Revue de presse du Vendredi 10 Septembre 2021

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METEO : Avis de tempête sur le Sénégal

http://www.sudonline.sn Des orages et pluies relativement fortes accompagnés par moments de coups de vents sont prévus sur l’ensemble du territoire, plus particulièrement sur les régions Sud, Centre et sur la Petite Côte allant à Dakar durant la journée de ce vendredi 10 septembre
Ces prévisions météorologiques de pluies pour la période du 10 septembre à 6 heures au 12 septembre 2021 à 6 heures sont contenues dans le bulletin de météo spécial de l’Agence nationale de l’Aviation civile et de la Météorologie du ministère du Tourisme et des Transports aériens. Sur la carte de vigilance, il est indiqué de fortes pluies (entre 50 à 100 mm en 24 h) pour ces prochaines 48 heures.
La note ajoute que «les manifestations pluvio-orageuses persisteront sur toute la façade Ouest au courant de la journée du samedi». Au vu des conditions météorologiques très favorables, informe l’Anacim, la vigilance ci-après s’impose : «Risque élevé de fortes pluies à Ziguinchor, Cap-Skirring, Sédhiou, Kaolack, Kaffrine, les Iles du Saloum et Mbour»; «Risque modéré à Bakel, Goudiry, Kanel, Ranérou, Louga, Saint-Louis, Thiès et Dakar»; «Risque faible à Podor et Matam»

STABILISATION DES PRIX DES PRODUITS DE CONSOMMATION COURANTE : L’inflation importée, maitre du jeu !

http://www.sudonline.sn Les mesures de stabilité des prix des produits de consommation courante initiées par le gouvernement de façon à impacter positivement les ménages sénégalais, corrélativement à la conjoncture internationale risquent de ne pas porter tous leurs fruits en raison de l’inflation importée qui conditionne le marché
L ’invite faite par le président de la République en conseil des ministres du mercredi dernier au ministre du Commerce… Aminata Assome Diatta et au ministre des Finances et du budget Abdoulaye Daouda Diallo aux fins de veiller à l’application stricte des mesures prises par le gouvernement pour assurer la stabilité des prix des produits de consommation courante sur l’ensemble du territoire national est volontariste mais peu évidente. Ce, à la suite d’un renoncement des recettes de l’Etat de l’ordre de 47 milliards de FCFA, tirés essentiellement de la suspension de la taxe conjoncturelle à l’importation (Tci) sur le sucre cristallisé importé; de la réduction de la taxe d’ajustement à l’importation qui passe ainsi de 10 à 5% sur les huiles brutes importées; du maintien de la Tva à 0 % sur le riz; de la suspension des droits de douane sur le blé; de l’application d’un taux de 0% de Tva sur la farine de blé; et du rétablissement des stades de commerce entre autres niches fiscales. Ces mesures visent à impacter significativement le pouvoir d’achat des ménages déjà éprouvés par la hausse des prix des denrées alimentaires. Ce qui porte à croire que le chef de l’Etat est sensible à la dure situation qu’éprouvent ses concitoyens. Mais, à voir de près, toutes ces mesures s’adressent à l’importation. Donc, soumis à la conjoncture internationale qui s’est déclenchée depuis le début de la crise sanitaire. Dans la dynamique de donner corps à l’effort de guerre alimentaire, le chef de l’Etat Macky Sall a engagé le gouvernement à poursuivre le soutien énergique de préservation du pouvoir d’achat des ménages, en luttant contre toute spéculation, rétention de stock ou augmentation indue des prix des produits et services essentiels, notamment le loyer et dont le système de régulation doit être évalué et amélioré de façon concertée. Seulement, ces béquilles risquent de céder au poids de la conjoncture internationale qui esseule le monde depuis l’avènement de la pandémie de la covid-19.

DES MESURES DE SOUTIEN LARGEMENT TRIBUTAIRES A LA LOI DU MARCHE

En demandant à ses subalternes de travailler à la stabilité des prix des produits de consommation courante, le président Sall semble ignorer qu’en matière d’inflation, seule la Banque centrale des Etat de l’Afrique de l’ouest (Bceao) pour ce qui nous concerne (zone Umoa) est habilitée, à travers sa politique monétaire, à assurer la stabilité des prix. De fait, la politique monétaire peut permettre de maîtriser efficacement le niveau des prix sur le moyen et le long terme, alors que ses effets sur la production réelle ne sont que transitoires.
En outre, le maintien de la stabilité des prix, en réduisant l’incertitude sur les décisions d’investissement et de consommation, contribue également à réduire la volatilité de la production.
En clair, c’est la Bceao qui injecte sur le marché financier, à travers son paysage bancaire une masse monétaire à des taux préférentiels de 2% pour qu’en définitive celles-ci refinancent à des taux soutenables pour l’économie. Face à cette situation de conjoncture mondiale, l’Etat n’ayant pas de mécanisme direct de contrôle des prix des produits, donc confronté à l’inflation importée, il ne saurait être le maitre du jeu. Aujourd’hui, tous les pays sous-développés sont confrontés par l’inflation importée qui est différente de l’inflation par les coûts, de l’inflation par les prix, et de l’inflation par la demande. Or, dans ces pays, la majeure partie des produits que nous consommons sont importés. Et dans une telle situation de dépendance alimentaire, on ne peut que supporter les coûts de production de ces produits. Or, dans ces pays la crise sanitaire a impacté ses pays producteurs. Donc, c’est dire que l’idée d’arriver à stabiliser les prix des produits de consommation courante sera chose très difficile à encourager. Et ce, même en dépit des mesures d’assouplissement des prix sur les denrées alimentaires. Autres facteurs et pas des moindres, la montée du prix du baril de pétrole, le coût des frets maritimes et la cherté des matières premières (intrants) qui concourent à la production des produits doivent être pris en compte

SONACOS LANCE UN PROGRAMME DE CONTRACTUALISATION

Keur Demba Fall (Louga), 9 sept (APS) – Quelque 800 tonnes de semences d’arachide ont été distribuées aux paysans sénégalais par la Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (SONACOS à travers le programme de contractualisation initié avec les producteurs afin de sécuriser son approvisionnement en graine, a déclaré, jeudi à Keur Demba Fall (Louga), son Directeur général, Modou Diagne Fada.
Diagne Fada a expliqué le programme de contractualisation qui lie sa structure aux producteurs au terme d’une visite effectuée dans des champs d’arachides bénéficiaires à Ndiengue Diaw dans la commune de Thiolome Fall (Kébémer) et Keur Demba Fall dans la commune de Kelle Gueye(Louga).
La SONACOS a mené un programme de contractualisation avec les producteurs, les associations de producteurs, les coopératives et autres GIE de l’ensemble du pays. Il consiste à fournir des semences de qualités aux paysans qui, une fois la récolte terminée, vont rembourser la semence et vendre le reste de leur production à la SONACOS.
“Aujourd’hui, nous sommes dans les départements de Louga et Kébémer. Nous sommes au contact des populations, des paysans pour regarder l’état de la végétation, des cultures et l’état d’évolution du programme de contractualisation, mais aussi pour encourager les producteurs à venir vendre à la SONACOS après la récolte’’, a-t-il expliqué.
Selon M. Diagne Fada, ‘’le problème’’ de la SONACOS est lié à la disponibilité de l’approvisionnement en graines, en matière première pour pouvoir faire de l’huile et des tourtereaux d’arachide destinés à l’aliment de bétail.
Pour tenter d’apporter une solution à ce problème, la SONACOS a distribué “dans l’ensemble du pays près de 800 tonnes de semences’’, dans la phase test de ce programme et espère ‘’faire de meilleurs résultats à la prochaine campagne 2021-2022, a-t-il fait savoir.
Le DG de la SONACOS espère ainsi à travers cette contractualisation que les producteurs vont rembourser la dette de semence, à la fin de l’hivernage et ensuite vendre à sa société, l’excèdent d’arachide obtenu.
“Ces mêmes producteurs ayant trouvé leurs intérêts dans le programme vont essayer de sensibiliser les autres paysans pour qu’ils vendent à la SONACOS leurs productions pour que l’année suivante, nous puissions étendre nos tentacules un peu partout”, a ajouté Modou Diagne Fada.
Il a rappelé que ‘’l’objectif est de démarrer une opération test par un ou plusieurs producteurs, mais l‘année prochaine, de multiplier par 10 le nombre de producteurs intéressés par le programme’’.
‘’Si nous augmentons les superficies emblavées d’année en année, il n’y a pas de raison de ne pas arriver à sécuriser au moins l’approvisionnement en graine de la SONACOS. Si nous avons la matière première nous pourrons produire de l’huile en quantité suffisante, ce qui va impacter sur les prix aux consommateurs et sur l’élevage”, a-t-il assuré.

Les producteurs bénéficiaires de Ndiengue Diaw et Keur Demba Fall saluent le programme

A Ndiengue Diaw dans la commune de Thiolome Fall dans le département de Kébémer, Cheikhoul Khadim Fall, propriétaire de champs se félicite de cette initiative de la SONACOS.
“La SONACOS nous a fourni des semences, au début j’avais des doutes sur la qualité des graines, mais une fois que nous les avons semées, nous avons constaté qu’elles sont de bonnes qualités. Notre saison des pluies a démarré le 5 août et déjà nous avons grand espoir de faire de bonne récoltes’’, a-t-il dit.
Même si l’année dernière, il a plu plus tôt et plus, Cheikhoul Khadim Fall mise beaucoup sur cette saison et espère poursuivre cette collaboration avec la SONACOS. “C’est grâce à elle que j’ai pu cultiver mon champ de 5ha avec les 300 kilos de semences reçus”, a-t-il ajouté.
A Keur Demba Fall, Abdou Lakhat Mbacké adhère à l’avis de son collègue producteur.
“Si tous les producteurs s’organisaient à créer dans leurs localités des points de collecte d’arachides pour les vendre l’arachide à la SONACOS, ce serait beaucoup plus bénéfique pour les pays et permettrait à la SONACOS de produire de l’huile en quantité et nous retourner les semences de qualité”, a-t-il soutenu
Selon lui, ce programme est une solution aux difficultés des producteurs et de la SONACOS.
La SONACOS a collecté lors de la campagne de 2020-2021, près de 65000 tonnes d’arachide. Louga est la région qui en a collecté le plus. Elle est suivie de Kolda et Ziguinchor. Lors de la précédente campagne, seuls 28000 tonnes d’arachide avaient été collectées par la SONACOS.
Pour la prochaine campagne, les autorités de la SONACOS espèrent progresser davantage grâce à la collaboration des producteurs et du programme de contractualisation.

ACCORDÉS AUX PME ET PMI, S’ELEVENT A 600 MILLIARDS” (BCEAO)

https://emedia.sn Entre 2018 et juin 2021, les financements accordés aux Petites et moyennes entreprises (PME) et Petites et moyennes industries (PMI), sont passés de 250 à 600 milliards, d’après les chiffres fournis par la représentante de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Kardiata BA. La régulatrice participait au panel sur le financement alternatif, une solution à l’accès aux financements, tenu hier jeudi 9 septembre, lors du lancement du programme ELLEVER, par Ecobank, créé pour les entreprises axées sur les femmes.
“En 2018, la situation de référence sur le financement des PME et PMI faisait état de 250 milliards F CFA. Chemin faisant, il a fallu trouver les contraintes à travers une étude menée par la Banque centrale (BCEAO), pour définir les difficultés que rencontraient les PME face à l’accès au crédit. Ce que nous avions constaté, c’est que la première contrainte restait l’absence d’informations financières : Qui sont derrière les programmes ? Est-ce qu’elles souhaitent se former ? Toute la difficulté était à ce niveau. Nous avons eu à travailler avec le ministère pour dérouler les axes du dispositif de soutien de financement aux PME, PMI”, a-t-elle détaillé, avant de dresser la situation actuelle.
“Si votre dossier a été rejeté, dirigez-vous vers une structure d’appui notamment l’ADPME pour vous dire qu’est-ce qui ne va pas dans votre dossier, et comment votre dossier peut (recueillir) un avis favorable”, a-t-elle conseillé, par ailleurs.
Mais, le constat est là : seules 3,5 % des femmes arrivent à avoir accès aux crédits bancaires, a relevé pour s’en désoler la modératrice du panel, Thiaba Camara SY, Présidente de WIC Capital.
Parmi les barrières à abattre, l’économiste Ousmane Biram Sané, autre panéliste, a directement pointé l’informel : “En effet, la plupart des entreprises, que créent les femmes, sont dans le secteur informel. Quelles sont les solutions à cela ? Je pense qu’il faudrait les accompagner de manière à ce qu’elles puissent créer, gérer et développer une entreprise mais en se conformant aux normes. Parce qu’il faut aussi qu’on se le dise, souvent les gens pensent que quand on a un registre de commerce, on est sorti de l’informel. Je ne partage pas ce point de vue. Je pense que pour sortir du secteur informel et être dans le formel, il faudrait respecter les conformités. A cet égard, pour accéder au financement, il y a deux conformités qui me paraissent fondamentales : la conformité fiscale et la conformité bancaire. L’une est là pour l’intérêt général, et la banque aussi travaille avec nous”.

D’où son plaidoyer pour “accompagner les femmes à avoir des entreprises qui épousent toutes les normes formelles.”

Selon l’expert, “il est (également) important, aujourd’hui, d’élever la capacité de négociations des femmes. La négociation commence déjà à la maison pour l’épouse. Par exemple : j’ai vu à Ziguinchor, une association de 2000 femmes qui forme ses membres en pouvoir de négociations. Parce qu’elles se sont rendu compte que leurs membres n’arrivaient pas à aller vers des activités économiques parce que le mari refusait. Elles ont développé des techniques de négociations jusqu’à obtenir progressivement du mari qu’il libère leurs épouses pour qu’elles aillent faire des activités socio-économiques.”
Christine Ndiaye Sène de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) a insisté, elle, sur “l’éducation financière : savoir comment gérer son argent, pour pouvoir gérer et les besoins de la famille et avoir des femmes beaucoup plus performantes.”
La sous-traitance est aussi un levier à actionner, a orienté la régulatrice. Dié BA

CHEMIN DE FER DAKAR-BAMAKO : MACKY ÉVOQUE L’INITIATIVE BUILD BACK BETTER

Dakar, 9 sept (APS) – La reconstruction de la ligne ferroviaire Dakar-Tambacounda-Bamako est un des projets prioritaires que le Sénégal compte soumettre aux autorités américaines dans le cadre de l’initiative ‘’Build Back Better (reconstruire mieux), a indiqué, jeudi, le président Macky Sall.
’’Réagissant, dans les mêmes délais, à votre note verbale du 21 août dernier, sollicitant les besoins en infrastructures du Sénégal dans le cadre du projet Build Back better, je peux déjà, vous dire qu’au premier rang de ces besoins figure le projet prioritaire de reconstruction de la ligne ferroviaire Dakar-Tambacounda-Bamako et ses connexions secondaires’’, a-t-il dit.
Le président Sall s’exprimait lors du lancement officiel de la phase de mise en œuvre du nouveau Compact du Millenium challenge corporation doté d’un financement de 600 millions de dollars (330 milliards de FCFA) destinés à financer des projets énergétiques.
Le président des Etats-Unis, Joe Biden, a proposé en avril d’investir quelque 2 000 milliards de dollars dans les infrastructures, avec l’objectif affiché de créer des millions d’emplois.
Le président Macky Sall a salué cette ‘’excellente nouvelle’’, en indiquant que les études techniques et financières de la ligne de chemin de fer Dakar-Tambacounda-Bamako d’un linéaire de 651 kilomètres pour la première phase, sont déjà disponibles.
’’Le chemin de fer est un besoin vital pour l’Afrique, au-delà du Sénégal. Nous avons besoin d’interconnecter les pays, pour le commerce intra-africain et faciliter les échanges’’, a-t-il ajouté.

