Rp du Lundi 25 Novembre 2019

Unes de la presse du Lundi 25 Novembre 2019
Unes de la presse du Lundi 25 Novembre 2019
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PAMRER I:La BAD octroie plus de 40 milliards FCFA au Senegal
https://www.rewmi.com/Le Groupe de la Banque africaine de Développement a validé un prêt de 62,5 millions d’euros, environ de plus de 40 milliards de FCFA en faveur du Sénégal, pour soutenir la première phase du Programme d’Appui à la Mobilisation des Ressources et à l’Efficacité des Réformes (PAMRER I).
Le Programme d’Appui à la Mobilisation des Ressources et à l’Efficacité des Réformes (PAMRER I) est aligné sur deux priorités opérationnelles de la Stratégie décennale de la Banque 2013-2022, apprend-on de la BAD. On peut citer le développement du secteur privé et le renforcement de la gouvernance. Le programme contribue à deux des priorités opérationnelles de la Banque (les High 5) telles que « amélioration de la qualité de vie des Africains » et « industrialisation de l’Afrique ». A cela s’ajoutent les objectifs de dialogue prévu dans le Document de Stratégie pays 2016-2020 sur la mobilisation des ressources et la stratégie de la Gouvernance de la Banque (GAP II 2014-2018). En effet, précise la source, l’objectif principal de cette première phase du programme vise à l’augmentation des recettes de l’Etat, la mobilisation des ressources internes et l’amélioration de l’assiette fiscale, la mise en œuvre des programmes et projets stratégiques pour la facilité des investissements. Ainsi, le PAMRER I est dans une série de trois opérations d’appui budgétaire, programmatique, institutionnel et d’appui aux réformes dont l’objectif est de soutenir la Direction générale des impôts et des domaines du Sénégal (DGID) sur trois axes majeurs. Il s’agit essentiellement de la modernisation de l’administration fiscale, de la lutte contre l’évasion fiscale et de l’amélioration de la politique fiscale à travers une série d’études sur des secteurs. « Malgré le fait que le Sénégal jouit aujourd’hui d’une stabilité politique, la lutte contre l’évasion fiscale internationale constitue une préoccupation majeure pour le gouvernement sénégalais, compte tenu de ses ambitions industrielles et pétrolières », a insisté Abdoulaye Coulibaly, directeur du projet. Selon le communiqué, le taux de croissance du PIB est passé d’une moyenne de 3,3% sur 2009-2013 pour se maintenir au-dessus des 6% depuis 2015. Elle s’établit à 6,7% en 2018. Cette croissance est portée principalement par le dynamisme de l’ensemble des secteurs productifs et la consolidation des projets d’investissement mis en œuvre dans le cadre du premier Plan d’actions prioritaires du PSE. Les performances socioéconomiques demeurent globalement satisfaisantes. Le PAMRER I contribuera au renforcement du cadre macroéconomique et à la pérennisation des résultats obtenus. Le programme, informe-t-on, s’inscrit dans la continuité en vue de contribuer substantiellement à la mise en œuvre du PSE en soutenant les réformes. Notamment, celles visant à améliorer l’administration de l’impôt en relation avec l’indice Doing Business, passant de 48,08 points en 2018 à 50 points en 2022 ; à élargir l’assiette fiscale en passant de 15,3% du PIB en 2018 à 20% en 2023 et renforcer ainsi l’attractivité du pays comme destination d’investissement par une hausse des Investissements directs étrangers (IDE) de 3% du PIB en 2018 à 6% en 2022. « Les retombées attendues du PAMRER I, bénéficieront à l’ensemble de la population sénégalaise, avec le renforcement des services sociaux de base et le développement de l’administration fiscale » note le communiqué. De ce fait une politique fiscale mieux adaptée devrait accroitre les ressources de l’Etat et permettre de financer les services publics, et ainsi améliorer les conditions de vie des populations.Zachari BADJI
Perspectives économiques:L’activité économique devrait rester dynamique en 2020 selon la Dpee
https://www.lejecos.com/Dans son rapport sur la « Situation économique et financière en 2019 et perspectives en 2020 », la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee) s’est penchée sur les perspectives économiques pour 2020.
«L’activité économique devrait rester dynamique et se maintenir sur un sentier de croissance de plus de 6%, à la faveur d’un environnement interne plus favorable, mais également grâce aux investissements structurants dans le cadre de la poursuite de l’exécution des projets et programmes du PSE inscrits dans sa deuxième phase de Plan d’actions prioritaire pour la période 2019-2023 », lit-on dans le document consulté par le Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos).
Selon le document, la consolidation des acquis à travers les réformes et le renforcement du climat des affaires contribueraient à maintenir le dynamisme de l’activité économique.
«Globalement, le taux de croissance du Pib réel est projeté à 6,8% en 2020, contre 6,0% en 2019, soit un gain de 0,8 point de pourcentage. Cette croissance serait à la fois tirée par les secteurs, primaire (+7,7%), secondaire (+5,9%) et tertiaire (+6,2%) », renseigne la même source
Dans le secteur primaire, l’activité est attendue en hausse de 7,7% en 2020 contre 7,2% en 2019, tirée, essentiellement, par les sous-secteurs de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche. Le secteur primaire contribuerait à 1,3% à la croissance du Pib réel en 2020.
Dans le secteur secondaire, l’activité resterait vigoureuse en 2020, à la faveur de la poursuite de l’exécution des projets structurants du Pse et de la vigueur des industries en rapport avec la mise en œuvre du PAP II de la stratégie d’émergence. Le secteur tirerait profit de la bonne orientation des activités des extractives, de la fabrication des produits agro-alimentaire, des industries chimiques, de l’énergie et de la construction. L’activité du secteur secondaire est, ainsi, attendue en hausse de 5,9% en 2020 contre 6,0% en 2019, soit une contribution de 1,2 point de pourcentage à la croissance du PIB réel.
Dans le secteur tertiaire, l’activité resterait vigoureuse en liaison avec la bonne orientation du secteur primaire et le dynamisme attendu dans le secteur secondaire. Le secteur tertiaire progresserait de 6,3% en 2020 contre une prévision de 5,3% en 2019, pour une contribution attendue de 2,8 points de pourcentage à la croissance du PIB.
L’essentiel des branches d’activités contribueront au renforcement du dynamisme attendu dans le secteur tertiaire, en particulier, les activités de commerce, de transports ainsi que les services financiers et les services d’hébergement et de restauration.Adou FAYE
RÉPUBLIQUE POPULAIRE DE CHINE:UN GÉANT ÉCONOMIQUE QUI S’OUVRE À L’AFRIQUE :LE SENEGAL, UN MODELE DE COOPERATION DYNAMIQUE
http://www.sudonline.sn/Le Sénégal entretient de bonnes relations diplomatiques avec la République populaire de Chine. Cette amitié institutionnelle est basée sur des axes de coopération en matière de développement social en particulier. Le Forum sur la coopération sino-africaine que le Sénégal copréside (avec la Chine) est un baromètre de la volonté des deux pays de renforcer la synergie des efforts et donner corps aux nouvelles approches de développement local. C’est dans ce cadre d’échange d’expériences que s’inscrit un séminaire de 21 jours qui se tient à Beijing, en Chine, à l’intention des fonctionnaires de l’information et des journalistes et qui a démarré mardi dernier 19 novembre
La Chine est un géant économique qui s’ouvre à L’Afrique. Ainsi, pour ce qui est de ses relations avec le Sénégal, la tendance est à une dynamique de partenariat fécond, relations d’ailleurs lubrifiées par la visite au Sénégal, en juillet dernier, du président chinois Xi Jinping, lors de sa tournée africaine qu’il a commencée par Dakar. Mieux, le Sénégal assure déjà la coprésidence du Forum sur la coopération sino-africaine et va abriter, en 2021, la prochaine session à Dakar.
Ce forum étant un baromètre de la volonté des deux pays de renforcer la synergie des efforts et donner corps aux nouvelles approches de développement local, dans le cadre d’échange d’expériences, des fonctionnaires de l’information et des journalistes participent à un séminaire à Beijing. Cette session de formation ouverte mardi dernier, à Pékin, réunit 20 participants sénégalais du monde des médias, pour 21 jours, autour des questions de communications et de partage d’expériences entre acteurs des deux pays. C’est à l’initiative du gouvernement chinois dans le but, dit-on, de densifier l’axe de coopération sino-sénégalaise dans la presque totalité des secteurs prioritaires de développement et mutuellement avantageux.
PRESENTATION DE LA CHINE
La République populaire de Chine est un grand pays qui se trouve dans le continent de l’Asie, entre l’Inde, la Mongolie et la Russie. Sa côte-Est est longée par l’océan pacifique. La capitale de la Chine est Pékin, laquelle appellation est devenue Beijing, en normalisation des noms géographiques recommandée par la 3e conférence des Nations unies (ONU) en 1977. La superficie de la Chine est de 9,5 millions de km2.  En 2017, sa population est estimée à 1,3 milliards d’habitants, selon la banque mondiale; soit 147,67 habitants au km².
Le territoire immense de la Chine présente des paysages variés facilement perceptible en altitude: prairies, déserts, montagnes, lacs, rivières et plus de 14.000 km de littoral. Pékin ou Beijing, la capitale à une architecture moderne et conserve également des sites historiques, comme le palais de la Cité interdite et la place Tian Anmen. Shanghaï est l’un des plus grands centres financiers mondiaux et comporte de nombreux gratte-ciels. L’emblématique de la Grande Muraille de Chine partage le Nord du pays d’Est en Ouest. Le décalage horaire est de +8 heures, d’avec Dakar.
La Chine est la deuxième économie du monde, tout en restant un «pays à revenu moyen-supérieur» selon la Banque mondiale.  Elle représentait plus de 20% des échanges commerciaux mondiaux en 2017, d’après l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Sa monnaie est le Yuan encore appelé Renminbi qui signifie la monnaie du peuple. Les principales religions de la Chine sont le Bouddhisme, le Taoïsme, l’Islam, le Christianisme (Catholicisme et Protestantisme).
Au sujet de la politique étrangère, la République populaire de Chine est et est de plus en plus active dans les enceintes multilatérales comme l’ONU, l’OMC et le G20.Moussa DRAME,Envoyé spécial en Chine
FACE A LA CONCURRENCE DES PRODUITS IMPORTES :La Soboa demande à l’Etat plus de protection
http://www.enqueteplus.com/Plus de protection face à la concurrence extérieure. C’est ce que demande la Société des brasseries de l’Ouest africain (Soboa). La société fêtait hier ses 90 ans d’existence, occasion pour ses responsables d’annoncer de bonnes perspectives.
La Société des brasseries de l’Ouest Africain (Soboa) fête ses 90 ans d’existence. Le responsable des relations publiques et de la Rse, Mamadou Racine Ly, saisit cette occasion pour demander à l’Etat plus de protection face aux produits importés. ‘’Tout produit, que ça soit la boisson, la farine, ou autre, si on avait une protection de l’Etat par rapport à la concurrence, je pense qu’on pourrait faire face. Si vous avez une cannette importée vendue à 300 FCFA au même prix que nous qui sommes là, il y a problème quelque part’’.
Par ailleurs, M. Ly signale que la Soboa a signé un contrat avec Dream plastic product (Dpp), une société de récupération des déchets à la production et ceux qui sont sur le marché. Une initiative qui s’inscrit dans le cadre du projet d’une économie circulaire de récupération des déchets qui sont valorisés puis revendus. Dans le cadre des déchets post consommation, la Soboa va financer un camion d’une valeur de 40 millions de F Cfa qui va sillonner l’ensemble des régions afin de lutter contre la pollution. M. Sy indique qu’aujourd’hui, la Soboa s’est orientée vers les bouteilles plastiques. Les bouteilles en verre vont être broyées pour ensuite être intégrées dans le goudron.
Un projet en cours, selon le Dg de ladite société, Damien Baron, va permettre de ‘’regretter’’ le verre à partir de l’année 2020. ‘’Dans le cadre de l’économie d’énergie, un contrat a été signé en 2017. Tous les équipements sont installés ; après la réception, une validation a été faite’’, informe-t-il. Assurant que le démarrage sera effectif en début du mois de décembre. ‘’Les gains réalisés ont atteint une diminution de 20% sur l’électricité et le fuel ; pour l’eau, la consommation a diminué de 30%. On a fait beaucoup d’efforts et cela a diminué notre impact sur l’environnement’’, assure-t-il.
Les perspectives, dit-il, sont bonnes pour la Soboa qui souffle hier ses 90 ans. ‘’Nous avons changé notre façon de penser et nous avons travaillé main dans la main pour avancer. On a beaucoup réinvesti, il y a eu quelques changements dans la gestion, la distribution et le commerce. Et cela commence à porter ses fruits’’, souligne pour sa part le Dg. Selon lui, les perspectives 2020 sont encourageantes, parce que, dit-il : ‘’on est en progression de 7% ; on sort de la spirale’’.
Les 90 ans représentent, aux yeux des responsables de la Soboa, 90 ans de compagnonnage avec le peuple sénégalais, des produits de qualité offerts aux consommateurs. Concernant sa politique de responsable sociétale d’entreprise, Racine Ly annonce que la société n’est pas en reste, notamment en direction la petite enfance. Des dons alimentaires ont été systématiquement remis à la pouponnière de Médina pendant 15 mois.AIDA DIENE
Égypte:Le Sénégal signe l’Acte final de la Conférence Mondiale des Radiocommunications (CMR-19)
https://www.dakaractu.com/La Conférence Mondiale des Radiocommunications (CMR-19) s’est tenue en Egypte, plus précisément à Sharm El Sheikh du 28 octobre au 22 novembre 2019. Cette conférence selon un communiqué reçu à notre rédaction, avait pour objectif de passer en revue et, s’il y’a lieu, d’amender le Règlement des Radiocommunications, traité international entre États membres de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT), visant à faciliter l’accès équitable au spectre des fréquences radioélectriques et à l’orbite des satellites géostationnaires ou non géostationnaires. Elles permettent de lutter contre les brouillages préjudiciables (interférences) qui pourraient être causés par les systèmes radio d’un pays vis-à-vis de ceux d’un autre pays. Abdoul Ly, Directeur général de l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP), a profité de cette rencontre pour signer l’Acte final de de la Conférence Mondiale des Radiocommunications (CMR-19), informe la note.
Selon la même source, le Directeur général de l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes, a mis à profit la présence à Sharm El Sheikh de Monsieur Houlin ZHAO, Secrétaire Général de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT), de Monsieur John OMO, Secrétaire Général de l’Union Africaine des Télécommunications (UAT) et de Monsieur Mario MANIEWICZ, Directeur du Bureau des Radiocommunications (BR) de l’UIT « pour organiser des rencontres avec ces hautes personnalités du secteur mondial des Télécommunications. Ces derniers ont tous loué le dynamisme du Sénégal dans le secteur du Numérique ».
Les résultats de la Conférence Mondiale des Radiocommunications (CMR-19) impacteront positivement de nombreux secteurs économiques, indique le communiqué pour finir, dont les communications électroniques, les systèmes satellitaires mais aussi le transport avec l’harmonisation des fréquences pour les systèmes de transport ferroviaire et terrestre, le renforcement du système de détresse et de secours en mer.
SENELEC:DES HAUSSES DE 6% ET 10% À PARTIR DU 1ER DÉCEMBRE
Dakar, 25 nov (APS) – Une hausse de 6% sur la Moyenne et la haute tension et une hausse de 10% sur la Basse tension en épargnant les consommateurs des clients domestiques sur la 1ere tranche vont entrer en vigueur à compter du 1er décembre, a-t-on appris auprès de la Senelec.
Dans une note consultée par l’APS, la Senelec annonce une ‘’nouvelle grille tarifaire hors taxes’’ à partir du 1er décembre en application de la Décision N°2019-48 de la Commission nationale de régulation de l’électricité en date du 19 nombre 2019 ‘’portant hausse des tarifs de vente au détail exclusive d’énergie électrique’’.
Cette nouvelle grille prévoit une hausse de 6% sur la Moyenne et la haute tension et une hausse de 10% sur la Basse tension en épargnant les consommateurs des clients domestiques sur la 1ere tranche à compter du 1er décembre.
’’Elle intègre la redevance électrification rurale au taux de 0,7 francs Cfa/KWH à prélever sur les consommations d’électricité des clients BT à l’exception des clients professionnels Grande puissance’’, selon la note, soulignant que cette grille annule et remplace celle appliquée depuis le 1er mai 2017.OI
Polémique sur la gestion des ressources naturelles:«Tout est transparent dans l’application des textes» (Makhtar Cissé,ministre du pétrole)
https://www.dakaractu.com/Même si l’opposition et la société civile  sénégalaise continuent de réclamer plus de transparence dans la gestion des ressources minières, pétrolières et gazières, le ministre du pétrole, Mouhamadou Makhtar Cissé a tenu à rassurer sur la gestion transparente de ces ressources par le gouvernement sénégalais.
Selon le ministre « tout est dans la transparence dans l’application des textes ». Mieux encore, le ministre Makhtar Cissé de souligner que « tous les textes sont publiés dans le site de l’ITIE », donc il n’y a pas à fouetter un chat.
Le ministre d’ajouter : « l’État a opté pour une gestion inclusive basée sur la transparence dans les appels d’offres pour maximiser la transparence de l’exploitation pétrolière et gazière ».
Le ministre Makhtar Cissé présidait ce matin dans la capitale sénégalaise, l’atelier sur le contenu local des hydrocarbures en concert avec les syndicats….
Parlant de l’intégrité qui était le thème de l’atelier, le ministre du Pétrole et des Énergies de dire « l’intégrité est définie comme une chose qui demeure intacte, entière. Elle renvoie à l’honnêteté et à la probité absolue. Le philosophe français Blaise Pascal disait que l’intégrité est la recherche de l’honnêteté à soi et non la recherche de l’intégration aux autres. Cette intégrité appliquée à notre situation de futur pays producteur de gaz et de pétrole, renvoie notamment à la problématique de la transparence dans la gestion de ces ressources. La finalité c’est qu’elles profitent au mieux au peuple sénégalais auquel ses ressources appartiennent, selon l’article 25.1 de notre constitution et de manière générale à l’émergence et au développement du pays
Il convient de souligner que ces ressources comparées à celles découvertes dans d’autres pays bien avant nous, comme le Nigéria ou l’Arabie Saoudite pour le pétrole ou encore les Emirats Arabes Unies pour le gaz, sont presque insignifiantes. Mais à l’échelle de notre pays et aux effets catalyseurs qu’elles peuvent apporter à notre économie pour affecter positivement les populations, elles sont incommensurables ; à condition que nous arrivions à accorder nos violons dans une même symphonie. »
Pour ce qui est de l’implication des entreprises locales dans la gestion de ces ressources, Makhtar Cissé d’indiquer que « la vision du Chef de l’Etat est de faire en sorte que la population sénégalaise, notamment nos jeunes et nos entreprises locales, et donc les travailleurs, puissent bénéficier pleinement des fruits de la croissance et participer au développement du secteur pétrolier et gazier.
