Revue de presse du Vendredi 15 Janvier 2021

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218 nouveaux cas testés positifs au coronavirus, 152 nouveaux guéris, 10 nouveaux décès et 34 cas graves en réanimation.

https://www.dakaractu.com Sur 1837 tests réalisés, 218 sont revenus positifs au coronavirus soit un taux de positivité de 16, 06 %. Il s’agit de 69 contacts suivis et 149 cas issus de la transmission communautaire, répartis comme suit :
152 patients ont été testés négatifs et déclarés guéris.
34 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation.
10 nouveaux décès liés à la Covid-19,  enregistrés.
A ce jour, le Sénégal compte 22396 cas positifs dont 18908 guéris, 506 décès et 2981 encore sous traitement.

 Comment Biden a gagné et quelles conséquences pour le monde Par Eugene Nyambal.

https://www.financialafrik.com Non, le combat politique aux États-Unis n’a opposé ni Donald Trump et le reste du pays, ni les Démocrates aux Républicains. Il s’agissait d’un combat sans pitié pour le contrôle de l’avenir du monde entre d’une part(1) le bloc mondialiste comprenant les Démocrates et Républicains internationalistes qui pensent que l’hégémonie américaine passe par la mondialisation, le contrôle des organisations internationales, les guerres perpétuelles et la maitrise du changement climatique et, d’ autre part (2) le bloc populiste, isolationniste et antimondialiste moins organisé et disposant de moins de ressources, que dirige Trump et qui pense que la grandeur de l’Amérique passe par un retour aux sources avec le concept de « Make America Great Again », parfois abrégé en MAGA, et que le pays doit passer avant le reste du monde (« L’Amérique d’abord »).
Au nom de la souveraineté nationale, ce bloc est contre le multilatéralisme, les interventions militaires à l’extérieur, contre l’immigration et soutient le Brexit en Europe. Sur le plan géographique, il s’agit d’un affrontement entre (1) l’Amérique des grandes métropoles de la Côte-Est et de la Côte Ouest qui a organisé et profité de la mondialisation : Hollywood et les nouvelles technologies de l’information en Californie (Yahoo, Google, Facebook, Youtube, Apple, etc.) et des grandes métropoles de l’Est qui contrôlent la politique nationale, l’ État profond, les organisations internationales, ainsi que la finance et la bourse (Washington DC et New York et ; (2) l’Amérique du Centre et du Sud moins peuplée, plus rurale, laborieuse, celle des Télévangélistes ayant peu profité de la mondialisation. Le bloc ayant profité de la mondialisation vient de remporter une victoire écrasante avec un contrôle de tous les pôles du pouvoir : la Maison Blanche, le Congrès, le Sénat et les médias. Dès lors, la question pertinente est de savoir qui a réellement gagné, comment ils ont a gagné et quelles sont les conséquences de cette victoire pour l’Amérique et le reste du monde.

Une alliance idéologique pour la mondialisation entre les Démocrates et les Républicains libertaires et néoconservateurs

Avant que Donald Trump ne soit président et que MAGA ne crée le ciment idéologique populiste, il était plus facile pour les élites américaines de maintenir l’illusion mensongère de la concurrence dichotomique entre Républicains et Démocrates. Trump est venu bouleverser l’ordre établi en mettant l’accent sur les politiques défavorables à la mondialisation pour résoudre les problèmes des Américains les plus pauvres : fin des négociations commerciales multilatérales notamment le partenariat transpacifique, retrait des accords de Paris sur le climat, politiques anti-migratoires, approbation des pipelines Keystone et Dakota Access pour le transport du pétrole canadien vers les États-Unis malgré leur impact sur l’environnement, exigence de la réciprocité commerciale, confrontation avec la Chine, pression sur les alliés de l’OTAN pour qu’ils augmentent leur budget militaire et refus de poursuivre les guerres perpétuelles de l’Occident à l’étranger. Il a également élargi la base électorale de son parti aux minorités noires traditionnellement fidèles aux Démocrates. Face à ces menaces, les Démocrates et les Républicains anti-Trump ont trouvé un terrain d’entente commun contre lui sur la mondialisation et sa personnalité extravagante. Le bloc mondialiste qui a gagné les élections comprend : (1) les Démocrates mondialistes, progressistes, multilatéralismes et militaristes (Clinton, Obama) appuyés par les multinationales, ainsi que les élites médiatiques, des nouvelles technologies, du cinéma et de la finance internationale; (2) les Républicains libertaires partisans du moins d’État, du libre-échange et de la libre circulation des personnes et farouchement opposés aux politiques protectionnistes de Trump ; les Républicains modérés sans ancrage idéologique à droite (Sénateur Mitt Romney); les Républicains néoconservateurs (Bush, Cheney, Bolton) partisans des guerres perpétuelles ayant semé le chaos en Irak, Afghanistan et proches du militarisme du bloc Clinton-Obama, mais inquiets face aux réticences guerrières de Trump. Cet aréopage conservateur et ses Think-Tank (« Club de Réflexion ») sont restés réfractaires au populisme et fidèles au mondialisme dans un parti dont la base sociologique avait basculé vers les classes populaires. Pour assurer la victoire, les élites mondialistes ont mobilisé une grande coalition autour d’un référendum sur la personnalité de Trump en s’appuyant essentiellement sur les minorités visibles et invisibles et les populistes de gauche ayant voté pour Sanders aux primaires contre Biden et dont les préoccupations sociales sont proches de celles des partisans de Trump. Les Progressistes convergent avec les populistes Trumpistes sur les inégalités sociales et la nécessité de réduire les excès de la mondialisation sur le tissu économique et social ou d’augmenter le salaire minimum. En revanche, ils divergent avec les Trumpistes sur les questions d’immigration, du changement climatique ou du rôle prépondérant de l’État pour augmenter les dépenses sociales. Cette aile gauche du parti Démocrate est un caillou dans la chaussure de Biden dont le cabinet sera essentiellement composé des élites des affaires et de la finance, des interventionnistes militaristes de l’administration Obama et des néoconservateurs et des représentants des progressistes et des minorités.

Ingrédients de la victoire : un mariage entre la réinvention du système électoral et l’alliance avec les forces de l’argent et des medias

remièrement, sous l’impulsion de l’équipe ayant porté Obama au pouvoir (David Plouffe, John Podesta, David Axelrod), les Démocrates ont réussi utiliser la pandémie du Covid-19 comme excuse pour redéfinir les règles du jeu électoral sur la façon dont les votes seraient exprimés et comptés dans les « swing states» ou États clés (Wisconsin, Michigan, Pennsylvanie, Géorgie et Arizona) dont la législature est pourtant contrôlée par les Républicains. Ainsi, les bulletins de vote par correspondance ont été envoyés à tout le monde, même à ceux qui n’en demandaient pas. Les exigences d’identification des électeurs ont été suspendues, des urnes mobiles ont été déployées, le traitement des bulletins de vote défectueux a été assoupli et les listes électorales n’ont pas été actualisées. Sur cette base, les Démocrates ont mobilisé des équipes chargées de faire voter et collecter les bulletins des groupes ayant une faible propension à voter tandis que les Républicains continuaient de compter sur des stratégies électorales éculées, notamment le porte-à-porte pour aller voter le jour des élections, le réseau télévangélique, les publipostages de la radio et télévision. Deuxièmement, les Démocrates ont réussi à créer une alliance avec les médias grand public, les géants des médias sociaux (YouTube, Twister, Facebook, Amazon et Google) et l’État profond afin de maitriser et contrôler le narratif électoral et réduire leurs adversaires au silence en cas de besoin. Les conservateurs n’avaient pas les moyens de rivaliser avec cette machine. Car ils n’ont pas su développer une offre politique et un écosystème de communication adaptés à l’évolution de la société américaine.

Troisièmement, les Démocrates ont mobilisé des moyens financiers illimités pour la victoire.

Il convient de noter que la plupart des hommes les plus riches du monde sont proches des Démocrates (Bezos, Gates, Zuckerberg, Ellison, Ballmer, Page, Brin). Cette oligarchie a dépensé plus que jamais pour faire triompher le mondialisme qui lui a permis de s’enrichir à une échelle sans précédent. Á titre d’exemple, Mark Zuckerberg et son épouse ont débloqué 350 millions de dollars pour soutenir les équipes chargées de l’inscription des électeurs et de la supervision des élections et pousser les gens à aller voter. George Soros, Michael Bloomberg et d’autres hommes d’affaires ont également donné des centaines de millions de dollars pour soutenir la campagne et favorisé au niveau des États, l’élection de dirigeants capables d’orienter les politiques publiques en faveur des démocrates. Face à cette armada, Trump a mis en place une machine de mobilisation des fonds à travers les petites contributions des donateurs individuels galvanisés par son message populiste autour de l’idéologie conservatrice de « l’Amérique d’abord ». En dehors de quelques magnats des casinos, les milliardaires conservateurs ont peu contribué à sa campagne

Une gouvernance difficile en raison de la coalition hétéroclite au pouvoir

Sur le plan national, deux dangers guettent la nouvelle administration. En premier, la restriction de la liberté d’expression et le néo-maccartisme visant à éradiquer du monde politique, de l’entreprise, des médias et de la culture près de la moitié des Américains ayant voté pour Trump. Ceci pourrait radicaliser cette frange de la population qui a perdu foi dans le processus démocratique et se traduire par la montée des tensions et de la violence. Ensuite, les politiques mondialistes et militaristes de l’administration Biden risquent de diviser la base progressiste du parti démocrate. Face à la montée des inégalités sociales et raciales dans un pays où 1 % de la population contrôle 50 % de la richesse nationale, la demande sociale est forte. Si leur mobilité sociale est entravée par le retour en force du libre- échange effréné, un nombre croissant de Noirs, d’Hispaniques et de Blancs pauvres pourraient faire défection et s’allier aux populistes de la Droite Trumpiste contre leur ennemi commun. Ceci pourrait permettrait au parti Républicain de reprendre le Congrès en 2022 et peut-être la Maison Blanche en 2024. Au niveau international, on devra logiquement s’attendre à une amélioration des relations avec la Chine afin de poursuivre le modèle mondialiste permettant de délocaliser la production et l’emploi afin de dégager le maximum de profits pour les entreprises et de faire financer les déficits américains par les surplus des pays bénéficiaires de la mondialisation. Concernant la libre circulation des personnes, les politiques d’immigration seront assouplies conformément aux promesses électorales de Biden. Par ailleurs, il y aura un retour en force du multilatéralisme comme instrument de politique étrangère (changements climatiques, négociations commerciales multilatérales, gestion collective de la pandémie du Covid). Ceci renforcera l’emprise des organisations internationales sur les pays pauvres afin de faire échec à toute tentative d’alliance de ces pays avec les puissances concurrentes comme la Chine. Á ce sujet, le FMI a profité de la crise de la Covid-19 pour augmenter substantiellement ses prêts à l’Afrique, verrouillant ainsi tout endettement futur avec la Chine. Tout pays ayant un programme avec le FMI n’a pas le droit de s’endetter ailleurs sans l’autorisation préalable du Fonds et peut difficilement mettre en œuvre des politiques visant à développer ses industries. Enfin, les guerres et les politiques de déstabilisation risquent de reprendre à grande échelle au Moyen-Orient, en Afrique et ailleurs pour le contrôle des ressources stratégiques.

Mesmin Koulet-Vickot, représentant-résident du Fmi : «Les défis sont nombreux au Sénégal»

https://www.lequotidien.sn Au lendemain du passage avec succès du programme Icpe du Sénégal devant le Conseil d’administration du Fmi, M. Mesmin Koulet-Vickot, représentant résident du Fonds au Sénégal, indique les clefs de la réussite du Sénégal, tout en faisant des recommandations quant à la gestion de la dette du pays.

Le Conseil d’administration du Fmi vient d’approuver la deuxième revue du programme avec le Sénégal soutenu par l’Instrument de coordination de la politique économique (Icpe). Dans son communiqué, le Conseil d’administration indique que la contraction économique qui était attendue en 2020 sera probablement évitée. Au même moment, certains observateurs indiquent que la situation du pays n’est pas aussi rose sur le plan économique. Un paradoxe ?

Avant de répondre précisément à votre question, je voudrais indiquer que l’approbation de la deuxième revue du programme Icpe par le Conseil d’administration du Fmi repose sur les résultats satisfaisants obtenus par rapport aux objectifs fixés pour la fin juin 2020 et le fait que l’exécution du programme reste sur la bonne voie. Cette approbation s’est faite sans que le Conseil d’administration tienne une réunion formelle, une procédure utilisée quand il n’y a pas de points controversés à débattre.
Le Conseil d’administration du Fmi ne dit pas dans son communiqué que la situation économique est rose au Sénégal. Elle n’a d’ailleurs été rose nulle part dans le monde en 2020. Le Conseil d’administration du Fmi constate, pour s’en féliciter, qu’en dépit de la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19, la croissance économique au Sénégal, bien qu’en fort ralentissement, a été probablement positive en 2020. Cette appréciation se fonde sur les indicateurs d’activités disponibles du troisième trimestre qui montrent que la reprise a été plus vigoureuse que prévu et les développements dans le secteur agricole qui laissent entrevoir une bonne campagne agricole 2020/2021. Pour finir, je voudrais souligner que la forte reprise de l’activité au second semestre 2020 n’est pas seulement due à l’impact de la bonne pluviométrie sur la production agricole, elle reflète aussi l’impact des mesures de soutien du Plan de résilience économique et sociale (Pres).

Le déficit budgétaire de l’Etat s’est creusé à 6, 5% du Pib en 2020. Est-ce le signe de l’incapacité des pouvoirs publics à redresser la barre ?

Le creusement du déficit budgétaire en 2020 est dû aux mesures d’urgence massives pour sauver des vies, contenir la pandémie de Covid-19 et aider les ménages et les entreprises affectés. Bref, il était nécessaire d’éviter que cette crise sanitaire ne se transforme en catastrophe humanitaire. Le Fmi a soutenu ce relâchement budgétaire et contribué à son financement en décaissant en avril 2020 près de 262 milliards de F Cfa au titre de l’Instrument de financement rapide. Il faut se rappeler qu’avant la survenance de la crise sanitaire, la Loi de finances initiale prévoyait un déficit de 3% du Pib, en ligne avec la norme communautaire de l’Uemoa. Dans le cadre de la deuxième revue du programme Icpe, le gouvernement s’est engagé à progressivement ramener le déficit budgétaire au plafond communautaire de déficit de 3% du Pib à fin 2023. La Loi de finances 2021, approuvée en décembre, donne le ton en prévoyant un déficit budgétaire de 5% du Pib. Le Fmi soutient cette Loi de finances 2021 qui concilie à la fois le nécessaire soutien à la reprise économique et un amorçage pour un retour à une trajectoire garantissant la viabilité de la dette publique.

Il y a un gros débat dans le pays sur le niveau d’endettement du Sénégal que certains jugent à la limite du soutenable. Certains en donnent pour preuve le fait que le gouvernement du Sénégal soit à l’avant-plan de la campagne pour l’annulation de la dette des pays les plus pauvres. Le Fonds soutient-il cette ini­tiative ? Ne serait-ce pas accorder une sorte de licence à des pays dépensiers ? Le niveau de la dette du Sénégal est-il encore soutenable ? Le pays a-t-il toujours la capacité de continuer à s’endetter ?

D’après nos analyses, la dette du Sénégal est viable et son risque de surendettement est modéré. Cependant, la capacité d’endettement de l’Etat ou sa marge de manœuvre pour une riposte budgétaire en cas de chocs est faible à court terme. Notre recommandation pour le Sénégal est de poursuivre une stratégie prudente d’endettement qui privilégie les emprunts extérieurs concessionnels et le recours au marché régional. Nous recommandons également un renforcement de la gestion de la dette ainsi qu’un suivi rapproché des risques budgétaires. Cela dit, la question de la viabilité de la dette ou de plutôt de sa non-viabilité est un vrai sujet de préoccupation pour de nombreux pays africains. Le Fmi a tiré la sonnette d’alarme sur ce risque ces dernières années. Le rapport sur les perspectives économiques régionales d’octobre 2020 indiquait que plus de 16 pays d’Afrique au Sud du Sahara présentaient un risque élevé de surendettement ou éprouvaient déjà des difficultés à rembourser leur dette. La pandémie de Covid-19 a exacerbé ce risque qui existait déjà.

Pourriez-vous être plus spécifique concernant vos recommandations en ce qui concerne la dette ?

Plus spécifiquement, nous exhortons le gouvernement à continuer d’améliorer le suivi de la dette de l’ensemble du secteur public (y compris entités et entreprises publiques), à veiller à ce que la stratégie d’endettement du secteur public dans son ensemble soit compatible avec le plafond de la dette nominale fixé par le programme, à élaborer un cadre juridique d’octroi des garanties, avals et rétrocessions, et enfin à conduire un audit externe de la base de données sur la dette totale du secteur public.

Le gouvernement du Sénégal espère, à travers la mise en œuvre du Plan d’actions prioritaires ajusté et accéléré (Pap2a), non seulement retrouver son niveau de croissance d’avant le Covid-19, mais même le dépasser. Jugez-vous cela réaliste ?

