Revue de presse du Vendredi 04 Septembre 2020

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55 nouveaux cas testés positifs au coronavirus, 170 nouveaux guéris, 2 nouveaux décès et 31 cas graves en réanimation.

https://www.dakaractu.com Sur 1346  tests réalisés, 55 sont revenus positifs au coronavirus soit un taux de positivité de 4,9%. Il s’agit de 31 cas contacts suivis et 24 cas issus de la transmission communautaire répartis comme suit :  Guédiawaye (3), Kaolack (3), Parcelles Assainies (2), Bignona (1), Castors (1), Dakar Plateau (1), Louga (1), Maristes (1), Mbao (1), Ndoffane (1), Nord Foire (1), Pikine (1), Popaguine (1), Rufisque (1), Sangalkam (1), Sicap Foire (1), Thiès (1), Vélingara (1) et Ziguinchor (1).
170 patients ont été testés négatifs et déclarés guéris.
31 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation.
2 nouveaux décès liés à la Covid-19, enregistrés.
A ce jour, le Sénégal compte 13881 cas positifs dont 9723 guéris, 289 décès et 3868 encore sous traitement.

«Maître» Abdoulaye Wade,quand l’histoire oublie l’avocat Par Cécile Sow, Journaliste et réalisatrice, elle est notamment l’auteure du documentaire « Histoire du Barreau du Sénégal ».

https://www.jeuneafrique.com Opposant, puis président de la République du Sénégal, il est aussi le plus ancien avocat ayant exercé dans son pays avant l’indépendance. Retour sur une part oubliée de l’histoire d’Abdoulaye Wade.
Si Abdoulaye Wade ne s’est jamais départi de son titre de « Maître », il y a toutefois bien longtemps qu’il a quitté les prétoires au profit de la scène politique. Ainsi, il n’est guère surprenant que les souvenirs de l’opposant puis du président de la République aient estompé celui de l’avocat.

8 mai 1958

Au moment où le barreau du Sénégal, créé par ordonnance le 3 septembre 1960, souffle ses 60 bougies, rares sont ceux qui savent que l’ex-chef de l’État est le plus ancien avocat sénégalais ayant exercé dans son métier dans le pays avant l’indépendance. Nommé avocat-défenseur près la cour d’appel et les tribunaux de l’A.O.F. (Afrique occidentale française) par arrêté n°3856/JA du 8 mai 1958, Abdoulaye Wade devance de quelques mois la doyenne du barreau, Me Eugénie Issa-Sayegh, toujours membre du Conseil de l’Ordre…
Avant de pratiquer au Sénégal, Abdoulaye Wade est établi à Besançon, dans l’est de la France. Il a prêté serment devant la cour d’appel de la ville au mois de décembre 1955, suite à l’obtention de son Certificat d’aptitude à la profession d’avocat (Capa), délivré par la faculté de droit de l’Université de Dijon, le 25 novembre de la même année.
Après un stage de deux ans, il décide de rentrer au Sénégal, où il entame les démarches pour s’inscrire au barreau Dakar.
Mais à cette période, être nommé avocat est compliqué. La connaissance du droit n’étant pas la seule exigence, tous les candidats sont soumis à des enquêtes rigoureuses. Et Abdoulaye Wade n’y échappe pas.

A BESANÇON,IL DÉFEND DES ALGÉRIENS POURSUIVIS POUR «ACTIVITÉS ANTI-NATIONALES»

Dès qu’il fait sa demande, le procureur général, chef du service judiciaire à Dakar, contacte le commissaire central de police de Besançon pour obtenir des renseignements. Dans un rapport estampillé « confidentiel » et « urgent » daté du 28 janvier 1958, celui-ci affirme qu’Abdoulaye Wade a des accointances avec des communistes, souligne qu’il a été président de la Fédération des étudiants d’Afrique noire (section Besançon), qu’il est en faveur de l’indépendance et, surtout, qu’il défend des Algériens poursuivis pour « activités anti-nationales » dans des procédures de droit commun et des « affaires liées à l’intégrité du territoire ».

La défense de Mamadou Dia

Malgré ce tableau peut-être alarmant pour les autorités de l’époque, Abdoulaye Wade, âgé de 31 ans, présente des qualités certaines. Selon le procureur général de Besançon, il a toujours plaidé « avec beaucoup de correction (…) en restant sur le terrain du droit et des faits, sans faire de digression sur le plan politique ». Cette appréciation plutôt favorable lui a sans doute servi.
Ironie de l’histoire, quelques années après sa nomination comme avocat-défenseur à Dakar, Me Abdoulaye Wade plaide en faveur de Mamadou Dia, le président du Conseil accusé, entre autres, d’atteinte à la sûreté de l’État lors de la crise politique de 1962.
Plus d’un demi-siècle plus tard, il affirme avoir été « très malheureux » de n’avoir pas pu lui éviter la perpétuité, une condamnation « injuste et très sévère ». Pour lui, Mamadou Dia n’avait en effet jamais voulu faire un coup d’État.

Goldman Sachs prévoit une hausse du prix du baril de pétrole à 65 dollars en 2021

 (Agence Ecofin) – D’après des prévisions de la banque d’investissement américaine Goldman Sachs, le prix du baril devrait grimper à 65 dollars vers la fin de l’année prochaine, poussé par la découverte d’un vaccin efficace contre le coronavirus, qui stabilisera la demande notamment.
L’institution financière Goldman Sachs s’attend à ce que le prix du Brent atteigne 65 dollars le baril au troisième trimestre de 2021. Ce pronostic serait possible grâce à la disponibilité à partir du printemps prochain d’un vaccin contre la pandémie du coronavirus, qui fait rage actuellement et qui a particulièrement affecté la demande et les prix du combustible.
En effet, cela « contribuera à soutenir la croissance mondiale et la demande de pétrole, en particulier celle des avions à réaction », ont déclaré les analystes. Ils ajoutent que la résilience des prix au comptant malgré le ralentissement des prélèvements sur les stocks cet été, relève de la hausse constante des prix à long terme.
La demande de pétrole devrait donc augmenter de 3,7 millions de barils par jour entre janvier et août de l’année prochaine, tandis que l’offre restera plafonnée grâce aux réductions de production continues de l’OPEP+ et à une légère augmentation de l’offre hors OPEP.
Notons que le pétrole a atteint cette semaine son plus haut niveau en 5 mois grâce aux nouvelles économiques positives de la Chine, à la faiblesse du billet vert et au programme de la société pétrolière d’Etat des Emirats arabes unis qui vise à réduire l’offre de pétrole brut de 30 % en octobre.

En 2019,l’Afrique abritait seulement 4% des IDE de la France

 (Agence Ecofin) – Fin 2019, l’Afrique n’abritait que 4% des investissements directs étrangers de la France. Cela tranche avec l’idée partagée surtout en Afrique francophone selon laquelle la région est le principal siège des intérêts de la France à l’étranger.
A la fin de l’année 2019, l’Afrique n’abritait que 4% du stock des investissements français dans le monde, a appris l’Agence Ecofin des données officielles publiées par la Banque de France. Si on prend en compte le chiffre publié de 1360 milliards d’euros pour la période analysée, cela fait un total de 54 milliards d’euros que la France possédait au titre d’investissements en Afrique au 31 décembre 2019.
Dans une perspective globale, le continent noir n’est que le cinquième lieu de présence des investissements directs étrangers (IDE) de la France dans le monde. Les intérêts économiques français sont d’abord présents dans les pays européens (67%). Viennent ensuite l’Amérique du Nord (17%), l’Asie (8%) et l’Amérique latine (5%). Cette information tranche avec l’idée globale selon laquelle l’Afrique est la mamelle nourricière de la France.
En outre, selon des données complémentaires publiées par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), c’est la Hollande, pays dont on ne parle jamais en Afrique, qui fin 2018 (dernières données disponibles), détenait le plus important stock d’IDE.
Mais si individuellement la Chine n’est que le cinquième investisseur direct étranger en Afrique, le réseau d’intérêts chinois qui passe par Hong Kong aujourd’hui nationalisé, et Singapour, y détenait 89 milliards $ de stock d’investissements étrangers. Cela fait de l’empire du Milieu le premier vrai bénéficiaire des valeurs produites sur le continent.
Enfin, les IDE français en Afrique ont beaucoup reculé depuis 2014. A cette date-là, leur stock était de 60 milliards $. Il était déjà égalé par le réseau d’intérêts chinois, et était devancé par le stock d’investissement du duo américano-britannique (136 milliards $).
Chargé d’un important passé colonial, la France est souvent désignée comme la principale responsable des misères des pays, notamment d’Afrique francophone au sud du Sahara. Très peu au sein de l’opinion publique de la région savent que le gros des intérêts économiques en Afrique est aujourd’hui contrôlé soit par les Chinois, soit par des investisseurs institutionnels anglo-saxons.
En même temps, la politique étrangère de la France en Afrique ne semble pas justifier le volume des intérêts qu’elle y possède. Bien que la Françafrique soit aujourd’hui en voie de disparition, Paris est toujours très présent dans la prise des grandes décisions concernant notamment ses anciennes colonies que ce soit sur le plan sécuritaire, économique et surtout la plus critiquée, monétaire.
Cette omniprésence alimente les arguments sur le sentiment généralisé anti-français dans cette partie de l’Afrique. Dans des pays comme l’Afrique du Sud, le Nigeria, le Ghana où les intérêts français sont les plus importants du continent et le Kenya où ils sont en croissance, ce rejet de la France est moins partagé au sein de l’opinion publique, peut-on remarquer.Idriss Linge

Signature de trois (3) accords de coopération Sénégal-Allemagne

https://www.financialafrik.com Monsieur Amadou HOTT, Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération et Son Excellence Monsieur Stephan Roken, Ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne, ont procédé à la signature, à Dakar, ce jeudi 3 septembre 2020, à 8h00, de trois (3) nouveaux Accords de Coopération Financière et Technique.
L’engagement financier du gouvernement allemand pour ces trois accords de coopération s’élève à un montant total de 146 millions d’euros, soit environ 96 milliards de FCFA, octroyés sous forme de dons
Ces allocations du gouvernement allemand sont destinées à la mise en œuvre des projets et programmes de la coopération bilatérale dans le secteur des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique et de l’accès à l’énergie et au soutien à la mise en œuvre du programme « partenariats réformes » initié dans le cadre du «Compact avec l’Afrique» lancé par la Chancelière allemande, Madame Angela Merkel,  au niveau du G20.
Ces nouveaux engagements,  qui contribuent pour une part importante à la réalisation des priorités du Plan Sénégal Emergent, viennent consolider les bonnes relations de coopération qui existent entre les autorités politiques des deux pays.
Par ailleurs, dans le cadre de la lutte contre la pandémie de la COVID-19, la République fédérale d’Allemagne, Partenaire traditionnel et de longue date de la République du Sénégal, vient de lui accorder, en don, un montant de 100 millions d’euros, soit environ 65,5 milliards de FCFA pour soutenir la mise en œuvre de son Programme de Résilience Economique et Social (PRES).
Cet appui au PRES permettra de soulager les ménages les plus affectés et les entreprises directement touchées par la pandémie de la COVID-19.

