Revue de presse du Vendredi 12 Mars 2021

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AMADOU MAHTAR MBOW, LE 100e RUGISSANT

http://www.emedia.sn M. Amadou Mahtar M’Bow, dont la contribution particulièrement discrète, mais déterminante à la consolidation de la démocratie sénégalaise, soufflera sa 100e bougie dans une semaine. Retour sur une vie d’engagement d’un homme de consensus. À travers une série d’articles, d’images et de témoignages, Emedia, vous plongera pendant toute la semaine d’anniversaire, sur le cahier de souvenirs de ce patriarche.
À 100 ans, Amadou Mahtar Mbow, né le 20 mars 1921, dispose d’un curseur très mobile, témoin d’une vie remplie. Homme d’Etat, insoumis, rebelle, « réclamant sans cesse et de manière résolue, la dignité pour les Africains », le Sage a été de tous les grands combats pour l’Afrique, sa culture, sa démocratie.
Très tôt, lui qui a participé à la Première Guerre mondiale à l’âge de 18 ans, a été un des leaders des grands combats pour l’Afrique. Membre actif de la F.E.A.N.F (Fédération des Étudiants d’Afrique noire francophone), un syndicat étudiant dont le combat fut pour l’indépendance immédiate de l’Afrique. son activité syndicale intense lui a valu alors d’être exilé, par les autorités coloniales, à Rosso en Mauritanie. Ce ne fut pas son dernier combat pour autant, mais ses batailles les plus âpres ont été menées pour l’éducation, la culture et la démocratie.
Amadou Mahtar a produit entre 1953 et 1957 diverses enquêtes qui couvrent des villages représentatifs du Sénégal. En 1958, avec Abdoulaye LY et Assane SECK (1919-2012), autour du Parti du Regroupement Africain, (P.R.A), Amadou Mahtar M’BOW réclame l’indépendance immédiate du Sénégal, et refuse donc l’autonomie interne. Sa production intellectuelle entre 1963 et 1970 couvre également des questions d’histoire et d’éducation, ainsi que de grands dossiers sur l’Afrique.
Sa carrière professionnelle, fortement marquée par un passage de 13 années à la tête de l’UNESCO (1974-1987), en pleine guerre froide, aura été pour lui une occasion de faire entendre la voix des opprimés, à travers une plaidoirie pour plus de justice, d’égalité et de fraternité, dans une société internationale fondée sur le multilatéralisme et le respect des différences. C’est ainsi qu’il a produit, notamment, des contributions déterminantes sur le nouvel ordre économique international, la solidarité des nations, le temps des nations.
Dans son blog, destiné à l’échange en politique, littérature, histoire, faits de société et le bien-vivre ensemble, M. Amadou Bal BA partage les grandes lignes de l’ouvrage d’Amadou Mahtar Mbow, « Le temps des peuples », qui recense ses principaux discours et ses combats à l’UNESCO pour faire entendre la voix des pays du tiers-monde. « Les thèmes abordés sont variés, détaille M. BA  : le monde et la solidarité, problèmes d’hier et d’aujourd’hui, les périls, races et racisme, les droits de l’homme, colonialisme, la paix et le désarmement, le développement, la culture, l’Afrique en changement, le nouvel ordre économique international, l’information, la communication, la préservation du patrimoine de l’humanité, la vocation de l’UNESCO. M. M’BOW avance que « Le temps des peuples » ne serait pas alors seulement celui dont disposent les uns pour « envahir l’aire culturelle et de communication » des autres, mais aussi celui qui permet d’aboutir à ce rééquilibrage de la société internationale, dans le sens de la justice et de l’égalité. L’UNESCO étant devenue la tribune des peuples opprimés, cela n’a pas manqué d’agacer, très fortement l’Oncle Sam.

PILLAGES DES STATIONS TOTAL : Le plaidoyer des syndicalistes 

https://www.enqueteplus.com Les délégués du personnel des travailleurs des hydrocarbures et la CNTS/FC sollicitent les autorités sénégalaises, en accord avec Total/Sénégal, pour trouver des mesures d’accompagnement idoines à l’endroit des mères et pères de famille impactés dans leurs activités professionnelles. Ceci à la suite des pillages de stations Total lors des manifestations de ces derniers jours à travers le pays.
Après le pillage des stations Total, 70 en tout, selon le quotidien ‘’Le Soleil’’, lors des manifestations de ces derniers jours, les délégués du personnel des travailleurs des hydrocarbures et la CNTS/FC sollicitent les autorités sénégalaises, en accord avec Total/Sénégal, pour trouver des mesures d’accompagnement ‘’idoines’’ à l’endroit des mères et pères de famille impactés dans leurs activités professionnelles.
‘’Le collège des délégués dénonce, avec la dernière énergie, ces vagues de pillages, de braquages, d’agressions et de vols perpétrés sur des biens et personnes physiques ou morales, privés ou publics qui ont occasionné de graves dommages matériels et financiers, en particulier sur la société Total/Sénégal, à travers l’étendue de son réseau national de stations-services. Les travailleurs des hydrocarbures sont profondément affectés et indignés par ces destructions massives des installations de Total/Sénégal, leur outil de travail’’, relèvent les syndicalistes du secteur des hydrocarbures dans un communiqué transmis hier à ‘’EnQuête’’.
Dans leur document, ces derniers se disent ‘’inquiets’’ des pertes de milliers d’emplois directs et indirects déjà éprouvés par la pandémie, qui en découleront assurément, aussi. Le collège des délégués du personnel rappelle que 30 % du capital de Total/Sénégal sont détenus par des citoyens sénégalais, et que la quasi-totalité du personnel ainsi que les membres de son organe de gestion dont le directeur général, est constituée de nationaux.
Ainsi, devant cette ‘’calamité’’ induite par la forfaiture des manifestants, le Collège des délégués du personnel de Total/Sénégal interpelle les citoyennes et citoyens sénégalais, pour faire preuve de ‘’discernement et de sérénité’’ dans l’exercice de leurs droits fondamentaux garantis par la Constitution et l’expression de leurs revendications. Les délégués du personnel lancent, également, un appel à tous, pour le ‘’respect scrupuleux’’ des libertés, des biens et services publics ou privés.
Au regard des pertes énormes enregistrées, la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS) indique, dans un autre communiqué, que des Sénégalaises et Sénégalais ayant pris des engagements avec des banques de la place font désormais face, ‘’sans trop d’espoir’’, à un avenir dont ils n’ont plus la pleine maîtrise. La CNTS déplore et condamne avec virulence ces actes qui, selon elle, ‘’n’honorent pas’’ le pays.
Ainsi, la CNTS engage l’Etat et le gouvernement du Sénégal à mettre en œuvre les mesures d’accompagnement annoncées par le chef de l’Etat, sans oublier les travailleuses et travailleurs d’Auchan, de Total/Sénégal. ‘’En vue de redonner espoir à cette jeunesse en quête de mieux-être, la CNTS invite le président de la République, en corrélation avec sa mission de création, de maintien et de sauvegarde d’emplois, à élargir ces mesures d’accompagnement pour davantage venir en aide à ces citoyens et/ou sociétés durement impactés par cette crise.
Dans cette même dynamique, ‘’la CNTS demande au gouvernement du Sénégal de mettre à profit la disponibilité des guides religieux, de la société civile, des organisations syndicales et autres régulateurs sociaux, pour consolider la paix sociale en libérant tous les Sénégalais arrêtés lors de ces manifestations’’, plaide la centrale syndicale.

Elle lance aussi un appel à la jeunesse pour la préservation de la paix, seule gage de sécurité et de reprise effective des activités économiques.

Par ailleurs, les délégués du personnel des travailleurs des hydrocarbures et la CNTS/FC ont rappelé que lors des premières manifestations du 8 février dernier, accompagnées d’attaques de stations Total à Dakar et à Bignona, le Syndicat national des travailleurs du pétrole et gaz du Sénégal, affilié à la CNTS/FC, avait déjà tiré la sonnette d’alarme. Notamment sur ce que représentaient les stations Total et les conséquences néfastes de leurs actes dans l’économie nationale, mais particulièrement sur les milliers d’employés locaux.

‘’Malheureusement, cet appel à la raison et à la mesure n’a pas été entendu. Bien au contraire, nous avons assisté, la semaine dernière, à des ravages d’une violence jamais connue au Sénégal, allant jusqu’à des pertes en vies humaines’’, regrettent les délégués.MARIAMA DIEME

EMPLOI DES JEUNES : La restructuration de la Der et du Dac de Keur Samba souhaitée

https://www.enqueteplus.com Les financements octroyés par la Délégation à l’entrepreneuriat rapide, dans le cadre de l’employabilité des jeunes et des femmes, devraient se faire autrement, d’après certains jeunes. La reprise des travaux du Domaine agricole communautaire de Keur Samba Kane, pour permettre à 5 000 jeunes de trouver un emploi, est également souhaitée.

‘’J’engagerai, dans les meilleurs délais, une réorientation des allocations budgétaires pour améliorer de façon substantielle et urgente les réponses aux besoins des jeunes, en termes de formation, d’emploi, de financement de projets et de soutien à l’entreprenariat et au secteur informel’’, a dit, lundi dernier, lors de son adresse à la Nation, le chef de l’Etat. Cette réorientation est, en plus d’être une nécessité, une demande sociale. Et pour cause ! L’emploi est devenu une denrée très rare, dans la région de Diourbel.  Les financements octroyés par la Der (Délégation à l’entrepreneuriat rapide des jeunes et des femmes) n’a pas beaucoup d’impact sur les jeunes. Le président du Conseil régional de la jeunesse, Modou Lo Thiam, déplore la manière dont ces financements sont octroyés. ‘’A mon avis, ces financements ne sont pas efficaces et ne profitent pas aux jeunes.  Souvent, ils sont destinés à la jeunesse républicaine. Ceux qui en ont besoin ne voient pas la couleur de l’argent. Ces structures n’impliquent pas les jeunes’’, dit-il.

En phase avec le chef de l’Etat sur la réorientation de ces structures de financements des jeunes, Modou Lo Thiam confie  : ‘’Il fallait au moins une copie des financements.  Les concepts sont bons, mais c’est la mise en œuvre qui fait défaut. Si les jeunes étaient impliqués dans les comités de sélection, ils pourraient défendre les dossiers. Les dépouillements se font au niveau national. Pour moi, ce n’est pas un comité de sélection, mais plutôt un comité de validation. Je me demande même si ce sont les dossiers qui quittent le niveau déconcentré qui sont envoyés au niveau national.’’

L’autre écueil qui se dresse sur le chemin de la Der, est le non-remboursement des créances par les bénéficiaires. Lors d’une tournée dans la région de Diourbel, le délégué général de la Der, Papa Amadou Sarr, a déploré le retard dans le remboursement. ‘’Les bénéficiaires des financements de la délégation à l’entrepreneuriat rapide des jeunes et des femmes rechignent à honorer leur engagement en payant les dettes contractées au niveau de ladite structure. Sur un total de 3 milliards de francs CFA injectés, seuls 500 millions ont été recouvrés. Diourbel fait partie des mauvais élèves, en terme de remboursement dont le taux est de 25%.  Ce qui est très faible. Cet argent public est pour tous les Sénégalais’’, disait-il. C’est salutaire que le président de la République ait décidé de la réorientation de ces structures d’octroi de financement.

Espoir du Baol, le Domaine agricole communautaire (Dac) de Keur Samba Kane, situé dans l’arrondissement de Baba Garage, situé dans le département de Bambey, est un éléphant blanc. Situé à 11 km de Keur Samba Kane, entre Kaéré Mapathé et Keur Ndiakhaté, ce Dac, lancé depuis 2015, tarde à sortir de terre. D’une superficie de 1 000 ha, le coût du Dac est estimé à 6, 5 milliards de francs CFA.

