Revue de presse du Vendredi 20 Novembre 2020

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Vers le démarrage des travaux de l’autoroute Mbour–Fatick–Kaolack,financée par la Chine

(Agence Ecofin) – Le chef de l’Etat sénégalais a demandé l’accélération des diligences pour le démarrage des travaux de l’autoroute à péage Mbour – Fatick – Kaolack (100 km) doté de 4 échangeurs. Ce projet intégrateur pour la sous-région CEDEAO est évalué à $826 millions dont 85% mobilisés par la Chine.
Le projet de construction de l’autoroute à péage Mbour – Fatick – Kaolack au Sénégal devrait démarrer sous peu. Au cours du Conseil des ministres du 18 novembre, le président Macky Sall (photo) « a demandé au ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération et au ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement d’accélérer l’exécution du projet […] dont les travaux doivent être lancés dans les meilleurs délais ».
Selon les spécifications techniques, cette autoroute de 100 km sera construite en 2×2 voies extensibles à 2×3 voies. Le tracé traversera 17 communes des régions de Thiès, Fatick et Kaolack. Il est prévu la construction de 4 échangeurs à Thiadiaye, Fatick, Gandiaye et Kaolack ; de 3 grands ponts d’une longueur totale de 290 m pour traverser la zone des marécages de Fatick et de 210 ouvrages hydrauliques. Le projet comprend aussi la construction de 20 km de routes de connexion aux villes de Thiadiaye et de Gandiaye, ainsi que le contournement de Kaolack sur 7 km.
Le coût total du projet est estimé à 460 milliards FCFA ($ 826 millions), dont 85 % financés par Exim Bank of China et 15% par l’Etat du Sénégal. Une fois achevée, cette autoroute participera au soutien à la politique de développement et de renforcement du réseau autoroutier national tout en assurant la desserte de l’aéroport international Dakar Blaise-Diagne (AIBD) à partir du centre du Sénégal. De même, le projet permettra à terme de développer les corridors Dakar – Bamako et Dakar – Lagos dans l’espace CEDEAO.Romuald Ngueyap

Gabon:la Task Force sur la dette intérieure découvre 440 milliards de FCFA de fausse dette (live)

https://www.financialafrik.com/ “440 milliards de francs CFA annulés sur 650 milliards d’engagements de l’État audités”, déclare Jessye Ella Ekogha, Conseiller spécial, porte-parole de la présidence de la République gabonaise. Ces conclusions découlent des travaux de la task force mise en place en juin 2020, pour évaluer la dette intérieure du Gabon.
Dans un entretien exclusif avec l’émission PIB de Financial Afrik, Monsieur Ekogha a passé en revue les résultats de ces travaux, les dispositions prises ainsi que les perspectives de l’économie gabonaise.

Burkina:Le déficit budgétaire double à plus de 200 milliards FCFA à fin juin 2020

https://www.sikafinance.com La situation des finances publiques au Burkina Faso a laissé apparaître un déficit budgétaire de 219,29 milliards FCFA à fin juin 2020, contre un déficit de 108,81 milliards FCFA à la même période de l’année précédente, soit une dégradation de 101,53% en glissement annuel.
Cette évolution s’explique par une progression plus importante des dépenses publiques (+14,03% à 1 115,77 milliards FCFA) par rapport à celle des recettes totales (+3,1% à 896,48 milliards FCFA).
De façon spécifique, le niveau d’exécution des dépenses publiques est favorisé par une hausse de +44,85 milliards FCFA des dépenses courantes, induite par l’effet conjugué de l’augmentation des dépenses de transferts courants (+66,57 milliards FCFA) et des charges financières de la dette (+ 18,90 milliards FCFA). Cette progression a toutefois été atténuée par la mauvaise orientation des dépenses de personnel (- 36,47 milliards FCFA) et d’acquisition de biens et de services (- 3,86 milliards FCFA).
On note également une augmentation de +18,91 milliards FCFA à 61,79 milliards FCFA au premier semestre 2020 de la charge financière de la dette publique.
S’agissant de la dynamique observée par les recettes publiques, elle est impulsée par l’accroissement des recettes ordinaires (+26,28 milliards FCFA à 840,11 milliards FCFA) qui sont constituées essentiellement des recettes fiscales (-3,2%) et des recettes non fiscales (+52,7%).
Pour financer ce déficit, le pays a eu recours au marché financier régional pour la levée d’un montant de 416 milliards FCFA au premier semestre 2020.Dr Ange Ponou

Le vaccin contre la Covid-19 dans le viseur du milliardaire George Soros

https://www.sikafinance.com George Soros, le célèbre financier de Wall Street, serait sur le point d’investir dans la société belge de biotechnologie Univercells qui développe avec un consortium un vaccin contre le Covid-19, selon plusieurs médias.
Selon les sources, cette prise de participation pourrait se faire dans le cadre d’une levée de fonds prévue par la société pour accélérer son développement.
Univercells semble attiser l’appétit de grands investisseurs à la recherche du bon filon pour profiter du prometteur marché du vaccin contre la covid-19. Ces derniers mois, la firme avait réussi avec succès à lever 50 millions d’euros, une opération qui avait vu la participation de Bill Gates, le patron de Microsoft, qui à lui seul avait investi 15 millions d’euros.
De son vrai nom Gyorgy Schwartz, George Soros est né en 1930 à Budapest à Hongrie. C’est en 1956 qu’il débute sa carrière en tant que courtier à Wall Street où par ses spéculations, il se fera très vite remarquer. Son patrimoine estimé à 8,6 milliards de dollars (4 768 milliards FCFA) le positionne au 162ème milliardaire au rang mondial.
Philanthrope, George Soros à travers son fonds Soros Economic Development Fund finance une série d’initiatives mondiales pour faire progresser la justice, l’éducation, la santé et le développement des affaires.Olivia Yao

L’Afrique centrale pourra-t-elle honorer sa dette envers la Chine? Par Fred Eka*

https://www.lepoint.fr/afrique ANALYSE. La pandémie du Covid-19 et la chute des cours du pétrole ont mis à mal les économies des pays de cette région. Leur solvabilité est sujette à caution.
Le Covid-19 a provoqué une baisse de l’activité économique mondiale, aggravée par des mesures de distanciation sociale qui ont perturbé des secteurs comme le tourisme, l’hôtellerie, l’industrie manufacturière ou encore l’énergie. La hausse de l’inflation et l’affaiblissement des devises ont exacerbé les inquiétudes concernant la soutenabilité de la dette.
La région de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) comprend le Cameroun, le Tchad, la République centrafricaine, le Congo et le Gabon. Pour ces pays, l’incidence de la pandémie de la Covid-19 sera très négative car les cours du pétrole sont actuellement inférieurs aux prix de référence retenus dans leurs budgets respectifs. La situation pourra donc compromettre les efforts considérables qui ont été faits dans le cadre des programmes d’ajustement structurel (PAS). En effet, en raison du Covid-19, la région est particulièrement exposée aux risques croissants que le protectionnisme ou le régionalisme peuvent faire peser sur les chaînes d’approvisionnement (les étapes pour faire passer un produit ou le service de son état initial au client).

Tableau : Impact de la Covid-19 sur les principaux indicateurs macroéconomiques des pays de la CEMAC (en %). © CEMAC, 2020
Tableau : Impact du Covid-19 sur les principaux indicateurs macroéconomiques des pays de la Cemac (en %)

L’influence chinoise

Selon le ministère du Commerce de la République populaire de Chine, en 2018 les flux d’investissements directs étrangers chinois (IDE) à destination de la Cemac ont chuté de 103 millions de dollars par rapport à l’année 2017, où ils se sont élevés à 193 millions de dollars. Cela correspond à 0,14 % des IDE totaux chinois ou encore à 0,42 % des IDE totaux reçus par l’Afrique au cours de l’année écoulée. Autrement dit, en dépit de cette baisse, ces investissements jouent un rôle très important pour ces pays en raison du fait qu’ils s’attaquent aux faiblesses des infrastructures (routières, ferroviaires, barrages hydroélectriques) même si le gap infrastructurel reste très large.
L’accent est mis sur la dette envers la Chine, car en 2019, dans un rapport sur les prêts chinois qu’elle a corédigé, Carmen Reinhart, économiste en chef de la Banque mondiale, constate que « 50 % des prêts de la Chine aux pays en développement ne sont pas déclarés au FMI ou à la Banque mondiale. Ces “dettes cachées” biaisent la surveillance des politiques, l’évaluation des risques et les analyses de viabilité de la dette ». Elle soutient par ailleurs qu’un endettement supérieur à 90 % du produit intérieur brut peut entraîner une récession économique.

Graphique 1. Comparaison de l’endettement de l’Afrique à l’égard de la Chine avec d’autres partenaires de la Chine (% PIB) © Calcul de l’auteur à partir des données de la CNUCED 2020
Graphique 1. Comparaison de l’endettement de l’Afrique à l’égard de la Chine avec d’autres partenaires de la Chine ( % PIB)
Dans l’absolu, le montant de ces prêts reste extrêmement faible – et ce, d’autant que cette somme est destinée à six pays. Cela étant, l’intérêt des investisseurs chinois pour les pays de la Cemac décroît tendanciellement tout au long de la période 2003-2018. Les causes sont connues : les pays développés offrent des opportunités techniques. En effet, les firmes chinoises n’apportent pas grand-chose aux pays de la Cemac en termes de transferts de technologie. Il est dans l’intérêt de ces firmes d’utiliser les technologies les moins techniques pour avoir le plus de main-d’œuvre bon marché possible.

La Chine, créancier majeur de la région Cemac

La Chine est devenue un créancier majeur des pays de la Cemac. Près de 70 % de la dette publique bilatérale camerounaise sont détenus par Pékin. En 2014, la République du Congo a subi de plein fouet « une chute très brutale des cours de pétrole, liée paradoxalement au ralentissement chinois ». Ce qui s’est traduit par une explosion de son endettement à 110 % du PIB en 2017, dont plus d’un tiers détenu par la Chine, soit environ 2 milliards de dollars, selon la Coface. Près de 3,15 milliards dollars de dette congolaise sont détenus par Pékin (35 % de l’endettement total de Brazzaville, évalué par le FMI à 9 milliards de dollars, soit 90,2 % du PIB du pays). La Chine a néanmoins accepté, le 29 avril 2019, de restructurer la dette publique congolaise.
Les prêts à la zone Cemac représentent 10 % du total des prêts octroyés aux gouvernements et entreprises publiques en Afrique subsaharienne par la Chine sur la période 2000‑2017. Les prêts accordés par la Chine sont facilités par des partenariats commerciaux étroits, l’attribution de marchés publics ou de concessions pétrolières et minières. Les taux d’intérêt des prêts octroyés par des banques publiques chinoises (Exim Bank, China Development Bank) sont souvent conditionnés par une exécution chinoise du projet financé ; et un tiers des prêts sont garantis par des produits d’exportations (pétrole et minerais).
Graphique 2 : Prêts accordés par la Chine aux pays de la CEMAC (en millions de dollars). © Calcul de l’auteur à partir des données du CARI, 2020.
Graphique 2 : Prêts accordés par la Chine aux pays de la Cemac (en millions de dollars)

Le positionnement des pays de la Cemac

Il y a effectivement des défis majeurs, notamment pour les pays de la Cemac les plus fragiles, allant du moratoire à l’annulation de la dette. L’endettement pourrait favoriser le développement des pays de la région. Mais les retombées sur l’économie de l’endettement à l’égard de la Chine dépendront fortement de la capacité des pays d’Afrique centrale à adopter une stratégie leur permettant de tirer profit de cette dette.
Les pays de la Cemac sont très dépendants de la Chine et restent exposés aux changements de la demande chinoise ou à un retour à la baisse du prix des matières premières, en particulier des métaux. N’en déplaise à certains dirigeants, il faut se garder d’être trop dépendant du financement de la Chine, au risque de devenir vulnérables aux variations de sa politique extérieure.  Par Fred Eka* pour Theconversation.com enseignant-chercheur, université de Douala.

Emmanuel Macron:“nous avons une relation avec l’Afrique francophone qui est particulière”

https://www.financialafrik.com Emmanuel Macron appelle à ne pas regarder l’Afrique que par le seul prisme de la question migratoire.

Dans un entretien vec “GrandContinent“, le président Emmanuel Macron clarifie sa vision de l’Afrique. “Quand on prend l’Europe et la relation à l’Afrique, on a vingt-sept histoires avec l’Afrique”, explique le président français en évoquant une vision africaine disparate depuis Bruxelles, capitale de l’Europe des 27.

“Je ne dirais pas que l’opposition est entre l’Est et l’Ouest”, précise le président français. “Prenez la France et l’Allemagne  : nous n’avons pas la même relation avec l’Afrique. D’abord parce que le langage est important et que l’Afrique est en grande partie francophone. Et nous avons une relation avec l’Afrique francophone qui est particulière. J’ai voulu, moi, rebâtir une relation très forte avec l’Afrique anglophone et lusophone, ce que j’assume. J’ai été le premier Président français à aller au Ghana ou à aller au Kenya par exemple. Ou à me rendre à Lagos. Cela paraît fou, mais c’était comme ça  : la France n’avait une relation qu’avec une certaine Afrique”.
Et Emmanuel Macron de déclarer qu’il ne faut pas regarder l’Afrique sous le seul prisme de la question des migrants: “qu’est-ce qui pourrait compliquer aujourd’hui la relation de l’Europe avec l’Afrique ? C’est le fait migratoire, c’est cela. C’est qu’on ne regarde l’Afrique que par ce truchement. Je pense que c’est une erreur. Il faut le régler, sur certains sujets. On assiste aujourd’hui à un détournement massif du droit d’asile. 

C’est cela qui dérègle tout”.

Aux yeux du locataire de l’Elysée, le vrai sujet avec l’Afrique c’est son développement économique, sa paix et sa sécurité. “Aider l’Afrique à lutter contre le fléau du terrorisme et des groupes djihadistes au Sahel, dans la région du lac Tchad, maintenant dans l’Est de l’Afrique où il y a, du Soudan au Mozambique, des situations absolument intenables. Il faut ensuite l’aider au développement économique par l’agriculture, par l’entreprenariat, par l’éducation, en particulier des jeunes filles, et toute cette politique d’émancipation que l’on a commencé à mener. Mais qu’il faut pousser beaucoup plus loin. Voilà la clef pour moi”.Albert Savana

Le MCC et Africa50 s’allient pour financer les infrastructures en Afrique

https://www.sikafinance.com Le Millennium Challenge Corporation (MCC), agence gouvernementale américaine dédiée à la lutte contre la pauvreté, et Africa50, la plateforme panafricaine d’investissement dans les infrastructures soutenue par la BAD, ont signé un partenariat stratégique afin de créer un cadre de coopération propice pour attirer les investissements internationaux vers des projets d’infrastructure sur le continent.
Ce cadre de partenariat dénommé Millennium Impact for Infrastructure Accelerator (MIIA)  » sera une plate-forme d’investissement mondiale conçue pour stimuler et attirer les investissements à impact en Afrique en développant des accords d’infrastructure bancables ayant des impacts sociaux et économiques mesurables « , indique le MCC dans son communiqué.
L’objectif visé par l’accord est donc de contribuer à monter des projets d’infrastructures répondant aux exigences de rentabilité économique et sociale des investisseurs internationaux. Ainsi,  » le MIA  aidera à surmonter ces défis avec des fonctionnalités telles qu’un processus de certification pour l’impact social et environnemental des projets d’infrastructure, des ressources pour préparer des projets bancables avec un impact certifié et le cadre pour faire correspondre ces projets avec des investisseurs à impact qui peuvent fournir des capitaux « , détaille le MCC.
Il faut relever que le déficit d’investissement dans les infrastructures est l’un des principaux freins au décollage du continent. Sur les 130 à 170 milliards $ besoins de financement annuel en Afrique, il y a un gap de 68 à 108 milliards $ à combler, estime la BAD, la Banque africaine de développement.  Jean Mermoz Konandi