UN APPUI BUDGÉTAIRE DE 96 MILLIARDS CFA DE BERLIN POUR DAKAR DANS LE CADRE DE LA RIPOSTE À LA COVID-19

Dakar, 3 sept (APS) – Le Sénégal a signé jeudi trois accords de coopération avec la République fédérale d’Allemagne, aux termes desquels la partie allemande va consentir au profit de son partenaire un appui budgétaire de 146 millions d’euros, environ 96 milliards de FCFA, sous forme de don, en soutien à son programme national de résilience économique et sociale,mis en place dans le cadre de la lutte contre la COVID-19.
Les trois accords en question ont été signés par le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott, et l’ambassadeur d’Allemagne au Sénégal, Stephan Röken, en présence de la représente de l’Union européenne, Irène Mingasson.
Selon Amadou Hott, ces accords de coopération technique et financière ’’constituent un appui budgétaire additionnel de l’Allemagne en faveur du Sénégal pour soutenir son Programme de résilience économique et sociale (PRES) dans le contexte de la crise COVID.’’
M. Hott a par la même occasion magnifié le ’’dynamisme’’ de la coopération sénégalo-allemande, à l’image de celle liant Dakar à « toute l’Union européenne » et qui s’est, selon lui, « bien adaptée au fil des temps en fonction des priorités et orientations majeures définies par les autorités.’’
’’L’objectif principal de notre soutien est d’aider le gouvernement sénégalais à préserver les emplois du secteur privé et à empêcher la faillite des entreprises’’, a expliqué le secrétaire d’Etat allemand à la coopération et au développement, Martin Jager.
M. Jager, intervenant par visioconférence, a ajouté que cet appui accordé sous forme de don est ’’une contribution allemande au maintien de la paix sociale au Sénégal’’, pays qui ’’constitue un pôle de stabilité dans la sous-région’’, sans compter qu’il « est l’un des pays partenaires les plus importants de la coopération allemande au développement.’’
Il considère toutefois qu’il est « nécessaire de conserver les principes d’une bonne gouvernance », ajoutant que dans cette optique, le Sénégal doit ’’montrer qu’il met en œuvre son programme de riposte de manière transparente, responsable et efficace, qu’il dispose de procédures de passation des marchés et d’examen claires et transparentes et qu’il les utilise contre les tentatives d’affecter des fonds à d’autres usages’’.
Pour la cheffe de la délégation de l’Union européenne à Dakar, ’’cette contribution de l’Allemagne augmente considérablement la contribution de la Team Europe au Fonds force COVID.’’
Selon Irène Mingasson, la Team Europe qui rassemble des institutions de l’UE, devient ainsi ’’le premier contributeur du Fonds force COVID et ce majoritairement sous forme de dons et d’appui budgétaire.’’SMD/BK/MD

Le crédit bancaire booste la masse monétaire à plus de 5 800 milliards FCFA à fin juin 2020

https://www.sikafinance.com A fin juin 2020, la liquidité globale de l’économie est ressortie en expansion de +435,6 milliards FCFA pour atteindre 5 864 milliards FCFA, contre 5 428,4 milliards FCFA à fin juin 2019, selon les données de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).
Cette évolution de la quantité de monnaie en circulation est illustrée à travers les accroissements des dépôts transférables (+9,4% à 2 802,7 milliards FCFA), des billets et pièces (+9,4% à 1 380,6 milliards FCFA) et des autres dépôts inclus dans la masse monétaire M2* (+4,7% à 1 680,7 milliards FCFA).
Au-delà, on note que l’augmentation de la masse monétaire dans l’économie sénégalaise est essentiellement imputable à la progression de +443,2 milliards FCFA à 5 438,1 milliards FCFA des créances intérieures.
Dans le détail, les créances sur l’Administration centrale sont passées de 695,8 milliards FCFA à fin juin 2019 à 961,1 milliards FCFA à fin juin 2020, soit une hausse de 38,1%.
Les créances sur l’économie ont, quant à elles, enregistré un accroissement de 4,1% à 4 477 milliards FCFA sur la période.
Les actifs extérieurs nets se sont également inscrits en hausse de 2% à 1 815,4 milliards FCFA à fin juin 2020, en lien avec une croissance de 7,9% à 1 283,8 milliards FCFA de la position extérieure nette de la BCEAO que n’a pu compenser la baisse de 9,8% à 531,7 milliards FCFA des avoirs extérieurs nets des banques primaires.
(*) L’agrégat monétaire M2 englobe l’ensemble des pièces et des billets en circulation, les dépôts à vue domiciliés auprès des banques, ainsi que les dépôts à terme d’une durée inférieure à deux ans.Dr Ange Ponou

Economie sénégalaise : Des pertes de compétitivité-prix évaluées à 2,2% au deuxième trimestre 2020

https://www.lejecos.com Au deuxième trimestre de 2020, l’économie sénégalaise a enregistré, en variation trimestrielle, des pertes de compétitivité-prix évaluées à 2,2% vis-à-vis de ses principaux partenaires commerciaux.
L’information est de la Direction de la  prévision et des études économiques (Dpee) dans sa Note de conjoncture pour le deuxième trimestre 2020. Selon la Dpee,  cette situation est le résultat des effets conjugués de l’appréciation du franc Cfa (+2,0%) et du différentiel d’inflation défavorable (+0,2%), sur la période. Face aux pays membres de la zone de l’Uemoa, le différentiel d’inflation défavorable a induit une dégradation de la compétitivité-prix de l’économie nationale de 0,5%, en rythme trimestriel.
Par rapport aux pays partenaires membres de la zone euro, la Dpee ajoute qu’il est ressorti une stabilité du taux de change effectif réel résultant d’un même niveau d’inflation entre les deux économies. En glissement annuel, les pertes de compétitivité sont estimées à 3,1%. Elles s’expliquent, à la fois, par l’appréciation du franc CFA (+2,6%) et le différentiel d’inflation défavorable (+0,5%) sur la même période.
En moyenne sur le premier semestre de 2020, il ressort, également, des pertes de compétitivité de l’économie sénégalaise évaluées à 1,5%, en liaison avec l’appréciation de la monnaie locale par rapport à celles des principaux partenaires commerciaux (+1,8%), atténuée par le différentiel d’inflation favorable (-0,3%).Adou FAYE

L’ANSD ÉVOQUE UNE AMÉLIORATION DU DÉFICIT COMMERCIAL EN JUILLET

Dakar, 3 sept (APS) – L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) a fait état jeudi d’une amélioration du déficit commercial du Sénégal, lequel a atteint un solde négatif de 159, 3 milliards de francs Cfa en juillet après avoir été de l’ordre de -174, 5 milliards le mois précédent.
’’Le solde commercial s’est établi à -159,3 milliards de FCFA au mois de juillet 2020, contre -174,5 milliards de FCFA au mois précédent’’, rapporte notamment le Bulletin mensuel des statistiques du commerce extérieur consulté par l’APS.
Cette amélioration du solde est expliquée par le renforcement de l’excédent vis-à-vis de l’Australie (24,6 milliards de FCFA contre 10,6 milliards de FCFA au mois précédent), de la Suisse (22,9 milliards de FCFA contre 10,7 milliards de FCFA au mois précédent) et de la réduction du déficit vis-à-vis du Nigéria (-22,0 milliards de FCFA contre -29,3 milliards de FCFA à la période précédente, souligne le document.
Il fait remarquer que le renforcement du déficit vis-à-vis du Brésil (-16,3 milliards de FCFA contre -2,8 milliards de FCFA au mois précédent) avait accentué le déficit de la balance commerciale du Sénégal en juillet.
Le cumul du solde, à fin juillet 2020, s’est détérioré pour s’établir à -1244,3 milliards de FCFA contre -1210,4 milliards de FCFA pour la période correspondante en 2019, signale l’ANSD.AKS/OID

LES IMPORTATIONS ONT BAISSÉ DE 0,7 % EN JUILLET, SELON L’ANSD

Dakar, 3 sept (APS) – En juillet la valeur financière des importations sénégalaises a diminué de 2, 3 milliards de francs Cfa après avoir atteint 328, 6 milliards de francs Cfa, soit une baisse relative de 0, 7 %, a-t-on appris de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).
« Les importations du mois de juillet 2020 sont ressorties à 328,6 milliards de FCFA contre 330,9 milliards de FCFA au mois précédent, soit un repli de 0,7%’’, écrit notamment la structure dans son bulletin d’analyse des statistiques du commerce extérieur publié jeudi.
Le rapport consulté le même jour à l’APS impute cette baisse à celle des achats à l’extérieur de riz (-61,0%), d’huile brute de pétrole (-27,8%), de produits pétroliers finis (-24,9%) et d’autres machines et appareils (-11,2%).
Cependant, cette contraction des importations a été modérée par la hausse des importations de sucres bruts et raffinés (11,5 milliards de FCFA contre 1,8 milliard de FCFA au mois précédent) et de produits pharmaceutiques (+47,4%), souligne la même source.
‘’Comparées au mois de juillet 2019, les importations ont connu une contraction de 26, %. Leur cumul à fin juillet 2020 s’est établi à 2435,7 milliards de FCFA contre 2427,4 milliards de FCFA pour la période correspondante en 2019, soit un relèvement de 0,3%’’, fait-on savoir.
L’ANSD signale que les principaux produits importés en juillet ont été les autres machines et appareils (33,4 milliards de FCFA) les produits pétroliers finis (25,7 milliards de FCFA), l’huile brute de pétrole (21,5 milliards de FCFA), les métaux communs (17,3 milliards de FCFA) et les produits pharmaceutiques (12,5 milliards de FCFA).
Les principaux fournisseurs du Sénégal ont été la France (17,1%), la Chine (10,0%), le Nigéria (6,9%), le Brésil (5,0%) et la Russie (3,7%), fait-elle observer.AKS/ASB

Covid-19 : Ecobank Transnational Incorporated (ETI) se sépare de 89 employés

https://www.financialafrik.com  La pandémie Covid-19 serait passée par là. Le groupe panafricain Ecobank Transnational Incorporated (ETI) vient de se séparer de 30 cadres au niveau de la holding à Lomé. En outre, 59 employés de la holding ont été réaffectés au niveau des filiales de leurs pays respectifs pour une éventuelle embauche sous contrat local.

Parmi les partants, figure Laurence Do Rego, emblématique directrice financière du groupe du temps d’Arnold Ekpe, actuelle conseillère principale au cabinet du directeur général du groupe, qui était à quatre ans de sa retraite.

Les effectifs du siège social d’ETI à Lomé subissent un important dégraissage, passant de 159 personnes à un peu plus de 70 personnes. La trentaine de personnes qui ont quitté ETI l’on fait pour la plupart à travers la procédure de retraite anticipée.
La mesure suscite bien des commentaires dans le milieu du personnel et des hauts cadres. Quelles sont les motivations de l’opération ? : “Comme vous le savez, Ecobank Transnational Incorporated (ETI) est une société non opérationnelle et une société mère du groupe Ecobank. Un examen du modèle opérationnel d’ETI a été effectué et, sur la base des impératifs de la pandémie actuelle de COVID-19, il a été décidé de procéder à un exercice de réaménagement du personnel pour assurer un meilleur alignement avec son statut de société holding. Cela s’ajoutait à d’autres initiatives de réduction de coûts”, explique la direction en réponse à nos sollicitations.
Du côté du personnel, l’on parle plutôt d’une procédure expéditive de licenciements économiques sans respect de la législation du travail, comme le lit-on dans des correspondances adressées fin juin aux administrateurs, ainsi qu’au nouveau PCA, Alain Nkontchou, et restées sans réponses. Et d’aucuns parmi le collectif des licenciés de mettre en parallèle leurs situations de “départs forcés et précipités” avec les généreuses distributions de bonus dont ont eu droit le top management de la Banque.

De son côté, la direction de la Banque panafricaine estime que “les mesures prises étaient équitables pour le personnel et conformes aux lois locales du Togo”.

