Revue de presse du Vendredi 16 Octobre 2020

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Covid-19 : Le G20 prolonge l’initiative de suspension de la dette des pays pauvres (ISSD)

https://www.sikafinance.com A la faveur de la réunion des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales du G20 qui s’est tenue ce 14 octobre, il a été approuvé la décision de prolonger la durée de l’initiative de suspension de la dette (ISSD ou DSSI) initiée en avril dernier par les institutions de Bretton Woods. Selon des sources, l’ISSD qui devrait prendre fin en décembre 2020 serait en effet prolongée de 6 mois jusqu’en 2021.
L’approbation de cette extension qui a été vivement saluée par David Malpass, président de la Banque mondiale, permettra aux pays en développement de disposer de ressources suffisantes afin de faire face aux dépenses de santé liées à la crise de la Covid-19 et de limiter les effets de la pandémie sur leurs économies.
« L’extension DSSI qui a été convenue aujourd’hui est la bienvenue, et la feuille de termes a été renforcée de manière importante » a indiqué David Malpass.
« Le plus grand défi, a-t-il ajouté, est la nécessité de regarder au-delà du DSSI. Il est important de noter que le DSSI reporte les paiements dans le futur mais ne les réduit pas. Les frais d’intérêt s’accumulent rapidement sur les montants reportés, laissant les pays encore plus endettés. La DSSI a été un palliatif pour fournir des ressources budgétaires et une plus grande transparence tandis qu’une solution à plus long terme pour la crise de la dette peut être développée ».
Selon la Banque mondiale, depuis le lancement de l’ISSD, ce sont environ 40 pays en développement qui ont déjà bénéficié d’un report de leur dette.Olivia Yao

L’Afrique prend le pari des investissements directs diasporas (IDD) Par Samir Bouzidi

Si les diasporas africaines étaient une puissance africaine, elles seraient en termes de PIB l’équivalent du Ghana voire même du Maroc par leurs transferts financiers et toutes leurs contributions réunies (investissements, immobilier, tourisme…). Aujourd’hui, Il est indéniable que le poids socioéconomique de ces dernières, la stabilité de ses flux financiers avec notamment ses vertus contracycliques font du bien au continent  alors même que le potentiel réel de ces dizaines de millions de migrants africains et leurs descendants reste très largement incompris et inépuisé…
C’est tout le sens du nouveau « diaspora round » qui tend à ériger les diasporas comme partenaires stratégiques voire de « nouveau pétrole » pour des pays africains en mal de souveraineté économique et de développement inclusif… Par ces temps particulièrement calamiteux, nécessité fait plus que jamais loi ! Et après avoir tant contribué à faire grandir leurs familles par des transferts généreux (80 Milliards usd en 2019), les diasporas africaines sont désormais ardemment invitées à développer l’économie de leur pays d’origine par les contributions multidimensionnelles qui les caractérisent  : investissements, épargne, tourisme, retour des hautes compétences (médecins, ingénieurs…), soft power…

Le difficile apprentissage des agences d’investissement

Et en première ligne se trouvent désormais les agences publiques d’investissement confrontées stratégiquement à des « néodiasporas »  plus qualifiées et plus dotées mais plus exigeantes. Pour l’heure et à défaut d’une démarche structurée, les agences gouvernementales s’essaient sur des opérations tactiques ciblant les diasporas économiques non sans déplorer des retours d’impacts  très mitigés. Car comme pour le pétrole, il faut prendre le temps d’étudier les potentiels et  savoir cibler sous peine de forer à côté…Or la majorité des API (agences publiques d’investissement) se sont pour l’heure contentées d’adopter vis-à-vis de la diaspora, les mêmes approches, règles et process que ceux en vigueur pour les IDE ! En un mot, elles n’ont pas pris la mesure de construire une démarche structurée et dédiée aux Investissement direct diasporas qui ne soit pas qu’une simple déclinaison de « l’offre » IDE. « …mais les investisseurs de la diaspora sont très différents de ceux qu’on voit habituellement sur les IDE, en termes de profils, moyens, process de décision et aspirations…Sur ce segment, il y a un coût d’apprentissage que les API commencent à intégrer ! »  remarque Samir Bouzidi, CEO d’Impact diaspora, une startup spécialisée dans l’engagement 2.0 des diasporas africaines ;

Différences entre un investisseur étranger et celui de la diaspora ?

Car oui les diasporas économiques ont leurs singularités que les pays d’origine sous-estiment bien trop souvent.  En premier lieu, ces enfants du pays connaissent plus subjectivement et de l’intérieur  l’écosystème local via leur famille, les témoignages de leurs semblables et les voyages réguliers au pays d’où une certaine pondération à la décision voire un attentisme. Eux-mêmes ne sont que rarement entrepreneurs dans leur pays d’accueil et précisément l’investissement au pays d’origine est une opportunité de redonner un sens nouveau à leur carrière (et leur vie) voire de mieux vivre leur double appartenance tout en démontrant leur réussite sociale ! Aussi, ils ne dépendent bien souvent que de leurs propres économies qu’ils n’ont pas les moyens de perdre ce qui explique des tickets d’investissement moyens se situant en deçà de 50 000 euros…Sur les grands investissements, ils ont tendances à se positionner davantage comme des influenceurs, prescripteurs et/ou partenaires techniques. Enfin, nos observations menées sur une dizaine de pays d’Afrique du Nord et Afrique subsaharienne, montrent assez nettement les préférences des entrepreneurs diasporiques pour les secteurs naturellement tournés vers  l’international (NTIC, export, tourisme alternatif, conseils aux entreprises…) et/ou à fort impact sociétal (NTIC, agriculture/agri-business, loisirs & industrie culturelle, économie sociale…)
Pour s’implanter durablement auprès de leur diaspora, les API ont donc intérêt notamment à intégrer conceptuellement toutes ces spécificités et respecter la chaîne d’engagement propre à cette diaspora économique au prix d’une démarche structurée. A commencer par satisfaire le premier besoin clé de ces dernières qui, bien avant le financement et la recherche du partenaire de confiance, vise à identifier et maturer une opportunité concrète au pays d’origine. Et en l’absence de médias économiques et financiers fiables dans la plupart des pays africains, les API ne doivent pas hésiter à pallier ce manque structurel par la production et diffusion ciblée de contenus en phase avec les besoins, codes et standards techniques de la diaspora… Par Samir Bouzidi, Ethnomarketer & expert international en mobilisation des diasporas africaines. Entrepreneur engagé – fondateur de la startup solidaire “Impact Diaspora”.

Rendez-vous le 03 novembre

Tout ce programme et autre sera développé lors de la visioconference autour du « Mieux comprendre et mieux mobiliser la diaspora ! » réservée aux API africaines, en date du 03 novembre prochain. Une conférence-formation initiée par Impact Diaspora en partenariat avec Deloitte, LAfricaMobile, Finacialafrik, la GIZ et le réseau RIAFPI des agences publiques d’investissement en Afrique francophone ( + d’infos  :  https://www.financialafrik.com/2020/10/02/conference-formation-la-mobilisation-des-diasporas-au-programme-des-agences-publiques-africaines-dinvestissement/ )

La BCEAO proroge la période de report d’échéances des créances affectées par la pandémie covid-19

https://www.sikafinance.com Dans une note publiée ce 14 octobre, la BCEAO annonce la prorogation de la période de report d’échéances des créances détenues par les établissements de crédit sur les acteurs économiques impactés par la crise de la covid-19.
« Par l’Avis n0005-04-2020 en date du 1er avril 2020, la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a invité les établissements de crédit à accorder aux entreprises et aux salariés affectés par les effets de la pandémie Covid-19 et qui le sollicitent, un report d’échéances sur leurs prêts, pour une période de 3 mois renouvelable une fois, sans charge d’intérêt, ni frais, ni pénalité de retard.
Cette période de report des échéances est prorogée jusqu’au 31 décembre 2020. Les créances qui demeurent affectées par les effets de la pandémie de la Covid-19 peuvent être maintenues dans les créances saines pendant cette période et traitées comme telles dans leurs catégories respectives au plan prudentiel. Ce traitement préférentiel réglementaire prendra fin le 31 décembre 2020.
La BCEAO évalue sur une base régulière l’impact de la pandémie et des mesures arrêtées pour y remédier, sur la situation financière et prudentielle des établissements de crédit. Des mesures complémentaires pourraient être prises par la Banque Centrale, au cas par cas, en vue d’accompagner le secteur bancaire tout en préservant la stabilité financière de l’Union Monétaire Ouest Africaine.
Les concours accordés par les établissements de crédit aux institutions de microfinance sont également éligibles à une prorogation de la période de report d’échéance dans les délais fixés dans le présent Avis. »Fait à Dakar, le 14 octobre 2020Signé Tiémoko Meyliet KONE 

Les Etats de l’Umoa lèvent 2244 milliards Fcfa au 3e trimestre de 2020 : le Sénégal 3e pays avec le plus gros emprunt

https://www.pressafrik.com Les Etats membres de l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa) ont levé 2 244 milliards de FCFA au 3e trimestre 2020 sur le marché régional, selon les données publiées par l’agence Umoa-Titres, parcourues par Le Témoin. Ce montant représente une progression d’environ 141,5 % en glissement annuel.
La Côte d’ivoire, locomotive de la région, arrive en tête du classement par montant mobilisé avec 976 milliards de FCFA empruntés, soit environ 43,5% des 2 244 milliards levés sur le marché par les huit Etats au 3e trimestre 2020. Elle est suivie du Bénin (237 milliards), du Sénégal (230 milliards), du Togo (218 milliards), du Niger (209 milliards), et du Burkina (207 milliards). Dernière au classement, la Guinée Bissau a mobilisé quelques 31 milliards de FCFA sur le marché régional entre juillet et septembre 2020.
Le Mali qui a suspendu ses sorties au cours de la période considérée en raison de la crise politique s’en sort avec 136 milliards de F CFA contre 227 milliards au troisième trimestre 2019. C’est le seul Etat ayant emprunté moins qu’il y a un an auparavant. En rappel, le calendrier provisoire des émissions au titre du quatrième trimestre de l’année 2020 fait état d’une prévision de 818 milliards de FCFA à lever sur le marché par les Etats de la région.AYOBA FAYE

La masse monétaire s’accroît de plus de 600 milliards FCFA à fin juillet 2020

https://www.sikafinance.com La masse monétaire ou la quantité de monnaie au Sénégal s’est accrue de 612,2 milliards FCFA (933,3 millions d’euros) à fin juillet 2020 en s’établissant à 5 938,2 milliards FCFA (9 milliards d’euros), contre 5 326,1 milliards FCFA (8,12 milliards d’euros) à fin juillet 2019
Elle est perceptible à travers la circulation fiduciaire (billets et pièces) (1 503,6 milliards FCFA), les dépôts transférables (2 753,7 milliards FCFA) et les autres dépôts inclus dans la masse monétaire M2 (1 681 milliards FCFA)
Cette évolution est imprimée par les encours des créances intérieures des institutions de dépôts (+456,4 milliards FCFA à 5 502 milliards FCFA) ainsi que de leurs actifs extérieurs nets (+200,8 milliards FCFA à 1 843,7 milliards FCFA).
Dans le détail, la hausse des créances intérieures est essentiellement tirée par l’accroissement des créances nettes sur l’Administration centrale (+437,5 milliards FCFA), contre une augmentation seulement de 18,8 milliards FCFA pour les créances sur l’économie.
S’agissant de l’orientation des actifs extérieurs nets, elle est principalement imputable aux banques primaires qui ont enregistré une augmentation 162,9 milliards FCFA de leurs avoirs extérieurs nets.
On note également que la position extérieure de la BCEAO s’est améliorée de 37,9 milliards FCFA pour s’établir 1 221,7 milliards FCFA à fin juillet 2020.Dr Ange Ponou

Légère détérioration du climat des affaires en août 2020

https://www.sikafinance.com L’environnement des affaires au Sénégal s’est légèrement détérioré de 0,4% en août 2020, en rythme annualisé, après la forte dégradation de 8,4% le mois précédent.
Cette amélioration reflète les orientations favorables des opinions des chefs d’entreprises, plus particulièrement celles des industriels et des entrepreneurs en bâtiments et travaux publics.
En effet, la confiance des acteurs du secteur des bâtiments et travaux publics s’est consolidée de 0,8% quand celle des industriels est restée quasiment stable par rapport à la même période de l’année précédente.
Toutefois, les contraintes telles que la concurrence déloyale, l’approvisionnement difficile en matières premières, les difficultés de recouvrement des créances, l’accès difficile au foncier et l’insuffisance de la demande, empêchent encore le bon fonctionnement des activités dans  ces deux secteurs.
S’agissant des secteurs des services et du commerce, on note une baisse respective de 0,5% et 0,8%, en glissement annuel, de l’indice de confiance. Comme principales entraves concernent également les difficultés de recouvrement des créances, l’approvisionnement difficile en marchandises, la concurrence déloyale, l’insuffisance de la demande, ainsi qu’une fiscalité trop élevée.Dr Ange Ponou

Activité économique : Les 3 secteurs stratégiques replongent!

iGFM – (Dakar) Le chef de l’Etat avait présenté, il y a quelques semaines, son plan de relance de l’économie. Il attend même une croissance de 5.2 % du Pib en 2021, 7.2% en 2022 et 13.7% en 2023. Mais, pour l’instant, les 3 piliers de l’économie sont maintenues en apnée par la covid-19.
Pourtant, des signaux encourageants avaient été décelés durant deux mois. En effet,  l’activité économique avait progressé de 2,3% en mai et de 7,5% en juin avant d’amorcer une tendance baissière au mois de juillet. Mais aujourd’hui, les toutes dernières statistiques de la Direction de la prévision et des études économiques renseignent que l’activité économique interne a diminué de 7,6% en variation mensuelle, au mois d’août 2020.
Le secteur primaire (hors agriculture et sylviculture), a vu son activité reculer de 30,4% au mois d’août. La cause est à chercher dans les contre performances enregistrées dans le sous-secteur de la pêche (-34,0%), celui de l’élevage (-28,4%) etc.
Le secteur secondaire n’est pas moins malade. L’activité y a baissé de 9,3% à cause de l’industrie agroalimentaire, du sous-secteur de la construction et de la « filature, tissage et ennoblissement textil ».
Au mois d’août, le secteur tertiaire qui portait l’économie, n’a, lui aussi pas tiré son épingle du jeu. Il s’est replié de 2,0% en rythme mensuel. Les activités spécialisées, scientifiques et techniques (-18,0%), le transport (-7,2%), les activités financières et d’assurance (-8,1%) et le commerce (-1,3%) ont toutes subi des contre performances

Exploitation du pétrole – PetroNor E&P a conclu un « accord » avec le gouvernement du Sénégal…

iGFM – (Dakar) Société indépendante d’exploitation et de production de pétrole et de gaz, cotée sur l’Oslo Axess (PNOR) et détenant des actifs en République du Congo, au Nigéria, en Gambie et au Sénégal, PetroNor a conlcu un accord avec le gouvernelent du Sénégal en mai 2020 pour l’exploitation du pétrole en espérant pouvoir mettre un terme à la procédure judiciaire initiée par l’ancienne direction d’AP.
L’assurance est donnée par les responsables de cette compagnie lors d’une visio-conférence.
Lors d’une conférence de presse à Dakar, le PDG et co-fondateur de Petronor, Knut Sovold, s’est prononcé sur les perspectives de développement de l’entreprise et a déclaré qu’en Mai 2020, PetroNor a conclu un accord avec le gouvernement du Sénégal prévoyant la suspension de l’arbitrage se rapportant aux zones de licence Rufisque Offshore Profond et Sénégal Offshore Sud Profond, et ce sur une durée de six mois, afin de parvenir à des solutions de réglement raisonnables.
La société maintient son engagement envers un dialogue progressif et espère pouvoir mettre un terme à la procédure judiciaire initiée par l’ancienne direction d’AP.
A ce jour, plus de 35 millions de dollars ont été déboursés dans la perspective de faire valoir les licences conformément à leur état actuel, notammement 24 millions de dollars consacrés aux données sismiques, ainsi qu’aux études géologiques et géophysiques. Plus de 3 millions de dollars consacrés ont été versés au titre des droits de licence et des obligations de formation, auxquels se rajoutent 8 millions de dollars de frais d’assistance technique et d’administration générale.
Avant d’ajouter : « PétroNor présente toutes les caractéristiques requises pour se positionner en tant que leader panafricain indépendant dans le domaine de l’E&P. Nous sommes dotés d’une direction et d’un conseil d’administration hautement qualifiés et crédibles, d’actionnaires engagés et d’influence, d’un portefeuille diversifié et d’une stratégie de développement adaptée et rigoureusement définie.
Depuis l’impémentation de l’entreprise l’année dernière sous la dénomination PetroNor E&P, nous avons déployé un certain nombre d’initiatives clés qui ont contribué à son essor. Ces initiatives comprennent notamment notre entrée au Nigéria, la remise en service d’un actif très prometteur en Gambie.
Fondée à Oslo en 2016 par un groupe de professionnels chevronnés de l’industrie et bénéficiant du soutien de son principal actionnaire, Patromal, filiale pétrolière et gazière du groupe National Holding à Abu Dhabi, la société s’est ainsi développée par le biais d’acquisitions au point de devenir un opérateur panafricain confirmé de premier plan, doté d’un portefeuille diversifié d’actifs de production, de développement et d’exploiration.

