Revue de presse du Vendredi Juin 2021

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LE PROJET DE LFR 2021 ADOPTÉ EN CONSEIL DES MINISTRES

Dakar, 3 juin (APS) – Le Conseil des ministres a adopté, jeudi, le projet de loi de finances rectificatives (LFR) pour l’année 2021, a appris l’APS.
’’Le Conseil a examiné et adopté le projet de loi de finances rectificatives pour l’année 2021’’, rapporte le communiqué du Conseil des ministres.AT/ ASB/OID

LFR 2021 : APPLICATION D’UNE LOURDE TAXE SUR LES BOUILLONS ALIMENTAIRES

http://www.emedia.sn Une lourde taxe sera désormais appliquée sur les bouillons culinaires. Au-delà d’un problème de santé publique, il s’agit de renflouer les caisses de l’État. La décision ressort de l’examen du projet de la première Loi de finance rectificative (LFR) de l’année budgétaire 2021, en Conseil des ministres tenu hier jeudi, 3 juin, au palais de la République.
Pour atteindre les prévisions de recettes, avec un rendement total escompté de 60 milliards de F CFA, il a été décidé  : de clarifier le champ d’application de la loi instituant le prélèvement pour défaut de conformité fiscale (10 milliards de FCFA attendus) ; d’instituer une taxe sur les bouillons alimentaires (25 milliards de FCFA attendus) ; de revoir à la hausse la taxation des jeux de hasard (1, 5 milliard de FCFA de recettes supplémentaires) ; d’augmenter les efforts d’élargissement de l’assiette, notamment, l’identification des contribuables qui échappaient jusqu’ici au système d’imposition (6, 5 milliards de FCFA escomptés) ; de renforcer la conformité des contribuables en matière d’impôts et taxes retenus à la source (16 milliards de FCFA attendus).
La forte concurrence et l’ouverture du marché sénégalais font émettre des doutes sur la composition, la qualité et les conditions de fabrication des cubes d’assaisonnement. Dié BÂ

Le Sénégal révise à la baisse son taux de croissance pour 2021

https://www.sikafinance.com/ Le Ministre sénégalais des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo, a présenté, jeudi, en conseil des ministres le projet de loi de finances rectificatives (LFR) 2021 devant conduire à des modifications sur les prévisions budgétaires et le cadrage macroéconomique. L’une des implications majeures attendue est la révision à la baisse du taux de croissance du PIB du pays tablé désormais sur 3, 7% (contre une prévision initiale de 5, 2%).
A propos du projet de Loi de finances rectificatives (LFR) 2021, elle a été adoptée dans le but de procéder à des réorientations budgétaires pour financer certains projets urgents. Concrètement, il s’agit, dans le cadre de cette révision du cadrage budgétaire, de consacrer une allocation supplémentaire de 40 milliards de FCFA au Ministère de la Santé et de l’Action sociale, sur financement de la Banque mondiale.
Le financement du programme d’urgence pour l’emploi des jeunes, récemment adopté par l’Etat, trouvera également une partie de ses ressources dans cette LFR qui prévoit un montant de 150 milliards de FCFA.
Outre la santé, l’emploi des jeunes, la LFR envisage une enveloppe de 64 milliards au profit du secteur de l’énergie pour les besoins de compensation tarifaire et pertes commerciales.Ibrahim WANE, Dakar

Le taux de chômage ressort à 16, 7% à fin décembre 2020

https://www.sikafinance.com/ Alors qu’il était de 16, 9% à fin décembre 2019, le taux de chômage (des personnes âgées de 15 ans ou plus)  au Sénégal s’établissant à 16, 7% à fin décembre 2020 n’a presque pas baissé. Il enregistre un très faible repli de 0, 2 point en pourcentage selon un rapport intitulé ” Enquête nationale sur l’emploi au Sénégal quatrième trimestre 2020 ” publié par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd).
Ce faible repli ne s’est pas répercuté sur le chômage en milieu urbain. Celui-ci est passé d’un taux de 15, 5% en 2019  à 16, 3% en 2020, soit une progression de 0, 8 point en pourcentage.
En zone rurale, on note également une légère amélioration avec un taux qui s’est établi à 17, 1% en 2020 contre 18, 7% en 2019, soit une petite baisse du chômage à ce niveau.  Toutefois, le taux d’emploi a été plus élevé en milieu urbain avec un niveau de 47, 7% contre 37, 9% en milieu rural à fin 2020.
Notons qu’au niveau du chômage par sexe, les femmes sont les plus touchées avec un  taux 26, 3% contre 9, 3 % pour les hommes sur la période considérée.Junior KONAN

DR Mamadou Laye NDOYE, Economiste, enseignant-chercheur : ”Le problème de l’emploi des jeunes est loin d’être un problème de milliards”

:  La résolution du problème de l’emploi nécessite la création de centres d’incubation pour les jeunes

https://www.sikafinance.com Enseignant-chercheur à la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), l’économiste et spécialiste des questions de l’emploi, Dr Mamadou Laye Ndoye analyse, dans cet entretien, s’exprime sur l’éternelle équation du chômage des jeunes au Sénégal et jette un regard critique sur l’impact des financements de l’Etat en faveur de l’emploi. Il propose, toutefois, trois leviers pour relever le défi de l’accès au marché du travail.
Le chef de l’Etat a décidé de procéder à des réorientations des allocations

budgétaires à hauteur de 450 milliards FCFA au moins, sur trois ans, dont 150 milliards FCFA pour cette année. Qu’est ce que cette annonce vous inspire ?

La pandémie de Covid-19 a eu de graves répercussions sur l’économie sénégalaise, créant ainsi un besoin urgent de financement de la balance des paiements et du budget. Les mesures prises pour contenir cette crise sanitaire ont entrainé un creusement du déficit budgétaire en 2020 (5, 6% du PIB) et une augmentation de la dette publique bien qu’à un niveau encore soutenable
La déclaration récente du Président Macky Sall lors de son discours du 3 avril dernier d’injecter au moins 450 milliards FCFA dans l’emploi des jeunes, sur une période de trois ans, par une réorientation d’allocations budgétaires montre encore une fois les difficultés dans lesquelles se trouve l’Etat du Sénégal dans la mobilisation de ressources financières. En principe, cette réorientation budgétaire consistera à faire des ponctions sur des budgets déjà définis et qui au préalable étaient destinés à satisfaire d’autres dépenses. Donc forcément, il faut s’attendre à ce que cette décision ait des répercussions sur d’autres secteurs tout aussi important que l’emploi.

Est-ce une bonne option d’injecter autant de liquidités pour résoudre le problème de l’emploi au Sénégal ?

” Le problème de l’emploi des jeunes est loin d’être un problème de milliards, mais plutôt un problème de système ” pour reprendre la phrase d’un ami rencontré récemment sur un réseau social. Il faut souligner que le dispositif de création d’emplois déjà mis en place a nécessité une mobilisation importante de ressources. La Délégation à l’Entreprenariat Rapide pour les femmes et pour les jeunes a, elle seule, hérité d’un budget annuel de 40 milliards FCFA et pour autant on constate que la situation sur le marché du travail ne s’est guère améliorée. La plupart des emplois crées au Sénégal sont des emplois vulnérables et se situent en majorité dans le secteur informel. Donc aujourd’hui, à l’heure du bilan, il s’avère urgent de mener une évaluation d’impact de tout ce qui a été fait pour promouvoir l’employabilité et l’emploi des jeunes avant d’injecter encore autant d’argent pour résoudre le problème de l’emploi au Sénégal.

Le problème de l’emploi des jeunes est loin d’être un problème de milliards, mais plutôt un problème de système

Il convient, toutefois, de rappeler que les structures étatiques de promotion de l’emploi sont méconnues des jeunes puisqu’une faible part des chômeurs utilise ce canal pour trouver un emploi ou pour créer leurs propres affaires. L’Etat devrait d’abord bien communiquer sur l’existence et l’importance de ces structures de soutien à l’emploi pour permettre à une large frange de la jeunesse de bénéficier des avantages qu’offrent ces structures. Récemment, nous avons mené une étude qui consistait à évaluer l’efficacité de la convention nationale Etat-employeurs dans le cadre du projet ” Améliorer les politiques actives d’emploi des jeunes en Afrique francophone “. Il est ressorti de cette étude que, certes ce programme n’a pas souffert d’un problème ciblage mais que l’impact sur les bénéficiaires aurait été beaucoup plus élevé si tous les facteurs subjectifs (appartenance politique, géographique etc.) qui empêchent les jeunes de venir participer à ces programmes sont levés.

Quels leviers faudrait-il privilégier pour régler la question du chômage ?

A mon sens, il y’a trois principaux leviers sur lesquels il conviendrait d’agir pour régler la question du chômage au Sénégal. Le premier consiste à une réorientation des curricula en faveur de l’auto-emploi. Il s’agit de libéraliser la formation professionnelle et technique et d’adopter une politique de ciblage dès le collège pour identifier les élèves qui doivent poursuivre leurs études dans l’enseignement supérieur et ceux qui doivent être orientés dans les filières techniques et professionnelles. Cette stratégie permettra de former les jeunes à des métiers qui répondent aux besoins de l’économie et du marché du travail et d’accompagner les diplômés et les apprentis à travers les structures étatiques de soutien à l’emploi à bien entrer dans la vie professionnelle. Le second levier consiste à dynamiser le secteur privé à travers une politique industrielle solide. En effet, le Sénégal est passé directement d’une économie agricole à une économie tertiaire en sapant l’étape d’industrialisation qui est un secteur pourvoyeur d’emplois.
Il faut impérativement libéraliser la formation professionnelle et technique et d’adopter une politique de ciblage dès le collège pour identifier les élèves qui doivent poursuivre leurs études dans l’enseignement supérieur et ceux qui doivent être orientés dans les filières techniques et professionnelles.
Il serait important de soutenir la création d’entreprises permettant la transformation des produits agricoles. Il faudrait toutefois protéger les PME existantes jusqu’à ce qu’elles deviennent suffisamment fortes pour affronter la concurrence étrangère. Le troisième levier est la création de centres d’incubation dans plusieurs secteurs (artisanat, industrie, agriculture etc.). Ceci permettra de donner la possibilité aux jeunes (instruits et non instruits) d’avoir une formation pratique en entreprise auprès d’un entrepreneur encadreur. Il faudra cibler les secteurs tels que la menuiserie, la sidérurgie, la poterie céramique, la mécanique, les techniques d’élevage et d’agriculture ainsi que la transformation des produits halieutiques et horticoles qui sont des secteurs à fort potentiel de création d’emploi.

La décision de l’Etat d’investir des centaines de milliards dans le financement de l’emploi ne traduit-elle pas l’échec du secteur privé en matière de création d’emplois ?

A mon avis les responsabilités sont partagées. D’une part, pour que le secteur privé puisse jouer pleinement son rôle dans la création d’emplois, il doit évoluer dans un environnement des affaires propice à la création d’emplois. L’Etat doit mettre en place les conditions idoines pour permettre au secteur privé de se développer et d’affronter la concurrence étrangère. C’est vrai que nous vivons dans un contexte de mondialisation avec la libéralisation des échanges commerciaux et les nombreuses réformes commerciales, mais l’Etat doit impérativement protéger certains secteurs clefs qui emploient une grande partie de la jeunesse surtout non instruite.
L’Etat doit mettre en place les conditions idoines pour permettre au secteur privé de se développer et d’affronter la concurrence étrangère.
Par exemple, il est noté que 300 000 emplois dans le secteur de la menuiserie (bois et aluminium) sont en danger à cause des meubles importés de la Chine et de la Turquie. La pêche artisanale également souffre avec les nombreuses licences de pêche accordées aux chinois, etc. D’autre part, le secteur privé national doit cesser d’être affairiste et de contribuer à la création d’emplois. En général, la recherche de plus de profit les incite à investir davantage dans des domaines productifs certes, mais moins pourvoyeur d’emplois, ce qui à long terme conduira vers un état stationnaire.

Il a été émis l’idée de fusionner les structures intervenant dans le financement de l’emploi des jeunes. Quelle lecture vous faites de cette proposition? 

Il est vrai que de plus en plus, on assiste à la mise en place d’institutions et de structures en charge de la promotion de l’emploi des jeunes. Toutefois, ces dispositifs sont fortement hétérogènes, dans le sens où ils n’ont pas les mêmes caractéristiques (orientation et appui, intermédiation, aide à l’entrepreneuriat, etc.) et qu’ils touchent des cibles parfois différentes (jeunes, femmes, individus moins instruits, diplômés du supérieur, habitants des milieux ruraux, etc.).

Il serait plus souhaitable de mettre en place une stratégie de rationalisation et de coordination des structures de soutien à l’emploi plutôt que de les fusionner

L’inefficacité de ces programmes et structures de soutien à l’emploi est surtout liée au manque de coordination entre les ministères, entre les services à l’intérieur de chaque ministère et entre les agences. Les programmes étant disséminés dans une multitude de services, qui n’ont pas de contacts suivis et organisés entre eux, alors que leurs objectifs sont souvent les mêmes. Il serait plus souhaitable de mettre en place une stratégie de rationalisation et de coordination des structures de soutien à l’emploi plutôt que de les fusionner. La création d’un guichet unique permettra de mettre à la disposition des demandeurs d’emploi et des employeurs, dans un même lieu, toutes les informations relatives aux différents dispositifs d’appui à l’insertion et de favoriser l’accomplissement de l’ensemble des démarches et formalités liées à ces mesures.

A votre avis, les emplois annoncés dans les secteurs tels que la reforestation, le reboisement, l’hygiène publique, la sécurité, l’entretien routier auront-ils un impact sur l’économie nationale ?

Il ne s’agit pas de créer des emplois pour calmer les ardeurs surtout à la suite des récents événements du 3 au 5 mars 2021 qui ont vu les jeunes sortir en masse dans la rue pour manifester leur mécontentement et leur désarroi. En effet, les jeunes ont besoin d’emplois durables et productifs, capables de générer des ressources stables leur permettant de sortir de la précarité dans laquelle ils vivent constamment.
Il ne s’agit pas de créer des emplois pour calmer les ardeurs… Les jeunes ont besoin d’emplois durables et productifs, capables de générer des ressources stables
C’est vrai que les secteurs susmentionnés peuvent générer des emplois, mais quels types d’emplois ? Il s’agira sûrement d’emplois de court terme, faiblement rémunérés et qui seront utilisés pour caser des militants politiques. A mon sens, l’Etat devrait surtout privilégier les secteurs où il existe une chaîne de valeur dans la production en l’occurrence, l’agro-industrie, l’artisanat, etc.Propos recueillis par Ibrahim WANE,

Papa Amadou Sarr (DER/FJ) : «nous avons financé 100 000 entrepreneurs en trois ans»

https://www.financialafrik.com Ministre délégué à la  Délégation générale à l’Entreprenariat Rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ), Papa Amadou Sarr est entrain d’impulser une nouvelle politique de financement et de  développement de l’entrepreneuriat. Sous la houlette de ce jeune  financier, la DER est allé à la recherche des nombreux entrepreneurs qui n’ont pas accès aux guichets bancaires.   A l’instar de la Côte d’Ivoire et de toute l’Afrique, le Sénégal compte de nombreux entrepreneurs et auto-entrepreneurs exclus du système classique. La DER apporte de la disruption, en accordant des financements structurés  aux porteurs de projets.   De passage à Abidjan, le ministre délégué  a accordé un entretien exclusif  à Financial Afrik.

Vous participez à Abidjan à une série de rencontres et de panels initiés par l’Etat de Côte d’Ivoire,  en collaboration avec la Banque publique d’investissement de l’Etat français (Bpi) qui accompagne l’écosystème entrepreneurial. Quel est l’état des rapports entre cette banque française et votre structure ?

Les relations entre BPI France et la  DER/FJ  sont au beau fixe. Nous travaillons ensemble depuis deux ans sur tout ce qui est accompagnement, structuration et mutation institutionnelle. Il faut dire que la BPI fait partie d’un pool de conseillers pour la DER/FJ  et l’Etat du Sénégal et,  en ce sens, il  y a trois ans,  on avait fait un rapport sur la rationalisation du dispositif financier pour accompagner les entrepreneurs et les entreprises. Il y a aussi un an,  j’ai participé au BIG de Bpi à Paris. Bref, nos  relations de travail avec cette institution française sont excellentes

Qu’est-ce que la DER/FJ ?

C’est une délégation rattachée au Président de la République, qui s’occupe de financer l’entrepreneuriat des femmes et des jeunes sur l’ensemble du territoire national du Sénégal, sans distinction.

La  DER/FJ  existe depuis combien d’années ?  Combien d’entrepreneurs avez- vous accompagné jusque-là ?  

Nous avons trois ans d’existence. Depuis la création de la DER/FJ en mars 2018, nous avons accompagné  plus de 100 000 entrepreneurs dans l’ accès au financement pour environ  60 milliards Fcfa. Les concours  concernent les entrepreneurs, les startups, les TPE et  les entreprises à taille intermédiaire avec des financements allant de 1 à 300 millions Fcfa.

La Côte d’Ivoire a créé une agence technique pour accompagner la structuration des entreprises, dénommée Agence Côte d’Ivoire Pme. Comparée à votre structure, peut-il y avoir partage d’expérience et  collaboration ?

La DER ne s’occupe  que du financement. Au Sénégal,  il y a  l’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises (ADEPME) qui assure  un accompagnement technique des PME  avec le renforcement des capacités et l’Agence nationale de Promotion de l’Emploi des Jeunes (ANPEJ) qui oriente les projets.

Quels sont les secteurs que vous jugez prioritaires ? 

En fait, 70% de nos investissements vont vers le secteur agricole, l’élevage et  la pêche. Nous avons des financements importants sur tout ce qui est artisanat, industrie culturelle, créative,   tourisme et  autres. De  plus, nous faisons recours aux Technologies de l’information (TICS) pour impulser une dynamique entrepreneuriale durable…Nous faisons notre travail, en essayant d’apporter des innovations et de faire bouger les lignes avec nos méthodes.

