Revue de presse du Vendredi 11 Juin 2021

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Les ressources budgétaires projetées à 12 978, 05 milliards sur la période 2022-2024

https://www.lejecos.com Sur la période 2022-2024, les ressources de l’Etat du Sénégal sont projetées à 12 978, 05 milliards de francs Cfa et les charges budgétaires à 14 825, 7 milliards de francs Cfa. Les données sont révélées par le ministère en charge des finances et du budget à travers le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (Dpbep).
Les ressources de l’Etat du Sénégal connaîtront une hausse de 1 338, 7 milliards FCfa en valeur absolue, soit 11, 5% en valeur relative par rapport au Dpbep précédent tandis que les charges augmenteront de 1 217, 3 milliards FCfa en valeur absolue et de 9% en valeur relative comparativement au Dpbep 2021-2023.
Sur la période triennale 2022-2024, les investissements sont prévus à 6 610, 47 milliards de francs Cfa. Comparé à la période précédente, le volume des investissements enregistre une hausse de 20%.
Concernant la répartition, l’axe 1 du Plan d’actions prioritaires ajusté et accéléré (Pap2A) à savoir la « transformation structurelle de l’économie et croissance » concentre plus de la moitié des investissements programmés sur la période avec 59% pour un montant de 3 900 milliards de francs Cfa,
A en croire le document, l’axe 2 « capital humain, protection sociale et développement durable » englobe 30% des investissements publics sur la période avec une enveloppe de 1 983 milliards FCFA et l’axe 3 « gouvernance, institutions, paix et sécurité » reçoit 11% des prévisions d’investissement représentant 727 milliards FCFA.Bassirou MBAYE

Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle : Priorité à l’emploi des jeunes, l’équité sociale et territoriale, la défense et la sécurité nationale

https://www.lejecos.com Sur la période 2022-2024, les orientations majeures tracées par l’Etat dans le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (Dpbep) tourneront principalement autour des trois axes que sont l’emploi des jeunes, l’équité sociale et territoriale et enfin la défense et la sécurité nationale.
Le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle 2022-2024 est marqué par l’action de l’Etat prévue pour l’emploi des jeunes, l’équité sociale et territoriale et enfin la défense et la sécurité nationale. Pour ce qui est de l’emploi des jeunes, la principale orientation reste la poursuite de la mise en œuvre du Programme d’urgence pour l’insertion socioéconomique et l’emploi des jeunes « Xeuyou ndaw gni » par l’évaluation prospective des politiques de jeunesse et la promotion d’une nouvelle doctrine inclusive et participative de promotion de l’emploi des jeunes.
Dans ce cadre, et en conformité avec la politique de territorialisation des politiques publiques, indique le document, des plateformes de gestion des offres et demandes d’emplois sont installées à l’échelon local en vue de renforcer le contact avec les demandeurs d’emploi et faciliter l’insertion professionnelle des jeunes.
Aussi, note-il, les secteurs porteurs de croissance forte et créateurs d’emplois décents (l’Artisanat, la Formation professionnelle, l’Urbanisme, le Cadre de vie etc.), seront privilégiés. En outre, « il est prévu d’élaborer un plan stratégique du service civique national ».
En ce qui concerne l’équité sociale et territoriale, le ministère des finances et budget indique que le gouvernement va poursuivre le combat contre l’exclusion à la protection sociale à travers ses différents leviers par un renforcement de l’organisation, du fonctionnement et du financement durable de la Couverture Maladie universelle (Cmu), et, d’intensifier, sur le terrain, les réalisations prévues dans le cadre du Pacasen, du Promovilles, du Puma et de la phase II du Pudc. La coordination de ces programmes et projets exécutés dans les régions, sera renforcée, pour une bonne optimisation des ressources dans les localités ciblées, soutient-il.
Au sujet de la défense et de la sécurité nationale, le Dpbep confie qu’il s’agira, d’instaurer et de promouvoir un environnement de paix et de stabilité. A l’en croire, le soutien à l’intégration régionale sera opérationnalisé à travers des mécanismes de mise en œuvre de la sécurité collective et de la paix internationale.
Dans la foulée, l’on souligne que des efforts continueront à être consentis pour la réduction de la criminalité par le démantèlement des réseaux de trafic de drogue et autres produits illicites et la réduction significative de la violence sur les populations. « La surveillance et le contrôle de l’occupation du sol sur tout le territoire national, la protection des plateformes pétrolières et gazières en haute mer, la gestion des situations d’urgence (inondation, protection du littoral, ravitaillement des populations durant les pénuries d’eau, dispositif de protection contre les pandémies) seront mieux pris en charge », rapporte le Dpbep.
Selon le ministère dirigé par Abdoulaye Daouda Diallo, les actions seront aussi centrées sur le rajeunissement des effectifs des Forces armées par le recrutement d’environ 7 000 militaires, la participation à la cohésion et à la solidarité nationale (actions civilo-militaires, grands rassemblements religieux et culturels, etc.) et au développement social et économique (formation au civisme et au leadership des élèves des Grandes écoles nationales, appui aux services publics, action de l’Etat en mer, désenclavement), la sécurisation des personnes et des biens (élaboration d’une stratégie nationale de Réductions des Risques et Catastrophes).Bassirou MBAYE

Une croissance de 8, 6 % attendue en 2022-2024 avec un pic de 11, 3 en 2023

APS.sn – Seneweb.com |  Le Sénégal devrait enregistrer une croissance de 8, 6 % sur la période 2022-2024 avec un pic de 11, 3 % en 2023, indique le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 2022-2024.
A partir de 2023, léconomie sénégalaise “devrait connaître un renouveau avec l’exploitation de nouvelles sources d’énergie, notamment le pétrole et le gaz
Globalement, le taux de croissance est projeté en moyenne à 8, 6% sur la période 2022-2024 avec un pic de 11, 3 % en 2023 qui se justifie par le démarrage de l’exploitation pétrolière et gazière”, indique le document.
Il signale que “dans le secteur primaire, la croissance de l’activité devrait s’établir en moyenne à 6, 3 % sur la période 2022-2024 contre 4, 7 % en 2021”, en lien avec l’accélération de la croissance des sous-secteurs de la pêche et de l’agriculture et des services annexes. Ceux-ci “sont attendus en hausse de 8, 6 % et 6, 5 % respectivement sur la période sous-revue”.
Pour le secteur secondaire, la hausse devrait être en moyenne de 16, 1 % sur la période 2022-2024, contre 4, 6 % en 2021.
“Cette situation s’expliquerait par le dynamisme attendu dans le sous-secteur des industries extractives, lequel sera singulièrement soutenu par la production de pétrole et de gaz en 2023. Egalement, le secteur secondaire devrait bénéficier, sur la période sous revue, de la bonne tenue des produits agro-alimentaires et chimiques, de l’électricité et de la construction”.
Le document table aussi sur une activité vigoureuse du secteur tertiaire avec une croissance moyenne de 5, 5 % en 2022-2024 contre 3, 1 % en 2021.
“Ce dynamisme du secteur tertiaire serait, essentiellement, tiré par la relance des activités commerciales, la bonne orientation des services financiers, d’hébergement et de restauration et par la vigueur dans les activités immobilières”.
Selon les projections, l’inflation, mesurée par le déflateur du PIB, s’établirait en moyenne à 2, 1 % entre 2022 et 2024, “soit un niveau en dessous du seuil des 3 % fixé dans le cadre de la surveillance multilatérale”.
Concernant les finances publiques, “les orientations de la politique budgétaire sur la période 2022-2024 devraient être marquées, d’une part, par la poursuite et la consolidation de la relance de l’activité économique entamée, à travers le PRES et le PAP2A et, d’autre part, par le plein effet des réformes fiscales et douanières engagées en direction d’un élargissement notable de l’assiette fiscale”.
Il indique que “la trajectoire du déficit restera toutefois ancrée sur un retour à un déficit de 3 % en 2023 afin de respecter la norme communautaire”.
L’objectif du gouvernement en 2022 est de “contenir le déficit budgétaire à 4, 2 % après les pics de 2020 (-6, 4%) et 2021 (-5, 4 %). A partir de 2023, il souhaite le ramener à 3 %, grâce aux réformes engagées sur la fiscalité et la gestion budgétaire.
D’après le document, les ressources globales du tableau des opérations financières de l’Etat s’élèvent à 3393, 4 milliards en 2022, réparties en recettes budgétaires pour 3050, 5 milliards et en dons pour un montant de 342, 9 milliards FCFA.
“A moyen terme sur la période 2022-2024, les recettes devraient maintenir une tendance haussière avec un taux moyen de progression de 20, 5%.”
Les dépenses totales devraient atteindre 4079, 2 milliards en 2022 et “progresser de 5, 9 %”, grâce aux investissements.
Les investissements globaux devraient ressortir à 1750, 6 milliards CFA.ASG/BK

Programmation budgétaire 2022-2024 : Macky table sur 6610 milliards d’investissements

Seneweb News – Seneweb.com Le dernier Conseil des ministres a adopté le document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPPBEP) 2022-2024.
Selon Libération, sur la période triennale, l’État va dégager une enveloppe de 6.610 milliards pour les investissements soit une hausse de 20%.
Ces investissements sont répartis entre l’axe «transformation structurelle de l’économie et croissance» qui concentre plus de la moitié des investissements programmés sur la période  avec 59% pour un montant de 3900 milliards Fcfa
Il y aussi l’axe 2 du «capital humain, protection sociale et développement durable», qui englobe 30% des investissements publics sur la période avec une enveloppe de 1983 milliards Fcfa
Sans parler de l’axe 3 «gouvernement, institutions paix et sécurité» qui reçoit 11% des prévisions d’investissements représentant 277 milliards Fcfa.

LE GOUVERNEMENT TABLE SUR UNE CROISSANCE DE 3, 7 % EN 2021

Dakar, 10 juin (APS) – La croissance de l’économie sénégalaise est attendue à 3, 7 % en 2021, contre 1, 5 % en 2020, indique le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 2022-2024.
Le document souligne que ce dynamisme devrait résulter de la reprise dans le secteur tertiaire (+3, 1%) et de la bonne tenue des secteurs primaire (+4, 7%) et secondaire (+4, 6%).
“Dans le secteur primaire, l’activité est attendue en hausse de 4, 7 % en 2021 contre 15, 9 % en 2020, tirée, essentiellement, par les sous-secteurs de l’agriculture, de la pêche et dans une moindre mesure le secteur de l’élevage”.
Le secteur secondaire devrait quant à lui “renouer avec la dynamique de croissance relevée ces dernières années”
L’activité du secteur devrait se conforter à la faveur des mesures de relance économique et de la poursuite de l’exécution des projets structurants du Plan Sénégal émergent.
Le secteur tertiaire devrait lui aussi renouer avec sa dynamique de croissance “en liaison avec les performances en 2020 de l’agriculture et les efforts de relance post Covid-19 (…)”.
Sa contribution à la croissance du PIB est attendue à 1, 4 point. Il devrait en effet progresser de 3, 1 % contre une estimation de -0, 7 % en 2020.L’inflation est projetée à 1, 9 %, contre une estimation de 2, 3 % en 2020.ASG/BK

LOI DE FINANCES RECTIFICATIVE : L’Etat veut faire du fric à tout prix

https://www.enqueteplus.com En ces temps de morosité économique, tous les moyens semblent bons, pour le gouvernement, d’accroitre les recettes, pour faire face à ses dépenses galopantes et au service de la dette.

Décryptage !

Déjà très approuvés par le coût de la vie, les consommateurs sénégalais vont continuer à subir le renchérissement de certains produits. Notamment, avec la taxe spéciale sur les bouillons alimentaires. Dans le cadre du projet de loi des finances adopté récemment en Conseil des ministres, sous le prétexte de vouloir décourager la consommation de ce produit qui serait nocif pour la santé des populations, il a été institué une taxe de 25 % sur ce produit de consommation de masse. L’objectif avec une telle taxe n’est autre que de mobiliser 25 milliards F CFA de recettes supplémentaires.
Suffisant pour faire monter au créneau les industriels du secteur. ‘’Depuis trois ans, fulminent-ils dans un communiqué publié dans ‘’EnQuête’’ du mardi 8 juin, les industriels observent avec une inquiétude croissante une surenchère de la fiscalité. La pandémie n’a malheureusement pas suspendu, ni freiné cette politique fiscale qui asphyxie l’entreprise industrielle sénégalaise… Nous prenons à témoin les consommateurs, les travailleurs, les partenaires techniques au développement sur les conséquences désastreuses de telles mesures en termes de hausse de prix sur le marché, de perte de compétitivité et d’attractivité et de pertes d’emplois’’.
En langage plus clair, explique l’économiste Ndongo Samba Sylla, deux à trois options s’offrent aux industriels, suite à cette hausse.  Soit ils vont le répercuter sur le prix pour la faire supporter aux consommateurs, soit ils vont essayer de maintenir leurs prix actuels pour espérer gagner des parts de marché. En outre, l’une des possibles conséquences de cette mesure, si l’on en croit les acteurs, c’est des pertes d’emplois dans ce secteur dynamique de l’industrie sénégalaise. Dans tous les cas, ce sont les Sénégalais qui risquent de sentir le plus cette nième hausse sur les produits de consommation massive.
C’est la conviction de Dr Meissa Babou, enseignant à la faculté des Sciences économiques et de gestion de l’Ucad. Il peste  : ‘’Ces augmentations tous azimuts de prix prouvent, s’il en est encore besoin, que nous sommes sous un ajustement structurel qui n’a pas de visage humain. Le Sénégalais est agressé dans son vécu quotidien. Déjà, il y a les factures d’eau et d’électricité qui sont excessivement chers. Dernièrement, on parlait des prix de la viande, de l’huile, du riz… Avant, c’était le ciment, le fer et le carburant… Il faut tout simplement déduire de cette tendance une volonté de l’Etat de taxer tous les produits de consommation de masse, pour mobiliser des recettes.’’
Selon l’économiste, la seule différence avec les premiers ajustements structurels, c’est que l’actuel est exécuté de manière officieuse. Et d’ajouter  : ‘’Ce que nous constatons, c’est surtout une agression sur les ménages qui supportent non seulement la TVA, mais aussi d’autres types de taxes intégrés sur le prix des biens et services.’’
En sus des ménages, il y a aussi les PME et PMI sénégalaises qui paient la note salée de cette propension de l’Etat à corser la fiscalité. Ce qui, selon nombre d’observateurs, ne rime pas avec l’objectif tant chanté de la transformation structurelle de l’économie. Meissa Babou  : ‘’Cette politique fiscale doit étonner plus d’un. La plupart des grandes entreprises ne sont pas au taux de 30 % d’impôt sur les sociétés, mais à 15 %. Nous perdons ainsi une bonne partie de nos recettes et nous faisons surtout payer les PME-PMI. C’est une stratégie qui est plus favorable aux entreprises étrangères. Ce n’est pas une politique de développement. Laquelle aurait voulu que le citoyen soit au centre de toutes les décisions. C’est-à-dire, on doit prendre en charge correctement la demande sociale.’’

Contradiction

Par ailleurs, nos interlocuteurs relèvent un grand paradoxe dans la loi des finances rectificative. Ils trouvent contradictoire l’objectif de relance de l’économie et cette mise en œuvre de nouvelles taxes. Ndongo Samba Sylla explique  : ‘’Quand on parle de relance, on baisse les impôts. Augmenter les impôts, dans un contexte de relance, c’est quand même paradoxal. Mais ce n’est pas surprenant. Quand le Sénégal contractait des prêts, l’année dernière auprès du FMI, il a été clairement dit que le pays doit retourner à l’orthodoxie budgétaire. Et qui dit orthodoxie budgétaire, dit limitation des déficits publics qu’il faut ramener en dessous du seuil de 3 % par rapport au PIB. Cela suppose une augmentation des impôts et une réduction de la croissance des dépenses publiques.’’
Embouchant la même trompette que son collègue Babou, Dr Ndongo Samba Sylla estime que les consommateurs seront malheureusement les principales victimes de cette politique. Sur la pression fiscale, il déclare  : ‘’De manière générale, la fiscalité est assez dégressive. Ce sont les PME-PMI, les classes moyennes qui paient souvent ces impôts. Et quelques secteurs isolés comme les télécom. En revanche, les multinationales qui brassent d’énormes ressources ne sont pas assez imposées, sous le prétexte qu’il faut les attirer, leur faciliter les investissements.’’
Selon lui, si l’Etat veut favoriser l’essor des PME-PMI et du tissu industriel, il devrait essayer de revoir à la baisse la fiscalité.
Revenant sur les impacts, Meissa Babou estime que la politique fiscale affaiblit surtout les PME-PMI et renforce la pauvreté. ‘’Cela met en danger des entreprises déjà fragilisées par la pandémie et ses conséquences. C’est extrêmement grave de fiscaliser davantage ces entités en question. Du côté des consommateurs, cela va augmenter la pauvreté. Les classes moyennes sombrent dans des difficultés et risquent de retrouver la frange des populations les plus démunies’’.
Sur la transformation structurelle de l’économie, il explique  : ‘’Nous ne sommes pas dans une dynamique de transformation structurelle de l’économie, malgré les promesses. Pour transformer en profondeur, il faut d’abord réformer. Et ces réformes sont toujours latentes, surtout les grandes réformes agraires où le gouvernement était attendu. En lieu et place, on a plus droit à une destruction du secteur de la pêche. L’élevage aussi est agressé avec les taxes sur les aliments de bétail…’’
Malgré les nombreuses alertes et critiques, le gouvernement, lui, n’entend pas reculer. Il déroule sa stratégie de mobilisation des recettes à moyen terme, conformément à ses engagements auprès des bailleurs. L’objectif  : atteindre un taux de pression fiscale de l’ordre de 20 % à l’horizon 2023, contre près de 17 % actuellement. C’est l’objectif rappelé dans la LFR 2021.

Pour Meissa Babou, c’est ‘’excessif’’. ‘’La moyenne dans la sous-région tourne autour de 17 %. Mais surtout, il faut comprendre que ce n’est pas une politique désirée. Elle est imposée par le Fonds monétaire international. D’ailleurs, celui-ci nous a toujours dit que l’endettement est soutenable tant qu’il y a la croissance.Mais bizarrement, il est en train de faire un virage à 80 degrés, en nous imposant un ajustement économique.’’

