Revue de presse du Vendredi 25 Décembre 2020

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157 Tests Positifs, 85 Guéris, 101 Cas Communautaires, 27 En Réa, 2 Cas Importés

Le ministère sénégalais de la Santé et de l’Action sociale a fait le point de situation du coronavirus de ce jeudi 24 décembre 2020.
Sur 2160 tests effectués 157 sont revenus positifs.
Des cas ainsi répartis : 54 contact suivis par les services du ministère de la Santé, 101 cas issus de la transmission communautaire, 2 cas importés AIBD.
Par ailleurs, 85 patients contrôlés négatifs, et déclarés guéris.
27 cas grave sont pris en charge dans les services de réanimation, 3 nouveaux décès.
A ce jour, 18.200 ont été déclarés  positifs au Sénégal, dont 16.742 guéris, 381 décédés et 1176 patients sous traitement.
Selon le ministère, l’état de santé des patients hospitalisés est stable.
Il renouvelle à la population son appel au respect strict des mesures de prévention individuelle et collective.

Le chef de l’opposition malienne Soumaïla Cissé est décédé du Covid-19

https://www.rfi.fr/fr Le chef de l’opposition malienne vient de succomber à Paris. Il avait le coronavirus et venait d’être évacué dans la capitale française pour y être soigné.
L’information a été confirmée à RFI par plusieurs cadres de son parti, l’URD. Le chef de l’opposition malienne, Soumaïla Cissé, est décédé à Paris, où il était hospitalisé pour le coronavirus.

LES PRIÈRES DE L’ARCHEVÊQUE DE DAKAR,MGR BENJAMIN NDIAYE

http://www.emedia.sn La fête de Noël de cette année sera différente de celle des années précédentes à cause de la pandémie du coronavirus. L’archevêque de Dakar a adressé son message de Noël à tous les sénégalais. Et naturellement, il a formulé des prières pour que la maladie du coronavirus soit derrière nous en 2021. « Dieu s’invite chez nous pour établir sa demeure parmi nous. Que Dieu éloigne de nous le mal en ce Noël 2020 marquée par la pandémie. Que nous puissions bientôt louer librement le seigneur, chanter sa tendresse et sa miséricorde et lui manifester notre amour et notre reconnaissance. Dieu aime tellement l’homme qu’il ne peut se résoudre à le laisser se perdre. Sans cesse, il vient à sa rencontre. Vivons dans la communion, dans la paix et dans la joie », a prêché Monseigneur Benjamin Ndiaye. Qui dit avoir une pensée profonde à ceux qui ont été impactés par la maladie du coronavirus, ceux qui ont perdu leurs boulots et ceux qui peinent à joindre les deux bouts.
« Nous vivons des temps difficiles, il est vrai avec la pandémie du Covid-19. Notre vie familiale et sociale en est profondément marquée. Nos activités économiques, culturelles et nos dévotions cultuelles en sont profondément modifiées. C’est un temps d’épreuves qui nous fait faire l’expérience de nos limites », a déclaré l’archevêque de Dakar. Qui, dans le même ordre d’idées, ajoute  : « Au cœur de nos nuits humaines marquées par nos déviances, nos désarrois et nos pauvretés, l’esprit saint nous fait découvrir une autre nuit  : la nuit sainte au cours de laquelle il inspire des anges de Dieu pour qu’ils nous transmettent cette annonce merveilleuse ». Aliou DIOUF

Henri Lopes : «Il faut labourer les eaux tumultueuses de l’Afrique»

https://www.lepoint.fr/afrique ENTRETIEN. Puisant à la source d’un vécu peu commun, l’écrivain Henri Lopes s’est livré sur plusieurs sujets d’identité, politique, littéraire et culturelle.
Incontournable des lettres africaines, entré en littérature
avec Tribaliques, Grand Prix littéraire d’Afrique noire en 1972, installé par son incontournable et magistral roman Le Pleurer-Rire (Présence africaine, 1982), auteur dont il faut lire aussi bien Une enfant de Poto-Poto que Le Méridionnal publié chez Gallimard, Continents noirs, Henri Lopes, qui est né en 1937 à Léopoldville, a grandi à Brazzaville. Celui qui fut, pour le Congo, Premier ministre, ministre des Affaires étrangères et ambassadeur à l’Unesco, a quitté ses fonctions politiques pour élire « domicile dans la contrée paradisiaque » de l’écriture à plein temps.
En attendant son prochain roman, et dans la foulée de son autobiographie Il est déjà demain (JC Lattès, 2018), Henri Lopes revient dans cet entretien sur quarante ans d’indépendance  : de Gaulle et Brazzaville, la colonisation, le racisme, l’universalisme, se montrant sur ce dernier sujet présent là où on ne l’attend pas forcément, et inversement sur d’autres. En réflexions sur le passé, regards sur le présent et le futur, de quoi conclure une année anniversaire des indépendances africaines dont l’écrivain, le politique et l’homme tout court demeurent un témoin essentiel.

Le Point Afrique : Des célébrations ont eu récemment lieu au Congo autour du souvenir du général de Gaulle. Comment la place de l’Afrique-Équatoriale française dans la consolidation de la France libre a-t-elle compté dans les échanges politiques entre la France et le Congo dont vous avez été, entre autres, Premier ministre, ministre des Affaires étrangères et ambassadeur à l’Unesco pendant de très longues années ?

Henri Lopes  : La valorisation du passé résistant de Brazzaville est relativement récente. Je ne sais si, sous le mandat du président Fulbert Youlou, on commémorait les années où la résistance contre le nazisme fut congolaise, mais, à ma connaissance, ses successeurs n’ont pas célébré ces années-là. C’est le président Denis Sassou N’Guesso qui, le premier, a introduit dans notre calendrier ces grands moments d’une histoire qui est la nôtre. La décision de faire revenir à Brazzaville les restes de Savorgnan de Brazza et de sa famille marque le début de l’affirmation d’une volonté de s’approprier et d’assumer l’histoire du Congo dans sa globalité.

Quels souvenirs gardez-vous des enjeux qui nourrissaient les débats entre étudiants africains, de la défaite des troupes françaises à Diên Biên Phu, en 1954, à l’indépendance, en 1960 ?

Le jour de la défaite française à Diên Biên Phu, j’ai seize ans et demi et je suis lycéen en France. Je n’ai pas conscience de l’importance de l’événement. C’est, quelques années plus tard, quand j’arrive à Paris pour mes études supérieures que va se produire mon éveil à la vie politique. Mon admission à la Cité universitaire du boulevard Jourdan, dans le pavillon de la France d’outre-mer (aujourd’hui de l’Afrique) où je baigne dans une atmosphère militante intense, va constituer un tournant.
J’adhère à la FEANF (Fédération des étudiants d’Afrique noire en France) et au Parti africain de l’indépendance. En 1959, je suis désigné pour faire partie de la délégation de la FEANF au Festival mondial de la jeunesse et des étudiants qui se déroule à Vienne, en Autriche. C’est une grande fête au cours de laquelle se tiennent des symposiums sur des thèmes révolutionnaires. L’un de mes compatriotes, alors secrétaire général de la FEANF, Lazare Matsocota, anime brillamment certaines séances. On y côtoie des étudiants du monde entier, tous très politisés, dont certains viennent d’Amérique latine, une partie du monde qui est alors un foyer de guérillas révolutionnaires. Surtout, j’y fais connaissance d’étudiants algériens qui vivent dans la clandestinité et participent à la lutte dirigée par le FLN. Je suis impressionné par ceux qui viennent du maquis et y retourneront, dont des jeunes filles. Le soir, autour de feux de camp, se content les différentes épopées de ces années-là. On y chante en frappant dans ses mains que « Oui, nous allons porter aux peuples le bonheur/Et bannir la guerre, la peur,/Pour toujours, pour toujours ». Une ambiance festive et exaltante qui va constituer le terreau sur lequel vont germer nos convictions révolutionnaires.

Vous avez été témoin de révolutions au Congo, mais aussi dans d’autres pays africains. Que pouvez-vous dire avec le recul des années de la manière dont les populations les ont perçues, accompagnées et jugées ? Entre le Congo et la Guinée par exemple ? Ou autres ?

Il est difficile de répondre à cette question dans la mesure où l’on ne dispose ni de sondages ni d’études sérieuses sur l’état de l’opinion. Peut-être, pourrait-on s’arrêter sur trois cas d’école. La Guinée, le Burkina Faso, le Congo-Brazzaville. Dans le premier cas, le PDG (Parti démocratique de Guinée), parti unique, se définissait comme une organisation de masse. C’est-à-dire que tout citoyen guinéen était membre du parti de sa naissance à sa mort. Dans une telle configuration, quiconque émettait une opinion différente des mots d’ordre lancés par la direction politique était considéré comme traître.
À l’époque, Daniel Ewandé, un auteur camerounais, publie un pamphlet, dont l’incipit était  : « En Afrique tous les dirigeants sont bons. Du moins, tant qu’ils sont au pouvoir… » Hormis quelques pays, comme le Sénégal et la Haute-Volta (actuel Burkina Faso), tous les pays d’Afrique francophone, et une bonne partie des pays anglophones vivaient sous le régime du parti unique de masse. Certains d’entre eux invoquaient pour se légitimer le fait qu’ils avaient dirigé la lutte armée de libération nationale. D’autres avaient purement et simplement, à un moment donné, déclaré hors-la-loi les autres partis, dont l’existence était pourtant légale à la veille des indépendances. Décision prise, dans la plupart des cas, avec la bénédiction des anciennes puissances coloniales.
C’est le discours de La Baule de Mitterrand, contemporain des fissures dans le bloc communiste, et la fin de l’apartheid en Afrique du Sud, qui remet en cause ce système. Quelques pays, en revanche, comme le Congo-Brazzaville et le Burkina Faso se lancèrent dans la mise en place de régimes révolutionnaires avec des partis qualifiés d’avant-gardistes, souvent uniques, fondés sur l’adhésion volontaire de ses membres. Ils étaient d’inspiration marxiste-léniniste et installèrent, comme bras armés, des milices. Celles-ci étaient supposées défendre le peuple, mais commettaient des exactions contre ce dernier. L’époque de Thomas Sankara, souvent évoquée aujourd’hui avec des accents lyriques fut, pour les populations, synonyme d’heures infernales. Au Congo-Brazza, où les milices de la JMNR et de la Défense civile eurent des comportements semblables, le mouvement dit « de rectification », en 1968, se donna justement pour tâche de supprimer les milices en intégrant ses membres dans l’armée régulière.

Pour l’écrivain et l’homme politique, pour l’homme que vous êtes, que signifie le mot « indépendance » ?

Je me demande souvent si, au bout du compte, l’accession à la souveraineté nationale n’a pas été, le plus grand ébranlement, la révolution la plus totale, éprouvée par l’homme africain. Il faut avoir vécu la colonisation pour en avoir conscience. Qu’il s’agisse du régime de la colonisation de peuplement, où le colonisateur implantait son église et son cimetière dans la colonie, qu’il s’agisse de la colonisation totalitaire d’exploitation, l’une et l’autre pratiquaient un système d’apartheid avant la lettre.
L’indigène était parqué dans des quartiers d’où il ne sortait que pour se rendre au domicile du maître en qualité de domestique ou sur le lieu de travail du colon. Il était confiné dans le statut d’indigène, dépourvu de tous droits. Il ne pouvait ester en justice. Le colon pouvait le gifler et le battre, le brutaliser sans avoir à en rendre compte à quiconque. En revanche, si ce dernier levait la main sur le maître, fût-ce en situation de légitime défense, il était au minimum écroué, pour comportement rebelle, voire exécuté sans autre forme de procès. J’ai souvenir, dans mon enfance, à Léopoldville et à Bangui, d’avoir assisté à des scènes insupportables qui m’ont marqué.
Ce système reposait sur une idéologie selon laquelle certaines races étaient supérieures à d’autres. Rudyard Kipling en fut l’un des théoriciens. Il proclamait que le Blanc avait un devoir – il disait un fardeau (the white man burden) – celui de civiliser les races noires et asiatiques. Dans le Discours sur le colonialisme, Aimé Césaire cite cette phrase inattendue d’Ernest Renan  : « La race noire n’a encore donné, ne donnera jamais, un Einstein, un Stravinsky, un Gershwin. » À la longue, le colonisé finissait par intérioriser cette idéologie, car, comme dit Jean-Jacques Rousseau, à force de vivre dans la servitude, l’esclave finit par croire sa condition naturelle.
Au demeurant, quand les jeunes gens que nous étions diffusaient le mot d’ordre d’indépendance, certains de nos parents nous rétorquaient que c’était aller à l’aventure parce que nous ne savions même pas fabriquer une aiguille. Albert Memmi dans Portrait du colonisé, Frantz Fanon dans Peau noire, masques blancs, ont étudié ces phénomènes dans des textes qui nous ont dessillé les yeux. La fin du système colonial avec la fin de la soumission d’un groupe d’hommes à un autre constitue véritablement un changement brutal dans la vie la plus intime du colonisé.

Vous êtes né d’un côté du fleuve et avez grandi de l’autre, que vous inspire la situation actuelle en RDC ? Quelles passerelles demeurent aujourd’hui entre les deux Congo ?

Nous sommes trois écrivains à être des enfants des deux rives  :  Tchicaya U’Tamsi, Sony Labou Tansi et moi-même, avec des histoires personnelles différentes. Chacun d’entre nous a rêvé d’un pont sur le fleuve Congo. L’heure est maintenant proche où ce rêve va devenir réalité. Un projet conjoint des deux pays, dont l’Union européenne est un des bailleurs de fonds, n’est pas loin d’entrer dans sa phase de réalisation.
En attendant, des passerelles immatérielles, mais fortes, existent déjà. Elles sont d’ordre familial et culturel, reposent sur trois éléments fondamentaux  : une langue (le lingala), la musique, l’espace télévisuel. Ces liens doivent toutefois être relativisés. La RDC est en effet un espace dont la superficie est à peu près égale à celle de l’Union européenne. D’où le fait que tout n’y est pas uniforme. Mon évocation concerne surtout l’ouest du pays avec sa capitale, Kinshasa. L’est a une relation plus forte avec l’Afrique orientale avec laquelle il partage une lingua franca commune, le swahili. Une donnée à prendre en compte.

La question de la place des métis dans l’environnement colonial vous a beaucoup marqué. Vous y revenez dès le début de… Il est déjà demain. Quel témoignage pouvez-vous nous donner de leur intégration dans la société postindépendance au Congo, mais aussi dans d’autres pays ?

Le métissage ne m’a pas marqué. Il constitue mon identité, mon essence existentielle. Encore que je me sois, dans un de mes textes, défini comme un SIF, un sans identité fixe, un cocktail de plusieurs appartenances. Cela dit, il s’agit d’un problème au niveau individuel. Pas au niveau social, ni sociétal, ni politique. Les métis sont bien intégrés dans la population des deux Congo. Dans le reste de l’Afrique, leur situation varie d’un pays à l’autre. Elle est, par exemple, différente dans les anciennes colonies portugaises où a existé une politique de « misgénation » à grande échelle et en Afrique du Sud où le concept de colored people est différent et plus complexe.
Si on en croit l’écrivain Peter Abrahams, qui évoque la question dans son roman A Night of Their Own, le problème a existé au sein du mouvement anti-apartheid. Il est intéressant de noter que, à un moment où ils étaient en mesure, et en droit, de diriger leur pays, des militants historiques, comme Lucio Lara en Angola, Marcelino Dos Santos au Mozambique, ont décliné l’offre qui leur était faite d’accéder à la magistrature suprême, estimant que leurs populations n’étaient pas encore préparées à accepter d’être dirigées par des « Blancs ». Cela dit, des métis ont occupé les plus hautes fonctions dans plusieurs pays africains. Non en tant que représentant d’une communauté, au demeurant minoritaire, mais en qualité de fils du pays. Le cas le plus probant est celui de Jerry J. Rawlings du Ghana, qui vient de décéder, sans oublier, avant lui, Sylvanius Olympio au Togo, et, après lui, Ian Seretse Khama au Botswana.

Vous vous êtes opposé à la notion de négritude à Alger. Le racisme dans vos livres est présent depuis le point de vue du métis  : comment voyez-vous les identités aujourd’hui en France comme aux États-Unis et sur le continent africain se (re ?)structurer par la couleur de peau, les communautarismes, le combat décolonial ? Comment percevez-vous le phénomène de ceux qui ne se reconnaissent pas dans le discours universaliste ?

