Revue de presse du Vendredi 13 Novembre 2020

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10 000 tonnes de thon et 1 750 tonnes de merlu noir par an : Les termes scandaleux de l’accord de pêche Sénégal-Ue

https://www.seneweb.com Alors que les pêcheurs sénégalais se reconvertissent convoyeurs de migrants clandestins à cause de la raréfaction des ressources halieutiques, le Sénégal ouvre encore ses eaux aux navires de pêche européens.
Le Parlement européen a donné son approbation, par vote (524 voix pour, 47 contre et 115 abstentions) lors de la plénière de ce jeudi 12 novembre, pour la mise en œuvre d’un nouveau protocole d’accord de pêche entre l’Union européenne (Ue) et le Sénégal.
L’objectif du protocole, comme indiqué dans les termes du contrat, est de «permettre aux navires de l’Union de pêcher dans les eaux sénégalaises tout en favorisant la mise en œuvre d’une politique de pêche durable et l’exploitation responsable des ressources halieutiques dans cette zone, et de soutenir les efforts déployés par le Sénégal pour développer le secteur de la pêche du pays».

10 000 t de thon et 1 750 t de merlu noir par an

Selon la proposition de la Commission européenne adoptée par les députés en plénière, le protocole paraphé le 19 juillet 2019 et appliqué à titre provisoire le 18 novembre de la même année, prévoit «des possibilités de pêche pour jusqu’à 28 thoniers senneurs congélateurs, 10 canneurs et 5 palangriers d’Espagne, du Portugal et de France».
Le tonnage annuel autorisé aux navires susmentionnés donne le tournis. Ils détiennent, en effet, l’autorisation de pêcher 10 000 t de thon par an. Le protocole autorise également la capture de 1 750 t de merlu noir (Merluccius senegalensis) par an «pour deux chalutiers espagnols».

Une contrepartie financière de 1,7 million d’euros

La contrepartie financière annuelle de l’Union européenne s’élève, selon le protocole ci-après, à 1,7 million d’euros, soit 1 milliard 113 millions de francs Cfa. Huit cent mille euros à titre de «droits d’accès aux eaux du Sénégal». Le solde de 900 000 euros, par contre, servira au «soutien sectoriel au développement de la politique de pêche du Sénégal, notamment par l’amélioration du contrôle de la pêche, le développement de la recherche et de la collecte de données dans le domaine de la pêche et la certification sanitaire des produits de la pêche».
«Le montant des redevances supplémentaires dues par les armateurs est estimé à 1,35 million d’euros par an», renseigne-t-on.

L’accord de pêche Sénégal-Union européenne renouvelé : 8,5 millions d’euros pour 50 000 tonnes de poissons pendant 5 ans

https://www.pressafrik.com Alors que, faute de ressources, les pêcheurs sénégalais ont jeté leurs filets par terre pour embarquer dans les « pirogues de la mort » en quête d’un El Dorado, l’Etat du Sénégal renouvèle à l’Espagne, le Portugal et la France les opportunités de pêcher 10 000 tonnes de poissons par an dans les eaux sénégalaises.
Les députés du Parlement européen ont donné leur approbation à la conclusion du protocole renouvelé offrant des opportunités aux pêcheurs français, espagnols et portugais. Le texte a été adopté par 524 voix pour, 47 contre et 115 abstentions. Les négociations pour un nouveau protocole de cinq ans ont débuté le 19 juillet 2019 et le partenariat de pêche durable conclu s’applique de façon provisoire depuis sa signature le 18 novembre 2019, selon le site officiel du Parlement européen.
Le protocole prévoit des possibilités de pêche pour un maximum de 28 thoniers senneurs congélateurs, 10 canneurs et 5 palangriers d’Espagne, du Portugal et de France (10 000 tonnes par an) ainsi que des possibilités de pêche au merlu noir pour 2 chalutiers espagnols.
Cela dans un contexte très sinistre de recrudescence de l’émigration clandestine dont la plupart des candidats sont des pêcheurs sénégalais qui se plaignent de la rareté des poissons dans les eaux sénégalaises, à cause justement de la concurrence des navires industriels étrangers.

L’Etat va encaisser 1,7 millions d’euros par an

Le Parlement européen indique sur son site officiel que « la contribution financière annuelle de l’UE est de 1,7 million d’euros (environ 1 milliard 113 millions Fcfa), dont 800 000 euros (524 millions Fcfa) de droits d’accès aux eaux sénégalaises. Les 900 000 euros (environ 589 millions) restants fournissent un soutien sectoriel au développement de la politique de pêche du Sénégal, notamment par l’amélioration du contrôle de la pêche, le développement de la recherche et de la collecte de données dans le domaine de la pêche et la certification sanitaire des produits de la pêche« .
« Par ailleurs, les députés ont adopté une résolution connexe par 583 voix pour, 43 contre et 60 abstentions, qui recommande plusieurs actions prioritaires en matière d’appui sectoriel. Ces priorités incluent la modernisation du contrôle de la pêche par l‘amélioration du repérage par satellite des navires de pêche et l’utilisation de journaux de bord électroniques, le soutien à la lutte menée par le Sénégal contre la pêche illégale par le renforcement du contrôle des navires dans le port de Dakar et le développement des capacités scientifiques et de la collecte de données« , ajoute le Parlement européen.
Pour rappel, L’Union européenne a conclu son premier accord de pêche bilatéral avec le Sénégal en 1979. Cet accord mixte a été appliqué jusqu’en 2006, au moyen d’une série de protocoles offrant aux navires de l’Union la possibilité d’accéder à une grande variété de ressources halieutiques. Mais en 2014, il a été transformé en accord thonier, avec un volet relatif aux poissons démersaux (merlu noir), conclu pour cinq ans.AYOBA FAYE

Accords de pêche Sénégal-Ue : 50 mille tonnes de poisson bradées pour plus de 5 milliards

https://www.lequotidien.sn En versant plus d’un milliard de francs Cfa par an, l’Union européenne va her 10 000 tonnes de merlu noir dans les eaux sénégalaises. Le protocole s’étalant sur 5 ans a été approuvé hier par le Parlement européen. Au moment où le poisson se fait rare, 50 000 tonnes de merlu seront débarquées à terme par des navires étrangers.
Licences de pêche par-ci, émigration clandestine par-là… Tel un bateau qui tangue, le gouvernement en place ne devrait pas retrouver la tranquillité après la publication des nouveaux accords de pêche avec l’Union européenne. Alors que la rareté des ressources halieutiques frappe le secteur de la pêche, le protocole Union européenne-Sénégal couvre une période de cinq ans et prévoit des possibilités de pêche pour les navires étrangers. Il s’agit de 28 thoniers senneurs congélateurs, 10 canneurs, 5 palangriers et 2 chalutiers «correspondant à un tonnage de référence de 10 000 tonnes de thon par an et à un volume autorisé de captures de merlu noir de 1750 tonnes par an».

Plus d’un milliard par an versé au Sénégal pendant 5 ans

Le Sénégal gagne une contrepartie financière annuelle à «1,7million d’euros (soit 1 milliard 115 millions 126 mille 900 francs Cfa) dont 800 000 euros de droits d’accès aux eaux du Sénégal». Dans ce montant annuel, les 900 000 euros vont correspondre «à un soutien sectoriel au développement de la politique de pêche du Sénégal, notamment par l’amélioration du contrôle de la pêche, le développement de la recherche et de la collecte de données dans le domaine de la pêche et la certification sanitaire des produits de la pêche». Le montant des redevances supplémentaires dues par les armateurs est estimé à 1,35 million euros par an, d’après le nouveau protocole. Ce nouveau protocole «introduit une réduction du tonnage de merlu noir (de 2000 à 1750 tonnes annuelles) et une augmentation de la contribution financière destinée au soutien sectoriel (de 150 000 euros) ainsi que du montant estimé des redevances appropriées payées par les armateurs».
Le document indique que la flotte européenne «n’exploitera que le reliquat du volume admissible des captures, conformément à l’article 62 de la convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982». Après le vote d’hier (524 voix pour, 47 contre et 115 abstentions), l’Ue se «félicite que le protocole tienne compte des captures accessoires d’espèces sensibles». L’organisation insiste sur la «nécessité de renforcer encore les mesures visant à protéger l’écosystème marin». Cependant, l’Ue fait part de sa «préoccupation quant au nombre croissant d’usines produisant de la farine de poisson et de l’huile de poisson sur les côtes de l’Afrique de l’Ouest qui s’approvisionnent en stocks de petits pélagiques provenant des eaux sénégalaises mais aussi des eaux de pays voisins où les poissons sont capturés par des flottes étrangères (de pays tiers)». Elle critique à cet égard «la contradiction que pose, sur le plan de la durabilité, l’apport à la population locale de précieuses sources de protéines».

Le Sénégal autorise la France,l’Espagne et le Portugal a tiré 10 mille tonnes de poissons dans les eaux sénégalaises

https://www.lequotidien.sn Le parlement européen a approuvé le contrat de pêche liant l’Union européenne et le Sénégal. Selon un communiqué du parlement européen lu par Dakaractu, le texte soumis aux députés a été adopté par 524 voix pour, 47 contre et 115 abstentions. Cet accord permettra à 28 thoniers senneurs congélateurs, 10 canneurs et 5 palangriers d’Espagne, du Portugal et de France de tirer 10 000 tonnes de poissons par an des eaux sénégalaises.
Ce contrat est entré en vigueur depuis le 18 novembre, date de la fin du premier contrat signé en novembre 2014. Mais les négociations avaient commencé le le 19 juillet 2019. La valeur totale du protocole est estimée à 15 253 750 euros (10 milliards de FCFA), soit 3 050 750 euros par an (2 milliards FCFA). Cet argent est considéré comme la contrepartie versée au Sénégal et sera réparti entre le droit d’accès aux eaux sénégalaises et les redevances dus par les armateurs au titre des autorisations de pêche. Les possibilités de pêche établies en vertu en protocole donne à l’Espagne 29 navires, 14 à la France et 2 au Portugal, soit au total 45 navires.
Mais l’accès aux eaux sénégalaises à ces navires européens ne se fera pas sans surveillance. Il est même prévu des sanctions pécuniaires en cas de non-respect du non-respect du volume de captures autorisé. À cet effet, il a été stipulé à l’alinéa 6 de l’article 4 que « Si la quantité annuelle des captures des espèces hautement migratoires effectuées par les navires de pêche de l’Union dans les eaux sénégalaises dépasse le tonnage de référence annuel (…) le montant total de la contrepartie financière annuelle est augmenté de 45 euros pour chaque tonne supplémentaire capturée ».
Les navires de pêche de l’Union autorisés à exercer leur activité dans le cadre du présent protocole sont tenus de respecter le repos biologique des espèces selon la législation sénégalaise.
Par ailleurs, il est attendu des armateurs des navires de pêche de l’Union européenne dans le cadre de cet accord, d’employer des ressortissants des pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP). Ainsi, 25% des marins embarqués pendant la campagne de pêche thonière dans la zone de pêche sénégalaise seront d’origine sénégalaise ou éventuellement d’un pays ACP; alors qu’ils seront 30% pour la flotte des canneurs. « Pour la flotte des chalutiers de pêche démersale profonde, 25 % au moins des marins embarqués pendant la campagne de pêche dans la zone  sénégalaise seront d’origine sénégalaise ou éventuellement d’un pays ACP », ajoute le protocole.
Mais pas sûr que ces termes calment la colère des acteurs sénégalais de la pêche. Dans des sorties relayées par la presse, ils ont dénoncé la présence excessive des navires étrangers sur les côtes sénégalaises et les accusent de provoquer le départ de centaines de pêcheurs vers les Iles Canaries d’où malheureusement, comme indiqué dans l’amorce, ils ne sont pas les bienvenus.

L’Espagne chasse les migrants sénégalais mais envoie 29 navires pêcher dans les eaux du Sénégal

https://www.dakaractu.com Arrivés aux Îles Canaries à bord d’embarcations de fortune, beaucoup de migrants sénégalais risquent l’expulsion. Déjà 20 d’entre eux qui ont transité par la Mauritanie ont été rapatriés il y a quelques jours. Au même moment, l’Espagne lorgne les eaux sénégalaises dans lesquelles ses navires pourront encore pêcher 5 nouvelles années. Le parlement européen a approuvé le contrat de pêche liant l’Union européenne et le Sénégal.
Selon un communiqué du parlement européen lu à Dakaractu, le texte soumis aux députés a été adopté par 524 voix pour, 47 contre et 115 abstentions. Cet accord permettra à 28 thoniers senneurs congélateurs, 10 canneurs et 5 palangriers d’Espagne, du Portugal et de France de tirer 10 000 tonnes de poissons par an des eaux sénégalaises.
Les négociations ont débuté le 19 juillet 2019, mais le nouveau contrat qui vient d’être approuvé par le parlement européen était en application depuis le 18 novembre, date de la fin du premier contrat signé en novembre 2014.
La valeur totale du protocole est estimée à 15 253 750 euros (10 milliards de FCFA), soit 3 050 750 euros par an (2 milliards FCFA). Cet argent est considéré comme la contrepartie versée au Sénégal et sera réparti entre le droit d’accès aux eaux sénégalaises et les redevances dus par les armateurs au titre des autorisations de pêche. Les possibilités de pêche établies en vertu en protocole donne à l’Espagne 29 navires, 14 à la France et 2 au Portugal, soit au total 45 navires.
Mais l’accès aux eaux sénégalaises à ces navires européens ne se fera pas sans surveillance. Il est même prévu des sanctions pécuniaires en cas de non-respect du non-respect du volume de captures autorisé. À cet effet, il a été stipulé à l’alinéa 6 de l’article 4 que « Si la quantité annuelle des captures des espèces hautement migratoires effectuées par les navires de pêche de l’Union dans les eaux sénégalaises dépasse le tonnage de référence annuel (…) le montant total de la contrepartie financière annuelle est augmenté de 45 euros pour chaque tonne supplémentaire capturée ».
Les navires de pêche de l’Union autorisés à exercer leur activité dans le cadre du présent protocole sont tenus de respecter le repos biologique des espèces selon la législation sénégalaise.
Par ailleurs, il est attendu des armateurs des navires de pêche de l’Union européenne dans le cadre de cet accord, d’employer des ressortissants des pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP). Ainsi, 25% des marins embarqués pendant la campagne de pêche thonière dans la zone de pêche sénégalaise seront d’origine sénégalaise ou éventuellement d’un pays ACP; alors qu’ils seront 30% pour la flotte des canneurs. « Pour la flotte des chalutiers de pêche démersale profonde, 25 % au moins des marins embarqués pendant la campagne de pêche dans la zone  sénégalaise seront d’origine sénégalaise ou éventuellement d’un pays ACP », ajoute le protocole.
Mais pas sûr que ces termes calment la colère des acteurs sénégalais de la pêche. Dans des sorties relayées par la presse, ils ont dénoncé la présence excessive des navires étrangers sur les côtes sénégalaises et les accusent de provoquer le départ de centaines de pêcheurs vers les Iles Canaries d’où malheureusement, comme indiqué dans l’amorce, ils ne sont pas les bienvenus.

Birahim Seck sur la transparence dans la pêche : «Nous invitons Macky Sall à respecter ses engagements»

https://www.pressafrik.com L’adhésion du Sénégal à l’Initiative Fiti, pour la transparence dans le secteur pêche, tarde toujours à se faire.  Birahim Seck demande au Président de la république de respecter ses engagements pris en 2016 à Nouakchott.
Dans un contexte de rareté des ressources halieutiques, de manque d’emplois pour la jeunesse et d’émigration clandestine dont la plupart des candidats sont des pêcheurs, le Forum civil a organisé hier, un atelier sur les standards Fiti (Fisheries Transparency Initiative) en matière de transparence et de publication des informations sur les paiements relatifs aux captures. Sur le respect des engagements de notre pays quant à son adhésion à l’initiative Fiti, Birahim Seck a déclaré qu’il reste, au Sénégal, deux étapes majeures à franchir.
« Le Sénégal doit respecter ses engagements pour son adhésion. Le Président de la république doit concrétiser sa volonté manifestée en 2016, à Nouakchchott pour faire adhérer le Sénégal à l’initiative Fiti. Cette déclaration était certes importante au vu des standards Fiti mais il reste d’autres étapes pour sa concrétisation notamment la création d’un ministère délégué chargé de recevoir l’initiative au niveau du Sénégal. C’est à lui de confier le travail à la personne ou à l’autorité qu’il désignera. Ces deux conditions doivent impérativement être remplies par le Sénégal pour adhérer à l’initiative Fiti. Nous invitons le ministère de la Pêche et de l’Economie maritime à travailler dans ce sens mais également, au Président de la République, de concrétiser son engagement », a plaidé le coordonnateur du Forum civil. « Nous comptons beaucoup sur l’ensemble des acteurs de la pêche industrielle et artisanale mais aussi sur l’ensemble des populations. Tous doivent savoir que l’intérêt du Sénégal dans le secteur de la pêche, est la transparence et surtout, la publication d’informations relatives à la ressource, le nombre de bateaux de pêche (bénéficiaires de licences valables ou pas) et le matériel utilisé », a poursuivi Birahim Seck.
De leurs côtés, les acteurs de la pêche ont exposé les difficultés auxquelles est confronté le secteur. Du nombre de bateaux de pêche artisanale au Sénégal au manque d’informations sur les licences octroyées aux navires étrangères en passant par le nombre d’employés, la quantité de poissons capturés et des exportations entre autres, ils se sont exprimés. Tantôt avec la gorge nouée pleine d’amertume à la suite de cascades de scandales liées à l’octroi de licences octroyées aux étrangers sans concertation aucune.
« Tous les navires qui commettent des forfaits au Sénégal, doivent être recensés et leurs noms publier. Ce qui permettra aux autres pays, de savoirs si ces mêmes navires, arrivant chez eux, sont en règle dans l’espace maritime », ont-ils proposé aux autorités. Dans la même veine, les acteurs du Groupement des armateurs et industriels de la pêche au Sénégal (Gaipes) et de la Confédération africaine des opérations de la pêche artisanale (Caopa) ont dénoncé le manque de données qui constitue un réel problème dans le secteur.  En effet, cette opacité ne renseigne pas, à suffisance, sur le nombre d’acteurs que compte le secteur de la pêche.
S’agissant de la subvention octroyée par l’Etat, Gaoussou Gueye du Caopa, s’insurge de voir que le poisson subventionné n’est ni pêché par les Sénégalais ni consommé dans notre pays. « La subvention a un impact sur le prix de vente du poisson. Alors qu’au début, le but recherché, est de permettre aux ménages de se procurer du poisson à un prix bon marché, l’on se rend compte que le poisson subventionné n’est pas consommé au Sénégal », déplore-t-il. Destiné à l’endroit des hommes de médias, cet atelier a permis non seulement de se familiariser avec les acteurs mais aussi et surtout, de s’imprégner des difficultés liées à la bonne marche du secteur, de ses aspects juridiques en vigueur et des engagements du Sénégal à l’échelle internationale.Libération

Accord de partenariat de pêche avec le Sénégal : L’UE relativise le pillage

http://www.walf-groupe.com Le tollé suscité par le renouvellement de l’Accord de partenariat de pêche durable UE-Sénégal pousse l’Union européenne à s’expliquer. Dans le communiqué ci-dessous, elle prend le contrepied des nombreux Sénégalais qui dénoncent  un partenariat déséquilibré qui ne les profite pas.
L’Accord de partenariat de pêche durable UE-Sénégal et son protocole de mise en œuvre garantissent un cadre légal, transparent, et assorti de contreparties gagnant-gagnant. Il participe à une meilleure gouvernance des océans et à la protection du secteur des pêches et des emplois qui en dépendent
Il s’agit d’assurer que les quotas de pêche alloués par le Sénégal aux bateaux européens correspondent à une ressource non ciblée par les pêcheurs sénégalais et disponible en quantité suffisante, en adéquation les principes d’une pêche durable et responsable. Ces quotas concernent exclusivement des espèces bien déterminées – le thon et le merlu noir – et ne font pas l’objet de licences de pêches qui pourraient interférer avec la pêche artisanale sénégalaise.
Pour rappel  : la pêche artisanale sénégalaise représente environ 400 000 tonnes débarquées par an, et la pêche industrielle (nationale et étrangère) environ 100 000 tonnes.
Pour rappel aussi  : un minimum de 25% des marins embarqués sur les navires européens sont de nationalité sénégalaise.
Par ailleurs, la pêche au thon dans l’Atlantique est régulée par un organisme international, l’ICCAT, dont le Sénégal est membre et dans les instances duquel il est représenté plus haut niveau.
Le nouveau protocole a été négocié entre les parties en juillet 2019. Ces négociations se sont appuyées sur une évaluation indépendante du protocole précédent (2014-2019) et les meilleurs avis scientifiques disponibles (sénégalais et européens), ainsi que sur des consultations menées avec les opérateurs et la société civile au Sénégal et en Europe.
A la fin des négociations, le protocole d’accord doit encore être adopté par le Parlement européen, qui vient de donner son feu vert ce 12 novembre, puis par le Conseil des Etats membres de l’UE dans les prochaines semaines. Un processus de ratification est en cours en parallèle au Sénégal.
Ce nouveau protocole représente un montant global de plus de 15,25 millions d’euros sur 5 ans, soit plus de 3 millions d’euros par an. Ce montant comprend  :
une contribution financière annuelle de l’Union européenne d’un montant de 1,7 millions au Trésor sénégalais, et  :
une contribution qui sera payée au Trésor par les armateurs européens en contrepartie des licences accordées et des captures effectives (et vérifiées par les autorités du Sénégal), estimée à 1,350 millions d’euros par an.

