Revue de Presse du Samedi 25 Avril 2020

Revue de Presse du Samedi 25 Avril 2020
Partagez ce contenu!

Dette africaine: là où le Covid-19 va encore faire mal

https://www.lepoint.fr/afrique/ANALYSE. Le fait que 40 % de sa dette soit privée ne va pas faciliter à l’Afrique la suite de la gestion des conséquences du Covid-19 malgré le moratoire déjà acté.
Depuis l’appel du président Macky Sall le 25 mars dernier demandant une annulation de la dette des États africains, les déclarations en faveur d’une annulation de cette dette ou d’un report de ses échéances (moratoire) se sont multipliées. La réunion du G20 le 15 avril a marqué une étape nouvelle. Les pays industrialisés, les pays émergents, dont la Chine, et même le secteur privé semblent avoir trouvé un consensus, très inhabituel, en faveur d’un moratoire. Cependant, même si ces initiatives permettent de dégager des ressources pour faire face à la crise du Covid-19, il ne faut pas oublier que les besoins des pays africains pour faire face à la pandémie n’ont aucune raison d’être corrélés avec l’endettement. Dans le cas d’une annulation de la dette, par exemple, la Mauritanie recevrait l’équivalent de 98 % de son revenu national et la RDC 11 %. Les besoins de la RDC sont-ils moindres que ceux de la Mauritanie ? Toutefois, l’importance de la dette actuelle envers le secteur privé, et notamment envers des porteurs de titres (eurobonds) pose un problème épineux, dans un contexte bien différent des précédentes remises de dette.

Une dette publique extérieure très diversifiée

La grande majorité des pays africains ont connu une croissance rapide ces dix dernières années, attirant de nouveaux créanciers publics comme la Chine, l’Inde, le Brésil, mais également et surtout des créanciers privés qui jusqu’alors boudaient la dette publique de ces pays, échaudés par la grande crise d’endettement du début des années 1980 et les épisodes de défaut partiel. Aujourd’hui, la dette extérieure publique totale des États d’Afrique subsaharienne (ASS) est détenue à plus de 40 % par des créanciers privés, avec toutefois de grandes différences d’un pays à l’autre.
https://static.lpnt.fr/images/2020/04/25/20278590lpw-20278924-embed-libre-jpg_7069525.jpgNote : Afrique du Sud exclue. Source : International Debt Statistics (2020). © DR

Euro-obligations : la surréaction des marchés financiers face à la pandémie

Depuis la crise financière internationale de 2008, certains États d’ASS ont accédé au marché international des euro-obligations (ou eurobonds), grâce notamment à une baisse sans précédent des taux directeurs des grandes banques centrales et aux politiques monétaires non conventionnelles. 15 pays africains à faible revenu ont emprunté sur ce marché depuis 2007.
L’année 2019 a connu 13 émissions d’euro-obligations. Ensemble, le Kenya, le Mozambique, le Ghana, le Bénin, la Côte d’Ivoire, l’Angola et l’Afrique du Sud ont levé 16,38 milliards de dollars. En 2020, le montant des émissions africaines a atteint plus de 100 milliards de dollars. Ces obligations sont détenues par une multitude d’investisseurs (principalement privés).
Depuis les premiers cas de Covid-19 sur le continent, les marchés des capitaux ont fortement réagi, comme le montrent les variations des rendements d’euro-obligations de douze pays cotés sur le marché secondaire de Francfort (ci-dessous).

https://static.lpnt.fr/images/2020/04/25/20278590lpw-20278927-embed-libre-jpg_7069526.jpgFSE, mars 2020.

https://static.lpnt.fr/images/2020/04/25/20278590lpw-20278929-embed-libre-jpg_7069527.jpgFSE, mars 2020.
Ces marchés étant très sensibles aux effets d’annonce, les mesures d’urgence proposées par le FMI et la Banque mondiale ont freiné la hausse des rendements. Toutefois, si la pandémie en Afrique s’étend rapidement, des pics plus importants risquent d’être observés sur ces marchés. Les plateformes internationales de trading intègrent désormais le suivi de la pandémie à leurs cotations.
Cette part importante des créanciers privés dans la dette publique extérieure pèse sur le budget des États. Les taux d’intérêt associés à ces dettes sont largement supérieurs à ceux proposés par les prêteurs publics et les durées de remboursement beaucoup plus courtes. Il en résulte un service de la dette plus important pour les États majoritairement endettés auprès de créanciers privés, ce qui menace la résilience de ces pays face à la pandémie.
https://static.lpnt.fr/images/2020/04/25/20278590lpw-20278930-embed-libre-jpg_7069528.jpgNote : échantillon de 45 pays d’Afrique subsaharienne. Source : International Debt Statistics (2020). © DR
Annuler les dettes bilatérales reviendrait à subventionner les créanciers privés
En 2018, la part des prêteurs publics dans la dette des États reste importante mais très en deçà de celle observée au milieu des années 2000. Si, en moyenne (non pondérée), près de 50 % de la dette extérieure est bilatérale (détenue par d’autres États appartenant à l’OCDE, mais aussi et de façon croissante au groupe des pays « émergents »), pour la majorité, cette part est inférieure à 30 % (voir graphiques ci-dessous).
Réduire une partie du stock de dette bilatérale permettrait d’alléger le service de la dette de pays menacés par la pandémie, mais seulement dans une mesure limitée compte tenu de la faible part de la dette bilatérale de certains États. Surtout cela faciliterait le remboursement des créanciers privés, ce qui reviendrait à les subventionner indirectement.
https://static.lpnt.fr/images/2020/04/25/20278590lpw-20278931-embed-libre-jpg_7069529.jpgInternational Debt Statistics, 10/04/2020. © DR
Les créanciers privés intègrent pourtant le risque de défaut dans les taux d’intérêt auxquels ils prêtent ou souscrivent aux obligations, avec des rendements perçus sur la dette de ces États bien supérieurs à ceux obtenus en prêtant à la France ou l’Allemagne. Annuler la dette bilatérale conduirait à sécuriser le remboursement des créanciers privés, rendant ainsi caduque la notion même de prime de risque, censée minimiser leurs pertes en cas de défaut.

Qu’est-il possible de faire ?

Une annulation de dette étendue à l’ensemble des créanciers a été faite dans le cadre des initiatives Pays pauvres très endettés (PPTE) de 1996 et 1999, mais de façon non consensuelle, conduisant certains créditeurs privés à assigner en justice les pays bénéficiaires afin de recouvrer leurs créances. Un cadre élargi de négociation de la dette impliquant le Club de Paris, le Club de Londres ainsi que des représentants des porteurs d’obligations serait donc préférable, mais requerrait une coordination efficace dans un laps de temps minime entre une multitude de créanciers.
Du seul côté des créditeurs bilatéraux, une véritable coordination entre pays de l’OCDE et pays émergents reste hypothétique dans la durée, bien que la récente participation de tous au moratoire puisse changer la donne.
Pour ce qui est de la dette détenue sous forme d’euro-obligations, en l’absence de coopération, un défaut reste possible, mais renforcerait l’aversion des investisseurs vis-à-vis des futures émissions obligataires africaines (le caractère exceptionnel de la situation pouvant atténuer cet effet). De plus, les défauts de paiement sur les marchés d’euro-obligations se paient généralement cher, malgré l’application éventuelle de clauses d’action collective (exclusion des marchés financiers, downgrading, fonds vautours).
Certaines euro-obligations africaines arrivent bientôt à échéance (Sénégal, Nigeria et Namibie). Afin d’éviter un futur risque de refinancement, une piste consisterait à associer les institutions financières multilatérales. En effet, compte tenu du niveau des taux d’intérêt sur le marché secondaire (de l’ordre de 12 %, voire 16 %), de nouvelles émissions à 12 % voire 16 %, seraient suicidaires. Des opérations de protection avec le Fonds monétaire international et la Banque africaine de développement pourraient ainsi aider les pays à alléger leur contrainte en devises.
Enfin, une solution alternative consisterait à mettre en place une réserve de trésorerie provisoire alimentée par les pays africains, le FMI ou la Banque africaine de développement et destinée au rachat de la dette à échéance. Ce dispositif amortirait la dette, mais paraît difficilement applicable dans le contexte actuel. Certaines euro-obligations africaines sont déjà adossées à un fonds d’amortissement (mis de côté) qui permet de racheter périodiquement les obligations, protégeant ainsi l’émetteur contre un risque de refinancement et/ou de défaut, mais ceci n’est pas généralisé.
Le défi est donc de trouver une solution qui permette aux pays d’Afrique de faire face à la pandémie de façon efficace et équitable, dans tous les cas de figure.
* Marin Ferry est maître de conférences en économie du développement, finances publiques, traitement de la dette publique dans les pays à faible revenu, à l’université Paris-Est Marne-la-Vallée (UPEM), Institut de recherche pour le développement (IRD).
** Babacar Sène est directeur du Centre de recherches économiques appliquées (CREA) et du Laboratoire d’ingénierie financière et économique (LIFE), professeur agrégé en économie spécialisé en monnaie et finance, université Cheikh Anta Diop de Dakar.
*** Marc Raffinot est chercheur en économie du développement à l’université Paris Dauphine – PSL.

Annulation des dettes africaines: petit malentendu entre Cotonou et Dakar

https://www.financialafrik.com/ -Macky Sall et Patrice Talon diraient la même chose avec des mots et des processus différents.
La querelle des anciens et des modernes ? Alors que le président Macky Sall du Sénégal prône une annulation des dettes africaines dans une vision contenue dans un éditorial publié le 9 avril dernier dans le quotidien sénégalais Le Soleil, voilà que le Bénin, par l’intermédiaire de son ministre de l’Economie et des Finances, plaide plutôt pour l’accès des pays africains à “de nouveaux crédits”.
Dans une tribune publiée par Jeune Afrique, l’argentier du Bénin, Romuald Wadagni, assène : “ces solutions (NDRL: annulation de la dette) , malgré la marge budgétaire immédiate qu’elles offrent, ne répondent pas aux enjeux cités plus haut et présentent d’importants inconvénients à court et moyen termes”. Fort de ses arguments, le meilleur ministre africain des Finances de l’année 2018 (selon le classment Financial Afrik) , estime que l’allégement de la dette ou un moratoire constitue dans ce contexte, un appel à l’indulgence des créanciers et n’apporte pas de solutions structurelles aux difficultés des États … “.
Et d’appuyer son argumentaire par la perception, forcément négative, qu’auront les agences de notations (ces grands oracles des temps modernes), prescriptrices des investisseurs. “Au-delà des agences de notation qui pourraient sanctionner le non-respect d’une échéance de prêt, tous les efforts fournis par nos pays pour améliorer le climat des affaires et la perception de risque présentée dans les classifications de l’OCDE notamment et utilisée pour définir le taux d’emprunt de nombreux prêts, ne seront qu’anéantis ».
Le ministre des Finances s’aligne, dans son intervention, avec les arguments développés par le président béninois Patrice Talon lequel, dans une lettre adressée aux dirigeants du Fonds monétaire international et à la Banque mondiale, a appelé, la semaine dernière, à la “mobilisation urgente de liquidité nouvelle en lieu et place des annulations ou moratoires de dette et à la relance, d’autre part, des économies africaines via des financements concessionnels en vivifiant toutes les opportunités d’accès à la bonne dette à l’instar des pays développés”.
Rappelons que le président Macky Sall, investi désormais par l’Union Africaine pour porter le plaidoyer de la dette, avait appelé à «l’annulation de la dette publique africaine et au réaménagement de sa dette privée selon des mécanismes à convenir». Dans le fond, les deux visions, celle de Cotonou et de Dakar, disent la même chose et convergent vers la mise à disposition de liquidités en faveur des Etats africains.
L’annulation de la dette ou son rééchelonnement sur une année permettra de libérer 44 milliards de dollars du service de la dette (cumul des échéances 2020) au profit d’autres secteurs. La signature de nouvelles dettes dans les conditions actuelles, outre que cela se fera sous des conditions défavorables, participera au creusement de la dette africaine et par conséquent à une tension sur les notes souveraines selon le profil pays. En clair, Cotonou et Dakar disent la même chose en des termes différents.  Adama WADE

Participation à la lutte contre le coronavirus: L’AmCham et d’autres entreprises américaines offrent près de 400 millions Cfa au Sénégal

https://www.lejecos.com/–La chambre américaine de commerce (AmCham) et d’autres entreprises du pays de l’oncle Sam au Sénégal soutiennent l’Etat sénégalais dans la lutte contre le coronavirus en lui faisant un don de près 400 millions de francs Cfa remis hier, au ministre de l’économie, du plan et de la coopération, Amadou Hott par Tulibano Mushingi.
« L’ambassadeur des États-Unis à Dakar, Tulinabo Mushingi, a rencontré ce 24 avril 2020 le ministre de l’économie, du plan et de la coopération, Amadou Hott, pour la remise d’un soutien, en argent et en nature pour un montant total de 396 043 805 FCFA, offert par la Chambre américaine de commerce au Sénégal (AmCham) et d’autres entreprises américaines qui opèrent dans le pays », confie un communiqué de l’ambassade américaine.
« L’AmCham et les entreprises américaines se sont mobilisées pour soutenir l’État du Sénégal dans la lutte contre le Covid-19 » soutient-t-elle.
L’ambassadeur Mushingi a félicité, à en croire le document, l’AmCham qui a facilité la remise des dons du secteur privé américain au Sénégal pour faire face au Covid-19, notant que ces dons « sont un témoignage de leur engagement vis-à-vis du Sénégal et témoignent des valeurs américaines profondément enracinées d’assistance aux personnes dans le besoin ».
Par ailleurs l’ambassade américaine indique que le ministre Amadou Hott, au nom du gouvernement du Sénégal, a adressé ses vifs remerciements à AmCham et aux différentes entreprises donatrices.Bassirou MBAYE

PLUS DE 2,7 MILLIONS TONNES DE CÉRÉALES PRODUITES CETTE ANNÉE (MINISTRE)

Dakar, 24 avr (APS) – La production céréalière de la campagne agricole écoulée est de 2 millions 768 mille 406 tonnes toutes spéculations confondues, a indiqué le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Moussa Baldé.
“Malgré un début d’hivernage cauchemardesque, la production céréalière, pour la campagne 2019-2020, a atteint 2.768.406 tonnes. On peut dire donc que globalement les objectifs sont atteints”, a dit M. Baldé dans un entretien paru vendredi dans Le Soleil.
Il signale que le Sénégal a produit “807.044 tonnes de mil, 1.155.337 tonnes de riz, 270.167 tonnes de sorgho et 530.703 tonnes de maïs”.
Selon lui, “ces chiffres traduisent une certaine stabilisation des productions, avec de faibles baisses pour le mil et le sorgho et une hausse appréciable pour le maïs”.
Parlant des cultures industrielles, le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a relevé que pour le tonnage d’arachide (1.421.288), il y a une relative stabilité. En revanche, le coton a connu une hausse avec 15.751 tonnes.
Il a par ailleurs indiqué que la production horticole a atteint 1.559.484 tonnes, soit une hausse de 10% par rapport à la campagne 2018-2019.
En outre, 160.357 tonnes de pomme de terre ont été produites cette année (hausse de 15%), ainsi que 468.000 tonnes d’oignon (+8%), a révélé Moussa Baldé.
Il a ajouté que 107.645 tonnes de fruits et légumes ont été exportées à la date du 31 décembre dernier. PON/ASG