Peut-on dire que vous avez atteint votre objectif dans un bilan à mi-parcours ?

Non pas du tout. Je suis quelqu’un qui a toujours faim, qui doit aller toujours plus loin. Qui a aussi un appétit  insatiable pour les entrepreneurs, pour le travail que je fais. Pour moi, les acquis d’aujourd’hui ne sont qu’éphémères et partagés. Je veux intégrer plus d’entrepreneurs. Les jeunes sont là avec des projets bancables qui attendent des financements. Je ne peux pas me satisfaire de ce que j’ai. Bien entendu  nous rendons déjà grâce à Dieu pour les 60 milliards Fcfa accordés  en trois ans. C’est assez considérable. Mais je   crois que l’Etat doit faire plus, parce que la demande est énorme.

Dans la nouvelle zone industrielle de Diamnadio à proximité de Dakar, combien d’entrepreneurs et de start-up ont fait la demande pour s’y installer 

?
C’est une centaine d’entreprises Tpe Pme qui s’installent petit à petit dans cette nouvelle zone économique spéciale de Diamnadio. Du coup, cela a donné l’idée à d’autres communes de pouvoir aménager des zones pour des entreprises, pour leur expansion.

Si on nous dit aujourd’hui, par exemple, que le ministre a atteint son objectif, quel sera l’indicateur qui va le mesurer ?

C’est lorsque j’aurai 1000 milliards Fcfa de budget par an pour accompagner les besoins des entrepreneurs du Sénégal. Sans cela j’aurai encore faim. Il faut aussi dire que  je veux arriver à créer encore un million d’entreprises, qui vont à leur tour créer trois millions d’emplois et de richesses. Propos recueillis à Abidjan par Issouf Kamgate.

Et Saham Sénégal devint Sanlam

https://www.financialafrik.com Saham Sénégal a procédé à sa mue à l’instar de toutes les filiales du groupe. C’était lors d’une cérémonie haut en couleurs qui a eu lieu le 3 juin à Dakar, en présence du gotha de la finance intra muros. Dans son allocution, le directeur de la compagnie, Majidi Yassine, a présenté les enjeux de cette mutation et la force de frappe du groupe Sanlam, premier assureur du continent africain, au service du développement du continent.
Ce  rebranding constitue  la suite logique de l’opération d’acquisition par Sanlam Group de la totalité du capital de Saham Finances, finalisée en octobre 2018.
Présent dans 33 pays en Afrique, Sanlam pèse 16 milliards de dollars à la Johannesburg Stock Exchange (JSE).
Le groupe propose une offre de solutions à travers ses 5 pôles d’activités : Sanlam Personal Finance, Sanlam Pan Africa, Sanlam Investments, Sanlam Corporate et Santam. Plus que centenaire, le groupe, fondé en 1918 en tant que compagnie d’assurance, voit désormais son drapeau flotter du Cap à Casablanca et du fleuve Limpopo aux berges riantes du Niger en passant par la lagune Ebrié.

L’économiste Abdou WELLE dézingue Macky  : “rien n’est assimilable à de l’économie dans sa tournée”

http://www.walf-groupe.com Le chef de l’Etat Macky SALL a entamé une tournée économique dans les régions de Kaffrine, Tambacounda et Kédougou qui a pris fin le 1er juin 2021. Tournée durant laquelle il a inauguré des hôpitaux et lancé des travaux. Seulement, des experts en économie saluent cette initiative mais trouvent qu’elle n’a rien d’économique. 
« Le président Macky SALL a ramené le Sénégal à l’ère des années 60 où la politique politicienne a toujours été mise en avant au détriment des besoins essentiels », assène Abou WELLÉ, invité hier mercredi à l’émission “Grand Place” de  Walf Tv. Pour l’économiste, les meetings qu’il a organisés lors de ses passages dans ces régions révèlent le caractère politique de cette tournée.
« Ce que j’ai constaté, c’est qu’il fait de la politique. Car je n’ai rien vu qui soit assimilable à de l’économie dans cette tournée. Le président Macky SALL nous a déçu sur d’innombrables points parce qu’il a été sur les bancs et est parti étudier à l’extérieur donc il aurait dû avoir une vision autre que celle qu’il a du Sénégal aujourd’hui. (…)”, se désole le Pr WELLE. Selon lui, “ces inaugurations qu’il a faites ne sont que des détails”. Pour preuve, il invoque la France où, selon lui, “vous ne verrez jamais Emmanuel Macron inaugurer des postes de santé ou des hôpitaux parce que cela fait partie de la vie d’un Etat”. “C’est normal de construire des hôpitaux parce qu’on lui a donné un budget de 35 000 milliards. Il n’a rien réalisé de ces promesses donc on ne doit pas le laisser divertir le peuple », martèle le consultant. D’après lui, la question de l’emploi qui est encore d’actualité n’est pas toujours réglée par le chef de l’Etat.
Par ailleurs, Abdou WELLÉ a interpellé le président de la République sur «la période de marasme économique » qu’est en train de vivre le Sénégal. Selon lui, « rien ne marche au Sénégal. Il y a le chômage, un problème de prix d’achat, les prix des denrées ont flambé, l’approvisionnement en viande est presque impossible à cause de la situation au Mali ».

AUGMENTATION DU PRIX DE CERTAINS PRODUITS : Les précisions du ministre du Commerce

https://www.enqueteplus.com Le ministre du Commerce, Aminata Assome Diatta, était hier à la Fiara. A cette occasion, elle s’est prononcée sur la hausse des prix de certains produits.
Depuis quelques jours, il est noté une augmentation de prix certains produits alimentaires dont la viande de bœuf. Interpellée sur la question hier, alors qu’elle  visitait  la 21e édition de la  Foire internationale de l’agriculture et des ressources animales (Fiara), la ministre du Commerce, Aminata Assome Diatta avoue que les autorités n’ont pas une emprise sur les éleveurs, encore moins sur les commerçants pour les obliger à baisser les prix. En effet, informe-t-elle, ce marché ne fait pas l’objet d’un encadrement, parce que la viande ne fait pas partie de la liste des denrées de première nécessité.
 ‘’Le principe, depuis 1974, c’est la liberté des prix. C’est seulement les denrées de premières nécessités tels que le riz non parfumé, l’huile en dosette, en fût, l’électricité, l’eau, etc. qui font l’objet d’un encadrement’’, indique-t-elle.  Elle ajoute que cet aliment ne constitue pas une nécessité à la survie des populations et que ‘’cette hausse est due à l’augmentation de l’aliment de bétail qui s’est naturellement répercuté sur le prix de la viande’’.
Mais, il n’y a pas que le prix du kilogramme de viande qui a augmenté. Celui de l’huile est également monté. ‘’Si on prend le bidon de 20 litres, par exemple, aucune sanction ne peut être appliquée à un détaillant, car nous contrôlons les prix de l’huile en fut et en dosette’’.
Par ailleurs, lors de cette visite, il a été expliqué à Aminata Assome Diatta que cette édition de la Fiara est axée sur l’employabilité des jeunes. D’après Pape Abdou Fall, la Fiara ‘’est un modèle d’entrepreneuriat pour tous les Sénégalais, parce qu’elle est organisée par le Conseil national et de coopération des ruraux (CNCR) et l’Association des projets de développement à la base (Asprodeb)’’. C’est un modèle d’inspiration pour les jeunes diplômés, ainsi que les jeunes entrepreneurs, pour créer leur propre structure sans attendre l’Etat, d’après lui. ‘’Je pense que le diplôme est une unité de mesure et la personne consciente de son niveau intellectuel, peut créer sa propre société, sans attendre’’, explique-t-il.
Cependant, malgré la diversité des produits locaux répondant, pour la plupart, aux normes, Aminata Assome Diatta regrette l’indisposition d’autorisation Foura permettant de protéger les consommateurs de certains produits. ‘’Nous avons constaté que beaucoup de produits ne disposent pas d’autorisation foura et les services du ministère du Commerce vont rencontrer les fabricants de ces produits, afin de les aider à ce niveau, car celle-ci est obligatoire’’, précise madame la ministre.
Pour rappel, ‘’rester ici, travailler ici et réussir ici’’ est le principal thème de cette 21ème édition, allant du 20 mai au 13 juin 2021.ARAME FALL NDAO

ENCOMBREMENTS DES TROTTOIRS ET VOIES PUBLIQUES, ABSENCE DE CADRE DE VIE… Dakar, entre mal vivre et diktat de l’argent !

http://www.sudonline.sn «Dakar étouffe !» C’était le thème d’une exposition de photos de Kadia Sow, alors reporter-photographe à Sud Quotidien, dont le vernissage avait été présidé par l’ancien député-maire de Dakar, Pape Diop. A travers l’objectif de son appareil, elle avait fixé des images d’embouteillages, d’encombrements des routes et trottoirs par des marchands et autres, sans compter les détritus qui font toujours partie du quotidien des Dakarois. Relevant, dans le contexte d’alors, que le concept de mobilité urbaine constitue un «horizon lointain» pour les populations confrontées, à chaque instant, à la pollution, aux bouchons énormes et à l’insécurité. Plus d’une décennie après, la situation, dans ce Dakar qu’elle avait choisi d’immortaliser en images, va de mal en pis. Dans la capitale sénégalaise, tout est question d’argent ! Entre installation de gargotes, cantines et autres formes d’occupation anarchique des trottoirs, entravant la mobilité urbaine (en ville), car les piétons obligés de partager la chaussée avec les véhicules au risque de leur vie, absence totale de cadre de vie avec des immeubles qui poussent partout comme des champignons et absence d’aires de jeux et d’espaces verts et de détente, Dakar est en train de devenir un grand «souk». Sud Quotidien vous promène dans ce mal vivre dans la capitale et sa périphérie. Reportages !

PARKINGS PRIVES, CANTINISATION ET OCCUPATION IRREGULIERE DES TROTTOIRS EN VILLE : La capitale sénégalaise, un grand «souk»

Des marquages au sol (en jaune) avec une ligne droite suivie numéro d’immatriculation du véhicule DK… ou encore des panneaux avec les inscriptions suivantes : «Parking payant», «Parking réservé». Ces deux indications que l’on peut apercevoir le long des trottoirs, aux devantures des terrasses, restaurants, banques, écoles et autres services au centre-ville, à Dakar, en disent long sur le mal vivre des piétons et les difficultés pour les automobilistes à circuler librement dans la capitale. Surtout des particuliers qui éprouvent de la peine à trouver où se garer dans la ville, le temps de régler un besoin. A Dakar, tout est question d’argent ! Des trottoirs sensés faciliter la mobilité, du fait de l’étroitesse grandissante de la capitale, sont entre les mains de quelques personnes qui en font leur domaine privé. A tort ou à raison ? Conséquence, en ville, garer ou trouver un espace où garer sa voiture devient problématique, avec le risque de voir sa voiture enchainée (avec les sabots des agents municipaux et autres), sous le motif d’un stationnement irrégulier. Si on n’est pas simplement prié de vider le lieu, une place d’autrui. Des parkings réservés qui fleurissent partout en ville et en périphérie, avec des agents qui veillent au respect de ces lieux.

PARKINGS RESERVES ET SABOTS SOUVENT SOURCES DE CONFLITS

Du boulevard de la République aux avenues Georges Pompidou, Blaise Diagne, Lamine Gueye, la rue Jules Ferry, etc. en passant par la Place de l’Indépendance, le constat est partout le même ou presque. Des trottoirs privatisés, du coup garer sa voiture devient une prouesse pour certains. A côté des coups de sifflets retentissants des agents de la Police et agents municipaux régulant la circulation très danse en ville, des hommes s’affairent autour des parkings. La méthode, un signe de la main envoyé à l’usager depuis son véhicule, pour lui dire : «Vous voulez garer ? Oui, rétorque Monsieur/Madame ! Venez, il y a de la place par ici.» Si certains des travailleurs de ces parkings sont réticents à notre interpellation sur le fonctionnement de ce «gagne-pain», d’autres livrent le secret qui entourent ce business. Ce jeune homme, âgé d’une trentaine d’années environ, sous le couvert de l’anonymat, est un employé de la SIDH. Trouvé à la Place de l’Indépendance, entrain de veiller au respect des places réservées, pour qu’elles ne soient occupées par des particuliers qui ne sont là que pour quelques minutes, il nous explique le procédé. «Je suis là depuis 2011. Les parkings sont privés et c’est la SIDH qui gère ces parkings que vous voyez ici. Et elle (SIDH) nous a employées pour gérer ces parkings. Sur ces traits jaunes que vous voyez là, il y a le matricule de la voiture pour attester que cette partie appartient à telle ou telle personne. Chacun doit garer dans son parking, c’est comme ça que cela se passe. Maintenant, s’il y a une place libre ou si son propriétaire n’est pas encore arrivé, tout véhicule qui veut y stationner, nous demandons au conducteur de nous donner les clés de contact. Si la personne refuse, il ne doit pas pouvoir garer son véhicule. En tout cas, c’est une directive de notre patron et nous exécutons», explique-t-il.

POURQUOI LES SABOTS ?

«C’est la mésentente qui fait que parfois nous mettons des sabots au niveau des pneus. Si vous venez et qu’on vous dit que ce parking est réservé, vous ne devez pas forcer pour vouloir garer votre voiture. En tout cas, tout ce qui adviendra, c’est la personne qui a forcé qui va subir les conséquences. Il y a aussi des personnes qui viennent garer juste à côté de ces parkings. Et si le véhicule (propriétaire) qui se trouve dans le parking veut partir, comment il va faire ? A chaque fois, il y a des disputes. Nous ne sommes que de simples agents qui faisons leur travail. Maintenant, nous disons aux gens, qui se plaignent du fait que leur véhicule soit accroché avec des sabots, il faut aller à la SIDH ou à la mairie pour y voir beaucoup plus claire», précise-t-il.
Avant de conclure : «Des fois, il y a des clients qui comprennent, dès que vous leur expliquez le fonctionnement de ces parkings. Mais, parfois, il y a certains qui refusent de comprendre et veulent faire le forcing. Mais ça fait partie du terrain», renchérit l’agent. Un travail accompli de concert avec les agents de la Ville de Dakar, faciles à identifier par leurs tenues, toujours à la Place de l’Indépendance. Composé d’hommes et de femmes, ils s’activent à ce que les véhicules stationnent bien et n’empiètent pas sur les voies réservées à la circulation. Cette dame de teint noir, portant un gilet de couleur verte accompagné d’un sifflet, fait partie du groupe. Très enthousiaste, en témoignent ses gestes, elle est très passionnée. Interpellée alors qu’elle échangeait avec une dame qui veut se rendre dans une agence de voyage et qui ne parvient pas à trouver une place pour stationner, elle déclare : «le travail est vraiment passionnant. Nous veillons au respect des règles de stationnement, précisément sur les ailes de la chaussée. En d’autres termes, faire en sorte que les véhicules stationnent normalement dans ces parkings, sans gêner ceux qui sont en circulation. Même le président de la République passe régulièrement par ici. Donc ça doit être bien régulé».

AVIS DIVERGENTS D’USAGERS

Un travail diversement apprécié par certains automobilistes. Pour Amadou Gaye, chauffeur à la Direction des Comptes publics et du Trésor, ces agents font du bon boulot. «Ils font du bon boulot. Ils facilitent vraiment la tâche aux automobilistes. Je peux en juger parce que chaque jour je suis là. Ils respectent en même temps les automobilistes», témoigne M. Gaye. Et d’ajouter : «Ceux à qui on met des sabots n’ont pas respectés les règles. Tu ne peux pas avoir ta voiture et la garer en pleine route et que tu empêches les autres automobilistes de circuler. Mais, si on vient te mettre un sabot, il faut payer. Moi je suis d’accord avec les agents de la mairie qui mettent les sabots aux gens qui ont mal garé», peste-il. Moussa Sané est un «thiak-thiak man» (transport rapide via un scooter). Il prend le contre-pied d’Amadou Gaye. «En ville, c’est compliqué ; avec les travaux, tout est barré, il n’y a pas de voies par où passer. Or, quand tu vas en ville, dans une banque, magasin ou dans une Direction, c’est pour un rendez-vous ou un besoin. Je ne peux pas avoir un besoin dans ce lieu et garer loin. Maintenant, si tu ne peux pas garer là où tu vas, où est-ce que tu vas le faire ? Et si tu stationnes, les agents viennent te mettre des sabots. Ce n’est pas normal», regrette-til

L’ENCOMBREMENT DES ESPACES ET VOIES PUBLICS : Un casse-tête pour les Dakarois

http://www.sudonline.sn L’encombrement est aussi énigmatique dans la capitale. En ville, à Dakar-Plateau, comme dans beaucoup de quartiers, se frayer un chemin est tout un problème. Les trottoirs sont occupés par des marchands de toutes sortes. Ajouter à cela des travaux comme celui du Bus Rapid Transit (BRT) qui réduit aussi la mobilité par exemple sur son tracé entre Grand Yoff et Liberté 6
A Dakar, marcher correctement sur les voies réservées aux piétons est un problème. Pis, en ville, par exemple à Sandaga, l’un des sites de commerce les plus prisés de Dakar, la mobilité est très complexe. Marchands ambulants, vendeurs de crédits, kiosques de café, vendeurs de cacahuètes, de journaux, des étales et autres tabliers, rabatteurs (coxeurs), chariots, occupent l’essentiel des trottoirs. Sans compter les trottoirs privatisés.
Pourtant, ces passages piétons sont sensés être des alternatives pour faciliter la mobilité, déjà très difficile. Les quartiers périphériques ne sont pas en reste. Le rond-point Liberté 6 en est une parfaite illustration. Il est très animé, avec le petit marché de friperie qui entoure le rond-point et où des commerçants et tabliers exposent leurs produits : cantines, gargotes, tables, des produits exposés à même le sol sont, entre autres, le décor partout et même sur l’espace aménagé sur les deux voies de Liberté 6. Les bus de transports en commun ont du mal à s’arrêter devant les arrêts (de bus), des motos destinées à la vente exposées sur les trottoirs.
Sans compter les ateliers de mécaniciens et des épaves de véhicules visibles partout, notamment à côté du Camp Sékou Mballo ; ce qui rétrécissent la route qui mène vers Grand Yoff caractérisée par des embouteillages monstres au quotidien. Et, cerise sur le gâteau, les travaux du Bus Rapid Transit (BRT) sur le tracé HLM Grand Yoff-Liberté 6 et sur les deux voies de Sacré-Cœur ne facilitent pas les choses. Les véhicules sont obligés de faire des contournements, comme c’est le cas avec les lignes 29 (Tata), et 219 de Dakar Dem Dikk (DDD). «L’encombrement à Dakar est dû aux travaux inachevés. Nous sommes vraiment fatigués. Ce n’est pas seulement en ville, c’est partout. Ce n’est pas normal que les gens occupent les trottoirs. Si tu étales ta marchandise, la personne qui veut passer est obligée d’emprunter la chaussée et elle risque d’être percutée.
Et c’est ça même qui augmente le taux de mortalité» dû aux accidents de la route, déclare Ousmane Diop habitant de Liberté 6 Extension. Cependant, il suggère : «Chacun doit avoir un magasin au moins de 1 m 50 où il pourra exposer sa marchandise. Puisqu’ils n’ont pas un endroit où exposer leurs produits, donc ils sont obligés de le faire sur les trottoirs. Dans ce cas, il faut les comprendre aussi. Et pour que ça cesse, il faut que l’Etat leur vienne en aide. Les accidents vont diminuer et beaucoup de désagréments aussi». Une situation déplorée par les marchands eux même. Oumar Loum est un vendeur de chaussures sur la route du Front-de-Terre, séparant les communes de Grand Yoff et Dieupeul Derklé.
Pour lui, ils n’ont pas le choix. «Nous essuyons chaque jour des critiques. Les habitants nous disent qu’à la décente de l’école, leurs enfants n’ont pas par où passer. Ils nous reprochent d’occuper les trottoirs. Si ça ne tenait qu’a nous, nous n’allions pas nous installer ici. Il y a la poussière qui abime ta marchandise. Ce n’est pas approprié», justifie M. Loum.
Et d’ajouter : «Nous souhaitons avoir un site où nous pourrions travailler correctement, sans déranger personne. Puisque nous n’en avons pas, eh bien, nous ne pouvons que rester ici et nous débrouiller. Il faut aussi penser à nous recaser dans un site où il y a des clients. Mais si on nous fait déplacer dans un marché où il n’y a pas beaucoup de personnes, ça va être compliqué.»

