Revue de presse du Vendredi 27 Novembre 2020

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ADOPTION DU BUDGET 2021

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Plus de 4500 milliards pour relancer l’économie

http://www.sudonline.sn L’Assemblée nationale a apprécié diversement hier, jeudi, les considérations générales sur le projet de loi de finances 2021 et voté le budget de fonctionnement des pouvoirs publics tels que le budget de la Présidence de la République, de l’Assemblée nationale, du Haut conseil des collectivités territoriales, du Conseil économique social et environnemental, du Conseil constitutionnel, de la Cour suprême, de la Cour des comptes, et du Secrétariat général du gouvernement
Le marathon budgétaire de la session ordinaire unique 2020-2021 a démarré hier, jeudi 26 novembre, par des considérations générales sur le projet de loi de finances de la gestion 2021 en présence des ministres des Finances et du budget Abdoulaye Daouda Diallo, de l’Economie, du Plan et de la Coopération Amadou Hott et celui du Travail, du Dialogue social et des relations avec les institutions Samba Sy.
Ledit budget arrêté à la somme de 4 589, 15 milliards contre 4 215,2 milliards F CFA en 2020, soit une hausse de 373, 95 milliards FCFA en valeur absolue et 8,9% en valeur relative se fonde sur les «données significatives du Rapport économique et financier (Ref) et les réflexions pertinentes et de hautes portées émises au cours du débat général», explique le document lu et transmis à la presse. S’agissant du Ref, il a été articulé autour de trois points à savoir les développements économiques récents et les perspectives, le cadre de gestion des finances publiques et la présentation de la loi de finances initiale 2021.

 L’OPPOSITION RECLAME L’EXAMEN DES ORDONNANCES DU BUDGET 2020

A ce sujet, le député Mamadou Lamine Diallo souhaitant voir clarifié de ce qui en est du budget en cours exécuté par le président de la République avec la loi d’habilitation dans le cadre de la pandémie à coronavirus s’est vite heurté tour à tour au président de l’institution Moustapha Niasse et au président de la commission finances Seydou Diouf qui lui fera noter que «cela ne s’est jamais passé dans aucun pays. Si vous y tenez vraiment, honorable député, laissez-moi dire que cela ne sera possible qu’après le vote du présent budget. Donc, attendez la loi de finances rectificative 2021 pour connaitre les tenants et aboutissants de l’exécution du budget 2020 ». Les mêmes préoccupations ont été également relevées par les députés Cheikh Mbacké Bara Dolly, Sérigne Bara Dolly Mbacké et Mame Diarra Fam qui disent ne pas voter le budget sans avoir connaissance du fond public-privé anti-covid de 1 000 milliards de FCFA, dit Programme de résilience économique et social (Pres), lancé dès le mois d’avril dernier.

L’ADMINISTRATEUR DE LA DER ENJOINT A PUBLIER LA LISTE DES BENEFICIAIRES

Dans le même registre, Aïda Mbodj a demandé au ministre des Finances et du budget de faire l’évaluation du projet ainsi que les financements alloués au Délégué général à la Délégation générale à l’Entrepreneuriat Rapide des Femmes et des Jeunes (Der/ Fj) logée au cabinet du Président de la République. «Monsieur le ministre, je dénonce le manque de transparence», s’estelle ainsi adressée au ministre des Finances avant de poursuivre : «Au départ, le délégué avait annoncé la mise en place de guichets uniques dans chaque département et un comité de suivi. Depuis lors, que dalle! Il dit également avoir financé 57 milliards dont 15 milliards pour la seule région de Dakar». Sur cela, «l’administrateur de la Der Papa Amadou Sarr doit faire le point exhaustif en publiant la liste des bénéficiaires des financements». Au ministre, elle dira donc : «Nous déplorons le manque de transparence contrairement à ce que le coordinateur avait promis au départ. Il déclare avoir financé 57 milliards FCFA à Dakar alors qu’on ne voit pas l’impact de ces financements».

LA GESTION DU DG DES IMPOTS ET DOMAINES MISE A RUDE EPREUVE

Les députés de l’opposition se sont également attaqués au Directeur général des impôts et domaines qui, pour eux, n’est pas en train de travailler. Ils l’accusent d’avoir recouvré peu d’argent par rapport aux douanes qui tant bien que mal font un effort louable. «La douane est à féliciter, elle a fait rentrer 49% des recettes du budget. Mais, la Dgid n’a pas travaillé. Avoir un déficit de 110 milliards et se permettre de faire de la politique et vendre des terres, ce n’est pas normal», a relevé Cheikh Mbacké Bara Dolly. Et d’ajouter : «Nommé en 2019, il est devenu le fonctionnaire le plus riche du Sénégal aujourd’hui, il conduit 3 véhicules à 150 millions et vend des terres. J’en ai des preuves (…)». Il persiste et signe : «Les preuves sont là, Mame Boye Diao vend des terrains et les distribue à des chanteurs et des filles de joie».

MOUSTAPHA NIASSE INVITE A LA TRANSPARENCE, LES CIMENTERIES DU SENEGAL INDEXES

Irrité de voir le budget de l’Assemblée nationale passé à 24 810 186 496 milliards en 2021 contre 19 441 462 655 milliards en 2020, l’opposition a demandé au président Moustapha Niasse de jouer la transparence en retraçant les ordonnances du budget en cours avant de passer à une hausse. Le député Diop Sy n’a pas raté pour sa part les trois cimenteries du Sénégal qui sont pour lui partisans du moindre effort. Sous ce rapport, il a demandé au ministre Amadou Hott d’imposer à ces entreprises le respect des obligations en matière de taxes au mètre cube fixé à 500 francs CFA. Selon lui : «La contribution de Sococim, des Ciments du Sahel (Cds) et Dangoté) ne dépasse pas 400 millions de Francs CFA…». Ce qui est à ces yeux « très faible». Il a invité le ministre de l’économie à y envoyer ses services pour y voir clair. Car, pour lui «c’est une niche recette» devant permettre d’atteindre les objectifs prévisionnels du budget de plus de 4 500 milliards

Le budget 2021 arrêté à 4.589,15 milliards de F CFA

https://www.pressafrik.com Le budget 2021 du Sénégal a connu une hausse de 373,9 milliards de FCFA. Il a été arrêté a 4.589,15 milliards F Cfa, a annoncé ce jeudi le ministre des Finances, Abdoulaye Daouda Diallo, devant les députés.
Selon lui, les recettes sont prévues à 3.090 milliards F Cfa, alors que le financement du déficit est de 743,9 milliards F Cfa. «Le financement du principal de la dette est de 619,3 milliards. C’est ce total qui fait le budget de 4589,15 F Cfa», a déclaré l’argentier de l’Etat à l’Assemblée nationale.Salif SAKHANOKHO

le budget 2021 du Sénégal augmente de plus de 373 milliards F Cfa

https://actusen.sn/ Le budget 2021 du Sénégal a connu une hausse de 373,9 milliards de F Cfa. Et c’est ce qu’a annoncé ce jeudi, le ministre des Finances et du Budget, lors du vote de la loi de finances. Ce qui fait que le budget général est de 4589,15 milliards F Cfa. Selon Abdoulaye Daouda Diallo, les recettes sont prévues à 3090 milliards F Cfa alors que le financement du déficit est de 743,9 milliards F Cfa. «Le financement du principal de la dette est de 619,3 milliards. C’est ce total qui fait le budget de 4589,15 F Cfa», déclare l’argentier de l’Etat.Mansour SYLLA

CESE : Macky augmente les indemnités

https://actunet.net/ “Pour le budget du Cese, il y a eu des sollicitations dans le cadre de la loi de finance 2021 pour un montant qui porterait sur quelques dépenses d’investissement, mais aussi sur la généralisation d’une augmentation, je ne dirai pas des salaires, mais des indemnités des conseillers”, a révélé le ministre des finances et du budget. Abdoulaye Daouda Diallo était à l’hémicycle pour le vote du budget 2021 du Sénégal ce jeudi

Budget du CESE : Idy a de quoi faire la noce, selon Cheikh Abdou Mbacké Bara Doli

http://www.walf-groupe.com Le projet de loi de finances pour l’année 2021 a été examiné, hier jeudi, par les députés à l’Assemblée nationale.
Ceux de l’opposition ont dénoncé l’augmentation des budgets de l’Assemblée nationale, du CESE et du HCCT. Ils ont également interpellé les ministres des Finances et du Budget et de l’Economie, du Plan et de la Coopération sur les fonds destinés à l’honorariat des anciens présidents du CESE. «Au moment où vous bradez les licences de pêche, les pêcheurs n’ont plus rien dans la mer et aujourd’hui, ils se sont reconvertis en passeurs d’émigrés clandestins. Sans compter le problème de l’eau où voir une goutte d’eau est devenu un casse-tête. Aujourd’hui, vous prenez une institution comme le CESE pour la doter d’un budget conséquent et vous demandez à son président de faire la noce et refaire son bureau, acheter des véhicules et garder le reste dans sa poche», s’alarme  Cheikh Abdou Mbacké Bara Doli, président du Groupe parlementaire «Liberté et démocratie»
Il affirme qu’au même moment, les Sénégalais tirent le diable par la queue et sont tenaillés entre les effets de la Covid-19 et le manque de moyens. D’ailleurs, le député se demande pourquoi on augmente le budget de l’Assemblée nationale alors qu’il n’y a aucune traçabilité pour l’utilisation du budget 2020. Il suggère de rassembler tous les frais de missions de l’Assemblée nationale et de la présidence de la République pour soulager les populations, puisque personne n’est sorti presque du pays cette année avec la restriction des voyages à cause de la Covid-19. «A l’Assemblée nationale aussi le président avait dit qu’il allait prendre 50 millions de F CFA pour le fonds Covid-19.
Donc pourquoi on ne récupère pas ses sous à la présidence ? Nous ne pouvons pas accepté qu’on prenne tout l’argent du pays pour le mettre dans des institutions comme le CESE et HCCT», dit-il encore. «La démocratie a un coût», répond Abdoulaye Daouda DIALLO, ministre des Finances pour justifier ces hausses. Le projet de loi de finances de l’année 2021 est arrêté à 4 589, 15 milliards de F Cfa contre 4 215, 2 milliards de F Cfa en 2020 soit une hausse de 373, 95 milliards de F Cfa en valeur absolue et  8, 9 % de valeur relative.

Decroix à Abdoulaye Daouda Diallo : «vous endettez le pays, à une vitesse supersonique et vous laisserez à vos successeurs des équations d’une grosse complicité»

https://actusen.sn/ Mamadou Diop Decroix n’a pas été du tout tendre avec le régime de Macky Sall, ce jeudi, lors du projet de loi de finances 2021. Et c’est devant les ministres des Finances et du Budget et de l’Economie du Plan et de la coopération que le leader de Aj/Pads a dressé un tableau sombre de la gestion du chef de l’Etat.
«Nous entêtons dans l’option d’une économie totalement extravertie en ignorant notre secteur privé national. Vous donnez les marchés publics aux étrangers. C’est inadmissible que des marchés financés par l’argent public aillent à des étrangers. Notre secteur primaire (agriculture, pêche, élevage, artisanat) est à terre et personne ne le conteste. Cela affecte naturellement des millions de compatriotes», déplore Decroix, s’adressant à Abdoulaye Daouda Diallo et Amadou Hott. «Comment pouvez-vous relancer une machine économique qui souffre sans avoir le courage et l’immunité de changer le cap», s’interroge-t-il.
Suffisant de s’en arrêter là, l’opposant de poursuivre  : «Monsieur le ministre, vous endettez le pays, à une vitesse supersonique en multipliant la dette presque par deux en moyenne d’une décennie. Et avant la fin du mandat vous atteindrez probablement les 70% du plafond de l’Uemoa. Et vous laisserez à vos successeurs des équations d’une grosse complicité».
Et pour justifier ses propos, Mamadou Diop Decroix explique  : «plus de 2 milliards d’argent public sont décaissés quotidiennement pour payer des dettes. Un déficit commercial qui tourne autour de 2000 milliards sans une production locale usinée capable d’être exporté ou de substituer à l’importation».
«Une économie ainsi configurée est incapable de porter une quelconque politique d’emploi. Voilà pourquoi vous n’avez pas de solution à la tragédie de l’émigration clandestine qui dessine notre jeunesse et nous couvre de honte à travers la planète», a-t-il terminé.Mansour SYLLA

Abdoulaye Daouda DIALLO : «La dette du Sénégal est viable, le pays n’a pas encore connu de défaut de paiement»

http://www.walf-groupe.com  La dette publique s’envole. En dépit de la projection à 9 176,3 milliards en 2020 faite par la Direction de la prévision des études économiques (DPEE), les autorités continuent de nier son impact négatif sur l’économie nationale
Hier jeudi, lors de l’examen du projet de loi de finances pour l’année 2021, le ministre des Finances et du Budget a tenté de rassurer quant à la viabilité du service de la dette. Faisant un rappel historique de son évolution, Abdoulaye Daouda DIALLO  trouve qu’il n’y a rien d’alarmant
« En effet, entre 2007et 2011, la dette est passée d’une moyenne annuelle de 21,8% à 13,025% sur la période 2012-2019. Cette progression devrait tourner autour de 12,93%, malgré la Covid -19 n’eut été la Covid-19, ce taux tournerait cette année autour de 6,91% (…). La dette du Sénégal est viable en ce sens que jusqu’à présent, le pays n’a pas encore connu de défaut de paiement. En 2021, la progression devrait être de 7,97% », a soutenu Abdoulaye Daouda DIALLO.
Selon l’argentier de l’Etat, « à ce jour, le Sénégal a respecté tous ses engagements ». Le ministre précise qu’il n’y a pas d’annulation de dette mais plutôt d’une initiative de suspension du service de la dette (ISSD). «Cette suspension a été acceptée par les pays du club de Paris élargis au G20 (Chine, Inde, Arabie Saoudite et Russie). Et sur cette base, le Sénégal a eu à réaliser des économies de 28,2 milliards FCFA, dont un gain, sous forme de marge budgétaire, d’environ 5,400 milliards FCFA. Cependant, notre pays travaille à élargir cette suspension qui n’est pour l’instant que 6 mois pour 2021 », a expliqué le ministre devant des députés de l’opposition assez sceptiques.

Des députés opposé à la hausse du budget de l’Assemblée et réclament un audit

https://www.dakarposte.com L’honorable député Mame Diarra Fam, par exemple, s’est montrée foncièrement contre l’augmentation du Budget de l’Assemblée nationale. Mieux, elle réclame l’audit des finances de l’institution législative.
«Monsieur le ministre, je ne suis pas d’accord pour qu’on prenne un tel engagement pour augmenter les ressources de l’assemblée nationale. Ce qui est là est en mesure d’acheter les véhicules. On a un ascenseur qui a fait tomber un collègue et l’ascenseur n’est toujours pas réparé. Ne devons-nous pas auditer les budgets de l’institution ? Il y a beaucoup de choses à dire ici. Donc nous ne sommes pas d’accord qu’on augmente le budget. au contraire, on doit l’investir cet argent au ministère de la Jeune dans la lutte contre les inondations et l’allouer aux jeunes qui ont perdu espoir et sont  tentés par l’immigration clandestine», a-t-elle déclaré à l’hémicycle ce jeudi.
Son collègue Cheikh Abdou Mbacké aussi s’est insurgé contre la hausse. Pour lui, les priorités sont ailleurs. Et ces ressources doivent y être investies plutôt qu’à l’Assemblée nationale.

Serigne Cheikh Mbacké Bara Dolly : «la hausse des budgets de certaines institutions ne changera pas les conditions de vie des Sénégalais»  

https://actusen.sn Le président du groupe parlementaire Liberté et Démocratie n’est pas en phase avec la hausse des budgets de certaines institutions comme le Conseil économique, social et environnemental et le Haut conseil des collectivités territoriales. Serigne Cheikh Mbacké Bara Dolly puisque c’est de lui qu’il s’agit, pense que le pays est traversé par une crise liée à  l’émigration clandestine, à la rareté des ressources halieutiques, au chômage entre autres.
«Le débat doit être suspendu et c’est inadmissible de voter le projet de loi. Parce que il ne n’apportera aucun changement sur les conditions difficiles auxquelles sont confrontées les populations», déclare le député de l’opposition lors de l’ouverture du marathon budgétaire, ce jeudi à l’Assemblée nationaleMansour SYLLA

Cheikh Abdou Mbacké dérape : «Mame Boye Diao vend des terrains et les distribue à…»

https://www.xibaaru.sn Le député Cheikh Abdou Mbacké connu pour son franc-parler a encore fait des « dérapages » dans sa communication. Le parlementaire qui soulignait les impairs dans la collecte des recettes, s’est attaqué au Directeur général des impôts et domaines, Mame Boye Diao.
« La douane est à féliciter, elle a fait rentrer 49% des recettes du budget. Mais, la Dgid n’a pas travaillé. Avoir un déficit de 110 milliards et se permettre de faire de la politique, et vendre des terres ce n’est pas normal », a-t-il craché.
Et d’ajouter : « Nommé en 2019 il est devenu le fonctionnaire le plus riche du Sénégal aujourd’hui, il conduit 3 véhicules à 150 millions et vend des terres. J’en ai des preuves (…) Les preuves sont là, Mame Boye Diao vend des terrains et les distribue à des chanteurs et des filles de joie ».

MANQUE D’EAU : WORE SARR TACLE SERIGNE MBAYE THIAM

http://www.emedia.sn La réponse du berger à la bergère. Serigne Mbaye Thiam, le ministre de l’Eau et de l’Assainissement, en prend pour son grade. Interpellé sur le manque d’eau que vivent les ménages sénégalais, à l’occasion de la Conférence de presse du gouvernement, mardi dernier, le responsable socialiste avait accusé le régime de Wade, indexant leurs « tergiversations sur les solutions structurantes à mettre en œuvre entre 2009 et 2011, et qui ont amené ce retard » dans le processus de réformes.
« Abdoulaye Wade ne mérite pas ça », a asséné Woré Sarr, responsable du Parti démocratique sénégalais (PDS).
Haussant le ton, la députée du groupe parlementaire « Liberté et Démocratie’’ (opposition) de marteler  : « on a sanctionné le régime de Wade, vous qui avez été élu, déroulez, mais faites donc ce que les populations attendent de vous, et laissez Abdoulaye Wade tranquille. Que Dieu lui prête une longue vie ».
Né le 29 mai 1926, à Kébémer, dans la région de Louga, l’ex-président sénégalais (2000-2012) a fêté ses 94 ans, cette année. Dié BA

ÉCHANGES COMMERCIAUX : LE SÉNÉGAL REJOINT LE PLM

http://www.emedia.sn Le Sénégal a rejoint le Passeport Logistique Mondial( PLM) en tant que pôle logistique pour l’Afrique. L’acte de signature de ce partenariat a été matérialisé, ce jeudi, par la signature de l’accord-cadre, lors d’une cérémonie virtuelle, entre Monsieur Amadou Hott, ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, et le Sultan Ahmed Bin Sulayem, Président de la Dubai’s Ports, Customs and Free Zone Corporation.
Le Sénégal est le deuxième pas, après la Colombie, à rejoindre officiellement ce programme conçu pour surmonter les barrières commerciales, telles que les insuffisances de la chaîne logistique, qui constituent un frein à la croissance des échanges entre les marchés émergents.
Cette adhésion permettra aux entreprises sénégalaises et africaines d’accéder à de nouveaux marchés avec un gain considérable en temps et en coût, informe la note du ministère. Babacar FALL

Campagne arachidière sénégalaise : La Chine tient les commandes,Copeol dans la misère

https://actunet.net L’histoire s’est encore répétée au sénégal . Alors que la production ne s’est jamais aussi bien vendue,  les licenciements vont se multiplier à la Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (Sonacos) et à la Compagnie d’exploitation des oléagineux (Copeol) à la fin du mois de janvier, tandis que des violences à l’encontre d’opérateurs chinois ont été constatées. Comme pour dire que la   campagne arachidière n’a pas encore commencé que dès la fin du mois de novembre, les paysans expriment leurs mécontentements face aux rumeurs d’un prix de l’arachide fixé à 250 FCFA  le kilo, le même que lors des deux campagnes précédentes. La colère des agriculteurs est alors motivée par le souhait de voir le prix grimper . L e ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural, Moussa Baldé, qui se trouve en première ligne, face aux critiques, et d’un silence pesant.