Moussa Baldé, ministre de l’Agriculture: «Les objectifs de productions pour la campagne 2019/2020 ont été atteints»

https://www.lejecos.com/-Dans un entretien au quotidien national Le Soleil, le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, a fait le bilan de la campagne agricole 2019-2020. Moussa Baldé affirme que les objectifs de production ont été atteints.
« Malgré un début d’hivernage cauchemardesque pour le nouveau ministre de l’Agriculture que j’étais, on peut dire que globalement les objectifs de productions pour la campagne 2019/2020 ont été atteints.
En effet, la production céréalière a atteint 2 768 406 tonnes, ce qui est sensiblement égal aux chiffres de la campagne 2018/2019. Nous avons ainsi produit 807 044 tonnes de mil, 1155 337 tonnes de riz, 270 167 tonnes de sorgho et 530 703 tonnes de maïs », a confié le Pr Moussa Baldé. Il souligne que ces chiffres traduisent une certaine stabilisation des productions, avec de faibles baisses pour  le mil et le sorgho et une hausse appréciable pour le maïs.
S’agissant des cultures industrielles, le ministre de l’Agriculture note que celle de l’arachide, avec des quantités atteignant 1 421 288 tonnes est relativement stable, tandis que le coton a connu une hausse avec 15 751 tonnes.
« La production horticole a atteint 1 559 484 tonnes soit une hausse de 10% par rapport à la campagne 2018/2019. Ainsi, nous avons : 160 357 tonnes pour la pomme de terre, soit une hausse de 15% ; 468 000 tonnes pour l’oignon, soit une hausse de 8% ; 107 645 tonnes pour les exportations de fruits et légumes au 31 décembre 2019 », a détaillé M. Baldé.
Il soutient que le bilan de cette campagne est d’autant plus satisfaisant qu’il a été obtenu dans un contexte de rationalisation et d’optimisation des ressources budgétaires alloués à l’agriculture. Dans cet entretien, il est revenu également sur le Programme national d’autosuffisance en riz.
Selon Moussa Baldé, l’évaluation de ce programme fait ressortir que depuis l’indépendance jamais un président de la République n’avait mis autant de volonté et de ressources pour notre indépendance alimentaire. « C’est l’occasion de magnifier la clairvoyance de son Excellence le Président Macky Sall  qui fait qu’aujourd’hui nous avons une agriculture dynamique porteuse de croissance et gage de résilience face aux conséquences de la pandémie du Covid-19 », a-t-il dit.Adou FAYE

Programme agricole 2020-2021: Les cultures vivrières, une priorité selon le ministre Moussa Baldé

https://www.lejecos.com/-Le ministère de l’Agriculture a élaboré une stratégie pour assurer la sécurité alimentaire du pays dans un contexte de Covid-19. La révélation est de Moussa Baldé, ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural. Il s’exprimait lors d’un entretien au quotidien national Le Soleil.
Selon M. Baldé, l’humanité entière est soumise à l’une des épreuves les plus bouleversantes des temps moderne. Le covid -19, rappelle-t-il, s’est attaqué à des symboles phares de notre civilisation à savoir le transport terrestre de masse ; le transport aérien etc…
Par conséquent, souligne M. Baldé, on n’a pas besoin d’être expert pour prévoir une perturbation des circuits de distribution de céréales et des denrées de premières nécessités à travers le monde.
Selon le ministre de l’Agriculture, au Sénégal comme ailleurs le monde agricole est confronté à un double défi : le confinement et la nécessité d’approvisionner sans rupture le marché de l’alimentation.
« C’est pour cela que le président de la République nous a instruits de prendre toutes les dispositions pour assurer sans délai l’autosuffisance alimentaire de notre pays.  C’est pour cette raison que notre programme agricole 2020-2021est centré sur les cultures vivrières.  Nous volons dès cette année atteindre le cap d’un million et demi de tonnes de riz paddy et hisser notre production céréalière au-dessus de 3 millions de tonnes », a-t-il confié.
Moussa Baldé affirme que le président de la République a joint l’acte à la parole en augmentant notre budget pour cette campagne à venir de 50 pour cent soit environ 20 milliards de FCfa comparée  à celle qui vient d’être bouclée.
Moussa Baldé espère une mobilisation exceptionnelle des producteurs pour cet hivernage car selon lui, ce sera leur contribution à la stratégie de résilience mise en place par notre chef de guerre le président Macky Sall.
«De notre côté nous allons augmenter substantiellement les semences certifiées de riz, de mais, de mil et de niébé et mettre en place plus 150 mille tonnes d’engrais  à la disposition des producteurs. Mieux le Président m a instruit de revoir la subvention des intrants à la hausse pour les rendre accessibles aux producteurs », a indiqué M. Baldé.Adou FAYE

Moussa Baldé lors du lancement du «panier de la ménagère: «C’est une initiative qui vient en complément au Kit Alimentaire lancé par le président Macky Sall dans le cadre de son Plan de réponse au Covid-19»

https://www.lejecos.com/-Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a procédé hier, au lancement de l’initiative « le panier de la ménagère ». C’est une initiative de la Fao en partenariat avec Onu Femmes et le Fnuap.
Selon Moussa Baldé, cette initiative entre dans le cadre de la mise en œuvre du plan de réponse des Nations Unies et a pour objectif de protéger les chaines d’approvisionnement alimentaire et les producteurs locaux particulièrement les femmes et les jeunes afin d’apporter une assistance alimentaire aux ménages sénégalais qui pourraient être plus touchés par un confinement général de la population dans ce contexte de pandémie.
L’initiative, a déclaré M. Baldé, vise à contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des ménages vulnérables situés en zones rurale, urbaine et périurbaine et affectés par l’impact du confinement.
Il a souligné que la Fao, Onu Femmes et Fnuap, unis dans l’action, ont décidé de contribuer pour près de 450 millions de nos francs pour porter assistance aux enfants, aux femmes et aux jeunes qui sont les principales cibles de cette belle initiative conjointe.
« Le panier de la ménagère » vise aussi à protéger la production locale et à faciliter l’écoulement des récoltes. Il permettra de renforcer l’accessibilité à un régime alimentaire varié et diversifié et d’améliorer l’état nutritionnel de 300 000 personnes, environ 37 500 ménages vulnérables. Il vient en complément au Kit Alimentaire lancé par le président Macky Sall dans le cadre de son Plan de réponse au Covid-19 », a indiqué le ministre de l’Agriculture.
Il a ajouté que le Programme soutiendra leurs capacités financières via des transferts monétaires inconditionnels et aidera à réduire leur exposition au Covid-19 en cassant la chaine de contamination possible lors de leur approvisionnement alimentaire dans les marchés, les tables de rue, les cantines, etc. Grâce à cette initiative, poursuit-il, la rentabilité économique des activités d’au moins 1000 femmes productrices devront aussi être améliorée.
Moussa Baldé, a précisé que les ménages bénéficiaires seront sélectionnés à partir du registre national unique et d’un ciblage communautaire qui va s’appuyer sur l’expérience de la Délégation générale à la protection sociale et à la solidarité nationale (Dgpsn) et le registre unique dans les quartiers et les villages.Adou FAYE

Ciment: Une nouvelle taxe de 2000 Fcfa sur la tonne

http://www.dakarmatin.com/Le chef de l’État, Macky Sall, a institué, hier, une taxe de 2000 Fcfa sur la tonne de ciment pour financer l’habitat social, rapporte Le Quotidien.
Une nouvelle hausse qui intervient seulement quelques mois après celle qui portait sur 3000 Fcfa.
Les cimentiers préviennent et soutiennent que cette hausse sur la taxe va entraîner une augmentation du prix du ciment et une flambée des prix des matériaux de construction.
Pour eux, il n’est pas question de vendre à perte. Mieux, ils accusent le Président d’avoir pris une décision d’autorité.
Par contre, les consuméristes, qui jubilent, contestent les arguments des cimentiers et soulignent que la hausse est déjà intervenue

TOURISME ET TRANSPORTS AERIENS – GROGNE AUTOUR DES 77 MILLIARDS DU PLAN DE RÉSILIENCE

NETTALI.COM – Le Syndicat des personnels des activités aéronautiques du Sénégal (Synpaas) dénonce un partage “terriblement déséquilibré’’ des 77 milliards de F CFA allouée aux secteurs du tourisme et des transports aériens, dans le cadre du Plan de résilience économique et sociale (Pres).
Dans un communiqué publié hier, les syndicalistes affirment que les premiers pas dans la mise en œuvre de ce plan dans leur secteur d’activité, vont laisser en rade plusieurs sociétés de la plateforme aéroportuaire, sonner la mort de plusieurs entreprises du secteur et créer les conditions de pertes d’emplois pour des centaines de travailleurs. Car, détaillent-ils, “la tutelle indique, en effet, que les 45 milliards de F CFA seront affectés au hub d’Air Sénégal dans l’opérationnalisation de son plan de développement, une enveloppe de 15 milliards de F CFA sera allouée au crédit hôtelier et touristique, tandis que 12 milliards seront affectés au paiement des hôtels réquisitionnés pour le confinement des cas contacts de la Covid-19. Enfin, 5 milliards de F CFA sont destinés à soutenir et accompagner les entreprises et agences du portefeuille de l’Etat’’.
Une distribution qui pose problème et pousse (le Synpaas) à en appeler à la responsabilité de tous avant qu’il ne soit trop tard, puisque le tourisme et les transports aériens sont intimement liés. Le Plan de résilience économique et sociale devrait l’intégrer, s’il veut pouvoir réussir demain la relance du hub aérien sous-régional.

Au Sénégal,le Covid-19 fera perdre 2,6 millions de passagers aériens et plus de 156 000 emplois

(Agence Ecofin) – 2,6 millions de passagers de moins au Sénégal en 2020, c’est l’estimation faite par l’Association du transport aérien international (IATA) le jeudi 23 avril dans sa dernière mise à jour. Depuis le début de la pandémie du covid-19, l’association multiplie les appels au secours au gouvernement pour minimiser les impacts d’après-crise dans le secteur.
En effet, cette chute du trafic aérien dans ce pays d’Afrique de l’Ouest entraînera un manque à gagner de 330 millions de dollars. Cela pourrait menacer 156 200 emplois et peser 640 millions de dollars de PIB, estime l’IATA.
Ainsi pour contenir l’impact, l’IATA suggère une panoplie de mesures d’accompagnement allant des soutiens financiers directs à des prêts, en passant par des garanties de prêts et des allègements fiscaux.
Ces propositions ont déjà un écho favorable auprès des autorités sénégalaises. La semaine dernière, le ministre du Tourisme et des Transports aériens, Alioune Sarr, avait annoncé l’allocation d’une enveloppe de 77 milliards FCFA (127 millions USD) qui s’inscrit dans le cadre du Plan de résilience économique et social (PRES) du gouvernement. Ce dernier entend affecter 45 milliards FCFA (74 millions USD) pour l’opérationnalisation du hub d’Air Sénégal, 15 milliards FCFA (27 millions USD) au crédit hôtelier et touristique, 12 milliards FCFA (20 millions USD) au paiement des hôtels réquisitionnés pour le confinement des cas contacts du Covid-19 ; et 5 milliards FCFA (8 millions USD) pour soutenir et accompagner les entreprises et agences du portefeuille de l’État. Le paiement de la TVA des entreprises du secteur du tourisme et des transports aériens a été reporté pour une durée indéterminée.

Les commerçants sont plus exposés à la transmission communautaire du Covid-19

https://www.lejecos.com/-Le ministre de la santé et de l’action souligne que les commerçants sont parmi les personnes les touchées par la transmission communautaire de la Maladie à coronavirus 2019 (Covid-19). Abdoulaye Diouf Sarr insiste en ce sens, à l’instar du chef de l’Etat Macky Sall qui s’est prononcé sur ce sujet en Conseil des ministres hier, sur le renforcement significatif de la vigilance, des dispositifs de prévention et d’alerte, face la transmission communautaire du covid-19.
Les commerçants demeurent les plus touchés par les cas de coronavirus issus de la transmission communautaire. C’est du moins ce qui ressort du point de situation de ce jour, vendredi 24 avril. En effet, le ministre de la santé et de l’action qui a donné les résultats des tests du jour a fait savoir qu’en analysant les données sur la transmission communautaire, deux constats majeurs s’imposent.
Abdoulaye Diouf Sarr laisse entendre que « les commerçants font partie des personnes les plus exposées ». Par exemple, argue-t-il, sur les cinq cas issus de la transmission communautaire, quatre sont des commerçants. C’est pourquoi, ajoute-t-il, j’insiste sur le port systématique de masque dans les marchés et autres lieux publics, conformément à l’arrêté du ministère de l’intérieur.
Sur 528 tests réalisés, Abdoulaye Diouf Sarr fait état de 66 nouveaux cas. 61 de ces nouveaux cas, dit-il, sont des contacts suivis par ses services, les cinq autres sont issus de la transmission, notamment à Touba qui en a compté 2, à Mbacké 1, la Médina 1 et enfin Pout 1 cas.
A ce jour , au Sénégal 545 cas ont été contrôlés positifs , dont 262 guéris ,07 décédés ,01 évacué et dons 276 sous traitement.
Par ailleurs, le président de la République s’est fait entendre sur ce sujet lors du conseil des ministres qui s’est tenu hier en visioconférence. En ce sens, Macky Sall a notamment mis l’accent sur « le renforcement significatif de la vigilance, des dispositifs de prévention et d’alerte, face à la transmission communautaire du covid-19 ».
Aussi, a-t-il insisté, auprès du ministre de la santé et des autres membres du gouvernement, sur l’impératif de prendre des mesures appropriées pour freiner la transmission communautaire sur le territoire national. A cet effet, il a le chef de l’Etat a relevé l’urgence de bâtir une communication et une sensibilisation adaptées en direction des populations, rapporte le communiqué dudit Conseil.
Qui ajoute enfin que « le président de la République a, également demandé aux ministres concernés de veiller à l’application stricte de nouvelles mesures préventives, au niveau des marchés, des transports, espaces de commerce et autres lieux recevant du public ».Bassirou MBAYE

Coronavirus: Kaolack enregistre son premier cas positif

http://www.dakarmatin.com/Kaolack vient d’enregistrer son premier cas positif. Il s’agit un jeune de 25 ans qui a été contaminé à Darou Salam, au niveau du département de Nioro. L’information a été donnée par le préfet El Hadj Abdou Aziz Diagne, à travers une note rendue publique. Cette situation a poussé l’autorité administrative à prendre des mesures pour couper la chaine de transmission. Lesquelles sont entre autres  l’interdiction de la circulation des voitures, motos et charrettes d’une commune à une autre.
«La circulation des véhicules (voiture, motos et charrettes), d’une commune à une autre est interdite dans le département Nioro du Rip à l’exception du véhicule disposant d’une dérogation, d’une autorisation délivrée par le ministre de l’intérieur. Toute violation sera punie conformément aux lois et règlements en vigueur», peut-on lire dans le document.
Ce nouveau cas sera comptabilisé demain par le ministère de la santé et de l’action sociale lors du point de presse traditionnel sur l’évolution de la maladie

Covid_19 de ce samedi 25 avril 2020: 69 nouveaux cas dont 6 communautaires,14 malades guéris

http://www.dakarmatin.com/–Le ministère de la Santé et de l’Action Sociale fait le point de la situation de l’épidémie de Covid-19 au Sénégal ce samedi 25 avril 2020… Sur 703 tests réalisés, 69 sont revenus positifs. Il s’agit de 63 cas contacts qui étaient déjà suivis et de 6 cas issus de la transmission communautaire.
Ces derniers sont répartis comme suit: 1 à Colobane, 1 Mbao, 1 Parcelles Assainies, 1 Niayes-Thioker, 1 Mbacké et 1 à Nioro.
Le Directeur de cabinet du ministre de la Santé a également annoncé la guérison de 14 malades qui étaient sous traitement.A ce jour,le Sénégal compte 330 malades sous traitement
703 Personnes Testées
69 Cas Positifs
00 Cas Importé
63 Cas Contacts Suivis
06 Cas Communautaires (1 à Colobane, 1 à Mbao, 1 aux Parcelles A, 1 à Niaye Thoker, 1 à Mbacké et 1 à Nioro )
14 Patients Gueris
00 Cas Grave en Réanimation
00 Décès
A Ce Jour Le Sénégal Est À 614 Cas Dont
276 Guéris, 07 Décès, 1 Évacué et 330 Sous Traitement…i.

