Revue de presse du Samedi 18 Septembre 2021

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Revue annuelle conjointe : la croissance économique au ralenti avec 1,5% de taux de croissance du PIB réel, 6,4% de déficit budgétaire et un accroissement de 13,8% de l’encours de la dette publique totale

https://www.dakaractu.com Le rapport de synthèse de la revue annuelle conjointe (RAC 2021) de la politique économique et sociale a été validé, ce 17 septembre, par Amadou Hott, ministre de l’économie, du plan et de la coopération internationale du Sénégal qui co-présidait avec son homologue en charge du suivi du PSE, Abdou Karim Fofana, la rencontre de restitution des réalisations enregistrées durant l’année 2020. Saluant les performances réalisées dans l’exécution des politiques publiques, les ministres ont magnifié les performances réalisées dans certains secteurs tels que l’agriculture, non sans évoquer les impacts négatifs découlant de la crise sanitaire de la Covid-19.
Sur le plan macroéconomique, la période sous revue a été marquée par un ralentissement de la croissance économique dû aux effets de la pandémie avec un taux de croissance du PIB réel estimé à 1,5% en 2020 contre 4,4% en 2019. La politique de rationalisation des dépenses de fonctionnement s’est poursuivie en 2020. Toutefois, le déficit budgétaire est ressorti à 6,4% du PIB en 2020 contre 3,9% en 2019.
L’encours de la dette publique totale se situe à 8.904,7 milliards FCFA en 2020, contre 7.825,2 milliards FCFA en 2019, soit un accroissement de 13,8%. Le ratio de la dette publique par rapport au PIB est ressorti à 62,8% en 2020 contre 57,3% du PIB en 2019.

AMADOU HOTT FAIT SON MEA CULPA : «Les statistiques de l’Ansd sont claires,c’est du béton»

http://www.sudonline.sn/Hier, vendredi 17 septembre, lors l’atelier de validation technique de la revue annuelle conjointe de la politique économique et sociale, le ministre de l’Economie, du plan et de la coopération (Mepc), Amadou Hott s’est confessé par rapport à sa mise au point sur les statistiques récentes de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) sur la pauvreté au Sénégal
«Le sujet sur la pauvreté a fait couler beaucoup d’encre ces jours-ci », souligne d’emblée le ministre. A ce propos, dira-il : «Je voudrai simplement préciser que les statistiques de l’Ansd sont claires, c’est du béton». Dans son mea-culpa, il dit ceci : «Il faudrait simplement regarder des deux côtés, (du côté positif comme du côté négatif) pour une bonne lecture des choses».
Se voulant convainquant, il avance «Personne ne disconvient du côté du gouvernement que le nombre de pauvres a augmenté entre 2011 et 2018, soit de 200 000 personnes, qui ont un revenu dont le seuil du montant dépasse en moyenne 330 000 FCFA par personne et par an». Toutefois, souligne le ministre, « relativement à la croissance de la population le taux de la pauvreté a baissé». Donc, ajoute-t-il : « Il est vrai que le nombre de pauvres a augmenté ces sept (07) dernières années, mais en même celui-ci a baissé de 5 points. C’est simplement, ce que j’ai voulu dire à travers notre communiqué», explique-t-il.

AMADOU HOTT SUR LA PAUVRETE : «Nous devons faire beaucoup plus et mieux pour réduire sensiblement la pauvreté»

Le ministre de l’Economie du plan et de la coopération, Amadou Hott a reconnu hier, vendredi lors de l’atelier de validation de la revue annuelle conjointe 2021 de la politique économique et sociale qu’« il faut faire beaucoup et mieux pour éradiquer la pauvreté au Sénégal». Il précise : «Il ne s’agit nullement de dépenser plus, mais mieux, même si, par ailleurs, nous ne nions pas l’existence de la pauvreté, elle est bien là et elle augmente comme dans tous les pays du monde», a-t-il dit. Au sujet des bourses familiales dont bénéficient 3 millions de personnes pour un montant de 30 milliards de francs CFA par année, il admet que ceci est loin de suffire même si le Sénégal ne souhaite pas voir le nombre de bénéficiaires de ces bourses augmenter. Pour réduire drastiquement le taux de pauvreté, «il faut plus d’emplois et que chaque sénégalais aspire à cette dignité, à savoir se lever tous les matins, aller travailler et gagner sa vie avec un salaire décent». Il promet que le gouvernement fera beaucoup plus d’efforts, dans le budget 2022 pour satisfaire les besoins des citoyens. Des efforts qui devraient également se traduire dans la manière «d’exécuter les projets et programmes pour ne pas perdre du temps», préconise-t-il. Abordant la problématique des lenteurs ou retards décaissements des montants alloués au Sénégal par certains bailleurs, M. Hott fait remarquer que ceci impacte négativement sur les projets et in fine sur les conditions de vie des populations. Ce qui lui fera dire qu’«un effort colossal doit être fait par le gouvernement, mais également par les bailleurs». Pour lui : «Il ne suffit pas seulement de signer une convention de financement, mais c’est dans l’exécution qu’il faut travailler. Aujourd’hui, nous avons beaucoup de projets pour lesquels les bailleurs ne décaissent pas vite, contrairement à d’autres», a-t-il réorienté. Ceci l’amena à suggérer aux parties prenantes de travailler à améliorer le taux de décaissement des financements pour que les populations puissent davantage ressentir l’impact des projets de développement en cours de mise en œuvre.

