Revue de presse du Samedi 29 Août 2020

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72 nouveaux cas testés positifs au coronavirus, 142 nouveaux guéris, 3 nouveaux décès et 42 cas graves en réanimation.

https://www.dakaractu.com Sur 1328 tests réalisés, 72 sont revenus positifs au coronavirus soit un taux de positivité de 5,42 %. Il s’agit de 39 cas contacts suivis, 1 cas importé (AIBD) et 32 cas issus de la transmission communautaire répartis comme suit :
142 patients ont été testés négatifs et déclarés guéris.
42 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation.
3 nouveaux décès liés à la Covid-19, enregistrés.
A ce jour, le Sénégal compte 13456 cas positifs dont 9233 guéris, 282 décès et 3940 encore sous traitement.

Covid-19 : la France s’en sort économiquement moins bien que le reste de la zone euro

https://www.rfi.fr/fr Le produit intérieur brut (PIB) a chuté de 13,8% au deuxième trimestre de 2020 en raison du confinement qui a conduit les Français à fortement épargner, au détriment de la consommation qui peine à repartir d’un bon pied malgré les messages d’optimisme du gouvernement.
L’Institut national des statistiques et des études économiques (Insee) a confirmé vendredi 28 août cet effondrement inédit depuis 1949, date à laquelle il a commencé à mesurer l’activité économique française de façon trimestrielle. Même après la chute de Lehman Brothers en 2008-2009 ou la grève générale de mai 1968, la chute n’avait pas été aussi brutale.
Après un recul du PIB de 5,9% entre janvier et mars, la France est donc officiellement entrée en récession à l’issue du premier semestre.
Parce que le confinement y a été plus strict et en raison de la spécialisation sectorielle de l’économie (tourisme et aéronautique), la France fait moins bien que l’ensemble de la zone euro (-12,1%) et a fortiori que l’Allemagne, où le recul du PIB est limité à 10,1%. Mais l’Espagne a subi un recul de 18,5% et le Royaume-Uni de 20,4%.

Un rebond, mais pas une reprise

Si la levée progressive des restrictions a conduit à « une reprise graduelle de l’activité économique aux mois de mai puis de juin, après le point bas atteint en avril », le trimestre porte les stigmates de l’obligation imposée aux Français de rester chez eux  : les dépenses de consommation ont ainsi chuté de 11,5%.
On a fermé les entreprises en France plus qu’en Allemagne et plus qu’aux Etats-Unis mais moins qu’en Espagne et en Italie. C’est uniquement lié à la sévérité du confinement.
Après avoir bondi à la sortie du confinement (+35,5% en mai et +10,3% en juin), les achats des ménages se sont stabilisés en juillet (+0,5%), avec une prime pour la consommation de carburants, en forte hausse, au détriment des dépenses en habillement-textile qui progressent plus faiblement.
La consommation des ménages retrouve ainsi « quasiment » son niveau de novembre 2019, selon l’Insee, mais « on n’a pas eu de véritable rattrapage, au sens où on continue d’accumuler des pertes », selon Mathieu Plane, directeur adjoint du département Analyse et Prévision de l’OFCE. Dès lors, « on ne peut pas parler de reprise, mais d’un simple rebond » de l’activité.(Avec AFP)

UEMOA : 395 milliards FCFA à lever en septembre sur le marché régional

https://www.sikafinance.com Les huit pays de l’UEMOA devraient mobiliser 395 milliards FCFA durant ce mois de septembre sur le marché monétaire de la région, d’après le calendrier de l’Agence UMOA-titres.
Les plus importants montant seront levés par la Côte d’Ivoire (140 milliards FCFA ) et le Sénégal (35 milliards FCFA)

Tableau des émissions 

https://www.sikafinance.com/handlers/image_news_get.ashx?id=2FE3F7E4-C316-4124-9E59-D844D426B312
https://www.sikafinance.com/handlers/image_news_get.ashx?id=27DCD674-3EF5-4624-90A0-D1B9B981922A
Le Mali qui est actuellement confrontée à une impasse politique prévoyait mobiliser 50 milliards FCFA. Mais, au vu du contexte qui prévaut ces opérations pourraient de facto être reportées à une date ultérieure.Olivia Yao

FONSIS obtient une subvention de plus de 700 millions FCFA pour sa société Réseau Gazier du Sénégal

https://www.financialafrik.com Dakar, Sénégal, 28 août 2020 – La USTDA (U.S. Trade and Development Agency) et le Fonds Souverain d’Investissements Stratégiques (FONSIS), ont signé, ce vendredi 28 août 2020, un protocole accordant à ce dernier une subvention d’un montant de 1,2 million USD (plus de 700 millions FCFA). Cette subvention de l’Agence américaine pour le commerce et le développement est destinée à financer des études relatives à la construction du réseau de pipelines de RGS S.A. (Réseau Gazier du Sénégal).
En effet, RGS S.A., société créée par PETROSEN, SENELEC et FONSIS, assurera le transport du gaz des sites de production vers les lieux d’utilisation (centrales électriques, industries, gaz domestique etc.). La cérémonie s’est déroulée en vidéoconférence et en présence des Autorités :
– M. Abdoulaye Dia Directeur de Cabinet du ministre du Pétrole et des Energies
– M. Pierre Ndiaye, Secrétaire Général du Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération représentant son ministre en mission
– M. Papa Demba Diallo, DG du FONSIS – M. Tulinabo S. Mushingi, Ambassadeur des Etats Unis à Dakar
– M. Todd Abrajano, USTDA Chief Operating Officer (COO),
Pour le Directeur des Opérations de USTDA, Todd Abrajano : «cet accord est un engagement de l’USTDA à travailler avec nos partenaires au Sénégal, le FONSIS, notamment, pour développer et étendre les options de gaz naturel du pays». «Cette subvention de la USTDA nous permettra d’aller vite en aidant à définir les spécifications techniques et les aspects économiques de ce projet très stratégique pour notre pays», a souligné le Directeur Général du FONSIS, Papa Demba Diallo.
Et M. Diallo de rappeler : «RGS S.A., société créée avec PETROSEN et SENELEC et en accord avec le ministère du Pétrole et des Energies, est un projet stratégique qui, non seulement permettra d’accélérer l’utilisation du gaz notamment dans la production électrique, mais permettra également de baisser le coût de l’électricité afin de développer le secteur industriel et rendre nos entreprises plus compétitives».
Abdoulaye Dia, Directeur de Cabinet du ministre du Pétrole et des Energies dira au nom de son ministre, Mouhamadou Makhtar Cissé : «la création d’un réseau gazier au Sénégal constitue un des principaux maillons nécessaires à l’atteinte des objectifs ambitieux de notre pays consistant à développer toute une chaine de valeur locale autour de l’exploitation du gaz et du pétrole sénégalais, dans la plus grande transparence, au bénéfice exclusif du peuple».
Pour rappel, le Fonds Souverain d’Investissements Stratégiques S.A. (FONSIS), a été créé par la loi 2012-34 promulguée le 31 décembre 2012. Société anonyme détenue à 100% par l’Etat du Sénégal, le FONSIS investit en fonds propres et/ou en quasi fonds propres dans des projets à fort potentiel pour la croissance économique et agit selon 3 axes d’intervention majeurs :
1. le développement de projets stratégiques en PPP ou privé
2. le co-investissement, avec prise de participation dans des entreprises privées
3. la restructuration d’entreprises publiques ou privées
Le FONSIS fédère les investisseurs nationaux et étrangers autour de projets stratégiques notamment ceux du Plan Sénégal Emergent (PSE) tout en soutenant les entreprises sénégalaises pour en faire des champions nationaux. Pour cela, le FONSIS investit directement ou indirectement, à travers des fonds thématiques (PME, promotion des femmes, etc.) ou sectoriels (agriculture, santé, etc.) qu’il met en place. Depuis le démarrage de ses activités en 2014, le FONSIS a investi au Sénégal dans les secteurs prioritaires Santé & Pharma, Agrobusiness, Eau & Energie, Industrie, Infrastructures & Transport. Le coût global de cette vingtaine de transactions réalisées s’élève à plus d’un milliard de dollars US.
Pour sa part, la U.S. Trade and Development Agency est l’Agence américaine pour le commerce et le développement. L’USTDA relie le secteur privé américain aux projets d’infrastructure des marchés émergents. L’Agence accomplit sa mission en finançant des études de faisabilité, une assistance technique et des projets pilotes qui intègrent l’innovation et l’expertise des entreprises américaines. Elle relie les entreprises américaines aux opportunités d’exportation en finançant la préparation de projets et des activités de création de partenariats qui développent des infrastructures durables et favorisent la croissance économique dans les pays partenaires.

Coup de tonnerre : la publication du rapport Doing Business de la Banque Mondiale suspendue

https://www.financialafrik.com Dans un communiqué publié sur son site web ce 27 août, la Banque mondiale avoue l’existence d’irrégularités dans la collecte des données pour son classement Doing Business qui fait autorité depuis 17 ans dans l’évaluation du climat des affaires dans près de 200 pays dans le monde.
Les rapports mis en cause sont particulièrement ceux des années 2017 et 2019, soit les Doing Business 2018 et 2020. Cet aveu rejoint une série de critiques sur la méthodologie de la démarche du Doing Business, la méthode de collecte des données et, ce que dénonçait Paul Romer, l’ancien chef économiste de la Banque Mondiale, qui a jeté d’ailleurs l’éponge en janvier 2018, en dénonçant le caractère idéologique du classement.
La Banque Mondiale estime que les indicateurs et la méthodologie du Doing Business ne sont pas conçus pour favoriser un pays en particulier, mais plutôt pour aider à améliorer le climat général des affaires. Pour écarter toute polémique, l’institution va procéder à un examen approfondi des données sur les cinq derniers rapports et mènera un audit indépendant pour vérifier le processus de collecte et d’examen des données. Ceci afin de garantir l’intégrité des données. “Nous agirons sur la base des résultats et corrigerons rétrospectivement les données des pays les plus touchés par les irrégularités”, a indiqué la Banque mondiale. Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a été informé de la situation, tout comme les autorités des pays les plus touchés par les irrégularités des données.  Adama WADE

IRRÉGULARITÉS DOING BUSINESS : LE SÉNÉGAL PAS CONCERNÉ

https://www.rewmi.com/ Le Sénégal n’est pas concerné par les irrégularités relevées par la Banque Mondiale dans l’élaboration du classement Doing Business. Les pays dont les données semblent avoir été modifiées de manière inappropriée et qui sont dans le viseur de l’institution de Bretton Woods sont la Chine, l’Azerbaïdjan, les Emirats Arabes Unis et l’Arabie Saoudite, selon le quotidien américain Wall Street. Pour ces pays, la Banque mondiale avait signalé une nette amélioration de leur environnement commercial. La Chine était passé de la 90e place à la 31e place. Les données qui ont servi à l’élaboration du classement de ces pays seront donc auditées et recalculées, ce qui a poussé la Banque Mondiale à reporter la publication de son rapport

 La BOAD tourne une page : Christian Adovelande passe le flambeau à Serge Ekué

https://www.financialafrik.com Nommé le 18 août 2020 par le conseil des ministres de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa), comme nouveau président de la Banque ouest africaine de développement (Boad), Serge Ekué a reçu les charges de son prédécesseur Christian Adovelande, ce vendredi 28 août, au cours d’une cérémonie présidée par le président du Conseil des ministres de l’Economie et des Fiances de l’Uemoa, Sani Yaya, ministre togolais des Finances.
Selon le président du Conseil des ministres de l’Economie et des Fiances de l’Uemoa, Sani Yaya, les engagements net cumulés de la banque se chiffrent à 6235, 8 milliards Fcfa, soit 4582 milliards pour le secteur publics (73.3%) et 26,7 % pour le secteur privé. Ajoutant qu’au cours des neuf dernières années la banque a réalisé plus des 2/ 3 de ses engagements. Sur la période 2011- 2019 , 81 opérations d’un montant de près de 932,8 milliards Fcfa ont été réalisés . Et les décaissements ont connu une bonne accélération, dit-il. Car, depuis le démarrage des activités jusqu’en 2010, la Boad a enregistré un décaissement cumulés 2495 milliards Fcfa. A ce sujet il a félicité le leadership et le travail abattu par le président sortant, Christian Adovelande qui, estime le ministre, a su hisser la Banque ouest africaine de développement dans les carnets étrangers et au niveau international.
Le nouveau président devrait relever le défi de cette institution qui demeure depuis sa création en 1973, une Banque de développement forte pour l’intégration et la transformation économique, avec pour objectif d’améliorer les conditions de vie des populations de la zone Uemoa. Ancien de l’instance pour avoir été conseiller spécial du président de la Banque ouest africaine de développement (Boad) avec pour principales missions de finaliser le Plan Stratégique 2021-2025 ainsi que de superviser les stratégies de mobilisation des ressources financières de la Banque, Serge Ekué a rassuré ses prédécesseur en ces termes : «vous pouvez partir rassurer» en réaffirmant son engagement à s’inscrire dans la droite ligne de la stratégie déroulée par ses différents prédécesseurs… ».
Dans son propos, Christian Adovelande a rappelé qu’il était important pour la Boad d’avoir à sa tête une expertise de référence face aux nouveaux défis offerts par les marchés des capitaux internationaux. A l’en croire le profil de son successeur (SergeEkué) sied à ces nouveaux challenges. Avant de rappeler les résultats acquis avant et sous son mandat. A savoir le financement de plus de 1 200 projets pour le compte des Etats membres et des entreprises du secteur privé de l’UEMOA pour un montant total d’engagements de 5 817,8 milliards FCFA (soit 8,8 milliards d’Euros) toutes opérations confondues. La note «Investment Grade» BBB de l’agence Fitch assortie d’une perspective négative liée à la prise en compte de facteurs macroéconomiques exogènes. Et la reconduction de sa notation «Investment Grade» «Baa1» avec une perspective stable de l’agence Moody’s. Issouf Kamgate

Bruno Le Maire,ministre français des Finances : «Le Sénégal, grâce à Macky Sall, a l’une des meilleures économies en Afrique»

https://directnewsinfo.com Reçu en audience par le président Macky Sall, jeudi, au deuxième jour de sa visite de travail à Paris, le ministre français des Finances Bruno Le Maire s’est prononcé sur les financement que la France pourrait apporter à l’économie sénégalaise.
« Je suis toujours heureux de revoir mon ami, le Président Macky Sall. Vous connaissez mon attachement pour le Sénégal et, de manière plus large, à la coopération entre la France, l’Union européenne et le continent africain. Je considère que nous avons une histoire à reconstruire avec le continent africain. La crise sanitaire touche tout le monde, la France mais aussi le Sénégal. C’est pourquoi, avec le Président Macky Sall, nous avons regardé le soutien que la France pourrait apporter, notamment sur les questions de financement, pour aider le Sénégal à rebondir plus vite et encore plus fort. Je rappelle que le Sénégal, grâce au Président Macky Sall, est une des meilleures réussites économiques en Afrique. En termes de croissance, il affiche tout le temps des résultats spectaculairement très positifs, mais il est aussi touché par la crise. Donc, il faut le soutenir pour qu’en matière de financement il puisse avoir un certain nombre de facilités ».