Dans mon discours d’Alger, au Festival des arts panafricains, en 1969, je n’ai pas dénoncé la négritude. J’en ai fait une critique, en la passant à l’étamine de ma réflexion. Une dénonciation aurait signifié le rejet en bloc du concept, ce qui aurait été absurde. La négritude a été nécessaire à un moment de notre histoire parce que la colonisation reposait sur le racisme et l’idée que le Noir était inférieur. La négritude, c’est ce que les Africains-Américains exprimeront plus tard par Black is Beautiful.
Ce que Adotévi, Obenga, Tati-Loutard et moi voulions dire à Alger, c’était que le monde avait changé depuis le lancement du mouvement de la négritude ; qu’il fallait non pas rejeter ce paradigme, mais le dépasser, tout en le conservant comme un élément de notre patrimoine culturel. Notre réflexion s’adossait à plusieurs considérations. Sur le plan esthétique, la négritude était devenue stérile, ne produisait plus que des épigones et manquait de créativité originale, en ressassant les mêmes thèmes. Or, en art, on ne répète pas, on doit chaque fois procéder à une création inédite.
Par ailleurs, sur le plan politique, l’heure était au panafricanisme. Même les Noirs américains, qui avaient, à l’origine, inspiré les pères de la négritude, ne se définissaient plus par la couleur de leur peau, mais par leur origine, en se déclarant African Americans (Africains-Américains). Enfin, certains d’entre nous, à l’instar de Wole Soyinka, percevaient la négritude comme une attitude misérabiliste et prônaient au contraire une attitude positive de combat  : « Le tigre ne crie pas sa tigritude, il bondit sur sa proie. »
Je ne pense pas que les combats actuels contre le racisme tournent le dos à l’universalisme. Au contraire, ils s’insèrent dans le sillage des luttes pour les droits humains et civiques. Proclamer « Black Lives Matter (les vies des Noirs comptent) » ne signifie pas que ces vies-là sont supérieures aux autres, mais qu’elles leur sont égales et non inférieures. N’est-ce pas là rappeler l’universalité du genre humain ? Permettez-moi de nuancer une de vos assertions. Le racisme n’est pas uniformément perçu dans mes textes sous l’œil du métis. Sans doute est-ce la ligne mélodique d’Il est déjà demain. Mais c’est un livre de mémoires, à caractère intime. Sans doute pourrait-on également faire cette remarque pour un de mes romans, Le Lys et le flamboyant, mais, dans tous les autres, c’est la sensibilité du Noir qui s’exprime, ou, mieux, tout simplement celle d’un homme tout court. Et tout plein.

En 2021, on fêtera Senghor, présent dans… Il est déjà demain. Quelle est sa place dans votre panthéon littéraire (et politique ) ?

Sans Senghor, Aimé Césaire, Léon-Gontran Damas, Langston Hughes, Nicolas Guillen, je n’aurais jamais écrit. Modelé dans le moule de l’Université française, je pensais, pour paraphraser La Bruyère, que tout avait été dit et que je venais trop tard. Or, la lecture de La nouvelle anthologie de la poésie noire et malgache de Senghor a ébranlé mes certitudes et a constitué mon chemin de Damas. Elle m’a révélé des individus, des paysages. Le monde des deux saisons, celui de la Croix du Sud, des odeurs, des rythmes et des sons étaient absents du monde des livres et qu’il fallait leur y ménager leur place. En ce qui concerne le personnage politique, Senghor, comme tous les politiques, a des limites, mais il aura eu, avec Nyerere et quelques autres, le mérite de donner l’exemple de savoir se retirer de la scène politique, d’en partir à temps avec tous les honneurs, sans attendre d’être défenestré.

Pourquoi la figure du politique et poète/écrivain est-elle devenue rare en Afrique, et doit-on le regretter ?

L’Europe a vécu ce phénomène, puis l’Amérique latine, avant l’Afrique. Le politique-poète, ou politique-écrivain, est un homme de la Renaissance. Un homme pour qui les valeurs éthiques sont en symbiose avec le combat politique. Mais les Renaissances contemporaines sont éphémères. La politique se professionnalise. La création littéraire aussi. Il est difficile de mener les deux de front. À un moment, l’un dévore l’autre.

Vous avez d’abord été publié par la maison d’édition Présence africaine. Était-ce une évidence à l’époque et comment avez-vous vu évoluer le statut éditorial des écrivains africains sur les tables des librairies françaises, et en Afrique ?

Un écrivain ne veut pas simplement être imprimé, il souhaite être promu et diffusé le mieux possible, afin d’être lu par le plus grand nombre. Il n’écrit pas seulement pour ses concitoyens, mais aussi pour ceux qui parlent d’autres langues que la sienne, et vivent dans d’autres sociétés et cultures. Pour des raisons multiples et complexes, il n’existe pas encore, en Afrique, à ma connaissance des maisons qui impriment, promeuvent et diffusent les ouvrages afin qu’ils soient lus à large échelle. Ce que l’écrivain veut, ce n’est pas être imprimé, mais être lu. Il est, dans ces conditions, normal que l’écrivain africain choisisse la maison d’édition qui lui paraît la plus professionnelle et en mesure d’offrir les meilleures chances à son texte.

Dans la démarche du romancier s’entrecroisent biographie et imaginaire. « Il est déjà demain » porte davantage la forme d’essai, voire de mémoires. Vers quoi êtes-vous allé ensuite, à quoi travaillez-vous et que voulez-vous absolument écrire que vous n’avez encore abordé ?

Mon itinéraire littéraire est très simple. D’abord, quelques poèmes. Pas assez pour constituer une plaquette. Puis, des nouvelles, ensuite des romans. L’autobiographie n’est venue qu’à la fin. Le péché du vieil homme. Je travaille mon prochain roman, « Petit Mao », l’histoire d’un milicien de la Défense Civile, au Congo, à la fin des années soixante et au début des années soixante-dix. Un récit conté en français de Poto-Poto. La langue est aussi importante que l’intrigue.

Votre avez vécu une double vie longtemps, le jour et la nuit. Votre vie pleinement vouée à l’écriture change-t-elle la donne ? Vers plus de liberté ? Sur tous les sujets ? Sur la forme littéraire elle-même, le style ?

C’est à la critique d’en juger. Je me sens bien sûr plus heureux d’avoir enfin élu domicile dans la contrée paradisiaque où je peux consacrer le plus clair de mon temps à l’écriture. Afin, comme je l’ai dit plus avant, d’être de plus en plus professionnel. Sachant qu’à mon âge, il convient de ne pas traînailler, il faut s’organiser, car j’entame une étape contre la montre.

Qu’est-ce que le «chercheur d’Afriques» a découvert de plus important sur le continent ?

Qu’il faut continuer à chercher et à comprendre comme au premier matin, avec humilité, car l’Afrique, à l’image du monde, à l’image de l’univers, est un vaste océan, profond, multiple, riche, varié, complexe, remué par d’innombrables courants en perpétuelle évolution et mutation. Il faut labourer ses eaux tumultueuses, car un trésor est caché dedans. Propos recueillis par Valérie Marin La Meslée et Malick Diawara

La Côte d’Ivoire ratifie un accord de partenariat économique intérimaire avec le Royaume-Uni

(Agence Ecofin) – En pleine négociation avec l’UE, le Royaume-Uni continue de réorganiser le cadre juridique de ses relations commerciales avec ses partenaires africains. En octobre 2020, Londres a ainsi conclu un nouvel accord commercial avec la Côte d’Ivoire, pour remplacer celui signé sous l’égide de l’UE.
La Côte d’Ivoire vient de ratifier un accord de partenariat économique intérimaire signé avec le Royaume-Uni. C’est ce qu’a indiqué un communiqué du gouvernement ivoirien publié à l’issue d’une réunion du Conseil des ministres.
Il s’agit d’un accord destiné à régir les relations commerciales entre les deux pays. Signé le 15 octobre 2020, il vise à remplacer un autre accord de partenariat économique signé sous l’égide de l’Union européenne (UE) et qui ne sera plus en vigueur une fois que le Brexit (sortie du Royaume-Uni de l’UE) sera définitivement acté.
Cette décision intervient alors que le pays de la reine Elisabeth II est en pleine négociation pour obtenir de nouveaux accords commerciaux non seulement avec ses partenaires européens, mais également avec plusieurs autres pays à travers le monde.
En Afrique, le pays a conclu il y a plusieurs semaines un accord commercial avec le Kenya (l’un de ses plus importants partenaires économiques) et espère faire de même avec les autres pays de la Communauté d’Afrique de l’Est.
D’après les autorités ivoiriennes, le nouvel accord « met en place un marché de libre-échange entre la Côte d’Ivoire et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord dans les mêmes dispositions que l’APE CI-UE ». De plus, ajoutent-elles, il permettra de « sauvegarder les intérêts commerciaux liant les deux pays contre les inconvénients juridiques et économiques du Brexit ».Moutiou Adjibi Nourou

Macky et la France,ça fleure une esquisse de divorce

http://www.walf-groupe.com Catalogué pro-français, Macky Sall semble avoir tourné le dos à l’Hexagone. Car, depuis quelques temps, les intérêts français ne trouvent plus grâce à ses yeux, de façon répétitive. En effet, les entreprises françaises installées au Sénégal font face à de nombreux ennuis et tracasseries. Que ce soit Eiffage, Orange, Css ou encore Canal+, on constate que la légion macronnienne est en train d’être bousculée dans ce pays francophone. Le flirt avec la Turquie, la Chine ou le Maroc expliquerait sans doute ce changement de ligne.
Fini l’idylle entre l’Administration Sall et la France ? Catalogué pro-français depuis sa prise de fonction en 2012, Macky Sall semble aujourd’hui lâcher ce partenaire stratégique. En effet, ces derniers temps, son gouvernement pose des actes qui donnent l’impression que les intérêts français ne trouvent plus grâce aux yeux du numéro 1 sénégalais. Car, que ce soit Eiffage et sa filiale Secaa, la filiale sénégalaise de l’opérateur de télécommunications français Orange, le géant des hydrocarbures Total, Canal+, victime d’une lapidation médiatique depuis quelques semaines, pour ne citer que celles-là, la légion française au Sénégal fait face à de nombreux problèmes avec l’Administration Sall. Laquelle se montrerait, avec diplomatie certes, hostile aux intérêts français. En effet, Orange-Sénégal a fait face, aussi surprenant que cela puisse paraître, au refus catégorique du régime de Macky Sall de faire appliquer les nouveaux tarifs illimix dans un marché de libre concurrence où les prix ne sont pas administrés. Car, en juillet dernier, lors d’une réunion du Conseil des ministres, le gouvernement avait demandé au gendarme des télécoms, l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp), de retoquer les nouveaux tarifs que l’opérateur de téléphonie mobile venait d’appliquer aux usagers de son réseau.

Harcèlement fiscal

Dans la même lancée de ces sociétés, d’autres comme Canal+, victime d’un lynchage médiatique depuis quelques semaines et du laisser-aller sur la fraude des câblos, Total-Sénégal qui perd du terrain, la Compagnie sucrière sénégalaise (Css), dont les travailleurs se sont mobilisés pour la préservation de leurs emplois, commencent à faire les frais de cette nouvelle approche. Laquelle mettrait fin à la chasse en meute des entreprises françaises au Sénégal.
Mais, face à cette situation, il s’y ajoute maintenant la pression fiscale qui n’est pas une incitation économique. En sus du non paiement de la dette que certaines entreprises françaises dénoncent.
Car, selon certains chefs d’entreprise, sous le couvert de l’anonymat, les paiements se feraient à la «dette du client».
Qui plus est, assez souvent, en Conseil des ministres, le gouvernement évoque la renégociation du contrat de l’autoroute à péage Dakar-Aibd qu’exploite la filiale sénégalaise du Groupe français Eiffage, à travers la Secaa, (Société Eiffage de concession de l’autoroute de l’Avenir). Ce qui semble indisposer nos «cousins gaulois» qui ne comprennent pas qu’un pays ne respecte pas sa signature. Les exemples foisonnent notamment avec la start-up Akilee de l’homme d’affaires Amadou Ly. Et, Eiffage-Sénégal a déjà donné le ton ferme sur ce projet de renégociation, avec les mêmes qui l’ont presque signé. Ce qui semble annoncer une rude bataille judiciaire à la chambre arbitrale compétente. Espérons que le Sénégal n’y laissera pas des plumes comme dans l’affaire Kumba-ressourceséjecté à tort des mines de fer de la Falémé avant d’être dédommagé au prix fort. De même que dans le business de Adama Bictogo qui raflé 12 milliards dans l’affaires des visas biométriques. Et d’autres exemples encore.

Sans doute «l’attitude condescendante» de la France en cause

Ainsi, le pavillon français au Sénégal semble flotter sur une rive agitée. Et le nouveau flirt avec la Chine et la Turquie ne serait pas étranger à cela, si ce n’est un populisme pour le troisième mandat. Ou un tropisme très trisckart. Qui sait ?
En tout état de cause, la situation des entreprises françaises au Sénégal n’a rien à voir avec les autres multinationales. Car, le régime de Sall ne semble pas être aussi regardant avec les Turcs, notamment dans les avenants de l’aéroport international Blaise Diagne de Diass, les Chinois et autres Marocains. Ce qui n’est pas sans se demander s’il n’y a pas une véritable politique de mise en cause des intérêts de la France dans le pays. En tout cas, si un Etat doit envoyer des signaux clairs, comme l’a fait l’Américain Trump qui clamait orbi et urbi, «l’Amérique d’abord», il faut que l’Etat sénégalais s’y prenne autrement. Et un équilibre serait plus indiqué. Car, les signaux négatifs s’accumulent, comme celui lancé à l’époque par l’ancien ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavent, Me Omar Youm qui était monté sur ses grands chevaux suite aux vérités de l’ambassadeur de France au Sénégal, Philipe Lalliot, sur la date réelle de démarrage du Train Express régional (Ter). Autre tempête diplomatique, le Sénégal s’était plaint au mois de Mai dernier que la compagnie aérienne Air France ait annoncé la reprise de ses vols vers Dakar aux alentours du 16 juin dernier. Ce qui avait outré le château où le «Patron» avait fustigé «l’attitude condescendante» de la France à l’égard des pays africains qu’elle considère toujours comme ses colonies.Seyni DIOP

SEULES 1 414 TONNES D’ARACHIDE COLLECTEES : L’heure est grave à la Sonacos de Diourbel 

http://www.enqueteplus.com Le Comité national de suivi de la campagne de commercialisation arachidière était à l’usine Sonacos de Diourbel, dans le cadre d’une tournée nationale. Son président appelle au patriotisme des producteurs pour qu’ils vendent leurs graines aux semenciers. Aliou Dia et sa délégation ont constaté que la situation est inquiétante à la Sonacos de Diourbel où seules 1 414 tonnes ont été collectées, soit l’équivalent de 64 camions.
L’heure est grave à la Sonacos de Diourbel. Et pour cause ! L’usine n’a encore collecté que 1 414 tonnes d’arachide, 45 jours après le démarrage de la campagne de commercialisation arachidière. L’objectif, à Diourbel, étant 40 000 tonnes d’arachide, il est impensable, si rien n’est fait, qu’il soit atteint. Suffisant pour que le président du Comité national de suivi de la campagne tire la sonnette d’alarme. Aliou Dia en appelle au patriotisme des producteurs pour qu’ils cèdent leurs graines aux semenciers.
‘’Nous avons pensé devoir faire appel au patriotisme des producteurs et des opérateurs, parce que, comme vous le savez, la Sonacos, ce fleuron, appartient au peuple sénégalais. Ce n’est pas la Sonacos du directeur Fada Diagne, ni des opérateurs. Étant une filière stratégique, nous ne devons pas accepter une spéculation de la filière arachidière. La commercialisation doit donc être organisée et réglementée. Il faudrait qu’on évite de passer à une vente libre de l’arachide. Il est important que l’on revienne à la raison’’, lance Aliou Dia. Avant de demander de livrer les semences aux semenciers pour refaire le capital semencier avec les meilleures graines.
‘’Livrons notre production à la Sonacos qui va faire revenir des devises. Ce que les étrangers ne vont pas faire. Ils vont faire partir nos devises, mais la Sonacos, après la vente de ces huiles à l’extérieur, fera revenir des devises et va employer également des jeunes’’, poursuit-il.

Aliou Dia considère, en effet, que le gouvernement sénégalais, qui prend ces responsabilités pour doter en semences les producteurs, alloue des subventions énormes.

