Revue de presse du Vendredi 30 Octobre 2020

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La Campagne De Commercialisation De L’arachide Démarre Au Mois De Novembre

https://www.xibaaru.sn Une bonne nouvelle pour les paysans. Le Président Macky Sall presse les ministres de l’Agriculture et du Commerce pour le démarrage effectif de la campagne de commercialisation de l’arachide. A la dernière réunion hier du conseil des ministres du gouvernement dissout, le chef de l’Etat a demandé de préparer le lancement officiel, en novembre 2020, de la campagne de commercialisation de la production agricole, rapporte L’AS.
Auparavant, le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Pr Moussa Baldé, avait fait le point sur le suivi des cultures, et l’exportation des produits horticoles. Aussi, il avait rendu compte de l’état de la mise en œuvre des directives du Conseil des ministres du 23 septembre 2020.

La BAD évalue le DSP 2016-2020 et juge satisfaisante la performance de son portefeuille

(BANQUE AFRICAINE DE DEVELOPPEMENT) – La Banque africaine de développement a procédé à une évaluation de son intervention au Sénégal sur la période 2016-2020 et à la revue de la performance du portefeuille‑pays 2020. Dans un rapport d’achèvement du « Document de stratégie pays » (DSP) couvrant la période 2016-2020, la Banque « analyse le contexte et les perspectives du Sénégal, évalue les progrès réalisés dans la mise en œuvre du DSP, présente la revue du portefeuille, tire les enseignements et identifie les domaines prioritaires pour la prochaine stratégie ».

Le DSP pour le Sénégal a été approuvé le 14 septembre 2016 par le Conseil d’administration de la Banque et reposait sur deux piliers à savoir  : l’ « appui à la transformation agricole » ; et le « renforcement des infrastructures de soutien à la production et à la compétitivité », notamment l’énergie et les transports.

Ce DSP en phase avec la Stratégie décennale de la Banque (2013-2022) et ses cinq grandes priorités opérationnelles, les « High 5 » s’aligne aussi sur les objectifs des cadres de développement du Sénégal, à savoir  : le Plan Sénégal émergent (PSE) et son Plan d’actions prioritaires 2014-2018.
Ce rapport intègre également la revue de la performance du portefeuille (RPPP 2020). La revue à mi-parcours (RMP) adoptée en 2019 a maintenu les deux piliers et a jugé satisfaisante la performance du portefeuille.
Faisant l’état des performances économiques du Sénégal depuis 2014, la Banque se félicite des énormes progrès obtenus mais relève également des défis et des facteurs de vulnérabilité auxquels le pays est confronté. Selon le rapport, le taux de croissance du Sénégal s’est accéléré de 3,4% sur la période 2008-2013 à 6,4% en moyenne sur la période 2014-2019. Le revenu national brut par tête a atteint 1 542 dollars américains en 2019 contre 1 353 dollars en 2015 et l’inégalité des revenus a baissé. Cependant l’endettement constitue un « défi » à relever avec une augmentation de la dette publique de 53% du PIB en 2014 à 64,2% en 2019, faisant ainsi passer le risque de surendettement de faible à modéré en lien avec un niveau élevé du service de la dette (30% des recettes publiques). La survenue de la pandémie de Covid‑19 a affecté l’économie sénégalaise et « les perspectives jusque-là favorables sont désormais empreintes de grandes incertitudes. », souligne le rapport.

La performance du portefeuille de la Banque est jugée satisfaisante, notamment avec un dépassement des objectifs initiaux. « La Banque a dépassé ses objectifs en termes d’approbation de projets sur la période du DSP (2016-2020). Un montant total de 1 108,63 millions d’UC a été approuvé pour un montant programmé de 1 045,32 millions d’UC ».

Par ailleurs, la Banque a pu mobiliser 1 085,6 millions d’UC de cofinancements. S’agissant du renforcement des connaissances, la Banque a mené plusieurs activités dans les secteurs de l’emploi, des hydrocarbures et du secteur privé.
Les résultats obtenus dans la transformation agricole (pilier prioritaire) au cours de la période du DSP 2016-2020 font état de la production de 71 784 tonnes de riz blanc (119,6% de l’objectif), de la création de 300 entreprises agricoles sur 150 prévues et le lancement de la Zone de transformation agro-industrielle du Sud.
Le second pilier prioritaire a connu des « réalisations très encourageantes avec des avancées réelles ». Un taux de réalisation de 100% est attendu au niveau des quatre indicateurs de résultats ciblés dont deux ont été atteints en 2019 et deux autres susceptibles de l’être en fin 2020, souligne le rapport.
Les interventions de la Banque ont contribué à maintenir en bon et moyen état 82% de routes revêtues, à augmenter le taux d’accès à l’électricité de 54% en 2015 à 76% en 2019. Au niveau régional, la construction et l’opérationnalisation en 2019 du pont sur le fleuve Gambie représente une avancée majeure dans l’intégration régionale et la fluidité du transport entre le Sénégal et la Gambie.
En conséquence des résultats obtenus, la performance du portefeuille de la Banque au Sénégal est jugée satisfaisante.

Les 10 pays africains les plus attractifs pour les investissements

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https://www.financialafrik.com L’édition 2020 du cabinet Deloitte et l’Africa CEO Forum a livré son classement des pays africains les plus attractifs en matière d’investissement. L’étude place la Côte d’Ivoire en première position. Les chefs d’entreprises interrogés affirment qu’elle “reste le pays africain le plus attractif pour les investissements”, comme en 2019.
Suivent, en ordre décroissant, le Kenya (2e), le Ghana (3e), le Sénégal (4e) et le Rwanda (5e), l’Ethiopie (6e), le Nigeria (7e), le Maroc (8e), la RD Congo et l’Afrique du Sud (10e). C’est à la question “Quels pays africains vous semblent les plus attractifs pour investir à l’heure actuelle ?”, que les chefs d’entreprise africains ont répondu, déterminant ainsi l’Index d’attractivité des investissements en Afrique établi par le cabinet Deloitte et l’Africa CEO Forum.Nathanael Mavinga

Le britannique PIDG a investi 8 milliards FCFA dans l’emprunt obligataire du port autonome de Dakar

https://www.sikafinance.com Le groupe de développement des infrastructures privées (PIDG) basé à Londres, au Royaume Uni, annonce avoir investi 8,3 milliards FCFA, soit 12,65 millions d’euros, dans l’emprunt obligataire du port autonome de Dakar  » PAD 6,60 2020-2027″, au Sénégal.
Lancée le 1er octobre dernier, l’opération d’emprunt obligataire du PAD qui visait à lever 60 milliards FCFA avait rencontré un franc succès; marqué par la clôture anticipée de la levée moins de deux semaines après l’émission des titres.
Selon les détails du communiqué de PIDG, les ressources mobilisées permettront de financer les phases 1,2 et 3 du déménagement du port de Dakar dans la nouvelle zone économique – qui comprend également l’aéroport international de Dakar –  situé à 35 km par la mer et à 70 km par la route du site actuel.Olivia Yao

BRVM clôture : Les signaux verts dominent le marché

https://www.sikafinance.com La bourse régionale des valeurs mobilières a terminé sa journée de cotation de ce mercredi 28 octobre sur une note intéressante à travers ses principaux indices qui se sont appréciés.
Un nombre important de valeurs en hausse supplantant celles en baisse permettent au BRVM Composite et au BRVM 10 de progresser respectivement de 0,95% à 124,96 points et de 0,76% à 113,70 points.
Dans le détail, on dénombre 21 valeurs clignotant au vert avec 7% de progression pour 4 d’entre elles dont NEI-CEDA (+7,41% à 145 FCFA) et FILTISAC (6,99% à 1 225 FCFA). A l’opposé, les contractions les plus significatives sont celles d’AIR LIQUIDE (-5,13% à 185 FCFA) et UNIWAX (-2,44% à 800 FCFA).
Le volume total des transactions enregistrées pendant cette journée de cotation s’élève à 177 millions FCFA.La Rédaction

Télécoms : aperçu sur les résultats de Sonatel, l’action phare de la BRVM

https://www.financialafrik.com Le résultat net du groupe Sonatel (Société nationale des télécommunications du Sénégal) qui comprend des filiales au Mali, en Guinée, en Guinée-Bissau et en Sierra Leone, a connu une légère baisse de 2% au terme du troisième trimestre 2020 comparé à la même période de 2019, ont annoncé les dirigeants de cette société de télécommunication basée à Dakar.
Le résultat de Sonatel (BRVM : SNTS) est passé de 143,4 milliards de FCFA au 30 septembre 2019 à 140 milliards de FCFA. Quant au chiffre d’affaires, il a progressé de 3,2%, s’établissant à 895 milliards de FCFA contre 820 milliards de FCFA au 30 septembre 2019. Selon les responsables du groupe Sonatel, cette croissance a pu se faire malgré un environnement concurrentiel plus agressif au Sénégal et à Bissau et malgré la pandémie de COVID. Ils estiment par ailleurs que «les revenus du retail ont connu une hausse de 3,8% tirée par les relais de croissance Data mobile, Orange Money et Broadband fixe ». Ces derniers ont en effet généré l’essentiel de la croissance du chiffre d’affaires et progressent respectivement de 21,2%, 23,7% et 18,6% par rapport au troisième trimestre 2019.
L’Ebitda (revenus avants intérêts, impôts et taxes et amortissements), a de son côté progressé de 9,6%, se situant à 380 milliards de FCFA contre 355,3 milliards de FCFA au 30 septembre 2019. Les dirigeants de la Sonatel explique cette hausse par une bonne maîtrise des charges indirectes qui vient s’ajouter à une marge directe stable. Le niveau des investissements du groupe Sonatel s’est situé durant la période sous revue à 143,6 milliards de FCFA contre 156,3 milliards de FCFA un an auparavant, soit une baisse de 3,3%. Selon les responsables de la Sonatel, les enjeux majeurs sont axés autour d’un meilleur adressage du client (extension capacitaire, densification), le très haut débit pour tous avec l’accélération des déploiements FTTX et de la 4G, 4G+ et 4,5G pour répondre à la forte demande des populations, une connectivité fixe variée, l’abondance Voix et Data et la digitalisation pour faciliter la mise en œuvre et l’accès aux services de l’opérateur tout en maintenant un réseau moderne, agile et optimisé.
Au terme du troisième trimestre 2020, la base clients fixe, mobiles et Internet du groupe Sonatel est en progression de 7,3% par rapport à 2019 et atteint 34,9 millions. Les dirigeants de ce groupe justifient cette hausse par le maintien de la dynamique de recrutements, malgré le ralentissement observé sur le second trimestre 2020 avec l’arrêt des animations commerciales durant les premiers jours de la crise sanitaire COVID19. Pour ce qui est des perspectives, ils avancent que §face à l’arrivée de nouveaux acteurs notamment sur le marché sénégalais, la Sonatel maintiendra sa stratégie axée sur la valeur tout en renforçant son avantage concurrentiel sur la connectivité très haut débit fixe et mobile.
En outre, dans un souci d’améliorer les trajectoires de rentabilité, les responsables de la société de télécommunications soutiennent qu’un programme de maitrise des couts a été mis en œuvre et sera renforcé dans toutes les opérations du groupe. Enfin, ils envisagent notamment , sous réserve d’ événements majeurs pouvant modifier le déroulement de l’activité dans les pays d’opération du groupe, un maintien de la croissance du chiffre d’affaires, tirée par la performance sur la data mobile, Orange Money principalement en Guinée, au Mali et en Sierra Leone ainsi qu’ un maintien de la croissance de la marge opérationnelle grâce notamment aux programmes de maitrise des charges Albert Savana

Hydrocarbure : Total annonce une importante découverte au large de l’Afrique du Sud

https://www.sikafinance.com Le groupe Total a annoncé en début de matinée la découverte d’un important gisement de gaz au large des côtes sud-africaines.  » Nous sommes très heureux de cette deuxième découverte et de ses résultats très encourageants, qui prouvent que cette région gazière en eaux profondes est de classe mondiale « , a indiqué dans un communiqué Arnaud Breuillac, directeur général de l’Exploration-Production de Total.
La découverte de gaz à condensats a été réalisée à 3 400 m de profondeur sur le site de Luiperd, situé sur le bloc 11B/12B dans le bassin d’Outeniqua, à 175 kilomètres au large du pays, explique le groupe. L’année dernière, Total avait mis à jour un autre site gazier de classe mondiale dans la même zone.
Le bloc en question couvre une superficie de 19 000 km² et est opéré par un consortium composé de Total avec une participation de 45%, de Qatar Petroleum (25%), CNR international (20%) et Main Street, un consortium sud-africain, avec (10%).Jean Mermoz Konandi