DES IMMEUBLES ET COMMERCES A LA PLACE DES AIRES DE JEU ET ESPACES VERTS ET DE DETENTE : Quand Dakar «étouffe» sa population

http://www.sudonline.sn Dakar, c’est aussi l’étroitesse ! Et pour couronner le tout, il y a le manque d’aires de jeux et espaces verts qui disparaissent au profit des immeubles qui sortent de terre. Un tour à travers quelques grandes artères et coins du centre-ville et de certains quartiers de la périphérie de Dakar permet de faire le constat et y voir beaucoup plus clair. Avec des quartiers non lotis ou qui n’ont pas un bon plan de lotissement, des rues sans issues…
Des espaces quasi inexistants pour des aires de jeux et de détente. Pis les quelques rares espaces que comptaient certaines zones ont été cédés à des particuliers ou opérateurs qui y ont érigé des immeubles, commerces, etc. dévoyant ainsi, pour la plupart les projets initiaux qui ont motivé l’octroi des terrains. Si ce ne sont pas les édiles des collectivités locales ou des responsables de cadastres qui sont à l’origine du «sale» boulot qui se solde souvent par des conflits avec les jeunesses et les populations locales qui finissent toujours par abdiquer, face aux «puissants» derrières ces projets. Conséquence, c’est du béton, du ciment et du fer partout  ! Des immeubles qui poussent de terre partout, «asphyxiant» la capitale dont les populations ne respirent plus d’air pur. Il s’y ajoute les pollutions de toute sorte  de l’environnement, de l’air, du cadre de vie, le désordre et l’anarchie… entre autres facteurs combinés qui révoltent beaucoup d’acteurs qui expriment leur ras-le-bol sur ces questions et prodiguent même des solutions pour y remédier.

DEBOURSER 50.000 POUR UN TERRAIN DE FOOTBALL LORS DES «NAVETANES», RECOURIR AU CAMP PENAL DE LIBERTE 6 POUR LES «XAWARE»…

Dans la commune de quartier de Grand Yoff, les habitants d’Arafat déplorent le manque d’aires de jeux. Le seul site qui est le foyer des jeunes de Grand Yoff, près de la nouvelle maternité, et qui abritait des spectacles, soirées, est en réhabilitation. Du coup, les jeunes du quartier, confient certains, se rabattent du côté du Camp Pénal de Liberté 6 pour les soirées de «Xawaré» (soirée dansante organisée par des jeunes). Il y a également le manque de terrain de football. Les jeunes sont obligés de louer des terrains comme celui de Niarry Tally, à 50.000 F CFA. Une autre alternative, le terrain du CEM des HLM Grand Yoff. Ici, c’est le «premier arrivé, le premier servi». Ceux qui quittent Arafat sont obligés de programmer leurs matches, des fois, à 6 h du matin pour arriver en premier. Souleymane Yanga, 23 ans, étudiant en infographie et habitant de Grand Yoff, plaide pour l’aménagement des terrains de football pour les jeunes d’Arafat. «Nous, jeunes de Grand Yoff, déplorons depuis longtemps le manque d’aires de jeux. Je me souviens, il y avait un bon terrain, le terrain de ‘’Yaakaar’’ ; c’est là-bas que nous jouions les ‘’navetanes’’, en cadets. On pouvait faire de ce terrain un terrain municipal. Mais, après, on y a érigé des magasins. Il est très réduit maintenant. On avait commencé à mettre les tribunes, mais, jusqu’à présent, les travaux ne sont pas terminés. En période de ‘’navetanes’’, les cadets sont obligés de recourir au terrain de Liberté 6 qui ne fait pas partie de la commune de Grand Yoff».

LE ROND-POINT HLM GRAND YOFF, UNE ALTERNATIVE

Famara Daffé, la quarantaine, y voit une solution. «Grand Yoff est étroit. Il n’y a pas ici à Grand Yoff où les gens peuvent se rencontrer pour causer, échanger des idées. Au niveau de la Patte d’Oie, il y en a. Mais, ici, à Grand Yoff, c’est tout un problème. On doit y réfléchir, pourquoi pas collecter de l’argent pour essayer de voir avec la mairie quelles sont les parties appropriées pour en faire des espaces verts qui sont une source de vie». En attendant, un des espaces très prisés dans la commune est le rond-point HLM Grand Yoff, près de la mairie. Là-bas, l’espace est équipé de pavage avec des bancs publics. A la tombée de la nuit, séances de fitness, des parties de petits camps, des répétitions de danse y sont organisées, sous le regard des passants et véhicules. Sans oublier des concerts en plein air qu’accueille cet espace

Greve de 48 h à l’Université de Thiès : «Sabotage» et crainte d’une «année blanche», le gouvernement indexé

https://www.leral.net L’Intersyndicale (SAES, SUDES, STESU, SATUC), la Conférence des Présidents des Amicales d’étudiants et le personnel de l’Université Iba Der Thiam (UIDT) de Thiès, ont décrété, ce jeudi 3 juin 2021, une grève de 48 heures pour exiger l’accélération des travaux des chantiers à l’arrêt depuis plusieurs années et de meilleures conditions d’études et de travail. Les étudiants parlent de «sabotage», craignent une «année blanche» et indexent le « gouvernement ».
Du fait du « non-respect des engagements fermes pour la reprise et la livraison des chantiers dans les meilleurs délais », l‘intersyndicale des Personnels d’enseignants et de recherches, les personnels d’appui technique et de service et la Conférence des présidents d’amicales de l’Université Iba Der Thiam (Uidt) de Thiès ont décrété un plan d’actions commun.
Une reprise des mouvements d’humeur survenue après un bref temps d’accalmie, donc un calme précaire, au campus de la Cité du Rail, avec la levée du mot d’ordre de la dernière grève par la communauté universitaire.
A en croire, Le Témoin, les grévistes, qui en ont ras-le-bol, expliquent qu’« à la suite de la récente forte mobilisation de la communauté, nous avions reçu, de la part des autorités, des engagements fermes pour la reprise et la livraison des chantiers dans les meilleurs délais. Après un mois de suspension de notre plan d’actions, nous sommes au regret de constater que les engagements pris n’ont pas été respectés. Pire, de nouvelles propositions d’occupation des locaux en l’état nous sont faites, alors que le cahier des charges, qui a permis d’attribuer ce marché de construction, est loin d’être satisfait ».
L‘intersyndicale des Personnels d’enseignants et de recherches, des personnels d’appui technique et de service et la Conférence des présidents d’amicales de l’Uidt de Thiès, qui se sont mobilisées pour un seul combat, « l’achèvement, la finition, l’équipement et la livraison sans délai des chantiers de l’Université de thies », tiennent les autorités pour « seules responsables de toutes les conséquences qui découleraient de la mise en œuvre de leur plan d’actions ». et d’appeler « tous les camarades à la mobilisation pour la lutte autour de ce point essentiel à la survie de notre université ».
C’est face au mutisme de l’Etat devant leur plan d’actions pour réclamer l’achèvement desdits chantiers mis à l’arrêt depuis plusieurs années pour seulement une enveloppe de six milliards FCFA, que la communauté universitaire de Thiès se décide d’en découdre avec les autorités jusqu’à obtenir gain de cause.
Dr Mamadou Tandiang, secrétaire général du Saes au campus de l’université de Thiès, explique : « les étudiants nous parviennent des quatre coins du Sénégal, ils sont là et vivent dans des conditions déplorables par rapport à la vie sociale. Aussi sur le plan pédagogique, on a du mal à organiser les cours. Il y a des étudiants qui sont la depuis deux mois mais peinent à démarrer les enseignements. On a en assez de cette solution de colmatage, on ne plus fonctionner comme ca, il faut des actions concrètes ».
La communauté universitaire de Thiès s’offusque du fait que « depuis sa création en 2007, le Campus de Thiès, qui, après Cheikh Anta Diop de Dakar, accueillent le plus d’étudiants, n’existe que de nom. L’UIDT est oubliée volontairement dans le programme de construction d’infrastructures universitaires. Elle manque de tout et doit être construite et équipée ». Les étudiants font remarquer que « l’université de Thiès qui peine à prendre forme depuis 2007 parce qu’ayant un gros déficit d’infrastructures, est constituée d’environ une vingtaine de bâtiments en location éparpillés à travers les quatre coins de la cité du rail, ce qui coute à l’Etat et au Rectorat, au moins, plus d’une centaine de millions de FCFA par an. Prés de 40% du budget de l’université vont dans les payements d’immeubles »

75 MILLIARDS DE LA BM POUR UN ACCÈS ÉQUITABLE AUX VACCINS ANTI-COVID-19

Dakar, 3 juin (APS) – Le Conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé un financement de 75 milliards de FCFA, dont la moitié sous forme de don de l’Association internationale de développement (IDA), pour un accès équitable, fiable et abordable aux vaccins COVID-19, et leur déploiement au Sénégal, annonce un communiqué transmis à l’APS.
’’Ce financement additionnel de 75 milliards de FCFA permettra de soutenir les efforts du gouvernement pour l’acquisition de vaccins, en améliorer la disponibilité et renforcer l’accessibilité géographique aux populations’’, a déclaré le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr.
Il a salué ’’la réaction de la Banque mondiale suite à la soumission de la requête pour l’octroi de ressources supplémentaires pour soutenir davantage la riposte contre la COVID-19’’.
Le directeur des opérations de la Banque mondiale au Sénégal, Nathan Belete, a, de son côté, souligné que ‘’le Sénégal a été considéré comme un modèle dans la gestion de la pandémie de COVID-19 et ce projet vient renforcer les efforts du gouvernement en fournissant le financement nécessaire pour soutenir l’acquisition de vaccins et accélérer les efforts de déploiement dans le pays’’.
“Nous sommes conscients qu’il s’agit d’un énorme défi, mais nous pensons que le Sénégal y parviendra en s’engageant dans une campagne de communication efficace et inclusive, et en assurant la disponibilité des vaccins dans tous les centres de santé du pays », a-t-il ajouté.
’’Le projet soutiendra une campagne de communication à multiples facettes qui s’inscrira dans une stratégie plus large d’engagement social et de mobilisation visant à lutter contre la résistance aux vaccins. Le contenu sera adapté et ciblé vers des groupes prioritaires spécifiques afin d’accroître l’acceptation du vaccin au sein de la population’’, a précisé Djibrilla Karamoko, chargé du projet au sein de la Banque mondiale.
Selon lui, le projet contribuera à la vaccination de près de 9 500 000 personnes, soit environ 55 % de la population du pays. Cela comprendra les coûts de déploiement des vaccins entièrement subventionnés par la facilité de garantie de marché avancée (AMC) COVID-19 Vaccines Global Access (COVAX) pour 20% de la population, ainsi que l’achat et le déploiement de vaccins pour 35% supplémentaires par le biais de la facilité COVAX, directement auprès des fabricants et d’autres mécanismes.
’’La Banque mondiale a été parmi les premiers partenaires de développement à apporter un soutien au gouvernement du Sénégal dans sa réponse à la pandémie de COVID-19, qui comprenait une assistance technique pour la mise en œuvre du Plan national de réponse d’urgence à la COVID-19’’, lit-on dans le communiqué de la Banque mondiale.
’’Le 2 avril 202, le Projet de réponse à la COVID-19 au Sénégal, d’un montant de 20 millions de dollars, a été approuvé dans le cadre du Programme stratégique de préparation et de réponse’’, selon la même source.
’’Le pays a également reçu 4 millions de dollars de REDISSE 1, et 1, 5 million de dollars de la Facilité d’urgence pandémique. Au 1er juin 2021, environ 454 304 personnes avaient reçu au minimum leur première dose de vaccin, selon la même source’’, a-t-elle fait savoir.
Une enveloppe de 12 milliards de dollars, a-t-il ajouté, est notamment destinée à aider les pays à revenu faible et intermédiaire à assurer l’achat et la distribution de vaccins, de tests et de traitements anti-COVID et à renforcer leurs systèmes de vaccination.
’’Ces financements s’inscrivent dans le cadre plus large de la réponse déployée par le Groupe de la Banque mondiale face à la pandémie, qui aide actuellement plus de 100 pays à renforcer leurs systèmes de santé, protéger les ménages les plus pauvres et installer les conditions propices à la préservation des moyens de subsistance et de l’emploi pour les populations les plus durement touchées’’, indique-t-on dans le communiqué. DS/ASB/OID

AstraZeneca : le Sénégal reçoit de la France un deuxième lot de 184.800 doses de vaccins

iGFM (Dakar) Le Sénégal a reçu 184.800 doses de vaccins AstraZeneca offertes par la France comme deuxième lot dans le cadre de l’initiative COVAX. Le Sénégal s’est positionné parmi les pays prioritaires qui reçoivent la deuxième livraison de COVAX, selon un communiqué transmis à IGFM.
Le communiqué précise que ce don de vaccins de la France fait également suite au sommet sur le financement des économies africaines tenu à Paris le 18 mai 2021, qui avait souligné la nécessité de mettre l’accent sur la priorité absolue du moment qui est de vaincre la pandémie et d’aider les pays africains dans ce sens. « Nous reconnaissons le rôle d’une immunisation à grande échelle contre la Covid-19 en tant que bien public mondial et nous unissons nos efforts pour veiller à un accès équitable en Afrique à des vaccins, des traitements et des moyens de diagnostic sûrs et abordables grâce au dispositif pour accélérer l’accès aux outils de lutte contre la Covid-19 (Accélérateur ACT) et à sa facilité COVAX. (…) Nous nous efforcerons d’accélérer ces efforts pour faire en sorte que l’Afrique reçoive davantage de vaccins, notamment en partageant les doses, en soutenant les garanties de marché et en favorisant le commerce tout au long de la chaîne de valeur, ainsi qu’en développant les capacités locales nécessaires à la distribution des vaccins », avaient fait part les dirigeants Africains et Français lors de ce sommet auquel avait pris le président sénégalais Macky Sall.
« Nous sommes heureux de recevoir ce deuxième lot de vaccins contre la COVID-19 à travers l’Initiative COVAX après le premier lot reçu en mars, et de voir que les efforts déployés par les autorités et les acteurs nationaux pour accompagner la riposte nationale trouvent un écho favorable auprès des partenaires au développement. Nous nous félicitons de l’appui de la France qui a offert ces doses au Sénégal, ceci est un bel exemple de solidarité. Nous saluons le leadership du Président Macky Sall et tout le gouvernement pour leur engagement afin d’accélérer les efforts de la vaccination et pour vaincre la pandémie de la COVID-19 », a souligné Silvia Danailov, Représentante de l’UNICEF au nom des partenaires institutionnels du COVAX
«Aujourd’hui, le Sénégal bénéficie de vaccins fournis par la France au mécanisme COVAX pour poursuivre sa campagne de vaccination. La France a été l’un des premiers pays à affirmer sa volonté de donner des doses de vaccins sûrs et efficaces, homologués par l’OMS, en complément de ses contributions financières. Le Président de la République a confirmé lors du Sommet Mondial pour la Santé que la France donnerait au moins 30 millions de doses de différents vaccins d’ici la fin de l’année 2021. D’autres pays africains bénéficient aussi de ces dons français de vaccins Astra Zeneca via le dispositif COVAX. Ces dons à COVAX s’inscrivent dans le cadre de l’effort plus global de l’équipe Europe en faveur de ce mécanisme (100 millions de doses de vaccins européens seront partagées cette année) pour renforcer la solidarité vaccinale. Je salue l’engagement de l’Union Européenne et des partenaires COVAX en faveur de la santé mondiale et d’un accès équitable à la vaccination pour tous » a déclaré M. Philippe Lalliot, Ambassadeur de France au Sénégal.
Pour rappel, le Sénégal avait reçu un premier lot de 324.000 doses du vaccin Astra Zeneca en mars 2021, un an après la déclaration du premier cas de COVID-19. Cette première dotation de l’initiative COVAX combinée aux efforts du pays pour mobiliser d’autres vaccins a permis de lancer et de dérouler la campagne de vaccination sur l’ensemble du territoire. A la date du 2 juin 2021, quelques 454 304 personnes ont été vaccinées contre la Covid-19 sur toute l’étendue du territoire alors que le pays comptait 41 494 cas dont 40 146 guéris, 1142 décès, 205 sous traitement.
A noter que COVAX est un mécanisme de solidarité international mis en place au profit de pays à faible ou moyen revenu pour lutter contre la pandémie de la COVID-19. Son objectif est de permettre à tous ces pays d’avoir un accès équitable aux vaccins contre la COVID-19.

