Revue de presse du Vendredi 23 Ocotbre 2020

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Les prix à la consommation ont crû de 2,2% en août

https://www.lejecos.com La Direction de la prévision et des études économiques (Dpee) indique qu’en août 2020, les prix à la consommation ont crû de 2,2% en rythme mensuel, du fait principalement des « produits alimentaires et boissons non alcoolisées » (+4,2%), notamment le poisson frais (+21,2%) et les légumes frais (+14,3%).
Elle explique dans le même sillage que sur une base annuelle, un accroissement de 3,0% du niveau général des prix à la consommation est noté, en août 2020, essentiellement porté par les « produits alimentaires et boissons non alcoolisées » (+4,8%), les « transports » (+4,3%) et les « restaurants et hôtels » (+2,0%).
S’agissant de l’inflation sous-jacente (hors produits frais et énergétiques), ladite source souligne qu’elle s’est affichée en baisse de 0,1%, en variation mensuelle. Par contre, la Dpee précise qu’en glissement annuel, elle est ressortie en hausse de 1,3%, en août 2020.
« En termes d’origine, les prix des produits locaux et importés ont progressé respectivement de 2,8% et 0,4%, en variation mensuelle, au mois d’août 2020 », poursuit la direction. Qui conclut que sur un an, les produits locaux et importés se sont respectivement renchéris de 3,8% et 1,7% en août 2020.Bassirou MBAYE

Dépenses publiques : Macky freine la pagaille dans les ministères, agences…

https://www.seneweb.com Le chef de l’État met fin à la pagaille dans les procédures d‘engagements des dépenses dans les ministères, agences, directions et institutions nationales.
Selon L’Observateur, dans le projet portant Loi des Finances 2021, des plafonds sont fixés pour toutes les dépenses et une limite à ne pas dépenser  pour les crédits de paiements.
En termes clairs, des barrières sont, désormais, érigées pour mettre un terme aux « engagements sauvages » dans les deniers publics et les dépenses de personnel.
Une décision qui s’applique au ministres, aux DG d’agences ou de sociétés nationales et aux institutions.
Même la présidence de la République est soumise à cette exigence.
Pour des autorisations d’engagement limitées à 86,231 milliards Fcfa, la Présidence ne dispose que d’une ligne de crédit de paiement de 68 milliards Fcfa.

Afrique subsaharienne : La Covid-19 a porté les besoins de financement extérieur à 890 milliards $ d’ici fin 2023

https://www.sikafinance.com Alors qu’ils ont abordé la crise sanitaire avec un espace budgétaire bien moindre que celui dont ils disposaient avant la crise financière mondiale de 2008-2009, les pays d’Afrique subsaharienne se doivent désormais de relancer leur économie en disposant de moins de ressources et en faisant face à des choix plus difficiles.
En effet, les mesures de soutien budgétaires liées à la Covid-19 composées notamment des dépenses de santé, ainsi que des injections de liquidités au profit des entreprises et des ménages, ont atteint en moyenne 3% du PIB en Afrique subsaharienne, soit bien moins que dans les autres régions du monde.

Dépenses de crise des différentes régions du monde (% du PIB)

  Source : FMI
Cette crise sanitaire sans précédent a donc fait bondir les besoins de financement extérieur de l’Afrique subsaharienne qui comprennent les déficits courants, l’amortissement de la dette extérieure, la riposte à la pandémie et les dépenses hors crise, à 890 milliards de dollars d’ici la fin de 2023, selon le Fonds monétaires international (FMI).
Les flux financiers privés devraient combler moins de la moitié de ce montant, tandis que les engagements actuels des institutions financières internationales et des donateurs bilatéraux n’en couvriront qu’un quart.

Déficit de financement de l’Afrique subsaharienne d’ici fin 2023

 Source : FMI
Dans ce scénario, il resterait un besoin de financement résiduel de 290 milliards de dollars à satisfaire pour la région.
Entre payer sa dette ou donner à manger et de quoi se soigner à sa population, aucun de ces pays ne devrait avoir à choisir.
C’est pourquoi en l’absence d’une aide financière supplémentaire considérable, de nombreux pays d’Afrique subsaharienne peineront à simplement préserver la stabilité macroéconomique tout en étant dans l’incapacité de répondre aux besoins essentiels de leur populations.
C’est dans ce cadre que le FMI a agi rapidement pour répondre à une grande partie des besoins de la région en accordant des financements avoisinant 16 milliards de dollars à 33 pays pour la seule année 2020 en cours et un allégement immédiat du service de la dette à 22 des pays d’Afrique subsaharienne les plus pauvres et les plus vulnérables.Dr Ange Ponou

Afrique subsaharienne : Le top 10 de la croissance en 2020 et 2021

https://www.sikafinance.com La croissance du PIB de l’Afrique subsaharienne devrait s’effondrer à -3% fin 2020, la pire performance qu’ait connu la région, indique le dernier rapport du FMI publié la semaine dernière. Toutefois la situation varie d’un pays à un autre.
L’on a d’un côté les économies les plus résilientes. Le Soudan du Sud, pays en conflit peu connecté à l’économie mondiale, devrait enregistrer une croissance de 4,1%, soit la plus importante dans la région cette année. En dehors de ce cas, le Bénin et le Rwanda se distinguent avec des hausses du PIB de 2% fin 2020.
Champions de la croissance en Afrique subsaharienne ces dernières années, l’Ethiopie et la Côte d’Ivoire devraient parvenir à maintenir une croissance positive cette année, aux côtés notamment de la Guinée et du Ghana.
Le Niger est également l’autre pays de l’UEMOA qui devrait enregistrer une croissance positive (+0,5%).
La crise de la Covid-19 à laquelle s’est associée la crise politique et l’embargo de la CEDEAO va faire, d’après le FMI, plonger le PIB du Mali à -2%, idem pour celui du Burkina Faso, quand celui du Togo devrait rester stable (+0%). Le Sénégal, quant à lui, devrait accuser un repli de son PIB à -0,7%.
L’UEMOA, avec une croissance attendue à 0,3% fin 2020, sera l’un des deux bassins de la résilience économique sur le continent avec la CAE-5, la communauté des Etats d’Afrique de l’Est où la hausse du PIB est prévue à 1%. Au niveau de la CEDEAO, sous le poids du Nigéria (-4,3% fin 2020), la dynamique du PIB est projetée à -2,5%.
Source  : Perspectives économiques régionales, FMI, Octobre 2020

2021, année du rebond

2021 devrait marquer un rebond général du PIB en Afrique subsaharienne qui est attendu à +3,1%. Hormis deux pays, la République du Congo (Brazzaville) et le Soudan du Sud, la dynamique du PIB devrait être positive dans l’ensemble des pays de la région.
Maurice devrait enregistrer un important rebond en 2021 avec une croissance qui devrait frôler les deux chiffres, après une baisse de son PIB prévue à -14,2% fin 2020. Avec ce pays, le Niger, la Guinée, le Rwanda et la Côte d’Ivoire vont enregistrer les meilleures performances en 2021 selon le FMI.
Source  : Perspectives économiques régionales, FMI, Octobre 2020
Dans UEMOA, la reprise économique en vue devrait faire passer la croissance de 0,3% fin 2020 à 5,3% en 2021, mieux que la CEDEAO (+3% fin 2021). Dans la zone, la croissance du PIB en 2021 est projetée à 3,9% au Burkina, 4,2% au Ghana, 4% au Mali, 1,7% au Nigéria et 3% en Guinée Bissau et au Togo.Jean Mermoz Konandi

Abebe Selassie, directeur Afrique du FMI : ‘’ Vers une reprise difficile en Afrique subsaharienne’’

https://www.sikafinance.com Dans cette tribune, Abebe Aemro Selassie, directeur du département Afrique du FMI, partage les choix difficiles que doivent arbitrer les Etats d’Afrique subsaharienne pour tenter de faire face à la crise de la Covid-19 dans un contexte économique particulièrement morose. Aux défis qui se présentent, il propose de nécessaires  »réformes » pour un  »avenir plus radieux » pour la région.
La pandémie de COVID-19 constitue une crise sanitaire et économique sans précédent pour l’Afrique subsaharienne. En quelques mois, la propagation du virus a mis en péril des années de développement et des gains acquis pendant des décennies de lutte contre la pauvreté dans la région, tout en menaçant les vies et les moyens de subsistance de millions de personnes.
Dans notre dernier rapport sur les perspectives économiques régionales, nous prévoyons une contraction de 3 % du PIB de l’Afrique subsaharienne en 2020, ce qui représente le pire résultat jamais observé pour la région. Ce recul sera encore plus prononcé pour les pays qui sont tributaires du tourisme et des exportations de produits de base. La croissance régionale devrait rebondir faiblement en 2021, à 3,1 %, mais beaucoup de pays ne retrouveront leur niveau de 2019 qu’entre 2022 et 2024.

Dans notre dernier rapport sur les perspectives économiques régionales, nous prévoyons une contraction de 3 % du PIB de l’Afrique subsaharienne en 2020, ce qui représente le pire résultat jamais observé pour la région.

Les pays de la région ont agi rapidement pour protéger leur population des pires répercussions de la crise, mais les mesures de confinement ont coûté cher sur le plan économique et social. De plus, les dirigeants des pays d’Afrique subsaharienne se doivent maintenant de relancer leur économie en disposant de moins de ressources et en faisant face à des choix plus difficiles.
À terme, l’incertitude entourant l’évolution de la pandémie continue de menacer une reprise durable.

Des contraintes et des choix difficiles

Il doit être prioritaire de sauver des vies et de protéger les moyens de subsistance au moyen de dépenses de santé et de mesures de soutien au revenu et à la liquidité pour les entreprises et les ménages. Les dirigeants ont agi rapidement avec le peu de moyens qu’ils avaient.
Cependant, les pays de la région ont abordé la crise avec un espace budgétaire bien moindre que celui dont ils disposaient avant la crise financière mondiale de 2008-09. Les mesures de soutien budgétaires liées à la COVID-19 ont atteint en moyenne 3 % du PIB en Afrique subsaharienne, soit bien moins que dans les autres régions du monde.
Les pays avancés ont eu les moyens de faire  » tout le nécessaire « . Les pays d’Afrique subsaharienne n’ont pas ce luxe : ils peinent à faire  » tout leur possible  » avec leurs rares ressources.
Ce manque de ressources les obligera en fin de compte à opérer des choix difficiles.

Les pays avancés ont eu les moyens de faire  » tout le nécessaire « . Les pays d’Afrique subsaharienne n’ont pas ce luxe : ils peinent à faire  » tout leur possible  » avec leurs rares ressources.

Ils devront trouver un équilibre entre les politiques budgétaires qui sont nécessaires pour stimuler l’économie et la viabilité de la dette, qui constitue déjà un problème écrasant pour de nombreux pays de la région. Ils devront concilier la nécessité de soutenir la croissance par la politique monétaire et le maintien de la stabilité extérieure et de la crédibilité à plus long terme. Ils devront prendre des mesures sur le plan de la réglementation et du contrôle du secteur financier afin de résoudre les problèmes des banques et des entreprises touchées par la crise, sans compromettre la croissance à plus long terme.
Et ils devront mettre en balance les efforts déployés pour stabiliser et faire croître leur économie et la nécessité de préserver la stabilité sociale, tout en ouvrant la voie à une croissance pérenne et inclusive à long terme.

Appel à l’aide de la communauté internationale

En l’absence d’une aide financière supplémentaire considérable, de nombreux pays d’Afrique subsaharienne peineront à simplement préserver la stabilité macroéconomique tout en répondant aux besoins essentiels de leur population.
Le FMI a agi rapidement pour répondre à une grande partie des besoins de la région en accordant des financements avoisinant 16 milliards de dollars à 33 pays pour la seule année en cours et un allégement immédiat du service de la dette à 22 des pays d’Afrique subsaharienne les plus pauvres et les plus vulnérables. Nous collaborons avec les pays pour mettre en place des mécanismes de gouvernance ayant pour objectif de garantir que ces fonds profitent à leur population comme prévu.
Nous coopérons aussi avec le G20 pour suspendre les paiements du service de la dette aux créanciers bilatéraux officiels et nous saluons la prolongation de l’initiative de suspension du service de la dette.

Les besoins de financement supplémentaires de l’Afrique subsaharienne s’élèvent à 890 milliards de dollars d’ici la fin de 2023. Les flux financiers privés devraient combler moins de la moitié de ce montant …

Mais une aide supplémentaire est nécessaire. Les besoins de financement supplémentaires de l’Afrique subsaharienne s’élèvent à 890 milliards de dollars d’ici la fin de 2023. Les flux financiers privés devraient combler moins de la moitié de ce montant, tandis que les engagements actuels des institutions financières internationales et des donateurs bilatéraux n’en couvriront qu’un quart. Dans ce scénario, le besoin de financement prévu pour la région d’ici la fin de 2023 reste de 290 milliards de dollars.
Payer sa dette ou donner à manger et de quoi se soigner à sa population : aucun pays ne devrait avoir à choisir. Pour éviter la perte de décennies de progrès sur le plan du développement, la région devra avoir accès à davantage de dons, de prêts concessionnels et d’allégements de la dette.

Tourné vers un avenir plus radieux

En dépit de perspectives incertaines, le potentiel de l’Afrique subsaharienne et l’ingéniosité de sa population demeurent évidents. Le moment est venu d’opérer des réformes qui sont porteuses de transformations durables.
L’Afrique subsaharienne retrouvera la voie d’un développement vert, durable et inclusive. La pandémie constitue une occasion historique de construire un avenir meilleur, et la communauté internationale doit jouer un rôle important à cet égard.

Pour mettre en place un avenir plus radieux, il sera essentiel d’améliorer la transparence et la gouvernance afin d’accroître la confiance dans l’état de droit, de renforcer le climat des affaires et d’encourager l’aide extérieure.

Pour mettre en place un avenir plus radieux, il sera essentiel d’améliorer la transparence et la gouvernance afin d’accroître la confiance dans l’état de droit, de renforcer le climat des affaires et d’encourager l’aide extérieure. Des réformes internes porteuses de transformations, en particulier dans les domaines des recettes, de la transformation numérique, de l’intégration commerciale, de la concurrence, des dispositifs de protection sociale et de l’atténuation des changements climatiques seront essentielles pour la résilience, la croissance et la création d’emplois dans la région.
Nelson Mandela a dit un jour :  » Que vos choix reflètent vos espoirs et non vos peurs « . La longue sortie de cette crise ne sera pas facile, mais les actions et les choix d’aujourd’hui seront vitaux afin d’assurer un avenir prospère et résilient pour l’Afrique subsaharienne.
Abebe Aemro Selassie est le directeur du département Afrique du FMI. Il en était auparavant le directeur adjoint. Il a dirigé les équipes des services du FMI chargées des relations avec le Portugal et l’Afrique du Sud, ainsi que de la production des Perspectives économiques régionales pour l’Afrique subsaharienne. Il a en outre travaillé sur la Thaïlande, la Turquie et la Pologne, ainsi que sur des questions de politique générale. Entre 2006 et 2009, il a été représentant résident du FMI en Ouganda. Avant de rejoindre le FMI, M. Selassie a travaillé pour le gouvernement éthiopien.La Rédaction

Pétrole : Les cours devraient s’établir en moyenne à 44 $/le baril en 2021

https://www.sikafinance.com Les cours du pétrole devraient s’établir en moyenne à 44 dollars le baril en 2021, contre une moyenne de 41 dollars pour 2020, d’après la dernière édition semestrielle du Commodity Markets Outlook de la Banque mondiale publiée ce 22 octobre 2020.
Après s’être littéralement effondrés dans les premiers de la pandémie de la Covid-19, les cours pétroliers retrouvent ainsi, en partie, leurs niveaux antérieurs au choc pandémique.
Ces prévisions tablent sur un redressement lent de la demande dans une conjoncture où le tourisme et les voyages continuent d’être freinés par les préoccupations sanitaires et où l’activité économique mondiale ne devrait parvenir à recouvrer son niveau d’avant la crise qu’en 2022, précise le rapport.
Elles reposent aussi sur un assouplissement progressif des contraintes du côté de l’offre.
Dans ces conditions, Ayhan Kose, vice-président par intérim du groupe de la Banque mondiale pour la division croissance équitable, finance et institutions et directeur du groupe Perspectives, exhorte les pays émergents et en développement exportateurs de pétrole à agir plus énergiquement pour réduire leur dépendance aux revenus pétroliers dans le monde post-Covid-19.
Globalement, après les fortes baisses enregistrées en 2020, le rapport prévoit pour 2021 un rebond substantiel des prix des produits énergétiques, qui incluent, outre le pétrole, le gaz naturel et le charbon.

Selon Ayhan Kose,  » la pandémie de la Covid-19 n’a pas eu un impact uniforme sur les prix des produits de base « .

