Rp du Mardi 31 Decembre 2019

Unes de la presse du ardi 31 Decembre 2019
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À tous nos lectrices et lecteurs

Nous adressons nos meilleurs vœux de bonne et heureuse année 2020.
Que l’année nouvelle nous apporte  la paix du corps, de l’âme et de l’esprit
Mamadou Ly,Editeur de Ma Revue de Presse

MESSAGE A LA NATION  DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT MACKY SALL A L’OCCASION DU NOUVEL AN

Mes chers compatriotes,
Je suis heureux de vous adresser mon message de vœux à l’occasion du nouvel an.
D’abord, je me joins à vous en prières, pour le repos de l’âme de nos chers disparus et le prompt rétablissement de nos malades.
Je pense à toutes celles et à tous ceux dont les conditions de vie difficiles nous rappellent le devoir de solidarité qui nous lie.
Je salue et encourage nos vaillantes Forces de défense et de sécurité, engagées au service de la nation et de la paix dans le monde.
Cette année a été marquée par l’échéance électorale du 24 février, que nous avons franchie dans le calme et la sérénité. Le mérite vous revient, mes chers compatriotes. Rendons donc grâce à Dieu.
Pour ma part, je vous réitère mon engagement à vous servir et à préparer avec vous LE RENDEZ-VOUS AVEC L’AVENIR ou LIGGÉEYAL ËLLËK.
Préparer l’avenir, c’est d’abord réussir les plus larges convergences possibles autour des grandes questions d’intérêt national au cœur des politiques publiques. C’est tout le sens de l’appel au dialogue national que j’ai lancé au lendemain du scrutin présidentiel.
Le 26 décembre, j’ai installé le Comité de pilotage du dialogue qui servira de cadre de facilitation des échanges sur les différentes thématiques à l’ordre du jour.
Je salue l’engagement de toutes les forces vives de la Nation dans ce dialogue. Avec la bonne volonté de tous, j’ai confiance qu’à l’issue des trois mois que dureront les concertations, nous parviendrons à de nouveaux consensus pour conforter l’expérience démocratique et le progrès économique et social de notre pays.
Préparer l’avenir, c’est aussi consolider notre marche vers une émergence solidaire et inclusive, ce que j’appelle le Sénégal de tous, le Sénégal pour tous. En dépit d’une conjoncture mondiale difficile, nous gardons résolument le cap sur la voie du développement économique et social.
Les fondamentaux de notre économie restent solides, avec une inflation maîtrisée, un endettement prudent et productif, la réduction constante du déficit budgétaire, de 6,7% en 2011, à 3,7% en 2019, et un taux de croissance encore supérieur à 6% cette année.
Mais nous devons aller de l’avant et plus vite ; car pour les peuples qui marchent à l’appel de leur destin, le progrès se mesure par leur capacité de presser le pas pour mieux répondre au commandement de l’histoire.
Aujourd’hui, nous sommes à une étape de notre marche où l’histoire nous commande d’atteindre l’objectif d’émergence à l’horizon 2035, pour nous libérer, par le travail, des avatars de la pauvreté et du sous-développement.
Préparer l’avenir, c’est également assumer nos responsabilités en tant qu’africains, soixante ans après les indépendances, à travers une intégration économique régionale plus forte et plus solidaire.
Je salue, à cet égard, le processus de création d’une monnaie unique ouest-africaine, l’Eco, à partir de 2020. C’est une heureuse perspective. Au demeurant, d’ici l’entrée en vigueur effective de l’Eco, rien ne changera quant à la parité fixe de notre monnaie.
Préparer l’avenir, c’est cultiver l’esprit de diligence dans l’administration et consolider la gouvernance sobre et vertueuse que nous avons érigée en principe de gestion des affaires publiques.
Il nous faut rompre avec la routine bureaucratique pour une action publique plus diligente et plus efficace.
Je tiens, en particulier, à l’application intégrale du programme de dématérialisation des procédures et formalités administratives.
Nous serons au rendez-vous de 2035 en marchant au rythme du fast track. Parce que rien ne peut attendre. Tout est urgent et prioritaire.
De même, la rationalisation des dépenses de fonctionnement de l’Etat se poursuit. Déjà, la facture téléphonique de l’administration a été réduite de façon substantielle. Le même effort est en cours pour les dépenses en électricité, parc automobile et logements administratifs.
Les économies ainsi réalisées serviront à renforcer le financement de nos programmes sociaux.
Préparer l’avenir, c’est enfin poursuivre la consolidation des bases productives de notre économie.
La modernisation progressive des secteurs vitaux de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche nous rapproche de l’objectif d’autosuffisance alimentaire.
Malgré une saison des pluies tardive, les niveaux de production sont satisfaisants. En soutien aux producteurs, le prix plancher du kilogramme d’arachides est maintenu à 210 francs.
Grâce aux efforts de mécanisation, de certification des semences, de subvention des intrants, de diversification des spéculations et de multiplication des fermes rurales, les performances de notre agriculture restent constantes.
Elles seront davantage renforcées avec la mise en place de l’Agropole Sud pour soutenir la création de chaînes de valeurs par la transformation locale de produits agricoles dans les régions de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda.
La réalisation de projets d’infrastructures sur l’ensemble du territoire national se poursuit, parce qu’elle est indispensable à l’émergence.
Ainsi, en plus des projets achevés en 2019, plus de trente chantiers sont actuellement en cours, de la dorsale du daandé maayo sur la rive du fleuve Sénégal au nord, au Bus Rapide Transit à Dakar, et aux boucles du Boudié, du Fouladou et des Kalounayes au sud ; en attendant le lancement prochain du grand projet autoroutier Mbour-Fatick-Kaolack.
Sur le volet ferroviaire, je me réjouis d’annoncer qu’en accord avec la République sœur du Mali, le chemin de fer Dakar-Bamako sera bientôt réhabilité et modernisé dans des conditions qui assurent sa rentabilité et sa pérennité.
L’énergie est un autre pilier essentiel de l’émergence. Grâce aux efforts soutenus d’investissement et de réforme, nous avons redressé le secteur et nettement amélioré ses performances, avec une puissance installée de 1229 MW.
Après l’hydroélectricité et le solaire, notre pays entre dans l’ère de l’éolienne, avec la mise en service de 55 MW sur les 158 MW prévus à la centrale de Taïba Ndiaye.
En outre, le gouvernement est en train de mettre en place une stratégie de conversion du gaz en électricité ; ce qui nous permettra, dès le démarrage de notre propre production de gaz, en 2022-2023, d’être à l’abri des fluctuations des prix de l’électricité dues à la conjoncture internationale.
D’ici là, nous devrons investir 600 milliards de FCFA afin que nos compatriotes qui vivent encore à l’ère de la bougie et de la lampe à pétrole accèdent, enfin, à l’électricité. C’est cela aussi le Sénégal pour tous. 
Et c’est dans ce contexte que la subvention au secteur a été réduite ; d’où un ajustement des tarifs pour certaines catégories d’abonnés. Je précise que cette mesure n’entrainera aucune hausse du prix de l’électricité pour tous les abonnés relevant de la tranche sociale.
Ma vision d’un développement solidaire et inclusif reste intacte, pour l’accès universel à cinq objectifs majeurs à l’horizon 2025 : accès à l’eau et à l’assainissement, accès à l’électricité, aux services de transport, à la santé, et à l’éducation ; une éducation de qualité, qui prépare mieux notre jeunesse à l’employabilité et à la vie productive.
Ainsi, l’année 2020 verra l’ouverture de 13 Centres de formation professionnelle, et le lancement des travaux pour 15 autres, au titre du Programme de 45 Centres départementaux de formation professionnelle.
Nos instruments de solidarité, de justice sociale et d’équité territoriale seront aussi renforcés.
Avec un budget de plus de 300 milliards de fcfa pour sa Phase 2, le PUDC continuera de doter les zones de vulnérabilité rurale et urbaine en pistes de désenclavementforagesélectricité et équipements divers.
Il est heureux de constater qu’au-delà de sa vocation de solidarité, le PUDC contribue à faire émerger une véritable économie rurale, par la création d’activités génératrices de revenus.
C’est l’une des finalités de ce Programme : sortir les populations vulnérables de la pauvreté, afin que les bénéficiaires d’aujourd’hui, deviennent les producteurs de demain.
Mes chers compatriotes,
La protection de la condition féminine et de l’enfance reste un défi de notre temps.
Nous devons mettre fin à la violence faite aux femmes et aux filles, et mieux protéger l’enfance.
Les femmes, les filles, sont nos mères, nos épouses, nos enfants. Elles constituent l’autre moitié sans laquelle notre tissu social est incomplet et méconnaissable. Dès lors, violenter une femme, violenter un enfant, c’est froisser et abîmer notre tissu social.
C’est pourquoi j’ai soumis à l’Assemblée nationale, qui l’a adopté hier à l’unanimité, un projet de loi qui criminalise désormais les actes de viol et de pédophilie. Ainsi, les peines applicables à ces actes ont été considérablement alourdies, sans possibilité de sursis.
Je suis tout autant déterminé à poursuivre la lutte contre le phénomène des enfants de la rue et leur maltraitance.
De même, s’agissant de la criminalité organisée, les services de l’Etat restent mobilisés contre le trafic de drogues et autres flux illicites. Aucun répit ne sera laissé aux trafiquants dans la lutte contre ces fléaux.
Ce soir, mes chers compatriotes, je souhaite aussi vous entretenir du Sénégal ro déchetle Sénégal propre.
Ce Sénégal est possible si nous y travaillons et si chacun de nous considère le pays comme sa propre demeure.
Je lance un appel solennel à une mobilisation nationale et citoyenne contre l’insalubrité et l’occupation anarchique de la voie publique. J’y invite instamment les élus locaux et les mouvements associatifs.
Comme vous le savez, le Gouvernement a déjà engagé les opérations de désencombrement. Elles seront poursuivies sur l’ensemble du territoire national avec l’appui de l’administration et des collectivités territoriales.
Un programme d’aménagement paysager urbain, de traitement et de valorisation des déchets, sera aussi mis en place sans délai, pour des villes vertes, ro déchet.
En outre, le gouvernement proposera un projet de loi portant sur la création d’une Brigade spéciale de lutte contre les encombrements, l’aménagement de fourrières et la modification des amendes pour encombrement de la voie publique.
A travers les mouvements associatifs qui mènent des actions régulières de nettoiement et d’entretien de nos espaces publics, vous êtes nombreux à montrer que le Sénégal peut et mérite d’être plus propre.
Je salue ces belles initiatives citoyennes. Pour soutenir cet élan volontariste et l’inscrire dans la durée, j’ai instauré le Grand Prix du Président de la République pour la Propreté et la Journée mensuelle du nettoiement, dont la première édition se tiendra dès ce samedi 4 janvier 2020. Je vous invite à y participer massivement.
Mes chers compatriotes,
Alors que nous passons paisiblement la fin de l’année, d’autres peuples n’ont pas cette chance. Je pense, en particulier, à nos frères et sœurs de pays de la sous-région durement éprouvés par le deuil et l’angoisse d’attaques terroristes meurtrières.
En votre nom et au mien propre, je leur renouvelle nos sentiments fraternels de solidarité et de compassion.
La violence qui secoue le monde doit constamment nous rappeler la chance que nous avons de vivre en paix, et la responsabilité qui nous incombe de la préserver.
Nous en sommes à la fois les héritiers et les gardiens ; parce que cette paix est un legs que nous ont laissé les générations passées ; un legs qu’il nous faut entretenir et transmettre aux générations futures.
C’est dans cet esprit, mes chers compatriotes, que je vous adresse mes vœux ; vœux de paix, d’abord ; de bonne santé, de bien-être et de réussite, ensuite.
Et avec vous, je souhaite que la paix et la sécurité continuent de régner sur notre cher pays, afin qu’il reste toujours paisible et stable, uni et en marche vers un destin radieux. Bonsoir et déwéneti.

Dialogue national,perspectives économiques et sécurité sociale:Ces grandes lignes du discours du Président de la République…

https://www.dakaractu.com/-Dans son traditionnel discours à la nation, le président de la République Macky Sall est attendu sur la situation politique et économique du pays.
Cependant, vu le déroulement des événements, le chef de l’État va sans nul doute se prononcer sur le dialogue national.
En effet, lancé officiellement le 28 Mai 2019 en présence de plusieurs personnalités politiques, économiques, religieuses et de la société civile, le dialogue national peine toujours à  prendre de l’envergure comme le veut le président Macky Sall, avec l’absence  surprenante du Parti démocratique Sénégalais après la réconciliation de Wade et Macky. L’absence également des leaders politiques  comme Ousmane Sonko du Pastef et de Khalifa Ababacar Sall.
Un fait qui risque d’impacter le déroulement du dialogue et des conclusions attendues, même  si le président a procédé à l’installation  officielle du comité de pilotage confié à l’expérimenté Famara Ibrahima Sagna.
Ce discours à la nation est une occasion pour le chef de l’État de revenir à la charge pour convaincre  ces boycotteurs.
Un autre fait qui ne devrait pas également  rester sous silence en cette veille de nouvel an, c’est la sécurité sociale, avec l’agitation du front social sur certaines questions comme la hausse  annoncée sur le prix de l’électricité.
En effet, l’annonce de cette hausse de l’électricité, a entraîné  de vives contestations. C’est dans cette optique qu’un mouvement de protestation sociale  (Nõõ Lank) a été mis en place pour exprimer son désaccord. Des manifestations intensifiées ont mené à  l’arrestation des activistes comme Guy Marius  Sagna et quelques uns de ses compagnons.
La question de la sécurité publique, dans un contexte marqué par l’extrémisme religieux  doublé de violence un peu partout de la sous région aussi, doit attirer l’attention du président de la République Macky Sall en ce 31 Décembre 2019.
Dans son discours à la nation, le président  Macky Sall s’adressera à la population sur les  efforts consentis par le gouvernement et les perspectives pour cette nouvelle année.
Un autre fait qui sans nul doute sortira du discours à la nation du Chef de l’État, c’est  bien les perspectives économiques du Sénégal, avec le programme d’actions   prioritaires du Pap2, dans la phase 2 du plan Sénégal émergent 2019-2024, autour des 5 initiatives, 3 programmes et 5 accès (Macky 535).