‘’Les semences sont subventionnées, les intrants sont subventionnés, le matériel agricole est subventionné. Il ne faut pas accepter qu’on livre nos meilleures graines à des étrangers, parce que nous allons d’abord perdre nos capitaux semenciers. Nous allons faire fermer nos usines, créer de nouveaux chômeurs et cela, un gouvernement responsable ne va l’accepter. Il va falloir que chacun prenne ses responsabilités. Les étrangers n’emploient personne et vont exporter nos bonnes graines en nous laissant avec des graines de qualité douteuse. Personne ne doit l’accepter. Nous félicitons
les producteurs qui ont commencé à livrer à la Sonacos, surtout les gros producteurs’’, déclare-t-il.
En effet, pour les membres du Comité national de suivi de la campagne, il est incompréhensible que les gros producteurs qui, pendant la cession des semences, réclamaient un quota, se retrouvent avec des centaines de tonnes et permettent aux étrangers d’obtenir un kilogramme de leur production.
Interpellé sur le fait que les paysans ne se retrouvent pas dans son discours, Aliou Dia minimise  : ‘’Je suis d’abord paysan et je suis mandaté par des paysans. Je ne pense pas qu’on puisse nous dire que c’est une majorité. Parce que ce que nous entendons ces jours passés, c’est un groupuscule de personnes qui font le tour des plateaux et des radios. Mais allez dans certaines régions, les paysans n’attendent que 250 F CFA, ils ne trouvent pas d’opérateur. Allez, par exemple, à l’usine de Louga, nous avons trouvé une attente de plus de 50 camions. Ils ont, aujourd’hui, dépassé 7 000 tonnes et que l’objectif de Louga, c’est 15 000 tonnes d’arachide. Cela veut dire que dans deux mois, Louga va dépasser les 15 000 tonnes. C’est parce que la fibre patriotique a été touchée là-bas. Mais ceux qui sont dans les zones où on trouve les Chinois peuvent spéculer pour dire  : oui, on ne peut pas vendre en deçà de 300 à 325 F CFA. Mais dans la majorité des départements du Sénégal, les paysans n’attendent que des opérateurs pour écouler leur production. Donc, je ne crois pas que ce discours qu’un groupuscule tient puisse tenir pour dire que c’est la majorité des paysans’’.
A la question de savoir si l’Etat a mis la charrue avant les bœufs, parce qu’il fallait collecter d’abord les semences et ensuite les graines destinées à l’huilerie, le président du Comité national de suivi de la campagne de commercialisation arachidière a répondu  : ‘’Je crois que le marché n’est même pas encore libéralisé. Et l’Etat n’a jamais libéralisé le marché. Avec le carreau-usine, on a rompu avec la pratique ancienne. D’habitude, quand on ouvrait la campagne, on mettait même deux tas  : celui des bonnes graines pour les semences et celui dont les graines sont douteuses pour l’huilerie. Et les prix n’étaient pas les mêmes. Maintenant, on arrête un seul prix. Ce qui veut dire que ce que l’Etat a fait est responsable.’’
Il souligne qu’à ce jour, aucun exportateur n’a encore envoyé une seule graine à l’extérieur. ‘’Il faut encore appliquer la taxe. Si maintenant les semences sont achetées (les 75 000 tonnes) et que les huiliers disposent effectivement de quantités leur permettant de fonctionner, on pourra ouvrir l’exportation, en limitant le quota qui leur sera alloué’’.Boucar Aliou Diallo.

LE MINISTÈRE DU COMMERCE ET LA TOUCHE DE ASSOME :  Analyse et décryptage

http://www.enqueteplus.com Assome Aminata Diatta a une haute lecture des enjeux commerciaux du pays. Dans les pays en développement, le ministère du Commerce a l’une des obligations de premières nécessités : approvisionnement correct et suffisant du marché, maîtrise des prix, veiller au contrôle de la qualité des denrées alimentaires, entre autres missions.
Ces différentes fonctions ont été largement conduites par la ministre du commerce de la deuxième alternance sous l’ère Macky Sall.
Femme du sérail, cette commissaire aux enquêtes économiques promue ministre du commerce et des PME, alors qu’elle occupait la direction du commerce extérieur, a sa touche originale à elle pour peu que le temps lui soit accordé. Car dans ce pays, très souvent le travail n’est pas rémunéré ou valorisé. Ce sont les considérations politiques, religieuses et lobbyistes qui souvent emportent les ministres.
Au-delà de l’aspect formation et capacitation de tous les agents du département du commerce, et ce, du cadre supérieur au plus “petit agent”, Assome Aminata Diatta, montre la volonté et les gages de réussir là où certains prédécesseurs ont échoué. A son actif, il faut noter la construction de cette équipe du ministère avec des Team-Building, de la Co-construction, l’équité dans l’allocation des indemnités perçues, la promotion des cadres du secteur dans des postes clés comme les directions techniques et le secrétariat général du ministère, pour ne citer que ceux-là.
De plus, la preuve par 9, depuis que la lionne de Keur Massar est arrivée à la tête du ministère du Commerce, les Sénégalais n’ont plus connu de tensions des prix, ni de ruptures des denrées de premières nécessités.  Une telle stabilité des prix et de la disponibilité des denrées sont des indicateurs de performance et de prouesse au profit du panier de la ménagère qui ne s’en porte que mieux, en dépit du contexte de crise sanitaire liée à la Covid-19. Cette pandémie qui a davantage mis à genoux le pouvoir d’achat des consommateurs pése de graves inquiétudes à beaucoup de pays, notamment sur les risques liés à l’approvisionnement et la stabilité des prix. Mais en fin connaisseur du métier, Assome Aminata DIATTA ministre du commerce avec ses services ont vaillamment protégé l’économie sénégalaise face aux conséquences redoutées de la COVID-19.
Cette donne du marché de la consommation est d’autant plus saluée que les organisations consuméristes n’ont pas trouvé mieux que de se féliciter de l’énorme travail abattu par l’actuelle Présidente du Conseil des Ministres de Zone de libre échange continentale africaine ZLECAF et non moins ministre du commerce et des PME, avec la franche collaboration de ses services dans leur milieu de prédilection qu’est le Commerce.
En dépit des crises, la dame de fer de Ziguinchor est entrain de conduire et matérialiser avec brio la vision de son excellence Macky Sall dans le secteur du commerce et des PME.Antoine Diouf Ndiaye

LE PASA/LOUMAKAF A CONTRIBUÉ DURABLEMENT À LA LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ (COORDONNATEUR)

Saly-Portudal (Mbour), 24 déc (APS) – Le Projet d’appui à la sécurité alimentaire dans les régions de Louga, Matam et Kaffrine (PASA/LOUMAKAF) a contribué ’’durablement’’ à la lutte contre la pauvreté dans ses zones d’intervention, a salué mercredi, son coordonnateur national.
Mouhamadou Moustapha Diaw a cité le développement d’infrastructures agricoles, l’accroissement de la productivité des bas-fonds, le renforcement des capacités techniques et opérationnelles des producteurs, dans le but de lutter contre la pauvreté.
Le PASA/LOUMAKAF, financé par le Programme mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire (GAFSP), la Banque africaine de développement (BAD) et la République du Sénégal, est articulé autour de trois volets opérationnels  : l’élevage, l’agriculture, l’aménagement de bas-fonds ainsi que des activités connexes.

Mouhamadou Moustapha Diaw s’exprimait à Saly-Portudal (Mbour, ouest), au terme d’un atelier de planification opérationnelle dont l’objectif était de faire le point des activités mises en œuvre en 2020 et d’identifier celles à mettre en œuvre en 2021 dans le cadre de ce projet d’appui au développement.

’’Ce projet a permis de réaliser 1538 km de pare-feu, au lieu des 500 km initialement prévus, alors que sur une prévision de 120 km de pistes, 118 km ont été réalisés’’, selon M. Diaw, ajoutant que sur un objectif de 36 fermes assignées à ce projet, 46 ont été réalisées, avec l’installation de solaires au niveau de dix fermes.
Pour ce qui est des eaux de surface, poursuit-il, sur un objectif de 14 bas-fonds, 22 sont aménagés pour essayer de retenir l’eau afin de recharger la nappe phréatique pour favoriser des activités rizicoles.
’’L’année dernière, on avait emblavé 911 ha de terres pour la riziculture contre 1825 km cette année et amélioré les taux de rendement qui sont passés de 2,9% à 3,9%, avec le concours de la bonne pluviométrie, des appuis importants en intrants octroyés aux producteurs et des activités de renforcement de capacités’’, a souligné Mouhamadou Moustapha Diaw.
D’après lui, dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégique d’autosuffisance en riz, un ‘’fort pourcentage’’ de 60% a été affecté au riz de la Vallée. Mais ce pourcentage a été réduit pour accorder une part encore plus importante au riz de bas-fonds.ADE/OID

L’intersyndicale des transporteurs maintient son mot d’ordre de grève pour ce 25 décembre.

https://www.dakaractu.com Alors que la communauté chrétienne s’apprête à fêter la fin d’année 2020, le acteurs du transports semblent eux, bien concentrés sur leurs revendications  déclinées au cours de leur dernier point de presse. Gora Khouma et ses camarades avaient dénoncé les tracasseries policières et les irrégularités dans le secteur du tranport.
Ce jeudi, l’intersyndicale du transport et l’union des routiers du Sénégal ont rencontré le ministre des infrastructures, des transports et du désenclavement, Mansour Faye. Malgré les assurances du ministre, les acteurs comptent maintenir leur grève prévue demain, vendredi.
Il est alors question de se demander si l’impact recherché sera au rendez-vous, compte tenu du jour férié qu’est le vendredi 25 décembre 2020…

Marchés publics : l’Armp juge irrecevable un recours d’Orange

https://www.dakarmatin.com câblage de l’école polytechnique de Dakar, Orange a été débouté par l’Autorité de régulation des marchés publics. Orange devra mettre une croix sur le marché de câblage de l’école polytechnique de Dakar. En effet, son  entité ‘‘Orange Business services’’ compétissait pour se l’adjuger. Mais, un de ses concurrents en a été l’attributaire provisoire.
« Orange business services », pas d’accord du tout avec la décision, a déposé un recours auprès de l’autorité de régulation des marchés publics. Malheureusement pour lui, le recours, tel que formulé présentait des carences. Et l’Armp l’a rejeté.
En effet, « Orange Businesss Services » ne s’est pas conformé aux dispositions  de l’article 90 alinéa 2 du code des marchés publics. Celui-ci dispose que tout candidat à un marché public doit, préalablement à tout recours contentieux, verser une consignation pour la saisine du comité  de règlement des différends.
Mais, la quittance de consignation requise pour justifier de l’accomplissement de ladite formalité n’étant pas dans le dossier, Saer Niang et ses collègues ont jugé qu’il y a lieu «de juger le recours irrecevable.»

MARCHÉ BIGNONA DE GRAND YOFF, CORONA GRIPPE LA FÊTE !

http://www.emedia.sn Veille de fête à Dakar, des décorations sobres, manque d’ambiance, ces fêtes de fin d’année ne s’annoncent pas en grandes pompes comme cela se passait à l’accoutumée. La cause de cette situation  : Covid-19 ! A cela s’ajoute les mesures restrictives, freinant toute envie de festoyer. Petit tour dans la ville !
11 heures, marché Bignona de Grand-Yoff de Dakar. L’accès était un peu difficile, une file de voitures patientait dans un désordre, cherchant en même temps un moyen d’avancer. Ce décor laisserait croire que le marché est bondé. Hélas, ce n’est pas le cas. Chaque année, à l’approche des fêtes, le marché résonne avec de la bonne musique et l’ambiance que les clients y amènent. Cette année-ci, il n’en est rien. Aucun moyen de se rendre compte que le réveillon du 24 décembre se tient aujourd’hui et que les fêtes de Noël et de fin d’année se déroulent dans moins d’une semaine. Un détail qui a attiré notre attention change la donne. Ils sont tous habillés des mêmes “wax”. Ils, c’est les vendeurs et bouchers. Lorsque nous avons relevé cela, deux dames nous ont fait comprendre que c’est une coutume dans leur marché de s’habiller ainsi lors des fêtes. Un rituel qu’ils ont tenu à faire cette année malgré les restrictions de l’Etat. Adjoua Rokhya BASSENE (Stagiaire) & A. SYLLA (Photos)

DÉPUTÉS DÉÇUS/Des terrains octroyés à Deni Biram Ndao et non au Lac Rose…Les 10 millions sabordés par Sonko…Des notifications déjà vendues.

https://www.dakaractu.com Au niveau de l’Assemblée nationale, se passe depuis hier un malaise qui risque de faire couler beaucoup d’encre. Plusieurs députés de la 13ème législature et certains de la 12ème pourraient connaître des déboires avec la justice pour avoir vendu des notifications de terrains de 400 mètres-carrés au Lac Rose à des tiers. Déjà, l’on peut se demander comment des gens peuvent-ils acheter des terrains qui ne sont que notifiés et non encore identifiés.
Ces terrains devaient être octroyés d’office, rappelons-le, aux députés par l’État  du Sénégal dès lors qu’ils étaient admis à l’hémicycle au terme des élections législatives. Une somme de 10 millions était aussi prévue,  selon nos sources. Seulement, l’argent ne leur parviendra jamais à cause de la sortie d’Ousmane  Sonko. Nous étions mi-février 2018. Le leader politique de Pastef expliquait clairement qu’une somme de 10 millions était programmée pour chaque député. Ce qui ne semblait pas concevable pour lui. Nos radars au niveau de l’hémicycle de nous souffler que beaucoup de ses collègues parlementaires lui en veulent encore beaucoup, d’ailleurs.
Par rapport aux terrains miroités non loin des dédales du Lac Rose, la déception a été grosse jeudi.  En effet,  à la place des 400 mètres-carrés escomptés dans ce havre de paix et de félicité, les députés vont finalement avoir droit à des terrains  dans ” le désert ” de Deni Biram Ndao et avec des dimensions modiques de 150 mètres-carrés.
Ce qui pose un double-problème surtout pour les députés qui avaient vendu leurs notifications à coups de dizaines  de millions et qui risquent de rembourser l’argent empoché. Il y a aussi le fait que beaucoup de ces ” vendeurs ” ne sont plus députés et pourraient, par conséquent,  être traduits devant la justice s’ils manquaient de restituer la somme perçue.
Avec le Président Abdoulaye Wade, les députés avaient bénéficié de terrains sur la Vdn.

le Master Professionnel en Assurance de l’institut IFAGE reconnu par le CAMES

https://www.financialafrik.com L’Institut Interafricain de Formation en Assurance et en Gestion des Entreprises (IFAGE) a obtenu la reconnaissance de son programme de Master Professionnel en Assurance par le Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES).
Le sésame a été délivré à l’issue du 35ème colloque du CAMES sur la reconnaissance et l’équivalence des diplômes, tenu en ligne par vidéoconférence du 23 au 27 novembre 2020.Pour rappel, ce Master sera le premier Master Professionnel spécialisé en Assurance reconnu par le CAMES en Afrique francophone. \

Etat civil : un programme de 17,8 milliards FCFA pour renforcer le système d’information du secteur

http://lesoleil.sn Le directeur de l’état civil a déclaré, jeudi, en marge d’un atelier de l’Ofnac consacré à la question que dans sa volonté d’amélioration de la qualité des services, le gouvernement du Sénégal a engagé un vaste chantier de modernisation de ce secteur. Il s’agit, selon Aliou Ousmane Sall, du « Programme d’appui au renforcement du système d’information de l’état civil et à la consolidation d’un fichier national d’identité biométrique au Sénégal financé par l’Union européenne d’un coût de 17 836 192 500 de francs CFA ». A l’en croire, ledit programme va contribuer à la modernisation de l’état civil par un soutien au pilotage stratégique et à travers une amélioration de l’offre et de la demande des services.
M. Sall a, par ailleurs, indiqué que pour corriger les insuffisances notées dans l’archivage des données d’état civil ayant conduit à des contentieux pré et post électoraux, à des conflits ouverts sur la question de la nationalité voire à des drames socio-politiques dans d’autres pays, le Sénégal a lancé le processus d’élaboration d’une stratégie nationale de l’état civil en vue de réaliser l’enregistrement universel des naissances. « Cette stratégie vise à standardiser le système en général dans le respect des exigences de l’état civil », a-t-il assuré, invitant les acteurs potentiels à contribuer dans ce processus pour un large consensus sur les mesures prioritaires et les orientations stratégiques. S. GUEYE

Fraude et corruption : L’Ofnac préconise «un examen sans complaisance» du secteur de l’état civil

http://lesoleil.sn L’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) a organisé, jeudi, un atelier national consacré aux risques et vulnérabilités à la fraude et à la corruption en matière d’état civil au Sénégal. Une occasion saisie par Seynabou Ndiaye Diakhaté, directrice de l’Ofnac, et le directeur de l’état civil, Aliou Ousmane Sall, de réclamer « un examen sans complaisance » de ce secteur.
L’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) a procédé, jeudi, à la clôture de la 4eme édition de sa quinzaine de lutte contre la corruption à travers un atelier consacré à la gouvernance du secteur de l’état civil. Venue présider la rencontre, la directrice de l’Ofnac a souligné, dans son discours d’ouverture, que le secteur de l’état civil, sujet à de récurrentes et multiples récriminations de la part des citoyens, fait l’objet de débats passionnés à cause des difficultés liées à certaines situations. C’est pourquoi, estime Seynabou Ndiaye Diakhaté, « cet atelier, qui s’inscrit dans une démarche constructive, se veut un cadre de réflexion et de partage en vue de trouver ensemble les outils appropriés et les stratégies pertinentes de prévention face aux risques avérés ou potentiels de fraude et de corruption ».
Toutefois, d’après la magistrate, pour atteindre cet objectif de gouvernance, « il faudra, à travers un dialogue sain, constructif et permanent, poser un regard dépouillé sur le secteur de l’état civil, en vue d’examiner, sans complaisance et sans stigmatisation, les vulnérabilités auxquels il s’expose et les pratiques illégales qui y ont cours ».
A ce titre, Seynabou Ndiaye Diakhaté a indiqué que cet exercice « devrait déboucher sur des recommandations fortes susceptibles de faire l’objet d’une exploitation attentive de la part des autorités compétentes dans une perspective d’amélioration de l’état civil et du renforcement de la sécurité de nos données personnelles ».