En effet, si les cours du pétrole peinent à retrouver leurs niveaux d’avant la crise sanitaire, le constat n’est pas le même pour les autres matières premières telles que les métaux et les produits agricoles dont les prix ont renoué avec leurs niveaux précédant la crise.
S’agissant des prix des produits agricoles, ils devraient augmenter légèrement en 2021, après une hausse estimée à 3% en 2020 et un déficit dans la production d’huiles comestibles.
Si les prix des produits agricoles n’ont pas globalement pâti de la pandémie, le nombre de personnes en revanche dont la sécurité alimentaire est menacée a augmenté en raison des répercussions plus larges de la récession mondiale, précise le rapport.Dr Ange Ponou

Afrique de l’Ouest : baisse de 19 % de la production d’or de Resolute au troisième trimestre

 (Agence Ecofin) – Resolute a produit 87 303 onces d’or au troisième trimestre, soit une baisse de 19 % par rapport aux 107 183 livrées au deuxième trimestre. Comme prévu, les perturbations sociales enregistrées à la mine d’or Syama au Mali ont affecté les résultats, entrainant aussi une baisse de 18 % des ventes.
Resolute Mining, compagnie minière active dans l’exploitation aurifère en Afrique de l’Ouest, a publié le 22 octobre ses résultats opérationnels pour le troisième trimestre de l’année, achevé le 30 septembre dernier. Les opérations au Mali ayant été perturbées début septembre par l’annonce de plusieurs jours de grève des employés de la mine d’or Syama, la production du groupe a baissé de 19 %, passant de 107 183 onces d’or pour le deuxième trimestre à 87 303 onces au troisième.
En effet alors que la mine d’or Mako au Sénégal a maintenu ses standards habituels avec une production de 40 681 onces d’or, Syama a livré seulement 46 622 onces contre 63 705 onces au deuxième trimestre. Les ventes d’or ont en conséquence diminué de 18 % en glissement trimestriel, passant de 110 660 onces à 90 900 onces. Il faut noter que la production totale de la compagnie pour les neuf premiers mois de l’année s’élève à 305 249 onces d’or.
Rappelons que Resolute Mining, qui s’attendait à cette contre-performance, a déjà réduit ses prévisions de production pour l’année. Elle vise actuellement une production supérieure à 400 000 onces, mais inférieure à l’objectif précédent de 430 000 onces d’or.

Le Ghana s’allie finalement à EgyptAir pour lancer sa compagnie aérienne

https://www.sikafinance.com Après un protocole d’accord signé en 2018 avec Ethiopian Airlines puis résilié à la suite de certaines divergentes, le Ghana jette son dévolu sur EgyptAir pour la création de sa nouvelle compagnie aérienne dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP).
A cet effet, ce 21 octobre, un mémorandum d’accord (MoU) a été signé entre le ministre ghanéen de l’Aviation Joseph Kofi Adda et le vice-président d’EgyptAir Hassan Mounir.
 » Nous cherchions ce qu’il y a de mieux pour le Ghana dans tous nos engagements avec les partenaires potentiels. Et le choix d’EgyptAir comme partenaire stratégique après un examen par le comité d’experts de l’aviation était bien meilleur « , a déclaré Joseph Kofi Adda, cite une source locale.
 » Cet accord intervient à un moment où l’Accord de libre-échange continental africain (Zlecaf) doit entrer en vigueur au début de l’année prochaine. Une fois la compagnie aérienne mise en place, elle devrait jouer un rôle clé dans le transport de passagers et de fret sur le continent et entre l’Afrique et d’autres parties du monde « , a-t-il ajouté.
Le MoU entre les deux parties devrait être finalisé dans les prochaines semaines après avoir été approuvé par l’Assemblée nationale du Ghana.
Selon les termes initiaux, l’Etat du Ghana devrait détenir 10% du capital de la nouvelle compagnie. 41% devrait revenir aux investisseurs privés et 49% au partenaire stratégique.
Soulignons que le Ghana ne possède plus de compagnie aérienne nationale depuis 2010 après la liquidation de ses compagnies Ghana Airways en 2004 et de Ghana International Airlines en 2010.Olivia Yao

Covid-19/Afrique : Le secteur aérien devrait totaliser une perte de 110 millions de passagers en 2020 (IATA)

https://www.sikafinance.com Les nouvelles prévisions de l’Association du transport aérien international (IATA) sur l’évolution du trafic aérien en Afrique au terme de l’année 2020 sont plutôt pessimistes, alors que dans certaines régions du monde l’on observe une deuxième vague de la pandémie à Covid-19.
Selon les données de l’IATA dévoilées ce 21 octobre, le nombre de passagers à destination, en provenance et à l’intérieur de la région devrait atteindre environ 45 millions en 2020 contre 155 millions en 2019, soit une chute drastique de 244%.
Cette prévision pessimiste est le fait de la reprise lente du secteur aérien en lien avec l’ouverture progressive, mais modérée des frontières aériennes dans la région, et de la reprise limitée des voyageurs internationaux vers le continent, dans le contexte de la crise de la Covid-19.

Un secteur aérien africain en souffrance

 » Quatre compagnies aériennes à travers l’Afrique ont cessé leurs activités en raison de l’impact de la Covid-19 (…) et beaucoup d’autres sont en grave détresse financière « . Si aucune mesure de secours solide n’est mise en place pour limiter les dégâts de la crise de la Covid-19, l’industrie du transport aérien africain qui soutient environ 7,7 millions d’emplois sur le continent risque d’en pâtir, avait alerté l’IATA fin avril dernier lorsqu’elle donnait ses prévisions sur les pertes – 6 milliards dollars– que devraient enregistrer le secteur en 2020.
Pour venir en aide à ce secteur qui contribue à près de 2,6% au PIB du continent,  » les gouvernements du Rwanda, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso ont promis un soutien financier direct total de 311 millions de dollars à leurs compagnies aériennes nationales. Un montant supplémentaire de 30 milliards dollars avait également été promis par certains gouvernements et institutions financiers internationaux tels que le BAD et le FMI  » révèle l’IATA.

Une reprise attendue après 2023

En se basant sur les réservations de voyages aériens au quatrième trimestre qui sont encore à un niveau très faible, l’IATA ne prévoit une reprise du secteur à son niveau d’activité d’avant la crise sanitaire qu’après 2023. En 2021, le nombre de voyageurs à destination, en provenance et à l’intérieur de l’Afrique devrait atteindre 70 millions, en amélioration de 25 millions par rapport au niveau de 2020 mais plus bas que celui de 2019.Olivia Yao

AIBD-Indignation de passagers sénégalais après des contrôles à l’embarquement faits par des policiers français et espagnols : la souveraineté sénégalaise à rude épreuve !

https://www.dakaractu.com Des témoignages de passagers qui ont transité cette semaine par l’Aéroport Blaise Diagne de Diass font état d’une situation inédite au niveau du contrôle préalable à l’embarquement. Pour la plupart en route pour des pays européens, ils ont remarqué selon certains qui ont bien voulu témoigner à Dakaractu, un contrôle a posteriori effectué par des éléments qui semblaient appartenir à des polices étrangères. En effet, après le contrôle des sociétés habituelles et connues à l’AIBD, des policiers étrangers et principalement français et espagnols  se chargeaient en dernier lieu, de vérifier la paperasse des passagers.
Dakaractu qui a cherché à en savoir plus, a câblé quelques hauts gradés de la sécurité intérieure du pays. Selon un responsable c’est deux coopérants espagnols qui étaient à l’AIBD. Il a ainsi écarté toute présence de policiers français sur le périmètre du contrôle aéroportuaire. Un fait infirmé par les témoignages des passagers qui confirment bien l’enseigne de la police française sur les tenues des agents avec le drapeau tricolore à l’appui.
Une situation inédite qui a révulsé plus d’un passager qui ne se sont pas privés de commenter « cette bizarrerie ».  D’autant plus que personne n’imagine voir un jour des policiers sénégalais préposés au contrôle dans un aéroport Européen, quel que puisse être le pays.
Mais du côté de notre interlocuteur au niveau de la sécurité intérieure toujours, on se défend en indiquant que « ces deux agents étaient dans ce que l’on appelle dans le jargon de la sécurité publique, des « mentors ». Leur présence entre dans le cadre d’un accord nommé programme opérationnel conjoint entre l’État et l’Union européenne, a-t-il renseigné en outre. Ils devraient selon lui, former de jeunes policiers sénégalais à certaines méthodes de dissimulation. Sauf que selon nos sources de l’aéroport du côté des passagers, il n’y avait nulle part trace de policiers sénégalais près des « fameux mentors » en mission de formation. Quoi de plus logique?
Du côté des passagers qui ont câblé Dakaractu on pense vraiment qu’un aéroport mais aussi le port restent des symboles de la souveraineté nationale d’un pays. De petites choses que l’État sénégalais « minimise », se plaignent nos interlocuteurs, mais qui donnent encore raison aux activistes qui pensent que le « Sénégal  est toujours sous le joug de l’impérialisme français ».

Projet Lfi 2021 : Voici les budgets des institutions

https://directnewsinfo.com Le ministère des Finances et du budget a fini d’allouer à chaque institution son enveloppe, à travers le projet de loi de Finances 2021. A l’exception du Conseil constitutionnel, on note un surplus à tous les niveaux.
Le budget de l’Assemblée nationale a connu une hausse en 2021. Le montant destiné à l’institution dirigée par Moustapha Niass sera de 19 milliards 441 millions l’année prochaine, contre 17 milliards 801 millions en 2020, soit une plus value de plus de 1,6 milliard.
A l’image de Niass, Aminata Mbengue Ndiaye aussi a vu le total des crédits de paiement évoluer. Le Haut Conseil des collectivités territoriales (Hcct) voit son budget passer de 8,640 milliards en 2020 à 9,614 milliards en 2021, soit 1 milliard de plus.
Présidente du Conseil économique, social et environnemental, Aminata Touré a connu presque le même sort. Le budget du Cese est passé de 6,603 milliards à 7,584 milliards. Ce qui fait un plus de 900 millions environ.
S’agissant des institutions judiciaires, on note des fortunes diverses. La Cour des comptes et la Cour suprême ont enregistré une hausse alors que le Conseil constitutionnel a connu une baisse.
La première s’est vu allouer 7,823 milliards l’année prochaine contre 6,614 milliards l’exercice en cours. La seconde obtient 2,064 milliards en 2021 contre 1,847 milliards auparavant.
Quant au Conseil constitutionnel, il a perdu un peu plus de 100 millions, avec un budget passé de 1,426 milliard précédemment à 1,290 milliard l’année à venir.

INDUSTRIALISATION : UN DIAGNOSTIC RELÈVE LES ’’ENJEUX MAJEURS’’ DE MISE EN ŒUVRE ET DE GOUVERNANCE

Thiès, 22 oct (APS) – Un rapport diagnostic sur la politique industrielle du Sénégal, présenté jeudi à Thiès, a identifié la mise en œuvre et la gouvernance comme des ‘’enjeux majeurs’’ de l’industrialisation du pays, a indiqué le même jour, le directeur du redéploiement industriel au ministère du Développement industriel et des Petites et moyennes industries.
‘’Le diagnostic a relevé sur le cadre légal, réglementaire et fiscal, un certain nombre de fragilités qui minent la compétitivité globale des industries du Sénégal (…) mais il a également fait ressortir deux enjeux majeurs  : celui de la mise en œuvre et celui de la gouvernance’’, a dit Amadou Sall Dia.
Il s’adressait à des journalistes, en marge d’une réunion du comité régional de développement, consacrée au partage du rapport diagnostic et du projet de master plan de la politique industrielle.
Le partage de ce document s’inscrit dans le processus d’actualisation de la politique industrielle, entamé depuis février dernier par le ministère de tutelle.
‘’Nous avons retracé l’historique du processus d’industrialisation du Sénégal. Il y a eu beaucoup de politiques industrielles, mais à l’arrivée, on a toujours buté sur la question de la mise en œuvre et de la gouvernance’’, a-t-il expliqué, non sans relever ‘’ l’absence de coordination des différents ministères qui interviennent dans la politique d’industrialisation’’.

Le besoin d’amélioration de la coordination au sein de l’industrie, ‘’lieu par excellence de la transversalité’’, a aussi été évoqué lors des échanges sur le rapport.

L’une des principales recommandations de cette rencontre a été de mettre l’accent sur les ressources humaines, présentées comme une ‘’question centrale pour le développement industriel’’, a dit M. Dia.
Le rapport diagnostic présenté, en fait un ‘’levier important’’, a dit Amadou Sall Dia, ajoutant qu’à Thiès, il a été décidé de l’inscrire comme un axe constitutif du développement industriel, plutôt qu’un levier. Il évoque un ‘’réel besoin de qualification’’ dans le secteur industriel, vu le caractère ‘’fondamental’’ des ressources humaines.
Les participants ont en outre évoqué des aspects liés au contenu local, aux concessions minières, au foncier, dans la première région minière du Sénégal.
‘’Thiès est un hub minier, logistique et académique, ce qui est en phase avec les projets miniers que nous sommes en train de développer au niveau du ministère’’, a dit Amadou Dia.
L’exploitation des ressources minières et énergétiques constitue le deuxième axe du Master plan présenté aux membres du CRD, a relevé le directeur du redéploiement industriel. Il a ajouté ‘’beaucoup de choses restent encore à faire’’ dans ce domaine en dépit des efforts déjà fournis.
L’arrivée de nouvelles opportunités dans la politique industrielle, avec notamment la découverte de pétrole et de gaz, la perspective de zone de libre échange continental, justifie l’urgence de travailler sur un cadre stratégique favorisant un développement du secteur, a noté M. Dia.Jusqu’ici, le volet industriel du Plan Sénégal émergent (PSE) faisait office de politique industrielle, a-t-il rappelé.MF/ADI/AKS/OI

ADAPTATION AU CHANGEMENT CLIMATIQUE : L’UE arme pasteurs et agro-pasteurs

http://www.sudonline.sn Deux projets structurants en matière d’adaptation au changement climatique pour améliorer la productivité des ménages pastoraux dans le Sahel pour 4 ans sont opérationnels. Les responsables ont fait face à la presse hier, mercredi 21 octobre pour décliner les contours desdits projets
Les changements climatiques ne cessent d’impacter durement le vécu des populations. Un mal vivre qui nécessite de nouvelles approches aux fins de se tirer d’affaire. C’est en réponse à ce besoin qu’un projet de recherche et de développement en soutien à l’innovation pour la résilience des éleveurs pastoraux et agropastoraux dans les pays sahéliens du Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel (Cilss) a été mis place. Il s’agit des projets ABEE et CASSECS.
Pour le premier cité : «ce sont quelques 40.000 petits exploitants du Sénégal, du Burkina Faso et du Niger qui vont directement tirer profit des retombées du projet de renforcement des réseaux et des capacités institutionnelles en amélioration des plantes pour le développement de la culture résiliente répondant aux besoins des paysans d’Afrique de l’Ouest Abee», a indiqué mercredi à Dakar, Ousmane Ndoye, son coordonnateur.
Selon lui, ledit projet vise à mettre en œuvre une approche mieux coordonnée en sélection variétale dans ces pays, en plaçant des sélectionneurs de cinq spéculations cibles, à savoir l’arachide, le niébé, le sorgho, le fonio et le mil, provenant de ces pays au cœur de l’action pour améliorer, moderniser leurs pratiques de sélection et mieux identifier les demandes du marché». Quant au second projet, il porte sur la problématique du changement climatique dans les systèmes d’élevage agro-sylvo-pastoraux sahéliens. Il mobilisera les acquis du dispositif de recherche et d’enseignement en partenariat avec le «Pôle Pastoralisme et Zones Sèches» (dP PPZS).
Selon El Hadji Traoré coordonnateur dudit projet et non moins directeur scientifique de l’Institut sénégalais de recherche agricole (Isra) de façon spécifique dira  : «Ce projet se charge d’évaluer les émissions de gaz à effet de serre par les animaux, particulièrement par les ruminants dans le sahel. Donc, un projet important qui a pour objectif de changer la perception négative que l’on a de façon mondiale sur les ovins, bovins, caprins et camelins qui sont des troupeaux nocifs. Autrement dit amener les gens à faire un élevage moins pollueur. Ce qui permettrait à la fin du projet d’avoir des référentiels sur lesquels, il faut s’appuyer pour comprendre de façon exacte les émissions des gaz à effet de serre par nos animaux.JEAN PIERRE MALOU

BRVM ouverture : SONATEL face au secteur bancaire

https://www.sikafinance.com La journée de cotation de ce jeudi débute sur un bras de fer opposant la plus grosse capitalisation du marché à quelques valeurs du secteur bancaire.
En effet, SONATEL, seule valeur en hausse, avec une progression de +0,14% à 10 995 FCFA n’est pas parvenue à faire ouvrir le BRVM Composite (-0,01% à 123,45 points) dans le vert, en raison de la résistance des valeurs NSIA BANQUE CI (-1,23% à 3 600 FCFA), BOA Sénégal (-1,13% à 1 315 FCFA) et CORIS BANK BF (-0,07% à 7 300 FCFA).
Contrairement au composite, le BRVM 10 a ouvert dans le vert avec une performance de +0,05% à 113,64 points.
Le volume échangé sur ce premier quart d’heure s’élève à 15 millions FCFA.KOUAKOU Christopher

Webinaire de Validation du kit de plaidoyer pour un cadre de protection renforcée des données personnelles en Afrique

Pendant que, de plus en plus, la protection de la vie privée et des données personnelles devient un enjeu stratégique dans le monde, l’Afrique semble encore ne pas saisir son importance à l’ère de l’intelligence artificielle, du big data et des objets connectés.
Certes, une vague de législation sur la protection des données personnelles a été amorcée depuis le début des années 2000, mais il est à noter que le continent est en retard.
En effet, bien que la plupart des constitutions prévoient le droit à la vie privée par la protection des communications électroniques, on constate d’abord que moins de la moitié du continent dispose de lois sur la protection des données, ensuite, des pays qui ont des cadres de protection des données éparpillés dans leurs différentes législations avec des garanties inadéquates, ou encore des pays où l’élaboration du cadre de protection des données est en cours depuis des années.