Ce nouveau protocole est caractérisé par les éléments suivants  :

– un appui sectoriel annuel de 900 000 euros par an, en hausse de 20 %, à la bonne gouvernance dans le secteur des pêches du Sénégal, en particulier pour soutenir la pêche artisanale ; mais aussi pour renforcer la lutte contre la pêche illégale, la surveillance des activités de pêche, et la recherche ;
– une durée de 5 ans, qui permet d’apporter la sécurité juridique pour les opérateurs et des garanties de financement stables pour le Sénégal ;
– une garantie d’emploi de marins sénégalais à bord des navires européens pour au moins un quart de l’équipage ;
– des possibilités de pêches permettant de mener leur activité dans les eaux sénégalaises à maximum 28 thoniers senneurs, 10 thoniers canneurs et désormais 5 thoniers palangriers, 2 merlutiers. Ces 45 navires opèrent sur toute la longueur de la côte ouest-africaine, et ne sont donc pas concentrés au Sénégal.
En ce qui concerne les quotas annuels  : il faut noter que dans le nouveau protocole, ils ont été revus à la baisse  : à savoir 10 000 tonnes pour les thonidés (au lieu de 14 000 tonnes précédemment) et 1 750 tonnes de merlu noir (au lieu de 2 000 tonnes).
Par ailleurs, des dispositions ont été introduites pour limiter les captures accidentelles d’oiseaux de mer et de mammifères marins. Surtout, le rôle des observateurs scientifiques a été renforcé  : comme indiqué plus haut, les licences de pêches sont accordées à l’issue d’un processus qui prend en compte la recherche scientifique, pour assurer un contrôle de la disponibilité de la ressource halieutique.
Le nouveau protocole met l’accent sur la capacité scientifique en conduisant une évaluation annuelle conjointe (à travers le comité scientifique conjoint UE-Sénégal) de l’impact de la pêche par les navires européens et des autres flottes ciblant les mêmes ressources.
L’Accord de partenariat de pêche durable entre le Sénégal et l’UE a permis de nombreuses réalisations en faveur des acteurs de la pêche depuis 2014. Citons  : la modernisation du quai de pêche de Hann ; la construction du quai de Ndangane Sambou ; les travaux de re-certification du navire de recherche Itaf Deme, l’immersion de 10 000 pots à poulpe tous les ans ; et celle de trois navires obsolètes pour créer des récifs artificiels de reproduction des espèces ; l’achat de 26 000 gilets de sauvetage et de 100 kits de géolocalisation pour renforcer la sécurité en mer des pêcheurs artisans.
Enfin l’Accord de pêche UE-Sénégal vise aussi à combattre le fléau de la pêche illégale (INN), première cause de mise en danger de la ressource halieutique. La surveillance des pêches est renforcée à travers des patrouilles aériennes, des patrouilles de surveillance côtière et les patrouilles exécutées par les Comités locaux de pêche artisanale. Plus largement l’Accord assure un cadre de coopération pour prévenir la pêche INN.
Par ailleurs, l’UE appuie le secteur de la pêche au Sénégal et dans la sous-région au travers de projets de gestion des pêches, de recherche et de surveillance, notamment les projets ADUPES, Fish4ACP, MESA, AOTTP, et PESCAO.

3,740 milliards FCFA de dettes à décaisser par l’Etat le 25 novembre 2020

https://www.financialafrik.com L’Etat du Sénégal procédera le 25 novembre 2020 au paiement des intérêts semestriels et au remboursement partiel du capital  de son emprunt obligataire dénommé Etat du Sénégal 6,30% 2015-2025 pour un montant de 3,740 milliards de FCFA (5,610 millions d’euros).
Les autorités gouvernementales sénégalaises avaient lancé avec succès, entre le 30 octobre et le 20 novembre 2015, un emprunt obligataire par appel public à l’épargne sur le marché financier de l’Union monétaire ouest africaine (UMOA) pour un montant de 50 milliards de FCFA. Cette opération avait nécessité l’émission de 5 millions d’obligations au prix unitaire de 10.000 FCFA.
L’objectif visé à travers cette somme collectée, était de financer, en partie, le déficit budgétaire de l’Etat de l’année 2015 estimé à 396,2 milliards de FCFA.
L’émetteur s’était engagé à verser aux investisseurs un taux d’intérêt annuel de 6,30% payable semestriellement sur une durée de 10 ans avec un an de différé et couvrant la période 2015-2025.
Quant au remboursement du capital, il était également programmé semestriellement, après une année de différé, à raison d’un dix-huitième (1/18) dudit capital.
Le gouvernement sénégalais a, jusqu’ici respecté tous ses engagements, le paiement de sa dette étant régulièrement assuré par le Dépositaire central banque de règlement (DC/BR) via les Société de gestion et d’intermédiation (SGI) et les banques teneurs de comptes agréées par le Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financier (CREPMF) de l’UEMOA.  Albert Savana

La masse monétaire atteint près de 6 000 milliards FCFA à fin août 2020

https://www.sikafinance.com Reflétant l’évolution de ses contreparties, la masse monétaire au Sénégal a progressé de +625,9 milliards FCFA, en variation annuelle, pour atteindre 5 949,8 milliards FCFA à fin août 2020, selon les chiffres officiels.
Cette évolution est perceptible principalement à travers les dépôts transférables qui ont augmenté de +363,6 milliards FCFA à 2 774,4 milliards FCFA. En outre, la circulation fiduciaire et les autres dépôts inclus dans la masse monétaire M2, se sont respectivement accrus de +95,7 milliards FCFA à 1 409,8 milliards FCFA et +166,6 milliards FCFA à 1 765,6 milliards FCFA.
Soulignons que cette augmentation de la quantité de monnaie est expliquée par le dynamisme des actifs extérieurs nets (+167,5 milliards FCFA) et celui des créances intérieures (+481 milliards FCFA).
Dans le détail, cette croissance des actifs extérieurs nets est imputable à l’accroissement des actifs extérieurs nets des banques primaires (+105,8 milliards FCFA) ainsi qu’à l’amélioration de la position extérieure nette de la Banque centrale (+61,7 milliards FCFA).
Concernant les créances intérieures, leur progression a surtout été imprimée par les crédits nets accordés à l’Administration centrale (+446,5 milliards FCFA) ; les créances sur l’économie n’enregistrant qu’une hausse de +34,5 milliards FCFA.Dr Ange Ponou

La BIDC obtient deux lignes de crédit de 95 M € auprès de l’allemand AKA

https://www.financialafrik.com La Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC) a obtenu deux lignes de crédit d’une valeur de 95 millions d’euros auprès du consortium bancaire AKA Ausfuhrkredit-Gesellschaft mbH (AKA). Ainsi, George Agyekum Donkor, Président de la BIDC et Marck WENGRZIK, Directeur Général (PDG) d’AKA, ont entériné l’accord via une conférence virtuelle symbolique le jeudi 12 novembre 2020. Cet accord de prêt sans précédent marque le début d’un partenariat mutuellement avantageux entrela bIDCet AKA.
Le contrat de prêt comprend une ligne de crédit d’un montant de 45 millions d’euros pour une durée de dix ans et une ligne de crédit renouvelable d’un an de 50 millions d’euros. Le but de ces importantes facilités de crédit sera de financer des projets dans le cadre du contrat d’exportation entre la West African Fertilizer Association (WAFA) et Ferrostaal Equipment Solutions GmbH. Les facilités de crédit seront utilisées pour construire des entrepôts et des usines, ainsi que pour acheter des engrais et du matériel agricole. La signature de l’accord de prêt est une étape importante pour les deux institutions car elle marque le début d’une coopération bilatérale dans le financement de projets d’importation clés dans le secteur de la finance verte ainsi que dans l’énergie hydraulique, solaire et éolienne.
Cette collaboration entre l’Afrique de l’Ouest et l’Europe a été conçue non seulement pour stimuler le commerce entre les deux régions, mais aussi pour offrir d’innombrables opportunités de création d’emplois, de compétences et de transfert de technologie. Étaient également présents à la conférence les Vice-Présidents de WAFA, M. Bakayoko Zoumana, et M. Innocent Okuku, le Commissaire à l’Agriculture de la CEDEAO, M. Sangaré, et le Directeur Général de Ferrostaal Equipment Solutions GmbH, Dr Manuel Probst. Le nouveau partenariat entre la BIDC et l’AKA contribuera sans aucun doute à intensifier et accélérer l’intervention de la BIDC dans l’agro-industrie de la CEDEAO et à améliorer la sécurité alimentaire dans la sous-région.  Albert Savana

Les importations évaluées à 356,7 milliards de FCFA en septembre 2020

https://www.lejecos.com L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) renseigne dans son bulletin mensuel des statistiques du commerce du mois de septembre 2020 que les importations du mois de septembre 2020 sont évaluées à 356,7 milliards de FCfa contre 293,7 milliards de FCfa au mois précédent, soit une augmentation de 21,5%.
Cette hausse est expliquée par celle des achats à l’extérieur de produits pétroliers (+92,5%), d’autres véhicules terrestres (+72,5%), de riz (+49,4%) et d’autres machines et appareils (+23,8%).
Cependant, ce relèvement des importations a été modéré par le repli des importations d’autres matériels de transport (-83,2%) et de machines et appareils pour les autres industries (-25,3%).
Comparées au mois de septembre 2019, les importations ont connu une hausse de 2,5%. Leur cumul à fin septembre 2020 s’est établi à 3 086,2 milliards de FCfa contre 3 096,4 milliards FCfa pour la période correspondante en 2019, soit un repli de 0,3%.
Les principaux produits importés, au cours de la période sous revue, sont les produits pétroliers finis (40,3 milliards de FCFA), les autres machines et appareils (31,9 milliards de FCFA), le riz (20,9 de FCFA), les autres véhicules terrestres (16,8 milliards de FCFA) et les produits pharmaceutiques (15,5 milliards de FCFA).
Les principaux fournisseurs du Sénégal ont été la France (16,2%), la Chine (10,9%), les Pays-Bas (7,1%), l’Inde (5,0%) et l’Espagne (4,9%).
Le solde commercial s’est établi à -217,2 milliards de FCfa au mois de septembre 2020, contre – 144,3 milliards de FCfa au mois précédent.
Cette détérioration du solde est expliquée par le renforcement du déficit vis-à-vis des Pays-Bas (-24,8 milliards de FCfa contre -8,1 milliards de FCfa au mois précédent), de la Chine (-37,1 milliards de FCfa contre -29,9 milliards de FCfa au mois précédent) et de la France (-56,2 milliards de FCfa contre -49,2 milliards de FCfa à la période précédente).Adou FAYE

Une baisse de 6,6% des exportations en septembre 2020

https://www.lejecos.com Les exportations du Sénégal sont ressorties, au mois de septembre 2020, à 139,5 milliards de FCfa contre 149,4 milliards de FCfa au mois précédent, soit une baisse de 6,6%. L’information est de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) dans son bulletin mensuel de septembre 2020.
L’Ansd souligne que ce repli est essentiellement dû à la contraction des expéditions de produits pétroliers (-61,4%), de titane (- 49,6%) et d’acide phosphorique (-47,3%). Cependant, le relèvement des exportations de crustacés, mollusques et coquillages (+77,2%) et d’or non monétaire (+21,2%)a amoindri cette baisse. Comparées au mois de septembre 2019, les expéditions se sont contractées de 5,8%.
Leur cumul à fin septembre 2020 s’est établi à 1 480,4 milliards de FCFA contre 1 502,4 milliards  FCfa pour la période correspondante en 2019, soit une contraction de 1,5%.
Les principaux produits exportés, au cours du mois de septembre 2020, sont l’or non monétaire (45,1 milliards de FCfa), les poissons frais de mer (11,5 milliards de FCfa), l’acide phosphorique (8,4 milliards de FCfa), les produits pétroliers (6,8 milliards de FCfa) et le ciment (6,1 milliards de FCfa).
Les principaux clients du Sénégal ont été la Suisse (21,1%), le Mali (13,3%), l’Australie (9,4%), l’Inde (7,4%) et l’Espagne (6,6%).Adou FAYE

Plombée par la contrebande : La Css menace de fermer boutique

https://www.lequotidien.sn Bousculée par la concurrence sur son marché du sucre de contrebande, la Compagnie sucrière sénégalaise ne parvient pas à écouler ses stocks depuis plusieurs semaines. En conséquence, elle se retrouve en difficulté de trésorerie, au point, indique Louis Lamotte, l’un des dirigeants de la boîte, que si la société ne vend pas dans les jours à venir, elle va devoir fermer boutique.
Les syndicalistes avaient attiré sonné l’alarme, comme dans l’édition du journal Le Quotidien du lundi 9 novembre dernier. Cette fois-ci, c’est un membre de la direction de la Compagnie sucrière sénégalaise (Css) qui monte au créneau pour décrier la situation difficile que connaît son entreprise. Pour Louis Lamotte, la Css va ni plus ni moins que vers l’arrêt de son activité. Cela, tout simplement par faute de moyens financiers.
Au cours d’un échange téléphonique hier, M. Lamotte a expliqué que même le paiement des salaires pour le mois de novembre est devenu hypothétique. La cause, «il nous faut trouver 1,5 milliard de francs Cfa pour payer les salaires, et à ce jour, on n’a pas vendu pour 30 millions de francs. Et d’ici la fin du mois, on ne vendra certainement pas pour 150 millions, et il faudra chercher plus d’un milliard auprès des banques pour payer, et ce n’est pas possible».
Il y a plusieurs semaines déjà que la Css ne vend plus, et se retrouve aujourd’hui avec plus de 30 mille tonnes de sucre dans ses dépôts, au moment où des commerçants («bien connus de tous», assure le cadre de la Css) continuent d’inonder le marché avec du sucre importé grâce à des Dipa (Déclara­tions d’importation des produits alimentaires) qui leur ont été complaisamment délivrées. En conséquence, les 8000 travailleurs de la Compagnie de Richard Toll, la plus grande compagnie industrielle du Sénégal, ne sont plus sûrs de percevoir leurs salaires, et encore moins, de la garantie de leur outil de travail. Cela, au moment où ils viennent d’entamer la nouvelle campagne agricole.
Louis Lamotte a en effet déclaré que la société en est aujourd’hui, «à plus de 70 milliards de crédit à court terme auprès des banques. Si on ne vend pas nos produits tout de suite, ce n’est pas la peine de démarrer la campagne. Nous avons démarré avant-hier (mardi 10 novembre, Ndlr), mais nous sommes dans des dispositions de tout arrêter, parce qu’on ne peut pas produire et stocker alors que le marché est encore occupé par du sucre introduit ici par des traders». La situation en est au point qu’aucune des banques de la place n’accepte d’accorder un crédit à la Css. «Ce qui ne s’est jamais produit dans ce pays, même au temps de Wade», déplorera le dirigeant de la Css.
La seule consolation pour lui, c’est que tout le personnel semble conscient de la difficulté de la situation. Au point que les délégués du personnel et les syndicalistes, réunis hier, prévoient de tenir un point de presse demain samedi à Richard Toll. Au cours duquel seront annoncées les actions que les employés de l’entreprise comptent déployer, dans l’optique de sensibiliser l’opinion nationale sur les conséquences d’un éventuel arrêt de la Css.

STRUCTURATION DU PROJET, ACCES AU FONCIER, DISPONIBILITE DE FINANCEMENT, PILOTAGE DES RESSOURCES HUMAINES…Les verrous des pôles de croissance agricole

http://www.sudonline.sn Les dix-sept (17) réformes phares du Plan Sénégal Emergent (Pse) doivent être engagées rapidement pour permettre aux trois agropoles intégrées (Sud, Centre, Nord) de jouer pleinement leur rôle en termes de développement agro-industriel. Ceci aux fins de résorber la question de l’emploi et de renforcer la valeur ajoutée des produits agricoles. C’est ce qui ressort d’un atelier de mise à niveau sur la Structuration du projet agropole Centre tenu hier, mercredi, à Dakar, à l’attention des journalistes économiques
De l’idée de projet à son opérationnalisation, en passant par sa structuration, il nécessite un temps, des ressources foncières, financières et humaines. Le Sénégal a initié, dans le cadre de sa politique d’emploi et de lutte contre l’émigration clandestine, de concert avec son partenaire au développement l’Union européenne (Ue), la création de trois agropoles intégrées (Sud, Centre, Nord) aux fins de renforcer la valeur ajoutée des produits agricoles et réduire la dépendance aux importations de produits agro-alimentaires.
Toutefois, ces pôles de transformation agro-alimentaire, avec des vocations définies autour des filières de l’agriculture et de l’élevage, combinant des infrastructures et des services partagés et un cadre incitatif attractif et simplifié, restent confrontés à un accès au foncier et au financement requis pour éclore. «Le dispositif de communication est fonctionnel, permettant ainsi de remonter directement les problèmes au président de la République pour qu’il prenne des décisions en Conseil des ministres», a dit, hier mercredi, à Dakar, Fama Diop, coordonnatrice de la cellule PMO, IT & Base de connaissances au Bureau Opérationnel de Suivi du Plan Sénégal Emergent (PSE), lors d’un atelier de mise à niveau sur la Structuration du projet agropole Centre. Et donc, ajoutera-t-elle, «aujourd’hui, l’essentiel des problèmes est lié au foncier et au financement. D’où la nécessité de prioriser les réformes foncières, mais également régler la question de la mobilisation des financements nécessaires à la mise en œuvre des pôles».
Au registre de la structuration du projet, beaucoup de difficultés sont notées, fait remarquer le coordinateur du pôle structuration du Bureau Opérationnel de Suivi du Plan PSE. «Certes, nous avons fait du benchmarking en Malaisie qui est un leader en la matière, mais la structuration des trois agropoles intégrées au Sud, au Centre et au Nord n’est pas chose facile, du fait que les différentes zones d’intervention ne sont pas identiques. D’où un certain retard noté dans la structuration du pôle Centre qui sera lancé le 16 du mois». Il poursuit : «le secteur privé est invité à s’y investir pour se densifier et ainsi participer activement à la création d’emplois et, par ricochet, à la croissance de l’économie nationale…»
A ces difficultés, viennent se greffer, selon le directeur général du Bureau Opérationnel de Suivi du Plan Sénégal Emergent (BOS/PSE), Ousseynou Kane, «les changements constants notés au niveau des responsables ou chefs de projets ou structures bien au fait des rouages, constitutifs des nombreuses pertes de temps.
Par conséquent, dans une dynamique constructive et pragmatique il serait bon de revoir tout cela». Sous ce rapport, il a émis le souhait de voir un meilleur pilotage des ressources humaines pour être en phase avec le fast tract prôné par le président Macky Sall.Jean Pierre MALOU

Autoroute à péage : les «impacts socio économiques et environnementaux» du projet mis à nu

http://lesoleil.sn Sur l’initiative du Collectif citoyen des usagers de l’autoroute à péage (Ccuap), un groupe de recherche, composé de sociologues, de géographes environnementalistes, d’un juriste, entre autres, a produit un rapport suite à une étude menée sur l’exploitation de l’autoroute à péage Dakar-Diamniadio-Aibd. Ledit rapport rendu public, jeudi, a révélé des impacts au niveau des usagers et des communes riveraines.
Dans ce document de 13 pages, il est relevé que les conséquences notées en matière de gestion environnementale sont les résultats d’une mauvaise planification urbaine. «Au Sénégal, l’urbanisme a été un urbanisme de rattrapage qui s’est contenté de corriger les dysfonctionnements, ceci malgré l’existence depuis la période coloniale, de plans directeurs d’urbanisme et de plans d’aménagement qui organisent l’affectation des sols», ont, d’emblée, noté Elimane Haby Kane et ses collègues. Qui pensent, dans la foulée, que la planification urbaine de ce projet -qui a fait déplacé plus de 41.000 personnes-, doit «s’émanciper des pesanteurs sociales et politiques qui veulent qu’à un problème structurel (le déficit de parcelles à bâtir et de logements), on réponde par des actions à courte vue».
A les en croire, l’urbanisme d’aujourd’hui doit être d’abord courageux socialement et politiquement, réaliste, mais aussi ambitieux et «en adéquation» avec les textes et les principes fondamentaux.
«Sur le plan socio-économique, relève le rapport, le paradoxe de cette infrastructure est de permettre la facilitation de la mobilité en réduisant les distances mais de provoquer un délitement des liens sociaux entre parents, proches amis et voisins des zones traversées par l’autoroute à péage».