Dans une l’interview qu’il a accordée à ‘’EnQuête’’ dans l’édition d’hier, le représentant-résident du FMI, Koulet-Vickot, affirmait  : ‘’Le gouvernement a pris des engagements précis qui lui sont propres pour accroitre les recettes fiscales, renforcer la gestion des finances publiques, accélérer le développement du secteur privé et préparer un cadre pour une gestion soutenable et transparente du secteur des hydrocarbures… La question de mobilisation des recettes fiscales est un axe majeur pour bâtir une économie résiliente. Le FMI invite le gouvernement à accélérer la mise en œuvre vigoureuse du SRMT. Le FMI se tient prêt à apporter son appui technique pour la mise en œuvre de cette stratégie.’’   
Pour y parvenir, précisait M. Vickot, la priorité est l’élargissement de l’assiette des impôts existants et non une hausse du taux d’imposition.  Car, soutenait-il, moins du quart des contribuables potentiels sont immatriculées à la DGID et seule une minorité paie régulièrement l’impôt. 
En définitive, tout est fait pour que le Sénégal ne soit pas frappé d’une difficulté de faire face à ses engagements auprès de ses prêteurs. A ce propos, le représentant du FMI rassure, tout en mettant en exergue la nécessité d’augmenter les recettes fiscales  : ‘’Les résultats de l’analyse de viabilité de la dette que nous avons menée montrent que la dette du Sénégal demeure viable, c’est-à-dire que le Sénégal a la capacité de continuer à rembourser sa dette. Le risque de surendettement est modéré, avec des marges limitées à court terme pour absorber les chocs. C’est la raison pour laquelle nous recommandons de réduire graduellement le déficit budgétaire, de mobiliser davantage les recettes fiscales et de privilégier les prêts concessionnels.’’
Pour rappel, récemment en Conseil des ministres, le gouvernement a adopté le projet de loi des finances rectificative 2021, dans l’optique notamment de mobiliser davantage de recettes fiscales et douanières. Pour ce qui concerne la fiscalité intérieure, l’Etat envisage ainsi, par l’augmentation de certaines taxes notamment, de mobiliser 60 milliards F CFA.
Outre les 25 milliards de la taxe spéciale sur les bouillons, il y a la clarification du champ d’application de la loi sur le prélèvement pour défaut de conformité fiscale (10 milliards), le renforcement de la conformité des contribuables en matière d’impôts et de taxes retenus à la source (16 milliards), entre autres.
En ce qui concerne les recettes douanières, c’est 40 milliards qui sont prévus à terme. Là également, les consommateurs vont trinquer, puisque l’Etat mise sur les 50 produits les plus pourvoyeurs de recettes.MOR AMAR

CROISSANCE ECONOMIQUE DANS LA CEDEAO 2020-2045 : Le Plan directeur des infrastructures régionales validé pour 201 projets de 122 milliards de dollars Us

https://jotaay.net/ Les ministres et experts des Etats membres ont validé le Plan directeur des infrastructures régionales 2020-2045 de la Cedeao lors de la réunion organisée le 1er juin dernier par la commission de la Cedeao. Ce Plan directeur comporte 201 projets d’un coût de 122 milliards de dollars Us et concerne plusieurs d’activités, dont le transport, l’énergie, l’eau, etc.
La réunion qui a validé le Plan directeur de la Cedeao le 1er juin dernier a enregistré la participation des ministres (ou leurs représentants), les commissaires de la Cedeao en charge des Infrastructures, de l’Energie et des Mines, des Télécommunications et des Technologies de l’information de la Cedeao, les responsables des Bureaux nationaux de la Cedeao, les experts des Etats membres et de la Cedeao, les représentants des partenaires au développement tels que la Banque africaine de développement (Bad), la Banque d’investissement et de développement de la Cedeao (Bidc), la Banque ouest-africaine de développement (Boad) et l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica). L’objectif de la réunion était de valider le rapport d’étude du Plan directeur des Infrastructures régionales de la Cedeao et de recommander son adoption par le Conseil des ministres de la Cedeao. Le Plan directeur est un cadre stratégique de développement des infrastructures régionales afin de répondre aux besoins de croissance économique et de développement de la région de la Cedeao sur la période 2020- 2045.

201 projets dans le secteur des transports, de l’énergie, des Tic, du secteur de l’eau…

En effet, le Plan directeur comporte 201 projets dont 145 projets d’investissements et 56 projets «soft» (études techniques, activités préparatoires aux projets, réformes institutionnelles et renforcement des capacités) pour un coût de 122 milliards de dollars Us sur un horizon de 25 ans (2020-2045). Les projets retenus dans le cadre du Plan directeur sont dans le secteur des transports avec 15 projets routiers, 13 projets ferroviaires, 4 projets de transport aérien, 9 projets maritimes, 3 projets de voies navigables et 3 projets d’intégration. S’agissant du secteur de l’énergie, on compte deux projets de facilitation institutionnelle, 4 projets de renforcement des capacités, 17 études de préinvestissements, 57 projets d’investissement dans la production d’électricité, 31 projets d’investissement dans le transport d’électricité et 4 projets d’investissement dans le secteur pétrolier. Concernant le secteur des Tic, 6 projets d’investissement ont été identifiés. Pour les projets du secteur de l’eau, ce sont tous des projets d’accompagnement visant à améliorer la coordination de l’exploitation régionale des ressources en eau.M. CISS

AU 1ER TRISMESTRE, LE CHIFFRE D’AFFAIRES DANS L’INDUSTRIE A BONDI 20, 2 % (ANSD)

Dakar, 11 jan (APS) – Le chiffre d’affaires du secteur industriel a augmenté de 20, 2 % au premier trimestre 2021, comparativement à son niveau de la même période de l’année précédente, a-t-on appris de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).
Cet accroissement est consécutif à la hausse du chiffre d’affaires dans la quasi-totalité des sous-secteurs notamment celui des industries manufacturières où la hausse s’est située à 25, 5%, indique la structure dans rapport consulté par l’APS.
Le document d’analyse de l’Indice du chiffre d’affaires dans l’industrie (ICAI) relève toutefois une diminution du chiffre d’affaires des industries de production d’électricité, de gaz et d’eau.
Au premier trimestre 2021, le chiffre d’affaires dans les industries manufacturières a augmenté de 25, 5% en variation annuelle sous l’effet d’un bon comportement des ventes de la quasi-totalité des produits manufacturiers, fait-on savoir de même source.
Elle souligne que comparativement à celui de la période correspondante de 2020, le chiffre d’affaires dans les industries extractives est ressorti en hausse de 11, 7% au premier trimestre 2021.
’’Cette augmentation est essentiellement expliquée par la vente de minerais métalliques qui a progressé de 26, 2% sur la période sous revue. En revanche, sur la même période, les ventes des autres produits des industries extractives se sont repliées (-6, 6%)’’, fait noter l’ANSD.
En revanche, elle assure que l’évolution à la baisse de 1 % du chiffre d’affaires des industries de production d’électricité, de gaz et d’eau au premier trimestre 2021 était en lien avec le repli de la vente de l’électricité et du gaz.
Dans le même temps, une légère progression (0, 4%) du chiffre d’affaires de l’égrenage de coton a été enregistrée dans le sillage des ventes de coton, rapporte le document.AKS/OID

Les ventes dans l’industrie progressent de +20% au 1er trimestre 2021

https://www.sikafinance.com Au Sénégal, l’indice du chiffre d’affaires dans l’industrie qui mesure l’évolution des ventes des biens et services dans l’industrie, a progressé de +20, 2% au premier trimestre 2021, en rythme annuel, selon les données officielles.
Cette performance du secteur secondaire sénégalais est consécutive à la hausse du chiffre d’affaires dans la quasi-totalité des sous-branches, notamment celle des industries manufacturières qui est la plus prépondérante.
En effet, l’augmentation de +25, 5% du chiffre d’affaires dans les industries manufacturières au premier trimestre 2021, en glissement annuel, est en lien avec la bonne orientation des ventes de la quasi-totalité des produits manufacturiers, en l’occurrence les produits alimentaires (+35, 1%), des produits textiles et articles d’habillement (+34, 7%), des produits chimiques (+29, 5%), les produits métallurgiques et de fonderie (+45%) ainsi que des équipements électriques (+29, 1%).
Parallèlement, le chiffre d’affaires dans les industries est également ressorti en hausse de +11, 7% à fin mars 2021, en rythme annuel, sous l’effet de l’augmentation des ventes de minerais métalliques (+26, 2%).
Le chiffre d’affaires dans les industries environnementales a suivi la même tendance avec un accroissement de +5, 7% au premier trimestre 2021, en ligne avec c la hausse du chiffre d’affaires de l’activité de collecte, de traitement et d’élimination des déchets (+6, 1%).
Toutefois, la tendance haussière du chiffre d’affaires global dans l’ensemble du secteur industriel au Sénégal a été atténuée par la contreperformance des industries de production d’électricité, de gaz et d’eau dont le chiffre d’affaires a accusé un léger repli de 1% sur la période.Dr Ange Ponou

POINT DE LIBRE ADMINISTRATION DES COLLECTIVITES TERRITORIALES SANS AUTONOMIE FINANCIERE PAR ABDOUL ALY KANE

Les élections municipales se profilant à l’horizon, des propositions de candidatures se font jour et secouent les états-majors des formations politiques. La fonction de maire est sans doute motivante.
Les élections municipales se profilant à l’horizon, des propositions de candidatures se font jour et secouent les états-majors des formations politiques. La fonction de maire est sans doute motivante. Etre maire donne du prestige et constitue une voie privilégiée de propulsion d’une carrière politique. Pour ceux qui ont l’ambition de développer la « cité », la fonction municipale apparaît comme étant la mieux indiquée. Mais elle n’est pas de tout repos eu égard aux difficultés de tous ordres de la gestion municipale. Les premières communes du Sénégal ont été créées à la fin du XIX ème siècle par l’administration coloniale, notamment celles désignées par l’appellation « Quatre communes », c’est-à-dire Saint-Louis (en 1872), Gorée, Dakar et Rufisque. Après la mise en oeuvre de plusieurs réformes administratives et de lois de décentralisation, l’Etat a initié l’actuelle réforme (Acte 3) à l’issue de laquelle le territoire national est subdivisé en 45 départements et 557 communes y compris les villes. La Région a été supprimée et remplacée par le Département (la région « circonscription administrative » a été maintenue) ; la communauté rurale a également été supprimée et remplacée par la commune, soit une « communalisation » intégrale. Dans la phase Il de l’Acte 3, les autorités prévoient la mise en place d’une fiscalité spécifique pour le département, l’augmentation progressive des fonds de dotation et d’équipement et le transfert de nouvelles compétences aux communes, dans les domaines de l’agriculture, l’élevage, l’hydraulique, la pêche, le tourisme. 10 années après le début de la mise en œuvre de l’Acte 3, les collectivités territoriales sont toujours confrontées à la même problématique, à savoir l’absence de ressources financières avec comme corollaire une dépendance vis-à-vis de l’Etat pour leurs investissements et leur fonctionnement.

Faiblesse des ressources financières des communes

Cette réalité est une constante depuis l’indépendance ; elle s’est aggravée au fil des crises économiques ayant affecté les ressources budgétaires internes de l’Etat central et, par conséquent, a amoindri la part (déjà faible) réservée à ces collectivités sous forme de dotations et de subventions diverses. La raison de cette faiblesse des ressources financières des communes réside dans le fait que toutes les réformes institutionnelles réalisées de 1972 à nos jours, y compris l’Acte III de la décentralisation, ont essentiellement porté sur des aspects administratifs (ordre de collectivités locales, transfert de compétence etc.), et non sur la mobilisation optimale des ressources financières. Les collectivités territoriales sont d’inégale importance. Les communes de Dakar sont privilégiées par le fait de se situer dans la capitale économique avec de gros contribuables (entreprises) situés dans leurs périmètres. Près de 49 % des recettes fiscales locales sont perçues par les collectivités locales de la région de Dakar, où sont également réalisées 50 % des dépenses locales. Les autres grandes collectivités comme Saint-Louis, Touba, Ziguinchor, Kaolack et Thiès n’ont pas les mêmes problèmes de ressources financières que les communes d’arrondissement ou communes rurales. Les communes comme Saint-Louis, outre l’avantage de disposer de ressources fiscales plus importantes, sont en coopération technique et financière avec des communes du Nord qui leur font bénéficier de ressources financières et humaines pour la conception et la réalisation de travaux dans divers domaines tels l’éducation, la santé, l’adduction d’eau, l’assainissement, les énergies renouvelables (solaires) etc. Les ressources financières propres font généralement défaut, faute de maîtrise de l’assiette fiscale mais aussi à cause de la faiblesse du recouvrement des impôts tenant aux ressources humaines, de la faible capacité de payer des usagers et de la faiblesse de la participation citoyenne. L’autonomie financière, qui est un droit dévolu aux communes, est « corsetée » par l’Etat à travers des règles financières et comptables coercitives qui constituent un frein à l’accès à des sources alternatives de financement.

Les règles de comptabilité publique appliquées aux collectivités territoriales

Parmi ces règles de comptabilité publique, il y a en particulier le principe de la séparation « ordonnateurs / comptables». Ce principe a été édicté dans une ordonnance prise en France au 19e siècle, et dont nous, en tant que pays, nous sommes inspirés. Cette séparation a été instituée afin mieux contrôler la régularité des recettes et des dépenses. La séparation de ces fonctions permet en effet au comptable (le receveur municipal agent du Trésor) de vérifier la régularité formelle de l’exécution des recettes et des dépenses décidées par l’ordonnateur (le Maire). Le Maire a le pouvoir de décision en matière financière. Il perçoit les recettes et décide avec le conseil municipal des dépenses autorisées par le budget. Le Receveur municipal encaisse les recettes et paye les dépenses. Ce principe qui participe de la sécurisation du processus d’encaissement et de décaissement des fonds génère cependant une lenteur qui ne rend pas efficace la gestion financière des collectivités, et n’encourage pas les institutions financières et le secteur privé à nouer des partenariats avec les entités locales.

Le principe de l’unicité de caisse

En vertu de ce principe, l’ensemble des ressources financières de l’Etat central et décentralisé est déposé sur le compte du Trésor public. Ce dernier est donc le banquier des collectivités locales qui sont obligées d’y déposer leurs liquidités ; il leur est formellement interdit (sauf dérogation du ministre chargé des Finances) d’ouvrir des comptes dans des banques privées. La trésorerie des collectivités territoriales n’est pas individualisée dans sa gestion par le Trésor. Elle est fondue dans la masse globale de trésorerie de l’Etat et placée sous la responsabilité de l’Agent comptable central du Trésor. Ces collectivités étant structurellement déficitaires du fait de la non disponibilité en temps voulu de leurs recettes, ne sont pas maîtresses de leur agenda de trésorerie et ne peuvent en conséquence proposer des échéanciers à d’éventuels prêteurs. Ces derniers ont la certitude d’être remboursés du fait de l’inscription de leurs créances en dépenses obligatoires, mais ne savent pas quand. Le principe de l’unicité de caisse que d’aucuns jugent comme étant favorable aux communes souvent en mal de trésorerie, est en réalité une mise sous tutelle financière en porte à faux avec le principe de l’autonomie financière. Pour les communes excédentaires en ressources, le dépôt obligatoire des ressources locales au Trésor enlève aux collectivités la liberté de gérer directement leur trésorerie et d’en disposer à première demande. Avec ces dispositions légales et règlementaires, l’Etat monopolise les flux financiers d’entrée et de sortie. Il collecte les ressources fiscales, surveille l’exécution des dépenses, et gère la trésorerie du mécanisme du compte unique du Trésor. Il est enfin présent au moment de la sortie des flux financiers puisque le comptable de l’Etat est également receveur de la collectivité territoriale. Les éventuels prêteurs de deniers et le secteur privé pourraient difficilement se soumettre à ces procédures contraignantes, certes sécurisantes pour l’Etat, mais peu favorables au développement économique des collectivités.

Les perspectives de diversification des sources de financement

La recherche de ressources financières alternatives est d’une nécessité fondamentale pour une décentralisation viable. Elle passe d’abord par la mobilisation de ressources propres via la contribution financière des usagers des services publics et marchands. En effet, de nombreux usagers se plaignent de la mauvaise qualité des services publics municipaux et, par là, posent le problème de la transparence dans la gestion des ressources. Souvent, faute d’informations, ils imputent aux mairies des défaillances qui, en réalité, sont de la responsabilité de l’Etat. Des plaintes proviennent des marchés où la question de l’assainissement et de l’hygiène est posée par les commerçants et les usagers. L’expérience a prouvé ailleurs que lorsque les services sont de qualité, les usagers sont plus enclins à payer leur part de fiscalité. Une bonne communication sur les comptes administratifs, les réalisations et les projets en préparation, une politique de participation des citoyens et usagers à la prise de décision municipale conforterait la participation financière des populations.