Enfin, il y a les pays qui disposent d’une législation depuis au moins 10 ans mais dont l’application est faible, et la mise à jour une nécessitée pour prendre en compte le nouvel environnement numérique.

Ces insuffisances sont amplifiées par les progrès technologiques très rapides qui créent eux-mêmes de nouvelles vulnérabilités pour la vie privée et la protection des données en Afrique.
Ainsi, l’Afrique est à la traine, loin derrière les autres continents pour répondre à ces problèmes de confidentialité et de protection des données personnelles.
Pire encore, malgré l’urgence d’un cadre harmonisé de protection renforcée des données, la littérature sur ce sujet en Afrique est encore insuffisante, pour ne pas dire sous-développée, tandis que son élaboration évolue à un rythme très lent.
Ainsi, à la lumière de la situation actuelle concernant un cadre harmonisé de protection de la vie privée et des données personnelles en Afrique, des préoccupations sur l’avenir numérique du continent sont soulevées et doivent être prises en charge.
Ainsi, il est pour l’Afrique une nécessité, d’une réflexion inclusive, au niveau national, régional et continental, afin de voir émerger une vision africaine sur la vie privée et la protection des données personnelles.
En réponse à cette situation, l’Association des Utilisateurs des TIC du Sénégal (ASUTIC) en collaboration avec la Coalition pour la Déclaration Africaine sur les Droits et Libertés d’Internet entend contribuer aux travaux sur la vie privée et la protection des données en Afrique à travers une conférence en ligne, le mardi 27 Octobre 2020.
Cette conférence se situe dans le contexte des insuffisances d’outils de plaidoyer pour la conception et la mise en œuvre de cadre de protection renforcée des données personnelles et la vie privée en Afrique.

L’objectif global est d’explorer les standards normatifs disponibles sur le continent et de proposer des améliorations adaptées au contexte africain.

Cette conférence qui est le début d’une série d’activités, d’un projet de renforcement de la protection de la vie privée et des données personnelles, vise les objectifs suivants­ :
Améliorer la protection des données et la protection de la vie privée en Afrique grâce à des analyses factuelles de problèmes spécifiques de confidentialité des données à travers le continent et de leur impact sur la réalisation des droits de l’homme;
Développer une compréhension du cadre juridique et réglementaire sur la vie privée et la protection des données dans le contexte africain;
Créer une plateforme de débat et de discussion sur la protection des données et la vie privée en Afrique.
Développer un réseau de spécialistes de la protection de la vie privée et des données en Afrique
Permettre aux organisations de la société civile et à d’autres acteurs africains des droits de l’homme, de plaider pour une législation et des politiques de protection des données fondées sur les droits humains.Fait à Dakar, le 23/ 10 / 2020-Le Président Ndiaga Gueye Email infos@asutic.orgTél­ : +221 77 307 18 18

Port de Ndayane : L’État du Sénégal attrait à la barre par une association

https://www.seneweb.com L’Association pour la défense, la protection et la sauvegarde écologique du site de Ndougouman et alentours a attrait l’État du Sénégal, à travers les impôts et domaines, Dpworld et la direction du port de Dakar à la barre du tribunal de grande instance de Mbour.
Elle proteste contre la réalisation du port et l’expropriation des terres de Ndayane.
L’Association estime que le projet du port de Ndayane est prématuré, hâtif, démesuré et génocidaire s’il venait à être réalisé comme il a été présenté.
D’un coût de 3.000 milliards comme indiqué par la population, d’une superficie de 1.200 hectares, ce projet demeure un véritable drame social, selon les plaignants.
Pis, une déforestation de zones protégées, une pollution jamais égalée dans les espaces protégés se profilent à l’horizon.

S’y ajoute un conflit foncier du jamais vu !

Des arguments ont été présentés du côté de la partie civile, comme de la défense.
Pour Mes Kaloga et Doudou Ndoye, qui représentaient les intérêts de l’association, une double menace résulte de ce projet.
D’abord les habitations des populations, ensuite les richesses côtières et naturelles de Ndayane, Popenguine, jusqu’à Toubab Dialaw sont menacées.
Ainsi, une étude d’impact environnemental est obligatoire, ont-ils assuré.
Pour Me Kaloga,  « le projet est intéressant pour le Sénégal mais l’État doit d’abord se conformer au droit ».
Un droit fondamental à un environnement sain exige de l’Etat une étude d’impact environnemental.
Sur ce, Me Kalaoga invite à la désignation d’un expert qui aura pour mission d’étudier les papiers, l’impact du projet, d’établir et de déposer un rapport auprès du président du tribunal de Mbour.

Grande Poste de Dakar : le Receveur détourne 100 millions Fcfa

https://www.dakarmatin.com Les détournements de fonds s’enchaînent à La Poste. Après que S. Ndoye, chef du bureau de Poste de Dakar Étoile, a été arrêté par la Division des investigations criminelles (DIC) pour avoir détourné plusieurs millions Fcfa, un autre scandale financier éclabousse La Poste. A. Dia, receveur de la Grande Poste de Dakar, a détourné 100 millions Fcfa, rapporte Libération.
Démasqué, il a organisé « injoingnabilité » avant de prendre la fuite. Inspecteur des Postes, A. Dia a enseigné à l’école nationale de La Poste et a eu à travailler comme vérificateur au niveau de la direction de l’inspection postale et de l’audit.

Réintégration des travailleurs abusivement licenciés : la conférence des SG de la Coalition des confédérations syndicales sénégalaises prévoit une marche nationale

https://www.dakaractu.com La Conférence des Secrétaires généraux de la Coalition des confédérations syndicales sénégalaises s’est réunie le 21 octobre 2020, à la Maison des Travailleurs de la CSA. Les syndicalistes ont, lors de cette réunion, passé en revue certaines questions socio-économiques. Il s’agit, en effet, de l’impact de la crise sanitaire liée à la pandémie de la covid-19 sur les différents secteurs économiques, la lutte des travailleurs des Grands Moulins de Dakar, la crise à l’hôpital Abass Ndao et à l’Agence de Presse Sénégalaise (APS) entre autres.
À travers un communiqué parvenu à la rédaction de Dakaractu, la Conférence des Secrétaires généraux de la Coalition des confédérations syndicales sénégalaises a réaffirmé « son ouverture au dialogue et exhorté le Gouvernement à soutenir davantage les entreprises en difficulté et à renforcer les mesures de protection des travailleurs et de leurs emplois. Elle a aussi exigé la réintégration des travailleurs abusivement licenciés aux Grands Moulins de Dakar, à l’hôpital Abass Ndao et à l’APS et s’oppose à toutes formes de précarisation des emplois dans le cadre de la réforme du Code du travail ».
Les syndicalistes ont, cependant, notifié la préparation active de « la mise en œuvre son plan d’action articulé autour de la tenue d’une conférence de presse, de l’organisation d’une marche nationale en guise de riposte contre les multiples agressions dont sont victimes les travailleurs », prévu la deuxième quinzaine du mois de novembre 2020.

Plus de 25 000 étudiants menacés d’expulsion

La Fédération des Etablissements Privés d’Enseignement Supérieur (Fepes) continue toujours de réclamer l’apurement des arriérés de scolarité dus par le gouvernement du Sénégal. D’après une source anonyme, le reliquat s’élève à plus de 14 milliards Fcfa. Pour pousser le gouvernement à honorer ses engagements, la Fepes envisage d’expulser dans les jours à venir plus de 25.000 étudiants orientés par l’Etat dans les instituts et écoles de formation privés.
Les étudiants orientés dans les instituts et écoles de formation privés par l’Etat risquent gros. Selon une source digne de foi, la Fédération des Etablissements Privés d’Enseignement Supérieur (Fepes) n’exclue pas de renvoyer plus de 25.000 étudiants orientés dans ses structures pour non-paiement des arriérés de scolarité dus par l’Etat.
A en croire informateur, le gouvernement doit toujours aux établissements privés d’enseignement supérieur un reliquat de plus de 14 milliards Fcfa. Sur les 18 milliards Fcfa de l’année dernière, renseigne notre source, 4 milliards Fcfa seulement ont été payés. D’ailleurs, l’Etat avait budgétisé cette année 7 milliards Fcfa pour éponger la dette des établissements privés d’enseignement supérieur. Malheureusement avec la Covid-19, informe notre interlocuteur, le montant a été réduit à 4,7 milliards Fcfa payés au mois de juin dernier. « Il restera donc moins de 14 milliards Fcfa sur les 18 milliards sans compter les factures estimées à 2 milliards Fcfa», explique notre source qui trouve cette somme dérisoire par rapport au montant de la dette à éponger.
Cette situation a mis plusieurs établissements privés d’enseignement supérieur dans d’énormes difficultés. «C’est pourquoi, la Fédération des Etablissements Privés d’Enseignement Supérieur compte se faire entendre dans les jours à venir, et elle n’exclut pas d’expulser les étudiants. Et l’unique responsable sera l’Etat du Sénégal», glisse notre interlocuteur qui invite le ministre de l’Enseignement supérieur et de Recherche scientifique à respecter ses engagements. «Nous demandons au ministre Cheikh Omar Hanne à respecter les privés d’autant qu’il n’a rien fait pour eux. Qu’il respecte juste les engagements contractuels qui nous lient avec l’Etat», indique notre interlocuteur. Et celui de se désoler du fait que le gouvernement avait décidé, dans la Loi de Finances Initiale (Lfi), de remettre chaque année un montant pour éponger la dette en 5 ans. «Imaginez le temps que cela va prendre», dit notre source. Pourtant, le contrat liant ces établissements à l’Etat stipule que lorsque l’étudiant est orienté, l’Etat paie les 50% dès l’inscription, ensuite les 25% après le 1er semestre et le reliquat après le dépôt du rapport qui concerne l’année.

SITUATION TENDUE A L’UNIVERSITÉ DE THIÈS : La rectrice recadre le Saes

http://www.enqueteplus.com La professeure Ramatoulaye Diagne Mbengue, que le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes)/ Section Thiès, accuse de ‘’mauvaise’’ gestion de l’institution universitaire, s’est défendue hier. Elle affirme aussi n’être pas mêlée à ‘’cette question du foncier’’ dont on veut lui faire porter le chapeau.   
Depuis quelques semaines, un vent d’agitation ponctué par une grève incessante souffle dans les campus de l’université de Thiès (UT). Les remous persistent. D’un côté, les syndicalistes et, de l’autre, la patronne de l’UT. Ce mardi et hier mercredi, les enseignants membres du Saes/Section Thiès ont décrété à nouveau 48 heures de grève pour dénoncer la ‘’mauvaise’’ gestion de l’établissement universitaire par la rectrice.
Il est reproché, entre autres, à la rectrice Ramatoulaye Diagne Mbengue de bloquer le fonctionnement de l’université, en refusant de procéder au recrutement d’un personnel enseignant suffisant. Face à cette atmosphère tendue, elle a mis à profit, hier, le point de presse de présentation du projet d’optimisation de la chimio-prévention du paludisme saisonnier pour contrattaquer. ‘’Il est vrai que depuis quelque temps, notre famille (l’université de Thiès) est agitée par quelques mouvements, et notamment le Saes de Thiès qui a posé un certain nombre de questions. J’ai déjà apporté certains éclaircissements. Je voudrais situer mon propos avant de revenir sur ces questions-là. Je considère que nous sommes une famille et nous sommes également une jeune université. Et il n’y a pas de maturation sans difficulté. Comme dirait Hegel (Georg Wilhelm Friedrich Hegel, philosophe allemand né le 27 août 1770 à Stuttgart et décédé le 14 novembre 1831 à Berlin, NDLR), parfois on ne peut s’opposer qu’en s’opposant. La négation, les oppositions font partie de la vie et de la lente maturation qui nous permet de devenir véritablement ce que nous sommes’’, a lancé aux enseignants grévistes la professeure Ramatoulaye Diagne Mbengue.
Poursuivant sa logique de situer les responsabilités que traverse l’université de Thiès depuis quelques semaines, la première femme rectrice du Sénégal a insisté sur le fait que les uns et les autres doivent penser au processus de maturation de la jeune université de la cité du Rail. Lorsque certaines questions sont posées, a-t-elle ajouté, elles nous obligent à ‘’nous asseoir et à nous demander ce que nous voulons’’. Pour elle, le climat qui prévaut actuellement au sein de l’institution universitaire est tout simplement un quiproquo. ‘’Le malentendu consiste à parler de gestion des fonds concernant deux choses. Je répéterai  : la gestion de deux choses a été posée. La première question de gestion concernait le foncier. Vous savez que les recteurs ne s’occupent pas à proprement parler du foncier. C’est le ministère (Enseignement supérieur) et l’Agence de construction du patrimoine bâti et des édifices publics qui s’occupent du foncier (…). Il se trouve qu’il y a quatre ans de cela, en 2017, un terrain était prévu pour abriter le rectorat. Je n’étais pas encore recteur. Je pense que le recteur d’alors (Matar Mour Seck) a échangé ces trois hectares ravinés contre deux hectares sur lesquels sont en train d’être construites des infrastructures pour notre université. Donc, vous voyez que je n’y suis pour rien’’, s’est disculpée le professeur de philosophie.

‘’Je ne suis pas mêlée à cette histoire de foncier’’

Clamant haut et fort ne pas être mêlée à cette histoire de foncier sur une superficie de trois hectares, la rectrice de l’université de Thiès a indiqué que n’eût été la continuité de l’Administration, elle n’aurait pas hérité de ce dossier.
Cependant, Ramatoulaye Diagne Mbengue affirme continuer la réflexion pour voir ‘’exactement ce qu’il en est’’. En attendant, le professeur titulaire des universités précise que son souci principal est de sécuriser le patrimoine de l’université, dans la mesure où celle-ci est en perpétuelle construction sur le site de la voie de contournement nord (VCN).
De l’avis de la patronne de l’UT, il est important que ce site soit matriculé et sécurisé comme étant le site de l’université de Thiès.
Un autre point soulevé par le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur, c’est celui qui traite des postes d’enseignants qui ont été octroyés à l’université. Sur ce point précis, le coordonnateur de la section Saes de Thiès, le Dr Mamadou Tandiang Diaw, et ses collègues accusent Ramatoulaye Diagne de bloquer le processus de recrutement. Faux ! Rétorque-t-elle. Avant de rappeler que les défis de l’heure de l’UT concernent, en grande partie, le paiement des salaires des vacataires. Car, renchérit-elle, à l’université de Thiès, deux professeurs sur trois sont des vacataires. ‘’Nous avons réfléchi et dit que notre université a un défi important à relever.
Le premier défi, c’est de parvenir à payer les vacations à temps, parce que les vacataires qui nous accompagnent et dont notre institution dépend largement sont des mères et pères de famille qu’il nous faut payer. Lorsque je suis arrivée, il y avait quand même beaucoup d’arriérés de vacation, mais on a réussi à les éponger (…)’’, s’est-elle défendue. Restant toujours sur cette question, elle précise que les 20 postes dont parlent les syndicalistes du Saes ont été octroyés à l’UT par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, outre les 20 autres prévus et qui seront pris en charge par l’institution universitaire.
Par contre, elle a ajouté que la masse salariale des 20 postes viendrait après le recrutement et que l’UT ne peut pas payer 40 postes. ‘’Telle est la situation. Je pense qu’il y a eu ce malentendu, et finalement il est retenu que les 20 postes seront notifiés au directeur d’établissement pour qu’il procède au recrutement. Je puis vous assurer et vous rassurer que tout s’est passé de manière très claire’’, a conclu la professeure Ramatoulaye Diagne Mbengue.

