Revue de Presse du Vendredi 10 Avril 2020

Unes de la Presse du Vendredi 10 Avril 2020
Partagez ce contenu!

Gel De La Dette…La Banque Mondiale Et Le FMI Sur Les Traces De Macky

https://www.xibaaru.sn/Après l’appel à l’annulation de la dette publique africaine et au réaménagement de la dette privée du continent par le président Macky Sall dans son édito du 08 avrilLa Banque mondiale et le Fonds monétaire international ont appelé ce jeudi les créanciers à un « gel de la dette » des pays africains afin de libérer de l’argent pour sauver des vies et protéger les moyens de subsistance.
La Banque mondiale prévoit que l’Afrique subsaharienne entrera en récession pour la première fois depuis un quart de siècle, car la pandémie de Covid-19 perturbe les économies.
Selon l’institution financière mondiale, l’économie de la région pourrait se contracter de 2,1 % pour atteindre -5,1 % cette année.
L’épidémie s’est propagée à 52 pays du continent qui, au total, ont signalé 10 250 cas confirmés et 492 décès.
La Banque mondiale et le Fonds monétaire international appellent les créanciers à un « gel de la dette » afin de libérer de l’argent pour sauver des vies et protéger les moyens de subsistance.
L’Afrique a été l’une des dernières à être touchée par la crise du Covid-19, et la réponse de la plupart des pays a été rapide et ferme, matérialisé notamment par la fermeture des frontières, confinement et mise en quarantaine des voyageurs.Source BBC Afrique

BCEAO- «Des études montrent que les économies de l’Uemoa seront significativement affectées par l’impact du Covid-19»

https://www.lejecos.com/Dans cet entretien accordé à L’Observateur, le Gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), Tiémoko Meyliet Koné, jauge l’impact économique de la pandémie du Covid-19 dans la zone ouest-africaine. Et explicite les mesures immédiates et anticipatoires prises par l’organe qu’il dirige.
Entretien.
La zone Uemoa et plus globalement le monde vit aujourd’hui les répercussions du Coronavirus. Quelle a été l’action de la Bceao pour soutenir les économies de l’Union?
La pandémie du Covid-19 est à la fois une grave crise sanitaire mondiale et une crise économique et financière de grande ampleur. La Banque Centrale suit avec la plus grande attention son évolution et son impact sur les économies de l’Union (Uemoa-Union économique et monétaire ouest-africaine, Ndlr). Dans le cadre de son mandat, la Banque Centrale a rapidement pris des mesures fortes pour aider à limiter l’impact de la crise sur le secteur bancaire, afin de lui permettre de jouer plus efficacement son rôle d’intermédiation financière. Ainsi, la Bceao a décidé d’augmenter substantiellement les liquidités mises à la disposition des banques et de réduire le taux d’intérêt auquel elle leur accorde ses ressources. A la date d’aujourd’hui, 5 037 milliards FCfa ont été mis à la disposition du système bancaire, au taux préférentiel de 2,50%, soit une hausse de plus de 600 milliards depuis le début de la crise. Par cette mesure, la Bceao veut permettre aux banques de maintenir et d’accroître le financement des activités économiques dans l’Union. Les banques sont dès lors invitées à répercuter cette baisse du coût de leurs ressources sur les taux d’intérêt des crédits à la clientèle et, en particulier, aux Pme/Pmi. De plus, la Bceao a demandé aux banques d’accorder des réaménagements de crédits aux entreprises de l’Union affectées par la pandémie et qui rencontrent des difficultés à assurer le paiement de leurs échéances.
La Bceao a également décidé d’affecter 25 milliards FCfa au fonds de bonification de la Banque ouest africaine de développement (Boad) pour permettre à celle-ci d’accorder une bonification de taux d’intérêt et d’augmenter le montant des prêts concessionnels aux Etats. Le but est de les aider à financer les dépenses urgentes d’investissement et d’équipement dans le cadre de la lutte contre la pandémie. Les Etats ont ainsi pu bénéficier d’un montant immédiat de 120 milliards FCfa. Par ailleurs, en concertation avec la communauté bancaire et les établissements de monnaie électronique, la Bceao a pris des mesures pour réduire les coûts d’utilisation des moyens de paiement digitaux en vue d’encourager les usagers à les utiliser davantage durant cette période où les populations sont invitées à limiter les déplacements et les contacts physiques. Enfin, la Bceao a rassuré les banques qu’elle mettra à leur disposition des billets de banque en quantité et en qualité suffisante pour alimenter les guichets automatiques de billets de banque (Gab). En effet, dans les périodes de crise, les populations ont traditionnellement une préférence marquée pour la liquidité et utilisent beaucoup les guichets automatiques de billets de banque
Depuis quelques jours, vos services travaillent pour évaluer l’impact du Covid-19 sur les économies des pays de l’Union. Quels sont les résultats de vos travaux ?
Effectivement, la Bceao a entrepris, dès le début de la crise, des études pour évaluer son impact sur les économies de l’Union. Dans ce cadre, nous avons développé des modèles de simulation d’impact de la crise sur les économies de l’Union et réalisé des enquêtes auprès de plus de 500 entreprises dans tous les pays de l’Union. D’ores et déjà, les études montrent que les économies de l’Union seront significativement affectées par l’impact du Covid-19. Les canaux de transmission sont aussi bien externes qu’internes. Au plan externe, les économies vont se ressentir de la baisse de la demande mondiale liée à la crise du Covid-19, ainsi que d’un net recul des investissements directs étrangers et des transferts de migrants. Au plan interne, les mesures de restrictions des mouvements de personnes et de confinement, prises pour limiter la propagation du virus, vont entraîner une baisse de l’activité dans tous les secteurs, notamment les secteurs de l’industrie, du bâtiment et des travaux publics, du commerce, du tourisme, de la restauration et de l’hôtellerie, des transports aériens, ainsi que du secteur bancaire et financier. Les premières évaluations de la Bceao montrent une perte de croissance, une tension sur les prix à la consommation et une dégradation de la situation des finances publiques
Quels sont les pays, d’après vos études, qui seront les plus touchés?
Après étude des canaux de transmission identifiés à ce stade, tous les pays de l’Union sont déjà touchés par la pandémie. Les études montrent effectivement des impacts différents selon les structures des économies de ces pays. Mais nous ne sommes qu’au début de la crise. C’est la capacité globale des pays à limiter la propagation du virus dans le temps qui reste importante. A cet égard, il faut saluer la réactivité des Etats membres de l’Uemoa, qui ont pris des mesures fortes pour limiter l’impact de la crise.
On voit que des pays comme le Sénégal et la Côte d’Ivoire, qui sont les locomotives de l’Union, enregistrent de plus en plus de cas. Que va faire la Bceao en termes d’aide à ses pays ?
D’abord, il faut tout de suite préciser que les mesures que la Bceao peut prendre doivent s’inscrire uniquement dans le cadre des missions fondamentales qui lui sont confiées. Ensuite, la plupart des mesures prises par la Bceao, et que j’ai décrites plus haut, sont de portée régionale. Toutefois, certaines d’entre elles auront parfois une portée nationale plus marquée, en fonction de la situation spécifique de chaque Etat membre. Dans ce registre, on peut évoquer le cas du traitement réservé aux entreprises affectées par la crise. Les discussions que nous allons engager avec les banques dans chaque pays dépendront de la spécificité des entreprises concernées, de leur taille dans l’économie, etc. Il en est de même des discussions qui concernent les Pme/Pmi visées par le dispositif de soutien mis en place par la Bceao. Là également, la mise en œuvre des décisions va dépendre de la capacité des acteurs concernés de chaque pays à accélérer les diligences nécessaires pour rendre pleinement opérationnel le dispositif. Dans ce cadre, j’exhorte à nouveau les banques et tous les acteurs concernés à mettre en œuvre les actions nécessaires à rendre véritablement opérationnel le dispositif de soutien aux Pme/Pmi dans leur Etat.
Pouvez-vous,à l’état actuel de vos études, chiffrer les pertes qui seront occasionnées par le Coronavirus?
Les études préliminaires montrent que cette crise sanitaire aura un impact significatif sur les économies de l’Union. Toutefois, ces études sont en train d’être affinées et le résultat final dépendra de l’évolution de la situation au plan international et en interne, de la nature, ainsi que de l’étendue des dispositifs de soutien mis en place par les Gouvernements eux-mêmes dans chaque pays de l’Union. La réactivité des Etats pour la mobilisation des aides et soutiens internationaux (Fmi, Banque mondiale, Bad, etc.), sera particulièrement importante pour renforcer les budgets de ces Etats. Les résultats préliminaires des travaux en cours à la Bceao montrent que le taux de croissance économique de l’Union, qui se situe actuellement à 6,6%, pourrait replier de 3 points de pourcentage ou plus, en fonction de la gravité de la crise.
Pourrait-on comparer la crise financière qui s’annonce à celle de 2008?
La crise de 2008 était essentiellement financière. Elle était liée au développement d’actifs toxiques dans le système financier des pays développés. Les pays de l’Uemoa, qui n’avaient pas ces actifs toxiques, n’ont donc pas été directement affectés par cette crise. Par contre, la crise sanitaire actuelle du Covid-19 affecte directement les pays de l’Union, au même titre que les pays industrialisés. Dans tous les pays du monde, cette crise se traduit par une perturbation du système de production, une forte réduction de la demande (avec des pertes de revenus) et une crise financière, avec la chute des marchés financiers.
M. Gouverneur, pouvez-vous nous faire le point des discussions du dernier Conseil extraordinaire des Ministres ? Quelles sont les mesures fortes qui ont été prises ?
Effectivement, le Conseil des ministres extraordinaire s’est réuni deux fois déjà par visioconférence (les 20 et 30 mars 2020). Au cours de ses travaux, le Conseil a examiné les répercussions économiques et financières de la pandémie mondiale due au Covid-19 sur les pays de l’Uemoa.
Sur la base des premières évaluations faites par la Bceao, le Conseil a relevé que cette situation se traduira par une baisse de la croissance économique, une hausse du chômage et des impacts négatifs sur plusieurs secteurs d’activité, notamment le tourisme, le transport, le Btp, le commerce, l’industrie et le secteur financier. Les ministres ont échangé sur les mesures à prendre au niveau communautaire et au niveau des pays pour soutenir les économies et leur permettre de surmonter les effets de ce choc.
Le Conseil a pris acte des mesures proposées par les Organes et Institutions communautaires, pour accompagner les efforts en cours dans les Etats membres. Les ministres se sont félicités de l’ampleur des mesures envisagées, notamment pour soutenir les entreprises en difficulté et appuyer les Etats dans la gestion de la pandémie. Ils ont encouragé les Organes et Institutions communautaires à mettre en œuvre au plus vite les mesures proposées et à en informer les agents économiques et le public par les voies habituelles.
Comment la Bceao compte-t-elle aider les banques nationales à alléger les moratoires de paiement des Sénégalais ou du secteur privé sénégalais dans ce contexte de pandémie ?
Le 21 mars dernier, la Bceao a annoncé un certain nombre de mesures à mettre en œuvre, en relation avec le système bancaire, afin d’accompagner les entreprises qui rencontrent des difficultés pour rembourser leurs crédits, en raison de la crise sanitaire.
Dans ce cadre, la Banque Centrale a pris des mesures incitatives afin d’encourager les établissements de crédit à accorder aux entreprises affectées par les effets de la pandémie et qui le sollicitent, un report d’échéances sur leurs prêts, pour une période de 3 mois renouvelable une fois, sans charge d’intérêt ni frais ni pénalités de retard.
Par ailleurs, pour les entreprises affectées et qui n’auront pas obtenu un accord de report d’échéances avec leurs banques partenaires, il a été mis en place un dispositif de suivi et de facilitation dénommé «Dispositif Covid-19». Ce mécanisme vise à conforter le dialogue entre les entreprises et leurs partenaires bancaires, et à rétablir, le cas échéant, une relation de confiance à partir d’une démarche commune de recherche de solutions.
Est-ce qu’il y a des besoins en appui financier déjà exprimés par les banques installées dans l’espace Uemoa ?
Les demandes de ressources des banques sont traitées dans le cadre de la fourniture de liquidités que la Bceao accorde chaque semaine aux banques. Et, conformément à ce qu’elle avait annoncé, la Bceao a déjà fourni aux banques 5 037 milliards FCfa la semaine dernière. Elle a aussi rappelé sa disponibilité à accroître le volume de ressources qu’elle leur apporte habituellement, en fonction des difficultés avérées qu’elles viendraient à rencontrer. L’Observateur

CORONAVIRUS: Le Sénégal, face à la tyrannie des importations

https://actunet.net/Avec la Pandémie du coronavirus, à l’image du monde, le Sénégal fait face à des difficultés réelles en termes d’importations qui ont connu une baisse comme c’est le cas pour les exportations. Ce qui a de réels impacts sur le plan économique, mais également social, si l’on sait que notre pays dépend grandement d’importations de produits en tous genres. Face à cette tyrannie, avec son corolaire de désagréments – cela coûte des centaines de milliards Cfa – il est évident qu’il faut bien penser à changer de paradigme en misant surtout sur le consommer local et le patriotisme économique.
Quoique l’on dise, le Sénégal fait face à un déficit commercial pour un pays qui importe essentiellement des produits pétroliers (en attendant l’exploitation de notre pétrole), des biens d’équipement et surtout des produits alimentaires. Une situation rendue plus difficile avec l’apparition de la Pandémie du coronavirus qui bloque tous les secteurs de l’activité économique, sociale, éducative… à travers le monde. Et le Sénégal n’est pas épargné. Ce qui n’est pas sans conséquences, puisqu’il existe une réelle baisse sur les chiffres en termes d’exportation comme d’importations.
Ce qui veut dire que cette Pandémie pousse à la réflexion sur l’autoroute des grands changements, surtout relativement au “consommer local”. Et pour cause, le riz qui est la première denrée de consommation nationale, coûte excessivement cher au pays. La meilleure illustration se trouve dans les données douanières qui révèlent qu’entre le 1er janvier 2017 et le 31 août 2018, pas moins de deux (2) millions de tonnes de riz sont entrées au Port de Dakar pour un montant de près de 450 milliards Cfa. Ce qui veut dire qu’il est impératif de penser à accélérer l’atteinte de l’autosuffisance en riz et miser sur la consommation locale de cette denrée produite au Sénégal.

Des productions et des interrogations

Pourtant, dans le cadre du Plan Sénégal émergent (Pse), le Président Macky Sall avait lancé un programme d’autosuffisance en riz, avec l’objectif d’atteindre la barre d’un million de tonnes équivalent à 1,5 million de tonnes de Paddy pour les besoins des foyers sénégalais. Du côté de la filière arachide, le Sénégal dépasse la barre du million de tonnes.
Malheureusement, faute d’industrie pour la transformation du produit, les quantités les plus importantes traversent nos frontières, parce que vendues surtout aux Chinois. Ces derniers transforment l’arachide que le Sénégal importe en produits finis. Combien de milliards perdus ?
Pour le lait, c’est pratiquement le même constat. Pourtant, annuellement, la production locale est estimée à plus de 200 millions de litres. Malgré tout, le Sénégal importe du lait, moins taxé que le lait local. Une véritable aberration d’approche qui ne motive pas un investissement pour des industries privées modernes. Ce qui veut dire que le consommer local est d’actualité quand on sait que les importations, globalement, avoisinent le montant des 400 milliards Cfa. Essentiellement, le Sénégal a atteint l’autosuffisance en oignon et continue d’en importer ; les productions en pomme de terre et autres produits horticoles ont doublé, si l’on se réfère aux dernières données produites par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd).
Au-delà, l’artisanat et d’autres métiers courants peuvent mieux se porter, non sans oublier la commande publique qui doit être moins extravertie. Par Abdoulaye MBOW

 Covid-19 en France: de la si explosive rencontre entre Emmanuel Macron et Didier Raoult

https://www.financialafrik.com/-Plus qu’une opération de com, la rencontre Macron-Raoult sonne comme un revirement majeur.
Le professeur Didier Raoult était aux honneurs ce 9 avril 2020. Le directeur de l’IHU Méditerranée Infection de Marseille a réservé l’exclusivité de son étude de suivi sur 1 061 patients passés par ses services au président Emmanuel Macron, venu lui rendre visite dans son institut d’infectiologie, aujourd’hui au centre de la guerre mondiale contre le coronavirus. Les résultats de cette étude sont éloquents et viennent fragiliser encore un peu plus les adversaires du professeur Raoult, tenant de l’orthodoxie et de la méthodologie scientifique, même en temps de guerre.
Dans cette nouvelle étude, la guérison est constatée sur 973 patients en 10 jours. La nouvelle étude a été publiée dans la soirée, en anglais, sur le site pré-prints de l’IHU. «La combinaison HCQ-AZ, lorsqu’elle est démarrée immédiatement après le diagnostic, est un traitement sûr et efficace pour Covid-19, avec un taux de mortalité de 0,5%, chez les patients âgés. Il évite l’aggravation et élimine la persistance et la contagiosité du virus dans la plupart des cas», y lit-on.
Les échanges entre le président et le toubib, à l’abri des caméras, ont débordé le temps protocolaire fixé initialement. Le président Emmanuel Macron a pris le temps nécessaire pour visionner la présentation de l’étude du professeur Raoult et salué plusieurs étudiants en médecine, notamment du Burkina Faso, de la Tunisie et du Sénégal. Cette nouvelle démonstration du professeur marseillais suffirait-elle à faire taire ceux, nombreux dans les lobbys pharmaceutiques à vouloir contre la si bon marché chloroquine (vendu à moins de 10 euros) des remèdes plus rémunérateur ?
Le déplacement d’Emmanuel Macron entre dans le cadre des consultations menées auprès des experts, avant son allocution, la quatrième en moins d’un mois, prévue lundi, peu après 20 heures. Nul doute que l’usage de la chloroquine préconisé par Didier Raoult pour combattre le covid-19, après avoir rencontré une première victoire, le 23 mars, avec le rétropédalage du ministre français de la Santé, Olivier Véan, qui avait abrogé son arrêté encadrant l’utilisation de ce médicament, est en passe d’être préconisé sans restriction en France et Navarre comme un peu partout dans le monde.
Pour rappel, l’infectiologue marseillais défend l’utilisation de l’hydroxychloroquine en combinaison avec l’antibiotique azythromicine, pour soigner le Covid-19.Albert Savana

La France lance, via l’AFD, l’Initiative «Covid-19–Santé en commun»pour soutenir les pays d’Afrique

https://www.financialafrik.com/-Dans le cadre de l’initiative prise par le président de la République et ses pairs africains et de l’effort européen, l’Agence française de développement (AFD) annonce le lancement de l’Initiative « Covid-19 – Santé en commun » de 1,2 milliard d’euros d’ici à l’été 2020 en réponse à la crise sanitaire mondiale engendrée par la pandémie liée au virus Covid-19. Cette initiative française va permettre d’apporter une réponse ciblée et partenariale à la crise sans précédent que traversent les pays en développement. Ce dispositif, complémentaire des actions des bailleurs de fonds multilatéraux et européens, cible en priorité le continent africain.
L’initiative « Covid-19 – Santé en commun », validée par le conseil d’administration de l’AFD du 2 avril 2020 constitue une première réponse face à la crise sanitaire et à ses conséquences économiques et sociales immédiates.