Artemisia: Macky a lancé sa première commande (Andry Rajoelina)

http://www.dakarmatin.com/–Le chef de l’État sénégalais, Macky Sall, a appelé son homologue malgache, Andry Rajoelina, pour le “féliciter” et lancer une première commande du “Covid-Organics”.
C’est Andry Rajoelina lui-même, qui l’a dit, dans un tweet posté, ce vendredi.
“Merci au président Macky Sall pour nos échanges et sa confiance. Le Sénégal félicite Madagascar pour le remède traditionnel amélioré Covid-Organics et lance une première commande”, a tweeté le président malgache

L’imam de Pété Niébé positif au covid-19

http://www.dakarmatin.com/Situé à 5 kilomètres de la commune de Goudiry, le village de Pété Niébé est devenu tristement célèbre avec une multiplication de cas de coronavirus. Depuis que le chef religieux de Kanehanebé a contaminé des ressortissants de cette bourgade, le foyer a quitté le premier village pour s’installer dans le village de Pété Niébé.
La courbe monte à une vitesse vertigineuse. Déjà 44 cas contaminés dans un village de quelques centaines d’habitants. D’après des informations de L’As, l’imam du village fait partie du lot des 16 cas positifs d’hier. C’est dire donc que Pété Niébé est une poudrière. C’est que dans ce village, les populations refusent de se soumettre aux mesures sanitaires. De pseudos intellectuels continuent de manipuler les populations qui ont même refusé de fermer la mosquée.
Confinés, les habitants parlent de stigmatisation et menacent de manifester. L’autorité administrative a dû menacer de fermer la mosquée de force pour leur faire entendre raison. Seulement, ils sont têtus et continuent de vivre comme si de rien n’était. Le préfet a d’abord usé de la diplomatie, mais visiblement, ils refusent toujours de se plier.
« L’As » a appris que les meneurs de cette rébellion pourraient être convoqués par la gendarmerie ce matin. L’heure est vraiment grave

Structures Sanitaires: Psychose Chez Soignants Et Patients

http://www.walf-groupe.com/Avec le nombre de cas positifs qui ne cesse de grimper, le Covid-19 a fini d’installer un climat de peur dans les structures sanitaires. Les rares patients qui ont le courage de s’y rendre y vont la peur au ventre. Chez les soignants, la crainte de choper le virus est partout présente.
Devant le portail de l’hôpital Nabil Choucair sis à la Patte d’Oie, deux fûts remplis d’eau et une bouteille de savon liquide sont posés. Pour mettre les pieds à l’intérieur, il faut passer par le rituel du lavage des mains. Et le port de masque est obligatoire. Cinq affiches de sensibilisation sur les gestes barrières contre le Covid-19 surplombent le bâtiment de l’hôpital. Pointé devant la porte d’entrée, un vigile en tenue vérifie la température du visiteur et si ce dernier s’est lavé les mains ou pas. A l’accueil des bancs peints de couleur marron sont érigés. Les malades sont orientés par une jeune fille habillée d’une blouse blanche.
Au service des consultations, deux longs bancs font face au bureau du médecin. La circulation des cas issus de la transmission communautaire qui commence à être signalée dans les hôpitaux a fini d’installer un climat de peur dans les établissements sanitaires publics. Assise sur l’un des bancs, le corps dépigmenté qui laisse apparaitre des taches noirâtres sur les orteils, cette patiente du nom de Fatou Top confie avoir la peur dans le ventre. «Mon asthme s’est réveillé depuis avant-hier, mais j’avoue que j’ai beaucoup hésité avant de venir à l’hôpital. Parce que ce n’est pas sûr. Imaginez que je vienne, ici, pour juste une petite consultation et que je chope le virus», déclare Fatou Top emmitouflée dans un grand boubou léger communément appelé «meulf».
Pour cette infirmière croisée dans les couloirs, que le personnel de santé le dise ou pas, tout le monde a peur. Car, selon elle, le virus n’épargne actuellement aucun secteur. Et les hôpitaux sont les plus exposés, vu le nombre de patients qui s’y rendent chaque jour. «Aujourd’hui, tous les hôpitaux sont des réceptacles de patients atteints de Covid-19. Et nous sommes très exposés. Certes, nous portons des masques et l’exigeons des patients qui viennent en consultation. Mais, on ne peut pas respecter tous les gestes barrières. Parce que, pour soigner quelqu’un, il faut forcément s’approcher de lui. On craint non seulement de contracter ce virus et après rentrer avec dans nos maisons contaminer nos proches», avance-t-elle.
A l’hôpital Idrissa Pouye de Grand-Yoff (ex-Cto), patients et accompagnants font des entrées et des sorties. Ici aussi les mesures de prévention édictées par les autorités en charge de la santé à savoir le lavage des mains, le port de masque…pour réduire les risques de propagation de la maladie sont de rigueur. «Chacun d’entre nous a choisi cette profession pour le bien. Malheureusement aussi pour le mal. Donc je ne vois pas ce qui peut nous apeurer. On peut comprendre que, chez les patients, il y ait ce climat de peur. Mais, pas chez nous les soignants. On doit garder notre sang-froid. Nous sommes des professionnels de la santé et devons l’assumer», lance l’un des médecins trouvé avec ses collègues à la salle de réunion des Urgences. Qui saisit l’occasion pour inviter les populations à rester chez elles si elles n’ont pas des urgences à régler dehors. Pour lui, c’est le seul moyen d’éradiquer la maladie. «Actuellement beaucoup de gens ont peur d’aller dans les hôpitaux. Mon petit frère qui est un infirmier en chômage a été sélectionné récemment parmi les professionnels de la santé qui vont porter secours aux hôpitaux. Mais ma maman s’est opposée. Elle lui a dit de choisir entre l’hôpital et la maison. Donc, s’il décide d’aller travailler, qu’il cherche une chambre ailleurs», raconte Bintou Cissé qui accompagne son fils qui s’est tranché le doigt avec une lame.
Pour Dr Yoro Mbow, médecin généraliste au Samu Municipal, c’est normal qu’il y ait cette panique liée au Covid-19. Mais, de son avis, le meilleur moyen de faire face à cette maladie,
c’est le respect strict des mesures de prévention.Samba BARRY

CORONAVIRUS – LOCALISATION DES PERSONNES :La CDP donne son accord

http://www.enqueteplus.com/La Commission de protection des données personnelles (CDP) va jouer sa partition, dans la lutte contre le coronavirus. Ainsi, un communiqué de la structure dirigée par Awa Ndiaye fait savoir que pour le dépistage et le suivi des personnes contacts, certaines solutions sont préconisées par les autorités sanitaires. Elles dépendent, d’après une note rendue publique, de la collecte et du traitement de données personnelles.
‘’C’est dans ce cadre que le ministère a demandé l’avis de la CDP pour la mise en œuvre de solutions digitales e-santé et potentiellement de localisation’’, fait savoir la commission.  ‘’La CDP rappelle que dans la situation actuelle d’urgence sanitaire, la protection des libertés individuelles et des droits fondamentaux, notamment la vie privée, demeure applicable et ne peut être suspendue.
Cependant, des mesures dérogatoires respectueuses de la loi 2008-12 du 25 janvier 2008 portant sur la protection des données à caractère personnel ou d’autres dispositions législatives ou règlementaires applicables, peuvent être envisagées’’, indique-t-elle. La loi susmentionnée prévoit, d’après la CDP, un régime dérogatoire lorsqu’il s’agit de mettre en œuvre un traitement de données personnelles sensibles en vue, dit-elle, de sauvegarder des intérêts vitaux des personnes, de répondre à un motif d’intérêt public, de promouvoir ou de protéger la santé publique, y compris le dépistage.
‘’Au regard du contexte actuel, les techniques d’identification et de suivi des personnes infectées ou à risque, utilisées par les autorités sanitaires, doivent se limiter aux conditions dérogatoires prévues par la loi’’estime-t-on dans la note. A cet effet, renseigne le document, la commission insiste sur le respect de certains   principes et mesures. Ils sont liés, entre autres, au traitement des données personnelles relatives à la santé des personnes suivies. En outre, précise le document, il doit être mis en œuvre exclusivement par des professionnels de santé. La CDP cible également la collecte et le traitement d’autres données personnelles permettant d’identifier et de localiser les personnes concernées. L’usage de ces données doit toutefois, d’après la note, être mises en œuvre par un nombre limité de personnes dûment habilitées. Mieux, ces derniers ‘’auront souscrit à un engagement écrit à préserver la confidentialité et la sécurité des données auxquelles elles auront accès’’.
La CDP fait savoir, en outre, que la collecte des données doit se limiter uniquement aux personnes ciblées par les autorités sanitaires, qui sont directement en contact avec celles infectées. ‘’Les données collectées doivent être conservées pendant le temps nécessaire à la prise en charge des personnes, et détruites automatiquement lorsque les finalités pour lesquelles elles sont collectées arrivent à terme’’, indique-t-on.
Par ailleurs, pour des motifs légitimes de recherche scientifique, la CDP souligne que les données réutilisées ultérieurement doivent être rendues anonymes de façon irréversible. ‘’Toute tentative de ré-identification des personnes doit être rendue impossible. Dans ce sens, la CDP appréciera la procédure d’anonymisation des données avant leur réutilisation à des fins statistiques et de recherche scientifique’’, précise le document.

Covid19-Le robot «Dr CAR»

http://www.dakarmatin.com/Les étudiants de l’Ecole Supérieure Polytechnique (Esp) de Dakar n’ont rien à envier à leurs camarades des pays développés. Ils se sont encore distingués dans l’innovation.
Ces étudiants viennent de créer le robot «Dr CAR» qui peut se déplacer dans les chambres des patients mis en quarantaine, pour prendre leurs températures, leur livrer des médicaments et de l’alimentation, etc.
Les étudiants ont présenté l’appareil hier au Directeur du Centre des Opérations d’Urgence Sanitaire (Cous), Dr Abdoulaye Bousso et ses collaborateurs. Ce robot permet ainsi de réduire les risques de transmission du virus du patient aux agents de santé.
L’appareil, doté de caméras, est piloté à travers une application à distance. Le robot est aussi en mesure de parler les langues comme le wolof, le français, l’anglais et le pulaar. Ainsi l’équipe compte-t-il y intégrer d’autres langues dans les prochaines semaines.

Macky freine ses lieutenants

http://www.dakarmatin.com/–Le riz de Mansour Faye commençait à faire du bruit avec les histoires de marchés de gré à gré. Avant même que la clameur ne s’estompe, des politiciens avaient pris le relai en distribuant du riz à leurs militants de manière ostentatoire. Il s’en était ensuivi une confusion totale due à la rivalité entre responsables.
D’après des sources de « L’As », c’est pour ainsi mettre un terme à ce charivari que Macky Sall leur a tous demandé de faire un stand-by et de laisser d’abord les autorités administratives mener le travail de distribution des vivres aux impactés du covid-19.
En clair, il leur a demandé de suspendre leurs distributions en attendant que le gouvernement entame son opération pilotée par l’armée et l’administration territoriale

DES MOTS SUR DES MAUX–L’arrière goût de la démocratie Par CALAME

http://www.sudonline.sn/-Le Covid 19 après la vertueuse mobilisation qu’il avait engendrée et malgré la sérieuse menace qu’il constitue, est dans certains cercles et secteurs, vu d’un très bon œil et si cela ne tenait qu’à eux, il durerait encore plus longtemps. Les affaires se nouent ou continuent…
En coulisses, on se cherche, on se rencontre, on se renifle… et on se tient par la barbichette. Les bons liens d’avant deviennent les prête-noms, les ententes, les accords, les contrats d‘après. Avec Corona virus, apparait encore une fois dans notre pays, un révélateur de l’opacité des pratiques et de la désinvolture avec laquelle certains élus, certains cooptés usent de l’argent public, dans un besoin tripal d’amasser encore et encore. Entre eux, une vie autonome s’organise, faite de petites haines mais de grands services, de méfiances mais de complicités, fixent les règles à leur guise, trustent les postes et les prébendes et dressent des pont-levis pour ne pas être dérangés, trace d’un passé qui n’en finit pas de les quitter, une continuité entre l’Etat et les affaires et que les meubles de la République leur appartiennent.
La moralisation de la vie publique avec ses lois de transparence, de bonne gestion, de «kit anticorruption» comprenant un ensemble de normes pénales, de mesures institutionnelles et de «bonnes pratiques», d’anciens serments ou des promesses de rupture ne sont en fait que le ravalement d’une façade moisie, mais seyant à quelques-uns qui ne se demandent pas pourquoi les suspicions et parfois le mécontentement des citoyens ne sont pas dus à leur incurie. Pratiques sans fin ? La transparence qui s’est progressivement imposée comme enjeu et thème politiques puis dans la gestion des affaires publiques est devenue une injonction des citoyens de tous bords.
Devenus particulièrement regardants sur la production de cette même transparence, de sa qualité, de sa sincérité, ils savent déceler dans les discours, les options et les axes qui débouchent sur une jactance qui n’est que profit pour quelques-uns à l’ombre de jouissances et sacrifices pour tous les autres. Même si confusément, ils prennent de plus en plus conscience qu’on les « balade », qu’un système de domination leur rogne les ailes, au prétexte de les protéger, de les distraire et de les éduquer. Le plus insidieux est l’exploitation de la pauvreté par un Etat miné par le clientélisme et peu capable de remplir les missions qui sont les siennes, qu’elles soient régaliennes, de délivrance de services aux populations ou d’accompagnement de la vie économique.
En période de crise comme celle que nous vivons, il se réveille brusquement, se fait passer pour bienfaiteur pour tous, étale sa « puissance », se montre magnanime, en adoptant des gestes de bateleur qui sont les limites de sa vacuité (140 mille tonnes de riz, c’est la consommation nationale pour un mois et demi), mais ne recherchant, en réalité, que le polissage de sa propre image. Une image qu’il faut vite réhabiliter parce que le délai de 15 jours qui avait été fixé pour que les vivres soient acheminés et distribués, se raccourcit comme peau de chagrin. A 4 ou 5 jours de son terme, seuls 15000 tonnes ont été acheminés, selon les dires d’un cadre du Commissariat à l’aide alimentaire. C’est la raison pour laquelle dans les réseaux sociaux, on nous montre des personnes ayant reçu « l’aide » qui se compose de quelques kilos de riz, de 2 sachets d’huile, de 3 pains de savon et d’une moitié de boite de sucre. Pas l’ombre de pâtes ou de vermicelle
Le tollé consécutif aux conditions d’attribution des marchés en vivres et leur transport, la distribution de ces denrées de grande consommation, entamée avant la mise en place de la commission de suivi de « Force Covid 19 », sont l’effet de cette mauvaise habitude de mettre la charrue avant les bœufs, preuve d’un manque de logique flagrant. Il a été publié il y a peu, la liste des donateurs du fonds « Force Covid 19 ».
En la parcourant, elle ne fait état que de donations en chèques, en virements, très peu en numéraires. N’y a-t-il donc pas de dons en nature ? Si oui, -parce qu’il y en a sûrement- ne valent-ils pas d’être renseignés et nous épargner ainsi, plus tard, à l’heure des comptes –et/ou des mécomptes- d’une atmosphère de capharnaüm où nous serons encore une fois les témoins de quelques-uns, le verbe haut, cintrés de l’intérieur qui nous dirons que nous ne comprenons rien à la comptabilité publique et de crise, alors que nous-mêmes avons du mal à trouver du cerveau dans leur discours ? Il en est de même du programme de résilience économique dont on attend qu’il soit plus explicite.
Sur le papier, sont répartis les 1000 milliards du fonds « Force Covid » (en milliards) : 64,4 en soutien à la santé, 69 pour la distribution de denrées alimentaires, 12,5 dédiés à la diaspora, 18,5 paieront les factures d’eau et d’’électricité, la remise partielle de la Tva se monte elle à 200, quant à l’extension de la Tva suspendue, elle est évaluée à 15 et l’exonération fiscale à 2. Le soutien aux acteurs les plus touchés, le paiement dû aux fournisseurs de l’Etat, le mécanisme de financement/facilité de paiement et la couverture partielle des pertes de recettes, la couverture partielle des pertes de recettes et autres, totalisent 618, 6 milliards.
La démocratie, ce n’est pas seulement faire appel à des citoyens à intervalles réguliers pour qu’ils votent. C’est aussi leur donner le droit de savoir, de pouvoir identifier les mécanismes institutionnels et les normes fonctionnelles qui la caractérisent. Parce qu’il est quand même assez déroutant pour des citoyens qui ne s’attachent plus seulement qu’aux séquences publiques, officielles, de l’administration du pouvoir et des démarches qu’elle impose, qui se sont jetés spontanément dans les rues en pensant sincèrement que la démocratie était menacée, de vouloir les mettre en toutes circonstances devant le fait accompli. Le refus de cet état de fait qui s’exprime par des levées de bouclier, de oppositions, des dénonciations, c’est pour redonner le goût de la démocratie à ceux qui l’ont oubliée ou font semblant, une fois arrivés au pouvoir, et donner des regrets à ceux qui n’y croient pas

