Revue de presse du Vendredi 22 Janvier 2021

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Sénégal : projet de révision de la loi sur les Partenariats Public-Privé (PPP)

https://www.financialafrik.com Le Ministre sénégalais de l’Economie, du Plan et de la Coopération a présidé ce 21 janvier 2021, en collaboration avec l’Autorité de Régulation des Marchés publics (ARMP), un webinar sur les Partenariats Public-Privé. L’objectif du ministre Amadou Hott était d’échanger avec les représentants du secteur privé sur les innovations qu’offre le projet de loi relatif aux contrats de partenariat public- privé (PPP) dans le cadre de la relance de l’Economie. Ce projet de loi, adopté en conseil des Ministres le 23 décembre 2020, est le résultat d’un processus participatif et inclusif ayant impliqué les principaux acteurs du secteur, notamment une vingtaine de départements ministériels et administrations, le secteur privé national et international, la société civile, les partenaires au développement.
L’ambition principale est d’avoir un projet de loi flexible et plus attractif, prenant en compte les bonnes pratiques ainsi que les spécificités de l’environnement des affaires du pays, permettant la réalisation rapide de projets PPP de qualité et créateurs d’emplois, tout en assurant une sécurité juridique des parties. Conformément aux instructions du Président de la République, le Ministère de l’Economie du Plan et de la Coopération a mis en place un Comité technique composé de membres du MEPC, du Ministère des Finances et du Budget représenté par la Direction centrale des Marchés publics (DCMP), de l’Autorité de Régulation des Marchés publics (ARMP) et de l’APIX. Les travaux de ce comité ont débouché sur une proposition tendant à unifier le cadre juridique et institutionnel relatif aux contrats portant participation du secteur privé à l’exécution d’un service public ou d’un service d’intérêt général, et en procédant à une nouvelle répartition des compétences entre les différents acteurs impliqués dans la gouvernance.
Par ailleurs, cette réforme sera l’occasion de renforcer les dispositions pour une forte participation du secteur privé national et communautaire dans les partenariats public- privé tout en restant attractif pour le secteur privé international. A la faveur de cette réorganisation, le nouveau cadre de gouvernance compte s’appuyer sur 4 organes, à savoir l’organe chargé du contrôle a priori (la DCMP), l’Unité Nationale d’Appui au Partenariat Public-Privé (un organe expert consultatif), l’organe chargé de la régulation (ARMP) et le Comité interministériel intervenant sur des aspects différents avec des fonctions complémentaires.  Albert Savana

UMOA : Les Etats ont intégralement remboursé les 3 235 milliards de Bons Covid-19

https://www.sikafinance.com Selon l’Agence UMOA-titres (AUT), les 8 Etats de l’UEMOA ont intégralement remboursé, au 31 décembre 2020, les emprunts de 3 235 milliards FCFA qu’ils avaient mobilisés dans le cadre des émissions des bons Covid-19 tout au long de l’année 2020.
Le bilan de ces opérations d’emprunt a été fait à la faveur de la 3ème édition des Rencontres virtuelles du marché des titres publics de l’AUT (REMPTP) qui se tiennent en mode virtuel ces 20, 21 et 22 janvier 2021.
Les bons covid sont une initiative conjointement lancée en avril 2020 par la BCEAO et l’AUT. Le but visé était de permettre aux Etats de lever des fonds afin de faire face à leurs besoins urgents de trésorerie induits par la crise sanitaire de la Covid-19 et ses effets socio-économiques.
Ces levées portaient sur des maturités de 1 à 3 mois. Les opérations se sont déroulées en 4 phases avec à chaque fois des investisseurs qui ont répondu massivement présent, le taux de couverture ayant atteint en moyenne 292%. Et les rendements moyens pondérés sont ressortis à des taux  » avantageux  » de 2, 70%. Ibrahim WANE, Dakar

La BAD et BEI s’unissent pour accélérer le développement de l’Afrique

https://www.sikafinance.com/ La Banque africaine de développement et la Banque européenne d’investissement ont acté ce 20 janvier  un plan d’action de partenariat commun visant à accélérer le développement de l’Afrique à travers le renforcement des investissements publics et privés sur le continent.
Elaboré en février 2020 à la suite d’une réunion entre les deux institutions et axée sur le  » High 5 « , ce plan d’action permettra de définir un panier de projets commun dans lesquels elles vont investir. Il s’agira des projets à fort impact dans les domaines de l’inclusion financière, la technologie, des infrastructures, de l’environnement, de l’éducation, du genre et de la santé.
 » Ce partenariat avec BAD est d’une importance cruciale pour l’Afrique. Le plan d’action signé ce jour témoigne du ferme engagement de la BEI à générer des investissements qui apporteront de véritables changements en Afrique. (…) Ensemble nous renforceront notre coopération et la collaboration pour faire en sorte que l’Afrique puisse s’extraire des problèmes sanitaires, sociaux et économiques créés par la pandémie de Covid-19 et s’acheminer vers un 21e siècle encore plus radieux « , a soutenu homas Östros, vice-président de la BEI.
D’une coopération longue de plusieurs années, la BAD et la BEI ont investi au total 10, 2 milliards d’euros en faveur de 26 projets communs à fort potentiel à travers le continent. Parmi les projets l’on peut citer l’initiative  » Boost Africa  » et le programme  » Desert to Power « .
Rappelons que ce début janvier, lors du One Planet Summit, la BAD et la BEI confirmé un soutien accru à la biodiversité et à l’investissement au Sahel dans le cadre de l’initiative de la  » Grande muraille verte « .
Cliquez ici pour accéder au plan d’action commun Olivia Yao

Le Bitcoin perd 20% en une semaine

https://www.financialafrik.com La reine des cryptomonnaies a perdu 19, 79% de sa valeur en une semaine, retombant à 31 000 dollars. Sur les dernières 24 heures, le Bitcoin (BTC) s’est déprécié de 12 % au terme d’un impressionnant volume de transactions de plus de 70 milliards de dollars.
Cette forte volatilité accrédite l’opinion des analystes de la banque JP Morgan, John Normand et Frederico Manicardi, qui estiment que le Bitcoin est la «couverture la moins fiable pendant les périodes de forte tension du marché».
Le prix de la plus connue des crypto-monnaies a plus que doublé sur une période de trois semaines, passant de 20 000 dollars à près de 42 000 dollars , avant de connaître un recul dans la dynamique haussière, corrigeant d’environ 10 000 $ par rapport à son niveau record. Si cette chute est causée par le réflexe naturel de la prise de bénéfice, il résulte aussi en partie des récentes déclarations de la secrétaire au Trésor américain Janet Yellen sur l’utilisation de Bitcoin à des fins illicites et, entre autres, de l’enquête de la Deutsche Bank qui a conclu que la crypto-monnaie était dans une bulle massive. Un motif d’espoir cependant, BlackRock a introduit une demande d’autorisation auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC) des États-Unis. Dans ce document, la société, qui gère 8700 milliards de dollars d’actifs, a déclaré que deux de ses fonds prévoyaient d’investir dans des contrats à terme Bitcoin.  Albert Savana

Afrique : une perte de 14 milliards de dollars pour les compagnies aériennes

https://www.financialafrik.com Les compagnies aériennes d’Afrique ont enregistré une perte de 14 milliards USD de revenus passagers en 2020 consécutivement à la pandémie de COVID-19 selon un rapport  de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI).
Selon ses statistiques, ces compagnies ont enregistré une baisse de 78 millions de passagers et de 58% de leur capacité globale, comparée à 2019, poussant quatre transporteurs à  suspendre leurs opérations et deux autres à se mettre en redressement judiciaire. “Les volumes de trafic de 2019 en Afrique ne reviendraient pas avant 2023 alors que le continent  devrait connaître une reprise tardive de ses performances financières”, projette  l’Association internationale du transport aérien (IATA), de son côté.
Dans son rapport,   l’OACI note qu’” avec les fermetures des frontières et les restrictions de voyage mises en place dans le monde entier, en avril 2020, le nombre total de passagers a chuté de 92% par rapport à 2019 ; soit 98% pour le trafic international et 87% pour le transport intérieur”.
” Après avoir atteint le point bas d’avril 2020, le trafic de passagers a connu un rebond modéré pendant la période estivale. Cette tendance à la hausse a cependant été de courte durée, stagnant, puis empirant en septembre 2020 lorsque la deuxième vague d’infection dans de nombreuses régions a incité à réintroduire des mesures restrictives”, déplore-t-elle.  Nathanael Mavinga

PRODUCTION AGRICOLE : Une guerre continue des chiffres

https://www.enqueteplus.com/ Le ministère de l’Agriculture donne-t-il de bonnes statistiques à propos de la production arachidière et céréalière ? Après le DG de la Copeol qui conteste vigoureusement les chiffres, l’ancien conseiller d’Abdou Diouf en développement rural, l’ingénieur agronome Amadou Tidiane Wane, met les pieds dans le plat du ministre Moussa Baldé.
‘’Comment faire pour que le ministre de l’Agriculture arrête de donner des chiffres mathématiquement faux ?’’. C’est en ces termes que l’ancien coordonnateur de l’Association des maires du Sénégal et non moins ingénieur agronome, Amadou Tidiane Wane, a tenu à interpeller l’actuel ministre en charge du secteur, le Pr. Moussa Baldé.
Selon lui, c’est manquer du respect à l’intelligence des Sénégalais que d’annoncer de tels chiffres. ‘’Il faut vraiment qu’il arrête de raconter qu’on a fait près de 4 millions de tonnes de céréales, 1 800 000 tonnes d’arachides’’.
Chiffres à l’appui, l’ancien conseiller d’Abdou Diouf en développement rural a essayé de démonter totalement les affirmations du ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural. Il déclare  : ‘’4 millions de tonnes, il faut enlever les 20 % et on se retrouverait avec 3, 200 millions de tonnes nettes de céréales. Sachant que nous sommes 16 millions de Sénégalais, cela voudrait dire que chaque Sénégalais consomme 200 kg de céréales nettes chaque année.

Or, la consommation de chaque Sénégalais ne dépasse pas 120 kg, disons même 100 kg.’’

Selon une étude de l’Initiative prospective agricole et rurale (Ipar) présentée en 2018, le niveau moyen de consommation de céréales par an est de 119, 3 kg, avec une prédominance de la consommation en zones rurales (158, 2 kg/tête/an) comparativement à celle des zones urbaines (107, 4 kg/tête/an). ‘’Parmi les céréales de base étudiées, la consommation de riz prédomine, avec une part de 59 % en zones rurales contre 77 % en milieux urbains. Le mil et le maïs occupent respectivement 28 % et 11 % en zones rurales contre respectivement 19 % et 5 % en milieux urbains. Le sorgho occupe des parts très faibles au niveau des zones urbaines (0, 03 %) et rurales (2 %)’’, renseignait le rapport.
Revenant à M. Wane, il est convaincu que les chiffres communiqués par le ministère de l’Agriculture sont loin de la réalité. ‘’Cela voudrait dire qu’on utiliserait l’ensemble de nos terres, mais aussi une partie de la Mauritanie, une partie du Mali et une partie de la Guinée’’, caricature l’ancien conseiller de Diouf, pour qui de tels résultats auraient pour corollaires que, soit une bonne partie pourrit, soit le Sénégal est exportateur net de céréales.
Par rapport à l’arachide, l’ingénieur agronome brandit ses chiffres pour écarter ceux du ministre Baldé. ‘’Cela se voit qu’il ne connait rien dans ce domaine. Quand il dit que nous avons 1, 800 million de tonnes. Il faut lui demander où va cette production. Il faut savoir que, pour l’arachide, le rendement, c’est 800 kilos par hectare. Mettons même 1 000 kilos.
C’est-à-dire, il faut avoir 1, 8 million d’hectares, rien que de l’arachide, pour arriver à de telles quantités. J’ai l’impression que quelque part, on prend les Sénégalais pour des demeurés. Tous les experts sérieux dans ce pays savent que ce n’est pas possible. Il faut arrêter de tromper le président de la République’’. Pour lui, le Sénégal, au mieux, ne peut faire plus de 2, 5 millions d’hectares.
Dans un document français datant de 2015, intitulé ‘’Les politiques agricoles à travers le monde’’, il est clairement indiqué que le Sénégal compte 3, 4 millions d’hectares de terres arables, dont 2, 5 millions qui sont effectivement emblavées.
Cela dit, au-delà de cette guerre des chiffres, il faut, si l’on se fie aux chiffres de Moussa Baldé, retenir que le monde rural pèse aujourd’hui 600 milliards F CFA. Ce qui contraste bien avec sa pauvreté presque endémique.
Par ailleurs, si l’on suit les traces des quantités produites, il y a également de quoi se faire une idée sur les chiffres du ministère de l’Agriculture.
En effet, sur les circuits officiels et traçables, il y a les exportations, les huileries et la collecte des opérateurs stockeurs. Pour la campagne 2019-2020, alors que le gouvernement annonçait 1, 4 million de tonnes d’arachides, il était enregistré, selon toujours le gouvernement, 400 000 t d’exportation. Pendant ce temps, les principaux huiliers n’avaient pu faire mieux que 29 500 t  : 27 000 pour la Sonacos ; 2 500 pour la Copeol qui avait fini de fermer ses portes, faute de matières premières. Des grands consommateurs, il ne restait donc que les opérateurs privés stockeurs.
Ainsi, pendant que les industriels peinaient à trouver des matières premières pour faire fonctionner leurs usines, le ministre faisait croire que près d’un million de tonnes d’arachides était encore sur le marché. Paradoxalement, malgré cette énorme quantité entre leurs mains, les paysans étaient parvenus à vendre leurs productions à un prix d’or aux Chinois.
Lors d’un webinaire organisé récemment par Ipar, le directeur général de Copeol, Nicolas Brugvin, avait abondé dans le même sens, trouvant totalement ‘’surréalistes’’ les chiffres optimistes du gouvernement. Selon lui, le Sénégal peinerait même à atteindre le million de tonnes.MOR AMAR

GRAINES D’ARACHIDE : 12.503 TONNES DÉJÀ COLLECTÉES À LOUGA, UN RECORD (DG SONACOS)

Louga, 21 jan(APS) – Au total, 12.503 tonnes de graines d’arachide ont été collectées dans la région de Louga deux mois après l’ouverture de la campagne de commercialisation du produit, faisant de cette localité du nord du pays, le principal site de collecte de la Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (SONACOS), a souligné Modou Diagne Fada, son directeur général.
‘’A Louga, nous sommes à 12503 Tonnes d’arachide collectées après deux mois de campagne. Il s’agit d’un record. Le record au niveau de la région se situait entre 11 000 et 12000 tonnes. Louga est bien partie pour le battre’’, a-t-il déclaré jeudi dans la capitale du Ndiambour.
Le déplacement du directeur général de SONACOS s’inscrit dans le cadre d’une tournée nationale d’évaluation de la campagne de collecte des graines d’arachide.
‘’Au moment où nous parlons, Louga occupe la première place parmi les différents sites de réception de la SONACOS au Sénégal. Je viens de la Casamance (Kolda et Ziguinchor) qui est en deuxième position avec un peu moins de 9500 tonnes’’, a-t-il expliqué.
Il a lié la bonne tenue de la campagne de commercialisation dans la région de Louga à l’engagement et à la détermination des opérateurs. Selon lui, la localité a été épargnée par la concurrence déloyale, les opérateurs n’ayant pas accepté de circuits parallèles.
‘’Nous sommes heureux de constater ces piles de graines à Louga. Cela va nous encourager à poursuivre nos efforts pour son unité industrielle qui dépendait de Diourbel’’, a assuré le directeur de SONACOS qui évoque l’autonomie de cette unité aujourd’hui dotée d’un pont bascule.
‘’Il reste à faire évoluer Louga comme un établissement à l’instar des autres, y installer des unités de trituration d’arachide pour produire de l’huile brute et des écueils destinés aux éleveurs’’, a-t-il rappelé.
La SONACOS a déjà collecté plus de 46.000 tonnes de graines d’arachide destinées aux huileries locales depuis l’ouverture de la campagne de commercialisation des graines d’arachide, selon le directeur de SONACOS.SK/AKS

ARACHIDE : MODOU DIAGNE FADA ANNONCE DES RÉFORMES

Diourbel, 21 jan (APS) – La Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (Sonacos) va entamer des réformes l’année prochaine, afin de mieux intervenir dans la commercialisation des graines d’arachide et de bien faire fonctionner l’industrie locale, a déclaré son directeur général, Modou Diagne Fada, jeudi à Diourbel (centre).
‘’C’est la présence des étrangers dans le marché de l’arachide qui nous oblige à nous réformer, à aller comme eux sur le terrain, à acheter bord champ et peut-être à mieux encadrer leur présence dans le marché’’, a-t-il dit.
La Sonacos ‘’n’est pas contre la présence des étrangers dans la commercialisation de l’arachide. Ils ont un rôle à joueur, surtout lorsque nous atteignons des productions record’’, a précisé M. Diagne en visitant l’usine de la société de produits oléagineux à Diourbel.
Sa visite a eu lieu dans le cadre d’une tournée d’évaluation de la campagne de commercialisation des graines d’arachide.
Selon son directeur général, la Sonacos est en mesure de fournir des graines aux étrangers.
‘’C’est une société nationale. Elle est en mesure de fournir à la République populaire de Chine ce dont elle a besoin en matière de graines d’arachide. Donc, mieux vaut faire travailler la Sonacos avec les opérateurs étrangers que de les laisser avec les paysans, ou avec des intermédiaires’’, a-t-il dit.
La réflexion est menée, de concert avec les pouvoirs publics, pour trouver ‘’la meilleure formule’’ au bénéfice de tous les acteurs du marché de l’arachide.
‘’La situation est en train de s’améliorer, c’est dans ce sens que l’usine de Diourbel a collecté, en moins de deux mois, 6.541 tonnes de graines d’arachide. Lors de la précédente campagne, elle n’avait réceptionné que 4.500 tonnes’’, a souligné le directeur général de la Sonacos.FD/MD/BK/ESF

Culture du coton : Un producteur souligne l’importance des techniques culturales

https://www.lequotidien.sn/ Le respect strict des itinéraires techniques est la clé de réussite des performances dans la culture du coton, a affirmé l’agro-pasteur Ndila Baldé, vice-président de la Fédération nationale des producteurs de coton au Sénégal (Fnpc), qui a récemment visité des exploitations agricoles au Cameroun.
«Nous avons visité au Cameroun un centre qui produit 24 mille tonnes de coton. Ce qui dépasse toute la production cotonnière nationale annuelle du Sénégal. C’est extraordinaire ! Nous avons cherché à savoir comment réussir une telle prouesse. Mais notre constat est sans équivoque : c’est juste le respect strict des itinéraires techniques vulgarisées par les experts et techniciens agricoles», a-t-il indiqué.

  1. Baldé, également président de l’Union régionale des producteurs de Kounkané, une commune du département de Vélingara (sud), s’exprimait dans les colonnes du mensuel d’informations générales Alkuma, «La Voix du Sénégal oriental», repris par l’Aps.