Accès des collectivités au marché financier et aux services bancaires

Les municipalités du Sénégal doivent pouvoir accéder à aux marchés de capitaux. En Afrique, la levée de fonds sur le marché financier et la création de banques dévolues au financement du développement local sont en cous actuellement. Les collectivités locales d’Afrique du Sud préparent présentement une première émission obligataire groupée sur le marché financier. La mairie de Dakar, qui en avait eu l’initiative en 2015, n’avait pu terminer le processus faute de l’indispensable soutien de l’Etat. Mieux, de vraies institutions financières municipales devraient pouvoir être créées à l’effet de recevoir des dépôts et d’octroyer des crédits à ces entités. Exemples de ce qui pourrait se faire, le Fonds d’Equipement Communal du Maroc est un établissement public ayant le statut de banque, et qui a donc la faculté d’accorder des prêts aux collectivités locales pour leurs investissements. Il lève des fonds auprès d’institutions financières ou de coopération internationale au profit des communes. Il a ainsi bénéficié de 165 millions de dollars prêtés par la JICA du Japon. L’Urban Development Bank du Nigéria a pour objectif de favoriser le développement rapide des infrastructures urbaines dans toute la Fédération du Nigéria. Ses actionnaires sont le gouvernement central, les gouvernements des Etats, et les collectivités ou gouvernements locaux. Ces expériences devraient être « benchmarkées » et expérimentées dans les grandes villes ou avec des regroupements de communes dans un premier temps. Il est vrai qu’il existe au Sénégal des structures d’appui technique et financier aux communes comme l’ADM (Agence de développement Municipal) considéré comme un relai d’organismes comme la Banque Mondiale. Mais il faudrait aller plus loin en créant des institutions financières de dépôts et de crédit pour les municipalités. Ces institutions pourraient recevoir les fonds de l’Etat affectés à la décentralisation, les subventions et dons de la coopération décentralisée, les prêts de la Banque Mondiale et de toutes les institutions financières prônant le développement économique à la base.
Pour conclure, Comme le disait le Professeur Ismaïla Madior Fall : « la décentralisation est entravée par la faiblesse des ressources humaines et financières des collectivités locales : On a beau décentraliser du pouvoir et des compétences dans une localité du pays, s’il n’y a pas de dynamique économique qui l’accompagne, c’est voué à l’échec. Si l’on prend tous les indicateurs, l’on se rend compte que notre pays est centralisé. Le Sénégal est l’un des pays en Afrique qui transfère le moins de ressources à sa périphérie ». La viabilité des collectivités territoriales du Sénégal se pose avec acuité, faute de moyens suffisants. Il faudrait initier de nouvelles réformes donnant à ces collectivités davantage accès aux ressources des banques et des marchés financiers. Pour cela, la règlementation comptable et financière actuellement appliquée aux collectivités territoriales devrait être revue. En effet, ce ne sont pas les réformes administratives pures qui vont rendre plus dynamique le processus de décentralisation. C’est plutôt la mise en place d’une nouvelle règlementation financière facilitant l’accès des collectivités locales à un marché financier actuellement surliquide. En matière de contrôle, la mise en place d’un contrôle interne in situ et a postériori dépendant du Ministère de tutelle et d’un contrôleur externe choisi parmi les experts de la profession pourrait suffire

«LE SENEGAL SERA EMERGENT EN 2028-2029»

https://www.seneplus.com -l’As-Le directeur général de Prospective Economique, Amaye Sy, ne se fait aucun souci quant à l’émergence du Sénégal avant 2035, l’horizon fixé par le gouvernement à travers son référentiel (PSE).
Le directeur général de Prospective Economique, Amaye Sy, ne se fait aucun souci quant à l’émergence du Sénégal avant 2035, l’horizon fixé par le gouvernement à travers son référentiel (PSE). Si le Sénégal suit la tendance actuelle, indique l’économiste Amaye Sy, il sera émergent en 2028- 2029. Il fait cette projection hier lors de la présentation du livre «Manuel d’Emergence Economique» qu’il a coécrit avec Moubarak Lo.
Pour les statisticiens, l’émergence est un processus. C’est pourquoi, indique le directeur du bureau de Prospective Economique, le Sénégal sera émergent bien avant 2035. «Lorsque le Sénégal dit qu’il va être émergent en 2035 lorsqu’on le traduit dans notre langage théorique en nous, le Sénégal va être émergé en 2035. Il sera émergent bien avant 2035», a soutenu Amaye Sy avant de préciser que cela interviendra exactement entre 2028-2029.
Selon l’économiste, le groupe de référence dans ce cas de figure ce sont les pays émergés. Revenant sur les critères les plus pertinents pour qualifier l’émergence, Monsieur Sy souligne que, contrairement à la doxa ma plus répandue, la démocratie n’en fait pas partie. «Un pays n’a pas besoin d’être démocratique pour être émergé. Selon notre cadre conceptuel de l’émergence pris au sens large, l’émergence économique d’une nation est subordonnée à l’établissement en son sein d’un environnement de classe internationale», explique le directeur du bureau de la Prospective Economique. Il cite aussi l’insertion du pays dans l’économie mondiale par la mise en œuvre de réformes politiques volontaristes semblables à celles entreprises par les pays actuellement émergents.
Ainsi, pour suivre la réalisation de cet objectif de renforcement de la compétitivité internationale, il juge nécessaire de disposer d’une mesure du niveau d’atteinte de ces prérequis de l’émergence économique. Aussi bizarre cela puisse paraitre, l’économiste considère que les indices Doing Business et CPIA de la Banque mondiale ne répondent que partiellement à ce besoin. «Car chacun d’eux, pris séparément, ne couvre qu’un champ limité de tous les prérequis», renseigne-t-il.
De plus, il trouve que ces indices ont tendance à recommander aux pays ayant des scores proches, la mise en œuvre des mêmes reformes. Et cela, quelle que soit leur situation en termes d’émergence. Pour sa part, le directeur général du bureau de Prospective Economique, Moubarak Lo, est revenu sur les critères d’une bonne dynamique de l’émergence économique. Pour lui, il faut un partage équitable des fruits, un aménagement d’un cadre des affaires de classe internationale, une bonne gestion des blocs de reformes. L’autre critère non moins important, de l’avis de Moubarak Lo, c’est la qualité des institutions.
Rappelons que la présentation de ce manuel sur l’Emergence économique a été organisée par la direction de la recherche du groupe de l’Institut Supérieur de Management (ISM). Mamadou Mbakhé NDIAYE  

Revue annuelle conjointe : 45 millions d’Euros soit plus de 29 milliards FCFA investis à travers la coopération entre le Sénégal et l’Italie

https://www.dakaractu.com 45 millions d’Euros soit plus de 29 milliards FCFA ont été injectés dans le cadre du programme de coopération sénégalo-italienne, a renseigné le ministre de l’économie, du plan et de la coopération internationale, Amadou Hott, qui a procédé ce 10 juin, à la revue conjointe de la coopération entre les deux (2) pays.
Ont pris part à la rencontre tenue à Dakar, par visio-conférence, Marina Sereni, vice-ministre italienne des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Giovanni Umberto De Vito, ambassadeur d’Italie au Sénégal, Carlo Segni, chef de la coopération internationale, Caisse de dépôt et prêts, entre autres autorités italiennes.
La revue conjointe dont l’objectif est d’assurer une large concertation entre les différents acteurs sur la mise en œuvre du programme de coopération entre les deux pays, mais également d’identifier les principales contraintes, a porté sur l’évaluation de l’efficacité technique et financière des interventions, la valorisation des bonnes pratiques et des synergies entre les différents programmes en cours, a expliqué le ministre Amadou Hott.
Il a, lors des échanges, rappelé les programmes et projets appuyés par l’Agence Italienne pour la Coopération et le Développement (AICD) et qui, soutient M. Hott, s’inscrivent en droite ligne des stratégies nationales de développement. C’est une occasion que le ministre a, également, saisie pour magnifier le travail exemplaire accompli par la directrice du bureau de l’AICD, Alexandra Piermattei qui, après 4 ans de loyaux services rendus au Sénégal est appelée à de nouvelles fonctions.
« Son travail a permis de consolider les efforts de l’Italie qui depuis 1980 accompagne le Sénégal dans l’éradication de toute forme de pauvreté et l’émancipation économique et sociale des couches les plus vulnérables. », a confié le ministre.
Selon lui, la directrice du bureau de l’AICD, Alexandra Piermattei a contribué à la mise en œuvre optimale de l’opération dans des conditions de performance très appréciables.
« Ces bons résultats sont à l’honneur du pays dans le sens qu’ils traduisent la volonté continue des plus hautes autorités italiennes à soutenir les missions du Plan Sénégal Émergent mis en place par le président, son Excellence, Macky Sall. », a-t-il expliqué.
Les domaines et modes d’intervention de la coopération italienne au Sénégal touchent particulièrement le développement rural, l’appui au secteur privé et au développement économique local, la protection sociale, le genre l’éducation, la femme et la famille. S’agissant des modes d’intervention, ils concernent aussi bien les subventions aux projets que les emprunts à des taux concessionnaires, entre autres.
Formulant des recommandations en vue d’une meilleure efficacité dans la réalisation des activités, le ministre de l’économie, du plan et de la coopération internationale, Amadou Hott, a rappelé que le contexte de la crise sanitaire de la Covid-19 a empêché la tenue des visites de terrain qui précédaient généralement la revue annuelle conjointe.
Il a toutefois exprimé aux autorités italiennes toute la reconnaissance pour le choix stratégique du Sénégal au nom de son Excellence, Macky Sall et au nom du gouvernement et de tout le peuple Sénégalais…

Accès des entreprises dirigées par des femmes aux marchés publics : Mountaga Ndiaye de la Banque mondiale présente les grands axes du projets We-Fi

https://www.lejecos.com Un atelier de partage du rapport relatif à l’appui à l’opérationnalisation des politiques positives de passation de marchés publics dans le cadre du programme We-Fi au Sénégal en présence de nos partenaires d’exécution que sont l’Armp, Carapaces, Onu Femmes, le Ministère des Finances avec la Direction centrale des marchés publics, le Ministère du Commerce et des Pme et son Agence d’encadrement et de développement des Pme (Adepme), ainsi que le Ministère de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des enfants.
Selon Mountaga Ndiaye de la Banque mondiale, le We-Fi – en français, initiative de financement en faveur des femmes entrepreneures – est un partenariat entre plusieurs gouvernements et banques multilatérales de développement, avec pour objectif d’alléger les contraintes financières ou non auxquelles sont confrontées les PMEs dirigées ou détenues par des femmes.
«Au Sénégal, la Banque mondiale, en tant que partenaire d’exécution de We-Fi, pilote un projet visant à établir un lien entre la commande publique et les Pme appartenant à des femmes, ou Pmef. En collaboration avec l’Armp au Sénégal, ce projet se concentre spécifiquement sur les activités telles que la réforme du cadre règlementaire pour la passation de marchés, ainsi que la sensibilisation et la formation au profit des cadres du gouvernement impliqués dans la passation des marchés », a confié M. Ndiaye.
«La Banque mondiale met l’accent sur l’entreprenariat féminin du fait que, selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), 33% des entrepreneurs sénégalais sont des femmes.  Il est admis que les Pme –englobent les entreprenants – représentent la quasi-totalité des entreprises au Sénégal, cela implique une contribution importante des femmes au tissu économique du pays. Les femmes sont souvent disproportionnellement confrontées à des contraintes qui freinent la croissance de leurs entreprises, y compris leur accès aux marchés ou à la commande publique », a expliqué le représentant de la Banque mondiale.
Selon lui, pour ce qui est des marchés publics, ceux-ci représentaient 17% du Pib du Sénégal en 2020, soit 2000 milliards de FCFA environ donc c’est une  opportunité considérable pour stimuler l’entreprenariat féminin. Mountaga Ndiaye a révélé qu’entre 2009 et 2017, l’ensemble des Pme n’ont bénéficié que de 20% de la valeur des contrats publics, alors qu’elles ont en moyenne 73% des marchés exécutés.  «Il est temps que les Pmef profitent aussi de ces opportunités conséquentes. Cela demande à la fois une règlementation adéquate au niveau national et des Pmef outillées à répondre fructueusement à la commande publique », a plaidé M. Ndiaye.Adou FAYE

Les grandes lignes du projet de code de l’électricité

https://www.sikafinance.com Adopté en conseil des ministres le 26 mai 2021, le code de l’électricité, une première au Sénégal, devrait être bientôt soumis au vote du parlement. C’est ce qu’a révélé, ce jeudi 10 juin, à Dakar, le parlementaire Abdoulaye Baldé, par ailleurs président de la Commission Énergie et Ressources Minérales de l’Assemblée nationale sénégalaise. Il prenait part à une rencontre d’échange sur la question avec le ministre en charge du Pétrole et des Energies, Aissatou Gladima.
Les objectifs du nouveau cadre réglementaire régissant le secteur de l’électricité sont d’améliorer la viabilité financière et la bonne gouvernance pour une électricité en quantité, qualité et à coût abordable, de disposer d’un cadre référentiel unique intégrant l’économie d’énergie, l’électrification rurale et les énergies renouvelables pour l’atteinte de l’accès universel en 2025.
Au plan institutionnel, sur la base du nouveau code, la Société nationale d’électricité (SENELEC) sera organisée en holding avec des filiales publiques (production, transport, distribution-vente). Il est prévu aussi dans le cadre de ce nouveau code l’exercice d’autres acteurs comme les producteurs indépendants, les concessionnaires d’électrification rurale.
S’agissant de la planification du secteur de l’électricité, il est envisagé l’élaboration d’un Plan intégré à moindre coût (PIMC) sur dix ans qui sert de base à la préparation des plans quinquennaux de production, de transport, de distribution d’électrification rurale. Le PIMC permettra aussi de mettre en œuvre le Programme national de maîtrise de l’énergie électrique et des énergies renouvelables.
Au cours de cette rencontre, le ministre en charge du Pétrole et des Energie Aissatou Gladima a fait l’état des lieux du sous secteur de l’électrification rurale. Selon elle, le nombre de localités électrifiées en milieu rural est passé de 1 648 en 2012 à 4 276 en 2019. Elle ajoute qu’en 2020, le taux de couverture d’électrification rurale s’est établi à 55%.
Dans la même dynamique,  deux centrales solaires de capacités respectives de 35 MW et de 25 MW ont été récemment inaugurées dans les régions de Diourbel et de Kaolack (centre). Auparavant, la SENELEC avait inauguré, le 27 mai, le premier poste 100% d’une capacité de 225 kilovolts dans la région de Thiès. En 2020, la puissance installée du pays était évaluée à 1 569 MW.Ibrahim WANE, Dakar

Accès au marché public : L’appel pressant de l’entreprise Ecotra à l’Etat

https://www.seneweb.com L’entreprise sénégalaise Ecotra, qui s’active dans le domaine du BTP (bâtiment et travaux publics), a organisé, ce jeudi 10 juin, un point de presse dans ses locaux, pour déplorer les difficultés qu’elle rencontre lors des attributions des marchés publics.
En effet, ses employés ont manifesté leur mécontentement par rapport à la faveur faite aux entreprises étrangères lors des appels d’offres lancés par l’Etat, dans le cadre du marché public.   
«Ecotra a fait, à ce jour, un investissement à hauteur de 77 milliards de F Cfa en équipements (engins, camions, logistiques, véhicules et des équipements industriels) autour de l’activité du bâtiment et des travaux publics. Ecotra fait travailler 800 employés dont plus de 500 permanents, avec une masse salariale mensuelle de 500 millions de F Cfa, et est le partenaire de 1 800 fournisseurs dont les deux tiers sont sénégalais».
Et de poursuivre : «En 2019, l’entreprise a eu un chiffre d’affaires de 52 milliards de F Cfa. Aujourd’hui, Ecotra a un portefeuille de travaux publics de 180 milliards de F Cfa», a renseigné le directeur général d’Ecotra, Alpha Samb.
«Tout cet investissement et ces efforts faits par Monsieur Abdoulaye Sylla (PDG Ecotra) pour contribuer au développement de ce pays, doivent être un exemple pour l’ensemble des Sénégalais et un exemple que doit soutenir et appuyer l’Etat du Sénégal», a-t-il fait savoir.
Les employés d’Ecotra, par la voix de leur directeur général et des avocats de l’entreprise (Maitres El Hadj Diouf, Demba Ciré Bathily, Assane Dioma Ndiaye, Babacar Cissé et Aly Fall) sont frustrés par le fait que les entreprises sénégalaises ne sont pas privilégiées par l’Etat.
«C’est pourquoi nous nous sommes sentis frustrés par des décisions autour de l’accès au marché à travers les appels d’offres», s’est désolé Alpha Samb.
Après avoir été écartée injustement, Ecotra a d’ailleurs saisi la Cour suprême afin d’élucider quelques critères concernant l’attribution d’un marché. «Ce qui nous réunit aujourd’hui fait suite à un recours que nous avons introduit relatif à l’exécution d’un marché qu’on a confiée à une autre entreprise internationale. Nous avons contesté le processus auprès de la Cour suprême, qui nous a donné raison dans notre contestation», s’est réjoui le directeur général.
Toutefois, Alpha Samb appelle l’Etat et les partenaires financiers «à l’appui, au soutien et surtout à l’accompagnement des Sénégalais qui s’investissent, qui croient au Sénégal et à l’Afrique».
Maître Demba Ciré Bathily pense, quant à lui, que l’Etat doit également promouvoir les entreprises nationales. «Aujourd’hui, dans beaucoup de pays, il y a une préférence nationale, c’est-à-dire quand, dans le cadre d’un marché, les nationaux peuvent le faire, on les favorise. Au Sénégal, non seulement on ne favorise pas les nationaux, mais on crée des critères artificiels pour écarter les nationaux qui peuvent le faire. Les entreprises étrangères ne créent pas d’emplois permanents ; l’ensemble des bénéfices est rapatrié». 
Les employés déplorent aussi la création d’une entreprise qui a presque le même nom que leur entreprise, dans le but de décrédibiliser Ecotra. 

Agriculture : Sept nouvelles variétés homologuées par l’ISRA

http://www.walf-groupe.com L’Institut sénégalais de recherche agricole (Isra) a homologué sept  nouvelles variétés à «double usage» dont quatre variétés de mil et trois variétés de fonio, indique un communiqué.
Parmi ces variétés, il y a respectivement un hybride dénommé Taaw et  une qui porte le nom du chercheur Amadou Fofana,  (Fofana),  un des pionniers dans la recherche et la création variétale du fonio. La variété hybride Taaw  représente la première variété hybride de mil créée au Sénégal et présente l’avantage d’être de cycle précoce (70 à 80 jours), très productive en culture intensive (3 à 4 t/ha), de taille moyenne avec des épis longs avec un important feuillage toujours vert qui peut servir dans l’alimentation du bétail. «Ces nouvelles technologies apportent une plus-value aux paysans sénégalais avec une bonne production en grains et en biomasse (variétés à double usage)», affirme Oumar Sy, à l’origine de la création de ces variétés. La cérémonie d’homologation  a eu lieu le jeudi dernier  au pôle de recherche de Hann de Dakar.
Oumar Sy précise que les variétés à double usage sont hautement productives, résistantes au stress biotique (insectes, maladies) et abiotique (sécheresse et fertilité des sols). A l’en croire, elles permettent aux producteurs d’avoir des grains pour la nourriture humaine et du fourrage pour l’alimentation du bétail et du matériel végétal (tiges) pour les travaux de construction et le bois de chauffe et avec des cycles raccourcis et une très bonne adaptabilité aux conditions climatiques grâce à leur grande taille, leurs épis longs et leur bonne capacité de tallage. Et sur le plan sécurité nutritionnelle, elles sont 3 fois plus riches en fer et en zinc, bénéfiques pour la santé et le développement pour les enfants à bas âge, les femmes allaitantes, entre autres. Selon le chercheur, l’homologation des 3 variétés souna candidates dont la SL28 appelée «Souna du Saloum» (105 jours), la SL169 dite «Souna du Sine» (92 jours) et la SL423 dénommée «Souna du Baol» avec un cycle de 87 jours permettra aux producteurs semenciers de produire des semences certifiées pour les paysans et autres utilisateurs.
Pour ce qui concerne le fonio, Mame Codou Guèye, chercheur au Ceraas et coordonnatrice du volet fonio de l’Isra informe que les recherches menées, au Sénégal depuis quelques années, ont permis de créer trois nouvelles variétés dont une d’origine sénégalaise dénommée «Fofana». Cette dernière tout comme les variétés «Fonio Bi» et «Niata» donne des gros rendements allant jusqu’à 750 kg/ha.Khady GUEYE

Secteur agricole dans la vallée du fleuve Sénégal, quel potentiel pour les jeunes?

https://www.rfi.fr/fr Au Sénégal, le secteur de l’agriculture emploie environ 60 % de la population active. Mais attire-t-il les jeunes, particulièrement touchés par le chômage ? Dans la vallée du fleuve, les organisateurs de la première Foire internationale agricole du nord, organisée le week-end dernier sur le barrage de Diama, à la frontière mauritanienne, veulent y croire.
6 500 francs CFA, environ 10 euros le sac de 50 kilos d’oignons, tout sourire Fatou Fall vend la production de l’association des agriculteurs de Diama. Après une licence en gestion des entreprises à Saint-Louis, la jeune de femme de 28 ans est rentrée dans son village.
« Comme on est en période de chômage, la plupart des jeunes qui ont fait des études et n’ont pas encore trouvé de travail se sont tous retournés vers l’agriculture.
On fait nos propres riz, on essaie de les vendre », explique Fatou Fall.
Inspired b
La terre, une valeur sûDans la région, le secteur de la pêche reste un pilier de l’économie et la future exploitation du gaz et du pétrole suscite de l’espoir. Mais face à l’émigration clandestine des jeunes, la terre est une valeur sûre selon Mouhamadou Mustapha Diack, premier adjoint au maire de Diama.« Pour nous c’est extrêmement important de sensibiliser les jeunes, surtout leur montrer qu’il faut faire confiance à la terre. Il faut rester au lieu de migrer. Il faut beaucoup d’accompagnement du côté de l’État pour que les jeunes puissent se trouver, pour que l’agriculture soit vraiment payante », soutient Mouhamadou Mustapha Diack.
Le secteur se modernise, et les formations s’adaptent. Mais cela n’a pas suffi pour retenir le fils de Papa Abdoulaye Fall, président d’un Groupement d’intérêt économique dans la commune rurale de Gandon, à une quinzaine de kilomètres au sud de Saint-Louis. « J’ai un fils qui a fait la formation sur les grandes cultures. Actuellement, il est en Italie. Un de ces quatre matin il me dit “je suis en train de travailler dans un champ”. Avant-hier il m’a demandé si l’on pouvait cultiver de l’ail au Sénégal. Je lui ai répondu “bien sûr, expérimentez-vous et préparez votre retour pour nous rejoindre sur le terrain”. Ici, il y a le soleil, l’eau. Peut-être que ce sont que les moyens techniques qu’il manque ! », dit Papa Abdoulaye Fall.
 
