Revue de presse du Vendredi 25 Septembre 2020 [Retard de publication]

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23 nouveaux cas testés positifs au coronavirus, 92 nouveaux guéris, aucun nouveau décès et 18 cas graves en réanimation.

https://www.dakaractu.com Sur 1170 tests réalisés, 23 sont revenus positifs au coronavirus soit un taux de positivité de 1,97 %. Il s’agit de 7 cas contacts suivis, 1 cas importé (AIBD) et 15 cas issus de la transmission communautaire répartis comme suit : Bignona (1), Cambérène (1), Centenaire (1), Dakar Plateau (1), Joal (1), Keur Massar (1), Mbao (1), Ouakam (1), Pikine (1), Richard-Toll (1), Sicap Dieuppeul (1), Sokone (1), Thiadiaye (1), Tivaouane (1) et Yoff (1).
92 patients ont été testés négatifs et déclarés guéris.
18 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation.
Aucun nouveau décès lié à la Covid-19, n’a été enregistré.
A ce jour, le Sénégal compte 14839 cas positifs dont 11910 guéris, 304 décès et 2624 encore sous traitement.

DES PLUIES FAIBLES À MODÉRÉES PAR ENDROITS SUR LA QUASI-TOTALITÉ DU TERRITOIRE (ANACIM)

Dakar, 24 sept (APS) – Des pluies faibles à modérées sont prévues par endroits sur la quasi-totalité du territoire au cours de cette soirée allant à la matinée du vendredi, indique l’agence nationale de la météo.
Dans son bulletin de prévision à courte échéance, l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM) signale toutefois que dans l’après-midi du vendredi, le temps deviendra progressivement stable hormis les régions proches du littoral (entre l’axe Dakar- Cap Skirring) où des pluies faibles pourraient être enregistrées.
Elle souligne aussi que la chaleur humide sera fortement ressentie sur le pays avec des températures maximales qui varieront entre 30° et 38° C.
Les visibilités seront généralement bonnes tandis que les vents seront de secteur est à Sud-est et d’intensités faibles à modérées.OID/AKS

Donald Trump et l’Afrique:je t’aime, moi non plus

https://www.financialafrik.com En dépit de ses frasques – il avait traité les pays africains de pays de merde-, de ses décisions unilatérales (menaçant le Rwanda de le retirer de l’AGOA si celui-ci interdisait les friperies américaines), de ses bouderies théâtrales (comme lorsqu’il a refusé de recevoir le président congolais, Denis Sassou Nguesso), de ses diatribes contre Nelson Mandela, Donald Trump dispose bien d’une “vision” pour l’Afrique. Mais ne nous y trompons pas, l’initiative “Prosper Africa” n’a rien d’une philanthropie.
Le principal objectif de ladite initiative est d’aider les entreprises américaines “qui souhaitent faire des affaires en Afrique”. Pas question surtout de l’aide publique au développement (APD), assistance que le locataire de la Maison Blanche voulait réduire, se heurtant au refus du Congrès. C’est dans le cadre de la vision américaine du développement que l’International Development Finance Corporation (DFC) a été mis en place pour prendre le relais de l’Overseas Private Investment Corporation (OPIC), lequel, jusque-là, fournissait des garanties aux projets d’investissements américains. Cette mue s’accompagne du relèvement de la capacité de l’institution, passée de 29 milliards de dollars à 60 milliards de dollars dont la majorité est consacrée à l’Afrique.
La politique africaine de Donald Trump était articulée jusque-là à travers Tibor Nagy, secrétaire d’État adjoint pour l’Afrique depuis juillet 2018, remplacé il y a quelques semaines par John Barsa et Mark Green (ancien ambassadeur en Tanzanie), administrateur de l’Agence américaine pour le développement international (USAID) depuis août 2017.
De leur côté, les pays africains auraient sans doute voté Joe Biden, candidat démocrate aux présidentielles américaines du mois de novembre prochain, en tête des sondages, tout en ne nourrissant peu d’illusions sur l’approche américaine de l’Afrique. Peut-être s’il est réélu, Donald Trump qui avait ignoré royalement une invitation des pays africains à venir assister au sommet de l’Union Africaine, changera-t-il de fusil d’épaule.  Albert Savana

L’or peut encore battre des records avant la fin de l’année, en raison des risques liés aux élections américaines

 (Agence Ecofin) – Les risques et incertitudes liés aux prochaines élections présidentielles américaines favoriseront une nouvelle hausse de l’or. C’est ce qui ressort des prévisions de Citigroup, qui s’attend à voir l’or dépasser de nouveau 2 000 $ l’once. Cela ne peut que profiter aux producteurs africains.
L’or pourrait de nouveau dépasser la barre des 2 000 $ sur les marchés mondiaux, rapporte cette semaine Bloomberg, qui cite des analystes de Citigroup. Selon le groupe financier américain, les incertitudes entourant les élections présidentielles du 3 novembre prochain aux Etats-Unis devraient augmenter l’attrait pour le métal jaune en tant que valeur refuge.
« Même si, historiquement, il n’y a pas de modèle clair pour le commerce de l’or ou la volatilité des prix avant et après les élections américaines […]. Nous nous attendons à ce que le prix de l’or atteigne de nouveaux records avant la fin de l’année », indiquent-ils.
En effet, l’actuel président Donald Trump a déjà laissé entendre à plusieurs reprises sa méfiance par rapport au processus de vote (par correspondance surtout). En outre, ses allusions mercredi à la possibilité de ne pas céder le pouvoir en cas de défaite face à son challenger Joe Biden ont renforcé les inquiétudes des milieux financiers. Cela vient s’ajouter aux tensions déjà provoquées par le projet du président de remplacer sans attendre à la Cour suprême la juge Ruth Bader Ginsburg, décédée récemment.
Pour rappel, l’or s’est négocié ce mercredi à 1 894 $ l’once à Singapour, loin des records attendus prochainement. Les prix ont légèrement baissé depuis quelques semaines en raison de la hausse du dollar, mais ils restent toujours excellents pour les compagnies et les pays producteurs, notamment en Afrique.

Quels sont les pays africains les plus attractifs pour l’investissement,selon le secteur privé?(classement Deloitte)

 (Agence Ecofin) – Selon l’Africa CEOs Survey édition 2020, la Côte d’Ivoire reste le pays africain le plus attractif pour les investissements  selon le secteur privé. Le pays devance le Kenya, le Ghana, le Sénégal, le Rwanda. 4 pays ouest-africains figurent dans le Top 10, dont 2 de l’UEMOA.
Le cabinet Deloitte et l’Africa CEO Forum viennent de publier la deuxième édition d’Africa CEOs Survey. Dans le cadre du nouveau rapport, un nouvel index d’attractivité des investissements en Afrique classant les pays africains les plus attractifs pour l’investissement selon le secteur privé a été réalisé.
A l’issue de l’étude, il en ressort que la Côte d’Ivoire est selon la majorité des acteurs du secteur privé interrogés, le pays africain le plus attractif pour les investissements. Comme en 2019, le pays occupe la tête du podium et devance le Kenya (2e), le Ghana (3e), le Sénégal (4e) et le Rwanda (5e). L’autre moitié du Top 10 est occupée par l’Ethiopie (6e), le Nigeria (7e), le Maroc (8e), la RDC (9e) et l’Afrique du Sud (10e).

Malgré la covid-19, la Côte d’Ivoire, le Nigeria et le Maroc ont maintenu leur position par rapport à l’année dernière. Des pays comme le Rwanda et l’Ethiopie ont chuté dans le nouveau classement.

Quant à l’Afrique du Sud, sa régression peut être associée à la situation de plus en plus catastrophique de son économie qu’exacerbent la corruption et la nouvelle crise sanitaire, le pays étant le plus touché par le coronavirus en Afrique.
Cette année, les derniers de la classe en matière d’attractivité des investissements en Afrique, selon le rapport sont les Comores, le Lesotho, l’Erythrée et le Burundi. Malgré de récentes élections qui ont permis au général Evariste Ndayishimiye de prendre le pouvoir, le Burundi semble toujours avoir du mal à convaincre les investisseurs sur sa capacité à créer un environnement propice à l’investissement privé.
Pour rappel, l’Index d’attractivité des investissements en Afrique repose sur les réponses fournies par les chefs d’entreprise africains à la question : « Quels pays africains vous semblent les plus attractifs pour investir à l’heure actuelle ? » Il vise à donner un aperçu de la volonté d’investissement des dirigeants du secteur privé.
D’après le cabinet Deloitte, « il n’est pas destiné à analyser les conditions d’investissement ou la facilité de faire des affaires dans les pays en question ».
Notons que seul Sao Tomé-et-Principe n’a pas été pris en compte dans le classement.  Moutiou Adjibi Nourou

Classement des pays africains selon l’index d’attractivité des investissements de l’Africa CEOs Survey

Rang   Pays
1erCôte d’Ivoire
2eKenya
3eGhana
4eSénégal
4eRwanda
6eEthiopie
7eNigeria
8eMaroc
9eRDC
10eAfrique du Sud
11eMaurice
12eTanzanie
13eMozambique
13eTunisie
13eZambie
16eEgypte
16eCameroun
18eTogo
19eAngola
19eOuganda
21eMadagascar
21eBénin
21eMauritanie
24eBurkina Faso
24eGabon
24eGuinée
27eCap-Vert
28eBotswana
28eMali
30eAlgérie
30eNamibie
30eZimbabwe
30eGambie
30eNiger
35eDjibouti
36eCongo
36eMalawi
36eLiberia
36eRépublique centrafricaine
36eTchad
41eEswatini
41eSeychelles
41eLibye
44eGuinée-Bissau
44eGuinée équatoriale
44eSierra Leone
44eSoudan du Sud
44eSoudan
44eSomalie
50eComores
50eLesotho
50eErythrée
50eBurundi

Classement des groupes bancaires actifs dans la zone UEMOA

https://www.sikafinance.com 29 groupes bancaires participent à l’animation du marché bancaire de l’espace UEMOA dont ils sont de loin les principaux acteurs. Fin 2019, ces derniers contrôlaient 108 établissements sur un total de 148 actifs dans la zone (contre 106 établissements sur 143 en 2018). Toutefois, le renforcement de cette présence s’est accompagné d’un repli relativement à certains indicateurs.
Les 12 principaux groupes à la tête de 78 filiales (et succursales) détenaient 77% de part de marché (en termes de total bilan) contre 77,8% un an plus tôt, en 2018. Egalement, alors que ces derniers avaient représenté 93,4% des profits générés par l’ensemble des groupes un an plus tôt, fin 2019, ils n’avaient réalisé un peu moins de 84% du bénéfice global du secteur. Un repli d’autant plus remarquable que le résultat du secteur s’est envolé de 43% à 542,3 milliards FCFA fin 2019.
Voir aussi – Classement 2018 des groupes bancaires actifs dans la zone UEMOA

Les 12 principaux groupes bancaires de la zone UEMOA selon la part de marché en 2019 (en termes de total bilan)

Source: Commission bancaire de l’UMOA
Le togolais Ecobank, le français Société Générale ainsi que les marocains Bank Of Africa, Atlantic Business International (Banque Atlantique) et Attijariwafa Bank forment le top 5 des groupes bancaires avec un peu plus de 48% du marché régional.
Les groupes burkinabé Coris Bank, l’Ivoirien NSIA Banque et le malien BDM se maintiennent dans le top 10 du classement avec des parts de marché oscillant entre 6,1% et 2,9%.Dr Ange PonouBas du formulaire

SABODALA:PLUS DE DEUX MILLIONS D’ONCES D’OR PRODUITS PAR SGO DEPUIS 2010 (RAPPORT)

Dakar, 24 sept (APS) – La société aurifère canadienne Teranga Gold Corporation, par le biais de sa filiale Sabodala Gold Operations (SGO), annonce avoir produit, depuis 2010, plus de deux millions d’onces d’or, à partir de la mine de Sabodala, située dans la région de Kédougou (sud-est).
‘’Au Sénégal, depuis 2010, Teranga a produit plus de deux millions d’onces d’or à partir de la mine de Sabodala. Jusqu’en 2018, SGO opérait l’unique exploitation aurifère industrielle du pays’’, écrit la compagnie dans son rapport de développement durable pour l’année 2019, publié ce jeudi.
Selon le document, avec l’acquisition et l’intégration du projet aurifère voisin de Massawa, SGO se positionne désormais comme un complexe aurifère de premier plan.

Il signale qu’en 2019, la contribution économique totale de la société à l’économie sénégalaise culmine à 119 milliards de francs CFA.

‘’L’engagement à créer des emplois dans chacun des pays où la société est présente s’est traduit, par exemple, par un taux de 95% de nationaux dans les effectifs de Sabodala. Ainsi 46% des employés sont issus des régions de Kédougou et Tambacounda (est), dont 27% du département de Saraya, qui abrite la mine’’, indique le rapport.
Il ajoute que ‘’1.362 emplois ont été créés au Sénégal : 366 dans le département de Saraya, 174 dans la région de Kédougou (exclusion faite du département de Saraya) et 748 pour le reste du Sénégal’’.BHC/ASG/ESF

ALIOUNE NDOYE DEMANDE AUX ARMATEURS DE PRIVILÉGIER L’APPROVISIONNEMENT DU MARCHÉ LOCAL EN POISSONS

Dakar, 25 sept (APS) – Le ministre des Pêches et de l’Economie maritime, Alioune Ndoye, veut que l’approvisionnement du marché local en poissons soit privilégié par les acteurs du secteur, dans un contexte de rareté de cette ressource halieutique.
M. Ndoye a échangé jeudi à ce sujet avec plusieurs acteurs du secteur dont des armateurs, des mareyeurs et des responsables de marchés, pour voir avec eux une stratégie à adopter pour amoindrir la rareté du poisson sur le marché local dans ce contexte de pandémie à Covid19.
« Nous avons échangé avec des armateurs, des mareyeurs et des responsables de marché pour voir ensemble comment agir en vue d’amoindrir la rareté du poisson comme nous l’avons senti au niveau des marchés locaux », a-t-il indiqué à la fin de cette réunion avec des acteurs du secteur de la pèche, tenue dans les locaux de son département à Diamniadio.
M. Ndoye a dit avoir demandé aux acteurs de trouver les moyens de privilégier le marché local, certaines espèces prisées ne pouvant se trouver que dans des zones de plus en plus éloignées auxquelles seules certaines catégories d’armateurs peuvent accéder.
« Nous avons échangé avec eux pour voir avec eux quelles sont les contraintes qui pourraient rendre cette option difficile », a expliqué le ministre des Pêches et de l’Economie maritime.

Il a indiqué que certains armateurs ont pris des engagements qui le « rassure parce que certainement, ils n’ont pas autant de contraintes ». 