PROMOTION DE L’AGRICULTURE BIOLOGIQUE : L’État envisage enfin une subvention, les acteurs applaudissent

http://www.enqueteplus.com Pour atteindre l’objectif de transition vers l’agriculture biologique écologique, le gouvernement du Sénégal entend décaisser un montant pour subventionner les engrais bio-organiques. Une décision que saluent les producteurs d’aliments bio.
Les producteurs de produits bio veulent révolutionner ce sous-secteur, afin d’offrir aux Sénégalais une meilleure santé. Mais, au ‘’pays de la Téranga’’, l’agriculture biologique écologique peine toujours à se frayer un chemin. Elle se heurte à une agriculture conventionnelle mieux pratiquée, et qui résiste encore. Avec un budget total du secteur qui a atteint 3 709,1 milliards F CFA en 2018, soit une hausse de 10 %, les agriculteurs biologiques de la région de Thiès exigent que leur sous-secteur soit bien pris en compte par la tutelle.
Le ministère de l’Agriculture et de l’Équipement rural veut corriger cette disparité, en octroyant une part à l’agriculture biologique. Selon Amadou Oury Diallo, Conseiller technique au ministère de l’Agriculture, l’État travaille à aider ce sous-secteur à se développer. D’ailleurs, le chercheur à l’Institut sénégalais de recherches agricoles (Isra) affirme que cet appui va démarrer cette année ou, au plus tard, l’année prochaine. ‘’Ce sont des changements majeurs. Et le ministre de l’Agriculture, le Pr. Moussa Baldé, travaille dans ce sens-là. Il s’y connait’’, a ajouté le Dr Diallo.
Dans les rangs des producteurs d’aliments bio, on se réjouit également du pas franchi. Un premier appui obtenu après des années de combat. Cependant, les acteurs trouvent ‘’noble’’ cet acte posé par l’État du Sénégal à travers le ministère de l’Agriculture. ‘’Nous avons entamé ce combat depuis très longtemps. Nous avons crié sur tous les toits pour une refonte de certaines pratiques culturales au Sénégal au bénéfice des citoyens. Nous étions incompris. Mais, aujourd’hui, tous ces efforts ont été récompensés, dans la mesure où l’État du Sénégal a promis de nous soutenir. Le ministre en charge de l’Agriculture a pris l’engagement d’allouer une partie du budget à l’agriculture biologique écologique. Ça, c’est déjà une bonne chose. C’est une décision salutaire. Car, s’engager à nos côtés, c’est tout ce que nous demandions et attendions du gouvernement. C’est déjà un pas majeur’’, s’est félicité hier Doudou Diop, au cours d’un atelier national de présentation de la Plateforme nationale sur l’agriculture biologique écologique.
Une plateforme qui regroupe 2 000 agriculteurs bio établis dans plusieurs régions du pays. Même si, pour l’instant, le montant accordé à ‘’l’agriculture saine et durable’’ n’est pas encore connu, le président de la Fenab a indiqué que ses camarades et lui sont rassurés par cet engagement pris par l’État. Poursuivant, le secrétaire général de la Fédération des agro-pasteurs de Diender, dans le département de Thiès, a soutenu que cette annonce ‘’est un grand progrès, à la limite des avancées majeures’’ pour la réussite de la transition vers l’agriculture biologique.
‘’Nous avions besoin de cette synergie de l’État qui a promis de nous accompagner. Le gouvernement doit s’approprier le combat que nous menons. Depuis longtemps, ce sont les ONG et d’autres organisations d’appui qui nous accompagnaient dans ce combat. Mais, actuellement, avec la reconnaissance de l’État qui a accepté d’injecter ses moyens dans l’agriculture saine et durable, nous ne pouvons que nous réjouir. Parce que cela peut renforcer toutes les actions que menons’’, a renchéri Doudou Diop. Le correspondant national de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour le Projet de la transition agro-écologique en Afrique de l’Ouest, le Dr Saliou Ngom, a précisé que l’organisation sous-régionale qu’il représente au Sénégal se dit ‘’toujours prête à accompagner les pays qui se lancent dans cette initiative visant à promouvoir l’agriculture biologique écologique’’.GAUSTIN DIATTA (THIES)

Moustapha Tall : « Aucun fonctionnaire du ministère du Commerce n’ose faire une fausse DIPA »

https://www.jotaay.net Moustapha Tall, importateur de sucre crache ses vérités à la compagnie sucrière sénégalaise(CSS). Pour lui, « Il n’y a pas d’octroi frauduleux de DIPA car le processus est extrêmement bien surveillé et bien contrôlé. Je sui sûr qu’aucun fonctionnaire du ministère du Commerce n’ose faire une fausse DIPA. Je suis formel », martèle Moustapha Tall dans les colonnes de Lii Quotidien.
Décriant le monopole de plus de 40 ans de la CSS, il prend la défense de la ministre du Commerce dans cette affaire. Aminata Assome Diatta, dit-il, « est très sévère. Elle contrôle bien son département parce qu’elle s’y connait. Elle a été directrice du Commerce extérieur pendant longtemps avant d’être ministre. C’est dire qu’elle maitrise bien ce domaine. Je ne pense pas qu’il y ait une personne qui oserait délivrer une fausse Dipa », souligne encore Moustapha Tall, selon qui, « Mimran a eu une Dipa de 20 000 tonnes qui sont dans ses entrepôts ». « Si la CSS se lance dans l’importation en même temps que les commerçants, c’est sûr que les commerçants vendront moins cher que cette dernière parce qu’ils n’ont pas les mêmes charges que la compagnie ».
Les raisons de la mévente dont parle la CSS sont à chercher ailleurs, explique l’importateur de riz, convaincu, qu' »après 40 ans de monopole exclusif, si vous n’arrivez pas à voir le bout du tunnel, cela veut dire que vous n’avez pas fait une bonne affaire. En conséquence, il fallait restructurer ou faire autre chose ».

Grand prix de l’innovation : Macky Sall hausse la mise

https://www.lequotidien.sn Initiateur de la start up Toll gui, Mouhamadou Lamine Kébé, lauréat du grand prix du président de la République pour l’innovation numérique, a reçu jeudi au Centre international de conférence Abdou Diouf (Cicad), une enveloppe de 20 millions de francs Cfa. Son successeur va en recevoir 10 de plus. Le Président de la Macky Sall a décidé en effet, de hausser la mise pour le prestigieux prix qui récompense la meilleure innovation numérique de l’année.
«J’ai décidé de porter le Grand prix du président de la République pour l’innovation à partir de l’année prochaine à 30 millions de francs Cfa», a fait savoir le chef de l’Etat qui a, en outre, décidé d’élargir la compétition aux plus jeunes à partir de l’édition à venir avec la participation de la tranche 15-17 ans.
«Au-delà du prix, le gouvernement poursuit la politique de renforcement de l’écosystème du digital à travers 4 leviers de la stratégie Sénégal numérique 20-25», a ainsi décliné le Président Sall. «Notre rôle, nous pouvoirs publics, c’est de préparer notre jeunesse à relever le défi de la révolution numérique», a-t-il motivé cette vision, soutenant que c’est la révolution numérique qui définit les nouvelles lignes d’orientation dans le processus de développement des nations. Le chef de l’Etat a, par ailleurs, mis en garde sur l’usage du numérique, lieu où se côtoient selon lui, le meilleur et le pire. «D’une part il y a la face lumineuse du numérique. Celle qui éclaire l’humanité par le savoir et le savoir-faire, qui rapproche les individus et les peuples, qui facilite les échanges (…) D’autre part, il y a le côté sombre avec sa nébuleuse de réseaux qui l’animent comme la haine, la vengeance qui alimentent la cybercriminalité», a-t-il-dit, tout en saluant l’apport important du digital dans la riposte contre le Covid-19.  «Face à la pandémie et à ses impacts, le meilleur du numérique s’est manifesté», a fait remarquer le Président Sall.
La 2ème édition du grand prix portait d’ailleurs sur le thème «Le digital au service de la gestion de la pandémie et de la relance de l’économie». Les deux prix spéciaux sont revenus à des dames, à savoir Awa Ndiaye pour le prix jeune et Isseu Diop pour le prix femme digital jeune. La première édition avait lieu en 2018.

Intelligence artificielle : Adji Bousso Dieng, première femme noire professeure à Princeton

http://lesoleil.sn Aux Etats-Unis où elle a fini de s’imposer parmi les leaders américains de l’intelligence artificielle, notre compatriote Adji Bousso Dieng est considérée comme un génie des modèles dits génératifs. Mais, ce qui fait la particularité de cette native de Kaolack, c’est qu’elle est la première femme noire à enseigner à la prestigieuse Université de Princeton.
Sur les réseaux sociaux comme dans les médias classiques au pays de l’Oncle Sam, le nom d’Adji Bousso Dieng ne passe pas inaperçu. Née à Kaolack, il y a environ une trentaine d’années, la Sénégalaise est devenue un symbole dans le monde de l’intelligence artificielle aux Etats-Unis. Celle-ci est la première femme noire à enseigner à la prestigieuse Université Princeton. Elle est une spécialiste des modèles dits génératifs. Adji Bousso s’est imposée dans ce domaine après de brillantes études en France et aux Etats-Unis. Jeune élève au Sénégal, précisément à Kaolack, où elle a fait son parcours scolaire, elle était une surdouée. Pourtant, à l’âge de quatre ans, elle est orpheline de père. Mais, cette situation n’entame en rien son abnégation. Adji Bousso prend son destin en main, comme elle le soutient. «Ma mère s’est débrouillée pour m’inscrire à l’école primaire El Hadj Ibrahima Niass de Kaolack, un établissement que j’ai fréquenté en même temps que l’école coranique. J’ai fait le collège à l’école Dialègne, puis le Lycée Valdiodio Ndiaye où j’ai obtenu le bac scientifique avec la mention Bien en 2006», raconte-t-elle. La même année, elle était lauréate du Concours général en philosophie.
Auparavant, en première déjà, Adji Bousso Dieng avait été sélectionnée avec deux autres filles pour représenter le Sénégal à un camp d’excellence organisé par la Fondation Pathfinder du Dr Cheikh Modibo Diarra de la Nasa (Agence gouvernementale responsable de la majeure partie du programme spatial civil des États-Unis). Sans doute, c’est à cette étape de sa vie qu’elle est piquée par le virus de la recherche artificielle. «Les filles qui ont pris part au camp, ont réussi avec la manière au bac et ont été invitées à participer à  un concours organisé conjointement par la Fondation Pathfinder et la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao). La gagnante du concours reçoit 15 000 euros par an pendant 4 ans, soit au total 60 000 euros, pour poursuivre des études à l’extérieur. Et c’est ce concours que j’ai gagné. Je décide alors d’aller poursuivre mes études en France», explique-t-elle.
En France, elle fait quelques grandes écoles d’excellence. D’abord, la classe préparatoire au Lycée Henri IV en 2006 et l’école d’ingénierie à Télécom Paris Tech par la suite. Après quelques années d’études, Adji Bousso se rend aux Etats-Unis en 2012, pour poursuivre sa formation. Elle s’inscrit en troisième cycle d’ingénierie à l’Université de Cornell. En une année d’études, la native du Kaolack décroche son diplôme d’ingénieur de télécom puis un master.

Une thèse sur les modèles génératifs et sur les algorithmes

Après Cornell, elle obtient un travail à la Banque mondiale à Washington Dc, y exerce pendant un peu plus d’une année. «Mais, j’avais décidé de poursuivre les études, car mon ambition est de participer activement au développement du continent africain», dit-elle. Elle profite du e-learning et s’inscrit en doctorat à l’Université de Columbia. Ses travaux de recherche portent sur l’intelligence artificielle, plus particulièrement sur les modèles génératifs et sur les algorithmes. «Ce sont des modèles qui sont à la base de beaucoup d’applications ainsi qu’en ce qui concerne le langage des images», affirme Adji Bousso Dieng. Elle soutient une thèse intitulée «Deep Probabilistic Granphical Modeling» en mai 2020. Des notions scientifiques qui renvoient aux modèles génératifs et aux algorithmes, indique-t-elle. Notre compatriote reçoit, pour ses travaux, plusieurs distinctions comme le «Dean Fellowiship of Columbia University», le prestigieux «Google PhD Fellowship in Machine learning». Elle est aussi détentrice du titre «Etoile montante de l’apprentissage automatique de l’Université de Maryland».
Depuis août 2020, Adji Bousso enseigne à Princeton et travaille également dans une équipe de recherche en intelligence artificielle à Google, à New York. A Princeton, elle est non seulement la première dame noire à y enseigner, mais aussi la première personne issue du continent africain au département informatique de ladite université.
Récemment, elle a été classée 6ème dans la liste des 100 jeunes africains les plus influents du continent en 2020. Son ambition, c’est de contribuer à faire avancer l’Afrique dans les sciences, notamment son domaine de prédilection, l’intelligence artificielle. Elle a déjà posé des jalons dans ce sens, car elle vient de lancer en mai 2020 une initiative dénommée «The Africa I khow» (L’Afrique que je connais) pour changer de manière positive l’image que se font certains du continent noir. L’idée étant de publier des articles sur non seulement l’histoire de l’Afrique, mais également les efforts en cours concernant les innovations et les technologies, notamment dans le domaine des sciences, de l’ingénierie et de l’intelligence artificielle Par Seydou Prosper SADIO

le gouvernement approuve la ratification de l’accord aérien conclu avec l’Arabie saoudite

(Agence Ecofin) – Le président sénégalais Macky Sall a obtenu le quitus du gouvernement pour la ratification de l’accord aérien signé avec l’Arabie saoudite en 2019. En plus de booster les échanges économiques, cet accord permet l’ouverture d’une ligne aérienne directe entre les deux pays.
Le gouvernement sénégalais, réuni en Conseil des ministres le 25 novembre, a approuvé « le projet de loi autorisant le président de la République à ratifier l’accord relatif aux services aériens entre la République du Sénégal et le royaume d’Arabie saoudite signé à Djeddah, le 22 juillet 2019 ».
Ce nouvel accord, qui fait suite à celui de février 1968, ouvre la voie à l’établissement des vols directs entre les deux pays. Il avait été paraphé l’an dernier entre Abdulhadi Bin Ahmed Al-Mansouri, président de la GACA (General Authority of Civil Aviation), et Alioune Sarr, le ministre sénégalais des Transports aériens et du Tourisme, à la suite d’une série de négociations entamées depuis 2012.
En vertu de cet accord, les deux parties ont convenu de plusieurs dispositions réglementaires relatives aux droits aériens bilatéraux, à la sûreté et à la sécurité aérienne, aux droits d’exploitation des routes, aux alliances commerciales entre les compagnies nationales (Air Sénégal et Saudia Airlines) et d’autres questions en matière de coopération technique et de formation du personnel aéronautique.
Ce nouvel accord constitue un levier majeur pour le développement des échanges économiques et commerciaux entre les deux pays. Il va également faciliter la tarification à plus de 12 800 pèlerins sénégalais effectuant le hajj chaque année.Romuald Ngueyap

Agriculture : les revendications des travailleurs et techniciens dorment dans les tiroirs du Gouvernement depuis 2016

https://www.pressafrik.com Depuis 2016, le Syndicat National des Techniciens et Travailleurs de l’Agriculture du Sénégal (SYNTTAS) a déposé sur la table du Gouvernement sénégalais une plateforme revendicative. Depuis, les autorités jouent aux aveugles-sourds.
Dans un communiqué parvenu à PressAfrik, le Secrétaire administratif dudit syndicat rappelle au régime en place rappelle que les techniciens et travailleurs de l’Agriculture réclament toujours :
« Une augmentation des salaires : car le salaire de base est très insignifiant, et très misérable; Une indemnité de logement : les travailleurs du ministère de l’Agriculture sont les seuls fonctionnaires qui n’ont pas bénéficié à cette importante indemnité. L’Etat ne met plus de logement de service à la disposition de tous les agents de l’agriculture. Les agents sont affectés sur le territoire national au besoin et ils sont obligés de payer le loyer, donc les agents demandent une indemnité de logement pour compenser cette perte
Ils demandent aussi une indemnité de risque. « Les risques encourus par les ingénieurs, techniciens et travailleurs de l’Agriculture dans l’exécution de leurs missions sont à la fois divers et variés. Ils manipulent des produits dangereux pour leur santé, font l’objet d’agressions diverses, et exposent ainsi leur vie en danger. Une indemnité de responsabilité particulière. L’Etat du Sénégal a institué depuis octobre 2007 une indemnité mensuelle de responsabilités particulières au profit de certains corps de la  Fonction Publique »

INDEMNITE DE PRISE EN CHARGE AGRICOLE (IPCA)

Les exigences des Agents de l’Agriculture (Ingénieurs, Techniciens, et Travailleurs) sont de même ordre que celles des agents des Eaux et Forêts et Chasses, des agents des parcs nationaux car ayant fait les mêmes formations et les mêmes diplômes.
Le travail du Technicien de l’Agriculture requiert des déplacements assez fréquents sur le terrain et le plus souvent en des lieux éloignés des centres administratifs. Le Technicien est soumis à une mobilité quasi permanente en termes de déplacements de courte ou longue durée pour accomplir les missions  d’Alerte ( lutte phytosanitaire, zones à risques alimentaires), de Suivi (mise en place des intrants et du matériel agricole, état des cultures, pluviométrie, multiplication semencière, traitement phytosanitaire, commercialisation des produits agricoles…), de Recueil des données (levée des parcelles, estimation des rendements, autres enquête), de Contrôles (semences, actions et programmes menés par les ONG, Projets, OP, et autres acteurs évoluant dans l’agriculture), d’Animation (formation, sensibilisation etc.)
Ces déplacements n’étant pas pris en charge, il s’avère légitime, selon le SYNTTAS d’attribuer une indemnité mensuelle de Prise en Charges Agricoles en fonction des corps des agents.

La réfection et l’équipement des bâtiments de service

Selon le document, « l’Etat du Sénégal n’a pas pris les mesures idoines pour mettre les travailleurs de l’agriculture dans une situation de confort leurs permettant de travailler en toutes responsabilité et dignités. Les agents travaillent dans des bâtiments délabrés, qui menacent de ruine. Pour éviter que le pire ne se reproduire, les travailleurs exigent la réfection des bâtiments mais aussi les équiper. Les travailleurs payent eux mêmes des ordinateurs pour les services de l’Etat. Y compris la dotation de véhicules de service pour faciliter les missions des agents sur le terrain« .
En sommes, conclut le SYNTTAS, « nous pouvons dire que les travailleurs de l’agriculture manquent de tous« AYOBA FAYE

Lettre ouverte au président de la République Macky Sall

https://www.pressafrik.com Les Educateurs Spécialisés sont des Travailleurs Sociaux Spécialisés dans la protection et la prise en charge des enfants et adolescents en conflit avec la loi ou en danger moral. Ces professionnels sont diplômés de l’Ecole Nationale des travailleurs sociaux Spécialisés (ENTSS Ex ENAES).
Ainsi, ils interviennent dans les structures de protection de l’enfant créées par l’Etat du Sénégal telles que les Centres Sauvegarde, les Structures de l’Action Educative en Milieu Ouvert (AEMO), les Centres Polyvalents et récemment les centres de premier accueil.
Cependant, le recrutement de ces professionnels est lent voir inexistant. Ainsi, une cinquantaine d’Educateurs Spécialisés des promotions 2007 à 2011 restent à être recrutés dans la Fonction Publique au moment où il y’a un déficit criard de personnels dans les Structures et aujourd’hui plus que jamais l’Etat du Sénégal est encore interpellé sur la question de protection des enfants.
Récemment, en 2016 la formation des Educateurs Spécialisés a été transférée au Centre de formation judiciaire (C.F.J.). Les élèves éducateurs admis du concours du C.F.J. sont des élèves fonctionnaires qui sont directement intégrés dans la Fonction Publique à la fin de leur formation à notre détriment au moment où nous les Educateurs Spécialisés sortant de l’ENTSS attendons pendant quatorze ans notre recrutement dans la fonction Publique.
A défaut d’être recruté comme fonctionnaire, avec l’appel à candidature de l’Etat certains d’entre nous animés d’un grand élan de patriotisme ont démissionné des emplois qu’ils occupaient dans les Organisations Non Gouvernementales (ONG).  Nous avons été pris comme vacataires au mois de juillet 2019 par le Ministère de la Justice et déployés dans les différents services externes de la Direction de l’Education Surveillée et de la Protection Sociale (D.E.S. P.S) un peu partout dans le pays. Depuis notre prise de fonction, nous abattons un travail colossal pour la prise en charge et la protection des enfants qui nous sont confiés dans la plus grande discrétion.
En effet, suite à la promesse de suspension de l’ouverture du concours du CFJ Section « Education surveillée » en 2020, il a été décidé le parachèvement du processus de recrutement des diplômés des promotions 2007 à 2011. Cette décision a été réitérée lors de l’audience que Garde des Sceaux, Ministre de la Justice a bien voulu accorder au collectif en présence du bureau du Syndicat.
En lieu et place, l’ouverture du concours est encore lancée, tant dis que Les diplômés sont recrutés comme prestataires ou vacataires dans les services extérieurs de la Direction de l’Education Surveillée et de la Protection Sociale (DESPS).