QUÊTE PERMANENTE DE LUCIDITÉ par MAMADOU NDIAYE

Le Président de la République s’adresse ce soir à la nation pour ses traditionnels vœux de nouvel an. Il ne manquera pas de relever les faits saillants de 2019 non sans s’attarder sur sa réélection au mois de février à la magistrature suprême du pays grâce justement à l’expression par le vote en sa faveur du suffrage démocratique. Le choix fut indiscutable. Même si quelques velléités ont été notées ici ou là. Normal, l‘opposition existe. Et puis, l’unanimité n’est pas de ce monde.
En face de lui donc, il y a un peuple qui fronde son pouvoir sans aller à la révolte. Si la fermeté prévaut en toutes circonstances, elle se relâche par moment, donnant le sentiment d’un « privilège de robe » accordé à certains alors que d’autres ne voient d’issue que dans une « guerre des Lorrains ». Nous n’y sommes pas. Mais l’ordre et la discipline sont affaiblis chez nous. Parfois, une hausse des prix (de l’électricité) ou des prélèvements fiscaux provoquent des remous. Des évènements sociaux s’en suivent. Des forces sociales s’en saisissent, forment des alliances dans le but de peser de façon décisive, voire frontale, sur les politiques publiques.
Un resserrement des rangs s’impose toutefois. Car, bien que résiduelle, la menace sécuritaire plane sur nous. Preuve que la question est prise au sérieux : le gouvernement cherche par tous les moyens à faire des économies d’échelle pour supporter l’effort de défense et de préservation de notre stabilité. Preuve supplémentaire : une hausse conséquente du budget de la sécurité à la dernière session budgétaire, relègue au second plan ceux de la santé et de l’éducation…
Ne nous y trompons pas : nous sommes dans une nouvelle conjoncture politique dictée par des considérations géopolitiques dans la sous région. Sauf effet de surprise, nous ne devons pas être surpris. Le politique mise sur l’anticipation en alignant par hypothèses des scénarios. Sous ce rapport, la décision, quelle qu’elle soit, incombe à ceux qui exercent des responsabilités. La confiance placée en eux justifie les actes qu’ils posent avec courage, lucidité et détermination. Quant aux opposants, leur rôle est tout autre : critiquer, alerter, avertir, contester des choix, en proposer et construire un discours de rupture en prenant l’opinion à témoin des efforts qu’ils fournissent.
Les acquis démocratiques du pays ont mis du temps à se dessiner. Aucune génération ne s’est abstenue de prendre part aux élans de conquête qui nous valent aujourd’hui notre notoriété doublée de respectabilité
Le Sénégal, avons-nous dit, souffre d’une indiscipline généralisée. Un mal récurrent qu’il convient de conjurer au plus vite et avec vigueur. Car, sa persistance favorise le désordre parce que l’esprit d’indiscipline s’est déjà installé. Comment comprendre que des citernes d’hydrocarbures empruntent les mêmes voies que les particuliers aux heures de pointe, se faufilent dans les embouteillages sans qu’aucune indignation ne fuse ! Est-il acceptable de tolérer en plein jour la circulation des camions de ramassage d’ordures, klaxonnant à tue-tête dans les étroites ruelles des cités défigurées par les outrages du temps ? Non seulement les odeurs pestilentielles incommodent mais l’empressement à enlever les déchets recrée les conditions d’une insalubrité indescriptible. On salit plus en voulant rendre propre.
Par ailleurs, que doivent nous inspirer ces hordes « sans loi » qui s’en sont prises l’autre jour à Mbour, aux forces de police, obligées, pour éviter le carnage, d’opérer un recul, de se retirer de la zone de tension, gestes perçus par la pauvre opinion comme une reculade, une fuite, une honte. Ce repli policier, d’ordre tactique, mérite d’être salué en dépit de la rebuffade de la foule, excitée et qui voulait coûte que coûte en découdre avec les éléments dépêchés sur les lieux. Réfléchissons avant de poser des actes : la police veille sur nous. Tout comme nous devons la protéger. Ici, devoir et droit se conjuguent pour accoucher d’une culture de civilités.
Parce qu’elle est républicaine, la police agit selon la loi qui constitue sa seule boussole quand bien même elle est chahutée. En fondant sa démarche sur la légalité, la police couvre son action d’une onction de légitimité. Entre la population et les forces de défense –oui c’est le concept approprié maintenant- il doit y avoir ouverture, dialogue et compréhension. Ni affront, ni confrontation encore moins vexation, mépris ou haine à l’égard des hommes dont la délicatesse de la mission n’a d’égale que l’incompréhension qu’elle suscite.
A la police de se vêtir d’habits neufs pour se faire aimer. Aux citoyens d’accepter le sacerdoce tout en nuançant leur jugement sans appel d’un corps toujours mal compris. Pour corriger ce sentiment, il urge de le modifier en l’assouplissant avec une nette propension à privilégier une approche de proximité. Le mur de méfiance est à abattre pour étouffer les ferments d’hostilité.
En cette veille de fin d’année, notre monnaie commune le CFA vit ses derniers instants. Le vacarme qui accompagne sa « sortie de piste » témoigne d’une situation ubuesque : ceux qui savent se taisent et ceux qui ne savent pas parlent ! Ce paradoxe ôte au CFA tout crédit en même temps qu’il ruine la confiance des usagers. Quand une devise perd la confiance, elle devient une monnaie de singe, sans valeur, délaissée pour non convertibilité. Ce contexte de cacophonie n’arrange pas non plus l’arrivée prochaine de l’ECO appelée à remplacer le CFA.
Quand le président Alassane Ouattara saisit l’opportunité de la visite de Macron à Abidjan pour annoncer la « fin d’un compagnonnage », ses pairs se retrouvaient à Abuja pour un sommet consacré à l’avenir monétaire de la Cedeao. Indiscipline ? Certes le président ivoirien assure la présidence en exercice de l’Uemoa et, à ce titre, exprime une position consensuelle. Mais, la prépondérance de la voix ivoirienne aurait eu plus d’écho et d’impact sur une scène régionale avec l’assentiment des chefs d’Etat présents dans la capitale nigériane. La locomotive de l’économie sous régionale veut afficher son leadership. Cependant, à l’échelle régionale, Abidjan nourrit la crainte de se voir suppléer par le géant Nigeria qui, en duo avec le Ghana, tentent de peser sur les options fondamentales d’une monnaie en gestation. Va-t-on vers des axes basés sur des affinités ? Un jeu à somme nulle ? http://www.emedia.sn/

 LE FISC, LA DOUANE ET LE TRÉSOR VERSENT 2500 MILLIARDS DANS LES CAISSES DE L’ÉTAT

http://www.emedia.sn/-Les régies financières (impôts, Douane et Trésor) ont presque atteint leurs objectifs de recettes au titre de la gestion 2019 avec un niveau de recouvrement qui titille 2500 milliards de francs CFA. Soit une progression de près de 500 milliards de francs CFA par rapport à la gestion 2018 où les recettes fiscales et non fiscales se situaient à 2005,620 milliards Francs CFA.
Sur le montant de 2500 milliards de francs CFA recouvrés, les impôts ont versé 1562 milliards de francs CFA, la Douane 834 milliards. D’après Libération, les recettes sont projetées en hausse de 10,2%, passant de 2832,9 milliards en 2020. Elles sont composées, selon la même source, de recettes fiscales pour 2675 milliards de Francs CFA, de dons à hauteur de 293,5 milliards et des autres recettes pour 154 milliards.

 Baisse des recettes fiscales au mois de septembre

https://www.lejecos.com/-Selon la dernière publication de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) « Repères Statistiques Septembre 2019 », les recettes fiscales du mois de septembre 2019 se sont contractées de 1,8% par rapport au mois précédent.
Les données   recueillies par l’Ansd auprès de la Direction de la prévision et des études économiques montrent que cette baisse fait suite à un recul noté sur les recettes fiscales (-2,4%) atténuée par la hausse des recettes non fiscales (+7,7%). Toutefois, elles se sont accrues de 22,9% sur les neuf premiers mois de l’année 2019 comparativement à la période correspondante de l’année 2018.
Au mois de septembre   2019, au titre des impôts directs, les ressources collectées se chiffrent à 50 milliards de FCFA contre 39,1 milliards de FCFA au mois précédent.
Les impôts directs se décomposent en impôts pour les sociétés pour un total de 13,2 milliards, en impôts sur le revenu 34 ,7 milliards, en IRVM / IRCM 1,2 milliards, en taxe sur la plus-value immobilière 0,3 milliard et en CFCE 0,6 milliard de FCFA.
Au titre des impôts indirects (hors FSIPP), les ressources collectées au mois de septembre 2019 sont de 127,4 milliards de FCFA contre 141,3 milliards de FCFA au mois de d’Août, soit une baisse de 9,8 %.
Au total, les recettes fiscales se chiffrent à 156,7   milliards de FCFA au mois de septembre 2019   contre 191,2 milliards de FCFA le mois précédent.
En somme, sur les neuf premiers mois de l’année, les recettes fiscales ont rapporté au trésor public 1709,5 milliards de FCFA contre 1385,7milliards de fcfa ,  comparé à la même période de l’année en 2018.
Quant aux recettes non fiscales, elles se chiffrent à 12,6 milliards de FCFA en septembre 2019 contre 11,7 milliards de FCFA le mois précédent.
En définitive, les recettes totales collectées au mois de septembre se situent à 199,7 milliards de FCFA   contre 202,9 milliards, soit une baisse de 1,8%.Oumar Nourou

Convergence dans l’Uemoa: Cinq Etats membres respecteraient les 3 critères de premier rang

https://www.lejecos.com/–En matière de convergence en 2019, à l’exception de la Guinée-Bissau et du Sénégal, tous les autres Etats membres respecteraient les trois critères de premier rang contre aucun en 2018.
Ainsi, conformément aux dispositions de l’article premier du Règlement n° 10/2007/CM/Uemoa, les conditions de convergence de l’Union seraient réunies à l’horizon de convergence fixée au 31 décembre 2019. L’information est contenue dans le rapport sur la surveillance multilatérale, une publication de la Commission de l’Uemoa.
Selon le document, consulté par le journal de l’économie sénégalaise, toutefois, ces résultats seraient insuffisants pour l’accès à la phase de stabilité, aucun Etat membre n’ayant respecté tous les critères de premier rang en 2018.
Les prévisions indiquent que les perspectives de convergence restent favorables. Tous les Etats membres respecteraient les trois critères de premier rang en 2020 et sur toute la durée des Programmes.
Toutefois, les conditions d’accès à la phase de stabilité ne seraient pas remplies à partir du 1er janvier 2020, faute d’avoir réalisé les conditions de convergence de manière durable, c’est-à-dire au cours des deux (2) dernières années (2018 et 2019), en référence à l’article 16 de l’Acte additionnel.
Selon le document, si les efforts d’ajustement des Etats se maintiennent, les conditions d’accès à la phase de stabilité pourraient être réunies à partir de 2021. A cet effet, la Commission souligne que des actions devraient être prises par les Etats membres pour contenir les principaux risques qui pèsent sur ces perspectives, notamment, la persistance de la crise sécuritaire dans la zone du Sahel, le durcissement des conditions sur les places financières internationales, le maintien de la fermeture des frontières terrestres du Nigéria, l’évolution défavorable des cours des matières premières et l’instabilité sociopolitique pouvant découler des échéances électorales prévues dans certains Etats membres.
Il s’agit, principalement, pour les Etats membres de poursuivre la mise en place ou en œuvre des actions visant le renforcement de l’environnement sécuritaire ; des mesures garantissant un climat sociopolitique apaisé, notamment, lors des prochaines échéances électorales ; des stratégies d’accélération de la croissance économique et de promotion de l’emploi ; des réformes structurelles et des politiques sectorielles en particulier dans les secteurs de l’agriculture, de l’énergie et des innovations technologiques afin de favoriser le développement des activités économiques ; d’une gestion saine et prudente des dépenses publiques à travers l’effectivité de la budgétisation en mode programme ; des mesures visant à accroître le niveau de mobilisation des recettes par entre autres, une accélération de la mise en œuvre du plan d’actions pour la mobilisation optimale des recettes fiscales dans les Etats membres.Adou FAYE

Commercialisation de l’arachide:« l faut que la réglementation soit bien appliquée pour qu’il n’y ait pas une concurrence déloyale et permettre à nos huiliers de bien collecter” (Pr.Moussa Baldé, MAER)

https://www.dakaractu.com/–Quelques semaines après le démarrage de la campagne de commercialisation de l’arachide, le MAER a convoqué l’ensemble des acteurs impliqués dans cette campagne pour évaluer et échanger sur les solutions qui vont améliorer la présente campagne qui se déroule actuellement sur le terrain.
Selon le ministre Moussa Baldé,« le volume de collecte déjà sur place est à peu près le même à la même date de l’année dernière soit environ 200.000 tonnes. La différence notée cette année c’est que les exportateurs remportent la mise avec un pourcentage de 99%. Les huiliers se retrouvent avec 1% ». Selon toujours le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement Rural, le volume de semence déjà collecté tourne autour de 15.000 tonnes soit un plus que le volume de l’année dernière. Cependant une concurrence déloyale est parfois notée et certains acteurs dénoncent la facilitation de l’octroi des agréments. Le ministre du MAER a annoncé une collaboration avec le ministère du commerce pour mieux réglementer le secteur. Selon Moussa Baldé, « il faut que la réglementation soit bien appliquée pour qu’il n’ y ait pas une concurrence déloyale et permettre à nos huiliers de bien collecter. Ainsi nous comptons sur l’appui du ministère du commerce. Ensemble on va gérer ces quelques difficultés », a –t-il ajouté. Cette rencontre s’est tenue ce 30 décembre à la Sphère ministérielle OTD de Diamniadio.

Arachide vendue aux chinois: Les Gros producteurs crachent leurs vérités aux huiliers

https://www.seneweb.com/-Les grands producteurs d’arachide sont très remontés contre l’Union nationale interprofessionnelle des semences (UNIS), qui regroupe les producteurs de semences privés agréés. Au téléphone de Seneweb, ils ont déploré la polémique née de la commercialisation de l’arachide et indiquent que les agriculteurs vendent au plus offrant, n’en déplaise aux huiliers, à l’association interprofessionnelle des semenciers.

« Les huiliers travaillent pour leur propre compte et pas dans l’intérêt des paysans »

En effet, les chinois qui ont débarqué sur le marché de l’arachide au Sénégal, ont fait des propositions intéressantes aux cultivateurs qui ont accepté de leur vendre leur production. Les huileries locales et autres producteurs locaux qui avaient jusqu’ici une mainmise sur ce secteur, avec des points de collecte disséminés dans les campagnes souhaitent le départ des chinois afin de pouvoir acheter l’arachide produite par les paysans. Fin de non recevoir pour ces derniers, qui disent vendre au plus offrant. « Ils travaillent pour leur propre compte. Et surtout ils ne parlent pas au nom des paysans », tient à préciser un des gros producteurs d’arachide.
Il faut rappeler que le gouvernement a fixé à 210 francs le kilogramme d’arachide. Alors que dans la campagne profonde, les chinois achètent à 300 francs le kilo. « Quel agriculteur va vendre à 210 alors qu’il a la possibilité de vendre à 300 frs ? », s’interroge notre interlocuteur au bout du fil.
Il explique : « Si un huilier achète à 210 frs, après raffinage, il vend au prix qui l’enchante, il cherche du profit, c’est tout. Alors que les vrais agriculteurs, eux, n’attendent pas l’intervention de l’Etat pour quoi que ce soit. La mafia dont parle Cissé Lô est une réalité. Nous sommes en phase avec lui sur toute la ligne ».

« Ils achètent des semences et revendent à l’Etat »

Pour ces grands producteurs donc, ces huiliers ne roulent que pour leur propre compte : « Si les chinois n’étaient pas là, ces huiliers seraient capables même de nous acheter le kilo à 150 frs, ce qui allait tuer les producteurs », met en garde un autre. Avant de préciser que « L’arachide n’est pas la propriété de l’Etat ou de Macky Sall, elle appartient aux agriculteurs ; c’est leur bien et ils sont libres d’en faire ce qu’ils veulent. Si les chinois achètent et exportent en Chine l’arachide achetée, c’est leur affaire ! », tranche-t-il.
Quid des conséquences sur le stock semencier avec les risques évoqués par les huiliers ? « Il n’y a aucun risque, tranche encore notre interlocuteur. Ceux qui veulent acheter l’arachide n’ont qu’à mettre le prix. Moi par exemple, je mets de côté une réserve de 50 tonnes de semences avant de vendre mon produit. C’est ainsi que travaillent tout agriculteur digne de ce nom. Par contre, tous ceux qui s’agitent ne font que du business », conclut-il.

CAMPAGNE ARACHIDIERE :Le capital semencier en péril

http://www.enqueteplus.com/Dans la région naturelle de la Casamance, tout le week-end, le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, le Pr. Moussa Baldé, a invité les producteurs à sauvegarder le capital semencier de l’arachide.
La forte concurrence chinoise sur le marché de l’arachide met en péril le capital semencier. Les producteurs, qui tournent souvent le dos à l’Etat pour vendre leurs productions aux Chinois qui achètent le prix du kilogramme d’arachide à 250 F Cfa, soit 40 F de plus que ce que propose l’Etat, écoulent souvent leurs graines sans en garder un stock de semences.
C’est fort de ce constat d’ailleurs que l’Etat a initié un dialogue direct avec les producteurs. Ce week-end, le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a rencontré, à cet effet, les producteurs stockeurs et l’ensemble des acteurs impliqués de la région naturelle de la Casamance impliqués dans la campagne arachidière, pour les sensibiliser sur la nécessité de sauvegarder le capital semencier.
C’était au cours d’un atelier de partage où toutes les difficultés rencontrées dans la présente campagne arachidière ont été abordées pour y trouver des solutions.
A l’issue de cette rencontre, il est prévu, avec l’ensemble des acteurs, d’arrêter un ensemble de dispositifs pour la sauvegarde du capital semencier.
Selon le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural qui s’est d’ailleurs beaucoup félicité de cette initiative, les opérateurs stockeurs du Sud se sont engagés à faire les efforts qu’il faut pour la sauvegarde du capital semencier de l’arachide.
Toutefois, le Pr. Moussa Baldé les a invités à sensibiliser, à leur tour, les producteurs qui auront besoin de bonnes semences à la prochaine saison des pluies. Un appel déjà entendu du côté des producteurs stockeurs qui ont rassuré, à cet effet, le ministre de tutelle. ‘’Nous sommes des patriotes. Nous sommes conscients que le développement de la filière arachidière passe par des semences de qualité. Nous voulons rassurer les autorités sur notre disponibilité et notre engagement à sensibiliser tous les producteurs sur la question’’, déclarent-ils au ministre par la voie de leur porte-parole.
Au-delà de la problématique de la sauvegarde du capital semencier, les opérateurs stockeurs ont posé sur la table les difficultés de financement rencontrées pendant la campagne arachidière et qui réduisent leur marge de manœuvre. ‘’Si les banques tardent à nous financer, nous ne pourrons pas couvrir les besoins en semences’’, a alerté Denis Coréa, porte-parole des stockeurs.
Les opérateurs du Sud ont, en outre, souhaité que des notifications soient faites pour les semences R1 et R3 au même titre que la R2. Un ensemble de doléances que le ministre Moussa Baldé a décidé de satisfaire dans les meilleurs délais, pour la réussite de la présente campagne arachidière qui démarre mal pour l’Etat et pour la Sonacos.EMMANUEL BOUBA YANGA (KOLDA)