Pour le groupe panafricain, la pandémie Covid-19 semble avoir joué un rôle de catalyseur, mettant la lumière sur des ratios d’exploitation élevés. “La revue du modèle opérationnel était nécessaire afin de s’assurer de l’alignement de la holding ETI avec son profil de coûts, ses revenus (essentiellement des dividendes en amont de ses 35 filiales) et son modèle économique de fabrication centralisée et de distribution locale à travers ses filiales”, indique la direction de la communication.
A noter que certains régulateurs nationaux ont déjà suspendu le paiement des dividendes par les banques de leur pays. A l’instar d’Ecobank, beaucoup de groupes bancaires songent à tailler dans les effectifs dans les mois à venir si l’activité économique ne reprenait pas.  Adama WADE

DEUX CENT HUIT JEUNES ENTREPRENEURS AGRICOLES FORMÉS PAR L’INSTITUT CONFUCIUS DE DAKAR

Dakar, 3 sept (APS) – L’Institut Confucius de l’Université Cheikh-Anta-Diop de Dakar, fondé en 2012, a formé 208 jeunes entrepreneurs agricoles, avec l’aide de partenaires chinois, a-t-on appris jeudi de son directeur exécutif, le professeur Mamadou Fall.
‘’La formation professionnelle dispensée à l’Institut Confucius de Dakar a produit trois générations d’entrepreneurs agricoles, avec un total de 208 jeunes formés dans nos locaux, grâce à l’appui de la mission agricole chinoise, la société chinoise Sénégal Premier Equipement et Machines, spécialisée dans la production d’engins et de matériels agricoles au Sénégal’’, a-t-il déclaré.
Ce programme développe une approche holistique et pragmatique de l’entrepreneuriat agricole en intégrant la formation des agro-entrepreneurs, a expliqué M. Fall dans un entretien avec l’agence Chine Nouvelle, au cours duquel il est revenu sur son expérience du modèle chinois de réduction de la pauvreté.
Selon lui, le programme de formation de l’Institut Conficius s’oriente également vers la création d’emplois, l’innovation technique, les opportunités économiques et l’accès au marché, avec ‘’une adaptabilité réaliste’’ à l’environnement des infrastructures et au système foncier.
Il s’agit d’un partenariat stratégique entre l’Institut Conficius et les administrations locales, à travers un partenariat avec 20 communes sénégalaises. Un partenariat qu’il est possible d’étendre à l’ensemble des 618 autres collectivités territoriales du pays, selon l’universitaire sénégalais.

Depuis 2015, rappelle-t-il, l’Institut Confucius vulgarise le savoir-faire chinois dans les domaines de la sauvegarde et de la valorisation culturelle, mais aussi des performances industrielles et agricoles de la Chine.

En plus de la diffusion de la langue et de la culture chinoises, cette institution est en train de doter le marché local d’une main-d’œuvre qualifiée correspondant aux besoins du secteur productif et des services, au développement et à la modernisation du secteur primaire, selon M. Fall.
Il affirme que l’Institut Confucius de Dakar s’investit de la même manière dans la promotion des compétences, de l’employabilité et de la créativité des jeunes, qu’il prépare à devenir des ‘’acteurs performants’’ de la coopération sino-sénégalaise.BK/ESF

CHERIF SALIF SY,ECONOMISTE : ’Le décollage du continent est bloqué depuis longtemps’’

http://www.enqueteplus.com Depuis le début du mois d’août, le climat de la sous-région est marqué par des crises socio-politiques au Mali, en Guinée et en Côte d’Ivoire. Dans une interview accordée à ‘’EnQuête’’, l’économiste Chérif Salif Sy analyse l’impact de ces mouvements politiques sur l’économie sous-régionale, la position de la CEDEAO, mais aussi les politiques à adapter pour le développement du continent et particulièrement de la sous-région.

La sous-région est secouée, depuis quelque temps, par des crises au Mali, en Côte d’Ivoire et en Guinée. Quels impacts ces mouvements peuvent avoir sur l’économie sous-régionale ?

Ce qui se passe au Mali, en Côte d’Ivoire et également en Guinée, avec le président Alpha Condé qui veut se présenter pour un 3e mandat, cela n’annonce rien de bon pour la sous-région. Aujourd’hui, que ce soit les gouvernements, que ce soit les parties politiques ou l’Etat, toutes ces identités semblent agir sur une dimension qui les dépasse, je veux dire déjà que contrôler la fougue populaire devient une question difficile. Partout, on a des soucis de sécurité à régler. Les dérapages sont en Guinée, les dérapages en Côte d’Ivoire. Et ce n’est pas du tout rassurant et cela peut porter des coups à l’économie.

Déjà, tous ces pays, y compris le Sénégal, sont des pays qui dépendent fortement de l’approvisionnement venant de l’extérieur.

Avec la Covid-19, nous voyons, depuis 5 mois, que les économies sont durement frappées, pour ce qui concerne les importations, les exportations, etc. Même des investisseurs étrangers ont gelé les actions, etc. Tout cela ce n’est pas bien pour les économies.
Maintenant, pour le pays voisin, cela peut être comme le Sénégal, vu ses relations avec celles du Mali, je crois qu’il faut réfléchir. Moi, je suis foncièrement contre les coups d’Etat. Je ne pense pas et je ne crois pas, que ce sont les coups d’Etat qui vont régler les problèmes. Mais c’est des pays quand même fragiles. Autant je suis contre les coups d’Etat, autant j’ai toujours été contre les embargos. Que ce soit en Afrique ou ailleurs, les embargos, c’est toujours les peuples qui les subissent et surtout les plus démunis. Mais au Sénégal, je crois qu’on devrait tenir compte de facteurs importants  : le Mali est un pays voisin, fragile. Il faut le reconnaitre, économiquement faible. C’est important. Il a beaucoup de problèmes ; le risque de terrorisme. Le pays est agressé de toute part. Mais, en plus de cela, le Mali et le Sénégal, c’est 23 % des exportations du Sénégal. C’est-à-dire qu’en matière d’exportation, le Mali est le premier partenaire du Sénégal ; la Côte d’Ivoire vient en 5e position ; la France en 10e position. Je crois que ce sont des choses dont il faut tenir compte, s’agissant d’un pays voisin et d’un pays frère. J’espère que les esprits vont se calmer. Qu’on va rapidement trouver une solution, pour que les conséquences de toutes ces agitations ne fragilisent pas trop les économies de la région.

Donc, on doit comprendre que, forcément, les économies des pays voisins seront touchées par ces agitations ?

Ah bien sûr ! Parce que ce sont des pays qui échangent beaucoup. Les pays voisins seront touchés. Si le Sénégal ne peut plus exporter au Mali dans de bonnes conditions et si le Mali ne peut plus utiliser comme il le faudrait, étant un pays très enclavé, le port de Dakar, mais c’est la catastrophe pour les populations les plus pauvres. Il faut regarder cela de près. Régler la question politique entre les parties prenantes oui, mais penser à l’impact économique et social.

Quels peuvent être les conséquences de telles agitations politiques sur les projets sous-régionaux ou continentaux, comme celui de la monnaie commune de la CEDEAO, la Zlecaf ?

Non. Je ne crois pas que la crise en Côte d’Ivoire, au Mali va avoir un incident sur le projet de monnaie. Avec la Covid, il y a beaucoup de choses qu’il fallait accélérer et cela n’a pas été fait. Aucune monnaie n’est lancée. Même cette réforme du franc CFA, on ne l’a pas mise en œuvre à cause de la période difficile dans laquelle les pays s’y trouvent. Tout cela va différer les choses. On va les remettre peut-être à plus tard. Mais, fondamentalement, je ne crois pas qu’il y ait un incident sur la monnaie ouest-africaine. Je ne le crois pas.

Mais cela peut remettre en cause l’intégration économique de la sous-région et du continent ?

Nous sommes déjà très impactés par la Covid. En matière d’intégration régionale, si les pays limitrophes ne peuvent plus commercer dans de bonnes conditions, c’est un frein à l’intégration régionale et même continentale. Parce que c’est l’ensemble des pays du monde qui sont touchés y compris ceux du continent. Il va falloir maintenant regarder la mise en œuvre de certains projets, le lancement véritablement de la Zone de libre-échange continentale (Zlec). Cela ne sera peut-être pas sur le plan de l’intégration économique. Cela va retarder les politiques.

Vous l’avez dit, vous êtes contre les embargos. Est-ce que cela veut dire que vous êtes contre la position de la CEDEAO qui avait ordonné à ses membres de fermer leurs frontières au Mali, après la destitution d’IBK ?

Sur cet aspect, oui. Je ne suis pas pour les embargos qui pénalisent les populations. Mais, sur ce chapitre avec la CEDEAO, il y a beaucoup de choses à voir. C’est aux parties prenantes de réfléchir. Cela me parait insoutenable qu’à chaque fois, qu’on ait une remise en cause de la Constitution mise en place. C’est un problème et il faut qu’on y réfléchisse. Jusqu’à quand va-t-on continuer à remettre en cause les constitutions de cette façon ? C’est une affaire extrêmement grave. Si on considère la démission, l’article 36 de la Constitution malienne est claire.
Elle dit clairement  : ‘’En cas de vacance de la présidence de la République pour quelle que cause que ce soit, ou d’empêchement absolu constaté par la Cour constitutionnelle saisie par le président de l’Assemblée nationale, les fonctions de président de la République sont exercées par le président de l’Assemblée nationale. Il est procédé ensuite à l’élection d’un nouveau président.’’ Mais tout cela tombe à l’eau avec la situation chaotique dans laquelle se trouve le pays. Nous avions tous une certaine inquiétude, quand on a entendu dire que les militaires avaient dit qu’ils allaient faire 3 ans de transition.
Cela aussi est problématique. On ne peut pas s’être engagé pour un gouvernement civil le plus rapidement possible et annoncer 3 ans pour le faire. Les Maliens ont intérêts, compte tenu de toutes les menaces provenant des frontières Nord, Sud, Est, Ouest, par différents types de mouvements intégristes, djihadistes. Ils ont intérêt à se concentrer sur les menaces externes. Pour cela, il faut stabiliser le plus rapidement possible les contradictions internes. Il y a aussi quelque chose de très gênant. Je ne comprends pas que certains pays soient relativement conciliants à l’égard de la junte militaire au Mali et pour un cas similaire comme celui de Yahya Jammeh ou ailleurs, qu’ils soient extrêmement fermes. Cela aussi est une question à discuter. Fondamentalement, il faut que dans notre région, qu’on mette de l’ordre. Il faut une cohésion d’ensemble de ce que nous faisons.

Selon vous, quelle est la position la plus prudente que la CEDEAO devait adopter face cette situation ? 

Mais la position de principe. Je suis pour qu’on demande un rétablissement. Et cela c’est l’Union africaine qui doit le faire. Et qu’il n’y ait plus de coup d’Etat. Il faut rétablir l’ordre constitutionnel. Le président malien a dit qu’il a démissionné. Et là, ils ont raison de négocier avec ceux qui ont le pouvoir en main, pour ne pas avoir une transition très longue. Parce que le peuple risque, encore une fois, d’être frustré, lorsqu’il verra que de plus en plus, les militaires vont s’installer pour la longue durée. La CEDEAO est aujourd’hui sur une position de négociation. Elle a levé le pied sur la question de l’embargo. Ce qui est une bonne chose. L’embargo, c’est inadmissible.

Mais est-ce que ces perpétuelles crises politiques à travers le continent n’empêchent pas son décollage économique, malgré sa richesse en ressources naturelles ?