L’IMPACT DE LA REFORME DE L’HYDRAULIQUE RURALE : L’eau, de plus en plus inaccessible  

https://www.enqueteplus.com L’eau est inaccessible en milieu rural. L’impact de la réforme de l’hydraulique rurale est négatif, selon les membres de l’Asufor qui dénoncent une mauvaise gestion des sociétés privées. Ils souhaitent un retour à la case départ. Ils intervenaient hier, lors d’une rencontre organisée par le Forum civil, autour de la question de l’eau en zone rurale.
La problématique de l’eau devient de plus en plus persistante. Elle se fait rare dans certains endroits de Dakar, à plus forte raison dans les zones reculées. La réforme du secteur de l’hydraulique rurale, engagé par le gouvernement du Sénégal, n’a pas permis d’étancher la soif des populations. Un mal profond qui a poussé le président de la République a demandé sa suspension pour une évaluation. Les travailleurs de l’hydraulique (qui s’interrogent sur l’effectivité de cette suspension, soutiennent qu’il y a d’énormes problèmes au niveau des forages et des populations.
Ainsi, la manière dont les entreprises privées (Aquatech, Flex-Eau, Seoh, etc.) gèrent la question de l’approvisionnement en eau dans les zones rurales est dénoncée, hier, en marge d’une session de formation au profit de journalistes sur ‘’L’impact de la réforme de l’hydraulique sur la vie des populations’’. Une session de mise à niveau organisée par le Forum civil. Pour l’ancienne présidente d’Asufor (association des usagers des forages ruraux) dans le département de Mbour, la réforme de la gestion de l’hydraulique rurale est ‘’une honte pour les populations et les travailleurs’’. A Mboro (Thiès), ‘’Aquatech a causé d’énormes dégâts. Les populations n’ont pas d’eau. Et quand elles veulent faire des réclamations, elles ne voient pas d’interlocuteur, selon Ndiaga Ndiaye qui évolue dans cette ville. D’après lui, les populations de Mboro, qui n’ont jamais protesté contre la gestion de l’Asufor, organisent désormais, de manière fréquente, des marches pour contester la gestion d’Aquatech. ‘’Les forages ont été construits par les villageois eux-mêmes, soit avec l’argent d’une cotisation, soit avec l’aide qu’ils reçoivent des pays étrangers. Donc, c’est injuste qu’une société étrangère vienne gérer ces forages sans l’aval des populations’’, fulmine un agent d’Asufor. ‘’Toute cette réforme a des enjeux financiers. On ne veut plus qu’Aquatech continue de gérer nos forages’’, a-t-il ajouté.
Il faut aussi préciser que l’installation des opérateurs privés, concernant le remplacement des Asufor par ces derniers, est répartie en trois zones : la zone Kaolack-Kaffrine gérée par le Flex-Eau ; Tambacounda-Goudiry par le Soses ; Thiès-Diourbel par Aquatech.  ‘’Pour le cas de la gestion des forages de Kaolack et de Kaffrine, Flex-Eau a montré son incapacité, après un an et demi de gestion. Flex-Eau a fait tomber en panne six forages dont quatre dans la région de Kaolack et deux dans la région de Kaffrine, ceci par négligence et le non-respect des caractéristiques techniques’’, dénonce les travailleurs de la SNTH (Société nouvelle de travaux hydrauliques). Le forage de Koutal, situé dans la commune de Ndiaffate, selon les contestataires, ne pouvait supporter qu’un débit de 40 m3/h. ‘’L’opérateur Flex-Eau, par ignorance, est allé y mettre une grosse pompe d’un débit de 80 m3/h. Il y a eu une réaction immédiate. Le forage est détruit’’, dénoncent-ils.
Les forages de Fass Gossas et de Keur Mabadiakhou ont subi le même sort. Le même cas est constaté dans le département de Kaolack où le forage de Sibassor fonctionnait ‘’correctement’’ avec sa pompe bien calibrée, une de 7,5 kW HMT 30 M3/h.  ‘’Flex-Eau, venue uniquement pour chercher de l’argent, a remplacé la pompe par une autre de 18,5 kW, avec un débit de 60 m3/h qui a provoqué la présence élevée d’eau salée. Conclusion : forage imbuvable’’, regrettent les techniciens.
Dans la région de Kaffrine, l’on signale que le forage de Santhie Galgoné et celui de Malème Hodar ne fonctionnent plus. De plus, selon la SNTH, l’eau est devenue dans beaucoup de localités plus chère et pas du tout accessible.BABACAR SY SEYE

GESTION DE L’EAU EN MILIEU RURAL : L’Etat invité à sévir

https://www.enqueteplus.com Dans la région de Diourbel, l’Etat a pris l’option de recourir à la contractualisation, avec des délégations du service public, en lieu et place des associations des usagers de forages (Asufor) pour permettre un accès équitable à l’eau potable. La réforme avait pour but de corriger les manquements de ces dernières. Au niveau du monde rural, deux camps se font face. Si l’Etat ne fait rien pour qu’Aquatech poursuive sa mission, l’irréparable pourrait se produire.
‘’Depuis l’arrivée d’Aquatech, les populations rencontrent d’énormes difficultés. Avant son arrivée, le mètre cube d’eau coûtait 175, voire 200 F au maximum. Présentement, il faut débourser 250 F pour le mètre cube. Pour les branchements particuliers, il fallait débourser entre 2 000 et 2 500 F. Aujourd’hui, on exige 93 000 F. Et il faut payer à Diourbel, au niveau de leur service régional. Avant la venue d’Aquatech, on n’avait aucun problème pour avoir accès au liquide précieux, parce que l’eau était en abondance’’.
Ainsi s’exprimait le maire de Taif, une collectivité locale du département de Mbacké, devant le ministre de l’Eau et de l’Assainissement. Mbaye Tine poursuivait : ‘’Ni le maire, ni les chefs de village, ni les chefs religieux, encore moins les populations n’ont accès à la gestion du forage. Des forages qui ne sont pas gérés par Aquatech se portent mieux. Leurs Asufor assurent l’essentiel. Aujourd’hui, tous les forages qui sont gérés par Aquatech, aussi bien les populations desservies, les maires, les chefs religieux rencontrent des difficultés pour avoir accès à l’eau. Or, l’accès à l’eau, c’est élémentaire, c’est un droit universel. Cette politique d’équité sociale est en train d’être plombée par Aquatech qui nous prive d’eau. Nous n’avons plus accès à l’eau, ni en qualité ni en quantité. Il y a un an et demi, le gestionnaire avait fait des promesses qu’il n’a pas respectées à ce jour. Le monde rural est considéré comme une vache laitière.’’ Avec ses collègues élus locaux, ils demandent même la résiliation du contrat qui lie l’Etat à l’opérateur privé Aquatech.
Mais ce que les maires ne disent pas, c’est que la plupart d’entre eux veulent s’immiscer dans la gestion de l’eau, alors qu’elle n’est pas une compétence transférée. Actuellement, dans le monde rural, là où il y a problème dans le ravitaillement en eau des populations, c’est que les anciens responsables des Asufor refusent tout bonnement que la réforme soit appliquée.
En alliance avec certaines autorités locales, les responsables de ces Asufor organisent des sit-in, des marches pour dénoncer le recours à un opérateur privé. Des agents d’Aquatech ont fait l’objet d’agressions physiques de la part de certaines populations. Des maires ont, en lieu et place de cet opérateur privé, recouvré même des factures d’eau.

Appel à l’Etat

Face à cette équation, Abdoulaye Fall, le chef de village de Bambey Sérère, dans le département de Bambey, demande que ‘’force reste à la loi’’. Très amer, le septuagénaire confie : ‘’L’Etat doit aller jusqu’au bout de la réforme. Ce qui se passe actuellement dans le monde rural fragilise l’Etat, et ce n’est pas normal. Il faut que les délégations au service public gèrent les forages. L’eau n’est plus potable et 75 % de la population refusent de payer les factures d’eau aux Asufor.’’
Et Mbaye Tine, un usager du même village, de renchérir : ‘’Nous interpellons le président de la République au sujet de la réforme de gestion de l’eau en milieu rural. Au niveau de Bambey Sérère, c’est un groupuscule qui tient les rênes du forage et refuse systématiquement qu’Aquatech gère le forage. Maintenant, les populations refusent de payer l’eau, tant que ce sont ces personnes qui gèrent le forage. Depuis le 1er avril 2018, nous éprouvons des difficultés majeures dans le cadre de l’approvisionnement en eau. Les populations utilisent les puits maintenant.’’
Du côté d’Aquatech, les responsables auraient souhaité ‘’une meilleure implication des autorités administratives. L’Etat doit vider cette question et cela pour le bien de tous. Nous n’avons pas senti l’appui de l’Etat’’, dit-on. Ces responsables ne comprennent pas que des plaintes déposées contre des contrevenants à la réforme ne soient pas vidées. Il s’y ajoute que le programme d’investissement de 2 milliards que ‘’l’Etat devait remettre, tarde à être reçu’’.
Interpellé sur le prix élevé de l’eau, objet de toutes les récriminations, Pape Diop, responsable d’Aquatech Thiès-Diourbel, confie : ‘’Ce n’est pas Aquatech qui a fixé les prix, mais un arrêté interministériel. C’est l’Etat.’’ Cet arrêté interministériel en date du 22 décembre 2016 fixe le prix du mètre cube (m3) comme suit : “250 F CFA pour les abonnés domestiques, 200 F CFA pour les activités maraîchères et 200 F CFA pour les abreuvoirs. Ces prix sont défiscalisés en tranche unique, quelle que soit la quantité de m3 consommée. Il est de 321,85 F CFA pour les bornes fontaines et 416,25 F CFA pour les activités commerciales.”
 Pour l’électrification, Aquatech annonce même un programme de solarisation des forages, pour éviter les factures souvent jugées élevées par certains.
Le contrat d’affermage qui lie l’Etat et Aquatech dure depuis 10 ans. Il y a la volonté des bailleurs de fonds d’injecter de l’argent, mais avec une exigence que la réforme soit exécutée.

Les raisons de la réforme

Cette réforme trouve son origine dans une défaillance du système de gouvernance. Il a été constaté, d’après un document de l’Office des forages ruraux, “une absence de contrôle des ressources financières générées par la vente de l’eau : 55 millions USD/an, soit plus du tiers du budget du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, une impossibilité d’améliorer l’accès, de financer les renouvellements, de faire de la maintenance préventive. Au niveau de la zone Centre, 80 % des Asufor n’avaient pas renouvelé et que 37 % des sommes recouvrés servaient au fonctionnement des Asufor. Ce qui a favorisé la réforme”.BOUCAR ALIOU DIALLO (DIOURBEL)

HYDRAULIQUE RURALE AU SENEGAL : Des réformes à l’application contrastée

https://www.enqueteplus.com Calquée sur le modèle urbain, la gestion de l’hydraulique rurale au Sénégal peine encore à produire les mêmes résultats satisfaisants.   
Apprendre de ses expériences positives. Tel est l’idée noble des réformes profondes engagées par le gouvernement du Sénégal dans la gestion du secteur de l’hydraulique rurale. Les réussites constatées avec la réforme antérieure du secteur de l’hydraulique urbaine ont servi de référence aux pouvoirs publics dans le processus qui a abouti à la création d’un nouveau cadre institutionnel pour la gestion de l’eau dans le secteur rural en 2014. Si la formule a des réels motifs de satisfaction à plusieurs niveaux, elle trimbale cependant quelques incohérences et difficultés, face à la différence des populations cibles et au copier-coller qui n’est pas conforme au modèle de base.
C’est en 1996 que le gouvernement du Sénégal a réellement acté l’implication du partenariat public-privé (PPP) dans la gestion de l’eau. D’abord, en instaurant une réforme dans le secteur urbain. Dans le rapport 2015 ‘’Leviers de changement dans le secteur de l’hydraulique rurale au Sénégal’’ du Programme eau et assainissement (WSP), du groupe de la Banque mondiale, le chercheur Oumar Diallo l’explique : ‘’La réforme du secteur de l’hydraulique urbaine a réparti les obligations financières et les fonctions entre deux entités : la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones), en tant que détenteur du patrimoine chargé de financer le développement, la réhabilitation et le renouvellement du patrimoine, et un opérateur privé sous contrat, la Sénégalaise des eaux (SDE, remplacée par la Sen’Eau) chargée de l’exploitation et de la maintenance des infrastructures ainsi que de la gestion des services d’approvisionnement en eau.’’
Fort du constat que ce modèle a permis une allocation optimale des capitaux et une amélioration de la viabilité financière du secteur de l’hydraulique urbaine, le gouvernement du Sénégal a cherché à reproduire la même chose dans le secteur rural qui connaît beaucoup de difficultés dans la gestion et la distribution de l’eau, souvent issue de forages. Un nouvel établissement public, l’Office des forages ruraux (Ofor), a ainsi été créé en 2014 pour contrôler, gérer, réhabiliter et déléguer l’exploitation du patrimoine d’hydraulique rurale à travers le pays, pour le compte de l’État. La gestion et la réhabilitation des infrastructures d’hydraulique rurale ont été retirées des fonctions dévolues à la Direction de l’exploitation et de la maintenance (DEM) au sein du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement (MHA).

Ofor, comme la Sones

Avec la création de l’Ofor, les principales fonctions de gestion de l’hydraulique rurale ont été réparties comme suit : le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement (MHA) définit la politique du secteur, l’allocation des ressources en eau, le développement de l’investissement à travers la Direction de l’hydraulique (DH) et met en place le cadre de régulation. Il signe un contrat de performance avec l’Ofor dont la mission couvre la gestion du patrimoine, le renouvellement et l’extension des infrastructures, le contrôle et le suivi de la qualité de l’exploitation. À travers des contrats de délégation de service public (contrat d’affermage), les opérateurs du secteur privé sont chargés de l’exploitation, de la maintenance et du recouvrement.
Tout en calquant son modèle sur la Sones, la création de l’Ofor a également été motivée par le désir de tenir compte de la pauvreté en zone rurale. Pour sauvegarder la stabilité financière du sous-secteur sans surcharger les ménages ruraux par l’augmentation rapide des prix, il convenait de mettre en place une institution capable de gérer les coûts à l’aide des subventions de l’État. Créé pour les populations rurales, l’Ofor présente des similitudes et des différences avec la Sones, dans la fonction d’investissement.
Selon le rapport, les deux entités sont toutes des structures de gestion du patrimoine et des autorités contractantes pour l’État : ‘’Elles suivent un modèle financier approuvé par le gouvernement pour prévoir le développement de leurs activités et leurs zones d’expansion. L’objectif du modèle financier et des plans d’affaires est de préserver un équilibre financier optimal à court et à moyen terme, et atteindre l’autosuffisance à long terme. Les deux entités passent des contrats avec les opérateurs privés pour les tâches d’exploitation et de maintenance, et le renouvellement de la petite infrastructure’’.

Des similitudes et des différences

A la différence de la Sones qui travaille en zone urbaine avec un gros opérateur privé (Sen’Eau) pour plus de 6 millions de personnes, l’Ofor signe des contrats avec plusieurs opérateurs pour gérer plus 1 500 réseaux éparpillés dans différentes zones et périmètres ruraux (pour plus de 7,5 millions de personnes).
De plus, ajoute Oumar Diallo, ‘’la Sones est responsable de la mise en œuvre de son programme d’investissement, alors que pour l’Ofor, cette responsabilité revient à la Direction de l’hydraulique (DH) du ministère’’.
Dans l’application des réformes, les contradictions émergent. Le prix de l’eau dans les zones urbaines est moins cher que celui des zones rurales à l’indice de pauvreté bien plus important. Si cela s’explique par le fait que le secteur de l’hydraulique urbaine bénéficie d’une subvention de l’État à travers le tarif social, l’on en attend de même dans les zones rurales.
Des griefs sont aussi à mettre sur le compte du gouvernement. En effet, beaucoup d’opérateurs privés dénoncent de grands retards dans la réhabilitation et la construction d’infrastructures.
La réforme induit souvent le remplacement des Asufor (associations des usagers des forages ruraux) par les organismes privés en contrat avec l’Ofor. Ces derniers doivent, en principe, passer de la fonction d’exploitation à celle de représentants des consommateurs. Mis en place dans le cadre du projet sur la réforme de la gestion des forages ruraux (Regefor : 1999-2005), ce système a montré beaucoup de limites. Parmi elles, ‘’le non-respect, par les Asufor, des principes fondamentaux de gouvernance (séparation des fonctions entre la représentation des usagers, la gouvernance et l’exploitation) qui a contribué à l’installation d’une culture de l’incurie et compromis la durabilité des services’’, évoque Oumar Diallo dans son rapport.

La place des Asufor

La réforme a tout de même permis, dans des zones où existait une Asufor, des dispositions transitoires fixées de commun accord pour que l’entreprise privée vende de l’eau en gros à l’Asufor qui se charge de la distribution, de la facturation et du recouvrement. ‘’Dans ce cadre, explique M. Diallo, un contrat de performance est signé entre l’Asufor et l’opérateur privé, sous la supervision de l’Ofor qui veille au respect des indicateurs clés de performance par les deux parties. Le gérant des systèmes de distribution d’eau au sein de l’Asufor signe un contrat de sous-traitance avec l’opérateur privé dans lequel il recouvre des factures auprès des consommateurs et en reverse le produit à l’opérateur privé chargé de la fourniture d’eau en gros’’.
Cela n’empêche toujours pas des confrontations entre ces organisations locales et les opérateurs contractant avec l’Ofor. Ce qui est à l’origine de beaucoup de batailles de gestion de l’exploitation de forages dont les grands perdants restent les populations rurales privées d’eau.Lamine Diouf

Les 800 travailleurs d’Ecotra interpellent le chef de l’Etat sur leur sort

https://www.pressafrik.com 800 travailleurs d’Ecotra ont dénoncé hier jeudi une discrimination dans l’octroi des marchés publics dont ferait l’objet leur entreprise. Ils réclament l’exécution de la décision de la Cour suprême rendue le 27 mai 2021 qui a rétabli Ecotra dans ses droits pour la réalisation du projet de la boucle des Kalounayes.
Les travailleurs de l’entreprise de construction Ecotra sont encore montés au créneau. Ils dénoncent l’injustice dont leur entreprise fait l’objet avec le retrait du marché de 12 milliards pour la réalisation de la boucle des Kalounayes. Une discrimination dans l’attribution des marchés qu’ils ont dénoncée lors d’un point de presse tenu hier jeudi sur le site de leur entrepôt à Diamniadio. « Nous avons constaté depuis quelques temps qu’on nous écarte pratiquement de tous les appels d’offres. Et comme preuve, on a gagné le marché de la boucle de Kalounayes qui nous a été retiré. La Cour suprême a déjà tranché en notre faveur et depuis lors nous peinons à recouvrer nos droits », a déploré El Hadj Malick Ndiaye qui s’exprimait au nom des travailleurs de cette entreprise appartenant au milliardaire Abdoulaye Sylla.
Son cri du cœur se voulait une alerte à l’endroit de l’opinion nationale et internationale afin de la sensibiliser sur cette discrimination à outrance dont serait victime, sur plusieurs marchés, cette entreprise à capitaux sénégalais.