« D’autres nous ont exposé les contraintes liées à leur statut qui leur fait obligation d’exporter au moins 80% de leurs captures ». Concernant ces derniers, a poursuivi Alioune Ndoye, « nous allons regarder avec nos collègues des Finances, s’il y a une possibilité de tenir compte de la particularité de cette période de pandémie ou justement, d’abord, il y a des difficultés pour exporter mais aussi il y a un besoin local qu’il faudrait en tout cas satisfaire ».
S’agissant des autres acteurs du secteur, « nous prenons avec satisfaction leur engagement de fournir aux différents acteurs la production qu’ils ont aujourd’hui et dont une partie est stocké », a souligné le ministre des Pêches et de l’Economie maritime.SG/BK

Pénurie de poissons:Des armateurs s’engagent à mettre sur le marché 80% de leurs stocks

http://lesoleil.sn Le poisson se fait rare actuellement sur le marché. Pour trouver des solutions à cette pénurie, le ministre des Pêches et de l’Économie maritime, Alioune Ndoye, a convié à une rencontre les différents acteurs du secteur hier. Ses interlocuteurs étaient les armateurs, les pêcheurs industriels et les mareyeurs. L’objectif de ces échanges était de stimuler une synergie d’actions pour que les consommateurs puissent disposer de ce produit. À en croire le ministre, cette solidarité doit être portée par les armateurs qui, avec leurs grands bateaux, ont la possibilité d’aller plus loin et de pêcher plus. « Même s’ils sont tenus d’exporter 80% de leurs produits, les armateurs dotés de moyens plus conséquents doivent pouvoir approvisionner les pêcheurs industriels et les mareyeurs dans les périodes difficiles car le stockage n’est pas une solution. Ce sont d’énormes coûts à supporter pour eux », a dit le Ministre Alioune Ndoye.
Réagissant à cet appel de la tutelle, le président du Collectif des acteurs de la pêche au Sénégal (Caps), Alioune Thiam, s’est dit prêt à mettre sur le marché 80% de son stock pour mettre fin à cette pénurie de poissons. « Dans les périodes difficiles, nous devons tous prioriser la citoyenneté. Malgré les conséquences financières, nous sommes prêts à approvisionner le marché », a dit M. Thiam. Prenant également part à ces discussions, la présidente du Conseil national des produits halieutiques, Kiné Ndoye, est allée dans le même sens. Décidée à mettre son stock à la disposition des pêcheurs industriels et mareyeurs, elle estime que la pénurie sera bientôt un mauvais souvenir pour les populations. Poursuivant son propos, Kiné Ndoye a sollicité des chambres froides pour faciliter l’approvisionnement des zones reculées. Par rapport à cette préoccupation, le ministre Alioune Ndoye a indiqué que 25 chambres froides devraient être installées au plus tard le 25 janvier prochain.Demba DIENG

LES POLITIQUES PUBLIQUES DOIVENT « FRANCHIR UN CAP DANS LA MATURITÉ’’

Dakar, 24 sept (APS) – Le Sénégal doit ’’franchir un cap dans la maturité’’ de ses politiques publiques pour plus d’efficience, pour que les promesses non tenues de l’action des gouvernants ne puisse continuer à alimenter des déceptions « trop coûteuses pour la vie démocratique et la cohésion nationale », a indiqué, jeudi, à Dakar, le directeur général du Bureau opérationnel de suivi (BOS) du Plan Sénégal émergent (PSE), El Ousseynou Kane.
« Il est en effet urgent de franchir un cap dans la maturité de nos politiques publiques », a-t-il déclaré lors de la cérémonie de signature d’une convention tripartite de partenariat entre Innovation environnement et développement en Afrique (IED), le BOS/PSE et l’Union des associations d’élus locaux (UAEL).
« Le sentiment que les promesses ne sont pas tenues et que les responsables politiques ne sont finalement pas comptables des résultats de leur action alimente des déceptions et des colères trop coûteuses pour la vie démocratique et la cohésion nationale », a fait valoir El Ousseynou Kane.
Selon lui, l’émergence « n’advient que dans un écosystème de stabilité, de cohésion sociale et d’équité territoriale qui suppose la décentralisation des décisions et la déconcentration des ressources et des moyens ».

M. Kane s’est engagé, dans cette optique, à appuyer les collectivités territoriales « pour une prise en compte effective de la dimension locale dans les stratégies et les interventions des politiques publiques ». 

Les responsables de l’UAEL et de l’IED présents lors de cette cérémonie de signature de convention ont exprimé leurs attentes concernant leur collaboration avec le Bureau opérationnel de suivi du PSE.
Selon un document transmis à l’APS, la convention vise à consolider le processus enclenché depuis 2014 pour arriver à doter les communes du Sénégal de Plans de développement communaux (PDC) arrimés à la vision 2035 du PSE prenant en compte les dimensions transversales (changement climatique, genre, migration, nutrition) et le contrôle citoyen de l’action publique (redevabilité).
Une première phase menée de 2014 à 2018 à travers le projet « Promouvoir la Résilience des Economies en zones Semi-Arides » (PRESA), a permis l’expérimentation de l’arrimage des plans communaux et départementaux de développement au PSE dans une perspective de résilience au changement climatique dans les régions de Kaffrine (communes de Nganda & Dianké Souf), de Kaolack (communes de Gagnick et Keur Madiabel), de Fatick (commune de Ndiob) et de Diourbel (commune de Baba Garage), signale le document.
Il ajoute que ce processus devait servir de levier pour informer les décideurs sur les mécanismes permettant de renforcer l’ancrage du PSE dans un développement local résilient, grâce aux enseignements tirés de cette expérience.BHC/BK/ASG

Le 29 septembre,les pays de la CEDEAO valideront le plan d’action pour l’effectivité du free roaming au 31 mars 2021

 (Agence Ecofin) – Les pays de la CEDEAO se sont fixés jusqu’au 31 mars 2021 pour abolir les frais d’itinérance sur les communications mobiles. Le projet traîne depuis 2017. Un nouveau plan d’action sera validé le 29 septembre, et le régulateur télécoms ivoirien veillera à la collaboration entre tous ses pairs afin qu’il soit respecté.
Le 29 septembre 2020, les Autorités nationales de régulation (ANR) du secteur télécoms des pays-membres de la Communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) valideront le plan d’action pour la mise en œuvre effective du projet free roaming au 31 mars 2021. C’est la résolution prise la semaine dernière.
Lors de la rencontre virtuelle organisée le 15 septembre 2020 pour examiner les progrès réalisés dans la mise en œuvre de l’initiative tarifaire sous-régionale et élaborer une stratégie pour son accélération, les directeurs généraux des ANR, conscients qu’elle piétine depuis 2017 à cause du retard de certains pays, ont adopté une résolution permettant aux pays qui sont déjà prêts à l’entamer immédiatement.
Ils ont également confié à l’Autorité de régulation des télécommunications/TIC de Côte d’Ivoire (ARTCI) la coordination des mesures visant à renforcer la collaboration entre les différents régulateurs télécoms, dans la mise en œuvre du free roaming. Le régulateur télécoms ivoirien sera soutenue dans cette tâche par l’Autorité nationale des communications (NCA) du Ghana.
Actuellement, seuls le Sénégal, la Guinée, le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Togo, la Sierra Leone et le Liberia ont véritablement lancé le projet d’abolition des frais d’itinérance sur les communications mobiles. Les neuf pays s’étaient mis d’accord au regard des lenteurs qui s’accumulaient au niveau régional.

Perturbation de la réunion du Conseil d’administration:LA SAR SOUS HAUTE TENSION

https://www.lequotidien.sn Khadim Ba, ex-Pca, accusé d’avoir envoyé de gros bras
pour empêcher la session
Le Dg Serigne Mboup fait constater par huissier l’incident
Le Ca se transporte au ministère du Pétrole
Mécontent d’avoir été éjecté du Conseil d’administration de la Sar, l’ancien Pca Khadim Ba a tenté d’empêcher par force la rencontre qui devait installer les nouveaux administrateurs. Cela, malgré une décision de justice qui lui était défavorable.
Une scène déconcertante s’est déroulée dans la matinée d’hier, au siège de la Société africaine de raffinage (Sar). Une bande de gros bras tentait d’empêcher la tenue d’une réunion du Conseil d’administration de l’entreprise. Des témoins présents ont raconté une scène inimaginable, avec des personnalités en costume-cravate ou en grand boubou, bousculés sans ménagement par des individus à peine présentables, qui tenaient à leur barrer l’entrée de la salle de réunion.
Faute de pouvoir s’entendre, malgré de nombreuses tentatives de concertation, le Directeur général de la Sar, M. Serigne Mboup, a fait venir un huissier pour constater la situation et attester de l’impossibilité de tenir cette réunion à cet endroit.
A la suite de quoi, tous les membres du conseil se sont déplacés au ministère du Pétrole et de l’énergie, où ils auraient fini de tenir leur réunion. C’est après qu’il a été établi que ces gros bras, qui ont créé ces perturbations, avaient été envoyés par l’ancien Pca, Khadim Ba qui, à la suite d’un conflit familial, a perdu la direction de son entreprise Locafrique, au profit de son père. Ce dernier, M. Amadou Ba, avait fait savoir avant cette session du Conseil d’administration, que Khadim Ba, ainsi que les autres administrateurs siégeant au nom de Locafrique, à savoir Samuel Sarr, Momat Sarr et Shayk Al Ghassem, ne pouvaient plus représenter cette entreprise.

Ces derniers se sont pourvus en justice auprès du Tribunal de commerce de Dakar, par une décision de référé, pour faire casser cette décision, et empêcher le remplacement de ces administrateurs par d’autres qui auraient été désignés par Amadou Ba. Ils demandaient également au Tribunal d’interdire la réunion du Conseil d’administration prévue hier jeudi.

Malheureusement pour eux, au cours d’une décision prise le mercredi dernier, le président du tribunal, le juge Malick Lamotte, a rejeté toutes leurs prétentions. Il a non seulement jugé qu’il n’y avait pas lieu de suspendre la tenue du Conseil d’administration, mais en plus, les personnes déchargées du conseil d’administration, à savoir Khadim Ba, Samuel Sarr et compagnie, ne pouvaient être rétablies au sein de cette enceinte. Cette décision qui les condamne aux dépens, n’a pas empêché les personnes citées, avec à leur tête Khadim Ba, de vouloir forcer les choses en leur faveur, en voulant empêcher le déroulement normal de la structure dirigeante de la Sar.
Des témoins de cette scène se sont demandés jusqu’à quand les autorités de l’Etat allaient laisser perdurer cette situation au sein de la Sar. On sait bien que toutes les rumeurs sur la situation financière de la Sar, et sa capacité d’assurer l’approvisionnement du pays en carburant et autres produits pétroliers, découlent du conflit familial qui oppose Khadim Ba à son géniteur Amadou Ba. Faute de régler leur conflit en famille, ces deux protagonistes essaient de solder leurs comptes au sein de leurs entreprises, dont Locafrique qui est l’un des plus importants actionnaires de la Sar. Quitte pour cela, à déstabiliser l’entreprise, et à travers elle, le pays.

400 538 Sénégalais ont quitté le pays en 2019

https://www.ndarinfo.com L’Agence nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) a publié un bulletin semestriel sur les statistiques de la migration et de la mobilité internationale. Ce travail a été fait en collaboration avec la Direction de la Police de l’Air et des Frontières (DPAF), la Direction de la Police des Etrangers et des Titres de Voyage (DPETV) et l’Organisation internationale pour les Migrations (OIM).
Ce présent bulletin présente les statistiques sur les flux d’entrées et de sorties des personnes au Sénégal et les profils des migrants de retour au Sénégal assistés par l’OIM au cours du premier semestre de l’année 2019.  Dans l’ensemble, il y a eu plus d’entrées que de sorties du territoire national avec un solde global de 117 875. Les entrées et les sorties sont plus importantes au niveau de l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) avec 561 353 entrées et 542 281 sorties, soit un solde positif de 18 872.
Le poste frontalier de Karang est le deuxième poste le plus important en matière de flux avec 166 313 entrées et 135 954 sorties soit un solde positif de 30 359. Le solde le plus élevé est enregistré au niveau du poste de Keur Ayib avec 163 211 entrées contre 101 783 sorties soit un solde positif de 61 428. Au niveau du poste de Rosso, il est enregistré 37 748 entrées, 32 446 sorties et un solde positif de 5 302. Le poste frontalier de Goxu Mbathie a enregistré 3 723 entrées et 1 909 sorties, soit un solde positif de 1 814. Le Port Autonome de Dakar (PAD) a enregistré les plus faibles flux d’entrées et de sorties pendant le semestre avec respectivement 2 425 et 2 325 et un solde positif de 100.

Les hommes effectuent plus de déplacements avec 1 112 420

Une analyse des flux d’entrées et de sorties au niveau des postes frontières sur la période de janvier à juin 2019 selon sexe montrent que les hommes effectuent plus de déplacements que les femmes. Au total, on dénombre 1 112 420 hommes contre 639 251 femmes ayant effectués un déplacement. La même tendance est observée pour les entrées comme pour les sorties. Ainsi, concernant les entrées, 595 770 hommes contre 339 003 femmes sont enregistrés. Pour les sorties, sont concernées 516 650 hommes et 300 248 femmes.

475 622 Sénégalais sont entrés dans le territoire national

Au cours du premier semestre de l’année 2019, les entrées et les sorties au niveau des frontières sont plus importantes chez les individus de nationalité sénégalaise. Au total, 475 622 Sénégalais sont entrés dans le territoire national et 400 538 en sont sortis. Le solde positif le plus élevé est enregistré chez les Sénégalais avec 75 084. Une proportion de 22% des entrées et de 24% des sorties, soient respectivement 210 206 et 194 044, sont effectuées par des Européens, soit un solde positif de 16 162. Les ressortissants des pays de l’Afrique de l’Ouest ont enregistré 155 107 entrées et 132 731 sorties, soit un solde positif de 22 376. Les entrées et les sorties effectuées par des ressortissants de l’Afrique hors CEDEAO sont de l’ordre de 5%, avec 36 225 entrées et 31 653 sorties, soit un solde positif de 4 572. Les ressortissants des autres pays africains ont enregistré 4% des entrées et 4% des sorties, soit 41 205 et 35 684 respectivement, d’où un solde positif de 5 521. Les ressortissants du reste du monde ont fait moins d’entrées que de sorties avec 52 633 et 53 901 respectivement, soit un solde négatif de 1 268.

27% des entrées consacrées  aux visites des parents et amis

Les entrées au Sénégal sont liées pour 27% aux visites des parents et amis, pour 22% à des visites officielles, pour 14% aux retours des résidents, pour 11% aux vacances ou tourisme, pour 4% aux affaires, pour 3% aux conférences, pour 1% aux pèlerinages ou aux activités religieuses, et pour 1% aux soins de santé. Toutefois, 17% des entrées sont liées à d’autres motifs non élucidés. Les mêmes tendances sont observées pour les sorties du Sénégal. Elles sont dues à 22% aux visites des parents ou amis, à 18% à des voyages officiels, à 13 % aux vacances ou tourisme, à 10% aux retours des résidents, à 5% aux affaires, à 2% aux conférences, à 2% aux pèlerinages ou activités religieuses, à 1% aux soins de santé, 27% des sorties sont dus à des motifs non précisés.