Elle comprend plusieurs leviers d’actions : 

-150 millions d’euros sous forme de dons
-1 milliard d’euros sous forme de prêts afin de répondre aux enjeux de court terme des pays ou des banques publiques de développement partenaires de l’AFD.
-Des modalités adaptées sont prévues pour accélérer la mise à disposition des fonds.
Dans un contexte de progression mondiale de l’épidémie de virus Covid-19, les pays africains sont particulièrement vulnérables et ont besoin d’un soutien rapide, du fait de la fragilité de leurs systèmes de santé, qu’il convient de renforcer durablement, mais aussi de la dimension mondiale de la crise, qui suppose un égal accès de toutes les régions du monde aux solutions qui émergent et pour éviter aussi de nouvelles vagues de la pandémie.
Par ailleurs, au-delà des aspects sanitaires, le Covid-19 aura des conséquences économiques et sociales majeures, qui frapperont d’abord les populations et les territoires les plus pauvres. L’objectif de ce plan d’actions porté par l’AFD est de répondre immédiatement aux enjeux sanitaires de court terme mais aussi de commencer à préparer l’après crise.
Les principaux pays bénéficiaires de cette initiative seront les 19 pays prioritaires de l’aide française en Afrique, dans les bassins océaniques (Madagascar, Comores, Haïti) ainsi qu’au Proche Orient. Cette Initiative s’adresse aux États mais également aux organisations de la société civile, aux banques publiques de développement, au secteur privé et aux acteurs français de la santé mondiale.

Les principaux axes d’intervention de ce dispositif seront les suivants :

-le renforcement des réseaux régionaux de surveillance épidémiologiques
-des contributions aux plans nationaux de réponse au Covid-19 des pays africains
-des appuis aux principaux acteurs français de la réponse au Covid-19 (ONG, fondations, réseaux, organismes de recherche, etc.)
-des appuis budgétaires pour le renforcement des systèmes de santé.
L’Initiative « Covid-19 – Santé en commun » s’appuiera notamment sur Expertise France, qui rejoindra prochainement le groupe AFD, et sa plateforme d’assistance technique mise en place pour appuyer le renforcement des capacités des pays partenaires et permettre un meilleur accès des pays prioritaires aux moyens disponibles au niveau multilatéral.
Le 8 avril 2020, l’AFD a émis avec succès sur les marchés une obligation d’un montant de 1,5 milliard d’euros dont les fonds contribueront notamment au financement de l’initiative «Covid-19 – Santé en commun ».
Cette initiative française est ainsi conçue comme complémentaire des actions des institutions multilatérales et dans le cadre d’une collaboration forte entre tous les acteurs de l’Union européenne. « L’initiative « Covid-19 – Santé en Commun » constitue une composante essentielle de la contribution de la France à la riposte mondiale au Covid-19 pour les pays les plus vulnérables. Elle va permettre de mobiliser rapidement de l’expertise technique et des financements dédiés aux systèmes de santé, qui vont être fortement sollicités dans les prochaines semaines, et aux conséquences immédiates de la crise, au plan économique et social. Elle doit contribuer aussi à renforcer à plus long terme les systèmes de santé pour leur permettre de mieux faire face aux risques épidémiologiques. Au-delà de cette riposte de court terme à l’urgence sanitaire, d’autres réponses intégrant les conséquences sociales et économiques de la crise sont en préparation avec l’Union européenne et les grands bailleurs internationaux, notamment dans le cadre des travaux de l’International Development Finance Club (IDFC), engagé dans cet effort de solidarité mondiale », déclare Rémy Rioux, directeur général de l’AFD.

FINANCEMENT DE LA FORCE COVID19:LES TURCS CACHENT LEURS SOUS

https://www.seneplus.com/– https://www.lequotidien.sn/Les entreprises turques au Sénégal n’ont pas entendu l’appel du chef de l’Etat, ni vu le mouvement général de solidarité.
La lutte contre le coronavirus avec la mise en place du Fonds Force Covid19, voit chaque jour se manifester des gestes de solidarité nationale de la part des particuliers, mais aussi, plus spécialement, de certaines grandes entreprises ayant pignon sur rue au Sénégal. Tout le monde a vu les efforts accomplis par des entreprises comme ceux du Groupe Mimran, qui ont débloqué plus d’un 1,5 milliard en finances et en produits de toutes sortes. De nombreuses autres structures ont fait des efforts, même si on a eu à dénoncer l’artifice d’une structure comme Sonatel Orange, qui a casqué 250 millions de Cfa, et voulu faire croire qu’elle avait déboursé plus d’un milliard de Cfa. Alors que même si cela était vrai, cela n’aurait rien représenté par rapport aux centaines de milliards de bénéfices que l’opérateur engrange au Sénégal et dans certains pays de la sous-région.
Mais cette attitude de la Sonatel, aussi scandaleuse qu’elle soit, est dans la droite ligne de plusieurs filiales des grands groupes capitalistes dans ce pays. Il a fallu que Macky Sall tape du poing sur la table, pour que les structures du secteur minier augmentent un zéro à leur chèque de 50 millions de Cfa. Ce qui en soi, est déjà une broutille par rapport à ce que rapporte l’extraction de l’or seul, dans ce pays. Et les 500 millions de francs Cfa sont l’équivalent de la contribution du seul patron des Ciments du Sahel, M. Laayousse. Ce qui veut dire que les autres cimentiers, Sococim et Dangote, auraient pu faire un effort conséquent s’ils l’avaient voulu.
La Sococim, qui se vante d’assister les villes de Bargny et Rufisque, dont son usine est à cheval, ne se distingue pas particulièrement par ses efforts de Rse dans ces deux communes. Cela se remarque même par la qualité déplorable des voies conduisant à ladite usine, qui commencent à se dégrader du fait de la négligence des camions poids lourds qui transportent les marchandises du cimentier. Un entretien de cette voie aurait pu constituer un bon apport supplémentaire à la Force Covid19.
Malheureusement, quand on parle des entreprises étrangères et de leurs «exploits», il y a toujours une qui dépasse l’autre en termes de comportement.
Ainsi, qui a entendu parler ou vu la participation des entreprises turques ? Nombreux sont les ressortissants du pays de Erdogan venus se faire leur beurre dans ce pays. Au point que l’on a le sentiment, quand on parle des réalisations du Pse, de citer les œuvres turques. Summa et son associée Limak, ont gagné les marchés du futur stade Olympique de Diamniadio. Elles avaient déjà réalisé sur le même site, le Dakar Arena, le Cicad, le Radisson, le Dakar Expo Center, sans compter que les deux entreprises cogèrent l’Aibd, dont la finition leur avait été dévolue, au point de donner un nom turc au plus grand salon d’honneur de l’aéroport. Tous ces marchés publics représentent des montants équivalant presque à la somme recherchée pour le Fonds Covid19. Mais cela les a-t-il poussées à être généreuses envers le pays qui fait leur bonheur ? Le Quotidien a demandé hier à un responsable de la communication de ces entreprises quelle a été la part des Turcs à l’effort de l’Etat. Jusqu’au bouclage hier, la réponse n’était pas tombée. Pourtant, même les Chinois, aussi pingres fussent-ils, ont fait un effort et apporté leur part Mohamed GUEYE

LA SOCIÉTÉ SENEGINDIA APPUIE LES AUTORITÉS DANS LA RIPOSTE CONTRE LE COVID-19

Dakar, 9 avr (APS) – La société indienne ‘’Senegindia’’ a remis aux autorités, dans le cadre de la lutte contre le coronavirus, 50 millions de francs CFA, 200 tonnes de pommes de terre d’une valeur de 60 millions de francs CFA et 150 Tonnes d’oignons d’un montant de 45 millions francs CFA, a-t-on appris jeudi.
Le don a récemment été remis au ministre sénégalais des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo, par le président du Conseil d’administration de la société Senegindia, Dinesh Govind Gorasiya, indique un communiqué transmis à l’APS.
Selon la même source, lors de sa rencontre avec le ministre des Finances et du Budget, le PCA de Senegindia a assuré que ce geste ne constitue que le début de la collaboration avec les autorités du Sénégal dans la lutte contre le Covid-19, compte tenu de l’urgence de la situation.
Il a assuré que sa société va aussi déployer les moyens logistiques de la Fondation Senegindia dans la région nord du pays et au niveau de la commune de Diamniadio, notamment en mettant à la disposition des autorités sanitaires ses ambulances.La société indienne Senegindia est présente au Sénégal depuis 2008. SG/MD

CHEIKH OUMAR HANN: «IL N’Y A PAS DE PROJET POUR UNE ANNÉE BLANCHE»

http://www.emedia.sn/La pandémie du Coronavirus sévit au Sénégal. A ce jour, au Sénégal, 265 cas ont été déclarés positifs dont 137 guéris. Mais, pour éviter la propagation du virus, l’Etat du Sénégal avait pris des mesures drastiques. Parmi celles-ci, la fermeture des écoles et universités du Sénégal jusqu’au 4 mai prochain. Ainsi, les élèves, les étudiants et leurs parents se demandaient si l’année scolaire sera sauvée dans ce contexte. La réponse donnée par le ministre de l’Enseignement supérieure, de la Recherche et de l’Innovation, Cheikhou Oumar Hann, invité de la matinale de Emedia, pourra les rassurer.
Selon lui, l’Etat est en train de travailler pour voir comment sauver l’année scolaire. « Nous avons mis en place deux commissions qui travaillent sur des axes. L’un travaille sur les mesures palliatives en termes de télé-enseignement et l’autre sur la réorganisation de l’année scolaire, s’il arrive que la fermeture des écoles et universités soit encore repoussée après le 4 mai 2020 », a expliqué le ministre qui martèle que le Gouvernement est déterminé à sauver l’année scolaire. « Il n’y a pas de projet pour aller vers une année blanche. Ce que nous allons faire, c’est de réorganiser le calendrier scolaire et, on ira vers des examens qui se feront sans grand changement », clarifie le ministre pour rassurer les étudiants et les élèves qui se faisaient des soucis.
Par ailleurs, le ministre s’est prononcé sur les fonds qui sont injectés dans le domaine de la recherche universitaire. Ainsi, il informe que 50 voire 60 milliards de francs CFA ont été utilisés pour recherche dans les institutions universitaires.Aussi, Cheikhou Oumar Hann a été interpellé sur la question des bourses des étudiants dont le montant global est estimé à 70 milliards de francs CFA. Il a, dans sa réponse, mis l’accent sur les problèmes des bourses des étudiants qui s’inscrivent en master. A l’en croire sur les 70 milliards de francs CFA, les 35 milliards sont alloués à ces étudiants. Or regrette-t-il, certains parmi eux, s’inscrivent juste pour obtenir encaisser l’argent. Ainsi, il annonce une réorganisation de l’attribution de ces bourses afin de corriger toutes ces disparités. Aliou DIOUF et Abdoulaye SYLLA (photos)

Mamadou Talla (MEN): «Nous ne sommes pas dans une dynamique d’année blanche…Nous avons mis en place un télévision pour assurer la continuité du service public»

https://www.dakaractu.com/Apprendre à la maison est le programme établi par le ministère de l’Education nationale pour assurer la continuité du service public des cours à travers le pays. 4 millions d’élèves et étudiants sont directement visés par cette mesure. Pour réaliser ce programme, un canal sera disponible prochainement sur la TNT.
Selon le ministre de l’Education Nationale, Mr. Mamadou Talla, « ce qui se passe aujourd’hui anticipe sur ce qui a été prévu. Dans le monde où nous vivons, il n’est plus obligatoire d’être présent physiquement entre quatre murs pour étudier. Nous avons suffisamment de ressources numériques, pédagogiques et didactiques pour accompagner les élèves et leurs parents. C’est ce qu’on a mis en route dans le programme APPRENDRE À LA MAISON. Les élèves se connectent et ont directement accès à toutes les ressources pédagogiques nécessaires pour étudier. Ceci surtout pour les élèves de CM2, Troisième et Terminale. »

CHAÎNE DE TÉLÉ DU MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE.

Parlant du Canal qui passe par la TNT, Mamadou Talla d’expliquer que « comme il y’a beaucoup d’élèves qui n’ont pas sûrement accès à internet, nous avons mis en place une télévision. Nous sommes en train de tout faire pour qu’il n’y ait pas une école à plusieurs vitesses. Nous voulons assurer le service public à tous les élèves et étudiants du Sénégal. C’est le Canal 20 de la TNT. Nous sommes en train de travailler avec la RTS, l’UVS et tous les acteurs pour que la télé soit accessible à tous les apprenants. Un Canal dédié aux études et au savoir est très important et très bien accueilli au Sénégal. Cette chaîne sera importante pour les enseignants, les élèves, les étudiants, les parents et les chercheurs. Elle va démarrer dans les prochains jours. C’est une procédure et tout un réseau. C’est un travail extraordinaire qu’on est en train de faire. Nous voulons installer quelque chose de réactif en phase avec le curricula. Tout ce qu’on voulait transmettre comme compétence et savoir est compris dans le programme. Les professeurs sont triés sur le volet et ils sont compétents. Il y’a une différence entre donner des cours dans une classe et parler à tout un pays. Encore une fois je le dis, nous ne sommes pas en vacances. Les élèves ne sont pas en vacances, ils sont à la maison. On a plusieurs supports pour leur donner les cours. Il y’a l’internat, la télé, la radio et même dans les zones les plus reculées, nous avons installé des  photocopieurs qui vont tirer les cours à grande échelle pour que tous les élèves aient accès à cela. Ceci est suivi et organisé par les inspecteurs d’académie. C’est l’occasion aussi pour moi, de saluer les syndicats d’enseignants qui, très tôt, sont venus nous dire qu’ils allaient suspendre leurs actions. Ils nous ont assuré de leur disponibilité à dispenser des cours partout au Sénégal pour accompagner l’État et le ministère de l’Éducation nationale dans ce combat. C’est eux-mêmes qui ont été à l’origine d’un compte au niveau du ministère de l’Education Nationale pour barrer la route au COVID-19. Ce programme englobe tout le système éducatif de la maternelle à l’université. Même la formation professionnelle est incluse  dans ce canal. Nous travaillons de concert pour faire de l’éducation numérique une priorité. Pour le secteur privé, il y’a 1,5 millions d’élèves sur les 3,5 millions du ministère de l’Education Nationale. Alors ils méritent une véritable attention. Nous allons trouver des solutions pour que chaque catégorie ait des heures de passage sur la chaîne. On aura une structure qui va s’occuper des heures de passage des cours »

PROBABLE ANNÉE BLANCHE 

Mamadou Talla s’est aussi exprimé sur une probable année blanche. « Sur le quantum horaire, nous avons jusqu’au 31 juillet dans l’organigramme institutionnel. Nous avons encore le temps. Nous avons encore plusieurs scénarii pour faire face au coronavirus. Il y’a  aussi des rattrapages. Nous sommes dans la dynamique de trouver une vraie solution. Mais il faut pas penser à une année blanche. Pour le moment, rien ne nous emmène dans cette direction. Encore une fois, l’école va jusqu’au 31 Juillet officiellement. Nous avons encore le temps. Nous avons 4 scénarii, mais pour le moment nous avons des stratégies. Nous ne sommes pas dans la logique d’aller à une année blanche. Il y’a un scénario où des élèves passeront en validant et d’autres auront des rattrapages. Nous sommes dans une dimension de trouver une solution. Tout le système éducatif, les parents d’élèves et le secteur privé se sont mobilisés pour trouver une solution. Nous ne pensons même pas qu’une l’année blanche puisse être évoquée. L’espoir est permis et d’ici le 4 mai, avec la reprise des cours, nous espérons être à temps. Pour le moment une année blanche est exclue et un redoublement aussi est exclu. On a un système de validation. Notre système éducatif est bon et il nous reste encore trois mois, alors nous nous concentrons sur notre stratégie. Nous pensons à ceux qui ont des préinscriptions et qui doivent aller étudier à l’étranger après les examens. Nous parlons avec tous les acteurs de l’éducation du monde et les partenaires et je peux assurer que nous avons ce qu’il faut en terme de compétence et d’outils didactiques pour que l’année en cours soit validée. Nous sommes en train de voir comment organiser les examens de CFEE, BFEM et le Baccalauréat. On est dans la dynamique de tenir tous ces examens à temps. ».