Deuil éternel pour les familles des expatriés

http://www.dakarmatin.com/–En s’appuyant sur les recommandations de ses propres experts et de l’OMS, Dakar a fermé la porte du retour aux Sénégalais morts du Covid-19 à l’étranger. Le choix de la prudence, observé aussi dans d’autres pays, lui attire toutefois les foudres de certaines associations d’immigrés et des familles condamnées à un deuil sans fin.
Au bout du fil, quelque part à Mbacké (environ 185 km de Dakar), la voix calme d’un jeune homme, Sidi Diop, qui vient de perdre son père. Mor Diop est décédé début avril à l’âge de 65 ans en Italie où il résidait. Il a dû y être enterré à la suite de l’interdiction par le gouvernement sénégalais du rapatriement des dépouilles de personnes mortes du Covid-19.
«Comme il est impossible de lutter contre l’État, nous acceptons cette décision qui nous empêche de rapatrier le corps de notre père. C’était un bon talibé [disciple de la confrérie mouride, ndlr] qui avait émis le souhait d’être enterré aux côtés de son marabout à Darou-Salam (à Mbacké). Nous aurions aimé pouvoir aller sur sa tombe et prier pour lui comme cela se fait naturellement», explique le jeune homme à Sputnik.
Philosophe, Sidy Diop se fait le porte-parole d’une famille endeuillée mais résignée face à «ce décret de Dieu contre lequel nul ne peut s’opposer». «Il nous reste les prières et nous allons en faire beaucoup pour lui car Allah est partout sur cette terre. Ses amis de Brescia ont fait ce qu’ils pouvaient. L’État doit également tenir ses promesses», poursuit-il.
À l’image de Sidy, de nombreuses familles sénégalaises vivent au pays le deuil incomplet de parents morts du coronavirus et enterrés à l’étranger. En Europe, aux États-Unis et peut-être en Afrique et ailleurs dans le monde, des Sénégalais meurent du virus et sont enterrés ou incinérés sur place. Au cours de ce mois d’avril 2020, au moins six d’entre eux sont décédés en Italie et y ont été enterrées, loin de leurs proches.
C’est ce qu’a révélé à Sputnik Mamadou Diop, un des responsables de l’association «Sunu Brescia», un regroupement de Sénégalais établis dans cette ville située à une centaine de kilomètres de Milan.
«Pour des raisons sanitaires discutables, l’État sénégalais a interdit le rapatriement des dépouilles de compatriotes morts du coronavirus à l’étranger. Nous devions nous organiser ici à Brescia pour bien conserver les corps en attendant peut-être un changement d’avis des autorités. La commune de Bergame a finalement accepté l’enterrement de nos morts en suivant les prescriptions de notre religion»,raconte-t-il.
C’est le 6 avril dernier que le Comité national de gestion des épidémies (CNGE), structure sous tutelle du ministère de la Santé et de l’Action sociale, avait annoncé la suspension des rapatriements de corps de Sénégalais décédés du coronavirus dans des pays en proie à la pandémie. «Au regard du fort risque de contagion liée à la manipulation des dépouilles, aucun transfert de corps provenant de pays infectés ne devra être permis», justifiait ainsi un communiqué du ministère de la Santé.
Une position confortée le 9 avril par Amadou Bâ, le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, au cours d’un point de presse commun avec son homologue de la Santé.
Pour ne pas laisser les familles, en sus du deuil auquel elles sont confrontées, assumer des frais d’inhumation à l’étranger pouvant se révéler importants, «l’État a décidé [d’acheter] des tombes dans les cimetières de chaque religion», a annoncé le chef de la diplomatie sénégalaise.
«Nous sommes dans une situation mondiale qui impose certaines exceptions. Ne pouvant plus rapatrier de corps […], nous demandons aux familles de comprendre cette position qui est difficile», a allégué Amadou Bâ, lors de sa conférence de presse prononcée en wolof, langue nationale du Sénégal.

Une position contestée «scientifiquement»

La position du gouvernement du Sénégal n’est pas une ineptie dans la mesure où elle est partagée par nombre d’États à travers le monde, qui invoquent les mêmes risques sanitaires. Néanmoins, le débat fait toujours rage dans le pays et parmi la diaspora, notamment au sein de la communauté scientifique. Sur sa page Facebook, le Dr Mamadou Mansour Diouf, médecin anesthésiste-réanimateur à Bordeaux, en France, explique les procédures internationales en partant du Code général des collectivités territoriales (CGCT) de France.
«La délivrance d’un laissez-passer mortuaire pour l’étranger ou d’une autorisation de sortie du territoire français est autorisée dès lors que le défunt est placé dans un cercueil hermétique qui prémunit de toute contagiosité quel que soit le motif du décès. […] Il est tenu compte du fait que le transport d’un corps d’une personne décédée ne crée aucun risque sur le plan sanitaire même si le décès est dû à une maladie transmissible lorsque les mesures appropriées sont prises», écrit le Dr Diouf.
Mais sous son post, le médecin-anesthésiste est contredit par un internaute : «Pensez-vous que l’article du CGCT français s’applique partout dans le monde? Pensez-vous que les équipements de protection dont vous parlez existent partout dans le monde (…) notamment (dans les) pays du Sud où, même si vous l’omettez dans votre analyse, la diaspora sénégalaise est bien présente? Que préconisez-vous pour les décédés du Covid-19 dans un pays tel que la Centrafrique?»
Voulant mettre un terme au débat, le ministre de la Justice, Me Malick Sall, a déclaré, dans une conférence de presse à la Radiodiffusion télévision sénégalaise (RTS), ce 21 avril, que «c’est l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui a demandé l’inhumation des personnes décédées du Covid-19 dans les pays d’accueil afin d’éviter la contamination extraterritoriale».
Faux, rétorque le docteur Mamadou Mansour Diouf, dans une nouvelle publication. «Les décisions et informations de l’OMS sont publiques et consultables sur son site Internet. Nulle part il n’est fait mention des allégations fausses du ministre de la Justice.»
L’OMS aurait-elle adressé, plutôt, un avis au gouvernement sénégalais sur le rapatriement ou non des Sénégalais décédés du Covid-19 à l’étranger? Contactée par Sputnik à Dakar, une source de l’OMS a répondu en ces termes: «Il faut juste retenir que l’Organisation mondiale de la santé ne donne que des avis aux États. Maintenant, chaque État est souverain dans chacune de ses décisions par rapport à une situation donnée.»

Requête pour «pas être réduit en cendres»

Au Sénégal, entre pro et anti-rapatriement, le débat fait rage, jusque chez les défenseurs des droits de l’Homme. Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, est du côté des familles qui réclament les dépouilles de leurs défunts.
À contre-courant, chez Me Assane Dioma Ndiaye, président de la Ligue sénégalaise de défense des droits humains (LSDH), la problématique est plus complexe
«Il y a ce que l’on appelle les actes de gouvernement, des actes qu’un État peut prendre à un certain moment au nom de l’intérêt général pour des questions d’ordre public absolu. D’un autre côté, il y a des droits inaliénables comme le droit à une sépulture digne. Donc deux droits concurrents. Mais là, vous avez une mesure d’intérêt général qui tend à préserver la santé publique […] de l’ensemble du peuple sénégalais.»
Peu convaincus par cette démonstration de Me Ndiaye, par les sorties médiatiques des différents membres du gouvernement, les activistes de l’ONG «Jamra» demandent toujours au chef de l’État «qu’il permette aux familles des personnes décédées de pouvoir leur offrir […] un rite funéraire conforme à leur confession religieuse plutôt que d’être réduits en cendres dans des crématoriums ou entassés dans des fosses communes».
La fermeture prolongée des frontières aériennes jusqu’au 31 mai 2020 marque la détermination du Président Macky Sall à appliquer la tolérance zéro contre tout risque sanitaire potentiel dû au coronavirus. En février dernier, il avait également fermé la porte au retour de 13 étudiants sénégalais de Wuhan, en dépit des fortes pressions populaires qu’il avait dû subir. La même fermeté est toujours de rigueur avec les dépouilles de Sénégalais morts du Covid-19 à l’étranger, et dont le gouvernement n’a pas révélé le nombre.
Preuve, s’il en est, que cette mesure serait strictement d’ordre sanitaire, le corps d’un journaliste sénégalais décédé en Espagne où il était en soins pour d’autres pathologies que le coronavirus est arrivé à Dakar ce 20 avril

Rapatriement des dépouilles des Sénégalais décédés du Covid-19: «Nous recommandons la prudence» (Amadou Ba)

http://www.dakarmatin.com/–Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Amadou Ba, s’est exprimé sur le rapatriement des dépouilles de Sénégalais décédés du Covid-19.
Il informe que « le gouvernement s’en tient aux recommandations du comité de pilotage des épidémies du Sénégal”.
Selon lui, « il s’agit d’une pandémie et le virus ne fait pas encore l’objet d’une connaissance exhaustive et complète. Les Sénégalais vivent dans tous les pays du monde qui n’ont pas tous la même robustesse des systèmes de santé. Nous continuons de recommander la prudence au regard de l’évolution inquiétante de la pandémie en Afrique et dans notre pays”.
Le ministre s’exprimait ce vendredi lors du lancement de la plateforme Covid-19 Diaspora.
Pour terminer, Amadou Ba renseigne que « le gouvernement mettra en œuvre tous les moyens pour que les valeurs et croyances que nous partageons au Sénégal, soient respectées en toutes circonstances et en tous lieux. Pour les décès non liés au Covid-19, le rapatriement se poursuit normalement », dit-il

Covid-19: 716 Sénégalais bloqués à l’étranger

http://www.dakarmatin.com/–Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Amadou Ba, a lancé ce vendredi la plate-forme Covid-19 Diaspora.
Un dispositif qui permettra aux Sénégalais de la diaspora « d’avoir accès à l’assistance prévue dans le cadre de la Force COVID-19 pour la diaspora, avec toutes les garanties de transparence, de célérité et d’équité ».
Sont concernés par ces fonds, selon Amadou Ba, « les compatriotes malades du COVID-19, les familles des personnes décédées à l’extérieur, les étudiants, les marchands ambulants, les retraités ou les sans-papiers, les Sénégalais en déplacement bloqués dans les pays autres que ceux de leur résidence, en transit bloqués à l’étranger ».
En ce qui concerne la dernière cible du Fond Covid-19 Diaspora, Amadou Ba informe que « 716 Sénégalais sont bloqués à l’étranger avec une prise en charge de nos Ambassades et Consulats».

314 en Europe, 278 en Afrique, 74 en Asie,…

Ainsi, en Europe, ils sont 314, dont 237 en France, 31 au Portugal, 30 en Turquie, 10 en Espagne et 06 en Italie.
La deuxième région qui enregistre le plus de ressortissants, reste l’Afrique avec 278.
Au Maroc, au-delà des 172 déjà rapatriés par vol spécial, la mission diplomatique fait état de 149 encore bloqués.
Le reste se trouve au Togo (28), au Nigéria (46), au Burkina Faso (22), au Bénin (13), au Niger (09) en Mauritanie (8) et au Ghana (3).
Aux États-Unis, les ressortissants sénégalais concernés s’élèvent à 50, 74 en Asie dont 59 aux Emirats Arabes Unis et 15 en Inde

HLM – DES MEMBRES D’UNE FAMILLE ARRIVENT DE TOUBA AVEC LA COMPLICITÉ D’UN AGENT DU PÉAGE

http://www.emedia.sn/Il ne se passe plus un jour sans qu’une histoire rocambolesque ne soit relatée sur le contournement illégal de l’interdiction de transport interurbain. Avec une complicité certaine de citoyens disposant de dérogation, il est fréquent que des gens quittent une région pour rejoindre une autre, faisant allègrement fi du risque encouru en cette période de propagation du coronavirus.
Au quartier HLM de Dakar, ce sont des membres d’une famille qui sont au cœur d’une affaire qui pourrait mal finir : après être rentrés de Touba en catimini, ils ont été dénoncés par une voisine pharmacienne, à la Police, qui s’est rapidement déployée sur les lieux.
Interrogés, les mis en cause ont dit être venus avc la complicité d’un agent de l’autoroute à péage. Aux dernières nouvelles, le maire de la localité, le préfet de Dakar et les services sanitaires ont été activés pour les mettre en quarantaine.

Mary Teuw Niane: «Losque Chacun Assumera Ses Responsabilités, Le Combat Contre Le Coronavirus Sera Gagné»

Demain, il sera trop tard,
Raisonnons, j’oubliais que nous sommes dans un pays où beaucoup de personnes ne raisonnent plus ! Alors pensons mathématiquement !
Jusqu’à présent nous avons eu malheureusement six décès, paix à leur âme. Une (1) femme pour cinq (5) hommes : la règle vérifiée ailleurs est respectée aussi chez nous.
L’âge des personnes décédées : la femme avait 56 ans, les âges des cinq hommes décédés varient entre 63 ans et 75 ans (63, 68, 68, 74, 75). Les personnes décédées sont dans la tranche d’âge des personnes ayant plus de cinquante cinq (55) ans. Cette tranche d’âge, d’après les statistiques de 2016, représente 6.86% de la population. Même si les nombres sont faibles, ces données montrent en les rapportant à la jeunesse de notre population que c’est la tranche d’âge des plus vieilles personnes rapportées à l’espérance de vie du Sénégal qui est la plus inquiétée par le risque de décès du corona virus covid19 . Cette population est relativement jeune par rapport aux populations de la même tranche d’âge en Europe et aux USA.
Notre stratégie semble fonctionner jusqu’à ces derniers jours où les cas suspects, issus de cas communautaires ou de cas contacts incontrôlés, ne connaissent un bond effrayant en nombre mais aussi dans de nouvelles localités.