Comme je l’avais indiqué dans une interview précédente dans un journal de la place, les objectifs de croissance du Pap2a sont ambitieux, mais pas irréalistes. Leur atteinte nécessitera un contrôle de la pandémie de Covid-19, une augmentation de l’investissement privé et un démarrage de l’exploitation des hydrocarbures en 2023. Malgré la crise, le potentiel du Sénégal demeure intact. Il ne reste qu’à exploiter ce potentiel pour que le pays renoue avec une croissance forte. Le Pap2a que nous soutenons prévoit des réformes pour promouvoir le développement du secteur privé avec par exemple l’adoption imminente de la loi sur le Partenariat public-privé (Ppp), renforcer la résilience de l’économie et l’inclusivité de la croissance.

La mission de l’Icpe a exprimé des opinions qui indiquent une large préoccupation sur des questions sociales. Le Fonds monétaire international a-t-il changé de paradigme et voudrait-il privilégier le social au détriment de l’équilibre du budget ?

La prise en compte du social dans le cadre de notre mission de surveillance et nos opérations de prêt n’est pas nouvelle, même si elle s’est accentuée cette dernière décennie au lendemain de la grande crise financière de 2008. Des travaux analytiques ont mis en évidence la relation entre inégalités et croissance, le rôle essentiel des dépenses sociales dans la promotion d’une croissance soutenue et inclusive et dans la réalisation des engagements au titre des objectifs de développement durable à l’horizon 2030. La pandémie de la Covid-19 a aussi révélé l’importance d’étendre le système de protection sociale. Concrè­tement, l’engagement du Fmi sur ce domaine est guidé par la macro-criticité de la question spécifique des dépenses sociales. Sa prise en compte dans les programmes soutenus par le Fmi se fait par l’utilisation de «planchers» de dépenses sociales comme repère quantitatif, le souci constant d’atténuer les effets négatifs de l’ajustement sur les couches vulnérables de la population et l’accent mis sur l’accroissement de la mobilisation des recettes pour financer les dépenses sociales de façon viable, sur l’amélioration de la qualité des dépenses sociales et sur le besoin de combler les lacunes en matière de données et d’information.

En tant que représentant résident du Fmi au Sénégal, vous allez superviser la mise en œuvre de l’Instrument de coordination de politique économique (Icpe). Quelle avancée apporte celui-ci par rapport au précédent, l’Instrument de soutien à la politique économique (Ispe), dans les relations du Fonds et du Sénégal ?

Les deux instruments ne sont pas fondamentalement différents dans leurs objectifs et modalités pratiques. L’Ispe n’est disponible que pour les pays à faible revenu, tandis que l’Icpe est offert à tous les Etats membres du Fmi. Je vous épargnerai des autres détails techniques. Retenez juste que ce sont deux instruments non financiers ! L’Accord au titre de l’Icpe qui a été approuvé le 10 janvier est totalement aligné sur la deuxième phase du Plan Sénégal émergent. Il est articulé autour de trois grands piliers : i) parvenir à une croissance inclusive et tirée par le secteur privé, ii) asseoir la stabilité macroéconomique grâce à une politique budgétaire prudente et à une gestion saine de la dette, iii) gérer les futures recettes pétrolières et gazières de façon viable et transparente. De nombreuses réformes sont prévues dans le cadre de l’Icpe. Par exemple, pour promouvoir une croissance forte et inclusive, il est prévu d’améliorer les mécanismes de soutien aux petites et moyennes entreprises, le cadre de partenariat public-privé, le fonctionnement du marché du travail et le système d’accès à la propriété et de renforcer le système de protection sociale. Au titre de la stabilité macroéconomique, il est prévu de mettre en œuvre la Stratégie de recettes à moyen terme (Srmt) pour porter le ratio recettes intérieures sur Pib à 20% d’ici 2023. Enfin, s’agissant du dispositif de gouvernance et transparence du secteur des hydrocarbures, un cadre juridique et budgétaire est en cours de finalisation.

A vous en croire, la gestion économique du Séné­gal en ferait presqu’un bon élève pour les institutions de Bretton Woods. En tant que représentant du Fonds dans ce pays, ne vous arrive-t-il pas de vous ennuyer un peu ?

Pas du tout ! Les résultats du programme sont satisfaisants, cela ne veut pas dire qu’il n’y a plus rien à faire et qu’il faut donc dormir sur ses lauriers.  Les défis sont nombreux et la liste des réformes à mettre en œuvre pour les relever est longue. Mon rôle – et celui de mon institution – est d’accompagner le gouvernement dans la mise en œuvre de ces réformes.

Le Sénégal va solliciter un emprunt de 75 milliards FCFA sur le marché de l’UMOA

https://www.sikafinance.comLe Sénégal sollicitera ce 15 janvier les investisseurs de l’UEMOA pour une levée de 75 milliards FCFA.
Le pays émettra à cet effet des obligations assimilables du trésor (OAT) de maturité 3 ans et 5 ans, de valeur nominale unitaire de 10 000 FCFA sur le marché monétaire de la région.
Les soumissions se feront par adjudication à des taux d’intérêt de 5, 6% et 5, 7% selon la durée de la maturité des obligations.
L’opération est ouverte à toutes les personnes physiques et morales de l’espace UEMOA et hors UEMOA. Les investisseurs désireux de souscrire à l’émission devront soumettre leurs soumissions ce 15/01/2021 à 10h30mn TU à travers l’application SAGETIL-UMOA.Olivia Ya

Le Bénin réussit une levée de 1 milliard d’euros d’eurobonds

https://www.sikafinance.com Le Bénin est le premier pays africain à réaliser une sortie sur le marché financier international en 2021. Le 12 janvier dernier, le pays a réussi à lever avec succès 1 milliard d’euros, soit environ 656 milliards FCFA, auprès d’investisseurs, annonce le gouvernement.
Dans le détail, le pays a mobilisé 700 millions d’euros sur une maturité de 11 ans au taux de 4, 875% d’une part et d’autre part 300 millions d’euros sur 31 ans au taux de 6, 875%. Cette dernière maturité est la plus longue qu’ait jamais obtenue le pays. Le Bénin rejoint ainsi le petit comité d’émetteurs émergents disposant d’un Eurobond en euros de maturité supérieure à 30 ans.
L’opération a attiré près de 3 milliards d’euros de commandes de la part de 125 investisseurs dont 1, 9 milliard euros pour la tranche de 11 ans et 1, 2 milliard d’euros pour celle de 31 ans, indiquent les autorités.

Refinancer la dette et soutenir l ‘investissement public

Cette enveloppe est destinée à refinancer la dette du pays et à contribuer au financement du budget 2021. Le Bénin compte en effet assurer avec cette levée le remboursement partiel anticipé de 65% de son eurobond émis le 17 mars 2019 et arrivant à maturité en 2026, une autre partie devant financer les projets phares du gouvernement prévus au budget 2021.
” Le succès du rachat partiel de l’Eurobond 2026 permet au Bénin de limiter les risques de refinancement, d’étendre la maturité de sa dette et de réduire son coût moyen “, s’est félicité le gouvernement.
A la suite du Bénin,  le Ghana devrait également se présenter sur le marché international de la dette dans le courant de ce premier trimestre en vue de mobiliser entre 3 et 5 milliards de dollars, a annoncé l’année dernière le gouvernement.
Fin novembre 2020,  la Côte d’Ivoire avait, elle, levé 1 milliard d’euros d’eurobonds sur une maturité de 12 ans à un taux de 5%.Jean Mermoz Konandi

Bénin : Le déficit budgétaire se dégrade de 745% à 270 milliards FCFA à fin septembre 2020

https://www.sikafinance.com Au Bénin, le déficit budgétaire est passé de 32 milliards FCFA à fin septembre 2019 à 270, 47 milliards FCFA à fin septembre 2020, soit une forte détérioration de 745, 2% en rythme annuel.
Cette évolution qui se traduit par l’écart important entre les dépenses (1 232, 17 milliards FCFA) et les recettes budgétaires (883, 82 milliards FCFA), s’explique par la progression rapide de +33% des charges de l’Etat béninois du fait de la crise sanitaire, par rapport à celle des ressources intérieures (+6, 78%).
Plus particulièrement, la hausse des dépenses publiques est notamment imprimée par le dynamisme des dépenses d’acquisitions de biens et services (+25, 5%), des dépenses de transfert (+28, 9%) ainsi que des charges financières de la dette qui se sont accrues de +48, 1% à 141, 79 milliards FCFA à fin septembre 2020.
Pour financer ce déficit, l’Etat béninois a réussi à mobiliser des ressources de trésorerie d’un montant de 1 132, 94 milliards FCFA auprès de partenaires techniques et financiers bilatéraux et multilatéraux mais également grâce à l’émission de titres sur le marché financier et monétaire régional.
Ces ressources de trésoreries qui ont bondi de +167% par rapport à la même période en 2019, ont aussi contribué au remboursement du principal de la dette arrivée à échéance et qui s’est établi à 423, 17 milliards FCFA.
Il ressort ainsi un solde global de financement de 439, 29 milliards FCFA à fin septembre 2020 qui est la différence entre les ressources de trésorerie de 1 132, 94 milliards FCFA et le besoin de financement de 693, 65 milliards FCFA.Dr Ange Ponou

Arachide : des producteurs contestent les 1.800.000 tonnes du ministre de l’Agriculture, Dr Moussa Baldé

https://www.pressafrik.com Le gouvernement, particulièrement le ministre de l’agriculture et de l’équipement rural, fanfaronne à propos d’une production record — du moins exceptionnelle — de 1.800.000 tonnes d’arachide cette saison. Une production qui sauverait d’ailleurs notre pays de la récession puisqu’elle permettrait au Sénégal de réaliser une légère croissance. Hélas, ce chiffre dont se gargarisent les autorités ne reflèterait pas la réalité selon des acteurs de la filière arachidière qui parlent d’ « intox ». a preuve, disent-ils, si tel était le cas la Sonacos n’éprouverait pas autant de difficultés à atteindre ses prévisions de collecte de graines. Ce quelle que soit la quantité achetée par les Chinois. il s’y ajoute, selon nos interlocuteurs, que les récoltes de l’année précédente ont été très faibles en quantité et n’étaient pas de très bonne qualité du fait de la longue pause pluviométrique qui était survenue. a preuve, disent-ils, l’Etat, faute de semences, avait remis de l’argent liquide aux paysans pour se procurer des semences. C’est en particulier ce manque de semences, ajouté à la longue pause pluviométrique, qui explique la faible production de 2019. et en 2020, même si le chef de l’Etat, pour booster la filière, a porté le financement des intrants de 40 à 60 milliards de francs, la récolte a été abondante, certes, mais sans atteindre les 1.800.000 tonnes dont se vante le Gouvernement !
Ils sont nombreux, parmi les acteurs de la filière arachidière, à balayer d’un revers de main les estimations des autorités faisant état d’un million huit cent mille tonnes d’arachide produites cette saison. Seulement voilà, il se trouve que l’arbre des spéculations sur le prix au producteur a caché la forêt des doutes qui planent sur les chiffres avancés par les autorités et relatifs à la production de cette saison. En effet, selon des paysans du Bassin arachidier, la production de cette saison se situerait bien en-deçà de ce qu’avance fièrement le gouvernement
Les organisations paysannes contactées ont toutes expliqué que les autorités ont cherché à endormir les acteurs de la filière arachidière mais, en réalité, « elles savent que la production de cette année n’a pas été à la hauteur des attentes ». Pour en avoir le cœur net, nous avons interrogé certains responsables d’organisations paysannes. Ainsi, d’après le président de « Aar Souniou Momél », c’est l’évidence est que « le régime en place a commencé, 10 jours après le lancement officiel de la campagne de commercialisation, à créer les conditions de permettre à la Sonacos de se rattraper dans la collecte ».
Selon Bassirou Ba, c’est cela qui expliquerait le blocus dans l’expédition des chinoises vers la Chine. Un blocus — favorisé par la réactivation d’une taxe sur l’exportation de l’arachide — qui a pour effet de contraindre certains producteurs à céder leurs graines au prix fixé par la Sonacos. Ce en l’absence des négociants chinois qui n’ont plus de magasin de stockage du fait de la fermeture des frontières pour cause de pandémie. Bref, selon nos interlocuteurs, « les autorités, conscientes de l’insuffisance de la production arachidière, cherchent des astuces pour permettre à l’huilier national d’avoir des graines puisque ce dernier n’est pas le plus offrant ».
Comme l’Association des agriculteurs du Bassin arachidier, Bassirou Ba estime que le chiffre de 1.800.000 tonnes d’arachide, c’est de l’intox. Pour le secrétaire général de l’Association des agriculteurs du bassin arachidier, Cheikh Tidiane Cissé, « la preuve évidente de la falsification des chiffres est que, lors de la campagne de distribution de semences de la saison précédente, les autorités, faute de semences, ont préféré donner de l’argent liquide aux paysans pour qu’ils s’en procurent ». Très sur de ce qu’il avance, le Sg de cette organisation paysanne indique que, par ce procédé, la présente saison (celle en cours) est ratée car, selon lui, beaucoup de paysans n’ont pas eu accès aux semences devenues une denrée rare.
Surtout que, selon lui, l’argent remis aux agriculteurs n’a pas été utilisé à bon escient du fait du manque de graines. Toutes ces considérations font dire à Cheikh Tidiane Cissé que la production de cette année est faible contrairement à ce que nos autorités plastronnent. Le président de l’Association des agriculteurs du Bassin arachidier insiste sur la faible qualité des graines causée par la mauvaise qualité des semences de l’année dernière. Des semences qui ne peuvent donc pas permettre d’atteindre une production record, à l’en croire.
Dans le même registre, Abdoulaye Thiam du Syndicat national des cultivateurs et maraichers du Sénégal met l’accent sur la faiblesse des superficies de terres exploitées par les paysans qui s’étaient pourtant préparés à une bonne récolte annoncée par une bonne pluviométrie mais hélas, regrette-il, « non seulement les semences étaient insuffisantes mais encore le peu qui était disponible était distribué tardivement ». Sa conclusion coule de source, dès lors : « dire que le Sénégal a obtenu un million 800 mille tonnes d’arachide cette saison est une hérésie ».

Vers un déficit de semences pour la prochaine saison.

Au regard de cette situation, les acteurs de la filière arachidière, notamment les paysans, parlent d’un échec programmé de la prochaine campagne arachidière du fait d’un déficit de semences qui risquerait, si les autorités ne trouvent pas de solution entretemps, de se traduire par une baisse des récoltes. vers un échec. D’après tous nos interlocuteurs, la production étant insuffisante cette année — contrairement à ce que soutient le gouvernement —, « cette situation aura des conséquences sur la disponibilité des semences pour la saison qui se profile à l’horizon ».
En d’autres termes, « il n y aura pas assez de graines pu nous permettre d’emblaver toutes les superficies disponibles. » D’autre part, il est dit que le Sénégal ne doit ouvrir ses portes aux acheteurs étrangers que si la production nationale dépasse le million de tonnes d’arachide. Or, selon nos interlocuteurs, « la réalité du terrain démontre que les chiffres avancés sur la production sont « faux », ce qui va naturellement occasionner un déficit énorme de graines destinées aux semences ».
L’industrie locale va naturellement faire les frais de ce déficit. En effet, ses besoins s’élèvent à environ « 650.000 à 700.000 tonnes environ de graines coques, là ou les petites installations régionales espèrent 75 mille tonnes de graines sans compter la consommation des ménages qui avoisine les 400mille tonnes et les besoins en semences estimés à 125 mille tonnes, soit un cumul des besoins nationaux d’un million trois cent mille tonnes ». Alors que notre production ne pouvait pas couvrir nos besoins, voilà que nos autorités ouvrent la porte aux acheteurs étrangers! Ce qui revient évidemment à tuer l’industrie nationale.

«Où sont les véritables bénéficiaires des 60 milliards de subvention dégagés par l’Etat?»

