Revue de Presse du samedi 21 mars 2020

Revue de Presse du samedi 21 mars 2020
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Pour alléger les effets du coronavirus:Le secteur privé propose le versement des impôts dans le Fonds de solidarité
https://www.lejecos.com/ « Les entreprises du secteur privé ont également proposé, pour celles qui paient des impôts, de verser une partie de leurs cotisations dans le Fonds social de riposte contre les effets néfastes du Coronavirus » a confié ce matin Amadou Hott qui a fait face à la presse en marge de sa rencontre avec les acteurs du secteur national.
Mais cette proposition, ajoute le ministre de l’économie, du plan et de la coopération, doit en amont être examinée avec le ministre des Finances et du budget.
Amadou Hott rapporte dans le même sens que le secteur privé a proposé aussi des mesures et mécanismes d’accompagnement du personnel du privé, notamment dans le tourisme et l’hôtellerie, pour, dit-il, éviter le chômage technique et permanent.
Cela, explique le ministre en charge de l’économie sénégalaise, en envisageant qu’une partie de ce Fonds de solidarité et de riposte puisse aider l’emploi, les personnes affectées. Car, argue-t-il, les entreprises, toutes seules, ne pourront pas faire face à cela.
Il a également fait savoir que le secteur privé a insisté pour qu’on accélère les études et enquêtes pour faciliter la prise de décision concernant le ciblage des ménages et entreprises qui sont plus, dans le besoin d’être soutenus à travers le Fonds.Bassirou MBAYE
Riposte économique et sociale face au Covid-19:Les propositions du secteur privé pour atténuer les risques.
https://www.dakaractu.com/ Le ministre de l’économie, du plan et de la coopération, avec son collègue, Alioune Sarr, ministre du tourisme et de transports aériens, ont reçu ce matin dans les locaux de la direction générale de la planification des politiques publiques, le secteur privé national représenté par les différents patronats.
Cette rencontre a été l’occasion de faire le tour sur les urgences face aux effets du Covid-19. Il a été reconnu d’ailleurs, à l’unanimité, que ce fléau va affecter toute l’économie, autrement dit tous les secteurs.
Selon le ministre Amadou Hott qui faisait le résumé de ce qui a été décliné au cours de cette rencontre, a montré une certaine inquiétude par rapport au secteur  de l’hôtellerie, de l’aéronautique et du tourisme de manière générale.
Tenant compte de tous ces aspects, le secteur privé national se dit prêt à faire face au Covid-19 à travers des mesures d’accompagnement et des propositions dans plusieurs secteurs pour participer ainsi à la riposte avec l’Etat. Les entreprises ont proposé de faire une coordination entre les acteurs privés et publics dans une logique d’intervention efficace avec la mise en place d’un fonds de solidarité qui sera un guichet unique pour accueillir les dons des entreprises.
La prise de mesures d’urgence et plans de contingence pour les secteurs les plus touchés, notamment celui du tourisme mais aussi de l’enseignement privé, avec la suspension des cours pour 3 semaines face à la propagation du Covid19. Les entreprises ont aussi proposé, pour celles qui payent des impôts, de verser une partie dans le fonds social qui sera mis en place. Mais, ce sera un point qui devra être examiné avec le ministère des finances et du budget.
Des mesures d’accompagnement et des mécanismes de soutien aux personnels pour éviter le chômage technique sont aussi proposés. A ce stade il serait idéal que le fonds de solidarité et de riposte vienne en soutien à ces personnels.
Le secteur privé, avec le ministre de l’économie, du plan et de la coopération tout comme celui du transport aérien et du tourisme, reste déterminé à engager la lutte pour la survie économique face à cette pandémie qui a déjà fait plusieurs dégâts.
Conséquences du Covid-19:«La croissance de l’économie africaine pourrait ressortir à 1,5% en 2020»
https://www.lejecos.com/Le ministre de l’économie, du plan et de la coopération a fait savoir hier, en conférence de presse que les effets négatifs de cette pandémie du coronavirus se traduisent par une chute des indices des marchés financiers que certains assimilent à un krach boursier. « Selon la Commission économique africaine, le continent africain pourrait voir sa croissance passer de 3,2% à environ 1,5% en 2020 », rapporte Amadou Hott.
Concernant les ménages, il indique que notre priorité est de tout faire pour qu’il n’y ait pas d’inflation. En ce sens, il confie que le ministère du commerce et le gouvernement travaillent pour renforcer les stocks. Aussi, rappelle-t-il, les mesures prises par le chef de l’Etat ne concernent pas les cargos qui transportent les marchandises, les denrées entre autres.
Il souligne également que le pays n’est pas dans une situation d’augmentation des prix. Ainsi, cajole-t-il, « que les populations soient rassurées que d’autres décisions seront prises en fonction de l’évolution de la situation. Le président de la République veillera toujours à la protection des populations ».
Sur la suspension de la dette vis-à-vis des partenaires au développement, Amadou Hott souligne que pour le moment l’Etat du Sénégal n’est dans une situation de le faire même si certains partenaires ont envisagé pour certains pays d’accorder des moratoires sur les remboursements de leur dette.
Par contre, ajoute-il, au niveau des entreprises, on peut envisager avec l’aide de la Banque de la centrale et d’autres appuis, que les banques commerciales puissent accorder des moratoires aux secteurs et aux opérateurs qui font des emprunts.  Pour finir, le ministre de l’économie rappelle qu’« avant la crise, nos fondamentaux économiques étaient très solides pour nous permettre de se relever de cette crise ».Bassirou MBAYE
Agence Sénégalaise de Promotion Touristique:le dispositif d’information et d’assistance des touristes actuellement en séjour au Sénégal
– Suite à la suspension de tous les vols au départ et à destination du Sénégal, pour l’endiguement de la propagation du COVID-19, l’Agence Sénégalaise de Promotion Touristique – ASPT en relation avec les Hôteliers et Voyagistes, informe tous les touristes en séjour au Sénégal, qu’un dispositif d’information, d’orientation et d’assistance est mis à leur disposition.
Pour toute information, contactez l’Agence Sénégalaise de Promotion Touristique- ASPT à travers les coordonnées:Téléphone:+221 32 824 10 10–Courriel:infostourisme.covid19@aspt.sn–WEBSITE:www.visitezlesenegal.com
Il faut un audit des titres d’exonérations !Par Amadou DIOUF
https://an-news.com/Dans un entretien publié sur ANN TV, Thierno Lô soulevait l’épineuse question des titres d’exonérations fiscales en appelant les autorités sénégalaises à revoir la liste des bénéficiaires. Car, soutient-il, non seulement les exonérations servent à acquérir des produits, à vil prix, qui sont ensuite revendus sur le marché mais certains bénéficiaires sont fictifs.
Interpellé par le président du Conseil national du patronat (CNP),Baïdy Agne, en marge de la Rentrée fiscale, mardi dernier, le ministre des Finances et du Budget a révélé que 35 % des exonérations fiscales ont été détournés. Pour un montant global de 3,7 milliards F CFA. Un chiffre officiel tiré d’une enquête de l’Inspection générale des finances (IGF).
Seulement, Abdoulaye Daouda Diallo n’a levé qu’un coin du voile. Il n’a pas dit qui sont ces prévaricateurs. Le Rapport de l’IGF, pour sa part, n’a épinglé que deux grosses sociétés. Il s’agit de Corfitex Trading Limited qui a importé, sous le sceau de l’exonération, des matériaux pour les revendre sur le marché. Et de son partenaire, la Sci Ama Invest, qui se trouve au cœur d’une sombre affaire de transaction foncière.
Mais tout cela n’est que le côté visible de l’iceberg. Les contrevenants sont autrement plus nombreux. Pour juguler le mal, les services du ministère des Finances doivent aller plus loin. Ils doivent revoir la liste de tous les bénéficiaires : ambassades, institutions internationales, ONG, associations caritatives, personnel BCEAO… Sans oublier les commerçants établis à Dakar et dans les autres régions dont certains font office de receleurs de ces produits acquis à la faveur des exonérations.
Voilà la racine du mal. Le ministère des Finances doit donc auditeur la liste des bénéficiaires pour en extraire les non ayant-droits, les personnes décédées… Au surplus, il faut un contrôle (en aval) de destination. Voir si le produit déclaré sur la fiche d’exonération est arrivé a destination et effectivement utilisé à bon escient.
Il ne suffit donc pas simplement de suspendre un moment les titres d’exonérations ainsi que le ministre des Finances l’a annoncé. D’ailleurs, a-t-il avoué, ce bloquage ne peut s’appliquer indéfiniment. Pour dire donc que la mesure est conjoncturelle alors qu’on doit aller vers des solutions structurelles.Dossier à suivre…(Source : ANN)
Selon Aliou Sow,le DAC de SEFA (Sénégal) a une capacité de production de 1000 tonnes par an
https://www.vivafrik.com/Le chef du projet du domaine agricole communautaire (DAC) de SEFA (Ndlr : région de Sédhiou, sud du Sénégal) a affirmé que quelque 1000 tonnes de produits, toutes spéculations confondues, peuvent être récoltées chaque année.
« Notre capacité de production évolue de période en période. Si toutes les dispositions nécessaires pour la mise en production sont disponibles, on peut produire, chaque année jusqu’à mille tonnes, toutes spéculations confondues », a confié Aliou Sow. Qui précise que dans le DAC, cohabitent l’agriculture hivernale et maraîchère, la production animale avicole, bovine et ovine, mais aussi la pisciculture.
Poursuivant son inventaire, il ajoute que les spéculations sont choisies en fonction de la période et selon les besoins du marché et des clients.
« Nos prix sont abordables car nous vendons toujours en dessous du prix du marché et nous n’avons pas de problème de mévente. Nos produits s’écoulent parfaitement car nous produisons en contre-saison et notre slogan consiste à vendre avant de produire », dit-il.
Le responsable a ensuite relevé « la technicité de pointe » développée pour l’exploitation du Dac, avec des ingénieurs agronomes, des techniciens en élevage, en pisciculture.
Il a aussi salué le partenariat liant le projet avec des experts israéliens qui, selon lui, transfèrent leur méthode d’irrigation basée sur une gestion rationnelle de l’eau et la maitrise des ouvrages avec le goutte-à-goutte.
En perspective, explique le chef du DAC, il est envisagé « un volet transformation en fruits et légumes pour créer un label du Sud ».
Aussi, « l’extension du DAC est au programme avec un aménagement des unités autonomes d’exploitation et la mise en place des groupements d’entrepreneurs agricoles pour permettre à ces jeunes de s’investir et d’être autonomes ».
« Notre principal défi est d’avoir une marge de production de 400 hectares pour pouvoir, au bout de trois ans, couvrir toute la superficie de 2000 hectares du DAC », a-t-il précisé.
Cependant, Aliou Sow soutient que les principales contraintes restent l’accès à l’électricité et la pauvreté des sols.
« Actuellement, notre contrainte majeure est l’électricité qui est au centre de la production. Nous voulons un mixte énergétique qui permettra d’avoir le solaire, le fuel mais également l’électricité qui nous permettra d’amoindrir nos coûts et d’être rentables dans la production », déclare-t-il.
« Aussi, on a hérité de terres très pauvre et on est obligé de faire beaucoup d’amendements organiques et minérales pour avoir de bons rendements au niveau du DAC », a conclu M. Sow.Moctar FICOU / VivAfrik
 COVID-19:un cas suspect détecté à Ziguinchor
iGFM-(Dakar) La région de Ziguinchor a confirmé hier, vendredi 20 mars 2020 un premier cas suspect du coronavirus qui s’est déclaré pour la première fois à Wuhan, ville du centre de la Chine. Il s’agit d’un ressortissant sénégalais, un émigré vivant en France, âgé de 73 ans qui est arrivé à Ziguinchor, il y a quelques jours seulement. Le patient est en ce moment hospitalisé dans le Centre hospitalier de « Silence » de Ziguinchor.  «Il est en isolement dans ledit centre de santé où il est suivi par les médecins. Il se trouve dans un état stable», ont soutenu nos sources médicales. «Il est important de souligner qu’il n’y a pas de raisons pour les populations de la région de s’alarmer. Le patient est en isolement et sous traitement, et il n’y a pour l’heure aucun autre cas suspect qui a été enregistré dans la région», nous a-t-on confié.
Panique générale à Ziguinchor
Paniquées, les populations sont depuis ce matin, à l’annonce de la nouvelle, assises sur des braises. Une nouvelle qui s’est très vite répandue à Ziguinchor et qui est tombée comme un coup de massue sur la tête de ces habitants. Des populations de la capitale sud du pays qui croient ferme que l’état d’urgence sanitaire doit être, à partir de ce jour, décrété dans leur région. «Cela permettrait au gouvernement de limiter la liberté de mouvements et de réunions mais aussi de réquisitionner les biens et les services nécessaires pour lutter contre la propagation du Covid-19», disent-elles.
PROPAGATION DU COVID-19:L’équation du manque d’eau dans ‘’les Notto’’
http://www.enqueteplus.com/Se laver les mains régulièrement avec de l’eau et du savon ou du gel est l’une des grandes recommandations phares de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) pour se protéger contre la pandémie du Covid-19. Face à la maladie qui se propage, des populations du monde rural à l’image de celles de Notto Gouye Diama et Diobass peuvent être plus exposées à cause des nombreuses pénuries qui sont devenues leur vécu quotidien. 
Des parties de la région de Thiès sont plongées depuis des mois, voire des années dans une crise d’eau sans fin. Et en temps normal, trouver de l’eau est un supplice pour les populations de certains villages. Le 15 février dernier, alors que le monde n’était pas encore confronté au diktat du coronavirus, les habitants de soixante-sept (67) villages de la commune de Notto Diobass, dans le département de Thiès, ont arpenté la rue principale qui connecte leur commune à la ville de Thiès pour manifester contre les coupures intempestives d’eau. Rouge de colère, ces habitants de Pout Diack, Mbomboye, Keur Dieumb…, regroupés autour des ‘’Sentinelles’’ du Diobass, ont sonné l’alerte et crié ‘’Eau secours’’.
Confrontés à une pénurie d’eau qui dure, depuis bientôt deux ans, hommes, femmes, jeunes filles et garçons ont sollicité le soutien du chef de l’État, Macky Sall, pour parvenir à une solution durable. Aujourd’hui, avec la menace du Covid-19 qui se propage dans le monde et au Sénégal, une solution s’impose. Car, si l’eau est considérée en temps normal comme une source de vie, elle l’est doublement dans ce moment de crise pandémique. Pour éviter toute sorte de contamination et propagation, se laver les mains régulièrement avec de l’eau et du savon semble être une solution non-négligeable.
La problématique de la pénurie d’eau n’affecte pas seulement le Notto Diobass. Des villages de l’autre Notto se trouvent également dans la même situation. Dans le Notto Gouye Diama, les villages de Dieuleuk Peulh, Dieuleuk Wolof, Keri, Ngadiaga, Thiay, Guick Fall, de Mbareup Dia et Diao etc., connaissent aussi la pénurie endémique de l’eau. Ici, les populations qui, par moments, ont goûté aux délices de l’eau de robinet, vivent de plus près de deux décennies sans eau. Ainsi, il y a une semaine, le village de Keur Mbir Ndao a réceptionné dans le cadre du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), son forage d’une capacité de 130m3/h. Celui-ci va polariser plus de 10 villages de la commune de Notto et de Mont-Rolland. Pendant près d’une demi-heure, les villageois présents à la cérémonie ont vu l’eau potable couler à flots.
Mais, seulement, tous devront encore patienter. Car, les travaux de leur forage doivent être achevés dans six mois. Mais, en attendant, ces villages des deux communes doivent bien se préparer à la riposte contre la pandémie du Covid-19 qui a fini de terrasser certaines grandes nations d’Europe. Car, en cas de propagation du Covid-19 dans ces zones rurales, ça sera aussi, un mal endémique. Parce que l’équation de l’eau n’est pas encore résolue.    GAUSTIN DIATTA (THIES)
Dr Abdoulaye Bousso:«La situation est tendue, nous assistons à une montée de nombre de cas»
http://yerimpost.com/Il faut s’attendre à ce que les cas augmentent les jours à venir. Le directeur du Cous, connu pour son franc-parler, a confié à Abdoulaye Der de la Tfm que les Sénégalais doivent se préparer à une situation difficile si le nombre de cas communautaires augmente.