Les travaux sont confiés à l’entreprise israélienne Green 2000 qui a pourtant reçu de l’Etat du Sénégal l’argent qu’il fallait, si l’on en croit le coordonnateur du Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac), Pape Malick Ndour. L’infrastructure devait être livrée en décembre 2019, comme l’affirmait le ministre de la Jeunesse, Néné Fatoumata Tall. Depuis, rien. C’est la désillusion. Et dire que beaucoup de techniciens avaient demandé que ce Dac, qui devait générer, à terme, 5 000 emplois, soit implanté au CNRA (Centre national de recherches agricoles) de Bambey ou bien à Ndiémane, dans la commune de Ndondol, parce qu’au niveau de ces zones, l’accès à l’eau est facile.Mais pour les responsables de Green, ‘’le retard s’explique par la Covid- 19’’.Boucar Aliou Diallo

Sécurité alimentaire : 110 millions de dollars du Japon pour les pays fragiles

https://www.sikafinance.com Le Japon fournit  ce 10 mars une contribution de 110 millions de dollars, soit 60, 33 milliards FCFA, au programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM) pour appuyer ses efforts dans le cadre de la lutte contre l’insécurité alimentaire en Asie, au Moyen-Orient et en Afrique.

” Aujourd’hui, les conflits, les chocs climatiques et la Covid-19 sont à l’origine d’une pandémie de la faim et des millions de personnes sont au bord de la famine avec 34 millions de personnes dépendantes de l’aide humanitaire “, a déclaré Naoe Yakiya, directrice du bureau du PAM au Japon. ” Nous sommes reconnaissants du soutien généreux du gouvernement japonais qui va nous permettre d’apporter un soutien vital et renforcer la résilience de milliers de personnes vulnérables “, a-t-elle par la suite ajouté.

Seront bénéficiaires de ce financement du PAM 37 pays en Afrique, en Asie, du Moyen-Orient.  En Afrique de l’ouest et du centre, ce sont 12 pays qui seront ciblés dont le Burkina Faso, le Sénégal, le Nigéria, le Cameroun, la RDC et le Congo.

En juin dernier,  le PAM avait annoncé dans son rapport qu’en 2020, 130 millions de personnes supplémentaires seront confrontées à la famine du fait de la crise sanitaire de la Covid-19.  Vu l’ampleur de la situation, l’organisation avait sollicité une aide de 350 millions de dollars pour soutenir son plan mondial d’intervention humanitaire face à la Covid-19.  Olivia Yao

Politique monétaire : Un économiste rectifie Abdou Mbow

https://www.xibaaru.sn Le journaliste spécialisé en économie et finances, Abdou Diaw a écrit à l’Honorable Député Abdou Mbow suite à son intervention relative à l’assemblée nationale sur France 24.

In-texto l’intégralité de sa réponse :

Dire que « le Président de la République, Macky Sall, a, lui même, personnellement une politique monétaire qu’il mène dans son pays avec son gouvernement », c’est vraiment le summum.

Le Sénégal appartient plutôt à une union monétaire. Par conséquent, toute manipulation des instruments de la politique monétaire (via les taux d’intérêt, réserves obligatoires, la masse monétaire…) passe par une décision des instances (comité politique monétaire, la banque centrale…).

Le dispositif actuel de gestion de la monnaie et du crédit des pays de l’UEMOA s’appuie sur des mécanismes de marché et des instruments indirects de régulation de la liquidité, notamment les taux d’intérêt et le système des réserves obligatoires.

La politique monétaire, rappelle la BCEAO, est l’action par laquelle l’autorité monétaire, en général la banque centrale, agit sur l’offre de monnaie dans le but d’atteindre son (ses) objectif(s). Au niveau de l’UEMOA, conformément à l’article 8 des statuts de la BCEAO, l’objectif prioritaire de la politique monétaire est d’assurer la stabilité des prix. Sans préjudice de cet objectif, la Banque Centrale apporte son soutien aux politiques économiques de l’UEMOA, en vue d’une croissance saine et durable.Abdou Diaw(Doctorant_CESTI_UCAD_Economie des médias, Journaliste spécialisé en Economie & Finances)

En visite privée à Dakar, Adama Barrow accueilli par Macky Sall

http://lesoleil.sn Le Président de la Gambie, Adama Barrow est arrivé à Dakar, ce jeudi 11 mars, pour une visite privée. Il a été accueilli à son arrivée par son homologue, le Chef de l’État Macky Sall.
Selon un communiqué, cette visite a été l’occasion pour le Président Adama Barrow de magnifier les relations privilégiées  de parenté et d’amitié entre le Sénégal et la Gambie, marquées récemment par un don de 10 000 doses de vaccins anti Covid-19, accordé par Dakar à Banjul. La Gambie qui a démarré, mercredi, sa campagne nationale de vaccination contre le Coronavirus

Riposte à la Covid-19 : l’utilisation du vaccin AstraZeneca interrompue dans 7 pays européens

http://lesoleil.sn/ Sept pays européens ont suspendu l’injection des vaccins AstraZeneca après avoir détecté des problèmes de circulation sanguine chez plusieurs personnes vaccinées. Par mesure de prévention, le Danemark a communiqué sa décision ce jeudi 11 mars. Cette suspension intervient

« après des rapports de cas graves de formation de caillots sanguins chez des personnes qui ont été vaccinées avec le vaccin contre le Covid-19 d’AstraZeneca », a notamment indiqué l’Agence nationale de la Santé danoise.
L’Autriche, quant à elle, avait pris cette décision en début de semaine, après le décès d’une infirmière de 49 ans qui a succombé à de « graves troubles de la coagulation ». L’Estonie, la Lituanie, la Lettonie et le Luxembourg ont aussi suspendu l’utilisation du vaccin reçus dans 17 pays européens.
AstraZeneca est le deuxième vaccin reçu par le Sénégal après Sinopharm. Un lot de 320 000 doses a été réceptionné par le chef de l’État Macky Sall dans le cadre de l’initiative Covax. D.D

Covid-19 en Afrique : qu’attendons-nous pour faire confiance aux jeunes? Par  Cheikh Fall, Président d’AfricTivistes, la Ligue africaine des blogueurs et web activistes pour la démocratie

https://www.jeuneafrique.com Il y a un an aujourd’hui, le Covid-19 était officiellement requalifié en « pandémie » par l’OMS, qui reconnaissait ainsi son caractère mondial. Un an et plus de 100 000 morts plus tard, il est plus que temps pour l’Afrique de reconnaître – et surtout d’encourager – le rôle joué par sa jeunesse dans la lutte contre le virus.
Les catastrophes sont des événements qui permettent aux jeunes de faire ressortir leur esprit et leur pouvoir de création, de même que leur sens des responsabilités. Un an après le début de la pandémie de Covid-19, alors que les États continuent de s’adapter à ce nouveau mode de vie, les jeunes ont su rivaliser d’ingéniosité afin d’apporter des réponses contre la progression de la maladie.
Au moment où la pandémie a frappé le monde, l’Afrique de l’Ouest était l’une des régions les moins préparées à lutter contre ce fléau. La Covid-19 a mis à nu les limites des États à gérer une telle crise sanitaire et ses impacts socio-économiques. Déjà confrontée à des problèmes de sous-financement des soins de santé, la région faisait aussi face à l’absence de systèmes de protection sociale décents tel que l’indiquait Oxfam en 2019 dans son indice sur l’engagement des États ouest-africains à réduire les inégalités.
Résultat : la pandémie de Covid-19 et le virus des inégalités accélèrent leur progression dans la région. Pour inverser la tendance, freiner l’évolution de la pandémie et réduire ses effets socio-économiques, les États ont préféré miser sur les acteurs et partenaires traditionnels. Mais la lutte contre la pandémie aurait certainement été plus efficace s’ils avaient fortement impliqué les jeunes comme acteurs de premier plan de la stratégie de riposte

La jeunesse est une solution et non un problème

En 2018, 64 % de la population ouest-africaine avait moins de 24 ans. Si d’aucuns perçoivent ces jeunes comme des propagateurs supposés de la maladie, c’est pourtant en partie grâce à eux que la région a enregistré moins de victimes qu’ailleurs dans le monde. Véritablement engagés à lutter contre la pandémie, ils ont été au cœur du dispositif de riposte.
Ces derniers mois, AfricTivistes – qui défend les droits des jeunes en Afrique – a cartographié un échantillon de plus d’une centaine d’initiatives portées par des jeunes ouest-africain-e-s (de 10 pays), individuellement ou collectivement et de manière spontanée, pour contribuer et compléter l’effort des pouvoirs publics dans la lutte contre la Covid-19. L’analyse de ces données récoltées a permis de mieux cerner la question et de produire un rapport analytique qui démontre l’engagement des jeunes à faire face à cette crise sanitaire

L’ENGAGEMENT DE LA JEUNESSE EST UN INDICATEUR QUI VIENT DÉCONSTRUIRE LES PRÉJUGÉS ET IDÉES REÇUES

Nous avons constaté que dans la majorité des cas, les activités menées (74 %) portent sur l’accès aux kits d’hygiène, le renforcement de la connaissance sur la maladie, la déconstruction des fausses informations, l’adoption des gestes barrières, la mobilisation des communautés et la mobilisation de ressources au service de celles-ci.
D’autres initiatives très novatrices ont porté sur l’utilisation de la technologie (23 %) afin de mettre au point des prototypes pour la prévention (unités de désinfection). C’est dans cette logique que l’innovation de la jeunesse nigérienne – notamment la structure IPREN Energy – a créé une « machine d’assistance respiratoire » qui utilise des composants intelligents et un algorithme d’intelligence artificielle pour contrôler et réguler automatiquement les différents paramètres respiratoires d’un patient. Elle consiste à procurer au patient du gaz mélangé à l’oxygène à dose bien déterminé avec une pression et un volume bien calculé.
Sans oublier les initiatives majoritairement centrées sur la transparence, la redevabilité mais aussi la gestion des fonds publics alloués à la lutte contre la pandémie (3 %). Par exemple, l’organisation « Gambia Participates » a mené une étude sur la gestion des fonds Covid-19 et la prestation efficace des services de santé publique. Elle a aussi tenu des discussions sur le rôle de la société civile dans la transparence budgétaire, notamment la redevabilité du gouvernement dans l’utilisation des fonds Covid-19.
L’engagement de la jeunesse, à travers ces initiatives développées face à la Covid-19, est un indicateur, objectivement vérifiable, qui vient déconstruire les préjugés et idées reçues relatives au rôle et à la place des jeunes dans la conduite des affaires de la cité

Un manque de moyens

Pour autant, les appareils étatiques semblent ne pas accorder trop d’importance à cet engagement de la jeunesse. En effet, on constate que 62 % de ces initiatives cartographiées ont eu recours à l’autofinancement (propres ressources, crowdfunding), faute d’avoir pu obtenir un soutien de leur gouvernement.
Selon Hamani Moussa Boureima de l’Association des jeunes actifs (AJC) au Niger, « les autorités ne sont pas à l’écoute des jeunes et ne pensent pas que notre activité puisse être une réussite ». En revanche, il apparaît clairement qu’en termes d’accessibilité, de disponibilité et de réceptivité face aux initiatives des jeunes, les autorités locales et coutumières ont répondu plus présentes que les autorités administratives et politiques. Les synergies réussies ont donné les résultats les plus probants sur le terrain

PRÉPARER L’AVENIR AFRICAIN POST-COVID, C’EST AUSSI REBÂTIR UN CONTRAT SOCIAL DANS LEQUEL LA JEUNESSE A TOUTE SA PLACE EN TANT QU’ACTEUR-CLÉ

Le financement n’a pas été un frein à la mobilisation de la jeunesse africaine, même si la faiblesse des moyens et le manque de reconnaissance a limité la couverture et l’envergure des actions. Ainsi, une amélioration de l’accès des jeunes aux financements impacterait positivement sur leurs actions

Préparer l’Afrique de demain

Les jeunes sont les plus durement impactés par la pauvreté en période de pandémie. Préparer l’avenir africain post-Covid, c’est aussi rebâtir un contrat social dans lequel la jeunesse a toute sa place en tant qu’acteur-clé.
Ce contrat social et de confiance accompagnera aussi les gouvernants à mieux protéger les populations et à construire un avenir inclusif. Les activistes et les mouvements sociaux devraient être en mesure d’agir dans un espace civique qui garantit leurs droits, les valorise et leur permette de se renforcer. Alors, qu’attendons-nous pour faire plus confiance aux jeunes ?