Les Etats Unis lancent ‘’Prosper Africa’’ pour doper le commerce et les flux d’investissement vers l’Afrique

https://www.sikafinance.com L’Agence américaine pour le développement international (USAID) annonce le programme  » Prosper Africa « , une initiative visant à accroître considérablement le commerce et les investissements entre l’Afrique et les Etats-Unis.
D’un coût de 500 millions de dollars, soit 277 milliards FCFA, l’initiative Prosper Africa sera lancée début 2021 sur le contient pour une durée de 5 ans.
 » Ce n’est pas simplement un nouveau programme; c’est une nouvelle façon de faire des affaires qui stimulera les investissements des États-Unis dans la croissance de l’Afrique, les emplois et le climat des affaires, en exploitant les ressources du secteur privé et l’innovation « , précise l’Agence américaine.
Selon les détails, l’initiative mobilisera tous les services de soutien du gouvernement américain pour le commerce et l’investissement pour aider les entreprises et les investisseurs américains et africains à identifier des opportunités et sceller des partenariats.
Le programme permettra dans un premier temps de mettre en place mettre un  » guichet unique  » destiné à faciliter les transactions commerciales entre les entreprises africaines et américaines.
En outre l’initiative aidera à identifier et à éliminer les obstacles politiques, réglementaires et logistiques aux opérations du secteur privé dans le but de créer un cadre favorable aux échanges  entre les États-Unis et l’Afrique.
 » Avec Prosper Africa, la relation États-Unis-Afrique évolue d’une approche basée sur l’aide à un véritable partenariat dans le commerce et l’investissement – basé sur la dignité, l’égalité, le respect mutuel et la rentabilité « , souligne l’USAID.Olivia Yao

Arachide:le gouvernement instaure une taxe de 30 francs/Kg à l’export

http://www.walf-groupe.com L’année dernière, pratiquement, toute la production arachidière avait  été exportée vers l’étranger, plus particulièrement vers la Chine.
Une situation qui a engendré des conséquences néfastes pour la Sonacos. Pour cette présente campagne, l’Etat a décidé de prendre les devants avec les exportateurs qui devront désormais verser une taxe de 30 francs par kg exporté. Cette taxe sera reversée au Trésor public, précise le service de communication du ministère de l’Agriculture. Qui annoncent que les chiffres la campagne agricole 2020/2021 s’annoncent convenables. Pour les céréales, le Sénégal dépasse largement les trois millions de tonnes fixées comme objectif dont le riz qui est estimé à 1 500 000 tonnes. Pour l’arachide, les estimations font état de 1 800 000 tonnes…
Une façon pour le gouvernement de pousser les paysans à vendre leur production non pas aux Chinois mais à la SONACOS.Magib GAYE

Les paysans rejettent le prix de l’arachide proposé pour la campagne

https://www.seneweb.com Le démarrage de la campagne agricole 2020 était attendu depuis plusieurs semaines par les acteurs de la filière arachidière. Le Comité national interprofessionnel de l’arachide (CNIA) a décidé de fixer le prix du kilo durant cette campagne à 250 francs CFA. Toutefois, les paysans estiment que ce montant n’est pas à leur avantage.
Les paysans n’ont pas d’ailleurs manqué d’exprimer leur mécontentement, a constaté Seneweb. Ibou Thiam, du syndicat des cultivateurs maraîchers, affilié à la Confédération des syndicats autonomes du Sénégal (CSA) a fait savoir que les agriculteurs en veulent au Président Macky Sall.  » Nous avons une déception du Président Macky Sall car on voyait loin ou plus. On pensait que le kilogramme allait coûter 500 francs et on nous dit on augmente 40 francs. On ne dit pas que ce n’est pas une augmentation mais ça ne nous arrange pas », tempête Ibou Thiam. Il soutient que de tels agissements peuvent avoir des conséquences fâcheuses.
En effet, ça tue la filière et peut contribuer à pousser la jeunesse qui s’adonnait à l’agriculture de tenter l’émigration clandestine.  » C’est ça qui encourage l’émigration clandestine car les gens sont découragés car avant de semer, on devait savoir le prix de l’arachide. Nous ne sommes pas contents des opérateurs et du CNIA qui donnent des prix. Ce sont eux qui gâtent tout « , déplore-t-il.
Les cultivateurs ont souhaité que soit revu le fonctionnement de la filière. Ils ont fustigé le fait qu’on leur impose des prix. Ils ont ensuite pointé du doigt la SONACOS. Avant de notifier entre autres qu’à Taiba Naissène par exemple, on vendait à 300 francs le kilo ; sauf que maintenant, l’État leur demande de vendre à 250 francs. Ainsi, ils estiment que l’État est à l’encontre de leurs intérêts et ne leur veut pas du bien. Aussi, la SONACOS qui jadis appuyait les paysans, de nos jours ne donne plus d’engrais ni d’arachide et de surcroît, veut acheter moins cher le kilo d’arachide. Les paysans alertent qu’ils n’accepteront pas un tel fait.

Sénégal:La Covid-19 ferme définitivement 7000 entreprises

https://www.seneweb.com La pandémie de Covid-19 et la mise en place de mesures de confinement ont complètement bouleversé l’activité des entreprises. Pis, les annonces de fermetures d’usines se multiplient.
Selon une enquête menée par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), entre le 23 juin et le 6 aout dernier, 2,5% des 284 000 unités de production informelles (UPI) sont fermées définitivement en raison de la crise sanitaire.
Dans le détail, ce sont plus de 7000 entreprises qui sont à l’arrêt, d’après le rapport parcouru par le quotidien L’Observateur.
Les unités du secteur des services autres que le commerce sont les plus touchées par la fermeture temporaire ou définitive.
Aussi, 9,2% des entreprises ont arrêté momentanément leurs activités et 2,5% sont fermées définitivement.

Irène Mingasson de l’UE sur les accords de pêche:»La ressource concernée n’est pas celle dont dépend la pêcherie artisanale 

http://lesoleil.sn Les accords de pêche annoncés entre le Sénégal et l’Union européenne ne sont pas une nouveauté, selon l’ambassadrice de l’Union européenne au Sénégal, Irène Mingasson. Elle a tenu à faire ces éclairages, hier, en marge de la deuxième réunion du Comité de pilotage du Programme d’appui au renforcement du système d’information de l’état civil et à la consolidation d’un fichier national d’identité biométrique au Sénégal. « Ces accords de pêche ne sont pas une nouveauté. Ils existent depuis longtemps. Cet accord de pêche est le seul qui existe entre le Sénégal et l’Union européenne. Il est parfaitement transparent et public. L’accord de pêche en vigueur est accessible. Si le Sénégal signe le prochain accord, il sera aussi accessible dans les prochaines semaines ou mois. Pour rentrer dans les détails, je dirai que c’est un accord qui vise à soutenir la bonne gouvernance du secteur des pêches et de la bonne gestion de la ressource halieutique », a justifié l’ambassadrice de l’Union européenne au Sénégal.
D’après elle, cet accord vise à permettre à des navires de pêche européens venant de l’Espagne, du Portugal, de la France et autres de venir pêcher dans les eaux sénégalaises. « Mais attention ! La ressource concernée n’est pas celle pêchée par les pêcheurs artisanaux sénégalais. Il s’agit spécifiquement du thon et du merlu en petite quantité qui sont pêchés en très haute mer et qui ne sont pas la ressource dont dépend la pêcherie artisanale au Sénégal », a éclairé Mme Mingasson. À l’en croire, les deux parties vont se mettre d’accord sur des quantités spécifiques, des espèces spécifiques, des nombres de bateaux et licences. « Notre objectif est d’assurer, dans ce cadre, une gestion durable de la pêche et surtout de ne pas vider les océans. Ces quantités en quota et en licences de pêche sont accordées entre les parties sur la base d’une évidence scientifique partagée entre l’Union européenne et le Sénégal sur la disponibilité de la ressource. Autrement dit, on ne pêchera que s’il y a assez de poissons pour tout le monde », a ajouté l’ambassadrice de l’UeOumar NDIAYE

Reconstruction de la ligne ferroviaire Dakar-Kidira: Une offre spontanée attendue des Canadiens

http://lesoleil.sn La rencontre, hier, entre la délégation canadienne et le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement a permis aux deux parties de définir une feuille de route pour les prochaines étapes du projet de relance du chemin de fer entre Dakar et Kidira.
Au lendemain de la signature de l’accord-cadre entre la Corporation commerciale canadienne et la société nationale des Chemins de fer du Sénégal (Cfs) pour la reconstruction de la ligne Dakar-Kidira (voir « Le Soleil » du 18 novembre), la délégation canadienne a rencontré, hier, le ministre sénégalais des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Mansour Faye. Cette rencontre, qui s’est déroulée en présence du secrétaire d’État chargé du Réseau ferroviaire, Mayacine Camara, et du directeur général de la société nationale des Chemins de fer du Sénégal (Cfs), Kibily Touré, a permis aux deux parties de définir une feuille de route. La prochaine étape sera la signature d’un mémorandum d’entente entre la société qui aura en charge l’exécution des travaux et Cfs, a expliqué Mansour Faye, précisant que ce sera « autour d’une offre spontanée ». Il n’a pas voulu donner plus de précisions sur le financement et le montage du projet, mais a assuré, comme l’a promis le Président Macky Sall, que le train roulera « avant fin 2021 » sur l’axe Dakar-Kidira.
À la question qu’est-ce qui a motivé le Canada à s’engager dans ce projet ? Michäelle Jean qui représente son pays dans ce projet a répondu ainsi : « Du fait que le Canada a toujours été présent aux côtés du Sénégal dans le domaine ferroviaire et du fait de la grande compétence du Canada en la matière ».
Elle a rappelé que ce trajet ferroviaire a pu voir le jour, à partir des années 1970, grâce à « une contribution constante » du Canada pour les équipements et le tracé. « Une très belle histoire qui nous amène, aujourd’hui, à nous engager encore », a confié Mme Jean, ancien gouverneur général du Canada qui conduit la délégation de son pays. Pour elle, c’est comme s’ils revenaient « en pays de connaissance, au bercail en quelque sorte », et toute émue d’avoir rencontré sur le terrain, à Thiès, des cheminots qui gardent intacte dans leur mémoire cette contribution canadienne. Michaëlle Jean a, par ailleurs, vanté l’expertise et le savoir-faire du Canada, un pays qui s’est construit autour d’un chemin de fer qui traverse son immense territoire. Elle est d’ailleurs venue avec John Beek, le Pdg d’Aecon, chef de file canadien en matière de construction d’infrastructures lourdes, qui voit dans ce programme l’opportunité de participer à un projet « exemplaire » pour le Sénégal et le continent.
C’est dans ce cadre qu’Aecon a noué un partenariat avec l’entreprise turque Suma qui a déjà réalisé plusieurs travaux au Sénégal et « apporte une expérience réussie sur le terrain ». « Nous avons été choisis par le Gouvernement canadien pour représenter ses intérêts dans ce projet parce que nous avons déjà réalisé plusieurs programmes sous cette forme. Et à chaque fois, cela a été une réussite […] Nous avons beaucoup d’expérience dans les Partenariats public-privé, une façon d’agir pour avoir le meilleur de chacun des partenaires », a expliqué M. Beek. En effet, plus qu’un partenaire technique, Aecon vient aussi comme investisseur, « de sorte qu’il n’y ait pas d’endettement pour l’État sénégalais », a promis Michäelle Jean. Et conformément à la loi 2020-23 du 4 juin 2020, Cfs sera le maître d’ouvrage de ce projet.Seydou KA

Marché du sucre:Macky enquête et met en garde Aminata Assome Diatta

https://www.seneweb.com/ Le ministre du Commerce doit bien surveiller ses arrières.
Lors du dernier conseil des ministres, le chef de l’État l’avait sommée de « veiller à une régulation rigoureuse du marché du sucre pour éviter de fragiliser le tissu industriel ».
En effet, Aminata Assome Diatta est accusée par la Compagnie sucrière sénégalaise (CSS) d’avoir accordé de façon malsaine des droits d’importations de produits alimentaires (DIPA).
Selon Libération, Macky Sall est même allé plus loin, demandant l’ouverture d’une enquête sur la provenance de ce sucre dont la destination initiale serait la sous-région.
Ce n’est pas tout. Le Président Sall veut aussi être édifié sur le gap de 6500 tonnes de sucre évoqué par les travailleurs de la CSS qui assurent que le chiffre réel est de 40 000 tonnes.
Le président de la République aurait confié qu’il est inadmissible que la CSS, qui emploie des milliers de Sénégalais, soit affaiblie à cause d’opérations commerciales opaques et douteuses.

Jean Claude Mimran au Sénégal

https://www.jotaay.net Depuis quelques jours, la Compagnie sucrière sénégalaise tympanise les gens, comme elle le fait chaque fois que les DIPA sortent. Au lieu des grands boss, ce sont les syndicalistes qui sont actionnés pour faire le job. C’est de bonne guerre et personne ne peut leur en vouloir. Mais si tout le monde est sur les nerfs actuellement, c’est que le grand big boss est dans nos murs. Selon nos radars qui surplombent la société à Richard Toll, Jean Claude Mimran est là et quand il est là, ça chauffe.

LA BIS INAUGURE SON NOUVEAU SIÈGE À DAKAR

Dakar, 19 nov (APS) – La Banque islamique du Sénégal (BIS) a inauguré, ce jeudi, son nouveau siège sur la Route des Almadies, à Dakar, a constaté l’APS.
’’Cette journée est historique parce qu’elle marque un renouveau pour notre institution qui, du haut de ces 38 ans d’existence, a su faire preuve de résilience pour surmonter beaucoup d’épreuves, les unes après les autres’’, a déclaré son directeur général Mouhamadou Madani Kane.
Il par ailleurs a salué ’’l’engagement visionnaire’’ de l’Etat du Sénégal et de la Banque islamique de développement dont la ’’coopération étroite’’ a permis la création de la BIS, dans les années 2000, contribuant au ’’renforcement’’ du cadre juridique et au développement de la finance islamique au Sénégal.
Dans cet esprit, il a magnifié ’’l’excellence’’ des relations que la banque entretient avec l’Etat du Sénégal, qui, selon lui, ’’reste un partenaire privilégié de la BIS’’.
Le président du Conseil d’administration de la Banque islamique du Sénégal (BIS), Cheikh Ahmadou Ndiaye, a, de son côté, souligné que ’’cette journée marque un tournant décisif de la banque et de la finance islamique au Sénégal et en Afrique’’.
’’La BIS contribue au développement socio-économique du Sénégal et participe au rayonnement de la finance Islamique au Sénégal, grâce au dynamisme de son personnel et la confiance des clients’’, a-t-il dit.DS/OID

ENTREPRENARIAT AU SENEGAL : Les solutions du président Alassane Lo 

http://www.enqueteplus.com Assurer, à la base, une bonne préparation de tous les jeunes, renforcer les instruments de la promotion de l’entreprenariat existants, résorber le déficit entrepreneurial pour la petite entreprise, autant en zone urbaine qu’en zone rurale, etc. Ce sont, entre autres, les solutions préconisées par le président du Réseau pour la promotion de l’entreprenariat en Afrique, Alassane Lo, hier, lors d’un atelier organisé dans le cadre de la Semaine mondiale de l’entreprenariat.
La Semaine mondiale de l’entreprenariat, cette année, se déroule dans un contexte de pandémie qui a causé la perte de nombreux emplois et aussi le retour du phénomène de l’émigration irrégulière au Sénégal et qui a coûté la vie à plus 480 jeunes.
Face à cette situation, le président du Réseau pour la promotion de l’entreprenariat en Afrique, Alassane Lo, par ailleurs fondateur de la Maison de la création d’entreprise, a souligné la nécessité d’une bonne préparation des jeunes à l’entrepreneuriat pour leur éviter des échecs précoces. ‘’Lorsque les jeunes entrepreneurs échouent, ils reviennent à la case de départ comme demandeurs d’emploi et ils vont trouver sur le marché ceux qui n’ont pas pu être insérés, les nouveaux arrivants. L’Etat fera d’énormes efforts, mais le résultat ne sera pas visible. Si tous ces jeunes sont sur le marché, le Sénégalais lambda va se dire que les jeunes n’ont pas d’emploi. Et c’est ce qui arrive. Alors qu’il y a beaucoup de jeunes qui ont été financés et qui ont connu des échecs. La première chose, c’est d’assurer à la base une bonne préparation de tous les jeunes, en les sensibilisant et en les inculquant l’entrepreneuriat durant leur cursus de formation’’, explique M. Lo.
Au Sénégal, le consultant souligne que dans presque tous les départements du pays, il existe des centres de formation professionnelle. Dans tous ces centres, il y a des cellules d’appui à l’insertion dont les membres sont des enseignants de l’Etat. ‘’Dans beaucoup de centres, ces cellules ne fonctionnent pas. Le ministère de la Formation professionnelle doit redynamiser ces cellules, renforcer les capacités des enseignants pour leur permettre de parler entrepreneuriat aux élèves. Cela pourrait permettre de les accompagner à la sortie, en leur inculquant les notions d’entrepreneuriat, de création d’entreprises’’, dit-il.
Le président du Réseau pour la promotion de l’entreprenariat en Afrique salue la Direction de l’insertion professionnelle, lors du dernier remaniement. ‘’C’est une bonne chose, mais il faut aller plus loin, en transformant les responsables de cette direction pour préparer les jeunes de ces établissements de formation professionnelle vers l’entrepreneuriat ou la recherche d’emplois salariés. Pour assurer la formation à la base, il y a aussi les universités publiques. Dans toutes ces universités, il y a, aujourd’hui, un incubateur. Ces incubateurs vont apporter un appui dans les zones où ils sont installés’’, renchérit-il.
Donc, pour lui, ces incubateurs vont apporter un appui à la communauté universitaire. Mais M. Lo estime qu’il faut les consolider et aussi renforcer les instruments qui existent pour qu’ils puissent jouer véritablement leur rôle.