Couverture des risques d’investissement : Le Bénin, le Burkina et le Sénégal adhèrent à l’Agence africaine d’assurance commerciale

https://www.sikafinance.com Trois pays de l’UEMOA, le Bénin, le Burkina et le Sénégal, ainsi que le Tchad, ont obtenu un financement de 60 millions d’euros () de la Banque européenne d’investissement (BEI) en vue de leur adhésion à l’ATI (African Trade Insurance Agency), l’Agence africaine d’assurance commerciale
L’ATI est une institution panafricaine qui a pour mission de couvrir les risques commerciaux et d’investissement des entités effectuant des opérations sur le continent.
 » Les accords de 60 millions d’euros de la BEI permettront aux quatre pays de devenir membres à part entière ou d’augmenter leur participation actuelle à l’ATI avant la fin de l’année. Cela devrait mobiliser environ 1 milliard d’euros de nouveaux investissements privés  » selon la BEI.
L’enjeu pour ces pays qui rejoignent aussi 17 autres Etats africains au capital de l’ATI est donc d’apporter une garantie de couverture aux investissements, et donc attirer de nouveaux financements. Au cours des vingt dernières années, ce sont en effet 62 milliards $ d’investissements et de transactions commerciales que l’ATI a soutenu à travers l’Afrique d’après Toavina Ramamonjiarisoa, chef de la direction par intérim d’ATI.
Pour la BEI, ces adhésion sont cruciales d’autant plus que  » le manque d’assurance-investissement sur la plupart des marchés africains freine les investissements vitaux, à la fois en actions ou en dette, et entrave le commerce transfrontalier « .
Créé en 2001, l’ATI, basée à Nairobi au Kenya et qui bénéficie d’une note A3/Stable de Moody’s (2019), fournit principalement une couverture contre les risques politiques, une assurance-crédit et une assurance caution.Jean Mermoz Konandi

Au Sénégal,WIC Capital investit dans Sarayaa SAS,une marque de stylisme et confection haut de gamme

https://www.financialafrik.com Dakar, le 28 octobre 2020 – La société WIC Gestion, gestionnaire du Fonds WIC Capital, annonce  son investissement dans Sarayaa SAS, une marque de créateur basée à Dakar, Sénégal.
L’investissement de WIC Capital, d’un montant total de 128 millions F CFA ( 230 000 dollars US), s’est fait sous forme d’un mix de capital et de quasi capital, avec la participation d’investisseurs individuels et de la Délégation générale à l’Entrepreneuriat Rapide des Femmes et des Jeunes (DER).
Alliant le pagne tissé africain à d’autres matières, Sarayaa est une marque sénégalaise qui crée depuis 2014 des vêtements originaux qui fusionnent tradition et modernité. L’investissement de WIC Capital s’inscrit dans le cadre du renforcement de son outil de production et de sa stratégie commerciale.
Commentant ce partenariat, Mme Safietou Seck, fondatrice de Sarayaa SAS, se dit  ravie de ce financement par WIC Capital qui vient renforcer l’image et le potentiel de développement de Sarayaa SAS. «WIC Capital est un investisseur dont la valeur ajoutée va bien au-delà des capitaux qu’il apporte. Notre entreprise est à la fois ancrée dans son africanité et ouverte au monde. Nous sommes fiers d’être financés par des femmes africaines et d’utiliser de la matière première africaine pour créer des pièces à la signature unique, alliant authenticité et modernité ».

WIC Capital a cru en nous malgré plusieurs rejets par les banques, surtout dans ce contexte difficile de la Covid-19 . Cet appui nous permettra de renforcer notre outil de production et notre équipe, pour répondre à la demande, mais également d’accélérer notre communication, afin de faire connaitre Sarayaa dans le monde entier».

S’exprimant au nom de WIC Gestion, Mme Évelyne Dioh, directrice de WIC Gestion a, quant à elle, déclaré : «Nous sommes heureuses de participer à la mise en valeur du savoir-faire, de la créativité, de la mise en valeur de la filière textile et de la mode africaine. C’est un secteur d’activité extrêmement porteur, aussi bien en termes de création d’emplois qu’en termes de contribution au PIB des États africains. Mme Safietou Seck est une entrepreneure expérimentée, très combative, qui a porté seule son entreprise sur les 5 dernières années. Nous sommes impatientes de soutenir Sarayaa dans son passage à l’échelle».
WIC Capital a été mis en place par le Women’s Investment Club Sénégal en 2019, avec la vision et l’ambition de donner aux femmes chefs d’entreprise l’accès à des instruments de financement modernes pour un développement inclusif. Le fonds est le premier mécanisme d’investissement à fournir un financement et un accompagnement appropriés aux micros, petites et moyennes entreprises (MPME) portées par des femmes au Sénégal et en Afrique de l’Ouest. Albert Savana

Un véhicule solaire fournissant de l’électricité conçu par un Sénégalais

https://www.vivafrik.com Aujourd’hui, l’importance de l’innovation comme stimulateur de développement n’est plus à démontrer au Sénégal. La preuve ? Un ingénieur sénégalais répondant au nom de Papa Maguette Cissé a conçu avec un groupe d’étudiants, un véhicule solaire capable de fournir de l’électricité. La machine dénommée Gazelle, est équipée d’un groupe électrogène qui permet d’effectuer divers travaux nécessitant une alimentation en énergie, a-t-il expliqué.
A l’en croire, le véhicule solaire polyvalent est équipé de panneaux solaires qui permettent d’alimenter un groupe installé à l’arrière. L’énergie produite par ce groupe est utilisée pour faire fonctionner divers appareils électriques ménagers, agricoles et industriels.
La machine baptisée Gazelle est portée sur les fonts baptismaux grâce à la collaboration entre les étudiants des écoles polytechniques de Montréal, de Dakar et de Milan. C’est en supervisant une équipe montréalaise que l’ingénieur en a eu l’idée. De retour au Sénégal, il regroupe des étudiants qu’il encadrait et décide de concrétiser le projet.

En donnant corps à la machine baptisée Gazelle M. Cissé et ses étudiants comptent apporter une réponse aux défis d’électricité rencontrés dans le secteur agricole au Sénégal, considéré comme le principal levier de la reprise économique du pays.

Rappelons que l’agriculture emploie environ 60% de la population sénégalaise. Des innovations comme celles de Papa Maguette Cissé pourraient permettre à ce secteur d’atteindre son plein potentiel.
L’ingénieur ambitionne à présent de partager ses connaissances avec d’autres universités et parties prenantes pour proposer les véhicules Gazelle à l’échelle industrielle, afin de faire bénéficier les populations de son innovation.Moctar FICOU / VivAfrik                                

Mort de plus de 100 Sénégalais en mer : «Je ne vous oublie pas !» Par Mor Amar

La diversion n’y fit rien. Il y a trop de larmes. Trop de sang. Trop de corps ensevelis dans les eaux profondes de la Méditerranée. Des frères, des sœurs et même des enfants qu’on ne verra plus jamais. Des familles décimées ; des pères meurtris; des épouses et des mères au bord du gouffre. Sans parler de ces enfants, à peine livrés au monde, sevrés brutalement de l’amour paternel ou maternel. Combien sont-ils au fond de l’océan? On ne le saura jamais. L’Etat est incapable même de les compter. Quand il en parle, c’est surtout pour mentir froidement au peuple, en le regardant dans le blanc des yeux.
J’ai le coeur qui n’arrête pas de saigner en ce 29 ocrobre jour de mawlid, voyant ce chiffre macabre de l’OIM confirmant la tragédie : « 140 morts dans un naufrage (une pirogue qui a explosé en plein océan ) au large du Sénégal ». Au même moment, pour le même naufrage, les autorités, le Président en premier, parlaient d’une dizaine de morts. Quelle infamie! Dans la même période, la marine nationale , censée apporter secours et protection aux citoyens -fussent-ils de vulgaires délinquants- provoquait le chavirement d’une autre embarcation au large de Dakar. Là egalement, les morts se comptent par dizaines.
Qu’avons nous fait pour mériter pareils dirigeants, pardon pareil châtiment. Ce cri du coeur d’un internaute est simplement éloquent. Il dit : « qu’est ce qui se passe? Les arabes nous tuent. Les Blancs nous tuent. Et maintenant, notre propre pays nous tue dans notre propre pays. C’est vraiment méchant. Qu’avons nous fait? ». Le bonhomme de pouffer un fou rire. Un rire plein de dépit, de dégoût. « C’est vraiment méchant  » ressasse-t-il très amer.
Et cela ne choque pas. Le plus révoltant, c’est de voir cette indifférence presque totale du peuple ayant perdu toute sa capacité d’indignation. A la limite, on s’en prend aux pauvres migrants dont le seul tort a été de braver la mort, dans l’espoir de trouver ailleurs le bien-être qu’ils sont sûrs de ne jamais trouver chez eux, dans l’espoir de réussir, de suppléer des parents fatigués de les nourrir jusque bien au-delà de l’age adulte.
Analphabètes et sans qualification pour la plupart, ces jeunes voient pourtant rarement la puissance publique. Débrouillards devant l’éternel, ils sont dans les marchés, les champs, la mer comme pêcheurs… Parfois chassés ; parfois privés des ressources qui leur assuraient la survie, ils préfèrent l’exil, plutôt que le vol, les agressions, le banditisme.
Victimes, ils sont comme coupables. On les charge ; on les accuse ; on les taxe de suicidaires. L’Etat, lui, n’est coupable de rien. Lui qui n’a su ni les instruire, ni leur donner un métier, encore moins un emploi et passe son temps à les voler, à les spolier. Journaliste au quotidien L’EnQuête

SÉNÉGAL/INCENDIE À BORD D’UNE PIROGUE TRANSPORTANT DES MIGRANTS  : « Au moins 140 morts », selon l’Oim

Selon l’Organisation internationale pour la migration (Oim) l’incendie qui s’était déclaré à bord d’une pirogue transportant des migrants a fait «au moins 140 morts ».
« Selon des sources médiatiques, les marines sénégalaise et espagnole, ainsi que des pêcheurs qui se trouvaient à proximité, ont sauvé 59 personnes et récupéré une vingtaine de cadavres », a précisé l’Oim. La pirogue aurait connu une avarie grave, lorsqu’un incendie s’est déclaré à bord le 24 octobre. Des membres de la communauté locale ont déclaré aux équipes de l’Oim que le navire avait quitté Mbour, à destination des îles Canaries (Espagne). « Le bateau aurait pris feu quelques heures après le départ et a chaviré près de Saint-Louis, sur la côte nord-ouest du Sénégal », a détaillé l’agence onusienne.
Avec ce tragique naufrage, ce sont au moins 414 personnes, qui sont mortes sur cette route migratoire en 2020, selon le projet de l’Oim sur les migrants disparus. Sur l’ensemble de l’année 2019, l’Oim a enregistré 210 décès. « Nous appelons à l’unité entre les gouvernements, les partenaires et la communauté internationale pour démanteler les réseaux de trafic et de contrebande qui profitent de la jeunesse désespérée », a déclaré Bakary Doumbia, représentant de l’Oim au Sénégal.
Le nombre de départs d’Afrique de l’Ouest vers les îles Canaries a considérablement augmenté ces dernières semaines. Face à cette recrudescence des départs, le bureau de l’Oim au Sénégal surveille les départs de la côte avec l’aide des membres de la communauté depuis le début du mois de septembre.

En septembre, plus de 600 migrants ont quitté le Sénégal pour les îles Canaries

Rien qu’en septembre, 14 bateaux transportant 663 migrants ont quitté le Sénégal pour les îles Canaries, selon la même source. Entre le 7 et le 25 octobre, la marine sénégalaise, appuyée par la « Guardia Civil » espagnole (gendarmerie) et des pêcheurs artisanaux, ont intercepté cinq pirogues en partance pour l’Europe, secourant au total 388 personnes, a indiquait de son côté le gouvernement. L’Oim estime que près du tiers des départs ont été signalés comme ayant subi un incident ou un naufrage.
Cette année, il y a eu environ 11.000 arrivées de migrants aux îles Canaries, contre 2557 à la même période l’année dernière. Mais ce chiffre est encore bien inférieur aux sommets atteints en 2006, lorsque plus de 32.000 personnes y avaient débarqués. « Il est également important que nous plaidions en faveur de l’amélioration des voies légales afin de saper le modèle commercial des trafiquants et de prévenir les pertes de vies humaines », a ajouté M. Doumbia.
A noter que cette récente tragédie fait suite à quatre naufrages enregistrés en Méditerranée centrale la semaine dernière et à un autre dans la Manche entre la France et le Royaume-Uni.