RÉOUVERTURE DE MAGASINS AUCHAN : LE GROS SOULAGEMENT DES CLIENTS

http://www.emedia.sn Une dizaine de magasins Auchan a rouvert hier mercredi, 10 mars. Parmi eux, celui de Gibraltar. Pour le plus grand bonheur des clients qui ont pris d’assaut les rayons du magasin de plus de 2 mille mètre carré

« AUCHAN NOUS DÉPANNE »

La preuve ! En provenance de Thiaroye pour se rendre aux Hlm où elle gère son atelier, Rama Ndiaye a vite fait de se garer, narre-t-elle  : “je n’y croyais pas quand j’ai vu qu’ils ont ouvert. Depuis avant-hier, je me renseignais pour savoir si le magasin n’avait pas subi de dommages. J’étais dans mon véhicule mais j’ai sursauté quand j’ai vu les portes ouvertes. Je me suis empressée de me garer pour entrer. Que Dieu leur prête longue vie. Je suis en train de faire mes achats. J’étais très fatiguée ces derniers jours parce que c’est Auchan qui me dépannait. On a tout dans cette grande surface. Ces opportunités sont vitales pour moi. Même si l’appellation est française, c’est nous dans nous. Je dis stop aux saccages des magasins Auchan.”

« JE SUIS TRÈS CONTENTE »

Madame Seydi choisit soigneusement ses gombos au rayon légumes. Accompagnée de ses deux petites-filles, elle coupe les bouts pour vérifier leur fraicheur. Son soulagement est perceptible car dit-elle  : “je suis très contente et on remercie Dieu pour le retour de la paix. J’ai vécu ces derniers jours difficilement. C’était angoissant avec tout ce qu’il y a eu comme troubles. Que Dieu nous assiste.”

“Depuis qu’Auchan a ouvert, je ne m’approvisionne que chez eux, nous explique un retraité qui a requis l’anonymat. Non seulement, ils ont des produits de qualité mais aussi ils arrangent les populations. Un jour, laissez-moi vous dire que j’ai vu une femme, pour préparer son ’’thiébu dieun’’, est venue prendre une carotte, un navet, et un morceau de manioc, et cela lui a coûté moins de 400 F CFA. Par exemple, si vous voulez un steak, on vous vend un steak, ce que vous ne pouvez pas avoir chez le boucher. Si vous voulez un poisson, on vous le vend. On ne vous impose pas le pesage ou l’achat par kilogramme.”

HAUSSE DES PRIX ?

Tout en soupesant un poivron rouge, il précise que depuis que leurs filles sont mariées, il vit avec son épouse à Sacré Cœur. Et pour un couple, inutile d’acheter en gros, motive-t-il, par ailleurs.
Au-delà du soulagement, des clients déplorent, toutefois, une “hausse” sur les prix. Ce que les gérants se sont empressés de démentir. “Depuis qu’on a repris, il n’y a aucun changement. Il n’y a pas de hausse”, rectifie la manager du rayon frais, Ndèye Tacko Badiane.
Centenaire était un des foyers de tension lors des violentes manifestations. Des jeunes menaçaient d’attaquer le magasin. Les stigmates sont visibles d’ailleurs, les vitres de la porte d’entrée présentent plusieurs fissures laissées par des projectiles

UN DISPOSITIF SÉCURITAIRE POUR PARER À TOUTE ÉVENTUALITÉ

“Déjà, on avait mis en place un dispositif sécuritaire fort de plus de quinze éléments que nous a envoyés la Direction. Mais cela n’a pas suffi. On a dû négocier avec les manifestants en les conscientisant sur les conséquences de leurs casses. On leur a dit qu’on est 1 730 Sénégalais qui travaillent à Auchan. Et ça a marché”, rassure le chef de rayon Produits de Grande Consommation (PGC), Alioune Badara Daff.
Un dispositif est mis en place pour éviter tout débordement  : “on est en train déjà d’anticiper sur les commandes parce qu’il faudra un stock, avec tous les magasins qui sont fermés, les clients vont se rabattre sur nous. En plus de ça, on a un dispositif sécuritaire qui n’est pas visible à quelqu’un qui n’est pas de la maison. Aussi, on a dans le magasin des gens en civil qui sont en train de veiller à la sécurité des clients et du personnel.”

PAS ENCORE DE CHIFFRES SUR LES PERTES

En tant qu’employé comment avez-vous vécu ces derniers jours ? ” C’est triste de voir partir en fumée autant de magasins. C’est des montants colossaux d’investissements mais aussi nous avons senti notre emploi menacé et aussi peiné pour tous nos collègues qui sont en chômage technique même si Auchan n’a licencié personne. Tout le monde garde son emploi. On a même reçu du renfort des autres magasins pour vous dire que c’est une belle initiative quand même de la part de l’entreprise malgré tous les dégâts. Certes le danger guette mais il y a le dispositif sécuritaire pour parer à toute éventualité. Quand il y a un problème, on va agir en conséquence”.
Contacté par Emedia, le chargé de communication d’Auchan, Pape Samba Diouf nous a indiqué qu’ils ne disposaient pas encore des données financières pour l’estimation des pertes. Une chose est sûre, elles sont colossales. Car sur les 33 magasins ouverts au Sénégal, une vingtaine n’est pas fonctionnelle. Pour certains, tout est à refaire après avoir été incendiés.
Les personnes interrogées ne sont pas insensibles aux troubles de la semaine dernière.
Trouvée aux rayons des épices, Rama Ndiaye demande au Gouvernement de revoir sa politique en faveur de la jeunesse  : “les jeunes sont également fatigués. Je connais un carreleur qui travaille chez moi et il a un Master 2. Ce n’est pas bon ça. Que ceux qui doivent aller à la retraite le fassent et cèdent la place aux jeunes. Il est temps”. Dié BA & Pape D. DIALLO (photos)

LE CEMGA APPELLE L’ARMÉE À DAVANTAGE COLLABORER AVEC LA POPULATION

Kaolack, 11 mars (APS) – Le chef d’état–major général des armées (CEMGA), le général Birame Diop, a prôné, jeudi à Kaolack (centre), une collaboration entre les forces de défense et la population sénégalaise afin de mieux faire face face aux enjeux sécuritaires.
“L’armée sénégalaise est une armée dont on attend une attitude responsable, une attitude républicaine et une attitude qui fait que dans tout ce que nous nous engageons nous puissions avoir une bonne posture”, a dit le général d’armée aérienne.
Birame Diop effectuait une visite d’adieu à la zone numéro 3 de Kaolack. Il s’est ainsi adressé aux troupes dans le cadre de cette activité inscrite dans les traiditions militaires.
“Cette responsabilité va créer des conditions de partenariat entre les populations sénégalaises et nous-mêmes. Aujourd’hui, nous avons en face de nous une insécurité humaine qu’on ne pourra pas prendre en charge si nous ne créons pas les conditions de confiance qui doivent exister entre nous-même et nos populations”, a soutenu le CEMGA.
Cette confiance entre les populations et l’armée, a-t-il indiqué, “va permettre de renforcer les relation civilo-militaires qui constituent la colonne vertébrale de toute société moderne”.
Il a également invité la troupe à plus de solidarité, de fraternité, de discipline et d’intégrité pour dit-il pouvoir faire face aux enjeux sécuritaires de plus en plus compliqués.
“Une armée doit donner une image qui apaise, une image qui la fait respecter, une image qui l’assure. C’est cela que l’intégrité permet. Cette intégrité est la posture dans notre comportement. Notre comportement dans les actions que nous faisons au quotidien pour notre pays, la transparence dans la gestion des ressources qui sont mises à notre disposition’’, a soutenu le CEMGA.
‘’Nous avons besoin une armée debout qui travaille dans des conditions optimales pour pouvoir faire face à ces défis nombreux, complexes et ambiguës”, a-t-il ajouté, exhortant la troupe à travailler main dans la main avec la solidarité, la camaraderie et la fraternité.
“Je vous demande de rester engagés pour votre pays, pour votre institution et pour votre fierté personnelle”, a encore lancé à la troupe le patron des Armées sénégalaises.
Birame Diop s’est dit satisfait de son action qui reposait sur un socle composé d’un plier organisationnel, d’un plier opérationnel et d’un pilier logistique.
“Durant notre passage, nous avions insisté de travailler au plan organisationnel, opérationnel et logistique dans un environnement humain propice où les conditions de travail et de vie étaient optimales”, a-t-il fait valoir.
Le chef d’état-major général des armées a lors de son passage à Kaolack visité les chantiers du poste de commandement de la zone militaire numéro 3, du camp Sémou Djimith Diouf et de l’aéroport de Kaolack.Birame Diop sera remplacé au poste du CEMGA par le général Cheikh Wade.MNF/ASB/AKS

ZIGUINCHOR : UN VÉHICULE MILITAIRE SAUTE SUR UNE MINE, UN MORT ET CINQ BLESSÉS (SOURCE SÉCURITAIRE

Ziguinchor, 11 mars (APS) – Un véhicule militaire a sauté sur une mine, mercredi, au cours d’une patrouille de liaison entre les villages de Bafata et Sikoum (Ziguinchor, sud), faisant un décès sur le coup, a appris l’APS du colonel Souleymane Kandé, commandant de la zone militaire numéro 5.
Cinq autres soldats ont été blessés dans l’explosion et sont pris en charge au service médical du camp militaire de Ziguinchor, a indiqué la même source.
“L’accident s’est produit mercredi vers 19h. C’était au cours d’une patrouille de liaison. Le véhicule militaire a sauté sur une mine entre les villages de Bafata et de Sikoum. Il y a eu un décès sur le coup et cinq blessés, dont un militaire amputé d’un membre. Ils sont en train d’être pris en charge sur le plan médical’’, a indiqué le colonel Souleymane Kandé.
La zone de Sikoum fait partie des bases rebelles démantelées récemment par l’armée nationale dans le cadre des opérations de sécurisation menées dans cette zone frontalière avec la Guinée Bissau.MTN/ASG/BK

Récentes manifestations : Le Ministre de l’Intérieur au chevet des policiers blessés

http://lesoleil.sn/ bLe Ministre de l’Intérieur, Antoine Félix Abdoulaye Diome, s’est rendu, ce jeudi 11 mars, auprès des policiers blessés lors des récentes manifestations, pour leur apporter soutien et réconfort.
Ces manifestations publiques survenues du mercredi 3 mars au lundi 8 mars 2021, ont enregistré plusieurs blessés, dont des membres des forces de sécurité. Et selon la Croix-Rouge sénégalaise, ses volontaires ont assisté 590 civils blessés dans la région de Dakar, à Mbacké-Touba, Bignona… Au total  232 blessés ont été évacuées vers les structures sanitaires.
Onze personnes y ont perdu la vie. Un deuil national a été décrété ce jeudi 11 mars par le président de la république Macky Sall en leur mémoire

AMNESTY INTERNATIONAL : “SI D’ICI DÉCEMBRE RIEN N’EST FAIT, ON VA SAISIR LES JURIDICTIONS INTERNATIONALES”

http://www.emedia.sn “Si d’ici décembre rien n’est fait, on va saisir les juridictions internationales”. L’avertissement est formulé par le président d’Amnesty international section Sénégal, Me Amadou Diallo, sur la série de drames des dernières manifestations.
S’agissant de la saisine des institutions internationales, l’avocat se veut, en effet, très clair  : “Tout dépendra de l’attitude de l’État du Sénégal, des juridictions sénégalaises par rapport à la question. Si d’ici décembre rien n’est fait, on va saisir les juridictions internationales. On a peu agité la question de la CPI (Cour pénale internationale) mais là également, on y réfléchit. Mais tout dépend de comment l’État va réagir.”
Pour la société civile sénégalaise, il n’est pas question que ces morts (11 selon le Mouvement pour la défense de la démocratie, M2D) passent aux oubliettes et que les coupables restent impunis. “On est en train de recenser les morts parce qu’on veut aller au-delà de ce que les gens disent, on ne peut pas se fier à cela, pour ne pas faire d’erreur. C’est un travail fastidieux parce qu’il y a des blessés et des morts, et ils sont nombreux”, a plaidé la robe noire. Non sans regretter que l’attitude des parents des victimes qui, dit-il, interrogé par le journal Les Echos, “enterrent très vite leur mort sans autopsie. Et cela affaiblit le dossier”