#Covid19sn_ Les autorités sénégalaises envisagent toute éventualité au cas les choses iraient dans le mauvais sens
https://www.pressafrik.com/Le Sénégal se prépare à tout, dans le cadre de la lutte contre le coronavirus qui est à 42 cas sous traitement. Le Dr Abdoulaye  Bousso, coordonnateur du Centre des opérations d’urgence sanitaire a relevé qu’ils ont déjà des projections au cas où les choses iraient dans le mauvais sens.
« Nous sommes obligés d’être prêts à faire face à cette éventualité, aujourd’hui nous sommes en train d’évaluer tous les scénarii. Nous nous préparons et ce n’est pas seulement le ministère de la Santé, ce sont l’ensemble des autres secteurs, les forces de défense et de sécurité, l’Armée, le ministère de l’Intérieur », a dit Dr Bousso.
Il poursuit : «  nous avons déjà des projections au cas où les choses iraient dans le mauvais sens. Mais pour le moment, on croise les doigts, les cas que nous avons ne sont pas très graves, et on espère qu’avec les mesures qui ont été prises par le chef de l’Etat (fermeture des écoles, interdictions des rassemblements), cela pourrait aider. Je pense que dans les 10 prochains jours, on aura une véritable idée sur la tendance de cette épidémie ».
Le ministère de la Santé a fait vendredi son point quotidien de la situation de l’épidémie de Coronavirus au Sénégal. Abdoulaye Diouf Sarr a fait état de 9 nouveaux cas confirmés. Quatre cas importés et cinq cas contacts de l’émigré de Touba venu d’Italie.Salif SAKHANOKHO
Coronavirus: entre cas réels et cas détectés, l’épidémie avance masquée
https://directnewsinfo.com/C’est la part d’ombre de la pandémie provoquée par le coronavirus: dans la plupart des pays, le nombre réel de personnes infectées est largement supérieur à celui des cas officiellement déclarés positifs, un décalage qui dépend des différentes politiques de tests.
« Il y a sans doute entre 5 à 10 fois plus » de cas réels que de cas testés positifs « dans la plupart des pays développés », assure à l’AFP le chercheur américain Jeffrey Shaman (Université de Columbia), coauteur d’une étude sur le sujet qui vient de paraître dans la revue Science. Mardi, le gouvernement britannique avait jugé « raisonnable » d’estimer à 55.000 le nombre d’infections, contre 1.950 officiellement recensées à ce moment-là.
D’où vient cet écart? D’abord du fait qu’une proportion notable des personnes infectées ne développe que peu de symptômes (voire pas du tout).
On estime que cela peut concerner « 30 à 60% des sujets infectés », souligne l’institut Pasteur sur son site. Ces cas-là échappent donc facilement à la détection. AFP
Fou malade« Les confréries sont-elles au-dessus de l’islam pour exposer leurs talibés à la maladie?»
http://yerimpost.com/L’activiste chroniqueur de Jakaarlo a jeté hier un pavé dans la mare des guides religieux confrériques qui défient les décisions étatiques. Selon Fou malade, pour arrêter la propagation du Coronavirus, il faut que l’autorité prenne ses responsabilités et devienne radicale pour amener tout le monde à respecter les interdits.
 COVID-19:UN HISTORIEN APPELLE À PRIVILÉGIER LA NÉGOCIATION DANS LA GESTION DE L’ÉPIDÉMIE
Dakar, 21 mars (APS) – L’universitaire sénégalais, Mor Ndao, a salué la posture du pouvoir politique sénégalais basée sur la négociation comme préalable à la prise et à l’application de mesures relatives à la gestion et à la propagation du coronavirus dans le pays.
Le chef du département histoire de la Faculté des lettres et sciences humaines de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) apprécie notamment la décision prise par les autorités sénégalaises de négocier avec d’autres entités nationales pour faire passer la mesure d’interdiction d’événements religieux majeurs dans le pays.
“On ne peut plus imposer des pratiques en général souvent importées à des sociétés largement travaillées par leurs propres réalités socioculturelles. Il faut négocier et ne jamais perdre de vue les logiques endogènes”, a insisté l’historien lors d’un entretien avec l’APS.
“Il faut insister sur la médiation pour faire passer les messages tout en capitalisant les expériences passées et de voir les modes de gestion de ces épidémies, les succès et les échecs”, a encore déclaré Ndao.
Il a rappelé que l’administration coloniale a été à plusieurs reprises amenée à négocier avec les chefs religieux, notamment le guide de la communauté tidiane, El Hadj Malick Sy, pour faire passer des messages à l’apparition d’épidémies comme celle de peste au Sénégal au début du 19e siècle.
“Les épidémies mettent à l’épreuve les sociétés humaines. C’est l’égalité devant la maladie et la mort. C’est aussi la démocratisation de la mort”, a fait observer Ndao.
“Les épidémies ne connaissent pas les frontières, les identités et les classes sociales”, martèle l’historien, dans son analyse relative à la stigmatisation, le repli sur soi, notés lors des épidémies.
La peur, la prolifération de discours sur la fin du monde, des troubles à l’ordre publics et d’autres pratiques déviantes refont surface souvent pendant ces crises, a expliqué l’historien.
“C’est une pandémie (covid-19), une épidémie planétaire. A force de stigmatiser, cela peut mener à des frustrations. Les épidémies peuvent surgir de n’importe où. Nul n’est à l’abri. C’est un problème qui interpelle toute l’humanité”, a-t-il averti.
Il a souligné ainsi la nécessité de nous interroger sur nous-mêmes, de revoir les formes de solidarité, les rapports à autrui avant d’envisager l’avenir.ASB/AKS
ABDALLAH DIONNE –“J’ÉTAIS VENU À TOUBA POUR DÉLIVRER LE MESSAGE DU CHEF DE L’ÉTAT”
NETTALI.COM – Alors que le gouvernement sénégalais a, dans le cadre de la lutte contre le coronavirus, prescrit d’éviter tout rassemblement, en élargissant cette recommandation aux mosquées, Abdallah Dionne a prié hier à Touba. Le fait soulève des vagues, à travers les réseaux sociaux. Pourtant, l’intéressé confie à qui veut l’entendre qu’il était porteur d’un message personnel du chef de l’Etat.
“J’étais venu à Touba pour délivrer le message du chef de l’État au khalife général des mourides. Un message de remerciements pour le geste ô combien important par rapport à cette grande contribution pour la communauté et pour le peuple sénégalais, suite à l’entrée du coronavirus au Sénégal”, a réagi l’ancien Premier ministre, qui a sacrifié, hier à Touba, au rituel de la prière du vendredi.
Malgré le tollé médiatique autour de cet acte, Abdallah Dionne concède : “Cette maladie, il s’agit d’une réalité. Cette maladie est entre nos murs. Et c’est pourquoi le Sénégal a pris des mesures à travers le Comité national de crise.” Il citera, en guise d’exemple, parmi ces mesures, le transport international suspendu, les mesures d’ordre sanitaire et médical, l’érection d’un centre de traitement des épidémies, les mises en quarantaine et surtout l’interdiction des rassemblements”.
Le secrétaire général de la Présidence de la République s’est réjoui du message du khalife général des mourides et de l’exemple qu’il a donné en se lavant les mains. “Nous voudrions le remercier pour la pertinence de ce message. Le khalife a demandé que les populations suivent les décisions de l’État du Sénégal et les recommandations de l’administration médical”, conclut-il.
 Complot Au Cœur De La République…Dionne,L’homme À Abattre
https://www.xibaaru.sn/Complot au cœur de la République : Les renégats poussent le bouchon trop loin en prenant pour cible Mahammad Boun Abdallah Dionne
Alors que le Sénégal en entier se trouve au plus fort de la guerre menée contre le coronavirus, les comploteurs tapis au Palais de la République se distinguent par leur capacité de nuisance. Jamais, dans son histoire, le Sénégal n’a vécu une situation pareille. Une guerre à laquelle, l’humanité toute entière est confrontée. Une guerre qui recommande l’union de toutes les forces vives de la nation, afin de faire face à un des ennemis les plus dangereux dans l’histoire de l’humanité. Ailleurs, tous les efforts sont mis allant dans ce sens.
Hélas, au Sénégal, il se trouve une caste d’individus pires que des vermines. Des individus sans foi, ni loi. En ce moment crucial de la nation, ils trament des complots ne visant qu’à détourner le peuple sénégalais de l’essentiel qui est la guerre contre le coronavirus.
Sans aucune honte, ni vergogne, aux yeux et au su de tout le monde, les comploteurs n’ont cessé service. Ils continuent toujours de se réunir, et d’agir lâchement contre des personnalités de la République. Non contents, de s’en prendre à Mme Aminata Touré et Amadou Bâ en qui ils vouent une haine particulière, ils se distinguent encore en distillant des informations dont le seul but est de jeter le discrédit sur les cibles qu’ils visent.
L’ancien Premier ministre, actuel ministre d’Etat, secrétaire général de la Présidence de la République (ME-SGPR), Mohammad Boun Abdallah Dionne est aujourd’hui l’objet d’attaques de cette clique de renégats de la République. Pour s’en prendre au ministre d’Etat, secrétaire général de la Présidence de la République, ils n’ont pas hésité à avoir recours aux services d’un site qu’ils alimentent en écrivant que « Dionne brave l’interdit du Président de la République en priant à Touba ». Ce n’est qu’en se rendant compte que la manœuvre devenait grossière qu’ils ont fini par se rétracter et supprimer l’article.
Le ME-SGPR s’était rendu a Touba, porteur d’un message du président de la République au khalife Général des Mourides. Après avoir effectué sa mission, Mahammed Boun Abdallah Dionne a été invité par le Khalife Général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké, à sacrifier au rituel de la prière du vendredi à la Grande mosquée de Touba.
Les ennemis tapis dans l’ombre ont aussitôt repris du service en qualifiant l’acte du ME-SGPR comme une défiance à l’encontre des instructions du président de la République.
Le temps n’est plus au complot
Ici, il ne s’agit plus d’une récréation, c’est le devenir de toute une nation qui se trouve menacé par l’ennemi, le coronavirus. Malheureusement, les renégats de la République ne semblent le comprendre, parce que jusqu’ici le Président de la République, qu’ils ne cherchent qu’à affaiblir au fond, observe sans agir. A quoi tout ceci rime ? Tel le coronavirus, les renégats de la République, n’épargnent personne, ils complotent sur le dos de responsables d’institutions, de membres du gouvernement, et s’en vont jusqu’à s’en prendre à des responsables de la Présidence de la République.
Il est vraiment temps pour le Président de la République Macky Sall de mettre fin à de tels actes sinistres et qui finalement deviennent monstrueux. Le Chef de l’Etat Macky Sall ne peut appeler toute la nation à s’unir derrière lui et à n’avoir pour l’instant que le seul but de combattre le coronavirus, alors que tout près de lui, des vermines cherchent à divertir les Sénégalais. L’acte est crapuleux
Coronavirus:Abdallah Dionne a-t-il démoli l’édifice de communication du gouvernement ?
https://oeildumonde.com/Difficile pour les néophytes et non-initiés que nous sommes de comprendre l’attitude de l’ancien Premier ministre. A moins que des puristes, en matière de culture gouvernementale, nous aident à décoder cet imbroglio, aux relents de précédent malheureux, dans les annales de la République du Sénégal.
Alors que l’Etat, dans le cadre de la lutte contre la propagation du Coronavirus, a clairement prescrit d’éviter tout rassemblement sur l’étendue du territoire national, quitte à faire fermer des mosquées à Dakar, c’est le secrétaire général de la Présidence de la République qui prie à Touba. C’est même le choix  qui consiste à ne fermer que les mosquées de la capitale qui pose une sérieuse problématique.  Pourquoi pas la cité religieuse de Touba, qui semble être la plus grande agglomération de diffusion de la pandémie ? Tout cela frise le double-standard.
A part La Mecque et Médine, dotées de moyens impressionnants pour prévenir tout risque, toutes les grandes mosquées à travers le monde, y compris Al-Aqsa à Jérusalem, subissent la mesure du confinement. Même la grande mosquée de la Mecque fut fermée début mars, quand la situation l’a exigé des autorités saoudiennes.
Nous sommes d’autant plus bouleversés que depuis quelque temps, sur plusieurs questions, Abdallah Dionne rame à contre-courant de la ligne officielle. Ce fut le cas, quand il a volé au secours de Cheikh Oumar Hanne, dans la foulée de la publication du fameux rapport de l’OFNAC sur la gestion du COUD. Itou quand il a osé proposer la suppression du verrou de la limitation des mandants, poussant d’autres personnalités de l’entourage de premier cercle du chef de l’Etat, comme Yakham Mbaye, à le recadrer.
Comment le Sénégal sera perçu à l’étranger après ce geste de l’ancien Premier ministre, qui agit, ex officio, au nom du président de la République ? Est-ce une tâche noire sur l’édifice de communication du gouvernement dressé contre Coronavirus ?
Nous osons espérons que par la suite qu’il réservera à cet impair, Macky Sall rassurera les Sénégalais, dont il incarne le destin.
Envoyé Par Macky À Touba…Dionne Attaqué Par L’APR Dakar-Plateau
https://www.xibaaru.sn/Le président Macky Sall envoie des délégués présidentiels dans les familles religieuses pour sensibiliser et expliquer les chefs religieux sur les dangers de l’épidémie du coronavirus. Et c’est dans ce cadre que le ministre d’Etat, Mahammed Boun Abdallah Dionne, a été envoyé à Touba. Mais un communiqué de l’APR Dakar-Plateau critique le comportement du Ministre d’Etat Secrétaire Général de la Présidence de la République (ME-SGPR), Mahammed Boun Abdallah Dionne à Touba. Son péché, c’est d’avoir effectué la prière du vendredi avec le khalife Général des Mourides, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké…
Communiqué de l’APR Dakar-Plateau
« C’est du n’importe quoi ce que Boun Abdallah Dionne a fait, le fait de prier à Touba. Il doit être un exemple. C’est un mauvais message lancé à la population qu’on exhorte à suivre les recommandations des autorités ; Il a commis une très grave erreur en ignorant totalement que nous sommes en face d’une crise sanitaire que le monde n’a jamais connu. Il doit interroger l’histoire sur la peste d’Athènes en 435 Av J-C et aussi sur la grippe espagnole de 1918 à 1919. Je suis choqué, le peuple ne mérite ce genre de comportement et le Président Macky Sall doit avoir mal. Osons »René pierre Yéhoumé,Président du Moder,responsable Apr Dakar plateau
LES MAÎTRES CORANIQUES INVITÉS AU RESPECT DES RÈGLES D’HYGIÈNE DANS LES ‘’DAARA’’
Dakar, 20 mars (APS) – Les maîtres coraniques doivent être les premiers à s’engager dans la lutte contre la propagation de l’épidémie de coronavirus, “en veillant davantage au respect des règles d’hygiène édictées par les autorités sanitaires’’ dans les écoles coraniques, a indiqué vendredi oustaz Abdoulaye Badiane, du complexe Khadimoul Rassoul de Liberté 6.
‘’Nous devons être les premiers à s’engager dans la lutte contre la propagation de l’épidémie de coronavirus, en veillant davantage au respect des règles d’hygiène édictées par les autorités sanitaires dans les +daara+’’, a-t-il déclaré.
Maître coranique au complexe Khadimoul Rassoul de Liberté 6, il estime que ‘’chaque Sénégalais doit s’engager à accompagner l’Etat dans la lutte contre la propagation de cette maladie dans son secteur d’activités’’.
‘’Aujourd’hui, il est avéré que nul n’est à l’abri de cette maladie, parce qu’il est évident que si la situation s’aggrave, les +talibés+ [élèves coraniques] ne seront pas épargnés, alors que si un seul d’entre eux est infecté, il mettra en danger la vie de tout le monde, y compris celle de son maître coranique’’, a-t-il prévenu.
Il a appelé ‘’ses collègues à exhorter’’ les élèves à respecter les règles d’hygiène. Il leur conseille de veiller à ce qu’ils se lavent les mains avec de l’eau de javel et du savon avant de manger ou en sortant des toilettes mais aussi avant d’entrer dans les ‘’daara’’.
‘’C’est le moyen de prévention que nous avons mis en place pour le moment dans notre daara’’, a-t-il souligné, ajoutant : ‘’nous tenons également à ce que chaque enfant se lave avec du savon au moins une fois par jour’’.