Coupler les zones d’habitation avec celles d’activités

Il urge également, selon lui, de résorber le déficit entrepreneurial pour la petite entreprise, autant en zone urbaine qu’en zone rurale. Et là, Alassane Lo trouve que l’Etat et les collectivités territoriales sont interpellés pour créer des zones d’activités dédiées où ne s’exerceront que des activités entrepreneuriales. Le président de la République a un projet de logements sociaux. ‘’Mais si on crée une cité avec 100 000 logements sans prévoir à côté des zones dédiées à la petite entreprise, nous allons créer encore des banlieues dortoirs. Si on doit créer des cités nouvelles, il faut coupler les zones d’habitation avec celles d’activités pour les menuisiers, les mécaniciens, les pépinières pour les femmes
transformatrices, etc. Ainsi, on facilitera aux jeunes l’installation. C’est de la responsabilité de l’Etat, des collectivités territoriales’’, préconise M. Lo.
En plus, le consultant rappelle que depuis janvier 2020, il y a eu la loi d’orientation relative aux petites et moyennes entreprises (PME) qui a donné de nouvelles attributions aux collectivités territoriales pour aménager des zones, créer des incubateurs, des pépinières d’entreprises et même des fonds pour appuyer les entrepreneurs. ‘’Nos futurs maires doivent pouvoir saisir la balle au bond, afin de cesser de ne faire que du social, et s’inscrire dans la lutte contre le chômage des jeunes dans leur localité. Il est également primordial d’assurer l’encadrement des jeunes. Un jeune qui n’est pas encadré, s’il démarre son entreprise, il a beaucoup plus de chance d’échouer que de réussir. Il ne connait pas le monde entrepreneurial. L’accompagnement va lui permettre de résoudre ce déficit. C’est fondamental. Il faut sensibiliser les familles sur les réalités entrepreneuriales’’, recommande le fondateur de la Maison de la création de l’entreprenariat.
A ce propos, le président de l’Association des entrepreneurs de Diourbel, Cheikh Thioune, a aussi confirmé qu’il y a un manque d’accompagnement de l’Etat, surtout au niveau des charges fiscales pour leur allégement aux jeunes entrepreneurs. ‘’L’entrepreneur est un chausseur d’opportunités. Donc, il faut que l’Etat mette en place un environnement favorable pour que l’entrepreneur puisse avoir cette capacité de résilience, de pouvoir faire face aux contraintes, menaces, etc. Ce n’est pas évident de commencer une activité et de réussir’’, relève le jeune entrepreneur.MARIAMA DIEME

Emploi des jeunes:Seydi Gassama appelle à la « rationalisation » des structures déjà créées

https://www.dakarmatin.com Le président de la République, Macky Sall a annoncé mercredi en Conseil des ministres, la création du Conseil national pour l’insertion et l’emploi des jeunes (Cniej), un organe consultatif stratégique d’impulsion, pour lutter contre l’émigration clandestine et le chômage des jeunes.
Mais, pour le Directeur exécutif de Amnesty Sénégal, Seydi Gassama, cette décision n’est pas la bonne, aux regards de toutes les autres structures créées et ayant les mêmes objectifs. Il a plutôt appelé à leur rationalisation.
« L’un des problèmes de l’emploi des jeunes au Sénégal, c’est la multiplicité des structures d’encadrement et de financement. Des structures nombreuses inefficaces et budgétivores.Plutôt que de créer de nouvelles,il faut procéder à leur rationalisation»,a-t-il posté sur Twitter.

Pénurie d’eau:les habitants des parcelles assainies tiennent un sit-in ce samedi

https://actusen.sn Le liquide précieux ne coule plus des robinets de beaucoup de zones à Dakar. Cette pénurie qui sévit  dans la capitale depuis mois est devenue intenable. Pour protester contre cela, les habitants des Parcelles assainies, plus précisément des unités 25, 25 et 26, ont prévu d’organiser un sit-in, ce samedi, pour dénoncer cette injustice.Adja Khoudia Thiam (

 Pénurie d’eau à Dakar:83 quartiers impactés

https://www.dakarmatin.com Depuis quelques jours, le liquide précieux ne coule plus des robinets dans certains quartiers de Dakar. D’après le Directeur de communication de Sen’Eau, Ndiaya Diop, leur direction suit 380 quartiers. Toutefois, 83 d’entre eux ont des difficultés pour disposer du liquide précieux 24h/24.
Ces quartiers, indique-t-il, sont ceux dont la desserte est relativement déstabilisée.
En effet, si avec l’arrivée de Sen’Eau l’on s’attendait à une amélioration dans la distribution de l’eau à Dakar, le problème perdure, avec son lot de conséquences sur les ménages.
Cependant, Ndiaya Diop, dans les colonnes de Direct News, a annoncé que la société de production et de distribution de l’eau potable travaille dans les zones urbaines et périurbaines pour assurer la distribution normale de l’eau. Non sans reconnaitre qu’il y a le problème difficile à résoudre.
« L’État a fait beaucoup d’investissements supplémentaires dans le secteur de l’eau, mais le problème reste entier. Il y a un manque d’eau grave qui est en train de se généraliser et Sen Eau est impuissant à régler le problème » confesse-t-il.
Des explications qui font craindre que la gestion du problème de l’eau à Dakar risque de prendre beaucoup de temps. Et les habitants des  certains quartiers impactés devront garder leur mal en patience.

LA SONES INVITÉE À INSTALLER DES INFRASTRUCTURES DE STOCKAGE

Keur Momar Sarr (Louga), 19 nov (APS) – Le président de la Fédération sénégalaise des associations de consommateurs, l’imam Youssoufa Sarr, appelle la Société nationale des eaux du Sénégal (SONES), de travailler à mettre en place des infrastructures de stockage pour la réutilisation de l’eau en perspective d’éventuelles pénuries.
« Nous demandons à ce que des infrastructures de stockage (…) soient prévues parce que le manque d’eau est dû quelque part à un défaut d’optimisation de l’eau. Il faut des moyens pour stocker l’eau produite pour pouvoir la réutiliser quand nous en aurons besoin », a-t-il dit.
L’imam Sarr s’entretenait avec des journalistes, jeudi, au terme d’une visite des travaux de la troisième usine de traitement d’eau potable de Keur Momar Sarr, en présence du DG de la SONES, société chargée de la gestion du patrimoine de l’hydraulique urbaine, du contrôle de la qualité de l’exploitation et de la sensibilisation du public.
La Sen ‘Eau, société de gestion de l’exploitation et de la distribution de l’eau potable en zone urbaine et péri-urbaine au Sénégal, a également participé à cette visite à travers son DG, de même des membres de la société civile et des délégués de quartier de Dakar.
« Ce n’est pas dans deux ou trois mois que ce problème d’eau va être réglé. Nous sommes dans la dernière phase, mais il reste les infrastructures pour la distribution et la commercialisation », a indiqué l’imam Sarr à propos de la troisième usine d’eau de Keur Momar Sarr, attendue pour approvisionner une grande partie du Sénégal dont Dakar.
Selon le président de la Fédération sénégalaise des associations de consommateurs, la dernière étape de ce projet « peut durer des mois, alors qu’en ce moment, certaines populations vivent dans des conditions difficiles ».
Il a invité le directeur général de la SONES à « revoir et démocratiser » le système de distribution d’eau pour ces populations.

 Charles Fall, en réponse, a assuré que les essais mécaniques de la troisième usine de Keur Momar Sarr vont démarrer « la semaine prochaine » et progresser jusqu’à l’ouvrage pompage d’eau traitée devant distribuer l’’eau à Dakar. 

« Nous sommes dans le dernier virage et nous souhaiterions qu’avant la fin du premier trimestre 2021, le travail entamé par les ingénieurs soit achevé au bénéfice des populations », a-t-il dit.
M. Fall a toutefois précisé qu’avant d’envoyer l’eau jusqu’au point de livraison à Sébikotane, il faudra près d’un milliard 200 millions de litres d’eau pour rincer, nettoyer et désinfecter les canalisations d’une longueur de 216 km.
« Nous avons demandé à la Sen ‘Eau d’anticiper sur l’optimisation de l’utilisation des 100 000 premiers mètres cube d’eau qui vont arriver », a-t-il indiqué, soulignant que 100 000 autres m3 seront disponibles grâce à un suppresseur dont la construction va démarrer à Mekhé (Thiès) pour renforcer l’alimentation en eau dans la Petite-côte.
« L’Etat a débloqué 5,7 milliards de francs CFA pour régénérer et renouveler des forages, mettre des surpresseurs dans les quartiers à hauteur et d’autres ouvrages de régulation afin que l’alimentation en eau soit fortement améliorée », a signalé le DG de la SONES.
Il a annoncé « pour les jours à venir », la mise en service aux Parcelles assainies (Dakar), d’un nouvel ouvrage de traitement de déferrisation de l’eau d’un coût de 800 millions de FCFA pour traiter 2200 m3 d’eau.
« Nous terminons l’usine KMS3, mais nous sommes aussi en train d’embrayer sur l’usine de dessalement des Mamelles et nous envisageons de travailler soit sur une option de KMS4 avec 300 000m3 d’eau soit sur une option dessalement sur la Petite-côte avec 300 000m3 d’eau », a-t-il dit.SK/B

DÉFICIT D’EAU À DAKAR : LA FORTE AUGMENTATION DE LA DEMANDE EN CAUSE (DG SEN’EAU)

Keur Momar Sarr(Louga), 20 nov (APS) – Les nouvelles adductions au réseau hydraulique ont augmenté de 50% à Dakar ces trois dernières années, une situation ayant occasionné une hausse de la consommation à l’origine du déficit d’eau noté dans certains quartiers de la capitale, a révélé Jany Arnal, directrice générale de Sen’Eau, en charge de l’exploitation et de la distribution de l’eau potable en zone urbaine et péri-urbaine au Sénégal.
« Sur Dakar, le nombre de compteurs d’eau de bâtiment et d’immeuble a augmenté, en trois ans, de 50%. C’est-à-dire qu’une simple maison s’est transformée en immeuble et plusieurs appartements de plusieurs pièces d’eau, donc des consommations importantes », de l’ordre de 80.000 m3 par jour, a-t-elle indiqué.
Cette situation explique le déficit d’eau noté dans certains quartiers de Dakar, soutient Mme Arnal au terme, ce jeudi, d’une visite des travaux de la troisième usine de traitement d’eau de Keur Momar Sarr (KMS3).
« Aujourd’hui, il y a un manque d’eau dans certains quartiers. Il faut savoir que les consommations en cette période de chaleur augmentent. Nous sommes en période de pointe », sans compter « une évolution démographique et une urbanisation galopante », a-t-elle souligné, en présence de son homologue Charles Fall de la Société nationale des eaux du Sénégal (SONES), chargée de la gestion du patrimoine de l’hydraulique urbaine, du contrôle de la qualité de l’exploitation et de la sensibilisation du public.
Des associations de consommateurs étaient également présentes à cette visite, à l’image du président de la Fédération sénégalaise des associations de consommateurs, l’imam Youssoufa Sarr.
Mme Arnal assure que « tous les ouvrages fonctionnent. Les forages ont été réhabilités et 10 autres équipés », mais face à l’augmentation de la consommation, à l’urbanisation doublée d’une concentration des demandes, « on est parfois en déficit dans certains quartiers, surtout en période de pointe ».
« L’usine de KMS3 est là pour répondre à ces demandes grandissantes », a-t-elle promis, soulignant que l’équipe appelée à s’occuper de cette usine « de dernière technologie » a été déjà recrutée et formée, a indiqué la DG de Sen’Eau.
Interpellée sur le prix de l’eau, qui aurait augmenté selon certains consommateurs, Jany Arnal a assuré du contraire, puisque le système de facturation reste le même et demeure « lié au compteur d’eau et aux mètres cubes qui sont passés »
« S’il y a des anomalies sur les factures, nous avons des agences d’accueil et nous avons déjà instauré un dialogue avec les associations de consommateurs. Et je vais demander à mon service communication de mettre en contact la directrice clientèle et le représentant de consommateurs pour traiter les cas où il y aurait des anomalies afin d’expliquer la facturation », a-t-elle dit.
La directrice générale de SEN’EAU dit avoir été interpellée sur cette question par beaucoup de personnes, « mais quand nous avons vérifié, nous nous sommes rendu compte qu’il y avait des fuites d’eau à leur niveau qui faisaient monter les m3 ».
Elle a annoncé que sa société va disposer d’un nouveau logiciel qui va permettre de digitaliser la relève. « Au lieu de relever avec un stylo et de rentrer pour saisir, nous allons le faire avec une sorte de téléphone portable pour pouvoir alerter le client immédiatement, si nous voyons un index anormalement élevé », a-t-elle précisé.
Cette nouvelle technique « sera un plus et permettra de fiabiliser la relève », a-t-elle indiqué, avant de conclure : « Nous avons travaillé avec les associations de consommateurs pour pouvoir éditer, dès l’année prochaine, de nouvelles factures plus compréhensibles et lisibles ».SK/BK/ASG

Les jeunes de “Podor debout” entament une grève de la faim…

https://actunet.net Les jeunes de Podor ont annoncé qu’ils allaient entamer une grève de la faim. Ce, pour plusieurs raisons.

Les raisons…

Ils évoquent “la nullité politique sur l’emploi, les financements des projets, la santé et l’éducation” pour expliquer leur ras-le-bol qu’ils manifestent en entamant une grève de la faim.

Appel…

Nous appelons toute la jeunesse ‘podoroise’ consciente des enjeux à venir se joindre à ce combat pour mettre fin, ensemble à cette injustice“, soulignent-ils.

Programme décennal de lutte contre les inondations:Le président Macky Sall a reçu le rapport de la Mission d’information de l’Assemblée Nationale.

https://www.dakaractu.com Le Chef de l’Etat Macky Sall reçu cet après-midi le rapport de la Mission d’information de l’Assemblée Nationale sur le Programme décennal de lutte contre les inondations.
Le document a été remis au Chef de l’Etat par Monsieur Moustapha Niasse Président de l’Assemblée nationale qui a conduit la délégation.
La cérémonie a été l’occasion d’un dialogue fort entre les deux autorités.
Pour rappel, c’est sur décision du bureau de l’assemblée nationale que la mission d’information s’est déployée depuis la mi septembre
Un processus méthodique articulé autour de  séances d’auditions des ministres, directeurs et autres acteurs concernés et de visites des sites sur les 14 régions du Sénégal, a conduit à la production d’un document de 344 pages.
Le Président Macky Sall après avoir salué et félicité les députés et rendu un vibrant hommage à l’homme d’Etat le Président Niasse, a promis de tenir compte des données en rapport avec le bilan déjà satisfaisant du Programme décennal de lutte contre les inondations.