Sénégal: les bons et les mauvais points de l’enseignement à distance au temps du coronavirus

https://www.jeuneafrique.com/En raison de l’épidémie de Covid-19, les écoles du Sénégal sont fermées depuis le 16 mars, et jusqu’au 4 mai au moins. Malgré les solutions proposées, il n’est pas toujours facile pour les élèves de suivre les cours à distance.
Ce fut l’une des premières mesures prises par le gouvernement sénégalais pour faire face à l’épidémie. Alors que 131 cas de Covid-19 étaient recensés le 6 avril dans le pays, les écoles sont fermées depuis le 16 mars.
Pour faire face à la situation, le ministère de l’Éducation a mis en place une plateforme d’enseignement en ligne. Le dispositif « Apprendre à la maison » met à la disposition des élèves des cours filmés et des exercices. Un site spécial, baptisé examens.sn, a également été créé pour que les jeunes puissent se préparer au mieux aux épreuves qui les attendent.

Continuité pédagogique

« Notre objectif est d’assurer la continuité pédagogique jusqu’à la réouverture des établissements » , affirme Mohammed Moustapha Diagne, directeur de la formation et de la communication au sein du ministère de l’Éducation nationale. Et de préciser : « Nous avons laissé aux enseignants la liberté de s’organiser, de prendre des initiatives pour encadrer leurs élèves. » Certains d’entre eux se mobilisent ainsi pour assurer une forme de tutorat à distance, par e-mail, WhatsApp ou Facebook.

CERTAINS ÉLÈVES HABITENT DANS DES ZONES OÙ IL N’Y A PAS DE CONNEXION INTERNET, VOIRE PAS D’ÉLECTRICITÉ

Mais parmi les quelque 3 millions d’élèves, de la maternelle au lycée, que compte le pays, combien ont accès, chez eux, au matériel adéquat pour poursuivre leur apprentissage et avoir accès à la plateforme mise en place par le gouvernement ?
« Nous sommes soumis à des difficultés car certains élèves habitent dans des zones où il n’y a pas de connexion internet, voire pas d’électricité. Dans ces cas-là, nous privilégions l’impression des cours qui seront distribués aux élèves », assure le ministère.

Système D

Pour Wolimata Konté, qui habite la commune populaire de la Médina, à Dakar, le problème n’est pas la qualité du réseau, mais sa cherté. Cette femme de ménage, mère célibataire, n’a les moyens ni de payer du crédit internet pour ses quatre enfants, ni de leur offrir des cours particuliers, « dont les prix ont beaucoup augmenté », précise-t-elle. Elle s’organise donc comme elle peut : « Mon frère est allé à l’université, donc il peut corriger les devoirs. Et moi je m’assure que l’on avance bien dans le programme des manuels scolaires. »
Pour pallier ce genre de difficultés, le ministère envisage de distribuer aux élèves des clés USB et des CD-Rom. Évaluée à près de 1 milliard de F CFA (1,5 million d’euros) par le directeur de la formation, l’opération n’a pas encore été lancée. Elle devrait être financée par le gouvernement sénégalais et par des partenaires comme l’OIF, l’Unesco ou la Banque mondiale.

LA CRISE POURRAIT FAIRE AUGMENTER LE TAUX D’ABANDON DES ÉLÈVES, DÉJÀ ÉLEVÉ

Mais Mohammed Moustapha Diagne ne se fait guère d’illusions : « Cette crise risque fort d’aggraver la situation [des familles les plus démunies] » et pourrait avoir un effet sur un taux d’abandon des élèves déjà élevé (10,4 % au niveau national pour les 6-17 ans).

Classes virtuelles

La question se pose également au sein des établissements plus favorisés. « La difficulté, c’est de ne pas laisser l’enfant seul devant son ordinateur, explique Rayanna Tall, proviseure de l’Institution Sainte-Jeanne-d’Arc de Dakar. Nous avons la chance d’avoir des élèves qui n’ont pas de difficultés matérielles pour suivre leurs enseignements, mais nous savons que des disparités existent en matière d’accompagnement. »
L’établissement, qui dispense à la fois un programme français et un programme sénégalais, utilise l’interface Pronote pour favoriser le lien entre les enseignants et leurs 1700 élèves. « Nous essayons au maximum d’harmoniser les pratiques, et nous avons conservé les emplois du temps habituel, avec une charge de travail modulée », détaille Rayanna Tall.
Un système qui pourrait se prolonger au-delà du 4 mai, si la réouverture des établissements venait à être repoussée. « Tout cela est progressif, car les enseignants ont dû changer brusquement leur méthode de travail, indique la proviseure. Si ça dure, il faudra généraliser les cours en visioconférence. » Une solution qu’expérimente déjà le Lycée français Jean-Mermoz de Dakar : ces classes virtuelles sont au programme au minimum deux fois par semaine.

L’école à la télé

D’autres options existent pour suivre des cours à distance. Fondé en 2013, le site « Écoles au Sénégal » propose des vidéos pédagogiques calquées sur le programme de l’Éducation nationale.
Si vous ne parvenez pas à visionner la vidéo, cliquez ici.
Pas moins de 600 cours, du CM2 jusqu’à la terminale, dispensés par une trentaine d’enseignants. Son fondateur, Chérif Ndiaye, assure que la plateforme « dispose d’un contenu numérique que le ministère de l’Éducation n’a pas » et promet aujourd’hui de « renforcer son arsenal pédagogique » avec trois nouvelles vidéos par jour. Depuis le 16 mars, l’audience du site a triplé, assure l’entrepreneur, qui revendique désormais plus de 150 000 visiteurs par jour.
Respectivement en classe de première et de seconde à Dakar, Assane et Adama n’en font pas partie. Si leur mère, Wolimata, leur donne chaque semaine quelques milliers de francs pour acheter du crédit, cela ne leur suffit pas à regarder des heures de vidéos pédagogiques. « C’est trop cher », coupe Wolimata. Alors, les enfants se débrouillent : Assane va chercher des informations sur la Toile, coupe sa connexion, recopie tout à la main, et recommence.
Pour son jeune frère, Mohamed, en classe de CE1 à l’école Gibraltar de Dakar, la formule est différente. Quand ce n’est pas sa mère qui lui enseigne le contenu des manuels, les cours se font à la télévision. Sur la chaîne Télé Futur Média (TFM), plus précisément.
Si vous ne parvenez pas à visionner la vidéo, cliquez ici.
Sous l’impulsion de l’écrivain et universitaire Massamba Gueye, la TFM a commencé à dispenser des cours à distance dès le lendemain de la fermeture des établissements scolaires. Sur le plateau de l’émission Salle des profs, on retrouve chaque jour quatre enseignants et deux tableaux blancs pour trois séances de cours.

Réaménagement du calendrier ?

« Ce projet sera à pérenniser au-delà de cette crise afin d’accompagner les élèves, les enfants, à travers les émissions télévisées », a souhaité Mme Goudiaby, professeure de français, appelée au tableau de la TFM pour décortiquer l’exercice du commentaire de texte en compagnie de trois confrères.

LE MINISTÈRE N’ÉCARTE PAS L’HYPOTHÈSE DE CONTINUER LES COURS JUSQU’AU MOIS D’OCTOBRE

Pendant plus d’une heure d’émission, c’est la présentatrice Astou Mbène Thioub qui passe les plats, de l’apprentissage de la règle de trois pour les classes de CM2 à la méthode de dissertation sur le roman pour celles du secondaire. Leur principale cible : les élèves de CM2, de troisième et de terminale. « Ce sont les trois classes qui auront un examen de cycle à la fin de l’année », justifie Massamba Gueye.
Si les examens sont jusqu’à présent maintenus, les autorités n’excluent pas un « réaménagement du calendrier ». « Nous n’écartons pas l’hypothèse de continuer les cours jusqu’au mois d’octobre », fait savoir Mohammed Moustapha Diagne pour le ministère de l’Éducation.
Les examens prévus en juillet sont quant à eux maintenus pour l’instant. Mais Wolimata craint une année blanche : « Les enfants étaient déjà en retard sur le programme… Avec l’école à la maison et les moyens du bord, j’ai vraiment peur qu’ils ne perdent leur année. »

MISE EN OEUVRE DU CONCEPT ‘’APPRENDRE A LA MAISON’’:Mamadou Talla annonce une chaîne de télévision dédiée aux élèves<

http://www.enqueteplus.com/Les élèves qui n’ont pas Internet peuvent désormais accéder aux cours à la maison. Le ministre de l’Éducation nationale, Mamadou Talla, a annoncé, hier, une nouvelle chaîne de télévision dédiée aux élèves, pour leur permettre de suivre des cours qui vont démarrer cette semaine.
Comme une réponse aux préoccupations des enseignants, le ministre de l’Education nationale, Mamadou Talla, a annoncé, hier, que son département va renforcer le concept ‘’Apprendre à la maison’’ et mettre en place une plateforme pour faire face à la nouvelle situation. Les congés scolaires ayant été prolongés jusqu’au 4 mai, une télévision est mise en place pour permettre aux élèves qui n’ont pas Internet de suivre des cours à la maison et de s’exercer. Il s’agit du Canal 20 de la TNT.
Avec cette 18e chaîne de télévision, tous ceux qui ont la TNT pourront y avoir accès. La chaine va démarrer cette semaine. Parmi les techniciens, annonce le ministre, il y a les inspecteurs généraux de l’éducation de la formation, l’ensemble des directeurs pédagogiques, les inspecteurs d’académie et les professeurs qui vont valider tout ce qu’ils sont en train le faire.
Hier, évité de l’émission ‘’Le Point’’ de la RTS, il a laissé entendre : ‘’C’est comme si nous sommes dans un bâtiment ; le fondement, on est là-dedans. Et cette semaine, ce bâtiment va sortir de terre. Vous le verrez du niveau le plus bas jusqu’au niveau le plus élevé.’’ Selon le ministre, la continuité pédagogique va être assurée. Pour aussi rassurer les enseignants qui affichaient leur inquiétude, il avance que ce système a demandé une préparation, une validation, un prérequis. Huit régions sur quatorze ont aujourd’hui la TNT. ‘’Pour les autres régions, nous avons comme partenaire stratégique la RTS qui assure un service public avec le canal analogique, et on ne s’arrête pas là.

Ceux qui ne l’ont pas, on prend en relais la radio et celles communautaires’’, assure le ministre.

Mamadou Talla de remercier le ministre de la Culture qui leur a attribué cette chaîne. ‘’C’est une télévision. Il y a beaucoup d’élèves qui n’ont pas accès à l’Internet et nous sommes en train de tout faire pour qu’il n’y ait pas une école à plusieurs vitesses. Nous voulons assurer ce service public pour les élèves sénégalais. Et, de la même manière, ceux qui ont Internet ont déjà la plateforme
‘Apprendre à la maison’, avec les ressources numériques’’. Il ajoute : ‘’Nous allons organiser, orienter tout ce qu’ils sont en train de faire.‘’
Par ailleurs, il salue l’initiative du privé qui, face à cette situation, a pris la décision d’accompagner le système éducatif. Mais il souligne que tout cela devra être organisé. ‘’Il faut l’organiser, parce que la transmission d’un savoir répond à certains critères, une organisation, une validation d’un curriculum en fonction de l’objectif visé à la fin. Nous allons organiser ça, orienter tout ce qu’ils sont en train de faire vers un concept installé déjà, qui validera en fonction des étapes et les cours vont continuer à se dérouler‘’, a-t-il apporté.
Le concept ‘’Apprendre à la maison’’ a été initié et est devenu une réalité. ‘’C’est une suite logique de ce que nous étions en train de préparer. Aujourd’hui, on est obligé d’être entre quatre murs pour étudier. Nous avons nos universités virtuelles qui existent. Dans l’Education nationale, nous avons suffisamment de ressources numériques, pédagogiques et didactiques pour accompagner les élèves et les parents’’, souligne le ministre. Dans cette plateforme, les élèves se connectent et ont accès à tout un ensemble de ressources pédagogiques, surtout ceux de CM2, 6e, 3e et terminale qui constituent les cibles stratégiques.AIDA DIENE

De faux médicaments de chloroquine sont vendus en Afrique

http://www.dakarmatin.com/L’annonce a été faite hier par l’OMS qui informe « qu’entre le 31 mars et le 02 avril 2020, le système mondial de surveillance et de suivi de l’OMS des produits médicaux de qualité inférieure et falsifiés a reçu neuf signalements de chloroquine confirmés falsifiées dans trois pays, à savoir le Cameroun, la RDC et le Niger. Vendus sous des étiquettes de « Chloroquine phosphate », et « Niruquine », ces faux médicaments sont entrés dans le continent et les fabricants ne sont pas encore connus

FAILLES DANS LE DISPOSITIF DE CONTRÔLE–LE CAS KEUR MASSAR: L’ARBRE QUI CACHE LA FORÊT

NETTALI.COM – Les efforts, déployés par le gouvernement, pour tenter de stopper la propagation du coronavirus au Sénégal, souffrent de l’apparition de plusieurs cas liés à la transmission communautaire. La question se pose dès lors de savoir s’il ne faut pas corser les mesures afin de corriger ce qui semble encore être des foyers de résistance.
Mercredi 8 avril des mesures draconiennes ont été arrêtées pour accroître la surveillance de Keur Massar, mais plusieurs autres points, accueillant du monde dans d’autres communes de la région de Dakar, sont exposés. Ce qui pose avec acuité, la question de l’efficacité de l’état d’urgence, assorti d’un couvre-feu, d’autant plus qu’il subsiste encore des zones  à forte présence humaine empêchant la stricte application de la consigne de distanciation physique.
Après lecture, mercredi 8 avril, du bulletin quotidien du ministère de la Santé et de l’Action sociale, sur 7 personnes testées positives au Covid-19, 5 cas sont issus de la transmission communautaire. On parle effet de transmission communautaire lorsqu’il n’est pas possible d’identifier la source d’une contamination au coronavirus, un cas de figure plus préoccupant pour les services de santé que les cas importés et les cas contacts.
Et comme l’a fait remarquer le directeur de cabinet du ministre Abdoulaye Diouf Sarr, Aloyse Waly Diouf, on assiste à une orientation à la hausse de ces cas. Ce qui inquiète les autorités au plus haut niveau.
Pourtant, l’état d’urgence, prolongé le week-end dernier, après 12 jours, visait à poursuivre la logique de diminuer les situations de rassemblement, par application de la consigne de la distanciation physique. Des lieux de culte ont été fermés, le transport inter-urbain suspendu et un couvre-feu décrété. Pour endiguer la propagation du Covid-19 dans son département, le préfet de Pikine, Moustapha Ndiaye a dû prendre un arrêté, lundi, 6 avril 2020, en interdisant  tout rassemblement de véhicule, de cyclomoteur, de véhicule hippomobile, au niveau du rond-point Station Shell de Keur Massar et toutes activités commerciales, à l’exception de la vente de denrées de consommation courante sur un rayon de 500 mètres de part et d’autre du rond-point et au niveau du marché Aïnoumady.
Mais ce à quoi on assiste, c’est que dans les quartiers de Dakar comme des grandes villes du pays, les grand-places sont toujours d’actualité, les regroupements de jeunes, serrés les uns contre les autres, aussi. De même les élèves dont les cours ont été suspendus, passent leurs temps dans les rues, s’amusent ensemble, alors que la fermeture des écoles était censée les retenir dans leurs foyers. De nombreux carrefours de Dakar sont toujours envahis par les commerces sauvages, les tabliers et surtout par ces nombreux badauds qui sautent sur les automobilistes ou encore ces marchands ambulants et enfants de la rue qui se dirigent spontanément vers les gens, leur adressant la parole sans retenue, dans des situations de contacts bien souvent pas souhaités.
Et l’on ne peut manquer de se demander s’il ne faudrait pas, à l’instar de Keur Massar casser toutes ces zones de regroupement autour des carrefours et ronds-points.
Pourquoi ne pas par exemple déployer les forces de l’ordre dans les quartiers pour disperser les rassemblements. A cet égard, il faudrait certainement envisager un changement radical de comportement.
Pour ce qui concerne les marchés, les personnes qui en ont les moyens, ne devraient-ils pas s’approvisionner en réservant un stock disponible plusieurs jours, afin d’éviter d’aller au marché quotidiennement? Une manière de gérer la fréquentation des marchés.
C’est déjà une bonne chose de charger l’armée de redistribuer l’aide alimentaire destinée aux couches défavorisées. Cela,  non seulement pour une distribution plus équitable, mais surtout pour faire éviter les longues files de citoyens devant les sièges des institutions.
Les mêmes mesures de distanciation physique à davantage promouvoir devant certaines banques et les supermarchés où la gestion des flux à l’intérieur, n’ont fait que transférer le problème devant les portes d’entrée.
Il faudra de toute façon aller jusqu’au bout de cette logique, consistant à imposer la distanciation physique, du mieux qu’on le peut. Autrement, toute cette énergie fournie pour tenter d’endiguer la propagation de la maladie, risque d’accoucher de lendemains encore plus sombres.