Recommandations

Du point de vue financier, ces experts font constater que le contrat révèle un « grand déséquilibre entre le montant de la subvention publique et le montant du financement privé» au bénéfice du titulaire de la concession, SECAA. SA (dont le capital est détenu par EIFFAGE SA).
«Sur un coût d´investissement de 138 milliards, la subvention de l´Etat s´élève à 77,6 milliards. L´apport de Eiffage en financement privé n´est que de 61 milliards de FCA », lit-on dans ce document, qui précise qu’« Eiffage n´a investi que 20,8 milliards de FCFA en fonds propres, le reste de sa contribution financière étant pris en charge par les partenaires privés, notamment les banques. En plus de ce reversement, l´Etat apporte un concours financier sous forme de subvention d´investissement (77 673 025 000 FCFA) qui est sujet à des pénalités en cas de retard dans la mise à disposition des fonds (10% et 15%)».
Ces spécialistes ont, toutefois, émis dans leur rapport, un certain nombre de recommandations. Ainsi, ils appellent à «multiplier» les passerelles d’entrée et de sortie de l’autoroute à péage, à construire des canaux d’évacuation des eaux pluviaux dans les quartiers riverains, à achever le mur de clôture de l’ouvrage, à identifier et trouver des solutions sur les axes non fluides, notamment la réduction des gares de paiement.
Ils ont, également, invité l’entreprise française à «réduire les tarifs de péage, surtout dans les parties les plus fréquentées, (à) poursuivre et accélérer les travaux d’éclairage de l’autoroute», entre autres recommandations sur notamment la gestion environnementale.Salla GUEYE

Rentabilité de l’Autoroute à péage : EIFFAGE ROULE L’ÉTAT

https://www.lequotidien.sn Les auteurs du rapport accusent la compagnie d’augmenter ses charges pour diminuer les bénéfices de l’État
L’Etat du Sénégal a encaissé 28 milliards Cfa sur l’exploitation de l’Autoroute à péage, qui a généré 147 milliards Cfa de chiffres d’affaires en 10 ans. Un montant en deçà de ce que pouvait espérer le pays. C’est ce que révèle l’étude d’évaluation socio-économique et environnementale de l’exploitation de l’Autoroute à péage réalisée par Legs Africa.
L’Autoroute à péage Dakar-Aibd est très rentable. De 2009 à 2019, elle a fait un chiffre d’affaires de 147 milliards Cfa alors que ce sont 107 milliards qui étaient prévus. Soit un surplus de 40 milliards Cfa.  C’est ce que révèle l’étude d’évaluation socio-économique et environnementale de l’exploitation de l’Autoroute à péage réalisée par Legs Africa. Ainsi, l’Etat du Sénégal a empoché au total une somme de plus de 28 milliards Cfa. Seulement, d’après Dr Khadim Bamba Diagne, ces chiffres sont en-deçà de ce que l’Etat devrait gagner. L’enseignant-chercheur qui a participé à l’étude, a expliqué que l’entreprise Eiffage a usé de subterfuges pour minimiser les gains de l’Etat du Sénégal. «Sur 147 milliards, l’Etat devait toucher 21 milliards de taxe sur la valeur ajoutée (Tva) mais il n’a touché que 19 milliards Cfa. Sur les 147 milliards Cfa, l’Etat n’a reçu que 3 milliards Cfa d’impôt sur le bénéfice et l’impôt sur le revenu est de 2 milliards Cfa. Au total, l’Etat a gagné 28 milliards Cfa sur les 147 milliards Cfa de chiffre d’affaires», a déclaré Dr Khadim Bamba Diagne. Qui a détaillé la stratégie d’Eiffage pour ne payer que 28 milliards Cfa. «Une fois le chiffre d’affaires obtenu, les charges sont enlevées, et vous vous retrouvez avec la valeur ajoutée. Avec cette dernière, vous supportez d’autres charges, surtout salariales, et vous avez l’excédent d’exploitation. Vous cherchez le résultat d’exploitation. Vous créez des résultats exceptionnels avant d’arriver aux résultats courants avant impôt. Sénac a joué à un jeu simple et qui est passé. Ils ont augmenté les charges avant de payer l’impôt sur le bénéfice. Ainsi sur les 147 milliards Cfa, les résultats courants avant impôt sont de 10 milliards Cfa. Donc les 100 milliards sont des charges. A qui les a-t-on payés ? L’idée est de créer le maximum de charges pour payer le minimum de bénéfices possibles», a-t-il indiqué. Selon le chercheur, dans le contrat liant l’Etat du Sénégal à Eiffage, il était prévu pour l’entreprise exploitante des charges de 36 milliards Cfa. Mais ces dernières ont atteint 56 milliards Cfa à cause des travaux réalisés par Eiffage pour l’élargissement des voies de péage. «Comment un Etat peut-il laisser Eiffage augmenter ses charges de 20 milliards Cfa ? L’Etat a Ageroute pour les travaux. Comment peut-on laisser l’entreprise initier ses dépenses. Sénac n’avait pas prévu de faire d’investissements supplémentaires, et ce n’était pas son rôle de le faire. Sénac a fait plus de 8 milliards Cfa d’investissements complémentaires. Vu qu’il y a une augmentation nette du chiffre d’affaires, Eiffage a augmenté ses charges pour capter une bonne partie de ce chiffre d’affaires», a expliqué Dr Khadim Bamba Diagne. Qui a précisé que l’exploitation de l’Autoroute est confiée à Secaa s.a dont le capital est détenu par Eiffage. Selon les explications de l’enseignant-chercheur, Secaa s.a donne des marchés à des sociétés du groupe de Eiffage pour maximiser ses charges et payer moins d’impôts à l’Etat du Sénégal. «Secaa est juste un concessionnaire. Il travaille avec Eiffage tp, Eiffage Sénégal et Eiffage opération service. L’entreprise donne les marchés au groupe Eiffage. A la fin, le seul perdant, c’est l’Etat du Sénégal. L’idée c’est que Secaa se sacrifie pour le groupe Eiffage s.a», a conclu Dr Khadim Bamba Diagne. Qui invite l’Etat à acheter 25% des actions de Secaa s.a comme prévu dans le contrat, pour entrer au Conseil d’administration.

Digitalisation du suivi de l’exécution du Plan Sénégal Émergent

APA-Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane Diallo–Le Bureau Opérationnel de Suivi du Plan Sénégal Émergent (BOS-PSE) vient de se doter d’une plateforme numérique d’évaluation et de suivi du niveau d’exécution des programmes de développement du PSE.
Ce dispositif produit hebdomadairement sera alimenté à partir de données issues du terrain et collectées au sein des ministères sectoriels et structures d’exécution. « Cet outil révolutionnaire permettra, par exemple, au chef de l’Etat, quand il est à Dubaï ou New York, de recevoir toutes les informations sur l’énergie à moins de deux minutes sans faire recours à ses services », a expliqué le Directeur du BOS, Ousseynou Kane.
Ce tableau de bord est présenté chaque semaine en Conseil des ministres pour faire le suivi et partager les blocages dans l’exécution des projets, a-t-il indiqué, ajoutant que « s’il y a des blocages, nous informons l’autorité avec des propositions et solutions ».
M. Kane qui s’exprimait lors d’un atelier de mise à niveau et de partage avec le collectif des journalistes économiques sur la mission du BOS.
A en croire ce dernier, cet outil d’évaluation permettra aux différents ministres de répondre à tout instant aux interpellations du président de la République. « Il ne s’agit pas pour nous de dénoncer, mais c’est pour que chacun y voit son compte », a-t-il rassuré.
Ousseynou Kane a, par ailleurs, annoncé que le Bureau Opérationnel de Suivi du Plan Sénégal Emergent (BOS-PSE) procédera, lundi prochain, au lancement officiel de la structuration de l’agropole centre dédié aux régions de Kaffrine, Kaolack, Fatick et Diourbel.
L’objectif global de ce projet est d’élever le niveau de production des trois filières, que sont le sel, les céréales et l’arachide, mais également de booster toute la chaîne de valeur, pour créer un véritable écosystème dans ces régions centre du pays, a souligné le Dg du BOS/PSE.ARD/te/APA

Amadou Hott : Un Ministre au front de la relance économique !

https://www.rewmi.com Le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération Amadou Hott est au premier plan de la relance inclusive et résiliente post-Covid de l’économie nationale.  Comment le Sénégal compte-t-il passer de la résilience à la relance économique ?

Explications de Hott !

La pandémie de la Covid-19 a eu un impact sur toutes les économies. L’Afrique subsaharienne enregistrerait une récession avec un taux de croissance de -3,2 % en 2020, soit une première depuis plusieurs décennies. Au Sénégal, après une période de croissance soutenue de 6% en moyenne au cours des six (6) dernières années (2014-2019), la pandémie est venue porter un coup dur à l’économie nationale.
Pour contenir les impacts néfastes de la pandémie à coronavirus, le Gouvernement du Sénégal a, de manière inclusive, mis en place un Programme de Résilience économique et sociale (PRES).
Mieux le Sénégal mise sur le PAP2A estimé pour la période 2019-2023 à 14.712 milliards FCFA. Le PAP2A a connu une augmentation de 614 milliards (4%) par rapport au PAP II initial, avec une contribution attendue du privé à hauteur de 4.770 milliards de francs CFA.
Dans les projections, la mise en œuvre du PAP2 permettra de retrouver une croissance de l’ordre de 5,2% l’année prochaine, en 2021. Sur la période 2019-2023, le PAP requiert un financement de 22 milliards 400 millions de francs CFA d’euros dont le tiers est attendu du secteur privé avec la hausse de 50% du budget de la présente campagne agricole qui est passé entre 2019 et 2020, de 40 à 60 milliards de francs CFA, malgré la pandémie
Amadou Hott détaille ces enjeux et défis de ce programme de relance économique qui a fait l’objet d’un conseil présidentiel au Centre international de conférence Abdou Diouf, à Diamniadio.
L’ajustement sur la période 2021-2023 sera bâti autour d’un recentrage des priorités afin de mieux redynamiser la marche vers l’émergence. À cet effet, les nouveaux projets du PAP 2 ajusté et accéléré (PAP 2A) seront arrimés aux objectifs stratégiques de la phase II, avec un accent particulier orienté vers le développement endogène, porté par la quête des souverainetés alimentaire, sanitaire et pharmaceutique, avec un Secteur Privé national plus dynamique.
Au plan macro-budgétaire, les projets structurants et réformes clés à mettre en œuvre permettront de stimuler davantage l’investissement privé national et étranger, de diversifier les moteurs de la croissance et de renforcer la résilience de l’économie.
Des réformes devront accompagner la relance de l’économie, particulièrement dans les domaines de l’agriculture, de l’aquaculture, de l’industrie pharmaceutique et du développement numérique en vue notamment d’améliorer l’environnement des affaires.
En définitive, malgré la sévérité de l’impact de la crise sanitaire sur l’économie, la mise en œuvre du PAP II ajusté et accéléré devrait permettre de repositionner le Sénégal sur la trajectoire d’émergence initialement projetée dans la phase II. En effet, la relance rapide de l’économie à partir de 2021, accompagnée de réformes et d’investissements massifs, notamment dans les secteurs sociaux, l’agriculture, l’aquaculture, l’élevage, le numérique et l’industrie, permettra de réaliser un taux de croissance moyen de 8,7% sur la période 2021-2023.
Estimé pour la période 2019-2023, à 14 712 milliards FCFA, le coût global du PAP 2A a connu une augmentation de 614 milliards (4%) par rapport au PAP II initial. Globalement, la contribution attendue du privé dans le PAP 2A est estimée à 4 770 milliards de F CFA.
Le PAP 2A couvre l’ensemble des secteurs de l’économie nationale. Toutefois, une attention particulière est réservée aux secteurs prioritaires et de souveraineté.
La mise en œuvre du PAP 2A va nécessiter des mécanismes de financements innovants articulés autour des fonds d’amorçage, des fonds de garantie et d’appui au Secteur Privé.M. BA

Tidjane Thiam coopté pour faire du Rwanda le point d’entrée des investissements en Afrique

https://www.sikafinance.com Le financier ivoirien Tidjane Thiam, ex patron de Credit Suisse a été nommé à la tête de Rwanda Finance Limited (RFL), une institution gouvernementale rwandaise dont la mission est de faire du pays un centre commercial et financier de référence sur le continent.
La nomination a été rendue officielle par une note du RFL publiée ce 12 novembre.
Tidjane Thiam signe ainsi son retour sur le continent alors qu’il dirige le quatuor de l’Union africaine chargé de faire le plaidoyer en faveur de l’allègement de la dette publique des Etats de la région auprès de la communauté financière internationale.
Avec pour vision de faire du Rwanda la porte d’entrée des investissements en Afrique, Rwanda Finance Ltd bénéficie de l’appui du groupe britannique CDC et son homologue Casablanca Finance City du Maroc.
Tidjane Thiam fait son entrée au sein de l’institution en même temps que d’autres figures comme le Camerounais Diko Jacob Mukete, ex représentant de la BAD au Rwanda, ou encore Liban Soleman Abdi, ex président de l’agence de promotion des investissements du Gabon, qui a intégré le Conseil d’administration du Rwanda Development Board (RDB), agence en charge de la promotion des investissements dans le pays.
Il rejoint notamment au Rwanda son compatriote Eric Kacou qui a été coopté en juin dernier pour faire partir de Rwanda Development Board.
Rappelons également que Tidjane Thiam fait partir depuis juin dernier du conseil d’administration du groupe de luxe Kering.Jean Mermoz Konandi

8ème AfricaCom 2020 AWARDS-Aminata Kane Ndiaye remporte le « Prix du meilleur DG »

Le Groupe Sonatel peut exulter ! Le CEO de sa filiale Orange Sierra Léone, Mme Aminata Kane Ndiaye remporte le Prix du meilleur PDG en Afrique de la prestigieuse initiative AfricaCom 2020 Awards. Une consécration qui est le fruit d’un parcours riche en réalisations mais aussi en enseignement et surtout l’expérience consolidée dans un groupe leader dans le secteur des télécommunications en Afrique.
Patronne de la filiale Orange Sierra Léone, Mme Aminata Kane Ndiaye est désigné meilleur PDG en Afrique par la prestigieuse initiative AfricaCom Awards qui consacre annuellement les entreprises africaines les plus performantes ainsi que leur type de management.
Diplômée d’HEC Paris et titulaire d’un MBA au MIT, elle  incarne bien le leadership féminin dont l’Afrique a besoin pour la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD) et l’Agenda « L’Afrique que nous voulons » de l’Union Africaine (Ua). D’ailleurs, elle était l’unique femme sur la liste des lauréats de cette année.
Cette distinction confirme le travail jusque-là abattu par une dame qui a énormément contribué au rayonnement du Groupe Sonatel à travers les différents postes occupés.

Pour certains observateurs, cette consécration de Mme Ndiaye au AfricaCom Awards est une victoire pour le cercle des femmes managers et chefs d’entreprise qui réclament leur place dans le processus de développement de l’Afrique.

Ils insistent sur le fait que cette initiative distingue les dirigeants, entreprises et investisseurs dont la stratégie et les performances ont le plus contribué à la dynamique de croissance de l’Afrique sur l’année écoulée à travers cinq prix, allant du « CEO of the year » au  » Disrupter of the year ».
Les solides performances opérationnelles du Groupe Sonatel en est une parfaite illustration. Le chiffre d’affaires 2019 est de 1086,6 milliards de F Cfa, en hausse de 6,3% (+64,6 milliards) par rapport à 2018.
Une embelli et de bons résultats financiers portés en partie par la reprise de la croissance du parc mobile au niveau de certains compartiments, combinés à la bonne dynamique de recrutements dans des filiales comme en Sierra Léone.
Ainsi, lancée en 2016, Orange Sierra Léone ne cesse de jouer sa partition dans l’essor du Groupe Sonatel. Une dynamique qui s’est confirmée sous la direction Aminata Kane qui a apporté sa touche personnelle dans l’atteinte des résultats visés.
Grâce à son riche parcours, cette ancienne consultante en stratégie chez McKinsey & Company en France, est souvent invitée sur des plateaux de haute facture à l’image de l’Assemblée Annuelle des Nations Unies, le sélectif Forum de Davos, entre autres, pour partager son expérience mais surtout inspirer les jeunes africains.
Il faut rappeler que durant son séjour en France, Aminata Kane était à l’origine de stratégies et opérations pour des fournisseurs de télécommunications et de technologie, des banques et des fabricants de biens de consommation en Europe et en Afrique de l’Ouest.
A son actif s’ajoute ses réalisations à Orange Money au Sénégal, où elle était Directrice Marketing.
Un background riche qui confère à Mme Ndiaye les atours d’un manager taille XXL, en mesure de faire face aux défis actuels du monde de l’entreprise.Allafrica.com

Nouvelle ligne Haute Tension : une source d’énergie plus stable pour les usines de production de KMS

https://www.seneweb.com Dans le cadre du projet de construction de la Troisième Usine de Traitement d’eau potable de Keur Momar Sarr (KMS3), le Ministère de l’Eau et de l’Assainissement a réalisé, pour le compte du Gouvernement, une Ligne Haute Tension de 90 KV. Les travaux ont été confiés à la Société Nationale des Eaux du Sénégal (SONES) parallèlement à la réalisation de la nouvelle station de production d’eau potable KMS3.
Le raccordement nécessite un arrêt de l’Usine KMS1 et 2 pendant 10 heures ce samedi 14 novembre 2020. Les travaux démarrent à 7 heures et se terminent donc à 17 heures au plus tard. Cette infrastructure hydraulique couvre 30% des besoins de Dakar, soit 130.000 m3/jour. La décision de raccordement est prise par la SONES en relation avec son partenaire SEN’EAU et en accord avec la SENELEC. Les équipes techniques de la SONES et la SEN’EAU travaillent en parfaite harmonie pour alléger les désagréments qui pourraient être causés par ce raccordement : baisse de pression, manque d’eau notamment.
Les conséquences de ce raccordement sont murement étudiées. Dans ce cadre, une ligne électrique de secours permettra de réduire le temps d’arrêt de l’usine et, par la même occasion, garder au moins 50% de la production pour une bonne partie de la journée du samedi. A Dakar, la SEN’EAU renforcera son dispositif de camions-citernes dans les quartiers impactés par ces perturbations.
La Ligne Haute Tension de 90 KV offre des avantages certains par rapport à la Ligne Moyenne Tension de 30 KV qui alimente d’autres usagers en route et est plus sujette à des ruptures de service (chutes de tension, délestages). Cette instabilité notée par moments ne garantit pas toujours la continuité du service d’eau potable et un prix plus compétitif au KWh. La Ligne Haute Tension, elle, sera exclusivement dédiée aux usines de production d’eau potable. Elle a été construite entre Sakal (point de départ sur la route de Saint-Louis) et Keur Momar Sarr (sur les bords du Lac de Guiers) sur 30 kilomètres.

E-commerce mondial : le Sénégal évalue ses atouts

https://www.financialafrik.com Le ministère du commerce du Sénégal, de concert avec CUTS international Geneva, a organisé jeudi 12 novembre à Dakar, des travaux sur le commerce électronique à l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Cette rencontre entre dans le cadre des récentes Initiatives de la Déclaration Conjointe de l’OMC sur le commerce électronique (« IDC »).
Cet atelier (au cours duquel 6 thèmes principaux seront abordés) a pour objectif principal de faire le point sur le secteur du e-commerce afin d’identifier les priorités. Au cours de ces assises, une étude (faite par UK Trade and investment Advocacy Fund, TAF2+) sera présentée à l’ensemble des acteurs du commerce électronique au Sénégal.
Les parties prenantes (techniciens, opérateurs économiques, administrateurs) adopteront une voix à suivre dans les principaux thèmes du commerce électronique couverts par l’IDC.
Ce séminaire permettra de faire des recommandations, mais également de voir si le Sénégal va devenir membre de l’IDC.
Les acteurs aborderont également 3 points essentiels à savoir les priorités et les intérêts nationaux dans ces domaines, les positions de négociation commerciale internationale et l’élaboration de stratégies nationales efficaces pour l’avenir.
Le directeur du commerce extérieur du Sénégal, Boubacar Mbodj, a expliqué qu’avant d’engager le Sénégal à l’IDC, il faudra étudier les implications, faisant l’objet de cette rencontre. Il s’agit, souligne-t-il, d’examiner avec les acteurs les conclusions de cette étude. Et à partir de ce moment, voir quelles seront les orientations en vue d’une probable adhésion.
Pour sa part, le directeur de cabinet du ministère du commerce, Ousmane Goudiaby, a soutenu que compte tenu des avantages qu’offre le commerce électronique, le Sénégal doit créer un environnement favorable en vue de son expansion au niveau de tous les secteurs d’activités. Le responsable a indiqué que la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) à travers une étude a estimé que l’Afrique comptait au moins 21 millions d’acheteurs en ligne en 2017. Ce nombre augmente de 18% par an depuis 2014, soit 6% de plus que la moyenne mondiale.
S’aventurant à ses statistiques, Ousmane Goudiaby a également mentionné qu’environ 264 startups sont opérationnelles sur le continent, permettant de créer jusqu’à 3 millions d’emplois liés au marché en ligne. À cet effet, l’Afrique rejoint ainsi le monde florissant des économies numériques.
À ce jour, sur les 149 pays membres de l’OMC, 100 ont déjà adhéré à l’IDC. Parmi eux, figurent des pays africains dont le Bénin, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Nigéria et le Kenya Ibrahima jr Dia

«Samedi de l’économie» du 14 novembre 2020–10h30-13h45 GMT

Thème : 60 ans après les indépendances : quel bilan économique et social pour l’Afrique ?
Lieu : Séance virtuelle via Zoom
Intervenants  :
Pr. Moustapha Kassé, Doyen honoraire la FASEG (UCAD)
Dr. Chérif Salif Sy, Directeur du Forum du Tiers Monde (FTM)
Modérateur : Dr. Alioune Sall, Directeur exécutif de l’Institut des futurs africains
Participer à la réunion Zoom
https://us02web.zoom.us/j/85014321317?pwd=QVpJZUZNdmRvTUVBTFgycXhoeEtzQT09
ID de réunion  : 850 1432 1317
Code secret  : 187595
Introduction
Cette année 2020 marque le 60e anniversaire de « l’indépendance » de la plupart des pays africains. C’est l’occasion d’évaluer le bilan de ces pays au cours de ces six décennies. Un regard rétrospectif montre que ce bilan reste mitigé pour le continent dans son ensemble. La pandémie de la Covid-19 a exposé l’échec des politiques de « développement » suivies par la plupart des pays africains.

Des économies extraverties

L’un des facteurs explicatifs de cet échec est la nature du modèle adopté par ces pays. C’est un modèle extraverti, illustré par des économies étroitement liées à celles des anciennes métropoles et dominées par les exportations de produits de base. En outre, depuis plus de six décennies, ce sont des forces extérieures, les « partenaires au développement » bilatéraux ou multilatéraux, qui définissent les politiques de « développement » de l’Afrique. En 2011, le rapport de la CEA sur l’Afrique indique que celle-ci a connu neuf modèles de « développement » imposés de l’extérieur, qui ont tous échoué, avec les conséquences économiques et sociales que l’on sait.
On a noté que chaque fois que les Africains eux-mêmes prenaient l’initiative de proposer leur propre agenda, la Banque mondiale, le FMI, l’Union européenne, les Etats-Unis, entre autre, essayaient de remettre en cause ces initiatives. Cela explique les échecs du Plan d’Action de Lagos (PAL), du Traité d’Abuja, ainsi que ceux d’autres expériences au niveau continental ou régional.