 

Le problème de l’accès au foncier

Le GIE emploie deux jeunes ouvriers agricoles, pour 50 000 francs CFA par mois (environ 76 euros). Ils s’apprêtent à se lancer dans la production de gombo, sur une partie des 10 hectares de terrain. Pour accroître les revenus et la productivité, il faudra des investissements, en matériel notamment.
Mais à l’ombre d’une tente, dans un champ voisin, Mamadou Diagne soulève la question de l’accès au foncier. « C’est la mairie qui m’a octroyé ce champ par délibération, mais ça pose problème parce qu’il y a des résultats qui s’obtiennent sur des générations. Alors que si on me retire la terre pour, je ne sais pas, en faire autre chose, si l’on pouvait nous donner des baux, on pourrait s’installer lourdement et faire perdurer le travail sur plusieurs générations », expose-t-il.
Jeunes ou moins jeunes, dans l’immédiat le principal problème des petits exploitants agricoles de la région reste la commercialisation de la production. De notre envoyée spéciale à Saint-Louis,
La terre, une valeur sûreDans la région, le secteur de la pêche reste un pilier de l’économie et la future exploitation du gaz et du pétrole suscite de l’espoir. Mais face à l’émigration clandestine des jeunes, la terre est une valeur sûre selon Mouhamadou Mustapha Diack, premier adjoint au maire de Diama.
« Pour nous c’est extrêmement important de sensibiliser les jeunes, surtout leur montrer qu’il faut faire confiance à la terre. Il faut rester au lieu de migrer. Il faut beaucoup d’accompagnement du côté de l’État pour que les jeunes puissent se trouver, pour que l’agriculture soit vraiment payante », soutient Mouhamadou Mustapha Diack.
Le secteur se modernise, et les formations s’adaptent. Mais cela n’a pas suffi pour retenir le fils de Papa Abdoulaye Fall, président d’un Groupement d’intérêt économique dans la commune rurale de Gandon, à une quinzaine de kilomètres au sud de Saint-Louis. « J’ai un fils qui a fait la formation sur les grandes cultures. Actuellement, il est en Italie. Un de ces quatre matin il me dit “je suis en train de travailler dans un champ”. Avant-hier il m’a demandé si l’on pouvait cultiver de l’ail au Sénégal. Je lui ai répondu “bien sûr, expérimentez-vous et préparez votre retour pour nous rejoindre sur le terrain”. Ici, il y a le soleil, l’eau. Peut-être que ce sont que les moyens techniques qu’il manque ! », dit Papa Abdoulaye Fall.
Le GIE emploie deux jeunes ouvriers agricoles, pour 50 000 francs CFA par mois (environ 76 euros). Ils s’apprêtent à se lancer dans la production de gombo, sur une partie des 10 hectares de terrain. Pour accroître les revenus et la productivité, il faudra des investissements, en matériel notamment.
Mais à l’ombre d’une tente, dans un champ voisin, Mamadou Diagne soulève la question de l’accès au foncier. « C’est la mairie qui m’a octroyé ce champ par délibération, mais ça pose problème parce qu’il y a des résultats qui s’obtiennent sur des générations. Alors que si on me retire la terre pour, je ne sais pas, en faire autre chose, si l’on pouvait nous donner des baux, on pourrait s’installer lourdement et faire perdurer le travail sur plusieurs générations », expose-t-il.
Jeunes ou moins jeunes, dans l’immédiat le principal problème des petits exploitants agricoles de la région reste la commercialisation de la production.
Thiès et Diourbel ont enregistré leurs premières pluies cette nuit

Accusations du Sntpt : La cellule de Com’ de la Poste apporte un démenti et appelle à la retenue.

https://www.dakaractu.com En conférence de presse ce jeudi, la cellule de Communication de La Poste a voulu apporter, dit-elle, des « éclaircissements sur le caractère fallacieux » par rapport à « certaines informations » données par le Syndicat national des travailleurs des postes et des télécommunications (Sntpt).
Selon El Hadji Al Mareem Faye, membre de la cellule de Com’ Poste, le SG du  Sntpt « fait preuve d’une méconnaissance avérée du fonctionnement de la Poste ». « Il a évoqué dans son argumentaire l’existence d’une caisse noire à la Poste, ce qui est archi-faux. Nous les mettons au défi d’en apporter la preuve », a-t-il démenti.
À l’en croire, la direction générale a élaboré un plan stratégique de développement d’un commun accord avec le ministre de tutelle et l’Artp. Sur l’existence d’un budget de 600 millions de F CFA alloué à la cellule de Com’, El Hadji Al Mareem Faye se défend des accusations dont la direction générale fait l’objet, assurant que « rien ne correspond à la vérité ».
« Faux ! La poste est une société à vocation commerciale. Sa cellule de Com’ ne bénéficie pas d’un budget indépendant », a ajouté le porte-parole du jour, qui dément en avoir bénéficié, avec d’autre membres de la cellule de Com’.
Marc Sylva, Directeur de la cellule de Com’ de la Poste, rappelle ensuite certains faits, affirmant notamment que l’entité a fait l’objet d’un retour sur budget à hauteur de plus de 70 millions. Il en veut pour preuve le rapport annuel d’activité de l’année 2020 et celui du premier trimestre de l’année en cours.
El Hadji Al Mareem Faye pointe également certaines incohérences dans les accusations qui sont faites contre la direction générale en rapport avec l’attribution des marchés de travaux et de fourniture.
« Il est vil et ignare d’avancer que l’administration interne ne respecte pas les règles de passation de marchés. Car, il existe une cellule de de passation de marchés composée des services habilités de l’État et de la Poste », estime-t-il.
Les membres de la cellule de Com’ de la Poste ont appelé jeudi à la « retenue » et au « sens de la responsabilité ». Ils saluent ainsi « l’engagement sans faille de la direction générale pour faire de la Poste une référence au niveau continental ». Même si, avouent-ils, la Poste-finance, comme l’avaient annoncé les responsables, a du mal à supporter à elle seule toutes les opérations de compense au niveau de la Bceao.
Pour ce qui concerne le processus de restructuration de la Poste, la direction générale et les travailleurs ne parlent pas le même langage.  Les ajustements en rapport avec la séparation entre la Poste et Poste-finances n’ont pas été approuvés par les membres du Syndicat national des travailleurs des postes et des télécommunications (Sntpt).

le désastre des sociétés minières sur la réhabilitation des sites

https://www.pressafrik.com L’impact environnemental dû à l’exploitation des sites miniers est plus que jamais actuel. C’est dans ce sens que le Forum civil, en partenariat avec l’organisation non gouvernementale (OXFAM), a organisé au niveau de la maison de la presse, le samedi dernier, un atelier de renforcement avec les journalistes pour mieux outiller ces derniers par rapport à la problématique soulevée. C’était à l’occasion de la journée internationale de l’environnement.
Les désastres environnementaux, causés par l’exploitation minière ne sont plus à prouver. A Sabadola, 1425 hectares ne sont pas réhabilités. Cette situation, selon le coordinateur du Forum civil, Birahim Seck, est un aveu de faiblesse de la part des autorités. Selon M. Seck, les entreprises qui exploitent nos ressources minières ont du mal à réhabiliter les sites exploités.
Aussi, interpelle-t-il les autorités à être beaucoup plus visionnaires sur la gestion afin de lutter contre l’agression abusive dont est victime l’environnement. M. Seck renseigne que les forêts sont en train d’être dévastées, les sols tués. Ceci résulte du fait qu’il n’y a pas d’une restauration digne de ce nom et les populations sont laissées en rade sans être impliquées.
Le Forum civil insiste également sur « la loi qui exige que les entreprises en situation de recherche ou d’exploitation élaborent des études d’impact environnemental et social ». Pour l’ingénieur en géologie, Alioune Badara Paye, secrétaire permanant adjoint du comité national de l’ITIE, les textes sont clairs.
Aussi, fait-il savoir, il appartient aux dirigeants d’appliquer les différents codes, celui de l’environnement et également forestier. A en croire M. Paye, c’est dans la prise de décision que l’environnement est relégué au second plan. « Le nombre d’entreprises minières qui ont de titre actuellement sont au nombre de 376 soit des autorisations artisanales et permis de recherche, des autorisations d’exploitation de carrière. Il y a plus de 276 entreprises ou personnes détentrices de permis d’exploitation. En effet, selon l’ANSD, en 2063, nous serons au nombre de 50 millions. D’où l’importance de planifier afin que la solidarité générationnelle soit une réalité. Il est aussi bon de signaler que la constitution est claire, car la préservation de l’environnement incombe aux pouvoir publics », rappelle Alioune Badara Paye.
Pour M. Paye, la région de Dakar est devenue une montagne de sable et de béton. Aussi, les autorités doivent davantage planter des arbres afin de redonner un second souffle à la ville. Le géologue a évoqué le rapport du programme des Nations Unies pour l’environnement.
Selon cette étude rapportées par le journal Le Témoin, d’ici 2030, la restauration de 350 hectares d’écosystèmes terrestres et aquatiques dégradés pourrait générer des services éco systémiques estimés à 900 milliards de dollars.AYOBA FAYE

Air Sénégal autorisée à desservir les USA, à partir de septembre

https://toutinfo.net/ Le Département américain des transports (DOT) a délivré définitivement le permis de transporteur aérien étranger à la compagnie aérienne Air Sénégal, avec deux vols hebdomadaires  : Dakar-New York, informe dans un communiqué, la compagnie nationale. 
Bonne nouvelle pour la compagnie aérienne Air Sénégal. En effet, le département américain des transports (DOT) a délivré définitivement le permis de transporteur aérien étranger à la compagnie aérienne Air Sénégal, informe dans un communiqué, la compagnie nationale. « Le DOT américain accorde définitivement au pavillon national sénégalais Fly Air Sénégal le permis de transporteur aérien étranger », indique le communiqué. La décision a été prise par le Département américain des transports (DOT) le mardi 8 juin 2021. « Cette licence permet dès le 2 septembre prochain, au transporteur sénégalais de débuter ses deux vols hebdomadaires sans escale de l’aéroport international Blaise Diagne de Dakar à New York John F. Kennedy », précise la même source. Laquelle ajoute que le vol se poursuivra vers Washington-Dulles. « Les vols seront opérés par un Airbus A330neo, équipé de 32 sièges en classe affaires, 21 en premium economy et 237 en économie. L’avion offrira le wifi à bord, et les passagers bénéficieront d’une franchise de bagages de 46 kg (deux pièces) », souligne la compagnie Air Sénégal dans son communiqué. «Avec ce vol, Air Sénégal rendra les USA encore plus accessibles, et proposera donc une meilleure connectivité»,   déclare Selon, Ibrahima Kane, Directeur Général de Air Sénégal, cité dans le communiqué.

AZIZ SALMONE FALL, POLITOLOGUE : «Seule une rupture sélective avec le système monde permettra à l’Afrique de sortir de sa condition»

http://www.sudonline.sn Politologue internationaliste, panafricain d’origine sénégalaise et égyptienne, le Pr Aziz Salmone Fall enseigne les sciences politiques, l’anthropologie, les relations internationales et le développement international au Canada, à l’université McGill et à l’UQAM. Membre du Groupe de Recherche et d’Initiative pour la libération de l’Afrique (Grila), il s’est beaucoup distingué à travers son combat contre l’impunité en Afrique. Dans cet entretien accordé à Sud Quotidien, il revient entre autres sur sa vision du mondialisme, de la politique, sur ses relations avec feu l’économiste égyptien Samir Amin

Vous venez d’animer une série de conférences à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar et Gaston Berger de Saint-Louis. Quel est le but de ce retour actif au pays natal ?

C’est la première fois que j’anime des conférences à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar ainsi qu’à l’Université Gaston Berger de St-Louis. J’ai eu aussi la chance de consulter différentes formations politiques pour prendre le pouls et visiter l’intérieur du pays. C’était une façon d’allier à la fois le travail professionnel académique et revoir les camarades et les militants.

Quelle est votre vision du mondialisme et de l’altermondialisme ?

C’est vrai que nous avons une lecture critique de l’insertion de l’Afrique dans le système monde. A l’instar de celle de Samir Amin , nous considérons que seule une rupture sélective avec le système monde permettra à l’Afrique de sortir de sa condition . Les ressources que regorgent le continent sont pour l’instant exploitées sans que cela ne permette ni la souveraineté du continent ni le développement du continent. Donc c’est une position qui nous classe dans l’altermondialisme mais je crois que nous sommes des panafricains internationalistes. C’est justement cette occasion qui permet de lancer ce que j’appelle le «panafricentrage», c’est-à-dire une stratégie alternative de rupture sélective du système monde pour la construction d’un développement autocentré panafricain dans la perspective d’un Etat fédéral. C’est un peu cet esprit qui anime notre travail.

Pouvez-vous nous entretenir de vos relations avec feu Samir Amin dont vous semblez avoir été proche ?

C’est une vieille amitié à la fois idéologique et académique. Je suis membre du Forum du tiers monde . J’ai eu aussi la chance et l’opportunité, même si c’est une occasion triste, de m’occuper de ses obsèques quand il est décédé. Et par la suite de faire un film qui porte son nom  : « Samir Amin, l’internationaliste organique ». Donc je continue l’œuvre de Samir Amin au sein de l’International des travailleurs et des peuples qui est l’effort de reconstruction d’une 5éme internationale.

C’est le sens de votre engagement ?

J’ai quelques éléments qui me tiennent à cœur. D’abord « l’affaire  » du président Sankara que j’ai l’honneur de diriger depuis 24 ans avec un collectif d’avocats, qui a fait un travail de mobilisation qui a dû, d’une certaine façon permettre l’éveil ou le renversement du régime Compaoré. De l’autre côté, une magistrature de plus en plus courageuse a finalement permis l’inculpation du régime Compaoré . Nous sommes dans l’expectative de l’attente d’un procès. Et bien sûr, le Burkina Faso est fragilisé par la déstabilisation sécuritaire. C’est l’autre relais de mon chapeau qui depuis une dizaine d’années se traduit par notre lutte contre la présence des bases militaires étrangers. Il y a une prolifération de ces bases qui sont articulées sur la question de l’accès aux ressources mais aussi le risque d’arrivée d’autres partenaires comme la Chine. Ceci est au cœur même de l’instrumentalisation du chaos. La question de l’impunité et la question de la présence des bases militaires et l’insécurité m’affectent beaucoup dans la réflexion que j’ai pour un développement autocentré.

Peut-on arriver à reculer l’impunité en Afrique sans le support des pays occidentaux ?

La question de l’impunité est complexe. Il y a d’abord l’impunité des grandes chaînes multinationales. Il n’existe pas au niveau du droit international quelque chose qui soit contraignant au niveau des agissements des responsabilités sociales et environnementales des firmes. Ensuite il y a une grande impunité au niveau des dirigeants politiques, au niveau de l’enrichissement illicite et du transfert des ressources, des derniers publics vers l’étranger ou dans le foncier, notamment dans l’accaparement des terres . Et enfin il y a le manque de transparence dans les systèmes juridiques au niveau des magistratures des pays africains. Vraiment il y a un immense travail à faire et la vigilance des sociétés civiles africaines doit être accrue afin de pouvoir juguler cette question. Pour nous, l’affaire Sankara n’est que le prétexte d’un élan pour que la lutte pour les droits civils et politiques des citoyens africains soient enfin honorée.

Quelles sont les perspectives pour l’Afrique dans cette période de confusion idéologique sanitaire , économique et socio-culturelle ?

Les perspectives sont celles d’un éveil progressif vu la crise économique et la période postCovid . Il va y avoir un endettement accru en raison des dépenses publiques qui ont été augmentées et du ralentissement du boom économique africain dont les taux de croissance étaient importantes. Ces deux situations d’instabilité de l’économie mondiale occasionnent une sorte de retour à la question idéologique. Jusqu’aux 30 dernières années, le néolibéralisme va contribuer à dépolitiser une bonne partie des pans sociaux. Les partis politiques eux-mêmes ont été sommés d’aller en coalition pour rester dans le gouvernement. Les partis de gauche ont été fragmentés, marginalisés. Partout ils ont pratiquement perdu le pouvoir. Pour nous les forces progressistes africaines doivent absolument utiliser cette période pour se réveiller. Il y a une portion de l’intelligentsia qui commence à prendre conscience de l’ampleur du système et qui donne les réponses idoines pour s’en sortir.

Peut-on espérer à court terme une arrivée au pouvoir de véritables forces progressistes dans les pays africains ?