PROCÈS EN DIFFAMATION : TELIKO RÉCLAME 500 MILLIONS FCFA À MADIAMBAL DIAGNE

http://www.emedia.sn 500 millions de francs CFA, c’est le montant que le magistrat Souleymane Téliko réclame au journaliste Madiambal Diagne pour laver son honneur. La demande a été faite par ses avocats qui se sont succédé devant le prétoire pour faire leurs plaidoiries. Ce, après qu’ils ont tous dit que le délit de diffamation est établi.
Selon Me Etienne Ndione, l’honneur du juge Téliko a été bafoué. “La diffamation est établie. Madiambal est d’une malhonnêteté jamais vue. Il a fait croire à l’opinion que Souleymane est un voleur. Il a une très belle plume, mais il écrit des insultes, des inepties… Il est méchant. Souleymane Téliko est indépendant.
Son indépendance dérange. La décision du conseil Supérieur de la magistrature ne dit pas que Souleymane Téliko est corrompu, mais n’a pas respecté l’obligation de réserve”, a plaidé Me Ndione.
Puis l’avocat se montre offensif à l’endroit du journaliste Madiambal Diagne qu’il considère comme un danger pour la société. « Si on ne l’arrête pas, il va mettre le sénégal en sens dessus dessous. »
Abondant dans le même sens, Me Abdoulaye Tall s’en est également pris à Madiambal Diagne qu’il a traité de “diffameur professionnel” (sic). Selon lui, les propos portés sur son client sont faux dans la mesure où, dit-il, « il n’y a aucun rapport de l’Union européenne qui l’épingle. »
Autre avocat, même stratégie. Me Daff n’a pas dérogé à la règle. Selon lui, Madiambal Diagne, au lieu de s’amender, persiste dans la délinquance en diffamant leur client. “Il discrédite l’institution judiciaire. Ce n’est pas seulement des magistrats qui étaient dans la délégation. Il a l’intention de nuire à l’honorabilité de Souleymane Téliko. Quelqu’un qui est épinglé, est passible de poursuites judiciaires, c’est prendre quelqu’un la main dans le sac. Il ne maîtrise même pas ce qu’il dit. Dans le rapport, on a mis le bureau de l’administrateur des chambres africaines extraordinaires. Nul part dans le rapport, on ne verra Souleymane Téliko épinglé. Il l’a accusé de voleur. En soutenant que Souleymane Téliko a été épinglé par l’UE ou par l’UA, il l’a diffamé. C’est une audience pédagogique”, plaide-t-il. Aliou DIOUF

Affaire du tribunal de Diourbel : l’UMS cogne Me BABOU

http://www.walf-groupe.com Me Abdoulaye BABOU a fait un compte rendu tendancieux de ce qui s’est passé au tribunal de Diourbel mardi dernier. C’est l’avis de l’Union des Magistrats du Sénégal (UMS). Dans un communiqué,  son Bureau Exécutif se dit particulièrement agacé par le comportement de l’avocat à l’endroit du représentant du Parquet.
« Au cours de l’audience correctionnelle tenue le mardi 1er juin 2021 par le Tribunal de Grande Instance de Diourbel, Maître Abdoulaye BABOU, avocat à la Cour, sous prétexte de son appartenance à la communauté mouride et au mépris des règles élémentaires de courtoisie et de respect qui prévalent au sein de l’institution judiciaire, a tenu des propos outrageants à l’endroit du représentant du Parquet, à qui il a imputé des propos sortis de sa seule imagination. Plus grave encore, il a incité l’assistance au soulèvement en jouant sur la fibre sensible des fidèles mourides et tenté de livrer le magistrat à la vindicte populaire. Non content d’avoir troublé gravement l’audience, manqué de respect au pouvoir judiciaire, incité à la violence et mis en danger la vie d’autrui, il a persisté dans son dessein subversif en se rendant devant les médias pour soutenir sans aucune indication concrète, que celui-ci avait tenu des propos injurieux ou outranciers à l’égard de Serigne Touba », indique l’UMS.
 L’organisation n’a pas conclu sans préconiser des poursuites contre la robe noire mise en cause. En effet, condamnant  « fermement ces actes inqualifiables qui, au-delà de l’offense particulièrement injuste faite au collègue concerné, constituent un affront fait à l’institution judiciaire dans son ensemble”.
 L’UMS rappelle que le respect dû à la Justice s’impose à tous, y compris aux avocats, et manifeste à cet égard sa vive désapprobation et sa profonde indignation quant au comportement de cet auxiliaire de justice. Ainsi, “elle invite les autorités judiciaires à engager les poursuites qui s’imposent et se réserve le droit d’user de tous les moyens légaux pour que pareil acte ne se reproduise ».

Redécoupage administratif : Antoine DIOME exclut toute «logique politicienne» 

http://www.walf-groupe.com  Le ministre de l’Intérieur cherche à rassurer l’opposition de tout caractère politique du nouveau découpage administratif.
Présent à  la rencontre bimensuelle « le gouvernement face à la presse », tenue ce jeudi 3 juin, Antoine Félix Abdoulaye DIOME estime que l’érection de Keur Massar  n’est nullement politique. « Ce nouveau découpage administratif ne répond à aucune logique politicienne. Un comité technique a été mis en place avec le gouverneur, des études ont été faites pour obtenir le meilleur scénario possible dans le cadre de cette décision », explique-t-il.
A en croire le ministre de l’Intérieur, il n’y a pas de décision unilatérale puisqu’il y a eu concertation avant le processus de redécoupage. «Il y a un dialogue politique dans le cadre duquel ces questions sont évoquées. Parmi celles-ci, il y en a quelques-uns qui ont fait l’objet de consensus qui va faire l’objet d’une introduction après rédaction dans le Code électoral. Mais aussi, il y a d’autres questions qui ne manqueront pas d’être évoquées avant qu’une décision finale ne soit prise»,  souligne-t-il.
Emboîtant le pas à son collègue de l’Intérieur,   le ministre des Collectivités territoriales, du Développement et de l’Aménagement des territoires, Oumar GUEYE trouve que « le découpage administratif obéit toujours à une logique de cohérence territoriale, mais également d’efficacité dans l’action administrative ».

Conséquence du nouveau découpage de Keur Massar et Rufisque : La réédition de nouvelles cartes d’électeur sur la table du dialogue politique…

https://directnewsinfo.com Le nouveau découpage administratif, qui a consacré l’érection de Keur Massar en département, va induire des conséquences, notamment la production de nouvelles cartes d’électeur, entre Pikine, Rufisque et Keur Massar. Une inquiétude qui n’a pas sa raison d’être selon le ministre de l’Intérieur.
Antoine Felix Abdoulaye Diome, qui faisait face hier aux médias dans le cadre du rendez-vous «Le Gouvernement face à la presse», invite à faire confiance à la Direction générale des élections (Dge). «Con­cernant la réédition des cartes d’électeur, quand elle doit intervenir à la suite de révision exceptionnelle pour de nouvelles mesures administratives, je voudrais préciser que nous avons une administration électorale qui a une expérience avérée d’organisations d’élections et une longue tradition de maîtrise à tout ce qui se rattache à de telles opérations», a-t-il expliqué. Le ministre en charge des Elections, qui avait à ses côtés son collègue en charge des Collectivités territoriales, espère, dans ce sens, une solution consensuelle entre les acteurs politiques. «Il y a un dialogue politique dans le cadre duquel beaucoup de questions sont évoquées. Il y en a celles qui ont fait l’objet de consensus qui doivent faire l’objet d’une introduction, après rédaction, dans le code électoral. D’autres ne manqueront pas d’être évoquées avant qu’une décision finale ne soit prise», a-t-il déclaré. Plus précisément, Antoine Diome détaille  : «Il y a un droit qui s’attache à la qualité d’électeur et qui va être respecté quelle que soit la situation. Si quelqu’un doit quitter une circonscription pour une autre, la réédition qui est de droit devra l’être. Si aussi un autre mécanisme est possible pour plus de souplesse dans le cadre de la mise en œuvre et du respect strict des droits des électeurs, il ne fait aucun doute que toutes les garanties sont données pour que nul ne soit lésé.»
Par ailleurs, le ministre de l’Intérieur a annoncé la fin de l’évaluation du processus électoral, qui a démarré le 2 avril dernier, en juillet prochain. Ce, après l’audit du fichier électoral qui a été jugé «cohérent et fiable», mais «perfectible» par les experts.lequotidien.sn

Macky Sall à Saint-Louis et Matam du 12 au 19 juin

https://toutinfo.net/ A peine revenu de tournée à Kaffrine, Kaolack, Tambacounda et Kédougou, le Président Macky Sall prend la direction du Nord du pays dans quelques jours.
«Le Chef de l’Etat informe le Conseil qu’il effectuera du 12 au 19 juin une tournée économique dans le Nord du Sénégal (régions de Saint-Louis et de Matam), afin d’évaluer les investissements publics réalisés et engager de nouveaux programmes de développement territorial : un Conseil Présidentiel et un Conseil des Ministres sont prévus à Matam», lit-on dans le communiqué du Conseil des ministres tenu hier.

LA CHRONIQUE DE MLD : Sénégal, Ces élections locales qui impactent durement l’économie…

https://toutinfo.net/ Le Chef de l’Etat a donc convoqué le corps électoral le 23 janvier 2021 pour les besoins des élections locales. Mais depuis l’annonce de la nouvelle, le pays ne bruit que de cette folle frénésie qui a fini de convaincre les plus sceptiques que les hommes politiques ont pris le pays en otage. Comment comprendre cette hyperactivité politique, cette campagne électorale avant l’heure à huit mois du scrutin ? Tout le monde s’y met, le Chef de l’Etat (auteur de tournées dites économiques), l’opposition, les médias et même les activistes de tout poil. Finalement qui va faire tourner la machine économique dans un contexte post-Covid lourd d’incertitudes ? Qui va assurer la production dans un pays très peu gâté en termes de ressources naturelles ? A l’analyse, le constat est clinique : nous avons l’impression qu’on est parti pour huit bons mois d’immobilisme économique car les forces vives de la nation, ses bras les plus valides et même sa matière grise qui devrait faire office de masse critique afin de donner l’impulsion, seront tous mobilisés sur le terrain de la campagne électorale, donc de la pêche aux voix. Cette activité liée à la politique politicienne est donc mise en exergue et cela n’émeut personne ! La récente actualité de la promotion de l’emploi des jeunes est remisée au placard ; on n’en parle presque plus, surtout qu’elle est plus problématique, moins mobilisatrice et moins « sexy » que la politique. Qu’a-t-on fait de l’intéressant débat sur les 450 milliards de Fr cfa dédiés aux jeunes du pays ? Cette situation va perdurer, on sera obligé de la subir jusqu’en 2024, date de la prochaine présidentielle avec un long  cycle complété par les élections locales et législatives. Après , il ne faudrait pas s’étonner de voir le Sénégal perdre d’importants points de croissance et donc des richesses dans un moment historique crucial Post-pandémie que tous pays du monde mettent à profit pour relancer leur économie à travers des plans d’actions bien élaborés et exécutés sous un leadership éclairé. En vérité, nous avons un réel problème de gestion et de maîtrise du temps, cette donnée périssable ô combien précieuse dans le processus de création de valeurs. Ailleurs, les élections n’empêchent pas les acteurs économiques de faire tourner l’outil de production ; au contraire. Ici, cette activité politique reste un bel alibi pour se fondre dans la nature et délaisser les bureaux et les usines. Autrement dit, nous avons réussi à transformer une anomalie en valeur : au nom de la contribution au rayonnement du parti, tout le monde veut se  faire remarquer et s’attirer la sympathie et les faveurs du Prince. D’ici au prochain scrutin dédié aux locales, d’importantes sommes d’argent seront ainsi mobilisées pour faire gagner des listes. L’Etat va encore user de ruses de sioux et d’agilité pour trouver les ressources nécessaires à la tenue dans les règles de l’art d’élections que plusieurs spécialistes jugent plus chères qu’une Présidentielle. En 2014, plus de 100 millions de bulletins ont été imprimés : Ce n’est pas donné mais c’est le prix à payer pour maintenir l’exigence de la respiration démocratique. La seule consolation, c’est que ces fortes sommes d’argent qui vont circuler d’ici à janvier 2022 vont forcément impacter positivement l’économie locale car c’est du pain béni pour les Pme et les acteurs de l’informel notamment ceux qui s’activent dans la sérigraphie, la communication, les transports ou encore l’agro-alimentaire. Juste une recommandation en direction de tous ces hommes politiques et autres animateurs de mouvements citoyens qui vont briguer les suffrages des paisibles citoyens : « Prière insister dans vos programmes sur des questions vitales et stratégiques comme la promotion de l’éducation la souveraineté médicale et pharmaceutique mais aussi la relance rapide et systématique du secteur secondaire d’autant qu’au-delà de l’apport en valeur ajoutée, le secteur industriel réputé transversal, est aussi un gros pourvoyeur d’emplois

LA DOCTRINE SALL

https://www.enqueteplus.com/ Menaçant les rebelles qui prennent le risque de constituer des listes parallèles, le chef de l’Etat a tendance à gracier tout dissident qui parvient à démontrer sa force sur le plan électoral. Les défaites, par contre, se payent cash

Président de la coalition Benno Bokk Yaakaar, Macky Sall sait bien manier le bâton et la carotte, quand il s’agit de doper ses troupes pour aller à des élections. Menaçant les rebelles qui prennent le risque de constituer des listes parallèles, le chef de l’Etat, en disciple de Wade, a tendance à gracier tout dissident qui parvient à démontrer sa force sur le plan électoral. Les défaites, par contre, se payent cash, quelles que soient les compétences du vaincu.

Rien n’est figé en politique. Disciple de Maitre Abdoulaye Wade, Macky Sall est réputé être un fin tacticien. A chaque élection, il a une doctrine propre pour mettre tous les atouts du côté de son camp. Pour les élections locales à venir, il a révélé, à Kaffrine, un pan de sa nouvelle stratégie. A ses militants du Ndoukoumane, il ordonne  : ‘’Il ne faut pas vous quereller pour des postes, si vous croyez en moi. Ce qui est important, ce n’est pas qui sera maire ou président du Conseil départemental. Ce n’est pas important pour le Sénégal. L’essentiel est de m’écouter, le moment venu, pour que je vous indique le chemin à prendre…’’.
Se faisant on ne peut plus clair, le président de la République a lancé dans une allusion assez édifiante  : ‘’Si nous sommes unis, je suis sûr que nous allons gagner à 100% les communes dans cette région. N’écoutez pas les visiteurs du soir qui vont essayer de vous monter contre votre parti ou votre coalition, en vous faisant croire qu’on ne vous respecte pas. Ce sont des gens qui sont persuadés qu’ils ne peuvent rien gagner et qui veulent juste vous utiliser pour espérer compter. Il faut leur dire de garder leurs récépissés. Nous, on ira sous la bannière de Benno Bokk Yaakaar.  Aucun militant ne prendra une autre liste. Je tenais à le dire….’’

‘’Aucun militant ne prendra une autre liste’’

Telle est la nouvelle doctrine du président de la Conférence des leaders de Benno Bokk Yaakaar. Une doctrine qui ne date pas d’aujourd’hui et qui a évolué dans le temps. En effet, déjà lors des élections législatives de 2017, Macky Sall s’était fait très clair à ce sujet. Très vite, il avait clamé, afin que nul n’en ignore, qu’il ne tolérerait aucune liste dissidente et que l’Alliance pour la République s’engageait sous la bannière de Benno Bokk Yaakaar. C’était une légère évolution par rapport à la posture, lors des locales de 2014. A cette époque, la jeune formation avait surtout privilégié le pari audacieux de faire confiance à ses hommes.
Interpellé par RFI sur le foisonnement des listes y compris dans son propre parti, Macky Sall disait ceci  : ‘’Je n’y vois pas de problème. Pour une fois, les citoyens se sont appropriés ces élections locales. Moi, j’ai laissé faire au sein de mon parti et ça a été un choix. Nous avons un jeune parti qui n’a que cinq ans, qui n’a jamais été structuré. C’est le moment, à travers ces élections locales, d’avoir des vraies primaires partout’’. Aussi, analysait-il, c’est ce qui a fait qu’il est arrivé que l’APR ait quatre listes dans une même localité, mais cela ne pourrait leur coûter grand-chose. ‘’Quel que soit le maire, il viendra de mon parti. Dans certaines localités, ça peut nous coûter de perdre une collectivité, mais cela n’est pas grave par rapport à ce qui me concerne, c’est-à-dire pour les futures élections présidentielles. Mais les élections locales, c’est avant tout une affaire locale et je ne m’en mêle pasC’est une affaire des citoyens dans leur localité’’.
A l’arrivée, les listes parallèles ont été pour beaucoup dans la débâcle de la majorité, dans plusieurs localités du Sénégal. Le coaching n’a pas été gagnant pour la coalition présidentielle, victime du système majoritaire qui prévaut aux Locales. Depuis lors, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Le Président de Benno Bokk Yaakaar semble en avoir tiré toutes les conséquences. En 2017, il ne s’est pas limité à maudire les listes parallèles. Il avait promis de ne pardonner aucune défiance. Ceux qui ont passé outre cette directive l’avaient appris à leurs dépens. Il en était ainsi de certains responsables comme Ibrahima Abou Nguette de Podor, Maguette Ngom et de Ansoumana Danfa, respectivement directeur de la Construction, conseiller spécial et chargé de mission. Tout ce beau monde avait fait l’objet de sanctions directes. Sans possibilité de recours.