… Qui hausse le ton    

Aussitôt après la sortie de la rectrice pour faire quelques précisions sur les points qui poussent les enseignants de l’université de Thiès à se radicaliser, la coordination Saes locale n’a pas tardé à contre-attaquer. Une mise au point au goût amer et qui pollue davantage l’atmosphère.
Le coordonnateur du Saes de l’université de Thiès et ses camarades ont décidé, dans leur réponse, de hausser le ton. Entre Ramatoulaye Diagne Mbengue et les enseignants affiliés au Saes, ce n’est plus le grand amour. Les derniers nommés dénoncent une ‘’vision dictatoriale des projets’’ et s’indignent de sa réponse.
‘’Au moment où nous attendions des propositions de sortie de crise avec la médiation du ministère de tutelle, nous avons appris, dans la presse, la sortie de Madame le Recteur au cours d’une séance d’information sur le projet OPT-SMC. C’était également une occasion pour Madame le Recteur de partager sa vision dictatoriale sur les projets. Quelle honte !’’, déplore dans un communiqué le coordonnateur de la section Saes de l’université de Thiès.
Mamadou Tandiang Diaw ne s’en est pas tenu à ça. Il trouve, dans la réponse que leur a servi la rectrice Ramatoulaye Diagne Mbengue, un ‘’caractère irrespectueux de Madame le Recteur qui, au moment où nous l’attendons sur la table de négociations afin de trouver des solutions aux différents points de revendications et de dépasser cette situation qui n’honore personne, a préféré nous divertir avec son interprétation personnelle (et de ses services) sur le régime financier’’. La coordination Saes de l’UT condamne et trouve sans fondement les propos de la rectrice.
De plus, Mamadou Tandiang Diaw et ses collègues continuent à dénoncer un parfum de mauvaise gestion de l’institution universitaire établie dans la région du Rail. ‘’Le Saes voudrait rappeler à l’opinion publique nationale et internationale que jusqu’en août 2018, les projets étaient gérés dans les établissements de l’UT. Et aucun d’eux n’a connu de problème jusqu’à cette date. C’est uniquement suite à des suspicions de malversations sur une caisse qui n’avait rien à voir avec les projets, que le conseil de gestion du 16 août 2018 avait, de façon conservatoire, décidé de fermer les régis de recettes et de (provisoirement) tout gérer au niveau central’’, précise le Dr Tandiang Diaw dans le document remis à la presse.
Depuis le début de cette semaine, poursuit le texte, la coordination constate le mutisme de la rectrice, qui semble renouer avec sa politique habituelle de ‘’pourrissement’’. D’ailleurs, les enseignants grévistes accusent le Pr. Ramatoulaye Diagne Mbengue d’être ‘’la seule responsable des perturbations actuelles à l’UT’’. GAUSTIN DIATTA (THIÈS)

Covid-19 et loyer au Sénégal : Plus de 678 nouveaux cas d’expulsion enregistrés en plus des 500 dossiers en voie d’expulsion.

https://www.dakaractu.com L’Association pour la défense des Locataires étale ses inquiétudes sur l’augmentation fulgurante du nombre de cas d’expulsion.
Dans une lettre ouverte signée par les différents présidents des associations membres de la fédération sénégalaise des Associations de consommateurs (FESAC), dont elle est membre, l’Association pour la défense des locataires du Sénégal s’indigne de l’augmentation fulgurante du nombre d’expulsion de locataires avec la pandémie à Covid-19.
Ainsi l’ADLS prévient : « Le grand nombre des mesures mises en œuvre au lendemain de la loi d’habilitation et les conséquences néfastes de la COVID-19 viennent encore de frapper les locataires les plus vulnérables. Le vendredi 18 septembre 2020 passé, près de 500 nouveaux dossiers en voie d’expulsion ont été enregistrés au tribunal hors classe de Dakar.
Et ce vendredi 23 octobre, hormis la centaine d’anciens cas, 678 nouveaux cas en expulsion sont encore enregistrés », renseigne la lettre ouverte adressée au  chef de l’État Macky Sall.
La dite Association invite le président de la République à se saisir du dossier car, « bon nombre de chefs de famille risquent de passer le « Gamou » dans des conditions difficiles. Si nous avions salué la courageuse mesure de suspension des expulsions durant la loi d’habilitation, nous déplorons tout de même cette vague d’expulsion à laquelle assistons en toute impuissance », fustigent les membres de l’ADLS, qui dénoncent également le manque de loi d’accompagnement de la loi qui avait permis de ne pas expulser des locataires pendant la période…

Couverture maladie universelle : la Section Sames de l’Agence dénonce les mesures dilatoires du Dg

https://actusen.sn Va-t-on vers des remous à la Direction de l’Agence nationale de la Couverture maladie universelle (Anacmu) ? Tout porte à le croire, si l’on se fie au communiqué de la section Sames de ladite agence. Face aux dysfonctionnements notés depuis des années dans la structure, les syndicalistes menacent de dérouler un plan d’actions pour exiger le respect de leurs revendications.
« Bien que consciente du pouvoir discrétionnaire du directeur général à affecter tout agent partout où le besoin sera, la Section ne saurait cautionner ces déplacements aléatoires, rapprochés, abjects et lourds de conséquences professionnelles, économiques et sociales. Par ailleurs, cette décision compromet gravement l’atteinte des objectifs de la Direction du Contrôle médical (Dcm) qui joue un grand rôle dans la soutenabilité des dépenses de soins et l’amélioration de l’accès des populations à des soins de qualité dans le cadre du programme de la Cmu », fustige le syndicat.
Pour la section Sames de l’Anacmu, ces affections n’ont pour but que de disperser les membres de la Section, afin de casser la dynamique syndicale. Car ces médecins, cadres supérieurs, affectés depuis un an à la Dcm, sont utilisés dans toutes les productions intellectuelles de l’Agence mais sans statut ni poste clairement défini.
Face à la situation dégradante qui a persisté pendant 2 années malgré plusieurs promesses de régularisation, le syndicat exige l’alignement dans les meilleurs délais, de tous les médecins au minimum au rang de chef de service avec le traitement y afférent un traitement, le paiement intégral du rappel de cette indemnité et un traitement diligente de la question des formations. Sans quoi, il mettra à exécution un plan d’action pour le respect de leurs droits.Saly Sagne

Vendredi 23 octobre : 17 nouveaux cas testés positifs au coronavirus, 56 nouveaux guéris, aucun nouveau décès et 4 cas graves en réanimation

Sur 1379 tests réalisés, 17 sont revenus positifs au coronavirus soit un taux de positivité de 1,23 %. Il s’agit de 7 cas contacts suivis, 4 cas importés (AIBD) et 6 cas issus de la transmission communautaire répartis comme suit : Dakar Plateau (2), Liberté 6 (1), Parcelles Assainies (1), Thiès (1) et Yeumbeul (1).
56 patients ont été testés négatifs et déclarés guéris.
4 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation.
Aucun nouveau décès lié à la Covid-19, n’a été enregistré.
A ce jour, le Sénégal compte 15525 cas positifs dont 14082 guéris, 321 décès et 1121 encore sous traitement.

 Litige foncier à Nguéniène : l’affrontement évité de justesse entre éleveurs et promoteur

https://www.pressafrik.com Il s’en est fallu de peu pour qu’éleveurs et paysans du village de Nguéniéne opposés à l’installation du projet agricole d’exploitation de melon n’en viennent aux mains avec les chauffeurs de tracteurs qui avaient commencé à labourer les 100ha de pâturage que la mairie a attribués à l’entreprise espagnole Produmel. Finalement, les travaux ont été arrêtés et les éleveurs qui ont repris provisoirement leur surface demandent l’intervention prompte du Président Macky Sall.
Le pire allait se produire hier dans la zone de pâturage du village de Balabougou si les chauffeurs de tracteurs qui sont chargés de labourer la zone n’avaient pas fait marche arrière. En effet, vers 9h alors que les paysans étaient dans les champs pour la moisson du mil et que les éleveurs étaient dans la brousse pour paitre les animaux, les bruits des machines ont attiré l’attention de la population du village de Balabougou situé dans la zone nord de la commune de Nguéniéne. C’est ainsi que certains habitants ayant constaté que les machines avaient commencé à labourer, se sont vite mobilisés. Tous informés, les villageois ont de suite tous rallié vers le site.
En un laps de temps, éleveurs et paysans avaient envahi la zone. Ils venaient des villages de Ndofane, Ndianda et Nguedj avec la même détermination, s’opposer au démarrage des travaux. Face à la détermination des villageois, les laboureurs étaient obligés de céder et faire marche arrière. Très remonté, Ndéné Diogoul, président des éleveurs du village de Nguéniéne et par ailleurs président du foirail de la commune de Nguéniéne, a tiré à boulets rouges sur la municipalité.
Pour lui, le fait que l’institution municipale ait œuvré à les exproprier de la seule zone de pâturage qu’il reste aux éleveurs de la zone nord, signifie simplement que leurs élus ne se soucient aucunement du développement de la localité. « Nous demandons au maire comment une telle décision peut-elle être prise dans une zone qui ne vit que de l’agriculture et de l’élevage. Au prix de notre vie, nous n’allons pas laisser cet espace au promoteur espagnol car elle nous a toujours servi de zone de pâturage. Et j’en appelle à la responsabilité de l’Etat, nous sommes des citoyens sénégalais qui vivons de notre activité économique. Donc vouloir nous prendre cet espace, c’est nous appauvrir » fulmine le président des éleveurs du village de Balabougou.
Habitant du village de Ndofane, Mbade Sarr a lui aussi exprimé son indignation. « J’ai été vraiment surpris d’entendre que les travaux ont repris alors que nous avions cru que ce problème était réglé par l’Etat. C’est pourquoi j’ai pris ma charrette pour venir m’opposer aux travaux. Le 1/3 de mon troupeau a passé l’hivernage ici, le reste est parti au Djolof pour éviter les divagations. Maintenant la seule zone tampon qui nous reste et où nous gardons le bétail en période d’hivernage, on veut nous l’arracher. Si l’Etat veut nous prendre la zone de pâturage qu’il nous indique une autre zone plus large que celle qu’il nous a prise. Nous ne demandons rien d’autre sinon l’élevage n’existera plus dans la zone. Avant que l’on en arrive là, nous résisterons par tous les moyens qui sont à notre disposition. C’est pourquoi nous demandons au Président Macky Sall d’intervenir avant que la situation ne dégénère » a laissé entendre Mbade Sarr.

Le maire de la commune Magueye Ndao indexé

Pour défendre le périmètre pastoral, les éleveurs ont entamé un combat sur deux fronts : la résistance sur le terrain pour interdire tous les travaux et la résistance juridique. Pour eux, ils ont déjà cédé deux espaces dans le même village : le champ de Soussane pour une superficie de 150h et celui de Winditiohal pour 80ha. Mais au lieu de se limiter à ces terres, la mairie a franchi le Rubicon en allant vers le nord du village pour y octroyer à la même société 100 ha qui restaient comme zone de pâturage et qui polarisent l’ensemble des villages de la zone nord de la commune, s’indigne Mbagnick Diouf de Ndianda. Pour sa part, le maire de la commune Maguèye Ndao est resté injoignable.
Les éleveurs de la commune de Nguéniéne ont entamé un combat contre le conseil municipal depuis bientôt trois ans sur l’affectation des terres qui constituent la seule zone de pâturage de la zone sud où plus de 20 milles ovins et caprins y sont gardés. Maintenant à cause d’un manque de zone de pâturage, et d’un tapis herbacé, la quasi-totalité des éleveurs parcourent des centaines de kilomètres pour se rendre à Dahra Djolof (nord du Sénégal). Au même moment, le peu de bêtes qui sont laissées dans le village ne dispose d’aucune zone de pâturage en dehors de celle qui a été affectée au promoteur. Le Témoin

Victime de spoliation,malgré son titre foncier : la DSCOS et Farba Ngom mis au banc des accusés par la famille Alassane Ndoye

https://www.leral.net La famille de feu Alassane Ndoye crie à la spoliation après qu’une parcelle a été amputée de son assiette foncière. Pourtant détenteurs d’un titre foncier, les héritiers Ndoye sont confrontés à la DSCOS et accusent Farba Ngom d’avoir mis la main sur leur terre.
«Comment comprendre, dans un pays de droit, qu’un citoyen fut-il député ou proche du président de la république, puisse se permettre de déposséder d’autres citoyens de leurs biens».
Telle est la question que se posent les héritiers de feu Alassane Ndoye. Cela, après qu’ils sont obtenus, depuis 2008, l’autorisation administrative de lotir leurs terres, faisant partie de l’assiette des TF 10940/ DG et 4393/DG.
Mais après réunion de la CCOD en sa séance du 31 juillet 2008 et lotissement du site, ils se sont rendu compte qu’ils ont été délestés de plus de la moitié des parcelles auxquelles ils avaient droit.
Ainsi, dans un document publié, hier, la famille feu Alassane Ndoye a dénoncé «l’injustice», dont elles est victime. Et elle compte tout faire pour faire valoir ses droits.
Surtout qu’un recours auprès des services des domaines, leur avait alors permis, après enquête sur la disponibilité des terrains illégalement privés à la famille, d’en récupérer neuf supplémentaires.
«Le 5 juin 2020, la Direction de la surveillance et du contrôle de l’occupation du sol dite DSCOS a informé le représentant des héritiers, nommé Médoune Diop, d’une plainte d’un tiers qui serait bénéficiaire du lot n° 3. Sur lequel pourtant, ils disposent régulièrement d’un bail signé par toutes les parties.
Ayant donc présenté ce titre de propriété, la DSCOS fera part, à la plus grande surprise des héritiers, de la proposition du service des domaines, de substituer leur bail, par un autre, dans un autre site, ce qui a été naturellement rejeté», indiquent les héritiers.
En effet, d’après la famille feu Alassane Ndoye «quelques jours plus tard, contre toute attente, les riverains ont informé la famille que la DSCOS avait démoli le mur de clôture érigé depuis 2015 sur cette parcelle. La surprise de la famille ne s’arrêtera pas là. Car, le 19 juin 2020, des maçons ont été dépêchés sur les lieux pour des travaux de construction. Mais face à l’opposition des membres de la famille, ils sont partis pour revenir le soir, sous bonne escorte de la DSCOS pour élever un mur sur nos propres fondations».
Et d’ajouter : «Devant tant d’abus manifestes et de zèle injustifiable des gendarmes de la DSCOS, les héritiers se sont renseignés sur l’identité de la personne qui était derrière tout ça. Avant de savoir qu’il s’agissait du député Mouhamadou dit Farba Ngom. Celui-ci, qui estime détenir un titre de propriété sur notre parcelle est revenu à la charge pour proposer à la famille une autre parcelle ailleurs. Ce qui a été encore catégoriquement rejeté», souligne la famille Ndoye qui accuse Farba Ngom et le DSCOS
«Par la suite, Farba Ngom a continué à démontrer à la famille sa toute puissance et son impunité. Car, il a continué ses constructions malgré les différentes procédures judiciaires initiées devant les autorités administratives et judiciaires. Il s’est même payé le luxe de réquisitionner la DSCOS, qui mobilise tous les jours un camion rempli de gendarmes chargés de surveiller les travaux et de sécuriser ses maçons. Et pour couronner le tout, le 25 septembre 2020, quatre membres de la famille venus s’opposer à cette forfaiture ont été arrêtés, gardés à vue pendant trois jours avant d’être déférés au parquet sous le prétexte d’outrage à agents», dénoncent les héritiers.
«Aussi extraordinaires que puissent paraître les faits sus relatés, ils se sont déroulés ainsi dans un pays comme le Sénégal qui se targue d’être un exemple de démocratie et d’Etat de droit. On le voit bien, cette affaire soulève beaucoup de questions auxquelles nos autorités doivent répondre», interpelle la famille feu Alassane Ndoye qui s’interroge : «Comment comprendre, dans un pays de droit, qu’un citoyen, fut-il député ou proche du président de la République, puisse se permettre de déposséder d’autres citoyens de leurs biens. Cela, de manière aussi abusive et flagrante sans qu’aucun droit de la partie adverse, ne serait-ce que le droit d’obtenir la suspension des travaux».
«Comment Farba Ngom a-t-il pu obtenir un acte de propriété sur notre assiette foncière sans qu’aucun héritier ne le lui ai cédé ? Comment comprendre qu’une unité de gendarmerie nationale, en l’occurrence la DSCOS, puisse être mise à la disposition exclusive d’une personne et violente allègrement les droits d’autres personnes, pour les intimider ou les empêcher de jouir de leurs biens ? Quel est enfin le recours dont disposent des citoyens respectueux de la légalité si leur spoliateur est soutenu manifestement par les autorités administratives et judiciaires ?», s’interroge encore la famille Ndoye.
En tout cas, les héritiers de feu Alassane Ndoye se disent «plus que jamais déterminés à faire respecter (leur) droit fondamental de propriété consacré par un acte administrative. Et (d’user) de tous les moyens pour faire respecter (leurs) droits si gravement et délibérément violés.
Pour le moment, (ils) continuent de garder confiance en la justice, sans pour autant lui accorder un chèque à blanc».Vox