Expansion djihadiste vers l’ouest:Comment la Katiba Macina s’approche dangereusement du Sénégal…

https://www.dakaractu.com Dans un Sahel en ébullition, le Sénégal parvient à contenir les nouvelles menaces qui toquent à ses frontières. Parmi ces menaces, celles portées par les groupes djihadistes sont les plus craintes et à juste titre.
Depuis quelques années, les autorités sénégalaises travaillent à la mise en place de stratégies pour faire face à une attaque menée, non pas par une bande armée mais à distance.
Dans sa réponse à Amadou Kouffa qui appelait les peulhs du Sénégal à rejoindre le jihad, Macky Sall écartait la possibilité d’une attaque menée par un groupe organisé sur le sol sénégalais. Il s’attendait plus à un attentat suicide ou à des actions similaires à ce qui s’est passé à Bamako, à Ouagadougou et à Grand Bassam entre novembre 2015 et mars 2016. Al Qaida au Maghreb islamique (AQMI) a revendiqué ces actions menées par Al Mourabitoune.
C’est pour cette raison que les services de renseignement sénégalais étaient sur le qui-vive lorsqu’ils ont eu vent de la probable libération du cerveau et du superviseur de ces attaques à la faveur de l’échange de prisonniers entre Bamako et le Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans (GSIM) lié à Al Qaïda. Le procès des attentats du Radisson Blu de Bamako qui a vu comparaître Fawaz Ould Ahmeida a fait pousser un ouf de soulagement au Sénégal qui le surveille en même temps que son acolyte Mimi Ould Baba Ould Cheikh. Les deux hommes liés à Al Mourabitoune ont eu des velléités de s’attaquer au pays de la « Téranga ».  Rien ne nous dit que le GSIM a abandonné cette idée d’une attaque téléguidée depuis le septentrion malien,  mais il est aussi important d’étudier l’évolution de la menace provenant de l’extrême ouest du Mali où la Katiba Macina du GSIM intensifie sa présence.

 La guerre fratricide entre le GSIM et l’ex EIGS 

Sous la direction du prêcheur peulh Amadou Kouffa, le Front de Libération du Macina, une composante d’Ansar Dine qui réve de reinstaurer l’empire théocratique du Macina a été depuis 2015 à l’origine de plusieurs attaques dans le centre du Mali. Ce sous-groupe qui est aujourd’hui le plus important en termes d’hommes et d’influence au sein du Groupe de soutien à l’Islam et aux Musulmans (GSIM) né en 2017 est dans une logique d’expansion vers l’extrême ouest malien. La stratégie du groupe consiste à parler aux populations locales, mais aussi à installer des bases en dehors de la forêt de Wagadou pour la formation militaire des nouvelles recrues.
Il faut préciser que la prédication a été de mise dans la zone dès 2016, donc avant la naissance du GSIM sous la houlette d’Abou Mahmoud alias Mikdadi al Ansari. Ce dernier était le commandant du secteur de Nara (région de Koulikoro). Il est mort dans un raid aérien mené par Barkhane le 09 février dernier.
Au moment de mourir sous les tirs de l’armée française, il évoluait sous le drapeau de la branche sahélienne de la province de l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest, l’ex EIGS. En effet, début février, un groupe dirigé par Mamadou Mobbo implanté à Nampala (cercle de Niono, région de Ségou), a quitté Amadou Kouffa pour l’ex EIGS. Cette défection a été à l’origine d’intenses combats entre les deux groupes.

L’ouest malien, dans le viseur de la Katiba Macina du GSIM.

Sortie victorieuse de cette bataille fratricide, la Katiba Macina du GSIM a décidé de dicter sa loi tout le long de l’ouest malien, jusqu’à la frontière avec le Sénégal. Son objectif dans un premier temps est d’annihiler toute implantation de l’idéologie de l’État islamique. Il nous revient de sources bien renseignées que cette mission a été confiée au jihadiste Abou Abderrahman qui est le chef militaire de la zone de Nampala. C’est sous sa direction qu’une base aurait été installée dès le mois de mai 2020 entre Diéma et Yélimané, dans la région de Kayes, à quelques centaines de kilomètres de l’est sénégalais.
Surfant sur le thème de l’esclavage très présent dans cette partie du Mali, ils parviennent à recruter parmi les populations exposées et en font des combattants prêts à mourir pour la cause du jihad. Le 04 août dernier, la brigade territoriale de Sandaré (cercle de Nioro du Sahel, région de Kayes) a été attaquée par quatre individus armés, six selon d’autres sources. Deux gendarmes ont été grièvement blessés au cours de cette attaque. Les assaillants ont détruit un pick-up et une moto appartenant à la gendarmerie avant de se fondre dans la nature. Le même groupe a participé le 03 septembre dernier à l’embuscade de Guiré qui a coûté la vie à 10 soldats maliens. Selon un administrateur civil local interrogé par la presse, des hommes à moto circulaient dans la zone et faisaient des prêches à Dilly, Moroudia et Guiré.
Quelques jours plus tard, ils sont signalés à Kamiko et Koungo où nous dit-on, ils ont parlé aux villageois sans exercer une violence quelconque. Contacté par Dakaractu, un élu de Kayes s’inquiète : « la menace est réelle. Ils sont dans tous les cercles de la région excepté Kénieba sinon après l’attaque du poste de péage de Diéma suivi de Sandaré, ils ont tenus de prêches à Korera et Gavinane. Donc la situation est inquiétante parce qu’ils veulent cerner la région de Kayes ».
Toutes ces activités qui deviennent récurrentes depuis quelques mois militent en faveur d’une installation d’un noyau solide dans les régions de Kayes et de Koulikoro loin de l’épicentre de l’insurrection jihadiste avec en perspective une incursion au Sénégal. Surtout que cette section sera renforcée par la libération en octobre d’une dizaine des militants aguerris qui ont participé aux premières attaques imputées à la Katiba du Macina dans la région de Koulikoro. S’ils l’ont réussi dans d’autres pays frontaliers du Mali comme la Cote d’Ivoire et le Burkina Faso, pourquoi pas au Sénégal ? La Katiba Khalid Ibn Walid qui s’est installée dès 2015 dans le sud du Mali, vers la frontière avec la Côte d’Ivoire avait dans ses rangs des ivoiriens, des burkinabè selon une note de la DGSE malienne exploitée par Jeune Afrique.

Au-delà d’une réponse sécuritaire.

Dès lors, le défi pour le Sénégal doit être d’empêcher ses ressortissants dans la zone frontalière Est de rejoindre cette équipe naissante de la Katiba Macina dans l’ouest malien et de mûrir des projets d’attaques sur le sol sénégalais. Ça doit passer par la surveillance de la frontière par les forces de sécurité. Un exercice auquel s’attèlent les forces armées nationales qui ont pour mission de rendre inviolable l’ensemble de la zone militaire numéro 4 qui s’étend sur des dizaines de milliers de kilomètres carrés et couvre près du tiers de la superficie nationale.
Le numéro 58 de la revue « Armée nation » reconnaît que « l’étendue de notre frontière peut faciliter la circulation  des armes et la commission d’actes terroristes dans la Zone ».
« À cela s’ajoute le phénomène du retour vers le pays d’origine des anciens combattants (Combattants terroristes étrangers : FTF) chassés de la Libye et parmi lesquels des sénégalais », constate la revue militaire.

Pour répondre à ces menaces, il a été décidé de renforcer les unités déployées aux frontières. C’est ainsi que deux bataillons (32 et 34) ont été implantés à Ourossogui (région de Matam) et à Kédougou.  

En outre, un camp est en construction à Goudiry et devrait être livré dans les prochains mois. À cela s’ajoute le survol régulier des points de passage frontalier par l’armée de l’air, couplée à l’implantation en cours d’un radar de surveillance aérienne à Tambacounda. En plus, la 10e compagnie des fusiliers voltigeurs implantée à Bakel, mène souvent des activités dans sa zone de responsabilité à cheval entre les frontières que partagent le Sénégal avec le Mali et la Mauritanie. Ces activités telles que décrites dans la revue militaire vont d’ « actions de présence, aux patrouilles conjointes en passant par les nomadisations et des patrouilles fluviales ». Mais la prévention ne doit pas être que militaire.
L’accès aux services sociaux de base doit être un impératif. Or, des voix locales dénoncent l’absence d’infrastructures routières dignes de ce nom. Plusieurs axes routiers sont dans un état inacceptable ou les chantiers sont presque à l’arrêt pendant des années. C’est le cas de l’axe Ourossogui-Bakel et Tamba-Bakel (243 kilomètres). Ces retards accusés dans la réception de ces routes lèsent les populations locales dans leur mobilité et par ricochet leurs activités commerciales dans les « loumas » (marchés hebdomadaires).
Plus grave encore, l’évacuation des malades en période hivernale est un véritable casse-tête. L’état désastreux de ces routes cause également beaucoup d’accidents, de camions qui se renversent et qui rendent parfois impossible toute mobilité dans ces zones.  L’accès à l’eau est un luxe. Des efforts ont été faits par la Direction du Génie militaire dans le cadre du PUDC les citoyens qui peuplent les villages bordant les frontières avec le Mali et la Mauritanie. Mais il faut davantage de forages, de bassins de rétentions pour permettre aux agriculteurs de pouvoir pratiquer des cultures hors saison. Une plus que priorité si le Sénégal veut éviter une exploitation des misères de la population par le GSIM ou d’autres organisations du même acabit.

13 nouveaux cas et 1 décès supplémentaire

iGFM-(Dakar) Le ministère de la santé et de l’action sociale a annoncé ce vendredi 20 Novembre 2020 que le Sénégal a enregistré 13 nouveaux cas de contamination dont 7 issus de la transmission communautaire. Le ministère a également précisé que 12 patients sont déclarés guéris. 1 décès supplémentaire a été enregistré.
« Sur 794 tests réalisés, 13 sont revenus positifs. Il s’agit de 5 cas contacts suivis par les services du ministère de la santé,  7 cas issus de la transmission communautaire et 1 cas importé. Par ailleurs, 12 patients sont testés négatifs et déclarés guéris. 2  cas graves sont également pris en charge dans les services de réanimation de l’hôpital de Fann et de l’hôpital
principal de Dakar. 1 décès lié à la covid-19 a été enregistré ce jeudi 19 Novembre. L’état de santé des patients hospitalisés dans les hôpitaux évolue positivement », a déclaré le directeur de la prévention du ministère de la santé, El Hadji Mamadou Ndiaye.
Le porte-parole du ministère de la santé a également souligné qu’à ce jour, le Sénégal a enregistré 15 848  cas positifs à la covid-19 dont 15 452 guéris, 330 morts, 1 évacué et seulement 65 personnes sont encore sous traitement.

Découverte d’une maladie mystérieuse touchant les pêcheurs

APA – Dakar (Sénégal) Par Oumar Dembélé –Des personnes de plusieurs zones côtières du Sénégal, ayant contracté depuis quelques jours une maladie dermatologique pour le moment inconnue, sont placées en quarantaine.
Elle défraie la chronique depuis le début de semaine, reléguant au second plan la Covid-19 qui continue sa tendance baissière. Si les premiers cas ont été signalés à Thiaroye-sur-mer, en banlieue dakaroise, cette maladie, qualifiée de « mystérieuse » par plusieurs journaux, s’est répandue à l’intérieur du pays, entre Mbour, Joal et Saint-Louis.
Le quotidien Libération ajoute que près de 400 malades sont identifiés à Thiaroye-sur-mer en deux jours. Mais le gouverneur de Dakar, Al Hassan Sall, qui s’est rendu hier mercredi dans ce quartier de pêcheurs, a indiqué que seules 200 personnes sont pour le moment touchées.
« Des jeunes étaient partis pêcher. A leur retour, leurs corps présentent des dermatoses qui se sont même étendues à leur visage. Le phénomène a augmenté d’hier à aujourd’hui. Hier nuit, la liste qu’on nous avait présentée faisait état de 82 personnes. Aujourd’hui, ce sont plus de 200 personnes », a-t-il déclaré dans des propos relayés par des médias locaux.
Outre le visage, cette maladie cutanée touche également les lèvres et les parties intimes selon les témoignages de certains pêcheurs victimes. Ils sont d’ores et déjà mis en quarantaine et une partie d’entre eux est prise en charge à la maison des femmes de la localité.
Il est en outre demandé aux pêcheurs de suspendre momentanément leurs activités, histoire d’avoir une parfaite maîtrise de la situation.
Si les suspicions vont déjà bon train sur une supposée pollution de la mer, le gouverneur préfère attendre les résultats « des prélèvements » qui sont « effectués pour connaître l’origine du mal et comment le traiter ».
L’autorité annonce par ailleurs la mise en place d’un comité de crise sous sa tutelle. Il « s’appuiera sur des cellules, dont une technique comprenant une équipe de médecins, mais aussi des acteurs de la pêche, de la sécurité et de l’environnement », a expliqué Al Hassan Sall.ODL/cgd/APA

Abdoulaye Diouf Sarr,ministre de la Santé  sur la maladie des pêcheurs:«Les résultats des investigations n’ont pas encore donné une piste virologique »

http://lesoleil.sn Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr,  s’est prononcé, le jeudi 19 novembre 2020, sur la maladie mystérieuse qui a touché des pêcheurs à Thiaroye, Mbour, Ndayane…. Selon lui, les causes de ces pathologies ne sont pas encore déterminées et les résultats des investigations n’ont pas encore donné une piste virologique. « Il n’y a pas de pistes connues », a insisté le ministre de la Santé qui a ajouté : « Nous pouvons cependant soupçonner éventuellement une origine toxique».
En attendant, le département de la Santé a demandé à l’Institut Pasteur de Dakar et au Centre antipoison de poursuivre les investigations.  «Ce que nous pouvons dire, pour le moment, est que cette maladie n’est pas liée à la Covid-19 parce que les tests Covid-19 ont été négatifs. On n’a pas aussi vu la présence du virus. Ce qui peut nous faire penser à une origine toxique », a-t-il souligné, informant que les ministères de l’Environnement, de la Pêche et de la Santé suivent l’évolution de cette maladie dite mystérieuse E. KALY

Les autorités sanitaires soupçonnent quelque chose de toxique comme cause de « la maladie mystérieuse »

https://www.dakaractu.com Pour lever cette notion de maladie mystérieuse, c’est d’abord, la biologie. Cela ressort des propos de la Directrice générale de la Santé, le Dr Marie Khémesse Ngom Ndiaye. Des propos prononcés ce jeudi 19 novembre 2020 au cours d’une réunion qui avait réuni le ministre de la Santé et ses collègues de la Pêche et de l’Environnement.
« Nous n’avons pas, jusqu’à ce matin (du jeudi 19 novembre 2020), vers midi, un virus spécifique qui pouvait nous donner des bactéries ou bien des parasites provoquant donc cette apparition de lésions dermatologiques. Mais nous sommes en train de continuer, peut-être que d’ici demain on aura quelque chose », a dit le Dr Marie Khémesse Ngom Ndiaye qui n’exclut pas une relation entre la maladie et la mer.
« Avec l’interrogatoire qu’on a eu au niveau des pêcheurs, nous avons soupçonné également quelque chose de toxique. Le Pr Amadou Fall du Centre de poison a commencé les investigations, dès le mardi. Nous sommes en train de voir de quoi il s’agit exactement. Donc, pour le moment nous en sommes-là. Et nous sommes en train de suivre pour qu’il n’y ait pas de gravité », a-t-elle déclaré.