559  migrants assistés par l’OIM de retour au Sénégal  dont 521 hommes

Les données sur les migrants de retour au Sénégal sont fournies par l’Organisation internationale pour les Migrations (OIM) dont l’une des missions est de contribuer à relever concrètement les défis croissants que pose la gestion des flux migratoires. Ces données concernent le premier semestre de l’année 2019. L’effectif des migrants de retour au Sénégal assistés par l’OIM est de 559, soit une baisse de 54% par rapport au second semestre de l’année 2018 où un total  de 1 034 individus a été enregistré. En effetles migrants de retour au Sénégal assistés par l’OIM au cours du premier semestre de l’année 2019 sont constitués de 521 hommes  et 38 femmes, ceci révèle une large supériorité numérique des hommes. Considérant la répartition par groupe d’âge des migrants de retour au Sénégal assistés par l’OIM, on constate une prédominance des individus de la tranche d’âge 18-26 ans avec 47%, suivis de ceux de 27-35 ans avec 33% et en troisième position ceux âgés de 36- 44 ans avec 11%. Moins de 5% des migrants de retour sont âgés de 45 ans ou plus. Chez les migrants de retour au Sénégal assistés par l’OIM, 4% sont des enfants âgés entre 0 et 8 ans. Ainsi  il est signé  que les migrants de retour au Sénégal assistés par l’OIM sont principalement originaires de la région de Kolda avec une part de 27%. Elle est suivie de la région de Dakar avec 18% et de celle de Tambacounda avec 15%.
Les régions de Kaffrine, de Saint-Louis, de Fatick et de Kédougou ont chacune 1% des migrants de retour au Sénégal. Selon la zone de départ, une modification de la structure est notée entre le premier semestre de 2019 et le second semestre de 2018. En conséquence, 95% des migrants de retour au Sénégal viennent des pays africains dont 71% des pays de l’Afrique de l’Ouest et 24% des autres pays africains ; seuls 5% des migrants de retour au Sénégal assistés par l’OIM viennent de l’Europe. Pour rappel, au second semestre 2018, 96% des migrants de retour au Sénégal sont venus de pays africains (45% des pays de l’Afrique de l’Ouest et 51% des autres pays africains) ; 4% provenaient de l’Europe.

Dégâts causés par les fortes pluies du jeudi:5 morts enregistrés en 24 heures à l’intérieur du pays

https://www.pressafrik.com Cinq (5) personnes sont mortes jeudi, suite aux fortes pluies qui se sont abattues à l’intérieur du Sénégal. Il s’agit de quatre (4) hommes dont un vieux de 70 ans et une dame d’une quarantaine d’années. Parmi les victimes, trois ont été tuées par la foudre.
Un père de famille et son fils ont été tués par la foudre alors qu’ils étaient en plein sommeil dans leur chambre. Ils sont morts calcinés. Le drame s’est produit à Samba Ndiaye, un village situé dans l’arrondissement de Fongolémie, dans la région de Kédougou, au sud-est du pays.
Un autre drame est survenu à Passi, une localité du Sénégal, située dans le Sine-Saloum. Deux personnes, un jeune homme et une dame de 40 ans, ont été tuées par les fortes pluies.
Le maire de la localité, Pape Adama Cissé en témoigne : « De très, très fortes pluies ont été enregistrées à Passi. Elles ont fait deux victimes : un jeune homme qui était sur le terrain d’entrainement, emporté par la foudre et une dame, d’une quarantaine. Cette dernière est tombée dans les eaux avant d’être emportée ».
A Mbacké, une ville du centre-ouest du Sénégal, un vieil homme a perdu la vie après les pluies. Âgé de 70 ans, il est décédé des suites à l’effondrement d’un mur d’une maison en banco.
Le corps sans vie a été acheminé à la morgue de l’hôpital de Dianatoul Mahwa par les sapeurs-pompiers. Une enquête est ouverte, a informé la Rfm.

Le Sénégal va ériger un mémorial-musée national en hommage aux victimes du naufrage du «Joola»

 (Agence Ecofin) – Le Sénégal va construire un mémorial-musée national en souvenir du naufrage du « Joola », le 26 septembre 2002, qui a fait près de 2 000 victimes. Le bateau assurait la liaison entre la Casamance et Dakar. La responsabilité fut imputée au commandant de bord, mort dans l’accident.
Le jeudi 26 septembre 2002, le ferry « Joola » qui effectuait la liaison entre la Casamance et Dakar sombrait au large de la Gambie, faisant près de 2 000 morts. A quelques jours de la commémoration du 18e anniversaire de ce drame, le chef de l’Etat Macky Sall, qui présidait le Conseil des ministres le 23 septembre, a « demandé d’intensifier le processus d’édification, à Ziguinchor, du mémorial-musée national dédié aux victimes ».
Il a au passage « réaffirmé la solidarité de la nation aux familles des victimes ». Ce mémorial-musée national se veut chargé d’une grande puissance émotionnelle, pour ce qui restera à tout jamais gravé dans la mémoire collective comme l’un des naufrages les plus meurtriers de l’histoire en temps de paix.
D’après les chiffres publiés par l’Etat sénégalais, le naufrage du « Joola » a causé la mort de 1 863 personnes. Le Collectif de coordination des familles des victimes du Joola (CCFV-Joola) en dénombre 1 953, car certaines familles se sont fait connaître après la parution du bilan officiel le 3 février 2003. Seules 65 personnes ont survécu et 608 corps ont été retrouvés. La région de la Casamance a particulièrement été touchée : 1 340 victimes, dont 971 rien que pour la ville de Ziguinchor. En 2003, la justice sénégalaise a classé le dossier, concluant à la seule responsabilité du commandant de bord, disparu dans le naufrage.

R

omuald Ngueyap

Le Joola…18 ans après, les Sénégalais ont oublié.Réminiscence !

https://www.pressafrik.com sortez dans la rue, promenez-vous entre les ruelles de la capitale ou de n’importe quel coin du pays et demandez à la première personne que vous rencontrerez ce que représente la date du 26 septembre. Elle vous regardera avec de gros yeux, l’air de croire que vous sortez de la planète Mars. de cette date, nous n’avons rien retenu, enfouie qu’elle est dans la poubelle de nos souvenirs.
Il y a dix-huit ans, à la même date, un jour funeste de l’année 2002, plus de deux mille personnes périssaient au fond de l’océan dans le bateau «Le Joola », l’une des plus tragiques catastrophes maritimes du monde. 2000 âmes au fond de l’océan. Même le Titanic, qui est dans la mémoire collective des Britanniques — et des occidentaux d’une manière générale — n’avait pas fait autant de victimes. Rien pour nous rappeler cette date du 26 septembre. Rien pour l’ancrer dans nos consciences. Rien pour que ceux qui n’ont pas vécu cette tragédie sachent. Rien pour nous rappeler ces milliers de morts. Rien !!! Autant dire que nos compatriotes ont même oublié que le Sénégal a enregistré la plus grande catastrophe maritime de l’histoire de l’humanité. Une tragédie qui porte la marque de nos insouciances, nos errements, turpitudes, inconsciences et dont nous n’avons tiré aucune leçon. Aucune !
Aucune responsabilité n’a non plus été établie dans cette catastrophe maritime. Les victimes sont responsables de leur propre mort et n’auraient pas dû prendre ce bateau ce jour-là, semble-t-on dire. Malgré cette catastrophe, nous n’avons rien changé à nos mauvais comportements, à notre indiscipline, à notre irrespect des règles et des codes. Pendant ce temps, ceux qui devraient faire respecter les lois sont les premiers à les contourner. En premier, le Chef. Vous l’avez vu braver l’interdit sur les rassemblements ? Son acte est à mettre parmi les mêmes errements, ou les mêmes négligences coupables, qui ont été à l’origine du naufrage du ferry. Notre fameux « Maa Taay ». Et tant pis, si le Chef est le premier à tirer la langue à ses propres décrets d’interdiction !Kaccor Bi du journal Le Témoin

DOMAINE NATIONAL:QUE DIT LE NOUVEAU DECRET

http://www.emedia.sn Le chef de l’État, Macky Sall, encadre les attributions foncières, sujettes à des levées de boucliers et de farouches batailles comme ce fut le cas récemment à Ndingler. Ainsi, à la suite de l’adoption en Conseil des ministres du 12 août dernier, du projet de décret modifiant le décret n° 72 -1288 du 27 octobre 1972 relatif aux conditions d’affectation et de désaffectation des terres du domaine national sises dans les communautés rurales, le président a signé le décret n°2020-1773, modifiant le précédent.
Désormais, l’affectation des terres de culture et de défrichement, par délibérations du Conseil municipal, ne sera exécutoire qu’après avoir été approuvé soit par le Sous-préfet, soit par le Préfet de département, territorialement compétent lorsque la superficie ne dépasse pas dix hectares.
Toutefois, dès que la superficie est comprise entre dix et cinquante hectares, seul le Préfet du département, dans lequel est géographiquement localisée l’assiette, approuve la délibération.
« Au-delà de cinquante hectares, la délibération ne peut être approuvée que par le gouverneur de région territorialement compétent, par acte réglementaire enregistré, au niveau du Secrétariat général du gouvernement. »
Les ministres de l’Intérieur, des Finances, du Budget, des Collectivités territoriales, du Développement et de l’Aménagement du territoire, sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret. Dié BA

Spoliation foncière à Kounoune:150 familles risquent de perdre leurs maisons à cause de la Socabeg.

https://www.dakaractu.com Les résidents de la Cité Dalal Jam de Kounoune vivent dans l’angoisse depuis des années. Ils risquent de perdre leurs maisons acquises à la sueur de leur front. Ainsi, le Collectif des résidents de ladite citée en collaboration avec Frapp a fait face à la presse, ce jeudi 24 septembre 2020, pour alerter l’opinion publique sur un litige foncier qui les oppose avec Modou Mamoune Samb, directeur de la société de Socabeg, une entreprise de bâtiment, de travaux publics et de promotion immobilière. Un litige qui a ôté le sommeil à 150 familles face au risque d’être déguerpies de leur maison.
Désigné comme porte-parole du jour, Katimou Touré a souligné que ce site a été occupé depuis 2012 par les résidents de la cité Dalal Diam de Kounoune. ‘’En juillet 2018, la Socabeg nous avait demandé d’arrêter les travaux par le biais de la Dscos au motif qu’ils ont un titre foncier sur les lieux. Ils nous accusent d’occupation illégale alors que lors de notre installation, nous avions des délibérations dûment signées par le maire et approuvées par le sous-préfet’’, a-t-il précisé. Et la question que l’on se pose, c’est comment  on peut se prévaloir d’un titre foncier qui date de 2017 alors que le site est occupé depuis 2012?
Selon M. Touré, la Socabeg a brandi le titre foncier qui n’a pas de superficie, ni de localisation exacte. Mieux, dans le document présenté, relève-t-il, il est clairement indiqué que Modou Mamoune Samb a acheté un immeuble à Rufisque alors que le site se situe à Kounoune. L’autre incohérence relevée dans cette affaire, révèle Katimou Touré, c’est qu’ils disent qu’ils ont acheté 5,6 hectares, alors que le site que nous occupons ne fait même pas 4 hectares ; il fait 3,8 ha’’.
Dans cette affaire, souligne-t-il, toutes les procédures légales ont été, d’ailleurs respectées. Un géomètre agréé a fait un levé topographique et qui a révélé que nous sommes bien sur le domaine national et non sur un titre foncier. Une procédure de régularisation a été envoyée auprès du Cadastre. Sur ce, l’ancien directeur Ibrahima Barry lui avait adressé une lettre où il dit : ‘’toutefois, j’ai initié avec les services techniques compétents une procédure d’immatriculation de ces terrains du domaine national’’, signé par l’ancien Dg du Cadastre.
Le porte-parole dudit collectif estime qu’il s’agit, ni plus ni moins, que d’une spoliation. Pour lui, c’est la énième tentative de spoliation foncière. Sur ce, ils promettent de ne pas se laisser faire parce que la Socabeg est coutumière des faits. Selon lui, des situations pareilles ont été connues à Tivaouane Peulh et à Jaxaay. Face à cette situation, ils interpellent le président de la République d’arrêter le patron de Socabeg et Cie qui, à leurs yeux ‘’en font trop’’…

Agence de la couverture maladie universelle:La dette due aux hôpitaux apurée à hauteur de 94,26%

http://lesoleil.sn Selon l’Agence nationale de la Couverture maladie universelle (AnaCmu), après certification de toutes les factures transmises avant le 28 mars 2020, sur une dette de 11.554.730.643 FCfa due aux Établissements publics de santé (Eps), 10.891.648.390 FCfa ont été payés ; soit un taux d’apurement de 94,26%.
Lancé en septembre 2013 par l’État du Sénégal, le Programme de la Couverture maladie universelle (Cmu) est souvent pointé du doigt du fait des dettes dues aux Établissements publics de santé (Eps). Dans un document rendu public, l’Agence nationale de la Couverture maladie universelle (AnaCmu) assure que 94,26% de la dette est apurée ; soit un montant de 10.891.648.390 FCfa payé aux Eps sur une dette estimée à 11.554.730.643 FCfa. L’AnaCmu a informé que dans la dynamique d’appui aux structures de santé et avec la volonté de l’État de payer la dette de la Cmu, le Président de la République avait donné instruction au ministre des Finances et du Budget de fournir à l’AnaCmu les ressources nécessaires. Ainsi, un financement de 15.000.000.000 de FCfa a été attribué à l’Agence pour le paiement de toutes les dettes échues au 31 décembre 2019. «Après certification de toutes les factures transmises avant le 28 mars 2020, la dette, au titre des initiatives de gratuité, était de 11.554.730.643 FCfa, dont 10.891.648.390 FCfa payés », a révélé la même source.
Toutefois, l’AnaCmu reconnait que suite aux différents paiements effectués, certains Eps ont fait des réclamations qui ont fait l’objet de séances de confrontation et d’harmonisation entre les services techniques de l’Agence et ceux des structures concernées. Suite à ces séances, des conventions d’apurement, en cours de signature, ont été proposées. À ce jour, 6 Eps ont signé sur 38, dont deux structures non hospitalières. Il s’agit de la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna), du Centre national de transfusion sanguine (Cnts) », informe-t-on dans le document.

Près de 53 milliards payés ente 2015 et 2020

L’Agence nationale de la Cmu poursuit que depuis le lancement du programme, un montant total de 52.890.920.152 fr a été payé, au titre des initiatives de gratuité pour la période 2015 et 2020 (en cours). Il s’agit de 8.526.873.975 fr  pour la césarienne, 15.171.503.129 fr pour la gratuité des soins aux enfants de moins de 5 ans, 11.554.860.597fr  pour le plan Sésame et 17.637.682.451fr pour la dialyse. S’agissant des organisations mutualistes, un montant de 9.135.082.228 FCfa a été payé entre 2016 et 2019, au titre de subventions générales et  ciblées.
D’après la note de l’AnaCmu, les paiements les plus importants ont été effectués en 2020. Cela s’explique par l’engagement de l’État à mobiliser des ressources, afin d’appuyer les structures de santé dans ces moments si critiques liés à une baisse de recettes, avec la Covid 19. Dès le début de la pandémie, 3.721.429.514 FCFA ont été payés aux structures dont 380.154.711 FCfa pour les soins des enfants de moins de 5 ans, 828.142 000 FCfa pour la césarienne, 884.602.713 fr CFA pour le plan Sésame et 1.628.530.090 FCfa  pour la dialyse. Pour ce qui concerne les subventions ciblées, c’est-à-dire destinées aux mutuelles de santé, pour la prise en charge des bourses de sécurité familiale,  776.307.451 FCfa ont été payés tandis que 299.949.875fr ont été mobilisés en termes de subventions générales pour les mutuelles de santé dans la cotisation de 50 % des bénéficiaires. Au total, ce sont 4.797.686.840 FCfa qui ont été mobilisés par l’Agence nationale de la Cmu, compte non tenu des 2.500.000.000 de FCfa payés à la Pna pour le compte de la dialyse en janvier 2020.Oumar KANDE

Covid au Sénégal:Un succès qui masque mal un mystère Par Assane Samb

Le Sénégal, comme tous les pays, est confronté à la pandémie de la Covid-19. Le premier cas est apparu en mars. Et depuis, chaque jour, le Ministère de la Santé et de l’Action sociale s’évertue à faire le bilan des tests et à le rendre public.