Bougane offre 10 millions aux familles des victimes

Libération Sénégal online “Ce jeudi après-midi, le président Bougane Guèye Dany, leader de Gueum Sa Bopp s’est rendu chez les familles des victimes des émeutes de la semaine dernière, pour présenter ses condoléances et compatir avec eux dans cette douloureuse épreuve. Ainsi, il s’est rendu aux Parcelles assainies, à Cambéréne, Yeumbeul, Keur Massar et à la Médina”, informe un communiqué de Gueum Sa Bopp reçu par Libération online.
D’après la même source, “une enveloppe de 10 millions a été dégagée en direction des familles des victimes qui sont tombées lors des manifestations dans le cadre de la lutte pour la démocratie et l’état de droit. A noter aussi que le président de Gueum sa Bopp sera ce week-end à Bignona et Diaobé pour présenter ses condoléances aux familles.
13 martyrs ont été recensés lors des manifestations pour la défense de la démocratie au Sénégal”, d’après le communiqué

RECRUTEMENT DE NERVIS  : Barthélémy Dias accable la direction du Ps

Libération Sénégal online C’est une lourde charge que le maire de Mermoz Sacré-Cœur vient d’administrer à la direction du Parti socialiste (Ps). Sur sa page Facebook, Barthélémy Dias est formel : « J’insiste, persiste et signe. La direction du Parti socialiste a cautionné le recrutement, l’armement et le déploiement de nervis qui ont occasionné la mort de citoyens sénégalais ». Il ajoute : « Le Ps a choisi d’être apprivoisé au nom d’une politique alimentaire au-dessus des intérêts du peuple ». Se voulant plus précis, Barthélémy Dias enfonce le clou : «J’accuse M.Ali Mané (maire de Paoskoto, responsable politique et recruteur de nervis). Je dénonce Mme Aminata Mbengue Ndiaye à travers le torchon de communiqué pondu pour amuser le prince.Où est l’auto-saisine de M. le procureur de la République?», se demande-t-il

Recrutement de nervis : “Barth, tu mens !”, Aly Mané répond

https://www.seneweb.com Dans une publication largement relayée sur les réseaux sociaux, Barthélémy Dias accuse Aly Mané, Maire de Paoskoto, d’avoir recruté des nervis, lors des récentes manifestations qui ont eu lieu un peu partout au Sénégal.
Ce, suite à l’arrestation d’Ousmane Sonko, le 3 mars, et libéré le lundi 8 mars. Des accusations battues en brèche par Aly Mané. Voici l’intégralité de sa déclaration.
“Depuis quelques jours, un homme politique très connu pour son propos violent, injurieux, menaçant et la plupart du temps léger, se met à diffuser des propos calomnieux et accusatoires sur d’honnêtes citoyens dont ma modeste personne.
‘’En effet, M. Barthélémy Dias, pour ne pas le nommer, coutumier des faits de diffusion de fausses nouvelles, a soutenu des propos m’imputant une responsabilité dans le recrutement de nervis

Cette affirmation gratuite, grotesque, fallacieuse et puérile, pue le mensonge, l’affabulation et la manipulation.

‘’Dès lors, il me revenait, au nom de la vérité, de saisir, par mes conseils, des voies de droit pour le mettre devant ses responsabilités, afin que nul n’en ignore.
Il est de notoriété publique et à partir des faits irréfutables, que cet énergumène est l’incarnation typique de la violence verbale, physique avec son corollaire de conséquences dommageables.
‘’N’est-il pas constant de le voir tout le temps entouré de gros bras, de sbires, donc de nervis armés. Tout le monde, au Sénégal, sait que c’est lui qui entretient, organise et lâche des nervis contre d’honnêtes citoyens.
‘’Souvenez-vous, il y a de cela quelques années, le sieur Barthélémy Dias commettait des voies de fait soutenues par un propos d’une violence inouïe, tout en saccageant nos panneaux publicitaires dans sa commune.
‘’Depuis lors, ce monsieur est enragé par la haine et la jalousie qui l’amènent aveuglément à vouloir en découdre avec moi et porter atteinte à mon honorabilité.
‘’Barth, tu sais que tu mens, comme tu as menti sur l’assassinat de ce jeune Ndiaga Diouf qui restera sur ta conscience éternellement. Je vous conseille d’aller voir un psychologue pour éviter le psychiatre.
‘’En définitive, il me reste une chose à vous dire : «Ô vous qui avez cru ! Si un pervers vous apporte une nouvelle, voyez bien clair (de crainte) que par inadvertance, vous ne portiez atteinte à des gens et que vous ne regrettiez par la suite ce que vous avez fait.»

Libération des “otages politiques” : Ziguinchor et Bignona marchent ce vendredi

https://www.seneweb.com Selon le quotidien Les Échos qui donne la nouvelle dans sa livraison de ce vendredi, les localités de Ziguinchor et Bignona ne lâchent pas l’affaire.
Les Pastefiens de Bignona et le mouvement M2D organisent, ce vendredi, une grande marche dans l’après-midi.
Ce, rapporte le journal, pour réclamer la libération des “otages politiques”. Les deux marches ont été autorisées

NOUVELLE PROCESSION DES FEMMES DU BOIS SACRE DE LA CASAMANCE

https://www.seneplus.com Bien que le leader du Pastef ait recouvré la liberté, ces dernières ont fait encore une longue procession mardi à travers les rues de Ziguinchor, tout noir habillées, tapant sur des calebasses et entonnant des chansons
Apparemment, l’affaire Ousmane Sonko est loin d’être finie chez les femmes du Bois sacré de la Casamance. Bien que le leader du Pastef ait recouvré la liberté, ces dernières ont fait encore une longue procession mardi à travers les rues de Ziguinchor, tout noir habillées, tapant sur des calebasses et entonnant des chansons effrayantes.
Pour rappel, ces gardiennes des temples sacrés s’activent depuis qu’a éclaté cette affaire de viol dont Ousmane Sonko est accusé. Dans beaucoup de villages de la Casamance, des femmes leaders des croyances traditionnelles se sont retirées dans les forêts pour voir plus clair dans cette affaire. Dans l’un de ces villages, situé dans le département de Bignona dont nous ne dévoilerons pas le nom, la retraite a même duré plusieurs jours, on ne trouvait que des hommes et des enfants dans ce village durant trois jours, informe une source bien informée. Et selon cette même source, à leur sortie, ces femmes sont rentrées au village avec ‘’la certitude’’ que Ousmane Sonko était victime d’un complot pour briser sa carrière politique. Aussi, ont-elles lancé un mot d’ordre pour le défendre. C’est ce qui expliquerait leurs processions notées ces derniers jours à travers les rues de Ziguinchor et d’autres localités de la région. Des processions qui apparemment ne sont pas encore finies, du moins c’est ce que laisse croire celle notée avant-hier matin qui a attiré l’attention de beaucoup de Ziguinchorois, alertés par les clameurs des marcheuses.
Une procession où on ne voyait que de vieilles femmes qui ont vécu leur temps. Il fallait avoir beaucoup de sang froid pour les approcher tellement leur air était grave. Et les journalistes ne pouvaient qu’observer la procession car ces gardiennes du temple ne parlent jamais même pas à leurs proches et particulièrement aux hommes. D’ailleurs, les hommes ne les approchent pas en de pareilles circonstances, à leur vue tout le monde s’empresse de s’écarter de leur voie de passage pour éviter tout contact physique avec elles, indique un ancien qui explique que seuls quelques rares initiés et notamment des gardiens de bois sacrés peuvent décrypter les messages qu’elles lancent à travers leurs chansons et autres rites

Ces femmes ne sortent que quand l’heure est grave

Et notre spécialiste d’ajouter que ces femmes ne sortent que quand l’heure est grave. A l’en croire, elles ne défendent jamais quelqu’un qui est dans le tort fût-il leur fils. En général, si elles se mobilisent c’est pour résoudre des problèmes graves qui peuvent perturber la quiétude de la société, renseigne-t-il. C’est souvent le cas quand il y a des fléaux graves, comme les maladies infectieuses comme le coronavirus, la tuberculose, les cycles de sécheresse ou les malentendus au sein de la communauté ou des conflits inter-communautaires. Notre interlocuteur rappelle par exemple le rôle joué par ces femmes pour juguler le problème lié à l’invasion des criquets pèlerins qui avaient fait des ravages dans presque tout le Sahel au début des années 2000. ‘’Vous avez vu à l’époque, elles s’étaient fortement mobilisées pour faire des prières et  autres  sacrifices  au  niveau  de  tous  les sanctuaires traditionnels de la région pour sauver

les récoltes. À l’arrivée, les criquets n’y  sont  pas  arrivés’’ rappelle t-il avant d’ajouter que beaucoup de problèmes graves ont été réglés dans la discrétion par ces femmes. Il avance, à ce sujet, que depuis la nuit des temps, quand il y a une guerre qui éclate en Casamance, ces femmes sont en première ligne soit pour l’ arrêter soit pour accompagner une des parties en conflit si elles estiment que celle-ci mène une guerre légitime. Et pour ce sujet précis, il souligne que leur position détermine souvent l’issue d’un conflit, soulignant que, dans le passé, plusieurs villages ont été sauvés par l’intervention de ces femmes lors de conflits communautaires.
Pour étayer sa thèse, il nous cite l’exemple d’un village du département de Bignona (nous préférons taire son nom) qui était sur le point de perdre une bataille, dans les années 70, contre un village voisin avec qui il se disputait des terres. Les hommes de ce village étaient sur le point de se faire massacrer par leurs adversaires parce que leurs munitions étaient finies. ‘’Quand, les femmes de ce village qui était en mauvaise posture ont eu vent de cette situation, elles sont intervenues sur le champ en amenant des stocks de munitions dont personne ne connaissait la provenance pour sauver leurs maris qui s’apprêtaient à se rendre à l’ennemi’’ confie notre interlocuteur. Il cite un autre exemple : le rôle joué et que continuent de jouer ces femmes du Bois sacré dans la recherche d’une solution pacifique au conflit casamançais

La partition des femmes de la Casamance dans le retour de la paix

Aujourd’hui, si l’on note une paix assez relative  en  Casamance  qui  dure  depuis  plusieurs années, en grande partie, c’est grâce à ces femmes qui agissent sans tambour ni trompettes au niveau des forêts nuit et jour pour que la paix revienne. Si vous demandez aux négociateurs de la paix comme Robert Sagna et son groupe qui jouent le rôle d’interface entre le gouvernement et le Mfdc, ils vous diront que ces femmes les ont considérablement aidés dans leur grande mission en leur permettant d’ouvrir les portes les plus hermétiques dans leurs actions de conciliations. Ils vous diront également que ce sont ces femmes qui les avaient aidés à dénouer la situation, quand les combattants du Mfdc fidèles à César Atoute Badiate avaient enlevé une équipe de démineurs parmi lesquels il  y  avait  des  femmes.
À  l’époque,   tout  le monde craignait que ces femmes otages subissent des choses dégradantes, mais elles avaient  été  bien  traitées  et  sont  rentrées saines et sauves dans leurs villages’’. Donc, si ces femmes du Bois sacré s’impliquent dans cette affaire de Sonko et Adji Sarr, il y a de l’espoir que ce problème connaisse un dénouement heureux et ainsi éviter au Sénégal d’autres troubles, poursuit-il. Et de mettre en garde les personnes qui auraient trempé dans le conflit contre le leader du Pastef : si réellement ce dernier est innocent, elles doivent avoir peur car elles n’en sortiraient pas indemnes. Brrr… ‘’Quand il y a un problème de cette nature, l’intervention de ces femmes entraîne souvent des conséquences ; les personnes qui ont voulu faire du tort à un membre de la société ou à une partie de celle-ci pour des intérêts quelconques le payent souvent très cher. Soit elles contractent des maladies incurables  ou  sont  atteintes  de  paralysie qu’elles  vont  traîner  jusqu’à  la  fin  de  leur existence. C’est pourquoi ces femmes sont redoutées de tous ici en Casamance. Elles sont surtout redoutées parce qu’elles sont capables d’identifier les malfaiteurs qui sont à l’origine d’un problème et de les punir à la mesure de la faute commise’’, relève t-il.
Et selon toujours notre spécialiste des affaires ésotériques en Casamance, les femmes du Bois sacré, comme souligné en haut de cet article, sont convaincues qu’Ousmane Sonko fait face à complot ourdi par des personnes malintentionnées qui veulent nuire à sa carrière politique et c’est la raison pour laquelle elles ont décidé de s’opposer à cette injustice. Par conséquent, il faut s’attendre à des rebondissements extraordinaires dans les jours à venir, confie notre interlocuteur qui parie que toutes les personnes qui connaissent l’histoire du bois sacré en Casamance ne se mêleront jamais de cette affaire de peur que ‘’l’herbe  sèche  ne  brûle  l’herbe verte. Vous n’entendrez par exemple jamais les responsables politiques de la Casamance se prononcer par rapport à cette affaire pour ne pas être pris comme complices. Mieux, certains d’entre eux ont même commencé à démissionner pour éviter tout risque’’. Jean Diatta Correspondant permanent Ziguinchor