Le gouverneur de Dakar livre les chiffres des personnes atteintes de la maladie mystérieuse à Rufisque et environs…

https://www.dakaractu.com Moins d’une semaine après l’apparition d’un maladie mystérieuse caractérisée par des éruptions cutanées, des cas de personnes atteintes continuent de se signaler. Aujourd’hui ce sont 145 sujets malades consultés qui sont ‘’hébergés momentanément au niveau de la Maison de la femme de Thiaroye puis totalement pris en charge’’, a révélé le gouverneur de Dakar, Al Hassane Sall, au cours d’une réunion interministérielle. Une réunion qui permis la rencontre de Abdoulaye Diouf Sarr (Santé) son collègue Abdou Karim Sall (Environnement) et Alioune Ndoye (Pêche).
Il a indiqué que, pour le département de Rufisque, 170 cas répartis entre les districts de Rufisque (120) et le district sanitaire de Diamniadio (50) ont été enregistrés. Et leurs localités d’origine, sont Rufisque, Bargny, Yène, Toubab Dialaw etc…’’ Et là, également, poursuit le gouverneur de Dakar, les autorités sanitaires et celles concernées par la gestion de cette maladie mystérieuse ont jugé nécessaire de ‘’reconduire le dispositif de Thiaroye en les logeant au niveau du Stade Ngalandou Diouf (de Rufisque).
Donc, ils sont tous sur site, bien pris en charge par le personnel médical sous la conduite du Mcd le Dr Mbaye Thiam qui a mis un médecin et deux infirmiers, depuis hier, pour assurer le suivi médical de ces patients. La prise en charge est totale, aussi bien du point de vue santé que social et autres types d’accompagnement.

Stade Ngalandou Diouf de Rufisque réquisitionné pour loger les malades

Le Gouverneur de Dakar qui fait le point sur la maladie, le nombre de cas, la prise en charge, l’état des investigations, a tenté de rassurer les populations. ‘’Des tests ont été effectués suite à des prélèvements. Et les résultats sont revenus rassurants parce que sur les tests Covid-19, les résultats sont négatifs. Pour les prélèvements viraux, les 5 résultats qui nous sont revenus sont également négatifs. Et conformément aux directives du ministre de la Santé, l’équipe du district a été renforcée avec la présence du Médecin chef du district (Mcd) de Guédiawaye et de celui de Keur Massar, mais également des dermatologues en provenance de Dakar’’.

Maladie mystérieuse:L’Etat interdit aux populations d’aller en mer pour plusieurs jours

https://www.dakarmatin.com La situation se complique davantage. L’origine de la maladie dont souffrent des pêcheurs sénégalais reste jusque-là inconnue. Des tests ont été effectués par l’Institut Pasteur de Dakar suite à des prélèvements. Toutefois, les résultats sont revenus négatifs, selon le gouverneur de Dakar, Al Hassan Fall. « Les tests Covid sont négatifs. Pour les viraux, les 5 résultats sont négatifs », a-t-il indiqué, ce jeudi 12 novembre, lors de la réunion tenue dans les locaux du ministère de la Santé et de l’Action sociale.
En fait, le ministre Abdoulaye Diouf Sarr a reçu, son collègue de l’Environnement et celui de la pêche en présence du Gouverneur de Dakar pour faire le point sur la maladie, le nombre de cas, la prise en charge, l’état des investigations, une harmonisation dans la riposte pour plus d’efficacité. Parmi les mesures prises, laisser au Gouverneur le lead, l’interdiction d’aller en mer pour plusieurs jours, le renforcement du dispositif médical autour des districts,  la poursuite des investigations.

L’arrêt des campagnes de pêche en attendant de déterminer la cause

Ministre de l’Environnement et du développement durable, Abdou Karim Sall  a soutenu qu’il va falloir faire le point pour avoir de bons chiffres et le communiquer le plus rapidement possible à l’opinion publique. Ainsi, il dira : « Nous devons alerter et informer, sans apeurer les populations. Je pense qu’il est de notre devoir, compte-tenu que jusqu’à présent, nous n’avons pas d’éléments probants sur les causes, que les populations soient au courant de ce qui se passe ». Avant de renseigner : « Et nous leur demandons de surseoir à tout déplacement dans les jours à venir en direction de la mer notamment les pêcheurs ».
Abondant dans le même sens, son collègue des Pêches et de l’Economie maritime a fait savoir : « Il y a de fortes probabilités que la cause vienne du milieu infecté. Une fois cette zone déterminée, il faut voir s’ils n’ont pas des industriels qui ont effectué des déversements pour rechercher s’il n’y a pas un accident qui se serait produit sans qu’on ne soit au courant ».

Le département de Rufisque enregistre 170 cas

Puis, il ajoute : « Le premier cas est apparu depuis à peu près une semaine. C’est dommage qu’on ait tardé à le découvrir. Donc, nous allons prendre les dispositions pour arrêter les campagnes de pêche, le temps que nous maitrisions la cause. Car, les résultats des laboratoires ne nous ont pas orienté de façon claire ».
Gouverneur de Dakar, Al Hassan Fall a affirmé que 22 pêcheurs sont hospitalisés au centre de santé de Mbao. « 45 sont hébergés momentanément au niveau de la Maison de la femme de Thiaroye. Pour les autres, soit ils sont à domicile, soit ne se sont pas présentés mais ils ont été signalés au service de santé. Pour le département de Rufisque, nous avons enregistrés 170 répartis entre les districts sanitaires de Rufisque et Diamniadio respectivement 120 et 50. Les localités d’origine sont Rufisque, Bargny, Yenne, Toubab Dialaw, entre autres. Ils sont logés au niveau du stade Ngalandou Diouf », a informé le lead.

Retour sur la maladie mystérieuse:Les autorités sanitaires lancent une ‘recherche active’ des patients affectés à domicile et en mer.

https://www.dakaractu.com La mystérieuse maladie relevée ces derniers jours a mis en alerte les autorités sanitaires du Sénégal. Moins de 72 heures après l’annonce faite de la découverte de ce mal qui affecte certaines parties du corps, elles ont pris la décision d’entamer une ‘’recherche active des cas à domicile et dans les autres structures périphériques et de ceux qui seraient partis en mer.
Le ministre de la Santé et de l’Action sociale (Msas), Abdoulaye Diouf Sarr, a donné des instructions fermes à certaines autorités de son département. Il s’agit du Médecin chef de région (Mcr), de la Dgs (Directrice générale de la Santé), et du responsable du laboratoire de toxicologie qui ont rejoint l’équipe d’investigation mis en place pour cerner le mal dont souffre des populations de certaines localités côtières. À ceux-là, le Msas a donné l’ordre de ‘’continuer la coordination et le suivi ; d’assurer la prise en charge correcte des cas; de poursuivre les investigations; de faire la recherche active des cas à domicile et dans les autres structures périphériques; de prendre en charge les autres cas malades qui seraient partis en mer et aussi de s’enquérir dans les plus brefs délais des résultats des prélèvements’’.
C’est du moins ce qu’a relevé le rapport d’investigation, parcouru par Dakaractu. Document signé par le Médecin-chef de District sanitaire de Mbao, le Dr Diambogne Ndour, dans lequel il est signalé que le ministre a bien souligné ‘’la nécessité d’une implication multisectorielle afin d’élucider la situation’’.
Il a aussi indiqué dans ce document parvenu ce jeudi à la rédaction, l’essentiel des actions initiées depuis le début de cette affaire. ‘’C’est ce mardi 17 novembre 2020, l’équipe du District de Mbao composé du Médecin chef de district (Mcd), du Point focal surveillance, et d’un technicien de laboratoire a fait une descente au poste de santé de Thiaroye sur mer à la suite des notifications par l’infirmier-chef de poste de cas multiples de dermatoses reçus en consultation. Il s’agit de pêcheurs migrants âgés de 13 à 46 ans de sexe masculin, résidant à Saint-Louis, Diogo, Fass Booy et Thiaroye sur mer présentant des lésions dermatologiques variées siégeant au visage, aux extrémités et parfois au niveau des organes génitaux externes’’.

Les autres patients isolés au niveau du poste de santé

Il est ressorti, selon le Dr Ndour, quelques résultats de l’enquête déjà menée. ‘’L’investigation révèle que le 1er cas âgé de 20 ans a été reçu en consultation le 12 Novembre 2020 avec comme symptomatologie : éruption cutanée vésiculeuse non généralisée, tuméfaction du visage, sécheresse des lèvres et rougeur des yeux. Il n’a pas été noté de cas graves. L’interrogatoire des patients révèle qu’il y aurait des cas similaires dans les maisons mais également partis en mer. Les patients révèlent qu’ils auraient été contaminés au contact de l’eau de mer.
Le dermatologue, venu par la suite, en appoint, a fait un examen clinique des patients et un résumé de la situation à savoir : Des lésions d’impétigo à localisation péri-narinaire et péri-buccale ; des lésions papuleuses ombiliquées par endroit localisées aux extrémités (pieds et mains) ; des érosions localisées au niveau des organes génitaux externes (testicules et gland); une Hyperhémie conjonctivale; des Céphalées, de la Fièvre; des Œdèmes du visage surmonté de micro papules chez certains.
Et à l’issue des consultations et interrogatoires des patients de cette maladie cutanée, quelques hypothèses diagnostiquées ont été tirées par les autorités médicales. Ce que celles-ci ont qualifié de ‘’Eczéma aigu, Covid, Varicelle, Syndrome pied-main-bouche. Un mal qui, selon le Médecin chef de district de Mbao, a nécessité ‘’un traitement à base d’antihistaminiques, d’antibiotiques, de Pommade, de bétadine dermique, antalgique et antipyrétique a été institué selon le tableau clinique’’.
Et de la même source, il est ressorti que c’est suite à l’entretien avec le responsable de la division surveillance, qu’un échantillon de 10 patients parmi les plus symptomatiques a fait l’objet d’un prélèvement sanguin et PCR Covid-19 en plus du dosage de la calcémie. Le Médecin chef de région (Mcr), la Dgs (Directrice générale de la Santé), le responsable du laboratoire de toxicologie ont rejoint l’équipe d’investigation ainsi que les autorités locales dont le Sous-préfet de Thiaroye, le Maire de la commune, la gendarmerie, les sapeurs-pompiers, le chef de service régional de la pêche.
Le ministre Abdoulaye Diouf Sarr a pour sa part effectué le déplacement pour s’enquérir de la situation. Occasion que celui-ci a mise à profit pour saluer et féliciter l’équipe du District de Mbao et de la Région pour leur réactivité et l’efficacité dont ils ont fait montre. L’équipe d’investigation a fait une brève présentation de la situation au ministre qui en a profité pour rendre visite aux patients mis en observation et leur prêter une oreille attentive.  Ensuite après concertation, il a été décidé que les patients mis en observation doivent être transférés au Centre de Santé Sicap Mbao pour une meilleure prise en charge en attendant les résultats. Les autres patients sont isolés au niveau du poste de santé, renseigne le Médecin-chef de District sanitaire de Mbao, Dr Diambogne Ndour.

Maladie mystérieuse:«Cest une eau qui se trouve en haute mer qui serait à l’origine… entre Mbour et Rufisque (…)» (Pierre Mboup, quai de pêche de Rufisque)

https://www.dakaractu.com La maladie non encore identifiée qui affecte les pêcheurs n’a pas épargné ceux de Rufisque. Durant ces 24 h plus d’une centaine de cas ont été dénombrés. Le Stade Galandou Diouf sert actuellement de site d’accueil de ces malades qui arrivent vers d’autres localités du pays. Selon Pierre Mboup du quai de pêche de Rufisque, « on a fait cette  remarque à Mbour , cela fait plus de 10 jours. On a alerté, mais il n’y a pas eu de réaction de la part des autorités. La situation est très sérieuse. D’après nos informations c’est une eau qui se trouve en haute mer qui serait l’origine de cette maladie mystérieuse. C’est entre Mbour et Rufisque car seuls les pêcheurs qui ont eu à fréquenter ce secteur sont infectés ici à Rufisque. Plusieurs cas ont été détectés hier dans la soirée et les heures qui suivent risque d’être décisives. »
La cause de cette maladie qui se manifeste sous forme de gale reste introuvable. Le maire Gaye Abou Ahmad Seck, le Préfet du département de Rufisque et le médecin chef du district ont convenu d’organiser une réunion d’urgence cet après-midi du 19 novembre 2020  au complexe El Hadj Ndiouga Dieng.
À l’occasion, le médecin chef va délivrer un message au sujet de la maladie mystérieuse qui frappe les pêcheurs depuis quelques jours. Cette réunion verra la participation du CLPA, du CLP, des GIE de Pêche, des responsables des femmes transformatrices et les capitaines de pirogues. La mairie a aussi convié tous les infirmiers chef de poste de la commune, ainsi que les présidents des conseils de quartier et les délégués des zones à forte concentration de pêcheurs…

Émigration clandestine:Elinkine et Cap-Skirring placées sous haute surveillance

https://www.dakarmatin.com Cap-Skirring et les îles d’Elinkine, de Diogué et de Kafountine constituent, depuis quelques années, les points de départ de plusieurs centaines de migrants clandestins à destination de l’Espagne. A cet effet, la Brigade de la gendarmerie d’Oussouye a placé sous haute surveillance l’île d’Elinkine et les côtes de la zone touristique de Cap-Skirring.
Les «enclaves» de Cap-Skirring et d’Elinkine ont souvent été les points de départ de plusieurs centaines de migrants en provenance pour la plupart des régions du pays et de la Gambie. Si l’immigration clandestine a aujourd’hui pris des proportions inquiétantes dans certaines régions du pays où de nombreux jeunes ont emprunté les chemins de la migration clandestine, le phénomène n’a pas encore affecté la région de Ziguinchor. Pour éviter toutes tentatives, la Brigade de gendarmerie à Oussouye a envoyé depuis quelques jours ses hommes sur le terrain pour une mission de surveillance et de contrôle des côtes de la station balnéaire de Cap-Skirring et de l’île d’Elinkine qui sont deux zones de prédilection des candidats à l’immigration clandestine. «Affirmatif, nous avons envoyés nos hommes sur le terrain pour une mission de surveillance et de contrôle des côtes, des plages et des principaux points d’embarquement et de débarquent à Cap-Skirring et à Elinkine», renseignent nos sources proches de la gendarmerie. Une mission qui vise à faire respecter la loi et qui n’est pas si facile sur ces longues plages qui surplombent Cap-Skirring et Elinkine. «Pour l’heure tout se passe bien pour nos hommes qui sont sur le terrain et qui sont le plus souvent en civil. Ils respectent bien les consignes qui leur sont données. Pour le moment, nous n’avons interpellé personne et aucune barque n’a encore été arraisonnée», ont ajouté nos sources.
Pour rappel, il y a quelques années, quand l’immigration clandestine battait son plein dans la région sud, treize (13) jeunes gambiens qui tentaient de se rendre clandestinement au pays de «Zapatero», avaient été arrêtés par la Brigade de gendarmerie de Oussouye. Ces jeunes avaient été interpellés à bord d’un car où ils avaient pris place pour se rendre à Elinkine où leur convoyeur les attendait tranquillement avec sa grande embarcation

Émigration clandestine:Des Chinois repêchent 8 corps au large de Dakar

https://www.seneweb.com Des Chinois, à bord de leurs navires, pêchant au large des côtes dakaroises, ont repêché 8 corps sans vie.
Selon Source A qui donne l’information dans sa livraison de ce vendredi, les dépouilles ont été déposées au Port de Dakar.
Les victimes sont des candidats à l’émigration clandestine qui voulaient rejoindre l’Europe.

Dossier du Sahara:Le Sénégal réitère son soutien au Royaume du Maroc

https://directnewsinfo.com La stabilité de la zone tampon d’El Guerguerat au Sahara,  a occupé une bonne place dans le message du chef de l’Etat, Macky Sall, au Roi du Maroc, Mohammed VI. Et dans lequel message, le Sénégal réitère son soutien au Royaume chérifien.

Retenue du Royaume du Maroc

Le président de la République du Sénégal, Macky Sall, a salué ”le sens de la mesure et de la retenue” dont le Royaume du Maroc fait preuve, en vue de maintenir la stabilité de la zone tampon d’El Guerguerat, rapporte fr.le360.ma, visité par Senego.
“Je voudrais saluer le sens de la mesure et de la retenue dont le Royaume du Maroc fait preuve, en vue de maintenir la stabilité de la zone, conformément aux Accords militaires établissant le cessez-le-feu sous l’égide des Nations Unies”, a écrit le président Macky Sall dans un message adressé au roi Mohammed VI.