Consommation finale totale: Une croissance de 2,9% observée au troisième trimestre 2019

https://www.lejecos.com/–Dans sa «Note sur l’activité économique au troisième trimestre 2019 », l’Ansd renseigne que par rapport au deuxième trimestre de 2019, la consommation finale a connu une hausse de 2,9 % au troisième trimestre de 2019, en rapport avec la bonne tenue de celle des ménages (+3,2%).
En glissement annuel, la consommation finale a progressé de 5,8%, en liaison avec l’accroissement de la consommation finale des différents secteurs institutionnels, à savoir les ménages (+6,1%), les administrations publiques (Apu) (+3,9%) et les Institutions Sans But Lucratif au Service des Ménages (ISBLSM) (+7,4%).
Au troisième trimestre de l’année 2019, la formation brute de capital fixe s’est repliée de 2,4% par rapport au trimestre précédent. Par rapport au troisième trimestre de 2018, une hausse de 8,1% de la Fbcf est relevée, en liaison avec la performance notée dans le sous-secteur de la construction.
Comparées au deuxième trimestre de 2019, les importations de biens et services, en volume, ont augmenté de 12,8%, résultant d’une hausse de 12,8% des importations des biens ainsi que d’un relèvement de 12,9% de celles des services
En glissement annuel, les importations de biens et services, en volume, ont augmenté de 15,5%, résultant d’une hausse des achats à l’extérieur de biens (+17,7%).
Au troisième trimestre de 2019, les exportations de biens et services, en volume, ont crû de 10,4% par rapport au trimestre précédent.
En glissement annuel, elles se sont accrues de 25,8%. Cette évolution est expliquée par une bonne orientation des exportations des biens (+30,9%).Adou FAYE

Microfinance: Un taux de pénétration de 15,8 % en 2018

http://lesoleil.sn/=Le secteur de la microfinance a enregistré, en 2018, un taux de pénétration de la population totale de 15,8 %, indique un document du Ministère de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire.
Entre 2017 et 2018, précise le document, le sociétariat au niveau des Systèmes financiers décentralisés (Sfd), composé de personnes physiques et morales, s’est accru de 6,8 %, passant de 2 782 379 à 3 052 345, soit un taux de pénétration de la population totale de 15,8 %.
Les dépôts sont passés de 309,56 milliards de FCfa en 2017 à 334,86 milliards de FCfa en 2018, soit une hausse de 8,2 %.S’agissant de l’encours de crédit, il est passé de 370,95 milliards de FCfa à 439,21 milliards de FCfa, soit une hausse de 13 % notée sur la période. Cette progression, indiquent les services dudit Ministère, est due principalement à l’augmentation de l’encours des crédits destinés aux femmes qui a connu une croissance de 31,4% sur la période.
En ce qui concerne les emprunts, le document mentionne qu’ils «ont connu une augmentation de 8 milliards sur la période pour s’établir à 75 milliards de FCfa, soit une contribution de 14 % des ressources des Systèmes financiers décentralisés». Quant aux dépôts collectés par les Sfd, ils ont représenté 8,4% du total déposé auprès des banques. Parmi les chantiers de 2020 du département de la Microfinance figurent le renforcement du portefeuille des institutions financières locales et l’amélioration de leurs capacités, ainsi que la définition du cadre réglementaire de l’économie sociale solidaire.Mamadou SY

Ndeye Tické Ndiaye Diop sur le Ptn: «Le Sénégal est en phase de devenir un smart city»

http://lesoleil.sn/Le Parc des Technologies Numériques du Sénégal (Ptn), l’un des projets phares du plan Sénégal émergent (Pse) a été lancé lundi 30 décembre à Diamniadio par le ministre de l’Economie numérique et des Télécommunications, Ndeye Ticke Ndiaye Diop.
Avec la stratégie Sénégal numérique SN 2025, l’État du Sénégal ambitionne de faire du numérique un des piliers de sa politique économique. Cette stratégie est entrée dans une autre dimension ce lundi  30 décembre avec le lancement officiel des travaux du Parc des technologies numériques (PTN). Selon le ministre de l’Economie numérique et des télécommunications, Mme Ndeye Tické Ndiaye Diop qui présidait la cérémonie, avec la SN2025, « le Sénégal veut promouvoir l’industrie du numérique dans les secteurs prioritaires ». Le PTN qui sera mis en service en 2021 a pour ambition de faire du Sénégal un hub de services au niveau régional, avec des infrastructures numériques de classe mondiale, attractives pour diversifier les sources de croissance, a-t-elle expliqué. Avec une forte présence de Startups, le Sénégal est bien parti pour disposer d’un incubateur d’entreprises qui favorisera l’éclosion de Petites et moyennes entreprises (PME) fondées sur les technologies.

Ville numérique

Compétitivité, innovation, recherches, mécanismes de financements adéquats…les attentes du secteur privé sur le Ptn ont tout d’une Sillicon Valley. C’est justement le souhait exprimé par Antoine Ngom. Selon lui, le secteur privé doit se sentir chez lui au Ptn. « Nous souhaitons qu’il soit une Sillicon Valley où les privés trouvent des réponses à toutes leurs contraintes », a-t-il souhaité. Selon Diéne Farba Sarr, délégué général aux pôles urbains, le Ptn s’inscrit justement dans cette dynamique de création d’une ville intelligente qui donne corps à la Sn2025. « Ce parc en sera le moteur », a-t-il assuré.

Ptn  et les Startups : Le Sénégal amorce sa révolution numérique 

Dans son ambition de porter la contribution du numérique à 10% du PIB à l’horizon 2025, le Sénégal a mis les bouchées doubles. Selon le ministre de l’économie numérique, la loi sur les Startups, la mise en place du conseil national du numérique constituent un signal de la volonté du président d’accompagner le numérique.
Partenaire de premier plan du Sénégal, la Banque Africaine de développement (Bad) nourrit de grands espoirs de voir éclore un écosystème performant. Pierre Diabé son représentant Bad est convaincu que le Ptn va faire du Sénégal une plaque tournante dans les Tics. «Le Ptn est indispensable dans le développement des pays de nos jours.  Nous sommes persuadés que le Sénégal mettra tout en œuvre pour la réalisation de ces infrastructures dans les délais et dans le respect des règles d’entretien des infrastructures », a-t-il salué.

Le Ptn, une solution pour l’emploi des jeunes

Au terme de ce programme, 35000 emplois directs seront couverts. Cela permettra à la fois de réduire le chômage, et de combler le manque en formation professionnelle. A cet effet, un centre incubateur sera mis en place afin de former les jeunes dans le domaine numérique et de valoriser le e-commerce et le libre échange à travers les startups.Baye Ndongo Fall

LE PRIX DE L’EAU NE CONNAÎTRA PAS DE HAUSSE (MINISTRE)

https://www.lejecos.com/–Le ministre de l’Eau et de l’Assainissement, Serigne Mbaye Thiam, a assuré lundi à Dakar, que le prix de l’eau à l’usager ne connaîtra pas une hausse le 1er janvier 2020 avec le démarrage des activités de la nouvelle société de gestion et d’exploitation du service public de l’eau potable en zone urbaine et péri-urbaine au Sénégal.
“Le prix de l’eau à l’usager ne connaîtra pas de hausse le 1er janvier 2020. En lieu et place, c’est une meilleure qualité du service qui nous engage tous”, a-t-il déclaré.
Serigne Mbaye Thiam s’exprimait ainsi à l’occasion de la signature du contrat d’affermage du service public de l’eau et du lancement de la nouvelle société SEN’EAU confiée à l’entreprise Suez, attributaire du contrat de production et de distribution de l’eau potable au Sénégal, en remplacement de la Sénégalaise des Eaux (SDE).

Ce contrat d’une durée de quinze ans, va prendre effet dès le premier janvier 2020.

“SUEZ Groupe, le partenaire technique de référence qui a été sélectionné a ainsi satisfait aux exigences du dossier d’appel d’offres et une étape de mise au point du contrat a été conduite de manière très objective”, a encore assuré le ministre de l’Eau et de l’Assainissement.
Cela a permis, a-t-il dit, “de sauvegarder au maximum les intérêts de la partie sénégalaise tout en offrant au partenaire un cadre opérationnel et financier optimal pour exécuter de manière efficiente le nouveau contrat sur les 15 prochaines années”.
“Le capital social de SEN’EAU a été portée à 6 milliards FCFA contre 3 milliards FCFA pour la société actuelle pour mieux prendre en charge les nouvelles orientations du contrat vers plus d’investissements de renouvellement du fermier afin d’améliorer la qualité de l’exploitation”, a-t-il renseigné.
A l’en croire également, “cette nouvelle société de droit sénégalais chargée de la gestion du contrat d’affermage présente une géographie du capital social fortement remaniée, en faveur de la partie sénégalaise par rapport au contrat en cours”.
En effet, “le partenaire technique de référence, SUEZ Groupe, détient 45% du capital de la nouvelle société contre 57% pour le partenaire du contrat qui s’achève, le reste du capital étant réparti entre l’Etat du Sénégal à hauteur de 24% contre 5% dans le contrat actuel, les travailleurs du secteur 11% et le secteur privé sénégalais 20%”, a-t-il détaillé.
“Il est aussi important de préciser que, par la volonté du Chef de l’Etat, la part réservée aux salariés du secteur a été portée à 11% en lieu et place des 5% initialement prévus dans le dossier d’appel d’offres. Les employés de SEN’EAU se retrouvent ainsi avec 8% du capital social, les 3% restants étant répartis de manière égale entre ceux de la SONES et de l’ONAS”, a insisté Serigne Mbaye Thiam.
M. Thiam a également assuré que “des mesures idoines ont été prises afin de réduire fortement les risques de contentieux et faciliter un travail collaboratif performant entre l’Etat, Autorité Délégante, la SONES, Concessionnaire, et SEN’EAU, Société d’exploitation et de gestion”.
Aussi, cette remise en concurrence du contrat d’affermage du service public de l’eau a permis, selon lui “de baisser le prix exploitant de l’eau, qui va passer de 364,7 FCFA, actuellement, à 298,5 FCFA ; soit un gain de plus de 66 FCFA par m3 et plus de 200 milliards FCFA sur la durée du contrat”.
Pour ce qui concerne les actions de l’Etat, il a indiqué que “le président de la République a désigné le FONSIS pour les détenir conformément aux missions de cet instrument stratégique mis en place par le Gouvernement”.
Cette option, a-t-il soutenu “donne également un nouvel élan à la réforme en ce qu’elle fonde une gestion intelligente et orientée vers l’efficience des services publics”.
Il a par ailleurs invité les partenaires sociaux à œuvrer tous ensemble pour bâtir le meilleur climat socio-professionnel et développer une collaboration sans faille avec la nouvelle équipe dirigeante afin de relever les grands challenges qui se profilent à l‘horizon.
Pour sa part, la directrice générale de la nouvelle société SEN’EAU, Jany Arnal a assuré que la “longue expertise internationale du Suez dans la production et la distribution d’eau potable, alliée au savoir-faire des professionnels sénégalais, va permettre de délivrer aux familles, entrepreneurs et industriels sénégalais, la qualité de service qui réponde à leurs aspirations”.APS

Baisse du prix de l’électricité: Le ministre Mouhamadou Makhtar Cissé la prévoit en 2022…

Dakarmatin via Dakaractu–Une baisse des prix de l’électricité annoncée récemment et prévue au cours du premier semestre de l’année 2020 n’est pas à l’ordre du jour. Mouhamadou Makhtar Cissé a démenti formellement cette annonce faite dans la presse, il y a quelques jours. Le ministre du Pétrole et des Energies qui a été l’invité de la Rts pour commenter l’actualité économique de l’année 2019, a relevé que cette baisse ne pourra se faire que dans deux ans.
‘’Nous aurons notre gaz en 2022, et nous entamerons la conversion de nos centrales au gaz. Toutes les nouvelles centrales seront construites au gaz, en plus du renouvelable qui est déjà disponible (le solaire, l’éolienne), nous pourrons envisager cette baisse du prix de l’électricité, mais la perspective se situe après l’arrivée du premier gaz sénégalais’’. Tels sont les propos tenus par M. Cissé.
Celui-ci de prévenir : ‘’Il faut éviter de vendre aux sénégalais des rêves qui ne se réaliseront pas. Nous, nous sommes un gouvernement de vérité. Je ne sais pas quelle interprétation a été faite de l’intervention de Kingston pour conclure qu’on va baisser le prix de l’électricité. Mais ce n’est pas ma compréhension des choses. Comme j’ai dit, c’est un ensemble et ces questions sont assez délicates.
Kingston intervient dans le cadre d’une initiative de la communauté économique africaine pour aider les Etats africains à maitriser les coûts de production de l’électricité, notamment renouvelable en amenant des financements beaucoup plus favorables sur la durée et sur les taux, et permet de les allonger, de réduire le coût des financements de ces énergies renouvelables. Et donc d’impacter, peut-être le prix d’acquisition au niveau des centrales privées qui vendent de l’électricité à Senelec.
En clair, précise d’ailleurs le ministre du Pétrole et des Energies, ‘’la Senelec va acheter de l’électricité moins cher à partir d’un refinancement de Kingston, mais il faudrait qu’on puisse le faire sur une large échelle, pour pouvoir répercuter cela au consommateur final. Mais déjà, cela permettra d’amoindrir les charges de Senelec et avant la fin du processus, moi, j’ai bon espoir que ….
Parce que pour le faire, il faudrait travailler sur presque l’essentiel du parc de Senelec. Ce n’est même pas seulement des énergies renouvelables, mais Kingston intervient même sur les projets de transport. Moi je mise le plus sur le Gaz to power. La stratégie a été déjà définie par le gouvernement, le Conseil des ministres l’a adoptée depuis novembre 2018’’, a-t-il rappelé

HAUSSE DU PRIX DE L’ELECTRICITE–MAKHAR CISSÉ RASSURE «LES FAMILLES VULNÉRABLES»

NETTALI.COM – Les ministres Amadou Hott et Mouhamadou Makhtar Cissé ont expliqué, ce lundi sur le plateau de la Rts 1, la hausse du prix de l’électricité, en mettant l’accent sur la nécessité d’équité sociale. Ils rassurant quant aux contrecoups redoutés de ce réajustement tarifaire, précisant que les familles vulnérables seront épargnées.
Ce soir, la Rts1 est revenu sur l’état de l’économie sénégalaise à travers un plateau Retro 2019, qui avait pour invités : le ministre du Pétrole et des Energies, son collègue de l’Economie et l’agrégé Felwine Sarr, enseignant à l‘université de St-Louis.
Naturellement, le débat sur la hausse du prix de l’électricité a figuré en bonne place dans les échanges de haute facture.
Abordant le sujet, le ministre du Pétrole et des Energies, Mouhamadou Makhtar Cissé a déclaré que cette hausse tient compte de la nécessité « d’équité sociale », puisque, dit-il : « les familles vulnérables ne seront pas impactées par le réajustement tarifaire ». « Tous les consommateurs ne vont pas débourser. (…) Les riches vont payer pour les vulnérables », rassure-t-il. A l’en croire, sur 1 600 000 clients que compte la Société nationale d’électricité (SENELEC), les 612 000 seront épargnés. D’où la nécessité pour le gouvernement de se doter les moyens d’améliorer sa politique infrastructurelle pour ce secteur.
Le ministre de l’Economie abonde dans le même sens et ajoute que « cette augmentation a deux impacts ». Il s’agit, à la lumière de ses explications, d’un impact de 0,09 % sur les prix à la consommation et une consommation des ménages stabilisée à 0,03%. « L’Etat a mis 500 milliards de subvention et cette subvention va aux personnes qui ont l’électricité et non à celles qui n’y ont pas accès », justifiera le ministre. Ce dernier de souligner qu’au Sénégal, et par extension dans la zone UEMOA, l’inflation est maitrisée autour de 0,05. « Même si l’impact est limité on ne peut pas s’en satisfaire. Nous sommes sur une bonne trajectoire de redressement de notre économie », relève Makhtar Cissé. Il précise, revenant sur les projections faites en 2017, que toute baisse est corrélée à la perspective de l’exploitation du gaz. Malheureusement fera-t-il constater des facteurs exogènes, le dollar qui était en 2011 à 416 F Cfa a renoué avec sa tendance haussière pour s’établir à 600 F Cfa aujourd’hui.
Auparavant, les deux ministres ont conjointement décerné une « note positive » à l’économie sénégalaise, qui affiche sur, ces cinq dernières années, un taux de croissance moyen de 6,6%.
 « Si le PSE a marché, c’est parce que le secteur de l’énergie a marché » 
Mouhamadou Makhatar Cissé notera que c’est grâce aux efforts consentis pour améliorer la qualité de service de  SENELEC et rendre l’énergie accessible  que l’Etat a obtenu « cette bonne note ». « L’énergie figurait dans le tableau des 17 réformes préalables pour permettre au Sénégal d’améliorer sa croissance», rappelle-t-il les pré-conditions posées en 2O14 au moment du lancement du Plan Sénégal Emergent. L’énergie, mentionnera-t-il encore, était dans la case des projets lors du lancement de la phase  du PSE en 2018. Le ministre du Pétrole et des Energies se laisse convaincre que « si le PSE a marché, c’est parce que le secteur de l’énergie a marché ».« Le secteur de l’énergie n’est pas en crise, l’énergie est distribué sur l’ensemble du réseau », rassure Makhtar Cissé.
L’économiste Felwine Sarr, quant à lui, a préconisé qu’on rende, à titre de prévention, « la taxe sur les produits pétroliers flottante en fonction du prix du baril de pétrole ».
« Le consommateur individuel ne doit pas gérer la volatilité sur le marché parce qu’il n’en n’a pas les moyens », concède le ministre Amadou Hott, pou clore ce chapitre.