Le décollage du continent est bloqué depuis longtemps. Il est bloqué par plusieurs facteurs que nous connaissons. Ce sont des crises qui se répètent. On tourne en rond en réalité, avec des histoires de coup d’Etat, de démission, de prise de pouvoir par les armées ou certaines forces. C’est vraiment le grand problème. Je ne sais pas comment est-ce qu’on va pouvoir stabiliser toutes les contradictions et amorcer réellement le décollage économique du continent, au moins de l’Afrique de l’Ouest. La richesse naturelle n’empêche pas d’être sous-développé, d’être dépendant d’entités économiques mieux organisées, étant plus puissantes. D’autant plus que les ressources du sous-sol, ce sont simplement des ressources potentielles. Ce n’est pas encore une ressource qu’on a entre les mains. Cela fait partie aussi de la lutte. Les ressources naturelles ne développent pas tant que cela reste dans le sous-sol ou entre les mains des grandes puissances. Il faut vraiment des politiques de souveraineté clairement affichées qui impliquent toute la population. Mais qui ne mettent pas aussi en péril de façon très brutale les relations avec l’extérieur. Il faut avoir ce souci de stabiliser les relations avec l’extérieur tout en étant ferme sur la question de souveraineté. C’est-à-dire le contrôle réel de toutes ressources naturelles.

Mais est-ce que l’Afrique peut y arriver maintenant ?  

Tout est possible. Dans d’autres régions du monde, on a vécu des crises aussi graves que celles que nous avions, souvent plus. Des guérillas extrêmement longues, on a en connu et d’autres régions du monde aussi et ont travaillé pour s’en sortir. Les Africains aussi depuis une vingtaine, s’organisent quand même avec de bonnes politiques, déjà au niveau des textes qui doivent encadrer l’exploitation des ressources naturelles. Mais malheureusement, tout cet élan est brisé par la Covid qui nous met dans des situations extrêmement difficiles. Les économies chutent de partout à travers le monde, et extrêmement graves dans les pays industrialisés. Nous aussi, on risque d’être installés dans une crise qui va durer 5, 6, 7, 8, 9 ou 10 ans. On ne sait pas vraiment quand est-ce qu’on va se rétablir. D’où la nécessité de revenir à la paix, dans les différents Etats-nations. On ne peut pas continuer comme cela.

Et à propos même de cette crise sanitaire, aujourd’hui, quelles sont les leçons à tirer de la Covid pour les économies africaines ?

C’est restructurer leurs économies, se réorganiser fondamentalement, donner la priorité au développement national, ne plus trop compter sur les chaines de valeur ou de production mondiale. Parce que l’effet des chaines de valeur ou de productions mondiales, c’est clair que cela a beaucoup pesé dans cette crise, quand on fait faire tout à l’extérieur, on fait venir tout de l’extérieur. Les avions ne volent quasiment plus depuis presque 5 mois, les bateaux pareils. Il faut se recentrer sur le territoire national, réapprécier ses véritables forces. Il faut construire un développement endogène.

Est-ce que vous êtes d’avis que les pays africains doivent profiter de cette crise sanitaire pour repenser la structure de leurs économies ?

Au-delà de la structure, il faut penser à la question de la prévention du système sanitaire par une réflexion stratégique et mettre à l’œuvre certains think-tank capables de le faire et avoir des industries de fabrication de médicaments, pousser le développement de la recherche fondamentale sur tout ce qui nous entoure, les ressources de l’environnement.
Au plan économique, restructurer oui, mais intégrer davantage les parties prenantes. L’Etat doit être beaucoup plus ouvert, qu’il tient compte du secteur privé national pour discuter ensemble, voir ce que veut dire des secteurs stratégiques sur lesquels il faut mettre l’accent, comment tenir compte de l’informel et de l’artisanat. Tout cela est une restructuration

DES MILLIERS DE POISSONS MORTS SUR LA PLAGE : ALIOUNE TINE EXIGE L’OUVERTURE D’UNE ENQUÊTE

http://www.emedia.sn Un évènement assez rare est survenu ces derniers temps dans certaines localités du pays. Des centaines de poissons ont été retrouvés morts à Toubab Dialaw ou encore à Popenguine. Les images devenues virales sur les réseaux sociaux ont ému internautes et défenseurs de l’environnement.
Le pire d’après les témoignages d’un membre de l’association « Nebeday », des personnes récupèrent les espèces mortes. Mais au-delà de l’émoi, dans ces deux localités les pêcheurs s’interrogent sur les véritables causes de ce phénomène. Si certains privilégient la piste d’une pollution chimique d’autres préfèrent relativiser et parlent d’un fait naturel dû aux fortes pluies de ces derniers jours. Mais, pour Alioune Tine une situation pareille doit obliger les autorités concernées à réagir. Le fondateur d’Africa Jom Center estime qu’une enquête doit être ouverte pour déterminer les causes de ce phénomène. Une position qu’il a partagée sur Twitter avec les internautes. Pape Ibrahima NDIAYE

Seydi GASSAMA : Les 810 Hectares Que Macky A Offerts À Akon Constituent Un Titre Foncier?Un Bail »

http://www.walf-groupe.com Le rappeur Sénégalo-américain a posé lundi dernier la première pierre de sa ville futuriste dénommée « Akon City ». Située à Mbodiène, la nouvelle cité semble enchanter de nombreux Sénégalais qui saluent l’initiative
Seulement, pour le Directeur exécutif d’Amnesty /Sénégal des questions se posent. Et sur son compte Twitter, Seydi GASSAMA n’hésite pas à les poser.
« Selon CNN, la ville du rappeur sera bâtie sur 810 hectares de terres offertes par le PR
Macky SALL. Ce n’est pas être contre le projet que de demander si ces 810 hectares constituent un Titre Foncier ? Un bail ?, etc., accordé au promoteur », s’interroge-t-il.
En attendant de trouver des réponses, à Mbodiène où le projet est implanté, les populations semblent adhérer à l’initiative d’Akon. Aucune voix ne s’est encore élevée pour protester.

Les travailleurs de DDD alertent après le limogeage de Me Moussa Diop : «il n’y a plus de liquidité pour honorer les engagements auprès des fournisseurs,et les salaires des travailleurs,pour les prochains mois seront hypothéqués si l’Etat n’intervient pas»

https://www.dakarmatin.com Le limogeage de Me Moussa Diop de ses fonctions de Directeur Général de DDD a été fortement salué par les travailleurs de Dakar Dem Dikk affiliés au Syndicat Unique des Travailleurs de Dakar Dem Dikk (Sut 3D). Dans un communiqué rendu public, le Secrétaire général Oumar Gaye et Cie estiment qu’ils n’ont jamais cessé de tirer la sonnette d’alarme pour informer l’autorité et les usagers sur la nécessité d’arrêter les dérivés notées dans la gestion de Me Moussa Diop.
«Nous avons toujours dit que l’Etat a consenti beaucoup d’efforts à travers un appui financier à l’entreprise et la dotation en matériels roulant neufs. Dès lors, il suffisait simplement  d’avoir un bon manager pour que DDD soit cette entreprise dont rêve chaque sénégalais. Les insuffisances notées dans sa gestion se sont accumulées  au point qu’à ce jour, il n’y a quasiment plus de liquidité pour honorer les engagements auprès des fournisseurs, des institutions sociales et les salaires des travailleurs, pour les prochains mois seront hypothéqués si l’Etat n’intervient pas», ont-ils alerté.
Ces syndicalistes ont démenti l’argument selon lequel l’avocat a été viré à cause de sa sortie sur le troisième mandat. «Ayant constaté l’ampleur de la polémique soulevée par le limogeage de Me Moussa Diop que certains  justifient par sa position sur le mandat présidentiel, le SUT 3D rejette en bloc ces allégations. Nous restons convaincus que cet argument renforce la stratégie de victimisation dans laquelle, le désormais ex Dg de DDD veut confiner l’opinion», ont-ils dit. Selon eux, «justifier son limogeage  par une déclaration politique stratégique qu’il a bien calibrée, procède d’une manipulation de l’opinion. Me Moussa Diop est maître dans cet art-là».
«Il savait que la voie dans laquelle il s’était engagé DDD était sans issue. Et pour distraire tout le monde, il n’a pas hésité à agiter la voie politicienne pour justifier son limogeage que tout le monde attendait. La manipulation de l’opinion que nous constatons, depuis le limogeage, est faite à dessein. Elle a pour objectif de dissimuler les fautes de gestion gravissimes, la gabegie mais aussi le clientélisme débordant avec lesquels Me Moussa Diop a dirigé DDD», terminent-ilsMansour SYLLA

Djilakh  : plus de 1200 emplois menacés par la fermeture de la société italienne ‘’Guidi Sénégal’’

https://actusen.sn Les populations de Djilakh vivent l’un des moments les plus sombres de leur existence. Pour cause, explique SourceA dans sa parution de ce vendredi, les investisseurs italiens de la Société agricole ‘’Guidi Sénégal’’, qui ont déjà investi plus de 2 milliards F Cfa, entre 2015 et 2019, menacent de plier bagages et d’aller s’installer dans un autre pays africain.
A l’origine, ajoutent nos confrères, ils courent, vainement, derrière un document administratif qui puisse leur permettre de disposer d’une exonération fiscale et de basculer, comme la loi le lui permet, vers le statut d’entreprise franche d’exportation.
Et le journal de préciser que si les populations sont anxieuses, c’est parce que la Société agricole a créé à Djilakh 1200 emplois saisonniers, par an, 10 emplois directs et les a arrosés à coups de millions F Cfa, dans le cadre de sa Responsabilité sociétale d’entreprise (Rse).

Plan d’urgence de la presse sénégalaise : Une perte estimée à plus de 4 milliards FCFA au 2e trimestre de 2020

https://www.pressafrik.com La pandémie à COVID 19 a ébranlé l’humanité dans ses fondamentaux vitaux et économiques. La presse sénégalaise en subit, de plein fouet, les effets. Elle est, sans nul doute, le secteur le plus impacté avec une perte de plus de 4 milliards FCFA, rien que pour le 2ème trimestre 2020, d’avril à juin, selon le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse (CDEPS).
Dans ce contexte très difficile pour la presse, le CDEPS a accueilli très favorablement les décisions et déclarations du chef de l’État et du Gouvernement pour accompagner les entreprises impactées par la pandémie. Le CDEPS a alors mobilisé tous ses membres pour la mutualisation de leurs efforts, en vue de parvenir à des solutions de riposte, dans le but de sauvegarder leurs outils de travail et maintenir les emplois.
Les services d’un expert-comptable indépendant, membre de l’ONECCA, ont été sollicités par le CDEPS, pour l’étude et l’élaboration d’un plan de riposte dénommé : «Plan de résilience du secteur de la presse face à la crise COVID-19». Le rapport final de l’expert assermenté, validé par les entreprises de presse, fait ressortir une baisse moyenne de 70% du chiffre d’affaires de la presse écrite depuis l’avènement de la pandémie au mois de mars. Les revenus des télévisions ont aussi chuté de 54% et autour de 45% pour les autres supports et activités (radios, presse en ligne, imprimeries de presse et distributeurs de journaux).

Au total, le manque à gagner en chiffre d’affaires potentiel du secteur, en la période COVID-19, équivaut à 4 402 783 713 FCFA sur le deuxième trimestre 2020 (avril à juin).

Dans cette situation de tsunami économique pour les médias, les recommandations, qui découlent du Plan de résilience du secteur de la presse face à la crise COVID-19, portent sur des mesures, non financières et financières, nécessaires, à apporter urgemment.
Au titre des mesures non financières, il est préconisé l’amélioration des dispositions fiscales soumises à la presse, accompagnée d’un arrêté spécifique au secteur et relatif aux conditions d’accès fiscal, l’établissement de conventions entre le CDEPS et les Institutions sociales (IPRES et CSS), l’apport de diligences d’accompagnement et de préparation à la recapitalisation des entreprises de presse. Ces actions devront être accompagnées d’un cadre réglementaire spécifique et de la création d’un comité de suivi, composé de l’État du Sénégal, du CDEPS, des travailleurs du secteur et d’un expert indépendant.