RELANCE ECONOMIQUE : Macky mise sur un PAP2A ajusté et accéléré

http://www.enqueteplus.com/ Le Programme d’actions prioritaires ajusté et accéléré (PAP2A) sera adopté au mois de septembre prochain. L’annonce a été faite, hier, par le chef de l’Etat Macky Sall, lors de sa rencontre avec des entrepreneurs de France.
Le Sénégal veut rester dans sa dynamique de développement, avec la Phase II du Plan Sénégal émergent (PSE) sur la séquence 2019-2023. C’est ce qu’a fait savoir le chef de l’Etat, hier, lors de son allocution, à l’occasion de la rencontre des entrepreneurs de France. Ainsi, il a rappelé aux investisseurs français que le Programme d’actions prioritaires (PAP) de cette Phase II, porte sur des secteurs cibles comme les infrastructures, les mines, l’énergie, y compris l’exploitation du gaz et du pétrole, le transport, l’agriculture et l’agrobusiness, la construction. Ceci avec un programme quinquennal de 100 000 logements, le tourisme, la finance, les industries et l’économie numérique.
‘’Mais chemin faisant, la pandémie Covid-19 nous a révélé des points de vulnérabilités potentielles, qui nous exposeraient à des pénuries, en cas de rupture de fret ou de rétention de certains produits par les pays exportateurs pour satisfaire leurs propres besoins. Il en est ainsi de l’agriculture et de l’industrie pharmaceutique, entre autres. Pour parer à de telles éventualités, nous avons entamé un processus d’ajustement et d’accélération du Pap du PSE II, à travers un programme de relance de l’économie nationale’’, dit Macky Sall.
En tenant compte du fait que la Covid-19 est ‘’encore là pour un certain temps’’, le président Sall affirme qu’il s’agit de ‘’faire vivre l’économie’’, toutes précautions sanitaires prises. ‘’Ainsi, nous allons adopter, en septembre, le Programme d’actions prioritaires ajusté et accéléré (PAP2A). Il s’agira de donner une sur-priorité à la souveraineté alimentaire (agriculture, élevage et pêche), pharmaceutique et sanitaire, et de booster en même temps l’industrialisation de l’économie, le numérique, le tourisme, le logement, en favorisant davantage l’équité territoriale et l’inclusion sociale. Parallèlement, les projets stratégiques des infrastructures et de l’énergie seront poursuivis’’, annonce-t-il.
D’ici 2023, le chef de l’Etat a relevé que le PAP2A requiert un financement de 22,4 milliards d’euros dont le tiers est attendu du secteur privé local et étranger. ‘’Voilà les défis que nous voulons relever avec notre programme de relance de l’économie nationale. Vous pouvez y contribuer. Je ne vous présenterai pas le Sénégal. Vous connaissez le pays. Nous connaissons la qualité du savoir-faire français. Nous avons en commun une langue et une tradition juridique, en plus de la proximité géographique. Plus de 250 entreprises françaises opèrent au Sénégal, pour plus de 30 000 emplois créés. Les atouts sont là, non négligeables. Tout comme il y a des défis à relever’’, signale le président de la République.

‘’Il ne peut plus y avoir ni d’exclusion ni d’exclusivité sur le continent’’

Parmi ces défis, il liste, entre autres, le challenge de la compétition et de l’obligation de résultat. Car le chef de l’Etat sénégalais estime que le cercle des partenariats ‘’s’élargit’’ en Afrique. De sorte ‘’qu’il ne peut plus y avoir ni d’exclusion ni d’exclusivité’’ sur le continent. De plus, Macky Sall indique que les gouvernants sont tenus par des exigences de délai et de qualité dans l’exécution des projets. Chaque projet doit être exécuté, d’après lui, dans les ‘’normes et livré à l’échéance convenue’’.
Pour ce qui du défi de l’accompagnement institutionnel, il soutient que ‘’le vrai enjeu’’ de la coopération avec l’Afrique aujourd’hui, ‘’ce n’est plus le débat sur l’augmentation’’ de l’aide publique au développement. ‘’Mais comment les gouvernements des pays partenaires pourraient soutenir les initiatives d’investissement privé par la facilitation de l’accès au crédit et des mécanismes de financement appropriés. En tant que pays d’accueil, il nous appartient de poursuivre l’amélioration de l’environnement des affaires. Je pense à la simplification des formalités et des procédures, à la disponibilité de ressources humaines qualifiées, à la logistique et aux autres facteurs de production comme l’énergie, les infrastructures physiques et le software’’, renchérit-il.
Dès lors, le président Sall a fait savoir que dans cet esprit de simplification et de diligence, l’Agence pour la promotion des investissements et des grands travaux (Apix) a désigné un point focal pour faciliter aux investisseurs du Mouvement des entreprises françaises (Medef) les démarches administratives. ‘’Finalement, de part et d’autre, notre agenda reste bien rempli. Et, je l’espère, toujours plus attractif et plus motivant. Alors, ensemble, travaillons à consolider nos relations dans la confiance mutuelle. Ensemble, œuvrons pour d’autres perspectives de partenariats durables. Ensemble, labourons le nouveau champ des possibles, par des investissements rentables et mutuellement bénéfiques’’, dit-il.
Le président de la République du Sénégal, invité d’honneur du Medef, a noté que cela fait plus de six mois, en effet, que la pandémie secoue le monde entier. Ceci en mettant à ‘’rude épreuve’’ les systèmes sanitaires les plus sophistiqués, pulvérisant les taux de croissance économique, bouleversant les relations sociales, plongeant les entreprises, travailleurs et ménages dans la précarité.
‘’Cette crise sanitaire majeure révèle au grand jour l’impréparation du monde face aux pandémies et met à nu les vulnérabilités et contradictions de notre modèle de production et de consommation. Au fond, c’est la question de la finalité même du développement qui est posée. Dans sa quête du progrès, l’homme recule chaque jour les limites de la science et de la technologie, y compris dans la conquête de l’espace. Pendant ce temps, sur terre, il manque de masques, de kits de test, d’équipements de protection individuelle, de lits, de respirateurs ; autant de nécessités indispensables à sa vie et à sa santé’’, ajoute-t-il.
Donc, pour Macky Sall, il urge de ‘’repenser’’ le modèle de développement du continent, ‘’d’apprendre de leurs erreurs’’, de ‘’redéfinir l’ordre des priorités’’ et de ‘’redonner sens’’ à l’économie réelle. Ceci en investissant ‘’plus et mieux’’ dans l’agriculture, l’énergie durable, les infrastructures, la santé, l’éducation et la formation. Afin de réaliser un développement compatible avec le bien-être de l’homme intégral.
‘’Devant cette pandémie inédite, l’Afrique, par son expérience des épidémies, par la jeunesse de sa population et les mesures préventives précoces, se montre résiliente et combative, déjouant ainsi les sombres pronostics qui prédisaient une hécatombe sur le continent. Pour sa part, le Sénégal fait face à la crise dans le cadre d’un Programme de résilience économique et sociale (Pres) à hauteur de 1,64 milliard de dollars, financé par l’Etat, avec l’appui de partenaires au développement et de donations volontaires. Il reste que pour l’ensemble des pays africains, les efforts internes ne suffiront pas pour amortir le choc de la crise et relancer la croissance économique’’, renchérit-il.

Avoir plus de capacités financières

Face à cette situation, le Président Sall note qu’il a, avec d’autres collègues, a lancé un plaidoyer pour un allègement conséquent de la dette publique africaine et un réarrangement de la dette privée selon des modalités à convenir. L’objectif est, avec ce plaidoyer, selon lui, de permettre à leur pays de ‘’disposer d’espaces budgétaires’’ qui seront ‘’entièrement consacrés’’ à la riposte sanitaire, à la résilience économique et sociale, et à la sauvegarde de l’emploi.
‘’Je dois, à ce sujet, saluer le rôle du président Emmanuel Macron qui a contribué à l’adoption, par le G20, d’un moratoire sur le service de la dette jusqu’à la fin de l’année 2020. C’est une mesure appréciable, mais certainement insuffisante, compte tenu de l’impact de la crise sur nos économies. Si je prends l’exemple du Sénégal, d’après nos dernières estimations, notre taux de croissance économique passerait de 6,8 % à 1,1 %. C’est pourquoi l’Union africaine souhaite travailler avec les partenaires pour une extension du moratoire du G20 jusqu’en 2021’’, fait-il savoir.
En effet, à situation exceptionnelle, Macky Sall trouve qu’il faut des mesures exceptionnelles. Il mentionne ainsi que la règle sacro-sainte de discipline budgétaire selon laquelle le déficit annuel ne doit pas excéder 3 % du PIB, est aujourd’hui ‘’écartée’’ pour faire face à la crise. C’est dans le même esprit qu’il convient de considérer, selon lui, la question de l’allègement du fardeau de la dette, pour accompagner l’Afrique dans ses efforts de résilience et de reprise de sa trajectoire d’émergence post-Covid.
‘’Au demeurant, avec un montant de 365 milliards de dollars, la dette africaine ne représente que 2 % du volume de la dette mondiale. Je rappelle également que depuis plusieurs années, l’Afrique affiche régulièrement des taux de croissance supérieurs à la moyenne mondiale. En dépit des défis devant nous, les pays africains sont en grande majorité dans une dynamique de construction et de progrès’’, note-t-il. Macky Sall ajoute que ces pays sont ‘’stables’’.
‘’Les gouvernements sont à la tâche. Il y a une jeunesse instruite, créative, qui entreprend et qui réussit ; des millions d’hommes et de femmes qui travaillent, qui investissent, qui créent des emplois et de la richesse. Toutes ces transformations positives restent dans ‘l’angle mort’ de l’actualité. Parce que les mutations tranquilles, à l’image des arbres qui poussent dans la forêt, ne font pas de bruit. L’Afrique émergente est loin des stéréotypes qui la présentent comme la face obscure de l’humanité ; et le risque d’y investir n’est pas plus élevé que dans beaucoup d’autres régions du monde’’, défend-il.
Ainsi, le président Sall a lancé le même message à leurs partenaires, publics et privés  : ‘’Posez un nouveau regard sur l’Afrique et les Africains. Ceux qui continuent de percevoir et d’analyser les dynamiques africaines à travers des paradigmes et des paramètres périmés, risquent d’être surpris et en retard sur les rendez-vous de demain. Pour une économie mondiale essoufflée, l’Afrique en construction est une source d’opportunités et d’investissements. C’est aussi un acteur qui demande des rapports de partenariat plus qualitatifs, plus justes et plus équitables, pour une croissance et une prospérité partagées’’, conclut-il.  MARIAMA DIEME

Gros marchés, concessions,commandes d’armes…Le privé français au Sénégal,la lucrative pêche aux milliards!

iGFM – (Dakar) Le secteur privé français a convié le chef de l’Etat Macky Sall à son Université d’été. «Le Medef connait bien le Sénégal», a dit le chef de l’Etat aux hommes d’affaires français. Ce qui n’est pas faux, puisque les entreprises de l’hexagone font partie des mieux servies au Sénégal durant la dernière décade?
Aujourd’hui, quel est le niveau d’intervention de ces entreprises françaises au Sénégal ?
Quel est le niveau des échanges entre les deux pays ? C’est ce que iGfm a tenté de savoir.
Entre la France et le Sénégal, le volume des échanges s’élève à 911,7 millions d’euros. Soit 597 milliards de francs Cfa selon les chiffres 2018 du trésor français lui-même. Et l’excédent commercial, qui est en faveur de la France, a grimpé à 729,6 millions d’euros, soit 477 milliards de Cfa. Les entreprises françaises restent donc, de très loin, maîtres  dans les échanges.
Les exportations françaises au Sénégal se chiffrent à  821 millions d’euros (537,7 milliards de Cfa). Le trésor français renseigne que ces ventes ont beaucoup cru ces dernières année «en raison de la livraison de la flotte à la nouvelle compagnie aérienne Air Sénégal.» La France reste le premier fournisseur du Sénégal.

l’Hexagone écrase le Sénégal dans échanges

Par contre,  l’Hexagone n’a importé que pour 91 millions d’euros du Sénégal. C’est à dire que l’économie sénégalaise n’a pu exporter que pour 59 milliards de francs Cfa en France. Et encore que ce chiffre traduit une hausse de 3,5% par rapport à 2017.
La France est aussi, le premier investisseur étranger au Sénégal avec 43% du stock d’Investissements directs étrangers. Les filiales d’entreprises françaises ou les entreprises détenues par des français, sont estimées à plus de 250 au Sénégal. Elles  représentent plus du quart du Pib et des recettes fiscales du pays.

 Dans les plus gros marchés publics

Et ces dernières années, plusieurs gros marchés de l’Etat du Sénégal sont tombés dans l’escarcelle de ces entreprises françaises.  Dans le projet du Train Express régional (Ter) par exemple,  Engie et Thalès ont été adjudicataires du contrat de conception et de réalisation des infrastructures et systèmes pour plus de 147 milliards de Cfa.
Alstom a obtenu le marché de fourniture du matériel roulant  et Eiffage fait partie des entreprises qui exécutent le contrat de 373,5 millions d’euros pour la construction des 57 kilomètres de voies. A l’arrivée, l’infrastructure a été inaugurée, mais le train ne roule toujours pas. Et le cout véritable reste une énigme.
Et ce n’est pas tout, puisque plusieurs autres entreprises de l’Hexagone se sont vues attribuer de bien beaux marchés dans le pays. Par exemple  Matière Sa s’est adjugée la construction de 18 ponts et autoponts pour 137,3 milliards de Cfa. Ellipse Project aussi réalisera quatre hôpitaux clés en main pour 95,7 milliards de Cfa

« Partenariat que nous voulons stratégique, durable et mutuellement bénéfique»

Eiffage, en plus d’avoir décroché la concession de l’autoroute à péage, a assuré la construction du prolongement de l’autoroute de Diamniadio à l’AIBD pour un montant total de 92,2 milliards de Francs Cfa.
«Je voudrais saluer ici l’engagement à nos côtés de Gérard Senac d’Eiffage et de Senac Sa pour un partenariat que nous voulons stratégique, durable et mutuellement bénéfique», avait déclaré le chef de l’Etat lors de la cérémonie d’inauguration.

Les Français aussi dans l’aventure pétrolière

Dans l’aventure pétrolière sénégalaise, le privé français a aussi été servi. Total est aujourd’hui bénéficiaire du bloc «Rufisque Offshore profond». Un contrat signé en France, qui a fait couler beaucoup d’encre, et même couté à un ex membre du gouvernement son poste de ministre. A l’arrivée, aucune goutte de pétrole n’a été trouvée. Du moins, pour l’instant.

Des commandes en armements pour 95 milliards

Les Français sont aussi positionnés dans des secteurs stratégiques de l’économie sénégalaise. Dans les télécoms France Telecom détient 42,3%  des actions de la Sonatel, dans l’eau Suez s’est adjugé le contrat d’affermage, l’autoroute à péage est actuellement exploitée par Eiffage etc.
Côté militaire, le Rapport 2020 au Parlement sur les exportations d’armements de la France renseigne que de 2010 à 2019, le Sénégal a passé 146,2 millions d’euros de commandes. Soit 95 milliards de francs Cfa.
Les Français sont aussi bien présents dans la grande distribution où Auchan, Carrefour ou encore Utile investissent les zones les plus stratégiques de la capitale.