Cela passe nécessairement par la promotion du contenu local qui n’est autre que la participation de la main d’œuvre, des biens et services, et des entreprises locales, dans toute la chaine de valeur de l’industrie pétrolière et gazière. »
Avant de terminer, Makhtar Cissé a annoncé des consultations pour la rédaction des décrets d’application sur le contenu local dans le secteur des hydrocarbures.
« C’est l’occasion pour moi de rappeler, ici, le processus participatif et inclusif que nous voulons donner à cet exercice, pour assoir le meilleur environnement possible et profitable à notre économie nationale, à travers la main d’œuvre locale, le secteur privé national et les travailleurs dans leur ensemble » a t’il souligné.
« Notre objectif est qu’avant l’effectivité de l’exploitation du pétrole et du gaz, nous ayons un cadre de partenariat mutuellement bénéfique aux différents acteurs et parties prenantes pour le compte du peuple sénégalais.
Cette approche permettra de favoriser en effet, au-delà de la création d’emploi et du renforcement de notre tissu industriel, la stabilité sociale, la stabilité et la durabilité des indicateurs macroéconomiques, le renforcement de la confiance des populations et des investisseurs, la protection de l’environnement et des activités socio-économiques côtières, la baisse des coûts de l’énergie et l’autonomie énergétique, la diversification de l’économie, etc. » dira le ministre du Pétrole pour rassurer les syndicalistes et les Sénégalais en général.
Hausse du prix de l’électricité:FDS s’oppose et exige un audit de la Senelec
https://actusen.sn/La hausse annoncée du prix de l’électricité inquiète plus d’un. Les Forces démocratique du Sénégal (Fds) dénoncent et invitent les Sénégalais à s’opposer à cette mesure.
«Jusqu’où ira le président Macky SALL dans sa volonté de faire payer aux Sénégalais le prix de sa gouvernance scandaleuse et calamiteuse ? La hausse annoncée des prix de l’électricité de 6 à 10%, cinq mois seulement après l’augmentation démesurée  des prix du carburant, sonne comme une nouvelle opération de racket planifiée au sommet de l’Etat et à laquelle FDS invite les Sénégalais à opposer une vive résistance», déclarent dans un communiqué, Babacar Diop et Cie.
Selon eux, «cette mesure injustifiée est surtout symptomatique d’un Etat au bord de la banqueroute financière et qui compte, de manière cynique,  contraindre les ménages et les entreprises à supporter ses dépenses de prestige et de folie».
FDS lance un appel aux organisations consuméristes, aux syndicats des travailleurs, à l’opposition et à toutes les forces vives de la Nation à se retrouver dans un large front pour s’opposer, de manière énergique, à la hausse des prix de l’électricité. Les camarades de Babacar Diop exigent, en même temps, un audit de la SENELEC pour faire la lumière sur la gestion des fonds alloués par l’Etat à cette entreprise de 2012 à nos jours.
«Le refus de l’Etat de payer la compensation due à la SENELEC et qui expliquerait les difficultés financières de l’entreprise est un aveu d’échec pour le président Macky SALL. Une réduction du train de vie dispendieux de l’Etat conjuguée à une gestion saine et transparente de nos ressources pétrolières et gazières aurait permis à l’Etat, sans aucun doute, d’épargner les Sénégalais d’une hausse des prix de l’électricité avec ses conséquences fâcheuses sur le pouvoir d’achat des Sénégalais»,estiment-ils.
 LE DG DE L’ARMP SUR LE CONTENTIEUX ENTRE SUEZ ET SDE :‘’Le coût de Suez n’est pas plus élevé’’
http://www.enqueteplus.com/Les passations et attributions des marchés publics sont souvent l’objet de contestations. Le cas du marché de l’eau entre SUEZ et la SDE  a fait les choux gras de la presse sénégalaise. Hier, le Directeur général de l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) a profité d’un atelier organisé à la Somone, conjointement par l’Armp et la Cour suprême sur les partenariats publics-privés, pour faire comprendre que son institution travaille dans la justice et l’équité.
‘’La seule chose que je peux dire, c’est que l’Armp ne fait et ne fera jamais dans l’arbitraire. Nous ne rendons jamais une décision basée sur l’arbitraire’, a indiqué Saer Niang. Pour lui, depuis 10 voire 11 ans, les décisions prises par l’Armp tiennent la route. ‘’On peut les contester, dire tout ce qu’on veut sur nos décisions, mais nous les rendons toujours public. Toutes nos décisions sont postées sur le site de l’Armp, le monde entier peut les voir’’. M. Niang se déclare prêt à discuter avec qui voudra sur les décisions de la structure qu’il dirige, puisque ses décisions sont ‘’toujours fondées’’.
Concrètement, pour le marché de l’eau, Saer reconnait que c’est un dossier complexe. ‘’C’est vrai, c’est un dossier qui est arrivé chez nous, parce qu’il y’a eu un contentieux’’, admet-il. Toutefois, il estime que c’est la presse qui a déclaré que l’offre de Suez était la plus élevée. Or ‘’ce n’est pas ce qui est forcément dans le dossier’’. Pour lui, un prix, c’est un chiffre, mais également, un coût ; c’est une structure de prix. ‘’Il n’est pas forcément dit, tel qu’il a été rapporté, que le prix qui est avancé par Sde est moins élevé que le prix affiché par Suez. Mais, dans le calcul du ministère tel que nous l’avons vu, les coûts ne sont pas les mêmes ; le coût de Suez n’est pas plus élevé. On a souvent cru que le prix qui est avancé, c’est le prix que paie le citoyen sénégalais’’, rétablit le Dg.
Avant de préciser : ‘’il ne s’agit pas de cela. C’est le prix exploitant, c’est-à-dire le prix auquel l’opérateur va être rémunéré. Ça n’a rien avoir avec ce que va payer le client’’, confie-t-il.
Et de poursuivre : ‘’Il est vrai que le prix de rémunération de l’exploitant a une incidence dans le calcul du prix que va payer le client, mais encore une fois, c’est un dossier complexe et il faut savoir raison garder. Ce dossier est encore pendant à la Cour suprême’’, rappelle Saer Niang qui invite au ‘’respect des textes’’.IDRISSA AMINATA NIANG
Free Sénégal:un fauteur de trouble,doublé d’un fin stratège
 (Ecofin Hebdo) – Dix-huit mois après son entrée sur le marché télécoms sénégalais, la nouvelle société de téléphonie mobile, portée par Saga Africa Holdings Ltd, accumule les rappels à l’ordre de l’Autorité de régulation des télécommunications et de la poste (Artp). Entre promotions illégales, offres à petits prix jugées anticoncurrentielles et autres frasques qui l’ont rapidement mise sous le feu des projecteurs, Free semble avoir maille à partir avec le régulateur télécoms. Mais les actions du nouveau venu dissimulent une stratégie plus élaborée, destiné à le propulser sur le marché sénégalais. 
Depuis son changement officiel de nom, de Tigo à Free, le 1er octobre 2019, le nouvel opérateur télécoms, propriété de Xavier Niel, Yérim Sow et Hassanein Hiridjee, accumule les mises en garde de l’Autorité de régulation des télécommunications et de la poste (Artp). La société télécoms s’est fait taper sur les doigts pour divers motifs relatifs à la concurrence. Elle a tout d’abord été rappelée à l’ordre pour non-respect de la réglementation sur les promotions télécoms en instituant des bonus de télécommunications sur des transactions marchandes via Free Money ainsi que sur des offres télécoms, sans approbation préalable de l’Artp par voie de courrier officiel.
L’infraction a été commise en toute connaissance de la décision n° 2019-008 du 29 mai 2019 portant encadrement des promotions relatives à la fourniture de produits et services de télécommunications, entrée en vigueur 11 mois après le début d’activité de Saga Africa Holdings Ltd, maison-mère de Free, sur le marché télécom local.
Le 5 novembre, la société télécom s’est aussi vue rappelée à l’ordre sur la gratuité de WhatsApp, qu’elle a tenté d’instituer dans un contexte ou la réflexion s’approfondit sur le statut à accorder aux applications Over-The-Top qui déstabilisent les marchés télécoms traditionnels.
Le 5 novembre, la société télécom s’est aussi vue rappelée à l’ordre sur la gratuité de WhatsApp, qu’elle a tenté d’instituer dans un contexte ou la réflexion s’approfondit sur le statut à accorder aux applications Over-The-Top (OTT) qui déstabilisent les marchés télécoms traditionnels. Puis, sa publicité sur son expérimentation de la 5G ; technologie au coeur de l’actualité télécoms mondiale mais que très peu de marchés africains envisagent d’adopter de sitôt ; lui a aussi valu une remontrance du régulateur télécoms. Il n’est d’ailleurs pas exclu que ces frasques ne soient pas les dernières de la société télécoms qui reproduit au Sénégal une stratégie commerciale en deux étapes, déjà éprouvée avec succès par Xavier Niel en France, tout premier marché de Free.
Anti-conformisme
En intégrant le marché télécoms français en 2012, dominé par Orange, SFR et Bouygues, Free qui n’était alors que du menu fretin face à trois géants, a réussi au fil du temps à se faire une place en misant sur la provocation.
Bien que la stratégie soit risquée, la société a, la plupart du temps, su doser son impertinence afin d’éviter des sanctions financières et administratives trop douloureuses. C’est visiblement la même stratégie que l’entreprise déploie au Sénégal où le marché télécoms est confisqué à près de 55% par Sonatel, filiale d’Orange, depuis de nombreuses années déjà. Free veut bâtir une image d’opérateur plus proche du peuple, qui souhaite accroître leur pouvoir de communiquer, mais qui est freiné dans son élan révolutionnaire par le système. La société qui trouve des abonnés longtemps acquis à des concurrents, investit ainsi sur son capital sympathie de défenseur des intérêts des consommateurs. Cette image devrait contribuer sur le long terme à les attirer à elle.
Free veut bâtir une image d’opérateur plus proche du peuple, qui souhaite accroître leur pouvoir de communiquer, mais qui est freiné dans son élan révolutionnaire par le système.
Selon Mamadou Mbengue, le directeur général de Free Sénégal, l’entreprise veut représenter une marque forte, elle veut casser les codes car « Free est une marque de rupture ». Une rupture que l’entreprise a aussi prévu de réaliser à travers des prix cassés.
La guerre des prix relancée
Depuis son entrée officielle sur le marché télécoms sénégalais, en avril 2018, jusqu’au 30 juin 2019, date des dernières statistiques de l’Artp sur le marché télécoms, la part de marché de Free est passée de 24,29% à 25,55%.
L’entreprise qui revendique un investissement de 150 millions de dollars US (89 milliards Fcfa) dans le réseau, est bien décidée à bousculer l’ordre établit en contraignant ses adversaires à sortir de leur zone de confort. « Notre ambition est d’offrir le meilleur de la télécommunication aux consommateurs et à des prix très accessibles. Il ne s’agit pas simplement de tarifs, mais il fallait également travailler sur le réseau (…) Pourquoi en Europe, un consommateur paierait moins que le consommateur sénégalais? Son pouvoir d’achat est relativement plus faible, donc on aurait dû lui apporter un juste prix », affirme Mamadou Mbengue.
Pourquoi en Europe,un consommateur paierait moins que le consommateur sénégalais?
Pour Hassanein Hiridjee, coactionnaire au sein de Free, « jusqu’à présent, au Sénégal, il y avait trop d’offres tarifaires et les prix étaient trop élevés. La data était même plus chère qu’en France. On vient simplifier tout ça. Bref, on fait du Free ».
Les tactiques de Free pour parvenir à sa « révolution » suscitent déjà les protestations de ses compétiteurs qui dénoncent une violation des textes qui régissent la concurrence. Mais pour Free, la conformité ne tient pas uniquement au respect strict de la loi. Pour la société télécoms, « la conformité, c’est également d’être convergeant avec les objectifs du régulateur: le premier, c’est de faire baisser les tarifs ; le deuxième, c’est de promouvoir les investissements et le troisième est d’encourager l’innovation », soutient Mamadou Mbengue.Muriel Edjo
Aminata Thior,la cosmétique sans fard
https://www.financialafrik.com/Donner à la cosmétique toutes ses lettres de noblesse dans une Afrique où elle n’est toujours pas bien valorisée, telle est l’ambition de la jeune ressortissante sénégalaise, Aminata Thior. Plus qu’un vœu, depuis ces dernières années, l’ingénieure en télécommunications, reconvertie en directrice de média spécialisé sur la cosmétique, travaille à une véritable prise de conscience afin de dynamiser l’attractivité de ce secteur.
Faire émerger une véritable industrie avec tous les acteurs concernés. C’est le sens de l’African Beauty Network, organisée par la plateforme médiatique Setalmaa, prévue le 30 novembre prochain à Dakar, au Sénégal. L’idée est de réunir, dans une même salle, à l’hôtel Pullman, logisticiens, livreurs, informaticiens, spécialistes de la beauté, experts comptable, etc., pour les faire dialoguer. En effet, le constat dressé par l’organisatrice de la seconde édition de l’African Beauty Forum est sans appel. Les secteurs de la beauté et de la cosmétique peuvent contribuer à l’essor de l’économie panafricaine.”Il faut unifier les compétences en favorsant les échanges entre les différents acteurs”, estime-t-elle.
Mais selon la fondatrice de Setalmaa, média spécialisé dans les cosmétiques en Afrique francophone, cet engagement pour l’émergence d’une véritable création de valeurs ajoutée dans le secteur du cosmétique doit également engager d’autres acteurs issus de différents secteurs professionnels. C’est le message qu’elle tentera de faire parvenir, en substance, lors de l’African Beauty forum.
La cosmétique au coeur des écosystèmes
“Le professionnel de la cosmétique, par exemple, a besoin d’un logisticien, d’un livreur, d’un informaticien pour monter son site Internet ou encore d’un expert comptable pour gérer ses comptes. Le secteur de la cosmétique a souvent été mis de côté par les autres secteurs alors que ce domaine peut créer de la croissance pour les autres domaines.” explique Aminata Thior, la fondatrice de l’African Beauty Forum.
“A travers l’Africa Beauty Forum, nous voulons montrer le talent et la diversité des entreprises locales spécialisées dans la cosmétique”, dit-elle. “Le développement économique de l’Afrique passera par notre capacité à créer de la valeur ajoutée sur notre continent dans tous les secteurs économiques, dont celui de la beauté et de la cosmétique”, conclue-t-elle.
Favoriser l’interconnectivité entre les secteurs
A ses côtés, la blogueuse beauté et fondatrice de BlackbeautyBag, Fatou Ndiaye, Paula Audrey Ndengue, entrepreneure et consultante pour des marques dans le monde, Tidiane Dème, co-fondateur du fonds d’investissement Partech Africa, Thierno Sakho, expert financier à la Délégation à l’Entrepreneuriat Rapide (mécanisme de financement pour les jeunes et les femmes initié par le président de la République du Sénégal) et tant d’autres grands noms seront présents pour l’occasion. La venue de Tidjane Deme et de Thierno Sakho en est la parfaite illustration.
Selon Aminata Thior, les investissements dans le secteur de la beauté et de la cosmétique peuvent devenir très rentables sur le plan financier. Une meilleure connectivité provenant d’autres catégories sectorielles pour le développement des cosmétiques est une nécessité et la Finance, selon la fondatrice de Setalmaa, doit également être mise à contribution. “Les investisseurs doivent comprendre que ce sont des secteurs d’avenir, créateurs d’emplois, de valeurs ajoutées et les opportunités ne manquent pas. Pourtant, l’accès aux financements pour les micro entreprises demeure difficile pour leur développement”, analyse l’organisatrice de l’African Beauty Forum. Par ailleurs, des sessions de networking sont prévues afin de faciliter les échanges entre les participants issus de divers profils.
Un marché en forte croissance
Axé sur le thème “Pourquoi investir dans le secteur de la mode aujourd’hui et non pas demain”, le rendez-vous de Dakar va démontrer que le marché de la cosmétique en Afrique est une industrie en pleine expansion. Avec les 300 millions de personnes appartenant aux classes moyennes du continent, le marché de la cosmétique est estimé à 2,7 milliards d’euros, selon des chiffres de Forbes Afrique. Preuve de cette étonnante et insolente santé, en 2015, une célèbre multinationale du secteur a vendu près de 150 millions d’unités de produits en Afrique, dont 60 % de marques issues du continent. Si les données économiques révèlent l’importance du filon, Aminata Thior reste pourtant convaincue que la partie francophone est moins en avance. D’où la programmation d’une conférence qui invitera à «s’inspirer de ce qui marche dans l’industrie de la cosmétique en Afrique anglophone». Sponsorisé par la compagnie aérienne Air Sénégal S.A, l’événement cible également les grands médias dont le rôle pour la vulgarisation des bonnes actions n’est plus à discuter. Selon Setalmaa, le secteur, en plein boom, doit être soutenu par des initiatives mieux relayées dans les médias afin d’influencer encore davantage l’ensemble des acteurs sur les substentiels bienfaits économiques que le secteur de la beauté et de la cosmétique peut apporter à l’économie continentale. Rudy Casbi
 Une Agence De L’Etat Expulsée De Ses Locaux…Faute D’argent
https://www.xibaaru.sn/Arriérés de loyers : L’APDA expulsée, refuse de libérer les locaux.Une agence de l’Etat expulsée de ses locaux…faute d’argent, tant de sa personne, de ses biens ainsi que tous occupants de son chef. Ce, à la requête du propriétaire qui court derrière 7 mois d’arriérés de location. Malgré une sommation, la direction de l’Apda, qui fait du « diaye doole », refuse de vider les lieux au motif que le proprio ne peut rien contre elle. La direction va jusqu’à narguer le propriétaire lui faisant croire que c’est une société d’Etat. Inadmissible ! Il faut savoir que l’Apda se retrouve juridiquement « occupant sans droits ni titre ». Donc tant qu’elle reste dans les lieux, il devra verser au proprio non plus un loyer mais une indemnité d’occupation égale au montant du loyer (charges comprises). Le proprio interpelle le président Macky Sall pour récupérer son immeuble qu’il a acquis de dur labeur.Source thiey Dakar
SUR LES ACCIDENTS DE LA ROUTE :‘‘Le Sénégal n’est pas loin des 4000 à 5000 morts par an’’
http://www.enqueteplus.com/Les chiffres des accidents de la route sont alarmants. Au Sénégal, on a tendance à évaluer le nombre de morts à 400 ou 500 par an. Mais, selon le directeur général de Samu, Mamadou Diarra, on est très en deçà du chiffre réel. Qu’il situe entre 4000 à 5000 par an.  
Officiellement, sur la période de 2014 à 2017, le pays a perdu 2 mille 130 personnes sur les routes, soit une moyenne annuelle de 532 morts par an. En 2018, sur 27 000 victimes, il y a eu 612 décès, dit-on. Mais, selon le directeur général de Samu Mamadou Diarra, il n’en est rien. Que les chiffres avancés sont très en deçà de la réalité. ‘’Au Sénégal, affirme-t-il, on n’est pas loin de 4000 à 5000 décès des accidents de la circulation’’. Il l’a dit, hier, lors de la célébration de la journée mondiale du souvenir des victimes des accidents de la route.