Ce mensuel d’informations générales est basé dans la ville de Tambacounda (est), une zone de production cotonnière. «Le coton ne ment pas si le producteur respecte rigoureusement l’itinéraire technique recommandé. Lorsque nous sommes allés au Cameroun, nous avons constaté que des producteurs font, depuis plusieurs années, plus de trois tonnes à l’hectare. Mieux, nous avons visité un centre qui produit 24 mille tonnes. Ce qui dépasse toute la production cotonnière nationale annuelle du Sénégal. C’est extraordinaire ! Nous avons cherché à savoir comment réussissent-ils une telle prouesse», a souligné Ndila Baldé.
Selon lui, en termes claires, il faut semer le plus tôt que possible afin de disposer de semis précoces. «Il faut bien démarrer à temps avant d’épandre et recouvrir la totalité de l’engrais fourni au producteur. Le désherbage aussi ne doit pas être négligé et l’autre étape très importante, c’est le traitement phytosanitaire», a-t-il expliqué.
«En respectant ces techniques culturales, un producteur camerounais peut réaliser quatre voire six tonnes à l’hectare. Il s’y ajoute qu’il pleut beaucoup dans ce pays (de l’Afrique Centrale)», a fait savoir Ndila Baldé, un ancien émigré en Espagne, rentré définitivement au bercail pour s’investir dans l’agriculture et l’élevage.
Il a aussi dit qu’avec l’actuel prix du coton au producteur, plus la subvention du gouvernement aux paysans pour l’accès au matériel, la culture du coton est «aujourd’hui encourageante».
«Le Sénégal a non seulement le meilleur prix au producteur de coton (300 francs Cfa le kg ou 300 mille francs la tonne) de toute l’Afrique, mais que le matériel agricole et les intrants sont très accessibles. Nous attendons environ 20 mille tonnes au niveau national de production de coton cette année», a poursuivi Ndila Baldé.
«En dehors de la subvention de l’Etat, le matériel agricole (la houe sine, le semoir, la charrue, les buteurs…) est donné au producteur à crédit, remboursable sur quatre ans. Pour cultiver un ha de coton, le producteur n’investit que 125 mille francs Cfa. Même en renforçant la quantité des achats, il ne dépense au grand maximum que 200 mille francs Cfa», a-t-il expliqué.
«En plus, grâce à l’accompagnement de la Sodefitex (Société de développement des fibres textiles), le producteur fait tout chez lui et en toute sécurité», a ajouté le vice-président de la Fédération nationale des producteurs de coton au Sénégal qui exploite plusieurs hectares à Saré Bourang, sa localité dans la commune de Kounkané. «Imaginez le bénéfice net d’un producteur qui emblave 20 voire 50 ha en respectant ces nouvelles techniques culturales, il pourra payer combien de salaires. La culture de coton a de l’avenir parce qu’elle enrichit plus que n’importe quelle autre filière au Sénégal. Je souhaite que ceux qui font de l’arachide découvrent le coton», a-t-il souligné.
Ndila Baldé a assuré que pour l’hivernage 2020, sa famille a emblavé trois ha, alors que lui-même a cultivé 1, 5 ha. «Et pour la première fois depuis 47 ans, j’ai obtenu 3, 094 tonnes à l’hectare», a-t-il fait part

Débarquements en baisse : les pêcheurs du quai de Hann en eau trouble

http://lesoleil.sn Les débarquements au niveau du quai de pêche de Hann sont en baisse. Les acteurs naviguent entre explications d’ordre conjoncturel et causes plus profondes tout en dégageant des pistes pour un secteur plus prospère et dynamique.
Le vent frais qui souffle, ce vendredi, sur le quai de pêche de Hann semble avoir transi toute activité. Les femmes écailleuses, postées à l’entrée et outils à l’arrêt, devisent à l’ombre en attendant d’éventuels clients. Plus loin, à quelques mètres des vagues, un groupe de jeunes qui se présentent comme « débarqueurs » jouent au Ludo. Ces manœuvres, assis sur un congélateur désaffecté, tapotent, à tour de rôle, sur l’écran rayé d’un téléphone portable. « Nous sommes là depuis 3 h du matin. Et comme vous le voyez, tout est presque à l’arrêt », lance Moustapha Diagne, les yeux rouges rivés sur le dé qui roule au fond de l’écran. « Au temps, les pirogues s’alignaient par dizaines sur la plage, avec des prises vraiment intéressantes, et chacun y trouvait son compte », renchérit Diop Fall.
Cette baisse d’activité est confirmée par les chiffres. Selon Mme Sarr, chef du Poste de contrôle, le quai a enregistré, en termes de débarquement, 785 190 tonnes en décembre 2020 contre 1 160 050 tonnes en décembre 2019. Elle précise cependant que tout n’est pas lié à la Covid-19 et souligne, outre les changements climatiques, une diminution du nombre de pirogues actives.
Active, la pirogue d’Ibrahima Sarr l’est certainement. Ce pêcheur, la combinaison encore humide, pointe un doigt accusateur sur les bateaux étrangers. « La pêche industrielle tue le secteur. Les bateaux siphonnent presque tout. Le pêcheur artisanal qui ramenait une ou deux tonnes se contente maintenant de deux caisses de 25 kilogrammes à peu près», dit-il.
« Non seulement ces navires ne respectent pas les zones qui leur sont réservées, mais ils nous causent aussi beaucoup de tracas et de dégâts. La nuit, on les aperçoit jusqu’à un kilomètre de l’îlot Sarpan. Nous avons donc des fourneaux dans nos pirogues et montons la garde à tour de rôle. À l’aide de bouteilles d’essence et de briquets, nous allumons des feux de détresse pour éviter les collisions », explique Ibrahima en jouant avec son allumoir. Il note aussi une baisse au niveau de la valeur marchande. « La caisse de 25 kilos qui coûtait 40 000 FCfa à l’époque oscille actuellement entre 20 000 et 17 000 FCfa. Du fait de la fermeture de certains marchés et du couvre-feu, les mareyeurs ont revu leurs achats à la baisse », ajoute-t-il.

Plaidoyer pour un contrôle plus efficient

Il est 13 h quand une pirogue sort de l’eau. Les « débarqueurs » accourent, les mareyeurs se rapprochent et des oiseaux paradent tout autour. Ousmane Kane, parti en mer depuis 7 h avec son frère, entame le rinçage de son embarcation en attendant de savoir ce que lui rapporteront ses trois caisses de daurades. « 17 000 FCfa la caisse ! Ce n’est pas du tout bon », se désole-t-il.
Les représentants des pêcheurs, trouvés autour du thé dans une salle du quai numéro 1, ratissent plus large pour expliquer le phénomène. Ibrahima Niang, président du Gie interprofessionnel du quai, opte pour une approche plus holistique. « Il y a deux ou trois ans, il nous arrivait de retourner du poisson à la mer. Actuellement, il ne reste plus qu’une saison d’abondance au Sénégal  : celle entre mai et août. Si nous la perdons comme les trois autres, le secteur sera irrécupérable. La diminution de la ressource est graduelle et ne date pas d’aujourd’hui », précise-t-il.
Il partage la responsabilité de cette rareté entre les pêcheurs artisanaux qui ont des pratiques non réglementaires, notamment l’utilisation des filets à monofilament « qui tue la mer », les bateaux étrangers qui « tarissent la ressource » et les autorités qui ne se donnent pas toujours les moyens de surveiller les eaux maritimes et de contrôler et sanctionner au besoin les techniques illégales de pêche pratiquées. « Tant qu’on ne préservera pas les petits poissons et que les filets interdits seront toujours importés et commercialisés, la ressource aura du mal à se régénérer », indique Ibrahima.
Pèdre Ndour, à la tête du Conseil local de pêche artisanal (Clpa), demande, lui, plus de moyens et un meilleur accompagnement afin de participer, en rapport avec les structures locales et nationales, au suivi, au contrôle et à la surveillance de la pêche et des activités annexes.
Le sexagénaire confie avoir démissionné d’un navire chinois, en 1997, pour ne pas être complice de la destruction des ressources halieutiques. C’est pourquoi il affirme ne pas comprendre que des Sénégalais soient capables d’immatriculer des navires en leur nom et de servir d’hommes de paille à des sociétés étrangères. « Que chacun joue sa partition dans la préservation de ce qui nous unit et le secteur se portera mieux », conclut-il.Abdoul Rahim KA (Stagiaire)

Contexte de pandémie de COVID19 : une marche virtuelle pour demander à la CEDEAO de sauver le lait local ouest-africain

https://www.lactuacho.com La filière lait ouest-africain connait une crise majeure en raison d’une concurrence déloyale des importations et de la pandémie de Covid-19. Pour sa survie, une « marche virtuelle » mobilise les sympathisants et les invite à signer une pétition qui a déjà recueilli plus de 36 000 signatures.
A la veille du Sommet Ordinaire des Chefs d’Etats de la CEDEAO, une coalition de 55 organisations de six pays interpelle les décideurs politiques pour agir en urgence en mobilisant le financement de la Stratégie Régionale de l’Offensive Lait pour la mise en œuvre de son premier Programme Prioritaire d’Investissements.
D’après le communiqué reçu, plus de 55 organisations de producteurs et productrices de lait local de six pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre, membres de la campagne « Mon lait est local », ont marché virtuellement pour demander aux Chefs d’États de la CEDEAO, d’agir lors du Sommet Ordinaire de la CEDEAO pour sauver la filière « lait local ». La coalition demande à l’organisation régionale la mobilisation du financement pour l’offensive laitrégional, notamment son Programme Prioritaire d’Investissements pour la promotion des chaînes de valeur du lait local.
La crise de la Covid-19a entraîné une paupérisation du secteur agropastoral qui fait vivre 48 millions de personnes en Afrique de l’Ouest  : « Non seulement on n’arrive pas à vendre [notre lait] comme on veut, mais on a subi d’énormes pertes. Si cette activité est arrêtée, il va de soi qu’il n’y aura plus de nourriture, ni de soins pour notre famille », déplore Alima Tall, productrice laitière au Burkina Faso.
Déjà injustement concurrencé par des importations de poudre de lait européen bénéficiant de subventions et de tarifs douaniers avantageux, le lait ouest-africain a subi les conséquences de la pandémie de Covid-19.
Celle-ci a montré partout dans le monde, et notamment en Afrique, l’importance des productions locales. Alors que le commerce international et les importations sont fortement perturbés, que les transports des biens et des personnes sont ralentis, voire suspendus, que les économies nationales sont durement touchées, produire localement apparaît comme une solution évidente à court et long termes.
Les productions locales permettent une autonomie vis-à-vis des importations et des crises internationales, permettent aux producteurs locaux et leurs familles de vivre de leur production, de relancer l´économie locale et de créer des emplois et enfin aux consommateurs de disposer en quantité de produits nutritifs et de qualité,
Le 23Janvier 2021 se tiendra une importante rencontre des Chefs d’Etats d’Afrique de l’Ouest, consacrée, notamment, à la pandémie de COVID-19. Lors de cette réunion, les responsables politiques vont prendre d’importants engagements et ce serait l’occasion pour qu’ils valident la stratégie régionale et le programme prioritaire d’investissements qui proposent des mesures concrètes pour développer la filière « lait local » maintenant et pour les générations futures. La CEDEAO a fait de la filière « lait local » un de ses enjeux prioritaires pour les dix prochaines années mais force est de constater que la mise en œuvre est très lente.
La crise dans laquelle se trouve cette filière nous interpelle tous ; les acteurs de la campagne « Mon lait est local » ont donc saisi l’opportunité du Sommet Ordinaire des Chefs d’États de la CEDEAO pour demander à leurs dirigeants de financer la mise en œuvre de la stratégie et du Programme Prioritaire d’investissements de « l’offensive régionale lait ».
Ainsi, le 3 décembre dernier, la coalition a lancé simultanément sur une plateforme de réunion en ligne ainsi que via un Facebook live une « marche virtuelle », rassemblant des personnes et organisations, actrices du secteur mais aussi sympathisants, associations de consommateurs, influenceurs, médias, issus du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Sénégal et du Tchad. Cette mobilisation s’est poursuivie jusqu’à aujourd’hui sur les réseaux sociaux, avec plus de 1000 personnes atteintes, dans le but de sensibiliser mais surtout de signer une pétition et faire pression sur les États.
« Pour nous soutenir, chacun peut signer notre pétition en ligne lancée en 2018, qui vise à rassembler 55 000 signatures », a déclaré Hindatou Amadou, Coordinatrice de la Campagne Régionale « Mon lait est local ». « Déjà plus de 36 000 personnes l’ont signé, ce qui montre l’engouement de la population pour le consommer local ! Nous attendons des dirigeants de la CEDEAO des mesures rapides et efficaces, notamment le financement et la mise en œuvre du Programme Prioritaire d’Investissements pour la promotion des chaînes de valeur du lait local. Des millions de personnes sont concernées. »

Bilan 2020 de la Bourse : Bénéfices en hausse pour la Brvm

https://www.lequotidien.sn/ La Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm) a enregistré 246 milliards de francs Cfa de valeur de transactions en 2020, contre 136 milliards de francs en 2019, soit une progression de 80%.
Dr Edoh Kossi Amenounve, directeur général de la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm) et du Dépositaire central/Banque de règlement (Dc/Br), dresse un bilan satisfaisant des activités 2020 des deux structures centrales du marché financier régional de l’Uemoa. Cela, «en dépit de la crise sanitaire mondiale liée au Covid-19 et la chute inédite de la croissance économique mondiale entraînées par les mesures prises pour endiguer cette pandémie».
En 2020, la Brvm a enregistré «246 milliards de francs Cfa de valeur de transactions contre 136 milliards de francs en 2019, soit une progression de 80%, 46 sociétés cotées pour une capitalisation boursière de 4 367 milliards de francs Cfa, 80 lignes obligataires pour une capitalisation de 6 051 milliards de francs Cfa, 3 sukuk cotés, 328 mille 096 titres échangés en moyenne journalière, 980, 24 millions de francs Cfa transigés en moyenne journalière». S’y ajoutent «un Per (Price earning ratio) moyen de 10, 03 et un ratio de liquidité qui s’établit à 3, 60%».
Quant au Dc/Br, il a affiché, d’après le communiqué, «une conservation totale de 10 mille 961 milliards de francs Cfa, soit une hausse de 15% comparé à 2019 et des Evènements sur valeurs (Esv) de 1 055 milliards de francs Cfa, en progression de 24% comparé à 2019». Outre les activités de marché, l’année 2020 a été riche en actions stratégiques pour la Brvm et le Dc/Br, a indiqué Dr Amenounve. Ces actions avaient pour objectifs, dit-il, «de favoriser l’accès des Pme au marché, de développer des partenariats stratégiques, d’améliorer la culture boursière des populations, de promouvoir les aptitudes de la Brvm à apporter de l’assistance technique», mais également «de renforcer l’implication de la Brvm dans les valeurs Rse et d’assurer la promotion du marché».
Le Dg de ces structures du marché financier s’est ainsi réjoui de la capacité du marché à soutenir les Etats et le secteur privé face à leurs besoins de financement en des situations critiques comme celle engendrée par la pandémie du Covid-19.
Sur le point des perspectives, le patron de la Brvm et du Dc/Br a annoncé que ces deux structures vont poursuivre leurs actions de développement par l’élargissement de la cote avec l’attraction de nouvelles valeurs et en privilégiant la sortie des fonds de private equity, le lancement des émissions obligataires de groupe (basket bonds) pour les Pme, le lancement des études pour la mise en place d’un marché de produits dérivés, l’accélération de la digitalisation des opérations et des services du marché, l’étude pour la mise en place d’un datacenter régional pour renforcer le dispositif de continuité des activités, etc. Même si certaines craintes demeurent, Dr Edoh Kossi Amenounve reste optimiste sur l’évolution des marchés financiers en 2021.

Transfert d’argent : Wari s’allie à Lycaremit pour entendre son réseau mondial

https://www.sikafinance.com/ Wari, la plateforme digitale de services financiers basée à Dakar au Sénégal, renforce son réseau mondial en s’alliant au britannique Lycaremit, l’un des leaders mondiaux des envois de fonds. Les deux parties ont signé ce 21 janvier un accord stratégique de partenariat pour renforcer et étendre leurs services de transfert d’argent en Afrique, en Europe, en Russie et au Moyen-Orient.
A travers cette coopération, Wari ajoutera à son réseau qui compte environ 700 000 points de service directs et indirects dans 60 pays celui de Lycaremit présent dans plus de 50 pays à travers le monde.
 » Ce partenariat est né d’une ambition de créer un écosystème intégré comprenant des services financiers, des opérations et la facilitation de transactions transfrontalières transparentes « , indique Wari.
Lancé en 2008, Wari offre un éventail de services financiers et commerciaux accessible via WhatsApp, Facebook Messenger et application mobile. Il compte parmi ses partenaires plusieurs d’institutions financières et sociétés commerciales locales et internationales notamment Banque atlantique, GTBank, Orabank et Airtel.Olivia Yao

Promotion destination Sénégal : Vers un partenariat entre le ministère du Tourisme et Omar Sy

https://directnewsinfo.com “Suite à son audience avec son Excellence M. le Président de la République Macky Sall, le ministre Alioune Sarr a reçu M. Omar Sy acteur, producteur et réalisateur. Les échanges ont porté sur un partenariat dans la promotion de la destination touristique Sénégal et du Hub aérien, mais aussi sur ses projets d’investissement au Sénégal. Il l’a félicité, au nom du Chef de l’État, pour l’immense succès de la série Lupin sur Netflix, et l’a encouragé dans son initiative d’accompagner les jeunes talents au Sénégal et en Afrique”, renseigne un communiqué du ministère du Tourisme et des Transports aériens.

l’aéroport de Dakar etl’armée de l’air collaborent à la création d’une Ecole des métiers de l’aviation

(Agence Ecofin) – Devenir un hub aérien majeur en Afrique, c’est l’objectif du Sénégal. Pour y parvenir, le pays s’est fixé certains objectifs,  dont celui d’assurer la formation des professionnels du secteur.
L’aéroport international Blaise Diagne de Dakar (AIBD) a demandé la collaboration de l’armée de l’air, pour la création d’une Ecole des métiers de l’aviation. Cette sollicitation a été faite le jeudi 7 janvier, lors d’une rencontre dans les locaux de l’armée l’air, entre une délégation de l’AIBD, conduite par son directeur général Doudou Ka, et le général de brigade Pape Souleymane Sarr.
« L’école de l’armée de l’air, qui a une expérience de près de 40 ans dans le domaine de la formation de pilotes, de techniciens et d’ingénieurs de l’aviation, a favorablement accueilli la proposition de l’AIBD, qui souhaite travailler de concert avec elle dans la mise en œuvre du projet », affirme l’AIBD.
A l’issue de la rencontre, les deux institutions ont décidé de la mise en place d’un comité technique, comprenant l’AIBD, l’armée de l’air et d’autres parties prenantes, « pour dessiner les contours de l’école ». Pour sa part, le directeur général de l’AIBD a insisté sur la nécessité de « travailler en réseaux, pour éviter les chevauchements et télescopages entre les instituts de formation existants et à venir ».
L’Ecole des métiers de l’aviation est l’une des composantes majeures du projet de hub aérien régional, au même titre que la compagnie aérienne nationale Air Sénégal, le Centre de maintenance aéronautique (le protocole y relatif a été signé par Air Sénégal et l’AIBD le 29 décembre 2020), et le Programme de reconstruction des aéroports du Sénégal (PRAS).Romuald Ngueyap