Monsieur le Président, depuis juillet 2020, une fois de plus nous avions vécu des retards de salaires, Cela fait encore quatre mois, quatre mois d’attente, quatre mois d’angoisse, quatre mois à courir derrière ce qui nous est dû.

C’est une situation dramatique car les Educateurs Spécialisés vacataires, les prestataires de service (comptables, infirmiers, Enseignants des sections scolaires, formateurs des sections Enseignements techniques professionnelles et autres) sont dans la même situation. Ce qui n’est pas sans conséquence sur notre situation socio-économique surtout dans le contexte du Covid-19. Nous devons des arriérés de location à nos bailleurs et nos enfants risquent de ne pas reprendre le chemin de l’école parce que nous devons de l’argent aux établissements qu’ils fréquentent. Il s’y ajoute que nous sommes dans l’impossibilité de prendre en charge convenablement nos familles, mettant à rude épreuve notre dignité d’homme et de chef de famille.
Monsieur le Président, c’est en désespoir de cause que nous vous adressons cette lettre pour que la situation se décante de nouveau. En effet, nos nombreuses démarches avec la Direction de l’Education Surveillée et de la Protection Sociale au Ministère sont restées sans succès.
Connaissant votre sens élevé de la justice et votre attachement à la dignité humaine, vous êtes notre lueur d’espoir dans la grisaille qui meuble notre quotidien en ces périodes. Aidez-nous pour que ce qui nous est dû nous revienne.
Ainsi, conscients de votre attachement indéfectible à ces valeurs, les éducateurs spécialisés diplômés de l’ENTSS comptent encore sur le sens élevé de l’engagement qui vous caractérise, pour le payement de leur indemnité de vacation leur recrutement dans la Fonction Publique Sénégalaise puis qu’avant de former quarante éducateurs spécialisés avec tous les coûts financiers que cela implique. Cinquante sont déjà formés par l’Etat, prés à l’emploi en plus vacataires dans les services externes du dit ministère. Etant donné que gouverner, c’est prévoir être équitable et bien organiser nous ne pensons pas que les jeunes qui sont formés et qui viendront du C.F.J. sont plus méritant ou plus sénégalais que nous ? Vous conviendrez aussi avec nous que l’équité et la justice constituent assurément les garants d’une cohabitation apaisée entre les membres de toute communauté humaine.  La Présidente Mme Ndèye Astou DIBASalif SAKHANOKHO

Bientôt une plateforme de formation à distance pour 10 pays d’Afrique francophone

(Agence Ecofin) – Afin de rendre les systèmes éducatifs plus résilients aux crises, 10 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre bénéficieront d’une plateforme de formation à distance grâce à l’appui de l’UNESCO, l’Unicef et la Banque mondiale. Le projet veut toucher près de 7 millions d’apprenants et enseignants.
L’UNESCO, l’Unicef et la Banque mondiale vont déployer une plateforme régionale d’enseignement et d’apprentissage à distance pour 10 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre, à savoir  : le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, la Guinée Conakry, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Tchad et le Togo.
La plateforme qui a reçu le soutien financier du Partenariat mondial pour l’éducation (GPE) a pour but de renforcer les systèmes éducatifs nationaux de ces pays et d’assurer la continuité pédagogique en temps de crise notamment de la covid-19.
Le projet veut atteindre 6,6 millions d’élèves et 200 000 enseignants des niveaux primaire et secondaire. Le contenu proposé sera adapté au contexte africain et traduit dans plusieurs langues. Il sera accessible gratuitement et en permanence, et à partir de tous les types d’appareils électroniques connectés.
Le calendrier de la mise en œuvre du projet prévoit trois principales étapes. Il s’agira dans un premier temps de faire en sorte que la plateforme régionale soit opérationnelle et déployée auprès des Etats concernés. Ensuite, mettre en ligne les ressources d’apprentissage et enfin, accompagner le personnel enseignant pour le renforcement de leurs capacités, l’amélioration de leur collaboration et leur perfectionnement professionnel.
D’autres volets de ce projet concernent le transfert d’expérience et d’expertise entre les pays et la mise en place d’un répertoire régional mutualisé des enseignements.Vanessa Ngono Atangana

COVID-19/MACKY SALL  : « Une seconde vague serait insupportable… »

Libération Sénégal online Le Sénégal a enregistré, ce jeudi, 33 nouveaux cas positifs au coronavirus. Présidant le forum sur le numérique aujourd’hui, Macky Sall a sonné l’alerte : « La bataille (contre le coronavirus) n’est pas tout à fait gagnée. Nous avons des résultats appréciables mais si vous voyez la courbe de l’évolution de l’épidémie, il y a une variation permanente alors qu’on devrait voir une courbe qui s’aplatit ». Le Président d’indiquer : « Nous avons aujourd’hui 33 contaminations et il y a des cas communautaires. Nous ne souhaitons pas avoir une seconde vague. Elle serait insupportable. Insupportable. La maladie est encore là (…) . Je voulais simplement lancer ce message pour que nous redoublions de vigilance face à la persistance de la maladie sur le territoire national… « .

Vendredi 27 novembre : 1 décès signalé, 21 nouveaux cas et 79 sous traitement

https://www.pressafrik.com Le ministre de la Santé et de l’Action sociale a fait le point sur la situation de la pandémie de la Covid-19 de ce vendredi 27 novembre : 2020. Sur 921 tests effectués, 21 sont revenus positifs, soit un taux de positivité de 2, 4%.
Il s’agit de 11 cas contacts suivis et 10 cas issus de la transmission communautaire répartis comme suit :  Dieuppeul  (2),  Maristes (2), Podor (2), Fatick (1), Mermoz (1), Richard Toll (1) et Thiès (1)
Le Directeur de la prévention Docteur Mamadou Ndiaye a annoncé la guérison de 11 patients qui étaient sous traitement, 5 cas graves admis en réanimation et 1 décès.
A ce jour, le Sénégal compte 15. 981cas confirmés, dont 15. 569 guéris, 332 décédés, et 79 malades sous traitement.

Covid-19 : l’OIF lance un fonds de solidarité pour les femmes

APA-Dakar (Sénégal) Par Edouard Touré-L’Organisation internationale de la francophonie annonce, dans un communiqué reçu ce jeudi à APA, le lancement d’un fonds de solidarité pour les femmes et filles impactées par la Covid-19.
Cette initiative baptisée « La Francophonie avec Elles », financera des actions de terrain menées par des acteurs reconnus dans l’espace francophone et notamment en Afrique, dans les Caraïbes et au Liban.
Afin de s’assurer de la mise en place de ces mesures, l’OIF collaborera avec les organisations locales de la société civile qui auront, grâce à leur expérience et à leur savoir-faire de terrain, un rôle clé pour la mise en œuvre d’actions concrètes, pour et avec les femmes de l’espace francophone.
« Quelle que soit son issue, cette pandémie est d’une telle ampleur qu’elle affectera durablement la santé et le développement économique et social des pays de l’espace francophone. Les pays francophones à faible revenu et à revenu moyen inférieur, qui paradoxalement ne sont pas les plus affectés par la crise sanitaire, sont ceux pour lesquels les conséquences économiques seront probablement les plus graves. Les populations les plus touchées sont en premier lieu les filles et les femmes en situation de vulnérabilité », écrit l’OIF dans son communiqué.
Elle ajoute que le risque de voir la précarité des femmes et des filles s’aggraver est d’autant plus fort qu’elles vivent en majorité du secteur informel et ont peu ou pas accès aux services de base tant publics que privés : santé, éducation, formation, citoyenneté, épargne, etc.
« Pourtant, note l’organisation, comme cela a été démontré par de nombreuses études, elles sont un levier majeur d’atténuation des crises, par leur engagement constant auprès de leurs familles et leur contribution à leurs besoins essentiels ».TE/APA

Thiès/Maladie Mystèrieuse : 507 cas déclarés entre Ndayane, Joal et Mbour et la thèse du filet de pêche brandie par le médecin chef de région.

https://www.dakaractu.com Le nombre de pêcheurs ayant contracté la maladie dermatologique qui a fini d’installer la panique chez les Sénégalais, continue de grimper même si bon nombre de malades sont guéris.
« Pour la région nous avons un total de 507 cas à l’heure actuelle qui sont répartis entre les localités de Mbour, Joal, Ndayane, Popenguine, Cayar, Fass Boye », a déclaré Oumar Ndiaye, l’adjoint au gouverneur de région chargé du développement.
C’était lors d’une réunion regroupant le médecin-chef de région et de l’ensemble des médecins chefs de districts de la région pour partager un document relatif à la présentation de la maladie au niveau de la région de Thiès sur cette nouvelle maladie qui est apparue chez les pêcheurs. Ainsi, pour parer à toute éventualité, renseigne Oumar Ndiaye, nous avons instruit le prefet du département de Mbour de mener une concertation avec les acteurs pour les sensibiliser sur une mesure qu’il doit essayer de prendre. Il s’agit de la suspension provisoire de 10 à 15 jours des activités de pêche à Joal.
D’après le médecin chef de région, le docteur Malick Ndiaye, « le plus grand nombre de cas se trouve à Ndayane avec quelques 300 cas, Joal 104 a cas et  Mbour 30 cas ».
Selon toujours le Docteur Malick Ndiaye, « depuis que la maladie est apparue, les pêcheurs qui avaient l’habitude de pêcher dans les zones où les pêcheurs ont contracté la maladie, ont rallié la zone côtière de Joal ». C’est fort de ce constat que, dit-il, le gouverneur a demandé aux chefs de service de la pêche et de l’environnement de revoir la nature du filet incrimé. « C’est un type de filet qui serait à l’origine de cette maladie. Parce que les autres types de filet utilisés par les pêcheurs n’ont pas entraîné de maladie chez les pêcheurs qui utilisent ce filet là. Le type de filet incriminé a été interdit dans la zone de Mbour et depuis qu’il a été interdit, nos services n’ont plus recensé de cas », a révélé le médecin chef de région, ajoutant que « c’est dans la zone de Joal où le préfet a dit qu’il n’a pas été interdit que nous avons continué à resencer des cas ».
Le Docteur Malick Ndiaye et les services de pêche et de l’environnement entre autres, comptent faire une séance de travail avec les pêcheurs. « Ne serait-ce que d’essayer de voir comment trouver un consensus sur l’utilisation de ce filet incriminé. Si pendant la durée de l’interdiction de l’utilisation de ce filet nous ne voyons plus de cas de dermatose, on pourra effectivement affirmer que c’est ce type de filet qui est à l’origine de ces dermatoses ».
À Thiès où tous les malades sont traités gratutitement par le minsitère de la santé et de l’action sociale, il ne reste que 30 sous traitement. Les autres sont tous guéris…

Emigration clandestine : «Ce phénomène demande une meillleure éducation pour valoriser les projets de L’État» (Abdoulaye Daouda Diallo,MFB)

https://www.dakaractu.com Le ministre des finances et du budget a entamé avec les parlementaires, depuis ce matin, le marathon budgétaire qui va consacrer le budget de l’année 2020-2021.
Précédemment dans les discussions avec la commission des finances, le ministre Abdoulaye Daouda Diallo avait évoqué plusieurs point d’actualité, notamment, le phénomène de l’émigration clandestine. Il considère que chacun doit jouer sa partition.
« Il s’agit donc d’un problème d’éducation et de tradition car, dans son Fouta natal par exemple, un homme ne peut être considéré comme mature tant qu’il n’a pas voyagé », déclare Abdoulaye Daouda Diallo.
De plus, le ministre des finances et du budget estime que « l’essentiel des jeunes migrants abandonne un emploi pour tenter l’aventure ».
À l’en croire, « la migration clandestine est un phénomène mondial, mais elle doit être encadrée et se faire dans les meilleures conditions de sécurité garantissant la vie humaine ». Ainsi, il propose « qu’une meilleure éducation soit envisagée, surtout à l’égard des investissements massifs du président de la République dans l’agriculture, l’élevage, mais également dans les infrastructures de transformation des produits afin d’inverser la tendance et la fiction de l’exode rural ».

SITUATION DE LA COVID-19 DANS LE MONDE (I)  : Hausse de 15% des nouveaux cas en Afrique

Libération Sénégal online Dans la région africaine de l’Oms, alors que le nombre de cas reste relativement faible, le continent a signalé la plus forte augmentation des nouveaux cas (15%) et des décès (30%) la semaine dernière . L’incidence hebdomadaire des nouveaux cas a atteint plus de 47.000 cette semaine, avec environ 1.000 nouveaux décès signalés. Ce qui représente respectivement une hausse relative de 15% et de 30% par rapport à la semaine précédente.
Les plus grands nombres de nouveaux cas et de décès ont été signalés en Afrique du Sud, en Algérie et au Kenya, tandis qu’au Rwanda, les cas ont augmenté de 25% cette semaine, avec 226 nouveaux cas (17,4 cas pour 1 million d’habitants). Selon l’Oms, les autorités locales ont renforcé les mesures préventives dans les centres de détention, à la suite à trois épidémies signalées dans les provinces de Kigali, du Sud et de l’Est du Rwanda.

Irene Mingasson sur les violences faites aux femmes : « C’est comme un autre virus… »Daffa doy »!

https://www.seneweb.com !Selon l’ambassadeur de l’Union Européenne au Sénégal, « la violence faite aux femmes est une violation des droits humains la plus fréquente au monde. Cette violence est la plus fréquemment commise et ça ne régresse pas, ça progresse », constate Irene Mingasson qui déplore le fait qu’elle soit la moins punie au monde.
« C’est comme un autre virus dont on parle ces jours-ci. C’est un virus silencieux. C’est un mal dont on ne parle pas qui est souvent caché. Il faut dire non parce que la violence est un frein à l’émancipation et au développement d’une société. La violence ‘daffa doy’, on dit non. Ca suffit ! », a lancé I’ambassadeur Irène Mingasson, qui a profité de son séjour dans le département de Mbour pour lancer 16 jours d’activisme contre la violence faites aux femmes et aux filles.
D’ailleurs, les femmes de l’Entente intercommunale de la Petite-Côte qui regroupe Mbour, Saly, Ngaparou, Somone, Malicounda comptent rythmer les 16 jours d’activisme par des activités environnementales, écologiques, économiques, culturelles avec l’appui de l’Union Européenne et de Enda-Energie.
Irène Mingasson invite les femmes à prendre en main leur destin car pour elle, « la première étape vers la confiance en soi c’est l’autonomisation et la création d’activités pour les femmes ». C’est dans ce sens qu’elle a procédé à la remise de la zone Écologique Communautaire (Zec), aux femmes de la commune de Ngaparou. La Zec gérée par le Gie « And Suxali Sunu Gokh », qui regroupe environ 700 femmes, est une unité de valorisation de déchets (plastique, fer, verre) et d’initiation de compostage.
Lors de cette journée, une compilation de 10 titres « Na Set » produits par 13 artistes de la Petite-Côte qui promeuvent la salubrité et la protection de l’environnement, sous la houlette de Enda-Energie, a été présentée à l’ambassadeur

Violences faites aux femmes : Le ministère de la Femme dément et brandit «ses» chiffres

https://www.seneweb.com Le ministère de la Femme, de la famille et du genre et de la Protection des Enfants a réagi à la publication d’un article de presse sur les violences faites aux femmes au Sénégal. Laquelle publication indique souligne que « 706 femmes et filles ont été victimes de violences conduisant à la mort entre 2017 et 2018. Et pour la seule année 2019, les chiffres révèlent que 14 femmes dont 3 mineures en état de grossesse ont été tuées suite à un viol », selon une information donnée par Coumba Dickel Diawara, membre du Comité national des femmes de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS).
Dr Fatou Faye Ndiaye Deme, Directrice de la Famille et de la Protection des Groupes Vulnérables au ministère de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des Enfants, doute de la fiabilité des chiffres.
Selon elle, « 668 cas de violences sexuelles sur des mineures ont été notés entre 2017 et 2018. 706 femmes victimes d’agressions sexuelles à la maison, en milieu professionnel, en milieu scolaire ou dans la rue. 1228 cas de viols dont 6 garçons en 2019 ». Ces chiffres sont rapportés, précise-elle, par les antennes des organisations de la société civile dont le comité de lutte contre les violences faites aux femmes CLVF et les boutiques de droits de l’AJS.

Journée mondiale des violences basées sur le genre à Kolda « Mon combat a toujours été pour l’éradication des violences basées sur le genre… Nous ne devons pas traiter la femme comme une esclave… » (Mariama Gnamadio, activiste)

https://www.dakaractu.com En cette journée mondiale de lutte contre les violences basées sur le genre, ce 25 novembre 2020, Dakaractu/Kolda a donné la parole à madame Basse née Mariama Gnamadio, activiste contre ces mauvaises pratiques sur les femmes. Mme Basse a une longue expérience dans le domaine des violences basées sur le genre, particulièrement sur l’excision dans la région de Kolda. Et ce combat lui a valu beaucoup de récompenses et aujourd’hui on ne peut pas parler de ce phénomène au Fouladou sans l’interpeller.D’ailleurs, elle-même est victime de l’excision.
« Mon combat a toujours été pour l’éradication des violences basées sur le genre physique, moral ou décisionnel. Il y’a des avancées dans la lutte certes, mais il reste beaucoup à faire. Et surtout dans notre région, la lutte doit être menée au quotidien pour changer les mentalités afin d’éradiquer ce phénomène. La maltraitance des femmes qu’elle soit verbale, physique et morale doit cesser définitivement, mais aussi dans les instances de décision. Nous ne devons plus traiter la femme comme une esclave. C’est pourquoi, il faut sanctionner les auteurs de ces violences pour rendre aux femmes leur dignité. Partout dans le monde on voit que les femmes subissent les durs travaux ménagers, les viols entre autres impunément.»
Selon elle, la forme la plus violente demeure « l’excision ». Elle précise à ce titre que « l’excision est l’une des formes les plus dangereuses chez la femme. Quand elle est excisée on réduit son humanité. Je considère l’excision comme un handicap chez elle. Et l’excision a des conséquences à court et long terme avec des complications à l’accouchement. »
C’est pourquoi, elle préconise :  « nous devons continuer la sensibilisation sur le côté sanitaire de l’excision pour montrer à l’opinion que nous ne sommes pas contre la tradition. Je pense que la loi sur l’excision devrait être votée avec le consentement des gardiens de la tradition. La non dénonciation de proches qui continuent d’exercer cette pratique fait que la lutte est difficile. Mais, les populations commencent à comprendre que cette pratique doit être abandonnée. Aujourd’hui, beaucoup d’exciseuses ont échangé leurs lames contre la sensibilisation sur les méfaits de cette pratique… »

Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes : L’hommage du président Idrissa Seck.