Selon ses explications, dans les données publiées par le bulletin d’analyse des accidents corporels (Bac), il n’est fait état que des ‘’décès directs’’. Or, ‘’de la première à la 24ème heure, les malades sont acheminés dans les hôpitaux où il y a un taux de 30% de décès. Au-delà de la 24ème heure, il peut aller jusqu’à trois morts. Ce taux de 500 décès, il faut le multiplier par 10’’, déclare-t-il.
Le secrétaire général du ministre des Infrastructures, des transports terrestres et du désenclavement, Aubin Sagna, semble du même avis. D’autant qu’il note ‘’qu’avec les chiffres du Bac, au moins 600 personnes meurent sur nos routes au Sénégal et que ces statistiques devront malheureusement être revus à la hausse’’. Il révèle que plus de 3500 personnes meurent, chaque jour sur les routes dans le monde. Que des dizaines de millions de personnes sont blessées et victimes d’incapacité. Toutefois, dans le cadre de la décennie de la sécurité routière, le Sénégal s’est doté d’un plan national de sécurité routière. Qui a pour objectif de réduire le nombre des victimes de la route de 35%, d’ici 2025.
‘’60% des décès que nous recevons sont évitables’’
Selon le Dg de Samu, c’est possible. Il s’explique : ‘’toutes les données hospitalières montrent que, près de 60% des décès qu’ils reçoivent dans les services de réanimation sont évitables. Les complications graves, pareil’’. Mamadou Diarra invite donc à réfléchir sur comment éviter les accidents graves. Puisque, dans un accident de la circulation, habituellement, il y a 50% des décès. Parmi ces 50% de décès, la moitié meurt dans la première heure. Ce qui veut dire que, s’il y a 100 personnes qui font un accident grave, 50 vont décéder et parmi ces 50, les 25 meurent à la première heure. Il estime que l’on peut réduire ce taux de décès à moins de 10%. Donc, des actions doivent être faites. Notamment, se battre pour développer les soins post-accidentels.
Puisque, dans les causes, on voit que les motos, les cyclo motos entrent dans la danse, du fait du phénomène d’accès partout en Afrique. ‘’Concernant l’application des normes de sécurité routière des Nations Unies, on est dernier de la classe. On a le parc automobile le moins important et on est les derniers de la classe, en termes de sécurité routière’’, note-t-il.
‘’Sanctionner la conduite avec un portable à la main’’
Ainsi, de l’avis de tous, il faut privilégier la prévention. Parmi les mesures prises, le secrétaire général du ministre des infrastructures, des transports terrestres et du désenclavement Aubin Sagna rappelle la numérisation et la sécurisation des titres de transport, pour lutter contre les faux permis de conduire. Il y a aussi la mise en place prochaine d’une structure de gestion et de coordination de la sécurité routière. Mais également, l’amélioration du système de collecte des informations liées aux accidents ; la réforme du code de la route pour faire en sorte que l’accès à la conduite soit mieux organisé. Mais aussi ; en imposant des sanctions pécuniaires et pénales.
Le renouvellement du parc dans tous ses segments et la mise en place d’une application audiovisuelle pour l’évaluation des candidats aux permis de conduire sont aussi de mise. Il y a aussi l’introduction de la sécurité routière dans les programmes scolaires et enfin la formation post-permis des chauffeurs professionnels. Par conséquent, Aubin Sagna invite tous les acteurs à réfléchir sur les dispositions du code de la route. ‘’Il urge, dit-il, d’attirer l’attention des conducteurs sur l’effet de certains comportements irresponsables : comme le défaut du port de la ceinture de sécurité, les stationnements dangereux, notamment de la part des gros porteurs et enfin le fait de conduire en ayant le portable à la main. Nous en appelons aux forces de sécurité pour que la conduite avec un portable soit totalement sanctionnée’’, prévient le secrétaire général du ministre Aubin Sagna.AIDA DIENE
STRESS,TRAVAUX PÉNIBLES,MAUVAISES CONDITIONS DE LOCOMOTION etc.: Les causes de 50 000 naissances prématurées
http://lesoleil.sn/Au Sénégal, 50.000 enfants naissent chaque année avant le terme de la grossesse. Parmi eux, 4000 décèdent à cause des infections.
Les chiffres sont alarmants. Au Sénégal, 4.000 prématurés meurent chaque année sur les 50.000 qui voient le jour. Ces données ont été fournies lors d’un panel organisé par la Direction de la Santé de la mère et de l’enfant (Dsme), le 20 novembre. Les échanges étaient axés sur : « la prévention et la prise en charge de la prématurité et de la pneumonie ».
L’organisation de ces deux événements entre dans le cadre des journées mondiales de pneumonie et de prématurité, célébrées chaque 17 novembre. La prématurité a été le premier thème introduit et développé par des panélistes. Le professeur Papa Moctar Faye, pédiatre et spécialiste en néonatologie, à l’hôpital pour enfants Albert Royer est revenu sur la complexité de la prise en charge des enfants qui naissent avant les neuf mois de grossesse. Ces naissances avant terme ne sont pas uniquement une réalité sénégalaise.
Dans le monde, chaque année, on dénombre 15 millions de prématurés. «Le Sénégal compte, dans cette fourchette, 50.000 naissances prématurées dont 4.000 décès par an. C’est la situation la plus dramatique en termes de mortalité infantile. C’est un sérieux problème pour la santé du nouveau-né », a déclaré le pédiatre. Selon lui, en une seule journée, une structure de santé peut enregistrer une dizaine de morts. « Malheureusement, cela ne choque personne », s’est-il lamenté avant d’inviter les autorités à lutter contre cette mortalité néonatale. Pour réduire le nombre d’enfants nés prématurés au Sénégal, le spécialiste a conseillé aux femmes enceintes d’éviter des travaux pénibles au quotidien, et ne pas prendre certains transports en commun et lutter contre le stress.
Des prématurés devenus leaders
«Ce sont des situations qui peuvent accélérer l’accouchement », a fait savoir le Pr Faye. Il a rappelé que l’enfant prématuré est né avant le terme de la grossesse de sa maman. Cela a des conséquences sur la santé du bébé parce que ces organes sont immatures. « Ils ne sont pas assez développés et préparés pour affronter la vie », a fait remarquer le médecin pédiatre. Ces enfants nés avant 9 mois sont aussi sensibles aux infections parce que vulnérables à tous les germes. Ces sujets ont souvent des « problèmes de détresses respiratoires sévères ».
Selon Pr Papa Moctar Faye, ces derniers souffrent de complications telles que l’hypoglycémie, des problèmes métaboliques.
« Ce sont des complications qui peuvent être prévenues lorsque la prise en charge est adaptées à l’environnement de l’enfant. Il faut aussi faire en sorte que ces enfants ne trainent pas de séquelles qui leur empêcheront d’avoir une vie normale et se développer sur le plan neurologique», a expliqué le Pr Faye. Il a précisé que le fait d’être prématuré n’a pas de conséquences négatives sur le devenir de la personne. « Il y a des adultes qui sont nées prématurés et qui sont devenus de grands leaders », a soutenu le conférencier. Le spécialiste en néonatologie est conscient que le risque de complications et de séquelles est plus élevé chez les enfants prématurés que dans la population générale.
PR. PAPA MOCTAR FAYE, PÉDIATRE A L’HÔPITAL ALBERT ROYER : «Le Sénégal doit promouvoir la méthode kangourou»
La méthode kangourou consiste à s’assurer que le nouveau-né est en contact « peau à peau » avec sa mère 24h sur 24h, jusqu’à ce que sa santé ou son poids atteigne celui d’un bébé né à terme d’une grossesse de 9 mois. Cette méthode qualifiée de référence pour la prise en charge des enfants prématurés doit être mise à l’échelle dans tous les pays en développement. C’est la conviction du professeur Papa Moctar Faye, pédiatre et spécialiste en néonatologie à l’hôpital pour Enfant Albert Royer. Selon lui, la méthode kangourou est moins chère et prévient l’enfant des complications qui peuvent provoquer son décès. «Le Sénégal doit promouvoir la méthode kangourou dans toutes les structures de santé », a suggéré le médecin pédiatre. Il a confirmé que dans plusieurs pays, les autorités sanitaires adoptent, de plus en plus, la méthode kangourou pour la prise en charge des enfants prématurés. «Toutes les maternités doivent se doter de cette méthode », a-t-il ajouté.Eugène KALY
Sénégal:4000 bébés prématurés tués par an
https://www.rewmi.com/Il naît chaque année au Sénégal plus de 50.000 enfants prématurés, dont 4000 meurent. Des chiffres répertoriés lors d’un panel organisé par la Direction de la santé de la mère et de l’enfant (DSME), axé sur : « La prévention et la prise en charge de la prématurité et de la pneumonie ».
Le diagnostic est fait par Pr Papa Moctar Faye, pédiatre à l’hôpital Albert Royer, que ces bébés souffrent « de complications » pouvant « être prévenues lorsque la prise en charge est adaptée à l’environnement de l’enfant ».
Plus de 3000 enfants nés prématurés meurent chaque jour dans le monde. La prématurité est ainsi devenue la première cause de décès chez les enfants de moins de 5 ans, révèle une étude publiée le 17 novembre dernier par la revue scientifique The Lancet.
1374 Femmes Et Enfants Violés En 2 Ans Au…Sénégal
https://www.xibaaru.sn/Les chiffres font froid dans le dos. En effet, en deux ans, 1374 femmes ont été victimes de violences sexuelles au Sénégal. La révélation a été faite par Mme Mame Penda Diouf
« Très peu de femme et de filles ont échappé à la mort. 668 cas de violences sexuelles sur des mineures ont été recensés entre 2017 et 2018. 706 femmes ont été sexuellement agressées à la maison, en rentrant du travail ou dans la rue.  Ces chiffres sont rapportés par les cahiers du CNBF présent dans 12 régions du Sénégal », révèle-t-elle dans les colonnes du quotidien Vox Populi.
« Entre janvier 2019 et novembre, l’inquiétude et la psychose sont en train de s’unir avec 14 femmes tuées, dont 3 mineures de 11 à 16 ans et 2 femmes étaient en état de grossesse », a-t-elle ajouté dans les colonnes du quotidien.
 L’ordre à terre, le médecin sous terre Par Dr ABDOU KANE DIOP
l y a 53 ans, dans un pays nommé SENEGAL, naissait un ordre professionnel de médecins ; Ce pays où avait été érigée l’une des toutes premières facultés de médecine d’Afrique.
De vaillants médecins et de sages administrateurs fonctionnaires, ont pensé qu’il était temps de mettre en place cet ordre. Avec toute leur volonté, leur expertise et leur engagement, ils ont fait voter une loi et fait prendre des décrets d’application pour le faire fonctionner.
Ils avaient fait de leur mieux. Mais, comme dans toute œuvre humaine, il peut y avoir des erreurs ou des omissions qui peuvent être sans conséquence tant que les autres humains qui doivent l’apprécier le font avec objectivité et surtout avec détachement au profit de l’intérêt commun.
Ainsi cet ordre grandit et le nombre de médecins croissait au fil des années. Des élections de renouvellement du conseil national se sont succédées sans heurts notables. Parait-il même qu’il fallait parfois chercher des candidats.
Aujourd’hui nous avons plusieurs facultés de médecine et le nombre de médecins inscrits à l’ordre dépasse les deux mille ; les organisations syndicales (du public et du privé) et diverses associations se sont multipliées. Le contexte socio culturel du SENEGAL a aussi évolué , ainsi l’ambition personnelle, la recherche du pouvoir et des honneurs n’est plus tabou, seule la réussite (ou plutôt la perception qu’on en a) compte .
Pourtant le médecin avec sa science, son humanisme a toujours été au-dessus de ces considérations, tant le peuple lui vouait un respect sans égal avec aucune autre profession. Le médecin confident du peuple, s’enveloppait de sagesse et de mesure et se nourrissait de sa science.
Et puis, arriva le jour où un président de l’ordre, un éminent président disparût en cours de mandat (Paix à son âme), après une longue maladie.
Et telle une malédiction, l’ordre rentra dans une phase de turbulences qui se prolonge depuis lors : ambitions personnelles démesurées, non respect des aptitudes de son confrère, devoir de confraternité bafoué, susceptibilité…. Ainsi de plus en plus, nous voyons des confrères se cacher derrière les réseaux sociaux pour se battre comme des chiffonniers à travers des blogs, des post
Des élections ont été organisées comme d’habitude et des confrères qui étaient sûrs de leur élection au conseil, battus à la régulière (en tout cas dans les conditions habituelles de déroulement du scrutin), ont traîné l’ordre, cet ordre qu’on nous a légué, devant les tribunaux. Le ministère sous l’influence de ‘’ faucons’’ se laisse aller dans une volonté de « mettre de l’ordre à l’ordre » ou tout au moins tient-il à faire respecter la loi selon l’interprétation qui en a été faite par ses conseillers.
Dès lors, beaucoup de temps et d’énergie seront consacrés à cette volonté au moment les ruptures récurrentes de médicaments essentiels, les grèves répétées pour non respect d’engagements pris par l’état, l’absence équipements dans certains hôpitaux , le manque de personnels qualifiés, l’inadéquation de la politique de formation de médecins spécialistes ( on forme plus d’étrangers que de sénégalais )….devraient être la priorité. Cet ordre qui , de par la loi, est un conseiller privilégié du ministre de la santé , devrait plutôt être renforcé pour lui permettre de jouer pleinement son rôle.
Pourtant au Ministère de la Santé travaillent des médecins formés à même école que nous autres, certains même sont des camarades de promotion.
C’est à croire que le système rend ces fonctionnaires brusquement incompatibles avec leurs confrères. Ce fameux système, cette virtuelle chose sous laquelle on ensevelît toutes nos turpitudes, incompétences, ambitions, intérêts !
Le médecin qui se nourrit de sa science, qui soigne ses patients avec empathie, cet humaniste qui donne un sens à la confraternité doit il accepter de perdre sa liberté ? Doit il accepter que l’autonomie de sa corporation soit remise en cause par des personnes qui pensent que l’équilibre de la vie passe par un rapport de forces ? Que nenni ! l’équilibre de la vie passe par un rapport d’utilité, de respect , de partage et le meilleur d’entre nous est celui qui est le plus utile à la communauté. L’usage de la force est l’apanage des esprits faibles ou narcissiques .
Doit on accepter de priver les futures générations de cette liberté salutaire à l’expression de leur génie ? Sommes nous des enfants immatures, moins capables que nos confrères pharmaciens, chirurgiens dentistes ou les avocats dont les ordres ne subissent pas pareille humiliation ? Humiliation oui et ce n’est point un vain mot. C’est une humiliation du médecin , une humiliation de la profession.
Devrions nous être le paillasson sur lequel n’importe quel ‘’gourmand’’ (ambitieux, carriériste) va devoir s’essuyer les godasses à l’entrée de la salle des banquets ? Si nous nous couchons nous aurons couché l’ordre et demain les prochaines générations n’auront aucun respect pour leurs anciens .
Que dire de nos camarades qui prétendent vouloir entrer dans le conseil national et qui pensent aussi venir y mettre de l’ordre et parfois le pire (ou le plus drôle) est qu’ils ne comprennent pas comment fonctionne l’ordre et ignorent ses attributions allant jusqu’à commettre des confusions de genre avec les syndicats. Quand l’ordre convoque une réunion pour échanger avec eux, les médecins ne viennent pas (ils seraient débordés ..) et pourtant quand un laboratoire convie pour présenter ses produits , ils s’y bousculent. Je voudrais modestement lancer un appel à tous les médecins du Sénégal à considérer l’ordre à sa juste valeur et à comprendre que quelque soient les conseillers élus, ils ne seront ni plus ni moins que des médecins choisis parmi nous. Ils n’ont pas besoin d’un ordre affaibli sans aucun pouvoir ni possibilités de faire son travail convenablement en toute liberté et autonomie.
Les syndicats doivent se contenter de leur rôle de défendre les intérêts moraux et matériels de leurs membres et laisser l’ordre s’occuper de son rôle . A titre individuel, les médecins sont dans l’ordre par obligation et peuvent donner leurs avis lors de nos rencontres et lors des élections de renouvellement. Nous attendons les syndicats sur d’autres terrains et je sais que beaucoup d’efforts ont été faits pour gagner toute cette crédibilité acquise.. mais évitons les confusions de genre.
Ceci reste vrai pour toutes les autres organisations privées de médecins.
Le ministre de la santé devra aussi, comme il l‘a souhaité, avoir l’ordre à ses cotés comme conseiller tel que défini dans ses attributions mais à la seule condition que son autonomie soit sauvegardée, seul gage de réussite. Le ministère est peut-être dans son rôle mais devrait il se demander pourquoi tant d’errements et d’hostilité ? pourquoi tant de dilatoire dans la préparation des élections alors que nous avions convenu d’une feuille de route ? Pourquoi le décret mettant en place la commission est pris le 16 octobre alors que ses services prétendaient que la présidente travaillait déjà sur le sujet depuis des mois (à quel titre ? Qui l’avait nommée ?).
L’autre disait qu’on ne devenait grand qu’en se surpassant ! Alors surpassons nous et surpassons nos divergences pour protéger notre profession et par conséquent les populations.
Arrêtons de jouer avec le feu. Nous ne sommes pas sûrs d’avoir assez d’eau pour l’éteindre une fois propagé ?
L’ordre à terre, le médecin sous terre ! les ambitions et intérêts fleuriront ils dessus ?
AG des internes et anciens internes ce lundi:Risque de paralysie dans le système sanitaire.
https://www.dakaractu.com/Des risques de perturbations peuvent plomber le bon déroulement du système de santé à partir de ce lundi avec l’assemblée générale des  internes et anciens internes des hôpitaux du Sénégal (AIAIHS) .
Les professionnels de la santé suite à une grève de  72 heures, exigent un statut clair pour les textes de l’internat et un recrutement en fin de formation.
Pour L’AIAIHS, il urge aujourd’hui de mettre en place une politique d’insertion professionnelle de ces médecins spécialistes. Ces professionnels qui attirent ainsi l’attention des autorités et de l’opinion, se disent très sollicités dans les services hospitaliers universitaires, notamment sur la gestion des urgences médico-chirurgicales, la recherche scientifique, la formation des étudiants en médecine et la prise en charge optimale des patients.
Le Dr Fallou Niang regrette le fait que  “les textes qui régissent l’internat des hôpitaux ne répondent plus aux défis actuels de l’interne. Selon lui , le statut de ces travailleurs est à améliorer, et  il est important de revoir aussi les obligations, les droits et avantages des internes associés à un programme d’évaluation caduc’’ précise t-il.