« Il est temps de nous occuper de nous-même »

Économiste enseignant-chercheur à l’Université de Thiès, Elhadj Mounirou Ndiaye explique que 20 à 25% des créations de valeur ajoutée au Sénégal proviennent de ces entreprises françaises. Ce qui, de prime abord, est une bonne chose, au vu de la richesse et les emplois que cela génère. Même si cette richesse est jugée extravertie, par beaucoup.
«L’investissement étranger, que ce soit français, Turque ou Chinois, vient en appoint à l’économie sénégalaise. Ce n’est pas une fin en soi, mais il vient en appoint. Toute opportunité d’investissement pouvant être valorisée, venant de l’étranger, doit être valorisé», précise l’économiste.
Cependant, charité bien ordonnée commence par soi-même. En plus clair, l’économiste appelle les autorité à solidifier maintenant le privé sénégalais. «Il est temps de nous occuper de nous-mêmes, développer ce secteur privé sénégalais en lui permettant  de gagner la part la plus importante des marchés publics. Ce qui permettra au Sénégal d’être résilient face à des situations pareilles», indique-t-il.Youssouf SANE

 TER : Le Contrat De Financement Pour La Pré-Exploitation Signé !

https://www.xibaaru.sn/ Le Train Express Régional (TER), qui ne roule toujours pas, est au cœur du voyage du chef de l’Etat en France. En effet, le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott et Pedro Novo, Directeur Exécutif en charge de l’export à la Banque Publique d’Investissement (BPI) ont procédé, ce matin à la signature du contrat de financement pour la pré-exploitation du TER.
Le contrat a été signé en présence de Franck Riester, Ministre Délégué auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité de la France, indiquent les services du ministère de l’Economie qui n’ont rien dévoiler du contenu dudit contrat.

Le Port concède le Terminal pour la logistique pétrolière et gazière à un consortium sénégalais : Bollore et Sea Invest boudent

https://www.pressafrik.com/ Après une guerre intense sans merci dans les eaux sénégalaises pour décrocher le marché de la logistique pétrolière et gazière au niveau du Terminal dédié du Port autonome de Dakar, ce dernier a décidé confier la concession au Consortium sénégalais d’investissement (COSENI) SA, selon une information exclusive de PressAfrik.
Cette décision de la Direction générale du Port autonome de Dakar n’a pas plu au Français Bolloré et à l’armateur belge Sea Invest, qui ont tout fait pour que ce marché leur revienne. Notre source indique qu’ils sortent de la plateforme logistique pétrolière au Port de Dakar, après avoir exercé une pression le DG Aboubacar Sadikh Beye pour les intégrer et leur filer le marché. En vain.
Dans une enquête exclusive publiée en décembre 2019,  nos confrères de Confidential Afrique révélaient comment le Port Autonome de Dakar a fait face à une décision majeure, celle de choisir l’adjudicataire final de la concession du terminal de 3 hectares pour la logistique pétrolière et gazière. Cela après que sept (7) sociétés avaient répondu à son Appel à Manifestation d’Intérêts. Selon le site internet du magazine panafricain, dans un premier temps et suite à la demande de certains candidats lors de la visite sur la plateforme logistique, le 29 octobre 2019, le dépôt des dossiers qui devait intervenir le 7 novembre 2019 avait été finalement reporté à la date du 21 novembre dernier.
Les 7 sociétés soumissionnaires qui manœuvraient aux longs couteaux, des nuits et jours laborieux, se sont livrés à une guerre feutrée dans les eaux portuaires sénégalaises pour s’adjuger ce marché de logistique pétrolière.
Confidentiel Afrique confirmait déjà que des entreprises soumissionnaires s’étaient constituées en consortiums ou groupements pour optimiser leurs chances. Et que les sociétés Maritalia-et Dakar offshore, base de l’opérateur Moustapha Sène, étaient dans la compétition sous le nom du consortium ATOS ( Atlantic Offshore Services, à ne pas confondre avec la société de technologies du français Thierry Breton).
Dans le document détenu par PressAfrik, il y a la liste des sociétés nationales qui composent le COSENI SA, sur laquelle on retrouve beaucoup de noms déjà révélés par l’enquête de Confidential Afrique.
Joint par PressAfrik, la Direction de Bolloré a confirmé l’information fournie par notre source. « Oui, c’est maintenant un groupe de locaux qui va gérer cette plateforme.
Nous, il nous reste juste Dakar Nav. Et nous avons quitté depuis la semaine dernière », affirme notre agent de Bolloré.
À noter que le chef de l’Etat Macky Sall avait demandé à tous les adjudicataires sénégalais qui répondent aux critères de se regrouper pour gérer ensemble la concession de la plateforme logistique pétrolière lancée par le Port autonome de Dakar.AYOBA FAYE

 Rencontre Du MEDEF : «Reccu Fal Macky» Déplore La «Naïveté» Du Président SALL

http://www.walf-groupe.com  «Au moment où nos entreprises nationales disparaissent, notre secteur privé national asphyxié par ces entreprises étrangères qui sont subventionnées par l’argent du contribuable sénégalais et se voient offrir gracieusement les plus grands projets de l’Etat, le Président Macky Sall est vivement félicité par le Medef (Mouvement des entreprises françaises) et compte sur lui pour son redéploiement en Afrique».
Telle est la position du mouvement Reccu Fal Macky qui demande au Président Macky Sall d’ouvrir les yeux sur le taux galopant du chômage de la jeunesse.  «On a attendu les promesses de 5 000 emplois durant cinq ans, ensuite le million d’emplois, toujours rien. Ce régime a un mépris sur les citoyens sénégalais et leurs pauvres enfants. Ce qui s’est passé à l’école 20 en est une parfaite illustration, que ce régime de scandales ne donne aucune importance à l’éducation de nos enfants et de leur avenir. Dans un régime normal Mamadou Talla, devait être démis de des fonctions. Cette injustice entre les enfants du pays doit cesser, on ne peut pas favoriser certains enfants et mépriser d’autres», estiment Abou Mbaye et ses camarades de Reccu Fal Macky. Abordant la question du parrainage, ils soulignent  :  «Le parrainage est écarté des prochaines locales mais la caution maintenue. Ce qui va permettre aux responsables de l’Apr en perte de vitesse politique dans leurs localités et ne pouvant pas être parrainés, de recourir à la caution pour sauvegarder le fauteuil de maire acquis par le biais de l’arbitraire mode d’élection du maire».Magib GAYE

Moussa Baldé (MAER) : «Nous pensons que Nioro pourrait être non seulement autosuffisant en céréales, mais aussi fournir les autres régions du Sénégal »

https://www.dakaractu.com/ Dans le cadre de sa tournée nationale, le ministre de l’agriculture et de l’équipement rural, a visité les champs de mil, de maïs, d’arachide etc, du département de Nioro.
Et selon Moussa Baldé, « les cultures sont de loin meilleures que l’année dernière. En fait, il faut dire que cette année toutes les conditions d’abord naturelles à savoir la pluviométrie, techniques, la mise en place des intrants, ont été réunies de façon optimale pour obtenir des résultats qui sont pour le moment tout simplement excellents. Et donc, nous espérons qu’ils vont finir excellents. Il faut que tous les gens soient organisés et s’il n’y avait pas FEPROMAS, il n’y aurait pas 10 tracteurs.
Donc, je félicite FEPROMAS pour ce modèle d’organisation qui regroupe des milliers de producteurs. Avec 20 tracteurs, ils ont cette année emblavé 07 mille hectares toutes spéculations confondues. Nous les invitons donc à aller davantage vers l’agro-business… »
Poursuivant, le MAER de se féliciter du niveau des productions dans ce département.  » Quand on voit le niveau des emblavures d’arachide, nous pouvons dire que c’est la commercialisation qui tire la production. Si l’année dernière, les producteurs avaient leurs bons impayés dans leurs poches, ils n’allaient pas faire de l’arachide et s’ils ont augmenté les emblavures c’est parce que l’année dernière ils ont rentabilisé leurs productions. Alors nous devons travailler dès demain pour avoir une meilleure campagne de commercialisation… Le président de la République qui appelle à la souveraineté a été bien entendu ici dans le Nioro et je pense qu’on a vu les champs de maïs, de mil, probablement de Niébé, sans compter l’arachide, nous pensons que Nioro pourrait être non seulement autosuffisant en céréales, mais aussi fournir les autres régions du Sénégal… »

SES TRAVAUX ACHEVÉS À 80 %, KMS 3 SERA MISE EN SERVICE DANS UN TRIMESTRE

Keur Momar Sarr (Louga), 28 août (APS) – Les travaux de la troisième usine de traitement des eaux de Keur Momar Sarr (KMS3-Louga) sont achevés à 80 %, augurant d’une mise en service de cette infrastructure dans un trimestre, a assuré vendredi, un responsable de son unité de gestion.
’’Les travaux avancent bien et c’est très satisfaisant. Nous avons réalisé les 4/5 du projet, soit 80%. Les travaux de génie civil sont à 81% terminés. Les équipements à 57 % sont en cours de montage. Nous nous préparons à la phase de mise en service des équipements’’, a notamment déclaré Babou Ngom, chargé de projet à l’unité de gestion de l’usine.

Intervenant au cours d’une visite de chantier de Charles Fall, directeur général de la Société nationale des eaux du Sénégal (SONES), il a fixé les projections de mise en service de KMS 3 à trois mois au plus.

L’usine une fois mise en service va produire 100 000 m3 d’eau/jour, c’est-à-dire 100 millions de litres d’eau par jour durant sa première phase, puis 200 000 m3 d’eau/ jour dans la deuxième afin d’améliorer la qualité de l’eau d’un million de personnes et sa disponibilité 24h sur 24 dans les ménages, a fait valoir Ngom
De son côté, Abdoul Niang, coordonnateur de l’unité de gestion du projet KMS3, a soutenu que près 610 000 personnes supplémentaires allaient bénéficier de l’eau courante à travers 85. 000 branchements sociaux.
’’Aujourd’hui, nous sommes au niveau où nous avons déjà construit les infrastructures. Nous sommes en train de les rassembler. Le réservoir de Thiès est terminé et en fonctionnement. Les 216 km de canalisation ont été posés et testés. Il reste que son lavage. La station et de la ligne Haute tension est à 80 % terminée’’, a-t-il fait savoir.
Il a ajouté que la prochaine étape consistera à ‘’travailler avec la Sen’Eau qui va prendre l’ouvrage bien avant sa mise en service pour discuter des éventuels problèmes et des difficultés à surmonter pour ensuite faire le transfert et la prise en main’’.
’’Au début, c’est l’opérateur et la SONES qui vont avoir la main pour tester la station, faire la mise au point et ensuite l’opérateur privé (Sen’Eau) prend la gestion’’, a précisé le coordonnateur de l’unité de gestion du projet, insistant sur le fait que la mise en service d’une telle infrastructure était ‘’une opération lente’’.
Le directeur général de la SONES a loué le niveau d’exécution des travaux. Il a rappelé que l’objectif visé à travers ce projet était de délivrer un ouvrage de très haute qualité et contribuer à la sécurisation de l’alimentation en eau potable des populations des localités traversées par les conduits d’eau, notamment Louga, Ndande, Gueoul, Kébemer, Tivaoune, Pire, Thiès, La Petite côte, Dakar et sa banlieue.
Charles Fall a signalé que des améliorations majeures sont notées dans le projet KMS3 à travers une sécurisation électrique avec une ligne Haute tension et l’installation d’une salle de pilotage qui sera gérée par Sen Eau.
KMS3 dont la construction a démarré en avril 2018 est présentée comme le plus important ouvrage hydraulique du Sénégal. D’un coût de 284 milliards de FCFA, l’infrastructure est bâtie dans la localité abritant le Lac de Guiers d’où est prélevé l’essentiel de l’eau courante de Dakar et de certaines zones urbaines.SK/AKS/OID

 Fermetures Des Frontières Avec La Mauritanie : Les Populations Défient L’Etat

http://www.walf-groupe.com – Dans le département de Podor, malgré la fermeture des frontières liée à la pandémie de la Covid-19, aujourd’hui à la surprise générale, le long du fleuve entre le Sénégal et la Mauritanie, les populations font la navette entre les deux rives sans être inquiétées.
En effet, dans l’arrondissement de Saldé et de Cas-cas, au niveau des villages de Thioublel et de Diaranguel, c’est en plein jour  que ces populations empruntent des pirogues au vu et au su des garde-côtes. Et pourtant pour l’heure, aucune notification officielle émanant des autorités étatiques au niveau surtout du ministère de l’Intérieur, n’est encore parvenue aux autorités locales pour autoriser ces populations à traverser la frontière, renseigne une autorité administrative locale.
Autre fait important noté le long de nos frontières, est qu’au niveau des villages de Thioublel, Sinthiou Dangdé, Winding et de Diaranguel c’est une importante quantité de produits alimentaires frauduleux, qui quitte la Mauritanie vers le Sénégal. Dans ces lieux de passages clandestins, d’importantes quantités de bidons d’huile, de sucre, lait, tomate, thé etc  sont embarquées dans des pirogues de fortune quittant la Mauritanie. Au niveau du Sénégal, dès que la marchandise arrive, elle est aussitôt transportée par des charretiers vers les marchés hebdomadaires où très souvent le produit est écoulé auprès de grands commerçants situés dans les localités limitrophes de la Mauritanie.
Dans ces lieux de passage, ce qui s’y passe est extrêmement grave surtout pour la santé des populations. Car aucun des fraudeurs ne portent de masque, encore que le lavage des mains avec l’eau et du savon relève d’un véritable luxe entre ces deux rives où aucune disposition sanitaire n’est prise. Les autorités sont-elles au courant de la traversée de ces populations et autres fraudeurs qui exercent le long de ces villages des deux rives ? Les récentes mesures prises par le ministre de l’Intérieur de sanctionner tout récalcitrant, face à ces mesures concerneraient-elles les populations situées sur le long de cette frontière ? Même s’il est vrai que la fraude leur est interdite, ils disent ne plus avoir le choix car ce travail leur permet non seulement de vivre, mais de les aider surtout à faire face aux besoins vitaux de leurs familles. Et notre interlocuteur de laisser entendre que pendant les quatre mois qu’ils sont restés chez eux, dans le confinement total,  beaucoup d’entre eux ont perdu leurs épouses. Pour d’autres par contre, même si la frontière reste toujours fermée officiellement, il est hors de question de rester les bras croisés.Abou KANE

CHAMP PÉTROLIER DE SANGOMAR : «À cause du coronavirus», FAR laisse passer l’opportunité d’acquérir les parts de Cairn et ouvre un boulevard à Woodside

https://www.jotaay.net/ La société australienne FAR Limited ne fera pas d’offre pour les parts de Cairn au Sénégal en raison de l’environnement financier difficile créé par la pandémie du coronavirus. La société l’a fait savoir hier, annonçant par la même occasion qu’elle se concentrera plutôt sur la vente de tout ou partie de ses parts dans la concession. Avec cette décision, l’entreprise ôte tout obstacle à l’offre de sa compatriote Woodside pour acquérir les parts de Cairn pour un montant de plus de 300 millions de dollars.
Les tractations se poursuivent dans le cadre de la gestion du pétrole sénégalais. Déjà, l’australienne FAR a annoncé qu’elle ne fera pas d’offre pour les parts de Cairn. Raison convoquée par l’entreprise australienne  : «l’environnement financier difficile créé par la pandémie du coronavirus».
Hier, la société australienne FAR, présente sur le pétrole de Sangomar, a, en vertu de son droit de préemption sur les actions, décidé de laisser passer l’opportunité d’acquérir les parts de Cairn dans le projet. Elle ne fera donc pas obstacle à l’offre de sa compatriote Woodside pour acquérir ces dits parts pour un montant de plus de 300 millions de dollars.
Il faut savoir que la décision de FAR de ne pas lever l’option d’achat sur la participation de Cairn n’était pas inattendue. En effet, la société à court de liquidités cherche également à vendre ses intérêts sur Sangomar, car elle a été en défaut de paiement concernant sa part des coûts pour le développement du projet. Ses impayés totalisent 28,2 millions de dollars et les intérêts courus à ce jour sur ces paiements sont de l’ordre de 70.000 dollars. «En raison de la crise de Covid-19 et de la déroute connexe du prix du pétrole, FAR va poursuivre la vente de tout ou partie de sa participation sur Sangomar. La vente des intérêts de Cairn est un signe qu’il y a un intérêt international pour ce projet de classe mondiale, même pendant les périodes difficiles», a commenté Cath Norman, la patronne de FAR.
Rappelons qu’au 31 juillet 2020, FAR disposait d’une trésorerie de 63,4 millions de dollars et de 6 mois à compter de la date du défaut pour régler ses paiements (plus les intérêts) à la coentreprise. La date du début du défaut est le 23 juin 2020.Sidy Djimby NDAO