A l’occasion, ce 25/11/20, de la célébration de la FEMME, actrice de paix mais objet de violences de toutes sortes, souvent impunies, il me plait de rappeler ce qui fut dit il y a 14 siècles : « Et qui te dira ce qu’est une FEMME ? C’est une créature dans laquelle Nous avons déposé un grand bien ».
Dans le sillage de ce 20e anniversaire de la Résolution 1325, prions, engageons-nous et œuvrons davantage pour que son rôle de moteur de tout progrès socio-économique lui soit dûment reconnu et que le respect de ses droits puisse impulser une nouvelle dynamique de paix et de sécurité en Afrique et dans le monde.Monsieur Idrissa Seck ,Président du Conseil économique, social et environnemental.

Echec des dispositifs pour l’emploi : Une jeunesse sénégalaise «anxieuse»,«abandonnée» et «sans horizon» (Etude Timbuktu Institute)

https://www.dakaractu.com Sur ce sujet largement débattu ces derniers jours et qui a été remis au cœur de l’actualité par ces centaines de jeunes qui veulent quitter leur pays au péril de leur vie, nous aimerions partager quelques éléments issus d’une étude non encore publiée et intitulée :  « Jeunes, partis et participation politiques : Enquête sur les perceptions des jeunes à l’égard de la vie et du leadership politiques au Sénégal »

Le discours politique émanant des hauts responsables de l’Etat donnerait l’impression de l’instauration d’une véritable politique de jeunesse avec une batterie de mesures et d’agences créées dont la vocation serait la promotion de l’emploi et la facilitation des démarches pour l’entrepreneuriat.
Une étude menée par Timbuktu Institute à la veille et au lendemain des élections présidentielles de 2019, notamment sur les attentes des jeunes par rapport au leadership politique (pouvoir comme opposition) révélait déjà le malaise profond au sein de la jeunesse. L’enquête-pilote qui a couvert Dakar, Mbour, Touba et Vélingara a montré que les jeunes sénégalais n’ont jamais été aussi « inquiets » et « anxieux » pour leur avenir avec de fortes disparités entre la capitale Dakar et l’intérieur du pays. C’est avec de tels adjectifs que les jeunes eux-mêmes se décrivent dans leurs réponses.

« Les jeunes ignorent l’existence des dispositifs étatiques d’insertion »

L’étude est largement revenue sur les dispositifs mis en place par l’Etat dans le domaine de l’emploi et de l’insertion des jeunes. Ces derniers semblent ignorer ces dispositifs et leur fonctionnement. Près de 77,3 % en moyenne les ignorent totalement avec des disparités entre les grands centres urbains et l’intérieur du pays.
D’abord, à titre d’exemple, le taux de ceux qui déclarent ignorer l’existence de dispositifs étatiques en matière d’emploi à Mbour et à Touba est respectivement de 84.4% et 83.6 % ;  est de  pendant qu’une écrasante majorité se déclare insatisfaite des conditions d’éligibilité peu transparentes à leur avis.
Ensuite, malgré toute la communication étatique accompagnant les actions de ces structures au niveau national, un constat non moins important est fait  : les jeunes ignorent quasi totalement (77,3% en moyenne) les services auxquels s’adresser pour rechercher du travail surtout à Mbour et à Touba qui enregistrent respectivement les plus forts taux (84,4% et 83,6%).
En plus du fait que même les jeunes connaissant ces dispositifs étatiques en déplorent la « politisation faisant toujours la « part belle aux militants du parti au pouvoir », ces structures comme l’ANPEJ qui a été citée, ressembleraient selon la plupart d’entre eux à des agences « sans grande utilité ». Quant aux dispositifs mis en place avec la coopération internationale, ils ont peu de visibilité auprès des jeunes et certains d’entre-eux ont, spécifiquement, évoqué le PRODAC qui devait fournir des emplois dans l’agriculture comme un exemple de projets qui n’ont « servi à rien malgré les annonces politiques » d’après leurs termes.

« Les jeunes sont majoritairement insatisfaits de la politique étatique en matière d’emploi et d’insertion socioéconomique »

La tendance globale est à l’insatisfaction des jeunes par rapport aux différents dispositifs de l’Etat dans le domaine de l’emploi et de l’insertion socioéconomique. Le taux d’insatisfaction assez préoccupant varie selon les villes. Ce taux de jeunes insatisfaits de la politique gouvernementale en matière d’emploi qui devrait interpeller les pouvoirs politiques est de 55% à Dakar et l’écart se creuse par rapport aux régions  : 69 % à Mbour, 72 % à Touba, jusqu’à 88 % à Vélingara dans le sud du pays.
Pourtant le Sénégal, a l’avantage de bénéficier d’une population jeune au même titre que nombre de ses voisins. Ce constat voudrait dire que le pays pourrait tirer profit de cette jeunesse et pour soutenir un développement socio-économique. L’âge médian y est évalué à 18 ans et la population active représente 54%.
A l’intérieur du pays, les conditions de vie des jeunes sont encore plus précaires et le taux de chômage y est généralement beaucoup plus important.
Certes, pour faciliter l’accès des jeunes au monde du travail, des structures ont été mises en place pour accompagner les jeunes dans la recherche d’emploi. C’est  le cas de l’Agence Nationale pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (ANPEJ) chargée de gérer la question de l’emploi. Parmi ses missions principales, figure la mise en place d’ « un système intégré d’information et de suivi des groupes cibles sur le marché du travail » et la facilitation des « conditions d’accès à un emploi aux jeunes et groupes cibles ».
Le gouvernement est en ce sens interpellé pour n’avoir pas pu fournir assez d’efforts sur le front de l’emploi avec des jeunes qui jugent insuffisants ses efforts (72,3%).
Vélingara enregistre le plus fort taux de réponses négatives (88%) à la question « Pensez-vous que le gouvernement actuel fait suffisamment d’efforts sur le front de l’emploi ? »
Pour 59,5% des jeunes, ils se déclarent peu convaincus des capacités des politiques à améliorer les conditions de vie.
Il ressort, aussi, de cette analyse que les jeunes désespèrent de manière générale surtout en matière d’emploi et d’insertion socioprofessionnelle.
Mais, il faut reconnaître que l’acquisition préalable d’une formation quel que soit le domaine et/ou la poursuite d’études sont de nature à faciliter l’accès au monde du travail.
En même temps que l’enquête montre un certain désespoir de la part des jeunes quant à leur insertion socioprofessionnelle, leurs réponses sur la scolarisation prouvent qu’une avancée significative a été faite par l’Etat du Sénégal dans ce domaine. Ainsi, ils  déclarent à une écrasante majorité (88,25%) avoir été scolarisés contre 11,75% qui disent le contraire.

Le tri croisé du statut de scolarisé des répondants et leur perception des efforts gouvernementaux montre une plus grande hostilité des jeunes non scolarisés (77,75%) -comparés aux jeunes scolarisés- envers l’action du gouvernement en termes d’emploi

Est-ce synonyme de paradoxe ou un espoir porté sur les dirigeants et les politiques malgré tout ? Ou bien, la catégorie des non scolarisés présenterait encore plus de vulnérabilités socioéconomiques est issue surtout des régions de l’intérieur moins favorisées que le centre ? En tout cas, selon les témoignages des jeunes, les autorités publiques sont interpellées et appelées à multiplier leurs efforts dans ces circonstances où ils jugent assez négativement leurs actions au point de les critiquer de manière aussi systématique. L’insatisfaction des jeunes par rapport au système politique de manière générale et leur manque de confiance vis-à-vis de la classe politique remarquée dans la partie quantitative s’est confirmée suite aux entretiens semi-directifs et avec plus d’explications au-delà du simple rejet manifesté par les militants ou citoyens de base

REGAIN DE L’EMIGRATION CLANDESTINE : L’échec de l’Etat en matière de politique de jeunesse indexé

http://www.sudonline.sn La fondation Timbuktu-Institute et Konrad Adenauer ont tenu un séminaire hier, mercredi 25 novembre 2020, sous le thème : «Vulnérabilité socioéconomique de jeunes et migration : L’Afrique et l’Europe peuvent-elles co-construire des solutions durables ?»  Occasion pour Bakary Samb de Timbuktu Institute, parlant du regain de l’émigration irrégulière, d’indexer la responsabilité partagée entre les gouvernants européens et africains. Pour lui, la solution se trouve dans une réelle politique d’emploi sur des dispositifs transparents, accordant l’égalité de l’emploi à tout le monde, hors des chantiers politiques
Bakary Samb, le directeur de Timbuktu Institute relève que c’est un paradoxe de voir un pays comme le Sénégal, où il y a la stabilité, la sécurité, un pays où on nous promet l’émergence, les jeunes braver la mer au risque de leurs vies pour aller rejoindre les côtes espagnoles. M. Samb intervenait hier, mercredi 25 novembre 2020, lors du séminaire co-organisé avec la fondation Konrad Adenauer sous le thème : «Vulnérabilité socioéconomique de jeunes et migrations : l’Afrique et l’Europe peuvent-elles co-construire des solutions durables?» Il exhorte ainsi les gouvernants à s’interroger sur les politiques et les dispositifs relatifs à l’emploi. Car, selon lui, une enquête menée dans quatre départements à la veille des dernières élections montre que 70% des jeunes ignorent les dispositifs gouvernementaux en termes d’emploi. Pour Bakary Samb, la jeunesse africaine est créative.
Seulement, il lui manque «une réelle politique d’accompagnement des Etats, des politiques transparentes, accordant l’égalité pour tout le monde, hors des chantiers politiques et des politiques politiciennes. Il faut aussi s’interroger sur les accords internationaux signés et la quantité de milliards que les partenaires internationaux disent avoir injecté dans les économies de nos pays. Où sont passés ces milliards accompagnant les accords que signent nos dirigeants? Mais, il faut que les partenaires européens comprennent que la migration est un droit naturel, un droit qui n’est pas seulement réservé aux européens», ajoutera-t-il. Et de par ses techniques de politique migratoire, souligne-t-il, l’Europe «viole les droits humains tels que le droit de se déplacer. La responsabilité est partagée ; donc les solutions doivent être co-construites».
A son avis, il faut penser à la «décentralisation dans la gestion des flux migratoires ou mettre en place une coopération non gouvernementale». Parce que, pour lui, dans «l’aide bilatérale accordée aux Etats africains, il y a une forme de nébuleuse, de manque de transparence et de mal gouvernance qui fait que les jeunes n’arrivent pas à voir cette aide. Il ne faut pas céder aux discours des populistes en Europe qui font de la question migratoire une question électoraliste à l’approche des élections. Les populistes qui pensent qu’il faut s’acharner sur des minorités religieuses ou ethniques pour s’assurer une réélection». Ce séminaire est tenu pour dépoussiérer la question de l’émigration, avec une réflexion inclusive participative, en écoutant les jeunes, mais aussi en revenant sur les responsabilités des familles et des politiques de la jeunesse. Prenant part à la rencontre, Boubacar Seye, le président d’Horizon sans frontière, a fustigé les propos du ministre de l’Intérieur, Antoine Félix Diom, disant, lors de la conférence de presse du gouvernement d’avant-hier mardi : «l’objectif du gouvernement, ce n’est pas de dénombrer des morts».

BOUBACAR SEYE : «LE SENEGAL A BELLE ET BIEN SIGNE DES ACCORDS DE RAPATRIEMENT DESMIGRANTS CLANDESTINS AVEC…»

Pour lui il est important qu’on sache combiens sont morts et faire une cartographie des lieux d’où viennent ces jeunes. Et d’indiquer que «le ministre des Affaires étrangères a belle et bien signé des accords de rapatriement des migrants clandestins sénégalais avec des compensations de la part du gouvernement espagnol». Car, argue-t-il, après leur rencontre, le ministre des Affaires étrangères de l’Espagne a fait une déclaration dans ce sens dans les médias de son pays. Le ministère de la Jeunesse était l’absent le plus présent lors de l’atelier. En ce sens que la question de l’émigration irrégulière concerne surtout les jeunes, donc le ministère de la Jeunesse. Tout au long des débats les intervenants ont indexé le département de Néné Fatoumata Tall dont ils sont déçus de l’absence de représentant à cette réflexion à laquelle ils ont été invités, alors les partenaires européens et américains y étaient.

Abdou Mbow : «Dire que l’émigration clandestine est le produit d’un échec politique,c’est faire un mauvais procès au gouvernement».

https://www.dakaractu.com/ « Le budget voté ce jeudi trouve toute sa pertinence dans l’urgence de faire face aux effets néfastes de la pandémie du coronavirus ». C’est ce que soutient le député Abdou Mbow qui, après avoir félicité le gouvernement à travers le ministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo, revient sur le pourquoi on devrait voter le budget soumis à l’appréciation des parlementaires.
D’après le 1er vice-président de l’Assemblée nationale, « c’est un projet de budget qui s’inspire de la vision du chef de l’État dans ce contexte sanitaire, sous le triptique : subir, résister, relancer ».
De plus, Abdou Mbow s’indignera de cette question qui revient en permanence et qui concerne la dette. À l’en croire, « elle n’a pas a être débattue du moment où plusieurs pays du monde s’endettent et parviennent à gérer, de manière rationnelle cette dette, comme le fait d’ailleurs, le Sénégal ».
Sur la question de l’émigration clandestine, le 1er vice-président de l’Assemblée Nationale indexe du doigt ceux qui « s’aventurent à faire un mauvais procès au gouvernement »

Sénégal : l’émigration des jeunes, un nouvel enjeu social

https://www.lepoint.fr/afrique ENQUÊTE. Au-delà des aspects économiques, la pression des parents et le regard de la société poussent aussi les Sénégalais à tenter l’aventure en Europe.
Depuis l’automne, l’archipel des îles Canaries connaît une forte accélération des arrivées de migrants subsahariens, candidats à l’immigration en Europe. Plus de 2 000 ont accosté en seulement deux jours, début novembre. Parmi eux, des mineurs sénégalais. Leur présence questionne les logiques habituelles de l’émigration sénégalaise et interroge ce désir de partir coûte que coûte au péril de sa vie.

Les relations de parenté, un enjeu ambigu

Aujourd’hui, comme le montre notre récente étude, le départ du cadet, parfois très jeune, devient de plus une réalité. Cela encourage-t-il une renégociation de la position sociale des nouveaux migrants au sein de la parenté ?
Dans la famille sénégalaise, au sein d’une même génération, l’autorité appartient d’abord aux aînés. L’émigration actuelle, souvent entreprise par le cadet, très tôt en rupture scolaire (en raison de la surcharge des classes en primaire et de la précarité économique des familles), interroge ces principes du système de parenté et du réseau des familles qui lui sont apparentés.
La décision d’émigrer s’est individualisée. Elle n’est plus pensée dans un processus de transmission à l’intérieur du lignage ; elle substitue au droit d’aînesse l’initiative personnelle, stimulée par les responsabilités que chacun considère avoir vis-à-vis de ses parents et de l’économie familiale.
Cette transformation des logiques migratoires prive l’aîné de son autorité ; il est progressivement exclu de la conduite des activités familiales, au fur et à mesure que le cadet redistribue les fruits de son émigration. Un aîné d’une famille de Thiès explique ainsi  : « Même si tu es l’aîné, tu n’existes plus dans la famille, si ton petit frère est à l’étranger. »
C’est donc précisément dans l’émigration que prennent source et sens de nouveaux rapports entre les individus, non plus selon la position généalogique qu’ils occupent dans la famille, mais selon leur choix d’émigrer ou non. La place dans la parenté n’est plus déterminée par les règles du droit d’aînesse, mais dépend de la redistribution des ressources liées à l’émigration.
La famille devient un terrain de tensions entre aînés et cadets, élargi à la parenté si les enfants d’un même père ont différentes mères. Dans ce cas, les liens avec le clan de la mère sont privilégiés, comme le souligne un jeune de Mbour  :
« Par exemple, tu es dans une famille polygame, les enfants de l’une des deux femmes ont réussi mieux que les autres ; ils s’occupent bien de leur maman alors que les enfants de l’autre n’ont pas les moyens de faire ça ; alors, ces derniers chercheront tous les moyens pour pouvoir réussir et subvenir aux besoins de leur maman, y compris en risquant leur vie dans les pirogues ou en passant par la Libye pour partir en Europe. Parce qu’ils veulent sauver l’honneur de leur maman dans la maison et dans le quartier. »
Aujourd’hui, il apparaît indéniable que la famille et l’émigré entretiennent une relation ambivalente  : la famille suscite le départ, accompagne à distance le parcours migratoire et peut apporter son soutien dans les moments difficiles. En retour, elle attend beaucoup de l’émigré qui, en raison de sa situation économique et administrative souvent précaire dans le pays d’accueil, cherche pour sa part à se préserver des sollicitations multiples.
Néanmoins, sa simple arrivée en Europe lui confère, de fait, un statut qui, selon sa position généalogique dans la fratrie, peut redéfinir l’ordre moral et social de la parenté. Ainsi, paradoxalement, l’émigration peut tout à la fois renforcer la position sociale de la famille et menacer la cohésion entre ses membres.

Les relations de voisinage et le « poids social »

Le voisinage est une autre construction sociale qui comprend une notion de communauté, associée à un sentiment d’appartenance et d’amitiés locales. Ainsi, le voisinage constitue un pan important de la sociabilité sénégalaise qui influe sur la décision d’émigrer  :
« 80 % des jeunes partent c’est le poids social. Dans le quartier, ils ont un ami, et un jour ils voient leur ami partir en Italie ou en Espagne, et dès son retour ils voient qu’il épouse une belle fille, il a une maison, il a une vie stable… Ça, c’est une explication, c’est une cause qui pousse les gens à partir à l’étranger. »
Au sein de ces relations complexes entre les habitants d’un même quartier, les tontines animées par les femmes occupent une place centrale. Selon des règles fixées lors de leur mise en place, les membres se rendent visite à tour de rôle suivant une périodicité variable, souvent mensuelle. Si la tontine donne l’occasion de se retrouver pour discuter et échanger, elle est basée sur la mise en commun d’une certaine somme d’argent qui reviendra à l’hôtesse. À chaque réception, chaque femme se pare de ses plus beaux atours ; c’est l’occasion d’afficher les habits et les bijoux acquis grâce à l’argent du fils ou de l’époux émigré. Les grands événements de la vie – mariages, baptêmes, funérailles – sont également des moments privilégiés pour afficher la « réussite » du fils ou du mari.

Le rapport entre voisins réfléchit comme un miroir;on se compare et on s’évalue mutuellement

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Ces évolutions au sein de la fratrie, de la parenté et du voisinage montrent que l’émigration ne supprime pas les inégalités mais les transforme, car elle transforme les hiérarchies familiales et sociales.
Dans ce contexte, l’émigration actuelle prend toute sa signification dans son rapport à l’immobilité sociale et aux relations de parenté et de voisinage. Elle substitue à cette impasse et à ces tensions une aisance économique et une reconnaissance sociale. Ce sont ces « valeurs » qui fournissent à l’émigration la signification nécessaire pour qu’il soit légitime de risquer sa vie ou de laisser son enfant risquer la sienne.
Cette nouvelle émigration transcende les dynamiques habituelles de l’émigration sénégalaise qui repose soit sur un système de parenté transnational (migration de la région du Fleuve Sénégal) soit sur une organisation diasporique (migration de la communauté mouride). Elle est plus urbaine que rurale, transgénérationnelle, et inclut des mineurs. De plus, les classes sociales les plus pauvres y participent également. Ce changement est lié à la mobilisation de nouvelles ressources  : l’argent de la tontine de la mère et des travaux informels effectués au long du parcours migratoire. Paradoxalement, la précarisation des conditions de l’émigration offre de nouvelles opportunités à une population qui précédemment ne pouvait pas réunir les ressources requises pour le départ et le voyage.