RÉFORME DE LA SUBVENTION A L’ENERGIE: Un nouveau compromis social pour une meilleure équité Par Doudou Kâ

Chers concitoyens,
Il y a un mois, l’annonce d’une réduction de la subvention à la consommation de l’électricité a été l’un des éléments déclencheurs d’un mouvement d’humeur : « Nio lank, Nio bagn ». Cette réduction de la subvention est assimilée à une augmentation du prix de l’électricité et partant, à une forfaiture. Or, ce qui est en jeu aujourd’hui, c’est le prix de la responsabilité de plusieurs générations face à une politique énergétique inéquitable et discriminante, qui a mis les finances publiques dans une situation de perpétuelle tension.
L’accès des populations à l’électricité a toujours été une priorité de premier ordre pour tous les Gouvernements qui se sont succédé au Sénégal. Facteur essentiel de développement économique et social, l’électricité est un bien devenu nécessaire et indispensable dans la vie quotidienne, mais qui coûte très chère. Et si l’État devait appliquer la vérité des prix aux consommateurs, elle aurait été inaccessible à la majeure partie des populations, au vu du choix de la principale source de production d’énergie, parmi les plus chères au monde, qui avait été fait dès le départ par nos gouvernants, à savoir le pétrole brut importé.
Depuis 1960, un prix administré est payé par le consommateur d’électricité, et c’est l’État qui supporte le différentiel entre le prix de revient et le prix fixé et administré. Entre 2017 et 2019, cette subvention a couté 315 milliards de FCfa à l’État. Ce faisant, c’est comme si le Sénégal renonçait virtuellement à son indépendance énergétique par la non acquisition d’une centrale solaire de 200 mégawatts (MW) ou la non construction d’une centrale hydroélectrique de plus de 100 MW, pour pouvoir honorer la subvention à l’électricité.
Cette subvention, supportée par le contribuable depuis l’aube de l’Indépendance, n’est-elle pas une priorité stratégiquement de moindre importance par rapport à l’ambition nationale d’accès universel à l’électricité ?
Or, pour réaliser l’accès universel à l’électricité, le principal levier sur lequel l’État peut s’appuyer, c’est l’investissement public. Comment financer cet investissement ?
C’est précisément pour répondre à cette exigence d’accès universel à l’électricité que le Gouvernement a décidé de réduire, à partir de ce 1er décembre 2019, sa contribution à la subvention aux gros et moyens consommateurs, entrainant, du coup, une hausse induite du prix de l’électricité pour ces derniers. Cette mesure ne concerne pas les petits consommateurs qui représentent environ 55 % des abonnés. Ils continueront, comme par le passé, à bénéficier des mêmes privilèges de subvention de la part de l’État.
Ce changement de paradigme est malheureusement mal interprété par des activistes, très vite rejoints par une partie de l’opposition, qui pensent avoir trouvé là une excellente occasion pour se donner un nouveau souffle.
Sans le savoir, ces « vaillants combattants autoproclamés des causes justes » sont en train de se battre pour le maintien d’un système de subvention à la consommation de l’électricité dont ils ne perçoivent même pas le côté inique, injuste et inhibiteur de tout effort d’investissement.

Chers concitoyens,

Au-delà de la hausse ciblée du prix de l’électricité, je vous invite à la réflexion constructive, car il nous faut élever le niveau du débat public posé par le Gouvernement afin de bâtir ensemble les fondements d’un nouveau compromis social plus équitable, promouvant les solidarités entre villes et zones rurales, entre nantis et démunis, pour un objectif commun d’accès universel à l’électricité.
Osons le dire, l’ancien modèle politique et économique de la subvention indifférenciée à la consommation de l’électricité est, dans le contexte actuel de notre développement, une aide socialement injuste et territorialement inéquitable. Une aide à laquelle on s’est tellement habituée qu’elle passe pour un droit puisqu’elle nous est présentée, pour les besoins de la « lutte » ainsi entamée, comme un acquis social que l’État arrache aux consommateurs.
Mais, cette subvention, dans son principe comme dans son application, est porteuse de plusieurs contradictions qui la rendent à la fois socialement injuste, inéquitablement répartie, économiquement inefficiente, budgétairement non viable et politiquement inadaptée.

1-On veut une énergie abordable alors qu’on a fait l’option d’une source de production chère

Ce qui est en cause ici, c’est l’absence d’une vision à long terme. La plupart des États ont reproduit le modèle de production et de distribution électrique légué par le colonisateur, avec comme principale source énergétique le pétrole et comme modalité la subvention. Importée d’ailleurs pour assurer le confort de l’ancien colonisateur, la subvention a été, par la suite, adoptée par les élites intellectuelles, politiques et citadines pour conserver ces mêmes privilèges hérités au détriment des populations défavorisées du monde rural.
Si, très tôt, l’option avait été de fournir l’électricité par une source de production hydroélectrique, à l’instar de ce qui se fait avec le barrage de Manantali dont le coût de production du kWh est de 34 FCfa, au lieu de 80 à 90 FCfa le kWh pour nos centrales thermiques, jamais on aurait eu besoin de passer par la subvention pour le maintien d’une tarification abordable.
Si, par ailleurs, les potentialités hydroélectriques de Sambagalou, Kaléta, Gouina, Koukoutamba, etc., avaient été développées par le Sénégal, la Gambie, le Mali et la Guinée, au moins 50 % de nos besoins nationaux en électricité auraient été couverts, induisant une relative indépendance énergétique et surtout une baisse d’au moins 50 % des prix actuellement pratiqués dans la sous-région.
La Chine, elle, a tôt fait de choisir le charbon comme sa principale source de production électrique pour assurer son indépendance énergétique, et ainsi offrir à sa population une énergie abordable et soutenable.
Aujourd’hui encore, en dépit des réalisations du Président Macky Sall dans le cadre de la diversification des sources d’énergie (mix-énergétique), plus de 60 % de notre production électrique ainsi que la subvention restent tributaires du cours du baril de pétrole.
Les ponctions opérées sur le budget public pour assurer cette subvention se font au détriment d’autres dépenses d’investissement, notamment celles relatives à l’électrification rurale.
Alors, toutes les marches du monde n’y feront rien. L’électricité restera toujours chère, tant que notre production énergétique sera tributaire du pétrole.
Le choix stratégique fait par le Président Macky Sall consiste justement à passer par la suppression progressive de la subvention pour prendre en charge les autres besoins en investissement particulièrement ceux relatifs à l’accès universel à l’électricité abordable et à la réduction des coûts de production par la modernisation des outils de production existants et par la promotion d’autres sources d’énergie non dépendantes du pétrole.
Fort heureusement, le Pse a consacré, depuis 2014, le mix-énergétique comme axe prioritaire de la politique énergétique, réduisant considérablement la forte dépendance de la production d’électricité au pétrole ainsi que le coût de production du kWh. Les exemples des centrales solaires en service depuis 2015, que sont Santhiaba Mékhé (30 MW), Bokhol (25 MW), Malicounda (20 MW), Ten Merina (30 MW), Kahone (21 MW), Diass (23 MW), et de la centrale éolienne de Taïba Ndiaye (50 MW), illustrent parfaitement la pertinence de la vision long terme du Président, car elles contribuent, à la fois, à un développement durable, à notre indépendance énergétique et surtout à la réduction du coût de l’électricité (35 à 65 FCfa le kWh contre 80 à 90 FCfa pour le pétrole).
Le programme Gaz to power, actuellement en cours d’exécution dans toutes nos industries énergétiques locales et qui a récemment entraîné l’arrêt de la centrale à charbon de Sendou de 125 MW pour la transformer en centrale à gaz, permettra, à terme, une réduction de 30 % des coûts de production.
Les économies budgétaires qui seront ainsi dégagées par cette réforme de la subvention à la consommation d’électricité permettront de financer les investissements nécessaires afin de garantir l’accès universel à l’électricité abordable à tous les Sénégalais.

  1. Le contribuable qui paie et qui n’a pas accès au bien ni au service pour lequel il paie

Il s’agit là d’une injustice sociale criarde et d’une véritable inversion de l’ordre des priorités pour un État soucieux de la protection des couches vulnérables.
C’est par l’impôt versé par les contribuables que la subvention à l’électricité est payée. Cependant, plus de 35 % des contribuables n’ont pas accès à l’électricité, principalement en zone rurale. Est-il normal que le paysan qui n’a pas d’électricité chez lui continue de payer sa part de contribution à une subvention pour une électricité dont il ne bénéficie pas ?
Le contribuable non usager, donc non consommateur d’électricité, doit-il continuer à payer pour ce haut fonctionnaire ou ce richissime homme d’affaires une subvention qui ne lui est même pas profitable ?
Que dire de ce contribuable de Soucouta qui, muni de sa lampe-tempête, voit les fils de haute tension quitter la centrale électrique de Boutoute, située de 4 km de son village, pour aller alimenter, au niveau de la station balnéaire du Cap Skiring, située à 80 km de son village, les somptueuses villas, les pieds dans l’eau, de ce richissime citoyen ou expatrié, alors que lui, il n’a pas même pas accès à l’électricité et paie la subvention ?
La subvention à l’électricité qui est ainsi payée par l’ensemble des contribuables a un caractère fortement discriminatoire parce qu’elle ne concerne que 65 % de la population. Il faut que l’aide de l’État profite à tout le monde et que toutes les populations aient le même accès à l’électricité, pour que le principe de la subvention universelle indifférenciée soit justifié. Quand un État subventionne le prix de l’électricité, il doit être en mesure de garantir son accès à tous, de façon à en faire profiter tout le monde. Et ce, par pur souci d’équité.
Alors, faut-il encore organiser des marches de protestation pour chercher à préserver les privilèges d’une certaine catégorie de consommateurs ou, au contraire, à l’instar du Président Macky Sall, s’employer à réformer le système ou même à l’éradiquer, ne serait-ce que de façon progressive et ciblée ?

  1. Une subvention qui profite aux gros consommateurs et qui est supportée par les plus faibles

Il est clair que le modèle de subvention universelle encourage la surconsommation des ménages les plus nantis qui, de ce fait, sont plus subventionnés que les 54 % représentant les petits consommateurs. Cela s’apparente à une mauvaise redistribution des richesses du pays.
Est-ce normal que ce modeste enseignant qui ne dispose que d’un réfrigérateur continue à payer la subvention à travers l’impôt, au profit de ce Directeur général qui dispose de plusieurs climatiseurs, sans compter les réfrigérateurs, congélateurs et autres accessoires à forte consommation d’énergie, sans aucun moyen de contrôle ou de limitation de sa consommation ?
C’est pourquoi la mesure prise par le Gouvernement de s’approcher de la vérité des prix pour les plus riches est salutaire puisqu’elle permet d’éviter que les ressources censées financer l’ensemble du secteur de l’énergie ne soient phagocytées par la seule subvention qui, en définitive, ne sert qu’aux intérêts des plus gros consommateurs et des groupes sociaux influents.
Il y a une limite objective à cette subvention. Si la consommation est très élevée et qu’en même temps cela coïncide avec des effets externes négatifs, cela entraine inéluctablement des tensions qui finissent par être insupportables pour notre budget. Pour construire un « Sénégal émergent dans une économie solidaire », l’État est obligé de prendre ses responsabilités et de mettre en œuvre un modèle plus durable, plus équitable.

  1. Le citoyen connecté à un réseau concédé à un privé et qui paye un prix au kWh deux fois plus cher qu’un citoyen connecté à un réseau concédé à la Senelec

Il s’agissait là d’une rupture d’égalité entre les citoyens. Avant septembre 2018, les consommateurs ruraux dont les réseaux sont gérés par les concessionnaires privés payaient en moyenne plus de 200 FCfa le kWh alors que les privilégiés des villes, qui profitent des moindres occasions pour aller se plaindre devant les grilles du Palais, payaient en moyenne 100 FCfa le kWh.
En septembre 2018, le Président Macky Sall avait décrété le principe d’une tarification uniforme et universelle pour tous les Sénégalais, posant en même temps le 1er acte d’un nouveau compromis social basé sur l’équité territoriale en matière d’accès à l’électricité. Depuis cette date, le principe d’une tarification unique du prix de l’électricité est appliquée de sorte que les consommateurs vivant dans les centres urbains (Dakar, Saint-Louis, Thiès, Ziguinchor, Kaffrine, Matam, etc.) et connectés aux réseaux gérés par la Senelec, sont facturés aux mêmes prix que les consommateurs des localités de Dabia, Ranérou, Noto Gouye, Sandiara, Ndangalma, Taquine, Neteboulou, Djibabouya, etc., connectés aux réseaux gérés par les privés sélectionnés par l’Aser.
Cette décision historique qui répare une injustice longtemps constatée est passée sous silence. Et ces populations n’ont pas eu droit à des marches des activistes de « Nio lank, Nio bagn » pour voir cette injustice réparée. L’électricité est un bien de première nécessité et son accès doit être garanti à tous, dans un souci d’égalité de traitement.
Le Président Macky Sall est donc en train de changer courageusement le modèle hérité de la colonisation par un modèle plus équitable et plus juste, car l’État ne peut pas se permettre de subventionner indéfiniment la consommation d’électricité au détriment des investissements.
Ce faisant, il s’inspire des meilleures pratiques mondiales pour éviter d’exposer le budget national à la volatilité du prix du pétrole, mais surtout pour faire bénéficier aux ménages les plus pauvres d’un revenu minimum garanti et pour réaliser l’objectif d’accès universel à l’électricité.
Mes chers concitoyens,
Ma conviction profonde est que cette nouvelle réforme de la subvention ciblée à la consommation de l’électricité doit être maintenue et même amplifiée.
Ce nouveau compromis social doit s’accompagner d’une politique volontariste et durable d’accroissement de l’indépendance énergétique de notre pays et de réduction des coûts de production d’électricité.
Et il fallait un Président réformateur, courageux et juste comme Macky Sall pour décider d’une rupture avec le traditionnel système de subvention et proposer un nouveau compromis social.
Cette subvention à la consommation à l’énergie, qui dure depuis 60 ans, repose sur un modèle de plus en plus dépassé un peu partout à travers le monde.
Ce nouveau compromis social proposé devra s’accompagner inéluctablement d’une grande réforme de notre fleuron national qu’est la Senelec qui pourrait gagner en efficience et en efficacité. On pourrait, par exemple, séparer en deux filiales autonomes, mais complémentaires, les activités de production des activités de transport et de distribution. Une telle réforme pourrait avoir comme résultat la baisse des coûts de production et l’amélioration des rendements de réseaux des centrales électriques.
Cela nous éviterait le paradoxe de pouvoir exporter de l’électricité disponible en surplus pendant la journée alors que nos capacités disponibles le soir sont insuffisantes parfois pour faire face à la forte demande. Cela nous éviterait également des locations conjoncturelles de capacités énergétiques pour faire face aux pics de réseau et aux pointes de consommation électrique.
Mes chers concitoyens,
Je lance un appel pour un consensus dynamique autour de ce nouveau compromis social fondé sur un modèle économique plus conforme à notre idéal de justice sociale.
Ma certitude est que ce nouveau compromis social doit être expliqué et accepté par tous.Par Doudou Kâ,Ingénieur civil des Ponts et Chaussées, Paris ;Conseiller financier au sein de la Bmce Capital ayant participé à une étude pour la restructuration de la Senelec, 2005-2006,Directeur de mission au sein de la Bmce Capital pour le montage financier de la centrale thermique privée Ipp de 67,5 MW de Kounoune, 2004-2006

Rareté du poisson: Le Puma lance le programme de repeuplement du fleuve Sénégal  

https://www.rewmi.com/Le poisson se fait rare dans le fleuve Sénégal de nos jours. C’est ainsi que le Puma a lancé le programme de repeuplement dudit fleuve, samedi dernier, à Walaldé.
Il y a des années en arrière, c’était facile pour un pêcheur de trouver du poisson dans le fleuve  Sénégal. Aujourd’hui, avec l’évolution climatique et l’agression dont le fleuve fait l’objet, le poisson se fait rare. Ainsi, le coordonnateur du Puma (Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers), Moussa Sow, a-t-il lancé, samedi dernier à Walaldé, le programme de repeuplement du fleuve Sénégal. S’exprimant à cette occasion, il a soutenu que c’est une activité qui a été proposée par le schéma frontalier de Saint-Louis. Et depuis le démarrage des activités du Puma, dit-il, nous étions quand même dans l’étude du démarrage de ce programme. « Alors, nous avons lancé, ce samedi, ce programme grâce à la collaboration et la participation de ceux qu’on appelle les hommes de l’eau (les Thioubalos) qui sont dans la région de Saint-Louis et de Matam. Ce sont plusieurs organisations qui se sont retrouvées pour des activités culturelles dénommées « Pékhane », à l’occasion desquelles ils revisitent tout le patrimoine culturel des Thioubalos par rapport justement à l’exploitation de ces mares et de ces fleuves. Ils ont été mis au courant de ce repeuplement et nous avons engagé ces activités de sensibilisation », a-t-il indiqué. Devant tous les doyens et les représentants de ces organisations, Moussa Sow a renseigné qu’ils vont faire la sensibilisation de Saint-Louis à Bakel. « Aujourd’hui, ces organisations qui couvrent une bonne partie de la zone nord, vont nous permettre de passer l’information et nous aussi, au cours de l’année 2020, nous allons voir avec les préfets et sous-préfets, le ministère chargé de la Pêche continentale, etc. Donc toutes ces organisations nous permettrons de régler le problème et de voir dans quelle mesure on devrait pouvoir proposer au Gouvernement un programme via le Ministère du Développement communautaire », a aussi dit le coordinateur du Puma. Par la même occasion, il a déclaré qu’il y a des expériences traditionnelles qui font que des zones sont supposées être des zones de repli des poissons pour leur permettre de se cacher et de produire les alevins nécessaires qui vont éclore et être disséminés à travers le fleuve. « Ce sont ces zones qu’il faut chercher dans tout le long du fleuve Sénégal et y ajouter la touche scientifique qui permettra, avec les spécialistes de la pêche continentale, de voir dans quelle mesure ces expériences qui ont été faites çà et là et qui vont donner des résultats très bons, de le partager avec tous les villages, de le partager même avec les pays voisins pour qu’au bout de six ou sept mois, en créant ces aires fluviales protégées, en créant ces zones de repos à la limite biologique pour ces poissons, de trouver la formule miracle qui va permettre au fleuve de se repeupler », a aussi dit Moussa Sow.Cheikh Moussa SARR

