il a reçu des instructions et qu’ils seront déférés. Donc nous allons déposer notre préavis et aller en grève », a, en effet, déclaré Modou Ndiaye sur la RFM.

MACKY DANS LES VRAIES BONNES QUERELLES PAR SORO DIOP

Lors de la célébration du 70ème anniversaire de Présence Africaine, le président de la République, dans un message puissant, a fait des annonces et donné des engagements qui entrent dans le cadre des grandes bonnes querelles qui doivent nous agiter
Lors de la célébration du 70ème anniversaire de Présence Africaine, le 25 octobre 2019, le président de la République, dans un message puissant, a fait des annonces et donné des engagements qui entrent dans le cadre des grandes bonnes querelles qui doivent nous agiter, nous galvaniser et nous indiquer le chemin d’avenir. A côté des infrastructures de haute portée sociale et économique comme le TER, bientôt sur les rails et récemment le lancement des travaux du BRT (Bus Transit Rapid : 300 milliards, 144 bus articulés, 300 000 voyageurs par jour, 23 stations fermées entre la banlieue et Dakar), le président Macky Sall, alors à Présence Africaine, s’est illustré dans les vraies bonnes querelles qui nous réconcilient avec notre histoire glorieuse et qui postulent la construction du futur. Cette ambition n’est pas dans les fureurs assourdissantes qui prétendent décider à la place du bon Dieu et à vouloir plier le destin à des désirs. Même si l’homme est aussi un être onirique. Le président Macky Sall a annoncé sa décision de réaliser le projet du Mémorial de Gorée, «non pas pour figer notre histoire dans la complainte, mais pour magnifier le combat de l’Afrique contre l’infâme et inviter les peuples du monde à la coexistence dans le respect de la diversité». Un exercice mémoriel, une future forteresse contre l’oubli, un espace d’ignition, de fusion de la communauté noire enracinée mais poreuse à tous les souffles du monde. Il y a quelque chose, dans ce discours qui cherche à reconnecter le Sénégal à sa fabuleuse position de terre d’intellectuels et de créateurs, à l’image du président poète Senghor, quelque chose qui essaie de fouetter l’impérieuse exigence de revivifier «un legs précieux».
Voilà donc pourquoi le président Macky Sall a inscrit les arts et la culture au cœur de son action. Avec une conviction : «notre idéal d’émergence n’est pas seulement dans l’édification d’infrastructures matérielles. Il est aussi et surtout dans la valorisation de notre substrat immatériel…» Et me reviennent en mémoire, ces mots forts de Victor Hugo : «Faites le jour partout ; ne laissez pas dans l’intelligence humaine de ces coins ténébreux où peut se blottir la superstition, où peut se cacher l’erreur, où peut s’embusquer le mensonge. L’ignorance est un crépuscule ; le mal y rôde. Songez à l’éclairage des rues, soit; mais songez aussi, songez surtout, à l’éclairage des esprits».
C’est cette précieuse «nourriture de l’esprit», conductrice inoxydable de «nos héritages», que le président recommande comme viatique aux générations actuelles pour affronter, mieux armées, les férocités du futur. Faut-il le rappeler le président Macky Sall avait déjà donné tout le gage de son attachement à l’éclat et l’éclosion de nos valeurs culturelles, attachement matérialisé par le Musée des Civilisations Noires dont il s’engage à poursuivre et intensifier «la vocation d’être un outil du développement scientifique, culturel, économique et social, s’inscrivant dans le temps long du monde».
Et puis cerise sur le gâteau…culturel, il a annoncé l’édification du Palais des Arts Africains contemporains, dit Hall des Arts, sur le site de l’ancien Palais de Justice. On voit de là la fulgurance de ce futur bijou de «dialogue des cultures et des civilisations», d’où on peut apercevoir l’ile de Gorée, «lieu de la déraison de la raison», comme reprendre une métaphore de Senghor. «De même, la Biennale des arts de Dakar, un des rendez-vous majeurs du monde de la création en Afrique, sera renforcée en moyens et en capacité d’innovations», promet le président de la République. Tout comme le renforcement de tous fonds destinés aux arts et à la culture, en plus du lancement d’un grand chantier de création de Maisons de la Jeunesse et de la Citoyenne à vocation culturelle et artistique ; cela dans le cadre de la territorialisation des politiques publiques. Une célébration que le Président de la République Macky Sall considère comme «le rituel qui nous fait goûter aux saveurs de l’impérissable et de la mémoire vive». C’est donc parfaitement justifier sa présence à «Présence Africaine, édifiée sur le socle de l’aspiration imprescriptible à une Afrique libre et activement présente au monde».
Cette maison du défunt professeur Alioune Diop, maison en réalité des esprits fertiles et féconds de l’Afrique et pour l’Afrique qui, comme le relève le Président Sall, «bruit toujours de mots utiles, ces “armes miraculeuses” qui lient des destins d’hommes et de femmes à l’immortalité. A l’éternité». L’époque retracée par le président Macky Sall porte l’héroïsme qui ne ravage pas la terre mais qui construit, car elle porte une vitalité et une vigueur impérissables liant et reliant le passé, le présent et le futur. C’est ce qui transparaît dans cette métaphore puissante qu’utilise le président Macky Sall. Pour lui, «dans la permanence du combat pour la dignité de l’homme noir, Présence Africaine est par excellence le transmetteur tenace, le passeur ingénieux d’idées et d’actes qui donna à l’Afrique une voix dont la puissance et la vigueur retentissent toujours d’un vibrant écho».
En effet, Présence Africaine est présence inébranlable face aux «tentations hégémoniques» en temps de la mondialisation que convoitent des replis identitaires et des «identités meurtrières» pour dévaliser Amin Maalouf. C’est qu’elle est restée, malgré les vicissitudes de l’histoire et les érosions temporelles, «au cœur du débat, grenier où puiser des mots neufs qui éclairent nos actions dans l’effort soutenu de redéfinir les rapports entre l’Afrique et le reste du monde sur la base des principes d’égalité et de reconnaissance mutuelle». Et le Président Macky Sall de montrer comment sont précieux, ces compagnons d’hier dans nos présents d’aujourd’hui et dans ce que seront nos demains. Présence Africaine, cette maison-idée ne pouvait être donc que lumière qui éclaire sur des «œuvres de qualité, utiles et toujours actuelles, car chevillées autour de l’impératif universel de justice et d’égalité».

