Revue de presse du Vendredi 16 Juillet 2021

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Covid_19sn : Record de cas positifs (738) rapportés ce vendredi 16 juillet 2021

https://www.pressafrik.com Nouveau record de contaminations lié à la maladie du coronavirus au Sénégal. En effet, le ministère de la Santé et de l’Action Sociale a rapporté 738 cas positifs ces dernières 24 heures,  sur les 2913 tests effectués, soit un taux de positivité de 25,33 %.
Les cas positifs sont répartis comme suit :   264 cas contact suivis par les services; aucun cas importé n’a été enregistré et 474 cas issus de la transmission communautaire.
Le bulletin quotidien renseigne également que130 patients suivis ont été contrôlés négatifs et déclarés guéris. Et que 27 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation.
La bonne nouvelle est qu’aucun décès n’a été enregistré ces dernières 24 heures. L’état de santé des autres patients hospitalisés est stable.
A ce jour, 49 008 cas ont été déclarés positifs dont 42 973 guéris, 1209 décédés, et donc 4825 sous traitement.
Le Jeudi 15 Juillet 2021, 3755 personnes ont été vaccinées, portant le nombre total à 599 605.Le Ministère de la Santé et de l’Action sociale exhorte les populations au respect strict des mesure prévention individuelle et collective.Fana CiSSE 

Coopération EU-Sénégal : Les États-Unis investissent plus de 35 milliards au Sénégal par an, un fonds d’assistance technique à hauteur de 3.3 millions de dollars…

https://www.dakaractu.com À l’occasion de l’ouverture de la célébration des 60 ans de la présence de l’USAID au Sénégal, l’ambassadeur des États-Unis d’Amérique au Sénégal est revenu sur l’appui du pays de l’oncle Sam au Sénégal. Sur le volet sanitaire et plus précisément dans la lutte contre les épidémies sans oublier le Coronavirus, Son Excellence Dr Tulinabo S. Mushingi révèle que les EU investissent plus de 35 milliards par an.
« Notre assistance a permis de soutenir la santé des Sénégalais. Nous sommes le seul pays à investir 35 milliards de francs Cfa par an dans la santé ses Sénégalais », révèle-t-il. Poursuivant, il précise parlant de la Covid-19 : « L’agence américaine de la défense pour la réduction des menaces (DITRA), a construit le COUS qui est devenu le quartier général pour la gestion de la covid-19. Le but du Cous c’était de mieux gérer les pandémies à venir après la crise Ébola. L’équipe de centre pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) a œuvré en première ligne avec le ministère de la santé pour aider et conseiller la tutelle sur les meilleures pratiques de lutte contre le coronavirus », fait-il savoir.
L’ambassadeur souligne aussi que les États-Unis considérant le Sénégal comme un pays partenaire, informe que son pays s’investit d’arrache-pied pour la production de vaccins anti-Covid à partir du Sénégal : « Le DFC américain aux côtés de la société financière internationale, la BEI et l’AFD, a signé un protocole d’accord et annoncé son soutien financier à l’institut pasteur de Dakar pour aider à la production de vaccins anti-Covid pour le Sénégal et pour les Africains. Les États-Unis apportent un fonds d’assistance technique à hauteur de 3.3 millions de dollars. La plateforme doit avoir une capacité annuelle de 300 millions de doses et la flexibilité de produire des vaccins anti-Covid et d’autres vaccins », conclut l’ambassadeur.

T.MUSHINGI : «REGARDEZ LES PAYS QUI ENDETTENT LE SÉNÉGAL…NOUS SOMMES LÀ POUR AIDER»

https://emedia.sn La célébration des 60 ans de présence de l’Usaid au Sénégal, ce jeudi, a servi de tribune à l’ambassadeur des Etats Unis au Sénégal de brandir des chiffres imbattables en termes de coopération bilatérale. Selon, Dr Tulinabo Mushingi, les États-Unis ont fourni « 554 milliards de francs CFA (1 milliard de dollars) d’aide au Sénégal ces cinq dernières années ». Sur ce montant global, l’USAID a participé à hauteur de 332 milliards de francs CFA (600 millions de dollars).
Le diplomate américain s’est réjoui des réalisations de son pays au Sénégal. Parce que, a-t-il déclaré, ces sommes ne sont pas des dettes. Mais des dons et des aides que le peuple américain donne gracieusement au Sénégal. « Vous n’allez pas trouver les Etats Unis endettés le Sénégal. Ce ne sont pas des dettes que le Sénégal va rembourser aux Etats Unis » a fait savoir M. Mushingi.
L’ambassadeur a même challengé les autres partenaires du Sénégal à travers une réponse qu’il a fournie à un journaliste  : « Je vous défie de regarder la liste des pays qui endettent le Sénégal, vous n’y trouverez pas quelque chose qui ressemble à mon pays. Nous sommes là pour aider et non pour endetter le Sénégal. » Il conforte son argumentaire sur le fait que les États-Unis soient le seul pays à investir 35 milliards FCFA par an dans le domaine de la santé.
En 60 ans de présence au Sénégal, l’Usaid a participé à la promotion de l’esprit d’entreprise, à la hausse des revenus des ménages et à la répercussion sur l’ensemble de l’économie, renseigne son directeur, Peter Trenchard. L’une des preuves de la participation de l’Usaid à la promotion de l’économie sénégalaise, c’est l’Alliance de Crédit pour la Production (ACEP). Selon son directeur adjoint, Souleymane Sarr, ACEP est devenue une institution de microfinance florissante grâce à l’Usaid. Babacar FALL

Lutte contre le terrorisme : Le Dr Tulinabo S. Mushingi, ambassadeur E.U : «Pour les USA,le Sénégal est un partenaire essentiel de la production, de la promotion,de la paix et de la sécurité en Afrique»

https://www.dakaractu.com L’ambassadeur des États-Unis d’Amérique au Sénégal a révélé le rêve Américain du Sénégal. Selon le Dr Tulinabo S. Mushingi, les E.U. misent beaucoup sur le Sénégal dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent. Il dit : « Notre rêve c’est de faire du Sénégal un exportateur de la sécurité, des principes démocratiques, de la paix. Pour les États-Unis, le Sénégal est un partenaire essentiel de la production et de la promotion de la paix et de la sécurité en Afrique de l’Ouest et au-delà. Nous avons intensifié notre coopération en matière de sécurité pour renforcer les capacités du Sénégal avec une formation à la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent et un soutien des opérations sénégalaises de maintien de la paix dans le monde », révèle-t-il.
Il poursuit pour revenir sur la politique énergétique du Sénégal d’universaliser l’accès à l’électricité. « Notre compact actuel d’une valeur de 330 milliards de francs Cfa, est en place pour remédier les défis du Sénégal en matière d’énergie, notamment en terme de coût, de fiabilité mais aussi d’accès universel dont le président de la République ne cesse de parler. Ce compact bénéficiera au minimum de 13 millions de Sénégalais sur les 20 prochaines années », conclut l’ambassadeur.

Reconstitution des ressources de l’Ida : Le plaidoyer des dirigeants africains réunis à Abidjan

https://www.lejecos.com Treize Chefs d’État et des Chefs de Gouvernement africains ont conclu aujourd’hui leur sommet d’un jour à Abidjan fermement résolus à accélérer la reprise économique afin de surmonter les chocs de la pandémie de Covid-19, augmenter les investissements dans le capital humain et redoubler d’efforts pour créer des emplois. Pour les accompagner dans cette entreprise, ils ont plaidé pour une 20e reconstitution substantielle des ressources de l’Association internationale de développement (Ida20).
Dans une déclaration commune approuvée pendant la réunion, les Chefs d’État et de Gouvernement ont rappelé le rôle décisif de la reprise économique, de la création d’emplois et des investissements dans le capital humain — y compris l’élargissement de l’accès aux vaccins pour aider les populations à surmonter les chocs de la pandémie, sortir de la pauvreté extrême et bâtir un avenir plus résilient et inclusif.
« Le processus de financement, qui commence à Abidjan cette semaine, se terminera à la fin de cette année avec une politique et des instruments de financement pour soutenir des projets spécifiques dans les 74 pays Ida au cours des trois prochaines années. L’objectif de cette 20ème reconstitution des ressources de l’Ida est de mobiliser une enveloppe d’au moins 100 milliards de dollars, ce qui représente le montant le plus important enregistré au cours de l’histoire de l’Ida. C’est l’occasion de démontrer que la solidarité est effectivement essentielle pour le bien de tous et que nous pouvons agir ensemble pour reprendre le chemin de la convergence économique des revenus sur lequel nous étions avant la pandémie, et construire un monde plus sûr et plus prospère, » a déclaré Alassane Ouattara, le Président de la République de Côte d’Ivoire.
Sur le front de l’emploi, les dirigeants se sont engagés à soutenir le développement du secteur privé, en insistant sur le renforcement de la productivité à travers la généralisation de la numérisation, de la mécanisation et de l’industrie manufacturière en Afrique  y compris pour les vaccins mais également en améliorant l’accès aux financements et l’environnement des affaires.
« Les chefs d’État africains ont abordé aujourd’hui l’impact de cette pandémie sur leurs pays et la nécessité de disposer à l’avenir de financements stables pour réaliser leurs ambitions de développement.
L’IDA est un acteur incontournable pour leur apporter des solutions de financement et de relance », a affirmé Axel van Trotsenburg, directeur général des opérations de la Banque mondiale.Adou Faye

Or : une valeur de 43,8 milliards de francs exportée en mars

http://www.topnews.sn/ Le Sénégal fait partie des pays exportateurs d’or. Le métal jaune est devenu l’un des principaux produits exportés. Au cours du mois de mars 2021, le pays a exporté de «l’or non monétaire» d’une valeur de 43,8 milliards de FCFA, selon le dernier bulletin de l’agence nationale de la statistique et de la démographie.
L’or est extrait dans le sud-est du pays notamment dans la région de Kédougou. Mais paradoxalement, c’est la région la plus pauvre du pays. Kédougou est devenu également, depuis un certain temps, l’épicentre des violences armées. Et en effet, la région a enregistré plus de quatre attaques armées en moins d’un mois.

16,2 tonnes d’or produites et 536 milliards de revenus en 2020 : De l’or en quantité mais qui ne brille pas pour le Sénégal !

https://www.pressafrik.com La production d’or au Sénégal a atteint en 2020 près de 16,2 tonnes. La valeur de cette production est estimée à 536 milliards de francs. Cependant, l’opinion peine à savoir ce que le Sénégal tire réellement de l’or exploité à partir de son sous-sol. Globalement les caisses de l’Etat ont reçu des revenus tirés du secteur minier qui sont passés de 111,90 milliards de frs en 2018 à 134, 49 milliards de frs en 2019. L’on s’interroge sur la part de l’or dans la contribution de ce secteur. Il faut noter que sans bousculer le Mali, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire qui dominent la filière en Afrique de l’Ouest, le Sénégal connait quand même une production d’or appréciable
Le Sénégal devient de plus en plus un pays producteur d’or. Dans un rapport publié mardi 01 juin dernier, la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) évoque les activités des industries extractives notamment de l’or, de l’uranium et de phosphate au niveau de l’Afrique de l’Ouest. Le rapport de 105 pages révèle que 183 tonnes et 246 kg d’or ont été extraites dans l’Union en 2020. Une hausse de 7,5 % par rapport à 2019 après une progression marquée de 10,0% en 2019, a révélé ce rapport rendu public le 20 mai 2021.
Le Mali reste leader dans la sous-région avec 71 tonnes 237 kg produites. Le Burkina Faso suit un peu loin derrière avec 62 tonnes 138 kg, puis la Côte d’Ivoire avec 33 tonnes et 500 kg.
Le Sénégal pointe en quatrième position avec une production de 16 tonnes 237 kg et le Niger est cinquième avec 134 kg. La simulation des prix est souvent faite à partir du baromètre fixé par le Comptoir national de l’or qui se présente comme le leader français de l’achat et de la vente de ce métal précieux. Le lingot d’or (1 kg) est estimé à 50.350 euros (soit 33 millions 27 450 F Cfa). Ce qui revient à dire que de l’or extrait en 2020 au Sénégal est d’une valeur de 536 milliards 266 millions 705 mille 650 francs.

Pourtant l’or ne brille pas au Sénégal

De cette manne financière de 536 milliards de frs, l’on peine à voir ce que le Sénégal gagne réellement sur son or. Globalement, notre pays a pu tirer des revenus estimés à 134,49 milliards de frs en 2019 sur l’ensemble du secteur minier. Un chiffre en progression puisqu’il était de 111,90 milliards de frs en 2018.
Cette augmentation s’explique, selon le dernier rapport de l’Initiative pour la Transparence dans les industries extractives (ITIE) de 2019 publié en décembre 2020, par la hausse des productions d’or, de minéraux lourds et des cours mondiaux de ces produits miniers ainsi que des paiements effectués par la société SGO en 2019, relatifs à des redressements fiscaux d’un montant de 5,00 milliards de FCFA.
Une production atteignant 16,2 tonnes d’or en 2020 est la preuve qu’il y a une véritable ruée vers l’or au Sénégal. Cependant, le métal jaune ne brille pas encore pour notre pays. Outre les récriminations éternelles des bijoutiers en or qui ne voient jamais la couleur de l’or (voir encadré), les populations de Tambacounda et de Kédougou restent les plus pauvres du Sénégal.
Dans son dernier rapport 2019, l’ITIE note qu’ « au Sénégal, l’extraction minière artisanale et à petite échelle (EMAPE) d’or constitue à la fois un secteur important du point  de  vue  écologique,  social  et  économique et un secteur où la grande partie de ses activités est informelle. Les activités de l’EMAPE sont pratiquées dans deux (2) des quatorze (14) régions du Sénégal, en l’occurrence la région de Kédougou et celle de Tambacounda. La région de Kédougou est celle où l’activité est la plus présente. En effet, 96 %  des  sites  se  trouvent  dans  cette  région contre  4  %  pour  Tambacounda.  Dans  le cadre d’une étude 253 réalisée en 2018, il a été estimé que la population minière du Sénégal est d’environ 31 000 personnes. À peu près, 25 000 personnes travaillent dans le secteur dans la région de Kédougou et environ 6 000 à Tambacounda. Parmi cette population  on  trouve  60  %  d’étrangers provenant d’au moins dix (10) pays, principalement du Mali, de la Guinée et du Burkina Faso. Les enfants et les femmes sont également très représentés dans le secteur. En effet, il a été estimé que près de 50 % de la main-d’œuvre est constituée de femmes et  6  %  d’enfants.  Dans  le  cadre  de  cette étude, il a été estimé en 2018 que 3,9 t/an (3 952,31 kg/an) d’or sont produites par an au Sénégal, dont environ 3 t/ an (2 983,65 kg/an) proviennent de la région de Kédougou et 0,9 t/an (968,66 kg/an) de la région de Tambacounda ».
« Seulement en termes de contributions, il faut apprécier diversement l’apport des entreprises aurifères dans notre économie. Du point de vue poids économique, les entreprises aurifères qui emploient 7951 personnes pèsent une masse salariale de 84 milliards en 2019. Il y a aussi l’aspect investissement. Globalement si les entreprises  aurifères  font  principalement leurs achats à l’extérieur dans le domaine des  infrastructures  techniques  pour  leurs usines,  elles  font  vivre  aussi  beaucoup  de PME-PMI dans des domaines divers comme les  matériaux  de  base,  la  restauration,  la manufacture… Ces entreprises aurifères ont été secouées par les populations de Tambacounda et de Kédougou qui à travers des organisations  et  mouvements  citoyens  ont
initié des séries de manifestations ces dernières années pour les amener à faire beaucoup plus dans le cadre de la Responsabilité sociétale d’entreprise. Une telle situation a débouché  sur  de  nombreux  protocoles d’accord visant à améliorer le sort des populations » explique, sous anonymat, un ancien cadre de l’ITIE.
A l’en croire, il y aurait une vraie nébuleuse dans la filière Or. De fait, on ne sait pas réellement, en dehors de la contribution classique comme les impôts et autres, ce que la filière Or rapporte à notre pays.