Notre stratégie semble reposer sur un dispositif qui est sa force mais qui, comme tout dispositif, est aussi sa limite. Nous avons trois éléments :

– les centres d’isolements des personnes ayant eu des contacts avec une personne infectée. Ces centres d’isolement n’auront pas la capacité de confiner tous les cas suspects si ce nombre explose.
– les lieux d’hospitalisation pour les malades n’ayant pas atteint le stade de la réanimation. Tout le monde comprend que ces lits sont aussi en nombre limité. Si le nombre de malades augmente trop rapidement, il n’y aura plus assez de lits d’hospitalisation.
– Les centres de réanimation pour les malades ayant besoin de respirateurs artificiels. Là la limitation est encore beaucoup plus forte : une centaine de lit ?
Dans ces conditions, les personnes qui prennent le risque de propager la maladie par négligence, par inconscience ou par irresponsabilité, ne font en réalité que ce qu’elles ont l’habitude de faire en temps normal, ce qui est inadmissible ! En cette période de crise, comme d’ailleurs en temps normal, ces attitudes doivent être bannies et sanctionnées.
Ces attitudes relèvent du citoyen irresponsable qui resquille, de l’autorité administrative qui se dérobe de ses responsabilités, n’anticipe pas, ne prend pas les mesures même impopulaires qu’imposent la situation des localités qu’elle gère, qui tergiverse, ou qui reporte ses décisions sur d’autres autorités religieuses, traditionnelles, sociales ou même politiques. Le socle de notre pays est l’administration. Je salue le rôle en première ligne de l’écrasante majorité des autorités administratives. Certes une minorité doit se ressaisir.
Notre ligne de défense ne doit pas céder. Nous avons fermé les écoles, les universités.Pourquoi, encore, des daara restent ouverts ! Ils doivent être fermés, les enfants ramenés dans leurs familles. Pour les talibés qui nous viennent de l’étranger les pouvoirs publics doivent les rassembler et trouver les moyens d’assurer leur sécurité jusqu’à la fin de l’épidémie et retourner dans leur pays les enfants mineurs.
Au nom du respect séculaire et de l’adoration viscérale de nos vieilles personnes, nous avons le devoir impératif de les protéger, de sécuriser ces 6.86% de notre population. Ce sont nos pères, nos mères, nos tantes, nos oncles, nos grands pères, nos grand-mères, nos retraités, nos voisines, nos voisins, etc. Ce sont ces tendres personnes à qui nous apportons le repas les jours de fêtes ou le soir des jours de jeûne. Elles sont tellement peu nombreuses que nous devons tout faire pour qu’elles vivent encore longtemps, nombreuses, parmi nous.
Je salue les efforts incommensurables de notre personnel soignant. Aidons nous en l’aidant, en restant à la maison lorsque nous n’avons pas l’obligation de sortir, en portant un masque lorsqu’on ne peut pas ne pas sortir, en gardant une distance de plus d’un mètre avec son interlocuteur, en se lavant régulièrement les mains avec du savon ordinaire, en respectant l’interdiction de circuler entre les régions, etc.
Enfin, faisons nous un devoir citoyen de respecter les décisions du Président de la République et du Comité national de Gestion des Épidémies.
Losque chacun, à son niveau, assumera ses responsabilités, le combat contre le corona virus covid19 sera rapidement gagné.Mary Teuw Niane

Après La Gifle De Mansour Faye… Aminata «Assome» Les Sénégalais

https://www.xibaaru.sn/-Avec l’application de l’état d’urgence et du couvre-feu instaurés par le Président Macky Sall depuis que le Sénégal est entré en guerre contre le covid-19, le pouvoir d’achat des Sénégalais ne peut que fortement baisser. Les Sénégalais se trouvent en confinement et là, certains ne peuvent plus se livrer à leurs activités, surtout ceux qui évoluent dans le secteur informel. Et, c’est une frange importante de la population dont leurs familles se nourrissent de leurs activités.
La guerre contre le covid-19 se poursuit avec toutes les conséquences que cela pose, alors que démarre le mois béni du ramadan. Les Sénégalais ne sont pas encore sortis de leurs difficultés. Au moment où les couches démunies de la population attendent assistance de l’Etat, voilà que les prix de certaines denrées connaissent une hausse.
« Les prix du kilogramme du riz et du bidon de 20 litres d’huile ont connu une légère hausse. Pour le riz parfumé le prix du kilogramme est échangé actuellement entre 350 et 400 francs CFA. Pour le riz brisé ordinaire le prix varie entre 300 et 325 francs CFA. Et, le riz de la vallée est échangé à 325 francs. Le prix du bidon de 20 litres d’huile est échangé entre 18 000 et 19 000 francs », reconnait Younouss Dédhiou du ministère du Commerce.
Aux difficultés rencontrées par les Sénégalais à cause du confinement urbain et régional avec un pouvoir d’achat au plus bas et en ce début du ramadan, le ministère du Commerce dirigé par Mme Aminata Assome Diatta trouve les moyens pour augmenter les prix du riz et de l’huile. Comment le Chef de l’Etat Macky Sall peut-il accepter que son piètre ministre du Commerce Mme Aminata Assome Diatta se mette à annihiler tous les efforts qu’il mène afin que les Sénégalais n’aient trop à faire les frais de cette guerre engagée contre le coronavirus.
Incroyable, ce qui se passe tout de même ce qui se passe dans ce pays, le Sénégal ! En tout cas, pauvres sénégalais ! Les voilà cuits avec des ministres qui rivalisent chaque jour d’incompétence.

GESTION DU FONDS FORCE-COVID-19:Moustapha Diakhaté fâche des travailleurs du Trésor

http://www.enqueteplus.com/Les sorties de Moustapha Diakhaté sur la gestion du fonds Force-Covid-19 ne plaisent pas du tout à certains travailleurs du Trésor public qui se sont sentis visés. En interne, cela a suscité moult commentaires qui ont poussé les différentes associations de cette administration à rappeler un certain nombre de principes, dans le but de rassurer les Sénégalais épris de transparence.
Telles sont les précisions de certaines sources jointes par ‘’EnQuête’’, suite à la réception du communiqué conjoint des différents syndicats de cette administration.
Dans ledit document, les travailleurs du Trésor estiment que toutes les conditions d’une gestion transparente des ressources du Force-Covid-19 sont ainsi réunies… Ils précisent : ‘’Les contributions mobilisées, à ce titre (au titre du fonds Force-Covid-19) constituent des ressources budgétaires et sont gérées, au même titre que les autres ressources publiques, par le Trésor public.’’ Mieux, ils rappellent que les comptables publics ‘’sont les seuls préposés à la manipulation de deniers publics et toutes autres personnes qui, sans autorisation, s’immiscent dans la collecte desdits fonds pourraient être poursuivies pour gestion de fait ou accusées de détournement de deniers publics, conformément aux lois et règlements en vigueur’’.
Dans la même veine, les agents, contrôleurs et inspecteurs du Trésor rappellent que les contributions collectées, dans le cadre du fonds Force-Covid-19, sont portées en recettes au budget général et des crédits supplémentaires de même montant, et sont ouverts sur les programmes ou dotations qui s’y rapportent. ‘’Ces fonds, soulignent-ils, échappent au principe de l’universalité budgétaire des crédits et sont donc exécutés conformément à la volonté du donneur d’ordre’’.
Cela dit, un dispositif approprié a été mis en place par l’Administration du Trésor pour une gestion efficiente de ces ressources. ‘’L’exécution des dépenses est soumise à tous les instruments de contrôle, à l’exception du contrôle a priori et du visa préalable’’, lit-on dans le communiqué conjoint de l’Amicale des inspecteurs du Trésor, du Syndicat unique des travailleurs du Trésor et de l’Amicale des contrôleurs du Trésor.
Cela dit, ce communiqué, qui feint d’ignorer totalement le sieur Diakhaté, n’a pas apaisé les travailleurs les plus radicaux qui demandaient bien plus qu’un simple rappel des principes. Estimant que les propos de l’ancien président du groupe parlementaire de la majorité sont offensants à leur endroit, ils demandaient une réponse directe, en vue de le remettre à sa place.
Selon nos sources, Moustapha Diakhaté semblerait également ignorer que les ressources du fonds sont déjà logées dans un compte logé à la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest.

Fatou Blondin Ndiaye Diop: «Tout Nous Ramène À L’ère Karim Wade…»

https://www.xibaaru La sortie du président de la République sur l’affaire de la distribution du marché de riz est une «façon d’évacuer le scandale du coronagate». Mais au-delà, estime Fatou Blondin Ndiaye Diop, «attribuer autant de responsabilités à son beau-frère rappelle le cas Karim Wade». Par ailleurs, la coordonnatrice du mouvement Aar li ñu bokk prend position en faveur d’un confinement pour endiguer la pandémie du Covid-19.
Le confinement est in­con­­tournable pour endiguer la propagation du Covid-19, selon le Prési­dent Macky Sall. Peut-on vraiment adopter cette me­sure au Sénégal avec nos réa­lités socio-économiques ?
Nous allons très certainement vers le confinement des communes où les cas communautaires croissent à grande vitesse. Nous n’avons pas imposé le port de masque en son temps. Et maintenant que c’est fait, nous n’en disposons pas en quantité suffisante et aux normes certifiées. Nous n’avons pas non plus assez de tests rapides pour isoler les populations en fonction de leur statut sérologique : testés négatifs, porteurs sains et malades à suivre. Alors, la seule issue, si la courbe d’infections continue de monter, sera le confinement. Les conséquences économiques et sociales seront catastrophiques. Elles méritent que le gouvernement et les citoyens s’y préparent, mais on n’aura pas le choix.
Pour Macky Sall, le débat autour de l’attribution des marchés de vivres qui implique son beau-frère, Mansour Faye, est un débat au ras des pâquerettes. Est-ce votre avis ?
C’est une façon d’évacuer le scandale du coronagate. Premiè­rement, attribuer autant de responsabilités à son beau-frère nous rappelle le cas Karim Wade. Deuxièmement, tout porte à croire que les attributions se sont opérées très rapidement, dans l’opacité et sans respecter les règles en vigueur. Aujourd’hui, notre inquiétude se porte sur la distribution. Le ministre du Développement communautaire, de l’équité sociale et territoriale a l’air d’avoir l’onction du Président Macky Sall dans ses agissements. Si tel est le cas, le Peuple qui aura beaucoup souffert de cette pandémie s’en souviendra. Ils rendront des comptes d’une façon ou d’une autre.
Etes-vous de ceux qui redoutent le syndrome Karim Wade avec la gestion des fonds de l’Anoci ?
Tout nous ramène à l’ère Karim Wade : le népotisme, la multiplicité des casquettes pour tout ce qui va en direction de la demande sociale. Tout porte à croire qu’on lui trace le chemin de la succession. Mais les Sénégalais décideront in fine de leur avenir.
Etes-vous rassurée quant à une gestion transparente du Force-Covid-19 après la nomination du Général François Ndiaye à la tête du Comité de suivi ?
Je note d’abord le retard dans sa création et surtout après avoir passé les marchés des denrées alimentaires. Je note aussi la composition qui montre le souci de gérer les équilibres plus que le contrôle de la gestion efficace des fonds. On attend le plan d’action au sommet et à la base. Les arguments de Mansour Faye, lors de sa conférence de presse, éclipsaient le fond de l’interpellation des journalistes sur l’achat et le transport du riz. C’était la surprise générale des majeurs du domaine du transport, de la vente de riz, de voir tout d’un coup des acteurs sortir pour gagner ces marchés à coup de milliards. Alors qu’un petit tour au ministère du Commerce aurait permis de savoir que ce n’étaient pas des acteurs majeurs. Et quant à Diop Sy, d’aucuns supputent que sa société n’existerait plus. Donc, c’était ça le fond de la question. Et sa réponse était plutôt autour de «nous avons fait un appel d’offres», alors que déjà les transporteurs lui avaient dit qu’ils étaient disposés à transporter gratuitement. Donc il préfère répéter qu’un appel d’offres a été lancé, qu’ils ont choisi les moins chers, etc. Il ne rentre pas dans le fond du sujet, à savoir que ces entreprises qui ont gagné ces marchés n’étaient pas connues dans le domaine des marchés en question. En plus, les montants étant très élevés, tout le monde s’attendait, dans le cadre d’une offre de gratuité, que le gouvernement s’en saisisse et qu’on vienne apporter un certain soutien à un secteur national qui sera très certainement durement touché par la crise. Pour moi, le ministre est passé à côté.Le Quotidien
Non au Confinement de la population générale !Par Dr.Demba Anta DIONE, Expert Indépendant
Pour se faire comprendre, nous ne pouvons pas ne pas nous attarder un peu sur ce que nous entendons par une approche santé publique. En effet, cette dernière veut que tout problème de santé soit défini par des indicateurs de mesures en terme de Morbidité (nombre de cas) de mortalité (nombre de décès) ou d’invalidités. C’est une fois défini comme épidémie en fonction de son ampleur et de sa gravité que le problème de santé doit être analysé à travers ses déterminants que sont ses causes et/ou ses facteurs favorisants.
On pourrait alors se demander qu’est ce qui est lié à notre environnement qui peut faire apparaître ou exploser ce phénomène ? Quelles sont nos habitudes et coutumes ? De quels moyens disposons-nous ? Comment est structuré et fonctionne notre système de santé ? Est ce qu’il pourra faire face ?
Analysons ce phénomène avec beaucoup d’humilité et ne cédons pas à la panique !
In fine, après cette compréhension du problème qui est aujourd’hui le Covid-19, nous pourrons parler des stratégies et interventions nécessaires pour l’endiguer. Ces interventions pouvant être de plusieurs ordres dans le cadre d’une approche inclusive et participative et pas seulement un apanage d’Experts, de Chercheurs ou de Médecins !
Alors prenons les chiffres et analysons-les ! Quand une maladie touche 80% de la population pour en tuer 0,1% parmi les plus de 75 ans qui représentent moins de 10% de cette population, combien en a telle tué ???
Alors qui doit-on protéger ? Qui est vulnérable ? C’est cette précieuse population âgée qui nous a tous mis au monde et éduqués qu’on doit sauver ! Mais jamais nous confiner dans certaines conditions qui ressemblent à : «  aller tous vous enfermer avec eux et contaminez les ! »
Le confinement va venir augmenter la population vulnérable en y rajoutant des personnes qui avait déjà une maladie soit connue ou ignorée la plupart du temps quand on vit en Afrique.
Le confinement va faire des malnutris avec comme corolaire, une baise de leur système immunitaire ; il fera plus de diabétiques déséquilibrés car les populations vont peut être manger très mal, insuffisamment ou trop et bonjour l’obésité ; le confinement va augmenter le stress de tous ces gens qui n’en ont pas d’habitude, alors bonjour les hypertensions de stress ou de sédentarité !
Additionnez juste 1% de chacun de ces phénomènes et vous conviendrez avec moi que vous avez largement dépassé le seul cas communautaire, mal défini et très mal communiqué dans la représentation sociale des sénégalais, que vous voulez traquer !
Regardez bien l’évolution des statistiques en Europe dans les pays les plus touchés, le Covid-19 tue à travers ces comorbidités.
Quand on a un peuple de croyants à 99% le message le plus perçu demande un canal adapté ! Un de nos maitres feu le professeur I. WONE (paix à son âme) nous disait, pour faire passer le message de lavage des mains lors d’une épidémie de cholera, il avait demandé aux communautés du Fouta de se laver les mains à la manière du prophète ! Alors le résultat ne pouvait être que positif !
Quand on se glorifie du nombre de cas bien traités dans nos maigres hôpitaux pour parler de l’exception sénégalaise alors que nous n’avons même pas testé 0,0001% de la population, cela veut bien dire que nous n’avons vraiment pas bien géré la prévention en amont !
Comment peut on être une exception Sénégalaise avec 377 dont 5 décès (1,3%) ? Au même moment, la Guinée a 662 cas dont 5 décès (0,8%) ; le Rwanda 147 cas et 0 décès ; Madagascar, 140 et 0 décès, Djibouti 846 cas et 2 décès (0,2%) et j’en passe.
Revenons sur terre, l’Europe n’est pas l’Afrique et le Sénégal n’est pas la France, nous avons ni le même système de santé ni les mêmes moyens pour avoir la même approche !
Notre population n’est pas la même et nous n’avons pas le même écosystème !
Quand l’Island a décidé de tester massivement sa population, plus de 10% ce sont soumis à ce test et les autorités ont multiplié les tests aléatoires qui leur ont permis de constater que 50% des gens déclarés positifs sont asymptomatiques ; pendant que la France qui confine toute une population durant plus de 6 semaines ne serait qu’à 5,7% de couverture en test d’ici le 11 Mai ! Et pendant ce temps regardez l’hécatombe chez eux !
Et pourtant la France n’a pas de stratégies figées, elle se réadapte en fonction de la dynamique de l’épidémie dont la compréhension est favorisée par l’analyse des données. Au moment où elle allège son confinement, on demande de corser les mesures chez nous. Une prise de décision en situation d’épidémie doit toujours être orientée par les données sanitaires fiables et une compréhension des déterminants de la maladie.
Il est temps de se réadapter et aller vers une communication positive qui malheureusement est infestée par des scandales de denrées alimentaires dont on n’avait pas besoins si les gens continuaient à gagner quotidiennement leur pain.
Les gens croient à la présence de la maladie chez eux, mais malheureusement c’est cette communication, information par le bon exemple qui fait défaut. De la manière avec laquelle ont vend l’image d’un colonel de l’armée dans la lutte, l’expertise de ces vaillants professeurs de maladies infectieuses, réanimateurs et urgentistes, on devait vraiment cacher la face de certains hommes politique car l’heure n’est pas à cela.  Ceux qui gèrent la paix sont très différents de ceux qui vont à la guerre !
Laissons les gens travailler en appliquant les mesures barrières recommandées, et protégeons les personnes vulnérables
Ce combat contre l’ennemie invisible demande tact délicatesse et humilité, nul ne peux être un héros dans cette guerre ! in fine ce sont les valeureux peuples disciplinés qui gagnent.Dr, Demba Anta DIONE, Expert Indépendant