Les mesures financières reposent sur la mise en place de quatre guichets de financement direct et indirect, à savoir une remise fiscale sectorielle, un fonds de compensation, une ligne de crédit revolving et une ligne de garantie.

Le rapport, exprimant les besoins objectifs pour la sauvegarde et le renforcement du secteur de la presse, a été transmis jeudi 3 septembre 2020 au ministre de la Culture et de la Communication, pour servir de base de requête à l’appui de l’État du Sénégal.
Tout le monde de la presse sénégalaise, par le biais du CDEPS, espère l’accompagnement du président de République pour la mise en œuvre de ces solutions économiques et sociales vitales au secteur et à ses rôles. Le chef de l’État avait d’emblée inclus la presse dans les secteurs les plus impactés par la crise du coronavirus et de ce fait éligible au Fonds Force Covid-19. Grâce à cet appui des autorités publiques, la presse sénégalaise pourra continuer de jouer son rôle dans la stabilité politique et sociale, le développement économique et culturel.Salif SAKHANOKHO

LE CDEPS ATTEND LA MISE EN ŒUVRE DE MESURES FINANCIÈRES ET NON FINANCIÈRES, POUR JUGULER LA BAISSE DE RECETTES

Dakar, 3 sept (APS) – Le Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse (CDEPS) en appelle à l’accompagnement du chef de l’Etat Macky Sall pour la mise en œuvre urgente de mesures financières et non financières contenues dans un plan de résilience du secteur face à la COVID-19, élaboré par un cabinet d’audit dont les services ont évalué à « plus de 4 milliards FCFA », les baisses de recettes des médias imputables aux effets de la pandémie, « rien que pour le 2ème trimestre 2020, d’avril à juin ».
Le CDEPS annonce dans un communiqué avoir déposé un plan d’urgence du secteur de la presse, faisant valoir que les médias subissent « de plein fouet » les effets » de la COVID-19, au point qu’il se trouve être, « sans nul doute, le secteur le plus impacté avec une perte de plus de 4 milliards FCFA, rien que pour le 2ème trimestre 2020, d’avril à juin ».
L’entité regroupant les patrons de presse, partant de la volonté des pouvoirs publics d’accompagner les entreprises impactées par la pandémie, signale avoir sollicité les services d’un expert-comptable indépendant, membre de l’Ordre national des experts comptables et comptables agréés du Sénégal (ONECCA), « pour l’étude et l’élaboration d’un plan de riposte dénommé  : +Plan de résilience du secteur de la presse face à la crise COVID-19+ »
« Le rapport final de l’expert assermenté, validé par les entreprises de presse, fait ressortir une baisse moyenne de 70% du chiffre d’affaires de la presse écrite depuis l’avènement de la pandémie au mois de mars », lit-on dans le communiqué. Il s’y ajoute que les revenus des télévisions « ont aussi chuté de 54% et autour de 45% pour les autres supports et activités (radios, presse en ligne, imprimeries de presse et distributeurs de journaux) »

« Au total, note le CDEPS dans son communiqué, le manque à gagner en chiffre d’affaires potentiel du secteur, en la période COVID-19, équivaut à 4 402 783 713 FCFA sur le deuxième trimestre 2020 (avril à juin) ».

« Dans cette situation de tsunami économique pour les médias, les recommandations, qui découlent du Plan de résilience du secteur de la presse face à la crise COVID-19, portent sur des mesures, non financières et financières, nécessaires, à apporter urgemment », indique le texte.
« Au titre des mesures non financières, il est préconisé l’amélioration des dispositions fiscales soumises à la presse, accompagnée d’un arrêté spécifique au secteur et relatif aux conditions d’accès fiscal, l’établissement de conventions entre le CDEPS et les Institutions sociales (IPRES et CSS), l’apport de diligences d’accompagnement et de préparation à la recapitalisation des entreprises de presse ».
Selon le CDEPS, ces actions « devront être accompagnées d’un cadre réglementaire spécifique et de la création d’un comité de suivi, composé de l’État du Sénégal, du CDEPS, des travailleurs du secteur et d’un expert indépendant ».
Concernant les mesures financières, poursuit le communiqué, elles « reposent sur la mise en place de quatre guichets de financement direct et indirect, à savoir une remise fiscale sectorielle, un fonds de compensation, une ligne de crédit revolving et une ligne de garantie ».
Le CDEPS informe que ce rapport « exprimant les besoins objectifs pour la sauvegarde et le renforcement du secteur de la presse, a été transmis jeudi 3 septembre 2020 au ministre de la Culture et de la Communication, pour servir de base de requête à l’appui de l’État du Sénégal ».
Aussi la presse sénégalaise, « par le biais du CDEPS, espère l’accompagnement du président de République pour la mise en œuvre de ces solutions économiques et sociales vitales au secteur et à ses rôles ».
Les patrons de presse rappellent que le chef de l’État « avait d’emblée inclus la presse dans les secteurs les plus impactés par la crise du coronavirus et de ce fait éligible au Fonds Force Covid-19 ».
« Grâce à cet appui des autorités publiques, la presse sénégalaise pourra continuer de jouer son rôle dans la stabilité politique et sociale, le développement économique et culturel », assure le CDEPS.
Surtout que de son côté, le CDEPS affirme avoir « mobilisé tous ses membres pour la mutualisation de leurs efforts, en vue de parvenir à des solutions de riposte, dans le but de sauvegarder leurs outils de travail et maintenir les emplois ».BK/ASG

Le SYNPICS dénonce des « abus, violences et harcèlements envers des femmes dans les médias publics »

https://www.pressafrik.com Le Bureau exécutif national du Syndicat des Professionnels de l’Information et de la Communication du Sénégal (SYNPICS) dit avoir noté avec effroi une vendetta en cours dans deux des médias publics sénégalais, le Soleil et l’APS, ciblant exclusivement des femmes, victimes faciles de prédation et d’abus de pouvoir sur fond de sexisme mal placé, dans un communiqué parvenu à PressAfrik ce jeudi.
Après les cas de Mesdames Yaye Fatou Ndiaye et Fatou Diop, « illégalement licenciées pour avoir osé porter plainte contre le directeur de l’APS pour violence et voies de faits », souligne le SYNPICS, voilà qu’au Soleil aussi « les démons de la chasse aux ‘’Moussors’’ bien faites reprennent du service ».
Le syndicat dit avoir appris que la journaliste, doyenne dans la profession, Dié Maty Fall est dans le collimateur du directeur général du ‘Soleil’ qui lui en fait voir de toutes les couleurs, après l’épisode de la Dame Fatou Ly épouse Croquette, brutalement et abusivement licenciée pour avoir éternué au bureau en pleine période de Covid et refusé d’être ostracisée.
Selon le SYNPICS, Dié Maty Fall, journaliste sénior avec près de trente ans de service, est depuis quelques jours la cible privilégiée du ‘’commandement’’ du Soleil qui lui refuse même d’invoquer sa clause de conscience et veut l’obliger à traiter de sujets politiques, alors qu’il est de notoriété publique qu’elle est membre du Bureau Politique du Parti Socialiste Sénégalais.
Malgré ses protestations d’ordre éthique, la dame est aujourd’hui victime d’un « harcèlement » qui répond simplement à la technique du management par la terreur. Son seul tort, ne pas avoir sa langue dans sa poche et surtout refusant systématiquement d’être piétinée par un autoritarisme croissant au Soleil où le Directeur Général se mêle ostensiblement de questions relevant du rédactionnel, alors qu’il n’est pas plus journaliste que le dernier sortant du CESTI.
Le BEN du SYPICS exige la mise à « l’arrêt de la machine de l’intimidation » mise en branle avec une demande d’explication aux motifs honteux, puis une mise au placard consistant à traiter des communiqués ! Pour une journaliste de sa trempe, s’obliger à traiter de communiqués de presse, qui plus est, obsolètes et dépassés, « c’est le comble de l’humiliation ».
Le SYNPICS prend à témoin l’opinion qu’au delà des questions de droits du travail, il est « inacceptable de laisser des pratiques dictatoriales avoir cours et pour victime des femmes dont le professionnalisme et l’honnêteté intellectuelle n’est plus à démontrer ».Salif SAKHANOKHO

Chef de l’opposition : le pouvoir «vote» Idy

https://www.dakarmatin.com/ A moins d’un forcing du pouvoir pour désigner un chef de l’opposition, la question achoppe toujours. Elle a été débattue hier, mais elle reste sans solution. Fatigués de discuter du mode de désignation et des critères pour savoir qui doit devenir le patron de l’opposition, les plénipotentiaires ont tout simplement décidé de laisser cette question de côté et de passer à autre chose.C’est sûr, il n’y aura aucun consensus sur la question du chef de l’opposition.

Le pouvoir «vote» Idy 

Hier encore, l’opposition a réaffirmé sa position consistant à dire qu’elle n’avait pas de…position sur cette question de mode de désignation du chef de l’opposition. Pour la majorité, on est dans un régime présidentiel ; par conséquent, ce sont les résultats de l’élection présidentielle qui doivent déterminer le chef de l’opposition. Si on suit leur logique, c’est à Idrissa Seck que le poste devrait échoir. Une manière de voter pour Idrissa Seck et contre le Pds. Ce à quoi beaucoup de plénipotentiaires se sont catégoriquement opposés.

Ces arguments-massues qui détruisent l’argument du candidat arrivé 2e à une Présidentielle comme chef de l’opposition

Pour ces derniers, les arguments avancés par la majorité sont insuffisants et impertinents. Des membres de la société civile de demander si un candidat indépendant arrive deuxième (2e) à une élection présidentielle, peut être considéré comme le chef de l’opposition. Une manière de démontrer que le seul critère avancé par la majorité ne peut pas suffire pour désigner le chef de l’opposition. Pour ces membres de la société civile, en plus du régime (ici présidentiel), il faut le mode d’élection, des critères de représentativité….
Pour toujours battre en brèche les arguments de la majorité, des plénipotentiaires ont émis une autre hypothèse : si le candidat arrivé deuxième (2ème) à une élection présidentielle est élu chef de l’opposition et que six mois après, il arrive quatrième (4ème) à l’issue des élections législatives, quel devrait être son sort ? «Il reste toujours chef de l’opposition ou c’est celui qui a dirigé la liste arrivée 2e lors des législatives qui est considéré comme le chef de l’opposition ?», ont-ils demandé.
La même interrogation peut être faite avec le parti qui se retrouve avec plus de maires, de conseillers municipaux ou de conseillers départementaux. Des arguments-massues qui ont ébranlé quelque peu la conviction de certains membres de la majorité.

Aucun consensus trouvé, les débats sur le statut de l’opposition s’ouvrent aujourd’hui 

Et finalement, aucun consensus n’a pu être trouvé. Pour sa part aussi, l’opposition a mis son veto en disant qu’elle n’était pas d’accord sur les propositions et qu’elle invite à constater le désaccord. En fin de compte, ils sont tombés d’accord qu’il n’y avait pas de consensus sur cette question du chef de l’opposition.
Et puisqu’il commençait à se faire tard, les «dialogueurs» ont demandé à lever la séance et à reprendre aujourd’hui pour avancer et discuter du «statut» de l’opposition et le point concernant la rationalisation du calendrier républicain.