Une production d’or en hausse

En tout cas, le secteur est dans ne bonne dynamique puisque les objectifs fixés en 2018 par le Gouvernement, étaient d’atteindre une production de 12,3 tonnes d’or dont 7,2 tonnes (t) de l’exploitation des gisements de Sabodala, 4,3 t du gisement de Mako et 0,8 t du gisement de Karakene. La Suisse est le premier pays destinataire des exportations du secteur extractif au Sénégal en 2019, avec un volume représentant 63,59 % des exportations à cause notamment du raffinage de l’or provenant des mines de Sabodala et de Mako sur son territoire.
L’or est le premier contributeur aux exportations du secteur extractif avec 61,59 %. Les pays destinataires de l’or du Sénégal sont la Suisse (60,00 %), le Mali (12,13%), les Etats-Unis (3,53 %), l’Espagne (3,25 %), la Chine (2,90 %). La production d’or est passée de 235 517 onces d’or (7,32 tonnes) en 2017 à 404 181 onces (12,57 tonnes) en 2018, soit une augmentation de 72 % grâce à l’entrée en production de la mine de Mako de Petowal Mining Company (PMC), filiale de Toro Gold en janvier 2018 et dont les réserves sont estimées à 1 600 000 onces (49,8 tonnes).
Selon un document du Bureau opérationnel du suivi du Plan Sénégal émergent, au titre des réalisations, la société SGO a enregistré une production record de 7,63 tonnes en 2018, représentant une hausse de 5,1% comparée à celle de 2017 grâce à l’exploitation de teneurs d’or plus élevées.
La mine de Mako a produit pour sa première année d’exploitation 156 926 onces (4,88 tonnes) tandis que la société Afrigold a produit 63 kg de son gisement de Karakena tout en poursuivant l’extension de son usine de traitement d’or. Pour le gisement de Makabingui, la société Makabingui Gold Operations (MGO) a démarré les travaux de construction de sa mine dont les réserves sont estimées à 1 million d’onces (31,1 tonnes).
La société IAMGOLD, au terme de ses travaux d’exploration concluants, a finalisé l’étude de faisabilité du gisement de Boto estimé à 1,9 million d’onces (59,9 tonnes) de réserves d’or. Elle a obtenu son attestation de conformité environnementale en octobre 2018. De même, la société Randgold est en voie de finalisation de l’étude de faisabilité du projet de Massawa dont les réserves sont estimées à 2,7 millions d’onces (84 tonnes) d’or.

Le secteur aurifère, un bel avenir au Sénégal

Un défi pour l’atteinte des objectifs de production d’or résidait principalement dans la capacité de SGO à réussir l’exploitation de nouveaux gisements, notamment celui de Niakhafiri, surtout au regard de l’opposition des populations à la réalisation de ce projet. SGO a pu trouver un accord avec les populations locales avec la mise en place concertée d’un plan de recasement des villages de Sabodala et Madina Sabodala.
« La mise en œuvre  du  projet  phare  est  également confrontée à la cohabitation avec l’activité d’orpaillage traditionnel qui constitue une problématique critique, non seulement en termes de risques sanitaires, sécuritaires et environnementales,  mais  également  en termes  d’obstacles  au  développement  de l’exploitation industrielle d’or. La stabilisation du cadre fiscal régissant  les  sociétés  minières en phase d’exploitation constitue également un autre défi à la pleine valorisation  du  potentiel  minier  du  pays. Enfin, les lenteurs dans la restitution des crédits de TVA auxquelles font face les sociétés minières sont en train d’être résolues  par  une  résorption  continue  du reliquat et le non-paiement de TVA en vigueur depuis 2016 pour SGO. Les récentes découvertes des gisements de Mako (Toro Gold), Makabingui (Bassari Resources) et Malikoundi (IAMGOLD), associés aux travaux avancées de Massawa-Sofia (Randgold Resources), confirment que le Sénégal dispose d’un sous-sol à haut potentiel minier. La stabilité géopolitique du Sénégal et son nouveau code minier de 2016 constituent une attraction de choix pour les investisseurs du secteur minier » soulignent les services du Bureau de suivi du Plan Sénégal émergent. Le Témoin

Hausse de 189,1 milliards des emplois bancaires au 1er trimestre

Dans un contexte de reprise graduelle de l’activité économique et d’une politique monétaire accommodante de la Bceao, la situation du système bancaire sénégalais a été marquée, au cours du premier trimestre de l’année 2021, par la poursuite de la progression des emplois bancaires (+189,1 milliards de FCFA ; +2,5%) pour se situer à 7.796,1 milliards de FCFA à fin mars 2021
Cette information a été rendue publique en marge de la réunion trimestrielle entre le directeur national de la Bceao pour le Sénégal et les directeurs généraux des établissements de crédit tenue le jeudi 08 juillet 2021, par visioconférence.
 Selon le communiqué de presse issu de la rencontre, ces emplois sont tirés principalement par l’activité de portefeuille sur les titres publics (+124,7 milliards de FCFA ; +6,3%). Pour leur part, indique le document, les crédits se sont redressés de 52,7 milliards de FCFA (+1,0 %) à la faveur d’un allongement des maturités. Les crédits au secteur privé, poursuit-on, se sont inscrits en hausse de 41,1 milliards de FCFA soit +1,0% comparativement au trimestre précédent.
Dans la foulée, la Bceao fait savoir que les ressources des établissements de crédit ont augmenté en rythme trimestriel de 276,1 milliards de FCFA (+3,9%) pour s’établir à 7.399,5 milliards de FCFA. A l’en croire, cette progression est soutenue principalement par l’accroissement des dépôts et emprunts (+222 milliards de FCFA ; +3,7%) ainsi que des capitaux propres et ressources assimilées (+33,6 milliards de FCFA ; +4,4%).Bassirou MBAYE

L’encours total brut des dossiers bancaires en contentieux chiffré à 513 milliards

https://www.lejecos.com La problématique des dossiers de crédits bancaires de la clientèle en contentieux s’est invitée dans les débats lors de la rencontre trimestrielle entre le directeur national de la Bceao pour le Sénégal Ahmadou Almine Lo et les directeurs généraux des établissements de crédit. 70% des dossiers sont réglés à l’amiable, représentant environ 30% de l’encours total brut des dossiers bancaires en contentieux chiffré à 513 milliards de FCFA.
Près de 70% des dossiers de crédit bancaires de la clientèle en contentieux sont réglés à l’amiable, au 1er trimestre de cette année, représentant environ 30% de l’encours total brut des dossiers bancaires en contentieux chiffré à 513 milliards de francs Cfa. Ceci ressort de la rencontre trimestrielle entre le directeur national de la Bceao pour le Sénégal Ahmadou Almine Lo et les directeurs généraux des établissements de crédit.
Selon la Bceao, les dossiers en contentieux judiciaire (environ 340 milliards de FCFA) se répartissent, en termes d’encours, entre le Tribunal de commerce (41%) et les Tribunaux d’instance (59%). En termes de délai, elle indique que 29% de l’encours total du contentieux bancaire est en résolution depuis plus de cinq (5) ans et 27% sur une durée comprise entre deux (2) et cinq (5) ans.
Au regard de cette situation, la Bceao et les directeurs généraux ont souligné l’impérieuse nécessité d’une résolution accélérée des contentieux avec la clientèle, en vue de permettre au système bancaire d’assurer avec plus d’efficacité et de profondeur, son rôle d’intermédiation financière.
Les directeurs généraux ont signalé que l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Sénégal (Apbefs) s’est penchée sur les recommandations pertinentes à formuler à cet égard, en vue d’une meilleure protection juridique et judiciaire des intérêts des déposants, des actionnaires et des dirigeants des établissements de crédit.
Enfin, les directeurs généraux des établissements de crédit disent prendre connaissance de l’évolution du niveau agrégé de leurs transactions en devises avec les agréés de change manuel au cours des dernières années.
A l’issue des échanges sur ce dossier, il a été rappelé aux banques la nécessité de veiller au strict respect des exigences en matière de travaux de Due Diligence avant l’entrée en relation, de gestion de risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme ainsi que de sensibilisation et de formation en faveur des bureaux de change manuel en termes de mise en conformité de leurs activités avec les réglementations en vigueur.Bassirou MBAYE

Conformité des établissements de crédit au Sénégal au Dispositif prudentiel : La Bceao relève un respect global des normes fixées

https://www.lejecos.com Les établissements de crédit qui opèrent au Sénégal, vis-à-vis du Dispositif prudentiel, ont globalement respecté les normes fixées au cours de la période du premier trimestre de l’année en cours. Ces établissements de crédit ont été appelées à diversifier davantage leurs emplois, notamment en faveur de la cible Pme/Pmi lors de leur réunion trimestrielle avec la direction nationale de la Bceao pour le Sénégal
« Concernant la conformité des établissements de crédit vis-à-vis du Dispositif prudentiel, les normes fixées ont été globalement respectées par les établissements de crédit au cours de la période sous revue », révèle la Bceao dont la direction nationale pour le Sénégal a rencontré les directeurs généraux du système bancaire sénégalais le 8 juillet dernier, par visioconférence.
Les échanges au cours de la rencontre, sur ce point de l’ordre du jour, ont essentiellement porté sur la nécessité pour les établissements de crédit de diversifier davantage leurs emplois, notamment en faveur de la cible Pme/Pmi, en tirant profit des actions structurantes déjà mises en œuvre, en relation avec l’Etat du Sénégal, au titre du Dispositif de promotion du financement des Pme-Pmi mis en place par la Bceao.
Dans ce cadre, les travaux entrepris par la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Ziguinchor (Cciaz) ainsi que par l’Agence de développement et d’encadrement des Pme (Adepme), en leur qualité de Structures d’appui et d’encadrement (Sae) des Pme/Pmi agréées au titre de ce dispositif, ont été mis en exergue.
Les échanges se sont également appesantis sur le renforcement par les établissements de crédit de leur dispositif interne de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (Lbc/Ft).
A cet effet, la profession bancaire a été appelée à maintenir l’exigence de vigilance renforcée en matière de détection et de déclaration à la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) de toutes opérations suspectes de la clientèle ainsi que des transactions en espèces supérieures à 15 millions de FCfa, conformément à la réglementation en vigueur.Bassirou MBAYE

Forte hausse de la production industrielle au mois de mai hors égrenage de coton

https://www.lejecos.com En mai 2021, la production industrielle hors égrenage de coton s’est accrue de 27,3% relativement à la même période de 2020 indique l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd).
Cette évolution est attribuable à la performance notée dans la quasi-totalité des branches d’activités. Sur les cinq premiers mois de 2021, note l’Ansd, la production industrielle a progressé de 20,5% par rapport à la période correspondante de 2020.
Par ailleurs, en fin mai 2021, l’activité d’égrenage de coton est ressortie en hausse de 26,4% comparativement au cumul sur les cinq premiers mois de 2020.Adou FAYE

Subvention à la pêche : le Sénégal insiste sur le traitement des problèmes liés à la pêche illicite et non durable auprès de l’OMC

https://www.dakaractu.com En faveur de la conclusion d’un accord pour l’élimination des subventions qui contribuent à la pêche illégale, non déclarée et non réglementée, ainsi que celle qui contribue à la sur capacité et à la sur pêche, le Sénégal par la voix du ministre du commerce, a interpelé la présidente de l’organisation mondiale du commerce.
En effet, ce jeudi lors de la réunion des acteurs internationaux dans le cadre d’une vidéo conférence, l’État a déduit que malgré les obligations internationales des membres de l’organisation mondiale du commerce et leurs efforts constants pour promouvoir la pêche responsable et durable y compris, le traitement des problèmes liés à la pêche illicite et non durable, l’état de stock continue toujours de se dégrader alors que la pêche non durable se poursuit.
 De ce fait, Il en ressort clairement que le management de la pêche a ses limites et ne saurait constituer la base de discipline ambitieuse sur les subventions à la pêche à l’organisation mondiale de l’OMC. Aminata Assomme Diatta de rappeler à la présidente que « Le Sénégal demeure convaincu que la contribution de l’OMC à la durabilité des ressources halieutiques réside dans l’interdiction claire et simple des subventions qui augmente la capacité et l’effort de pêche avec un traitement spécial et différencié, approprié pour les pays en voie de développement et les pays moins avancés qui en ont besoin. »
 Cependant, afin de parvenir à une conclusion de ces négociations cette année, après deux décennies de discussions, elle précise que le pays reste ouvert au dialogue y compris des compromis si nécessaire, tenant compte de ses préoccupations fondamentales.
Il s’agit d’abord de l’exclusion de la pêche artisanale des disciplines sur les subventions à la pêche qui s’avère chose impérative. À cet égard, le ministre du commerce salue les modifications apportées à l’article 5.5 D, même si elle avoue être consciente qu’il reste encore du travail à faire, afin de s’assurer que cette catégorie vulnérable d’acteurs de la pêche ne soit pas négativement impactée par les disciplines. Ensuite, considérant la gestion des pêcheries comme une prérogative de l’État conformément à ses engagements internationaux et son droit national, le contenu et la portée de la démonstration visée à l’article 5.1 du texte actuel devraient être clarifiés. Elle rajoute que « Le Sénégal a déjà fait les propositions textuelles dans ce sens et reste disponible à s’engager sur ces bases avec les membres. »

Tabaski 2021 : les Boulangers sénégalais renoncent à leur grève et actent la production de nouveaux formats de pain

https://www.pressafrik.com La Fédération Nationale des Boulangers du Sénégal (FNBS) et le Regroupement des Boulangers du Sénégal (RBS) ont tenu une conférence de presse, ce jeudi pour dénoncer le désengagement de l’Etat suite à « l’anarchie » qui sévit dans le secteur des boulangers et appellent à la responsabilité de l’Etat. Ils ont toutefois évoqué la non-application de la nouvelle réglementation et ses conséquences, et la solution alternative, et urgente destinée aux boulangers membres des deux associations FNBS et RBS. Après avoir rappelé les difficultés du secteur de la boulangerie, ces derniers ont demandé la suspension de leur plan d’action initiale durant la période de Tabaski, et demandent aux boulangers de produire à partir du 26 juillet 2021 en quantité suffisante les formats aux prix de 100 FCFA et de 200 FCFA.
Le mécontentement s’amplifie dans le secteur de la boulangerie. Les acteurs dudit secteur, qui ont décidé la suspension de leur plan d’actions initiale durant la période de Tabaski, suite à l’intervention d’un grand guide religieux du pays.
« Suite à l’intervention d’un grand guide religieux du pays, conscient de la souffrance des consommateurs en cette veille de tabaski et afin d’éviter toutes interprétations pour une production en quantité suffisante du format supérieur, la FNBS et la RBS décident, la suspension de leur plan d’actions initiale durant la période de Tabaski, demandent aux boulangers de produire à partir du 26 juillet 2021 en quantité suffisante les formats aux prix de 100 FCFA et de 200 FCFA les vendre au niveau de leur boulangerie et de leurs points de vente agréés ou toutes autres surfaces commerciales spécialement aménagées, conformément aux arrêtés d’applications », a déclaré Amadou Gaye président de la Fédération Nationale des Boulangers du Sénégal (FNBS).
Mieux martèle M. Gaye : « Même si, le format de 190 grammes à 150 F demeure obligatoire, l’Etat ne peut nous imposer sur la quantité à produire sur ce format. Ces formats de 100 F et de 200 F vont nous permettre de diminuer nos charges de production et d’avoir une meilleure rentabilité dans l’attente de l’application des textes qui régissent la boulangerie. Mais nous savons, tel que conçu, le décret d’application effective est sous la responsabilité des gouverneurs qui doivent impliquer d’avantage les autres services techniques (police, gendarmerie, service d’hygiène, environnement). Car ils président les comités techniques de suivi du secteur de la boulangerie ».
Conscient de l’impact économique et social de ce secteur stratégique dans le développement du pays, la FNBS et la RBS, entendent prévenir toute crise qui pourrait discréditer durablement la profession.
Selon Amadou Gaye, le non-respect de cette réglementation,  va leur replonger dans un coma plus profond. «  Le non-respect de cette réglementation va nous replonger dans un coma plus profond, une faillite totale. Nous demandons solennellement au président de la République, qui ne nous a jamais reçus, malgré nos multiples demandes d’audience, de nous recevoir pour qu’il puisse avoir une meilleure compréhension de nos revendications. Cette anarchie dans le secteur doit cesser et nous appelons à la responsabilité de l’Etat », dit-il.Ibrahima Mansaly

Décision rendue sur l’affaire Bocar Samba Dièye CBAO/Les premiers mots de l’opérateur économique : «La justice divine,se passe sur terre…»

https://www.dakaractu.com Après 13 ans de bataille juridico-financière opposant Bocar Samba Dièye et la CBAO, un grand pas vient d’être posé par l’opérateur économique. Dans cette affaire le liant à la CBAO, il avait obtenu l’annulation du protocole pour vice de forme.
Maintenant c’est au tour de la Cour d’appel de Thiès d’intervenir via la Cour suprême pour débouter la banque. Par ailleurs, des études d’expertise ont montré, que la CBAO doit être sanctionnée malgré cet appel de la banque pour casser la décision rendue par la Cour suprême.
En effet, la banque avait confisqué les biens de l’opérateur sénégalais d’une valeur de 8 milliards. Bocar Samba Dièye dénonçait cette injustice. Après que le verdict de la Cour suprême, Mr Dièye a déclaré : « C’est une victoire du Sénégal! », savourant sa victoire et remerciant la justice qui a montré tout son caractère dans cette affaire juridico-financière.
Considérant qu’il s’en est toujours remis à la justice sénégalaise, l’opérateur économique reconnaît qu’il a toujours pensé qu’il triomphera dans ce dossier.  En bon croyant, il avance : « Dieu est juste. Il n’attend pas le jugement dernier. C’est dans ce monde qu’il va rendre justice car, il est juste… »

Itoc-procédures judiciaires,contre des Banques de la place : le Secrétariat du Président du Groupe parle «d’affirmations inventées de toutes pièces»

https://www.dakaractu.com Le Secrétariat du Président du Groupe ITOC, dans un communiqué et sur de prétendues procédures judiciaires enclenchées « contre pas moins de cinq Banques de la place de Dakar, devant le Tribunal de Commerce » par le groupe ITOC,  parle d’affirmations inventées de toutes pièces. L’article paru dans la presse ajoute en outre que « le magnat du pétrole a perdu sur toute la ligne puisque les juges l’ont débouté de toutes ses prétentions et qu’il aurait été condamné aux dépens, c’est à dire que c’est lui qui doit payer toutes les charges liées à cette procédure qui semble abusive. »
L’article, selon le Secrétariat du Président du Groupe ITOC, se garde pourtant de citer la date de l’audience et le nom des juges qui ont rendu la décision, « une preuve supplémentaire qui établit la fausseté et le caractère mensonger de cet article téléguidé par des cagoulards de l’ombre », s’indigne Amadou Sakhir Diouf. Aussi, renseigne t-il, le Président se réserve la possibilité de saisir qui de droit. Et tient aussi à souligner qu’à travers ses sociétés et institutions, le Président DIAO entretient les meilleures relations avec les Banques établies au Sénégal.