L’échec du paradigme néolibéral

Ces influences extérieures, notamment celles des institutions financières internationales, ont accentué la nature extravertie des économies africaines en imposant un modèle de « développement » tiré par les exportations. L’échec de ce modèle est surtout illustré par le drame que vit la jeunesse africaine, tant sur le plan de la formation que de l’insertion dans la vie active, comme le montrent les tragédies liées à l’émigration dite « clandestine ».
Une autre conséquence de l’échec de ce modèle de « développement » est le démantèlement de l’Etat hérité de la colonisation, par les programmes d’ajustement structurel imposés par la Banque mondiale et le FMI.
La faillite du modèle néolibéral et les échecs des expériences passées ont poussé l’Union africaine à proposer un programme pour transformer l’Afrique d’ici 2063. Mais l’Agenda 2063 pourra-t-il s’affranchir de l’influence de la pensée dominante et conduire à un développement autocentré du continent ? Seul l’avenir nous le dira

Agenda

10 : 30-10 : 45 : Ouverture du Zoom et accueil des participantes/participants
10 : 45-11 : 00 : Mots de bienvenue (ARCADE)
11 : 00-11 : 15  : Introduction du modérateur, Dr. Alioune Sall
11 : 15-12 : 00 : Communications du Pr. M. Kassé et du Dr. CS Sy
12 : 00-13 : 00 : Débats
13 : 00-13 : 30  : Réactions du Pr. Kassé et du Dr. Sy
13 : 30-13 : 45 : Résumé & conclusion du modérateur

La Poste Sénégal signe avec Spacecom pour fournir un service Internet de haute qualité dans les zones éloignées

(Agence Ecofin) – La Poste Sénégal va améliorer l’accès des populations rurales à l’Internet haut débit. Elle a signé un accord à cet effet avec Spacecom. Il prévoit l’arrimage de la société publique au satellite AMOS-17 qui renforcera ensuite la connectivité dans 200 bureaux de poste éloignés.
Spacecom est le nouveau fournisseur de service Internet (FSI) de La Poste du Sénégal. L’opérateur satellite israélien l’a dévoilé le 11 novembre 2020. Le contrat pluriannuel signé entre les deux parties verra l’arrimage de La Poste au satellite AMOS-17 qui lui fournira une communication réseau robuste, sécurisée et fiable via un faisceau en bande Ku qui reliera ensuite ses sites VSAT à son hub de Dakar.
Avec cette connectivité de haute qualité qui desservira ses 200 bureaux de poste éloignés, La Poste souhaite contribuer à la réduction de la fracture numérique en fournissant un accès aux services Internet et à des applications supplémentaires à ses clients ruraux dans tout le pays.
Abdoulaye Bibi Balde, le président-directeur général de La Poste, explique que la société publique « cherche toujours à améliorer les services qu’elle fournit à ses clients et a envisagé un plan pour réduire la fracture numérique à travers le Sénégal. Pour ce faire, nous devions augmenter notre capacité et trouver un fournisseur de satellites et de solutions pour l’entreprendre. Spacecom s’est avérée être l’entreprise idéale avec laquelle s’associer ».
Pour Albert Khayat, le vice-président de Spacecom pour l’Afrique de l’Ouest, « ce contrat à long terme marque une étape importante pour Spacecom alors que nous nous apprêtons à pénétrer davantage la région francophone d’Afrique ».

Mouvement d’humeur des techniciens de l’agriculture : Le secrétaire général du MAER appelle à l’arrêt des grèves

https://www.dakaractu.com Après avoir tourné le dos à leur travail sur  l’étendue du territoire national, les techniciens de l’agriculture comptent remettre ça ce lundi en décrétant 72 heures de grève.
Le syndicat des techniciens de l’agriculture du Sénégal déplore le niveau de rémunération de ses syndiqués, la non prise en charge des indemnités de logement etc.
Ce matin, le secrétaire général du ministère de l’agriculture et de l’équipement rural, Papa Malick Ndao, qui prenait part à Kaolack au forum sur les sociétés coopératives organisé par le Copéga, a tenu à rassurer les grévistes sur la poursuite des pourparlers afin de trouver des arrangements « possibles », notamment le point relatif aux indemnités de logement. Mr Ndao a aussi fait appel aux membres du Synttas pour que les grèves puissent cesser..

Forum sur la RSE en Afrique : des entités lancent un appel pour de meilleurs partenariats public-privé-diaspora

(SANTÉ EN ENTREPRISE) – Le 1er Forum Afrique Santé RSE et Impacts Awards présente un Baromètre de la RSE en Afrique, récompense 4 initiatives à travers un Prix d’Excellence, lance un appel à l’action pour renforcer les partenariats public-privé-diaspora dans le domaine de la santé en Afrique.
Le cabinet Afrique RSE, l’association Santé en Entreprise (SEE), la plateforme d’engagement B4GH et le magazine Dirigeantes ont co-organisé le 6 novembre 2020 à Paris le 1er Forum Afrique Demain consacré à la Responsabilité Sociétale de l’Entreprise (RSE) intitulé « Après la crise sanitaire, quelle RSE dans le domaine de la santé en Afrique ? ». Evènement en format 100% virtuel, le forum, qui a réuni plus de 25 intervenants et plus de 300 inscrits issus de plusieurs pays européens et africains, visait à mettre en valeur les entreprises, fondations et organisations ayant un leadership et une vision reconnus en matière de RSE et d’investissement à impacts positifs dans le domaine de la santé dans les pays francophones en Afrique.

Cette première édition a permis de délivrer des résultats concrets  :

Un baromètre de la RSE en Afrique, réalisé par le cabinet Afrique RSE à partir d’une enquête auprès d’acteurs impliqués et de l’étude des déclarations de performance extra-financière de 80 entreprises du SBF 120 ayant des filiales en Afrique, a été présenté.
Quatre panels thématiques ont permis d’aborder les principaux enjeux, d’analyser les principaux défis à relever, de présenter des actions exemplaires et d’identifier les opportunités sur des sujets-clés pour le continent africain  :  les politiques publiques et les modèles de financement à mettre place pour renforcer le rôle social des entreprises et générer des écosystèmes de santé innovants et résilients ; le contenu local de l’industrie pharmaceutique en Afrique ; les nouvelles pratiques de RSE à favoriser avec l’émergence des entreprises à mission ; les partenariats à mettre en place pour l’atteinte des objectifs de la couverture sanitaire universelle (CSU).
Des Prix d’excellence, les Afrique RSE Santé et Impacts Awards 2020,  ont récompensé des initiatives dans 4 catégories  : 1) meilleure initiative pour l’amélioration de la santé des communautés locales au Centre de Formation et Appui au Développement (CEFAD, Guinée) pour les actions intégrées de promotion de l’hygiène et de lutte contre les maladies transmissibles (paludisme, maladies d’origine hydrique,  VIH/SIDA ) menées dans le secteur minier en Guinée ; 2) meilleure initiative de la diaspora dans le domaine de la santé en Afrique à l’Association contre la tuberculose et les maladies endémiques (ACTUME, Mauritanie) pour la mise en place de Caravanes santé et de pharmacies communautaires en Mauritanie. 3) meilleure initiative de Partenariat Public-Privé (PPP) dans les domaines de RSE et de la santé en Afrique à l’application DiagnoseMe au Burkina-Faso (attribué à Faso Civic, Société Générale BF, Orange BF, PNUD BF et Ministère de la santé) ; 3)  Prix de l’action remarquable de lutte contre le COVID-19 décerné à la start-up NAYA Limited (Cameroun) pour  le déploiement d’une  solution de mobile money favorisant l’inclusion financière et sociale des populations vulnérables, l’accès et la continuité des soins en contexte  de pandémie COVID.
Enfin, un appel à l’action a été lancé par des chefs d’entreprises et responsables d’organisations patronales et de la diaspora.
Parmi les organisations et entreprises intervenant au Forum  :  la Commission européenne, l’Union Africaine, BPI, l’Organisation Mondiale de la Santé, Union for Global Health, Fondation Ecobank, Brasseries du Cameroun (Groupe Castel), KPMG France, Genemark (Cameroun), Galpharma Tunisie, Institut Pasteur Sénégal, Fédération Internationale Pharmaceutique, LafargeHolcim Guinée, Société Générale, Ménara Holding, SUNU, MEDx eHealthCenter.
Cette initiative est soutenue par le Club Efficience, le Conseil français des Investisseurs en Afrique (CIAN), la Conférence Permanente des Chambres consulaires Africaines Francophones (CPCCAF), le Conseil Présidentiel pour l’Afrique (CPA), French Healthcare, LEEM, MEDEF International, Plateforme Mondiale des Femmes entreprenantes, Affectio Mutandi, Ubiznews, 35° Nord.  http://www.lesdirigeantes.com/

IMPACT COVID-19 SUR L’ECONOMIE NUMERIQUE : Des formations pour des milliers de jeunes professionnels sénégalais

http://www.enqueteplus.com Outiller les jeunes du Sénégal avec des compétences digitales indispensables, à l’ère de l’expansion de l’économie numérique qui s’est accélérée avec la Covid-19. C’est l’objectif visé par Social Change Factory, en collaboration avec Microsoft, LinkedIn et GitHub. Les responsables de ces entreprises l’ont fait savoir hier, lors d’une vidéoconférence.
En 2020, le monde a connu le début de la Covid-19, entraînant la perte de millions d’emplois dans le monde. De plus en plus, l’une des mesures clés nécessaires pour favoriser une reprise économique sûre et réussie consiste à ‘’élargir’’ l’accès aux compétences numériques nécessaires pour occuper de nouveaux emplois.
‘’Et l’une des clés d’une reprise véritablement inclusive est la facilitation de l’accès aux compétences numériques pour les personnes les plus touchées par les pertes d’emploi, notamment les personnes à faibles revenus, les femmes et les minorités sous-représentées’’, indique le communiqué final de la conférence de presse virtuelle de Social Change Factory, en collaboration avec Microsoft, LinkedIn et GitHub.
Ainsi, la note renseigne que Microsoft a lancé Global Skills Initiative pour renforcer les compétences digitales de 25 millions de jeunes dans le monde. L’objectif principal est de renforcer leur profil professionnel avec des compétences très recherchées, pour juguler le taux de chômage très élevé chez les jeunes, accentué par la Covid-19. ‘’La plateforme de cours en ligne, disponible sur le réseau professionnel LinkedIn, donne accès à des contenus d’apprentissage de haute qualité, gratuitement, allant des compétences numériques générales aux compétences techniques avancées’’, renchérit le document.
Ces cours permettront aux apprenants, d’après les initiateurs, d’obtenir les aptitudes nécessaires à des postes-clés comme ceux de chef de projet, de marketing digital, d’analyste de données, de développeurs de logiciels. ‘’Alors que nous continuons de faire progresser la transformation numérique à travers le continent, il demeure très important pour nous d’identifier et de nous associer avec des organisations et des institutions capables de nous aider à nous mettre à l’échelle des initiatives comme celles-ci – en apportant en fin de compte une prise de conscience et un accès à ces ressources indispensables, d’autant plus que nous nous aventurons dans la nouvelle normalité’’, dit la responsable Business PME pour le Moyen-Orient et l’Afrique-Marchés émergents chez Microsoft, Yacine Barro Bourgault.
Pour sa part, le directeur exécutif de Social Change Factory a soutenu que chaque personne devrait ‘’avoir l’opportunité’’ de développer son propre potentiel. ‘’Cette initiative offrira à beaucoup de jeunes l’opportunité de développer leurs compétences sur les métiers du futur et ainsi de renforcer leur profil professionnel et leur accès au marché de l’emploi’’, témoigne M. Ngom.
Il convient de noter qu’à la suite de ces cours, l’apprenant pourra bénéficier de certifications Microsoft et LinkedIn, reconnues pour multiplier les chances d’obtenir le poste souhaité. Ces certifications montrent aux employeurs que le demandeur d’emploi possède les compétences requises pour des postes tels que Responsable commercial, Analyste de données, Administrateur informatique et bien d’autres.
Ces fonctions, d’après le document, ‘’déjà très demandées’’ aujourd’hui au Sénégal, avec la transformation numérique croissante de l’économie post-Covid-19, devraient encore augmenter. ‘’La Covid-19 a créé une crise à la fois sanitaire et économique, et alors que le monde se redresse, nous devons nous assurer que personne n’est laissé pour compte. Aujourd’hui, nous rassemblons les ressources de Microsoft, y compris celles de LinkedIn et de GitHub, pour ré-imaginer la manière dont les gens apprennent et appliquent de nouvelles compétences et aider 25 millions de personnes confrontées au chômage, en raison de la Covid-19, à se préparer aux emplois de l’avenir’’, soutient le DG de Microsoft, Satya Nadella.MARIAMA DIEME

BLOCAGE DES RETENUES SUR LES SALAIRES, NON RENOUVELLEMENT A TEMPS DES MOBYLETTES DE CONTRAT, BAISSE DES DOTATIONS DE CARBURANT… Le Sates/Sen’Eau crie au scandale et exige de la Direction générale des mesures fortes

https://www.jotaay.net Moins d’un an après son démarrage, le Syndicat autonome des travailleurs des eaux du Sénégal vit un calvaire avec Sen’Eau. En effet, la quasi-totalité des promesses qui leur avaient été faites ne sont toujours pas respectées. Pour le secrétaire exécutif dudit syndicat, la direction doit ouvrir des négociations sérieuses.

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«Voilà dix mois que nous avons cheminé avec la Sen’Eau, avec beaucoup d’espoir au départ, pour la grande majorité des travailleurs et surtout pour nous partenaires sociaux, c’était une période d’ouverture afin de renforcer le dialogue social», ont commencé par dire Elimane Diouf et ses camarades qui ajoutent que ces derniers mois n’ont été que d’espoirs déçus.
Pour le Sates, aucune négociation franche et sérieuse n’a été menée entre la direction et les syndicats.«En lieu et place d’un dialogue franc, nous avons assisté à un ralentissement dans les discussions et surtout un amateurisme dans la gestion des ressources humaines. Nous en avons pour exemples les nombreuses incohérences dans les notes d’organisations et de services et surtout sur la question liée à l’avancement du personnel cette année», soutiennent-ils
Avant de poursuivre : «certains expatriés tentent injustement de dévaloriser certains postes (chef de division, chef de service, etc.). Nous notons également des nominations ou affectations qui sonnent souvent comme du copinage ou des règlements de comptes qui ne font que rajouter au malaise et au découragement dans certaines Directions».
A cela s’ajoutent, d’après le Sates, le blocage des retenues sur les salaires pour le Fcp, du savon aux ayants droit, le non renouvellement à temps des mobylettes de contrat, des caisses à outils, la baisse des dotations de carburant, le retard du recrutement du deuxième médecin, l’absence d’ambulance à Hann et Ngnith…
Face à ces constats et aux violations des accords d’établissement, le Sates/Sen’Eau dénonce ces situations inacceptables et exige de la Direction générale des mesures fortes afin de pallier définitivement ces manquements.«La résolution du dernier conseil des délégués exige de la Direction générale la régularisation sans délai de ces manquements graves. Elle dénonce entre autres l’utilisation abusive des contrats de stage (sur 24 mois) pour des postes pleins sans couverture santé ou matériel de travail pour ces jeunes. Le Sates/Sen’Eau appelle au respect par la Direction de tous les acquis et à l’ouverture de négociations sérieuses sur le Mémorandum de travailleurs», s’indignent-ils. Khadidjatou DIAKHATE

NAUFRAGE EN MÉDITERRANÉE  : Six morts dont un bébé de 6 mois

Six personnes sont mortes à la suite du naufrage de leur canot en mer Méditerranée au large des côtes libyennes. Un bébé de 6 mois n’a pas pu être réanimé. L’Open Arms, le seul navire humanitaire présent dans la zone, a en outre pu secourir plus de 260 migrants.
Au moins six migrants ont péri noyés mercredi 11 novembre dans le naufrage de leur embarcation en Méditerranée, malgré l’intervention du navire humanitaire Open Arms. Parmi les victimes, se trouve un bébé de 6 mois, originaire de Guinée, prénommé Joseph. Le nourrisson est décédé en attendant les secours.
L’ONG a diffusé sur son compte Twitter des photos de son équipe médicale tentant en vain une intervention sur l’enfant. D’autres cas graves sont encore en attente de soins à bord. Les gardes-côtes italiens ont annoncé l’envoi d’un bateau de secours avec des médecins, en provenance de Lampedusa, pour évacuer les patients les plus urgents.
En un peu plus de 24 heures, l’Open Arms aura lancé trois opérations de sauvetage. La première a permis de secourir 88 personnes, la deuxième, une centaine, la troisième, une soixantaine.
Le navire comptait donc – avant l’arrivée des gardes-côtes italiens – un total de 263 migrants à son bord.
Lors de la deuxième opération de secours, l’ONG espagnole avait tiré la sonnette d’alarme : « Nos secouristes sont dans l’eau cherchant à sauver environ 100 personnes », avait-elle écrit sur Twitter. « L’embarcation s’est brisée, voici ce qui se produit quand on abandonne des personnes en mer pendant des jours. »
Les secouristes avaient dû se jeter à l’eau pour récupérer hommes, femmes et enfants tombés à la mer lorsque leur bateau pneumatique surchargé s’est disloqué au large de la ville libyenne de Sabratha. Les corps de cinq migrants noyés avaient été remontés à bord.Source : Infos migrants

ABSENCE DE DEUIL NATIONAL, COMMUNICATION INSUFFISANTE ET SUR LA DEFENSIVE, FAMILLES LIVREES A LEUR SORT : L’Etat snobe les victimes de l’émigration irrégulière

http://www.sudonline.sn La réaction du gouvernement n’est pas trop ressentie, après la série de drames qui continue de frapper beaucoup de familles ayant perdu un ou plusieurs des leurs en mer. Avec la résurgence de l’émigration clandestine par voie maritime, des centaines de jeunes à la recherche d’un «avenir meilleur» sont engloutis par l’océan atlantique. A part un tweet du président Macky Sall, un communiqué du gouvernement, quelques déplacements d’autorités locales, rien n’a été constaté. Les familles, dont certaines peinent encore à faire le deuil de proches (filles ou filles) disparus parque n’ayant aucune certitude/confirmation sur leur mort, sont laissées à elles-mêmes
Des Sénégalais ont décidé de faire des réseaux sociaux un moyen de mobilisation pour rendre hommage aux victimes de l’émigration irrégulière. Ils se donnent rendez-vous, ce vendredi 13 novembre 2020, pour une Journée de commémoration et de prières en la mémoire des centaines de jeunes à la quête d’une «vie meilleure» dans l’Eldorado européen, mais qui sont malheureusement morts noyés dans l’océan atlantique. La démarche de ces citoyens semble combler un vide laissé par les autorités étatiques qui tendent à ne pas accorder au phénomène trop d’importance et à ne pas reconnaître l’ampleur qu’on lui «donne».
A part un communiqué du gouvernement qui revient sur les départs et l’interception de 5 pirogues entre le 7 et le 25 octobre, ou encore l’annonce que les opérations de surveillance en mer sont en train d’être menées avec des moyens aériens et navals renforcés ; une coordination est assurée en permanence pour prévenir les risques. Dans le même communiqué, il est dit que le président de la République, dans le cadre de la coordination gouvernementale, a donné des instructions pour «mutualiser les efforts» et a lancé un appel aux populations à plus de vigilance et à la collaboration avec les Forces de défense et de sécurité pour préserver la vie des jeunes, tentés par l’émigration clandestine.
Par la même occasion, le président Macky Sall avait exprimé sa compassion et sa solidarité aux familles des personnes disparues. Un soutien qu’il avait exprimé plutôt à travers un tweet, après l’explosion d’une pirogue en mer qui a fait au moins 140 morts selon l’Organisation internationale pour les migration (OIM), information démentie par le Secrétariat général du ministère de l’Intérieur sans donner à ce jour le nombre réelle de victimes, et en Conseil des ministres.

PLUTÔT QUE DE DONER DES GAGE ET ASSURANCE… AUX JEUNES, L’ETAT EST DANS LE DÉNI…

La réaction du gouvernement face au drame de l’émigration clandestine qui est en train de décimer plusieurs ménages, surtout des pêcheurs, c’est aussi la visite du tout nouveau ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et de Désenclavement, par ailleurs maire de Saint-Louis, aux familles de ses administrés ayant péri en mer. Mansour Faye était à Pikine, un quartier de St-Louis où l’on a dénombré une vingtaine de décès dans l’explosion de leur pirogue, en partance pour l’Espagne, au large de Mbour, la nuit du jeudi 22 au vendredi 23 octobre 2020. A part ces quelques actes, rien de plus. Si ce n’est un démenti des 480 morts en mer (estimations de l’Ong Alam Phone) et des responsables du gouvernement qui tentent de récuser la morosité économique évoquée comme étant un des facteurs qui pousse les jeunes à choisir l’émigration irrégulière.
Pourtant, à des occasions pareilles, c’est le président de la République, Macky Sall, qui se déplace pour présenter ses condoléances aux proches des compatriotes victime. Des ministres sont aussi envoyés auprès des familles des victimes pour les réconforter ou même un deuil national est décrété ; c’est selon. Mais, de toute façon, l’on sent la présence de l’Etat pour réconforter les familles et indiquer la meilleure attitude/voie. Ce qui ne semble pas être le cas. En ce moment où le pays, qui continue de perdre des bras valides, par centaines, et les jeunes tentés par l’aventure ont besoin de gages et d’assurance… les autorités excellent dans le déni de l’ampleur du phénomène et du nombre de victimes.