Soutien du Sénégal

“Dans l’esprit de sa position traditionnelle sur ce dossier, le Sénégal réitère son soutien au Royaume du Maroc dans la défense de ses droits légitimes”, a ajouté le Président Sall dans sa missive.

L’état de guerre décrété par le Polisario

Pour rappel, Après trente ans de cessez-le-feu, le Front Polisario a décrété “l’état de guerre” vendredi. Il réagissait à une opération de l’armée marocaine dans une zone tampon de l’extrême sud du Sahara occidental, visant à rétablir le trafic routier coupé par des indépendantistes sahraouis au niveau du poste-frontière de Guerguerat.

Incendie au marché ocass et maladie chez les pecheurs:les préoccupations d’Ousmane Sonko

https://www.dakarmatin.com/ « Suite au terrible incendie qui a ravagé une partie du marché Ocass de Touba, nous témoignons notre entière solidarité aux commerçants et nous associons à leur peine.Le compte-rendu qui nous a été dressé par la mission que nous avons déléguée sur les lieux, conduite par le Coordonnateur de Pastef Touba, Serigne Cheikh Thioro Mbacké, est plus que désolant. De dignes travailleurs ont perdu, pour certains, le fruit d’une vie de labeur en quelques minutes.
Cet incendie n’est malheureusement pas une première au Sénégal. Nous nous rappelons encore du Pak Lambaay.En effet, depuis de nombreuses années, des hommes d’affaires, commerçants, soutiens de famille n’ont que trop souvent assisté impuissants à la réduction en cendres de leur source de revenus.Nous exhortons l’Etat à prévenir ce genre de catastrophes récurrentes en modernisant les marchés, en veillant au respect des normes de sécurité strictes, mais également en améliorant les dispositifs de réaction, notamment par le renforcement technique, humain et matériel des services des sapeurs-pompiers.
Nous l’exhortons enfin à envisager un mécanisme de soutien à ces commerçants afin de les aider à relancer leurs activités pour leur bien, celui de leur communauté et de l’économie nationale. Nous exprimons également nos vives préoccupations face à cette maladie dite « mystérieuse » qui frappe des centaines de nos compatriotes, des zones côtières, singulièrement des pêcheurs.
Inquiétudes doublement justifiées par le manque d’information quant à la nature de cette maladie et par sa rapide propagation. Nous assurons les personnes touchées de toute notre solidarité et appelons nos concitoyens à beaucoup de vigilance en attendant d’en savoir plus. Nous appelons l’Etat à une prompte réaction en prenant toutes les mesures régaliennes de sécurisation des populations, en communiquant sur des mesures barrières éventuelles et en dotant les services sanitaires compétents de tous moyens nécessaires pour soulager les concitoyens affectés et maîtriser la maladie », écrit le leader de Pastef sur sa page facebook.

La vérité sur le limogeage des ministres…Le dur choix de Macky

https://www.xibaaru.sn Enfin la vérité sur le limogeage ou la mise à l’écart de plusieurs ministres balèzes du gouvernement…Ils n’ont commis aucune faute mais le président ne voulait plus laisser perdurer le débat pernicieux des ambitieux à la présidentielle, perturber la bonne marche du gouvernement.

Ministres balèzes sortis du gouvernement:Les véritables raisons

La vérité sonne enfin sur les raisons du limogeage de plusieurs ministres du gouvernement. On en connait de plus en plus sur ces raisons qui ont conduit le Président de la République Macky Sall à céder aux sirènes des faucons en limogeant ou à mettre à l’écart plusieurs ministres balèzes de son gouvernement, lors du dernier remaniement. En fait d’un remaniement en profondeur dont s’attendaient les Sénégalais avec une équipe pour redonner la confiance au peuple qui fait face à de multiples défis, c’est tout un peuple qui se trouve déçu. Le nouveau gouvernement ne répond nullement à ses espoirs.
Quelle déception ! Pour ne plus vouloir laisser perdurer le débat entretenu délibérément et malhonnêtement par des faucons de la République qui ne peuvent conserver leur privilège qu’à travers un tel climat qu’ils ont eux-mêmes créé, le Président de la République a préféré se séparer de ses ministres comme Aly Ngouille Ndiaye, Amadou Ba, Mouhamadou Makhtar Cissé, Me Oumar Youm et son ancien Premier ministre, devenu par la suite ministre d’Etat, secrétaire général de la Présidence de la République Mohammad Boune Abdallah Dionne.
Car, le Président de la République ne voulait plus laisser perdurer ce débat pernicieux entretenu par les faucons de la République, sur des « ambitieux » membres de son entourage qui ne feraient que lorgner son fauteuil. Evidemment, rien de tout cela n’est vrai. Seulement, le Président de la République Macky Sall a préféré ne pas perturber la bonne marche de son équipe actuelle, en se séparant de tous ces personnages cités.
Plutôt que de ce débat malsain autour de la présidentielle de 2024 avec des ambitieux présentés dans son entourage, Macky Sall a choisi de se débarrasser de tous ceux-là. Préférant ainsi la sérénité à la place d’un débat déshonorant, vil et malsain. Macky Sall veut entretenir la sérénité dans son gouvernement, n’empêche que certains ministres de son gouvernement restent des incompétents, des va-t’en guerre.

Dethié Faye sur l’audit du fichier électoral:«Le texte présenté n’est pas celui de la commission politique»

https://www.lequotidien.sn Le cabinet d’experts commis par l’Usaid pour auditer le fichier a reçu un document qui n’était pas celui validé par la commission politique du Dialogue national. C’est une révélation de représentant des non-alignés. Déthié Faye assure, par ailleurs, que le gouvernement élargi émane d’un dialogue bilatéral et non d’un Dialogue national. Dans cet entretien, il juge «regrettable» le blocage du Dialogue national.

Quelles sont les raisons du blocage du dialogue politique ?

Il faut dire que c’est plutôt le Comité de pilotage du Dialogue national qui est dans une situation de blocage depuis l’avènement de la pandémie du Covid-19. Je rappelle que nous avions salué la reprise des travaux des commissions. Mais à ce jour, aucune initiative n’a été prise pour que le Dialogue national puisse poursuivre ses travaux à travers ses commissions politiques ou à travers des réunions de ses instances, à savoir le bureau ou la conférence des présidents. C’est là une situation de blocage regrettable parce que le décret qui prorogeait le temps accordé aux commissions, hormis la commission politique, un délai de 3 mois, a expiré le 12 novembre, ce qui fait qu’on ne peut plus parler de commission tant qu’un autre décret du président de la République n’est pas pris pour accorder un délai à la finition des travaux de ces commissions-là. Et si un tel texte devrait être pris, il est clair qu’il faudra revoir le management du Comité de pilotage. Parce que les évènements que nous avons vécus depuis que ce Comité de pilotage a été mis en place montrent que les commissions pourraient ne pas être dans des conditions permettant de finaliser leurs travaux. Il est clair qu’il n’y a que le président du Comité de pilotage et le président de la République qui peuvent édifier les Sénégalais sur les raisons véritables du blocage regrettable que nous constatons aujourd’hui. Je pense qu’étant au service de la République, ces autorités ont l’obligation d’édifier les Sénégalais. On ne peut pas prendre cette initiative de lancer le Dialogue national, initiative qui a été saluée par toutes les forces vives de ce pays et ensuite en arriver à ce que le travail qui a été engagé puisse se terminer comme ça en en queue de poisson et sans qu’on ne sache exactement ce qui est à la base du problème. Actuellement, il n’y a que la commission politique du Dialogue national qui a repris ses travaux depuis le 19 août et a déposé son premier rapport le 26 septembre. L’autre phase des travaux de la commission politique reprendra quand l’audit du fichier et l’évaluation du processus électoral auront été faits et que les recommandations seront communiquées à ladite commission. A partir de cette étape, la commission se réunira encore pour terminer les quelques points qui restaient et dont l’examen dépend des conclusions de cet audit et de cette évaluation du processus électoral.

Justement, où en est-on sur l’audit du fichier et l’évaluation du processus électoral ?

La commission politique, après avoir validé les termes de référence de cet audit et de cette évaluation du processus électoral, avait saisi le gouvernement pour que nos partenaires techniques et financiers puissent être mis à contribution en prenant en charge, si possible, les deux points. C’est dans ce cadre que la commission politique avait mis en place un comité de suivi de toutes les étapes de l’évaluation du processus électoral et de l’audit du fichier. Ce comité de suivi est aujourd’hui parvenu à trouver un accord avec l’Usaid pour le choix d’un cabinet qui sera chargé du recrutement des experts chargés de l’audit et de l’évaluation. Le choix du cabinet chargé de la sélection des experts a été validé et le cabinet a reçu l’aval du comité de suivi pour que le document portant termes de référence de l’audit et de l’évaluation soit publié à l’intention des experts qui pourraient être amenés à soumissionner pour être sélectionnés. Ce lancement a été fait, et je pense que dans un délai qui ne devrait pas dépasser un mois, la sélection pourra être faite par le cabinet et validée par le comité de suivi pour que ces deux activités puissent immédiatement démarrer. C’est là un acquis de taille non négligeable qui demande simplement que les acteurs qui ont demandé cet audit et cette évaluation du processus électoral restent vigilants pour que rien ne puisse interférer et remettre en cause les orientations fondamentales que nous avons dégagées. Cette vigilance est nécessaire parce que lorsque nous avons rencontré le cabinet choisi par l’Usaid, ce cabinet nous a montré le document qui lui a été envoyé comme termes de référence. Mais notre surprise a été grande de constater que ce document-là n’était pas du tout conforme à celui validé par la commission politique du Dialogue national et remettait même en cause certaines de ses orientations fondamentales. C’est dans ce cadre que nous avons demandé au cabinet d’annuler ce document et invité l’Administration à mettre à la disposition dudit cabinet les documents adoptés par la commission politique et transmis au président de la République.

Le statut du chef de l’opposition a fait débat entre Rewmi et le Pds. Idrissa Seck est aujourd’hui dans la mouvance. Cette question est-elle toujours une priorité ?

J’ai toujours dit que le débat sur le statut de l’opposition et le mode de désignation de son chef a été biaisé dès le départ. Les acteurs politiques qui se sont lancés dans une compétition ou dans un débat de désignation du chef de l’opposition sont passés totalement à côté. Parce que le statut de l’opposition et le mode de désignation de son chef doivent être des textes législatifs et, autant que je sache, une loi ne devant pas être rétroactive, si une loi est adoptée sur le statut de l’opposition et le mode de désignation de son chef, elle ne devrait être applicable qu’à partir des prochaines élections. On constate donc que ceux qui se sont lancés dans la désignation de personnes ou n’ont pas compris ou étaient obsédés par le fait de vouloir imposer leur mentor comme chef de l’opposition. Je pense que cette question qui figure dans la Constitution doit être réglée en mettant de côté toutes les approches politiciennes qui sont à la base de ce malentendu qui a poussé certains à dire que c’est dans la Constitution mais ce n’est pas important ou que ce n’est pas prioritaire. Ce n’était pas une question de priorité, il s’agit simplement d’une obligation, en tant que républicains, de faire en sorte que toutes les dispositions de la Constitution soient respectées par tous. C’est pourquoi dès le départ, nous avons refusé de nous inscrire dans la dynamique de considérer qu’avant les prochaines élections on peut désigner un chef de l’opposition. Maintenant pour ce qui concerne le rapprochement d’un leader de l’opposition à la majorité, cela ne remet nullement en cause le principe que j’ai énoncé à savoir que le statut de l’opposition, le mode de désignation de son chef, ce sont des questions qui ne peuvent être prises en charge qu’à partir des prochaines élections. Si nous disons et nous nous entendons pour dire que le chef de l’opposition sera celui qui est second à l’élection présidentielle, mais ça sera à la Présidentielle de 2024, si c’est celui qui a le plus grand groupe parlementaire après la majorité, ça sera après les Législatives de 2022. Par conséquent cela n’a aucun rapport avec le fait qu’un leader ait intégré le gouvernement ou non. Ce qu’on peut simplement dire c’est est-ce que celui qui intègre actuellement le gouvernement appartient toujours à l’opposition ou non.

Est-ce que finalement le Dialogue national n’a pas été qu’une simple enveloppe pour couvrir ce qu’on a appelé un gouvernement «d’ouverture» ?

Le Dialogue national a été lancé pour amener toutes les forces vives de la Nation à se concerter et à examiner les questions fondamentales qui conditionnent le développement de notre pays. Quand le président de la République a pris l’initiative, les forces vives de la Nation, dans un élan patriotique, dans un sursaut national, ont décidé de répondre favorablement à cette concertation. Les forces vives ont compris que le Peuple sénégalais n’a pas envoyé des gens au pouvoir pour qu’ils piétinent l’opposition ou qu’ils ne servent que leurs partisans. Non plus il n’a pas envoyé des Sénégalais dans l’opposition pour que ceux-là n’aient à faire que de l’obstruction. C’est par conscience de leurs responsabilités que les forces vives se sont mises autour d’une table pour discuter des questions essentielles concernant le devenir de notre pays. Aujourd’hui, il ne fait l’ombre d’aucun doute, et les conclusions de la commission politique sont là pour en attester, que le Dialogue national est une option pertinente pour un pays qui veut consolider sa démocratie, sa cohésion, sa stabilité et pour faire face à toutes les menaces qui viennent de toutes parts, en particulier dans cette sous-région ouest-africaine. Mais il faut reconnaître que ce que vous appelez gouvernement élargi émane plutôt de concertations bilatérales et non d’un Dialogue national. Je considère que chaque parti politique est souverain et, à ce titre, peut donner mandat à son leader d’engager des discussions avec un autre parti politique en vue de parvenir à des accords. Apparemment, c’est cela qui s’est passé parce qu’au moment où il y avait le Dialogue national, il y avait aussi depuis au moins 15 mois des concertations bilatérales qui ont effectivement permis la mise en place de ce gouvernement élargi. Je respecte les choix des partis qui en sont arrivés à cette conclusion. Je m’abstiendrai aussi de faire des commentaires particuliers parce que ignorant les tenants et les aboutissants des discussions qui ont été menées et les conclusions auxquelles ils ont conduit. En tout état de cause, ceux qui veulent mettre ce gouvernement élargi sous le compte du Dialogue national sont ceux qui, dès le départ, fustigeaient ce même dialogue et ont refusé d’y prendre part. Donc, c’est une approche simplement destinée à discréditer ce dialogue et ceux qui y ont pris part.

Réunion des cadres de l’Apr en catimini:Macky impose la riposte..vers un Secrétariat Exécutif ce vendredi

https://actunet.net Aprés des  réunions secrètes tenues par des cadres de l’Apr.  Le leader de l’Alliance pour la République à réagir.  Car  lors de la rencontre d’avant-hier, Macky en dégageant en touche, a baissé le ton pour demander  aux cadres de son parti de se  pour mettre en place une stratégie de riposte. La rencontre tenue au siège de l’Apr a été présidée par Mahmoud Saleh. Mais il y avait aussi Mor Ngom et Augustin Tine pour monter l’importance du message du chef. Les cadres sont mis en orbite pour contrecarrer toute velléité de rébellion au sein du parti. Il y avait beaucoup de jeunes loups aux dents longues prêts au combat. Mamadou Ndionne, Khafor Touré, Thérèse Faye sa remplaçante Maïmouna Cissokho Khouma, Doudou Kâ etc. Après les autres structures, le Président va présider le du Secrétariat Exécutif national (SEN) prévue pour ce vendredi. Il va sans doute sensibiliser les uns et les autres sur son casting controversé. Autre détails à signaler, aucun des défenestrés n’y était en dehors, Abdou Karim Fofana. Il n’y avait ni Aly Ngouille Ndiaye encore moins Omar Youm ou Amadou Bâ à cette réunion des cadres.