Le secrétaire général de l’association des internes et anciens internes des hôpitaux revient sur ce concours très sélectif (30 admis /1000 candidats) qui est ouvert aux étudiants des facultés de médecine du Sénégal à partir de la 5ème année et qui donne accès à une formation de 5 ans en vue d’une spécialisation. Il martèle  que  beaucoup d’hôpitaux dans le pays sont en manque criard de spécialistes du fait que le Sénégal est loin de remplir les normes régis pas l’OMS en terme de spécialistes et ce après 12 années de formation spécialisée
” Le constat est apparent, l’absence de création de nouveaux postes d’assistants universitaires fait que beaucoup de ces médecins spécialistes (en moyenne 45 par an)  se retrouvent  dans une situation solitaire et ceci à cause de l’absence de politique d’intégration professionnelle de ces médecins  dans la fonction publique”. Aujourd’hui la problématique de l’internat se pose avec acuité, regrette le secrétaire général malgré les nombreuses rencontres avec la tutelle. Ils en appellent à la responsabilité du chef de l’État  pour trouver une solution de sortie de crise.
Le Xèsal,violence faite aux femmes par les femmes Par Mamadou Sy Tounkara
Depuis 1991, seize jours d’activisme sont consacrés pour lutter contre les violences faites aux femmes. Ces célébrations internationales, orchestrées par le Center for Women’s Global Leadership qui se trouve dans le New-Jersey près de New-York, démarrent le 25 novembre de chaque année et s’achèvent le 10 décembre correspondant à la Journée des Droits de l’Homme. Elles visent la prévention et l’élimination des violences faites aux femmes et aux filles.
Toutes les violences faites aux femmes sont condamnables, y compris celle que les femmes s’infligent elles-mêmes, comme la dépigmentation artificielle ou xèsal. La violence exercée sur la peau pour l’éclaircir est extrême et conduit à ces terribles conséquences : sévères infections de la peau pouvant mener au cancer, larges irréversibles vergetures, troubles définitifs de la pigmentation, problèmes de cicatrisation, risques accrus d’hypertension artérielle, de diabète, de complications rénales et neurologiques. C’est un problème de santé publique. Les dermatologues sont unanimes sur son interdiction totale.
La violence du xèsal va au-delà de cette catastrophique agression de la santé de la femme. Elle opère aussi un détournement dans le budget familial et compromet le rôle des femmes à transmettre les valeurs de fierté de ses racines, d’estime de soi et de préservation du patrimoine naturel aux nouvelles générations.
Il est regrettable de voir la dépigmentation artificielle pratiquée par des personnalités bien éduquées ou de premier plan : officielles, enseignantes, personnels de santé, artistes, femmes de médias.
Le Conseil national de l’audiovisuel (CNRA) vient de bannir la publicité du xèsal à la télévision au Sénégal; un décret datant de 1979 interdit la pratique du xèsal pour les filles dans les écoles primaires et l’enseignement secondaire. Il n’y a point de doute que des efforts doivent encore être faits par tous (notamment par les hommes dans les familles) pour aider les femmes à lutter contre cette violence faite à elles par elles-mêmes. Cependant, les associations de femmes doivent porter et mener la lutte pour éradiquer cette violence. Et la victoire est bien possible.Mamadou Sy Tounkara,Conseiller spécial du président de la République du Sénégal
MON HISTOIRE AVEC LA DÉPIGMENTATION
EXCLUSIF SENEPLUS – L’artiste Mina la voilée, lève le voile sur son expérience en matière de blanchiment de la peau. Elle avoue ses regrets et se dit désormais déterminée à lutter contre cette pratique
”Je suis une voilée et je me blanchissais la peau”. L’artiste rappeuse Mina la voilée n’est pas fière de son histoire avec la dépigmentation. Mais elle ne se cache pas sous son voile quand il s’agit de mener le combat contre ce fléau qui est en train de prendre des proportions inquiétantes dans la société sénégalaise et bien au-delà. La première décision a été pour la rappeuse d’arrêter de se dépigmenter. Ensuite, elle a pris le micro pour une autocritique dans un de ses tubes phares. Aujourd’hui, elle sensibilise sur les conséquences désastreuses de ce phénomène et donne des conseils à des femmes qui veulent arrêter cette pratique.
Face à la caméra de www.seneplus.com, celle qui est désormais une porte-étendard de la lutte contre le “xessal”, avoue ses regrets, tout en affichant sa détermination de lutter contre cette pratique.
UCAD:LES ÉTUDIANTS MENACENT DE BLOQUER LES COURS À PARTIR DE DÉCEMBRE
http://www.emedia.sn/Les étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), contre attaquent. Suite à la sortie du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, et de l’Innovation, Cheikh Oumar Hann, annonçant l’orientation de tous les nouveaux bacheliers très prochainement dans les universités et établissements publics du Sénégal, ils donnent un ultimatum à l’autorité de tutelle, courant jusqu’au 1er décembre prochain.
« Cheikh Oumar Hann, un dictateur »
L’avertissement est lancé, ce lundi, 25 novembre, devant la Direction du Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD), par Seydou Abdoul Diop, coordonnateur des écoles et instituts, et porte-parole du collectif des amicales de l’UCAD, et ses camarades, face à la presse : « Nous récusons le manque de consensus et de dialogue parce que vous ne pouvez pas prendre des mesures.
Parce que, c’est nous qui allons dans les amphithéâtres pour étudier, ce n’est ni eux, ni leurs fils. C’est nous qui allons souffrir dans les amphithéâtres de chaleur. Donc, la moindre des choses, c’était de se concerter avec les mouvements de représentation des étudiants pour voir quelles sont les mesures à prendre. Ça, nous le refusons, et nous nous y opposons catégoriquement. Nous ne sommes pas dans une dictature », motivent-ils.
Arguant que « si les mesures d’accompagnement ne sont pas prises, nous allons bloquer tous les enseignements ici à l’UCAD à partir du mois de décembre. Donc, il n’y aura plus d’activités pédagogiques. Nous l’invitons aussi à s’exprimer, et à publier le rapport sur les bourses des étudiants. »
Ainsi, ils reprochent au ministre en question d’avoir « bafoué tout ce qui a été mis en place par son prédécesseur, (Mary Teuw Niane), en termes de dialogue et de concertation, en voulant (leur) bombarder avec une masse pléthorique à l’UCAD de Dakar, sans aucune concertation. Nous l’avons entendu déclarer dans certains médias, qu’il s’était concerté avec les étudiants. Nous récusons ces paroles largement, et nous répondrons à la mesure de l’acte posé ».
Pour rappel, étayant ses propos, Cheikh Oumar Sarr renseignait que rien que sur les premières orientations, 40 mille 300 nouveaux bacheliers sont déjà orientés contre 25 mille à cette même période, l’année dernière, lors d’une prise de contact avec les autorités académiques de Thiès. Ce, pour définir ensemble les mesures d’accompagnement par rapport à l’orientation des nouveaux bacheliers.
Diop et ses camarades persistent et signent : « Les mesures qu’il faut prendre, c’est l’augmentation des amphithéâtres, du nombre de professeurs. Jusque-là, c’est juste une promesse, rien n’a été pris, (ainsi que) l’amélioration du cadre et du matériel pédagogiques. Bon nombre de paramètres doivent précéder l’arrivée de ces nouveaux bacheliers ici à l’université avec un système d’orientation (campusen) qui n’a pas fini de désorienter. »
S’agissant du paiement des bourses, les étudiants rappellent qu’une « plainte a été déposée contre Ecobank ». Et, menacent : « Nous n’en démordons pas. Vous le verrez dans les jours à venir, dans nos plans d’actions. Tous les matins, les étudiants font la queue, ils sont fatigués sans être sûrs de percevoir leur bourse. Nous demandons que l’Etat cesse le contrat avec Ecobank. »
Interpellé, Abdoulaye Sow, le Directeur du COUD, est invité « à prendre son bâton de pèlerin, et à prêcher la bonne parole pour que les étudiants agissent à l’unisson. Et (qu’il) livre sans délai le service médical des étudiants parce que (ces derniers) sont très fatigués, et ils n’ont pas là où se soigner. »
Poursuivant concernant la codification, les étudiants avertissent, également, qu’ils « n’accepterons pas des règles qui (leur) seront imposées par une équipe qui vient d’arriver ». « Il faut peut-être attendre les nouvelles codifications, et se concerter avec les représentants du mouvement étudiant pour prendre des décisions. Mais tout étudiant qui était au Pavillon A peut regagner sa chambre. Il n’y aura aucun souci », tranchent-ils.
Dame MBODJ:«Nous Allons Mobiliser Les Enseignants Et Les Préparer À La Confrontation Avec Le Gouvernement»
http://www.walf-groupe.com/Encore une dette dont l’Etat du Sénégal peine à s’acquitter. A en croire au Secrétaire général du Cadre unitaire syndical des enseignants du moyen secondaire/ authentique (Cusems/A) l’Etat doit 100 milliards de F Cfa aux enseignants.
Face à la presse,  Dame MBODJ, qui exige le remboursement de cet argent au plus vite, tape du poing sur la table et menace. Selon le non moins coordonnateur du G20,  une tournée nationale est prévue afin de sensibiliser les enseignants des autres régions sur les mesures à prendre
« Nous avons décidé de faire le tour du Sénégal pour discuter avec les enseignants, partager avec eux notre plateforme revendicative, les mobiliser et les préparer à la confrontation avec le gouvernement du Sénégal qui ne cesse de grignoter les acquis syndicaux, de remettre en cause certains points du protocole d’accord signe le 17 février 2014 », martèle le syndicaliste.
FILDAK 2019:”AL BURDA” DE L’IMAM BOUSRI TRADUIT EN WOLOF PAR UN AUTEUR SÉNÉGALAIS
Dakar, 24 nov (APS) – Kabir Kane, Imam de la Mosquée de la VDN, a présenté dimanche à la Foire internationale du livre de Dakar (FILDAK), son premier ouvrage, une traduction en wolof de “Al Burda” de l’Imam Bousri, paru aux éditions “Papyrus Afrique”, a constaté l’APS.
“Il n’y a aucun livre supérieur à cet ouvrage en matière d’éloges à l’égard du prophète Mohamed (PSL) car tous les savants du monde y sont convenus”, a-t-il déclaré.
Imam Kabir Kane s’exprimait lors de la cérémonie de présentation de son ouvrage, en présence d’élèves, d’amis et d’autorités, dont le conseiller technique au ministère de la Culture et de la Communication, Marcel Coly.
L’auteur a fait savoir qu’il éprouvait “le besoin d’écrire pour s’occuper parce qu’il traversait un moment difficile car j’ai passé une longue période d’insomnie mais depuis que j’ai fini ce travail, je dors profondément”.
Le livre, a-t-il expliqué, est une traduction fidèle en wolof de “Al Burda” de l’Imam Bousri qui comprend dix chapitres de 160 vers, exclusivement dédiés au prophète Mohamed (PSL).
Il ajoute que “chaque chapitre de cet ouvrage se réfère à une évocation dédiée à un aspect authentique de l’œuvre prophétique que la communauté tidiane utilise pour célébrer le Gamou”.
“Nous devons accorder une attention particulière à nos langues nationales car c’est une manière de se respecter et l’un des meilleurs moyens pour se développer et de conserver sa culture”, a indiqué l’auteur.DS/ASB
ALIOUNE TINE VEUT RAPATRIER LA DÉPOUILLE D’ALINE SITOÉ DIATTA
NETTALI.COM – Après le sabre d’El hadji Oumar Tall, les Sénégalais vont-ils assister à un autre événement historique avec le rapatriement de la dépouille de l’héroïne Alioune Sitoé Diatta enterrée à Tombouctou au Mali ? C’est en tout cas le souhait d’Alioune Tine. Pour ce faire, l’ancien patron de la Raddho appelle à une mobilisation nationale.
«Mobilisation de l’opinion pour rapatrier au Sénégal la dépouille de l’héroïne Aline Sitoé Diatta enterrée de façon anonyme au milieu de nulle part à Tombouctou.» Tel est l’appel lancé sur les réseaux sociaux par l’ancien président de la Rencontre africaine de défense des droits de l’homme (Raddho). Alioune Tine explique avoir profité d’une mission à Tombouctou au Mali pour se recueillir à la tombe de l’héroïne de la Casamance.
«Cette grande patriote ayant eu une vision alors qu’elle travaillait à Dakar, elle a tout lâché pour se rendre en Casamance pour appeler à la résistance contre la Colonisation. Appelant en refuser de payer les taxes en nature (le riz) et à s’engager dans la guerre. Elle a été arrêtée et déportée à Gao puis à Tombouctou ou elle décède en 1944», rappelle Alioune Tine. Qui ajoute : «Elle a été enterrée devant sa maison juste devant le lit d’une rivière asséchée, pratiquement seule au monde. Les inscriptions en arabe sur sa tombe ont été effacées par les groupes armés djihadistes. La tombe est gardée par une famille musulmane très pieuse qui nous a révélé qu’Aline Sitoé Diatta est considérée comme une sainte dans la ville des 333 saints qu’est Tombouctou.»
Il révèle d’ailleurs en avoir parlé avec l’autorité intérimaire qui a promis de le mettre en contact avec le maire. «Nous demandons solennellement au président de la République Macky Sall et au maire de Ziguinchor, Abdoulaye Baldé, de prendre toutes les initiatives diplomatiques opportunes auprès de leurs homologues maliens pour que le corps d’Aline Sitoé Diatta soit rapatrié à Cabrousse auprès des siens», lance Alioune Tine. Parce que, pour lui, «le Sénégal doit absolument promouvoir la mémoire de cette héroïne qui a été déportée comme d’autres résistants africains au colonialisme, comme Samory Touré, Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké». Et, dit-il, «ne pas honorer la mémoire d’Aline Sitoé, c’est comme la punir une deuxième fois après sa déportation, en la confinant sa tombe dans un anonymat infamant».
 5 autres enfants découverts menottés dans le même daara par la Gendarmerie de Koki
https://www.dakaractu.com/L’histoire de M. K., l’enfant découvert avec des chaînes aux pieds commence à révéler ses secrets. Après un week-end marqué par des plaintes de populations, pour s’insurger contre le sort de l’enfant talibé, à Ndiagne (une commune du Sénégal, située dans le centre (qui est à 31 km de louga), Dakaractu a appris que la gendarmerie de la Brigade de Koki a découvert 5 autres enfants qui subissaient le même traitement dans l’établissement d’où s’était échappé l’enfant menotté dans la commune de Koki. Il s’agit du Daara Khadim Guèye de Ndiagne, une cité religieuse fief de grands érudits de l’islam. Les révélations de sources domiciliées dans la même zone (que ledit établissement dédié à l’enseignement coranique) ont permis de retracer le film des faits. Ces faits qui depuis vendredi a suscité une vague de colère et de dénonciations aussi bien au niveau des places publiques que sur les réseaux sociaux.
Il est apparu que tout, dans cette histoire, est parti de la tentative de fuite d’un jeune enfant. Celui-ci, âgé de moins de 15 ans, est un pensionnaire du Daara Daara Khadim Guèye de Ndiagne. C’est cet établissement d’un effectif de 200 enfants que le petit avait fugué en tentant de retourner chez ses parents à Touba. Mais arrivé à Guet Ardo, une localité de l’arrondissement de Koki (région de Louga) située à 1 km de Ndiagne, le petit fugueur a rencontré des populations. Mais celui-ci était mal  en point du fait de la menotte artisanale qui lui était fixée aux pieds. Ceux qui ont été témoins de cette scène, trouvant impitoyable cette situation, ont pu libérer le petit talibé avant d’appeler les autorités judiciaires de ladite zone.
Le Procureur de Louga, informé, a saisi le commandant Aliou Diallo de la Brigade de gendarmerie de Koki. Il l’a chargé d’aller récupérer le jeune talibé et de convoquer Khadim Guèye  (l’enseignant responsable de l’enfant), les parents du petit (Y. Diaw et M. A. Niang) et le forgeron qui a produit ce matériel de torture (les menottes et les chaines). Tout ce beau monde a été placé en garde-à-vue, depuis le vendredi dernier matin, a confié ladite source.
Celle-ci, se voulant anonyme, a indiqué que les gendarmes ont pu faire une descente au niveau dudit établissement. Une visite surprise qui leur a permis de découvrir au moins 5 enfants ligotés avec ce matériel de torture aux pieds des petits. Les mis en cause, en l’occurrence, Khadim Guèye (le maître coranique), les parents du petit qui avait fugué et le forgeron ont du passer tout le week-end entre les mains des gendarmes et attendaient d’être déférés ce matin au parquet de Louga.
À préciser que les faits ne sont pas passés au grand daara de Koki connu sous le nom de ‘’l’Institut islamique Cheikh Ahmadou Sakhir Lô pour la mémorisation du Saint Coran et des sciences de la Charia”. Créé en 1939, cet établissement qui en 2017 comptait 3 940 pensionnaires, en provenance des quatre coins du pays et de l’étranger, tire son nom de son fondateur. Avec ses 80 ans d’existence, elle a vu défiler de nombreux talibés devenus aujourd’hui des industriels Sénégalais.
Pratiques esclavagistes à coki:le Serigne Daara enchaînait ses talibés pour les punir
https://www.jotaay.net/Un monstre. Le mot n’est pas trop fort pour qualifier ce maître coranique qui a été arrêté samedi à Coki. Khadim Guèye enchaînait en effet ses talibés en guise de sanction. De l’escalavage pur et simple. Il a été arrêté et devrait être déféré incessamment. 
Au regard des instruments qu’il utilisait pour enchainer ses talibés, il ne serait pas trop de dire le sieur Khadim Guèye s’adonnait à l’esclavage au Sénégal en 2019. Et le pire dans tout ça, c’est qu’il le faisait sur des enfants dont on l’avait chargé de mettre la connaissance coranique dans les têtes. Khadim Guèye est allé jusqu’au-delà du tolérable. Maitre coranique au niveau d’un daara de Ndiagne, situé près de Coki, village connu de longue date pour son centre d’enseignement coranique, Khadim Guèye enchaînait ses talibés comme des esclaves. Un grave agissement auquel l’ignoble maitre coranique, qui apparemment ne comprend rien aux écrits du Livre qu’il est «chargé» d’enseigner, aimait s’adonner chaque fois qu’il n’est pas content de l’un de ses disciples. Et croyait pouvoir continuer à le faire en toute impunité. Mais Khadim Guèye finira par se faire démasquer.
Selon nos informations obtenues de source proche du dossier, l’enseignant a été démasqué suite à une dénonciation de mauvais traitements sur cinq (5) garçons, dont l’âge varie entre 5 et 8 ans. La source indique que tous ou presque ont eu à subir des pratiques esclavagistes de la part du maitre coranique Khadim Guèye. Il a ainsi été arrêté samedi et placé en détention à la brigade de gendarmerie de cette localité située dans le département de Louga. Aussi, les parents des enfants ont été également arrêtés.