 Sachets plastiques: Une nouvelle loi corse les sanctions

http://canal221.com/–La croissance non contrôlée de la pollution plastique avait poussé le Sénégal à adopter la loi 2015-09 relative à l’interdiction de la production, de l’importation, de la détention, de la distribution, de l’utilisation de sachets plastiques de faible micronnage et à la gestion rationnelle des déchets plastiques. Celle-ci était censée fournir une réponse appropriée à l’accumulation des déchets plastiques et leur dispersion dans l’environnement marin où le plastique est le matériau qui occupe la part dominante et croissante des déchets en mer. Malgré l’application de cette loi, la situation n’a guère changé. Faute d’un système de gestion performant, le plastique est toujours présent et les déchets qu’il génère finissent dans la nature où ils s’accumulent impactant négativement la faune et la flore, le milieu marin… C’est pourquoi les autorités ont jugé utile de réviser cette loi. Défendue par le ministre de l’Environnement et du Développement durable, les élus du peuple ont adopté, hier, en plénière le projet de loi 21 – 2019 relatif à la prévention et à la réduction de l’incidence sur l’environnement des produits plastiques. Ledit projet a pour objectif d’abroger et de remplacer la loi 2015-09. Les sanctions sont corsées par cette nouvelle loi avec des taxes. Elle prohibe de manière générale les sacs plastiques qu’ils soient biodégradables, oxo biodégradables et oxo fragmentables. Cette nouvelle loi comporte des dispositions novatrices qui alignent le Sénégal sur les pays avant-gardistes en matière de lutte contre la pollution plastique.
Dans leurs différentes interventions, les députés ont insisté sur la nécessité de changement comportemental des Sénégalais pour lutter le plus efficacement possible contre la prolifération des déchets, le péril plastique… A travers cette nouvelle loi, l’autorité a décidé de sévir. Puisque relativement aux plastiques non recyclables, le ministre Abdou Karim Sall a annoncé qu’il est désormais prévu une taxe pour que leur prise en charge ultérieure soit facilitée. A ce titre, il a annoncé qu’il est prévu un décret qui va fixer le montant de la consigne de sorte que du producteur au client final chacun trouvera un intérêt suffisant dans la collecte des bouteilles d’eau en plastique qui peuvent être destinées à la réutilisation et aux industries de recyclage.Walf/Canal221

SAINT-LOUIS: LES TRAVAUX DE BALISAGE DE LA BRÈCHE PRÉVUS COURANT 2020 (MAIRE)

Saint-Louis, 30 déc (APS) – Le maire de Saint-Louis (nord), Mansour Faye, a annoncé le démarrage courant 2020 des travaux de dragage et de balisage de la brèche sur le fleuve Sénégal, devenue au fil des années un point de passage des pirogues pour rejoindre le large avec son cortège d’accidents parfois mortels.
La brèche de Saint-Louis avait été ouverte en 2003 sur le fleuve Sénégal. A l’époque il s’agissait de sauver la ville de la crue du fleuve et des inondations. Ouverte à l’époque sur une longueur de 4 mètres, la brèche a vu son diamètre augmenter sensiblement au point de devenir l’embouchure de ce cours d’eau.
La brèche est le théâtre d’innombrables accidents ayant couté la vie à des dizaines de pêcheurs
‘’Les travaux de dragage et balisage de la brèche de Saint-Louis vont démarrer en 2020. Ils seront entièrement réalisés par des entreprises hollandaises, les meilleures en terme d’aménagement de cette dimension’’, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.
‘’Le souci des hautes autorités est de protéger la ville de Saint-Louis, aujourd’hui fortement agressée par le phénomène des changements climatiques, notamment l’érosion côtière et l’avancée de la mer’’, a expliqué Mansour Faye.
Il a relevé que la brèche demeure ‘’une préoccupation majeure des populations et pour l’intérêt de la ville, en terme notamment de sécurité pour les pêcheurs.
Le maire de Saint-Louis a rappelé que l’Etat avait déjà pris des dispositions pour résoudre toutes ces difficultés liées à la brèche à travers le lancement des travaux de balisage initialement prévu en fin décembre 2018.Ce décalage dans le démarrage des travaux était lié à des soucis techniques, a-t-il fait savoir.BD/AKS/OID

INVESTISSEMENTS DU RÉGIME DANS L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR: Bamba FALL, le Directeur des Constructions, livre les chiffres

https://www.ndarinfo.com/–Ce que le Président Macky Sall a fait en termes d’investissements dans le secteur de l’enseignement supérieur, de 2012 à 2019, dépasse de loin ce qui a été réalisé par ses prédécesseurs. L’affirmation est de Cheikh Ahmadou Bamba Fall, Directeur de la Maintenance, des Constructions et des Équipements au ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.
«Le président de la République a tout simplement révolutionné le secteur avec des projets novateurs. Il a multiplié l’investissement  2,5 fois. Il a fait beaucoup de sacrifices sur le plan social, mais aussi pédagogique, au profit des étudiants», indique M. Fall, qui faisait, hier, le bilan des réalisations du chef de l’Etat dans le secteur de l’enseignement supérieur.
Selon Cheikh Ahmadou Bamba Fall, “sur le plan social, le Président Macky Sall a augmenté les bourses des étudiants, tout en diminuant le prix des repas à l’échelle nationale. En ce qui concerne les résidences, au campus de l’Université de Dakar, 1044 lits ont été reconstruits. 4000 lits ont été augmentés. Ce qui fait un total de 5044 lits. Un autre projet de 6004 lits est actuellement en cours. En outre, 7041 lits seront réhabilités. Donc, 13 045 lits sont en cours de réalisations. Le président de la République a doublé la capacité en lits du campus de l’UCAD. Un hôpital-clinique de dernière génération est également en train d’y être érigé. Tout cela pour mettre les étudiants à l’aise”
Le Directeur de la Maintenance, des Constructions et des Équipements au ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation d’ajouter : “A l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, 2000 lits de plus ont été réceptionnés. 6000 nouveaux lits sont prévus au niveau des régions”.

Pour ce qui concerne le plan pédagogique, Cheikh Ahmadou Bamba Fall révèle que l’Etat a injecté 6 milliards de FCFA pour l’extension de l’Université de Thiès.

” Une partie est réceptionnée. L’autre partie sera réceptionnée avant fin février 2020. On peut même dire que le Président a bâti une nouvelle université à Thiès. A l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, l’extension que le chef de l’Etat y a réalisée a été réceptionnée. Cette extension a coûté plus de 6 milliards de FCFA. Il y a des salles omnisports, des piscines olympiques, de nombreuses classes et une trentaine de bureaux. Une autre extension au niveau de Guéoul est en train d’être faite. Une extension a également été réalisée à l’Université de Bambey qui a coûté presque 6 milliards de FCFA. A l’Université de Ziguinchor, une extension y est en cours. Et en dehors de l’Université Amadou Mahtar Mbow, dans 18 mois, l’Université du Sine-Saloum sera opérationnel. C’est dire que le Président est en train de développer les universités du Sénégal”, renseigne le responsable “apériste” à Saint-Louis.

Des mesures d’urgence pour accompagner les Universités

Sur sa lancée, M. Fall relève que l’ambition du chef de l’Etat, à travers le ministère de l’Enseignement supérieur, est de doter chaque région d’un Institut d’Enseignement professionnel (ISEP).
“Déjà, les travaux des ISEP de Diamniadio et Thiès sont terminés. Pour les ISEP de Bignona et de Richard-Toll, les financements sont bouclés. Il faut aussi dire que le Président a décentralisé l’enseignement supérieur à travers la construction des Espaces numériques ouverts (ENO). Actuellement, 21 ENO sont en cours de réalisation. Le financement de 25 autres ENO a été bouclé. L’objectif est d’ériger dans chaque département au moins un ENO. Chaque amphi aura une capacité d’accueil de 200 personnes. Il y aura des salles de visioconférence. C’est une véritable révolution. Et on est en train de réceptionner le supercalculateur au niveau de la cité du savoir. Sans oublier le matériel de biotechnologie et les microscopes électroniques”, souligne clairement le Directeur des Constructions dudit ministère.
Toujours d’après lui, 22 Centres de recherche et d’essai (CRE) ont été créés (20 000 usagers par an).”Ces centres vont former des hommes et des femmes sur des thèmes bien définis”, précise-t-il.
 M. Fall n’a pas manqué de rappeler le programme d’urgence lancé par le Président Macky Sall pour accompagner les Universités publiques dans l’orientation de tous les bacheliers qui l’ont souhaité dans le public.
“Le Président a décidé de mettre à la disposition de l’Université de Thiès deux chapiteaux de 300 places et deux salles de 50 places ainsi que des blocs de bureaux. Rien que pour accompagner l’Université de Thiès. Pour ce qui concerne l’Université de Dakar, il a décidé de réhabiliter un chapiteau de 2500 places et un chapiteau de 1250 places en deux chapiteaux de 650 places, plus 20 bureaux. Pour l’Université de Ziguinchor, il a prévu d’y mettre un chapiteau de 500 places et deux chapiteaux de 300 places. A Bambey, 5 bureaux sont prévus. C’est la première phase des mesures d’urgence. La deuxième phase sera déroulée en ce début d’année 2020”, a-t-il révélé

 Grève des Tss de l’hôpital Aristide le Dantec: les malades hémodialysés crient leur désarroi

http://www.dakarmatin.com/-Les malades qui souffrent d’Insuffisance rénale chronique (IRC) sont dans le désarroi. Pour cause, les techniciens supérieurs de la santé (Tss) de l’hôpital Aristide le Dantec observent une grève de 24 heure, ce mardi 31 décembre 2019.
« On est venus à l’hôpital vers 6 heures du matin mais on n’a vu  personne au niveau de l’annexe. On nous dit que les Tss sont en grève pour cause de statut. Pendant ce temps, les malades hémodialysés sont là, debout et tellement fatigués parce que depuis samedi personne n’a fait d’hémodialyse. Rester sans faire d’hémodialyse, peut nous causer d’énormes problèmes », peste Ana Sambou, une hémodialysée.
Pis, déplore-t-elle sur Sud Fm : «  Il y a que les Tss qui sont en grève, mais le personnel de même les infirmiers, sont tous absents. Ce n’est pas normal».
Pour le Syndicat autonome des travailleurs de la santé (Sat-Santé), ce mouvement d’humeur fait suite au préavis de grève déposé depuis janvier 2018.
« C’est suite au préavis de grève que nous avons envoyé au ministère depuis le 2 janvier 2018 jusqu’à présent rien a encore était fait. On a eu une rencontre  juste avant les élections, et le ministre Awa Marie Coll Seck  nous avait promis qu’en avril elle va nous recevoir concernant le reclassement automatique des techniciens supérieurs de la santé sans condition », déclare le secrétaire général de la section Dakar, Cheikhou Cissé

L’ARTICLE 319 RÉPRIMANT L’HOMOSEXUALITÉ EN QUESTION

http://www.emedia.sn/–Les travaux ont été houleux, par moment, entre députés de camps différents, lors de l’examen du projet de loi portant criminalisation du viol et de la pédophilie, finalement votée à l’unanimité, ce lundi, 30 décembre.
Le président du Groupe parlementaire ’’Liberté et Démocratie’’, du PDS et ses alliés, (opposition) Serigne Cheikh Bara Dolly Mbacké, a même réclamé l’ajournement des débats. Le parlementaire, revenant à la charge plusieurs fois, nourrissait des appréhensions sur certaines dispositions du projet de loi. Lesquelles, de son avis, traiteraient des questions ayant trait à l’homosexualité. En effet, le responsable libéral s’interroge sur l’opportunité de modifier les dispositions de l’article 319 du Code pénal, réprimant les actes contre nature. Et dans ses motivations, le religieux réclame les mêmes peines, 10 à 20 ans, punissant le viol et la pédophilie, contre l’homosexualité.
Dans leurs réponses, Dieh Mandiaye BA, la présidente de la commission des Lois, de la Décentralisation, du Travail et des Droits humains, et Yeya Diallo, rapporteur de ladite commission, ont expliqué que la réforme n’a rien à voir avec la promotion ou la légalisation de l’homosexualité au Sénégal.
La demande de l’opposant n’a pas prospéré puisque rejetée par la majorité parlementaire, Benno Bokk Yakaar (BBY), à l’issue du vote.

« Pas de modification de l’article 319 »

Prenant la parole à la fin des échanges, le ministre de la Justice, Me Malick Sall, n’a pas fui le débat. « L’article 319, je vais vous en parler, il n’y a aucun problème, a-t-il dit, face aux journalistes. Nous avions envisagé, un moment, de toucher à l’article 319. Tout simplement parce qu’aujourd’hui l’article 319 fixe la majorité à 21 ans, nous avons pensé que notre société a évolué, et que normalement aujourd’hui, à 18 ans, on devient majeur. Nous avions voulu ramener ça à 18 ans, ce qui aurait pour conséquence de corser les sanctions contre les auteurs d’actes homosexuels. (Finalement), nous avons estimé que toucher à l’article permettrait à certaines personnes d’ouvrir un débat et de transformer ça en procès pour l’homosexualité. Le fait de toucher ou ne pas toucher à ce texte n’enlevait en rien aux dispositions contenues dans la loi qui vient d’être adoptée ».
L’homosexualité, qualifiée juridiquement d’« acte impudique ou contre nature avec un individu de son sexe », est pénalement réprimée au Sénégal en tant qu’attentat aux mœurs. L’homosexualité est punie, au Sénégal, aux termes de l’article 319 du code pénal sénégalais, alinéa 3, issu de la loi no 66-16 du 12 février 1966 : « sera puni d’un emprisonnement d’un à cinq ans et d’une amende de 100 000 à 1 500 000 francs, quiconque aura commis un acte impudique ou contre nature avec un individu de son sexe. Si l’acte a été commis avec un mineur de 21 ans, le maximum de la peine sera toujours prononcé ».

 Criminalisation du viol et de la pédophilie: Ce qu’en disent les Organisations et coalitions de la Société civile.

https://www.dakaractu.com/–Le vote de la loi criminalisant le viol et la pédophilie est vivement salué par les Organisations et coalitions de la Société civile. Ces dernières l’ont fait savoir ce mardi 31 décembre 2019, dans un communiqué conjoint parcouru par Dakaractu.
Dans celui-ci, elles ont exprimé leur ‘’reconnaissance’’ et leur ‘’satisfaction aux parlementaires qui ont voté la loi à l’unanimité’’.
‘’Nous nous réjouissons des avancées que comporte le texte voté à la Plénière de l’Assemblée nationale le lundi 30 décembre 2019, notamment les changements concernant : la peine et sa nature : avec des sanctions plus sévères, l’exclusion de certaines mesures d’aménagement des peines et des circonstances atténuantes davantage encadrées ; la procédure : surtout en ce qui a trait à la prescription de l’action publique et de la peine plus longue, l’instruction obligatoire, la traduction des accusés devant la chambre criminelle, l’assistance obligatoire des accusés par des avocats, la détention provisoire sans limitation de durée’’.
Lesdites organisations ont aussi décerné leurs vives félicitations au ‘’gouvernement pour cette avancée significative en matière de protection des filles et des femmes face à ce fléau qui prend de plus en plus de l’ampleur et qui marque à jamais les victimes’’.
Elles disent également réitérer leurs ‘’engagement à poursuivre leur  plaidoyer et nos actions de sensibilisation pour le changement de comportement de la société face à ces actes cruels et dégradants et pour l’adoption d’attitudes culturelles positives, Basées sur nos valeurs africaines partagées qui distinguent, respectent et protègent la mère, l’épouse et la fille au sein de la famille et dans la communauté’’.
Elles se disent ‘’actives dans la protection et la promotion des droits des femmes et des enfants ainsi que l’élimination des violences basées sur le genre, présentes à l’Assemblée nationale au vote du projet de loi criminalisant le viol et la pédophilie le lundi 30 décembre 2019. Les dites Osc ont exprimé leurs préoccupations ‘’par la recrudescence des cas de viol et de pédophilie sur des enfants, des personnes vulnérables et des personnes âgées de 8 mois à 70 ans, avec des prédateurs au profil divers et varié’’. Conscientes des conséquences désastreuses du viol et de la pédophilie sur la santé physique, mentale et sociale des filles et des femmes victimes qui vont traîner les stigmates toute leur vie durant ; elles disent l’être également.
La volonté politique de l’Etat à actualiser et renforcer le cadre légal de répression des infractions à connotation sexuelle matérialisée par l’instruction du président de la République de durcir la répression des formes les plus graves des délits sexuels à travers la criminalisation du viol, est aussi un aspect qu’elles disent avoir constaté’’.