Le Comité Exécutif de l’APR convoqué ce vendredi…Amadou Bâ, Aly Ngouille entre autres leaders virés… conviés- Que mijote encore le Pr Macky Sall?

https://www.dakarposte.com Le parti politique au pouvoir  se réanime enfin, pour dire le moins. Après une éclipse qui aura duré plusieurs mois, l’APR réinvestit, pourrait-on dire,  la scène.
Il  revient, en effet, aux radars fureteurs de dakarposte que le chef de file du parti marron a fini de convoquer les membres du Secrétariat Exécutif National de l’Alliance pour la République (SEN).  Chose cocasse: nous avons appris de bonnes sources que même les ministres limogés lors du récent remaniement ont reçu leurs convocations pour assister et/ou participer à cette réunion prévue sauf revirement ce vendredi 20 novembre 2020  sous la présidence de Macky SALL, Président de l’Alliance
Pour la République.
À quel impératif obéit cette réunion? Nos langues aux chats. Peut-être que celui qui tient les manettes du convoité pouvoir Exécutif tente de redynamiser l’APR et à sortir sa formation politique de la longue léthargie dans laquelle elle est plongée? . Quoi qu’il en soit, les prochaines heures nous édifieront bien….

Parti démocratique du Sénégal:Me Abdoulaye Wade nomme de nouveaux secrétaires généraux adjoints

https://actusen.sn Le Secrétaire général national du Parti démocratique sénégalais (Pds), a nommé de nouveaux secrétaires généraux. Un communiqué transmis à “Actusen.sn”, informe que Me Abdoulaye Wade a procédé au remaniement du Secrétariat national pour lui donner encore plus de dynamisme et lui permettre de relever les défis à venir.
C’est ainsi que, souligne la note, le Secrétaire général national, a coopté de nouveaux secrétaires généraux adjoints qui ont rejoint le collège.

Il s’agit de :

Ndiaga Niang, Secrétaire Général National Adjoint chargé des relations avec les organisations politiques ;
Mamadou Lamine Thiam, Secrétaire Général National Adjoint des élus locaux, président de l’association des maires et élus libéraux ;
Dr Cheikh Dieng, Secrétaire Général National Adjoint chargé des élections ;
Abdoulaye Diop, Secrétaire Général National Adjoint chargé de la restructuration des banlieues et de la lutte contre les calamités naturelles ;
Mayoro Faye, Secrétaire Général National Adjoint chargé de la communication, de la presse et de la veille médiatique ;
Lamine Bâ, Secrétaire Général National Adjoint chargé des cadres.
Mr Daouda Niang, Secrétaire Général National Adjoint est nommé comme rapporteur du collège.Adja Khoudia Thiam

Idrissa Seck au Cese: L’intégralité du discours liminaire

Madame la Présidente honoraire du Conseil économique, social et environnemental,
Monsieur le Ministre Chargé des Relations avec les Institutions,
Messieurs les Ministres,
Monsieur le Premier vice-président de l’Assemblée nationale, représentant de Monsieur le Président de l’Assemblée nationale,
Monsieur le Représentant de Madame la Présidente du Haut Conseil des Collectivités territoriales,
Monsieur le Représentant de Madame la Présidente de la Commission nationale du Dialogue des Territoires,
Monsieur le Premier vice-président du Conseil économique, social et environnemental,
Honorables Députés,
Mesdames, Messieurs les Membres du Conseil économique, social et environnemental,
Honorables élus nationaux et territoriaux,
Chers invités,

Mesdames, Messieurs,

Je voudrais tout d’abord rendre grâce à Dieu.
Ensuite, exprimer mes remerciements à Monsieur le Président de la République, Son Excellence, Monsieur Macky Sall, pour la confiance qu’il a placée en moi à cette station de proximité et de loyauté.
Je voudrais vous remercier, vous les membres du Bureau du CESE, vice-présidents, secrétaires élus, présidents de commission, ainsi que vous, très chers conseillers, mandatés ici, par vos organisations socio-professionnelles d’origine ou par la confiance de Monsieur le Président de la République.
Je voudrais associer à ces remerciements l’ensemble du personnel du CESE, sans le dévouement et la vertu desquels nous ne pourrions atteindre les objectifs, à nous fixés par Monsieur le Président de la République, ni les résultats de nous attendus par le Peuple sénégalais.
Je voudrais également rendre un hommage appuyé à toutes les femmes et à tous les hommes valeureux qui m’ont précédé dans cette mission, à la tête de cette Institution, de feu Maître Léon Boissier Palun à Madame Aminata Touré, en passant par feu Maitre Doudou THIAM, feu Magatte Lô, feu Docteur Amadou Karim Gaye, feu Mamba Guirassy, Monsieur Famara Ibrahima Sagna à qui on doit cet édifice remarquable qui est notre siège, feu Maître Mbaye-Jacques Diop, feu Ousmane Masseck Ndiaye et Madame Aminata Tall.
Nous avons une pensée pieuse pour ceux d’entre eux qui ont été rappelés à Dieu.
Je voudrais leur dire que c’est sur les fondations de leurs legs que j’entends continuer à mener, avec l’ensemble des conseillers et membres du personnel, ma mission.

Je voudrais, enfin, remercier l’ensemble de nos compatriotes qui ont émis des avis sur le choix que j’ai fait d’accepter de diriger le CESE.

Je suis attentif à toutes les opinions exprimées, de manière bienveillante ou pas, car j’y vois une source précieuse d’enseignements destinés à faire de moi une meilleure personne et un meilleur leader.
A nos compatriotes qui s’interrogent légitimement sur le fondement de ma décision, je leur réponds ceci : face à certaines circonstances historiques, il faut dépasser « l’attitude stérile du spectateur », celle de la résignation et de l’exigence sans cause.
Il faut AGIR, au bénéfice exclusif des populations. Peu importe le coût pour sa propre image ou même sa vie qui,  « au regard du destin d’une Nation, demeure une insignifiance».
Il s’y ajoute, que la compétition électorale de 2019 est derrière nous. Le contentieux qui en est issu a été éteint par l’ouverture du Dialogue national et les résultats remarquables qu’il a produits.
S’agissant de mon intention antérieurement exprimée de ne plus accepter une nomination par décret, j’ai appris d’un Grand Soufi que  «la nécessité crée l’exception, même en religion ». L’homme peut se prétendre maître de ses intentions et de ses actes, mais son destin relève de ce que les croyants appellent Volonté divine et que les non-croyants pourraient nommer contexte, circonstance ou situation.
Aujourd’hui comme hier, ma réflexion et mon action portent plus sur les solutions à apporter aux difficultés des citoyens que sur la polémique.
Ceux qui attendent encore à la gare 2019 doivent réaliser que le train est déjà au loin. Il s’élance déjà du quai 2020, en route pour 2050 et au-delà, s’il plaît à Dieu.
Au cours de la longue et enrichissante audience qu’il a bien voulu m’accorder, pour recueillir ses directives, orientations et attentes, j’ai pu retenir que le sort de la jeunesse, particulièrement celle qui se tourne désespérément vers l’émigration clandestine, est au cœur des préoccupations de Monsieur le Président de la République.
La lecture attentive du communiqué du Conseil des Ministres tenu hier en atteste à suffisance.
Je prie pour que l’aspiration légitime au bonheur, à la prospérité et à la réussite qui animent les espoirs et les rêves de notre vaillante jeunesse, nourrie  de Jom, de Ngor et de Fit, puisse un jour très prochain, se réaliser pleinement en terres sénégalaise et africaine.
Je m’incline, à nouveau, devant la mémoire de nos enfants disparus à jamais en mer.

Chers Collègues,

Le Président de la République et l’ensemble de nos compatriotes attendent de nous que nous fassions du CESE une institution UTILE aux yeux de TOUS.
L’ordre du jour de tous les travaux du Conseil économique, social et environnemental, deuxième assemblée constitutionnelle et assemblée consultative auprès des pouvoirs publics, tire son origine des trois sources que sont la saisine par le Président de la République, le Gouvernement ou l’Assemblée nationale, l’Auto-saisine et la Saisine citoyenne, au moyen d’une pétition portant 5000 signatures.
Au service de notre mission d’examen, de réforme, de dialogue et de coopération en faveur de la politique économique, sociale et environnementale de la Nation, avec la participation de l’ensemble des forces vives de la Nation représentées dans notre Assemblée, il nous faudra faire davantage preuve d’humilité, d’ouverture et de disponibilité pour une écoute appropriée des préoccupations, demandes d’avis ou d’études de Son Excellence, Monsieur le Président de la République, de son Gouvernement, de l’Assemblée nationale et de TOUS les citoyens sans exclusive.
Écouter les Sénégalais – Entendre leur voix – Identifier leurs attentes – Les relayer, enfin à qui de droit en vue de leur satisfaction effective, car l’écoute est la porte d’accès à la connaissance qui révolutionne et éclaire les actions.
Rien de ce qui préoccupe nos compatriotes ne doit échapper à notre attention.
Une mère anéantie par le tragique naufrage de son enfant, son affliction sera entendue.
Un jeune au désespoir face à l’échec ou à la déperdition scolaire ou accablé par le chômage, son découragement sera entendu.
Un pêcheur inquiet, anxieux et perplexe au sujet d’accords internationaux de pêches qu’il considère comme une menace pour son travail et pour la pérennité de nos ressources halieutiques, son inquiétude sera entendue.
Une femme victime de violences impunies basées sur le genre, ses plaintes seront entendues.
Un enfant victime de maltraitance ou d’abandon, ses pleurs seront entendus.
Un citoyen, depuis Kédougou, exprime des complaintes, nous les entendrons.
Ce sera pour notre Assemblée consultative, la meilleure façon d’accompagner les choix du Président de la République, de son Gouvernement et de l’Assemblée nationale, dans la définition et la mise en œuvre de politiques publiques les meilleures possibles.
Chaque avis émis sera porteur d’une solution efficiente qui puisse valoir à l’Autorité la satisfaction des citoyens.

Mesdames, Messieurs, Chers invités,

A la suite d’une relecture approfondie des textes législatifs et réglementaires nous régissant, et après échanges avec des citoyens de toutes obédiences politiques, de toutes confessions et de toutes  catégories socio-professionnelles, j’ai pu davantage appréhender l’étendue des attributions et missions du CESE, ainsi que les préoccupations et attentes légitimes des Sénégalais.
J’ai également eu à connaître les parcours académiques et professionnels des femmes et des hommes qui animent le CESE.
J’ai pu en tirer la certitude de trouver au sein de cette Institution les talents, l’expérience, l’expertise, les vertus ainsi que les qualités humaines propices à une bonne conduite de la mission assignée. Ils nous permettront de nous prononcer sur les problématiques les plus saillantes et les plus ardues, aux fins d’émettre des avis pertinents permettant d’y faire face efficacement.
Ainsi, pour montrer la richesse, la diversité, et la représentativité dans notre institution de toutes les forces vives de notre pays, je voudrais, a titre d’exemple dire ;
-quand Monsieur Baidy Agne parle, la voix des patrons d’entreprises est entendue.
-quand Messieurs Mody Guiro, Mademba Sock et Sidya Ndiaye  parlent, celle des travailleurs l’est.
-quand Maître Moustapha Ndiaye parle, les notaires sont entendus.
-quand Monsieur Oumar Ba parle, les collectivités territoriales sont entendues.
A l’instar des autres membres du CESE, ils sont tous dépositaires de la confiance de leurs pairs et de celle de Monsieur le Président de la République.
Soyez assurés, mes chers Collègues, que j’entends en tirer pleinement avantage et vous remercier, par avance, de la disponibilité, du dévouement et de l’engagement que l’examen de vos parcours académiques et professionnels respectifs, m’autorise, à bien des égards, à en espérer.
De même, j’ai eu le grand plaisir de découvrir, parmi le personnel,  l’existence de ressources humaines de qualité, capables d’apporter au Citoyen plus que ce qu’ils ne coûtent au contribuable.
Je veillerai, pour ma part et avec le soutien de tous, à ce que les conditions de travail du personnel comme celles des conseillers soient telles que vous finirez par préférer les lundis aux samedis.
En outre, l’ouverture du CESE aux meilleurs talents du secteur privé national, comme international, lui permettra d’affronter, avec plus de sérénité et d’efficacité, les sujets les plus complexes de notre temps.

Chers Conseillers,

Les premiers thèmes dont le Président de la République m’a entretenu sont : l’emploi des jeunes, l’émigration clandestine, les inondations récurrentes et l’érosion côtière  induites par les changements climatiques, et la gestion de nos ressources naturelles, notamment celles pétrolières et gazières.
Nous devrons aussi nous intéresser aux formidables potentialités qu’offre  la révolution numérique, compte tenu de la nécessité de bien préparer nos enfants et petits-enfants, au monde de demain qui sera dominé fortement par l’intelligence artificielle.
Il en est de même du désir de souveraineté que la Covid-19 a réinstallé au cœur de toute réflexion en matière de politique publique, partout dans le monde.
On débat plus fréquemment de souveraineté alimentaire, sanitaire et monétaire. Mais la première souveraineté dont il faut se préoccuper est la souveraineté intellectuelle. Tous les acheteurs n’en ont peut-être pas conscience, mais celui qui vous vend du savoir en conserve toujours la propriété, ce qui n’est pas le cas avec les biens tangibles.
Dans cette quête de souveraineté, nous devons, comme nous y invitait l’éminent égyptologue, notre compatriote le professeur Cheikh Anta Diop, accéder à la connaissance directe, par nos propres efforts de recherche, au lieu de nous contenter de consommer ce que d’autres nous disent de notre passé, de notre présent et plus grave encore, de notre avenir.
Nous avons parfois tendance à oublier, nous Africains, que l’Afrique est le berceau de l’humanité mais surtout, son avenir. C’est bien de se glorifier de son passé. C’est mieux de construire son Avenir.
Au demeurant, il nous revient de tout mettre en œuvre pour que florissants et nombreux soient les « merci » formulés par nos concitoyens à l’endroit de l’État et de sa plus Haute Autorité.

Mesdames, Messieurs les Conseillers,

Je suis d’emblée rassuré qu’ensemble, nous veillerons à assurer la tenue régulière des sessions ordinaires du CESE, conformément aux dispositions qui les régissent.
Toutes les urgences feront l’objet d’un traitement diligent, au travers des sessions extraordinaires du CESE.
Ensemble, nous nous attèlerons à travailler avec tous les autres segments de l’Etat et les institutions sœurs dont je voudrais saluer et remercier les représentants ici présents.
Dans la recherche de l’efficacité dans notre action, une attention particulière sera accordée au renforcement des partenariats et aux synergies qu’il convient de développer avec les institutions de recherche, les universités, le réseau des évaluateurs des politiques publiques, les entités du Système des Nations unies et avec toute autre organisation engagée, comme la nôtre, à accompagner la formulation et la mise en œuvre des politiques économiques, sociales et environnementales.
Parmi nos chantiers prioritaires, il nous faudra aussi œuvrer pour le rayonnement du CESE, aux plans ouest africain, continental et mondial. Cet objectif sera atteint par le renforcement et la revalorisation de ses contributions scientifiques, au niveau des cadres fédérateurs des institutions internationales sœurs, comme l’Union des Conseils économiques et sociaux d’Afrique (UCESA), l’Union des Conseils économiques sociaux et institutions similaires francophones (UCESIF) et l’Association internationale des Conseillers économiques sociaux et institutions similaires d’Afrique (AICESIS).

Mesdames, Messieurs,

Qu’il me soit permis d’adresser pleinement et entièrement toute ma gratitude à nos Khalifes généraux, à l’Archevêque de Dakar, aux Chefs religieux, traditionnels et coutumiers, pour leurs prières qui nous ont toujours accompagné.
Je me réjouis particulièrement de la présence parmi nous de Serigne Chouaibou Mbacké, fils du vénéré Khalife Général des Mourides, accompagné de Serigne Modou Rokhaya Mbacké et de Serigne Saliou Mbacké.
Je voudrais exprimer une gratitude empreinte d’émotion à l’endroit de mes cousins Mame Malick Sy et Abdourahmane Sy, fils de feu, le Vénéré Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Maktoum qui me vaut le surnom de « Mara », du fait de la volonté inébranlable de ma défunte maman à me prénommer « Marabout Cheikh », suite au choix de mon père de me déclarer, à l’état civil, Idrissa.
Je ne saurais terminer, sans exprimer mes sincères remerciements aux Ministres d’État, Ministres, Directeurs généraux, Directeurs, Chefs de service, aux parents, amis, alliés, à toutes celles et tous ceux qui ont bien voulu rehausser cette cérémonie de leur présence.
Pour conclure, je voudrais vous réaffirmer que, dans l’exécution de cette mission à moi confiée par le Chef de l’Etat, mes oreilles et mon cœur seront toujours ouverts à la vérité et aux idées novatrices et constructives pour le développement socio-économique de notre très Cher Sénégal.