Une aspiration à une société plus juste

L’émigration actuelle est avant tout l’expression d’une colère sociale qui ne trouve pas à s’exprimer dans l’action politique et les mouvements sociaux. Cette colère, liée tout à la fois aux émotions et à la fonction sociale de l’individu, doit être entendue comme une aspiration à une société plus juste qui sait non seulement organiser la redistribution de biens entre individus mais également promouvoir et garantir un environnement où les individus trouvent le moyen de se réaliser et d’être reconnus dans leur vie concrète, professionnelle et familiale.
Aujourd’hui, ce sont donc moins les inégalités entre le Sud et le Nord que l’inégalité des chances dans le pays d’origine qui explique l’émigration. Celle-ci s’impose comme l’alternative à l’immobilité et à l’injustice sociale.Nelly Robin est chercheure en géographie, Institut de recherche pour le développement (IRD)

La faiblesse des moyens nécessite une collaboration entre chercheurs africains (universitaire)

APA-Dakar (Sénégal) Par Edouard Touré–Pour juguler la faiblesse des moyens financiers et techniques qui handicape leurs travaux, les chercheurs africains doivent collaborer, a estimé, jeudi à Dakar, l’universitaire sénégalais, professeur Oumar Kâ.
« La recherche, c’est une affaire de groupes et non une affaire d’individus. Cela est d’autant plus vrai en Afrique, où il n’y a pas assez de moyens pour la recherche. Cette faiblesse des moyens fait que la nécessité de collaborer entre chercheurs est encore plus forte », a notamment dit professeur Kâ, enseignant à la Faculté des sciences et techniques de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad).
Il s’entretenait avec des journalistes en marge du deuxième congrès (26-28 novembre) de la Société ouest africaine de physique (SOAPHYS) organisé par la Société de physique du Sénégal (SPS) dont il le président.
Parlant du thème de la rencontre qui porte sur « Collaboration avec la diaspora scientifique ouest-africaine pour une contribution au développement de la recherche en physique », le professeur Oumar Kâ a indiqué que la SOAPHYS veut accentuer  son travail avec la diaspora africaine et dégager des modalités qui vont faciliter cette collaboration.
« Il faut, a-t-il dit, organiser cette collaboration de manière formelle. Car il y a énormément d’Africains qui sont dans les centres de recherche à l’étranger. Mais leurs travaux sont comptabilisés pour leurs pays d’accueil. Cela est dû aux faibles moyens financiers et techniques de leur pays d’origine. En Afrique, la totalité de l’argent consacré à l’enseignement supérieur va à la formation, aux bourses et au social, et non à la recherche. Ce qui pose problème ».
Il a également émis l’idée d’élargir la Société ouest africaine de physique (SOAPHYS) aux pays anglophones, en plus des sept pays francophones déjà membres, à savoir le Bénin, le Burkina Faso, le Mali, la Côte d’Ivoire, le Niger, le Sénégal et le Togo.
« Avec l’adhésion des pays anglophones, nous allons épouser l’idée de la Cedeao (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) et mailler tout son espace. J’espère que cela se fera lors du 3e congrès de la SOAPHYS prévu en Côte d’Ivoire », a conclu professeur Oumar Kâ.TE/APA

Mise en oeuvre Convention de l’Union Africaine : le Sénégal a un problème avec l’application des textes, selon le Forum Civil

https://www.pressafrik.com Le Forum Civil, section Sénégalaise de Transparency International a tenu un atelier de restitution de l’étude sur la mise en œuvre de la convention de l’Union Africaine de Prévention et de lutte contre la corruption au Sénégal. Une occasion pour Birahim Seck et ses collaborateurs de constater que les textes ratifiés par le pays ne sont pas toujours appliqués.
« Dans le fond, comme on le sait, le Sénégal ratifie beaucoup de dispositions. Il n’y a pas mal de dispositions du point de vue des infractions, de l’enregistrement illicite, de détournement de deniers publics, du trafic d’influence, etc. La lutte contre la corruption, c’est fondamentalement la prévention. Il y a des non-conformités qui sont constatées dans ce rapport. Au Sénégal, on n’a pas encore une loi sur l’accès à l’information, les financements des partis politiques aussi. Ce que demande la convention de l’UA qui a été ratifiée par le Sénégal », déclare Birahim Seck.
Qui rappelle que « Le Forum Civil avec ses partenaires de la Coopération Allemande ont commandité une étude pour évaluer l’état de mise en œuvre de la convention de l’Union Africaine, de prévention et de lutte contre la corruption au Sénégal. C’était pour nous une occasion de revisiter un peu les contenus de la convention de l’Union Africaine par rapport à son application au Sénégal, dans ses aspects relatif à la prévention, à la répression, également à la coopération y compris la prise en charge de la société civil, et les médias, dans la convention de l’Union Africaine », a indiqué Birahim Seck, Coordinateur général du Forum Civil
Mais à en croire monsieur Seck, « il y a certaines dispositions qui ont été transposées au Sénégal et qui contiennent un certain nombre d’insuffisances ou de faiblesses. Fondamentalement, le Sénégal a un problème d’application de textes ».

Me Malick Sall, aux Chefs de Parquet : « Il y a des cas qui ne nécessitent pas forcément le mandat de dépôt »

Les mandats de dépôt systématiques favorisent le surpeuplement carcéral et les longues détentions préventives. Or, il y a certaines infractions qui ne nécessitent pas de placement sous mandat de dépôt. Et le ministre de la justice, Me Malick Sall a profité de la conférence nationale des chefs de parquet pour le rappeler aux maitres des poursuites.
« Il y a énormément d’infraction et de cas qui ne nécessitent pas le mandat de dépôt », a rappelé le Garde des Sceaux, indiquant que les maitres des poursuites étaient, jusque-là, confrontés à une situation. Laquelle est qu’ils ne pouvaient pas laisser une personne poursuivie pour une infraction grave en liberté puisque cela pour mettre en danger la procédure et les victimes. Mais, dit-il, « avec le bracelet électronique, ces risques sont totalement supprimés. Ce qui fait que les mandats de dépôts seront réduits à leur plus simple expression. Je pense que dans une année ou deux, on ne parlera plus des longues détentions ».
Dans le même sillage, le ministre a annoncé la dématérialisation du système judiciaire. À son avis, le plan de transformation numérique doit conduire à doter les magistrats d’outils utiles et innovants. Lequel plan devrait aboutir à une dématérialisation de toute la chaîne pénale. « Je vous assure tout de suite que je ne perds pas de vue que tout cela ne sera possible qu’avec une prise en charge des infrastructures techniques, matérielles et informatiques. La Banque mondiale devrait mettre gracieusement à notre disposition dans les prochains jours du petit matériel informatique. La distribution au parquet pilote suivra », a annoncé le ministre de la Justice.
Et Me Sall d’ajouter  : « L’ambition que le président de la République a pour la justice est connue  : Promouvoir une justice de qualité. Je la porterai avec énergie et abnégation pour bâtir avec vous et avec les différents acteurs, une institution judiciaire de qualité ».

ENIEME REPORT DES LOCALES : LA CLASSE POLITIQUE INDEXE L’ETAT ET LA MAJORITÉ

http://www.sudonline.sn La classe politique se prononce sur le report des élections locales

ALDIOUMA SOW, CHARGE DES QUESTIONS ELECTORALES A PASTEF « Nous appelons les Sénégalais… à faire face à cette énième forfaiture électorale»

«Le ministre de l’Intérieur a tout simplement raté son entrée en la matière car cette sortie montre qu’il ne maîtrise pas le pourquoi il est à ce poste. Sa sortie révèle un grand amateurisme chez lui et une dose d’irresponsabilité inquiétante. Soit, il ne maîtrise pas les approches et outils mis en place pour piloter le processus électoral soit il fait du dilatoire sur un des aspects les plus sacrés dans une démocratie, à savoir le calendrier républicain. Ses propos prouvent qu’il n’a pas pris le soin de consulter tout ce qui a été dit et acté concernant ce point au dialogue politique. S’il avait consulté la documentation, il aurait vu que l’audit du fichier et l’évaluation du processus ont été actés depuis le mois de décembre 2019 et qu’au mois de février 2020, en présence des représentants de la Direction générale des élections qui dépend de son ministère, un courrier a été envoyé au président Famara Ibrahima Sagna, Président du Comité de pilotage du dialogue national, sur lequel est arrimé le dialogue politique pour l’informer de la nécessité de démarrer immédiatement ces deux opérations pour ne pas reporter à nouveau les élections locales à venir. Donc, s’il y a un retard il doit le chercher les responsables dans sa propre administration. Ensuite, bien plus, le processus électoral est une matière régie par la loi à travers le Code électoral et ce code stipule à son article L.63 que c’est au Président de la République qu’il appartient de fixer la date des scrutins électoraux. Donc, la fixation des dates est du domaine réglementaire et non du domaine de la loi comme il l’a dit. Ainsi, le gouvernement à sa tête le président Macky Sall est le seul responsable en cas de nouveau report car les conclusions adoptées dans le cadre du dialogue politique n’ont aucune valeur juridique : elles ne sont pas contraignantes et donc ne peuvent être évoquées pour justifier un énième report. Ces multiples reports renseignent sur la nature des rapports que le régime de Macky Sall entretient avec le calendrier électoral et la conception qu’il se fait de la démocratie. Jamais, le processus électoral n’a été si mal géré au Sénégal que sous Macky Sall. Ne nous y trompons pas, ils reportent juste les élections parce qu’ils se sont rendus compte de leur impopularité structurelle et ils n’ont pas encore achevé leur stratégie de fraude électronique du vote des Sénégalais comme ils l’ont réussi en 2017 et en 2019… Nous appelons tous les Sénégalais, notamment la société civile, les mouvements de jeunesse et toute la classe politique, à faire face à cette énième forfaiture électorale que nous prépare le gouvernement impopulaire de Macky Sall»

SALIOU SARR, CHARGE DES ELECTIONS DE TAXAWU SENEGAL ET NOUVEAU COORDONNATEUR DU POLE DE L’OPPOSITION : «L’Etat et la majorité présidentielle sont les grands responsables de cette situation»

«Au niveau du Front de résistance nationale, nous n’avons pas échangé sur le troisième report des élections locales. Notre position reste donc le respect du calendrier électoral et le maintien de la date des élections. On avait également demandé l’audit du fichier et l’évaluation du processus électoral avant la tenue de toute élection depuis le mois de février dernier mais la pandémie est venue bousculer tout le planning de travail. Et c’est seulement maintenant que le processus devant aboutir au démarrage de l’audit du fichier autour du 22 décembre a été lancé. Et pour faire ce travail, nous nous sommes dit dans le cadre du dialogue politique qu’il fallait au minimum 90 voire 120 jours maximum. Un délai qu’il est impossible de respecter aujourd’hui si nous voulons tenir ces élections avant le 28 mars prochain car au-delà de l’audit et de l’évaluation, il y a également des réformes à mener. Au regard de cette situation, un autre report s’impose. Cependant, il faut préciser que l’Etat du Sénégal notamment la majorité présidentielle est le grand responsable de cette situation. On avait tout fait dans le dialogue politique pour envoyer à temps, les termes de référence relatifs à ce processus depuis le 6 février 2020. Et si le gouvernement avait lancé comme prévu l’appel d’offre au bout de deux à quatre semaines, on aurait choisi un cabinet d’audit pour faire le travail. Mais, il ne l’a pas fait et a préféré attendre jusqu’à la semaine dernière pour relancer l’Usaid qui est chargée de trouver un cabinet d’audit indépendant ».

DETHIE FAYE, COORDINATEUR DU POLE DES NON-ALIGNES  : « Tout le problème se trouve dans les lenteurs et dilatoire qui ont conduit à cette situation »

« La Commission politique du dialogue national avait demandé assez tôt à l’administration électorale de prendre contact avec l’Usaid pour la prise en charge de la question de l’audit et de l’évaluation. Mais tout cela n’a pas été fait et on a attendu jusqu’après notre réunion avec l’Usaid le 9 novembre dernier pour lancer le processus. Tout ce retard aurait pu être évité si on avait pris les mesures idoines. Maintenant, je pense que la question sur laquelle l’opinion attend une réponse, c’est qu’est ce qui justifie tout ce retard dans la mise en œuvre du consensus que nous avons obtenu depuis le mois d’août 2019 ? Parce que c’est à cette période que nous avions convenu de l’audit du fichier et de l’évaluation du processus électoral. Le 06 février, nous avions terminé les termes de référence. Donc, il restait simplement à lancer la procédure qui devait permettre le recrutement d’experts indépendants. Depuis le 06 février, rien n’a été fait alors que nous sommes aujourd’hui au mois de novembre et c’est maintenant qu’elles (autorités-ndlr) annoncent le lancement de la procédure de sélection des experts. Il est évident que ce retard-là va avoir des implications sur tout le calendrier. Donc, tout le problème se trouve dans les lenteurs, dans les dilatoires qui ont conduit à cette situation. Dès le 08 juin dernier, nous avions saisi le président du comité de pilotage pour lui demander que les bureaux se réunissent pour la reprise des travaux. Parce que, si nous avions repris les travaux au moins de juin, avant le mois de septembre, on aurait déjà terminé certainement l’audit et l’évaluation. Donc, la question qui doit être posée, ce n’est même pas de savoir est-ce qu’on va vers un énième report, mais plutôt pourquoi depuis le 06 février, date de l’adoption des termes de référence et de sa transmission au président du Comité de pilotage, la procédure qui devait nous conduire dans un audit à temps n’a pas été enclenchée »

ABDOU SALAM BASS, CHARGE DES ELECTIONS DE BOKK GIS GIS  : « L’Etat n’était pas prêt pour organiser ces élections »

« Les préalables étaient avant d’acter une date pour la tenue de ces élections, de procéder d’abord à l’audit du fichier et faire l’évaluation processus électoral depuis 2016 jusqu’aux élections présidentielles. Maintenant la commission politique avait terminé son travail depuis la fin du mois de février sur cette question et a transmis son rapport avec des termes de référence au président du Comité de pilotage, Famara Ibrahima Sagna…Si aujourd’hui, on attend jusqu’au mois de novembre pour lancer le processus de démarrage d’appel d’offre pour les audits, c’est l’Etat qui a retardé les choses, mais pas la commission politique. C’est l’Etat qui n’était pas prêt pour organiser ces élections. Et, il a bloqué les documents devant permettre au démarrage de ce processus d’audit et d’évaluation qu’il a reçus en mars 2020. Donc c’est une mauvaise volonté de l’Etat qui ne voudrait pas que les élections se tiennent à date échue autrement dit, au plus tard le 28 mars… Qu’est-ce qui a empêché l’administration électorale de lancer le processus d’audit et d’évaluation du processus électoral ? Cette mauvaise foi de ceux qui nous dirigent aujourd’hui ne me surprend guerre surtout après ce qu’ils ont fait lors d’une de nos réunions au sein de la Commission cellulaire en nous présentant un faux document portant sur les termes de référence concernant l’ensemble des griefs à auditer dans le fichier. Donc, tout ça, c’était une stratégie pour retarder les choses».

CHEIKH SARR, COORDINATEUR ADJOINT DU PÔLE DE LA MAJORITÉ  : « Ce sont des raisons objectives qui ont fait que le processus … a été retardé »

Je n’appartiens pas à l’administration. Par conséquent, je ne peux pas donner les détails de ce retard. Cependant, en tant que membre du pôle de la majorité, nous pensons que ce sont des raisons objectives qui ont fait que le processus d’audit du fichier et d’évaluation du processus électoral a été retardé. Car, il ne faut pas que nous sortions du contexte mondial et sénégalais. De mars à juin, personne ne pensait à l’organisation des élections à plus forte raison à faire un audit du fichier et l’évaluation du processus électoral surtout lorsqu’il faut respecter les mesures barrières édictées un peu partout par les autorités sanitaires. Les gens étaient plus préoccupés par la lutte contre cette pandémie au point qu’on a annulé toutes les réunions. Je ne pense pas que les conditions de faire le travail d’audit sur pièces et sur place étaient réunies surtout avec la fermeture des frontières puisque l’appel à candidature concernait aussi bien les cabinets sénégalais qu’étrangers. Même si c’est au mois de février dernier qu’on a validé les documents de référence qui devaient servir à l’audit du fichier et à l’évaluation du processus électoral. N’oublions pas également que c’est en début mars que tout s’est arrêté à cause de cette pandémie Covid-19. Donc, de mars à août, il n’y avait pas d’activité, ce qui fait quand même huit mois perdus. En plus, dans le dialogue, on avait prévu de terminer toutes les questions avant de déclencher le processus d’audit et dévaluation. Chose qui a été fait aujourd’hui puisqu’on a tenu une rencontre au mois d’octobre puis deux en novembre et c’est à l’issue de la dernière réunion qu’il a été retenu de lancer les appels d’offres pour le recrutement des experts. Donc, il y a des événements qui nous ont obligés à revoir notre calendrier. Aujourd’hui, le processus a été enclenché et nous osons croire que tout se passera dans les bonnes conditions» PAR S. YADE (STAGIAIRE) ET N C GOMIS

MOUNDIAYE CISSE,DIRECTEUR EXECUTIF DE L’ONG 3D : «Ce report va causer de graves conséquences…»

http://www.sudonline.sn Le nouveau ministre a juste hérité d’une situation qu’il a trouvée sur place. C’est un conflit d’agenda politique avec l’agenda républicain. On a priorisé l’agenda politique sur celui républicain
Il est clair aujourd’hui que les acteurs politiques toutes obédiences confondues (majorité et opposition) étaient dans des calculs politiques, des négociations. Car personne n’était prêt à aller aux élections aussi bien le pouvoir que l’opposition. Donc, le report les arranger tous. Car, au vu de ce qui s’est passé entre le président Macky Sall et Idrissa Seck qui étaient en négociation depuis 15 mois, alors que le représentant de Rewmi dans le dialogue était le porte-parole du pôle de l’opposition pendant que son président négociait de manière officieuse, il fallait donc que ce dialogue souterrain aboutisse pour envisager d’aller vers les élections.
C’est ce qui a causé ce grand retard qui rend aujourd’hui impossible la tenue des Locales à la date du 28 mars 2021 puisqu’il n’y’a pas que l’audit du fichier et l’évaluation du processus électoral comme préalable mais aussi, la révision et les réformes à apporter au Code électoral. Ceci pour dire que les acteurs politiques prennent aujourd’hui en otage les citoyens et font des accords sur la base de leur propre agenda politique au détriment de l’agenda du peuple, je veux dire l’agenda républicain. On ne peut pas être dans une République ou le calendrier républicain n’est pas connu. Et le ministre de l’Intérieur ne fait qu’un aveu de ce qui passe.
Personne ne peut dire quand est-ce que ces élections vont se tenir mis à part le président de la République peut-être…Jouer au porte-parole de l’opposition dans le dialogue politique pour après rejoindre le camp du pouvoir, c’est comme un jeu de dupes sur le dos du peuple sénégalais. Pour revenir à ce troisième report, je dirais que cela va causer de graves conséquences puisque qu’on ne pourra tenir ces élections que vers la fin de 2021, donc à une date proche des législatives de 2022 et ensuite ce sera les élections présidentielles de 2024. Ce qui veut dire qu’on sera dans une campagne électorale permanente les trois prochaines années. S YADE (STAGIAIRE) ET NC GOMIS

Mamadou Goumbala titille Macky : “Troisième mandat dou fi ame” (Audio)

https://senego.com Mamadou Goumbala qui a posé ses baluchons chez Idrissa Seck, après des piges, au Ps, l’Afp, et au Gp, ne change d’un iota concernant le 3e mandat.
Macky Sall ne briguera pas un troisième mandat. Parole de Mamadou Goumbala du parti Rewmi. Il dit être constant dans ses propos par rapport au troisième mandat prêté au Président Macky Sall.

Pas de 3e mandat

“Personne ne saura ce que Macky fera en 2024, mais ce qui est clair, il n’y aura pas de troisième mandat, je campe toujours sur mes positions. D’ailleurs, Macky a affirmé et réaffirmé à la dernière page de son livre qu’il ne fera que deux mandats”, a-t-il rappelé jeudi sur la Rfm.Ecoutez :

30 commandos républicains en mission défense du Macky

L’As-Pour vulgariser sa vision et montrer ses réalisations aux populations, le président a porté son choix sur une équipe composée d’une trentaine de jeunes responsables de l’Alliance pour la République (APR) en vue d’accomplir cette mission

Le Président Macky Sall n’est plus dans une logique d’attendre les attaques de l’opposition pour se défendre. Pour vulgariser sa vision et montrer ses réalisations aux populations, il a porté son choix sur une équipe composée d’une trentaine de jeunes responsables de l’Alliance pour la République (APR) en vue d’accomplir cette mission. Mais certains appréhendent cette team dont le coordonnateur désigné est Birame Faye, directeur général de l’Agence de Sécurité de Proximité (ASP), comme une armée pour mener les combats politiques du chef de l’Etat, dont celui du troisième mandat.