LANCEMENT DES OPERATIONS DE VIABILISATION ET DE COMMERCIALISATION DE L’ASSIETTE DE 30 HA SUR LE SITE DE L’AEROPORT LEOPOLD SEDAR SENGHOR

La Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) informe le public, du démarrage des opérations de viabilisation et de valorisation de l’assiette de trente (30) hectares à distraire du titre foncier n°526/NGA, sur le site de l’aéroport Léopold Sédar Senghor, cédé par l’Etat à titre onéreux.
La commercialisation du site est exclusivement confiée à la Compagnie Générale Immobilière du Sahel-CGIS-SA, filiale de la CDC.
Dans le cadre de sa stratégie de commercialisation, la CGIS-SA peut donner mandat à d’autres structures spécialisées dans le domaine de l’immobilier. La liste des mandataires agréés ainsi que les informations utiles seront disponibles à compter du 1er février 2021 sur le site www.cgis.sn, , aux numéros de téléphones (33 824 87 87,  77 838 61 61 et 77 838 6262) et sur la plateforme digitale d’inscription et de réservation dédiée.
La CDC décline, d’ores et déjà, toute responsabilité quant aux agissements éventuels de personnes malintentionnées et invite les populations à faire preuve de vigilance.
La CDC réitère son engagement à veiller au renforcement de l’aménagement durable et à la valorisation équitable de la zone concernée, conformément aux orientations de Monsieur le président de la République.Le Directeur général de la CDC

Forêt classée de Bayotte : 09 exploitants forestiers tabassés par des hommes armés.

https://www.dakaractu.com/ Encore des exploitants forestiers passés à tabac par des hommes lourdement armés. Leur seul tort c’est de se présenter dans cette forêt de Bayotte-Est dans la commune de Niassya, département de Ziguinchor, à la recherche de « bois mort » comme le disent nos sources.
Contrairement à l’incident du mois de janvier 2018 qui a tourné à une boucherie avec la mort de 14 personnes, cette fois-ci, les 09 personnes retenues auront juste été tabassées. Après ils seront renvoyés par leurs bourreaux et interdits de revenir sur les lieux, sans quoi ils subiront le même sort que les 14 autres exploitants forestiers.
Ils sont revenus bredouilles, car les hommes armés ont emmené tout leur matériel. Selon nos sources, il y en a deux qui ont été retrouvés par une patrouille militaire

Niokhobaye Diouf Dg de la protection des enfants : «Plus de 5 000 enfants retirés de la rue entre mars et novembre 2020»

https://directnewsinfo.com Un projet de protection d’urgence des enfants contre le Covid-19 a permis de retirer 5 130 enfants de la rue, dont 3 500 sont retournés dans leur famille, entre mars et novembre 2020, a annoncé le directeur de la Promotion des droits et de la protection des enfants, Niokho­baye Diouf. Le ministère de la Femme, de la famille, du genre et de la protection des enfants avait élaboré, pour 2020, un plan de retrait des enfants de la rue qui devait démarrer à la mi-mars, a-t-il appelé dans un entretien avec la radio privée Sud Fm, repris par Aps.
Malheureusement, a dit M. Diouf, les services concernés avaient été amenés à anticiper sur les actions de ce plan, avec la survenue du Covid-19, ce qui a conduit à la mise en place d’un «projet de protection d’urgence des enfants contre le Covid-19», dans le cadre du Secrétariat exécutif national de protection de l’enfant. Selon lui, ce projet engage l’ensemble des ministères sectoriels, à savoir ceux de la Justice, de l’Intérieur, du Développement communautaire, de l’Education et de la
Communication. Des centres avaient été identifiés et 2 971 lits «prépositionnés» pour l’accueil des enfants, pour le compte d’un cadre qui prenait les contours d’une cellule nationale de coordination, de veille et de suivi du projet «Zéro enfant dans la rue», a indiqué Niokhobaye Diouf.

AFFAIRE DES TALIBÉS ENCHAÎNÉS : Oustaz Ibrahima Dieng prend 15 jours ferme

Libération Sénégal online Placé sous mandat de dépôt lundi dernier après avoir enchaîné des talibés dans son daara, Oustaz Ibrahima Dieng a été condamné, ce jeudi, par le tribunal de Dourbel à deux ans de prison dont 15 jours ferme. Il reste donc en détention. A noter qu’un impressionnant dispositif avait été déployé autour du tribunal à cause des manifestations de soutien en faveur du maître coranique. Ces dernières se sont poursuivies après l’annonce du verdict.

Talibés enchâinés à Diourbel : Oustaz Dieng condamné, ses partisans dans la rue

https://www.seneweb.com Malgré la forte pression, le tribunal de grande instance de Diourbel a condamné oustaz Ibrahima Dieng à 02 ans dont 15 jours de prison ferme.La décision vient de tomber. Le prévenu a été jugé ce matin. Oustaz Dieng va donc rester encore plus d’une semaine à la prison centrale de Diourbel.
Les maîtres et élèves coraniques ne décolèrent pas depuis l’annonce du verdict. Ils ont brûlé des pneus dans les artères de la commune. Mais les éléments du commissariat central, renforcés par un détachement du Gmi, contrôlent la situation.
A noter que le maître coranique a été mis aux arrêts par la gendarmerie, vendredi dernier, pour avoir enchaîné des talibés dans son daara (école coranique).
Oustaz Ibrahima Dieng  a été  présenté, lundi dernier, au procureur prés le tribunal de grande instance de Diourbel pour traitement inhumain et dégradant envers des mineurs, d’après des sources de seneweb. Il a été envoyé en prison le même jour.

Difficiles conditions de vie des compatriotes qui étudient en France : une étudiante sénégalaise à Sorbonne raconte sa galère

https://www.jotaay.net/ L’affaire Diary Sow a braqué les projecteurs sur la vie des étudiants étrangers, notamment Sénégalais, en France. Une vie qui est loin d’être un fleuve tranquille pour bon nombre d’entre eux. Sur le site de la chaine France 24, une étudiante sénégalaise en Master à la Sorbonne dit ne pas être surprise par la disparition de Diary Sow. Elle témoigne sur les difficultés qu’elle rencontre, surtout avec la crise sanitaire.
Entre difficultés financières et administratives, la solitude, la pression de la réussite…, la vie est très souvent loin d’être rose pour la grande masse des étudiants sénégalais de l’étranger, notamment de la France. Une situation de véritable galère parfois, qu’une compatriote a décrite à travers son expérience personnelle, sur France 24.com. «La disparition de Diary Sow ne m’a pas surprise. Ces derniers temps, j’ai pensé à tout abandonner moi aussi… Quand tes parents sont si loin, tu vis avec la pression de réussir», a confié Aïssa (nom d’emprunt pour garder son anonymat), étudiante sénégalaise à Paris, en master de Finances à la Sorbonne. Qui explique combien sa situation est difficile, surtout en ce contexte de pandémie, où  elle a été obligée de quitter l’école d’ingénieur où elle s’était inscrite l’an dernier à Marseille et changer de filière, car n’étant plus en mesure de payer ses frais de scolarité dans le privé. «Ma famille n’a pas les moyens de me payer mes études en ce moment c’est particulièrement difficile. (…). A cause du Covid-19 et avec le confinement, j’ai perdu mon job étudiant. J’ai trouvé un boulot de préparatrice de commandes en grande surface. Ça n’a pas suffi à couvrir mes dépenses. L’école, c’était de trop. Je n’ai pas réussi à finir le semestre, car moralement je n’allais pas bien du tout», confesse-t-elle.

«Quelqu’un a proposé de m’héberger. Mais il m’a très rapidement demandé une contrepartie physique. J’ai fui à toute vitesse»

Arrivée à Paris, pour un nouveau départ, l’étudiante sénégalaise s’est retrouvée de nouveau en difficulté, même pour se loger. «J’ai été hébergée par l’ami d’un ami qui me faisait dormir par terre et attendait de moi que je fasse la cuisine et le ménage en échange. Un autre jeune homme a vu mon appel à la solidarité sur Facebook et a proposé de m’héberger. Mais il m’a très rapidement demandé une contrepartie physique. J’ai fui à toute vitesse», raconte-t-elle.
C’est finalement grâce aux associations étudiantes, et l’aide de l’assistante sociale de l’université, qu’Aïssa est relogée en urgence en résidence sociale. Ainsi, elle a pu retrouver un peu de sérénité, «même si, souligne-t-elle, c’est très dur de passer ses journées à étudier dans 20 mètres carrés».

«Si la CAF ne me verse pas l’allocation à la fin du mois, je n’aurai pas de quoi manger»

Et même si elle a obtenu un emploi d’accompagnant d’élèves en situation de handicap (AESH) dans une école maternelle, elle est loin de sortir de ses difficultés financières. «J’ai déposé un dossier pour demander une aide au logement de la CAF [Caisse d’allocation familiale, Ndlr] parce qu’avec mon travail, je peux tout juste payer mon loyer. Interrogé par France 24.com, Khadim Dièye, président de l’Association des étudiants sénégalais en France (Aesf) reconnait que pour certains étudiants étrangers, la situation sanitaire s’est révélée être un véritable cauchemar.Mbaye THIANDOUM

Arrestations tous azimuts : Le CUSEMS appelle à un large front de la société civile

http://www.walf-groupe.com Le Cadre unitaire des syndicats de l’enseignement du moyen-secondaire (Cusems) n’apprécie pas la gestion  de la seconde vague de Coronavirus dans les écoles par les autorités étatiques
Dans une déclaration parvenue à WalfQuotidien,  son secrétaire général, Abdoulaye Ndoye et ses camarades ont «dénoncé le formalisme dans la gestion de la crise sanitaire au niveau des écoles». Ils soulignent que si un protocole sanitaire rigoureux a été élaboré, sa mise en œuvre souffre d’un «laxisme indescriptible» exposant les acteurs au péril. «Dans bon nombre d’écoles les dotations en masques, gels hydro alcooliques, et autres produits  indispensables pour l’observation des mesures barrières sont insuffisantes, dérisoires. L’explosion des effectifs consécutive à des mesures prises de manière unilatérale, le déficit criard de tables bancs et d’enseignants rend impossible toute distanciation physique»,  déplorent-ils. Aussi les syndicalistes ont fustigé «l’incohérence des autorités qui multiplient les mesures pour faire observer la distanciation physique dans les autres segments de la société et ferment les yeux sur la situation lourde de dangers observée dans les établissements scolaires dont les acteurs ne semblent pas mériter les mêmes égards». En outre, le Cusems n’a pas manqué d’évoquer «l’inertie des autorités dans la mise en œuvre de palliatifs aux insuffisances de notre système éducatif révélées par la covid-19, leur immobilisme dans la mise en œuvre des accords du 30 avril 2018 malgré la posture patriotique des enseignants».  C’est pourquoi, ils exigent «la reprise immédiate du monitoring sous la houlette d’une personnalité crédible ayant de l’autorité sur les différents ministres dont dépend la matérialisation des points d’accords».
Sur un autre registre, le Cusems a évoqué les arrestations du président de Horizon sans frontières, M. Boubacar Sèye et du professeur au Lycée El hadji Baba NDiongue de Podor, Samba Tall. Ainsi, il exige «leur libération immédiate». Pour ces arrestations, Abdoulaye Ndoye et Cie «appellent toutes les organisations de la société civile crédibles à constituer rapidement un large front pour mettre un terme aux dérives liberticides caractéristiques de ce régime».Mamadou GACKO

GRIPPE AVIAIRE : LE FOYER DE POUT A ÉTÉ CIRCONSCRIT (MINISTRE)

Diamniadio, 21 jan (APS) – Le ministre de l’Elevage et des Productions animales assure que les mesures nécessaires ont été prises pour circonscrire le foyer de grippe aviaire détecté dans une ferme de Pout, dans la région de Thiès (ouest).
Depuis la détection de ce foyer de grippe aviaire, le 3 novembre dernier, ‘’un dispositif de surveillance a été mis en place autour de la ferme’’ concernée, ‘’pour le moment seul foyer de contamination’’ au Sénégal, a dit Aly Saleh Diop.
Ce dispositif de surveillance a été étendu à ‘’un périmètre beaucoup plus large pour essayer de repérer d’éventuels cas’’, a assuré M. Diop lors de la réception d’équipements destinés à la lutte contre la grippe aviaire.
Le ministre de l’Elevage et des Productions animales a tenu à rassurer les populations  : ‘’Pour le moment, il n’y a pas encore d’autres foyers de contamination dans la zone.’’
Après la découverte du foyer de grippe aviaire, il est nécessaire de ‘’mettre en place un dispositif de veille permanent pour ne pas subir la maladie’’, a-t-il dit, ajoutant que c’est la raison pour laquelle le ministère de l’Elevage et des Productions animales a fait appel à des partenaires techniques et financiers.
Ces derniers vont aider à ‘’amplifier le dispositif d’alerte et de surveillance, de manière à être plus fort et à trouver les moyens de faire face’’ à cette situation, dans le cas où elle se reproduirait ‘’dans d’autres foyers d’aviculture’’, a expliqué Aly Saleh Diop.
Il faut pouvoir ‘’aller rapidement à l’assaut’’ du foyer de contamination, a dit M. Diop.
La grippe aviaire apparue en 2015 dans certains pays avait alerté le Sénégal, qui a pris un arrêté pour interdire les importations de viande de volaille, a-t-il rappelé.
‘’Cela a eu comme conséquence un développement extrêmement important de la filière avicole’’, a-t-il souligné.
‘’C’est pourquoi il était nécessaire de prendre les devants avec des mesures idoines, pour endiguer la maladie dans cette ferme où le premier foyer a été détecté’’, a poursuivi le ministre de l’Elevage et des Productions animales.
Selon lui, il s’est par la suite agi de mettre en branle tout le dispositif d’alerte et de surveillance en place.
C’est dans ce contexte que, selon Aly Saleh Diop, l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) a offert au Sénégal du matériel de protection contre la grippe aviaire.
Ce don reçu par l’intermédiaire de la FAO, l’agence des Nations unies chargée de l’alimentation et de l’agriculture, devrait permettre de ‘’renforcer la force de frappe du ministère’’.
La chargée des politiques au bureau de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest, Bintia Stephen Tchicaya, a salué ‘’le leadership du ministère de l’Elevage qui a pris la pleine mesure de l’ampleur de la crise en déroulant une batterie de mesures’’.
La FAO, grâce à ses ‘’compétences techniques’’ et à son expérience, a décidé de venir en aide au ministère de l’Elevage et des Productions animales, a-t-elle assuré en remettant le don au ministre.
Les services vétérinaires sont à pied d’œuvre pour circonscrire la zoonose dans une seule localité, affirme le ministère, selon lequel le matériel reçu de l’USAID permettra de renforcer le dispositif déjà mis en place.ADL/BK/ESF

L’UBG : Six UFR infectées par la Covid

https://actunet.net Après le Collège Notre Dame, c’est au tour de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis d’être touchée par le coronavirus. Des enseignants, étudiants et personnel administratif, technique et de service de six (6) Unités de Formation et de Recherche (Ufr) ont été testés positifs au Covid, rapporte Le Quotidien

Hôpital Principal : une femme testée positive au coronavirus internée à la Pédiatrie

XALIMANEWS- Il y a eu une levée de boucliers hier à l’hôpital Principal de Dakar. Les syndicalistes ont haussé le ton pour dénoncer l’acte posé par le Directeur général de l’hôpital, le Général Mame Thierno Dieng. Ce dernier a interné une femme testée positive au coronavirus au service de la pédiatrie. Le délégué du personnel, El Hadji Mansour Ndao, prévient qu’il y a des limites à ne pas franchir dans un établissement de santé public. C’est inadmissible, à ses yeux, qu’on admette une patiente testée positive au service pédiatrique où des enfants sont internés. Il reproche au directeur général Mame Thierno Dieng d’avoir pris la décision sans l’avis des travailleurs. El Hadji Mansour Ndao fustige cette décision qui expose les enfants. Le Directeur général de l’hôpital, le Général Mame Thierno Dieng assume sa décision. Il soutient que toutes les dispositions sanitaires ont été prises pour que la dame ne contamine personne. S’il a pris une telle décision, explique le général Dieng, c’est parce que le Centre de Traitement des Epidémies (CTE) est plein. Et il ne peut pas rejeter les malades qui arrivent.L’As

LES TESTS DE DIAGNOSTIC RAPIDE POURRONT-ILS AIDER À ENRAYER LA PANDÉMIE ? Par Dr Mohamed Lamine LY

Dans la lutte contre la pandémie de COVID-19, la communication gouvernementale fait souvent abstraction du fait que la propagation du virus est favorisée par 2 facteurs  : le dépistage restrictif occultant les cas asymptomatiques et les lenteurs notées dans son exécution, à l’origine de nombreuses contaminations secondaires. La situation est grave, encore pire que l’aperçu tronqué que peuvent en donner les points de presse quotidiens du ministère en charge de la santé.
Certes, les retards de consultation de la part des patients COVID sont avérés et sont à mettre sur le compte des difficultés habituelles d’accès aux soins et de la forte stigmatisation, qui entoure les patients souffrant de COVID-19.
Mais qu’est ce qui explique les lenteurs de publication des résultats des tests déjà effectués ? Et combien de cas confirmés,  des patients symptomatiques et donc très contagieux, susceptibles de s’aggraver à tout moment, doivent-ils attendre à la maison avant de bénéficier d’une prise en charge ?
La mise en place annoncée des tests de diagnostic rapide (TDR), bien que tardive, devrait aider à atténuer tous ces dysfonctionnements et à rendre la lutte anti-COVID plus efficace.
En effet, les stratégies mises en œuvre jusque-là se résument à une communication agressive et peu efficiente et à la culpabilisation des citoyens accusés d’incivisme, pour non-respect de mesures barrière, vu comme pilier central de la prévention de la COVID-19.
Il est cependant difficile d’ignorer le fait que, sous nos contrées, plus que partout ailleurs, de multiples obstacles entravent une compliance optimale de nos populations avec les mesures préventives édictées par les autorités sanitaires. Il s’agit de pesanteurs culturelles (superstition, fatalisme, divers tabous …), de la prédominance du secteur informel dans notre économie avec son lot de précarité et d’une surpopulation dans les grandes agglomérations urbaines favorisant la promiscuité dans les maisons, les transports, les marchés, les écoles… Ce sont là autant de contraintes, découlant de politiques publiques mal conduites, qui ne sont pas près d’être levées.
Devant le constat de l’inefficacité de la riposte, il s’agit de revenir aux orientations initiales de l’OMS, dans lesquelles l’identification et le dépistage actifs des cas, ainsi que la recherche des contacts sont fortement recommandés dans tous les scénarios de transmission.
Certains secteurs de la société civile, comme la Coalition pour la Santé et l’Action Sociale (COSAS) ne cessent d’appeler, depuis le début, à revoir la politique de dépistage, bien trop restrictive et médicalisée, pour pouvoir contrôler la pandémie, car ne ciblant que les sujets symptomatiques et porteurs de comorbidités.
Pourtant, l’accélération de la circulation du coronavirus devrait amener les autorités à faire un large usage des tests de dépistage pour briser les chaînes de transmission, endiguer la pandémie, le plus vite possible et mesurer scientifiquement l’impact de nos interventions. Il est indispensable de tester le plus grand nombre de personnes possible et surtout de disposer très rapidement des résultats, pour minorer les risques de propagation.
Avant nous faire miroiter une stratégie nationale pour une lointaine campagne de vaccination, le gouvernement ferait mieux d’enrayer la progression de la pandémie en élaborant des directives claires pour une politique intelligente de dépistage.