À Ousmane Sonko et aux Sénégalais Par AMADOU BAIDY FALL

C’est dans le sang d’un cœur meurtri que je trempe ma plume pour m’adresser à un homme que j’ai aimé et adulé, mais aussi à mes chers compatriotes sénégalais. Nous venons de sortir de moments très sombres de la vie de notre pays qui ont vu mourir onze personnes parmi la population et des milliards de francs partis en fumées à l’occasion de manifestations d’une rare violence. Qui pour en porter le chapeau ? A qui la faute ? Au lieu de tirer les leçons et d’assumer notre part de responsabilité, dans notre camp on jubile et on crie victoire. C’est pathétique ! J’ai été sidéré de voir des frères et des sœurs, oubliant tous les jeunes décédés durant ces manifestations, se congratuler et s’embrasser.
La goutte d’eau de trop a été de voir les femmes de Ousmane Sonko, haut perchées sur leur balcon, loin des théâtres des opérations crier de joie de voir leur mari rentrer oubliant tous ces parents dont les enfants vont passer la nuit dans des cercueils bien au frais dans les tiroirs des morgues. Je me suis écrié : tout ça pour ça ! Il nous faut dans notre parti, le PASTEF, être véridique et se dire certaines vérités. Si Sonko était allé tranquillement répondre à la convocation du juge tout ceci serait-il arrivé ? Tout le monde dira NON à moins que l’on soit du coté des hypocrites. A travers cette affaire, je me suis rendu compte et définitivement que Ousmane Sonko n’est pas un homme d’Etat et qu’il est loin de tout ce qu’il prône. Avant lui, Abdoulaye Wade disait je le cite « je ne marcherai jamais sur des cadavres pour accéder au pouvoir » et joignant l’acte à la parole, il avait toujours accepté d’aller en prison pour que le sang des sénégalais ne soit versé même s’il avait la vérité avec lui. Combien de fois l’a t-il fait du temps de Abdou Diouf ? Et pourtant, en ces périodes il avait tous les jeunes avec lui et qu’il lui suffisait de claquer le doigt pour que le Sénégal soit sens dessus dessous. Il ne l’a pas fait et cela ne l’a pas empêché d’être le troisième Président du Sénégal. C’est tout ce qu’on attend d’un homme d’Etat : savoir s’oublier pour l’intérêt supérieur de la nation. Cela Sonko n’en est pas capable. Il a préféré appelé au soulèvement, clairement lors de sa première sortie et de manière nuancée lors de la seconde sur conseil de ses avocats.
Au début de l’affaire, nous tous, ses souteneurs, jurions sur tous les toits que Ousmane n’a pas mis les pieds dans ce sordide salon. Sordide, oui car nous savons tous ce qui se passe dans ces lieux cachés dans les quartiers de Dakar. Nous le savons et Sonko le sait. Combien de fois nos télévisions ont fait des reportages sur la débauche en pratique dans ces salons ? C’est être malhonnête que de le nier. Nous tous avons été sonnés de l’entendre lui même avouer qu’il y a été. Qu’il le sache ! Même ceux qui ne lui disent pas ont été déçus de savoir qu’il fréquentait ce genre de salon. Il avance c’est parce qu’il était malade. Laissez-moi douter de l’existence de ce mal de dos. Ousmane nous a-côtés trouvé ici dans la diaspora. Il a fait près de six heures de vol assis dans un avion et à sa descente l’homme était en forme pour quelqu’un qui souffre d’un mal aussi atroce. Je n’y crois pas un seul instant et personne n’ose lui demander des papiers attestant ce mal.
A Sonko, on commence à tout permettre. Personne n’ose prendre le contrepied de son argumentaire sous peine de se voir abreuver d’insultes et de menaces. Où est la témérité légendaire de nos intellectuels et de nos journalistes ? On a l’impression qu’au Sénégal maintenant il est interdit d’être intelligent et de se poser des questions ? Pourquoi personne n’ose demander à Ousmane Sonko s’il a eu ou non des rapports coupables avec Adji Sarr d’autant que lui-même reconnaît avoir été massé par la demoiselle et de s’être retrouvé seul avec elle. Pour quelle raison aucun sénégalais n’a le courage d’interpeler Sonko sur le pourquoi il a renoncé à ses convictions salafistes pour mettre en avant son appartenance au mouridisme ? Lui a-t-on simplement dit que pour accéder à la magistrature suprême il faut bien être talibé mouride. Ousmane n’est pas tombé du ciel et il a bien fait son cursus au Sénégal. Tous ceux qui l’ont connu savent qu’il n’a jamais cru, qu’il ne croit pas et qu’il ne croira jamais aux tarikhas. Pourtant tout ce que je dis ici tous les intellectuels et journalistes au Sénégal le savent mais personne n’ose en parler. De quoi avons-nous peur ? Devons nous laisser les sénégalais se faire berner par ce monsieur juste parce qu’on a peur d’être insulté ou menacé.
Aujourd’hui, même dans les différents plateaux ou émissions radio télévisés, ceux qui prennent la parole n’ont cure de la vérité. Ils s’efforcent tous de regarder dans la direction de Sonko et de ses partisans afin de récolter de bons points dans les réseaux sociaux. Notre pays est presque devenu un conglomérat de peureux n’osant pas dire la vérité quand ça concerne Ousmane Sonko. Comment une affaire privée a pu être transformée en un combat politique par Sonko ? S’il est vrai qu’il n’a eu aucun rapport avec Adji Sarr, le monsieur doit savoir que celle-ci n’aura aucune preuve matérielle pour l’attester ? Pourquoi tout ce bruit alors ? Quid de son appel aux membres du MFDC ? Avez-vous lu la réaction de Jean Marie François Biagui, responsable de ce mouvement, sur sa page Facebook ? Lui-même attire l’attention des sénégalais sur les manipulations de Ousmane Sonko.
Réveillez vous mes chers compatriotes, on vous manipule à tout bout de champ ! Que dire de la sortie de ce capitaine Oumar Touré ? Il est en train lui aussi d’utiliser les mêmes procédés que Sonko. Ayant fait fuiter les procès verbaux qu’il a lui même modifié, il se sait découvert et pour ne pas faire face sans le soutien des sénégalais il prend la parole pour alerter. C’est à cet officier que la presse donne la parole au le lieu de le lyncher pour éviter qu’un autre ne récidive. Si dans notre pays un officier peut se permettre ses écarts pour ensuite être porté en héros alors ne nous étonnons pas si demain nos gradés refilent des informations à l’ennemi. Aujourd’hui, tous les morts, le pillage des magasins, le saccage des édifices publics, des maisons de certaines personnes et des maisons de presse…ne sont à mettre que sur la conscience de Ousmane Sonko. Il est le seul et unique responsable ! Tous les effets procèdent de la cause. J’espère tout simplement qu’il ira de lui-même répondre à la justice pour laver son honneur s’il lui en reste bien sûr.
Me concernant, je prends la décision de me réveiller et de me détourner de cet homme que je juge dangereux pour notre pays et son avenir. Vous pouvez, vous, continuer à fermer les yeux et à attendre que le bon Dieu vous réveille. Vive le Sénégal!!AMADOU BAIDY FALL Professeur des Université Paris – Militant démissionnaire

Révélation exclusive!Un ministre de Macky s’effondre et veut démissionner

https://www.xibaaru.sn C’est une révélation exclusive de xibaaru sur un ministre qui était sur le point de démissionner en pleines manifestations
Un ministre de la République, pris de court par la tournure des manifestations que prenait l’affaire Ousmane Sonko, n’avait trouvé rien de mieux que d’avoir l’intention de rendre sa démission du gouvernement, rien que pour sauver sa peau. Il faut voir dans quel état se trouvait ce ministre de la République, paniqué et qui n’avait trouvé rien de mieux que de rendre sa démission.
Face à la vague des manifestations qui avait embrasé le pays, ce ministre, un des grands du gouvernement du Président de la République Macky Sall, s’était effondré et était devenu totalement inconsolable. Surtout quand il a entendu les morts dans les rues, et que l’armée se dirigeait vers Dakar. Pour lui, c’était le monde qui s’écroulait sous ses pieds. Et déjà, il pensait au pire. Pour lui, tout était fini. Une seule chose l’intéressait  : échapper à la vindicte populaire.
Ce ministre qui fait partie des plus en vue dans le gouvernement, a, dès la tournure prise par les événements, mis toute sa famille dans un très grand hôtel de la place aux Almadies. Même ses trois sœurs ainsi que leurs enfants ont été placés en refuge dans cet hôtel de renom de la place, pour les mettre définitivement à l’abri.
Le pauvre ministre pensait tellement que la fin était proche qu’il avait déjà rédigé sa lettre de démission. Seulement, il en avait été dissuadé par ses parents. C’est ainsi qu’il s’est par la suite, résigné, surtout lorsqu’il a vu le Président de la République Macky Sall prendre en mains, le contrôle de la situation après son discours.
Cette histoire montre que le Président de la République Macky Sall se doit de mieux maîtriser la situation. Le Président de la République connaît à présent qui sont les rats prêts à abandonner le navire, dès qu’il est sur le point de chavirer. Il lui faut répondre aux attentes des Sénégalais. Et parmi ces attentes, se trouve la dissolution de son gouvernement.
Le Président de la République a-t-il besoin dans son gouvernement, de ministres qui ne mus que par leur développement personnel ? L’exemple de ce ministre en est le cas évident. Macky Sall doit remanier son gouvernement. Mettre en place une nouvelle équipe gouvernementale avec à sa tête un Premier ministre,  c’est un autre des signaux forts attendus du Président de la République Macky Sall. Les Sénégalais ont besoin d’un gouvernement avec des ministres qui leur donnent de l’espoir afin de relever tous les défis qui attendent le pays

Tekki a commis un avocat pour Cheikh Wade

https://www.dakarmatin.com Cheikh Wade, âgé de 32 ans et tué lors des manifestations, repose depuis hier au cimetière de Cambérène. Il est mort le drapeau à la main. Ainsi, sa famille promet d’enclencher une procédure judiciaire pour que l’auteur de son décès soit identifié et puni. D’ailleurs avec l’accord de la famille Wade, le Mouvement Tekki a constitué Me Amadou Sow pour la bataille juridique. Pour le président de Tekki, Mamadou Lamine Diallo, la victime est un symbole du mouvement populaire en cours pour la démocratie et la dignité économique. «Cheikh Wade, tailleur, acteur du secteur informel, est écrasé par la politique économique de Macky Sall», accuse le parlementaire.