VACCINATION : PLUS DE 533 MILLIONS DE FRANCS DU JAPON POUR RENFORCER LA CHAÎNE DE FROID DU SÉNÉGAL

Dakar, 15 juil (APS) – Le gouvernement japonais a débloqué une enveloppe financière de 533, 5 millions de francs en guise de participation aux efforts de renforcement de la chaîne du froid du Sénégal pour une livraison sûre des vaccins anti-Covid dans tout le pays, a appris l’APS jeudi de source officielle.
“Ce don permettra à l’UNICEF de renforcer la chaîne du froid du Sénégal et d’assurer une distribution et une livraison sûres des vaccins dans tout le pays”, a-t-on notamment indiqué dans un communiqué parvenu à l’APS.
Il est souligné dans le document que le soutien renouvelé du Japon arrive au moment où le Sénégal connaît depuis fin mai 2021, une nouvelle vague de cas de COVID-19 après une baisse constante du nombre à partir de février 2021.
’’A la date du 15 juillet 2021, le pays a enregistré un total de 48.270 cas de COVID-19, avec 1.209 décès et 4.217 sous traitement’’, signale la source qui fait savoir qu’à ce jour, le pays avait enregistré un total de 1.123.800 doses de vaccins approuvés par l’OMS et reçues par le biais de l’initiative Covax.
’’Grâce à ce nouveau partenariat avec le Japon, l’UNICEF apportera son assistance technique au gouvernement du Sénégal qui continue de déployer sa campagne de vaccination’’, peut-on lire sur le communiqué.
Il relève que le renforcement de la chaîne de froid, la poursuite des dons de vaccins et des messages cohérents aux communautés sur l’importance de maintenir les mesures barrières et d’encourager la vaccination contribueront à inverser cette tendance à la hausse inquiétante des cas de COVID.
En dépit des progrès importants notés dans la campagne de vaccination, le Sénégal a besoin de doses supplémentaires importantes de vaccins pour couvrir une plus grande partie de sa population et espérer vaincre le virus, insiste-t-on.
‘’Le pays a également besoin d’un soutien supplémentaire pour renforcer la chaîne de froid et assoir la communication envers les communautés afin de créer un environnement favorable à la vaccination, renforcer la confiance et de garantir le respect des mesures barrières pendant que le déploiement des vaccins se poursuit’’, a ajouté la source.
Elle rappelle que le gouvernement du Japon avait fourni une aide d’urgence au Sénégal en réponse à la crise du COVID-19 en mai 2020 avec un don de 2,6 millions de dollars qui a permis à l’UNICEF de donner un appui technique au gouvernement du Sénégal pour renforcer la gestion de la réponse au COVID-19, le système de santé et d’améliorer la couverture sanitaire universelle pour sa population’’.
‘’Grâce au soutien généreux du gouvernement et du peuple japonais, l’UNICEF a pu agir de manière efficiente en réponse au COVID-19 en mettant à disposition du matériel d’hygiène et des équipements médicaux essentiels et la promotion des mesures de prévention au profit de plus de 390.000 personnes et enfants vulnérables’’, a déclaré Silvia Danailov, représentante de l’UNICEF au Sénégal.
‘’Le soutien du Japon s’est également avéré déterminant pour assurer la continuité des soins de santé, de nutrition et de protection pour 150.000 enfants, femmes et leurs familles vulnérables pendant la crise, contribuant ainsi à la protection sociale du peuple sénégalais à plus long terme’’, a-t-elle dit dans des propos rapportés par le communiqué.
L’ambassadeur du Japon au Sénégal, Arai Tatsuo, a, de son côté, félicité ‘’ l’UNICEF pour son travail remarquable et les résultats considérables obtenus’’, en réponse au COVID-19 au Sénégal’’.
Le partenariat dynamique entre le gouvernement du Japon et l’UNICEF a apporté un soutien efficace au Sénégal dans sa lutte contre le COVID-19, en particulier pour les femmes et les enfants’’, s’est réjoui le diplomate.DS/AKS/ASB

Covid-19 : Le Sénégal cité parmi les 12 pays où il est observé «une tendance constante à la hausse» causée par le variant Delta (Oms)

https://www.dakaractu.com La présence, au Sénégal, du variant indien aujourd’hui rebaptisé « variant Delta », n’est plus un secret. Ce variant dont la présence cadre avec l’arrivée de la troisième vague africaine, continue de donner de la sueur froide aux autorités sanitaires du monde, à cause de sa forte contagiosité. L’Organisation mondiale de la Santé (Oms), à travers son bureau régional, a fait le point de la pandémie dans le continent noir. « Le variant Delta, qui est actuellement la plus transmissible de tous les variants, a été détecté dans 21 pays d’Afrique. On observe une tendance constante à la hausse dans 12 pays, avec de fortes augmentations dans certains pays, comme l’Algérie, le Malawi, le Sénégal et le Zimbabwe ». Là sont les propos de la directrice régionale de l’Oms/Afrique, le Dr Matshidiso Moeti. Des propos tenus dans son mot d’ouverture de la conférence de presse virtuelle hebdomadaire organisée ce jeudi 15 juillet 2021 par l’Oms.
Dans le continent, selon la directrice régionale, il est relevé un million de nouveaux cas, rien que ce mois. « La troisième vague africaine poursuit son chemin destructeur en franchissant une nouvelle étape sinistre, dans le décompte des cas sur le continent. Avec plus de 6 millions, le mois dernier, l’Afrique a enregistré un million de cas supplémentaires. C’est le temps le plus court qu’il ait fallu jusqu’à présent pour ajouter 1 million de cas. En comparaison, il a fallu environ trois mois pour passer de 4 à 5 millions de cas », a relevé le Dr Moeti qui estime que « cette résurgence de la covid-19 est la plus rapide qu’un continent ait connue ».
Dans sa déclaration, elle a aussi signalé, pour le déplorer que « les nouveaux cas ont augmenté pour la huitième semaine consécutive. Et 18 pays africains sont maintenant en résurgence. Alors que cette recherche balaie l’Afrique tout en étant témoin du coût brutal des pertes de vies humaines, les décès ont grimpé en flèche au cours des cinq dernières semaines, faisant un bond de 40% la semaine dernière ». Pour elle, cela « est un avertissement clair que les hôpitaux sont au point de rupture. Au total, cent cinquante-trois mille (153 000) personnes sont malheureusement mortes. L’Afrique n’est plus qu’à 1% du pic de mortalité atteint en janvier », dit-elle avec regret.

COVID-19 : 30% DES NOUVELLES INFECTIONS DUES AU VARIANT DELTA (PR MBOUP)

Dakar, 15 juil (APS) – La troisième vague de pandémie de Covid-19 confirmée par les autorités sanitaires est prédominée par le variant ‘’Delta’’ qui représente 30% des nouvelles contaminations enregistrées ces dernières semaines, a affirmé jeudi, le Directeur de l’IRESSEF, Pr Souleymane Mboup.
Actuellement 1 /3 des nouvelles infections est due à ce variant avec une rapidité de propagation du virus et l’augmentation du nombre de cas, a-t-il déclaré jeudi au terme de la réunion du Comité national de gestion des épidémies au ministère de la Santé et de l’Action sociale.
“Toutes les mesures qui avaient été prises jusqu’à présent doivent être renforcées parce que nous avons un virus beaucoup plus contagieux”, a dit Mboup dans une déclaration faite devant la presse après celle du ministre de la Santé et de l’Action sociale.
Pour le Directeur de l’IRESSEF, “nous devons tout faire avec des mesures fortes pour freiner la propagation du virus”.
“Nous avons toujours insisté sur la surveillance épidémiologique et la surveillance des variants avec une stratégie mise en place qui a permis de définir les différents variants dans les trois vagues connues au Sénégal”, a-t-il expliqué.
Dans la première vague, a dit Pr Mboup, le laboratoire n’a pas trouvé de mutations majeures, c’est-à-dire qu’il n’y avait pas de variant dits de “préoccupation”. Pour la deuxième vague, sur 600 échantillons séquencés, l’IRESSEF a trouvé 40 variants.
Les variants dits “préoccupant” étaient des +Alpha+ connu sous le nom de “variant britannique”, le +beta+ était le variant sud-africain et le Delta est le variant indien.
Dans cette troisième vague, l’IRESSEF a caractérisé de “manière différente les variants” avec dans la première phase une surveillance et dans une deuxième phase où chaque semaine pour tous les cas positifs enregistrés, un tamisage est fait pour identifier les potentiels variants.ADL/ASB/OID

CORONAVIRUS : DIOUF SARR ANNONCE 500.000 DOSES SUPPLÉMENTAIRES DE VACCINS

Dakar, 15 juil (APS) – Le ministre de la Santé et de l’Action sociale a assuré jeudi à Dakar que le Sénégal allait recevoir près de 500.000 doses de vaccins anti-Covid 19 d’ici à la fin du mois de juillet
Abdoulaye Diouf Sarr en a donné l’assurance à l’issue d’une réunion du Comité national de gestion épidémies consacrée à l’évaluation de la situation de la pandémie dans le pays.
Jeudi, le Sénégal a déclaré 674 nouveaux cas positifs au nouveau coronavirus. La veille un nombre record journalier de 733 a été annoncé. Des chiffres qui illustrent l’ampleur de la nouvelle vague de contaminations dans le pays.
’’Depuis plus de cinq semaines, nous enregistrons une hausse importante du nombre de cas de Covid-19. Les chiffres de ces derniers jours montrent que le virus circule activement’’, a admis le ministre de la Santé dans une déclaration sanctionnant la réunion du CNGE.
Abdoulaye Diouf Sarr a, partant de là, exhorté les populations à se rendre dans les structures de santé afin de se faire vacciner, non sans assurer de la disponibilité des vaccins dans les prochains jours.
Il a, dans le même temps, souligné l’importance pour les responsables du service public et des entreprises de privilégier le télétravail et de réduire le personnel dans les services.
Insistant sur le fait que la jeunesse était davantage vulnérable au nouveau variant, Diouf Sarr a appelé à la mobilisation des jeunes à travers notamment les Associations sportives et culturelles et d’autres organisations.
Toutes ces mesures sont destinées à protéger la population et à éviter les décès liés à la maladie de covid-19, a ajouté le ministre de la Santé et de l’Action sociale.
Au total, 595.850 personnes ont au moins reçu une dose de vaccin anti-Covid depuis le lancement le 23 février d’une campagne nationale de vaccins, d’après les données officielles rendues publiques jeudi.
Depuis le début de l’épidémie sur son territoire, le Sénégal a déclaré, 48 270 cas positifs à la Covid-19. Au total, 42 843 patients ont guéri de la maladie, tandis que 1 209 autres sont décédés. De fait, ils sont encore 4 217 malades sous traitement.ADL/AKS/OID

Cas graves covid-19 : le Sénégal commande 63 millions de litres d’oxygènes

https://www.pressafrik.com L’Etat du Sénégal a commandé près de 63 000 mètres cubes (63 millions de litres d’oxygène) au niveau des différents fournisseurs pour un montant de pas moins de 2 milliards FCFA, dans le cadre de la prise en charge des cas graves de covid-19, a fait savoir le directeur des établissements publics de santé, Dr Ousmane Dia.
« Je voudrais rappeler aux gens tous les efforts que l’Etat du Sénégal a fait, ce sont des centrales d’oxygène à n’en plus finir. Mais malheureusement, ces centrales étaient dédiées exclusivement à la prise en charge des autres pathologies », a précisé Dr Dia.
Il a ajouté que quand la covid-19 est intervenu, il fallait parer au plus pressé. « On a pris ces centrales pour alimenter les différents centres de traitement. La consommation de l’oxygènes est devenue excessive et l’oxygène est devenu un médicament ».
« Le ministre (de la Santé) a commandé près de 63 000 mètres cubes (63 millions de litres d’oxygène) au niveau des différents fournisseurs au Sénégal pour un montant de pas moins de 2 milliards FCFAe », a-t-il fait savoir.Salif SAKHANOKHO

RIPOSTE À LA NOUVELLE VAGUE : DES MESURES SUPPLÉMENTAIRES ANNONCÉES

Dakar, 15 juil (APS) – Le Comité national de gestion des épidémies (CNGE) a recommandé jeudi à Dakar un renforcement de la surveillance épidémiologique, un recours au dépistage précoce des cas d’infection au nouveau coronavirus et une mobilisation de l’ensemble des acteurs afin d’aboutir à une meilleure efficacité dans la riposte à la pandémie qui regagne en ampleur dans le pays.
Il s’agit-là de recommandations émises par le Comité national de gestion des épidémies lors d’une réunio d’évaluation de la situation de la maladie à coronavirus dans le pays.
De nouvelles mesures de riposte ont ainsi été prises lors de la réunion qui a permis de faire une évaluation des risques sanitaires, économiques et sociaux de cette forte augmentation du nombre de cas positifs.
Parmi les recommandations figurent notamment le renforcement de la surveillance épidémiologique, la poursuite et l’intensification de la surveillance des variants, le renforcement du système de dépistage une plus forte mobilisation de l’ensemble des acteurs en vue d’une riposte plus efficace, a notamment fait savoir le ministre de la Santé et de l’Action sociale
S’adressant à des journalistes à la fin de la réunion du CNGE, Abdoulaye Diouf Sarr a indiqué que l’accent sera davantage mis sur l’utilisation accrue des tests de diagnostic rapide et le renforcement des ressources humaines pour une correcte prise en charge à domicile.
Il a relayé la décision prise par le CNGE de se réunir dorénavant tous les jeudis non sans insister sur l’importance de l’intensification des populations sur les risques liés à la covid-19 et les moyens de prévention et de lutte dans un contexte de célébration de fête musulmane Ll’aïd Al Ahda plus connue sous le nom de Tabaski au Sénégal.
Rapportant les recommandations du Comité national de gestion des épidémies, le ministre de la Santé a exhorté les populations à recourir au port systématique du masque dans les véhicules de transports, les véhicules particuliers, les lieux recevant du public et les lieux de travail.
’’Nous invitons vivement les transporteurs et chauffeurs de véhicule de transports en commun à faire respecter strictement le port de masque pour tout passager’’, a-t-il dit.
Diouf Sarr a également recommandé ‘’de recourir précocement aux soins, d’éviter tout rassemblement de quelque nature que ce soit ainsi que les déplacements et voyages pendant cette période de fête de la tabaski tout en se faisant vacciner pour se protéger de la forme grave de la maladie à coronavirus.
Jeudi, le Sénégal a déclaré 674 nouveaux cas positifs au nouveau coronavirus.
La veille un nombre record journalier de 733 contaminations a été annoncé. Des chiffres qui illustrent l’ampleur de la nouvelle vague de contaminations dans le pays.
Depuis le début de l’épidémie sur son territoire, le Sénégal a déclaré, 48 270 cas positifs à la Covid-19. Au total, 42 843 patients ont guéri de la maladie, tandis que 1 209 autres sont décédés. De fait, ils sont encore 4 217 malades sous traitement.
Sur le front de la vaccination 595 850 personnes ont au moins reçu une dose de vaccins anti-Covid depuis le lancement le 23 février dernier d’une campagne nationale de vaccination, d’après les données officielles du ministère de la Santé.ADL/AKS/OID