RENFORCEMENT DE LA COMPETITIVITE DES PRODUITS LOCAUX, CONCURRENCE DELOYALE D’IMPORTANTION DE PRODUITS,POLITIQUE DE VALORISATION DU CONSOMME LOCAL, ONCIER,ENVIRONNEMENT, FISCALITE Le secteur privé se rebiffe

Portant le plaidoyer du secteur privé, hier, vendredi 17 septembre, lors de l’atelier de validation de la revue annuelle conjointe 2021 de la politique économique et sociale, Amadou Seck a tenu à faire savoir au ministre de l’Economie, du plan et de la coopération (Mepc), Amadou Hott que les préoccupations du secteur privé sont mal prises en compte. «Aujourd’hui, le secteur privé se pose d’énormes questions de savoir : la compétitivité de nos produits dans une économie régionale et mondiale; la protection et le développement du tissu industriel face à la concurrence déloyale d’importation, de dumping et de contrefaçon des produits ; la politique de valorisation et de promotion du consommé made in Sénégal à mettre en œuvre ; la problématique foncière ; le plaidoyer interministériel sur la fiscalité la douane, la législation du travail, les normes environnementales sur l’activité économique ; la floraison de nouvelles taxes relativement au secteur industriel ; l’équité fiscale… » Ce sont autant de questions que le ministre a dit avoir prêté avec oreille attentive et qui seront diligentées dans le traitement pour qu’ensemble, le Sénégal puisse se relancer rapidement. «J’ai bien noté les points soulevés par le secteur privé. Ces points-là, seront consignés dans le rapport de synthèse de la revue annuelle conjointe 2021 pour une meilleure prise en compte», a dit le ministre Hott.

AMADOU HOTT SUR LA CROISSANCE ECONOMIQUE : La croissance projetée à 5% à fin décembre 2021

La covid-19 a durement impacté l’économie nationale. Et les résultats enregistrés au niveau économique se sont traduits par une baisse du rythme de croissance du Produit intérieur brut.
Le ministre de l’Economie, du plan et de la coopération dans son discours de clôture de l’atelier de validation technique de la revue annuelle conjointe de la politique économique et sociale, tenu, hier vendredi 17 septembre, Amadou Hott a fait savoir que « le Produit intérieur brut (Pib) réel s’est établi à 1,5% en 2020 contre 4,4% en 2019». Non sans se réjouir du ralentissement de l’activité économique qui pour lui, «doit plutôt être perçu comme une performance dans un contexte de récession de l’économie mondiale ». Il explique que ce résultat est le fruit de l’efficacité de la riposte du Sénégal face à cette pandémie, avec le Programme de Résilience économique et sociale (Pres), doté du «Fonds Force Covid-19» de 1000 milliards FCFA. «Cet effort exceptionnel a nécessité un creusement du déficit public qui s’est retrouvé à 6,4% du Pib en 2020, du fait de l’ensemble des nouvelles mesures prises dans le cadre du (Pres) pour soutenir la santé, les populations, les entreprises et la diaspora», a-t-il dit. Pour relancer l’économie, le gouvernement a engagé un exercice d’ajustement de son PAP 2019- 2023. «Notre ambition à travers ce Plan d’actions prioritaires ajusté et accéléré (Pap2a), adopté au mois de septembre 2020 par le chef de l’Etat est de remettre notre pays sur la trajectoire de croissance forte d’avant covid-19». En effet, malgré la persistance de la pandémie de covid-19, «notre économie a affiché une certaine résilience au premier semestre de l’année 2021, confortant la pertinence des options du Pap2a », explique-t-il. Sous ce rapport, le taux de croissance du Pib réel est «projeté à 5% à fin décembre 2021», contre une projection initiale de «3,7%, à la faveur des efforts d’exécution des investissements structurants». Ces actions prioritaires seront combinées au nouveau Programme d’urgence pour l’emploi et l’insertion socio- économique des jeunes qui vise à opérationnaliser les mesures de lutte contre le chômage des jeunes et des femmes. Ce programme est doté d’un financement de «450 milliards de FCFA, sur trois ans, à raison de 150 milliards pour l’année 2021 », développe le ministre. L’objectif est de maintenir le cap fixé pour l’émergence, au bénéfice de nos populations. «Les nouveaux défis apparus sont aujourd’hui liés à la souveraineté sanitaire et pharmaceutique et au renforcement de la souveraineté alimentaire et au développement d’un secteur privé national fort», souligne M. Hott
PAR JEAN PIERRE MALOU

Le Sénégal revoit à la hausse sa prévision de croissance

APA – Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane Diallo_Le taux de croissance du PIB réel est désormais projeté à 5% à fin décembre 2021, contre une projection initiale de 3,7%, a fait savoir, vendredi, le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott.
Amadou Hott s’est voulu rassurant dans son discours prononcé lors de la revue annuelle conjointe (RAC) de la politique économique et sociale. A en croire, le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération,l’économie sénégalaise « augure des perspectives positives ».
En effet, a-t-il souligné, malgré la persistance de la pandémie de covid-19, le milieu des affaires a affiché une certaine résilience au premier semestre de l’année 2021, confortant la pertinence des options du Plan d’Actions Prioritaires Ajusté et Accéléré (PAP2A).
« Ainsi, le taux de croissance du PIB réel est projeté à 5% à fin décembre 2021, contre une projection initiale de 3,7%, à la faveur des efforts d’exécution des investissements structurants », a-t-il déclaré.
Le Gouvernement consolidera cette dynamique en accélérant les réformes du PAP2A, a assuré M. Hott. Il précise que la suppression de la prime fixe sur l’électricité pour les producteurs rizicoles au niveau de la vallée du fleuve Sénégal est déjà effective.
Par ailleurs, Amadou Hott a informé qu’après la promulgation de la loi sur les partenariats public-privé (PPP), le Conseil des Ministres vient d’approuver le projet de décret portant application de la loi relative aux PPP.
« Nous sommes ainsi aux termes d’un processus de réforme majeure qui dote notre pays d’un cadre juridique attractif pour faire des PPP de qualité y compris au niveau des collectivités territoriales », s’est-il félicité.
Pour le ministre de l’Économie, ce cadre confirme la volonté du Gouvernement de renforcer également les dispositifs de contenu local en faisant la promotion du secteur privé local.

Le Gouvernement prévoit d’autres réformes phares et se projette d’être dans le top 100 des pays réformateurs, a encore dit Amadou Hott.