DEUIL NATIONAL APRÈS L’INCENDIE DU DAAKA, LA BOUSCULADE DE MOUNA, LE DRAME DE BOFFA BAYOTTE…

Des évènements tragiques, certes, mais avec moins de victimes que les décès de jeunes migrants notés ces dernières semaines, avaient poussé les autorités à décréter un deuil national. En janvier 2018, le président de la République avait décrété un deuil national de deux jours suite au drame de Boffa-Bayotte. «Le président de la République a décrété un deuil national de deux jours, à compter du lundi 8 janvier, pour honorer la mémoire des victimes de l’attaque armée survenue le 6 janvier 2018 dans l’arrondissement de Niaguis, département de Ziguinchor.
Pendant cette période, le drapeau national est en berne et des minutes de silence sont observées durant toutes les cérémonies officielles. Les rassemblements et autres cérémonies de réjouissance sont interdits sur l’étendue du territoire national», lisait-on dans un communiqué publié le 7 janvier 2018. Aussi, après l’incendie survenu au Daaka de Médina Gounass, en 2016, le chef de l’Etat avait décrété un deuil national d’une durée de trois jours. Il a démarré le mardi 18 avril. L’incendie du Daaka avait occasionné une trentaine de morts et une centaine de blessés. En octobre 2015, des Sénégalais en pèlerinage à la Mecque avaient succombé, après la bousculade de Mouna.
De retour d’un voyage au Etats-Unis, le président Macky Sall avait aussitôt pris la décision de décréter un deuil national de 3 jours, avec comme conséquence, le drapeau national mis en berne pendant tous les 3 jours. Le bilan officiel de la bousculade de Mouna est de 54 victimes sénégalaises. En avril 2017, après le drame de Bettenty, le président Macky Sall s’y est rendu pour présenter ses condoléances aux familles éplorées. Le chavirement d’une pirogue dans cette localité avait coûté la vie à une vingtaine de femmes. Sur place, il avait annoncé de mesures fortes pour lutter contre les accidents à la nature du drame dans les zones côtières.
Bref, à plusieurs occasions également, le chef de l’Etat s’est déplacé pour des condoléances ou porter son soutien à des Sénégalais en détresse. Et pourtant ce sont des familles qui sont décimées par la perte d’un être cher, parti brutalement parfois même sans avertir. Et la posture des autorités semble épouser leurs réactions par rapports à ceux qui indexent l’échec des nombreuses politiques surtout de jeunesse comme étant la cause de l’amplification du phénomène.Fatou NDIAYE

Migration irrégulière : Plus de 100 migrants de retour au bercail.

https://www.dakaractu.com Plus de cent migrants qui étaient partis en Europe de façon irrégulière, ont été rapatriés ce soir vers le Sénégal, renseigne une source anonyme à Dakaractu Mbour.
Ces personnes qui avaient été pour la plupart secourues en mer et détenues dans des camps de réfugiés en Espagne, mais aussi au Maroc retrouvent ainsi leur point de départ.
Pour l’heure, on ne connait pas les conditions prises par les autorités pour les aider à se reconstruire une vie dans leur pays.Nous y reviendrons…

CHANGEMENTS CLIMATIQUES, CONDITIONS EXTREMES EN MER…L’aventure des pirogues, un suicide collectif

http://www.enqueteplus.com L’ambition des jeunes Sénégalais, en manque d’avenir dans leur pays, ne s’accorde aucune limite dans la quête d’une vie meilleure en Europe. Toutefois, quelques succès dans l’objectif à atteindre ne doivent pas occulter la mort certaine qui tend ses bras aux aventuriers des pirogues vers l’Espagne. Notamment, à cette période de l’année où le risque cyclonique est important dans l’océan Atlantique.
L’émigration irrégulière a connu une recrudescence au Sénégal. Dans les 15 derniers jours, plus d’une dizaine de pirogues ont tenté de rejoindre les îles Canaries en Espagne, avec son lot de drames. Si le gouvernement du Sénégal se garde de reconnaître les centaines de morts évoqués dans la presse, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) assure, quant à elle, qu’au moins 140 personnes ont perdu la vie dans le chavirement de deux pirogues, la semaine dernière. Autant les motivations de ces migrants ne peuvent nullement justifier l’entreprise d’une telle aventure, autant le danger qu’ils affrontent n’en vaut pas la peine.
Le risque dépend souvent de l’état des navires et des compétences des équipages et de la dangerosité des produits transportés. Beaucoup de ces cas de figures ont été rapportés par les rescapés des pirogues qui ont récemment sombré et rebroussé chemin. Une pirogue a vu son moteur exploser au contact du carburant qui l’approvisionnait. Une autre a heurté un patrouilleur de la marine sénégalaise avant de se renverser.

Les risques liés à la mer concernent aussi des dangers naturels et relativement prévisibles (tempête, houle dangereuse) ou imprévisibles (tsunami, collision avec objet flottant ou semi-submergé…). Ils sont aussi anthropiques (collision avec sous-marin, autre navire, épave, contact avec mine ou munitions immergées).

Aujourd’hui, les plus grands dangers sur la route de ces migrants sont les conditions climatiques en mer. Camille Parrain, dans sa thèse de doctorat ‘’Territorialisation des espaces océaniques hauturiers. L’apport de la navigation à voile dans l’océan Atlantique’’, soutenue à l’université de la Rochelle, explique le phénomène qui a cours à cette période de l’année sur l’océan Atlantique. ‘’De septembre à novembre, le risque cyclonique de l’Atlantique Nord augmente, car dans l’Atlantique Sud, de juin à novembre, les vents alizés de Sud-Est remontent dans l’hémisphère Nord. Ce mouvement lié à la mousson du Sud-Ouest aura pour conséquence l’amorce de la saison cyclonique (Clarke, 2005, p.40). (…) On assiste à une augmentation des coups de vent’’.
Plus loin, le géographe poursuit : ‘’L’Atlantique Nord connaît une période de risques importants comprise entre juin et novembre. Les cyclones peuvent se former au niveau du Cap-Vert, alors en état de dépression tropicale, et se dirigent vers l’Ouest à une vitesse de 10 à 20 nœuds puis évoluent du stade de dépression à celui de tempête tropicale et enfin à celui d’ouragans, au fur et à mesure de leur avancée à l’Ouest, car ils s’alimentent sur l’océan.’’
De plus, avertit-elle : ‘’Le risque cyclonique est certainement le paramètre fondamental à prendre en compte avant toute traversée de l’Atlantique Nord. A l’époque actuelle, les navigateurs possèdent des moyens d’information et de communication leur conseillant la conduite à tenir pour s’en protéger et leur permettant de recevoir les prévisions météorologiques les avertissant du risque cyclonique.’’
Dans le même sillage, le président du Conseil départemental de Mbour sonne l’alarme. Il a convoqué une conférence de presse pour attirer l’attention sur ce danger qui guette les candidats à l’émigration. ‘’Le problème est que ces temps derniers, il y a une vague de départs de jeunes par les pirogues qui, par la grâce de Dieu, sont arrivés sains et saufs en Espagne, parce qu’ils avaient rencontré un temps clément, car c’était la fin de l’été. Une fois arrivés, ils ont invité leurs amis restés ici à s’aventurer dans ce voyage périlleux, parce que la route n’est pas meurtrière’’. Or, explique-t-il, ‘’cette vérité des précédentes semaines n’est plus valable, car actuellement, en Europe, on est entré en hiver. Tout le monde sait que dès que l’hiver s’installe, la mer devient houleuse, impraticable. Donc, prendre des pirogues en bois, faire cinq à six jours en mer, plus de 5 000 km pour aller en Europe, c’est du suicide. Je demande à cette jeunesse-là de prendre conscience de cela’’.
Ce qu’il dit est d’autant plus vrai que les confessions de migrants dont l’aventure a tourné court racontent des drames effroyables. Au quartier Diakhao, dans la commune de Thiès-Nord, où 306 jeunes ont essayé de gagner les côtes espagnoles la semaine dernière, sur une seule pirogue, un jeune raconte les paramètres naturels qui les ont empêchés d’atteindre leur but : ‘’Nous étions à 50 km de l’Espagne, au large des côtes marocaines. Tenaillés par la faim, le froid et surtout la fatigue, nous avons lutté toute une nuit contre des vagues qui nous empêchaient de progresser. Face aux événements contraires, nous avons dû abandonner.’’ Ils ont rebroussé chemin et ont pu accoster au Sénégal.

Balla Faye, un rescapé, la vingtaine, plongeur de son état, fait partie de l’équipage d’une pirogue qui a accosté en Mauritanie, le samedi 31 octobre. Il raconte : ‘’Nous avions dormi toute la nuit. Au réveil, nous avons constaté que notre capitaine n’était plus avec nous, qu’il est tombé dans l’eau avec le GPS.’’

Après ce coup dur, ‘’d’autres, poursuit-il, ont pris sa place pour conduire la pirogue sans le GPS, et c’était trop dur. Certains ont décidé d’aller en direction du Maroc, mais il y avait beaucoup de vent et nous avons décidé de prendre la direction de la Mauritanie, sur conseil de membres d’un bateau rencontré en mer’’. ‘’Nous avons navigué pendant quatre jours avant d’atteindre les côtes mauritaniennes, par un froid glacial, alors que toute notre nourriture était finie’’.
Il termine, en larmes : ‘’Ce voyage est un suicide. S’il y a un voyage, ce sera par avion et non par la mer (ses larmes coulent). La voie maritime n’est pas la meilleure. J’ai payé 400 000 F CFA pour récolter ce calvaire et perdre des vies humaines.’’
A Mbour, Waly Mbaye, Ousseynou Diop, Talla Sène, Assane Guèye, Arona Mbaye au quartier Golf ; Abdou Akim Gaye au quartier Résidence et Amadou Ndiaye, Daouda Ndour au quartier Téfess sont identifiés parmi les victimes en mer, ces derniers jours. Avec eux, d’autres jeunes du même quartier ont péri dans l’océan, en partance pour l’Europe. Au moins une dizaine de personnes qui se trouvaient dans la pirogue qui a échoué au large de Nouakchott, jeudi 29 octobre, ont perdu la vie dans le phénomène communément appelé ‘’Mbeukk mi’’.
A ce bilan macabre, s’ajoutent les nombreuses familles qui attendent des nouvelles de leurs enfants lancés dans la même aventure périlleuse.
On le voit, l’aventure de l’émigration par des pirogues vire aussi au drame. Le rescapé de Thiès renseigne de l’erreur que commettent beaucoup de migrants n’ayant pas l’expérience de marins : ‘’Au bout de trois jours, nos provisions étaient déjà finies. Nous n’avions rien à nous mettre sous la dent. Tout le groupe est resté quatre jours sans manger, ni boire. On ne buvait que l’eau de mer.’’ Cette dernière action, au lieu de désaltérer, provoque bien au contraire une déshydratation du corps humain.
En effet, ‘’l’eau de mer contient 35 g de sel par litre, alors que nos besoins ne s’élèvent qu’à 9 g par jour’’, peut-on lire sur le site de Marimer des laboratoires Gilbert. Donc, ‘’si on ne boit que de l’eau de mer (cas de naufragés sans ressources) ou trop d’eau de mer, notre corps va éliminer le sel en excédent et se déshydrater’’.LAMINE DIOUF

LUTTE CONTRE L’EMIGRATION IRREGULIERE AU MOIS D’OCTOBRE : 1 537 migrants interpellés et 29 convoyeurs déférés 

http://www.enqueteplus.com La police nationale renseigne avoir interpellé, au mois d’octobre, 1 537 migrants dont 29 convoyeurs qui ont été déférés au parquet. De plus, 4 316 autres individus ont été arrêtés pour diverses infractions dont 69 de nationalités étrangères.
Dans la lutte contre l’émigration irrégulière, la police nationale n’a pas du tout chômé, au mois d’octobre dernier. En attestent les chiffres du 1er au 30 octobre dernier, livrés par les hommes de l’inspecteur général de police Ousmane Sy, le directeur général de la Police nationale.
En effet, la mise en œuvre des opérations Frontex a permis l’interpellation de plus de 1 537 migrants, entre Soumbédioune, Bargny, Rufisque, Mbour et Saint-Louis dont 29 convoyeurs déférés au parquet et la saisie de 6 pirogues, 10 moteurs, 3 GPS, 2 véhicules et du carburant, annonce-t-on dans une note du Bureau des relations publiques de la police nationale parvenue à ‘’EnQuête’’.
Concernant les statistiques de la délinquance et de la criminalité du mois dernier, les services relevant de la Direction de la sécurité publique (DSP), de la Direction de l’office central de répression du trafic illicite des stupéfiants (Docrtis), de la Direction de la police judiciaire (DPJ) et de la Direction de la police de l’air et des frontières (Dpaf) ont mené sur l’ensemble du territoire national des opérations de sécurisation. Ces dernières ont abouti à l’interpellation de 4 316 individus, pour diverses infractions, dont 69 de nationalités étrangères.
Ces interpellations, selon la note, sont réparties comme suit  : 377 individus appréhendés pour atteinte aux biens (vol, recel, abus de confiance, détournement, escroquerie…), 311 pour infractions au code des drogues, 325 pour atteintes aux personnes (homicide, accident mortel, tentative de meurtre, coups et blessures volontaires, violence à ascendant, viol, attentat à la pudeur) 301 pour atteintes à la paix publique, 442 pour ivresse publique et manifeste et 1 765 pour vérification d’identité.

9 bandes de malfaiteurs démantelées

Concernant la lutte contre le crime organisé, ces directions ont procédé au démantèlement de plusieurs groupes criminels durant ce mois.
En effet, dans la lutte contre le grand banditisme, neuf bandes de malfaiteurs ont été démantelées dont trois pour confection et trafic de faux billets de banque, quatre pour trafic illégal de migrants et deux pour association de malfaiteurs.
Le mois d’octobre, informe toujours le document, a été marqué par quatre cas d’atteinte à l’intégrité physique ayant entrainé mort d’homme. ‘’L’examen de l’évolution de la criminalité permet de conclure à une tendance baissière depuis plusieurs mois, avec un taux d’élucidation de plus de 99 % des crimes. Parallèlement à ces actions, la police nationale mène quotidiennement des opérations de lutte contre la pandémie du coronavirus par la sensibilisation sur le respect des mesures barrières’’, renseigne le Bureau des relations publiques de la police nationale.
Dans le même temps, ont été saisis 187,264 kg, 2 621 cornets et 1 522 joints de chanvre indien, 2,20 g et 59 boulettes de cocaïne, 36 pierres, 10 g de haschisch, 34 kg de vessie natatoire de thon obèse et 16 dents de cachalot d’un poids de 167 g.
Sur le plan de la sécurité routière, 3 578 véhicules automobiles, 6 540 motos et 45 calèches ont été immobilisés, 548 accidents de la circulation ont été constatés dont 327 matériels, 195 corporels et 26 mortels.CHEIKH THIAM

Émigration clandestine des jeunes : Decroix interpelle le Gouvernement

https://www.dakaractu.com Une réponse du Gouvernement sur le fléau de l’émigration clandestine des jeunes, c’est ce que souhaite le député Mamadou Diop Decroix qui lui a adressé une question d’actualité sur le sujet. Le Vice-président du Groupe Liberté et Démocratie dans la correspondance adressée au Président de l’Assemblée nationale pour transmission à l’exécutif, de signaler que la presse du 9 novembre 2020  informait que près de 2.000 sénégalais ont débarqué en Espagne en 1 mois dans le cadre de l’émigration clandestine des jeunes.
« Au moins 738 Sénégalais seraient arrivés en Espagne entre le 6 et le 8 novembre, soit en l’espace seulement de 3 jours. Les sources espagnoles nous apprennent que 400 embarcations, toutes en provenance d’Afrique et particulièrement du Sénégal, sont arrivées en Espagne, en 11 mois avec un effectif estimé à vingt mille (20.000) personnes ». lit on dans la lettre.
Le plus inquiétant, renseigne le député, « est que le phénomène semble s’accentuer au jour le jour dès lors qu’il faut ajouter à ces chiffres ceux des embarcations interceptées par les services de l’armée et les morts en mer qui se comptent désormais par centaines ».
En outre, l’ampleur de cette poussée migratoire subite est observée dans un contexte où l’Europe est en train de vivre une deuxième vague de covid-19 avec davantage de difficultés économiques en vue mais, malgré tout, nos jeunes migrants qui le savent parfaitement, préfèrent partir, a précisé l’ancien ministre du commerce.
Le parlement conclut Decroix a besoin de connaître la lecture que fait le gouvernement de ce drame quotidien et ce qu’il compte faire pour éradiquer ce désastre et, subsidiairement, secourir les familles en détresse.

Terrorisme,islam,caricatures… : Macky dit le fond de sa pensée à Macron !

https://www.dakarmatin.com Le chef de l’Etat, Macky Sall, a attendu d’être à Paris, devant Emmanuel Macron, pour donner le fond de sa pensée sur la question du terrorisme et le doigt accusateur pointé sur l’Islam. Il prenait part à la cérémonie officielle du Forum de Paris sur la paix et la sécurité avec le président Français, la Directrice générale du Fmi et le président du conseil européen.
«Il faut que nous acceptions les différences, mais que nous allions ensemble vers ce que nous voulons bâtir en commun. C’est comme ça que je vois la plateforme qu’on pourra mettre en place pour combattre ensemble tous ceux qui sont contre ces valeurs communes que nous pouvons développer et qui se nourrissent de la haine et du discours qui veut créer un discours hégémonique, qui veulent justifier leur forfait en utilisent la religion, alors que l’Islam est la première victime.
Parce que venir trouver des gens dans une mosquée, vous mettez une bombe pour les tuer, on ne peut pas appeler cela l’Islam. Ou venir dans une église tuer des fidèles catholiques alors que le prophète Mohammad (PSL), pendant qu’il était à Médine, a hébergé dans sa mosquée des gens qui étaient en quête d’une zone de prière.

«Il faut que nous nous battions contre ces extrémismes, mais il faut aussi qu’on respecte la différence»

Il faut pas dire que l’Islam, en tout cas l’islam que nous connaissant nous au Sénégal, qui est un islam tolérant, que nous assumons, ne peut pas aller dans cette direction. Mais, nous voulons aussi qu’il y ait la tolérance vis-à-vis de l’Islam tolérante, bien combattre le terrorisme. Nous sommes ensemble au Mali et dans beaucoup de théâtres, s’il faut que nous nous battions contre ces extrémismes, mais il faut aussi qu’on respecte la différence. Pour juste pouvoir parler avec les autres communautés.
Parce que tout le monde n’est pas au même niveau de compréhension, tout le monde n’a pas la même compréhension des phénomènes et des sujets. Ainsi va le monde. Mais nous devons malgré tous bâtir nos identités communes et bâtir les identités communes qui peuvent nous permettre d’aller ensemble Emmanuel. Et je pense que c’est possible sur l’essentiel.»Youssouf SANE

LETTRE OUVERTE À MACRON-L’EX MINISTRE BABA WONE REND SA LÉGION D’HONNEUR FRANÇAISE 

Lettre ouverte à Emmanuel Macron

Contexte. Un journal presque confidentiel, Charlie hebdo ex Hara-kiri, a fait de la provocation son style et de l’outrance son gagne-pain. Tant que ces dérives restaient confinées dans l’espace hexagonal, ou le cercle limité de la francophonie, l’on aurait pu ne pas s’y intéresser outre mesure. En effet  : « avant janvier 2015, Charlie Hebdo sortait tout juste d’une période financièrement difficile. Avec un tirage de 60 000 exemplaires et moins de 30 000 ventes par semaine (dont environ un tiers sur abonnement)… » Source Le Point
Ainsi donc, ce canard boiteux de la presse de caniveau cherchait désespérément le moyen de se sortir du trou dans lequel l’indifférence publique l’avait confiné. Quoi de mieux, pour faire parler de soi, que de s’attaquer à une célébrité, se sont dit les promoteurs de ce torchon. Et qui est plus célèbre que le Prophète de l’Islam ? Plagiant, sans honte, le précurseur danois en ignominie, la rédaction de Charlie Hebdo publie, à la Une, un dessin qui masque à peine l’indigence mentale de son auteur. Avec un seul objectif subliminal  : créer le buzz afin d’augmenter leurs ventes et sauver leur journal de la faillite. Jusqu’ici rien de glorieux. Ni de héroïque. Rien que du pilotage, à courte vue, d’une rédaction qui tente de sauver son organe du naufrage.
Il se trouve que Charlie Hebdo n’avait pas pris la pleine mesure de l’outrage, ni de ses conséquences telluriques, sur près de deux milliards de croyants dont le Prophète Mouhammad (PSL) est le leader, la référence, la boussole. Cet homme exceptionnel est à la tête d’une communauté humaine multiraciale, enjambant frontières administratives et étatiques, toutes conditions sociales confondues, depuis 14 siècles ! Qui dit mieux ? Le Coran, dont il est le transmetteur, est le livre au plus fort tirage de tous les temps  : plus de 3 milliards d’exemplaires, vendus ou offerts, en circulation permanente ! Rien à voir avec les plus forts tirages de Charlie Hebdo au pic de la polémique. Plutôt de la bulle médiatique, malencontreusement entretenue par quelques marginaux de la classe politique et intellectuelle française. Au mépris de toutes les valeurs fondatrices de la civilisation de l’universel, entendue comme la confluence des différences qui exhaussent et expriment ce que l’homme est de meilleur. En effet, une ambiance délétère de stigmatisation de la communauté musulmane mondiale prend forme et pourrait donner naissance, si des esprits éclairés ne se manifestent, à une tragédie universelle aux conséquences incalculables.