Me El Hadji Diouf accuse Sonko d’être un criminel

https://www.xibaaru.sn Face à la presse, ce jeudi, Me El Hadji Diouf n’a pas du tout raté le leader de Pastef-Les Patriotes, Ousmane Sonko. Le président du Parti des Travailleurs pour le Peuple (PTP) qui traite Sonko de « criminel » l’accuse d’avoir envoyé des jeunes pour incendier sa maison.
Me El Hadji Diouf, sur le pied de guerre, ne compte pas laisser cette chose passer. Selon lui, une personne dangereuse a choisi le mensonge pour utiliser les jeunes pour attaquer des personnes. « Je ne laisserai point un individu dangereux prendre le pays », tonne-t-il. Avant de rajouter  : « Le criminel Sonko doit payer il ne peut pas m’intimider. Il ne peut pas prendre en otage les sénégalais par la violence », fulmine la robe noire.
Et toujours selon Me Diouf, ses militants pouvez faire la même chose, en attaquant le domicile de Sonko. Mais  : « ils ne sont pas barbare. Et Sonko n’aime pas le Sénégal », lance-t-il.
Le leader du PTP va trainer le député et candidat malheureux à la dernière élection présidentielle, en justice. « Je vais porter plainte contre Ousmane Sonko pour tentative d’assassinat », révèle la robe noire.
L’avocat d’Adji Sarr n’a pas été tendre avec Ousmane Sonko. Avant de faire une révélation de taille  : « tout ce qui est dit sur Adji Sarr est faux ».Fatou Boundaw Manga

Me El Hadji Diouf : «quand je prendrais le pouvoir, je ne voudrais pas trouver un pays détruit»

https://www.dakarmatin.com/ L’avocat des causes perdues, comme l’appellent certains, a fait face à la presse ce jeudi pour s’en prendre au leader de PASTEF qu’il traite de « criminel ».
Me El Hadji DIOUF qui estime que les jeunes qui ont investi son domicile ont voulu le liquider. Selon lui, c’est violemment qu’ils s’en sont pris à sa maison qu’ils auraient incendiée. Suffisant pour qu’il annonce une plainte pour « destruction de biens, tentative d’assassinat ».
« S’il envoie des bandits chez mois, nous nous n’allons pas envoyer des bandits chez lui, mais nous allons le traduire en Justice », peste Me DIOUF. Qui ajoute  : « il n’y aura aucune médiation ».
S’en prenant aux jeunes qui ont manifesté, l’avocat indique ne pas comprendre pourquoi « comme des marionnettes, ils suivent aveuglement un homme comme ça ». Pour lui, c’est parce que « la matière grise est partie » du Sénégal.
Mettant en garde les manifestants, Me El Hadji DIOUF leur demande de cesser les casses. « Quand je prendrais le pouvoir, je ne voudrais pas trouver un pays détruit », déclare-t-il.
Le leader du PTT n’a pas non plus épargné la presse qu’il accuse d’être manipulée par Ousmane SONKO

Des jeunes jettent les promesses présidentielles à la poubelle

http://www.walf-groupe.com Lors de son dernier message à la Nation pour apaiser la tension, suite aux violentes manifestations suivies de morts dans le pays, le président de la République, Macky Sall, a annoncé une réorientation des allocations budgétaires pour améliorer de façon substantielle et urgente les réponses aux besoins des jeunes en termes de formation, d’emploi, de financement de projets. Pour quelques jeunes rencontrés dans les rues de Dakar,  «ce n’est que de la poudre aux yeux»
Cité Millionnaire, Grand-Yoff. Il est 10h 30mn. La circulation des «cars rapides», des bus de transport urbain, particuliers et des scooteurs rythme le quartier qui vient de se réveiller. Sur la route qui mène vers l’église Saint-Paul, les boutiques de téléphones lèvent les rideaux. Des vendeuses de petit-déjeuner sont installées sur les trottoirs et devant certains domiciles. De petits groupes de personnes, morceaux de pain, enrôlés dans un papier blanc, font la queue devant des tables bien garnies. Entre les ruelles étroites, des gamins, pieds nus, jouent au foot. Des pleurs par-ci, des cris par là. Une nouvelle journée démarre dans ce quartier populeux de la capitale sénégalaise. Non loin de la pharmacie, quelques enfants jouent au baby-foot. Assis  sur un banc en bois autour d’une théière avec quatre de ses camarades, le gérant du baby-foot, Jean Ndecky, discute avec ses camarades sur l’affaire Ousmane Sonko qui occupe les devants de l’actualité nationale. Pour Jean, l’annonce du chef de l’Etat en direction des jeunes n’est pas nouvelle. «Ce n’est pas la première fois que le président de la République, Macky Sall, à travers ses discours, promet des emplois aux jeunes. Si vous vous rappelez, en 2012, il avait dit qu’il allait créer 500 mille emplois pour les jeunes durant son premier mandat. Depuis lors, qu’est-ce qu’on a vu ? Rien. Je pense que lui-même il sait que nous ne l’écoutons plus», regrette Jean Ndeky.
Aliou Ngom se mêle au débat. Il va plus loin pour décrire son vécu. Ce dernier fait remarquer que, parmi ses 15 camarades de promo en Génie-civil, il n’y a que deux qui sont parvenus à décrocher un emploi après leur formation. Lui et le reste ont tapé à toutes les portes. Jusqu’à présent, regrette-t-il, ils n’arrivent pas à s’insérer. Finalement, narre-t-il, certains d’entre eux se sont engagés dans l’aventure pour aller chercher du travail ailleurs. «Deux de mes promos sont au Maroc actuellement pour chercher du travail. D’autres sont bloqués au Gabon. Est-ce que s’il y avait du travail, tous ces gens allaient partir ? Non, je ne pense pas ! Donc moi je pense que les promesses du Président n’engagent que lui. En tout cas, que Dieu nous prête longue vie, c’est moi qui vous le dis l’année prochaine il va nous servir le même discours», prédit Aliou Ngom.
Grand-Dakar, un autre quartier de la capitale. Ici aussi, les jeunes restent sceptiques par rapport à cette annonce du chef de l’Etat. Trouvé assis avec ses camarades sous le pied d’un arbre devant son ami, vendeur de café Touba sis aux allées de Niary Tally, Moustapha Diakhaté trouve que l’actuel locataire du palais de la République cherche juste à calmer la colère des jeunes qui se sont révoltés contre leurs difficiles conditions de vie. Pour lui, c’est aujourd’hui seulement que le chef de l’Etat se rend compte que ce qu’il a fait dans le cadre de la création d’emploi des jeunes est insuffisant alors qu’il est à son deuxième mandat. «C’est de la poudre aux yeux» résume «Tapha» qui sirote sa tasse de café. Avant de poursuivre  : «Où était le Président tout ce temps ? Il entend chaque jour le cri de cœur des jeunes mais c’est aujourd’hui qu’il nous dit qu’il a compris. C’est peine perdue. Son discours, il n’a qu’à le garder pour lui. Nous n’en avons pas besoin. Nous voulons des actes. Malheureusement, il a déçu», tonne-t-il.
Pour rappel, lors de son dernier discours dit d’apaisement, le Président Sall, disant avoir compris les jeunes qui étaient dans la rue, avait annoncé des réorientations budgétaires pour leur permettre de s’insérer dans l’emploi salarié ou l’entreprenariat.Samba BARRY

ZEMMOUR, MELENCHON ET NOUS… Par Mamoudou Ibra KANE

http://www.emedia.sn Mélenchon mélange tout. Et Zemmour sème à tout vent et s’emmêle les pinceaux. Les deux figures des extrêmes en France, le premier à la gauche de la gauche et le second à la droite de la droite, ont cru bon de s’exprimer, sans retenue, sur les récentes manifestations consécutives à l’arrestation de l’opposant Ousmane Sonko. « Le Sénégal nous parle. Sachons l’entendre », a lancé Jean-Luc Mélenchon. Si pour le président du parti “La France Insoumise”, on peut trouver des circonstances atténuantes au regard de la trajectoire politique de ce natif de Tanger au Maroc, on a tout même bien envie de dire à M. Mélenchon  : « Mais de quoi je me… mélange ? » Et on est encore bien tenté de le rectifier ainsi  : « Le Sénégal n’a pas du tout parlé à la France, mais à lui-même. »

Quant à l’autre, l’extrémiste délirant d’origine algérienne, que d’aucuns qualifient de raciste, il a encore manqué l’occasion de cacher son mépris à l’endroit de tous ceux qui ne lui ressemblent pas. Vouloir faire croire que, « apparemment – donc Zemmour n’est pas sûr de son info – c’est lui, en l’occurrence le Président Emmanuel Macron, qui a fait pression (sur le Président Macky Sall) pour qu’un opposant (Ousmane Sonko) soit libéré. » Il appartient aux autorités citées, particulièrement la Présidence française de confirmer ou d’infirmer les propos tenus. Mélenchon et Zemmour auraient-ils des relais au Sénégal ? Ce n’est fort probablement pas le cas. Mais si c’est le cas, ce serait extrêmement grave.
Les dires de l’un et de l’autre ont un dénominateur commun  : la défense des intérêts de la France. Curieux cheminement des extrêmes qui finissent par se toucher ! Gauche ou droite ; extrême gauche ou extrême droite ; Françafrique ou pas Françafrique ; rien n’a jamais changé, rien ne change et rien de changera dans la condescendance de la France vis-à-vis de ses ex-colonies, à commencer par le Sénégal, un « petit pays » qui n’est vu et ne sera vu que comme « la première colonie française d’Afrique ». D’un côté ou de l’autre de la Vie politique Parisienne, la volonté est manifeste de vouloir récupérer les dividendes des franches victoires des peuples anciennement colonisés. Et toujours pour mieux préserver les intérêts stratégiques de la France.
Démonstration par la célèbre rencontre du Président Emmanuel Macron avec les étudiants burkinabé à l’université de Ouagadougou, en novembre 2017. Interpelé sur les problèmes de coupures d’électricité récurrentes sur le campus Ouagalais, le jeune chef d’Etat fougueux avait réagi d’une manière diversement appréciée, entre un banal trait d’humour et un grand mépris. Il s’était ainsi exclamé  : « Vous me parlez comme si j’étais le président du Burkina Faso ! »

Tonnerre d’applaudissements et il enchaînait, surexcité  : « Mais moi je ne veux pas m’occuper d’électricité dans les universités du Burkina Faso ! C’est le travail du Président ! » Rires de la salle et par coïncidence, le Président du pays des Hommes intègres, Roch Marc Christian Kabore quitte la salle quand il est vite… rattrapé par son homologue français encore survolté  : « Reste là ! Du coup, il est parti réparer la climatisation. » Sans (pas de) commentaire. Mais cent commentaires… !

Mais, quand est-ce que cette France-là nous lâchera les baskets ? Pour le moment, la réalité en Afrique francophone, est qu’on refuse d’assumer la rupture, même de la part des « révolutionnaires ». La preuve est qu’en s’attaquant à Auchan, Carrefour, Orange et autres Total, on n’oublie qu’on fait paradoxalement le jeu de la France en la mettant ou la remettant au centre… du jeu ! Quand allons-nous comprendre ? Nous recentrant sur nous-mêmes, force est de reconnaître, après la bourrasque, que la République et l’Etat ont vacillé. Les institutions restent quand même debout bien que chahutées.
Des mesures ont été annoncées mercredi en conseil des ministres par le président de la République. Cependant, ce ne sont encore que des mots. Des actes et rien que des actes pour soigner les maux. Et le premier acte, c’est la dissolution au plus vite du Gouvernement et une réduction de sa taille. Revenir à Macky I. Vivement la refondation de la République et la restauration de l’autorité de l’Etat. Deux exigences qui s’inscrivent dans l’urgence. Trêve de spéculations stériles. Sénégalais, au travail !