Un conseiller qui démissionne de son parti perd son mandat : consensus sur le principe, mais la réflexion se poursuit 

Auparavant, deux sous-points sur le cadre permanent du dialogue et le suivi du processus électoral ont été discutés. Comme dans le rapport on parlait d’Observatoire de la démocratie et de la politique, ils ont fait une formulation en s’accordant sur le fait qu’ils vont l’appeler maintenant «Cadre permanent de concertations politiques» qui devrait suivre les questions, le suivi, l’application du dialogue politique et faire même des concertations avant que les conflits ne surviennent. Ils ont aussi débattu de la transhumance au niveau local (des assemblées au niveau local), puisque c’est déjà réglé au niveau de l’Assemblée nationale. Et c’est sur proposition de l’opposition que ce qui se passe au niveau national (à l’Assemblée nationale, un député démissionne de son parti perd son mandat) soit appliqué à la base. Quand un député-maire démissionne de son parti, ce dernier perd de facto son mandat de député. L’opposition veut que ce soit la même chose.
Le pôle de la majorité avait demandé deux jours de réflexion pour venir avec une réponse. A la reprise, ils ont dit que sur le principe, ils sont d’accord. Mais ils pensent qu’il y aura des difficultés pour la matérialisation. Ils demandent donc qu’on dise qu’ils sont d’accord sur le principe, mais que la réflexion va être poursuivie quant à la faisabilité.
S’ils ont adopté cette mesure, c’est parce qu’à 48h de la confection des listes au niveau local, une liste peut mettre le nom de X porteur de voix et investi comme conseiller sans être membre d’une formation politique. Une fois élu, un an après, il choisit de rejoindre un parti. «Devra-t-il dans ce cas être considéré comme transhumant ?». D’où la question de régler cette incohérence. Finalement, les camps ont fait ce compromis de retenir que sur le principe tout le monde est d’accord, mais que la réflexion va être poursuivie. Madou MBODJLES ECHOS

Statut du chef de l’opposition, les locales en perspectives : Le Parti Socialiste fait le point

https://www.dakarmatin.com Depuis l’interruption des activités occasionnant les rassemblements ou encore les manifestations à caractère publique, les réunions du secrétariat exécutif du parti socialiste avaient été également stoppées. Toutefois, en tant que formation politique, le parti socialiste n’a pas totalement gelé ses activités, même si la pandémie du coronavirus avait imposé quelques règles de prévention. Donc, sous une autre forme respectant ces recommandations, le Parti socialiste a continué à être actif avec un investissement des responsables et relais au niveau des localités, terroirs et villages pour animer de manière intelligente les activités du parti, mais également participer à la sensibilisation face au danger que constitue la covid-19.
Aujourd’hui, le secrétariat exécutif du parti s’est donc réuni sous la houlette de sa secrétaire générale Aminata Mbengue Ndiaye qui avait convié les membres du secrétariat exécutif national, à se retrouver cet après-midi à la maison du parti pour échanger sur la relance et la reprise des activités pour que le parti socialiste continue à jouer son rôle, sa mission, dans le respect strict des mesures de distanciation sociale et l’observation des gestes barrières.

Après les échanges, le porte-parole  Abdoulaye Willane a affirmé que la réunion s’est bien déroulée et leur a également permis de confronter les analyses et de partager des réflexions sur la vie du parti, celle du pays et  de la CEDEAO.

Il a été décidé de reprendre les activités à la base d’où une adaptation au contexte de guerre sanitaire. En d’autres termes, Aminata Mbengue Ndiaye et tout le parti invitent les différentes coordinations et sections à privilégier le dialogue, la concertation ainsi que la proximité dans le respect des règles sanitaires.
Il a été également question aujourd’hui pour le parti socialiste d’aborder les questions politiques caractérisées par l’interruption du processus de dialogue politique et nationale. Le S.E du parti socialiste salue cette reprise du dialogue sous une atmosphère consensuelle et que l’ensemble des parties prenantes apprécie. Le parti socialiste conçoit également que même s’il y’a des points pouvant être considérés comme de rupture, il reste quand même des perspectives sur lesquelles il pourrait y avoir des accords.
Sur la question du statut du chef de l’opposition, le parti socialiste estime que ça reste une question qui ne saurait être abordée  sur la base du crypto-personnel. « Il y a naturellement des principes. Mais à coté, il y a des critères impersonnels et intemporels qui ne prennent en compte que l’intérêt du sénégal ». Le maire socialiste estime par ailleurs, « qu’il est demandé aux camarades du parti, de s’investir et d’avoir une posture responsable et conquérante pour que, quelle que soit la date à laquelle surviendra une élection, être prêts ».
« Il ne sert à rien de pédaler dans le vide alors que les conditions préalables à l’organisation d’élections ne sont pas encore réunies », a conclu Abdoulaye Wilane.

Aly Ngouille Ndiaye sur le 3e mandat : Ce n’est pas d’actualité»

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Aly Ngouille Ndiaye, s’est prononcé sur la question du 3e mandat. Mais c’est plutôt pour appeler les responsables à la raison. Car, dit-il, ce sujet n’est pas d’actualité.
«Le débat du troisième mandat ne nous intéresse pas. Ce n’est pas d’actualité», a-t-il lâché sur le plateau spécial de Seneweb. Aly Ngouille Ndiaye de préciser que chaque pays a ses chartes, et notre pays fonctionne selon ses lois et règlements en vigueur.
«Je l’ai dit depuis très longtemps aux responsables. Nous venons d’élire un président. Les Sénégalais l’ont élu parce qu’ils ont confiance en lui. Mais à peine arrivé au pouvoir, certains spéculent sur la question du troisième mandat. Ce qui doit les intéresser, c’est de faire en sorte que les promesses électorales soient réalisées», a-t-il notamment fait savoir.
Sur le cas des personnalités limogées après avoir donné leur avis sur la question, le premier flic du pays estime que «le président n’a pas besoin d’alibi pour démettre».
«Le président Macky Sall, comme n’importe quel autre président, n’a pas besoin d’alibi pour démettre qui que ce soit. C’est lui qui est élu par les Sénégalais».seneweb

Plainte contre Mansour Faye – Babacar Diop : “L’Ofnac doit continuer et mener bien cette enquête…”

Le président de FDS/Les Guelwaars, Dr Babacar DIOP, a été convoqué ce jeudi matin au siège de l’Ofnac. Ce, suite à ses révélations faites à l’encontre de Mansour Faye, relatives à la gestion “nébuleuse” des 69 milliards de l’aide alimentaire – destinée aux populations vulnérables dans le cadre du riposte au Covid-19.
Après avoir honoré sa convocation, Dr Babacar Diop s’est exprimé devant la presse. Il explique les raisons de présence à l’Ofnac. Non sans réitérer ses révélations faites sur M. Mansour Faye, ministre du Développement communautaire, de l’Equité sociale et territoriale.
“Nous sommes venus à l’Ofnac avec des révélations indéniables concernant les 69 milliards que l’Etat du Sénégal avait dégagés pour les plus démunis. Cet argent a été utilisé frauduleusement, dans la corruption. Nous en avons discuté avec les agents de l’Ofnac avec des preuves à l’appui. Compte tenu de l’enquête en cours, nous ne saurons vous donner plus de détails. Mais, ils doivent mener à bien cette enquête et rendre compte aux Sénégalais. Je crois à l’Ofnac et je pense qu’il va bien poursuivre cette affaire”, a-t-il expliqué.
Il finit par réitérer les vraies raisons de sa plainte contre Mansour Faye, M. Demba Diop Sy, homme d’affaires, député à l’Assemblée nationale et M. Rayan Hachem.

Candidature de Mary Tew Niane,reprise des cours à UGB et les inondations à Saint-Louis Pape Ibrahima Faye à cœur ouvert.

https://www.dakaractu.com Pour le directeur du Centre régional des œuvres universitaires de Saint-Louis est catégorique : tous les dispositifs sont mis en place par le CROUS et le rectorat pour assurer la reprise des cours à Sanar. Cela malgré le refus catégorique des étudiants de reprendre les cours dans le temple du savoir.
L’invité de l’émission Actu-Débat se félicite des avancées significatives notées dans l’assainissement de l’université, pour une meilleure amélioration du cadre de vie et sociale des étudiants.
Le conseiller municipal de la ville de Saint-Louis n’a pas également manqué de commenter la candidature annoncée du professeur Mary Tew Niane à la mairie de Saint-Louis, ainsi les inondations qui ont frappé plusieurs quartiers de la ville tricentenaire. Entre autres questions abordées au cours de cette émission…

Ils mangent aussi goudron et latérite Par Guy Marius Sagna

Si celles et ceux qui sont morts – que leur âme repose en paix – entre 1939 et 2009 à Kër Samba Kane, Baba garage, Dinguiraye, Koul et Gawane (Commune où se trouve Ceytu) se réveillaient aujourd’hui, ils ne seraient pas dépaysé.e.s. Depuis 1939, la route allant de Bambeye à Ngaye-Mékhé, 45 km, est depuis 1939 en latérite.
La route allant de Touba Toul à Kër Ngana longue aussi de 35km est aussi en latérite. Pour certains sénégalais – la majorité – les femmes et hommes politiques de ce pays ont comme suspendu le temps. Ils vivent, cultivent, se soignent, se déplacent, se divertissent…quasiment comme leurs arrières grands-parents vivaient. C’est la même situation de Matam à Sedhiou, de Kolda à Koungheul, de Tambacounda à Saraya ou Salémata…Ainsi, dans toute la commune de Méouane, il n’y a pas un seul mètre de goudron.
Dans tout le département de Médina Yoro Foula il n’y a pas un seule mètre de goudron. Le goudron qui devaient bitumer toutes ces localités a été mangé par nos élus. Même les routes latéritiques ne sont pas entretenues.
Le plus dur est que nos élu.e.s se jouent des populations. Ainsi, à la veille de l’élection présidentielle de 2019, le président Macky Sall pour s’assurer du vote des populations a commencé des travaux laissant penser que le bitumage allait démarrer à Kër Samba Kane, Baba garage, Dinguiraye, Koul et Gawane. Dès le lendemain de l’élection présidentielle les machines sont retournées d’où elles sont venues. Nous devons savoir que « bu Ngaay nexe, Mexe tax ». Ce n’est pas loin de ce que Victor Hugo a traduit en disant que « c’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches ». Il nous faut un nouvel ordre anti-impérialiste, panafricain, démocratique et populaire.

La disparition d’Amath Dansokho commémorée dimanche

https://www.dakarmatin.com Le Parti de l’indépendance et du travail (PIT) a eu une pensée pour son leader historique Amath Dansokho, dont le premier anniversaire du rappel à Dieu sera commémoré dimanche, l’occasion de rendre hommage « à cet excellent camarade dont tout atteste qu’il a eu, pour son pays, une existence aussi pleine qu’utile ».
Le PIT se refuse à « verser dans une glorification qu’Amath aurait été le tout premier à rejeter », mais tient à rendre « hommage à cet excellent camarade dont tout atteste qu’il a eu, pour son pays, une existence aussi pleine qu’utile ».
« Pour le PIT, l’héritage que DANSOKHO a laissé aux générations présentes doit être préservé. A tout prix ! Il s’agit, pour tous ceux qui se mêlent de politique, d’avoir le sens des priorités, de développer celui de l’écoute, d’être attentifs au sort des plus faibles », écrivent ses responsables dans une déclaration parvenue à l’APS.
« Il s’agit, également, d’apprendre à bâtir des convergences autour du socle que représentent les intérêts du plus grand nombre parce que, hors de là, aucune initiative politique ne peut prospérer dans la durée », peut-on lire.

