Revue de presse du Vendredi 09 Avril 2021

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Relance post-covid-19 : quelle dynamique de croissance et de transformation pour les économies africaines ?

https://www.financialafrik.com Format full digital,   le 8 avril 2021,    à l’occasion de   la 24 ème  mission multisectorielle du Club Afrique Développement, le réseau panafricain de dirigeants et d’opérateurs économiques  de la banque  Attijariwafa bank.   Côté affaire, cette rencontre  qui se tenait à Dakar a vu  plus de 250 chefs d’entreprisede tous les pays d’accueil s’inscrire  pour  les séances B to B. Côté conférence, la mission multisectorielle a abrité un panel de haute intensité sur la question clé de la dynamique de croissance et de transformation des économies africaines. Y ont pris part, Lionel Zinsou, ancien Premier Ministre de la République du Bénin, fondateur et Managing Partner de SouthBridge, Dr. Jean-Denis Gabikini, Directeur du développement économique, de l’intégration et du commerce de la Commission de l’Union Africaine, Dr Chérif Salif Sy, ancien Ministre, économiste sénégalais, Président du Forum du Tiers-Monde, Souleymane Astou Diagne, professeur d’Economie. Egalement présents, Mohamed Abdallahi Cherif,  chef du Bureau Sénégal de la Banque Africaine de Développement. Et, entre autres, Sébastien Kadio Morokro, administrateur Directeur Général de Pétro Ivoire.

10 000 entreprises de 40 pays

Le but des échanges comme a eu à le préciser, d’emblée, Mounir Oudghiri, Administrateur Directeur Général de  CBAO Groupe Attijariwafa bank, est, « par delà nos ensembles régionaux, de passer en revue les changements profonds de nos économies et les équilibres géostratégiques.  Son homologue, Fatimata Ndiaye, Directrice Générale du Crédit du Sénégal, l’autre filiale d’Attijariwafa bank au Sénégal, dit espérer  que cette crise née de la pandémie Covid-19 soit l’élément déclencheur d’une nouvelle Afrique dans laquelle les gens se parlent, se rencontrent et construisent l’avenir.    Pour sa part, Mouna Kadiri, Directrice du Club Afrique Développement, est revenu sur le chemin parcouru par ce vaste réseau d’affaires, fort de plus de  10 000 entreprises de 40 pays et qui totalise  22 000 rendez-vous d’affaires structurés.  En plus de cela, plus de 23 missions multisectorielles ont été réalisées depuis 5 ans pour féérer plus de 3000 chefs d’entreprises avec plus de 4000 rendez vous B to B structurés et accompagnés.  «Je saisis l’occasion pour réitérer la mise à disposition permanente de l’outil du Club Afrique Développement, notamment via ses services à la demande et sa plateforme en ligne : mises en relation à la demande ou structurées, possibilité de se connecter en permanence à plus de 30000 opérateurs à travers le monde, d’accéder aux appels d’offres en temps réel…cet outil est à votre service transcendant la conjoncture et derrière ce service, vous trouverez les 16 banques du Groupe sur le continent mises en réseau à votre écoute pour accompagner votre développement.
Ainsi tout comme vous nous démontrez que vous ne lâchez rien, pour vous, nous ne lâchons rien non plus», dira Mouna Kadiri.

Les vaccins, la maîtrise de la dette et l’intégration, des facteurs clés de la relance

Introduisant le débat sur les facteurs de la relance post-Covid, Lionel Zinsou a rappelé la réalité d’un continent jeune où les plus de 65 ans représentent seulement 5% contre 25% en Europe.  L’Afrique traine le paradoxe d’être d’un côté la zone la plus résilitente face au Covid-19 et, de l’autre, l’endroit où l’on vaccine le moins.  “La solidarité commence à fonctionner en Afrique mais elle ne fonctionne pas entre le reste du monde et l’Afrique”,   estime le patron de la Southbridge Bank, fustigeant un certain “nationalisme du vaccin” qui handicape des programmes comme l’initiative Covax, mécanisme mondial de partage des risques pour l’achat groupé et la distribution équitable de futurs vaccins contre la COVID-19 coordonné par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS ).   Et l’ancien  premier ministre du Bénin de regretter l’absence d’un outil industriel, notamment l’industrie pharmaceutique, qui aurait pu affranchir l’Afrique de sa trop forte dépendance vis-à-vis de l’étranger.  De plus, précise l’économiste, derrière le constat général d’un continent qui a résisté au choc, il faut se livrer à une lecture fine des tendances.   “La croissance du PIB par tête d’habitant a régressé de 6%, dans la même proportion que les grands pays”.  Mais, chez ces derniers, poursuit l’économiste béninois, “si la création de valeur a régressé, le revenu des ménages, lui, a été protégé. “Ce revenu a même été augmenté de 6% dans un pays comme les USA qui a mis en place un mécanisme de concours financiers et de transfert vers les ménages ».  En clair, poursuit  Lionel Zinsou dans son diagnostic implacable, “en Afrique, nous avons une économie plus résiliente mais, socialement, nous sommes plus fragiles”. Et l’ancien CEO de PAI Partnes de recommander à ce que les priorités des politiques publiques dans  l’après Covid-19 soient orientées vers la mise à niveau de la Santé publique et le renforcement des filets de sécurité.
A la suite du béinois, l’économiste sénégalais Cherif Salif Sy  a estimé que “le Covid-19  a freiné l’élan du renouveau africain”.  Du haut de ses 35 ans d’expérience à l’Union Africaine, le président du Forum du Tiers Monde a appelé à des politiques de relance dynamiques face à une pandémie dont le bilan macabre interdit de parler d’opportunités.  Pour sa part, le professeur Souleymane Astou Diagne a souligné le contexte particulier de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) où 97% des entreprises évoluent dans le secteur informel, ce qui pose un problème structurel. Et d’appeler à des “des Etats gérés par des administrations de développement en lieu et place des administrations de commandement”.  Venant au coût de la relance, le professeur Diagnerappelle que l’UEMOA l’avait estimé à 6 000 milliards de FCFA au sein de ses 8 Etats membres. Dans l’ensemble, l’Afrique enregistre des baisses de revenus de 2, 6% contre 4, 4% dans le monde.
Attentif au débat, Jean-Denis Gabikini a mis l’accent sur l’architecture mise en place par le sommet des chefs d’Etat africains.  La priorité étant au sein de l’Union Africaine de régler la question de la vaccination et de garantir la relance économique à court terme.  Ces deux priorités passent par la mobilisation des ressources.  L’UA a mandate à cet effet une troïka composée entre autres, de l’ancien ministre sud-africain des Finances, Trevor Manuel, de l’ancienne ministre nigériane des Finances, Ngozi Iweala, devenue entre temps directeur de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), de Donald Kaberuka, ancien président de la Banque Africaine de Développement (BAD) et Tidjane Thiam, ancien CEO de Crédit Suisse.  Au delà de la mobilisation des ressources, la stratégie de relance passe aux yeux de Jean-Denis Gabikini par la reconfiguration des chaînes de valeur mondiale et la réhabilitation des programmes d’autosuffisance. “L’Afrique  doit cesser de dépendre excessivement des importations en encourageant la transformation locale, gage de la croissance des emplois”.  A cet effet, le lancement de la zone de libre-échange continental (la ZLECA) depuis le 1er janvier dernier offre un momentum pour repenser les infrastructures numériques nécessaires à la relance.
Egalement participant à ce débat, Sebastian Kadio de Petro-Ivoire, a, en bon représentant du secteur privé,   lié la problématique de la compétitivité à l’efficacité des politiques fiscales et à la possibilité donnée aux entreprises d’élargir leurs marchés.  “S’il  y a un point qui me semble important c’est celui de développer l’agilité des entreprises. C’est l’un de nos gros défis aux côtés de la qualité des ressources humaines”. L’adaptation des entreprises à un nouvel environnement dicté par l’amélioration constante des services est aussi un facteur clé, mentionne monsieur Kadio qui rappelle que dans son secteur le terme de “station de service” a pris aujourd’hui tout son sens.  “L’on ne se limite plus à la distribution du carburant. L’expérience client engendre de nouveaux métiers”.  De son côté, Anis Ben Abdallah, expert comptable, ManagingPartner K&B Partners, estime que la relance passe par plus d’intégration continentale, plus de synergie, plus de renforcement des infrastructures logistiques et plus de proximité.

DTS : l’Afrique aura sa quote part, comprises entre 33 et 100 milliards de dollars, soit entre 1, 5 et 4% du PIB

Du reste, recommande Lionel Zinsou, en se félicitant d’une gestion collective de la crise par l’Union Africaine, sous la présidence de Cyril Ramaphosa, il faut profiter des opportunités nouvelles qui se dessinent dans la post pandémie.  L’approche collective de la dette adoptée par l’instance continentale semble donner ses fruits, étant à l’origine de la décision majeure du FMI d’une allocation de DTS de l’ordre de 650 milliards de dollars dollars.  L’Afrique aura sa quote part, comprises entre 33et 100 milliards de dollars, soit entre 1, 5 et 4% du PIB, « ce qui n’est pas négligeable  dans un contexte où nous n’avons pas la même liberté que celles des pays développer de créer nos moyens financiers par nos banques centrales».  Ces DTS ne vont pas, qui plus est, être comptabilisés dans la comptabilité des Etats.  Dans le même élan, l’Union Européenne a décidé qu’une partie de ses allocations en DTS ira à l’Afrique, en particulier vers les pays à faible niveau de développement.
En clair, estime Lionel Zinsou, «cette crise aura démontré que l’Afrique est plus efficace collectivement».  Cette Afrique collective s’illustre par exemple à travers la plateforme d’approvisionnement créée par Afreximbank, le contrat arraché à Johonson & Johnson pour la production de 2 millions de doses par jour (précision de  Jean-Denis Gabikini ) et un secteur privé actif, partie prenante des programmes de relance.  « Ce secteur privé de plus en plus panafricain à l’instar d’Attijariwafa bank, mais aussi des  banques nigérianes, mauriciennes et de la plupart des opérateurs télécoms aura un rôle majeur à jouer dans la relance.  Attention seulement, dans cet élan dynamique, à ne pas regarder l’Afrique avec les lunettes du passé, avertit Lionel Zinsou.  Les dettes contractées à des taux soutenables (4 à 6%)  financent des projets d’énergie et d’infrastructures avec des taux de rendement interne (TRI) de 18%.  Les institutions financières d’intégration sont de plus en plus crédibles à l’image de la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD) qui est entrain de doubler son bilan après avoir bouclé une levée historique avec une souscription de 6 fois , de la BADEA, qui structure la solidarité entre l’Afrique et les pays arabes ou encore de la TDB en Afrique Australe. « C’est complètement nouveau, ces banques sont rentables.  Il y a une certaine renaissance » déclare Zinsou estimant par ailleurs, sur sollicitation de Financial Afrik, qu’il faut arriver à convaincre les forces adeptes du nationalisme économique, qui veulent du protectionisme et qui luttent contre la ZLECA. «Le nationalisme économique est une menace pour ce grand marché commun dont nous avons besoin ». Un avis que ne partage pas totalement le professeur Cherif Salif Sy. « Le nationalisme économique n’est pas le nationalisme politique. Il faut les dissocier. Je ne pense pas que le développement des secteurs stratégiques sur un territoire soit un frein à l’intégtation. Déjà où pour les grands pays industriels où le financement était local, la question était posée ».
Les deux économistes présenteront aussi des visions  opposées sur le sujet de la dette.  Il faudrait un monitoring de l’endettement public, déclare  en substance le sénégalais.  Le béninois estime pour sa part qu’avec un taux d’endettement de 55% du PIB contre 100% pour l’Europe, l’Afrique n’est guère surendettée.  La mobilisation des ressources passe par l’endettement, estime Zinsou apellant, après avoir évoqué les rapports alarmistes d’une grande banque internationale à l’analyse généralisante et alarmiste à partir du défaut de paiement de la Zambie et des taux d’endettement de l’Angola,   à arrêter avec le pathos de la dette.  «Ces pays ne représentent même pas 10% du PIB Africain. Il ne faut pas que quelques arbres nous empêchent de voir la forêt tropicale », dit Zinsou convaincu  que « la croissance remboursera la dette ».  Un enthousiasme tempéré par  Dr. Jean-Denis Gabikini, Directeur du développement économique, de l’intégration et du commerce de la Commission de l’Union Africaine : “en Afrique, il n’y a pas beaucoup  de bonne dette. Certes, 85% des pays ont des capacités de soutenabilité de la dette mais ces dettes restent non productives ».  Revenant à la charge, Cherif Salif Sy estime que tout cela dépend “dans quelle monnaie on emprunte et d’où on emprunte” dans un parallèle avec le Japon endetté à 230% de son PIB auprès de créanciers essentiellement locaux. “Notre dette est de plus en plus saine. Il ne faut pas rester dans les clichés des années 80”, souligne Zinsou.
En clair, à la fin d’intenses échanges dans le cadre de la 24 ème mission multisectorielle du Club Afrique Développement, un consensus semble se dégager entre les intervenants  :  dans  les grandes ruptures qui se dessinent, l’Afrique compte 15 ans d’avance sur l’usage de la technologie. Reste à consolider l’élan par des institutions financières continentales solides à l’instar, rappelle, Jean-Denis Gabikini, du Fonds Monétaire Africain (FMA),   qui compte à ce jour 12 signatures et 1 ratification Adama WADE

SUSPENSION DE LA DETTE DES ETATS : Le G20 invité à divulguer les modalités de ses contrats de financement

https://www.enqueteplus.com Le président du Groupe de la Banque mondiale, David R. Malpass, exhorte tous les pays du G20 à divulguer les modalités de leurs contrats de financement, y compris les rééchelonnements, et à appuyer les efforts de la Banque mondiale visant à mieux concilier les données sur la dette des emprunteurs avec celles des créanciers. Il s’exprimait hier, lors d’une conférence en ligne sur le sujet.
La Covid-19 laissera des ‘’séquelles durables’’ sur les pays en développement, qu’il s’agisse de la fermeture d’écoles, du retard de croissance physique des enfants, de la perte d’emplois, de l’épuisement de l’épargne et des actifs, et de l’endettement croissant. C’est ce qu’a relevé hier le président du Groupe de la Banque mondiale.
David R. Malpass, qui s’exprimait lors d’une conférence en ligne sur comment ‘’repenser la dette’’, a soutenu que la crise s’est ajoutée aux défis persistants du développement, notamment la stagnation des revenus médians, la fragilité et la violence, et les dommages causés par le changement climatique. ‘’Dans ce contexte, je salue le travail accompli par le G20 pour soutenir les pays les plus vulnérables. Pour ce qui est de la dette, nous nous réjouissons de la décision du G20 de prolonger l’Initiative de suspension du service de la dette (DSSI) jusqu’en 2021. La Banque mondiale travaille également en étroite collaboration avec le Fonds monétaire international (FMI) pour soutenir la mise en œuvre du Cadre commun du G20. J’exhorte tous les pays du G20 à divulguer les modalités de leurs contrats de financement, y compris les rééchelonnements, et à appuyer les efforts de la Banque mondiale visant à mieux concilier les données sur la dette des emprunteurs avec celles des créanciers’’, plaide le patron de la BM.
D’après M. Malpass, la participation des créanciers commerciaux et une plus grande participation des créanciers bilatéraux officiels seront ‘’essentielles’’ dans ce processus. Ainsi, il appelle tous les pays du G20 à inciter tous leurs créanciers publics bilatéraux à participer aux efforts d’allégement de la dette, y compris les banques nationales. Mais également les pays du G20 à prendre des mesures décisives pour inciter les créanciers privés sous leur juridiction à participer pleinement aux efforts d’allégement de la dette souveraine des pays à faible revenu.
‘’Les efforts d’allégement de la dette offrent une certaine marge de manœuvre budgétaire bienvenue, mais les pays de l’Association internationale de développement (Ida) ont également besoin de nouvelles ressources importantes, y compris des subventions et des ressources hautement concessionnelles’’, dit-il.
D’avril à décembre 2020, soit la première période de l’ISSD, David R. Malpass a fait savoir que les transferts nets à l’Ida et aux PMA se sont chiffrés à près de 17 milliards de dollars, dont 5, 8 milliards de dollars à des conditions de subvention. ‘’Nos nouveaux engagements s’élevaient à près de 30 milliards de dollars, ce qui fait d’Ida19 la plus importante source de ressources concessionnelles pour les pays les plus pauvres et la principale plateforme multilatérale de soutien. Pour se remettre de la Covid-19, il faut beaucoup plus, et nous nous réjouissons du soutien du G20 pour faire progresser l’Ida20 d’un an. Vous connaissez bon nombre des arguments en faveur des ressources de l’Ida.Alors, j’aimerais conclure en vous parlant de l’optimisation du bilan’’, poursuit-il.