A ce propos, il a demandé aux autorités et aux bonnes volontés de les aider dans l’achat de produits et à avoir de petits matelas, pour “éviter que les enfants ne s’entassent la nuit ou dorment à quatre sur un même lit’’.
Il a insisté sur ‘’la nécessité de mettre l’accent sur la prévention’’. Il estime que ‘’l’Etat doit être beaucoup plus ferme pour que ses mesures soient appliquées par tous les Sénégalais tout en accompagnant les daara à faire face à l’épidémie de coronavirus’’.
Oustaz Abdoulaye Badiane a salué ‘’les nombreuses mesures prises par l’Etat du Sénégal, dont la fermeture de son espace aérien et l’interdiction des rassemblements pour endiguer la propagation du Covid-19 ’’.
Selon lui, la participation à la lutte contre cette maladie est un acte de foi qui passe d’abord par le respect des mesures définies par les autorités qui ont la responsabilité de veiller sur la sécurité des populations.
‘’Certes, il est difficile pour un musulman d’admettre la fermeture d’une mosquée, surtout à l’heure de la prière du vendredi, mais comme il est avéré que tout rassemblement peut être une source de propagation de la maladie, nous devons nous soumettre à la volonté divine, car personne ne doit nuire à son prochain’’, a-t-il expliqué.
‘’Que chacun respecte les consignes des autorités sanitaires ! Et que tout le monde implore le pardon et la miséricorde de Dieu pour qu’il nous vienne en aide !’’, a-t-il exhorté.DS/AS
Coronavirus:les parents d’élèves sénégalais devant leur responsabilité
APA-Dakar (Sénégal) Par Mame Seynabou Babou-Au Sénégal, l’efficacité de la suspension des cours du primaire à l’université sera jugée à l’aune de l’investissement des parents dans la résistance contre le Covid-19.
C’est la mi-journée à la Médina, une populeuse commune de Dakar. Dans la rue 27, l’ambiance est bon enfant. Comme durant les grandes vacances, des mômes jouent par-ci, par-là.
Installées sur cette voie, des vendeuses de petit-déjeuner et des lavandières ne semblent pas être affectées par l’énergie débordante des enfants. Adji Coumba Diouf, élève en classe de CE1 (primaire), s’amuse devant la porte de la maison familiale.
A première vue, cette fille n’est pas sensibilisée sur les raisons ayant conduit le président de la République Macky Sall à suspendre, pour trois semaines, les enseignements. « Les vacances se passent très bien parce que j’ai du temps pour jouer avec mes amies », murmure-t-elle.
A l’autre bout de la rue, Sidy Ababacar Sy, vêtu d’un maillot, participe à une partie de football. Pour ce jeune homme, c’est impossible de « rester tout le temps enfermé chez soi ». Malgré tout, puisqu’il va subir, en fin d’année scolaire, les épreuves du baccalauréat, Sidy profite de ce répit forcé  « pour mémoriser certaines leçons ».
Dans la capitale, de nombreux parents doivent concilier travail et surveillance des enfants. La promiscuité n’aidant pas, certains enfants investissent la rue. Pour faire respecter à leur progéniture les gestes barrières contre le coronavirus et réduire significativement les activités externes, des familles s’organisent autant que possible.
Ndèye Absa Mbaye prend son rôle de mère à cœur. Entourée de ses enfants, cette dame mijote un plat dans sa cuisine. « Je suis très heureuse de l’arrêt des cours. J’ai désormais l’esprit tranquille car mes enfants sont à côté de moi », raconte cette quinquagénaire.
Dans le menu détail, elle narre l’emploi du temps concocté pour ses enfants : « Chaque matin, ils apprennent le Coran avant de jouer au scrabble. Et le soir, un répétiteur les encadre dans plusieurs matières ».
Même son de cloche du côté d’Habibou Keïta. « Il y a un étudiant dans la maison qui se charge de dispenser des cours aux enfants. La bonne veille à ce qu’ils ne sortent pas. Toute la journée, ils étudient ou regardent la télévision », énonce ce père de famille assis dans son salon.
Poursuivant, M. Keïta salue la fermeture des écoles et universités qui sont « des lieux propices à la propagation du nouveau coronavirus ». Au Sénégal, des groupes de presse ont réaménagé leur grille des programmes en prenant davantage en compte la dimension éducative des médias.
La Télévision Futurs Médias (TFM, privée) a ainsi créé l’émission « Salle des profs » diffusée tous les jours le matin puis rediffusée l’après-midi. Sur ce plateau, des professeurs simplifient quelques notions dans différentes disciplines.
Pendant cette veille totale du système éducatif, l’Association sénégalaise des professeurs de français s’offre une page dans un journal. Avec ce procédé, ces amoureux de la langue de Molière encouragent les élèves du pays à étudier.
Le ministère de l’Education nationale a aussi lancé le concept « Apprendre à la maison ». Sur son site officiel, ce département propose un large éventail de contenus pour le préscolaire, l’élémentaire, le collègue et le lycée. En attendant la reprise des cours.MSB/id/APA
 Moustapha Diakhaté propose le confinement de Touba
http://www.dakarmatin.com/L’ancien chef de cabinet du Président Macky Sall propose une solution radicale pour circonscrire la pandémie du Covid-19 au Sénégal. Pour Moustapha Diakhaté, il faut confiner Touba afin de mieux protéger la population et le reste du Sénégal. Il rappelle que sur 33 cas de coronavirus, les 21 (soit 63,6% du total des infectés) se trouvent dans deux quartiers de Touba.
En dépit de cette situation extrêmement grave d’épicentre du coronavirus, se désole Moustapha Diakhaté, aucune des mesures prises par l’Etat pour endiguer la maladie n’est respectée dans la cité religieuse.
Il déplore l’attitude des habitants qui continuent de faire comme si de rien était en terme de rassemblements dans les lieux publics tels que les mosquées, les mausolées, les cimetières, les marchés, les rues, les véhicules de transport en commun et les cérémonies familiales (baptêmes et funérailles entre autres).
Pour lui, l’intérêt du Sénégal et de la communauté mouride requiert l’application de toutes les dispositions mises en place pour les pouvoirs publics pour assurer la sécurité sanitaire et la protection de la population de Touba. Moustapha Diakhaté pense qu’il urge de sensibiliser davantage les autorités religieuses et les populations
Lutte contre le Covid-19:l’armée installe à Touba un hôpital militaire d’un milliard 300 millions de F cfa
http://www.dakarmatin.com/L’armée a déployé la grande artillerie au niveau de l’épicentre du coronavirus au Sénégal. En effet, les militaires ont implanté  à Touba un hôpital mobile de niveau 2 d’un coût  d’un milliard 300 millions de F cfa pour soigner gratuitement toute la population. Selon le médecin-chef de ladite structure, Médecin-colonel, Abdou Rahmane Niang,  leurs patients vont bénéficier des soins gratuitement au bout d’un mois provisoirement.
«Le ministre de la santé a transformé le centre de santé de Darou Marnane en centre de traitement pour offrir les mêmes soins aux populations qui sont toujours là. C’est dans ce cadre que l’hôpital de niveau 2 s’est déployé à Touba pour prendre en charge les malades en ce qui concerne les pathologies qu’ils peuvent présenter. On peut aussi surveiller les cas alertes et nous avons déployé 4 médecins qui sont détachés au niveau du centre de traitement où on prend en charge le covid-19» a expliqué, Médecin-colonel, Abdou Rahmane Niang.Mor Mbaye Cissé
MANSOUR DIALLO (Sous-préfet de Ndame):«Que les choses soient claires, l’hôpital militaire n’est pas destiné au Covid-19»
https://www.dakaractu.com/Pour éviter que les populations fuient l’hôpital militaire mobile de Touba, installé pour un coût de 1,3 milliard FCfa, le sous-préfet de Ndame a tenu à préciser que la structure n’est nullement destinée à accueillir les malades du Coronavirus.
Mansour Diallo de marteler que l’hôpital vise à prendre en charge les populations de la cité et surtout à suppléer le centre de santé de Darou Marnane qui est strictement réservé aux 14 malades du Covid-19. « Je veux juste dire aux populations de Touba de ne nourrir aucune inquiétude à venir ici, de se faire consulter pour toutes maladies. Il ya même une salle de maternité »
Il faut que signaler que l’hôpital militaire a reçu la visite ce matin du ministre des Forces Armées Sidiki Kaba qui a rappelé l’urgence qu’il y’avait d’installer cette structure.
 Coronavirus:Sidiki Kaba attendu à Touba
https://www.seneweb.com/Le ministre des Forces armées, Sidiki Kaba est attendu à Touba aujourd’hui pour visiter l’hôpital mobile de campagne déployées par les armées dans la citée religieuse (Touba), annonce la direction de l’information et des relations publiques des armées dans un communiqué.
Pour rappel, cet hôpital mis en place depuis le 17 mars dernier dans le cadre de la riposte contre le coronavirus. Sidiki Kaba sera accompagné du chef d’état-major général des armées. Cette visite sera aussi une opportunité pour les deux autorités d’adresser leur encouragement au personnel et de s’enquérir des conditions de travail.
 Le médecin-chef du District sanitaire à l’endroit des médias:«il faut que vous nous aidiez pour que les émigrés entrés dans la Ville,par voie terrestre,se signalent»
Les émigrés, qui passent par la voie terrestre pour rallier la Ville de Louga constituent une menace pour la santé des populations. L’affirmation est du Docteur Kalidou Ba. Profitant d’une rencontre avec la presse, il a fait la leçon aux émigrés. Et, à l’endroit des médias, la blouse blanche de lancer un cri du cœur digne de nom :
«Je pense que, aujourd’hui, il est important que la presse s’implique davantage. Il ne s’agit, tout simplement, de donner de l’information, mais plutôt  de s’impliquer comme acteur dans le cadre de cette lutte, car, aujourd’hui, la presse est bien écoutée.
D’ailleurs, nous demandons à ce que, également,  vous  nous aidiez pour que ces gens-là (émigrés entrés dans la Ville, par voie terrestre) se signalent et nous, acteurs de la santé, nous allons les accompagner par rapport à leur comportement qu’ils doivent avoir vraiment au  sein de leurs familles, mais aussi par rapport à leur suivi médical et nous attendons aussi la presse par rapport à ça».
Selon Docteur Ba, «nous voyons que la situation s’aggrave, de jour à jour, car nous  continuons  d’enregistrer des cas. Pour le cas particulier, je pense que Louga est actuellement un peu menacée, parce que vous savez que cette région est  une zone d’immigration, nous recevons beaucoup de voyageurs qui nous viennent d’Italie, d’Espagne et d’ailleurs».Seynabou Ndao
Covid-19:Macky reçoit l’opposition
http://www.dakarmatin.com/Le président de la République, qui avait prévu d’appeler au téléphone, personnellement, les leaders de l’opposition pour les remercier de leur soutien dans la riposte au Covid-19, va même plus loin.
Selon L’As et Les Échos, Macky Sall, qui va les recevoir pour discuter avec eux des mesures prises dans le cadre de la lutte contre le coronavirus, en profitera pour recueillir leurs propositions dans la lutte contre le Covid-19
Niasse,Mimi et Aminata Mbengue Ndiaye reçus au Palais
http://www.dakarmatin.com/Comme en temps de guerre, le président de la République engage les présidents des institutions politiques dans la lutte contre le coronavirus.
A ce propos, le Chef de l’Etat a reçu séparément hier le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, la présidente du Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCCT), Aminata Mbengue Ndiaye et la présidente du Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE), Aminata Touré. Ils ont tous félicité le Président Macky Sall pour les décisions qu’il a prises dans le cadre de la lutte contre la pandémie.
Aussi, Moustapha Niasse, Aminata Mbengue Ndiaye et Aminata Touré ont exprimé leur solidarité au chef de l’Etat avant de s’engager à l’accompagner dans la lutte. D’après des sources de «L’As», le chef de l’Etat entend en faire de même en recevant des leaders de l’opposition, non seulement pour les remercier mais aussi pour les engager dans cette guerre contre le Covid-19
Coronavirus-Louga:16 expatriés sous surveillance, 6 autres testés négatifs
http://www.dakarmatin.com/ Seize expatriés sénégalais font l’objet d’un suivi médical par les autorités sanitaires de la région de Louga depuis leur retour au bercail, tandis que six autres y ont été testés négatifs au coronavirus, a révélé, vendredi, le médecin-chef Cheikh Sadibou Senghor.
‘’Dans la région, des personnes sont suivies au niveau des huit districts de la zone. Ces personnes, au nombre de 16, ne présentent pas forcément de signes de la maladie. Mais nous devons les suivre durant 14 jours’’, a-t-il expliqué à la presse.
‘’Nous recevons des fiches de tous ceux qui nous arrivent de l’extérieur. Et c’est dans ce contexte que six cas suspects ont été détectés. Les prélèvements ont été faits dans les normes et envoyés à Dakar et à Touba. Et ils sont revenus négatifs’’, a-t-il rassuré.
Il signale qu’un dispositif a été mis en place dans chaque district de la région et au niveau communautaire. De leur côté, les forces de l’ordre restent aux aguets pour éviter que certains parmi ceux qui passent par la voie terrestre ou maritime pour revenir au Sénégal, ne passent entre les mailles du filet.
Le médecin-chef de région a salué le sens des ‘’responsabilités’’ de certains expatriés, qui, dès leur arrivée dans la région, se rendent directement dans les structures de santé, ou s’isolent. Ils prennent selon lui la précaution d’informer les autorités sanitaires de leur arriver et se gardent de tout contact avec leur famille ou leurs proches.
C’est la preuve qu’il y a parmi ‘’des personnes qui sont très sensibilisées et qu’elles ont compris qu’ils doivent avoir des attitudes responsables concernant cette maladie’’, a-t-il souligné.
Mais pour d’autres émigrés, ce sont les familles elles-mêmes, les délégués de quartier ou les imams qui signalent leurs présences.
‘’Aujourd’hui, la communication a porté ses fruits, les populations ont compris qu’ils ont un rôle à jouer dans la prise en compte de leur propre état de santé et cela est important’’, s’est-il félicité, invitant à redoubler de vigilance.Auteur :Gscom.sn
25 migrants venus de la frontière Marocaine:«Aucun cas suspect n’a été enregistré» (Ibra Fall,préfet du département de Dagana)
https://www.dakaractu.com/ Coincés depuis quelques jours à la  frontière entre le Maroc et la Mauritanie, les 25 migrants sont finalement arrivés à Rosso-Sénégal à la traversée entre la Mauritanie et le Sénégal.
Accueillis par les autorités administratives, notamment le préfet du département de Dagana, M. Ibra Fall, de la sous-préfète de Ndiaye, Mme Oumou Diamanka, en présence  des services sanitaires, du SAMU, de la Croix rouge, de la gendarmerie, de la police et des autorités locales, ces migrants n’ont pas échappé au contrôle sanitaire de la frontière.
Si l’on se fie aux propos du préfet du département de Dagana, M. Ibra Fall, ils ne présentent aucun signe de nature pouvant indiquer une pathologie.
“Ils ont tous été contrôlés et Dieu merci, nous n’avons enregistré aucun cas suspect. À l’aide de thermo-flash nous avons mesuré leur  température et aucun de ces migrants ne présentait de signe pouvant indiquer une pathologie”, a rassuré l’administrateur civil.
À Rosso-Sénégal, ces migrants ont été  désinfectés avant d’être acheminés à Saint-Louis sous escorte de la gendarmerie pour les besoins du confinement et des tests contre le Covid-19.
“Après la traversée, les migrants sont également passés par le lavage des mains, ils ont rempli les formalités administratives et enfin, ils ont embarqué à bord de deux bus affrétés par le gouverneur de la région de Saint-Louis, sous escorte de la gendarmerie et du SAMU en direction de Saint-Louis où ils seront confinés au niveau d’une formation sanitaire pendant quatorze jours, la durée d’incubation”, souligne toujours le préfet.
Ces migrants sont composés de 21 sénégalais,  3 ivoiriens et un nigérian, dont trois femmes sans enfant.
L’autorité administrative rassure également  que tout le monde sera pris en charge  gratuitement par les autorités, le temps du confinement…
GELS HYDRO ALCOOLIQUES: LE MINISTRE DU COMMERCE FIXE LES PRIX PLAFOND ET PRÉVIENT LES RÉCALCITRANTS
NETTALI.COM – Face aux abus de nombre de pharmacies et autres vendeurs à la sauvette en cette période de coronavirus, le ministère du Commerce vient de fixer le prix plafond pour chaque format de gel Hydro alcoolique.  Sera donc jugé illicite tout prix supérieur au prix plafond, préviennent Aminata Assome Diatta et ses services.  Ci-dessous l’arrêté dans son intégralité.