Hausse de la production électrique au mois de juillet

https://www.lejecos.com L’Agence nationale de la statistique et de démographie (Ansd) relève que la production brute d’électricité de la Société nationale d’électricité (Senelec) a progressé de 4,7% en juillet 2020 par rapport au mois précédent. Elle a également enregistré une hausse de 12,9% par rapport à la période correspondante de l’année 2019.
Par ailleurs, elle indique qu’en juillet 2020, la production industrielle, dont l’évolution est suivie à travers l’Indice harmonisé de la production industrielle (Ihpi), a reculé de 5,8% en variation mensuelle.
Cette contreperformance du secteur industriel, confie l’Ansd, est expliquée par la baisse de la production des industries extractives (-25,4%) et des industries alimentaires (-10,6%). Par ailleurs, l’Ihpi s’est replié de 7,3% par rapport au mois de juillet 2019.Bassirou MBAYE

Les ventes locales et la production de ciment ont baissé en juillet 2020

https://www.lejecos.com Les ventes locales (-9,5%) et la production de ciment (-5,4%) ont diminué en juillet 2020 comparativement au mois précédent alors que les exportations se sont accrues de 1,1%, informe l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd).
Dans  sa dernière publication « repères statistiques » elle indique qu’en glissement annuel, la production de ciment (+0,6%) et les ventes locales (+0,3%) ont connu une augmentation. Par contre, souligne-t-elle enfin, les exportations se sont contractées de 5,1% par rapport à la même période de l’année précédente.

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Bassirou MBAYE

La production minière a chuté au mois de juillet

https://www.lejecos.com L’activité d’extraction minière, au mois de juillet 2020, est marquée par une chute concomitante de la production de phosphate de chaux (-87,5%), d’attapulgite (-59,1%), de phosphate (-21,8%) et de sel marin iodé (-19,3%), relativement au mois précédent.
L’Agence nationale de la statistique et de démographie (Ansd) note dans ses « repères statistiques » que la production de phosphate a atteint 133,0 mille tonnes au mois de juillet contre 170,0 mille tonnes au mois de juin soit une chute de 21,8% en variation mensuelle. Par à la production de la même période de l’année 2019 (157,0 mille tonnes), il est également relevé un repli de 15,3%.
La production de l’attapulgite quant à elle, est estimée à 8,8 mille tonnes en juillet dernier contre 21,5 mille tonnes le mois précédent représentant aussi une baisse mensuelle de 59,1%. Comparée à celle de la période correspondante de 2019 (23,9 mille tonnes), l’Ansd fait ressortir une chute de 63,2%.
Dans la foulée, l’agence note que pour ce qui est du sel marin iodé, la production a connu une baisse mensuelle de 19,3% en passant de 25,6 mille tonnes au mois de juin 2020 contre 20,6 mille tonnes en juillet. Aussi, indique-t-elle, cette baisse de la production s’est opérée par rapport à la même période de 2019 où elle se situait à 22,9 mille tonnes, soit un repli de 9,8%.
Enfin, la structure fait savoir que la production de phosphate de chaux a enregistré une importante chute de 87,5% en passant de 67,9 tonnes au mois de juin à 8,5 tonnes à juillet. Par rapport au mois de juillet 2019 durant lequel la production avait atteint 61,0tonnes, il est également noté une baisse 86,1%.Bassirou MBAYE

ENERGIES VERTES : Macky Sall donne encore rendez-vous en 2023 pour le tout en gaz 

http://www.enqueteplus.com Le Sénégal passera à l’électricité verte, produite à partir du gaz, notamment avec le projet ‘’Gas to Power’’, à compter de 2023, au lieu de 2022, comme annoncé lors de l’inauguration de la 1re phase du parc éolien de Taïba Ndiaye, en février dernier. Le chef de l’Etat, Macky Sall, l’a affirmé hier, lors de son intervention à la conférence en ligne sur l’investissement privé pour le climat, organisée par le Fonds vert climat.
Le Sénégal ne sera plus totalement illuminé par les énergies vertes à partir de 2022, comme l’avait déclaré le chef de l’Etat, lors de l’inauguration de la centrale éolienne de Taïba Ndiaye, en février dernier. Prenant part, hier, lors de la conférence en ligne sur l’investissement privé pour le climat, organisée le Fonds vert climat, Macky Sall donne rendez-vous aux Sénégalais un an plus tard. Il a indiqué que le Sénégal est actuellement à 166 MW de solaire déjà installés, auxquels il faut ajouter déjà une centrale éolienne à Taïba Ndiaye, d’une capacité de 150 MW.
‘’Et toutes ces centrales éoliennes et solaires seront entièrement opérationnelles à fin 2020. Les centrales hydroélectriques de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), il s’agit de la centrale de Manantali et celle de Felou, et aussi les autres centrales photovoltaïques que nous avons développées avec le programme Scaling Solar, seront effectivement mises en service d’ici décembre 2020. Elles porteront l’énergie renouvelable au Sénégal à 34 % des capacités installées dans notre pays. Et à compter de 2023, tout le reste passera au gaz, même si le gaz n’est pas renouvelable. Mais cela fera moins d’émissions de gaz carbonique dans l’atmosphère’’, affirme le président Sall.
Au plan national, le chef de l’Etat a relevé que le pays est également à l’ère des énergies propres, avec la mise en œuvre d’une stratégie en trois axes. Le premier, c’est de développer des énergies propres, renouvelables, en particulier le solaire et l’éolien, y compris dans les zones qui n’ont pas encore accès au réseau national de distribution de l’électricité. Le deuxième axe de cette stratégie est d’assurer la transformation énergique ‘’Gas to Power’’. ‘’Nous commençons dès maintenant l’adaptation de nos centrales électriques existantes, mais aussi de nos méthodes de distribution. Le troisième axe de cette stratégie est, enfin, d’encourager la réalisation de projets en IPP (Independent Power Producer) en partenariat avec le secteur privé national. Sur l’énergie solaire, nous sommes partis de loin, avec une première mini-centrale de 2 mégawatts installée en 2014 pour alimenter le Centre international de conférences Abdou Diouf (Cicad)’’, dit-il.
D’après le président de la République, tout cela sera renforcé par le projet d’électrification solaire de 1 000 villages, financé à hauteur de 540 millions d’euros, grâce au soutien du Fonds vert climat, en partenariat avec la Banque ouest-africaine de développement (BOAD). ‘’Il s’agit, pour nous, dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord de Paris, de continuer cette perspective d’énergie verte et de lutter contre le réchauffement climatique pour illustrer de façon concrète comment un pays en développement, comme le Sénégal, peut contribuer à l’effort universel de transition énergétique. Cela est contraint par nos engagements d’éviter de suivre le schéma pollueur des pays industrialisés qui ont beaucoup conduit à la situation actuelle de dégradation graduelle avancée de l’environnement’’, ajoute Macky Sall.

Eviter de suivre le schéma des pays industrialisés

Toutefois, en poursuivant leurs efforts sur les énergies propres, le président sénégalais estime qu’ils doivent aussi tenir compte de leur retard dans leur processus de développement. Un retard qu’ils ne peuvent combler ‘’sans un accès universel’’ à l’électricité et à des ‘’coûts compétitifs’’.
‘’Il ne faudrait pas que les pays africains suivent le schéma des pays industrialisés. Ce n’est pas un bon schéma. Ce n’est pas un bon exemple pour nous. Nos contraintes de développement nous imposent également un accès universel à une énergie compétitive et à bon marché. Cet objectif ne peut plus être renvoyé à un horizon lointain. C’est maintenant que nous devons traiter à sa réalisation. On ne peut pas renoncer au schéma pollueur dans une alternative disponible, accessible et efficace’’, plaide le président Sall.
Et c’est là qu’il interpelle souvent leurs partenaires bilatéraux et multilatéraux pour que les efforts de transition énergétique de leurs pays soient accompagnés par des mécanismes de financement ‘’simplifiés’’, ‘’diligents’’ et ‘’efficaces’’. ‘’C’est des efforts que nous devons tous mener de façon solidaire. Nous sauvons la planète, notre habitat commun. Nos projets ne pourront être compétitifs sans l’accord de frais de long terme. Pour le moment, nous avons des prêts sur 12 ans. Ce n’est pas comptable. Les projets tels que le Bus Rapid Transit (BRT) pour rallier la banlieue à Dakar, qui devrait fonctionner à l’électricité, méritent un meilleur soutien en termes d’accès à des financements concessionnels. L’accès aux finances reste une problématique majeure pour les pays en développement’’, renchérit Macky Sall.
Il relève que les fonds et crédits commerciaux prennent le relais sur les crédits professionnels. Et que de plus en plus, chaque pays développé, industrialisé, développe sa banque Exim (export-import) pour accompagner ses propres productions. ‘’C’est bien, mais nos pays acheteurs de technologies, de services avons aussi besoin de financements adaptés pour pouvoir assurer un développement équitable et préserver l’environnement, le climat et donc la planète’’, fait-il savoir.

Réinventer régulièrement les initiatives politiques pour leur efficacité

Pour sa part, le directeur exécutif du Fonds vert climat a signalé que les initiatives politiques pour lever les obstacles concernant la finance climat sont ‘’complexes’’ à concevoir et à mettre en œuvre. ‘’Elles doivent être réinventées régulièrement pour améliorer leur efficacité. Les priorités pour 2020, c’est d’abord la promotion de l’intégration et, ensuite, faire de sorte que la finance mixte fonctionne dans les pays en voie de développement, ceux moins avancés. Pour la relance économique post-Covid, avec un moment important dans la lutte contre le changement climatique et la préparation de la Cop 26, les pays devront augmenter leurs ambitions des contributions nationales pour les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat’’, soutient Yannick Glemarec.
Ainsi, il pense que ce processus leur fournit une opportunité de ‘’monopoliser’’ les CDM (Clean Development Mechanism) pour des actions climatiques, avec une intégration politique et les mesures de relance. ‘’Notre défi est de traduire les CDM dans les plans d’investissements qui peuvent combiner des sources multiples privées et publiques de financement. Cela engagerait le secteur privé dans le développement dans ces plans d’investissements. La finance mixte est aussi un outil potentiellement puissant pour catalyser le financement privé par rapport aux ressources publiques qui deviennent plus rares et pour écarter le risque de baisse d’opportunités de financements verts’’, note M. Glemarec.
Cependant, il précise que la finance mixte a jusque-là été bénéfique aux pays avancés, ceux à revenu moyen, en oubliant les pays en développement. Le directeur exécutif du Fonds vert climat préconise également de catalyser l’investissement privé dans les technologies.
Au fait, les opportunités d’investissements climatiques représentent 29,9 millions de milliards de dollars à travers le monde, selon la vice-secrétaire générale des Nations Unies, Amina J. Mohammed, par ailleurs Présidente du Groupe des Nations Unies pour le développement durable. Il s’agit de transport public, de véhicules électriques, de gestion des eaux usées, d’infrastructures durables dans les centres urbains. ‘’Les gouvernements doivent avoir une vision à long terme, en parallèle de leur plan de crise post-Covid. Une stratégie qui devrait permettre de prendre des choix et des décisions pour la reprise post-Covid. Ces retards que nous avons, surtout dans les pays en développement, sont énormes. Ils ont déjà du mal à se financer aujourd’hui ; ne parlons pas de demain. Il faut donc réduire cet écart pour le long terme. Le secteur privé doit mettre en place des cadres d’investissement’’, conclut Amina J. Mohammed.MARIAMA DIEME

Renforcement de la protection des données personnelles en Afrique : Une urgente nécessité

L’Afrique, c’est 473 millions d’utilisateurs d’Internet, pour 216 millions d’utilisateurs des réseaux sociaux, selon le Digital Report 2019 de We Are Social et Hootsuite. Le continent constitue, ainsi, un grand réservoir d’utilisateurs de services numériques pour une population de 1,­3 milliard.
Une population, à majorité analphabète, sans culture numérique, qui génère au quotidien des milliards de données personnelles. L’Afrique est, ainsi, devenue la cible des géants du numérique, dont les modèles économiques reposent essentiellement sur les données personnelles, matières premières de la nouvelle économie numérique. Un marché avec un potentiel énorme de croissance, encore peu régulé pour ne pas dire une zone de non droits.
Les grands acteurs de l’internet et du cloud, Microsoft, Facebook, Google, Apple, Amazon, IBM, tout comme les grands opérateurs télécoms, d’Orange à MTN en passant par Vodafone, se positionnent comme des incubateurs de start-up. Les chinois Baidu, Alibaba, Tencent, Huawei et Xiaomi, plus discrets s’installent, eux aussi, dans le continent.
Tout un écosystème basé sur la collecte et le traitement des données personnelles se développe et l’Afrique devient, ainsi, un laboratoire pour des technologies produites ailleurs, sans que le continent ait une réelle visibilité sur ces possibles conséquences sur son avenir.
Pendant que, de plus en plus, le renforcement de la protection des données personnelles devient un enjeu stratégique dans le monde, l’Afrique semble encore ne pas saisir son importance au moment où la vie de la population se numérise de plus en plus.
En effet, le cadre juridique et institutionnel indispensable à une protection des données à caractère personnel de millions d’Internautes africains demeure quasi-inexistant. Sur les 55 pays du continent, seuls 27 ont adopté des lois sur la protection des données.
En outre, il y a que neuf (9) pays qui disposent d’une autorité de protection des données personnelles chargée d’appliquer la loi.
La convention de l’Union Africaine sur la cyber-sécurité et la protection des données à caractère personnel, adoptée le 27 juin 2014 à Malabo, en Guinée Equatoriale, tarde toujours à entrer pleinement en vigueur. A ce jour, elle a été signée par 14 pays sur 55 et seuls 8 pays l’ont ratifié.
En outre, même si un cadre juridique et règlementaire existe depuis au moins dix ans dans certains pays l’application de la loi est très faible. Les autorités et instances de protection des données personnelles manquent cruellement de ressources financières, techniques et humaines à même d’assurer leur mission face aux géants du numérique.
Enfin, il est constaté la rareté de débats approfondis sur cette problématique au niveau national, régional et continental même si des réflexions ont commencé avec la publication de l’Union Africaine en collaboration avec l’Internet Society des lignes directrices sur la protection des données à caractère personnel pour l’Afrique en 2018 à Dakar ou encore la 1ère Conférence africaine de protection des données personnelles tenue au Ghana en Juin 2019.
Cependant, il n’y a pas encore un engagement citoyen et une prise en charge de la question par la société civile.
Au vu de tous ces éléments, le constat est une faiblesse juridique et institutionnelle du continent révélant ainsi que l’Afrique est une zone de non droits et ne saisit pas encore l’importance du renforcement de la protection des données personnelles.
Certes, l’Afrique a besoin d’exploiter le potentiel du numérique pour rattraper son retard de développement, mais, dans la situation actuelle, le continent ne produit pas la technologie et n’a aucun contrôle sur les données personnelles collectées.
Ainsi, un marché encore plus florissant que l’exploitation des matières premières africaines est en train de se développer. Et cette fois, il ne s’agit pas de ressources naturelles pillées, mais d’informations de haute valeur ajoutée telles les données biométriques et de santé de centaines de millions d’individus.
Situation dangereuse dont la conséquence est la perpétuation de la domination de l’Afrique par une colonisation numérique car non seulement les données personnelles et ressources humaines africaines sont utilisées, mais pire encore, l’essentiel de la valeur ajoutée créée à partir de ces données est captée par des compagnies étrangères.
Ainsi, se pose la question fondamentale du renforcement de la protection des données personnelles en Afrique.
Aussi, il est urgent et nécessaire que les gouvernements, universités et société civile collaborent pour disposer d’une capacité à concevoir un cadre légal et règlementaire harmonisé pour l’innovation numérique tout en protégeant les droits humains à l’ère numérique.Fait à Dakar, le 16/ 10 / 2020Le Président Ndiaga Gueye Email infos@asutic.org Tél­ : +221 77 307 18 18

Pendant que l’Afrique de l’Ouest est confinée par la COVID-19, ses eaux restent ouvertes au pillage Dr Ibrahima Cissé

Dans la région ouest africaine et au Sénégal en particulier, le secteur de la pêche est confronté ces dernières décennies à de nombreuses difficultés. La confinement imposé par la Covid 19 a été une aubaine pour les pilleurs des ressources maritimes de l’Afrique de l’Ouest Il se trouve que la majeure partie des stocks sont dans une situation de pleine exploitation. Certains ont même dépassé leur niveau optimal d’exploitation.  Les écosystèmes marins dont dépendent ces stocks sont de plus en plus dégradés du fait de la pollution, de la surpêche par des navires de pêche étrangers européens et asiatiques , des  méthodes de pêche destructives, de la pêche Illicite, Non réglementée et Non déclarée (INN) et du changement climatique.
Les impacts sont ainsi très négatifs sur les stocks de poissons,  la reproduction, le recrutement et la migration mais aussi sur la sécurité alimentaire, les moyens d’existence et sur le bien-être de milliers de personnes. Les femmes sont fortement impactées car, elles jouent un rôle crucial en transformant la matière première. Elles contribuent à créer de la valeur ajoutée et à atténuer les pertes post captures, puis à approvisionner les populations les moins nanties du Sénégal et de la région ouest africaine avec des protéines animales abordables et ayant une grande valeur nutritionnelle.
Le rapport Mal de mer : pendant que l’Afrique de l’Ouest est confinée par la COVID 19, ses eaux restent ouvertes au pillage (Seasick : As COVID-19), qui vient d’être publié par GP Afrique, au-delà des questions de transparence, et de pillage des ressources halieutiques de la région, pose surtout un problème structurel qui comme un cercle vicieux enferme les communautés dans un cycle de prédation qui dure depuis des décennies. Le pillage n’a jamais cessé en réalité, il s’est même accentué durant la pandémie de la Covid 19, ces formes et méthodes sont les seules variables. Le nombre d’usines de farine et d’huile de poisson augmentent de manière exponentielle á la faveur des règlements non appropriés et des décideurs qui ne perçoivent toujours pas le mal de cette industrie. Les circonstances troubles d’attribution des licences, qui au mieux auraient été délivrées sans respecter les procédures et les mêmes licences se renouvellent chaque année, renouvelant ainsi une infraction aux règlements. Au-delà de l’infraction, il s’agit aussi et surtout d’une question d’éthique et de bon sens, car il est difficile de comprendre qu’un pays pauvre endetté trouve le moyen de permettre l’accaparement de ses ressources par une minorité du même pays et/ou des étrangers pour soit nourrir les animaux des autres pays, soit des citoyens de pays en Europe et en Asie.. Ces mêmes pays et les institutions qu’ils dirigent étant toujours les premiers á venir en #aide# au pays qu’ils exploitent.
Ce système est bien sûr couvert par des lois et règlement taillés sur mesures pour permettre la continuité du pillage. Le grand perdant reste la population, mais aussi les gouvernants qui tiennent temporellement les destinés du pays et ne réalisent pas qu’ils sont aussi exposés que les communautés. Les différents gouvernements qui se sont succédés, réalisent toujours leur manque de courage et de vision une fois qu’ils ne sont plus au pouvoir.