Qui veut voyager loin ménage sa monture. Malgré l’enrôlement de plusieurs grosses pointures de l’opposition dans la mouvance présidentielle, Macky Sall n’a pas l’intention de dormir sur ses lauriers. Inspiré sans doute par l’auteur de la pièce de théâtre «Knock ou le Triomphe de la médecine », l’écrivain français Jules Romain qui a affirmé dans son œuvre que «tout homme bien portant est un malade qui s’ignore», le chef de l’Etat semble ces temps-ci délaisser le Ludo au profit du jeu d’échecs pour s’offrir les moyens de diriger le landerneau politique sénégalais et donner du fil à retordre à l’opposition qui n’a pas encore dit son dernier mot, après avoir perdu Idrissa Seck, Oumar Sarr, entre autres.
En un mot comme en mille, le président de la République a trié au sein de l’Alliance pour la République (APR) une trentaine de jeunes loups aux dents longues, pour mettre en place une équipe chargée de prendre en main le débat politique et les questions les plus cruciales. Autrement dit, cette équipe sera officiellement une plateforme de communication pour défendre la vision du chef l’Etat et montrer ses réalisations aux populations. Parmi les heureux élus, il y a sept membres du gouvernement. Il s’agit du ministre chargé du suivi du Plan Sénégal émergent(PSE), Abdou Karim Fofana, de la ministre de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire, Zahra Iyane Thiam, du secrétaire d’Etat chargé des Sénégalais de l’extérieur, Moïse Sarr, du ministre de l’Urbanisme, de l’Hygiène publique et du Logement, Abdoulaye Sow, et du secrétaire d’Etat chargé de la Promotion des Droits humains et de la Bonne gouvernance, Mamadou Salif Sow . A ceux-là, s’ajoutent Néné Fatoumata Tall ministre de la Jeunesse et Samba Ndobène Ka. Ils sont épaulés par les députés Abdou Mbow, Sira Ndiaye et Aminata Guèye.
Dans la shortlist, figurent plusieurs Dg dont le directeur général du Conseil Sénégalais des Shargeurs (COSEC), Mamadou Ndione, du patron de la Société Immobilière du Cap-Vert (Sicap.SA), Mamadou Kassé, du Dg de la Compagnie Générale Immobilière du Sahel S.A (CGIS.SA), Abdou Khafor Touré, du chef de cabinet du Président, Mame Mbaye Niang, du boss de la Société d’aménagement Foncier et de Rénovation Urbaine (SAFRU), Maïssa Mahécor Diouf. La patronne du Fonds Sénégalais de Garantie des Investissements prioritaires (FONGIP), Thérèse Faye Diouf, la directrice générale de l’Agence nationale de la Petite enfance et de la Case des Tout-petits (ANPECTP), Maïmouna Cissokho, le Dg de la Société d’Aménagement et de Promotion des côtes et zones touristiques du Sénégal (Sapco-Sénégal), Aliou Sow, le Dg de l’Adpme Idrissa Diabira, et le Dg du Patrimoine Bâti, Yaya Abdoul Kane sont également membres de l’équipe. Celle-ci est complétée par le Dg de la Senelec, Papa Mademba Bitèye, le coordonnateur du Prodac Papa Malick Ndour, et le Dg de l’Anpej Tamsir Faye.

BIRAME FAYE CHARGE DE COORDONNER L’EQUIPE 

La mission de cette team a été déclinée au cours d’une rencontre tenue mercredi dernier à la permanence de l’Apr. Macky Sall y a envoyé son directeur de cabinet Mahmouth Saleh, son ministre conseiller personnel Mor Ngom et l’ancien ministre des Forces armées Augustin Tine, pour délivrer son message à cette équipe «qu’il a choisie lui-même». Cependant, pour éviter une mort précoce à la plateforme, comme ce fut le cas pour le Comité d’Initiative de la Plateforme I35, il a donné mission à Birame Faye, directeur général de l’Agence de sécurité de proximité (ASP), de coordonner l’équipe. Ce dernier sera ainsi chargé de la piloter et de la formaliser. Il faut noter que cette décision de Macky Sall n’a pas manqué de faire délier les langues. Pour cause, tous les membres de l’équipe sont issus des rangs de l’Apr. Il n’y a pas un seul de leurs alliés de la coalition Benno Bokk Yaakar (BYY) ni la présence de leurs nouveaux partenaires venus fraîchement de l’opposition. Ce faisant, le chef de l’Etat leur montre que son parti n’a pas été lésé dans le partage des responsabilités. Mais pour beaucoup d’observateurs, cette équipe s’apparente plus à un gouvernement en gestation à l’horizon 2024

Front contre l’opposition : Le groupe des « 30 guerriers » de Macky se fissure

https://www.seneweb.com/ L’AS, qui a barré hier sa Une par un article faisant état de la mise en place d’une plateforme composée de ministres, Dg et parlementaires triés sur le volet pour défendre les réalisations du chef de l’État, Macky Sall, revient à la charge. En effet, pour vulgariser sa vision et montrer ses réalisations aux populations, le président a porté son choix sur une équipe composée d’une trentaine de jeunes responsables de l’Alliance pour la République (APR) en vue d’accomplir cette mission.
Eh bien, Le chef de cabinet du Président, Mame Mbaye Niang, qui a été cité dans l’article comme faisant partie de ces guerriers (coordonnés par Birame Faye, directeur général de l’Agence de Sécurité de Proximité (ASP), a câblé le journal pour, non seulement nié l’existence d’une telle initiative, mais aussi et surtout pour tirer à boulets rouges sur « certains caciques » qui manipulent la presse. « C’est faux ! Je ne fais partie d’aucune initiative de ce genre. Je n’ai rien à voir avec cela. Une telle réunion n’a jamais eu lieu. Vous parlez d’une réunion qui a eu lieu depuis plusieurs mois avec le Président. On vous manipule. Le Président n’est pas au courant d’une telle initiative, ce n’est pas vrai », a martelé avec véhémence le chef de cabinet du président de la République Mame Mbaye Niang.
Pourtant, de sources sûres, selon L’AS, cette réunion a eu lieu, mercredi dernier, sous la présidence de Mahmoud Saleh que le journal dit avoir joint pour recouper l’information. Mieux, Birame Faye lui-même a informé sur sa page twitter que le chef de l’État l’a nommé coordonnateur de cette plateforme de débatteurs qui s’est réunie également hier. Dans cette affaire, croit savoir L’AS, Mame Mbaye Niang et Cie soupçonnent le Directeur de Cabinet du Président Mahmoud Saleh d’être aux manettes pour diviser les jeunes cadres. D’ailleurs hier, ni Me Aliou Sow Dg de la Sapco, encore moins Bara Ndiaye de la Maison de la Presse, connus pour leur proximité avec Mame Mbaye Niang, n’ont été aperçus à la réunion. C’est dire donc que le cabinet du Président bout à 100 degrés.
Parmi les heureux élus, il y a sept membres du gouvernement. Il s’agit du ministre chargé du suivi du Plan Sénégal émergent(PSE), Abdou Karim Fofana, de la ministre de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire, Zahra Iyane Thiam, du secrétaire d’État chargé des Sénégalais de l’extérieur, Moïse Sarr, du ministre de l’Urbanisme, de l’Hygiène publique et du Logement, Abdoulaye Sow, et du secrétaire d’État chargé de la Promotion des Droits humains et de la Bonne gouvernance, Mamadou Salif Sow . A ceux-là, s’ajoutent Néné Fatoumata Tall ministre de la Jeunesse et Samba Ndobène Ka. Ils sont épaulés par les députés Abdou Mbow, Sira Ndiaye et Aminata Guèye.
Dans la shortlist, figurent plusieurs Dg dont le directeur général du Conseil Sénégalais des Shargeurs (COSEC), Mamadou Ndione, du patron de la Société Immobilière du Cap-Vert (Sicap.SA), Mamadou Kassé, du Dg de la Compagnie Générale Immobilière du Sahel S.A (CGIS.SA), Abdou Khafor Touré, du chef de cabinet du Président, Mame Mbaye Niang, du boss de la Société d’aménagement Foncier et de Rénovation Urbaine (SAFRU), Maïssa Mahécor Diouf.
La patronne du Fonds Sénégalais de Garantie des Investissements prioritaires (FONGIP), Thérèse Faye Diouf, la directrice générale de l’Agence nationale de la Petite enfance et de la Case des Tout-petits (ANPECTP), Maïmouna Cissokho, le Dg de la Société d’Aménagement et de Promotion des côtes et zones touristiques du Sénégal (Sapco-Sénégal), Aliou Sow, le Dg de l’Adpme Idrissa Diabira, et le Dg du Patrimoine Bâti, Yaya Abdoul Kane sont également membres de l’équipe. Celle-ci est complétée par le Dg de la Senelec, Papa Mademba Bitèye, le coordonnateur du Prodac Papa Malick Ndour, et le Dg de l’Anpej Tamsir Faye.

Idy ressuscite Awa Guèye Kébé

https://www.seneweb.com/ Nommé président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Idrissa Seck constitue petit à petit son équipe
Selon des informations glanées par le quotidien L’AS, il vient de nommer Awa Guèye Kébé en qualité de Conseiller spécial.
Ex-ministre de la Femme sous Wade, Awa Guèye Kébé a toujours été loyale au président du parti Rewmi.Durant les divergences politiques entre Wade et Idy, elle était restée fidèle à l’ex-maire de Thiès. Une fidélité qui lui avait valu sa défenestration du gouvernement de Wade

Dionne reçu à Touba avec les honneurs

L’ancien Premier ministre de Macky Sall, Mouhamed Boun Abdallah Dionne , a été reçu, ce mercredi, à Touba où il a eu tous les honneurs du khalif général des Mourides ,Serigne Mountakha Mbacké Bassirou . Recu par ce dernier, l’ancien Premier ministre a quitté Touba le coeur en joie. En effet le Khalif a loué sa loyauté et son engagement envers le chef de l Etat, Macky Sall .Serigne Mountakha Mbacké Bassirou a également magnifié son travail à côté du président Sall. Talibé mouride convainvu, le Khalif de Bamba lui a rappelé qu’il est talibé et diawrine dans la famille de serigne Bassirou ibn khadim Rassoul . Toutes choses qui font de l’ancien Secrétaire général de la présidence un talibé remarquable. «Tu es un travailleur . Tu joues un rôle extraordinaire dans la famille de Serigne Bassirou » a dit le Khalif à l’endroit de Dionne pour qui il a longuement prié.

Budget au CESE  : Macky Sall arme Idy-Kirikou-Seck

https://www.xibaaru.sn/ Le Président de la République arme Idrissa Seck. Nommé à la tête du Conseil économique, social et environnemental (CESE), le Président du parti Rewmi voit le budget de l’institution qu’il hérite connaître une hausse de près de 2 milliards par rapport au précédent exercice qui était estimé à 6,608 milliards FCFA. Pour l’exercice 2021, Idrissa Seck va bénéficier d’un budget de près de 8,300 milliards FCFA.
Un budget que n’a jamais pu bénéficier son prédécesseur à la tête du CESE, Aminata (Mimi) Touré. Cette dernière, bien que membre de l’Alliance pour la République (APR) et qui a été directrice de campagne du Chef de l’Etat lors de son élection en 2012, n’a jamais pu bénéficier. En effet, le Président de la République Macky Sall s’est toujours montré méfiant vis-à-vis de Mimi Touré, en écoutant les faucons du Palais qui lui ont toujours soufflé à l’oreille que celle-ci avait des ambitions présidentielles et lorgnait son fauteuil.
Aminata Touré stoppée par le Chef de l’Etat et limogée à la tête du CESE au profit du leader du parti Rewmi Idy-Kirikou-Seck, c’est ce dernier qui justement ne cesse d’afficher son ambition de devenir cinquième Président de l’histoire de la République du Sénégal, bénéficie d’un véritable butin de guerre de la part de Macky Sall.
Pourquoi accepter de mettre tout ce trésor de guerre à la disposition d’Idy-Kirikou-Seck et le refuser à Mimi Touré ? Le Président de la République Macky Sall avait peur de Mimi Touré, il doit le montrer davantage avec Idy-Kirikou Seck qui n’a jamais renoncé à son projet de devenir son successeur. Idrissa Seck a tout le loisir avec tous les moyens dont il dispose à présent de renforcer sa clientèle politique et de mettre dans son cabinet une pléthore de cadres de son parti qui eux aussi vont bénéficier de moyens financiers, pour battre campagne.
Il y a quelque chose d’ailleurs d’incohérent dans la démarche du Président Macky Sall. Il avait refusé de doter de moyens colossaux à la Primature qui était occupée pourtant par un de ses fidèles lieutenants ainsi qu’à la Présidence du CESE avec Aminata Tall et Mimi Touré, mais le fait avec Idy-Kirikou Seck.La rédaction de Xibaaru

BITÈYE, LA SENELEC APPARTIENT À TOUS LES SÉNÉGALAIS : GOR CA WAX JA ! Par Guy Marius Sagna

Monsieur Bitèye, quand vous avez été nommé directeur de la Senelec, la première chose que vous avez faite a été de recruter votre clientèle politique dont votre chauffeur.
En faisant cela, vous avez poussé certains ex contractuels à prendre la mer. Monsieur Biteye, l’émigration irrégulière c’est aussi vous!
La lutte des braves 189 ex contractuels de la Senelec victimes d’une parodie de concours, accompagnés par le respectable et respecté grand frère et ami Imam Mactar Guèye et Jamra, soutenus par le FRAPP a porté ses fruits.
Un protocole d’accord : sur les 189, 15 ont eu un CDI. Les autres devaient avoir des CDD et intégrés chaque fois que parmi eux se trouveraient les profils recherchés par la Senelec.
Monsieur Biteye, directeur de la Senelec, vous n’avez pas respecté votre parole. Les recrutements se poursuivent au nez et à la barbe des 174 ex contractuels. Pire, votre politique aujourd’hui est de ne recruter quasiment que des « né.e.s à Kaolack ».
Monsieur Biteye, directeur général de la Senelec, en quoi les 174 ex contractuels de la Senelec sont moins sénégalais que les  » né.e.s à Kaolack  » – né.e.s à Kaolack où vous voulez devenir maire et que vous utilisez et manipulez?
Vous faites comme le ministre de la culture Ablaye Diop qui laisse sur le carreau des
sortants de l’école nationale des arts pour recruter sa clientèle de Sedhiou.
Est-ce cela que le président Macky Sall vous a demandé en nommant son frère et son beau-frère? Que Benoît Sambou et Innocence Ntap Ndiaye ne recrutent que des gens de la Casamance? Que Omar Youm ne recrute que des Mbourois? Que Sidiki Kaba ne recrute que des Tambacoundois?
Vous êtes un danger pour la cohésion nationale, religieuse et ethnique.
Concitoyens de Sedhiou, de Kaolack, de Ziguinchor, de Matam, de Tambacounda…nous ne devons pas accepter que les politiciens nous divisent avec de misérables recrutements qui en réalité ne bénéficient même pas à nos localités mais à leur clients politiciens.
Madame Innocence Ntap Ndiaye, présidente du haut conseil du dialogue social, dites la vérité à monsieur Biteye au lieu de faire du chantage indécent à ces 174 ex contractuels victimes d’un concours bidon et qui risquent d’être victimes de l’émigration irrégulière.
Monsieur Biteye, nous n’accepterons pas que ces 174 jeunes soient envoyés à l’abattoir de l’émigration irrégulière par votre refus de respecter le protocole d’accord que vous avez signé.
Nous allons nous battre contre l’émigration irrégulière. Et cela passe par une lutte contre les véritables passeurs que sont les gens de votre race monsieur Bitèye directeur de la Senelec qui pour des raisons politiciennes font des recrutements clientélistes avec ce qui appartient à tout le peuple sénégalais.

Sénégal : directeur de campagne, berceau des ambitions présidentielles Par Ousseynou Nar Guèye, Éditorialiste sénégalais, fondateur du site Tract.sn

https://www.jeuneafrique.com/pays/senegal Macky Sall, Aminata Touré, Idrissa Seck… Tous ont été directeurs de campagne et tous ont (eu) des ambitions présidentielles. Retour sur une fonction qui peut donner des envies de briguer la magistrature suprême.
Aminata Touré, ex-Première ministre encore récemment présidente du Conseil économique, social et environnemental (CESE) ; Idrissa Seck, ancien chef de gouvernement et désormais président dudit CESE ; Macky Sall lui-même… Tous ont, en leur temps, dirigé la campagne d’un candidat à la magistrature suprême et avant de se lancer dans la course – ou du moins d’y songer très fortement.
Les deux séquences sont-elles liées ? La première est-elle une étape nécessaire avant d’envisager la seconde ? Macky Sall est devenu président de la République en 2012, Idrissa Seck s’est présenté à trois reprises et « Mimi » Touré ne fait plus mystère de ses intentions. Interrogée sur la suite de sa carrière politique alors qu’un décret venait de mettre fin à son mandat, elle n’y est pas allée par quatre chemins : « l’ambition n’est pas un délit », a-t-elle martelé dans la presse sénégalaise.
Ambition. Le mot est lâché. Pour les membres de ce trio, le rêve de diriger les destinées des Sénégalais(es) a pris forme tandis qu’ils exerçaient la fonction de directeur de campagne.
Comme dit l’adage, « il n’y a pas de grand homme pour son valet ». À servir les ambitions d’un autre dans la poursuite de la fonction suprême, ils ont tous fini par se dire : « Et pourquoi pas moi ? »

Idy le marabout

Le plus ancien à avoir exercé cette fonction est Idrissa Seck, 61 ans. En 1988, il cornaque Abdoulaye Wade lors de cette année de braise où le Parti socialiste (PS), quasi parti unique, est à son apogée.
« Idy » parvient à tenir la dragée haute aux socialistes et sa diction si particulière, quasi hypnotique, lui vaut le surnom de « mara » (« marabout »). Il mouille la chemise et n’hésite pas, en plein meeting, à tenir le micro pour Abdoulaye Wade.

«Mimi», premières armes dans le marxisme

Mimi Touré, 58 ans aujourd’hui, a quant à elle été directrice de campagne de Landing Savané, en 1993 – elle a été la première femme à se voir confier un tel poste au Sénégal. Landing Savané s’était lui-même surnommé « le candidat sans illusions » lors de sa précédente candidature, en 1988, mais il avait su s’entourer en s’appuyant sur cette jeune femme prometteuse, qui avait fait ses premières armes politiques dans le marxisme.
Après avoir divorcé de la gauche et rallié Macky Sall, Mimi Touré sera membre de son directoire de campagne en 2012. Mise au placard après avoir été gardienne des Sceaux et Première ministre, elle reviendra sur le devant de la scène en tant que directrice du cabinet de campagne de Macky Sall, en 2019.
Le 1er novembre dernier, Macky Sall lui a finalement rendu sa liberté : elle va donc pouvoir courir après son destin politique. À ses risques et périls.

Sall,fin politician

Last but not least, Macky Sall, 58 ans. Il fut le directeur de la campagne victorieuse d’Abdoulaye Wade en 2007. Avant la disgrâce et son éviction de la présidence de l’Assemblée nationale l’année suivante par un procédé peu élégant qui aura certainement accéléré sa détermination (précoce) à accéder à la magistrature suprême. Poste qu’il décrochera lors du scrutin suivant, en 2012, devenant ainsi l’alternance au « régime de l’Alternance » de Wade.
En 2008, il avait fini de puiser dans les carnets d’adresses du Parti démocratique sénégalais (PDS) et dans ceux de Wade, et avait tout autant assimilé les fondamentaux de l’itinéraire efficace à suivre en campagne présidentielle. Ce qui fait qu’il passe désormais pour le plus fin politicien de l’histoire contemporaine du Sénégal, même s’il n’est pas considéré comme le plus grand homme politique du pays.

Qui a ses chances ?