Il y a une grande capacité des forces de gauche de sortir de leurs fragmentations et de s’unir. Le paradoxe du Sénégal c’est qu’à deux reprises les forces de gauche ont permis l’attelage de libéraux  : une fois avec le Président Abdoulaye Wade et une seconde fois avec le Président Macky Sall. Sans ces attelages de gauche, ils ne seraient pas arrivés au pouvoir. Il est temps que la gauche se rende compte de sa capacité véritable de saisir ses opportunités. Il faut qu’elle prenne conscience qu’il y a des acteurs politiques capables de rallier ce pan de gens progressistes dans les grandes coalitions patriotiques nationales. Dans le cas du Sénégal je n’ai pas perdu espoir que cela se fasse. Les échéances locales vont peut-être permettre d’éclairer ce qu’il va se passer. Et en prévision de 2024, j’ose espérer que les Sénégalais vont prendre la pleine mesure que les projets de société ne peuvent pas être l’affairisme. Au contraire il faut élargir les manœuvres de l’Etat dans le sens des besoins des populations.

Avez-vous des alternatives à proposer à la jeunesse sénégalaise ?

Tout ce que je peux conseiller c’est que les luttes véritables sont dans la rue. L’éveil se fait au niveau de la capacité de comprendre le politique, de savoir qu’il y a des partis politiques. Donc il faut que les jeunes s’impliquent dans la politique, au niveau local comme au niveau supérieur . Il faut que les jeunes se rendent compte qu’en étant la majorité de la population, ils ont leurs voix au chapitre, c’està-dire dans les processus de décisions
 

RÉGULATION DES RÉSEAUX SOCIAUX : ALERTE ET INQUIÉTUDES DE LA SOCIÉTÉ CIVILE

http://www.emedia.sn Le président de la République, en Conseil des ministres du 3 février 2021, avait instruit le gouvernement de mettre en place un dispositif de régulation et d’encadrement spécifique aux réseaux sociaux. Une demande qu’il a réitérée le 1er mai dans son discours lors de la cérémonie de remise des cahiers de doléances, avant que son ministre en charge de l’Économie numérique, Yankhoba Diattara, ne vienne insister sur le sujet.
Suffisant pour que les organisations telles que l’Association des Éditeurs et Professionnels de la Presse en Ligne, l’Article 19 Sénégal/Afrique de l’ouest, Citoyens Numériques, l’Organisation des Volontaires d’Afrique “OVA” Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme élèvent la voix pour alerter sur ce qui, selon eux, équivaudrait à la violation des droits humains.
Ces organisations se disent préoccupées par ce projet. « S’il est mis en œuvre, il s’agirait d’une violation des principes de la liberté d’expression consacrée par la constitution Sénégal et les normes internationales auxquelles le Sénégal a souscrit », préviennent-elles. Elles rappellent que le Sénégal dispose déjà d’un arsenal juridique suffisamment riche, relatif à la liberté d’expression (Constitution, code de la presse qui manque aux exigences du droit international et le code pénal qui criminalise les délits de presse). Et d’autres lois comme celles de la cybercriminalité, la cryptologie, la protection de la réputation, les transactions électroniques, la protection des données à caractère personnel.
« Malgré cette richesse juridique, l’environnement dans lequel les médias opèrent reste difficile au Sénégal. Et, il n’est pas opportun de réguler les réseaux sociaux. Certains Etats en voulant réglementer les réseaux sociaux se sont souvent concentrés sur le contenu et l’approche législative aboutit facilement à des concepts juridiques vagues qui peuvent se traduire par des abus, ou s’accompagner de sanctions disproportionnées, qui encouragent une censure excessive et ne protègent pas la liberté pas la liberté d’expression », informent les organisations signataires du communiqué.
Ce qu’il faut, pour ces organisations, c’est un modèle d’autorégulation adapté qui pourrait offrir plus de flexibilité tout en protégeant la liberté d’expression. Au-delà de cet environnement déjà difficile, la régulation des réseaux sociaux ne répond pas aux standards régionaux et internationaux portant sur la liberté d’expression ».

Le Gouvernement invité à limiter son ingérence dans la gouvernance des médias sociaux

En outre, elles recommandent au gouvernement de limiter son ingérence dans la Gouvernance des médias sociaux et réformer les dispositions liberticides du code pénal et de la presse ainsi que la politique actuelle de régulation des médias. Mais également de promouvoir des mécanismes inclusifs et participatifs d’auto-régulation et l’éducation des citoyens à la communication numérique pour améliorer la modération du contenu, garantir la liberté d’expression et le droit à l’information en ligne. Elles demandent le respect des normes internationales des droits humains, y compris celles de la transparence, lorsqu’il s’agit de réglementer ou influencer l’expression sur des plateformes de médias en ligne.
Ces organisations demandent au Gouvernement de saisir cette occasion pour améliorer de manière significative la liberté d’expression sur internet et pour promouvoir une vision ambitieuse de la protection du droit à la liberté d’expression. Elles exhortent, dans le même sillage, l’Etat de prendre toute mesure utile, pour renforcer la protection des libertés fondamentales s’exerçant sur internet, notamment la liberté d’expression.
Elles lui conseillent toutefois de se garder de mettre en place tout dispositif liberticide ou anti-démocratique qui serait une voie ouverte à la mise en place d’une politique répressive de la liberté d’expression sur internet. Elles invitent l’Etat à veiller à ce que les droits de l’homme soient respectés en ligne et hors ligne, notamment le droit à la vie privée et à la protection des données à caractère personnel.

Le Président ghanéen Nana Akufo-Addo à Dakar : Echanges avec Macky Sall sur la Cedeao

http://lesoleil.sn Le chef de l’Etat ghanéen Nana Akufo-Addo, Président en exercice de la Cedeao, est en visite à Dakar, ce jeudi 10 juin 2021. Selon un communiqué de presse, il est venu « consulter le Président Macky Sall sur les questions relatives aux réformes institutionnelles  de la Cedeao ». Une façon, selon le document de presse, « de mieux faire face aux crises financières globales ». La coopération bilatérale était aussi au menu des échanges entre les deux chefs d’Etat.

la durée de validité du passeport va passer de 5 à 10 ans

https://www.pressafrik.com Le président sénégalais, Macky Sall a décidé de faire évoluer la durée la validité du passeport en la passant de 5 à 10 ans, face aux nombreuses difficultés clamées ici et dans la diaspora pour l’obtention du titre de voyage renouvelable jusqu’ici tous les 5 ans.
« Le président de la République a pris des mesures viables, durables et salutaires au dernier Conseil des ministres. En effet, il a instruit le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur ainsi que le ministre de l’Intérieur à travailler conjointement à l’augmentation des valises mobiles et à l’ouverture de nouveaux centres de production dans nos ambassades et consulats », a dit Moise Sarr, Secrétaire d’Etat aux Sénégalais de l’extérieur, dans L’Observateur.
Mieux, poursuit-il, des centres satellites seront mis en place afin de soulager les centres de production. A terme, le maillage sera très satisfait et la prise en charge de nos compatriotes sera considérablement améliorée pour ne pas dire totalement réglée.
Moise Sarr informe que la mesure phare prise par le président Macky Sall est la prolongation de la durée de validité du passeport qui passe de 5 à 10 ans, à l’instar de certains pays qui ont une forte communauté à l’étranger. Cependant, le secrétaire aux Sénégalais de l’extérieur n’a pas donné la période durant laquelle cette mesure va entrer en vigueur.
A cette mesure, s’ajoute l’augmentation des valises mobiles d’enrôlement et à l’ouverture prochaine de nouveaux centres de production et de centres satellites dans nos missions diplomatiques et consulaires. Ceci réglera durablement voire définitivement la lancinante et récurrente question de l’établissement et de renouvellement de passeports dans la diaspora.
En plus, elle facilitera, par ricochet, les conditions de séjour des Sénégalais de la Diaspora ainsi que le déplacement de tous les Sénégalais.  Salif SAKHANOKHO

Déclarée éradiquée d’Afrique par l’OMS, la poliomyélite refait surface au Sénégal

http://www.walf-groupe.com Déclaré officiellement éradiquée du continent africain, le 25 août 2020, par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la poliomyélite a pourtant refait surface au Sénégal. 
De janvier 2021 à maintenant, 17 cas de poliomyélite ont été recensés au Sénégal, dont 12 humains et 5 cas environnementaux. L’information a été donnée, hier mercredi, par le Dr Boly DIOP, chef de la Division de surveillance et riposte vaccinale au Ministère de la Santé et de l’Action sociale.
« C’est à travers les prélèvements qui se font dans les stations d’épuration des eaux usées de Cambèrène dans la surveillance épidémiologique qu’on a découvert la présence du virus de la polio. Et nos investigations nous ont permis d’enregistrer des cas dans plusieurs régions du pays dont Diourbel avec les localités de Touba et Bambey, Thiès avec Tivaouane, Dakar avec Mbao et enfin Sokone», renseigne pour sa part le docteur Ousseynou BADIANE coordonnateur du programme élargi de vaccination.
Une situation qui a amené le ministère de la Santé et de l’Action sociale à travers le programme de vaccination a initié des journées de rattrapage de la vaccination contre la polio du 17 au 19 juin sur l’étendue du territoire à l’exception de la région de Diourbel afin de lutter contre la maladie qui handicape des membres inférieurs de l’enfant Avec SudQuotidien

Des modules de formations sur les maladies non transmissibles à l’école élémentaire

https://www.pressafrik.com Pour une meilleure compréhension des maladies chroniques à l’école tels que le diabète, l’hypertension artérielle, les cancers, les infections respiratoires et leurs facteurs de risques, le ministre de la Santé, M. Abdoulaye Diouf Sarr et son collègue de l’Education Mamadou Tall ont procédé, hier, au lancement officiel de l’introduction de nouveaux modules de formation à l’endroit des enseignants de l’élémentaire sur ces maladies non transmissibles. Une approche multisectorielle qui permet de pérenniser la prévention des Mnt au profit des apprenants et de la société.
Les maladies non transmissibles (Mnt) sont responsables de 42% des décès au Sénégal, selon le ministre de la Santé qui cite le rapport Atlas 2020 de l’organisation mondiale de Santé (Oms) dans lequel, il est dit que ces maladies chroniques sont responsables aussi de 71% des décès, et touchent 40 millions à l’échelle planétaire. Sa représentante résidente au Sénégal, Dr Lucie Imboua, souligne que ces maladies provoquent 38 millions de décès chaque année dont 16 millions de décès prématurés qui surviennent avant l’âge de 70 ans avec plus de 80% recensés dans les pays à revenus faibles ou intermédiaires. « Un nombre qui pourrait atteindre 55 millions par an à l’horizon 2030, si rien n’est fait », a-t-elle averti.
Sans compter les conséquences qu’elles peuvent engendrer. « Elles entrainent des pertes économiques importantes du fait de leurs soins coûteux, mais aussi de la baisse de la productivité. C’est pourquoi, et afin de lutter efficacement contre les maladies non transmissibles, il est important de mettre en œuvre des interventions notamment dans le domaine de la promotion du comportement sans lequel nos attitudes peuvent être dévastateurs pour notre pays », a affirmé le ministre de la Santé, lequel, avec son homologue de l’Education, ont procédé jeudi, à l’introduction de nouveaux modules de formation sur les maladies chroniques dans le primaire.
De nouveaux modules de formation sont conçus par la Division du contrôle médical scolaire (Dcms) et celle de la lutte contre les maladies non transmissibles (Dlmnt) avec l’appui de Norvatis et de l’Ong Path pour mieux former les enseignants de l’élémentaire sur la prévention et les facteurs de risques liés aux maladies chroniques. Le lancement officiel de ces modules de formation dont les activités ont été co-présidés par les ministres de la Santé et de l’Education, a eu lieu à l’école Elhadj Baytir Samb de Ngor
Une approche multisectorielle qui permet de pérenniser la prévention de ces pathologies dites chroniques au profit des apprenants. Et qui, de l’avis de ces deux autorités, « devrait aider à aller vers un changement de comportement qualitatif chez les élèves ». Qui représentent des « relais importants » dans la société. Des modules destinés aux enseignants de l’élémentaire pour une meilleure compréhension de ce groupe d’une centaine de maladies chroniques que sont : le diabète, les affections respiratoires, entre autres.
Des maladies qui ne sont pas contagieuses, mais qui se caractérisent par leur évolution chronique. Mais elles sont surtout « handicapantes, coûteuses et mortelles », a renchéri le ministre de l’Education nationale, Mamadou Talla. Pour M.Diouf Sarr d’ailleurs, « le diabète, l’hypertension artérielle, le cancer, les affections respiratoires chroniques ne sont plus l’apanage des pays riches. Car 80% des nouveaux cas de maladies non transmissibles surviennent dans les pays en développement ».
D’où cette initiative en faveur des éducateurs pour une meilleure compréhension de ces pathologies à l’école, notamment leurs facteurs de risques, rapporte Le Témoin.

Lutte contre le changement climatique : «Un bâtiment bioclimatique sera construit au niveau du centre de gériatrie de Ouakam» (Soham El Wardini)

https://www.dakaractu.com Avec l’appui de Com SSA, la Ville de Dakar a procédé ce jeudi 10 juin 2021, au lancement du projet de l’Appui à la convention des maires pour le Climat et l’Énergie au Sénégal. Ce programme constitue la 3ème phase du projet Plan Climat Énergie Territoriale (PCET).
À cette occasion, le maire de la Ville de Dakar, Mme Soham El Wardini, a annoncé la construction d’un bâtiment bioclimatique au niveau du centre de gériatrie de Ouakam dans le cadre de la lutte contre le changement climatique. “Les effets du changement climatique sont parmi les défis actuels auxquelles l’humanité doit faire face à l’échelle mondiale. Cette réalité est aggravée dans les villes africaines, à cause de sa forte croissance démographique et des infrastructures de développement urbain en Afrique Subsaharienne”, a fait savoir la maire de la Ville de Dakar.
Par ailleurs, elle souligne qu’à travers ce programme, 289 agents municipaux ont été formés et des agents de la société civile.
Pour sa part, le coordonnateur dudit projet El Hadji Ibrahima Ndiaye estime que ce projet sera axé sur 3 piliers à savoir la formation, la mobilisation des acteurs, au diagnostic des bâtiments pour aller vers des infrastructures beaucoup plus propre en énergie. C’est à dire vers l’utilisation des énergies renouvelables et enfin la coopération avec les acteurs gouvernementaux, mais aussi avec les acteurs régionaux.
À cet effet, il soutient que la Ville de Rufisque sera accompagnée pour qu’elle puisse aller à l’élaboration de son plan climat pour assurer une cohérence territoriale dans la lutte contre le changement climatique. 

Mort d’Abdou FAYE : le médecin légiste confirme le suicide, la famille conteste toujours

http://www.walf-groupe.com C’est confirmé. La thèse du suicide agitée par la police du commissariat central de Dakar a été confirmée par le chef du service d’anatomie et de cytologie pathologique de l’hôpital Idrissa POUYE  de Grand Yoff (ex CTO).
En effet, selon le certificat de genre de mort, « une anoxie cérébrale et une asphyxie mécanique par pendaison » ont été la cause de la mort.
Une thèse que la famille du défunt ne cautionne pas. En conférence de presse ce jeudi, elle a affirmé qu’une contre-expertise allait être faite pour déterminer les circonstances véritables de la mort du complice de « Boy Djinné ».
Arrêté en même temps que le célèbre fugitif, à Missirah, le défunt se serait donné la mort au commissariat central de Dakar par « pendaison ».

Kilifeu poursuivi pour «rébellion, trouble à l’ordre public et outrage à agents»

http://www.walf-groupe.com Interpellé, hier mercredi, dans la capitale du Saloum, le rappeur Landing Mbissane SECK alias Kilifeu  a été déféré ce jeudi devant le procureur de la République de Kaolack.
Les policiers qui n’ont pas eu besoin de 48 heures de garde-à-vue, l’accusent de « rébellion, trouble à l’ordre public et outrage à agents ».
Le face-à-face avec le procureur n’ayant pas eu lieu, le rappeur est retourné au commissariat central. Un retour de parquer qui prolonge sa garde-à-vue.
Membre du mouvement “Y en a marre”, le mis en cause participait à une marche organisée par l’amicale des travailleurs de la SENELEC.

KAOLACK : “Retour de parquet pour Kilifeu ” (Yem)

Selon Y’en a marre (Yem), “Kilifeu qui était depuis ce matin au tribunal de Kaolack pour être présenté au procureur, vient de bénéficier d’un retour de parquet. Il a été acheminé à nouveau au commissariat où il passera une seconde nuit”. D’après Yem, “ceci n’est qu’une réaction disproportionnée de l’autorité face à un citoyen qui n’a voulu qu’exercer un droit constitutionnel, celui de la liberté de marche pacifique”.