Ils interpellent le chef de l’Etat

En désespoir de cause, les employés d’Ecotra interpellent le chef de l’Etat Macky Sall qu’ils invitent à faire appliquer la décision de la Cour suprême pour leur éviter cette « situation désastreuse ». Laquelle risque d’avoir pour conséquence d’envoyer bientôt près de mille (1000) agents au chômage. « Plus de 800 employés sont aujourd’hui dans l’incertitude et menacés de perdre leurs emplois. Si vous ne prenez pas les mesures idoines, nous serons admis à une retraite anticipée forcée », a insisté El Hadj Malick Ndiaye qui a pointé du doigt les agissements d’un groupe de personnes qui, selon lui, voudraient tuer leur entreprise.
« Vous êtes déjà dans une politique pour l’emploi des jeunes, nous avons déjà des emplois, s’il vous plaît aidez-nous à conserver nos emplois, on ne veut pas les perdre, sinon vous allez créer d’autres chômeurs et ce qui va créer d’autres problèmes dans la société. Avant d’en arriver là, prenez les mesures qu’il faut pour que nous allions vers des lendemains meilleurs », a encore sollicité El Hadji Malick Ndiaye en s’adressant au président de la République.
Lui et ses collègues ont dénoncé par ailleurs leur mise à l’écart d’autres marchés au profit d’entreprises étrangères. « Pourquoi favoriser, au Sénégal, les entreprises étrangères qui en retour reviennent vers nous pour nous sous-traiter leurs travaux. (…). Nous avons le matériel requis et une main d’œuvre jeune. Beaucoup de ces entreprises étrangères font vivre à des travailleurs sénégalais des conditions inhumaines. Ce qui n’est pas normal du tout », a décrié pour sa part l’autre porte-parole des travailleurs d’Ecotra, Mouhamadou Abdoulaye Diallo, rapporte le correspondant du journal Le Témoin à Rufisque.

AFFAIRE DES ANCIENS MEMBRES DU COLLÈGE DE L’ARTP : L’Etat condamné encore à payer 117, 926 millions de Fcfa au professeur Abdoulaye Sakho et Cie

Libération Sénégal online L’Etat continue de payer la gestion désastreuse de l’affaire des anciens membres du collège des délégués de l’Agence de régulation des télécommunications et des postes (Artp), chassés de manière cavalière sans paiement de leurs indemnités.
Après une première condamnation, chiffrée à des centaines de millions de Fcfa, Me Ousmane Sèye, qui défend les plaignants, vient encore d’obtenir une condamnation de l’Etat. En effet, l’avocat, qui réclamait des intérêts de droit, avait assigné l’agent judiciaire devant la troisième chambre civile ce 8 septembre 2021. Dans sa décision, le tribunal a rejeté le moyen de l’Etat tiré de la déchéance de l’action comme mal fondé pour ensuite le débouter de son opposition au décompte d’intérêts de droit. Enfin, l’Etat a été condamné à payer à Abdoulaye Sakho et autres la somme de 117.926.664 Fcfa. Les dépens ont été mis à la charge du Trésor public.

DES SYNDICALISTES LISTENT LES CONDITIONS D’UNE BONNE RENTREE SCOLAIRE

http://www.sudonline.sn En Conseil des ministres avant-hier, le Chef de l’Etat, Macky Sall a demandé aux «ministres en charge de l’Education Nationale et de la formation professionnelle de prendre toutes les dispositions nécessaires, en vue d’assurer une rentrée scolaire, dans les meilleures conditions». Interpellés sur ce sujet, le secrétaire général du Syndicat des enseignants libres du Sénégal/Authentique (Sels/Authentique), Abdou Faty et le secrétaire général du Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire (SAEMS), Saourou Sène embouchent la même trompette. Selon eux, la reprise du monitoring des accords signés avec le gouvernement s’impose pour une bonne rentrée scolaire et une année scolaire 2021-2022 apaisée. Mieux, ils ont rappelé la nécessité de combler le déficit de tables bancs et d’enseignants, de les motiver davantage à travers la question du système de rémunération et d’éradiquer les abris provisoires.

ABDOU FATY, SECRETAIRE GENERAL DU SELS AUTHENTIQUE : «Le gouvernement a intérêt à convoquer le monitoring sur les accords signés»

«On a tous lu le communiqué du Conseil des ministres. Le Chef de l’Etat demande qu’on organise une bonne rentrée scolaire. C’est la même rengaine. Chaque année, c’est comme ça et au finish, il n’y a pas de bonnes conditions. Donc, le Chef de l’Etat l’a encore dit mais il gagnerait à surveiller ses ministres parce que pour qu’il y ait une bonne rentrée scolaire, il faudrait très tôt qu’on anticipe sur le désherbage, l’entretien des écoles, les mûrs de clôture qui sont tombés, les latrines, les tables bancs et qu’on anticipe également sur les eaux usagées mais je suis sûr et certain qu’ils ne le feront pas. Maintenant, pour qu’il y ait une bonne année scolaire, pour qu’on soit en paix, le gouvernement du Sénégal a intérêt à convoquer le monitoring sur les accords signés entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants. Depuis maintenant deux ans, sous le prétexte de la pandémie, le gouvernement du Sénégal est dans le pourrissement, dans le louvoiement et dans du n’importe quoi. En tout cas, nous, au Sels Authentique, je le dis solennellement, dès le début de l’année, le 10 octobre prochain, on va déposer un préavis de grève parce que depuis que Cheikh Kanté a quitté le monitoring, on n’a rencontré aucun ministre. Tous les ministres nous donnent des rendez-vous mais ne le respectent pas. Et vraiment encore une fois, le Président Sall gagnerait à surveiller, à faire le monitoring de ses ministres parce qu’il donne des instructions qui ne sont jamais respectées. Il a donné des instructions pour qu’on ouvre des négociations, ce n’est pas fait. Il a donné des instructions pour le DMC, ce n’est pas fait. S’il ne surveille pas les ministres, ils ne feront rien et malheureusement, on aura une année scolaire terrible parce qu’on est restés deux ans. Nos situations sont là et que personne ne nous dise, c’est parce qu’on est en année électorale que nous sommes en grève».

SAOUROU SENE, SECRETAIRE GENERAL DU SAEMS : «Le Chef de l’Etat doit instruire d’abord son gouvernement à aller à la rencontre des organisations syndicales»

«Le gouvernement du Sénégal sait qu’on a signé des accords depuis 2018 et parmi ces accords-là, il y a des questions qui sont restées entières. Il s’agit de la question portant sur la révision du système de rémunération des agents de l’Etat, l’organisation du concours des passerelles professionnelles, le corps des administrateurs scolaires et toutes les questions de gouvernance. Je crois que depuis la fermeture des classes, nous n’avions pas manqué de rappeler au gouvernement du Sénégal, la nécessité de la reprise du monitoring des accords qui était gelé depuis 2019. C’est la raison pour laquelle, si aujourd’hui en Conseil des ministres, le Chef de l’Etat revient sur ça pour parler d’une rentrée apaisée et contrer les conditions d’une bonne rentrée, je crois qu’il doit instruire d’abord son gouvernement à aller à la rencontre des organisations syndicales pour que nous puissions faire le point par rapport au protocole d’accord signé depuis 2018. Je crois qu’aujourd’hui, personne ne peut quand même douter du patriotisme des enseignants. Nous avions tout laissé, étant donné que nous avions considéré à l’époque avec l’arrivée de la pandémie, il fallait un peu mettre la pédale douce. Mais aujourd’hui, force est de constater quand même que le gouvernement n’a pas respecté les enseignants dans cette situation-là. C’est la raison pour laquelle une fois de plus, nous exigeons la reprise des activités d’un monitoring des accords sinon nous allons vraiment vers une rentrée qui risque d’être difficile. Pour déjà l’année 2021-2022, la vérité est que c’est une année avec le risque de plusieurs perturbations parce que les questions de bonne gouvernance sont là. Elles ne sont pas respectées. La question des engagements pris par le gouvernement du Sénégal à travers le protocole d’accord, c’est une question comme je l’ai dit qui est restée entière. Donc, toutes les conditions sont réunies pour aller vers une année totalement perturbée. C’est la raison pour laquelle une fois de plus, pendant qu’il est temps, il faut que le gouvernement du Sénégal prenne la plénitude de la mesure et qu’il se rappelle quand même que l’école a un coût. Audelà des revendications des enseignants signées dans un protocole d’accord, il y a la question des abris provisoires, des infrastructures scolaires. Tout le monde sait qu’il y a un programme zéro abri provisoire. C’est l’occasion de faire le bilan des réalisations autour de ce programme-là parce que nous étions autour de 6000 abris provisoires quand on en parlait et aujourd’hui il en reste combien ? L’autre aspect, c’est les tables bancs, un déficit de 300 mille tables bancs. Il faut que le gouvernement fasse le point pour dire exactement dans le cadre de la réalisation des tables bancs pour les classes. Il y a aussi le personnel enseignant. Les déficits, c’était autour de 35952. C’est vrai qu’il y a 5000 qui ont été ajoutés récemment avec le recrutement que vous savez, mais la situation elle est restée entière. Nous tournons autour d’un déficit de 30952, qu’est-ce qu’il faut faire ? Et la motivation des enseignants ? Je crois que le gouvernement, à travers la question du système de rémunération, doit aller vers la motivation des enseignants à travers la révision du système de rémunération. Donc, le gouvernement sait très bien quelle est la situation de l’école mais on ne pourra pas conjurer le sort des enseignants par la magie du verbe. Il faut des engagements et des décisions concrets, des instructions précises pour qu’on aille vers une année scolaire 2021-2022 apaisée».

La Pharmacie nationale d’approvisionnement «étouffée» par une dette étatique de 10 milliards de frs

https://www.pressafrik.com/Une dérogation de la Pharmacie nationale d’Approvisionnement (Pna) relativement aux dispositions du Code des Marchés publics, la remise de la subvention d’exploitation supprimée depuis 2004 et « l’épongement » de la dette arrêtée à plus de 10 milliards à la date du 30 juin 2021. Voilà ce qu’exige de l’Etat l’intersyndicale Sutsat-Sas-Sames de la Pna. Ce par rapport au projet de changement de statut de l’entreprise nationale répartiteur de produits pharmaceutiques. Soutenus dans leur lutte par la coalition des syndicats de Santé And Gueusseum, les syndicalistes de la PNA disent vouloir s’opposer à «toute tentative de transformation institutionnelle hasardeuse et aventurière» de leur société et exigent surtout l’implication des partenaires sociaux dans le projet.
La Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna) va-t-elle vers une privatisation ? En tous les cas, le chef de l’Etat, Macky Sall, entend donner un nouveau statut à cette entreprise pharmaceutique nationale. D’ailleurs, en Conseil des ministres le mercredi 01er septembre dernier, le président de la République a insisté sur «l’urgence de réfléchir sur le changement de statut» de cette entreprise grossiste répartiteur de médicaments et de produits essentiels dont le rôle, dit-il, est «central» dans la performance du système sanitaire national. La question d’un changement de statut est agitée et un comité aurait été mis en place pour plancher là-dessus.
La coalition des syndicats du secteur de la Santé, « And Gueusseum », parle d’une «nouvelle tentative aventureuse» pour une boite qui, selon elle, «n’a nullement besoin d’un changement de statut» pour avoir surtout capitalisé plus de 60 ans d’expériences dans son domaine, et qui, malgré les «obstacles», résiste encore. Lesquels obstacles sont surtout liés à «l’absence de subvention d’exploitation depuis 2004. Une coupure brusque dont les employés de la Pna disent encore ignorer les raisons. Mais il y a aussi les «lourdes créances de l’Etat sur les comptes» de la Pna et les «procédures draconiennes» du Code des marchés publics.
Autrement dit, l’Etat a coupé l’appui financier qu’il apportait à la Pna depuis près de 17 ans, mais continue encore de s’approvisionner à crédit dans cette boite entreprise presque asphyxiée par les longues procédures qu’exige le Code des marchés publics. D’après l’intersyndicale Sutsas-Sas-Sames de la Pna, le solde créances antérieur global au 31 décembre 2020 était estimé à plus de 12 milliards. Toutefois, à la date du 30 juin 2021, la situation de la dette a connu une amélioration en retombant à hauteur d’un peu plus de 10 milliards francs CFA. Ce qui, on en conviendra, demeure toujours élevé.

Une ardoise salée de 10 milliards de l’Etat

L’Etat, dans le cadre de ses programmes prioritaires comme la lutte contre le Sida et la Couverture maladie universelle (CMU), doit une ardoise salée de plus de 10 milliards à la Pharmacie nationale d’Approvisionnement. Des chiffres arrêtés au 30 juin 2021 mais qui pourraient avoir évolué depuis entre juin du fait que l’activité continue avec la Cmu (les kits de dialyse et la gratuité des enfants de 0 à 5 ans) et les programmes prioritaires (Sida).
Sur ces 10 milliards, l’Agence de la couverture maladie universelle, selon l’intersyndicale de la Pna, doit à elle seule près de quatre milliards. «L’Agence de la Cmu devait plus de cinq milliards à la boite. Elle avait avancé milliard 800 millions su cette somme. Sauf que, lorsqu’elle donne d’une main, elle reprend de l’autre. Elle n’éponge jamais sa dette dans sa globalité. C’est toujours une dette qui se reconstitue», se désole le secrétaire général du Syndicat unique des Travailleurs de la Santé et de l’Action sociale (SUTSAS), section Pna.
Papa Bocar Wone loue les efforts de certaines structures sanitaires à propos desquelles il se félicite que, contrairement à l’Agence de la Couverture maladie universelle, «elles payent tout de même ce qu’elles doivent, même si c’est avec un peu de retard». Aussi, avec les programmes prioritaires de santé (Pps) dans le cadre du «Yeksina», avec les districts sanitaires, «on nous payait à temps. Parfois quand il n’y avait pas d’argent, on faisait la stratégie dépôt-vente, et ils font des reversements».
Une astuce qui ne durera que le temps d’une rose avec l’enrôlement des postes de santé, le «fameux djéguésina», et les problèmes de recouvrement. Car, dit-il, et Selon le patron de la section PNA du Sutsas, Papa Bocar Wone, pour la plupart, «c’est la gamme des 0 à 5 ans, et la Cmu qui nous causent beaucoup plus de problèmes». Mais aussi, la Direction de la Prévention du ministère de la Santé !