 PATTE D’OIE:UNE UNITÉ DE FABRICATION DE CRÈMES GLACÉES FERMÉE POUR INSALUBRITÉ
Dakar, 20 mars (APS) – La section environnement de la Gendarmerie nationale a procédé jeudi, à Dakar, à la fermeture d’une unité de fabrication de crème glacée colorée dénommée “Rico glace’’, en raison de son “état d’insalubrité indescriptible’’, annonce un communiqué transmis à l’APS.
Le communiqué précise que c’est au cours d’une patrouille dans le secteur de la Patte d’Oie (quartier de Dakar) que les gendarmes ont fait cette découverte.
‘’Située dans le domaine de la cité SOPRIM, sur l’ancien site du Technopole, les compartiments du local faisant office de fabrique de glace sont en même temps des aires de stockage, de production et de dépôt de déchets de toutes sortes’’, renseigne le texte.
A cela s’ajoutent l’humidité des pièces, les rejets d’eaux usées et le manque d’aération qui sont “susceptibles d’engendrer une prolifération des sources pathogènes’’, relève la même source.
Il ajoute qu’aussitôt informé, le maire de la Patte d’Oie a “rejoint les gendarmes’’, qui ont aussitôt procédé à la fermeture des lieux. Cette mesure est justifiée par ’’l’insalubrité, le manque d’hygiène, l’exploitation d’un établissement classé sans autorisation administrative, la tenue d’une activité industrielle en zone d’habitation’’.BHC/ASG
Ziguinchor:revenus de France,15 agents du Club Med dispersés dans la ville
https://www.pressafrik.com/A Ziguinchor, c’est l’inquiétude totale. Pour cause, 15 agents du Club Med, revenus de France se sont dispersés dans la ville située au Sud du Sénégal, sans subir des testes ou mis en observation, dans le cadre de la lutte contre propagation du coronavirus.
Selon des sources à nos confrères de GMS, ces agents seraient dans leurs familles à Ziguinchor sans être édifiés sur leur état réel de santé.  L’information a été confirmée par les autorités sanitaires et administratives.
Autres informations relayées par des populations de Ziguinchor, c’est la présence d’émigrés dans des familles, des personnes venues discrètement d’Italie et d’Espagne. Des quartiers tels que Néma 2 entre autres sont  cités, précise GMS.
Les populations  inquiètes demandent aux autorités de créer rapidement les conditions d’un suivi médical pour éviter la propagation de cette ‘’Terreur’’ silencieuse.
Dans cette localité, un homme âgé de plus de 70 ans est isolé au centre de santé de Ziguinchor (hôpital Silence). Un cas suspect du COVID -19 qui a présentait des signes qui évoquent la maladie qui défraye la chronique dans le monde. Des prélèvements ont été ennoyés à l’institut Pasteur à Dakar et les résultats sont attendus dans quelques heures.
La diaspora lance une opération:200 professionnels de la santé pour le Sénégal
iGFM-(Dakar) Bien que stigmatisés en ce moment, des ressortissants sénégalais vivant à l’étranger veulent contribuer activement à la lutte contre la pandémie du coronavirus. Ainsi, des volontaires viennent de lancer en ligne une campagne pour mobiliser 200 spécialistes de la santé pour aider leur pays d’origine, qui a déjà enregistré 47 cas positifs dont 5 guéris.
 Couvre-feu ce vendredi à Dakar- Le ministre de l’Intérieur dément
iGFM – ‘(Dakar) « Suite aux rumeurs qui nous parviennent en ce moment, faisant état de l’instauration d’un couvre-feu au Sénégal, je voudrais préciser que cette information est complètement erronée et que pour le moment aucune disposition n’a été prise dans ce sens.
Si tel était le cas, nous vous aurions informés par un canal officiel du Ministère de l’Intérieur.
Nous invitons nos chers partenaires de la presse à prendre notre attache, dans de pareil cas pour éviter la diffusion de fausses informations, susceptibles de créer la confusion au sein de l’opinion publique » telle la teneur du communiqué rendu public ce vendredi à 20h par le service de presse du ministère de l’Intérieur.
Pas de vente de pain dans les boutiques à partir de lundi
http://www.dakarmatin.com/Dès  lundi prochain, il n’y aura plus de pain dans les boutiques. Des kiosques seront, d’ici peu, installés dans plusieurs zones pour approvisionner la population. De même, un site sera ouvert pour permettre aux consommateurs de pouvoir commander en ligne pour qu’on leur livre jusque dans leurs maisons.
L’annonce a été faite hier par la Fédération  des boulangers du Sénégal. En conférence de presse hier, la Fédération, préoccupée de la santé et de l’hygiène alimentaire de la population,  interpelle encore les consommateurs à prendre leurs responsabilités afin de ne plus acheter le pain dans les boutiques, car explique-t-il, 99% des boutiques ne respectent pas les normes pour commercialiser le pain
#Covid19-Gueule-Tapée:les populations appellent les autorités à aider le service d’Hygiène dans sa mission
https://www.pressafrik.com/La psychose s’installe petit à petit dans la Commune de Gueule Tapée. Dans cette ruelle, qui, auparavant refusait de monde, est aujourd’hui presque déserte. Pour cause : la maladie du Coronavirus. À l’angle 66, Rue 55, où loge le service d’Hygiène, le constat est le même. Les seuls occupants demeurent certains commerçants qui n’ont pas encore baissé leur rideau en cette journée de vendredi. Approchés par l’équipe de PressAfrik, ces riverains qui sont conscients que cette pandémie est dangereuse, appellent les autorités à aider le service d’Hygiène dans sa mission. À savoir, mener la lutte anti-vectorielle et la prophylaxie des maladies endémo-épidémiques. En ce temps où le Covid-19 gagne du terrain au Sénégal, avec 42 cas positifs déclarés le vendredi 20 mars 2020. Ils déplorent également la non-implication de leur maire qui, selon eux, devrait s’engager à sensibiliser ou à fournir de lots sanitaires pour leur protection.
Toutefois, les deux agents du service d’hygiène trouvés à la porte, prenant leur pause, renseignent que “la désinfection ne peut pas se faire pour toutes les maisons. Mais plutôt pour des maisons suspectes ou ayant hébergé un des cas positif de Covid-19.” Quid de savoir si cela est lié à un manque de moyens ou pas ? Le responsable Dia, explique à l’équipe de PressAfrik, que « ce lieu est un service commandé, on ne peut pas parler sans l’aval de nos supérieurs. Attendez le chef de la Brigade », lâche t-il avant de prendre congé. En attendant, les populations expriment leurs craintes…Regardez !!!
#Covid19sn:les gardes pénitentiaires confinés à partir de mardi au Sénégal
https://www.pressafrik.com/Au Sénégal, les gardes pénitentiaires seront confinés à partir de mardi prochain, dans les maisons d’arrêts sur toute l’étendue du territoire national, à cause de la propagation du coronavirus qui continue.
Selon des informations à L’Observateur, la décision du confinement de la Direction de l’administration pénitentiaire sera appliquée à partir du mardi 24 mars 2020. A moins d’un (improbable) revirement du commandement. La DAP, aurait, selon une voix autorisée, déjà donné des instructions pour que ses agents soient informés des conditionnalités de la mise en œuvre.
Le ministère de la Santé a fait vendredi son point quotidien de la situation de l’épidémie de Coronavirus au Sénégal. Abdoulaye Diouf Sarr a fait état de 9 nouveaux cas confirmés. Quatre cas importés et cinq cas contacts de l’émigré de Touba venu d’Italie.
L’interdiction des rassemblements mise à mal à Yoff,Thiaroye,Kaolack,Touba…:L’Etat invité à assurer son autorité
http://yerimpost.com/La psychose commence à gagner les Sénégalais. L’autorité de l’Etat a été mise à l’épreuve à Yoff, Guinaw Rail, Kaolack, entre autres. Les layénes se révoltent après la tentative d’arrestation de leur imam. A Thiaroye aussi, les jeunes se sont opposés aux forces de l’ordre. A Touba et Kaolack, l’interdiction des rassemblements a été ignorée.
Il est plus que temps pour l’Etat de prendre ses responsabilités pour éviter aux Sénégalais de basculer dans la catastrophe sanitaire.
Macky Sall envoie des délégués dans les familles religieuses pour sensibiliser sur les dangers de l’épidémie
http://yerimpost.com/Pour rappel, le premier émissaire du chef de l’Etat est son ministre d’Etat, SG de la présidence, Mahammed Boun Abdallah Dionne, qui a rencontré hier le khalife général des mourides. Dionne a transmis au marabout les remerciements du président pour sa contribution au fonds de lutte contre le COVID-19. L’ancien PM, qui a participé à la prière à la mosquée de Touba au côté du marabout, a reçu des critiques pour avoir enfreint les directives présidentielles liées aux rassemblements publics. D’autres émissaires seront envoyés dans les autres familles religieuses du pays.
Coronavirus : JAMRA « salue la démocratisation de la pratique des tests-diagnostics »
https://www.ferloo.com/Selon un communiqué de l’ONG Jamra : « Il était temps que le laboratoire du Professeur Souleymane Mboup, l’IRESSEF, soit enfin impliqué dans la traque du CVID19 ».
Selon les camarades de Mame Mactar Guéye : « Il était normal que l’Institut Pasteur détienne l’exclusivité des tests-diagnostics. Il n’est pas le seul laboratoire disposant de ressources humaines compétentes en la matière. L’IRESSEF (Institut de Recherche en Santé, de Surveillance Epidémiologique et de Formation) pourra enfin jouer sa partition dans la traque contre le maudit COVID19, sous la houlette du Professeur Souleymane Mboup, un des plus éminents virologues de l’Afrique. Le monde entier lui doit la découverte, en 1985, du VIH2, le second virus du syndrome d’immunodéficience acquise (VIH/Sida). Une fierté pour le Sénégal ».
Et de déclarer que « le combat contre cette pandémie du CORONAVIRUS doit être mené dans la transparence et l’équité. Sans favoritisme. Ni passe-droits. Tous les laboratoires, dont les expertises sont avérées, doivent être mis sur un pied d’égalité. Au grand bonheur des contribuables à la Santé publique, que nous sommes tous. Mais surtout au grand dam de ce VIRUS satanique, pour la neutralisation duquel l’expertise locale ne serait pas de trop ».
JAMRA et MBAÑ GACCE « saluent particulièrement l’implication du professeur Souleymane Mboup, dont nous ne serons jamais assez redevables d’avoir formé, avec une grande générosité intellectuelle, plusieurs cadres de JAMRA dans la maîtrise du plaidoyer sur la sensibilisation et la prévention des MST ».
Mame Mactar Guéye et ses camarades « félicitent l’éminent Professeur Souleymane Mboup et son équipe. Mais également l’infatigable Docteur Mansour Diouf, anesthésiste-réanimateur, d’avoir très tôt exprimé son indignation sur ce « deux-poids-deux-mesures » qui n’avait que trop duré ».
Imbroglio autour de la mort de la Sénégalaise Yaye Mai Diouf en Italie.
https://www.dakaractu.com/Yaye Mai Diouf. C’est l’identité d’une sénégalaise décédée dans la nuit du vendredi à Samedi à Bergamo, dans la région de Lombardie. Une femme qui se réclame de la famille a soutenu cette thèse.
Dakaractu a câblé les proches de la défunte qui sont à Pikine Icotaf mais ils ne confirment ni n’infirment le lien qui existerait entre la mort de cette ressortissante sénégalaise et le Covid-19 qui fait des ravages en Italie.
A la date du 20 mars, le pays a enregistré plus de 4000 morts et 47.021 cas confirmés. C’est dans ce contexte que la Sénégalaise, établie dans ce pays européen depuis une dizaine d’années est décédée.
Un cousin de la défunte contacté par nos soins affirme que cette dernière ne se portait pas bien et ne pouvait pas se rendre à l’hôpital en raison du confinement actuellement en vigueur en Italie depuis l’apparition et l’explosion des cas de coronavirus dans ce pays.
C’est seulement ce samedi 21 mars vers les coups de 04 heures du matin qu’elle a finalement été évacuée. Elle aurait rendu l’âme à l’hôpital. C’est du moins ce que soutient un autre de ses proches joint au téléphone par Dakaractu. “Selon un de ses frères qui était présent au moment des faits, elle n’est pas morte chez elle, mais à l’hôpital”, nous confie notre source.
“Maintenant, je ne peux pas certifier qu’elle est décédée du coronavirus ou non. Des tests ont été faits et les résultats nous seront communiqués plus tard”, se contente de dire notre interlocuteur.
C’est dire que tout n’est pas encore dit sur les circonstances dans lesquelles Yaye Mai Diouf est décédée. Nous y reviendrons…
Fermeture de Massalikoul Jinaan:Les mises au point de Mbackiou Faye
https://www.seneweb.com/ « Des informations portant sur la tenue de la prière de ce vendredi 20 mars 2020 à la grande mosquée Massalikoul Jinaan ont été reprises par la presse en ligne, sans l’avis ni l’aval des responsables tenus que par le ndigël de Serigne Mountakha Mbacké, Khalife général des Mourides », lit-on dans un communiqué de presse de la cellule de communication de Massalikoul Jinaan.
Partant de ce constat, Mbackiou Faye représentant du Khalife général des Mourides à Dakar et administrateur de la grande mosquée Massalikoul Jinaan a informé la presse nationale et internationale qu’il est l’unique source officielle habilitée à parler au nom de la Grande mosquée Massalikoul Jinane.
Déclaration de Monsieur Moustapha Niasse,Président de l’Assemblée nationale sur la situation créée au Sénégal et dans le monde par le Coronavirus.
Ce phénomène de crise sanitaire porte une dimension universelle et touche toutes les régions du monde.
Les phénomènes de cette nature se sont déjà produits dans l’histoire de l’humanité. Ils ont été combattus et éradiqués grâce au génie humain et aux progrès de la médecine.
Au Sénégal, le Chef de l’Etat, le Président Macky Sall, a porté au plus haut niveau le flambeau du combat et a appelé tous les Sénégalais et toutes les Sénégalaises, pour une prise en charge commune de ce combat, à tous les niveaux et avec des mesures appropriées, tant au plan humain qu’au niveau de la méthode scientifique.
Après les félicitations et le soutien au Président de la République, pour la manière dont il conduit ce combat et cette croisade, il est juste de souligner le travail remarquable que mènent le Ministre de la Santé et de l’Action sociale et ses Equipes, les médecins et tous les acteurs des Services de santé, le Secteur public comme le Secteur privé, les cliniques et les laboratoires d’analyse, et en particulier l’Institut Pasteur de Dakar.
Ces acteurs sont en train d’accomplir un travail de qualité, performant, avec un  professionnalisme reconnu.
Le volet pédagogique est à souligner. Les populations sénégalaises sont invitées à se conformer aux mesures-barrières qui ont été définies et qui ont été largement diffusées.
Les Sénégalaises et les Sénégalais ont admirablement répondu à cet Appel à l’unité, à la mobilisation et à la solidarité active, pour combattre ce phénomène. Nous sommes des êtres de foi, et nous ramenons le sens de ce combat à une intensité induite par notre foi en Dieu et en application, sans réserve, de l’esprit des Ecritures saintes. A cet égard, il convient de saluer les Chefs religieux et les Chefs coutumiers qui ont pleinement rempli leur mission.
Au nom des Députés, au nom de l’Assemblée nationale, je dis et redis notre adhésion totale au combat en cours et à la mobilisation concertée des énergies et de tous les moyens disponibles pour vaincre le Coronavirus au Sénégal, en Afrique et sur les cinq continents.
L’Assemblée nationale, depuis plusieurs jours, a entrepris une Souscription volontaire des Députés. Les montants réunis, pour un objectif de 50.000.000 F CFA vont être remis au Fonds de Riposte et de Solidarité dont la mise en place a été annoncée par le Chef de l’Etat, le mercredi 18 mars 2020.
Madame la Secrétaire générale, le Directeur et les membres du Cabinet ainsi que les personnels de l’Assemblée nationale qui le désirent vont participer solidairement à cet effort collectif.Moustapha Niasse
Covid 19 :La Santé ou l’Economie, faisons le bon choix Par Khaly Diouf
La pandémie Coronavirus a décidément fini d’ébranler le monde et qu’in fine aucun pays ou Continent n’est épargné (plus de 160 Pays officiellement).