Maintenir la concessionnalité des prêts

Le président du Groupe de la Banque mondiale rappelle aussi qu’au cours de l’Ida18, ils ont réalisé une optimisation majeure en transformant l’Ida en participant au marché AAA et en adoptant un modèle de financement hybride. Au cours de l’Ida19, la contribution d’un donateur a permis de financer l’Ida à hauteur de 3, 50 dollars, soit près du double de ce qu’elle était il y a une demi-décennie. ‘’Nous chercherons des moyens d’optimiser davantage notre bilan tout en protégeant la cote AAA de l’Ida. En même temps, de fortes contributions des donateurs sont nécessaires pour maintenir la concessionnalité. De fortes contributions des donateurs sont nécessaires pour maintenir la concessionnalité afin de soutenir les pays les plus pauvres’’.
Potentiellement, la directrice générale de Citibank a relevé que le cadre du G20 aurait pu accélérer certaines des négociations. Ceci, du fait que les créanciers officiels sont autour de la table et que les principaux créanciers officiels ne sont pas à la table, comme la Chine. ‘’Théoriquement, le cadre commun améliore les choses. Il y a tout de même des conditions qui s’imposent. Il faut qu’il y ait une plus grande transparence, complète pour donner lieu à cette bonne volonté. Le principe de la dette préside ces restructurations dans ces Etats souverains, c’est qu’on peut maintenir dans toute la mesure du possible l’accès au crédit commercial et au crédit du marché après la restructuration et pour des entités qui sont dans la tranche inférieure des revenus. Nous devons être très prudents, s’agissant de ce cadre. Parce que les Etats souverains peuvent avoir une économie décente et ils ont la capacité de reprofiler la dette de façon que cela leur permette de ne pas perdre l’accès aux prêts de crédits bancaires auprès des marchés des capitaux. C’est ce que nous voulons assurer’’, souligne Julie Monaco.
Or, elle notifie que les détenteurs d’obligations sont prêts à avoir une petite réduction et ils vont le faire lorsqu’il y a un ‘’certain niveau de transparence, de bonne volonté’’ et une capacité à montrer qu’il y aura des changements et des réformes. ‘’Il y a eu 17 restructurations du Club de Paris depuis 2010 ; 12 sont intervenues dans l’inclusion obligatoire des détenteurs d’obligations et ces derniers sont tout à fait prêts à négocier et à restructurer la dette. Il y avait des clauses d’actions collectives qui avaient été choisies et c’était plus facile de faire ces restructurations du côté des obligations. Il y a un certain niveau d’acceptation, mais il faut qu’il y ait de la bonne volonté quant à la manière dont la restructuration se fait. Le mécanisme pour restructurer l’aide commerciale est très différent de celui d’une dette obligataire’’, souligne la DG de Citibank.

Prudence avec la restructuration des dettes commerciales

La patronne de Citibank a indiqué qu’ils renoncent peut-être à l’allégement immédiat avec un accès à long terme et donc la croissance du financement qui est nécessaire. D’après Mme Monaco, lorsqu’on réfléchit à la façon dont un pays peut passer par ce processus, il faudra ‘’faire un équilibre’’ par rapport à leur désir de financement, leurs objectifs de développement. ‘’Il n’y aura pas suffisamment d’argent officiel pour y parvenir. L’équilibre qu’on va essayer d’obtenir lorsqu’on fait ces négociations, c’est d’assurer qu’un pays ne soit pas coupé du financement supplémentaire du secteur privé dont il peut avoir besoin. Parce qu’il y a des milliards et des milliards de déficits de financement et c’est le secteur privé qui, pour la plupart du temps, comble ce besoin de financement pour que ses objectifs soient atteints. Il faut regarder le marché obligataire’’, note-t-elle.
Elle relève que les mécanismes des marchés obligataires sont ‘’très différents’’ du côté de la banque. Si c’est des banques commerciales, elles sont forcées d’accepter une restructuration. ‘’Il y a des risques extrêmes et qui sont associés au fait qu’on peut forcer les banques commerciales à restructurer la dette. Donc, il faut être très prudent à ce niveau. Il y a aussi des conséquences. Parce que ce ne sont pas seulement des prêts qui sont impactés. Il y a aussi les lignes de change, les lignes commerciales et d’autres impacts.  Lorsque nous disons qu’on va travailler avec ce cadre, je pense que le diable est dans les détails et tout doit être fait sur une base égalitaire. Nous devons appliquer la même méthodologie aux détenteurs d’obligations qu’aux banques commerciales. Et cela ne va pas nécessairement fonctionner. Parce qu’il y a des mécanismes traditionnels qui ont des considérations très différentes qui doivent être prises en compte, lorsqu’on donne des conseils’’, renchérit Julie Monaco.
Lorsqu’on parle de principes de transparence, la conseillère de Citibank auprès des Etats souverains signale que des responsabilités au niveau de la divulgation sont ‘’essentielles’’. ‘’Nous constatons qu’il y a des engagements indirects sur les réserves de la Banque centrale. Même les banques ont des accords de rachat, de repossession des engagements commerciaux à long terme. C’est courant dans les pays qui sont exportateurs de pétrole, qui ont des sociétés pétrolières. Pour ces pays, ce sont vraiment des inquiétudes et nous devons trouver quels peuvent être les principes de transparence qui s’appliquent. Elles ne sont pas toujours inclues, mais ces obligations de transparence doivent être vraiment inclues. C’est un exercice où on doit examiner tous les détails pour avoir accès à toutes les informations lorsqu’on procède à une restructuration’’, ajoute-t-elle.
Julie Monaco affirme aussi qu’il n’y a pas beaucoup de prêts bancaires commerciaux traditionnels provenant d’organisation comme Citi ou d’institutions pairs sur le marché des pays souverains émergents. Parce qu’il s’est passé des choses dans les années 80-90. ‘’La plupart des prêts commerciaux qui se faisaient à l’époque avec des Etats souverains étaient attribués à des projets. Notre portefeuille de prêts avec les pays souverains insiste essentiellement sur des lignes de change, les lignes commerciales, des crédits export, des prêts appuyés sur la communauté officielle. On a le secteur privé et le public qui sont alignés sur le même type de prêt. C’est très différent. Là, les prêts de la banque sont très importants, comparés aux prêts officiels en général, mais aussi sur le marché des obligations’’, explique-t-elle.MARIAMA DIEME

Annulation de la dette des pays africains-Macky Sall adoubé par 205 organisations mondiale de la Société civile

https://www.leral.net Pour avoir proposé l’annulation de la dette des pays africains, le Président de la République, Macky Sall a été adoubé par plus de deux cents organisations mondiales de la Société civile, relate Dakar Times.
A la suite de plusieurs initiatives adoptées par la Communauté internationale pour aider à répondre aux besoins immédiats de liquidités de ces pays, le G20 a appelé le FMI à faire une proposition pour une nouvelle allocation générale de droits de tirage spéciaux (DTS) de 650 milliards de dollars EU pour répondre au besoin mondial à long terme de compléter les réserves d’actifs.
C’est ainsi que l’extension d’une aide d’urgence, sous forme de dons, a été approuvée en faveur de vingt cinq (25) pays les plus pauvres par le Fonds monétaire international. Ces financements devraient permettre de soutenir leurs économies de renforcer la lutte contre le Covid-19.
Mais, à la suite du président de la République du Sénégal, Macky Sall, la Plateforme d’action et e’information sur la dette des pays du Sud revient à la charge et exige l’annulation purement de la dette des pays africains. En mars 2020, déjà, le président sénégalais écrivait : “l’Afrique à l’image du monde est gravement atteinte par la pandémie du Covid-19 qui va durablement impacter son économie. Je demande à nos partenaires Bilatéraux et Multilatéraux d’accompagner la résilience du continent africain, en annulant la dette”, rafraîchit le journal.

Agriculture dans les Niayes : 6, 7 milliards de l’Italie pour une meilleure rentabilité

https://lequotidien.sn Le Projet d’intensification éco-soutenable de l’agriculture dans les Niayes (Piesan), fruit de la collaboration active entre le ministère de l’Agriculture et de l’équipement rural (Maer) et la Coopération italienne, a officiellement été lancé hier, à l’auditorium de la sphère Ousmane Tanor Dieng, sous la présidence du Pr Moussa Baldé. «Il est attendu de cet ambitieux projet des résultats importants en termes de gestion durable des terres et des ressources hydriques dans les Niayes, de pratiques agricoles innovantes et éco-durables pour l’intensification de la production et de modernisation et de l’organisation des producteurs», a expliqué le Maer dans son allocution. Il devrait aussi contribuer, selon Pr Baldé, à l’atteinte de la sécurité alimentaire et au développement rural du Sénégal par l’adoption, le renforcement d’une agriculture durable, rentable dans la zone des Niayes.  «Le Piesan apportera également sa contribution à l’insertion des jeunes et des femmes, à la création d’entreprises agricoles résultant de sous-projets productifs performants et au développement des services agricoles au profit des populations des régions d’intervention», a encore noté le Maer.
A travers ce projet qui s’étale sur 3 ans, 380 femmes et jeunes bénéficieront de sous-projets individuels, 2 500 femmes et jeunes exploiteront 50 sous-projets collectifs prévus, 30 organisations de producteurs seront renforcées, a mentionné le Maer. C’est 10 millions d’euros (6, 5 milliards de francs Cfa) sous forme de prêt concessionnel et 236 mille euros (236 millions) de subvention qui ont été dégagés par l’Italie pour ce projet.
«Le Projet d’intensification agricole éco-soutenable de Niayes représente encore une fois l’engagement de la Coopération italienne dans le secteur du développement rural au Sénégal, mais aussi le futur d’une collaboration très fructueuse», a mentionné dans son discours Giovanni Umberto De Vito, ambassadeur de l’Italie au Sénégal. «Il est essentiel de promouvoir l’adoption de pratiques agricoles innovantes et éco-durables pour l’intensification de la production dans l’écosystème des Niayes», a poursuivi le diplomate.
«La zone humide de Niayes est d’une importance capitale pour la production maraîchère, car elle fournit près de 60% de la production maraîchère nationale et 80% des exportations horticoles du Sénégal», a encore relevé l’ambassadeur De Vito, pour mettre en exergue ce projet. Quelque 6 400 petits producteurs et productrices horticoles et forestiers, regroupés autour de Gie, vont bénéficier du Piesan dont les zones d’intervention sont les régions de Dakar, Thiès, Louga et Saint-Louis.

OIGNON : L’INTERPROFESSION SUSPEND L’APPROVISIONNEMENT DU MARCHÉ LOCAL

Potou (Louga), 8 avr (APS) – L’interprofession de la filière oignon du Sénégal a décidé de suspendre à partir de lundi, et pour une semaine, l’approvisionnement du marché national afin de permettre aux commerçants d’épuiser leurs stocks, a appris l’APS, jeudi, de son président, Mamadou Bâ.
‘’Nous avons décidé d’arrêter la distribution d’oignon à l’intérieur du pays à partir de dimanche minuit. Mais nous allons continuer à approvisionner la sous-région’’, a-t-il notamment déclaré à l’issue d’une rencontre des acteurs de la filière, à Potou, une localité du département de Louga (nord).
Il a assuré que plus aucun camion ne sortira pendant une semaine des centres de stockage du pays, dans la mesure où le marché est suffisamment approvisionné.
’’Des dizaines de camions sont actuellement dans l’impossibilité de décharger en raison d’un manque d’espaces de stockage. Cette situation est l’origine de la chute du prix du produit qui est passé de 200 à 125 francs le kilo’’, a-t-il déploré.
‘’Nous avions déjà pris cette décision, il y a quelques temps. Cela nous avait permis de vendre l’oignon sur le marché. Le marché est de nouveau saturé et il nous faut arrêter l’approvisionnement à nouveau’’, a insisté Bâ.
Outre cette suspension, un mémorandum sera rédigé et adressé au gouverneur de la région de Louga, en plus d’une tournée nationale de sensibilisation des acteurs.
Le président de l’interprofession oignon a ainsi informé qu’une rencontre sera organisée avec le ministère du Commerce et l’Agence de régulation des marchés pour l’application de ces mesures prises.
‘’Nous comptons aussi discuter avec les acteurs de l’agrobusiness, car nous voulons qu’ils gèlent la commercialisation de leurs oignons le temps de nous permettre d’écouler notre production ‘’, a-t-il ajouté.
 ‘’Chaque année, nous rencontrons ce genre de difficultés, mais la situation a empiré cette fois-ci à cause d’une concurrence déloyale des acteurs de l’agrobusiness’’, a de son côté regretté le président du collège des producteurs d’oignon du Sénégal, Boubacar Sall.
‘’L’autre problème est que nous n’avons pas reçu d’appui des autorités étatiques, surtout dans ce contexte de pandémie où nous avons perdu 35% de notre production’’, a-t-il soutenu non sans demander à la tutelle de les aider à acquérir des magasins de stockage adaptés à la chaleur des différentes zones de productions.SK/AKS

LOUGA : VERS LA MISE EN PLACE D’UNE STRATÉGIE DE COMMERCIALISATION ET DE STOCKAGE DE L’OIGNON

Louga, 8avr (APS) – Le Projet d’intensification éco-soutenable de l’agriculture dans les Niayes (PIESAN) lancé, jeudi à Louga, va contribuer à la mise en place d’une stratégie de commercialisation et de stockage de l’oignon dans la région afin de favoriser une meilleure conservation de la production, a soutenu son coordonnateur, Tanor Meissa Dieng.
’’Pour ce qui est de l’oignon, nous allons travailler sur la mise en place d’une stratégie de commercialisation qui va toucher toute la chaine de valeur de la filière. Nous allons d’abord chercher à disposer de très bonnes variétés d’oignon capables d’être conservées plus longtemps une fois récoltées’’, a-t-il expliqué lors du lancement du projet.
Selon M. Dieng, les acteurs du projet vont travailler sur la planification de la production d’oignon dans la région d’intervention et accompagner la mise en place de magasins de stockage pour faciliter la conservation une fois que la récolte est faite et que le marché semble saturé.
D’un coût de six milliards 500 millions de francs CFA, le PIESAN va intervenir dans les régions de Dakar, Thiès, Louga et Saint-Louis pour une durée de trois.
A Louga, les communes bénéficiaires du projet sont  : Kabe Gaye, Diokoul Diawrigne, Thieppe, Bandègne, Ouolof et Léona.
’’L’objectif du projet est de contribuer à lutter contre l’insécurité alimentaire en appuyant tous les acteurs pour booster la production horticole davantage mais protéger les espaces de productions horticoles de la zone des Niayes qui se dégradent de plus en plus’’, a expliqué M. Dieng .
Le coordonnateur du PIESAN a assuré qu’un suivi du projet sera fait par tous les acteurs dont la Direction régionale du développement rural (DRDR) de Louga et d’autres partenaires et structures du ministère de l’Environnement. SK/OID

3, 2 MILLIONS DE DOLLARS POUR UN PROJET D’IRRIGATION SOLAIRE DANS LA VALLÉE DU FLEUVE

Dakar, 8 avr (APS) – Un projet d’irrigation solaire censé promouvoir une agriculture intelligente face au climat a été lancé jeudi à Dakar à l’initiative de l’Institut mondial pour la croissance verte au Sénégal (CGGI) pour un montant de 3, 2 millions de dollars, a constaté l’APS
Le projet prévu à être mise en œuvre pendant trois ans va intervenir dans la Vallée du fleuve Sénégal. Il est financé par le Fonds de Qatar pour le développement avec une co-contribution de 340 mille dollars, a-t-on appris lors de son lancement
’’Ce fonds a la particularité de rassembler plusieurs acteurs du secteur et du domaine de l’agriculture, pour venir à pied deux grands volets d’une part la solarisation des stations de pompage utilisées pour la production rizicole dans la vallée du Sénégal, des ouvrages d’irrigation’’, a expliqué, Romain Brillié représentant résident GGGI au Sénégal.
Le projet vise également à appuyer la diffusion de pratiques d’agriculture intelligente face aux changements climatiques sur un périmètre d’environ 1800 hectares, touchant un peu plus de 5000 riziculteurs dans cette zone.