Vendredi 30 octobre : aucun décès signalé, 12 nouveaux cas contre 72 guéris

Le ministre de la Santé et de l’action sociale a fait le point sur la situation de la pandémie de la Covid-19 au Sénégal, ce vendredi 30 octobre. Sur 805 tests effectués, 12 sont revenus positifs, soit un taux de positivité de 1,49%. Il s’agit de 4 cas contacts suivis par les services sanitaires et 8 Issus de la transmission communautaire. Toutefois, aucun cas importé n’a été signalé lors du point de ce jour.
Ces derniers sont répartis comme suit : Dakar Plateau (2), Fass De Lord ( (1),  Kaolack Mbour (1), Liberté 6  (1) Mamelles (1) et Ngor (1)
Le Directeur de la Prévention du ministre de la Santé a également annoncé la guérison de 72 patients qui étaient sous traitement et 6 cas graves.  Aucun décès lié à la covid19 n’a été enregistré hier-jeudi 29 octobre 2020.
A ce jour le Sénégal compte 15. 605 cas déclarés positifs dont 14. 732 guéris, 323 décédés et donc 549 malades sous traitement.

« LE MÉRITE S’ÉTOUFFE » DU JOURNALISTE MOHAMED GASSAMA, « UN APPEL À CHANGER DE PARADIGME’’

Dakar, 28 oct (APS) – L’ouvrage ’’Le mérite s’étouffe’’ du journaliste sénégalais Mohamed Gassama, présenté mercredi à Dakar au cours d’une cérémonie de dédicace, se veut un appel à changer de paradigme dans le cadre du management des agents du service public.
« Cet ouvrage est un appel à l’équité, à la justice sociale, un appel à changer de paradigme, c’est un appel qui s’adresse à tout le monde y compris ma propre personne », a déclaré l’auteur à la maison de la presse.
Dans ce premier livre qu’il publie, le journaliste revient sur des pans de sa vie, évoque son expérience professionnelle, mais aussi ses pérégrinations avec la délégation présidentielle, en tant qu’envoyé spécial de Radiotélévision sénégalaise (RTS) au palais de la République sous le régime du président Wade (2000-2012).
La rupture du contrat du journaliste, qui occupait un poste de conseiller à l’ambassade du Sénégal à Paris, « terrible et foudroyante nouvelle (qui) fracassa le temps et l’espace pour l’atteindre au plus profond de sa chair », sert de prétexte pour une série de réflexions sur les modes de promotion au sein de l’Etat.

Mohamed Gassama dit écrire pour laisser une trace, partager son expérience « mais surtout sauver le mérite » au sein de l’Etat et du service public.

Une perspective qui amène l’auteur à des questionnements du genre  : pourquoi impose-t-on une vision politique aux agents du service public ? En quoi, un militant de la Mouvance présidentielle est-il au-dessus des autres Sénégalais ou de son homologue de l’opposition ? Ne sommes-nous pas dans un monde de la liberté d’opinion et d’expression ?
« Je fais une introspection, j’ai ma part de responsabilité dans ce que je dis. La société, c’est vous et moi, c’est tout le monde », souligne Gassama, qui tient à préciser que son livre « n’est ni un procès d’intention, ni un règlement de compte ».
« Il n’y a aucun procès d’intention, il n’y a rien à solder. C’est une œuvre narrative, un récit qui procède d’un diagnostic. C’est un ouvrage à multiple dimensions didactique, éthique, pathétique avec beaucoup de séquences qui traversent différentes facettes de la vie », explique l’auteur.
« Le mérite s’étouffe » se veut un appel au respect des principes de l’État, dit son auteur. « La chose publique s’explique par le devoir de protéger, de soigner, d’éduquer, de former et d’accompagner l’ensemble des citoyens », ajoute-t-il.

Ce livre doit être également considéré comme « une production intellectuelle qui s’inscrit dans une dynamique littéraire », une opportunité de prendre la plume pour partager ses réflexions, explique Mohamed Gassama.

Pour l’ancien directeur d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Alioune Tine, par ailleurs universitaire, ’’Le mérite s’étouffe’’ est « un livre bien écrit, dans un style clair qui nous parle », « un récit succulent permettant de connaitre un petit bout de la politique et de la diplomatie sénégalaise ».
Selon cette figure de la société civile sénégalaise, le Sénégal doit arriver à ’’un Etat non partisan’’ dans lequel seul le mérite des citoyens doit prévaloir à travers une mise en compétition des talents.FKS/BK/ASG

Maouloud 2020 : Le Khalife des tidianes interpelle l’État sur l’homosexualité, les clubs nudistes et les dangers de la caricature du Prophète (PSL).

https://www.dakaractu.com Le khalife général des Tidianes a exprimé un certain nombre de préoccupations pour interpeller aussi bien les populations que les autorités étatiques. Serigne Ababacar Sy Mansour s’est dit préoccupé par le non respect des recommandations divines et cette promotion courante des péchés majeurs.
‘’J’évoquerai l’homosexualité pour dire que nous sommes dans un pays de foi. Il nous faut dire que dans le passé, les homosexuels étaient identifiables par leurs gestuelles et la transformation de leur voix, des tresses, des maquillages et même des ceintures de perles. Cela c’était dans le passé. Mais ce n’est plus le cas aujourd’hui, où leurs méthodes ont changé. C’est devenu monnaie courante aujourd’hui. À Dakar, nous avons aujourd’hui appris l’existence de ‘’maisons de tolérance’’, s’indigne l’autorité religieuse de Tivaouane.
Celui-ci de relever, dans le Sénégal, l’existence de ‘’clubs nudistes où des gens se retrouvent des week-ends et font ce qu’ils veulent. Récit m’a été fait de ces pratiques. Il existe aussi des maisons où des gens vident des cannettes de boissons sucrées pour les remplir d’alcool, afin de les consommer sans susciter de soupçons.
Cela il nous faut le  dénoncer. Une liberté totale est déplorable pour toute personne. Trop de liberté est nocive pour toute personne. Toute liberté a ses limites’’, dira le khalife général des Tidianes, de vive voix.

 L’existence de clubs nudistes au Sénégal indigne Tivaouane

Il rappelle d’ailleurs que ‘’Seydina Mohamed est l’être le plus aimé de Dieu. Tout a été créé en son honneur. Sa naissance a été marquée par des faits mémorables. Aujourd’hui on voit des gens tenter de se moquer de lui à travers des caricatures. Mais que ceux-là soient conscients que la grandeur de l’Élu de Dieu dépasse leur entendement. Salman Rushdi a commencé une telle pratique. (…). Maintenant, ce n’est plus une affaire d’individus. Il est devenu un problème qui oppose des États. Un État a offensé tous les États. Parce qu’un président représente tout un pays, encore que c’est lui qui en a fait la déclaration. Nous avons vu ici à l’Institut Jeanne d’Arc de Dakar, des musulmanes voilées interdites d’accès à l’école, ce au moment où d’autres élèves portant des voiles et des croix étaient libres d’agir’’.
Dans son message prononcé à l’occasion du Maouloud dont la célébration a été reportée cette année en raison de la pandémie, le khalife d’annoncer un plan machiavélique que des personnes malintentionnées sont en train d’orchestrer. ‘’Tous ceux-là qui sont contre l’islam sont en train de poser des actes hostiles envers la religion musulmane, lentement. Les chefs d’État doivent en parler’’, a dit le Khalife qui estime que le silence est trop pesant.

Le Khalife inquiété par les caricatures et ses éventuelles conséquences

‘’On a parlé de l’homosexualité, des clubs nudistes, aujourd’hui il est question de caricatures du Prophète Mohamed (PSL). Chacun est libre de tenter d’offenser le Prophète et d’en rire. Mais, l’avenir nous édifiera. Je ne vais recommander à personne de se battre contre les blancs qui s’attaquent à l’Islam pour cela. Aujourd’hui, l’offense commence à atteindre des limites insoupçonnées. Des autorités étatiques s’invitent dans ces attaques contre l’Islam. Il nous faut agir avant que les choses ne dépassent les bornes. Il nous faut prendre conscience que cette situation est en train de s’aggraver et pourra avoir des conséquences irréversibles’’, avertit-il.
Serigne Ababacar Sy Mansour, de rappeler encore une fois que ‘’c’est pour éviter la propagation de la maladie à coronavirus que l’option du report de la célébration du Maouloud à Tivaouane a été prise’’. Mais, ajoute-t-il, ‘’chacun est libre de la célébration chez lui’’. Au ministre de l’Intérieur, il a chargé de remercier le président de la République. Concernant la reprise des travaux de la grande mosquée de Tivaouane, il a invité les populations à continuer d’apporter leurs contributions financières. Occasion qu’il a saisie pour prier pour l’éradication de la Covid-19, au Sénégal et dans le reste du monde’’.
‘’Au Sénégal, on aime les débats stériles. Il nous faut réduire ces débats qui ne profitent à personne. Il nous faut dépasser ce stade. Il nous faut dire la vérité, au nom de Dieu et nous en limiter là. Certes chacun est libre d’agir à sa guise, mais Allah Swt est Témoin de tous nos agissements, fussent-ils aussi petits qu’un atome’’, rappelle le Khalife général. Lequel en a profité également pour s’indigner vivement de la présence de boissons alcoolisées en dosette avant d’interpeller les autorités étatiques. ‘’Quand les boissons alcoolisées deviennent aussi accessibles dans un pays comme le nôtre et qu’on en arrive à voir de petit sachet de 100f vendus devant les écoles, là on doit en parler’’. D’où l’interpellation faite au chef de l’État à travers le ministre de l’intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, représentant du gouvernement à cette rencontre.

Serigne Bacacar Sy Mansour exhorte les fidèles à respecter les recommandations divines

http://lesoleil.sn Le khalife général des Tidianes, Serigne Babacar Sy Mansour s’est dit « préoccupé par le non respect des recommandations divines et cette promotion courante des péchés majeurs », lors de sa déclaration à l’occasion du Maouloud 2020.
« J’évoquerai l’homosexualité pour dire que nous sommes dans un pays de foi. Il nous faut dire que dans le passé, les homosexuels étaient identifiables par leurs gestuelles et la transformation de leur voix, des tresses, des maquillages et même des ceintures de perles. Cela c’était dans le passé. Mais ce n’est plus le cas aujourd’hui, où leurs méthodes ont changé. C’est devenu monnaie courante aujourd’hui. À Dakar, nous avons aujourd’hui appris l’existence de ‘’maisons de tolérance’’, s’indigne le khalife tout en rappelant que le contexte exceptionnel avec la covid a modifié la célébration du gamou à Tivaoune puisque les fidèles ont été appelés à le fêter chez eux.
Le Khalife a aussi condamner l’histoire des caricatures. « Chacun est libre de tenter d’offenser le Prophète et d’en rire. Mais, l’avenir nous édifiera. Je ne vais recommander à personne de se battre contre les blancs qui s’attaquent à l’Islam pour cela. Aujourd’hui, l’offense commence à atteindre des limites insoupçonnées. Des autorités étatiques s’invitent dans ces attaques contre l’Islam. Il nous faut agir avant que les choses ne dépassent les bornes. Il nous faut prendre conscience que cette situation est en train de s’aggraver et pourra avoir des conséquences irréversibles’’, avertit-il.