Seulement, et comme cela semble devenir une règle dans notre pays, depuis son arrestation, samedi 23 novembre, de fortes pressions sont exercées sur le commandant de la brigade de gendarmerie de Coki ainsi que sur le procureur de la République près le Tribunal de Louga pour les faire libérer.
Une bien grave situation qui ne saurait être accepté par aucune personne qui a un cœur et surtout par les militants des droits de l’homme. C’est le cas de Seydi Gassama qui a tenu à mettre en garde contre des tentatives de pression. Sur sa page Facebook, Réagissant à l’ignominie que le sieur Guèye faisait subir à ses talibés, le directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal a dénoncé «un acte horrible».
«Il est inacceptable que des pressions, d’où qu’elles viennent soient exercées sur la gendarmerie ou le procureur, pour obtenir la libération de ce maître coranique auteur de maltraitances sur des enfants qui lui sont confiés», déclare le droit-de-l’hommiste.
Et pourtant, il y a seulement quelques semaines, un documentaire de la très suivie chaine américaine Cnn lançait une alerte sur la situation des talibés dans les daaras au Sénégal.
A l’époque, on croyait qu’était venue l’heure pour le gouvernement du Sénégal de s’attaquer sérieusement à la question. En effet, si lors du lancement du dialogue national, le 28 mai dernier, le Président Macky Sall avait donné l’ordre de retirer les enfants de la rue après la Korité, rien de cette instruction du chef de l’Etat n’a été respecté à ce jour.
On se rappelle, à la fin son documentaire, Cnn revenait sur l’histoire particulière d’un jeune garçon qui s’était enfui de son daara après y avoir souffert pendant des années. Celui-ci, après plusieurs mois dans une maison de rééducation, est retourné dans son village pour retrouver sa mère, qui a déclaré qu’elle ne le renverrait jamais dans un daara loin de chez lui. «Khadim est maintenant agriculteur. Il aide les familles de son village et mène enfin une vie heureuse et en bonne santé», note le documentaire.Sidy Djimby NDAO
«Enfants enchaînés»:Les précisons du «daara» de Koki
https://www.seneweb.com/L’affaire des enfants enchaînés à Ndiagne continue toujours de faire du bruit. A Koki, l’on ne décolère pas suite aux confusions faites sur l’affaire du maître coranique. C’est pour cette raison que l‘Institut islamique Serigne Ahmed Sakhir Lo précise que Oustaz Khadim Guèye a été interpellé à Ndiagne, une localité située à 20 km de Koki.
« Le « daara » de Koki n’est pas du tout concerné par ces événements et ces pratiques. La ligne de conduite du « daara » de Koki est très loin de ces pratiques. Par ailleurs, nous regrettons et condamnons très fermement cette situation. Nous disons aux uns et aux autres que le « daara » de Koki, depuis sa fondation en 1939 jusqu’à présent présente des démarches à l’endroit de musulmans et c’est un pacte divin et un pacte citoyen. Donc cette information selon laquelle, ce fait s’est produit au « daara » de Koki est fausse. C’est la gendarmerie de Koki qui a en main l’enquête de cette affaire mais le « daara » de Koki n’a rien à voir avec cette affaire », précise Massamba Diop, secrétaire général de l’Association des anciens de Koki sur Iradio.
Association des maîtres coraniques:”Nous attendons le résultat de l’enquête”
https://www.seneweb.com/L’affaire des talibés de Ndiagne défraie la chronique. L’Association des maîtres coraniques du Sénégal s’est prononcée sur cette affaire. Pour son président, il faut laisser la justice faire son travail.
« Hier dans la nuit, il y a mon ami qui m’a appelé pour m’annoncer ce qui s’est passé à Ndiagne. Aussitôt, j’ai contacté mon représentant à Louga pour essayer de vérifier l’information.  Nous sommes dans un pays de droit, étant donné que le droit est en train de faire son travail, nous ne pouvons pas intervenir. Donc nous attendons le résultat de l’enquête pour pouvoir prendre les mesures nécessaires », soutient Moustapha Lo, président de l’Association des maîtres coraniques du Sénégal, au micro d’Iradio.
En revanche, Moustapha Lo dénonce la politique de l’Etat vis-à-vis de l’enseignement coranique. « Il faut savoir aussi que les « Ndongo daara » (talibés) sont des Sénégalais comme tout le monde et on les forme comme on forme les élèves qui sont dans les écoles. Il est normal aussi sur ce plan que l’Etat aide les Serigne « daara » (maîtres coraniques) en les formant pour qu’ils puissent connaitre les droits de l’enfant, c’est-à-dire comment utiliser les méthodes de l’enseignement sans pour autant les maltraiter »

“Talibés enchaînés”:Le marabout, son soudeur métallique et les 4 parents déférés
https://www.seneweb.com/Conformément aux informations publiées hier soir par Seneweb, le maître coranique Oustaz Cheikhouna Guèye est en train d’être transféré à Louga pour faire face au Procureur. Information confirmée par Libération online. Qui renseigne que les gendarmes ont aussi alpagué un menuisier métallique qui “livrait” les chaînes avec lesquelles étaient attachés les enfants. La même source informe que devant les enquêteurs, Khadim Guèye a affirmé aux gendarmes avoir agi avec l’aval des parents parce que les enfants avaient fugué et qu’il fallait leur donner une leçon. Et les 4 parents, eux aussi, feront face au procureur.
Talibés enchaînés:Les maîtres coraniques de Louga apportent leur soutien à…
https://www.seneweb.com/Les 4 personnes arrêtées dans l’affaire des talibés enchainés vont faire face, ce lundi, au procureur. Il s’agit de Cheikhouna Guèye le maître coranique, le soudeur et quatre parents. Ils sont poursuivis pour maltraitance d’enfants.
Par ailleurs informe la Rfm, les maîtres coraniques de la ville de Louga comptent se rendre au tribunal, mais aussi tenir une conférence de presse pour soutenir leur collègue.
“Talibés enchaînés”:Serigne M. Bousso Dieng défend le maître coranique et met en garde
https://www.seneweb.com/Le coordonnateur de la Confédération internationale des familles religieuses (Cifar), Serigne Modou Bousso Dieng, n’est pas en phase avec ceux-là qui qualifient l’affaire du daara de Ndiagne (Louga) de traitement esclavagiste. Selon lui, il s’agit d’un mode d’enseignement connu et accepté depuis très longtemps.
“Tous les grands dignitaires religieux de notre pays sont passés par là. C’est un mode d’enseignement connu et reconnu par tous. C’est lié à l’éducation coranique”, a déclaré Serigne Modou Bousso Dieng. Qui charge Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty Sénégal.
“S’il est honnête et s’il veut vraiment aborder des questions liées aux droits de l’homme, il doit plutôt parler du traitement inhumain dont beaucoup de jeunes sénégalais de l’extérieur sont victimes surtout dans les pays européens. Il n’a pas à dire comment les maîtres coraniques doivent éduquer leurs talibés”, a-t-il notamment martelé dans un bref entretien téléphonique avec Seneweb.
Par ailleurs, le président de la Cifar de préciser que les chaînes, ne sont pas appliquées à tout le monde.
“C’est seulement une manière de retenir les talibés fugueurs. Aucun maître coranique ne souhaite la mort à ses disciples, le vœu le plus sincère de tout Serigne daara, c’est que son talibé maîtrise parfaitement le Saint Coran”, a rappelé Serigne Modou Bousso Dieng.
Très en colère, le marabout va plus loin et hausse le ton: “Je rappelle Seydi Gassama à l’ordre et je mets en garde l’État du Sénégal à propos des mauvaises lois contre l’enseignement coranique”.
Maltraitance des talibés dans les daaras:Moustapha Diakhaté accuse l’État
https://www.seneweb.com/L’ex-ministre conseiller du Président Sall, Moustapha Diakhaté n’est pas allé par quatre chemins pour accuser l’État du Sénégal qui, selon lui, “a failli” dans sa politique pour l’organisation des Daaras.
“En abdiquant devant les lobbies obscurantistes, tous les gouvernements sénégalais ont livré, depuis l’indépendance, des centaines de milliers de jeunes à la merci de véritables tortionnaires”, a-t-il écrit sur sa page Facebook, réagissant à l’affaire de Ndiagne.
“La seule réponse à la maltraitance des enfants dans les Daras, note l’ancien député, c’est de rendre l’école obligatoire jusqu’à 18 ans et l’introduction de
l’engagement du Coran dans les programmes de l’école publique”.
Diakhaté ajoute à ces mesures d’ordre pédagogique, une réforme du code pénal en incluant, dit-il, de nouvelles incriminations à l’encontre des parents qui refusent de scolariser leurs enfants.
Affaire du marabout ‘’esclavagiste’’ de Coki:Seydi Gassama met en garde contre toute tentative de pressions pour sa libération
https://www.leral.net/Seydi Gassama met en garde contre toute tentative de pressions sur la gendarmerie ou le procureur pour obtenir la libération du maître coranique auteur de maltraitance sur des talibés
«Il est inadmissible que des pressions, d’où qu’elles viennent, soient exercées sur la gendarmerie ou le procureur pour obtenir la libération d’un maître coranique auteur de maltraitance sur des enfants», a, en effet, indiqué le Directeur exécutif d’Amnesty Sénégal sur son compte tweeter.
Le maître coranique Khadim Gueye, enseignant au Daara de Koki, région de Kaolack a été arrêté samedi dernier pour pratique esclavagiste sur des enfants qu’il enchaînait avec des fers aux pieds.
ALIOU SALL AUDITIONNÉ DURANT 3 HEURES
http://www.emedia.sn/Aliou Sall a passé une bonne partie de l’après-midi dans le bureau du doyen des juges. Durant près de 3 heures, il s’est entretenu avec le juge Samba Sall sur l’affaire Pétro Tim.
Auditionné à titre de témoin, le frère du président de la République a refusé de s’adresser à la presse. « Je ne peux parler. Tous les témoins qui sont passés par là n’ont jamais parlé. Donc, vous savez que je ne peux rien dire. Je donne ma langue au chat », a déclaré Aliou Sall avant de se engouffrer dans son véhicule.
Le maire de Guediawaye est accusé d’avoir touché un pot de vin dans des blocs pétroliers et gaziers. Le scandale révélé dans un reportage de la BBC l’a contraint à démissionner de son poste de directeur de la Caisse de dépôts et Consignations. Aliou DIOUF & Pape D.DIALLO (PHOTO)
Le Bout Du Tunnel Pour Karim Wade…L’amnistie Dans Les Coulisses
https://www.xibaaru.sn/Vers une paix définitive entre Me Abdoulaye Wade et Macky Sall : Bientôt le bout du tunnel pour Karim Wade.Le projet de loi visant à amnistier les faits pour lesquels Karim Wade, Bibo Bourgi et compagnie ont été poursuivis et condamnés par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) va être bientôt déposé sur la table de l’Assemblée nationale. De sources proches du Palais, le Président de la République Macky Sall est sur le point de réaliser ce qui est un souhait de Me Abdoulaye Wade. Que les faits pour lesquels son fils Karim Wade et ses compagnons ont été poursuivis et condamnés par la CREI soient amnistiés. C’est ainsi que les députés vont bientôt recevoir le projet de loi allant dans ce sens.
Cela n’a dû être guère facile pour le Président Macky Sall, d’autant qu’il risque de se mettre à dos une bonne partie de l’opinion en déposant à l’Assemblée nationale, ce projet de loi, d’une part. Mais d’autre part, il sera difficile pour toutes ces organisations qui se réclament de défense des Droits de l’Homme, mais également ces partis de l’opposition, qui pendant tout ce temps estimaient que les droits de Karim Wade avaient été bafoués, et exigeaient de l’Etat du Sénégal qu’il soit réhabilité. Sous ce rapport, ils ne pourront pas décemment reprocher au Président Macky Sall d’avoir œuvré pour que Karim Wade et ses compagnons soient réhabilités.
Il est clair qu’en prenant cette décision, le Président Macky Sall scelle définitivement la paix avec Me Abdoulaye Wade. Ce qui lui est utile. Le Front politique et social demeure toujours tendu. Donc pour Macky Sall, se réconcilier dans un tel contexte avec le PDS, ne pourrait qu’être bénéfique pour lui.La rédaction de Xibaaru
Abdoulaye Baldé:Il fautsupprimer la Crei»
https://actunet.net/Invité de l’émission Toute la Vérité sur la Sen Tv, Abdoulaye Baldé le Député Maire de Ziguinchor s’est prononcé sur les questions de l’heure ; de la Crei au 3e mandat, du report des Locales en passant par l’affaire Petrotim, le faux monnayage, le trafic de drogue, la paix en Casamance, tout y passe.
Morceaux choisis.
Selon Abdoulaye Baldé Député Maire de Ziguinchor invité de Tlv sur la Sen Tv, «notre organisation judiciaire est une bonne organisation de façon générale. Mais il s’est trouvé que dans le cadre de cette organisation, nous avons une juridiction spéciale, qui s’appelle la Crei. Je considère que dans cette juridiction, les choses ne se passent pas normalement, tout est exceptionnel, la loi n’est pas respectée comme il faut, parce que la charge de la preuve est renversée alors que dans un procès normal elle incombe à l’accusateur qui doit donner ses preuves». C’est pourquoi, dira le Maire de Ziguinchor, «ce qui fait que tous les fondamentaux sont remis en cause et c’est ce qui fait qu’on ne peut pas appliquer ses décisions dans les autres juridictions». Suffisant pour que Baldé tonne : «la Crei à mon sens ne doit pas exister dans un pays moderne et je considère que toutes les décisions rendues ne sont pas conformes au droit. C ‘est pourquoi cette juridiction doit être supprimée parce que qu’on ne peut pas créer une juridiction qui bafoue tout. Moi je ne peux pas reconnaître une telle juridiction».
Concernant le 3e mandat, Baldé estime que le droit peut être sujet à plusieurs interprétations. Mais pour le moment, «je m’en tiens à ce qu’a dit le Président Macky Sall, qui a affirmé qu’il ne fera que deux mandats ; c’est pourquoi je ne peux pas faire de la météo politique et je m’en arrête là. Le moment venu, quand les choses évolueront, je donnerai ma position». Donnant son point de vue pour ce qui est du report des élection locales, Baldé déclare que «c’est toujours regrettable quand le calendrier républicain n’est pas respecté» même si par ailleurs il reconnaît que cela n’est pas une nouveauté. Parce que, rappelle t-il, «depuis 1984, les élections n’ont jamais été tenues à date échue. Et dans cette situation tout le monde est responsable dit-il. Pour ce report on a évoqué le dialogue, c’était un prétexte mais qui peut nous permettre d’avoir un modus operandi différent de ce qui a été fait depuis 1984. Donc à partir de ce dialogue, nous pouvons déboucher sur un calendrier électoral avec une date fixe. Parce qu’aujourd’hui je suis pour un renouvellement du personnel politique et il ne faut plus que les élus restent là des dizaines d’années».
Pour ce qui est de l’affaire Petrotim, Baldé pense savoir qu’il y a souvent trop d’intoxication et de manipulation dans des cas pareils parce que lui même en a été victime. Selon le patron de l’Ucs, le premier baril de gaz ne sortira qu’en 2023, et parler pour le moment de 6000 milliards alors qu’il n y a pas encore exploitation, c’est exagéré. Mais, poursuit il, «j’ose espérer qu’au sortir de l’instruction qui est en cours, la vérité finira par éclater et les gens sauront à quoi s’en tenir».
Quant au problème du faux monnayage dont le député Boughazelli est cité, Baldé soutient que c’est un problème regrettable même si par ailleurs il accorde au député incriminé la présomption d’innocence. Selon le Maire de Ziguinchor, de façon générale, il faut déplorer ce phénomène : « cette affaire est extrêmement grave de distiller de la fausse monnaie dans l’économie nationale qui plus est, une économie fragile ». Donc, pense t-il savoir, « si on ne met pas un frein à cela, il pourra y avoir des conséquences désastreuses sur notre économie ». Selon Baldé, « il faut surtout insister sur la sensibilisation pour que les uns et les autres soient munis de détecteurs de faux billets. Mais il faut aussi que les populations puissent donner des informations aux forces de défense et de sécurité parce qu’une police bien informée est plus performante », souligne t-il.
Concernant le trafic de drogue qui fait l’actualité, Baldé estime que ce n’est pas un fait nouveau, même si ce phénomène s’est amplifié ces derniers temps. D’ailleurs, rappelle t-il, à l’époque où il était commissaire de police, il y «avait aussi un trafic important, mais les prises de ces derniers jours font craindre une montée en puissance des narco-trafiquants. Et aujourd’hui il faut rendre hommage aux forces de défense et de sécurité parce que c’est grâce à leur diligence qu’on a pu opérer ces saisies». Pour éviter que les saisies ne disparaissent, il faut, selon lui, «mettre en place un dispositif efficace de surveillance avec des caméras parce que souvent, la tentation est forte, car il y a beaucoup d’argent en jeu. Il faut aussi augmenter les moyens d’intervention. Mais d’une manière générale, les forces de sécurité et de défense donnent satisfaction», reconnaît-il.
Abordant la question de la paix en Casamance avec le récent assassinat d’Abdou Elinkine Diatta, Baldé de dire que c’est regrettable mais il pense que cela ne va pas affecter le processus de paix, car des événements similaires ont eu lieu sans pour autant donner un coup d’arrêt au processus de paix. Des efforts ont été faits dans ce sens par Wade d’abord, ensuite Macky Sall. D’ailleurs, aujourd’hui il y a moins d’exactions, de braquage et de coupeurs de route mais la difficulté dans ce conflit est qu’il y a beaucoup de chefs, ce qui occasionne souvent un certain nombre de comportements. Ceci explique aussi l’assassinat d’Abdou Elinkine et justifie cette situation de « ni paix ni guerre ». C ‘est pourquoi, à un certain moment, il y avait un souhait que le mouvement soit unifié parce que l’éclatement des chefferies fait qu’il y a des économies parallèles pour ceux qui vivent de ce conflit. J’ai interrogé les principaux acteurs c’est à dire ceux qui sont concernés par les négociations, qui m’ont dit que les choses avancent, donc j’exhorte les pouvoirs publics à négocier avec tout le monde. Parce que si l’on néglige certains, il risque aussi d’y avoir d’autres actes isolés.
Me SALL DEFIE WADE–“Nous Assumons Ce Qu’Oumar Sarr A Fait”
https://www.xibaaru.sn/C’est dans un bref entretien qui fait le tour des réseaux sociaux ce dimanche 24 novembre que Me Amadou Sall dit ses quatre vérités à l’actuelle direction du Parti démocratique sénégalais (Pds). Ce, au lendemain d’une note circulaire du secrétaire général national du Pds dans lequel Abdoulaye Wade dit constater “la démission de fait d’Oumar Sarr” du Pds. Le pape du sopi reproche, entre autres, à son ex-numéro 2 la création d’un mouvement dénommé “And suqqali sopi”. Mais pour Me Amadou Sall, cette note circulaire de Wade est “nulle et non avenue”.