’’Je note le très fort engagement des acteurs notamment du ministère de l’Agriculture mais aussi de la SAED du FONSIS et de la Banque agricole’’, a souligné Brillié.

Il a fait savoir que ce projet avait également pour ambition de travailler avec ces acteurs sur la mobilisation de financement à grande échelle pour cette solarisation et ces pratiques d’agriculture plus intelligente
Le but est de diminuer de plus de 20 000 tonnes de carbone grâce à l’installation des stations de pompage des émissions de gaz à effet de serre, de la riziculture irriguée.
’’Le volet de l’agriculture intelligente face au climat, permettra également, à diminuer les émissions de gaz à effet de serre, notamment l’introduction des pratiques du système de riziculture irriguée’’, la seule ambition climatique en matière d’atténuation, a-t-il fait valoir.
Il a insisté sur le fait qu’un était attendu sur deux indicateurs, notamment l’amélioration des rendements des revenus des producteurs, partant, de leur résilience aux changements climatiques.
’’Nous allons travailler dans cette région du fleuve Sénégal qui est assez vaste. L’idée est que sur la base des résultats concluants, nous pouvons progressivement étendre cette technologie dans d’autres localités du pays’’, a promis le représentant résident du GGGI.SBS/AKS/OID

Un abonné écrit au DG de la Senelec et proteste contre la hausse cachée de 40% sur l’électricité

Monsieur le Directeur Général

En abonné profondément mécontent, je me suis rendu à l’une de vos agences (celle de Yoff) muni d’une lettre de réclamation adressée à la Senelec. Je me suis heurté au refus de mon interlocuteur de recevoir la lettre au motif qu’elle n’est pas fondée, et que je devrais plutôt aller apprendre à calculer avant de me plaindre des tarifs élevés ou de toute hausse appliquée par la Senelec. Je me suis donc résolu à vous adresser ma réclamation par voie de presse en espérant qu’un membre de vos services daignera vous la faire parvenir.
Considérant que les tarifs d’électricité facturés par la SENELEC aux pauvres consommateurs sénégalais dont je fais partie sont plus qu’abusifs, au mois de Septembre 2020 je me suis décidé à passer de l’abonnement classique au système prépayé WOYOFAL, sur conseils de vos agents et dans l’espoir d’une baisse de mes charges d’électricité.

Mal m’en a pris car  :

1° J’ai eu la désagréable surprise de constater dès les premières semaines, lorsque je procédais à un calcul « cout / kW/h » par jour, que ce Woyofal coutait en réalité bien plus que l’abonnement classique post-payé.
2° Mais pire encore, je constate à partir du 24 Décembre 2020, une hausse subite et vertigineuse du tarif de l’électricité, plus de 40% sur le prix du kW/h, passant de 137 Fcfa à 196 Fcfa TTC. Alors qu’on nous a toujours fait croire le contraire
Je reprends dans le tableau ci-après toutes les recharges achetées par Orange Money ou Wave. J’ai procédé à un simple calcul « Montant recharge / Quantité kW/h livrée = Prix au kW/h ». Voilà ce simple calcul qui m’a valu comme réponse de la part de votre agent « d’aller apprendre à calculer car le prix au kW/h est plus complexe une fois décomposée, et que la hausse n’est que le fruit de mon imagination ». La hausse n’est-elle pas évidente dans ce tableau même pour le pire des aveugles ? Et quelle est la nécessité d’aller décortiquer le prix du kW/h puisque je suis un particulier qui paye un prix TTC, reçoit sur son téléphone à chaque achat une quantité de kW/h avec un code de recharge ?
Je n’ai eu vent d’aucune communication publique de la Senelec intervenue en Décembre 2020 annonçant cette hausse vertigineuse du prix de l’électricité. Je souhaiterais donc des explications de la part de la Senelec sur ces tarifs non seulement agressifs contre le consommateur, mais également sur cette hausse fort suspecte de plus de 40% intervenue depuis le 24 Décembre à ce jour. Si d’aventure il s’agirait d’une erreur, je demande alors un remboursement des sommes surfacturées.
Au cours de mon entretien avec votre agent, je lui ai fait part de mon souhait de changer mon abonnement WOYOFAL pour retourner à un abonnement classique post-payé vu que ce système WOYOFAL s’est avéré être de la duperie. J’apprends alors de sa part que la SENELEC ne disposerait plus que de compteurs WOYOFAL, mais que je pouvais toujours écrire une demande et prier pour recevoir un jour une réponse. J’ose espérer que cette information n’est pas avérée car elle l’était vraiment, cela expliquerait beaucoup de choses et renforcerait les suspicions lues ou entendues çà et là autour de certaines pratiques à la Senelec.
Je vous prie de recevoir, Monsieur le Directeur Général, l’expression de mes salutations distinguées.

PS  :

 pour des raisons que vous comprendrez, je remplace par un « X » le dernier chiffre du numéro de mon compteur. Cependant, avec le nom et l’adresse, vous retrouverez en 1 click tous les détails dans votre base de données pour vérification de mes propos et chiffres.M. NDIAYE-Ouest Foire, Dakar.

RENCONTRE NOO LANK-AMBASSADRICE UNION EUROPÉENNE : Noo Lank étale les doléances des pêcheurs locaux

https://www.enqueteplus.com Les fameux accords de pêche signés entre l’Union européenne et le Sénégal, les fonds de lutte contre l’émigration irrégulière et les visas pour l’Europe ont été, hier, au cœur des discussions, lors de l’audience que l’ambassadrice de l’UE au Sénégal, Irène Mingasson, a accordée au collectif Noo Lank.  
Le collectif Noo Lank a rencontré, hier, l’ambassadrice de l’Union européenne au Sénégal pour plaider, au nom des pêcheurs locaux, la suspension des fameux accords de pêche que l’Etat du Sénégal avait signés avec l’UE.
En effet, le collectif citoyen Noo Lank a été mandaté par l’Union nationale des pêcheurs artisanaux du Sénégal (Unapas) pour faire ce plaidoyer auprès de la diplomate européenne.  En tant que porte-parole des pêcheurs, le collectif a fustigé les licences attribuées aux bateaux étrangers. Il estime que ces accords contribuent à la baisse des activités des pêcheurs locaux et sont à l’origine des flux d’émigration irrégulière notés ces dernières années et qui concernent en majorité les pêcheurs.
Face à la presse, à la sortie de leur rencontre avec l’autorité diplomatique qui a duré plus de trois tours d’horloge, les membres du collectif citoyen disent être restés sur leur faim, sur la question. ‘’Sur ce point (suspension des accords) nous n’avons pas encore d’accord, mais l’essentiel c’est qu’on a commencé à discuter‘’, fait savoir le porte-parole de la délégation de Noo Lank, Amadou Guèye.
Selon lui, lors des discussions, l’ambassadrice a maintenu ‘’les mêmes explications tenues auparavant, tout en essayant de relativiser l’importance des accords de pêche’’.
En attendant une solution définitive, les mandataires des pêcheurs se disent satisfaits d’avoir entamé les discussions. Ils persistent toutefois et invitent l’UE à suspendre ces accords qui, à leurs yeux, ont des conséquences énormes sur l’économie nationale. ‘’Nous pensons que l’UE gagnerait beaucoup plus à suspendre ces accords qu’à les maintenir. Nous soutenons que ces accords ne sont pas utiles et n’apportent pas grand-chose au Sénégal, parce que c’est juste 3 millions d’euros, soit l’équivalent de 2 milliards de franc CFA.Ce montant est tout simplement dérisoire, si l’on sait qu’il permet à une quarantaine de bateaux européens de pêcher dans nos eaux’’, renchérit-il.
Monsieur Guèye signale, par ailleurs, que ce ne sont pas seulement les bateaux européens qui ‘’pillent les eaux sénégalaises’’. D’où l’importance, souligne-t-il, de renforcer la surveillance des côtes sénégalaises, pour permettre aux pêcheurs locaux de vivre de leur métier. ‘’Il y a les Chinois et les Brésiliens qui sont aussi en train de piller nos mers et il ne faudrait pas stigmatiser juste les bateaux européens.  Ce n’est pas seulement les accords avec l’UE qui impactent le secteur, mais tous ces bateaux étrangers qui pillent nos mers qui sont mis en question’’, précise-t-il.

Les fonds de lutte contre l’émigration irrégulière

Outre la question relative aux accords de pêche, le collectif Noo Lank a interpellé l’ambassadrice sur la polémique concernant les fonds que l’UE avait octroyés au Sénégal, dans le cadre de la lutte contre l’émigration irrégulière.
Pour rappel, l’utilisation de ces financements avait suscité de vifs débats, avec l’arrestation suivie de l’emprisonnement du président de l’ONG Horizon sans frontière, Boubacar Sèye, qui avait dénoncé la politique d’utilisation de ces fonds. ‘’C’était important de venir rencontrer l’ambassadrice pour confirmer la réalité des montants des financements et de voir quelle est leur efficacité’’, souligne encore Amadou Guèye du collectif.
Selon lui, ‘’en plus du rapport qui est attendu des autorités sénégalaises sur la question, l’Union européenne va faire son propre rapport qu’elle enverra à la Cour des comptes européenne pour avoir des informations beaucoup plus objectives sur l’utilisation de ces fameux fonds’’.
Le troisième point de discussion entre l’ambassadrice Irène Mingasson et les membres du collectif, a concerné l’octroi de visas aux Sénégalais qui désirent voyager dans les pays membres de l’union. Les activistes ont demandé que les frais de demande de visa soient revus à la baisse pour les concitoyens sénégalais.

Cese

https://www.enqueteplus.com Hier, s’est ouverte la session plénière du Conseil économique, social et environnemental (Cese) consacrée à l’examen et à l’adoption du projet d’avis sur le thème ‘’Émigration et emploi des jeunes’’. Tenue en visioconférence en raison de la situation sanitaire actuelle, elle a été dirigée par le président du Cese, Idrissa Seck, tel qu’indiqué dans un communiqué reçu à ‘’EnQuête’’.
‘’A l’issue de débats d’une grande qualité qui ont été nourris par les brillantes et pertinentes contributions des honorables conseillers, de six personnes ressources, de 34 structures étatiques et non-étatiques, ainsi que des partenaires techniques et financiers, la plénière a adopté, à l’unanimité, l’avis sur le thème ‘’Émigration et emploi des jeunes’’.
Le président du Cese a rappelé que les thèmes étudiés procédaient de la saisine de Monsieur le Président de la République, qui accorde un intérêt tout particulier à ces problématiques qui touchent particulièrement la jeunesse sénégalaise’’, lit-on dans la note. En effet, rapporte-t-on, ‘’’cette lancinante question de l’emploi et de l’insertion professionnelle des jeunes, selon Idrissa Seck,  est propulsée au-devant de l’actualité, dans un contexte marqué récemment par de regrettables agitations sociales’’.
Ainsi, il a tenu à ‘’saluer les efforts consentis par le gouvernement pour promouvoir davantage l’emploi des jeunes et des femmes, d’une part, mais surtout à féliciter les récentes décisions prises par le président de la République ce 3 avril. Elles sont, à n’en point douter, des réponses pertinentes aux besoins de formation, d’emploi et de soutien à l’entreprenariat des jeunes à qui il a spécialement dédié le 61e anniversaire de la Fête de l’indépendance’’. Aujourd’hui, le Cese clôturera sa première session ordinaire entamée le 24 février dernier. Par conséquent, ‘’l’Assemblée consultative la consacrera à l’examen et à l’adoption du projet d’avis sur le thème «Inondations et assainissement», en présence du ministre de l’Eau et de l’Assainissement, Serigne Mbaye Thiam’’.

IDY ADOUBE MACKY

http://www.emedia.sn ’’Emigration et emploi des jeunes’’ est le thème de la session plénière (visioconférence) présidée par le président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Idrissa Seck, hier, jeudi 8 avril. L’étude du thème en question procédait à la saisine du chef de l’État, Macky Sall, qui “accorde un intérêt particulier à ces problématiques qui touchent particulièrement la jeunesse sénégalaise”, rapporte le communiqué qui a sanctionné la rencontre.
La note rappelle que que cette question cruciale “est propulsée au-devant de l’actualité, dans un contexte marqué récemment par de regrettables agitations sociales.”
Ainsi, la 3e personnalité de l’État a tenu “à saluer les efforts consentis par le gouvernement pour promouvoir davantage l’emploi des jeunes et des femmes, d’une part, mais surtout à féliciter les récentes décisions prises par le président de la République ce 3 avril.”
Le patron de Rewmi et ex-candidat classé 2e lors de la présidentielle du 24 février 2019 a assuré que ces décisions sont des réponses pertinentes aux besoins de formation, d’emploi et de soutien à l’entreprenariat des jeunes.
Pour rappel, le CESE clôture, ce vendredi, 9 avril, sa première session ordinaire entamée le 24 février 2021 sur le thème  : “Inondations et assainissement”, en présence du ministre de tutelle, Serigne Mbaye Thiam. Dié BÂ

Le Premier ministre espagnol confirme le rapatriement prochain de 400 migrants sénégalais

Par :  Pressafrik.com – Pressafrik & Seneweb | Le rapatriement des migrants clandestins sénégalais est clair. Comme l’annonçait la presse journal ces dernières semaines, le Pm espagnol confirme et annonce qu’il fera une conférence de presse vendredi avec son homologue le président Macky Sall.
Nos compatriotes qui ont franchi la mer pour atterrir à la terre espagnole vont retourner au pays. L’information a été donnée par le Premier ministre M. Chansez sur les ondes de la zik fm qui précise que 400 clandestins sénégalais seront rapatriés d’Espagne prochainement
Poursuivant, Chansez fait savoir que le rapatriement de ces migrants est possible grâce à des accords entre l’Espagne et l’Etat du Sénégal. A cet effet, le Pm espagnol dixit qu’il va faire face à la presse ce vendredi avec Macky Sall au palais de la République du Sénégal.

COOPÉRATION SÉNÉGALO-ESPAGNOLE : L’ÉTAT DE L’ÉVOLUTION DE LA CONTRIBUTION DE MADRID ENTRE 2001 ET 2019

Dakar, 8 avr (APS) – L’évolution de la contribution au développement de l’Espagne destinée au Sénégal a atteint “près de 277 milliards francs CFA” entre 2001 et 2019, le pays se positionnant comme “l’un des sept pays prioritaires pour la coopération espagnole en Afrique subsaharienne”, a-t-on appris de la partie sénégalaise.
“L’évolution de la contribution au développement de l’Espagne destinée au Sénégal, entre 2001 et 2019, a atteint près de 277 milliards francs CFA, soit 422 millions d’euros. Le Sénégal se positionne ainsi comme l’un des sept pays prioritaires pour la coopération espagnole en Afrique subsaharienne”, indique le Bureau d’information gouvernementale (BIG).
Au cours de la première phase du Plan Sénégal émergent (PSE), désignant un ensemble de projets et programmes que le gouvernement compte réaliser d’ici à 2035, “une enveloppe de 50 millions d’euros, soit prêt de 33 milliards de francs CFA a été mobilisée”, souligne le BIG dans un communiqué.

Il relève pourtant qu’entre 2014 et 2017, l’accord de la 2e commission mixte en matière de coopération, signé le 2 décembre 2013 entre Dakar et Madrid, était établi à 50 millions d’euros, soit 32, 7 milliards de francs CFA. 