La question est donc de savoir si les multinationales, les grandes entreprises et les gouvernements ont le droit de priver des millions de personnes des ressources dont elles dépendent pour leur survie ?

Sans aucun doute la réponse est non.
Alors pourquoi cela continue-t-il, malgré les réglementations, les lois et autres instruments, nationaux, régionaux et internationaux, qui semblent protéger les populations mais qui, en réalité, restent inefficaces et très éloignés des réalités des acteurs.
Aucune leçon ne semble être tirée de la pandémie de la Covid 19, la course poursuite au profit, á la rentabilité reprend de plus belle sur le dos de ceux qui n’ont pas le choix.
Il ne reste alors plus aux communautés que de se mettre ensemble et se battre pour le respect de leur droit á l’alimentation, á un travail décent et á vivre dans un environnement sain.
Les pêcheurs ouest africains devraient pouvoir se nourrir en pêchant ou en achetant leurs aliments avec la vente de leurs captures et pour cela il faudrait que la ressource soit disponible et accessible, mais ceci n’est pas le cas actuellement. Les lacunes dans les différentes réglementations semblent être du pain béni pour les prédateurs. La codification juridique du règlement rend obligatoire la consultation et l’implication des acteurs de la pêche dans les processus décisionnels, mais ne rend pas obligatoire la prise en compte de leur avis, ce qui pose un problème de transparence dans la prise des décisions finales, un problème d’équité, de durabilité et de redevabilité dans le secteur de la pêche.
Les gouvernements, leurs partenaires techniques et financiers et les acteurs du secteur de la pêche doivent reconnaître, les droits légitimes des communautés sur les ressources, respecter les normes et pratiques locales, et protéger l’accès aux ressources des communautés de pêche à petite échelle ceci est le seule gage de la stabilité et du développement durable.
Greenpeace demande l’arrêt immédiat des usines de farine de poisson, la publication de la liste des bateaux pêchant au Sénégal et la reconnaissance de la profession femmes transformatrices de poissons. Rejoignez nous et soutenez les communautés de pêcheurs et les femmes transformatrices en signant cette pétitionresponsable de la campagne océans de Greenpeace Afrique.

Mbour/Projet port de Ndayane : Le Pad, Dp World et les Domaines traînés en justice

https://www.dakaractu.com Le  jeudi 22 octobre 2020 sera un jour spécial à Mbour. En effet, trois institutions citées par l’Association pour la défense, la protection et la sauvegarde écologique du site de Ndoucoumane et alentours (ADPSESNA), devront répondre devant le tribunal. Ainsi, le Directeur du Port Autonome Dakar, le Directeur des Impôts et Domaines et le le Directeur Général de Dubai Port World, ont été assignés pour expropriation de terres  dans le cadre de la réalisation du nouveau port de Ndayane. L’audience sera publique selon le texte qui nous est parvenu.
Dans une note circulaire envoyée par l’association aux différents journalistes, elle indique que « ce projet est jugé par notre Association pour la défense de l’environnement comme un projet prématuré, hâtif, démesuré et génocidaire s’il devait être réalisé comme il a été présenté. En sus de sa démesure et de son coût de 3.000 milliards comme avancé, des populations sont expropriées et chassées de leur terre : hôtels, restaurants, écoles, centres culturels, espace théâtral, cimetière, champs agricoles, élevage, centre maraîcher, etc. »
L’association dans son texte, justifie que « ce drame social ajouté à une déforestation de zones protégées et de pollution jamais égalée dans des espaces protégés et des espaces marins exceptionnels où les baleines viennent mettre bas; s’y ajoute un conflit foncier grave déjà arbitré par Monsieur le président de la République et qui a rencontré le refus des autorités des Impôts et Domaines de Mbour qui ont rejeté l’arbitrage du Chef de l’État. Du jamais vu ! »Bas du formulaire

Déficit de carburant à Dakar Dem Dikk : des bus à l’arrêt ce vendredi

https://www.pressafrik.com Les usagers des bus Dakar Dem Dikk ( DDD) vont certainement ressentir des perturbations sur le réseau routier de la capitale, ce vendredi. Selon la Rfm, un problème d’approvisionnement en carburant est à l’origine de la situation de mise en arrêt d’une grande partie de la flotte.
La situation financière de la société de transport public est en déliquescence depuis plusieurs mois. L’ex-Directeur général Me Moussa Diop a été même viré pour une faute de gestion, selon des indiscrétions venant du camp du pouvoir.
Aussi, depuis deux mois, les agents de la boîte courent derrière leurs salaires. Le nouveau Dg Oumar Bounkhatab Diop fait face à une situation très tendue.Aminata Diouf

Contrat Senelec/Akilee : une dizaine de directeurs auditionnés par l’Ofnac

https://www.pressafrik.com La polémique suscitée par le contrat décennal signé en février 2019 entre la Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec) et son partenaire Akilee pour l’installation de compteurs intelligents, est loin de connaître son épilogue. Des personnes qui occupent des postes de responsabilité au niveau de la Direction général de la Senelec sont en train d’être auditionnées par l’Office nationale de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac).
La révélation a été faite par des sources proches du dossier au journal « Les Echos ». A les en croire, une dizaine de directeurs sont en train d’être convoqués discrètement par un huissier de justice avec la mention « Confidentiel ».
Les mêmes sources de préciser que si l’Ofnac opte pour cette démarche, c’est pour d’abord, la sécurité des uns et des autres, mais aussi éviter des fuites sur les noms des personnes qui vont être convoquées.
Pour rappel, le syndicat des cadres de la Senelec avait saisi les autorités des corps de contrôle de l’Etat (Cour des comptes, Ige, Ofnac et Armp). Ses membres avaient invité ces corps de contrôle à envoyer une mission à la Direction générale de la Senelec, pour enquêter, en plus du contrat entre Senelec Sa et Akilee Sa, sur les autres contrats que Makhtar Cissé a signés à l’époque avec Excelec, Nsic, Blf, Edf-in, Sonam, Amsa…

Prédominance des séries Littéraires : la peur des sciences au Sénégal

https://www.pressafrik.com Au Sénégal, on a un système d’enseignement très littéraire au détriment des sciences malgré la tenue des assises nationales de l’Education et de la Formation en 2014 dont les recommandations dorment encore dans les tiroirs. Le premier point de ces Assises était axé sur la réorientation vers les sciences. Entre les obstacles à la compréhension des sciences et la promotion des sciences pour les rendre plus accessibles et plus attractives, « Le Témoin » lance le débat « en classe » avec des professeurs de sciences et de Lettres.
Des acteurs de l’Education invitent à rendre les sciences plus attractives
Emma Coulibaly et Astel Baba sont toutes les deux élèves. Elles seront en classe de terminal à la rentrée prochaine. Mais en séries L ou littéraires. Alors que sa camarade de classe a toujours été dans les « Lettres », Emma elle, a fait un chemin croisé entre les deux filières, littéraire et scientifique. D’abord orientée en série S après son examen de fin de cycle moyen, c’est-à-dire le Bfem, elle va être « virée » en L, juste un an après son première expérience au lycée. En seconde S, puis en première L pour définitivement tourner le dos aux sciences.
Une Série avec des matières qu’elle qualifie de peine, de souffrance et de décadence. Cette future candidate au Bac 2021 dit avoir subi l’humiliation pour avoir été virée en Série L, juste après la Seconde. « En classe de troisième, j’étais très bien en maths et en sciences de la vie et de la terre. C’est pourquoi on m’avait orienté en Série S1. Mais une fois au lycée, je dégringole. Mes notes des matières littéraires étaient toujours plus élevées que les notes en mathématiques et physique-chimie. C’est pourquoi on m’a viré en L2 parce que je n’arrivais pas à percer dans ce domaine dite des sciences. Mais je ne me plains plus. En série L, j’ai eu de très bonnes notes, je fais aujourd’hui partie des meilleurs de ma classe avec une moyenne générale de 17,59/20 », s’est enthousiasmée cette littéraire qui dit avoir toujours la vocation pour les séries littéraires. Sauf qu’Emma ne serait que l’arbre qui cache la vaste forêt des élèves qui « fuient » les séries scientifiques et techniques. Pourtant considérées comme plus élitistes. Mais qui se « fragilisent » d’année en année.
Apparemment, et si on se fie aux statistiques des candidats au bac 2020 qui font état de plus de 81% de littéraires contre 16% de scientifiques et un peu près de 2% de candidats de série technique, les élèves ne donnent toujours pas trop d’affection à la filière scientifique S. Les quelques rares apprenants qui s’y inscrivent y entrent rarement par goût des sciences. Ils sont parfois contraints et forcés. Juste parce qu’en fin de cycle moyen, leurs notes en mathématiques et sciences de la vie et de la terre ont été un peu satisfaisantes.

Les obstacles à la compréhension des sciences

Aujourd’hui, les sciences naturelles, physiques, chimiques ou techniques sont considérées comme étant « difficiles et ingrates » par les élèves qui trouvent ces matières trop théoriques. Des élèves à qui certains mathématiciens et physiciens ne facilitent pas les choses en leur donnant parfois des évaluations longues et difficiles. Donc pas très abordables ! C’est le cri de cœur du physicien, Mouhamed Diagne, professeur de Physique-Chimie au lycée Unité 13 des Parcelles Assainies qui affirme qu’on bourre les élèves avec un programme de sciences physiques kilométriques et des sujets très difficiles.
Cet enseignant qui note en parallèle, chez les élèves, une peur d’affronter les sciences physiques a trouvé une de ces ruses pour les « mettre à l’aise ». Par exemple, en début d’année, dans ses classes de seconde S, dit-il, il commence toujours par leur poser des questions sur la perception des sciences physiques en général. Sur ce, Mouhamed Diagne pense qu’il faudrait rassurer les élèves dès la classe de seconde pour arriver à leur faire aimer la matière. Lui qui se félicite tout de même de la généralisation des sciences physiques dès la quatrième effective depuis deux ans. Mais qui propose à l’Etat de commencer les sciences dès la sixième comme le font d’autres pays. C’est presque l’avis d’Abdoulaye Sall, professeur d’histoire et de géographie au lycée Limamoulaye de Guédiawaye, qui explique que l’enseignement des sciences est porté à un niveau presque inaccessible. « On fait tout pour rendre difficile et compliqué l’enseignement des sciences qui est essentiellement théorique. Il faut dire aussi que la langue d’enseignement des sciences, le français que les élèves ne maitrisent pas, peut être un obstacle à la compréhension des sciences. Il n’existe plus de laboratoires dans les lycées et collèges. Une approche théorique qui déroute beaucoup d’élèves pour les mettre mal à l’aise. Il s’y ajoute que les acteurs qui enseignent ces matières entretiennent un mythe tout autour. Les élèves ont en aversion les sciences parce qu’ils récoltent de très mauvaises notes. Logiquement, ils choisissent les séries littéraires pour lesquelles ils pensent être plus accessibles ».
Son collègue physicien, Pr Diagne dénonce le manque d’accompagnement de ces élèves par l’Etat. « Nos autorités n’accompagnent pas assez les élèves scientifiques en les aidant à se renforcer davantage en leur distribuant des manuels. Dans non écoles, il n’y a plus de bibliothèques. On fait plus la théorie que la pratique », s’indigne ce scientifique qui pense qu’il faudrait aujourd’hui des expériences pratiques pour susciter la curiosité des apprenants en dotant surtout les lycées et les collèges de « laboratoires ». « Enormément de lycées ont un enseignement trop théorique. Ne sont pas équipés de laboratoire, ou de matériels en sciences pour les sciences exactes. Il n’y a pas d’expérience au niveau des laboratoires. C’est un problème très sérieux que nous avons noté. Même dans les grands lycées qui avaient une réputation de développer les sciences, il y a une nette régression des élèves qui fréquentent les filières scientifiques », a affirmé Dame Mbodj du Cusems Authentique.

Promouvoir les sciences à partir du collège

« La prédominance des séries littéraires sur les séries scientifiques, en termes d’effectifs et au niveau des résultats à l’examen du baccalauréat, est un leitmotiv dans les réflexions sur notre école. Beaucoup de choses ont été dites pour l’expliquer. Mais du point de vue psychologique, un travail est-il fait pour orienter les élèves vers ceux qui ont réussi dans les filières scientifiques comme groupe de référence ? Qui est ce qui sont plus mis en évidence, qui sont plus visibles dans l’espace public si ce ne sont ceux qui manient bien la langue française (avocats, journalistes, présentateurs, sophistes du champ politique, poètes…) avec une obsession pour la correction de l’expression ». C’est l’analyse qu’en a fait le professeur de philosophie au lycée Amath Dansokho de Ouakam, Daouda Guèye qui indique que c’est l’Etat et la société civile qui interviennent dans l’école qui doivent accroitre leurs efforts pour la promotion des sciences parmi les apprenants à partir du collège.
« Une organisation comme la Scofi a merveilleusement réussi dans le combat pour la scolarisation et le maintien des filles à l’école. Ce qui fait qu’aujourd’hui, non seulement, les filles sont de plus en plus nombreuses dans les effectifs, mais plus encore, elles font les meilleurs résultats aux compositions et aux examens, et raflent les prix dans les concours et cérémonies de distribution de prix d’excellence », a expliqué ce professeur de philosophie qui pense que cette expérience devrait inciter une campagne de l’Etat et de la société civile pour la promotion des matières comme les mathématiques, la physique, la chimie, l’informatique et les sciences de la vie et de la terre auprès des apprenants.

Rendre les sciences plus attractives

Mais pour Malick Youm du Syndicat autonome des enseignants du moyen et secondaire du Sénégal (Saemss), cette proposition a déjà été écrite noir sur blanc dans les conclusions des Assises de l’Education qui ont duré plus de trois mois, et qui portaient essentiellement sur onze recommandations dont la réorientation du système éducatif vers les sciences, les mathématiques, le numérique, les technologies et l’entrepreneuriat. Le secrétaire général du Cusems Authentique va plus loin pour dire que c’était une stratégie pour booster l’enseignement des sciences et augmenter le nombre d’élèves affectés au niveau des filières scientifiques. « Malheureusement depuis lors rien n’est fait dans le sens de booster ces matières dans le changement de paradigme. Sauf que ces initiatives, à part les mesures de discrimination positive en faveur des filles avec Miss mathématiques et Miss sciences, il n’y a rien de positif dans ces assises », dixit M. Mbodj. Sur ce, M. Youm, qui fait le corollaire avec les résultats du bac 2020 avec un fort taux de réussite chez les littéraires, affirme que cet objectif des Assises de l’Education et de la formation est loin d’être atteint.
Que ces résultats traduisent plutôt un échec lamentable du système par rapport à la réorientation du système éducatif vers les sciences. C’est pourquoi le secrétaire général du Cusems Authentique recommande d’aller dans le sens d’appliquer les recommandations des Assises en tenant compte des exigences que demande l’atteinte de cet objectif. De son avis, il faut un enseignement des sciences plus attractif, moins ésotérique. Et surtout rendre accessible l’enseignement des sciences avec un environnement plus favorable, et plus propice au choix de ces filières, rendre les effectifs plus maitrisés avec la construction de salles spécialisées avec une dotation en moyens avec tout le matériel nécessaire pour des expériences en faveur des apprenants. Il demande surtout d’impliquer les professeurs de sciences pour un enseignement plus attractif pouvant inciter les élèves à embrasser ces filières pour faire développer ce pays.

Les grands littéraires seraient de grands scientifiques

« Vous n’avez jamais vu un pays développé par des citations. Je provoque mes collègues de Lettres. Si on veut développer, il faut forcément inverser la tendance », a chahuté le physicien M. Diagne. Une provocation dont semble répondre ce professeur de Russe au lycée Blaise Diagne de Dakar, Ibrahima Latsoukabé Fall. « Nul ne peut posséder une science sans avoir la bonne mesure de la langue dans laquelle cette science est portée. Un bon littéraire, c’est un bon scientifique qui a opté pour la série littéraire par choix. Tout le reste, ce ne sont ni scientifiques, ni littéraires. Et c’est l’université qui le prouve. On nous parle de 82% de littéraires contre un peu plus de 16% de scientifiques. Mais sur ces 82% que vous appelez littéraires, ce sont pourtant beaucoup de ces mêmes étudiants qui viennent reprendre les études (récupération) dans les instituts de formation privés », a dit ce professeur de Russe qui indique qu’il n’y a plus de littéraires au Sénégal.
Il admet d’ailleurs que les grands littéraires sont forts en langue et dans les sciences. « Un bon littéraire c’est celui qui n’a aucun problème pour gérer son choix après le bac. Les grands littéraires que nous citons aujourd’hui étaient partout bons. Et que, ceux-là, dit-il, qui ont réussi massivement au Bac, parce que passable partout, s’ils sont 82% à avoir le sésame, les 70% sortiront de l’université sans diplôme. Et qu’ils auront un problème de choix dans la spécialisation ». Pour le professeur Lat Soukabé Fall, il n’y a que la réforme du curricula, c’est-à-dire les programmes enseignés qui peut corriger la disparité entre les populations inscrites aux différentes séries du Bac Le Témoin

MESRI : « Aucun établissement privé d’enseignement supérieur n’est habilité à délivrer un doctorat »

Dans un communiqué publié sur sa page facebook, le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’innovation (MESRI) attire l’attention des étudiants intéressés par une formation doctorale. Il informe qu’il n’a « autorisé, à ce jour, aucune Ecole Doctorale dans les établissements privés d’enseignement supérieur ».
De ce fait, aucun établissement n’est habilité à délivrer un diplôme de doctorat au Sénégal. Le ministère invite les étudiants désirants effectuer les formations doctorales à se rapprocher des services du MESRI pour tout renseignement.