Au vu de tout ce qui précède, il est permis de se demander où sont passés les 60 milliards de nos francs injectés par le président de la République en guise de subvention destinée au monde rural. En effet, le président Macky Sall a revu à la hausse l’enveloppe habituelle de 40 milliards pour la porter à 60 milliards, pandémie oblige. Question ! Comment ces milliards ont-ils été dépensés pour que les ruraux se trouvent dans cette « précarité agricole » ?
Autrement dit, ces fonds n’existent-ils que sur le papier ou ont-ils été détournés de leurs objectifs ? En tout état de cause, le ministère de l’agriculture a la lourde charge d’éclairer la lanterne des Sénégalais sur cette enveloppe qui, judicieusement utilisée, suffirait largement pour faire renouer le secteur de l’agriculture avec la prospérité.
Pour en revenir à la collecte de la Sonacos, certains prévisionnistes estiment qu’en réalité, si « les fonds avaient été injectés dans le monde paysan, l’huilier national serait en mesure de créer 30.000 emplois directs et indirects, et réceptionner 70.000 tonnes à la date d’aujourd’hui, si toute fois cette production de un million huit cent mille tonnes existait ». Mais puisque c’est le ministre de l’Agriculture qui l’assure…Le Témoin

Teranga Gold réalise une production record pour la 5e année consécutive

https://www.financialafrik.com L’exploitant minier Teranga Gold Corporation a réalisé pour l’année 2020 une production d’or de 404 460 onces. Une performance que la société réalise pour la cinquième année consécutive en dépassant ses prévisions de production.
La société affiche un solde de trésorerie positif au 31 décembre 2020 avec un  solde de trésorerie consolidé non audité de 75, 1 millions de dollars, soit une augmentation de 17, 8 millions de dollars par rapport au solde de trésorerie consolidé au 30 septembre 2020. Ce montant s’est établi après environ 28 millions de dollars de remboursements de dette au cours du quatrième trimestre.
Dans un communiqué publié mardi 12 janvier, Teranga Gold Corporation annonce que sa production d’or sur une année complète a dépassé le haut de gamme de la fourchette d’orientation accrue de la société, comprise entre 375 000 et 400 000 onces, ses deux mines en exploitation, Sabodala-Massawa et Wahgnion, atteignant ou dépassant chacune de leurs fourchettes respectives.
«L’intégration réussie du projet aurifère à haute teneur Massawa avec notre mine phare Sabodala combinée à la première année complète d’exploitation à Wahgnion a abouti à une production record pour le trimestre et l’année. Nous avons réalisé notre vision de devenir un producteur d’or de niveau intermédiaire à faible coût, avec deux opérations solides et un pipeline de croissance organique très prometteur», a déclaré Richard Young, PDG de Teranga gold.
Toutefois, malgré une autre année de production record, les actions de Teranga Gold étaient en baisse de 2, 0% mardi midi. Le producteur d’or basé à Toronto, qui devrait être acquis par Endeavour Mining, a une capitalisation boursière de 2, 27 milliards de dollars. Ses activités se concentrent sur l’exploitation de mines et l’avancement de propriétés d’exploration dans toute l’Afrique de l’Ouest.  Amadjiguéne Ndoye

Baisse du chiffre d’affaires dans l’industrie

APA – Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane Diallo–Le chiffre d’affaires dans l’industrie au Sénégal a fléchi de 7, 2% au troisième trimestre 2020, comparativement à celui de la même période de 2019.
Cette évolution fait suite à la baisse du chiffre d’affaires dans la quasi-totalité des sous-secteurs de l’industrie, rapporte une note de l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD), parvenu jeudi à APA.
Cependant, souligne le document, il est noté un relèvement du chiffre d’affaires dans les industries textiles et d’habillement, du papier et carton, de production d’électricité, gaz et eau, ainsi que celui des industries extractives.
Par ailleurs, informe l’ANSD, le chiffre d’affaires est demeuré quasi stable sur les trois premiers trimestres de 2020, relativement à celui de la période correspondante en 2019.ARD/cgd/APA

NEGOCIATIONS CONCESSION AUTOROUTE : Vérités et fantasmes !

http://www.enqueteplus.com Sénégal dans le capital du titulaire de la concession de l’autoroute à péage reste soumise à des conditions non encore élucidées. En affirmant, le 31 décembre, que le Sénégal est désormais entré dans le capital de Secca, le président Macky Sall a dit tout sauf l’essentiel ; c’est-à-dire les conditions et modalités de cette prise de participation qui, il faut le rappeler, était déjà prévue par le contrat complémentaire de 2014.
C’est une négociation qui déchaine beaucoup de passions et de fantasmes. Mais rares sont encore ceux qui savent et qui veulent éclairer la lanterne. Pour l’heure, ce qui est certain, c’est que, comme l’annonçait le président de la République lors de son discours à la Nation, le 31 décembre dernier, le Sénégal a signifié à Eiffage son intention d’entrer dans le capital du titulaire de l’exploitation de l’autoroute à péage (Secca) à hauteur de 25 %. Jusque-là, il n’y a rien de nouveau sous le soleil, confient des sources bien au fait du dossier.
En effet, cette ouverture du capital du titulaire de la concession était déjà prévue par le contrat. Lequel indique à son article 43 alinéa 7  : ‘’L’autorité concédante se réserve le droit d’acquérir ou de faire acquérir par des personnes morales ou physiques sénégalaises des actions dans le capital du titulaire à hauteur d’un maximum de 25 %, sous réserve de l’accord des prêteurs, le titulaire garantissant l’exécution par ses associés des actes matériels résultant de la mise en œuvre de la présente stipulation.’’
Outre cette double exigence (l’accord des prêteurs et des associés), l’entrée du Sénégal dans le capital est également assortie d’autres négociations.
Dans son discours à la Nation, le président Macky Sall s’est limité à l’affirmation très évasive selon laquelle, le Sénégal est déjà entré dans le capital de la Secca. Même si le principe a été acté, c’est
le flou total, en ce qui concerne les modalités de cette entrée
Pour le moment, seul le montant a été révélé récemment par le journal ‘’L’AS’’ qui parlait de 10 milliards F CFA, dans son édition du 5 janvier dernier. Selon le journal, l’offre du Sénégal doit être matérialisée dans un délai de 15 jours, à compter de l’audience accordée par le chef de l’Etat au PDG d’Eiffage. Sans plus de précision.
Se pose ainsi la question de savoir  : quelles seront les modalités de cette acquisition ? Quelles sont les entités de l’Etat titulaires de ce portefeuille ?, etc. Il ressort de l’alinéa 8 de l’article 43 que  : ‘’Les modalités de cette acquisition (notamment la sélection des personnes morales ou physiques sénégalaises, les conditions financières et la gouvernance du titulaire) seront définies d’un commun accord.’’

A ce jour, rien de tout cela ne semble avoir été défini, alors que le deadline de l’Etat du Sénégal arrive à échéance aujourd’hui même.

En tout cas, si l’on en croit toujours notre interlocuteur, il faudra attendre, pour se prononcer dans un sens ou dans un autre. Revenant sur la valorisation de la location du foncier qui aurait passé de 1 000 F à 800 millions F CFA, si le vœu du Sénégal se concrétise, notre interlocuteur affirme  : ‘’Là également, c’est de faux débats, parce que c’était prévu par le contrat. On ne saurait donc le présenter comme un acquis ou quoi que ce soit. C’était (les 1 000 F) une somme symbolique, en attendant de trouver une valeur locative. Il était prévu que, dans trois ans, les parties doivent se voir pour s’entendre sur une valeur. Rien d’extraordinaire.’’
A cette étape des négociations donc, il n’y a pas beaucoup de matière. L’Etat et Eiffage seraient dans un processus dynamique qui est encore bien loin de livrer tous ses secrets. Selon les informations, le montant fixé pour la participation de l’Etat dans le capital serait en tout cas très avantageux, puisque indexé sur la valeur initiale de l’action.
Y a-t-il d’autres conditions ou pas ? Rien n’est moins sûr. Président de Legs Africa, think thank ayant réalisé une étude assez édifiante sur la concession en question, Elimane H. Kane se veut prudent. ‘’Je pense, dit-il, qu’au-delà de l’euphorie, il faut faire preuve de sérénité. Il faut attendre au moins le procès-verbal des négociations ou le nouveau contrat pour se prononcer dans un sens ou dans un autre. Pour le moment, nous ne savons pas si cette entrée dans le capital n’est pas assortie d’autres conditions’’. Citant le directeur de Secca qui a eu à annoncer dans une interview leur intérêt pour l’exploitation d’autres autoroutes au Sénégal. Il s’interroge  : ‘’Est-ce qu’en revalorisant la taxe foncière et en entrant dans le capital, l’Etat n’a pas concédé d’autres faveurs à Eiffage ? Ce sont des questions qui restent sans réponse. Nous attendons donc la publication du PV de négociations pour pouvoir se prononcer.MOR AMAR

Grippe aviaire : Le Mali suspend ses importations de volailles en provenance du Sénégal

https://www.sikafinance.com L’Etat du Mali a annoncé, mercredi, en conseil des ministres, la suspension temporaire de la délivrance des autorisations d’importation de volailles et de produits avicoles en provenance du Sénégal. Cette décision a été prise suite à l’apparition, à Pout (ville située à une cinquantaine de Km de Dakar), la semaine dernière, de la grippe aviaire qui a entrainé la mort de 58 000 pondeuses et l’abattage de 42000 sujets. Des chiffres rendus publics par les services du ministère sénégalais en charge de l’Elevage.
Outre l’interdiction des importations, le Mali a également pris d’autres mesures préventives afin de faire face à cette maladie qui touche les produits avicoles ; notamment les pondeuses et les œufs. C‘est à ce titre qu’il a annoncé la redynamisation des comités régionaux et locaux de veille et de riposte contre la grippe aviaire et le renforcement des contrôles au niveau des postes vétérinaires frontaliers, des foires et des marchés à volaille et au niveau des exploitations avicoles.
Les cas de grippes aviaire ont été découverts à l’issue d’une mission conjointe de la direction des services vétérinaires, du Laboratoire national de l’Élevage et de Recherches vétérinaires et du Service régional de l’Élevage et des Productions animales.Ibrahim WANE, Dakar

Perception du niveau de la pauvreté dans 660 exploitations familiales au Sénégal : 42% des chefs d’exploitations se disent pauvres

https://www.lejecos.com/ Dans un nouveau rapport relatif aux effets de la Covid-19 sur les exploitations familiales agricoles et des organisations de producteurs membres du Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (Cncr), l’Initiative prospective agricole et rurale (Ipar) révèle que les chefs d’exploitations qui se disent pauvres constituent 42% de l’échantillon de 660 Exploitations familiales (ExFam) établies dans 22 départements du Sénégal.
Face à la situation socioéconomique liée à la Covid-19, le Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (Cncr) qui coordonne le mouvement paysan sénégalais et l’Ipar, un Think Tank ouest-africain spécialisé en analyse prospective et stratégique, ont entrepris d’évaluer les effets du coronavirus sur les exploitations familiales membres du Cncr.
Cette étude qui a concerné 660 ExFam en raison de 30 ExFam au niveau de chacun des 22 départements choisis, révèle que 48, 9% des chefs d’exploitations membres du Cncr pensent qu’ils ne sont « ni pauvres, ni riches ». Cette perception de « ni pauvres, ni riches », selon le document, est un peu plus importante pour les exploitations dirigées par des femmes (50, 5%) comparativement à celles gérées par des hommes (48, 6%).
Les résultats de cette étude montrent également que les chefs qui se disent pauvres constituent 42% de l’échantillon avec une prédominance du côté des femmes (47%) comparativement aux hommes (41%). Ces résultats, précise le document, sont en dessous du taux de pauvreté de 57, 1% observé en milieu rural par l’enquête de suivi de la pauvreté en 2014 (ESP II, ANSD, 2014).
Dans la foulée, l’Ipar souligne que les chefs d’exploitations qui se disent riches constituent 9, 1% de l’échantillon avec une prédominance des hommes (10, 3%) comparativement aux femmes (2, 2%). Mais, précise l’institution de recherche, il convient de noter que les méthodologies utilisées pour aboutir à ces résultats sont différentes et qu’il faudrait par conséquent, relativiser la comparaison entre ces taux de pauvretéBassirou MBAYE

ANNULATION DELIBERATION DE 378 HECTARES AU PROFIT D’AAD : La Cour suprême rend à Guéréo ses terres 

http://www.enqueteplus.com Le Conseil rural de Sindia avait, en son temps, octroyé 378 hectares à la société Architecture aménagement durable (AAD), au grand dam des populations qui, depuis lors, ont mené une lutte acharnée pour recouvrer leurs terres. La Cour suprême a cassé cette attribution pour restituer aux populations leurs biens
C’est par la notification de l’arrêt n°39/2020 en référence aux J/347/19, que la Cour suprême, suite à son audience publique ordinaire du jeudi 26 novembre 2020, a rendu la victoire aux populations de Guéréo, concernant le litige foncier qui les opposait à la société AAD du sieur Pascal Versiglioni. Le litige remonte à 2012. Par la délibération du 2 février 2012, approuvée le 2 octobre 2012 par le sous-préfet de Sindia, le Conseil rural de Sindia a procédé aux affectations d’un terrain du domaine national sis à Guéréo, dans le projet d’aménagement des collines de Guéréo, d’une superficie de 118 ha 98 a et 49 ca, pour une zone agricole ; d’un terrain d’une superficie de 140 ha au projet immobilier ; d’un terrain d’une superficie de 35 ha à la population pour renforcer le tissu économique ; d’un terrain d’une superficie de 85 ha à la zone espace vert naturel aménagé.
A cet effet, le CR de Sindia avait notifié à la société AAD la décision d’attribution d’un terrain de 378 ha du plan de lotissement des collines de Guéréo. Mais une requête fut introduite par des habitants du village qui prétendent être attributaires, dans le même périmètre du projet, de terrains à usage d’habitation et à usage agricole de plusieurs hectares. Ils soutenaient n’avoir jamais reçu signification de leur désaffectation et estimaient avoir été mis au courant par une correspondance du directeur des Domaines par laquelle il répondait à une demande de régularisation par voie de bail, au profit de la structure AAD.
Dès lors, la Cour suprême considère qu’à l’appui de leur recours, les requérants ont soulevé trois moyens tirés de la violation de la loi. ‘’Sur le premier moyen tiré de la violation de l’article 9 du décret n°72-1288 du 27 octobre 1972 relatif aux conditions d’affectation et de désaffectation des terres du domaine national comprises dans les communautés rurales, en ce qu’ils n’ont reçu aucune mise en demeure’’, renseigne le document de notification.
Et sans qu’il soit besoin de statuer sur les autres moyens, la cour rappelle que, selon ce texte, la désaffectation totale ou partielle des terres du domaine national comprises dans les communautés rurales peut être prononcée, à tout moment, soit à la demande de l’affectataire, soit d’office, si un an après une mise en demeure restée sans effet, il est constaté par le président du conseil rural un mauvais entretien manifeste des terres par l’affectataire au moment des travaux saisonniers habituels, une insuffisance de la mise en valeur ou une inobservation répétée et grave des règles fixées en matière d’utilisation des terres ; soit d’office, si l’affectataire cesse d’exploiter personnellement ou avec l’aide de sa famille.
Dans la même dynamique, la Cour suprême, dans ses considérations générales, indique également qu’en l’espèce, le procès-verbal de transport sur les lieux, effectué par les membres de la chambre administrative, fait ressortir que Mamadou Mourtalla Ka bénéficie, depuis 2012, d’un bail sur le terrain objet de la délibération attaquée. Considérant qu’il résulte de la lettre du 27 juillet 2018 du chef du bureau du cadastre adressée au chef du bureau des Domaines de Mbour que le terrain litigieux fait l’objet de plusieurs occupations en dur, notamment cinquante-sept (57) NICADS délivrés dont neuf (9) demandes de bail instruites par le cadastre et l’assiette englobe le titre foncier n°2735fMB occupé par Mamadou Mourtalla Ka, et qu’il ne résulte pas de l’analyse des pièces du dossier que le conseil rural a mis en demeure les requérants, avant de procéder à la désaffectation et à la réaffectation à la société AAD, la Cour suprême ‘’annule la délibération n°2/CRS du 2 février 2012 du Conseil rural de Sindia approuvée le 2 octobre 2012· par le sous-préfet de Sindia portant attribution de 378 ha du plan de lotissement des collines de Guéréo à la structure dénommée Architecture et aménagement durable, en abrégé AAD’’, renseigne le document.