Bon Ramadan 2020 Par Mamadou SY Albert

https://actunet.net/-Le mois de Ramadan 2020 devrait être un moment privilégié d’une réflexion profonde au sujet de l’humain, de son présent et son avenir. La condition humaine est fortement ébranlée dans ses fondements et ses certitudes carrées. Le système sanitaire mondialisé craque sous le poids de l’expansion du covid-19. L’impasse sanitaire est quasi totale en attendant le vaccin sauveur des patients. L’économie mondiale entre dans un processus de récession inédit.
La mondialisation triomphale croule ainsi sous le regard inquiet des experts les plus avertis de la finance et du commerce international. Ce moment de basculement du rêve brisé du progrès vertigineux des sciences et des techniques au service du capital constitue, pour tous les croyants et singulièrement pour les musulmans du monde – entrant dans quelques jours dans le mois béni de la spiritualité et de la dévotion – devrait être mis à profit pour réfléchir profondément au sujet du futur incertain de la fragilité de l’Humanité au 21ème siècle.
Dans quelques heures, les musulmans du monde entier vont entrer dans le mois de Ramadan. Durant 29 à 30 jours, les musulmans vont se consacrer à Dieu et à l’Islam. Ce seront des moments intenses de prières, de dévotion et d’un grand retour à l’Islam et au Livre coranique. Le Ramadan 2020 va se dérouler dans un contexte historique singulier fortement marqué par l’impact du covid-19. Des pans entiers de pratiquants de l’Islam, ressentiront les effets de la pandémie sous des formes très variées. Les mesures de la stratégie de lutte contre le coronavirus pour contenir, freiner et éradiquer ce fléau planétaire seront de sérieuses contraintes. Il faut faire avec les exigences de la protection individuelle et collective.
Les jeûneurs se priveront des regroupements de masse pendant les heures de prières et les moments de «Nafilas» très convoités par certains segments des croyants. Ils se contenteront des émissions religieuses traditionnelles servies par les islamologues et autres spécialistes de la religion musulmane.
Au-delà des privatisations de ces rituels collectifs, pendant ces semaines, l’impact du covid-19 planera très fortement sur le mois béni. Jamais jeûneur n’aura eu autant de temps libre à sa disposition pour se consacrer à Dieu et à la spiritualité. Certaines franges consacreront certainement plus de temps à la réflexion au sujet de l’humain, ébranlé par l’impact envahissant du coronavirus. Le confinement constitue, en effet, une occasion inouïe pour réfléchir en Islam, dans un contexte de fragilisation de l’Humanité. C’est une opportunité pour les musulmans, pour les catholiques, pour les animistes et pour les athées, de mener une introspection sur la condition humaine à l’épreuve d’une crise de société.
Le système sanitaire mondialisé a craqué sous le poids de l’expansion du covid-19. Ils sont des millions de porteurs du virus. On compte déjà des centaines de milliers de morts à l’échelle de la planète. Pour la première fois de l’histoire de l’après seconde guerre mondiale, les grandes et les moyennes puissances sont soumises à une épreuve sanitaire mortifère indépassable. Ces puissances économiques, industrielles, militaires, technologiques et scientifiques cherchent depuis plusieurs semaines la parade médicale à la pandémie. Point de solution dans l’immédiat !
Parallèlement à cet échec sanitaire des puissants, face à une nouvelle maladie emportant des vies humaines en série, le système sanitaire mondial ne se porte guère mieux. Il ne parvient pas à soigner de nombreuses maladies. L’Afrique constitue un exemple de la détresse sanitaire de l’humain. Le paludisme fait des désastres insoupçonnés dans le continent noir. À côté de cette maladie endémique, d’autres maladies ont fini par être des compagnons à vie de nombreux malades, tant dans les pays du Sud que dans les pays du Nord. L’impasse sanitaire transcontinentale est manifeste. Très peu de pays ont réellement des systèmes de santé capables véritablement de prendre en charge les vrais besoins en soins de santé publique.
Partout à travers les continents, le mal est identique : les déficits des budgets sanitaires, le manque de personnels de santé qualifié, se transforment en des maux structurels de la santé publique mondiale. Cette facette tragique de la santé publique mondiale pourra difficilement être occultée par les ravages de la pandémie mondiale et par le processus de récession inédit de l’économie mondiale.
Les maîtres de la mondialisation ont bâti la mondialisation autour du progrès des sciences et des techniques, d’une part, et le développement par la concentration des secteurs d’activités les plus performants, d’autre part. Ils ont délaissé le social, tout ce qui pouvait relever de la prise en charge des préoccupations fondamentales des travailleurs et des gens du bas peuple. La logique de la rentabilité, de l’efficience et de l’efficacité a modifié le visage de la planète sanitaire au cours de ces trois dernières décennies. Ce modèle porté par le commerce international globalisé, la circulation des biens et des personnes à une vitesse tectonique est subitement mis en mal par le coronavirus. Le monde des affaires est au ralenti. Des pans entiers de ce système vont s’effondre.
Penser cette Humanité est un devoir. Le futur incertain de l’Humanité, encore plus fragile, interpelle la conscience humaine. L’humain est au centre de cette introspection… Quelles que soient les croyances, les appartenances nationales ou continentales, il est temps que les hommes et femmes jettent un regard critique sur la marche du monde, ses faiblesses et ses paradoxes. Il est encore possible de changer le monde. Si un virus a réussi à frapper de plein fouet toute l’Humanité, malgré la richesse et le niveau atteint par les progrès de la Science, l’homme devrait être capable, par son intelligence, de transformer sa société.

L’affaire des 54 licences de pêche signées: Les acteurs de la pêche artisanale démentent Gaipes et apportent leur soutien à Alioune Ndoye

http://www.lactuacho.com/-Les acteurs de la pêche artisanale sont montés au créneau pour apporter la réplique au Groupement des armateurs industriels de pêche du Sénégal (Gaipes) sur l’affaire de la signature des 54 licences de pêche soulevée par ledit groupement. En réunion, le jeudi 23 avril 2020, Baye Abdoulaye Seck, Président du quai de pêche de Yoff et ses camarades apportent leur soutien au ministre de la pêche, M. Alioune Ndoye. Ils estiment que ces licences n’existent pas et le Gaipes fait du chantage.
« Le ministère de la pêche a été très clair. Le ministère a clairement dit qu’il y a une commission qui statue sur les licences et tous les acteurs sont représentés. Le ministère a demandé aux membres de ladite commission de proposer. Le ministre a bien dit qu’il n’a reçu aucune licence sur son bureau », a laissé entendre M. Baye Abdoulaye Seck, Coordonnateur CLPA Dakar ouest, Président du quai de pêche de Yoff.
D’après Baye Abdoulaye Seck et ses amis, comme le Gaipes a beaucoup d’argent et de soutiens, ils ne veulent pas qu’on touche à ses intérêts. Et avec l’arrivée d’Alioune Ndoye à la tête du ministère, concernant les licences, il a demandé le statut de Gaipes et leurs états financiers.
Et Baye Abdoulaye Seck de poursuivre : « Quand le Gaipes est conscient qu’il ne peut pas manipuler un ministre, il essaie de mettre en mal avec le peuple. Au début, ils faisaient croire aux acteurs que le ministre avait signé des accords de pêche alors que le ministre de la pêche n’a jamais signé des accords de pêche. Il a trouvé sur place des licences de pêche et a demandé la commission de pencher la- dessus. Jusqu’à présent, la commission ne s’est pas réunie pour signer des accords. Il faut le dire, Gaipes a beaucoup de soutiens au Sénégal, ils disposent des bateaux et mènent la vie difficile au secteur artisanal. Leurs bateaux pêchent à 7000 miles et le ministre a promis de leur accorder jusqu’à 12 000 miles, tous les acteurs de pêche du Sénégal doivent applaudir ».
D’après les acteurs artisanaux, les bateaux de Gaipes tuent les activités des pêcheurs artisanaux. Ils font ce qu’ils veulent dans la mer. Et Dieu a fait que l’un de leurs bateaux a été arraisonné un samedi, il faisait du transbordement.
Les acteurs de la pêche artisanale manifestent leur soutien au ministre de la pêche.
« Il y a des choses au Sénégal, on ne peut plus les tolérer, des industriels qui se regroupent pour dire c’est à eux seuls qui doivent avoir les licences, et c’est eux seuls qui vont diriger la pêche industrielle. Ils se partagent le quota de « Gambas ». Ils utilisent tout le monde. Actuellement, je m’adresse aux acteurs parce que le Gaipes détient de grands moyens, il faut qu’on soutienne le ministre de la pêche parce qu’il a le courage et il sait là où il va. Je demande aux acteurs de la pêche du Sénégal, pêcheurs, mareyeurs, femmes transformatrices, de soutenir le ministre de la pêche pour le bien du secteur », dixit le président du quai de pêche de Yoff.

Greenpeace Afrique au Ministre Alioune Ndoye : “l’octroi de licences à de nouveaux navires de pêche est une attaque contre les stocks de poissons et le secteur artisanal”

http://www.lactuacho.com/-Le Ministère de la Pêche et de l’Economie Maritime du Sénégal a demandé au Comité consultatif son avis pour l’attribution des licences de pêche à 54 navires d’origine chinoise et turque, dont certains sont impliqués dans la pêche INN dénoncée par Greenpeace
Communiqué
« En attendant que les conséquences sociales et économiques dévastatrices du COVID-9 se manifestent. le Sénégal et d’autres pays d’Afrique de l’Ouest doivent réserver leurs stocks de poissons pour la subsistance de leur population. Toute autorisation de nouveaux navires de pêche contribuerait á décimer les stocks et pourrait exposer des millions de personnes á l’insécurité alimentaire croissante », déclare Dr. Ibrahima Cissé, Responsable de la Campagne Océan à Greenpeace Afrique.
« Les prix du poisson s’envolent et les stocks de poisson sont dans un état d’épuisement irréversible, dans un contexte de lutte contre une pandémie mondiale, nous devrions nous arrêter pour réécrire les règles de notre économie et redéfinir nos relations avec la nature », ajoute le Dr Cissé.
Le processus de demande de licence de pêche ajoute une pression sur les pêcheurs, les femmes transformatrices de poisson et toute une économie artisanale qui lutte déjà pour concurrencer les grandes entreprises de pêche et de farine et d’huile de poisson, dont les navires ont doublé leurs opérations dans les eaux sénégalaises depuis 2012[4]. En outre, ces dernières semaines, les communautés ont été confrontées à des difficultés encore plus grandes, avec les restrictions d’accès aux zones maritimes imposées par les mesures de confinement dues au COVID-19.
« La mauvaise gestion, la pêche illégale, non déclarée et non réglementée, et l’expansion de l’industrie de la farine et de l’huile de poisson entraînent la pauvreté, la migration clandestine et la disparition des pêcheurs en mer. La gestion des pêches nécessite un minimum de cohérence, la recherche d’autorisations de pêche dans les pays voisins pour les pêcheurs artisanaux est contradictoire avec l’octroi de licences à des navires étrangers pour les mêmes ressources. Le ministre de la pêche, Mr. Alioune Ndoye, doit respecter ses engagements internationaux et nationaux [4] et suivre les recommandations des scientifiques afin de donner la priorité d’accès aux ressources aux communautés côtières et donner une chance á la restauration des ressources », a conclu le Dr. Cissé.
Depuis 15 ans, Greenpeace Afrique fait campagne avec la société civile et d’autres organisations pour mettre fin à des décennies de surexploitation des stocks de poissons en Afrique de l’Ouest et de politiques inadéquates. L’année dernière, Greenpeace Afrique a également lancé une campagne pour mettre fin à l’expansion des usines de farine et d’huile de poisson qui ne sont pas durables sur les plans environnemental, économique et social au Sénégal, en Gambie et en Mauritani
Et M. Abdoulaye Seck de renchérir : « Comment, on peut dire des mensonges sur un ministre de la République, c’est très grave. Il faut que les pêcheurs soient conscients parce que Gaipes a ses propres pêcheurs en notre sein. Il faut que les bateaux de Gaipes aient des observateurs parce que c’est le code qui l’exige mais Gaipes refuse cela. Les licences dont parlent le Gaipes n’existent pas. Les licences trouvées sur place par le ministre, sont renouvelables chaque année. Gaipes bénéficie de beaucoup de licences renouvelées en sourdine. Gaipes ne pense qu’à ses propres intérêts. Le Gaipes n’a rien fait pour la pêche artisanale, pour lutter contre le coronavirus, ils n’ont pas contribué pour aider les pêcheurs artisanaux. Le Gaipes pouvait soutenir le CROT à l’image des autres pays ».
Il estime que les sénégalais ne voient même les poissons que pêche Gaipes, ils les exportent. Et c’est à cause du Sénégal que le Gaipes a des milliards.
« Ils doivent soutenir la pêche au lieu d’exercer des chantages au ministre. Comme le ministre Alioune Ndoye, travaille pour le développement de la pêche, nous allons le soutenir, nous les acteurs. Pourquoi le Gaipes crie sur tous les toits parce qu’ils ne sont pas en règle. Nous, acteurs de la pêche artisanale, nous sommes derrière le ministre de la pêche. Les pêcheurs sont représentés par les OP qui ne jouent pas leur rôle. Le Gaipes manipule certains pêcheurs », dira-t-il.

Monseigneur André Guèye

http://www.enqueteplus.com/Le président de la Commission épiscopale nationale du dialogue interreligieux s’est adressé, hier, à toute la communauté musulmane du Sénégal qui démarre le ramadan officiellement aujourd’hui. Il souhaite, à tous, ‘’un saint et fructueux temps de ramadan’’.
‘’En cette période difficile de la pandémie du corona, nous prenons conscience de notre fragilité et nous nous remettons à sa divine Providence. Lui, notre Créateur.
Qu’il tourne les cœurs vers lui ; qu’il accorde son pardon à tous. Que le Tout-Puissant et le Miséricordieux fasse descendre en abondance ses innombrables bénédictions sur les guides religieux, sur vos familles et sur chacun et chacune de vous’’, implore monseigneur André Guèye. Aussi, le chef de l’église de Thiès invite tout le monde à se conformer aux mesures prises par l’autorité suprême du pays, notamment le couvre-feu décrété depuis un mois.
‘’Il est vrai que la restriction des déplacements et le couvre-feu rendent difficiles les rencontres et les moments de partage et de fraternité. Mais Dieu, qui sait tout, connaît nos intentions’’

VOYAGE DANS UN PAYS DE COCAGNE… PAR MAMADOU OUMAR NDIAYE

Tout ce branle-bas de combat, tous ces préparatifs guerriers, ces émissions apocalyptiques à travers tous les médias et les réseaux dits sociaux, tous ces masques de pacotille, pour une simple variante du paludisme !
Car enfin qu’auraient dit les Sénégalais si le Covid 19 avait tué 100 morts voire, on ne le souhaite pas, atteint les 1000 décès ? On aurait coupé l’électricité, emmuré les gens chez eux, mis des barricades sur les routes afin que nul ne puisse se déplacer, décrété une interdiction de circulation de l’air en plus de celle des transports en commun et même des voitures particulières, la fin de toute activité économique y compris la fermeture des boutiques, des boulangeries, des pharmacies ? Et plus encore bien sûr, si possible. Car ce qu’il faut à ce peuple béni des dieux et sorti de la cuisse de Jupiter, c’est zéro contamination et zéro mort, compris ? Tant pis si, dans le même temps, les accidents de la route continuent de tuer comme la semaine dernière où rien qu’à Dakar, ils ont fait une demi-dizaine de tués. Ne parlons pas des morts « ordinaires » et de tous ces gens qui, ces temps-ci, sont enterrés à la va-vite et quotidiennement dans tous les cimetières du pays. On fait comme s’il n’y avait que le coronavirus qui, on l’a vu, a fait six morts seulement en plus de 45 jours !

Tout ça pour une variante de notre bon vieux « sibirou » !