THIÈS : LE SAES OBSERVE UN MOT D’ORDRE DE GRÈVE (COMMUNIQUÉ)

Thiès, 16 oct (APS) – La coordination du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES) du campus de Thiès a entamé jeudi une nouvelle grève de 48 heures après une semaine de mouvement, a appris l’APS.
Par ce mot d’ordre, la coordination demande à ses militants du campus de Thiès de surseoir à toute participation aux activités pédagogiques que sont les cours, les soutenances et délibérations, ainsi qu’aux activités administratives et réunions, indique-t-il dans un communiqué.
En mouvement depuis vendredi dernier, la coordination SAES du campus de Thiès a une plateforme revendicative en 14 points.
Parmi ceux-là, figurent la prise en charge médicale du personnel universitaire, le transfert ‘’sans délais’’ du paiement des vacataires aux établissements, le retour de la gestion des projets aux établissements.
La coordination réclame aussi le paiement des sommes qui seraient dues à ses membres, en particulier suite à des voyages d’études.
Le Syndicat souhaite aussi entrer en possession d’un espace qui devrait accueillir la maison des enseignants, tout comme il réclame la livraison des infrastructures de l’Université de Thiès.ADI/AKS

20 nouveaux cas et 1 décès enregistrés

iGFM-(Dakar) Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a annoncé ce vendredi 16 Octobre 2020 que le Sénégal a enregistré 20  nouveaux cas de contamination à la Covid-19 dont 14 cas issus de la transmission communautaire. Le ministère a également précisé que 67 patients sont déclarés guéris. 1 décès a été signalé.
«Sur 1084  tests réalisés, 20 sont revenus positifs. Il s’agit de 5 cas contacts suivis par les services du ministère de la Santé, 14 cas issus de la transmission communautaire, 1 cas importé. Par ailleurs, 67  patients sont testés négatifs et déclarés guéris. 6  cas graves sont également pris en charge dans les services de réanimation de l’hôpital de Fann et de l’hôpital principal de Dakar. 1 décès lié à la covid-19 a été enregistré ce jeudi 15 Octobre. L’état de santé des patients hospitalisés dans les hôpitaux évolue positivement. A ce jour, le Sénégal a enregistré 15 368 cas positifs à la Covid-19 dont 13 704 guéris, 317 morts, 1 évacué et 1346 personnes sont encore sous traitement», a déclaré le Directeur de la prévention du ministère de la santé, ElHadjiMamadouNdiaye

UN TEST COVID NÉGATIF EXIGÉ À L’EMBARQUEMENT POUR DAKAR

http://www.emedia.sn Face à la recrudescence des cas importés de coronavirus enregistrés à l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass (AIBD), un arrêté du ministère de la Santé et de celui du Tourisme et des Transports aériens va entrer en vigueur à partir du 1er novembre prochain.
Déjà, le site de l’Ambassade de France signale, s’agissant des conditions sanitaires d’entrée sur le territoire sénégalais, à l’attention des passagers, qu’à partir du 1er novembre 2020, un test Covid négatif sera exigé à l’embarquement pour Dakar. Et il ne sera plus possible de se faire tester à l’arrivée à Dakar.
« Un test RT-PCR Covid-19 négatif, datant de moins de sept jours à compter de la date de rendu des résultats délivrés par un laboratoire situé dans l’Etat où le passager a commencé le voyage, et figurant sur la liste des laboratoires agréés par cet État ou par un organisme sanitaire international reconnu par les Autorités sanitaires compétentes du pays d’origine ou de départ, est requis, pour tout passager embarquant pour un aéroport du Sénégal », d’après la circulaire 1723, datée du 13 octobre 2020, du ministère sénégalais du tourisme et des transports aériens, modifiant les conditions d’entrée sur le territoire sénégalais, à partir du 1er novembre 2020, lit-on sur le site.
Une mesure prise pour stopper les cas importés répertoriés malgré la tendance baissière. Plus qu’inquiète, Dr Marie Khémesse Ngom Ndiaye, la directrice de la Santé, insistait dernièrement sur le respect dudit protocole, regrettant « qu’il y ait toujours quelques passagers qui arrivent à passer entre les mailles du filet. » C’est pourquoi, rapportait-elle, « d’un commun accord avec tous les acteurs de l’aviation civile, nous sommes en train de faire des pieds et des mains pour que ces personnes soient bloquées. Parce que, le problème du Sénégal, au mois de mars, ça venait d’un cas importé, qui a eu une contamination locale puis une grande transmission communautaire ». Dié BA

Formation en santé : le collectif des enseignants dénonce « l’amateurisme » et la gestion « catastrophique » du ministre Abdoulaye Diouf Sarr

https://www.pressafrik.com Les enseignants des écoles de formation en santé ont craché du feu sur leur tutelle, le ministre Abdoulaye Diouf Sarr pour dénoncer sa gestion jugée «catastrophique». Leur porte-parole, Meissa Diouf a décrié l’amateurisme qui règne au sein du ministère de la Santé, estimant que Diouf Sarr veut les imposer des formations qui n’ont jamais existé.
« Nous voulons dénoncer la gestion catastrophique mais aussi l’amateurisme qui règnent au ministère de la Santé surtout au niveau de la formation », a déclaré Meissa Diouf, d’entrée.
Porte-parole du collectif des enseignants des écoles de santé, il a accusé le ministre de vouloir dénaturer la formation : « Abdoulaye Diouf Sarr en complicité avec certains syndicalistes apéristes veulent dénaturer la formation. Ce que nous n’allons pas accepter en tant qu’enseignants ».
Rappelant les trois niveaux de l’enseignement supérieur, M. Diouf de déclarer qu’il est impossible d’inventer des choses dans la formation en santé : « Au niveau de l’enseignement supérieur, nous avons la Licence, le Master et le Doctorat, on ne peut pas inventer autre chose. Abdoulaye Diouf Sarr doit comprendre que ses prédécesseurs ont ratifié toutes les conventions relatives à la formation en science paramédicale ».
Ainsi, il a invité le ministre à comprendre que « l’administration est une continuité ». Avant de le prévenir que lui et ses camarades n’accepteront pas « s’il a des problèmes avec ses prédécesseurs, qu’il utilise l’école comme un instrument de règlement de compte ».
A l’en croire, Abdoulaye Diouf Sarr est en train de changer l’organisation et le fonctionnement de l’ENDSS (Ecole Nationale de Développement Sanitaire et Social) sans impliquer les acteurs ni l’administration ni les enseignants. « Il le fait en complicité avec d’autres personnes qui n’ont rien à avoir avec l’enseignement ici au Sénégal », a-t-il pesté sur la Rfm.
Le Collectif informe par ailleurs, qu’il tiendra le ministre Abdoulaye Diouf Sarr responsable de tout ce qui arrivera dans les établissement de formation. Ne s’arrêtant là, il annonce une marche le 13 novembre prochain.

La SODAV prête à collaborer avec la commission permanente de contrôle

http://lesoleil.sn La Société sénégalaise du droit d’auteur et des droits voisins (Sodav) précise dans un communiqué que la mise en place fonctionnelle de la Commission permanente de contrôle des sociétés de gestion collective est «une exigence de l’article 124 de la loi 2008-09 sur le droit d’auteur et les droits voisins.» Selon la même source, cette mise en place n’incombait point à la Sodav et son fonctionnement et organisation sont fixés par décret.
Cette précision est apportée suite à la directive exprimée en Conseil des ministres tenu mercredi, et relative à l’évaluation institutionnelle et financière de la Sodav, et à la mise en place fonctionnelle de cette commission. La Sodav assure, par ailleurs, sa disponibilité à prêter une franche et loyale collaboration à la commission permanente de contrôle pour lui permettre d’exécuter sa mission dans les meilleures conditions.

MBAO, HALTE À L’IMMOBILISME ! PAR MOHAMED LAMINE LY

Si on devait évaluer les communes de notre pays selon la qualité de vie de ses habitants, nul doute que Mbao occuperait l’une des dernières places du classement, que ce soit en matière de sécurité, d’assainissement…
Au début, la commune de Mbao servait de réceptacle à beaucoup de migrants saisonniers venant de l’intérieur du pays. Au fil des années, elle est devenue une zone d’extension de Dakar avec l’apparition de nouvelles cités modernes. En effet, on a observé l’érection, par des sociétés immobilières ou des coopératives d’habitat, de cités nouvelles au profit de couches moyennes (employés de sociétés, commerçants, enseignants, personnels de santé…).
Dans cette frénésie foncière et immobilière, il a été noté beaucoup de lacunes dans le lotissement, l’assainissement, l’occupation et l’aménagement de l’espace.
Si on devait évaluer les communes de notre pays selon la qualité de vie de ses habitants, nul doute que Mbao occuperait – à niveau de développement comparable – l’une des dernières places du classement, que ce soit en matière de sécurité, d’assainissement, de transports, d’infrastructures routières …
Même les nouvelles infrastructures que constituent l’autoroute à péage et le TER toujours inachevé font, pour l’instant, plus de torts que de bienfaits aux citoyens de Mbao !
Plusieurs quartiers vivant autour du tracé du TER  subissent des préjudices énormes liés aux obstacles à la circulation automobile au sein des quartiers et à des difficultés énormes à accéder à la route nationale. Cet enclavement pénalise les malades à la recherche de soins de même que les activités quotidiennes des élèves, étudiants, travailleurs et celles des ménagères se rendant au marché.
En outre, on observe des nuisances environnementales de toutes sortes, liées à la pollution atmosphérique et à la cohabitation avec la raffinerie de pétrole (S.A.R.) ainsi qu’à l’usine de fabrication d’engrais (I.C.S).

Plusieurs quartiers dont Zac-Mbao et surtout Fass-Mbao sont victimes d’inondations obligeant parfois leurs habitants à devenir des sans-abri.

La précarité dans laquelle vivent les habitants de Mbao peut également être illustrée par la multiplication des incidents et accidents. Ainsi, début septembre, il y a eu une série d’explosions dans un dépôt de gaz niché au milieu d’habitations à l’entrée de Grand-Mbao, avec heureusement plus de peur que de mal.
Ensuite, il y a eu l’infiltration d’eaux usées dans le réseau d’approvisionnement en eau, la rendant impropre à la consommation (avec des cas de gastroentérites et de dermatoses), sans la moindre notification officielle provenant de la SEN’EAU (à notre connaissance, tout au moins).

Au moment où les Sénégalais résidant dans la capitale peuvent rallier des villes aussi éloignées que Podor, Matam ou Ziguinchor en 6-8 heures de temps, il se trouve des endroits très enclavés dans la région de Dakar.

Parmi ceux-là, on peut citer l’exemple de de Grand-Mbao, dont la route principale était régulièrement inondée pendant l’hivernage, toutes ces dernières années, à hauteur de la mairie, empêchant l’accès à cette agglomération, à moins de faire un détour par Petit-Mbao.
Avec la livraison du nouveau rond-point de Grand-Mbao, les automobilistes pensaient en avoir fini avec ces désagréments. Mais il s’agissait, en l’occurrence, d’une grossière erreur d’appréciation, car le problème semble maintenant avoir atteint la dimension d’un dossier digne des services de protection civile. Nous n’en voulons pour preuve que la chute, le 14 octobre dernier, sur ce tronçon, d’un camion-citerne rempli, à ras-bord, de gas-oil, avec tous les risques d’incendie, qui auraient pu en découler. C’est dire qu’il est temps de tirer sur la sonnette d’alarme !
De fait, cette artère conçue comme une route communale n’est pratiquement plus carrossable. Elle connaît, en effet, une dégradation prononcée, car recevant un trafic équivalent à celui d’une route nationale voire d’une autoroute, constituée essentiellement de gros porteurs en provenance du Mali.
Tout cela montre l’urgence pour les gestionnaires municipaux de se mettre à la hauteur des nouveaux enjeux liés à l’urbanisation croissante de la commune de Mbao. De plus en plus de voix se lèvent pour exiger des autorités locales de chercher des solutions adéquates à ces problèmes, qui ont fini de pourrir la vie des habitants de Mbao.
D’autant que l’immobilisme patent qui caractérise la gestion de ces problèmes semble être dû à des rivalités politiciennes et à de stériles querelles de préséance entre certains responsables politiques.

 Un cadre du Parti socialiste estime que Macky Sall est tenté par un 3e mandat

https://www.pressafrik.com Le secrétaire général aux questions juridiques du Parti socialiste (PS), Me Moustapha Mbaye s’est exprimé sur plusieurs questions de l’actualité politique dans une interview avec L’Observateur. Il a évoqué l’avenir de leur formation politique, et surtout l’épineuse question d’un éventuel troisième mandat du président Macky Sall.
A la question de savoir si le troisième mandat est possible en 2024, Me Moustapha Mbaye répond en ces termes : « Pour dire le fond de ma pensée, et au regard de ce je vois, je crois qu’il y a tentation pour briguer un troisième mandat. La promptitude des sanctions prises contre les anti 3e mandat et l’impunité réservée aux pro, dénotent d’une certaine nervosité qui conforte les plus dubitatifs que la tentation est bien présente ».
Exprimant sa crainte sur un éventuel troisième mandat, Me Mbaye a estimé que l’expérience du Sénégal en 2012 avec de nombreux morts et les troubles occasionnés dans maints pays voisins inclinent à prévoir des troubles, surtout après les multiples assurances naguère prodiguées aux Sénégalais par les voies les plus autorisés de la République que le second mandat serait le dernier.
En cela, le secrétaire général aux questions juridiques du Parti socialiste dit préférer croire en la maturité des acteurs politiques de nos institutions, et à défaut, surtout à la sagesse du peuple sénégalais qui aura, comme à chaque fois, mettre tout le monde d’accord.

OCCUPATION DU TERRAIN POLITIQUE : Quand Sonko «déconfine» l’opposition !

http://www.sudonline.sn La défaite cuisante de l’opposition sénégalaise à l’élection de février 2019, ou encore la pandémie de la Covid-19, ont-elles calmé les ardeurs des opposants du régime de Macky Sall ? Le moins que l’on puisse dire, c’est que le camp anti-Macky a bien du plomb dans l’aile depuis que le président de l’Apr et de la mouvance présidentielle a rempilé à la magistrature suprême. Et seul Ousmane Sonko, le leader de Pastef, incarne sur le terrain cette opposition mécanique face à Macky Sall. En atteste sa randonnée nationale, initiée après la tournée dite agricole de Macky Sall dans le Sine-Saloum, et où il multiple les sorties au vitriol contre la gouvernance du pouvoir en place
Ce trop-plein d’Ousmane Sonko sur le terrain politique, en véritable leader de l’opposition, semble avoir fini par «déconfiner» cette même opposition. D’où le timide regain d’activité noté ces temps-ci, au niveau de certaines formations politiques comme le Grand parti (Gp) de Malick Gakou ou encore le Parti démocratique sénégalais (Pds) de Me Wade qui semblent vouloir sortir de leur torpeur avec quelques initiatives.
A part les échappées timides des organisations qui se réclament de la société civile, à leur tête Guy Marius Sagna de Frapp, qui peinent à faire adhérer les populations à leur cause, seul Ousmane Sonko semble à lui tout seul incarner l’opposition sur le terrain. Ou du moins, le leader de la coalition Jotna ne cesse de multiplier les attaques et autres critiques contre la gestion du régime en place. Si ce n’est la gestion «nébuleuse» des fonds destinés à lutter contre la Covid-19, ou encore la gestion des inondations et du foncier par le régime, Ousmane Sonko ne rate aucune occasion pour s’en prendre à la gouvernance du régime du président Macky Sall. Mieux, à la suite de la tournée agricole teintée de visées politiciennes de Macky Sall, Sonko a répliqué en initiant lui aussi sa tournée dite agricole à travers tout le pays et en exerçant ses prérogatives de critique de l’action gouvernementale sur tous les plans.
En réalité, après un classement flatteur de troisième à la dernière présidentielle avec un score de 15,67% des suffrages, Ousmane Sonko avait refusé de renoncer aux feux de la rampe. Après la présidentielle, il était revenu en force avec l’affaire foncière dans laquelle il a dénoncé un détournement de fonds publics de 94 milliards de F CFA, impliquant le Directeur des Domaines, Mamour Diallo. Mais, son «jeu trouble» dans cette affaire, car tantôt accusateur, dès fois suspect et parfois même accusé, ne l’a pas laissé intact. Ce qui ne semble pas l’avoir découragé, car à la première glissade du régime en place, notamment les mesures d’assouplissement prises par le chef de l’Etat, Macky Sall, le 11 mai dernier, en pleine propagation de la pandémie de la Covid-19 dans le pays, Ousmane Sonko a voulu incarner la posture de chef de l’opposition. Pour ce faire, il s’était offert une tribune digne d’un chef d’Etat de presqu’une heure de temps, durant laquelle il s’est carrément défoulé sur les tenants au pouvoir qui, selon lui, ont abandonné le peuple au moment où le virus gagnait du terrain dans le pays. De fait, Ousmane Sonko a tenu à marquer à la culotte le régime de Macky Sall, n’hésitant pas à user de son droit d’opposant pour passer au crible de la critique la gouvernance du régime. Que ce soit dans l’affaire relative à l’attribution des marchés des denrées comme à leur transport, comme dans la question des inondations qui ont touché le Sénégal le 05 septembre. En véritable opposant faisant fi de toute complaisance envers la gouvernance du régime en place.

IDRISSA SECK S’EMMURE TOUJOURS DANS UN SILENCE ASSOURDISSANT

Quid des autres leaders de l’opposition, plus précisément Idrissa Seck, pourtant bien classé à la dernière présidentielle ? Arrivé deuxième à la présidentielle de février 2019, Idrissa Seck s’est emmuré dans un silence assourdissant. Le patron du parti Rewmi, Idrissa Seck reste pratiquement aphone sur tous les sujets brûlants de l’heure. Cela, même si son poulain, le député Déthié Fall, monte par moment au créneau pour critiquer le régime. Par ce long silence, Idrissa Seck semble résolument opter pour la rétention délibérée et prolongée de la parole, histoire de maitriser certainement ses passions. Le silence peut en fait constituer un outil redoutable, dans la mesure où il permet à l’autre de projeter et à vous de l’observer et de comprendre ce qui l’habite. Cependant, on a coutume de dire que la nature a horreur du vide. En effet, il semble suicidaire aussi pour un acteur politique de s’abonner absent là où les autres se bousculent pour occuper le moindre espace libre, ou pour remplacer ceux qui ont eu la maladresse ou l’obligation de laisser leur place.