De longues procédures qui plombent la structure

Le manque de subvention d’exploitation et la dette de l’Etat, notamment de l’Agence de la Cmu, ne sont pas seuls responsables des difficultés qui plombent la PNA. C’est car ce sont surtout les longues procédures de passation de marchés qui empêchent la boite de tenir sur ses deux jambes et de voler de ses propres ailes.
Selon l’intersyndicale And Gueusseum, ces longues procédures constitueraient le principal obstacle à la mission de service public de la structure d’approvisionnement en produits pharmaceutiques des établissements de santé relevant de l’Etat et des collectivités locales. «La Pna est une structure soumise aux procédures du Code des marchés publics. ce qui fait qu’elle est toujours obligée de lancer des appels d’offres auprès des fournisseurs qui nous font des livraisons à payer 45 jours après. Mais si on ne paye pas, ils ne nous livrent plus de commandes. Aussi, les procédures nous causent beaucoup de soucis car elles peuvent durer plus d’un an sans compter le temps qu’il faut pour faire la commande et la date recevoir la livraison» se plaint Papa Bocar Wone.
D’où les ruptures fréquentes de médicaments et de produits dérivés dont souffre la PNA. Pour permettre à cette structure de jouer donc avec efficience sa mission de service public, les syndicalistes demandent que la Pna bénéficie d’une dérogation par rapport aux dispositions du code des procédures de marchés publics afin que la structure arrive à faire des «achats directs» depuis la Chine, par exemple. «Ce serait moins cher et plus efficace», selon notre interlocuteur.
A l’en croire, on dit que certains produits sont des médicaments d’urgence or, s’écrie-t-il, « tous les médicaments sont urgents. Même le Paracétamol !». Le syndicaliste dénonce ainsi les procédures qui entourent le Médicament au Sénégal et demande une dérogation pour une indépendance dans l’approvisionnement. Il donne l’exemple de l’armée où il n’y a jamais eu d’appel d’offres pour l’achat de munitions car n’étant pas soumises aux rigueurs du Code des marchés public.
Pour le reste, informe Pape Bocar Wone, les travailleurs s’opposent à «toute transformation institutionnelle hasardeuse et aventurière» de leur boite qui pourrait, disent-ils, mettre en péril ses acquis. Des travailleurs qui exigent surtout l’implication des partenaires sociaux dans tout le processus tendant à un changement de statut de la Pharmacie nationale d’approvisionnement (PNA).Le Témoin

«Collectif non à l’Avortement» : JAMRA, CDVM, SUTSAS, UNAPES, DQWI, ARA et AMAM portent le combat…

LA MAÎTRISE des nouvelles technologies ainsi que les récents progrès de la science médicale ont conféré à l’Homme une souveraineté plus étendue sur les lois de la Nature, au point de l’inciter à la manipulation de la vie (fécondations in vitro, inséminations artificielles, congélations d’embryons, bébés-éprouvettes, mères-porteuses, etc.) ou à la destruction de la vie (euthanasie, avortement, etc.)
L’ÉMERGENCE d’organismes para-étatiques, comme le “Comité consultatif d’éthique pour les sciences de la Vie et de la Santé”, en France, qui font office de garde-fous, en tempérant au besoin les ardeurs de la recherche scientifique, pour prévenir d’éventuels dérapages, mérite d’être salué.
AUSSI, l’absence, au Sénégal, d’une structure consultative analogue ne serait pas étrangère à la controverse – qui agite présentement le champ public -, suscitée par certaines organisations féministes, sur l’opportunité de dépénaliser l’interruption volontaire de grossesse (Ivg).
CES ORGANISATIONS féministes avaient lancé, il y deux ans, une pétition, destinée au Parlement, afin que celui-ci facilite aux femmes et jeunes filles en détresse l’accès à l’avortement dit “médicalisé”, supposé pouvoir mettre un terme aux Ivg clandestines, qui constitueraient 15% de la mortalité féminine. Faudrait-il cependant passer par perte et profits de la viabilité du fœtus, largement prouvée par la Science, et les positions de la Religion sur ce délicat sujet ?
DANS le numéro 11 du magazine mensuel «JAMRA» du mois de novembre 1987 (toujours disponible aux Archives nationales), un large dossier y était consacré, sous la plume de votre serviteur. Nous y mettions en vedette le plaidoyer d’un spécialiste américain, en obstétrique et gynécologie, de renommée mondiale, le docteur Bernard N. Nathanson, ancien avorteur repenti. Pour étayer sa reconversion : un film, «Le Cri Silencieux», qu’il réalisa lui-même, en 1984, et dans lequel il dévoile la face cachée du déroulement d’une Ivg, en l’occurrence un fœtus humain.
LE DIAGNOSTIQUE prénatal venait de connaitre une innovation de taille, avec l’avènement d’une nouvelle technique d’imagerie employant les ultrasons, l’échographie, qui permettait de visualiser en temps réel, sur un écran d’ordinateur, les différents stades de développement de l’embryon. Ce document audiovisuel d’une demi-heure révéla pour la première fois au grand public le comportement du fœtus lors d’une intervention abortive. Filmé en temps réel, dans une clinique spécialisée en l’avortement, et commenté par le docteur Nathanson lui-même, ce film bouleversa profondément certaines idées reçues, et eu un impact psychologique certain sur beaucoup de praticiens, au point d’avoir incité nombre d’entre-eux à renoncer définitivement à pratiquer cette interruption brutale et violente de la vie fœtale qu’est l’avortement.
À COMMENCER, avant la lettre, par le docteur Nathanson lui-même, fondateur, en 1969, de la Ligue nationale pour le droit à l’avortement, et qui aura dirigé l’une des plus grandes cliniques d’avortement du monde occidental. Durant sa trentaine d’années de carrière, il aura capitalisé pas moins de 75.000 avortements à son actif !
SON ŒUVRE de clarification, grâce la magie de l’audiovisuel, provoqua une évolution éthique notable chez nombre de ses confrères gynécologues. Mais, comme il fallait s’y attendre, pour avoir révélé au grand public, à travers «Le Cri silencieux», la face cachée d’un avortement, le docteur Nathanson essuya de virulentes critiques provenant de certains milieux médicaux. Mais ses véritables détracteurs évoluaient surtout dans les sphères cliniciennes qui tiraient de grands profits de l’industrie florissante de l’avortement, dont les chiffres d’affaire tournaient, à l’époque (en raison de 400 dollars par opération pour environ 2 millions d’avortement annuels, aux Usa) autour de 300 milliards de francs cfa par année ! Ce qui plaçait la pratique de l’avortement parmi les 500 industries les plus riches au monde !
DANS un commentaire pathétique, mais scientifiquement élaboré, le docteur Nathanson y démontre, grâce à la technique de l’échographie qui permettait pour la première fois d’observer, du point de vie de la «victime», le déroulement en temps réel de l’avortement, comment le futur bébé, qui était jusqu’ici sereinement en gestation dans le ventre de sa mère, sera froidement exécuté.
EN L’OCCURRENCE, relate le docteur Nathanson, « ce fœtus dont le cerveau émet des ondes depuis six semaines déjà, dont le cœur bat, à environ 140 battements par minute, et dont toutes les autres fonctions vitales sont absolument identiques aux nôtres est manifestement un être vivant entièrement formé, et membre à part entière, comme nous, de la communauté humaine, possédant toutes les caractéristiques qui nous sont propres », martèle le gynécologue-avorteur repenti. Avant d’estimer que « le fœtus doit être considéré comme (leur) second patient. (Leur) serment et les préceptes médicaux traditionnels (leur) interdisant de détruire (leurs) patients et (leur) commandant de préserver la vie ».
EN EFFET, le Serment d’Hippocrate, principe de base de la déontologie médicale, prêté par tout médecin, interdit l’avortement (“je ne remettrai à aucune femme un pessaire abortif“).
DANS ce court-métrage, on distingue nettement, grâce au balayage par ultrason du fœtus, les différents membres de ce bout d’homme : son corps recroquevillé sur lui-même, ses jambes, ses mains, son visage candide. Il bouge de temps en temps, change tantôt de position, se déplace paisiblement dans l’utérus, tout en gardant la même orientation. A un moment, on l’aperçoit comme dirigeant son pouce vers sa bouche, tout en continuant à se mouvoir sereinement dans le havre tranquille de son sanctuaire utérin.

LES MINUTES DE «L’EXECUTION» DU FŒTUS

Et l’avorteur débute son intervention en plaçant un premier instrument, appelé SPÉCULUM, afin de se frayer un accès à la cavité utérine. Il se saisit ensuite d’un deuxième instrument métallique, le TENACULUM, qu’il passe à travers le speculum pour le maintenir fermement sur le col de l’utérus. C’est alors qu’un troisième instrument, la SONDE, entre en jeu. L’avorteur l’y introduit pour déterminer la largeur et, par la même occasion, la profondeur de l’utérus. Il se saisit ensuite d’un jeu d’appareil de dilatation, des instruments métalliques recourbés, pour ouvrir le col de l’utérus, afin d’y introduire les instruments d’avortement proprement dit, notamment un appareillage de SUCCION, qu’il l’introduit dans le col dilaté, dans le but de percer l’amnios, cette enveloppe qui entoure et protège l’enfant. Permettant ainsi, d’aspirer la totalité du liquide amniotique. Cet embout de succion, relié à un appareil externe, entre enfin directement en contact avec l’enfant.
ON REMARQUE qu’au fur et à mesure que l’embout de succion s’approche de l’enfant, celui-ci essaie de s’en écarter en bougeant de manière agitée. L’enfant se déplace alors spontanément dans un mouvement reflexe l’éloignant de l’instrument de l’avorteur. L’embout de succion n’a pas encore touché l’enfant, qui n’en manifeste pas moins des signes de plus en plus accentués d’agitation et de détresse. Et on le distingue nettement, sa bouche grande ouverte, dans un cri muet : le cri silencieux d’un enfant menacé de destruction imminente.
SES MOUVEMENTS sont nettement accélérés et deviennent désormais violents. L’enfant a senti qu’on cherche à l’agresser dans son sanctuaire. On le voit se mouvoir vers le coté gauche de l’utérus, dans une tentative désespérée d’échapper aux instruments implacables que l’avorteur utilise pour mettre fin à sa vie. Les battements de son cœur subissent une accélération sensible, et passent de 140 à environ 200 battements à la minute.
VRAISEMBLABLEMENT, il est sensible au danger mortel auquel il fait face. L’embout de succion, que l’avorteur promène latéralement dans l’espace utérin à la recherche du corps du futur bébé, est l’instrument meurtrier qui finira par mettre un terme à la vie de cet enfant non encore né.
EN EFFET, la membrane amniotique ayant été perforée, et libérée de son liquide protecteur, le corps de l’enfant se trouve ainsi à la portée de l’avorteur. Lequel lui applique l’embout de succion, et le soumet à une puissante aspiration qui happe le bébé, le démembre brutalement, le désarticule, le déchiquete et le réduit en pièces. Il est ensuite extrait, par lambeaux, par la pompe aspirante.
LA TÊTE de l’enfant étant trop grosse pour passer dans la curette de succion, l’avorteur, comme pour donner le coup de grâce devant faire place nette, introduit un dernier instrument métallique, le FORCEPS , à travers le col de l’utérus déjà dilaté : Il saisit la tête de l’enfant – qui flotte maintenant librement dans l’utérus – entre les anneaux du forceps et, par une forte pression manuelle, la fait éclater. Son contenu, ainsi que les os du crane, sont retirés par morceau.
LE DOCTEUR Nathanson fera remarquer, avec un brin d’humour, que l’avorteur et l’anesthésiste, sans doute conscients de la gravité de leur acte, «choisissent de communiquer entre-eux dans un langage codé, destiné peut-être à les rendre moins sensibles à l’horrible réalité». En effet, ils appellent «numéro un» la tête de l’enfant, que l’avorteur essaie de trouver. Ainsi l’anesthésiste demande à l’avorteur : «Est-ce que le numéro un est sorti ?». «Oui, lui répond-t-il ; c’est terminé maintenant». Et il ne reste plus que quelques débris d’os et de petits lambeaux de tissus qui témoignent de l’existence passée d’un petit être humain qui, il y quelques minutes, était bien vivant et sans défense.
«LE CRI SILENCIEUX», réalisé en 1984 par le docteur Bernard Nathanson, est l’un des documentaires scientifiques audiovisuels les plus visionnés au monde. Il a été projeté au Sénat français, à la Chambre des Communes à Londres, ainsi qu’au Sénat américain. Il gagnerait à être visualisé par toute femme, s’apprêtant à consentir à cette grave entorse à la vie et aux lois de la nature qu’est l’avortement.
LA NATURE, dans sa sagesse infinie, sait quand elle doit interrompre le cours normal d’une gestation (il est même légitime qu’elle soit accompagnée dans cet effort par une judicieuse intervention médicale, lorsque notamment la grossesse risque d’être préjudiciable à la santé de la mère). Mais, le plus souvent, comme si une immuable routine était inscrite dans le code génétique des mammifères, une réaction naturelle fait que l’appareil génital féminin rejette automatiquement le fœtus dés l’instant qu’un état morbide se profile.
LA NATURE sait quand elle doit interrompre le cours normal d’une gestation. Et lorsqu’elle a à le faire, elle ne consulte personne, s’en référant à son intelligence et à son autosuffisance. Le cas de «fausse couche» qui illustre le plus cet état de fait est celui qui se produit lorsque survient le «facteur Rhésus», cette incompatibilité entre la formule sanguine de la mère et celle du fœtus. Les biologistes observent alors, ébahis, l’ingéniosité de la Nature à l’œuvre : le sang maternel produit en abondance des anticorps qui s’acharnent sur l’embryon jusqu’à sa destruction totale !
IL EST TEMPS de mettre fin à cette conspiration du silence et de dire toute la vérité aux femmes, sur la nature réelle de l’avortement. Mais aussi d’informer l’opinion sur les enjeux de ce qui, la déliquescence des mœurs aidant, est devenue une industrie florissante, dont une Omerta coupable passe sous silence les dessous sulfureux. Comme avait eu à le fustiger vaillamment le “Comité national d’éthique pour les sciences de la Vie et de la Santé”, en France. Cet organe consultatif, regroupant des scientifiques, des juristes et des religieux, avait vigoureusement dénoncé, en 1986, un monstrueux trafic de fœtus humain dans l’Hexagone. Un réseau de trafiquants qui collectaient des FŒTUS ISSUS D’AVORTEMENTS, avec la complicité de chefs de clinique véreux, pour ensuite les monnayer à prix d’or à travers l’Europe, auprès de fabricants de produits cosmétiques, et surtout de mystérieuses stations thermales.
CES SITES reçoivent de par le monde les visites de richissimes qui viennent régulièrement s’y refaire une nouvelle santé (ou une beauté !), par le biais de «cures de revitalisation». D’après les promoteurs de cette thérapie de jouvence, le placenta, le liquide amniotique et particulièrement les cellules du fœtus, fraichement cueillis et reconditionnés en laboratoire, auraient des vertus rajeunissantes sur l’organisme.
AINSI, cette industrie florissante de l’avortement n’en aura pas moins généré cet autre filon qui n’en rapporte pas moins gros, qu’est le recyclage de fœtus humains, destinés à des stations de thalassothérapie. Opérant sous la couverture de «maison de repos», elles font toujours indûment fortune en Europe. Une forme moderne d’anthropophagie qui fit tellement scandale qu’il inspira, en 1973, un thriller franco-italien, «Traitement de choc», du cinéaste Alain Jessua, mettant en scène d’intrigantes célébrités de la bourgeoisie européenne, dans une onéreuse station de cure.

VERDICT : innocent, SENTENCE : la mort !

Les victimes de l’acte abortif ne sont pas seulement constituées de ces angéliques créatures en gestation dans le ventre de leurs mamans, mais qui ne verront malheureusement pas le jour, pour avoir été froidement exécutés par des avorteurs. Mais sont également constituées de toutes ces femmes qui, pour des raisons diverses, choisissent de se soumettre à cette opération, tout en étant confinées dans une ignorance déplorable de la véritable nature de l’avortement, notamment son caractère traumatisant, au triple plan physiologique, psychologique et spirituel.
COMBIEN d’entre-elles auront été victimes d’infections ou auront assisté impuissantes à la perforation voire à la destruction de leur organe de reproduction?
COMBIEN sont devenues stériles, consécutivement à un acte abortif dont elles n’étaient pas bien informées des possibles dommages collatéraux?
CELLES qui font présentement sous nos cieux la promotion de «l’avortement médicalisé» devraient également, par souci d’équité et de transparence, informer leurs cibles du terrible syndrome «post-abortif», relevé par plusieurs études indépendantes à travers le monde. Et qui attestent que parallèlement à «l’impression de soulagement» dont font état certaines femmes après l’avortement, elles sont souvent l’objet de troubles insidieux de l’équilibre psychique, se manifestant sous la forme de perte de l’estime de soi, de sentiment de culpabilité, de troubles de l’appétit, d’anxiété, d’insomnies… si les nuits de l’avortée ne sont pas tout bonnement peuplées de cauchemars de bébés en pleurs !
IL A MÊME été noté des cas extrêmes de dépressions nerveuses assorties de tendances au suicide ! Et ces symptômes ont la fâcheuse propension à s’amplifier chaque fois que la femme fait face à un événement, une circonstance de nature à évoquer plus ou moins directement son expérience abortive, comme la vue d’une femme enceinte, d’une clinique, ou l’audition de cris d’enfants, etc.
MÊME quand une femme était fortement consentante, après s’être convaincue de la «nécessité» de se faire avorter, plusieurs études (notamment celles des docteurs I.Kent, R.Greenwood de l’Université de Colombie Britannique, du docteur Daniel Klopfenstein du service de gynécologie du Centre hospitalier de Calais, du docteur Vincent Rue, de Institute of Post Abortion Recovery, à Portsmouth dans le New Hampshire, etc.) attestent à suffisance que la femme ayant volontairement mis un terme à la gestation de son future enfant est psychologiquement affaiblie, moralement blessée par cet acte, même si les séquelles de cette expérience traumatisante n’apparaissent pas immédiatement.
COMME en témoigne cet avorteur sénégalais repenti, A.D. qui, dans le Magazine «Jamra» évoqué plus haut, révèle qu’à la fin d’un curetage, il a été «à la fois bouleversé et rempli de honte» en entendant sa patiente lui dire : «Je sais que d’une certaine manière vous m’avez soulagée, mais mon instinct maternel m’empêche de vous remercier pour ce que vous m’avez fait».
NOTRE pays peut se réjouir de n’avoir jamais connu de répressions sévères de la pratique abortive, comme en France, où il n’y a guère longtemps l’avortement y était considérée comme un crime passible de la peine de mort. A cet égard, la sanction pénale la plus célèbre fut la peine capitale infligée à l’avorteuse professionnelle, Marie-Louise Giraud, surnommée «la faiseuse d’anges», guillotinée par le régime de Vichy le 30 juillet 1943. Il a fallut l’avènement de la «Loi Simone Veil» (du nom de la ministre de la Santé du Président Giscard d’Estaing), adoptée en 1975, pour que l’avortement fut dépénalisé, en étant désormais autorisée sur prescription médicale, dans la limite des 12 premières semaines de grossesse.