 COVID-19: LE SÉNÉGAL ENVERRA UN AVION-CARGO EN CHINE POUR RAMENER DU MATÉRIEL MÉDICAL

Dakar, 10 avr (APS) – Le Sénégal va envoyer en Chine un avion-cargo pour ramener de ce pays d’Asie du matériel médical destiné à la lutte contre la pandémie de coronavirus, a annoncé vendredi le médecin Aloyse Diouf, directeur de cabinet du ministère de la Santé.
La compagnie Air Sénégal se chargera de la location de l’appareil, qui fera venir au Sénégal les équipements, a dit M. Diouf à la Radio futurs médias (privée). Il confirme une information du quotidien L’Observateur, selon lequel le président de la République a décidé de faire venir, ‘’dans une semaine’’, un avion-cargo remplis d’équipements acquis dans le cadre de la lutte contre la pandémie de coronavirus.
Selon le journal, Macky Sall a annoncé cette décision en prenant part à une vidéoconférence avec les responsables du Comité national de gestion des épidémies.
Selon le bilan publié jeudi 9 avril par le ministère de la Santé, 250 cas de Covid-19 ont été recensés au Sénégal, dont 123 guéris. La maladie a causé la mort de deux patients. Un malade a été évacué en France à la demande de sa famille, et 124 patients sont toujours sous traitement.BHC/ESF/ASG

 la fédération annule les compétitions de coupes nationales et de ligue professionnelle

http://www.dakarmatin.com/La Fédération sénégalaise de football (FSF), a décidé jeudi, d’annuler toutes les compétitions de coupes nationales, régionales et de la Ligue sénégalaise de football professionnel, à cause de la pandémie du coronavirus, a appris l’APS.
Une réunion du Comité d’urgence de l’instance dirigeante s’est tenue à son siège sous la présidence de Me Augustin Senghor.
« A la suite de l’exposé du docteur Babacar Ngom, le président de la Commission médicale de la FSF sur la situation de la pandémie, aux observations des membres du Comité exécutif consultés à distance et aux observations des membres du Comité d’urgence, des dispositions ont été prises sur la suite la saison 2019-2020 », ont confirmé les mêmes sources à l’APS.
Concernant les championnats, une décision définitive sera prise à partir du 4 mai, date de l’expiration de l’état d’urgence en cours, ajoutent-elles.
Selon elles, il a été soumis un rapport exhaustif sur les impacts négatifs causés à la FSF et à ses démembrements.
Par ailleurs, la Fédération de football a également décidé de reporter sine die son assemblée générale à cause de la pandémie. Aps

UN SPECIALISTE DE LA SANTE PUBLIQUE SUR LA TRANSMISSION COMMUNAUTAIRE DE COVID-19 :«Les dix jours à venir vont traduire l’évolution de la maladie»

http://www.sudonline.sn/« Dans les dix jours à venir, les cas communautaires vont traduire l’évolution de la maladie à coronavirus au Sénégal et des prévisions pourront être faites», renseigne une source officieuse du ministère de la Santé et de l’action sociale. Pour le taux de guérison plus qu’acceptable, le spécialiste en santé publique explique que c’est parce que le Sénégal accueille beaucoup de formes bénignes dans la contamination du coronavirus. Ce qui rend facile la prise en charge. Actif dans la lutte contre cette pandémie, ce spécialiste est aussi revenu sur la mort du 2ème cas au coronavirus dans le pays qui était de la forme simple, selon lui.
Les cas communautaires sont aujourd’hui concentrés dans les zones de Keur Massar, Médina et Ouakam dans la région de Dakar. Selon notre source du ministère de la Santé et de l’action sociale que nous avons approchée hier, jeudi 9 avril, et qui préfère s’exprimer de manière officieuse, les dix jours à venir vont traduire l’évolution de la maladie, à savoir si avec les stratégies mises en place, la courbe va baisser ou connaitre une ascendance.
Dans le combat contre les cas communautaires, un focus sera mis, selon le spécialiste de la santé publique, sur les districts Dakar Sud, Dakar Ouest et celui de Keur Massar. Il a en outre renseigné que l’auto-confinement sera effectif pour les premiers jours sur les cas suspects afin de réduire la propagation et par la même occasion stopper la transmission communautaire. Notre source a aussi avancé : « seule la population peut aider à stopper la transmission communautaire en s’impliquant davantage dans les mesures sanitaires édictées par la tutelle mais aussi en restant chez elle s’il n’y a pas urgence à sortir ».
Et de faire comprendre que dans les recherches épidémiologistes, quatre pathogènes ont été retrouvés dans le nouveau coronavirus. Ce qui rend complexe la prise en charge qui diffère d’un patient atteint de Covid-19 à un autre. « C’est une nouvelle maladie qui nous vient de 75% des animaux. Mais du fait que la transmission est aérienne, elle rend aussi difficile la gestion des cas mais surtout des cas communautaires, contrairement à Ebola où la transmission se fait par contact direct », a-t-il renseigné.

LA GUERISON EN FLECHE AVEC PLUS DE 49%

Le Sénégal est à plus de 49% de taux de guérison avec deux décès enregistrés. Pour notre source, la plupart des cas dénombrés dans la lutte présente la forme bénigne de la maladie qui peut être guérie en six jours. « C’est comme du rhume, on essaie de renforcer la défense immunitaire de la personne en donnant juste au corps ce qu’il a besoin et avec du repos, cette dernière recouvre la santé », a-t-il fait comprendre.
Et de poursuivre : « cette situation ne doit pas amener la population à baisser la garde concernant les mesures de prévention. Chose qui conduit à l’augmentation des cas communautaires, qu’il faut aujourd’hui impérativement arrêter ». Notre source a aussi fait des révélations sur le 2ème cas de décès au Sénégal qui a touché une femme.
Selon notre spécialiste de la santé publique, la dame faisait partie des cas bénins et non graves. Cependant, sa mort a surpris plus d’un car son état de santé était stable. « La femme est morte d’un arrêt cardiaque. Il n’y avait pas du tout de complication et elle ne faisait pas partie des cas graves », a-t-il renseigné. Et d’attester : « avec la mort de la femme, la maladie démontre une autre facette dans la manifestation. Ce qui doit nous conduire, nous médecins, à envisager la mort au niveau de tout l’échelon du traitement ». Sur les patients guéris, le ministère va passer au suivi des cas pendant une période de 15 jours pour voir si ces derniers ne vont pas redévelopper la maladie.

 LES COMORBIDITES, LA GROSSE PLAIE

Le Sénégal est toujours au niveau 1 de la transmission mais au stade élevé, nous fait savoir notre source. Cependant, dans la plupart des décès, ce sont les comorbidités qui en sont à l’origine. Il s’agit du diabète, des personnes sous dialyse ou souffrant de cardiopathies. « Ces cas sont aujourd’hui rares dans l’enregistrement des cas et tant qu’il en est ainsi, le Sénégal peut sortir la tête de l’eau dans la lutte contre cette pandémie ». La tranche d’âge la plus touchée par la maladie demeure de 35 à 45 ans et de 45 à 60 ans. De ce fait, les femmes occupent 53% des cas», a-t-il soutenu. Concernant les femmes enceintes, la blouse blanche a souligné : « elles peuvent être touchées par la maladie mais il y a de fortes chances que le fœtus soit atteint. Il y a un risque de transmission et toutes les dispositions sont prises au Sénégal pour leur prise en charge mais surtout que l’accouchement doit se faire par césarienne tout en respectant les normes et des spécialistes dans le domaine existent dans le pays et y travaillent ».

DEUX PATIENTS SONT ENCORE SOUS TRAITEMENT À TOUBA (MÉDECIN-CHEF)

Diourbel, 10 avr (APS) – Le médecin-chef de Diourbel, Mamadou Dieng, a démenti l’information selon laquelle il n’y aurait plus aucun cas de coronavirus au centre de traitement de Touba, indiquant que deux malades y sont toujours soignés.
’’C’est une fausse information. Il parait que c’est une autorité qui a été interviewée et qui a déclaré que les malades vont être libérés’’, a-t-il dit dans un entretien téléphonique avec l’APS.
Il s’est toutefois gardé de se prononcer sur la date des deux derniers contrôles médicaux de ces deux patients, faisant état de leur guérison ou non.
Selon Dr Dieng, ’’les malades sont toujours hospitalisés. Ils sont sous-traitement. on va faire deux contrôles et c’est à la suite de ces examens qu’on va communiquer sur leur sortie’’.
Il a assuré que l’état de santé des malades hospitalisés au centre de traitement de Touba est ’’satisfaisant”. ’’Leur état clinique est satisfaisant et ils sont en voie de guérison’’, a-t-il indiquéFD/ASG/SBS

COVID-19 A TOUBA/Une source médicale dans tous ses états: «Ce que dit le Sous-préfet de Ndame sur les 2 cas de Darou Marnane n’engagent que lui»

https://www.dakaractu.com/Alors que le Sous-préfet de Ndame, Mansour Diallo annonçait hier la sortie d’hôpital pour guérison des deux cas de Covid-19 traités au centre de santé de Darou Marnane dans les prochaines 24 heures, voilà que le démenti vient de lui être servi.
Une source medicale (qui préfère garder l’anonymat) confie que ces déclarations n’engagent que son auteur. « Il ne lui appartient pas de dire qui est guéri ou qui est malade. Nos malades sont toujours sous traitement et nous prions Dieu pour qu’ils sortent très vite. Leur santé est stable. Le moment venu, tout le monde sera informé via les canaux autorisés »
Signalons que l’administration médicale, au moment où ces lignes sont écrites, déroule une réunion pour savoir la conduite à tenir sur un certain nombre de choses.
Tard dans la nuit d’hier, Dakaractu-Touba informait que le plus âgé des deux malades avait piqué une crise. Présentement, il se porte bien, selon nos sources

Un agent de la Senelec testé positif

https://www.rewmi.com/Un agent de la Senelec a été signalé porteur du virus Covid 19. Dans une note parvenue à notre rédaction, la Direction générale de la Senelec informe que l’agent en question est en train d’être traité par les services du ministère de la Santé. Les responsables de la Senelec rassurent aussi de la mise en quarantaine des personnes qui sont entrés en contact physique avec l’agent. Son domicile aussi a été désinfecté. « Il faut noter que les autorités sanitaires avaient pris toutes les dispositions nécessaires de mise en quarantaine des contacts bien avant la publication des résultats de l’agent infecté. Elles ont informé et sensibilisé tous les cas contacts à propos du virus, son mode de propagation et de contamination et les mesures barrières à prendre pour ne pas contaminer leurs familles et proches. Ces cas ont également bénéficié d’un soutien moral de la part des professionnels de la santé », lit-on sur la note de la Senelec

Menace du Coronavirus: un médecin-colonel alerte sur l’urgence d’arrêter la transmission communautaire

Le médecin-colonel Moussa Dieng Sarr, chef du Service national d’Hygiène, a souligné mercredi à Thiès l’urgence d’arrêter la chaîne de transmission communautaire de la maladie à coronavierus, en travaillant d’abord à identifier les zones les plus affectées.
Le médecin-colonel procédait au lancement des opérations de pulvérisation des rues et lieux publics de la ville, à la Promenade des Thiessois.
Il a expliqué que le service national de l’Hygiène a entrepris depuis le début de cette crise sanitaire liée à la pandémie du coronavirus, des actions de prévention dont la sensibilisation.
’’Aujourd’hui, avec l’apparition des cas communautaires, je pense que nous avons dépassé la phase de sensibilisation’’, a dit le responsable.
Il a ajouté : ’’L’heure a sonné pour mener des opérations techniques, en vue d’endiguer ce mode de transmission. Il nous faut arrêter très vite la chaîne de transmission communautaire’’.
Le Sénégal a enregistré mercredi 5 cas de Covid-19 issus de cette transmission sur un total de 7 personnes testées positives.
Le médecin-colonel a en outre réitéré l’importance d’éviter tout rassemblement et de respecter les mesures barrières, pour stopper le mode de transmission communautaire.
Il a souligné la nécessité d’éviter les rassemblements et respecter la distanciation sociale qui font partie de la chaîne de transmission, afin d’endiguer cette pandémie. Pour lui, ce moyen de prévention est à la portée de chaque individu.
Le service national de l’hygiène, rattaché au ministère de la Santé et de l’Action sociale, entend profiter des heures de couvre-feu, pour mener ses actions de désinfection.
Interpellé sur la nocivité du produit utilisé, le médecin-chef colonel rassure qu’il n’est pas toxique, même s’il demande aux populations de se mettre à l’abri, lors du passage des véhicules dans la jour APS

THIERNO BOCOUM TIRE SUR LE MINISTERE DE LA SANTE: «Les comptes rendus quotidiens sur l’évolution du Covid-19 ne rassurent pas»

https://www.jotaay.net/Une communication de crise est différente d’une communication politique ou institutionnelle. C’est ce que veut faire comprendre le président du mouvement Agir à l’Etat. D’après Thierno Bocoum, le gouvernement, dans sa gestion de cette pandémie, adopte une posture des plus politiques.
Si le nombre de cas communautaires annoncé hier a rassuré plus d’un (0 sur l’ensemble des tests effectués), ce n’est pas le cas chez Thierno Bocoum. Pour ce dernier, crier victoire est encore tôt. «Après avoir déclaré la guerre aux cas communautaires, les autorités nous annoncent ce jeudi 9 qu’aucun cas communautaire n’a été relevé, sans aucune forme de précision. Laissant ainsi croire à un résultat positif qui est d’ailleurs fêté sur les réseaux sociaux», relève-t-il. Pour le président du mouvement Agir, les résultats obtenus jeudi devaient au contraire être une alerte.  «L’acceptation d’être revenu bredouille d’une traque aurait été la meilleure posture communicationnelle pour mieux alerter les populations qui doivent mesurer pleinement les enjeux, afin d’y faire face», soutient-il. Avant de poursuivre : «le temps de l’épidémie n’est pas le temps de la propagande politique. Tirer la couverture sur les gouvernants plus que sur les populations semble être l’option de l’Etat».

«On ferme la nuit et on ouvre les vannes le jour. On cloisonne les villes et on décloisonne à travers des autorisations massives de circuler…»

Thierno Bocoum doute vraiment des résultats jugés jusque-là encourageants. Pour lui, les mesures prises sont encore faibles pour permettre prétendre à un contrôle des cas communautaires. «Le fait pour le gouvernement de nous faire croire qu’il peut traquer les cas communautaires est utopique.
Les quartiers ciblés n’y changeront rien tant que les populations se déplacent et font de multiples va-et-vient. On veut repérer les cas communautaires sans élargir le champ des tests. On ferme la nuit et on ouvre les vannes le jour. On cloisonne les villes et on décloisonne à travers des autorisations massives de circuler», regrette Thierno Bocoum.
D’après le président du mouvement Agir, le gouvernement insiste plus sur le taux de guérison sans maîtriser le taux de prévalence. «Les statistiques qu’il ne cesse de brandir ne se basent que sur ce qui est découvert à travers un échantillonnage de personnes testées, insignifiant, puisque ne renseignant aucunement sur la situation réelle», soutient-il.

«Tous les pronostics risquent d’être caducs tant que le virus subsiste»

Pour Thierno Bocoum, il est inconcevable que sur les 1000 milliards, seuls 6,4% soient destinés aux dépenses liées à la santé. «J’avais dit à la suite du discours du président de la République ce 24 mars que parallèlement à la stratégie d’adaptation qui se matérialise à travers le programme de résilience sociale et économique, il fallait une stratégie d’endiguement qui est le gage de toute chance de résilience. D’autant plus que tous les pronostics risquent d’être caducs tant que le virus subsiste. Le personnel de santé envahit les réseaux sociaux pour réclamer des masques, des gants et des gels antiseptiques, au moment où on privilégie d’autres dépenses accessoires», souligne-t-il
Il recommande par ailleurs «un test massif et le port obligatoire de masque :  mettre des masques à la disposition des populations et faire des tests en privilégiant les foyers épidémiques et associer le couvre-feu à la dispersion des rassemblements le jour et à l’exigence du respect des gestes barrières».Khadidjatou DIAKHATE

Lutte contre le Covid 19: l’Association nationale des transporteurs et commerçants du Sénégal débloque 6 millions de F cfa  

https://actusen.sn/-Dans le cadre de la lutte contre le Coronavirus, l’Association nationale des transporteurs et commerçants du Sénégal a participé à l’effort de guerre en remettant un important lot de matériel composé de masques, de gants, de gel antiseptique et autres produits désinfectants à la direction général des douanes.
«Vous savez tous que ces produits se font rare ces temps-ci, seules les officines de pharmacies sont habilité à la vente. Ce lot de matériel est ainsi composé : 1656 gel, 720 pièces eau de javel, 720 pièces madar, 2000 masques et 4 OOO gants. J’exhorte la population à suivre les médias et à respecter les mesures édictées par les autorités sanitaires. Vous n’êtes pas sans savoir que le président avait très tôt montré l’exemple en nous demandant de se laver les mains, les rincer avec de l’alcool gel, de rester chez soi et de respecter la distanciation sociale. La situation est d’autant plus critique ces temps-ci où on nous parle de cas communautaires» déclare Sokhna Ndeye Diop, Présidente Ancts /Thiès.
De son côté, le représentant du directeur général des douanes salue ce geste hautement symbolique dans ce contexte de lutte contre la propagation du Covid-19 : «L’administration des douanes se réjouit de recevoir ce don venant de nos partenaires dans un contexte de pandémie où vraiment tous les services sont en marche pour chercher des moyens de secourir et de protéger les agents. Bien avant on avait anticipé à travers un message du directeur général des douanes qui prescrivait un certain nombre de mesures de prévention au niveau individuel et collectif. Ces mesures bien entendu s’inscrivaient dans le cadre de l’ensemble des mesures qui étaient recommandées par le ministère de la santé et de l’action sociale» a fait savoir Samba Dia, Inspecteur principal des Douanes.
Apres cette remise de matériel, l’Association nationale des transporteurs et commerçants du Sénégal compte remettre sa contribution en argent au fonds force-Covid-19 dans les prochains jours.