Maouloud 2020 : Ces mauvais comportements et attitudes qui préoccupent le Khalife général des Tidianes, Serigne Ababacar Sy Mansour.

https://www.dakaractu.com La cérémonie officielle de la Maouloud (naissance du Prophète Mohamed) n’ayant pas eu lieu à Tivaouane, le Khalife général des Tidianes a, malgré tout, tenu à faire sa déclaration annuelle. Il s’agit de ce discours traditionnel prononcé à chaque cérémonie officielle de Gamou par l’autorité religieuse.
Serigne Ababacar Sy Mansour a entamé ses propos en remerciant Dieu (LSI) pour nous avoir gratifié d’un être aussi valeureux que le meilleur des hommes, Seydina Mohamed (PSL).
‘’Nous devons remercier Allah (Swt), notre Créateur pour, entre autres, nous avoir donné un Prophète comme Seydina Mohamed (PSL). Celui qui a été honoré d’un être comme l’Élu de Dieu, ne devrait pas jouer avec. Je suis certain que si on connaissait son importance et sa valeur, nous tous allions en profiter autant que possible. Il nous faut lui donner la place qui lui convient’’, a dit le Khalife. Des propos reportés par El Hadj Pape Makhtar Sy, au nom du Khalife général des Tidianes.
Pour Serigne Ababacar Sy Mansour, le Maouloud devrait être une fête mondiale célébrée par toutes les communautés. ‘’Le Gamou n’est pas à l’image de la Tabaski ou de la Korité, mais elle est une fête qui symbolise l’essentiel des fêtes religieuses. Parce que tous les bienfaits, dans ce monde, ont été créés en son honneur. C’est une fête qui devrait être fêtée par toutes les communautés, qu’elles soient de confession musulmane ou non’’. Le Khalife de dénoncer la banalisation des grands péchés.
‘’Dans ce monde où des gens se comportent pire que des animaux, où l’adultère est commis sans honte, des femmes mariées copient des non-musulmans et s’offrent des maitresses et des amants, il nous faut retourner vers Dieu. Les mauvaises habitudes foisonnent, les jeunes boivent de l’alcool et consomment de la drogue. Des gens adoptent des comportements déplorables. Les bassesses ont pris le dessus sur les bonnes actions. Les gens ne respectent plus leurs devoirs. Dans les services, des agents de la fonction publique vont au bureau à des heures indues et rentrent avant l’heure. Certains ne respectent plus leur devoir, vis-à-vis de la population, il se nourrissent de biens illégaux’’.
Beaucoup de gens ne vivent plus avec des biens acquis licitement. Des jeunes se prostituent pour des biens éphémères. N’eut été la miséricorde divine, nous tous allions être punis comme des populations qui nous avaient précédé. Nous devons gérer nos responsabilités, le jour du jugement dernier, tout responsable répondra de ses actes et de ceux des personnes qui étaient sous sa responsabilité.  Aux pères, il leur sera reproché d’avoir laissé les membres de leur famille faire comme ils veulent. Des comptes pourront alors être demandés à ce dont les femmes (filles, épouses) se dépigmentaient et portaient des habits indécents’’, a dit le porte-parole du jour.
Abordant la question des caricatures faites sur le Prophète Mohamed (PSL), il a relevé que de telles tentatives ne datent pas d’aujourd’hui. Toutefois, le Khalife dit dénoncer cela du fond de son cœur. ‘’Nous sommes foncièrement contre et nous le fustigeons fermement. Il est dit que le pardon peut être accordé à celui qui s’est apostasié, mais celui qui caricature le Prophète mérite la mort’’.
Le Khalife d’appeler à la culture de la paix. ‘’Nous avons besoin de la paix sociale dans ce monde, quelle que soit notre confession religieuse’’, a-t-il dit. Il en a profité pour faire quelques précisions à l’endroit des fidèles. ‘’Je n’ai jamais demandé à ce que le Maouloud ne soit pas célébré. J’ai opté pour le report, cette année, pour protéger la santé publique. La santé passe avant tout. Mais ceux-là qui ont ouvert les mosquées ne doivent pas être critiqués. C’est leur choix. Mais ceux-là qui ont préféré la fermeture des lieux de culte aussi ne doivent pas être critiqués’’, a indiqué le Khalife El Hadj Pape Makhtar Sy qui transmettait un long message du Khalife. Ce dernier en a profité pour présenter d’ailleurs, les condoléances de la famille de Mame Maodo Sy aux proches des jeunes candidats à l’émigration irrégulière décédés en tentant de regagner l’Europe par voie maritime

Tivaouane Gamou 2020 : «Le Président Macky Sall promet de réaliser tous les projets de la sainte ville de Maodo» (Aly Ngouille Ndiaye)

https://www.dakaractu.com Malgré la dissolution du gouvernement du Sénégal, le ministre de l’intérieur, Aly Ngouille Ndiaye était à Tivaouane comme à l’accoutumée en cette période de Gamou. Ce,  même si pour cette présente édition 2020, le Gamou sera célébré au foyer familial tel que le souhaite le Khalife Général des Tidianes, Serigne Babacar Sy Mansour
« Le Président Macky Sall est satisfait de votre constante posture depuis que la pandémie a frappé à nos portes. Vous êtes le premier guide religieux à avoir porté un masque. C’est là un enseignement que vous avez certainement hérité de votre grand-père El hadji Malick Sy lorsque qu’il s’est rendu au niveau des services sanitaires à Saint-Louis pour se faire vacciner lorsque la peste avait frappé le Sénégal », explique Aly Ngouille Ndiaye.
Avant de solliciter les prières du Khalife des Tidianes. « Nous sollicitons des prièreS à votre endroit comme nous l’avions fait l’année dernière », renchérit-il.
Mame El Hadj Malick a appelé à célébrer ce jour à cause de son affection au Prophète Mohamed (PSL) », dit-il. Concluant, Aly Ngouille Ndiaye  ajoute que « le Président Macky sall promet de réaliser tous les projets de la sainte ville de Maodo ».

CARICATURE DU PROPHETE : Thierno Madani Tall dénonce une campagne de «nuisance»

http://www.sudonline.sn Le serviteur de la communauté omarienne a réagi à propos des caricatures du Prophète qui ont provoqué la colère chez les musulmans du monde entier. Il les a fermement condamnées ainsi que les propos du président français qui a déclaré  : «nous ne renoncerons aux caricatures, aux dessins»
Le serviteur de la communauté omarienne Thierno Madani Tall a profité de la clôture du Buurd précédant la célébration du Maouloud pour condamner fermement les caricatures du Prophète. «Quand on voit quelqu’un tenter de représenter, à partir de son bureau, par une image le Prophète Seydina Mohamed, cet être le plus aimé de Dieu, le meilleur des hommes, et ensuite le partager dans les réseaux sociaux, il est donc normal que des populations s’en désolent et le dénoncent vivement.
Ceux qui font de telles caricatures doivent être dénoncés. La logique voudrait que chacun respecte ses croyances et évite d’émettre des commentaires fâcheux sur celles de son prochain. C’est cela qui favorise la paix. Tous les États doivent revoir leurs politiques. Toutes les personnes qui ont le pouvoir de rendre justice ont l’obligation de se ressaisir face à de telles violations de droit. À ceux-là qui s’adonnent à ces caricatures pour avilir l’image du Prophète, je dis que cela est une tentative vaine. Cela ne pourra jamais entacher l’image de cet Elu de Dieu. N’empêche, ces caricatures nous font trop mal», rapporte le site Dakaractu. Selon Thierno Madani Tall, ce n’est pas la première fois que les musulmans sont offensés.
«Des personnalités les plus puissantes au monde comme Abu Jahlîn ont vécu avec le Prophète Mohamed (PSL) et ont eu à tout faire pour s’opposer avec la religion musulmane. Malgré tous leurs efforts, l’Islam a su s’élargir dans le monde. Du tort a été fait à Mawlana Cheikh Tidiane Chérif, à Mawlana Cheikh Oumar Foutiyou Tall, cela avait entraîné une vague de colère. Mais l’auteur des faits a eu droit au pardon des descendants de ces derniers. Que les musulmans soient plus vigilants quelle que soit la confrérie dans laquelle on est, parce que l’on soit Tidiane, Mouride, Khadr, Layène, Wahabite, nous tous vénérons le même Dieu, donnons de la Zakat, faisons du bien, et jeûnons le mois de Ramadan», lit-on sur le même site.
En effet, dans sa communication, Thierno Madani Tall a rappelé que l’Islam est une religion pacifique. Sur ce, il a ainsi invité les Sénégalais, les Africains et le monde entier à se retrouver autour des valeurs de paix. «Faites la paix, prônez la paix et défendez la paix en toutes circonstances pour le plus grand bien de l’humanité», a déclaré Thierno Madani Tall. Il a demandé au président Macron de présenter ses excuses aux musulmans.
Pour rappel, lors d’un hommage au professeur Samuel Paty décapité le 16 octobre dernier après avoir montré à ses élèves des dessins du Prophète de l’Islam, le Chef de l’Etat français, Emmanuel Macron avait fait savoir qu’ils ne renonceront pas aux caricatures, aux dessins au nom de la liberté d’expression alors que la représentation de celui-ci est strictement interdite par l’Islam.M. DJIGO

MEDINA BAYE : LA DIATRIBE DU KHALIFE CONTRE LES ENNEMIS DE L’ISLAM

http://www.emedia.sn 23 heures, la mosquée de Medina Baye est déjà remplie et les alentours bondés de monde. A défaut d’une place sous la tente, qui d’ailleurs est prise d’assaut dès le début de l’après-midi, des fidèles sont debout depuis des heures. Ils suivent la cérémonie via des écrans géants.
Les gestes barrières sont de rigueur sous la tente où se déroule le Gamou. Les membres du comité d’organisation de concert avec les forces de sécurité ont distribué masques et gels hydroalcooliques aux fidèles.
Des zikrs (poèmes religieux) bercent les disciples de Cheikh Ibrahim Niass. Hommes et femmes égrènent leurs chapelets, psalmodiant de saintes mélodies.
La tonalité monte, le public se lève, Cheikh Mouhamadou Mahi Ibrahim Niass est arrivé accompagné d’une forte délégation. Nouveau khalife de Médina BAYE, ce n’est pas la première qu’il préside un Mawlid. L’année dernière, alors que le défunt khalife était en France pour des soins médicaux, Sheikh Mahi assurait l’intérim.

Après un discours en arabe, le 5e khalife de Médina Baye a servi une diatribe à ceux qu’ils considèrent comme les ennemis de l’islam. « Ils nous imposent leur liberté sans pour autant accepter notre liberté de faire et d’agir », souligne le khalife.

Selon lui, l’islam est attaqué de toutes parts par ses ennemis, dépourvues de croyances et de bonne foie.
Devant un public captivé par le discours qui répond au contexte du monde actuel, le khalife renchérit  : « Ils peuvent nous apprendre leurs langues et d’autres choses qui leur sont propres mais ils ont des limites sur le plan spirituel. Et sur ce point, on a rien à apprendre d’eux ».
Le ton est ainsi donné, le khalife cède la parole à son frère Baba Lamine Niass qui se charge de revenir sur le vie et l’oeuvre du Prophète Mohamed (PSL) jusqu’à l’aube.
Reprenant la parole avant de clôturer la cérémonie, Cheikh Mouhamadou Mahi Ibrahim Niass exhorte la jeunesse sénégalaise à s’armer de connaissances et de ne pas sombrer dans le mimétisme. Mamadou DIAGNE (Envoyé spécial à Médina Baye)

Moustapha SY : “Le khalifat de Tivaouane a été confisqué avec l’aide de Macky Sall”

https://actunet.net Les graves accusations formulées par le guide des moustarchidine, Serigne Moustapha Sy à l’encontre du Khalife Général des Tidianes, Serigne Sabacar Sy vont, sans nul doute secouer la confrérie. Il accuse le Khalife d’avoir marabouté tous les fils de Serigne Babacar Sy avant de confisquer le Khalifat de Tivaouane avec l’appui du président de la République, Macky Sall, et de son épouse.
« Serigne Babacar Sy Mansour a confisqué le Khalifa de Tivaouane avec l’appui du président de la République, Macky Sall, et de son épouse, alors qu’au moment où on l’intronisait, il y avait un membre de la famille qui est son aîné. “Malheureusement, j’étais hors du pays au moment des faits. De toutes les façons, je n’ai jamais eu qu’un khalife, c’est Serigne Cheikh et il est parti”, a-t-l dit.

Dissolution du gouvernement : dans les coulisses de la salle Bruno Diatta

https://www.pressafrik.com Après 18 mois de compagnonnage avec le président de la République, Macky Sall, le gouvernement a été dissout mercredi 28 octobre 2020, à la fin du Conseil des ministres. Une annonce qui a plongé la salle Bruno Diatta dans un silence de tombe.
Selon L’Observateur, c’est après avoir clos sa communication, de presque deux tours d’horloge, que le chef de l’Etat, en l’absence d’un Premier ministre, a annoncé la nouvelle. D’entrée, Macky Sall, a précisé vouloir attendre la fin des travaux pour en parler, mais comme il y a une équipe qui doit se rendre à Médina Baye (pour assister à la cérémonie officielle du Gamou, célébrant la naissance du Prophète), il est dans l’obligation de leur donner l’information.
C’est avec une voix solennelle, le timbre un peu affecté, que le chef de l’Etat a expliqué à ses hommes la nécessité de donner un nouveau souffle à la gestion des affaires publiques. « J’ai décidé un remaniement du gouvernement en profondeur et un changement à la tête de certaines institutions », a-t-il déclaré. Macky Sall d’enchainer en rendant hommage à ses hommes pour « l’engagement pour la réussite de la mission qui leur a été confiée ».

 Après les travaux, a rapporté le journal, le ministre des Forces armées, Me Sidiki Kaba, porte-voix officieux des membres du gouvernement, a pris la parole, comme d’habitude, au nom de ses collègues.