Du coup, nous en sommes aujourd’hui à plus de 14 mille cas dont moins de 3 mille sous traitement et un nombre de décès d’un peu plus de 300.

Une situation qui nous a valu le satisfecit d’une revue américaine, le Foreign Policy qui, sur 36 pays suivis, a classé le nôtre à la seconde place dans la qualité de la riposte.
Une excellente chose car, d’habitude, face à un problème de dimension mondiale, l’Afrique était toujours à la traine et avait du mal à convaincre.
D’ailleurs, les chiffres du continent continuent à étonner experts et observateurs du monde entier étant entendu que l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) avait prédit des millions de morts, une quarantaine, ce qui serait un cataclysme.
Donc, le Sénégal a manœuvré fort, adopté des stratégies efficaces à l’aide de ses autorités publiques avec l’appui des spécialistes de la santé et des médias pour ne citer que ceux-là.
Le fait d’avoir dès le début isolé dans les hôtels les cas suspects a certainement aidé à circonscrire une pandémie dont le rythme de progression était lent comparé à ce qui se voyait ailleurs comme en Europe, aux Etats-Unis, au Brésil, etc.
Le Ministre de la santé et de l’action sociale Abdoulaye Diouf Sarr n’a ménagé aucun effort en relation avec ses homologues de l’Intérieur et du Transport pour endiguer le mal.
Nous leur devons à tous, notamment au personnel soignant, aux services d’hygiène, aux sapeurs-pompiers et autres, une fière chandelle.
La tâche n’a jamais été facile et le travail a été mené dans la discrétion, la discipline, l’efficacité et surtout le patriotisme. Il faudra sans doute préparer des médailles de reconnaissance de certains d’ici la prochaine fête nationale.
Toutefois, malgré tous ses efforts, nous savons tous que cela n’aurait pas suffi. Car, malheureusement, à un certain moment donné, en plein couvre-feu, des plages étaient pleines et les jeunes jouaient au football pendant que des marchés se remplissaient de gens dont certains se souciaient peu des mesures barrières.

Pis, des Sénégalais étaient ouvertement dans le déni. La preuve, la tabaski a été fêtée dans les régions par des compatriotes dont certains parlaient de deal, ce que d’aucuns appellent, ailleurs, la théorie du complot.

Certes, le port du masque a été déclaré obligatoire, mais les mesures d’assouplissement annoncées depuis le mois de mai, auraient dû entrainer une seconde vague de contamination grave car beaucoup de sénégalais avaient compris qu’il fallait relâcher la garde.
Nombre de nos concitoyens ont bravé le danger et continuent de le faire allégrement. Les autorités publiques, au premier rang desquels le Président de la République ne manquent pas de prendre des risques avec des manifestations qu’ils auraient pu éviter.
Les cars-rapides et autres moyens de transport sont bondés de monde bien avant que certaines restrictions ne soient levées.
Tout ceci indique que le succès du Sénégal, bien que mérité, cache un mystère qui n‘est nullement déchiffré. Car, si l’on y regarde de près, la logique aurait justement été qu’il y ait des contaminations en masse, un système de santé dépassé et des morts par milliers.
Eh bien, il n’en est rien. Et les efforts faits n’auraient sans doute pas suffi à éviter le pire. La preuve, tous les spécialistes avaient peur. Et ces craintes ne sont pas dissipées du fait justement de l’organisation prochaine de cérémonies religieuses même si des précautions sont prises.
Nous savons tous qu’au Sénégal comme ailleurs en Afrique, toutes les explications n’ont pas été obtenues par rapport au fait que le virus y a été moins virulent.

D’aucuns ont tenté des explications comme le climat, l’immunité obtenue par rapport à d’autres maladies, etc. mais nous restons sur notre faim et savons que tout n’est pas su. A moins que tout ne soit pas dit.

En tout état de cause, le monde entier attend un ou des vaccins mais surtout que l’on en tire toutes les leçons afin que cette impuissance notée au niveau mondial soit effectivement corrigée.
Plus jamais ça. Cela doit être le nouveau slogan lorsque le virus sera maitrisé ce qui est loin d’être le cas. Les Etats-Unis pleurent 200 mille morts, ce qui est inadmissible. Pis, certains pays reparlent de confinement du fait justement d’un regain de contaminations.
En clair, la riposte contre la Covid-19 n’aura de sens que si tous les points du puzzle auront été soulevés et résolus. Le mystère doit être démasqué par rapport à des interrogations fondamentales qui sont restées sans réponse.
Nous avons tous avancé à l’aveuglette face à un ennemi mortel, à la merci du hasard. Et cela continue à nous coûter très cher. Et c’est cela qui n’est pas acceptable.

Guinée-Bissau:Des avenues aux noms des Présidents Macky Sall et Muhammadu Buhari inaugurées

http://lesoleil.sn Le Président de la République de Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embalo, a procédé, hier, à l’inauguration des avenues Macky Sall et Muhammadu Buhari. C’était à l’occasion de la célébration du 47e anniversaire de ce pays. Sur son compte Twitter, le Président Macky Sall avait posté le message suivant : « Je prends part, ce jeudi 24 septembre 2020, aux cérémonies commémorant le 47ème anniversaire de la fête nationale de la République sœur de Guinée-Bissau ». « Connus pour avoir soutenu l’actuel Chef de l’État bissau-guinéen lors de la présidentielle de novembre et décembre 2019, mais aussi pour leur implication dans la régulation de la crise qui secoue ce pays depuis des mois, ces deux présidents se voient ainsi honorés pour leur engagement », soulignent les médias de ce pays.
Cette célébration de la 47e année de l’accession de la Guinée-Bissau à la souveraineté internationale s’est déroulée au stade national de Bissau hier en présence des Présidents du Sénégal Macky Sall et du Nigeria Muhammadu Buhari, mais aussi de Roch Marc Christian Kaboré du Burkina Faso et de Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani de la Mauritanie. D’autres Chefs d’État se sont faits représentés, rapportent les médias bissau-guinéens. Selon le programme, le Président Umaro Sissoco Embalo a décerné des décorations aux militaires et civils et prononcé un discours à l’intention du peuple bissau-guinéen en présence de plus de 15.000 spectateurs et 2.000 policiers et militaires. Le Président Embalo a invité ses compatriotes à oublier leur appartenance politique et à se rassembler pour célébrer « cette journée historique et inoubliable ».Aly DIOUF

LA DIPLOMATIE DU BON VOISINAGE PAR MAMOUDOU IBRA KANE

http://www.emedia.sn Autre temps, autres mœurs et autres acteurs ! Il fut un temps où le Sénégal et le Mali étaient un seul et même pays. Unis et réunis qu’ils étaient dans une même fédération. Un peuple, un but, une foi. Ne partagent-ils pas toujours cette devise ? Il fut un temps où le Sénégal et la Gambie étaient une confédération. Aujourd’hui encore, la Sénégambie est chantée sur tous les toits et sur tous les tons, malgré la parenthèse Kukoy Samba Sanyang. Il fut un temps où le Sénégal et la Mauritanie avaient une capitale commune : Saint-Louis. Que dire des deux Guinée ? Le Sénégal et ses voisins : toute une histoire. Même destin ? Assurément !
Quand bien même les relations entre notre pays et chacun de ses voisins n’ont pas toujours été une mer calme. C’est le propre de tout voisinage. Il y a eu par-ci des vagues, par-là des tempêtes. Mais rarement de naufrage.
La diplomatie, la bonne, commence par le bon voisinage. En se rendant en Guinée-Bissau avec dans ses valises, la RTS pour aider à la retransmission des festivités de la Fête nationale du voisin, le président Macky Sall ne fait pas qu’honorer une invitation parmi la huitaine d’autres convives de l’iconoclaste Président Umaro Sissoco Embaló. C’est également grâce à Dakar que les Bissau-guinéens, pour leur première participation à une phase finale de la CAN, ont pu suivre en direct les matches de leur équipe nationale. La diplomatie c’est comme l’amour : elle exige des preuves.
Le chef de l’Etat sénégalais a ainsi débarqué à Bissau, non pas les mains vides mais plutôt pleines. Pas seulement à cause de sa relation personnelle avec son hôte qui relève d’un secret de polichinelle. Mais en raison surtout de l’importance géopolitique que la Guinée-Bissau et le Sénégal représentent l’un pour l’autre. Il n’est guère étonnant, pour les observateurs avertis, que l’élection présidentielle bissau-guinéenne d’il y a quelques mois ait été âprement disputée… au Sénégal. Dakar avait à peine, caché sa préférence – que d’aucuns ont qualifiée d’ingérence – pour le candidat du Mouvement pour l’alternative démocratique, Madem G-15, une coalition de partis d’opposition face au candidat du PAIGC, Domingoes Simões Pereira. Pereira, il faut le rappeler, avait eu le soutien d’un opposant sénégalais. De bonne guerre ?
En tous cas, un fait inédit quand on sait la prudence et la retenue dont les hommes politiques font preuve sur les questions éminemment diplomatiques. Au-delà de l’insolite, c’est l’enjeu d’une paix irréversible en Casamance qu’il faut voir dans le jeu de positionnement du Sénégal à chaque fois qu’il s’agit de la Guinée-Bissau. L’intervention de l’armée sénégalaise en 1998, sur décision du Président Abdou Diouf au nom des accords de défense entre les deux pays, était à lire sous ce rapport. Par la rapidité de l’action qui traduit une certaine capacité de projection, Diouf n’avait pas seulement volé au secours de son homologue, feu Nino Vieira menacé par une rébellion de l’armée conduite par le défunt général Ansoumana Mané.
Il y a surtout que le successeur du Président Senghor n’avait pas perdu de vue que le célèbre général avait été limogé, avant de se rebeller, pour une sombre affaire de trafic d’armes à destination de la Casamance. L’Opération Gabou, nom de code de l’intervention des armées du Sénégal et de la Guinée Conakry, avait été durement critiquée par le chef historique et incontestable de l’opposition sénégalaise d’alors. Me Abdoulaye Wade, puisque c’est de lui qu’il s’agit, avait tenu les propos suivants : « Cette intervention, qui avait été qualifiée d’opération de simple police, est une véritable guerre entraînant l’utilisation d’armes lourdes et provoquant d’importantes pertes en vies humaines. » Toujours est-il que si le coup de poker du Président Abdou Diouf ne fut pas un succès total, il n’était pas non plus un échec. Loin s’en faut !
La Casamance avait été fort probablement préservée d’une situation de troubles majeurs qui aurait pu, peut-être, la détacher définitivement du reste du Sénégal. Le « petit frère » Embaló, son pays ne comptant que deux millions d’habitants, veut jouer dans la cour des « Grands ». Cet adepte du « parler cash » à l’image d’un certain capitaine Sankara, n’a pas tremblé en tutoyant récemment certains de ses aînés de la sous-région. Il a osé assimiler « troisième mandat » et « coup d’Etat ». Bienvenue au club… des révolutionnaires ! est-on tenté de dire. Mais « la révolution dévore (souvent) ses propres enfants ». Au jeune Président bissau-guinéen de faire mentir l’adage. Le « grand frère » Sénégal veille. A coup sûr.

Arrêté Ousmane Ngom:Amnesty et la LSDH portent plainte contre le Sénégal

https://www.pressafrik.com L’Arrêté Ousmane Ngo interdisant des manifestations au centre ville de Dakar,  continue de faire débats. Amnesty et la Ligue sénégalaise des droits humains (Lsdh) ont porté plainte contre le Sénégal devant la Cour de le justice de la Cedeao, pour violation des droits de l’homme.
Les deux organisations de défenses des droits humains réclament à travers une requête déposée par Me Assane Dioma Ndiaye, 500.000.000 FCFA à titre de réparation.
Amnesty et la Ligue sénégalaise des droits humains demandent à la Cour de justice de « constater la violation par l’Etat du Sénégal de la liberté de réunion, la violation par l’Etat du Sénégal de la liberté d’expression et la liberté de circulation »

Bavures policières : Nio Lank exige des actes concrets de la part du procureur

La Circulaire du procureur général pour rappeler à l’ordre les forces de l’ordre dans le traitement des affaires civiles et commerciales dans les commissariats de police ou la gendarmerie ne calme pas les ardeurs des membres du Collectif Nio Lank. Déterminés à combattre les forfaitures commises par enquêteurs, les activistes exigent que le parquet pose des actions concrètes dans les plaintes déposées par les victimes.
«Nous avons pris connaissance de la circulaire du procureur, rappelant à tous les officiers de police de se limiter à traiter les cas d’infraction pénale et non accepter de se faire les instruments de règlements de compte dans des affaires civiles»,  a déclaré le Co-coordonnateur de la plateforme lors de son face-à-face avec la presse ce matin.
Et Mourtala Seck d’ajouter : «nous considérons que ce rappel est approprié concernant le dossier Yam ou le commissariat de Dieuppeul a voulu prêter sa force à Orange, alors qu’il s’agit d’une affaire purement commerciale entre une société et des abonnés. La gendarmerie de Tivaouane dans l’affaire Ardo Gning a aussi été instrumentalisée par les Ics».
Pour lui, le rappel à l’ordre du procureur général ne suffit pas pour mettre fin à de telles pratiques. «Le procureur doit poser des actes d’opposition aux actes illégaux. Nous attendons la suite concrète que le parquet va apporter comme réponses aux plaintes déposées», soutient-il.
Les membres du  collectif incitent les citoyens à davantage s’engager à dénoncer toute pratique immorale ou illégale de la part des forces de l’ordre. «nous voulons aussi dire que nous soutenons les citoyens qui prennent des photos de dénonciation de corruption de policiers dans la rue.  Par le texte, la photo, l’image et la vidéo, nous avons le droit de recueillir de preuves de corruption.  Le racket, c’est du vol , une autre forme de violence. Ces délits sont observables sur la voie publique».Saly sagne stagiaire (Actusen.sn)