Le virus, en plus d’avoir mis à rude épreuve le système santé mondial, est en train de bouleverser ou faire effondrer tous les autres secteurs de la société humaine.
En d’autres termes, la Pandémie est en train de faire basculer toute l’organisation de l’humanité. Les impacts immédiats de cette maladie se sentent partout de la pratique de nos religions (suspension des prières en groupe, annulation du Umra, pèlerinage de Rome etc…)  aux activités sportives (Suspension de tous les championnats de football, Basket et autres disciplines etc…) en passant par la fermeture des classes et arrêt des cours.
L’économie mondiale est bouleversée avec un affolement total des marchés financiers (bourses, prix des métaux comme or, baril) jamais vu depuis plus de 30 ans. Des secteurs entiers de l’économie s’effondrent comme le tourisme, le transport dans toute sa globalité, les industries etc….
Le secteur qui fonctionne en plein régime c’est le secteur de la santé. Oui aujourd’hui, ce virus a obligé tous les pays, tous les continents, toute l’humanité à se focaliser sur la SANTE. Comme pour faire appel à l’adage qui dit la Sante avant tout.
En effet la gestion sanitaire du Covid19 est une sur priorité pour tous les pays du monde. Elle a primé tout et elle fait mobiliser des fonds exceptionnels (Réserves, ajustements budgétaires, LFR, dons etc…) dans le monde.
Elle a mobilisé la logistique mondiale dans beaucoup de pays avec l’utilisation de certaines infrastructures comme les Hôtels en lieux de confinement ou repos pour le personnel médical. L’autre volet le plus spectaculaire dans la gestion de cette pandémie est la mise en quarantaine des villes entières et des pays, en guise de prévention.
Au nom de la Santé, les économies de certains pays sont en train de chuter à cause des mesures draconiennes prises pour la lutte contre ce fléau (restrictions de circulations, Confinement total).
Certaines mesures sanitaires ont suscité même des décisions économiques surprenantes comme la fermeture des usines (Chine, Corée du Sud, France etc..), l’arrêt des commerces (grande surfaces etc…), et chômage technique.
En fin de compte ces mesures sanitaires et préventives ont eu un impact réel sur la consommation mondiale.
La consommation est le propre de l’économie, une économie c’est comme une personne elle se nourrit.
En un mot la politique de riposte mise en place par certains pays est en train de déstructurer leur économie et à la limite de désintégrer leur système économique.
La question que l’on se pose ou les questions sont les suivantes : Peut-on se focaliser seulement sur le volet sanitaire pour éradiquer ce virus ? Devons-nous gérer la santé d’abord et ensuite passer sur les autres secteurs ? Faudrait-il attendre que la machine économique soit grippée pour ensuite agir ou bien faut-il coupler les actions ? C’est-à-dire mener la riposte contre ce fléau et en même temps maintenir notre système économique en vie ?
En réalité, il faut  que les gouvernements choisissent ; soit de prendre des mesures drastiques pour protéger la santé des citoyens, avec le confinement notamment, au risque de tuer la croissance, soit préserver l’économie, sans confinement, au risque que le virus ne tue davantage de malades.
En guise d’exemple, des mesures exceptionnelles sont prises par des pays comme la Chine et la Corée du Sud qui pour combattre le fléau jouent sur les deux tableaux à travers des mesures drastiques et contraignantes tout en préservant leur économie malgré le ralentissement de certains sous-secteurs.
La Chine a produit des chiffres terrifiants sur les ravages faites par l’épidémie. Ces deux derniers mois Janvier et Février, la production industrielle a reculé de 13%, les ventes de détail de 20%, 25% de baisse sur les investissements. En un mot, sur les deux mois passés, l’économie chinoise aurait connu une récession de 13%.
La France aujourd’hui est entrain de gérer la situation de manière intelligente. Tout en étant très rigoureuse sur le volet sanitaire, elle tente de sauver son économie avec un plan de relance (300 milliards de garanties bancaires sont prévues pour les entreprises, et 45 milliards d’euros pour le soutien à l’économie)  très bien appréciée par les acteurs économiques et même politiques. Les Etats-Unis ont mis en place un plan de relance économique qui prime même sur les mesures sanitaires en termes de visibilité (Donald Trump songe à envoyer un chèque de 1.000 dollars à chaque Américain).
Dans les Emirats Arabes ou au Dubaï qui est le carrefour International du commerce mondial où on compte beaucoup de cas, c’est la préservation du système économique est très privilégiée en s’appuyant sur une communication très normée des cas existants.
De l’autre côté, nous avons vu des pays comme l’Italie et peut être l’Iran qui risquent de déstructurer leur système économique avec les mesures sanitaires prises sans tenir compte de la situation économique. On sent que ces pays ont délibérément choisi la Santé contre l’économie (Italie avec une somme relativement faible de 45 Milliards d’euros pour soutien aux entreprises) et tant mieux pour eux. En écoutant ou suivant les autorités de ces pays, ils parlent de plan relance qu’après la maitrise de la Pandémie.
En résumé, l’un ou l’autre, il est clair que la récession économique est inéluctable et inévitable. En fin de compte nous pensons le plus urgent c’est de trouver un moyen d’arrêter la propagation de la maladie. Certes l’économie constitue l’épine dorsale de tout mais la santé n’en est pas moins la base de la vie.Ensemble nous vaincrons ou mourons individuellement.Khaly Diouf
Le cri du cœur d’un sénégalais coincé à l’étranger!Par Dr. Moustapha Fall
Suite à la loi qui autorise la fermeture des mosquées et non-respect des consignes gouvernementales, nous exprimons ces quelques cris du cœur à l’égard de notre peuple et ces quelques conseils pratiques à l’endroit de notre gouvernement. À travers cette modeste contribution, nous espérons toucher plus de sénégalais et de sénégalaises avant que le pire ne se produise dans notre cher pays.
Cri du cœur à l’égard du peuple sénégalais !
Le Convid-19 est réel; il est en train de faire des hécatombes à travers le monde. On cesse de répéter que mêmes les puissances mondiales sont désarmées face à ce virus qui n’a plus de frontières géographique, ethnique,religieuse,confrérique et que sais-je encore !
De là où nous sommes confiné dans notre petit appartement 24/24, loin des proches, si nous voyons des jeunes sénégalais jubilant et manifestant contre la fermeture des mosquées, nous ne pouvons qu’avoir peur pour une frange de notre peuple qui semble toujours être dans un sommeil latent et profond face aux dangers de ce virus qui peut décimer toute une génération très vite.
Est-ce une mauvaise stratégie de communication de la part du gouvernement ? Est-il un mécanisme de défense psychologique pour ces jeunes ?
Nous tendrons d’y répondre à la dernière partie de cette contribution.
L’exemple de l’Italie avec plus 600 morts en ce jour du vendredi 20 mars 2020 en est malheureusement une parfaite illustration. Comme tels furent les cas dans les pays où le virus était entré, le compte était : 1 cas testé positif, 2 cas testés positifs, 3 cas testés positifs, 30 cas testés positifs, et puis 100, 200, 300, 1000 cas…
Aujourd’hui, le compte macabre va crescendo avec plus 35713 avec 4000 décès en Italie sans compter les morts en France, aux États-Unis et en Chine : des puissances mondiales avec de redoutables moyens techniques et logistiques.
C’est avec un pincement du cœur que nous constatons que les nouvelles tendances qui se dessinent dans d’autres pays semblent être les mêmes que nous avions observées dans ces pays (Chine, Italie, France, États-Unis) où les morts se comptent désormais comme des mouches par jour. Que le Seigneur nous en préserve, mais l’Afrique présente ces tendances et que signes avec des cas testés positifs qui vont crescendo de jours en jours.
Au Sénégal, certains musulmans nous diront certes qu’ils sont différents de ces puissances mondiales et nous citeront subséquemment ces versets coraniques suivants : “Où que vous soyez, la mort vous atteindra, fussiez-vous dans des tours imprenables” Al Nissa-4-78.
Certes ces propos sont d’une véracité absolue et incontestable ! En tant que musulman, nous sommes d’accord qu’on ne peut jamais échapper à notre destin quand la mort frappe, mais il est aussi de notre devoir humain sur terre de combattre le mal sous toutes ses formes dans la discipline, dans le calme et dans la lucidité d’esprit avec les armes de consignes gouvernementales et les chapelets en main face à cet invisible ennemi.
Comparativement, ces propos rapportés d’Anas ibn Malick doivent nous galvaniser face à la lutte que nous devons tous mener contre ce virus : Si l’Heure [de la fin du monde] venait et que l’un [e] d’entre vous tenait une plante à la main et avait assez de temps pour la planter, qu’il le fasse”.
C’est aussi l’occasion d’en appeler à la sagesse de tous mes compatriotes et collègues professeurs qui sont coincés à l’étranger, pour une raison ou un autre, de penser, dès leur rentrée au pays, à s’isoler pendant les deux premières semaines pour s’assurer de ne pas importer le virus. Nous travaillons avec un large public d’étudiants, d’élèves et un corps administratif. Sous cette optique, s’il y’a bien lieu de donner une nouvelle définition au mot “patriote” contexte corono oblige, nous dirons simplement que le/la patriote est celui ou celle qui pense aux autres et place son intérêt personnel et professionnel au-dessus de l’intérêt de son pays.
Sénégalais, sénégalaises ! nous devons nous réveiller et éliminer nos distances physiques en restant chez-nous. À bien voir le déroulement situation et bien le comprendre, nous pouvons dire qu’il se peut que le Sénégal traverse des zones de turbulences les jours et les mois à venir. Encore faut-il fondamentalement réactiver l’arsenal de nos solidarités économiques, ethniques, politiques voire religieuses, les entre-aides sociales pour que notre pirogue, su nu gaal, dans laquelle nous tous sommes embarqués pour le meilleur et pour le pire, puisse voguer dans des eaux beaucoup plus calmes.
Tout compte fait, nous jugeons que notre gouvernement peine à bien communiquer avec son peuple, ironie du sort, et pourtant, il ne lui veut que du bien.Que doit-il comprendre et faire pour une meilleure stratégie communication ?
Quelques conseils pratiques au gouvernement sénégalais
1. De notre confinement, si nous nous permettions de donner quelques conseils à donner à notre gouvernement, nous lui dirions de tenir compte de deux choses fondamentales:
2. Changer stratégie communication qui est celle de proximité dont le medium est bâti plus sur les langues nationales que sur le français comme langue maternelle par moins de 1% de la population sénégalaise (Voir Fall, Routlege, 2020).
3. Bien tenir compte du contexte théologico-légal sénégalais pour faire prévaloir la dimension psychologique à la dimension légale. Le contexte de vie des sénégalais est marquée par le chômage et de pauvreté extrême ces dernières années.
Pour parer à cette éventualité, certains sénégalais peuvent prendre la religion comme un refuge pour sortir de l’angoisse ou de la quête de l’emploi.
Autrement dit, si une frange de la population s’active dans les mosquées pour y purifier, il se peut qu’une autre frange y entre pour sortir d’un présent accablant et d’un avenir incertain.
De ce point de vue, une loi qui autorise la fermeture de mosquées renforce davantage, en l’occurrence, le dispositif psychologique. Depuis la nuit des temps, la condition humaine oscille entre le social et le religieux. Et ce retour au fait religieux va souvent de pair avec l’excès dans les comportements comme nous l’avons constaté avec des jeunes sénégalais qui expriment leur mécontentement contre la fermeture de ces mosquées.
Face à cette psychose devant ce convid 2019, le gouvernement doit être conscient du fait qu’une loi ne touche jamais le psychologique. Ainsi, est-il extrêmement important que le gouvernement sache encore que le psychologique se touche par l’éducatif, par le dialogue et par l’accompagnement car une loi qui interdit, renforce aussi ce dispositif psychologique. Nous disons même affirmer avec force que l’application d’une loi a toujours un versant psychologique qu’on a tendance à omettre parfois dans notre présupposé. Ainsi, les recentres manifestations de soutiens contre la fermeture des mosquées sont-elles nul doute la conséquence d’une expression intérieure de peur de la part de cette frange de population, de leur recherche de solution, de leur quête de purification et de sens.
Pour meilleure stratégie de communication de proximité, faut-il donc impliquer dans cette stratégie de communication et les psychologues, et les psychiatres, et les imams, et les chefs coutumiers, et chefs religieux et les politiques?Cette question mérite d’être débattue.A word to the Wise!Dr. Moustapha Fall,
Mon dieu, ils cherchent un cheveu dans le saint Coran!Par Alassane K. KITANE
Il est vrai que Dieu montre ses signes aussi bien dans les « grandes » choses que dans celles supposées « petites ». Le moustique et la montagne sont deux des innombrables signes de Dieu, mais quelle doit être notre attitude face aux signes ? Les hommes raisonnables sont censés méditer ces signes au lieu de s’exalter ou de se déshumaniser dans l’émoi et l’aveuglement puéril. Sans cette attitude rationnelle la politique de confinement démographique pour endiguer ce covid-19 ne sera qu’un coup d’épée dans l’eau.
Le plus grand ennemi de la lutte contre cette maladie est la situation de confinement mental dans lequel se trouvent nos compatriotes.  C’est d’ailleurs ce confinement mental qui sera le principal vecteur de propagation de cette maladie. On aura tout vu et entendu dans ce pays : chercher un cheveu dans le Coran ! Cette folie est probablement un signe parmi tant d’autres. Comme un cheveu dans la soupe de la politique de riposte proposée par les autorités, un cheveu dans le Coran vient nous distraire et nous détourner de ce qui est aujourd’hui notre premier devoir citoyen, à savoir l’hygiène. Voilà ce à quoi mène l’anarchie religieuse qui sévit dans ce pays : une religion plusieurs divinités
Pour combien de temps encore allons-nous stagner dans cet « état théologique » signe d’une « anarchie mentale » (Comte) qui nous empêche d’arpenter allègrement les boulevards de la science et du progrès ? Nous voyons partout des forces occultes, des êtres et des situations surnaturels, pendant ce temps, les choses réelles, celles qui font le monde, nous échappent et tombent dans l’escarcelle des autres. Pauvres de nous, éternels gamins de l’humanité avec nos gamineries religieuses et folkloriques plus qu’inhibitrices. Qui pour dire à nos concitoyens qu’il n’y a pas au monde un pays qui s’est développé par la spiritualité et la magie ? Ils ont créé les réseaux sociaux pour davantage démocratiser le savoir, nous nous en servons pour cultiver et propager l’irrationnel
Ces charlatans jouent avec la peur de nos concitoyens, ils l’exploitent pour se hisser au-dessus d’eux, pour prendre la place de Dieu en son absence (parce qu’ils l’ont tué) depuis longtemps. Il fallait trouver un exotique dont le rêve serait salvateur pour nous. Pendant que des hommes, dans d’autres pays, s’activent pour s’organiser rationnellement, nous nous contentons de rêver ! Un cheveu dans le Coran : on dirait une chanson de cirque ! En définitive l’exotique n’a pas rêvé, c’est  nous qui rêvons parce que nous avons une vie de songe. Un petit cheveu dans le Coran : ils ne rendent même pas compte que c’est leur propre cheveu (sans doute dépité d’avoir poussé sur une tête qui pense de cette façon) qu’ils cherchent dans le Coran ! Hier nous avons servi de chair à canon, aujourd’hui nous servons d’esprit à l’esprit du diable.
Le Pr Amadou Mahtar Mbow fête ses 99 ans, ce 20 mars 2020: Hommage à un grand leader aux grandes qualités Par Boubacar Demba SADIO
Il est des hommes dont l’engagement pour des idéaux de dignité et de liberté de l’homme, resteront à jamais gravés dans la mémoire collective. Le Pr. Amadou Mahtar MBOW fait partie de cette rare catégorie des leaders aux qualités exceptionnelles qui ont su tirer l’humanité vers le haut. Ce 20 mars 2020, cette figure remarquable dont la notoriété transcende toutes les générations, fête ses quatre-vingt-dix-neuf ans (99 ans). Amadou Mahtar MBOW est né le 20 mars 1921 à Dakar. Malgré mon jeune âge, la seule évocation de son nom me rend si fier d’être Sénégalais au regard de son parcours singulier, de son combat inlassable pour les causes nobles. Pour rendre un hommage à cet illustre fils du Sénégal, j’ai parcouru les extraits de l’une de ses interventions à l’occasion de l’ouverture des Assises nationales, le 6 juin 2008.