On peut légitimement s’interroger sur les chances de Mimi Touré d’accéder à la présidence de la République. Elle a un beau pedigree, mais une élection ne se joue pas sur un CV. La magistrature suprême se gagne sur le terrain, en allant chercher la victoire avec les dents. Avec un fief, des foules de partisans et un appareil politique entièrement dévoué.
Quant à ce qu’il reste de chances à un Idy au destin présidentiel mis entre parenthèses, à défaut d’être forclos, on dira qu’il faut « laisser le temps au temps ».
Les membres de ce trio ont presque le même âge : il n’est pas sûr que, dans une même génération, il y ait de la place pour deux présidents successifs. Encore moins pour trois.

Cumul des mandats et fonctions : entre vide juridique et devoir d’éthique Par Ndiaga SYLLA

En 2016, le Ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du Territoire avait invoqué la loi n° 96-11 du 22 mars 1996 relative à la limitation du cumul des mandats électifs et de certaines fonctions, pour déchoir la Présidente du Conseil Départemental de Bambey alors que celle-ci ne vise pas expressément le Conseil départemental créé par la Loi n° 2013-10 du 28 décembre 2013 portant Code général des Collectivités locales (CGCL).
En effet, l’article 1er de la loi organique fait référence au mandat electif sans aucune distinction sur le type. Ainsi il est fondé de dechoir, de son dernier mandat acquis, un citoyen élu député, conseiller municipal et conseiller départemental. Ce à défaut de faire une option dans les delais impartis.
Or, s’agissant de la question du cumul de la fonction de Président du CESE et de Président de Conseil départemental, il faut admettre un vide juridique. Elle n’est pas prévue de dispositions expresse y relative ni dans la loi organique n°2012-28 du 28 décembre 2012 portant organisation et fonctionnement du Conseil économique, social et environnemental, en moins la loi n° 96-11 du 22 mars 1996 relative à la limitation du cumul des mandats électifs et de certaines fonctions.
En vérité, ces lois organiques ont été adoptées antérieurement à la suppression du Conseil régional et la création du Conseil départemental en tant que collectivité territoriale.
Cependant, l’esprit devrait prévaloir en ce sens que la nouvelle entité territoriale hérite quasiment des compétences de la region et le Président du Conseil départementale, le statut du chef de l’exécutif.
Dès lors, il se poserait un problème de traitement relativement aux conditions de rémunération. Car le cumul des indemnités ne serait pas conforme à l’orthodoxie budgétaire.

De plus, la posture de Président d’une institution de la République recommande qu’on ne dirige pas une assemblée publique, a fortiori, lorsque la fonction est rémunérée.

Je crois que Monsieur le Président I. SECK, au regard de sa posture et de la prééminence de sa nouvelle fonction, ne ferait pas comme certains Ministres qui usent des lacunes et limites de la loi pour s’accrocher à leur fonction de PCD quand bien même il existerait des enjeux politiques liés à cette position.
La limitation du cumul de mandats électifs et de certaines fonctions administratives paraît sensée en ce sens qu’elle favorise de manière plus efficiente l’utilisation des ressources humaines et promeut la diversité des compétences.
Il convient, par delà de la limitation du cumul des mandats électifs à deux, de rendre incompatible la fonction de Président ou de membre de bureau d’une institution de la République avec le mandat de chef de l’exécutif d’une collectivité locale ; celle de Ministre avec le mandat de Maire et de Président de conseil départemental.
Dans la même dynamique, le Président d’une institution de la République ne devrait être membres d’aucune assemblée comme le prévoit la Constitution pour la fonction de Président de la République.

A ce sujet, notre position rejoint celle déclinée dans le projet de constitution de la Commission Nationale de Réforme des Institutions (CNRI).

C’est le lieu de rappeler qu’elle s’aligne globalement sur la vision déclinée par le Président Macky SALL à la page 28 de son programme présidentiel en perspectives de 2012, à savoir la « Suppression du cumul des mandats (entre toute fonction exécutive et toute fonction élective) ».
En tout état de cause, les lois sus-visées doivent être harmonisées avec le Code Général des Collectivités Territoriales. La loi relatif au cumul comporte encore des termes caduques comme « conseil Régional », « président du Conseil économique et social », « président de comité de communauté urbaine », « commune d’arrondissement ».  Cette exigence de réactualiser la loi, nous l’avons maintes fois rappelée depuis 2014 !

«Traqué» par ses détracteurs : Serigne Bassirou Gueye maintient toujours la garde haute

https://directnewsinfo.com Après l’orage,  le beau temps pourrait caractériser la gestion du Procureur de la République, tant les passions soulevées autour des dossiers sur sa table finissent par se tasser avec le temps. Serigne Bassirou Gueye qui trône à la tête du parquet de la plus importante juridiction du pays depuis plus de huit années arrive toujours à se faire oublier avec lui les dossiers dont il a la charge.
Il aura tout le temps réussi à prendre le dessus sur ses plus farouches détracteurs. De Barthélémy Dias à Ousmane Sonko, le procureur de la République ne compte pas que des amis dans la classe politique. Dans un climat de contestations avec pour moyens d’expression les réseaux sociaux, le parquetier en chef est toujours allé à la chasse aux impertinents à la limite de la liberté d’expression et de l’offense caractérisée. Ce nouveau genre d’expression avec son lot d’insanités distribué aux gouvernants et chefs religieux est entré dans le radar du parquet qui n’hésite pas à s’autosaisir pour délivrer un bon d’entrée vers la MAC de Reubeuss aux « contestataires ».

Serigne Bassirou Gueye en plein dans la riposte contre la Covid-19

Partie prenante de la stratégie de riposte contre la Covid-19, Serigne Bass, pour les intimes, a très tôt pris la mesure de l’intox en chargeant les officiers de la police judiciaire à traquer les malins qui chercheraient à nier les effets du nouveau coronavirus ou même son existence. Une méthode gagnante qui aura permis de baliser le chemin de la sensibilisation dédiée au corps médical. C’est que le Proc’ a eu à éprouver depuis près de cinq ans la diffusion de                 « fake news » avec un nouveau dispositif juridique sur lequel il peut s’appuyer pour mettre au silence les individus qui se cachent derrière leurs claviers pour troubler la quiétude de la société.

Un « ennemi » qu’on finit par supplier

Dans la quête de liberté, certains de ses plus farouches détracteurs finissent par lui reconnaître son pouvoir et s’engagent à travers leur conseil à mettre une bonne dose d’eau dans leur bissap. Engagé dans les procédures, Serigne Bassirou Gueye reste fort dans ses convictions et ne se rétracte jamais dans sa quête de justice. Ses « clients » vers Reubeuss n’y sortent que s’ils acceptent de faire amende honorable, même si les robes noires de la défense tentent de le dépeindre comme un obstacle à la libération des détenus. Un fait très souvent répété et devenu familier pour les Sénégalais, l’opposition du parquet à la liberté provisoire d’un tel. Une rigueur qui pourrait le caractériser tant l’homme a eu à refroidir de célèbres prisonniers qui se voyaient hors des murs de la Mac. Un fait qui lui a permis de freiner les déclarations contre sa personne et le parquet qui dispose depuis un moment d’une meilleure considération des justiciables. En effet, il ne manque pas de serrer un peu fort comme pour sanctionner certaines déclarations ou comportements qui tentent de fragiliser la justice et son parquet.

Les affaires de la République

Après l’agitation née des scandales à milliards, Serigne Bassirou Gueye a su manœuvrer pour contenir l’émotion née des révélations du leader du Pastef accusant l’ex-Directeur des domaines d’avoir participé à une entreprise de spoliation de deniers publics pour un montant de 94 milliards. Ce montant a donné le tournis, mais qui a laissé le procureur de la République de marbre. Entre plaintes des parties, saisine du doyen des juges, « porter presse », campagne de dénonciation…. Serigne Bassirou Gueye ne s’est pas laissé démonter pour un sou, et a su imposer son rythme pour finir par faire taire tout ce beau monde. Une stratégie éprouvée lors de la diffusion de l’enquête de la BBC sur l’affaire Petrotim qui venait renforcer les différentes saisines dans la même affaire. Le Proc’ grâce à un contre-feu avait pu entretenir un semblant d’enquête qui a eu pour effet de freiner les déclarations à l’emporte-pièce des « gorges profondes » promptes à crier au scandale dans le cadre des contrats pétroliers avec une déculottée de quelques « gueulards » face aux enquêteurs. Encore une fois, le procureur de la République avait réussi devant la chancellerie et le gouvernement à mettre un coude sur l’affaire. Un art de la diversion et de la fuite en avant qui avait fini à le mettre en opposition avec la Présidente de l’OFNAC, qui lui reprochait à mots à peine voilés, sa mauvaise foi ou son incompétence c’est selon. Ce qui est sur, c’est que le Procureur de la République s’en sort toujours et le temps reste son meilleur allié, lui qui est  tout le temps annoncé sur le départ et cela depuis plus de 8 ans.

Les faucons veulent sa peau

Accusé d’être proche et même réputé très proche du palais et de son locataire, Serigne Bassirou Gueye n’a pas manqué de soulever l’ire des puissants hommes logés dans les allées et couloirs de l’avenue Roume, dans sa volonté de se référer directement au Boss. En effet, le Proc’ qui reste dépendant de l’exécutif n’est pas du genre à mettre des intermédiaires entre lui, la chancellerie et le palais. Très souvent interpellé au nom du Chef de l’Etat, le chef du parquet a servi des fins de non-recevoir aux hommes du Macky, dont l’un d’eux a promis de le faire déchoir de son « fauteuil » et cela depuis quelques années déjà. Il n’est alors pas fortuit, que resurgissent les liens supposés entre lui et l’ex-Présidente du Cese, Mimi Touré, dont on le dit proche, comme ce fut le cas lors des opérations de « déseckisation » et de « démackyllage » d’une époque pas si lointaine que ça, lors de laquelle des malintentionnés en ont profité pour créer des accointances entre Idy ou Macky avec leurs propres ennemis. Tout le monde sait qu’entre Mimi Touré et Bassirou Guèye il n’existait que des rapports professionnels.Pape D. Faye

Moustapha Diop : “Ousmane Sonko a compris que le Pastef, seul, ne peut le conduire au pouvoir”

https://directnewsinfo.com La rencontre entre Ousmane Sonko, Barthélémy Dias et Me Moussa Diop continue toujours de défrayer la chronique. La raison est simple à comprendre car tout changement de manteau attire l’attention.
Dans leur émission matinale “Petit Dèj” qui passe tous les matins sur Walf TV, le journaliste chroniqueur et analyste politique Moustapha Diop, donnant son point de vue sur cette rencontre, pense que l’audience entre Ousmane Sonko, Barthélémy Dias et Me Ousmane Diop,  révèle un autre leader du Pastef, conscient de la force politique de son parti.
“Ousmane Sonko a pris conscience que le Pastef, seul, ne peut le conduire au pouvoir…” a indiqué Moustapha Diop sur le plateau matinal de Wafltv. Pour le journaliste, Sonko sait bel et bien que s’il veut, véritablement, arriver à la tête de ce pays, il est obligé de s’allier, d’ouvrir son parti à d’autres et se départir de son “gnoun bokkougnou ak gnoom” (“Nous ne sommes pas comme eux”). Est-ce à dire intégrer le système ? question à mille balles…

Abdoulaye Daouda Diallo remonte les bretelles à Cheikh Abdou Mbacké

https://directnewsinfo.com Les propos du député Cheikh Abdou Mbacké Bara Doli à l’endroit du directeur des domaines, ce jeudi, ont été jugés excessifs. Le ministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo, a tenu à lui répondre. Il s’en est indigné.
«Honorable député Cheikh Abdou Bara Mbacké, je voudrais d’abord relever ce que vous avez dit lors de votre intervention tout à l’heure. Et c’est véritablement pour m’en désoler.
Je pense qu’une personne qui n’est pas là, qui ne fait pas partie de nos travaux, parce que c’est un projet de budget que je défends,  qui est mon collaborateur, qui ne peut pas te répondre, que tu lui adresses certains propos désagréables, je pense que franchement tu n’aurais pas dû le faire.
Nous nous en indignons fortement parce qu’il s’agit d’un collaborateur sans voix, qui de plus est absent. Je pense qu’il ne sied pas, dans cet hémicycle, de pouvoir attaquer d’honorables fonctionnaires.
C’est mon collaborateur. Ses compétences, sa loyauté, c’est moi qui les apprécie avec son patron le Directeur général des impôts et domaines, tant qu’il nous donne satisfaction, et c’est ce qui est le cas aujourd’hui. C c’est un cadre compétent, loyal et entièrement satisfaction.»

Insultes à l’Assemblée nationale : Mansour Sy Djamil recadre sévèrement ses collègues députés

Le député de Bess du Niakk, Serigne Mansour Sy Djamil, n’a pas aimé l’attitude de ses collègues qui se sont livrés, ce matin, à une séance «d’injures».
Prenant la parole, le religieux a sermonné ses collègues sur leur attitude, non sans leur demander de se réunir autour d’une table pour discuter des préoccupations des Sénégalais.
«Je vois que la Commission des finances regorge de talents, de compétences, de gens d’expérience. Je me demande pourquoi ne pas mettre toutes ces compétences en musique, nous réunir autour d’une table et discuter de notre pays. Mais au lieu de ça, on s’engage dans des injures», se désole Serigne Moustapha Sy Djamil.
Selon lui, certains députés ont failli en venir aux mains, alors qu’on n’avait même pas démarré la séance. «C’est depuis que je suis venu à l’Assemblée nationale, en 2012, que j’ai perdu mon coefficient d’indignation. Je n’ai jamais entendu autant d’insultes depuis que je suis à l’Assemblée. Et pourtant, c’est de grandes personnes qui le font, en faisant même parfois des enregistrements sonores. Au lieu de s’insulter, je veux qu’on soit positif et prendre exemple sur Joe Biden. Après son accession au pouvoir, il a appelé à une réconciliation nationale.»

Avec son option de faire de «  l’Amérique le guide du monde », Biden abat  ses cartes ! Par Ibrahima SENE

Ainsi le monde va passer de «  Make America Great again » de Trump, à «  l’Amérique guide du monde » de Biden, pour réveiller les démons  de « conquistador » des Etats Unis.
.En effet, j’ai déjà évoqué ici dans mon Journal, mes réflexions sur  ce que « l’Afrique pouvait attendre de Biden ».
Mais, aujourd’hui, avec  cette déclaration de  faire de « l’Amérique le guide du monde », le doute n’est plus permis  sur sa volonté d’assumer pleinement sa fonction de  » Croisé » pour imposer au monde, les « valeurs dominantes » du Parti Démocrate des Etats Unis.
Tout le monde sait que ces valeurs tournent autour de  la légalisation du mariage gay, le droit des femmes à l’avortement, même si elles ne sont pas victimes de viol ou d’inceste, ou leur vie ou celle de leurs enfants  ne sont pas en danger,  et le droit aux couples gay  à l’adoption d’enfants, ce  qui ouvre un grand marché pour la  » procréation pour autrui » qui balise la voie à la légalisation du « clonage humain’  » pour déshumaniser l’homme et le travail qui lui donne sa dignité.
Cette idéologie de déshumanisation de l’homme et du Travail est portée par la Révolution digitale et biotechnologique du XXIème siècle aux mains des puissantes Multinationales   américaines qui contrôlent les grands médias, la recherche scientifique et le Pentagone, contre lesquels Trump, porté par les Multinationales du Pétrole, du gaz et du Charbon, s’est battu en vain.

Plus que jamais, l’hégémonie de l’Amérique que Biden veut restaurer, est un danger pour l’Humanité, les peuples du monde, la paix et la stabilité.

Nous africains, devrons prendre toute la mesure des dangers qui découlent  de cette volonté clairement affirmée et assumée de Biden, de faire de l’Amérique le « guide du monde »!
La souveraineté de nos peuples dans le choix de nos orientations et de nos  dirigeants pour faire respecter nos propres valeurs, est potentiellement en danger avec ce retour à la politique étrangère du Président  OBAMA, faite de guerres et de déstabilisation des pays qui refusent toute immixtion dans leurs affaires intérieures.
Au Sénégal, nous  refusons ce rôle à la France, pourquoi devrions- nous  l’accepter de l’Amérique ?
Les véritables patriotes et pan- africains, de même ceux qui sont épris de paix, de justice,  et de coopération entre partenaires d’égale dignité dans le monde, sont interpellés par ce baigaillement  de l’Histoire.Refusons tous ensemble que l’Amérique nous impose ces contre-valeurs !

Scandale homosexuel à la grande mosquée de Dakar : Jamra et ses alliés portent plainte

Voilà que les suppôts de ces lobbies sataniques, lesquels ne posent aucun acte par hasard, enjambent la ligne Maginot dans la nuit de ce lundi 23 novembre, en commettant l’inimaginable : souiller ce haut lieu de culte, qu’est la Grande Mosquée de Dakar, en y perpétrant le plus ignoble des péchés, banni par au moins 18 «fatwas» du Saint Coran, après avoir été fermement proscrit par les Textes de la Chrétienté, notamment Lévitique (chapitre 18, verset 22) : «Coucher avec un homme comme on couche avec une femme est une abomination», pestent Mame Makhtar Gueye et Cie, sur un communiqué reçu par 24 Heures.
Selon eux, «les Goordjiguènes ont viennent de franchir le Rubicon». «Jamra salut la prompte réaction des éléments de la Police de Rebeuss, qui ont aussitôt débarqué sur ce haut lieu de culte, après avoir été alertés par le préposé au gardi­ennage de la Grande Mosquée. Pour ap­préhender ces déviants, en flagrant délit de sodomie».
Mame Makhtar Gueye et ses alliés de renchérir : «Cette énième provocation, à l’actif d’une minorité insignifiante de déviants, s’inscrit en droite-ligne de cette culture de l’impunité, dont les récépissés de reconnaissance officielle, scandaleusement détenus par au moins 16 associations d’homosexuels et de lesbiennes, jouent incontestablement un effet catalyseur. Convaincus, selon l’expression populaire, que «dou moudjé fénn» (ce sera classée sans suite), ces contrevenants permanents à l’article 319 du Code pénal, confortés par lesdits récépissés, que leur a délivrés le ministère de l’Intérieur (et dont Jamra en avait apporté les preuves irréfutables, lors de notre face-à-face, le 13 novembre 2019, avec le ministre sortant) ne se fixent plus de limite dans leurs frasques provocatrices, au point d’avoir exaspérées de larges franges de la société sénégalaise, agressée dans ce qu’elle a de plus cher : sa Foi».
Toujours selon eux : «Tirant profit de l’avènement des NTIC, les marionnettistes de nos déviants locaux, semblent avoir dotés leurs snipers invétérés de «moyens conséquents de ripostes». Ils galvanisent sporadiquement leurs troupes éparses, dans le sombre dessein d’organiser, notamment dans les réseaux sociaux, des tirs de barrages sur les rares compatriotes qui osent encore dénoncer leurs dépravations.
Abonné(e)s aux plateformes à haute fréquentation de «followers», ils lâchent une horde de lesbiennes et de gord­jiguénes qui, sous couvert de la lâcheté de l’anonymat (profils anonymes, sans visage), inspiré(e)s et soutenu(e)s par des puissances maléfiques tapies dans l’ombre, envahissent Facebook, YouTube, la presse en ligne, etc., pour abreuver de leurs nauséabondes injures de braves compatriotes, des croyants imbus de leurs devoirs sacrés de veiller à la préservation des nobles valeurs de notre sublime religion. Ainsi, suffit-il que les frasques sataniques d’un des leurs défraient la chronique, pour que la Meute reprenne spontanément service. Pour organiser la résistance. En larguant de répugnantes diatribes, indistinctement sur un modeste professeur Cheikh Oumar Diagne, jusqu’au vaillant Khalife général des Tidianes Serigne Babacar Sy Mansour; en passant par le brave Serigne Modou Lô Ngabou, leader de l’organisation islamique «Safinatoul Amane» de Touba. Et ces relais locaux des lobbies LGBT de déverser, sans sommation, les ordures de leurs imaginations dévergondées sur les hautes vertus prônées par ces hommes d’honneur, réputés fustiger et combattre sans relâche toutes les dérives sociétales».
C’est pourquoi, « Les Bureaux Exécutifs de l’ONG islamique Jamra, de l’Association pour servir le Soufisme (AIS) et de l’ONG Daral Quran wal Ikhsan ont décidé de se constituer partie-civile, en saisissant d’une plainte le Procureur de la République. Auprès de qui Jamra avait naguère légitimement requis, et obtenu, la fermeture de la discothèque de lesbiennes, dénommée «5 sur 5», de Mboro (Région de Thiès), qui aura néanmoins eu le temps de pervertir nombre d’adolescentes de cette paisible localité», indique le communiqué.
Par ailleurs, Jamra a saisi cette opportunité «pour réclamer la réouverture de ce lieu de culte, fermé depuis le 20 mars dernier, pour motif de Covid19. «Wa anal massadjida lilah» -Les Mosquées sont les demeures d’Allah, nous rappelle le Saint Coran (Sôratoul Djinni 72, verset 18). La nature ayant horreur du vide, il n’est dès lors pas surprenant, qu’après huit mois de sevrage de culte divin, que Satan et ses suppôts y aient pris leurs quartiers».