Dans le cadre de la coopération entre le Sénégal et le Royaume d’Espagne, plusieurs actions ont principalement concerné les populations du sud et du nord du Sénégal, signale le BIG.
Dans la région naturelle de la Casamance, il est fait état d’une “évolution significative des recettes fiscales dans les communes de Bounkiling et de Tanaff”, note le communiqué, selon lequel “14 communes ont augmenté leurs recettes dans la région de Kolda”.
Concernant le fonctionnement et la qualité de services proposés dans les collectivités locales de la région de Sédhiou, la coopération espagnole a contribué à la modernisation de 14 bureaux d’état civil, fait savoir le communiqué.
Le BIG renseigne par ailleurs qu’à Sédhiou, la coopération espagnole a aussi permis aux femmes de moderniser l’agriculture familiale avec l’introduction de techniques d’irrigation durable à travers le système de goutte-à-goutte et l’incorporation de panneaux solaires.
Cette approche a permis l’amélioration de la sécurité alimentaire avec la diversification de la production et de l’obtention de revenus tout au long de l’année.
Dans les régions de Saint-Louis et de Matam, poursuit le BIG, l’accompagnement de la Cellule de lutte contre la malnutrition a débouché sur l’élaboration d’une Stratégie nationale de communication sur l’alimentation des enfants.

“Grâce aux interventions menées, 21.117 enfants ont été dépistés, soit 11, 37% du total d’enfants de 6 à 59 mois à Podor et dans la région de Matam”, précise la même source.

Le Sénégal et l’Espagne entretiennent des relations fortes dans le domaine de la sécurité, de la lutte contre la traite des êtres humains, de la lutte contre le terrorisme, du crime organisé et du trafic de drogue, fait valoir le BIG.
Il fait observer que c’est à ce titre que des formations sont adressées aux unités sénégalaises chargées de lutter contre la traite des êtres humains et des fraudes documentaires.
De même, en complément des actions bilatérales, “l’Espagne participe activement à plusieurs programmes et projets multilatéraux parrainés par l’Union européenne”, dont Blue-Sahel et GAR-SI Sahel (Groupe d’action rapide de surveillance et d’intervention), deux initiatives incluant le Sénégal plusieurs pays de la région, ainsi que le Sénégal”.
Selon le BIG, c’est le cas du programme Sénégal Sécurité (SENSEC-UE), consacré au contrôle et à la surveillance des frontières et qui vise à améliorer l’efficacité, l’efficience et la responsabilité des Services de sécurité intérieure du Sénégal dans la lutte contre de nouvelles formes de menaces.
Concernant la contribution de la diaspora, la communauté sénégalaise d’Espagne, avec 302 millions de dollars US, figure à la troisième place derrière celles de la France (647 millions de dollars US en 2017) et de l’Italie (425 millions de dollars US), selon le profil national de la migration dressé par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie et cité par le BIG.BK/ASG

Bureaux OIM Dakar : les travailleurs nationaux dénoncent une «mafia italienne, un racisme institutionnel» et une précarité

https://www.pressafrik.com Depuis le mois de Juin 2020, qui coïncide avec l’arrivée d’une nouvelle équipe dirigée par une Project Manager italienne, les staffs sénégalais vivent l’enfer avec des ruptures de contrat abusives, un environnement de travail dégradant et des discriminations quotidiennes.
Tous les sénégalais qui travaillent au bureau pays de l’OIM sont en danger, selon une note confidentielle parvenue à PressAfrik.
Le constat est d’autant plus scandaleux qu’il s’agit d’une organisation internationale qui promeut la dignité humaine, rapportent nos sources qui ont préféré garder l’anonymat par crainte de représailles.
« Sur un projet finissant, ce sont les nationaux qui sont renvoyés sous prétexte qu’il n’y a pas de budget. Alors que des alternatives sont toujours trouvées à coups de gymnastiques budgétaires quand il s’agit de staff international (surtout si la personne est blanche !). Comme si la solidarité entre internationaux et leurs carrières comptent plus que l’expérience et la compétence des staffs locaux. L’administrateur financier du bureau pays, place ses compatriotes italiens comme il le veut », dénonce la note.
Qui alerte : « Ce qui inquiète le plus le staff local est le départ imminent du chef de mission car il se profile un « nettoyage » des anciens au profit de staffs plus dociles, plus malléables. Des personnes qui ont fait plus de 10 ans de service ont vu leurs contrats résiliés alors que de nouveaux staffs internationaux arrivent tous les jours. D’autres personnes avec 25 ans de services ont été tout simplement licenciées sans aucune autre alternative »
Il est urgent que les autorités sénégalaises s’intéressent de près à ce qui se passe dans cette agence du système des Nations Unies, « car il est temps de freiner le racisme institutionnel qui commence à prendre racine », rapportent nos sources.AYOBA FAYE

Nouvelle échéance sur les rails : Les Grands trains en exploitation avant la fin de l’année  

https://lequotidien.sn Alors que la mise sur les rails du Train express régional (Ter) va de report en report, les Grands trains du Sénégal (Gts) comptent démarrer ses liaisons avant la fin de l’année. Le directeur général, Samba Ndiaye, en a donné l’assurance hier, à Rufisque, lors d’une cérémonie de remise de médailles à 29 retraités de la boîte. «Il y a les travaux du Ter qui nous avait obligés à garer nos trains. Les travaux étaient terminés. Aujourd’hui, notre volonté est de faire en sorte que les trains puissent sortir d’ici et qu’on puisse les mettre sur les rails», a-t-il indiqué. «Une fois sur les rails, nous voulons constituer le nouveau hub ferroviaire. Il s’agira en effet de faire en sorte que la ville de Thiès retrouve son lustre d’antan. A partir de Thiès, nous voulons desservir l’ensemble du territoire national», a-t-il poursuivi. M Ndiaye a fait savoir que l’objectif des Gts est de fournir un service de qualité avec des trains et des gares offrant toutes les commodités aux voyageurs et répondant aux besoins des personnes à mobilité réduite. Parlant d’une exploitation progressive, le Dg a annoncé que le baptême du feu des Gts va se faire sur l’axe Thiès-Tivaouane. «C’est le premier axe que nous comptons faire. Ensuite, nous souhaitons, au cours de l’année aussi, desservir la ville de Touba. Le dernier voyage par train sur l’axe de Touba s’est effectué en 2019. Le rail sur cet axe peut être réhabilité très rapidement pour que nous puissions reprendre les voyages à destination de Touba», a-t-il noté. Rendre tous les terroirs plus accessibles et plus attractifs et être présents sur toute la chaîne logistique s’est ainsi assigné comme ambition Samba Ndiaye qui prédit une belle symbiose entre les Gts et le Ter. «La gare emblématique de Diamniadio est celle au niveau de laquelle le Ter va terminer sa destination. A ce niveau, il est important que nous puissions pourvoir le Ter en passagers. Nous allons convoyer les passagers de Thiès vers Diamniadio, afin de leur permettre de regagner Dakar», a-t-il dégagé en perspective.
Mayacine Camara, secrétaire d’Etat en charge du Réseau ferroviaire, a appelé à la prise des garanties nécessaires avant le démarrage des activités. «Cette relance est imminente, mais il faut la préparer dans la mesure où les chemins de fer, bien qu’étant un levier important du transport, devrait pouvoir se développer dans un contexte sécurisé», a-t-il indiqué. «C’est la première fois au Sénégal que l’on redémarre quelque chose qui s’est endormi. Nous allons lancer la réfection des rails entre Dakar et Tamba, Tamba-Kidira, préparer des ponts (…) Tous ces travaux peuvent finir à la fin de l’année et nous allons relacer le train», a-t-il ainsi décliné.

Cayar Pollution environnementale à cause d’une usine de farine de poisson : Alioune Ndoye dans une vague de protestations

https://lequotidien.sn Les populations du village de Mbawane, riverain du site de l’usine de fabrique de farine et d’huile de poisson de Cayar, sont très remontées contre les autorités. Elles ont manifesté leur colère en accueillant hier avec des brassards rouges le ministre des Pêches et de l’économie maritime, Alioune Ndoye, en visite dans les quais de pêche de Cayar et Fass Boye. «Non à Barna», ont-elles décliné devant le ministre qui a arrêté son cortège pour les écouter. A l’origine du courroux de ces populations, «les conséquences environnementales désastreuses avec le déversement des eaux usées et souillées et l’odeur nauséabonde que l’usine dégage depuis le démarrage de sa production». Ce qui, aux yeux des populations, a engendré «l’apparition de plusieurs infections respiratoires dans la zone». Ainsi, elles ont lancé un appel au ministre pour qu’«une telle injustice soit réparée», conformément «à la Consti­tution, donc au Code de l’environnement qui nous garantit un environnement sain et qui lutte contre les différentes sortes de pollutions». «Ces genres d’usines, de grands pollueurs, devraient être dans les normes implantées à l’extérieur des villes, mais à Cayar l’usine a été installée au cœur de la zone habitable», dénoncent les populations.
Après avoir sagement écouté les doléances des habitants, Alioune Ndoye explique : «S’il y a problème, il faut donc qu’on s’assoie autour d’une table pour discuter parce que moi je ne prends pas de décision à la légère.» Il prend ensuite congé des manifestants.
Au banc des accusés, le directeur général de Barna Sénégal, Babacar Diallo, comprend cette montée de colère. Il dit : «Dans tout projet il y a toujours des réticences. Mais ce qui nous intéresse au niveau de Barna Sénégal, ce n’est pas une minorité opposante, mais les 25 mille habitants de la commune qui y trouvent leur compte. Ce qui nous intéresse, c’est la jeunesse de Cayar qui est là et qui voulait faire l’émigration clandestine, et qui préfère aujourd’hui rester ici et travailler avec nous.» Malgré les protestations, M. Diallo se «réjouit» du soutien de la population. Il emploie «860 personnes dont 60 emplois directs, 300 indirects et 500 femmes avec qui nous avons une ligne de crédit au niveau d’une banque de la place. Nous les avons financées à hauteur de 100 millions de francs Cfa.» Quid de la pollution provoquée par l’usine ?
«Barna Sénégal est un projet de 7 milliards F Cfa. C’est une usine leader au niveau de l’Afrique de l’Ouest. C’est à Barna Sénégal que vous voyez des types de machines spécialisées dans le traitement des odeurs et des eaux usées. Toutes les normes environnementales sont respectées. Nous avons notre certificat de conformité environnementale. Et au niveau du ministère de l’Environnement, nous avons notre attestation d’exploitation», enchaîne Babacar Diallo, qui est assez optimiste sur la poursuite des activités de son usine dans un contexte de défiance. In fine, il ne comprend pas ce tollé autour de l’implantation de Barna Sa à Cayar. «Le Sénégal partage la même biomasse que la Maurita­nie qui compte aujourd’hui une vingtaine d’usines de farine de poisson, de même que la Maroc qui en compte une trentaine et la Gambie, un petit pays, ou il y a 3 usines. Au Sénégal, nous en avons 4», détaille-t-il

L’AFRIQUE C0VID ENTRE MENACES, DÉFIS ET SOUVERAINETÉ PAR L’ÉDITORIALISTE DE SENEPLUS, ADA POUYE

L’Afrique participe elle aussi au concert des nations obnubilées par la pandémie de la Covid-19 ayant justifié des mesures et des réponses isolationnistes contre le multilatéralisme qui a fondé et animé pendant plusieurs décennies la géopolitique mondiale. L’achat de masques, de médicaments, de vaccins, d’équipements et de matériels hospitaliers font l’objet d’une âpre et stratégique bataille entre les grandes puissances jusqu’à favoriser des détournements et des marchandages de toutes sortes dans les aéroports. La souveraineté médicale prend donc des formes qui alimentent la panique. L’Afrique dans ce contexte et de par son intégration au marché mondial, peut-elle continuer à dépendre du patrimoine universel pour assurer sa souveraineté scientifique ?
L’avènement du covid-19 survenu en Chine s’est étendu en Europe avant de faire des USA l’épicentre de la pandémie. La gravité de la crise sanitaire a placé plus de 4 milliards de personnes en confinement et généré un vaste chantier humanitaire : 131.837 millions de cas confirmés positifs, 75.4 millions de personnes guéries, 2.862 millions de décès enregistrés dans 223 pays et 604 032 millions de doses administrées en avril 2021(i). Dans ce panorama, l’Afrique se singularise avec une population infectée à hauteur de 3.132 millions de cas, et 113 873 décès pour une population de 1, 3 milliard d’habitants (chiffres fournis par l’OMS en date du 5 avril 2021). Certes il faudrait sans doute relativiser ces chiffres concernant l’Afrique du fait de sa faible capacité de collecte et d’analyse des données, de la disponibilité des tests, des difficultés d’accès aux services de santé et de la faiblesse des plateaux techniques, mais il serait plus crédible et pertinent de développer au niveau de l’Union africaine des stratégies de renforcement des capacités dans la collecte des données y compris sanitaires. Les prévisions des grandes organisations internationales (CEA, UN…) avaient prédit une catastrophe humanitaire avec environ 300 000 morts en Afrique (i). Cependant, l’évolution actuelle démontre que l’Afrique qui a enregistré son premier cas en Égypte le 14 février 2020 a pu résister dans une certaine mesure du fait de la jeunesse de sa population et d’un environnement climatique favorable.
L’Afrique a toujours été un théâtre de prédilection pour toutes les crises sanitaires dans l’histoire humaine mondiale et aujourd’hui s’avère pourtant le continent le moins impacté par la pandémie (54 pays touchés représentant une population de 1, 3 milliard d’habitants soit 15% de la population mondiale). Le continent a enregistré 4% des infectés de la pandémie et 2, 6% de taux de létalité, supérieurs au taux mondial qui est de 2%. Réduire le nombre de décès liés au Covid, c’est le seul défi qui doit être relevé en Afrique et avec un plan continental de préparation aux urgences sanitaires, humanitaires et climatiques en s’appuyant sur une démarche géostratégique et géopolitique.

Diplomatie de la pandémie

A la différence des précédentes pandémies, nous avons assisté à un repli nationaliste de tous les pays avec la fermeture des aéroports, l’embargo des médicaments, des équipements et matériels hospitaliers, le recours au confinement et à l’état d’urgence avec couvre-feu, fracturant la solidarité internationale au profit d’une autarcie salvatrice.
Des l’apparition de la pandémie de la Covid-19 en Chine, s’est imposée une surchauffe diplomatique entre ce pays et l’administration Trump qui accusait l’empire céleste d’être responsable de l’origine et de la propagation du virus dans le monde et suspectait gravement l’OMS d’être complice de la situation pour avoir couvert par complaisance voire intérêt cette puissance. Cette (sur)tension diplomatique donnait la mesure des enjeux socio-économiques et géostratégiques qui s’affrontent désormais du fait d’une mondialisation quasi irréversible. Jamais dans l’histoire de l’humanité nous n’avons connu une compétition aussi féroce et effrénée pour trouver le vaccin contre la Covid-19 et gagner en efficacité.
La course aux vaccins fait rage et les experts les plus dévoués ont déployé des moyens colossaux pour faire face à la pandémie. Les États- Unis consacrent un budget de 7000 milliards de dollars au centre de gestion des maladies. Les défis du Covid-19 pour réussir la reprise économique mondiale sont tels que la découverte du vaccin contre le Covid-19 s’est faite en un temps record comparé à tous les vaccins que le monde a pu initier et développer.
En début mars 2021, 413 millions de doses de vaccins ont été produites dans le monde : la Chine occupe la première place avec une production de 142 millions de doses (34%), les USA avec plus de 100 millions (25%) suivie de l’Europe (Belgique et Pays-Bas) pour 81 millions (20%) et de l’Inde pour 42 millions (i).
L’administration Trump a fait de la course au vaccin un enjeu politique majeur dans une période électorale exacerbée avec des données épidémiologiques affolantes par rapport au reste du monde. La Chine découvre son vaccin Sinopharm, les Russes Spoutnik V, Les Anglais et les Suédois (Oxford Uni) AstraZeneca, les États-Unis Moderna, Novavax, Janssen le Johnson & Johnson, les États-Unis et l’Allemagne Pfizer –BioNTech et la Corée du Sud Bharat. Tandis que se met en place COVAX à l’initiative de l’OMS pour une distribution internationale équitable de vaccins envers notamment les pays les plus démunis. La plupart des laboratoires occidentaux se sont appuyés sur des prestataires indiens, chinois ou russes pour leur approvisionnement. C’est en quelque sorte le sauve-qui-peut général vaccinal au détriment du multilatéralisme.
Les États-Unis avec la nouvelle administration Biden battent les records dans la vaccination contre la Covid-19 en ayant déjà administré plus de 100 millions de doses. Il faut relever dans ce formidable repli sur soi et l’égoïsme ambiant que la plupart des pays développés ont imposé des mesures d’interdiction temporaire d’exporter des médicaments (certains contenant de l’hydroxychloroquine et des spécialités d’anesthésie-réanimation) et les masques faciaux par l’Union européenne en vigueur depuis le 23 mars 2020.
L’Afrique a besoin de 1, 3 milliard de doses de vaccins ! À ce jour seuls 38 pays ont reçu 25 millions de doses et seulement 30 pays ont commencé à vacciner selon l’OMS au 18 mars 2021. L’Union africaine a développé un plan d’intervention Covid-19 de l’Agence de développement de l’Union africaine (AUDA-NEPAD) avec un impact limité. Cette situation avec les connexions intercommunautaires expose davantage les populations africaines à d’autres vagues « contaminantes » sans directives claires de l’Union africaine.