Le Pr. Amadou Mahtar MBOW intégra très tôt dans sa vie les valeurs de solidarité si chères aux cultures africaines. Dans son adolescence, il a été forgé au principe sacré du scoutisme : « toujours prêt à servir ». Autant de raisons qui ont poussé le Pr. Amadou Mahtar MBOW à ne jamais se dérober, même au soir d’une vie aussi longue que la sienne. Il fait partie des gens de sa génération qui ont lutté pour l’indépendance des pays africains sans jamais chercher à en tirer un profit personnel. En luttant pour l’indépendance, disait-il dans une de ses communications, on ne cherchait pas le pouvoir pour le pouvoir, mais le pouvoir pour que, la liberté acquise et leur dignité recouvrée, nos peuples puissent avoir la maîtrise totale sur leurs ressources afin d’assurer le bien-être dont ils avaient été longtemps privées.
Dès l’âge de 19 ans, plus exactement le 24 mars 1940, il souscrivit un engagement volontaire pour la durée de la guerre et quitta le Sénégal le 27 mars 1940 après avoir subi l’amère expérience d’une armée française défaite, d’avoir frôlé la mort et la perte de liberté. En janvier 1943, il reprit le chemin de l’armée et quitta le Sénégal en décembre la même année pour l’Afrique du nord d’abord, pour la France ensuite où il termina la guerre dans le Groupe de Chasse n°5 Squadronh 2/9 Auvergne secteur Postal 99088 comme sergent spécialiste ayant acquis le Brevet supérieur de technicien électricien de l’aviation délivré le 8 mai 1944.
Démobilisé en France le 18 décembre 1945, il décida d’y entreprendre des études qu’il eut terminées à la fin de l’année universitaire 1950-1951. Son souci de servir lui a valu la confiance de ses camarades qui l’ont porté à la tête de l’Association des Etudiants Africains de Paris dont il a été membre fondateur comme de la Fédération des Etudiants Africains en France dont il a été le Président du Bureau provisoire puis le Secrétaire général jusqu’à son départ de France en décembre 1951.
A cette date, il a rejoint son premier poste comme professeur au Collège de Rosso en Mauritanie renonçant volontairement à la poursuite de plus longues études auxquelles ses résultats lui destinaient pour venir rapidement se mettre au service de son peuple. Deux ans plus tard, il fut appelé à diriger le bureau d’éducation de base à l’Inspection d’Académie du Sénégal et de la Mauritanie à Saint-Louis du Sénégal.
Amadou Mahtar MBOW porte le sacerdoce dans ses veines. Sa combativité pour la transformation des conditions sociales de nos paysans en est une parfaite illustration. En effet, il passa des années auprès des paysans sénégalais dont il partageait, des mois durant, les dures conditions de vie et les activités, s’efforçant de leur apporter des innovations susceptibles d’améliorer leurs conditions d’existence et leurs activités productives.
A cet effet, il  sillonna les pistes impraticables du Sénégal d’alors des heures, des nuits et des journées dans différents villages du nord, du sud et de l’est, de Darou Mousty en pays arachidier à Badiana dans les rizières de la verte Casamance, de Gaé dans le Walo à Sénoudébou sur la Falémé et Dembakané à l’amont de Kanel. Il passa également une partie de sa vie à Youta et Effoc en pays floup ou à Mangaroungou en pays Balante.
Ce furent sans doute, comme disait-il, quelques-unes des années les plus exaltantes d’une vie (…).  « C’était une vie exaltante car le diplômé de la Sorbonne que j’étais renouait avec ses racines terriennes de cette terre de Ndiambour où j’ai grandi et où, comme tout fils de paysan, j’y étais confronté aux difficiles réalités d’une agriculture peu productive soumise aux aléas d’une pluviométrie souvent déficitaire, d’un sol appauvri par l’excès d’exploitation et des attaques des prédateurs. Il était dur, comme je le faisais avec mon père, de cultiver l’arachide, le mil, le niébé, le gadianga, pour des récoltes parfois aléatoires », affirme le Pr. Amadou Mahtar MBOW.
Le premier Sénégalais à avoir dirigé le Ministère de l’Education et de la Culture
Dans sa carrière d’enseignant, il a été également professeur au Lycée Faidherbe, au Collège Blanchot et puis encore au Lycée Faidherbe, avant de devenir professeur à l’Ecole Normale Supérieure de Dakar. Sa vie sera marquée aussi par ses engagements politiques. Il fut le premier Ministre sénégalais chargé de l’Education et de la Culture sous la loi Cadre dans le gouvernement formé le 20 mai 1957. Il démissionna en décembre 1958 pour s’engager dans la lutte pour l’indépendance de son pays qui sera effective en 1960. A la suite de cette démission, il sera remplacé à ce poste par Boubacar GUEYE, le 27 décembre 1958. Pendant cette autonomie interne, le gouvernement fut dirigé par Monsieur Pierre Lami, président du Conseil du Gouvernement du territoire du Sénégal. Monsieur Mamadou DIA fut son vice-président. Après cette première et riche expérience des affaires, Amadou Mahtar MBOW  fut opposant politique pendant huit ans. Il sera ministre de nouveau sous le président Léopold Sédar SENGHOR, le 15 juin 1966. Il retrouva ainsi le maroquin de l’Education nationale. A la suite d’un remaniement survenu le 09 mars 1968, il fut reconduit au même poste. A cette même date, Abdou DIOUF fit son entrée dans le gouvernement et prit la tête du ministère du Plan et de l’Industrie. Suite aux événements de mai 1968, le président SENGHOR procéda à de nouveaux changements, le 06 juin 1968. Monsieur MBOW devint alors ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sports. Un énième remaniement intervint sous Senghor et entraina de grands chamboulements. Le président de la République créa le Poste de Premier ministre en 1970. Abdou DIOUF fut nommé à la tête de la Primature, le 26 février 1970. Deux jours après, le 28 février, il forma son Gouvernement composé de Seize (16) membres dont quatre (4) Secrétaires d’Etat parmi eux Adama DIALLO. Ce dernier est le père de l’actuel leader du Mouvement Tekki Mamadou Lamine DIALLO. Monsieur Adama DIALLO fut plus exactement Secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre Abdou DIOUF, chargé du Plan. Ce fut le deuxième départ du gouvernement pour Amadou Mahtar MBOW. Il fut également député à l’Assemblée nationale dans sa carrière politique. En tant qu’autorité, il a été témoin oculaire de la crise de 1968 dont il dit avoir vécu dramatiquement les péripéties. A ce titre, il avait promis de révéler un jour beaucoup d’aspects peu connus ou volontairement biaisés de mai 1968 et rendre justice notamment au rôle crucial joué par certaines personnes et en particulier l’armée sénégalaise dans son dénouement dans la paix.
Après cette longue expérience étatique, une carrière internationale s’ouvra devant lui. Il occupa des fonctions internationales comme Directeur général de l’UNESCO le 14 novembre 1974. Il assura cette prestigieuse charge jusqu’en 1984. Auparavant, il fut Sous-Directeur général de l’Unesco, chargé de l’Education de novembre 1970 à novembre 1974. Sa voix fut audible à l’international grâce à son action qui fut orientée constamment vers une meilleure compréhension mutuelle entre les peuples, vers une recherche de paix, de progrès et de l’équité dans les relations entre nations. En attestent ses nombreuses publications. Nous pouvons citer, entre autres, « Le continent africain », édition Claireafrique, Dakar 1965 ; « Propos sur l’éducation et la culture », Dakar 1970 ; « L’Unesco et l’avenir », UNESCO Paris (1974) ; « Le monde en devenir (réflexions sur le nouvel ordre économique international), Unesco Paris (1976), qui est son véritable chef-d’œuvre ; « Le Temps des peuples », Editions Laffront Paris (1982) ; « L’Afrique, Manuel de géographie à l’usage des élèves de l’enseignement secondaire des pays africains et malgaches d’expression française, Edition Hatier, Paris ; 1er volume – Des origines au VIe  siècle (1969) ; 2ème volume – Du VIIe au XVIe siècle (1970) et « 3ème volume –Du XVIIe au début du XIX siècle (1975)
Bref, le Pr. Amadou Mahtar MBOW est aussi auteur d’une trentaine d’études et de communications sur les grands problèmes culturels, politiques, économiques, sociaux du monde, vus sous un angle africain, dans le cadre de l’Académie du Royaume du Maroc (voir publications de l’Académie de 183 à 2003). Au plan national, il a publié d’énormes ouvrages sur les Monographies diverses sur les villages du Sénégal. On peut citer, entre autres, « Enquête préliminaire sur le village de Badiana (Casamance), Education de base, St-Louis (Sénégal) », novembre 1953 ; « Enquête préliminaire sur le village de Dembakané (vallée du fleuve Sénégal), Education de base, St-Louis (Sénégal), mars 1954 » ; « Enquête préliminaire sur le village de Sénoudébou (Boundou), Education de base, St-Louis (Sénégal), mai 1954 » ; « Enquête préliminaire sur le village de Mangaroundou (Casamance – Balantacounda) », Education de base, St-Louis (Sénégal), avril 1954 et Education africaine, Dakar, Nouvelle série N°31, 1955 » ; « Enquête préliminaire sur le village de Gaya (Delta du Sénégal), Education de base, St-Louis (Sénégal), mai 1955 ».
Le premier Sénégalais à avoir reçu le Doctorat honoris causa
Son passage remarquable à la Direction générale de l’UNESCO (1974-1984) lui a valu plusieurs distinctions décernées par de prestigieuses universités internationales. Il est d’ailleurs le premier Sénégalais ait reçu le Doctorat honoris causa en 1974, à l’Université de Buenos Aires (Argentine). Il reçut les Doctorats honoris causa de l’Université de Grenade (Espagne) en Lettres et philosophie (1975), de l’Université Sherbrooke (Canada), en éducation (1975), de l’Université des West Indies (Kingston, Jamaïque) en Droit (1975), de l’Université de Nairobi (Kenya) en Lettres (1976), de l’Université de Moscou (URSS) en sciences sociales (1977), de l’Université Paris I (Sorbonne, France), 1977, de l’Université de Khartoum (Soudan) en Droit (1978), de l’Université de Beijing (Chine), 1983, de l’Université de Jawaharlal Nehru, New Delhi (Inde) en Lettres (1983) et de l’Université de Sokoto (Nigeria) en Lettres (1983), pour ne citer que ces universités. A noter que le Pr. Amadou Mahtar MBOW a reçu cinquante (50) doctorats honoris causa de différentes universités du monde. A côté cette avalanche de distinctions universitaires, il est également détenteur de plusieurs médailles d’or (médaille d’or de l’Université Charles de Prague de Tchécoslovaquie, médaille d’or de l’Université de Halle-Wittenberg en République démocratique allemande, médaille d’or de l’Académie des Sciences de Mongolie, médaille d’or de l’Unesco (1974), médaille d’or d’Alesco et médaille d’or de l’Isesco. Le Pr. Amadou Mahtar MBOW milite dans plusieurs organisations internationales. Il est membre de l’Académie des Sciences d’Outre-Mer (France), membre d’honneur de l’Académie Royale des Beaux-arts San Telmo (Espagne), de l’Académie du Royaume du Maroc, membre étranger de l’Académie d’Athènes (Grèce), membre d’honneur de la Société Géographie, membre de la commission internationale islamique des Droits de l’Homme (International Council for Dawa’a and Relief) (Le Caire), Membre de l’Académie des études de la civilisation islamique du Royaume de Jordanie (Al-Beyt Fondation), entre autres organisations. Ce n’est pas tout. Il a été à plusieurs fois élevé au rang de citoyen d’honneur dans diverses villes africaines, européennes, asiatiques et sud-américaines. En 2011, il a reçu l’insigne de Commandeur dans l’ordre de la Légion d’honneur.
C’est cet engagement de toute une vie qui ne fut pas un long fleuve tranquille, qui vaut encore à cet homme balèze d’être sollicité pour apporter au service du peuple son expérience hors du commun. Comme ce fut le cas en 2008 lorsqu’il  a été désigné pour présider les Assises nationales initiées par l’opposition d’alors regroupée au sein de la coalition Front Siggil Senegaal (FSS). En septembre 2012, le président de la République, Macky SALL, faisait appel à Amadou Mahtar MBOW pour conduire les travaux de la Commission nationale de réforme des institutions (CNRI).
Durant son long parcours au Sénégal comme à l’international, sa ligne d’action a été basée sur la probité, l’intégrité et le sens du devoir accompli. C’est pourquoi, les jeunes d’aujourd’hui retrouveront une leçon d’inspiration de cette exemplarité. Pour la postérité, le président de la République, Macky SALL, a posé un acte symbolique de reconnaissance de la nation sénégalaise envers lui, en donnant le nom de Amadou Mahtar MBOW à l’Université de Diamniadio (UAM).
Pour ces services incommensurables rendus à son peuple et à l’humanité, avec désintéressement et générosité, nous avons choisi ce 20 mars 2020, date durant lequel Amadou Mahtar MBOW fête ses 99 ans, pour lui rendre un hommage appuyé en tant que grand leader aux qualités exceptionnelles.
Puisse Le Maître de nos destins garder encore et encore, ce grand patriote, serviteur des causes justes !Boubacar Demba SADIO, journaliste / tél : 77 630 59 52 https://www.operanewsapp.com/
Médina:un «Docteur» chinois qui droguait ses patients pour «calmer leur douleur»,arrêté par la Section de Recherches
https://actusen.sn/ C’est Libération qui donne l’information dans sa parution de ce samedi. «Docteur» Yigeng Song est arrêté par la Section de Recherches pour exercice illégal de la médecine, blanchiment de capitaux et détention de drogue.
D’après nos confrères, il droguait ses patients pour calmer leurs douleurs. Et une patiente s’est retrouvée paralysée à vie après une séance d’acupuncture. Deux autres malades ont eu des lésions au niveau des nerfs.
Le journal d’ajouter que le «Docteur» chinois dirigeait les opérations en même temps que sa femme Liu Zu. Cette dernière est sous le coup d’un mandat d’arrêt international.
Nomination Du Commissaire Arona SY:Seydi GASSAMA Et Moustapha DIAKHATE Attaquent Macky
http://www.walf-groupe.com/La nomination du Commissaire Arone Sy ce mercredi en Conseil des ministres au poste de Directeur de l’Inspection des services de sécurité au ministère de l’Intérieur interloque le président de Amnesty International Sénégal. «Macky Sall marque d’une bien triste manière ses huit (8) ans au pouvoir en nommant en Conseil des ministres le commissaire Arona Sy au poste de Directeur de l’inspection des services de sécurité au ministère de l’Intérieur», at- il souligné, sur sa page Facebook. Le responsable de Amnesty Sénégal, affirme que «le Président a oublié mais les Sénégalais n’ont pas oublié que ce commissaire était à la tête de la police de Dakar lors de la répression brutale des manifestations pré-électorales de 2011-2012». Aussi, il continue de dénoncer l’impunité dans ces affaires. A en croire toujours Seydi Gassama, «sur la dizaine de personnes tuées lors de ces manifestations à Dakar et dans plusieurs localités du pays, un seul cas a fait l’objet de poursuites pénales tandis que plusieurs plaintes déposées pour des actes de torture dorment dans les tiroirs du procureur de la République près le TGI de Dakar. Ce commissaire ne devrait plus occuper de poste opérationnel au sein des services de sécurité si nous étions dans un Etat respectueux des droits humains».