« Toutes ces réformes visent à créer un environnement propice à l’investissement privé, seul gage de renforcement pérenne des capacités financières internes de l’Etat. En attendant, le Gouvernement continuera à s’appuyer sur la coopération au développement pour mobiliser plus de ressources », a-t-il précisé.
En outre, le ministre Amadou Hott a indiqué que le Sénégal vient de bénéficier de sa cote part des nouveaux DTS pour un montant de 246,3 milliards FCFA et qu’il continue de travailler sur le plan international pour la réallocation des DTS des pays du G20 au profit de nos pays.
Cela devrait permettre d’avoir plus de capacités pour faire face aux besoins urgents de santé, de relance économique, de protection sociale et d’autonomisation des jeunes et femmes.
Sur un autre registre, le ministre a également relevé que l’objectif de souveraineté sanitaire et pharmaceutique du pays est en bonne marche.
Le Sénégal est en effet dans le cercle restreint de pays africains aptes à produire des vaccins contre la Covid-19 et pour d’autres maladies tropicales. Les premières doses sont attendues en 2022, avec le projet de l’Institut Pasteur de Dakar, soutenu par tous les partenaires au développement.
En conséquence, a estimé Amadou Hott, « nous devons rester optimistes tout en demeurant très vigilants dans un environnement aussi incertain, fortement marqué par les conséquences multiformes de la crise sanitaire ».ARD/te/APA

Sénégal : quatre secteurs phares de l’économie résilients en 2020

https://www.financialafrik.com Le ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération du Sénégal a organisé, vendredi 17 septembre en format semi-présentiel à Dakar, sa revue annuelle conjointe (RAC 2021). Cette initiative qui entre dans le cadre de la gestion axée sur les résultats de développement (GAR) vise à rendre compte de l’état d’avancement de la mise en œuvre de la politique de développement social (Plan d’Actions prioritaires ajusté et accéléré, PAP2A).
Le rapport révèle que 4 secteurs clés de l’économie ont été résilients en 2020 malgré un contexte difficile marqué par la sévérité du coronavirus. Il s’agit de l’agriculture, du numérique, de l’énergie et des infrastructures.
Selon les statistiques officielles, le secteur agricole a affiché de bonnes performances avec une hausse soutenue des productions. En 2020, la valeur ajoutée du sous-secteur agricole a enregistré une croissance de 23,3%, équivalant à 1557,6 milliards de FCFA.
Concernant le secteur de l’économie numérique, le taux de pénétration internet a atteint 88,74% en 2020 contre 74,31 en 2019. S’agissant du secteur de l’énergie, la puissance installée s’établit à 1484 MW en 2020, soit une hausse de 3,3% par rapport à 2019 (1436 MW).
Pour sa part, le sous-secteur des infrastructures routières (sans autoroutes) est passé de 51,2 km en 2019 à 146 km en 2020.
Lors de cette rencontre, experts, bailleurs, directeurs, représentants de la société civile du secteur privé, agents de l’État … ont passé en revue l’évolution de l’activité économique au cours l’année précédente.
Dans son allocution, le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott, a indiqué que cet exercice de revue annuelle conjointe révèle que malgré des résultats mitigés notés dans certains domaines en 2020, imputables à la crise globale liée à la pandémie de Covid-19, des secteurs phares se sont montrés résilients et ont enregistré des avancés notoires.
Par ailleurs, le ministre a souligné que malgré la persistance de la crise sanitaire, l’économie sénégalaise a affiché une certaine résilience au premier semestre de l’année 2021, confortant la pertinence des options du PAP2A. Ainsi, souligne-t-il , le taux de croissance du PIB réel est projeté pour 2021 à 5% contre une projection initiale de 3,7% à la faveur des efforts d’exécution des investissements structurants également en faveur de la reprise de l’économie mondiale.

Evolution du cadre macroéconomique

Sur le plan macroéconomique, le Sénégal a enregistré un taux de croissance du PIB réel, estimé à 1,5% en 2020 contre 4,4% en 2019. Ce ralentissement est dû aux effets de la pandémie qui a porté un sacré coup à l’ensemble des économies du monde.
Concernant le déficit budgétaire, il est ressorti à 6,4% du PIB en 2020 contre 3,9% du PIB en 2019, soit une détérioration de 2,5 points de pourcentage. Ce résultat est imputable en partie à la mise en œuvre urgente du programme de Résilience économique et sociale (PRES), exécuté à 1000 milliards FCFA, soit 7% du PIB.
De son côté, l’encours de la dette publique totale se situe à 8904,7 milliards FCFA en 2020, contre 7825,2 milliards en 2019, soit un accroissement annuel de 13,8%.
Le ratio de la dette publique par rapport au PIB, est ressorti à 62,8% en 2020 contre 57,3% du PIB en 2019l Ibrahima jr Dia

Impacts économiques du coronavirus en 2020 : Le Sénégal a tenu bon

https://www.lejecos.com Les conséquences de la crise sanitaire liée à la Covid-19 ont lourdement pesé sur l’économie sénégalaise, même si celle-ci n’a pas connu une récession en 2020. La restitution des résultats obtenus grâce aux ressources mobilisées et dépensées par l’Etat du Sénégal en 2020 fait ressortir un repli du de croissance du Pib à 1,5% avec un déficit budgétaire de 6,4% du Pib et un ratio de la dette publique ressorti à 62,8% du Pib. Ces chiffres ressortent de la Revue annuelle conjointe dont la validation technique a fait l’objet de la tenue d’un atelier ce matin.
Les agrégats macro-économiques du Sénégal dévoilent la lourdeur des conséquences désastreuses du coronavirus qu’à subi l’économie sénégalaise en 2020. En effet, contre 4,4% en 2019, le taux de croissance réel du Produit intérieur brut (Pib) du pays de la Téranga est ressorti à 1,5% d’après la Revue annuelle conjointe (Rac) 2021.
A l’occasion d’un atelier organisé ce matin pour rendre compte des résultats obtenus, en 2020, grâce aux ressources mobilisées et dépensées par l’Etat du Sénégal, il a été indiqué que ce repli du taux de croissance est accompagné d’un déficit budgétaire de l’ordre de 6,4% du Pib contre 3,9% en 2019.