Relance de la guerre économique

La situation économique mondiale est caractérisée par un chômage élevé avec 16 millions d’Américains vivant grâce aux allocations chômage en décembre 2020, une chute de la production automobile mondiale de 16% et de 70 % de la vente des voitures dans le monde à fin 2020 (- 43% en Chine ; – 23% en Europe), une baisse de 13, 5% de la production industrielle en Chine, de 17, 3% dans l’Union européenne ([i]). L’Afrique a subi une baisse des recettes d’exportation de 100 milliards de dollars en 2020 selon la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, de 79 milliards de dollars de production agricole et une chute de 23% des transferts d’argent vers l’Afrique selon une note de la Banque Mondiale sur les migrations et le développement.
La géopolitique mondiale connaît des tensions sans précédent autour des G8, G20 et le Forum de Davos qui régentent la mondialisation et la globalisation sauvage, et organisent d’une certaine façon des guerres économiques sous une autre forme que celles que nous avions connues avec la guerre froide. La mondialisation avec les grandes firmes multinationales Google Amazon, Facebook, Ali Baba, Microsoft (GAFAM) et des grands laboratoires pharmaceutiques s’est manifestée avec une politique de délocalisation des grandes industries en Chine et en Inde.
Dès l’annonce de la pandémie, certains chefs d’État africains ont lancé un appel pour l’annulation de la dette avec l’appui de la société civile du fait de l’impact négatif du Covid-19 sur les économies déjà fragiles. Le G20 propose une suspension des services de la dette de juin à décembre 2020 et non son annulation. Seuls 23 pays ont accepté (13 pays ont refusé dont le Nigeria) la suspension évaluée à 12.1 milliards de dollars.
L’Afrique est en train de payer le prix de la remise en cause des systèmes de protection sociale universelle, de la gouvernance, de la déréglementation du marché du travail, de la délocalisation des industries, de la privatisation des services publics, d’une libéralisation des politiques publiques et de l’impact des transactions financières sur les politiques économiques.

Et l’Afrique ?

Cependant, jamais dans l’histoire de l’humanité les pendules n’ont été autant dans une phase de remise à l’heure pour entamer la gestion de la pandémie et le post Covid-19 comme à la fois une menace et une opportunité pour l’Afrique, opportunité géopolitique, opportunité économique, opportunité sociale et opportunité culturelle. Menaces sur la cohésion sociale, menace sur le puissant secteur, menace sur la fragilité des institutions étatiques.
L’Afrique ayant jusqu’ici résisté au choc du Covid-19 mieux que les autres continents affectés par une perte des repères à tous les niveaux y compris de civilisation, ceci constitue pour elle un enjeu important pour la relance de l’économie mondiale sur de nouvelles bases avec l’Afrique comme épicentre d’un nouveau monde. Aujourd’hui, le continent se doit de réfléchir sur les leçons apprises de la gestion de la Covid-19 à travers l’Union africaine et les Commissions économiques régionales pour mieux préparer les prochaines crises sanitaires et environnementales et mieux se positionner sur le plan géopolitique et géostratégique notamment en remettant en cause certains des accords de Breton Woods ([ii]). La jeunesse de la population en Afrique, le changement de l’environnement digital des informations, la société civile, la dévalorisation du discours politique, le puissant secteur économique informel et l’irruption de nouveaux acteurs virtuels de la transformation sociopolitique et économique sont autant de leviers qui comptent dans cette mondialisation asymétrique post covid-19 en marche.apouye@seneplus.com
[i] Communiqué Association des constructeurs européens d’automobiles 2020 .
[ii] Accords de Bretton Woods(New Hampshire 1er au 22 Juillet 1944  ratifiés par 44 pays pour rétablir un ordre monétaire international par la création du FMI pour reconstruire le monde après la guerre avec la Banque Internationale pour la reconstruction et le développement. Ainsi le dollar est deve

Le Collectif pour le renouveau africain (CORA) organise une série de débats pour commémorer son lancement.12-17 avril, 2021 15 : 00 – 18 : 00 GMT/UTC

Inscrivez-vous ici pour participer aux conversations
Le Collectif pour le Renouveau Africain (CORA) est un collectif intellectuel panafricain composé de plus de 100 écrivains, spécialistes des sciences sociales et naturelles, historiens, médecins et artistes du continent et de la diaspora. CORA cherche à promouvoir la créativité et les savoirs africains à travers la production de recherches de qualité, et à susciter des changements positifs au sein des nations africaines et au service des populations africaines.
CORA cherche à produire des réflexions qui peuvent aider à briser le cycle des modèles de développement exogènes qui ont perpétué l’exploitation et l’extraction, favorisé la dépendance, généré des crises récurrentes, appauvri les populations africaines et étouffé la créativité intellectuelle, technologique et artistique. Le Collectif est fermement convaincu que le savoir endogène doit être au cœur de la conception et du fonctionnement des politiques sociales, culturelles et économiques du continent ainsi que des institutions qui les mettent en œuvre. Le savoir peut développer et apporter des idées puissantes et transformatrices qui redéfinissent les modalités de notre présence dans le concert des nations.
 Du 12 au 17 avril 2021, le collectif organisera une série de débats intéressants et stimulants. Ces discussions sont un dialogue intergénérationnel et interdisciplinaire entre des intellectuels et des leaders d’opinion, notamment :  Boubacar Boris Diop, romancier, journaliste et scénariste sénégalais ; Ameenah Gurib-Fakim, scientifique spécialiste de la biodiversité et 6e présidente de l’île Maurice ; Adame Ba Konaré, historienne et écrivaine, ancienne Première Dame de la République du Mali ; Ngugi Wa Thiong’o, écrivain et universitaire kenyan ; Issa Shivji, auteur et universitaire tanzanien ; Scarlett Cornelissen, professeur de sciences politiques ; Fadhel Kaboub, président de l’Institut mondial pour la prospérité durable ; Théophile Obenga, professeur émérite au Centre d’études africaines ; Raphaël Eklu-Natey, auteur de Pharmacopée Africaine ; Carlos Nuno Castel-Branco, économiste et professeur mozambicain et bien d’autres encore; et bien d’autres encore.
Les intervenants se pencheront sur le rôle et les responsabilités des intellectuels africains dans l’évolution du continent et sur les différentes manières d’exploiter les ressources en termes de savoirs dans un contexte de crise économique et sanitaire mondiale et au-delà. La série de lancement de CORA accueille des individus, des groupes, des organisations de la société civile, des institutions publiques et politiques ainsi que des membres de la presse.
CORA est heureux de s’associer à la Coalition pour le dialogue sur l’Afrique (CoDA), à l’Open Society Initiative for West Africa (OSIWA), au Conseil économique, social et culturel (de l’Union africaine) (ECOSOCC) et à la Fondation Rosa Luxemburg en tant qu’institutions partenaires pour sa série d’événements de lancement.
Inscrivez-vous ici pour participer aux conversations.

12 avril (15 : 00 GMT/UTC) Rôle et responsabilités des intellectuels africains.

S’appuyant sur une longue tradition d’engagement panafricain, le panel réfléchira à la manière dont cette période de crise profonde peut être saisie pour repenser un changement de direction pour l’Afrique et le monde, de manière à rompre radicalement avec les orthodoxies dominantes et à réfléchir à un nouvel avenir.  Les orateurs de cette session sont Boubacar Boris Diop, Issa Shivji, Adame Ba Konaré, Elisio Macamo et Firoze Manji.

13 avril (15 : 00 GMT/UTC) L’Afrique dans le (dés)ordre mondial.

Dans un monde où chaque région et grande puissance a une vision de son statut dans le monde, et une compréhension de la façon dont l’Afrique peut les aider à réaliser leur vision, quelle devrait être la vision de l’Afrique par l’Afrique et les Africains eux-mêmes ? Les orateurs de cette session sont Abdoulaye Bathily, Siba Grovogui, Scarlett Cornelissen, Ismail Rashid, Sam Opondo et Lina Benabdallah.

14 avril (15 : 00 GMT/UTC) Où en est le panafricanisme ?

Au moment des indépendances africaines, l’unité politique du continent était perçue par les leaders politiques et intellectuels panafricanistes tels que Kwame Nkrumah et Cheikh Anta Diop comme une alternative et un rempart contre le néocolonialisme et la fragmentation politique. À l’heure de la résurgence de diverses formes d’impérialisme, comment remettre l’agenda panafricaniste au centre des priorités des populations africaines et des luttes populaires ? Les orateurs de cette session sont Théophile Obenga, Odile Tobner ; Amzat Boukari-Yabara Lewis Gordon ; David Anthony ; Amina Mama.

15 avril (15 : 00 GMT/UTC) Repenser le développement économique africain à travers et au-delà de la Covid-19

La pandémie de COVID-19 a mis en évidence la dépendance structurelle du continent vis-à-vis de l’économie mondiale. Elle rend urgente la nécessité pour le continent de produire localement tous les biens et services essentiels, y compris les produits alimentaires de base et les médicaments essentiels, grâce à la mobilisation de financements locaux. Comment le continent peut-il gérer au mieux la transition que le monde traverse ? Comment repenser les structures économiques, les instruments de gestion de l’économie et les politiques économiques pour mieux réorganiser la production et une distribution équitable des ressources ? Parmi les intervenants de cette session figurent Fadhel Kaboub, Carlos Nunos Castel-Branco, Lyn Ossome, Nnimmo Bassey et Souad Aden-Osman.

16 avril (15 : 00 GMT/UTC) Le rôle des langues africaines dans la transformation sociale

Dans la dynamique de reconfiguration d’une grammaire des imaginaires panafricains, la négligence des langues africaines est un défi à relever. Comment repenser l’enseignement et l’usage des langues africaines pour répondre à la demande d’autonomie collective ? Plus largement, comment repenser le système éducatif colonial hérité et son épistème afin de mieux utiliser les savoirs endogènes dans les cursus scolaires et universitaires ? Parmi les intervenants de cette session figurent Ngugi Wa Thiong’o, Boubacar Boris Diop, Ramanga Osotsi, Ezra Alberto Chambal Nhampoca.

17 avril (15 : 00 GMT/UTC) Exploiter le potentiel de la science, de la technologie et des savoirs endogènes.

La crise sanitaire a révélé la nécessité d’une compréhension globale de la science sous ses nombreuses formes. Le panel réfléchira à la manière dont les scientifiques africains peuvent participer à l’effort collectif pour vaincre la pandémie de COVID-19, mais aussi à la manière de renforcer les capacités de recherche médicale et pharmaceutique et les soins de santé sur le continent. Il réfléchira plus généralement à la manière dont l’Afrique peut intégrer les techniques et technologies importées avec celles africaines et les savoirs non formalisés, notamment les pratiques médicinales, dans la recherche du développement de solutions adaptées aux contextes africains. Les orateurs de cette session sont Ameenah Gurib-Fakim ; Raphaël Eklu-Natey ; Ramadjita Tabo ; Lul P. Riek Mariam Mayet.
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À propos du Collectif pour le Renouveau Africain (CORA)

CORA est un collectif intellectuel panafricain composé de plus de 100 universitaires, spécialistes des sciences sociales et naturelles, historiens, écrivains, médecins et artistes de toute l’Afrique et de sa diaspora. Le collectif se consacre à la promotion de la créativité et des savoirs africains, par la production d’une recherche de qualité, et à susciter un changement positif au sein des pays africains et au service des populations africaines.
Pour les demandes d’information de la presse, veuillez contacter  :
Kwame Senou
Relations Presse – Afrique Francophone
cora@opinionandpublic.com
Contact CORA
Courriel :  cora@corafrika.org
Site Internet :  www.corafrika.org

NOTE DE LECTURE –  PARCOURS ICONOCLASTE D’UN INSOUMIS   PAR VIEUX SAVANE

http://www.sudonline.sn En nous ouvrant « les tiroirs de sa mémoire », à travers son ouvrage : «Dans mon micro-univers d’intellectuel insoumis», le Pr Makhtar Diouf nous fait découvrir le parcours scolaire et universitaire atypique d’un homme d’audace et de conviction

Comme cela est de coutume dans les familles sénégalaises de confession musulmane il fréquente l’école coranique avant de rejoindre à l’âge de 6 ans l’école primaire de garçons de Médina, en face du marché Tilène. C’était sous le magistère d’un directeur qui s’appelait Papa Guèye Fall, « Saint-Louisien, ancien combattant de l’armée française, très européanisé, toujours costume cravate, sévère, autoritaire, avare de sourire, avec ses lunettes de grosses montures  ». Il était craint de tous bien sûr, élèves comme enseignants. On imagine l’ambiance.

Makhtar Diouf
Dans mon micro-univers D’intellectuel Insoumis Autobiographie + Interventions sur l’actualité Les Nouvelles Editions Africaines du Sénégal 4e trimestre 2020. 422 pages

Faisant partie des élèves les moins cancres comme il dit avec modestie, on lui fait sauter une classe. Il réussit facilement au concours d’entrée en 6e et pense-t-il, au certificat d’études primaires. Surprise, l’auteur raconte s’être rendu compte que ce dernier diplôme avait été établi au nom d’un homonyme beaucoup plus âgé dont les résultats scolaires ne prédisposaient pourtant pas à réussir cet examen. En fait par étourderie, il s’était assis à la place numérotée de ce dernier et vice-versa. Il a alors fallu se résoudre à repasser l’examen, l’année suivante.
Après le primaire, Cap sur le lycée Van Vo, centre d’excellence estampillé à l’époque, « lycée de toubabs», car sur une classe de quelque 30 à 40 élèves, on ne comptait pas plus de 5 ou 6 africains, lesquels provenaient de tous les territoires de l’Aof. L’auteur ne se prend pas trop la tête au lycée, se contentant tout juste de passer en classe supérieure. Ce qu’il ne réussissait pas toujours. S’intéressant plus au football et aux mondanités de jeunes citadins, il redouble par deux fois . Ayant vendangé toute son avance, il obtient la première partie du bac à 19 ans, ce qui lui ouvre les portes de l’Ecole nationale de l’aviation civile de Paris, pour la filière «  télécommunication signalisation ». Ne s’imaginant pas salarié au bout de ses 2 ans de formation, il passe en même temps, en candidat libre, la 2e partie du bac qu’il réussit. Il s’inscrit alors en fac de sciences économiques à Paris, avec comme promotionnaire Moustapha Niasse qui lui, était étudiant en droit. Après deux années d’études, tous deux décident de rentrer à Dakar et d’y poursuivre leur 3e année. Il y aura comme prof un certain Abdoulaye Wade.
Seulement, le cours de ce dernier, ne comportait ni introduction, ni bibliographie ni plan. Déboussolé, il ne  lui reste plus qu’à s’enfermer en bibliothèque . Et là surprise, il découvre que le cours qui leur est dispensé est un  «  copier-coller  » d’un ouvrage intitulé  : «  fluctuations économiques ». Pas étonnant donc qu’il réussisse dans ces conditions à l’examen. Et le voilà qui s’envole de nouveau pour Paris, une bourse en bandoulière, pour «  l’Ecole nationale des Impôts, en compagnie de El Hajj Malick Sy Souris ». Il décide de cumuler, s’inscrivant en même temps en 4e année de sciences économiques.
Diplôme en poche, retour à Dakar où il a obtenu un poste de cadre administratif à la SAR mais n’y fera pas long feu. Ne s’y épanouissant pas malgré un salaire attractif, il démissionne et retourne à Paris pour finaliser sa thèse qu’il soutient en juin 1969. Après quelques années d’enseignement dans la capitale française, il rentre définitivement au Sénégal pour servir à l’université de Dakar. A son corps défendant, l’étiquette de marxiste qui lui colle à la peau et qui lui vaut certainement de nombreuses injustices n’épouse aucunement la réalité de sa pratique et de son cheminement intellectuel.