PROFUSION DE MANTEAUX ROUGES A DAKAR : Il faut mettre un terme à la banalisation des fonctions coutumières

https://www.enqueteplus.com Le constat est fait  : aujourd’hui, chez les Lébu, tout le monde veut être dignitaire. On se joue des fonctions coutumières qui perdent d’avantage de leur lustre et respectabilité à l’instar des troupes de ndaw rabbin qu’on expose sous tous les chauds soleils pour meubler n’importe quelle cérémonie oubliant que le ndaw rabbin ou gammu était un rituel à l’occasion duquel on faisait le bilan comportemental de la communauté si on n’y intronisait un jaraf nouvellement élu. Et, comme pour masquer le vide de leur titre, nos nouveaux dignitaires en rajoutent jusqu’à la pitrerie. Ainsi ornent-ils leurs bonnets de gris-gris et cauris, leurs manteaux de perles et paillettes. Des cornes, queues-de v-cheval et pattes de poule s’invitent dans leurs mains à la place des cannes, comme
pour ensorceler le monde…
Il faut mettre un terme aux errements. La comédie doit cesser. Le dignitaire n’est pas un sorcier du paléolithique ni un magicien de cirque. Il n’est pas un crieur public et ne doit être le thuriféraire d’aucun homme politique, d’aucun groupe politique. Pour rappel  : A son élection à la fonction de sëriñ Ndakaaru, sous le coup de l’espoir suscité par l’engouement général du fait de son cursus et sa prestance physique, j’avais demandé à Ablaye Matar Diop de démissionner de son poste de député et de mettre un terme à ses activités politiques1. Car je pensais qu’il devait se placer au-dessus de la mêlé, se consacrer exclusivement à sa nouvelle fonction, l’élever à son plus haut niveau et réconcilier la communauté avec elle-même et avec ses traditions. Je voyais la hauteur qu’il pouvait lui faire atteindre, qu’il peut toujours lui faire atteindre. Et je souhaitais qu’il la lui fasse atteindre. Je le souhaite toujours.
Aujourd’hui, hélas, je pleure Bassirou Diagne et Massamba Koki Diop, tellement nombreux sont les errements de nos dignitaires et notables sur toute l’étendue du Cap Vert devenu, comme disait le ndey ji réew Alioune Diagne Mbor, un  cap béton. C’est comme si, en perdant sa verdeur, la presqu’île avait dépouillé les cœurs et les âmes des valeurs ancestrales. Et les dignitaires d’en perdre de l’envergure. Et les fonctions coutumières d’en perdre de l’éclat. Car les représentants de la tradition semblent ignorer qu’ils doivent sauver cette partie de nous-même sans laquelle nous ne serons plus tout à fait nous-même et perdrons notre identité. Ils semblent ignorer qu’ils doivent recoudre les liens unissant les villages et familles lébu, dissiper les malentendus et mettre un terme aux dérives.
Et, tandis que se multiplient les conseils de dignitaires et notables, les uns, en quête de titres ou de légitimité, valsent d’un groupe à un autre, les autres s’intronisent saltige du Cap Vert ou jaraaf du Cap Vert, fonctions qui n’existent pas dans la nomenclature traditionnelle, comme pour narguer leurs contestataires, distribuant des manteaux rouges à qui en veut… Et foisonnent les porteurs de titres dans tous les villages lébu oublieux du précepte rakk topp mag, doom topp baay2et de la devise Laakoon, Faakoon, Ñaakoon3Et l’on voit naître des sëriñ  Wakam, sëriñ Yoof, sëriñ Tengéej…
On voit naître des jaraaf dans des localités qui n’en ont jamais eu et jusque dans des débarcadères traditionnels peuplés de pirogues. On voit naître des Laman, fonction qui n’existe plus depuis le 17e siècle avec les derniers laman de Beeñ et Sumbejun, autour de cérémonies mobilisant des personnes qui ne savent rien de l’organisation politique lébu et des autorités politico-administratives non informées. Demain on verra peut-être des jaraaf marché Sandaga, jaraf marché Tileen et consorts tout aussi clinquants, prétentieux et ignorants…
Et, cependant que plastronnent les manteaux rouges, semblables à une floraison  printanière, Dakar pleure et peine à trouver un consolateur de la trempe du sëriñ Ndakaaru Ibrahima Diop qui était comme une page vivante de l’histoire du pays lébu et qui a su surmonter les divergences l’opposant au sëriñ Ndakaaru Abdoulaye Diop et collaborer avec lui. Il disait  : « prenons soin du tronc, les branches et les feuilles suivront »4. Ou de l’imaan raatib Maodo Sylla à la voix pleine de chaleur qui recommandait aux fidèles ainsi qu’à lui-même la crainte de Dieu et le respect de ses recommandations, non sans préciser que la crainte de Dieu est différente de la crainte du lion. Car, enseignait-il, celui qui craint le lion le fuit, tandis que celui qui craint Dieu s’en approche.
Ndakaaru, Dakar, la vieille ville « constellée d’îles, frangée d’écumes et d’anses »5, est dépouillé, défiguré. Son patrimoine est piétiné, son domaine maritime agressé, ses lieux de culte traditionnel profanés, ses plages privatisées, son air pollué, ses ressources halieutiques pillées, ses pêcheurs réduits au chômage, sa jeunesse malheureuse… Elle étouffe, elle est surencombrée, elle est sale, elle sent mauvais. Plus d’espaces de loisir et de détente sains  : ni stade ni salle de cinéma ni bibliothèque ni médiathèque… Rufisque, Bargnie et Ndayane éprouvent des craintes. Les populations ont peur pour le peu qu’il leur reste d’environnement sain et de terres. Cependant que les terres du titre foncier 5007, appartenant à Wakam, au niveau de l’ancien camp Archinard, sont menacées et que celles de l’ancien aéroport sont en train d’être morcelées et distribuées aux plus nantis au grand dam des habitants de Tànkk entassés dans les villages de Yoff, Ngor et Wakaam abandonnés à leur triste sort et ne disposant plus de réserves foncières…
Or, dans les années 1980 déjà, pour juguler la rivalité entre dignitaires suscitée et entretenue par le colonisateur puis par le gouvernement du Sénégal indépendant, le professeur Assane Sylla avait proposé, à l’occasion d’une rencontre de l’association Peey à Keur Ndiaye Lo, la rédaction d’une charte culturelle de la collectivité lébu de la presqu’île du Cap Vert qui serait une sorte de bréviaire qui ferait la genèse des fonctions et expliquerait qui peut y prétendre, comment on y accède, et apporterait les changements souhaités, etc. A l’occasion des conférences organisées dans le cadre du Fespénc (Festival Mémoire des Pénc et Villages de Dakar) l’idée des assises de la communauté lébu a été plusieurs fois agitée ainsi que la mise en place d’organes de régulation et de contrôle permettant de savoir qui est véritablement dignitaire et qui ne l’est que d’accoutrement. Car aujourd’hui n’importe qui peut se faire coudre un manteau et se déclarer dignitaire, sans que personne n’avise…
On aime dire que le dignitaire lébu ne s’oppose pas au pouvoir  : « kilifa lébu du kontar buur ». C’est peut-être vrai. Parce qu’il est lui-même détenteur de pouvoir. Mais il est fils d’un peuple qui a toujours refusé l’arbitraire, qui s’est toujours battu contre les tyrans et les rois injustes. Il vit sur une terre où, depuis plus de cinq siècles, on prône l’équité et l’égalité entre tous les hommes. Il doit donc défendre les faibles contre les abus des forts et des puissants. Il doit refuser l’excès de pouvoir, d’où qu’il vienne. Et, en tant que conseiller coutumier auprès du gouverneur, il doit porter la voix du peuple, la voix des sans voix… Car j’ai entendu dire que ce qui caractérise le peuple lébu c’est la concertation et le dialogue, qu’être lébu c’est savoir dire non quand il le faut, être dignitaire lébu c’est savoir écouter son peuple et suer pour lui.
Je pleure le sëriñ Ndakaaru Elimane Diol qui, en mai 1847, avait menacé le damel Maissa Tenda Dior d’une guerre de trente ans s’il ne libérait pas les missionnaires Aragon et Siméon résidant au Cap Vert qu’il avait fait arrêter et garder en otage pour ne les rendre que contre rançon. Je pleure Abdou Cogna Diop qui, à la révolte de Kaay Findiw de 1914, à l’occasion du déguerpissement des pénc à la Medina, avait frappé et mis à terre deux soldats qui voulaient l’empêcher de rejoindre les émeutiers et déclaré à l’intention de leur chef : « Si vous mettez le feu à une seule baraque, je réduis en cendre le palais du gouverneur. » Cet héroïsme lui valut d’être élu sëriñ Ndakaaru. Je pleure jaraf Farba Paye, le brave commandeur des abeilles, surnommé Alkaaty Mbot,  qui, à la même occasion, avait mis en fuite les brûleurs de case envoyés par les Français. Je pleure jaraf Alia Codou Ndoye, grand architecte de la paix, qui, en juillet de l’année 1946, est arrivé à mettre un terme à la division de Dakar en se réconciliant avec son rival jaraaf Ndiaye Paye et en réconciliant les sëriñ Ndakaaru Ibrahima Diop et Moussé Diop au cours d’une réunion tenue au pénc de mbot et présidée par xaali Ibrahima Kane, assisté du saltige Deungour Ndoye et d’imaam Mbor Diéne6. Je pleure le grand sumbaar et ndey i jàmbur Ismaila Gueye qui a décliné l’invitation d’Abdou Diouf lorsqu’il a accédé à la présidence de la République en 1981 l’obligeant ainsi à venir lui rendre visite à son domicile de l’avenue Lamine Gueye (ex avenue Maginot). Je pleure saltige Mame Mactar Gueye, le lion indomptable…
Je pleure le ndey ji reew Baytir Mbengue surnommé Borom Jàmbor à cause de sa bravoure à la bataille dite de Jàmboor qui libera Yoff du joug du Cayor. Je pleure le jaraaf Maliber Samba tombé à Mbidieum et Bagnoul Mbengue, le téméraire, qui, vers le milieu du 18e siècle, sauva son peuple contre Birame Diodio Sambel Diouma Ngor. Je pleure Golli Ngom, neveu du jaraf Ballobé Diop, qui, à la bataille de Bargny opposant les habitants de Ndakaaru au damel Amary Ngone Ndella Coumba, vers la fin du 18e siècle, avait ainsi parlé à ses épouses avant de se rendre au champ de bataille : « Pleurez-moi, femmes, que j’assiste à mes funérailles avant de mourir ! » Je pleure Birago Samb Mbekh Mbengue. Je pleure Magori Bouba Ndoye…
Bref, le cirque a assez duré. Etre dignitaire ce n’est pas que porter un manteau et embrasser le pouvoir en place. Il s’agit de responsabilités à assumer. Il s’agit de se battre pour son peuple, de défendre les populations. Il s’agit de juguler les crises qui traversent sa communauté en préservant son patrimoine matériel et immatériel… Oui, nos fonctions coutumières ont encore leur utilité. Je ne parle pas seulement de leur dimension sociale. Car, ici et ailleurs au Sénégal et en Afrique, elles peuvent aider notre nation à répondre aux questions qui se posent à elle, elles peuvent aider notre pays à sortir du sous-développement. Il est donc temps de renverser la tendance. Et c’est nous même qui pouvons le faire. Je dis bien nous les Dakarois d’origine et d’adoption, car ce patrimoine est nôtre et nous devons le préserver. Comme nous devons préserver ce bel arc en ciel fait de toutes les communautés qui font la beauté de Ndakaaru, le pays refuge, qui a accueilli et intégré les Diop du Djolof, les Faye du Sine, les Diol du Fouta, etc. La terre de teranga qui a accueilli et adopté Guinéens, Maliens, Cap-Verdiens, Libano-Syriens, etc.
Qui a eu à accueillir comme un prince monseigneur Benoît Truffet, chef de la première mission catholique dakaroise, ainsi que Cheikhna Cheikh Sadhbou Cherif qui a prédit que son sang et le sang lébu à travers la descendance du ndeyi jàmbur Cheikh Youssou Bamar Gueye, autrement appelé Alkaaty Kaay, seront mêlés jusqu’à la fin des temps. Cette terre du couchant qui a vu naître Seydina Limamou Laye, le généreux fils de la généreuse Mame Coumba Ndoye, qui recommandait à ses disciples de faire tomber les clôtures de leurs maisons et de céder de la place aux nouveaux arrivants. Cette terre où El H. Malick Sy a fondé en 1905 sa zawiya sur des parcelles gracieusement cédées par El Hadj Momar Sen i Mbaas et dont l’hospitalité est célébrée  par Serigne Touba à travers Ibra Bineta Gueye et son épouse Anna Faye. Cette terre ou repose Seydou, fils de Nourou, fils de Cheikh Oumar Foutiyou Tall. Cette terre sur laquelle est descendue la mosquée de la divinité…
Nous y reviendrons, s’il plait à Dieu… En attendant, je pense humblement que l’urgence, pour nous, c’est de travailler à la réconciliation et aux retrouvailles de la grande famille lébu. Il est normal qu’il y ait des conflits, mais il est anormal de les laisser durer et pourrir et empoisonner le monde. Or, les miasmes de la division de notre communauté se sentent partout. Et, Ablaye Matar Diop (je ne parle pas du sëriñ Ndakaaru, mais du père, de l’oncle, du frère et du cousin), Ablaye Matar Diop donc, puisqu’il faut toujours quelqu’un pour commencer, doit, à l’instar d’Alia Codou Ndoye et d’Ibrahima Diop Anta Gueye, faire preuve d’humilité et de responsabilité, user des outils traditionnels de fabrication de la paix et de la cohésion sociale, prendre langue avec les uns et les autres, mais d’abord avec Pape Ibrahima Diagne, Youssou Ndoye et tous les autres dignitaires, qui doivent fournir le même effort sur eux même, pour trouver des solutions aux problèmes qui se posent actuellement à notre communauté éclatée en plusieurs conseils de dignitaires et notables. Car nous sommes comme les doigts d’une main. Nous ne sommes utiles et efficaces qu’ensemble, dans la franche, saine et sincère collaboration. Car, tout ce que nous puissions avoir, si nous n’avons pas la paix, l’entente et la solidarité, la cohésion et l’harmonie dans le fonctionnement de nos institutions traditionnelles, nous n’avons rien, nous ne sommes rien…
Il s’agit là, en vérité, d’un vœu largement partagé, on pourrait même parler d’une demande sociale. Et si nous répondons favorablement à cet espoir de presque tout un peuple, ce serait un énorme succès pour tous les membres de la communauté qui réconcilierait, j’en suis convaincu, notre génération avec elle-même et avec ses devancières qui sont dans l’au-delà. Je serais heureux si tout le monde s’impliquait en actes, en paroles et en prières. L’enjeu en vaut la chandelle. Je pense notamment au khalife général Serigne Babacar Sy Mansour, à l’imaam Alioune Moussa Samb, à Seydina Issa Thiaw Laye, Djibril Salam Gueye, Souleymane Paye Billy, Mame Mactar Gueye de l’Ong Jamra, Assane Gueye de l’Ong Acd, Serigne Mbaye Diene de l’Apecsy, Alia Diene Drame du Peey, Mbaye Youm, Ismaila Diagne, Djibril Samb… Si nous échouons (Dieu nous en garde), le monde poursuivra sa route sans nous, je veux dire sans l’héritage dont nous sommes dépositaires et gardiens et que nous devons transmettre à nos enfants qui doivent à leur tour le transmettre à leurs enfants, ainsi de suite au fil des siècles, au profit de l’humanité entière…ABDOU KHADRE GAYE, Ecrivain, président de l’Emad, Mai 2021
1/Voir ma contribution  : « Ma réponse à la question du député- sëriñ Ndakarou »
2/Le précepte signifie que le petit frère doit suivre le grand frère et le fils le père. Elle renvoie selon certains au fait que ni le petit frère ni le fils ne peuvent prétendre à une fonction à laquelle prétend le grand frère ou le père. Cette interprétation est aujourd’hui fortement contestée.
3/La devise qu’on peut lire sur le mur du siège de Santhiaba à la rue 17×22 de la Medina renvoie à l’histoire, à la terre et au peuple lébu. En wolof ça donne  : Lawoon, Fawoon, Ñawoon.
4/J’ai entendu cette formule du sëriñ Ndakaaru Ibrahima Diop de mon oncle Mbaye Youm.
5/Léopold Sédar Senghor, son poème « Retour de Popenguine »
6/Voir ma contribution  : « Leçon d’un architecte de la paix : Comment Jaraaf Alieu Codou Ndoye a réconcilié Ndakarou ? »

Famille Faye-Sall…Que se passe-t-il entre Macky et Marème ?

https://www.xibaaru.sn Il ne faut pas voiler la face…c’est un véritable drame familial qu’on assiste avec la sortie d’Adama Faye, frère de la première Dame du Sénégal. Une sortie musclée dans laquelle le beau-frère qualifie de dictateur, le président, époux de sa sœur et pointe du doigt une justice instrumentalisée à la solde du pouvoir. La famille présidentielle, protégée par le secret d’état, vient d’étaler son linge sale devant toute une nation…et maintenant tout le monde se demande ce qui se passe entre le président et sa femme
Vivons-nous une saga familiale présidentielle ? Tout porte à le croire. Dans toutes les familles, quand le beau-frère ou la belle-sœur s’en prend à la belle-famille, c’est que les deux familles reprennent le combat des deux conjoints. Si Adama Faye s’en prend à Macky Sall, c’est qu’il y a de fortes chances que le petit frère porte le combat de sa grande sœur. La famille Faye est-elle en guerre avec la famille Sall…Les rumeurs ont toujours fait état de rivalité entre les Sall et les Faye…
En 2004, L’arrivée de Macky Sall à la primature a été aussi émaillée par cette rumeur d’une rivalité farouche entre les deux familles et plus précisément entre Marème Faye et le jeune…Aliou Sall. Le ministre Macky Sall devenu premier ministre était tiraillé entre sa tendre épouse Marème et son jeune frère, Aliou Sall devenu Enarque. Les amis de Marème Faye se faisaient l’ennemi d’Aliou Sall. Mais tout était étouffé dans la famille jusqu’à ce que Macky accède à la magistrature suprême en 2012.
A partir de 2012, la belle-famille de Macky Sall s’intéresse au partage du gâteau et ses membres adhèrent tous à l’APR. c’est à partir de ce moment qu’on a entendu parler des beaux-frères puis de l’époux de la mère. Dans la famille du président, seul Aliou Sall était omniprésent. La sœur et les neveux du président ont préféré les ambassades et les consulats pour être loin de la saga familiale qui battait son plein à Dakar. Et tout s’envenime lorsqu’Aliou devient maire de Guédiawaye et Mansour Faye…maire de Saint-Louis. La bataille devient alors parallèle…Chaque famille essaie de gagner plus d’avantages de son côté…Et c’est dans ce climat qu’intervient le second mandat.
Et depuis lors, la bataille parallèle et souterraine vire au face-à-face. Les missiles sont lancés publiquement à la face de l’ennemi. On ne se retient plus. Le secret d’état est rangé dans les tiroirs. La belle-famille attaque l’époux-président en présence de la première dame qui garde le silence ; Et c’est ce silence qui en dit long sur les relations entre le président Macky Sall et son épouse Marème Fall…
Les rumeurs ont imagé une seconde épouse. Et ces mêmes rumeurs ont aussi parlé de démence, ce qui a fait réagir Marème Faye en direct sur la chaîne nationale. Même si ce ne sont que des rumeurs qui enflamment la toile, la sortie de Adama Faye remet en cause le cessez-le-feu entre les deux familles. Et si Aliou Sall avait critiqué publiquement la première Dame Marème Faye…Qu’aurait-on dit ?

Malick GAKOU à Kaolack : «si j’étais là, j’allais diriger la marche»

http://www.walf-groupe.com Le leader du Grand parti (GP) en tournée dans les régions de l’intérieur, était dans la capitale du Saloum ce jeudi
Malick GAKOU, qui est arrivé dans la commune vingt-quatre heures après la marche avortée de l’Amicale des travailleurs de l’électricité, a déclaré regretter de ne pas avoir été là. « J’allais diriger la marche », dit-il. Selon l’ancien ministre des Sports, ceux qui ne sont pas d’accord avec la gouvernance de Macky SALL doivent s’unir pour lui faire face. «Depuis le Saloum, je m’adresse à toutes les forces vives de la Nation pour une unité intégrale de l’opposition, des mouvements citoyens et de la société civile»,  soutient-il.
Malick GACKOU qui dénonce en même temps l’arrestation de Kilifeu qui participait à la marche avortée, demande aux Kaolackois de continuer à faire face.
Après Macky SALL, le leader du GP a pris la route, pour une tournée politique en perspectives des prochaines élections locales prévues  le 23 janvier prochain.