GESTION NEBULEUSE DU FONCIER ET DELIVRANCE DES PERMIS DE CONSTRUIRE PAR LES MAIRES  : Macky solde les comptes

http://www.sudonline.sn Venu présider la première édition de la Journée nationale de la Décentralisation organisée à Diamniadio, hier, jeudi 22 octobre, le président de la République a exprimé toute son amertume contre la gestion scandaleuse du foncier, source de conflit, tout comme la délivrance de permis de construire par les élus locaux. Tout en estimant à environ 50 dossiers brûlants sur le foncier reçus au quotidien, Mack Sall dira qu’il est temps de stopper les abus sur le domaine national, tout en relevant la nécessité de prendre des mesures très fermes
Pas moins de 20 à 50 dossiers brûlants sur le foncier sont déposés quotidiennement sur la table du chef de l’Etat. La révélation est du président de la République lui-même qui semble dire que le foncier est devenu une épine dans le pied du pouvoir. En effet, venu présider la première édition de la Journée nationale de la décentralisation hier, jeudi 22 octobre, au Centre international de conférence Abdou Diouf de Diamniadio, Macky Sall a étalé tout son agacement concernant la récurrence des conflits touchant le domaine foncier, et impliquant des maires. Aux élus locaux venus très nombreux prendre part à cette rencontre sur la décentralisation, le chef de l’Etat a fait comprendre que le domaine national qui leur a été confié n’est pas destiné à être distribué au premier venu, désapprouvant ainsi les nombreuses délibérations d’affectation de terres à des multinationaux. Pour lui, il est question de savoir concilier la tradition et la modernité, tout comme les besoins locaux et avec ceux nationaux.
Revenant sur la délivrance des permis de construire, le président a fait savoir que c’est aussi un défi à relever, dans la mesure où les permis de construire dans les zones non aedificandi causent énormément de problèmes à l’Etat. Cela, dans la mesure où dès qu’il y a inondation, la faute est rejetée sur le pouvoir, accusé le plus souvent de n’avoir pas procédé à l’assainissement adéquat.
Concernant ce point, il a reconnu que cela n’est pas seulement de la responsabilité des maires, mais aussi celle des services administratifs locaux. Sur le même registre, il a invité les élus locaux à éviter de faire des délibérations sur des lieux où sont projetés de grands projets de l’Etat, soulignant au passage les fortes sommes décaissées par l’Etat pour le dédommagement des impactés du TER. Sur ce point d’ailleurs, il a informé avoir refusé de dédommager tous ceux qui ont cherché des titres fonciers sur ledit tracé, ultérieurement au projet du TER. Il a, par conséquent, fait savoir qu’il n’est pas question que l’Etat laisse faire et qu’il était temps de freiner les abus sur le domaine national.
Mieux, il exprimera toute sa détermination à mettre fin à «cette spéculation foncière». Il a invité, dans le cadre de la lutte contre les inondations, l’administration territoriale, en relation avec les élus, à prendre des mesures très fermes pour que les voies d’eau soient libérées

MACKY SALL AUX MAIRES REBELLES CONTRE L’ETAT  : «Maintenir l’autorité de l’Etat, l’intégrité territoriale et la cohésion nationale n’est pas négociable»


Que les maires rebelles contre le pouvoir en place se le tiennent pour dit ! Le régime de Macky Sall ne transigera pas sur certaines de ses prérogatives, en dépit de la territorialisation intégrale acquise avec l’Acte III de la décentralisation. La mise au point a été faite aux élus hier, jeudi, lors de la cérémonie de la Journée nationale de la Décentralisation.
En effet, le chef de l’Etat, qui a estimé que la décentralisation n’a de sens et de portée réelle que si elle apporte une valeur ajoutée à l’exécution diligente et efficace des politiques publiques, a rappelé aux élus qu’ils sont des démembrements de l’Etat. «La décentralisation doit véritablement corriger les limites de l’Etat jacobin décentralisateur et veiller en même temps au maintien de l’autorité étatique, de l’intégrité territoriale et de la cohésion nationale. Il est important à ce niveau de rappeler que les collectivités territoriales sont des démembrements de l’Etat. Ce n’est pas parce qu’un maire a une couleur rouge, verte ou orange que la collectivité a la même couleur», a-t-il précisé. Par conséquent, le président Sall a fait comprendre qu’il est intraitable concernant l’autorité de l’Etat Jacobin, même s’il admet qu’il a été donné aux collectivités territoriales davantage de compétences. «Il faut que ce soit clair dans les têtes des élus. Vous êtes des démembrements de l’Etat dans vos collectivités respectives.
Décentraliser, oui ; donner davantage de compétences et de ressources financiers, je suis tout à fait d’accord. Mais, maintenir l’autorité de l’Etat n’est pas négociable. Maintenir l’intégrité territoriale et la cohésion nationale n’est pas négociable», recadre-il. Le chef de l’Etat a fait remarquer que l’adversité politique ne doit pas transgresser le rôle fondamental des collectivités territoriales qui sont en réalité des démembrements de l’Etat

EQUATION DU FONCIER ET DES PERMIS DE CONSTRUIRE : Aliou Sall rejette la faute sur les services techniques de l’Etat

http://www.sudonline.sn Il n’est pas question de jeter l’opprobre sur les maires concernant les nombreux problèmes notés dans la gestion du foncier, mais aussi dans la délivrance des permis de construire. Le président de l’Association des maires du Sénégal (Ams), Aliou Sall, qui a pointé d’un doigt accusateur sur les services techniques de l’Etat, a invité l’Etat à ne pas retirer aux maires leurs compétences, à chaque fois qu’il y a crise.
Réponse du berger à la bergère  ! Les maires ne veulent pas être vilipendés concernant la récurrence des conflits dans le foncier, mais aussi dans la délivrance des permis de construire dans des zones non aedificandi. Ou du moins, leur président, en l’occurrence Aliou Sall, président de l’Association des maires du Sénégal (Ams) refuse que l’opprobre soit jeté sur les élus. Intervenant à la suite de la déclaration du chef de l’Etat, Macky Sall, accusant les maires de distribuer les terres aux premiers venus, Aliou Sall a rejeté tout bonnement la faute sur les agents techniques de l’Etat.
En effet, le frangin du président Sall, non moins maire de Guédiawaye a estimé que «pour le cas des permis de construire, nous savons tous, en tant qu’acteurs, qu’il est vrai qu’il constitue une compétence pour les maires, mais en réalité les dossiers sont conçus par les services techniques de l’Etat. Il peut y avoir des retards, nous avons noté nous-même que certains maires font preuve de mauvaise volonté».
Pour autant, il pense que ce n’est pas une raison suffisante pour retirer aux maires leurs acquis. Car, selon lui, il y a une vraie tendance à la re-concentration des compétences au niveau central, chaque fois qu’il y a une crise ou une inefficacité. Par conséquent, il pense que ce n’est pas parce qu’il y a de la mauvaise volonté qu’il faut retirer les compétences acquises, faisant ainsi allusion au nouveau décret pris par le chef de l’Etat pour confier la délivrance des permis de construire aux préfets et sous-préfets, tout comme les délibérations sur certains hectares qui doivent passer par les autorités administratives locales.
Le maire de Guédiawaye n’a pas manqué, par ailleurs, d’espérer que Force Covid-19 laissera la place à Force Commune, pour rester dans une logique de territorialisation intégrée. Mieux, il a estimé que le Programme de relance économique ne va pas laisser en rade les communes, que les doléances anciennes, à savoir le relèvement de l’indexation des transferts de l’Etat à 10%, comme c’est le cas dans certains pays de la sous-région, trouveront une réponse appropriée. Il en est de même pour le retour du Budget consolidé d’investissement et son élargissement au-delà du secteur de l’éducation pour d’autres, comme la santé et le sport. Jean MICHEL DIATTA

Journée nationale de la décentralisation  : l’Aned dénonce sa mise à l’écart

https://actusen.sn L’association Nationale des élus départementaux est très remontée contre leur ministre de tutelle Omar Gueye et pour cause. Elle dit être totalement laissée en rade dans l’organisation de la journée nationale de la décentralisation qui se tient aujourd’hui. Selon le chargé des questions administratives de l’association, l’implication de cette dernière à journée dédiée à la décentralisation est évidente. Mais, dit-il, l’Aned n’a pas reçu d’explications encore moins de notification.
« Nous dénonçons le fait que le ministre Omar Gueye ignore délibérément l’association nationale des élus départementaux en cette journée nationale de la décentralisation qui se tient aujourd’hui à Diamniadio. L’Aned est une association nationale légalement constitué avec son récépissé. Il faut noter que le Chef de l’Etat a même reçu notre association. Nous pensons que cette journée nationale dédiée à la décentralisation doit être inclusive et doit rassembler tous les acteurs de la décentralisation. Ceci est une forfaiture du ministre Omar Gueye qui n’honore pas le président Macky Sall. On dirait que notre ministre ne travaille pas pour le président, car il ne cesse de créer des frustrations sur son chemin », se plaint-il sur la Rfm. Adja Khoudia Thiam

Mamadou Dieng, leader arc-en-ciel, membre du Frn : «L’opposition s’est fait piéger par le Dialogue politique»

https://www.jotaay.net L’opposition s’est fait piéger par le Dialogue national, d’où aucune mesure ou bilan opérationnel séreux n’est sorti et d’où l’opposition est sortie avec un goût d’inachevé et divisée. C’est la conviction de Mamadou Dieng, leader d’«Arc-en-ciel», devenu «Ëlëg Sibiir, demain l’espoir» au moment de passer en parti politique, le ministère de l’intérieur ayant refusé qu’un parti politique porte le nom d’ «arc-en-ciel». Invitant l’opposition à se ressaisir et à serrer les rangs, l’ancien libéral dénonce ceux qui sont en mission au sein de l’opposition et ceux qui nettoient déjà leur costume en vue du gouvernement élargi que fait miroiter Macky Sall. L’opposant évoque aussi les entraves à la tenue à date prévue des prochaines locales, le Covid-19 et ses conséquences désastreuses sur l’économie, ses relations avec le Président Sall et le «Cercle des amis de Macky Sall»…

Les Echos  : Vous êtes leader de «Arc-en-ciel» et membre de l’opposition. Une opposition de plus en plus divisée et dont la majorité est en léthargie. Partagez-vous cette appréciation ?

Mamadou Dieng  : C’est vrai que l’opposition s’est fait piéger d’abord par le Dialogue politique qui a pris presque un an et ensuite par le Dialogue national dans la mesure où aucun bilan opérationnel sérieux n’est vraiment  sorti de la grand-messe. La montagne a accouché d’une souris ! J’ajouterai  même que c’est dans le désordre et avec  un goût d’inachevé que nous avons terminé les travaux. Mais le plus grave, c’est que nous en sommes sortis divisés, parce que Rewmi et Pastef, 2e et 3e lors des dernières élections présidentielles, n’ont pas participé au Dialogue national présidé par Famara Ibrahima Sagna. Le Pds, principale opposition parlementaire, quant à lui, n’a participé ni au Dialogue politique, ni au Dialogue national. Il s’ajoute que le Président a fait miroiter un gouvernement élargi  à l’opposition et on voit bien que les gars ont commencé à nettoyer les costumes et  à ajuster les discours. Je prédis que les rapports de forces vont se détériorer en notre défaveur si on ne se ressaisit pas rapidement et que les gens arrêtent de se tirer dessus. Il ne faut pas se tromper de cible à moins d’être en mission comme certains dans nos rangs !

Ah bon, il y a des gens en mission parmi vous ? Et au profit de qui ?

Bien sûr qu’il y a des gens en mission parmi nous, sinon comment  expliquez-vous les attaques en règle contre Sonko ou Barthélemy Dias, alors qu’ils sont supposés être des compagnons de lutte ? Le pouvoir a toujours eu «ses» opposants. Une fois, à une réunion du Front de résistance national, c’est Mouhamed Massaly lui-même qui a attrapé quelqu’un en flagrant délit qui enregistrait nos débats.

La pandémie du Covid-19 aurait aussi perturbé les plans de l’opposition. Si oui, comment ?

C’est vrai que le Covid-19 a été une catastrophe  imprévisible, qui a d’abord appauvri les Sénégalais avant de désarticuler toute la stratégie de l’opposition. Elle a  aussi pesé aussi bien sur la majorité que sur l’opposition. Après ce qui s’est passé durant les élections et notre livre blanc, nous étions conquérants face à une majorité «dans les cordes» et qui ne savait que faire d’une victoire «volée». La société civile aussi à travers  «Nio lank» et « Aar linu bokk» avait fait un excellent travail de terrain. Malheureusement, la pandémie est arrivée et  les  principaux leaders de l’opposition n’ont pas bien réagi. Ils sont tous partis à la rencontre du Président Macky Sall,  un peu à la queue-leu-leu, sans aucune concertation préalable entre eux ou  propositions opérationnelles crédibles. Ils faisaient même pitié à la sortie devant la télé, avec le même laïus de sortie d’audience, alors que la majorité s’était plutôt bien préparée pour mettre le pays sous coupe réglée avec l’Etat d’urgence et enrichir ses hommes d’affaires dans le transport et les fournitures de denrées alimentaires.  Je pense d’ailleurs qu’un jour, nous ferons peut-être le bilan de tout ça.

Il est beaucoup question des élections locales. Pensez-vous qu’elles se tiendront au moins avant la fin de  l’année prochaine ?

Là encore, l’opposition a réussi à tout laisser entre les mains du Président Macky Sall. Cela dépendra de son bon vouloir, parce que nous avons perdu trop de temps dans des détails, pour tenter d’accélérer la cadence par la suite. C’est d’ailleurs parce que le  Général Mamadou Niang, qui a présidé la Commission politique, a été un bon président que nous avons obtenu le peu sur quoi on a été d’accord. Mais entre l’audit du fichier électoral, sur place et sur pièce, comme nous l’avons exigé,  les délais de révision des listes et les délais de préparation des élections, ce sera une véritable gageure que de vouloir  tenir les élections en mars 2021. Moi je table sur au moins novembre à décembre 2021. Je salue cependant le principe de l’élection des maires au suffrage universel direct comme un consensus fort du Dialogue politique, parce que ça met au moins un terme aux manœuvres sordides des politiciens. Regardez ce qui s’est passé à Thiès, j’espère bien qu’Idrissa Seck ne reviendra pas nous demander la mairie de la ville après avoir vendangé nos suffrages.

Vous serez candidat à Thiès pendant les locales,?

Non moi je suis natif de Dakar, c’est donc ici  que je chercherai un mandat électif si je dois le décider, mais Thiès,  tout le monde sait ce que je représente là-bas. Il s’ajoute que c’est une ville de combattants qui a fait ses preuves dans l’histoire, une ville carrefour magnifique que je porte dans mon cœur. Je suis triste quand je vois la situation actuelle de la ville, parce que les cadres ont démissionné. Le chômage, l’oisiveté,  la pauvreté, les chemins de fer avec son atelier des machines, un vrai début d’industrialisation du Sénégal qui a disparu. L’industrie textile a été simplement sabotée, l’exploitation du phosphate n’a pas profité  aux populations etc., ….ça fait mal ça !

Votre formation politique «Arc-en-ciel» a changé de nom. Pourquoi ?

«Arc en ciel» a subi une injustice, parce que lorsque nous avons voulu nous transformer en parti politique, l’autorité nous a signifié qu’il fallait abandonner l’appellation de «Arc en ciel» parce que c’était réservé à la communauté homosexuelle et lesbienne, plus commue sous le vocable de Lgbt. Mais le problème, c’est que «Arc en ciel» a déjà obtenu son récépissé mais sous forme d’association. Si des coalitions politiques en Afrique continuent de porter le nom «Arc en ciel» pour symboliser la diversité ethnique et d’opinion et qu’on parle même de la nation «arc en ciel (Afrique du Sud)», je crois que l’interdiction est un abus d’autorité. Mais on s’est plié. Notre nouvelle formation politique  s’appelle désormais «Ëlëg Sibiir, demain l’espoir», un beau nom je pense !

Vous étiez proche du Président Macky Sall. Qu’est ce qui reste de vos liens d’antan ?

Je vais vous surprendre en vous disant que je le considère toujours comme un ami, même si on ne se voit pas du tout. La seule et dernière fois qu’on s’est vu, c’était lors de l’installation du Dialogue politique. J’ai remarqué d’ailleurs qu’il était heureux de me voir et vraiment cela m’a beaucoup honoré. Macky Sall a encore des gens bien autour de lui qui lui cherchent tout le temps des alliés et ils ont bien raison, parce que ce sont des hommes et des femmes, des êtres dotés de raison, qui font  la politique.

Est-ce à dire que des gens vous ont contacté pour que vous souteniez le Président Sall ?

Je vais vous révéler que c’est le ministre Abdoulaye Daouda Diallo, que j’avais rencontré lors des opérations de liquidation du Sénat, qui a été le premier à me proposer spontanément de  regrouper  les «amis» du Président, surtout les anciens de la «Cis» comme noyau central, pour voir ce qu’on pouvait construire ensemble. Je m’en suis ouvert à certains proches pour avoir la meilleure approche, parce que pour moi, nous n’avions pas élu le Président et que lui-même avait ses compagnons des premières heures qu’il ne fallait pas gêner. Mais les gens ont précipitamment volé l’idée en passant par des chemins de traverse qui ont conduit à la polémique à laquelle nous assistons maintenant.

Vous parlez du Cercle des amis de Macky Sall ?