Les jurisprudences Aminata Touré, Ibrahima Abou Nguette, Moustapha Diop…

Toutefois, cette politique du bâton n’a jamais prévalu pour tout le monde. D’autres ont pu bénéficier de plus de souplesse. Le président de la République a dû, en effet, déployer l’artillerie lourde pour réconcilier ses lieutenants dans certaines zones stratégiques. Dans la majeure partie des cas, la mayonnaise avait bien pris. Certains dissidents se sont noyés dans les Législatives et n’ont jamais pu se relever jusque-là. D’autres, comme Nguette, en sont sortis victorieux, puisqu’ils sont devenus députés et ont rejoint la majorité avec les honneurs.

‘’Il a toujours son mouvement. Il est devenu le président de la Commission des affaires économiques créée spécialement pour lui

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C’était le prix du ralliement’’, confie un membre de la majorité. Avant lui, d’autres comme Moustapha Diop, maire de Louga, avait tenté et réussi le même coup. A chaque fois, ce fut la récompense pour les rebelles qui ont prouvé à leur base.
Dans tous les cas, constituer une liste pour des élections locales ou législatives n’est jamais chose aisée pour la coalition au pouvoir. Pour les élections à venir, ce sera d’autant plus compliqué que la tête de liste va devenir directement maire. Si avant, tout conseiller pouvait déposer sa candidature, avec les réformes en vue, la tête de liste sera automatiquement élue maire ou président de conseil département. Il n’y aura donc plus ces tractations de nuit entre concurrents sur fond de corruption. Ainsi, ceux qui croient véritablement en leurs étoiles n’auront d’autres choix que de s’émanciper de la liste présidentielle, en cas de non investiture. Mais à leurs risques et périls !
Déjà, ils sont nombreux sur les starting-blocks. Rebelle dans l’âme, Ibrahima Abou Nguette n’a lui pas perdu du temps pour se positionner et aller à l’assaut de la commune de Mery, dirigé par son rival le directeur général de la SAED, parti pour être la tête de liste de BBY. Il n’est pas le seul ; Avec les investitures à venir, ils seront nombreux les responsables à prendre leur destin en main, surtout en cette veille de la Présidentielle de 2024. Mais là également, la jurisprudence Sall est suffisamment édifiante.

Les défaites électorales se paient cash

A l’Alliance pour la République, les défaites électorales se paient cash. L’exemple le plus éloquent en est le limogeage de l’ancien premier ministre Aminata Touré, en 2014, suite à son revers à Grand Yoff face au tout-puissant Khalifa Ababacar Sall, alors maire sortant de la capitale. Outre le PM, d’autres têtes d’affiche du régime avaient été emportés par le vent des locales. A Bambey, les ministres Mor Ngom et Pape Diouf, battus par Aida Mbodj, avaient perdu leurs postes et tant d’autres.
Et Macky Sall ne s’en cache pas. Plusieurs fois, il a eu à promettre la guillotine pour les responsables vaincus dans leurs localités. C’est aussi ça la doctrine Sall. A quelques exceptions près. N’en déplaise aux détracteurs qui estiment qu’un ministre ou directeur général doit être jugé sur la base des résultats de sa gestion, et non de ses performances électorales. C’est la conviction d’Amadou Tidiane Wane, ancien conseiller de Diouf, ancien coordonnateur de l’Association des maires du Sénégal. Il déclare  : ‘’Je pense que ce sont des pratiques à bannir. Pour certains postes importants, on doit être très rigoureux dans le choix de leurs dirigeants. L’approche compétence doit prévaloir sur l’approche partisane. En notre temps, il y avait beaucoup de hauts responsables qui n’envisageaient pas du tout faire de la politique. Je peux vous citer le cas de Cheikh Cissokho. C’est moi qui l’ai finalement convaincu, en lui tordant presque le bras, parce qu’il est un ami depuis la CM2. On choisissait des hommes compétents et on les juge sur la base de leurs résultats’’.
Et d’ajouter  : ‘’Le problème est que nos dirigeants actuels ont tendance à privilégier le copinage sur la compétence dans le choix même des hommes. Maintenant, s’il se rend compte que celui-là, en plus de ne pas avoir les compétences, ne parvient pas à gagner des élections, il le sanctionne. Mais pour ceux qui ont des compétences, les sanctionner, parce qu’ils ont perdu des élections, ce n’est pas bien pour le pays. Il faut revoir cette manière de faire’ Mor Amar

AMADOU BA, L’HOMME QUI ETOUFFE SES AMBITIONS

https://www.seneplus.com L’As-Secret de Polichinelle ou fantasme politique ? Force est de constater que l’ancien ministre de l’Economie et des Finances, Amadou Ba, est l’acteur politique de la mouvance présidentielle qui fait plus l’objet de fixation sur ses ambitions politiques.

Faire l’autruche est une expression qui conviendrait parfaitement au personnage de Amadou Ba. L’ancien ministre des Affaires Etrangères s’est donné au fil des années une carrure d’homme politique présidentiable, mais il reste inflexible. Amadou Ba garde toujours le mystère, parfois à ses risques et périls, sur son avenir politique alors même que ses ‘’adversaires‘’ à Dakar commencent à s’afficher

Secret de Polichinelle ou fantasme politique ? Force est de constater que l’ancien ministre de l’Economie et des Finances, Amadou Ba, est l’acteur politique de la mouvance présidentielle qui fait plus l’objet de fixation sur ses ambitions politiques. Accusé à tort ou à raison de lorgner le fauteuil de son chef, il a été la cible, ces dernières années, de ses frères de parti qui ne ratent aucune occasion pour le fusiller. Certains avaient poussé le bouchon jusqu’à demander son exclusion du gouvernement. Ce que le Président Macky Sall a fini par faire lors du dernier remaniement.
Manifestement, la carrière de l’ancien chef de la diplomatie sénégalaise sonne déjà comme une victoire à la Pyrrhus alors que lui-même entretient toujours le flou artistique sur son avenir politique. «Je me bats pour le Président Macky Sall. Je me bats pour que la vision du Président Macky Sall puisse continuer, sa vision en 2035», avait-il déclaré à nos confrères de la «TFM». Et il n’avait pas manqué d’ajouter que les gens ont des imaginations fertiles. «Ils compliquent des situations qui ne méritaient pas l’attention des Sénégalais. Etre dans un gouvernement, c’est un privilège; il faut qu’on remette les choses à leurs places. Je suis un fonctionnaire qui est au service de l’Etat. Quand tu es au service de l’Etat, ta personne importe peu. C’est pourquoi, quand vous me posez des questions sur mes ambitions personnelles, je suis mal à l’aise».
Toujours est-il que cette déclaration de fidélité à Macky Sall et à sa vision politique, c’était avant qu’il ne soit débarqué du gouvernement. Cependant, et contrairement aux autres «mousquetaires» comme l’ancienne présidente du CESE Aminata Touré et l’ancien ministre Omar Youm qui n’ont pas caché leur amertume d’avoir été démis par le chef de l’Etat, Amadou Ba fait toujours dans le politiquement correct, même si, selon certains de ses proches, il a mal vécu son éviction du gouvernement. «Cela nous fait mal, mais ce serait sage pour lui de rester dans l’Apr jusqu’à l’approche des élections de 2024 pour sortir. Trois ans, c’est très long en politique», soufflait un de ses affidés lors de la passation de service entre lui et sa remplaçante Me Aissata Tall Sall.
Pour Amadou Ba, il est visiblement hors de question pour le moment de faire face à Macky Sall. Même s’il ne participe plus aux réunions des cadres de l’Apr, il continue à être légaliste politiquement. Il y a quelques jours, sa candidature supposée à la mairie des Parcelles Assainies a été rapidement démentie par sa cellule de communication. Et celle-ci d’ajouter qu’il toujours respecté les règles du parti. «En aucune manière, il ne dérogerait à la discipline du parti. Il continue de marcher masqué et de rester ‘’loyal‘’ à son mentor».

Dr MOUSSA DIAW, ENSEIGNANT EN SCIENCES POLITIQUES A L’UGB

«Ce serait bien pour lui de trancher dès maintenant le débat» Répondant récemment à l’ancien ministre de l’Intérieur Mbaye Ndiaye qui lui demandait d’éviter les oiseaux de mauvais augure qui lui prêtent des ambitions démesurées et le poussent dans un combat qui n’est pas le sien, Amadou Ba avait lancé : «Le défi le plus important, c’est le défi de l’unité». Avec son flegme légendaire et le sens du sarcasme qu’on lui connaît, il ajoutait : «Mbaye Ndiaye, je sais que tu aimes profondément le Président Macky Sall. Et s’il y a dans un domaine où je veux te concurrencer, c’est celui-là». Pour quelqu’un qui veut étendre ses tentacules sur le plan politique, est-ce une bonne posture communicationnelle ? Pour le politiste et enseignant à l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint Louis, Moussa Diaw, l’attitude de l’ancien ministre des Finances n’est pas une posture politique payante. «Parce qu’on est dans un contexte où si vous n’agissez pas, vous ne communiquez pas, les gens vous oublient, vous cédez la place aux autres. On est dans un monde conquis par la communication. Une personnalité politique, c’est d’abord d’intervenir dans l’espace politique, donner son avis et prendre position et contribuer au débat démocratique. Mais si on prend du recul et qu’on joue dans l’ambiguïté, ce n’est pas une posture politique porteuse pour quelqu’un qui a des ambitions aussi locales que nationales. Cela ne relève pas de la posture d’un homme politique qui est averti et qui sait le rôle que joue la communication dans les rapports sociaux», analyse l’enseignant. Dr Moussa Diaw pense que ce serait mieux pour lui de trancher dès maintenant le débat et d’annoncer la couleur.
Toutefois, le politiste dit comprendre son mutisme. «Il a peur parce qu’il a besoin du soutien du Président Macky Sall aussi bien pour les locales que pour les prochaines échéances. Il ne veut pas prendre le risque de s’annoncer et de ne pas avoir par la suite le soutien du chef de l’Etat», renchérit-il. Selon Dr Moussa Diaw, Amadou Ba a vécu quelques épreuves avec son limogeage du gouvernement qui ont laissé moralement des traces. «C’est pourquoi, il est dans une posture où il n’ose pas se prononcer ouvertement. A mon avis, il attend la consigne d’évaluer la situation», explique l’enseignant joint au téléphone par «L’As». Il souligne dans la foulée que l’ancien ministre des Affaires étrangères a des doutes, c’est pourquoi, il est très prudent. Convaincu que Amadou Ba est un homme politique qui a ses réseaux solides, Moussa Diaw indique que ce qui serait bien pour lui c’est d’avoir la mairie des Parcelles Assainies. «Cela lui permettra d’avoir une base et de constituer davantage un réseau qu’il va développer par la suite.
Là, il n’a aucune base et il flotte politiquement», dit l’enseignant en sciences politiques. Mamadou Mbakhé NDIAYE

Macky convoque une réunion à haut risque à…Mermoz

https://www.xibaaru.sn Les prochaines heures seront décisives pour le président Macky Sall et l’Alliance pour la République (APR). Le parti au pouvoir est en ébullition avec les tensions signalées dans la mouvance présidentielle avant les investitures pour les élections locales et les rumeurs sur le prochain remaniement. Et pour éviter tout implosion et dislocation du parti présidentiel, le président du parti convoque une réunion à Mermoz…au siège de Benno Bokk Yakaar.
Ce sera le SEN (Secrétariat Exécutif National) de tous les dangers pour l’APR. Le président du parti, Macky Sall, convoque l’instance de décision de son parti pour arrondir les angles et aussi choisir les têtes de listes des investitures pour les élections locales qui doivent se tenir le 23 janvier 2022. Le président cherche ainsi à discuter le problème des investitures au sein de son parti avant d’engager les discussions avec les leaders de Benno Bokk Yakaar…Tout ceci pour éviter l’explosion de la coalition que le président veut préserver pour les Législatives.
Mais la rencontre du SEN de l’APR prévue dans ces jours-ci ne sera pas sans danger car toutes les réunions de ce genre sont à l’origine des tendances dans les partis et même des défections. Les partis traditionnels, le PS et le PDS ont été fractionnés à l’issue des réunions d’investitures. Et l’APR de Macky Sall n’échappera pas à l’érection des tendances en son sein. Les responsables qui ne seront pas investis vont devenir automatiquement têtes de listes parallèles aux locales et vont combattre l’APR.
Le président Macky Sall qui s’attend à des rébellions dans son parti, a une arme de taille. Son prochain remaniement. Le président du Parti APR qui est aussi président de la république qui nomme aux emplois civils et militaires, va faire des promesses pour ne pas semer la discorde au sein de son parti ; Ainsi les responsables qui ne seront pas investis lors de ces locales auront des « chances » de devenir ministres lors du prochain remaniement ministériel ou seront sur les listes nationales lors des Législatives.
Pour ceux qui doivent laisser le champ libre aux alliés de Benno Bokk Yakaar, un poste de ministre, de PCA ou de DG leur sera proposé pour leur « clouer le bec ». Un PDG qui est candidat dans une grande ville du nord vient de voir son contrat proroger de 15 ans pour laisser la voie à une allié de Benno Bokk Yakaar. Comme ce challenger d’un maire socialiste du centre, promu ministre va se voir confier encore un autre département ministériel plus grand pour ne pas se présenter aux locales.
Et cette réunion du SEN de l’APR qui doit taire les querelles va connaître aussi son lot de déception. Certains responsables Républicains ne voudront jamais laisser échapper une occasion de devenir maire de leur commune. Pour eux, être maire leur confère cette légitimité politique qui pourra leur ouvrir les portes d’une nouvelle carrière politique. Et laisser Macky Sall fermer cette porte, constitue pour eux la fin de toute une vie politique.

BENNO, LES ALLIÉS À L’HEURE DE LA RÉVOLTE

LeTemoin-Macky Sall pourra-t-il consolider sa coalition Benno Bokk Yaakar et faire taire les querelles dans les rangs de la majorité en perspective des locales de janvier prochain ?
Difficile de nier l’évidence. Le choc des ambitions au sein de la coalition Benno Bokk Yaakaar, en perspective des Locales de 2022, est réel. Après neuf années de compagnonnage, les alliés de la première heure, comme le Ps (Parti socialiste) et l’Afp (Alliance de Forces de progrès) ne cachent plus leur désir de briguer des mairies dans certaines localités du pays avec ou sans le soutien du leader de leur coalition. Lors de sa récente tournée économique, plus précisément à l’étape de Kaffrine, le président Macky Sall a essayé de jouer les arbitrages en voulant faire taire les querelles dans sa coalition. Il a notamment fait savoir à ses camarades de parti et ses alliés qu’il n’acceptera pas des listes parallèles pour ces locales de 2024. Une tâche qui ne sera pas aussi facile pour lui qu’il le pense, selon nos analystes politiques !
Macky Sall pourra-t-il consolider sa coalition Benno Bokk Yaakar et faire taire les querelles dans les rangs de la majorité en perspective des Locales de janvier prochain ? La question reste posée. Le constat est que les ambitions ne sont plus cachées. Que ce soit au niveau de l’Apr ou de la coalition au pouvoir BBY. Même si le Président a essayé de siffler la fin de la récréation avant même le début des cours, lors de sa tournée économique dans la zone du Ndouncoumane, appelant ses militants à faire preuve d’unité pour désigner leurs représentants pour les Locales, des dissidences ne manqueront pas de se produire. La bataille pour la mairie de Dakar est une parfaite illustration de cette difficulté à tenir les troupes en laisse. En effet, des partis alliés comme le Ps et Afp ont manifesté leur désir de conquérir le fauteuil anciennement occupé par Khalifa Sall. Cela augure-t-il d’une fin de compagnonnage anticipée avant la présidentielle de 2024 ? Les alliés décrypteront-ils de manière positive l’appel de leur leader ? Autant de questions qui méritent des éclairages au vu de ce qu’annoncent déjà des grincements de dents dans les rangs de la coalition Benno Bokk Yaakaar.
L’analyste politique Mamadou Sy Albert note un climat d’instabilité au sein de la coalition au pouvoir qui met en avant les conflits d’ambitions. D’après lui, Benno n’est plus dans la même situation des années passées avec la présence de feus Ousmane Tanor Dieng et Amath Dansoko à côté du président. En ces temps où vivaient encore ces deux compagnons historiques du Président, la coalition était très soudée avec une entente et une proximité entre les chefs de partis qui permettaient à Macky Sall d’avoir une alliance solide. Parmi ces compagnons, Moustapha Niasse est l’un des rares encore en vie. Selon l’enseignant chercheur à l’Université Cheikh Anta Diop, la fin du mandat de Macky Sall explique cette instabilité qui s’annonce. A en croire Mamadou Sy Albert, que ce soit pour les prochaines Locales, les législatives ou la prochaine présidentielle, il n’y aura pas d’unité comme avant. « On est en fin de mandat ! Le président ne le dit pas, les alliés ne le disent pas non plus. Mais tout le monde sait que Macky Sall est dans son deuxième mandat. Donc, tous les partis alliés envisagent  la  présidentielle  de  2024.