TAM TAM Par Jean Pierre Corréa

La Presse sénégalaise, prurit de notre Démocratie.
« La faute n’est donc pas au public, qui demande des sottises, mais à ceux qui ne savent pas lui servir autre chose. » Miguel de Cervantès
D’abord, LA QUESTION à 100 BALLES !!! Quel est l’apport de la vingtaine de quotidiens sénégalais à notre Démocratie et à l’animation des cruciaux débats qui la traversent et qui sont sensés disposer notre cher Sénégal dans Le Temps du Monde?
Cette question me venait souvent à l’esprit, rien qu’à la vue de cette pléthore de journaux pendus dans nos rues, à des cordes à linge, et qui attirent tels des « mouches à merde », tous ces « titrologues » qui une fois repus de cette surenchère de « UNES » vendeuses et aguicheuses, s’en vont les commenter, faisant ainsi du « TITRE » la quintessence de l’information. Mais une opportunité professionnelle, m’ouvrant le bonheur de revenir à un des exercices préférés de mon métier de journaliste, La Revue de Presse, que je délivrerai chaque matin sur le site en ligne d’un grand quotidien sénégalais, m’a mis en situation depuis une dizaine de jours, parce que devant reprendre les marques de ce genre, de lire tout ce qui paraît et se considère comme estampillé « PRESSE »… D’un rire un peu narquois, je dirai qu’on passe plus de temps à les compter qu’à les lire… Mais plus sérieusement, pour faire chaque matin une Revue de Presse digne de ce que ce genre journalistique requiert et implique, il s’est naturellement et éthiquement imposé à moi, le devoir de ne considérer pour poser une vraie revue de l’actualité, que les titres qui méritent d’être ce que l’on appelle « UN JOURNAL », avec un « Ourse » qui en honore le contenu et des « Plumes » qui en illuminent la ligne éditoriale.
Comment notre espace médiatique s’est-il retrouvé saturé par cette pléthore de journaux qui se disputent la délicate mission de nous livrer les clés d’une actualité qui sous nos latitudes ne mérite pas tant de pages noircies ? Il convient d’interroger le modèle économique, qui a voulu offrir une information de qualité, populaire et éclectique au plus grand nombre, et au plus bas prix. Et ainsi naquit « Le Journal à 100 balles », qui ne peut pas évidemment coûter 100 balles. Un journal qui paye ses journalistes, au prix de leurs talents consacrés par les diplômes adéquats, leur donne les moyens d’investigations nécessaires, respecte leurs droits sociaux, les met dans les meilleures conditions technologiques d’exercice de leur métier, leur assure des salaires qui les mettent à l’abri du « transport corrupteur », un journal qui coche toutes ces cases, ne PEUT PAS COUTER 100 BALLES !!! Surtout lorsque son tirage ne dépasse pas les 1000 exemplaires dont seule la moitié est péniblement vendue…
Faire une revue de presse qui soit respectueuse du genre et des auditeurs, dans ce magma glauque de journaux improbables, impose un tri sélectif qui fasse part belle à l’information générale, et aux problématiques de société qui participent à la maturation de nos populations et respectent leurs intelligences. On ne peut continuer à subir les « groupes de pression » tapis derrière un Dirpub unique rédacteur de son torchon, qui se mue en sniper à la solde d’un adversaire politique ou économique, pour abattre un homme ou « carboniser » un enjeu économique, ou en maître chanteur, qui allongé dans un Lounge d’hôtel de luxe avec son ordinateur diffuse de fausses nouvelle en espérant un démenti qui les accrédite ou un bon arrangement sonnant et trébuchant. On ne peut se laisser informer par des journalistes qui après deux années de rédaction dans un journal où pas un de leurs articles n’a fait avancer aucune idée ou cause, s’accoquinent avec un homme politique qui y blanchissant d’obscurs deniers, pour créer un organe de presse, qui abritera les pensées d’hommes obsolètes, qui viennent y déverser en une et sur deux pages des banalités dont personne ne leur a demandé de nous abreuver du haut de leur vulgaire prétention.
« Babacar Touré, Réveille-toi !!! Ils sont contents d’être vils !!!
Qu’importe qu’il faille salir quelqu’un ou insulter la vérité. Le choix est clair. Parfois, que dis-je, souvent nos journalistes préfèrent être les premiers à dire une connerie qu’être les derniers à dire la vérité. Pourquoi se gêneraient-ils d’ailleurs puisque diffamer n’a aucune conséquence, et qu’on peut affirmer des fadaises, vautrés dans des approximations, juger une personne en toute désinvolture et trouver, forts de notre incompétence assumée, de troublants mais intéressés arrangements avec la vérité.
Il est urgentissime de donner aux sénégalais la presse qu’ils méritent et le respect qu’on leur doit. On ne peut pas continuer à être navrés tous les jours par le niveau et la qualité des « informations » que ces journaux, sites improbables, nous dégueulent chaque jour, confortés par la certitude, hélas souvent validée, qu’ils ne font que donner aux sénégalais ce que leurs désirs de frivolité et de vulgarité requièrent.
Tout n’est pas permis parce qu’on est journaliste… Une des dernières chroniques de Babacar Touré nous éclairait en nous enjoignant qu’« au total, c’est bien aux citoyens, -dont les journalistes- soucieux de la valeur de leur fonction, de leur éminente contribution dans la société, de la dignité de leur profession, de se faire respecter et de défendre becs et ongles leurs droits inaliénables. La liberté de presse tire son origine et sa substance dans la liberté d’expression du citoyen, de la citoyenne, en tant que Droit fondamental et universel de la personne humaine dont elle est un des modes et parmi les modalités de mise en œuvre concrète et effective. Ne l’oublions jamais. La norme, c’est la liberté. Quant à la doctrine, elle s’ancre dans la responsabilité ».
Nous avons le devoir que les revues de presse ne deviennent pas des « revues de presque », avec des flibustiers en guise de journalistes et des titres provocateurs en guise d’informations. Il faut que cesse l’ère du soupçon qui nous oblige à lire un papier à deux fois pour y déceler souvent des relents fleurant bon la commande et la corruption, voire parfois une demande d’exécution d’une personnalité.
Quelle est aujourd’hui la ligne éditoriale de certains « canards » qui abritent ces nouveaux chiens de garde ? Il s’agit seulement de proposer aux chalands les « Unes » les plus vendeuses, et qui sont souvent les plus choquantes. La déontologie n’est enseignée nulle part dans les écoles de journalisme. C’est juste le mot qui dans notre profession remplace le mot passeport et visa de ce métier : L’EDUCATION… Mais si déjà petits leurs propres mères les insultaient de mères…nous sommes mal barrés…
Question subsidiaire : Quelle est la définition de la Pudeur ? C’est éteindre la lumière avant de lire certains quotidiens. Voire, après les avoir lus, renouveler ses ablutions. Je souhaite finir mes Revues de Presse sans me sentir souillé et respectueux de l’intelligence que j’accorde à mes auditeurs… C’est ma liberté…C’est ma Responsabilité 

RÉPLIQUE : D-Média tire sur le Synpics

« Dans un communiqué, le Synpics parle d’une supposée « situation » des correspondants de D-media. La direction retient de ce communiqué des attaques personnelles dirigées contre le Pca du groupe, Mr Bougane Guèye.
Le Synpics n’est pas à son premier coup d’essai. Rappelez-vous, en, 2017, des journalistes de la Tribune avaient été embarqués dans un bras de fer qui s’est soldé par leurs condamnations pour diffamation à l’encontre de Mr Bougane Guèye.
Alors, l’absence d’objectivité et de vérification pour une entité qui dit défendre les professionnels de la presse, pose problème surtout quand le communiqué reflète une impertinence sans gêne.
La direction de D-media tient à préciser que ces deux collaborateurs extérieurs sont des prestataires de service donc rémunérés en échange d’un service accompli. Sur les 20 collaborateurs en région, les deux qui ont saisi le Synpics n’ont pas fait plus de quatre envois durant tout le mois d’août et cette situation dure depuis très longtemps. Le rédacteur en chef, Mr Simon Faye, à plusieurs reprises, a tenté de les ramener à l’ordre en vain. Alors existe-t-il une entreprise dans le monde ou des collaborateurs ne travaillent pas et perçoivent leur rémunération ?

La réponse coule de source : « KOU LIGUEYOUL MEUNNOUL FAYÉKOU »

Il nous semble important de souligner que le groupe D-media reste l’une des rares, si non la seule entité de presse en règle avec l’administration du travail, l’administration fiscale ainsi que toutes les institutions sociales et cela peut se vérifier.
En janvier dernier, avec l’augmentation des salaires de 8% dans le secteur privé, D-media a fait mieux en allant à 10%. S’y ajoutent que tous nos contrats de travail vont au delà de ce qu’exige la convention collective.
Alors quelles sont les motivations du Synpics pour agir avec tant d’incohérences, sans aucune vérification préalable avant de publier un communiqué haineux qui a sûrement fait rire plus d’un Sénégalais ? ». La Direction des ressources humaines

MACKY SALL ACCUSÉ D’AUTISME POLITIQUE

Le gouffre financier que représente la politique ponctuelle des plans Orsec montre que sans la bonne gouvernance, aucun programme ne peut sortir le pays de sa situation. Il urge d’auditer le PDLI

 – DÉCLARATION DU CRD
SenePlus publie ci-dessous, la déclaration du Congrès de la Renaissance Démocratique (CRD), datée du 24 septembre 2020, sur la situation sociopolitique nationale.

« A la faveur d’une pluviométrie très abondante (ce qui devrait être perçu comme une bénédiction) notre pays a malheureusement renoué avec le spectacle désolant des inondations. S’il est vrai que des pluies torrentielles se sont abattues en un temps record sur le pays, force est de reconnaître que la persistance de la stagnation de l’eau révèle un grave problème d’assainissement dans tout le pays. Cette situation est d’autant plus scandaleuse que le régime de Macky Sall, avec sa rhétorique habituelle des chiffres, avait fini de convaincre les plus sceptiques que la question des inondations était définitivement résolue.
Le CRD, tout en exprimant sa compassion aux sinistrés, exige du gouvernement que la lumière soit faite sur la gestion informelle, populiste et ténébreuse du programme décennal de lutte contre les inondations (PDLI 2012-2022). L’argument de la quantité exceptionnelle des précipitations le temps d’un week-end ne saurait prospérer dans la mesure où la stagnation persistante des eaux de pluie révèle plutôt l’inexistence d’un système efficace d’évacuation.
Le CRD demande aux Sénégalais de continuer à faire preuve de solidarité à l’endroit des sinistrés et de consentir un accord patriotique sur les mesures nécessaires à mettre en œuvre pour venir à bout de ce fléau. Car, au-delà de l’apparence avilissante que ces images d’un pays submergé par les eaux de pluie renvoient au monde, ces inondations posent un problème de perte de richesse, de santé et, plus généralement, de sécurité. Si ces inondations démontrent de façon définitive l’impuissance de Macky Sall à faire face aux défis qui interpellent notre pays, elles nous incitent aussi à une introspection nationale.
Fidèle à son serment de proximité avec les couches défavorisées de la société, le CRD exige du gouvernement une transparence totale dans la gestion de l’aide d’urgence aux sinistrés. Le gouffre financier que représente la politique ponctuelle des plans ORSEC montre que sans la bonne gouvernance aucun programme ne peut sortir le pays de sa situation.
Le CRD rappelle à ce propos que les inondations sont le résultat de plusieurs années d’anarchie dans la gestion du foncier, de laxisme dans les politiques d’urbanisation et de clientélisme politique dans l’aménagement du territoire. La mal gouvernance étant l’explication ultime de la persistance de ce fléau, le CRD estime qu’il urge d’auditer sérieusement le PDLI, d’identifier les raisons profondes de l’abandon da sa mise en œuvre et de prendre les mesures qui s’imposent.
Le CRD rappelle que des études scientifiques existent depuis fort longtemps et qu’il ne manque que le courage et la volonté politiques pour les mettre en œuvre.  Toute autre posture ne sera, pour l’État du Sénégal, que fuite en avant, diversion et tergiversation impardonnable au regard de l’extrême gravité de la situation.
Le CRD regrette qu’au moment où les populations sinistrées attendent des mesures d’urgence et que la modestie s’impose au gouvernement, le président de la République s’illustre par des actes de folklore et des sagas festives en violation flagrante des mesures barrière contre la propagation de la covid-19, le tout agrémenté d’annonces de projets de plusieurs centaines de milliards. Cette attitude d’autisme politique montre que la seule chose qui intéresse le président Macky Sall est le pouvoir qu’il a fini d’ailleurs de transformer en objet de jouissance personnelle.
Le CRD dénonce, par la même occasion, les velléités d’imposer aux Sénégalais un débat nul, anachronique et dangereux sur une impossible troisième candidature de Macky Sall. Pour le CRD, cette question ne se pose pas. La Constitution, avant et après la révision de 2016 a fixé le maximum de mandats consécutifs à deux.  La sacralité de la parole du président en tant qu’institution aurait d’ailleurs dû dissuader les membres de la mouvance présidentielle à imaginer une probable candidature de Macky Sall en 2024.
En cette veille de commémoration de la tragédie du bateau le Joola et pour le respect du martyre des victimes et de leur famille, le CRD rappelle aux Sénégalais la nécessité d’une introspection pour une culture du civisme et de la responsabilité individuelle. Nous ne pouvons bâtir le Sénégal que si nous commençons à avoir des comportements exemplaires dans toutes les sphères de la vie sociale. Le CRD s’incline devant la mémoire des victimes et exprime sa solidarité et sa compassion aux familles affectées par cette tragédie.
Concernant la situation dans la sous-région, le CRD se félicite des actes posés par la junte au Mali et allant dans le sens d’une normalisation des institutions et d’un retour progressif à la légalité constitutionnelle. Sous ce rapport, le CRD appelle les instances de la CEDEAO à lever toute forme d’embargo contre le Mali pour faciliter le retour à la vie normale de ces compatriotes africains. »

Le Ps lamine l’Afp à Diass

https://www.dakarmatin.com Finalement, il n’y a pas eu de surprise à l’élection du nouveau maire de Diass. Après le rappel à Dieu de Aliou Samba Ciss, responsable de l’Alliance des forces de progrès (Afp), l’intérim était assuré par son adjoint, Cheikh Tidiane Diouf, un responsable du parti socialiste. Dès lors, les progressistes qui ne voulaient pas perdre le fauteuil avaient entamé des tractations afin qu’un des leurs soit élu. Mais le candidat des progressistes, Issa Diouf, a perdu la bataille devant le socialiste. Il a fallu un deuxième tour pour départager le socialiste Cheikh Tidiane Diouf et son adversaire. Il sortira vainqueur devant le progressiste Issa Diouf avec 43 voix contre 29.

«Il est inadmissible que l’Etat s’attribue 75 % des terres de Diass au détriment de la population !», s’écrie le nouveau maire

https://www.pressafrik.com La commune de Diass, dans le département de Mbour, a un nouveau maire. Il s’agit du socialiste Monsieur Cheikh Tidiane Diouf porté à la tête de la municipalité au cours d’une élection qui a enregistré la présence de 46 conseillers municipaux chargés de choisir le successeur du défunt édile arraché à l’affection de ses administrés il y a quelques mois. Cheikh Tidiane Diouf a donc élu au second tour avec 29 voix contre 17 voix pour son adversaire.
A peine porté à la tête de la municipalité de Diass, le tout nouvel édile a, dans son discours de remerciements, fait un focus sur les préoccupations de sa localité notamment la problématique du foncier avec les 8000 hectares de l’Aéroport International Blaise Diagne, les 3000 et quelques hectares du pôle de Daga-Kholpa, l’espace destiné aux gros porteurs et les 718 hectares des zones économiques spéciales intégrées…
Autant d’attributions foncières qui bloquent les activités de la population. Surtout les projets de construction à usage d’habitation. Le successeur de feu Aliou samba Ciss, qui a assuré l’intérim du maire Afp pendant au moins deux mois, trouve inadmissible que l’Etat s’attribue 75% des terres de Diass aux dépens de la population. « Malgré le statut de Diass sur le plan international, sa population ne bénéficie pourtant pas des faveurs qu’aurait dû lui rapporter ce statut. Il n’y a aucune infrastructure accompagnée par l’Etat, même pas un espace répondant aux normes. Aujourd’hui, on est bloqué par l’Aéroport qui s’est approprié 8000 hectares empêchant les populations de construire des habitations. Dès qu’un habitant de la localité commence à creuser des fondations quelque part dans Diass, les forces de l’ordre l’arrêtent en lui parlant de domaine de l’Aéroport. Or, celui-ci devait juste s’étaler sur 4000 hectares avant de s’approprier quelque 8000 hectares ! Or, l’indemnisation des propriétaires de ces terres-là pose problème. Des indemnisations qui varient entre 500 000 et 600 000 francs seulement. Or, ils cultivaient ces champs pour nourrir leurs familles et satisfaire leurs besoins. Aujourd’hui, ils sont impuissants devant l’Etat. Or c’est l’Etat qui doit protéger la population. Je demande aux députés de la commune de réfléchir sur cette problématique et de porter le combat au niveau de l’Assemblée nationale » a souligné d’emblée le nouveau maire, histoire de donner le ton de son magistère.
Cheikh Tidiane Diouf d’ajouter que « ils sont prêts à céder les terres mais il y a une loi qui bloque les choses, tant qu’on n’enlève pas cette loi, les services des Mines et l’Etat ne pourront pas avancer pour arriver à céder les terres. Ils sont d’accord pour céder, mais ils sont bloqués par les titres fonciers. On se trouve dans une phase où il faut impérativement dire au président de la République que la population de Diass ne peut plus bénéficier de ses terres, même pour un usage d’habitation. Ces terres ont été octroyées à des Sénégalais comme nous. J’ai une fois eu à dire au ministre des Transports aériens, Alioune Sarr, qui est également un fils de la région (Ndlr, Thiès), de demander au chef de l’’Etat d’enlever les titres fonciers au niveau de l’aéroport ».