INHUMATION DE CHEIKH IBRAHIMA COLY : LES EXIGENCES DE SA FAMILLE

http://www.emedia.sn Parmi la dizaine de martyrs tombés sous le coup des balles lors des violentes manifestations qui ont suivi l’arrestation de l’opposant Ousmane Sonko, Cheikh Ibrahima Coly a été inhumé, hier, dans son village natal de Baïla, à Bignona.
Le conducteur de moto Jakarta a été tué, par balle, le mercredi 4 mars dernier, lors des affrontements entre forces de l’ordre et manifestants.
Sa famille exige que justice soit dite dans cette affaire. “C’est une grosse perte pour la famille. C’est un coup de massue qu’on a reçu quand on a appris le décès. Nous voulons savoir si c’est un accident ? Ou si c’est de manière délibérée ? En tout cas, nous souhaitons avoir des informations précises sur sa mort”, réclame son frère.
La société civile réclame également une enquête crédible et transparente. Onze morts ont été recensés lors de ces heurts, selon le Mouvement pour la défense de la démocratie (M2D).
Après autopsie, les corps ont été remis aux proches pour les besoins de leur inhumation.
Le certificat de genre de mort délivré le 8 mars à la famille de Baye Cheikh Diop, 17 ans, tué à Yeumbeul Nord, a indiqué que sa mort est provoquée par un projectile reçu sur le front. L’autopsie a montré une plaie traumatique frontale, et une fracture du crâne, avec enfoncement interne et externe. L’examen du corps du défunt fait également état d’une lésion cérébrale Dié B

LES PIQUES DE L’AS DE CE VENDREDI

SenePlus  |   Publication 12/03/2021

JEUX DE CARTES – Ce qui ne tue pas…

La radiation a été d’un grand apport pour lui. L’arrestation est sans doute une aubaine pour Sonko. Hier, aux Parcelles assainies, en banlieue populeuse de Dakar, le leader de Pastef, en visite dans le quartier général de Y en a marre, a eu droit à un accueil chaleureux. Une suite logique de celle qui lui a été consacrée à sa sortie du bureau du doyen des juges le 8 mars dernier. Sonko essaie si bien d’utiliser “son temps” à bon escient. Il organise bien ses “sorties” et prépare rigoureusement ses “visites improvisées” afin de multiplier les points non sans une dose de populisme. Le Pouvoir a déjà fait de lui un héros, écrivions-nous. D’abord, en décidant de l’attaquer frontalement avec des arguments souvent fallacieux, ils ont inconsciemment mis en relief les tares qu’il dénonce non sans véhémence. Ensuite, la campagne de désinformation inhérente à la levée de boucliers a davantage rendu populaire un homme qui n’était pas un foudre de guerre dans la jungle politique sénégalaise. Enfin, en décidant d’adopter une posture radicale pour le réduire à néant, ils se sont tiré une balle sur leurs pieds déjà fragilisés par des incohérences notoires, une arrogance peu dissimulée, et des actions mal pensées. La communication du camp présidentiel qui a suivi cette “affaire privée” de viols et de menaces de mort a été catastrophique. Les acteurs qui étaient visibles dans les médias n’ont pas su renverser cette tendance selon laquelle Macky Sall passe pour être le bourreau de «ces enfants qui refusent». Ce qui est, en grande partie, à l’origine de cette accumulation de frustrations. Ousmane Sonko a fait de toutes ces maladresses un bon usage politique, aidé en cela par une conjoncture socio-économique défavorable au pouvoir. La volonté de Sall de “réduire l’opposition à sa plus simple expression” a en outre beaucoup profité à Sonko. Il sort grandi d’une épreuve qui pouvait lui être fatale. Ce qui ne tue pas rend plus fort. Toutefois, la politique est une série d’incertitudes, de surprises..

Miim Reew

Dior Diagne porte plainte contre Me Bamba Cissé et Me So

La célèbre avocate Dior Diagne est amère. Citée comme le cerveau du « complot contre Ousmane Sonko » et victime d’un lynchage en règle sur les réseaux sociaux, la dame a décidé de laver son honneur devant la justice. Elle a porté plainte contre Me Bamba Cissé. Celle que l’on présente comme l’épouse cachée du ministre de l’Intérieur accuse le jeune avocat d’avoir transmis un message reçu d’elle accréditant la thèse du complot dont elle serait le cerveau à son client, à tort. Dans sa plainte, elle explique en détail comment ses confrères Me Cissé et Me So qui est l’auteur de la plainte de Adji Sarr contre Ousmane Sonko, l’ont jeté à la vindicte populaire faisant croire à tort qu’elle est à l’origine de cette affaire Sonko Adji Sarr considérée comme un complot d’Etat pour disqualifier un adversaire politique du Président Sall. Cette plainte intervient au lendemain de la réunion convoquée par le bâtonnier pour tirer au clair cette affaire qui secoue le barreau sénégalais. Me So ayant admis être l’auteur de la plainte blanchit de fait Dior Diagne qui entend laver son honneur à son tour devant dame justice.

Réplique de Mame Mactar Guèye

Décidément, on aura tout vu dans l’affaire Adji Sarr-Ousmane Sonko. Chaque jour, on note des dégâts collatéraux. Après la plainte de Me Dior Diagne contre ses confrères, Me El Hadji Diouf et Mame Mactar Guèye du Collectif des Médiateurs Religieux pour la Sauvegarde de la Paix Civile se crêpent le chignon. Mame Mactar Guèye de Jamra n’a pas aimé la sortie du conseil de Adji Sarr contre les médiateurs religieux. Il demande à Me El Hadji Diouf d’arrêter de tirer dans tous les sens. Car, dit-il, le Collectif des Médiateurs Religieux pour la Sauvegarde de la Paix Civile, coordonné par l’éminent Abbé Jacques Seck, n’a nullement l’intention de s’ériger en concurrent du «meilleur avocat» du Sénégal.

Deuil national des victimes des manifs

Après le deuil national décrété par le Président Macky Sall en hommage aux 13 victimes des manifestations violentes pour la libération d’Ousmane Sonko, c’est au tour des initiateurs du M2D de décréter un deuil aujourd’hui à la mémoire des victimes. Il est prévu ce vendredi une séance de récital de coran à partir de 11h à la grande mosquée de Massalikul Jinan en présence de l’Imam de ladite mosquée. En sus des séances de prières, il est prévu 13 minutes de silence virtuel sur les réseaux sociaux. Il s’agit de consacrer pour chaque victime une minute de prières. Ainsi pendant ces 13 minutes, ils ont décidé de s’abstenir d’écrire sur les réseaux sociaux.

Reconstitution des états civils perdus suite aux manifs

Lors des manifestations pour la libération d’Ousmane Sonko, des individus inconscients en ont profité pour saccager tout sur leur passage. Même les centres d’état civil n’ont pas été épargnés. Au cours de la réunion de la coordination départementale de Bennoo Bokk Yakaar (Bby) de Rufisque, le ministre de la Décentralisation et des Collectivités territoriales a abordé la question en condamnant les pillages quels qu’ils soient. Pour Oumar Guèye, le fait de s’attaquer aux centres d’état civil relève de l’inconscience. A l’en croire, il faut être insensé pour s’attaquer à des centres d’état civil qui sont la mémoire permettant d’établir l’identité des populations. Sans les états civils, poursuit-il, personne ne pourra se procurer des extraits de naissance, de passeports, de cartes nationales d’identité, entre autres. Cela dit, Oumar Guèye informe que le gouvernement, en relation avec les maires, a pris les dispositions pour la reconstitution des états civils perdus. Il promet d’encadrer les élus pour régler les problèmes relevés dans les états civils après les saccages. Il n’a pas manqué de relever toute la problématique de la numérisation et de la digitalisation de l’état civil. Un dossier sur lequel son département est en train de travailler grâce au financement de 18 milliards Fcfa débloqué par l’Union Européenne.

Tournée d’adieux du Général Birame Diop

Le Chef d’état-major général des forces armées (Cemga) a entamé sa tournée d’adieux aux différentes zones militaires. Devant terminer son commandement à la tête des Armées le 29 mars 2021, le général d’armée aérienne, Birame Diop, était à Kaolack hier. Il a fait ses adieux aux soldats de la zone militaire 3.

Les PTF s’engagent à mieux appuyer l’Education

Le ministre de l’Éducation nationale, Mamadou Talla et une délégation des Partenaires techniques et financiers (Ptf) du secteur de l’Éducation ont fait hier, un large tour d’horizon sur le partenariat fructueux des différentes interventions dans le secteur. Occasion saisie par le Directeur de la Planification et de la Réforme de l’Éducation, Cheikhna Lam pour relever le déficit de table-bancs, de manuels scolaires et de personnels enseignants. Il indique également que dans le cadre de la lutte contre la propagation de la covid-19, le ministère de l’Éducation fait face à l’urgence de multiplier les blocs d’hygiène, les kits de protection, des kits alimentaires etc. Pour sa part, Seyni Fall a dressé le bilan des activités de production de ressources numériques. A cela, s’ajoutent la formation et l’encadrement des enseignants, des techno-pédagogues et l’acquisition de matériels pour un meilleur accès aux ressources numériques. Au nom de la délégation des Ptf du secteur de l’Éducation, Siaka Coulibaly représentant des programmes onusiens, a salué les efforts du ministère de l’Education Nationale pour sa gestion efficace de la pandémie avant de renouveler son engagement à accompagner le gouvernement à améliorer la qualité de l’éducation. Pour sa part, Mamadou Talla a demandé la finalisation de la collecte des données pour mieux maitriser la cartographie des vulnérabilités, l’harmonisation et la coordination des différentes interventions afin d’éviter les redondances.

Ziguinchor et Bignona marchent aujourd’hui

Les militants du Pastef de Ziguinchor et de Bignona maintiennent la cadence pour exiger la libération de huit de leurs camarades emprisonnés. Même si la tension est retombée, les militants du Pastef de ces deux villes vont marcher ensemble aujourd’hui dans les rues de Ziguinchor. Le Préfet a autorisé cette procession motivée par la détention de huit personnes depuis le mardi 09 février. Dix-neuf (19) communes du département de Bignona se joindront aux «patriotes» de la commune de Ziguinchor pour, disent-ils, relever le défi de la mobilisation et se faire entendre. .

Le Sénégal réception 25 000 doses de vaccin

L’Inde contribue à la riposte contre la pandémie du coronavirus. Le ministre de la Santé et de l’Action sociale réceptionne aujourd’hui en présence de l’ambassadeur d’Inde au Sénégal 25.000 doses de vaccins covishield-Astrazeneca. La cérémonie de réception se tient à la Pharmacie Nationale d’Approvisionnement(PNA).

Baisse des contaminations à Mbour

Le préfet du département de Mbour, Mor Talla Tine, a lancé jeudi la deuxième phase de la campagne de vaccination contre le coronavirus dans le district sanitaire. Le Préfet, les responsables des forces de défense et de sécurité, les élus locaux et des leaders d’opinion se sont fait vacciner en guise d’exemple. Occasion par le médecin-chef du district sanitaire de Mbour, Jean Jacques Malomar pour rassurer de la baisse de la contamination du virus ces dernières semaines dans la commune de Mbour. A ce jour, 742 cas positifs ont été recensés dans la commune de Mbour, dont 506 guéris et 177 sous traitement. Il renseigne par ailleurs que 1.288 personnes du troisième âge sont inscrites sur la base des données nationales

Crime contre l’art : la fresque murale vandalisée

http://www.walf-groupe.com La fresque murale faite cet après-midi sur le pont de Merzmoz n’a pas eu le temps de sécher.
Elle a été vandalisée par des hommes qui y ont mis plusieurs couches de peinture

 BOUN DIONNE, DANS LA PEAU D’UN PREMIER MINISTRE

https://www.seneplus.com/Le dossier Adji Sarr-Ousmane Sonko se présente comme un élément déclencheur, avec plusieurs ramifications aussi retentissantes. La dernière en date est la sortie de l’ancien chef du gouvernement, aphone depuis quelque temps
Le dossier Adji Sarr-Ousmane Sonko se présente visiblement comme un élément déclencheur, avec plusieurs ramifications aussi retentissantes les unes les autres. La dernière en date est la sortie de l’ancien Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne, aphone depuis quelque temps.
Mahammed Boun Abdallah Dionne cherche-t-il à faire comprendre au Président Macky Sall qu’il a fait une très grosse erreur en supprimant le poste de Premier ministre qu’il occupait avant et après l’élection présidentielle 2019 ? Ou bien, essaye-t-il de faire un appel du pied au chef de l’Etat pour bénéficier encore de sa confiance, après avoir été évincé de sa fonction de secrétaire d’Etat de la Présidence ? En tout cas, sa sortie médiatique d’hier sur les ondes de la radio RFM semble aller dans ce sens.
Resté loin des micros et des caméras depuis plusieurs mois, celui qui a dirigé la liste de la coalition Benno Bokk Yaakaar (BBY) lors des élections législatives n’a pas tari d’éloges à l’endroit du leader de l’Alliance pour la République (APR).Il ne lui restait qu’à faire appel à l’orchestre du Super Etoile et se substituer à Youssou Ndour pour chanter les louanges de celui qu’il appelle son « patron ». S’attelant à démontrer de bout en bout la bonne foi du locataire du Palais dans sa gestion du pays et des manifestations violentes qui ont secoué le Sénégal ces deux jours, il a passé tout son temps à décrire Macky Sall comme un cadeau tombé du ciel pour prendre en charge les préoccupations des Sénégalais. Il n’a pas été avare en mots comme quand il s’est agi de soutenir la thèse du Président sur la récente crise. « Le monde traverse une crise sanitaire et économique sans précédent. Des pays comme les Pays-Bas, la France sont frappés par une violence étonnante. Et c’était inimaginable auparavant. Et l’explication qu’il faut donner à ces événements reste la crise sanitaire et économique. Ces jeunes qui avaient investi les rues portaient des revendications sociales et non politiques. Dans son discours, le chef de l’Etat a affirmé qu’il comprend cette souffrance de la jeune à qui il prête une attention particulière et promet d’apporter des solutions concrètes très rapidement», a fait savoir l’ancien Premier ministre.
Selon Mahammed Boun Abdallah Dionne, le chef suprême des Armées a bien décrypté le message des jeunes qui étaient dans les rues cette semaine pour demander la libération du leader de Pastef, Ousmane Sonko. « Le président de la République a écouté le peuple. Il a eu le langage de vérité. Et il a compris. Il a alors pris la décision qu’il fallait. Je connais le président de la République, je sais qu’il va encore surprendre les Sénégalais », ajoute-t-il.
Très engagé à défendre son « patron » envers et contre tous, il a tapé du poing sur la table pour répondre au journaliste-polémiste français Éric Zemmour qui a affirmé que c’est Emmanuel Macron qui a donné l’ordre à Macky Sall de libérer l’opposant Ousmane Sonko. « C’est du pipeau, c’est un raciste que le monde connaît. Il n’a pas dit la vérité. Un Etat ne fonctionne pas comme ça. Le président de la République ne subit aucune pression venant de qui que ce soit », fulmine l’ancien secrétaire d’Etat de la Présidence El Hadji Fallilou FALL