LE PDS ET ME WADE SE DECIDENT DE SE MOUVOIR

Idrissa Seck n’est d’ailleurs pas le seul. Il en est de même de l’ancien président de la République, Me Abdoulaye Wade, qui n’a pipé mot de la gestion de la pandémie par son successeur. Cependant, soucieux d’éviter le trop plein de Sonko sur le terrain, le Pds a décidé de se mouvoir. En effet, dans une note rendue publique le lundi 12 octobre dernier, Me Wade indique avoir donné des instructions au Secrétaire national chargé des structures et des mouvements de soutien, Saliou Dieng, en sa qualité de Président de la Commission nationale de vente et renouvellement des structures de convoquer la Commission nationale pour le démarrage effectif des opérations suivant le calendrier établi à cet effet. Il est ainsi prévu une cérémonie d’installation de ladite commission, suivie du lancement des opérations de placement et de vente des cartes ce jour, vendredi 16 octobre, à la permanence nationale Oumar Lamine Badji, à partir de 17h.

 MALICK GAKOU ET LE GP NE VEULENT PAS ETRE A LA TRAINE

A l’image du Pds, le Grand parti (Gp) semble lui aussi se réveiller de sa torpeur. En effet, Malick Gakou et compagnie annoncent la reprise de leur tournée politique arrêtée à cause de la pandémie. Ils promettent de se rendre à Tambacounda dans le courant de la deuxième quinzaine du mois d’octobre. Le mois de novembre sera réservé aux régions du Sud du pays, informe le parti dans un communiqué publié le lundi 12 octobre dernier. Pour sa part, le leader de Taxawu Dakar, Khalifa Sall s’était timidement illustré par sa visite aux sinistrés des inondations de Grand Yoff. Après cette sortie, il est reparti se terrer, optant pour la stratégie de l’abstinence médiatique. Un choix de l’ancien maire de Dakar certainement commandé par ses démêlés avec dame justice. Quant au Congrès de la Renaissance démocratique (Crd), ses nombreuses plaintes sans suite semblent lui avoir donné un coup de frein.JEAN MICHEL DIATTA

Me Abdoulaye Wade,le témoignage poignant de son chauffeur…      

iGFM – (Dakar) Chauffeur attitré de Me Abdoulaye Wade, Moudou Diane Diop est incontestablement l’un des détenteurs des secrets du Pape du Sopi. Ce jeudi, lors de la spéciale Abdoulaye Wade dans l’émission «Weundélou de Tfm», il s’est exprimé sur ses rapports avec ce le secrétaire général national du Pds.
«Vous ne pouvez pas savoir la générosité de Wade si vous n’êtes pas proche de lui. Quand il vous donne, il vous donne ce qui peut vous servir. Quand il conseille aussi, il donne des conseils utiles. Moi c’est  ma rigueur qui m’a privé de beaucoup de chose de lui. J’aimais beaucoup Wade.
J’ai entendu beaucoup de choses, et j’ai assisté à beaucoup de choses. Serigne Abdoul Khadre l’avait dit, Serigne Modou Bousso Dieng et Serigen Fallou aussi l’avaient dit. Et j’étais là. Il y a un jour, Serigne Modou Bousso Dieng a dit à Wade ‘‘je ne parlerai plus de politique, mais mon père m’a envoyé vous dire, que même si ce serait pour trois jours, tu prendras le pouvoir’’. Je me suis dit, puisque Serigne Modou Bousso Dieng l’a dit, Serigne Abdoul Khadre l’a dit, je ne laisserai jamais tomber Abdoulaye Wade. Et je me suis fait Baye Fall de Abdoulaye Wade.
Entre lui et moi, notre relation date de longtemps. En 1985 il est entré dans le gouvernement. C’est moi qui le transportais lors des négociations avec Abdou Diouf. En 1986 il m’a amené à la conférence libérale à Barcelone avec Idrissa Seck et lamine Faye. À cette période, m’amener, moi chauffeur, à l’Internationale libérale, cela m’a marqué. Cela montre l’estime qu’il plaçait en moi. Il m’a aussi présenté à Mandela. Ce qui m’a aussi beaucoup marqué.
Quand il a remporté les élections en 2000, j’ai entendu des cris partout. Les dames qui sont venus me l’annoncer. Elles m’ont réveillé, je me suis vite habillé. Vers 10 heures je suis venu à sa maison, il m’a donné une lettre que je devais remettre à Abdou Diouf. À midi j’étais au relais. J’étais accompagné par Pape Seck. J’entendais la radio annoncer sa victoire. J’ étais heureux. Quand je suis arrivé au palais, les gardes étaient en faction. J’ai déposé la lettre, ils ont déchargé, je suis parti.»

Destitution de Cissé Lo de l’Assemblée : M. Diakhaté prend la défense de l’ex 1er vice-président

https://www.dakarmatin.com L’ancien président du Groupe parlementaire “Benno Bokk Yakkar (Bby)” s’est invité au débat sur la destitution de Moustapha Cissé Lo du bureau de l’Assemblée nationale. Une occasion pour Moustapha Diakhaté de rappeler à Macky Sall et Cie le cas du député de Ranérou, Aliou Dembourou Sow. Selon le leader du mouvement MankooTaxawu Sunu Apr, le chef de l’Etat et ses collaborateurs détestent les insultes mais adorent l’apologie de la violence à caractère ethnique. Ce qu’il considère comme “une politique d’indignation sélective qui donne la nausée“.
Destitution de Moustapha Cissé Lô du bureau de l’Assemblée nationale et la mollesse de l’Apr face à l’apologie de la violence ethnique : une politique d’indignation sélective qui donne la nausée.

Macky Sall et Cie

Monsieur Macky Sall and co détestent les insultes mais adorent l’apologie de la violence à caractère ethnique.
Monsieur Macky Sall et son parti ont atteint un sommet dans la politique de deux poids deux mesures, en se livrant à de minables exercices d’indignation sélective qui laissent les Sénégalais pantois.

Affaire Aliou Dembourou Sow

L’absence de condamnation des propos ethnicistes et génocidaires du député Aliou Dembourou Sow est aux antipodes de la violence avec laquelle Monsieur Macky Sall a obtenu l’exclusion de Moustapha Cissé Lô de l’Apr, du Groupe Bby et aujourd’hui sa destitution du bureau de l’Assemblé nationale.

Moustapha Cissé Lo

Manifestement, la répression féroce contre Monsieur Cissé Lô comparée à la honteuse réaction de l’Apr à la suite de l’appel du député Aliou Dembourou Sow aux Peulhs de prendre leurs machettes pour massacrer les opposants au 3e mandat est un blanc seing de massacre ethnique pour maintenir Macky Sall au pouvoir.

Démocratie 

En tout état de cause, les Sénégalais feront face, comme par le passé, pour défendre la démocratie, l’Etat de droit et surtout la norme constitutionnelle relative à la limitation à deux du nombre de mandats présidentiels, selon laquelle ” nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs”.

Assemblée nationale : « Macky Sall est le plus grand frein aux réformes de l’institution parlementaire », selon Moustapha Diakhaté

https://www.pressafrik.com Les députés sénégalais ont élu mercredi les membres du nouveau Bureau de l’Assemblée nationale. Un petit changement est intervenu lors de cette élection. Abdou Mbow est devenu premier vice-président en remplacement de Moustapha Cissé Lo. Contacté par PressAfrik pour savoir son point de vue sur ce nouveau bureau, l’ancien président du Groupe parlementaire de Benno Bokk Yakaar, Moustapha Diakhaté a minimisé le changement. Il a estimé que cette équipe ne peut pas apporter de réponses aux préoccupations des Sénégalais, notamment sur la question des inondations, ajoutant que le Président « Macky Sall est le plus grand frein » aux réformes de l’institution parlementaire.
« Il n’y pas de grand changement à part le départ de Moustapha Cissé Lo. Il n’y a rien de nouveau aussi bien pour ce qui concerne les vice-présidents et secrétaires élus et même le groupe de l’opposition. Et probablement ce sera la même pour les commissions. C’est la même majorité qui est là-bas ou bien les mêmes groupes. Pratiquement on reconduit les mêmes », a d’emblée commenté pour PressAfrik, M. Diakhaté.
S’agissant des préoccupations des Sénégalais, notamment sur la question des inondations, l’ancien ministre conseiller n’est pas convaincu que la nouvelle équipe va apporter des réponses claires. « Pas du tout. Le problème  n’est pas lié à l’équipe et aux députés. D’une manière générale, c’est l’institution parlementaire qui n’a pas les moyens pour remplir correctement ses missions notamment le contrôle de l’action du gouvernement et des politiques publiques. Aussi longtemps que les députés seront laissés à eux, face aux missions qui leur sont confiés, ils ne pourront absolument rien faire« , a expliqué Diakhaté, selon qui, « un député n’a pas compétences dans tous les domaines où l’Assemblée nationale intervient« .
Pour que l’Assemblée nationale puisse jouer son rôle et répondre aux préoccupations des Sénégalais, l’ex parlementaire a fait une proposition. « C’est l’Assemblée qui doit recruter un personnel de qualité des ressources humaines de qualité, des juristes, des économistes, des agronomes pour assister les commissions par rapport à leur travail de contrôle de l’action du gouvernement et d’évaluation des politiques publiques et même par rapport à leur travail d’équipe de projet de loi que le gouvernement soumet à l’Assemblée nationale« .
« Donc pour moi, ces changements au niveau des bureaux ou sectaires élus et même des commissions, ça n’apportera pas grand chose. On aura toujours la même Assemblée nationale qu’on a connue depuis 1962« . a-t-il ajouté avec insistance.
Il a par ailleurs fait savoir qu’à l’Assemblée nationale, les présidents de commission sont mieux payés que les vice-présidents.
Lorsqu’il était député, il a révélé qu’avant la fin de la 12e législature, ils avaient laissé un Règlement intérieur, accompagné de 200 recommandations pour améliorer le fonctionnement de l’institution parlementaire.

« Macky est un jacobin, qui pense que le Président doit être l’Alpha et l’Oméga de l’Etat »

Mais pour Moustapha Diakhaté, malheureusement le président Niasse n’a pas semblé vouloir aller dans le sens dune grande réforme. A titre, il a un excellent allié, le Président Macky Sall qui, de son point vue, est le plus grand frein aux réformes de l’Assemblée nationale. « Lui c’est un jacobin, il pense que seul le président de la République doit être l’Alpha et l’Oméga de l’État. Je pense que c’est à ce niveau-là qu’il y a problème. Si le président a la volonté de réformer l’Assemblée nationale, il peut y avoir des réformes. Mais malheureusement, il y a un problème à ce niveau. En France, les grandes réformes de l’Assemblée nationale ont été menées par des présidents de la République de rupture. Ce qui n’est pas le cas avec le président Macky Sall« , a-t-il conclu.

MACKY ne me fera pas ça ! Par Maître Wagane FAYE

Le nom de Dembourou Sow figurera à jamais dans les annales de l’histoire politique de notre pays, pour les propos attentatoires à plus ou moins long terme de sa cohésion. Je le respecte néanmoins, même si je n’ignore pas que tous les sénégalais conscients et qui craignent que tôt ou tard des individus comme lui, qui courent les rues malheureusement au Sénégal peuvent crée des troubles ethniques qui résulteraient de leur opportunisme notoire qui les pousse à tout faire pour être apprécié par le Président.
Je ne le respecte pas parce qu’il serait respectable, bien au contraire, mais parce que je le comprends, au mauvais sens du terme, pour avoir osé tenir des propos, dans sa langue maternelle, favorables au troisième mandat, source de troubles dans plusieurs pays, qu’il incite maladroitement le président Macky Sall à tenter. En choisissant de s’exprimer dans sa langue maternelle, le “pulaar“ dans ce contexte où il est “haalpular“ comme Macky Sall, ce n’est pas innocent.
L’opportunisme mène à tout, même au risque de faire ressembler notre pays, où des distinctions communautaires n’ont jamais existé, à certains pays de notre continent. Et dire que Monsieur Dembourou Sow est député à l’Assemblée Nationale, de surcroit Président du Conseil Départemental de Matam !
Je me souviens avoir entendu sous un des anciens régimes de notre pays, un député qui avait tenu des propos du genre que son Non Honorable député de Matam a tenu, et qui ont fait trembler plus d’un, à cause de l’apologie de la ségrégation ethniciste qu’ils inspirent.
L’un dans l’autre, il est temps de faire figurer dans notre constitution une disposition à ne jamais modifier même d’un iota, martelant qu’aucun Président de la République ne peut briguer un troisième mandat à l’expiration d’un deuxième mandat. Et puis que les sénégalais prétendent être musulmans à plus de 90% et catholiques à 10% et affichent une piété à nulle autre pareille, jusque dans les bus, ce ne serait pas de trop de mettre dans la constitution une autre disposition rendant obligatoire une prestation de serment, la main sur le Coran ou sur la Bible, c’est selon, de déclarer l’engagement de ne jamais envisager de se présenter pour un troisième mandat aux élections présidentielles.
C’était dans cet ordre d’idée que j’avais sursauté de joie en entendant le Président Macky Sall, prononçant un discours, prendre un engagement dont l’exécution l’aurait honoré et rendrait fiers les sénégalais résidant à l’étranger, notamment ses représentants diplomatiques, qu’il allait présenter un projet de révision constitutionnelle où le mandat présidentiel de sept ans serait remplacé par un mandat de cinq ans renouvelable une fois. Aussitôt je trempai ma plume dans de l’encre indélébile pour lui écrire une lettre ouverte, le 10 février 2015 pour le féliciter en mettant l’accent sur le fait qu’il ne saurait pas mieux faire et que son nom resterait gravé en lettres d’or dans les annales de l’histoire africaine. En effet, les populations de notre continent en ont marre des agitations qui troublent leur sommeil pour des tiraillements politiciens à l’approche, pendant et après les élections présidentielles.
Lorsque cette lettre ouverte avait été publiée dans des organes de presse, certains de mes confrères et autres relations de travail rencontrés dans les palais de justice m’avaient reproché d’aller trop vite, me rappelant le cas Abdoulaye Wade dont le cas Macky Sall pourrait être une réédition.
Quelque peu refroidi par ces propos et après avoir tourné ma langue sept fois dans la bouche, je m’étais adressé au Président Macky Sall, comme s’il était en face de moi “Macky tiens bon“.
Mais chemin faisant, je ne donnerai pas ma tête à couper que le Président Sall sera aussi solide, aussi tenace pour balayer d’abord ses propres hésitations, confirmer en des termes univoques, face aux lobbies de divers horizons dont fait partie ce devenu célèbre député Dembourou Sow, qu’il serait exclu qu’il fasse du “wax waxeet“. Ainsi il couperait l’herbe aux pieds à toute cette faune profitards de sa présence à la tête de l’Etat, qui en sont arrivés à perdre de vue qu’après la belle vie que leur procure la proximité avec lui, il existe une autre vie, plus digne, de loin plus digne celle-là.
En résumé ceux qui ont attentivement suivi les cursus suivis par un Alpha Conde en Guinée et par un Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire, pour limiter à ces deux célébrités la liste non exhaustive des chefs d’Etat africains qui semblent prendre le fait de quitter le pouvoir comme une mort, en sont arrivés à les trouver répugnants aux yeux de ceux qui n’avaient que de la considération pour eux. Unissons nos efforts, fermons de gré ou de force la bouche des thuriféraires capables de faire croire à Macky Sall qu’il serait un démi-Dieu.Maître Wagane FAYE,13 octobre 2020

Ndèye Fatou Ndiaye Diop Blondin : «Face à des gens qui se ‘recyclent’ le renouvellement de la classe politique est un impératif»

https://www.dakaractu.com Elle fait partie de l’espace politique même si elle ne s’affiche pas tout le temps, car ayant sa propre stratégie. La coordonatrice de Aar Li Nu Bokk, à travers ce nouveau numéro de « L’Entretien » prendra le contre-pied du régime en place estimant que le pays est dans une situation agonisante.
Beaucoup d’autres sujets seront abordés  avec Ndeye Fatou Ndiaye Diop Blondin dans cet entretien, notamment l’avenir de ces différentes plateformes telles que Aar Li Nu Bokk ou encore Nio Làank. Mais également les questions politiques et spécifiquement « ce mutisme » de certains leaders de l’opposition.
Le membre de la Coalition JOTNA a aussi exprimé ses regrets sur certains points relatifs à la gestion de la pandémie au coronavirus non sans oublier de donner ses propostions sur l’après-covid ainsi que les secteurs sur lesquels nous devons miser pour faire face aux effets de la covid-19.
La responsable politique de Mbour abordera, pour finir, les perspectives et son avenir politique dans sa localité.Entretien…

Absence « assourdissante » à l’hémicycle : Pape Diop ou la politique du « siège vide ».

https://www.dakaractu.com Qu’est devenu l’ancien maire de Dakar? N’est-il pas temps, pour lui de sortir de son mutisme pour « chasser les idées tordues » qui se focaliseraient sur un possible deal avec le régime en place? Pourquoi, en tant que député, on ne le voit plus à l’Assemblée nationale ?
Autant de questions qui méritent d’être posées quand on voit cette « machine qui peine à se déclencher dans l’espace politique. »
Au niveau de l’Assemblée nationale, on se demande si, une légitimité parlementaire existe toujours avec ces nombreuses absences.
En effet, se basant sur l’Article 104 du règlement intérieur qui stipule que « Lorsque, sans excuse légitime admise par l’Assemblée nationale, un député aura manqué, au cours de son mandat, aux séances de deux sessions ordinaires consécutives, son indemnité parlementaire est immédiatement suspendue », l’ancien maire de Dakar peinera à convaincre pour le maintien à son siège de député.
De la même manière qu’il s’est « démarqué » de l’espace politique dans sa globalité, en ne se prononçant sur aucun point d’actualité, l’attitude du patron de Bokk Gis Gis interpelle plus d’un sur l’avenir de son parti.Stratégie politique ou signe agonisant d’un démocrate? L’avenir nous édifiera…

Gouvernement : Le remaniement pourrait intervenir, ce week-end

https://www.beut7.com Le Président Macky Sall a visiblement tenu son dernier Conseil des ministres, hier mercredi 14 octobre 2020, où il a été le seul à prendre la parole. Selon nos radars, il n’y a pas eu de communication des ministres. Au lendemain de ce conseil des ministres, le chef de l’Etat a pris un vol direction Abudja. Où étant, il devrait faire les derniers réglages avant le remaniement qui pourrait intervenir ce week-end. En déplacement, il ne sera pas possible de le joindre ou de forcer une audience pour l’influencer sur ses choix. Comme à chaque changement de gouvernement, le Chef de l’Etat évite les manoeuvres de dernière minute. A suivre…

Construction mosquée : Polémique entre l’Association des imams et Jean Baptiste Diouf

https://www.seneweb.com L’Association des Imams et Oulémas du Sénégal est en bras de fer contre le maire de Grand-Dakar. Imam Oumar Diène et Cie accusent Jean Baptiste Diouf de vouloir faire main basse sur leur terrain où il est prévu la construction d’une mosquée. Selon le secrétaire général des imams et oulémas du Sénégal, ce site avait été attribué par le Président Léopold Sédar Senghor en 1980.
« La commune d’arrondissement de Grand-Dakar dirigée par Jean Baptiste Diouf s’est immiscée dans notre terrain pour récompenser ses militants. Certains disent qu’il l’a vendu, d’autres disent qu’il l’a coupé et il s’oppose à ce qu’on construise une mosquée. On ne va pas se laisser faire car ce titre foncier nous appartient », a-t-il soutenu sur IRadio.
Le mis en cause qui livre sa version rejette totalement ces accusations dont il fait l’objet. Jean Baptiste Diouf dit avoir interpellé la Descos après avoir été informé par ses services techniques sur la construction d’une mosquée sans autorisation
« Personnellement, ce sont mes services techniques qui font le tour pour voir les constructions dans la commune qui m’ont informé de la situation. Ils ont vu qu’ils avaient démarré des constructions et ils leur ont demandé de justifier
l’autorisation de construire. C’est par la suite que j’ai appelé la Descos pour qu’elle leur demande les papiers concernant cette construction. Mais il n’y a rien d’autres. Je ne sais pas à qui appartient ce terrain ni comment ils l’ont acquis, ce n’est pas de ma responsabilité. L’essentiel, c’est qu’ils nous montrent leur autorisation ».