Préoccupations soulevées

La première préoccupation, c’est donc le problème du foncier. « Diass compte 93 domaines carrés. Or les 7 5% des terres de Diass sont immatriculés au nom de l’Etat. Aujourd’hui, la jeunesse n’a malheureusement n’a plus de terres à usage d’habitation. Nous demandons au président de la République de prendre en compte cette problématique. Il y a aussi le pôle de Daga-Kholpa. Nous accompagnons l’Etat pour ses projets. Mais, en parallèle, il doit prendre en compte les préoccupations de la population surtout en ce qui concerne les zones d’extension. Aussi les paysans qui n’avaient pas les moyens de s’inscrire en ligne pour les logements sociaux, il faut impérativement que le ministère de l’Urbanisme pense à donner un quota à la mairie pour que la population puisse bénéficier de ce projet dit de logements sociaux. Donc nous sommes ouverts à toute discussion avec l’Etat pour que, ensemble, les préoccupations de cette population sur les 8000 hectares de l’Aéroport de Diass immatriculé au nom de l’Aibd et les 3000 et quelques hectares de Daga-kholpa, les 718 hectares des zones économiques spéciales intégrées qui étaient un projet de Wade… ces préoccupations, donc, puissent être prises en compte. Il y a également la place destinée aux gros porteurs qui faisait 100 hectares, au nom de l’Etat. L’espace a été prévu pour la sortie de Bentégné, mais entre-temps la gare routière des gros porteurs a été déplacée à Diamniadio. Pour ce projet également, je pense que l’Etat doit recéder ces terres à la population au profit des villages environnants de Kandam, de Toglou, de Bentégné » explique le nouvel édile de Diass….
« Ces préoccupations nous intéressent. Il y a aussi les problèmes de la jeunesse, la sécurité etc. La population de Diass est disciplinée. Dans un bref délai, nous allons travailler sur ces questions », a promis le nouveau maire, Cheikh Tidiane Diouf, qui a tenu à remercier l’ensemble des conseillers municipaux pour la confiance portée sur sa modeste personne pour être maire de Diass » a conclu le successeur de feu Aliou Samba Ciss.Le Témoin

QUAND MACKY MATE LA GAUCHE !

http://www.sudonline.sn/ Afp, Ps, Ld/Mpt, Pit ou autre : des partis politiques au long cours, incontournables dans l’échiquier politique sénégalais pour avoir été soit détenteur du pouvoir, soit faiseurs de rois pendant plus d’une quarantaine d’années de vie politique au Sénégal. A l’aune du quinquennat de Macky Sall, ces partis tous de gauche peinent aujourd’hui à imposer leur vision politique, minés qu’ils sont par des querelles intestines et des scissions, des contestations de l’hégémonie du chef ou plus par l’hyper-domination de l’Apr et de son leader, le président Macky Sall, qui a fini de traduire en une courtoise «servilité» le compagnonnage avec ces partis qui faisaient pourtant de la conquête du pouvoir leur raison d’être.
L’exercice du pouvoir par l’Alliance pour la République de 2012 à nos jours a ceci de particulier qu’il est un véritable patchwork de partis aux obédiences politiques clairsemées. Entre options libérales, socialisantes, populistes, de gauche ou autre, la coalition Bennoo Bokk Yaakaar qui porte le président Macky Sall depuis le deuxième tour de la présidentielle de 2012 condense les visions politiques de partis et de leaders politiques qui étaient bien loin, au faîte de leur renommée, d’imaginer qu’ils en seraient aujourd’hui à servir d’appendice au maître du jeu. Parmi ceux-ci, on note les partis de gauche dont en premier l’Afp de Moustapha Niasse et autre Parti socialiste de feu Ousmane Tanor Dieng, pour ne pas dire Abdou Diouf et Léopold Sédar Senghor. Des partis qui, à l’épreuve du compagnonnage avec l’Apr de Macky Sall, en sont arrivés à jouer les seconds rôles s’ils ne sont pas réduits à leur plus simple expression.

AFP, LES REPERES PERDUS

Issue d’une scission d’avec le Parti socialiste, alors au pouvoir, suite au Congrès sans débat de 1996, l’Afp de Moustapha Niasse qui a reçu sa reconnaissance légale, le 13 août 1999, avait pourtant réussi la prouesse d’arbitrer la présidentielle de 2000 et le duel Me Abdoulaye Wade-Abdou Diouf, président sortant. Quelques mois à peine après sa création des flancs du Ps, le parti de Niasse recueillait 16,8 % des voix lors de l’élection présidentielle de 2000 et par un report massif de ses suffrages, permettait à l’opposant irréductible du Ps pendant plus d’un quart de siècle, Me Wade, d’accéder à la magistrature suprême. L’âge d’or de l’Afp coïncida alors avec la nomination en grande pompe de son patron à la Primature, après une brève première en 1983. Qui plus est, aux élections législatives de 2001, l’Afp remportait 303 150 voix, soit 16,1 % des suffrages, et obtenait 11 sièges sur les 120 que comptait alors l’Assemblée nationale du Sénégal.
La voie semblait tracée pour qu’enfin Moustapha Niasse puisse accéder un jour au Palais présidentiel, tant la promesse des fleurs était significative pour son parti naissant. De fil en aiguille cependant, l’Afp allait rentrer dans le rang avec la perte de la Primature, les coups de boutoir du Pape du Sopi et le retour aux dures réalités de l’opposition. Le boycott des élections législatives de 2007 allait compresser davantage le champ de vision des « Progressistes » qui durent attendre les Locales de 2009 pour redresser quelque peu la tête avec Benno Siggil Senegaal. La présidentielle de 2012 consacra la revanche de Moustapha Niasse et de son parti sur le régime libéral de Me Wade puisqu’avec 357 000 voix, soit 13, 20% des suffrages au premier tour, ils permettaient au candidat Macky Sall de doubler son mentor avec 66% des voix et de devenir le quatrième président du Sénégal.
Depuis lors, l’Alliance des forces de progrès semble avoir dissolu son option de conquête du pouvoir dans la vision politique du maître du jeu, en l’occurrence Macky Sall. En contrepartie, son patron Moustapha Niasse siège depuis 2012 au perchoir, avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête à chaque nouvelle législature. Et pour ferrer davantage l’Afp dans un compagnonnage où il est gagnant à tous les coups, Macky Sall lui assure ses deux postes de ministres, voire quelques directions de sociétés nationales. Des cadres du parti refusant toutefois de voir l’Afp s’incruster dans sa position d’appendice de l’Apr, via la coalition Benno Bokk Yaakaar, une contestation en interne de l’hégémonie du chef sera amorcée et elle coïncidera en définitive avec le départ du parti de Malick Gakou et de quelques uns de ses compagnons comme Mamadou Goumbala. Exclus du parti en mars 2015, Gakou et ses compagnons créent le Grand Parti, fragilisant par certains côtés l’AFP qui pouvait contester son leadership et émietter sa mainmise sur le pays.

PS, L’OMBRE DE LUI-MEME DEPUIS 2000

A l’épreuve du compagnonnage avec l’Apr de Macky Sall, le Parti socialiste ne semble pas mieux loti. Après 40 années de pouvoir, 12 années de traversée du désert, le parti de feu Léopold Sédar Senghor, premier président du Sénégal, le seul à pouvoir longtemps s’enorgueillir de disposer d’une véritable machine électorale dans le pays, n’est aujourd’hui que l’ombre de lui-même. Ses activités politiques étant presque toutes limitées à quelques rares réunions d’instance au niveau de son siège à Colobane, Covid-19 mise à part. Il faut dire que de la perte du pouvoir en 2000, avec le retrait politique d’Abdou Diouf, au frémissement de la présidentielle de février 2012, le Parti socialiste a perdu progressivement ses bastions électoraux et ses privilèges de pouvoir pour naviguer dans les méandres d’une opposition débilitante. 12 années de marasme qui ont poussé beaucoup d’anciens responsables socialistes à larguer les amarres et à voler de leurs propres ailes, à l’instar de l’ancien ministre d’Etat Robert Sagna à titre d’exemple. Il aura fallu le sursaut des Locales de 2009, l’émergence de leaders comme Khalifa Sall à Dakar, et l’embellie de 2012 pour permettre au parti de se relever, tant soit peu, de ses cendres. Avec près de 306 000 voix, soit 11, 30% des suffrages, le Ps de feu Ousmane Tanor Dieng contribuait à sa manière à la destitution de Me Abdoulaye Wade au profit de Macky Sall.
Les étrennes du nouveau locataire de l’Avenue Roume permirent d’une certaine manière au premier parti au pouvoir au Sénégal post-indépendance de redonner son blason avec deux ministères dans l’attelage gouvernemental, moult postes de directions et un juteux poste de patron au… Hcct. Mais, comme l’Afp de Moustapha Niasse, le Ps d’Ousmane Tanor Dieng se retrouvait enfermé dans la quadrature de son compagnonnage avec l’Apr de Macky Sall.
La coalition Bennoo Bokk Yaakaar permettait là aussi au maître du jeu d’annihiler toutes les prétentions classiques de conquête du pouvoir au niveau du Ps, réduit à jouer les appendices du parti au pouvoir, allant jusqu’à renier toute candidature à la présidentielle de 2019. La contestation de cette posture du parti des « Verts de Colobane », en déphasage avec l’option politique originelle, allait là aussi coïncider avec des scissions internes fragilisant le parti. Khalifa Sall, maître incontesté de Dakar depuis 2009, exclu du parti, allait en faire les frais avec des démêlés judiciaires qui vont invalider sa candidature à la magistrature suprême. S’ils ne le confinent pas en prison pendant deux ans et demi.
Entretemps, Me Aissata Tall Sall, mairesse de Podor, égérie du parti, pliait aussi ses bagages pour « Osez l’avenir » et devenir par suite un soutien de Macky Sall. C’est dire à quel point le compagnonnage du Ps avec l’Apr de Macky Sall, via Bennoo Bokk Yaakaar, a été rédhibitoire par certains côtés pour l’ancien parti au pouvoir de 1960 à 2000. Aujourd’hui, avec la disparition d’Ousmane Tanor Dieng, le Ps semble chercher ses repères, en attente d’un hypothétique congrès devant consacrer la dévolution des rênes du parti à un leader capable de le sublimer. Si tant est que ce leader charismatique existe réellement au sein des « Verts de Colobane, à l’exclusion de…Khalifa Sall.

 LD/MPT, PIT, AND-JEF: FAISEURS DE ROISSANS SINECURE

Que dire des autres partis de gauche s’étant enferrés dans le compagnonnage avec Macky Sall ? De la Ld/Mpt qui a perdu son seul poste de ministre avec le départ de Khoudia Mbaye du gouvernement, sa coupure en deux avec la survenue de Ld/Debout, en passant par le Pit de feu Amath Dansokho, aujourd’hui de Samba Sy, qui peut se gargariser de son poste de ministre du Travail, ou autre And-Jef de Landing Savané (à distinguer de And-Jef Mamadou Diop Decroix), force est de reconnaître que l’accompagnement de Macky Sall dans l’exercice du pouvoir est loin d’être une sinécure. Le maître du jeu est passé par là, en réalisant cette prouesse d’en avoir fait tous des prolongements de son parti, des défenseurs de ses causes ou plus, des avocats de sa vision politique. A défaut de les phagocyter. Moctar DIENG

Doudou Wade adresse une lettre à Moustapha Niass

Monsieur le   Président de l’Assemblée nationale

Le 15 septembre 2020, vous avez présidé une réunion du bureau sanctionnée  par « une déclaration de l’Assemblée nationale  » sur le dossier des inondations géré par le gouvernement du Sénégal dans le cadre du Plan Décennal de Lutte contre les Inondations (PDLI).

Monsieur le Président 

Suite à cette réunion, j’exprime mon étonnement et mes inquiétudes du fait de votre comportement.  Je vous informe que je ne suis pas le seul au regard des échanges que j’ai eus avec bon nombre de sénégalais avertis et qui suivent le travail de l’Assemblée nationale avec un grand intérêt.

Monsieur le Président, 

Vous faites peur à bon nombre de vos concitoyens.  Comment pouvez vous oser, à la réunion du bureau du 15 courant, signer une déclaration dite « de l’Assemblée nationale »?  Au regard de votre cursus universitaire et professionnel, au regard de l’expérience politique et gouvernementale  que vous charriez, vous n’avez pas droit à un tel manquement.

Monsieur le Président, 

l’Assemblée nationale n’a pas été saisie de ce dossier. Je vous rappelle qu’elle est hors session depuis le 30 juin 2020. Les pouvoirs du bureau et de son Président sont clairement définis par les articles 17 et 18  du Règlement intérieur.  Vous n’avez donc aucun pouvoir d’agir de la sorte  car le bureau de l’assemblée n’est pas l’Assemblée nationale et ne s’aurait l’être.

Monsieur le Président 

Vous avez pris deux décisions majeures durant cette réunion.  La première est le refus d’user de vos prérogatives (article 5 du RIA) pour convoquer une session extraordinaire et entendre les ministres  impliqués dans la gestion du Programme Décennal de Lutte contre les Inondations  et sur  les conséquences des pluies diluviennes qui se sont abattues sur l’ensemble du pays comme l’a demandé le Président du Groupe parlementaire liberté et démocratie.  La deuxième est la mise en place d’une mission d’information composée de divers députés tenant compte de la configuration politique de l’Assemblée. Si pour la première décision je ne peux rien vous reprocher parce que c’est votre droit le plus absolu. Par contre, pour la deuxième, je vous signale que vous n’en n’avez pas le droit. Cette deuxième décision est un abus, du « ma tey ». Vous avez outrepassé vos prérogatives. Je suis au regret de vous le dire.
En effet, le règlement intérieur de l’Assemblée nationale dans son chapitre XI Intitulé  : «  MISSIONS D’INFORMATION OU D’ETUDE DES COMMISSIONS
PERMANENTES »  ne donne aucune prérogative au bureau dans la constitution et l’orientation des missions d’information prévues par l’article 49 auquel vous avez fait référence.  Sans équivoque et sans risque de me tromper, j’affirme que les missions d’information et d’étude dont il s’agit ici, sont celles des commissions permanentes et non “celles“ du bureau de l’Assemblée nationale.

Monsieur le Président, 

Dans votre déclaration, vous faires référence à l’esprit et à la lettre du premier alinéa de l’article 49  du règlement intérieur qui est ainsi libellé: « Sans préjudice des dispositions les concernant contenues au Titre Premier, les commissions assurent l’information de l’assemblée pour lui permettre d’exercer son contrôle sur la politique du gouvernement ».
Par omission volontaire ou par ignorance mais de manière suspecte, Monsieur le Président, vous faites table rase du deuxième alinéa de l’article 49 qui stipule :  « A cette fin, elles (les commissions) peuvent confier à un ou plusieurs de leurs membres des missions d’information ou d’étude.  Ce deuxième alinéa constitue une preuve formelle que seules les commissions permanentes peuvent envoyer des missions d’information ou d’étude.