 Les nouveaux Illimix d’Orange qui doivent entrer en vigueur le 31 août : 2200 Fcfa pour 750 Mo d’Internet et 5500 pour 150 minutes d’appels

https://www.pressafrik.com/ Comme annoncé par le Directeur général de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp), mardi, l’opérateur de téléphonie Orange va présenter de nouvelles offres. Cela suite à la très grosse contestation qui suivi la suppression des forfaits/mois 1900 Fcfa et 5900 Fcfa avec respectivement 2 Go de connexion internet, 300 minutes d’appels tous réseaux et 14 Go de connexion internet et 900 minutes d’appels tous réseaux.
Dans un communiqué paru dans la presse de ce vendredi 29 août 2020, Sonatel indique qu’à l’issue de « concertations avec ses parties prenantes, ses clients , les associations de consommateurs, l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes, (elle) informe son aimable clientèle de la mise sur le marché de nouveaux forfaits complémentaires à la gamme lancée le 22 juillet 2020 ».
Les trois nouvelles offres proposées par Orange sont bien loin de ce que réclament les abonnés et surtout très loin de ce que propose la concurrence. En effet pour le forfait/mois de 2200 qui est censé remplacer celui de 1900, la Sonatel donne 300 minutes d’appels tous réseaux et 750 Mo de connexion internet (loin des 2 Go du forfait remplacé). L’autre de 5500/mois, censé remplacer celui de 5900, la Sonatel donne 150 minutes d’appels (très loin des 900 minutes du forfait remplacé) et 12,5 Go de connexion internet (à la place des 14 Go du forfait remplacé).
Une troisième offre de 4000 Fcfa/mois avec 600 minutes d’appels tous réseaux et 2 Go de connexion internet. Ces nouvelles offres vont être disponibles le 31 août.
Toutefois, la Sonatel précise que ces nouvelles offres ne sont destinées qu’à compléter le catalogue d’offres déjà disponibles.

TÉLÉPHONIE ET ACCÈS À INTERNET «Quitter le réseau d’Orange est un acte patriotique»

https://www.dakarmatin.com  « Orange Sénégal, dans sa boulimie financière a voulu profiter de la forte demande en services mobiles à cause de la crise sanitaire, pour gagner plus d’argent sur le dos de ses clients, en mettant sur le marché de nouvelles offres dont certaines constituaient une augmentation de tarifs.Un manquement de Sonatel (Orange Sénégal) à son obligation de ne pas pratiquer des tarifs excessifs. (Article 22 du Décret n° 2016-1081 du 03 août 2016 portant approbation de la convention de concession et du cahier des charges de la Sonatel )Cette hausse non justifiée et inacceptable en cette période de pandémie a été dénoncée jusqu’au plus haut sommet de l’Etat du Sénégal.C’est ainsi que, l’Autorité de régulation des télécoms (Artp), se fondant sur sa mission de protection des intérêts des consommateurs, a pris l’initiative de se prévaloir de ses prérogatives découlant de l’article 22 du cahier des charges de la Sonatel (Orange Sénégal) afin que l’opérateur revoie à la baisse ses nouvelles offres.Ainsi, après des concertations entre Orange Sénégal, les associations d’utilisateurs et l’Autorité de régulation, l’opérateur a modifié ses nouvelles offres.L’Association sénégalaise des utilisateurs des tics (Asutic) ne peut que se satisfaire des résultats obtenus par l’Artp, qui constituent une réelle avancée tarifaire au bénéfice des utilisateurs.Cependant, les nouvelles offres, ne sont pas encore publiées sur le site d’Orange Sénégal, ou figurent toujours celles du 22 Juillet 2020. Ces dernières ne sont pas compétitives comparées à celles de la concurrence à savoir Free ou Expresso.En effet, il y a un écart important en termes de prix et de volumes que rien ne saurait justifier. L’argument d’Orange Sénégal sur sa prétendue meilleure qualité de réseau ne saurait être recevable car il n’y a jamais eu de publications d’une étude ou d’une enquête de l’Artp sur la qualité des différents réseaux. Aussi, aucun utilisateur ne devrait fonder sa décision de choisir un réseau de téléphonie mobile au Sénégal sur la publicité trompeuse de cet opérateur.Un tel marché, dans lequel Orange Sénégal, en position dominante, détermine seul les règles du marché, jure d’avec l’esprit d’un marché concurrentiel sain et loyal dans lequel le niveau des prix traduit autant les coûts internes de production de l’opérateur que sa dimension économique.Il urge en conséquence, faute d’un marché véritablement concurrentiel, que les utilisateurs usent de leur moyen de réguler le marché aux fins d’assurer des offres diversifiées, de qualité à des tarifs abordables.Ainsi, il est temps que les utilisateurs dictent le tempo du marché des télécoms, l’offre ne doit plus réguler le marché mais la demande.A cet effet, les utilisateurs doivent sanctionner le manque de performance d’Orange Sénégal et casser son quasi-monopole, un objectif prioritaire.Pour l’atteinte de cet important objectif, en attendant l’entrée dans le marché d’un 4ème opérateur de classe mondiale, les utilisateurs doivent d’abord­ s’approprier la portabilité des numéros de téléphonie mobile et ensuite quitter Orange Sénégal pour un autre opérateur.C’est un acte patriotique de quitter le réseau d’Orange Sénégal tout en étant un déterminant important dans le changement de cap que l’Artp est en train d’opérer.Dans cette nouvelle ère de co-régulation, il est important de rappeler aux acteurs, à tout instant, que l’autorité reste l’Artp avec ses pouvoirs de sanctions pécuniaires, surtout quand on a dans le marché un acteur comme Orange Sénégal qui n’hésite point à violer la loi pour ses intérêts commerciaux et financiers.Au regard des éléments précédents, l’Asutic : – Salue, la nouvelle dynamique de co-régulation de l’autorité de régulation ;- Invite, l’autorité de régulation à mettre en œuvre une campagne de communication sur la portabilité en partenariat avec les associations de consommateurs ;- Exhorte, les clients d’Orange Sénégal à le quitter en utilisant la portabilité ;- Demande, au gouvernement du Sénégal l’entrée dans le marché d’un 4ème opérateur de classe mondiale.­Fait à Dakar, le 28/ 08 / 2020Le Président Ndiaga Guèye »

LAS D’ATTENDRE UN ACCORD AVEC FREE : Mbackiou Faye signe avec Orange et lance Promobile lundi

https://www.jotaay.net/ C’est lundi prochain que Sonatel et Sirius télécom de Mbackiou Faye vont officialiser leur convention de partenariat qui va permettre à Promobile de lancer ses activités. Alors qu’il avait convenu d’un partenariat avec Tigo, Mbackiou Faye, faute de trouver un accord commercial avec la bande à Yérim Sow, a signé finalement avec Sonatel. Quid de Youssou Ndour avec «You Mobile» ?
C’est désormais acquis! Sirius Télécom vient d’acter une convention pour lancer les activités de Promobile. Alors qu’une signature était plus attendue avec Free, Mbackiou Faye a conclu un accord avec…Sonatel. Nos sources renseignent qu’aussi bien le ministre de tutelle que l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) et l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp) ont béni cette convention. En effet, You mobile de Youssou Ndour, Sirius Télécom Afrique de Mbackiou Faye et Origines SA de El Hadj Ndiaye avaient été retenus pour les licences Mvno (Opérateur mobile virtuel) par l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp). Même après avoir décaissé la rondelette somme de 300 millions de nos francs pour obtenir la licence, Mbackiou Faye peinait à trouver un accord commercial avec Free. D’ailleurs, l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes avait, dans son rapport annuel, annoncé son incapacité à régler ce différend. Ainsi, nos sources renseignent que les négociations entre la Sonatel et Sirius ont débuté depuis quelques semaines.

Mbackiou Faye veut miser sur la communauté mouride et la zone de Diourbel-Mbacké-Touba

Pourtant, il était convenu dans les clauses qu’un opérateur téléphonique n’avait le droit de contracter qu’avec un seul détenteur de licence Mvno. Mais récemment, cette clause a été enlevée. Raison pour laquelle Mbackiou Faye a sauté sur l’occasion pour signer une convention avec Sonatel afin de lancer une bonne fois les activités de Promobile. Celui qui avait en charge la construction de la mosquée Massalikul Jinaan, fort de son aura auprès de la communauté mouride, voit ainsi la possibilité de récupérer la niche (Touba, Mbacké, Diourbel). Il faut rappeler que son différend avec Free, né d’un désaccord commercial, était survenu à la vieille du Magal de Touba de l’année dernière. Coïncidence ou fruit du hasard ? en tout cas, Mbackiou Faye va s’attaquer à une niche très prisée mais qu’il maitrise parfaitement. Nos sources renseignent que Sonatel et Sirius vont officialiser leur accord le 31 août.
Pour rappel le Mvno est destiné à un opérateur ne disposant pas de son propre réseau radio et qui utilise l’un des opérateurs de réseau ouvert au public, qui met à sa disposition des minutes de communications en gros pour lui permettre d’offrir ensuite des services de communication mobiles à ses abonnés.
Pour les critères financiers, il fallait  proposer un montant minimum de 50 millions de F Cfa (76.000 euros). À l’époque, cette étape financière a été franchie par Gfm avec comme marque commerciale You Mobile qui a mis 400 millions pour Sonatel. Pour Tigo, Sirius Télécoms avait mis 300 millions de F Cfa. Et enfin, pour Expresso, Origines SA a décaissé 300 millions de F Cfa. Ces licences Mvno ont été octroyées à ces 3 opérateurs parmi 9 finalistes.Samba THIAM

 Ministre Alioune Sarr : « le Tourisme et les Transports aériens ont déjà annoncé leur relance » (Interview)

https://www.pressafrik.com/ Dans une large interview avec le journal Le Témoin, le ministre du Tourisme et des Transports aériens, Alioune Sarr, a assuré que le secteur du Tourisme et celui des Transports aériens avait déjà mis en marche leur plan de relance économique, dans ce contexte marqué par la Covid-19. Entretien !

M. Le Ministre, avant la crise la situation du secteur des transports aériens était présentée comme prometteuse, qu’en était-il exactement

Alioune SARR – Vous avez raison, la situation était en effet très prometteuse. Il faut rappeler que le secteur des transports aériens s’inscrit dans le cadre de la Vision de M. Le Président de la République Macky SALL de faire de Dakar le 1er Hub Aérien de la région Afrique de l’Ouest. La première composante du projet Hub Aérien est l’Aéroport International Blaise Diagne. Ce dernier a été mis en exploitation le 07 décembre 2017, et enregistrait déjà une croissance du trafic passagers de près de 10 % en 2018 et 5 % en 2019. de plus, AIbd est classée dans le top 10 des meilleurs aéroports d’Afrique. La compagnie nationale, Air Sénégal, deuxième composante du projet hub aérien, a été mise en service en mai 2018 avec la desserte de Ziguinchor, suivie des dessertes régionales en octobre de la même année. La réception de son premier « A330-900 néo », le 31 janvier 2019, consacre le développement du réseau intercontinental de la compagnie nationale avec le démarrage de la ligne Dakar-Paris-Dakar. Air Sénégal a ensuite lancé son hub à AIbd, en octobre 2019.
Ainsi, les horaires de vols journaliers vers et en provenance de Paris ont été modifiés pour assurer une coordination optimale avec les horaires de vols à destination de la sous-région et vice versa. dans le même temps, la compagnie a commencé ses vols vers Barcelone et Marseille tout en poursuivant l’expansion de son réseau africain. Cela a été facilité par la réception, courant novembre 2019, du deuxième aéronef A330néo. En mars 2020, Air Sénégal représentait 15 % du trafic aérien de l’AIbd, détenant ainsi la part de marché la plus importante de la plateforme aéroportuaire. Enfin, la 3ème composante, « reconstruction et mise aux normes des aéroports régionaux », a été lancée en décembre 2018, à saint-Louis par son Excellence Monsieur Macky SALL, Président de la République. Le contrat commercial et la convention de financement sont tous deux signés. La quote-part de l’Etat du Sénégal a été libérée en Mai 2020 et la remise du site de l’aéroport de saint-Louis à l’Entreprise TRANsCON, effectuée le 24 juillet dernier, a marqué le démarrage du chantier. Cet ambitieux programme, dont le caractère géostratégique est non négligeable, va permettre le désenclavement de pôles importants pour notre économie.

Concrètement, quel a été l’impact de la COVID19 sur un projet aussi bien parti ?

L’industrie des transports aériens a été le secteur le plus durement touché par cette crise dont la gravité dépasse de loin celle du 11 septembre 2001. A l’échelle mondiale, aucun pays n’a échappé à son impact avec une chute brutale de 80 % du trafic aérien mondial. L’Association des Transporteurs Aériens Africains (AFRAA) a annoncé que 95 % des compagnies du continent ont cessé toute activité. dans un communiqué de presse du 13 août 2020, l’IATA prévoit d’ailleurs que le trafic de l’année 2020 va chuter de 54 % (plus de 80 millions de voyages de passagers) par rapport à 2019. L’estimation précédente était moins importante et analysait une baisse de 51 %.
L’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) ne dit pas le contraire, elle qui prévoit que la reprise du trafic aérien mondial ne se fera pas avant 2023, soit plus de deux ans à gérer les effets de la crise. Il faut regarder ce qui se passe eu Europe avec les vagues de licenciements annoncées ou en cours dans les grandes compagnies, à fortiori en Afrique, pour mesurer l’ampleur de l’effort jamais fait au Sénégal dans le secteur par le Président de la République Macky SALL. C’est un pan entier de l’économie qui était menacé. Au Sénégal, suite à la fermeture de l’espace aérien le 20 mars, le trafic à l’AIbd s’est réduit de 97 %. Les vols d’Air Sénégal se sont limités aux vols humanitaires affrétés par plusieurs pays pour rapatrier leurs nationaux et résidents. Cette baisse de trafic a entraîné des pertes de recettes évaluées à 19 milliards en trois mois pour la compagnie. Pour éviter l’effondrement du Hub aérien en pleine construction, plusieurs actions ont été menées.
C’est ainsi que l’Etat, dans le cadre du Programme de Résilience Economique et social (PRES) initié par Monsieur le Président de la République, qu’il faut féliciter pour sa clairvoyance, a mis en place un Fonds de résilience du Transport aérien d’un montant de 5 milliards CFA virés à la BNDE. sur ce montant, 2.510.850.000 CFA ont été versées aux entreprises privées du secteur pour leurs besoins en fonds de roulement et 2,5 milliards bonifiés à 7,5 milliards vont permettre d’entamer la relance.
Près de 5 milliards ont été versés aux structures du portefeuille de l’Etat chargées de la supervision de la sécurité, de la mise en œuvre de la sûreté, de la gestion et de l’exploitation des aéroports régionaux, pour leur permettre de garder leur personnel hautement qualifié, qu’elles risquaient de perdre, en même temps que leur crédibilité et leur notoriété, le secteur dans lequel ils évoluent étant strictement normé. Au total plus de 6.000 emplois ont ainsi pu être maintenus rien que dans le secteur du Transport aérien. La Compagnie Nationale Air Sénégal a reçu un financement de 45 milliards dans le cadre du développement de son hub pour lui permettre d’atténuer les effets de la crise. Ces actions ont été saluées dans le communiqué de presse de l’IATA publié le 13 août 2020, à Amman (Jordanie) dans lequel l’Association Internationale des Transporteurs Aériens exprime sa reconnaissance « aux quelques gouvernements africains qui ont fourni des secours à l’aviation » en citant l’exemple du Rwanda, du sénégal, de la Côte d’Ivoire, du burkina Faso et récemment du Cabo Verde.
Selon l’IATA, « leurs actions ont contribué à sauver des milliers d’emplois et permettront à certaines compagnies aériennes de redémarrer et de soutenir les économies plus larges qu’elles servent. » Cette reconnaissance montre à quel point le risque était grand et aussi qu’il fallait une intervention de l’envergure de celle faite par le Président Macky sALL pour sauver ce secteur de l’économie. En plus de ces mesures de soutien financier, un protocole sanitaire a été élaboré pour garantir la sécurité sanitaire du passager à toutes les étapes de son voyage et permettre une bonne reprise des activités aéroportuaires.
Ce protocole fixe des conditions strictes aux compagnies aériennes, aux passagers, aux gestionnaires d’aéroports et à tous les acteurs du système aéroportuaire, sur les conditions de vols. Parmi ces mesures on peut citer le port du masque obligatoire dans l’aérogare, le respect de la distanciation physique dans toutes les files d’attente, l’obligation pour tout passager devant embarquer vers un aéroport du sénégal de présenter l’original d’un certificat de test COVId-19 négatif.