Egal accès aux services publics 

Embouchant la même trompette, le directeur de l’état civil a admis que malgré les efforts déjà consentis par le gouvernement sénégalais, les défis restent énormes dans ce secteur. « Les comportements contraires à l’éthique et à la déontologie doivent être identifiés et sanctionnés avec rigueur si nous voulons préserver l’état civil et sauvegarder les principes d’équité et d’égal accès des citoyens aux services publics », a fait croire Aliou Ousmane Sall. Car, ajoute-t-il, « la fraude, tout comme la corruption dans le secteur de l’état civil, permet de créer de faux droits, parfois au détriment des vrais bénéficiaires. Ces pratiques permettent à des personnes d’accéder à des positions ou leur confèrent des privilèges et droits qu’elles n’auraient jamais dû avoir. Elles permettent à des faussaires de se prévaloir de titre ou de qualité qu’ils n’ont pas ».
A ce titre, il a, lui aussi, demandé un « diagnostic » du secteur de l’état civil en identifiant les risques de fraude et de corruption auxquels sont exposés les agents publics ainsi que les usagers de nos services.
M. Sall a, par ailleurs, assuré que les conclusions de cet atelier feront l’objet d’une « exploitation très attentive » de la part de la direction de l’état civil qu’il dirige. Salla GUEYE

E-JICOM SATISFAITE PAR L’ENGOUEMENT SUSCITÉ PAR SON CONCOURS DE JOURNALISME

Dakar, 24 déc (APS) – La direction de l’Ecole supérieure de journalisme, des métiers de l’internet et de la communication (E-jicom) dit se réjouir de l’engouement suscité par le concours qu’elle a lancé il y a trois ans pour célébrer ‘’le travail et le talent des jeunes journalistes exerçant au Sénégal’’.
‘’En raison de la pandémie de Covid-19, l’édition 2020 s’est tenue en partie en présentiel, et en partie en ligne, via les réseaux sociaux notamment. Elle a été marquée par l’arrivée de plusieurs partenaires et a enregistré un total de 77 candidatures, contre 46 lors de la deuxième édition, et seulement 24, lors de la première, il y a trois ans’’, écrit-elle dans un communiqué parvenu à l’APS.
‘’Cette progression reflète l’engouement que ces prix suscitent au fil des ans auprès des journalistes sénégalais’’, peut-on lire dans le communiqué portant sur la cérémonie de remise des prix de la troisième édition de ce concours.
Pour l’édition 2020, au total 11 prix ont été décernés dans diverses catégories, le Grand Prix E-jicom, récompensant le meilleur article ou la meilleure production audiovisuelle, toutes catégories confondues, ayant été remporté par Ibrahima Mbaye de la radio Niayes FM.
‘’Son reportage sur les femmes entrepreneures agricoles dans la zone des Niayes a été magnifié. Il a été salué ‘comme un travail remarquable’ par tous les membres du jury’’, souligne le communiqué.
Le lauréat du Grand Prix a reçu comme récompense ‘’un ordinateur, un chèque de 300.000 francs CFA et une bourse d’études valable pour un an, d’une valeur de 1.350.000 francs CFA’’ offerte par E-jicom.

D’autres prix ont été décernés dans les catégories suivantes  : presse écrite, radio, télévision et presse en ligne. 

Six catégories spéciales ont également été récompensées  : ‘’accès à l’information’’, ‘’médias et enfance’’, ‘’liberté de presse’’, ‘’littoral et écosystèmes marins’’, ‘’innovation et entrepreneuriat social’’, et enfin le prix ‘’droit des femmes’’, décerné dans le cadre du projet ‘’Femmes à la une’’, mis en œuvre par E-jicom.
Les autres lauréats ‘’ont reçu des récompenses composées essentiellement d’outils de travail (ordinateurs, tablettes) et des chèques pour certaines catégories’’.
L’organisation de ce concours vise à ‘’contribuer à la renaissance du journalisme sénégalais et à redorer le blason des journalistes, à faire émerger des professionnels des médias qualifiés et conscients de leurs responsabilités sociales’’, a expliqué, dans le communiqué, Sirandou Fall Samb, chargée de projet à E-jicom.BK/ESF

Covid-19 : l’Etat débloque 2,5 milliards FCFA en guise d’appui aux acteurs culturels

http://lesoleil.sn L’Etat du Sénégal a décidé d’octroyer une nouvelle enveloppe de 2 milliards 500 millions de Francs CFA en guise de soutien aux acteurs culturels fortement affectés par les dernières mesures restrictives prises en vue de stopper la propagation du Coronavirus. C’est du moins ce qu’a annoncé, jeudi, le ministre de la Culture et de la Communication, Abdoulaye Diop, lors d’une rencontre avec l’Association des acteurs de l’industrie musicale (AIM).
« Le chef de l’Etat m’a demandé, mercredi, de mettre à votre disposition une enveloppe de 2 milliards 500 millions de Francs CFA en guise d’appui », a-t-il déclaré. Il leur a, dans la foulée, recommandé de réfléchir afin de voir comment procéder à la distribution de cette somme.
« Etat ne vient pas en substitution, mais en appui pour alléger la vie des concitoyens en cette période de crise sanitaire et qu’il ne s’agit pas encore une fois de remboursement. Je vous rappelle qu’actuellement, la priorité des priorités reste la santé des Sénégalais », a précisé Abdoulaye Diop.
Cette annonce est faite vingt-quatre heures seulement après leur sit-in contre l’arrêté du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique imposé par la deuxième vague de Covid-19.
Le gouverneur de Dakar, Alhassan Sall, a signé un nouveau communiqué, jeudi, pour rappeler aux populations de la région que le respect des mesures barrières reste « une impérieuse nécessité » face à la courbe de progression préoccupante de la maladie. Salla GUEYE

COVID-19 AU SENEGAL : Un rebond,plusieurs sons de cloche !

http://www.sudonline.sn L’épidémie de Covid-19 s’accompagne de son lot d’opinions divergentes au Sénégal. Des contradictions se succèdent les unes des autres de la part des sources officielles et officieuses sur la situation actuelle de l’épidémie dans notre pays. Une divergence qui a fini de susciter des interrogations et des questionnements chez les populations
A qui prêter l’oreille finalement ? Cette question mérite d’être posée en ce qui concerne le rebond de la Covid-19 au Sénégal. Et pour cause, depuis la résurgence de l’épidémie, des sources officielles et officieuses se contredisent. Ce qui a fini par faire naitre un imbroglio total chez les populations. En effet, au sortir de la réunion d’évaluation dans la riposte contre la Covid-19 du Comité national de gestion des épidémies (Cnge) le lundi 21 décembre dernier, le ministre de la Santé et de l’Action Sociale, Abdoulaye Diouf Sarr avait annoncé que « la seconde vague de Covid-19 est beaucoup plus virulente » même s’il rassurait que toutes les dispositions sont prises.
Puis, c’est le Chef du Service des Maladies Infectieuses de Fann, Pr Moussa Seydi, qui bat en brèche la théorie du ministre de la Santé et de l’Action Sociale. « Il n’est pas prouvé que le virus qui circule est plus virulent », a-t-il déclaré dans le journal « Le Quotidien » d’hier. En outre, la sortie du spécialiste en santé publique, par ailleurs ex-coordonnateur du Programme national de lutte contre le paludisme vient renforcer les dissensions apparues dans le cadre de la hausse des cas de coronavirus dans le pays.

Dr Moussa Thior prend le contrepied de tous ceux qui prônent une thèse de seconde vague de Covid-19. « On n’a pas eu de première ou de seconde vague, mais une recrudescence des cas. On a une épidémie de faible intensité qui évolue en plateau », a a-t-il expliqué dans une chaine de télévision.

Poursuivant son propos, il soutient : « Vous n’avez jamais entendu parler de 1ère, de 2ème vague de paludisme au Sénégal. Nous avons des périodes où on a une recrudescence des cas de paludisme en période hivernale et des fois une baisse exponentielle. Et avec le coronavirus, on en est à ce cas présentement et on pourrait y rester aussi longtemps ».
Dr Moussa Thior va même plus loin. En cette période où on parle de nouvelle souche de Covid-19, il pense que « l’épidémie n’est pas aussi virulente » et « qu’il faut arrêter de faire peur aux gens ». Pour autant, depuis le regain de contaminations de coronavirus au mois de novembre, on note des discordances dans la communication gouvernementale.
D’abord, l’entrée en matière du ministre de la Santé et de l’Action Sociale lors de la toute première édition du « Gouvernement face à la presse », le 24 novembre dernier qui avait annoncé qu’une seconde vague de Covid-19 n’est pas envisagée. « Les recherches que nous avons reçues et qui sont à notre niveau, ne nous prédisent pas qu’il y aura une seconde vague. Mais nous travaillons dans ce qu’on appelle l’hypothèse pessimiste. Quand on gère une pandémie, il ne faut jamais être optimiste », avait dit Abdoulaye Diouf Sarr.
Toutefois, deux jours suite à cette sortie, c’est le Président de la République qui a redouté une seconde vague de coronavirus en disant qu’elle serait « insupportable pour l’économie du pays ». Il avait d’ailleurs averti en déclarant que « la bataille n’est pas du tout gagnée » et en appelant les Sénégalais à plus de vigilance. Mieux, à l’occasion de la deuxième conférence de presse du gouvernement jeudi 10 décembre dernier, Abdoulaye Diouf Sarr revient confirmer la seconde vague de Covid-19. « Il faut se rendre à l’évidence et constater qu’il y a une deuxième vague parce qu’à la 45e semaine, de la gestion de la pandémie, nous avons vu effectivement un phénomène exceptionnel qui s’est produit.
Cette courbe qu’on avait sur un plancher, a un tout petit peu frémi. Nous avons vu qu’il y a eu un décollage là où on avait des cas dans la fourchette 15, 20 cas, on a vu les cas décoller vers 40 puis 45 et vers 70. Cela veut dire, qu’il y a quelque chose qui est en train de se passer », avait-il expliqué. Les nombreux sons de cloche autour du rebond de la Covid-19 risquent de compromettre la réponse à la pandémie face à une certaine frange de la population qui ne semble pas la prendre au sérieux

Covid-19 : 15 cas positifs en 24 heures.

https://www.dakaractu.com La Covid-19 poursuit tranquillement sa percée dans la région de Kaolack. En effet, ce jeudi 24 décembre 2020, 15 prélèvements sont revenus positifs. Il s’agit de 10 cas communautaires du district de Kaolack, 01 de Guinguinéo et 05 contacts de Kaolack.
La situation est plus qu’alarmante. Et si la courbe continue d’évoluer ainsi, les autorités devront prendre le taureau par les cornes en exigeant davantage le respect des gestes barrières..

Coronavirus : la variante de Londres douche les espoirs du vaccin

https://www.financialafrik.com La plupart des pays du monde vont imposer des restrictions aux voyageurs en provenance de Londres. C’est la conséquence de la découverte sur le sol britannique d’une variante du Covid-19, présentée comme 70 % plus contagieuse que les souches précédentes.

L’espoir d’une reprise rapide grâce aux vaccins développés en Europe, aux USA et en Chine n’est pas pour autant compromis, l’un des laboratoires impliqués dans la recherche de l’antidote, Moderna en l’occurrence, ayant déclaré que son vaccin était efficace contre cette nouvelle variante.

En attendant, l’heure est aux restrictions voire à la fermeture dés frontières avec Londres. Dans ce cadre, le gouvernement américain exigera  à tous les passagers en provenance du Royaume-Uni de présenter un test négatif au COVID-19 fait dans les 72 heures précédant leur départ.
Le centre américain de prévention et de contrôle des maladies (CDC) a fait cette annonce dans un communiqué après que l’administration Trump a déclaré aux compagnies aériennes américaines qu’elle ne demanderait pas de test aux voyageurs arrivant du Royaume-Uni.
Le CDC a annoncé que les passagers pouvaient présenter un test PCR ou un test antigénique ajoutant que “les virus mutent constamment et une analyse préliminaire montre que cette nouvelle variante pourrait être jusqu’à 70% plus contagieuse que les variantes précédentes.”
Suivant les nouvelles régulations, les passagers au départ du Royaume-Uni devront présenter un document écrit faisant état du résultat de leur test (sur papier ou en version électronique) à la compagnie aérienne avec laquelle ils voyagent. Ces dernières devront confirmer ce résultat avant de laisser les voyageurs embarquer. Elles devront refuser l’accès à l’avion à toute personne refusant de se soumettre à un test.
Le CDC a déclaré que ces régulations seront signées vendredi 25 décembre et entreront en vigueur lundi Albert Savana

Covid-19 : au Sénégal, les «vieux»,acteurs importants de prévention

https://www.lepoint.fr/afrique ENQUÊTE. Une étude anthropologique permet de jauger l’importance des personnes âgées dans un environnement fortement affecté par la pandémie.
La forte proportion de formes graves et de décès liés au Covid-19 chez les personnes âgées – 60 ans et plus – a été signalée par l’Organisation mondiale de la santé dès l’apparition de l’épidémie en Chine. Les autorités sanitaires du Sénégal avaient très tôt reconnu la nécessité de protéger les personnes âgées considérées comme plus vulnérables. Comment ces personnes âgées ont-elles vécu le phénomène épidémique ? Comment ont-elles réagi face aux mesures de restrictions, et à l’évocation répétée de leur vulnérabilité médicale ? Une étude anthropologique, composante du programme Ariacov, a été menée au Sénégal de mars à décembre 2020. Elle est basée sur l’analyse de « journaux de l’épidémie » rédigés par dix enquêteurs répartis dans diverses localités du pays et sur les témoignages d’une quarantaine de personnes âgées vivant à Dakar et en banlieue.

Les conditions de logement et la place des personnes âgées dans les ménages

Au Sénégal, la proportion des personnes âgées de 60 ans et plus est peu élevée  : elles représentent 5,6 % de la population, et les 70 ans et plus, 2,2 %. La place et le rôle des personnes âgées dans les ménages urbains sont particuliers. À Dakar, selon le rapport 2020 de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie, 74 % des individus vivent dans des ménages de six personnes ou plus ; 68 % des individus vivent dans des logements surpeuplés (deux personnes ou plus partagent une seule pièce). La cohabitation intergénérationnelle est fréquente  : la quasi-totalité des personnes âgées vivent avec d’autres adultes (Golaz & Antoine 2018).
Les conditions de vie des personnes âgées sont précaires. Moins du tiers d’entre elles disposent d’une pension de retraite leur permettant de contribuer à l’économie domestique. Celles qui n’ont pas de pension travaillent le plus longtemps possible avant d’être prises en charge par leurs proches. En cas de maladie, la faible efficacité du dispositif de protection sociale entraîne leur totale dépendance à l’égard des plus jeunes, alors qu’un tiers de la population est considérée en situation de pauvreté monétaire. Les dépenses de santé sont ainsi l’une des principales préoccupations des personnes âgées. Bien que les personnes âgées soient, en proportion, peu nombreuses, le thème de leur vulnérabilité spécifique par rapport au Covid-19 a donc concerné un grand nombre de ménages.