VOICI LA PREUVE QUE L’IVG OCCUPE UNE PLACE CENTRALE DANS LE PROJET DE SOCIETE MAÇONNIQUE !

Spécialiste en gynécologie et urologie, le docteur Maurice Caillet a participé en 1974 aux jeux maçonniques de coulisses, pour libéraliser l’avortement en France, par la loi Simone Veil, alors ministre de la Santé sous le magistère du président Giscard d’Esteing.
“À l’époque, écrit le docteur Maurice Caillet, l’élection de Valéry Giscard d’Estaing comme président de la République Française a fait venir Jacques Chirac comme premier ministre. Chirac avait comme conseiller personnel Jean-Pierre Prouteau, le Grand Maître du Grand Orient de France. Celui-ci a nommé Simone Veil en tant que ministre de la Santé. Simone Veil était journaliste. Elle n’avait rien à faire avec la médecine. Mais son conseiller était le médecin Pierre Simon, Grand Vénérable de la Grande Loge de France, avec laquelle j’entretenais une correspondance”, nous dit le docteur Maurice Caillet.
“En tant que médecin, spécialisé en chirurgie gynécologique et franc-maçon, j’ai rapidement réussi à faire partie du Comité pour la planification familiale et à m’impliquer dans la préparation du terrain pour l’adoption de la loi Simone Veil.
“Après la loi sur l’avortement, les expériences sur les embryons humains ont été permis et le cadre légal pour le droit de mourir avec dignité” (forme déguisée pour parler de l’euthanasie) a été établi. Malntenant je regrette avec amertume le fait d’avoir participé à l’instauration ae cette culture de la mort et je demande pardon aux gens et à Dieu d’avoir fait partie d’une telle action. J’étais fier de moi d’être humaniste, mais l’humanisme sans Dieu est un hurnanisme désnumanisant. Il est totalitariste et criminel et il essaie d’imposer la laïcisation au niveau planétaire”, dit docteur Caillet.
CE SONT donc ces prétentieux chantres d’un Nouvel Ordre Moral (nous voulons parler du GRAND ORIENT DE FRANCE, la loge maçonnique la plus islamophobe d’Europe) qui veulent bâtir une société sans Dieu, qui ont décerné, le 08 avril 2016, à l’ex-ministre de la Santé sous le magistère du président Giscard, Mme Simone Veil, la haute distinction de l’Ordre Maçonnique «Marianne-Jacques France», pour avoir été l’auteure, le 17 janvier 1975, de la loi LÉGALISANT L’AVORTEMENT en France.
“Pour ne pas éveiller trop d’oppositions, poursuit le docteur Maurice Caillet, premièrement, les termes utilisés ont été modifiés. En lieu et place “d’avortement”, qui provoquait trop de réactions émotionnelles négatives, il fallait faire attention de toujours dire “IVG” (interruption volontaire de grossesse)”.
“Ensuite il a été organisé un groupe qui avait pour mission de présenter aux médecins et au public un tableau bien plus sombre de la situation des avortements clandestins. Ainsi il a été créé un courant d’opinion qui devait justifier la nécessité de réglementer ce domaine. Je me souviens qu’on véhiculait plus de 300.000 cas par an, alors qu’en réalité il s’agissait que de 50.000 par an. Aujourd’hui, bien qu’une loi existe, avec toutes les mesures de contraception introduites pour réduire le nombre des avortements, celui-ci monte à 200.000 par an.
“Ensuite ont été faits les arrangements pour que les agences de planning familial et quelques organisations féministes demandent publiquement le “droit de disposer de leur propre corps”, comme si l’enfant était une sorte d’appendice, que tout médecin pouvait enlever.
“Les politiciens étaient entourés par ceux qu’on appelait “Les frères trois points” ou “les nôtres” (c’est-à-dire les francs-maçons). Voilà comment la loi sur l’avortement a rapidement été approuvée. Le Conseil de ministres l’a adoptée au mois de novembre 1975, et le Parlement l’a votée en décembre. Les députés et les sénateurs francs-maçons de droite et de gauche l’ont voté à l’unanimité”, conclut le docteur Maurice Caillet.
NOTRE PAYS, le Sénégal, réputé fortement ancré dans la croyance religieuse, à l’instar de n’importe quel autre pays démocratique, est doté d’institutions législatives se référant à nos substrats socio-culturels pour élaborer les lois devant régir la vie communautaire.
L’AVORTEMENT est banni par l’Islam dés l’instant où la fécondation est consacrée dans la matrice maternelle. La règle de base en Islam, par rapport à l’avortement, c’est l’interdiction. Néanmoins, cette interdiction peut être plus ou moins sévère, en fonction des circonstances et du moment où a lieu l’interruption de la grossesse.
TOUJOURS est-il que de nombreuses écoles de jurisprudences islamiques – le courant “Malikite” étant le plus répandue au Sénégal – considèrent que c’est à partir du 42e jour de sa conception que l’enfant est considéré en Islam comme un être humain à part entière. Dans la mesure où c’est le moment où intervient l’Ange qui procède au «Ruh rabbaany», consistant à insuffler l’âme (Ruh) dans l’ovule fécondé de la mère. Et un Hadith khoutsi authentique du Prophète Mouhammad (rapporté par l’Imâm Mouslim) précise que c’est après la 42ème nuit de grossesse (6 semaines) que l’embryon reçoit la visite d’un ange, chargé d’opérer le «taswîr» (modelage) de l’embryon, pour la formation des organes sensoriels.
LE CORAN, qui présente chronologiquement les étapes par lesquelles passe l’ovule fécondé, avant d’être considéré comme un être humain – ce qui est aujourd’hui confirmé par la science de l’embryologie -, tout en estimant illégitime l’avortement pratiqué dans la fourchette des 40 jours (alors que la grossesse ne mettait nullement en péril la vie de la mère) décrète qu’au-delà de cette étape l’avortement est considéré comme un meurtre, appelant une réponse judiciaire. Etant entendu qu’en vertu du principe de base en Islam, qui veut que lorsqu’on se voit obligé de choisir entre deux maux il soit admis d’opter pour le moindre des deux, la mort de la mère est considérée comme une perte beaucoup plus grande pour la société que celle du fœtus.
PAR CONSÉQUENT, l’Etat sénégalais, à travers sa loi relative à la Santé de la reproduction (article 15) et à l’article 305 de son Code pénal, semble souscrire à ce postulat, que paraît également épouser le Code de déontologie de nos médecins (article 35), qui n’autorise l’avortement que lorsque la vie de la mère est à ce point menacée qu’elle ne pourrait être sauvée que par un «avortement médicalisé». Concept qui prend alors tout son sens, contrairement à celui que tente de lui donner ces organisations sénégalaises qui, à travers cette manipulation sémantique risquent d’endoctriner l’opinion et d’ouvrir la boite de Pandore.
«LA DESTRUCTION d’un être vivant, rappelle pertinemment le docteur Nathanson, ne saurait constituer une solution à un problème principalement social. En être réduit à un tel acte de violence est la preuve que nos valeurs scientifiques et surtout morales sont menacées. Je pense qu’il est de notre devoir de consacrer, sans plus attendre, tous nos efforts, inlassablement, à la mise en œuvre d’une solution meilleure, plus humaine, plus juste et plus charitable, qui tiendrait compte du droit de chacun, pour préserver la vie. En commençant par mettre un terme au massacre de toutes ces vies, à travers l’avortement».
QUARANTE ANS plus tard, le gouverneur du Texas, le républicain Greg Abbott, semble rendre bonne justice au plaidoyer du docteur Bernard Nathanson. Il a signé, au mois de mai dernier, une nouvelle loi qui rend illégal tout avortement, dès lors que des battements de cœur de l’embryon sont détectables par électrocardiogramme, soit vers six semaines. Et cette interdiction de l’avortement dans l’État du Texas vaut même en cas d’inceste ou de viol. Ce que la Cour suprême a confirmé ce 2 septembre, après avoir été saisie d’un recours en annulation déposé par les avocats commis par des organisation féministes qui défendent le droit à l’avortement.
LA PRESSE européenne a récemment fait état, le 20 septembre 2013, d’une confession émouvante qui eut pour cadre le Vatican. Le médecin italien, Antonio Oriente, célèbre gynécologue avorteur, vice-président de l’Association des obstétriciens catholiques d’Italie, matérialisait son repentir, lors d’une audience que le Pape François accordait à des médecins catholiques. Il a déposé symboliquement au pied du chef de l’Eglise catholique romaine sa demi-douzaine d’instruments chirurgicaux de mort, dont il s’est servi durant 30 ans, pour pratiquer des avortements. Le Pape dénonça dans son discours «la mentalité généralisée de profit, et la culture du rejet qui asservit aujourd’hui tant de cœurs et d’intelligences et qui incite à éliminer des êtres humains, en particulier s’ils sont physiquement ou socialement plus faible».
L’AVORTEUR repenti précisa que par ce geste il n’incriminait personne, mais voudrait simplement “appeler le mal par son vrai nom et contester de façon décisive cette culture de la manipulation sémantique qui veut faire d’un crime un droit».
LE DÉFUNT écrivain et ethnologue malien, membre du Conseil exécutif de l’Unesco, Amadou Hampâté Bâ (1901-1991), grand messager de la sagesse africaine, synthétisa la fonction sociale fondamentale de la Femme par ces mots : “La femme est le laboratoire de Dieu“. De la conception à l’accouchement, et jusqu’à l’accession de la progéniture à la puberté, la mission de la femme est primordiale, pour favoriser et achever cette merveilleuse œuvre divine qu’est l’être humain. La femme a le privilège et la responsabilité physique, biologique et morale d’avoir été investie par le Divin du rôle, combien exaltant, de réceptacle et de dépositaire de la puissance créatrice de Dieu. C’est par son canal que la Nature Toute-puissante insuffle la vie. Elle est donc loin d’être “le sexe faible“, auquel voudraient la confiner des machistes en mal d’inspiration.
CONSERVATRICE et génératrice de vie, elle a l’avantage d’être le canal à travers lequel la Nature exprime et répand ses bénédictions. «Le ventre de la Femme est la première école de la vie» (Oumoul madrassatou), enseigne le Prophète Seydina Mouhamed, psl. Comme l’opportunité nous en fut offerte en son temps, laissons donc y séjourner et s’y développer sereinement ces merveilleuses créatures, qui n’ont pas demandé à exister, et dont Seul le Tout-Puissant est réellement au fait de la mission sacrée qui leur est dévolue Ici-bas.
CE POINT DE PRESSE constitue le premier jalon du plan d’action du «Collectif NON à l’Avortement». La deuxième étape consistera, dès la semaine prochaine, en une tournée d’information et de sensibilisation auprès des autorités religieuses du pays, selon le calendrier ci-après :  Touba, Tivaouane, Ndiassane, Thiénaba, Niasséne, Médina Baye, Médina El Haj, Layéne, Famille Omarienne, l’Eglise.MERCI de votre aimable attention.

INSTABILITE POLITIQUE ET INSTITUTIONNELLE EN AFRIQUE DE L’OUEST : Entre coups d’état constitutionnel et/ou militaire

http://www.sudonline.sn L’Afrique de l’ouest semble devenir le maillon faible du système démocratique et sécuritaire du continent africain. Ces dernières années, cette partie du continent vit au rythme d’une instabilité politique et institutionnelle du fait des changements de constitutions pour permettre aux chefs d’état en fin de mandat à se maintenir du pouvoir au-delà de la limite autorisée. A ces «coups d’état» constitutionnels qui ne disent pas leur nom notamment en Guinée, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Togo, s’ajoutent les coups de force des militaires comme c’est le cas le 5 septembre dernier en Guinée. Mais aussi au Mali. A côté de cette honteuse grisaille, on note toutefois une petite embellie notamment au Ghana, en Mauritanie, au Niger, au Nigeria. Au Sénégal, le pays retient son souffle alors qu’au Bénin, Patrice Talon a fini d’annoncer les couleurs qu’il ne briguerait pas un troisième mandat en… 2026
La région ouest africaine est-elle devenue le maillon faible du système démocratique et sécuritaire du continent africain ? Composée de 16 pays dont plus de la moitié sont issus des anciennes colonies françaises, cette zone est aujourd’hui marquée par une situation sécuritaire précaire au niveau de plusieurs de ses pays membres. Cette situation est en partie liée au nombre important des coups d’état et tentatives de coup d’état répertoriés au cours des dernières années dans cette partie du continent africain.

15 COUPS D’ETAT EN AFRIQUE DE L’OUEST SUR LES 34

En effet, sur le nombre de 34 coups d’états et tentatives de coup d’état répertoriés depuis 2001 sur le continent africain, 15 sont survenus dans des pays localisés au niveau de cette région. Aujourd’hui seul, le Sénégal fait, pour le moment, exception de cette situation du changement antidémocratique du pouvoir. D’ailleurs, une étude menée par deux chercheurs américains, Jonathan Powell et Clayton Thyne de l’université du Kentucky, place huit pays ouest africains sur la liste des 12 Etats africains ayant connu le plus grand nombre de coup d’état depuis 1952. Il s’agit entre autres, Ghana et Sierra Leone qui totalisent chacun 10 coups d’état. Les deux sont suivis par le Mali, le Bénin, le Nigéria, le Burkina Fasso et la Guinée Bissau qui totalisent chacun 8 coups d’états. Au bas de ce classement des 12 Etats africains ayant connu le plus grand nombre de coup d’état depuis 1952 dominé par le Soudan (15 coup d’état) suivi par le Burundi (11) et Iles Comores (09), se trouvent le Niger et le Tchad, pays de l’Afrique centrale. Aujourd’hui, alors que le développement de cette zone est plombé par ces coups d’état et tentatives de coups d’état du fait de leurs contrecoups sur le tissu économique local, un nouveau phénomène vient renforcer cette situation d’instabilité. Il s’agit des changements tendancieux des constitutions opérés par des chefs d’état en fin de mandat pour se maintenir du pouvoir que certains observateurs ont fini de baptisés de «coups d’état constitutionnel».
Si cette modification du nombre des mandants présidentiels au-delà de la limite autorisée par la Constitution du pays a été toujours recourue par le passé, cette stratégique est de plus en plus dénoncée dans beaucoup de pays. Et son usage par les chefs de l’état est de plus en plus sources de tensions politiques qui, non seulement, s’étend parfois au-delà de la période électorale mais peut aboutir à l’intervention des militaires comme c’est le cas au Burkina Faso et récemment en Guinée où une partie de l’armée à profiter de la pression de la rue pour s’emparer du pouvoir après avoir débarqué respectivement le président Blaise Compaoré et Alpha Condé qui avaient modifié la constitution pour s’offrir un troisième mandat.
En Côte d’Ivoire, Alassane Dramane Ouattara qui avait fini de désigner son dauphin (Amadou Gon Coulibaly) et candidat de son parti à la présidentielle, a fini par faire volte-face en se présentant et en l’emportant par un score brejnévien, suite au décès de ce dernier. En Guinée, celui qui voulait devenir le Nelson Mandela de l’Afrique de l’Ouest, a fini comme Robert Mugabe à la suite d’un troisième mandat obtenu avec un bain de sang. Au Burkina Faso, Blaise Compaoré était devenu le champion de modifications de la constitution avant qu’il se soit chassé par la rue comme un vulgaire délinquant poursuivi par la clameur publique jusqu’à Abidjan où il va trouver refuge. Pendant ce temps, au Togo, la dynastie Eyadema règne sans partage. La liste est loin d’être exhaustive.