“Nous exprimons notre totale solidarité à Oumar Sarr“, laisse entendre l’ex-avocat de Karim Wade. Et de poursuivre : “Nous assumons ce qu’il a fait. Nous continuerons de le faire et nous continuerons d’être membres du Parti démocratique sénégalais sénégalais.” Avant de défier Abdoulaye Wade : “Nous continuerons d’agir et de mener nos activités dans le Pds“. Parce que, pour lui, “le Parti démocratique sénégalais n’a jamais interdit les mouvements“. Par conséquent, souligne-t-il, “cette décision est nulle et non avenue. Elle ne nous concerne pas.”
En outre, Me Amadou Sall assure que l’Alliance “Suqqali sopi” va poursuivre sa tournée nationale.Auteur: Nettali.com
Abdou Aziz Diop: »Karim Wade Va Tuer Le PDS»
https://www.xibaaru.sn/Abdou Aziz Diop membre du Parti démocratique sénégalais était l’invité de Rfm matin. Entretien au cours duquel il a abordé plusieurs questions dont les tensions notées au sein du Pds.
« Nous sommes toujours dans le Parti démocratique sénégalais. Je ne commente pas cette note circulaire car c’est trop bas par rapport au niveau de Abdoulaye Wade. Une démission, elle est volontaire, on ne peut pas la forcer. Avant de faire une circulaire, il faudra d’abord une décision. Wade n’a pas écrit cette circulaire », a d’emblée déclaré Abdou Aziz Diop.
Selon lui, c’est le fils de l’ancien président qui veut mettre la main sur le parti : « Pendant 8 ans, Omar Sarr s’est battu derrière Abdoulaye Wade. Vous n’avez jamais entendu Wade dire du mal de Oumar Sarr. Lui même il reconnaît que Omar Sarr lui a obéi pendant 8 ans. Quand il partait au dialogue (dialogue national : ndlr), il était parti pour son propre compte. Aujourd’hui c’est Karim qui veut mettre la main sur le Pds. Il a l’option de tuer le parti mais s’il veut faire de la politique, il n’a qu’à venir au Sénégal », invite-t-il.
« Le problème a démarré le jour où Wade avait demandé à Oumar Sarr de lui rédiger un discours lors d’un comité directeur. Et quand il a remis le discours à Wade, Karim l’a menacé de le séparer de son père. On est des militants, personne ne peut nous expulser », persiste Aziz Diop.
Babacar GAYE:«Le PDS S’enfonce Dans La Chienlit Alors Que Macky Nous Endort…»
http://www.walf-groupe.com/ L’ancien porte-parole du parti démocratique sénégalais (PDS) n’est guère emballé par les derniers changements opérés par Me Abdoulaye WADE à la direction du parti libéral. Et la défénestration d’Oumar SARR conforte son sentiment que le PDS va droit dans le mur.
Sur sa page Facebook, Babacar GAYE estime même que la formation libérale « s’enfonce dans la chienlit »
«Déjà en 2016,j’avertissais Me WADE des dangers qui guettent le PDS, en ces termes:
« En outre, le parti traverse une phase transitoire qui risque de lui coûter cher à moins que nous nous penchions sérieusement sur son organisation, son fonctionnement, son positionnement stratégique, ses ambitions et l’offre politique qu’il doit présenter à la sanction des électeurs pour donner des chances à notre candidat à la prochaine élection présidentielle qui se tiendra dans un contexte de profondes mutations et de recomposition de la classe politique avec l’émergence de nouvelles forces qui élaborent un discours de rupture porteur d’espoir.
La vision court-termiste du management axé sur la méthode du “problem solving” devrait céder la place à la réflexion prospective. »
Aujourd’hui, le Pds s’enfonce dans la chienlit alors que Macky nous endort avec ses « retrouvailles-visites », Sonko et consorts, tout à leur honneur, occupent l’espace politique déserté. Il n’y a point de honte à reconnaître ses erreurs et à remettre le mortier à l’ouvrage. Il est encore temps pour redresser la barre.
Babacar GAYE, membre de « Suxali Sopi », fait partie des leaders dissidents du PDS qui demandent la réforme de la formation libérale.
Soham Wardini…Invitée Surprise De Taxawu Sénégal France
TAXAWU SÉNÉGAL FRANCE HONORÉ PAR MME SOHAM EL WARDINI MAIRE DE DAKAR ( SÉNÉGAL ) .Invitée par l’association des maires de France et des Présidents intercommunalité  ( A M F ) à son 102ème congrès du 19 au 21 Novembre 2019 à Paris Porte de Versailles (Pavillon 5) , en même temps que le salon des maires et des collectivités locales  (S M C L ), Mme la mairesse de Dakar, SOHAM EL WARDINI, en dépit de son temps précieux, a honoré de par sa présence, le mouvement de TAXAWU SÉNÉGAL FRANCE lorsde sa réunion tenue le Samedi 23 Novembre 2019.
Mme la maire SOHAM El WARDINI avait tenu à être présente à cette rencontre afin de remercier TAWAXU SÉNÉGAL FRANCE pour l’accueil et la prise en charge de quelques membres de sa délégation.
Enfin, cerise sur le gâteau, la maire a recommandé à sa fille résidant en France qui l’accompagnait à cette réunion,  d’intégrer le mouvement TAXAWU SÉNÉGAL FRANCE.NDOYE IBRAHIMA,TAXAWU SÉNÉGAL France
«Si Macky Veut 3 Et 4 Mandats,On Est Prêt À L’accompagner»
https://www.xibaaru.sn/C’est le ministre conseiller du président de la République, le Pr Arona Coumba Ndoffene Diouf et leader de l’Alternative citoyenne And Defar Sunu Rew (Acad) qui le dit. Il était l’invité de l’émission Face2face de la TFM animée par la talentueuse Aïssatou Diop Fall Niang : « Sur le troisième mandat, les sénégalais sont allés trop vite en besogne car on est loin de 2024. Entre temps, il y les locales et les législatives. C’est juste pour divertir les populations car des projets comme le TER et le BRT sont en chantier. Le président Macky Sall a son style et son temps de parler. Qu’on le laisse travailler. Qui sont ces gens qui veulent imposer au président de parler du troisième mandat ? Il n’est pas encore temps de parler de troisième mandat. Les préoccupations des populations sont l’eau, l’électricité entre autres. Le président Macky Sall n’a pas le temps de s’adresser à des chômeurs politiques qui passent tout leur temps à boire du thé. Si tu es dans un parti, tu dois se confondre aux directives du président Macky Sall. Un conseiller a les moyens de parler avec le président sans utiliser les médias. Il faut qu’on se respecte. Nous ne sommes pas des poltrons. Si Macky Sall veut un quatrième mandat on est prêt à l’accompagner. »
Moustapha Diakhaté:”Àl’Apr,”l’indiscipline ce n’est pas parler du 3ème mandat…”
https://www.seneweb.com/Moustapha Diakhaté est outré. En effet, après la sortie du ministre Conseiller, Arona Coumba Ndoffène Diouf, qui a déclaré qu’il soutiendrait le chef de l’Etat si ce dernier souhaitait être président à vie, l’ancien président du groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar pense qu’ il s’agit d’une “sortie de piste, sans gêne”
“”Si Macky veut 3 et 4 mandats, on est prêt à l’accompagner”. Ainsi s’exprime, dans l’émission Face2face de Mme Niang Aïssatou Diop Fall de la Tfm, le ministre conseiller du président de la République, le Camarade Arona Coumba Ndoffène Diouf.
Certainement le Camarade Arona Coumba Ndoffène Diouf a oublié sa participation, à côté de ses compatriotes Alioune Tine et Bara Tall, à la manifestation contre le troisième mandat de l’ancien Président Abdoulaye Wade devant le siège des Nations-Unies, à UN Plazza, au cœur de New York.
En tout état de cause, l’absence de sanction à l’encontre du Ministre, Conseiller, le Professeur Arona Coumba Ndoffène Diouf signifie tout simplement qu’à l’APR “l’indiscipline militante” ce n’est pas parler du 3ème mandat mais de dire que “le Président Macky Sall ne peut pas briguer un troisième mandat”.
Baidy Agne vs Samba Niang
http://www.enqueteplus.com/Le président de la Fédération sénégalaise de golf est revenu à de meilleurs sentiments dans le différend qui l’oppose à Samba Niang.
Baïdy Agne a retiré sa plainte contre le golfeur sénégalais. Selon Seneweb qui donne l’information,Baïdy Agne dit motiver sa décision par les ‘’nombreuses médiations’’ menées notamment par des membres de sa famille et ceux de la famille de Niang qui entretiennent de bonnes relations.Mais également par les médiations d’autres bonnes volontés qui ont voulu que l’affaire soit réglée à l’amiable. Samba Niang a été arrêté mercredi dernier à la suite d’une plainte déposée contre lui par Baïdy Agne pour diffamation et atteinte à son honneur.
FELWINE SARR:«CE SONT LES ÉLITES POLITIQUES QUI ONT FAILLI»
http://www.emedia.sn/Véritable touche-à-tout, Felwine Sarr sait aussi parler de politique, de lecture, de musique, de sport ou encore (un peu) de football. Dans cet entretien réalisé en marge du tournage du Jury du Dimanche auquel il était invité, l’auteur d’Afrotopia évoque une autre partie de lui, de sa famille, de ses tentations politiques…
Felwine, la triste actualité du décès de Colette Senghor, veuve de Léopold Sédar Senghor, a fait ressurgir un vieux débat, celui du transfert de la tombe l’ancien président de la République de Dakar vers Joal. Par ricochet, quelqu’un comme Alioune Tine en a profité pour demander également celui de la tombe de l’héroïne Aline Sitoë Diatta de Tombouctou (Mali) à son Kabrousse natal. Quelle importance peuvent avoir de tels mouvements dans la représentation populaire ?
« Quand ce sont de figures historiques comme Aline Sitoé Diatta, qui est une figure de la résistance en Casamance, qui est morte jeune, et dont le corps est à Tombouctou, je comprends parfaitement le sens patrimonial et historique que c’est de le ramener à Kabrousse. Que cela puisse être un lieu de mémoire, un sanctuaire, qu’on puisse construire un récit autour de ça, etc. Quand ce sont des personnages bien qu’importants, historiques, mais dont la question a été réglée par la famille – je pense que la famille Senghor a discuté en interne et a décidé puisqu’il y avait eu un débat quand le président est décédé, est-ce qu’on va l’amener à Joal ou le laisser à Dakar, l’enterrer à Bel Air, à côté de son fils Philippe, et pour des raisons qui leur appartiennent ? -, je pense qu’on devrait aussi respecter les raisons de la famille et comprendre aussi que c’est important, que c’est intime.
La question, c’est : où est la différence entre la part de l’histoire, (celle) de la société, et du privé. Quand est-ce qu’on doit considérer que ces affaires doivent d’abord être réglées par le cercle intime ou qu’elles dépassent ce cercle intime et sont un enjeu national ? C’est une question qui n’est pas simple. Il y a beaucoup de penseurs, d’historiens, de philosophes, de figures dont les corps ont été enterrés quelque part et la Nation a voulu les patrimonialiser, et les restes ont été déplacés dans un panthéon un peu plus tard parce que c’était devenu des figures de la Nation. C’est une question qui n’est certainement pas simple. Mais moi, je suis d’avis que l’on écoute le souhait des proches, et des intimes dans un premier temps ».
Lors de l’édition 2019 des “Ateliers de la pensée”, que vous avez organisés à Dakar, il y eut une présence remarquée de jeunes lycéens au moment où l’on constate de plus en plus le déficit d’intérêt que la recherche et la lecture constituent pour les jeunes et même pour les élites. On en vient même à se demander s’il n’y a pas une certaine faillite de nos élites intellectuelles dans la recherche et la production qui auraient pu avoir pour conséquence d’attirer les plus jeunes vers la lecture et de s’approprier cette production locale ?
« Oui, je pense qu’on peut toujours faire mieux que ce que nous faisons. Mais je pense aussi que nous les intellectuels, on est souvent accusé très lourdement de tous les maux de la société. Je pense que ce sont les élites politiques qui ont failli. Les élites politiques peuvent mettre en place une politique du livre adéquate. Combien de bibliothèques existent dans le pays ? Il n’y a même pas de bibliothèque nationale. Combien de médiathèques ? Quand vous habitez un quartier, si vous avez un désir de lire, vous allez où ? Quand vous habitez au Plateau, vous allez au Centre culturel français ou au Centre culturel américain. Où sont les bibliothèques municipales, nationales ? Il y a la concurrence des nouveaux médias, l’écran, le digital… Il y a toute une offre culturelle là-dessus. On peut aussi réfléchir à des formats où on va les rejoindre dans les formats qui les intéressent, et les amener à la lecture, dans leurs formats à eux
Même dans les formats classiques, je pense qu’il y a un déficit d’une politique infrastructurelle sérieuse pour mettre à la disposition du plus grand nombre un certain nombre de productions, et ces productions, elles existent. Elles sont des fois confidentielles ou mal éditées, on a du mal à les trouver mais elles existent. Lorsque vous creusez, vous vous rendez compte que les gens ont produit énormément de choses. Une fraction de cette production est mise en lumière parce qu’elle a été produite dans des maisons d’édition qui ont une aura, un bon réseau de distribution mais une grande fraction est là, dans les bibliothèques universitaires, dans des maisons d’édition, dans d’autres lieux… et qui n’est pas diffusée. Il y a un travail à faire pour diffuser ce qui existe. Ayant été libraire, il y a quelques années, j’ai bien vu que la production existait mais qu’elle était mal diffusée, qu’on n’y avait pas accès et il y avait un problème d’écosystème et d’écologie, pour disséminer tout ça. »
Vous avez évoqué les médias, mais nous avons ouï dire que vous n’aimez pas trop la télévision, que vous ne la regardez pas du tout. Est-ce vrai ? Et si oui, pourquoi ?
« Je n’ai pas de téléviseur et j’avais choisi comme option éducationnelle de ne pas avoir de télé pour mes enfants. Parce que je trouvais qu’il y avait une prépondérance de programmes qui n’étaient pas des programmes d’éveil, d’éducation. Et en plus, ça vous scotche pendant des heures et des heures devant beaucoup de divertissements. Bien sûr, le divertissement est important mais pas que. Et je trouve que la télé pourrait jouer un rôle beaucoup plus intéressant dans l’éducation et dans l’édification qu’elle ne le fait. J’ai choisi d’autres supports plutôt que la télé.
Vous dites également que les intellectuels sont accusés de tous les maux dont souffre la société. Le constat est là aussi que beaucoup d’entre eux finissent par faire le grand saut vers le champ politique au point d’en arriver à se renier. A vos yeux, est-ce vraiment antinomique dans le contexte de nos sociétés ? Et d’un côté personnel, est-ce qu’il y a une fenêtre politique qui pourrait s’ouvrir un jour pour Felwine ? Est-il possible de vous voir faire ce saut ?
« (Léopold Sédar) Senghor était un intellectuel et un politique. Et je pense qu’il a été quand même un bon intellectuel et un bon politique. Aimé Césaire était un intellectuel et un politique. Je ne suis pas sûr qu’il ait été un extraordinaire politique, mais il a été un homme politique à l’Assemblée qui a été extraordinaire mais je ne suis pas sûr à Fort-de-France, le fait qu’il soit resté maire longtemps, était une bonne chose. Cheikh Anta Diop était un intellectuel et un politique, qui a réussi son œuvre intellectuelle, qui n’a pas accédé au pouvoir d’un point de vue politique. Cette tentation-là, elle existe, à un moment de se dire : “J’ai les idées, et je vais être du côté de la mise en œuvre.” Je pense qu’elle est noble en cela, je distingue ceux-là des intellectuels qui vont aux mangeoires, ceux-là qui ne veulent pas transformer la société, mais qui veulent juste des postes, et des strapontins, et pour plaire au prince. Je distingue ceux-là de gens qui, dans l’histoire de la pensée, à un moment donné, ont estimé qu’ils devaient aller agir.
Pour l’instant, ce n’est du tout mon cas et rassurez-vous je ne compte pas rentrer dans un gouvernement présidentiel. Mais il m’arrive de penser que, peut-être, il faut que je travaille à un mouvement politique radical, alternatif, de gauche, humaniste, et qui agglomérerait beaucoup de gens et qui donnerait un souffle à cet engagement. L’engagement politique dans le sens noble du terme. Parce que pour moi le politique, il dépasse la politique. Pour moi, ce que je fais est déjà politique : Les idées, le travail que je fais. La question qui m’intéresse, c’est où est-ce que je suis utile ? Et pour l’instant, je me sens très utile dans l’espace où je suis. Et je ne le troquerai pour rien pour un espace où je ne me sentirai pas utile. Parce que ce serait un espace soi-disant gouvernemental. Donc, oui qui sait ? Mais ce n’est pas, pour l’heure, à l’ordre du jour. »
Vous êtes également de Niodior, un village sérère au cœur des magnifiques îles du Saloum, comme la brillante écrivaine Fatou Diome dont des propos sur le sort des « doomu jitlé » (qu’elle avait d’ailleurs mal traduit en « enfant illégitime ») tirés d’une interview avec Le Monde avaient suscité une vive polémique au sein de la communauté sérère de façon générale et chez les ressortissants de Niodior en particulier. Aviez-vous suivi ce débat et quel avis en a eu Felwine l’intellectuel et Felwine le Serer originaire de Niodior ?
« J’ai suivi le débat. Je pense que Fatou Diome, dans l’interview, a, au passage, rapidement dit : « Je remercie ma grand-mère, car sans elle, j’aurai pu être étouffée », etc. (Ndlr Ce qu’elle dit, entre autres passages : “…J’étais supposée être « l’enfant du péché ». Je dois la vie sauve à ma grand-mère maternelle, qui m’a accueillie au monde, dans tous les sens du terme. C’est elle qui a fait la sage-femme. Elle aurait pu m’étouffer à la naissance comme le voulait la tradition, mais elle a décidé de me laisser vivre et de m’élever.”) Et les Niodiorois, les Niominkas (Ndlr : un groupe des Serers, principalement pêcheurs, qui vivent dans les îles et sur les côtes sénégalaises et gambiennes), l’ont pris comme une généralisation du propos à toute la communauté. Certains ont été offusqués parce qu’on aurait pu l’entendre comme quoi tous les enfants illégitimes sont étouffés, comme une pratique sociale, etc.