Les personnes âgées au centre de la circulation des informations dans les ménages

Dès la diffusion des premières informations sur l’épidémie, les personnes âgées se sont intéressées à l’événement. Elles se sont mises à suivre très attentivement les nouvelles diffusées par la presse nationale, via les radios et télévisions. Un des rédacteurs confie  : « Ma grand-mère suit sans arrêt les informations, elle est tout le temps scotchée sur sa petite radio et elle partage ces infos avec la famille. » Le caractère cérémonieux et dramatique du communiqué de presse matinal diffusé par le ministère de la Santé, qui détaille chaque jour le nombre de nouveaux cas, puis les décès et les localités concernées, a été rapidement considéré comme une marque de la gravité de la situation.
Dans les premières semaines, il était attendu et écouté avec attention  : « à l’approche de 10 heures, je n’ai aucune occupation, j’attends impatiemment le communiqué », témoignait un homme de 70 ans au mois de mars. Un observateur rapporte  : « Au village, à partir de 10 heures, tout le monde se place autour de la radio et attend le communiqué sur les cas de corona. »
La messagerie instantanée WhatsApp a été aussi communément utilisée par nombre de personnes âgées pour partager des informations sur l’épidémie, démultipliant les sources d’information en favorisant les échanges personnalisés avec les membres de la famille résidant à l’étranger, dans différents pays alors fortement touchés par l’épidémie.
Dans le contexte d’inquiétude croissante des premières semaines, des regroupements familiaux autour du chef de famille ou de la personne âgée se sont organisés dans les ménages pour partager les informations, confronter les opinions, et décider des attitudes à avoir  : « à 17 heures, nous voilà tous réunis dans la chambre du grand-père pour partager les nouvelles de la journée ».
L’annonce du premier décès lié au Covid-19, le 31 mars 2020, a suscité une inquiétude d’autant plus vive chez les personnes âgées qu’il s’agissait de M. Papa Mababa Diouf dit Pape Diouf, alors âgé de 68 ans, qui était une célébrité nationale (ancien président du club de football de l’Olympique de Marseille). À travers cet homme connu de tous, la menace devenait plus proche, exacerbant l’inquiétude des personnes âgées. Un jeune homme rapporte  : « La peur et le stress se lisent sur les visages de mes deux parents, surtout celui de mon père. » Un autre observe  : « Mon grand-père semble choqué par le décès de Pape Diouf. Il dit qu’il ne s’y attendait pas. Il nous dit que “68 ans ce n’est pas un vieux !” »

Les personnes âgées garantes de l’application des mesures sanitaires

L’inquiétude des personnes âgées face à la maladie a favorisé leur adhésion initiale aux diverses mesures sanitaires. Dans les ménages, nombre de personnes âgées ont investi une position d’autorité pour faire appliquer les consignes sanitaires  : la surveillance des entrées et des sorties de l’habitation, le lavage des mains, le nettoyage du logement ont été scrupuleusement contrôlés. Des personnes âgées rappelaient aux plus jeunes les recommandations et parvenaient à imposer une discipline collective stricte  : « Mon grand-père nous a tous informés qu’à partir de 20 heures l’appartement sera fermé à clé. »
Les personnes âgées ont été dans l’ensemble favorables à la plupart des mesures sanitaires, y compris celles qui paraissaient avoir le plus d’impact sur leurs pratiques sociales, telles la fermeture des mosquées ou l’interdiction des regroupements se traduisant par l’impossibilité de participer à divers rites sociaux (baptêmes, mariages, cérémonies funéraires), ou le renoncement aux prières à la mosquée, y compris lors de la fête la Tabaski.
Pour les femmes âgées, dont la vie sociale est rythmée, tout au long de l’année, par les cérémonies familiales, ces interdictions de regroupement ont souvent entraîné un isolement. Les hommes âgés ont été un peu moins affectés par la disparition de ces espaces de socialisation, car ils étaient davantage présents dans l’espace public, notamment au travers des activités professionnelles qui, bien que réduites, ont été souvent maintenues.

L’érosion de l’autorité, la sélection des mesures sanitaires pour protéger les personnes âgées

Dès la fin du premier mois de l’état d’urgence (avril 2020), la lassitude face aux mesures sanitaires est présente dans la plupart des ménages. La peur de la maladie persiste, elle est alimentée par le décompte quotidien du nombre des « cas communautaires » ; leur variation est au centre des conversations.
Une sorte de décalage s’installe entre la peur et l’expérience quotidienne de la maladie, dont la gravité ne paraît pas si alarmante, notamment pour les jeunes qui ont alors tendance à moins respecter les règles de distance  : « J’ai tendu à plusieurs reprises la main à mon grand-père qui me rappelle que le coronavirus est encore là », témoigne un jeune homme (29 mai). « Dans la rue, un monsieur qui habite le quartier interpelle des jeunes “portez vos masques, s’il vous plaît. Soyez plus compréhensifs avec vos parents et vos grands-parents à la maison” » (13 juin).
L’autorité avec laquelle les personnes âgées faisaient respecter les mesures sanitaires s’érode  : « Ma grand-mère se fâche parce que mon frère est sorti. Au début, on se taisait, maintenant, on se cache quelque part pour rire, tellement cela ne nous fait plus rien », reconnaît une jeune femme (8 avril).
Quatre mois après le début de l’épidémie, la maladie Covid semblait déjà ne plus être le sujet dominant dans les ménages  : « Les commentaires sur l’évolution de la maladie sont très rares, on est fatigués de discuter du corona » (29 juillet) ; « Mon grand-père n’aborde plus le sujet de la Covid, mais plutôt le manque de clients, les difficultés des transports en commun » (1er septembre). Certaines mesures sanitaires (l’utilisation du gel ; le lavage des mains) ont été peu à peu délaissées.
Mais une vigilance collective, de la part des personnes âgées et des jeunes adultes, persiste souvent. En effet, les lieux de rassemblement continuent à être considérés par tous comme des espaces de possible contamination. La participation des membres des ménages à ces rassemblements est soumise à une décision collective.
Ce fut notamment le cas pour la participation au grand rassemblement religieux du Magal de Touba en octobre 2020. De nombreuses personnes âgées ont pris l’initiative de ne pas s’y rendre  : « D’habitude, mon père, 68 ans, allait à Touba, mais cette année, il n’y est pas allé à cause du coronavirus. » Des adultes plus jeunes ont pris la même décision « pour ne pas faire courir de risque à ma grand-mère ». Des chefs de famille âgés ont déconseillé, voire interdit, à leurs enfants ou petits-enfants de s’y rendre du fait de l’épidémie.
Fin novembre 2020, l’épidémie de Covid semble disparaître des préoccupations quotidiennes, notamment chez les plus jeunes. Bien que les personnes âgées aient repris la plupart de leurs activités sociales, elles restent dans l’ensemble encore vigilantes et respectueuses des « mesures barrières », notamment du port du masque.

Les personnes âgées actrices de la prévention

À l’inverse des sociétés européennes où la moyenne d’âge est nettement plus élevée, la faible proportion des personnes âgées
en Afrique marginalise leurs problèmes de santé. Néanmoins, on constate que l’attitude des familles est globalement marquée par le souci de protéger leurs aînés.
La presque totalité des personnes âgées vit avec des membres plus jeunes de leur famille (enfants et petits-enfants). Même s’ils contribuent peu ou plus à l’économie domestique, un rôle de chef de ménage leur est souvent reconnu, en tant qu’autorité morale liée à leur statut d’aîné.
La crainte de la maladie, pour eux-mêmes et leurs proches, les a conduits à investir un rôle d’acteur dans la prévention en tant que garants de l’application des mesures sanitaires domestiques. Dans la perspective d’une large mobilisation communautaire, leur rôle, leur attitude et leur position dans les familles en font des « alliés naturels » que l’on gagnerait à associer à la lutte contre l’épidémie.  Par Gabriele Laborde-balen*, Bernard Taverne**, Khoudia Sow*** pour Theconversation.com
Avec la contribution de  : Alioune Diagne, Halimatou Diallo, Mariama Diedhiou, Fatou Diop, Maïmouna Diop, Seynabou Diop, Oumou Kantome Fall, Aminata Niang, Bintou Rassoul Top, Souleymane Sow.
* Gabriele Laborde-Balen est anthropologue, Centre régional de recherche et de formation à la prise en charge clinique de Fann (CRCF, Dakar), à l’Institut de recherche pour le développement (IRD).
** Bernard Taverne est anthropologue, médecin, à l’Institut de recherche pour le développement (IRD)
*** Khoudia Sow est chercheuse en anthropologie de la santé (CRCF)/TransVIHMI, à l’Institut de recherche pour le développement (IRD).

Le gouverneur de Dakar demande à la Police et à la Gendarmerie de ‘’veiller à l’application rigoureuse’’ des mesures

http://www.walf-groupe.com Le gouverneur de Dakar rappelle dans un communiqué qu’il a été demandé à la Police et à la Gendarmerie de ‘’veiller à l’application rigoureuse’’ des mesures prises pour limiter la propagation du Covid-19, parmi lesquelles ‘’la surveillance systématique des plages et des autres espaces concernés’’.
Al Hassan Sall affirme que ‘’face à la courbe de progression préoccupante du Covid-19 dans la région’’ de Dakar, ‘’le respect des mesures barrières reste une impérieuse nécessité’’.
‘’A cet effet, la Police et la Gendarmerie ont reçu [la consigne] de veiller à l’application rigoureuse des décisions prises par les autorités pour lutter contre la propagation de la pandémie’’ de coronavirus, peut-t-on lire dans le communiqué.
Le gouverneur cite, parmi ces mesures, ‘’la surveillance systématique des plages et des autres espaces concernés, pour faire respecter l’interdiction des rassemblements’’, ainsi que ‘’l’intensification des opérations de contrôle du port de masque dans les services publics et privés, dans les lieux de commerce et les moyens de transport public’’.
S’y ajoute ‘’le contrôle des débits de boissons, pour y faire respecter, d’une part, l’heure de fermeture édictée, et d’autre part, les mesures barrières et autres restrictions’’.

Recrutement dans la fonction publique : 45 techniciens du ministère de la santé exigent le rétablissement de leur statut.

https://www.dakaractu.com C’est dans une plateforme dénommée Zoom que 45 techniciens supérieurs en santé envoyés dans les régions ont, après discussion, décidé de dénoncer leur situation qu’ils jugent « anormale » causée par le directeur des ressources humaines du ministère de la Santé.
Après la réunion, ils ont désigné Amadou Watt Guèye, technicien supérieur de santé au service de radiologie à l’hôpital régional de Ziguinchor de porter leur parole auprès de la presse.
« À notre entrée à l’Endss, nous avions déjà la licence 3 en poche. La formation a duré deux ans. Nous sommes sortis comme agents de la hiérarchie A2. À notre grande surprise, lors du recrutement dans la fonction publique, nous nous sommes retrouvés avec le niveau de licence 2 comme niveau de recrutement, c’est-à-dire la hiérarchie B2. Cela veut dire qu’au lieu d’avoir le niveau d’entrée à l’école, nous avons le niveau inférieur. C’est cette injustice que nous dénonçons. Nous sommes au nombre de cinq dans la commune de Ziguinchor mais 45 au niveau national »,  nous apprend-t-il.
Ils indexent le DRH du ministère de la Santé comme étant le principal responsable de cette situation. « C’est le directeur des ressources humaines du ministère de la Santé qui est à l’origine de cette situation. Il est la source même du problème.  »
« Nous sommes trois catégories professionnelles différentes : quinze de la radiologie, quinze de la néphrologie et quinze de la réanimation. Sur les 45 agents, il y en a 30 qui sont recrutés et les 15 autres sont des contractuels au ministère de la Santé. C’est-à-dire, l’État a recruté 10 par catégorie et 5 contractuels », précise-t-il. Dans la foulée, il annonce d’autres formes de lutte après cette mise au point…

Covid-19 : l’art contemporain africain ne veut pas se laisser faire

https://www.lepoint.fr/afrique RÉSILIENCE. Particulièrement impactés par la crise sanitaire, les galeristes et les responsables de foires ont décidé de construire une présence différente.
La pandémie de Covid-19 continue de frapper et se prolonge. Les acteurs de l’art contemporain africain tentent de résister. Mieux, certains ont décidé de se projeter vers l’avenir, même incertain, et investissent. Ils veulent y croire et n’hésitent pas à poursuivre leur projet. « Novembre n’a pas été facile », reconnaît Florian Azzopardi, qui a lancé en 2018 la galerie Afikaris. « Malgré tout, nous avons décidé d’investir, pour donner un lieu plus important avec plus de visibilité. » Début janvier, si tout va bien, il pourra inaugurer ce nouvel espace au cœur de Paris. Initialement uniquement sur Internet, la galerie Afikaris avait pris vie aussi dans l’appartement personnel de Florian Azzopardi qui organisait des vernissages et des accrochages d’œuvres d’artistes. Se lancer dès 2021 en ouvrant une galerie physique, « c’est un risque bien sûr, admet-il. Mais nous souhaitons maintenir la bonne dynamique que nous avions, donner plus de visibilité et surtout permettre aux artistes de s’exprimer. Nous sommes assez optimistes et prêts à repartir ».

Se lancer quand même

Au Canada, Yann Kwete, fondateur de la plateforme Kub’Art Gallery, ne s’est pas découragé. Certes, la pandémie a bouleversé ses projets. « J’ai dû revoir ma stratégie. Nous misons désormais sur le numérique et le développement de la plateforme. L’ouverture de la galerie d’art est reportée », explique-t-il. Installé à Montréal, cela fait près de trois ans qu’il porte ce projet ambitieux de monter une structure qui soit à la fois une vitrine de l’art contemporain africain et un pont entre les artistes africains, afro-descendants et ceux issus d’autres continents, mais aussi un espace de vente en ligne. Le site a été officiellement lancé le 7 novembre 2020.
En Allemagne, à Hambourg, Stella Melbye Konan, épaulée par son mari, a inauguré en septembre la galerie M, spécialisée dans l’art contemporain africain. « L’Afrique a une mauvaise image en Allemagne, beaucoup de gens ne connaissent pas bien ce continent. La galerie culturelle est un moyen de les amener à changer de vision », explique-t-elle. « Le projet était en préparation depuis trois ans. La pandémie l’a accéléré. Il était plus difficile de voyager et cela nous laissait plus de temps. Rapidement nous avons tout préparé. Depuis plusieurs années, nous avions déjà sélectionné des artistes. Nous avons eu la chance d’avoir ce beau lieu de 230 m² dans le centre de Hambourg, c’est un avantage ! » poursuit-elle. « C’est un pari risqué. Mais nous avons travaillé très dur et nous nous sommes donné encore plus de moyens pour réussir. Nous avons cherché des partenaires et nous nous sommes associés à de grandes sociétés allemandes », détaille Stella Melbye Konan.

Un nouvel équilibre

À Abidjan, en Côte d’Ivoire, privée de foires, de biennales et autres événements, la galerie Cécile Fakhoury mise aussi sur Internet. « Nous avons remédié à cette absence d’événements avec le développement de notre site, une programmation de viewing room, des foires en ligne… C’est un nouvel équilibre qui commence à exister », commente Cécile Fakhoury. « Je reste très optimiste pour la suite, car finalement le marché autour de nos artistes continue de bien se développer et nos projets d’exposition à Abidjan, Dakar et Paris sont pour l’instant maintenus. Nous avons des projets de production ambitieux avec nos artistes, des projets de publications et de documentaires », poursuit-elle.
En Afrique du Sud, la galerie Afronova s’est aussi adaptée. « J’ai inauguré récemment les viewing rooms d’Afronova, avec la jeune photographe Alice Mann qui fait partie des artistes les plus en vogue en 2020 sur Artsy. Pour cette première, nous avons collaboré avec l’historienne de l’art Christine Eyene. La prochaine sera consacrée à Senzeni Marasela qui a ouvert sa première expo solo au musée Zeitz Mocaa au Cap. Je travaille également sur une expo hommage à Henri Vergon, au Cap et à Johannesburg », détaille Émile Demon, à la tête de la galerie. En 2021, elle développera aussi une activité de mentor auprès de très jeunes photographes en collaboration avec le projet Of Soul and Joy à Thokoza, un township au sud-est de Johannesburg.

Octobre, entre les gouttes

Après un rendez-vous en ligne pour la foire de New York en avril dernier, Touria El Glaoui, directrice de la foire d’art contemporain africain 1-54, a retenu son souffle. « Nous voulions absolument organiser une foire physique en octobre et nous étions préparés mentalement à réaliser 1-54 Londres en nous adaptant aux réglementations et contraintes imposées par le Covid-19. Cela a été un énorme défi de planifier une foire physique et en ligne qui pouvait être suffisamment flexible pour répondre à quelque difficulté qui pourrait survenir à cause d’un durcissement des restrictions. Heureusement, 1-54 Londres s’est déroulée sans le moindre problème et a été un succès compte tenu des circonstances  : des galeries ont vendu l’intégralité des œuvres exposées ! » se réjouit-elle.