Cette hausse du déficit budgétaire est imputable, selon le ministre en charge de l’économie, Amadou Hott qui présidait la rencontre, « à la mise en œuvre urgente du Plan de résilience économique et social (Pres) exécuté à 1000 milliards de francs Cfa, soit 7% du Pib ».

L’encours de la dette publique totale se situe, d’après la Rac 2021, à 8 904,7 milliards de francs Cfa en 2020 contre 7 825,2 milliards en 2019 traduisant un accroissement de 13,8%. En ce sens, le ratio de la dette publique par rapport au Pib est ressorti à 62,8% en 2020 contre 57,3% du Pib en 2019.
Notre ambition à travers ce Plan d’actions prioritaires ajusté et accéléré (Pap2A), adopté au mois de septembre 2020 par le président de la République Macky Sall, est, selon le ministre de l’économie, de remettre notre pays sur la trajectoire de croissance forte d’avant Covid-19. Les nouveaux défis apparus, rappelle-t-il, sont aujourd’hui liés à la souveraineté sanitaire et pharmaceutique et au renforcement de la souveraineté alimentaire et au développement d’un secteur privé national fort.
Dans cette lancée, Amadou Hott dit vouloir « rassurer les partenaires » techniques et financiers que « notre économie augure des perspectives positives ». En effet, explique-t-il, malgré la persistance de la pandémie de Covid-19, notre économie a affiché une certaine résilience au premier semestre de l’année 2021, confortant ainsi la pertinence des options du Pap2A.

Des efforts salués par les partenaires au développement. « Nous saluons les efforts du gouvernement pour répondre à l’urgence immédiate, en encourageant également une évaluation du programme décennal 2012-2022 de lutte contre les inondations pour orienter des interventions futures. »

Dans ce contexte particulier des inondations, qui s’ajoute à la crise persistante liée à la pandémie de Covid-19, Irène Mingasson qui s’est exprimé au nom des partenaires au développement, souligne que « cet exercice de revue marque un moment important pour nous tous, dans la mise en œuvre et le suivi des politiques publiques de soutien à la relance économique, l’émergence et la stabilité du pays, en abordant les besoins de la population sénégalaise via une approche inclusive et durable ».
À cet effet, l’ambassadrice de l’Union européenne au Sénégal ajoute que les partenaires insistent sur l’importance d’une prise en compte et d’une discussion des commentaires de fond et de forme que nous partageons chaque année avec le gouvernement. Les partenaires au développement du Sénégal accordent une importance capitale au renforcement de la transparence. Car, au-delà, indique Mme Mingasson, « il est important de poursuivre cet effort de transparence, avec la publication des autres rapports annoncés par les autorités, tels que le rapport de la Cour des Comptes et le rapport d’audit des marchés publics par l’Armp ». Il nous apparait également primordial qu’une évaluation de l’impact du Pres soit menée, au bénéfice des interventions futures, confie la diplomate européenne dans la foulée.
Les partenaires tiennent enfin à souligner l’exemplarité du pays pour son leadership au niveau régional et international, que traduit par exemple l’ambition du Sénégal de renforcer l’autonomie de l’Afrique dans la production de vaccins.Bassirou MBAYE

ANSD/ APRÈS LES EFFETS DÉVASTATEURS DE LA PANDÉMIE  : Le chiffre d’affaires des services d’hébergement et de restauration s’envole

Le chiffre d’affaires des services d’hébergement et de restauration s’est fortement relevé (+412,1%) au deuxième trimestre 2021, comparé à la même période de l’année précédente.
Cet accroissement est dû à la reprise des activités de restauration (+560,3%) et d’hébergement (+263,4%) qui avaient été fortement touchées par les mesures restrictives liées à la pandémie du Covid-19 au deuxième trimestre 2020, selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd). Sur le premier semestre 2021, le chiffre d’affaires des services d’hébergement et de restauration a crû de 98,9%, comparativement à celui de la période correspondante de 2020.
Concernant le chiffre d’affaires des services de transport et d’entreposage, il a connu, en variation annuelle, une amélioration de 81,8% au deuxième trimestre 2021. Cette performance est en relation avec l’augmentation du chiffre d’affaires des services du transport aérien (+414,4%), de l’entreposage et activités des auxiliaires de transport (+112,8%), ainsi que celle du chiffre d’affaires des services de transport par eau (+90,6%).
Cependant, le chiffre d’affaires des activités postales et de courrier (-8,5%) a diminué sur la période sous revue. Par rapport aux six premiers mois de 2020, le chiffre d’affaires des services de transport et d’entreposage a connu une hausse de 42,0%.

Hausse du chiffre d’affaires des services immobiliers.

Selon toujours l’Ansd, durant la même période, le chiffre d’affaires des services immobiliers est ressorti en hausse de 61,8%, par rapport à celui de la période correspondante de l’année précédente. Cette progression est imputable au relèvement du chiffre d’affaires de la location immobilière et activités sur biens propres (+62,0%) et celle des activités des agences immobilières (+48,8%). Sur le premier semestre 2021, le chiffre d’affaires des services immobiliers s’est également accru de 30,7%, en comparaison avec celui de la même période de 2020.
Pour sa part, le chiffre d’affaires des services de soutien et de bureau s’est redressé de 21,8% au deuxième trimestre 2021, comparativement au trimestre correspondant de l’année précédente. Ce résultat découle de la hausse du chiffre d’affaires des activités des agences de réservation et voyagistes, de location, de soutien aux bâtiments et aménagement paysager, ainsi que celle des activités d’enquêtes et sécurité. Toutefois, il est noté une réduction du chiffre d’affaires des activités liées aux ressources humaines (-14,2%) sur la période sous revue. Au cours des deux premiers trimestres de 2021, le chiffre d’affaires des services de soutien et de bureau s’est accru de 13,6%, comparativement à celui de la période correspondante de l’année précédente.
Enfin, le chiffre d’affaires des services spécialisés, scientifiques et techniques a augmenté de 13,2% en variation annuelle. Cette évolution fait suite à l’accroissement du chiffre d’affaires des activités juridiques et comptables (+40,4%) ainsi que celui de la publicité et études de marché (+7,4%). Cependant, le chiffre d’affaires des activités d’architecture, d’ingénierie et techniques s’est replié de 13,1% sur la période sous revue. Sur les deux premiers trimestres de 2021, le chiffre d’affaires des services spécialisés, scientifiques et techniques a chuté de