Distribution des denrées alimentaires: ça sent déjà les magouilles

https://www.jotaay.net/La religion de l’argent, il y en a qui, même devant la mort, la préféreront à tout. On en sait quelque chose avec cette période de pandémie du Covid-19 où certains Sénégalais, sans scrupules, essaient d’en tirer le maximum de profit oubliant cet esprit de solidarité qui devrait normalement prévaloir. Et ce genre d’individus est également dans la distribution de l’aide alimentaire. Aussi bien pour l’aide provenant de l’Etat que celle des mairies, il y en a qui en cherchent le maximum en ne distribuant pas tout aux populations. Ils prennent quelques denrées qu’ils gardent pour eux et distribuent le reste à la population. On nous a alertés, en tout cas, de ce genre de situation à Pikine. Pour le moment, certains notables du quartier ont même des problèmes pour la distribution puisqu’ils soupçonnent que ce qu’on leur confie pour distribuer à leurs habitants n’est pas exactement ce qui devait être. Nous y reviendrons. Tout de même, nous demandons au président de la République, au ministre, mais également aux maires de bien surveiller la distribution des produits alimentaires

Le coronavirus indique la priorité dans les choix de politiques économiques

https://www.ferloo.com/On reconnaît que l’économie prend en charge la satisfaction des neuf besoins fondamentaux de l’homme que je classe en trois groupes : l’alimentation, la santé, le logement, la sécurité individuelle et collective (groupe 1), la reproduction, l’éducation (groupe 2),le transport,l’habillement, le loisir (groupe 3).
Force est de reconnaître que le coronavirus met un ordre de priorité dans ces besoins et filtre les biens premiers définis par Rawls, maître à penser contemporain des libéraux.
Le professeur Kassé, notre doyen, dans un texte récent, a préféré convoquer les théoriciens de la croissance endogène pour indiquer la priorité qu’il faut accorder au capital humain, santé et éducation.
Le coronavirus de manière pratique en confinant 3 à 5 milliards d’individus, en y mettant la Chine entière, indique que pour la survie de l’espèce humaine le groupe 1 est prioritaire.
Le Président Macron de France a dit, cela m’a été rappelé par Abdoul Mbaye, un des leaders du CRD que l’on veut humilier à tout prix, que ce serait une folie de laisser les autres s’occuper de l’alimentation, de la santé et de la sécurité de la France. Que ces orientations ainsi rappelées puissent servir nos responsables de l’économie en cette période d’incertitude. Le recentrage du groupe 3 vers le groupe 1 de la politique économique est devenu critique. CHU versus stades ou centres de conférence, le débat est clos.Mamadou Lamine Diallo,,Président du mouvement Tekki

Covid-19 prés de 44 sénégalais de la diaspora sont décédés

http://www.dakarmatin.com/-D’après l’Association des Sénégalais d’Amérique, 7 sénégalais sont déjà décédés du COVID 19 ici à New-York (1 à Manhattan, 1 à Brooklyn et 5 dans le Bronx ) à la date d’aujourd’hui (hier jeudi, ndlr) 2 autres sont sous ventilation. Celui qui est à Riverdale Hospital les médecins viennent de demander à sa famille l’autorisation de pouvoir la retirer car n’ayant plus d’espoir. L’autre est à Mount Sinaï Hospital.
Avec le décès de 7 sénégalais à New York, on serait à près de 44 Sénégalais de la diaspora qui sont morts du Covid19. Ce bilan est revu à la hausse puisque qu’en début de soirée, l’organisation Horizon sans frontières avait révélé que 39 sénégalais de la diaspora étaient morts du coronavirus.
Son président Boubacar Seye, qui s’est fié des «informations issues de (ses) sources et points focaux de la diaspora», déclarait que «le bilan provisoire du nombre de Sénégalais morts du Coronavirus, s’élèverait à 39 morts dont 30 au moins en Ile-de-France, 3 en Italie, 2 en Espagne et 2 aux Etats Unis».
Tout en promettant de revenir sur ce dossier avec «plus de détails», Horizon sans frontière a exigé de l’Etat du Sénégal à plus de transparence et de coordination vis-à-vis de ses fils établis à l’extérieur dans la gestion de cette pandémie qui n’épargne personne. Boubacar Séye de noter que «la sensibilité des échos découlant de cette pandémie demande certes une communication responsable et non alarmante, qui pourrait mettre des milliers de famille dans le désarroi, mais informer juste et vrai est un devoir transversal qui nous interpelle tous».
Il ajoute que : «mourir du Covid-19 ne saurait nullement être une honte et l’Etat doit revoir son mode communication pour arrêter la stigmatisation de la diaspora sénégalaise». Pour ce qui est par ailleurs du rapatriement des corps de personnes décédées du Coronavirus, l’organisation Horizon sans frontières «regrette encore une fois la sortie du ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur».
Seye & Cie interpellent les autorités les invitant à «veiller au respect du rituel religieux pour éviter une éventuelle incinération, une pratique inconnue du Sénégal et des pays africains»

Le Covid19 tue 7 sénégalais aux Etats-Unis

Le coronavirus est en train de ravager nos compatriotes vivant aux Etats-Unis d’Amérique. Le président de l’Association des Sénégalais d’Amérique Sadio Yaya Barry déplore déjà 7 décès à New-York (1 à Manhattan, 1 à Brooklyn et 5 dans le Bronx,) et plus de 15 malades hospitalisés. Selon M. Barry, contrairement à ce qui a été rapporté précédemment dans les medias, la communauté sénégalaise d’Amérique souffre vachement. Dans une note parvenue à «L’As», le président de l’Association des Sénégalais dira que c’est avec un cœur meurtri qu’il fait l’état de la situation du Covid-19 au sein de la communauté sénégalaise des États-Unis. En plus des 7 décès, Sadio Yaya Barry soutient que 2 cas sont sous assistance respiratoire et plus de 15 compatriotes infectés. A l’en croire, l’association travaille d’arrache-pied pour venir en aide aux familles éplorées. Il recommande aux compatriotes de respecter les consignes et de rester chez eux. Sadio Yaya Barry promet de revenir sur les détails.

Aide À La Diaspora… Voici Les Preuves Des Absurdités De Amadou Ba

https://www.xibaaru.sn/Aides aux Sénégalais de la diaspora dans la guerre contre le coronavirus : Les sordidités du ministère des Affaires étrangères
Ahurissant de voir comment les services du ministère des Affaires étrangères peuvent faire preuve d’une telle ignorance ! Des services qui doivent être au premier rang pour renseigner les Sénégalais de l’extérieur de tout ce qui touche à leurs situations d’immigrés. Certains de nos compatriotes ont cru avoir la berlue après avoir assisté à quel point les services du ministère des Affaires étrangères à commencer par leur chef, le ministre Amadou Bâ, peuvent faire preuve d’un tel laxisme.
On peut leur pardonner leur si grande ignorance, si au moins, ils prennent la peine d’être à l’écoute des Sénégalais de la diaspora. Au moins, cela aurait permis à l’Etat de ne pas balbutier en cette période si sensible de guerre contre le coronavirus, surtout lorsqu’il s’agit de venir en aide à des compatriotes confinés à leurs domiciles dans des pays où ils sont des étrangers.
Les services du ministre Amadou Bâ réclament des Sénégalais de l’extérieur pour qu’ils bénéficient de l’aide destinée à la diaspora en cette période de pandémie du coronavirus de remplir des fiches à cet effet. Quel manque de clairvoyance, si ce n’est faire preuve de mauvaise volonté qu’une telle exigence ! On en vient à une situation où des compatriotes de la diaspora confinés chez eux, mais qui ne disposent d’imprimantes, qui ne peuvent se rendre dans des cyber-cafés doivent tirer des exemplaires à remplir pour pouvoir les déposer auprès des services compétents.
On n’est pas encore sorti du bout de l’auberge. Tenez-vous bien, le ministère des Affaires étrangères impose à chaque Sénégalais de l’Extérieur une carte consulaire qu’il sera obligé de chercher auprès de son consulat, alors qu’il se trouve en confinement. Le plus absurde, pour démontrer la légèreté déconcertante des services du ministère des Affaires étrangères, on ignore que l’aide attribuée à chaque membre de la communauté sénégalaise, surtout celle vivant en France ne lui crée que des problèmes qu’elle n’en résout.
Il se trouve qu’en Europe, toute aide (alimentaire, financière et matérielle) est formelle, répertoriée, identifiée et motivée. Ainsi, tout immigré sénégalais doit justifier l’origine de l’aide, le lien avec le donateur, et pourquoi le don ? Faute de quoi, le don est considéré comme un supplément sur son salaire, et il se voit privé de ses aides au logement. Amadou Bâ et ses services, comme ils peuvent être ignorants en la matière, gagneraient mieux de se renseigner avant de balancer toutes sortes de sordidités en ces moments si graves de l’histoire du Sénégal, de l’humanité toute entière.La 

Réponse À Amadou Bâ: Le Ministre Des Sénégalais De L’Extérieur Est-Il Frappé Du Coronavirus De La Surdité ?Par  DEME MAMADOU

Le ministre des affaires étrangères et des sénégalais de l’extérieur vient de terminer sa conférence de presse relative aux réponses qu’il a souhaité apporter aux revendications des diasporas sénégalaises, en essayant de calmer leurs frustrations et leurs colères qui se sont exprimées sous diverses formes récemment.
Il vient de confirmer dans ses propos et les décisions énoncées qu’au niveau de son département que rien n’avait été mis en place en directions des diasporas pensant que les 12 milliards à eux seuls, suffiraient pour contenir des colères légitimement exprimés.
Cette posture officielle du jour, n’est rien d’autre que du colmatage par l’argent comme si il n’y avait que et pour le reste il n’y avait qu’à circuler il n’y a rien à voir.
Nous entendions souvent l’insensibilité du ministre AMADOU BA face aux souffrances humaines,mais nous étions très loin de nous imaginer qu’il en est arrivé à ce point.
C’est lamentable de la part d’une autorité de l’Etat de son gabarit de méconnaitre et de tourner ostensiblement le dos aux substrats représentationnels des diasporas vis-à-vis de leurs morts.Manifestement ce ne sont pas ses morts et je persiste et signe de dire que le sort auquel le gouvernement réserve les morts des diasporas, ne sera pas celui d’un dignitaire du régime ou d’un guide religieux si l’un ou l’autre venait à décéder à l’extérieur du pays. Ce traitement inéquitable des citoyens devant la mort est discriminant et inacceptable. Les tentatives de ramener boubou Ba en catimini à travers des complicités à haut niveau au détriment des autres défunts sénégalais en France est tout hypocrite, discriminant et lamentable. Car on y a vu tout dedans avec des virages à 360 degrés d’une certaine autorité consulaire.
Ce que le ministre AMADOU BA et son secrétaire d’Etat aux sénégalais de l’extérieur malgré le long
séjour de ce dernier en France ignorent, c’est que les diasporas n’ont pas attendu l’Etat du Sénégal et ce depuis belle lurette pour régler ce problème pour et par eux même.
Aucun régime depuis Senghor à Macky SALL n’a jamais réfléchi et mis en œuvre une politique quelconque corroborant ce sujet en faveur des diasporas sénégalaises, contrairement à d’autres pays d’Afrique centrale (Gabon, Cameroun ,Congo et Centrafrique à l’époque) , de l’ouest ( cote d’ivoire, Ghana, le mali ( dans le cadre d’une démarche mixte de gestion du décès avec le haut conseil des maliens de l’extérieur) ? Le Nigéria et Afrique australe (Tanzanie, Rwanda ANGOLA).
LES gouvernements du Sénégal ne rapatrient que leurs fonctionnaires, leurs diplomates, leurs dignitaires religieux et leurs ayants droits, ceux qui ont des bras longs. Les autres c’est BASTA ils se débrouillent par eux -mêmes.
Récemment , le gouvernement mauritanien ne s’est pas opposé au rapatriement d’un ressortissant mauritanien réfugié politique et opposant notoire du régime en place pour des raisons humanitaires, d’autant que le retour du corps de celui-ci en Mauritanie aurait beaucoup contribué à la décrispation politique recherchée dans ce pays . Des dispositions sont prises pour qu’après le délai de décence qu’autorise la loi en France concernant les personnes déjà enterrées en France le corps de ce mauritanien sera exhumé pour être rapatrier dans son village.
Je le dis en connaissance de cause car il s’agit de mon meilleur ami et que je coordonne ce dossier avec sa famille et les réseaux de son village ici en France
Le gouvernement Sénégalais serait – il moins humain que ceux de ces homologues africains jusqu’à être aussi insensible et aussi autiste à l’égard des préoccupations de ces diasporas ? Ou bien les diasporas sénégalaises ne sont – elles bonnes qu’à envoyer de l’argent et à voter, à faciliter les carrières politiques d’autres qui sont peu soucieux de leurs devenirs devant la vie et la mort ?
Les diasporas sénégalaises à travers leurs caisses villageoises, leurs DAHIRAS (MUSULMANES ET CATHOLIQUES), leurs propres modes de socialisations solidaires autonomes des villages d’origines, leurs assurances au niveau de leurs banques, de leurs assurances de maisons, de leurs mutuelles de santé et de leurs entreprises, autour du deuil, n’ont jamais eu besoin de l’Etat hier comme aujourd’hui pour que celui-ci se substitue à elles pour rapatrier ou enterrer en France.
Ce que les diasporas veulent c’est un accompagnement, des partenariats devant la vie e la mort, mais l’Etat central ne sait pas écouter, ni entendre. C’est encore pire au niveau des autorités diplomatiques et consulaires. Cette incompétence diplomatique est doublée de ce silence troublant, hypocrite et méprisant des députés des sénégalais de l’extérieur qui n’existent plus, se terrent et se cachent face à ce drame. Ils ne Se comportent pas comme des députés des Sénégalais de l’extérieur mais comme des députés de leur parti et du Président de la république.
En France les concessions mortuaires sont multiples. De celle de l’indigence qui est gratuite à la discrétion du maire, celle temporaire (6 mois minimum, à 15 ans), à celle perpétuelle, laquelle d’entre celles-ci le gouvernement va acheter pour ensevelir les morts des diasporas sénégalaises ?
Etant entendu que ces contrats à durées déterminées ou indéterminées, ont des clauses particulières pour lesquelles il y a des risques manifestes d’incinérations au bout du contrat terminé sans renouvellement. Jusqu’à preuve du contraire, les diasporas n’ont pas demandé les prises en charge financières des rapatriements , ni l’achat de tombes , mais une facilitation dans une organisation logistique aérienne entre la France et le Sénégal qui ne s’est jamais arrêtée, malgré les fermetures des frontières ariennes, nous le savons, pour que les pompes funèbres avec lesquelles elles ont déjà descontrats de rapatriements dont les budgets sont déjà disponibles, puissent accomplir leurs missions auprès de leurs défunts dans de bonnes conditions.
C’est dommage et frustrant d’avoir en face de soi des gens suffisants, qui ne savent pas, n’ acceptent pas de reconnaître qu’ils ne savent pas et ont le complexe de demander , de se renseigner ou de consulter les responsables des réseaux des diasporas sénégalaises pour avoir les bonnes informations.
Nous vivons TOUS AU NIVEAU DES DIASPORAS cette posture du gouvernement comme un abandon de ses citoyens au moment où ceux-ci ont fondamentalement besoin de lui. Nous osons espérer que cet autisme ministériel, n’est pas de celui vers lequel l’on doit se tourner pour des recours que nous sommes en droit d’exercer pour l’équité et la justice.Si tel est le cas.DEME MAMADOU,Sociologue des migrations et du développement local ,Président du parti KISAL SENEGAAL (membre fondateur de la coalition Macky 2012 et membre de la majorité présidentielle)

Et Amadou BA Monta Au Créneau Et Rassure ! …Par Touradou Sow

Depuis quelques jours, certaines mauvaises langues se délient pour apporter le discrédit sur la gestion du fonds COVID-19 et,  notamment,  sur la répartition des 12,5 milliards.
Ce jeudi 09/04/2020, Le ministre Amadou Bâ est monté au créneau pour défendre, une fois de plus, cette vision à la fois humanitaire et généreuse du chef de l’Etat Monsieur Macky SALL.
En effet, il ressort de l’allocution du chef de la diplomatie sénégalaise une prise en charge des sénégalais en situation de vulnérabilité et de précarité due au non-renouvellement de leur carte de séjour. Entrent dans cette catégorie : les étudiants non boursiers, les retraités ainsi que ceux qui ont une activité informelle comme les vendeurs à la sauvette.
Pour l’allocation des fonds, des commissions consulaires seront mises en place. Elles seront composées de l’Ambassadeur du pays de résidence (président), du Consul ou responsable des affaires consulaires, d’agent comptable et de député(s) de la diaspora de même qu’un ressortissant de la communauté.
Concernant le rapatriement de corps de Sénégalais victimes du Coronavirus à l’étranger, la position du Sénégal est claire. Le Gouvernement ne saurait faire preuve de légèreté en rapatriant des corps contaminés au Sénégal. En revanche, l’Etat se charge des conditions d’inhumation car les agents consulaires ont procédé à des achats de carrés dans les cimetières musulmans et catholiques. «Une bonne partie du premier milliard dépensé sur les 12 milliards va dans cette mission. Les dépouilles des Sénégalais non décédés du Coronavirus peuvent être rapatriées comme cela se faisait en temps normal », a clôturé le ministre. Un discours qui assure et rassure donc plus d’un citoyen sénégalais. Touradou SOW,Responsable APR,Commune  des Parcelles Assainies( Dakar)

Réflexion sur les mesures gouvernementales pour soutenir les réceptifs Par Lionel Lopez,Hôtel Cordons Bleus