Monsieur le Président,

Vous avez décidé illégalement de votre mission, de son rapport et de son destinataire à savoir le Chef de l’Etat. Qu’a cela ne tienne. « Bien entendu, les députés en auront déjà pris connaissance » sans doute pour jouer les seconds rôles.    Ceci m’amène à me poser la question de savoir depuis quand le bureau de l’Assemblée nationale s’est transformé en un démembrement ou à une officine du cabinet du Président de la République ?

Monsieur le Président, 

A travers la lettre du 14 septembre 2017 que je vous ai adressée à la suite de votre élection comme Président de l’Assemblée nationale, je formulais un souhait et exprimais un espoir de voir la 13eme législature nous faire oublier les affres de la douzième. J’ai toujours agi dans cette direction pour apporter ma contribution à rehausser la dignité de l’Assemblée nationale en accompagnant et particulièrement par des prières.

Monsieur le Président l’Assemblée nationale ;

Aujourd’hui, je suis au regret de vous dire qu’au regard de ce qui s’est passé depuis cette date que l’espoir n’est plus permis. C’est dommage mais l’histoire retiendra sans doute que vous n’avez pas su (pu ) cristalliser cet espoir que j’avais et que nourrissaient plusieurs de nos compatriotes.
Très respectueusement  et que DIEU vous protège
Doudou Wade,ancien président de groupe parlementaire ancien député du parlement de la Cedeao

Le cas Karim

https://www.dakarmatin.com Les avocats de Karim Wade estiment que celui-ci a recouvré ses droits et pourrait désormais être candidat à toute élection. Cette interprétation du code électoral ne fait pas l’unanimité, mais réjouit son parti, le PDS d’Abdoulaye Wade.
« Fin d’exil pour Karim Wade ? »  La question est à la Une de la presse au Sénégal après l’annonce du collectif des avocats du fils de l’ancien président. Karim Wade a été condamné en 2015 à six ans de prison et une très lourde amende pour enrichissement illicite. Gracié par le président Macky Sall en 2016, il vit aujourd’hui en exil au Qatar. Sa candidature à la présidentielle de 2019 avait été rejetée, mais ses avocats considèrent qu’il a recouvré ses droits et pourrait désormais être candidat à toute élection. Ils s’appuient sur l’article 32 du code électoral, consacré à la limitation de l’interdiction d’inscription sur les listes à une durée de cinq ans.
L’argument est rejeté par certains juristes, qui soulignent que cette mesure ne s’applique que dans certains cas, pour des courtes peines. Karim Wade reste par ailleurs sous le coup d’une lourde amende de 138 milliards de FCFA, soit environ 210 millions d’euros. Une épée de Damoclès.

Moustapha Diakhaté: »Si Macky force un 3e mandat,il verra pire que Wade »

https://www.seneweb.com Moustapha Diakhaté met en garde le président Macky Sall à qui on prête des intentions de briguer un 3e mandat. « S’il force un 3e mandat il verra pire que Wade ». Invité de l’émission « Hashtag » sur SenewebRadio, l’ancien chef de cabinet du président de la République limogé pour sa position tranchée contre un éventuel 3e mandat estime que juridiquement, constitutionnellement et moralement « Macky Sall ne peut pas faire un troisième mandat ».
Contrairement aux arguments avancés par son successeur à la tête du groupe parlementaire de la majorité à l’Assemblée nationale, Aymérou Gningue. « S’il force un 3e mandat il fera un parjure. Nous mènerons le combat sur le terrain comme on l’avait fait contre Wade », martèle-t-il.
Revenant sur le limogeage de Me Moussa Diop, Moustapha Diakhaté indique que « Macky Sall n’est pas contre le débat sur le troisième mandat. Il est contre ceux qui lui rappellent les dispositions de la convention et son engagement contre un troisième mandat ».

Macky Sall pique une colère noire contre les responsables de son parti qui refusent de cotiser

https://www.pressafrik.com Le président Macky Sall a piqué une colère noire contre les responsables de son parti Alliance pour la République (Apr) qui refusent de s’acquitter de leurs cotisations mensuelles. Lors de la réunion des membres du Secrétariat exécutif national jeudi 17 septembre par visioconférence, le leader du parti pouvoir a exprimé son mécontentement en ces termes.
« C’est honteux. Comment vous pouvez manquer de générosité à ce point à l’endroit d’un parti qui a tant fait pour vous ? a-t-il lancé aux membres, dans des propos rapportés par L’Obs. Macky Sall a dit à ces responsables que ce comportement est « inadmissible et scandaleux » ne va pas le décourager. Il s’est engagé, désormais, « à tout prendre en charge ».
D’après les chiffres communiqués par le trésorier du parti, «avec un Secrétariat fort de 60 membres, l’Apr peine à réunir un million FCFA de cotisations mensuelles, alors qu’il faut au parti 6 millions FCFA pour faire face aux charges d’intendance, telles que l’entretien du siège, le paiement des salaires des agents et autres dépenses diverses.
Pourtant, si tous les membres du SEN s’acquittaient de leurs cotisations, l’on devrait se retrouver avec au moins une dizaine de millions FCFA par mois. Car, les cotisations pour les responsables du parti varient entre 100 et 500.000 FCFA par mois. Le barème est fixé en fonction du statut et de la position.

Mamadou Kassé (Directeur Général Sicap S.A):«Le président Macky Sall est notre Khalife général (…) Nous ne nous opposerons à lui sur aucune question»

https://www.dakaractu.com Invité de la semaine de l’émission Actu-Débat, le directeur général de la Sicap S.A, M. Mamadou Kassé n’a pas mâché ses mots en répondant aux questions brûlantes de l’actualité politique, économique et sociale du pays.
Pour l’urbaniste, les inondations qui ont frappé plusieurs localités du pays peuvent s’expliquer d’une part par un dérèglement climatique et d’autre part, du fait que les populations ne respectent plus les zones non aedificandi.
Selon toujours le conseiller du président Macky Sall en urbanisme et habitat, il n’y a aucune volonté politique qui puisse régler définitivement le problème des inondations au Sénégal. Mais le chef de l’État Macky Sall a toujours affiché sa volonté manifeste de régler le problème des inondations au Sénégal.
Ce qui peut s’expliquer du fait que plusieurs quartiers de Dakar comme Dalifort, Yoff entre autres, ne sont plus inondées, grâce au plan décennal de gestion des inondations.
Dans le registre politique, le directeur général de la Sicap S.A,  dit à qui veut l’entendre, que le président Macky Sall demeure et reste leur Khalife général en politique et rien ne pourrait les dévier dans cette mission de défendre les projets et programmes lancés par le président Macky Sall…

MAGAL – MACKY SALL À TOUBA, SAMEDI PROCHAIN : Les dossiers qui attendent le président

http://www.enqueteplus.com Le président de la République, Macky Sall, est attendu, samedi prochain, à Touba. Il y va perpétuer la tradition qui consiste à aller faire son ziar au guide spirituel des mourides, avant le Magal dont la célébration est prévue le mardi 6 octobre. Le chef de l’Etat arrive dans la cité religieuse où des promesses n’ont jusqu’ici pas été tenues et plusieurs projets déjà entamés.
Le chef de l’Etat va fouler, sauf changement de dernière minute, le sol de la cité religieuse de Touba, samedi prochain, renseignent des sources bien informées et dignes de foi. Macky Sall, en compagnie de son épouse, va venir perpétuer une tradition qu’il a entamée, depuis son accession au pouvoir. Celle-ci voudrait qu’il vienne des jours avant le grand Magal pour faire son ‘’ziar’’ au khalife général des mourides. Leur dernière rencontre remonte au 29 novembre dernier. En partance pour Kael, pour les besoins de la célébration de la Journée nationale de l’élevage, le chef de l’Etat avait effectué une visite de courtoisie au khalife général des mourides qui était alors à Darou Salam.
Cette visite est très attendue par les populations de la cité religieuse. Et pour cause ! L’hôpital moderne de 300 lits dont les travaux devaient débuter en 2016 et s’achever 30 mois après, c’est-à-dire deux ans et 6 mois, est loin d’être terminé. D’ailleurs, lors de la revue annuelle conjointe de 2019 tenue récemment à la gouvernance de Diourbel, le médecin-chef de la région médicale a annoncé la livraison de cet établissement de santé, au plus tard en 2022.

Il n’y a pas que l’hôpital moderne de Touba. L’assainissement est aussi une promesse qui tarde à se réaliser. Le Programme d’assainissement des eaux usées et pluviales de la ville de Touba, conduit par l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas), devrait permettre de raccorder 2 850 ménages au réseau d’évacuation des eaux usées et pluviales.

Kader Konaté, le directeur des études de l’Onas, avait annoncé la construction d’une station d’épuration, un réseau de 24 km de canalisation et trois stations de pompage. Le projet, qui a démarré en octobre 2018, va coûter 10 milliards de francs CFA. Les travaux devraient se terminer dans huit à neuf mois. A ce jour, les populations attendent.
Il y a aussi le projet d’assainissement lancé par l’Etat et soutenu par la BOAD et des banques commerciales, avec comme objectif l’amélioration du cadre de vie et de santé des populations dans une cité assainie et modernisée.
C’est un gros paquet d’ouvrages, pour une enveloppe de 13 442 322 425 F CFA, qui devrait accompagner le développement socioéconomique de la cité religieuse de Touba. L’Etat du Sénégal, sur fonds propres, a construit une station de traitement des boues de vidange de 300 m3/j à Kadd Balodji ; 4 édicules publics, soit 48 blocs, 80 sièges pour les ablutions à Darou Khoudoss, Darou Minam, Pencc Serigne Saouahibou et Gouye Mbind.
Lors du dernier Magal, le président Macky Sall avait annoncé qu’un état des lieux des problèmes de la capitale du mouridisme sera fait, à l’issue de cette manifestation religieuse annuelle, relativement à l’approvisionnement en eau et à la fourniture d’électricité. ‘’Au sortir de ce Magal, je souhaite qu’un état des lieux soit fait relativement aux difficultés notées dans l’approvisionnement en eau de la ville de Touba, ainsi que dans le domaine de l’assainissement.
Toutes les mesures seront prises pour régler la question de l’électricité également.
Nous sommes toujours conscients que la ville de Touba a un problème dans la distribution de l’eau potable, mais également un problème d’assainissement. Notre vœu, c’est de résoudre tous ces problèmes, au grand bonheur des habitants de la cité. C’est la raison pour laquelle, après le Magal de Touba, nous allons démarrer les travaux afin de résoudre tous ces problèmes. Ainsi, nous mettrons les populations dans les meilleures conditions’’, disait le chef de l’Etat, lors d’une rencontre avec le khalife général des mourides Serigne Mountakha Mbacké à la résidence Khadimou Rassoul.
Il préconisait qu’à terme, le réseau hydraulique de Touba, datant des années 1960, soit revu, parce qu’en dépit de ses 29 forages, la cité religieuse fait parfois face à des pénuries, notamment pendant le Magal.
A ce jour, les habitants de la cité religieuse s’interrogent sur les raisons du retard du démarrage de cet audit du réseau hydraulique.Boucar Aliou Diallo

VIOLENCES ET SÉQUESTRATION : Sidiki Diabaté sous mandat de dépôt

Libération Sénégal online-Accusé d’avoir séquestré et violenté son ex- compagne, l’artiste Sidiki Diabaté a été placé sous ce mandat de dépôt ce jeudi, selon plusieurs médias. Il passera la nuit à la prison centrale de Bamako Coura.

LES PIQUES DE L’AS DE CE VENDREDI

SenePlus  |   Publication 25/09/2020

Violence politique à Guinaw Rails Nord

La violence politique fait déjà rage dans la Commune de Guinaw rails Nord alors que la date des élections locales n’est pas encore connue. Hier, il y a eu des échanges de coups de poing, à l’occasion de la cérémonie de pose de première pierre de la Maison de la Femme de cette localité présidée par le ministre des Collectivités Territoriales, Oumar Guèye, en présence du maire de la Ville de Pikine, Abdoulaye Thimbo. Des militants proches du maire socialiste de Guinaw rails Nord, Pape Ndiamé Dieng, se sont battus dès les premières heures de la matinée, avant même la manifestation, avec ceux du conseiller municipal Adnane Diouf supposé être son adversaire. Selon nos sources, Adnane Diouf aurait porté plainte contre Adama Soumaré et un certain Bira Lèye, tous proches du maire Pape Ndiamé Dieng, après les échauffourées. Les chamailleries ne se sont pas arrêtées là. Puisqu’au cours de la cérémonie, des jeunes, membres du mouvement «And Defar Sa ma quartier», ont été également malmenés par des éléments de sécurité du maire Pape Ndiamé Dieng. Et n’eût été l’intervention de la Police de Guinaw rails, le pire allait se produire. Le péché de ces huit jeunes, c’est d’avoir porté des pancartes et des tee-shirts dont l’effigie est hostile à l’édile de Guinaw rails Nord. Ils ont été conduits par les forces de l’ordre au commissariat avant d’être libérés à la fin de la manifestation.

Violence politique à Guinaw Rails Nord (bis)

Restons dans la commune de Guinaw rails Nord pour signaler que les militants du Parti socialiste et ceux du Parti démocratique sénégalais (PDS) sont à couteaux tirés. D’ailleurs, ils ont décidé de résoudre leurs bisbilles à la police. Les deux parties se sont servies réciproquement des plaintes. Il s’agit du camp du maire socialiste Pape Ndiamé Dieng, conduit par Lamine Thiam et celui des libéraux, dirigé par la député Mame Diarra Fam. Hier, des éléments de la sécurité du maire Pape Ndiamé Dieng se sont affrontés avec ceux de Mame Diarra au Centre commercial. Comme pour dire que Guinawrails Nord est à surveiller aux prochaines échéances locales. Il faut souligner par ailleurs que le leader du Parti Pastef, Ousmane Sonko, était de passage avant-hier à Guinaw rails pour visiter les zones inondées de la commune et faire un détour chez sa collègue Mame Diarra Fam, victime d’une agression.

Abdoulaye Thimbo renforce sa sécurité

Connu pour sa sérénité, le maire de Pikine, Abdoulaye Thimbo, surveille maintenant ses arrières depuis la récente visite de la première Dame Marième Faye Sall.Il avait été hué par des jeunes de «l’Apr Pikine rouge» qui ont promis l’enfer aux responsables de Pikine qui tenteraient d’organiser des manifestations politiques. Il a pris au sérieux les menaces de ces jeunes apéristes. Pour preuve, hier, pour éviter toute mauvaise surprise lors de la cérémonie de pose de la première pierre de la Maison de la Femme, le maire de Pikine s’est déplacé avec un important dispositif sécuritaire. Abdoulaye Thimbo a mobilisé des gros bras en plus de ceux du maire socialiste Pape Ndiamé Dieng. De quoi ont-ils peur ?

Insolite : la Maison de la Femme porte le nom de l’adjointe au maire

Restons à la cérémonie de pose de première pierre de la Maison de la Femme pour souligner un fait insolite. Incroyable mais vrai ! La future Maison de la Femme de Guinaw rails Nord va porter le nom de l’adjointe au maire en exercice, Fatou Ndiaye. Cela a suscité beaucoup d’interrogations dans la commune. D’autant qu’il y a d’autres vieilles dames qui ont marqué l’histoire de cette commune. En tout cas, seuls le maire Pape Ndiamé Dieng et son conseil municipal peuvent répondre à ces interrogations.