Le Sénégal annonce son 1er grand gazoduc de 200 millions €

https://www.sikafinance.com Le Sénégal accueillera très bientôt son tout premier grand gazoduc terrestre, indique l’USTDA (Agence américaine pour le commerce et le développement) chargé du financement de l’étude de faisabilité de ce projet qui va coûter 200 millions d’euros, soit 131,2 milliards FCFA.
Dans le cadre de l’étude de faisabilité de ce gazoduc, Advisian, le cabinet américain qui mènera l’étude, organisera le 22 septembre prochain un webinaire pour fournir plus de détails aux fournisseurs américains potentiels.
Devant mesurer 144 km, le pipeline terrestre permettra de transporter le gaz d’une usine de traitement à Yakaar-Teranga jusqu’à neuf centrale à gaz.
L’enjeu de l’infrastructure contribuera à réduire le coût de l’énergie domestiques et à atteindre l’indépendance énergétique.Olivia Yao

LES AUTORITÉS APPELÉES À REVOIR LA GESTION DU FONCIER

Dakar, 17 sept (APS) – La représentante de l’Union européenne au Sénégal, l’ambassadrice Irène Mingasson a appelé, vendredi les autorités sénégalaises à revoir la gestion foncière, soulignant que le foncier entraîne souvent des tensions au niveau local.
“Nous recommandons de revoir la gestion foncière du point de vue de son attractivité des territoires tel que prévu par le Plan national d’aménagement et de développement des territoires. Il faut une gestion efficace et transparente du foncier, qui est un élément clé de toute activité économique agricole, industrielle et de services”, a-t-elle dit.
Prenant part à la Revue annuelle conjointe de la politique économique et sociale du ministère de l’Économie, du plan et de la coopération, elle a signalé que le foncier entraînait souvent des tensions au niveau local.
Mingasson a également formulé des recommandations au Sénégal dans le but de mener à bien ses politiques de développement. Elle a axé ces dernières sur trois aspects  : ’’la relance verte-Etat, le secteur privé, jeunesse et emploi et la relance équitable et inclusive”.
Sur la jeunesse et l’emploi, Irène Mingasson souligne qu’il est important de mettre en avant la jeunesse, “cette force motrice et immense qui souhaite faire entendre sa voix, mais aussi qui entend contribuer à la mise en œuvre des programmes d’urgence les concernant”.
“La jeunesse étant au cœur des politiques de développement, la RAC devrait se focaliser davantage sur l’éducation de base, ainsi que l’insertion professionnelle”, a recommandé la représentante de l’UE au Sénégal.Elle a aussi plaidé pour une autonomisation des femmes et des jeunes. AT/ASB/AKS

RAPPORT COUR DES COMPTES, ARMP, INSTITUTIONNALISATION DU GENRE, ABSENCE DE STRATEGIE POUR LES MENAGES AFFECTES PAR LA PANDEMIE… Irène Mingasson sans langue de bois sur les demandes des partenaires au développement

https://www.jotaay.net En cette période de relance économique, les partenaires au développement du Sénégal sont soucieux de la transparence dans la politique économique et sociale. Ainsi, lors de la Revue annuelle conjointe, l’ambassadrice de l’Union Européenne, Irène Mingasson, a appelé le gouvernement à la production des rapports de la Cour des comptes et de l’Armp. Elle a également plaidé, entre autres, pour l’institutionnalisation du genre dans l’administration publique, centrale et territoriale.
Venue représenter les partenaires au développement à l’atelier de validation de la Revue annuelle conjointe de la politique économique et sociale du Sénégal, l’ambassadrice de l’Union Européenne, Irène Mingasson, a d’emblée évoqué les inondations qui ont frappé le Sénégal ces dernières semaines, exacerbées, dit-elle, par l’impact du changement climatique. Face à cette situation, elle appelle le gouvernement à amplifier les mesures de planification, de réponse et de gestion des risques, non sans s’assurer du soutien des partenaires. Après avoir salué les efforts immédiats du Sénégal pour lutter contre les inondations, l’ambassadrice de l’UE a également invité le Sénégal à procéder à l’évaluation du Programme décennal 2012-2022 de lutte contre les inondations pour orienter des interventions futures.

Production de rapports de la Cour des comptes et de de l’Armp

Pour avoir pris part au processus de mise en œuvre, de la conception au bilan, du Plan de résilience économique et sociale (Pres), Irène Mingasson a invité le gouvernement à poursuivre cet effort de transparence, notamment, dit-elle, avec la publication des autres rapports annoncés par les autorités, tels que le rapport de la Cour des comptes et le rapport d’audit des marchés publics par l’Armp. «Il nous apparaît également primordial qu’une évaluation de l’impact du Pres soit menée, au bénéfice des interventions futures», ajoute l’ambassadrice de l’UE. Poursuivant, elle a aussi appelé à une gestion efficace et transparente du foncier qui, à l’en croire, est un élément-clé de toute activité économique, agricole, industrielle ou de services. «Nous recommandons de revoir la question foncière du point de vue de l’attractivité des territoires telle que prévue dans le Plan national d’aménagement et de développement des territoires (Pnadt), mais aussi de l’autonomisation des femmes et des jeunes, la question foncière entraînant souvent des conflits au niveau local», ajoute Mme Mingasson.