Il s’agira de combiner différentes variétés de tests pour pouvoir identifier trois catégories d’individus  :

Les individus non infectés, ne présentant ni virus ni réponse immunitaire et qui sont donc susceptibles d’être infectés dans le futur,
Les individus infectés, positifs pour le virus, qui peuvent disséminer l’infection et doivent donc être isolés et
Enfin les individus qui ne sont plus infectés et disposent d’anticorps contre le virus, pouvant servir dans la prise en charge des groupes vulnérables.

La palette de tests disponibles s’est considérablement élargie, ces derniers mois.

Ils peuvent être rangés en 3 catégories  : sérologiques, d’amplification des acides nucléiques (TAAN) et antigéniques.
Premièrement, les tests sérologiques qui détectent la réponse immunitaire contre le virus, sur lesquels, nous ne nous attarderons pas décèlent les anticorps produits en réponse à l’infection, contre les protéines du virus. Ensuite, les tests d’amplification des acides nucléiques détectent le matériel génétique du virus, dont le plus connu est la réaction de RT-PCR (reverse transcriptase-polymerase chain reaction), communément appelée dans les médias test PCR, qui constitue la référence. C’est une technique permettant de prélever des cellules nasales profondes à l’aide d’un écouvillon. Ce test fut le premier disponible pour diagnostiquer le SARS-CoV-2,  ayant pu être rapidement développé sur base de la séquence du virus. Le résultat du test est, en général, disponible vingt-quatre heures après le prélèvement. On mesure tout le chemin qu’il nous reste à parcourir, quand on sait que certains pays européens arrivent actuellement à réaliser jusqu’à 700.000 tests chaque semaine contre moins de 20.000 dans nos différents laboratoires.

Et enfin, les tests antigéniques dits de diagnostic rapide (TDR), faciles à utiliser, peuvent être réalisés sans passer par un laboratoire, directement sur le terrain (tests POC) et permettent la détection des protéines du virus chez un individu en quelques minutes.

Même s’ils sont moins sensibles que le test PCR, ils offrent la possibilité́ d’élargir l’accès aux tests et de réduire les délais de diagnostic en permettant un dépistage décentralisé́ des patients qui présentent des symptômes précoces.
Un prélèvement est réalisé dans les cavités nasales, comme pour le test RT-PCR.
La présence des protéines virales est mise en évidence à l’aide d’anticorps spécifiques, permettant une réaction colorimétrique sur une languette, comme pour un test de grossesse.
Ces tests peuvent contribuer significativement au contrôle de la pandémie de COVID-19, car ils sont particulièrement performants chez les patients les plus contagieux, c’est à dire ceux ayant une charge virale élevée dans la phase pré́-symptomatique (1 à 3 jours avant l’apparition des symptômes) et dans la phase symptomatique précoce (pendant les 5 à 7 premiers jours de la maladie). Ils permettent d’établir un diagnostic précoce et d’interrompre rapidement la transmission grâce à un isolement ciblé et un regroupement des cas les plus infectieux et de leurs contacts proches.
Ces tests sont d’un grand intérêt parmi les groupes à risque (travailleurs de la santé), dans les zones enclavées (rurales ou suburbaines), où l’accès aux soins et donc au PCR est problématique ou pour préciser le niveau d’extension d’un foyer.
Mais c’est dans les zones où la transmission communautaire est répandue, qu’ils sont le plus utiles.
En effet l’implication des communautés dans le dépistage des cas facilitera la co-construction de la riposte pour la rendre plus efficace. La décentralisation du dépistage permettra également d’identifier les cas positifs et les contacts, de les isoler, afin de pouvoir les prendre en charge, le cas échéant, soit à domicile ou dans des espaces communautaires dédiés, s’ils ne présentent aucun signe de gravité. Cela permettra d’assécher le flux de cas graves, qui est en train de submerger notre système sanitaire sous-financé et mal équipé, déjà très éprouvé par la première vague.Dr Mohamed Lamine LY-Spécialiste en santé publique
RÉFÉRENCES
1-    Bullard J, Dust K, Funk D, Strong JE, Alexander D, Garnett L, et al.
Predicting infectious SARS-CoV-2 from diagnostic samples. Clinical infectious diseases : an official publication of the Infectious Diseases Society of America. 2020 : ciaa638.
2-    Lee S, Kim T, Lee E, Lee C, Kim H, Rhee H, et al.
Clinical Course and Molecular Viral Shedding Among Asymptomatic and Symptomatic Patients With SARS-CoV-2 Infection in a Community Treatment Center in the Republic of Korea. JAMA Internal Medicine. 2020.
3-    OMS, Bureau régional pour l’Afrique
Les nouveaux tests rapides de COVID-19 changent la donne pour l’Afrique
4-    OMS, Surveillance mondiale de la COVID-19 due à une infection humaine par le nouveau coronavirus 2019 / Orientations provisoires 20 mars 2020

Nouvelles heures d’ouverture des marchés (6h-17h) : des acteurs du commerce adhèrent à la mesure

http://lesoleil.sn La recrudescence des cas positifs au coronavirus, depuis quelques semaines, a conduit les autorités administratives déconcentrées à prendre des mesures de lutte contre la pandémie. Parmi celles-ci, il y a le réaménagement annoncé des heures d’ouverture et de fermeture des marchés de 6h à 17h. Les acteurs du commerce contactés par Leseoleil.sn ont approuvé ces actes.
Suite à la prorogation du couvre-feu partiel dans les régions de Dakar et de Thiès, le 18 janvier dernier, les marchés seront désormais soumis à des heures d’ouverture et de fermeture. En effet, les préfets de Pikine, Rufisque et Mbour ont déjà pris des arrêtés dans ce sens alors que des pourparlers sont en cours pour Dakar, Thiès, entre autres départements.
Pour le directeur exécutif de l’Union nationale des associations de commerçants, opérateurs et investisseurs du Sénégal (Unacois Yessal), Alla Dieng, ces mesures restrictives, bien que difficiles à supporter, peuvent bien se justifier par l’urgence sanitaire. « On va supporter cela malgré nous. Nous sommes obligés de nous accommoder. C’est difficile par rapport aux activités commerciales, par rapport à la satisfaction de notre clientèle. Mais, cela dépend des constats faits par les autorités sanitaires », a-t-il notamment déclaré. Il ajoute  : « on aurait souhaité qu’on insiste davantage sur le respect des mesures barrières, à savoir le port de masques, l’utilisation du gel et du savon, même si ce sera très difficile de respecter la distanciation sociale parce qu’un marché est connu par la promiscuité surtout lors des moments de rush ». Alla Dieng est d’avis que le fait de démarrer à 6h et de fermer à 17h deviendra difficile pour les commerçants, car avec le couvre-feu, ces derniers seront obligés de fermer très tôt pour rentrer.
D’ailleurs, le directeur exécutif de Unacois Yessal soutient avoir reçu des complaintes venant surtout de leurs membres établis à Thiès et dans la banlieue. « Ils nous ont exposés leur manque à gagner qui est, aujourd’hui, inestimable et incommensurable mais nous, en tant que responsable, nous leur demandons de tenir parce que c’est dans l’intérêt des populations et que la santé est la priorité », a tempéré M. Dieng, rassurant que « le Gouvernement est en train de gérer en tenant compte des retombées économiques négatives, mais on est obligés de tenir ». Jugeant difficile la situation, il espère que la maladie soit vite maîtrisée.
De son côté, l’administrateur du Forum des acteurs de l’économie informelle, Makhoudia Ngom, estime que les commerçants et les marchands ambulants sont désorientés par la tournure des événements. Toutefois, dit-il, « nous adhérons à ces mesures parce que nous savons tous que la maladie est en train de faire des ravages. C’est pourquoi nous sensibilisons les acteurs sur la nécessité de respecter les mesures barrières ».
Le Secrétaire général du Réseau des commerçants et acteurs économiques du Sénégal n’a pas manqué de déplorer leur non implication dans les instances de prise de décision. « Nous vivons la deuxième vague avec des difficultés liées notamment aux multiples versions que nous recevons à travers la presse. Lors de la première vague, il y avait des concertations entre les maires, les préfets ou gouverneurs et les représentants des acteurs. Mais aujourd’hui, nous sommes confus », a déclaré M. Ngom.
A l’en croire,  beaucoup de promesses faites lors de la première vague n’ont pas été respectées. « Nous avions entamé des discussions avec la présidente du Haut conseil du dialogue social, Innocence Ntap Ndiaye, des ONG et le ministère du Plan et de la Coopération pour aboutir à des accords visant à appuyer les acteurs du secteur informel et même. On avait même procédé au dépôt des dossiers au niveau de la Chambre de commerce, mais jusque-là, on n’a aucun retour », a regretté l’administrateur du Forum des acteurs de l’économie informelle, qui dit interpeller les autorités sur les fonds de résilience.

Implication des collectivités territoriales

Du côté des collectivités territoriales, l’on approuve également ces mesures prises par les autorités en vue d’enrayer la propagation de la Covid-19. Ousmane Ndoye, le maire de la commune de Gueule-Tapée-Fass-Colobane, – localité abritant deux des plus grands marchés de Dakar (Colobane et marché mercredi) -,  a fait constater « une forte implication » de sa collectivité. « Nous avions proposé à ce que les marchés soient fermés les dimanches et nettoyés et nous l’avons déjà fait pour Colobane », révèle l’édile. Ce dernier annonce, dans la foulée, l’installation d’une brigade qui va veiller sur le respect du port de masques à l’entrée de ces lieux de commerces.
« Pour la première vague, il y avait beaucoup plus de bruit autour du riz, du lait, du sucre qu’on donnait aux gens, c’est ça qui a donné l’impression qu’il y avait beaucoup plus d’engouement. Mais le principe est le même, nous avons les mêmes règles de jeu », a indiqué le maire de Gueule-Tapée-Fass-Colobane. Selon lui, « nous continuerons à appuyer les populations comme nous l’avions fait la dernière fois. Il n’y a aucun changement, au contraire, nous redoublons d’efforts parce que nous sommes conscients que cette deuxième vague est beaucoup plus meurtrière, beaucoup plus difficile à gérer ».Salla GUEYE

Covid-19 : série de mesures dans les juridictions sénégalaises

APA-Dakar (Sénégal) Par Edouard Touré-Les juridictions sénégalaises sont invitées au respect des gestes barrières face à la nouvelle vague de coronavirus.
Le Garde des Sceaux, Me Malick Sall, qui a pris une série de mesures, précise que les « spécificités de chaque juridiction » doivent être tenues en compte.
« Aussi, voudrais-je vous inviter à mettre en place dans vos juridictions respectives un dispositif qui réponde aux préoccupations du moment », écrit le ministre Sall dans une lettre circulaire adressée aux Premiers présidents de Cour d’appel et aux Procureurs généraux près les Cours d’appel.
Dans ce document parcouru par l’Agence de presse sénégalaise (APS, publique), il est également demandé « la restriction des entrées dans les locaux des cours et tribunaux en autorisant l’accès uniquement aux personnes pour lesquelles la présence en ces lieux est justifiée ; la limitation du nombre de personnes dans les salles d’audience où ne devraient être admis que les justiciables concernés par les affaires enrôlées, tout en veillant au respect de la distanciation physique ».
Le ministre de la Justice recommande aussi « le lavage des mains à l’eau et au savon ou l’utilisation de gel hydro-alcoolique normalisée ; le port obligatoire du masque dans l’enceinte des juridictions ; la désinfection régulière des juridictions, prioritairement des salles d’audience ».
A l’endroit des chefs de parquet, Me Malick Sall rappelle qu’une « réorganisation des conditions de déferrement s’avère nécessaire afin d’éviter l’encombrement des salles de sûreté »,  avant d’indiquer qu’il faut délocaliser les audiences du Tribunal de commerce hors classe de Dakar et des audiences correctionnelles du Tribunal de Grande instance de Pikine-Guédiawaye au Palais de Justice de Dakar.
« (…) dans le cadre des procédures de flagrants délits, la délivrance des mandats de dépôt doit se faire avec parcimonie pour maintenir la population carcérale dans des proportions raisonnables. La décision du placement sous mandat de dépôt ne doit être prise que si les circonstances de l’espèce en révèlent la nécessité », recommande Me Malick Sall, ministre de la Justice.
Depuis lundi dernier, le Sénégal a de nouveau suspendu les visites familiales aux détenus.
A la date de ce jeudi 21 janvier, le Sénégal a enregistré 23.909 cas positifs de Covid-19 pour 552 décès.TE/APA

Me Malick SALL invite à réduire les mandats de dépôt pour ne pas exploser les prisons

Le ministre de la Justice invite les responsables de juridictions à prendre les dispositions nécessaires face à la recrudescence des cas de Covid 19, a appris l’APS de source officielle, jeudi.
’’Aussi, voudrais-je vous inviter à mettre en place dans vos juridictions respectives un dispositif qui réponde aux préoccupations du moment (…)’’, a demandé Me Malick Sall dans une lettre circulaire adressée aux Premiers présidents de Cour d’appel et aux Procureurs généraux près les Cours d’appel.
Dans ce document parvenu à l’APS, le Garde des Sceaux demande notamment ’’la restriction des entrées dans les locaux des cours et tribunaux en autorisant l’accès uniquement aux personnes pour lesquelles la présence en ces lieux est justifiée ; la limitation du nombre de personnes dans les salles d’audience où ne devraient être admis que les justiciables concernés par les affaires enrôlées, tout en veillant au respect de la distanciation physique’’.
A cela s’ajoutent ’’le lavage des mains à l’eau et au savon ou l’utilisation de gel hydro-alcoolique normalisée ; le port obligatoire du masque dans l’enceinte des juridictions ; la désinfection régulière des juridictions, prioritairement des salles d’audience’’.
Le ministre demande également la délocalisation, suivant des modalités à définir, des audiences du Tribunal de commerce hors classe de Dakar et des audiences correctionnelles du Tribunal de Grande instance de Pikine-Guédiawaye au Palais de Justice de Dakar.
Me Malick Sall rappelle aux chefs de parquet qu’une réorganisation des conditions de déferrement ‘’s’avère nécessaire afin d’éviter l’encombrement des salles de sûreté’’.
’’Par ailleurs, ajoute-t-il, dans le cadre des procédures de flagrants délits, la délivrance des mandats de dépôt doit se faire avec parcimonie pour maintenir la population carcérale dans des proportions raisonnables’’.
En effet, estime-t-il, ’’la décision du placement sous mandat de dépôt ne doit être prise que si les circonstances de l’espèce en révèlent la nécessité’’.
Le ministre souligne que ’’dans un souci d’obtenir une efficacité optimale des mesures ci-dessus édictées, celles-ci doivent être exécutées en tenant compte des spécificités de chaque juridiction’APS

PAYSAGE MÉDIATIQUE SÉNÉGALAIS : ET MAINTENANT, ON FAIT LE MÉNAGE !

http://www.emedia.sn Une rencontre sur la nouvelle convention pour les chaînes de télévision privée s’est tenue, ce jeudi 21 janvier 2021, au Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA). Elle a été présidée par le Directeur de la communication du ministère de la Culture et de la Communication, Ousseynou Dieng. Ce dernier, à la sortie de leur huis clos avec les patrons de presse, a magnifié les décrets d’application qui ont été signés, le 3 janvier dernier par le président de la République du Sénégal, en conseil des ministres. Lesquels sont le projet de décret relatif aux avantages et obligations attachés aux statuts d’entreprise de presse, et le projet de décret fixant les modalités d’organisation et de fonctionnement du Fonds d’appui et de développement de la presse.
Ces décrets, de l’avis de M. Dieng, renforcent la presse. Poursuivant, il a rappelé que le Chef de l’Etat a instruit le ministre de la Communication d’accélérer toutes les procédures concernant le secteur. Pour étayer ses propos, il évoque deux grandes réformes qui tournent autour de l’assainissement de la presse. « Aujourd’hui, vous avez l’un des secteurs les plus envahis et qui nécessite un assainissement profond. Il y a deux leviers pour cela. C’est d’abord la carte professionnelle de presse qui va être délivrée aux journalistes qui en ont droit. Parce que, il y a beaucoup de gens qui entrent dans ce métier et qui ne devraient pas », explique-t’il. Avant d’ajouter  : « C’est ensuite l’assainissement du secteur des entreprises de presse. Cela se fait à travers les conventions et les cahiers de charges qui coïncident à la mutation vers le numérique. Les signatures des conventions et des cahiers de charges se font sous la signature du CNRA ».