Novembre, Paris confiné

En revanche, pour la foire d’art contemporain africain AKAA, qui devait se tenir à Paris en novembre, le coup est rude. L’annonce du second confinement en France, le 28 octobre, a entraîné l’annulation de l’événement juste 10 jours avant sa tenue. « On espérait passer entre les gouttes, mais cela a été catastrophique. Nous avons travaillé sans visibilité. Difficile en mars d’imaginer que nous serions tant pénalisés, confie Victoria Mann. Il faut dépasser tout cela. Nous étions plus inquiets pour septembre qui, finalement, a été un sursis incroyablement dynamique. » L’édition 2020 avait été revue pour en faire un événement plus intime, avec moins d’exposants compte tenu des difficultés de voyager et dans un lieu plus petit, l’Atelier Richelieu. « Nous avions préparé une jauge de visiteurs, des créneaux de visites, sans vernissage et un étalement des rencontres… Ce travail a été fait avec sérieux. Si j’avais imaginé à l’École du Louvre que je rédigerais un protocole sanitaire ! » lâche Victoria Mann.

Rebondir

« Notre secteur est l’un des plus impactés, mais pas le plus aidé. Ou tout du moins, tout reste encore très flou. Nous devons encore attendre pour avoir un peu plus de recul et connaître l’aide octroyée. Pour notre cas, dans l’événementiel, sur quelle période sera calculé le chiffre d’affaires ? Nous avons eu recours au chômage partiel et bénéficié des 1 500 euros du fonds de solidarité. Cela reste une goutte d’eau », analyse Victoria Mann. « Ce qui me sauve, c’est ma très bonne année 2019, qui nous permet de tenir et de trouver des solutions pour 2021 », poursuit-elle. Elle a d’ailleurs pu rembourser tous les participants à la foire. Comme beaucoup, elle reconnaît que rien ne remplace la rencontre physique. « Le plaisir physique de découvrir l’œuvre, l’artiste, le galeriste, cela joue un rôle important dans le processus d’achat », insiste Victoria Mann.
Des projets se dessinent pour 2021. La directrice d’AKAA prépare un événement rassemblant une quinzaine d’artistes à Lyon, dans un lieu privilégié, Manifesta, dédié à l’art contemporain au service des entreprises. De son côté, « 1-54 s’est récemment associé à Christie’s afin d’organiser une nouvelle foire physique à Paris fin janvier dans leurs locaux, avenue Matignon. Ce sera notre première foire sur le sol français », annonce Touria El Glaoui.

Saison Africa 2020

L’épidémie du Covid-19 a bouleversé le calendrier culturel. La saison Africa 2020, prévue du 1er juin à fin décembre 2020 sur tout le territoire français, a dû être décalée  : ouverte ce mois de décembre, elle se déroulera jusqu’en juillet 2021. Depuis début décembre, les chaînes de télévision France 2 et TV5 Monde ont lancé « Oh ! AfricArt », une courte émission labellisée Africa 2020 sur la création contemporaine africaine. Invitée d’Europe 1, la présentatrice de ce programme, Élisabeth Tchoungui, précise  : « L’idée est de mettre en lumière la bouillonnante création contemporaine africaine. » Rendez-vous aussi, on espère, avec de nombreux événements… à suivre.  Par Sylvie Rantrua

LES PETITS SECRETS DE LA VIE D’IBRAHIMA FALL

https://www.seneplus.com -L’ObservateurMis hors du circuit politique par la limite d’âge (75 ans) pour être candidat à une élection présidentielle, le leader de Taxaw Temm a renoncé à ses ambitions pour s’adonner à l’écriture de ses mémoires
Il est entré en politique par effraction. Au moment où personne ne s’y attendait. Il en est sorti discrètement. Sans coup férir. Alors que le Sénégal s’achemine vers la présidentielle de 2012, Ibrahima Fall, ancien président du mouvement Taxaw Temm, se lance dans l’aventure politique comme sorti du chapeau d’un magicien. Sans trop convaincre. Calme et pondéré, Ibrahima Fall propose un projet de société, jugé encore trop idéaliste sous nos tropiques. Une société d’équité, de justice, de travail, de vertu, d’égalité, de vérité, de droiture, de franchise, de fraternité et de solidarité… «Malheureusement pour lui, son projet n’a pas séduit grand monde», regrette un ancien souteneur.

Sa maison à la Cité Djily Mbaye à Dakar et son verger

Le débit monotone, le charisme lui a fait cruellement défaut. L’homme ne dégage ni l’énergie ni la hargne de quelqu’un qui a la rage de vaincre. Il est juste un brillant technocrate au parcours quasi-exceptionnel. Ancien ministre connu sans frasques, Ibrahima Fall n’a jamais été cité dans des affaires scabreuses. Le natif de Tivaouane est un homme vertueux et travailleur. Il a fait ses preuves partout où il est passé. Par contre, la politique ne lui a pas souri. Classé 7e avec 1,81% des voix, il a subi un cuisant revers à la Présidentielle de 2012. Disparu des radars, il est l’un des rares hommes politiques à ne pas se prononcer sur les contrats pétroliers, gaziers, le statut du chef de l’opposition, l’émigration clandestine. Il a fait profil bas sur tout. «Pour le moment, je ne peux pas me prononcer sur la situation du pays. Je suis en observation. Et le moment venu, on m’entendra. Mais présentement, je me garderais de dire quoi que ce soit», souffle-t-il.
Adossé sur des valeurs, Ibrahima Fall, malgré ses références académiques et professionnelles enviables, n’est pas parmi ces ministres de la République devenus milliardaires en faveur de leurs stations dans l’appareil d’Etat. Originaire du quartier Fogny à Tivaouane, il mène une vie sobre partagée entre sa maison à la Cité Djily Mbaye à Dakar et son verger au quartier Al Amine sur la route de Ndindy (Tivaouane). L’ancien ministre des Affaires étrangères du Sénégal sous Abdou Diouf qui a arrêté ses consultances à l’Union africaine, vit des rentes de sa pension de retraite. Il se défend de ne disposer que de biens licites. «Je suis un professeur à la retraite et ancien fonctionnaire des Nations Unies. En 1983, lorsque j’entrais dans le gouvernement sous le régime socialiste, j’ai fait ma déclaration de patrimoine. En 1990, quand je le quittais, j’ai refait le même exercice. Je ne dévoilerais pas mes biens, même si je reconnais que j’en ai eu d’autres entre-temps. Pour moi, le plus important, c’est de se suffire de ce que l’on a. Je rends grâce à Dieu. Mais je ne vais pas étaler ce que j’ai», confie-t-il. Aujourd’hui, en retrait de la scène politique, il écrit ses mémoires pour la postérité.

«Il s’est donc retiré pour des raisons d’éthique»

Djiby Fall, ancien coordonnateur de «Taxaw Temm» dans le département de Tivaouane, justifie la retraite politique de son frère pour des raisons éthiques. Son frère aurait renoncé à ses ambitions politiques après que la Constitution du Sénégal ait limité l’âge de la candidature à une élection présidentielle à 75 ans. Né en 1942, Ibrahima Fall est atteint par la limite d’âge pour être candidat. «Il s’est donc retiré pour des raisons d’éthique. C’est quelqu’un qui ne ment pas et pour qui la liberté est précieuse», confie-t-il. D’ailleurs, Djiby Fall ne comprend pas que le mouvement Taxaw Temm qui avait déposé un dossier au ministère de l’Intérieur n’ait toujours pas eu son récépissé de parti politique, alors que d’autres formations nées bien après ont reçu leurs actes. Le professeur Boubacar Diop qui a pris les rênes du mouvement, continue l’œuvre du Pr Ibrahima Fall. «Ibou est un homme droit dans ses bottes. On voit sur la scène politique des opposants du ventre et des opposants radicaux. Mais Ibou est un gars très sérieux, très poli. Il ne se mêle pas de ce qui ne le regarde pas. Il a été éduqué dans le sens de la parole donnée. Aussi mirobolantes que soient les choses qu’on peut lui proposer, il ne sortira jamais de sa ligne de conduite. D’ailleurs, quand Macky Sall a été élu Président de la République en 2012, Ibrahima avait dit aux alliés de rejoindre leurs partis et qu’on laisse Macky travailler. Il n’a pas fait partie des chefs de parti qui ont exigé des portefeuilles dans l’attelage gouvernemental. Aucun membre de Taxaw Temm n’a jamais bénéficié d’une promotion ou d’une nomination dans le gouvernement de Macky Sall. Ibrahima Fall n’a jamais été demandeur», souligne-t-il. Mouride d’obédience religieuse, Ibrahima Fall a appris le Coran chez les Tidianes au domicile de Rokhaya, sœur d’El Hadji Malick Sy à Tivaouane. Aujourd’hui, il vit à la Cité Djily Mbaye à Yoff Layenne. Mansour Diouf, Imam de la mosquée, pense qu’Ibrahima Fall n’était pas destiné à faire de la politique. «Ibrahima Fall est un technocrate qui a eu un parcours exceptionnel en tant que ministre de l’Enseignement supérieur, fonctionnaire des Nations Unies. Quand il est revenu au Sénégal, des leaders de partis politiques sont allés le dénicher pour en faire leur candidat à la Présidentielle de 2012. Face à la forte pression, il a accepté. Mais ce n’est ni son terrain de prédilection, ni sa vocation. D’ailleurs depuis lors, on ne l’a plus entendu», avise-t-il. Toutefois, le guide religieux, par ailleurs porte-parole du Khalife de Pire, indique que l’ancien candidat malheureux à la Présidentielle de 2012 vient régulièrement à Tivaouane lors de certains événements. Il œuvre beaucoup dans le social et fait aussi beaucoup d’actions en faveurs des mosquées et des écoles coraniques.

«J’ai fait 15 ans aux Nations Unies»

Docteur d’État en Droit public (Université de Paris I Panthéon) en 1972 et agrégé en 1974, Ibrahima Fall a été le Doyen de la Faculté des Sciences juridiques et économiques de l’Université Cheikh Anta Diop entre 1975 et 1981. Il a été nommé, tour à tour, ministre de l’Enseignement supérieur sous le régime socialiste de 1983 à 1984, puis ministre des Affaires Etrangères de 1984 à 1990. Fonctionnaire international, il a aussi occupé le poste de sous-Secrétaire général aux Droits de l’Homme à l’Onu et Directeur général adjoint de l’Office des Nations Unies à Genève (Suisse) (1992-1997), puis sous-Secrétaire général aux Affaires politiques de l’Onu (New York – USA), chargé des Affaires politiques africaines (1997-2002). Sous-Secrétaire général et Représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu pour la Région des Grands Lacs (Nairobi) (2002-2007), il a apporté son expertise dans la résolution de plusieurs conflits. Il a été aussi Envoyé spécial du Président de la Commission de l’Union Africaine pour la Guinée de 2008 à 2010. «J’ai fait 15 ans aux Nations Unies», résume-t-il. Clap de fin. Ousseynou Masserigne Gueye  |

RÉGULATION DE LA PRESSE EN LIGNE  : L’Appel approuvé mais avertit

«En Réunion de Conseil des ministres, hier 23 décembre, «le Chef de l’État a insisté sur la nécessité d’une régulation systématique des sites d’informations qui si on n’y prend garde risquent de porter fortement atteinte à la cohésion nationale, à l’image de l’État ainsi qu’à l’ordre public». Selon toujours le communiqué du Conseil des ministres, «le Président de la République a, en conséquence, demandé au Ministre de la Culture et de la Communication, en relation avec le CNRA, de renforcer la sensibilisation des acteurs de la presse en ligne en vue de préserver nos valeurs culturelles, d’une part et de veiller au traitement professionnel de l’information d’autre part, conforment aux dispositions du Code de la Presse».
L’Association des Éditeurs et Professionnels de la presse en ligne (APPEL) est en phase avec le président, Macky Sall. Elle tient à saluer cette mesure et est disposée à prendre toutes les dispositions nécessaires pour l’assainissement du milieu de la presse en ligne dans toutes ses composantes, afin de préserver la cohésion nationale, ainsi que les valeurs culturelles de notre chère Nation.
L’APPEL, depuis sa création, œuvre pour une professionnalisation de son secteur. Elle a eu à initier plusieurs ateliers pour contenir la floraison de sites d’informations mais surtout promouvoir un contenu de qualité pouvant aider à l’éveil des consciences, à l’éducation des tout-petits. C’est ainsi qu’en novembre 2014, un premier atelier réunissant l’ensemble des acteurs des médias, des Ministères notamment celui de la Communication, des TIC, des Finances, des parlementaires et autres experts avait permis de jeter les premiers jalons de la régulation. En août 2016, ce travail a été complété et affiné par un autre Séminaire toujours organisé à Saly et qui avait porté sur la «Mise en place d’un cahier de charges et la Labellisation de la presse en ligne». Les conclusions, qui avaient reçu l’onction de tous les acteurs et professionnels des médias, avaient pu être intégrées dans le Code de la presse qui été voté et promulgué depuis juillet 2017.

TOUS LES TEXTES, QUI DOIVENT PERMETTRE L’APPLICATION EFFECTIVE DU CODE DE LA PRESSE, SONT BLOQUES, DEPUIS PLUS DE TROIS ANS, DANS LES ARCANES DU POUVOIR.

Aujourd’hui, beaucoup de dispositions de ce Code de la presse notamment celles liées au cahier de charges, aux modalités de mise en place d’un site d’information n’ont pas besoin de texte d’application. Ces articles sont applicables et ne nécessitent quasiment aucune procédure complémentaire. Par contre, les dispositions essentielles, qui traitent directement de l’assainissement, de la régulation ou de la réglementation de la presse en ligne, sont contenues dans les textes d’application. Il s’agit notamment de la loi instituant la Haute Autorité pour la Régulation des Communications Audiovisuelles (HARCA) et du décret portant avantages et obligations des entreprises de presse. Or, tous ces textes, qui doivent permettre l’application effective du Code de la presse sont bloqués, depuis plus de trois ans, dans les arcanes du pouvoir.
Les Éditeurs et Professionnels de la Presse en ligne estiment ainsi que le Gouvernement dispose de la clé de la solution pour la réglementation et la régulation de la presse. Il suffit d’appliquer les textes. Et l’État est le seul à disposer de la puissance publique et de la mission régalienne pour faire appliquer les lois et règlements. Cette alerte du Chef de l’État vient à son heure. Elle devrait être saisie au rebond par le ministre de la Culture et de la Communication, pour voir les modalités de mise en œuvre. A ce propos, nous, acteurs de la presse en ligne, attendons l’ouverture de pourparlers, afin de nous accorder sur les modalités d’exécution, l’échéancier et les procédures à suivre.
L’APPEL invite ainsi tous ses membres à se conformer à la loi et est prête à ne ménager aucun effort pour les accompagner à respecter la réglementation en vigueur. Ils détermineront le procédé le plus adéquat pour cet appui technique. S’il le faut, il sera initié un atelier de sensibilisation ou d’imprégnation des textes ou bien des rencontres B2B avec des experts désignés par le bureau qui les aideront à suivre les procédures.

CERTES, L’APPEL ACCEPTE UNE MISSION DE SENSIBILISATION VENANT DU CONSEIL NATIONAL POUR LA REGULATION DE L’AUDIOVISUEL (CNRA), MAIS ELLE NE SAURAIT CAUTIONNER SA REGULATION PARCE QUE SES TEXTES NE LE LUI PERMETTENT PAS DU TOUT.