CONSOMMATION DE CHANVRE  : 15 jours ferme pour « 10.000 problèmes »

Libération Sénégal online-Le tribunal a condamné, ce jeudi,, Mouhamed Fall dit « 10.000 problèmes » à quinze jours de prison. Le prévenu qui a reconnu qu’il détenait deux joints lors de son interpellation, a présenté de plates excuses à la barre non sans solliciter la clémence du tribunal.

MOIS DE SEPTEMBRE/INTERPELLATIONS  : Les chiffres de la police

« Durant le mois de septembre 2020, les services relevant de la Direction de la sécurité publique (Dsp), de la Direction de l’office central de répression du trafic illicite des stupéfiants (Docrtis), de la Direction de la police judiciaire (Dpj) et de la Direction de la police de l’air et des frontières (Dpaf) ont mené sur l’ensemble du territoire national des opérations de sécurisation qui ont abouti à l’interpellation de trois mille trois cent-dix-neuf (3319) individus, pour diverses infractions. Ces interpellations sont réparties comme suit : 391 individus appréhendés pour atteintes aux biens (vol, recel, abus de confiance, détournement, escroquerie…), 268 pour infractions au code des drogues, 150 pour atteintes aux personnes (homicides, accidents mortels, tentative de meurtre, coups et blessures volontaires, violences à ascendants, viol, attentat à la pudeur), 216 pour atteintes à la paix publique, 87 pour infractions aux Tic (sextorsion, transactions frauduleuses, harcèlement, chantage, injures …), 442 pour ivresse publique et manifeste ainsi que 1765 pour vérification d’identité.
Dans le cadre de la lutte contre le crime organisé, ces directions, ont procédé au démantèlement de plusieurs groupes criminels durant le mois de septembre 2020. Elles ont saisi 539,558 kilogrammes et 1651 cornets de chanvre indien ; 07 boulettes de cocaïne, 32 képas, 08 pierres, 27 pilules d’Ecstasy, 148,6 grammes d’haschisch, 1152 comprimés « vitamax » et 10 comprimés « phénobarbital »
Poursuivant la lutte contre le grand banditisme, 11 bandes de malfaiteurs ont été démantelées dont 01 pour escroquerie et exercice d’une profession réglementée sans autorisation, 03 pour confection et trafic de faux billets de banque, 02 pour trafic de drogue, 01 pour vol de bétail, 02 pour association de malfaiteurs, 02 pour agression mortelle.
Le mois de septembre a été marqué par quatre (04) cas d’atteinte à l’intégrité physique ayant entrainé mort d’homme.
Sur le plan de la sécurité routière, 1364 véhicules automobiles, 3794 motos et 14 calèches ont été immobilisés; 550 accidents de la circulation ont été constatés dont 297 matériels, 230 corporels et 23 mortels.
L’examen de l’évolution de la criminalité permet de conclure à une tendance baissière depuis plusieurs mois avec un taux d’élucidation de plus de 99 % des crimes.
Parallèlement à ces actions, la police nationale mène quotidiennement des opérations de lutte contre la pandémie du coronavirus par la sensibilisation sur le respect des mesures barrières.Le bureau des relations publiques de la police »

Elections locales : L’Etat décaisse 7 milliards pour son organisation

https://www.beut7.com Les élections locales vont-elles se tenir en 2021? En attendant de répondre à cette interrogation, les Échos renseigne qu’un montant de 7 milliards de Fcfa est inscrit dans le projet de budget 2021 du ministère de l’Intérieur pour l’organisation de ladite joute électorale. A noter que les élections locales, maintes fois repoussées, doivent se tenir, sauf nouveau report, au mois de mars 2021.

AFFAIRE DES 94 MILLIARDS  : Un an après la plainte de Mamour Diallo, le dossier dort dans les tiroirs

Libération Sénégal online –Le 15 octobre 2019, Mamour Diallo portait plainte, devant le procureur, contre Ousmane Sonko, leader de Pastef, dans l’affaire dite des 94 milliards de Fcfa. Un an jour pour jour après, cette plainte dort toujours dans les tiroirs. Selon les informations de Libération online, à la date d’aujourd’hui, aucune enquête préliminaire n’a été ouverte.

Apr Guédiawaye : Vers de nouvelles défections…

https://directnewsinfo.com Militant de la première heure au sein de l’Alliance pour la République (APR), Vieux Boubacar Diop envisage de quitter le parti beige-marron de Macky Sall. Et pour cause, dit-il, outre de nombreux manquements, la promotion de la médiocrité mine l’Apr à Guédiawaye.
“Macky doit rectifier le tir”
“Si le président veut réussir sa politique à Guédiawaye, il n’a qu’à rectifier le tir. Ses anciens compagnons sont rétrogradés au second plan, alors qu’ils étaient là pendant les moments les plus difficiles”, laisse entendre celui qui affirme avoir accompagné le président Macky Sall pendant 13 ans.
Et d’ajouter : “Nous sommes en train de méditer sur la conduite à tenir quand on sait que l’APR est en hibernation profonde à Guédiawaye. Rien ne montre que le parti vit dans la banlieue. L’Apr est un parti d’élections. Il ne se réunit que quand il y a élection. Il n’y a plus de permanence à Guédiawaye, sauf Ndiarème qui est sur le point d’être fermé”.
Et la cause ?
“Les nommés et les élus ne cotisent pas. Ils l’avaient laissé à Aliou Sall qui n’en peut plus. Le président Macky Sall doit sanctionner positivement ceux qui mouillent le maillot et négativement ceux qui n’ont aucune utilité. C’est le cas de Guédiawaye. Ils attendent la visite du président Macky Sall dans notre localité pour se bousculer devant lui et bomber le torse alors qu’ils n’ont rien fait. Tout cela va cesser et bientôt le président comprendra que ce ne sont pas eux qui gagnent les élections… On est dans le parti. Mais nous avons aussi un mouvement national qui s’appelle le Grame et on a un programme”, renchérit-il.
Vieux Boubacar Diop n’a pas manqué de se démarquer de l’affaire de l’audio opposant Ousmane Sonko à Mansour Faye : « Mansour Faye doit nous édifier sur la gestion des milliards utilisés pour la logistique de transport dans le cadre de la Covid -19 au lieu d’installer un faux débat. Les Sénégalais attendent de lui qu’il nous édifie sur cet argent qu’il a eu à gérer de même que les fonds qui lui ont été assignés pour voler au secours des sinistrés. C’est sur ce terrain qu’ il est attendu. Toute autre démarche serait pure diversion

Foncier : « Sonko et Cie sont disqualifiés pour donner des leçons » (Papa Malick Ndour, Prodac)

https://www.seneweb.com « Sur la question du foncier, je suis d’avis qu’il nous faut une réforme en profondeur de notre dispositif actuel. Et les actes posés récemment par le Président Macky Sall nous rassurent. Il y a eu la réforme de la composition de la CCOD qui est un pas décisif. Il y a aussi la décision de confier une partie du foncier à la CDC et à la Safru. C’est un modèle qui place tous les Sénégalais sur un pied d’égalité par rapport aux ressources publiques » campe, d’emblée, Papa Malick Ndour.
Le coordonnateur national du Prodac d’ajouter : « Ceci étant dit, je me dois de rappeler que Ousmane Sonko et Cie sont disqualifiés pour parler de foncier au Sénégal et donner des leçons. Aujourd’hui, ils parlent de boulimie foncière du régime alors que, dans un passé très récent, ils étaient complices et acteurs de l’ensemble des braquages fonciers qui se sont opérés durant la période 2000-2012. Bref, leur silence était coupable. Aujourd’hui, la vérité sur le foncier est sans appel : on ne peut rien reprocher au régime actuel car tous les actes posés jusque-là ne souffrent d’aucune irrégularité ».
Le président du Conseil départemental de Guinguinéo d’enfoncer le clou : « Par exemple, pour les affectations de parcelles loties, tout le monde sait que ces opérations obéissent à des règles et critères bien définis que personne n’ignore, car ne datant pas d’aujourd’hui. C’est tellement clair que certains dirigeants de Pastef ont eu à bénéficier de ces dispositions, encore en vigueur en matière de dévolution foncière, pour détenir des baux dans la zone de l’aéroport, du Cices et de Rufisque à la suite d’une grève que Ousmane Sonko lui-même, alors tout puissant Secrétaire général du Syndicat des travailleurs des impôts et domaines, avait qualifié de braquage foncier opéré sur fond de menace et d’intimidation. Allez demander à ses acolytes Bassirou Diomaye Faye et Birame Soulèye Diop comment ils ont fait pour avoir des terrains, ils ne vous diront jamais qu’ils les ont achetés avec leur propre argent. Allez leur demander s’ils n’ont jamais vendu de terres, ils ne répondront jamais par la négative. Je les défie tous de prouver le contraire de mes affirmations ».
Pour finir, Papa Malick Ndour de marteler : « Certainement, ils soutiendront qu’ils avaient bénéficié de quota dans le lotissement administratif en tant qu’inspecteurs des impôts et domaines, voilà un « système » qu’il fallait combattre et ils avaient tous les moyens de le faire. Non seulement ils ne l’ont pas fait, mais ils ne le feront jamais. Car, c’est leur « système » à eux et ils l’entretiennent. Voilà la vérité historique ».

ENTRE BUSINESS D’HOMMES D’AFFAIRES COUVERTS PAR UN RÉGIME COMPLICE ET COMBAT D’UN PATRIOT : «Le Protocole de l’Elysée» NOUS PARLE ! Par Alpha Daouda BA, écrivain.

Ce chapitre, dans lequel Thierno Alassane SALL nous revient sur des contrats qui lièrent l’Agence de Régulation des Télécommunications et des Postes à la Société Touba Real Estate appartenant au grand homme d’affaires sénégalais Papa Amadou Cheikh AMAR, est une suite d’informations scandaleuses que l’auteur nous livre avec beaucoup de clarté.
Thierno Alassane SALL se rappelle déjà sa rencontre avec l’ancien Directeur général de l’ARTP à qui, il avait succédé dans cette institution. «Je vous laisse un patrimoine considérable : outre l’immeuble de la Rue Amadou Assane Ndoye, vous allez bientôt réceptionner deux nouvelles acquisitions qui vont considérablement améliorer les conditions de travail des agents», l’auteur du Protocole de l’Elysée nous rapporte les propos du DG qu’il avait remplacé (page 161).
Après être installé dans ses nouvelles fonctions de DG de l’ARTP, Thierno Alassane SALL se rendra très vite compte des terrains vides suite à la visite qu’il avait effectuée sur le site des immeubles indiqués précédemment par son prédécesseur. Etait-ce là un manque de rigueur dans le dossier ou un dossier sans suite ?
L’auteur poursuivra ses enquêtes sur ce dossier qui était établi sous WADE, un Président de la république très proche de l’homme d’affaire en question, Papa Amadou AMAR. Les recherches vont permettre de découvrir que l’ARTP avait entièrement versé une somme à hauteur de 8, 2 milliard de FCFA à la société TRE qui n’avait pas commencé jusque-là les travaux, sinon des petites fondations alors que le délai de livraison des bâtiments était arrivé à terme.
Des milliards de Francs CFA étaient en train de circuler entre les mains d’hommes insoucieux de l’urgence du pays. Des milliards circulaient après des décrets que Monsieur WADE était habitué à formuler. Et pourtant bien à cette époque, les urgences étaient là comme nous le rappelle l’auteur à la page 165 de son livre :
« A cette période, les universités n’en pouvaient plus de la surpopulation dans les amphithéâtres et les pavillons, les enseignements dans de nombreuses écoles se faisaient dans des abris provisoires si ce n’est à l’ombre des arbres, nombre de localités du pays n’avaient pas accès aux services vitaux tels que l’eau, l’électricité et la santé. Des femmes en couches mouraient lors d’évacuations vers des postes de santé dépourvus du minimum ».
Parallèlement à ce dossier ARTP/TRE, Thierno Alassane SALL s’interrogeait à l’époque du rôle que devaient jouer les agents de l’ARTP face à des marchés aussi importants qui liaient la société étatique à d’autres sociétés. Qu’avaient-ils pu faire ou tenté pour pouvoir protéger les intérêts de l’ARTP?
Mais en tout état de cause, l’ancien DG de l’ARTP Monsieur DIAO et le Président Wade étaient les véritables facilitateurs dans les grandes décisions qui ont coûté à l’agence nationale des sommes calamiteuses. Le Président Abdoulaye WADE et des hauts fonctionnaires qui devaient tout faire pour sauver les intérêts du peuple sénégalais se sont entre eux permis de se partager des contrats du marché public de l’Etat et des terrains situés un peu partout sur Dakar et le reste du territoire. Ils ont conduit à une faillite totale de l’Etat et à une trahison que l’histoire du Sénégal mentionnera toujours dans ses agendas. Thierno Alassane SALL nous parle aussi de l’architecte Goudiaby ATEPA qui réclamait de l’ARTP un montant que la société nationale lui était redevable.
L’architecte laissait croire que le Président WADE lui avait confié un projet de mise en place d’une radiotélévision africaine. Le Président WADE lui-même s’en était ravisé plus tard mais comme le précise l’auteur du Protocole de l’Elysée dans le livre (page 179), Monsieur ATEPA réclamait son argent vu qu’il avait commencé des travaux. Ce dossier ne fut pas traité par Thierno Alassane SALL (dossier mis de côté) qui cherchait d’abord à régler les affaires MTL et TRE.
Thierno Alassane SALL avait dans cette dynamique convoqué une conférence de presse pour rendre public l’affaire de Papa Amadou Cheikh AMAR. Les ripostes ne tardèrent pas, Monsieur AMAR est l’un des personnes les plus réseautées du pays. Il est ami à certains médias.
La gestion des ressources du Sénégal dans la sobriété et la vertu était ce qui animait l’esprit du DG de l’ARTP Thierno Alassane SALL mais son combat sur le dossier susmentionné sera chambardé par le Président Macky SALL qui le voulait ailleurs pour des intérêts plus que politiques que patriotiques.
Thierno Alassane SALL, nouvellement nommé Ministre des infrastructures et des transports, se rendra plus tard compte que l’ARTP avait renoué un autre contrat avec une autre société (Cde) pour la suite des constructions de ses deux immeubles. Le peuple sénégalais méconnaît encore la suite des milliards déjà versés à la société de Monsieur AMAR.
Thierno Alassane SALL s’inquiète à nouveau : «jamais je ne comprendrais le dénouement de ces dossiers non que je n’aie saisi le jeu perfide qui se déroula derrière les coulisses mais simplement parce qu’il constitue le parfait cas d’école des vices que nous avions fait le serment d’éradiquer. Nous avions combattu Abdoulaye Wade pour la déchéance morale et économique qu’il avait infligée au Sénégal. Ces affaires méticuleusement documentées sont le témoignage de la faillite organisée des institutions du Sénégal dont Wade reste le grand ordonnateur.» (Le Protocole de l’Elysée, page 182).