Nous ne sommes pas rassurés par les mesures annoncées. On s’oriente vers des reports d’échéance, de charges sociales et fiscales ou de prêts à taux zéro… Mais de tous les secteurs impactés le tourisme est le plus touché.
Tous ou presque tous les réceptifs ont fermés, la perte d’exploitation est de 100%.
Dans notre région, le Sine Saloum c’est encore pire, 95% d’entre nous sommes des petites structures indépendantes qui ont entre 1 à 20 salariés. Nous n’avons aucune réserve de trésorerie. Comment faire face au chômage partiel sans CA et trésorerie, raison pour laquelle nous sommes plusieurs sur zone à avoir suspendu les contrats de travail dans le cadre d’un accord d’entreprise.
Les facilités fiscales ou sociales ou de prêt même à taux zéro, sont des cadeaux empoisonnés, parce qu’à un moment donné il faudra payer.
Il nous faut des fonds pour soulager nos employés qui ne bénéficient d’aucune assurance chômage et sauvegarder les outils.
Ce que je pense, si l’état entend dégager des centaines de milliards, il faut Allouer aux entreprises une enveloppe mensuelle qui serait calculée sur un pourcentage du CA annuel (20, 30% ou 40% du CA). Cela permettra d’accompagner nos salariés jusqu’à la réouverture et permettra également à la structure de remettre en état l’outil surtout si la situation perdure jusqu’à la fin de l’hivernage.
Dès que les vols internationaux reprennent je suis très optimiste pour la reprise de l’activité.
Les reports d’échéances sont inopérants, pour l’exercice 2019, l’IS et autres obligations fiscales ont déjà été payé, et comme l’activité est à zéro, il n’y a plus de TVA ou de TPT, ni Ipres ni secu
Ces mesures pourraient concernées les réceptifs :
– Qui sont en règle pour l’exercice de leur activité, agrément, licence, assurance………………..
– Qui déposent chaque année leurs bilans et états financiers
– Qui ont leurs employés déclarés
Si l’on va dans ce sens, vous aller sauver des entreprises pérennes et en plus vous aller éliminer des structures qui ne respectent pas les règles. Le secteur sera assaini.
Notre secteur est vraiment à part, et il lui faut des mesures spécifiques, et non adaptables à plusieurs professions dont les réalités sont bien différentes.
Enfin si l’Etat proclame dans notre secteur l’Etat de catastrophe naturelle, beaucoup d’entre nous pourrons bénéficier d’indemnisations pour la perte d’exploitation, par nos assurances privéesLionel Lopez,Hôtel Cordons Bleus Ndangane

Covid-19 et travail: Une ordonnance interdit les licenciements et garantit un salaire minimum

http://lesoleil.sn/La pandémie de Covid-19 et ses conséquences ont des effets dans le secteur du travail. Le ministère du travail dit avoir constaté une baisse significative de l’activité économique dans beaucoup d’entreprises au Sénégal.
C’est ce qui a conduit le président de la République a prendre l’ordonnance numéro 1-2020. Elle va dans le sens de préserver les emplois et les droits des travailleurs. Samba Sy, ministre du Travail, du Dialogue social et des relations avec les Institutions est revenu, vendredi lors du point de presse quotidien sur la gestion du coronavirus, sur les points importants de cette ordonnance.
« L’ordonnance du Président de la République vise à interdire le recours au licenciement  d’une part et d’autre part garantir un revenu au travailleur », explique le ministre Samba Sy.
« Il y a interdiction de tout licenciement autre que celui motivé par une faute lourde à partir du 14 mars 2020 et ce durant toute la durée du Covid-19 au Sénégal », fait-il savoir lors du point de presse. Les entreprises sont appelées à faire des réaménagements internes dont la réduction des heures de travail et le roulement des travailleurs.
Par ailleurs, l’employeur doit garantir une rémunération aux travailleurs en chômage technique. Le revenu ne doit pas être inférieur au SMIC et il doit percevoir 70% du salaire reçu sur les trois derniers mois. L’ordonnance présidentielle évoque également les devoirs du travailleur en chômage technique envers son employeur. Il a l’obligation de rester disponible pour son employeur.

ORDONNANCE SUR LE LICENCIEMENT ET LE CHOMAGE TECHNIQUE: La Cnts applaudit, avertit les chefs d’entreprise et vise la réforme du Code du travail

https://www.jotaay.net/L’ordonnance du chef de l’Etat issue du dernier Conseil des ministres relative à l’application des mesures dérogatoires au licenciement et au chômage technique ravit la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts). Joint au téléphone, Lamine Fall, secrétaire général adjoint de la centrale dirigée par Mody Guiro, voudrait que cela se reflète dans le cadre de la réforme du Code du travail. Le syndicaliste a d’ailleurs rappelé à l’ordre les chefs d’entreprise véreux qui seraient tentés d’aller contre l’application de ces mesures édictées par le chef de l’Etat.
L’ordonnance prise par le chef de l’Etat et aménageant des mesures dérogatoires au licenciement et au chômage technique, lors du dernier Conseil des ministres, a été une occasion saisie par le secrétaire général adjoint de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts) pour rappeler à l’ordre les employeurs qui profitent de la pandémie pour réduire leur personnel. Lamine Fall, qui a félicité et encouragé le chef de l’Etat, souligne que «l’ordonnance encadre mieux le chômage technique et nous permet de contrer certains employeurs véreux qui profitent de la situation pour verser les travailleurs dans la rue». D’ailleurs, le syndicaliste précise que «c’est la moyenne des trois derniers mois qui sera versée comme salaire minimum, alors que des employeurs voulaient tabler sur un chômage technique à 50% ou 60% du salaire de base. L’ordonnance vient de remettre tout en cause». Le syndicaliste rappelle aux chefs d’entreprise qu’ils sont tenus de se conformer à cette ordonnance. «Nous allons vérifier cela au sein des entreprises et nous opposer à ceux qui ne voudront pas s’y conformer», dit-il. Lamine Fall fait savoir aussi que la décision du chef de l’Etat vient de combler un manquement dans le Code du travail. Car, dit-il, «en matière de chômage technique dans notre pays, l’ordonnance l’a dit d’ailleurs, l’article 85 du Code du travail est à la limite muet là-dessus et n’encadre pas du tout les droits de l’employé». Raison pour laquelle l’adjoint de Mody Guiro estime que «l’ordonnance, au-delà du Covid-19, doit être maintenu par rapport au Code du travail». En clair, Lamine Fall soutient que l’ordonnance conforte les travailleurs dans leur souhait de réformer certains articles du Code du travail. «Le président de la République a lancé un signal fort et nous en tant que Cnts, nous voulions saluer le chef de l’Etat. Nous allons certainement faire une déclaration en ce sens dans les jours à venir», dit-il.
Pour finir, Lamine Fall révèle que «dans le secteur des industries alimentaires, il y a des travailleurs qui sont au chômage technique avec 50% du salaire de base. Nous avions dénoncé cette injustice, mais les employeurs ont persisté. Finalement, la décision du chef de l’Etat va nous ramener à la table des négociations pour mieux encadrer les droits des travailleurs».Samba THIAM

Mody Guiro: «Le Covid-19 Ne Doit Pas Être Synonyme De Déflation Ou De Licenciement»

https://www.xibaaru.sn/ÉMody Guiro secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS) sur la situation liée au coronavirus
« Le contexte, aussi dur qu’il soit, ne saurait ouvrir la voie à un traitement abusif 
La situation des travailleurs préoccupe dans ce contexte de pandémie du coronavirus. Des mesures strictes, exceptionnelles sont prises partout à travers le monde. Le Sénégal ne fait pas exception. Seulement, il s’agit aussi de préserver les emplois. Pilier dans la lutte pour la défense de l’emploi et des travailleurs, tout en privilégiant le dialogue social, le secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS) Mody Guiro se livre sans détours dans cette interview qu’il a bien voulu nous accorder par mail.
Monsieur le secrétaire général, vous avez la centrale la plus représentative de ce pays et vous êtes appelés à jouer un rôle majeur dans la guerre contre le coronavirus, d’autant que c’est le monde qui se trouve rudement affecté par la situation.
La pandémie du COVID 19 qui a ébranlé le monde, se ressent dans tous les secteurs sociaux et économiques. Globalement, on peut affirmer que travailleurs et employeurs ont été, autant que les pouvoirs publics, pris de court par cette situation malheureuse qui impacte sensiblement sur la vie des entreprises et les conditions sociales.
Si l’on considère l’ampleur des perturbations économiques et sociales déjà causées par le COVID-19 au cours des derniers mois, il convient de noter que cela est sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale. Le monde est à l’épreuve d’une nouvelle réalité qui nous contraint à remettre en question nos modes de vie. Qui pouvait imaginer que le développement de la recherche médicale serait en bute à un virus aussi ravageur que le COVID 19, ennemi invisible qui a quasiment instauré une fracture sociale.
L’Organisation internationale du travail (OIT) estime que les pertes de revenus du travail pourraient atteindre 3,440 milliards de dollars; il s’y ajoute que 35 millions de travailleurs pourraient sombrer dans la pauvreté.
Dans un tel contexte, la Coalition des Centrales Syndicales les plus représentatives s’en est rapportée aux mesures édictées par le gouvernement et par l’Organisation Internationale du Travail (OIT). Des dispositions particulières ont été prises, en accord avec les employeurs, pour la sécurité des travailleurs. Cela s’entend par la protection sanitaire des travailleurs d’abord au sein des entreprises, ensuite en société c’est à dires aussi bien en famille que dans les espaces publics.
Que préconisez-vous pour que les travailleurs soient davantage sécurisés dans leurs lieux de travail pour ne pas être exposés à la pandémie et en même temps pour que leurs emplois soient préservés ?
Ensemble, sous l’égide du ministère du Travail, des Organisations Professionnelles et des Relations avec les Institutions, nous avons porté largement à la connaissance des Travailleurs, les recommandations idoines qui leur permettront d’être sur leur garde pour se préserver et préserver aussi leurs familles de la propagation du coronavirus. Les comités d’hygiène, de santé et sécurité au travail constituent depuis toujours un levier de prévention pour les travailleurs. En milieu professionnel, il y a une réorganisation soutenue des horaires de travail qui est susceptible de conduire au chômage technique, selon la spécificité de chaque entreprise. Cependant, le contexte, aussi dur qu’il soit, ne saurait ouvrir la voie à un traitement abusif, synonyme de déflation ou autre forme de licenciement. Nous sommes d’avis que la baisse du rythme de travail dans les ateliers va engendrer un manque à gagner mais cela est somme toute relatif, puisqu’il existe au plan technologique des méthodes de travail intelligentes pour limiter au strict minimum l’absence momentanée des effectifs.
C’est pourquoi nous avons très tôt signifié aux partenaires sociaux la limite à ne pas franchir, notamment en ce qui concerne les salaires des travailleurs et autres acquis sociaux.En un mot les syndicats doivent s’employer à jouer un rôle de surveillance claire, en ce qui concerne la garantie nécessaire pour la sécurité et la protection des travailleurs qui du reste doivent bénéficier des mesures de soutien décrétées par le gouvernement. Dans ce cadre, nous saluons la décision de Monsieur le Président de la République qui entend impliquer la société civile, les syndicats y compris, dans le comité chargé de la gestion du Fonds de soutien.
Les mesures annoncées par le Président de la République, vous paraissent-elles rassurantes pour venir à bout de la menace, mais ensuite pour que les travailleurs ne soient pas inquiétés ?
 Nous avons constaté que le Président a très tôt pris la mesure de la situation et a réagi comme il le fallait. Nous adhérons parfaitement à toutes les mesures prises pour éloigner cette pandémie de notre pays mais aussi pour protéger les populations en général, les travailleurs en particulier eu égard à leurs charges professionnelles.
D’ailleurs, nous apprécions à juste titre l’urgence avec laquelle plusieurs gouvernements africains ont traité cette pandémie. Nous prenons acte de la fermeture des frontières nationales et des écoles ; de l’instauration de couvre-feux et de la déclaration des urgences sanitaires ; de la restriction des mouvements et des rassemblements de personnes ; ainsi que du confinement partiel et total, qui sont mis en oeuvre dans différents pays du continent. En fait, l’expérience de l’Asie, de l’Europe et de l’Amérique, où la pandémie a fait le plus de ravages, indique que le moyen le plus efficace de contenir et combattre ce virus réside dans la rigueur de la mise en oeuvre de la distanciation physique. Cela reste le moyen le plus sûr de combattre ce virus et de l’empêcher de se propager davantage.
A l’occasion de notre entrevue avec le Président de la République, nous avons manifesté toute notre disponibilité à accompagner l’Etat dans la guerre contre le covid-19. Nous ne sommes pas des syndicalistes désincarnés, nous sommes, comme tous les Sénégalais, des citoyens responsables. Et de ce point de vue, nous avons pris la mesure de la situation pour décliner les orientations majeures, sur la base desquelles tous les partenaires sociaux doivent apporter leur contribution pour maintenir l’économie du pays sur une voie de stabilité, et envisager l’après pandémie sous de meilleurs auspices. Le poids de la situation actuelle ne nous plonge pas dans un pessimisme total ; nous réfléchissons en permanence sur les voies et moyens appropriés pour que la raison du partenariat, fécondé par le dialogue social, prime sur toute tentation tendant à déstabiliser les forces sociales à partir des menaces qui pèsent sur les entreprises.
Dans quels secteurs, pensez-vous que, des mesures doivent être prises suffisamment et renforcées pour protéger la sécurité des travailleurs, car exposés au risque ?
Tout naturellement les travailleurs du secteur de la santé sont les plus exposés. Et eu égard à leur mission capitale, nous invitons le gouvernement à relever, au maximum, le plateau technique dans l’ensemble des structures de santé, et ensuite accentuer la motivation des travailleurs. Ils ne doivent en aucun cas perdre le moral.
Des chefs d’entreprise pourraient-être tentés de profiter de la situation, pour supprimer des emplois ; envoyer une partie ou la totalité de leur personnel en chômage technique. Y veillez-vous ? Et quelle serait en ce moment votre riposte ?
Dans tous les cas, nous nous conformons aux dispositions du Code du Travail. Mais nous pensons que quand le Président prend des mesures sociales aussi importantes, pour appuyer les populations en vue de les préserver d’une détérioration de leurs conditions de vie, les employeurs ne peuvent pas faire moins. Ils ont aussi l’obligation de veiller au bien-être des travailleurs, d’autant plus que ce sont ces mêmes travailleurs qui ont contribué à la constitution de richesses et à la sauvegarde de l’entreprise.
Au cas où l’Etat du Sénégal,compte tenu de la gravité de la situation,déciderait du confinement.Quelles vont être vos propositions pour que les travailleurs n’en souffrent pas ?
Nous veillerons à l’institution de mesures de soutien aux travailleurs,notamment par :
-Des congés maladie ;
-Des subventions salariales :
-Des compléments de revenus ;
-Des aides alimentaires ;
-Des allègements de loyers et prêts hypothécaires ;
-Des soutiens au logement.
Le 1er mai de cette année va se dérouler dans un contexte particulier avec l’interdiction de tout rassemblement. Au niveau de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal, comment entendez-vous célébrer cette journée historique ?
Dans quelques semaines, nous devrons renouer avec la ferveur de la célébration de la journée historique du 1er Mai. Cette année, l’évènement sera inscrit dans le cadre des dispositions exceptionnelles prises le gouvernement, pour sortir de l’épreuve douloureuse que nous impose le coronavirus. Il est donc clair, que nous nous limiterons au symbolisme, en évitant le grand rassemblement traditionnel couronné par la remise des cahiers de doléances au Président de la République. Avec les nouvelles technologies de l’information et de la communication, nous avons la possibilité d’adresser nos messages aux travailleurs et à l’ensemble des partenaires sociaux.
Par anticipation, nous réitérons l’hommage que la CNTS a rendu aux travailleurs de la santé, qui ont fait montre de foi, de bonté et dévouement pour épargner la population sénégalaise du ravage de la pandémie du coronavirus.Propos recueillis par xibaaru.sn

El Hadj Ndiaye: «Le Secteur Du Tourisme Et De L’hôtellerie Est Le Plus Affecté Par Le Coronavirus»

https://www.xibaaru.sn/-El Hadj Ndiaye, secrétaire général du Syndicat national des travailleurs de l’hôtellerie, de la restauration, des cafés et casinos du Sénégal (SNTHRCBS)

« La situation liée au coronavirus nous recommande d’être vigilants en tant que syndicalistes »