Des recommandations pour stopper la circulation «active» de la Covid

APA-Dakar (Sénégal) Par Ibrahima Dione-Le Comité National de Gestion des Epidémies (CNGE) déconseille surtout les rassemblements et les voyages à quelques jours de la fête du sacrifice communément appelée Tabaski.
Au Sénégal, la situation épidémiologique est pour le moins critique. Rien que dans la semaine du 9 au 15 juillet, 3480 nouvelles contaminations sont recensées. Soit une moyenne de 497 cas par jour. Pendant cette même période, 25 décès liés à la Covid-19 sont dénombrés. Cette tendance à la hausse se confirme depuis plus de cinq semaines.
Les chiffres de l’épidémie confirment que le pays est en plein dans la 3e vague. Le Comité National de Gestion des Epidémies (CNGE), réuni ce jeudi à Dakar, a ainsi formulé des recommandations dans l’espoir de briser la chaîne de contaminations.
Au terme de la rencontre, Abdoulaye Diouf Sarr, le ministre de la Santé et de l’Action sociale, a rapporté la mise en garde des experts à propos du risque d’explosion des infections avec les mouvements de populations lors de la célébration de la Tabaski (mardi et mercredi).
A l’approche de cette fête musulmane, Dakar, la capitale qui concentre l’essentiel des cas de Covid, se vide au rythme des départs vers l’intérieur du pays. Le gouvernement, à défaut de mesures coercitives, mise donc sur la sensibilisation.
Dans sa déclaration, M. Sarr a invité les Sénégalais à « porter systématiquement le masque dans les véhicules de transports, les véhicules particuliers, les lieux recevant du public et les lieux de travail ».
Le ministre de la Santé et de l’Action sociale a également exhorté ses concitoyens à « recourir précocement aux soins et à se faire vacciner » afin de ne pas développer les formes graves de la maladie.
Ces derniers jours, certaines structures sanitaires avaient épuisé leurs stocks de vaccins. Une pénurie du liquide précieux qui a fait manquer à bon nombre de personnes leur rendez-vous pour la prise de la seconde dose de l’un des vaccins disponibles.
Abdoulaye Diouf Sarr a renseigné à ce sujet que « le Sénégal va recevoir, d’ici la fin du mois de juillet, près de 500.000 doses ». Puisque le virus se propage dans les lieux de travail, le Comité National de Gestion des Epidémies a estimé que les responsables du service public et des entreprises privées doivent « privilégier le télétravail » et procéder à la réduction du personnel dans les services.
Le Sénégal, à ce jour, a cumulé 48.270 cas de Covid-19 dont 42.843 guéris, 1209 décès et 4217 patients sous traitement. Actuellement, 23 cas graves sont pris en charge par le personnel soignant.
Redoutant la saturation des centres de traitement, le CNGE a notamment plaidé pour un meilleur système de dépistage avec entre autres l’utilisation accrue des tests de diagnostic rapide et le renforcement des ressources humaines pour une correcte prise en charge des malades à domicile.ID/APA

TROISIEME VAGUE : Entre inquiétude et espoir

https://www.enqueteplus.com/ De 1 %, il y a quelques semaines, à 30 % selon les dernières études de l’Institut Pasteur de Dakar, le variant delta continue sa montée en puissance au Sénégal, dans cette troisième vague qui, jusque-là, s’est montrée moins mortelle que les précédentes. Mais si la courbe des cas positifs se poursuit au même rythme, les spécialistes craignent le pire.
L’alerte est maximale. L’augmentation exponentielle du nombre de cas positifs au coronavirus inquiète de plus en plus les acteurs de la santé. Mais quelle est l’incidence de cette flambée des cas sur le nombre de décès et de cas graves ? Par rapport aux vagues précédentes, la nouvelle est-elle plus ou moins virulente ? Est-elle plus contagieuse ou plus mortelle que les précédentes ? Les questions se multiplient, mais trouvent peu de réponses chez les autorités du ministère de la Santé et de l’Action sociale injoignables. Pour l’heure, le constat est moins alarmant que ce que l’on pouvait craindre.
Selon le bulletin d’hier, malgré un taux de positivité record de 25,68 %, le Sénégal restait toujours autour des 20 cas graves pris en charge dans les services de réanimation, alors que le nombre de décès est évalué à deux. Au plus fort de la deuxième vague marquée par le variant alpha, alors que le taux de positivité n’a jamais atteint ses niveaux actuels, il arrivait d’enregistrer jusqu’à dix morts ou bien plus parfois. Quant aux cas graves, ils avaient atteint le seuil des 60 cas graves.
Mais, selon les spécialistes, il serait prématuré de tirer des conclusions, car cette nouvelle vague en est juste à ses débuts.

‘’Il ne faut pas tirer de conclusions hâtives’’

Interpellé sur la question, Dr Cheikh Sadibou Sokhna, biologiste, épidémiologiste, précise  : ‘’Il est vrai que nous n’avons pas encore noté une forte incidence de cette flambée sur le nombre de cas graves et de décès ; mais il ne faut pas tirer de conclusions hâtives. Qu’est-ce qui l’explique ? Est-ce que cette tendance va continuer ? Il va falloir du temps et des études pour pouvoir se prononcer. Pour le moment, le constat est qu’effectivement, il n’y a pas encore de grande incidence. C’est d’ailleurs la bonne nouvelle.’’
Abondant dans le même sens, un autre épidémiologiste explique cette tendance plus ou moins ‘’rassurante’’ pour certains, par le fait que la proportion de jeunes touchés est plus importante que lors des précédentes vagues. ‘’On a dit que 50 à 60 % des cas sont les jeunes. Si c’est des jeunes bien portants, cela va de soi qu’ils vont avoir quelques symptômes pendant un moment, mais ça va passer. Il est connu qu’en Afrique, les jeunes ont un bon système immunitaire. C’est pourquoi il y a beaucoup de cas, mais moins de décès par rapport aux autres vagues. Si cette tendance continue, il n’y aura pas beaucoup de dégâts. Maintenant, avec les mutations, on ne sait jamais. Il faut rester vigilants’’
Moins mortel jusque-là et moins grave, la nouvelle vague est cependant beaucoup plus contagieuse que les précédentes. En attestent les taux de positivité jusque-là jamais égalés. Hier, le Sénégal a atteint un taux record de plus de 25 %. Ce qui pourrait influer à moyen long terme sur les courbes des cas graves et des décès.
En effet, insistent les spécialistes, plus il y aura de cas, plus le risque d’avoir des formes graves de la maladie et de décès augmente. Pour parer à toute éventualité, ils préconisent un renforcement de la vaccination. Selon notre interlocuteur sous anonymat, l’Etat devrait faire focus sur les personnes vulnérables pour se prémunir contre une possible flambée des cas graves et donc des décès. C’est là où les risques sont vraiment importants, tant qu’il s’agit du coronavirus. Chez les jeunes, l’expérience a montré qu’ils résistent bien au virus.
A ce niveau, le combat est loin d’être gagné. Selon les chiffres rappelés par Dr Sokhna, le Sénégal est très en retard par rapport aux objectifs qu’il s’était lui-même assignés. ‘’Le taux de vaccination, explique le directeur de l’Institut de recherche et de développement, est encore très faible. Selon les derniers chiffres disponibles, on était à un taux de 6 % de couverture vaccinale. Ce n’est même pas le niveau de la population cible prioritaire (personnels soignants, personnes âgées ou vivant avec des comorbidités), qui était évaluée à 20 %. Nous avons vraiment beaucoup d’efforts à faire à ce niveau’’. Malgré les inquiétudes sur l’efficacité des vaccins par rapport aux mutations constantes de la Covid-19, les spécialistes s’accordent à dire que la vaccination reste, à ce jour, le meilleur moyen de lutter contre la pandémie, ses vagues ainsi que ses variants.

La course folle du variant delta

Relativement à ces variants, c’est delta qui inquiète, aujourd’hui, de plus en plus. Selon les dernières estimations, ce variant continue son expansion galopante et pourrait prochainement devenir le variant dominant au Sénégal. Selon des études réalisées par l’Institut Pasteur et disponibles depuis quelques jours, ce nouveau variant qui était, il y a quelques semaines, juste de 1 %, représente maintenant 30 % des cas présents dans le pays. Une augmentation fulgurante qui confirme les différentes études qui soutiennent que le virus est 60 fois plus contagieux que le variant alpha (variant anglais qui avait fait des ravages lors de la deuxième vague) par exemple.
D’où l’inquiétude de Dr Sokhna et de beaucoup de professionnels de la santé. Le collaborateur de Didier Raoult d’affirmer  : ‘’On dirait même que c’est désormais prédominant par rapport au variant alpha. Et ça, c’est une mauvaise nouvelle, parce que dans tous les pays européens par exemple, quand les variants sont dominants, il y a saturation dans les hôpitaux et les cas graves se multiplient. Il faut donc faire très attention.’’
Dans l’immédiat, préconise l’expert, il faut mettre un terme aux rassemblements, faire respecter les protocoles dans les marchés, les transports en commun, les lieux de culte et autres lieux de rassemblement.
Avec la multiplication des variants qui ont tendance à surplomber le variant originel, certains spécialistes ont tendance même à parler de nouvelle épidémie, au lieu de nouvelle vague. Docteur Sokhna explique  : ‘’C’est ce qui arrive quand, dans le cadre d’une épidémie, les variants arrivent à dominer le virus originel. On ne parle plus de vague, mais on passe d’une épidémie à une autre. C’est toujours la même famille, le coronavirus, mais avec de nouveaux virus.’’
Beaucoup plus contagieuse, moins mortelle pour le moment, la nouvelle vague ou nouvelle épidémie se poursuit avec son lot d’incertitudes. Si l’on se fie aux vagues précédentes, difficile de dire quelle sera sa durée. En effet, alors que la première vague avait duré 7 mois, constate Dr Sokhna, la deuxième n’a duré que 4 mois et a enregistré un nombre plus important de décès.MOR AMAR

Abdoul Mbaye

https://www.enqueteplus.com Suite aux recommandations du Comité national de gestion des épidémies (CNGE), les premières réactions sont tombées. Les Sénégalais rouspètent contre les mesures édictées par l’autorité étatique. Accusant l’Etat d’être à l’origine de cette troisième vague de Covid-19
Parmi eux, le président de l’Action pour la citoyenneté et le travail (ACT), Abdoul Mbaye. Sur Twitter, ce jeudi 15 juillet, l’opposant politique a fulminé : ‘’Qu’a-t-on donc fait au bon Dieu pour mériter ça ! Après avoir organisé les déplacements et rassemblements les plus importants depuis trois ans, mettant le Sénégal en campagne préélectorale, son gouvernement demande la limitation des déplacements et rassemblements.’’

Menace d’une troisième vague de Covid-19 au Sénégal : Le CRD accuse Macky Sall et le met en garde…

https://www.dakaractu.com Le Congrès pour la renaissance démocratique dans un communiqué rendu public de faire constater que tous leurs efforts et sacrifices malgré un système de santé défaillant et une politique sanitaire pour le moins désastreuse, pour contenir la pandémie à Covid 19, ont été anéantis en quelques jours.
Ceci, accuse ses membres « par la propension politicienne d’un Président de la République totalement irresponsable qui pensait pouvoir profiter d’une telle accalmie pour déplacer à travers le pays des foules mécaniques, beaucoup de personnes en faisant partie gracieusement, pour se faire valoir une popularité perdue aux yeux de l’opinion nationale et internationale ».
Aussi par ce comportement totalement irresponsable, Macky Sall est la principale cause et le principal responsable de la troisième vague de l’épidémie de Covid 19 qui a battu tous les records de contamination et qui n’épargne plus aucune contrée, a ajouté le CRD. « Seul avec sa conscience, Macky Sall doit certainement se reconnaître coupable dans son immense inconscience d’avoir occasionné des contaminations et des pertes en vies humaines évitables s’il n’était pas un homme léger, un politicien sans scrupule qui n’a d’égard que pour ses intérêts, ceux de sa famille et de son clan », renseigne la même source.
Le Congrès de la Renaissance Démocratique de le mettre solennellement en garde contre sa velléité affichée à profiter de l’envolée des contaminations de la Covid 19 et des restrictions que toutes les bonnes gens se sont imposées, à l’opposé de son irresponsabilité, pour imposer les lois scélérates relatives au terrorisme et au code électoral qu’il vient de faire adopter par une majorité à sa solde mais qui sont rejetées par les Sénégalaises et les Sénégalais dans leur écrasante majorité. Et invite les citoyens et citoyennes et les hôtes étrangers vivant au Sénégal à redoubler de vigilance en respectant les mesures et gestes barrières et encourage les syndicats de la santé et de l’action sociale, les mouvements citoyens à davantage d’engagement dans la résistance et la riposte contre la Covid 19…