9 février prochain, date de la concrétisation des actes

Ousseynou Dieng rassure que la rencontre entre le ministère de la communication et les acteurs de la presse a été très riche. Ce, parce que nous sommes dans un tournant décisif pour changer véritablement le paysage audiovisuel médiatique du Sénégal. D’ailleurs, une date a été fixée pour concrétiser tout ce qui a été décidé lors de cette réunion. « Nous nous sommes donnés rendez-vous pour finaliser ces discussions et passer vers des conventions parce que c’est le numérique qui nous exige à aller vers ces conventions, à mettre en place de nouvelles réformes. Il y va de la notoriété du pays, de la démocratie du pays. Et, cela c’est aussi à l’image de l’ambition que les autorités se sont fixée pour le développement de ce secteur », a-t-il déclaré. Aliou DIOUF

UN RAPPORT DE LA FONDATION HEINRICH BÖLL CONFORTE BOUBACAR SEYE

https://www.seneplus.com L’As-«Projets et programmes migratoires au Sénégal de 2005 à 2019 : une avalanche de financements pour des résultats mitigés.» , tel est l’intitulé du rapport réalisé en mai 2020 par la fondation Heinrich Böll
«Projets et programmes migratoires au Sénégal de 2005 à 2019 : une avalanche de financements pour des résultats mitigés.» Tel est l’intitulé du rapport réalisé en mai 2020 par la fondation Heinrich Böll qui décrit sans complaisance comment les fonds fournis par l’Union européenne ont été gérés. Le document conforte ainsi Boubacar Sèye dans ses critiques contre les autorités chargées de la question qui, apparemment, ont échoué dans leur mission.
Depuis mardi dernier, le président de «Horizons sans frontières (HSF)», Boubacar Sèye, croupit en prison. Il est poursuivi pour «diffusion de fausses nouvelles». Il lui est ainsi reproché d’avoir accusé le gouvernement de «détournement» des fonds alloués au Sénégal par l’Union européenne (UE), dans le cadre de la lutte contre l’émigration clandestine. Et selon les informations jusque-là disponibles, Monsieur Sèye avait dit publiquement en octobre dernier que l’UE a injecté environ 118 milliards de F CFA ces dernières années au Sénégal pour lutter contre le phénomène. Et que ces fonds n’ont pas servi aux ayants droit parce que la situation est devenue plus inquiétante. Des propos qui ne s’éloignent pas trop des éléments contenus dans le rapport publié en mai 2020 par la fondation Heinrich Böll, à moins qu’il y ait d’autres propos et faits qui lui soient reprochés et non rendus publics.
En effet, selon le rapport dont «L’AS » détient copie, il y a une avalanche de financements de projets et programmes migratoires au Sénégal pour des résultats mitigés. Il est ainsi écrit que depuis 2005, suite à la médiatisation spectaculaire de nombreux décès de femmes, d’hommes et d’enfants sur les routes migratoires vers l’Europe, le Sénégal a multiplié les projets et programmes relatifs à la migration clandestine, en grande partie soutenus par l’Union européenne (UE) et plusieurs de ses États membres (France, Italie, Espagne).
Au vu des documents consultés et des entretiens réalisés dans le cadre de cette étude, il a été constaté que de 2005 à 2019, plus de 200 milliards de francs CFA (environ 305 millions d’euros) ont été investis dans le domaine de la migration sur cette période, avec pour principaux objectifs de limiter les départs, que ce soit par un meilleur contrôle des frontières ou en essayant d’améliorer les conditions socio-économiques dans les zones de départ et de favoriser les retours. Et précisément, de 2015 à 2019, plus de 120 milliards de FCFA (environ 182 millions d’euros) ont été au total décaissés pour la mise en œuvre de projets et programmes orientés vers la dissuasion des migrations irrégulières, soit une augmentation de plus de 140% par rapport à la période précédente. Et malgré cette augmentation exponentielle des financements, note le rapport, les résultats de ces projets et programmes sont mitigés et le phénomène de la migration irrégulière continue de prendre de l’importance. «Cela peut s’expliquer par un contexte institutionnel national marqué par un éparpillement des acteurs et par une absence de politique nationale claire et cohérente », souligne le document.
Entre autres reproches faits à l’Etat du Sénégal, il est indiqué : « Plutôt que de présenter des solutions pérennes adaptées aux contraintes structurelles et conjoncturelles de développement auxquelles fait face le Sénégal, ces projets et programmes semblent surtout répondre aux attentes de l’Union Européenne (UE) et de ses pays membres. Ce qui crée de nombreuses frustrations, en particulier chez les migrants de retour, les candidats à l’émigration et les associations locales impliquées dans ces projets.» Toujours, selon le texte, les projets et programmes relatifs aux migrations mis en œuvre au Sénégal, sous l’impulsion et le financement des bailleurs internationaux, s’apparentent bien plus à des projets et programmes “anti-migratoires”. «Il s’agit pour la plupart de déprécier et de discréditer l’émigration pour mieux enjoliver des itinéraires de réussite “sur place”. Au niveau individuel, cela conduit à enfermer les candidats à l’émigration dans leurs espaces comme pour les amener à intérioriser la négation de leur désir de mobilité. Et au niveau institutionnel, à ignorer les bénéfices que cette mobilité pourrait apporter et apporte déjà au Sénégal », indique le document.

RECOMMANDATIONS A L’ETAT DU SÉNÉGAL

En définitive, le rapport de la fondation Heinrich Böll n’a pas manqué de faire des recommandations aux autorités sénégalaises. D’abord, l’étude exhorte l’Etat à mettre en place des politiques et programmes orientés vers l’identification de réponses pérennes et articulées autour des défis et enjeux migratoires propres au Sénégal; et non pensés par rapport à l’agenda de ses partenaires techniques et financiers. Ensuite, il a été demandé au gouvernement de procéder à une révision en profondeur de la politique nationale de migration du Sénégal avant sa validation politique notamment, afin de mettre en valeur les opportunités à la mobilité internationale de la population sénégalaise. Enfin, il a été préconisé de créer un ministère chargé des questions migratoires ayant pour mandat d’assurer la mise en œuvre et l’évaluation continue de la politique nationale de migration, ainsi que la coordination des interventions relatives à la migration. Seydina Bilal DIALLO

Samba Tall, le coordonateur du Forum civil à Podor recouvre la liberté mais…

https://www.pressafrik.com Samba Tall, le coordonnateur du Forum civil à Podor, arrêté hier, mercredi par la gendarmerie après un post sur Facebook a recouvré la liberté ce jeudi 21 janvier 2021. Mais, selon Birahim Seck, Coordonnateur national du Forum civil qui a fait l’annonce, le jeune qui est également président du Conseil communal de la jeunesse de Podor, est convoqué jeudi prochain.
Pour rappel, Samba Tall avait écrit dans le post en cause : « Coronavirus, pauvreté et corruption. Nous ne pouvons cumuler tous ces maux chez nous. On peut même considérer les deux premiers comme étant « naturels » mais la CORRUPTION. Là je dis NON. Et je sais que beaucoup me diront NON aussi. Envoyés à Podor pour servir la population podoroise, certains chefs de service sont à Podor pour s’enrichir sur le dos de la population ».Fana CiSSE

Arrestations de Boubacar Sèye et Samba Tal : Seydi Gassama parle de la «difficulté de dénoncer la corruption» au Sénégal

https://www.pressafrik.com/ Le directeur exécutif de Amnesty International au Sénégal, Seydi Gassame est étonné de l’arrestation du président de l’Ong Horizon sans frontières, Boubacar Sèye et de Samba Tall, coordonnateur du Forum civil section Podor. Ces deux individus ont eu des ennuis judiciaires, après avoir dénoncé la corruption au Sénégal.
Etonné, Seydi Gassama a évoqué la difficulté de dénoncer la corruption. « Difficile de dénoncer la corruption et de demander des comptes au pays de « la gestion sobre et vertueuse ». Boubacar Séye, président de HSF, embastillé à Dakar. Samba Tall, représentant du Forum Civil à Podor, arrêté et transféré à Saint-Louis », a twitté le défenseur des droits humains.
Samba Tall, le coordonnateur du Forum civil à Podor a été arrêté mercredi par la gendarmerie après un post sur Facebook. Celui qui est aussi président du Conseil communal de la jeunesse avait écrit dans le post en cause : « Coronavirus, pauvreté et corruption. Nous ne pouvons cumuler tous ces maux chez nous. On peut même considérer les deux premiers comme étant « naturels » mais la CORRUPTION. Là je dis NON. Et je sais que beaucoup me diront NON aussi. Envoyés à Podor pour servir la population podoroise, certains chefs de services sont à Podor pour s’enrichir sur le dos de la population ».
Aux dernières nouvelles, il a été transféré à Saint-Louis. Samba Tall est également le Président du Conseil communal de la jeunesse de Podor.
Depuis vendredi dernier, le président de l’ONG Horizon sans frontières (HSF), Boubacar Seye, est entre les mains de la justice sénégalaise. Il avait été arrêté à  l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) de Diass alors qu’il revenait d’un  voyage en Espagne. Il a accusé le gouvernement d’avoir « utilisé à de fins personnelles » les fonds alloués par l’Union européenne pour lutter contre l’émigration clandestine.Salif SAKHANOKHO

Boubacar Seye : Les FDS/ Les Guelwaars, Frapp-France Dégage et Y en a Marre exigent sa libération immédiate

https://www.lactuacho.com Les mouvements citoyens FDS/Les Guelwaars, Frapp-France Dégage et Y’en a Marre condamnent fermement l’arrestation de Boubacar Sèye, président de l’organisation internationale de migrants «Horizon sans frontières».
Selon Guy Marius Sagna et ses camarades, sa détention sous mandat de dépôt «témoignent du caractère liberticide du pouvoir de Macky Sall, qui persécute continuellement les compatriotes Sénégalais épris de justice», dans un communiqué.
L’arrestation de Boubacar Sèye, « une atteinte à la liberté d’expression et à la dignité humaine », déclarent les activistes. Car, expliquent-il, «Les conditions dans lesquelles il a été enlevé à l’aéroport, tel un criminel, ne cachent guère une volonté d’humilier et de réduire au silence une figure de la société civile dont la seule faute est d’avoir exigé des comptes sur la gestion des fonds alloués à l’État du Sénégal dans le cadre de la lutte contre l’émigration clandestine ».
Rappelant que « La recherche de la transparence est une exigence légitime dans un État de droit». Malheureusement, déplorent-ils, «aujourd’hui, cette aspiration est considérée comme un crime par le pouvoir corrompu et despotique de Macky Sall, qui ne tolère guère ses compatriotes qui luttent en faveur de la bonne gouvernance et de la transparence au Sénégal. Ces derniers sont harcelés, intimidés et humiliés».
Guy Marius Sagna et Cie préviennent que « le despotisme ne peut pas prospérer et triompher au Sénégal parce que le peuple se dressera contre toute propension dictatoriale du régime de Macky Sall».24 heures

Affaire Boubacar Sèye : La société civile veut- elle contribuer à enraciner l’impunité dans le pays ? Par Ibrahima Sene

Depuis l’interpellation de Boubacar Sèye, suite à sa sortie dans la presse accusant le gouvernement d’avoir « détourné » les 118 milliards que l’UE aurait financés à l’Etat du Sénégal dans le cadre de la lutte contre l’immigration clandestine, des organisations de la société civile, et des leaders politiques en manque d’audience publique, se mobilisent pour sa libération immédiate.
Ils n’en démordent pas, même après qu’il ait été mis sous mandat de dépôt avec ouverture d’une procédure judiciaire, signifiant que cette affaire est prise très au sérieux.
L’on peut ainsi se demander légitiment, comment cela est- il possible de la part de tout ce beau monde, qui passe le plus clair de son temps à clamer partout, son engagement à la lutte contre l’impunité !
Pour eux, malgré la gravité de cette accusation, et le droit du peuple pour à être édifié sur les tenants et aboutissants de cette affaire, ces gens passent outre, en prétextant que Boubacar n’a « accusé » personne, et qu’il n’a fait « qu’interpeler l’Etat sur ce qu‘il a fait de ces fonds » !

Ce faisant, ils s’arrogent le droit de décider, à la place de l’Etat, s’il doit se considérer comme « diffamé ou pas » !

Pis encore, en se mobilisant pour sa « libération immédiate » sans être jugé pour ses propos, ils s’arrogent, non seulement le droit de qualifier pénalement la sortie de Boubacar, mais aussi, ils se payent le luxe de se mettre à la place du juge, qui seul, saisi, est habilité à trancher définitivement ce contentieux entre Boubacar et l’Etat, qui l’a soulevé !
Boubacar, étant une « Personnalité de la Société civile » est donc considéré par ces messieurs, comme étant au- dessus de nos lois, et que son interpellation n’est rien d’autres qu’une tentative de le museler en l’humiliant avec son arrestation !
Cette tentative de chercher à le soustraire des mains de la Justice, est donc une réelle entrave à la manifestation de la vérité, alors que, lui et ses soutiens, proclament que c’était l’objet qui est visé la sortie de Boubacar dans la presse !
Même lorsqu’ils sont informés par cette même presse que durant son audition à la gendarmerie, la « preuve » qu’il a exhibée n’est qu’un « mail » sans entête et non signé » par-dessus le marché, alors qu’il prétend détenir l’information d’un «Document officiel» de l’Union Européenne !

Et le plus coriace dans tout cela, c’est lorsque le leader de Pastef reprend les « mêmes termes » que Boubacar Séye, en défiant le Procureur « d’avoir le courage de venir l’arrêter » !

Il est donc devenu clair, que ceux qui se mobilisent pour sa libération, au pays et dans la diaspora, ne sont pas mus par un objectif de contribuer à faire éclater la vérité sur ce dossier, mais bien, qu’ils cherchent à l’exploiter à des fins de provocation de l’autorité de l’Etat, et de discrédit de nos gouvernants, pour créer les conditions nécessaires pour l’assaut final contre le régime auquel ils rêvent en vain depuis si longtemps !
Mais, c’est peine perdue !
Le Procureur de la République ne devrait donc pas tomber dans le piège infantile du leader de Pastef en l’arrêtant pour son acte d’incivisme manifeste, en lui donnant ainsi l’opportunité de détourner l‘opinion de la gravité des questions qui sont pendantes en justice contre lui, avec l’Affaire des 94 milliards de Mamour Diallo, et de son « appel de levée de fonds international » !
Ces organisations et personnalités de la Société civile, avec leurs alliés politiques, ont fini de jeter leur masque, en voulant « politiser » l’Affaire Boubacar Sèye, alors qu’elle relève strictement du droit pénal, et mènent, à cet effet, des actions visant à discréditer nos Institutions républicaines et démocratiques, en présentant Boubacar à l’opinion, comme une victime d’une persécution que l’Etat lui aurait livré en profitant de sa sortie dans la Presse.
Une telle attitude de politique politicienne, disqualifie à jamais ces organisations qui prétendent défendre les Droits Humains, alors qu’elles n’exécutent que l‘Agenda d’organisations internationales qui les financent.
La stabilité et la paix civile, qui accompagnent les progrès économiques et sociaux engrangés par notre peuple, sont leurs cibles bien identifiées, dans ce contexte où le Sénégal sent du pétrole et du gaz qui sont partout, et notamment en Afrique, des facteurs générateurs de déstabilisation des Etats !
Ne les laissons pas, à cet effet, cultiver l’impunité et l’incivisme dans notre pays !Ibrahima SENE PIT/SENEGAL-Dakar le 21 janvier 2012

Boubacar Sèye écroué : Une colère de l’Etat disproportionnée aux faits Par Assane Samb

Le Président de ‘’Horizon Sans Frontière’’, Boubacar Sèye a été inculpé et placé sous mandat de dépôt pour diffusion de fausses nouvelles. Le doyen des juges a suivi le réquisitoire du Parquet.
L’immigré membre de la société civile, va ainsi subir une longue procédure judiciaire. Et le plus dur, c’est qu’il risque d’être maintenu en détention durant toute la durée de l’action judiciaire jusqu’à son procès.

Malgré la présomption d’innocence et le fait qu’il présente toutes les garanties de représentativité, il va devoir rester en détention à moins qu’une liberté provisoire hypothétique ne lui soit accordée, entre temps.

C’est le paradoxe de notre système judiciaire qui proclame la présomption d’innocence et applique la présomption de culpabilité.
L’homme sera ainsi ‘’puni’’ avant qu’un tribunal ne se prononce sur sa culpabilité ou son innocence.
En clair, il a été considéré comme un opposant au régime de Macky Sall. C’est-à-dire comme un homme politique encagoulé. Pour qu’on en arrive là avec lui, il a dû déranger en haut lieu, indisposé le Chef, bousculé de gros intérêts, etc.
Or, dans ce cas, l’Etat qui a tous les dossiers en main, devrait pouvoir, porter à l’attention de l’opinion, toutes les informations liées à ces fonds dont Boubacar dit qu’ils ont été détournés.
Il était facile, par des canaux classiques de communication, de lui apporter la réplique.
Au pire des cas, une procédure aurait pu être enclenchée contre lui sans pour autant le placer sous mandat de dépôt. Les détentions préventives systématiques n’honorent pas notre démocratie parce qu’étant contraires à l’esprit d’une justice bien rendue.

Qui plus est, la procédure de flagrance était aussi parfaitement adaptable à son cas. Ainsi, son jugement aurait été rapide.

Mais, si l’on a opté pour la procédure la plus longue, c’est qu’elle offre au Parquet une capacité de ‘’tenir la personne en respect’’ afin de l’empêcher de mener ses activités en attendant son procès qui pourrait tarder à être programmé.
Or, Sèye n’est manifestement pas un danger public. Son combat en faveur des immigrés lui a conféré une expertise réelle en la matière.
Qu’il puisse commettre des erreurs, c’est sans doute humain. Qu’il ne puisse pas donner toutes ses preuves, on peut le comprendre.
Manifestement, du fait de ses agissements, le Président de la République s’est senti offensé même si nous ne sommes pas, ici, dans l’application de l’article 80.
Mais, dans tous les cas, il est important pour le Chef de l’Etat, de changer sa propre perception de son opposition et de sa société civile. Il assimile souvent les uns aux autres et les met dans le même sac  : celui de gens qui l’apprécient pas et qui ne l’aiment pas.

En conséquence, l’adversité devient une forme d’animosité. Tout devient personnel.

Aussi bien pour le financement de Pastef que pour Boubacar Sèye, l’Etat ne dit pas tout ce qu’il sait. Car, sa rage est disproportionnée aux faits. 
Or, si Macky faisait l’effort d’être le Président de tous les sénégalais, il se rendrait compte qu’aussi bien l’opposition que la société civile jouent des rôles importants de régulation sociale et politique et contribuent au rayonnement de la démocratie.
L’Etat a d’ailleurs l’obligation d’appuyer ses opposants et ses activistes organisés en mouvements reconnus. Car, ces derniers, exercent, des missions de service public et donc d’intérêt général.
Pis, l’affaire Sèye est un dossier dans lequel l’Union européenne est forcément partie. Qu’elle ne soit pas dans la procédure n’y change rien. Invisible, elle suivra, à la lettre, son évolution et son épilogue.
Malheureusement, tout cela pourrait avoir des répercussions sur nos rapports de coopérations bilatérales ou multilatérales avec  nos partenaires.