Oui, bien sûr. C’est moi-même qui ai trouvé l’idée de la dénomination.  J’avais parlé de  «cercle de l’amitié»,  en m’inspirant  du «cercle de la fraternité entre le Maroc et le Sénégal»  que présidait le regretté Tidiane Dali Ndiaye. Mais d’autres à qui j’avais parlé se sont emparés de l’initiative. Pour vous dire que ces gens manquent de sérieux. Quand on se réclame cadre, il y a des choses qu’on doit s’interdire. Moi je suis un  homme libre parce qu’il n’y a rien d’éternel dans la vie ! Vous voyez que leur polémique (par médias interposé entre l’ancien et l’actuel président du Cercle des amis de Macky Sall) tourne autour des postes attendus alors que c’est dans la réflexion stratégique, la définition  de solutions opérationnelles  que le Cercle pouvait être utile pour lui-même d’abord, pour le  Président et pour le pays ensuite.Propos recueillis par Mbaye THIANDOUM

Barthélémy Dias se défoule sur Serigne Mbaye Thiam : «Il ne peut pas être SG du P.S…S’il revient sur ses propos, il doit être exclu du parti»

https://www.dakaractu.com Le maire de la commune de Mermoz/Sacré-Cœur s’est donné du plaisir en indexant le ministre de l’eau et de l’assainissement, Serigne Mbaye Thiam.
L’ancien député socialiste n’a pas, en effet, été tendre avec celui qui lorgnerait le secrétariat général du parti socialiste.
Dias-fils de façon péremptoire indiquera  « qu’il n’existe pas dans les textes du Parti socialiste où on a écrit que la durée de l’intérim est de 6 mois, 8 mois ou 1 an ».
Pour le maire de Mermoz/Sacré-Cœur, « l’acte de Serigne Mbaye Thiam doit être considéré comme de l’indscipline de parti. Par conséquent, s’il revient là dessus, il doit être exclu », souligne encore le compagnon de Khalifa Sall au cours de l’Émission, Faram Facce sur la Tfm.

Considérant que Serigne Mbaye Thiam a nourri une ambition politique, il devrait simplement être mis à la touche, car poursuit Barth, « lui et ses collaborateurs ont été exclus du parti socialiste uniquement pour avoir nourri une ambition ».

Allant plus loin dans sa pensée, le maire et ancien député socialiste confirme que »Serigne Mbaye Thiam ne peut pas être le secrétaire général du parti socialiste car, n’ayant pas de base politique solide ».
En terminant ses propos, Dias-fils recadre les détracteurs qui s’acharnent sur le SG intérimaire  Aminata Mbengue Ndiaye, pour ainsi leur signifier que c’est simplement de « l’indiscipline de Parti ».
À rappeler que Serigne Mbaye Thiam avait exprimé dans une émission télé, sa probable candidature au prochain congrès du Parti Socialiste

Ni pro-Mademba Ni pro-Massamba : les précisions de Me Moustapha Mbaye, chargé des Affaires juridiques du Ps sur le tiraillement

https://www.lactuacho.com Sa sortie de la semaine dernière et celle de Serigne Mbaye Thiam ont poussé certains à le mettre dans le camp du ministre de l’Eau et de l’assainissement dans la bataille pour le contrôle du Parti socialiste (Ps). Mais le Secrétaire national aux Questions juridiques du parti précise qu’il n’est ni du camp de Serigne Mbaye Thiam ni celui de Aminata Mbengue Ndiaye. Ses précisions tirées du journal « Le Quotidien »…
«Je pense que ceux qui suivent bien les affaires du Ps savent que mes prises de position précèdent cette opposition dont je ne soupçonnais même pas l’existence d‘ailleurs jusqu’à ce qu’elle soit sur la place publique ces derniers jours. Ils savent aussi que depuis que je suis au Ps ma démarche n’a jamais été d’être pro-Mademba ou pro-Massam ba. Si je devais nécessairement être pro, ce serait pro-Mous tapha. Je suis socialiste et c’est bien assez comme ça pour me définir», a écrit hier Me Moustapha Mbaye dans un communiqué.
Cependant, l’avocat précise que Serigne Mbaye Thiam «a exprimé son ambition de diriger le Ps» et il «en a le droit comme n’importe quel autre militant» du parti. Me Mbaye appelle les Socialistes à se retrouver pour «analyser ensemble les perspectives d’avenir afin d’arrêter la conduite à tenir, en particulier en direction de 2024 et non pas une querelle de personnes que rien à mon avis ne justifie».
Le président du Conseil départemental de Saint-Louis de conclure : «Je voudrais saisir cette occasion pour renouveler mon appel aux débats internes féconds et à éviter les caractérisations et invectives entre camarades. Nous avons besoin de chacun d’entre nous.»

Coumba Ndofféne Diouf sur les remous au Ps – « Devoir de réserve, obligation de solidarité »

iGFM – (Dakar) Camarade socialistes pour que la graine ne meurt, pour que l’avenir soit préparé dès maintenant ; j’en appelle à la retenue et au sens élevé de la responsabilité tout comme des devoirs. De tout temps, le Parti socialiste a toujours prôné le respect du débat démocratique au sein de ces instances, débat dans lequel est développé librement et sereinement tous les sujets et thèmes  concernant la vie de la nation de manière générale.
Aujourd’hui, l’activité politique exige une orientation claire. Seul celui qui peut clairement énoncer les objectifs de ses actions pourra éventuellement les atteindre, et motiver et entrainer d’autres personnes. C’est en ce sens que nous voulions évoquer la question de la vie démocratique et la liberté d’expression dans le parti. En effet, il est bien évident que la démocratie et la liberté d’opinion au sein du parti ne représentent en aucun cas une construction figée, aux limites désormais fixées à tout jamais : elle doit au contraire rediscutée en permanence, à travers des actions continues tout en étant conformes au règlement intérieur du parti et au respect de ses valeurs fondamentales.
Cependant, ce que nous voyons présentement dans le paysage médiatique, n’est pas un débat d’idées qui relate et incarne les principes fondamentaux du parti chère au regretté Ousmane Tanor DIENG. Nous constatons des voix discordantes, qui parfois, confondent communication et prise de parole. De notre camarade Alpha Bayla GAYE responsable national des cadres de BBY Co-coordonnateur de vision socialiste à notre camarade Secrétaire général Aminata Mbengue NDIAYE et secrétaire permanant qui étaient obligés de faire des précisions dans la presse, tous les camarades ont violé le principe du respect de débat à l’intérieur des instances de base. Qu’ils s’agissent de messieurs Pierre SANE, de Gorgui CISS maintenant coutumier des faits, de Aliou NDOYE qui se positionne, comme l’a fait Serigne Mbaye THIAM, de toute évidence, ils confondent l’obligation, le devoir de préserver le Parti dans son unité et sa cohésion de parfaire son image à l’obligation de prendre la parole publiquement pour assumer ses responsabilités gouvernementales institutionnelles et électives.
En réalité, chacun est dans une situation de dédoublement fonctionnel mais si nous sommes conscients que la discipline est la force des organisations, quand il faut prendre la parole et sachant qu’on vous posera des questions sur votre appartenance politique, le minimum de politesse de bienséance et de patriotisme de parti est d’en échanger avec les camarades.
Je saurais affirmer que si Ousmane Tanor DIENG était parmi nous, tout ceci ne saurait être l’objet de débats. Car, nul de ces camarade-là ne prendra la parole publique sans au préalable prendre conseil et balise auprès de lui.  Maintenant que chacun semble avoir sa propre ligne de conduite selon laquelle je communique donc je suis, ce qui par conséquent instaure la cacophonie et le désordre total au sein du parti.
Parce que chaque fois que vous parlez, n’engageant que votre propre personne et pouvant remettre en cause les schémas du Parti ou des idées agencées par d’autres camarades, et bien vous produisez comme effet des réactions. De réaction à réactions, on ne débat plus, on fait comme si on était dans des ébats alors qu’il y’a pas de lit ou en tout cas s’il y’a un lit, c’est le plein air, je veux dire le vide.
Aucun camarade n’a le droit de saboter la flotte donc en tant que jeune, il est de mon devoir de sauver cette graine pour qu’elle ne meure pas. De ce fait,  j’en appelle à la retenue et au sens des responsabilités. Des socialistes qui n’ont pas perdu leur âme doivent éviter de se crêper les chignons de s’offrir en spectacle au risque de ternir l’image du parti. Ils doivent se rappeler les propos du Président Mittérand « des socialistes qui n’ont pas perdu leur âme doivent avoir comme cordon ombilical la so-li-da-ri-té ».
Alors camarades socialistes, jeunes, vieux, sages, femmes ou étudiants rappelons-nous que notre patriotisme de parti nous impose l’obligation de circonspection. Même si nous devons débattre, cela doit se faire sous la base d’option idéologique tactique, stratégique, d’offres programmatiques pour enrichir notre contribution à l’amélioration des conditions de vie du Sénégal, des sénégalais comme des africains de l’ouest. Je vous y invite tous en toute humilité et relisant Senghor, « souvenons-nous d’où est ce que nous venons, là où on en est et ce qui nous appelle à l’avenir, ainsi les lamantins allant boire toujours à la source, nos pieds reprendrons vigueur en frappant le sol dur des réalités. » fin de citation Léopold Sédar Senghor dont nous devons être fier du legs qu’il nous a laissé et de son parcours.
Souvenons-nousaussiqu’AbdouDIOUF, bienquedétachédescontingencespartisaneset de la politiquepoliticienne au quotidien, nousregardeaveclevœu de nousvoirsoudés, unis en tantquerochemèrefaisant un effort d’amélioration de notreoffrepolitique pour quelesdifférentesconsidérations issues de la roche-mèreaientenvie de se hâter, d’hâterle pas versdesretrouvailles.
Retrouvaille, parlons-en, c’est possible, çapeutmêmeallerau-delà de cefutle PS. On peutallerjusqu’àinventeruneformule qui motiveratoute la gauche plurielleycomprislesécologistes.
Telle est en toute humilité ma vision des choses et cela à la faveur des pérégrinations livresques. Oui, il n’y a pas un seul jour où je ne voyage pas, il y’a pas un seul jour où je ne sors pas des frontières du Sénégal comme je sors des frontières du parti socialiste sénégalais parce que simplement je sais les réseaux sociaux peuvent être dangereux mais ils peuvent être comme disait Senghor : des sources d’apport fécondant, d’apport enrichissant. Restons unis, encrés dans notre parti, ouvrons nous parce que même notre choix de cheminement dans BBY nous y engage, nous y prépare.Je vous remercie de votre bien aimable attention.  Coumba Ndofféne DIOUF Secrétaire Général de l’union départementale des jeunesses socialistes de Kaffrine

FEMMES POLITIQUES DANS LES MÉDIA  : LA RÉFLEXION EST LANCÉE POUR CORRIGER UNE FAIBLESSE

http://www.emedia.sn Un atelier de réflexion, portant sur le thème  :  » Les femmes politiques dans l’espace médiatique », s’est ouvert ce jeudi, 22 octobre, à Dakar, réunissant professionnels de la presse, acteurs politiques, société civile, et chercheurs. L’objectif est d’instaurer un dialogue avec l’ensemble des acteurs pour une amélioration du leadership féminin en politique.
Le constat est là, selon Abdoulaye Baïlo Ndiaye, le directeur de l’IFAN  : « la sous-représentation des femmes dans différents secteurs de la vie nationale, la politique notamment, est un fait constaté. Un autre fait également indiscutable, c’est la compétence avérée des femmes en tant que leaders et femmes de changements positifs. Les obstacles qui limitent la participation à la vie politique sont pour certains liés aux lois, les institutions des États. Et pour d’autres, les pratiques et comportements développés dans des environnements dépassés. Sur les obstacles structurels, le Sénégal fait partie des pays qui ont ratifié les conventions internationales et régionales de promotion du genre notamment celle portant sur l’élimination de toutes les formes de violence à l’égard des femmes. Cet engagement a donné lieu à diverses réformes politiques, institutionnelles, stratégiques et législatives, qui visent la promotion de l’égalité. Sur nos pratiques et comportements, il faut le reconnaître, il y a encore du chemin à faire. Pour ce qui est de la presse nationale, si de par le contenu, qui contribue à la promotion de la femme en générale, à sa participation à la vie politique en particulier, en revanche l’accès direct des femmes en tant que leaders et expertes au média, est significativement déséquilibré en faveur des hommes. »
A sa suite, Fatou Sow Sarr, la présidente du Caucus les femmes leaders, a présenté les résultats de l’étude sur la présence des femmes dans les médias. En effet, ces derniers ne sont pas fameux. « En ce qui concerne la présence des femmes, il y a déjà des études de Panos et d’Article 19, ce n’était pas déjà brillant. Les objectifs pour nous, c’est de relever la présence des femmes politiques dans l’espace des débats, des tables-rondes, et dans certains articles, noter les thèmes sur lesquels elles sont mises en avant dans les médias aussi bien dans les partis politiques que dans les autres rubriques. S’il y a bien des femmes qui participent, nous avons les mêmes femmes. Les résultats de cette étude peuvent être d’autant plus parlants que la presse sénégalaise constitue l’un des espaces les plus vibrants de l’expression politique citoyen. Peut-être que les femmes doivent s’emparer des médias », a expliqué la socio-anthropologue sénégalaise.

« LA FINALITÉ, C’EST LA FAMILLE ET LA SOCIETÉ »

Pour ce qui est du cas précis de l’atelier, une étude a été faite, sur un échantillon de quotidiens, de télévisions, de radios et de sites en ligne, entre le 8 juin au 5 juillet 2020, mais dans un contexte de coronavirus. « Il y a peut-être des facteurs limitant mais cela nous donne quand même des indications sur lesquelles on peut s’appuyer pour réfléchir. On a constaté une faible présence des femmes, tout médium confondu, et une faible présence des femmes politiques dans l’espace médiatique. »
D’après les résultats, seule la presse en ligne semble offrir plus de possibilités aux femmes, avec 25%. « Dans la presse écrite, nous n’avons trouvé que deux femmes », a ajouté Fatou Sow Sarr.
« La finalité, c’est la famille et la société, a-t-elle conclu. Parce que, toutes les grandes études, aujourd’hui, des Institutions économiques, ont montré que pour les pays pour les nôtres, les prochaines croissances dépendront de l’égalité. La présence des femmes dans l’espace politique, dans l’espace de gouvernance, ce n’est pas une présence mécanique mais c’est pour qu’elle ait un effet dans la transformation de la société, qu’elles puissent veiller à ce que les lois qui sont injustes et inégalitaires que ces lois-là puissent être reprises, pour que les politiques publiques prennent en compte les préoccupations des catégories les moins favorisées. En étant très attentives à la manière dont le budget est réparti. Si nous nous battons pour que ces femmes soient dans ces instances-là, c’est pour qu’il y ait en retour des transformations positives sur la société ».
Le programme de participation politique des femmes (WPP), mis en place grâce à la coopération suédoise, va durer trois ans, couvrant des pays comme le Kenya, le Swaziland, le Botswana, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, l’Eswatini, la Tanzanie et le Zimbabwe, et la République démocratique du Congo (RDC). Dié BA

NAGE ET GABÉGIE DANS LE SECTEUR DE L’ÉLECTRICITÉ : Scandales sous haute tension.