Les populations jubilent

Cette décision de la Cour suprême suffit pour mettre la population de Guéréo dans une joie totale. Faisant face à la presse hier, pour exprimer leur satisfaction devant cette annulation, les populations du village ont réitéré leur foi en la justice de leur pays. ‘’La population de Guéréo est très contente. Aujourd’hui, c’est une grande victoire pour elle. Nous avons eu gain de cause et c’est une décision historique de la Cour suprême qui, aujourd’hui, a restitué aux paysans de cette zone leurs terres de culture. C’est une jurisprudence et c’est très important, car la justice a pleinement joué son rôle, en appuyant les habitants, les pauvres paysans qui n’avaient pas de secours. Aujourd’hui, nous avons confiance en notre justice’’, a magnifié Youssoupha Ndione, porte-parole de la population.
A en croire le président du mouvement Guéréo Emergent, ‘’cela devrait pousser les élus locaux à revoir leur façon de faire dans la commune de Sindia. D’ailleurs, le président de la République, Son Excellence Monsieur Macky Sall, a toujours mis en garde les élus locaux contre ces problèmes de foncier et nous espérons que les autres problèmes que nous avons dans la commune de Sindia se verront traités de la sorte’’.
‘’En tout cas, poursuit Youssoupha Ndione, la population de Guéréo est contente, parce que ç’a été vraiment une bataille pour tout le monde et nous avons eu satisfaction. Donc, aujourd’hui, nous demandons aux autorités de revoir la réforme foncière, pour éviter ces difficultés que les paysans sont en train de vivre dans leurs localités’’.
Ce faisant, il a listé les autres litiges fonciers en suspens dans la zone et qui attendent encore des décisions similaires à celle de la Cour suprême. ‘’Je peux citer, par exemple, le cas de Décameron, ici à Guéréo. Il y a également le problème foncier qui oppose les habitants de Kignabour à Charles Hadad. Le problème de Ndombo, concernant beaucoup d’hectares qu’on a affectés à la fondation Sonatel. Et là également, à côté du village, on a une localité qui s’appelle Ngorya  : ce sont des champs que les gens veulent prendre aux populations’’.IDRISSA AMINATA NIANG 

 Non-paiement salaires «travailleurs fictifs» : des syndicalistes de Dakar Dem Dikk menacent

https://www.pressafrik.com La situation risque d’être très tendue à la société publique de transport en commun dans les prochains jours. Le Syndicat nouveau des travailleurs de Dakar Dem Dikk (Snt/3D) exige le paiement des salaires d’agents présentés comme fictifs par le nouveau Directeur général de la boîte, Oumar Boun Khatab Sylla en remplacement de Me Moussa Diop. Des mouvements d’humeur sont annoncés à partir de lundi si la situation perdure.
« Le Directeur général avait fait une déclaration par rapport à une présomption de travailleurs fictifs du Dakar Dem Dikk. Il avait dit que si ces gens se présentent ils vont être payés. Mais, jusqu’au moment où je vous parle, ils ne sont pas encore entrés dans leurs fonds. C’est une situation extrêmement difficile pour ces travailleurs-là », a pesté Masseck Ndiaye, Secrétaire général du Snt 3D.
Qui a ajouté sur la Rfm que les travailleurs en question se sont présentés au niveau de la direction général depuis vendredi dernier et lundi, mais ils n’ont pas été payés.
M. Ndiaye a informé avoir contacté la direction générale de la boîte qui lui a signifié qu’elle est dans les derniers réglages.
Ces syndicalistes dénoncent avec la dernière énergie ce qui se passe actuellement à DDD. Ils menacent de passer à la vitesse supérieure dès lundi, si les salaires ne sont pas payés d’ici demain vendredi.
Face à la presse vendredi passé, le nouveau Dg de DDD avait déclaré avoir commandité un audit du personnel qui lui aurait montré qu’il y a 200 employés fictifs créés par son prédécesseur Me Moussa Diop.Aminata Diouf

Kharouna Talla, Professeur à l’Ucad : «Cette année, nous avons reçu près de 25 mille nouveaux étudiants»

http://lesoleil.sn Malgré un arrêt de près de cinq mois, l’Ucad de Dakar a pu boucler l’année universitaire 2019-2020. Dans cet entretien, le directeur des Affaires pédagogiques, Pr Kharouna Talla, se prononce sur l’amphithéâtre commun de rentrée prévu aujourd’hui, dont il est le président du comité d’organisation. Il évoque également l’orientation des nouveaux étudiants, les mesures face à la Covid-19.

Talla,  l’amphi de rentrée de l’Ucad est prévu aujourd’hui. Faites-nous le point de l’année écoulée. Est-ce que toutes les facultés ont bouclé leurs activités d’enseignement?

L’année 2019-2020 n’a pas été facile pour les universités, en particulier pour l’Ucad. Il a fallu relever plusieurs challenges pour arriver à ce niveau d’exécution des programmes. Grâce au dévouement des enseignants et personnels administratifs, techniques et de service (Pats) et à l’engagement des étudiants, nous avons pu poursuivre en ligne les enseignements par la mise à disposition d’intrants pédagogiques. La reprise en septembre a permis de procéder à un recommencement graduel pour respecter les mesures barrières et à finaliser les enseignements et les évaluations de la première session des deux semestres. A ce jour, la plupart de nos établissements ont bouclé l’année universitaire 2019-2020 et débuté celle de 2020-2021. Pour les facultés, il ne reste que les deuxièmes sessions à organiser, ce qui n’empêche pas l’accueil des nouveaux bacheliers et l’ouverture de la base de données d’inscription pour ceux qui passent en année supérieure.

Le thème retenu pour cet amphi de rentrée est l’enseignement bimodal. Pouvez-vous nous expliquer à quoi cela renvoie ?

L’enseignement bimodal est une modalité qui allie deux pratiques d’enseignement  : l’enseignement en présentiel et l’enseignement à distance. Ce que nous connaissons et que nous avons pratiqué depuis près de 20 ans à l’Ucad, c’est l’enseignement à distance complète ou enseignement virtuel.  Le contexte de l’année passée nous a permis de renforcer nos capacités en enseignement à distance tant du point de vue logistique que des ressources pédagogiques pour les étudiants. Nos plateformes sont très utilisées par nos étudiants et elles constituent un élément clé dans le dispositif d’enseignement bimodal. Au mois de septembre dernier, le Recteur de l’Ucad a doté certains établissements de dispositif de live-streaming et enclenché le processus de dématérialisation  de l’ensemble des procédures en vigueur à l’Ucad. Aujourd’hui, tout étudiant peut s’inscrire à l’Ucad sans se déplacer ; il peut rester dans sa région, voire son département, pour effectuer l’ensemble des formalités. Après son inscription, il peut directement accéder à nos plateformes d’enseignement en ligne, à nos bibliothèques numériques thématiques et évaluer les enseignements à travers notre site web.
Avant d’arriver à l’Ucad, l’étudiant aura déjà entamé sa formation qui sera complétée par des séances  de  remédiation avec l’équipe pédagogique. Cette orientation répond à une réalité contextuelle, infrastructurelle. Le développement du numérique voudrait que l’Ucad s’adapte et s’engage dans ce sens pour permettre à nos étudiants de se familiariser aux outils numériques.

Le processus d’orientation des bacheliers de l’année 2020 est bouclé. Combien en a reçu l’Ucad cette année?

Effectivement, le processus est en cours de finalisation. L’Ucad a reçu près de 25 000 nouveaux bacheliers orientés par Campusen et/ou par concours ou sélection. Les nouveaux bacheliers sont en train d’ailleurs de procéder aux inscriptions administratives et pédagogiques dans la plateforme d’inscription de l’Ucad. Cette année, près de 25 nouveaux étudiants ont été orientés dans notre université

Il y a une recrudescence des cas de Covid-19. Comment comptez-vous vous y prendre pour éviter une propagation dans l’espace universitaire ?

Nous sommes conscients de la situation et avons en conséquence pris les devants pour éviter toute propagation du virus. C’est pour cela que nous avons proposé de faire l’amphi de rentrée dans plusieurs sites avec le moins de monde possible et de diffuser à travers nos plateformes la session. D’ailleurs, cet amphi de rentrée de l’Ucad constitue un événement phare de notre agenda universitaire.Propos recueillis par Aliou KANDE

L’UA commande 270 millions de doses de vaccins contre la Covid-19 pour l’Afrique

https://www.sikafinance.com L’Union Africaine (UA) obtient l’engagement des fournisseurs Pfizer, AstraZeneca et Johnson & Johnson pour la fourniture d’une commande provisoire de 270 millions de doses de vaccins contre la Covid-19, apprend Reuters qui cite Cyril Ramaphosa, président de l’Afrique du Sud et par ailleurs président en exercice de l’UA.
Ces doses viendront en complément des 220 millions de doses annoncées en septembre dernier par l’OMS dans le cadre du projet COVAX, une initiative visant à ne pas exclure le continent africain de l’acquisition des premiers vaccins Covid-19 dès leurs sorties.
Selon les détails, la commande de 270 millions de doses de vaccins à fournir par les laboratoires Pfizer, AstraZeneca et Johnson & Johnson devrait être disponible cette année avec la livraison d’un premier lot d’au moins 50 millions de doses entre avril à juin 2021.
La commande sera financée par Afreximbank qui fournira des garanties d’engagement de marché anticipé allant jusqu’à 2 milliards de dollars. ” Il existe également une collaboration étroite entre l’UA et la Banque mondiale pour garantir que les États membres puissent avoir accès à environ 5 milliards de dollars, soit pour acheter des vaccins supplémentaires, soit pour payer la livraison des vaccins “, a ajouté Cyril Ramaphosa.
Alors que se profile à l’horizon une troisième vague de contamination avec la variante de la Covid-19 découverte en Afrique du Sud, cette nouvelle commande permettra de couvrir une plus large proportion de la population africaine à vacciner contre environ 20% initialement.
Soulignons que le vaccin Pfizer/BioNTech déjà autorisé au Royaume Uni, premier pays utilisateur, a montré une efficacité de 95% contre la Covid-19.Olivia Yao

Dr Annette Seck, Directrice Generale PNA : Sénégal n’a pas de chambres froides qui peuvent conserver des vaccins à -80 degrés

https://www.lactuacho.com Le Sénégal ne dispose pas de chambre froide pouvant abriter les vaccins de coronavirus à -80 degrés. Cette information a été donnée par la directrice de la pharmacie nationale d’approvisionnement. Selon Docteur Annette Seck Ndiaye une conservation à -70 degrés requiert une technologie de pointe. En revanche, s’est-elle empressée de préciser présentement celui de Moderna peut l’être au Sénégal car, sa conservation répond aux normes actuelles dans le pays
Avec la recrudescence du coronavirus dans la plupart des pays du monde, la course au vaccin se fait rage. Les grandes fibres pharmaceutiques ont proposé plusieurs produits donnant ainsi le choix aux pays pour l’adoption d’un ou de plusieurs vaccins. Au Sénégal, les autorités ont décidé d’aller au-delà de l’initiative Covax dont notre pays est membre en achetant des vaccins pour une partie de la population.
Cependant, un problème se pose : c’est la conservation du produit. Hormis le vaccin Moderna qui peut être conservé à -20 degré au Sénégal, tous les autres vaccins au-delà de cette température auront du mal à être utilisés faute de technologie adaptée. Selon la directrice de la pharmacie nationale d’approvisionnement docteur Annette Seck Ndiaye que nous avons rencontré hier, mercredi, «il n’y a pas de chambres froides qui peuvent conserver des vaccins à -80 degrés au Sénégal» a-t-elle renseigné.
Et de poursuivre : «la Pna abrite une chambre froide pour la vaccination. Nous en avons de deux types pour celles positives et négatives». Concernant le vaccin qui serait le plus adapté pour la situation du Sénégal, la directrice de la Pna a souligné : «pour Moderna, on n’aura pas de problème car, nous disposons du logistique qu’il faut, cependant pour les -70 degrés, il nous faut une haute technologie». Une situation qui amène à dire que le Sénégal, dans son choix un, se rapproche du vaccin Moderna dont il refuse de confirmer pour l’heure.
Toutefois, les autres vaccins pourront voir le jour au Sénégal dans l’initiative Covax qui prévoit dans la coopération avec les pays membres de faire vacciner gratuitement (avec une température à -20 degré) la population cible, de faire un appui financier et logistique. Ce qui amène Dr Annette Ndiaye à dire : «il n’y a pas à s’inquiéter pour l’initiative Covax.Sud quotidien

Inondations Keur Massar et Marigot de Mbao : «Les études ont montré qu’il faut trois bassins de rétention à l’intérieur de la forêt classée de Mbao» (Abdou Karim Sall)

Le ministre de l’Environnement en prélude à l’hivernage, procède à des visites de terrain pour anticiper sur les problèmes que rencontrent les populations. C’est dans ce même ordre d’idées qu’Abdou Karim Sall s’est rendu avec son équipe technique et l’agence de développement municipal au marigot de Mbao. Sur place, il a annoncé le plan d’action du gouvernement.  « Nous allons faire un dispositif assez robuste de pompage pour prendre en charge l’essentiel des eaux de Keur Massar. Il est quand même bon de voir que les eaux qui vont venir de Keur Massar n’impactent pas les populations de la commune de Mbao de part et d’autre du lit du marigot », fait-il savoir.
Dans le même ordre d’idées, Abdou Karim Sall révèle que « la semaine dernière, nous étions dans la forêt de Mbao pour identifier les emplacements qui devaient recevoir les eaux provenant de Keur Massar, notamment en terme de bassin de rétention. Certaines eaux pompées à Keur Massar vont transiter dans la forêt de Mbao pour arriver dans le marigot et se jeter à la mer ». « Les études ont montré qu’il faut trois bassins de rétention à l’intérieur de la forêt classée de Mbao.Nous avons identifié les points bas qui devaient recevoir ces bassins de rétention».
Le souci du ministre, c’est d’anticiper sur la prochaine saison des pluies afin d’amoindrir les souffrances des populations à cause des inondations. « Nous avions décidé de voir dans quelle mesure on anticipera les prochaines inondations. Tout le monde sait que le marigot de Mbao a subi un certain nombre d’agressions avec des personnes qui sont venues habiter sur le lit du marigot, des remblais effectuées par endroit » souligne Abdou Karim Sall.
« Le président de la République a donné des directives pour solutionner les inondations de Keur Massar. Les études ont montré qu’il faut trois bassins de rétention à l’intérieur de la forêt classée de Mbao. Nous avons identifié les points bas qui devaient recevoir ces bassins de rétention», rappelle le ministre qui s’est donné comme objectif la mise en œuvre de cette directive du président qui a pour finalité de soulager les populations en période hivernale.

Covid-19 à Kaolack : 38 nouvelles contaminations en 48 heures.

Ce jeudi 14 janvier 2021, 25 prélèvements sont revenus positifs.
D’après le communiqué de la région médicale de Kaolack, il s’agit de 15 cas communautaires et 07 contacts de Kaolack, 01 communautaire et 01 contact de Guinguinéo,  01 contact de Ndoffane.
Le bulletin fait aussi état de 09 patients guéris. À ce jour, Kaolack a enregistré 636 cas positifs dont 52 décès…

TOUBA ET COVID19/25 cas issus de la transmission communautaire dans le rapport du jour.

Les chiffres issus des rapports quotidiens sur la covid-19  à Touba ne laissent augurer rien de bien tranquillisant. Pour ce 14 janvier, 25 malades sur les 26 nouveaux ont été déclarés issus de la transmission communautaire.  02 nouveaux décès ont été enregistrés.
RAPPORT DU JOUR :
-Nouveaux confirmés : 29
Contacts : 04
Communautaires : 25
Importés : 00
-le nombre d’hospitalisés : 16
– le nombre de cas graves : 11
– le nombre de décès : 02
-le nombre de guéris :  03
– Cumul :  confirmés 963
Guéris : 635
Décès : 74

COVID-19/POUR DISSIPER LE DOUTE  : Erdogan se fait vacciner devant les caméras

Libération Sénégal online Le Président turc Tayyip Erdogan a reçu ce jeudi son vaccin contre la Covid-19 devant les caméras de télévision. Une décision qui, selon un porte-parole de son parti cité par les médias locaux, vise à dissiper les doutes de la population.
La Turquie a commencé à administrer, le même jour, les vaccins développés par le Chinois Sinovac aux agents de santé, déployant un programme de vaccination à l’échelle nationale contre la maladie qui a tué plus de 23.000 personnes dans le pays.

COVID-19/Sur le point d’être utilisé au Sénégal, le vaccin de Sinopharm fait-il l’affaire ?

https://www.dakaractu.com Le ministre de la Santé a décliné hier en Conseil des ministres la stratégie nationale de vaccination contre le Coronavirus. Le plan se déroulera en deux phases et vise dans un première étape à assurer la vaccination d’au moins 90% des cibles prioritaires constitués du personnel de santé, des sujets âgés d’au moins 60 ans, des sujets présentant des comorbidités mais aussi des personnes de par leur fonction ou mode de vie sont plus exposées que le reste de la population générale. Cette première étape va démarrer avant fin mars et doit atteindre la totalité de la cible visée dans une période de deux mois. La deuxième phase s’inscrit dans le même objectif et vise 90% de la population globale dans un délai qui ne doit pas dépasser le premier trimestre de 2022.

Les doses attendues ou espérées seront fournies à la faveur de l’Initiative Covax qui réunit au moins 190 pays à revenu élevé et faible, mais aussi à travers d’accords bilatéraux avec des pays comme la Chine.

Si pour l’Initiative Covax dans laquelle le Sénégal s’est engagé et dont les premières retombées sont attendues dans le premier trimestre de l’année 2021, les pourparlers avec la Chine pourraient connaître des conclusions beaucoup plus prometteuses. Le tweet supprimé du ministre de la Santé donne une idée sur l’état actuel des négociations. Sur les réseaux sociaux, il a affirmé dans un premier temps que le Sénégal a bénéficié d’un don de 200 000 doses du vaccin de Sinopharm, le ministre a effacé son post et à plus tard parlé de « pourparlers ». Cette « fuite » laisse penser que le Sénégal a déjà la promesse d’avoir au moins ces doses du vaccin chinois dans les meilleurs délais.
Développé selon la méthode classique consistant à faire appel à un virus tué pour déclencher une réponse immunitaire, le vaccin chinois sous ses deux déclinaisons (BBIP et WIBP), est déjà largement utilisé en Chine où pas moins de 4, 5 millions de doses sont déjà administrées. D’ici l’année prochaine, il est prévu la production d’un milliard de doses.