GESTION DE LA COVID AU SÉNÉGAL, DÉFAILLANCE ÉTHIQUE SUR TOUTE LA LIGNE PAR LIKA SIDIBÉ

EXCLUSIF SENEPLUS #SilenceDuTemps – L’élite censée faire dans la pédagogie par l’exemple a été la première à enfreindre les règles. Quelle option mettre en œuvre ? Comment amoindrir l’impact de la troisième vague ?
#SilenceDuTemps – Le Sénégal est de plain-pied dans la troisième vague de la pandémie. Les chiffres annoncés depuis le début du mois de juillet ne laissent plus aucun doute. Cette augmentation du nombre de cas positifs (communautaires, importés et cas graves), était prévisible. La tendance est mondiale.
Au Sénégal, l’argument de la surprise agité depuis la confirmation du premier cas de Covid-19 en mars 2020 est intolérable et léger. Le Sénégal doté de spécialistes qui ne sont pas censés ignorer que l’existence d’un seul cas actif dans le monde peut être l’occasion d’une nouvelle flambée a eu une attitude très attentiste. Rapporté au jargon de la santé publique, notamment aux principes qui guident la prise en charge des questions y afférentes, on peut dire que la précaution n’a jamais été appliquée.
Chez nous, la troisième vague est arrivée dans un contexte de relâchement total  : non-respect des gestes barrières, non-port de masques, rassemblements en tout genre (politique, sportif, privé, etc.).
Les rares Sénégalais qui suivent encore l’évolution de la situation sanitaire liée à la pandémie à Covid-19, anxieux, s’interrogent  : durant les courts moments de répit entre la première et la deuxième vague, quelles stratégies ont été mises en œuvre par l’État, en termes de précaution et prévention, pour davantage sensibiliser, conscientiser parce qu’ils sont nombreux ceux qui doutent encore de l’existence de la maladie. Mais surtout communiquer à travers tous les canaux disponibles pour faire face à l’infodémie, qui a aussi porté un coup très dur à l’efficience des différentes stratégies de riposte mises en œuvre.
Les Sénégalais veulent savoir quelle option comportant des mesures politiques et techniques pertinentes mettre en œuvre et comment, afin d’amoindrir l’impact de la troisième vague et prévenir les prochaines ?
Par rapport à la vaccination, qu’est-ce qui est mis en œuvre pour obtenir l’adhésion des populations très réfractaires, à condition que le vaccin soit disponible. À la date du 10 juillet, le Sénégal avait à peine atteint le taux de 6 pour cent de couverture vaccinale, alors que ceux qui avaient pris la première dose du vaccin AstraZeneca sont dans l’attente de la seconde à cause d’une rupture. Et pour le vaccin Sinopharm la tension est nette.
Mais le fond du problème, c’est l’absence d’éthique dans la gestion de la Covid au Sénégal depuis le début. Dans une interview accordée à Seneplus
Tv  (https://www.youtube.com/watch?v=cjlS-yiD7Y8&t=569s) en juillet 2020, le Professeur Abdoul Kane, chef du service cardiologie de l’hôpital Dalal Diam, président de la Société Sénégalaise de Cardiologie et président de la Coalition pour la Santé et l’Action sociale le déplorait en ces termes  : « notre pays pourrait circonscrire le mal si on mettait plus d’éthique, plus d’empathie et moins de politique dans la gestion à l’époque trop verticale de la pandémie ». Sur ce dernier point, il avait vu juste puisque les hôpitaux ont été très vite saturés avant que le ministère de la Santé n’envisage une gestion extra hospitalière, donc à domicile, des cas positifs et aussi la mise en œuvre d’une approche communautaire. Le premier écueil a été la médicalisation de la riposte.
L’éthique, en santé publique ratisse très large ; elle s’intéresse plus à la population qu’à l’individu, plus à la perspective communautaire qu’à la perspective individuelle, plus aux déterminants sociaux qu’à l’action et la responsabilité individuelle. L’éthique renvoie à des questionnements qui permettent de prendre les bonnes décisions avec mesure et dans le respect des droits et de la dignité humaine, et pour le bien de tous. Ce sont des orientations qui doivent venir au secours de la décision. En santé publique, la décision est toujours politique et c’est là que se trouve tout l’enjeu de l’éthique, c’est-à-dire la dimension ontologique des actions.
La question éthique s’est posée avec beaucoup d’acuité dans tous les aspects de la gestion de la Covid, notamment la précaution et des mesures de prévention, la disponibilité des tests de diagnostic, la prise en compte d’un volet important que constitue la recherche clinique pour trouver un traitement. Est-il besoin d’évoquer le peu de moyens alloués à nos chercheurs ?
Il est d’ailleurs heureux d’apprendre que le Sénégal disposera d’une usine de production de vaccins contre la Covid-19 et d’autres maladies endémiques ; les premières doses sont attendues en 2022. C’est tant mieux puisque l’Afrique pourra désormais compter sur ses propres moyens et son expertise pour s’en sortir à l’occasion de prochaines épidémies ou pandémies. Mieux vaut tard que jamais.
Déjà, depuis 2018, l’organisation annuelle du forum galien Afrique pour la recherche et l’innovation dont la présidente du Comité scientifique est le professeur Awa Marie Coll Seck, offre une plateforme d’échanges scientifiques de haut niveau sur des questions d’intérêt commun, les priorités de notre continent pour les Africains et par les Africains. L’Afrique peut et doit trouver les ressources et nouer des partenariats pour développer l’industrie pharmaceutique locale, miser sur les transferts de technologies, les échanges et transferts de connaissances, etc. Des créneaux qui n’ont pas été exploités, nos gouvernants se limitant à tout attendre de l’extérieur.
Pour vaincre la Covid, un devoir de responsabilité est attendu de tous. Les récentes tournées politico-économiques du parti au pouvoir et de ses alliés, suivis des rassemblements « Tib Tank » du leader du mouvement Geum Sa bop, le « Nemekou tour » annoncé des militants du parti Pastef, la reprise des combats de lutte, bientôt celle des tournois de football du mouvement navétanes, les événements religieux qui occasionnent des  déplacements massifs de  populations d’une région à une autre, sont autant de facteurs qui aggravent la situation et met tout le pays en danger, notamment avec ce virus mutant dénommé Delta. Ce dernier a la particularité d’être plus contagieux, d’infecter de plus en plus de jeunes sans comorbidités, mais qui développent des formes graves de la maladie.
Depuis quelques jours donc, la Covid occupe à nouveau la une des médias, troisième vague oblige. Le sensationnel se mêle à l’émotion avec la diffusion de spots télé montrant des leaders communautaires appelant à la vigilance, diffusés en boucle. Mais force est de constater que la grande majorité de la population continue de faire comme si de rien n’était. Et puis, on est en droit de se demander quel sens aura désormais l’approche communautaire dans la gestion de ce problème de santé publique qui est une question d’analyse de l’environnement, de communication avec les communautés, de prises de décisions, de responsabilité du moment où l’élite censée montrer la pédagogie par l’exemple a été la première à enfreindre les règles.
L’approche communautaire suppose une implication dans tout le processus, depuis l’identification des problèmes en passant par leur analyse et les solutions à mettre en œuvre. Les populations ne s’exposeraient certainement pas si toutes les étapes de cette approche, telles que déclinées dans les lignes directrices de l’OMS datant de novembre 2015, relatives à la gestion des questions éthiques lors des flambées de maladies infectieuses étaient scrupuleusement mises en œuvre.
L’éthique, c’est aussi une compétence. Agir avec éthique permet de relever les forces de ceux qui ont en charge, au sein des gouvernements ou des structures de santé notamment la gestion de la Covid-19.
Le 08 juillet dernier, le ministre de la Santé et de l’action sociale, entouré de ses collaborateurs s’est longuement épanché sur la gestion de la Covid-19 lors d’une édition spéciale diffusée à la télévision nationale. Des journaux en ont fait un compte-rendu. La majorité a titré sur « l’aveu d’impuissance d’Abdoulaye Diouf Sarr », ministre très politique de la Santé et de l’action sociale et régulièrement à couteaux tirés avec les praticiens, notamment le Professeur Moussa Seydi en pointe dans la lutte contre la Covid, à en croire des articles de presse.
Le Dr Abdoulya Bousso qui a récemment démissionné du Centre des Opérations d’Urgence Sanitaire (COUS) en pleine crise sanitaire a évoqué tout simplement « des raisons personnelles ». D’ailleurs, ce dernier interpellé par rapport à la nomination d’un spécialiste à la tête du département de la Santé, a donné la réponse suivante  : « Il faut quelqu’un qui ait cette intelligence de pouvoir écouter ces techniciens de la santé et aussi avoir le leadership pour pouvoir conduire la troupe ».
Une chose est d’écouter, autre chose est de pouvoir, en cas d’avis et de recommandations contradictoires venant des techniciens, faire preuve de discernement avec intelligence et célérité afin de prendre une décision éclairée, la meilleure possible.
Il est temps que la santé, secteur vital et stratégique qui a vu passer des monstres sacrés de la trempe d’Amadou Cissé Dia, Abdoulaye Ly, Daouda Sow, Doudou Ngom, Mamadou Diop, Thierno Ba, Assane Diop, Awa Marie Coll Seck, retrouve ses lustres d’antan.
Pour tout ce que représente la santé et son impact sur le développement de nos pays et sur les droits humains, reprenons Aristote qui disait  : « seul le meilleur doit servir l’État ».
Mame Lika Sidibé est journaliste diplômée du Cesti. Elle collabore régulièrement avec SenePlus. Titulaire d’un master II Défense, Paix et Sécurité du Centre des Hautes Études de Défense et de Sécurité (CHEDS), elle a été consultante sur un projet de l’Union Européenne mis en œuvre par l’Association des Professionnelles de la Communication du Niger (APAC-Niger) sur les questions d’extrémisme violent. Elle est également chargée de communication de l’Association Internationale d’Information sur la Dépigmentation artificielle (AIIDA).

Les turpitudes du chef!La chronique de KACCOR sur la hausse des cas et les tournées de Macky

https://www.pressafrik.com Ils sont enfin sortis du bois. Et c’est pour interdire leurs propres idioties du mois dernier. C’est-à-dire lorsqu’avec le Chef, vadrouillant dans le Nord du pays, ils tiraient la langue à la Covid en bandant les muscles, histoire de montrer que leur Champion est dans les cœurs. Et voilà que tout leur retombe sur le visage…
Façon d’être poli, mais c’est plus fort que cela. Dans son palais, il doit avoir le sentiment d’être à l’origine des déboires que vit son peuple. Ce sera pire quand le chaos s’installera. Déjà que la Tunisie, au plateau médical plus relevé que le nôtre, appelle à l’aide internationale pour circonscrire le mal. Le conclave du comité national de gestion des épidémies d’hier avait quelque chose de rigolo. Il y manquait un hôte de marque.
Comme ça, ils veulent limiter une épidémie dont ils savent sciemment qu’ils n’ont ni la force ni la volonté de pouvoir venir à bout. A moins qu’ils ne reviennent à leur stupide état d’urgence. Jugez en vous-mêmes ! Ces farceurs demandent de réduire les déplacements et rassemblements, de privilégier le télétravail et d’aller se faire vacciner. Soit !
En cette période de Tabaski, et avec ce que représente cette fête dans ce pays pas comme les autres, les autorités peuvent-elles interdire à des centaines de milliers de personnes de retrouver leurs familles à l’intérieur du pays ? Déjà qu’au niveau des transports en commun, tout le monde a jeté les masques. Sur les rassemblements ?
Tiens, tiens !! Après les avoir favorisés, comment osent-ils regarder dans le blanc des yeux les citoyens pour les leur interdire ? Quoi encore ? Le Télétravail dans un pays de l’informel. Ils nous invitent également à aller nous faire vacciner alors que les doses de vaccin sont en rupture. On nous promet une livraison….d’ici la fin du mois. Et vous pensez avec tout ce cafouillage que ces messieurs et dames sont sérieux ?
Il nous faut regarder les choses en face. Le chaos, ce n’est plus une prévision. Il faut se préparer au pire en souhaitant que le Bon Dieu, dont on pense qu’il est Sénégalais, nous sauvera de l’hécatombe de cette « vague Macky Sall » !  KACCOR, Le Témoin

GO : L’atypique Dr Niang

https://www.rewmi.com Médecin de son état, Babacar Niang est le boss de Suma Assistance, mais ce n’est  pas à  ce titre  qu’il est mon invité du week-end.
C’est plutôt  en sa qualité d’honnête  homme qui ne badine pas avec la vérité, et de téméraire qui  n’hésite  à  braver toute sa  corporation  pour faire valoir son point de vue.
Voilà  pourquoi il est très couru des médias qui donneraient  père et mère pour pouvoir  l’ancrer dans leurs débats en ces moments  terribles de pandémie du Covid 19, mais voilà également pourquoi son ministère de tutelle détourne chaque fois  la tête, quand  il est invité sur un plateau de télé.
Dans le discours  de Babacar en effet, point de  place pour le  “layam-layam”, comme  aurait dit Dame Mbodj. “Droit au  but et sans  aucun regard pour l’extérieur”, semble être  sa  devise.
Le nombre  de morts quotidien officiellement annoncé au Sénégal, par exemple ? Une bonne blague,   pour le toubib.
Il faut compter au moins deux fois plus. Rien que  Suma Assistance qui reçoit  également  des patients du Covid, affiche un bilan plutôt “considérable”. Les vaccins chinois  ou occidentaux tant courus ? Le docteur n’en a cure, non plus.
Libre  à  qui veut d’aller se faire vacciner, mais pas lui, Babacar Niang. Du moins, pas pour le moment. Il  continue à  être sceptique devant le  trop court délai de fabrication  des vaccins, et tout le mystère qui en entoure la composition. Vous voulez d’autres exemples? CEBE

PRÉSENTATION D’UN OUVRAGE SUR LES ENJEUX ET LES PERSPECTIVES DU TÉLÉTRAVAIL

Dakar, 15 juil (APS) – Le Conseil national du patronat (CNP) a présenté jeudi, une publication intitulée “L’œil ouvert des employeurs sur le télétravail au Sénégal. Enjeux et perspectives’’, a appris l’APS.
Cet ouvrage de 62 pages est le résulat d’enquêtes menées au sein des entreprises dans le but de connaître la perception des patrons d’entreprises du travail à distance.
Il a été produit par la Commission technique “Dialogue social et normes du travail” du Conseil national du patronat (CNP) avec le concours du Bureau des activités des employeurs (ACT/EMP) de l’Organisation internationale du travail (OIT).
“80% des chefs d’entreprises du Sénégal ont soutenu avoir commencé le télétravail après l’avènement de la crise sanitaire liée au Covid-19”, a dit Abdoul alpha Dia, Expert-Consultant ‘’RH-Organisation’’ lors de la cérémonie de présentation de la publication.
Dans cet ouvrage, les entrepreneurs, répondant aux questions des éditeurs, ont souligné les avantages et les inconvénients de ce type de travail qui a été imposé par la pandémie du Covid-19 apparue au Sénégal au mois de mars 2020.
“Le télétravail a permis aux personnes ayant des problèmes de mobilité de trouver du travail sans bouger de chez eux. Les salariés qui ont fait recours au télétravail ont vu leurs charges de travail se réduire, les horaires devenir flexibles, entraînant un gain de temps ainsi que la souplesse du travail”, a fait savoir M. Dia.
Par contre, le travail à distance comporte aussi des inconvénients allant de la perte du lien social à la difficulté dans la gestion des performances, a indiqué l’expert-consultant.

“Nous avons noté des problèmes dans la supervision en continu, une augmentation des charges de télétravail et surtout la difficile conciliation entre la vie professionnelle et celle familiale. Des sentiments d’isolement et des phénomènes de dépression ont été aussi enregistrés depuis que les salariés ont entamé le télétravail au Sénégal”, a t-il relevé.

Pour sa part, le ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des relations avec les Institutions, Samba Sy a soutenu que la perturbation que connaît le monde du travail est historique.
Citant un rapport de l’Organisation internationale du travail (OIT), il a laissé entendre qu’en 2020, 8,8% des heures de travail ont été perdues au niveau mondial par rapport au deuxième trimestre de 2019, équivalent à 255 millions d’emplois à temps plein.
“Les pertes en heures de travail pour 2020 ont été 4 fois plus importantes que pendant la crise financière mondiale de 2009. Pour 2021, on s’attend à une baisse de 3% de perte en heure de travail comparativement au quatrième trimestre de 2019, ce qui équivaut à 90 millions d’emplois en temps plein”, a dit M. Sy.
Il a fait savoir que le télétravail a montré que le monde est dans un saut civilisationnel et personne ne peut se mettre à l’écart de cette dynamique.
“Qu’on le veuille ou non, le mouvement du monde nous emporte et nous impose par rapport à notre législation du travail de nous ajuster et de nous adapter”, a-t-il ajouté.
D’après le ministre, la règle des trois unités que sont  : lieu, temps, et l’action, ’’socles’’ de l’exécution du contrat de travail, a été sérieusement remise en question.
“Avec la pandémie, lorsque les mesures de confinement sont entrées en vigueur, de nombreux travailleurs ont été invités à télétravailler si leur fonction le permettait”, a-t-il déclaré.
La crise sanitaire a aussi révélé l’existence d’un vide juridique et règlementaire du télétravail dans les Conventions collectives et le Code du Travail au Sénégal, selon la publication.AT/ASB/OID

DES ÉLÈVES DÉCHIRENT LEURS CAHIERS ET DÉTRUISENT DES TABLES-BANCS

https://emedia.sn Le vice-président de l’Union nationale des parents d’élèves et étudiants du Sénégal (UNAPES), Cheikh Gueye, réclame des sanctions contre les élèves qui ont perpétré des actes de vandalisme, après avoir détruit des tables bancs, au Cem de Hann. Des vidéos, qui sont devenues virales, les montrent en train de déchirer leurs cahiers de SVT, à la fin de l’année scolaire. “C’est inqualifiable”, dénonce le parent d’élève, sur iRadio.
“C’est un réflexe incivique qui ne cadre pas avec l’éducation que les enfants doivent recevoir au niveau de l’école et des classes, fulmine Gueye, amer. Ce geste-là, c’est inqualifiable à la limite. Ça rentre toujours, dans le cadre, de l’éducation civique, des instructions civiques, que les enfants doivent recevoir au niveau des écoles, et qu’ils ne reçoivent plus. Mais c’est déplorable. Il faut sanctionner parce qu’aujourd’hui, au Sénégal, on ne sanctionne plus à tous les niveaux surtout au niveau de l’école. L’enfant doit savoir qu’il y a le bâton et la carotte. Où est ce que les suivants vont s’asseoir demain si les autres détruisent les bancs ? C’est incivique. Les parents d’élèves doivent éduquer les enfants à la maison pour qu’ils aient les bons réflexes. Parce que là, il s’agit de biens communs à ne pas détruire. Aujourd’hui, les enfants, à la limite, ils sont laissés à eux-mêmes même à l’école. Il faut sanctionner. L’enfant doit avoir peur. La responsabilité est à tous les niveaux. Nous pensons qu’il faut requalifier les choses. L’éducation est en train d’aller dans le mauvais sens. Il faut rectifier plein de choses et à tous les niveaux”. Dié BA