Aujourd’hui vous êtes dans une perspective de relance du projet du Hub aérien prévu dans le PSE. Malgré la crise, l’objectif global de Relance reste-t-il toujours le même ?

Il faut rappeler que nous avons obtenu la validation de notre plan stratégique en Conseil des ministres au mois de Juin dernier. C’est donc aujourd’hui notre document de référence pour la relance du secteur du Tourisme et du transport aérien, dans lequel le projet Hub Aérien occupe une place centrale. Ce projet devra en effet être un levier de développement durable, profitable aux populations et surtout créateur d’emplois. son objectif spécifique est de faire de notre plateforme aéroportuaire le 1er hub aérien d’Afrique de l’Ouest avec 5 millions de passagers en 2023 et 10 millions en 2035.
Cependant, avec la crise de la COVId19, l’objectif spécifique a été naturellement revu à la baisse. Aujourd’hui nous visons l’objectif de 4 millions de passagers en 2025. Et c’est à notre portée.

Le Ministère du Tourisme et des Transports aériens et le Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan ont conçu un plan de relance pour le Transport aérien. Pouvez-vous revenir sur les grandes orientations de ce plan ?

La première phase de résilience devait durer 3 mois au terme desquels les évaluations qui ont été faites avec les différents acteurs du secteur nous ont amenés à concevoir un plan de relance en adéquation avec notre plan stratégique. Les lignes de forces sont les suivantes : Il s’agit d’abord de continuer à soutenir les besoins en fonds de roulement des entités du portefeuille de l’Etat ainsi que ceux des sociétés évoluant dans le domaine des transports aériens et du tourisme, au moins jusqu’en décembre 2020. En effet, le retour à une situation normale des recettes est estimé dans un délai de 04 mois après la reprise du fonctionnement normal de l’aéroport. Ensuite, il faut soutenir les sociétés du secteur dans la phase de relance. Face aux pertes financières accumulées durant les mois d’inactivités, elles subiront une concurrence plus rude. Enfin, il faut développer les investissements, d’une part pour le financement des infrastructures aéroportuaires qui vont contribuer à proposer une offre de services aux standards internationaux, dans les aéroports du Sénégal. D’autre part, pour le parachèvement du Hub aérien avec la construction d’un Centre de Maintenance des avions (MRO), d’une Académie des métiers de l’aviation et d’une Aérocity qui vont booster les recettes extra-aéronautiques de l’AIbd et avoir un effet positif sur l’économie du pays. L’enveloppe globale proposée pour ce plan de relance est de 25 milliards CFA en 2020 et 53 milliards CFA en 2021. A partir de 2022, les besoins seraient d’une dizaine de milliards CFA par an.

Après le transport aérien, abordons à présent le Tourisme, même si c’est deux secteurs sont liés. M. Le Ministre quelle lecture faites-vous aujourd’hui de la situation du secteur touristique national ?

Il nous faut distinguer deux périodes constituées par l’Avant et l’après crise de la covid-19. En effet, dans la période antérieure à la crise, la situation était très prometteuse en ce sens que la reprise dans le secteur du tourisme était devenue une réalité et les réceptifs avaient des taux d’occupation très intéressants avoisinant les 100 %. Dans le même temps nous avions entrepris, avec notre feuille de route, des actions hardies d’amélioration de la sécurité avec une augmentation des effectifs de la police touristique, le classement des établissements d’hébergement touristiques toutes catégories confondues et la régularisation des guides avec la délivrance des cartes professionnelles. dans la foulée, le Conseil supérieur du Tourisme (CST) prévu depuis longtemps comme instance d’échange, de discussion et de concertation sur les problématiques du secteur a été installé.
En plus de ces actions qui visent le cadre réglementaire, nous avons engagé des actions de promotion touristique très agressives sur les marchés émetteurs européens avec des participations très remarquables à divers salons, comme le Top Résa (le plus grand salon du tourisme et du voyage d’Europe) où nous avons signé des protocoles de partenariats avec plusieurs Tours Operators et au salon du FITUR de Madrid où nous avons été distingués pour notre stand « meilleurs pays ». Tout cela naturellement a contribué à renforcer la lisibilité et la visibilité de l’offre touristique. Ces actions ont pu ramener la confiance des prescripteurs de voyages sur la destination Sénégal et donc dès l’ouverture de la saison touristique la fréquentation est partie en hausse.
Ce fut aussi un prétexte logique pour envisager le retour du Sénégal au sein des instances du tourisme mondial, notamment l’Organisation Mondiale du Tourisme. C’est ainsi qu’à l’AG de l’OMT, le Sénégal, après une longue absence, a été élu au poste de vice-président du conseil exécutif (CE) et à la présidence du Comité Tourisme et Compétitivité (CTC). La mise en exploitation de la Compagnie aérienne nationale, Air Sénégal s. A, a pu booster le secteur grâce aux dessertes sur les pays pourvoyeurs du Sénégal en touristes. Ceci entre en parfaite cohérence avec la vision impulsée par le Président de la République Macky Sall à travers le PSE, pour faire du tourisme un des moteurs de la croissance de notre économie.
L’objectif étant de promouvoir un tourisme à haute valeur ajoutée et de qualité comme levier de croissance durable, qui devrait permettre d’atteindre trois millions de touristes et, conséquemment, doubler notre capacité d’accueil d’ici à 2025. Comme vous le savez, notre objectif est de faire du Sénégal une destination touristique de référence. d’ailleurs sur les 27 projets phares du PSE, le tourisme en compte 2. C’est d’abord le développement du micro tourisme avec comme objectif d’accompagner à travers des incubateurs 750 micro-entrepreneurs qui contribueront à générer 17 000 emplois directs et indirects. C’est ensuite le développement des zones touristiques intégrées (ZTI) autour de 6 lignes d’actions à savoir : l’aménagement de la station touristique de Pointe Sarène, la requalification de la station de Saly ( avec la réhabilitation des plages), le développement du tourisme d’affaire et le City Trip, le développement du tourisme culturel à Gorée et Saint-Louis, le développement du tourisme de découverte et de l’écotourisme à Tambacounda /Kédougou et dans le delta du Saloum et enfin la relance du tourisme en Casamance.
Il faut noter que pendant cette période nous avons entrepris l’élaboration de notre plan stratégique Tourisme Transports aériens 2020 2025 qui a été validé récemment en conseil des ministres, et à partir duquel, grâce à l’appui du Chef de l’Etat, nous avons conçu un plan de relance qui prend en charge les difficultés engendrées par la COVId 19.

On sait que la COVID 19 a touché de plein fouet ce secteur dont vous avez la charge, quelles mesures concrètes ont été prises pour juguler les effets de la Crise ?

Le secteur touristique, deuxième mamelle de l’économie nationale, a subi comme vous le dites, a été sévèrement touché par la crise. Il faut noter que le tourisme à lui seul faisait 7% du PIB avant la crise. L’hôtellerie, la restauration, le transport, les activités de loisirs entre autres ont été presque à l’arrêt, nécessitant un appui de l’Etat d’un montant de 27 milliards de FCFA dans le cadre du Plan de résilience économique et social, Force-Covid19. Le chef de l’Etat, son Excellence Macky sALL est lui-même est monté au créneau dès le début pour prendre un texte réglementaire suspendant toute procédure de licenciement.
C’est aussi le lieu de saluer le sens civique du patronat qui a joué sa partition en maintenant les emplois. C’est dans ce cadre que le Crédit hôtelier et touristique qui n’avait bénéficié jusqu’à présent que d’une dotation de 3 milliards, a connu une augmentation importante de son budget qui est passé à 15 milliards. C’est-à-dire multiplié par 5. Cette enveloppe était destinée à soutenir les entreprises de toute la chaîne de valeur du tourisme afin de préserver les 75 000 emplois directs et les 100 000 indirects qui étaient menacés, et empêcher la faillite probable de certaines structures.
Au total 354 établissements d’hébergement touristique toutes catégories confondues, (hôtels, campements, auberges, écolodges, etc.), 123 agences de voyages, 281 restaurants, 2 structures de soutien au tourisme (la Réserve de Bandia et le Golf de Saly) et 1 140 guides touristiques et artisans qui s’activent dans les sites touristiques, ont reçu un financement d’un montant global de 8,5 milliards. Cet effort important, fait par le gouvernement, a permis de préserver l’outil de travail et de sauver les emplois dans le tourisme.
Aucun licenciement n’a été noté par mes services. Ramené au niveau national, cet effort massif et sans précédent du Chef de l’Etat est encore plus appréciable, car il a permis à notre Etat plus que de résister, mais de tenir, car il n’y a eu ni pénurie, ni salaires impayés encore moins une insécurité et un système de santé défaillants. C’est donc l’occasion pour moi de remercier, son Excellence Monsieur Macky SALL, Président de la République pour avoir compris les enjeux et les défis auxquels ce secteur stratégique est confronté face à cette crise inédite dans l’histoire du monde, en soutenant promptement dans des délais record, grâce à la diligence du Ministre des Finances et du Budget et ses collaborateurs, les besoins des acteurs.
Ces financements ont été alloués en toute transparence et en parfaite collaboration avec le secteur privé touristique, dont je salue l’engament et le patriotisme. Je signale que l’accompagnement du Crédit hôtelier et touristique aux acteurs du secteur sera poursuivi pour permettre aux entreprises d’être après la basse saison, dans les conditions optimales de relance de la destination Sénégal, nécessaire à la bonne marche de notre économie.

Le MTTA a présenté un plan stratégique de développement validé en conseil des ministres dont les éléments fondamentaux ont été repris dans le plan de relance. Pouvez-vous nous en faire l’économie ?

Vous avez raison. Nous avons initié une stratégie qui permet d’arrimer davantage les secteurs du tourisme et des transports aériens au plan Sénégal émergent à la sortie de la période de la COVId 19. C’est ainsi que dans le cadre du Plan d’Action Prioritaire (PAP II) réajusté, nous avons retenu avec l’accord du Chef de l’Etat, 07 initiatives fortes dont 6 pour la relance du tourisme à l’horizon 2023 auxquelles s’ajoute le projet de Hub Aérien notamment avec Air Sénégal. Ces 06 initiatives sont : La Promotion du tourisme intérieur.
L’objectif principal de la promotion du tourisme intérieur est de relancer le secteur en facilitant l’accès des résidents à une offre touristique diversifiée, attractive et compétitive. C’est ainsi qu’au niveau de l’ASPT nous avons lancé un programme « Tammu Sénégal » sur la base d’une analyse de la structure de la demande globale qui révèle que la part des résidents demeure marginale. En effet, sur 1 600 000 touristes recensés en 2018, le pays enregistre un taux de fréquentation domestique de 19%, une part encore faible malgré son fort potentiel.
A peine un tiers des recettes provient des touristes locaux. C’est cette tendance qu’on voudrait inverser dans la période post Covid19 et de manière durable. Le Renforcement du crédit hôtelier La relance passe, entre autres mesures, par un soutien à l’investissement. C’est la raison pour laquelle le gouvernement a décidé de renforcer le crédit hôtelier et nous avons prévu un accompagnement des acteurs après la période de 3 mois et surtout sur le volet investissement. La Réhabilitation des micros réceptifs hôteliers Il s’agit d’accompagner la création d’une offre d’hébergement très originale au niveau des villages dans une démarche communautaire. Cette offre sera accessible à la demande du tourisme interne et contribuera à la diversification du produit touristique sans compter son impact sur l’économie locale.
Le Programme d’incubation et de promotion des Moyennes, Petites et Micro entreprises (MPME) sur la chaîne de valeur touristique Comme je l’ai évoqué précédemment, c’est un projet important du PSE qui mise sur une approche innovante de développement endogène, et qui utilise le tourisme comme vecteur de développement social et territorial via la promotion et la création de micro entreprises touristiques au niveau local. La Réhabilitation des sites culturels et naturels du Patrimoine mondial de l’UNESCO Cette orientation s’accorde à la volonté de protéger notre patrimoine, tout en soutenant le tourisme culturel et l’écotourisme qui sont deux axes importants de la politique de diversification de notre offre touristique. dans la dynamique de repositionnement de la destination Sénégal, nous comptons renforcer les créatifs culturels et l’écotourisme pour donner davantage d’expériences aux visiteurs –touristes.
La Campagne marketing Nous avons défini une stratégie marketing de la destination Sénégal qui intègre à la fois le niveau national et international et qui met en avant la singularité de la marque Sénégal par rapport à d’autres destinations concurrentielles. Cette nouvelle approche dictée par le contexte, se base en plus du tourisme de masse, sur la promotion d’une offre de qualité, différenciée, tout en ciblant des segments à hautes valeurs contributives, comme le dit notre slogan « le Sénégal, des expériences à l’infini ». Le Témoin

Réduction des factures d’électricité dans les collectivités : Un objectif annuel de 3,6 milliards

https://www.lequotidien.sn 36 gigawatts/heure, soit une réduction de 3,6 milliards de franc Cfa sur la facture d’éclairage public annuelle et à terme 36 milliards de franc Cfa. Il s’agit là des économies d’énergie que les collectivités territoriales vont réaliser chaque année, selon les prévisions de l’Agence pour l’économie et la maîtrise de l’énergie (Aeme) à travers son Plan stratégique de développement dénommé Sakanal 2019-2023, un programme dénommé éclairage public efficace. Le Directeur général de l’Aeme, Saër Diop, a fait l’annonce hier, lors de la signature d’un protocole d’accord de partenariat entre ladite structure et l’Association des maires du Sénégal (Ams).
En outre, il a rappelé que l’agence a pour mission principale de promouvoir l’utilisation rationnelle de l’énergie dans toutes ses formes et pour tous les acteurs. «Concernant l’éclairage public, les factures que nous recevons de la Senelec sont très souvent hors de portée des budgets des communes. Il a été question à un moment donné de la prise en charge de ces factures par l’Etat. En outre l’Etat, à travers l’Agence nationale des énergies renouvelables (Aner), a mis en route un programme de 50 000 poteaux à énergie solaire dont les grandes villes ont le plus bénéficié. Certaines communes ont aussi pris des initiatives dans ce sens», a indiqué le président de l’Ams, Aliou Sall.
Sur le premier trimestre de 2019, on était à 22,5% comme poids des collectivités territoriales dans les créances globales liées à l’électricité à la Senelec, révèle la directrice des Etudes et de la planification à l’Aeme, Mame Coumba Ndiaye.
Alors évoquant les difficultés, Aliou Sall a mis le doigt sur les gaspillages dans les bureaux, les centres de santé, les écoles, les mosquées, etc. Et pour responsabiliser les utilisateurs, dit-il, il faut peut-être mettre en place un dispositif de subventions au lieu de payer les factures. Toujours selon le président de l’Ams, la formule de la systématisation des compteurs Woyofal peut être étudiée aussi à cet effet. Reve­nant sur les contours de la con­vention, Mame Coumba Ndiaye affirme qu’il s’agit d’exploiter tout ce qui existe actuellement comme opportunité avec l’optimisation des factures d’électricité, de développer tout ce qui est suivi, évaluation et mesurage, entre autres programmes. «Grâce aux partenaires et à l’appui de l’Etat, les activités-pilotes mises en œuvre depuis 2014 par l’Aeme ont permis de réaliser en fin 2019, des économies d’énergie de 23 782 mégawatts/heure, des économies financières de 6,4 milliards de francs Cfa, et une atténuation des émissions de gaz à effet de serre Co2 de 16 646 tonnes», conclut le Directeur général de l’Aeme.