Le secrétaire général du Syndicat national des travailleurs de l’hôtellerie, de la restauration des cafés et casinos du Sénégal (SNTHRCBS) affilié à la CNTS/FC, El Hadj Ndiaye est un homme qui ne baisse jamais les bras. El Hadj Ndiaye qui a toujours appelé chacun à la responsabilité, se veut ferme cependant. Pour lui, les patrons du secteur de l’hôtellerie doivent respecter les directives du Chef de l’Etat pour que les droits des travailleurs soient respectés dans ce contexte de guerre contre le coronavirus. El Hadj Ndiaye est conscient que c’est l’hôtellerie qui est le secteur le plus affecté par la guerre contre la pandémie.
Monsieur le secrétaire général, le Sénégal se trouve depuis un mois confronté à lutter contre le coronavirus. Les frontières se trouvent en ce moment fermées, ce qui affecte le secteur de l’hôtellerie. Quelle analyse, faites-vous de la situation ?
La situation est plus que catastrophique sur le plan économique et social. Le secteur du tourisme et de l’hôtellerie est celui qui se trouve le plus affecté par cette pandémie du coronavirus. Les hôtels sont en train de fermer leurs portes, car vides de leurs occupants, depuis que les autorités ont pris la décision fort pertinente de fermer toutes nos frontières et, que les pays émetteurs ont rapatrié du Sénégal, tous leurs ressortissants qui étaient venus séjourner chez nous. Aujourd’hui, tous les travailleurs de l’hôtellerie et de la restauration sont mis en chômage technique.  Néanmoins, le Président de la République a pris des mesures fortes pour leur venir en aide. Des mesures qui viennent soulager les travailleurs. Nous invitons les patrons des hôtels qui ferment de respecter les décisions du Chef de l’Etat, et d’accepter de verser aux travailleurs mis en chômage technique, les 70% de leurs salaires. Face à la situation de pandémie, les travailleurs ne doivent pas être laissés à eux-mêmes. Il nous faut même savoir que c’est dans l’unité, que nous vaincrons l’ennemi qui se trouve un des plus dangereux auquel le monde a été jusqu’ici confronté.
Le Président de la République Macky Sall a même pris des mesures d’accompagnement pour secourir les hôteliers. Comment l’analysez-vous ?
Ce sont des mesures fortes que nous apprécions à leur juste valeur. Dès le début de la crise, les premières mesures prises en faveur du monde en travail par le Chef de l’Etat Macky Sall, l’ont été en direction du secteur de l’hôtellerie.  Sa première ordonnance a été de protéger le secteur de l’hôtellerie, tout en demandant que les emplois des travailleurs soient préservés. Nous saluons les efforts faits en ce sens par le patronat avec à sa tête le Président Racine Sy qui a demandé à ce que les directives du Chef de l’Etat soient appliquées.
Pour une gestion transparente de l’enveloppe destinée au secteur de l’hôtellerie pour lui venir au secours comme annoncée par le Chef de l’Etat, pensez-vous que les travailleurs doivent être impliqués dans la gestion de ce fonds. Quelle mesure, préconisez-vous ?
Dans le cadre des fonds de « Force Covid-19 », le Président de la République effectivement, a demandé à ce qu’une ligne soit accordée pour aider les hôtels fortement impactés par la situation. Nous comptons à ce propos sur le ministère du Tourisme et des Transports aériens pour notre implication dans la gestion de ce fonds qui doit se faire de manière transparente.
Ne craignez-vous pas que des patrons profitent de la situation pour après, fermer définitivement leurs hôtels surtout pour ceux qui déjà avant le coronavirus, disaient être en difficulté ? Avez-vous préparé la riposte dans pareils cas ?
Evidemment, nous le craignons. La situation recommande que nous soyons vigilants, en tant que syndicalistes. Le Président de la République a pris des mesures, il vient même d’abroger des articles du Code du travail pour mieux protéger les travailleurs par rapport à la situation. Ne soyons cependant pas tout à fait pessimistes. Car, nous voyons certains patrons d’hôtels qui se comportent en véritables responsables et qui ont le sens de la citoyenneté. Et, j’invite les patrons de l’hôtellerie à suivre le bel exemple offert par les propriétaires du Terrou-Bi qui ont contribué à hauteur de 30 700 000 FCFA dans la lutte contre la pandémie du coronavirus.
Dans les hôtels qui ont décidé de fermer temporairement leurs portes. Etes-vous impliqués dans les négociations afin que le personnel en chômage technique puisse percevoir durant toute la période, le salaire mensuel qui doit lui être alloué durant toute la période y allant ?
Naturellement, nous sommes jusqu’ici impliqués, dans toutes les négociations de chômage technique. Nous pensons que c’est notre devoir, en tant que syndicalistes d’être constamment aux côtés des travailleurs, de ne jamais baisser la garde, de rester toujours vigilants. Le moment est grave, la plupart des travailleurs sont désemparés, à nous de les épauler, et qu’ils sentent partout où ils trouvent, nous veillons à la préservation, et la consolidation de leurs acquis. Avant la crise, notre syndicat en compagnie d’autres, avions déjà signé des accords intéressants, allant dans le sens du renforcement du bien-être des travailleurs avec le patronat de l’hôtellerie dirigé par le Président Mamadou Racine Sy. Nous gardons toujours à l’œil, qu’en notre qualité de syndicat responsable, il nous faut appliquer les décisions prises par les autorités et qui vont dans le sens du renforcement des droits des travailleurs.

Le spectre communautariste bascule à la stigmatisation Par Mamadou SY Albert

https://actunet.net/La transmission communautaire hante désormais les esprits angoissés par la pénétration rapide du covid-19 dans le tissu social et culturel national sénégalais. La peur d’une réelle Pandémie grandit dans les foyers, dans la rue et dans les espaces des lieux de travail et de commerce – plutôt ce qui en reste – depuis la mise en œuvre de l’état d’urgence et du couvre-feu. On parle de moins en moins des origines étrangères, notamment celles provenant hors des frontières poreuses du pays. Le relais communautaire prend très fortement le relais de la transmission des importateurs involontaires du virus tant banni des bancs de la société mondiale.
Ce passage dans la désignation des porteurs de l’introduction aux porteurs de l’expansion du covid-19 au Sénégal suscite de sérieuses interrogations en ce qui concerne les arrière-pensées enveloppant la caractérisation communautaire de la transmission. Le spectre communautariste constitue une sérieuse menace sociale et culturelle de l’équilibre de la société sénégalaise en raison du glissement communicationnel de la stratégie de la lutte contre la maladie se répandant dans la région dakaroise et à l’intérieur des régions. Le spectre communautaire pourrait cacher une stigmatisation importée.
Dès les premières manifestations du covid-19 au Sénégal, l’origine du virus est clairement mise en relief par le corps médical, les autorités politiques et administratives. Les voyageurs débarquant au Sénégal sont exclusivement ou presque les porteurs de la Pandémie. Certaines franges de l’opinion publique nationale finiront d’ailleurs par alimenter une spéculation raciale bien précoce. Puis, les Sénégalais se rendent compte que la piste raciale était fausse et impertinente quand les porteurs nationaux entrent en scène. Étrangers et Sénégalais sont logés à la cage de l’Humanité sous la menace d’un virus planétaire. La stratégie de lutte contre la pénétration de la Pandémie dans le territoire national alertera progressivement quant aux risques potentiels de la pénétration de la maladie à l’intérieur des frontières.
Au regard de la progression si redoutée par les experts et spécialistes dans le tissu social et culturel national sénégalais, la communication officielle bascule de l’origine étrangère du virus au relais communautaire. La menace n’est plus externe. Elle est de plus en plus interne. Ce changement de cap correspond à une communication très fortement orientée vers les communautés de base par opposant aux pays européens moins marqués par la vie communautaire. On parle depuis quelques semaines davantage de transmission communautaire que de virus transporté de l’étranger. Ce passage dans l’identification et la caractérisation des sources de la maladie et des porteurs devrait être interrogé au même titre du reste que la caractérisation antérieure de l’opinion mettant l’accent à tort sur l’étranger, la race, la nationalité, la religion et la culture des peuples. La caractérisation communautaire met en exergue l’influence de la transmission des structures sociales, mentales, culturelles, des modes de vie et des mécanismes de fonctionnement de groupes socio-culturels et économiques.
Ces communautés sont présentement les principales sources de l’expansion du covid-19. La source étrangère s’estompe. Prendre conscience de ces risques est une chose. Communautariser la maladie en est une autre. Il revient naturellement aux responsables médicaux et de l’administration publique d’informer les Sénégalais et de préparer l’opinion à ce qui se dessine à l’horizon dans les semaines à venir. Le Sénégal, c’est aussi l’imaginaire fertile de ses citoyens. La stratégie de lutte contre une maladie si ravageuse doit intégrer la dimension culturelle, sociale et psychologique des Sénégalais et les capacités de construction et propagation des fausses idées, des rumeurs et de marginalisation des populations.
L’opinion publique acquise à la rumeur pourrait stigmatiser des communautés entières en raison des appartenances communautaires : ethniques, religieuses, sociales et culturelles. Ce type de réflexe socio-culturel est de l’ordre de l’établi dans l’inconscience et de l’imaginaire collectif des peuples. L’opinion publique fabrique souvent des boucs émissaires, singulièrement pendant ces moments de crise des sociétés contemporaines. La Pandémie du covid-19 est propice à alimenter ce genre de panique et de manipulation de l’opinion publique, à dessein. La stigmatisation des étrangers d’origine française, européenne et chinoise renseigne suffisamment sur les capacités de stigmatisation et de marginalisation de la société sénégalaise. La stratégie de lutte contre la Pandémie n’est pas probablement à l’origine de la stigmatisation ou de la manipulation. Loin s’en faut ! C’est plutôt l’usage de concepts de distanciation identitaire – importé, étranger, communautaire – qui nourrit la stigmatisation, la rumeur la moins attendue. Les acteurs de la stratégie devraient mesurer les risques potentiels d’une mauvaise communication de masse.
La stratégie de lutte contre la Pandémie devrait mettre plus l’accent sur le malade, les pathologies, les mécanismes de protection collective et individuelle et les remèdes. Le patient ou la personne en danger de mort ne devrait point être réduit à son identité nationale, ethnique, religieuse. Il est avant tout un être humain avant d’être un membre d’une communauté nationale ou étrangère.

DES MOTS SUR DES MAUX – La drôle de guerre  Par CALAME

http://www.sudonline.sn/Ne sommes-nous pas, une fois de plus encore, en train de subir le diktat de l’Occident qui, avec le Coronavirus, nous impose ses urgences et son mode de faire au détriment des nôtres propres ? Quelle priorité, au regard du faible taux de mortalité sur le continent, comparativement aux autres points du globe ?
Comment ne pas questionner toute cette débauche de moyens financiers, humains, mobilisés par nos Etats pour endiguer et arriver à bout d’un fléau qui, sous nos cieux, tue moins que le paludisme ou que les maladies cardiovasculaires qui sont, par exemple pour le Sénégal, les deux premières causes de décès ? Pour légitimes qu’elles puissent paraître, ces interrogations sont-elles pertinentes pour autant ?
Pour y répondre, un préalable s’impose, à savoir l’effectivité de la mondialisation. Pour sûr, même décriée du fait de son déficit compassionnel, de son absence de solidarité, elle demeure une réalité incontournable. Jamais le monde n’a en effet été aussi rythmé par la circulation des idées, des personnes et des biens. Et nous voilà confrontés brutalement à la fermeture des frontières, à l’interdiction des vols et de la circulation maritime. Les avions et les trains cloués au sol, les bateaux ancrés dans les ports, les populations confinées dans leurs maisons, invitées à ni bouger, ni circuler, faisant craindre une catastrophe économique et sociale inédite. Guerre contre le Covid-19 oblige !
Convenons toutefois avec Régis Debray, qu’on est engagé dans « une drôle de guerre, celle où le commandant en chef a pour mot d’ordre : « planquez-vous » . Celle « où on appelle à ne plus faire société pour faire nation, à s’isoler pour se serrer les coudes et à écarter les corps les uns des autres pour se rapprocher d’eux en esprit ». Chacun est cantonné chez soi, traquant les cas importés et/ou communautaires. Pour rassurer et préserver les populations de tout risque de contamination massive, le confinement, la parade trouvée pour le moment, ne nous vient pas d’occident mais de Chine, un pays-continent avec lequel beaucoup de choses nous rapprochent. Non content d’avoir bousculé et mis à nu la fragilité des pays nantis, ce virus dont le foyer originel est Wuhan y a installé la peur panique.
Dans ce contexte général, s’armer pour lutter contre la pandémie n’est pas une précaution de trop. Ce virus circule et c’est nous qui le faisons circuler, contaminant consciemment ou inconsciemment, ou de façon irresponsable le corps social. Au-delà, ce confinement du monde nous recentre sur nos responsabilités. Aujourd’hui, tout comme ses pairs, le chef de l’Etat Macky Sall, assigné à demeure, contraint de respecter les mesures barrières, ramené donc à être un Monsieur tout le monde, face à une pandémie qui n’a aucun égard, ni pour le rang ni pour le statut social. Il se dessine là une fenêtre d’opportunité pour tirer les leçons de ce qui apparait comme un basculement du monde. Non point pour en construire un autre mais pour, plus humblement, nous imprégner de nos manquements et les corriger. Le chef de l’Etat a raison dire qu’ «il est temps d’apprendre de nos erreurs et de nos limites» (…) et «de redéfinir l’ordre des priorités» .
Il est temps précise t-il, d’investir «plus dans l’agriculture, l’énergie durable, les infrastructures, la santé, l’éducation et la formation, pour réaliser un développement soucieux du bien-être de l’homme intégral»». Pour que tous les sacrifices et les chamboulements ainsi occasionnés ne soient pas vains, en ces temps d’incertitude, des arrogances déchues, piétinées par le Covid-19, il est en effet venu le moment de lutter concrètement contre la corruption et la gabegie, de porter des ambitions pour notre pays, d’orienter les choses dans le sens ainsi défini. Le Sénégal et l’Afrique y ont tout à gagner.

GRAND-DAKAR MET EN PLACE L’OPÉRATION «ROMB RAXAASU»

http://www.emedia.sn/Grand-Dakar. Il est 12 heures passées, le soleil est déjà au zénith. Les habitants de cette commune, qui s’étend de l’avenue Habib Bourguiba au nord, à la rocade de Fann-Bel Air, au sud vaquent à leurs occupations. Les vrombissements des voitures, s’entremêlant aux bruits qui proviennent des ateliers de mécaniques, de menuiserie et de métallurgique, produisant une pollution sonore qui ne semble pas déranger les habitants. Mais, dans cette commune, malgré le train-train de la vie, les gens se sont bien organisés pour lutter contre le Coronavirus qui s’installe un peu partout au Sénégal.
Des jeunes se sont mobilisés pour mettre en place des comités qui veillent au respect des mesures de prévention édictées par le ministère de la Santé et de l’Action afin de limiter la propagation de la maladie. Ainsi, ils ont mis en place l’opération « Romb Raxaasu » (Ndlr : se laver les mains avant de passer). Cette opération consiste à mettre à l’entrée et à la sortie de chaque quartier un dispositif de lavage des mains. Eau, eau-de-javel, savons, gels antiseptiques, mouchoirs, tout est en place pour permettre aux autochtones ainsi que les visiteurs à prendre toutes leurs précautions.

LE LAVOIR, UN PASSAGE OBLIGÉ

Etudiant en première année, Mouhamadou Mounir Mboup fait partie des initiateurs de cette action. Masque au visage, ses mains protégés par des gants, il surveille les entrées et les sorties au quartier « Niak Jerignu ». Pas question pour lui de laisser quelqu’un accéder au quartier sans, au préalable, laver ses mains. Lui et ses camarades ne badinent même pas avec la mesure. Advienne que pourra ! Selon lui, tous les jeunes du quartier sont mobilisés pour sensibiliser contre le Covid-19. A l’en croire, ils ont fait une organisation du travail. « Chaque jour, ce sont 3 jeunes qui veillent à l’accès dans le quartier. Et que cela soit les habitants ou les simples passants, tout individu doit d’abord passer laver ses mains », explique-t-il. Concernant les produits qu’ils utilisent quotidiennement, ils font des cotisations pour les acquérir.

LES TONTINES AUTREMENT

Au quartier « Barcelone », c’est le même dispositif qui est adopté. Ici, c’est Amadou Thiam Diallo, trésorier général de l’amicale « Contingence 22 » qui gère les affaires. Assis sur un tabouret, il exige aux passants de passer au lavoir avant d’entrer dans le quartier. « Toute personne qui veut entrer dans le quartier laisse ici les microbes. On n’entre pas et on ne sort pas ici avec du microbe », dit-il avec engagement et détermination. Il explique qu’ils ont pris cette initiative pour aider l’Etat dans la sensibilisation contre le Covid-19. « Il faut privilégier la prévention et la communication pour lutter contre la propagation de cette maladie. Or, nous savons que tous que l’information n’atteint pas toutes les couches de la société. Donc, nous jouons notre partition dans le combat », ajoute-il. Mieux, il indique également qu’ils font du porte-à-porte pour sensibiliser ceux qui sont dans les maisons des méfaits de cette maladie. Et, il se réjouit que les efforts qu’ils sont en train de déployer ne sont pas vains. Ce, d’autant que la majorité de la population adhère à leur cause.
Toutefois, il informe que depuis 2004, les jeunes du quartier organisent des activités de propreté. Ils nettoient, régulièrement, les écoles, les lieux de cultes et les cimetières. En effet, les femmes du quartier ne sont pas en rade dans la lutte contre le coronavirus à Grand-Dakar. Elles sont en première ligne dans le combat. « Les femmes sont en première ligne dans cette lutte. Cela leur revient à montrer la voie à suivre parce qu’elles sont les mères, les épouses qui assurent la propreté dans les maisons », renseigne Maimouna Sabaly, ancienne championne du Sénégal de Roller.
Abondant dans le même sens, Adji Thiam fait savoir que les femmes du quartier s’associent au combat des jeunes pour contrecarrer la maladie. « Les tontines qui favorisaient les rassemblements des femmes se font autrement. Maintenant, chacun reste chez soi et envoie sa cotisation hebdomadaire à la gérante de la caisse. A cette dernière d’envoyer, à son tour, à la gagnante son argent », explique-t-elle. Comme quoi, face à l’ennemi de la transmission communautaire, l’arme de la mobilisation communautaire est le meilleur rempart. Aliou DIOUF & Abdoulaye SYLLA (photos)

Distribution du pain: Il faut désormais un agrément du ministère du Commerce

http://www.dakarmatin.com/-La réglementation concernant la distribution du pain sur le territoire national a été durcie. Après en avoir interdit la vente dans les boutiques, en cette période de pandémie de Covid-19, le Ministère du commerce a pris d’autres mesures allant dans le sens de corser l’article 5 de la réglementation de ce secteur.
En effet, outre l’obligation de s’inscrire sur le registre de commerce et de disposer d’un contrat de prestation de service avec la boulangerie, le distributeur de pain doit aussi se munir d’un agrément du Ministère du commerce.Seynabou Fall

 Panel haut niveau de la Convergence des cadres républicains tenu en Novembre 2019: Macky Sall et le faux médecin Samba ont déjeuné ensemble  

https://actusen.sn/-L’affaire du faux médecin Amadou Samba est loin de connaitre son épilogue. Car selon SourceA dans sa parution de ce vendredi, au sein de la Convergence des cadres républicains (Ccr), dont Abdoulaye Diouf Sarr est le boss, certains de ses camarades jurent de solder les comptes à Dior Momar Thiam, qui présidait aux destinées de la Commission d’Organisation du Panel haut niveau tenu en Novembre 2019.
Ils exigent que ce dernier justifie comment Dr Samba a pu, lors du déjeuner avec le Président Macky Sall et auquel seuls 30 cadres avaient eu droit, disposer du précieux sésame qui lui a permis d’être accepté dans la Salle. Une manière pour le journal de dire qu’après l’épidémie du coronavirus, il restera un autre combat au ministre-maire de la commune de Yoff. Et celui de convaincre ses troupes marron-beige à passer l’éponge, au sujet de l’intrus de trop, lors de ce déjeuner avec Macky Sall.