Monsieur le président Emmanuel Macron,

Dans ce contexte périlleux, l’on se serait attendu, de la part du dirigeant de la France, à un certain sens de la mesure ou, tout au moins, à de la retenue. En plus d’une capacité de discernement qui apprécie correctement les risques géopolitiques et stratégiques d’une confrontation avec le monde musulman. Bien au contraire ! Et depuis la republication de dessins insultants et inadmissibles pour les musulmans, vous avez pris fait et cause pour la transgression. Vous avez cherché à transformer les outranciers en héros. Au mépris de la profondeur de la peine causée à des milliards de croyants. Les yeux rivés sur les enjeux de la politique intérieure française, notamment la récupération de l’électorat des extrêmes, vous procédez à une théâtralisation de la douleur compréhensible des familles des victimes, pour tenter d’en faire le ciment d’une légitimité populaire qui vous fait tant défaut. A l’excès. Les autorités danoises n’avaient pas emprunté ce chemin déraisonnable. Un chef d’Etat doit se tenir à équidistance des communautés qui composent la Nation qu’il dirige. Nul ne peut plus nier l’existence d’une composante musulmane de la nation française ! Héritage de l’histoire coloniale de la France, conversions de plus en plus nombreuses de citoyens français de souche. L’islam, en France, est une réalité en constante progression. N’en déplaise à ceux qui veulent réduire la France à leurs fantasmes d’un monde révolu qui a donné naissance à de nouvelles réalités humaines, démographiques et sociales.
Outre le fait qu’il est de plus en plus discutable de faire porter le chapeau systématiquement, à l’islam et aux musulmans pour tout attentat terroriste, il est temps de se demander pourquoi l’assassin de Samuel Paty a été tué au lieu d’être arrêté pour les besoins de l’enquête. C’était juste un adolescent armé d’un… couteau face à une brigade d’intervention de la police française. Des professionnels donc. Il n’est pas interdit de réfléchir non plus…
Au sujet de Samuel Paty, il serait judicieux de se demander s’il est légitime, dans une démocratie qui repose sur le triptyque  : Liberté-Égalité-Fraternité, de demander à une partie des élèves de sa classe de sortir parce que le cours qu’il allait donner pourrait les choquer. Monsieur Paty savait donc, dès le départ, qu’il allait faire du mal. Ne serait-ce qu’à certains de ses élèves qui ne sont coupables de rien. Comment qualifier cette posture ? Liberté d’expression ou provocation inutile ? Ce débat de fond est noyé dans l’unanimisme de façade imposé par le rouleau compresseur médiatique qui nous empêche, même de penser.
En conséquence, au nom de quelle idée de l’honneur avez-vous décidé de porter monsieur Paty à la dignité de récipiendaire des insignes de l’ordre de la Légion d’Honneur française ? Pour un acte, au fond, indigne d’un enseignant digne de ce nom ? Chargé de porter les esprits de ses élèves à maturité, pour les rendre aptes à vivre dans un monde multiracial et multiconfessionnel où chaque être a le droit inaliénable de vivre dans la paix, monsieur Paty est passé à côté de sa mission. Par-delà l’émotion, il faut aussi faire appel à la raison. Sans passion ni animosité. En toutes circonstances, la République doit rester équitable et équidistante. C’est cela son honneur.
Démission. Lorsque j’ai été décoré et porté à la dignité d’officier de l’ordre de la légion d’honneur française, j’en avais éprouvé une certaine fierté. Je m’honorais de rejoindre le cercle prestigieux de ceux dont la France célèbre le mérite en dépit des vicissitudes de l’Histoire. Et j’ai toujours arboré avec fierté la rosette au revers de mon veston comme un symbole de fraternité à réinventer, de liberté à célébrer et d’égalité à conquérir.
Francophone et francophile sur bien des aspects culturels et artistiques, je suis musulman, africain et noir. C’est de ce promontoire que je m’adresse à vous.
Aujourd’hui, je ne me sens pas honoré de partager le même ordre que Samuel Paty pour des raisons profondes et sacrées. La défense de l’honneur du Prophète Mouhammad (PSL) passe, pour moi, bien avant la simple vanité d’une distinction temporelle. Musulman, je répète plusieurs fois par jour l’attestation selon laquelle  : « Il n’y a de Dieu Qu’Allah et Mouhammad est son Messager. » Cette conviction donne son sens à tous les actes posés, au quotidien et en toutes circonstances, par chaque musulman. Je devrais dire chacune de nos respirations, célèbre Allah et Son Messager ! Car nos regards de mortels scrutent l’horizon de la vie éternelle avec foi, certitude et confiance.

Nous ne vivons donc pas dans le même monde monsieur Macron !

Et nous sommes près de deux milliards d’êtres humains à nous tourner 5 fois par jour, au moins, dans la même direction (la Kaaba) pour affirmer notre soumission volontaire à l’Ordre divin qui nous a été transmis par le Prophète de l’Islam. De votre univers, vous nous prenez certainement pour des attardés ! Je ne vous dirai pas ce que nous pensons de vous. Car la tolérance religieuse est la marque de fabrique de la dernière religion révélée  : l’Islam. Celle qui a confirmé toutes les révélations antérieures ! la Torah, l’évangile et le Coran ont jailli de la même source. Moise, Jésus et Mouhammad sont frères, Prophètes et envoyés du même Dieu  : Allah ! Tels sont les principes fondateurs non négociables de l’Islam, religion de synthèse et de restauration de l’harmonie au sein de toute l’humanité.
Au nom de tout ce qui précède, et de tout ce que mon cœur contient d’inexprimable, je démissionne de l’ordre de la légion d’honneur française et tiens à la disposition de l’Ambassade de France à Dakar les insignes et l’attestation y afférents.Pour l’honneur du Prophète Mouhammad !(Paix et Grâces divines sur Lui et sa sainte famille)

MAMADOU TALLA SATISFAIT DU DÉROULEMENT DE LA RENTRÉE

Dakar, 12 nov (APS) – Le ministre de l’Education nationale, Mamadou Talla, s’est félicité, jeudi, du bon déroulement de la rentrée scolaire sur l’ensemble du territoire, dans un contexte de pandémie du nouveau coronavirus.
Quatre millions d’élèves et 97 000 enseignants ont repris le chemin de l’école ce jeudi après une longue période d’interruption des cours due à la pandémie du nouveau coronavirus.
Dans le cadre de cette rentrée, le ministre de l’Education Mamadou Talla a visité ce matin les établissements scolaires suivants  : Cours secondaire Birago Diop, CEM J. F. Kennedy, École élémentaire Caserne Samba Diéry Diallo.
’’A l’instant où l’on parle quand on fait le bilan dans l’ensemble du pays, nous avons constaté que la rentrée a bien commencé et se passe dans des bonnes conditions’’, a-t-il déclaré.
A l’issue de la traditionnelle visite de rentrée dans des écoles à Dakar, Talla a notamment souligné l’importance du respect strict du nouveau protocole sanitaire mis en place dans le cadre de la prévention de la Covid-19, ’’enjeu principal’’ de cette rentrée.
Le ministre de l’Education qui a participé à la cérémonie de réception de 8.700 masques dont 3.700 inclusifs offerts par la coopération italienne aux élèves malentendants de l’école élémentaire de la Caserne Samba Diery Diallo, a rappelé ’’l’importance d’une école inclusive pour tous’’.
’’On peut tirer des leçons de ce qui s’est passé en juin dernier, quand on reprenait au moment où la pandémie était à un niveau le plus élevé. Nous avons réussi à démarrer et l’école n’a pas été source de propagation’’, a-t-il souligné.
Il s’est par ailleurs félicité de la mobilisation de toute la communauté, insistant sur le maintien du dispositif de protection, car la pandémie ’’est encore là’’.
’’Dans le protocole pédagogique, toute la communauté a pris des dispositions pour pouvoir réserver tout un mois afin de remédier aux difficultés et retards qu’ont connus les élèves durant cette période’’, a-t-il salué.
Il a assuré que ce gap sera résorbé, aussi longtemps que le protocole sera respecté par toute la communauté éducative du pays.
’’L’école est le lieu de l’inclusion par excellence et doit être accessible à toutes et à tous’’, a pour sa part souligné l’ambassadrice de l’Union européenne au Sénégal, Irène Mingasson.
Selon elle, il est impérieux de participer aux efforts de l’Etat en faveur des systèmes éducatifs inclusifs, car l’ensemble des acteurs partagent l’importance du droit fondamental à l’éducation pour tous les enfants.AMN/OID

RENTRÉE DES CLASSES : LA QUESTION DE L’EMIGRATION IRREGULIÈRE POSÉEE

http://www.emedia.sn Mamadou Talla, le ministre de l’Éducation nationale, a présidé, ce jeudi, 12 novembre, jour de rentrée des classes au Sénégal, à l’école élémentaire de la Caserne Samba Diéry Diallo, la cérémonie de remise de 3 600 masques inclusifs pour les enfants atteints de déficience auditive (sourds ou malentendants), don de la coopération italienne et de l’Union européenne (UE). Des masques confectionnés par des tailleurs locaux et imaginés par la styliste Selly Raby Kane
Une occasion saisie par Irène Mingasson, ambassadrice et cheffe de délégation de l’Union européenne (UE), pour vanter « les atouts, le savoir-faire et les capacités d’adaptation des artisans sénégalais ». Surtout, relève-t-elle, dans un contexte actuel marqué par la résurgence du phénomène de l’émigration irrégulière avec son lot de morts quasi quotidien.
Elle dit  : « Nous ne manquons aucune occasion de faire valoir les atouts, le savoir-faire et des capacités d’adaptation des artisans sénégalais, tellement nécessaires dans ce contexte que nous connaissons. Nous le rappelons sans cesse  : il y a au Sénégal, dans votre pays, un trésor d’innovations et de créations, qu’il faut soutenir et encourager parce qu’ils ouvrent beaucoup de possibilités pour l’avenir. Pour vous, les jeunes et les très jeunes, les adultes de demain. Ce point est très important à rappeler parce que l’actualité des dernières semaines nous l’a encore montré. Si des possibilités de travail ne se trouvent pas ici, il est très facile pour les réseaux de trafiquants de tenter les jeunes à risquer l’émigration clandestine, à risquer de perdre beaucoup d’argent, de perdre leur vie, de perdre leur temps dans un voyage périlleux. Et il y a de plus en plus de jeunes qui se lancent dans ce voyage perdu d’avance. C’est pourquoi, il faut saisir toutes les opportunités qui nous sont données pour bien préparer son avenir. »
Irène Mingasson de poursuivre, s’adressant aux élèves  : « Vous avez la chance d’aller à l’école. C’est ici que votre avenir se prépare. Ici que vous pourrez penser à vos projets, et à ce que vous voulez devenir, et faire plus tard. Peut-être que vous voudrez devenir de grands voyageurs, et alors, vous vous y préparerez soigneusement avec un vrai plan à l’arrivée. Ou peut-être que vous voudrez travailler ici, au Sénégal, votre pays, qui a besoin de votre énergie, et de votre talent. En tout cas, tout commence ici à l’école ». Dié BA

Saourou Sène sur le dispositif sanitaire dans les écoles : «Toutes les conditions ne sont pas réunies pour une rentrée scolaire»

https://www.dakaractu.com Même si les autorités en charge de l’éducation rassurent sur les dispositifs pris pour une bonne rentrée scolaire, certains syndicalistes expriment leurs inquiétudes, en ce qui concerne le protocole sanitaire dans les écoles.
Pour le Secrétaire général du Saems, Saourou Sène, les enseignants se plieront au protocole sanitaire mis en place par les experts, non sans constater des irrégularités liées au manque d’eau et d’hygiène dans certains établissements scolaires.
À en croire le syndicaliste, toutes les conditions ne sont pas réunies pour une rentrée scolaire. « il faudrait que le nettoyage systématique des établissements scolaires soit visible pour prétendre à une rentrée scolaire. Le gouvernement et les collectivités locales doivent travailler la main dans la main », préconise le secrétaire général du Saems…

«Nous n’intervenons pas sur le contrat entre les propriétaires des écoles privées et les parents d’élèves»

https://www.dakarmatin.com Dans le différend qui oppose les parents d’élèves et des écoles privées qui exigent le paiement des mensualités des mois d’avril, mai et de juin pendant lesquels les écoles étaient fermées en raison de la Covid-19, le directeur de la Formation et de la Communication du ministère de l’Education, Mouhamadou Moustapha Diagne joint par téléphone, a fait savoir que c’est le ministère du Travail qui intervient dans ce cas de figure.
«Le ministère de l’Education nationale s’occupe plutôt des questions administratives et pédagogiques. C’est-à-dire pour que nous puissions autoriser une école privée, il faut d’abord que l’école soit abritée par des bâtiments aux normes. Ça, c’est la sécurité des élèves. Ensuite, il y a la pédagogie. C’est-à-dire, est-ce que le programme officiel y est enseigné ? Est-ce que les enseignants qui sont recrutés ont le profil ? S’ils ont des diplômes professionnels, une autorisation d’enseigner ? Est-ce que le programme est le programme officiel ? Nous nous occupons de ces questions-là. Maintenant, il y a cette partie qui concerne le contrat un peu commercial entre les déclarants responsables, c’est-à-dire les propriétaires des écoles privées, et les parents d’élèves. Sur cela, nous n’intervenons pas parce que ce n’est pas nous qui choisissons les écoles pour les parents d’élèves et ce n’est pas également nous qui fixons les frais d’inscription ainsi que les mensualités.
Sur cette question précise, si les parents d’élèves et les écoles privées ont un différent, c’est le ministère du Travail qui intervient. Maintenant, les écoles privées ont reçu 3 milliards de subvention de l’Etat. Alors, elles devraient comprendre que si l’Etat a consenti cet effort-là, c’est pour dire également qu’à leur tour, elles puissent en tenir compte et ne pas trop forcer sur la corde en demandant le paiement des mois qui n’ont pas été enseignés.
Maintenant, il y a des cas de figures. Il y a des écoles privées qui disent qu’elles ont eu à donner des cours en ligne. Ce ne sont pas toutes les écoles privées qui demandent le paiement des mois précédents. Nous sommes en train de faire la médiation entre les associations des parents d’élèves et les propriétaires des écoles privés (entretien réalisé la semaine dernière-ndlr) appuyant cela par les organisations consuméristes. Maintenant si un parent d’élèves trouve qu’il est dans son plein droit, il peut user des voies qui lui sont ouvertes par le ministère du Travail. Il y a des parents d’élèves qui sont en train de porter plainte.
Le ministère appelle à la sérénité et demande que la médiation et les discussions se poursuivent afin de trouver des solutions qui puissent permettre aux parents d’élèves de se retrouver mais également aux écoles privées de ne pas fermer leurs portes ».M. DJIGO

Vendredi 13 novembre…11 nouveaux cas, 4 patients en réanimation

Le ministère de la Santé et de l’Action Sociale a fait le point sur la situation de la pandémie de la Covid-19 ce vendredi 13 novembre 2020. Sur 649 tests effectués, 11 sont revenus positifs, soit un taux de positivité de 1,69%.
Il s’agit de 3 cas contacts suivis et 8 cas issus de la transmission communautaire répartis comme suit : Almadies (3), Cité Keur Gorgui (1), Diamniadio (1), Guédiawaye (1), Médina (1) et Niakhar (1).
Le Directeur de la prévention Docteur Mamadou Ndiaye a annoncé la guérison de 14 patients qui étaient sous traitement, 4 cas graves admis en réanimation et 0 décès.
A ce jour, le Sénégal compte 15.755 cas confirmés, dont 15.400 guéris, 326 décédés, et donc 28 malades sous traitement.

PASTEF  : Sonko annonce des ralliements

Libération Sénégal online-« Pastef- Les patriotes a beaucoup de plaisir à accueillir les nouveaux membres ci-après, que j’ai eu l’honneur de recevoir au siège Mamadou Dia (KËR MAWDO) :
• Serigne Abdou Samad Chouaïbou MBACKE, dignitaire religieux de Touba la sainte ;
• Monsieur Serigne SOW, Président du Mouvement pour l’Alternative Citoyenne à Mbacké, et sa délégation ;
• Monsieur Mohamed DIA, ex banquier chez JP Morgan Chase Bank, gérant d’un cabinet de consultance chargé d’aider les petites et moyennes banques aux Etats-Unis, mais aussi les start-ups au Sénégal ;
• Monsieur Momath CISSE, ingénieur statisticien économiste, membre démissionnaire de REWMI dont il était le Délégué Général à la Statistique et à l’Analyse des données et Responsable de la Cellule Statistique et Informatique de la Task-force », annonce Ousmane Sonko sur sa page facebook

Me Moussa Diop quitte la coalition Benno Bokk Yaakaar et le Président Macky Sall

https://www.dakaractu.com L’ancien directeur de Dakar Dem Dikk vient officiellement d’annoncer sa démission de la coalition Benno Bokk Yaakar. « Pour ne pas gêner certains, je préfère quitter la coalition Benno Bokk Yakaar et je l’assume entièrement », déclare le leader de l’Alternative générationnelle sur la Tfm.
Pour l’instant, Me Moussa Diop estime qu’il va déposer sa lettre de démission qui confirme sa sortie de la mouvance présidentielle, mais également compte quitter la coalition Macky 2012. L’on peut ainsi considérer que l’avocat se sépare du président Macky Sall et pourrait s’aventurer vers d’autres perspectives politiques.

UN HYDRAULICIEN LISTE LES PRINCIPALES CAUSES DES INONDATIONS À DAKAR

Dakar, 12 nov (APS) – L’ingénieur en génie civil et hydraulicien Serigne Touré a listé, jeudi, les principales causes des inondations à Dakar, insistant notamment sur la multitude des intervenants, l’urbanisation, l’habitat et les questions d’aménagement.
‘’Les causes sont variées et nombreuses. D’abord, on a une multitude d’intervenants. Nous avons aussi l’urbanisation, l’habitat et les questions d’aménagement qui favorisent ce phénomène dans beaucoup de quartiers de Dakar’’, a dit M. Touré.
Selon lui, une pluie à elle seule ne peut pas causer des inondations, comme on le voit chaque année.
L’ingénieur en génie civil et hydraulicien intervenait à la troisième édition du forum local multi-acteurs sur la gouvernance environnementale de Dakar, à l’initiative de l’Institut Panos.
Serigne Touré a cité l’exemple des Parcelles Assainies de Keur Massar où, selon lui, ‘’on ne fait pas le terrassement comme il faut, ce qui fait que l’eau a du mal à être évacuée’’.
De plus, il indique que l’imperméabilisation à outrance des surfaces liée à l’urbanisation est un élément qui peut causer des inondations. ‘’Aujourd’hui, plus personne n’a envie d’avoir du sable chez lui. Toutes les maisons sont presque carrelées’’, déplore l’expert.
‘’Pourtant, dans plusieurs pays, la redevance en assainissement est payée au prorata de la surface qui n’est pas carrelée. Alors qu’au Sénégal, rare sont ceux qui laissent une petite portion de sol dans leurs maisons’’, a relevé M. Touré.
Il soutient que le fait de mettre des carreaux partout fait passer le taux de ruissellement d’une valeur faible à une autre plus grande.
Aussi fustige-t-il le manque de civisme de certaines populations par rapport à l’entretien de canaux.
‘’Il n’est pas rare de voir des choses extraordinaires qui sont jetées dans les canaux et qui annulent et réduisent la capacité de ces infrastructures à faire passer les eaux de pluie. Il y a également un retard très important dans la prise en charge et le drainage des infrastructures routières et urbaines’’, a déclaré M. Touré.AT/MD/ASG

Inondations : Les failles du Plan décennal révélées

iGFM-(Dakar) Des manquements ont été notés dans la mise en œuvre Plan décennal de lutte contre les inondations (PDLCI). C’est du moins, ce que révèle le rapport de la mission d’information présenté hier, au président de l’Assemblée nationale.
« Nous avons constaté des zones où le programme a eu à faire des ouvrages et qui n’ont pas été impactées par les inondations. Il y a des zones où des ouvrages sont en train d’être réalisés, des zones où des ouvrages ont été abandonnés, des zones inondables et inondées où il n’y a eu aucune réalisation » mentionne le président de la Mission d’information sur les inondations, le député Pape Sagna Mbaye, dans le rapport remis hier au président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse.
Il a également constaté avec son équipe une absence d’équité territoriale parce que dans sa phase d’urgence, la quasi-totalité des ouvrages ont été consacrée à Dakar et sa banlieue.

Traitement médiatique des affaires de mœurs impliquant des mineurs : des organisations de presse et de protection de données s’insurgent…

https://www.dakaractu.com La Commission de Protection des Données Personnelles (CDP), le Syndicat des Professionnels de l’information et de la Communication du Sénégal (SYNPICS), le Conseil pour l’Observation des Règles d’Ethique et de Déontologie dans les médias (CORED) et l’Association des Professionnels de la Presse en Ligne (APPEL), dans une note rendue publique, condamnent les traitements médiatiques qui ne respectent pas les dispositions légales, réglementaires, professionnelles et déontologiques applicables à la diffusion de l’information portant sur les mineurs.
Ces organisations en veulent pour preuve le traitement fait par les médias, des affaires dites des jeunes filles lesbiennes, et celle des 25 jeunes présumés « homosexuels » surpris à Mermoz et arrêtés par la police.

Le traitement médiatique de ces deux évènements révèle à suffisance un problème structurel de violation de la vie privée et des données personnelles des citoyens mis en cause ou acteurs de ces affaires assurent ces organisations.

« Les médias en ligne et les réseaux sociaux notamment, ont publié des vidéos et des articles qui ont exposé, plus qu’il n’était nécessaire, des aspects de la vie privée des personnes concernées. Cet état de fait n’est pas conforme aux dispositions régissant le secteur de la presse et la protection des données personnelles », rappellent elles.
Pourtant, selon la même source, les articles 11 à 21 de la loi n°2017-27, du 13 juillet 2017 portant Code de la Presse, organisent les devoirs des journalistes et des techniciens des médias autour des droits et libertés nécessaires à l’exercice de la profession dans le respect de la dignité humaine. À ce titre, les affaires de mœurs impliquant des mineurs méritent une plus grande conscience professionnelle dans leur traitement
« Par ailleurs, les articles 45 et 46 de la loi n°2008-12, du 25 janvier 2008, portant sur la protection des données à caractère personnel, s’ils admettent des dérogations en faveur de l’activité journalistique, ils insistent cependant sur le plein respect des règles professionnelles et déontologiques. En dépit de la réglementation, certains médias continuent pourtant de violer l’intimité, la vie privée, et la dignité des mineurs. En effet, le recours à des techniques d’anonymisation, comme les initiales, par les uns, n’a pas empêché certains de divulguer des informations permettant l’identification directe de personnes mineures, impliquées dans ces affaires de mœurs », renseigne le document.
Pour finir, le SYNPICS, le CORED, I’APPEL et la CDP de rappeler aux usagers des réseaux et médias sociaux que la divulgation et le partage d’informations, attentatoires à la vie privée et à la protection des données personnelles, sont également punis par la loi.
Elles en appellent donc au sens de la responsabilité de l’ensemble des acteurs des médias, tous supports confondus, pour le respect et la sauvegarde de la vie privée et de la protection des données personnelles, en toutes circonstances tout en insistant sur une attention particulière qui doit être faite dans le traitement journalistique des affaires impliquant des mineurs.