« En cette période particulière durant laquelle le Sénégal, à l’instar de la quasi-totalité des autres pays du monde, fait face à une séquence inédite qu’impose la pandémie de la Covid 19, la figure d’Amath se révèle particulièrement précieuse », font-ils valoir.

Selon le PIT, le souvenir de son défunt leader historique peut « conforter les Sénégalais à continuer à chercher, ensemble, les meilleures solutions afin de faire face » à cette pandémie, il peut tout autant « leur permettre de tirer les meilleures leçons de ce qui se donne à voir dans la quasi-totalité des pays voisins ».
Le PIT estime qu’Amath Dansokho avait été inspiré, sa vie durant, par « la conviction que l’action politique, en lieu et place de péjorer les conditions de vie des peuples, devrait plutôt contribuer à inventer des solutions les meilleures pour améliorer le sort du plus grand nombre ».
La démarche politique du défunt était également basée sur le fait qu’il n’y a « pas grand intérêt à se recroqueviller sur soi, en pensant que toute différence est égarement, danger, menace », souligne le PIT. Il évoque une autre conviction politique d’Amath Dansokho selon laquelle il « n’y a pas de difficultés que l’engagement, la constance, la rationalité et l’opiniâtreté ne puissent résoudre ».
« Parce qu’il avait cette foi en bandoulière, Amath DANSOKHO, des décennies durant, a été au cœur de la vie politique nationale. Avec lui, le Sénégal est allé de l’avant dans sa capacité à dénouer les problèmes politiques les plus aigus, des crises dont certaines profondes, menaçant la stabilité nationale et la légendaire convivialité des sénégalais », lit-on encore.

IDRISSA SECK : Un soi-disant chef de l’opposition Par Mohamed Dia

Une démocratie sans alternance n’est pas une vraie démocratie et c’est pour cette raison que le Sénégal n’est devenu une grande démocratie que lors de sa première alternance qui déracina les socialistes. Il ne restait que deux années avant les prochaines élections, et pour le faire accepter au Sénégalais, le président Senghor a imposé son dauphin constitutionnel à toute une nation. Durant l’ère senghorienne, l’un des principaux problèmes était la limitation des partis et le président Diouf modifie l’article 3  : « Les partis politiques concourent à l’expression du suffrage.
Ils sont tenus de respecter la Constitution ainsi que les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie. Il leur est interdit de s ‘identifier à une race, à une ethnie, à un sexe, à une religion, à une secte, à une langue, à une région ». Cependant cette ouverture démocratique ne peut fonctionner que si l’opposition joue pleinement son rôle. Dans le passé de l’histoire politique du Sénégal, cela a marché avec un chef de l’opposition qui a pleinement joué son rôle, mais de nos jours, on voit une opposition déguisée avec des agendas personnels.

Un bon exemple d’un chef de l’opposition

Durant les élections de 1978, Senghor obtient 82 % des suffrages contre 17 % pour le président Wade. Il obtient ainsi 18 sièges à l’Assemblée nationale contre 82 pour le PS. Il a contesté les résultats sous prétexte qu’il n’y avait pas d’isoloir dans les bureaux de vote. La Cour suprême, ne statua pas sur sa demande. Le multipartisme voit le jour le 24 avril 1981 avec la modification de l’article 3. Abdoulaye Wade disait aussi que Jean Colin « filtre, contrôle, dirige le gouvernement, annule des décisions prises en Conseil des ministres… C’est en réalité le vrai président de la République sénégalaise ».
Il était la voix des sans voix et était prêt à mourir pour la démocratie de son pays. C’est ainsi qu’en 1987, il a dit qu’il n’allait pas se présenter aux élections de 1988 tant que le code électoral n’est pas modifié. Il change finalement d’avis et se présente aux élections.
Il aura une large coalition autour de lui et ils en ont profité pour exiger un nouveau code électoral comportant ces points : une neutralité absolue du président du bureau de vote, la présence d’un collaborateur de l’opposition dans chaque bureau de vote, le passage obligatoire des électeurs dans un isoloir, la prise en charge des dépenses électorales par l’Etat, le passage de la majorité de 21 à 18 ans, le droit de vote aux Sénégalais de l’étranger, une meilleure répartition du temps d’antenne pendant les élections dans les médias d’Etat, la non-subordination de l’armée au parti au pouvoir le jour des élections, des conditions normales de scrutin et la publication des résultats par bureaux de vote. Le président Diouf reste inflexible face à cette demande et après les élections, le président Wade sera emprisonné à cause des débordements post-électoraux.
À sa sortie de prison, après plus de deux mois, il demandera à la foule qui était prête à tout détruire, de rentrer calmement chez eux et de retourner à l’école. S’ensuit une audience avec le président Diouf pour discuter des problèmes économiques du Sénégal. Quatre postes ministériels seront acceptés par le président Wade : Ousmane Ngom, Jean Paul Dias et Amina Tall and himself.
Finalement, un accord a été trouvé pour un nouveau code électoral, les dix points cités plus haut et aussi ces points : l’utilisation d’encre indélébile pour éviter les votes multiples devient obligatoire, la fonction présidentielle est à présent limitée à deux mandats, la durée des campagnes électorales passe de 14 à 21 jours, les coalitions politiques sont dorénavant autorisées et le fait que les candidats bénéficient d’une immunité tout au long de la campagne électorale. Nous devons beaucoup aux membres de l’opposition et surtout au président Wade. Si le Sénégal est arrivé là où il est en ce moment, c’est à cause des batailles qu’ils ont menées pour les générations futures.
Après avoir quitté le gouvernement de Diouf, les deux hommes se rencontrent encore pour plus consolider notre démocratie et le président Wade présentera quelques points comme condition d’entrée dans le gouvernement, ces points sont une réforme de la manière de travailler, un gouvernement avec moins de 20 ministres, les postes attribués à l’opposition doivent être des postes de contribution. Cette demande sera acceptée par le président Diouf et ils intègrent à nouveau le gouvernement du président Diouf. Après des désaccords, ils ressortent du gouvernement et le président Wade s’exile en France. À son retour, il prépare une coalition pour face au président Diouf. C’est ainsi qu’il va faire tomber le mythe et devient le troisième président du Sénégal.

Un soi-disant chef de l’opposition

De directeur de campagne de votre père adoptif en 1988, vous êtes devenu ministre du Commerce, de l’Artisanat et de l’Industrialisation en 1995, avant d’être Ministre d’Etat, Directeur de cabinet du président en 2000 pour enfin être Premier ministre de 2000 à 2004. Malgré votre riche parcours, vous ne pouvez pas être le chef de l’opposition pour la simple raison que sur beaucoup de dossiers, soit vous ne vous êtes pas du tout prononcé ou vous vous êtes prononcé superficiellement. S’agirait-il des fonds politiques destinés au chef de l’opposition ?
Quand l’affaire Petro Tim que je considère comme l’arnaque du siècle a éclaté, Idrissa Seck ne s’est pas immédiatement prononcé là-dessus et je pense qu’il s’agit quand même d’un scandale qui est très sérieux et qui affecte les générations futures. Que les jeunes du parti viennent en conférence de presse nous dire que leur leader avait déjà alerté sur ces problèmes est une insulte envers les Sénégalais. Votre parti devrait arrêter de dialoguer jusqu’à ce que l’affaire soit traitée de manière sérieuse par la justice. Je peux quand même vous assurer que tôt ou tard, cette affaire sera tirée au clair et ceux qui sont coupables seront mis en prison et leurs biens seront gelés.
Lorsque Khalifa Sall fut détenu à la prison de Rebeuss pour détournement de deniers publics, association de malfaiteurs entre autres, Idrissa Seck est allé lui rendre visite dans le seul but de le courtiser pour agrandir sa coalition. Il faut être cohérent dans sa démarche et le fait d’être un opposant ne doit point suffire pour défendre tout opposant peu importe ce qu’il a fait. On ne peut pas vouloir diriger le Sénégal et accepter le détournement de deniers publics.

Il ne s’agit pas de complot contre un opposant, mais il s’agit de fait. A-t-il oui ou non détourné des fonds publics ?

Avec une large coalition derrière lui, Idrissa Seck était classé second durant les élections présidentielles de 2019, ce qui lui aurait donné la chance, s’il avait pleinement joué son rôle de chef de l’opposition, de devenir le cinquième président. Au lieu d’assumer ce statut, il est devenu complètement aphone comme cette personne qui ne sait plus ce qu’elle veut. On ne peut pas sortir un programme et dire qu’on a tout dit et de se référer au programme face à n’importe quel problème. Il est impératif qu’il assume ce rôle et le joue pleinement sur tous les sujets qui apparaissent et aussi sur tous les problèmes économiques que nous traversons à cause de la mauvaise gouvernance.
Je loue les qualités de cet homme qui travaille dur et qui a toujours été au service de son pays, mais il ne veut pas être chef de l’opposition, car il ne l’assume pas, donc il ne faut pas le lui forcer. Une opposition, a-t-elle besoin d’un chef ? Dans un état de droit, oui, mais avec ce gouvernement à scandales et un chef qui protège ses alliés et qui met son coude sur certains dossiers, je dis non.Qu’avons-nous fait pour mériter de tels dirigeants ?

ARRESTATIONS ARBITRAIRES  : Y’en a marre va déposer plainte


Libération Sénégal online
 Le mouvement Y’en a marre compte porter plainte après l’arrestation de 7 de ses membres, venus déposer une lettre de protestation au siège d’Orange. Pour rappel, ces derniers ont été libérés le lendemain, tôt dans la mat inée, sans charge. Alioune Sané, qui a dénoncé les conditions de leur garde à vue, s’est voulu formel face à la presse : « Il y’ aura une suite judiciaire. On ne va pas laisser passer cette fois-ci. Dès demain, nos avocats vont travailler sur la plainte pour qu’on s’arrête ça. La justice sénégalaise doit prendre ses responsabilités. On nous fait arrêter, on nous fait dormir en cellule et au petit matin, on nous libère, sans charge ».

LES PIQUES DE L’AS DE CE VENDREDI

SenePlus  |   Publication 04/09/2020

Le nitrate d’ammonium au Port évacué au Mali

«L’As» annonçait dans les précédentes éditions que le Port Autonome de Dakar était en train de convoyer le nitrate d’ammonium vers le Mali. Eh bien, l’opération est terminée. Selon le Port Autonome de Dakar, toutes les 3 050 tonnes de nitrate d’ammonium ont été entièrement évacuées vers le Mali. A ce jour, précise le PAD aucun atome de nitrate d’ammonium n’est présent dans l’espace portuaire. Il faut signaler que c’est suite au drame que le Liban a connu (plus de 150 morts) et causé par le même produit que les populations avaient commencé à s’inquiéter du stock qui se trouvait au Port. Et avec la position stratégique du port qui se trouve en plein centre ville, il fallait trouver une solution le plus rapidement possible. Les autorités avaient rassuré que ce produit était juste de transit et que sa destination finale était le Mali

Oumar Sarr lance le PLD/AS

Les anciens responsables du Parti Démocratique Sénégalais (Pds) formalisent la création de leur nouveau parti : Parti des Libéraux et Démocrates/And Suqali (PLD/AS). Une délégation composée de Oumar Sarr, Babacar Gaye, Mamadou Bamba Ndiaye, Mbenda Ndiaye , Ndèye Bakhaw Ndiongue et Me El hadji Amadou Sall a été mandatée par l’assemblée générale constitutive du parti pour déposer hier, leur dossier pour l’enregistrement, mais aussi la reconnaissance de leur parti à la préfecture de Dakar. A cause de la pandémie de la Covid-19, le parti des Libéraux et Démocrates/And Suqali(PLD/AS) n’a pas voulu organiser un grand rassemblement pour remercier les milliers de Sénégalais qui se reconnaissent déjà dans leur projet politique. Cependant, il est prévu une conférence de presse dans les prochains jours à la permanence nationale, sise Liberté 6 extension Dakar, pour exposer le programme fondamental du parti, détailler le chronogramme des activités et présenter la direction nationale. Par ailleurs l’assemblée a validé les Statuts du Parti Des Libéraux et Démocrates / AS et mis en place un bureau de direction composé comme suit : Oumar Sarr, Président du PLD / AS. – Les Vice-Présidents par ordre alphabétique, il s’agit de Babacar Gaye, Ndeye Baxaw Ndiongue, Mamadou Bamba Ndiaye, Mbenda Ndiaye, Maître Sall. L’ancien député du Msu Mamadou Bamba Ndiaye en devient le Porte-parole. En outre, un directoire de 50 personnes a été installé pour gérer les affaires courantes du parti en attendant la mise en place des structures du Parti et l’organisation du Congrès qui est l’instance suprême.