MAHAMADOU ISSOUFOU ET MOHAMED OULD ABDEL AZIZ DES «EXEMPLES» A IMITER

En 2019, deux ans avant la fin de son second mandat, Mahamadou Issoufou déclare dans une interview accordée à Jeune Afrique : «Ma décision de respecter la Constitution et de ne pas me représenter est irrévocable». Il va respecter sa parole en refusant d’essayer de réécrire la charte fondamentale de son pays pour s’éterniser au pouvoir. Le 21 février 2021, il passe le témoin à son ami de plus de trente ans, Bazoum Mohamed ancien ministre de l’intérieur et des affaires étrangères, plusieurs fois député et avec qui, il avait créé le Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS-TARAYYA). L’actuel homme fort du Niger fut d’ailleurs pendant longtemps vice-président de ce parti avant d’en devenir président. Un exemple à méditer. Mais Issoufou n’est pas le seul à avoir refusé de briguer un troisième mandat. Il y a aussi Mohamed Ould Abdel Aziz. Arrivé au pouvoir à la faveur d’un coup d’État militaire contre le premier président élu démocratiquement Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, le président Aziz va organiser et remporter la présidentielle de 2009 pour un mandat de cinq ans, renouvelé à l’occasion de la présidentielle de 2014. La Constitution mauritanienne n’autorise que deux mandats, Abdel Aziz, après onze ans passés au pouvoir passe la main le 1er août 2019, à Mohamed Ghazouani. Ces deux exemples vont-ils faire tache d’huile ? En tout cas, au Bénin, le président Patrice Talon a levé toute équivoque en annonçant officiellement avoir renoncé à briguer un troisième mandat au terme de ses deux mandats constitutionnels. “Je mesure la portée du relais et devant vous combien je vais m’engager, vous prendre à témoin pour passer ce relais, le troisième dimanche de mai 2026, à celui qui aura la confiance du peuple béninois”, a déclaré le président Talon à Cotonou. Sauf que 2026 est encore loin. Les Sénégalais l’ont déjà vécu sous Abdoulaye Wade en 2012. Actuellement, ils sont dans l’expectative même si le Chef de l’Etat, Macky Sall a déclaré et même écrit dans son livre qu’il ne briguera pas un troisième mandat.

OUI AUX COUPS D’ETAT CONSTITUTIONNEL, NON AUX COUPS D’ETAT MILITAIRE

En tout état de cause, il ne faut rien s’attendre de la CEDEAO, qui est considérée à tort ou à raison comme un «syndicat de Chefs d’état», condamnant les coups d’état militaire et en fermant les yeux sur les coups de force constitutionnel. En Cote d’Ivoire, en Guinée et partout ailleurs, l’organisation sous régionale s’est montrée impuissante voire «complice» des coups d’état constitutionnel. En revanche, elle a été, à l’instar de l’Union africaine, des Nations Unies et même de la France à condamner les coups de force des militaires. Au Mali par exemple, nous avons assisté en l’espace d’un an à deux coups de force. Pis, les militaires oublient même de rendre le pouvoir aux civils.

ELECTIONS LOCALES : Le Pds, Bgg, Aj, le Crd et Jotna lancent une coalition

“En direction des élections départementales et municipales du 23 janvier 2022, nous, partis politiques, regroupements de partis politiques et de mouvements citoyens avons décidé, au terme d’échanges pragmatiques et profonds, de mettre en place une coalition électorale fondée sur le réalisme, la transparence, l’équité et l’intérêt supérieur des citoyens.
Cette coalition présentera des listes de candidats dans tous les départements, villes et communes de l’étendue du territoire national.
C’est pourquoi, nous engageons sans délai les militants et sympathisants des partis et mouvements membres, partout à travers le pays à se mettre ensemble pour travailler à la mise en place d’équipes gagnantes aussi bien au plan départemental que communal à travers le pays.
Des équipes qui œuvreront au rassemblement le plus large possible de tous les acteurs et partenaires potentiels de leur circonscription électorale en vue de constituer des dynamiques crédibles et représentatives capables de gagner et de conduire les changements nécessaires à l’amélioration indispensable de la gouvernance des collectivités locales et des conditions de vie des populations.
Tous mobilisés pour une victoire éclatante au soir du 23 janvier 2022 !Fait à Dakar, le 9 septembre 2021

Ci – après, les partis politiques et organisations signataires :

– Parti Démocratique Sénégalais
– Bokk Guis Guis
– AJ/PADS
– Congrès de la Renaissance Démocratique : Taxaw Tem, ACT, Tekki, République des Valeurs, LD Debout, Label Sénégal, Ensemble, Lenen Ak Nienen ;
– Coalition JOTNA : ADD, ADS Garap, AFAP, And Defar Sunu Senegal, ANDS et MEEB, Bloc pour la Démocratie et la Solidarité, Def Sa Wareef, Defar Senegal Authentique, Galaxie Communautaire, Liggueyal Senegal, Mouvement Takku Ligguey/Le Changement, MPS Faxas, Parti Deggu, Parti Pour l’Action Citoyenne, Parti Teranga Senegal, Pecum Senegal, PRDS, TS 19-24″.
A  Mes frères Leaders du Front Mankoo Wattu Senegaal, s/c de son
Coordonnateur Monsieur Mamadou Lamine DIALLO,    
Objet : Lettre de sensibilisation pour la mise en place d’une liste commune 
Chers frères Leaders, 
La situation économique, politique, sociale calamiteuse que traverse notre pays depuis 04 années, m’inspire cette correspondance que j’ai l’honneur de vous adresser et dont l’objectif principal se résume en ces mots :  

LE REDRESSEMENT DU SENEGAL

. Chers frères Leaders de Mankoo Wattu Senegaal, l’heure est grave. Il est temps d’agir pour sauver notre cher Sénégal qui a réellement besoin d’un Plan d’Urgence National seul remède pour lui éviter une intoxication générale. La complexité de la situation dramatique que traverse ce pays échappe au contrôle du pilote Macky SALL emporté par un sommeil anesthésiant. Le Sénégal risque de sombrer dans une calamité. Aucun mot n’est excessif pour décrire l’état des lieux de la gouvernance chaotique du régime de Macky Sall. Notre pays va mal. Il souffre. Après un diagnostic sans complaisance, nous avons remarqué que le Sénégal souffre de trois maux à la fois. Il s’agit de :
– la mal gouvernance politique,  
– la mal gouvernance judiciaire, 
– la mal gouvernance économique.  
Ces milliers de jeunes sans emploi, sans revenu et pourtant ayant l’âge de produire, la chute drastique du pouvoir d’achat des sénégalais, la pauvreté qui nous agresse férocement dans nos foyers, la corruption généralisée érigée en mode de gouvernance publique, les multiples et habituels échecs sportifs et diplomatiques de notre pays dans les compétitions continentales, les nombreux marchés de gré à gré cédés en violation flagrante du Code des marchés publics,
la hausse vertigineuse du prix des denrées de grande consommation, l’affaissement du  pouvoir d’achat des paysans, l’enrichissement illicite des membres du clan au pouvoir, plus de 5.000 milliards de dette publique non maitrisée, les grâces fiscales accordées frauduleusement, les crises dans les secteurs de la Santé, de l’Education, de l’Agriculture etc… sont les signaux extérieurs d’une mal gouvernance économique endémique.
Aujourd’hui, la masse salariale de la Présidence, des Ministres, de la Primature, les dotations en carburant, les voyages aux frais de l’Etat et les crédits téléphones de la clientèle politique de la «Mackie» engloutissent une part importante du budget national. Le PSE, atteint d’une ménopause prématurée n’a pas pu empêcher la fermeture de plus de 2500 entreprises PME/PMI depuis 2012. C’est avec une grande tristesse que nous avons remarqué la prise en otage de notre système économique par une meute d’hommes d’affaires locaux ou étrangers amis du couple présidentiel.
Chers frères Leaders, Macky a échoué. Vous le savez, et le Peuple le vit. Son échec devrait conscientiser toute l’Opposition sénégalaise face à la délicatesse de la mission qui l’attend. En outre, la mal gouvernance judiciaire est démontrée par la récente lettre rendue public par le juge Ibrahima DEME, l’étouffement suspect de l’OFNAC, la condamnation sans appel d’Hissein HABRE, la justice sélective devant la CREI, l’impunité garantie aux délinquants de l’Apr, les détenus politiques (Bamba Fall, Karim Wade, Omar Sarr, Me Amadou Sall, Samuel Sarr, Mamadou Diop Decroix etc…), la domestication de la justice, l’effondrement de l’Etat de droit, la confiscation des libertés publiques etc…
La mal gouvernance politique c’est aussi l’absence de consensus dans la gestion du processus électoral, l’organisation des scrutins par un ministre partisan, le non-respect des engagements pris devant l’Opposition par le Chef de l’Etat, le tripatouillage du fichier électoral, les manœuvres visant à inscrire uniquement les militants de l’Apr, l’arrestation de leaders politiques à la veille de scrutin, l’augmentation du nombres de députés, la privatisation des média d’Etat par la famille politique du président de la République etc… Chers frères Leaders, l’arrogance de l’élite politique au pouvoir, l’incompétence de nos gouvernants, l’omniprésence de la famille du président au cœur de l’Etat, l’amateurisme, marque déposé de ce régime, sont autant d’éléments qui doivent nous dicter une conduite citoyenne dans le sens de l’unité pour redresser le Sénégal.
Chers frères Leaders, notre pays ne cesse de dégringoler. Nous sommes isolées aussi bien dans la sous-région qu’au niveau continental à cause des insuffisances éloquentes mais compréhensibles de ce jeune Président qui titube tout seul.
Chers frères Leaders, c’est dans ce contexte politique et social plein d’incertitudes, dans lequel, les sénégalais ont perdu tout espoir, qu’est né le Front Mankoo Wattu Sénégal. Une  belle initiative qui a séduit les citoyens qui n’ont jamais manqué l’occasion de nous prouver leur sympathie, de renouveler leur confiance et leur acte d’allégeance à Mankoo. La belle image qui a fait le tour des réseaux sociaux lors du lancement du Front et montrant côte à côte Messieurs Idrissa SECK, Abdoul MBAYE, Malick GACKOU, Diallo DIOP, Omar SARR, Mamadou DIOP DECROIX, Mamadou Lamine DIALLO etc… n’a été que rassurante pour les sénégalais. Dans ce bloc, il faudra également citer Modou Diagne FADA, Abdoulaye BALDE, Pape DIOP membres fondateurs de Mankoo sans compter les mouvements citoyens tels le COS M23, Arc en Ciel, Ligue des Indignés contre les Injustices, Xalass, Les Indignés, les Marchants ambulants etc…
Dans un temps record, Mankoo a enregistré des victoires politiques stratégiques face à un régime aux abois hanté par la peur de perdre le pouvoir dont l’unique recours demeure le terrorisme et l’intimidation. La grande marche du 14 octobre 2016 a démontré que dans une unité d’action, Mankoo peut atteindre encore des objectifs plus importants. C’est à la suite d’une forte pression politique ininterrompue que Mankoo a exercée sur le pouvoir que le frère du Président Alioune SALL a lâché un morceau de Pétro Tim à la veille de la marche historique de Wattu.
Ensuite, pour combattre les prédateurs féroces des deniers publics, Mankoo a saisi la justice en vue du recouvrement des milliards (plus de 600 milliards de FCFA) gracieusement offert à Franck Timis dans ces contrats nébuleux d’exploitation de gaz et de pétrole. A propos du processus électoral, l’audience accordée par le Président SALL à une délégation du Front pour dialoguer est une autre victoire. Wattu s’est même permis de déchirer la seconde invitation du Président SALL que nous avons jugé inutile et sans raison, vu qu’il n’a pas respecté ses engagements pris lors de la première rencontre. Plusieurs fois, le pouvoir a reculé devant la détermination et l’envie d’en découdre dont faisait montre le Front. Et, pour élargir son cercle d’influence, Mankoo a rendu visite à l’Ambassadeur des Etats-Unis à Dakar, et a reçu l’Ambassadeur de l’Espagne. Au cours de ces audiences, les échanges portaient sur le processus électoral, l’affaire Pétro Tim, les libertés et les risques de déstabilisation du pays par le régime en place.
Chers frères Leaders, ces victoires acquises de hautes luttes politiques ont été possibles grâce à l’unité sincère qui fonde les relations entre les différentes organisations qui composent Mankoo Wattu Sénégal. En dépit de quelques crises bien surmontées, la cohésion du groupe a été sauvée par les Coordonnateurs Malick GACKOU et son successeur Mamadou Lamine DIALLO.

Qu’ils en soient félicités.

Chers frères Leaders de Mankoo, nous n’avons pas le droit de décevoir le peuple sénégalais qui porte un grand espoir à ce Front. Nous sommes à quelques mois des élections législatives, la majeure partie du peuple souhaite voir Mankoo mettre en place une liste commune dans laquelle on verrait tous les leaders des grandes formations politiques de l’Opposition :  Mamadou Diop Decroix, Idrissa SECK, Pape DIOP, Abdoul MBAYE, Malick GACKOU, Omar SARR, Mamadou Lamine DIALLO, Modou DIAGNE FADA, Diallo DIOP, Moussa TOURE, Khalifa SALL, Aissata TALL SALL, Amsatou SOW SIDIBE etc… Pour un dosage complet de la liste, il faudra aussi tenir compte de la jeunesse, des personnalités, des mouvements citoyens indépendants, des syndicats, des organisations socio professionnelles etc…
Les législatives du 30 juillet 2017 constituent le 1er tour de la présidentielle de 2019. Soyez en certains. La victoire d’une liste Mankoo ouvrirait les portes d’une cohabitation à l’Assemblée Nationale. Mieux encore, le Gouvernement à partir de juillet 2017 serait composé de Ministres de Mankoo et de ceux de la Coalition au pouvoir.
Chers frères Leaders, assumons nos responsabilités devant le peuple sénégalais et devant l’Histoire. Les multiples listes d’une Opposition divisée seront considérées comme une trahison par ce peuple qui aura du mal à choisir face à une pléthore de listes géographiquement et structurellement déséquilibrées, sans envergure, dirigées par des leaders éparpillés et qui risquent de sortir de ces élections humiliés par une victoire incontestable de la mouvance présidentielle.
Chers frères Leaders, noyons nos intérêts personnels et partisans dans ce vaste océan d’espoir que le Peuple porte sur nous. La dispersion des forces de Mankoo fera la force de Benno Book Yakaar en proie elle aussi à des dissensions internes qui pourraient profiter à l’Opposition.
La victoire de la liste de Benno Book Yakaar aux législatives de juillet 2017 placerait Macky SALL dans une excellente posture pour rempiler en 2019. Parce qu’il aura testé son fichier en cours de confection avec les nouvelles cartes d’identité sous l’œil complice de son Ministre de l’Intérieur, de la DAF, du Directeur des Elections et de l’Administration qu’il vient de chambouler dans un mouvement national lors du dernier conseil des Ministres. Alors si Macky était réélu en 2019, la majeure partie des leaders de Mankoo feraient valoir leur droit à la retraite parce qu’en 2024 date de la fin de son second mandat, la plupart d’entre eux aurait entre 60 ans et 70 ans.
Les grandes formations politiques locomotives de Mankoo doivent s’asseoir autour d’une table pour discuter et trouver une solution en vue d’aller aux élections ensemble. Si ces
Leaders de Wattu n’ont pas réussi à dominer leur égo, à oublier leurs anciennes fonctions, leur rang social, leurs anciens différents partisans, en s’unissant pour l’intérêt national, ils ne mériteraient pas la confiance des sénégalais ni en 2017 ni en 2019 ni en 2024. Cela sera aussi une preuve qu’ils (les leaders de Mankoo) sont dans l’incapacité d’unir le peuple sénégalais. Lorsqu’on ne peut pas unir une coalition politique, on ne pourra jamais unir son peuple. Alors ils (les leaders de Mankoo) auraient tous échoué et trahi l’esprit de MANKOO et l’espoir de ce Peuple orphelin. Rien ! Absolu rien ne peut justifier la création de listes multiples nées des flancs de Mankoo pour ces élections législatives.
Enfin, en tant que mouvement citoyen indépendant, l’échec des politiques nous dictera un comportement nouveau. Soyez rassurés, car nous prendrons nos responsabilités. 

NAA ŇU MANKOO JUBANTI REWMI 

-Ampliation : Messieurs : Mamadou Lamine DIALLO, Idrissa SECK, Abdoul MBAYE, Pape DIOP, Abdoulaye BALDE, Omar SARR, Mamadou DIOP DECROIX, Malick GACKOU, Modou DIAGNE FADA, Moussa TOURE, Khalifa SALL et consorts. .. Mouth BANE Président de la Coalition «JUBANTI SENEGAL » Membre du pool des Indépendants ,Vice-président de la Commission Communication du Front Mankoo

Building : Tous les ministères délogés

https://www.seneweb.com Tout le building administratif Mamadou Dia est fermé depuis l’incendie du 26 août dernier.
Seul le Secrétariat général du gouvernement sis au rez-de-chaussée est resté ouvert.
Les ministères des Forces Armées, de la Justice et du Pétrole ont été délocalisés et n’ont pas encore trouvé de nouveaux locaux
D’après L’Observateur, plusieurs services de ces ministères suscités sont confinés au télétravail.
Le ministère de la Justice devrait être relogé au ministère des Finances.
À signaler que les réseaux électriques et de ventilation du bâtiment ont été tous bousillés.

Y en a marre dans la tourmente : Après Kilifeu,Simon (aussi) arrêté

https://www.seneweb.com Sale temps pour les membres du mouvement Y en a marre. Après Kilifeu, le rappeur Simon a été arrêté. Selon Libération qui donne la nouvelle, il est placé en garde à la vue à la Dic.
D’après les sources du journal il est inquiété pour une somme de deux millions FCFA reçue en échange de la remise de son passeport français à Thierno Amadou Diallo qui l’aurait utilisé.