LE DIRECTEUR DU CHEDS SUGGÈRE UNE COPRODUCTION DE LA SÉCURITÉ

Dakar, 15 juil (APS) – Le directeur du Centre des hautes études de défense et de sécurité (CHEDS), le général de brigade Mbaye Cissé, a relevé jeudi la nécessité d’envisager une forme de coproduction de la sécurité en partenariat avec les collectivités territoriales.
Il s’exprimait au cours d’un séminaire de lancement du Programme collectivités territoriales, défense, sécurité et paix du CHEDS, une rencontre prévue pour deux jours à Dakar, en partenariat avec la Fondation Konrad Adenauer.
Une cinquante de personnes issues de l’administration territoriale, des collectivités locales, des forces de défense et de sécurité et des organisations de la société civile prennent part à cette rencontre axée sur le thème  : “La politique locale de sécurité  : outils et gouvernance”.
’’Ce programme part du constat que la sécurité est devenue globale’’, a expliqué le général de Brigade Mbaye Cissé.
Il soutient que ’’la sécurité ne se limite plus à la protection physique des biens et des personnes, mais englobe la satisfaction des besoins multidimensionnels de l’homme’’. Il a cité à cet égard l’éducation, la santé et l’environnement.
Considérant les élus locaux comme des ’’catalyseurs naturels’’ des dynamiques sociales et associatives de la commune, le général Cissé affirme que cet atelier devrait offrir aux maires ’’les outils susceptibles de faire d’eux des porteurs de solutions aux enjeux de stabilité, de sécurité et de développement et leur ouvrir ainsi la voie à une nouvelle dynamique de travail avec les Forces de défense et de sécurité’’.
Selon lui, cette approche de ’’coproduction’’ dans la gouvernance de la sécurité locale sera menée dans un esprit conforme à la vocation du CHEDS consistant à aider à la formulation cohérente de solutions durables à toutes les problématiques sécuritaires qui se posent au Sénégal.
Le maire de la ville de Dakar, Soham Wardini, a elle plaidé pour le retour de la police municipale, dans une dynamique favorisant l’avènement de villes plus sûres qui comptent par ailleurs la sécurité dans leurs compétences transférées.
Dans cette perspective, elle a rappelé l’expérience de la ville de Dakar qui s’appuie depuis 2010 sur des volontaires.
Le directeur de cabinet du ministre des Collectivités territoriales, du Développement et de l’Aménagement deterritoires, Abou Ahmed Seck, a salué la pertinence de cette ’’approche inclusive’’ du CHEDS, ’’au regard des enjeux de développement des villes et de la problématique de développement et de sécurité’’.
Il a rappelé que la question de la police municipale “est bien prise en compte dans le nouveau code des collectivités territoriales.’’SMD/ASG/BK

UN PAYS EN URGENCES PAR MAMOUDOU IBRA KANE

https://emedia.sn D’urgences en urgences, le Sénégal est comme plongé dans un état d’urgence permanent. La troisième vague de la pandémie à Covid-19, avec ses explosions de cas, ne nous laisse pas trop le choix. Elle nous admet, en effet, aux urgences.
Mais, « quand il est urgent, c’est déjà trop tard ». Il y a une part de vérité dans ce coup de gueule du député de l’opposition Mamadou Lamine Diallo. Il dénonçait le 25 juin dernier, la précipitation à modifier le code pénal et le code de procédure pénale concernant la lutte contre le terrorisme. En la circonstance, le parlementaire Diallo a été bien inspiré de ressusciter Talleyrand. La suite lui donne davantage raison. Conséquence  : coups de poing et volée de bois vert en dehors et au sein de l’hémicycle.
On n’avait pas fini de constater les dégâts collatéraux de la procédure d’urgence choisie par le pouvoir, voilà qu’une autre procédure d’urgence est empruntée pour réviser, cette fois-ci, le code électoral. Il y avait urgence, dit-on. Il fallait insérer dans le code toute une batterie d’accords entre les acteurs pour se conformer au délai de six mois fixé par la CEDEAO. Faute de respect de ce délai, la démocratie sénégalaise courrait le risque de se faire taper sur les doigts par l’organisation communautaire. Après moult reports, les élections territoriales pourront finalement se tenir le 23 janvier 2022. Ouf ! Enfin, on y arrive. Pas si vite !
On découvre encore que le consensus obtenu sur les Locales n’est pas sans conséquence sur une autre élection. Une élection certes de moindre envergure, mais une élection tout de même. Le renouvellement du mandat des hauts conseillers est donc renvoyé aux calendes… sénégalaises ! Leur mandat se terminent en novembre 2021. Majorité et opposition se sont encore entendues pour que l’élection des hauts conseillers se tienne après les Territoriales. Mais quand ? Pour rappel, 80 des 150 membres du Haut Conseil des Collectivités territoriales sont élus au suffrage indirect pour un mandat de 5 ans. Il se pose au pays un réel problème de maîtrise du calendrier électoral.
Il faut le dire, un pays qui est tout le temps dans l’urgence réfléchit peu. Sinon, pas du tout. Eh bien, la raison est simple. Parce qu’il a tout le temps le nez dans le guidon ou la tête sous l’eau. En mauvaise situation donc. Et puis, urgence pour urgence, y a-t-il plus urgent que la nouvelle vague de coronavirus qui s’abat sur le Sénégal ? Sûrement il n’y en a pas. Facteur aggravant, le vaccin est en rupture alors que l’écrasante majorité réclame sa dose. Très bizarre de constater que même ceux qui avaient déjà pris la première dose se voient privés de la seconde qui était pourtant prévue à une date très précise. Le fait de ne pas fabriquer de vaccins ne saurait être une excuse. Les gouvernants semblent avoir oublié que l’avenir ne se prévoit pas. Il se prépare.
Les codes électoral, pénal et de procédure pénale ne manquent pas d’importance. Rangeons-les quand même un moment. L’urgence est ailleurs  : faire face au nouvel ennemi qu’est le variant Delta. Avec les mêmes armes ? À virus variant et variable, il faut changer son fusil d’épaule et de stratégie. Non seulement on ne sait plus à quel vaccin ou saint se vouer, plus inquiétant encore, on n’est même plus sûr qu’il n’y aura pas un autre variant qui s’appellerait Omega. Pourquoi pas ? Assurément, notre monde vit un vrai psychodrame !

ELECTIONS LOCALES DU 23 JANVIER 2022 : Un test de survie politique pour Aminata Touré et Cie

http://www.sudonline.sn/ Prévues le 23 janvier 2022 prochain, les élections municipales et départementales s’annoncent cruciales pour la classe politique sénégalaise. En effet, au-delà de l’enjeu du renouvellement des exécutifs locaux en perspective des prochaines législatives et la présidentielle de 2024, ces élections sont également un test de survie politique certains compagnons du président de la République Macky Sall mis au frigo depuis le remaniement ministériel de novembre 2019. De Mimi à Boune Dionne, en passant par Amadou Ba, Ngouille et autres
Les élections municipales et départementales qui seront organisées en janvier prochain s’annoncent cruciales pour la classe politique sénégalaise. Enjambant en effet l’enjeu du renouvellement des exécutifs locaux en perspective des prochaines législatives et la présidentielle de 2024 qui va opposer pouvoir et opposition, ce scrutin est parti pour être également un moment décisif duquel pourrait dépendre l’avenir politique de certains camarades du président de la République, Macky Sall.
Il s’agit autres entres de ses anciens Premiers ministres, Aminata Touré et Mahammed Boun Abdallah Dionne et des ministres Amadou Ba, Aly Ngouille Ndiaye, Mouhamadou Makhtar Cissé et Oumar Youm. Issues d’horizons diverses, ces personnalités partagent aujourd’hui une même histoire : celle de proches collaborateurs de l’actuel chef de l’Etat tombés en disgrâce à cause de leur ambition politique, supposée ou réelle.

En effet, engagée totalement pour la cause du président Sall, la plupart d’entre eux ont été dans tous les combats politiques qui ont abouti à l’accession de Macky Sall à la station présidentielle en 2012 et à sa réélection au premier tour lors de la présidentielle de 2019.

Membres du gouvernement, certains d’entre eux n’avaient pas hésité, au risque de perdre leur portefeuille ministériel en cas de défaite, de descendre dans leur localité, lors des élections locales de 2014, pour enraciner les bases politiques de leur nouvel parti, l’Apr à la tête des exécutifs locaux. Trois ans après, lors des élections législatives de 2017, on a également vu ces mêmes personnalités monter au front comme têtes des listes départementales pour aller arracher une victoire qui n’était pas certaine comme à Dakar, ville considérée par bon nombre d’observateurs comme fief indiscutable de l’ancien maire, Khalifa Ababacar Sall, également en lice.
A l’époque, une réforme de la loi pour permettre aux députés nommés ministres de reprendre leur place à la l’Assemblée nationale après leur limogeage avait été agitée sans que cela ne puisse aboutir à quelque chose de concret. Au lendemain de ces législatives remportées haut la main par la coalition au pouvoir qui a ainsi conforté sa majorité à l’Assemblée nationale, ils ont tous cédé leur poste de député élu à leurs suppléants pour retrouver leur place autour de la table du Conseil des ministres pour quelques temps seulement avant de retourner sur le terrain lors de l’élection présidentielle.
Nommés coordinateurs départementaux de la coalition Benno Bokk Yaakaar de leurs localités respectives, Amadou Ba, Aly Ngouille Ndiaye, et Oumar Youm s’étaient encore donnés à fond pour conforter l’hégémonie de la mouvance présidentielle à Dakar, à Mbour et à Linguère avec des scores nettement plus confortables que ceux obtenus lors des législatives permettant ainsi au président Macky Sall, candidat à sa succession, de surclasser ses quatre adversaires dans ces localités.
Reconduites dans le premier gouvernement post réélection du président Sall marqué par la suppression du poste de Premier ministre, ces personnalités souvent citées par des observateurs comme de potentiels successeurs du chef de l’Etat ne vont pas tarder à être remerciées par ce dernier après seulement 01 an et six mois passés à la tête de leurs départements ministériels lors du remaniement du 1er novembre 2019 qui a consacré le retour du parti Rewmi d’Idrissa Seck dans l’attelage gouvernemental. Mises au frigo depuis cette date, ces personnalités, présentées également comme des principaux opposants à l’idée d’une troisième candidature pour le président Sall en 2024, devront jouer leur carrière politique lors de ces prochaines élections municipales et départementales du 23 janvier 2022.
Pour se faire, ils devront relever un double défi à savoir : se faire désigner candidat de la mouvance présidentielle mais aussi remporter ces élections pour conforter leur assise politique. Car, une défaite lors de ces scrutins sera tout simplement une double sanction qui va non seulement leur faire perdre leur casquette de leader local indiscutable qu’ils ont jusqu’ici fait prévaloir mais encore hypothéquer leurs ambitions de se présenter candidat lors de la prochaine élection présidentielle de 2024

ABDOULAYE WILANE, PORTE-PAROLE DU PS : ‘’Que ceux qui ont des ambitions règlent d’abord l’équation des Locales’’

https://toutinfo.net/ Abdoulaye Wilane cloue au pilori les détracteurs de l’actuelle Secrétaire général du Parti socialiste, Aminata Mbengue Ndiaye. Le porte-parole du Ps et maire de Kaffrine qui revient dans cet entretien sur l’hommage qui sera rendu à feu Ousmane Tanor Dieng aujourd’hui, invite tous ceux qui lorgnent le fauteuil d’Aminata Mbengue Ndiaye à d’abord régler l’équation des Locales. À propos de ces joutes d’ailleurs, le socialiste n’exclut pas de rééditer le coup de 2014 si jamais les mêmes conditions et les mêmes circonstances se présentent au moment des investitures.

Cela fait deux ans que disparaissait votre Secrétaire général Ousmane Tanor Dieng. Quel est le sentiment qui vous anime aujourd’hui en tant que socialiste et qu’est ce qui est prévu à cet effet ?

 Je voudrais d’abord commencer par replacer l’évènement dans son contexte. Et vous le savez, il y a de cela deux ans, était ravi à notre affection et à la surprise générale, le président Ousmane Tanor Dieng alors président du Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT), Secrétaire général du Parti socialiste, membre éminent, influent de l’Internationale socialiste et un des co-fondateurs, j’allais dire un des dirigeants de l’Alliance mondiale progressiste. Cet enfant de Nguéniène qui, depuis le royaume d’enfance pour ne pas dire le berceau natal, jusqu’au concert des nations à travers les couloirs et les bureaux de travail de l’Organisation des Nation unies, a valorisé l’école sénégalaise. C’est en cela qu’il disait d’ailleurs qu’il est un enfant de la République qui lui a tout donné à travers et par l’école. Cet homme qui fut un des collaborateurs du Président Senghor et qui a été pendant longtemps un homme de confiance du Président Abdou Diouf, a quitté ce monde à la surprise générale. Et nous avons, après le deuil, décidé d’en faire une perspective en ce sens qu’au plan des valeurs et des principes, au plan des actes qu’il a posés et de tout ce qui le distinguait, Ousmane Tanor Dieng peut être valablement être offert en exemple non seulement aux dirigeants actuels du Sénégal, de l’Afrique et du monde, mais aux jeunes générations et à l’avenir de ce pays.C’est la raison pour laquelle en 2020, nous avions commémoré l’hommage qu’on lui a rendu lors son rappel à Dieu. Cette année, nous avions envisagé, dans l’espoir que la covid allait s’estomper, d’organiser de grandes festivités, pour revisiter sa vie, son action et sa pensée. Mais pour faire face aux réalités du moment, nous avons tenu compte des avis sages et éclairés des membres de sa famille, parce que Ousmane Tanor Dieng est quelque part, membre d’une famille biologique comme il a plusieurs amis d’obédience différentes, de sensibilités divergentes, nous avons écouté tout le monde, et tenant compte des avis des médecins et spécialistes de la santé, nous avons décidé de réduire au symbolique, ce que nous envisageons demain (Ndlr  : aujourd’hui). A titre illustratif, je voudrais annoncer que demain à Nguéniène, sa terre natale où il dort aux cotés de son illustre père, feu Birane Dieng, dans l’enceinte du domicile paternel, les maitres coraniques qui officient dans l’école coranique qu’il entretenait et dont sa famille perpétue l’œuvre, et des Imams et Oulémas membres de la famille, se retrouveront pour prier, implorer pardon et souhaiter que Dieu l’élève au grade de ses élus privilégiés au paradis. Dans le même temps et au même moment, à Dakar, à partir de 9h30, nous nous donnons rendez-vous à la mosquée Omarienne où il avait l’habitude de célébrer la prière du vendredi et les jours de fête d’Aïd. Comme tout le monde le sait, il habitait Fann et avait souvent l’habitude de se rendre auprès de Imam Ndiaye à Mermoz où il faisait les cinq prières. Là-bas aussi nous nous déplaceront à 11h, pour communier et être en union de prière avec les pratiquants et les croyants qui fréquentent cette mosquée. Nous savons que chrétiens ou musulmans, partout à travers le Sénégal, il y a des Sénégalaises et des Sénégalais qui, seuls ou en regroupements restreints, se réuniront et seront en union de prières pour élever des versets et des prières en vue de demander pardon et de prier pour notre pays, car il faut le dire et le répéter, ce que Ousmane Tanor Dieng a le plus aimé dans sa vie, c’est le Sénégal et son terroir. Donc c’est l’occasion pour nous, de prier pour Ousmane Tanor Dieng et pour tous nos devanciers, mais de prier particulièrement pour le Sénégal, sa patrie et son parti.

Avec sa disparition, Ousmane Tanor Dieng a laissé un grand vide au sein du Ps. Pensez-vous qu’il puisse aujourd’hui être comblé ?