Renforcer les programmes dès le primaire ainsi que les capacités des enseignants

Dans un contexte de relance économique, la représentante des partenaires au développement estime que la Revue annuelle conjointe devrait se focaliser davantage sur l’éducation de base, la qualité de la formation professionnelle, liée aux besoins du marché de travail, ainsi que l’insertion professionnelle des jeunes – vu que celles-ci constituent un pilier clé de la relance. D’autant plus que la jeunesse est au cœur des priorités du gouvernement. Ainsi, pour relever le taux d’achèvement et de réussite dans ces secteurs, les partenaires recommandent de renforcer les programmes dès le primaire, ainsi que les capacités des enseignants. «En matière d’éducation de base, outre les besoins en termes d’infrastructures, d’intégration du numérique, et en nombre d’enseignants, il semble opportun de prioriser également la réforme des programmes scolaires, le déploiement de dispositifs ciblant les enfants et jeunes non scolarisés et particulièrement vulnérables. Plus largement nous invitons à une réflexion approfondie sur la durabilité et l’avenir du système éducatif, dans un contexte où les dépenses courantes représentent l’essentiel du budget du secteur», renchérit Irène Mingasson.

Institutionnalisation du genre dans l’administration publique, centrale et territoriale

Poursuivant, l’ambassadrice de plaider pour la cause des femmes qui représentent plus de la moitié (50,2%) de la population sénégalaise et constituent un segment déterminant dans la dynamisation de l’économie tant formelle qu’informelle. A l’en croire, libérer leur potentiel et favoriser leur accomplissement social et économique est essentiel pour un développement durable et inclusif. En plus d’appeler à renforcer l’autonomisation économique des femmes, notamment en milieu rural. Dans la foulée, elle a également plaidé pour plus de place au genre. «Nous saluons les efforts consentis par le gouvernement du Sénégal dans la promotion de l’égalité de genre, et l’encourageons à rendre compte de l’état d’avancement de l’égalité de genre au niveau institutionnel et économique. Nous l’invitons à poursuivre résolument l’institutionnalisation du genre dans l’administration publique, centrale et territoriale, à travers des audits genre systématiques dans les ministères sectoriels, une sensibilisation effective du personnel à la thématique genre, et la mise en œuvre de plans budgétisés à cet effet», martèle la voix des partenaires au développement.

Absence de stratégie de survie pour 33% des ménages affectés par la pandémie

En outre, elle rappelle que la pandémie Covid-19 aura démontré l’importance des secteurs sociaux et la nécessité de renforcer la mobilisation et l’efficacité des moyens pour atténuer la vulnérabilité des couches sociales les plus démunies. «Pour 33% des ménages ayant subi des chocs liés à la pandémie de Covid-19, aucune stratégie de survie n’a été adoptée. Cela présage de lendemains difficiles pour les couches les plus vulnérables de la population et de l’urgence de sécuriser les financements dans les secteurs sociaux, y compris la protection sociale», déplore Irène Mingasson. En sus, les partenaires, avise-t-elle, encouragent la mise en place d’un dispositif permettant la reddition des comptes de la mise en œuvre de l’action
gouvernementale.«Ceci, ainsi que la transparence nous parait plus pertinente que jamais pour nourrir la confiance des citoyens sur l’utilisation efficace et efficiente des ressources publiques à l’aune des priorités les plus fortes», tranche Mme Mingasson. M. CISS  

LA SNLCC 2020-2024 GUIDÉE PAR LA VOLONTÉ DE FAIRE DU SÉNÉGAL UN PAYS SANS CORRUPTION

Dakar, 17 sept (APS) – Le président de la République, Macky Sall, a expliqué, vendredi, que l’élaboration de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption (SNLCC 2020-2024), est guidée par sa vision consistant à faire du Sénégal un État sans corruption.
’’A travers la mise en place de cette SNLCC 2020-2024, j’ai voulu avant tout, partager avec vous une vision et une ambition. Cette vision est celle d’un Sénégal sans corruption, tandis que l’ambition est de gouverner autrement en bannissant le passe-droit, le favoritisme et en traitant tous les citoyens avec les mêmes droits et le même respect’’, a-t-il déclaré.
Macky Sall s’exprimait à l’occasion du forum virtuel de partage de la SNLCC 2020-2024 dont le processus d’élaboration, confié il y a deux ans à l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC), a été mené de concert avec tous les acteurs.
’’Cette démarche inclusive et rassurante est la clé du succès de cette stratégie pour une adhésion sans réserve des parties prenantes’’, a souligné le chef de l’Etat. Il a invité le secteur privé et la société civile à s’en approprier et à accompagner l’OFNAC pour sa mise en œuvre.
Selon Macky Sall, ’’la corruption et toutes les pratiques connexes, constituent des entraves graves à la mise en œuvre des politiques publiques, quel que soit le niveau de développement du pays concerné.’’

’’Elle [la corruption] porte atteinte à la morale, à l’État de droit, favorise la soustraction de ressources nécessaires au développement, décourage la compétition saine’’, a-t-il affirmé.

Il a indiqué que cette stratégie “doit être la propriété et le combat de tous.’’
’’Aujourd’hui, à la faveur des compromis dynamiques qui se sont dégagés à toutes les étapes du projet, le Sénégal rejoint la liste restreinte des pays qui ont adopté un document de stratégie anti-corruption’’, a pour sa part affirmé la présidente de l’Ofnac, Seynabou Ndiaye Diakhaté.
Revenant sur les grandes lignes de cette stratégie, elle a rappelé que celle-ci établit ’’une situation de référence’’, incluant ’’plusieurs acteurs sur les actions majeures à entreprendre pour améliorer la conformité de notre corpus juridique aux normes internationales”.
’’Il s’agit également d’identifier les meilleures voies et moyens de prévention et de lutte contre la corruption à la racine des activités soutenues d’enseignement à la base, de renforcement des moyens humains, matériels et financiers des corps et organes de contrôle, de renforcement des capacités de tous les acteurs, de sensibilisation et de conscientisation des populations’’, a-t-elle ajouté
Elle estime que l’adoption de cette stratégie constitue également un point nodal de la politique publique en matière de bonne gouvernance, telle qu’elle ressort de l’axe 3 du Plan Sénégal Emergent.
A ce titre, elle a sollicité le ’’concours précieux des partenaires au développement, notamment le système des Nations unies et celui de tous les acteurs dans la mise en œuvre des projets et programmes de l’OFNAC et dans la formulation du présent document de stratégie”.
A l’issue du forum, les représentants des chefs religieux et coutumiers, des acteurs de la société civile et du patronat sénégalais ont, successivement fait leur déclaration d’engagement pour une meilleure effectivité de cette stratégie.MK/ASG/BK