 Mali : la Cedeao maintient la pression sur la junte

https://www.lepoint.fr/afrique La Cedeao a réclamé vendredi un retour rapide à l’ordre constitutionnel après que la junte a octroyé les fonctions de chef d’État au colonel Assimi Goita.
Au Mali, pas d’amélioration en vue. À la confusion de la situation s’est ajoutée l’incompréhension ce vendredi 28 août alors que la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) s’est réunie pour la deuxième fois en l’espace de dix jours.

La junte veut garder la main

Un texte présenté comme « l’acte fondamental » du Comité national pour le salut du peuple (CNSP) a été publié au Journal officiel à la date du 27 mais signé du 24 août depuis Kati, la ville garnison d’où est partie la mutinerie qui a abouti au départ du président IBK. Plus inquiétant encore selon ce document de quatre pages, le Comité national pour le salut du peuple (CNSP), institué par les militaires, « désigne en son sein un président qui assure les fonctions de chef de l’État ». En l’occurrence, il s’agit du colonel Assimi Goïta, 37 ans. Le document, reproduit sur les réseaux sociaux, figure toujours sur le site du Journal officiel sans que la junte n’ait apporté de démenti ou de confirmation.
Cet « Acte fondamental N°001/CNSP » dispose que le président du CNSP assume les prérogatives habituelles du chef de l’État jusqu’à l’instauration d’institutions transitoires  : il « incarne l’unité nationale », est « garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire » et du « respect des traités et accords internationaux ».
En outre, il « nomme » les responsables civils et militaires de haut rang, « signe les ordonnances et décrets adoptés » du CNSP, et « accrédite » les ambassadeurs étrangers. C’est un « signe évident de l’accaparement du pouvoir d’État » par les militaires, a tweeté l’ancien ministre de la Justice Mamadou Ismaïla Konaté (2016-2017).
« Le timing de la publication est surprenant, alors que les chefs d’État de la région refusent toute légitimité aux militaires », a déclaré à l’AFP le chercheur Ibrahim Maïga, de l’Institut d’études de sécurité (ISS) à Bamako. Selon le texte, « avant l’adoption d’une Charte pour la transition », les dispositions de l’Acte fondamental « complètent, modifient ou suppléent celles de la Constitution » de 1992.

La durée de la transition « c’est douze (12) mois »

Réunis ce vendredi en mode virtuel, les voisins du Mali ont maintenu la pression. Ils ont donné douze mois à la junte pour tenir des élections ramenant les civils à la direction du pays, c’est même l’une des conditions à la levée de leurs sanctions. Le chef d’État nigérien, Mahamadou Issoufou, a demandé en sa qualité de président en exercice de la Cedeao à la junte « d’engager une transition civile immédiatement » et la « mise en place rapide d’un gouvernement pour (…) préparer les élections législatives et présidentielle dans un délai de 12 mois », a-t-il déclaré dans son discours de clôture.
La Cedeao a précisé qu’elle souhaitait la « nomination », pour présider la transition, d’une « personnalité, civile, reconnue (…) pour sa probité intellectuelle et morale », ainsi que d’un « Premier ministre civil ». Elle souligne « qu’aucune structure militaire ne devrait être au-dessus du président de la transition ».

La levée des sanctions conditionnée à la transition civile

Les sanctions prises contre le Mali lors du premier sommet extraordinaire de la Cedeao sur la question le 20 août, deux jours après le coup d’État, « seront levées progressivement en fonction de la mise en œuvre (de ces) décisions », a-t-il dit, alors que la junte plaidait pour la levée des sanctions, à commencer par l’embargo sur les échanges. Des demandes qui sont loin d’aboutir, d’autant plus que la Cedeao a différents motifs d’inquiétude quant à la contestation de la légitimité de certains dirigeants de la région et d’une aggravation de l’instabilité au Sahel.
Lors de son premier sommet par vidéoconférence le 20 août, elle a dénié toute légitimité aux putschistes et ordonné la fermeture des frontières de ses États membres avec le Mali, et stoppé tous les flux financiers et commerciaux. Le président de la Cedeao n’a pas évoqué spécifiquement une autre disposition prise le 20 août, la suspension du Mali de tous les organes de décision de la Cedeao. L’embargo commercial et financier préoccupe les colonels nouveaux maîtres de Bamako, tant la population de ce vaste pays enclavé a un besoin vital d’échanges.
Le président en exercice de la Cedeao a tancé à l’ouverture du sommet les militaires pour leur refus de rentrer dans leurs casernes, et défendu le principe général de sanctions contre les putschistes. « Pour un pays, le putschisme est une grave maladie. Pour en guérir, une seule ordonnance  : les sanctions », a-t-il déclaré. La junte « refuse de regagner les casernes alors que le pays est en guerre, ce qui exige, plus que jamais, que l’armée se concentre sur sa mission traditionnelle », a-t-il dénoncé en faisant référence à la propagation djihadiste. L’ennemi cherche justement « à exploiter le vide institutionnel actuel », a-t-il mis en garde. La Cedeao se réunira de nouveau le 7 septembre prochain dans le cadre d’un sommet à Niamey au Niger.
Au programme  : le point sur l’évolution de la situation au Mali et l’opportunité des sanctions en vigueur.

COLÈRE DANS LES RANGS DE LA POLICE : LES PROPOSITIONS APAISANTES DE LA DIRECTION GÉNÉRALE

http://www.emedia.sn La Direction générale de la Police nationale a annoncé des solutions en faveur des agents de police des 33e, 34e, 35e et 36e promotions qui ont vu leurs cadets de la 37e les dépasser de grade. Selon Enquête, une réparation du préjudice sera faite pour tous les agents concernés. D’après le journal, pour les quatre promotions qui râlent, une solution sera trouvée et pour la 37e promotion, ils vont garder leurs grades avec un échelon.
Les hautes autorités de la police nationale, sur ordre du ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, ont promis que cette décision sera applicable au plus tard dans une semaine. Les mêmes sources interrogées par le journal indiquent qu’après le travail des experts, le dossier sera transmis au ministre de l’Intérieur qui va le déposer, à son tour, entre les mains de ses collègues en charge du Budget et des Finances.
« Le ministre a donné des instructions fermes, dans ce sens, pour que, dans les plus brefs délais, nous puissions porter le grade de brigadier avec deux échelons. Ceci nous permettra d’avancer d’un grade par rapport à la 37e promo. Voilà ce qui a été décidé à ce stade. Nous restons à l’écoute par rapport à l’applicabilité », renseignent les mêmes sources.
Le problème qui est à l’origine de ce malaise remonte à 2009, avec le décret d’application de la loi 2009-18 portant statut du personnel de police dans le cadre du nouveau code de la police nationale. En cause, l’article 91 prévoit les conditions de reclassement des anciens gardiens de poste dans le corps de la police. Aliou DIOUF

 UCAD/ REPRISE DES ENSEIGNEMENTS-APPRENTISSAGES  : Ce qu’il faut retenir


Libération Sénégal online
 Le professeur Ahmadou Aly Mbaye, recteur et président de l’assemblée de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) a fait face à la presse pour expliquer le plan de reprise des activités d’enseignements-apprentissages à compter du 1er septembre 2020. Selon lui, la reprise des enseignements-apprentissages se fera de manière graduelle et bimodale (à distance et en présentiel) suivant le plan de rotation des 78500 étudiants par cohortes et par niveaux, aussi bien au niveau du campus social que pédagogique, jusqu’au 31 décembre 2020.
1-Du 1er septembre au 15 octobre, pour les étudiants de la Licence 3 et du Master 1. Cette première cohorte constitue un effectif de 19517 étudiants ;
2- Du 15 octobre au 15 novembre, pour les étudiants de la Licence 2 et en Master 2, soit une deuxième cohorte d’un effectif de 20 348 étudiants ;
3- Du 15 novembre au 31 décembre, pour les étudiants en Licence 1 qui composent la troisième et dernière cohorte avec un effectif de 31700 étudiants.
En ce qui concerne les écoles et instituts, «leurs activités d’enseignement-apprentissage se déroulent suivant un plan de reprise qui s’adaptera au mieux à leur situation. Des aménagements spécifiques sont également prévus au sein de chaque établissement dans le respect du cadrage général du plan », selon le recteur.
Durant la même période, les enseignements à distance se poursuivent pour tous les étudiants à tous les niveaux, en attendant leur programmation en présentiel. Il est proposé, pour assurer l’accès aux enseignements à tous les étudiants, la diffusion et/ou la mise en ligne de toutes les activités menées dans les amphis et salles de travaux Dirigés. Les étudiants qui ne désirent pas reprendre les cours, quelle qu’en soit la raison, auront accès aux enseignements, dans un souci d’équité. «Il convient de préciser que seuls les étudiants ciblés pour une période bien définie auront accès au campus social et bénéficieront des œuvres sociales, conformément aux délibérations de l’Assemblée et aux recommandations de la Commission Santé Covid-19 de l’Université », d’après le recteur.
Le professeur Ahmadou Aly Mbaye d’ajouter : «Le volet de la Recherche est également concerné. Il convient, à cet effet de préciser, que la Recherche se déroulera dans le respect des normes de sécurité sanitaires, les doctorants et les chercheurs sont soumis à des protocoles spécifiques dans les laboratoires et les écoles doctorales, suivant les contraintes identifiées ».

Abdoulaye Saydou Sow Directeur du Coud : «nous sommes prêts à 90% pour reprendre convenablement les cours à l’Ucad»

https://actusen.sn/ C’est maintenant officiel ! Les cours vont reprendre à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, le 1er septembre prochain. Selon le Directeur général du Centre des œuvres universitaire de Dakar (Coud), 90% des dispositions ont été prises pour reprendre convenablement les cours. Pour ce faire, Abdoulaye Sow a mis en place un protocole sanitaire qui tourne autour de trois axes principaux à savoir : l’application des gestes barrières, le respect des règles de distanciation physique, les mesures particulières.
Dans le souci d’accompagner les étudiants, Abdoulaye Sow et son équipe ont décidé d’outiller l’Ucad de matériels et de produits dans ce contexte de crise sanitaire sans précédent. «Nous disposons de 6000 cartons de savons liquides, 60 mille masques lavables, 50 mille masques chirurgicaux, 200 thermo flashs, 8 caméras thermiques, pour les 19 mille étudiants de la première cohorte», a annoncé le Directeur du Coud.
«Au lieu d’avoir 71 000 étudiants ou plus, nous aurons au maximum 19 000 étudiants sur les 45 jours. Dans les chambres qui avaient environ douze étudiants, il n’y aura plus que quatre. Ce qui va désengorger de manière substantielle nos restaurants et le campus social. Mais, à côté de ce nombre, il y aura un dispositif d’accompagnement, d’encadrement afin de respecter les mesures barrières. Au niveau de la restauration, nous avions décidé de l’utilisation des thermo flashs car nous avons toujours devant nos portes des gens qui ont des difficultés à manier ces appareils»,soutient-il.
«28 médecins, 5 pharmaciens, 45 infirmiers, 26 assistants infirmiers, 24 brancardiers, 7 ambulanciers, 23 volontaires de la croix rouge, 6 techniciens biologistes, 11 sages-femmes, 40 agents de santé, 8 travailleurs socio-psychologues seront mis à la disposition des étudiants durant toute cette période», rassure le responsable de l’Alliance pour la République (Apr).
Globalement, c’est un protocole de fonctionnement qui prend en charge tous les aspects même les aspects liés au fonctionnement du personnel qui a été mis en place. «Nous sommes prêts à 90% pour reprendre convenablement. Il ne manquera pas de petits couacs, mais nous trouverons des solutions adéquates avec les moyens que nous avons», soutient Abdoulaye Sow. Il s’exprimait, ce matin, lors d’une conférence de presse conjointe avec le Recteur de l’Ucad Ahmadou Aly Mbaye.Saly Sagne, Stagiaire (Actusen.sn)

 Un accord a été trouvé pour mettre fin à la grève du Sytjust.

https://www.dakaractu.com Le Syndicat des travailleurs de la Justice (Sytjust) a finalement accepté l’accord négocié avec le Garde des sceaux, ministre de la Justice, mettant ainsi fin à plus de trois mois de grève.
Me Malick Sall et les camarades de Aya Boun Malick Diop sont parvenus à un accord, grâce à la médiation de bonnes volontés, notamment Madiambal Diagne.
Les deux parties se sont entendues sur certains points, a appris Dakaractu de sources concordantes. Pour rappel, le syndicat avait observé une trêve de 96 heures depuis jeudi dernier pour « continuer les discussions entamées avec le ministre de la Justice »

Cumul des fonctions de chef d’Etat et de chef de parti : Premier désaccord au sein de la Commission politique

http://lesoleil.sn/ La Commission politique du Dialogue national a acté, hier, son premier désaccord. Les différents pôles qui ont enregistré un maximum de consensus depuis le début de leurs travaux n’ont pas trouvé de plages de convergence sur la question du cumul des fonctions de chef d’État et de chef de parti.
Un point d’achoppement et sans doute le premier. Les parties prenantes au Dialogue politique n’ont pas trouvé, hier, un consensus sur le cumul du statut du Chef d’État et de chef de parti politique. Si l’opposition plaide pour  le principe de la séparation des fonctions, les autres parties tiennent au statut quo. Elles disent ne pas souscrire à l’idée qu’un Président nouvellement élu soit obligé de se démettre de ses fonctions de chef de parti. Pour le pôle des non-alignés, il y a lieu de s’interroger sur la nécessité d’engager une telle réforme. « Il faut se demander si l’état  de notre démocratie, tant au niveau de notre pays que du fonctionnement des partis, permet de telles réformes », a souligné Déthié Faye. Pour lui, il est bien possible de préserver la stabilité en maintenant le statut quo. Il considère que toute personne qui s’attaquera  à l’institution qu’est le Chef de l’État peut être poursuivi.
« L’article 80 qui est considéré comme un article fourre-tout est souvent indexé. Il serait bien de revoir l’alinéa pour le rendre plus respectueux des droits et des libertés que les faits pour lesquels pouvaient être incriminés soient clairement identifiés », précise M. Faye. La société civile qui avait affiché la même position que l’opposition a fini par la réajuster.