https://www.dakaractu.com Le 03 Octobre, 2020, la Senelec et ses partenaires locaux célèbrent la signature du contrat de construction d’une centrale électrique à gaz, la première du genre au Sénégal. Ce projet, d’un financement estimé à 350 millions d’euros, soit près de 230 milliards de frcs CFA,  a été développé par des investisseurs nationaux avec à leur tête, M. Samuel Sarr, ancien Ministre de l’Energie. Une politique du contenu local est à saluer dans n’importe quel secteur de l’économie nationale surtout celui névralgique de l’électricité, caractérisé par la dominance des producteurs indépendants internationaux. Cependant, la promotion du contenu local ne devrait pas rimer avec l’opacité et le manque de transparence.
Les termes du contrat d’achat de l’énergie produite par cette centrale notamment sa durée et les prix de vente du kWh à la Senelec, ne sont pas connus. En outre, la structure et les coûts de financement, ainsi que d’autres aspects relatifs au projet n’ont pas été partagés avec le public. En l’absence de ces éléments, il est difficile de croire, comme l’a d’ailleurs affirmé l’un des promoteurs du projet, que les prix du kWh de cette centrale seront 40% moins chers que ceux pratiqués par les autres producteurs indépendants. Contrairement à des pays comme l’Ouganda ou le Kenya où les prix des contrats d’achat d’électricité sont publiés, au Sénégal, il existe une fâcheuse habitude à habiller de secrets ces indicateurs, même si la Senelec est une compagnie qui bénéficie d’un appui financier conséquent du Trésor public.
Absente de la signature du contrat entre les promoteurs du projet et la Senelec, il y a à se demander si la Commission de Régulation du Secteur de l’Électricité (CRSE) a été informée ou même impliquée dans la négociation du contrat d’achat d’énergie liant la Senelec à West Africa Energy (WAE). Un des rôles de la CRSE, faudrait-il le rappeler, consiste à donner son avis sur les projets de la Senelec, à les inscrire dans la structure des coûts afin de participer à la fixation des tarifs que devraient payer les consommateurs. En définitive, ce projet de 230 milliards de francs Cfa pourrait avoir de profondes incidences négatives sur le système de facturation imposé aux consommateurs, quand on sait que la Senelec est en proie à d’énormes difficultés financières et opérationnelles.
La Senelec est aujourd’hui dans une situation de morosité financière qui nécessite une perfusion continue de l’État à travers le Trésor public. A titre d’exemple, l’approvisionnement en fuel lourd (HFO) représente plus de 70% des coûts de production de la Senelec, soit 270 milliards de francs Cfa en 2017; à cela s’ajoutent des pertes techniques et non-techniques qui  avoisinent 18% de son chiffre d’affaires annuel soit près de 80 milliards de francs Cfa. La conjugaison de ces contre-performances financières et opérationnelles appelle un besoin constant de soutien financier du gouvernement. Ainsi, en 2019, l’Etat du Sénégal avait versé plus de 125 milliards de francs Cfa à la Senelec, en guise de compensation, ou plus précisément sous forme de subvention.
À ce tableau financier peu reluisant, il faut aussi ajouter que les investissements de la Senelec effectués majoritairement grâce à des emprunts sont soit rétrocédés à l’État, soit garantis, grâce à une lettre de confort du gouvernement. Presque tous les projets de producteurs indépendants d’énergie bénéficient aussi de la garantie du gouvernement. Une pratique qui, aujourd’hui, contribue à augmenter le stock de la dette nationale.
Malgré les énormes investissements dans le secteur de l’électricité qui grèvent les fonds publics initialement destinés à la santé et à l’éducation,  le prix de l’électricité n’en baisse pas pour autant. En début d’année le gouvernement est revenu sur l’engagement du président Macky Sall à baisser le  prix du kWh de 10% en Décembre 2018. À la place d’une baisse des prix de l’électricité, les populations se sont retrouvées en face d’une hausse des tarifs de façon indue et injustifiée. L’argumentaire bancal de cette hausse du prix du kWh s’appuie sur une explication fallacieuse liée à une hausse du prix du baril de pétrole alors que le cours du pétrole continuait de se trouver en dessous des niveaux habituels. Cette démarche est un aveu que le Trésor public n’est plus en mesure de continuer à subventionner les contre-performances financières et opérationnelles de la Senelec accentuées par le manque de transparence dans la gestion de cette entreprise. Pire, les mécanismes à travers lesquels la Senelec choisit ses projets d’investissement, attribue ses marchés et signe les contrats d’achat d’énergie sont empreints d’opacité. Il convient également de noter qu’un bailleur international avait aussi assujetti son appui budgétaire à une hausse des tarifs de l’électricité.
A l’évidence, l’utilisation de ressources disponibles telles que le gaz naturel pourrait aider à une transition énergétique en contribuant à circonscrire certains défis auxquels la Senelec fait face. Encore faudrait-il que le gouvernement, la CRSE et la SENELEC organisent une transition transparente vers le gaz naturel.
Les bonnes pratiques internationales pour le genre de projet attribué par entente directe à West Africa Energy, recommandent qu’un appel d’offre international soit dûment organisé afin de recueillir les meilleures offres financières et techniques de plusieurs sources. Une clause de “local content” pourrait être introduite dans l’appel d’offre en vue de garantir une prise de participation du secteur privé national. Sur cet aspect, le projet de centrale de 300 MW est en porte à faux avec les modèles les plus achevés dans ce domaine.
D’autre part,  le projet 300MW piloté par Samuel Amete Sarr comme tête de file financier et Baidy Agne du CNP et d’autres investisseurs nationaux sent le souffre. Au delà de l’absence d’un appel d’offre national ou international, même le choix du constructeur à été fait par entente directe, avec comme heureux élu le Turc Calik Energy.
Le choix de Samuel Sarr comme chef de file de ce projet est aussi surprenant que saugrenu. Il dit fièrement avoir participé aux montages de plus d’une dizaine de projets de producteurs indépendants au Sénégal et dans la sous-région notamment ceux de Kounoune et Tobène, des projets bizarrement portés par la multinationale Libanaise Matelec qui, de bonnes sources, ne compte pas M. Samuel Sarr dans son actionnariat. Une autre incongruité, la Centrale de Kounoune a été inaugurée en 2007, quand le sieur Sarr était Ministre en charge de l’Energie. Monsieur Sarr se plaît aussi de citer sa participation dans la compagnie gambienne GamPower comme sa première expérience dans le secteur des producteurs indépendants d’électricité. Il s’abstient cependant, au nom de l’objectivité, d’exposer les déboires judiciaires qui le poursuivent depuis cette expérience. En Juin 2018 , la Commission chargée des enquêtes sur les crimes financiers du Président Yahya Jammeh avait décidé de convoquer le sieur Sarr pour déterminer la nature de la relation entre GamPower la compagnie d’électricité et de l’eau de la Gambie (NAWEC) ainsi que son rôle dans la conclusion de certains contrats d’achat d’énergie décriés entre ces deux sociétés.
Au Sénégal, les accusations de crimes financiers  contre Samuel Sarr durant son passage au Ministère de l’Energie et à la Direction générale de la Senelec l’inscrivent dans un sinistre palmarès peu enviable. Ces accusations et ses citations dans les rapports de la Cour des Comptes en 2013  et dans le rapport annuel de l’Inspection générale d’État (IGE) sur le fuel frelaté sont encore fraiches dans l’esprit des Senegalais.
Pour mémoire, le projet de centrale de charbon de 125 MW à Sendou été initié à partir de 2004 par un certain Samuel Amet Sarr , Directeur Général de la Senelec avec comme Ministre de l’Energie et des Mines un certain Macky Sall. Ce projet projet est tombé à l’eau en 2018 à cause notamment de plusieurs problèmes d’ordre technique et de tiraillement entre les actionnaires. La résultante de ce fiasco est la location  d’une barge de 250 MW de la compagnie Turque Karpowership, à des conditions aussi nébuleuses que le passage de Samuel Sarr dans le secteur de l’électricité au Sénégal et en Gambie.
En 2008, le Navire Olinda du fournisseur Arcadia Petroleum Limited (APL), livre une cargaison de 980 000 barils de pétrole à la Société Africaine de Raffinage (SAR), pour une valeur de 9.7 milliards de FCFA. Un rapport de l’Inspection Générale d’Etat  (IGE), révélera plus tard que 60% de cette cargaison est constituée de pétrole, et le reste de l’eau de mer (sic). L’utilisation de ce pétrole dans les centrales de Senelec causera en outre d’innombrables pannes techniques et de délestages. Il est aussi important de souligner que ce même rapport de l’IGE de 2013 avait aussi noté que la cargaison du navire Olinda n’a pas fait l’objet d’aucun appel d’offres, ni de l’application du code des marchés publics du moment et avait ignoré les procédures internes de la  SAR d’appel à la concurrence pour de tels achats. Selon ce même rapport  de l’IGE, entre 2008 et 2009, au total quatorze (14) cargaisons ont été commandées dans les mêmes conditions, sans appel à concurrence et auprès du même fournisseur, sur seule instruction de Samuel Sarr, pour une valeur globale de quatre-vingt-quinze milliards trois cent soixante-cinq millions (95 365 000 000) de francs CFA. Plus choquant encore, au prix de $6.15 la baril, le prix de APL était supérieur de plus $3.3 par baril, par rapport au prix de la concurrence notamment de TOTAL.
Samuel Sarr faisait partie des 25 membres de l’ancien régime poursuivis par la Cour de Répression de l’Enrichissement illicite (CREI) pour crimes économiques. Au travers d’une transhumance  déguisée et sous le sceau du contenu local, le sieur dont le passage au niveau de la Senelec et du Ministère en charge de l’énergie laisse de vilains souvenirs, se présente comme chef de file du groupe qui va construire la première centrale à gaz du Sénégal. Ce projet comme les autres projets dans lesquels il a été impliqué, risque de devenir le nouveau scandale de la longue série de ceux qui ont alimenté la présence de Macky Sall à la tête du Sénégal. Si cette centrale voit le jour, il faudra aussi surveiller de près toutes les procédures d’achat du gaz naturel destiné à alimenter cette centrale. La location nébuleuse de la barge de Karpowership (250 MW) et d’un nouveau FSRU confiés à une compagnie d’Abu Dhabi sans expérience dans l’exportation du gaz naturel figurent parmi les choix malheureux du régime de Macky Sall pour le secteur de l’électricité.
Ces choix sont de nature à augmenter les charges d’exploitation de la Senelec, à faire grimper de manière exponentielle les structures de la base tarifaire, ce qui pourrait augmenter soit les prix de l’électricité, soit le volume de la compensation versée par le Trésor public. Les coûts de l’électricité sont déterminants pour l’attractivité et la compétitivité de toute économie, au Sénégal où les coûts du kWh sont parmi les plus chers au monde, les investissements précités vont augmenter les charges d’exploitation, augmenter aussi la des populations par les factures et va concourir à l’appauvrissement des ménages.
Il est à soupçonner qu’après sa gestion désastreuse de nos ressources pétrolières et gazières, que le Président Sall, à travers sa loi de contenu local, veut inviter une partie du secteur privé national au partage du “gâteau” dans le dessein de masquer ces errements et d’amuser la galerie. Le choix de Samuel Sarr comme tête de file de ce projet de 300 MW “gas to power” est une marque supplémentaire du manque de considération du président Sall pour tout ce qui concerne la défense des intérêts économiques de la nation senegalaise.LA CELLULE DES CADRES DE LA REPUBLIQUE DES VALEURS

Samuel Sarr brûle Thierno Alassane Sall : c’est «un ex ministre incompétent, paresseux et corrompu»

https://actunet.net Dans un communiqué de presse , la Cellule de Communication du Parti Liberal Social Sénégalais (LSS) du Président Samuel Sarr s’en est violemment pris à l’ancien ministre Thierno Alassane Sall. Sur son livre, ses sorties et autres, les proches de Samuel Sarr qui le traite de « d’ex ministre incompétent, paresseux et corrompu », reviennent sur les positions d’hier et d’aujourd’hui de T.A.S. avec un ton très agressif…lecture

Le contenu local est l’affaire des Sénégalais

Après lecture de la déclaration attribuée à la supposée Cellule des Cadres de «la République des Valeurs » (c’est faux, ce parti n’a aucune structure) de l’éphémère Ministre de l’Energie Thierno Alassane Sall, nous avions d’abord, décidé de ne pas réagir. Car, pour nous, cet ancien thuriféraire d’Alioune Sall ne mérite pas qu’on perde notre encre. Ensuite, nous avons remarqué qu’il a copié d’anciennes contributions d’un vieux enseignant à la retraite (accusé de viol sur son élève), prompt à s’attaquer contre Samuel SARR, sans aucun effort intellectuel.
Mais, par devoir de vérité, nous sommes revenus sur notre position initiale afin de corriger certains errements relevés dans le texte rédigé par Thierno Alassane Sall, le plus incompétent des ministres depuis le premier Gouvernement de Senghor au lendemain des indépendances.
Mieux, il s’agit aussi d’aider cet ancien membre des Cadres de l’Apr dont la versatilité des arguments dans le dossier de Franck Timis, confirme la légèreté de sa parole, à mieux comprendre le secteur de l’énergie. Nous avons tous vu, des vidéos dans lesquelles, Thierno Alassane Sall soutenait Alioune Sall et Franck Timis, sans réserve, avec hargne et courage. Il retournera son sous-vêtement, toute honte bue, pour se démentir, en tentant de faire oublier aux Sénégalais, les propos qu’il avait tenus pour défendre farouchement Aliou Sall, dans ce dossier face aux accusations des opposants notamment Abdoul Mbaye et Mamadou Lamine Diallo, ses alliés d’aujourd’hui. Voilà Thierno Alassane Sall !
C’est lorsqu’il a été limogé du Gouvernement, pour incompétence et insuffisance, étouffé d’une haine maladive irriguant son organisme, qu’il a essayé difficilement d’effacer dans l’esprit des Sénégalais, les images du zèle dont il faisait montre dans la défense du Maire de Guédiawaye et de Franck Timis. Voilà l’homme Thierno Alassane Sall. Il est sous l’emprise des pulsions sauvages de son bas ventre qui font de lui un personnage à risques. Pire encore, Thierno Alassane est adepte de la politique du ventre, un caractère qui le rend instable. C’est de cet homme multicolore, accident de l’histoire politique sénégalaise, que nous sommes aujourd’hui, amenés à parler.
Pour revenir sur le fond de sa déclaration, Thierno Alassane Sall vient de confirmer la pertinence de son limogeage par Macky Sall. Car, véritablement, le leader de la «République des Valeurs », est d’une nullité chronique tant sur le plan professionnel que politique. Le mot n’est pas de trop. Nous l’avons suivi jusqu’aux Comores où il était muté pour les mêmes raisons évoquées plus haut !
Il ignore le sens et les fondements de la loi sur le contenu local. Si non, il n’allait jamais parler de lancement «d’un appel d’offres international» dans une affaire purement locale et destinée en partie aux investisseurs locaux. Comment limiter les efforts du secteur privé national à une simple «participation» dans une affaire que les opérateurs économiques sénégalais peuvent eux-mêmes réaliser ? Voilà un chef de parti qui ne comprend pas, le sens véritable du «contenu local». Nous invitons Thierno Alassane Sall à lire la loi sur le contenu local, pour éviter de répéter ces mêmes inepties demain.

Le contenu local est d’abord destiné au secteur privé local. C’est cela que le président Macky Sall a bien compris. Et, lors du Conseil des Ministres d’hier, Mercredi 21 Octobre 2020, il a fait examiner et adopter les textes législatifs et réglementaires suivants :

Le projet de décret fixant les modalités de participation des investisseurs sénégalais dans les entreprises intervenant dans les activités pétrolières et gazières et classement des activités de l’amont pétrolier et gaziers dans les régimes exclusif, mixte et non-exclusif ;
– Le projet de décret portant organisation fonctionnement du comité national de suivi du contenu local (CNSL) dans le secteur des hydrocarbures ;
– Le projet de décret fixant les modalités d’alimentation et de fonctionnement du fonds d’appui au développement du contenu local (FADCL).
Ces dispositions visent d’abord à soutenir, accompagner et protéger l’investissement du privé national. Alors, en parlant «d’appel d’offres international» dans le cadre du contenu local, l’ancien Ministre Thierno Alassane étale toute sa carence et son ignorance des politiques publiques visant à aider le secteur privé.
Thierno devrait nous expliquer, comment peut-il encourager le contenu local et en même temps ouvrir le marché local aux étrangers souvent financièrement très redoutables, dans une compétition ? C’est la meilleure manière d’écarter les opérateurs économiques nationaux. L’ignorante contradiction de Thierno Alassane est manifeste de ce point de vue. Il est tout simplement nul. Le mot n’est pas excessif.