 INCONGRUITÉS SÉNÉGALAISES

Dans la seconde partie de son ouvrage, le Pr Makhtar Diouf aborde à travers la reproduction d’articles publiés dans la presse diverses questions économiques, politiques et socioculturelles. Il y prône le patriotisme économique car pour lui, il ne sert à rien de dénoncer les pratiques coloniales des banques étrangères si on ne n’accepte pas de « s’investir dans les secteurs à risques comme l’industrie et la banque  ». Il dénonce par ailleurs le fait que les décisions publiques ne s’inscrivent pas dans une politique de développement puisqu’elles ne prennent pas en compte le rapport coût-avantage, plongeant ainsi l’économie dans de « faux frais » qui entravent son développement.
Situation qu’il retrouve par exemple dans la représentation parlementaire pléthorique au Sénégal au détriment d’investissements porteurs. Empruntant les mots du sociologue américain Harold Lasswell à l’endroit des élites, il reconnaissait d’ailleurs aux politiciens d’être «  ceux qui prennent le plus de ce qu’il y a à prendre ».
Aussi en 2003, relevait-il , pour s’en désoler, un renversement des priorités en faisant observer que « dans le quartier de Fann-résidence , l’immeuble le plus somptueux est le nouveau Ministère de la Santé ». Alors que, «  tout près, le bloc des Maladies infectieuses de « l’hôpital » croule sous le poids de la vétusté , faisant plutôt penser à un abri médical de temps de guerre ». Une façon de signifier que «  Lorsque l’argent public ne va ni dans le social ni dans l’économie, il prend la pente du gaspillage ».
On en apprend par ailleurs sur les incongruités sénégalaises à travers certaines pratiques en relation avec un certain rapport à l’islam. Il en va ainsi du terme « El hadj » qui relèverait plus de mondanité sénégalaise , car le terme arabe « al ahj » signifiant « pélerinage » et « pélerin  ». Est donc El Hadj celui qui va à la mecque et non celui qui en revient. Il décrie aussi certaines pratiques comme les « appels répétés, parfois agressifs à la prière du matin », avec des hauts-parleurs réglés au max qui ne sont pas recommandés par l’islam du fait de la nuisance que l’on fait subir au voisinage.
Truffé d’anecdotes succulentes, traversé par l’idée de se prendre en charge et d’avoir à l’esprit l’intérêt général, expurgé des pans intimes de sa vie, l’ouvrage du Pr Makhtar Diouf nous plonge dans un parcours iconoclaste. Celui paradoxalement, d’être le témoignage vivant de la possibilité offerte à toute personne de développer ses potentialités, de faire autre chose de ce qu’a fait de lui sa naissance, son milieu géographique, social, culturel. Il se révèle ainsi comme une invite à une insoumission permanente, susceptible de faire jaillir la part belle de nous, en sommeil quelque part.

SERIE DE MANIFESTATIONS MEURTRIERES DE MARS DERNIER : L’Etat livre sa «part de vérité»

http://www.sudonline.sn Près d’un moins après les manifestations violentes et meurtrières notées au début du mois de mars dernier suite à l’arrestation du leader de Pastef, Ousmane Sonko, le gouvernement a organisé hier, jeudi 8 avril, une conférence de presse pour donner sa part de vérité sur ces événements. Lors de ce face-à-face avec les journalistes, le ministre des Forces armées, Me Sidiki Kaba, tout en imputant la responsabilité de ces manifestations violentes et meurtrières au député Ousmane Sonko, a annoncé la mise en place par le gouvernement d’une commission « indépendante et impartiale » qui se chargera de faire toute la lumière sur ces émeutes
Le gouvernement du Sénégal rompt enfin le silence sur la série de manifestations violentes et meurtrières qui avaient «fortement secoué l’Etat et les institutions de la République» sur l’ensemble du territoire national en début du mois de mars dernier, suite à l’arrestation du leader de Pastef, Ousmane Sonko, visé par une plainte pour «  viols répétés » et « menaces de mort ».
Face à la presse hier, jeudi 8 avril, le ministre des Forces armées, Me Sidiki Kaba, a justifié cette sortie du gouvernement par un besoin de «rétablir la vérité et prononcer la part de vérité du gouvernement du Sénégal » sur ces manifestations violentes qui ont été enregistrées dernièrement au Sénégal. En effet, selon lui, l’opposition et la société civile «prennent l’Etat pour responsable des violences qui ont eu lieu suite à l’interpellation de Ousmane Sonko ». Sous ce rapport, rappelant que ces manifestations se sont produites dans un contexte de Covid-19 qui a eu non seulement «  des effets réticents sur l’ensemble des systèmes économiques du monde » mais aussi conduit le « Gouvernement à adopter l’état d’urgence et des restrictions de certaines libertés pendant un certain temps  », Me Sidiki Kaba affirmera dans la foulée que «  l’entière responsabilité de ces évènements ne doit pas être imputée à l’Etat du Sénégal ».
Et pour cause, souligne-t-il, la plainte de la masseuse Adji Sarr accusant Ousmane Sonko de faits de viols répétitifs et de menaces de mort et l’appel à la résistance du mis en cause qui a dit qu’il s’agissait d’un complot d’Etat ont eu un écho favorable dans un contexte marqué par la pandémie, avec la privation des libertés, les difficultés économiques et le mal être de la jeunesse. Et c’est ce qui a, selon lui, fait sortir dans les rues des manifestants qui s’en prenaient à des biens d’autrui, des investissements étrangers et aux symboles de l’Etat, maisons de dignitaires du régime, des brigades de gendarmerie. « On a voulu faire porter l’entière responsabilité des faits à l’Etat or, cette plainte et ce refus de déférer devant la Justice sont les éléments déclencheurs de ces évènements», a fait remarquer le ministre des Forces armées qui avait à ses côtés son collègue en charge des Collectivités territoriales et porte-parole du gouvernement, Oumar Guèye, et Abdou Latif Coulibaly, ministre  Secrétaire général du gouvernement lors de cette conférence de presse.

LES FORCES DE L’ORDRE ONT FAIT PREUVE DE RETENUE

Poursuivant son propos, Me Sidiki Kaba a réfuté les accusations portées à l’encontre des forces de l’ordre, comme étant à l’origine de ces violences. Soulignant que «sur des images de reportages, les forces de l’ordre ont même reculé et parfois, on a même entendu qu’elles ont fui », il explique que « n’eût été leur sang-froid, leur professionnalisme, peut-être qu’on aurait un bilan beaucoup plus lourd  ». Car soutient-il «  elles ont, par moment, reçu des pierres, elles ont été piétinées mais elles sont restées calmes  ». Par ailleurs, le ministre des Forces armées, sans le nommer, a également profité pour déplorer les accusations proférés par le leader de Pastef Ousmane Sonko qui avait soutenu lors de sa déclaration de presse, le 8 mars dernier, que le président Sall et son gouvernement n’ont plus la légitimité de rester au pouvoir après les manifestations violentes. Jugeant « excessives et sans fondement » ces accusations portées contre l’Etat du Sénégal, le ministre Sidiki Kaba a rappelé que le président Macky Sall a été élu à plus de 65% en 2012 et confirmé par le peuple sénégalais en 2019, avant de déclarer  : « en démocratie, on ne s’autoproclame pas légitime. C’est l’onction du suffrage universel qui confère la légitimité, parce que c’est le peuple souverain qui valide ou invalide le mandat de ses dirigeants, lors des consultations régulières ». Poursuivant son propos, le ministre des Forces armées est également revenu sur le bilan de ces manifestations dressé par certains organismes non gouvernementaux et qui font état des violations massives des droits de l’homme au Sénégal. Et c’est pour dire qu’il s’agit plutôt de rapports précipitamment écrits et qui font état de 13 morts et 500 blessés. « Ils disent que les violences policières sont à l’origine de tout ce qu’on a vu au Sénégal. C’est des accusations excessives. Le chef de l’Etat avait donné des instructions de ne pas tirer sur des manifestants et elles ont été respectées. Voilà l’exagération », a-t-il martelé.

UNE COMMISSION INDÉPENDANTE EN GESTATION

Lors de ce face-à-face avec la presse, le ministre des Forces armées ne s’est pas seulement contenté d’apporter des démentis à certaines accusations portées à l’encontre de l’Etat concernant les manifestations violentes que le Sénégal a connues en début du mois de mars dernier. Me Sidiki Kaba a également annoncé la mise en place par le gouvernement d’une «  commission indépendante et impartiale  » qui se chargera de faire toute la lumière sur ces émeutes. Cette commission qui sera ouverte à l’opposition et aux membres de la société civile est, selon lui, « la meilleure façon de situer les responsabilités  ». «Nous voudrions rétablir les faits, nous avons dit notre part de vérité. Et pour cela, le gouvernement du Sénégal annonce la mise sur pied d’une commission indépendante et impartiale pour rétablir toute la vérité dans la dynamique de paix, d’apaisement. La vérité, pour que justice soit faite, est un élément qui conforte aussi l’Etat de droit et notre volonté de vivre en commun », a-t-il fait remarquer tout en précisant au sujet de la plainte déposée par Adji Sarr contre Ousmane Sonko que «l’État ne freinera pas l’action qui a été enclenchée » puisque «  la mise sur pied de cette Commission d’enquête n’est pas une remise en cause du travail de la Justice, mais d’une initiative complémentaire ».

USAGE D’ARME A FEU LORS DES MANIFESTATIONS ET MORT D’HOMME  :  «Il n’y aura pas d’impunité», selon Sidiki Kaba

La situation des responsabilités relativement au feu ouvert sur des manifestants et les morts qui s’en sont suivis, ont été réclamés au ministre des Forces armées, Me Sidiki Kaba, ce jeudi 8 avril 2021, à l’occasion de cette rencontre dite « Le Gouvernement face à la presse ». Devant les journalistes, le ministre des Forces armées a promis la poursuite et des sanctions contre ceux qui auront tiré sur les populations à balle réelle. À propos des personnes qui ont ouvert le feu sur les manifestants, Me Sidiki Kaba a tenté également de rassurer les populations  : « S’il y a des cas, s’ils sont établis,  il n’y aura pas d’impunité. Et une fois que c’est établi, la justice fera son cours. Ceux qui veulent porter des plaintes, rien ne s’y oppose, nous sommes dans un État de droit. Si vous êtes victime d’un abus de votre droit, vous saisissez la justice. Et celle-ci, en toute indépendance, rétablira la vérité selon les preuves. Rien n’empêchera cela. Donc, il faudrait le dire, il n’y a pas ici une volonté de soustraire le gouvernement ou les forces de défense et de sécurité qui ont été mêlées à ces actes de violence ». Et de dire que ces forces de sécurité et de défense seront devant la justice, s’il est établi qu’elles auront commis un acte qui est contraire à la loi.

Émeutes : Le M2D ‘’prend acte’’ de la commission d’enquête annoncée par le gouvernement

Par :  APS.sn – Seneweb.com |Le Mouvement pour la défense de la démocratie (M2D), un regroupement d’acteurs se réclamant de l’opposition et de la société civile, a indiqué avoir ‘’pris acte’’ de la décision du gouvernement de mettre sur pied une commission d’enquête indépendante sur les manifestations du mois de mars.
’’Le M2D a pris acte de la décision +annoncée+ du gouvernement de donner suite à un point important de son mémorandum à savoir la création d’une commission d’enquête indépendante sur les crimes commis lors de la répression violente des manifestations du mois de mars dernier’’, rapporte un communiqué dont l’APS a eu connaissance.
Le M2D dit rester ’’vigilant sur les modalités de mise en place, la composition et les TDR de cette commission dite indépendante, puisqu’il est constant que, sous nos cieux, de telles commissions ne sont souvent créées que pour ensevelir la vérité et charger des cibles désignées’’.
Le mouvement regroupant des partis de l’opposition et de la société civile a fait part de son ’’scepticisme’’, relevant le fait que dans ‘’son mémorandum, le gouvernement a conclu son long réquisitoire par la désignation d’un coupable tout trouvé : Ousmane Sonko’’.
Il rappelle que ’’selon les standards internationaux, cette commission devrait avoir deux missions : enquêter sur les crimes commis et identifiés comme violations du droit international des droits de l’homme : meurtres, tortures, arrestations arbitraires et illégales, disparitions forcées, usage excessif de la force, interdiction de manifestation’’.
Le M2D annonce qu’il présentera ’’dans les prochains jours’’, son mémorandum sur ‘’les faits en question’’ et qu’il continuera ’’d’exiger du gouvernement la libération des otages restants et la diligence dans la mise en place, dans les mêmes formes, de la Commission en charge de l’indemnisation des victimes et de leurs familles’’.
Le M2D appelle le gouvernement ’’au sens des responsabilités et renouvelle sa confiance aux forces de défenses et de sécurité reconnues pour leur professionnalisme et leur esprit républicain’’.

Mémorandum du gouvernement sur les manif’ : PASTEF parle de «duperies»

http://www.walf-groupe.com Macky Sall et son gouvernement doivent chercher d’autres arguments pour expliquer les raisons des violentes manifestations à Dakar et dans les autres régions du pays.
En tout, s’agissant du mémorandum annoncé par le leader de l’Alliance pour la République (Apr) et ses partisans, le parti Pastef/Les Patriotes n’y croit pas. «Leurs duperies les perdront ! A les entendre présenter leur appréciation des événements du 8 mars, on se rend compte qu’ils continuent à communiquer avec leurs patrons étrangers ! », écrit El Malick Ndiaye, chargé de Communication de Pastef sur sa page Facebook.
Et le poulain d’Ousmane Sonko d’ajouter que,  «à chaque fois que Macky Sall et son régime se sentent mal à l’aise et mis devant leurs responsabilités, ils produisent un mémorandum à la place de véritables comptes pour le Peuple sénégalais». Selon lui, c’est «parce qu’ils ne parlent pas aux Sénégalais. Souvenez-vous de l’affaire Petrotim avec Aliou Sall. Macky Sall avait opté pour la même démarche : un mémorandum stérile ! Ce qu’ils ignorent, c’est que le peuple est très en avance sur eux», martèle le patron de la Com’ de chez Sonko.  Samba BARRY

Commission d’enquête sur les émeutes : Me Assane Dioma Ndiaye s’inscrit en faux contre la décision du gouvernement

Par :  Seneweb News – Seneweb.com | Le gouvernement du Sénégal a annoncé la mise en place d’une commission d’enquête indépendante sur les manifestations ainsi que les dégâts humains et matériels qui en ont découlé. Une décision que Me Assane Dioma Ndiaye, droit-de-l’hommiste, ne partage pas du tout. C’est, en tout cas, ce que rapporte L’AS dans sa parution du jour.
«Pour nous, c’est une surprise. Cette initiative nous surprend. Dans certains contextes, on peut aller vers ce genre de commission. Mais, ça procède d’une volonté, en tout cas, d’un dialogue social qui aboutit à cela. Dans un état de droit qui fonctionne, quand il y a des infractions ou des morts qui ne sont pas naturels, qui interviennent dans des contextes que nous avons connus, c’est  la justice qui doit faire son travail», tranche la robe noire.
L’avocat inscrit au Barreau de Dakar de marteler : «Quand le procureur a connaissance d’une infraction quelconque, avec des certificats de genre de mort, des vidéos et autres, il appartient à la justice de procéder aux enquêtes adéquates.  Et la justice est supposée être impartiale, équidistante. Donc aujourd’hui, quand on nous dit qu’on va créer une commission indépendante et impartiale, c’est à dire qu’on met entre parenthèse la Justice».