Organisation des élections

Les acteurs du jeu politique comptent également finaliser, ce vendredi, le point axé sur les autorités en charge des élections. En effet, elles ont posé le débat sur la neutralité du ministère de l’Intérieur par rapport à l’organisation des élections. À l’image de la société civile, ils ont proposé la désignation d’une autorité chargée de gérer ce volet. Cette option favoriserait, à leurs yeux, la tenue d’élections transparentes. Ils proposent la création d’un ministère chargé des élections ou d’une haute autorité indépendante.
Une recommandation qui n’agrée pas la mouvance présidentielle. Cette dernière considère que le renforcement des organes de régulation, comme le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra) et la Commission électorale nationale autonome (Cena), suffit.  « Nous pensons que dans les grandes démocraties, c’est l’État qui organise les élections. Nous estimons, dans ce sens, qu’il faut évaluer les organes existants et aller dans le sens du renforcement de leurs prérogatives », a expliqué Cheikh Sarr. Il a estimé que les parties prenantes, qui vont également revenir sur la question de la vacance et de la suppléance au poste de maire et président de Conseil départemental, vont finaliser ces deux points abordés hier. « On actera un consensus s’il y a lieu ou des désaccords si c’est le cas, mais nous avons pris l’option d’évacuer toutes les questions urgentes », a souligné M. Sarr.Matel BOCOUM

 Après 8ans de gestion, Macky reconnaît l’«urgence de redéfinir l’ordre des priorités».En rire ou en pleurer ? Par Yankhoba SEYDI

Invité d’honneur de l’Université d’été du Mouvement des Entreprises de France (MEDEF), tenue ce 27 août 2020 à Paris, Macky Sall a tenu un discours aux allures d’aveu sur plusieurs questions, notamment sur l’énorme dette publique et privée, le poids des entreprises étrangères en général et des entreprises françaises en particulier (« plus de 250 ») dans l’économie sénégalaise. Tous ceux qui parlent d’économie extravertie, Macky les confirme ici.
Comme si tout cela ne suffisait pas, il a utilisé les deux micros placés pour la circonstance pour « crier haut et fort » son souhait de les voir encore plus présentes au Sénégal. On n’a rien contre, mais il incite tout de même à identifier et dénoncer ici la duplicité du discours officiel pour un régime qui ne cesse d’évoquer sa ferme volonté de basculer vers un développement plus endogène.
Mais l’adresse de Macky nous interpelle moins pour ce qui précède que pour ce qui concerne sa reconnaissance, son aveu concernant ses priorités, et plus largement, pour son projet pour le Sénégal. Morceau choisi du discours :
Il urge de repenser notre modèle de développement, d’apprendre de nos erreurs, de redéfinir l’ordre des priorités et de redonner sens à l’économie réelle, en investissant plus et mieux dans l’agriculture, l’énergie durable, les infrastructures, la santé, l’éducation et la formation, afin de réaliser un développement compatible avec le bien-être de l’homme intégral.
Ce segment de quatre lignes suffit à lui seul pour nous éclairer sur l’inutilité de la présence de Macky Sall à la tête du Sénégal. Dans ces quelques lignes incandescentes de vérités  aux couleurs maronnes, ne voyons-nous pas qu’il a lui-même fait avec une efficacité effarante, son bilan depuis qu’il est à la tête du Sénégal ? Disséquons rapidement ce segment, car le reste du discours n’a presque pas d’intérêt.
1– Macky nous dit qu’il urge de repenser notre modèle de développement. Oublie-t-il qu’il avait dit, chanté et chantonné cela durant ses nombreuses tournées à l’intérieur du pays, mais aussi durant sa campagne de 2012, avant de vanter les mérites de son fameux « yonu yokuté », car pour lui et son régime, ce programme est justement le symbole d’un modèle de développement innovant. 8 ans après, nous savons maintenant que ce programme était de la fumée vendue aux Sénégalais. Cela est d’ailleurs confirmé par l’achat quasi immédiat d’un programme « prêt-à-porter » appelé Plan Sénégal Émergent qui immerge plus qu’il n’émerge.
2– Il dit, parlant principalement de lui-même, qu’il urge d’apprendre de nos erreurs. Depuis 8ans, il ne fait que des erreurs, ne s’enfonce que dans ces mêmes erreurs et c’est après l’horreur qu’il semble reconnaître et apprendre de ces erreurs. Ceux qui ont misé sur sa relative jeunesse pour être né après les indépendances, diront peut-être que ce sont des erreurs de jeunesse. Sauf que des erreurs de jeunesse à la tête d’un pays sont impardonnables, car elles sont fatales. Refusons de tomber dans le piège de celui qui fait croire qu’il comprend maintenant et qu’il évitera à coup sûr, ces erreurs, mais y replonge en toute conscience croyant profiter de la grâce d’une telle reconnaissance. Le « ma tay » des dirigeants crée des regrets mortels pour le peuple. Refusons cela.
3– Il dit qu’il urge de redéfinir l’ordre des priorités et de redonner sens à l’économie réelle en investissant plus et mieux dans l’agriculture, l’énergie durable, les infrastructures, la santé, l’éducation et la formation.Ici, il y a à boire et à manger. En analysant ses actes et projets phares, même les sénégalais les moins initiés savent que le plus grand problème de Macky Sall est, et reste un problème de priorité. Il n’a pas le sens des priorités. Il a été critiqué sur presque tout, et partout sur les questions prioritaires, mais lui et son camp rempli de communicants peu capables et pas rentables, ont toujours dégagé en touche.
Dans un contexte où l’Assemblée nationale elle-même est peu utile, quel sénégalais sérieux croit que le Conseil Économique Social et Environnemental (CESE), le Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCCT) la Commission Nationale du Dialogue des Territoires (CNDT) etc., sont la priorité des Sénégalais ? D’ailleurs, on se souvient qu’en début mai 2016, Idrissa Seck, président de REWMI, était tellement choqué par le retour déguisé du Sénat à travers le HCCT qu’il avait proposé un Conseil Suprême de la République (CSR) dont la mission, au-delà d’être un cadre qui pérennisera le dialogue national, sera aussi et surtout chargé d’identifier les priorités du Sénégal, comme c’est le cas aux USA et dans la Confédération helvétique, puisque Macky venait de prouver qu’il ne savait pas les priorités du pays. Nous ne parlerons même pas du TER qui est encore sous terre et personne, y compris le gouvernement ne sait quand est-ce que ce TER sera sur terre, puisqu’il refuse d’être sur rails.
Avec plus de 1000 milliards sur un tracé de seulement une quarantaine de kilomètres et loin d’être la priorité au moment où des milliers et des milliers de ménages assistent, impuissants au spectacle ubuesque des inondations, des écoles qui n’existent que de nom, d’une santé qui est dans un coma profond, d’une jeunesse désœuvrée, des populations sans accès à l’eau potable, à l’électricité et aux services sociaux de base, si c’est vraiment maintenant qu’il reconnaît s’être trompé de priorité, alors la question que je lui pose est, comment a-t-il fait pour gagner les élections au Sénégal ? Après le TER, est-il nécessaire d’évoquer le Bus Transit Rapide (BRT) avec 300 milliards pour seulement 18km à Dakar ? Plus besoin de continuer à disséquer ce discours, parce que non nécessaire à y voir de près. Qui plus est, pourquoi ces aveux devant le patronat français et non devant le peuple sénégalais ? Cher lion, réveille-toi !!!Yankhoba SEYDI, Secrétaire national aux Relations Internationales, Directeur de l’École du Parti (Rewmi)

Mon commentaire sur le Rapport Spécial de la Commission Politique du Dialogue National Par Ibrahima Sene

Ce rapport montre à quel point, les partis politiques , du pouvoir et de l’opposition, et la Société civile, sont restés aveugles aux leçons à tirer de la crise sociopolitique et sécuritaire du Mali.
En effet, ils se crêpent les chignons sur la  » séparation des fonctions de Chef de Parti et de Président de la République » dans le cadre d’un régime présidentiel, sans se soucier que c’est le régime présidentiel qui justifie la prééminence du Parti du Président de la République sur l’Etat, même s’il délègue la gestion du Parti à un homme de son choix, comme l’on a vu sous les Socialistes en France comme au Sénégal sous Diouf, et au sein de la Droite sous Chirac, Sarkozy ou Macron aujourd’hui.
Or, c’est ce régime présidentiel que la crise au Mali a montré tous les dangers de déstabilisation, de violence et d’insécurité qu’il constitue en Afrique.
Donc, au lieu de s’accorder à y mettre fin, nos forces politiques et de la société civile s’en détournent pour discuter de la séparation factice des fonctions de Chef de Parti et de Président de la République, pour faire croire que ce serait la fin du  » Parti -Etat »!
C’est comme si le Sénégal ne vivait plus sous un régime de Parti-Etat, de 1996 à 2000, lorsque Diouf avait cédé la gestion de son Parti à feu Ousmane Tanor Dieng!
Un Président de la République qui cumule les fonctions de Chef de l’Exécutif, ne peut pas perdre le contrôle sur son Parti, même s’il délègue sa gestion à un de ses compagnons.

Cette délégation de fonction est un pur simulacre, mais qui peut convenir à tous ceux qui veulent préserver la concentration des pouvoirs entre les mains d’un seul homme, comme Président de la République et Chef de l’Exécutif!

C’est à croire que tous ces gens là qui parlent de  » rupture avec le système » se payent la tête des Sénégalais qui aspirent réellement à cette rupture!
En outre, ils s’accordent sur  » le financement public des Partis, et l’institution d’un statut de Chef de l’opposition » dans un régime présidentiel, sans se rendre compte, que c’est cette financiarisation de la vie politique et citoyenne, chère à l’Union Européenne dans nos pays, qui a détruit, aux yeux de l’opinion publique du Mali, toute sa crédibilité!
Mais le comble, ils se sont accordés sur » l’élection du Maire et du Président du Conseil Départemental au suffrage universel direct » , sans tenir compte des menaces que cela fait peser sur l’intégrité territoriale de nos Etats, que les forces vives du Mali ont perçu dans les  » Accords d’Alger » qui préconisent l’élection des Président de Région au suffrage universel direct!
Si ce  » consensus » passe, le Sénégal serait dans un processus de dislocation pire que connaît le Mali avec les « Accords d’Alger »!
Ne laissons donc pas ces « pouvoiristes politiques » et ces  » affairistes de la Société civile », hypothéquer, par consensus, le devenir de notre pays, l’indépendance et la sécurité de notre peuple. Ibrahima SENE PIT/SENEGAL Dakar le 28 Août 2020

«Protocole de l’Elysée» et gouvernance du Sénégal : Secrets de Mafia Par Ousmane Ndoye

La sortie du livre de Thierno Alassane Sall a été accueillie par un volet de bois vert de thuriféraires du régime brandissant un « argument » de divulgation de secrets d’Etat par l’ancien ministre.
Le « Protocole de l’Elysée », titre du livre qui devrait être lu par tous les Sénégalais qui savent lire et être rendu accessible oralement à tous les autres, montre que d’Etat, nous n’en n’avons plus depuis 2000, avec l’avènement de l’ère libérale avec Abdoulaye Wade, puis Macky Sall.
Le livre, très bien écrit, est aussi passionnant qu’un roman sur la mafia sicilienne, sauf qu’il s’agit ici de faits bien réels, au demeurant non démentis par ses contempteurs, qui se passent dans le Sénégal d’aujourd’hui et qui donnent des haut-le-cœur.
Avis aux lecteurs  : à ne pas lire le soir si on veut bien dormir. Car en effet, à travers son livre, Thierno Alassane a mis à nu une mafia sénégalaise bien organisée qui a fini de s’emparer de tous les leviers de notre Nation et de dévoyer toutes nos institutions pour les mettre au service exclusif de ses propres intérêts.
Conglomérat de dirigeants politiques captés par des hommes d’affaires véreux, multinationales, et pouvoirs néocoloniaux internationaux, d’affairistes locaux portés par des prétendus religieux et autres lobbies occultes, et qui ont placé leurs juges pour sécuriser leur pouvoir et leur impunité, cette Mafia-Etat est devenue redoutable.
Avec seuls l’argent et le pouvoir au cœur, et à travers des montages techniques, juridiques et autres micmacs les plus grossiers, elle rafle tout sur son passage  : ressources financières du contribuable, foncier et autres ressources naturelles nationales.
Au passage, par le récent bazardage de tout le pétrole et le gaz du Sénégal à Timis et à Total, en particulier, le Sénégal aura perdu des milliers de milliards de Francs CFA, dilapidant ainsi des opportunités de propulsion du pays hors de la liste des pays les plus pauvres du monde.
Ce matin, dans une radio de la place, on faisait état de l’absence de médecins spécialistes (cardiologues et autres) à l’hôpital de Ziguinchor. Au demeurant, les ressources allouées au secteur de la santé par la Mafia-Etat peine à dépasser 5% du budget national, ceci expliquant en grande partie l’effondrement de notre système de santé.
Que n’aurions-nous pas pu faire pour notre système de santé avec ces milliers de milliards de Francs CFA « offerts » par la Mafia à ses « amis » de Timis et de Total ?
Tout Sénégalais entrant dans un hôpital devrait se poser cette question.
Dans sa belle logique, la mafia poursuit de plus belle son œuvre d’accaparement du foncier urbain et rural, et de soustraction des deniers publics à travers les marchés complaisants, y compris dans cette période de crise sanitaire COVID-19 dont on aurait espéré qu’elle secoua la conscience.Une mafia avec une conscience, pourrait-on me répliquer…
L’auteur souligne que Dakar ne devint pas comme Paris en 2000, comme le promettait Senghor, et, à notre avis, tel qu’il est gouverné par le système mafieux, le Sénégal ne sera pas non plus émergent en 2035, ni en 2100 d’ailleurs.
Il est aussi évident que si cette mafia a pu émerger sous le régime Wade, se renforcer et aujourd’hui tout se permettre sous celui de Macky, c’est que nos concitoyens dans leur grande majorité ont été complices ou tout simplement passifs, ce qui revient un peu au même.
Mais est-ce que les femmes et hommes politiques que nous sommes, qui ont opté pour la résistance patriotique, avons été à la hauteur des enjeux en adoptant des choix stratégiques majeures que nécessitent la situation de notre pays ? Je pense que non. Et pourtant, dès le référendum de 2016, il était devenu clair, pour ceux qui se faisaient encore des illusions, que le Président Macky Sall avait opté pour la continuation du système Wade, faisant fi des conclusions des Assises nationales et de la CNRI qui visaient la refondation de notre Etat. Dans les échéances électorales qui ont suivi, les leaders de l’opposition patriotique se sont plus concentrés à tenter de construire des destins présidentiels à la limite du messianisme, autour du cercle étroit de leurs partis et autres mouvements.
Le résultat qui en a découlé était fort prévisible face à une mafia extrêmement puissante et au cynisme sans limites allant jusqu’à la liquidation inédite de candidats à la présidentielle par la justice et par un système de parrainage, avec à la clé l’élaboration et la mise en œuvre d’un système d’achat de consciences des électeurs jamais égalé dans l’histoire électorale du pays.
mafieux de Wade à Macky, il serait illusoire de penser que l’opposition patriotique, sans une profonde refondation de son action politique, puisse triompher d’une Mafia-Etat qui n’hésitera devant rien pour garder sa mainmise sur le pays…pour au moins 50 ans, comme le prévoyait Wade. Après les échecs de 2016 (Référendum), 2017 (Législatives) et 2019 (Présidentielle), on aurait espéré que l’opposition patriotique aurait enfin compris. Les signaux en sont encore timides.
En effet, beaucoup parmi nous restent obnubilés par l’expérience de Macky Sall qui est arrivé au pouvoir après seulement quelques années de vie de son parti, en occultant la dynamique politique et citoyenne impulsée par les acteurs des Assises nationales et qui a préparé le terrain de la 2e alternance.
Aussi, pour recréer une telle dynamique populaire porteuse d’alternative et de rupture, il y a urgence pour l’opposition patriotique de développer ses capacités d’innovation pour sortir des carcans partisans étroits et de construire une large plateforme politique et citoyenne. Cette plateforme devrait être basée sur des modèles de fonctionnement démocratiques et, autour du débat d’idées, offrir la possibilité de compétitions structurées pour le choix des leaders nationaux et locaux qui auront à impulser la refondation de notre Nation.
Le « Protocole de l’Elysée », après tant d’autres livres publiés sur les scandales de la gouvernance libérale tropicale de Wade à Macky, a fini de dénuder la Mafia-Etat ; il est temps de la mettre hors d’état de nuire et reconstruire notre pays, car les Sénégalais sont aujourd’hui encore plus fatigués.Ousmane Ndoye,Secrétaire National chargé de l’organisation de la LD-Debout

 Scandale sur le pétrole : «Moustapha Diakhaté confirme TAS,mais craint pour sa sécurité»

https://www.seneweb.com Ancien président du  Groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar, Moustapha Diakhaté plaide pour la manifestation de la vérité sur l’attribution de contrats pétroliers au géant français Total. Selon lui, les révélations faites par l’ancien ministre de l’Energie, Thierno Alassane Sall dans son livre intitulé « Le protocole de l’Elysée : confidences d’un ancien ministre du pétrole », confirme l’ampleur du scandale et les magouilles orchestrées par Macky Sall et ses collaborateurs sur les contrats d’attribution de la gestion du pétrole et du gaz.
Moustapha Diakhaté a également émis des inquiétudes quant ‘à la sécurité de l’ancien ministre de l’énergie, Thierno Alassane. Il invite le parti au pouvoir et leurs alliés à ne pas tenter de nuire,  ou de museler ce dernier.