 « M. le Président, nous avons constaté chez vous d’énormes qualités de dirigeant, dont le sens de l’écoute, le respect de vos collaborateurs et la rigueur dans la gestion des affaires de l’Etat », a dit Me Kaba.
Qui poursuit : « Si nous sommes là aujourd’hui, dans cette salle du Conseil des ministres, devant vous, ce n’est pas parce que nous sommes les plus méritants. Ce n’est pas, non plus, parce que nous sommes les meilleurs des Sénégalais pour prétendre diriger un poste ministériel, mais parce que simplement nous bénéficions de votre confiance qui explique les choix portés sur nos modestes personnes ».
Très touché, nous dit-on, le chef de l’Etat a tenu à faire savoir que ce n’est pas parce qu’il n’a plus confiance en eux qu’il a voulu changer d’équipe mais « c’est parce que qu’à un moment donné, le changement est dicté par la volonté politique et les nouvelles missions à conférer au gouvernement. (..). Ce n’est pas également que je n’ai plus confiance en vous que certains ne vont plus être ministres ». Aminata Diouf

«Il en est arrivé à un point tel que le changement est inévitable»

iGFM – (Dakar) Ministre Porte-parole de la présidence de la République, Abdou Latif Coulibaly  s’est expliqué sur le remaniement engagé par le chef de l’Etat. Pour lui, le changement était devenu inévitable.
«Dans une action, quand on la conduit, il y a évidemment une évaluation post, une  évaluation à mi-chemin et une évaluation lorsqu’on a fini. je pense que le chef de l’Etat n’a pas manqué, dans la conduite des politiques publiques, de faire des évaluations avec plusieurs méthodes et plusieurs observations. Il en est arrivé à un point tel que le changement est inévitable et que ce sont  des changements qui postulent du progrès et des changements qui apportent de la qualité le progrès et la performance», a-t-il déclaré sur la télévision nationale.
Pour rappel  le Président Macky Sall a aussi relevé de ses fonctions la présidente du Conseil économique social et environnemental, Mme Mimi Touré. Mohamed Dionne aussi n’est plus ministre d’Etat secrétaire général de la présidence de la République

« Le président était trop exposé… »

iGFM – (Dakar) Le chef de l’Etat, Macky Sall, qui a dissous son gouvernement, est en train de concocter un nouvel attelage. Le Pr Ibou Santé, politologue, estime qu’il doit en profiter pour régler un problème crucial.

C’était très attendu :

«Ce changement du gouvernement était attendu depuis très longtemps. Ça a toujours été une tradition chez le président Macky Sall de changer le gouvernement au mois de septembre. Malheureusement, cette fois-ci,  beaucoup d’évènements se sont succédés. Et la rumeur avait anticipé..»

La nécessité  :

«Le changement de gouvernement est toujours nécessaire. C’est comme une équipe de foot. Si quelqu’un ne joue pas bien, le système ne marche pas bien. Il  faut le changer. Par contre, il ne faut pas changer pour changer comme on le voit en Italie où cela crée une instabilité gouvernementale.
 « Le président était devant, mais il n’allait pas sur le terrain. »

Des couacs  :

«Depuis qu’on a changé de poste de premier-ministre et qu’on a parlé de ‘‘Fast-track’’, on a vu beaucoup de couacs. Le président était trop exposé. Et comme il était trop exposé, parfois il n’allait pas sur le terrain. Si on  avait un premier ministre, ce dernier irait sur le terrain, il aurait lui-même pris des coups. Accepter de prendre des coups pour protéger le président et lui permettre de bien travailler. Mais là, le président était devant, mais il n’allait pas sur le terrain.»

La nécessité d’un fusible :

« Il faudrait remettre le poste de premier ministre. En Europe, on peut se permettre de se passer du poste de premier ministre. Mais vous voyez, même là-bas on maintient toujours le poste de premier ministre. Parce qu’il faut un fusible qui  saute pour protéger le président. Le président, certes voulait lui-même monter au-devant de la scène, mais vous avez vu qu’il a des difficultés. Abdou Diouf aussi avait lui-même le même problème quand il a supprimé le poste de premier ministre. Il a eu les mêmes difficultés.
« Pas un gouvernement politique qui s’occupe uniquement de la politique,  à quelques mois des législatives et des locales. »

Poste de Premier ministre :

« Il faut ramener le poste de premier ministre, laisser le premier ministre, travailler et être le fusible. Quelqu’un qui soit d’attaque, comme l’a été Dionne qui fut, par moment, un grand combattant. Il prenait tous les coups, mais  comme il était très fin, il savait en rendre discrètement. Mais le président ne peut pas rendre des coups comme ça, sinon il s’expose et expose son parti. »

La forme du gouvernement  :

« Il doit aussi essayer de fusionner des ministères pour éviter les doublons, réduire le train de vie de l’Etat,  concentrer la manne financière vers des secteurs clés. Les secteurs qui ne sont pas visibles, les fondre dans les secteurs clés et avoir de grands ministère. Diminuer la taille du gouvernement, avoir un gouvernement d’attaque, qui prend  à bras le corps les problèmes des sénégalais, la demande sociale et qui travaille pour les populations. Non pas un gouvernement politique qui s’occupe uniquement de la politique  à quelques mois des législatives et des locales. »Propos rassemblée par Youssouf SANE

UNE RÉVOLUTION, SIRE ! PAR MAMADOU OUMAR NDIAYE

On prête à Macky Sall l’intention de virer tous ceux qui ont des agendas cachés pour 2024, mais pas seulement, puisque les ministres incompétents et ripoux devraient également prendre la porte

En Mai 1968, en pleine révolte des étudiants français, l’hebdomadaire satirique « Canard enchaîné », interpellant le général de Gaulle, avait fait cette manchette restée dans l’Histoire : « Un monôme ? Non sire, une Révolution ! »

Un monôme, pour ceux qui ne le sauraient pas, c’est une innocente procession d’étudiants au cours de laquelle ils avancent en file les bras posés sur les épaules des camarades qui les précèdent. Or, le Mai-68 français, tout le monde l’a compris après, était beaucoup plus qu’un simple mouvement d’humeur d’étudiants. Eh bien parodiant le célèbre titre du « Canard », on peut dire, s’agissant du coup de tonnerre dans un ciel sans nuages qui s’est produit hier dans notre pays, qu’il est incontestablement annonciateur d’une révolution ! Oui, rien de moins. Tout le monde s’attendait certes à un remaniement ministériel, ce qui est somme toute un exercice normal dans la vie de tout pays, les chefs d’Etat étant comme des entraîneurs de football obligés de temps à autre à changer de joueurs pour rendre leur équipe plus performante.
Seulement voilà, ce qu’a fait le président de la République dépasse, et de très loin, un réaménagement technique d’un attelage gouvernemental pour constituer une bourrasque institutionnelle en ce que non seulement il est permis de s’attendre au départ de plusieurs ministres, dont certains poids lourds à qui sont prêtées des ambitions présidentielles — horresco referens ! — mais encore il a profité de l’occasion pour faire d’un coup de sabre plusieurs décapitations ! Ce dernier mot étant particulièrement inapproprié dans les circonstances que tout le monde sait mais enfin, comme Robespierre, grand révolutionnaire français, Macky va effectivement faire tomber des têtes. Il a d’ailleurs déjà commencé puisque celles de la présidente du Conseil économique, social et environnemental (Cese), Mme Aminata Touré dite Mimi, du ministre d’Etat secrétaire général de la présidence de la République, Mahammad Boun Abdallah Dionne, du prédécesseur de ce dernier à cette fonction, le sournois Maxime Jean-Simon Ndiaye, toutes ces têtes sont déjà passées sur le billot. Et ce n’est qu’un début sans doute. Nul ne sait ce qu’un président de la République a dans sa tête, mais, pour ce coup-ci, il est permis de prédire un très vaste chamboulement à tous les niveaux de l’Etat, un jeu de chaises musicales sans précédent sous le magistère du président Macky Sall.
Une éminente autorité qui a eu à assumer de très hautes responsabilités avait eu à me dire en 2017 ces mots en passe de devenir prémonitoires rétrospectivement : « Mais M. Ndiaye, vous êtes extrêmement critique à l’endroit du président Macky Sall à ce que je vois ! Je ne vous demande qu’une seule chose : soutenez-le, accordez-lui le bénéfice du doute et de la bonne foi et donnez-lui le temps. S’il est réélu en 2019, je vous jure que vous verrez un autre président Macky Sall car il est conscient de tous les problèmes que vous dénoncez… » Plus d’un an après la réélection de l’actuel président de la République, je commençais à me dire que mon éminent interlocuteur avait eu tout faux, finalement. Mais depuis hier et les décisions prises sans trembler par le président de la République — qui sont, encore une fois, annonciatrices d’une véritable Révolution —, je me dis que, au fond, l’éminente autorité en question avait peut-être vu juste. Et que, peut-être, l’autre Macky qu’il annonçait est enfin là. On lui prête en tout cas l’intention de virer tous ceux qui ont des agendas cachés pour 2024, mais pas seulement, puisque les ministres incompétents et ripoux — et Dieu sait qu’il y en avait dans le gouvernement qui vient d’être remercié — devraient également prendre la porte. Virer les incompétents, les ambitieux façon Iznogoud et les ripoux ? « Vaste perspective ! », aurait dit le général de Gaulle.
L’objectif du Président serait non seulement de mettre en place un gouvernement formé de femmes et d’hommes efficaces et compétents — des technocrates, quoi — qui ne lorgneraient pas son fauteuil afin de prendre à bras-le-corps les immenses problèmes qui assaillent notre pays, mais encore de baliser la voie vers 2024.
Pour le dauphin qu’il aura choisi pour lui succéder… Mais enfin, attendons qu’il abatte ses cartes avant de pouvoir nous prononcer sans grand risque d’être démenti par les faits ! Une chose est sûre : le Sénégal tout entier retient son souffle…

MACKY SALL LIBÈRE LES AMBITIEUX

https://www.seneplus.com -l’as-Au-delà des tares notées au sein de l’équipe gouvernementale sortante, le président souhaite, à travers le remaniement ministériel, se séparer de tous ceux à qui l’on prête des ambitions présidentielles et qui ralentiraient le train de l’émergence
On en sait un plus sur les mo-tivations qui auraient pousséle président Macky Sall àchanger de gouvernement.Au-delà des tares notéesdans l’équipe sortante, il sedit que sa démarche va dansle sens de se séparer de tousceux à qui l’on prête des am-bitions présidentielles et quiralentiraient le train del’émergence.
Les spéculations vont bon train après la dissolution du gouvernement par le président de la République, Macky Sall. Si certains lient la décision du chef de l’Etat aux difficultés économiques du pays et la recrudescence du phénomène de l’émigration clandestine, d’autres affirment que le leader de l’Alliance pour la République( APR) a la volonté de faire entrer des membres de l’opposition au sein de l’attelage gouvernemental pour se faire de nouveaux alliés et donner l’impression d’un chef d’Etat ouvert qui est capable de travailler même avec ceux qui l’ont combattu de toutes leurs forces lors de la dernière élection présidentielle. Mais ce qui vient remettre en question leurs explications, c’est la mesure prise par Macky Sall de débarquer Aminata Touré de la tête du Conseil économique, social et environnemental (CESE). D’après certaines indiscrétions et selon des informations glanées chez des personnalités très au fait de ce qui se trame au sommet de l’Etat, le président de la République a décidé de prendre comme prétexte le remaniement ministériel pour libérer ses collaborateurs accusés à tort ou à raison de vouloir se présenter à la prochaine élection présidentielle. Ainsi, ceux qui s’attendent à ceq u’Aminata Touré fasse partie du prochain gouvernement vont être déçus si l’on se fie à certaines confidences. Car l’ancien Premier ministre du Sénégal, en plus des ambitions présidentielles qui lui sont prêtées, paie également pour son allergie au troisième mandat. Son collègue de parti, Amadou Baaussi, ne devrait pas siéger au Conseil des ministres.
Beaucoup de ses camardes de l’Alliance pour la République affirment ouvertement que l’actuel ministre des Affaires étrangères se préparent pour remplacer Macky Sall en 2024. D’ailleurs, les Apéristes se partagent une photo sur les réseaux, dans laquelle, Amadou Ba, en posture d’un candidat à une présidentielle, souhaite un bon Gamou aux populations. Cette « affiche » est mal vue par certains souteneurs du chef de l’Etat qui n’hésitent pas à la présenter comme une preuve des ambitions de l’ancien ministre de l’Economie, des Finances et du Plan.
En plus de ses deux alliés, Macky Sall aurait également en tête de ne pas retenir Mamadou Makhtar Cissé dans le prochaingouvernement. Même s’il a la réputation d’être un fonctionnaire dévoué, les attaques dirigées contre lui dans l’affaire Akilee et bien sûr les ambitions présidentielles qui lui sont prêtées pourraient être les probables raisons de sa sortie.
Quid de Mahammed Boun Abdallah Dionne ? L’ancien Premier ministre, dont la confiance auprès du président de la République semble s’éroder, à cause des ambitions présidentielles qui lui sont prêtées, pourrait quitter l’attelage gouvernemental et atterrir au plus au Conseil économique, social et environnemental (CESE).
Visiblement, le président de la République a décidé de s’aliéner tous ceux dont les ambitions sont affichées. Une manière pour lui de disposer d’une équipe plus loyale et plus déterminée à faire des résultats. El Hadji Fallilou Fall

Macky ou l’échec sur toute la ligne…

https://www.dakarmatin.com Le président de la République Macky Sall a dissout hier le gouvernement car, pense-t-il, « un changement s’impose ». Un aveu d’échec de son fast-track et de la suppression, dans la foulée, du poste de Premier ministre.