Dans la vie, sous tous les cieux, dans toutes les familles, chaque jour il y a un vide constaté ou pas. Les cimetières sont remplis d’hommes et de femmes de grandes valeurs, mais la vie pour autant, continue. Ousmane Tanor Dieng, sur la base du courage, de la force des convictions, de sa fulgurance d’idées, de son humilité, nous a laissé un legs et ce legs s’appelle l’avenir, un avenir adossé à des valeurs et à des convictions, chevillé à des principes qui font que, pour nous militants du Parti socialiste, pour nous Sénégalais, Africains, pour nous militants des valeurs universelles, Ousmane Tanor Dieng ce qu’il nous a laissés, c’est un projet. Un projet, on s’en saisi après en être convaincu et on s’arme de capacité d’adaptation, et on guette les opportunités pour les transformer et pour les mettre en œuvre. Il est évident qu’à l’échelle du parti, le plus précieux héritage qu’il nous a laissé, nous tous qui étions ses compagnons et qui nous réclamions de sa confiance, c’est l’impérieux devoir, l’obligation de rester unis, solidaires, pour ensemble, essayer de réunifier la famille socialiste. Mais également de donner une réponse actuelle à des questions ultérieures, c’est-à-dire préparer l’avenir dès maintenant. Et cet avenir dans l’horizon immédiat qui se profile, c’est à partir du moment où on comprend que la force des organisations, c’est la discipline et la solidarité, préparer les élections locales en nous inspirant des différentes stratégies qui ont été mises en œuvre de 2000 à 2019 en passant par 2012, c’est-à-dire rester inébranlable dans nos choix librement consentis, renforcer notre parti. Ce qui contribuera à renforcer la coalition dans laquelle nous nous sommes engagés. A chaque fois qu’on peut faire quelque chose dans le cadre de la coalition, ensemble, nous le ferons. Si nous on ne le peut pas, chacun peut faire ce qu’il pense devoir faire, tout en essayant de sauvegarder la coalition.

Peut-on s’attendre à une dynamique unitaire de Benno bokk yaakaar dans toutes les localités du pays, lors des prochaines élections locales?

Je vais vous dire, le Parti socialiste a plusieurs expériences de participation à des élections. Pour parler récemment des expériences du CPC, de la CPA, du Front Siggil Sénégal et de BBY. En 2012, nous sommes allés tous séparés avec un report de voix systématiques respecté. En 2019, nous avons été tous derrière un candidat. Entre temps en 2014, on a eu des listes concurrentes et qui, après les élections, ne nous ont pas empêché d’être dans BBY. Cela veut dire que si nous pouvons aller ensemble tous sous la bannière de Benno, c’est tant mieux. Si nous ne le pouvons pas, la démocratie est l’esprit de la concurrence saine nous permettrons certainement, de rééditer à l’échelle des localités concernées ou à l’échelle nationale, les expériences que nous avons vécues dans le passé.

Peut-on donc s’attendre à des localités où le Ps ira seul ?

Ecoutez, je ne sais pas. Moi je n’insulte pas l’avenir. Chaque localité a sa réalité. En tout cas ce que nous souhaitons, et qui est la ligne du Parti socialiste clairement définie, c’est tous ensemble dans Benno dans la grande mouvance présidentielle. Tous ensemble, faisons confiance à nos dirigeants qui, à leur tour, feront confiance au président Macky Sall. Et nous essaierons d’amoindrir les divergences, de concilier les positions et d’avoir le maximum d’accords, parce que ce qui est important, c’est d’être du coté de la victoire et de partager la joie et le mérite de la victoire, plutôt que de s’affronter en se faisant mal tous collectivement.

En 2014, vous étiez allé seul contre BBY à Kaffrine, est ce que…(il coupe)

Une hirondelle ne fait pas seul le printemps.

Toujours est-il que vous aviez présenté une liste contre BBY dans la localité que vous dirigez. Etes-vous aujourd’hui dans la même dynamique ?

Mais c’est une réalité et j’en étais très fier. Dans les mêmes conditions et les mêmes circonstances, nous rééditerons le coup. Pour l’instant, puisque je dis que je respecte ma parole, je cherche autant que faire ce peu, avec le Président Macky Sall, avec les leaders de BBY et avec les différents alliés de Kaffrine, à minorer les risques d’éclatement de Benno, les risques de concurrence qui peuvent porter préjudice à la coalition de la mouvance présidentielle, parce que vous savez, seule la victoire est belle.

La commémoration de la disparition de Tanor intervient dans un contexte où certaines voix s’élèvent au sein du Ps pour décrier une certaine atonie. Qu’en pensez-vous ?

C’est ça la démocratie non ! Mais pour autant ce que je souhaite c’est que ce qui doit être dit soit dit dans les instances régulières du Parti socialiste. Il faut avoir l’idée de débat et il faut être convaincu que l’idée de débat n’est pas le débat. Le débat ça se fait dans les instances de base. Maintenant, une fois le débat posé à l’intérieur des instances régulières, une fois que le parti décidera d’une ligne de conduite, la force d’une organisation étant la discipline, tout le monde s’y conformera et tous ensemble on avancera. Tous ceux qui sont restés au Ps et qui étaient avec Ousmane Tanor Dieng n’ont pas le droit de se trahir eux-mêmes en essayant d’affaiblir le parti ou ce que Tanor nous a légué. Si nous étions sincères et loyaux avec Tanor, c’est le lieu de montrer que nous devons mériter de lui, c’est-à-dire être ensemble. Ensuite, il faut que nous soyons intelligents et pragmatiques. Si je donne l’exemple du Parti socialiste français, chaque fois, depuis Mitterrand, que quelqu’un devait être premier Secrétaire avec comme objectif l’ambition de devenir président, il a échoué. Tout récemment les meilleurs candidats que le Ps a eus qui ont fait des scores honorables, c’étaient Ségolène Royale qui n’était pas première Secrétaire et qui a été investie par le parti et qui est allée au deuxième tour. C’était ensuite François Hollande, quand on l’élisait comme président de la République, il n’était plus premier Secrétaire. Nous devons nous inspirer de cet exemple pour considérer que Aminata Mbengue Ndiaye a toutes les légitimités et a un âge qui fait qu’elle peut réunir tout le monde et que ceux qui veulent demain avoir des ambitions, n’ont qu’à d’abord commencer par régler l’équation des locales, ensuite rester solidaires, puis mériter des militants du parti, et enfin d’essayer d’être en mesure de se réconcilier avec toutes les considérations historiques du Parti socialiste, avant de chercher à lorgner que ce soit. Pour autant, je rappelle que notre expérience est une expérience délicate. Nous en gardons et portons les stigmates comme les traces et les marques. Il faut considérer que beaucoup de gens couchent sous le manteau du Ps alors que certainement quelque part, soit ils sont en service commandé, ou bien ils jouent aux anguilles et aux torpilles pour empêcher au Parti socialiste de jouer son rôle dans l’histoire et pour l’avenir de ce pays. Nous les connaissons et nous les avons en face.  Nous les aurons en face parce qu’il s’agit pour nous, d’inventer le futur dès maintenant.

Pour certains, le compagnonnage PS-BBY est largué au profit de l’alliance ‘’Mburok soow’’ entre BBY et le Rewmi d’Idrissa Seck. Qu’en pensez-vous ?

Ecoutez, la politique est tellement sérieuse que moi, je ne fais pas dans l’auto amusement, dans la théâtralisation ou dans la ridiculisation. Ce que je sais, c’est que nous sommes avec Macky Sall comme Tanor nous y a laissé, comme on y a été en 2019 et en 2012. Nous pensons qu’un président de la République ou un régime doit chercher chaque jour à se fortifier, chaque jour à élargir les bases sociologiques et sociales de son action. Maintenant les calculs à la petite semelle comme les débats du bas de la ceinture nous importe peu au Ps. De toutes les façons, tout le monde peut être naïf sauf un militant du Parti socialiste. Nous savons ce que parler veut dire, nous savons aussi ce qu’envisager ou entreprendre veut dire. Le moment venu, devant n’importe quelle situation, le Ps, sachant que ce qui importe en politique c’est la capacité d’adaptation et l’opportunité, prendra ses responsabilités.

Est-ce qu’aujourd’hui les instances du Ps se tiennent régulièrement ?

Les instances du parti se tiennent autant que faire ce peu, en fonction de ce que la covid et le respect des gestes barrières nous imposent de faire.

Mais qu’en est-il de l’animation du parti à la base, au sein même des coordinations ?

Là vous posez une question intéressante. Chaque base a ses réalités. Il faut toujours ne pas oublier la question de l’opportunité. Chaque base a des responsables et des réalités qui font qu’il appartient à ceux qui y sont, de faire ce qui correspond aux possibilités qu’offrent le contexte et la situation. Donc ici et par voie de presse, il ne m’appartient pas d’être un donneur de leçon, ce que je demande à nos camarades, c’est tenant compte de leurs réalités locales et de leurs possibilités, d’animer leurs bases parce que ce qui est le plus important, c’est leurs bases et leurs militants.

Où en êtes-vous avec les renouvellements des instances du parti ?

Je vous l’ai dit, depuis 2019, nous sommes face à une situation exceptionnelle qui touche l’humanité et qui créé une angoisse existentielle, avec son cortège de lot de morts dont nous saluons la mémoire et pour lesquels nous prions. Lorsque les conditions normales de température et de pression seront réunies, nous allons parachever le processus de renouvellement que nous avons entamé et qui ne sera pas arrêté.

A quand le prochain congrès ?

Lorsque nous aurons fini les prérequis, on tiendra le congrès.

Avant sa disparition, Ousmane Tanor Dieng avait appelé l’ensemble des socialistes à l’unité. Peut-on aujourd’hui s’attendre à des retrouvailles de la grande famille socialiste ?

C’est plus que jamais d’actualité. Mais ça ne se proclame pas, ça se construit petit à petit. Le Sénégal est un pays de dialogue et nous avons tous des endroits où on se retrouve à partir desquels on peut amoindrir les divergences. Nous y sommes.

Peut-on s’attendre à un retour de Khalifa Sall et Cie ?

La réunification de la famille socialiste dépasse les identités remarquables. Ça concerne tous ceux qui, de Senghor et Lamine Guéye à Ousmane Tanor Dieng, à Aminata Mbengue Ndiaye, ont appartenu par leurs familles, par leurs parents, ou bien ont séjourné ou vécu dans le Ps, qui sont sortis ou fait autre chose, la vie est faite de séparation et de retrouvailles. Nous travaillons à ce que tout le monde soit à nouveau ici aujourd’hui ou demain, peu importe le moment. Nous souhaitons que tout le monde se retrouve à nouveau dans la grande famille socialiste et ça ne se limite pas seulement à ceux qui sont issus de la roche mère, ça concerne également nos amis et nos camarades de la gauche.Entretien réalisé par Assane MBAYE

Exclusion de Khalifa à la course à la présidentielle : ses partisans sur le pied de guerre

http://www.topnews.sn/ Le mouvement ADK appelle l’opposition à considérer davantage la nécessité de se réunir pour faire face à la «dictature» qui assombrit les lendemains du Sénégal. Dans un communiqué, Babacar Diop, le coordonnateur du mouvement rappelle que c’est au mois de mai 2019 que l’État du Sénégal par le billet du régime appelait les acteurs politiques, ceux de la société civile, les observateurs du processus électoral à un dialogue national sur les questions politiques, sociales et économiques. Cette initiative, selon lui, a été saluée à l’époque par toute la nation, sans réserve, d’abord en raison des personnalités impliquées dans le processus à l’image du général feu Mamadou Niang, ensuite parce que le dialogue était le canal approprié pour mettre en place les conditions d’apaisement du climat social et politique.
« Parmi les questions centrales celle de la modification des articles L.31 et L.32 pour permettre une conformité de la loi électorale au code pénal en son article 34 qui dispose que “Les tribunaux jugeant correctionnellement pourront, dans certains cas, interdire, en tout ou en partie, l’exercice de droits civiques, civils et de famille suivants : 1) de vote ; 2) d’éligibilité ; 3) d’être nommé aux fonctions de juré ou autre fonctions publiques, etc…… », dit-il.
D’ailleurs, selon lui, ces deux articles ont été signalés par les auditeurs du fichier qui y voyaient une double condamnation contraire aux droits de l’homme. Leurs modifications ont pourtant été refusées par les mandataires du régime mus par un calcul politicien aussi mesquin que réducteur. Il affirme que que finalement c’est une proposition laissée à l’appréciation du président de la République, promoteur du dialogue. La diligence du chef de l’État devrait consacrer l’avènement d’une démocratie fondée sur le droit, respectueuse des libertés et dans laquelle la dignité et l’égalité seraient garanties à tous les acteurs politiques. C’est dommage qu’il en soit autrement.
Selon lui, le régime n’est apparemment pas intéressé par le consensus sur les points essentiels et joue sur le ratio parce disant approuver vingt points subsidiaires et snobant les questions majeures du débat.

MALICK GAKOU, PRESIDENT DU GRAND PARTI : ‘’Pourquoi j’avais démissionné du gouvernement’’

https://toutinfo.net/ Si Malick Gakou a démissionné du gouvernement, c’est parce qu’il avait des divergences de forme et de fond avec Macky Sall sur sa vision politique et économique, et des divergences avec l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye, sur certains dossiers. Le leader du Grand parti s’est expliqué sur la question hier. 
Invité hier, de Maïmouna Ndour Faye sur 7Tv, Malick Gakou est revenu sur sa démission du gouvernement. Et c’est pour donner ses véritables raisons. ‘’On avait des divergences de forme et de fond, sur l’application des décisions des Assises nationales. Deuxièmement, dans la gestion du gouvernement, j’avais des divergences avec le Premier ministre Abdoul Mbaye. Il y a le problème de la farine, mais ce n’était même pas une divergence fondamentale. C’est le problème de la ferraille qui m’a poussé à bout. Ce qui s’est réellement passé, la goutte de trop, c’était le problème des ferrailleurs’’, soutient Gakou. Qui explique qu’à l’époque, les ferrailleurs qui avaient déjà convoyé leur marchandise, 40 000 tonnes de ferraille au Port, ont vu le gouvernement s’opposer à son exportation. Ce qu’il n’a pas voulu cautionner, demandant à ce qu’on laisse la marchandise partir, surtout qu’on l’a déjà amené au Port. Mais le président et son Premier ministre d’alors sont restés sur leur position. ‘’C’est dans cette discussion qu’il y a eu problème et divergence. Je ne voulais pas qu’on arrête le processus d’exportation. En tant que patriote, j’ai défendu les nationaux car cette exportation devait leur permettre de gagner plus’’, soutient-il.
Mais ce différend n’a été qu’un déclencheur. Malick Gakou avait déjà des divergences politiques avec le chef de l’Etat. ‘’C’est vrai qu’on avait des divergences de vue sur certaines questions (ferrailles, farine, affaire de la fédération de football…), mais mon départ n’est pas lié à cela seulement, c’est un ensemble. On avait des divergences de forme et de fond, sur l’application des décisions des Assises nationale. On n’avait pas la même vision politique et économique, notamment sur le privé national. Je n’étais pas d’accord sur la marche du gouvernement. Quand je vois que la démarche de L’Etat n’est pas conforme à la charpente des Assises nationales, je dois me poser des questions. C’est la principale raison de la divergence que j’ai eu avec le chef de l’Etat’’, explique Gakou. Non sans ajouter que quand la situation s‘est posée, il en a discuté avec Moustapha Niasse, qui lui a fait patienter. Mais c’est quand il n’en pouvait plus qu’il a démissionné.   L’info

Divagation de moutons sur l’autoroute : le troupeau appartenait au député Farba Ngom

https://www.pressafrik.com Le passage d’un troupeau de moutons sur l’autoroute à péage, filmé et partagé sur les réseaux sociaux a fini de choquer plus d’un. Selon des informations recueillies par PressAfrik, c’est le député du parti au pouvoir Farba Ngom qui en est le propriétaire. D’après nos sources, les faits se sont déroulés dans la nuit du 13 au 14 juillet 2021.
«Farba Ngom, accompagné d’un policier et de bergers, a été interpellé à la gare de Pikine où il entrait sur l’autoroute à péage à la tête d’un troupeau de 200 moutons. Il a été interpellé par un agent de sécurité. Mais le député, réputé proche du président Macky Sall a catégoriquement refusé d’obtempérer à l’injonction de demi tour et a emprunté l’autoroute pour sortir à Cambarène», selon une copie du mail du Directeur des opérations de la société de gardiennage Phoenix, parvenue à PressAfrik.
«C’est ainsi que la gendarmerie a été immédiatement alerté ainsi que le PC Eiffage. Un rapport d’incident a été envoyé ce jour à Eiffage par la société Phoenix», lit-on sur la note.
Des sources de la direction d’Eiffage, jointes par PressAfrik, renseignent que la société qui exploite l’Autoroute de l’Avenir ont porté plainte pour violation du Code de la route.Salif SAKHANOKHO

UNE JEUNESSE, TROIS REGARDS DIFFERENTS DE LA POLITIQUE

http://www.sudonline.sn/ Estimée à plus de 16 millions en 2018, la population du Sénégal compte pas moins de 55% de jeunes de moins de 20 ans, avec un taux annuel de croissance de 3,8%. Un tel rythme bouleverse les cadres traditionnels, avec notamment le chômage des jeunes étroitement lié à celui de la scolarité, au désir de sécurité et de stabilité dans l’emploi, entre autres, face à des tenants du pouvoir à court d’alternatives. Face au malaise social, la jeune génération ne rate aucune occasion pour porter des critiques contre la gestion du pays. Qu’en est-il de leur engagement politique ?