MAMADOU SY ALBERT : « L’arrivée de Rewmi a compliqué davantage la situation de Benno »

Les locales de 2022 constituent un test grandeur nature en ce qui concerne l’avenir de la coalition présidentielle Benno Bokk Yaakaar. La coalition pourra-t-elle encore résister face à la pression de certains alliés ? L’histoire de 2014 où elle avait perdu des élections à cause des guerres de positionnement risque de se répéter d’après Mamadou Sy Albert. Et l’arrivée du parti Rewmi au sein de la coalition présidentielle a créé une vague de frustrations dans les rangs de Benno. « La majorité  avait  perdu  dans  les  grandes villes parce qu’il n’y avait pas une unité au niveau de l’Apr et entre l’Apr et les autres alliés. La même chose risque de se passer en 2022. Ce qu’on a vécu en 2014 risque de  se  reproduire,   s’il  n’y  aurait  pas  de consensus au niveau des coalitions locales. L’arrivée de Rewmi complique davantage la situation de Benno. Parce que les militants de l’Apr, qui se sont battus depuis 2012, acceptent difficilement de céder la place au Rewmi. C’est encore pire au niveau du Ps et de l’Afp. Ils ne vont pas du tout accepter une hégémonie  de  Rewmi.  A  l’Apr,   Macky  Sall peut faire pression sur ses responsables. Il peut les obliger à accepter les compromis avec le président Idrissa Seck. Ce n’est pas évident au Ps et à l’Afp. Quant aux militants de  gauche,   je  vois  mal  comment  ils  pourraient accepter  de  se  mettre  derrière Idrissa Seck. Donc le Rewmi va aggraver les tensions,   les  ambitions,   les  conflits  entre Rewmi et l’Apr d’un côté. Et de l’autre côté, entre Rewmi et les autres alliés du président de la République. Les prochaines locales vont être un véritable test pour Macky Sall. Est-ce qu’il aura la capacité de souder le Benno en l’absence de Tanor Dieng, en l’absence de Dansoko,   à  l’absence  d’un  allié  comme  le Professeur Bathily ? » s’interroge l’analyste politique Mamadou Sy Albert.

BACARY DOMINGO MANE : « C’est un discours qui montre, à la limite, l’impuissance de l’homme »

Mettre de l’ordre dans la coalition, faire taire les querelles d’ambitions de certains leaders de Bby. Une tâche qui ne sera pas du tout facile nt pour le leader de Benno Bokk Yaakaar, estime également Bacary Domingo Mane. Car, soutient le journaliste et analyste, le président de la République n’a plus les cartes en main d’autant plus que la perspective de l’élection présidentielle de 2024 déterminera les positions des uns et des autres au sein de sa coalition. L’analyste se base sur certains calculs politiques pour expliquer qu’il peut y avoir des gens au sein de la coalition Bby qui n’auront pas peur de tenir tête à leur leader ou le défier en présentant des listes parallèles. Ce en se basant sur certains calculs. L’un dans l’autre, Bacary Domingo Mané pense que beaucoup d’entre ces responsables n’hésiteront pas à prendre leur destin en main en disant que le mandat du président de la République prend fin en 2024.par conséquent, ils ne voudront pas couler avec lui lors de la prochaine présidentielle.
A en croire le journaliste, le chef de l’Etat ne pourra rien faire pour s’opposer aux ambitions de ceux de ses camarades qui n’ont bénéficié d’un décret de nomination à un quelconque poste national. Bacary Domingo analyse la sortie de Macky Sall, invitant ses troupes à l’unité, comme le discours d’un homme impuissant face aux actuels enjeux politiques. « Tout le monde sait que, d’après la Constitution, le président de la République ne pourra pas se présenter pour un troisième mandat en 2024. Il sera peut-être tenté de faire un coup de force avec la bénédiction du Conseil constitutionnel. On n’en est pas encore là. On a entendu des gens se lever pour dire qu’ils n’accepteront jamais que le président force le barrage. Donc si on prend en compte cela, en se disant qu’il lui reste peut peut-être deux ans maximum et que les élections locales auront lieu en 2022, des  gens  peuvent  être  dans  des  calculs. Pourquoi la tâche ne sera-t-elle pas facile pour le président Macky Sall ? Parce que ses alliés ont commencé à se mobiliser. On a vu l’Afp qui ne s’est pas réunie depuis des lustres et qui a tenu, récemment, une réunion au cours de laquelle Moustapha Niass dit qu’il faut maintenant que les militants se remobilisent pour les élections. Il y au aussi le Parti socialiste où le ton monte depuis un certain temps à travers les sorties du porte-parole Abdoulaye Wilane. Et avec l’arrivée
d’Idrissa  Seck,   on  a  l’impression  que Macky a fait plus de place au président de Rewmi qu’aux autres alliés. Tout ce qu’il peut faire c’est peut-être dégommer les gens qu’il a nommés à des postes de responsabilités dans l’administration ou les sociétés nationales s’ils le défient. C’est tout  ce qu’il peut faire.
Mais les gens peuvent ne pas craindre d’être dégommés par le président. Ils diront « oui le président peut me dégommer, mais si j’ai la possibilité de gagner au niveau de ma base, cela me renforcera en tant qu’autorité » Donc certains sont dans ces calculs-là. Ce qui diminue le pouvoir du  président de  la République, aujourd’hui, est que la perspective de 2024  n’est pas évidente pour lui. L’arrivée d’Idrissa Seck a fait que certains ont boudé. Ils doutent de leur avenir dans la coalition. Apparemment, Macky veut aller du côté de Idy. S’il penche de ce côté-là, ça veut dire qu’il va laisser en rade l’Afp.  Parce  qu’on  connait  déjà  les  rapports  entre  Idy  et Moustapha Niass. Le fait de sonne les cloches de l’unité pour dire « attendez mes arbitrages, pas de liste parallèle », c’est un discours, à la limite, qui montre l’impuissance de l’homme. Le point fort du président, c’est que c’est lui qui nomme aux  emplois civils et militaires en tant que président de la République. A part ça, il est complètement affaibli par la perspective de 2024 » explique Bacary Domingo Mané.

« UNE BATAILLE RUDE SE FERA EGALEMENT ENTRE POUVOIR ET OPPOSITION A THIES»

Comme celle de Dakar, la bataille de Thiès sera rude avec beaucoup de prétendants. Donc une possibilité de pléthore de candidatures de Benno. Là également, l’ancien collaborateur de Sud quotidien pense que les choses ne seront pas aisées pour Macky Sall. Même s’il mise pour le soutien de son nouvel allié Idy pour rafler la capitale de rail. A en croire M. Mané, l’opposition pourrait s’en sortir dans cette région si elle se réunit autour de l’essentiel. Car, soutient-t-il, l’actuel président du Cese a perdu certains de ses alliés dans cette localité. « La tache ne sera pas aussi facile qu’il le pense à Thiès Parce qu’on retrouve dans cette zone beaucoup de leaders de mouvances et de partis politiques. La bataille de Thiès aura bel et bien lieu comme celle de Dakar. Les  choses  ne  seront  pas  du  tout  faciles  pour  Macky.  Ce même si aujourd’hui il semble vraiment miser sur Idy. Ce dernier peut ne pas  tenir. Ça a commencé. Cet Idy-là, avant même qu’il joigne la majorité, est affaibli. Des opposants sont visibles dans cette région comme Moussa Tine et d’autres personnes par exemple Thierno Alassane Sall. La tâche ne sera pas du tout facile. Parce que même Thiès que Macky croit pouvoir  gagner avec l’arrivée d’Idy, ne sera pas facile. Cet Idy-là n’est plus dans le temps. Il a perdu une bonne partie de ses soutiens. C’est pourquoi Macky Sall, à travers son appel, veut se donner les moyens d’apaisement. Si on prend le cas de Kaffrine, on sait qu’il est avec Abdoulaye Sow. Il a choisi son camp. Il lui a donné les moyens pour combattre Wilane. Et dans autres localités, il fera la même chose. C’est pourquoi les alliés prendront leurs responsabilités  » conclut Bacary Domingo Mané.

MOMAR DIONGUE : «Pourquoi Macky Sall ne pourra rien faire pour éviter les listes parallèles »

Le journaliste et analyste Momar Diongue reste pessimiste sur la possibilité pour Macky Sall d’éviter les listes parallèles au sein de la coalition Benno Bokk Yaakaar pour les locales de 2022. A l’en croire, l’insubordination est liée à la nature des élections. Il doute fort que le président Sall puisse tenir ses troupes avec le suffrage direct pour ces locales. « C’est des élections locales. Comme leurs noms l’indiquent,   généralement les combinaisons se font au niveau local. Il y a des ambitions qui naissent.  C’est sur la base de ces ambitions et des affinités au plan local que  se feront  les décisions. C’est
pour  cette  raison  qu’en  2014,   il  y  avait  eu  2700  listes.  A l’époque, il n’avait pas pu empêcher l’existence de listes parallèles. Je crois qu’il en sera de même pour ces élections locales. Il s’y ajoute qu’on est parti pour avoir un suffrage universel direct. Ce qui veut dire donc que la personne choisie comme tête de liste sera le futur maire. Donc les jeux sont clairs. A partir de ce moment, si le président Macky Sall choisit ce schéma, cela veut dire que ce sont ces personnes-là choisies  pour  figurer  en  tête  de  liste  qu’il  veut  désigner comme étant les futurs maires. A partir de ce moment-là, tous ceux qui avaient des ambitions au niveau local, et qui n’auront pas été choisis, vont être tentés de vouloir mettre les listes parallèles. Ça sera encore plus compliqué d’éviter des listes parallèles pour ces prochaines élections locales que lors  des  dernières  élections  locales  en  2014.  Parce  qu’en 2014, c’était avec le suffrage indirect. C’étaient les listes qui étaient élues. Et sur la base de ces listes élues, il y avait des ambitions qui naissaient une fois que les conseillers étaient en place. car l’élection se faisait au niveau de ces conseillers. Or, avec l’élection directe du maire, le président est malheureusement parti pour enregistrer des listes parallèles au sein  de  sa  coalition.  Je  pense  qu’il  est  impuissant.  Il  n’y pourra pas grand -chose   » explique Momar Diongue.

MACKY SALL POSITIONNE SES POULAINS POUR CONCURRENCER SES ALLIES !

Selon Momar Diongue, Macky Sall fait face une double complexité. En effet, explique le politologue, il doit se rendre compte qu’il aura des ambitions non seulement dans son parti mais aussi dans la coalition Bby. Selon le journaliste, depuis le début, Macky Sall a eu l’intention de réduire ses alliés à leur plus simple expression. L’analyste donne des exemples des alliés qui ont été réduits à néant par la stratégie de Macky, positionnant ses « poulains » contre eux. « Regardez ce qui se passe au niveau du Parti socialiste. Ceux qui tiennent les manettes au niveau de ce parti, il y  en a très peu qui ont une fonction élective, un mandat de maire. Prenons le cas d’Aminata Mbengue Ndiaye qui était toute puissante mairesse de Louga. Elle a perdu du terrain. Depuis, elle est encerclée dans cette ville par Mamour Diallo, Mbery Sylla et  Moustapha Diop. Donc elle a été quasiment réduite à néant à Louga. Si vous prenez également quelqu’un comme Serigne Mbaye Thiam, qui est membre du gouvernement, il n’a  pas  de  base  représentative  au  niveau  de  Nioro.  Aujourd’hui, les rares personnes qui avaient une assise locale comme Abdoulaye Wilane sont menacées. Or, ce dernier ne va pas accepter de s’aplatir devant Abdoulaye Sow simplement par ce que Macky Sall voudrait qu’il le fasse. Il avait d’abord nommé Abdoulaye Sow Dg de COUD, un poste éminemment politique qui permet de loger beaucoup de clients politiques. C’est une façon de le préparer, de lui tracer une voie royale pour prendre le leadership au niveau de Kaffrine. Il a fini par en faire un ministre. A partir de ce moment-là, Ablaye Sow a leadership quasiment naturel au niveau de Kaffrine. Il a également les moyens pour assouvir son ambition de supplanter Abdoulaye Wilane au niveau de Kaffrine. Donc il est évident, de ce point de vue, que le président, depuis très longtemps, a commencé à ouvrir la voie à Abdoulaye Sow pour supplanter Wilane au niveau de Kaffrine. C’est aussi simple que ça » conclut Momar Diongue. Silèye MBODJI

LE MOUVEMENT POUR LA DÉFENSE DE LA DÉMOCRATIE  : “Le régime de Macky Sall retient encore 08 otages…”

Libération Sénégal online “Suite à l’intervention du khalife général des mourides, dans la crise de février-mars 2021, le M2D avait renoncé à ses actions de lutte pacifique pour préserver la paix sociale, conformément à la demande de Serigne Mountakha Mbacké.
En retour, le mouvement avait remis aux émissaires du khalife un mémorandum en 10 points dont le plus important étaient la libération de tous les détenus politiques.
Depuis lors, malgré les efforts consentis dans le sens d’un apaisement, le régime de Macky Sall retient encore 08 otages (dont 04 à Ziguinchor et 04 à Diourbel), comme pour en faire des victimes expiatoires à sacrifier à l’autel de sa fierté personnelle et dans un dessein vindicatif.

Il s’agit, :

pour les détenus de Ziguinchor de :
1-Demba Diédhiou
2-Abdourahmane Diallo
3-Mouhamed Mané
3-Babacar Diagne
Et pour ceux les détenus Diourbel
1- Ndogou diop
2- moussa Gueye
3- galass Gueye
4- Ablaye fall Bay fall
Fortement attaché aux droits et libertés et solidaire de ces frères dans la lutte, au même titre que des victimes blessées et des familles des autres frères assassinés, le M2D appelle toutes les forces vives à répondre massivement aux rassemblements pacifiques qu’il organise le vendredi 11 à Ziguinchor , Diourbel et à Dakar et le mercredi 23 juin à la place de la nation.
Le M2D exige la libération sans condition de ces détenus et prend Macky Sall, resté sourd à la médiation du khalife sur cette question, comme responsable de tout ce qui leur arrivera.Fait à Dakar le 03 juin 2021″

Promesses non tenues de Macky…le M2D dans la rue les 11 et 23 juin

https://www.xibaaru.sn Le Mouvement pour la Défense de la Démocratie (M2D) dit avoir perdu patience «devant l’immobilisme du pouvoir en place».
Les animateurs de ce mouvement (constitué de partis politiques et des mouvements), qui attendaient la libération de toutes les personnes arrêtées dans le cadre des évènements de mars dernier, ont fini par déchanter.
En effet, malgré l’engagement du Khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké, certains manifestants croupissent toujours en prison. Las d’attendre, le M2D a déterré la hache de guerre en annonçant la reprise des manifestations publiques pour mettre la pression sur le pouvoir.
Le M2D prévoit un rassemblement pour le 11 juin pour exiger la libération des prisonniers qui restent encore détenus depuis les événements de mars dernier, et un autre rassemblement pour le 23 juin pour la défense de la démocratie.

GUY MARIUS SAGNA  : “Pourquoi nous avons porté plainte contre les nervis de Maguette Sène…”

“Si la monnaie est à l’économie ce que le sang est à l’homme, si elle doit irriguer ou innerver comme le sang toute l’économie, alors une attention toute particulière doit lui être portée. L’Afrique ne saurait confier son sang à d’autres, si prévenants soient-ils, et a fortiori si une telle cession de souveraineté peut mettre à mal la bonne circulation de son sang”, a dit l’économiste panafricain.
Aujourd’hui plus que jamais, il doit être clair que nous ne voulons plus confier notre monnaie – un de nos organes vitaux – à la France. La France va partir. Ou elle DÉGAGE du franc CFA néocolonial ou le Sénégal, le Mali, le Bénin, le Togo…par exemple sortent individuellement ou collectivement de cette monnaie néocoloniale dans un premier temps. Pour des retrouvailles panafricaines dans un deuxième temps. Retrouvailles autour d’un seul gouvernement fédéral et par conséquent d’une seule politique en matières d’éducation, de santé, de sécurité, d’emploi, de monnaie…
Nous refusons de nous venger physiquement sur les nervis du maire de Malicounda et directeur du COUD Maguette Sène. Nous refusons de contribuer à installer un cycle de violence politique au Sénégal en nous faisant justice nous mêmes.
Voilà pourquoi nous avons porté plainte contre les nervis de Maguette Sène à la gendarmerie.