Un bilan qui, franchement, ne devrait pas entraîner toutes ces mesures loufoques et ubuesques déjà en train de casser l’activité économique. Mais puisque l’on nous dit que 1000 milliards de francs vont être investis dans l’économie justement pour amortir l’impact causé par le covid-19 ! Mille milliards de subventions ? Les Sénégalais n’en ont pas cru leurs oreilles ! Quoi, ne pas travailler et recevoir des vivres pour tenir le coup ? Quoi, fermer ses entreprises, et notamment ses hôtels, et avoir droit à des chèques en compensation ? A quoi pouvait-on rêver de mieux ? Du coup, on trouve des petits malins qui jouent à gonfler le trait, à faire apparaître la situation comme plus grave qu’elle n’est en réalité, à monter en épingle les cas « communautaires » et leur dangerosité supposée pour non seulement réclamer l’instauration du port obligatoire du masque (ce qui, à la limite, peut se concevoir) mais aussi un confinement général assorti, bien sûr, d’une distribution généralisée des vivres. Sans oublier de demander d’obliger les employeurs à payer les salaires même en cas d’arrêt de l’activité. Que demandent de plus les Nègres fainéants que nous sommes ?
C’est le Pérou, on vous dit. Malgré leurs dizaines de milliers de morts, les USA, la France, l’Espagne, l’Italie et même l’Iran en sont déjà à envisager le déconfinement car conscients que leurs économies ne peuvent se payer le luxe de s’arrêter plus longtemps. Voire de tourner au ralenti car, malgré la gravité de la pandémie, ces économies n’ont jamais arrêté de tourner. A preuve, malgré la chute de leurs cours, les bourses de ces pays ne se sont jamais véritablement effondrées. Autrement dit, les fondamentaux de ces économies sont solides et tiennent bon. Le Sénégal, lui, avant d’enregistrer son premier mort avait déjà crié « tous aux abris ! » tandis que ses citoyens s’étaient convaincus que la fin du monde était arrivée chez eux. Tout ça, tout ce branle-bas de combat, tous ces préparatifs guerriers, ce déferlement de chars de combat, de prétoriens armés jusqu’aux dents, ces émissions apocalyptiques à travers tous les médias et les réseaux dits sociaux, tous ces masques de pacotille et de zouaves, pour une simple variante du paludisme !
Oui, une maladie que la chloroquine peut guérir comme notre palu d’antan. Ou que l’on peut soigner encore avec le Schweppes Tonic que nos parents nous donnaient, enfants, lorsqu’on avait le « sibirou » ! D’après « Le Canard Enchaîné », en effet, un médecin tunisien exerçant en France soignait ses patients les moins gravement atteints du coronavirus par…cette boisson amère contenant un peu de quinine.

A votre bon cœur, braves prêteurs…

On me permettra de dire quelques mots sur le nouveau cheval de bataille que viennent d’enfourcher trop allègrement nos braves chefs d’Etat. Prenant prétexte du coronavirus qui, on l’a vu, a très peu affecté finalement le continent, malgré les prédictions apocalyptiques des Cassandres voire des pythies (Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, cellule d’analyse du Quai d’Orsay…), ces chefs d’Etat, donc, Macky Sall en tête, réclament gaillardement l’annulation de la dette africaine ! Ils ont déjà trouvé une oreille attentive auprès du président français Emmanuel Macron qui s’est dit favorable à cette idée. heu…il devrait plutôt écouter les peuples africains, ceux-là même dont il dit qu’ils développent un sentiment antifrançais et qui l’avaient obligé à faire une opération abracadabrantesque sur le franc CFA. Car, je ne suis pas sûr que cette même opinion africaine soit favorable à cette annulation de la dette du continent !
Ce serait en tout cas donner un très mauvais signal à nos chefs d’Etat qui auraient vu à travers un tel geste un blanc-seing pour encore se réendetter pour des projets pharaoniques et totalement inutiles du genre de ceux qui jonchent nos pays. Des projets absolument pas rentables mais qui alourdissent nos services de la dette. Car enfin, il n’y a pas si longtemps, en 2004- 2005, le Sénégal, par exemple, avait bénéficié dans le cadre de l’Initiative pays pauvres très endettés (PPTE) de l’effacement quasi-total de sa dette. Quinze années plus tard, il est déjà au seuil du surendettement sans qu’on ait vu à quoi tout cet argent emprunté a servi à améliorer les conditions de vie des populations.
Au contraire, nos pays, nos dirigeants plutôt, mènent un train de vie ruineux, souvent plus élevé que celui de dirigeants des pays prêteurs ou donateurs, entretiennent des institutions inutiles et coûteuses, une classe politique parasitaire et pléthorique, un appareil diplomatique atrophié et le plus souvent sans rendement, une clientèle — mais aussi une parentèle ! — gloutonne et insatiable. On en passe et des meilleures. Annuler la dette de nos pays sans obliger au moins nos dirigeants à des mesures d’austérité s’agissant en tout cas de leur fonctionnement, ce serait là une très mauvaise chose, un encouragement au laxisme, à la prévarication, aux détournements rendus possibles par les surfacturations des projets éléphants blancs dont ils raffolent, à la paresse et à l’indolence finalement ! Car, plutôt que de se serrer la ceinture, de compter d’abord sur eux-mêmes, voilà ces guides éclairés qui profitent d’une pandémie qui n’a fait finalement qu’effleurer leurs pays pour mendier une remise à zéro des compteurs de leur dette !
Avouez qu’il y a quelque chose de pathétique à voir les plus grandes puissances — appelons-les ainsi — du continent comme l’Afrique du Sud et le Nigeria se joindre, à travers leurs anciens ministres des Finances, à cette honteuse opération de mendicité. C’est comme si, dans l’Union européenne, l’Allemagne et la France prenaient la tête d’une procession de demandeurs d’annulation de dettes, là où on attendait plutôt des enfants malades comme la Grèce et l’Italie ! Pour en revenir à notre affaire, on espère que les dirigeants des pays occidentaux ne vont pas utiliser les fruits des sacrifices et de l’épargne de leurs peuples pour venir une fois de plus soutenir à bout de bras des dirigeants africains qui refusent de travailler et aussi de grandir ! De ce point de vue, heureusement, le refus des pays du G20 d’annuler la dette, consentant seulement un report d’échéances, semble de bon augure assurément… Mamadou Oumar NDIAYE

POST SCRIPTUM

J’aimerais ajouter trois choses
La première, c’est plutôt une précision. Loin de moi l’idée de nier l’existence du coronavirus ou sa dangerosité voire son caractère mortel. Au contraire ! Il se trouve seulement que notre trop grande émotivité en tant que Nègres nous pousse presque toujours à trop en faire face à n’importe quelle situation. Ainsi, dans cette crise sanitaire, nous prenons des mesures de prévention que des pays 3.000 à 8.000 fois plus atteints n’ont pas encore mises en œuvre. A preuve par la généralisation du port du masque. En France, par exemple, c’est dans les transports en commun seulement que leur port est obligatoire pour le moment… – La seconde c’est que, de même que dans les années 2000 on disait que le Sida enrichit plus qu’il ne tue en Afrique, de même le programme de résilience mis en place par le président de la République pour un coût de 1000 milliards de francs va plus enrichir des chenapans qu’il ne va réduire l’impact économique du Covid-19 sur les ménages les plus pauvres de notre pays. On en reparlera dans quelques mois inch’Allah ! Last but not least, on pourrait dire du général François Ndiaye, porté à la présidence du Comité de Suivi du fonds Force Covid-19 que c’est un saint, tellement l’homme est intègre. Je me souviens de mon défunt ami le capitaine Mbaye Diop, qui fut son promo à Meknès, me disant : « boy, François, c’est l’honnêteté même et aucun de nos chefs ne l’égale ». Ou encore du commentaire de cet autre cousin adjudant aujourd’hui retraité de l’Armée : « Tu sais bien combien je suis kins (zélé). Mais, si on m’avait donné les clefs du Paradis et demandé de ne laisser passer que des musulmans, eh bien j’aurais laissé passer François ! » C’est dire l’excellente réputation de ce brillant officier général que le président de la République a eu le génie de nommer à la tête de ce Comité. Le seul défaut de « François », hélas, c’est que c’est un Sérère !

LES PROPHÈTES DE LA DISRUPTION PAR L’ÉDITORIALISTE DE SENEPLUS, SERIGNE SALIOU GUÈYE

EXCLUSIF SENEPLUS – Comment prétendre à un nouvel ordre en quémandant l’annulation de sa dette auprès de ceux qu’on rêve chimériquement de dépasser ? Le miracle post-covid tant rêvé ne sera que mirage
En moins de cinq mois, le Sars-Cov2, qui est à l’origine du Covid-19, a réussi à neutraliser la planète toute entière obligeant plus de trois milliards de personnes, soit la moitié de la population mondiale, au confinement. Les pays que l’on croyait au summum de leur puissance sanitaire sont aujourd’hui les plus affectés par le virus. La Chine, premier épicentre de la pandémie au coronavirus, a souffert le martyre avec à la clé près de 70 mille cas de contamination et 4 642 morts même si de sérieux doutes planent sur l’authenticité des chiffres officiels publiés par les autorités du pays de Mao. Ensuite, l’axe s’est déplacé en Europe où les premières puissances économiques (Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie et l’Espagne) sont les plus touchées par le Covid-19. Espagne, plus 200 mille cas de contamination avec plus de 22 mille morts, Italie plus de 190 mille avec plus de 25 mille morts, l’Allemagne plus de 150 mille contaminés avec plus 5000 décès, le Royaume-Uni plus de 135 mille contaminés et plus de 18 mille morts et la France plus de 120 mille contaminés et plus 21 mille pertes en vies humaines. Aujourd’hui, ce sont les Etats-Unis, première puissance économique et militaire du monde qui occupent la première place dans le hit-parade des pays infectés par le Sars-Cov2. Plus de 860 mille contaminés avec plus de 48 mille décès au moment de la rédaction de cet article. Aujourd’hui, les fondations de l’économie américaine commencent sérieusement à être ébranlées tant et si bien que le président Trump veut la cessation du confinement et un redémarrage de la machine économique. Mais il se heurte au mur de résistance de certains gouverneurs d’Etat démocrates qui ne veulent pas exposer leurs populations davantage à la contagion rapide au coronavirus.

La Chine, leader d’un nouveau monde

Aujourd’hui, la pandémie a mis à nu la fragilité et la vulnérabilité du système sanitaire de ces puissances qui, paradoxalement, comptent sur la Chine pour se ravitailler en logistiques et consommables médicaux. En véritable patronne du monde, l’Empire du Milieu est en train de bouleverser le monde en se comportant en superpuissance salvatrice. La Chine qui envoie des équipes et équipements médicaux en Europe et aux Etats-Unis, c’est là un signe d’un nouvel ordre mondial entre puissances occidentale et asiatique. Au moment où les USA accusent la Chine de n’avoir pas donné les vraies informations sur cette maladie qui s’est manifestée pour la première fois à Wuhan dans la province de Hubei, le pays de Mao rassérène et se montre en leader, philanthrope et sauveur du monde de cette pandémie qui a terrassé les grandes puissances occidentales. « Nous sommes vraiment dans le même bateau. Nous devons donc travailler ensemble en tant que partenaires pour combattre le virus, pour restaurer la situation normale de l’économie, pour reconstruire la confiance de la population en l’économie planétaire, et pour construire la capacité de répondre à toutes les crises de ce type », a déclaré l’ambassadeur de Chine aux Etats-Unis, Cui Tiankai après les jérémiades d’un Trump irascible. En mi-mars au moment où la crise sanitaire n’avait pas encore pris des proportions alarmantes au pays de l’Oncle Sam, la Fondation du milliardaire Jack Ma offrait 500 000 kits et un million de masques au gouvernement américain. Et les mêmes aides « humanitaires » ont été déployées pour le Japon, la Corée, l’Italie, l’Iran, la France, l’Espagne et aux 54 pays africains. L’hégémonie chinoise devient une réalité.
Tout cela s’inscrit dans le cadre de l’initiative chinoise Belt and Road (BRI), appelée la Nouvelle route de la soie, un des projets d’infrastructure les plus ambitieux jamais conçus par le président Xi Jinping. Ce projet pharaonique estimé à 1.200 milliards de dollars dans les sept années à venir, s’étend de l’Asie de l’Est à l’Europe et élargirait considérablement l’influence économique et politique de la Chine. Mais il faut souligner que les ambitions dominatrices de l’Empire du Milieu ont véritablement été déclinées par le président Deng Xiaoping depuis 1978 avec ses réformes économiques libérales dans une Chine d’idéologie communiste et sa politique nataliste. Aussi est-il permis aux Chinois de revendiquer un nouvel ordre économique mondial post-covid parce qu’ils ont réussi lors de cette crise sanitaire à éclipser la suprématie de l’Occident assise depuis la fin de la deuxième conflagration mondiale et à s’imposer en sauveurs du monde.

Basculement illusoire

Mais la crise sanitaire que vivent les pays africains avec moins de désastre humain et non humanitaire ne doit pas autoriser certains intellectuels et politiques prétentieux du continent à vouloir vaticiner un nouveau bouleversement mondial. C’est dans cette optique que le président Macky Sall, dans un texte kilométrique et soporifique paru dans le journal d’Etat, le Soleil, a parlé de « l’avènement d’un nouvel ordre mondial qui met l’humain et l’humanité au cœur des relations internationales ». Pour lui, « il est temps de considérer les questions de santé publique au même titre que la paix, la sécurité, l’environnement, la lutte contre le terrorisme et autres criminalités transfrontalières ». C’est un aveu d’échec de savoir seulement en cette période de crise sanitaire que la santé est un pilier fondamental pour le développement d’un pays. Jamais la santé n’a été la priorité de nos gouvernants. Sur un budget national de 4 000 milliards de francs CFA, la santé ne se retrouve qu’avec la portion congrue de 200 milliards. Ce qui représente 5 à 6 % du budget. Alors que la norme est au moins à 15 %. Après 60 ans d’indépendance, notre pays totalise 14 régions médicales, 76 districts sanitaires, 10 hôpitaux départementaux, 13 hôpitaux régionaux, 12 hôpitaux nationaux, 101 centres de santé, 1380 postes de santé et 2227 cases de santé. Et il faut préciser que les trois centres hospitaliers de référence en matière de soins qualitatifs et de recherches que sont l’Hôpital Principal de Dakar, l’Hôpital Aristide Le Dantec et le Centre hospitalier national universitaire de Fann sont
construits respectivement en 1886, 1912, 1956, donc bien avant l’indépendance en 1960.
Et selon l’annuaire des statistiques sanitaires et sociales du Sénégal 2016, les ressources humaines de la santé (y compris l’hygiène) sont au nombre de 14 253 agents dont 267 médecins généralistes, 91 gynécologues, 37 chirurgiens généralistes, 120 chirurgiens-dentistes, 79 autres chirurgiens, 84 pédiatres, 56 cardiologues, 49 anesthésistes réanimateurs, 1524 sages-femmes d’Etat, 1445 infirmiers d’Etat et 1404 pour le personnel administratif. Et ce chiffre n’a probablement que peu évolué en trois ans. Pourtant, c’est en 1916 que fut créée l’Ecole Africaine de Médecine et de Pharmacie de Dakar. Et c’est le 24 février 1957 qu’est fondée officiellement l’université de Dakar dans laquelle est intégrée l’Ecole de Médecine. C’est dire qu’aucun des quatre présidents du Sénégal, depuis les indépendances, n’a réussi à construire un hôpital de haut niveau comparable à ceux susnommés. En effet, la construction d’infrastructures de qualité pour le bien-être des populations n’a jamais été une priorité dans leurs choix et programmes politiques. Pour preuve, les hommes politiques et autres Sénégalais au portefeuille lourd préfèrent faire leurs check-up et autres soins dans les hôpitaux modernes occidentaux. Et leurs femmes, pour donner naissance, prisent plus leurs cliniques super-équipées que les nôtres.
Alors, que ces prophètes de la disruption avec en premier le président de la République, Macky Sall, cessent de rêver d’un éventuel nouvel ordre mondial teinté d’irréalisme au lendemain de la disparition du Covid-19. La Chine n’a pas attendu la crise sanitaire d’aujourd’hui pour renverser la domination occidentale. Il appert, comme l’a déclaré le docteur et maitre de conférences, Murat Yesiltas, directeur des Etudes sécuritaires au think-tank SETA, basé à Ankara, que « toutes les grandes guerres ont engendré un nouvel équilibre dans le partage des puissances courantes. Après chaque guerre, l’ordre mondial se forme sur un nouveau paradigme. Et pour qu’un nouvel ordre mondial apparaisse après le coronavirus, il faut que la pandémie engendre un changement dans l’équilibre actuel des puissances, et qu’en parallèle, la structure économique, ainsi que le ou les acteurs qui contrôlent cette structure, réalisent des aménagements structurels pouvant causer un changement dans les mécanismes de fonctionnement du système et forment de nouveaux régimes mondiaux sur l’axe de nouvelles normes ». Sauf que nous ne sommes pas en guerre comme aiment naïvement claironner le président, certains hommes politiques et journalistes panurgistes. Nous sommes simplement en crise sanitaire qui teste notre capacité de résilience devant une pandémie qui ne nous a point surpris. Nous sommes simplement en crise sanitaire qui requiert des prises de décision courageuses et lucides et non le colportage populiste d’un lexique martialisé inapproprié qui veut faire la promotion d’un général sans cicatrices ou blessures de guerre.
Aujourd’hui les data des paramètres des puissances actuelles économiques et militaires sont assez édifiantes pour dire avec force qu’il n’y aura pas ce big-bang dont rêvent nos illusionnistes disrupteurs. C’est donc dire qu’il n’y aura pas ce grand chamboulement dans l’ordonnancement des rôles actuels.
La mauvaise passe sanitaire et économique que traversent les puissances occidentales, qui semblent être impuissantes devant le Sars-Cov2, a réveillé, chez les peuples africains non encore dévastés par la pandémie, la conscience d’une intro-puissance endormie qu’il faille fouetter pour être au-devant de ce nouvel ordre mondial inéluctable tant rêvé. Pour nos prophètes du Grand Soir africain, après le Covid-19, commencera la grande disruption et s’amorcera le grand basculement. Il y aura une redistribution des cartes. Mais qu’on ne se leurre pas. Rien ne changera dans nos “Républiquettes” en particulier au Sénégal ! Il n’y a aucune conscience, ni une volonté politique de bâtir autrement notre pays en arrimant toute sa politique monétaire et ses choix économiques à la métropole. Déjà, le parfum de corruption qui fleure l’attribution non transparente des marchés afférent à l’appui alimentaire de l’Etat en direction des ménages vulnérables est une preuve de notre récalcitrance indécrottable aux vertus de bonne gouvernance, condition sine qua non pour amorcer un nouveau virage.
Comment peut-on vouloir changer les colonnes de l’ordre mondial en quémandant l’annulation de sa dette auprès de ses créanciers qu’on rêve chimériquement d’égaler ou de dépasser ? Les rapports de force entre les Etats sont déterminés par leurs puissances économique, militaire, politique et démographique. Et en dépit de la persistance de la crise sanitaire assortie du fléchissement de ces grandes puissances qui n’est pas synonyme d’impuissance mais précurseur d’un nouveau départ, les propriétés sus-évoquées de ces Etats demeurent toujours intactes. Alors, d’où viendrait le grand basculement tant annoncé par les prophètes de la disruption ?
Nonobstant l’ampleur de la crise sanitaire, on se rendra compte que nos gouvernants n’ont pas de TINA (There is no alternative) comme disait la défunte Première ministre anglaise, Margaret Thatcher. C’est-à-dire qu’ils n’ont pas d’alternative, voire d’initiative pour amorcer un nouveau départ. Le miracle post-covid tant rêvé ne sera que mirage. La lueur ne sera que leurre.sgueye@seneplus.com