Le laboratoire chinois Sinopharm a annoncé début décembre que son vaccin est efficace à 79%. Ce chiffre est inférieur à ceux des vaccins des laboratoires Pfizer/BioNTech (95%) et Moderna (94, 1%) alors que le britannique AstraZeneca revendique un taux d’efficacité de 100% avec deux doses. Il n’empêche, beaucoup de pays ont déjà fait confiance au vaccin chinois.

L’Égypte a autorisé l’utilisation du vaccin de Sinopharm contre la Covid-19, selon son ministre de la Santé, Hala Zayed. Après un premier lot de 50 000 doses, Le Caire doit recevoir un deuxième lot de 40 millions de doses dans la troisième semaine de janvier. Les Seychelles ont débuté leur campagne de vaccination avec 50 000 doses offertes par les Émirats Arabes Unis.
Au Maroc, la version Wuhan (WIBP) du vaccin chinois a fait l’objet d’essais cliniques qui ont vu la participation de 600 volontaires marocains tandis que la version Pékin a été utilisée aux Émirats Arabes Unis, au Bahreïn ainsi qu’en Jordanie où il a été administré aux plus hautes autorités.
Pour autant, son administration aux cibles prioritaires au Sénégal ne devrait pas se faire de façon aveugle. Au-delà des essais cliniques, le Maroc a privilégié le transfert de technologies pour, dans un avenir proche, développer des doses vaccinales. Le Sénégal devrait s’inspirer de ce modèle pour ne pas se retrouver au milieu d’une lutte entre puissances internationales qui s’est déplacée sur le terrain sanitaire avec l’avènement de la maladie à coronavirus.
Mais les conditions de conservation donnent un avantage considérable au vaccin chinois en Afrique. Selon les données fournies par le laboratoire, il peut être stocké à des températures allant de 2 à 8 degrés là où les candidats européens ou américains nécessitent moins 60 ou moins 80 degrés. De même, fait noter telquel.ma, « l’avantage clé du type de vaccin qu’emploie Sinopharm est de disposer d’effets secondaires beaucoup plus faibles ».
laboratoire britannique AstraZeneca, Nanovax, Jonhson and Jonhson pour des centaines de millions de doses d’ici fin mars. Distinctivement de cette facilité dirigée par l’alliance Gavi et l’Organisation mondiale de la santé, l’Union africaine a obtenu 270 millions de doses fournies par les laboratoires PfizerBioNTech, AstraZeneca et Johnson & Johnson, dont au moins 50 millions seront disponibles entre avril et juin.

Explosion cas Covid-19 : Moubarack Lo propose une alternative au couvre-feu

https://www.seneweb.com La courbe des contaminations liées à la maladie du coronavirus est toujours ascendante. Ce jeudi 14 janvier, les services du ministère de la Sante et de l’Action sociale ont répertorié 295 nouveaux cas positifs. Une situation qui préoccupe le statisticien, Moubarack Lo.
Le spécialiste des chiffres prône, à la place du couvre-feu inefficace à ses yeux, un renforcement du nombre de tests journaliers. ‘’Le couvre-feu a été instauré et ça permettra sans doute de réduire quelque peu la progression de la maladie mais le couvre-feu, c’est la nuit. Tant que vous n’avez pas cette mesure restrictive qui consisterait à empêcher les rassemblements, y compris dans les transports publics, vous ne pourrez pas avoir 100% de votre objectif’’.
Livrant sa lecture de l’explosion des cas, l’économiste se dit peu convaincu de l’existence d’une montée en flèche des nouvelles infections.
‘’Je ne pense pas qu’on puisse parler de montée en flèche des cas covid, car selon les statistiques officiels, il y a une évolution entre novembre, décembre et janvier. En novembre, la maladie avait presque disparu. Dans les statistiques officiels, on avait très peu de cas par jour. Depuis le mois de décembre, on obtient maintenant en moyenne 155 cas par jour, nous sommes toujours dans cette dynamique. D’après les statistiques publiées, si on doit monter en flèche, on supposerait que les cas augmentent tous les jours et donc qu’on puisse passer de 150 à 300 voire 500; mais ce n’est pas ce qu’on constate sur le terrain, dans les publications du ministère.

COVID-19 : «LES CHIFFRES DU MINISTÈRE DE LA SANTÉ NE MONTRENT PAS UNE PROGRESSION»

http://www.emedia.sn Le Sénégal traverse sa 2e vague de coronavirus. Mais, pour Moubarack Lô, il n’y a pas de montée en puissance de nouveaux cas de coronavirus. L’Economiste estime que les chiffres officiels livrés au niveau du ministère de la Santé et de l’Action sociale ne montrent pas une montée de la courbe de contamination. « Il y a une évolution entre novembre et décembre. Au mois de novembre (2020), la maladie avait presque disparu. On avait très peu de cas par jour. Depuis le mois de décembre, on obtient en moyenne, 155 au quotidien. Nous sommes toujours dans cette dynamique. Si on doit monter en flèche, cela supposerait que les cas augmentent tous les jours et qu’on puisse passer de 150 voire 300. Mais, ce n’est pas ce à quoi on constate dans les publications du ministère. On considère qu’il y a une seconde vague, certes. Mais, que ce n’est pas exceptionnel. Même ceux qui étaient testés sont les cas symptomatiques ou bien les contacts qui ont une comorbidité ou des âges avancés », a fait savoir l’ancien conseiller technique à la Primature. M. Lô n’a pas manqué de préconiser une multiplication des tests pour la détection rapide au niveau communautaire. Cela, a-t-il estimé, permettra une prise en charge précoce.
Selon lui, « le couvre-feu permettra de réduire la progression de la maladie. Mais, il n’entre en vigueur que la nuit ». « Tant que vous n’avez pas cette mesure restrictive qui consisterait à empêcher les rassemblements, les transports publics y compris, vous ne pouvez jamais avoir 100% de votre objectif », a-t-il signalé. Babacar FALL

MGR BENJAMIN NDIAYE DEMANDE AUX FIDÈLES DE PRENDRE AU SERIEUX

http://www.emedia.s Le chef de l’État, Macky Sall, a reçu en audience, ce jeudi, 14 janvier, les évêques du Sénégal à leur tête l’Archevêque de Dakar, Monseigneur Benjamin Ndiaye. Les religieux catholiques ont promis de s’engager à travers les structures sanitaires sous leur tutelle.
“Nous avons voulu, d’abord, saluer sa réactivité par rapport à la pandémie de la Covid-19, a-t-il déclaré au micro de la Rts, à la fin de l’audience. Et dire aussi tout notre engagement par rapport à cette lutte. Nous l’avons remercié pour les dispositions prises et encourager les fidèles à prendre au sérieux le défi que nous pose la pandémie pour nous en sortir.”
D’autres questions ont été abordées au cours de la rencontre. “Nous avons parlé de quelques départements dont nous nous occupons dans le domaine de la santé, puisque nous avons rencontré il y a deux jours le ministre de la Santé (Abdoulaye Diouf Sarr) et nous avons souhaité une meilleure collaboration. Nous avons aussi évoqué la vie de nos établissements scolaires et universitaires, la vie de nos structures sociales et assurer le président, en lui présentant nos vœux, de nos prières pour qu’il réussisse sa mission de développement au service des populations”, a ajouté le chef de l’Eglise. Dié BA

Seconde vague de Covid-19 : La Ziarra de la famille omarienne annulée

https://www.seneweb.com La Ziarra omarienne 2021 n’aura pas lieu cette année. L’évènement a été reporté en raison de la seconde vague de Covid-19, informe Vox Populi.
La décision a été prise, hier, par le Khalife de la famille Omarienne, Thierno Bachirou Daha Tall, lors d’une conférence de presse tenue à son domicile, à Louga.

Rentrer avant 21 heures : le parcours du combattant des Dakarois

https://www.dakarmatin.com Les populations de Dakar sont en train de payer cher l’état d’urgence assorti d’un couvre-feu instauré récemment par le président Macky Sall pour endiguer la pandémie de la Covid-19. En effet, avoir un bus de transport dans les heures de pointe relève d’un parcours du combattant. Cela s’ajoute à la présence de nombreux pickpockets. Entre couvre-feu et heures de pointe, les Dakarois vivent le martyre.
Gare routière de Petersen. Il est 18h 45mn. Un vent frais balaie l’espace. C’est la grande affluence devant les bus et les cars de transport public. De longues files en zigzag se forment. En cette période de couvre-feu où, à partir de 21 heures, il est formellement interdit de circuler dans la capitale, les passagers dont la plupart ne disposent pas de moyen de déplacement propre, sont gagnés par une forte obsession  : rentrer à temps. En effet, les usagers, pour qui, le bus ou le «car rapide» constitue le seul moyen de déplacement après le travail, c’est un véritable casse-tête chinois que d’en trouver. L’arrivée d’un bus ou d’un car provoque une ruée dans une tentative de trouver une place. Des scènes qui se répètent toutes les cinq minutes. Les uns ont le sac en bandoulière ou porté sur l’une des épaules ou posé à même le sol. Sur le visage des autres, la fatigue est visible après une longue journée. Malgré tout, ils arrivent à se tenir debout. D’aucuns, épuisés, s’adossent par moments sur l’aile des bus ou des bancs en attendant le départ ou l’arrivée d’un véhicule. «C’est très difficile actuellement. En venant le matin, je suis à l’aise. Mais, dès que sonne l’heure de rentrer, je suis sous forte pression. Je me pose mille et une questions. Est-ce que j’aurai un véhicule ou pas ? Comment vais-je faire pour arriver chez moi avant l’heure du couvre-feu ?»,  partage Amina Dème qui fait la queue devant le bus de la ligne 29. Pour cette jeune dame qui quitte chaque jour Guédiawaye, dans la banlieue dakaroise, pour venir travailler en ville, c’est un véritable calvaire quotidien. Elle rappelle que, auparavant, elle prenait tout son temps après la descente. Parfois, raconte-t-elle, elle faisait un crochet au marché pour faire quelques courses et, ensuite, venir tranquillement prendre le bus pour rentrer chez elle. Mais, depuis que le couvre-feu a été restauré, elle ne traine plus. Dès qu’elle descend du boulot, c’est la course contre la montre. Pas de temps à perdre, il faut courir vite à la gare prendre un bus ou un car et rentrer avant 21 heures.
Son bébé sur le dos, tenant un sac bleu, Louise Sambou cherche désespérément un bus. La jeune maman qui doit rentrer chez elle à Keur Massar après un rendez-vous à l’hôpital Le Dantec se faufile entre les voitures garées dans une anarchie totale. A chaque arrivée d’un véhicule, ce sont des bousculades devant le marchepied pour chercher une place. Les endurants arrivent à s’agripper aux poignets, s’accrochent sur les portes et prennent place. Ceux qui résistent moins, repoussés, piétinés, finissent par abandonner. «Je ne peux pas forcer face à tout ce beau monde avec mon bébé sur le dos. Je vais patienter encore. Peut-être que j’aurai la chance d’avoir un véhicule même si d’autres chauffeurs disent qu’ils ne vont plus revenir, avec l’imminence du couvre-feu», sert Louise Sambou, excédée par cette longue attente.
Pour Oumar Ngom, vendeur d’habits prêt à porter au marché Sandaga, cette forte pression et la grande affluence pendant les heures de pointe dans les gares sont une occasion pour les pickpockets de se livrer à leur jeu favori. Et les voleurs ciblent souvent, selon lui, les téléphones ou les portefeuilles. Il affirme que, le week-end dernier, l’un de ses camarades a été victime d’un vol au niveau de la gare de Petersen alors qu’il prenait le bus pour rentrer aux Parcelles assainies. Un malfrat a profité, dit-il, des bousculades devant le bus pour lui soutirer son smartphone tout neuf avant de fondre dans la nature. «Les vols sont très récurrents, ici. Mon camarade a perdu son téléphone le samedi dernier à Petersen. Les voleurs sont très intelligents. Ils profitent des bousculades pour balader leurs mains afin de subtiliser les téléphones ou les portefeuilles. Et la victime met généralement, du temps à s’apercevoir qu’elle a été volée», raconte-t-il.Samba BARRY

BRAS DE FER AUTOUR DE 7.228 m2/Amitié 2 et Asc Jaraaf au front…Vers un complexe sportif mort-né de 700 millions?…Ce que Ndoffène Fall, Amadou Kane et Cie en pensent !

https://www.dakaractu.com Situé à Dakar Amitié, à la rue 1 x 9, le terrain « Jaraaf » suscite une vive polémique quant au réel détenteur du droit de propriété de ce terrain de 7.228 m2 situé derrière l’hôpital Gaspard Camara. Depuis l’annonce de la construction d’un complexe sportif par l’association sportive et culturelle (Asc) Jaraaf, en collaboration avec la mairie de Fann/Point-E/Amitié, une frange des populations d’Amitié 2 s’est levée pour faire entendre sa désapprobation.
Un projet de construction d’un complexe sportif moderne estimé à environ 700 millions de FCFA qui devraient être débloqués par le Jaraaf sur fonds propres.
De l’avis de Ndoffène Fall, vice-président de l’ASC Jaraaf, chargé du projet en question, il s’agit là d’une transaction totalement légale. En plus d’une autorisation de construire qui leur a été délivrée en bonne et due forme à la date du 30 décembre 2020 par le maire de la commune de Fann/Point-E/Amitié, Palla Samb. Documents à l’appui, le chargé du projet dévoilera l’acte de conservation de la propriété foncière décerné à l’association sportive et culturelle (Asc) les Jaraaf par le bureau de Grand Dakar. « Nous avons un acte de propriété »,  a-t-il déclaré de son côté.

Sur le document en question on peut lire que le terrain en question est un titre foncier appartenant à l’Etat du Sénégal.

« Titre foncier numéro 50 de Grand Dakar (Ex 17.259/DG) reporté au livre foncier de Grand Dakar, sous le n*10.887/GR, appartenant à l’Etat du Sénégal. » Le document consulté fait ainsi état d’un droit au Bail en faveur de l’ASC Jaraaf de Dakar.
Si le maire Palla Samb que nous avons tenté de joindre plusieurs fois, n’a pas souhaité se prononcer sur le dossier pour le moment, ses proches collaborateurs trouvés au niveau de la mairie qu’il dirige, nous ont fait comprendre qu’il s’agissait de jeunes qui s’agitaient autour du projet. Et, qu’en temps voulu, ils se prononceront officiellement.
Toujours est-il que les membres du collectif de la Sicap Amitié 2 continuent les manifestations et sorties médiatiques pour dénoncer ce qu’ils estiment être une spoliation et un bradage de leur terrain au profit de l’ASC Jaraaf.
En premier lieu, le président de l’ASC Amitié 2, Amadou Kane est pointé du doigt « Amadou KANE Sunu 50.000 » pouvait-on lire sur leurs T-shirts lors de leur dernière sortie médiatique. Abdoul Razack Seck, le vice-président de l’ASC Amitié 2,  « Le mandat d’Amadou Kane est terminé » et que sa signature n’engage aucunement  l’ASC… » Lors de cette conférence de presse faite le 11 janvier dernier, il fustigeait le flou total qui entourait la signature de la convention de partenariat entre l’ASC Jaraaf représentée par Cheikh Seck, la mairie de Fann/Point-E/Amitié dirigée par Palla Samb et l’ASC Amitié 2 avec à sa tête Amadou Kane.
D’ailleurs, ce dernier qui a tenu à livrer sa version des faits, insistera sur le fait que certains des membres de ce collectif dont le fameux « Baye Fara » fait partie de la commission technique du projet en question. Revenant sur le fait qu’une assemblée générale a été tenue avec l’ensemble des populations qui avaient majoritairement approuvé la construction du complexe sportif, il minimise les « attaques » à son endroit.
« Les 16 millions dont on parle ont été débloqués par le président de l’ASC Jaraaf en guise d’appui aux populations d’Amitié 2… 02 millions pour l’ASC, 02 millions pour les associations de femmes, 02 millions pour les conseillers de quartiers et 500 pour les couches vulnérables. En plus d’un chèque barré de 10 millions prévu pour la construction du terrain de basket et d’un espace multifonctionnel. » En outre, il avertira quiconque tentera de le diffamer tout réitérant sa volonté de rester à la présidence de l’ASC. À ce propos, une assemblée élective devrait se tenir prochainement…
Ce dossier brûlant est suivi de très près par le sous-préfet de Dakar, Djiby Diallo qui, sans trop s’avancer, a assuré qu’il a diligenté une enquête afin de faire la lumière sur cette affaire.