Autant le Bureau tient à saluer cette mesure du président de la République et à œuvrer pleinement pour que cela ne soit pas encore un simple effet d’annonce, autant il tient à mettre en garde ceux qui chercheraient à l’utiliser comme prétexte pour censurer, museler ou liquider certains sites. L’APPEL veille au grain et est bien consciente des enjeux de l’heure. Pour elle, seul, l’intérêt supérieur de la Nation devra primer dans le respect des lois et règlements en vigueur.
Le Chef de l’État, dans sa communication en Conseil des ministres, a mentionné le Conseil National pour la Régulation de l’Audiovisuel (CNRA). Certes, l’APPEL accepte une mission de sensibilisation venant de l’organe de régulation et même de la structure d’autorégulation. Mais elle ne saurait cautionner sa régulation parce que ses textes ne le lui permettent pas du tout. La régulation et la réglementation de la presse en ligne et de toutes ses composantes restent une prérogative de la HARCA qui dispose de compétences et de pouvoirs assez attendus dans ce domaine. Et dans le Code de la presse, il est expressément dit que l’Organe de régulation actuel poursuit ses missions jusqu’à la mise en place de la HARCA. Et ses missions et attributions sont consignées dans la loi de janvier 2006 qui est devenue désuète.Ibrahima Lissa FAYEPrésident de l’Association des Editeurs et Professionnels de la Presse en Ligne (APPEL) »

LE CNRA ACTIVE LA CYBERCRIMINALITÉ

http://www.emedia.sn Les sites internet prolifèrent au Sénégal. Ils sont plus de 300. Mais, la majorité d’entre eux transgressent les règles de bonne conduite qu’un site d’information doit respecter. Ce qui a poussé le président de la République à faire une sortie pour demander qu’on remette de l’ordre sur le fonctionnement de ces sites qui ne respectent aucune règle d’éthique ou de déontologie. Le chef de l’Etat a insisté sur la nécessité de réguler les sites.
Un avis partagé par Ibrahima Lissa Faye, président de l’Appel. « Je partage parfaitement les inquiétudes du président de la République. Je pense que depuis longtemps, j’attire l’attention de l’opinion et des autorités sur la nécessité de réglementer le secteur de la presse en ligne sinon les conséquences risquent d’être« désastreuses », a déclaré Ibrahima Lissa Faye, joint au téléphone.
Cependant, il demande aux autorités de passer aux actions et de ne pas se limiter aux paroles. « Il ne faut pas simplement que le président de la République se limite aux paroles. Tout le nécessaire a été fait dans les textes. Il faut que les textes soient validés et appliqués au niveau le plus élevé. Mais, si ce n’est pas fait, ce n’est pas la peine » a indiqué le président de l’Appel. Avant d’ajouter  : « Aujourd’hui, il est en train de défoncer une porte ouverte parce que le nécessaire a été fait dans le code de la presse. Lequel code est voté, promulgué et publié. Donc, le président de la république n’a qu’à demander aux ministères et aux organes chargés de faire appliquer le code de passer à l’acte. C’est aussi simple que cela. Pourquoi au Sénégal on n’arrive pas à fermer les sites qui font dans le fake new et dans le buzz ».

Le CNRA peut fermer un site

Pourtant le CNRA a les prérogatives de fermer tout site qui enfreint les règles d’éthique et de déontologie qui régissent l’exercice du métier de journalisme. C’est ce qu’a fait savoir, Matar Sall, directeur de cabinet du président du CNRA, joint au téléphone. « Ces sites, s’il y a eu des violations de la réglementation, pourraient être confrontés aux sanctions prévues par la réglementation et les sanctions sont les mêmes. C’est-à-dire l’organe de régulation peut aller jusqu’à interdire à un site de continuer à être exploité sur le territoire national y compris donc les autres sanctions pécuniaires et autres », indique-t-il.
Mangoné Ka est le rédacteur en chef du site d’information « Senego ». A l’instar du président de l’Appel, il marque son adhésion aux propositions du président de la République. Lesquelles participent à l’assainissement de la presse. Ne faisant pas dans le corporatisme, il avoue qu’il y a des sites qui font « n’importe quoi ». Et, ajoute-t-il, de telles dérives doivent être interdites. Toutefois, il attire l’attention des autorités en leur rappelant qu’il y a des sites responsables qui ont des journalistes professionnels et aguerris qui font convenablement leur travail. « Ce sont des sites qui recrutent des journalistes sortis dans les écoles de formation. Ils ont une rédaction digne de ce nom et traitent l’information de manière responsable. Ces sites doivent être soutenus », plaide-t-il.
Président du Conseil national de régulation de l’audiovisuel, Babacar Diagne relève, pour le regretter, que les sénégalais dans leur majorité constatent les inquiétudes relatives au fonctionnement de certaines inquiétudes. A l’en croire, les éditeurs en ligne doivent être autorisés par le ministère de la Culture et de la Communication. « Ceux qui seront enregistrés seront suivis et ceux qui ne seront pas enregistrés, s’il y a déviation, on va les poursuivre et les combattre avec les moyens de police. Nous allons travailler de concert avec la cybercriminalité et ce sont des actions qui porteront leurs fruits », avertit M. Diagne. Aliou DIOUF

Rassemblement : Mansour Faye et Diouf Sarr hors la loi

Avec le grand rassemblement noté hier lors de l’ouverture à la circulation de l’autopont de Yoff, les acteurs culturels et autres musiciens et danseurs ont de quoi grincer les dents.
Ils ont un argument à soumettre aux services du ministère de l’Intérieur pour la tenue de leurs activités de fin d’année. Et pour cause : même si le folklore n’a pas prévalu hier, le port du masque respecté, c’est une foule monstre avec à sa tête les ministres Mansour Faye et Abdoulaye Diouf Sarr qui a inauguré cet autopont de Yoff dont les travaux ont dépassé les 18 mois de travaux d’exécution de l’entreprise française Matière. Le respect des gestes barrières et de la distanciation sociale tel qu’il est imposé dans cette deuxième vague et son cortège de désastre, n’était pas au rendez-vous. Le tout sous le nez et la barbe du ministre de la Santé et l’Action sociale.
Toutefois, le ministre des Infrastructures et beau-frère du Président a procédé à la réception de l’infrastructure au grand bonheur des usagers de ce tronçon. Avec l’ouverture de cet autopont, le calvaire des automobilistes de la route de l’aéroport international Léopold Sédar Senghor est désormais un vieux souvenir. Après les livraisons des autoponts de Keur Gorgui et Saint-Lazare, c’était le tour de l’autopont de Yoff. Selon le ministre des Infrastructures, «le programme d’amélioration de la mobilité urbaine à Dakar devient maintenant une réalité. Ces ouvrages vont contribuer fortement à améliorer la circulation de manière générale».
«Nous sommes satisfaits de cet ouvrage réalisé par l’entreprise Matière, qui a nécessité 15 mois de travail au lieu de 18 mois prévisionnels et qui a vu aussi l’aménagement des travaux connectés, des contre-allées, l’aménagement de la voirie. Cela va contribuer naturellement à permettre aux voisinages de pouvoir circuler convenablement et librement. Toutes les voies sont maintenant ouvertes», a dit le ministre des Infrastructures qui précise que «dans les jours à venir d’importantes infrastructures pour le grand bonheur des populations seront livrées».Magib GAYE

COMITE DE SUIVI DU DIALOGUE POLITIQUE POUR LE COMPTE DE L’OPPOSITION : Saliou Sarr remplace Déthié Fall qui a demandé à être déchargé

https://www.jotaay.net Est-il en train de rendre tout ce qu’il avait au nom de Rewmi qui l’avait mandaté d’autant que le parti de Idrissa Seck s’est donné poings et liés à Macky Sall ou est-ce un acte politique en attendant ? Déthié Fall a en tout cas posé un acte qui va encore rajouter à la situation déjà plus que confuse. Il a en effet quitté la coordination des plénipotentiaires de l’opposition au niveau de la commission cellulaire du dialogue politique. C’est, Saliou Sarr de Taxawu Senegaal et Sagar Diouf Traoré qui assurent l’intérim, en attendant la prochaine réunion des acteurs.
Il faut désormais s’adresser à Saliou Sarr et Sagar Diouf Traoré pour tout ce qui concerne les positions de l’opposition au sein de la commission politique du dialogue politique. Déthié Fall, qui assurait la coordination du pôle des plénipotentiaires de l’opposition, de sources sûres, s’est retiré. Après le départ d’Idrissa Seck, c’est Déthié Fall lui-même qui a demandé, compte tenu de la nouvelle situation, à être déchargé.
Il avait, selon nos sources, adressé des messages aux plénipotentiaires du Front de résistance national, à son coordonnateur, aux membres du comité de pilotage de l’opposition qui étaient avec lui, en disant que compte tenu de la nouvelle situation, il avait décidé de quitter la coordination.
Ce que les plénipotentiaires ont bien compris et accepté. «Sa situation est délicate et on le comprend parfaitement», indique une source membre du Front de résistance nationale. «C’est Saliou Sarr qui le remplace désormais à la coordination», embraye ce haut responsable de l’opposition qui s’est également empressé aussi de souligner que c’est juste provisoire.

Audit du fichier électoral : le comité de suivi se réunit mardi

Au sujet des cabinets qui ont été choisis, dans le cadre de l’audit du fichier électoral, notre interlocuteur dit que le rôle du cabinet ERA n’est même pas de choisir ; mais de lancer l’appel d’offres sur la base des Termes de référence qui ont été faits par les acteurs et sur cette base, ils font la présélection pour revenir au comité de suivi, en disant voilà les cabinets qui ont été présélectionnés. Maintenant, il appartiendra aux différentes composantes du dialogue de se prononcer en faveur des choix définitifs et cela va se faire la semaine prochaine. Le comité de suivi qui réunit l’opposition, le pouvoir, les non-alignés et la société civile se réunit mardi. Et c’est là-bas que les choix vont se faire. Sinon, à l’heure actuelle, personne n’a été choisi ; le cabinet a juste présélectionné.Madou MBODJ

Aliou Sané, Coordonnateur Y’en A Marre : «D’une manière ou d’une autre,Macky Sall partira en 2024 (…) soit avec honneur ou en marchant sur des cadavres…»

https://www.dakaractu.com Se prononçant sur le bilan de l’Université populaire de l’engagement citoyen qui s’est tenue récemment à Dakar, le coordonnateur national du mouvement citoyen ‘Y’en A Marre’ a été sans langue de bois surtout sur les questions d’ordre social et politique. Après avoir salué cette belle réussite de AFRIKKI et de tous les activistes et panafricains engagés pour la cause citoyenne, Aliou Sané considère que la lutte doit avoir comme ligne conductrice, “l’engagement citoyen”. En d’autres termes, la cible doit être les jeunes qu’il faut appuyer et sensibiliser sur les enjeux de l’heure, mais également en les forgeant à évoluer sur les valeurs civiques.
À travers ce nouveau numéro de ‘L’Entretien’, le “y’en a marriste” estime que cette méthode qui valorise la citoyenneté et le patriotisme est bien prise en compte par leur mouvement.
Sur le volet politique, Aliou Sané se désole du fait que les chefs d’État africains s’agrippent au pouvoir. “Ces dirigeants ne sont préoccupés que par le pouvoir. Ils n’ont qu’un projet qui est de voir comment tripatouiller la constitution pour se maintenir au pouvoir”.
Ainsi, l’activiste estime que la solution n’est rien d’autre que de se dresser contre cette forfaiture qu’ils imposent. Aliou Sané fera une transition sur le cas du Sénégal en avertissant directement le président Macky Sall et son régime sur la question. “Qu’il sache qu’en 2024, il partira. C’est soit de manière honorifique ou en marchant sur des cadavres”, précise Aliou Sané tout en considérant qu’il ya des signaux qui ne rassurent pas les sénégalais.

Incendie Ngadiaga : Idrissa Seck déploie ses «hommes» et partage l’inquiétude des populations.

https://www.dakaractu.com Selon une note rendue publique, le Président Idrissa Seck a dépêché une forte délégation du CESE composée de la SG, Dr. Anta SANÉ, du DC, M. Mamadou Wade, du Chef de Cabinet, M. Ass Babacar GUÈYE, de l’Attaché de Cabinet, M. Mamadou SOW, des conseillers de l’institution, M. Maguèye NDIAYE, Secrétaire élu et Maire de Notto Gouye-Diama, Mme Tine NDOYE, M. Ismaëla Sow et Colonel Mansour MBOUP, ainsi que des membres du Conseil départemental de Thiès, à Notto Gouye Diama pour s’enquérir de la situation qui y prévaut, suite à la flambée de Gaz dans un puits de Ngadiaga.
Le Président du CESE se joint, par ailleurs aux populations locales pour partager avec elles leurs inquiétudes et leur désarroi, informe la même source

Talla Sylla nommé conseiller spécial du président de la République Macky Sall

https://www.dakaractu.com Le maire de Thiès, Talla Sylla vient d’être nommé Conseiller spécial du président de la République Macky Sall.
Selon des informations de Dakaractu, au lendemain de la nomination de Idrissa Seck à la tête du Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE), il y a eu des grincements de dents chez certains alliés.
Ainsi, Talla Sylla aurait déjà reçu son badge, son bureau et il recevra aujourd’hui son véhicule de fonction. Nous y reviendrons…

Macky Sall nomme Talla Sylla,Conseiller spécial : Rien de nouveau,cette nomination est antérieure au remaniement ministériel

https://www.leral.net Le maire de Thiès, Talla Sylla, nommé Conseiller spécial du président de la République Macky Sall. Il n’y a rien d’urgent dans cette nomination. Puisque cette nomination du Maire de Thiès, a été faite bien avant le remaniement ministériel.Peut-être, constate-t-on, le Maire de Thiès n’avait pas voulu communiquer sur sa nomination.

Vente des cartes du Pds : Les Libéraux de Rufisque en ordre dispersé

https://www.lequotidien.sn La Fédération départementale du Pds a appelé les responsables et militants à l’union en perspective des opérations de renouvellement des instances du parti. «Les renouvellements doivent se dérouler dans un cadre de fraternité et d’unité de tous les militants et militantes», plaidait le porte-parole du jour Issa Paye, lors d’une réunion ayant enregistré la présence des responsables des 12 sections du département. Un vœu qui semble entrer dans l’oreille de sourds. Pour cause, des Libéraux, regroupés autour du Collectif départemental des responsables fédéraux de Rufisque (Cdrfr), sont montés au créneau pour décrier la gestion de la Fédération par le maire Daouda Niang. «Notre frère Daouda Niang, compte tenu de son âge et de ses responsabilités, devrait jouer un rôle d’unificateur. Malheu­reusement, il se confine dans un comportement fractionniste et sectaire (…). Il érige le dirigisme, choisit ses hommes de manière unilatérale sans concertation avec la base et nomme ses coordonnateurs parallèlement aux instances du parti», s’est offusqué Guilé Diop, lors d’une rencontre à Bambylor. Il a exhorté les membres du Cdrfr à rester mobilisés contre ce qu’il considère comme une «forfaiture». «Nous avons essayé de le faire revenir à la raison, mais il ne nous écoute pas. Malgré sa posture, nous allons continuer notre travail de mobilisation pour l’intérêt du parti», a déclaré Ibrahima Cissé, adjoint à la mairie de Rufisque-Ouest dirigée par l’ancien Libéral Alioune Mar. Pour Demba Niang, le Pds doit remettre de l’ordre dans les rangs du parti à Rufisque, surtout avec le démarrage de la vente des cartes annoncée pour la semaine. «Nous aimerions, par rapport aux perspectives, avant d’arriver aux Locales, que la direction du parti soit informée, qu’elle nous aide à créer un cadre qui va permettre de nous retrouver entre frères pour pouvoir travailler dans l’unité», a ainsi souhaité Demba Niang.