L’ancien président du groupe parlementaire Benno Bokk Yaakaar à l’Assemblée nationale, Moustapha Diakhaté a rebondi, lui aussi sur cette nomination de l’ancien Commissaire central de Dakar. «Réhabilitation du Commissaire Arona Sy: Macky Sall provoque Apr, Bby et le M23», a-t-il, titré son texte sur sa page Facebook. Et de poursuivre : «Macky Sall réhabilite le commissaire Arona Sy, symbole de la répression contre le M23 et de la lutte contre le 3ème mandat au poste de Directeur de l’Inspection des services de sécurité au ministère de l’Intérieur. Mamadou Diop et les autres victimes de la violence policière de 2011 doivent retourner dans leur tombe. Macky Sall provoque leur deuxième mort. Les acteurs de la 2ème alternance sont interpellés. Le décret de cette nomination doit être reporté sans délai».Mamadou GACKO
NOS FRAGILITÉS ORDINAIRES À LUMIÈRE DU CORONAVIRUS PAR SAHITE GAYE
Depuis le début de la pandémie au Sénégal, l’information sur le sujet est parasitée. Partant des émetteurs officiels, le message est souvent dénudé de pédagogie. Arrivé chez le récepteur, son acceptation reste bloquée
Du jour au lendemain, nos fragilités, confinées dans nos multiples interprétations des «valeurs sénégalaises», ont refait surface. Notre mode de vie, jusqu’ici sans cesse rafistolé et couvert par le voile du jeu social, est en train de subir les affres du virus. Certes le Sénégal, n’est pas un îlot dans cet archipel du Covid-19, mais il n’en demeure pas moins que ce dernier fournit des outils pour son diagnostic.
Une précision est fondamentale, elle nous permet de comprendre notre positionnement : le coronavirus est une «polycrise» et notre but n’est pas de l’analyser mais d’en tirer des observations.
Dès lors, une mise au point s’impose : cette nouvelle forme de crise tel un cyclone pourrait changer de trajectoire et tromper toutes les prévisions. Voilà pourquoi cette lecture ne s’inscrit pas dans la prospective, elle se limite à «l’ordinarité».
Fragilité de la parole officielle
Il est d’usage en communication, d’évoquer l’origine du mot crise pour faire ressortir ses enjeux. L’étymologie la plus lointaine donne «krisis» qui signifie jugement, décision. Depuis l’affaire dite des «13 étudiants sénégalais de Wuhan», la parole officielle a flotté, rendant floue la stratégie du gouvernement. Cette même situation s’est répétée lorsqu’il s’est agi d’interdire les manifestations publiques, afin d’éviter la transmission communautaire du virus.
Le caractère imprévisible du risque a mis à nu les hésitations et la fragilité de la parole officielle. Même si la concertation doit être de mise, le retard décisionnel d’un Chef de l’Etat traduit souvent une force plombée par des puissances aux intérêts très différents. Aucune lecture complotiste, à ce niveau.
Certaines décisions ne se sous-traitent pas. Lorsque l’impuissance de l’autorité publique se révèle, elle accroît le danger et angoisse la population. L’équilibre, dans ce cas, n’est ni une impuissance ni un autoritarisme couvé par une démocratie électoraliste. Il se matérialise, par l’exemplarité et l’équité dans les actes, les jours ordinaires. A défaut, les consignes et les décisions seront fragilisées. Soupçon et discrédit jetés sur les institutions. Aucune mesure cosmétique de communication ne peut remplacer le vide laissé par l’action.
Une vulnérabilité socialisée
Face au coronavirus, le Sénégalais, pour généraliser de manière voulue, n’est pas fragile, il est vulnérable. Le premier qualificatif désigne globalement un état d’instabilité, psychologique ou physique. Quand au second, il permet d’évoquer le fait d’être exposé à ce qui ne dépend pas de soi, qui est hors de son contrôle et de sa maîtrise.
La globalisation des risques sanitaires fait que l’Afrique reçoit des marchandises virales qui échappent à son contrôle. Le coronavirus est arrivé au Sénégal par l’aéroport. Les virus voyagent plus facilement que les hommes. Toutefois, les facteurs sociologiques, culturels, cognitifs demeurent des terrains fertiles pour la contamination. La vulnérabilité socialisée participe à la fragilisation de l’effectivité des mesures prises par les autorités publiques.
Cette situation freine les efforts déployés par les équipes en charge de la lutte contre la pandémie. Elle pose aussi la question de la représentation du risque, du danger, de la maladie. Dès lors, faire de la sensibilisation et communiquer pour le changement de comportement reviennent à interroger nos imaginaires.
Le coronavirus aussi bien dans sa transmission que dans sa manière d’être perçue par la population se veut culturel, avant d’être médical. De cette observation découle la nécessité de proposer de nouvelles formes de pédagogie axées sur les grands enjeux de notre temps et de prendre en considération le substrat culturel de la population. Depuis des années, on apprend encore à se laver les mains…
D’ailleurs, les marchands d’illusion de tout acabit passent par la culture à forte dose de religiosité pour réussir leur forfait. Ils exploitent l’ignorance dans toutes ses formes. La vulnérabilité dépouille l’individu de sa dignité, malgré souvent les apparences. Même la fragilité se voile de pudeur encore quelque part…
Un système d’information groggy
Le coronavirus est avant tout une crise d’information. Son apparition bouleverse le traitement médiatique habituel, mais aussi notre vocabulaire. Un nouveau lexique apparaît. Toutefois, le coronavirus a surtout infecté la communication gouvernementale déjà groggy par des tâtonnements en déphasage avec les exigences de la pratique professionnelle.
Même en période normale, la communication publique se sert de deux leviers : l’information et l’action. Or, depuis le début de la pandémie au Sénégal, l’information sur le sujet est parasitée. Partant des émetteurs officiels, le message est souvent dénudé de pédagogie. Arrivé chez le récepteur, son acceptation reste bloquée par une «infodémie» – un néologisme encore- favorisée par la fragilité du contexte.
Le faux, le semblable et l’invraisemblable cohabitent avec le vrai et deviennent des symptômes de la communication. Informer et s’informer deviennent problématiques. Sur WhatsApp, les théories du complot, les rumeurs et les messages des vendeurs de rêve, de «super-contaminateurs» entrent en conflit avec l’information dite officielle.
La fragilité du système d’information se révèle aussi par l’harmonie lexicale des “Unes” de la presse. Un certain recul installe un doute méticuleux sur le travail des médias en période de polycrise… Un autre chantier.
Une crise révèle souvent nos fragilités. Le Covid-19 devient le miroir de notre pays. Toutefois,
l’expérience chinoise pourrait, à défaut de nous servir de leçon, nous inspirer.
Dans la culture chinoise, le terme « wei ji » que l’on utilise pour traduire le vocable «crise» sous-entend aussi bien le risque que l’opportunité. Il signifie aussi la mise en garde. Le risque (wei) désigne le danger qui guette lorsque l’ordre qui semble s’établir, quand des vérités, surtout dans un pays de prophètes comme le Sénégal, s’imposent. Le champ de l’opportunité (ji ) ouvre la possibilité de comprendre , d’apprendre de sa fragilité et de s’adapter.
Un regard doit se tourner vers Wuhan pour comprendre la force du “Wei-Ji” dont l’équivalence
Sahite Gaye est docteur en communication, enseignant chercheur. Ouestaf News  https://www.seneplus.com/
Penda Mbow :”IL Y A COMME UN FOLIE COLLECTIVE QUI S’INSTALLE AU SÉNÉGAL”
https://www.seneplus.com/Sputnik France L’historienne Penda Mbow analyse pour Sputnik France les dérives d’une société en pleine mutation. Entre religiosité et conservatisme, le vivre-ensemble à la sénégalaise serait-il compromis ?
Alors que les crimes et les violences contre les femmes ne cessent d’augmenter, le Sénégal a réagi en adoptant une loi criminalisant le viol et la pédophilie. L’historienne Penda Mbow analyse pour Sputnik France les dérives d’une société en pleine mutation. Entre religiosité et conservatisme, le vivre-ensemble à la sénégalaise serait-il compromis ?
«Le Sénégal est un pays qui a beaucoup de ressort. Par exemple, la tentative (lors de l’élection présidentielle de 2000, ndlr) d’instrumentaliser les confréries religieuses a conduit à le tenue d’Assises nationales (1er juin 2008-24 mai 2009). L’héritage commun de la démocratie, personne ne prendra le risque de le remettre en question. À condition que l’on aille vers un approfondissement de cette démocratie car il ne faudrait pas qu’elle devienne fossoyeuse de la République», s’est insurgée l’historienne Penda Mbow au micro de Sputnik France.
Invitée Afrique de Sputnik France à l’occasion de la célébration de la journée internationale de la femme, le 8 mars, Penda Mbow, cette «activiste du droit féminin en Islam» comme elle aime à se définir, a défrayé la chronique dans son pays. En septembre dernier, elle s’était prononcée publiquement contre le port du voile islamique et donc en faveur de l’interdiction faite par l’école Jeanne d’Arc de Dakar du port du hijad par ses élèves. Sauf que l’institution a fini par reculer et réintégrer les jeunes filles qui avaient été expulsées parce qu’elles refusaient d’enlever leur voile.
Une décision qui a outré l’ancienne ministre de la Culture, par ailleurs grande militante du dialogue interreligieux au Sénégal, en plus de son engagement de toute une vie en faveur des libertés civiques. Ce qui lui a valu de recevoir à Rome, le 22 mai 2011, le prestigieux prix pour la paix Jean Paul II décerné par le Vatican. Avant de devenir, à partir de 2012, la représentante personnelle du Président Macky Sall auprès de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), institution auprès de laquelle elle fait valoir les valeurs de tolérance et vivre-ensemble à la sénégalaise, aussi appelées «Téranga».
«Qu’on le veuille ou non, le fait de voiler la femme est le symbole de la soumission et ce n’est pas ce que l’islam –si on le lit bien– nous demande. Pourquoi de surcroît l’imposer à des fillettes? Il faut leur laisser le choix, plus tard, de décider. Dans nos écoles, en tout cas, il faut veiller à ce qu’il n’y ait de distinction ni entre les riches et les pauvres, ni entre les religions. Car l’école est l’institution par excellence pour former les citoyens et gommer les inégalités. Or, porter le voile est un signe distinctif qui n’est conforme ni à l’islam, ni à notre culture sénégalaise», a martelé Penda Mbow au micro de Sputnik France.
La question identitaire
Elle regrette également que, prises en étau entre des valeurs contradictoires, les femmes africaines musulmanes soient les premières à faire les frais d’un «choc des civilisations». Ce concept, élaboré par le politologue Samuel Huntington, professeur de sciences politiques à Harvard, dans un livre éponyme publié en 1996 résume le mieux, selon elle, ce que le continent dans son ensemble est en train de vivre, tiraillé qu’il est «entre Occident et islam, ancienne métropole et monde colonisé», argue-t-elle.
«Moi, en tant qu’Africaine, la question que je me pose est d’abord identitaire: est-ce que je veux rester ce que je suis ou bien me métamorphoser et accepter d’autres valeurs qui viennent d’ailleurs, que ce soit d’Occident ou du monde arabe, même si nous sommes et restons des musulmanes?», se demande l’historienne des religions.
Or, dans des sociétés africaines en pleine mutation, qui craquent de tous les côtés sous le poids démographique et celui de l’urbanisation poussée, sa réponse est sans détour quant à la question de la préservation de son identité, que ce soit sur les plans religieux, sociétal ou politique.
«L’institution Jeanne d’Arc est peuplée de chiites libanais qui ont d’autres projets de société pour leurs enfants que nous, les femmes sénégalaises. On peut vivre avec mais on ne peut pas faire nôtre la manière de vivre de ces chiites libanais, des wahhabites saoudiens ou bien des Occidentaux en ce qui concerne, par exemple, les droits des homosexuels (au mariage), sauf à perdre notre propre identité culturelle», insiste-t-elle.
Récemment, le débat sur l’homophobie –réelle ou supposée– du Sénégal a soulevé beaucoup d’émotion. Le Président Macky Sall a, à nouveau, dû s’exprimer sur ce sujet à l’occasion de la visite à Dakar du Premier ministre canadien Justin Trudeau, en février dernier. Lors d’une conférence de presse, la question lui a été posée de savoir en quoi des lois interdisant l’homosexualité au Sénégal ne relevaient pas de l’homophobie. Il a répondu que l’islam n’autorisait pas cette préférence sexuelle et encore moins les mariages gays.
Pour Penda Mbow, le repli du Sénégal sur cette question s’explique par les bouleversements dans la société qui provoquent une «religiosité» et un «conservatisme accru», y compris de la part des jeunes générations. À telle enseigne que ce qui était accepté hier ne l’est plus aujourd’hui comme pour les «hommes/femmes» (goor djiguène, en wolof) qui ont, pourtant, toujours été acceptés et jouent même un rôle clé lors de certaines cérémonies familiales.
«Compte tenu de la montée de l’islam chez nous et de sa non-acceptation de l’homosexualité, plus l’Occident exercera de pression, plus ils (les homosexuels) seront rejetés. Au-delà de la question de l’homophobie, c’est davantage l’opposition entre deux idéologies et deux mondes qui se fait jour», explique-t-elle.
Dégradation des mœurs
Quant à la nouvelle loi, dont le Président Macky Sall a signé le décret d’application le 10 janvier dernier, pour criminaliser le viol et la pédophilie au Sénégal, elle se réjouit de cette nouvelle protection offerte aux femmes pour les aider à sortir des violences sexuelles. Mais elle doute qu’une loi, seule, parvienne à faire évoluer les mentalités face à ce qui pourrait apparaître comme une dérive jamais égalée des mœurs au Sénégal «mais n’est, peut-être, que de la violence psychologique d’hommes et de femmes qui se sentent de plus en plus déracinés», se risque-t-elle.
«Dans ce qui apparaît aujourd’hui comme une recrudescence des viols et des crimes sexuels en tout genre, il y a beaucoup d’éléments que nous ne maîtrisons pas. Par exemple, un cas qui a défrayé la chronique, c’est celui d’une jeune fille ayant commis un infanticide. Or, il apparaît que c’est son féticheur qui le lui aurait demandé. Il lui a dit: ‘si tu n’assassines pas ta petite fille, les djinns vont te poursuivre.’ Il y a effectivement comme une folie collective qui s’installe dans ce pays», déplore Penda Mbow.
Le vote de la loi est intervenu après plusieurs crimes sexuels particulièrement odieux contre des jeunes femmes qui ont suscité beaucoup d’indignation. Or, selon les chiffres compilés par l’Association des juristes sénégalaises, l’association la plus active au Sénégal pour la défense des droits des femmes au sein de la famille, les violences domestiques y compris au sein du couple sont en constante augmentation. Qu’est-ce que cette loi va changer ?
«Les femmes oseront, sans doute, davantage porter plainte. Mais aujourd’hui, il y a quelque chose qui ne va plus. Notre société est vraiment malade. C’est pourquoi il va falloir aller vers d’autres formes d’éducation et de sensibilisation pour contenir toute cette violence psychologique», s’indigne Penda Mbow. Christine H. Gueye
CORONAVIRUS:SOYONS VIGILANTS, PROTEGEONS-NOUS MAIS NE PANIQUONS PAS !Par Mamadou Oumar NDIAYE  
Je tiens d’abord à être sans équivoque : Je souscris à toutes les mesures qui ont été prises jusque-là par notre pays — mais aussi ailleurs dans le monde — pour contenir la propagation de la pandémie du Covid-19 autrement appelé coronavirus.
Je tiens d’abord à être sans équivoque : Je souscris à toutes les mesures qui ont été prises jusque-là par notre pays — mais aussi ailleurs dans le monde — pour contenir la propagation de la pandémie du Covid-19 autrement appelé coronavirus. J’estime que toutes les forces et tous les moyens doivent se conjuguer pour venir à bout de ce virus terrible qui a déjà fait des milliers de morts sur la planète. rien ne saurait donc être de trop pour le vaincre. A ce grand mal, à ce terrible mal même je dirais, le président de la république a eu raison d’apporter les grands remèdes qu’il a édictés. Cette clarification faite, qu’il me soit quand même permis de me poser des questions par rapport à cette épidémie qui fait tant de ravages actuellement et affole le monde entier. Pour s’en prémunir, l’europe — déjà forteresse en temps normal — s’est encore plus barricadée, interrompant toutes ses liaisons aériennes avec le reste du monde. La toute-puissante Amérique l’avait fait avant elle — du moins, en ce qui concerne les vols en provenance du Vieux continent.
Dans la foulée — par rétorsion ou par mimétisme ? — plusieurs pays du continent africain (dont le sénégal) ont fermé leur espace aérien, à tout le moins interdit d’atterrissage les aéronefs en provenance des etats européens, mais aussi maghrébins, les plus touchés par la pandémie. on vient même d’apprendre que des pays voisins viennent de décréter indésirables les avions venant de notre pays ! et quand on sait que la France, l’italie et l’espagne, notamment, sont pratiquement en état de siège, du moins en état d’urgence avec confinement quasi total de leurs populations, on se dit que l’heure est grave assurément. De fait, cette pandémie apparue en Chine en décembre dernier où elle a fait 3122 décès sur 81.000 contaminations, s’est étendue en un effet boule de neige en europe mais aussi dans un pays voisin comme l’iran où le nombre de morts est particulièrement élevé (17361 personnes atteintes, plus de mille morts). Au total, jusqu’à ce jeudi, la pandémie avait fait 210.000 cas testés positifs parmi lesquels 9000 personnes sont mortes. Des chiffres effrayants qui font que, effectivement, le monde a raison d’avoir peur et de paniquer. et les pays de se recroqueviller comme des huitres dans leur coquille.