WhatsApp rassure ses utilisateurs en Afrique francophone en réaffirmant sa politique de confidentialité

https://www.financialafrik.com WhatsApp a récemment mis à jour sa Politique de confidentialité, ce qui a suscité de nombreuses questions. Face aux fausses rumeurs, l’application a souhaité clarifier les idées reçues et rassurer ses utilisateurs  en Afrique francophone et dans le monde.
Insistant sur sa mission de garantir à tous des communications privées, Whatsapp a précisé que la mise à jour de la politique, qui ne concerne essentiellement que les messages à une entreprise, n’a aucune incidence sur la confidentialité de vos messages avec vos amis ou votre famille. Pas de changement sur le plan de la confidentialité et de la sécurité de votre messagerie personnelle : les messages personnels sur WhatsApp et Facebook restent protégés par le chiffrement de bout en bout. En résumé, ni WhatsApp ni Facebook ne peuvent lire vos messages ou écouter vos appels avec vos amis, votre famille et vos collègues de travail.
A la différence des opérateurs de téléphonie mobile, WhatsApp ne conserve pas non plus les historiques des destinataires des messages ou des appels. Développée pour offrir la possibilité de communiquer de manière privée, l’application permet d’avoir des conversations entièrement confidentielles.
Le partage de localisation sur WhatsApp tout comme sur Facebook demeure lui aussi secret. Lorsque vous partagez votre localisation avec quelqu’un sur WhatsApp, votre localisation est protégée par le chiffrement de bout en bout, ce qui signifie que personne ne peut voir votre localisation à part les personnes avec lesquelles vous la partagez.
Des inquiétudes ont également été soulevées quant au partage d’informations entre WhatsApp et Facebook, deux applications du groupe Facebook Inc. Sur ce point, WhatsApp a tenu à dissiper les rumeurs en rappelant que l’application de messagerie ne partage pas vos contacts avec Facebook. Lorsque vous nous donnez votre permission, WhatsApp accède uniquement aux numéros de téléphone de votre carnet d’adresse afin que l’envoi de messages soit plus rapide et plus fiable. La liste de contacts n’est partagée avec aucune des autres applications proposées par Facebook Inc.
Plébiscités par les utilisateurs africains, les groupes restent eux aussi privés. Le procédé d’adhésion à un groupe permet de transmettre des messages et de protéger le service des spams et des abus. Les informations restent sur WhatsApp et ne sont pas échangées avec Facebook à des fins publicitaires. Une fois de plus, ces discussions privées sont chiffrées de bout en bout et WhatsApp ne peut pas voir leur contenu.
Enfin, depuis Novembre 2020, pour encore plus de confidentialité, WhatsApp vous propose désormais de faire disparaître vos messages après que vous les ayez envoyés en utilisant les messages temporaires. Vous pouvez également télécharger et voir en toute transparence les informations dont WhatsApp dispose sur votre compte nous avons sur votre compte directement depuis l’application.
En définitive, la récente mise à jour de WhatsApp comprend des changements relatifs à l’envoi de messages à une entreprise sur WhatsApp, ce qui est optionnel et n’affecte pas la très grande majorité des utilisateurs.

Déthié Faye : «Le cabinet Era n’a pas été choisi pour auditer un fichier»

https://www.xibaaru.sn Alors qu’une polémique est en train de s’installer en ce qui concerne la désignation des experts pour auditer le fichier électoral, le coordonnateur du pôle des non-alignés du dialogue politique sort de son mutisme pour éclairer la lanterne des Sénégalais. Selon Déthié Faye, le cabinet «Era » dont on parle n’a pas pour mission d’auditer un fichier.
« Il faut commencer par préciser à l’intention de l’opinion que l’audit d’un fichier électoral ne se fait pas par des cabinets, mais par des experts indépendants pris individuellement. Le cabinet « Era » n’a pas été choisi pour auditer un fichier. Il a pour mission de publier les Termes de références (Tdr) que la commission politique a élaborés dans différentes plateformes afin que les experts qui le souhaitent puissent soumissionner. L’autre mission du cabinet, c’est de présélectionner les meilleures offres après le dépôt des candidatures et de les présenter au comité de suivi et d’évaluation mis en place par la commission politique du dialogue national. Celui-ci examine les dossiers sur la base des critères définis pour pouvoir valider la liste. Une fois que cette validation est faite, le cabinet prend les dispositions nécessaires pour faire venir les experts et les présenter au comité de suivi. Une fois que ce travail est fait, le cabinet s’écarte et n’a plus de relation avec le comité de suivi et d’évaluation. A partir de ce moment, le cabinet désigné par l’USAID qui finance l’audit ne rendra compte qu’à cette dernière pour lui présenter ses états financiers et lui expliquer comment les fonds destinés à l’audit ont été dépensés », a-t-il déclaré dans les colonnes du journal L’AS.
Le coordonnateur du pôle des non-alignés du dialogue politique de rajouter : « Nous avions donné au cabinet « Era » la mission de lancer l’appel à candidatures et de recevoir les candidatures jusqu’au 12 décembre. Et on lui a donné ensuite une semaine, du 12 au 19 décembre pour faire un travail préliminaire de présélection. Nous avons eu deux séances de travail à travers lesquelles le cabinet nous a présenté les résultats de son travail. Nous sommes en train d’examiner ces résultats, candidat par candidat, pour valider une liste. Nous comptons finir avant la fin de cette semaine ou au début de la semaine prochaine. Il nous reste une seule séance. Et après que nous aurons validé les choix, le cabinet prendra les dispositions pour le déplacement à Dakar des experts qui devront venir de l’étranger. Le cabinet va nous les présenter et se retirer. A partir de ce moment, nous allons discuter avec eux sur la méthodologie, sur ce que nous attendons d’eux, sur la périodicité de nos rencontres afin qu’ils nous restituent l’état d’avancement de leurs travaux. Ainsi, nous serons informés des difficultés qu’ils rencontrent, le cas échéant prendre les mesures nécessaires pour les mettre dans les conditions acceptables de travail pour pouvoir produire des résultats probants ».

Mimi, Moussa DIOP…fouillés : Les Corps de contrôle en services d’investigation politiques ?

http://www.walf-groupe.com Mimi Touré, Me Moussa Diop….sont annoncés à la guillotine de l’Etat-Apr. Ce, dans un dérèglement de comptes indigne d’une démocratie.
Car, il a fallu que ces gens affichent des positions honnêtes sur la question du troisième mandat de Macky Sall pour qu’ils soient voués aux gémonies. Et victimes de tous les quolibets de gens que le journaliste Madiambal Diagne qualifiait de «malotrus» lorsqu’ils s’en prenaient au regretté Amath Dansokho quand cet ancien ministre d’Etat auprès du Président Macky Sall stigmatisait des insuffisances de l’action gouvernementale, en juin 2015. Aujourd’hui, tous ceux qui sont virés et qui montrent qu’ils en ont encore se voient envoyés les corps de contrôle en services d’investigation politiques. Pourtant, il est quand même curieux de voir que ceux qui sont défénestrés reçoivent de facto les corps de contrôle et soient attaqués, avec la complicité de la presse. Ce, alors que c’est Macky Sall lui-même qui les a nommés et a laissé faire. Donc, soit il y a un problème de casting du chef, soit on assiste à un règlement de comptes dans un vaudeville où d’ex-camarades défavorables au 3ème mandat sont dans un imbroglio de vengeances et de dénonciations calomnieuses. Et avec la contre-attaque de Me Moussa Diop, ils risquent d’ouvrir les poubelles de la République exemplaire d’où on nous promettait une gestion sobre et vertueuse. Pourtant, le pays a besoin de tout sauf de cette vendetta apériste. L’économie est par terre parce qu’il n’y a pas d’argent, et dans le camp même du pouvoir, il y a des gens qui le reconnaissent. Pis, avec les effets de l’état d’urgence, notamment le couvre-feu, les recettes vont encore fondre. Et bonjour le braquage fiscal des rares entreprises qui parviennent jusqu’ici à honorer leurs charges. Pendant ce temps, le pouvoir et ses sbires, eux, ne se privent de rien.Seyni DIOP

Ibrahima Sène PIT : «Il est prématuré, et politiquement infondé, de discuter autour d’un 3e mandat de Macky»

https://directnewsinfo.com “Est il encore justifié et politiquement acceptable de débattre d’une éventuelle volonté du Président Macy Sall de briguer un 3ème mandat consécutif ?”, s’interroge Ibrahima Sène. Pour répondre à cette interrogation suite à la relace de ce débat par Me Ndoye, le leader du Parti de l’indépendance et du travail (PIT) donne un rappel des circonstances et du processus par lesquels le Président Wade a décidé de briquer un troisième mandat depuis qu’il avait publiquement annoncé cette intention depuis les Etats Unis, lors de la visité qu’il y avait effectuée après les Locales de mars 2009, et bien avant le 23 juin 2011.
Selon Ibrahima Sène, ce n’est pas étonnant que le Pr Pape Demba Sy ait eu à donner, en 2010, un avis technique après cette déclaration politique publique du Président Wade, et que Idrissa Seck, ait eu recours , dans la même année, à un consultant pour étayer sa position de refus de cette volonté du Président Wade à briguer un 3ème mandat.

Déclaration publique…

D’après M. Sène, avant cette déclaration publique du Président Wade, personne au Sénégal ou ailleurs ne lui prêtait l’intention de briguer un troisième mandat qu’il jugeai lui même impossible pour avoir verrouillé cette possibilité dans la Constitution.

Débat autour du 3e mandat…

“Vous comprendrez donc pourquoi, il est prématuré, et politiquement infondé, de discuter autour d’un 3ème mandat du Président Macky Sall, tant qu’il n’en aura pas exprimé publiquement l’intention”, poursuit le leader du PIT.

MACKY SALL, LE GRAND TIMONIER

https://www.seneplus.com -L’As-Suppression du poste de Premier ministre, tentative de dislocation de l’opposition, création d’une task-force… Comme son idole Mao, le président est de nature à recentrer tous les pouvoirs sur lui pour pouvoir régner en maître absolu
La modification de la loi sur l’état d’urgence continue de faire couler beaucoup d’encre et de salive. Toutefois, elle entre manifestement dans le cadre d’un processus enclenché par le président Macky Sall depuis le début de son deuxième mandat. Suppression du poste de premier ministre, tentative de dislocation de l’opposition, création d’une task-force, les mesures qui laissent entrevoir comme son idole «Mao», qu’il veut s’arroger tous les pouvoirs.
Il faut croire que même après avoir passé plus de 30 ans à côté du très libéral Abdoulaye Wade, le président de la République n’a pu se départir de ses premières amours idéologiques. Et à la lumière de ses agissements, le maoïsme l’a plus influencé dans sa trajectoire politique que le libéralisme. Et le chef de l’Etat Macky Sall l’avoue même dans son livre : ‘’Lors d’une interview en 2012, dans le magazine Jeune Afrique, on m’a demandé quels étaient mes modèles politiques. J’ai donné deux noms attendus : Nelson Mandela et Charles de Gaulle. Mandela pour son courage légendaire qui le dresse face à un pouvoir fort et le paye de sa liberté. De Gaulle pour son audace, son nationalisme, son patriotisme.‘’ Et l’auteur du livre Le Sénégal au Cœur d’ajouter : ‘’Le troisième nom a fait sursauter mon interlocuteur : Mao Tsé Toung ! Je lui ai expliqué que l’on pouvait être, comme moi, un social libéral et admirer le Grand Timonier.’’ Comment ne pas constater que l’ancien président du parti communiste chinois a fortement teinté la personnalité politique du président Macky Sall.
Manifestement, c’est lui son modèle et les actions menées par le président de la République depuis sa victoire en 2019 semblent le démontrer à suffisance. Comme Mao, il est de nature à recentrer tous les pouvoirs sur lui pour pouvoir régner en maître absolu. D’abord pour ce deuxième mandat, le président Macky Sall a décidé d’opter pour un gouvernement sans premier ministre pour être, selon lui, beaucoup plus proche des administrés. Mais lors de son dernier face-à-face avec la presse à l’occasion de la fin de l’année, il a parlé sur un ton qui montre que pour lui, le premier ministre n’a aucun pouvoir et qu’il préfère gérer le pays sans intermédiaire. Par ailleurs, les relents hyper présidentialistes de l’ancien militant de And-Jëf ne se limitent pas à cette mesure.
En effet, le président Macky Sall qui avait déjà absorbé le PS, l’AFP et la quasi-totalité de la gauche historique lors de son premier mandat tente d’instaurer dans sa deuxième mandature la dictature du ‘’parti unique‘’ ou du moins de la ‘’coalition unique’’ avec le Benno Bokk Yaakaar. Avec le dialogue national qui visiblement n’a été qu’une chambre d’enregistrement de la transhumance, qui a permis l’arrivée dans la coalition présidentielle de grands ténors de l’opposition. Le président du parti Rewmi Idrissa Seck qui a eu à avoir des mots durs à l’encontre de son ‘’nouvel ami’’, estimant que la vision de ce dernier s’arrête à Diamniadio, entre dans le gouvernement.

LA TASK-FORCE, UNE VIEILLE RECETTE COMMUNISTE

Les anciens membres émérites du PDS comme Omar Sarr, Me Amadou Sall ou encore Babacar Gaye se réconcilient avec leur ancien frère de parti. Ainsi Macky Sall confirme sa logique de réduire l’opposition à sa plus simple expression. D’être seul à exister. D’autant qu’au même moment, le chef de l’Etat coupe les têtes de ceux à qui les sénégalais prêtent des ambitions présidentielles pour 2024 comme les ministres Aly Ngouille Ndiaye, Amadou Ba, Matar Cissé et l’ancienne présidente du CESE Aminata Touré. Et comme le Président chinois, il s’est débarrassé aussi de ses militants qui n’ont pas suivi la ligne du parti en se prononçant sur la possibilité ou non du chef de briguer un troisième mandant dans 3 ans. Et ce n’est pas l’ancien directeur de Dakar Dem Dikk qui dira le contraire. En outre et sous la houlette de son directeur de cabinet Mahmouth Saleh, lui aussi trotskiste convaincu, le président Macky Sall a créé une Task-force qui est aussi une vieille recette communiste de propagande des actions du ‘’parti-état‘’.

 MODIFICATION DE LA LOI SUR L’ETAT D’URGENCE, LA GOUTTE D’EAU QUI PEUT FAIRE ULTERIEUREMENT DEBORDER LE VASE? 

Et loin de se rassasier de ses pouvoirs déjà très étendus, le président de la République s’est arrogé le droit de décréter l’état d’urgence en cas de catastrophe sans passer par l’Assemblée nationale. Une modification qui a provoqué l’ire des organisations de la société civile qui y voient une dérive autoritaire et un coup de Jarnac donné à la séparation des pouvoirs. Les spécialistes du droit aussi crient au scandale. Pour le Pr Ngouda Mboup, la notion catastrophe est trop vague et peut prêter à confusion. Dans le même ordre d’idées, le docteur en sciences politiques Moussa Diaw pense qu’en votant cette loi, les députés exposent les sénégalais à un danger. Est-ce que ces appréhensions sont légitimes ? Peut-être. Car le chef de l’Etat maintient toujours le flou quant à sa participation à la prochaine élection. Les juristes sont divisés sur la question.
Et tout cela dans une ambiance délétère où l’opposition radicale, incarnée par les Ousmane Sonko, Guy Marius Sagna, «Y en a marre» et autres, défie le régime. Donc cette nouvelle prérogative donnée à Macky Sall, si elle n’est pas utilisée à bon escient, peut dans les années à venir provoquer des troubles. Espérons simplement que le chef de l’Etat ne va pas se servir de cette loi pour museler des opposants trop gênants et asseoir sa suprématie. Non pas comme Mao encercler les villes par les campagnes, mais l’opposition par les dispositifs juridiques. Mamadou Mbakhé NDIAYE