Le CNRA suspend la SENTV pour 7 jours

IGFM – Le Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA) a décidé de sanctionner la SENTV. «La diffusion des programmes de la SEN TV est suspendue pour sept (07) jours, durant la période allant du mardi 31 décembre 2019 à minuit au mardi 7 janvier 2020 à minuit». La décision a été prise ce mardi 31 décembre 2019 par le Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel comme suite à ses mises en demeure restées sans effet sur des programmes diffusés par ladite télévision.
Entre novembre et décembre 2019, tous les éditeurs audiovisuels ont été saisis en procédure de rappel des dispositions de la loi portant interdiction de diffusion de messages publicitaires relatifs aux produits cosmétiques de dépigmentation.
Les différents rappels n’ont certes pas été sans réaction de la part des éditeurs, ces derniers invoquant chacun de leur côté, les contrats déjà passés avec des annonceurs, note le régulateur qui rappelle que cette télévision, au même titre que les médias, est tenu au respect de la Loi qui  définit ses prérogatives, le Collège a pris la décision qui s’impose.
Le CNRA note que le Groupe DMédia est à ce jour le seul, après avoir été mis en demeure, à refuser d’obéir à l’injonction faite à tous les éditeurs d’arrêter la diffusion  des messages visés, conformément à la Loi n° 2017-27 du 13 juillet 2017, la Loi 2006 -04 du 4 janvier 2006 portant création du CNRA portant Code de la Presse et au Cahier des Charges applicable aux titulaires d’une autorisation de diffusion de programmes de télévision privée de droit sénégalais.

Publicité des produits de dépigmentation: DMedia (aussi) se conforme à la décision du Cnra

https://www.seneweb.com/–Le groupe DMedia de Bougane Gueye Dani a lui aussi décidé de se conformer à la décision du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra). Ce, suite à la lettre de rappel à la loi adressée par ledit conseil aux éditeurs de programmes, en date du 4 novembre 2019.
«Le groupe DMedia met fin à toute diffusion des produits cosmétiques de dépigmentation sur ses supports audiovisuels, Zik Fm, Sen tv, à compter de ce 31 décembre», relève le document qui renseigne que le groupe de presse avait même décidé de ne pas renouveler les contrats en cours

Publicité de la dépigmentation de la peau: GFM abdique face à la mise en demeure du CNRA

http://www.lactuacho.com/–Le Groupe futurs médias (GFM) annonce qu’il met fin, à compter de ce lundi 30 décembre 2019, à toute diffusion de publicité de produits cosmétiques de dépigmentation sur ses supports audiovisuels, RFM, King FM et TFM.
Le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) a mis récemment en demeure la Sen tv, Zik fm et la Tfm de ‘’mettre définitivement un terme à la publicité des produits de dépigmentation’’.
Dans un communiqué rendu public, le CNRA soulignait que ‘’le non-respect de cette mise en demeure expose les éditeurs concernés aux sanctions prévues par la loi’APS

Tuerie de Boffa Bayotte: ce que les présumés auteurs ont révélé à Malick Biaye lors de son séjour à Rebeuss

https://www.pressafrik.com/–Après quelques jours passés à la prison de Rebeuss suite à son arrestation devant le palais de la République, Malick Diallo Biaye a décidé de porter le combat pour la libération des détenus de la tuerie de Boffa Bayotte, situé dans le sud du Sénégal, qui a coûté la vie à 14 personnes. Ce membre de la Plateforme Frapp France Dégage qui s’est entretenu en prison avec les personnes inculpées et qui sont sous mandat de dépôt depuis 2 ans, est d’avis que ces dernières sont victimes « d’injustice ». À l’en croire, ceux qui sont en prison ne sont, ni de prêt ni de loin, mêlés à cette affaire. Car explique-t-il, certains étaient même des victimes de cette tuerie et ont subi des violences qui ont laissé des séquelles sur leurs corps.
Pour rappel, 16 individus ont été arrêtés et placés sous mandat de dépôt après le drame de Boffa bayotte. Ils sont poursuivis pour quatre chefs d’inculpation « association de malfaiteurs, assassinat, participation à un mouvement insurrectionnel et détention d’armes à feu sans autorisation. Un extrait de son entretien avec PressAfrik, après son séjour carcéral pour avoir manifesté avec Guy Marius Sagna devant les grilles du Palais de la République.

L’EX-CHEF D’ÉTAT-MAJOR, CHEIKH GUÈYE, FAIT SES ADIEUX AUX ARMÉES

Dakar, 31 déc (APS) – Le général Cheikh Guèye, ex-chef d’état-major des armées sénégalaises, a fait mardi ses adieux aux troupes, lors d’une cérémonie à Dakar, en présence du ministre des Forces armées, Sidiki Kaba, et des autorités militaires.
Le général Biram Diop, général de corps de l’armée de terre, succède au général Guèye à la tête des armées sénégalaises.
Devant un aréopage de personnalités militaires sénégalaises et d’attachés de défense de plusieurs pays, l’ex-chef d’état-major des armées, la démarche solennelle, a fait une revue d’adieu des armées, en présence de diverses unités positionnées le long d’un tapis rouge plaqué au sol, dans l’enceinte du camp Dial-Diop, siège de l’état-major des armées.
Des notes de la Musique principale des armées ont retenti, accompagnant les pas fermes de l’officier supérieur vêtu d’un treillis gris.
Le général Guèye s’installe ensuite dans une limousine et quitte la cérémonie, durant laquelle le ministre des Forces armées a rappelé sa longue et richesse carrière militaire – trente-neuf ans.
’’Le général Cheikh Guèye portait en lui l’idéal d’une armée disciplinée’’, a dit Sidiki Kaba, rappelant qu’il a été à la tête de l’état-major des armées pendant ‘’trois ans et trente jours’’ durant lesquels il s’est distingué par ‘’sa hauteur de vue, son jugement juste, sa lucidité et sa vision prospective sur toutes les grandes questions de défense et de sécurité qui interpellent le Sénégal’’.
Le ministre des Forces armées a salué sa contribution à la réforme des armées. Grâce à sa ‘’connaissance profonde’’ des armées, le général Cheikh Guèye a contribué à ‘’l’efficacité opérationnelle de l’outil de défense, à savoir l’homme, les réformes organisationnelles et l’acquisition d’équipements’’, a souligné M. Kaba.
L’ex-chef d’état-major a permis aux troupes d’atteindre ‘’un niveau d’entraînement jamais égalé’’, selon le ministre des Forces armées. ‘’Après trente-neuf ans de bons et loyaux services, le général de corps d’armée Cheikh Guèye peut être fier de ce qu’il fait pour l’armée et la nation toute entière’’, a-t-il déclaré.
Né à Diadiordé, dans la région de Louga (nord), le 15 janvier 1960, le général Guèye est membre de la promotion 1980-1983 de l’Académie royale militaire de Meknès (Maroc), selon une note biographique reçue des armées sénégalaises.
Titulaire d’un master d’études stratégiques de l’Université de défense nationale des Etats-Unis et d’un diplôme supérieur de l’Ecole de guerre d’Allemagne, il a obtenu aussi un diplôme de guideur-jalonneur et de chef de section des troupes aéroportées de Fort Benning Geogia (Etats-Unis).
Avant d’être nommé chef d’état-major des armées en décembre 2016, le général Cheikh Guèye a dirigé l’armée de terre (2013-2015).
L’ancien commandant de la zone militaire N° 5 (Ziguinchor) sera admis, à compter du 16 janvier 2020, dans la deuxième section (réserve) des cadres de l’état-major général.SMD/ESF/OID

Babacar Diop encore arrêté… devant la prison du Camp pénal

https://www.pressafrik.com/-Le Docteur Babacar Diop a été à côté arrêté ce mardi 31 décembre avec d’autres camarades devant la prison du Camp pénal. Ils étaient venus manifester pour la libération de l’activiste Guy Marius Sagna, détenu dans ces lieux depuis son placement sous mandat de dépôt le 4 décembreActuellement, la police tire des grenades lacrymogènes pour disperser les journalistes et quelques venus couvrir.AYOBA FAYE

Assemblée Nationale: Une Nouvelle Loi Pour Interdire Les Marches Le Vendredi Et Le Dimanche

https://www.xibaaru.sn/ Le président du groupe parlementaire de la majorité Benno Bokk Yakaar, Aymérou Gningue veut proposer une loi interdisant les marches les vendredi et dimanche.
« Je suis en train de travailler sur une proposition de loi pour interdire les marches les jours de vendredi après-midi et les dimanches matin. Pour ainsi ne pas gêner les Sénégalais dans l’exercice de leur culte», a déclaré Aymérou Gningue, sur la 7tv.

 Interdire les marches vendredi et dimanche: Moustapha Diakhaté recadre Aymérou Gningue

http://www.dakarmatin.com/-Moustapha Diakhaté n’est pas du même avis que son successeur au poste de la Présidence du groupe parlementaire de la majorité Benno Bokk Yakaar, Aymérou Gningue qui souhaite porter à l’Assemblée nationale une proposition de loi, interdisant  les marches de vendredi et de dimanche, sous prétexte de garantir la liberté du culte des citoyens sénégalais.
Selon Moustapha Diakhaté, interdire les marches les vendredi et dimanche est « le cadeau liberticide du nouvel l’An d’Aymérou Gningue à abandonner d’urgence. Utiliser les sentiments religieux des Sénégalais pour interdire le droit constitutionnel de la marche est une inacceptable provocation », raisonne t-il.
« Cette initiative déconsolidante de la démocratie et de l’Etat de droit est un attentat contre le Sénégal », soutient l’ancien chef de cabinet du président Sall.
Pour mettre fin à cette idée du parlementaire Aymérou Gningue,  Moustapha Diakhaté lance un appel solennel au Président Macky Sall, « pour dénoncer la proposition du Président du Groupe parlementaire Bby et l’invite à exiger de Monsieur Aymirou Gningue l’abandon sans délai de cette initiative liberticide », a-t-il posté sur sa page Facebook

«Les parrains européens de Macky sont inquiets et lui ont demandé de…»

http://www.dakarmatin.com/-Ce 31 décembre 2019, à 20 heures, le chef de l’Etat Macky Sall va s’adresser au peuple sénégalais. Mamadou Lamine Diallo, le président du mouvement Tekki, lui, a déjà effectué son discours à la nation. Il s’est exprimé sur plusieurs questions, dont celle des accidents de la circulation et de l’immigration clandestine.
Pour la «difficile» situation du pays, le député impute toute la responsabilité au président Macky Sall. «Il a emprunté beaucoup d’argent, 7500 milliards au moins», indique M. Diallo. Il renseigne que pour le Train Express, c’est plus de 700 milliards, 200 milliards ont été aussi dépensés pour des avions, 307 milliards pour des voitures.
«Ses parrains européens sont inquiets et lui ont demandé de s’engager dans un programme d’ajustement structurel de stabilisation sur la haute surveillance du Fmi», déclare Mamadou Lamine Diallo.
Il annonce qu’en 2020 «sera difficile» et les «prix vont continuer à augmenter». Mais il appelle les populations à «continuer à se battre» et de s’opposer à ces programmes d’ajustement structurels sous la dictée du Fmi

HOMMAGE A SADIO CAMARA ALIAS ALPHONSE COMMANDANT DU MAQUIS PAI/SENEGAL EN 1965 par Roland Diagne

Frappé par un avc depuis quelques années, le coeur de Sadio Camara a cessé de battre ce 29 décembre 2019. Ce commandant du maquis du Parti Africain de l’Indépendance (PAI) au Sénégal Oriental a laissé à la postérité de nombreux articles publiés à différente époque dans la presse et surtout deux ouvrages : “L’extraordinaire épopée du PAI ou la longue marche pour l’indépendance nationale et les libertés démocratiques au Sénégal (1957-1980)” et “Le Gnokholo traditionnel – monographie d’une ancienne province du Sénégal –“.
L‘histoire officielle du Sénégal néocolonial a présenté comme “pères de l’indépendance” les L.S. Senghor, Lamine Guèye, Mamadou Dia et ignoré, voire caché les vrais pères et mères de l’indépendance que sont les 23 signataires du Manifeste du PAI le 15 septembre 1957, et pour citer certains décédés, les Majhmout Diop, Seydou Cissokho, Bara Goudiaby, Madické Wade, Tchoumbé Samb, Bassirou Sarr, Balla Ndiaye, Tidiane Diatta, etc.
Interdit en 1960 suite au vol de sa victoire électorale à Saint Louis, la répression devait pousser à l’exil et plonger dans la clandestinité les militants avant que le PAI n’explose sous les coups à la fois des reniements de certains et l’émergence de courants Marxistes-léninistes divergents : And Jëf, LD, Ferñent.
Ces courants tout comme le PAI n’échappèrent pas non plus au processus de trahison et de division opposant renégats et orthodoxes avant que l’électoralisme qui en avait fait les “faiseurs de présidents” à partir de 2000 ne jette les “chefs historiques” de la gauche communiste dans le marais de la lutte des places au gouvernements des libéraux néocoloniaux et de la “politique du ventre” selon une expression devenue célèbre.
Sadio Camara et les vivants comme Alla Kane, Moctar Fofana Niang, Babacar Sokhna, François Lo, Abdou Kane, etc ont mis en place le CNP/Cinquantenaire du Manifeste du PAI pour s’acquitter de leur devoir militant de remettre l’histoire sur ses pieds pour la nouvelle génération de militants de l’indépendance nationale, panafricaine et de l’émancipation sociale.
Chaque courant Marxiste-Léniniste du Sénégal a ainsi fécondé à chaque étape de la lutte des classes et de la lutte pour la souveraineté nationale ses résistants au nombre desquels on compte les Ouzin N’diaye, Madieye Mbodj, feu Jean Dieye, et autres fondateurs de Yoonu Askan Wi/Mouvement pour l’Autonomie Populaire qui ont été rejoints par Ferñent et des Doyens du PAI.
Sadio Camara, Assane Samb, Birane Gaye Mbol, Ndongo Diagne, Moussa Diop Jileen, Badiane Gueye, Djiby Seck, etc, sont des EXEMPLES en ce sens que par leur combat à différentes époques, ils ont été les précurseurs pour la jeune génération révolutionnaire d’aujourd’hui. Ils furent les résistants d’une période où le révisionnisme théorique et pratique montant puis dominant a abouti à la défaite temporaire du socialisme communiste.
Leur résistance théorique et pratique, pour autant que la jeune génération s’en imprègne et en fasse un bilan correct, est la sève nourricière de la jeunesse ouvrière, paysanne, intellectuelle actrice militante de l’actuelle seconde phase de libération nationale et sociale du Sénégal et de l’Afrique.
Toute nos condoléances à notre chère maman, l’épouse discrète du commandant Alphonse.
Doyen Sadio alias Alphonse, repose en paix, la longue marche continue le drapeau rouge avec la daba et le marteau levé pour que vive l’avenir communiste de l’Afrique et de l’humanité Décembre 2019

Khady Bâ, Act répond à Mimi:« Etre aussi indépendant que Abdoul Mbaye n’est pas chose aisée»

http://canal221.com/-Suite aux attaques de la présidente du Conseil économique social et environnemental, Aminata Touré contre l’ancien Premier ministre et leader de l’Act, Abdoul Mbaye la réaction ne s’est pas fait attendre. En première ligne la présidente des Femmes de l’Act, Khady Bâ, celle qui est surnommée la lionne de Guédiawaye, toutes griffes dehors a répliqué. « Abdoul Mbaye en prédisant un avenir sombre du pays comme conséquence de la gestion chaotique du régime du président Macky Sall n’a fait que rapporter le sentiment populaire des Sénégalais, en choisissant d’opposer la vérité aux mensonges« .
Venue à la rescousse et comme toujours soucieuse de justifier les avantages et autres  « desserts qui lui sont donnés Mimi Touré minimisée plusieurs fois dans ses deux prétendus bases politiques que sont Kaolack et Grand-Yoff qu’elle n’a jamais gagné continue d’émettre des faussetés en parlant de rancœur de Abdoul Mbaye ne courant pas derrière des strapontins, privilèges et autres honneurs comme elle, reste avant tout soucieux et préoccupé par le destin de son pays et le sort des Sénégalais, position qu’il ne monnayera contre aucun poste ou aucune somme d’argent parce que patriote convaincu« .
La lionne de Guédiawaye a fait remarquer « chacun aura relevé que les mensonges de cette dame sur les milliards de Hissein  Habré qui auraient été confiés à Abdoul Mbaye ne sont plus répétés (tiens! Un autre mensonge). Et pour cause: ceux de ses très chers amis Madiambal Diagne et Cheikh Mbacké Guissé ont récemment été punis par des condamnations suite une plainte de Abdoul Mbaye. Elle n’a plus qu’un reproche contre lui: ne pas avoir fait comme elle après son départ de la Primature: se ranger derrière Macky Sall, demander pardon contre postes et rémunérations. Etre seul indépendant que Abdoul Mbaye n’est décidément pas facile; et ne pas l’être suscite l’éternel rancœur de cette dame à son endroit ».