PUBLICATION DU LIVRE «PROTOCOLE DE L’ELYSÉE» : Fatou Thiam tacle sévèrement Thierno Alassane Sall

https://www.jotaay.net/ La présidente du mouvement Alur tire sur Thierno Alassane Sall. Pour Fatou Thiam, ce dernier a produit un «maudit livre», avec une «compilation de discussions privées» en vue de «déformer les faits en sa faveur, pour se payer de façon malhonnête, un courage et une intégrité imaginaires».
«En quête de notoriété, il a voulu s’appuyer sur le mensonge et la calomnie, pour parfaire son image souillée dans le landerneau politique», c’est par ces termes que l’ancien député Fatou Thiam s’est d’emblée attaqué à Thierno Alassane Sall. Dont il qualifie la démarche de «gauche et maladroite». En effet, pour elle, en faisant «une compilation de discussions privées pour en faire un maudit livre», l’ancien ministre de l’Energie «a étalé ses défauts, mais n’a donné aucune information qui peut constituer de la valeur ajoutée» pour les lecteurs et les Sénégalais. Cognant l’ancien collaborateur de Macky Sall, Fatou Thiam note qu’il a «trempé dans l’encre sa haine et sa déception, pour tenter de jeter le discrédit sur la première institution de la République, mais aussi sur d’honnêtes hommes d’Etat». Poursuivant, elle soutient que même si le commentaire est libre, les faits, eux, sont sacrés.
Or, précise-t-elle, Thierno Alassane Sall, «tout au long de ses feuilles inutiles et indécentes, a cherché à déformer les faits en sa faveur, pour se payer de façon malhonnête un courage et une intégrité imaginaires». Accusant TAS d’avoir «mis en exergue toute son incompétence, en confondant vision et action», elle lui rappelle que la définition de la politique de la nation est du ressort du président de la République, et en sa qualité de ministre, il est chargé de la traduire en actes, mais le contraire ne peut se produire. En définitive, taxant l’ancien ministre de «malhonnête, versatile, incohérent, inconséquent, prétentieux», l’ancienne libérale, alliée de Macky Sall, souligne que c’est ce même Thierno Alassane Sall qui «avait vanté la totale transparence sur les contrats pétroliers» Et que par conséquent, «s’il revient pour dire le contraire, le mépris doit être forcément notre réponse».

 Différend Barth/Me Moussa Diop : Le doyen des juges actionné

https://www.beut7.com Le différend qui oppose Barthélemy Dias au Directeur général de Dakar Dem Dikk, Me Moussa Diop, connaît une nouvelle tournure. Le maire de Mermoz/Sacré-Cœur a déposé une plainte, avec constitution de partie civile, devant le Doyen des juges. Selon Libération, Barthélemy poursuit Diop pour une «prétendue remise de la somme d’un milliard de Fcfa  en présence du notaire» dans l’affaire du terrain abritant le siège de l’Apr qu’il aurait cédé au parti présidentiel. L’édile de Mermoz soupçonne une série de délits dont le paiement du prix de cession hors la vue et la comptabilité du notaire requis pour attester de la réalité d’une cession imaginaire.

Accusé par Gaston Mbengue, poursuivi par Barthémy Dias, Me Moussa Diop sur siège éjectable?

https://www.leral.net/ Sale temps pour le Directeur général de Dakar Dem Dik, Me Moussa Diop. Débiteur devant Eiffage pour le compte de l’autoroute à péage, acculé par Gaston Mbengue, il est maintenant poursuivi par Barthélemy Dias qui a actionné le Doyen des Juges.
« Il sent qu’il va être limogé, c’est pourquoi il s’attaque au 3ème mandat de Macky Sall », avait dit le promoteur de lutte, Gaston Mbengue. Ce dernier a même accusé Me Moussa Diop de traîner un déficit de 100 milliards avec DDD.
Un autre, de la même trempe, Barthélemy Dias lui est passé aux actes en actionnant le Doyen des juges. Le maire de la Commune Mermoz-Sacré Coeur a porté plainte, avec constitution de la partie civile, contre Me Moussa Diop.
Barth dénonce une « prétendue remise de la somme d’un milliard hors présence du notaire » et pointe une série de délits, a souligné Libération.

 Macky à bord d’un jet privé : Où est passé l’avion présidentiel ?

https://www.beut7.com Macky Sall s’est déplacé en France, avec son épouse et sa délégation, à bord d’un jet privé, à l’aller comme au retour. Le président de la République, a séjourné, les 26 et 27 août 2020, à Paris, où il participait aux Universités d’été du MEDEF. Le journal de se poser une question : où est donc passé l’avion présidentiel, La Pointe Sarène ?

Le Président Macky Sall, en Séné-malien ! Par Soro DIOP

La retenue, la prudence, l’humilité et surtout la lucidité auront été véritablement les postures, les positions et les pertinences qui ont pavoisé la grandeur et la fulgurance de la vision du Président de la République Macky Sall face aux événements qui ont agité et agitent encore le Mali. Il en faut face à une situation d’une extrême complexité, dans un espace d’enchevêtrements de figures plurielles et parfois contradictoires, un imbroglio de diverses forces tantôt convergentes, tantôt divergentes en présence dans l’échiquier politico-économique et militaro-religieux chez notre « continental » voisin malien. Que d’anguilles qui se folâtrent et se faufilent sous la roche remuante du Mali !
Le Président Macky Sall a milité, lors du Sommet extraordinaire de la CEDEAO, pour une réappréciation des « sanctions annoncées » par l’instance communautaire pour, argumente-t-il, tenir « en compte des impératifs humanitaires ». C’est aussi l’humain et l’humanitaire qui plaident pour soulager le peuple malien, notamment les couches les plus vulnérables déjà fortement éprouvées, plus que les élites politiques et militaires, par une longue période de crise. C’est donc une option bien lucide que de soustraire des sanctions préconisées, les denrées de première nécessité, les produits pharmaceutiques surtout en pleine pandémie de la COVID-19, et les biens pétroliers si nécessaires pour les ménages maliens dont la plupart vivent de l’économie informelle et des générosités de la diaspora. Plus qu’une lucidité, une caractéristique distinctive d’un leadership affirmé, c’est la grande preuve de sagesse qui découle d’une capacité de discernement.
Dans un article très instructif paru sous le titre « Les embargos sont-ils efficaces ? » dans La Tribune le 29 août 2014, Jonathan Baudoui montre et démontre, qu’au regard de l’histoire, les embargos sont des mesures drastiques d’une efficacité qui, à l’épreuve, ne pèse pas plus que le poids d’un duvet. Pour lui, l’histoire renseigne et enseigne que les embargos sur l’Angleterre par un blocus continental décidé en novembre 1806 par Napoléon, enfantant une crise économique sur le « vieux continent », celui contre l’Iran depuis 2003, en passante ceux des Etats-Unis sur Cuba à partir de 1962 et sur l’Irak au milieu des années 90, n’ont pas substantiellement changé les visages des régimes politiques concernés. En revanche, ils ont favorisé des chutes d’importations et d’exportations des biens et services, abouti à des situations inflationnistes que les couches sociales les plus déshéritées ont surtout endurées. Comme quoi les embargos embarquent et débarquent les plus pauvres !

SI, LES ETATS ONT DES AMIS !

Ils sont donc nombreux les hommes raisonnables et de raison, y compris au sein de l’opposition décontaminée de tout populisme, à reconnaître et à saluer la position du Président Macky Sall. Auparavant, afin que nul n’en ignore, en tant que démocrate, ce dernier n’avait pas manqué de condamner vigoureusement le coup d’Etat en tant de forme de prise de pouvoir qui viole « le protocole de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance ».
La posture du chef de l’Etat sénégalais est aussi le marqueur d’une diplomatie qui ne se résume pas à l’antienne déclinée sous la forme d’une maxime  : « les Etats n’ont pas d’amis ; ils n’ont que des intérêts !». Or, le propre d’une maxime est souvent d’énoncer des dogmes et autres vérités immuables sans tenir compte des conjonctures et des conjectures. Le Président Macky Sall dont le panafricanisme n’est pas saisonnier mais une vision ancrée, a illustré à l’envi, au plan diplomatique, que l’Etat sénégalais entretient surtout des relations d’amitié et de fraternité avec le Mali. L’Etat peut donc bien, dans les relations internationales, avoir et des intérêts et des amis. Et dans le cas du Mali et tous les proches voisins…des parents proches !
La position officielle du Sénégal qui s’adosse à une analyse lucide et intelligente de la réalité, des « faits qui sont faits » pour reprendre Durkheim, est la voie la plus indiquée pour aider les forces citoyennes et patriotiques du Mali à reconstruire leur pays, à refaire une Administration minée par des politiques erratiques et remettre à l’endroit les institutions pour véritablement s’engager avec responsabilité dans l’œuvre de développement, de paix et de sécurité.
Sous ce rapport, le Président Macky Sall a lancé un message fort comme pour dire  : «je suis Séné-malien ! ». Comme chacun d’entre nous Sénégalais qui connaît et a appris la sécularité des profondes relations sociales, religieuses, politiques et économiques qui unissent nos peuples au-delà des conjectures et des conjonctures.
Le reste concernant le Mali soulève un débat qui interpelle et appelle les intellectuels et les décideurs partout dans le monde qui est entré dans ce que certains appellent la post-démocratie. Cela en raison du constat établi de la fragilité de la démocratie menacée par les tenants d’un islamisme radical, les apôtres du terrorisme, dopés par la crise des valeurs à l’échelle planétaire. Il y a au Mali cette version et ce versant de la fragilité démocratique qui doit éveiller nos sens, face la montée des populismes portés par des imposteurs aux habits de messies religieux et de puissants lobbys de multinationales qui ont incrusté les pouvoirs. A méditer…

 « Crise morale, déchéance sociale » Par Mamoudou Ibra Kane

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vieEt sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,Ou, perdre d’un seul coup le gain de cent partiesSans un geste et sans un soupir… »Si tu peux… si tu peux… »Alors, les Rois, les Dieux, la Chance et la VictoireSeront à tout jamais tes esclaves soumisEt, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire,Tu seras un Homme, mon fils ! »
À lire et à relire ce célèbre poème de l’écrivain britannique, Rudyard Kipling, publié en 1910, on se surprend à écraser une larme. On se rend compte aussi de son actualité, plus d’un siècle après sa publication. Comment s’empêcher de penser aux deux tragédies familiales, survenues cette semaine, qui plongent toute une population sénégalaise dans l’émoi ? Un colonel de la Douane qui égorge sa fille de 6 ans, aux Mamelles à Dakar ! A Tivaouane, un autre père de famille de 20 ans seulement, qui tue et son fils et sa femme avant de se suicider à son tour !
Ôter la vie à son fils ou à sa fille n’est-ce pas bien détruire l’ouvrage de (sa) vie ? C’est également renoncer à jamais à la fierté de pouvoir s’adresser à l’être qu’on a bâti de son sang et baptisé de son nom, en ces termes : « Tu seras un homme, mon fils » ou « … une femme, ma fille ».
Quand on sait ce qu’un père représente pour son enfant ; quand on mesure l’importance de ce même enfant pour ce même père, on est traversé par une pensée : il est des crimes indicibles. Innommables même ! Qui vous coupent la parole et les jambes. En réalité que peut-on faire face à des drames familiaux d’une telle gravité ? Rendre justice ? Sûrement. Mais à qui ? Contre qui (l’auteur du crime de Tivaouane s’etant lui-même donné la mort) ? Pour qui ?
Ce qui vient de se passer tant au Cap-Vert (Dakar) qu’au Cayor nous laisse sans voix. Et même impuissants. La double tragédie nous invite cependant à une profonde méditation sur les monstres que nous sommes devenus. On ne peut plus prétendre que cela n’arrive qu’aux autres. On est bien en présence de signes d’une société sénégalaise qui a touché le fond de la déchéance. Il y a pourtant très longtemps que les signaux sont au rouge. Les scènes de violence physique et verbale dans les foyers, sur la place publique et les réseaux sociaux sont la preuve que toutes les limites ont été franchies. Ce mauvais pli n’est que la résultante de crises jamais adressées encore moins solutionnées tant au sein des familles qu’en dehors : crise de confiance, crise de conscience, crise de d’autorité, crise de responsabilité…
La crise morale qu’est la déchéance sociale représente la totale. La famille sénégalaise n’est plus le lieu d’éducation par essence des enfants, futurs parents, et des parents, on semble l’oublier, qui ont été enfants. L’école quant à elle, celle dite occidentale comme celle orientale, a cessé depuis belle lurette d’être un lieu de socialisation. La société est prise dans une schizophrénie alors que l’Etat semble avoir démissionné. Le dialogue national aurait dû être un « ndëp » national. Il s’en est encore réduit à la seule question électorale. Egoïsme politique quand tu nous tiens ! Un autre rendez-vous manqué ? On peut le craindre.
Écoutons encore Kipling :
« Si tu peux rester digne en étant populaire,Si tu peux rester peuple en conseillant les roisEt si tu peux aimer tous tes amis en frèreSans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;Si tu peux rencontrer Triomphe après DéfaiteEt recevoir ces deux menteurs d’un même front,Si tu peux conserver ton courage et ta têteQuand tous les autres les perdront… »On peut le complétait en concluant :  « Alors tu seras guérie, ma société. »


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