Malick Gackou (GP) : “À présent, il nous faut sauver le Sénégal, et cela n’a pas de prix”

https://actunet.net C’est un appel pour l’unité de l’opposition. Surtout en perspective des élections locales prévues au mois de janvier prochain. A Kaolack où il se trouve présentement pour une tournée politique, le président du Grand parti (GP) Malick Gackou a déclaré qu’à présent, “il nous faut sauver le Sénégal, et cela n’a pas de prix”.
“Le Sénégal vit une crise socio-économique sans précédent, exacerbé par la pandémie de la Covid-19. Les difficultés vécues par les populations ont entraîné un mal-vivre qui a installé une vive tension sociale avec une accélération sans précédent de la paupérisation et des inégalités”, a-t-il affirmé dans un communiqué parcouru par Seneweb, ce jeudi 10 juin. 
A l’en croire, le point culminant a été les récentes évènements du mois de mars dernier qui ont basculé le pays dans une violence inouïe qu’il serait dangereux de ne pas décrypter.
En effet, celle-ci traduit la forte aspiration du peuple souverain au changement. “Devant l’impérieuse nécessité de la réaliser, l’opposition n’a d’autre alternative que de s’unir. C’est tout le sens de l’appel historique que j’adresse depuis le Saloum à toutes les forces vives de la nation, pour une unité intégrale de l’opposition, des mouvements citoyens et de la société civile”, a soutenu le patron du GP.
Malick Gackou ajoute : “Cette union sacrée devra servir de déclic pour sonner le glas du régime de Macky Sall dès le 23 janvier 2022 et abréger les souffrances du peuple sénégalais fortement préoccupé par l’instauration d’une société démocratique, libre, solidaire qui sera l’amorce d’une ère de progrès et de développement économique et social pour notre pays.”

Tournée économique de Macky : Du “bétail électoral” loué, 50 000 Fcfa payés aux recruteurs

 Seneweb.com |Le quotidien Source A a mené une enquête sur les tournées économiques du chef de l’État.
À chaque étape de son voyage, relate le journal dans sa livraison de ce vendredi, Macky Sall va s’accorder des bains de foule.
Mais, la marée humaine qui accompagne le président Sall n’est que trompe-l’œil.
Des jeunes ont été convoyés de Dakar au Fouta moyennant quelques billets de banque pour participer au périple de Macky qu débute demain samedi.
Les candidats prêts à participer à la tournée économique du Président Sall se sont inscrits sur des listes remises à des responsables de la mouvance présidentielle.
Ces jeunes sont payés 5000 Fcfa par jour. Les agents recruteurs sont payés 50 000 Fcfa chacun.
Il est demandé à ces derniers de réunir 100 personnes nourries, logées et payées après la tournée.D’après les informations glanées par le journal, les recruteurs étaient en train de négocier leur cachet

Barthélemy Dias : «Macky Sall n’a pas l’intention d’organiser les élections en janvier 2022.Il a déjà violé la loi électorale (…) Il doit impérativement régler 7 grandes questions…»

https://www.dakaractu.com Le maire de la commune de Mermoz/Sacré-Cœur est pessimiste sur la tenue des élections locales qui devraient se tenir le 23 janvier 2022. Fidèle à son option d’alerte sur la démarche du régime, Barthélémy Dias, dans une vidéo confirme ses craintes de ne pas voir le président Macky Sall organiser les élections à la date déjà annoncée. Selon lui, il n’a posé aucun acte démontrant que ces élections peuvent se tenir en janvier 2022.
« Le président Macky Sall ainsi que l’État du Sénégal sont en train de violer la loi électorale qui prend en charge l’organisation des élections à travers le code électoral. Il faut se rappeler qu’à chaque année, l’article L39 du code électoral consacre la révision des listes électorales qui est donc, une révision permanente. En plus, à chaque année aussi, du 1er février au 31 juillet, tout citoyen voulant s’inscrire dans les listes peut le faire de manière automatique », dénonce l’ancien socialiste qui s’indigne également de cette option suspecte à vouloir pousser les citoyens à aller dans les commissariats qui ne font pas de contrôle à travers des commissions de révision des listes.
Ce que Barthélemy Dias a également déploré dans cette longue vidéo, c’est la conclusion de l’audit du fichier qui fait état de 400.000 électeurs ajoutés illégalement dans le fichier dans une période où la révision n’a pas été faite. Ce qui privera les primo votants de l’opportunité d’intégrer les listes.
Selon lui toujours, le prétexte souligné pour ne pas organiser la révision des listes est simplement erroné. « Ils ne peuvent pas nous faire avaler le prétexte de covid-19. Nous avons vu plusieurs pays dans le monde, en pleine pandémie, faire leur élection. Il y a l’exemple de la France et des États-Unis. Pourquoi donc avancer ces sordides prétextes alors qu’ils sont tout le temps dans la rue avec des rassemblements à n’en plus finir et des tournées politiques et économiques », se demande le maire de Mermoz/Sacré-Cœur.
La problématique du redécoupage administratif avec la scission de Keur Massar érigé finalement en département, inquiète l’édile de Mermoz/Sacré-Cœur. « Avec ce redécoupage, on risque d’assister à l’anarchie dans cette partie de la banlieue Dakaroise qui verra ses potentiels électeurs, dépossédés de leurs cartes. Il leur faudra une réédition de cartes d’électeur. Macky Sall n’est pas prêt à réparer ces inégalités », ajoute Barthélémy Dias.
C’est pourquoi ce dernier insiste sur ce le risque « d’avoir une farce électorale », sauf si le président de la République, s’engage à résoudre sept grandes équations :   D’abord publier le décret 2021 fixant la date des élections. Deuxièmement, le décret 2021/ 687/ du 28 mai 2021 portant création du département de Keur Massar. Barthélemy Dias estime aussi qu’il est impératif de publier le décret qui prend en charge les limites des départements et communes, mais également la révision exceptionnelle des listes électorales est importante.
La réédition des cartes d’électeur, la date de convocation du collège électoral et la fixation de la date des concertations sur le montant de la caution pour les candidats, sont autant de questions à régler pour tenir des élections libres et transparentes.
Barthélémy Dias donne également rendez-vous ce vendredi 11 juin 2021, aux citoyens à la place de la nation pour répondre à l’appel du M2D…

Rassemblement du M2D/Ousmane Sonko déterminé : «Macky Sall a entamé des tournées politiques pour se ‘rassurer’…Qu’il verse dans des menaces ou intimidations, nous allons lutter pour la libération des 8 détenus…»

https://www.dakaractu.com Comme il l’avait promis lors de sa dernière conférence de presse, le mouvement pour la défense de la démocratie est toujours en phase de continuer le combat pour la libération des détenus depuis les manifestations de mars dernier. Demain vendredi 11 juin 2021, le M2D a prévu de faire un grand rassemblement pacifique à la place de la nation, ex place de l’Obélisque. Le président des Patriotes du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (PASTEF), Ousmane Sonko, qui est un membre à part entière du mouvement, s’est adressé sur sa page Facebook, aux militants et citoyens épris de liberté et de démocratie. Cet appel du président du PASTEF est d’autant plus important quand on considère que la médiation faite par le Khalife général des Mourides, n’a pas été prise en considération par Macky Sall.
” Je rappelle aux sénégalais qu’après les événements, le M2D avait décidé d’entamer une série de manifestations pour réclamer justice et la libération des détenus d’alors. Quand l’émissaire du Khalife nous a approché, nous avons été sensibles à l’intervention du Khalife et par conséquent et avons décidé de lui adresser une liste de revendications entre autres, la libération des détenus. Cela fait trois mois que le président Macky Sall reste toujours regardant face à cette situation”, regrette le président des Patriotes tout en étant indigné du fait que le président ne puisse ‘prêter une oreille attentive aux dignitaires religieux’. Pour le président du Pastef, cultiver la paix et la stabilité dans le pays est la préoccupation de tout citoyen. Ousmane Sonko considère que dans un pays démocratique, la convergence vers ces valeurs de paix et de stabilité est l’apanage de tous. Mais ce que le pastéfien a souligné avec regret, c’est la posture du président Macky Sall qui, depuis quelques temps, loin d’être préoccupé par ces innocents toujours en détention, s’est mis à sillonner le pays en gaspillant beaucoup d’argent et faisant de la politique sans oublier les propos menaçant qu’il ne cesse de tenir à l’endroit de la classe politique. “Nous avons déjà décrié tout cela, mais demain vendredi, nous allons sortir pour exiger la libération de ces 8 détenus”.
Ousmane Sonko appelle tous les patriotes, les leaders politiques, la société civile et tous les sympathisants, à sortir massivement demain pour manifester à la place de la nation, qui est le début d’une série pour la libération de ces détenus.

L’Acte III de la Décentralisation : une réforme aussi coûteuse qu’inefficace, à l’image de nombreuses autres Par Mody Niang

Pour les lecteurs et les lectrices qui me prennent en cours, cette contribution est la troisième. La première, « Un Président digne de ce nom ferait rapidement plus et mieux que le président-politicien », a été publiée par Le Témoin du 26 et WalfQuotidien du 27 mai 2021. La seconde, « Oui, il n’est vraiment pas difficile de faire rapidement plus et mieux que lui, sans tambour ni trompette », par Walfquotidien du 4 juin 2021. Cette troisième donc, comme celles qui la précèdent, devraient me permettre de continuer d’illustrer, par des faits précis, que l’administration qui porte la marque du président-politicien est aussi coûteuse qu’inefficace, et qu’un Président vraiment digne de la fonction, ferait rapidement plus et mieux que lui, sans avoir besoin de traîner derrière lui toute la République, et tout ce qu’elle compte de véhicules luxueux et gros consommateurs de carburant.
Dans mes deux précédentes contributions, je me suis modestement employé à illustrer la nécessité de réformer profondément tant l’Administration centrale que territoriale. Pour la même préoccupation d’efficacité et de coût, l’Administration décentralisée et particulièrement son Acte III, ne devrait pas échapper à cette réforme profonde. Mes amis de l’autre côté de la barrière me rétorqueront rapidement que l’Acte III est déjà une réforme.  Oui, certainement, mais une réforme qui s’est faite avec une précipitation qui en disait long sur ses objectifs politiciens. Elle n’a pratiquement pas fait l’objet d’un dialogue sérieux. Elle n’a pas été précédée, non plus, d’’une évaluation de l’Acte précédent. C’est par procédure d’urgence que le projet de loi qui l’a porté a été transmis à l’Assemblée nationale qui l’a voté, naturellement, en un tournemain. Cette réforme a suscité des réserves et fait l’objet de vives contestations, notamment de M. Mamadou Abdoulaye Sow, inspecteur principal du Trésor à la retraite, ancien Directeur général de la Comptabilité publique et du Trésor, ancien Ministre délégué chargé du Budget. M. Sow, qui ne raconte pas n’importe quoi a, dans une longue contribution publiée par plusieurs quotidiens (par L’AS du mercredi 22 octobre 2014 notamment), ‘’démonté l’acte III de la Décentralisation’’. Il préconisait notamment « le besoin de réétudier minutieusement la Loi n° 2013-10 du 28 décembre 2013 portant Code général des collectivités locales avant son réexamen éventuel par l’Assemblée nationale ».  En particulier, il a remis en cause la légalité de trois décrets que le pouvoir exécutif a tour à tour pris. Il s’agit des décrets  : n° 2014-830 du 30 juin 2014, n°2014-926 du 23 juillet 2014, n°2014-1140 du 15 septembre 2014. Le profane que je suis ne pouvant pas se risquer à aller plus loin, renvoie à cette longue contribution et à d’autres que l’auteur, inspecteur principal du Trésor de son état, a consacrées à ce fameux Acte III.  Cependant, le profane s’arrêtera un peu sur la ‘’communalisation intégrale’’. On aurait compris et peut-être encouragé cette initiative, si elle était un signe de progrès pour les populations rurales, si les communes créées étaient viables. Malheureusement, elles ne le sont guère. Une commune a besoin de moyens pour vivre or, nombre des communes rurales manquent de tout et dépendent, pour l’essentiel, des fonds concours et des  fonds de dotation, ainsi que, de temps en temps, de la contribution à l’économie locale. La pauvreté de l’environnement n’est pas propice à la collecte de recettes fiscales pour constituer un budget. D’ailleurs, le personnel en place, pour l’essentiel en tout cas, ne sait même pas ce que c’est. Une commune digne de ce nom doit compter, outre le maire et ses adjoints, des agents comme  : le secrétaire municipal, le comptable matière, le chargé de l’état civil, l’agent voyer (un luxe pour ces communes), etc. Malheureusement, dans bien des communes rurales, une partie importante du personnel est presque analphabète, excepté peut-être celui que l’on appelle le secrétaire municipal, qui dépasse rarement le niveau du BFEM et est totalement ignorant des questions d’état civil, de budget, de recettes fiscales, etc.
Ces maires et leurs adjoints, ainsi que les présidents de conseils départementaux sont gâtés par le président-politicien. Dans son édition du jeudi 22 janvier 2015,  L’Observateur titre en page 6  : « Le traitement princier des ‘’Elus du Macky’’ ». Le quotidien rend compte de la rencontre du président-politicien avec ses 423 maires (APR), le lundi 22 janvier 2015 à King Fahd Palace. Á l’occasion, il a fait la déclaration suivante  : « Un maire sans véhicule n’est pas un maire. L’État va doter les maires de véhicules. La procédure d’appel d’offres est bouclée et tout sera fait pour que, dans les meilleurs délais, vous disposiez de vos véhicules. » Cette déclaration a, naturellement, soulevé un tonnerre d’applaudissements. Si on y ajoute les maires qui ne sont pas siens, l’État va acheter plus de 550 véhicules ou plus. Á combien de milliards, si on compte les éventuelles commissions ? Et pour quels résultats ?
Ce ‘’traitement princier’’ de ses élus, le président-politicien l’a appris de son prédécesseur. Il a assimilé beaucoup de leçons de ce dernier, son ancien maître. Rappelons que, ayant déjà en vue l’élection présidentielle de 2007, le vieux président-politicien a fait faire un bond prodigieux aux indemnités des maires. C’était en septembre 2004, à la Somone, où sa majorité était en séminaire. Il a fait passer ainsi, pour ne prendre que cet exemple, l’indemnité du maire de Matam de moins 50.000 francs à 900.000 francs. Ses homologues de toutes les capitales régionales avaient désormais la même indemnité mensuelle. Celle-ci  était de 500.000 francs pour les maires de capitales départementales et de 300.000 pour ceux des mairies d’arrondissement, ainsi que des présidents de conseils ruraux (qui présidaient aux communautés rurales). Les présidents de conseils régionaux n’étaient pas en reste  : ils bénéficiaient et bénéficient aujourd’hui encore, comme présidents de conseils départementaux, des mêmes avantages (substantiels) que les ministres[[1]]url : #_ftn1 . Le président-politicien n’a fait donc que suivre ce chemin tortueux laissé ouvert pas son ancien mentor. Les plus de 500 maires nous coûtent beaucoup d’argent pour presque rien.
Il convient de rappeler quand même que la fonction de maire était pratiquement bénévole de Senghor jusqu’à Wade. Les maires comptaient sur le budget de la collectivité pour acheter leurs véhicules. Les élus locaux des présidents-politiciens Abdoulaye Wade et Machy Sall travaillent-ils mieux que ceux de Senghor et de Diouf, pour mériter autant de générosité ? Je ne le crois pas du tout. Ils se signalent surtout par leur mauvaise gestion connue de tous et de toutes. Un des leurs, qui connaît parfaitement le fonctionnement des collectivités locales, mon frère et ami Abdoulaye Guèye, a cloué courageusement au pilori cette gestion catastrophique. C’était au cours d’une émission d’une télévision de la place appelé ngonal, le 31 mars 2021.
L’acte III de la Décentralisation, et pratiquement tous les autres pris du 2 avril 2000 à nos jours, devraient être remis en cause. Ils ont pratiquement tous un soubassement politicien. Nos collectivités locales, telles qu’elles existent et fonctionnent depuis cette période de 21 ans, devront être profondément réformées, pour plus d’efficacité et moins de gaspillage de nos maigres ressources. En particulier, leur nombre devrait être revu à la baisse, et largement. Cinq-cent-cinquante-sept (557) communes, c’est trop pour le Sénégal. La plupart d’entre elles ne sont pas viables et nous coûtent de l’argent, beaucoup d’argent pour rien, ou presque rien.
Cette réforme profonde et nécessaire devrait s’appliquer aussi à ce qu’on appelle nos agences nationales et aux grosses indemnités accordées çà et là des compatriotes parfois venus de nulle part. Cette réforme fera l’objet de ma prochaine contribution. En Attendant, je renvoie à ce qui se passe à la Poste et à l’Agence de Gestion du Patrimoine bâti de l’État (AGPBE), illustré par le texte de Pierre Diémé du 9 juin 2021 et ayant pour titre « Un autre échantillon de la gouvernance catastrophique du Sénégal »[[2]]url : #_ftn2 et  par le quotidien Source A du lundi 7 juin 2021. Pour se faire une idée du pillage des ressources de la Poste, on peut se reporter aussi à la conférence de presse du Secrétaire général du Syndicat national des Travailleurs de la Poste et des Communications (SNTPT).
La gestion catastrophique et clientélistes de ces deux structures ne date pas d’aujourd’hui. Les deux précédents directeurs généraux ont été lourdement épinglés par des rapports de l’OFNAC. L’un, Ciré Dia, trône à la tête du Conseil d’administration de la LONASE, pendant que le dossier qui l’accable dort sur la table du Procureur de la République. L’autre, Mme Socé Diop Dione, est renvoyée devant le Procureur pour « escroquerie et complicité d’escroquerie », selon le quotidien Les Échos du mercredi 4 mars 2020, à sa page « Une ». Elle n’y sera sûrement jamais, en tout cas tant que le président-politicien sera à la tête de notre pauvre pays. Dans ma prochaine contribution, je reviendrai plus largement sur ces affaires gravissimes qui restent jusqu’ici impunies, et qui le seront sûrement encore jusqu’en février 2024 au moins. Malheureusement.Dakar, le 9 juin 2021 Mody Niang
[[1]]url : #_ftnref1 Cette décision prise à la légère depuis la Somone, sera le point de départ d’une générosité sélective qui mettra en ébullition le front social dont la solution est encore loin d’être en vue.
[[2]]url : #_ftnref2 On peut le trouver dans les réseaux sociaux.