CHEIKH OUMAR ANNE QUALIFIE D’ILLEGITIME LA SORTIE DU LEADER DU PASTEF

https://www.seneplus.com LeTemoin-Le ministre l’Enseignement Supérieur a livré sa lecture de la situation sociopolitique marquée par le discours d’apaisement du chef de l’État, et celui à charge du redoutable adversaire du régime, Ousmane Sonko

Le ministre l’Enseignement Supérieur, Cheikh Oumar Anne, a livré sa lecture de la situation sociopolitique marquée par le discours d’apaisement du chef de l’État, et celui à charge du redoutable adversaire du régime, Ousmane Sonko. Ceci après les violentes émeutes qui ont fortement secoué le pays entrainant une dizaine de morts et des centaines de blessés.

Le ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation dit compatir à la souffrance des familles endeuillées par la mort de leurs enfants, suite aux dernières manifestations intervenues dans le pays pour exiger la libération d’Ousmane Sonko. Cheikh Oumar Anne se réjouit de l’apaisement observé dans le pays après le discours du président de la République du 08 mars dernier. Un discours qui, à l’en croire, a été très bien apprécié par les populations. «Tout d’abord, nous rendons grâce à Dieu et nous nous inclinons devant la mémoire de ceux qui ont perdu la vie lors des manifestations. La paix est revenue après le discours du président de la République. Un discours à la Nation qui était très attendu, parce que c’était une demande du peuple. Le chef de l’État a tenu un discours qui a rassuré les Sénégalais. Il a fait une analyse très lucide de la situation. Son discours a été bien apprécié par les populations. Depuis sa sortie, le calme est revenu.
Les gens vaquent normalement à leurs occupations. Je le félicite pour son discours. Il a prêché pour la paix et parlé à sa jeunesse. Le Sénégal a des ressorts très solides. C’est dans la paix que nous pourrons développer ce pays. Le Sénégal est un et indivisible. C’est une seule et unique  Nation.  Le  président  Macky  Sall  a parlé de l’avenir du pays. Parce que l’avenir de ce pays, ce sont les jeunes. Le chef de l’État a montré toute sa détermination à développer ce pays » a indiqué sur Sen Tv le ministre de l’Enseignement supérieur. Selon qui le président Sall, depuis son accession au pouvoir, a mis en place beaucoup de mécanismes pour aider les jeunes. D’ailleurs, a rappelé le ministre pour s’en féliciter, 25 % du budget national est consacré à l’enseignement.

« Ousmane Sonko a reconnu que le système en place n’est pas à jeter »

L’ancien directeur du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud) relève un paradoxe du côté du leader du Pastef les patriotes qui combat le système. A l’en croire, ce dernier a reconnu que le système en place n’est pas à jeter en rendant hommage à la gendarmerie lors de sa dernière conférence de presse. Laquelle sortie, selon le ministre, n’avait pas sa raison d’être. Car soutient-il, la seule légitime, la plus attendue des Sénégalais était l’intervention du président de la République Macky Sall. En acceptant la requête formulée par les chefs religieux qui consistait à s’adresser à son peuple dans de pareilles situations Macky Sall a prouvé, selon Cheikh Oumar Anne, qu’il a toujours une grande considération envers ces derniers. Et que rien n’a changé auprès de chefs religieux. «La première lecture que j’en fais, c’est qu’Ousmane Sonko a dit qu’il veut qu’on en finisse avec un jugement. Il croit donc en la justice du pays. C’est ça que je retiens. Il a tressé des lauriers à la gendarmerie. Je pense qu’il devait en faire de même avec les autres forces de défense. En rendant hommage à la gendarmerie, il reconnaît que le système en place n’est pas à jeter. Il a été inculpé et placé sous contrôle judiciaire. Qu’on laisse à la justice le soin de faire son travail. Par rapport à ses exigences, je pense qu’il est passé à côté de la plaque. Parce que ce ne sont pas les préoccupations des Sénégalais.
Les préoccupations des Sénégalais, c’est trouver des solutions pour les jeunes, les convaincre de rester au Sénégal pour qu’ils puissent réaliser leurs rêves ici. Ousmane Sonko a pris le contrepied des Sénégalais. Celui qui était légitime pour parler, le chef de l’État, l’a très bien fait. Il a promis à la jeunesse de trouver des solutions. Nous ne  sommes  pas  dans  la  politique  politicienne. Quand les événements ont eu lieu, c’est au Président qu’on a demandé de parler. C’est le peuple qui confère la légitimité à une personne. Le président Macky Sall tire sa légitimité du peuple sénégalais. C’est lui qui détient la légitimité populaire. Il n’y a aucune rupture de confiance entre le peuple et

le  président  de  la  République.  Dès  qu’il  a parlé, le calme est revenu. Le chef de l’État discute beaucoup avec les chefs religieux. S’il n’accédait  pas  à  leurs  demandes,   ils  n’allaient plus lui demander des services. Il y a trop  de  fake news dans  le  pays.  Nous condamnons les violences, les scènes de pillage, et le discours qui a mené à cette situation.
Le Sénégal est un pays démocratique qui a un leadership international. Wade a toujours dit qu’il ne marcherait jamais sur des cadavres pour accéder au Palais. La démocratie ne rime pas avec des appels à l’insurrection. Le Sénégal est un pays de paix. On nous parle de complot. Quel complot ? Quand le Président a eu vent de l’affaire, il a demandé à ses partisans de ne pas politiser l’affaire. Le bilan sera fait. Tout sera soldé. Mais, ce n’est pas le moment» a conclu le ministre de l’Enseignement supérieur, Cheikh Oumar Anne. Silèye MBODJI

LES CADRES DE BBY ACCUSENT OUSMANE SONKO

https://www.seneplus.com L’AsLes évènements sanglants qui se sont soldés par des saccages et destruction de biens publics et privés ainsi que la mort de plusieurs de jeunes sénégalais relèvent de la seule et unique responsabilité du leader du Pastef
Les membres de la coordination des cadres de la coalition «Benno Bokk Yaakaar» (Bby) déplorent les scènes ahurissantes de violences, de pillages, ainsi que les nombreux blessés graves et de pertes en vies humaines notés lors des manifestations qui ont accompagné l’arrestation de Ousmane Sonko. A la suite de cela, ils accusent le leader du Pastef d’être l’unique responsable de la situation chaotique.
La coordination des cadres Benno Bokk Yaakaar (Bby) se veut formelle. Les évènements sanglants qui se sont soldés par des saccages et destruction de biens publics et privés ainsi que la mort de plusieurs de jeunes sénégalais relèvent de la seule et unique responsabilité du leader du Pastef. «Fraîchement sorti du bureau du Juge, Monsieur Ousmane Sonko s’est lancé, par une redondante logomachie, dans une communication de provocation avec une tenue républicaine attristante, qui a fini par indisposer tous les démocrates avertis.
Pire, tirant le bilan de son appel au Mortal Kombat, il a lu de sa propre main la liste des morts qu’il a lui-même sur sa conscience. Il pensait à travers sa stratégie de déstabilisation, désuète et dépassée, neutraliser la marche de nos Institutions de la République», pestent les cadres de la mouvance présidentielle. Toutefois, ils saluent la manière avec laquelle l’Etat a géré la crise. «La République a, majestueusement, géré cette situation d’inconforts. Une posture qui relève de son vécu et de l’expertise de nos forces de défense et de sécurité à qui nous rendons un vibrant hommage», se vantent-ils dans un communiqué parvenu hier à «L’As».
Par ailleurs, les membres de la coordination des cadres de Bby lancent un appel au calme et à la sérénité et invitent les citoyens au respect des Institutions et des valeurs. «On exhorte à la jeunesse à sauvegarder et à préserver le legs des anciens que nous envient de nombreux pays. Les valeurs de paix, de dialogue dans toutes ses formes, d’ouverture et d’amour pour son prochain, ont été plus que déterminantes pour la stabilité et la cohésion de notre pays », ajoutent les camarades de Macky Sall. Ils invitent aussi l’ensemble des forces vives à œuvrer pour la paix et la cohésion car de toute évidence la République restera débout comme elle l’a toujours été». Jugeant prometteuses les perspectives à très court terme, les cadres de Bby estiment que c’est le moment pour les Sénégalais de mobiliser autour de l’essentiel en se préparant par la formation et l’apprentissage aux métiers d’avenir.
«Dans pas longtemps, il est manifeste que chaque Sénégalais et chaque Sénégalaise pourra s’épanouir mieux dans ce pays car nous y avons tous travailler pendant plusieurs décennies», clament les cadres de Bby qui, par ailleurs, «félicitent le Président Macky Sall pour sa parfaite tenue républicaine et saluent sa grandeur à travers les bonnes dispositions prises en faveur des familles endeuillées et des blessés». Ils l’encouragent dans la matérialisation des nouvelles mesures prises à l’endroit de la jeunesse en décidant, courageusement, d’injecter une enveloppe supplémentaire dans la lutte contre le chômage et la précarité de sous-emploi. Ousmane SALL

GENDARMERIE NATIONALE  : «LE CAPITAINE TOURÉ N’A PAS DÉMISSIONNÉ »

http://www.emedia.sn La Gendarmerie nationale réagit sur les sorties médiatiques du capitaine Oumar Touré en service à la Section de recherches (SR) de Dakar. Ce, pour informer “qu’aucune offre de démission n’a été déposée” par le concerné, dans un communiqué.
Le document, parvenu à Emedia, signale, par ailleurs, que le capitaine Touré “manque depuis quelques jours à l’appel du service auquel il est lié.” Ainsi, “cet officier, connu jusque-là pour sa bonne manière de servir, est en train de violer ses obligations militaires.”
S’agissant de “sa responsabilité” dans l’enquête dont il n’était pas le directeur, la division communication de la Gendarmerie nationale ajoute  : “il y a lieu de préciser aussi que le capitaine Oumar Touré n’est pas le commandant de la section de recherches.”
La Gendarmerie nationale, attachée aux lois et aux règlements de la République, annonce qu’elle prendra les mesures face à cette situation.
L’Officier de police judiciaire en service à la SR pourrait être arrêté pour abandon de poste. Dié BA

“Que l’officier de police judiciaire Oumar Touré soit fou ou non…” Par Jean-Marie Biagui

Senego.com – Actualité au Sénégal, toute actualité du jour Que l’officier de police judiciaire Oumar Touré soit fou ou non, cela importe peu finalement, si l’on sait (i) qu’au commencement des PV dans l’affaire “Adji Sarr/Ousmane Sonko”, il y a leur auteur…

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(ii) et qu’au commencement de leur fuite, il y a l’organisateur de la fuite.
(iii) Or, l’on découvrira in fine qu’il est hautement probable que l’auteur de ces PV soit aussi l’organisateur de leur fuite, qui s’honorera sans sourciller de ses accointances politiques avec le mis en cause dans l’affaire sus citée.
(iv) Dès lors, est-il possible d’accorder quelque crédit à quelque objectivité desdits PV?

(v) Moralité : peut-être l’enquête devrait-elle repartir de zéro.


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