Sougou Persiste Et Signe : «Le Dossier Téliko Est Vide»

Retour sur l’affaire du juge Téliko…Le magistrat n’est pas obligé au conformisme et ne saurait être réduit au silence…
La participation active des magistrats au débat public fait, depuis longtemps, l’objet d’un large consensus. Par un avis du 9 octobre 1987, le Conseil supérieur de la magistrature en France a précisé « que le magistrat n’est pas « obligé au conformisme et ne saurait être réduit au silence. Le principe de sa liberté de pensée, d’opinion et d’expression est le fondement même de « ce droit particulier » à l’indépendance qui distingue le magistrat du fonctionnaire. Le service de la justice ne peut fonctionner que s’il inspire confiance et respect au justiciable et au citoyen. Cette confiance repose en partie sur l’assurance que la justice est rendue avec impartialité et neutralité ».
Il existe une abondante jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme qui consacre la liberté d’expression. L’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme « Toute personne a droit à la liberté d’expression. Ce droit comprend « la liberté d’opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu’il puisse y avoir ingérence d’autorités publiques et sans considération de frontières ». Dans un arrêt Kudeshkina du 26 février 2009, la CEDH a condamné la Russie pour violation de l’article 10 de la convention à raison de la sanction disciplinaire prononcée contre une juge qui avait dénoncé des dysfonctionnements judiciaires. La CEDH a rappelé la liberté d’expression dont bénéficie les magistrats et jugé que le thème de la corruption et l’indépendance de la justice constituaient des questions d’intérêt public majeur.

Les magistrats ont le droit de critiquer le fonctionnement de la Justice et leur devoir de réserve ne s’étend pas à leurs commentaires.

C’est le sens d’un jugement rendu en octobre 2019 par la chambre du « Tribunal disciplinaire » de Namur (Belgique), suite à un recours contre une sanction disciplinaire infligée, à un magistrat. Bruxellois qui avait critiqué les projets de réforme de la procédure pénale du ministre de la Justice, rappelant une jurisprudence constante de la Cour européenne des droits de l’Homme, selon laquelle dans une société démocratique, le magistrat a non seulement le droit, mais également le devoir de s’exprimer sur le fonctionnement du système judiciaire.
En France, la libre critique des décisions de justice, y compris par un syndicat de magistrats a été confortée par le jugement de relaxe de la 17ème chambre du tribunal correctionnel de Paris rendu le 23 novembre 2016. Le Groupe d’information et de soutien des travailleurs immigrés, la Ligue des droits de l’homme et le Syndicat de la magistrature avaient publié, un communiqué commun critiquant une décision de la cour d’appel de Paris qui refusait à un jeune étranger isolé sa prise en charge par l’Aide sociale à l’enfance. Le tribunal correctionnel de Paris a déclaré que le délit de discrédit n’est pas constitué. Les termes du jugement sont sans équivoques  : « le Syndicat de la magistrature a vocation, en tant que syndicat de magistrats, à défendre non seulement les droits individuels et collectifs de ces professionnels, mais également l’institution judiciaire,  sauf à lui faire perdre toute substance et tout intérêt, cette défense ne saurait signifier une approbation inconditionnelle de l’ensemble des actes et décisions de nature juridictionnelle ou la soumission dudit syndicat à un devoir de réserve similaire à celui exigé des magistrats pris individuellement ». La notion de discrédit et le devoir de réserve du magistrat sont clairement circonscrits  :  le devoir de réserve ne signifie pas une approbation inconditionnelle de l’ensemble des actes et des décisions de justice.
Plus récemment, dans une tribune publiée dans le journal le Monde, le 29 septembre 2020, les deux plus hauts magistrats de l’ordre judiciaire, Chantal Arens, Présidente de la Cour de Cassation et François Molins, Procureur général près de la Cour de Cassation, ont  critiqué publiquement le ministre de la Justice, Eric Dupont MORETTI, précisant qu’il est de la responsabilité du garde des Sceaux, garant de l’indépendance des magistrats, de veiller constamment  à préserver l’institution judiciaire de toute forme de déstabilisation. La présidente du syndicat de la magistrature, Katia Dubreuil, a relayé cette tribune sur tous les plateaux de télévision, accusant nommément le garde des Sceaux de « détournement de pouvoir », dénonçant par ailleurs une crise institutionnelle. Aucune procédure de sanction disciplinaire ne sera initiée à leur encontre qui n’effleure même pas l’idée du ministre de la justice.
La liberté d’expression est un droit fondamental, reconnu aux magistrats comme à tous les citoyens, et la remise en cause de cet acquis est dénoncée, avec la plus grande fermeté, surtout lorsqu’elle prend le prétexte de la violation de l’obligation de réserve. Le devoir de réserve n’interdit nullement aux magistrats d’intervenir dans le débat public. Bien au contraire, en tant que citoyens, en première ligne sur le front des injustices et de la justice, les juges ont l’obligation de ne pas se taire. Les règles (loyauté, et devoir de réserve) visent à assurer un équilibre entre la préservation de l’impartialité et le droit des magistrats de s’impliquer dans la vie de la cité.

Conclusion  :

Contrairement à une légende savamment entretenue, Il n’est nullement interdit de commenter une décision de justice au Sénégal. Il n’existe aucun texte au Sénégal qui interdit de commenter une décision de justice. Aucune disposition de la Loi organique n° 2017-10 du 17 janvier 2017 portant Statut des magistrats, y compris l’article 9 sur le serment agité par le régime, dans le cadre d’une gigantesque entreprise de désinformation ne pose une telle interdiction (nulle part, il n’est écrit qu’il est interdit de commenter une décision de justice). L’interdiction de jeter le discrédit sur une décision juridictionnelle relève de l’article 198 du code pénal  : « quiconque aura publiquement par actes, paroles ou écrits chercher à jeter le discrédit sur un acte ou une décision juridictionnelle, dans des conditions de nature à porter atteinte à l’autorité de la justice ou à son indépendance, sera puni d’un à six mois d’emprisonnement et de 20 mille à 100 mille francs d’amende ou de l’une de ces deux peines seulement ». Il n’est pas interdit de commenter une décision de justice ; en revanche, il est interdit de jeter le discrédit sur la justice ou une décision de justice (une nuance fondamentale).
La nécessité de commenter et de critiquer les décisions de justice est liée au fait que les juges sont des hommes et donc faillibles. L’affaire d’Outreau, un scandale judiciaire qui a défrayé la chronique en France au début des années 2000 en est l’exemple patent. 13 innocents ont été maintenus en prison pendant plusieurs années, en détention préventive, jugés « coupables de viols », d’agressions sexuelles, de corruption de mineurs et de proxénétisme, sur la base de simple déclarations d’enfants. Cette affaire a mis en exergue les graves dysfonctionnements de la justice et conduit à la mise sur pied d’une commission d’enquête parlementaire. Des réformes ont été proposées. La décision judiciaire du juge BURGAUD a été largement commentée et remise en cause (les détenus ont été libérés et innocentés). Le juge a été muté. Reconnaitre ses dysfonctionnements, en vue de les corriger, permet à la justice de progresser.
En se prononçant sur une décision de justice de la cour de justice de la CEDEAO, revêtue de l’autorité de la chose jugée, et en précisant, au cours de l’interview que le Sénégal regorge de ressources humaines de qualité permettant à notre pays d’éviter des déconvenues telles que l’arrêt de la CDJ de la CEDEAO du 29 juin 2018, dans l’affaire Khalifa Sall, le juge TELIKO n’a commis aucune faute. Au contraire, le Président de l’UMS qui agit au nom des magistrats dont il défend les intérêts matériels, moraux et professionnels est parfaitement dans son rôle de défendre et d’illustrer l’indépendance de la Magistrature telle qu’elle a été proclamée par la ConstitutionLe serment n’est pas une bible qui réduit le magistrat au silenceLe dossier « TELIKO est vide » et la procédure à son encontre s’effondre, tel un château de cartes.Seybani SOUGOU – E-mail  :  sougouparis@yahoo.fr

Procès en diffamation : Aliou Sall réclame 1 milliard FCfa à D-média

http://lesoleil.sn Bougane Gueye Dany, Président directeur général du groupe de presse D-media et Ahmed Aidara, journaliste dans le même groupe ont comparu, jeudi, et plaidé non coupables. Ils sont respectivement poursuivis, pour diffamation et complicité de diffamation, par le maire de Guédiawaye, Aliou Sall.
L’édile de Guédiawaye avait déposé sa plainte, suite à la revue de presse d’Ahmed Aidara d’un article paru dans le quotidien Direct News. Selon le plaignant, Ahmed Aidara en lisant l’article, sous le sceau d’une revue de presse faisait, selon M. Sall, recours à des termes qu’il juge «diffamatoires». L’article en question revenait sur une éventuelle vente d’un site qui appartiendrait à la mairie de Guédiawaye estimé à un milliard.
Me Sadel Ndiaye, avocat d’Aliou Sall réclame la somme d’un milliard de FCfa en guise de dommages et intérêts. Me Boubacar Wade, avocat de la défense soulignant que l’acte diffamatoire n’a pas été établi. Ainsi il plaide pour la relaxe pure et simple. Le parquet a requis l’application de la loi et le délibéré est fixé au 19 novembre.

LES PIQUES DE L’AS DE CE JEUDI

SenePlus  |   Publication 15/10/2020

Journée internationale de l’alimentation

Dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de l’alimentation, prévue le 16 octobre, le Président Macky Sall a engagé les ministres concernés à consolider la dynamique de concertations avec l’ensemble des acteurs, en vue de renforcer la souveraineté alimentaire du Sénégal, la politique de nutrition, de même que l’ancrage systématique de la doctrine du « Produire et du Consommer local». Dans cette logique, le chef de l’Etat a exhorté le gouvernement à organiser, pour toutes les filières, une bonne campagne de commercialisation agricole.

Vidéo lomotif : une bande de lesbiennes mineures démantelée par la police

https://actusen.sn La police vient de démanteler un réseau de pédopornographie impliquant de jeunes mineures. Selon le journal EnQuête, trois “actrices” pornographiques, âgées entre 15 et 17 ans, ont été arrêtées. Il s’agit de M. D. qui joue le rôle de l’homme, M. S. et P. F. qui forment une bande de lesbiennes tournant des vidéos pornographiques en utilisant des vibromasseurs ou sextoys.
F., présumé cerveau de ce réseau de prostitution, ajoute la même source, utilisait les filles mineures (15 et 17 ans) pour tourner des films amateurs de pornographie. Les vidéos étaient vendues à une clientèle masculine à 50 000 F Cfa. Après écoulement du produit, il remettait aux “actrices” leurs commissions.

Pr Malick Ndiaye : «Au Sénégal nous n’avons pas encore une assemblée nationale, mais une assemblée territoriale»

https://www.seneweb.com L’Assemblée nationale dans sa structure actuelle et son fonctionnement ne correspond pas au modèle requis pour répondre aux aspirations du peuple. Telle est la quintessence des idées développées par le Professeur et sociologue Malick Ndiaye, invité de Seneweb radio ce jeudi.
« Nous n’avons pas encore au Sénégal une assemblée nationale, nous avons ce qu’il faut appeler encore, malheureusement, une assemblée territoriale », campe d’emblée Pr Malick Ndiaye selon qui, le mal, remonte aux années qui ont précédé les indépendances. Il explique : « L’assemblée territoriale est une expression de la dictature des quatre communes du régime de l’indigénat et de l’ex colonie du Sénégal (…). L’assemblée territoriale n’est pas fondée sur les peuples et les vertus des peuples mais sur les besoins et les options des colons. C’est pourquoi une des graves fautes commises par les Sénégalais (que je respecte) qui se sont réunis du 25 novembre 1958 à Saint-Louis au 24 janvier 1959 sous forme de ce qu’on appelait l’assemblée constituante du Sénégal, ils ont fait une erreur monumentale, ils auraient dû rejeter, comme cheikh Ahmadou Bamba l’a fait, la formule de gouvernance territoriale de l’Etat du Sénégal, pour dire, pour faire un Etat nous allons partir de nos fondamentaux, de nos valeurs de foi, de religion… Or, ces Sénégalais-là ont avalisé les données de l’Etat que nous pouvons appeler aujourd’hui l’Etat-nation. Le Sénégal n’a pas d’assemblée nationale, mais une sorte d’assemblée territoriale », insiste l’universitaire.
Le Professeur de sociologie à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar et directeur de la revue Prospective espère que l’année 2022 qui marque la fin du mandat de l’assemblée nationale actuelle, permettra de rattraper 60 ans de retard et de rectifier le tir. « L’Assemblée nationale (là) devrait se corriger et j’espère que c’est cela qui va se faire en 2022, c’est-à-dire créer au Sénégal une assemblée constituante, souveraine qui va reprendre tout. Je regrette le retard de 60 dans la refondation de cette assemblée territoriale », conclut-il.

Ce que cache le lyrisme de Niass Par Assane Samb

La dernière sortie du Président Niass sur les missions de l’assemblée s’est faite avec lyrisme.
Il a préféré l’expression intellectuelle, poétique, à la place du concret qu’appellent les dossiers de l’heure.
Quand il dit que personne ne peut dire à l’assemblée ce qu’elle doit faire, il s’inscrit dans une dynamique qui, pour lui, serait décalée du peuple qui a élu ses membres.
Nous ne sommes pas sûrs que ce soit exact dès lors que toutes les institutions de la République sont, d’une façon permanente, soumises au contrôle direct du peuple par toutes les voies légales.
Chaque citoyen peut saisir la presse pour dire ce qu’il pense.
Mieux, quand il souligne que l’assemblée sait ce qu’elle doit faire, comment et pourquoi, pour le paraphraser, nous ne sommes pas sûrs que cela se vérifie tous les jours.
Les députés qui arrivent dans l’institution sont, pour certains analphabètes, ce qui est un vrai handicap et pour d’autres, dans l’incapacité de maîtriser les missions pour lesquelles ils ont élus.
L’institution elle-même a des problèmes sérieux pour assumer son rôle de contre-pouvoir avec le contrôle de l’action publique.
Les autres missions comme le vote des lois, des budgets, etc. sont faites avec une complicité réelle pour ne pas dire une complaisance envers le pouvoir exécutif.
En clair, ce que cache réellement le lyrisme de Niass, c’est le malaise lié au fait que si l’assemblée tarde à être de rupture, ses députés comme Aliou
Dembourou Sow croient plutôt qu’ils sont exclusivement à la solde de leurs mentors et non du peuple.
Car, ceux qui attendaient une assemblée du peuple sont très déçus. Face aux propos aussi attentatoires à l’unité nationale, aucun mot n’a été prononcé par l’assemblée parce que simplement il est de la majorité.
Car s’il était de l’opposition, il y aurait eu une avalanche de condamnations.
Toute cette situation donne raison à ceux qui pensent fort qu’il n’y a qu’un seul pouvoir au Sénégal.
L’exécutif écrase tous les autres. Notre régime politique, présidentiel ou même présidentialiste, opère la concentration des pouvoirs entre les mains d’une seule personne.
Et dans le danger dans ce système, c’est que tous ceux qui lui sont hostiles peuvent passer de mauvais moments s’il décide de ne pas les laisser en paix

Libye : Deux sénégalais “otages” du maréchal Haftar

https://www.beut7.com Deux Sénégalais sont présentement emprisonnés à Benghazi, en Libye. Selon Libération, “ils sont détenus en otage par le maréchal Khalifa Haftar qui les utiliseraient afin de négocier la libération de quatre footballeurs écroués en Italie pour trafic d’êtres humains”. Ces sénégalais sont détenus dans les geôles de Benghazi en même temps que huit Italiens, six Tunisiens et deux Indonésiens. Le journal d’ajouter qu’ils sont sous les verrous depuis le 1er septembre dernier pour pêche illégale. Les autorités de Benghazi ont transmis le dossier au parquet militaire le 31 septembre dernier.

Hcct : La date de la fin du mandat des hauts conseillers connue

https://www.beut7.com Le mandat des actuels hauts conseillers des collectivités territoriales (Hcct) expire en 2021. Selon les Échos, l’élection des hauts conseillers est prévue juste après les élections locales fixées en mars 2021.

PDS : Wade lance la vente des cartes aujourd’hui

https://www.seneweb.com Le Parti démocratique sénégalais (PDS) démarre le lancement des opérations de placement et de vente de ses cartes, en vue du renouvellement de ses instances.
Selon Les Échos qui donne la nouvelle, le lancement est prévu ce vendredi, à partir de 17 heures, à la permanence nationale du PDS sur la VDN.