SUSPICIONS ET CONTROVERSES AUTOUR DES REFORMES OU MESURES DU REGIME EN PLACE : Macky, une gestion en question

http://www.sudonline.sn A plus de huit ans d’exercice de pouvoir, le président de la République, Macky Sall, est loin d’êtreconvaincant en matière de réforme. Alors qu’il est présenté par certains de ses proches comme un « grand » réformateur des Institutions de la République », ces réformes ou mesures sont souvent une source de division de l’opinion en raison parfois du contexte de leur adoption ou mise en œuvre
L’adoption par l’Assemblée nationale du projet de Loi n°46/2020 modifiant la loi n°69-29 du 29 avril 1969 relative à l’état d’urgence et à l’état de siège, le lundi 11 janvier dernier, remet au gout du jour le débat sur la portée des mesures ou réformes du régime en place.
En effet, alors que cette modification permet l’adaptation de la législation nationale au défi actuel lié notamment aux catastrophes naturelles ou sanitaires, ce texte, comme la plupart de certaines mesures phares déjà initiées par le régime en place, a été plutôt à l’origine d’une vive controverse au sein de l’opinion nationale.
La nouvelle écriture des articles 24 nouveau et 25 nouveau qui écartent l’Assemblée nationale au profit du président de la République qui peut déléguer ses pouvoirs au « Ministre de l’Intérieur, tout ministre dont l’intervention est nécessaire, les gouverneurs et les préfets » dans le processus devant conduire à la mise en branle d’un régime d’exception en cas de catastrophes naturelles et sanitaires, à son exécution et son renouvellement dans un délai d’un mois, a plus provoqué des suspicions chez bon nombre d’acteurs de la scène politique mais aussi de la société civile. Ces derniers, loin de rejeter cette réforme, dénoncent plutôt une « marginalisation de l’Assemblée nationale sur des questions aussi importantes que l’exercice des droits des citoyens dans un contexte de gestion des situations d’urgence sécuritaire et sanitaire ».
Toutefois, il faut préciser que cette situation n’est pas une nouveauté sous le régime en place. Depuis son arrivée au pouvoir, l’actuel chef de l’état a déjà fait face à plusieurs agitations contre ses mesures et/ou ré formes de la part non pas uniquement de ses adversaires politiques mais aussi d’une bonne frange de la société civile. C’est le cas notamment lors du référendum du 20 mars 2016.
Très attendu par bon nombre de Sénégalais en ce sens qu’il devait permettre l’adoption des réformes préconisées par cette commission, ce rendez-vous a finalement viré à un théâtre de confrontation entre opposants et partisans du oui après la décision du président Sall de choisir à lui seul ce qui est bon pour le peuple sénégalais, suite à la réception du rapport de la Commission nationale de réformes des institutions (Cnri).
A côté des réformes, il y a également les manquements au principe de la bonne gouvernance notés dans la mise en œuvre de certaines mesures phares. Il en est ainsi de la mesure de distribution des denrées alimentaires au profit des couches vulnérables lors de la première vague de propagation de la pandémie du nouveau coronavirus au Sénégal en mars de l’année dernière.
Décrétée par le chef de l’Etat, Macky Sall lui-même dans le cadre de la stratégie gouvernementale de riposte contre la première vague de la Covid-19, cette mesure de distribution des denrées alimentaires a été très vite fourvoyée dans sa phase de mise en œuvre par de scandales présumes dans la gestion de l’enveloppe de 69 milliards affectés par l’Etat à l’ancien ministre du Développement communautaire, de l’Équité sociale et territoriale, non moins beau-frère du président Macky Sall. Une situation qui avait fini par impacter négativement sur la portée de la mesure sociale du président de la République

Aly Ngouille, Amadou Bâ, Me Youm : La nouvelle vie des ministres limogés

https://www.seneweb.co Congédiés lors du dernier remaniement, les ex-ministres du gouvernement redécouvrent la vie de citoyens (presque) lambda
Plus de deux mois après leur limogeage, que sont-ils devenus, une fois libérés de leurs responsabilités au sommet de l’État ?
Aly Ngouille, qui s’est confié à L’Observateur, déclare qu’il est dans ses champs. «Je suis entre Linguère et Dakar et je gère mes affaires personnelles», a-t-il confessé. Il s’occupe également de la commune de Linguère dont il est le maire depuis 2014.
Quant à Me El Hadji Oumar Youm, depuis son limogeage, il s’est fait discret. «Nous vivons au calme. Nous rattrapons le temps perdu avec la famille et même par rapport à la religion. J’ai plus de temps pour la famille et la commune (de Thiadiaye dont il est le maire depuis 2014), confie-t-il. Récemment, il a effectué une visite de chantier de la nouvelle permanence de l’Alliance pour la République (APR) de Mbour. Avocat de profession, il ne compte pas retourner au cabinet
Amadou Bâ, ex-ministre des Affaires étrangères, est le plus discret des ministres limogés. Il n’a pas donné de ses nouvelles depuis son limogeage. Il s’est seulement contenté, lors du nouvel an, de présenter ses vœux aux Sénégalais, sur sa page Facebook. Selon ses proches, il ne compte pas retourner aux Impôts et Domaines. «Ce serait inconvenant. Lui-même ne l’aurait pas accepté».
Makhtar Cissé et Maxime Jean Simon Ndiaye sont retournés à l’Inspection générale d’État (IGE), leur corps d’origine.

Salihou Keïta, membre de la Task force républicaine : «politiquement, Pastef est à l’étape biberon»

XALIMANEWS- La Task force républicaine engage le combat contre Pastef. Un de ses membres, Salihou Keïta, rappelle, dans un entretien accordé à nos confrères du journal LeQuotidien, que l’Apr a vaincu le Pds, donc Pastef ne peut pas faire le poids devant ce parti dirigé par Macky Sall :  » l’Apr est un parti qui incarne une certaine légitimité politique et historique dans ce pays. Politiquement, Pastef est à l’étape biberon. J’ai parfois envie de rigoler de la manière dont se comporte souvent son leader. Il n’y a pas photo entre l’Apr et Pastef. Nous, on a connu le Pds, un parti qui existe depuis très longtemps et qui a un parcours. Les Libéraux étaient au pouvoir, on les a affrontés et battus avec notre leader Macky Sall en tête. On dit que Ousmane Sonko est le candidat de la jeunesse, mais les jeunes, c’est 62% de la population. Pourquoi Sonko n’est pas élu ? S’il est arrivé 3ème à la dernière Présidentielle, c’est parce qu’il a trouvé des conditions favorables. Ce n’est pas Sonko qui va nous faire trembler. En tant que membre de la Task force républicaine, je pense que le combat, c’est entre Ousmane Sonko et nous. Nous sommes tous de la même génération. Le Président Macky Sall n’a pas d’alter ego sur l’échiquier politique », a indiqué le directeur du CICES.

Kaolack  : Pasttef Les Patriotes désapprouve la campagne de levée de fonds et qualifie Ousmane Sonko et Cie de marchands d’illusions qui sillonnent la diaspora pour leur propre compte.

https://www.dakaractu.com C’est à travers une résolution que le comité de pilotage de Pastef / Front républicain a déploré  la campagne de levée de fonds organisée par le Pastef de Ousmane Sonko.
Les membres comité ont d’abord rappelé les dispositions de l’article 20 consacrant le caractère portable et libre de la participation  financière, ainsi que celles de l’article 8 qui frappent, disent-ils, d’illégitimité le comité stratégique et celui de pilotage de Monsieur  Ousmane Sonko, entre autres.
Du coup, Pastef les patriotes de désapprouver « la campagne unilatérale de collecte de fonds savamment organisée à un moment de pandémie par Mr Ousmane Sonko et ses complices ». À les croire « cette campagne est anti-démocratique et insupportable. Notre  conscience nous ordonne de protester contre elle,  de nous y opposer et tout mettre en œuvre  pour la clôturer ».
Dans la foulée, les membres de cette entité  qualifient les organisateurs de cette campagne  de « mythomanes toujours à l’affût de nos épreuves qu’ils utilisent pour alimenter leurs fantasmes hostiles à l’évidence ».
Pour finir,  Pastef Les Patriotes a exhorté les patriotes « expatriés » à l’unité et à la vigilance face à ceux qu’il considère comme des marchants d’illusions qui sillonnent la diaspora  pour leur propre compte. « Le masque est tombé et Ousmane Sonko apparaît dans une cupidité troublante… »Avant d’encourager les résultats contenus dans la lutte contre la Covid-19.

Ibrahima Ndao : «Il y a 12 «cas suspects» au Cese accusés de délit de proximité avec Mimi»

https://directnewsinfo.com Ibrahima Ndao est un planificateur au Conseil  Economique Social et Environnemental (Cese).Il fait partie des 12 « cas suspects »  accusés de délit de proximité d’avec Aminata Touré, ancienne Présidente de l’Institution en question.
Invité de Rfm matin ce jeudi, Mr Ndao est d’avis qu’il est agent du Cese et non un partisan de Mimi Touré. Recruté comme agent de l’Institution avec le profil requis, il indique qu’ils sont 12 à qui le Président Idrissa Seck a demandé de rester chez eux le temps qu’il y voit clair dans la gestion de son prédecesseur.
Mais le hic, c’est qu’à la fin du mois, 5 parmi  eux n’ont pas reçus leurs salaires. Une situation que ne s’explique pas Ibrahima Ndao qui considère qu’il a fait 11ans dans l’Apr en tant que cadre qui travaille pour son mentor le Président Macky Sall.
Refusant d’aborder cette injustice sous l’angle politique, Mr Ndao est d’avis qu’on chercherait  par tous les moyens à leur coller un délit de proximité d’avec Aminata Touré. S’il est vrai que tout  le cabinet de Mimi Touré a été remercié pour lui, il ne comprend pas qu’on leur signifie qu’ils sont en cessation de service  mais qu’ils ne sont pas renvoyés.
Il déclare pour ce faire que le Président Idrissa Seck ne serait certainement pas au courant de la suspension des salaires d’une partie des 12 « cas suspects » au Cese…

Arrestation du faux “prophète” Mbackeroukhou pour pédophilie : la fille a été arrachée de force à son vieux père, le “règne de la terreur” raconté par les villageois.

https://www.dakaractu.com Fatiguées, lassées, la peur aux ventre, les populations de cette contrée ont finalement pris leur courage en main pour dénoncer les mauvais agissements du faux prophète.
Selon des informations exclusives de Dakaractu, la goutte de trop est le cas de la fille du village voisin de Saré Daouda prise par la force. Et ceci n’a pas été du tout du goût des parents de la mineure qui, à l’image des autres, craignent le faux prophète » qui sème la terreur dans le coin. La fille mineure est l’enfant d’un vieil homme très affaibli qui n’a pas caché son amertume d’être séparé d’elle de force. Ainsi, fort de ce constat et très remontés contre cet acte, les villageois ont dénoncé le faux « prophète », rapporte notre source.
Dans la foulée, l’interlocuteur de Dakaractu précise que « pour l’implantation de leur religion, il y a eu six morts. Le père du faux « prophète » voulait sacrifier un individu lors d’une tabaski à l’image d’Abraham. Mais, il a été tué sur place par celui qu’il voulait sacrifier ». Ce village est connu pour ses histoires controversées depuis plus de vingt ans. C’est un village dangereux où la terreur fait la loi. Toute la contrée a peur de Mbackeroukhou, c’est pourquoi peu d’individus s’y aventurent. Ils vivent un monde à part. Et c’est pourquoi son arrestation pourra dissoudre cette secte mystérieuse et ramener la paix dans la contrée.
Le village de Saré Ngagne est situé dans la commune de Mbourouco, département de Médina Yoro Foula.

Hommage a Amady  Aly Dieng Par Assime diop

Elle porte la  voix de notre cher ami et  camarade de lutte pour l’unité et l’indépendance de l’Afrique avant et après la décolonisation inachevée de1960.
En effet, Feu Amady  Aly Dieng
(1932-2015), un aîné de trois ans et ayant fréquenté comme lui l’Université de Paris Panthéon 5ème Arrondissement,
était un grand militant de l’indépendance politique et économique du Continent. Du berceau de l’humanité, il disait à la suite du Dr. Kwame Khruma et bien d’autres patriotes africains,   que son salut passe par le fédéralisme et le  panafricanisme.
IL avait été dans les années 50, parmi les dirigeants de  l’Association générale des étudiants de Dakar(AGED) créée en 1950 et denevue en 1956 l’Union générale des étudiants d’Afrique occidentale (UGEAO).
Poursuivant en France ses études  et son militantisme politique dans les années 60  pour la cause du Continent, il avait été aussi   Président de la Fédération des étudiants d’Afrique noire en France (FEANF) en  1961 et 1962.
J’ai eu le grand avantage de militer au sein de la célèbre organisation estudiantine. Avec lui comme avec notamment  d’autres anciens Présidents issus des huit territoires de l’ex-AOF tels que par exemple  les professeurs de mathématiques, feu Ibrahima Ly du Mali  mort sous la torture du regime militaire du dictateur Moussa Traoré ; et Maguette Thiam du Sénégal, actuel SG du Parti de l’Indépendance et duTravail (PIT) né des flancs du Parti Africain de l’indépendance (PAI).Le rôle de ces deux partis fut majeur dans la lutte pour la libération et la  démocratie au Sénégal.
Pour rappel, Alpha Condé a été lui aussi un dirigeant de la FEANF. Mais, il  y était parvenu par  la plus  mauvaise des manières opportunistes contraires à  une saine pratique de la démocratie. Pour ceux des camarades qui l’ont côtoyé pendant cette grande et mémorable activité politique de la vaillante  Fédération estudiantine d’alors, son avènement au pouvoir politique et la gouvernance  autocratique et erratique qui en est résulté, n’étonnent guère.
Une accession au pouvoir et une gouvernance marquées par la fraude électorale et le tripatouillage de la   Constitution et des lois du pays au prix de centaines de morts de concitoyens
et de plus de trois cents prisonniers politiques actuellement  dans ses geôles pires que le fameux “camp Boiro” inscrit au passif du premier président de la Guinée Conakry.
IL se vante à  tort de 40 ans de lutte pour la démocratie En réalité ce fut autant de temps  de fuite et de poltronnerie politiques devant la lutte pour l’indépendance du Continent.

Quelques faits en sont la preuve.

En France, lors d’une Assemblée générale de l’Association territoriale des guinéens à la salle de réunion du pavillon C de la résidence Universitaire d’Antony, Alpha Condé est désavoué par une majorité de militants au profit de son adversaire, le Dr. Mamadou Bah. Apprenti autocrate, il refuse sa cuisante défaite et quitte la salle en provoquant la scission de l’entité  syndicale et politique en tendance C et B majoritaire désormais.
Toujours en France, il était le grand absent à la grande manifestation parisienne des étudiants du 17 Février 1962 contre l’assassinat  du héros de l’indépendance, Patrice Emery  Lumumba, premier Premier Ministre du Congo, actuel RDC et dont le discours pourfendeur du colonialisme Belge du 30 Juin 1960 sonne  encore à nos oreilles partisanes
A ce grand rassemblement  de solidarité et d’indignation,    j’étais à côté notamment de Abdoulaye  Fadiga, futur gouverneur de la BCEAO et du déjà  célèbre anti-colonialiste et avocat, Maître Jacques  Vergès blessé au visage. Je garde encore en souvenir impérissable une photo de cette journée prise par le journal Jeune Afrique  qui avait fait un reportage  de l’événement. En représailles, nous avions écopé d’un enfermement à  la prison de l’Opéra dans  Paris 9ème  A l’époque, Alpha était accusé d’intelligence ou de duplicité
avec la CIA contre le régime de Sekou Touré. Au demeurant, il vint curieusement  un jour  nous trouver dans le Café Babel de la Porte d’Orléans Paris  14ème, pour dit-il, nous faire ses adieux sous le prétexte d’être sur une liste d’opposants à Sékou Touré
à abattre. Quelle ne fût notre surprise  de voir un prétendu révolutionnaire craindre à ce point la mort. Probablement, il importait peu aux yeux du leader de la révolution guinéenne, Sékou Touré, et était un reclus à Paris préoccupé par des soucis autres que le sort de la Guinée. En revanche, le Pr d’histoire, Ibrahima Baba Kaké, animateur à l’époque à Radio France Internationale,
de la célèbre  émission : “Mémoire d’un Continent”, était dans le viseur  du régime pour lui être très critique; car son jeune jeune frère  pris pour son grand frère sera agressé dans le même Café Babel.
En Afrique, Alpha  Condé n’y mettra les pieds à Conakry, à la différence d’autres compatriotes comme Mamadou Bah, qu’après  la mort du patriote et héros de l’indépendance de la Guinée, Ahmed Sekou Touré faussement  accusé de  l’avoir condamné à mort.
Sous la présidence de Lancana Konté  issue d’un coup d’État  militaire, Alpha Condé prend la fuite et   doit son salut au Président Abdou Diouf qui, par intermédiation de son Ambassadeur, le Pr.Makily Gassama, l’a exfiltré par avion à Dakar. A ces  faits de comportement qui en disent suffisamment sur le personnage politique tordu, ajoutons en rappelant  qu’il avait trahit  l’opposition guinéenne en fuyant la manifestation politique de 2011 au stade du 28 Septembre 1958 contre le regime militaire  dictatorial de Dadis Camara. Ce jour là,   plus de cent cinquante personnes y ont perdu la vie. De nombreuses femmes y ont subi viol  et torture. Ces crimes et forfaits répugnants avaient été le fait de la soldatesque militaire de Dadis Camara. Le leader de l’opposition, Cellou Dalein Diallo, avait frôlé la mort. Certains responsables avérés de ces crimes sont actuellement dans son gouvernement  ou son entourage. Alpha n’ose pas ouvrir le procès annoncé par un Ministre de la Justice courageux et démissionnaire depuis du reste.
Voilà le politicien tel qu’il est en réalité : un  opportuniste, mystificateur,   cynique et démagogue. Un médiocre et incapable de bonne  gestion, au surplus prédateur de ressources publiques. Tout son activisme politicienne n’avait pour fin que l’accession au pouvoir et la jouissance  de ses avantages. Son pays et ses populations ne l’interessent pas, à  l’instar d’ailleurs  des dirigeants africains à l’exception de ceux d’une minorité de pays dont le Rwanda, le Bostwana, le Cap-vert, le Ghana, l’île Maurice, l’Ethiopie Sinon comment expliquer que la Guinée, considérée comme un réservoir d’immenses richesses naturelles (minières et hydriques notamment, ne dit-on pas un scandale géologique en parlant du pays ?), reste encore le pays le plus arriéré  où les besoins primaires
demeurent encore  des rêves pour ses  malheureuses populations.
Cette époque, âge  d’or du militantisme estudiatin en France et en Afrique, m’a vu assurer de 67à 69 avec la confiance  des camarades   d’alors, et parallèlement à mes études, la charge  de   Président du Comité de gestion de la Maison des États de l’Afrique de l’Ouest plus connue sous le nom de Résidence  du 69-71 Bd Poniatowski non loin de la Porte d’Orée à  Paris 12ème et du bois de Vincennes. Difficile gestion, elle fut celle de ce foyer d’étudiants provenant  des huit territoires de
l’ex-AOF, mais réussie avec l’appui et le soutien de la majorité  des résidents malgré les sévères mesures de redressement que j’avais prises et appliquées. La maison servait également  de lieu de manifestations  diverses des Associations territoriales membres  et de la Fédération dont les  congrès annuels donnaient lieu à de long et rude débat politique. A cet égard, j’avais interdit l’accès à Alpha et à  sa minorité  de militants, d’y tenir une réunion après  qu’il ait divisé le mouvement des guinéens à Antony
Pour en revenir à notre ami Dieng, il fut Dr es-science  économie de l’université de Paris -Panthéon Paris 5ème. Fonctionnaire international, il l’a  été pour le compte de la   BECEAO à Dakar, et également Enseignant à l’Université Cheick Anta Diop de Dakar. Très  critique à l’endroit des intellectuels, mais imbu d’éthique avérée et adepte de interdisciplinarité apte à renforcer le savoir, il a su résister au sirène de tous les pouvoirs  au Sénégal à  l’opposé de beaucoup .=d’intellectuels  aucquels il reprochait leur option pour la lutte des places en lieu et place de la lutte des classes.
Car, il considérait que leur  mission essentielle est et reste l’éveil des consciences pour le progrès et la justice sociale, c’est a dire un mieux être au Sénégal et en Afrique. Je me rappelle encore de son intervention au Centre culturel français de Dakar  sur le livre de l’écrivaine camerounaise, Axelle Cabou, titré “Et si l’Afrique refusait le développement”.  IL était aussi  l’auteur de notes de lecture hebdomadaires  publiées dans les journaux Walfadjri et Sud Quotidien que je lisais régulièrement avec profit.
Également, il est auteur entre autres publications chez Présence africaine, l’Harmattan, Codesria, Fnac etc..  d’un livre en deux tomes intitulé ” “Mémoire d’un  étudiant africain” dont l’objectif, dit-il lui. même, n’est pas d’egrenne un chapelet de souvenirs d’anciens combattants, mais  de transmettre par écrit aux jeunes africains les expériences politiques, syndicales et sociales de l’ancienne génération. A leur  l’intention surtout, il fut don aux bibliothèques et Instituts de recherches sénégalaises, de 1500 ouvrages toutes disciplines confondues retirés de sa bibliothèque personnelle en 2007. Le reste des ouvrages  a été offert à l’université Cheick  Anta Diop de Dakar. IL croyait en une formation interdisciplinaire, car  considérant à  juste raison que  “la conquête de la liberté et de la justice sociale est impensable sans l’acquisition du savoir”.
IL a tiré sa révérence en 2015 à notre grand et immense regret après une vie bien remplie, rappelé à Dieu. Paix à  son âme auprès du Seigneur Tout Puissant. AMINE.
C’était un amical témoignage d’un ami et camarade qui l’avait  tant admiré tout  en pensant toujours à  lui.