De quoi la «francophobie africaine» est-elle vraiment le nom ? Par Ousmane Blondin Diop

Par : Jeune-Afrique  Pour avoir publiquement exprimé son étonnement et son émoi face à la « montée d’un sentiment anti-français en Afrique », le président Emmanuel Macron soulève une interrogation qui mérite que l’on s’y arrête.
En décembre 2019, Emmanuel Macron exprimait publiquement son émoi et son étonnement face à la montée d’un sentiment anti-français en Afrique. Les raisons de la perplexité du président français ? L’ouverture des débats autour de la fin du franc CFA et l’engagement militaire de Paris au Sahel, en dépit du lourd tribut payé par l’Hexagone à cette guerre contre le terrorisme. Si la stupéfaction du numéro un français paraît compréhensible à bien des égards, elle pose néanmoins question et mérite qu’on s’y arrête.

Déconvenues orchestrées par la France

Tout se passe comme si Emmanuel Macron, dirigeant politique de la jeune génération, n’avait pas pris la mesure du désenchantement des pays du « pré carré » francophone depuis la dévaluation du franc CFA, en 1994. En effet, présentée et vendue aux opinions africaines comme une réforme visant à soutenir la production et à stimuler les exportations, cette dévaluation s’était matérialisée par une perte drastique de pouvoir d’achat au sein des populations, et avait été vécue comme un abandon de souveraineté des États concernés.
Pour les Africains, ces deux déconvenues étaient orchestrées par la France, retranchée derrière les institutions de Bretton Woods. Au lendemain de l’annonce de ladite dévaluation, des émeutes avaient éclaté au Sénégal et au Gabon contre une mesure qui, aux yeux des manifestants, allait aggraver les conditions de vie déjà précaires des populations les plus démunies.

Discours contradictoires

Ce choc monétaire intervenait par ailleurs dans un contexte de mondialisation néo-libérale prônant un modèle universel de production économique et financier. Or ce modèle allait contraindre dirigeants politiques et hommes d’affaires à des adaptations souvent douloureuses.
Aussi, pour prometteuse d’effets positifs à long terme qu’elle fût, la dévaluation du franc CFA allait faire naître des discours contradictoires à l’adresse de la France, oscillant entre désir de rupture et volonté de coopération, attraction et répulsion, puis accusations d’ingérence et de visées néocolonialistes.
Portés principalement par les élites africaines, notamment les commerçants et les chefs d’entreprises, ces discours ont gagné d’autres couches de la société et sont servis à l’envi dès lors qu’il s’agit d’exprimer un mécontentement plus général. On est bien en présence d’une forme de populisme. Seul manque un visage pour l’incarner, comme le fit avec talent en France, dans les années 1970, un certain Gérard Nicoud, leader de la « révolte des boutiquiers et travailleurs indépendants », en s’opposant aux taxes et en obtenant l’extension de la Sécurité sociale aux petits commerçants.

Revendication populiste radicale

En Afrique francophone, le sentiment anti-français s’est donc nourri au fil des années des promesses non tenues de la dévaluation de­ 1994 qui, en fin de compte, a coûté très cher aux petits revenus. Dans le même temps, elle a favorisé l’émergence d’une classe d’entrepreneurs plus jeunes et résolus à investir les secteurs économiques encore aux mains de sociétés à capitaux étrangers

 “Une ferme volonté de rupture avec l’ancien système de mainmise française sur les secteurs clés des économies africaines

Le discours actuel a pris une tonalité différente de celui des années 1990. Il est l’expression d’une frustration, d’une revendication populiste plus radicale, au nom d’un certain patriotisme économique. Et le président Emmanuel Macron a raison de s’en inquiéter. Il ne s’agit point de « jeter les Français à la mer », mais d’aller à la conquête de secteurs économiques encore aux mains d’entreprises françaises.
Si la forme du discours reste populiste, la revendication, elle, est révélatrice d’une ferme volonté de rupture avec l’ancien système de mainmise française sur les secteurs clés des économies africaines.

Effet de miroir

En cela, ce discours s’adresse autant aux dirigeants français qu’aux leaders africains. C’est pourquoi il faut distinguer le sentiment anti-français « d’atmosphère » du véritable rejet de la France. Car, malgré des slogans ravageurs tels que « La France dégage » ou  « Auchan dehors », la revendication essentielle des opinions africaines est de soustraire la relation Afrique-France à la dure loi du profit, Paris étant soupçonnée de s’effacer devant les intérêts des sociétés et groupes privés français.
Pour ne rien arranger, l’intense lumière médiatique projetée sur les leaders et idéologues de l’extrême droite française anti-immigration concourt, par effet de miroir, à l’exacerbation de ce sentiment ambiant en Afrique. Le passionnel prend alors le pas sur le rationnel et l’on court le risque de voir émerger, des deux côtés, des figures politiques prônant la rupture plutôt que la nécessaire invention d’un nouveau modèle de la relation.
La France et l’Afrique doivent mettre leur génie respectif au service d’une nouvelle forme de coopération, construite au sein d’une gouvernance mondiale. C’est ce que les générations montantes des deux continents attendent de leurs dirigeants actuels. Si ce chantier n’est pas ouvert, les populismes des deux côtés de l’Atlantique vaincron

Criminalisation de l’homosexualité : une pétition soumise aux khalifes généraux et à l’Eglise

https://www.seneweb.com Face à la presse, ce jeudi, l’association « And Samm Jikko Yi » a annoncé une proposition de loi pour criminaliser l’homosexualité au Sénégal. D’ailleurs, elle dit avoir soumis une pétition aux khalifes généraux et à l’Eglise catholique qui ont « majoritairement » répondu favorablement.
« Les autorités religieuses, coutumières, associatives syndicales, politiques du pays, saisies sur la question, ont majoritairement signé la pétition », a déclaré le coordonnateur national du mouvement, Ababacar Mboup. Pour ce dernier, une première mouture de la proposition de loi a été déjà faite, et sera déposée au niveau de l’Assemblée nationale, en vue d’obtenir la loi sur la criminalisation de l’homosexualité.
« Nous avons été informés de l’agenda qui est en train d’être déroulé dans ce pays, et nous sommes allés voir les autorités. Nous nous sommes rendus au bois sacré, nous avons contacté l’église, et toutes les autorités religieuses, mais ce n’est pas seulement une question de religion, c’est une question de société et nous allons le prendre en main et le combattre », a infirmé M. Mboup.
L’association “And Samm Jikko yi” lance un appel à une forte mobilisation pour manifester, en invitant tous les khalifes généraux, le cardinal, les présidents des associations islamiques et particulièrement tous les Sénégalais « soucieux du devenir de ce pays et de la préservation des valeurs morales, religieuses et traditionnelles ».
« Compte tenu de la légèreté dont fait objet toute initiative en provenance des religieux de la part de l’État, nous comptons organiser une journée nationale de refus de l’homosexualité au Sénégal le 23 mai 2021 par un sit-in à la place de la nation à 10 heures et partout au Sénégal », a annoncé le coordonnateur de l’association.

DÉCÈS DU JUGE SAMBA SALL  : Le témoignage de Guy Marius Sagna

“De Ziguinchor où je suis, je viens d’apprendre le décès du doyen des juges Samba Sall. J’ai rencontré le doyen des juges Samba Sall pour la première fois en 2019 quand il m’envoya à la prison de Rebeuss. Le juge Samba Sall avait tenu à me dire qu’il connaissait très bien ma tante, que j’appelle maman.
Le juge Samba Sall avait tenu aussi à me dire qu’une de ses nièces était un des travailleurs auxquels Pcci devait 14 mois d’arriérés de salaire. Travailleurs de Pcci aux côtés desquels nous nous battions.
Avant de sortir de la prison de Rebeuss, nous nous sommes vus. Il m’a dit : “Je suis venu avec une étrenne”. Il faisait allusion à ma première liberté provisoire en 3 ans. J’ai eu à le rencontrer plusieurs fois car tous mes 3 mandats de dépôt sont passés par lui.
Le juge Samba Sall m’appelait “mon neveu” en wolof. Je n’ai jamais eu de haine pour lui. Jamais !
Mais j’avais de fortes divergences avec lui. Samba Sall avait tenu après m’avoir décerné un mandat de dépôt le 26 février dernier à envoyer Assane Diouf me délivrer un message. Je ne suis ni content, ni rancunier, ni soulagé par son rappel à
Dieu. J’imagine la douleur de sa famille. Samba Sall, mon oncle, reposez en paix !
Que Dieu vous accueille en Son paradis.
À la famille de Samba Sall je présente mes condoléances. Aux acteurs de la justice je présente mes condoléances.Guy Marius Sagna”.

NÉCROLOGIE  : Le doyen des juges de Dakar est décédé

Malade depuis plusieurs semaines, le doyen des juges du tribunal hors classe de Dakar, Samba Sall, est décédé ce jeudi à l’hôpital Principal de Dakar. Il était en réanimation depuis hier. Libération s’incline devant la mémoire du défunt et présente ses sincères condoléances à tous ses proches.

Une solution technique de Ndiaga Sylla

https://lequotidien.sn S’il est convaincu, comme la majorité d’ailleurs, que les délais sont incompressibles pour tenir les Territoriales avant 2022, Ndiaga Sylla a tout de même sorti une solution de sa poche. L’expert électoral qu’il est estime, comme le veut l’opposition, qu’il est possible d’y aller en décembre 2021. Mais avec des préalables comme le réaménagement du calendrier.
L’Assemblée nationale a reporté les élections territoriales au 31 janvier au plus tard. Ce que l’opposition, qui campe sur décembre 2021, n’a toujours pas digéré. Et le Front de résistance nationale (Frn), qui avait suspendu sa participation aux travaux de la Commission politique du dialogue national, a même envoyé hier Saliou Sarr, le coordonnateur des plénipotentiaires de l’opposition à la Commission du dialogue politique, pour réitérer sa position. Ndiaga Sylla est clair là-dessus : «En matière électorale, il y a des délais incompressibles.» Mais l’expert électoral prévient que «si l’on y prend garde, le Sénégal risque de vivre le scénario de 2017 au sujet des dysfonctionnements notoires dans la production et la distribution des cartes d’électeur marquées par la violation grave du droit fondamental de suffrage». Mais devant la persistance des divergences, il considère qu’il est possible d’envisager la solution technique suivante, «sans enfreindre aux étapes essentielles du processus électoral qui permet de tenir les élections en décembre 2021». Elle se décline ainsi : «Valider sans délai les recommandations de la Mission d’audit du fichier électoral relatives à la chaîne d’inscription des électeurs et éventuellement celles de la Mission d’évaluation, s’engager à appliquer ces recommandations dans le cadre de la prochaine révision exceptionnelle des listes électorales, démarrer la révision exceptionnelle des listes électorales au plus tard à la mi-mai 2021.» Par conséquent, estime le président de Dialogue citoyen, «un accord acté par les acteurs autour de ce réaménagement du calendrier pourrait conduire le président de la République à fixer la date des élections au 19 décembre 2021». Cette date est celle de l’amendement du député Cheikh Abdou Mbacké qui avait été rejeté alors que le projet de loi reportant les élections avait proposé le 27 février 2022 au plus tard.

Un décret pour fixer la date des élections

Si la tenue des Municipales et Départementales en 2021 paraissait «irréaliste» pour Ndiaga Sylla, c’est à cause de l’ampleur de la tâche d’audit du fichier électoral et d’évaluation du processus électoral de 2016 à 2019. Il relève pourtant que la Mission d’audit du fichier électoral qui sera bouclée ce mois d’avril pourrait déjà servir de base pour améliorer les conditions et procédures d’enrôlement des électeurs. Sauf que cela pourrait souffrir davantage d’une querelle autour d’une date des élections à fixer entre l’Exécutif et un consensus peu évident au sein de la commission cellulaire. C’est pourquoi Ndiaga Sylla estime qu’il serait «judicieux pour le président de la République de mettre fin à la polémique autour de la date des élections locales». Cela est possible puisque, rappelle-t-il, «les concertations conduites au sein de la Commission technique de revue du Code électoral (Ctrce) en 2011 avaient poussé les acteurs à s’accorder sur la nécessité de fixer la date des élections par décret présidentiel». Une décision motivée à l’époque par le fait que «nombreux sont les actes qui doivent être pris avant la convocation des électeurs et qui dépendent de la date des élections, par exemple la fixation du cautionnement». Voilà en tout cas un avis d’expert qui pourrait conforter le Frn.

Ces anciens ministres de Macky Sall qui peuvent être…maires

https://www.xibaaru.sn Ce sont d’anciens ministres qui sont partis du gouvernement en octobre 2020 mais qui restent toujours en activité politique. Ils ont quitté le gouvernement mais toutefois ont des chances d’être maires. c’est pourquoi, ils ne veulent pas se faire enterrer définitivement. Ils ont des cartes sous la manche et gardent les yeux ouverts en perspective des élections locales. Mais quelle va être leur véritable chance aux élections locales, s’ils se présentent avec ou sans parti ?
Aly Ngouille Ndiaye l’ex ministre limogé, est maire d’une grande commune, Linguère.
Son départ du gouvernement lui a permis de mieux se rapprocher de ses
administrés, surtout qu’à Linguère, il y développe des activités agricoles lui permettant d’employer des jeunes. Avec ou sans l’Alliance pour la République (APR),
Aly Ngouille Ndiaye va être réélu maire de Linguère. Il est devenu l’acteur politique incontournable dans cette localité où il n’a vraiment aucune opposition devant lui.
Les choses paraissent moins évidentes pour Me Oumar Youm, actuel maire de Thiadiaye, et coordonnateur départemental de l’APR de Mbour. Il n’est pas le candidat de son parti lors des élections locales en vue. Il risque ainsi de perdre son fauteuil de maire de Thiadiaye, et la mairie de la ville de Mbour s’éloigne de lui.
Mouhammad Boun Abdallah Dionne, originaire de Gossas, serait le bienvenu et il pourrait gagner haut la main cette localité. Mais ce grand fidèle du Président de la République Macky Sall ne bougera que lorsque ce dernier lui aura ordonné de le faire. Ne l’appelle-t-on pas d’ailleurs « Double Bouton » ?
Quant à Amadou Ba, sur le chemin de la mairie des Parcelles assainies, il aura deux ennemis  : Moussa Sy et lui-même. Amadou Ba accepterait-il de se désolidariser de l’APR qui fait déjà la promo de Moussa Sy ? S’il décide d’aller seul à la conquête de la mairie des Parcelles assainies, il aura alors à affronter Moussa Sy et la machine de l’APR.
Marie-Teuw Niane a des espoirs de gagner la mairie de Saint-Louis. Limogé du gouvernement pour avoir affiché ses ambitions pour la mairie de Saint-Louis, le mathématicien ne réculera pour rien au monde. Avec ou sans le soutien de l’APR, il ne fera de Mansour Faye qu’une bouchée en cas de duel à Saint-Louis.
Il y a le cas Aminata Touré rendu compliqué. Mimi Touré, son plus grand ennemi, ce n’est ni l’APR ni l’opposition mais elle-même. L’incertitude politique de Mimi Touré, c’est le champ politique dont elle se réclame. Mimi Touré ne sait plus où se trouve le verger politique où elle doit implanter sa base politique. Grand Yoff ? Tamba ou Kaolack ? Et ce nomadisme politique plaide en sa défaveur. Mimi Touré ne sera pas maire en 2022…
Mouhamadou Makhtar Cissé a l’estime des populations de Dagana. Oumar Sarr, maire de Dagana depuis 1996 est usé et les populations veulent du neuf comme Makhtar Cissé. Seulement pour lui, s’il doit se présenter candidat à la mairie de la ville de Dagana, il lui faut démissionner de l’Inspection générale d’Etat (IGE). Une chose qui n’est pas près de voir le jour…