LA SOCIÉTÉ CIVILE VALIDE LA NOUVELLE STRATÉGIE DE L’OFNAC

https://emedia.sn Représentée par Ibrahima Wade, le président du Conseil des organisations non gouvernementales d’appui au développement (CONGAD), la société civile sénégalaise épouse la nouvelle stratégie nationale de lutte contre la corruption dont s’est dotée le Sénégal. Le chef de l’État, Macky Sall, a présidé le forum de lancement, ce vendredi 17 septembre, par visio-conférence.
Dans la déclaration d’engagement de la société civile, Wade a commencé par saluer le processus d’élaboration de la nouvelle stratégie nationale, mettant en exergue son caractère inclusif. Poursuivant, il ajoute à l’endroit de Macky Sall  : “ce à quoi vous nous invitez, à savoir de vous accompagner dans la lutte contre la corruption, est d’une très grande importance pour notre consortium et pour l’ensemble du peuple sénégalais.” Il en veut pour preuve  : “la corruption doit être combattu partout, au Sénégal et ailleurs, car tout le monde doit être sur un pied d’égalité quant aux droits et avantages qu’un État crée pour ses citoyens. Une rupture de ce principe d’égalité crée une injustice, qui est source de désordre voire de violence. Qu’elle soit grande ou petite, la corruption est une infirmité sociale qui annihile les efforts pour un développement inclusif et met en opposition des membres d’une même communauté.”

Comme garde-fous, il préconise “l’éducation, l’éveil, la protection, la répression et même, dans certains cas, l’utilisation d’une force coercitive notamment contre les récalcitrants.”

“Notre qualité d’organisation faîtière de la société civile nous autorise devant nos organisations sœurs de porter ce combat pour le développement de notre pays”, conclut-il.
Pour rappel, l’Office national de Lutte contre la Fraude et la Corruption (OFNAC), dirigé par Seynabou Ndiaye Diakhaté, est chargé de coordonner la nouvelle stratégie de lutte.
Avant la société civile, le syndicat des travailleurs, le patronat, entre autres parties prenantes, ont approuvé la nouvelle stratégie de lutte contre la corruption. D’autant plus que pour les associations de consommateurs, “la corruption est un facteur de surcoût”, mettant “en péril le bien-être” des populations.
“La corruption est devenue un fait social total”, a déploré, de son côté, le représentant du Conseil national du patronat du Sénégal (CNP), saluant, avec le lancement de cette nouvelle stratégie, “un passage de l’action individuelle dont les expériences ont montré leur inefficacité” vers “une nouvelle phase d’actions collective”. Dié BA

Sahid Yallou, Directeur Général d’Ecobank Sénégal « Pour l’année 2021, nous sommes dans une dynamique de croissance »

https://challengeseconomiques.com Le patron de Ecobank Sénégal a accepté de s’entretenir avec Challenges Economiques sur le nouveau programme « Ellever » que son groupe bancaire a dédié à la femme entrepreneure dans 33 pays africains. Sahid Yallou est revenu également dans l’entretien sur le comportement de sa banque au cours de cette pandémie de la Covid 19.

Monsieur le Directeur général qu’est-ce que le programme « Ellever » va concrètement apporter aux femmes entrepreneures ?

On a voulu spécialement dédier « Ellever » à l’entreprise qui se bat pour la femme et spécifiquement pour la femme entrepreneure. « Ellever », c’est deux composantes  : une composante financière et une composante accompagnement non financier.
Un accompagnement non financier dans le sens où, tout ce qui concourt à l’épanouissement et au développement d’une entreprise n’est pas lié au manque de financement. Il y  a des besoins d’accompagnement en termes de management,  de formation dans le développement de plans d’affaires, de formation pour l’accès au marché, de normalisation (pour pouvoir être admissible à un certain nombre d’appels d’offres). Donc, c’est tout cela que nous voulons mettre en synergie, pour amener une proposition de valeur à la femme entrepreneure. Bien évidemment, cela ne pourra pas se faire sans les femmes entrepreneures. Nous comptons nous appuyer énormément sur les organisations de femmes entrepreneures, sur des organisations féminines qui se battent pour l’épanouissement de la femme dans l’entreprise , afin de pouvoir  apporter des solutions  à des problématiques bien précises qui se posent dans le monde de l’entreprenariat féminin.

Comment se fera cet accompagnement non financier, ce sera avec les structures mises en place par l’Etat, comme l’ADEPME, le Bureau de mise à niveau etc., ou bien vous le ferez seul ? 

Nous nous considérons comme une plateforme fédératrice de l’ensemble des synergies dans ce sens. Nous travaillons avec beaucoup de partenaires. Evidemment, nous avons nos partenaires traditionnels de l’Etat, avec l’ADEPME qui fait beaucoup dans la formation, dans l’accompagnement et dans la formalisation des Pme/Pmi. Nous avons  notre partenaire du Bureau de mise à niveau (BMN), qui aussi s’investit dans la mise à niveau et dans la normalisation des entreprises. Nous avons aussi d’autres partenaires, comme la Fondation MasterCard, qui nous soutient également dans une série d’activités en faveur des Pme. Nous allons l’amener davantage sur le terrain des Pme africaines. En outre, nous avons nos partenaires institutionnels qui vont nous permettre d’avoir un appui institutionnel, pour pouvoir garantir un accompagnement financier allégé avec un dispositif de garantie extrêmement allégé, au profit des femmes dans les financements que nous allons mettre en place.

Comment se fera cet accompagnement financier, si l’on sait que le blocage se trouve toujours au niveau de l’accès au financement ?