LE SYNPICS,LE CORED ET LA CJRS CHARGENT,YAXAM MBAYE RÉPOND ET MENACE

http://www.emedia.sn La journaliste Dié Maty Fall, mise à pied pour sept jours au quotidien national Le Soleil, peut compter sur le soutien du SYNPICS, du CORED et la Convention des jeunes reporters du Sénégal (CJRS). Dans un communiqué conjoint, ces trois organisations jugent cette mesure « avilissante et disproportionnée » en ce qu’elle sanctionne dans les faits « un retard de 30 minutes à une réunion de rédaction et le refus de l’intéressée de couvrir l’actualité politique nationale, malgré l’invocation par ses soins de sa clause de conscience. »
Ainsi, le SYNPICS, le CORED et la CJRS dénoncent « avec la plus grande énergie, cette décision » en ce qu’elle « nie au journaliste sa liberté de conscience qui est centrale dans l’exercice du métier. » Marquant toute leur solidarité à Dié Maty Fall dans « ce combat de principe portant sur un droit fondamental du journaliste, ces organisations rappellent à Yaxam Mbaye, le Directeur général du Soleil que « son statut de journaliste devrait l’amener, au-delà de l’exercice de son pouvoir, à aménager au sein de son entreprise, un climat de respect strict des principes et fondements du journalisme, nonobstant toute autre question de personne. »

La réponse de Yaxam Mbaye

En face, Yaxam Mbaye, qui réagit dans les colonnes du journal LeQuotidien, se dit animé « par un sentiment de surprise, d’indignation et d’inquiétude »  : « le CORED est censé être une entité de régulation, un tribunal, et dit être à équidistance. Même dans les pays de dictature, les tribunaux entendent la version du présumé coupable. Comment le CORED peut s’associer à un communiqué me condamnant sans pour autant prendre ma version en violant les règles les plus élémentaires  : l’éthique et la déontologie. Il faut recouper. Dié Maty est membre du CORED et du Tribunal des pairs. Comment peut-on être juge et partie ? Il y a un membre du CORED qui m’en veut personnellement, je ne citerai pas de nom. S’ils pensent qu’ils peuvent me faire peur avec ces communiqués, c’est du vent. Dié Maty Fall a acté sa clause de conscience le 12 octobre 2020, juste après avoir reçu sa sanction de mise à pied. Si ces gens m’avaient appelé, je leur aurais donné la bonne information. Le Code de la presse dit que le journaliste peut évoquer la clause de conscience si on l’assigne à une tâche qui entrave sa dignité, enfreint les règles de l’éthique et de la déontologie. Jamais, pas une seule fois, Dié Maty Fall n’a été dans cette situation. Le problème de Dié Maty est de dire qu’elle est journaliste sénior, et qu’elle est indigne de faire des reportages et des communiqués. C’est une insulte à toutes les centaines de reportages et de communiqués. Le SYNPICS et le CORED disent qu’elle est venue avec 30 minutes de retard. C’est faux, elle est venue une heure de temps après. Cela veut dire qu’elle a manqué à ses obligations. Je rappelle à Dié Maty Fall que la période du baronnât et des journalistes intouchables, c’est fini. Je l’ai sanctionné et quand elle reviendra et qu’elle récidive, je vais la sanctionner de manière radicale et définitive. Personne, à part Dieu, n’y peut rien. Le Soleil n’a rien à voir dans ses engagements politiques. »
Déjà, la section SYNPICS du Soleil se démarque du communiqué conjoint, dénonçant « avec vigueur » la publication du document  : « nous sommes au regret de noter une immixtion à outrance du BEN (Bureau exécutif national) du SYNPICS, dans les affaires de la section Le Soleil. Il est hors de question que le BEN du SYNPICS nous supplée avant qu’il ne soit saisi par nos soins. Notre section a toujours assuré sa mission en essayant de régler les problèmes auxquels elle est confrontée en toute responsabilité et en toute sérénité ». Dié BA

Pierre Sané, membre du Ps : «La Nouvelle ville de Diamniadio n’a aucun sens»

https://www.lequotidien.sn Des jets de pierre au gouvernement… Pierre Sané n’a pas ce prénom pour rien, et l’ancien Secrétaire général d’Amnesty international le fait savoir dans l’analyse des options économiques du gouvernement même s’il est membre du Bureau politique du Parti socialiste. L’érection de la nouvelle ville de Diamniadio, le Covid-19, les inondations… l’ex sous-Directeur général de l’Unesco désapprouve l’action du Président Macky Sall. Dans cet entretien réalisé par mail, M. Sané, président-fondateur de l’Institut Imagine Africa, porte un regard critique sur les tentatives de 3ème mandat en Afrique de l’Ouest.

Sur le plan économique, craignez-vous le pire pour le Sénégal pour la période post-Covid 19 ?

Comme partout ailleurs. Je pense que ce sera pire que la crise de 2008. La Banque mondiale annonce déjà 40 millions de pauvres supplémentaires en Afrique. Au lieu de perdre notre temps dans des dialogues politiques à répétition, le gouvernement ferait mieux de nous engager dans un dialogue sincère sur la crise économique qui se dessine pour agréger les intelligences, les chercheurs, les acteurs économiques véritables (et non les lugubres chasseurs de marchés) pour ensemble dessiner un plan efficace de réorientation de notre économie. On passe notre temps à discuter de politique électoraliste, parce que les gouvernements successifs ne respectent pas leurs engagements. Alors que les véritables enjeux sont ailleurs : Cfa, Ape, emploi, pauvreté, investissements, foncier, mode de production colonial, éducation, santé, etc. Quel Sénégalais a été invité à discuter du Pse ou du plus gros investissement réalisé au Sénégal : le train rapide rebaptisé train express dont la vitesse commerciale n’excèdera pas 100 km/heure ? L’avenir est sombre. Pour une fois, ayons le courage d’aborder les vrais problèmes dans un débat robuste et patriotique plutôt qu’un tête-à-tête avec les «partenaires techniques et financiers».

Quelles sont les réformes que vous préconisez pour la relance de l’économie ?

D’abord un grand dialogue comme je viens de l’indiquer en inscrivant comme priorité suprême le sort des populations, surtout les plus démunies. Notre Constitution dans son article 17 ne dit-elle pas que «l’Etat garantit aux familles en général et à celles vivant en milieu rural en particulier, l’accès aux services de santé et au bien-être»? Partons des populations et faisons en sorte que leurs besoins existentiels soient identifiés et satisfaits en premier. Sans se tromper, on peut lister l’accès à l’eau, à l’électricité, à internet, à la santé, à l’éducation, aux pistes de production, etc., pas dans 10 ans mais dans l’immédiat pour tous, partout. Pour les plus démunis, il faut une généralisation des bourses familiales conditionnées au maintien des enfants à l’école (surtout les filles), à la vaccination universelle, à la participation à la lutte contre la malaria et à l’inscription à l’état civil. Redirigeons les investissements hors de Dakar et du Cap vert pour redynamiser les villes secondaires et contenir les migrations. Privilégions la petite industrie pour satisfaire le marché local en élevant le niveau technologique du secteur informel. Mettons fin à ces aberrations où on importe du lait, de l’eau, du sel, de la salade de France, des chemises de Chine. Arrêtons la distribution de permis de pêche aux navires étrangers et surtout bannissons les investissements de prestige. Le Train bleu reconditionné aurait très bien pu desservir Diamniadio et Diass. La création de la nouvelle ville de Diamniadio d’ailleurs n’a aucun sens. On aurait pu bâtir des bâtiments administratifs à Thiès et décongestionner Dakar en un tour de main. Le Pib n’est pas un marqueur de bien-être surtout lorsqu’il est écrémé par des profits exportés. La croissance n’est pas un indicateur de développement. L’indice du développement humain (Pnud) s’imposera comme le référentiel post-Covid-19. Et surtout, réduisons le train de vie de l’Etat et attaquons-nous sérieusement à la corruption généralisée.

La gestion des inondations a-t-elle été à la hauteur ?

Quand on dit que c’est la pluie qui est la cause des inondations, c’est une escroquerie politique et morale. C’est comme dire que c’est la mer qui cause les noyades. Et que notre pauvre gouvernement ne peut rien contre la volonté divine bien qu’armé d’un budget de 750 milliards de francs Cfa. S’il ne peut rien contre les conséquences de pluies annoncées, il devrait peut-être céder la place puisqu’ayant reconnu et annoncé publiquement son incompétence. Les inondations résultent tout simplement d’un manque d’investissements dans les infrastructures d’assainissement et d’écoulement des eaux, en bref de l’incompétence et de la corruption au plus haut niveau. Le Président Macky Sall s’était engagé à mettre fin non pas aux pluies mais bien aux inondations. Venir maintenant invoquer le changement climatique, pour évacuer l’incurie gouvernementale, c’est prendre les Sénégalais pour des demeurés. Après tout, il n’y a pas eu d’inondations à Fann Résidence ou au Plateau. Les inondations sont des révélateurs d’une inégalité urbaine criante. Nos compatriotes qui construisent dans des zones non aedificandi ne sont pas des irresponsables, mais des démunis. C’est tout ce qu’ils peuvent s’offrir. C’est tout ce qu’on met à leur disposition. S’ils en avaient les moyens, ils choisiraient les Almadies. Peut-être devrait-on loger nos ministres à Keur Massar. Qu’on se défausse sur les populations, surtout les plus vulnérables, est tout simplement odieux et dénote du mépris de l’Etat envers nos compatriotes.

Est-ce que vous considérez que Macky Sall fait son second et dernier mandat ?

Absolument. Dans son livre «Le Sénégal au cœur» (2018), le Président écrit (p.157)  : «Je repars au combat pour un nouveau mandat, le dernier.» Macky Sall a combattu le 3e mandat de Wade et a dit lui-même  : «J’ai écrit la Constitution, Je ne peux pas faire plus de 2 mandats consécutifs.» Maintenant c’est sûr que son entourage va le pousser à utiliser l’ambiguïté introduite sciemment dans sa Cons­titution pour obtenir l’aval de sa Cour constitutionnelle. Mais nous savons tous que ce n’est pas une question de Constitution. Ce sera un rapport de force. Nous devrons tous être prêts car Présidence à vie et pétrole ont défiguré l’Afrique : autoritarisme, coups d’Etat, guerres civiles, fractures sociales, inégalités. La stabilité et la cohésion sociale dont au moins nous jouissons ne sont pas des données intangibles. Une tentative de 3e mandat serait une calamité. En dernière analyse, au-delà du 3e mandat, c’est le présidentialisme instauré par Senghor qui constitue un affront à la démocratie. Un homme qui décide de tout et 16 millions de Sénégalais qui attendent. J’en reviens a Edwy Plenel et au modèle français que nous copions avec servilité : «Le présidentialisme a fini par symboliser une politique guerrière, qui divise et violente, épuise et appauvrit. Une politique entendue comme une bataille incessante, avec alliés et ennemis, ralliés et vaincus, affidés et corrompus, traîtres et soumis. En somme, une politique primitive, virulente ou sournoise, sans franchise ni transparence, manœuvrière et intéressée, où, sauf exception (très) rare, les idéaux finissent par se dissoudre en carrières.» Inspirons-nous plutôt du Cap-Vert, de Maurice, de l’Inde, du Japon, des pays scandinaves, du Canada…Changeons de système et on se débarrassera du danger de la Présidence à vie. Orientons-nous vers un système parlementaire rénové et une décentralisation authentique dignes des pays modernes. Le Président Macky Sall donc gouverne seul accompagné d’une coalition qu’il serait plus indiqué de qualifier de 12e Gaindé.

En tant qu’ancien fonctionnaire international que pensez-vous des actes de Condé et Ouattara qui veulent effectuer un 3e mandat ?

En tant que citoyen de la Cedeao, j’ai écrit aux Présidents Ouattara et Condé des lettres dont la teneur est la suivante : «Je pense que la perspective du 3e mandat est une véritable régression démocratique et civilisationnelle.» Nos pays sont censés aller vers plus de démocratie, de progrès social et de sérénité, mais à cause de l’intérêt égoïste de certains chefs d’Etat, on crée des crises politiques, des rigidités sociales et même des récessions économiques là où il n’y en avait pas, avec son lot de morts et d’emprisonnements. Les questions sur lesquelles je les interpelle sont les suivantes : en Afrique est-ce que la parole d’un chef d’Etat ne compte plus ? Dans nos sociétés orales, la parole donnée demeure une parole d’honneur qui a une valeur sacrée. N’est-il pas vrai que les cimetières sont remplis de gens indispensables et d’Hommes providentiels ? Si l’Afrique a produit un «Homme providentiel» au 20e siècle, c’est Nelson Mandela. Il est parti après 1 mandat ! Etes-vous sourds aux aspirations profondes de vos populations qui aspirent à plus d’alternance permettant de renouveler les idées, les énergies, les équipes ? N’est-il pas vrai qu’après 2 mandats, on manque de souffle pour innover, se battre pour sa Patrie ? On perd en tolérance, on jouit du pouvoir, on s’enfonce dans l’immobilisme. Voyez Biya au Cameroun, Bongo au Gabon, Sassou au Congo. Avec l’alternance, la démocratie respire. Avec la Présidence à vie (dont le 3e mandat est le prélude), le pays étouffe.

Quelle lecture faites-vous du coup d’Etat militaire au Mali et la libération de Soumaïla Cissé ?

Je me réjouis de la libération de Soumaïla Cissé. Mais je n’ai pas d’éléments me permettant de savoir si cela peut conduire à une transition démocratique. Les coups d’Etat militaires finissent toujours dans la désillusion. Le logiciel mental du soldat s’accommode mal des compromis et ambiguïtés inhérents à toute démocratie. Pourront-ils mener à bien une transition apaisée au Mali ? Seul le temps nous le dira. Mais je garde espoir dans la vigilance du Peuple malien. Quant à la Cedeao, elle doit avoir l’humilité de reconnaître qu’elle ne détient qu’une partie de la solution. En tentant d’imposer par la force et la contrainte le retour immédiat à la légalité constitutionnelle, elle s’inscrivait dans la même logique que les militaires maliens : l’utilisation de la force. Elle a finalement privilégié le dialogue et le compromis. Ce qui est une bonne chose. Elle doit maintenant accompagner la transition en garantissant l’inclusion, la participation pleine et entière des femmes et des jeunes, la transparence et l’adhésion finale de tous au projet de société qui sera proposé aux Maliens. Les coups d’Etat en Afrique ne seront pas éliminés par décret. La Cedeao doit donc travailler à en éliminer les causes (mauvaise gouvernance, corruption à grande échelle, excès de pouvoir, violations des droits humains, manipulations des constitutions, élections truquées, et autres tares de nos démocraties). Si tous les Etats membres s’engagent sérieusement à appliquer les principes de bonne gouvernance sans tricher et à privilégier le développement, la paix et la sécurité, la Cedeao pourra alors retourner sereinement à sa mission première d’accélérer et d’approfondir l’intégration économique, monétaire et politique pour que nous ayons une vraie chance de tirer nos pays de la dépendance et de la misère. L’interdiction du 3e mandat devrait faire l’objet d’une disposition spécifique du protocole de la Cedeao sur la gouvernance, la démocratie et les élections. Et tout Président qui violerait cette disposition devrait être totalement isolé sur la scène africaine et internationale. Ne sanctionnons pas les peuples ni même les Etats, mais les Présidents qui déstabilisent leurs pays et la région.

NON, PAS ÇA ! Par Mamoudou Ibra KANE

http://www.emedia.sn La Guinée nous parle. Le pays vote dimanche. Les Guinéens retiennent leur souffle et, les Africains avec eux, appréhendent ce qui pourrait advenir au soir d’un scrutin crispant. Sans doute l’élection la plus incertaine de l’histoire de ce charmant peuple qui sait dire non. Cette nation, arc-en-ciel certes, plurielle et complexe à la fois, n’en vit pas moins en harmonie. Une image admirable et enviable que les hommes politiques s’emploient à écorner à des fins électoralistes. Guinéens de l’intérieur et de l’extérieur, le Monde entier vous regarde…
Le Sénégal risque-t-il de perdre le sourire ? Son sourire, si singulier ? Ce sourire de téranga qui fut sa force, son charme. Atout décisif dans le choix de la destination Sénégal. Le sourire au parent, à l’ami, au voisin, à l’étranger. Le sourire à l’adversaire. Et même à l’ennemi. En vérité, un sourire empreint de sincérité. Les crispations identitaires, les fâcheries et les bouderies commencent toujours par l’absence de sourire. Alors que le sourire désarme.
Attention au danger qui guette. Parce que l’atmosphère devient lourde du fait de certains clivages de radicalité qui pointent. Les signaux, en tous cas, clignotent. Le glaive à la place des fleurs ? Dans un pays qui a toujours fait le choix des urnes, le « coupe-coupe » n’a pas voix au chapitre. Entre carte d’électeur et coupe-coupe la rime est introuvable. Les propos du député Aliou Dembouro Sow sont graves. Si on n’y prend garde, ils peuvent porter atteinte à la cohésion nationale et à la paix sociale. Nous sommes en République, donc nous sommes républicains. Tout propos ou comportement de nature à mettre en péril notre volonté du vivre-ensemble doit être banni.
La leçon d’humilité, mieux la leçon de vie ne nous vient-elle pas de L’aventure ambiguë ? « Ce jour-là, Thierno l’avait encore battu. Cependant, Samba Diallo savait son verset. Seulement sa langue lui avait fourché. » Cette scène d’ouverture du best-seller de Cheikh Hamidou Kane, traduit dans une dizaine de langues à travers le monde, est transposable à plusieurs situations. Acceptez donc Monsieur le député, que votre langue vous a trahi et tirez-en les conséquences.
L’écart de langage qui n’engage que le parlementaire est d’une gravité extrême. Les esprits lucides l’ont compris. Ils l’ont déjà dit sans ambages. Personne ne gagne dans les histoires d’hostilité. Au contraire, c’est tout le monde qui perd pour peu qu’on soit responsable. Une question majeure interpelle néanmoins notre société toute entière. Dans quelle mesure peut-on revendiquer une identité sans stigmatiser et discriminer une autre identité ? A force de fouetter les bas instincts, on instaure un communautarisme dangereux pour la Nation qui se veut une et indivisible. Cultivons davantage notre Sénégalité, notre Africanité et notre Universalité.
Jamais l’armée sénégalaise ne s’est dissociée de la nation qui l’enveloppe. Si elle venait à être chahutée, la nation n’en serait que plus fragilisée. Qui y a intérêt ? L’appétit foncier gagne toutes les couches sociales et n’épargne pas les militaires. L’émotion s’est emparée de l’affaire des maisons de Terme Sud occupées par d’anciens soldats. Moment choisi par général Mamadou Mansour Seck pour lancer un appel à la raison. « Il ne faut pas qu’on politise cette affaire », avertit l’ancien chef d’état-major général des Armées. Rompez !

Moustapha Diakhaté : Les Hauts fonctionnaires et magistrats qui entrent en politique doivent quitter»

https://directnewsinfo.com De plus en plus des magistrats et hauts fonctionnaires ont fini d’investir le champs politique Sénégal. Une situation que dénonce Moustapha Diakhaté qui les demande à quitter la politique.
« La dépolitisation de la haute fonction publique et de la magistrature doit être un combat de conviction et non de circonstance. » déclare l’ancien parlementaire sur sa page Facebook.
Cependant Moustapha Diakhaté précise que « ce n’est pas un combat contre un individu ou un groupe de citoyens. C’est un combat pour une République irréprochable. Une République qui impose à tous les hauts fonctionnaires et magistrats impartialité, neutralité et apolitisme ».
Car pour lui « le principe de neutralité politique qui est appliqué aux douaniers, policiers, militaires, gendarmes, inspecteurs généraux d’État, doit aussi l’être étendu à tous les administrateurs civils, inspecteurs des impôts et du Trésor ».
Moustapha Diakhaté invite l’Etat à « respecter l’égalité déontologique des hauts fonctionnaires et de la magistrature en traitant de manière identique leur neutralité politique, syndicale, religieuse et areligieuse ».« Les Hauts fonctionnaires et magistrats qui entrent en politique doivent quitter défini


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