Le GIR donne les 2 raisons du limogeage de Me Moussa Diop

Le limogeage du directeur général de la société Dem Dik Dik a fait couler beaucoup d’Encre. Si d’aucuns expliquent la sanction de Me Moussa Diop par sa position sur le troisième mandat, le Groupe d’Informations Républicain (Gir) parle d’ingérence dans les affaires internes du Mali. D’après le Gir, le pouvoir reproche à Me Moussa Diop d’avoir soutenu que la mission des Chefs d’Etat au Mali est un échec et le Président Macky Sall, acteur de la médiation, n’en est pas moins comptable parce que ne comprenant pas la démarche du peuple malien. Au fait, de tels arguments ne sont pas recevables, indique la même source, surtout quand ce n’est un secret pour personne que la médiation dont Me Diop fait allusion est encore en cours. Ainsi pour le régime, il est donc totalement saugrenu de parler d’échec à ce stade des négociations. Poussant le bouchon plus loin, ajoute-t-on, Me Moussa Diop affirme de manière ostentatoire que «quelqu’un peut être élu et être renversé durant son mandat s’il ne fout rien». Une déclaration que le Président Macky Sall considère des plus outrageantes et qui est de nature à encourager toutes sortes de manœuvres anticonstitutionnelles et ainsi ouvrir la porte à toutes les instabilités.

Le Gir donne les 2 raisons du limogeage de Me Moussa Diop (bis)

Restons avec le GIR qui donne les raisons du limogeage de Me Moussa Diop. Le deuxième motif du limogeage, selon le pouvoir, est en tant que responsable politique de la mouvance présidentielle, le directeur général de Dakar Dem Dikk devrait plutôt défendre et justifier les positions du Président Sall. Aussi indique-t-on dans le communiqué que les attaques maladroites de Me Diop à l’encontre du Président malien et du Président ivoirien qu’il accuse de tripatouiller la constitution de leur pays méritait donc bien un rappel à l’ordre de la part du Président Macky Sall, pour faire respecter la non-ingérence dans les affaires intérieures d’un pays souverain. Le GIR rappelle qu’entre États, des crises diplomatiques ont surgi pour moins que cela.

LA Poste et Excaf Télécom scellent un partenariat

Le Groupe La Poste Sénégal et le Groupe Excaf Télécom ont signé un partenariat dans le cadre du projet Télévision Numérique Terrestre (TNT). Désormais, on peut acquérir facilement un décodeur TNT by Excaf et souscrire à un abonnement au niveau des 300 agences et bureaux du réseau national de distribution de La Poste. Le partenariat a été scellé hier à l’occasion d’une cérémonie en présence du Directeur Général du Groupe La Poste Sénégal, Abdoulaye Bibi Baldé et le président Directeur Général du Groupe Excaf Telecom, Sidy Diagne. Ce partenariat publicprivé ouvre une nouvelle ère de démocratisation de l’accès aux services de la télévision numérique terrestre avec plusieurs dizaines de chaines nationales et inter- nationales.

AG du Collectif National des Mareyeurs

Le Collectif National des Mareyeurs pour le développement du Sénégal (Cnmds) a tenu hier, son assemblée générale de renouvellement de ses instances en présence du ministre des Pêches et de l’Economie Maritime, du directeur du marché central au Poisson de Pikine, Abou Mbaye, des autorités préfectorales de Pikine et des responsables d’organisations de professionnelles de pêche. Au terme de la rencontre, le président sortant, Djiby Ndiaye dit «Général» seul candidat à sa propre succession, a été reconduit à l’unanimité. Opportunité saisie par Djiby Ndiaye pour étaler quelques doléances devant les autorités. Il souhaite le renouvellement du parc automobile des gros porteurs de mareyage devenu trop vétuste par l’acquisition de 1000 véhicules, l’octroi de financements par l’Etat, l’appui conséquent au marché central au poisson de Pikine avec ses chambres froides en panne, la clôture et l’assainissement du marché.

AG du Collectif National des Mareyeurs (bis)

Restons à l’assemblée générale des mareyeurs pour dire que la question des licences de pêche s’y est invitée. Le président du Cndms appuyés par le Collectif des acteurs de la pêche du Sénégal dont des armateurs, a tenu à dénoncer les agissements du Gaipes qui, selon eux, veulent la monopolisation des licences de pêche et s’attaquent au ministre de tutelle, Alioune Ndoye. D’après Djiby Ndiaye, il n’y a aucune licence délivrée à des bateaux chinois et les accusations de certains sont fallacieuses. Ils ont saisi l’occasion pour réclamer l’audit de la flotte maritime et son renouvellement.

Macky Sall débloque 22 milliards pour un hôpital à Ourossogui

Le président de la République veut résoudre les difficultés des populations du nord du pays à bénéficier des soins de santé de qualité. A cet effet, il va doter Ourossogui d’un nouvel hôpital. Le Président Macky Sall a ainsi débloqué 22 milliards Fcfa pour la construction d’un nouvel hôpital à Ourossogui.

Forces Sénégal 2024 crache du feu

Le mouvement citoyen «Forces Sénégal 2024» que dirige Blaise Pascal Cissé a craché du feu sur une éventuelle troisième candidature de Macky Sall. Pour lui, cette candidature de Macky Sall est injustifiée, intolérable et illégale, immorale sous toutes ses formes. Car, d’après Blaise Pascal Cissé, la parole donnée est sacrée et Macky Sall ne peut pas se dédire en faisant comme Abdoulaye Wade. Sinon, dit-il, Abdoulaye Wade qui le taxait de «traitre» aura raison sur lui. A l’en croire, cette troisième candidature est derrière.

Un éleveur ouvre le feu sur des agents de l’Ocrtis

Les trafiquants de stupéfiants ne jouent pas avec leur business. Des agents de l’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants l’ont appris à leurs dépens. En fait, un éleveur a ouvert le feu sur des éléments de cette brigade dans la région Sédhiou, précisément à Niangua. D’après la Rfm qui donne l’information, les balles ont atteint grièvement un policier et un agent de sécurité de proximité. Mais le tireur a été appréhendé par les gendarmes qui ont ouvert une enquête.

Le Synpics prend la défense de Dié Maty Fall

Le Synpics dénonce la vendetta en cours dans deux des médias publics sénégalais, en l’occurrence Le Soleil et l’APS, contre des femmes, victimes faciles de prédation et d’abus de pouvoir sur fond de sexisme mal placé. Selon le bureau exécutif national du Synpics, la chasse aux femmes a repris au quotidien Le Soleil. Après l’épisode Fatou Ly Croquette licenciée pour avoir éternué au bureau en pleine période de Covid, c’est la journaliste, doyenne dans la profession, Dié Maty Fall qui est dans le collimateur du directeur général du Soleil qui lui en fait voir de toutes les couleurs. D’après le communiqué du Synpics, malgré ses trente années d’expérience, Dié Maty Fall est depuis quelques jours la cible privilégiée du patron du Soleil qui lui refuse même d’invoquer sa clause de conscience et veut l’obliger à traiter de sujets politiques, alors qu’il est de notoriété publique qu’elle est membre du bureau politique du parti socialiste sénégalais. Selon la même source, malgré ses protestations d’ordre éthique, la dame est aujourd’hui victime d’un harcèlement qui répond simplement à la technique du management par la terreur. Son seul tort, ne pas avoir sa langue dans sa poche. Le Synpics exige l’arrêt de la machine de l’intimidation.

Agression en plein jour à Koungheul

Un fait inédit s’est produit hier aux environs de 15 heures à Koungheul. En effet, des malfrats bien armés ont attaqué un vendeur de viande grillée au feu de bois (dibiterie), en plein jour, au moment où il pleuvait encore dans la commune. D’après nos confrères de Dakaractu, la victime S. Fall, âgée de plus de 60 ans, a été blessée à coup de machettes et son argent emporté par les assaillants. Ce fut une attaque éclair mais un passant a pu alerter le voisinage. S. Fall est présentement admis aux urgences du centre de santé de Koungheul. Une enquête est toutefois ouverte.

Vente d’Auchan : Aliou Sall blanchi

https://www.rewmi.com 6 mois assortis du sursis et 10 millions de nos francs à allouer à Aliou Sall, maire de Guédiawaye par ailleurs frère du président de la République, telle est la décision rendue, hier, par le juge du tribunal correctionnel de Dakar contre le directeur de publication de Direct News et son reporter. Ils ont été attraits à la barre de cette juridiction par le plaignant suite à un article paru dans leur journal faisaient état d’une transaction entre la Ville de Guédiawaye et la chaîne de distribution Auchan.
Le maire de Guédiawaye a remporté son procès en diffamation contre le journal Direct News. En rendant sa décision, hier, la première chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Dakar a jugé l’article du journal diffamatoire. Ainsi,  Alioune Mbaye, directeur de publication et son reporter Baye Dame Ndiaye dit BDN ont-ils été déclarés coupables de diffamation pour le premier et de complicité de diffamation pour le second. Sur ce, ils ont été condamnés à six mois assortis du sursis. Le journal déclaré civilement responsable, doit allouer la somme de 10 millions de F CFA à Aliou Sall qui réclamait le milliard pour laver son honneur. Les faits pour lesquels le maire de Guédiawaye et non moins petit frère du président de la République a décidé de poursuivre notre confrère en justice remontent au mois de février dernier. Des informations publiées par la presse – les quotidiens Direct News et L’Exclusif notamment – faisaient état d’une transaction entre la Ville de Guédiawaye représentée évidemment par son maire et le chaîne de distribution Auchan. Pour un montant d’un milliard de FCA, précisaient nos confrères, Aliou Sall avait “vendu” le siège de la mairie à Auchan. Interrogé, son 1er adjoint, Ablaye Mbaye, parle de location. Selon lui, il difficile de gérer deux bâtiments avec toutes les charges y afférant. Et de rappeler que le maire construit depuis 4 ans un bâtiment qui devrait abriter la mairie de Guédiawaye. Mais, des conseillers municipaux, dont Babacar Mbaye Ngaraaf, démentent catégoriquement la version servie par Ablaye Mbaye et renseignent qu’il n’y a jamais eu de délibération relative à ce dossier. Pour donner sa vérité, Auchan avait sorti un communiqué le même jour. C’était pour dire que le groupe Auchan, en fonction des opportunités proposées, négocie avec beaucoup d’intervenants des parcelles de foncier pour son développement que ce soit en location ou en achat direct. Il n’a jamais été dans l’intention d’Auchan Sénégal d’acquérir ce terrain. Des contacts avec la Mairie de Guédiawaye existent pour implanter un magasin sur la ville mais les informations divulguées dans la presse sont totalement fausses.Cheikh Moussa SARR


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