Ça pose toujours la question de la subjectivité du rapport de l’écrivain à sa propre histoire, et à la lecture de la communauté à une histoire individuelle. Je connais bien Fatou Diome, non seulement elle habite à Niodior mais elle est ma cousine germaine. Elle est de ma famille. Elle et moi avons grandi dans la même concession. Fatou Diome, sa mère est la petite sœur de mon père. Sa mère vient juste après mon père. Donc, sa grand-mère, celle qu’elle décrit, c’est aussi ma grand-mère. Donc, je connais bien son histoire individuelle. Il faut juste distinguer les deux. Et quand elle revient sur son histoire, elle parle de son histoire, et elle parle de sa lecture de son histoire. Il y a un processus de subjectivation de son histoire. Je pense qu’il ne faut pas considérer que ce qu’elle raconte, ce qui est valable pour elle, comment elle a vu sa propre, c’est ce qui a cours en pays sérère et ce n’y est pas une pratique sociale. Il faut donc distinguer le discours individuel et la pratique sociale. »
On reste dans ton cercle familial pour parler d’autres de ses membres peut-être moins connus que Fatou Diome et vous mais qui ont un parcours assez atypique. Comme Alibeta, Rhapsod, Majnun, Sahad… Qu’est-ce qui fait la particularité de cette famille qui baigne dans la culture, l’art et l’éducation ?
« La plupart de mes frères et sœurs sont d’excellents musiciens, ils sont brillants. Alibéta est un cinéaste et musicien. Il y a Majnun qui a joué hier, il a fait un super concert. J’ai une sœur qui est en France, qui s’appelle Taye. Il y a Sahad que les gens connaissent. Il y a Rhapsod… J’ai le plus grand bonheur d’appartenir à une famille de gens très créatifs et qui chacun dans son domaine développe une grande créativité. »
Mais d’où est venu le rapport si particulier de cette famille à la musique ?
« Mon père était un militaire, et moi, je suis l’aîné de la famille. C’est moi qui ai amené le virus de la musique dans la famille. Quand j’étais étudiant, je jouais de la guitare, et j’apprenais à mes frangins à jouer. A chaque fois que je venais en vacances, je leur apportais une guitare, et on passait l’été à jouer. Puis un jour, je me suis réveillé et ils avaient tous développé leur art, ils étaient tous devenus très forts. Ils avaient tous des univers distincts, et ils ont développé un projet et une carrière musicale vraiment remarquable. Je suis moi-même impressionné d’en voir autant, il y a l’unité, des thèmes qu’on partage ensemble, il y a de l’exigence, un amour du continent, un souci du continent qui est absolument là, un souci de nos cultures mais chacun a développé une esthétique qui lui est propre. Et c’est ça qui est intéressant. Vous allez voir Sahad, vous allez voir Alibeta, Taye ou Majnun, ce n’est pas le même concert. Vous allez voir Rhapsod, ce n’est pas le même registre. Il y a l’unité mais c’est totalement différent. Et ce que j’ai trouvé moi assez remarquable, c’est que chacun ait pu développer son art et le porter à un niveau très poussé de maitrise. Il y a quelque chose qui est assez énigmatique.
Justement, quel regard portez-vous sur la musique sénégalaise ?
« Je trouve qu’elle est très créative, et qu’il y a, dans ce qu’on appelle l’underground, dans la scène alternative, beaucoup de choses très intéressantes. Le problème pour moi, c’est qu’il y ait eu la mainmise du ’’mbalax’’ sur tout et que le ’’mbalax’’, qui est intéressant, ait dominé largement et éclipsé toutes les autres formes de musiques alternatives y compris les musiques traditionnelles, diola, sérère, pular, baynouk… qui sont des tréfonds de richesse et de culture. Le Touré Kounda a beaucoup puisé dans ce patrimoine-là. Bien sûr, il n’a pas fait que puiser, il a retravaillé, réinvesti… Je trouve qu’il y a une grande richesse qui existe dans les cultures musicales du pays, qui est sous-exploitée. Mais je trouve également que la scène hip hop est intéressante, la scène qu’on appelle afro acoustique aussi l’est, et il y a des choses extraordinaires qui s’y font. Notre problème, c’est qu’on a un problème de label, de réseau de distribution, etc.
Un peu comme ce que vous disiez pour les livres ?
« Oui, exactement. Il y a une grande créativité, mais il manque des industries culturelles créatives qui mettraient en réseau tout ça et qui feraient en sorte que les artistes puissent vivre de leur art, qu’ils aient de vrais marchés, de vrais débouchés, une vraie scène, etc. »
On on connait Felwine l’économiste, l’enseignant, le philosophe, l’écrivain… On a parlé du Felwine musicien, Felwine le chercheur en histoire a occupé l’espace médiatique ces derniers jours… On vous sait touche à tout. Mais jusqu’à quel point ? Y a-t-il un Felwine sportif, pour boucler la boucle ?
« Je suis un maître d’arts martiaux. J’enseigne le karaté et je pratique ça depuis 30 ans. Et j’ai eu beaucoup de dojos. Le sport est très important pour moi. »
Ah ! Étonnez-nous encore. Il n’y a que les arts martiaux à votre arc de sportif ou il y en a d’autres que nous ignorons ?
« Je pratique principalement les arts martiaux, c’est ce que je fais depuis que j’ai 10 ou 12 ans. Et je n’ai pas arrêté. Mais j’étais athlète également, un coureur de fond. Quand j’avais 16 ans, j’avais remporté le semi-marathon à Dakar, le 22 Km. Donc, je couplais et les arts martiaux, et la course de fond. Ce sont deux pratiques que j’ai faites durant toute ma vie. J’en suis arrivé à être ceinture noire, enseignant des arts martiaux. Je continue à pratiquer. Le foot, je le regarde quand l’équipe du Sénégal joue la Coupe du monde ou la Coupe d’Afrique, je regarde. Je ne regarde pas la Champions League, je ne suis pas un mordu de foot. Bien sûr je regarde Sadio Mané de temps à autre, mais il n’y a que l’équipe nationale qui me met devant un téléviseur pendant des heures. D’ailleurs, est-ce que Sadio Mané a eu le Ballon d’Or ? Ou pas encore ? »
Ce sera le 2 décembre. Vous pensez qu’il pourrait l’avoir ?
« J’espère qu’il l’aura. Je pense qu’il doit l’avoir… Mais bon, ça ne dépend pas que de lui. D’ailleurs, lors du dernier vote, apparemment les Africains n’avaient pas beaucoup voté pour lui (Ndlr : référence faite au vote dévoilé pour le trophée Fifa The Best). » BNF & Abdoulaye SYLLA (Photos)
Retrouvez ici l’intégralité du passage de Felwine Sarr au Jury du Dimanche de Mamoudou Ibra Kane.
LA PREMIÈRE OEUVRE RESTITUÉE À L’AFRIQUE EST UN OBJET EUROPÉEN PAR FRANCIS SIMONIS
Le Monde Afrique -Aucune source historique ne fait allusion à un sabre européen qu’aurait possédé El Hadj Oumar Tall. L’objet que l’on peut voir aujourd’hui au Musée des civilisations noires n’a jamais appartenu à son prétendu propriétaire
« D’ici à cinq ans, je veux que les conditions soient réunies pour des restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain à l’Afrique »,déclarait le président de la République Emmanuel Macron à Ouagadougou, le 28 novembre 2017. Nous y sommes ! Le 17 novembre 2019, à Dakar, le premier ministre Edouard Philippe a symboliquement remis au président sénégalais Macky Sall le sabre dit d’El Hadj Oumar Tall.
S’il ne s’agit pas à proprement parler d’une restitution, impossible en vertu du principe d’inaliénabilité des collections publiques françaises, ce geste en est « la première étape », a affirmé le premier ministre qui compte faire réviser bientôt le code du patrimoine. Une convention de dépôt pour une durée de cinq ans a été signée par la ministre des armées, Florence Parly.
Ce sabre est « celui d’un grand conquérant, d’un guide spirituel (…). Sa place est bien ici, au cœur de l’ancien empire toucouleur », a-t-il poursuivi. Vraiment ? Les historiens savent pourtant que Dakar n’a jamais fait partie de l’empire toucouleur qui se trouvait plus à l’est, sur des territoires situés aujourd’hui en partie au Sénégal, mais surtout en Guinée et au Mali.
Dans le rapport sur la restitution du patrimoine culturel africain remis au président de la République en novembre 2018, Felwine Sarr et Bénédicte Savoy proposaient que, dans une première étape, ait lieu la restitution solennelle de quelques pièces hautement symboliques. Le sabre dit d’El Hadj Oumar Tall conservé au Musée de l’armée sous le numéro d’inventaire 6995 était cité au titre du Sénégal.
Un sabre d’infanterie modèle 1821
Le chef religieux et conquérant toucouleur, né vers 1797, avait fondé un vaste empire au milieu du XIXe siècle avant de trouver la mort, les armes à la main, dans la falaise de Bandiagara (actuel Mali) en 1864, alors qu’il cherchait à conquérir l’empire peul du Massina.
Depuis 1994, ses descendants réclamaient la restitution de l’objet qui avait été présenté à Dakar à deux reprises en 1998 et en 2008. En décembre 2018, il fut envoyé à Dakar pour l’inauguration du Musée des civilisations noires assorti d’une convention de prêt pour un an.
Mais de quelle arme parle-t-on ? Celle qui est conservée au Musée de l’armée sous le nom de « sabre ayant appartenu à El Hadj Oumar Tall » est un sabre d’infanterie modèle 1821 forgé par Coulaux et Compagnie à Klingenthal (Alsace). Selon le musée, qui n’indique pas à quel moment ni dans quelles conditions elle est entrée dans ses collections, elle a été prise à Bandiagara en avril 1893, probablement à Ahmadou Tall, le fils d’El Hadj Oumar Tall. Le site Internet du ministère des armées précise depuis le 18 novembre que ce sabre a été rapporté en France par le « général » (il était en fait colonel) Louis Archinard et qu’il est conservé depuis 1909 par le Musée de l’armée.
Mais comment donc ce sabre s’est-il retrouvé au sud du Sahara ? On sait de façon certaine que le gouverneur du Sénégal Louis Faidherbe, qui cherchait à signer un traité d’amitié avec El Hadj Oumar Tall, fit parvenir à son fils un sabre d’une valeur de 400 francs en 1864. Mais le lieutenant de vaisseau Eugène Mage, missionné par Faidherbe pour sceller ce rapprochement, a vu l’objet et parle d’un « magnifique sabre avec un fourreau de velours vert et une garniture en argent », ce qui ne correspond pas à l’arme que nous connaissons. Il pourrait s’agir en revanche du sabre d’officier racheté par Mage à un Africain pour l’offrir à Ahmadou Tall lorsqu’il quitte Ségou, capitale de l’empire toucouleur, en 1866.
Toujours à Bandiagara
Aucune source historique, locale ou européenne, ne fait la moindre allusion à un sabre européen qu’aurait possédé El Hadj Oumar Tall. Il est difficile de croire, en effet, que le conquérant toucouleur se soit servi d’un sabre fabriqué par des chrétiens pour mener le djihad ! El Hadj Oumar Tall est mort les armes à la main dans une explosion, et nul ne sait ce qu’est devenu son corps. Comment donc son arme aurait-elle pu tomber entre les mains des Français qui n’arriveront dans la région que trente ans plus tard ?
Présent lors de la cérémonie du 17 novembre, Thierno Seydou Nourou Tall, le respecté imam de la mosquée omarienne de Dakar, a quelque peu refroidi l’assistance en déclarant que le sabre présenté était celui d’un des fils d’El Hadj Oumar Tall et que le sabre authentique se trouvait toujours à Bandiagara. En 1998, le professeur Abdoulaye Sokhna Diop allait encore plus loin en affirmant qu’à la différence de son fils Ahmadou, El Hadj Oumar Tall n’avait jamais possédé de sabre.
Qu’importe ! Le processus de restitution est en marche et plus rien ne pourra l’arrêter, au prix, s’il le faut, de petits arrangements avec l’histoire. D’autres demandes ne vont pas tarder. « On est prêt à tout prendre », a déjà déclaré Hamady Bocoum, le directeur du Musée des civilisations noires. Déjà, la famille Tall réclame la restitution des 518 manuscrits saisis à Ségou en avril 1890 qui sont actuellement conservés à la Bibliothèque nationale de France. Mais quand bien même ces manuscrits devraient-ils être restitués, pourquoi donc le seraient-ils au Sénégal et non pas au Mali où ils ont été enlevés ?
Une chose est sûre : l’objet que l’on peut voir aujourd’hui au Musée des civilisations noires n’a jamais appartenu à son prétendu propriétaire. Et c’est là un étrange signal qui est envoyé à l’Afrique : la première œuvre qui lui est « restituée » est un objet européen qui n’a passé que quelques années sur le continent et n’est en rien ce que l’on dit qu’elle est ! A vouloir marcher trop vite, il arrive que l’on se prenne les pieds dans son sabre…Francis Simonis est maître de conférences HDR « Histoire de l’Afrique » à l’université d’Aix-Marseille et membre de l’Institut des mondes africains (IMAF).
LE SÉNÉGAL OFFRE UN PASSEPORT DIPLOMATIQUE À ACHILLE MBEMBE
Cameroon-Info.Net-Le document de voyage de couleur bleue a été remis au philisophe camerounais lors de son récent séjour à Dakar, à la grande fierté de ses compatriotes camerouanais
L’intellectuel vient de séjourner à Dakar. Il devrait ainsi éviter les contrecoups des tracasseries liées au renouvellement de son passeport ordinaire camerounais.
C’est un Achille Mbembe fier qui a présenté son passeport diplomatique sénégalais le 21 novembre 2019 sur les réseaux sociaux. Le document de voyage de couleur bleue lui a été remis lors de son récent séjour à Dakar. Cette action du gouvernement sénégalais suscite la fierté chez certains intellectuels camerounais. A l’instar du journaliste Jean-François Channon. Le directeur de publication du quotidien Le Messager écrit sur Internet : « Voilà. Quand vous ne reconnaissez pas la valeur de cet homme, Achille Mbembe, l’un des intellectuels africains les plus influents dans le monde, eh beh les autres le reconnaissent. Et c’est bien ainsi. Et nous serons là dans là dans nos petits vals entrain d’adorer des figures irréalistes et un homme de plus en plus déclinant que nous voulons déifier. Les autres voient en Achille Mbembe comme hier en Fabien Eboussi Boulaga, Mongo Béti des figures qu’ils nous envient. Dommage. Le Sénégal est un grand pays qui sait attirer les valeurs. Achille a donc un passeport diplomatique. Au Cameroun les diplômés organiques du système Biya, les élites incompétente et corrompue vous diront que “et puis?” Aka. Restez avec votre dictature là. Ailleurs les gens travaillent en Afrique et avancent. »
Entre autres avantages que pourrait procurer à l’historien et philosophe camerounais son nouveau document de voyage, il y a la facilitation de ses déplacements que l’on sait nombreux. Son passeport diplomatique éviterait à l’intellectuel la longue attente qu’occasionne chaque renouvellement de son passeport camerounais (parfois jusqu’à 6 mois).  Des tracasseries qu’il décrivait dans le texte ci-dessous publié le 8 février 2018 :
PASSEPORT ET FARDEAU DE LA NATIONALITÉ
Je rentre de ce pas de Pretoria. Je m’etais rendu aupres du Haut Commissariat du Cameroun en Afrique du Sud dans le but de deposer une demande de renouvellement de mon passeport.
L’histoire du passeport au Cameroun, tout comme celle de la carte d’identite, restent a ecrire. Mon tout premier passeport, c’est au tout début des années 1980 que je l’obtins. Etudiant à l’époque, je militais au sein de la Jeunesse Etudiante Catholique (JEC). Avec deux autres collègues (dont l’abbe Jean-Louis Akpa), je devais me rendre a Dar-es-Salam (Tanzanie) pour y prendre part à une réunion panafricaine des mouvements JEC.
C’est d’ailleurs à Dar-es-Salam que je rencontrai Jean-Marc Ela pour la toute première fois. Avec Mgr Peter Sarpong du Ghana, il avait été choisi comme le théologien de la conference. A l’occasion, il proposa une puissante reflexion sur le thème: “De l’assistance a la liberation: les taches de l’Eglise en milieu africain” qui fit, quelques mois plus tard, l’objet d’une publication dans “Foi et developpement”, le bulletin du Centre Lebret a Paris. C’est également à l’occasion de ce voyage que nous rencontrames Julius Nyerere. Il nous recut dans son palais, a la verite un batiment blanc, datant de l’epoque coloniale et situe non loin de l’Ocean indien.
A l’époque, obtenir un passeport signifiait que l’on était en odeur de sainteté au regard du regime en place, celui de M. Ahmadou Ahidjo. La demande de passeport avait été facilitée par les services de la Procure catholique de l’archidiocese de Yaoundé. C’est elle qui s’occupa également de l’obtention des visas. J’ai encore sous mes yeux une photocopie de ce document délivré par ‘La Republique Unie du Cameroun’, avec la signature du Commissaire à l’Emi-Immigration, Etoa Antoine Marie.
En ces temps-la, tout Camerounais desirant voyager a l’etranger avait besoin d’un “visa de sortie” en bonne et due forme. Le document constituait un élément du dispositif de controle que le pouvoir politique cherchait à exercer sur les citoyens.
Au regard de la loi, la liberte d’aller et de venir n’etait qu’une fiction. Du reste, durant une grande partie de mon enfance et de mon adolescence, du moins dans l’ancienne région de la Sanaga Maritime, le commandement apparaissait de facon privilegiee sous trois signatures terrifiantes – le releve d’impot, la carte d’identite et le laissez-passer.
Le Haut Commissariat du Cameroun a Pretoria est un lieu tout a fait paisible. On est recu correctement, et les fonctionnaires s’efforcent d’exercer leur metier avec professionalisme et courtoisie – ce qui, dans l’habitus du pays (un melange d’esbrouffe, d’informelle convivialite, d’hilarite et de brutalite), est plutot surprenant.
Une bonne partie du personnel du Haut Commissariat vient du Cameroun occidental (anglophone). En realite, ils sont tous bilingues et s’expriment parfaitement dans les deux langues officielles.
Ce matin, il n’y avait pas grand monde dans le petit hall d’entree – quelques demandeurs de visas, et surtout des concitoyens cherchant à renouveler leurs passeports.
Contrairement à certains Etats africains qui octroient des passeports a leurs ressortissants dans leurs consulats à l’étranger, tous les documents officiels en relation avec l’identification des Camerounais doivent être acheminés à Yaounde. Ceci provoque évidemment d’interminables délais. La bonne volonté des agents et leur professionalisme ne suffisent manifestement pas.
On compte au minimum 125 000 Camerounais établis en Afrique du Sud. Ils ont besoin d’actes de naissance, d’actes de mariage, de cartes d’identites, de passeports qu’il faut sans cesse renouveler puisque les Camerounais ont besoin de visas dans presque tous les pays du monde, etc… Toutes les conditions sont donc réunies pour une activite consulaire intense, voire financierement profitable.
Imaginez un instant. Pour un passeport de plus de 40 pages, 25% de plus. Pour un service express, 50% de frais supplementaires. La qualité du service serait améliorée. L’Etat bénéficierait d’amples revenus. Le consulat pourrait à la limite s’autofinancer.
Le personnel, tres devoue, s’efforce de repondre a ces besoins et de gerer les attentes. Mais il ne constitue qu’un petit bout d’une lourde chaine aussi impersonnelle que distante.