Rencontre entre le secrétaire générale et les femmes du Ps : Prise de bec entre Aminata Mbengue Ndiaye et Mamoudou Wane

https://www.jotaay.net Les problèmes entre socialistes ne sont pas encore finis. Mamoudou Wane qui s’est déplacé hier pour assister à la réunion des femmes avec Aminata Mbengue Ndiaye, en tant que secrétaire national chargé de la Vie politique du Parti, a même eu une prise de gueule avec la patronne des socialistes.
Aminata Mbengue Ndiaye continue sa série de rencontres avec les différentes structures du Parti socialiste. Après la structure des cadres, elle a reçu hier le Mouvement national des femmes. Mais il s’est produit un fait inattendu. Aminata Mbengue Ndiaye n’a pas souhaité que Mamoudou Wone puisse prendre part à cette rencontre. «Aminata Mbengue Ndiaye recevait le Mouvement national des femmes, Mamoudou Wane est venu et Aminata Mbengue Ndiaye a dit que le Mouvement national des femmes est autonome et que seules les femmes devaient rester et que Mamoudou Wane doit sortir», nous a soufflé notre source, qui ajoute  : «ce dernier a rétorqué en disant qu’hier (avant-hier, Ndlr), quand Aminata Mbengue Ndiaye recevait les cadres, qui est aussi une structure autonome, il y avait Abdoulaye Wilane, Mame Bounama Sall (senior) et Cheikh Sèye qui sont aussi des secrétaires nationaux comme lui. Il ne voit pas donc pourquoi il ne doit pas assister à la rencontre». Notre interlocuteur poursuit pour dire qu’il s’est ensuite produit un tiraillement avant que Mamoudou Wone, sur invite des uns et des autres, ne quitte la salle et la maison du parti.

Mamoudou Wone confirme sa présence à la rencontre

Mamoudou Wane que nous avons joint au téléphone confirme effectivement avoir été à la maison du parti pour assister à la rencontre, parce qu’il est le secrétaire national à la vie politique du parti et qu’à ce titre, il doit assister à toutes les rencontres politiques afin de rendre compte au Bureau politique et au secrétariat national.  Mais grande fut sa surprise de voir qu’il n’était pas le bienvenu. «Aminata Mbengue Ndiaye a demandé ce que je faisais dans la salle. J’ai répondu que c’est parce que je suis le secrétaire national en charge de la vie politique du parti et je dois rendre compte. C’est dans ma mission. Aminata Mbengue Ndiaye a rétorqué que de toutes les façons, je n’étais pas invité. En réponse, je lui ai rappelé que lors de la rencontre avec les cadres, il y avait Abdoulaye Wilane, Mame Bounama Sall et d’autres secrétaires nationaux et qu’en conséquence, j’estime que je dois assister, en tant que secrétaire national à la Vie politique, à toutes les rencontres politiques tenues au nom du Parti socialiste. Aida Sow Diawara est alors intervenue pour dire que ce sont les femmes qui ont organisé. A cause des rapports que j’entretiens avec elle, j’ai accepté de me retirer», a déclaré le responsable du Parti socialiste au niveau des Parcelles Assainies. Mamoudou Wone de rappeler qu’il a la même légitimité que Aminata Mbengue Ndiaye. Et qu’en tant que secrétaire national chargé de la Vie politique du Parti socialiste, il doit assister aux réunions des instances et aux différentes rencontres afin d’être informé et d’informer les instances sur les activités du parti.Ndèye Khady DIOUF

Parti socialiste (PS) : Omerta ou renoncement à son avenir ? Par Oswald SARR

Les récents remous au sein du PS suite à la sortie de Serigne Mbaye Thiam sur l’idée de porter une candidature au poste de Secrétaire général du Parti si les camarades le lui demandent auraient pu lancer un débat interne profond et structurel sur l’avenir de cette grande organisation incontournable sur l’échiquier politique du Sénégal. Mais à la place et, c’est regrettable, nous avons eu droit à un ballet de positionnements personnels qui au fond révèle au grand jour, cet effritement sacerdotal qui constituait jadis une des forces des figures qui incarnaient la grandeur du PS : le recentrage sur les fondamentaux du parti, son projet de société.
Ce constat est d’autant plus prégnant qu’il suffit d’observer la fréquence à laquelle le Parti socialiste se positionne sur des questions nationales majeures si ce n’est, peu importe le sujet, qu’encourager les orientations des responsables du régime actuel. Notre parti a raté le coche à un certain moment de l’histoire politique de notre pays alors qu’il a combattu farouchement et de manière républicaine, les travers du régime des Wade dont l’actuel régime n’est rien d’autre que le prolongement, une sorte de constellation oligopolistique.
Aujourd’hui, pour l’écrasante majorité des sénégalais, la pratique de la politique doit changer et opérer une rupture radicale portée par un nouveau type d’acteurs ayant un sens élevé de ce qu’est servir l’Etat, de manière à instaurer une alternative crédible et porteuse d’un avenir durable. Ce tournant, le PS semble avoir raté ce changement de paradigme.
Ce renouveau paradigmatique ne saurait cohabiter avec une pratique actuelle semblable à une politique d’officines et d’entente d’appareils qui, de surcroit, ont des trajectoires et des fondements idéologiques contradictoires. Hélas, la situation politique actuelle de notre pays, offre une bien triste leçon à une certaine frange de la jeunesse pour qui, faire de la politique rime avec égoïsme et renoncement des valeurs fondamentales qui font l’essence même de l’être humain, notamment la vérité, la loyauté, le respect des engagements pris et j’en passe.
Le positionnement actuel du Parti socialiste qui consiste à vouloir participer, encourager et même porter le projet de recréer un consensus  politico-partisan autour de l’actuel régime à l’agonie, sur le dos de la vérité des urnes, est perçu comme un archaïsme rédhibitoire et qui pousse, de plus en plus, notre parti vers des lendemains incertains, si ce n’est vers le déclin.
Notre présence dans des gouvernements du régime actuel qui est à bout de souffle, est une erreur politique et chaque minute passée au sein de cette nouvelle alliance APR-Rewmi-PDS, est une minute de moins dans l’espérance de vie du Parti socialiste, une motivation de moins pour chaque militant et par conséquent un risque énorme de rompre les amarres avec nos bases qui ne savent plus à quel saint se vouer. Que valent la Présidence d’une Institution, deux (02) postes ministériels et quelques députés et de conseillers face à la grandeur de notre parti ?
Si certains de nos responsables acceptent la poursuite du compagnonnage pour des postes et des privilèges alors quel espoir peuvent-ils susciter auprès des jeunes du parti et des autres militants ?
Voilà le cri du cœur de la grande majorité des militants désorientés par la nouvelle ligne politique adoptée par le Parti socialiste et qui peut se résumer en ces termes :
« Nous allons tous transhumer ou aller voir ailleurs puisque nos responsables partisans de la politique du ventre l’ont presque tous fait… ».

La direction actuelle du PS ne saurait donc vendanger la relève et adopter une position difficilement « assumable » et « défendable » pour les potentiels continuateurs.

Il s’agit donc de voir loin et de se départir de tout calcul d’épicier basé sur l’immédiateté des bénéfices à tirer d’un côté et sur le dilatoire de l’autre côté. Tout ceci montre à quel point, le PS au passé glorieux, est aujourd’hui orphelin de ses grands dirigeants, désorienté et incapable de se tracer une nouvelle voie par le manque d’initiative et d’ambition de ses dirigeants actuels.
Le constat amer qui se dégage est que le PS ne parvient même plus à se tracer un nouveau chemin et à enthousiasmer à travers l’élévation du débat qui faisait sa marque de fabrique, faute de pouvoir redéfinir son cap.
La participation aux différents gouvernements de ce régime et particulièrement le dernier qu’on peut considérer comme le rassemblement de la grande famille des
« libéraux » tant chanté par le Président Abdoulaye WADE, est perçue comme une contradiction idéologique majeure. Elle va finir par compromettre le lucide travail d’autocritique ainsi que les profondes réformes à entreprendre pour restructurer notre appareil politique. Plus grave, la nature ayant horreur du vide, la posture d’opposition constante et permanente qui manifestement est la condition sine qua non pour une reconquête immédiate du pouvoir, échappe de plus en plus au Parti socialiste.
Aujourd’hui toutes les erreurs du régime du Président Macky Sall auquel le PS a participé nous seront imputées. Ce compagnonnage a été et est une bévue pour l’avenir du PS pour la simple raison que le PS porte une partie des responsabilités de ses nombreux échecs. Dès lors, il sera difficile de revenir pour demander la confiance des sénégalais d’autant plus que Abdoulaye Wade a su, avec dextérité, intégrer dans le commun des Sénégalais l’image d’un PS qui, pendant 40 ans d’exercice du pouvoir, n’a su faire rien d’autre que de profiter des privilèges du pouvoir, au détriment de la matérialisation de son idéologie. Nous ne pouvons pas continuer à nous enfoncer des balles supplémentaires dans nos pieds alors que nous peinons à en enlever celles qui sont dedans.
Dès lors une batterie de questions peut légitiment être posée :

Le PS se sentirait-il tellement à l’aise avec cette hybridité idéologique depuis son compagnonnage avec BBY, qu’il oublierait ce pour quoi il se bat ?

Quelle est l’ambition du Parti socialiste pour notre nation ? A quoi et à qui sert le Parti socialiste ?
Qu’est-ce qu’être socialiste dans notre pays ?
Ces questions sont fondamentales et leurs réponses ne sont pas si évidentes mais elles ont le mérite, si on parvient à y répondre, de jeter les bases et d’entamer une mue structurelle du Parti socialiste, mais aussi et surtout, de faire un recentrage sur les fondements de notre cher parti, le PS.
La réponse à ces interrogations appelle à une adaptation de notre projet politique aux mutations socio-économiques de l’heure sur la base d’une bonne planification, ce qui fait manifestement défaut à nos dirigeants actuels.
Le PS est-il en mesure d’y répondre dans le contexte politique actuel ? C’est cela, le défi majeur qu’il faut, à tout prix, relever !
Il est bon de rappeler que depuis la fin du parti unique dans notre pays c’est à dire depuis la première participation du Parti démocratique sénégalais (PDS) à des élections présidentielles, nous avons très souvent assisté à une série de clivages dominants PS/PDS : clivage dans la culture politique, clivage dans la pratique de la politique et dans les méthodes de travail, clivage dans le style des dirigeants, clivage dans le mode de gouvernance mais surtout, théoriquement, un clivage idéologique « Socialistes » vs « Libéraux ».
Toutefois, ces dernières années, ces clivages sont en partie brouillés, sous l’effet des multiples coalitions électoralistes hétéroclites. Qu’il s’agisse de « petit parti » ou « grand parti », des nouveaux ou anciens partis, de mouvements citoyens ou autres organisations politiques, tous font désormais l’objet de ce qu’il est, dangereusement, convenu d’appeler un « consensus mou ». Celui-ci fait, sans aucun doute, l’affaire de ceux qui, dans l’erreur, conçoivent la démocratie comme l’aboutissement d’un équilibre entre des intérêts de forces politiques contradictoires. Equilibre très instable, pour ne pas dire rédhibitoire au risque de nous plonger dans une sorte de personnalisation de ce qui, à la base, doit être collectif.
La philosophie politique libérale considérant l’homme in abstracto, estime fondamentalement que les inégalités s’expliquent, avant tout, par les différences innées des compétences, capacités, origines et intelligence : elles sont le résultat inéluctable et irréversible de la vie. A l’inverse, l’homme de gauche considère l’individu in situ, c’est à dire que les inégalités entre les hommes tiennent, généralement, à la répartition inéquitable des richesses et ressources publiques, du capital social et culturel : elles sont la conséquence réversible de la société.
Notre renouveau réside sur ce fait :  une réappropriation de nos fondamentaux. Une nouvelle pratique de la politique avec une mentalité nouvelle, une manière et une méthode nouvelles, une profonde aspiration à la justice sociale, par conséquent, pour ce qui nous concerne, un Parti socialiste ancré sur des fondamentaux, avec des dirigeants de type nouveau.
Au stade actuel, le Parti socialiste ne se projette plus, le Parti socialiste ne revisite plus son passé, il n’est pas dans la prospective encore moins dans les propositions, il n’est plus ce parti de masse théorisé par Dia et Senghor,…, il n’est plus que l’ombre de lui-même !!!
Que diraient ces imminents socialistes dans l’âme, s’ils voyaient notre parti absent dans les grands débats du pays ? Prions pour qu’ils ne disent pas, comme dans le livre de l’exode :

« Ils se sont promptement écartés de la voie que je leur avais prescrite; ils se sont fait un veau en fonte, ils se sont prosternés devant lui ».

Chers camarades, l’heure est grave mais il est encore possible d’entreprendre une introspection profonde pour permettre au Parti socialiste, notre parti de cœur et de raison, de retrouver ses lettres de noblesse dans l’espace politique sénégalais.
Vive le Parti socialiste, Vive le Sénégal !Oswald SARR, Membre de Vision Socialiste France, Ancien SG du MJESE (Jeunesses PS de France)

Diamniadio : Le Coordonnateur Communal De Rewmi Quitte Idy !

Le rapprochement entre Idrissa Seck et le Président Macky Sall est diversement apprécie au niveau du parti Rewmi. Si la coalition Idy 2019 a déjà volé en éclats, on note une cascade de démissions au parti de l’actuel président du Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE). En fait, le coordonnateur communal de Rewmi de Diamniadio, Adama Mohamed Mbaye, commissaires aux enquêtes économique de formation, a quitté le navire, rapporte L’AS. Dans une lettre adressée au leader du parti Idrissa Seck, il y explique ce qui motive sa décision.

Moustapaha DIAKHATE : «Oumar SARR ment aux Sénégalais»

http://www.walf-groupe.com L’ancien directeur de Cabinet du président SALL revient à la charge. Cette fois, c’est le tout nouveau ministre des Mines qui essuie ses tirs.
Pour avoir déclaré qu’il n’a jamais été inquiété par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI), Oumar SARR a, en effet, fait réagir l’ancien président du groupe parlementaire Benno Bokk Yaakaar. Sur sa page Facebook, Moustapaha DIAKHATE estime que « Oumar SARR ment aux Sénégalais ».
« Je n’ai jamais été inquiété par la CREI » : Omar SARR ment aux Sénégalais
Contrairement à ce qu’il a dit Monsieur Omar a bel et bien été inquiété par la Crei. La Cour de répression de l’enrichissement illicite avait demandé et obtenu la levée de son immunité parlementaire dans le cadre de la traque des biens mal acquis.
Il s’y ajoute que Monsieur Sarr était aussi frappé, à l’instar d’autres libéraux suspectés d’enrichissement illicite, d’une mesure d’interdiction de sortie du territoire sénégalais. fatte xaju fi ! (on ne peut oublier aussi vite
Seulement, Moustapaha DIAKHATE a-t-il réellement compris ce que l’ancien coordonnateur national du PDS voulait dire ?

Un responsable de l’APR déclenche la bataille contre le 3e mandat de Macky Sall

https://www.pressafrik.com Les balbutiements d’une vague de rébellion commencent à prendre corps au sein de l’Alliance pour la république APR. La question du troisième mandat continue foncièrement de diviser les militants du parti présidentiel. C’est ainsi que le coordinateur du mouvement « Macky moniou Doyy » Mouhamet Ngoty Thiam soutient qu’il est temps de dire la vérité au chef du parti APR et président de la république Macky Sall qu’il ne doit pas se présenter pour la troisième fois.
Apparemment la colère est de taille dans les rangs de l’Alliance pour la république APR. « Je lance un appel au président de la République Macky Sall de laisser son projet de troisième mandat car il n’a nullement le droit de tuer la démocratie. Il y a des hommes dignes et respectueux dans les rangs du parti, l’ancien ministre des Affaires étrangères et responsable du parti Amadou Ba peut porter le combat. Nous invitons maitre Alioune Badara Cissé, Moustapha Cissé Lo, Moustapha Diakhaté, Thierno Alassane Sall et Aminata Touré de revenir car le parti a besoin d’eux. Le président doit tenir à sa parole. Le problème, c’est que le président n’a aucun respect pour le parti. J’en profite pour magnifier la venue du leader politique Idrissa Seck ».
Ces mots rapportés par le jounal Le Témoin,  sont d’emblée de Mouhamet Ngoty Thiam responsable APR et coordinateur du mouvement politique « Macky moniou doyy » horizon 2019 ex chargé de mission de l’Assemblée nationale. La destitution de certains ministres qui surfaient sur les vagues du parti au profit des nouveaux venus qui sont d’une autre obédience politique a provoqué la colère noire du coordinateur du mouvement politique qui revient à la charge. « Le troisième mandat, c’est mon combat personnel. Il est grand temps de mettre fin à ce débat de troisième mandat qui est à la limite honteux pour la démocratie. Sinon le président Macky Sall va sacrifier le parti en 2024. Il faut combattre ce mal déjà à présent. Le parti n’appartient pas à Macky Sall, même s’il est le chef du parti. Nous allons avoir notre candidat en 2024. Amadou Ba est respecté dans le parti et au sein du mouvement nous voulons lui signifier qu’il est notre choix » indique l’interlocuteur du journal Le Témoin.
Décidemment Mouhamet Ngoty Thiam est prêt à découdre et à défier les théoriciens du troisième mandat. Il va plus loin. « Les jeunes du parti doivent savoir que le président Macky Sall ne doit nullement se présenter pour une troisième fois. Le choix du candidat revient aux militants et aux sympathisants du parti » souligne le responsable apériste de la première heure de la commune de Biscuiterie, oublié par la direction du parti, qui estime que l’APR ne souffre pas de l’absence de grands hommes politiques comme Amadou Ba, l’ancien ministre des Affaires étrangères qui est bien outillé pour se mettre au-dessus du galop. Le Témoin

Parution du livre Politiquement sénégalais : El Hadj Daniel So décortique la politique de chez nous

https://www.lequotidien.sn La pratique politique au Sénégal passe au laser. El hadji Daniel So y va très fort dans son livre «Politiquement sénégalais» paru aux éditions Saint Honoré de Paris. Pouvoir, intrigues politiques, reniements, «de la parole à la haine», «de la fraternité à l’adversité», «de l’adversité à l’animosité»…. c’est un homme qui parle en connaissance de cause pour avoir partagé et même vécu «des moments les plus marquants et significatifs du premier mandat du Président Macky Sall (2012-2019), synchronisé́ à ses chroniques sur l’actualité́ socio-économico-politique sénégalaise, africaine et parfois internationale» qui animaient les pages «Opinions» des journaux sénégalais. Le leader d’En Mouvement décortique à la fois ce «landerneau politique spécial» où tous les coups sont possibles et permis. Mais au-delà, c’est un juriste et analyste politique qui s’essaie dans la sociologie politique du pays. Le Quotidien publie quelques Bonnes feuilles de cet ouvrage qui sera dédicacé le samedi 21 novembre 2020 à Dakar. Comme dans le «sport», il fait un grand «So» dans la politique de chez nous.