« AIR SÉNÉGAL, UN RÊVE AMÉRICAIN » Par Mamoudou Ibra KANE

https://emedia.sn/ « J’ai fait un rêve. » Le 28 août 1963, à l’issue d’une marche contre les discriminations raciales en Amérique, Martin Luther King prononçait un discours entré dans l’Histoire par la grande porte. 1963-2021, 58 ans après le célèbre « I have a dream » du célèbre pasteur noir, c’est un autre afro-américain et non moins ambassadeur des Etats-Unis au Sénégal, Tulinabo Mushingi qui fait, à son tour, un rêve.
Son rêve à lui, dit sur un ton caustique – le bonhomme ne manque pas d’humour – trouver des architectes capables de construire un pont entre la statue de la Renaissance qui surplombe Dakar et la statue de la Liberté qui trône sur New York. Ce dream a priori utopique, c’est Air Sénégal qui le réalise, s’empresse de se rassurer le diplomate américain. Un « pont aérien » entre le Sénégal et les Etats-Unis. Voilà comment l’ambassadeur Mushingi qualifie Air Sénégal. C’est en cela que le vol inaugural Dakar-New York-Washington/Baltimore, dans la nuit du 1er au 2 septembre 2021, a valeur de symbole.
Et symbole pour symbole, c’est la première fois qu’une compagnie sénégalaise assure une desserte transatlantique vers les Etats-Unis d’Amérique. Mieux, si on considère les Etats membres fondateurs de la défunte Air Afrique, à savoir le Cameroun, le Congo-Brazzaville, la République Centrafricaine, le Gabon, le Tchad, le Bénin, le Burkina Faso, le Niger, la Côte d’Ivoire, la Mauritanie et le Sénégal, c’est également une autre grande première qu’Air Sénégal réalise en Afrique de l’Ouest. En embarquant pour le vol inaugural de l’autre soir, les nostalgiques ont dû avoir des frissons en souvenir des belles années de la compagnie panafricaine disparue définitivement des cieux, le 25 avril 2002.
Il était une fois Air Afrique, a-t-on l’habitude d’écrire pour raconter l’histoire tumultueuse de 41 années d’une compagnie qui symbolisait l’unité africaine tant recherchée. Pour Air Sénégal, l’histoire est en train de s’écrire en direct, comme la ligne directe Dakar-New York qui vient d’être inaugurée. Mais conquérir l’Amérique, à l’image de sa découverte par Christophe Colomb, de ce qu’on a appris de l’Histoire, n’est pas chose aisée. Pas du tout une mince affaire. Il faudra savoir se mouvoir entre les zones de turbulences, contre vents et tempêtes en se méfiant des trous d’air. Cela passe par le b.a.-ba de l’aviation civile : tarifs compétitifs, ponctualité, rigueur et professionnalisme. Toutes choses dont semble conscient le pilote en chef d’Air Sénégal, qui n’est autre que son Directeur général Ibrahima Kane. Test plus ou moins réussi au bilan global du vol inaugural.
S’il est vrai que le 1er septembre n’est pas le 1er avril pour qu’on puisse parler de poisson d’avril, il y a tout de même des enseignements à tirer. A titre d’exemple, le vol à l’aller a enregistré pas moins d’une heure et trente minutes de retard, alors qu’au retour, c’est-à-dire sens New York-Dakar, l’appareil A330-900 Néo a décollé à l’heure pile poil. Ce que « Casamance », nom de baptême de l’Airbus flambant neuf, a pu faire au départ de New York, il aurait pu le réaliser en quittant Dakar. Quand on est capable d’être en retard, on doit être capable d’être à l’heure.
Test réussi, reste à transformer l’essai. Une compagnie d’aviation qui dure est une compagnie qui endure. Construire dans la durée d’autant plus qu’un hub aérien ne se décrète pas. Autrement, ce serait encore tirer des plans sur la comète. Des fiascos dans ce domaine, on en a connu. Et plus d’une fois. Si Air Sénégal est venue pour durer, elle sait ce qu’elle a à faire : éviter les erreurs de ses prédécesseurs, les défuntes Air Sénégal International et Sénégal Airlines. Départ gaindé, arrivée mouss ? Non, ne condamnons pas déjà et si vite Air Sénégal à l’échec. Que le rêve soit américain ou sénégalais, il faut plutôt être optimiste.

Duel Entre Lat Diop Et Nene Fatoumata Tall : Aliou Sall, dans un dilemme

https://www.lactuacho.com Golf sud reste l’une des 5 communes les plus stratégiques dans le département de Guédiawaye. Ces Locales seront une occasion pour jauger les troupes. Dès lors, la bataille est âpre entre Lat Diop et Néné F. Tall. Aliou Sall devra faire son choix.
A moins qu’il ait fait son choix, sans le communiquer, Aliou Sall est dans un dilemme. Car il sera obligé de le faire pour apporter son soutien, soit à Lat Diop, actuel Dg de la Loterie nationale sénégalaise (Lonase) ou à Néné Fatoumata Tall, Ministre de la Jeunesse, dans le cadre des élections locales pour la mairie de Golf sud.
Dans le département de Guédiawaye, les candidatures foisonnent. Celles qui retiennent toutes les attentions sont celles de Lat Diop et Néné Fatoumata Tall. Deux candidats de la coalition Benno Bokk Yakaar. Lat Diop a réussi à tisser sa toile dans le département. Même s’il avait connu quelques bisbilles avec Aliou Sall qui l’avait complètement mis au frigo. Il a fallu le lancement du Bus transit rapide (Brt) pour que ce dernier rebondisse, suite à la main tendue du maire de la ville, Aliou Sall, lui-même.
Par ailleurs, il a longtemps nourri son ambition d’être maire de la commune de Golf pour déboulonner Aïda Sow Diawara. Ce qui lui avait valu des vertes et des pas mûres.
De fil en aiguille, avec la crise de leadership qui sévissait dans la commune, il a saisi sa chance. « Il est membre de la mouvance présidentielle. Il est ambitieux et a comme slogan la politique de développement. Même si le Rewmi lui a tendu la main, cela n’a pas émoussé son ancrage dans Bby », avaient déclaré des partisans apéristes.
Selon ces jeunes, les élections approchent à grands pas et toutes les formations politiques sont à pied d’œuvre. « La Cojer de Golf sud, face à une sélection naturelle, n’a pas le droit de rester sourde. Le nouvel élan insufflé au niveau de cette localité porte dans une large mesure l’empreinte de Lat Diop », a lâché Omar Coundoul de la Cojer.
S’agissant de Néné Fatoumata Tall, elle peine certes à asseoir une base dans la commune.
Nommée Pca à la Lonase au début, puis Ministre, elle a toujours été la protégée d’Aliou Sall qui la nomme « ma fille ». Cette situation augure bien de chaudes empoignades. Car les sages ont décidé d’investir Néné F. Tall pour diriger la commune.
« Nous avons décidé d’investir Néné qui est native de cette localité et militante de 1re heure. Elle est notre espoir et travaille aux côtés d’Aliou Sall », avaient laissé entendre les sages.
Même son de cloche chez les femmes, via Ndeye Fary Diop. Quelle sera la position d’Aliou Sall qui sera obligé de déclarer son soutien à l’un ou à l’autre ?Mystère et boule de gomme. Rewmi

SENEGAL,UNE EMERGENCE IMMERGEE ? PAR CÉCILE THIAKANE

La banlieue dakaroise, qui a connu une « urbanisation anarchique », vit les mêmes péripéties tous les ans, les inondations y sont récidivantes durant la saison des pluies
L ’hivernage, qui devrait être une période bénie et de réjouissances pour un pays sahélien comme le nôtre, est en phase de devenir une source supplémentaire d’inquiétude et de souffrance pour beaucoup de populations déjà éprouvées par les urgences de survie auxquelles elles doivent faire face de manière quasi quotidienne. La banlieue dakaroise, qui a connu une « urbanisation anarchique », vit les mêmes péripéties tous les ans, les inondations y sont récidivantes durant la saison des pluies.

L’HIVERNAGE, NOUVELLE SOURCE D’INQUIETUDE

On se rappelle de l’épisode catastrophique de 2012, qui occasionna de lourdes pertes immobilières, matérielles et en vies humaines. Les infrastructures publiques furent lourdement touchées : des écoles, des structures de santé, des réseaux d’approvisionnement d’électricité et d’eau potable. Cela entraina une rupture des services publics durant de nombreux jours. Cette situation désastreuse marqua un tournant dans la politique de gestion durable des risques d’inondations. Le gouvernement adopta le Programme Decennal de Gestion des risques d’Inondations (PDGI) dote d’un budget de plus de 700 milliards de FCFA. Le même parti politique étant au pouvoir depuis le lancement de ce programme, le problème de continuité dans la gestion se pose moins, pourrait-on penser ! Concrètement quel bilan peut-on tirer des réalisations imputables à ce colossal budget en une décennie ? Quelles améliorations ont été apportées à cette situation désastreuse ? Pendant l’hivernage 2020, la banlieue Dakaroise notamment Keur Massar restait toujours immergée. Les pluies diluviennes occasionnèrent de lourdes pertes matérielles et laissèrent un traumatisme psychologique à des familles vulnérables qui se sentent abandonnées à cet enfer qu’elles vivent tous les ans. Une enveloppe de 15 milliards est annoncée par le gouvernement pour solutionner le problème en un an. Au vu de ce qui s’y passe actuellement, force est de constater que la sortie de crise ne sera pas pour cette année, encore une fois.

QUEL BILAN TIRER DE CES DIFFERENTS INVESTISSEMENTS ?

Il y a obligation d’un audit technique et financier sur le dispositif de gestion et de prévention des inondations pour évaluer, l’efficacité et l’efficience de toutes les ressources humaines et financières spécialement mobilisées au cours de cette décennie. Où sont passés les fonds ? Ont-ils été utilisés de manière idoine pour résoudre spécifiquement ce problème crucial ? Peut-on parler de mauvaise gouvernance dans cette allocation de ressources ? Qui en sont les coupables ? Comment éviter l’enlisement et sortir les populations de cette galère ? Est-ce acceptable que dans un pays qui chante l’émergence à tout bout de champ, que des populations du fait du manque d’efficience de politiques d’assainissement et d’aménagement du territoire continuent à être sinistrées tous les ans par une pluviométrie abondante certes, mais loin de résulter d’un état de catastrophe naturelle ? Les effets du changement climatique sont plus ou moins connus depuis des années. L’extrême vulnérabilité de l’Afrique à ces changements climatiques : récurrence des sécheresses, érosion des sols, désertification et pluviométrie irrégulière, montée des eaux, sont des problèmes identifiés et on sait que leur ampleur pourrait s’intensifier d’année en année. Donc les états sont tenus d’ajuster leurs programmes et politiques publiques pour faire preuve de résilience climatique. Les solutions d’urgence ont déjà montré leur limite et l’on doit prendre conscience qu’elles n’apporteront aucune réponse durable dans le long terme. Habitués au colmatage de brèche, nous restons dans l’éternel recommencement. Il est urgent de changer de stratégie et d’éviter les solutions de bout de chaîne.

QUELLES SOLUTIONS PERENNES ?

Cette situation appelle à une réponse globale pour en finir avec cette politique publique de l’assainissement qui reste embryonnaire. Elle gagnerait à être transversale et inclusive pour adresser ces défis : 1- Urbanisation galopante et anarchique 2- Déficit d’investissement dans les infrastructures d’assainissement et d’aménagement du territoire, la planification et la priorisation des chantiers 3- Education et sensibilisation de la population pour l’impliquer davantage dans l’assainissement domestique et aussi dans le respect des infrastructures publiques d’assainissement notamment les canaux. 4- Fermeté à l’égard de tous les promoteurs immobiliers d’intégrer dans leurs programmes des VRD ( voiries et réseaux divers ) performants…
Même si les bassins de rétention des eaux pluviales sont une solution, il faudrait dans leur mise en œuvre proscrire les erreurs enregistrées avec la Zone de captage à Dakar. Cette infrastructure conçue à la base pour le drainage et la rétention des eaux de pluie et adresser le problème des inondations récurrentes à Dakar semble avoir été conçue en silo et non dans une vision holistique : gestion des eaux de pluies usées, salubrité, assainissement pour un meilleur cadre de vie et le bien-être des populations… Cet endroit est un tueur silencieux de toute la population vivant aux alentours car devenu un dépotoir d’immondices. L’infiltration de cette eau souillée dans la nappe phréatique, la prolifération des moustiques, autres bactéries et même des serpents posent un crucial problème sécuritaire et de santé publique. La région dakaroise a beaucoup perdu de sa végétation à cause d’un mauvais choix d’urbanisation qui a sacrifié les espaces verts. On sait pourtant que des arbres et arbustes sont des remparts contre l’humidité des sols car leurs racines absorbent l’eau. La bétonisation sans un réseau d’assainissement performant est aussi problématique car favorisant les inondations. Il est préconisé de minimiser le recours à des surfaces imperméables : asphalte, béton uni et de privilégier du béton drainant et les matériaux poreux par exemple (pavés perméables, copeaux de bois, gravier, nids d’abeille).
L’obstruction des canaux d’évacuation des eaux du fait des incivilités appelle aussi à une prise en charge de ce problème par une sensibilisation et conscientisation des populations. Inciter et encourager les études de sol ou étude géotechnique pour en connaître sa qualité et éviter ou prévenir ainsi les risques naturels qui peuvent affecter la construction : présence d’argile pouvant occasionner un phénomène de retrait-gonflement entraînant des fissures, risque d’inondation, remontée de nappes phréatiques.
Espérons que la ville nouvelle de Diamniadio ne perpétuera pas les mêmes erreurs que Dakar Quelles villes africaines de demain ? A la place des investissements de prestige comme le TER, on gagnerait à investir davantage dans l’assainissement qui reste un enjeu primordial, un prérequis important pour un développement économique concomitant au bien-être des populations au Sénégal. Bien au-delà de ces investissements nécessaires à l’amélioration de ces infrastructures de VRD (Voiries et Réseaux Divers) il convient de mesurer en parallèle les pertes occasionnées par leur défaillance. Le propos ici repose sur le coût d’opportunité. Prenons le temps d’apprécier à ses justes conséquences le désarroi et l’inconfort des populations sinistrées, les pertes économiques, le temps perdu dans les embouteillages, les risques pour la santé des populations et l’impact sur le bien-être des populations. Selon les différentes prévisions, la ville africaine connaîtra un boom démographique les prochaines décennies. Même si je pense que l’Afrique gagnerait à promouvoir un modèle d’urbanisation, basé sur de petites unités urbaines organisées autour de pôles d’attractivité, pour en finir avec les échecs patents de l’urbanisation en Afrique, il est opportun de s’inscrire dans une démarche prospective. La ville africaine de demain, devrait être construite en prenant mieux en compte les préoccupations des habitants en faisant converger différents domaines pour assurer le développement inclusif à long terme des sociétés sur les plans économique, social et environnemental. Ces différents domaines : logements et cadre de vie, eau, assainissement, gestion des déchets, accès à l’énergie, santé, transports, autres infrastructures devront être pensés, conçus et intégrés dans les plans d’urbanisation pour faire des villes africaines des endroits agréables à vivre pour tout l’ensemble de la population.Par Cécile THIAKANE,Actrice du développement durable,Experte en ODD 11 (villes ET communautés durable)

A son excellence Macky Sall : «La rançon d’un troisième mandat illégal, c’est la déchéance» Par  Boubacar SADIO