Aujourd’hui, nous avons été bien accueillis par la gendarmerie. À la liste des auteurs de notre agression, nous avons ajouté :

– Daouada Sy
– Mbaye Mbengue Pouye
– Kolane Sene
– Gnilane Sène
La balle est dans votre camp monsieur le président de la république Macky Sall. Vous pouvez décider sur ce dossier de l’agression des 5 membres du FRAPP à Nianing d’instaurer une impunité. Mais attention à l’effet boomerang !
Monsieur le président Macky Sall, les jets de pierres que vous avez reçus à Koungheul, c’est la violence – votre violence néocoloniale – qui rentre à votre maison.
Par cette plainte, nous lançons un appel : PLUS JAMAIS ÇA !
Plus jamais de violence physique au Sénégal parce qu’un citoyen est allé dans une autre partie du territoire national ou a tout simplement exprimé un avis.
Nous pouvons être divergents : ce n’est pas un drame. Le drame c’est de violenter psychologiquement, moralement, physiquement pour traiter ces divergences.
Que cet appel soit entendu! LUTTONS !REFUSONS !RÉSISTONS !ORGANIZE, DON’T AGONIZE! GMS”

AFFAIRE DE LA FEMME RETROUVÉE MORTE À TIVAOUANE PEULH  : Les premiers éléments de l’enquête

Libération Sénégal online Comme annoncé par la presse du jour, les gendarmes ont pu identifier la femme qui a été retrouvée morte au milieu des filaos, à Tivaouane Peulh. Elle se nomme Dieynaba Traoré, âgée d’une vingtaine d’années. La défunte habitait aux Parcelles assainies (Unité 11). Selon les premiers éléments de l’enquête, elle a été tuée avec un objet tranchant. Plusieurs coups ont été administrés à la victime au niveau de la nuque, de la gorge et vers l’oreille gauche. Même si la zone où le corps sans vie a été retrouvé est réputé dangereux à cause des multiples agressions, un détail a néanmoins attiré l’attention des enquêteurs : Dieynaba Traoré portait encore un collier en or. Une affaire à suivre

Une Société civile, pourquoi faire si elle n’est pas au service des déshérités ? Par Mandiaye Gaye

J’ai lu dans un journal de la place ce titre  :  « La Société civile, les locales et le combat d’éligibilité de Karim Wade et Khalifa Sall… » Mais, de quelle société civile s’agit-il? Est une au service de délinquants en col blanc ? faut-il peut-être préciser qu’au Sénégal, la société civile n’est pas une entité organique bien définie dotée de représentants désignés valablement et démocratiquement. Et ceux qui s’érigent dans cet article comme tels, en s’arrogeant ce droit arbitrairement, ne parlent qu’à leur nom propre pour ne pas dire, font une usurpation de qualité. En réalité la société civile au Sénégal est un conglomérat hétéroclite de citoyens venant de toutes parts, comme présentement, des citoyens hors des Partis politiques pour des raisons diverses. Il y a en outre, les anciens militants de partis politiques qui, officiellement, se sont mis en congé, sans pour autant être apolitiques ou désintéressés de la politique. Parce que ces derniers, en cas d’opportunité politique, certains d’entre eux reprennent du service auprès de partis politiques ou politiciens en quête de pouvoir.  Il y a également, les mouvements citoyens, qui en vérité sont bien politiques, qui se réclament aussi, comme membres de la société civile, avec des ambitions politiques dissimulées. Cette catégorie de membres cache son jeu, mais elle est toujours prompte à marchander ses services à des partis politiques en contrepartie de postes de candidature lors des élections.
 Par principe, la Société civile n’a pas pour rôle et moins encore vocation de mener un combat d’arrière-garde. Comme ce combat exclusif pour des politiciens qui ont, en plus, eu à gérer mal notre pays en commettant de graves fautes au cours de leur gestion. C’est un déshonneur et même une contradiction flagrante pour une Société civile qui doit exiger des gouvernants une gestion transparente, vertueuse et efficiente des deniers publics de notre pays, de se transformer en propagandiste pour délinquants en col blanc. C’est inexplicable, de comprendre par quelle alchimie ces gens ont pu en arriver là.
Car, ces deux citoyens, même s’ils sont des hommes par leur statut, ont été accusés pour des délits de droit commun notamment, un détournement de fonds publics ou de malversations financières et non d’activités politiques interdites. À ce titre et au regard de la loi ces derniers sont auteurs de délits de droit commun et non politiques. Par conséquent, ceux-là qui s’agitent et parlent au nom de la Société civile doivent mesurer leurs propos et savoir raison garder. Ils ont l’impérieux devoir de faire la part des choses quoi qu’il advienne et en toutes circonstances, pour ne pas mélanger les torchons et les serviettes, c’est-à-dire qu’ils appellent les choses par leur véritable nom. C’est-à-dire un voleur qu’il soit président de la République, président d’une organisation internationale, ministre, député, maire, marabout, etc. il porte portera le nom de voleur un point, c’est tout.
Tout bien considéré, le véritable combat pour une Société civile qui se respecte doit être, dans son action de défense des intérêts, l’équidistance entre tous les citoyens sans exclusive. Le combat de la Société civile doit, prioritairement, prendre en charge le combat qui consiste  à faire respecter la démocratie, les droits civiques et politiques de tous les citoyens qui en ont bien droit sans exception et à l’application des règles édictées par la loi. Mais le cas des deux citoyens pour lequel elle est en train de battre activement et exceptionnellement une campagne électorale déguisée en leur faveur, concerne deux acteurs politiques qui avaient maille à partir avec la justice pour avoir commis de graves fautes de gestion des affaires publiques dans l’exercice de leurs fonctions. Mais quoi de plus normal en justiciables, qu’ils soient jugés et condamnés, régulièrement, par la justice de leur pays.  Déjà, par rapport à leurs semblables de droit commun, ils ont eu un traitement de faveur exceptionnel avec un luxe insolent qui n’est justifié que par leur statut social. Leurs délits ayant été jugés, comme avérés, quelle que soit, du reste, la qualité suspecte de notre justice, ceci ne doit pas servir de prétexte pour contester la sentence, parce que uniquement, ls sont des politiciens. Ce n’est pas juste et c’est une violation flagrante de la loi ! Mais quel sort donc, doit-on réserver maintenant à tous ces citoyens qui ont été condamnés aussi par cette même justice ? Pourtant, c’est aussi cette même justice qui avait condamné, injustement, le président Mamadou Dia qui avait dignement accepté et purgé sa peine sans ameuter personne. Et à ce jour, malgré toutes les fleurs que des membres de cette Société civile lui jettent à longueur d’année, son procès n’est pas toujours pas révisé. Cette prétendue Société civile devrait plutôt se pencher sur les nombreuses préoccupations auxquelles d’honnêtes citoyens sont confrontés. Et, pourtant ces derniers ne mangent même pas à leur faim, mais malgré tout n’ont jamais pris un sou illicite à leur État depuis l’alternance de l’an 2000.
Oui, il y a un combat qui vaut bien la peine de mener et auquel la Société civile doit être en première ligne, c’est la violation de la loi fondamentale du Sénégal. Oui, par le fait dans l’application de la loi de catégoriser les citoyens en fonction de leur statut social. C’est-à-dire le manque respect absolu comme la stipule notre Constitution en son Article premier  :  « La République du Sénégal est laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens, sans distinction d’origine, de race, de sexe, de religion. Elle respecte toutes les croyances ».
Voilà les raisons qui font que les dirigeants politiques au pouvoir et autres dignitaires de renom, même s’ils détournent des milliards de nos francs ou, sont auteurs de graves délits criminels, ils ne sont pas inquiétés, parce que toujours protégés et impunis grâce à la complicité des pouvoirs en place.
Ainsi, nos maisons d’arrêt ne sont remplies, en fin de compte que par les petits voleurs à la sauvette, genre « boy djinné » et les pauvres.
« Tant que la pauvreté, l’injustice et les inégalités flagrantes persistent dans notre monde, aucun de nous ne peut vraiment se reposer » Nelson MandelaLe 4/06/2021  Mandiaye Gaye, Mandiaye15@gmail.com

Oui, il n’est pas difficile de faire rapidement plus et mieux que lui, sans tambour ni trompette….Par Mody Niang

Oui, je le réaffirme avec force  : il n’est pas difficile de faire rapidement plus et mieux que lui. Oui, et sans tambour ni trompette. Cette tonitruante tournée «économique » n’y changera rien. Ai-je besoin de m’attarder sur cet événement outrageusement folklorique ? En avait-on vraiment besoin ? Quoi de plus normal, de plus naturel qu’un État aussi démuni que celui du Sénégal construise des hôpitaux et des routes pour ses populations ? Ce qui s’est passé à Kaffrine et  à Kédougou, et va se passer sûrement à Sédhiou et à Touba, est impensable dans les pays sérieux. Emmanuel Macron, Angela Merkel, Boris Johnson et autres chefs de gouvernements danois, norvégiens, suédois, ont vraiment d’autres chats à fouetter. Plus près de nous, il ne se passerait même pas en République des Îles du Cap Vert, ni au Ghana, ni au Botswana, ni à l’Île Maurice.
Pour revenir à notre sujet, cent (100) milliards auraient servi à construire les quatre hôpitaux. Avec autant de milliards, n’aurait-on pas pu construire cinq à six hôpitaux de même niveau si tout le processus s’était déroulé dans les règles de l’art, notamment si un appel d’offres international bien encadré avait été lancé ? Peut-être, en aurons-nous le cœur net si, après 2024, le pays est débarrassé de tout ce qui touche de près ou de loin au PDS, à son chef, à son fils biologique et à ses deux ‘’frères’’ (mburu ak soow)[[2]]url : #_ftn2 . Combien de ces véhicules luxueux et gros consommateurs de carburant étaient-ils dans le cortège du président-politicien Jr ? Que ne gagnerions-nous pas en millions de francs CFA s’ils n’étaient composés que de modestes Peugeot, Toyota, Citroën ? Combien de centaines de millions seront-ils engloutis dans l’organisation des quatre événements ? D’où proviennent-ils ? Ne pourraient-ils pas être investis plus utilement ailleurs ?
Le président-politicien Jr, son parti, sa coalition et surtout son administration nous coûtent trop cher. Combien nous coûtent, pour presque rien, les ministres d’État à ses côtés ? Pour ne prendre que l’exemple de Mbaye Ndiaye – il en faut un  –, il nous coûte, en salaires et en indemnités, cinq (5) millions de francs CFA par mois (quatre millions de salaire et un million d’indemnité de logement) et 60 par an. Il nous en aura coûté 720 en 2024, s’il reste en poste jusque-là et ce sera sûrement le cas. Si on lui applique le fameux décret 2021-03 du 06 janvier 2021 relatif aux véhicules administratifs et allouant aux ayants droit, personnels de l’État et de ses démembrements (énumérés dans le texte) une indemnité forfaitaire globale mensuelle nette d’impôts (sic), il gagnera 700.000 francs par mois en plus.
Combien de ministres d’État de son acabit sont-ils nommés par le président-politicien ? Combien d’autres ministres ? Combien de ministres conseillers ? De conseillers spéciaux ? De chargés de mission ? D’ambassadeurs dits itinérants et qui ne sortent pratiquement jamais du pays ? De présidents de conseils d’administration ? De présidents de conseils de surveillance ? De présidents de conseils d’orientation et que sais-je encore ? Lui-même, qui nomme, ne le sait pas. Combien sont-elles, les directions générales, les directions et autres agences nationales dont les directeurs généraux et directeurs souvent venus de nulle part, perçoivent des salaires mensuels de cinq à six millions, sans compter les budgets qu’ils gèrent comme leur propre argent ?
Un président de la République sérieux ne s’encombrerait pas de tout ce monde coûteux et inutile pour l’essentiel. Sa première tâche serait de remettre l’administration centrale à l’endroit par de profondes réformes, cette administration de nos jours outrancièrement politisée, malmenée, sens dessus dessous, lourde, coûteuse et inefficace. Dans cette perspective, il commencerait par restaurer la fonction ministérielle gravement ternie et dévoyée depuis le 1er avril 2000. Des ministres, on en rencontre aujourd’hui de toutes les couleurs et à tous les coins de rue. Un président à la hauteur de sa mission devrait redonner rapidement son lustre d’antan à la fonction ministérielle, en lui redorant notablement le blason. Dans cette perspective, il en finirait sans calcul avec les gouvernements pléthoriques et encombrants auxquels le vieux président-politicien et son digne successeur nous ont malheureusement habitués. Il faudrait restreindre de façon drastique le nombre de ministres qui les composent. Un gouvernement de 15 à 20 ministres, c’est largement suffisant pour le Sénégal  : 14 à 16 ministres, 2 à 4 secrétaires d’État ou ministres délégués.
Le nombre de ministres serait donc limité, et les ministres nommés à la hauteur de la fonction. Pas seulement d’ailleurs  : les ministères seraient habillés, avec un contenu précis. Ainsi seraient déclinées, pour chaque ministère, les directions générales, les directions et les divisions. Il conviendrait aussi, peut-être, et pour des raisons d’efficacité et d’économie, de revenir sur la notion de chef de service régional, départemental, plutôt que de directeur régional, départemental. Nous comptons trop de directeurs au Sénégal, surtout de directeurs généraux. La direction devrait se situer au niveau national. L’organigramme aussi devrait être ressuscité. Dans beaucoup de ministères et nombres d’autres institutions, on ne sait plus ce que c’est. Pourtant, c’est un instrument de clarté et d’efficacité dans le fonctionnement de l’administration.
Un ministère donc, ce sont des directions, des services, des divisions, un organigramme. Quand il s’agit de son fonctionnement, on ne peut surtout pas s’empêcher d’évoquer le poste stratégique de secrétaire général. Ce haut fonctionnaire qui est la ‘’mémoire’’ du département, en assure la permanence, la continuité. Avec la gouvernance meurtrie du président-politicien Jr, le poste de secrétaire général galvaudé, est pratiquement généralisé. On compte aujourd’hui pratiquement autant de secrétaires généraux que de ministères. Des secrétaires généraux dont la grande majorité composée de femmes et d’hommes venus de nulle part sont loin d’avoir le profil de l’emploi. Tous les ministères, y compris les plus insignifiants, en sont dotés. Or, le secrétaire général d’un ministère, c’est un profil, un très haut fonctionnaire qui a blanchi sous le harnais de l’administration. On ne devrait donc pas en nommer à tout bout de champ. Seuls les gros ministères, avec plusieurs directions importantes, devraient en être dotés Et même dans ce cas, le fonctionnaire qui sera choisi pour occuper ce poste stratégique de l’administration, doit l’être avec un soin particulier, qui exclut toute considération partisane. Nous ne devons surtout pas oublier que le secrétaire général de ministère coûte aujourd’hui très cher, avec les salaires et indemnités exorbitants que le président-politicien Jr accorde à tout bout de champ. Un président sérieux qui revient à l’orthodoxie dans ce domaine nous ferait économiser beaucoup de millions employés bien plus utilement ailleurs. L’administration centrale serait donc non seulement allégée, mais dépolitisée et dépolluée. Elle devrait être une administration nationale neutre, au service exclusif du peuple, plutôt que d’un parti-État, donc une administration efficace et moins coûteuse. Nous y reviendrons d’ailleurs dans nos prochaines contributions.
En attendant, nous constatons que l’administration territoriale est aussi lourde, et certainement aussi coûteuse  que l’administration centrale. Il fut un temps où les régions étaient sept (7). Aujourd’hui, elles sont quatorze (deux fois plus), Les départements ont, eux aussi, plus que doublé  : ils sont quarante-cinq (45), supervisant une pléthore d’arrondissements. Combien sont-ils aujourd’hui les gouverneurs, les préfets, les sous-préfets et leurs adjoints ? Si on considère que  leurs indemnités ont été sensiblement bonifiées depuis la gouvernance du vieux président-politicien et qu’ils sont tous logés et bénéficient de la gratuité de l’eau, de l’électricité, du téléphone et de la domesticité (celle-là payée en espèce, semble-t-il), combien coûtent-ils annuellement au contribuable sénégalais ? Il appartiendrait à une commission technique, à un audit, de comparer ce coût à leur apport dans le développement de leurs localités respectives et dans le Sénégal émergent en général, si toutefois il émerge.
Il conviendrait de s’interroger sérieusement sur la pertinence et la viabilité de toutes ces collectivités territoriales. On se souvient que, pendant longtemps, des départements érigés en régions sont restés pratiquement en l’état pendant plusieurs années, du point de vue des infrastructures tout au moins. Il en est de même de certains départements créés, qui ne comptent pratiquement pas de routes (pas une seule route goudronnée, parfois pas une piste), d’infrastructures administratives, sanitaires, scolaires ou, s’ils en comptent, elles sont dans un piteux état. Nombre d’arrondissements sont encore plus déshérités. Il faudrait donc envisager un audit profond de l’administration territoriale, en vue d’une profonde réforme qui aboutira, s’il y a lieu, à de fortes recommandations pour une meilleure prise en charge de nos collectivités territoriales. Le moment venu, il ne faudrait pas craindre de remettre carrément en cause l’existant. Une réforme administrative sérieuse vise davantage l’efficacité et les coûts que la volonté politicienne de quelque groupe de pression que ce soit. Elle ne devrait surtout pas servir de cheval de bataille aux gouvernants pour atteindre des objectifs politiciens, en créant facilement des collectivités territoriales coûteuses, dont la viabilité est loin d’être prouvée. Un audit profond de ces collectivités mettrait sûrement en évidence beaucoup de problèmes, notamment beaucoup de gaspillages de moyens humains, financiers comme matériels[[3]]url : #_ftn3 .
La gouvernance meurtrie du président-politicien Jr comporte bien d’autres niches de gaspillages de centaines de milliards, notamment au niveau des collectivités décentralisées comme des agences dites nationales. Des centaines de milliards qui pourraient servir, sans tambour ni trompette, à réaliser bien plus d’infrastructures qu’il n’en construit aujourd’hui. Nous les passerons en revue dans notre prochaine contribution, celle-ci étant déjà un peu longue pour nos compatriotes qui ne sont pas en général de gros lecteurs. Nous le ferons en nous fondant sur des faits précis et irréfutables, que nos détracteurs gagneraient à contester en nous opposant d’autres faits, plutôt qu’en nous couvrant d’injures grossières, qui n’auront aucun effet sur notre vieille détermination à dénoncer la mal gouvernance, sous toutes ses formes.
Dakar, le 4 juin 2021Mody Niang
[[1]]url : #_ftnref1 Suite de la contribution publiée par Le Témoin du 26 et WalfQuotidien du 27 mai 2021.
[[2]]url : #_ftnref2 Peut-être, en aurons-nous aussi le cœur net, en ce moment-là, à propos de ces routes construites par l’Agéroute, Promoville et autres agences (si elles existent). La largeur et l’épaisseur (du goudron) des routes qu’elles construisent sont-elles toujours conformes à celles déclarées et facturées ?
[[3]]url : #_ftnref3 Á ma connaissance, elles n’ont jamais été auditées.