BOUBACAR SEYE LIVRE LES DÉTAILS DE SON ARRESTATION

http://www.emedia.sn Arrêté cette nuit à l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass (AIBD), le président de l’ONG Horizon sans frontières (HSF) réagit sur iRadio.

“C’est une humiliation totale”

“Je suis à la police de l’aéroport. J’ai été arrêté à ma descente du vol en provenance de Lisbonne, rembobine-t-il. Avant, j’avais reçu un appel provenant d’un numéro qui ne figurait pas dans mon répertoire me disant que c’est la gendarmerie, ’’on voudrait vous interroger sur ce que vous avez eu à évoquer dans le cadre de la lutte contre l’émigration clandestine’’. J’ai dit effectivement c’est vrai, j’ai même un document de l’Union européenne avec les montants et les détenteurs de ces programmes-là, et nous avons demandé au président de la République quand même de faire une évaluation de la stratégie comme perspective de solutions. J’atterris et on m’arrête comme un voyou. Même en Europe, on ne m’a jamais arrêté. Depuis ce matin, je suis à l’aéroport, je n’ai pas mangé et je ne trouve pas ça normal. Voilà ce qui s’est passé.”Les fonds en question sont estimés à 180 millions d’euros.

LES PIQUES DE L’AS DE CE VENDREDI

SenePlus  |   Publication 15/01/2021

JEUX DE CARTES – Savoir raison garder…

«Ce n’est pas l’image du policier que vous avez ternie, mais celle du Sénégal», avait lancé le Procureur aux filles qui avaient filmé un agent de la circulation qu’elles avaient réussi à corrompre. C’était en centre-ville de Dakar en 2016. La vidéo de ce fameux policier avait fait le buzz et même la presse internationale s’était saisie de l’affaire qui avait atterri au tribunal. Les filles avaient écopé d’un mois de prison avec sursis. Le policier s’en était bien sorti avec trois mois avec sursis. Sa carrière était ainsi sauvée car il risquait la radiation en cas de lourdes peines. Le policier qui s’est agenouillé, et rampé devant son guide Serigne Modou Kara, n’aura pas cette chance. Il a été radié. Une information non officielle. Difficile pour le moment de dire exactement ce qui est dans son dossier, en dépit des retentissements. A-t-il défié ouvertement ses supérieurs ? Qu’est-ce qui explique cette mesure disciplinaire extrême ? Des réponses à ces questions sont nécessaires pour une analyse froide de l’affaire qui suscite beaucoup de passions. Un vrai débat sur les notions de laïcité, de République, du respect des institutions, de ceux qui les incarnent, du comportement de ceux-là, peut bien être posé avec toute la mesure requise. Sur la forme, il faudrait aussi qu’on disserte avec sérénité sur cette tendance à “filmer à tout-va”. Cette incursion dans la vie strictement privée des gens, dans le seul but de faire mal, pourrait avoir des effets néfastes si l’on y prend garde. Il est certes difficile, de nos jours, de séparer la vie privée de la vie publique, mais savoir raison garder, est la voie idéale pour ne pas heurter inutilement ou jeter en pâture des citoyens lambda ou des personnalités publiques. S’il est souvent salutaire de dénoncer en s’appuyant sur des images, il est tout aussi important d’avoir le sens de la responsabilité, arme puissante contre tous les excès.Tout un programme. Bon, l’heure est toujours grave. La Covid-19 progresse. Elle est une ennemie impitoyable. Elle tue des personnes. Elle domine l’économie et déchire le tissu social. Nous n’avons pas le choix : protégeons-nous. En attendant le vaccin. Il sera de quelle nationalité ?

Mim Reew

Affaire du Policer radié

Beaucoup d’internautes se sont offusqués de la radiation du jeune policier qui s’est agenouillé devant Serigne Modou Kara. D’après des sources policières anonymes, le jeune homme n’a pas laissé le choix au ministre de l’Intérieur Antoine Diome qui est aussi un mouride sadikh. D’après des sources de « L’As », c’est plutôt l’insubordination qui est visée. En effet, les conclusions du conseil d’enquête ne lient pas le ministre de l’Intérieur qui a tenté d’obtenir de lui qu’il s’amende d’autant plus qu’il était en tenue lorsqu’il s’agenouillait. Mais il a envoyé la hiérarchie policière balader en leur signifiant clairement qu’il ne regrettait rien et qu’il préférait son marabout à la Police. Devant un tel affront, la mesure extrême s’imposait et le ministre de l’Intérieur l’a prise sans tremble.

Gabou : Un gérant d’un kiosque Wari abattu par des hommes armés !

Le sang a coulé à Gabou, dans le département de Bakel. En effet, un jeune homme qui tenait un kiosque «Wari» a été froidement abattu par des hommes armés. Selon nos sources, ces derniers, après leur forfait, se sont emparés de la recette avant de disparaître dans la nature. Le drame a eu lieu hier vers 20 heures. La gendarmerie a fait le constat avant d’ouvrir une enquête.

Me Sidiki Kaba nickel

La vérité est claire. Ce n’est pas Me Sidiki Kaba qui est en cause. Me Sidiki Kaba n’a pas de cabinet d’avocat car les fonctions d’avocat et de ministre sont incompatibles. Il s’agit d’un de ses anciens collaborateurs, Me Souleymane Niang en l’occurrence qui a eu des problèmes avec ses propres clients qui l’ont poursuivi devant la justice qui l’a condamné. Me Sidiki Kaba n’est mêlé ni de près ni de loin à cette affaire qui dure depuis 2015. La décision de justice est claire ! La contrainte par corps ne concerne pas Me Sidiki Kaba. Elle concerne Me Souleymane Niang qui est arrêté, dit-on du côté de Tambacounda !

Arrestation du faux prophète Mbackéroukhou

Surmédiatisé ces temps passés à cause de ses pratiques religieuses particulières, Baba Malabe Mbackéroukhou du village de Saré Ngaye, dans la commune de Bourouco, a été arrêté par la gendarmerie. A l’origine, un détournement de mineure, d’après des sources concordantes. La Brigade de gendarmerie de Kolda qui mène l’enquête a déployé l’artillerie lourde pour procéder à l’interpellation du guide religieux autoproclamé prophète. Plusieurs véhicules des forces et de sécurité ont été mobilisés pour l’arrestation de celui qui prie en langue peul. Les gendarmes redoutaient une farouche résistance des habitants de Saré Ngaye puisque c’est leur guide religieux qui est en cause. Le faux prophète se retrouve présentement dans les locaux de la gendarmerie pour les besoins de l’enquête. Toutefois, d’après nos sources, il ne s’agit pas en réalité d’un détournement de mineure mais plutôt d’un mariage qui n’agrée pas la belle famille du marabout. La famille de la fille en question s’était opposée à son mariage avec Baba Malabé, mais elle a défié ses parents pour aller vivre son amour avec ce dernier. Nous y reviendrons avec plus de détails.

2 décès et 29 nouveaux cas de Covid-19 à Touba

Hier, le bilan journalier du district sanitaire de Touba a fait état de deux nouveaux décès liés au Coronavirus et de 29 nouvelles contaminations dont quatre cas contacts et 25 cas issus de la transmission communautaire. Aussi deux patients ont été déclarés guéris. Il faut noter qu’à ce jour, le district sanitaire de Touba compte au total 963 cas confirmés de Covid-19, 74 décès, 16 malades hospitalisés, 635 guéris et 11 cas graves.

Prolongation du procès d’Assane Diouf

Le procès d’Assane Diouf a débuté hier, en correctionnelle. Dès l’entame du procès, les avocats de la défense ont soulevé plusieurs exceptions de nullité. Pour Mes Seydou Diagne et Ciré Clédor Ly, il y a une absence de base juridique du réquisitoire du procureur. Les conseils d’Assane Diouf balaient d’un revers de main les infractions visées parce qu’elles ne sont pas matérialisées. Ils demandent la liberté provisoire ou définitive de leur client. Le Tribunal a joint les exceptions dans le fond et décidera de la suite du procès aujourd’hui.

Les recommandations du Khalife général des mourides

Le Khalife général des mourides multiplie les sorties pour appeler les populations, plus particulièrement la communauté mouride, au respect des mesures barrières. Le message de Serigne Mountakha Mbacké a été transmis hier par son représentant à Dakar. Mbackiou Faye a tenu hier un point de presse pour partager avec les fidèles les recommandations du guide religieux. Il a souligné le relâchement des populations qui explique en partie l’arrivée de la deuxième vague qui est plus meurtrière. Pour limiter les dégâts de la pandémie de covid-19, le Khalife général des mourides a demandé aux fidèles de Dakar de respecter les directives des autorités sanitaires, notamment le port de masques, le respect de la distanciation physique, le lavage des mains et bannir les rassemblements. Selon Mbackiou Faye, le guide a apporté également des changements dans les mosquées. Ainsi à Masaalikul Jinaan et les autres mosquées mourides, Serigne Mountakha Mbacké exige de porter obligatoirement de masque, de se laver les mains avant d’entrer dans les mosquées et d’observer la distanciation physique.

Intifada sur le boulevard de la CEDEAO de Ziguinchor

La circulation a été bloquée hier pendant plus de deux tours d’horloge sur l’axe Ziguinchor-Guinée Bissau à hauteur du quartier Néma 2, dans la commune de Ziguinchor. Les jeunes de ce quartier périphérique de la capitale du Sud ont brûlé des pneus sur le boulevard des 54 mètres pour s’insurger contre l’absence d’éclairage public sur cet axe très utilisé par les automobilistes et les motocyclistes. L’intervention de la police n’a pas freiné la détermination de ces jeunes qui ont riposté avec des pierres, pendant des heures, aux coups de grenades lacrymogènes. La police qui a finalement réussi à disperser les manifestants avant de laisser place aux sapeurs-pompiers pour éteindre le feu. A signaler que les limiers ont réussi à interpeller quatre jeunes durant les échauffourées.

Rosso-Béthio : Madiop Diop succède à Amadou Bécaye

La commune de Rosso-Béthio a un nouveau maire. Il s’agit de Madiop Diop. Ce dernier succède à Amadou Bécaye Diop décédé le 14 décembre passé. Un mois après, les 43 conseillers municipaux qui se sont retrouvés, ont élu un nouveau maire. Trois candidats étaient en lice pour succéder à Amadou Bécaye Diop : Madiop Diop, le président de la commission coopération, relations extérieures et planificateur à la Direction générale des Equipements Scolaires, Samba Wade deuxième adjoint au maire et de Arona Diaw, président de la commission de l’habitat et de l’urbanisme, en charge aussi de l’état civil dans la dite mairie. C’est finalement Madiop Diop qui a été choisi avec 25 voix au second tour devant Samba Wade qui n’a totalisé que 16 voix et Arouna Diaw qui s’est contenté de 2 voix seulement. À rappeler qu’au premier tour, le nouveau maire de Ross-Béthio avait obtenu 19 voix contre 14 voix pour Samba Wade et 10 voix pour Arona Diaw. Le nouveau de Rosso-Béthio, âgé de 54 ans, est monogame et père de trois enfants. Après son élection, il promet de s’évertuer à perpétuer le legs de son prédécesseur tout en apportant les correctifs nécessaires en vue de relever les défis de développement de la capitale du riz. Enseignant de formation, Madiop Diop devient le 3e maire de l’histoire de la commune de Ross Béthio après Babacar Diop et Amadou Bécaye Diop.

2E VAGUE DE CORONAVIRU]-LES RECOMMANDATIONS DE SERIGNE MBAYE SY

Emedia – Le Khalife Général des Tidianes Serigne Babacar Sy Mansour a fait une nouvelle déclaration sur la crise sanitaire liée à la COVID-19. Pour cette énième sortie sur cette pandémie qui secoue le monde, le Khalife Serigne Babacar Sy Mansour a réitéré ses propos selon lesquels, cette pandémie est une malédiction divine. C’est ainsi qu’il a exhorté tout le monde à recourir à la prière (NIANE), au repenti (TOUB) et au Zakât (SARAKH) . Dans ce sens, il invite rigoureusement les Sénégalais au respect de toutes les recommandations des services sanitaires.
Ainsi, Serigne Babacar Sy Mansour recommande à tous les chefs de famille (Borom Keur) et tout un chacun selon ses moyens, de s’acquitter de l’aumône suivante, à remettre aux nécessiteux :
1 Kg Riz
1 Kg Sucre
1 litre d’huile

Ainsi que la formulation des prières suivantes  :

Après Ablution
Faire 2 Rakkas

Au salut final, nourrir l’intention sincère d’un repenti

Réciter  :
111 Astaghfiroulah
111 Salatoul Ala Nabi
111 Ya Kaafi
903 Ya Latifou
65 Hasbounalahou wa nihmal wakilou
1 Sourate Al Ikhlass
1 Sourate Al Falaq
1 Sourate An Nassi
Salatoul Alal Nabi
NB  : Après la formulation de cette prière, attendre environ 1H avant de boire de l’eau ou une seule gorgée (Goukh) en cas de nécessité.
S’assoir un bon moment en continuant de nourrir l’intention sincère d’un repenti. En récitant cette prière, s’éloigner de toute distraction (Television, Radio ou téléphone). Cette prière est à Formuler périodiquement.
Réagissant au débat sur la dépénalisation de l’homosexualité dans beaucoup de pays du monde, particulièrement en Afrique, Serigne Babacar Sy Mansour a tenu à mettre en garde les parlementaires Sénégalais contre le vote des lois Scélérates “A vous les députés, gardez en tête que tout projet de loi voté, sera justifié devant Dieu”.
Serigne Babacar Sy Mansour a terminé par exprime toute sa compassion à toutes les familles et renouvelle ses ferventes prières à tous les Sénégalais, aux chefs religieux, aux autorités administratives et coutumières, aux Sénégalais de la Diaspora.


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