EXCELLENCE, excusez-moi mon impertinence, vos partisans diront mon insolence, à m’adresser à vous sans que rien m’y autorise. Seulement, compte tenu de la très grande estime que je porte à l’endroit de votre personne, j’ai estimé devoir vous manifester ma solidarité et mon soutien moral suite aux tout récents événements intervenus dans la république sœur de Guinée avec la chute, l’éviction, le déracinement de votre collègue Alpha Condé. Partageant avec lui le même syndicat des Chefs d’Etat de l’Afrique de l’ouest, je mesure à sa juste valeur la profondeur de votre peine et de votre chagrin, l’ampleur de votre désarroi et, probablement, votre grande inquiétude. La marche du monde et les principes de vie sont régis par un système binaire à caractère universel ; c’est ainsi qu’il y a le bien et le mal, le bon et le mauvais, la joie et la tristesse, le bonheur et le malheur, la force et la faiblesse, la puissance et la déchéance, la vie et la mort etc…
EXCELLENCE, quelle triste et pitoyable image que celle qui montre l’ancien président Alpha Condé affalé dans un canapé décrépi, dans une tenue débraillée, le col de la chemise ouverte, une jambe pliée, les yeux hagards, l’air totalement hébété donnant la douloureuse impression de s’être retrouvé subitement en déréliction dans une nouvelle réalité. Entouré de jeunes militaires qui s’efforçaient de lui laisser un peu d’illusion sur un pouvoir relevant du passé, la scène pouvait laisser croire qu’il s’agissait de l’arrestation d’un parrain de la mafia surpris en train de siroter du vin ou du champagne, breuvages dont il serait un adepte. Le Président Alpha Condé est réputé être un disciple de Bacchus qui levé trop souvent le coude ; ce qui l’amène à des écarts de comportements indignes d’un Chef d’Etat tels que le fait de danser pendant que se joue l’hymne national, de tirer la barbe d’un iman, de tituber pendant les meetings. Le président Alpha Condé ne s’est pas tu volontairement, refusant de répondre aux questions qui lui étaient posées. Il était en état de sidération totale parce qu’il lui est arrivé deux choses à la fois ; le ciel lui est tombé sur la tête et le sol s’est dérobé sous les pieds. Il ne pouvait qu’être paralysé, tétanisé et rester sans voix.
EXCELLENCE, votre « ami » le Président Alpha Condé, enivré par les délices du pouvoir et encouragé par les parasites et les écornifleurs qui gravitent dans la galaxie présidentielle, s’était vraiment cru sorti des cuisses de Jupiter et, assis à califourchon sur Sirius, il se croyait indispensable, irremplaçable, omnipotent, omniscient et éternel. Après avoir cristallisé l’espoir de tout un peuple en menant une opposition sans concession aux différents régimes, il a fini par montrer son vrai visage ; un impitoyable dictateur, un tyran sanguinaire qui a martyrisé son peuple, massacré sa jeunesse, tué des innocents dont des enfants, s’abreuvant de leur sang. Il a fait autant de mal sinon plus de mal que ses prédécesseurs. Sous les oripeaux d’une démocratie dont il se voulait et se réclamait le chantre et le héraut, il s’est révélé un véritable et redoutable conspirateur qui a passé tout son temps à perpétrer des coups d’Etat constitutionnels au gré de ses humeurs, de ses objectifs politiques et de ses desseins malsains. Et, comme je n’ai eu de cesse de le dire, les coups d’Etat constitutionnels répétitifs aboutissent inéluctablement à des coups d’Etat militaires. Quand les civils jouent avec la démocratie en foulant au pied les principes républicains les plus élémentaires, les militaires s’amuseront avec les coups d’Etat en y mettant du sérieux.
EXCELLENCE, vous le savez bien, la Constitution est le texte fondamental qui résume, concentre et consacre les principes et les préceptes définis d’un commun accord par un peuple ; elle est la base du contrat social et détermine les règles du contrôle social. La Constitution encadre la marche e la république, de l’Etat et des institutions ; elle définit les grands principes qui doivent régir les rapports entre l’Etat et les citoyens, notamment les libertés individuelles et collectives. Aussi, la Constitution prend-elle l’appellation de Charte fondamentale. Et, c’est ce caractère fondamental qui lui confère une véritable sacralité qui, en principe, doit la protéger et la mettre à l’abri de toute forme de manipulations malveillantes initiées uniquement pour des intérêts égoïstes et crypto personnels. Le Président Alpha Condé, à l’instar de beaucoup de ses pairs, s’est imprudemment et impudemment arrogé le droit de changer, de modifier ou de supprimer les dispositions de la constitution dont il avait fait une propriété personnelle et privée. Une constitution est faite pour être respectée scrupuleusement.
EXCELLENCE, comme on a du vous le rapporter, c’est dans une liesse indescriptible que les populations guinéennes ont accueilli la chute du Président Alpha Condé lui qui, la veille, drainait des foules immenses supposées acquises à sa cause. Les manifestations de joie des populations montraient à quel point les Guinéens souffraient sous le magistère incandescent du vieux tyran et combien ils se sentaient délivrés des fourches caudines et acérées d’une ploutocratie ringarde, cupide, avide et indifférente aux souffrances de ses compatriotes. Comme de tradition la communauté internationale, qui à mon avis n’a aucune signification, a condamné le coup de force des militaires et réclamé le rétablissement d’un prétendu ordre institutionnel. C’est une condamnation à minima qui n’exprime pas le vrai sentiment d’a plupart des personnes qui accueillent les faits survenus comme un véritable soulagement. Point n’est besoin de s’attarder sur l’hypocrisie, la lâcheté et la fumisterie de l’UA et de la CEDEAO connues et réputées pour leur inefficacité légendaire et absence totale d’équité de l’application de leurs principes.
EXCELLENCE, comme tout le monde et en parfait accord avec mes principes, je déplore vivement ce qui s’est passé chez nos voisins guinéens ; ce n’est vraiment pas la meilleure manière d’accéder au pouvoir. Toutefois, je me garderai de condamner de manière péremptoire et sous une fausse indignation le Colonel Mamady DOUMBIA et ses hommes. Leur action a été murement réfléchie, bien planifiée et admirablement exécutée. Si l’on peut considérer leur action comme un mal, c’est un mal nécessaire à la place du pire. Pour les populations guinéennes, l’intervention des militaires est venue à point nommé pour mettre un terme à une situation intenable d’anarchie institutionnelle, de dérives ethniques, de précarité économique et d’injustice sociale. Appréciant et ayant bien analysé la situation, les militaires en bons républicains ont décidé de sauver la République d’un chaos certain ; ils ont compris qu’au de la défense de la patrie et du territoire national, l’armée a pour mission fondamentale de veiller au bon fonctionnement de la République, de l’Etat et des institutions. S’y ajoute ses responsabilités dans la préservation de l’unité nationale et de la cohésion sociale. On peut leur reprocher et éventuellement condamner la voie choisie, mais il faut reconnaitre la noblesse de leurs intentions ; sont-ils pires que les tenants du régime déchus ?

EXCELLENCE, à écouter le Colonel Mamady Doumbia énumérer les griefs contre le régime d’Alpha Condé, on se croirait au Sénégal :

-violation et tripatouillage de la constitution ;
-patrimonialisation de l’Etat ;
-détournements des deniers publics ;
-impunité des auteurs de malversations ;
-gabegie dans la gestion des ressources publiques :
-instrumentalisation de la justice ;
-politisation à outrance de l’administration ;
-nominations et promotions sur des critères ethniques.
ET, c’est pour toutes ces raisons, entre autres, qu’ils ont pris la très lourde et historique décision de bouter Alpha Condé hors du palais pour asseoir les bases d’un nouveau départ et la mise en place des fondamentaux d’une renaissance démocratique, d’un véritable Etat de droit après une concertation citoyenne et populaire inclusive.
EXCELLENCE, ce qui est arrivé à Alpha Condé n’est que la résultante de son entêtement à vouloir exercer un troisième mandat auquel il n’avait pas droit, la constitution le lui interdisant, comme c’est votre cas avec notre constitution qui stipule clairement que « Nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs ». Il est resté sourd aux différents appels de proches, d’amis, d’anciens camarades de promotion, d’anciens compagnons de lutte qui, tous lui demandaient et même suppliaient de ne pas briguer un troisième mandat. Il a fait usage de tous les artifices et astuces du « Njucc-Njacc » pour imposer une nouvelle constitution qui lui a permis, avec la complicité de juges corrompus, de se présenter à l’élection présidentielle qu’il a perdue mais qu’il confisquée en se déclarant vainqueur. Quel triste sort ! Le voilà entre quatre murs, regrettant amèrement de n’avoir pas écouté la voix de la sagesse et n’avoir pas emprunté la voie de l’honneur et de la dignité.
EXCELLENCE, il ne faudrait surtout pas que les populations guinéennes soient emportées et subjuguées par l’acte de délivrance des militaires au point de renier l’histoire récente de leur pays. Ces militaires, aujourd’hui, accueillis en sauveurs ont joué un rôle néfaste dans la l’oppression et la répression du peuple. Ils ont participé à des tueries de masse, à des massacres de citoyens innocents qui ne faisaient que réclamer leurs droits constitutionnels à manifester. Dotés, au frais du contribuable, d’armes létales pour faire face à tout ennemi extérieur, les militaires ont retourné ces armes contre des populations abattues à bout portant dans le dos alors même que celles-ci fuyaient pour trouver refuge. C’est l’histoire qu’il ne faut pas occulter ; il faut avoir le courage de l’évoquer pour respecter la mémoire des disparus et permettre à leurs âmes martyrisées de reposer en paix. Le premier acte d’absolution ou de rédemption que les militaires auraient dû poser, et qui pourrait constituer les prémices d’une réconciliation nationale, c’est de demander pardon officiellement et solennellement au peuple pour toutes les souffrances endurées sous les différents régimes dictatoriaux qui ont géré le pays.
EXCELLENCE, en toute honnêteté je nous vous souhaite point le sort que vit en ce moment le Président Condé, c’est pourquoi je n’aurai jamais de cesse de vous demander de ne jamais tenter l’aventure d’une troisième candidature. De grâce ne prêtez aucune oreille attentive à ces gens de votre entourage qui vous incitent à violer la constitution mais à vous dédire, ils ne sont mus que par leurs propres intérêts. Je ne cesse de vous alerter, une déclaration de candidature de votre part pour un troisième va entrainer des morts, notamment au sein de la jeunesse ; cette troisième candidature set rejetée par la grande majorité des Sénégalais. Comme je l’ai dit dans une de mes contributions, les plus farouches opposants à votre troisième candidature seront issus de votre actuelle coalition, Benno book Yaakaar. Il est bien vrai que les membres de nos forces de défense et de sécurité sont formés et formatés dans les valeurs et principes républicains et qu’ils n’ont pas les mêmes comportements que leurs homologues de la sous-région, mais il faut savoir que ce sont le contexte, les circonstances et les paramètres d’ambiance qui, souvent, déterminent les initiatives et les décisions. Le jour où quelqu’un, quel que soit son statut, voudra par stratégie politique, installer le chaos dans le pays, les forces de défense et de sécurité sauront faire et prendre leurs responsabilités. Il est toujours bon de rappeler que les forces de défense et de sécurité n’ont pas prêté un serment d’allégeance à un individu, fut-il le Président de la république, mais à la Constitution de la république.
EXCELLENCE, franchement votre comportement vis-à-vis de vos compatriotes laisse vraiment à désirer, vous semblez ne leur accorder aucune considération, aucun égard, alors que vous êtes leur serviteur voire leur esclave. C’est à peine si vous daignez vous adresser à eux pendant les moments difficiles ou ils attendent de vous non pas des solutions miracles mais l’expression d’une solidarité et la manifestation d’une forme de sympathie et d’empathie réconfortante. Votre froideur est unanimement dénoncée par les Sénégalais, même au sein de vos partisans ; à cela s’ajoute une condescendance et une arrogance que rien, absolument rien ne justifie. Est-il normal que dans une république organisée les citoyens ne puissent pas savoir si leur Président doit ou non se présenter à la prochaine élection ? Est-il normal que l’application des dispositions claires, nettes et précises de la constitution soit tributaire de la seule volonté, des seuls désirs et des humeurs cyclothymiques du Président sortant ?
EXCELLENCE, pour votre propre gouverne n’écoutez pas et ne vous laissez pas endormir par les poncifs du genre, il n’y aura jamais de coup d’Etat au Sénégal ; aucun pays africain, aucun Président africain n’est à l’abri d’une mauvaise surprise. La seule recette efficace pour échapper à un coup d’Etat, c’est d’assurer et de garantir pleinement, sincèrement, honnêtement et sans « Nucc-Njacc » le jeu d’une véritable démocratie, toute autre démarche, toute autre option comporte les germes de sa propre destruction. Vous devez tirer tous les enseignements nécessaires en vous référant aux sorts de Ibrahima Boubacar Keita et d’Alpha Condé ; faites montre de plus de modestie et d’humilité, vos pouvoirs actuels sont éphémères, fugaces, d’une vanité et d’une vacuité inhérentes à votre statut de simple mortel. SEUL ALLAH EST PUISSANT.
EXCELLENCE, les Sénégalais ne vous demandent qu’une petite chose, largement à votre portée, mais, peut-être difficilement réalisable par rapport aux intentions qui vous sont prêtées de vouloir solliciter un troisième mandat auquel vous n’avez pas droit, c’est de tout simplement respecter votre parole. « La parole, c’est l’homme », apophtegme africains
Qu’Allah vous Fasse entendre la voix de la sagesse qui vous fera prendre la voie de l’honneur et de la dignité.Dakar le 09 Septembre 2021,Boubacar SADIO,Commissaire divisionnaire de police de classe Exceptionnelle à la retraite.

Est-il vraiment sérieux,ce président-là ? Par Mody Niang

Personnellement, je réponds catégoriquement non à cette question. Il n’est pas sérieux et ne nous voit qu’à son image et je vais tenter, tout au long de ce texte, d’illustrer ma réponse formellement négative, par des faits précis.
Presque dix ans après le lancement de son fameux Plan décennal de gestion des Inondations (PDGI), Dakar et sa banlieue, Touba, Kaolack, Saint-Louis comme d’autres localités du pays pataugent toujours dans les eaux de pluie et des eaux usées. Le budget prévu pour ce Plan était de 767 milliards de francs CFA, dont les 566 seraient déjà dépensés. Cinq cent soixante-six milliards ! C’est quand même beaucoup d’argent et les populations des zones toujours inondées comme de nombreuses autres se posent légitimement la question de savoir où sont passés tous ces milliards. Elles ne se contentent pas de se poser la question, elles manifestent leur colère.
Finalement, en conseil des ministres du 1er septembre 2021, il annonce sa décision de faire auditer la gestion du PDGI par l’Inspection générale d’État (IGE). Le Quotidien ne reste pas indifférent à cette annonce. Á la page « Une » de son édition du mardi 7 septembre il lance : « AUDIT Gestion de la lutte contre les inondations : MACKY PLONGE DANS LA MARE ». Et le journal d’expliquer à sa page 3 la décision du président-politicien. Le lendemain, le quotidien L’Observateur annonce une autre décision-farce. Á sa page 3, il note : « PERFORMANCE, TRANSPARENCE ET REDDITION DES COMPTES DANS L’ADMINISTRATION : Macky renforce le contrôle interne des ministères. » L’OBS précise d’emblée ceci : « Pour faire face aux défis de la transparence, de l’efficacité et de la Reddition des Comptes, le Président de la République a jugé nécessaire d’abroger et de remplacer le décret n° 82-631 du 19 août 1982 par celui n° 2021-827 du 16 juin 2021. » Je ne m’attarde vraiment pas sur ce nouveau décret ; je passe sur les choses sérieuses.
Ce président-politicien nous prend vraiment pour des demeurés. Dix ans après le lancement de son Plan, il nous annonce sa décision d’en faire auditer la gestion par l’IGE. Cet audit vient vraiment un peu tard. Il devrait se faire à mi-chemin, en 2016-2017. En outre, de nombreux audits devraient précéder celui-là. S’il n’était vraiment préoccupé que par la transparence et la reddition des comptes, de nombreuses structures qui soulèvent beaucoup de questions seraient auparavant auditées. Il devrait en être ainsi des mille milliards mobilisés pour faire face à la Covid19, des soixante-neuf autres destinés à soutenir les populations les plus faibles, du Prodac, de la Poste, du Coud, du Port autonome de Dakar, des services fiscaux et douaniers, de l’Agéroute, de Promoville, de l’Agetip, des différentes agences et de nombreuses autres structures qui gèrent depuis avril 2012 et sans contrôle des centaines de milliards de francs CFA. De tels audits auraient sûrement soulevé énormément de lièvres. Le président-politicien en est convaincu, c’est pourquoi il ne s’y aventurera jamais.
D’ailleurs, même si ces audits étaient faits, ils ne serviraient à rien car leurs rapports iraient retrouver les dizaines d’autres qui dorment d’un sommeil profond sur sa table. Avant de penser à de nouveaux audits, la logique voudrait quand même que le contribuable sénégalais sache ce qu’il en est vraiment de ces rapports qui gisent sous son pesant coude et de nombreux autres qui, eux aussi, comme ceux de l’OFNAC et de la CENTIF, dorment du même sommeil profond sur la table du Procureur de la République.
Que le président-politicien cesse donc de nous prendre pour des demeurés ! Ce nouveau décret (n° 2021-827 du 16 juin 2021) comme l’audit qu’il a lancé le 1er septembre 2021 ne serviront à rien, à rien du tout. La gestion de son très gâté beau-frère fait doublement partie de celles qui seront auditées. Personne ne croira un seul instant que, s’il est mis en cause, ce président-politicien lèvera un seul doigt sur lui. Il le couvera comme il a couvé Cheikh Oumar Hanne, Ciré Dia et de nombreux autres.
Ce président-politicien nous promettait « une politique sobre, transparente et vertueuse ». La réalité, la dure réalité a montré qu’il en est incapable. Aucun acte de sa gouvernance meurtrie de bientôt dix ans n’a illustré cet engagement qui lui a valu pourtant l’essentiel des plus de 58% de votes qu’il a engrangés lors de l’élection présidentielle du 25 mars 2012. Qu’il arrête donc de nous prendre pour ce que nous ne sommes pas ! Qu’il termine tranquillement son second et dernier mandat  et débarrasse le plancher politique, avec tous les membres de la famille dite libérale qu’il s’emploie à réunir ! En février 2024, ces gens-là auront fait vingt-quatre longues années à la tête du pays, qu’ils auront mis sens dessus dessous. Basta waay ! Dakar, le 9 septembre 2021 – Mody Niang


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