LARGE FOSSE ENTRE LES JEUNES ET L’ENGAGEMENT POLITIQUE  :   Les transformations souhaitées en sursis

L ors d’une rencontre organisée, les 16 et 17 décembre 2016, à l’université Gaston-Berger de Saint-Louis-du-Sénégal, par la Fondation européenne d’études progressistes (FEPS) et l’Imagine Africa Institute, une réflexion a été menée sur les résultats d’une enquête intitulée “Millennial Dialogue“, menée auprès de jeunes Sénégalais, mais également sur l’engagement démocratique des jeunes Sénégalais et leur rapport à la politique, à la religion et au monde économique.
L’étude conduite en ligne et qui porte sur 500 jeunes Sénégalais et Sénégalaises montre que bien qu’ils soient peu intéressés par la politique, dans son format et sa représentativité actuels, 63 % des jeunes sénégalais (16-35 ans) indiquent que si une élection avait lieu demain, ils y participeraient. L’enquête montre que la participation dans des manifestations publiques ou des meetings politiques ne concerne qu’un jeune sur dix, contre presqu’un sur deux pour un événement sportif ou religieux.
Ainsi donc, la question de l’engagement politique des jeunes, surtout africains, a depuis longtemps suscité un intérêt particulier pour les chercheurs. Cela, d’autant plus que cette jeunesse souffre de marginalisation, aussi bien sur le plan économique qu’en matière de représentation politique. La jeunesse refuse-t-elle de s’engager, se détourne-t-elle des institutions de la vie collective ? La réponse semble couler de source pour Hamidou Anne, co-auteur du livre “Politisez-vous : un phare dans le brouillard“, qui appelle à un engagement partisan, afin de proposer une révolution transformatrice de l’action publique en Afrique. «On constate que les jeunes se plaignent beaucoup de la manière avec laquelle ils sont gouvernés par l’élite politique, par le système politique de façon globale», a souligné l’un des dix auteurs dudit livre.
Les questions liées au chômage, à la santé, à l’économie, à la sécurité, au devenir, au futur, etc, sont toutes des préoccupations ayant un rapport, selon lui, à la gouvernance, donc à la politique. Mais, à son avis, les jeunes semblent être dans l’expectative. «Plutôt que de se mettre dans des positions à se plaindre, l’idée est de se dire que faisons-nous en tant que jeunes par rapport aux problématiques qui sont globales», a considéré Hamidou Anne. Car, il reste convaincu que, comme l’a dit Thomas Sankara : «les problèmes de l’Afrique sont politiques, les solutions ne peuvent être que politiques». « Se politiser » revient à « être conscient des enjeux sociologiques, économiques, culturels, etc. qui régissent un espace public », explique Hamidou Anne.
Qui admet néanmoins que tout le monde ne peut pas être dans les partis politiques, lieu potentiel d’impulsion et de prise en charge des aspirations citoyennes à tous les niveaux. Le premier pas serait donc de s’intéresser aux dynamiques politiques, aux rapports de force, à la marche de la société. « Ça, c’est déjà politique » même si les décideurs au pouvoir ont souvent le dernier mot, la décision politique.

DESINTERET DE CERTAINS JEUNES DE LA POLITIQUE AU SENEGAL  : La politique politicienne pointée du doigt

Faisant souvent état d’un décalage à l’égard d’institutions de participation à la vie de la cité qu’ils perçoivent comme mal adaptées à leurs pratiques de socialisation ou dominées par les générations antérieures, certains jeunes ont tout bonnement choisi de prendre leurs distances, pour diverses raisons. «Non. Je ne fais pas de politique. C’est parce que les politiciens ne disent pas la vérité. En période électorale, ils vous promettent des choses. Ils vous disent que si vous les aidez à obtenir un tel poste, ils vous aideront en retour à trouver du travail… Mais, une fois élus, ils vous oublient», se plaint René Pierre Diatta, la trentaine révolue.
Rencontré à l’Unité 15 des Parcelles assainies, son lieu de résidence, ce menuisier de formation déteste même d’entendre parler de politique car «tout ce que disent les politiciens, c’est des mensonges». «Quand ils ont besoin de toi, même si tu habites dans un trou à rats, ils feront tout pour y venir. Mais dès qu’ils atteignent leurs objectifs, ils n’ont plus besoin de toi», déplore ce ressortissant de la région de Ziguinchor.
Même pour les mouvements citoyens, René Pierre Diatta ne se fait pas d’illusion. « Dans tous les cas, la finalité est de devenir politicien. Parce que, une fois dedans, si les politiciens te repèrent comme quelqu’un d’influent, ils vont tout faire pour t’intégrer dans leur parti. Du coup, tu oublies ceux avec qui tu étais», a-t-il répondu. La perception de la politique et de ses pratiquants est quasiment la même pour Joëlle Ndecky, jeune dame, demeurant à l’Unité 16 des Parcelles assainies. «La politique n’est pas mon affaire. Les politiciens du Sénégal disent une chose et son contraire du jour au lendemain. Il n’y a pas l’émergence promise. Il n’y a rien dans les autres régions.
Seule la capitale Dakar compte pour eux. Le chômage est là. Ils nous promettent monts et merveilles en période de campagne, mais rien de concret après les élections», peste cette diplômée en Licence Marketing communication, sans emploi. Poussant son dédain pour les hommes politiques encore plus loin, elle dira qu’elle ne les écoute même pas au journal télévisé. «C’est parce qu’ils parlent toujours de la même chose, alors qu’il y a énormément de problèmes à résoudre. Il ne font que parler de choses inutiles pour les populations», explique-t-elle.
Des perceptions péjoratives de la politique que même certains jeunes engagés dans les partis politiques comprennent assez bien. «Aujourd’hui, les politiciens ont une image qui laisse à désirer. Il y a des gens qui font de la politique pour chercher des prébendes ou des positions administratives pour améliorer leurs conditions sociales. D’où la désaffection des populations, particulièrement des jeunes, vis-à-vis de la politique», reconnait ce jeune militant du parti au pouvoir, l’Alliance pour la République (APR).
Pour autant, Pape Moussa Cissé, Manager de projet, qui dit s’être engagé de manière spontanée aux côtés du chef de l’Etat, Macky Sall, pense que les jeunes doivent comprendre que «c’est à travers la politique que se font les transformations, que la citée est gérée». «C’est à nous jeunes de redorer l’image de l’homme politique pour que la politique soit beaucoup plus attractive, car elle doit être un engagement sacerdotal, car la politique c’est l’art de bien gérer la citée», estime Pape Moussa Cissé. Cela, dans le but de barrer la route «aux politiciens de métier», d’autant plus qu’il reste persuader que «la seule chose qui permet le mal de triompher est l’inaction des hommes de bien». Le jeune poulain du président Sall, domicilié aux Parcelles assainies, n’a pas maqué d’inciter «la jeunesse Sénégalaise à s’engager d’avantage en politique, afin qu’ensemble, nous puissions assainir ce milieu et redorer le blason de la politique Sénégalaise, mais aussi de celle Africaine».

PREFERENCE DES JEUNES AUX ORGANISATIONS CITOYENNES PLUTOT QUE LES PARTIS POLITIQUES  : Les libertés d’expression et d’initiative évoquées

Dans une étude intitulée « La contribution des jeunes à l’alternance politique au Sénégal : le rôle de Bulfaale et de Y en a marre », Moda Dieng, Professeur, Etude de conflits au Département de Science politique à l’université de Montréal, Canada, démontre le rôle politique de la jeunesse en Afrique et son influence sur les dirigeants au pouvoir.
Le Professeur Moda Dieng constate que ces deux alternances survenues au Sénégal ont été le fruit d’une jeunesse non engagée dans les carcans politiques classiques. A ce phénomène de préférence des jeunes pour les organisations citoyennes et activistes au détriment des partis politiques, Abdourahmane Sow, coordonnateur de la Commission orientation et stratégie du Mouvement du 23 juin (Cos/M23), voit plusieurs raisons. Dont «d’abord l’aspect “Liberté d’expression“». Dans le fonctionnement traditionnel des partis politiques, il est très rare de voir les jeunes s’exprimer en dehors de la ligne définie par le leader tout-puissant, dit-il. «Les questions abordées sont souvent en droite ligne avec les positions du parti sur les questions débattues en public. Les jeunes sont le plus souvent en service commandé, et donnent l’impression d’être des gardes du corps du leader», déplore-t-il. «Il est malheureux de constater que pour être promu dans les partis politiques, il faut en général à certains

Maurice Soudieck Dione (docteur en science politique, Université Gaston Berger de Saint-Louis)  : «LES JEUNES DOIVENT SE POLITISER MAIS DANS LE SAVOIR, LA SOLIDARITE ET LA RESPONSABILITE»

http://www.sudonline.sn/ Comment expliquer le fossé entre les politiques et les jeunes sénégalais, avec cette tendance à privilégier les mouvements citoyens ou activistes au détriment des partis politiques ?
Par plusieurs facteurs. D’abord le déclin des idéologies. Dans le temps, les partis politiques portaient et défendaient des valeurs et des idéaux. Dans les partis de gauche par exemple, on mettait l’accent sur la qualité du militant et non sur la quantité de militants ; et dès lors ceux-ci devaient être bien formés, pour mieux comprendre leur idéologie, le sens de leur engagement et les moyens politiques de le réaliser. Aujourd’hui, avec le désenchantement du politique et la crise de la démocratie représentative qui est aussi une crise de sens, les partis politiques ne sont pas épargnés. La transhumance, le clientélisme et les compromissions politiciennes ont tendance à donner une image peu reluisante de la politique. En plus, il y a souvent dans ces organisations, une absence de démocratie interne : le chef gère le parti comme sa propriété privée. En d’autres termes, il y a une faible institutionnalisation des partis politiques, dans la mesure où la structure est pour l’essentiel organisée autour d’un homme. La ligne du parti et ses intérêts à préserver font que la liberté d’expression peut être bridée voire sacrifiée à l’autel de la discipline de parti. Par contre, dans les mouvements citoyens, la structuration est moins hiérarchique et moins rigide ; elle est bâtie autour de valeurs et d’objectifs précis, et qui plus est, ne sont pas liés à la conquête du pouvoir.

On a vu l’implication de certains jeunes dans la politique à travers le rap comme le mouvement BulFaale (2000) et Y’en a marre (2012). Quels ont été leur apport dans les deux alternances ?

Le mouvement BulFaale a été d’abord un état d’esprit qui a consisté, face à la persistance de la crise économique et sociale liée surtout à l’application des politiques draconiennes des Institutions financières internationales, à prendre la vie du bon côté, à avoir confiance en soi, à savoir compter sur soi-même, pour se réaliser à partir de rien. C’était une attitude de résilience face à l’incapacité et l’incompétence des dirigeants, dont la gestion fondée sur le clientélisme et la corruption systémique et systématique avaient abouti à la faillite économique de l’État à partir de 1980, amenant les populations à vivre le calvaire, notamment les jeunes, déboussolés par l’absence de perspective. Le BulFaale était alors une manière de voir et de vivre les choses en cherchant à s’en sortir en dehors de l’État. Le mouvement BulFaale avait aussi nécessairement des implications politiques notamment à travers le rap. Les jeunes, par cette forme musicale, vont dénoncer avec virulence et véhémence les tares de la société, la mauvaise gestion des affaires publiques, en s’émancipant des formes langagières traditionnelles qui constituaient également une manière de les tenir et de les contenir, de perpétuer donc une domination des aînés, délégitimés par leur incapacité à trouver des solutions à leurs problèmes (… )Le mouvement des rappeurs va ainsi jouer un rôle important dans l’avènement de la première alternance.

Tout de même, certains partis politiques n’ont pas été totalement absents de cette évolution des jeunes…

Oui, il faut rendre justice aux partis politiques. Car l’apport du rap a été facilité par les sacrifices et l’engagement de plusieurs générations de militants de la gauche qui ont été très durement réprimés notamment sous le régime du Président Senghor. Sous le Président Diouf, Me Wade a su mobiliser les jeunes, surtout lors de la crise politique de 1988, pour faire pression sur le parti au pouvoir, y compris par la violence, afin d’obtenir des réformes juridiques et institutionnelles allant dans le sens d’une plus grande démocratie. Ce sont ces réformes, notamment la libéralisation des médias, le respect plus effectif des droits des citoyens et des libertés publiques, qui vont permettre aux générations suivantes de mener efficacement le combat.

Quid du mouvement Y en a marre ?

Après l’alternance de 2000, une nouvelle ère s’ouvre pleine d’espoir pour la consolidation de la démocratie. Mais très vite c’est le désenchantement. Les pratiques néo-patrimoniales, la prédation et la dilapidation des ressources du pays se poursuivent, en plus des pratiques autoritaires et répressives, malgré les nombreuses réalisations, surtout sur le plan des infrastructures. Les jeunes vont franchir une nouvelle étape à travers le mouvement Y en a marre. Les dérives du pouvoir ne sont plus seulement dénoncées musicalement, mais l’engagement se poursuit et se prolonge concrètement sur le terrain politique dans les mobilisations contre la cherté du coût de la vie, les coupures d’électricité permanentes et intempestives, contre la loi sur le ticket présidentiel en 2011, contre la troisième candidature du Président Wade considérée comme anticonstitutionnelle en 2012. Le mouvement a donc contribué dans le cadre du Mouvement du 23 juin à l’avènement de la deuxième alternance démocratique en 2012. Le mouvement Y’en a marre a aussi initié des mécanismes de contrôle du pouvoir et de mise en œuvre de la redevabilité au niveau local, participé à la campagne du référendum en appelant à voter « Non » entre autres initiatives

Voyez-vous des forces à même de jouer un rôle aussi déterminant face au pouvoir actuel ?

Aujourd’hui, d’autres forces sociales s’organisent qui regroupent beaucoup de jeunes. Le Collectif Niolank, Aar li nu book, FRAPP etc. Je pense que le travail qu’ils font est essentiel pour préserver la démocratie, l’État de droit et réclamer la transparence dans la gestion des ressources publiques. C’est un travail d’avantgarde. Ils peuvent être rejoints dans leurs mouvements par plusieurs autres jeunes et constituer une large coalition, comme celle qui a été mise en place en 2012, le Mouvement du 23 juin (M 23), pour freiner d’éventuelles dérives autoritaires et arbitraires liées à l’obsession de la conservation du pouvoir.

Que représente la citoyenneté de nos jours  ? Les jeunes doivent-ils se politiser et sous quelle forme ?

La citoyenneté est devenue centrale, car c’est se focaliser sur ce que nous avons ensemble. Ce qui nous permet de tenir en un bloc homogène et harmonieux, à travers des valeurs, des principes et des règles qui fondent, guident et nourrissent le vivre ensemble, au-delà des différences de toutes sortes et même des différends qui ne peuvent manquer de traverser une société. La citoyenneté, c’est aussi ce qui permet de nous mobiliser autour de la gestion de nos ressources, de faire pression pour une gouvernance efficace, transparente et équitable afin d’assurer le développement du pays. La citoyenneté c’est donc un peu, comme si on mettait l’accent sur l’essentiel, surtout que la politique a tendance à être minée par la volonté de puissance, l’accaparement des ressources, l’enrichissement personnel, le primat du parti, des militants et des clients sur la République que nous avons tous en partage. La citoyenneté a une place focale dans la démocratie, l’État de droit et la République. Oui, les jeunes doivent se politiser massivement parce qu’ils constituent l’écrasante majorité de la population ; et ils doivent peser davantage sur le destin de la Nation. Mais pour que leur engagement soit productif et utile, il faut nécessairement qu’il soit éclairé, c’est-à-dire fondé sur le savoir et les valeurs de solidarité et de responsabilité. La politisation peut naturellement emprunter le canal des partis politiques afin que les jeunes puissent accéder à des postes de responsabilités ; mais l’engagement citoyen me semble également déterminant. Car c’est un lieu privilégié d’expression des valeurs de promotion d’une société démocratique, plus juste et égalitaire, plus prospère.


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