Décryptage !

C’était dans l’air du temps depuis la période d’explosion de la Covid-19 et bien avant même, c’est maintenant officiel. Le président de la République vient de procéder à la dissolution de l’attelage gouvernemental. Macky Sall l’a annoncé lors du conseil des ministres de ce mercredi et plusieurs départs seraient attendus.
Placé sous le sceau du Fast-Track, le gouvernement Macky Sall II mis en place officiellement le 6 avril 2019, au lendemain de sa réélection au soir du 24 février 2019, a consacré des changements de taille dans la nomenclature gouvernementale avec de profonds impacts sur l’architecture institutionnelle et constitutionnelle. Des décisions majeures qui avaient pris tout le monde de court, avaient été prises.
Le changement majeur reste la suppression, par voie parlementaire, du poste de premier ministre jusqu’alors assuré par Mahammed Boun Abdalah Dionne devenu, suite à cette réforme, Ministre d’Etat secrétaire général de la présidence de la République.
Au moins, 22 articles de la constitution avaient été modifiés par la loi constitutionnelle n 07/2019, adoptée par l’Assemblée nationale, le 4 mai 2019, malgré les nombreuses contestations aussi bien de l’opposition que de la société civile.

Le fast-track, une fausse couche !

Le président de la République, fraîchement réélu, avait annoncé la couleur lors de sa cérémonie d’investiture le 2 avril 2019. « Dans bien des cas, trop de routine, trop de lenteurs, de procédures et de formalités indues continuent d’enterrer l’efficacité du service public et la compétitivité de notre économie », avait-il constaté pour le déplorer.
« Dans la nouvelle dynamique que je compte imprimer a? la conduite des affaires publiques, poursuit-il, j’ai la ferme intention d’inscrire toutes les actions de l’Etat en mode fast-track ». « Nous l’avons déja? réussi pour des projets et initiatives majeurs. Il nous faut généraliser ces meilleures pratiques. Quand on aspire a? l’émergence et qu’on est tenu par l’impératif du résultat, l’urgence des ta?ches a? accomplir requiert de la diligence dans le travail. Ce qui doit e?tre fait aujourd’hui ne peut e?tre remis a? demain. Voila? le cap que j’entends fixer aux équipes qui m’accompagneront dans ce nouvel élan de réformes transformatives », indique Macky Sall.
Le cap est alors fixé. S’ensuit un chamboulement en profondeur. Le poste de premier ministre est sacrifié sous l’autel du Fast-track dont l’objectif principal était d’insuffler la rapidité et l’efficacité dans la diligence des affaires publiques.
Ainsi les services qui gravitaient autour de la primature ont été rattachés aux ministères ou à la présidence. Dans la même foulée de la recherche de l’efficacité, 16 des 32 agences de l’Etat ont été dissoutes,  d’autres fusionnées.
L’intention était louable, mais au final, force est de reconnaitre que la mayonnaise n’a pas pris. L’absence d’un métronome capable de mettre en musique tout cet orchestre, s’est fortement fait ressentir. Et les fausses notes aussi bien sur le plan de l’exécution des politiques que sur le plan de la communication, ont été frappantes. Et la crise de la Covid-19 avec une récession économique évitée de justesse (2,2% de taux de croissance en 2020) est venue mettre à nu les faiblesses d’un gouvernement qui avait du mal à faire sien l’esprit et la méthode de cette réforme du Fast-Track qui s’est avéré une fausse couche.

Retour du poste de Pm ?

Aujourd’hui c’est le président de la République himself qui déclare en toute honnêteté qu’un « changement s’impose ». « Ce n’est pas évident de servir son pays. Parfois ça marche, parfois il y a des soucis. Je ne suis pas un homme pressé. On parle depuis plusieurs mois de remaniement. J’ai pris le temps d’évaluer, d’analyser … et un changement s’impose. Je vais faire des changements en profondeur, aujourd’hui (hier) mercredi ou demain (aujourd’hui) jeudi dans le gouvernement et les Institutions », a-t-il avoué hier en conseil des ministres.
Le retour du poste de premier ministre dont la suppression a été visiblement une très mauvaise idée, fera-t-il partie de ces « changements en profondeur » annoncés par Macky Sall ? Certains le pensent. Mais il faudra d’abord -parallélisme des formes oblige-, retourner à l’Assemblée nationale pour une nouvelle réforme constitutionnelle.

Toussaint Manga avertit Macky Sall : «Il ne se présentera pas car il avait refusé le 3ème mandat à Me Wade»

https://www.dakarmatin.com A chacun son tour. Toussaint Manga avertit le Président Macky Sall sur un éventuel 3ème mandat qui fait déjà débat en Guinée et en Côte d’Ivoire. Pour le patron des libéraux de Ziguinchor, le cas Macky est «loin d’être un débat». «Cette question a été vidée à mon sens, d’abord moralement. On ne peut pas accepter que Macky Sall se présente aux prochaines élections, c’est d’ailleurs manquer de respect aux Sénégalais», a-t-il dit. Mais mieux que cela, le député, qui présidait une réunion de la fédération départementale du Pds samedi, a fait une piqûre de rappel à Macky Sall. «Il avait refusé le 3ème mandat à Me Abdoulaye Wade arguant que cela était anticonstitutionnel. Si après deux mandats, il a encore des appétits ou s’il y a autour de lui des gens qui y croient ; ils se trompent tous lourdement», a prévenu M. Manga. Qui, par la même occasion, fait un clin d’œil à Condé et Ouattara. «Ce qui est valable ailleurs ne peut l’être au Sénégal car les Sénégalais se font respecter et ils se feront respecter», a-t-il promis.

Pour la reconquête de Ziguinchor

En attendant, les libéraux repartent à la conquête du pouvoir. Et à la dernière initiative du Secrétaire général du Pds de lancer le processus de vente des cartes et de renouvellement des structures a servi de prétexte pour la Fédération départementale de Ziguinchor de sonner la grande mobilisation et de manifester leur détermination à redonner une seconde vie à leur formation politique. Pour Toussaint Manga, il s’agit dorénavant d’élargir les bases du parti, de le massifier et de créer toutes les conditions d’accueil de Karim Wade aux prochaines élections. Et, pour ce faire, toutes les sections communales de Ziguinchor ont répondu afin de redonner à ce parti «toute sa place qu’elle avait occupée à travers toute la région naturelle de Casamance». «Le Pds ne mourra jamais en Casamance. Il est plus que debout et continuera à l’être parce que Me Wade a en Casamance des jeunes, des femmes et des responsables qu’il faut afin que le parti puisse vivre longtemps dans cette région», assure le député libéral face aux militants libéraux et à la presse.SOURCE PAR IBOU MANE-

PIT

http://www.enqueteplus.com Le Parti pour l’indépendance et le travail (PIT) s’est réuni cette semaine pour se pencher sur la situation nationale et internationale, notamment avec la tension qui sévit dans la sous-région.  Le Secrétariat général de ce parti de gauche, dirigé par Samba Sy, se dit préoccupé par les douloureux évènements en cours en Guinée et en Côte d’Ivoire.  Le Secrétariat du PIT estime ainsi que ce qui se passe dans ces pays voisins ne peut manquer, d’une manière ou d’une autre, de rejaillir sur le Sénégal.
‘’Le Secrétariat du Comité central considère que, plus qu’un simple passage de témoin au sommet du pouvoir, la dramatique atmosphère qui règne dans ces pays frères relève d’un choc d’intérêts de classes et de couches sociales qui n’ont – quant au fond – rien à voir avec le développement de leur pays.
Autrement dit, en vue d’assouvir certaines ambitions de classes et couches sociales, des populations sont instrumentalisées par le recours à ce qu’il y a de plus dangereux pour la paix civile et la stabilité sociale :   l’ethnie, la région, la religion, en ignorance complète du fait que nos sociétés sont d’un tissu social gélatineux et qu’à force de trop tirer sur la corde, celle-là risque de casser’’, relate la note.  Pour le parti des ‘’travailleurs’’, en Guinée comme en Côte d’Ivoire, l’étincelle qui a mis le feu au poudre vient de la volonté affichée par les présidents sortants de briguer, contre toute attente, un troisième mandat par le biais d’interprétations contestables de la Constitution de leur pays.  Une situation, estime le PIT, d’autant plus inadmissible et condamnable que la tension était déjà perceptible et que tout augurait d’un grand déferlement de violence, le cas échéant.
…Comme tous les secteurs de l’activité économique, les industries extractives n’ont pas échappé à la furie de la Covid-19. En marge d’un atelier de formation organisé hier par le Comité national de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives, sa présidente Eva Marie Coll Seck a dit : ‘’D’une manière générale, les industries extractives n’ont pas été épargnées par la pandémie. Il y a des mines qui ont été fermées dans la région de Kédougou et les populations en ont beaucoup souffert. Toutefois, il faut relativiser, parce que, dans la même période, il y a eu des choses positives.’’
…En outre, la présidente du Comité national ITIE estime que le fait d’avoir découvert du pétrole et du gaz au Sénégal n’est pas une malédiction. ‘’Au contraire, nous devons plutôt y voir un levier de développement. Souvent, on nous cite les problèmes notés dans les autres pays. Je pense que ces pays devraient plutôt nous servir d’exemples, afin d’éviter de commettre les mêmes erreurs’’. Pour y parvenir, le Pr. Eva Marie Coll Seck estime qu’il faudrait tout faire pour éviter les erreurs et incompréhensions. Elle déclare : ‘’Souvent, les gens parlent de choses qu’ils ne maitrisent pas ; et cela ne mène que vers la cacophonie. Si on arrive à pousser les décideurs de ce pays à pouvoir faire les choses correctement, dans une transparence réelle, je pense que ça pourrait apporter un plus au Sénégal. C’est ça l’objectif du comité national. La transparence peut jouer un rôle très important sur l’émergence dont on parle.’’

Nouveau Gouvernement…Les Hommes De Confiance De Macky

https://www.xibaaru.sn Les hommes de confiance de Macky qui sont sûrs de figurer dans la prochaine équipe gouvernementale. Il s’agit des deux « Baye Fall » du président Macky Sall.
Le Président de la République Macky Sall n’est pas du tout content de l’action du gouvernement sortant. Un gouvernement qui s’est montré peu performant et qui s’est signalé dans ses retards pour concrétiser les nombreux programmes du Chef de l’Etat Macky Sall. Avec les dures conditions qu’éprouvent les populations, ajoutées à la crise liée à la pandémie de covid-19 et les multiples litiges fonciers, le Sénégal était assis comme sur une poudrière. D’autant que les manifestations de défiance à l’endroit de l’Etat devenaient de plus en plus grandissantes.
Le Président de la République Macky Sall a décidé de siffler la fin de la récréation. Il a tout bonnement dissous le gouvernement dont les ministres actuels sont chargés des affaires courantes. Le Président de la République a tout simplement donné le ton. Le nouveau gouvernement qui sera mis en place, saura qu’elle n’a pas droit à l’erreur. Une pression sur les épaules des prochains ministres du nouveau gouvernement. Sur quels ministres, le Président Macky Sall va s’appuyer ?
En tout cas, peu de ministres de l’actuel gouvernement se retrouveront dans la prochaine équipe sur laquelle, le Chef de l’Etat va s’appuyer pour que les énormes chantiers sur lesquels, il s’est engagé vis-à-vis du peuple sénégalais, se concrétisent enfin.

Les hommes de confiance du Chef de l’Etat

Le Président de la République ne garde plus confiance en certains ministres. Il a cependant ses hommes de confiance. Des hommes qui sont sûr de figurer dans la prochaine équipe gouvernementale. Loyaux et fidèles à l’endroit du Chef de l’Etat, certains les surnomment les « Baye Fall du Président Macky Sall ». Il s’agit de Mahammed Boun Abdallah Dionne et de Maxime Jean-Simon Ndiaye. Deux hommes qui se sont toujours acquittés des tâches qui leur ont été confiées par le Chef de l’Etat, exécutant toutes ses directives.La rédaction

Nouveau Gouvernement…Macky Dribble Tout Le Monde

https://www.xibaaru.sn Tout le monde s’attend avec le remaniement ministériel que va opérer le Président Macky Sall, que l’on assiste à un retour du poste de Premier ministre. Selon des sources de Xibaaru bien logées au Palais de la République, et qui suivent les faits depuis la dissolution du gouvernement intervenue avant-hier mercredi 28 novembre, le Chef de l’Etat Macky Sall n’est pas dans les dispositions de remettre le poste de Premier ministre. L’on se dirige vers un nouveau gouvernement sans un retour de la Primature.