Présidentielle 2019: Le Sénégal comparaît devant la Cedeao

https://www.rewmi.com/-La Cour de Justice de la CEDEAO a envoyé à l’Etat du Sénégal, une citation à comparaître, le 02 mars 2020, à la requête du candidat à la candidature pour la présidentielle de 2019, Ansoumana Dione, relative à la loi sur le parrainage.
Et, c’est le président de l’ASSAMM, lui-même, qui donne cette information de taille, à l’issue d’une rencontre, ce lundi 30 décembre 2019, avec son Avocat, Maitre Serigne DIONGUE qui a reçu une copie de ladite citation, venant de la même Juridiction.
Ainsi, précise-t-il, l’on s’achemine vers la bataille d’Abuja, extrêmement déterminante pour l’avenir de notre nation. Car, selon lui, le Sénégal est en passe de connaître une situation inédite, avec l’annulation de la victoire du chef de l’Etat Macky Sall, à la présidentielle de 2019, à cause du parrainage auquel ce dernier ne devait pas, du tout, participer.
Pour Ansoumana DIONE, il sera surtout question de défense de la Constitution du Sénégal au Nigeria, d’où son optimisme de remporter ce procès. Pour conclure, il considère cette date fatidique du 02 mars 2020, comme étant celle de la vraie présidentielle, après celle de 2019, caractérisée par une loi inconstitutionnelle : le parrainage.

2020, une autre étape de la «Marche vers l’Émergence» Par Samuel A. SARR

L’année 2019 tire sa révérence. Et nous retenons qu’elle fut témoin de la belle réélection du président de la République, Macky Sall, avec 58,27% des suffrages exprimés. Cette confiance renouvelée par le peuple sénégalais, à cet homme, n’est pourtant pas la résultante d’une mission accomplie, parce que achevée. Mais les Sénégalais, dans leur écrasante majorité, ont compris que le Président Macky Sall a enclenché, et cela depuis 2012, une dynamique de changement irréversible, inscrite dans un processus qui nous ouvre, irrémédiablement, les boulevards de l’émergence. Car, celle-ci est un processus autour duquel, les acteurs politiques, plus particulièrement les citoyens, doivent se retrouver et s’entendre. On se demande même s’il ne faudrait pas inventer un Pacte immuable autour de la Vision déclinée par le Président Macky Sall, puisque celle-ci transcende son magistère et sa personne.
A mon humble avis, nous devons accompagner ce processus de transformation positive du Sénégal, avec un esprit constructif et positif. En termes plus précis, nous devons éviter de faire comme ces animateurs politiques assoiffés d’émeutes et de guérilla urbaine, et qui ont toujours dans le ventre, telle une boule d’argile, la défaite de la Présidentielle de février 2019. Ils tentent difficilement, aujourd’hui, hier, comme demain, de maintenir le pays dans un climat de tension politique avec, en arrière-plan, un schéma pour le rendre ingouvernable. Chez eux, tout est prétexte pour organiser des manifestations, afin de jouer les prolongations de la campagne présidentielle. Drapés d’un manteau d’activistes indépendants ou d’acteurs de la Société civile, la plupart d’entre eux appartenait à la coalition électorale en 2019. Ils soutenaient le même candidat et ont, malheureusement, perdu ensemble.
Maintenant, la parenthèse de la Présidentielle est fermée. Rappelons, juste à nos activistes politiques, qu’aucun pays ne peut se développer dans l’indiscipline. Et il fallait mettre fin à cette chienlit que cette minuscule minorité voulait vainement instaurer dans le pays. Ils ont voulu utiliser le reportage tendancieux, sur fond de manipulation, de la BBC, pour provoquer un feu et y verser de l’huile. Ce complot des forces étrangères, contre le Sénégal, a foiré. Ils changent d’approche, à l’occasion du réajustement du prix de l’électricité. Là aussi, les Sénégalais, qui ont bien écouté et compris le message du Directeur général de la Senelec, n’ont pas accepté de suivre ces auteurs d’actes subversifs, qui cachent mal leurs véritables motivations. Il me plait de répéter ce que j’avais dit, concernant le secteur du pétrole. «Dans ce pays, ceux qui savent ne parlent pas, ceux qui parlent ne savent pas».
A propos de la Senelec, parlons-en. Le Sénégal, qui vit dans le même cadre macroéconomique que les autres pays de l’Uemoa et de la Cedeao, pouvait-il se passer de cette hausse qui n’a épargné aucun État, depuis 2016 ? Rien qu’en Afrique, 27 pays ont réajusté leurs prix. C’est le lieu de saluer les efforts immenses déployés par le chef de l’État, Macky Sall, pour contenir la hausse, en y procédant de manière graduelle et avec une discrimination positive en faveur des plus démunis. Il ne faudrait pas que ce débat trivial autour de la hausse cache les investissements importants consentis dans le secteur de l’énergie pour un accès universel à l’électricité.
Il y a un temps pour battre campagne. Il est dépassé ! L’heure est, maintenant, au travail et la construction nationale. Nul ne peut développer un pays en 05 ou 10 ans. Ce miracle n’existe pas. Plusieurs générations devront s’investir pour bâtir un État émergent, dont l’inspiration émanera d’un Leader soutenu par son Peuple. Alors, pour développer un pays, il faudrait aussi que le principe de la continuité de l’État soit une réalité partagée et qu’il soit adopté, unanimement, comme un facteur clé de bonne gouvernance, dans l’application des politiques publiques.
Désormais, aucun chef d’État nouvellement élu ne devrait avoir la honte de poursuivre l’œuvre de son prédécesseur. Lorsque le Président Macky Sall met en place une Vision 2035, c’est parce qu’il est conscient qu’il ne fera pas 35 ans à la tête du pays. Mais, au moins, ses successeurs, s’ils sont attachés à la continuité de l’État, devraient avoir l’heureuse humilité de poursuivre ses œuvres, en s’appuyant sur son plan de développement… Comme Macky Sall l’a expérimenté avec certains chantiers de son prédécesseur. Mais, lorsque chaque nouveau Président cherche à effacer les œuvres de son prédécesseur, nous resterons toujours sur la ligne de départ, loin du terminus de l’émergence.
Par conséquence, les acteurs politiques sont tenus d’avoir un consensus minimum autour de certaines questions majeures, afin d’éviter les interminables recommencements qui plombent nos ailes et annihilent nos efforts pour le développement, depuis plusieurs années.
Nous devons tous accepter de nous asseoir autour d’une table pour discuter du développement de notre pays, libre à chacun de garder ses couleurs politiques. Lorsque la situation du pays l’exige, un opposant, aussi radical soit-il, devrait accepter de rencontrer le chef de l’État pour échanger, sans que cela ne soit qualifié de capitulation ou de transhumance.
Le dialogue est un instrument de la démocratie et de la bonne gouvernance politique, et économique. Nos arrière-pensées handicapantes et nos préjugés ennuyeux nous gouvernent et nous entrainent souvent à avoir des comportements d’enfants gâtés. L’opposant qui refuse, aujourd’hui, de dialoguer avec le Président, sera demain le chef d’État qui tendra sa main à ses opposants. C’est tout le sens du dialogue national auquel nous adhérons, parce que nous aimerions, demain, être entendus, compris et acceptés. Nous devons tous nous écouter pour nous comprendre, afin d’avoir un consensus minimum autour des questions majeures.
Depuis 1960, nous avons toujours gouverné ou opposé de la même manière. Osons changer notre approche, dans la gouvernance comme dans l’opposition, pour assurer de meilleurs résultats.
Ce pays ne sortira de la pauvreté que lorsque chaque citoyen jouera pleinement son rôle, en toute responsabilité, tout en restant au service exclusif de la République. Le travail est une vertu que chacun doit cultiver et adopter comme un des piliers de sa religion. Ayons la certitude qu’aucun Gouvernement ne peut offrir un emploi à tous les chômeurs ou sans emploi de ce pays. N’écoutez pas les adeptes de la démagogie chronique. Pour réduire le taux de sans-emploi, il faudra miser sur l’entreprenariat collectif et en masse, sans rien attendre de l’État, qui doit uniquement créer les conditions pour l’épanouissement des entreprises. Le Président Macky Sall s’est inscrit dans cette dynamique, avec la mise en place de la DER, du Fongip etc. Des efforts restent encore à faire pour aider les jeunesses à avoir des moyens pour entreprendre.
Beaucoup de choses a été fait et restent à faire. Contrairement aux propos de l’alarmiste Abdoul Mbaye, le Président Macky Sall a réussi son plan de redressement national, qui constituait à créer les conditions d’un épanouissement économique au Sénégal, dans un environnement des affaires attractif. En plein débat à l’Assemblée nationale de France, le 17 décembre 2019, Bruno LeMaire, ministre français de l’Économie, a salué les résultats importants enregistrés par le Sénégal, avec un taux de croissance très satisfaisant. Il répondait à une question sur la monnaie “éco”.
Soyons rassurés. Le Sénégal est entre de bonnes mains, pour ceux qui savent faire la part des choses. Le pilote a une vision claire, et il refuse d’être diverti par les alarmistes et les politiciens pressés de vivre 2024 en 2019. Surtout ceux qui se cachent dans les rangs de son propre parti. Il faut dénoncer ce débat puéril et indécent posé par des membres de l’Apr sur le mandat du président de la République. La fermeté de Macky Sall n’a d’égal que sa farouche volonté à réussir sa mission à la tête du pays. Il a pris des engagements devant le peuple sénégalais, durant toute la campagne présidentielle, et il s’emploie à les respecter. Ceux qui le comprennent ainsi, continueront à marcher ensemble avec lui.
L’indiscipline qui caractérise la démarche de certains acteurs politiques devrait être abolie. Car, pour bâtir un Sénégal nouveau, il faut une nouvelle citoyenneté, calquée sur la volonté individuelle de chacun à participer à l’œuvre de construction nationale, dans la discipline. Nous devons être animés par l’envie inoxydable de servir notre pays, en oubliant nos appartenances politiques qui provoquent des lourdeurs dans notre marche vers l’émergence. La politique, telle que pratiquée dans notre pays, divise, désunit et casse la dynamique unitaire qui devrait être le soubassement de cette œuvre de construction nationale.
Échouera, tout Président qui pense pouvoir, seul, sortir ce pays de la pauvreté. C’est valable dans tous les pays au monde, mêmes les plus développés. Il est illusoire de croire qu’un chef d’État, messie de surcroit, détenteur d’un pouvoir mystique, peut, sans le soutien des citoyens, éliminer la pauvreté, créer de l’emploi pour tous les jeunes, résoudre l’ensemble des problèmes au niveau de la Santé, de l’Agriculture, de la Pêche, de l’Énergie, de l’Environnement, de l’Education… C’est IMPOSSIBLE ! Nous devons faire violence contre nous-mêmes, avec un esprit de dépassement, pour nous unir autour d’un objectif commun, afin d’engager ensemble les défis qui sont en face.
2020 s’ouvre ! Faisons, de cette année, celle qui inaugure l’unité des citoyens autour de la République. Nous sommes capables d’atteindre le niveau de développement de la France et des États-Unis mais, pour cela, il faudrait que chaque Sénégalais ait la conscience citoyenne du Français ou de l’Américain. Sur le chemin de l’émergence, cette conscience citoyenne est nécessaire. Et pour cela, il faudrait que les tenants du pouvoir, tout comme leurs adversaires, comprennent que la meilleure compétition, qui est rentable pour le pays, c’est celle qui unit les citoyens, qui forge un destin commun, vers un même but.
Tout le monde ne peut pas être du même côté, mais que les divergences ne l’emportent pas sur l’essentiel. Nos contradictions sont lourdes. Or, les défis majeurs qui nous interpellent devraient nous amener à marcher ensemble. L’exemple du Rwanda de Paul Kagamé revient souvent dans les discussions. Mais, il faut reconnaitre que la discipline est érigée en code d’honneur chez les Rwandais, depuis la fin de la guerre civile. Tout le contraire du Sénégal, où l’indiscipline s’invite à toutes les activités sportives, culturelles, politiques etc. L’indiscipline ne s’accommode pas au développement.
Aider Macky Sall à réussir sa mission, c’est participer à la dynamique de construction nationale. Les autoroutes, les écoles, les universités, les Hôpitaux, l’aéroport, les centrales électriques, les ponts, la paix etc., qu’il a construits, ne seront pas comptabilisés dans son patrimoine personnel. Les Sénégalais sont les bénéficiaires uniques de l’ensemble de ses résultats. Par conséquent, chaque citoyen devrait être fier d’avoir participé à la réalisation de ses œuvres.
Nous devons aimer notre pays et être fier de le servir, sans être l’esclave de nos petites personnes. Marchons ensemble vers l’émergence !Bonne et heureuse année 2020.Samuel A. SARR,Président du parti “Libéralisme Social Sénégalais” (LSS)

Fin d’année / Le Message du Parti Rewmi aux Sénégalais : “Nous mesurons et vivons avec vous les difficultés que vous rencontrez au quotidien”

Chers compatriotes Sénégalaises et Sénégalais d’ici et de la Diaspora, étrangers qui vivez parmi nous, recevez les chaleureuses salutations du parti Rewmi et du Président Idrissa SECK.
L’année 2019 se termine. Elle a été marquée par plusieurs évènements ayant impacté notre quotidien dont:
-l’élection présidentielle à l’occasion de laquelle bon nombre d’entre vous ont exprimé leur désir de porter le Président Idrissa SECK à la station suprême des institutions de notre pays, recevez-en notre totale reconnaissance et soyez-en, encore une fois, vivement remerciés;
-la perte d’éminents hommes politiques, hommes religieux, hommes de tenue et d’autres compatriotes. Nous nous inclinons devant leur mémoire et prions Dieu pour qu’ils soient accueillis au paradis céleste.
Chers compatriotes, Nous vous savons très préoccupés par la gestion actuelle de nos ressources naturelles et de nos deniers en général.
Nous mesurons et vivons avec vous les difficultés que vous rencontrez au quotidien; difficultés liées à la hausse continue des prix à la consommation, à l’insécurité dans nos quartiers, à l’inaccessibilité des soins médicaux aux populations, aux conditions de travail du personnel médical, au statut précaire des enseignants et des paysans, au chômage des jeunes qui, par frustration sociale, finissent par reprendre le chemin de « Barça ou Barsakh ».
Chers compatriotes, le parti Rewmi et le Président Idrissa SECK compatissent à ces souffrances et prient Dieu pour qu’elles soient de mauvais souvenirs en 2020.
Nous comptons plus que jamais, apporter notre contribution à votre mieux-être et à la préservation des intérêts de notre cher Sénégal.
Nous souhaitons que 2020 soit une année utile et vous présentons nos vœux de bonheur, de santé, de réussite et de prospérité.Vive la République !Vive le Sénégal !Daouda BAPorte-parole

Attaques contre Makhtar Cissé: le Ccl sonne la fin de la récréation

http://www.yerimpost.com/-Les membres du Cadre de concertation libéral (Ccl) étaient en bureau politique dimanche dernier. Occasion pour les camarades de Mouhamed Samb de se prononcer sur l’actualité, notamment sur les multiples attaques dont fait l’objet l’actuel ministre du Pétrole.
En effet, depuis quelques semaines, des voix se sont levées pour critiquer l’ancien Dg de la Senelec. « Tous les membres du Cadre de concertation libéral soutiennent le ministre Matar Cissé. Ce dernier est victime d’attaques de tout bord par certains Sénégalais et une frange de la mouvance présidentielle. Il a fait ses preuves dans toutes les structures qu’il a eu à gérer. Nous ne resterons plus les bras croisés face à de telles choses », assure le Ccl.
Poursuivant, le Ccl sonne la fin de la récréation. ‘’Nous sommes déterminés à être le bouclier des hommes qui travaillent de manière honnêtes pour le président de la République, dit-il. Le Ccl est prêt à riposter aux attaques de ces détracteurs.’’

 Exclusivité à la télé ce soir, Ousmane Sonko va encore faire des révélations fracassantes

http://www.dakarmatin.com/-Ce soir à la télé deux hommes vont tenir en haleine les Sénégalais, le président Sall et Ousmane Sonko, son opposant politique le plus dur contre son régime. Les deux candidats s’activent à contrôler l’audimat à l’applaudimètre. Sauf que le président Sall est aux manettes doit justifier et convaincre les Sénégalais sur certains choix politiques sujets à caution, tandis que le chef de fil des patriotes est une nouvelle donne politique incontournable. Il sera sans doute dans son rôle :  celui de s’opposer, montrer et démontrer les limites d’un président qui vient de bénéficier la confiance de la majorité des Sénégalais. Mais il a aussi l’obligation de proposer du neuf pour se départir du “système”.
Une soirée politique aux enjeux politiques multiples qui oblige les deux protagonistes à ne rien laisser au hasard.
On apprend que la présidence casque fort pour avoir des tranches horaires dans certaines chaînes de télévisions pour ne pas subir une déconfiture digne soirée électorale face à Ousmane Sonko, idolâtrer et icôniser par certains de ses souteneurs et sympathisants.