LES PIQUES L’AS DE CE WEEK-END

SenePlus  |   Publication 25/04/2020
https://www.seneplus.com/sites/default/files/styles/thumbnail/public/logo%20AS.jpg?itok=LAp3nMjx

La dame positive au Covid-19 à Pout

On en sait un peu plus sur la dame testée positive au coronavirus à Pout. Il s’agit en réalité d’une habitante de Diender qui a séjourné au centre de santé de Pout, après avoir commencé à développer les signes de la maladie. C’est d’ailleurs au niveau de cette structure sanitaire que des prélèvements ont été faits avant de revenir malheureusement positifs. La dame est une vendeuse de légumes qui allait régulièrement au marché Castor de Dakar pour écouler ses produits. C’est certainement là-bas qu’elle a chopé le virus. Pour l’heure, environ 35 personnes ont été en contact avec la dame. Tous ces contacts sont originaires pour la plupart de Diender et environs. Ils ont été mis en quarantaine. En ce qui concerne la localité de Diender, la nouvelle a été accueillie comme une bombe et les populations se sont ruées aussitôt vers le port de masque, avant de s’auto-confiner.

Opération retour des talibés

L’opération retour des talibés auprès de leurs parents a été lancée hier par Mouhamadou Moustapha Ndao, gouverneur de la région de Thiès. Cette initiative a été conduite par le Comité Départemental de Protection de l’Enfant(CDPE). Selon le Gouverneur, il a été jugé plus sûr de faire retourner les talibés chez leurs parents pour mieux les protéger de la maladie. L’opération a été lancée à Kawsara chez un Serigne Daara qui a accepté que ses talibés soient remis à leurs familles. Et à bord de deux cars Ndiaga Ndiaye, les enfants ont pris le départ vers Touba Toul, Touba, Mbacké, Tambacounda et Kaolack. Selon le Gouverneur, le choix des Daara est pour le moment basé sur le volontariat, mais il n’est pas exclu de recourir à la force. Le Serigne Daara de Kawsara qui s’est porté volontaire pour le convoyage de ses talibés a reçu des moyens d’accompagnements, notamment des denrées alimentaires et des produits d’hygiène, après qu’ils ont été tous testés. Et à leur arrivée, renseigne le chef de l’Exécutif régional, ils seront mis en quarantaine pendant 14 jours au moins pour éviter qu’ils infectent leurs familles. La même opération s’est également déroulée à Tivaouane et Mbour.

L’appel de Macky Sall à la jeunesse

Restons avec le Président Macky Sall qui lance un appel à l’endroit des jeunes du pays dans le cadre de la lutte contre le Covid-19. Dans un tweet, le chef de l’Etat dira que «miser sur sa jeunesse, c’est miser sur l’avenir de sa Nation». Ainsi, il exhorte particulièrement les jeunes du Sénégal et d’ailleurs à redoubler d’efforts dans la lutte contre le Covid-19 et encourage les nombreuses initiatives de solidarité et de sensibilisation.

Moustapha Diop recadre le débat

Le ministre du Développement Industriel, Moustapha Diop et son collègue du Commerce, ont sorti un arrêté encadrant la fabrication des masques. Le texte stipule que toute fabrication de maques doit répondre à des normes, mais aussi être soumise à 1a procédure de certification.

Rattachement de l’Armp à la présidence…«Le signal est très très mauvais…»

iGFM – (Dakar) La nouvelle est tombée cette semaine. L’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) est désormais rattachée à la présidence de la République. Un fait, qui inquiète. Coordonnateur du Forum civil, Birahim Seck craint que cette décision ne ramène le système de passation et de contrôle des marchés publics à 20 ans en arrière, avec une très forte réduction de la marge de manœuvre de l’Autorité de régulation.
«Dans la rapport de présentation qui rattache l’Armp à la présidence de la République, il est dit que  c’est à cause de la suppression de la primature  que l’Armp et autres sont rattachées à la présidence. Mais je voudrais souligner que dans le dernier décret de répartition de services, l’Armp était déjà rattachée au secrétariat général du gouvernement et cela n’a pas empêché que des marchés soient passés, que l’Armp prenne des décisions au niveau de son conseil de régulation et du comité de règlement des différends.

Un mauvais signal

Mais ici c’est malheureux de constater que le gouvernement est en train de lancer un très mauvais signal à l’endroit du système de gouvernant interne des marchés publics, mais aussi à l’endroit des partenaires techniques et financiers dans un contexte où le président de la république appelle lui-même à une annulation de la dette africaine, la dette sénégalaise en particulier.

Un recul de 30 ans

Aujourd’hui on ne peut pas nous ramener à 20 ans derrière. Si on fait référence à la Commission nationale des contrats de l’administration qui était rattachée à la présidence, à cause des différentes dérives, la banque mondiale, la banque africaine de développement et d’autres partenaires, avaient investi de l’argent  vers les années 2000 pour modifier  le système de passation des marchés publics. Ce qui avait conduit à loger l’Armp à la primature. Et aujourd’hui on veut nous ramener à ce système de dérives qu’on a connu avec la commission nationale  des contrats de l’administration. Ce qui constitue pour nous un signal très  mauvais à l’endroit du système de gouvernance interne et des partenaires techniques et financiers.

Un mandat illégitime

À un second niveau, aujourd’hui, on se rend compte également  que l’Armp est rattachée à la présidence à travers ce décret, mais à l’interne on constate qu’il n’y a aucune mesure de redressement prise par le gouvernement pour  changer le Directeur général. D’autant plus que depuis longtemps on a alerté que le Dg était en train de boucler ses deux mandats illégaux, après avoir terminé deux  mandats légaux conférés par le décret portant organisation et fonctionnement de l’Armp. Ces deux  aspects constituent un nouvel ordre de malgouvernance.

Une marge rétrécie

La présence de l’Armp dans la sphère de la présidence de la République va nécessairement brouiller la transparence dans le système des marchés publics. La marge de manœuvre risque de se rétrécir. C’est le moment de lancer un appel à tous les partenaires au développement, pour qu’ils soient plus conséquents par rapport aux aides qu’ils accordent au Sénégal,  dans la mesure où, malgré le combat qui a été mené depuis plus de 20 ans pour dissocier l’organe de régulation et de contrôle des marchés de la présidence, aujourd’hui, on se retrouve dans la même situation qu’on avait connue avant 2008. Donc on retourne 20 ans en arrière, ce qui est inadmissible dans ce contexte où on va à la pêche aux milliards à travers une demande d’annulation de la dette.»Youssouf SANE

La leçon de Madagascar Par Guy Marius Sagna

Même en pharmacie, se vérifie le propos de John Henry Clarke. « La chose la plus cruelle que l’esclavage et la colonisation aient fait aux africains a été de détruire la mémoire de ce qu’ils étaient avant le contact avec l’étranger ». Certains africains pensent comme si c’est l’occident qui nous a fait entrer dans la médecine et la pharmacie. Pour eux, pharmacie et médecine riment avec Occident. C’est le sommet de l’aliénation quand le colonisé pense que « la vérité sonne blanche » et l’on comprend donc plus aisément comment « l’impérialisme culturel est la vis de sécurité de l’impérialisme économique » (Cheikh Anta Diop).
Toujours en quête de la « vérité blanche », nous pensons depuis toujours que Tarzan est nécessairement blanc. Et malheureusement, les rapports incestueux entre les Macky Sall, Ouattara, IBK, Talon, Bongo, Eyadema…avec le FMI et la Banque Mondiale, l’OMC, la France impériale, la CPI, l’UE, Africom…n’ont ni décolonisé ni déconstruit cette pensée. Oui, c’est le blanc qui va nous sauver alors il faut donner nos entreprises nationales à Orange ou Suez, il faut donner à Auchan et Carrefour ns marchés, il faut aller à Total ou Shell…
Le mal est tellement profond qu’il faut que Macron nous organise en G5 Sahel pour que nous pays africains faisions face ensemble au terrorisme. Certains pays comme le Sénégal pleurnichant même leur absence à coup régulier de « et moi Missiè ? ». Il faut que Macron vienne faire ses propositions sur le CFA ! « Entre les colonisés, le colon s’est arrangé pour être l’éternel médiateur. Il est là, toujours là. Même absent, il est là, jusque dans les conciliabules les plus secrets » disait Sartre.
Le Covid-19 est une maladie qui nous montre également les maladies de l’Afrique. Parmi celles-ci la soumission, la docilité, l’obéissance de nos élu.e.s au néocolonialisme. Certains élu.e.s africain.e.s étant plus dociles que d’autres. Rappelons-nous que pendant la colonisation, à Madagascar, on se moquait en disant « Senegaly nahaza baika » comprenons « comme un sénégalais obéissant aux ordres ».
A nous, particulièrement à la jeunesse du continent, de nous arranger pour sortir l’impérialisme de nos affaires. Et cela ne se fera pas à coup de  « je salue les efforts de Madagascar (…) que le Sénégal suit avec intérêt ». Dans ce combat gigantesque contre notre oppression par nos classes sociales oppresseurs coalisées avec les classes sociales oppresseurs des pays occidentaux, nous n’attendons ni déclaration ou réformette. Ce qui est attendu des Africains c’est une transformation anti-impérialiste, panafricaine, anti-libérale, anti-capitaliste de l’Afrique.  Cela se fera en suivant la leçon de Madagascar.
La leçon de Madagascar est que nous devons désobéir pour sortir de la médecine néocoloniale fille de la médecine coloniale (discipline « scientifique » à la fin du 19e siècle). Nous devons désobéir pour sortir de l’économie, de la monnaie, de l’école…néocoloniales.
Refusons d’écouter les anglais. Faisons comme les anglais. Voilà le secret des États-Unis qui après avoir arraché l’indépendance ont refusé d’être sous domination anglaise. C’est cela le secret de la Chine et des autres pays asiatiques. C’est ce que tentent des pays comme le Venezuela, la Bolivie sous Evo, l’Équateur sous Corréa…
A nous, Sénégalais.e.s, de nous arranger afin de transformer en réalité le propos de Baye Niasse : « l’ère du gouvernement par des étrangers est à jamais révolue. Donc, l’Afrique aux Africains ! ».
Comment parler de Baye Niasse sans nous souvenir que nous sommes en pleine période de Ramadan musulman ?Ramadan Mubarack à toutes et à tous !Qu’Allah exauce toutes les prières.

Réunion secrète des franc-maçons à Dakar-RÉVÉLATIONS DU GRAND MAÎTRE DANIEL BOLENS

NETTALI.COM – Loin de toutes tensions et crispations, l’Ordre maçonnique mixte international du Droit humain a pu tenir, dans la discrétion, une réunion entre ses membres européens et africains, il y a environ un mois, à Dakar. C’est la révélation faite par EnQuête, vendredi. A ce sujet, le journal s’est entretenu avec Daniel Bolens, Grand Maître de l’ordre maçonnique mixte international : Le Droit Humain. Suisse de nationalité, il est revenu sur le mode de fonctionnement, les cultes et  les interdits  de la loge. Il évoque, dans la même veine, la perception ou les préjugés que certaines populations nourrissent à l’endroit de la franc-maçonnerie en général.
Daniel Bolens, Grand Maître de l’ordre maçonnique mixte international : Le Droit Humain aborde, dans les colonnes de EnQuête, la tension entre la franc-maçonnerie présente ici et les différents ordres religieux, surtout avec l’islam.
C’est ainsi qu’il a révélé qu’ « Ici au Sénégal, par exemple, il y a des frères et des sœurs qui déclarent ouvertement être croyants, pratiquant les prières selon leurs religions ».
« Oui, on doit la constater, bien sûr. Cela impose à nos sœurs et nos frères d’être relativement discrets, de ne pas mettre en péril leur sécurité, leurs familles, etc. Mais cette opposition résulte d’une incompréhension fondamentale de ce qu’est la franc-maçonnerie. La francmaçonnerie n’est pas une religion et n’a jamais voulu se poser en concurrent d’une quelconque religion, parce que ce n’est pas le même domaine. Les francs-maçons – et l’Ordre maçonnique mixte du Droit humain est très clair là-dessus – prônent une totale et absolue liberté de conscience. On peut être catholique, musulman ou athée, cela n’a aucune espèce d’importance, parce qu’on ne fait pas de religion. Le domaine de la franc-maçonnerie est essentiellement éthique, pas confessionnel. C’est une façon de se dire finalement : “Voilà, on a un idéal, une vision d’une société idéaliste qu’on aimerait réaliser, de contribuer à l’avènement d’une société juste, égalitaire, qui offre à chacun les droits fondamentaux auxquels il peut prétendre », dit-il.
Comme pour tenter de prouver que ce n’est pas « antinomique », il ajoute : « Ce n’est absolument pas antinomique. Et c’est de là que vient le malentendu, parce qu’il y a certaines franges de la maçonnerie qu’on appelle continentale par rapport au continent européen, où à une certaine période, il y a eu une certaine tendance athéiste. Mais vous avez aussi des obédiences maçonniques qui sont déistes, qui ne refusent absolument pas l’idée d’un créateur d’un dieu, etc. Peut-être que les religieux ont de la peine à le comprendre et considèrent toujours qu’on est des concurrents. C’est tellement pratique de dire que ce sont des athées, donc on les combat. C’est un raccourci très, très abusif ».


Partagez ce contenu!

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*