Civilités!La chronique de KACCOR sur la démocratie sénégalaise

https://www.pressafrik.com Le Sénégal est la plus vieille démocratie d’Afrique mais c’est un pays aux pratiques aux antipodes de l’expression démocratique. C’est d’autant plus paradoxal qu’il a réussi deux alternances pacifiques. Que peuvent bien faire d’illégal une dizaine de personnes qui décident de marcher pour un droit inscrit dans la Constitution ? En quoi leur manifestation peut-elle déranger un pouvoir ou l’affaiblir ?
Pendant qu’on interdit systématiquement à certains d’élever la voix, d’autres nous tympanisent sans autorisation. Ils mobilisent des foules pendant les jours ouvrables sans avoir déposé une demande d’autorisation. Depuis quelques jours, des responsables politiques de la formation au pouvoir se payent de larges minutes de publicité dans les médias audiovisuels, appelant les foules à sortir accueillir le Chef qui sera dans le Fouta pour une tournée « économique ». Electoralo-maraboutique plutôt !
Et il est fort à parier qu’aucun d’entre eux n’a déposé auprès des préfectures une demande de rassemblement. Pour une tournée économique, donc technique, à quoi bon ameuter des gens qui auraient dû être sur leurs lieux de travail (s’ils ont du travail, bien sûr !) ? Des rassemblements qui seront bien encadrés par la police. Il faut que celle-ci civilise ses rapports avec les citoyens en cessant d’user d’une violence inutile.
Le film de l’arrestation de l’activiste Kilifeu montre qu’il y a quelque part de l’abus. Il n’a posé aucun acte de rébellion. Sa révolte a plutôt consisté à dire aux forces de l’ordre d’arrêter de jeter leurs lacrymogènes car elles avaient en face d’elles des frères. La poignée de jeunes qui faisait face aux forces de l’ordre n’avait apparemment pas besoin d’une réponse aussi énergique. Les autoriser à marcher aurait plutôt renforcé notre jadis belle démocratie chaque jour balafrée depuis quelques années, hélas…
Il faut cesser de donner l’impression que, dans ce pays, seuls le Chef et son clan de flagorneurs ont le droit de se rassembler. Avec la Covid – 19, les immenses foules payées pour faire croire au Chef qu’il est dans les cœurs font plus de mal que la bande à Kilifeu qui était à Kaolack.KACCOR BI, Le Témoin

LES PIQUES DE L’AS DE CE VENDREDI

SenePlus  |   Publication 11/06/2021

Sortie de la 48e promotion du CESTI

Les étudiants de la 48e promotion du CESTI ont reçu hier leurs parchemins en présence du directeur de l’école, Dr Mamadou Ndiaye, de nombreuses personnalités ainsi que les parents et amis des récipiendaires. Le parrain de la promotion est feu Saliou Traoré. Le directeur du Cesti, Mamadou Ndiaye, a rappelé aux sortants le contexte difficile du secteur des médias, accentué par la pandémie de la covid-19. Il n’a pas manqué de lister les défis du CESTI qui tournent autour des innovations pédagogiques, du renouvellement des équipements, du renforcement du personnel enseignant et technique, de l’accès aux solutions digitales, la construction de nouveaux locaux et la refonte des textes de gouvernance du CESTI.

Tivaouane Diacksao dotée d’une ambulance

Les difficultés pour l’évacuation des malades à Tivaouane Diacksao, surtout pendantla nuit, sont désormais un mauvais souvenir. Ce, grâce à l’association africaine pour un avenir meilleur (03 Am) qui a octroyé à l’unique poste de santé de cette commune une ambulance médicalisée. Lors de la cérémonie de réception de l’ambulance, une trentaine de jeunes femmes formées aux techniques de cultures maraîchères ont reçu leurs attestations de formation.

L’autopsie confirme le suicide d’Abdou Faye

On en sait un plus sur les causes de la mort du jeune Abdou Faye, présumé complice de Baye Modou Fall alias «Boy Djinné», dans les violons du commissariat Central de Dakar. Les résultats de l’autopsie confirment la thèse du suicide. Le certificat de genre de mort délivré par le chef du service d’anatomie et de cytologie pathologique de l’hôpital Idrissa Pouye de Grand Yoff indique que le décès d’Abdou Faye est dû à une anoxie cérébrale et une asphyxie mécanique par pendaison. A noter que la famille du défunt continue de réfuter la thèse du suicide.

Les présumés complices de Boy Djinné écroués

Ne fermons pas le dossier de l’évasion de Baye Modou Fall alias Boy Djinné avant de souligner que ses deux présumés complices (le troisième est décédé, Ndlr) ont eu le même sort que les trois gardes pénitentiaires. Dame Sy et Cheikh Ndiaye qui conduisaient Boy Djinné pour sortir du pays avaient bénéficié hier d’un retour de parquet au même titre que les matons après leur déferrement au parquet par la Section de Recherches de la Gendarmerie. Ils sont placés sous mandat de dépôt par le juge du 8e cabinet d’instruction du Tribunal de Grande Instance de Dakar.

Le tribunal incompétent sur le cas Seydina Alioune Seck

Le fils de Thione Seck a de la baraka. Seydina Alioune Seck qui était poursuivi pour faux et usage de faux dans un document administratif est libre comme de l’air. Il s’était procuré un faux jugement pour réduire son âge afin d’intégrer un club espagnol. Né en 1993, dans son nouvel extrait de naissance, il est marqué 1997 comme année de naissance. Lors de son jugement devantla Chambre correctionnelle du Tribunal de Dakar, le parquet avait requis une peine de 6 mois avec sursis. Toutefois, la Chambre correctionnelle, qui rendait son verdict hier, s’est déclarée incompétente pour juger cette affaire. Ainsi, elle renvoie le frère de Wally Seck des fins de la poursuite. Reste à savoir si le parquet va interjeter appel ou pas.

Sadio Mané reçu par Macky Sall

L’enfant de Bambali, Sadio Mané, a été reçu hier par le Président Macky Sall au Palais de la République. L’international sénégalais a échangé avec le chef de l’Etat sur ses actions sociales notamment la construction d’un hôpital dans son village à Bambali (Sédhiou). Le sociétaire de Liverpool qui a presque terminé la construction de l’hôpital a sollicité l’accompagnement de l’Etat pour l’affectation du personnel médical. Le nouveau stade du Sénégal en chantier à Diamniadio et la préparation de l’équipe nationale avec les deux derniers matchs amicaux étaient aussi au menu de leurs échanges.

SUITE A SA SUSPENSION : Me Babou cloue au pilori l’Ordre des avocats et l’Ums

https://toutinfo.net/ Après avoir donné sa version des faits dans l’affaire qui l’oppose au substitut du Procureur de Diourbel, Seydou Diao, Me Abdoulaye Babou a dénué toute compétence au Conseil de l’ordre des avocats en la matière, pour prononcer sa suspension.
Me Abdoulaye Babou n’a pas trop attendu pour apporter la réplique suite à sa suspension avant-hier, par le Conseil de l’ordre des avocats, suite au différend qui l’oppose au substitut du Procureur de la république, près le Tribunal de grande instance de Diourbel. L’avocat estime que le Conseil de l’ordre des avocats, n’a rien à faire dans cette affaire. ‘’Il ne peut pas statuer sur ce qui s’est passé, sur ce problème précis. L’incompétence du conseil de l’ordre pour statuer sur cette matière est notoire. Seydou Diao a piétiné mes croyances religieuses. Normalement, le Conseil de l’ordre devait se déclarer incompétent. Ça aussi c’est une erreur. Puisque le Conseil est incompétent, il ne peut pas se prononcer sur ça. Si en droit on n’est incompétent pour statuer sur une matière, toute décision qu’on prend est nulle et non avenue’’, a déclaré l’avocat sur le plateau de Seneweb. Me Abdoulaye Babou se réserve même le droit de se défendre. ‘’Il y a des voies de recours. Ils ont le droit de prendre leur décision, mais j’ai aussi le droit de me défendre. Je vais demander à ce qu’ils annulent tout ce qu’ils ont pris comme décision. La loi me permet d’aller à la cour d’appel et même jusqu’à la cour suprême. Je ne changerai pas une virgule de ce que j’ai dit depuis le début. Je n’accepterai jamais qu’on insulte ma foi’’, rétorque-t-il.

‘’Le communiqué de l’Ums est lamentable’’

Abdoulaye Babou n’a pas aussi raté l’Union des magistrats sénégalais. Selon lui, le communiqué sorti à cet effet par l’Ums est lamentable. ‘’L’Ums est une association comme celle des mareyeurs par exemple. Quand j’ai lu leur communiqué, j’ai eu honte, parce qu’il y a beaucoup d’erreurs. D’abord, ils disent que l’avocat est un auxiliaire de justice, c’est erroné, ça s’est dépassé depuis longtemps. Maintenant l’avocat est un acteur de la justice. Avec les magistrats, nous sommes égaux de la justice. L’Ums ne peut ignorer cela’’, persifle-t-il. Avant d’ajouter  : ‘’j’ai été surpris par leur imprudence. Ils ne m’ont même pas saisi pour me demander ma version des faits. Ce n’est pas cela la démarche d’un juge. Ils n’ont écouté qu’une seule partie pour juger. C’est indigne d’un juge. Le danger est que s’ils continuent ainsi, les gens ne vont plus croire à la justice du pays’’. L’autre erreur de l’Ums selon Me Babou, c’est de dire qu’il a diffamé le Procureur Diao. Dans ce différend, il précise que seul le procureur lui-même peut l’accuser de diffamation. ‘’Il n’a qu’à saisir la justice et porter plainte. L’Ums n’a aucun moyen de faire des sanctions pénales. Diao peut faire ce qu’il veut, mais l’Ums n’a aucun pouvoir de sanction pénale ou de porter plainte contre qui que ce soit’’, précise-t-il.

‘’Diao a attaqué les Mourides dans leur croyance. Qu’il ne soit pas en sécurité, ça ne me regarde pas’’

Me Abdoulaye Babou est largement revenu sur les faits qui lui ont valu sa sanction. ‘’Le 1erjuin, je plaidais pour un client au Tribunal correctionnel de Diourbel. Ce qui m’a un peu intrigué dès le début, avant même qu’on appelle mon dossier à la barre, le Procureur Seydou Diao a eu un violent accrochage avec le président du tribunal qui s’appelle Dieyna, ils ont eu une violente dispute. Je le taquinais même dès le début en le disant, Monsieur le Procureur, vous avez bouffé du lion avant de venir’’, déclare-t-il d’emblée. Avant de poursuivre dans sa narration  : ‘’J’ai fait 36 ans de barreau. J’ai appelé mon dossier et mon client est venu se présenter à la barre. Et quand le Procureur Diao interrogeait mon client, il a débordé. Dans sa prise de parole, il a prononcé le nom de Serigne Touba en des termes sur lesquels je ne peux pas revenir. Il a manqué du respect à Serigne Touba. C’est des propos désobligeants’’.

‘’Avec le Diao, on n’a jamais parlé de Adiya’’

Abdoulaye Babou dégage en touche la version qui circule sur la place publique depuis l’éclatement de cette affaire. ‘’On n’a jamais parlé de Adiya entre lui et moi comme on a voulu le faire croire à l’opinion’’, dément-t-il. Soulignant ainsi que ce qui a été à l’origine de leur prise de bec, ce sont les propos désobligeants qu’il a proférés à l’endroit de Serigne Touba. ‘’C’est quand il a tenu ces propos désobligeants que je lui ai dit de nous épargner ces propos qui n’avaient aucun rapport avec le dossier. Je lui ai dit de se limiter au dossier et de laisser Serigne Touba en dehors de tout ça, il m’a rétorqué qu’il s’en fichait pas mal. C’est alors que je me suis levé pour demander à tous les disciples de Serigne Touba présents dans la salle d’audience, de se lever. Des gens sont même tombés en trance. Il a été exfiltré de la salle. Qu’il ne soit pas maintenant en sécurité, ça ne me regarde pas’’, soutient-il.L’info

NORD, SUD ET… ARC-EN-CIEL PAR MAMOUDOU IBRA KANE

http://www.emedia.sn/ « Allô, Le Nord ! Ici, Le Sud ! » Le sud du Sénégal veut parler… à son nord. Par parenthèse et avant d’aller plus loin, le président de la République ne fait-il pas cap sur le septentrion du Pays ? Le Fouta, la chaleureuse, au propre et au figuré, terre de ses ancêtres, accueille, à son tour, le chef de l’Etat. Oui “Le Sud” veut parler au nord et “Le Nord” doit écouter Le Sud. Écoutons d’une oreille attentive mais tout sauf naïve, le cri du cœur d’Edmond Bora, ce responsable du Mouvement des Forces démocratiques de la Casamance  : « On a souvent lancé un appel au président de la République. Mais il ne nous écoute pas, ce qui est malheureux (…) Je suis complètement essoufflé. Je perds même la force. Aujourd’hui, nous sommes favorables à la négociation. Et je crois même que c’est l’Etat qui bloque cette démarche. Le Mfdc ne bloque rien du tout ».
Une déclaration qui pèse. Chaque mot et chaque groupe de mots peuvent faire l’objet d’une analyse pour les observateurs avertis de la question casamançaise depuis ses débuts. Commençons par le commencement. Le terme “négociation” sorti de la bouche d’Edmond Bora appelle plusieurs lectures. D’abord la volonté (?) exprimée de “négocier” n’est pas nouvelle. Ensuite il faut bien le relever pour comprendre  : cette faveur affichée par Bora est loin d’être innocente. En effet, le rapport de force sur le terrain n’est guère favorable, ni à l’aile politique du Mfdc encore moins à son aile militaire. Et puis c’est connu  : les responsables du mouvement ont toujours chanté sur un air de “négociations” dès qu’ils s’aperçoivent qu’ils sont en position de faiblesse. C’est de bonne guerre !
Mais quel poids peuvent avoir les mots d’Edmond Bora, et donc de l’aile politique sur les combattants c’est-à-dire l’aile “militaire” ? Un observateur vigilant du dossier casamançais renseigne que les temps ont bien changé au sein du Mfdc. Du vivant de Diamacoune Senghor et ses compagnons de lutte, analyse-t-on à Ziguinchor, les consignes du chef historique étaient souvent suivies d’effet du côté du maquis. Mais, aujourd’hui, avec la disparition des “pères fondateurs”, les chefs militaires font plutôt la sourde oreille. D’où sa certitude que le civil ne lie plus le militaire au sein du Mfdc.

Une autre réalité est observable.

Hormis que la plupart de ses fondateurs ont disparu, le Mouvement des Forces démocratiques de la Casamance est atteint de la maladie inhérente à toute vie  : la vieillesse. Qui disait que « la vieillesse est un naufrage » ? Le propos d’Edmond Bora consistant à dire  : « je suis complètement essoufflé ; je perds même ma force », est à lire à l’aune de cette vieillesse fatale. Non seulement les “guerriers” ont vieilli, mais aussi et surtout ils sont fatigués de se battre. Dakar a bien dû décortiquer le message de Ziguinchor.
Écoutons encore parler l’ancien SG du mouvement indépendantiste. « L’armée parle de sécurisation, mais ce qu’elle fait c’est la guerre », assène Bora. Une conclusion que rejette un analyste qui la juge un peu trop hâtive. Il révèle un décalage manifeste entre les dires du responsable politique du Mfdc et le ressenti réel des populations concernées par les opérations de l’armée nationale. Dit autrement, la sécurisation mène vers la sécurité à laquelle ne saurait s’opposer aucune population sensée. Et c’est bien le cas actuellement en Casamance.
Dernier élément d’analyse et non des moindres, il n’y a pas ou il n’y a plus de guerre sur le terrain. Du moins, si guerre il y a, c’est celle liée au jeu d’intérêt économique. Trafic de bois et autres business y ont cours. Et ils nourrissent bien leur homme ! La Casamance retrouve LENTEMENT son train de vie normal. SÛREMENT ? Telle est la question. A la fois le défi et l’enjeu de l’heure sont que Sa majesté la verte Casamance puisse retrouver DÉFINITIVEMENT la paix. Qui veut la paix prépare la guerre. Tout est question de savant dosage. L’Etat a JUSTEMENT la responsabilité de pacifier ou… de socialiser “l’économie de guerre”. Relance économique et réinsertion sociale doivent être les maîtres mots. C’est le prix de la PAIX.
Vu sous cet angle, l’appel de détresse ou appel au secours -c’est selon- d’Edmond Bora peut être qualifié d’Appel de Ziguinchor. Pour comprendre, il faut s’élever et aller au-delà du Mfdc. Une rébellion dont la promesse d’indépendance, tout le monde le sait à commencer par elle-même, ne sera jamais tenue. Un mirage rattrapé par la réalité. Quand “Le Sud” veut parler au “Nord”, il doit être écouté. Et entendu. Qui n’habille pas l’indigent admet ses guenilles, dit le dicton populaire. Le président de la République est justement au nord. Gageons qu’il sera bientôt au sud de notre pays. Au nom de la construction résolue d’une Nation sénégalaise arc-en-ciel. Et les prières du roi d’Oussouye, Sibiloum Mbaye Diédhiou et toutes les autres prières seront ainsi exaucées.

Barthélémy Dias, le maire va-t-en-guerre qui rêve de s’emparer de Dakar

https://www.jeuneafrique.com Premier membre de l’opposition officiellement candidat à la mairie de Dakar, l’édile de Mermoz-Sacré-Cœur espère l’emporter au sein d’une coalition regroupant les adversaires de Macky Sall. Et fustige «l’opposition molle » de certains… Dont Khalifa Sall.
Blouson de cuir marron, larges lunettes de soleil dissimulant une partie de son visage, bras croisés derrière le dos dans une posture de défi… En ce jour de décembre 2011,  Barthélémy Dias a tout du gangster. Sur la vidéo, on le voit sortir de sa veste deux armes à feu avant de les braquer sur les hommes qui lui font face, de l’autre côté de la rue. Et tirer, à plusieurs reprises. De cet épisode lui est resté le sobriquet de « cow-boy ». D’ailleurs, il le dit lui-même : « ce jour-là, c’était le Far-West ».
À l’époque, le socialiste est maire de la commune de Mermoz-Sacré-Cœur depuis deux ans déjà. Et c’est dans sa mairie que ceux qu’il accuse d’être des nervis du Parti démocratique sénégalais (PDS, alors au pouvoir) sont venus le chercher. L’un d’entre eux, un jeune lutteur du nom de Ndiaga Diouf, mourra ce 22 décembre. Jugé et condamné en 2017 à deux ans de prison dont six mois fermes pour « coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner et détention illégale d’armes sans autorisation », Barthélémy Dias a fait appel de la décision….suite Par Marième Soumaré


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