PROPAGANDE MAÇONNIQUE :  JAMRA ALERTE sur le  programme de la Loge Sénégalaise

PRENANT à témoin l’opinion nationale, JAMRA avait alerté les autorités religieuses du pays, dès le mois de novembre 2017, sur un projet de congrès maçonnique, devant réunir, à l’Hôtel King Fahd Palace de Dakar, pour les 2 et 3 février 2018, pas moins de 600 loges maçonniques d’Afrique.
APRÈS que le défunt fondateur de sJAMRA, Abdou Latif Guèye, ait fait spectaculairement échouer, en 1985, leur énième tentative d’inféodation de jeunes étudiants, sous couvert d’un « Séminaire Culturel » qui se tenait au célèbre « Relais » de la Route de Ouakam, des responsables de la Loge maçonnique de Dakar, particulièrement l’animateur dudit séminaire, ont estimé devoir engager un baroud d’honneur judiciaire.
MAIS que, grâce à Dieu, JAMRA remporta haut-la-main, soutenue par la mobilisation exceptionnelle de milliers de croyants de ce pays, qui avaient très tôt pris d’assaut, le jour du procès, le Tribunal du Cap Manuel. Notons que si les francs-maçons sénégalais avaient battu en retraite, en retirant leur plainte par les soins de leur avocat français Maître Danon, ce fut surtout consécutivement au soutien public de Mame Abdou Aziz Sy Dabakh – dont le virulent sermon anti-franc-maçon est aujourd’hui disponible sur YouTube. Mais également grâce au soutien logistique de Serigne Abdoul Ahad Mbacké, par le biais d’un de ses lieutenants d’alors, Serigne Mountakha (l’actuel Khalife), et du Khalife des Layénes, Baye Seydi Thiaw Laye.
À L’OCCASION DU FAMEUX « COME BACK MAÇONNIQUE » de 2018, un large front anti-franc-maçon s’est spontanément constitué. Fort d’une trentaine d’organisations islamiques et de la Société civile, dont JAMRA est membre fondateur, ce front pût STOPPER NET ce nouveau projet de prosélytisme malsain que 600 loges maçonniques d’Afrique comptaient dérouler les 2 et 3 février, à l’Hôtel King Fah Palace de Dakar. Qui plus est sous le parrainage du « Grand Orient » de France,  réputé être la loge maçonnique la plus islamophobe d’Europe; la plus ancienne (fondée en 1776) et la plus représentative d’Europe continentale, avec ses 50.000 membres répartis dans 1.200 loges, dont elle parraine les activités, et contribue à leur financement !
LA RIPOSTE ne se fit pas attendre. Au terme d’une tournée nationale d’informations et de sensibilisation sur le péril maçonnique, dans les médias et auprès des Cités religieuses du Sénégal, celles-ci réaffirmèrent leur ferme détermination à s’opposer à toutes manœuvres de vassalisation de nos mœurs, fût-ce sous la forme de ce diktat maçonnique néo-colonial porté par le Grand Orient de France.
LES SENEGALAIS se mobilisèrent massivement, pour défendre farouchement leurs valeurs culturelles et religieuses, généreusement léguées par les grandes figures de l’Islam qui reposent en terre sénégalaise. Et dont les nobles enseignements sont aux antipodes des thèses athéistes et libertines vulgarisées par ces obscures officines maçonniques. Dont il n’est point besoin d’être savant pour se rendre à l’évidence qu’elles sont fermement rejetées par l’écrasante majorité des croyants de ce pays, dès lors que, depuis des siècles, ces derniers se suffisent fièrement de cette sublime Référence, qu’est Seydouna Mouhamed (psl), éminent porteur du Message coranique, Référence Absolue de la Oummah islamique sénégalaise, toutes obédiences confrériques confondues.
CE VASTE FRONT, qui a tenu sa plus grande assemblée à la « Mosquée inachevée » de Yoff, le 28 janvier 2018, proclama sa détermination à tenir tête à ceux-là qui prétendent nous apporter un nouveau modèle de société pour régenter le mode de vie communautaire que s’est librement choisi l’écrasante majorité des croyants sénégalais. Lesquels, bien que fortement attachés aux valeurs de la démocratie et de la liberté d’expression et d’associations, n’en sont pas moins farouchement attachés à la sauvegarde de l’héritage ancestral de leurs valeurs culturelles et religieuses.
PAR ARRÊT PRÉFECTORALE en date du 31 janvier 2018 (fac-similé ci-joint) l’État sénégalais donna droit à la revendication de l’écrasante majorité des croyants de notre pays. Il opposa une fin de non-recevoir à ceux qui avaient failli transformer notre capitale, le temps de ces assises maçonniques des 2 et 3 fevrier 2018, en sanctuaire de propagande de leurs thèses athéistes et libertines. Pour en faire, à terme, un vivier de recrutement de nouveaux adeptes, en vue d’élargir les rangs de leurs Ordres occultes, agressant ainsi les croyants de ce pays dans ce qu’ils ont de plus cher : leur Foi.
TIRANT LES ENSEIGNEMENTS de ce refus de l’État d’héberger en terre sénégalaise, ces assises maçonniques, en raison, comme le précisa l’arrêté du Préfet Alioune Badara Samb, de « menaces de troubles à l’ordre public » et de « risques d’affrontements entre organisations opposées« ,  JAMRA ne s’en enthousiasma pas outre-mesure. Et ne croyait si bien dire en déclarant : « Qu’ils vont revenir. Ils ne font que reculer pour mieux sauter« .
« JAMRA ou l’art de tout enfler« , nous fut servi comme réplique par un éditorialiste connu pour ramer systématiquement à contre-courant de tous les combats de JAMRA. Mais voilà que, malheureusement, l’histoire nous donne (encore) raison. Les francs-maçons sénégalais, sous la coupole de la « Grande Loge du Sénégal« , reviennent en force. Leur « Grand Maître », le célèbre avocat du Barreau de Dakar, Maître Yérim Thiam, vient d’en informer ses « Bien Aimés et Très Chers Frères« , par courrier en date du 1er juin dernier, dont JAMRA a pu se procurer une copie. Il s’agit de la tenue imminente de leur « Assemblée générale ». Laquelle sera précédée de la cérémonie d’intronisation du «Frère» Charles Médor, en qualité de nouveau Grand Maître de la « Grande Loge du Sénégal« . Ce sera pour samedi prochain, le 05 juin 2021, à 15h00,  à l’Hôtel Savana (voir copie lettre de convocation ci-jointe).
LES CROYANTS DU SÉNÉGAL ne se lasseront jamais de faire héroïquement face à ceux qui veulent transformer ce pays béni, où reposent Bamba, Maodo, Baye Niasse, Baye Laye et tant d’autres grandes figures religieuses, en laboratoire ouest-africain de recolonisation culturelle, à travers la propagande de thèses athéistes et libertines, pour élargir les rangs de leur ordre occulte.
PARRAIN attitré des loges africaines, le Grand Orient de France, a banni de sa Charte fondamentale, depuis sa Réforme de 1877, toute référence à Dieu et à l’immortalité de l’âme. Pour proclamer, en lieu et place, la «liberté de conscience absolue» de l’Homme, qu’ils prétendent « libérer » de tous dogmes, particulièrement religieux. 
LE VATICAN ne s’était pas trompé, en mai 2013, en démettant de ses fonctions le Curé de Paroisse de Haute-Savoie, en France, le Père Pascal Vasin, après la découverte de sa double appartenance à l’Eglise catholique et à une Loge maçonnique. Le Clergé fut d’autant plus conforté dans la prise de cette sanction que cette « taupe de la franc-maçonnerie » avait habitué ses paroissiens à des positions assez iconoclastes en soutenant, par exemple, dans ses prêches le MARIAGE HOMOSEXUEL. Auquel l’Eglise est, de notoriété publique, fermement hostile.
IL N’EN FALLU pas plus pour que cette «excommunication» de leur «frère» déclenchât l’ire du grand maître du «Grand Orient de France». Qui est aussitôt monté au créneau pour dénoncer ce qu’il a qualifié de «retour de l’obscurantisme». Empruntant ainsi le même tempo que ce même Grand Orient de France a enfourché, pour cracher le feu sur la trentaine d’organisations religieuses sénégalaises, qui s’étaient dressés comme un seul homme, en 2018, pour dire « NON » à ces propagandistes de la «liberté de conscience absolue». Sulfureux crédo, qui leur vaut d’ailleurs le charmant sobriquet de «bouffeurs de curés», qui leur est affublé dans les milieux ecclésiastiques de l’Hexagone.
CES ASSISES maçonniques controversées, interdites au Sénégal, furent finalement délocalisées vers Pointe-Noire, au Congo Brazzaville, si l’on en croit le partenaire et ami de longue date de JAMRA, le doyen Mansour Dieng, du magazine « Icône ».
CE SONT ces prétentieux chantres d’un Nouvel Ordre Moral qui veulent bâtir une société sans Dieu, qui ont décerné, le 08 avril 2016, à l’ex-ministre de la Santé sous le magistère du président Giscard, Mme Simone Veil, la haute distinction de l’Ordre Maçonnique «Marianne-Jacques France», pour avoir été l’auteure, le 17 janvier 1975, de la loi LÉGALISANT L’AVORTEMENT en France.
LEUR MANQUE de respect notoire à la sacralité de l’Être Humain et leur mépris de la NOTION DE FAMILLE ont été récemment démontré par un de leurs éminents barons, Jean Tuffou, 2e Grand Maître adjoint du Grand Orient qui, par son « aveu » du 29 mai 2013 (toujours consultable dans le Net), a soutenu que le mariage homosexuel, pudiquement appelé «mariage pour tous», officialisé en France par loi du 17 mai 2013, a été d’abord « adoptée » en loge par le Grand Orient !
LES SÉNÉGALAIS SONT FIÈRS d’appartenir à un pays démocratique, où les libertés d’expression et d’association sont consacrées par sa Constitution. Mais nulle ne saurait occulter également que l’écrasante majorité des croyants de ce pays, toutes confessions confondues, ne veulent pas (et c’est leur droit le plus absolu) qu’on déroule ici, chez nous, au Sénégal, le tapis rouge à des affidés de l’obédience maçonnique la plus islamophobe, la plus anticléricale que la France n’ait jamais connue, à savoir le « Grand Orient de France »! Dont certains de ses adeptes, et pas des moindres, ne font pas mystère de leur militantisme actif lors des débats parlementaires portant interdiction du port du voile musulman, en France, ainsi que sur le démantèlement des minarets des mosquées.
LA DÉMOCRATIE, comme ils le disent fièrement chez eux, « c’est la loi de la majorité »! Que le Grand Orient et ses compères africains aillent donc voir ailleurs!
Le combat continue !Le 03/06/2021Les Bureaux exécutifs de JAMRA & MBAÑ GACCE

Les francs-maçons en conclave à Dakar ce samedi (documents)

http://www.walf-groupe.com Les francs-maçons sénégalais, sous la coupole de la “Grande Loge du Sénégal”, reviennent en force.
Leur “Grand Maître”, le célèbre avocat du Barreau de Dakar, Me Yérim Thiam, vient d’en informer ses “Bien Aimés et Très Chers Frères”, par courrier en date du 1er juin dernier, dont JAMRA a pu se procurer une copie.
Il s’agit de la tenue imminente de leur “Assemblée générale”. Laquelle sera précédée de la cérémonie d’intronisation du «Frère» Charles Médor, en qualité de nouveau Grand Maître de la “Grande Loge du Sénégal”. Ce sera pour samedi prochain, le 05 juin 2021, à 15h00, dans un hôtel de la place.

LES PIQUES DE L’AS DE CE VENDREDI

SenePlus  |   Publication 04/06/2021

Un mort et deux blessés dans un accident à Bignona

Un véhicule de transport en commun de type «07 places» en provenance de la commune de Thionck Essyl s’est renversé à hauteur du village de Balingore hier, dans la matinée. Le chauffeur, Arona Djiba, est mort sur le coup. Six blessés sont enregistrés dont deux passagers dans un état grave. Ces derniers ont été pris en charge par les sapeurs-pompiers de Bignona. Ils ont été évacués d’urgence au centre hospitalier régional de Ziguinchor.

Un deuxième GARSI envisagé à Kédougou

Le projet GARSI(Groupe actions rapides de surveillance et d’intervention, Ndlr) Sahel Sénégal a été clôturé hier, en présence du Haut commandant de la Gendarmerie nationale, le Général Jean Baptiste Tine et de l’ambassadeur de l’Union européenne (UE) au Sénégal, Mme Irène Mingasson. Le GARSI, qui est une unité de gendarmerie basée à Kidira, est le fruit de la coopération entre le Sénégal et l’Union européenne. Au regard des résultats de l’unité depuis son implantation à Kidira, les autorités envisagent un deuxième GARSI à Kédougou. Car le but recherché est de contribuer à la sécurité des populations et à la stabilisation des zones reculées et transfrontalières, comme condition pour leur développement socio-économique durable. La mission de cette unité spéciale de surveillance et d’intervention est de renforcer le dispositif national de surveillance et de contrôle dans un contexte de pluralité des défis sécuritaires.

Guy Marius Sagna et Cie entendus par la gendarmerie

Les cinq membres de Frapp, agressés lors de leur déplacement à Malicounda par des jeunes supposés proches du maire Maguette Sène, ont été entendus hier par les enquêteurs de la section de Recherches de Dakar. Comme annoncé dans notre édition précédente, leur avocat Me Cheikh Khoureysi Ba avait déposé une plainte contre l’édile de Malicounda et vingt de ses proches. Selon Guy Marius Sagna, ils ont été bien accueillis par la gendarmerie. Aussi, les activistes ont rallongé la liste des présumés auteurs de leur agression. A la vingtaine d’accusés, il s’y ajoute Daouda Sy, Mbaye Mbengue Pouye, Kolane Sène et Gnilane Sène. Guy Marius Sagna justifie leur plainte par le refus de se venger physiquement contre les «nervis du maire de Malicounda, Maguette Sène». Il s’agit, dit-il, d’un refus de contribuer à installer un cycle de violences politiques au Sénégal en se faisant justice.

Cheikh Oumar Sy brigue la mairie de Golf Sud

«Je suis prêt». C’est sous ce hashtag que l’ancien député Cheikhou Oumar Sy a annoncé sa candidature à la mairie de Golf Sud aux prochaines élections locales. Il va croiser le fer avec la responsable des femmes socialistes de Dakar, le député-maire Aïda Sow Diarawa. «C’est le temps de l’action. Nous avons besoin d’un nouveau départ pour que nos collectivités territoriales soient au cœur de notre développement socio-économique», a écrit l’ancien parlementaire de «Bés Du Niakk» qui entend impulser une nouvelle vision, apporter une innovation dans la gestion locale et une transparence dans les dépenses publiques à la commune de Golf Sud.

Jeux de hasard sur la voie publique

Dans le cadre de sa mission de sécurisation, la Police de Grand Yoff a procédé à l’interpellation de Ch. S. Seck, marchand ambulant, de Mb. Ndao et de Dj. Guéye. Les trois mis en cause ont été surpris à la Patte d’Oie par les hommes du Commissaire Abdou Sarr, au cours de leur patrouille, en train de faire des jeux de hasard sur la voie publique, avec comme gain de l’argent. Cueillis et conduits au Commissariat, les quidams ont reconnu sans ambages les faits. Ils ont été placés en garde-a-vue et déférés au parquet.

Cité pépinière

Les habitants de la Cité Pépinière de la Commune de Pikine-Est peuvent désormais pousser un ouf de soulagement. Ils ont reçu hier de la part d’un natif de la localité, l’opérateur économique Amadou Mbaye, un important lot de matériel médical. Le matériel a été mis à la disposition du poste de santé de la cité qui polarise une dizaine de quartiers de la Commune. Le geste a été salué par le corps médical qui soutient que cela va renforcer le dispositif mis en place par l’équipe municipale et rendre fonctionnelle la maternité qui manquait de matériel. Ce qui poussait les femmes de cette zone à se rendre jusqu’au niveau du Centre de santé Dominique pour pouvoir accoucher.

Grand Parti

Les responsables locaux du Grand Parti de Pikine (Gp) de Malick Gakou se disent plus que jamais déterminés à gagner les collectivités territoriales de Pikine, lors des prochaines élections municipales. Ils l’ont réitéré hier par la voix de leur coordonnateur local, Fallou Gaye, qui était désigné parrain du match entre l’As Pikine et Tengueht Fc. Surnommé Jambar» et candidat à la mairie de Pikine-Nord que gère actuellement Amadou Diarra, Fallou Gaye a déclaré que le Grand Parti ne sera pas un spectateur aux prochaines élections, car il a des projets ambitieux pour Pikine, dont l’érection d’un grand Complexe sportif au profit de l’As Pikine.

Les travailleurs de SEN’EAU accablent la Direction générale

Les choses risquent de se compliquer si la direction générale de Sen’Eau ne fait pas appel à l’intersyndicale des travailleurs. Ces derniers sont très remontés contre la direction générale de la boite. Face à la presse hier, les travailleurs ont dénoncé les manquements et les injustices notés au sein de la structure. Selon le secrétaire général de Sates/Sen’eau, Elimane Diouf, le différend qui les oppose à la direction concerne les points suivants : l’enveloppe d’avancement de 2021 et ses modalités de répartition, la remise en cause de certains accords ou acquis, notamment le non-respect du protocole d’accord sur le nombre de polices par releveur, des retards notés dans le renouvellement ou la dotation d’équipements de travail : mobylettes, caisses à outils, véhicules, du blocage par la SEN’EAU des cotisations des travailleurs depuis janvier 2020, le Fonds commun de placement (Fcp-SDE), le non-respect de la promotion interne accentué par la pléthore de nouveaux cadres « made in France» au détriment des agents expérimentés. Les travailleurs réclament aussi la finalisation de l’acquisition des 8% dans le capital de Sen’Eau.

La France suspend ses opérations militaires au Mali

La France a suspendu à titre conservatoire les opérations militaires conjointes avec les forces maliennes, a-t-on appris jeudi auprès du ministère français des Armées, précisant que cette décision était liée à la transition politique en cours au Mali et qu’elle serait réévaluée dans les prochains jours. « Des exigences et des lignes rouges ont été posées » par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et l’Union africaine pour « clarifier le cadre de la transition politique au Mali », a dit le ministère. « Il revient aux autorités maliennes d’y répondre rapidement ». « Dans l’attente de ces garanties, la France (…) a décidé de suspendre, à titre conservatoire et temporaire, les opérations militaires conjointes avec les forces maliennes ainsi que les missions nationales de conseil à leur profit », a-t-il ajouté. « Ces décisions seront réévaluées dans les jours à venir au regard des réponses qui seront fournies par les autorités maliennes. »


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