De la parole à la haine

«(…) En effet, pendant que dans certains pays de référence, nous constatons de plus en plus une accentuation des passions politiques autour d’un consensus sur les grandes orientations, dans d’autres comme le Sénégal, actuellement en phase de construction avec des moyens très limités et où une meilleure appropriation de ce qu’est l’Intérêt général devrait être plus que fondamentale, sinon même la règle pour faire face plus sereinement aux enjeux sociaux, économiques, environnementaux et sociétaux que doit relever sa société, les acteurs ont plus tendance à se préoccuper des personnes que des idées. La parole nourrissant la haine, le débat central se retrouve ainsi biaisé et désorienté, ouvrant l’espace d’une lutte politique interminable avant de déboucher de facto sur une subversion idéologique des principes de base de la politique, proprement dite. Ce qui renvoie inévitablement les discussions, souvent passionnées, vers la violence verbale dirigée contre des adversaires politiques tendant à davantage promouvoir un discours perpétuel de haine «revolving hate speech» plutôt qu’un cadre d’échanges constructifs seyant. Or, pour obtenir plus facilement l’adhésion réfléchie de son vis-à-vis ou d’un observateur donné, faire appel à la raison, aux facultés d’analyse et de raisonnement de ce dernier est plus convaincant, voire le seul gage de réussite, à tout point de vue. Le soin de définir le champ politique du dicible et de l’indicible ! Cela requiert plus que tout autre chose un recentrage du débat en masse non seulement des politiques mais aussi des médias, des intellectuels, des éducateurs et des autres forgeurs d’opinion, y compris des religieux, autour de ces différents enjeux d’intérêt national. (…)

De la fraternité à l’adversité

(…) Au Sénégal, les partis politiques sont conçus comme des biens personnels de ceux ou celles qui les dirigent au détriment toujours de potentiels hommes et femmes de qualité pouvant servir plus utilement le pays et leurs instances politiques auxquelles ils appartiennent s’ils étaient promus au mérite, et cela, bien avant son accession à la souveraineté nationale. La problématique réside maintenant dans le fait que l’on ne peut difficilement concevoir une démocratie sans partis politiques, de par la place qu’ils occupent dans le développement des régimes démocratiques et la contribution qu’ils apportent à leur fonctionnement et paradoxalement penser à une réelle démocratie dans les partis politiques. (…). Donc la démocratisation du renouvellement de son personnel politique y devient plus que primordiale pour un reflet net de la démocratie en tant que telle, pourvu que les tenants jouent le jeu. Ce qui n’est pas toujours, pour ne pas dire jamais, le cas ! Des exemples, il en existe à n’en plus finir. Le plus dramatique, remarqué durant les dix dernières années, est celui du Parti socialiste qui nous rappelle la «Virtù» (politique de contrôle, de maîtrise de ses adversaires) développée dans le fameux livre «le Prince» de Machiavel, adaptée à la «realpolitik» d’aujourd’hui. (…) Une fois au pouvoir en coalition, il (le Parti socialiste) commençait à donner l’impression de ne plus poursuivre la tradition. Ainsi, au fil du temps, deux camps se sont dessinés. D’une part, les anciens, dits Refondateurs sous l’influence du Secrétaire général, feu Ousmane Tanor Dieng, majoritaires dans la direction du parti depuis ce fameux congrès caricaturé «sans débat» de 1996, qui soutiennent mordicus cette démarche et, d’autre part, les Rénovateurs sous la houlette du Secrétaire national chargé à la vie politique, Khalifa Ababacar Sall, se réclamant comme purs produits de l’école senghorienne, prônent foncièrement le conservatisme. Et s’installa ainsi une bataille de contrôle du parti. Les premiers, en vrais chefs, considèrent que la dissidence, en tant que telle, doit être endiguée car étant la racine de la révolte. Et pour éviter cette révolte qui pourrait être néfaste et aboutir à leur perte de contrôle, ils agissent, à l’occasion, comme des chefs avides de conservation de leur pouvoir et dépourvus du sens du compromis, par le primat de la fin sur les moyens. Du moment qu’il n’y a pas de Virtù (contrôle) qui ne s’exerce sans l’occasion fournie par les circonstances, les seconds, sachant apprécier la situation présente, décident d’en tirer le parti en profitant de celle-ci pour mettre en exergue les ambitions de l’un des leurs, en l’occurrence du maire de Dakar sortant qui se trouvait être leur propre chef de file, et parer, par ailleurs, à tout autre prétexte. Progressivement, les relations se sont tellement dégradées entre les deux tendances, que l’exclusion de ces derniers au motif principal qu’ils faisaient office de fractionnistes était devenue inévitable. Or, à notre humble avis, il ne fallait qu’à les mettre devant leurs responsabilités, à l’épreuve des primaires, seule sanction irrévocable qui vaille en cas d’échec, pour qu’ils se rendent enfin compte de l’énormité des actes posés. (…) Mais hélas, la machine de liquidation politique étant déjà en branle, il revenait aux Refondateurs de ne lésiner sur aucun moyen, fût-il non conventionnel, pour neutraliser les Conservateurs. (…)

De l’adversité à l’animosité

(…) Mon Dieu, pourquoi beaucoup d’hommes/femmes politiques sénégalais(e)s n’ont guère en conscience du qu’en dira-t-on ? Pis encore, c’est à partir d’un épisode de la vie que nous nous rendons souvent compte comme raconté par l’ancien Président de la République du Sénégal, M. Abdou Diouf (1980-2000) dans ses «Mémoires», de l’exécrabilité de certaines âmes humaines. (…) D’où l’importance de faire très «attention à ne pas nous embrouiller dans nos alliances». Il faut l’avouer, à vrai dire, l’une des faces négatives de la vie politique à la sénégalaise, considérée par certains comme une course effrénée vers le pouvoir et l’avoir, consiste à arriver coûte que coûte à leurs fins, et pour cela, les gens sont prêts à tout, quitte même à user de leurres. L’opportunisme social et le mensonge peuvent y devenir soudainement une banalité. Pour accéder le plus facilement et rapidement à des positions stratégiques, ils estiment que la girouette, l’accommodation à des idées rejetées pour la reconversion sans vergogne à des points de vue pourtant anciennement combattus, ce sont là leurs seules planches de salut pour pouvoir bien assurer leurs lendemains meilleurs. C’est bien évidemment ce que traduit la tendance wax-waxeet et le phénomène de la transhumance politique d’aujourd’hui ! Lorsque ces arrivistes pensent que vous pourrez constituer un obstacle ou frein à leur dessein, ils chercheront à vous salir au risque de vous traîner dans la boue. Les taches de cette boue, fruits de leur fertile imagination comme stigmates de leur prédominance imaginative, resteront comme étiquette qu’ils vous colleront jusqu’à leur gain de cause. Selon eux, cela représente psychologiquement l’unique moyen de subsistance politique. Ainsi, les qualités que tous vous reconnaissent depuis toujours seront ainsi transformées par eux en défauts impardonnables. (…)

Sonko et les réseaux sociaux

(…) Plusieurs entités voire personnalités politiques passent désormais outre en choisissant les médias sociaux pour augmenter leur visibilité et leur notoriété par l’investissement des supports d’un nouveau genre tels que Facebook, Twitter, Snapchat, Whatsapp, Instagram ou Youtube, pour tenter d’embobiner le maximum de jeunes avec -pour la plupart- des fake news comme appât à l’endroit de son ou ses adversaires potentiels. Disons-le d’emblée et sans mâcher nos mots que le “It’s the voters, stupid ! “ littéralement “Ce sont les électeurs, idiot !” a déjà pris le dessus sur tout. Innover présente toujours un risque pour un acteur politique. Et, ce n’est pas l’opposant sénégalais et leader de Pastef, M. Ousmane Sonko qui nous dira le contraire. Le vent en poupe obtenu par les temps qui courent, grâce à son style au langage cru, parfois même, mélodramatique, et le lancement réussi de son livre-vision Solutions le 16 septembre 2018, devant un parterre de journalistes, triés sur le volet, le prouve largement. Mais, celui-ci a mal tourné lorsqu’une vidéo, sortie de nulle part, le montrait au cours d’une rencontre avec ses militants en train de brocarder les politiciens du pays, jusqu’à les traiter de «criminels». Ben oui, lui, en véritable pur produit des médias, et jusqu’alors si méfiant malgré son stratagème de déclinologue invétéré, n’a pas réussi à s’en échapper puisqu’il a fini par s’y prendre comme un manche. Ce qui lui a valu le pilori, durant un bon moment. (…) nous pensons très honnêtement que sa manie, ô combien iconoclaste et dangereuse à défendre consistant à peindre désastreusement la situation socio-économique du pays nous conforte à dire qu’on le veuille ou non, l’aime ou pas, Ousmane Sonko fait bel et bien partie de cet acabit. La vidéo de 39 secondes partagée gracieusement sur les réseaux sociaux où l’on voit l’homme assis, tel un one-man-show, dans ses œuvres diatribiques, en train de pamphlétiser comme à son habitude les hommes politiques et sans ménagement, aucun, de ses propres compagnons d’infortune de l’opposition ; allant même jusqu’à qualifier dédaigneusement les politiciens, toutes catégories confondues, de «criminels», et particulièrement ceux ayant gouverné le pays depuis l’indépendance, de «bons au poteau», nous a fait bondir de notre stupeur pour nous indigner en participant au débat. Dans ladite vidéo où il donne l’impression de poursuivre une réflexion entamée en français «…Parce que c’est inadmissible ce qui se passe au Sénégal. Nos politiciens sont des criminels…» avant d’enchaîner en wolof clair et limpide «ñifi njité depuis début bi ba legui… indépendance ba legui solen bolewone fusiller lene defo Bakkar» pour finir par psalmodier les problèmes de la société, nous avons là, l’attitude typique d’un déclinologue à court d’idées qui tire sur tout ce qui bouge. (…)

Entrée dans le gouvernement : Idy ‘’mouille’’ Touba Par Assane Samb

Le Président du Conseil économique, social et environnemental (Cese) n’a rien avoué sur une éventuelle médiation du Khaluife général des Mourides à propos de ses retrouvailles avec Macky.
Et Touba non plus n’a pas communiqué outre mesure à ce propos. Soyons clairs là-dessus.
Toutefois, son déplacement dans la localité ce mardi pour rencontrer Serigne Mountakha, est révélateur de ce qui a pu se passer dans les coulisses.
Les salutations d’usage honorées, le Khalife, visiblement très satisfait, a tenu à dire à Idy que c’est quelqu’un qui respecte les conseils, les recommandations…
En somme, qu’il est ouvert aux suggestions ce qui est la traduction du mot Ouolof ‘’Ndiguël’’.
Ses propos ont été avancés bien avant la prise de parole de ce dernier lui aussi visiblement satisfait de la réaction du Khalife.
En clair, pour nous, cela ne laisse aucun doute sur le fait que, comme pour le Pape du Sopi, Me Abdoulaye Wade, Touba a usé de son influence pour rapprocher Macky et Idy que tout séparait jusqu’ici.
Car, il ne peut en être autrement. Il a manifestement fallu l’entregent de quelqu’un que tous les deux respectent, que tous les deux écoutent. Et il n’est pas difficile de deviner de qui il s’agit.
Et toute l’attitude d’Idy est révélatrice de cela. En effet, il est parti rencontrer le Khalife au fort moment des critiques contre son action, sa personne, sa démarche.
Les sénégalais surpris, ont dénoncé, pour certains, ces négociations secrètes entre hommes politiques. Et c’est normal. Mais, certains, en ont profité aussi pour solder des comptes et attaquer l’ancien Premier Ministre, parfois d’une façon exagérée.
Alors, ce dernier, en se déportant à Touba, avait l’envi de montrer à tout ce beau monde qu’il n’a fait que suivre une recommandation du Saint homme. Même s’il ne l’a pas dit, le simple fait que tout l’entretien ait été filmé et diffusé partout, trahi ce besoin de se justifier par le geste.
En réalité, Idy a, dans une certaine mesure, mouillé Touba.
En tout état de cause, le fait que Serigne Mountakha montre qu’il approuve cette démarche va calmer les ardeurs de beaucoup de gens. Et, il l’a insinué assez clairement.
On peut, bien sûr, épiloguer sur les relations entre le spirituel et le temporel au Sénégal, on peut être d’accord ou contre l’immixtion des religieux dans la sphère politique, mais, il faut se convaincre du fait que chaque pays a ses réalités. Et ici, au Sénégal, chaque leader politique, syndical, associatif ou même chef traditionnel, a son guide religieux qu’il écoute et qu’il vénère.
Et cette réalité sert justement à dissiper les malentendus, à désamorcer les conflits et à maintenir une paix durable entre les hommes. Car, il suffit que le guide en question fasse une recommandation forte, pour qu’elle soit suivie pratiquement à la lettre.
Heureusement, ces derniers ont assez de recul pour ne pas se mêler directement des compétitions politiques au risque de les fausser.
Car, depuis 8 ans au moins, les relations étaient très tendues entre Macky et Idy du fait justement des égos surdimensionnés des deux personnes qui se livraient des combats sans merci.
Rien ne prédestinait alors Idrissa Seck à accepter une responsabilité qui a surpris mêmes ses partisans les plus proches.
Alors, en bon stratège, Idy a voulu montrer qu’il n’a pas réfléchi seul et qu’il agit en bon ‘’talibé’’ comme l’ait chacun de nous.
Mais, bien sûr, il pouvait refuser et faire autrement en restant dans la sphère de contre-pouvoir ou même d’anti-pouvoir. Il aurait déçu mais jamais le marabout ne le lui aurait reproché.
Alors, la médiation probable et même quasi-certaine de Touba ne saurait occulter sa responsabilité individuelle dans ce positionnement politique nouveau dont il va assumer, seul, les conséquences.
Car, contrairement au cas Me Abdoulaye Wade, Touba n’a pas encore dit, clairement, qu’une quelconque médiation a été entamée entre Macky et lui. Allez savoir pourquoi…

Ça chauffe pour le maire de Moussa Sy : la Cour des comptes fouille de fond en comble la mairie des parcelles Assainies

https://www.jotaay.net Il est certes un «gros poisson» pêché par Macky Sall, mais le maire des Parcelles Assainies a fort à faire par les temps qui courent. Moussa Sy est fouillé depuis quelques semaines par une équipe de la Cour des comptes. Selon nos radars d’ailleurs, les vérificateurs vont bientôt en finir avec la mairie des Parcelles Assainies. Brrr !!!

Publication de la réponse du ministre de la justice : Des magistrats crachent leurs vérités à Me Malick Sall

https://www.jotaay.net La sortie du ministre de la Justice dans la presse à travers sa réponse au Groupe africain de l’Union internationale des magistrats (Gauim), n’a pas laissé indifférents certains magistrats. Ces derniers n’ont pas voulu passer sous silence cette affaire, car ils considèrent que le moment est inopportun. L’affaire Teliko étant encore pendante, le ministre se devait de se garder d’en parler jusqu’à ce que le Conseil rende son verdict.
Comment la presse a-t-elle eu connaissance de la lettre-réponse du ministre de la Justice, garde des Sceaux au Groupe africain de l’Union internationale des magistrats (Gauim) jusqu’à la publier. Est-ce que c’est le ministère qui a donné l’info ou c’est juste une information décrochée par le journaliste ? Peu importe, pour certains magistrats, la réponse de la chancellerie ne vient pas à son heure. Le ministre se devait de garder le silence jusqu’à ce que le Conseil de discipline rende son verdict. «J’ai été choqué de lire cette affaire aujourd’hui dans la presse. Comment une réponse du garde des Sceaux peut-elle tomber entre les mains des journalistes ? Pour moi, ce n’est rien d’autre qu’une manière pour le ministre de la Justice d’influencer le Conseil de discipline. Parce qu’il en a profité pour parler de ces faits mêmes qui sont reprochés au président de l’Union des magistrats sénégalais», peste un magistrat sous le sceau de l’anonymat.

Une manière pour le ministre de la Justice d’influencer le Conseil de discipline

Pour lui, ce n’est pas normal que le ministre de la Justice parle de cette affaire, alors que le Conseil ne s’est pas encore prononcé. Loin d’en finir, notre interlocuteur de poursuivre  : «si on analyse bien la situation, il apparait clair qu’il fait ce qu’il reproche à notre collègue Souleymane Teliko, parce qu’il donne sa position sur cette affaire. Et qu’on ne nous dise pas que ce n’est pas lui qui a donné la lettre».

«Il devait observer une certaine retenue»

Un autre magistrat d’emboucher la même trompette  : «dès l’instant qu’il a saisi le Conseil supérieur de la magistrature, le garde des Sceaux devait s’abstenir de tout commentaire. Même s’il s’agit d’une réponse adressée au Groupe africain, c’est ce moment-là qu’il a choisi pour le faire ? Tout le monde sait que quand une affaire est pendante, personne ne doit en parler, encore moins une des parties, jusqu’à ce que la décision soit rendue au moins. C’est donc forcément pour lui une manière d’influencer», s’emporte cet autre interlocuteur. Selon ce dernier, Me Malick Sall n’en est pas à son premier coup. «Le ministre est dans une logique de communication et d’influence de l’opinion. Dernièrement, il y a eu un atelier de la société civile qui devait parler de je ne sais quoi, en tout cas, ça n’avait absolument rien à voir avec la justice et un de ses collaborateurs est venu distribuer des plaquettes aux participants sur le fonctionnement du Conseil de discipline du Conseil supérieur. Cela veut dire qu’il est en train de communiquer. Il empêche les gens de parler, aujourd’hui, c’est lui qui parle. Pour moi, il devait observer une certaine retenue. Puisqu’il a fait engager des poursuites, il devait au moins attendre. Il n’est pas obligé de répondre», fulmine encore ce magistrat.Alassane DRAME

LES PIQUES DE L’AS DE CE VENDREDI

SenePlus  |   Publication 13/11/2020

Tournée de l’Observateur des Lieux de Privation de Liberté

L’Observateur national des Lieux de Privation de Liberté poursuit ses visites des prisons, ainsi que la formation et sensibilisation des agents d’exécution de la loi, sur la prévention de la torture et autres peines ou traitements cruels inhumains ou dégradants. Josette Marceline Lopez Ndiaye et son équipe seront successivement dans les régions de Tambacounda, du 16 au 20 novembre, et de Ziguinchor du 23 au 27 du même mois. Le programme de l’Observateur national consistera à visiter les prisons pour s’enquérir des conditions de détention dans le contexte de la pandémie de Covid-19, tenir des ateliers de formation à l’intention des agents d’exécution de la loi sur la prévention de la torture et autres peines ou traitements cruels inhumains ou dégradants, et faire des émissions radio interactives sur le mécanisme national de prévention de la torture. L’Observateur contribue, en particulier dans ce contexte de la pandémie de Covid-19, à une meilleure prévention de la torture et autres mauvais traitements.

Le groupe scolaire Dior traîné en justice

Le bras de fer se poursuit entre les parents d’élèves du groupe scolaire Dior et la direction de l’école qui exige le paiement de trois mois ‘’d’arriérés’’. Le collectif des parents d’élèves demande l’arbitrage de la justice. Hier, les parents d’élèves ont déversé leur colère sur la directrice de l’école. Ainsi, ils portent à l’attention des autorités académiques et de l’opinion publique qu’ils se sont déplacés hier, jour de la rentrée scolaire, pour s’acquitter des modalités administratives et financières liées à l’inscription de leurs enfants pour l’année scolaire 2020-2021. Mais la direction de l’établissement a refusé toute inscription aux élèves dont les parents ne s’engagent pas à payer les frais de scolarité des mois d’avril, mai et juin 2020. Pourtant, le groupe scolaire n’a fourni aucun service aux enfants pendant ces mois cités. Le collectif refuse l’arnaque. Il a saisi la justice pour faire valoir le droit de leurs enfants à l’éducation. Un huissier de justice a été commis pour constater le refus de l’école de recevoir les inscriptions des enfants. Le collectif a aussi commis un avocat qui s’occupe du dossier. Ces parents d’élèves qui dénoncent le mutisme des autorités académiques comptent sur l’arbitrage de la justice pour permettre aux enfants de démarrer l’année scolaire en toute tranquillité.

La Pneumonie, 1ère cause de mortalité infantile

A l’instar de la communauté internationale, le Sénégal a célébré hier la Journée mondiale de la pneumonie qui est une infection respiratoire aiguë affectant les poumons. Le thème de cette année est : «Combattre la Pneumonie, Sauver des vies». Selon le ministère de la Santé, la pneumonie tue chaque année plus que le Sida, le paludisme et la rougeole réunis. D’après les statistiques, elle est actuellement la première cause de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans. Raison pour laquelle les autorités sanitaires comptent renforcer le plaidoyer et la communication à tous les niveaux. Car le constat est que près d’un tiers des enfants présentant des signes de cette maladie ne sont pas amenés en consultation à temps pour recevoir le traitement dont ils ont besoin. Toutefois, la prévention de la maladie est possible grâce à la vaccination, un état nutritionnel satisfaisant, le respect des gestes barrières et une amélioration des facteurs environnementaux. C’est pourquoi il est conseillé de protéger l’enfant par l’allaitement au sein exclusif, l’alimentation complémentaire adéquate, le lavage des mains et la réduction de la pollution de l’air intérieur. La journée a été marquée par la réception de matériel et de médicaments.

Serigne Mbaye Sy chez Al Maktoum

Le Khalife Général des Tidianes Serigne Babacar Sy Mansour a conduit une forte délégation hier chez Serigne CheikhTidiane Sy Al Maktoum à Fann Résidence, pour présenter ses condoléances à la famille à la suite du rappel à Dieu de Sokhna Aïda Dème. Le guide religieux a été accueilli par les membres de la famille Sy dont Serigne Mansour Sy Djamil, Serigne Mame Malick Sy Al Maktoum, Serigne Habib Sy Mansour, Serigne Cheikh Oumar Sy Djamil, Serigne Abdou Sy Al Maktoum, Serigne Cheikh Tidiane Sy Al Amine, Serigne Pape Youssoupha Diop, Serigne Pape Cissé, entre autres et en présence d’El Hadj Mansour Mbaye. Des témoignages émouvants sur la défunte ont également été prononcés par les différents orateurs y compris le Khalife lui-même qui connaissait parfaitement son père Ndioba Dème. La famille de la défunte s’est réjouie de cette visite hautement symbolique qui vient apporter une brique de plus dans la consolidation des liens qui unissent la Hadara Malikiya.

Aminata Mbengue Ndiaye consulte

Poursuite des rencontres de Madame A. Mbengue Ndiaye. La Secrétaire générale du Parti socialiste poursuit ses rencontres de remobilisation de ses troupes en vue d’achever le processus de renouvellement des instances avant de passer au congrès tant attendu pour l’élection du leader du parti. Après la fédération des femmes, Aminata Mbengue Ndiaye a rencontré hier l’organisation des travailleurs socialistes. Les échanges ont porté sur la vie de l’organisation et sur ce que celle-ci peut apporter au parti.

Le procès Imam Ka

Le palais de justice a refusé du monde hier, lors du procès de l’imam Gueladio Ka. Des sympathisants de l’imam ont fait le déplacement pour le soutenir. Un important dispositif sécuritaire allant de la gare urbaine Lat-Dior au Tribunal a été mis en place. Finalement, le procès a été renvoyé au 26 novembre pour plaidoirie. Le mis en cause est poursuivi par un collectif de chrétiens qui l’accuse d’avoir tenu, lors d’une conférence publique à l’île de Gorée, des «propos offensants» contre la communauté chrétienne. Les faits remontent au samedi 08 septembre 2018.

Après Att, Jerry Rawlings décédé

Sales temps pour les anciens chefs d’Etat. Après l’ancien président malien Att, le charismatique Jerry Rawlings qui a dirigé le Ghana pendant deux décennies, de 1981 à 2001, est décédé hier dans la matinée dans un hôpital d’Accra. Très respecté à l’international, Jerry Rawlings a marqué l’histoire du Ghana de manière paradoxale. Il est arrivé au pouvoir grâce à un coup d’État, mais M. Rawlings est également celui qui a rétabli les libertés démocratiques au Ghana et en a fait le bon élève de l’Afrique de l’Ouest. Fils d’un père écossais et d’une mère ghanéenne, Jerry Rawlings devient pilote de chasse et s’intéresse vite à la politique, d’après Rfi. En 1979, il organise le coup d’État qui renverse le régime de Fred Akuffo et cède le pouvoir au gouvernement civil du président Limann. Mécontent de la gestion de Limann, qu’il juge corrompu, Jerry Rawlings le renverse lui aussi en 1981 et prend à son tour les rênes du Ghana. Très vite, l’ancien putschiste se convertit à la démocratie et au libéralisme économique, conformément aux souhaits du FMI. En 1992, une nouvelle Constitution est adoptée, la IVe République est proclamée et Rawlings est, cette fois, démocratiquement élu. Le multipartisme est rétabli, de même que la liberté de la presse. Rawlings est réélu en 1996. La Constitution lui interdisant de se représenter une troisième fois, il fait une sortie pacifique et volontaire de la scène politique lors de l’élection en décembre 2000.