Un gouvernement toujours sans Premier ministre  : Macky Sall déroute encore

Le Chef de l’Etat déroute, bon nombre d’observateurs avaient parié sur la composition d’un nouveau gouvernement avec un Premier ministre à sa tête. D’autant qu’on peut dire que l’échec du gouvernement sorti est dû en grande partie par l’absence d’un Premier ministre. Un chef pour coordonner l’action gouvernementale.
Or, si le gouvernement sortant a échoué, c’est que plusieurs ministres, du fait qu’il n’y avait personnes pour veiller à leurs actions, restaient inertes. Les ministres n’étaient pas suivis, et les programmes n’avaient aucun contrôle. Chaque ministre travaillait à sa guise, et faisait le plus souvent de comptes rendus qui étaient faux au Chef de l’Etat en Conseil des ministres. Ce dernier ne pouvait se rendre compte à tous les coups de l’inexactitude des comptes rendus qui lui étaient faits.
Voilà pourquoi, tout le monde s’attendait à un retour à l’orthodoxie avec la restauration du poste de Premier ministre. Ce qui aurait l’avantage de rendre plus visible l’action gouvernementale.

Le Chef de l’Etat a choisi de se passer encore d’un Premier ministre.

Va-t-il mettre en place un mécanisme de veille et de contrôle de l’action gouvernementale par lui-même ?
La formation du nouveau gouvernement nous édifiera.
Macky Sall continue en tout cas de rester le seul maître à bord.La rédaction de Xibaaru

«Macky Sall…Un Président Dangereux (Moustapha Diakhaté)

https://www.xibaaru.sn Le timing de la dissolution du gouvernement, n’est pas du goût de Moustapha Diakhaté. L’ancien compagnon du président Macky Sall, sur un post fait sur sa page Facebook, estime que le Chef de l’Etat devait choisir un autre moment pour remanier son gouvernement.
« Par respect, à la mémoire des dizaines de victimes de la patrouille de la marine nationale, de l’explosion d’une pirogue transportant des émigrés clandestins et à la célébration du Mawloud, le Président Macky Sall devait décréter un deuil national pour nos morts et s’abstenir de remaniement ministériel » a écrit Moustapha Diakhaté sur le réseau social.

Médina Baye : débarquée par Macky Sall,Mimi Touré « renforcée » par le khalife

https://www.leral.net Dans ses nouvelles charges de guide de la Communauté de Médina Baye et Khalife de Baye Niasse, Cheikh Mouhamadou Mahi Niasse a reçu Aminata Touré ce jeudi soir 29 octobre 2020 coïncidant avec la célébration de la nuit du Prophète (PSL).
Le nouveau Khalife, Cheikh Mouhamadou Mahi Niasse a demandé à Aminata Touré à toujours continué à travailler pour son pays en estimant que Dieu aime les patriotes.
Enfin le Khalife a prié pour Aminata Touré et toute sa délégation. Médina Baye a célébré dans la ferveur son premier Gamou sous l’ère du nouveau khalife, Cheikh Mouhamadou Mahi Niasse réputé être un grand intellectuel.

Côte d’Ivoire : un pays très jeune, mais des dirigeants très âgés

https://www.lepoint.fr/afrique ÉLECTION. Alors que les trois quarts de la population ont moins de 35 ans et que l’âge moyen est de 19 ans, les favoris du scrutin ont 78 ans pour Ouattara et 86 ans pour Bédié.
Un pays très jeune, des dirigeants très âgés  : l’élection présidentielle de samedi en Côte d’Ivoire illustre jusqu’à la caricature le fossé générationnel, qu’on observe dans de nombreux pays africains, entre la classe politique et la population.
Le président Alassane Ouattara, 78 ans, au pouvoir depuis dix ans, se représente pour un troisième mandat controversé. Face à lui, l’ex-chef de l’État Henri Konan Bédié, 86 ans (en fonction de 1993 à 1999), se pose en leader de l’opposition, tout en menaçant de boycotter l’élection. Tous deux se présentent comme les « candidats de la jeunesse. » Et pourtant, ils sont loin d’être des novices en politique.
Les deux hommes ont été successivement adversaires farouches dans les années 1990, alliés à partir des années 2000 pour la conquête puis l’exercice du pouvoir, avant de se diviser à nouveau depuis deux ans.
L’ombre d’un autre « ancien » plane sur la campagne  : l’ex-président Laurent Gbagbo, 75 ans, au pouvoir de 2000 à 2010, acquitté en première instance de crimes contre l’humanité par la Cour pénale internationale, a vu sa candidature, présentée par ses partisans, invalidée.
Le président Ouattara avait promis de transmettre le pouvoir à « la nouvelle génération », incarnée, selon lui, par son Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, 61 ans, mais la mort subite de ce dernier, ainsi que la candidature de M. Bédié, l’ont fait se raviser.
Deux autres candidats sont en lice, plus jeunes, mais ils ne font figure que d’outsiders  : Pascal Affi N’Guessan, 67 ans, et Kouadio Konan Bertin, 51 ans.

 « Ils s’en foutent de nous »

Sont absents de cette présidentielle deux hommes voulant incarner la relève  : l’ex-chef rebelle et ancien Premier ministre Guillaume Soro, 48 ans, qui a vu sa candidature invalidée ; l’ex-chef des Jeunes Patriotes Charles Blé Goudé, du même âge, qui a préféré se positionner pour les prochains scrutins.
« Il y a une désaffection du politique », estime Rodrigue Koné, sociologue et analyste politique. « Une grande partie de la population est lassée de voir la même pièce de théâtre avec les mêmes acteurs, avec le même scénario de scènes de ménage et de vengeances ».
« Il y a une crise de confiance entre les jeunes et les politiques », confirme Alexandre Amani, coordinateur en Côte d’Ivoire du mouvement panafricain Tournons la page, qui promeut dans une dizaine de pays l’alternance démocratique et la défense des libertés fondamentales.
Une crise de confiance perceptible aussi dans deux pays voisins, la Guinée, où la réélection annoncée du président Alpha Condé, 82 ans, suscite la contestation, et le Nigeria, où le président Muhammadu Buhari, 77 ans, fait face à une fronde de la jeunesse.
En Côte d’Ivoire, la jeunesse, particulièrement touchée par la pauvreté et le chômage (près de 40 % des 25 millions d’habitants vivent sous le seuil de pauvreté), se juge délaissée par les dirigeants politiques.
« Beaucoup de jeunes diplômés sont au chômage ou doivent faire de petits boulots pour survivre, comme vendre de la nourriture ou colporter des marchandises », explique Saturnien Ekra, président d’une petite ONG, Action pour la paix, basée à Yopougon, grande commune populaire d’Abidjan.

Crise de confiance

« Pourquoi voter ? Ils s’en foutent de nous ! » entend-on souvent dans les conversations. « Les Ivoiriens ont soif de renouvellement de la classe politique, comme en témoigne la percée des candidats indépendants aux élections locales » (municipales et régionales) de 2018, renchérit l’analyste Rodrigue Koné.

Gare cependant au jeunisme, guère de mise en Afrique subsaharienne.

« Dans nos sociétés traditionnelles, l’exercice du pouvoir est assimilé à un nombre d’années et une certaine dose d’expérience. Il n’y a pas de génération spontanée », souligne le politologue Modeste Koffi Goran.
« Chez nous, un vieux au pouvoir est signe de sagesse », résume-t-il.
« Un président jeune, pour quoi faire ? » s’interroge, de son côté, le politologue Jules Toa Évariste.
Inversant l’adage politique traditionnel, le politologue Jean Alabro estime que, dans l’esprit des Ivoiriens, « le pouvoir se donne, il ne se prend pas ». « Sinon, c’est en l’arrachant des mains d’un sage. »

Cette jeunesse qui rêve encore de départs

Une réalité qui a des conséquences sur la confiance, mais également sur l’immigration clandestine. Les jeunes Ivoiriens continuent de prendre la route de l’exil vers l’Europe alors que l’économie ivoirienne se porte plutôt bien.
« En 2016, le nombre de personnes se réclamant de citoyenneté ivoirienne arrivant sur les côtes italiennes a bondi pour atteindre le chiffre de 13 000, soit une hausse de près de 230 % entre 2015 et 2016, passant ainsi en quatrième position des pays d’origine d’Afrique de l’Ouest », fait ressortir l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) dans un rapport de profilage des migrants ivoiriens publié en 2018.
Depuis, les demandeurs d’asile ivoiriens continuent d’affluer. En France, ils ont été 4 701 en 2018 puis 4 682 en 2019 à déposer une demande, selon l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra). Parmi les Africains, ils représentent le second contingent de demandeurs d’asile en France derrière la Guinée. « On constate une stagnation des indicateurs sociaux due à une répartition inégale des fruits de la croissance », pour reprendre les explications de l’économiste-démographe Gervais N’Da. À Daloa (Centre-Ouest, à 385 kilomètres au nord-ouest d’Abidjan), considérée comme une plaque tournante de l’émigration clandestine vers l’Europe, « il n’y a pas d’emplois, pas d’usines d’envergure capable d’absorber le taux de chômage ».
Pour l’économiste Yves Ouya, la croissance économique ivoirienne est « tirée par le BTP et les investissements directs étrangers, sans grand impact sur l’activité économique locale, comme la création d’entreprises et de richesses ».
Si les difficultés socio-économiques sont principalement responsables du phénomène d’émigration massive, les réseaux sociaux contribuent à l’amplifier. « Ton compagnon de galère se retrouve après une traversée en Italie et met en avant sa réussite sociale (voiture, maison…) sur les réseaux sociaux. Alors, rien ne pourra t’empêcher de l’imiter », explique Chérif Aziz Haïdara, responsable de la jeunesse communale de Daloa.
Face à la crise migratoire qui ternit l’image de la première économique d’Afrique francophone, les autorités ivoiriennes ont renforcé les lois sur la question de la traite et du trafic illicite des migrants. La Direction des Ivoiriens de l’extérieur a lancé des programmes d’aide à la réinsertion des migrants de retour, et autour de la diaspora ivoirienne.  Par Le Point Afrique (avec AFP)

Présidentielle en Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo brise le silence

https://www.lepoint.fr/afrique Jeudi 29 octobre, sur TV5 Monde, l’ancien président a vivement conseillé à son successeur, Alassane Ouattara, de négocier pour éviter au pays la catastrophe.
Depuis hier, les partisans du Front populaire ivoirien jubilent, les ténors de l’opposition Pascal Affi N’Guessan et Henri Konan Bédié sont revigorés. La raison ? L’ex-président de la Côte d’Ivoire Laurent Gbagbo, qui vit toujours en exil en Belgique, est sorti de son silence après neuf ans. Quelle est aujourd’hui la portée de son message à quelques heures seulement du premier tour de l’élection présidentielle ?

Laurent Gbagbo condamne le troisième mandat

La question mérite d’être posée alors que beaucoup d’Ivoiriens redoutent de nouvelles violences autour du scrutin. Et les motifs de s’inquiéter ne manquent pas. hier soir tard dans la nuit, on apprenait que le convoi du secrétaire général de la présidence ivoirienne Patrick Achi, un des directeurs de campagne d’Alassane Ouattara, a été mitraillé. près d’Agbaou (150 kilomètres au nord d’Abidjan), sans qu’il y ait de blessés.
Le président Alassane Ouattara brigue un troisième mandat controversé face à une opposition qui a appelé à la « désobéissance civile ». Depuis trois mois, violences et affrontements intercommunautaires ont fait une trentaine de morts.
« Ce qui nous attend, c’est la catastrophe. C’est pour ça que je parle. Pour qu’on sache que je ne suis pas d’accord pour aller pieds et poings liés à la catastrophe. Il faut discuter », a déclaré Laurent Gbagbo sur TV5 Monde, depuis la Belgique, où il attend un éventuel procès en appel devant la Cour pénale internationale (CPI), après son acquittement en première instance de crimes contre l’humanité.
« Discutez ! Négociez ! Parlez ensemble ! Il est toujours temps de le faire […]. Je suis résolument du côté de l’opposition. Je dis, vu mon expérience, qu’il faut négocier ! » a insisté l’ancien président, âgé de 75 ans.
La colère, « je la comprends et je la partage ». « Pourquoi veut-on faire un troisième mandat ? Il faut qu’on respecte ce qu’on écrit, ce qu’on dit. […] Si on écrit une chose et qu’on fait une autre, on assiste à ce qui arrive aujourd’hui », a-t-il estimé à propos de son ancien adversaire, Alassane Ouattara.
La Constitution ivoirienne n’autorise que deux mandats présidentiels, mais, selon Alassane Ouattara, l’adoption d’une nouvelle Constitution en 2016 a remis le compteur à zéro, ce que conteste farouchement l’opposition.
La prise de parole de Laurent Gbagbo était attendue depuis des mois par ses partisans, qui espèrent son retour en Côte d’Ivoire.