Remaniement : Le nouveau gouvernement de Macky Sall n’attire…personne

https://www.xibaaru.sn Tous les Sénégalais s’attendaient et s’attendent jusqu’à présent à ce que le Président de la République Macky Sall qui a « compris » le message qui lui a été adressé par le peuple ainsi que sa jeunesse lors des récents évènements, change son équipe gouvernementale. D’ailleurs le secrétaire général de And-Jëf/Parti africain pour la démocratie et le socialisme (And-Jëf/PADS) Mamadou Diop Decroix vient de railler le régime, en estimant qu’ailleurs, après les émeutes connues par le Sénégal, c’est tout le gouvernement qui démissionne.
Le Président de la République Macky Sall ne peut pas y échapper. Il est condamné à remanier son gouvernement afin d’adresser un signal fort à la nation sénégalaise. Certains ministres de son gouvernement qui sont incompétents, sont coupés du peuple sénégalais. Des ministres qui se cachent, qui refusent de dialoguer avec les principaux acteurs qui dépendent de leurs départements, qui ne sont jamais au courant de rien, mais qui sont devenus arrogants. Voilà, le visage qu’offre le gouvernement de Macky Sall.
Ce n’est pas pour rien que tous les ministres avaient choisi de se terrer, de ne pas se signaler à l’opinion car craignant des représailles de la part des manifestants, lors des émeutes. C’est aujourd’hui qu’ils sortent un à un de leur trou avec l’accalmie notée, pour se signaler au Président de la République Macky Sall en organisant ici et là, des meetings qui ne sont que des tape-à l’œil.
Seulement, nous rapportent certaines sources, si le gouvernement tant attendu tarde à voir le jour, ce n’est pas parce que le Président de la République ne s’y essaye pas. Il se trouve que le Président de la République Macky Sall est vraiment mal barré.
Selon ces mêmes sources, le Président de la République Macky Sall qui consulte dans les coulisses en vue de former son nouveau gouvernement, éprouverait des difficultés à « trouver les personnes qu’il faut » pour occuper les postes. Tout simplement, parce que personne ne « veut faire partie » du gouvernement de Macky Sall. Ils ne sont plus nombreux parmi les technocrates à vouloir intégrer le gouvernement alors que le régime est finissant. C’est leur image dans le futur qui risque d’en pâtir.
Pourtant, avant, les gens se pressaient aux portes du palais et laissaient leur téléphone ouvert en attendant le coup de fil en provenance du Palais de la République. Mais aujourd’hui, les « prétendants » s’éloignent de Dakar et ferment leur portable. Pauvre Macky,  les émeutes ont sérieusement dégradé et écorné l’image du gouvernement.

Idy ressort le «riti» pour Macky  : Le deal entre Macky et Idy, mensonge ou réalité

http://www.walf-groupe.com Le Conseil économique, social et environnemental (Cese), réuni en session plénière, a examiné et adopté le projet d’avis sur le thème «Émigration et Emploi des jeunes», tenue en visioconférence en raison de la situation sanitaire actuelle
«A l’issue des débats d’une grande qualité qui ont été nourris par les contributions brillantes des conseillers, de six personnes-ressources, de 34 structures étatiques et non-étatiques, ainsi que des partenaires techniques et financiers, la plénière a adopté à l’unanimité l’avis sur le thème «Émigration et Emploi des jeunes», lit-on dans un communiqué.
Idrissa Seck, le président du Cese a rappelé que les thèmes étudiés procédaient de la saisine du président de la République,  «qui accorde un intérêt tout particulier à ces problématiques qui touchent particulièrement la jeunesse sénégalaise». Cette lancinante question de l’emploi et de l’insertion professionnelle des jeunes, a-t-il dit,  «est propulsée au-devant de l’actualité, dans un contexte marqué récemment par de regrettables agitations sociales». 
C’est pourquoi le président du Cese tient à «saluer les efforts consentis par le Gouvernement pour promouvoir davantage l’emploi des jeunes et des femmes» d’une part, mais surtout à «féliciter les récentes décisions prises par le président de la République ce 3 avril. D’après notre source, elles sont, à n’en point douter, des réponses pertinentes aux besoins de formation, d’emploi et de soutien à l’entreprenariat des jeunes à qui il a spécialement dédié le 61e anniversaire de la Fête de l’Indépendance».
«Idrissa Seck a réitéré sa reconnaissance à Samba Sy, ministre du Travail, du Dialogue social et des Relations avec les Institutions, pour sa présence constante et sa participation pertinente à la réflexion du Cese»,  indique le document. C’est ce matin que le Cese clôturera sa première session ordinaire entamée le 24 février 2021. L’Assemblée consultative se consacrera à l’examen et à l’adoption du projet d’avis sur le thème «Inondations et Assainissement», en présence du ministre Serigne Mbaye Thiam, ministre de l’Eau et de l’Assainissement.Charles G.DIENE

Les populations de Rosso ont fait un sit in ce matin devant le débarcadère pour bloquer tous les flux de marchandises.

https://www.dakarmatin.com Plusieurs blessés et arrestations ont été notés dont une femme. Ils exigent la réouverture de la frontière de Rosso dans les plus brefs délais afin de permettre aux populations de travailler en toute dignité.

LES PIQUES DE L’AS DE CE VENDREDI

SenePlus  |   Publication 09/04/2021

JEUX DE CARTES – Ainsi va la vie…

Le Doyen des juges d’instruction (Dji), Samba Sall, décédé hier, était un homme au cœur de presque tous les “grands dossiers judiciaires” du Sénégal. Le plus récent a été l’affaire Ousmane Sonko-Adji Sarr. Un dossier qui a mis le pays dans une situation inédite de violences. L’histoire retiendra que c’est lui qui a hérité de cette affaire après le désistement de Mamadou Seck juge du huitième cabinet. Aujourd’hui, il quitte ce monde. Un de ses confrères va poursuivre le job. Ainsi va la vie dans une démocratie, la vie tout court. Les hommes passent, les institutions demeurent. Les histoires aussi restent. Un procès est à l’horizon. Ce serait une suite logique des choses. Une commission indépendante et impartiale pour situer les responsabilités à la suite des manifestations meurtrières de début mars 2021. L’annonce du ministre des Forces Armées est à saluer. Dans un pays organisé, 13 morts ne peuvent pas passer par pertes et profits. Il faut une enquête et des sanctions. Souhaitons toutefois que les conclusions de ladite commission ne soient pas comme d’autres qui “dorment” dans les tiroirs. Des dossiers classés sans suite, on en a tellement connu au point que nous sommes nombreux à être convaincus que la meilleure manière de faire oublier une affaire brûlante, c’est de mettre en place une commission…d’enquête. Notre histoire avec le coronavirus se poursuit… dramatiquement. Cette maladie impitoyable dicte sa loi et tue toujours chez nous en dépit de sa perte de vitesse ces derniers temps. Notons que les ingrédients qui constituent un terreau fertile à sa propagation sont de plus en plus visibles. Souhaitons au juge Samba Sall un repos éternel. Quand le Juge Suprême décide, tout le monde accepte. Personne ne conteste.

Mim Reew

Condoléance de Macky à la famille du juge Samba Sall

Le président de la République a compati à la douleur de la famille du doyen des juges d’instructions, Samba Sall qui s’est éteint hier. Macky Sall se dit peiné par la disparition du doyen des juges d’instruction Samba Sall. Témoignant sur le défunt magistrat, le Président Macky Sall dira qu’il était un grand professionnel, sensible, humain, une valeur unanimement reconnue qui a honoré le corps de la magistrature. A la suite de cela, il a présenté ses condoléances émues à la famille du défunt et au personnel de la justice.

Accident mortel d’un gendarme au Cap Skirring

Un gendarme en service à la cité balnéaire du Cap Skiring a heurté hier un poteau électrique à hauteur du quartier Cap Montagne, après avoir perdu le contrôle de son quad (moto à 4 roues). Après ce violent choc, Baye Demba Ndiaye, affecté il y a environs 6 mois à la brigade de gendarmerie du Cap Skirring, a perdu connaissance. Il a ensuite été évacué au centre hospitalier régional de Ziguinchor où il a rendu l’âme.

Décès accidentel du sous-lieutenant Amadou Diallo

Disparition tragique d’un officier de l’armée sénégalaise en Casamance. La Direction de l’Information et des Relations Publiques des Armées (Dirpa) annonce le décès accidentel du sous-lieutenant Amadou Diallo de la 3e compagnie des travaux du génie de Bignona. Un détachement de la 3e compagnie des travaux du génie a entamé des travaux d’ouverture d’itinéraires dans la zone de Bissine pour faciliter le retour des populations déplacées à cause de la rébellion. C’est ainsi le chantier de la piste Niadiou – Boussoloum a démarré mercredi. Et hier, à 08H40, alors que le sous-lieutenant Diallo dirigeait les travaux de son unité sur la même piste, un rônier poussé par un engin de terrassement est tombé sur lui. Immédiatement, il est pris en charge par l’équipe médicale, mais l’officier finira par succomber à ses blessures au cours de son évacuation vers le Centre médical interarmées de Ziguinchor. Sa dépouille a été transférée à l’hôpital Principal de Dakar. La levée de corps se fera ultérieurement en relation avec la famille.

Dakar, capitale des cas communautaires

La région de Dakar continue toujours d’être le foyer des cas issus de la transmission communautaire. Hier, sur les 1421 tests réalisés, 73 sont revenus positifs, soit un taux de positivité de 5, 14% avec 44 cas issus de la transmission communautaire. Et sur ces 44 cas, les 33 ont été recensés dans la capitale et sa banlieue. Keur Massar a enregistré 05 cas contre 03 cas à Ngor, 03 aux Parcelles Assainies et 03 à Scat Urbam. Viennent ensuite Grand-Dakar, Petit Mbao, Port et Sacré-Cœur 3 avec 02 cas chacune. Toujours à Dakar, les Almadies, Diamniadio, HLM, Joal, Malika, Mamelles, Maristes, Ouakam, Plateau, Yoff et Zac Mbao ont répertorié chacun 01 cas. Pour la seule journée d’hier, 11 cas communautaires sont recensés dans le reste du pays. Par ailleurs, sur les 73 cas recensés hier, 29 sont des patients suivis par les services sanitaires. Au même moment, 82 patients sont déclarés guéris. A signaler la présence de 23 cas graves pris en charge dans les services de réanimation. Trois décès sont enregistrés dans la journée du mercredi. Depuis le début de la pandémie, il y a eu 39.237 cas positifs dont 37.970 guéris, 1073 décédés, et 193 sous traitement.

326 910 personnes vaccinées

Le ministère de la Santé et de l’Action Sociale est décidé à mettre fin à la pandémie de Covid19 en vaccinant le maximum de personnes d’ici la fin de l’année. Dans la journée du mercredi, 18592 personnes ont été vaccinées, portant ainsi le total à 326.910. Enfin, les services d’Abdoulaye Diouf Sarr exhortent les populations au respect strict des mesures de prévention individuelle et collective.

Me Assane Dioma Ndiaye désapprouve

La volonté affichée du gouvernement de mettre en place une commission d’enquête indépendante sur les émeutes du mois de mars n’est qu’administrative et donc pas judiciaire. C’est ce qu’a indiqué Me Assane Diop Ndiaye qui est foncièrement contre cette idée du pouvoir. Dans une interview qu’elle a accordée à nos confrères d’ «Igfm», la robe noire affirme que la mise en place de cette commission est un aveu de l’impuissance de la justice à pouvoir prendre en charge le problème et ce serait grave. Selon lui, quand le procureur de la République a connaissance d’une infraction quelconque, avec des certificats de genre de mort, des vidéos et autres, il appartient à la justice de procéder aux enquêtes adéquates. Il estime que la justice est supposée être impartiale et équidistante. Donc, lorsqu’on annonce la création d’une commission indépendante et impartiale, dit-il, c’est qu’on met entre parenthèses la Justice. Il appelle de nouveau la justice à faire son travail.

Le taximan tente de fuir après l’Accident mortel à Pikine

La route a encore fait une victime. Un accident s’est produit hier, à la corniche de Pikine, occasionnant un décès. D’après nos sources, le sieur N.W. qui conduisait un véhicule s’est arrêté sur la route à côté du parcours sportif. Il descend pour traverser la chaussée. Au moment de retourner dans son véhicule, il est heurté par une moto scooter de marque Honda conduite par un certain P.N. La violence du choc est telle que le conducteur du véhicule est projeté sur le capot d’un taxi conduit par un certain A. D. et qui roulait en sens inverse. Après le choc, le taximan a tenté de prendre la fuite. Mais il a été rattrapé par les riverains et passants. Les sapeurs-pompiers ont évacué le scootériste et sa victime N.W à l’hôpital. Cette dernière est décédée finalement le 06 avril. Les limiers du commissariat de Pikine qui avaient ouvert une enquête, ont procédé à l’interpellation dans un premier temps du taximan qui a été déféré au parquet pour homicide volontaire et délit de fuite. Quant au conducteur de la moto, il a été aussi arrêté avec l’appui de la section des accidents. Il est déféré également pour homicide involontaire par accident de la circulation, défaut de permis de conduire et d’assurance.

Solution provisoire sur le blocus à la frontière avec la Guinée

Une solution provisoire sur le blocus à la frontière avec la République de Guinée a été trouvée. Hier, le ministre des Infrastructures, des transports terrestres et du Désenclavement, Mansour Faye, s’est rendu à Kalifourou, à la frontière avec la Guinée Conakry, pour s’enquérir de la situation des transporteurs bloqués à la frontière depuis quelques mois. En collaboration avec la Douane, le ministre Mansour Faye a trouvé une solution conjoncturelle. Il a été permis aux transporteurs de décharger leurs marchandises à Kalifourou et de revenir sur Dakar. Mansour Faye a profité de sa visite pour échanger avec les populations de Kalifourou qui subissent les conséquences de la fermeture de la frontière.

Démarrage des travaux de la boucle du Fouladou

Restons avec le ministre des Infrastructures, des Transports Terrestres et du Désenclavement, qui séjourne dans le Fouladou. Après Kalifourou, Mansour Faye et sa délégation ont fait cap sur Kolda où ils ont visité le pont inachevé au quartier Hilèle. Ce chantier entamé depuis 2013 est abandonné. Ensuite, le ministre Mansour Faye est allé constater le démarrage effectif des travaux de la boucle du Fouladou en compagnie des responsables de l’Ageroute, du Directeur des routes et du Directeur des transports routiers. Après la visite des travaux d’aménagement de la boucle du Fouladou, il a rencontré les élus locaux du département de Médina Yoro Foulah.

Le ministre de la Culture et le 7e art

Le ministre de la Culture et de la Communication a rencontré hier les professionnels et promoteurs du cinéma. Les échanges entre Abdoulaye Diop et les professionnels du 7e art ont porté sur la levée des mesures de restriction imposées aux salles de cinéma et de spectacles dans le cadre de la lutte contre le Covid-19. Dans le même sillage, Abdoulaye Diop a effectué une visite dans le complexe cinématographique Sembene Ousmane sis au Magic Land sur la Corniche Ouest de Dakar. Abdoulaye Diop a visité aussi les trois salles de cinéma d’une capacité de 500 places du complexe. Le ministre a salué l’investissement consenti par le promoteur et promis l’accompagnement de son département pour l’ouverture de salles à travers le pays. Après, le ministre de la Culture a fait cap sur Yarakh pour donner le top de départ du tournage du film «Awa», un long métrage fiction de Moussa Sène Absa. Le film a reçu un appui financier de la part de l’Etat d’un montant 65 millions Fcfa grâce au Fonds de Promotion de l’Industrie Cinématographique et Audiovisuelle (FOPICA).


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