Les gens ont d’autant plus de raison d’avoir peur qu’il n’existe à l’heure actuelle aucun remède connu contre ce virus, les médecins se contentant de faire des traitements symptomatiques. Mais les effets les plus dramatiques et spectaculaires sont ailleurs puisque le monde a pratiquement cessé de fonctionner : les plus grandes compétitions sportives de la planète ont été soit suspendues, soit annulées si elles n’ont pas été reportées à des temps plus cléments. il en est de même des spectacles culturels, des congrès, des festivals, des salons… Les avions étant cloués au sol, l’industrie touristique est moribonde et les plus grandes places boursières piquent du nez. Du fait de l’interdiction des rassemblements, les usines ne tournent pratiquement plus. Bref, le monde entier est à l’arrêt ou presque. est-ce dû au fait que le pays-continent où le virus est apparu, la Chine, est devenu l’usine du monde, la plus puissante économie de la planète ? en tout cas, il a suffi qu’elle éternue pour que le monde entier s’enrhume. Les chaînes d’approvisionnement sont coupées, faisant craindre partout des lendemains de pénuries ainsi qu’une nouvelle crise économique mondiale. De l’ampleur de celle financière de 2008 ou plus grave ? Voire comme celle de 1929 ? Nul ne saurait le dire…
Le monde pris au piège de sa propre panique !
en fait, ce qui étonne surtout, c’est la panique générale qui s’est installée. Une panique créée par le monde globalisé dans lequel nous vivons et au piège de laquelle ce village planétaire s’est retrouvé enserré, incapable de s’en défaire. Comme quelqu’un pris dans un marécage ou des sables mouvants et que chacun de ses gestes contribue à enfoncer davantage. A notre sens, cette panique ne s’explique pas, semble irrationnelle. et voilà qu’aujourd’hui, après avoir hurlé au loup coronavirus, tout le monde court se cacher pour éviter d’être mangé par ce grand méchant loup jaune (comme Chinois) ou rouge (comme communiste) venu de l’inquiétante Chine. Car enfin, des pandémies plus graves, le monde en a connues ces deux dernières décennies sans qu’un tel vent de peur panique ait soufflé à travers les cinq continents, seuls les Britanniques ayant gardé leur flegme légendaire. en quelques jours, voire semaines tout au plus, la vague de canicule qui s’était abattue sur l’europe en 2003 avait fait…70.000 morts dont 19400 (25.000 selon les urgentistes) en France et 20.089 décès en italie. en comparaison, la présente pandémie de coronavirus n’a encore fait « que » (on m’en excusera, une seule mort étant de trop) 9000 morts à travers le monde. Certes, ce n’est pas encore fini mais enfin, ce n’est pas non plus comparable à l’hécatombe de 2003 qui avait fait presque neuf fois plus de victimes ! il est vrai que celle-là n’était pas contagieuse et que la vague de chaleur avait frappé d’un coup avant de passer son chemin Une pandémie moins redoutable que le paludisme et Ebola.
De même, le coronavirus n’a pas encore égalé l’épidémie à virus ebola en termes de morts. Cette dernière, d’ailleurs, de l’avis de tous les spécialistes, était beaucoup plus mortelle qu’ebola qui a fait plus de 11.000 morts en quelques mois durant l’année 2013 et 20.000 morts en tout jusqu’en 2016. Contrairement au coronavirus, ebola était une épidémie purement « africaine » dans la mesure où presque toutes ses victimes ont été enregistrées sur notre continent. Quant au Covid-19, c’est à peine si le nombre de cas atteint 100 ou 200 en Afrique dont une dizaine de morts. et pourtant, le continent lui a déclaré une guerre ubuesque mobilisant des moyens insoupçonnés et totalement disproportionnés par rapport à la menace. Des moyens qui n’ont pas été déployés contre le paludisme par exemple qui continue de tuer chaque année des milliers d’Africains, beaucoup plus en tout cas que n’en tuera jamais le coronavirus. Prenons l’exemple de notre pays : on en est à une quarantaine de cas mais c’est comme si c’était la fin du monde pour nos compatriotes et nos autorités ! il ne faut certes pas sous-estimer la menace et mieux vaut prévenir que guérir mais encore une fois — du moins, telle est ma conviction — le coronavirus ne menace pas fondamentalement le continent africain. Comme socrate, je ne sais qu’une chose, c’est que je ne sais rien à propos de cette terrible pandémie mais j’ai le sentiment qu’on joue trop à se faire peur.J’espère seulement ne pas me tromper!
Le paludisme et même le choléra sont beaucoup plus redoutables pour nous, et pourtant on n’était jamais allé jusqu’à fermer mosquées et églises et même nos marchés où pourtant les pauvres populations s’approvisionnent au jour le jour car n’ayant pas les moyens de prendre des rations mensuelles. et l’on arrête tout cela de même qu’on ferme nos restaurants, nos hôtels, nos bars, nos écoles, nos universités, on interdit nos cérémonies familiales à cause d’une maladie qui n’a pas encore fait un seul mort ? Je me demande ce qu’il en sera quand elle aura fait le dixième seulement des victimes annuelles du paludisme ou des maladies diarrhéiques dans notre pays. Car pendant qu’on sonne l’alerte « Gaïndé » contre le Covid-19, nos routes tuent plus encore que lui ! A preuve, rien que dans la semaine où le chef religieux Abdourahmane Fall Tilala est mort accidentellement, elles ont tué 12 personnes. Pour dire qu’on gagnerait à se concentrer sur nos « coronavirus » à nous, l’Afrique, pour une fois, n’étant pas un exportateur de pandémie mais bien le réceptacle malgré lui d’un mal venu de Chine et qui s’apparente terriblement à notre bon vieux paludisme. Vous en doutiez ? Lisez donc ceci qu’écrivait le journal français « Le Figaro » il y a trois jours : « Le laboratoire français sanofi s’est dit prêt à offrir aux autorités françaises des millions de doses de l’antipaludique Plaquenil, pouvant traiter potentiellement 300.000 malades, après des essais jugés «prometteurs» auprès de patients atteints du Covid-19. » Antipaludiques ? Mais oui, mais oui, pour traiter notre palu et donc, disent-ils, le coronavirus ! La conclusion qu’il faut tirer de tout ceci ? soyons vigilants, respectons les consignes de l’oMs mais, surtout, concentrons nos efforts sur nos propres maladies et menons nos propres guerres. Cela nous rappelle l’époque, dans les années 2000, où l’occident déversait des centaines de milliards dans nos pays pour combattre le sida alors que le taux de prévalence de cette maladie, en tout cas dans notre pays, tournait seulement autour de 0,3 %
A l’époque, nous avions eu beau jeu de dire que c’était là du foutage de gueule et que s’ils se souciaient de notre santé, ils devaient plutôt nous aider à vaincre le palu. Mais comme disaient certains qui avaient compris le manège, « le sida enrichit plus qu’il ne tue en Afrique ! » Devrait-on en dire de même du coronavirus ?
COUPABLE INCONSÉQUENCE PAR JEAN PIERRE CORRÉA
https://www.seneplus.com/-L’As-Pourquoi ce pouvoir, au faîte d’une crise sanitaire qui devrait profondément le questionner, pose-t-il avec tant d’insouciance, les actes les plus surréalistes parce devant être nécessairement conditionnés par un bénéfice politique ?
 « N’est stupide que la stupidité ». Forrest Gump
Dans un Sénégal anxieux et qui sent le gaz, s’activent avec désinvolture, certains politiciens distraits qui s’amusent avec des allumettes. En déplacement à Touba où il a prié, ce vendredi, le ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence de la République, Mahammed Boun Abdallah Dionne, a livré les «remerciements» de Macky Sall au Khalife Général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké, pour sa «grande contribution» (200 millions FCFA) dans la lutte contre le Coronavirus. Et cela ne pouvait donc pas se faire par télégramme ou par Whatsapp, puisqu’on est moderne et émergent ? Au moment où le chef de l’Etat, veut donner l’image d’un chef de guerre d’une nation devant bouter le Covid-19 hors de ce pays, en interdisant depuis longtemps tout déplacement des autorités de l’Etat à l’intérieur comme à l’extérieur du Sénégal, où les courageuses décisions prises sont l’objet de toutes formes de dénis et de petits arrangements avec la réalité, l’ancien Premier Ministre, le jour même où les Sénégalais testent les capacités de nos guides religieux à s’incliner devant une décision de suspendre les grandes prières du Vendredi, c’est ce moment qui est choisi pour aller faire son important à Touba, ville épicentre pour l’instant de la propagation du Coronavirus.
C’est d’abord un signe d’irresponsabilité collective, puisque monsieur Dionne exclut toute initiative personnelle, et justifie son escapade politico-confrérique par le fait que monsieur Macky Sall souhaitait remercier le Khalife Général pour sa cotisation à la cause sanitaire actuelle. Ne nous prenez pas pour des buses… Ce geste est politique, et irresponsable.
Parce que la gestion des grands rassemblements, a ces jours derniers ,fortement agité les débats et pour beaucoup, la question était tranchée, il suffisait de s’en remettre à Dieu, ou à défaut à Serigne Touba ou El Hadj Malick Sy, ou mieux encore au charlatan du coin. Selon un porte-parole, « le coronavirus ne pouvait entrer dans une terre qui abrite la dépouille mortelle de Cheikh Ahmadou Bamba ». On a vu ce que ça a donné. Or, la difficulté à obtenir un consensus sur le report de toutes les fêtes religieuses et confrériques, par les autorités religieuses de notre pays, alors que la communauté chrétienne avait très tôt pris ses responsabilités, leur suggérant ainsi, que qui pouvait le plus, pouvait le moins.
Ce geste est dangereux. Parce qu’il aura permis à une Tarikha empêchée de prier ce vendredi, alors que le minaret de Touba tintait mélodieusement, de convoquer l’injustice et de ne pouvoir arrêter ses jeunes en rébellion. Pourquoi ce pouvoir, au faîte d’une crise sanitaire qui devrait profondément le questionner, pose-t-il avec tant d’insouciance, les actes les plus surréalistes parce devant être nécessairement et obligatoirement conditionnés par un bénéfice politique, par ces temps virulents, totalement désuet.
Pendant que le monde entier se questionne et se projette au cœur de ce siècle incertain, nous nous vautrons dans les palabres et les effets d’annonces.
Le coronavirus c’est d’abord un dictateur. Il nous oblige tous à le considérer. Nous sommes égaux face à ce monstre et à ses dangers. D’ailleurs, un de ses bienfaits paradoxaux, est de nous mettre tous dans cette égalité, que nous soyons riches ou pauvres, blancs ou noirs, musulmans ou chrétiens, juifs, bouddhistes ou athées. C’est la première fois que nos hommes politiques et hautes autorités sont obligés, si d’aventure ils étaient touchés, de se soigner ici, chez eux, dans un système de santé qu’ils ont tellement négligé, qu’à la moindre coupure aux doigts, ils filaient s’acheter une clinique à Genève.
Ensuite, le coranavirus est révolutionnaire. Il va mettre en lumière et de façon tragique, les insoutenables inégalités sociales qui structurent le monde. Il va nous dévoiler nos inconséquences et nos turpitudes, qui nous laissent à des années lumières de ce qui est en train de se jouer en termes de projet civilisationnel. Il va remettre l’église ou la mosquée, au milieu du village.
Pour revenir à la visite de monsieur Dionne à Touba, il est à espérer que le grand Khalife général aura été plus responsable que lui, et que sachant que des vœux viennent essentiellement du cœur, il aura évité, en les lui adressant, de lui cracher dans les mains.
ASBEF:la Directrice exécutive Myriam Makébé Mingou inculpée pour détournement de fonds et voies de fait
https://www.pressafrik.com/Le Doyen des juges de Dakar, a inculpé Myriam Makéba Mingou, Directrice exécutive de l’Association sénégalaise pour le bien-être familial (Asbef), suspendue de ses fonctions après un audit. Ce, pour détournement de fonds et voies de fait d’autant que certains employés l’accusent de les avoir violentés en faisant recours à des nervis qu’elle avait recrutés, rapporte Libération.
Le magistrat instructeur a aussi inculpé Adjaratou Khady Ndaw Sy (présidente nationale destituée) et Lat Dior Diouf (présidente de l’antenne de Kaolack) pour faux et usage de faux. Elles sont toutes en liberté provisoire.
Pour rappel,  le parquet de Dakar avait ouvert une information judiciaire à la suite d’une plainte de Maître Khalilou Sèye agissant pour le compte de l’Association sénégalaise pour le bien-être familial (Asbef) représentée par le président intérimaire Amadou Malaw Sow à l’encontre de Adjaratou Khady Ndaw Sy, présidente démise ainsi que Myriam Makéba Mingou, Directrice exécutive et inconnus pour faux et usage de faux, détournement de fonds et voies de fait.  Le 19 janvier 2019, après la démission de l’ancienne présidente nationale, le Dr Marie Louise Corréa, son intérimaire Amadou Malaw Sow, a organisé l’élection d’un nouveau bureau le 23 mars 2019.
A l’issue de ce scrutin, Adjaratou Khady Ndaw Sy a été déclarée élue. Suite à des contestations d’un des candidats malheureux, Patrick de Souza, la Fédération internationale pour la planification familiale (Ippf en anglais) a dépêché une mission à Dakar qui aurait confirmé que l’heureuse élue au poste aurait usé de faux, par surcharge et imitation de signatures, pour faire accepter son dossier de candidature.  Les auditeurs auraient également reproché à la Directrice exécutive, Myriam Mingou des cas de détournements, de faute de gestion ayant occasionné un préjudice de 16.860.982 Fcfa et d’avoir exercé des violences et voies de fait, avec l’aide de ses souteneurs, sur le personnel de l’Asbef qui avait dénoncé ses agissements, en plus des mises à pied, demandes d’explication et licenciements abusifs.Fana CiSSE
LES PIQUES L’AS DE CE WEEK-END
SenePlus  |   Publication 21/03/2020
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Rapatriement de 26 Sénégalais bloqués à Casablanca
Le ministre des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l’Extérieur vole au secours de 26 compatriotes coincés au Maroc. Le ministre Amadou Ba a été informé de la situation de 26 ressortissants sénégalais actuellement bloqués à Casablanca, à la suite de l’annulation, en raison de la pandémie du Covid-19 (Coronavirus), des vols commerciaux en provenance et à destination de plusieurs pays dont le Maroc. Ainsi, le Président Macky Sall a immédiatement instruit les ministres concernés à prendre les dispositions idoines en vue du rapatriement diligent de ces derniers dans les meilleurs délais. Amadou Ba renseigne que les démarches nécessaires ont été enclenchées à cet effet, en rapport avec les autorités marocaines, dans le respect des consignes sanitaires édictées par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en cette période de pandémie. Seulement, le communiqué ne précise pas la date du rapatriement.
Les véhicules pulvérisés à Saint-Louis
Dans le cadre de la lutte contre le coronavirus, le comité régional de Saint-Louis a intégré, en collaboration avec le maire de Saint-Louis, l’opération de désinfection et de pulvérisation des véhicules entrant et sortant. Le travail a été facilité par la Fondation Servir le Sénégal qui a offert des produits de désinfection et d’aseptisation. Ces actions vont se poursuivre avec la distribution de gel dans les 33 quartiers, à partir de ce samedi, pour accompagner les populations et les sensibiliser. Les marchés seront investis par l’équipe pour sensibiliser les commerçants. Quant au gouverneur de la région, il rappelle que cette activité consiste à partager avec les usagers des informations sur les dangers de la maladie. Une rencontre est prévue jeudi prochain avec les agro-industriels de la région qui emploient plus de 42 000 personnes. A Matam, c’est le Directeur des ressources humaines Bachir Sall qui a cassé sa tirelire pour appuyer ses populations. Il a donné près de 100 millions en produits aux populations.


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