Un taximan décédé aux Parcelles

On en sait un peu plus sur l’histoire du taximan retrouvé mort dans sa voiture à l’Unité 26 de la Commune des Parcelles assainies. D’après nos sources, Mactar Fall alias «Ndiaga» n’a pas été agressé. D’ailleurs, les résultats de l’autopsie ont révélé une mort naturelle. Aucune trace de violence n’a été trouvée sur son corps. D’ailleurs, son argent et son téléphone ont été trouvés à l’intérieur du véhicule. En plus, son véhicule n’a pas été vandalisé.

Guy Marius Sagna

Le Chef d’état-major général des armées (CEMGA) Birame Diop est dans le viseur de Guy Marius Sagna. L’activiste lui reproche d’être à la tête d’un groupe de chefs militaires qui désirent faire un coup d’État militaire foncier contre plus de 79 familles habitant depuis 40 ans, au moins, au quartier Terme Sud de Ouakam. Selon l’activiste, ces familles, composées de militaires retraités, de militaires en activité, de veuves et d’orphelins de militaires sont menacées de déguerpissement par le CEMGA et sa bande de copains. Le leader du Frapp France Dégage soupçonne Birame Diop et Cie de vouloir s’accaparer des maisons où ces familles résident depuis des décennies alors qu’elles sont prioritaires sur tout autre citoyen. Face à cette situation, Guy Marius Sagna, qui a déclaré également que 150 familles sont menacées de déguerpissent à Kounoune, propose d’unir toutes les victimes des politiques du Président Macky Sall pour faire face à ce qu’il assimile à une vaste entreprise antisociale, antinationale et antidémocratique.

Don de matériel médical

Pour appuyer le Sénégal dans la lutte contre la pandémie de la Covid-19, la société malaisienne Serba Dynamik a fait un don de matériel médical à notre pays. La cérémonie officielle de réception a eu lieu hier. Elle a été présidée Amadou Hott, ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération. Ce don, d’un montant d’environ 151 250 000 FCFA, est le fruit d’un partenariat entre la Banque Islamique de Développement (Bid) et la Société Serba Dynamik. La cérémonie a enregistré la participation de la Bid, de l’Ambassade de Malaisie au Sénégal et du Ministère de la Santé et de l’Action Sociale.

DP World bouge…

Le directeur Général de DP World et le directeur régional Afrique de l’Ouest de DP World ont remis hier au ministère de la Santé et de l’Action sociale un don composé de 05 respirateurs pour un montant de 40 millions de FCFA. Selon le directeur régional Afrique de l’Ouest de Dp Word, Alassane Diop, leur action est une réponse à l’appel du président de la République, qui a demandé, dès que la pandémie s’est déclarée au Sénégal que le secteur privé et toute la nation se mobilisent pour porter le combat contre cette pandémie. D’après lui, la relation entre le ministre de la Santé et Dp Word date de très longtemps. Car, Dp Word a toujours été présente sur le terrain de la prise en charge des maux de la société, essentiellement en ce qui concerne le secteur de la santé. Et c’est à travers ces actions que les deux entités ont déjà eu une longue collaboration qui s’est traduite par des investissements au niveau de l’hôpital Dantec, dans la prise en charge aussi du cancer du col de l’utérus où Dp Word a déjà équipé d’appareil de cryothérapie 07 districts sanitaires.

…après une participation de 200 millions au Fonds force Covid-19

Prenant la parole, Alassane Mbengue, le secrétaire général du MSAS, a indiqué que ce geste n’est pas nouveau, car DP World a déjà contribué dans le cadre du Fonds force Covid-19 à hauteur de 200 millions Fcfa. Selon lui, depuis de nombreuses années, la société appuie le secteur de la santé à travers des actions dans différentes régions du pays et tout cela mis ensemble permet aujourd’hui de développer un partenariat assez fort avec cette entreprise qui est reconnue de par sa contribution à l’économie nationale. D’après Alassane Mbengue, le matériel permet de renforcer les équipements, en particulier ceux destinés à la prise en charge des cas graves. Et que cela va permettre de réduire voire de supprimer les cas de décès.

LEURS DEMANDES DE LP REJETEES :Comme «Rangou », Dame Amar et Cie restent en prison

Libération Sénégal online Selon les informations de Libération online, la Chambre d’accusation a refusé, ce jeudi, la liberté provisoire à Dame Amar et Cie. Les juges ont confirmé l’ordonnance du magistrat instructeur qui avait rendu une décision dans ce sens.
La semaine dernière déjà, il avait renvoyé en correctionnel Dame Amar, sa copine Alya, Diadia Tall, Fatima Rigal alias Poupette, Djibril Ndiogou Bassel dit «Nekh », Louty Ba, Lamine Diédhiou, l’agent de police visé pour complicité de violation du couvre-feu et corruption ainsi qu’Amadou Niane soupçonné de recel de malfaiteurs.
Tout le reste a été renvoyé devant le tribunal pour association de malfaiteurs, usage de drogue, non-assistance à personne en danger et violation de la loi sur le couvre-feu. Joint au téléphone par Libération online, Me Tom Diagne confirme et annonce un pourvoi en cassation.

«Rangou » et sa copine restent sous mandat de dépôt

Libération Sénégal online La Chambre d’accusation de la Cour d’appel a finalement confirmé, ce jeudi, le juge du 8ème cabinet, Mamadou Seck. Elle a rejeté la demande de liberté provisoire sollicitée par Fatoumata Barry dite «Rangou» placée sous mandat de dépôt, depuis le 5 juin dernier, pour diffusion d’images contraires aux bonnes mœurs, proxénétisme et défaut de carnet sanitaire. Sa copine nommée Aïssatou Ndiaye a vu aussi sa demande rejetée.
Dans le cadre de cette affaire, tous les autres mis en cause, dont le gérant du «Ngor Timiss», ont été inculpés sous le régime de la liberté provisoire.

FATA CLASHE AKON:«AKON CITY N’EST QUE DU BUSINESS»

https://www.rewmi.com Figure bien connue du hip hop sénégalais, le rappeur Fata (Mamadou Moustapha Gningue à l’état-civil) plaide pour un rap sénégalais, avec sa propre identité.  El Présidente est convaincu que dans le monde des arts et de la culture, un retour aux valeurs traditionnelles et une identité propre ouvre de nouvelles perspectives musicales. Dans cette interview accordée à Rewmi Quotidien, Fata revient sur son parcours, nous parle de ses projets et livre ses impressions sur la ville futuriste du rappeur Akon que ce dernier veut bâtir au Sénégal. Un projet qui laisse le rappeur perplexe. Entretien !

Fata El Présidente, d’où vient ce surnom ?

C’était en 2005 quand j’avais besoin de sortir un album, un nouvel album solo. A l’époque, je savais que l’on me surnommait Fata de Cbv et tout ça me rattachait à mon histoire avec le Cbv. Et vu que je sortais mon album solo intitulé « Retour en Afrique », il fallait que je réactualise mon appellation, d’où j’ai choisis ce nom Fata El Présidente. Mais sinon à l’état civil mon nom c’est Mamadou Moustapha Nguingue.

Ça fait un bon moment que l’on ne vous entend plus. Que devient Fata ?

Je dirais plutôt que chaque artiste est un media. Tous ceux qui me suivent dans les réseaux sociaux savent que je suis actif depuis ces 10 dernières années après avoir sorti mon album « Iqra » depuis 2013. J’ai sortis trois projets qui sont parus en digital comme celui que j’ai fait avec un artiste américain disponible sur les plateformes de téléchargements. J’ai aussi fait un autre projet intitulé « Mister International » dédié au défunt rappeur Pacotille. Bien après, j’ai sorti un autre album que je dédie à mon fils.

Des rappeurs ont été invités au Palais dans le cadre de la lutte contre la Covid-19. Vous n’y étiez pas. Pourquoi ?

Disons que l’on ne peut pas être partout et surtout dans ce contexte particulier, le plus important, ce n’est pas de voir le Président mais plutôt d’impacter et surtout de communiquer avec les gens qui nous suivent afin de les sensibiliser. C’est une façon d’apporter sa contribution à l’édifice. Avec mon label, on a produit le meilleur morceau sur le Covid avec pas mal d’artistes. Nous avons même fait le remix de luxe de ce morceau en faisant appel à d’autres artistes comme Kiné Lam, Amy Collé, entre autres. Nous avons contribué à notre manière, l’idéal n’était pas d’être reçu, mais de montrer aux sénégalais qu’ils devaient faire attention.

La pandémie n’a-t-elle pas impactée votre travail ?

Oui comme pour tout le monde, elle a impacté sur notre travail. Nous sommes dans un pays où les gens n’ont pas eu l’habitude d’acheter en digital contrairement aux autres pays. Du coup, avec la Covid-19, les artistes n’ont pas pu faire des prestations et c’était difficile. Sinon pour ma part, c’est en cette période que j’ai pu investir dans l’audiovisuel pour créer de nouveaux studios et ça m’a permis de recadrer, remettre le label sur pied et pouvoir travailler les contenus avec les télévisions.

C’est le grand retour de la compétition Hip-Hop Feeling pouvez-vous nous en dire plus ?

C’est un engouement qui continue après que j’ai recommencé à travailler dans l’audiovisuel et qu’il me fallait avoir des contenus. J’ai eu l’idée de reprendre des émissions que j’avais pour habitude de faire. « Hip hop feeling » est une marque déposée, très connue et respectée dans le monde du Hip hop et même au-delà. C’était important pour moi de revenir et de donner un autre souffle au hip hop et faire en sorte que le paysage urbain soit plus embelli. C’est une émission qui doit exister et qui doit être assez soutenue. Nous sommes en phase du lancement et nous avions eu envie de commencer fort malgré la Covid. Nous attendons aussi les partenaires pour accompagner le projet parce que quoi qu’on dise, c’est un projet populaire qu’attend le grand public.

Vous étiez critiqué pour votre musique mélangée de Rap et de Mbalax. Aujourd’hui c’est la tendance dans le hip-hop senegalais.Vous devez rire sous cape ?

Je suis un passionné de rap, je ne cherche pas à prendre le flambeau de quoi que ce soit ou dire que c’est moi qui ai fait cela. Je ne me le proclame pas, ça existait déjà avec le Pbs, Daradji, ils ont tous misé sur le hip-hop qui nous ressemble. Aujourd’hui la génération est beaucoup plus indépendante, et je pense que c’est l’intérêt de la musique. Sauf que pendant ce temps, le rap moderne, américain évolue et apporte de nouveaux styles. Il ne faudrait pas rentrer dans les mêmes pièges, il faudrait rester original et local pour qu’on ait une musique qui nous ressemble et que nous devons défendre partout où l’on sera.

Est-ce que l’on a un rap sénégalais, une vraie identité ?

Jusqu’ici, on le sens de partout. Tous les rappeurs qui ont été influencés par les Américains doivent faire en sorte de ressembler à des Sénégalais. Ils doivent, de par les paroles, de par la musique, parler au Sénégalais. Il faut commencer sa carrière en restant plus original plutôt que de vouloir ressembler à un Américain. La jeune génération de rappeur devrait éviter ce piège. Au Sénégal nous avons besoin de montrer une musique qui nous ressemble et qui nous parle. Si toutefois la génération actuelle entre dans ce piège et essaye de faire comme les américains, nous seront obligés encore d’attendre 10 ans.

Quels sont les défauts et les qualités du rap sénégalais ?

Pour les défauts, je dirai que nous sommes dans une phase où le hip-hop a besoin de beaucoup plus de respect dans le pays, de moins de stigmatisation. C’est à nous de bien le représenter en image et c’est très important. Il faut diminuer les clashs bien que cela fasse parti du hip-hop. Et c’est cette image qui fait dire à certaines personnes que le hip-hop ne se porte pas bien. Nous avons besoin de montrer une belle face du rap, c’est ce que tout le monde devrait faire, et pour cela j’invite la nouvelle génération à redorer le blason du hip-hop.

Comment jugez-vous la jeune génération de hip-hop ?

Je ne ferai pas de jugement. Je les encouragerais plutôt. La jeune génération fait partie de l’évolution du hip-hop. Ce que je leur demande, c’est de rester moins vulgaires dans la mesure où nous sommes dans un pays un peu coincé ; nous avons nos réalités. Ils auront beau évoluer écouter, comprendre, écouter les paroles des musiques occidentaux, mais ils resteront toujours Sénégalais. Donc revendiquons ce qu’on est par nos cultures, nos conceptions que d’essayer d’être autre chose. Je souhaite que cette nouvelle génération soit beaucoup plus ouverte d’esprit mais toujours cultivée et authentique.

Le hip-hop est considéré comme contre-pouvoir. Vous avez refusé de descendre dans la rue pour manifester. Pourquoi ce choix ?

Je pense que nous les rappeurs » ne devons pas avoir cette position de revendication juste pour la politique. Nous avons une revendication socioculturelle. Nous ne devons pas nous battre pour les politiques, mais pour le citoyen sénégalais. Nous sommes comme des miroirs dans la société. Mais malheureusement au Sénégal, les gens croient que les seuls engagés du hip-hop sont ceux qui tirent sur l’Etat. Mais il n’y a pas que l’Etat pour faire fonctionner un peuple. Que chacun respecte ce que l’autre fait.

Au Sénégal, Akon veut bâtir son Akon City. Le projet attire déjà les critiques. Qu’en pensez-vous ?

Je pense que si Akon aime vraiment le Sénégal, ce qu’il devrait faire en premier, c’est de soutenir le rap qui lui a donné du succès. Ce qu’il ne faut pas oublier, Akon a utilisé le drapeau du Sénégal pour dire qu’il est un authentique sénégalais. Artistiquement, tout ça devrait refléter sur notre musique et ce n’est pas le cas. Il n’a jamais donné de coup de main à des gens dont il disait être inspirés. Akon City, c’est tout sauf l’amour pour son pays et ça il faut l’accepter d’abord. Tout cela, c’est un faux débat. Quand il s’agit de créer une nouvelle ville dans un pays comme le Sénégal, il faut avoir le culot de parler des tenants et des aboutissants. Nous vivons dans un pays dans lequel il y a plein de limites par rapport à ce que nous faisons. S’il a créé cette ville juste pour y amener des « choses » que l’on ne maitrise, je dis non ! Je ne le dis pas par méchanceté, mais toutes ces villes modernes existent dans d’autres pays, nous les connaissons tous. La question que je me pose est : c’est quoi l’intérêt d’avoir une nouvelle ville dans un pays qui fonctionne contrairement à nos cultures et à nos valeurs ? Akon City n’est pas un bon projet,  il y a autre chose beaucoup plus importante. Tout ça,  c’est uniquement du Business !

Quels sont vos projets ?

Mon label travaille en association avec des gens très calés en digital, en production audiovisuelle. Nous travaillons sur des émissions télé qui seront diffusés dans les médias et dans la production musicale. J’ai un album en cours qui sort au mois de novembre prochain et c’est mon Label (Taf label) qui a tout fait. Il y a aussi une autre compilation qui accompagne mon album et qui s’appelle « INSPIRATION ». Nous travaillons aussi pour une série qui va créer une autre innovation dans l’espace audiovisuelle. Avec mon label, nous avons beaucoup d’autres projets.ANNA THIAW


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