MACKY DÉCLENCHE L’OPÉRATION ANTI-ACTIVISTE

https://www.seneplus.com/ Après avoir mené, au cours de son premier mandat, une guerre sans merci contre l’opposition, le président a désormais dans son collimateur les membres de la société civile
Visiblement réfractaire à toutes velléités de contestation, le Président Macky Sall s’est attelé, dès son arrivée à la tête du pays, à réduire l’opposition à sa plus simple expression en traquant les ténors du Parti Démocratique Sénégalais (Pds) et à affaiblir l’ancien maire de Dakar Khalifa Sall. Pour son second mandat, il a déclenché l’opération anti-activiste en s’en prenant à des figures comme Guy Marius Sagna ou Boubacar Sèye.
Macky Sall ne sait pas anticiper. C’est l’un des reproches que lui font souvent ses contempteurs. Des critiques que le locataire du Palais de l’avenue Léopold Sédar Senghor s’évertue à faire taire, en usant de la méthode forte. Parfois, il n’hésite même pas à sortir l’artillerie lourde pour réduire au silence ses détracteurs. Une attitude assez révélatrice des relations particulièrement heurtées que le chef de l’Etat entretient avec certains acteurs de la vie publique.
Après avoir mené, au cours de son premier mandat, une guerre sans merci contre l’opposition, Macky Sall a désormais dans son collimateur les membres de la société civile. Et son projet consiste à annihiler chez eux toute velléité contestataire. Quelques mois seulement après son élection à la tête du pays, le leader de Benno Bokk Yakaar (Bby) a déclenché la traque des biens mal acquis en ayant comme cible des dignitaires de l’ancien régime (de Me Abdoulaye Wade). Une opération que certains observateurs avertis de la scène politique assimilaient à une chasse aux sorcières.
Totalement sourd aux multiples récriminations contre sa démarche, Macky Sall avait fait embastiller Karim Wade qui semblait représenter une véritable menace dans son déploiement politique. Inculpé pour enrichissement illicite et écroué à la prison de Rebeuss, le fils de l’ancien Président avait finalement bénéficié d’une grâce présidentielle. Mais du fait de sa condamnation, Karim Wade a perdu ses droits politiques et civiques. Du coup, il n’a pas pu se présenter lors de la présidentielle de 2019. Dans son entreprise de démantèlement du Pds, le leader de l’Alliance pour la République (Apr) a également mis en branle la machine judiciaire contre plusieurs barons libéraux. Parmi eux, on peut citer Oumar Sarr, Abdoulaye Baldé, Ousmane Ngom et Me Amadou Sall. La liste est loin d’être exhaustive.
L’autre affaire politico-judiciaire qui a tenu en haleine l’opinion nationale et provoqué des actes de violence dans plusieurs quartiers de la capitale lors des élections législatives de 2017, c’est l’incarcération de l’ancien maire de Dakar, Khalifa Sall. Accusé par Macky Sall et son régime d’avoir profité de ses fonctions pour détourner 1, 8 milliard Fcfa de la caisse d’avance de la mairie de Dakar, Khalifa Ababacar Sall qui détenait une forte popularité à Dakar a connue une descente aux enfers. D’autant qu’il a été condamné. Alors que la coalition Taxaawu Dakar semblait être assommée par l’incarcération de son leader Khalifa Sall, un autre de ses responsables en l’occurrence Bamba Fall connaît des déboires judiciaires. Le maire de la Médina est accusé dans l’affaire du saccage de la Maison du Parti socialiste. Pour porter l’estocade finale à Taxaawu Dakar, Barthélémy Diaz, proche parmi les proches de Khalifa Sall, a vu l’affaire Ndiaga Diouf (du nom de ce jeune nervi tué lors de l’attaque de la mairie de SacréCœur/Mermoz) déterrer par le régime.

MACKY ENTRE EN COMBAT CONTRE LES ACTIVISTES

Après avoir neutralisé ses adversaires politiques, le Président Macky Sall a orienté maintenant ses missiles vers les membres de la société civile. Prompte à improviser des manifestations sur des questions de liberté, de démocratie, de gouvernance en raison de sa souplesse par rapport aux partis politiques, la société civile et sociale est désormais dans le viseur du Chef de l’Etat, et pour cause. Après avoir réclamé, il y a quelques mois, l’audit des fonds (118 milliards Fcfa) alloués au Sénégal par l’Union Européenne et destinés à la lutte contre la migration irrégulière et porté des accusation contre le Gouvernement, le président de Horizon Sans Frontières (HSF) a été mis aux arrêts à l’Aibd dès sa descente d’avion.
Et depuis vendredi, Boubacar Sèye est entre les mains de la justice. Ce, malgré la sortie de son avocat Me Assane Dioma Ndiaye qui a dénoncé une tentative d’humiliation contre sa personne. Mais avant Boubacar Sèye, l’activiste Guy Marius Sagna a fait l’objet de multiples arrestations. Il a passé plus de temps en prison. Lors d’une marche organisée devant les grilles du Palais, le leader du mouvement citoyen Frapp France Dégage a été mis aux arrêts. Il avait passé plusieurs mois au Camp Pénal avant d’être relaxé.
Plus récemment, le jeune activiste Ardo Gningue a interpellé par la gendarmerie à la suite d’une marche organisée à Tobène dans le département de Tivaouane (région de Thiès). Et au cours de sa garde à vue, il a subi des actes de torture. Il faut citer dans cette liste d’activistes qui ont eu mailles à partir avec le régime, l’insulteur public Assane Diouf, le rappeur Karim Xrum Xakk etc. A trois ans de l’élection présidentielle de 2024 et dans un contexte marqué par un débat passionné autour d’une troisième candidature du Président Macky Sall, la société civile va-telle abdiquer devant les caprices du régime? Wait et and see ! Abou SY

Macky a-t-il peur d’un premier ministre ?

https://www.xibaaru.sn Confronté à des difficultés de coordination de l’action gouvernementale, le président Macky veut nommer des délégués interministériels…en lieu et place d’un premier ministre.

Vers la nomination de délégués interministériels  : Macky Sall a-t-il peur d’un Premier ministre ?

Le Président de la République Macky Sall a-t-il peur d’un Premier ministre ? Il n’est pas insensé de poser une telle question. Sans crier gare, le Président de la République Macky Sall réélu à la magistrature suprême au terme du scrutin du 25 février 2019, a, à la surprise générale, supprimé le poste de Premier ministre. Une décision du Président de la République dont certains se sont demandés ce qui a pu la motiver.
D’autant que Mohammad Boune Abdallah Dionne, son dernier Premier ministre depuis qu’il est arrivé au pouvoir, lui donnait entière satisfaction. Aux côtés du Président de la République, Mohammad Boune Abdallah Dionne avait réussi à traduire en actes certains grands projets de ce dernier. C’est d’ailleurs, lui qui a réussi à conduire liste de la coalition Benno Bokk Yaakar (BBY) aux élections législatives de 2017, avec le grand succès que tout le monde reconnait. Lors de l’élection présidentielle de 2019, c’est toujours lui qui a coordonné à merveille le directoire de campagne du Président de la République Macky Sall.
Malgré tout,  le Président de la République a supprimé le poste de Premier ministre depuis 2019. Confronté à des difficultés de coordination de l’action gouvernementale depuis que le poste a été supprimé, tout le monde s’attendait logiquement à une réhabilitation de la primature avec le remaniement opéré dernièrement. Il n’en est rien. Les mêmes maux, les mêmes effets. Confronté à nouveau à des difficultés de l’action gouvernementale, le Président de la République Macky Sall veut nommer des délégués interministériels.
Le Président de la République Macky Sall aura beau inventer tous les postes, aucun n’aura la carrure de « Premier ministre ». Seulement, il n’a guère le choix. Le retour à la primature est indispensable pour la bonne marche des activités gouvernementales. C’est pourquoi, la question demeure  : Macky Sall a-t-il peur d’un Premier ministre ? Tout le monde l’a entendu lors de sa rencontre avec la presse, après son message de nouvel an, dévaloriser la fonction de Premier ministre. Le Président de la République Macky Sall a indiqué qu’un Premier ministre ne dispose d’aucun pouvoir. Comme, c’était ahurissant. Car, voilà une sortie inhabituelle de la part d’un Chef de l’Etat.
Que cache donc le Président de la République Macky Sall pour que du jour au lendemain, il se montre si hostile à la conduite des activités gouvernementales par un Premier ministre ? Si le Président de la République a peur d’un Premier ministre, il y a alors plus simple. Mais qu’il supprime le poste de ministre. Comme ça, il sera Président de la République, Premier ministre et ministre. Et là, il sera plus à l’aise…

Le Pm est mort, vive le Pm !

Le Chef de l’Etat Macky Sall, serait, selon nos confrères de L’Obs, dans la dynamique de nominations de délégués interministériels. Ce qui ne devrait pas tarder.
Si l’information est avérée, c’est l’aveu de l’échec de la politique de fast-track et la reconnaissance de l’importance du poste de premier Ministre notamment dans sa mission de coordination de l’action gouvernementale.
En effet, les délégués interministériels auront, notamment la tâche de faciliter la coordination des actions entre ministres précisément, lorsque deux ou plusieurs d’entre eux devront, concomitamment, intervenir dans un même dossier.
Il n’est difficile de deviner que le Président de la république ne peut pas, à lui-seul, coordonner l’action gouvernementale même s’il est assisté, pour cela, par des structures comme le Secrétariat général de la présidence et le Secrétariat général du gouvernement.
La lourdeur et la complexité des tâches dévolues à chaque ministère, les inévitables conflits de compétence, les incompréhensions entre acteurs, les affrontements entre égos, etc. ne devraient pas faciliter les choses. Et si le Chef de l’Etat s’occupe à arranger tout cela, il risque de ne plus avoir du temps à autre chose.
Nous avions pressenti ces difficultés dans la lutte contre la Covid-19 qui devrait engager beaucoup de Ministères sans qu’un d’eux puisse donner des injonctions à l’autre.
Cette situation, si elle s’éternisait, pourrait aboutir au contraire à l’effet escompté.
Au lieu d’un fast-track, on va assister à des lenteurs, des dilatoires, des blocages, de l’attentisme parce que quelqu’un aura refusé d’exécuter une tache qui bloque.

Il va de soi que les délégués interministériels pourraient, comme annoncé, aider à obvier ces difficultés.

Sauf, que nous n’en sommes pas si sûrs. Car, ces délégués ne sont pas des Ministres encore moins des Directeurs de cabinet ou des secrétaires généraux de ministères ou autres personnalités qui y officiaient, jusqu’ici. Quel sera leur rang, en interne ?
Leurs tâches pourraient également être rendue difficiles par l’impression que peut avoir un Ministre que le Délégué lui vole ses prérogatives ou veut le soumettre à son autorité.
Et comme il n’y a que le Président de la République qui est le tuteur du Ministre, certains délégués pourraient se heurter à l’absence ou à l’insuffisance de la collaboration de Ministres.
C’est dire à quel point il était plus facile de nommer un nouveau Premier Ministre.
Parce que si le Chef de l’Etat reconnait, en filigrane, que sa démarche comporte des imperfections, il peut retourner à la situation antérieure. D’autres Présidents du Sénégal comme Abdou Diouf l’ont déjà fait.
Au demeurant, tous les Présidents qui suppriment ce poste, qu’elles qu’en puissent être les raisons, se heurtent effectivement, à la difficile tâche d’être à la fois au four et au moulin.
Il nous semble, à notre modeste avis, qu’il était plus facile de nommer un Pm que de désigner des délégués qui risquent, davantage, d’alourdir les procédures.
Au finish, il est difficile de réinventer la roue. On aura beau essayer, mais le Pm est important même si son instauration ouvre la voie à une possible motion de censure.
Pis, dans ces genres de situation, la cohabitation, toujours possible avec le renversement de la majorité, va obliger le Président à nommer un Premier ministre qui n’est pas de son camp.
Autant de raisons et bien d’autres de politique interne, comme la réticence à nommer un dauphin, qui peuvent pousser Macky à faire le vide autour de lui.
Mais, se faisant, il alourdit ses tâches avec les risques d’inefficacité et donc d’absence de résultat.On ne le dira jamais assez  : Vitesse ne signifie pas toujours efficacité.

Cheikh Mbacké Dolly annonce une enquête parlementaire sur le Ter : « j’ai déposé 7 demandes d’enquéte parlementaire toutes refusées par Niasse »

https://www.jotaay.net/ L’affaire dite des 94 milliards opposant l’ancien directeur des Domaines Mamour Diallo à Ousmane Sonko a été classée sans suite par le Doyen des juges. Ce qui ne surprend guère Cheikh Mbacké Dolly puisqu’il savait que cela n’aboutirait à rien. Le président du groupe parlementaire Liberté et Démocratie, qui fustige la marche de la justice sénégalaise, ne compte pas tout de même  rester les bras croisés. Cheikh Mbacké Dolly entend enrôler les membres de son groupe pour déposer une demande d’enquête parlementaire  sur le Train express régional (Ter).
Il a été l’un des premiers à manifester des réserves par rapport à tout ce tintamarre autour du dossier des 94 milliards et l’histoire semble lui donner raison. Serigne Cheikh Mbacké Dolly avait déclaré, pour justifier le refus du groupe parlementaire de l’opposition de siéger au sein de la commission d’enquête parlementaire, que tout ce bruit sur l’affaire des 94 milliards à la veille de l’élection ne servait qu’à déstabiliser un opposant. «Nous savions que ce n’était que du cinéma. Une façon de mettre la pression à Ousmane Sonko à l’approche de l’élection présidentielle. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous n’avions pas jugé nécessaire de participer à la commission d’enquête parlementaire alors que nous avions droit à deux membres», a précisé le président du groupe parlementaire Liberté et Démocratie selon qui le Pds se refuse de participer à ce genre de futilité sans suite.

«J’ai déposé 7 demandes d’enquête parlementaire toutes refusées par Moustapha Niasse »

Pour Serigne Cheikh Mbacké Dolly, la décision du Doyen des juges qui classe le dossier sans suite ne devrait surprendre personne. «L’affaire des 94 milliards aurait pu avoir une autre issue si le dossier avait été étudié avec sérieux d’abord par l’Assemblée nationale. Mais puisqu’ils étaient plus préoccupés à trouver un moyen de déstabiliser Ousmane Sonko, aucun sérieux n’a été déployé par la commission d’enquête parlementaire», lâche-t-il. Poursuivant, le député du Pds soutient qu’avant cette commission d’enquête parlementaire sur l’affaire des 94 milliards, il a lui-même déposé près de sept (7) demandes d’enquête parlementaire toutes refusées par le président Moustapha Niasse.  «Ils aiment s’agiter pour impressionner l’opinion, mais ils ne veulent pas de sérieux. J’ai saisi le président de l’Assemblée nationale  sur le dossier Arcelor Mittal, le Prodac, le fer de Falémé, l’affaire Aliou Sall-Frank Timis, les Fonds de l’assemblée nationale et même la caisse noire du président de la République et tant d’autres, mais toutes mes demandes d’enquête parlementaire ont été jetées à la poubelle», révèle Cheikh Mbacké Dolly, qui estime que l’affaire des 94 milliards n’a été acceptée que parce que la demande émanait de Djibril War, membre de la majorité.

Les 776 milliards injectés dans ledit train devraient être éclaircis

Mais ses sept (7) précédents déboires ne le décourageront le moins du monde puisqu’il compte saisir à nouveau son groupe parlementaire pour s’accorder sur les modalités afin de déposer une autre demande d’enquête mais cette fois ci sur le Train express régional (Ter). «Nous avons en tête beaucoup de dossiers à proposer aux membres du groupe parlementaire pour des enquêtes parlementaires mais ce qu’il urge de démêler à mon avis c’est le dossier du Ter. J’estime que les 776 milliards du contribuable sénégalais injectés dans ledit train devraient être éclaircis. Inauguré il y a de cela 2 ans, le train est loin d’être opérationnel.  Alors, qu’ils nous disent ce qui cloche vraiment et comment l’argent a été dépensé», tonne le président du groupe parlementaire Liberté et Démocratie.Ndèye Khady DIOUF

SERIE DE DÉRAPAGES DE ABDOU MBACKE DOLLY : Les instances de Bokk Gis-Gis vont se saisir du problème

https://www.jotaay.net/ Le député Abdou Mbacké Dolly n’a que faire de ses camarades de parti. Seule l’opinion de Pape Diop compte à ses yeux et il ne s’en cache pas. Une attitude révoltante qui a poussé les responsables du parti à Dakar-Plateau à sortir de leurs gonds. Selon une source sûre, le parti va se saisir du problème pour faire régner l’ordre en son sein.
Ses déboires avec l’abstention de la quasi-totalité des membres de son groupe parlementaire pour la saisine du Conseil constitutionnel ne lui ont pas suffi. Serigne Abdou Mbacké Dolly enfonce davantage le clou, malgré les sorties de ses camarades de parti en défaveur de ladite saisine. Invité sur 7 Tv la semaine dernière, le député a traité ses camarades de parti de «bodio-bodios» qui ne peuvent rien contre lui. Pour Abdou Mbacké Dolly, il n’y a que l’avis de Pape Diop qui compte, tout le reste n’est pas important. Nommant directement Moussa Diakhaté comme étant l’auteur encagoulé de toutes les prises de position contre sa personne, le député accuse le secrétaire de la section de Dakar-Plateau de transposer sa frustration sur lui.
Après cette sortie, lsection de Dakar-Plateau est montée au créneau. Dans un communiqué signé par Adama Sow, porte-parole Gis-Gis Dakar-Plateau, les militants de Pape Diop qualifient les propos de leur camarade de parti d’irrespectueux. Ils invitent les instances du parti à convoquer une réunion de crise et statuer sur son cas. Ce que confirme une source bien placée au parti Bokk Gis-Gis. A en croire ce dernier, l’attitude de Abdou Mbacké Dolly est inqualifiable et les instances du parti comptent s’en saisir pour régler son cas une bonne fois. Les accusations à l’endroit de leur secrétaire général  leur sont restées en travers de la gorge. Abdou Mbacké Dolly a soutenu que toutes les attaques contre sa personne sont pilotées par Moussa Diakhaté,  il a demandé au président Pape Diop de ne pas lui céder sa place au sein de l’hémicycle. Adama Sow et Cie sollicitent donc l’arbitrage du président Pape Diop dans cette affaire. Notre interlocuteur quant à lui estime qu’il est normal pour un parti politique de l’envergure de Bokk Gis-Gis d’être sujet à ces genres d’histoires, mais il est impératif que le débat se fasse dans le respect total. «On ne peut pas être dans un parti politique et n’accorder du crédit qu’au président dudit parti», souligne la source.
Il faut rappeler que le président de Bokk Gis-Gis a eu à prendre position dernièrement contre Serigne Abdou Mbacké en s’opposant à sa saisine du Conseil constitutionnel concernant l’application de la nouvelle loi sur Le couvre-feu.Ndèye Khady DIOUF

Ce que m’inspire la situation du moment Par Thierno Lo

Dans beaucoup de pays comme ceux que nous considérons comme grandes démocraties, le financement des partis politiques par l’Etat est accepté , il se fait suivant la représentativité dans l’organe législatif .Ce critère , on peut le tempérer par la fixation d’un pourcentage qui peut être donné par l’Etat même si le Parti n’est pas représenté au Parlement .Maintenant, il nous faut accepter que la loi interdit le financement privé de personnes à l’étranger et des étrangers à l’intérieur du pays pour éviter que des groupes ne se constituent pour faire des pressions sur l’Etat, ou perturber nos équilibres sécuritaires .Donc, un problème vis-à-vis des sénégalais de l’extérieur qui sont électeurs et éligibles.
Certains problèmes soulevés , doivent être le prétexte pour nous, d’apporter des réponses probantes au risque de poser un sérieux problème à l’évolution de notre démocratie et à l’économie de nos pays.
Par rapport au financement des partis politiques au Sénégal, nous devons nous poser simplement les questions de savoir, qui finance ? comment ? Que disent la constitution et les lois ? où se trouve le problème ? Et quelles solutions ?
Personnaliser les débats , c’est répéter des logomachies qui n’apportent rien.
Autre anomalie , la loi n’est pas respectée par les partis politiques comme l’a accepté et reconnu l’ancien Ministre de l’intérieur qui disait : « si j’applique la loi, nous allons passer de 298 partis à zéro parti politique . » Ce qui veut dire qu’aucun parti ne respecte le dépôt des états financiers au 31 janvier de chaque année et le fait de communiquer le nom des personnes qui administrent le parti, 8 jours après l’anniversaire de l’obtention du récépissé.
C’est la loi , tout le monde doit s’y conformer au risque d’une dissolution.
Donc il n’y pas lieu d’une polémique .Il nous suffit d’apporter une petite modification de la loi pour prendre en charge les sénégalais de l’extérieur qui sont électeurs et éligibles. Il nous restera de contrôler les modalités et les pourcentages pour les fonds que les partis vont utiliser.
On va mettre en place une entité consensuelle qui va gérer les fonds dédiés aux partis, qui sont régis par le code des obligations civiles et commerciales et à qui la constitution reconnait dans son chapitre de modernisation des missions de formations et de participation au suffrage universel.
Cette entité va distribuer l’argent suivant la représentation parlementaire, la participation au suffrage , le respect des principes et modalités telles que la parité , un siège , une école du parti , le renouvellement des instances par la tenue de congrès et autres . Et comme il est ici question d’argent qu’on me permette malgré la fibre sociale de monsieur le Président de la République , de lui demander, que les sommes disponibles, puissent être utilisées comme des fonds de garantie car le problème que rencontrent nos PME et PMI , et notre secteur informel , c’est la difficulté d’accès au crédit car manquant de garantie.