Et donc ce matin, il s’avere que le renouvellement du passeport risque d’etre, une fois de plus, un long chemin de croix. La derniere fois, j’;ai du attendre six mois. Et encore, je ne vous dis pas tout …
Pour l’instant, peu importent les urgences. Apparemment, la machine est a court de “cartons”… et de … timbres fiscaux.
Comment se fait-il qu’un Etat souverain, en plein XXIe siecle, soit en manque de passeports et de timbres fiscaux ?Tout ca, m’explique-t-on, est “fabrique à l’étranger”.Plus de cinquante ans apres la decolonisation ! |   Pierre Arnaud NTCHAPDA
IDIOVISUE –BAZAR À GRANDE ÉCHELLE !
NETTALI.COM – Nous commencions à désespérer de nos médias, mais les choses se passent comme si le système arrive toujours à s’auto-réguler en injectant une dose de vertus dans un univers où la régulation semble être bien absente et où il n’existe aucun filtre  à l’entrée. Alors que les animateurs et ce qu’on appelle « communicateurs traditionnels » et autres cartouchards, ont fini d’envahir les médias, les auditeurs, lecteurs et téléspectateurs n’ont de cesse de se plaindre en se lançant bien souvent dans des généralisations dans le genre : « les journalistes sont nuls et font beaucoup de fautes… ».
Le mélange des genres est en effet à un point tel que ceux-là ne savent plus qui est journaliste et qui ne l’est pas. Ils ignorent sans doute que bon nombre de sites d’informations sont gérés par des artistes, des photographes, des animateurs et des personnes sans niveau d’éducation et de culture, qui ne se préoccupent que d’infos sensationnelles, d’infos people, de buzz ; d’autres sont des spécialistes du copié-collé et se contentent bien souvent d’extraire des phrases chocs de quotidiens d’infos, oubliant d’y ajouter le contexte et l’information dans son aspect le plus complet. Mais qu’est-ce que la concurrence est féroce dans ce secteur ! Certains sites d’informations qui ont par exemple fait de ce procédé, leur fonds de commerce, ne citent jamais leurs confrères du net, préférant attribuer le mérite d’un scoop à des quotidiens d’informations quand bien même l’information est reprise par ce support de la presse papier.
Sur une actualité récente, quant au supposé mariage de Youssou Ndour et Mbathio, beaucoup de sites d’informations savaient l’information fausse. Et pourtant, ils ne se sont pas gênés de la relayer, mettant des points d’interrogation en se demandant si l’union avait été bel et bien scellée ! Doivent-ils s’amuser avec la naïveté de certains lecteurs ? Un peu de respect quand même. Mais peut-on au fond parler d’éthique et de déontologie à une personne qui n’a pas été formée ?
Loin de dire que la presse professionnelle est exempte de reproches, ceux qui critiquent les médias, ignorent aussi qu’il y a une catégorie de personnes qui ont infiltré le milieu et se font appeler reporters. Agenda à l’appui, ils sont présents à toutes les manifestations et détiennent des cartes de presse confectionnés par leurs propres soins. Ils acculent tellement les organisateurs d’événements, attendant sagement leurs « transport » à la fin. Mais qu’est-ce qu’ils sont envahissants quand ils s’y mettent ! Ils vous acculent, vous pourchassent et se montrent désagréables lorsqu’un quidam refuse de leur céder sur ce terrain de la corruption. Leurs organes sont inconnus au bataillon, mais ils se nichent dans la jungle des sites d’informations si nombreux et parfois pas répertoriés. Les reporters issus des rédactions qui ont pignon sur rue, les qualifient même de « racailles » pour faire la différence, même si dans le lot des mêmes reporters officiels, certains captent cette manne.
Que dire des communicateurs traditionnels ? Cette nouvelle caste de « reporters » pardon « « journalistes » qui tantôt se prennent pour des sociologues, tantôt pour des historiens. Ils relaient des faits historiques sans recul, ni recherche. Ils ne font en réalité que répéter ce que leurs grands-parents ou parents leur ont appris. S’ils n’y mêlaient pas la flagornerie contre espèces sonnantes et trébuchantes, le désastre aurait peut-être été moindre. Qui leur a par exemple attribué le monopole du reportage de la lutte ? Faut-il forcément être communicateur traditionnel pour pouvoir parler de lutte ? Il est certes vrai que c’est un domaine assez spécifique et culturel par excellence. C’est peut-être cela, combiné au côté folklorique qui semble leur conférer une dose de légitimité dans ce domaine. Mais que n’entend-on pas comme subjectivité, parti-pris pendant leurs émissions ! L’objectivité prend un sacré coup dans leurs jugements parce que comme toujours, ils ne ratent jamais l’occasion d’encenser tel promoteur ou tel lutteur, attendant un renvoi d’ascenseur. C’est justement là où est le problème.
En tout cas, sur les plateaux bien infiltrés par les animateurs, comédiens et communicateurs traditionnels, c’est le règne de l’opinion, des néologismes wolofs ou urbains, des proverbes à la signification douteuse, des jugements de valeur, stéréotypes et affirmations complètement gratuites. L’on préfère certainement être optimiste en pensant qu’ils feront mieux et abandonneront ces mauvais penchants  avec l’expérience. La solution serait peut-être de trouver les moyens de les former à défaut de ne pouvoir sacrifier les acquis et l’expérience acquise.
S’il en est ainsi, c’est que depuis quelques temps, des comédiennes pour la plupart sont recyclées sur les chaînes de télévision. Arriveront-elles à opérer la rupture entre leur état de comédiennes et de professionnelles des médias ? Assurément non car il faut un certain niveau, de la formation et un certain recul. Halima Gadji (Marème Dial) n’est-elle pas devenue présentatrice d’une émission sur la 2 STV ? Khady Ka, comédienne de la série « Belle-mère »,  n’officiait-elle pas jusqu’à une époque récente sur la Sen TV ? Sanekh et compagnie, ne dirigent-ils pas une émission avec des invités politiques, dénommée « Ngonal » sur la TFM. Ceux-là ne ratent jamais l’occasion de chanter les louanges du président Sall ou de vanter les bienfaits de la première dame ? Le cas le plus déplorable est celui de Birima Ndiaye, politicien favorable comme jamais à Macky Sall et qui s’assume. N’est-il pas devenu chroniqueur à Jakaarlo de la TFM ? Il suffit juste qu’on critique le Président Sall ou sa politique pour qu’il sorte de ses gonds ! N y a-t-il pas un conflit d’intérêt manifeste ? Pourquoi y maintient-on un personnage qui méprise toutes les règles du journalisme ?
Ainsi vont maintenant les choses. On entre par la comédie, l’animation dans une station radio, la flagornerie et on atterrit dans le journalisme.
Les plateaux de matinales ressemblent beaucoup aujourd’hui à des cours de récréation. On essaie de copier l’Occident. On tente de créer une ambiance bon enfant, cool, relax, etc. Mais quel bazar ! Que de rumeurs colportées, que de rires hilarants, que de propos déplacés et débiles ! Que de niaiseries ! Et pourtant ces matinales comportent une bonne partie informative massacrée, banalisée et peoplisée car ceux qui la commentent, l’abordent sous l’angle de folklorique.
Dans les matinales version radios, quel désastre ce Ndoye Bane et compagnie ! Que des lieux communs, que des jugements de valeur, que des stéréotypes ! Ils se prennent pour les rois de l’investigation, des sociologues, des policiers ! Avec ceux-là, on croit rêver ! Peut-on se fier à la simple dénonciation d’un auditeur pour lyncher une victime de dénonciation ? Que fait-on de la présomption d’innocence ? Du recoupement de l’information ?  Ce serait bien trop leur demander en réalité.
Un domaine qui a fait beaucoup de mal à la presse, ce sont les revues de presse ou revues des titres matinales ou quotidiennes depuis qu’ont été inventés les genres commentés et agrémentés. A faire le tour des radios, le matin, on a l’impression que le monde s’effondre sous les pieds des Sénégalais. Une info somme toute banale, devient une bombe. C’est parce qu’une simple intonation vous transforme un titre, une info et la dénature. Quel tort on cause au rédacteur d’un article et au support même ! Un fait qui n’est pas sans rappeler les rapporteurs lors des cérémonies religieuses et qui en rajoutent à ce que le marabout ne dit pas. Ils se font d’ailleurs souvent recadrer.
Lueurs d’espoir
Mais à défaut d’une régulation digne de ce nom, le système semble s’auto-réguler. L’on a noté, au grand bonheur des puristes du journalisme que les animateurs sont de plus en plus écartés des émissions à des heures de grande écoute pour être suppléées par des journalistes. La concurrence, est-elle en train de ramener certaines chaînes à la raison ? A l’option qualitative ? Elle n’y serait pas en tout cas étrangère. C’est aussi la faute à un manque de stratégie claire dans nos médias où règnent le mimétisme et la réaction. Tenez par exemple au sein d’un groupe tel que Futurs Médias où les journalistes ont fini de se plaindre du côté envahissant de la famille Ndour qui privilégierait le sensationnel au détriment de l’information, le départ subit d’Alassane Samba Diop, Mamoudou Ibra kane, Antoine Diouf et de Khalifa Diakhaté et de reporters de la RFM, du groupe Futurs Médias, semble-t-il, a réveillé You. Il a même accéléré l’arrivée d’autres journalistes de renom pour les remplacer et équilibrer : Souleymane Niang, d’Abdoulaye Cissé, de Pape Bees Diba de Zik FM et incité à une réorganisation centrée sur davantage d’intégration dans une logique de groupe. Même un changement de programme y a été noté avec la présentation du journal par Souleymane Niang et Chérif Diop.
L’on peut aussi noter la programmation de « Soir d’Infos » désormais dirigée par Ndèye Arame Touré qui débarque de DTV qui est souvent associée à des journalistes, de manière tournante, tantôt avec Daouda Mine, Papis Diaw, Bineta Diallo, Pape Djibril Fall, etc. Une manière aussi de concurrencer « l’Essentiel » sur la Sen TV et même « Sen Show » avec Salma qui a disparu de l’émission sans oublier Myriam Cissé, sa co-animatrice, reléguée à des émissions de moindre importance. L’arrivée de Khady Colonel qui a fait ses armes à Walf TV, dans la matinale « Petit Déj » en compagnie de Ndèye Dimé Ndao et de Fatou Abdou Ndiaye, a donné à l’émission beaucoup plus de fond.  De même Pape Alé Niang qui a connu des relations assez compliquées avec El Hadji Ndiaye, a rebondi à la Sen TV où il dirige comme à son habitude, une émission politique. Ses émissions ont évidemment de l’audience.
Sur I-Radio et I-TV, en dehors d’Alassane Samba Diop, Mahmoudou Ibra Kane, Antoine Diouf, Khalifa Diakhaté, etc qu’on ne présente plus, l’on a droit à l’excellent Ibou Fall qui officie à partir de 9 H auprès de DJ Boups. Quel délice d’écouter ce monsieur plutôt connu dans la presse écrite ! Ses analyses sont non seulement éclairées, mais aussi mesurées. Toujours le bon ton avec un brin d’humour ? Jamais le mot de trop. Quelle humilité aussi et quelle simplicité le bonhomme ! Boups sait tellement lui tirer les vers du nez en faisant celui qui ne comprend rien. Mais au-delà de cet excellent journaliste, on peut relever une bonne dose de culture, de reportages mais surtout un bon choix d’invités. L’on a découvert avec cette chaîne, la pléthore d’universitaires brillants qui ont des choses intéressantes à transmettre et qui ne sont jamais invités par les médias. ITV et I radio ont eu le flair de puiser dans ce vivier plutôt que de se focaliser sur les plus médiatisés qui ne sont d’ailleurs pas les plus brillants.
Sur la 2 STV, l’arrivée de Ben Makhtar qui a quitté Sen TV, a donné des couleurs à la chaîne d’El Hadji Ndiaye qui semblait en avoir perdues depuis quelques temps. On peut davantage y noter des reportages et des émissions politiques plus relevées, alliées aux émissions littéraires. La matinale quoiqu’animée par le très sympathique Nicolas qui vient de DTV, voit la présence massive de journalistes. Ce qui lui donne un cachet assez particulier puisque ce sont eux-mêmes qui mènent les interviews et invitent les clients.
Loin de se satisfaire de cette lueur d’espoir, il est plus que devenu impérieux de protéger le secteur de la presse, non pas en se limitant aux aides, mais plutôt en insistant sur la formation des journalistes et en plaidant pour davantage de régulation du secteur. A titre d’exemple, beaucoup d’écoles créées pour des buts uniquement commerciaux, ne font qu’abaisser le niveau de formation déjà faible. Et même si le projet de nouveau code de la presse peine à être voté, ne faudrait-il pas par exemple envisager d’intégrer les journalistes reçus à un concours après l’obtention d’une licence ? Cela pourrait fortement contribuer à doter la presse de futurs membres avec un niveau d’études supérieures au moment d’intégrer l’école de journalisme. Cela aurait le double avantage de générer davantage de spécialisation dans la profession. Ce dont on se rend compte en effet, c’est que beaucoup de domaines sont des parents pauvres du journalisme : droit, économie, environnement, finance, etc. De combien de titres de la presse économique et financière, dispose-t-on au Sénégal ?  Et pourtant, il y a une vie des entreprisse, un environnement économique et financier à mieux percer et saisir. Tous les groupes de presse sont de nos jours dirigés par des journalistes, mais que vaut le modèle économique des entreprises de presse ? Comment s’en sortir avec un journal vendu à 100 F et sans une masse critique d’annonces ? Entre autres raisons d’innover et d’introduire la formation du journaliste, le management des entreprises de presse par exemple.
Pourquoi ne pas s’inspirer de la Tanzanie où le gouvernement interdit désormais que les organes de presse recyclent en journalistes, des disc-jockeys et comédiens. Une manière de mettre fin à l’exaspérant mélange des genres, des professions, des compétences et spécialités, comme l’a si bien rappelé Jean Meïssa dans une de ses chroniques qu’il anime dans le quotidien EnQuête. « Ceux qui ne tiennent pas compte de cet avertissement se verront infliger une amende ou se verront retirer leur licence comme le stipule la loi », a déclaré la Tanzania Communications Regulatory Authority (Tcra) dans un avis publié dans le journal gouvernemental Daily News.
LETTRE D’UNE VICTIME : « MADAME HABRÉ, N’AVEZ VOUS PAS HONTE ? »
https://www.ferloo.com/ «A Madame Fatimé Raymonne Habré : Si votre mari est malade, j’en suis désolée, car personne ne mérite de souffrir. Mais permettez-moi tout de même de vous rappeler que la raison première pour laquelle Hissène Habré est aujourd’hui en prison est qu’il a fait souffrir des dizaines de milliers de personnes au Tchad.
Comme j’en ai témoigné au procès devant les Chambres africaines j’ai été arrêtée en janvier 1985 par sa police politique, la DDS, alors que j’étais enceinte de quatre mois. Pendant mon récit, votre mari n’a même pas daigné me regarder ni répondre à mes questionnements.
A mon arrestation, j’ai d’abord été conduite dans le bureau la DDS. Tous les jours pendant la première semaine, les agents de votre mari ont mis des fils en métal sur mes seins et mes bras pour m’électrocuter. Quatre mois après, on m’a transférée à la prison appelée les « Locaux », la plus grande des nombreuses prisons secrètes qui formaient un véritable archipel de la mort. Les tortures à l’électricité ont arrêté, mais elles ont été remplacées par des viols dans ce nouvel enfer.  Tous les soirs, les agents faisaient sortir les prisonnières pour les violer.
J’ai aussi dû accoucher de ma fille en détention. Elle est née sur un sol en ciment crasseux, entourée d’insectes et d’asticots. Il n’y avait aucun docteur ni infirmière dans la prison pour m’aider à la mettre au monde. Une autre prisonnière, Rose Lokissim, m’a aidée à accoucher. Quelques mois plus tard, Rose a été emmenée hors de cellule et exécutée car la DDS avait découvert qu’elle faisait sortir clandestinement des petits papiers avec les noms des prisonniers torturés et exécutés pour informer leurs familles à l’extérieur.
Ma fille Ronel Annie, qui a maintenant 23 ans, porte d’ailleurs toujours les séquelles de la malnutrition subie la première année sa vie innocente.
Dans les geôles de votre mari, j’ai été témoin du traitement inhumain de mes codétenus : les hommes étaient torturés et tués, et les femmes battues, violées et exécutées. Leurs cris hantent encore mes nuits. Soyez-en sûre, nous aurions aimé des conditions de détention dignes, comme celles de votre mari. Vous dites que votre mari est tombé dans la douche. Nous, en prison, nous rêvions de pouvoir prendre une douche.
Nous aurions aussi aimé bénéficier d’un procès équitable comme l’a eu votre mari quand les juges sénégalais et africains l’ont condamné à perpétuité. Et il lui a été ordonné en 2017 de payer plus de 82 milliards de francs CFA en dommages et intérêts à 7 396 victimes, dont moi-même. Selon les juges, je devrais recevoir 20 millions de francs CFA, pour l’arrestation, la détention et les violences sexuelles que j’ai subies. C’est très peu pour une vie détruite, mais pour une femme pauvre et en mauvaise santé, cela changerait beaucoup de choses. Mais, à  ce jour, nous n’avons toujours pas reçu le moindre centime.
J’ai de l’hypertension artérielle et des maux de reins.  Si j’avais reçu l’argent qui m’est dû, j’aurais pu enfin me rendre chez un médecin et acheter les médicaments pour soulager mes douleurs. Au lieu de cela, je croupis comme mes sœurs et mes frères dans la misère, souffrant toujours de traumatismes physiques et psychologiques.
Depuis six mois, nous manifestons dans les rues de N’Djaména tous les jours pour réclamer cet argent que Hissène Habré nous doit, mais il semble que votre mari n’a pas entendu ces appels désespérés.
Il parait que  l’argent de Hissène Habré, celui qu’il a volé au peuple tchadien avant de s’enfuir et qu’il a apporté avec lui au Sénégal, celui qu’il utilise pour acheter des propriétés et des soutiens en sa faveur, a été placée aux noms de ses femmes et de sa famille pour le mettre à l’abri de la justice et de ses victimes.  Où est passé tout cet argent que l’ancien premier ministre sénégalais Abdoul Mbaye a confirmé avoir recueilli dans sa banque après votre arrivée à Dakar ? Où est passé cet argent qui doit constituer pour nous, après 25 ans de lutte pour la justice, la base de notre indemnisation ?
Dans le jugement, la Chambre africaine a noté qu’au cours du procès, votre mari « n’a montré aucune compassion vis-à-vis des victimes, ni exprimé de regrets pour les massacres et les viols qui ont été commis ». Et nous n’attendons pas de compassion de votre part non plus.
Mais n’avez-vous pas honte Madame Habré de demander la libération de votre mari alors que vous continuez de cacher l’argent qu‘il nous doit ? »Ginette Ngarbaye,,Secrétaire de l’Association des Victimes des Crimes du Régime de Hissène Habré


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