L’audience le nerf de la guerre

Chez les patriotes, une source sûre glisse à la rédaction de ReseauNews que Ousmane Sonko va faire ce soir des révélations aussi fracassantes que les précédentes.Donc aux Sénégalais de valser entre les rythmes orales de Sall Ngary ou Sonko.ReseauNew

Pour une grande audience de la conférence de presse de Macky: la Présidence achète des tranches horaires dans certaines télés

http://www.dakarmatin.com/-Les amateurs de diversité vont s’arracher les cheveux. Dans la plupart des chaînes de télévision, à partir d’une certaine heure, ce sera Macky Sall «de force». En effet, pour atteindre le plus de cibles, la présidence de la République a «acheté» la tranche horaire qui va du début à la fin de la conférence de presse du chef de l’Etat qui, rappelons-le, se fera exclusivement en wolof.
Mais d’autres personnes contactées indiquent que la présidence de la République, en procédant ainsi, veut rembourser le manque à gagner des chaînes de télé qui veulent diffuser l’intégralité de la conférence de presse. En effet, à cette heure de prime time, certaines chaînes de télé ont énormément de pubs à faire passer (d’autant que c’est le 31 décembre) et pour retransmettre en live la conférence de presse, elles sont obligées de renoncer à ces pubs.
Ce qui est tout à fait normal. Sauf que «l’accaparement» par une seule personne pendant 90mn de tout le programme d’une chaîne de télé «empêche» les opposants d’avoir une tribune. A moins de faire les débats contradictoires avant et/ou après la conférence de presse.
En tout état de cause, il y aura des voix discordantes. Ainsi, Ousmane Sonko sera à la Sen Tv. Le président de Pastef les patriotes sera à la télé de Bougane, entouré de Birahim Touré, Momar Diongue, Pape Alé Niang et Serigne Saliou Guèye. Sans nul doute que ce sera très, très, très suivi

Repenser le mode d’emploi du discours présidentiel en fin d’année Par Mamadou SY Albert

Le discours de fin d’année du Président de la République en exercice fait partie des bonnes pratiques politiques de la gouvernance des affaires publiques. Il est d’usage au Sénégal depuis l’exercice du pouvoir étatique du premier Président de la République, Léopold Sédar Senghor. Quatre chefs d’État se sont succédé à la tête du pays au cours des six dernières décennies.
Ce discours est devenu au fil de son histoire, ennuyeux, sans saveur et coupé des évolutions des modes de communication résultant du triomphe de l’internet. Il est peut-être temps de modifier le mode d’emploi de ce discours annuel présidentiel à l’adresse des citoyens de plus en plus exigeants en matière de communication politique institutionnelle et conquis par le net.
Les Sénégalais attendent du Président de la République Macky Sall, un autre type de discours proche du ressenti, du vécu national, africain, international de l’année écoulée et prospectif tourné vers les prochaines années. Un exercice d’équilibre risqué et difficile à mener entre dix et trente minutes.
Des pans entiers de Sénégalais attendent l’adresse du Président de la République, Macky Sall à sa Nation, à l’Afrique et au reste du monde. C’est la République, telle que façonnée et construite par le président-poète, Léopold Sédar Senghor qui le veut ainsi. C’est une règle dans la conduite et le fonctionnement de la République. Elle est établie et respectée dans son esprit et sa lettre par tous les prédécesseurs de l’actuel chef de l’État. Pour autant que ce discours présidentiel soit et reste si solennel, il devrait connaître des évolutions significatives dans ses modes d’expression, son contenu, son style et ses objectifs pour être consommable par les citoyens de son époque et de son temps.
Certains auditeurs se souviennent peut-être des échos des discours annuels fleuves ou sobres du premier président de la République à la radio et à la télévision. Le président-poète a su user intelligemment de sa parole, de son verbe, de ses gestes, de son style et de sa carrure intellectuelle, de poète, d’homme d’État, pour marquer de son empreinte, voire façonner les esprits de ses auditeurs, de ses spectateurs. Partisans du régime et adversaires accordaient une certaine épaisseur à ses discours politiques de fin d’année souvent polémiques. Les présidents de la République qui l’ont succédé ont préservé cet héritage républicain, ont consolidé ce rendez-vous chacun suivant son tempérament, sa personnalité et ses atouts personnels en matière de communication radiophonique et/ou télévisuelle.
Le son, l’image, la teneur politique du discours présidentiel restent au centre de la communication. Les modes d’expressions et de transmission de ce discours de fin d’année devraient impérativement tenir compte de l’impact massif de l’internet et des mentalités actuelles, singulièrement, des jeunes générations. Le net et le portable ont créé de nouveaux espaces, des réseaux sociaux et culturels. Ces espaces sont complémentaires aux foyers, aux milieux associatifs et communautaires traditionnels. La nouveauté impulsée par les Ntics se mesure aujourd’hui aux nouveaux espaces de communication, autres que la radio et la télévision. Les messages du discours institutionnel transmis à la radio et à la télévision sont accessibles simultanément aux citoyens détenteurs de portables, d’ordinateurs et de bien d’autres outils personnalisés. La culture numérique a créé ainsi un marché et des consommateurs autres que ceux qui ont les yeux et l’oreille rivés au poste de radio ou de télévision.
Dans ce contexte de modifications profondes des supports, des canaux de communication et des mentalités, la communication politique institutionnelle devrait accepter d’intégrer pleinement ces nouveautés de notre époque d’un village planétaire inter connecté. Cette diversité des supports et des canaux ouvre la nécessité de l’usage de nouveaux canaux de communication de masse que sont l’internet, le portable et l’ordinateur.
Parler à la radio, à la télévision en intégrant le réseau est désormais une exigence culturelle et politique. Ce changement élargissant davantage les canaux de la communication institutionnelle doit se conjuguer à un changement dans l’approche communicationnelle et la déclinaison du discours présidentiel. Tout change en matière de communication interpersonnelle, institutionnelle et politique de masse. La communication ira de plus en plus vite. Communiquer dans ce contexte de changement global des supports de masse et des modes d’expression de la communication exige de savoir parler bien et très peu. Un exercice risqué de se faire ennuyant et difficile.
Le Sénégal a connu au cours cette année des évènements politiques, économiques, sociaux, culturels et religieux. Ils vont du plus grand fait de société au plus anodin des évènements de la vie. Le pays a connu aussi des drames. Des moments de joie et des moments de peine se sont enchevêtrés durant l’année finissant. Vouloir parler de tous ces évènements grands, petits, douloureux et joyeux qui ont marqué la vie d’une Nation, d’un continent et de la planète, c’est la meilleure manière pour un Président de la République de passer à côté de son peuple. Il risque d’être zappé simplement. Dans ce flot d’évènements, le Président de la République devra traiter une problématique d’intérêt national dans sa globalité.

Madické Niang aux Sénégalais: «Je sais que vous me portez tous dans vos cœurs»

IGFM – A l’occasion de la fête de fin d’année, Me Madické Niang a adressé un message aux populations sénégalaises. Et c’est pour les remercier de l’amour qu’elles lui portent. Voici in extenso son message de fin d’année.
L’année 2019, tire sa révérence pour laisser sa place à une nouvelle année : 2020. Ce fut une année chargée de symboles et pleine de souvenirs. Nous les portons fièrement avec l’honneur de les avoir vécus à vos côtés.
Cette année, nous avons eu à relever beaucoup de défis, en nous mettant à votre service exclusif avec un engagement patriotique sincère. Vous m’avez particulièrement honoré en décidant que j’étais digne de briguer la charge de Président de la République en m’accordant un grand nombre de parrainage. Je sais que vous me portez tous dans vos cœurs mais sachez que vous êtes tout aussi profondément ancrés dans le mien.
Une nouvelle année s’annonce avec son lot de défis, tous plus importants les uns que les autres, que nous devons relever ensemble. Voilà pourquoi, je saisis cette occasion de fêtes de fin d’année, pour vous renouveler mes vœux, les meilleurs et mon engagement à être de plus en plus au service exclusif du peuple sénégalais conformément au « ndigeul » de Serigne Mountakha MBACKE. 
Que cette nouvelle année soit, pour nous tous, une année de paix, de santé, et de prospérité.Bonne et heureuse année 2020.JAMM AK XEWEL ! DEWENETI !Président Madické Niang

ESSOR DU MMA AU SENEGAL: Les lutteurs divisés

http://www.enqueteplus.com/Le Mma (arts martiaux mixtes, en anglais) a fait ses premiers pas au Sénégal. Mais il n’est pas accueilli à bras ouverts par tous les lutteurs, contrairement à ce que pensent de nombreux Sénégalais. Si les ‘’poids lourds’’ se disent prêts à pratiquer ce sport de combat, les plus jeunes ne le considèrent pas encore comme une alternative.
Dans une salle de musculation située aux Parcelles-Assainies, de jeunes lutteurs renforcent leur musculature déjà impressionnante, en cette matinée fraîche, mais ensoleillée. Dans l’après-midi, ils iront, pour une séance d’entrainement technique, dans un lieu sablonneux. ‘’On s’entraîne trois fois par semaine’’, explique le jeune lutteur Mbacké Faye, le visage couvert de sueur. Ce rythme d’entraînement est suivi par de nombreux lutteurs sénégalais. Ce qui fait dire à certains spécialistes que ‘’les lutteurs sénégalais sont capables de pratiquer n’importe quelle compétition sportive’’. Et voilà ! Le Mma fait ses premiers pas au Sénégal.
Ares Fighting Championship, la Ligue professionnelle de ce sport de combat basée à Dakar, a été créée en 2019 par Vivendi Sports, organisateur de compétitions sportives, notamment sur le continent africain. ‘’C’est bien de voir des Sénégalais participer à des combats d’arts martiaux mixtes (Mma). Mais il ne faut pas en abuser. Car nous n’avons que la lutte. Depuis des années, c’est le Sénégal qui rafle les drapeaux, lors des compétitions internationales de lutte. Donc, c’est notre culture que nous conservons, en favorisant la lutte sénégalaise’’, martèle M. Faye qui ne se plaint pas des années blanches qu’il considère comme ‘’normales’’.
D’ailleurs, pour lui, les combats ne manquent pas. ‘’Dans l’organisation d’un combat de lutte, plusieurs paramètres entrent en jeu. Si les responsables d’un lutteur trouvent que leur protégé n’est pas prêt, ils ne vont pas le laisser signer un contrat’’, estime-t-il. Et d’ajouter : ‘’Au sein de notre écurie, cinquante personnes peuvent signer un contrat de combat de lutte dans une même saison. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’il y a des lutteurs qui préfèrent la lutte sans frappe’’. En ce qui le concerne, il a effectué 7 combats dans la lutte professionnelle sénégalaise, après de nombreux combats de ‘’mbapaat’’ (lutte traditionnelle).
Serpent de l’écurie Parcelles Mbolo est du même avis que Mbacké Faye sur la question. Lui aussi ne sait pas sur quel pied danser, avec ce nouveau sport qui arrive. Il fait montre du même conservatisme que son compère. ‘’La lutte sénégalaise n’a plus l’ampleur qu’elle avait auparavant, alors que le Mma est plus accessible aux gros gaillards qui se sont déjà frayés un chemin. Maintenant, il faut qu’on nous laisse monter et qu’on arrête de nous forcer ce sport. Les gens commencent en à faire trop de communication. Il ne faut pas que la lutte signe son arrêt de mort. S’il y a deux lutteurs qui font ce genre de combat, cent autres préfèrent se concentrer sur notre sport national’’, dit-il.
Par contre, chez le lutteur de l’écurie Rock Energie, Diégane, c’est un autre son de cloche. Lui voit d’un bon œil l’arrivée de cette discipline qui étend ses tentacules sur toute la planète. Même s’il en est à ses balbutiements au Sénégal, il déclare que ‘’le Mma devrait être le bienvenu’’. Il s’en explique : ‘’Il n’y a plus d’argent dans la lutte sénégalaise ; les sponsors ont plié bagages. Les lutteurs s’entraînent matin et soir sans avoir de combat. C’est inconcevable. Donc, c’est une alternative pour le manque de combats de lutte’’, avance-t-il.
Clément Zo de l’écurie Grand Médine Mbolo lui emboîte le pas. Trouvé chez lui à l’Unité 16 des Parcelles-Assainies, ce lutteur, qui prépare son combat contre Ronaldinho de Teunguedj, est enfermé dans sa chambre, à l’abri de tout regard. Vêtu d’une tenue traditionnelle fétiche et assis tranquillement devant la télé, Clément Zo se repose. ‘’Entraînement plus repos égale bénéfice‘’, disent les sportifs. Il prépare son combat avec beaucoup de rigueur.  ‘’Nous sommes des soutiens de famille.  Il est tout à fait normal que ceux qui n’ont pas de combat s’accrochent au Mma. Je conseille à mes pairs de s’entraîner pour ce sport de combat et de chercher une licence’’.
Il faut dire que le Mma est diversement apprécié par les lutteurs. Si certains pensent que c’est une alternative pour le manque de combats de lutte, d’autres estiment que cela peut conduire à la dévalorisation de la lutte sénégalaise.    BABACAR SY SEYE

»Président, racontez-nous votre rêve! »Par Madiambal Diagne

À quelques heures de la traditionnelle adresse à la Nation, quelle direction le capitaine voudra prendre pour conduire le navire Sénégal à bon port ? Les écueils sont nombreux et ne sont pas que politiques.
Le Président Macky Sall va-t-il tout mettre à plat et faire un virage à 180 degrés ? Au lieu de nous présenter un bilan de réalisations, qu’il nous raconte son rêve ! Pas besoin d’être Martin Luther King pour cela ! Cela serait la plus belle surprise de l’année. Rêver, cela ne nous a pas été vraiment donné durant l’année qui vient de s’écouler.
C’est vrai qu’au début, on avait craint des fortes turbulences, du fait de la période électorale du début de l’année. Cela a toujours été une période de fortes tensions et de crainte de dérives plus ou moins graves. L’année du départ du président Wade avait vu 17 personnes perdre la vie ; la dernière année de Abdou Diouf, les menuisiers métalliques avaient vu leurs chiffres d’affaires grimper à la hausse, à force de commandes pour des portails en fer.
Néanmoins et c’est l’autre caractéristique de ce pays, toute la fièvre électorale retombe dès le lendemain du vote, et chacun retourne à ses occupations comme si de rien n’était. Fait notable, février 2019 n’a pas été une période d’embrasement au Sénégal, si l’on excepte l’incident mortel de Tamba entre la caravane du candidat Issa Sall et des partisans de la coalition au pouvoir. La réélection de Macky Sall n’a toutefois pas fait de la période qui a suivi un long fleuve tranquille et les prévisions d’un mandat tout en douceur n’ont pas tardé à se dissiper du fait de plusieurs affaires, dont certaines touchant à sa famille.
Ce qui fait que l’on se demande aujourd’hui, à quelques heures de la traditionnelle adresse à la Nation, quelle direction le capitaine voudra prendre pour conduire le navire Sénégal à bon port. Les écueils sont nombreux et ne sont pas que politiques. Le Dialogue national qui a fini de se mettre en place confine pour le moment en un face-à-face entre politiciens et ne préoccupe pas la majorité de la population. Le peu d’espoirs que l’on pouvait y placer a été déçu par le boycott des ténors de l’opposition politique qui n’ont, à ce jour, pas daigné y répondre.
On ne voit donc pas ce qui pourrait en sortir de bon. Et cela conforte ceux qui pensent qu’une petite caste de politiciens prend en otage ce pays, mettant de côté les véritables priorités du Peuple. Mais le véritable souci de ce pays et de son Peuple n’a pas changé, malgré le temps qui passe.
C’est d’abord et avant tout l’économie et surtout la création d’emplois. Les promesses présidentielles et les chiffres officiels, très optimistes, peinent à convaincre les jeunes qui le manifestent en continuant à chercher l’Eldorado par-delà les mers, souvent au péril de leur vie. Et ceux qui veulent y croire malgré tout ne veulent plus rester passifs face à des situations qui les révoltent et qui poussent certains à écouter la voix des sirènes qui les appellent à manifester d’une manière pacifique ou autre.
L’autre préoccupation est la faiblesse des institutions qui fait que toucher à une personne en revient à fragiliser les institutions, ce qui pousse à une personnalisation de l’Etat et le fragilise. Tout cela n’est pas nouveau et l’on peut même dire que certains de ces problèmes ont facilité la venue au pouvoir de Macky Sall. On doit pouvoir rêver qu’ils n’aideront pas à élire son successeur qui viendra nous promettre de les résoudre. 2020 ne sera pas la dernière ligne droite du dernier mandat du président et il a donc tout le loisir de prendre des mesures fortes.
Mais c’est maintenant qu’il faut agir pour ne pas avoir à juste compter le temps qui passe avant 2024. Le peuple a besoin de pain, mais il a surtout aussi besoin d’espoir. Que le président Sall fasse de cette nouvelle année une année où nous allons tous enfin espérer mettre notre pays sur les rails de l’Emergence, avec des institutions solides !
vEXPULSION DE PRÈS DE 200 AFRICAINS DONT 3 SÉNÉGALAIS POUR TRAFIC DE DROGUE

http://www.emedia.sn/–Dans la nuit du vendredi 20 au samedi 21 décembre 2019, la police américaine de l’immigration a expulsé près de 200 migrants africains dont 3 Sénégalais. Cette expulsion fait suite à des ordres d’expulsion signés par le président Donald Trump concernant des repris de justice et autres migrants en situation irrégulière, informe Le Témoin.
Ils sont expulsés pour trafic de drogue, vol de voitures, entre autres. Selon le journal, ces 200 expulsés ne constituent que la première vague de nombreuses mesures de déportation décidées par le président américain Donald Trump. Comme quoi, des milliers d’immigrés clandestins, toutes nationalités confondues attendent dans l’angoisse des charters devant les ramener dans leurs pays respectifs.


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