Cette question est un des leviers qui freine la relance économique , avec une surliquidité des banques, qui ne prêtent pas sans garantie malgré les efforts de la Banque Centrale.

Ce sont ces questions qui doivent nous occuper et non les questions d’intérêts particuliers qui empêchent de s’occuper de l’intérêt général , moteur du développement. Je ne vais terminer cette contribution sans fustiger ce faux débat qu’on veut instaurer sur la fin du couvre feu , qui est loin d’un débat juridique mais encore un jeu de juristes et de politiciens, à la recherche de ce qui est communément appelé un  » buzz ». Beaucoup d’interventions chez nous, ont des fondements crypto personnels. Le grand problème, c’est que nous avons globalement une fraction de l’intelligentsia sénégalaise qui a peur des masses qui, pourtant ont montré plusieurs fois, qu’elles étaient pleines de bon sens notamment en changeant deux fois de Présidents, et en montrant à l’ occasion de toutes les élections, qu’elles pouvaient se passer des consignes des marabouts et autres notabilités. Ces intellectuels, veulent toujours leur brouiller les crânes au risque de faire croire que le pays est dirigé par des ignorants. Le vrai débat intellectuel, suppose le respect de l’interlocuteur ce qui n’est plus le cas au Sénégal ou malheureusement, les gens qui auraient dû savoir, ne savent rien mais ne cherchent même à savoir.. Cette ambiance de déni des qualités et des compétences, est favorisé par l’émergence d’une presse dont une grande partie est réfractaire à la recherche du savoir et de ceux qui savent. A cet égard je pense honnêtement, que le nouveau ministre de l’intérieur Felix Diome a toujours été reconnu comme un bon juriste. Le sentimentalisme, dont j’ai été moi même victime, risque aussi de nous mener au désordre comme le montrent les affaires de notre jeune Diary Sow ou du dernier cas du patron de horizon sans frontières. On préféré toujours hurler avec les loups que de traquer le non dit des choses…Par gout de la facilité. La situation du pays et du contexte mondial, nécessite, la mise au milieu de nos préoccupations, l’intérêt général, le patriotisme au détriment de nos intérêts particuliers.Ministre Thierno lo, President APD/ Coalition Adiana.

Affaire Diary Sow : «Le gouvernement sénégalais l’aidera à reprendre une vie normale» Par Anne-Sophie Faivre Le Cadre – à Dakar

https://www.jeuneafrique.com/pays/senegal/ Alors que la thèse de la disparition volontaire a été confirmée, les autorités sénégalaises s’expriment pour la première fois sur l’« affaire Diary Sow ».
Dans ce qui est devenu l’affaire Diary Sow,  les autorités sénégalaises ont peu communiqué afin de préserver le bon déroulement de l’enquête. Depuis quelques jours, alors que les policiers français ont confirmé que la jeune femme avait disparu volontairement, le gouvernement est confronté à un dilemme : communiquer prématurément et raviver l’emballement médiatique ou garantir la confidentialité de l’enquête au risque de laisser les rumeurs fleurir sur les réseaux sociaux ?
Secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères, en charge des Sénégalais de l’extérieur, Moïse Sarr revient pour Jeune Afrique sur la disparition de sa jeune compatriote, confirme l’existence de preuves de vie récentes et réaffirme que le gouvernement la soutiendra.

Jeune Afrique : Confirmez-vous que Diary Sow a « disparu » volontairement ?

Moïse Sarr :  Tout ce que je peux vous dire, d’après les informations dont nous disposons, c’est que la piste criminelle est écartée. Mieux : nous disposons de preuves de vie récentes de Diary Sow.
Lesquelles ? 
Nous ne pouvons pas en dévoiler la nature mais celles-ci sont irréfutables.

Les premiers mots de Son Excellence, Abou Lô, Ambassadeur du Sénégal au Congo

“Tout d’abord, je tiens à rendre grâce à Dieu, le Tout Puissant, le Miséricordieux et Donateur Gracieux. Permettez-moi ensuite, d’exprimer ma profonde gratitude à Monsieur le Président de la République, Son Excellence Macky SALL, d’avoir une fois de plus, renouvelé sa confiance à l’égard de ma modeste personne, par ma nomination au poste d’Ambassadeur du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Denis SASSOU NGESSO, Président de la République du Congo. C’est en effet, un grand honneur pour moi de servir dans ce prestigieux corps qui a fait rayonner notre République dans le concert des nations. En tant que chef de la mission diplomatique en République du Congo, je m’engage à remplir cette nouvelle responsabilité avec beaucoup de rigueur, d’abnégation et être à l’écoute de nos compatriotes établis dans ce pays pour mieux les servir.
Par ailleurs, c’est l’occasion pour moi d’adresser mes remerciements aux administrateurs et agents de l’AIBD SA pour leur sincère collaboration durant les six dernières années en tant que Président du Conseil d’Administration de cette structure.
Je ne saurais terminer sans exprimer ma reconnaissance à l’endroit des responsables politiques du département de Matam en général et ceux de la Commune de OGO en particulier, pour leur collaboration et leur soutien inestimable.
Aux populations, aux militants et militantes de l’APR de la Commune de OGO, je ne saurais vous remercier assez pour votre appui indéfectible et inconditionnel. De 2008 à nos jours, vous m’avez concrètement soutenu et inlassablement accompagné pendant les moments difficiles et les moments de joie. Je vous serai indéfiniment reconnaissant ! Et, je tiens à vous rassurer que, contrairement à la formule répandue qui dit « loin des yeux, loin du cœur », moi, je vous dis : « loin des yeux mais près du cœur ». Ce qui voudrait dire que cette nouvelle mission qui m’est confiée par le Président de la République, Son Excellence Monsieur Macky SALL, n’entravera en rien notre élan politique et ne saurait être un prétexte d’abandon ou de relâchement dans ce combat politique. Car, je reste plus que jamais convaincu que nous avons un destin commun de vivre ensemble et des intérêts communs que sont le développement de notre localité et l’épanouissement, le bien-être et le mieux-être de notre population. Alors, restons unis et travaillons ensemble pour que notre localité, fière de ses avancées économiques et sociales, s’engage avec confiance dans le progrès et la modernité.Merci à toutes et à tous !”

3ème mandat de Macky Sall Pourquoi Idrissa Seck ne s’y prononcera jamais

https://www.leral.net Contrairement à son nouveau mentor, Macky Sall qui refuse de se prononcer sur le troisième mandat au motif que le moment ne s’y prête pas, Idrissa Seck, lui ne peut pas en parler à cause de son avenir politique.
Si Idrissa Seck ou « mbourou » le pain s’est retrouvé avec Macky Sall ou « soow » le lait, il ne se prononcera pas de sitôt sur la question du 3ème mandat. Si pour Macky Sall, c’est le moment qui ne s’y prête pas, c’est tout autre pour Idrissa Seck.
La question du 3ème mandat est comme un couteau à double tranchant pour le président du CESE. Si Idrissa Seck déclare qu’un 3ème mandat n’est pas possible pour son mentor Macky Sall, il pourrait subir le sort des Sory Kaba, Me Moussa Diop, qui ont été limogés de leurs postes pour avoir déclaré que ce mandat en cours et le dernier pour Macky Sall. Idrissa Seck qui a accepté de se retrouver avec Macky contre l’avis de grands responsables de Rewmi et de beaucoup de militants du parti, n’est pas celui qui va verser du sable dans le plat de « mbourou ak sow » qu’il est entrain de déguster avec Macky.
Si Idrissa Seck ne se prononcera pas contre le 3ème mandat, il ne le cautionnera pas non plus à travers une déclaration. Ceux qui essayeront de lui poser la question se rendront compte de cela. Pour son avenir politique, Idrissa ne déclarera pas de sitôt qu’il est pour un 3ème mandat de Macky Sall.
Si avant de rejoindre Macky Sall, il a demandé et obtenu le limogeage de tous ceux qui étaient pressentis pour succéder au président Sall, c’est parce que justement Idrissa Seck a voulu se mettre à leur place.
En fait c’est pour se positionner dauphin de Macky Sall qu’il lui a demandé de se débarrasser des responsables qui pourraient le gêner. Autrement dit, de faire le vide autour de lui. Dans les termes du deal qu’il a avec Macky Sall, on apprend que la question de la succession est au centre des négociations qu’ils ont eues à Paris avec la bénédiction d’un marabout qui a joué les médiations.
En attendant de livrer sa position sur cette question, Idrissa Seck pleure son collègue au Cese, Cheikh NGaido Ba. En lui rendant un hommage, il a présente ses condoléances à Macky Sall, à tous les membres du CESE, conseillers comme personnel, et au peuple sénégalais tout entier, en particulier au monde des Arts et de la culture dont Cheikh Ngaïdo Ba fut une icône.Tribune

CHRONIQUE POUR UN AMI CHRONIQUEUR DISPARU PAR MAMADOU OUMAR NDIAYE

Au-delà du cinéma, Ngaïdo était à l’aise aussi bien dans les arts plastiques que dans la musique, la littérature, le théâtre, la danse… Il était multidimensionnel

Un Monument de la culture

Le grand monsieur qui vient de nous quitter était un monument de la Culture. Même s’il a été pendant longtemps le président de l’Association de cinéastes du Sénégal (Cineseas) fondée entre autres par l’illustre Mahama Johnson Traoré, « DG » n’a pas à son actif une filmographie très riche. « Arrêt Car », « Khew-Khew » et « Réwo Daandé Maayo » : voilà à peu près à quoi elle se résume. Mon éminent confrère Pape Samba Kane alias Papisko, qui l’a connu bien avant moi du temps où lui-même était dans le cinéma, m’a raconté comment ce qui devait être l’œuvre de la vie de Ngaïdo, « Kattan », une superproduction dont tous les éléments étaient réunis pour en faire un grand succès, n’avait en définitive pas pu voir le jour… J’espère que, pour l’Histoire, il racontera ce grand moment. Au-delà de la pauvreté apparente de ses réalisations, l’homme arraché à notre affection dimanche connaissait le septième art au point que, dans tous les cénacles de cinéastes où il s’exprimait, on l’écoutait avec révérence. C’était particulièrement vrai en Afrique où, de Ouagadougou à Carthage, il était dans son élément. C’est donc sans surprise qu’il a toujours joué les grands rôles au sein de la Fepaci, la Fédération panafricaine des cinéastes. Au-delà du cinéma, Ngaïdo était à l’aise aussi bien dans les arts plastiques que dans la musique, la littérature, le théâtre, la danse… Il était multidimensionnel. C’était une véritable encyclopédie qui maîtrisait sur le bout des doigts tous les textes régissant le secteur culturel depuis l’accession de notre pays à l’indépendance. Plus généralement, Cheikh Ngaïdo Ba était une sorte de mémoire du pays en ce sens qu’il pouvait vous entretenir de l’essentiel des événements ayant rythmé le cours de notre jeune Nation. De ce point de vue, une chose me fascinait en lui : sa capacité à conserver des documents qui en faisait un véritable archiviste. Il gardait tous les tous les journaux, tous les livres qu’il achetait ou qu’on lui offrait et il suffisait qu’on lui dise qu’on cherchait un document pour qu’il le mette à disposition. Sa mémoire des hommes et des événements était phénoménale et c’était toujours un plaisir de l’entendre parler de l’histoire du Sénégal et de Navarre d’ailleurs. Car, il connaissait aussi la France dont il appréciait la culture et il n’était jamais aussi à l’aise que dans Paris ont il connaissait les moindres recoins, particulièrement le Quartier Latin avec une prédilection pour les cafés « Flore » et « Deux magots ». Bref, il était aussi bien Français que Sénégalais et participait d’ailleurs chaque mois au dîner des vieux Français de Dakar. Dandy et épicurien, Ngaïdo était une figure de Dakar au même titre que, par exemple, son ami Issa Samb Jo Ouakam ou Mamadou Traoré Diop voire ses « grands » Ndiawar Sow, Mame Less Dia ou Me Ogo Kane Diallo, pour ne citer qu’eux…

Gauchiste caviar

Cet homme qui adorait les costumes de bonne coupe, les nœuds papillon ou les cravates griffées fut pourtant dans une autre vie un militant maoïste, pendant la dure période de la clandestinité lorsque des jeunes gens et des jeunes filles idéalistes avaient entrepris de s’opposer au régime alors très répressif du président Senghor. Il fut notamment proche de la mouvance qui incendia le centre culturel français dans les années 70, à la veille d’une visite du président Georges Pompidou à Dakar. Puis il se rapprocha du président-poète, dont le fils Francis Arfang devint un de ses meilleurs amis en même temps que Jacques Césaire, fils du héros de la Martinique, le grand poète Aimé Césaire. Lorsque je l’ai connu, il faisait partie de l’aile qui tentait une improbable réforme du Parti socialiste sous la houlette d’intellectuels marxistes comme le philosophe feu Babacar Sine, qui théorisait alors un « compromis historique » version sénégalaise, Abdourahim Agne et Assane Diagne, venus du mouvement trotskiste, ou encore le philosophe Abdoulaye Elimane Kane. Quant à l’autre philosophe, Dr Cheikh Tidiane Dièye, bien que professant des idées de gauche, il n’en était pas moins un pur produit du Parti socialiste. A cette époque, Ngaïdo était sur tous les fronts, de toutes les confrontations d’idées pour défendre la « Rénovation » et l’ « Ouverture » si chères à Ousmane Tanor Dieng pour lequel il avait une admiration proche de la vénération. « Tanoriste » de choc, il le fut sans complexe. Il fit partie de l’équipe qui animait « Le débat », le journal des rénovateurs socialistes, à la tête de laquelle se trouvait Cheikh Tidiane Dièye. Bien que, par la suite, il se soit rapproché de la Première dame Viviane Wade après la chute des socialistes, Ngaïdo n’en a pas moins continué à entretenir des liens très forts avec Ousmane Tanor Dieng. Des liens qui ne se sont pas distendus jusqu’à la disparition de l’enfant de Nguéniène.

« Mackyiste tout feu, tout flamme »

Depuis 2012, il était « mackyiste » tout feu tout flamme, défendant avec passion et intelligence toutes les réalisations de l’actuel président de la République. Lequel a fait de lui un conseiller économique, social et environnemental. Sur proposition du monde de la culture, il est vrai. Il n’empêche, Ngaïdo a considéré, et c’est vrai, qu’il devait cette nomination au président Macky Sall dont il n’a eu de cesse de magnifier la politique culturelle, mais pas seulement. C’est dans ce cadre, d’ailleurs, que s’inscrit la chronique qu’il animait depuis des années dans « le Témoin » et qui n’avait d’autre but que de sublimer les actions du président de la République. Beaucoup de personnes — des dizaines — m’ont demandé de supprimer cette chronique, mais j’ai tenu bon estimant qu’il faut respecter tous les points de vue. En tout cas, l’animateur prenait son travail à cœur, ne manquant jamais son rendez-vous hebdomadaire… sauf les 24 et 31 décembre dernier. Il fallait voir avec quelle application et quel enthousiasme juvénile il préparait sa chronique, rassemblant frénétiquement des documents, s’enfermant pour écrire des heures durant avant d’emmener le tout à la saisie, surveillant la claviste pour veiller à ce que le travail soit bien fait ! Puis, invariablement, il m’envoyait un message pour me dire : « texte bien parti, PDG ». Après quoi, il appelait le soir pour vérifier si je l’avais bien reçu dans mon mail et en profiter pour me signaler d’éventuelles coquilles… le lendemain, il l’expédiait à toutes ses connaissances !

Adepte de la dolce vita, il était la générosité incarnée !