MIMI ÉGRATIGNE IDY: » L’’ACTIVITÉ POLITIQUE DOIT SE FAIRE AILLEURS »

http://www.emedia.sn Entre Idrissa Seck, nouveau président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), et celle qui l’y a précédé, Aminata Touré, tous les coups sont permis. En réponse aux propos tenus par le premier lors de son installation ce jeudi matin, qu’il n’avait pas le temps de fouiller quoi que cela soit, la seconde a réagi, égratignant au passage le rewmiste en chef.

RÉPONSE AUX PROPOS DE IDRISSA SECK

« Je ne comptais pas faire de commentaire mais comme j’ai été interpellée au niveau du (CESE), personnellement, je voudrais dire que tout est en place au niveau du (CESE). C’est pour cela que la tradition administrative a instauré la passation. Le nouveau président du (CESE n’était pas là quand je laissais les clés et les rapports, je lui aurais expliqué, volontiers d’ailleurs, toutes ces procédures dont certaines sont maintenant en ligne. On travaille beaucoup avec des logiciels, des ordinateurs, tout n’est pas du papier. Peut-être que c’est parce qu’il n’a pas travaillé depuis longtemps mais ce que je peux vous dire c’est qu’aujourd’hui la passation de service, entre mon ancien Directeur administratif et financier (DAF) et le nouveau, s’est faite. On aurait pu le faire il y a quelques jours mais l’ancien et le Directeur des ressources humaines, on leur avait demandé de rester chez eux, et de ne plus accéder aux locaux. On ne pouvait pas faire de passation. »

CONNAISSANCE DES PROCÉDURES ADMINISTRATIVES

« J’ai une longue tradition d’administration de plus de 25 ans dans la Fonction publique internationale au niveau des Nations-Unies, j’ai travaillé comme ministre de la Justice, j’ai eu à faire des passations comme Premier ministre, et au (CESE), je connais bien les procédures administratives, maintenant, elles ont beaucoup évolué, ce n’est plus comme il y a dix-sept ans. Il faut justement que les conditions soient créées pour que les anciennes équipes, et les nouvelles, puissent travailler ensemble, pour assurer la continuité du service. Nous avons d’ailleurs, quand j’y étais mis en place un logiciel de gestion administrative et financière. Tout est en place mais évidemment si ceux qui doivent transférer les informations n’ont pas accès aux locaux du (CESE), c’est difficile. Maintenant que cela a été fait, donc, il faut laisser la politique en dehors du Conseil, et se consacrer à l’activité, qui est une activité importante. »

POLITISATION DE LA PASSATION DE SERVICE

« Le Conseil rassemble cent-vingt experts, chacun dans son domaine, l’élevage, l’agriculture, la pêche, les jeunes, les femmes, les avocats, les médecins, les notaires, tout le monde y est présent, et il est important de se concentrer sur cela. L’activité politique, elle, doit se faire ailleurs. Je ne comptais même plus réagir sur cette question-là mais il est toujours important d’informer l’opinion. Mon expérience de près de trente m’a recommandée de tout laisser en place, et j’ai été entourée d’une équipe de professionnels, qui savent travailler et qui ont travaillé. Tout est en place pour peu qu’on veuille justement leur demander d’accéder à cette information. » Dié BÂ

Cérémonie d’installation d’Idrissa Seck:Mimi Touré déchire l’invitation de son successeur

https://actusen.sn Idrissa Seck a été installé hier à la tête du Conseil économique social et environnemental sans la présence de son prédécesseur. Mais on n’en sait un peu plus sur les raisons pour lesquelles Aminata Touré n’a pas assisté à la cérémonie. Selon SourceA dans sa livraison de ce vendredi, l’ancienne ministre de la justice a été invitée par son successeur, mais elle a tout bonnement éconduit son interlocuteur venu lui apporter le carton d’invitation.
Et d’après toujours nos confrères, elle lui a craché : «que personne ne me parle plus du Cese !». Interpellé par le journal, Mimy Touré répond via un de ses proches : «j’ai juste dit à mon interlocuteur que j’ai tourné la page du Conseil et que je m’oriente désormais vers mes activités privées et internationales».

IDRISSA SECK ET LES LAMBRIS DORÉS DU POUVOIR Par Mamoudou Ibra KANE

Idrissa Seck revient aux affaires ! L’homme politique, désormais bien installé dans la « station » de Président du Conseil économique, social et environnemental, est, par excellence, un sujet de controverse. Génie politique pour certains. Malicieux pour d’autres. « Né pour être Président » comme il se serait défini, quand bien même il a raté la plus haute marche par trois fois, le Président de « REWMI » (Le Pays en wolof) est, à lui tout seul, objet de thèses et d’antithèses. Saura-t-il faire la bonne synthèse ?
À 61 ans, il n’est ni vieux ni jeune. C’est plutôt, pour lui, le bon moment pour montrer qu’il s’est bonifié avec l’âge. En 2024, date de la prochaine élection présidentielle, il aura 65 ans, s’il plait à Dieu. Parions qu’il ne prendra pas… sa retraite. Pas avant, en toute vraisemblance, une quatrième tentative pour réaliser son rêve de président de la République ! La dernière ? La bonne ?
Pour l’instant, l’ancien Premier ministre retrouve les lambris du pouvoir. Il y a 20 ans, jusqu’à sa disgrâce intervenue en 2004, il en connaissait tous les secrets. Il en était même le dépositaire tout désigné. Avec en prime, la légitimité populaire d’un homme politique surnommé le pape du Sopi. En effet, la fameuse « Marche bleue » dont lui, Idy pour les intimes, en était le théoricien, s’était terminée au Palais présidentiel. Mais, force est de reconnaître que le Sénégal de 2000 n’est pas celui de 2020.
En 2000, le président de la République s’appelait Abdoulaye Wade. En 2020, il se nomme Macky Sall. Un changement politique majeur depuis que l’élève a vaincu le maître. Adepte des grands espaces, tout se jouera pour l’ancien tout-puissant ministre d’Etat de Me Wade dans la marge de manœuvre qu’il aura auprès du président Macky Sall également très averti de la chose politique. Avec leur « complicité » retrouvée, la collaboration devrait être lisse entre les deux anciens (ou toujours ?) rivaux.
L’exécution de l’hymne national au début de la cérémonie et l’invitation faite à ses prédécesseurs pour assister à son installation, sont des signes avant-coureurs, on le suppose, de la volonté du nouveau président du Conseil économique d’inscrire son « mandat » dans le temps de la République. De ce point de vue, la présence remarquable et remarquée, à ses côtés, de sa « sœur libérale », Aminata Tall, en constitue la preuve. Inversement, l’absence tout aussi visible de Mme Aminata Touré, précédemment présidente de l’Institution consultative, est sans doute la fausse note d’une cérémonie toute républicaine. Honneur a été rendu aux Présidents honoraires. Et c’est peut-être là l’essentiel.
Idrissa Seck, revenu aux affaires depuis le 1 novembre 2020, est-il « le meilleur Idrissa Seck » ? Ou encore « le meilleur des Idrissa Seck » ? L’avenir nous le dira. L’homme a beaucoup enduré. « D’une belle endurance », pour reprendre ses propres mots. Parfois de par son propre fait. Et quelquefois, « la faute aux autres ». D’abord il y a eu pour lui, les années de conquête du pouvoir. Ensuite la période d’exercice du pouvoir.
Les vaches maigres, puis les vaches grasses. Il y a eu aussi son limogeage brutal de la Primature. Il y a eu surtout « l’affaire des chantiers de Thiès » suivie de son bruyant acte d’accusation devant le monde entier. Et durant les mois de bagne, il y a eu le « protocole de Rebeuss ». Mais il y eu également le non-lieu prononcé par la Chambre d’accusation de la Haute Cour de justice. En résumé, des épisodes heureux et douloureux d’un long feuilleton.
Que va-t-il faire maintenant de sa présidence à l’avenue Pasteur ? L’avenue Léopold Sédar Senghor, siège de la Présidence de la République, est si près-si loin. Saura-t-il transformer ses échecs en succès ? Des échecs, il en a eu ! Avoir « une mention honorable sur les langues de la postérité ». Telle est son ambition maintes fois répétée. Apprendre de ses erreurs. Un grand défi pour Idrissa Seck. http://www.emedia.sn

LES PIQUES DE L’AS DE CE VENDREDI

SenePlus  |   Publication 20/11/2020

Sonko fait son comeback ; démarrage des plénières le 26

Le marathon budgétaire se poursuit à l’Assemblée. Hier, la commission des finances a examiné et adopté le projet de budget du ministre de l’Intérieur. Le jeune magistrat Antoine Diom a fait son baptême du feu dans une atmosphère bon enfant. Il faut signaler que le député Ousmane Sonko, pour la première fois, a pris part à la commission depuis le démarrage de cet exercice. Mais il n’a pas pu prendre la parole. A noter que les commissions vont boucler leurs travaux ce week-end. Les parlementaires auront droit à un break de trois jours avant le démarrage des plénières le 26 novembre prochain.

L’affaire des parents d’élèves contre Ecole Dior jugée aujourd’hui

Finalement, le contentieux entre les parents d’élèves du Groupe scolaire Dior et la Direction a atterri devant la justice, puisque c’était le dialogue de sourds entre les deux parties. Et c’est aujourd’hui que le Tribunal de Grande instance de Dakar va statuer sur le différend qui oppose la direction du groupe scolaire Dior des Parcelles Assainies aux parents d’élèves dudit établissement. Refusant de payer les trois mois non étudiés de l’année écoulée à cause de la pandémie de covid-19, le collectif des parents d’élèves a porté plainte contre la direction.

Les poursuites suspendues dans l’affaire Dangoté

Les héritiers de feu Serigne Abdou Kader Mbacké ont traîné en justice Aliko Dangoté (patron de la cimenterie Dangote), Roger Gold Smith, ancien administrateur général de la société, son remplaçant Lucas Erik Haelterman et Astou Mbaye pour escroquerie, vol, association de malfaiteurs, abus de biens sociaux, entrave au fonctionnement d’une société et faux et usage de faux. Selon les plaignants, Dangoté a volé les 10% d’actions de leur père avant de changer la dénomination de la société à leur insu. C’est pourquoi, ils réclament 5 milliards à titre de prévision. Dans le verdict qu’il a rendu hier, le juge a demandé la jonction des deux procédures et ordonné la suspension des poursuites jusqu’à l’intervention d’une décision pendante devant le doyen des juges. Ainsi, le Tribunal ordonne la jonction pour statuer par un et même jugement. Par ailleurs, s’il existe une troisième procédure devant un juge d’instruction, qui, également, aurait une influence sur la décision du Tribunal présentement saisie, le juge surseoira à statuer en attendant l’issue de la procédure d’instruction.

L’alerte du CNP à Assome Diatta sur la situation de la CSS

Le Conseil national du patronat du Sénégal (CNP) adresse une lettre au ministre du Commerce, Aminata Assome Diatta pour l’exposer des difficultés de la compagnie sucrière sénégalaise (CSS). Dans la missive le président du CNP, Baïdy Agne indique que les problèmes de la CSS résultent d’une recrudescence de la fraude sur les importations de sucre et une dérégulation du marché liée au nombre élevé de DIPAS délivrées. M. Agne souligne que les méventes de l’entreprise sont estimées à 20 000 tonnes de sucre depuis le 15 juillet 2020. A cela s’ajoute, les 70 milliards de dette contractée par l’entreprise qui est dans l’obligation, dit-il, mettre en chômage technique 5.000 travailleurs. A l’en croire, cette situation met en péril non seulement un fleuron de notre économie, mais engendre des impacts socio-économiques substantiels dans toute la région de nord du Sénégal.

Retour de 24 migrants sénégalais bloqués en Algérie

L’Organisation Internationale pour la Migration (Oim) a du pain sur la planche ces temps-ci avec la résurgence du phénomène de l’émigration clandestine. L’Oim a facilité, mardi dernier, le retour volontaire de 92 migrants bloqués pendant plusieurs mois en Algérie. Parmi eux, indique-t-on, il y a 24 migrants Sénégalais, 05 Gambiens et 63 Guinéens. Ces mouvements ont été organisés dans le cadre du programme d’aide au retour volontaire et à la réintégration des migrants sous l’initiative conjointe UEOIM. Les candidats à l’émigration ont été tous accueillis et pris en charge à leur arrivée avant de rejoindre leurs familles respectives.

Pose première pierre de la cité «Dakar First»

De prestigieuses tours vont surplomber la nouvelle ville de Diamniadio. Le Président Macky Sall a procédé hier à la pose de la première pierre de la cité «Dakar First», un projet immobilier de prestige initié et financé par un groupement d’opérateurs privés sénégalais etla firme chinoise Industry Company et Guangxi Investment Group. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du PAP2A qui met ainsi en exergue la place réservée au secteur privé. Le coût du projet est de 207 milliards de francs CFA. Selon le chef de l’Etat, le complexe immobilier de «Dakar First» épouse la vision de faire de Diamniadio un nouveau pôle dans un cadre moderne et humain. Les constructions vont démarrer incessamment, selon Pape Sall, promoteur sénégalais.

Don de l’Unicef au ministère de la Santé

L’Unicef a offert au ministère de la Santé et de l’Action Sociale un lot de matériels d’une valeur de plus de 450 millions Fcfa. Le matériel d’oxygénothérapie d’une valeur de 200 millions Fcfa sera réparti entre les localités de Popenguine, Mbour, Diamniadio, Dakar et Médina Yoro Foulah. Pour la représentante de l’Unicef au Sénégal, Sylvia Dainolov, cette dotation pour la néonatologie de l’hôpital national d’enfants Albert Royer fait suite à l’équipement d’une dizaine d’unités de néonatalogie dans les régions de Dakar, Thiès, Diourbel, Kolda, Tambacounda et Saint-Louis. A cela s’ajoute tout l’accompagnement en termes de renforcement de capacités et d’équipements pour la mise en œuvre de la méthode Kangourou, une intervention à haut impact pour la prise en charge de la prématurité. Au-delà de la prise en charge, indique Sylvia Dainolov, l’hôpital Albert Royer constitue un fleuron en Afrique pour la formation des pédiatres et autres compétences dans la région, en faveur de l’amélioration de la santé de l’enfant. Pour conclure son propos, elle a réitéré l’engagement de l’Unicef à lutter contre la mortalité néonatale et infantile. Une cérémonie qui se tient en prélude à la Journée mondiale de l’Enfance célébrée aujourd’hui.

Interconnexion numérique des centres d’état civil

La deuxième réunion du comité de pilotage du programme d’appui au renforcement du système d’information de l’état civil et à la consolidation d’un ficher national d’identité biométrique a eu lieu hier, sous la présidence du ministre des Collectivités Territoriales, du Développement et de l’Aménagement des Territoires. C’était en présence de l’ambassadrice de l’Union Européenne, Mme Irène Mingasson, du président de l’Association des maires du Sénégal (Ams), Aliou Sall, du Directeur de l’état civil, Aliou Ousmane Sall etc. Le ministre Oumar Guèye a souligné dans son discours qu’on ne peut rien faire sans un état civil fiable. Ainsi, le projet permettra d’interconnecter de manière sécurisée et numérisée tous les centres d’état civil afin que chaque personne qui a besoin d’un acte civil puisse l’avoir où qu’elle se trouve au Sénégal. A l’en croire, l’Etat du Sénégal pilote ce projet avec l’accompagnement financier de l’UE. Pour sa part, la représentante de l’UE dira qu’un bon système d’état civil permet aux gouvernements de mieux appréhender et identifier les besoins réels de leurs populations. Aussi permet il d’être plus efficace dans les choix et les priorités et de rationaliser les dépenses, en faisant des économies d’échelle. Selon Mme Irène Mingasson, l’UE a l’obligation de respecter la confidentialité que ce type de projet impose, et bien sûr les lois et règlements en vigueur au Sénégal. Ainsi Civipol et Enabel, sont les deux structures qui vont mettre en œuvre ce programme.


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