Victime des agissements du ministre Alioune Ndoye, cet entrepreneur écrit une lettre ouverte au Président

Excellence Monsieur le Président, En 2012, vous avez suscité l’espoir de toute une nation qui vous a choisi comme Président de la république. Un espoir renouvelé en 2019 avec le même engouement et peut-être de nouvelles perspectives meilleures. Et c’est cet espoir qui a poussé un citoyen comme moi à faire sienne cette option ô combien noble : travailler pour mon pays et avec mes concitoyens !
Dans cette optique, j’ai tenté de mettre en place des affaires en partant de zéro avec comme finalité travailler, encore travailler et offrir des emplois décents à d’autres jeunes pour participer au développement de mon pays. Des efforts que malheureusement un de vos ministres veut simplement annihiler. Comme dans Ndoumbelane, le sieur Alioune Ndoye, ministre et maire de Dakar Plateau, a décidé de faire appliquer la loi de la jungle, celle du plus fort.
En effet, après une procédure longue de plusieurs années, la Ccod m’a attribué, par voie de bail, un terrain d’une superficie de 315 m2 objet du titre foncier 11306/DKP sis à Dakar Plateau. Lequel terrain m’a été confirmé en date du 04 septembre 2020 par les différents services en charge. Grande fut ma surprise de voir ce terrain, sur lequel les travaux ont été engagés par mes soins, être revendiqué et de quelle manière par le maire de Dakar Plateau ! Ce dernier, sans aucun argument ou documents légaux, a juste avec l’aide de ses gros bras fait enlever le matériel de construction payé à mes frais et entamé de clôturer ce terrain qui m’est revenu de droit.
L’impuissance de la Dscos face à cette forfaiture Monsieur le Président, en ma qualité de citoyen et ayant droit légal et légitime, je me suis rendu à la Direction de la surveillance et du contrôle de l’occupation des sols (Dscos) pour faire cesser cette forfaiture. Une institution des plus respectées, mais qui, malgré ses sommations envoyées au maire, est juste impuissante face à la toute puissance du ministre-maire qui a fait sien cet adage qui dit « le plus fort a toujours raison ! ».
Monsieur le Président, j’en appelle à votre haut sens des responsabilités pour rappeler à l’ordre monsieur le ministre qui devrait faire preuve d’ouverture comme vous le préconisez. Monsieur le Président de la République, la Patrie avant le Parti est votre slogan, un membre de cette Patrie vous demande d’être son défenseur. Vous, défenseur des opprimés et avocat des victimes. Car, de hautes autorités tenteraient de faire annuler mon bail par voie de consultation à domicile sans passer par la Ccod qui m’avait attribué le bail ; mettant toute l’administration mal à l’aise.
Ce forçage arbitraire constituerait un précédent dangereux car le droit réel serait insignifiant devant toute convoitise d’un maire. Barça ou Barsakh est le cri du cœur de bien de jeunes pour échapper à la misère et espérer des lendemains meilleurs. Mon cri du cœur est travailler pour le Sénégal et pour les Sénégalais, et contribuer à l’atteinte des objectif d’emploi des jeunes que vous vous êtes fixé. Qu’un ministre-maire Alioune Ndoye n’annihile pas ces efforts car, depuis vingt années je contribue discrètement a la création d’emplois et de ressources dans mon pays. Un citoyen sénégalais chef d’entreprise et self made man.Mamadou DIOP, Directeur General Rassoul Carreaux Ets Mamadou DIOP

Vingt cadavres de migrants subsahariens repêchés au large de la Tunisie

https://directnewsinfo.com Vingt cadavres de migrants subsahariens ont été repêchés jeudi au large de Sfax, dans le centre de la Tunisie, après le naufrage de leur embarcation de fortune, a indiqué à l’AFP Mohamed Zekri, porte-parole du ministère de la Défense.
Cinq autres migrants qui étaient à bord de cette embarcation ont été secourus et les opérations de recherche par les gardes maritimes sont toujours en cours, a ajouté M. Zekri sans donner d’autres détails.

Attaques contre Mansour Faye : Maodo Malick Mbaye recadre avec courtoisie Pr Mary Teuw Niane

https://www.dakaractu.com Un ancien Ministre qui plus est un si grand intellectuel, ne doit jamais se prévaloir de liberté pour dépasser les limites de la décence humaine. Dans le cas de Mary Teuw Niane, il y a un abus manifeste de langage et une réelle volonté de faire mal.
« Rien dans l’adversité, le désamour ne peut expliquer qu’on puisse jeter à la chienlit, l’honneur d’un homme », a recadré Maodo Malick Mbaye sur sa page Facebook.
Autour du débat sur la dénomination d’une avenue de Saint-Louis, il trouve excessifs les propos du Pr. Mary Teuw Niane et soutient que « tout ce qui est excessif, devient insignifiant ». N’est-ce pas Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord ?
Alors, il a demandé à son cher grand frère Mary Teuw, de demeurer un intellectuel en tous lieux et en toutes circonstances.
Quant au débat sur la pertinence ou non de rebaptiser les édifices de Ndar ma ville de Coeur je laisse la voie et la voix aux Saint Louisiennes et aux Saint louisiens mais aussi  à leurs élus.

Saint-Louis/La commission municipale renvoie la patate chaude à Mansour Faye : «Il appartient au maire et au Conseil municipal de valider ou de désapprouver»

https://www.dakaractu.com La réunion d’urgence convoquée ce matin par la commission de rebaptisation des places et édifices de la commune de Saint-Louis pour statuer sur le projet de rebaptisation de l’avenue du Général De Gaulle au nom du président Macky Sall a accouché d’une souris.

En effet, aucune décision majeure n’a été retenue au terme de la rencontre.

Ainsi la commission municipale renvoie la balle au maire Mansour Faye et à son conseil municipal. Si l’on se fie aux propos de la première adjointe au maire Aïda Mbaye qui faisait face à la presse au terme de la rencontre, seul le maire et le conseil municipal sont habilités à valider ou désapprouver le projet.
“Le maire a fait un arrêté installant cette commission présidée par la première adjointe au maire avec plusieurs membres du bureau, mais également de conseillers municipaux et des membres représentants la société civile, les acteurs religieux et culturels et d’autres personnalités de la ville. Nous avons travaillé comme cela se passe au niveau de toutes les commissions. La commission doit faire un plan d’action lorsqu’elle est installée, un plan d’action sur lequel elle doit travailler pour refaire des propositions au maire. Donc la commission n’a pas de décision à  prendre. Elle ne fait que des propositions et ses propositions sont remises au maire. Il appartient au maire maintenant de proposer au Conseil municipal avant de valider ou bien de désapprouver. Cela veut dire que la dernière chaîne c’est le conseil municipal”, a précisé Aïda Mbaye.
La première adjointe au maire de la commune de Saint-Louis dénonce également la confusion notée depuis quelques jours chez certaines populations de la ville. “Nous avons tenu à faire cette déclaration parce que nous avons l’impression que les populations et mêmes les membres de la presse ne connaissent pas les rôles et responsabilités d’une commission municipale”, s’indigne toujours Aïda Mbaye, qui n’a pas voulu répondre aux questions des journalistes…

Macky reçoit encore Idy pendant près de deux heures.

https://www.dakaractu.com Macky Sall et Idrissa Seck se sont encore rencontrés, en tête à tête, ce jeudi en fin de matinée au Palais de l’avenue Léopold Sédar Senghor.
Selon les informations qui nous sont parvenues, le chef de l’État et le nouveau président du Cese ont eu une séance de travail longue de près de deux heures, durant laquelle ils ont échangé sur plusieurs sujets d’intérêt national.
Après le Palais, Idrissa Seck s’est rendu comme d’habitude à l’Avenue Pasteur, à son bureau du Conseil économique, social et environnemental où il a retrouvé ses collaborateurs, informe la même source…

LE MARI ET LA COÉPOUSE D’UNE BELGE TUÉE À THIÈS ARRÊTÉS

Thiès, 24 déc (APS) – Des enquêtes de la section de recherches de la Gendarmerie et du commissariat central de police de Thiès (ouest) ont conduit à l’arrestation du mari et de la coépouse de la septuagénaire belge Josée Christiane Tielma, portée disparue en octobre et exhumée à Dakhar Mbaye, a déclaré jeudi le parquet de la cour d’appel de Thiès.
A la suite des enquêtes, les “soupçons” sont allés vers Alassane Sarr et sa première épouse, Rokhaya Sène, a révélé le procureur El Hadji Abdoulaye Bâ, lors d’un point de presse
Ils sont poursuivis pour les délits présumés d’association de malfaiteurs, d’assassinat, de complicité d’assassinat, de violation des règles d’inhumation, de recel de cadavre et d’actes de barbarie, selon M. Bâ.

Après une dénonciation faite auprès du commissariat central de police de Thiès par Fatimata Dione, une amie de la défunte, une enquête avait été ouverte

Plusieurs personnes, dont Alassane Sarr et Rokhaya Sène, avaient été auditionnées à la suite de la démarche de Mme Dione, qui s’inquiétait de ne plus pouvoir joindre Josée Christiane Tielma par téléphone, ni avoir accès à son domicile.
M. Sarr disait s’inquiéter, lui aussi, de la disparition de l’une de ses épouses et s’en était ouvert à l’ambassade de la Belgique au Sénégal, afin de la retrouver.
Fatimata Dione, se présentant comme une confidente de la ressortissante belge, a dit aux policiers que Josée Christiane Tielma ne cessait de se plaindre auprès d’elle du comportement agressif de son mari, lorsqu’elle manquait de lui remettre de l’argent qu’il réclamait.
L’inquiétude causée par la disparition de la ressortissante belge est montée d’un cran, poussant un homme d’église établi à Thiès à s’en ouvrir à la section de recherches de la Gendarmerie, à Dakar
Devant la ténacité des enquêteurs, l’époux finit par leur dire que le 4 octobre dernier, Josée Christiane Tielma, l’une de ses épouses, l’a appelé au téléphone pour lui réclamer les clefs d’un coffre-fort dans lequel elle avait gardé de l’argent et les documents administratifs de ses biens immobiliers. Il dira aux enquêteurs avoir refusé de rendre les clés en question.
Alassane Sarr affirme qu’il est revenu sur ses pas pour la retrouver dans sa chambre. Une “dispute conjugale” s’en est suivie, au cours de laquelle il a reçu “un coup de pilon à la tête”, selon le procureur. M. Sarr “a riposté par un coup de tête” qui, selon ses dires, a été “fatal” à Josée Christiane Tielma, ajoute Elhadji Abdoulaye Bâ.
Il aurait ensuite refermé la porte et aurait envoyé sa première épouse voir sa mère, malade, à Mbour (ouest), lui faisant croire que sa coépouse avait une crise d’asthme.
Lors des enquêtes, il a indiqué aux policiers et gendarmes de la section de recherches l’endroit où il a enterré sa deuxième épouse, selon M. Bâ.

L’autorité judiciaire a ensuite ordonné l’exhumation du corps de la défunte, pour les besoins d’une autopsie.

L’examen du corps retrouvé derrière la maison familiale, dans la forêt de Dakhar Mbaye, un village de la région de Thiès situé près de l’autoroute à péage, conclut à un “traumatisme cranio-encéphalique et thoracique, avec fractures multiples”.
Les constatations médicales préalables faisaient état d’un hématome frontal du cuir chevelu et d’une fracture de la côte gauche, avec une présence de sang coagulé.
“Cela atteste que ce coup reçu n’est pas le seul élément à retenir dans les causes de la mort” de la Belge âgée de 72 ans, surnommée Mère Teresa par ses voisins, pour sa générosité, selon le procureur.
Une reconstitution des faits, sur la base de ces éléments, a permis de déduire qu’une personne se trouvant dans la maison – où s’est déroulée la rixe – ne pouvait ne pas entendre les cris de Josée Christiane Tielma, selon El Hadji Abdoulaye Bâ.
Lors de sa première audition, la coépouse, Rokhaya Sène, a dit qu’elle avait voyagé lors de la bagarre mortelle et n’en savait rien. Elle déclare avoir appris de sa propre fille que sa coépouse avait également voyagé, raison pour laquelle elle ne la voyait plus.
“Au fil des déclarations, on a considéré que Rokhaya Sarr ne pouvait pas être étrangère à cette histoire”, a soutenu le procureur. Et lors d’une deuxième audition menée par la section de recherches, Rokhaya Sène a donné une nouvelle version des faits, affirmant “avoir entendu les coups que son mari administrait” à sa coépouse.
El Hadji Abdoulaye Bâ dit avoir tenu un point de presse sur cette affaire judiciaire, en raison des faux témoignages qui en ont été faits via les réseaux sociaux.ADI/ESF/BK

AFFAIRE DE LA BELGE TUÉE À THIÈS  : LE PROCUREUR PENCHE POUR LE ’’MOBILE FINANCIER’’

Thiès, 24 déc (APS) – Les éléments dont disposent les enquêteurs semblent corroborer la thèse du mobile financier dans l’affaire de l’assassinat présumé de la ressortissante belge Josée Christiane Tielma, en octobre dernier, indique le parquet de Thiès
“Tout dans ce dossier semble corroborer la thèse du mobile financier”, a dit le procureur de la République El Hadji Abdoulaye Bâ, jeudi, lors d’un point de presse destiné selon lui à ’’éclairer la lanterne des Sénégalais’’ sur cette affaire qui a ’’défrayé la chronique’’.
La ressortissante belge âgée de 72 ans a été portée disparue depuis le mois d’octobre, avant d’être exhumée sur indication de son mari, suite à une enquête, qui a abouti à l’arrestation de son époux et de sa coépouse.
Selon le procureur, “toutes les personnes entendues à titre de témoins, ont déclaré que la dame n’a jamais cessé de se plaindre du comportement de son mari qui lui demandait tout le temps de l’argent et de façon agressive”.
La dame se serait confiée à une amie qui lui aurait prêté une somme d’un million de francs CFA, pour son mari qui était dans d’autres travaux, a relevé le procureur.
Selon lui, “il a été également dit que la (défunte) dame avait deux parcelles aux abords de l’AIBD, que son mari lui aurait réclamées. Ce qu’elle avait refusé”.
“C’était une dame dont on dit qu’elle ne faisait que du bien, au niveau de Thiès”, a-t-il dit, relevant qu’elle “faisait office de mère Teresa”, en se distinguant par des actes de bienfaisance.
Une association dite des Amis de Josée Christiane Tielma a déposé une lettre de dénonciation, versée dans le dossier.
Son corps a été exhumé dans la forêt du village de Dakhar Mbaye, derrière une maison que la défunte avait presque fini de construire et où son mari a conduit les enquêteurs.
D’après le procureur, son mari a indiqué l’y avoir enterrée, après l’avoir cogné de la tête.
Ce coup qui aurait causé la mort de la victime, a été donné en représailles à un coup de pilon qu’il aurait reçu de sa défunte épouse, lors d’une “dispute conjugale”, a-t-il relaté.L’autopsie du corps fait état d’un “traumatisme cranio-encéphalique et thoracique, avec fractures multiples”.ADI/BK
Londres et Bruxelles sont arrivés à un accord post-Brexit

Brexit : un accord pour Noël !

https://www.lepoint.fr/europ Il aura fallu attendre ce 24 décembre pour que Londres et Bruxelles trouvent un accord sur le Brexit. La primeur de l’annonce est revenue à Ursula von der Leyen.
Énième – et dernier ? – rebondissement dans le dossier Brexit. Mais cette fois, une bonne nouvelle attend des millions de Britanniques et d’Européens. Après de longs mois de négociations et de blocage, l’Union européenne et le Royaume-Uni ont enfin fait savoir, jeudi 24 décembre, qu’un accord avait été trouvé sur les relations commerciales qu’entretiendront les deux blocs après le 31 décembre.
Cet accord était capital en vue de la sortie effective du Royaume-Uni de l’Union européenne, dans sept jours. Et la menace d’un « no deal » planait depuis maintenant de longues semaines, en raison des points d’accrochage sur lesquels ni Londres ni Bruxelles ne semblaient vouloir bouger. Le dernier en date, la pêche, aura longtemps manqué de faire dérailler toute la négociation.
Cet accord commercial doit régir les relations futures entre les deux entités, alors qu’officiellement le Brexit est survenu le 31 janvier dernier. Les négociations ont été particulièrement tendues ces derniers temps, et la date limite pour trouver cet accord approchait à grands pas. Selon les déclarations de Nathalie Loiseau, eurodéputée chargée de suivre les négociations au Parlement européen, sur Europe 1, le 24 décembre au matin Boris Johnson et Ursula von der Leyen, cheffe de l’exécutif européen, ont négocié pied à pied, jusqu’aux dernières heures ce 24 décembre au matin.

Des concessions côté britannique ?

La France suit avec attention le déroulé des négociations. Mercredi 23 décembre, Clément Beaune, secrétaire d’État en charge des Affaires européennes, se disait de son côté certain que les discussions finales sur un accord post-Brexit seraient closes avant le 31 décembre, ultime échéance fixée par Londre et Bruxelles pour trouver un accord.
Selon les informations qui filtraient mercredi soir côté européen, les Britanniques ont consenti à d’« énormes concessions » au cours des dernières 48 heures, notamment sur le dossier de la pêche. Début décembre, Michel Barnier, le négociateur européen, et son homologue britannique semblaient avoir quelque peu perdu espoir de parvenir à un accord, en raison de divergences trop importantes pour parvenir à un accord. Côté britannique, la presse tabloïde salue plutôt la victoire de Boris Johnson qui aurait fait plier l’UE, et surtout Emmanuel Macron.
Il y a une dizaine de jours, Boris Johnson avançait de son côté que la possibilité d’un « no deal » était bel et bien réelle. Les discussions autour de la question de la pêche, des quotas alloués aux pêcheurs et de l’accès aux eaux britanniques séparant le Royaume-Uni du reste de l’Union européenne s’éternisent depuis des mois. Et sur ce point, Londres a, pendant très longtemps, paru ne jamais vouloir bouger. Face à l’intransigeance de Londres, la Commission européenne avait même décidé de préparer le terrain et de prendre des mesures afin d’éviter tout blocage le 1er janvier prochain, au lendemain de la sortie définitive du Royaume-Uni du bloc communautaire.


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