C’est sa fidélité amitié. Ces 30 dernières années, il a fait partie de mes deux ou trois meilleurs amis. C’était mon confident, mon complice. Il était présent à tous mes événements, qu’ils soient heureux ou malheureux. Bon vivant, il prenait les choses du bon côté et se moquait du qu’en-dira-ton. C’était un esprit libre qui s’assumait. Et quelle générosité ! Je l’ai vu dans le creux de la vague, au lendemain de l’alternance de 2000, lorsqu’il a été lâché par presque tous ses amis. Il a alors traversé des moments très difficiles auxquels sont venus se greffer des soucis de santé, des problèmes à la hanche qui ont fait qu’il boitait, se déplaçant difficilement avec une canne et ne pouvant même pas monter les escaliers de sa maison. Son salut était venu du Roi du Maroc, Sa Majesté Mohamed VI qui, par le biais de son conseiller Mohamed Khabaschi, qui fut chef du bureau de la MAP (Maghreb Arab Press) à Dakar avant de diriger cette grande agence à Rabat, l’a fait opérer à l’hôpital Mohamed V de Rabat par son médecin personnel. Une opération complexe, coûteuse qui avait permis à Ngaïdo de retrouver l’usage de sa jambe. Quoi d’étonnant à ce qu’il ait fait partie des initiateurs du Comité d’initiative des intellectuels africains pour le retour du Maroc à l’Oua ? Durant cette traversée du désert, Ngaïdo a pu aussi compter sur le soutien de quelques rares amis comme le président de l’Association des écrivains du Sénégal (Aes), Alioune Badara Bèye qui, alors président du comité d’organisation du Fesman, avait fait de lui un conseiller spécial avec un bon salaire à la clef. Ces dernières années, la roue de la fortune avait tourné dans le bon sens pour mon ami « DG ».
Non seulement il était au Cese, non seulement il percevait une indemnité au Contan (Comité national pour la transition de l’analogique au numérique), non seulement il siégeait au conseil d’administration de Télédiffusion du Sénégal (TDS) mais encore il avait obtenu un permis minier par le biais d’un ami généreux dont je préfère taire le nom. Des investisseurs français l’avaient approché avec lesquels il s’était associé. L’argent coulait. C’est là où j’ai vu un homme généreux qui ne cessait de faire des transferts d’argent toutes les fins du mois ou à la veille des fêtes religieuses souvent à des gens qu’il connaissait à peine. Dans le lot, beaucoup de retraités à propos desquels il me disait ne pas comprendre comment ils arrivaient à survivre avec leurs pensions misérables. En plus de cela, tous les jours, au « Saint-Louis », c’était un défilé permanent de gens qui venaient chercher un appui et qui ne repartaient jamais bredouilles. Parfois, il lui arrivait de vider son compte bancaire pour satisfaire des sollicitations. Quant à moi, ces dernières années, il n’a jamais, jamais accepté que je paye mes repas au « Saint-Louis ». Et quand, en son absence, je payais quand même, il tenait à me rembourser s’il était mis au courant. C’est cet homme d’une générosité rare, ce grand Monsieur à la vaste culture, ce dandy qui croquait la vie à belles dents, ce témoin privilégié de la vie du Sénégal de ces 40 dernières décennies, qui vient de nous fausser compagnie. Que le bon Dieu le rétribue à la mesure de sa générosité ici-bas. Adieu DG ou, plutôt, honorable sénateur !
Post scriptum  : J’ai choisi le jeudi, un jour qui comptait tant pour lui puisque étant celui de la parution de sa chère chronique, pour rendre hommage à Ngaïdo. Un hommage en guise de chronique pour ses lecteurs, donc. J’espère qu’il appréciera de là où il est…

Diary Sow refait surface et rassure : L’intégralité de sa lettre envoyée à Serigne Mbaye Thiam

https://www.pressafrik.com La disparition volontaire s’est finalement confirmée. Diary Sow dans une lettre parvenue au porte-parole de sa famille, par ailleurs ancien ministre de l’Education nationale, elle donne des détails sur les raisons de son départ. « Ceux qui cherchent une explication rationnelle à mon acte seront déçus, puisqu’il n’en a aucune. Contrairement à ce que les gens semblent penser, aux paroles qu’on me prête, je ne renonce pas à ma vie d’avant. Je ne suis pas désolée d’être partie, je suis désolée des gênes occasionnées par mon départ et des gens que j’ai fait souffrir », a déclaré la meilleure élève du Senegal dans son courrier que PressAfrik vous livre en intégralité
« Bonjour tonton. Je tiens à préciser que je t’écris aussi librement que je suis partie. J’ai laissé assez d’indices derrière moi pour qu’on sache que je partais de mon plein gré. Je ne me cache pas. Je ne fuis pas. Considère cela comme une sorte de répit salutaire dans ma vie. Si je ne m’étais pas manifestée jusqu’à présent, c’est pour la simple raison que j’étais dans l’impossibilité de le faire.
Tonton, Je comprends que vous soyez tous surpris. Je comprendrais aussi que vous soyez déçus.
La jeune fille que tu connais n’aurait pour rien au monde raté un jour d’école.  La pression ? Non. La pression n’a jamais été un frein pour moi. Au contraire. Je ne suis victime d’aucune sorte de pression de la part de qui que ce soit, dans mon entourage.Je n’ai pas disjoncté à cause du confinement ou de la prépa. Ma vie était telle que je l’avais voulue, telle qu’il fallait qu’elle soit. Les doutes ? Je n’ai jamais douté de mes capacités ni de ma force. Mon départ n’est pas aveu de faiblesse.
Tonton, Sache néanmoins que s’il m’avait été possible de faire autrement, je n’aurais pas agi ainsi. Je n’aurais jamais cru que mon nom allait alimenter autant de débats, qu’autant de gens allaient s’inquiéter. Et jusqu’au dernier moment, je ne réalisais toujours pas que j’étais effectivement en train de passer à l’acte. Je n’en ai parlé à personne. Par pudeur ? De peur d’être incomprise, mal comprise ? Il ne s’agit ni de surmenage, ni de folie, ni de désir de liberté.
Je t’en prie, lis-moi avec le cœur, il y’a certaines choses que la raison ne peut entendre.Qui aurait d’ailleurs accordé le moindre crédit à ce désir irrépressible, irraisonné et si profondément irrationnel qui m’animait? Ma mère? J’avais trop peur de ce qu’elle allait penser. Toi Tonton?Tu aurais certainement cherché à me dissuader. S’il m’était possible de te demander cette faveur et que j’étais assurée qu’elle serait accueillie favorablement, m’aurais-tu permis cette petite pause, pour retrouver mes esprits?Maintes fois, j’ai failli changer d’avis. La veille de mon départ encore, j’hésitais. En discutant avec toi de l’avenir qui m’attendait, que je voulais, je réalisais à quel point mon projet était insensé. Fugue ? Un mot bien péjoratif pour une quête si profonde. Je suis consciente de l’audace, de la cruauté même de ma démarche. Je sais à quels tourments me livre ma décision, je pressens les conséquences qu’elle va engendrer, qu’elle engendre déjà. Tonton,
Je te prierais de rassurer les gens qui me cherchent. Je vais bien, je suis en sécurité. Sache que je suis terriblement, profondément désolée (…) Merci, tonton, de faire preuve d’autant d’indulgence à mon égard. Je comprends maintenant que mes peurs étaient infondées et que j’aurais dû t’en parler immédiatement. Ma famille mérite de savoir, en attendant que je trouve en moi, le courage et la force de reprendre contact avec elle. Ceux qui cherchent une explication rationnelle à mon acte seront déçus, puisqu’il n’en a aucune. Contrairement à ce que les gens semblent penser, aux paroles qu’on me prête, je ne renonce pas à ma vie d’avant. Je ne suis pas désolée d’être partie, je suis désolée des gênes occasionnées par mon départ et des gens que j’ai fait souffrir.» https://www.pressafrik.comJean Louis DJIBA

LÉNA SÈNE ÉCRIT À DIARY SOW : «N’OUBLIE PAS QUE TU ES UNE LIONNE»

http://www.emedia.sn La réapparition de Diary Sow, donnant de ses nouvelles dans une lettre écrite à Serigne Mbaye Thiam, fait réagir. Léna Sène, ex-Directrice de campagne du candidat Idrissa Seck, s’est adressée à la meilleure élève du Sénégal en 2018 et 2019, l’invitant à surmonter l’épreuve.
« N’oublie pas que tu es une lionne », écrit-elle, reprise par Vox populi. Mettant en avant son parcours, elle ajoute  : « Entre Wall street à JP Morgan, Harvard Business School, Kennedy School of goverment et White House Fellow Shich, tu dois comprendre que tu n’es pas seule. Ma sœur Diary, tu as déjà été lauréate du Concours général au Sénégal, sors de l’ombre et fais face à la réalité. »
« J’ai empilé les langues et les diplômes prestigieux, à force de courage et d’abnégation, loin de mes parents, Ma sœur Diary Sow, mets-toi dans la peau d’un alpiniste. L’alpiniste, plus il gravit la montage, plus les risques sont grands, plus il s’envole vers la victoire. Tu n’es pas seulement la Diary de Malicounda, tu incarnes l’espoir de tout un peuple », conseille-t-elle.

FIRST LADIES, MAÎTRESSES DE LEURS DESTINS PAR MAMOUDOU IBRA KANE

http://www.emedia.sn Marième Faye Sall, Diary Sow, Kamala Harris. La première nommée est la Première Dame du Sénégal. La troisième est la Première femme Vice-présidente des États-Unis, doublée de première citoyenne américaine d’origine noire et asiatique à accéder à cette fonction. La seconde, « Première élève du Sénégal », est entre les deux. Diary Sow dans un tiercé gagnant avec Marième Faye Sall et Kamala Harris ? C’est tout le mal qu’on souhaite à celle que nous appelons affectueusement « la petite Diary ».
Kamala, Marième, Diary  : difficile d’échapper aux trois, cette semaine. Trois femmes que tout sépare. Que tout unit également. Trois femmes « puissantes », chacune dans son rôle, dans sa fonction et à sa manière avec des fortunes diverses. L’épouse du président de la République du Sénégal s’est illustrée dans un entretien de clarification avec la chaine de télévision publique, RTS. Un message semblait lui tenir à cœur face à notre consœur Seynabou Diop. Marième Faye Sall s’évertuait à dire qu’elle n’en pouvait plus d’être le prétexte d’un trafic d’influence par le biais de sa fondation Servir le Sénégal. Et plus grave, de faux comptes sur les réseaux sociaux. Même son état de santé mentale n’a pas été épargnée. La First Lady sénégalaise n’a pas manqué de le relever et de s’en offusquer. Avec le sourire, s’il vous plaît. Quant à la benjamine, Diary Sow, elle continue d’être au centre de toutes les supputations depuis que son absence a été constatée par son école en France. Plus chanceuse que les deux Sénégalaises, l’ancienne Procureure de Los Angeles, Kamala Harris a été investie comme Vice-présidente des États-Unis aux côtés de son colistier, le Président Joe Biden. Ils forment ainsi le nouveau couple démocrate à la Maison blanche en remplacement de l’infernal tandem républicain, Donald Trump-Mike Pence.
Deux grandes dames et une jeune fille à l’envie commune  : être maîtresses de leur présent et de leur destin. Pour Kamala Harris, l’heure est aux éloges et au déroulement du tapis rouge. En revanche, pour Marième Faye Sall et Diary Sow, on a envie de dire  : lâchons-leur les baskets maintenant ! Et souvenons-nous des propos graves dans des circonstances graves d’un certain François Mitterrand  : « toutes les explications du monde ne justifieront pas qu’on ait pu livrer aux chiens l’honneur d’un homme et finalement sa vie… » On est loin de vivre un tel drame dans notre pays. D’ailleurs, prions de ne jamais le vivre. Gardons-nous cependant de salir « l’honneur d’une femme ». Cela peut mener très loin.
Le drame de la femme, c’est qu’elle est encore considérée dans de nombreux pays comme un faire-valoir si elle n’est pas tout simplement un instrument de mesure pour les hommes. Chez nous, cette femme continue d’être stigmatisée. N’a-t-on pas entendu tout récemment un député défendre, sans ciller et avec une hargne déplacée, en parlant de l’ancienne Premier ministre Aminata Touré, que jamais au Sénégal une femme ne sera présidente de la République ! Et pourquoi ? Parce qu’elle est femme, tranche le parlementaire comme une sentence. Un honorable député qui a sans doute oublié que c’est l’Assemblée nationale qui a elle-même voté, il y a quelques années, la loi instaurant la parité absolue homme-femme dans les institutions électives ou semi-électives. Un acquis majeur qui sanctionne la longue marche des femmes, telles Caroline Faye, Maïmouna Kane, Mantoulaye Guène, Adja Arame Diène et autres Marie-Angélique Savané. Donc, les femmes sont rarement jugées pour leurs compétences et pour ce qu’elles sont mais toujours par rapport aux hommes ou à des situations. Le 8 Mars viendra et on fera encore semblant de les célébrer.

Marie Teuw Niane rend hommage à Abdoulaye Diaw Chimère

l’ancien maire de Saint-Louis décédé cette nuit
Monsieur Abdoulaye Diaw Chimère, ancien Député et Maire de Saint Louis vient de nous quitter. 
Grand Saint Louisien de naissance, de cœur et de raison, il fut un concentré des valeurs humaines fortes dont tout Saint Louisien s’enorgueillit : dignité, convivialité, générosité, élégance, humilité, culture Islamique et technocratique. 
Le Président de la Coopérative d’Habitat et de Construction de l’Université de Saint Louis que je suis, les membres du bureau, les adhérents n’oublieront jamais ce geste qu’il fit, il y a presque trois décennies, en nous prêtant cet énorme tracteur qui assura, pendant plusieurs semaines, les travaux de terrassement des sites de Ngallèle et de Boudiouck alors qu’une grande société de la place nous exigeait plus de soixante-dix millions de francs CFA. Il nous permit ainsi, gracieusement, de démarrer la construction de la Cité Université Ngallèle puis de la Cité Université Boudiouck. 
Je présente, en mon nom et au nom de tous les membres de la Coopérative d’Habitat et de Construction de l’Université de Saint Louis, nos sincères condoléances à sa famille, aux Saint Louisiennes et aux Saint Louisiens. » 
Je prie Dieu qu’Il lui accorde Son meilleur Paradis.
Rappel…le défunt Abdoulaye Diaw Chimère sera inhumé à Saint-Louis ce vendredi 22 janvier 2021

LES PIQUES DE L’AS DE CE VENDREDI

SenePlus  |   Publication 22/01/2021

JEUX DE CARTES – Au-delà du rationnel…

Donc pour un simple post sur le réseau social Facebook, dénonçant la «corruption de certains chefs de service», l’enseignant Samba Tall est arrêté et a passé la nuit à la Gendarmerie de Podor. De telles informations paraissent invraisemblables jusqu’à ce qu’on se rende compte de la triste réalité : nul n’est à l’abri d’une telle déconvenue pour de si petits détails. Si on lit bien le texte à l’origine de cette arrestation de ce membre du Forum Civil, il est évident qu’il n’y a vraiment pas de quoi fouetter un chat. Irrationnel démocratiquement parlant ! Malheureusement, par la volonté d’une seule personne, un citoyen peut se trouver du jour au lendemain entre les mains de la justice. Sommes-nous dans une république des procureurs avec leur toute puissance ? Ces derniers qui représentent le ministère public et défendent des intérêts communs ne doivent-ils pas pouvoir apprécier correctement une situation avant de déclencher des procédures qui peuvent susciter d’autres problèmes ? Ce qui s’est passé à Podor se produit souvent dans d’autres parties du pays. En 2021, si au Sénégal, certains ignorent que «la dictature, c’est ferme ta gueule, la démocratie, c’est cause toujours», il y a de quoi s’inquiéter. Laissons les gens s’exprimer avec responsabilité. Evitons tous les excès pour espérer une vie sociétale apaisée. Diary Sow a donné de ses nouvelles. Et cette fois-ci, c’est officiel. C’est son tuteur ministre de la République Serigne Mbaye Thiam qui rapporte ses conversations avec sa « fille». Comme on l’a déjà annoncé, «la meilleure élève du Sénégal» est tranquille là où elle se trouve de son propre gré. «Ceux qui cherchent une explication rationnelle à mon acte seront déçus, puisqu’il n’y en a aucune», écrit Diary. De grâce, ne cherchons même pas les explications irrationnelles. L’essentiel est que tu sois bien là.
Mim Reew

Commercialisation des terrains de l’Aibd

Finalement, c’est la Caisse des dépôts et Consignations qui a décroché le jackpot. L’entreprise drivée par Cheikh Tidiane Bâ à qui le chef de l’Etat a attribué les 30 hectares du foncier de l’aéroport a confié la commercialisation à une de ses filiales dédiées. En effet, la commercialisation du site est exclusivement confiée à la Compagnie Générale Immobilière du Sahel-CGIS-SAque dirige Abdou Khafor Touré. C’est dire qu’entre l’ancien Dgid Cheikh Bâ et l’ancien patron de l’Anpej Khafor Touré, c’est comme du « Mburu ak Soow». Par ailleurs, dans le cadre de sa stratégie de commercialisation, la CGIS-SA peut donner mandat à d’autres structures spécialisées dans le domaine de l’immobilier. D’ailleurs, informe-t-on, la liste des mandataires agréés ainsi que les informations utiles seront disponibles à compter du 1er février 2021 sur le site …..et sur la plateforme digitale d’inscription et de réservation dédiée.

Bassirou Sène fait un don de plus de 80 millions

L’hôpital régional Heinrich Lübke de Diourbel a bénéficié, hier, d’un important don de matériel médical d’une valeur estimée à plus de 80 millions Fcfa. Il s’agit d’un don de Bassirou Sène, un ressortissant de Diourbel vivant en France, en collaboration avec l’Ong «Horizons Sahel». Le matériel est principalement destiné aux services de pédiatrie et de néonatalogie de l’hôpital. Il est composé entre autres de couveuses, de tables de réanimation, d’appareils de photothérapie, d’aspirateurs, de défibrillateurs et de pousse-seringues. Les donateurs avaient été saisis par le directeur de l’hôpital affecté récemment à Kédougou, Dr ElHadj Amadou Dieng. Son successeur, Bocar Sow, a tenu à souligner l’importance du matériel qui permettra de relever davantage le plateau technique de l’hôpital. Bocar Sow a profité de l’occasion pour exhorter les populations du Bol à reproduire le geste de Bassirou Sène.

Bilan opération en Banlieue

Les limiers de Guédiawaye de Pikine ont interpellé 151 personnes dans la journée du mardi au mercredi. Parmi ces personnes, 22 sont appréhendées pour violation du couvre-feu, 124 pour non-respect du port obligatoire de masque, 03 pour vol simple, 01 pour ivresse publique manifeste et un pour détention et trafic de chanvre indien. D’ailleurs, ce dernier a été épinglé en possession de 11 cornets, 70 grammes de chanvre indien et 60.000 FCFA, fruit de la vente de la drogue. Au cours de cette opération, les limiers ont saisi 102 pièces de véhicules, mis en fourrière un véhicule et immobilisé 11 motos grosses cylindrées. Les amendes forfaitaires sont estimées à 248.000 FCFA.

Le maire de Koki emporté par la covid-19

Le coronavirus est en train de faire des ravages dans les rangs de élus locaux. En effet, le maire de la commune de Koki, Papa Diop, a été emporté hier par la Covid-19.Il était interné à l’hôpital régional de Louga où il a rendu l’âme. Il vient d’allonger la liste des maires victimes du coronavirus. On peut citer entre autres les maires de Rosso Béthio, de Mbellacadiao etc… Militant du Parti Démocratique Sénégalais (Pds) avant de rejoindre l’Alliance Pour la République (Apr), Papa Diop est instituteur de profession.

16 décès liés à la Covid-19 à Diourbel

Même si la contamination du coronavirus est moins importante par rapport à d’autres localités, le district sanitaire de Diourbel est fortement touché par la Covid19. Depuis le début de la pandémie, ce district a enregistré 16 décès liés à la pandémie sur un total 171cas positifs. Les autorités sanitaires ont recensé depuis lors 07 cas importés, 127 cas issus de la transmission communautaires et 37 cas contacts. Toutefois, 102 patients sont guéris. Présentement, le district sanitaire de Diourbel compte 53 malades sous traitement.


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