LES PIQUES DE L’AS DE CE VENDREDI

SenePlus  |   Publication 27/11/2020

Échanges houleux entre le procureur Rokhaya Dionne et Me Babacar Ndiaye

A l’entame de l’audience, les avocats de la défense ont soulevé des exceptions. Selon Me Babacar Ndiaye, la constitution de la partie civile estirrecevable. «On a du mal à justifier l’infraction dont on accuse mon client.On est en présence d’ordre général. Et seul le parquet est habilité à le faire. Rien ne prouve que les plaignants représentent l’église. Peut-être que ce sont des lobbies ou autres. Dans ce dossier, il y a un manque de courage du parquet pour annuler la procédure. Ainsi, je sollicite qu’on déclare nulle cette procédure», a plaidé Me Ndiaye. Abondant dans le même sens, Me Demba Ciré Bathily relève un certain nombre d’exigences pour approuver la constitution. Pour la parquetière Rokhaya Dionne, Me Babacar Ndiaye ferait mieux d’aller apprendre le droit. «Il ne comprend pas le B-a-ba du droit, raison pour laquelle ilfait une plaidoirie sur une chose qu’il ne maîtrise pas.On est soucieux de notre responsabilité. Toutle monde sait ce que signifie actes de poursuite. L’action a été intentée par le parquet etles parties civiles sont entrées dans cette affaire», affirme la représentante du ministère public. Vert de colère, Me Ndiaye estime que le parquet l’a insulté en le traitant de nullard. Le président Maguette Diop est monté au créneau pour appeler au calme.

Naissance d’un parti ecolo

Le champ politique s’enrichit d’un nouveau parti d’obédience écologique. L’Alliance des Verts (Adv) est porté sur les fonts baptismaux par son président et fondateur, Mamadou Abibou Diagne. Ce dernier a tenu un point de presse hier, à Pikine, avec les membres du Directoire, pour décliner leurs ambitions politiques, la promotion de l’éducation environnementale, l’écomilitant et l’agro-écologie.

Un violent incendie au «Pakk de Sodida»

Un incendie s’est déclaré hier en début de soirée à Castors plus précisément sur le site dénommé «Pakk SODIDA». L’endroit abrite des garages de mécaniciens, des ateliers de menuiserie, des enclos d’animaux, des ferrailleurs etc. Même si aucune perte en vie humaine n’a pas été enregistrée, le bilan matériel reste lourd. Des véhicules, des animaux, du bois et autres matériels sont complétement calcinés par le feu. Les sapeurs-pompiers ont eu de la peine pour accéder au site à cause de l’étroitesse des rues. Les causes de l’incendie restent inconnues, du moins pour le moment. Une enquête est ouverte.

La vérité sur le scandale autour du ticketing des véhicules TATA

« Le Directeur général de Transpay, Mouhamadou Moustapha Ndiaye, déclare à la presse avoir inventé le ticketing et détenir un brevet. Il revendique ainsi la paternité de tout ce qui peut émettre un ticket pour tout moyen de transport. C’est comme si Wari déclarait avoir inventé le transfert d’argent ! », lit-on dans un communiqué reçu du Cetud. « A la lecture du brevet n°17225 dont M. Ndiaye fait référence, on note bien qu’il porte sur une solution ticketing basée sur l’utilisation d’un boitier PVC ou Alu devant regrouper l’imprimante bluetooth et le terminal Android avec un dispositif de recharge. Nous lui reconnaissons son brevet qui porte sur une solution pour le ticketing et non pas un brevet sur le ticketing qui ne saurait exister. Toutefois, nous avons constaté qu’il s’est attaqué aux opérateurs de transport de l’AFTU et pourtant aussi bien Dakar Dem Dikk que les autres sociétés de transport de voyageurs utilisent aujourd’hui des solutions qui leur sont propres. Le TER et le BRT viendront également avec d’autres solutions billettiques prenant en compte l’intermodalité, comme des milliers de solutions existent par ailleurs dans le monde. Le CETUD, conformément à sa mission d’autorité organisatrice des transports, a, dès 2016 démarré l’organisation et l’intervention des différents fournisseurs de solutions informatiques pour les transports. Ainsi, des réunions sectorielles ont été organisées avec ces fournisseurs, en présence de tous les opérateurs de transports (AFTU, Dakar Dem Dikk et Petit Train de banlieue). Transpay a bien pris part à ces concertations, en ne manquant pas de remercier leDirecteur général du CETUD, Thierno Birahim AW, suivant sa lettre jointe. L’objectif était de garantir la libre concurrence dans l’intérêt des usagers. Il s’agit de définir les règles, entre autres des modèles de tickets (chaque fournisseur dessinait son ticket et l’imposait au client posant des problèmes de contrôle ou d’arbitrage entre client et transporteur), que tous les fournisseurs de solutions devaient respecter pour intervenir sur le réseau de transport », conclut-on.

Serigne Mountakha fait mieux que le Gouvernement

L’espoir renaît chez les commerçants du marché Ocass de Touba dont les cantines ont été emportées par les flammes. Après les 50 millions Fcfa offerts par le président de la République Macky Sall, le Khalife général des Mourides qui avait exprimé sa compassion a débloqué la somme de 100 millions Fcfa qu’il a remise aux commerçants. Ainsi, les commerçants, victimes de ce violent incendie, vont se partager la somme de 150 millions Fcfa. Les sinistrés ont reçu hier le soutien financier de Serigne Mountakha Mbacké des mains de son porte-parole, Serigne Bassirou AbdouKhadre, et en présence de Cheikh Abdoul Ahad Gaïndé Fatma et du maire de Touba Abdoul Ahad Ka.

Décès de l’artiste Djamil Thiam

Le monde culturel est en deuil. L’artiste Djamil Thiam est décédé hier en Suède où il suivait un traitement médical depuis quelque temps. Le défunt était un fin connaisseur de son art. Djamil Thiam était un talentueux batteur de «tama» et à la fois chanteur. Il s’est révélé au grand public avec son album «Diarana Mbaye» dans les années 1993- 94.

Capacitation du Syndicat des travailleurs des Universités

Le nouveau Syndicat des Travailleurs Autonomes des Universités du Sénégal (Satus) affilié à la FGTS outille ses militants pour une meilleure exécution de leurs diverses missions. Selon le secrétaire général du Satus, Aliou Faye, cette formation s’articulera autour de 3 axes : l’introduction au droit syndical, le rôle d’un délégué du personnel et le dialogue social. Pour Sidya Ndiaye, secrétaire général de la Fédération Générale des Travailleurs du Sénégal (Fgts), il est essentiel qu’un syndicaliste reçoive une bonne formation pour mieux préparer la lutte. A cet effet, il rappelle que leur lutte n’est pas la guerre, mais juste une interpellation aux autorités compétentes.

Baisse de 6,973 milliards du budget du ministère des Collectivités

L’Assemblée nationale a voté hier le projet de budget 2021 du ministère des Collectivités Territoriales, du Développement et de l’Aménagement des territoires. Le budget a été arrêté à hauteur de 129,183 milliards Fcfa contre 106,001 milliards Fcfa pour l’exercice en cours, soit une baisse de 6,973 milliards par rapport au budget de 2020. Le ministre Oumar Guèye explique cette situation de baisse par la crise sanitaire qui sévit dans le monde. Cette pandémie, dira-t-il, a impacté tous les systèmes économiques financiers, technologiques et sociaux. D’où l’élaboration par l’État du Sénégal d’un plan de relance en réajustant et accélérant le plan d’action prioritaire du PSE a l’horizon 2019- 2023 afin de lutter contre les effets négatifs de la covid-19 et remettre l’économie nationale sur la trajectoire de l’émergence. Le ministre Oumar Guèye a annoncé, par ailleurs, que l’Etat s’est engagé à travers des conventions avec les partenaires au développement à verser des contreparties pour la mise en œuvre de projets et programmes concourant à l’amélioration de la vie des populations. Il s’agit, d’après lui, du projet de gestion des eaux pluviales, du programme d’appui aux communes et aux agglomérations du Sénégal (Pacasen) et du projet de relèvement d’urgence et résilience à Saint-Louis (Serrp).

Frustrations du maire de Thiaroye sur mer

S’il y a un maire qui se sent laissé pour compte par les autorités étatiques dans le cadre du programme de drainage des eaux pluviales, c’est bien celui de Thiaroye Sur Mer, Ndiaga Niang. Ce dernier a profité de la remise de dons de l’Agence Française de Développement(Afd) et de l’Apix aux communes, dans le cadre du Projet Pikine irrégulier sud (Pis), pour dénoncer l’injustice dont fait l’objet sa localité. Il invite les autorités à rectifier le tir.

PM à l’Assemblée, Cleaning day, levée des couleurs… : Macky, le président des concepts mort-nés

Le gouvernement du Sénégal vient de lancer l’initiative dénommée la « Parole au gouvernement ». Un énième engagement qui rappelle d’autres concepts comme le Cleaning day et la levée des couleurs annoncés en fanfare avant d’être jetés aux oubliettes.
Encore une nouvelle initiative ! Dans sa stratégie de communication, le gouvernement a prévu de faire face à la presse toutes les deux semaines pour aborder les questions d’actualité. Le premier numéro du « grand show » gouvernemental qui a eu lieu, ce mardi 24 novembre au building administratif Mamadou Dia, a vu la participation de 9 ministres.
Pourtant, cette initiative n’est pas sans rappeler une autre prise il y a quelques années. En effet, au début de l’alternance en 2012, il était prévu que le gouvernement rencontre régulièrement la presse à ce même building administratif. A l’époque, les séances de questions-réponses étaient modérées par Abdou Latif Coulibaly. Mais l’exercice a duré le temps d’une rose. Cette stratégie dite nouvelle n’est donc en réalité que du réchauffé.
Aujourd’hui, ils sont nombreux les Sénégalais à se demander si cette initiative va aboutir. En effet, Macky Sall et ses hommes ont habitué les gouvernés à des concepts mort-nés.
En 2015, le Président de la République avait demandé au chef du gouvernement, Mahammed Boun Abdallah Dionne de rendre compte devant l’Assemblée nationale tous les mois. Mais cette initiative fera long feu. Après deux séances, marquées par la virulence des questions venues de l’opposition, Boun Dionne a disparu avant de réapparaitre des mois plus tard. Cette fois encore, une ou deux séance(s) et l’affaire est définitivement close.
Ces deux initiatives ne sont pas les seules à être rangées aux oubliettes. Beaucoup d’autres, qui au départ étaient présentés comme des sacerdoces, ont connu le même sort. On peut en citer entre autres le cleaning day et les cérémonies de levée des couleurs.
S’inspirant du Rwanda, pays cité en exemple en matière de propreté en Afrique, le chef de l’État avait initié des journées de nettoiement prévues une fois par mois. Lancé à grande pompe le 4 janvier 2020 par Macky Sall, le cleaning day était parti pour être le rendez-vous mensuel des citoyens modèles voulant apporter un investissement humain pour leur localité.
Mais cette initiative, marquée par un folklore indescriptible, a été dévoyée par les politiciens avant d’être jetée à la poubelle. Aujourd’hui, le « cleaning day » est devenu un vieux souvenir dans la mémoire collective des Sénégalais. L’argument de la survenue de la pandémie de Covid-19 ne manquera certainement pas d’être brandi par les partisans du pouvoir. Mais là où des meetings politiques s’organisent régulièrement et que toutes les activités ont repris, ce prétexte tiendra difficilement.
En outre, dans le sens de promouvoir le civisme, le Président de la République Macky Sall avait initié une journée pour la levée des couleurs nationales au palais de la République. Il s’agissait plus exactement du premier lundi de chaque mois. Il en avait décidé ainsi après avoir observé un déficit de dose de civisme qui frappe quasiment l’ensemble des couches de la société.
La méthode pédagogique employée en l’espèce consistait à prêcher par l’exemple. Il y avait donc une levée des couleurs nationales devant les membres du gouvernement, et à la fin de la cérémonie, le président Macky Sall s’adressait à la presse délivrer un message ou réagir sur quelques sujets d’actualité. Mais comme toutes les formules qui ont précédé, cette cérémonie est frappée par le syndrome des slogans creux.
Patron du Forum social sénégalais, Mamadou Mignane Diouf indexe les collaborateurs du chef de l’État. « A mon avis, il revient à l’équipe présidentielle et à son gouvernement de maintenir la pérennisation de toutes ces initiatives. Dans une armée, l’État-major donne des indications et demande aux soldats de voir comment ils le mettront en cadence dans une perspective de longue durée », souligne-t-il sur iRadio.
Ce membre de la société civile pense que le cleaning day a été une très bonne idée. Et il en veut pour preuve la saleté qui gagne tous les villes, quartiers et recoins du pays. C’était donc l’occasion de rendre le Sénégal propre. Mais hélas comme toujours, ces concepts sont comme des promesses électorales. Elles n’engagent que ceux qui y croient.Seneweb

La Présidentielle 2024 déjà en ligne de mire : Me Wade en vue d’une mobilisation pour un retour triomphal de Karim Wade

https://www.leral.net En perspective de la présidentielle 2024, le secrétaire général national, Me Abdoulaye Wade, a défini les trois commandements du Parti démocratique sénégalais (Pds) : mobilisation, organisation et retour triomphal du candidat Karim Meissa Wade.
Une planification stratégique présentée comme nécessaire et devant constituer un grand moment de vie et de survie du Pds, un parti assurément à la croisée des chemins. Il y a deux semaines, le secrétaire général national, Me Abdoulaye Wade, avait procédé à un profond remaniement au sein du Parti démocratique sénégalais (Pds).
Un remaniement qui entrait dans le cadre d’un processus de planification stratégique? pour exécuter les trois commandements du pape du Sopi : mobilisation, organisation et retour triomphal du candidat Karim Meissa Wade.
Traduction concrète : l’arrivée aux commandes du plus ancien parti libéral de notre pays, d’une jeune équipe de militants à la fidélité éprouvée. Ces jeunes loups « sopistes », propulsés aux fonctions de secrétaires généraux adjoints, sont considérés par les analystes et observateurs politiques comme un état-major opérationnel sur lequel mise l’éternel pape du Sopi pour la reconquête du palais de l’avenue Roume. Pardon, avenue Léopold Sédar Senghor !
Les trois commandements ont donc pour but de donner au Pds plus d’engagement, de dynamisme, d’enthousiasme et de détermination en perspective de la présidentielle 2024. Sans doute pour le pape du Sopi, la présidentielle, c’est pour demain, c’est-à-dire théoriquement dans deux (02) ans ! Un raisonnement qui n’est pas faux si l’on défalque 2023, année de dépôt des candidatures et de précampagne électorale ainsi que les deux mois de 2024 — le scrutin devrait se tenir en février. Rien ne sert de courir, il faut partir à point, semble donc se dire le vieux politicien expérimenté Me Abdoulaye Wade, qui veut donc mettre ses troupes d’ores et déjà en ordre de bataille, dans la perspective de cette « mère des batailles ».

La renaissance du Sopi ?

C’est d’ailleurs dans le cadre de ce redéploiement qu’entre le déplacement du Secrétariat national du Pds à Saint-Louis. C’était le week-end dernier lors du lancement des opérations de vente des cartes de membre au sein de la Fédération départementale des libéraux regroupant les communes de Ndiabène Gandiol, Mpal, Fass, Gandon et Saint-Louis. En présidant cette assemblée générale, le président doudou Wade, qui représentait Me Abdoulaye Wade, a déclaré être venu pour apporter la bonne parole aux militants « sopistes ».
« Le Secrétaire général national, Me Abdoulaye Wade, m’a chargé de vous dire que le parti a pour objectif de réorganiser les structures, de la base au sommet, de réorganiser les autres commissions et reprendre contact avec les militants pour préparer les Locales et les Législatives de 2022. Mais surtout, surtout la bataille des batailles en 2024, qu’est la présidentielle pour l’élection de notre candidat Karim Meïssa Wade. Et qui dit candidat dit forcément retour de Karim Wade que le Pds prépare…», a confié le président Doudou Wade, ancien président du groupe parlementaire libéral à l’Assemblée nationale, histoire de donner plus d’engagement et d’enthousiasme aux nombreux militants de la capitale du Nord.
Depuis le boycott aux allures d’un sabotage de la présidentielle de 2019, le Pds de Me Wade est devenu un parti écartelé qui n’arrive plus à retrouver la voie de reconquête du pouvoir, à remobiliser ses militants et sympathisants, encore moins à discipliner certains de ses responsables et cadres.
Quel avenir attend ce Pds en panne de retrouver sa raison d’être et l’engouement populaire, qu’il suscitait durant les années de braise du Sopi ?
Il n’y a pas de réponse par quatre chemins, encore moins par trois commandements, mais plutôt par le retour inéluctable de Karim Wade au Sénégal. Un retour, rien qu’un retour ! Car, toute perspective contraire mènera, irrésistiblement, l’empire Sopi au déclin…« Le Témoin »

Coronavirus-Aminata Touré : « le monde aurait pu tirer des leçons de l’Afrique…la crise a montré à quel point le multilatéralisme est fragile»

https://directnewsinfo.com Dans une interview avec le journal Allemand « Spiegel », Aminata Touré, l’ancien Premier ministre du Sénégal, revient sur la gestion de la pandémie du coronavirus sur le continent africain. Selon elle, le monde aurait pu tirer des leçons de l’Afrique.« Les gouvernements ont l’expérience des épidémies et de la manière de les contrôler – comme le virus Ebola. De nombreuses décisions avancées ont été prises au tout début de la crise. Au Sénégal, par exemple, nous avons fermé les frontières avant que de nombreux pays européens ne le fassent. Les rassemblements ont rapidement été interdits. Les transports publics ont été fermés. Les mosquées ont également été fermées très tôt, ce qui était difficile dans un pays comme le Sénégal, où 97 % de la population est musulmane »,  a-t-elle cité comme exemple.
La crise a montré à quel point le multilatéralisme est fragile a-t-elle aussi ajouté. « Le virus ne connaît pas les frontières. Les pays qui se sont avérés les plus vulnérables sont ceux de l’Occident. L’Afrique, par exemple, a été moins touchée. Au début de la crise, beaucoup de gens ont parié sur des millions de morts en Afrique. Mais cela ne s’est pas produit. Le monde aurait pu tirer des leçons de l’Afrique », note-t-elle. Selon Aminata Touré par ailleurs, il est temps que l’Afrique ait un nouveau sentiment d’estime de soi.

« Trump n’a jamais caché à quel point il méprisait le multilatéralisme »

S’exprimant sur les élections Américaines, l’ancienne Présidente du CESE a dit espérer que le nouveau Président remette l’Amérique sur les rails, et « que nous revenions à une prise de décision fondée sur des preuves et des données scientifiques au lieu de politiques basées sur des sentiments personnels ». « J’espère que Joe Biden restaurera la réputation des États-Unis et reviendra au dialogue et à la coopération internationale. Les États-Unis sont une grande nation qui, sous Trump, était complètement à côté de la plaque », a-t-elle soutenu.Trump selon Aminata Touré toujours, n’a jamais caché à quel point il méprise le multilatéralisme pour avoir coupé le financement de certaines organisations clés des Nations Unies,  ce qui a eu une influence directe sur la santé des femmes en Afrique…


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