Thierno Alassane Sall Est Une Calamite

En lisant la déclaration de Thierno Alassane on se rend compte qu’il se prononce sur un sujet dont il ignore tous les aspects. Son argumentaire est truffé d’approximations, d’imprécisions et d’incertitudes. La rigueur intellectuelle voudrait qu’il s’investisse d’abord pour avoir toutes les données dans le dossier de West African Energy avant de s’y prononcer avec des arguments aussi fallacieux, légers et sans fondement. Pour son information, nous voulons juste faire comprendre à Thierno que la Sénélec est actionnaire dans WEA à hauteur de 15%. Toutefois, il faut insister pour dire que le secteur privé sénégalais a supporté les plus importantes parts dans la constitution du capital de WEA. C’est bon à savoir.
L’autre remarque faite dans la déclaration d’Alassane, c’est l’acharnement et la méchanceté qui ornent ses propos contre Samuel Sarr. Cette fois-ci, Monsieur Sarr est l’unique cible d’Alassane pour des raisons purement subjectives et crypto personnelles.
C’est un secret de Polichinelle de dire que Samuel Sarr a collaboré avec la Gambie. Lui-même l’a dit et répété plusieurs fois dans les média. Parler de déboires judiciaires de Samuel Sarr en Gambie relève d’un amalgame. Dans la mesure où la justice gambienne n’a jamais poursuivi Monsieur SARR. Ce n’est même pas dans l’ordre du possible. Pour votre information, entre 1996 et 2001, Samuel Sarr était le premier acheteur de la production d’arachide en Gambie et il vendait de l’électricité avec GAMPOWER. Les autorités gambiennes continuent à lui faire confiance pour la résolution de certains dossiers importants. Samuel SARR est un homme utile pour le Sénégal et pour l’Afrique, contrairement à Alassane qui n’a aucune utilité même pour sa ville Thiés. Il n’aide ni les jeunes, ni les femmes encore moins les personnes âgées, même pas les amis de son défunt papa (Qu’Allah l’accueille au paradis).
En évoquant un «rapport de l’Inspection générale d’État (IGE) sur le fuel frelaté », Thierno en rajoute une couche qui prouve à nouveau sa légèreté et sa paresse à s’investir pour la découverte de la vérité juste. Un homme d’Etat est d’abord, une personne responsable qui s’informe avant d’ouvrir sa bouche ou avant de prendre sa plume afin d’éviter de s’épancher dans des énormités intolérables. Pour rappel, Samuel SARR avait demandé la déclassification de tous les dossiers d’audit le concernant.
L’ancien Ministre thiessois a encore fabulé contre un honnête citoyen. Thierno Alassane s’attaque contre Samuel Sarr en tentant difficilement de modifier la vérité des faits par rapport à l’ensemble des dossiers évoqués. Il est évident que si Samuel Sarr avait commis une faute de gestion, il serait en prison dès 2012 dans les mêmes conditions que les autres libéraux poursuivis. Il est blanc comme le yaourt. Samuel Sarr n’a rien à se reprocher dans sa gestion des affaires publiques. A propos de ses détracteurs, nous dirons juste : continuez, le mensonge est gratuit et intarissable.
Son propos sur Karpowership et le Navire Olinda montre que Thierno Alassane ne maitrise pas le secteur de l’énergie dont il a eu à diriger. Aveuglé par sa méchanceté qui l’étrangle et obstrue son bon sens, Thierno fustige le choix fait par 04 privés sénégalais sur Monsieur Sarr pour diriger WAE. Et là, il oublie que Samuel Sarr est un ancien Ministre d’Etat, Ministre de l’Energie précurseur du Plan Takkal et parrain de plusieurs projets réalisés dans ce secteur. Qui peut plus, peut moins !
C’est à cause de ses compétences avérées, que des opérateurs économiques africains (Nigérians, Zimbabwéens, Sud-africains, camerounais etc…) envoient à Dakar, leur jet privé à Samuel Sarr pour le faire venir dans leur pays afin de réaliser des projets estimés à plusieurs centaines de millions de dollar. Combien de fois des privés africains ont convoyé leur avion personnel au Sénégal pour inviter Samuel Sarr à prendre part à des réunions au Nigéria, à Londres, à Abu Dhabi, à Dubaï etc… autour des projets d’une immense envergure ?
Après avoir soutenu à juste titre, le président Macky Sall, lors de la présidentielle de 2019, Samuel SARR pouvait solliciter un poste quelconque comme l’exigent certains alliés. Mais, il a préféré poursuivre ses activités fièrement dans le secteur privé.
Ses compétences sont prouvées. Samuel Sarr n’était pas le financier de Me Abdoulaye Wade pour rien. Alors que Thierno Alassane Sall usait ses culottes sur les bancs des écoles primaires à Thiès, Samuel Sarr administrait sa société en France dans ses bureaux situés à l’avenue Georges 5 au cœur de Paris et en Suisse. Et tenez-vous bien, tous ses employés étaient des français, même celui qui lui servait son café chaque matin. Ce disciple de Serigne Saliou Mbacke n’a pas attendu d’être au pouvoir en 2000 pour connaître l’opulence. Vous pensez que, c’est avec ses dents qu’il avait loué des hélicoptères pour la campagne électorale de Me Abdoulaye Wade en 1993 et un jet privé en 2000 ? Malheureusement, Abdou Diouf s’était opposé à l’entrée de ces hélicoptères au Sénégal. Où était Thierno Alassane Sall, à cette époque. «Samuel Sarr du séén morom ! ».

Pourquoi Thierno Alassane Sall A Ete Limoge

Samuel SARR est en tout l’opposé de Thierno Alassane Sal. Contrairement au bruit qu’il a fait courir, l’ancien Ministre de Macky Sall n’a pas démissionné, il a été limogé du Gouvernement. Et, il s’était empressé pour dire le contraire à la presse. En plus, il a cherché à manipuler les média sur les raisons exactes de son départ du Gouvernement. En vérité, Thierno Alassane est victime de son incompétence prouvée. Il est lent dans l’action, et sa paresse maladive le retient toujours au même endroit. Il n’avance pas.
Avec le dossier de TOTAL, Thierno Alassane n’avait jamais refusé de signer le dossier puisqu’il avait déjà signé le protocole à Paris lors d’une visite officielle du président Macky Sall sous le magistère de François Hollande à l’Elysée. La vérité, c’est qu’il avait oublié de finaliser le dossier de base avec son cabinet, lorsqu’il fallait boucler le dossier à Dakar. Et le président Sall venait, ainsi d’avoir la certitude que ce ministre n’est pas l’homme qu’il faut à cette place. Rappelons que, lorsque le président Macky Sall effectuait cette visite officielle à Paris, Thierno Alassane Sall était en séjour aux Etats-Unis sur invitation officieuse d’opérateurs économiques américains avec qui il voulait organiser des deals sur les permis de recherche de pétrole. Dès son arrivée aux Etats-Unis, les services de renseignement ont alerté l’Etat du Sénégal parce que le ministre était avec des gens inscrits sur la liste des personnes suspectes dans le blanchiment d’argent sale dans le monde. Immédiatement, le président Sall lui demandera de venir en urgence à Paris pour signer le protocole d’accord avec Total. Il avait signé devant toutes les chaines de télévisions françaises et sénégalaises. Alors !
Ce n’est pas tout. Car Thierno Alassane Sall, avait des difficultés aussi sur un projet d’électrification rurale. Il voulait confier un gros marché à une entreprise appartenant à un de ses amis, en violation du Code des Marchés publics. Le projet sera suspendu et passé en appel d’offres. Il s’énerve et s’éternise dans ses grimaces d’adolescence. Pour se venger, il publie un livre en y relatant des «SMS » qu’il aurait échangés avec l’ancien Premier Ministre. Voilà pourquoi, ses alliés d’aujourd’hui, Abdoul Mbaye et Mamadou Lamine Diallo éviteront désormais de lui envoyer des messages ou des mails. Car Thierno Alassane n’est pas sincère dans ses relations, il manque de loyauté et de constance dans ses positions. Il est versatile et inconstant.
Qui ne se souvient pas des accusations du député Farba NGom qui l’avait défié sur TFM, en le menaçant de révéler le nom du pétrolier qui l’avait offert de l’argent alors qu’il était ministre de l’Energie. Corrompu qu’il est ! Cet homme a-t-il de la valeur ? N’a-t-il avalé le peu de vertu, d’honneur et de dignité qui lui restait ?Parti Liberal Social Sénégalais (Lss) Du Président Samuel Sarr

Travaux Mosquée De Tivaouane : Les Jeunes De Dagana Remercient Makhtar Cissé

FIERTÉ !
La communauté Tidjane, la ouma islamique nous, jeunesse de la ville de Dagana, adressons nos vifs remerciements au ministre du pétrole et des énergies, Mouhamadou Makhtar CISSÉ, par ailleurs président du comité de pilotage des travaux de la grande mosquée de Tivaoune, pour l’action qu’il conduit au profit de l’Islam et des musulmans en général, de la tidjania en particulier.
Un talibé qui renforce l’ancrage des valeurs islamiques dans notre société.
La construction de cette grande mosquée concrétise la volonté du Khalif Général des tidianes, Serigne Mbaye SY Mansour. Une grande rénovation destinée à la pratique religieuse et d’en faire un espace dédié à la vénération d’Allah, à l’acquisition du savoir, à l’éveil des consciences, à l’enseignement des personnes et à prémunir notre société contre les courants qui prônent la violence, l’extrémisme et toutes les autres formes de déviation et de marginalité, mais surtout la pérennisation de l’œuvre et de l’héritage du vénéré guide religieux, Seydi El Hadji Malick SY.LA PENSÉE JUSTE, LA PAROLE VRAIE, L’ACTE SENSÉ !!

Violences en Guinée, Nigéria et Côte d’Ivoire : Cheikh Fall demande à l’UA et la Cedeao d’avoir le courage d’affronter les chefs d’Etat

https://www.pressafrik.com Le président et fondateur de Africtivistes, une organisation qui réunit des blogueurs et web-activistes du continent pour promouvoir et défendre les valeurs démocratiques, les droits humains et la bonne gouvernance à travers le numérique, Cheikh Fall, a demandé l’UA et à la Cedeao « d’être courageuses et d’aller affronter » les chefs d’Etat pour mettre fin aux violences en Guinée, au Nigéria et en Côte d’Ivoire.
« La lecture que je fais de cette situation est très simple selon moi. Aujourd’hui, on parle de le Guinée, du Nigeria et de la Côte d’Ivoire. Mais, il ne faut pas oublier que avant c’était la Gambie et récemment le Mali. Toute cette situation découle d’une conséquence à trois niveaux », a expliqué à PressAfrik, celui est reconnu comme le « roi de la blogosphère africaine ».
Le bloggeur croit savoir l’origine de ces violences en affrontements dans ces trois pays. « Le premier, c’est le manque d’écoute de la part des autorités africaines et ouest africaines. Les citoyens sont devenus plus exigeant qu’avant et plus regardant et ont beaucoup plus de demandes et de requêtes. Et ces demandes ne sont pas souvent prises en compte par les acteurs politiques. Ce qui les installe dans un climat d’incompréhension », a-t-il dit.
Selon lui, le deuxième point c’est le « manque de respect des Constitutions. Aujourd’hui, on peut sortir le Nigeria de ce lot, mais si on prend la carte ouest-africaine en regardant la situation en Guinée, en Côte d’Ivoire, au Sénégal…., on se rend compte que les Constitutions sont un peu manipulées selon les ambitions personnelles où individuelles ».
Le troisième point, dira M. Fall, « c’est ce déficit de culture républicaine. C’est le manque de loyauté par rapport au mandat, au respect des engagements et de la parole donnée. Ces trois ponts constituent aujourd’hui une forme de rupture par rapport à la manière dont les citoyens acceptaient de se faire gouverner ».
A l’en croire, le sang continue de couler et la sécurité est menacée. « On est toujours là à chercher à relever des défis de démocratie, de suffrage universel, de bonne gouvernance et de vie en commun. Ce qui fait qu’on est toujours en retard par rapport aux défis économiques. Tant qu’on n’a pas réglé ce détail, on sera toujours là à la recherche de solution », a-t-il prévenu.
Interpellé sur le rôle des institutions internationales comme l’Union africaine et la CEDEAO, le bloggeur dira que sur un plan, elles ont fait leur devoir. C’est-à-dire dire qu’elles ont poussé les États à ratifier des chartes, à signer des conventions et à s’engager pour le respect des droits humains, de la démocratie et de la bonne gouvernance.

« Ce que les populations demandent à la Cedeao et à l’UA, c’est le courage d’affronter les chefs d’Etat »

Par contre, il estime qu’il faut se demander pourquoi ces États ne respectent pas les engagements qu’il faut signer. « Est-ce que l’Union africaine ou la CEDEAO devraient changer de fusil d’épaule et d’aller vers des institutions beaucoup plus sévères et impliquées dans la gestion et dans la résolution de conflit ? Au lieu de se contenter de faire des communiqués et de dénoncer. Aujourd’hui la demande elle est à ce niveau. Ce que la population africaine demande à ces organisations, c’est d’être beaucoup plus courageuses et impliquées en allant affronter ces autorités qui se disent démocrates alors qu’ils ne le sont pas pour les ramener à la raison ou trouver des solutions afin d’accompagner cette demande de plus de démocratie de la part des populations ».
Pour lui, si les institutions devraient exister, elles doivent exister pour le bien des populations. « Ce qui se passe dans certains pays comme le Nigeria, c’est une demande populaire. Ce sont les citoyens qui sont sortis pour dénoncer quelque chose. Alors les institutions devraient se ranger derrière cette demande, car la population est assez mûre pour savoir ce qui l’arrange et ce qui ne l’arrange pas », a-t-il plaidé.
Pour terminer, il a rappelé aux gouvernants de ces pays qu’ils doivent respecter les institutions et engagements politiques signés auprès de l’Union africaine. « Par exemple la charte africaine de la démocratie des élections et de la bonne gouvernance. C’est tout simple. Quand on signe et qu’on s’engage, on se doit de les respecter. Il faut qu’ils acceptent d’instaurer une limitation des mandats présidentiels. Ça ne se limite pas à le notifier dans les Constitutions. Ils doivent rendre cela figé au point que personne ne peut venir changer cela. On ne peut que gagner plus de démocratie et de bonne gouvernance en instaurant une politique pareille », a conclu l’activiste.
Le Nigéria est marqué depuis mardi par une éruption de violence à travers tout le pays et particulièrement dans la mégalopole de Lagos. Dans cette grande ville, les forces de sécurité ont brutalement dispersé les jeunes qui manifestaient contre les violences policières, faisant plusieurs morts selon Amnesty International.
En Guinée, plusieurs personnes ont été tuées dans des heurts entre partisans de l’opposition et forces de l’ordre, mercredi, à Conakry, trois jours après l’élection présidentielle guinéenne. Les résultats partiels, qui donnent Alpha Condé, le président sortant, en tête au premier tour, sont vivement contestés par son rival Cellou Dalein Diallo, qui revendique la victoire.
Et en même temps, en Côte d’Ivoire, au moins une personne a été tuée et plusieurs autres gravement blessées à Bonoua, ce lundi à l’est d’Abidjan. Cela fait suite à l’appel au boycott de l’opposition, qui conteste toujours la candidature d’Alassane Ouattara, qui se présente pour une troisième fois, après avoir promis qu’il n’allait pas le faire.Salif SAKHANOKHO

Les cadres sénégalais fuient Conakry…A Dakar, le Préfet menace de rapatrier les manifestants guinéens

https://www.pressafrik.com Alors qu’à Conakry, les tensions poussent les cadres sénégalais à plier bagages pour retourner au pays, à Dakar, les ressortissants guinéens ne lâchent pas l’affaire. Après deux jours de manifestations devant leur ambassade, ils ont menacés d’expulsion par le préfet de Dakar.
La situation frôlant le chaos qui prévaut en Guinée suite à la volonté notée du côté du président sortant Alpha Condé de s’autoproclamer — ou se faire proclamer ! — vainqueur de l’élection présidentielle de dimanche dernier, cette situation a poussé les Sénégalais cadres en Guinée à fuir ce pays. On dénombre actuellement près de 10 morts depuis les élections de dimanche dernier.
De sources confirmées, tous les vols retour quotidiens de la compagnie nationale Air Sénégal sont surbookés, pris d’assaut qu’ils sont par les nombreux cadres sénégalais qui vivent au pays de Condé avec leurs familles. Nos compatriotes se bousculent aux portes des compagnies aériennes, et notamment Air Sénégal, pour avoir des places pour Dakar. La communauté sénégalaise en Guinée est très importante. Les cadres y occupent une place non négligeable puisqu’ils travaillent dans des secteurs pointus comme les nouvelles technologies, les finances, les mines, les industries, la communication.
La plupart d’entre eux sont d’ailleurs des dirigeants de société ou sont dans le top management de grandes multinationales. Pour dire que l’expertise sénégalaise est très recherchée et valorisée en Guinée. La situation est confuse et susceptible de débordements et de règlements de comptes qui seraient orchestrés par des militaires ou policiers libres de tout contrôle.
Des actes qui seront mis sur le dos du contentieux électoral. Face à cette situation, les cadres sénégalais ont pris la décision sage de venir passer quelques semaines au Sénégal pour mieux apprécier de l’évolution de la situation avant de songer éventuellement à repartir.

Le Préfet de Dakar menace de rapatrier les manifestants guinéens chez eux

Après mercredi, des Guinéens pro-Cellou Dalein Diallo se sont encore rassemblés jeudi devant l’ambassade de Guinée au Sénégal pour réclamer la victoire de leur candidat à l’élection présidentielle. Les forces de l’ordre ont encore tiré des gaz lacrymogènes pour disperser ces Guinéens, présentés comme proches du leader de l’UFDG (Union des forces démocratiques de Guinée).
D’ailleurs, une course-poursuite a eu lieu entre policiers et manifestants qui leur lançaient des pierres, avant de se replier vers la Cité Gorgui. Bien avant cela, des dizaines de policiers ont pris position devant la représentation diplomatique de la Guinée au Sénégal, où des ressortissant guinéens ont appelé à défier les forces de l’ordre, qui ont quadrillé les lieux.
Une telle situation n’a pas laissé indifférent le préfet de Dakar. Dans un communiqué, le préfet de Dakar annonce des sanctions allant jusqu’au rapatriement des manifestants récalcitrants dans leurs pays. « Le Préfet de Dakar rappelle que les manifestations sur la voie publique sont régies par des règles, notamment la déclaration préalable auprès de l’autorité administrative. Les organisateurs et participants aux manifestations spontanées de ces derniers jours aux alentours de l’ambassade de Guinée au Sénégal s’exposent à de lourdes sanctions nonobstant la possibilité de reconduite à la frontière pour les étrangers. Il informe que toutes les dispositions sont prises afin de garantir l’ordre public » écrit Alioune Badara Samb, rapporté par le journal Le Témoin.AYOBA FAYE


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