AFFAIRE HIBA THIAM (SUITE ET FIN) :Six mandats de dépôt distribués

Libération Sénégal online–Après Dame Amar et Fatima Rigal dite «Poupette », le juge du huitième cabinet a inculpé et placé sous mandat de dépôt la nommée Alya, Diadia Tall et Djibril Ndiogou Bassel dit «Nekh ». Ils sont tous visés pour association de malfaiteurs, usage de drogue, non-assistance à personne à danger et violation de la loi sur le couvre-feu. Dans la foulée, le magistrat instructeur a aussi écroué, pour complicité de violation du couvre-feu et corruption, le policier en service au commissariat central qui avait «escorté » Hiba Thiam et Diadia Tall, selon les informations de Libération online.

Lutte contre le covid19: Mamadou Lamine Diallo tire sur Dr Samba et félicite les inventeurs

https://www.ferloo.com/« L’indépendance, c’est la construction d’une capacité scientifique, technologique et managériale dans une culture de l’efficacité qui transforme les ressources minérales », dit M. Mamadou Lamine Diallo, dans sa « Questekki 193 », du mardi 7 avril 2020. Il évoque l’hypothèse de la prédation dans la fabrication des masques contre le covid19, mais aussi s’acharne contre le faux médecin Dr Amadou Samba et félicite, l’inventeur Samba Abdoulaye.
A l’en croire : « Cela fait soixante ans que les intellectuels africains demandent de transformer les ressources naturelles en Afrique et d’exporter des biens finis. Il est difficile de mesurer les pas accomplis depuis lors. Le coronavirus qui met au garde à vous le monde entier vient nous rappeler l’importance de la capacité de production locale. La guerre des masques en Europe en est une illustration, les prédateurs sont là ».
Et de révéler : « J’ai prévenu que les prédateurs sont à l’affut pour profiter de la crise née du coronavirus et s’accaparer des richesses matérielles. Le cas du faux docteur Samba capable d’infiltrer l’Etat à ce niveau est tout bonnement effrayant ».
« Heureusement, soutient-il, qu’il y a cet autre Samba Abdoulaye de Bargny qui a mis au point une machine à laver pour soulager les femmes. Heureusement qu’il y a ces professeurs de l’Ecole Polytechnique de Thiès qui ont construit un prototype de respirateur. Heureusement qu’il y a ces élèves de l’ESP de Dakar qui mettent au point des gels hydro-alcooliques. Alors, demandons à nos tailleurs de faire des masques. Il est probable que dans le futur, avec le changement climatique, les masques deviendront une denrée stratégique comme le riz et la constitution de stocks stratégiques, une nécessité ».
Toujours selon M. Diallo : « Il y a 25 ans, je me suis demandé, après une analyse des tendances en cours dans l’économie mondiale et l’irruption de nouveaux pays industrialisés, si les Africains sauveront l’Afrique en engageant l’industrialisation dans une culture de l’esprit scientifique et de l’efficacité ».
Et de conclure : « Nous y sommes maintenant, hélas dans une situation où mon message est systématiquement bloqué par les prédateurs africains. La lutte continue, et je suis bien fier de ces inventeurs africains. Sur eux repose en partie notre avenir ». Mamadou Lamine Diallo,Président du mouvement Tekki

Requête devant la chambre d’accusation: Diop Iseg lance une contre-offensive  

https://actusen.sn/-Pour recouvrer la liberté dans ce contexte marqué par la propagation du coronavirus au Sénégal, le président directeur général du Groupe Iseg, en prison depuis près d’un mois pour pédophilie, corruption de mineure et détournement de mineure, mène une contre-offensive.
Selon Les Échos dans sa livraison de ce vendredi, Mamadou Diop a engagé la bataille sur deux fronts pour obtenir gain de cause : devant la chambre d’accusation et devant le juge du 8e cabinet. Nos confrères d’ajouter que Diop par le biais de son avocat, Me Alassane Cissé, vise l’annulation du procès-verbal de sa première comparution et la mainlevée du mandat de dépôt décerné contre lui.
«Son accusatrice, Dieynaba Baldé, ne serait pas protégée par l’article 320 du Code pénal, qui fixe l’âge de la minorité (sexuelle) “au-dessous de 13 ans”. L’extrait de naissance de la chanteuse versé dans le dossier atteste que cette dernière est née le 20 février 2003 et la victime (présumée), a établi un état-civil qui la soustrait de l’âge de la minorité sexuelle protégée par la loi», rapporte le journal, qui cite Me Alassane Cissé.
Deuxième front ouvert par Diop Iseg : Les Échos renseigne que son avocat qui invoque le Covid-19 a déposé une demande de liberté provisoire au niveau du 8e cabinet pour obtenir la mainlevée du mandat de dépôt décerné contre son client. Selon la robe noire, «la pandémie a paralysé le fonctionnement de tout le pays, en sorte que l’instruction tarde à se poursuivre».

30 ans du journal Le Témoin quotidien

Dakarmatin via le Témoin-Trente ans, toutes ses dents et toujours irrévérencieux avec des reins solides pour pouvoir tirer sur une belle vierge. Bien entendu, une chaste qui a atteint la majorité.
Des occasions pour le mettre définitivement à terre ou le rendre malléable n’ont pas manqué durant ce parcours riche de trente bonnes années avec des hauts et des bas et une galère quotidienne. Toute une vie !
Mais le garçon, qui a grandi entre temps pour donner vie à un quotidien, garde toujours son caractère mordant, toute sa pèche aussi. Et il mord bien quand on essaie de lui faire courber l’échine ou tenter de lui tirer les c…Allez demander aux défenseurs d’un certain Trudeau. Vous en voulez encore ?
Non, ce n’est pas un jour pour compter d’autres ennemis qui sont très nombreux et qui danseraient de joie de nous voir mettre la clef sous le paillasson. Nous sommes toujours là, virils (Ne sommes- nous pas kaccoor ?), intacts et debout comme un soldat prêt pour la guerre. La nôtre, celle d’avoir, durant ces trente ans, essayer de vous offrir de belles sensations.
D’avoir été les pionniers de ce qui se fait aujourd’hui. Des historiens de leur époque avec des faits sordides qui renseignaient sur notre société, pendant que certains portaient des œillères pour ne pas se voir dans la glace. Refusant de voir l’ignominie. D’avoir traqué les voleurs de la République, dénoncé les errements et turpitudes des pouvoirs et des puissants sans aucune compromission.
Bref d’avoir été nous-mêmes. Certains lecteurs de l’hebdo, devenu quotidien, sont certainement aujourd’hui des mammys et papys. Ils pourront encore raconter à leurs petits fils l’époque glorieuse de ce journal porté alors par des hommes et femmes sans peur et sans reproche à la plume qui dégoulinait sur la vérité. Toujours là et décidés à survivre et parer tous les coups des ennemis plus nuisibles que le Covid-19. Bon anniversaire à nous et vivement les 50 ans. Champagne !Kàccoor Bi

LES PIQUES DE L’AS DE CE VENDREDI

SenePlus  |   Publication 10/04/2020
https://www.seneplus.com/sites/default/files/styles/thumbnail/public/logo%20AS.jpg?itok=LAp3nMjx

Les licenciements continuent à Satrec

Comme l’avait annoncé «L’As» dans sa livraison du vendredi 3 avril, la Société Africaine de Transformation, Reconditionnement et de Commerce (Satrec) poursuit ses licenciements à tout va. Selon une indiscrétion très au fait de la situation au sein de l’entreprise, le président Directeur général de l’entreprise, Chaouki Haîdous, a licencié plus d’une vingtaine d’employés ces derniers jours. Pire, la source indique que la plupart de ces travailleurs licenciés ont des Contrats à Durée Indéterminée (CDI). Parmi les travailleurs licenciés, il indique qu’un grand nombre d’entre eux cumulent une dizaine d’années de service. En outre, notre interlocuteur accuse le PDG de Satrec de les licencier pour satisfaire les caprices de ses enfants. Par ailleurs, notre informateur indique que les travailleurs de Satrec sont en train de subir toutes sortes de brimades et d’injustices. C’est pourquoi, il demande la réaction des autorités pour faire entendre raison Chaouki Haidous.

Manque d’infrastructures sanitaires à Keur Massar

Pour une commune peuplée de 593.000 habitants éparpillés dans 130 quartiers, Keur Massar ne dispose que d’un seul centre de santé, 06 postes de santé et 04 cases de santé. La commune n’a qu’un seul poste de Gendarmerie. Or, Guédiawaye érigé en département avec seulement 286 989 habitants dispose de deux hôpitaux, d’un centre de santé et plusieurs postes de santé. Et il compte un Commissariat de Police, un commissaire d’arrondissement et un poste de Police. Comme pour dire que les autorités doivent corriger ce manque d’infrastructures à Keur Massar en raison de sa démographie galopante.

A Keur Massar, la pagaille se poursuit

Malgré les consignes données par les autorités étatiques sur les risques de contamination du Covid-19 et la percée des cas communautaires dans la banlieue, les acteurs du transport routier continuent de s’adonner aux surcharges. C’est le cas au niveau du tronçon routier Yeumbeul-Keur Massar où les cars rapides font la bamboula du désordre total. Même cas de figure sur l’axe Cité Aïnoumady-Aladji Pathé où les chauffeurs de minicars continuent leurs vieilles habitudes. Il en est de même pour l’axe Keur Massar-Rufisque. Les chauffeurs, interrogés sur cette violation des dispositions étatiques, refusent de parler à nos micros et interdisent aux médias télévisés de prendre des images. Les usagers rencontrés, interrogés sur le diktat imposé par les chauffeurs avec les risques sanitaires, se désolent et s’en remettent à Dieu. Au niveau du Rond-point de Keur Massar désencombré, des gendarmes sont sur les lieux et veillent au grain pour éviter tout redéploiement anarchique des marchands ambulants souvent réticents à l’ordre et prêts à revenir à la moindre occasion.

Avisen remet 50 millions à Amadou Hott

La Direction d’Avisen a répondu à l’appel du président Macky Sall pour combattre la pandémie du coronavirus. Elle a remis un chèque de 50 millions Fcfa au ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération Amadou Hott. En plus, au niveau local, Avisen a déjà donné un chèque de 5 millions Fcfa au Préfet de Rufisque qui pilote les opérations du Comité départemental de lutte contre le Covid19. Ne s’arrêtant pas en si bon chemin, elle va distribuer 4 000 poulets aux nécessiteux, dont la valeur est estimée à plus de 10 millions Fcfa.

Les préoccupations des sages de BBY

Le Conseil des sages de la Coalition Benno Bokk Yaakaar est très préoccupé par la distribution des vivres destinées à la population. C’est pour cela, il demande une meilleure gestion des ressources destinées à soutenir les familles en cette période de lutte contre le coronavirus. « Il invite tous les organes chargés du déroulement des mesures et de la gestion des ressources affectées à l’appui aux populations et aux travailleurs de procéder à leur exécution diligente, dans la transparence et l’équité », lit-on dans une note parvenue à la rédaction. Sur le même registre, le Conseil des Sages relève avec satisfaction les actes posés par le Président de la République en consultant les leaders politiques dans le cadre de cette mobilisation générale, mais également les mesures prises pour soutenir et protéger le secteur de l’Éducation nationale, les entreprises privées (petites et moyennes), les travailleurs, les communes, les villages, la diaspora et les couches défavorisées de notre pays. Face à cette situation exceptionnelle, le coordonnateur national du Conseil des sages de BBY, Yéro Deh et ses compagnons encouragent vigoureusement le Président de la République, Président de la coalition BBY à poursuivre avec détermination ses actions qui visent essentiellement et dans l’urgence, à préserver la santé, la paix et la stabilité sociale.

Birima Mangara perd son père

L’ancien ministre du Budget est en deuil. Éclipsé de l’espace médiatique depuis son départ du gouvernement et son retour à la redoutable Inspection générale d’Etat (Ige), Birima Mangara a perdu son père Ndongo Mangara, il y a de cela quelques jours. Il a été inhumé à Touba dans la plus grande discrétion qui caractérise la famille Mangara. L’As présente ses sincères condoléances à la famille éplorée et prie que Dieu accueille le défunt dans Son Paradis éternel.

Cheikh Oumar Sy crie au gaspillage de 6 milliards

Alors qu’on lance un appel à contribution pour lutter contre le coronavirus, l’ancien député Cheikh Oumar Sy trouve saugrenu de dégager 6 milliards Fcfa pour le transport des vivres destinés aux populations. Il s’agit d’un gaspillage, à ses yeux, puisque cet argent pouvait servir à autre chose. Selon lui, il est plus judicieux de saisir les opérateurs de transfert d’argent, pour envoyer à chaque ménage son appui financier dans le cadre de la résilience au Covid19.Avec ces 6 milliards, indique-t-il, l’Etat peut atteindre 2 millions de ménages au lieu de 1,5 million de ménages. Hormis le gaspillage, l’ancien parlementaire pense que les soldats qui doivent acheminer les vivres dans les différentes localités du pays seront exposés au Covid19. Pis, ils peuvent être source de propagation de la maladie.

Situation Covid19 à Keur Massar

La situation du coronavirus dans la commune de Keur Massar est très suivie aussi bien par les autorités sanitaires que les populations à cause de l’apparition de cas communautaires. Mais le médecin-chef du centre de santé tempère en soutenant qu’il y a une accalmie. A l’en croire, depuis quelques jours, aucun nouveau cas n’est enregistré dans la commune, malgré la crainte d’une propagation de la maladie avec les cas communautaires. Il y a toujours 5 cas confirmés dans la commune. Au même moment, 26 personnes sont confinées dans des hôtels. Elles sont prises en charges quotidiennement par les autorités sanitaires. Le médecin-chef renseigne par ailleurs que 44 personnes, qui étaient suivies, ont épuisé hier leur période d’incubation.

Les Industries Chimiques du Sénégal (ICS) tuent à petit feu les populations de Darou Khoudoss

https://www.pressafrik.com/Les populations riveraines des Industries Chimiques du Sénégal (ICS), une exploitation polluante installée dans la commune Darou Khoudoss (département de Tivaouane), vivent un calvaire au quotidien fait d’une dégradation de leur environnement et d’une pollution atmosphérique qui influent négativement sur leur santé et celle du bétail. Les nombreuses fuites d’acide sulfurique au niveau de l’industrie extractive en sont une parfaite illustration.
Les informations souvent contenues dans les mémorandums des populations riveraines sont des plus alarmantes. Des citoyens qui souffrent de « douleurs thoraciques, sont sujettes à des toux persistantes, des cas de troubles de la vision décelés ainsi que des douleurs épigastriques, des céphalées, des maux de tête ». Sans compter « les cas de diarrhées et de vomissements chez les enfants ». Quid de la récurrence des infections respiratoires aigues et des cas d’avortement spontané et de la mortalité néonatale. L’environnement ne se porte pas mieux.
La faune et la flore subissent les effets de cette pollution. Demba Diouf Fall, point focal de la coalition « Publiez ce que vous payez », se veut précis à ce sujet. Selon lui, « la pollution provenant des Ics a détruit les exploitations agricoles des villages environnants. Pis, l’élevage est presque inexistant. Nous ne pouvons plus élever. Il n’y a plus de poules encore moins de coqs qui traînent dans le village. Ces espèces meurent comme des mouches à cause de la pollution ».
Un constat est largement partagé par Gorgui Kâ, membre de l’association Paix et Solidarité Mboro-Khondio. Il considère que son village, Khondio, est transformé en « enfer terrestre par les ICS ». Et de poursuivre : « malgré le déficit d’études d’impact des ICS sur l’environnement de Mboro et des villages environnants, il est évident que sa présence dans ce milieu est source de diverses nuisances. Et ce qui est évident et constaté, c’est que les ICS constituent un réel facteur de pollution atmosphérique mais aussi, marine ». Il renseigne que « de grandes quantités de résidus d’acide sulfuro-phosphatique appelée ‘’jus fluo’’, sont déversées à la mer et sur la plage de Khondio. Ces résidus sont visiblement un danger pour la santé humaine et animal en raison de la pollution de l’environnement et des infiltrations de la nappe phréatique ».
Pis, remarque-t-il, « le transport de ces résidus par des camions citernes de 12 mètres cube se fait sur une piste en mauvais état. Ce qui représente un grand risque d’accident pour la population surtout les enfants qui empruntent cette piste chaque jour pour aller à l’école ». Toutes nuisances entre autres qui sont loin de connaître leur épilogue. Elles risquent même de s’empirer avec la mise en service de la nouvelle centrale à charbon que ladite entreprise vient d’acquérir. Qui a besoin d’une quantité énorme d’eau pour fonctionner. Pour dire que la nappe phréatique va être sérieusement pompée au grand dam des populations.
Que dire des émissions de gaz à effet de serre qui participent au réchauffement climatique et, par voie de conséquence, à la détérioration de l’environnement avec le réchauffement de climatique ? À y regarder de près, toutes les collectivités locales qui abritent des industries extractives ne vivent que des externalités négatives que sont la pollution, le sous-emploi, la dégradation de leur environnement entre autres nuisances et tant d’autres. Et en contre partie, il n’y a aucune retombée positive.Le Témoin


Partagez ce contenu!

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*