Laurent Gbagbo résolution dans l’opposition

« Depuis mon arrestation le 11 avril 2011, je n’ai pas parlé, sauf lors de l’interrogatoire devant la CPI. […] J’attendais d’être en Côte d’Ivoire avant de parler […], mais les querelles nous amènent dans un gouffre. […] Si je me tais, ce ne serait pas responsable, donc, j’ai décidé de m’exprimer », a-t-il expliqué.
Laurent Gbagbo a aussi accusé M. Ouattara de « manque d’élégance » à son égard en ne lui fournissant pas un passeport, mais il a souligné  : « Si je veux rentrer au pays, je rentre […], mais je ne veux pas rentrer et provoquer des palabres. C’est pour ça que je ne suis pas rentré. »À une centaine de kilomètres au nord, d’Abidjan, le convoi de Patrick Achi, secrétaire général de la présidence, « a été mitraillé par des inconnus à l’arme automatique près d’Agbaou où il venait de tenir un meeting ».
« Personne n’a été touché. M. Achi va bien », a confirmé, à moins de 48 heures de la présidentielle, une personne de son entourage.
Patrick Achi est un proche du président Ouattara souvent cité comme un de ses dauphins potentiels.
De nombreux Ivoiriens craignent une nouvelle crise majeure, dix ans après la crise postélectorale issue de la présidentielle de 2010 qui avait fait 3 000 morts dans ce pays d’Afrique de l’Ouest de 25 millions d’habitants, qui compte une soixantaine d’ethnies.

Abidjan se vide

Signe de la fébrilité ambiante, de nombreux Abidjanais quittaient la ville. À une gare d’Adjamé (quartier Abidjan), point de départ pour l’intérieur du pays, des dizaines de personnes chargeaient sacs, valises et baluchons sur les bus.
« Je voyage aujourd’hui par rapport à ce qui s’est passé la dernière fois [la crise de 2010-2011, NDLR]. J’ai peur. Je préfère rentrer en famille » à Yamoussoukro, a confié à l’AFP Sandrine Dia Amoin.
L’opposition, incarnée par l’ex-président Henri Konan Bédié, 86 ans et Pascal Affi N’Guessan, 67 ans, n’a pas fait campagne. Mais les deux hommes ne se sont pas formellement retirés du scrutin.
Ouattara, 78 ans, et Bédié, 86 ans, vieux rivaux présents sur la scène politique ivoirienne depuis trois décennies, s’affrontent donc une nouvelle fois dans un pays où l’âge moyen est de 19 ans.

GUINÉE/SA MARCHE INTERDITE  : Le Fndc accable Condé

« Le Front national pour la défense de la constitution (Fndc) , à travers le présent mémorandum, souhaite attirer l’attention des organisations et pays amis de la République de Guinée sur la violation systématique de ses droits de manifester pacifiquement contre le projet illégal et illégitime de troisième mandat de M. Alpha Condé. Ce tripatouillage de la constitution de notre pays qui limite le nombre de mandats présidentiels à deux est en train de compromettre l’alternance politique,
l’enracinement et la consolidation de la démocratie et de l’Etat de droit en Guinée.
Le bannissement catégorique par le gouvernement guinéen du droit constitutionnel de manifester librement est à la base des graves et nombreuses violations des droits de l’homme et des libertés individuelles en Guinée.
La violence disproportionnée employée par les services de sécurité armés d’armes de guerre contre les populations civiles entraînera inévitablement des conséquences sur la paix et la stabilité dans notre pays et dans la sous-région. A l’exception d’une très brève période où des manifestations ont été autorisées en octobre 2019, cette situation de violence d’État et de privation des libertés publiques prévaut depuis plus d’une année et se solde par un bilan humain inacceptable : au moins 99 personnes ont été tuées (dont au moins 44 tuées par balles, au moins 2 par gaz lacrymogène et au moins 2 par bastonnade) ; au moins 324 personnes blessées (dont au moins 59 blessés par balles, au moins 30 par gaz lacrymogène, au moins 10 par bastonnade, au moins 5 par armes blanches, au moins 3 percutés par des véhicules des Fds) ; et plusieurs centaines personnes emprisonnées lors des journées de résistance citoyenne à cette oppression. Au contraire, toutes les manifestations autorisées et encadrées par les forces de l’ordre se sont paisiblement déroulées sans aucun incident.
Le déni systématique du droit du Fndc de manifester pacifiquement est accompagné par l’utilisation inconsidérée de la violence par les forces de défense et de sécurité guinéennes lors des journées de résistance organisées par la société civile. Cette dictature expose non seulement le pays à des risques d’instabilité élevés, mais aussi toute la sous-région, car les risques de contagion sont autant élevés que les plateformes de la société civile de plusieurs pays s’organisent pour faire respecter le droit aux manifestations en République de Guinée.
Le Fndc signale aux organisations et pays amis de la République de Guinée le caractère discriminatoire des interdictions de manifester, le déploiement de l’armée pour réprimer les manifestants ainsi que l’incohérence et l’inconsistance des arguments farfelus avancés par les différentes autorités pour interdire les manifestations.
Pendant que le Fndc est interdit de manifester contre le troisième mandat anticonstitutionnel de M. Alpha Conde, ses partisans peuvent librement marcher, manifester sans même soumettre une quelconque demande d’autorisation. Le Fndc sollicite donc la solidarité et l’appui ferme de l’ensemble des organisations et pays amis de la République de Guinée, par les moyens qu’ils jugeront les plus appropriés, afin de faire valoir de façon constante la liberté de manifestation pacifique de la société civile en Guinée, conformément aux principes d’un Etat de droit. Le Fndc voudrait rappeler encore une fois que le respect des droits de l’homme (y compris celui de manifester) et la justice constituent les principaux garants de la stabilité en République de Guinée et dans la sous-région. Le Fndc se réserve le droit de prendre toutes mesures légales, à la fois au niveau national et international, pour faire respecter ce droit fondamental.
Conakry, 28 octobre 2020 »

Caricature, liberté d’expression et religion : Quand Souleymane Bachir Diagne posait le débat en 2015

Le débat fait rage dans le monde entier autour de la décision du président français Emmanuel Macron de ne pas renoncer aux caricatures y compris celles du Prophète de l’Islam, Mohammed. Ce, malgré l’évènement tragique de Conflans-Saint-Honorine en région parisienne où un enseignant a été décapité en pleine rue. En réponse à la réaction de Macron, plusieurs manifestations ont eu lieu dans le monde musulman dont des appels au boycott des produits français.
Une histoire qui remet sur la table le débat sur la caricature, la liberté d’expression et la religion. Le penseur sénégalais auteur du livre « Comment Philosopher en islam », le Pr Souleymane Bachir Diagne avait longuement disserté sur la question au lendemain de l’attaque de Charlie Hebdo. Selon lui, « la caricature est le symbole même de la liberté d’expression » à laquelle « il ne faut placer aucune limite ». Bachir estime que « la religion n’a pas à avoir peur du pluralisme ». Seneweb vous propose in extenso la tribune que Souleymane Bachir Diagne avait publiée sur Lepoint.fr en 2015.

Par Souleymane Bachir Diagne

Wolinski, Cabu, et tous les autres assassinés… Puisqu’on parle de martyre, les voilà, les vrais martyrs, c’est-à-dire les témoins d’une idée qui nous permet de vivre ensemble notre commune humanité et qui est la liberté d’expression. Parce que c’est elle qui était visée, c’est en son nom qu’il faut dire sa compassion et condamner le meurtre des journalistes de Charlie Hebdo et des policiers qui étaient chargés de leur protection.

La caricature est le symbole même de la liberté d’expression

Le philosophe Locke a raison : il ne faut placer aucune limite à la liberté d’exprimer des idées, et il faut alors accepter que cela signifie que circuleront alors sans entraves celles que l’on trouve injustes, caricaturales, blessantes. Justement la caricature, en son principe même, est impertinence et irrévérence à l’endroit de l’autorité qui voudrait se poser, sans question, comme objet de révérence. C’est justement parce qu’elle questionne que la caricature est le symbole même de la liberté d’expression. Nous le savons bien en Afrique, où les progrès de la démocratie se sont manifestés dans le prodigieux développement de cet art de provoquer, d’un coup de crayon, à penser, à faire retour sur soi, à se mettre en question.

La religion n’a pas à avoir peur des questions

Et la religion alors, demandera-t-on ? Ne faut-il pas poser là des bornes à ne pas franchir ? À cette question il faut répondre deux choses. D’abord, que si la liberté d’expression est un principe, on ne peut pas la limiter de l’extérieur par des exceptions qui auront alors inévitablement vocation à se multiplier, mais il faut laisser à la seule conscience de celui qui parle publiquement, écrit ou croque une opinion le soin de décider s’il s’autorise à blesser simplement parce qu’il en a le droit et qu’il le peut : l’opinion publique sera ultimement juge en la matière. Il faut ensuite et surtout répondre que la religion n’a pas à avoir peur des questions, fussent-elles impertinentes, mais qu’au contraire elle en a besoin et s’en nourrit. Parce que la foi est ouverture à la question, parce qu’elle est inquiétude pour la vérité et non répétition mécanique de certitudes à opposer, par la violence parfois, à ce qui les interroge. Que la religion n’a pas à avoir peur du pluralisme, mais doit l’accueillir comme étant dans l’ordre des choses, comme un enseignement et une miséricorde. On dira simplement, pour finir, puisque ceux qui ont assassiné ont crié qu’ils avaient vengé le Prophète, que le nom de celui dont le Coran déclare qu’il « n’a été envoyé que comme miséricorde pour les mondes » ne peut tenir avec les mots de « meurtre » et de « vengeance » dans la même phrase.

And Jëf/PADS sur la sortie du président français : «Emmanuel Macron doit rengainer et présenter ses excuses…»

Le 7 janvier 2015, suite à des caricatures du Prophète des musulmans, Mouhamed (PSL), le journal français Charlie Hebdo a fait l’objet d’une attaque de représailles qui s’est soldée par plusieurs morts parmi les journalistes et le saccage du siège du journal. Le gouvernement français en fut choqué et organisa une marche de soutien en présence de nombre de chefs d’Etats dont celui du Sénégal Macky Sall.
Une évaluation rigoureuse de cet épisode aurait dû amener les autorités politiques françaises à comprendre que la foi de plus d’un milliard d’êtres humains dans le monde ne pouvait et ne devait pas faire l’objet de quolibets quel qu’en soit le prétexte. Il n’en fut rien, bien au contraire. Faisant preuve de la plus grande légèreté, les tenants du pouvoir en France ont continué à se fourvoyer derrière une soi-disant liberté d’expression plutôt que de faire preuve de discernement pour comprendre la nature de la relation entre la Ummah islamique mondiale et son Prophète Mouhamed (PSL).
Cet entêtement sous-tendu par une grave légèreté ne pouvait que reproduire les mêmes causes et les mêmes effets qu’en janvier 2015. Un élève musulman décapite son professeur parce que ce dernier a exhibé dans sa classe des caricatures du Prophète Mouhamed (PSL).
Dans son discours d’hommage au professeur, le président français, Emanuel Macron, récidive en parlant de la latitude qu’ont les journalistes de France à caricaturer qui ils veulent, même s’il s’agit du Prophète Mouhamed (PSL).
La réponse de la communauté musulmane a été instantanée et variée et pourrait monter en puissance si les autorités françaises ne font preuve d’humilité ou de réalisme à défaut d’humilité pour bien voir qu’elles partent perdantes dans cette épreuve de force qu’elles veulent imposer aux musulmans du monde appuyés par toutes les personnes éprises de paix et de liberté. La paix et la liberté ne prospèrent que sur le terrain de la responsabilité.

Notre parti :  

• Condamne vigoureusement les prises de position totalement irresponsables d’Emanuel Macron sur les caricatures du Prophète Mouhamed (PSL) et exige qu’il présente ses excuses à la communauté musulmane mondiale.
• Engage les forces politiques et sociales et les milieux intellectuels éclairés en France qui font montre de discernement, à intensifier le travail dans l’opinion publique française pour isoler très vite les véritables destructeurs de leur société.
• Engage les autorités sénégalaises à assumer leurs responsabilités dans ce contexte très particulier et à exiger du Président français le respect de la foi des musulmans. C’est ce qui est attendu plutôt que des arrestations de citoyens qui protestent contre cette agression.
•    Aj-Pads réaffirme sa conviction que seule la victoire de la lutte des peuples opprimés pour la libération nationale et l’émancipation sociale finira par avoir raison de l’extrême droite anti-islam, raciste et xénophobe. Dakar le 28 octobre 2020,Pour le Secrétariat permanent (SP) de And-Jëf/PADS


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