LECON D’EXEMPLARITE

Puis tout est dans l’hommage qu’il a rendu d’une belle manière à l’époux de la veuve Christiane Yandé Diop, Directrice de Présence Africaine. Au «Visionnaire pragmatique, transmetteur d’idéal, (…) au professeur de lettres, philosophe, historien, éminent homme de culture et d’action». A l’immortel, à «l’homme intégral» pour reprendre l’heureuse formule de Léopold Sédar Senghor. Voilà tout l’homme restitué par le président Macky Sall. Il a salué en lui, comme sans doute à ses contemporains, «l’intelligence, la générosité et le courage de construire des ponts de lumière pour faire converger, sous le sceau d’une africanité ouverte, des passeurs d’idées aussi déterminés que lucides».
Comment ne pas sublimer, pour insuffler une leçon d’exemplarité aux jeunes générations, «l’architecte d’idées au talent incontestable (qui) sut faire de l’Afrique et de l’idéal panafricain un horizon en partage, impliquant des intellectuels africains, comme ceux du courant de la Négritude, ceux de la diaspora à travers le monde ainsi que des figures éminentes et progressistes de l’intelligentsia occidentale».
Et justement, comme le souligne le président Macky Sall, «en ces temps de poussées extrémistes et de nouvelles menaces» aux tentations et tentatives odieuses, Alioune Diop est à offrir en diadème pour «son refus de l’enfermement identitaire», lui qui, pourtant et en même temps, revendiqua «l’originalité africaine». En attestent la publication par Présence Africaine des monumentales œuvres de Cheikh Anta Diop, l’autre géant de la pensée dont les ouvrages publiés par Présence Africaine, «Nations nègres et culture», «Antériorité des civilisations nègres», refusent les moisissures et les morsures oublieuses du passé. Comme pour Cheikh Anta, Présence Africaine, rappelle le président Macky Sall, fut le «creuset créatifs de tant de poètes, philosophes, romanciers, dramaturges, spécialistes des pratiques et sciences sociales, artistes et critiques». Ce combat de résistance mais quelque part aussi de nécessaire résilience n’est ni clos ni forclos, comme le suggère le Président Macky Sall.
Toutefois, – et c’est là une page intéressante du discours du Président de la République -, il y a la part et le «tour» de nos autres «contemporains», qui à qui échoient une mission d’être des «héritiers dignes de cette civilisation de l’ouverture que nous proposent Alioune Diop et ses illustres compagnons». Il ne s’agit point dans ce chemin de gloire de ruminer «les douleurs du passé» encore moins de gémir «sous le poids de l’histoire» car, pour convoquer et invoquer David Diop, il faut de nouveaux «coups de pilon» d’une Afrique «debout, fidèle à l’impératif de construire un destin de paix, de liberté et de prospérité pour les générations actuelles et futures». Ce trésor qui enfantera l’Afrique des rêves des anciens, c’est aujourd’hui la jeunesse africaine que le président Macky Sall sait «pétrie des valeurs de courage et de générosité».
Le destin de cette jeunesse, assure-t-il, «n’est pas dans l’alternative des vagues d’espoirs englouties par le désert et la mer, ou le désespoir anesthésiant sur (sa) propre terre». Elle est dans son redressement, dans son combat ayant pour ambition de «vaincre pour l’émergence d’une Afrique nouvelle, hospitalière pour ses enfants et disponible pour les peuples du monde libres et solidaires». Pour le président Sall, «Présence Africaine (lui) offre un « trousseau de clefs » pour accéder à l’audace de penser et au courage d’agir». Ici, dira le président Macky Sall, «des hommes et des femmes d’horizons divers, créateurs assoiffés de liberté, ont confié à l’éternité des œuvres de l’esprit qui éveillent à la vie et incitent à l’action pour plier le destin à l’aune de nos aspirations et inspirations».

Immeubles HLM Maristes: La SN HLM reloge les occupants

Après des mois de bras de fer avec l’Etat du Sénégal, les occupants des immeubles des Maristes qui doivent être démolis, peuvent pousser un ouf de soulagement.
En effet, la SN HLM en collaboration avec l’Etat du Sénégal a trouvé un début de solution pour le relogement des habitants. Un accord a été trouvé avec le collectif qui avait porté le combat


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