Il y a deux volets précis. Le premier volet, c’est de mieux comprendre les besoins de financement, parce que à chaque projet convient un modèle de financement. L’innovation ici, c’est que nous n’allons pas le faire tout seul. Nous allons partir d’une série de discussions,  d’échanges avec les organisations de femmes entrepreneures pour mieux connaître les besoins, mieux cerner les types de besoins et ensuite, charge à nous de trouver des solutions de structuration pour venir avec un package allégé en terme de pricing, avec des taux d’intérêt relativement bas, pour préserver la rentabilité des projets et des entreprises. Mais aussi avec un dispositif de garanties extrêmement allégé et un accès facilité. C’est-à-dire une certaine diligence dans l’approbation des dossiers, et dans la mise en place des crédits qui en découleront. Nous comptons mettre en place un Guichet spécial ‘’Ellever’’ qui va centraliser l’ensemble de ces besoins, afin de pouvoir les traiter avec la diligence que nous souhaitons.

Comment s’est comportée Ecobank Sénégal durant cette crise sanitaire de la Covid 19 en 2020 et au cours des premiers mois de 2021 ?

Comme toutes les autres banques, nous avons  été affectées par la pandémie  au niveau du portefeuille, parce que certains de nos clients ont été confrontés à des difficultés. Ils ont été frappés de plein fouet par la crise  et durablement. La BCEAO nous a aidés en autorisant des reports d’échéances. Mais pour les clients qui ont été durablement touchés, la reprise n’a pas été à la hauteur de leurs engagements. Et aussi, nous avons été touchées par la baisse d’activités. Mais ceci étant, nous avons quand même pu développer des lignes d’activités qui ont permis de rééquilibrer le compte de résultats. Cela nous a permis de préserver nos acquis d’avant la crise. Nous avons pu réitérer le niveau de résultats que nous avions fait en 2019, pour l’année 2020. Et pour l’année 2021, nous sommes dans une dynamique de croissance. Avec la reprise que nous observons, nous essayons de nous positionner pour reprendre du poils  de la bête.

La Fgts/B en guerre contre les sociétés d’intérim et la sous-traitance

http://www.topnews.sn Sidya Ndiaye et sa centrale syndicale cherchent à combattre l’intérim au Sénégal.  «La recrudescence de la sous-traitance en milieu du travail prend des proportions inquiétantes au Sénégal. Les travailleurs de notre pays exerçant dans plusieurs secteurs d’activités (industries extractives et minières, banques etc…) sont en train de subir les affres de cette méthode inique  qui compromet à tout point de vue leurs conditions sociales d’existence et de dignité humaine. En réalité, il est regrettable de constater pour s’en désoler que la  sous-traitance ne sert qu’à  d’enrichir un groupuscule de personnes au détriment de milliers de travailleurs et leurs familles, condamnés à vivre dans une précarité inqualifiable et insoutenable», affirme Sidya Ndiaye.
«En effet, sans protection sociale, sans plan de carrière, sans perspective durable, ces braves travailleurs se trouvent ainsi maintenus dans une situation d’indécence, contraire à la philosophie et aux recommandations de l’OIT dans le respect des normes édictées par le travail décent.  C’est la raison pour laquelle, la FGTS/B, toujours ancrée dans le camp des travailleurs, pour la défense de leurs intérêts matériels et moraux a pris sa responsabilité pour dénoncer  cette pratique antisociale et demande à l’Etat du Sénégal de faire respecter la loi sur la protection particulière des travailleurs employés par des entreprises de travail temporaire et les obligations auxquelles sont assujetties ces entreprises », poursuit-il, lors d’une conférence de presse.
La Fgts/B se réjouit de la médiation du Hcds pour faire respecter ce droit légitime des travailleurs et magnifie la décision prise par  la Direction de Dangot Cement Sénégal  d’intégrer graduellement 333 travailleurs, utilisés par des entreprises de sous-traitance.
La Fgts/B envisage de saisir le ministère du travail  de faire respecter les textes réglementant la sous-traitance au Sénégal, en application de la loi fixant la protection particulière des travailleurs employés par des entreprises de travail temporaire et les obligations auxquelles elles sont assujetties, notamment en son article 2 « le contrat conclu entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise utilisatrice est dénommé  «contrat de mise à disposition». Enfin, la centrale syndicale va créer une plateforme numérique ou les travailleurs victimes peuvent signaler les entreprises d’intérim qui les emploient et qui violent leurs droits. Elle va aussi lancer une campagne nationale pour débusquer les mauvais élèves et les demander de se conformer à la loi.

MATAM-22 MOIS SANS SALAIRE A LA MINE DE PHOSPHATES EXPLOITEE PAR LA SERPM : Les travailleurs menacent Oumar Sarr

https://www.enqueteplus.com Vingt mois sans salaire ! Un calvaire sans fin pour les 76 travailleurs de la mine de phosphates exploitée par la SERPM. Le chef de l’État, lors de sa visite au mois de juin dans la région de Matam, avait instruit le ministre des Mines de s’imprégner du dossier pour décanter la situation au plus vite. Rien de nouveau depuis et les travailleurs s’impatientent.
Pour les 76 travailleurs de la société minière du richissime homme d’affaires sénégalais Cheikh Amar, le bout du tunnel est encore bien loin. L’espoir était né, lors de la récente tournée économique du président de la République dans la 11e région du pays. Ils lui avaient adressé une correspondance pour solliciter son intervention. Le ministre des Mines, Oumar Sarr, avait annoncé un délai de trois mois pour que cette histoire d’arriérés ne soit qu’un vieux souvenir.
En effet, une nouvelle entreprise minière aurait manifesté son désir de reprendre les droits d’exploitation de la Société d’études et de réalisation des phosphates de Matam (SERPM), mais, elle devra éponger toutes les dettes y compris les arriérés de salaire, avant de se voir attribuer le permis d’exploitation. Cette annonce avait mis du baume au cœur de ces pères de famille qui sont restés près deux années sans voir la couleur de leur argent.
Mais seulement, depuis, c’est le statu quo. Si l’on en croit Alassane Wade, leader de ce collectif, aucune évolution n’est constatée et leur patience flirte avec la ligne limite  : ‘’Nous avons été heureux et réconfortés par le geste du président de la République qui a cherché à diligenter ce dossier. Son ministre des Mines que nous avons rencontré nous avait demandé un délai de trois mois pour décanter la situation. Car, selon ses dires, un repreneur s’était présenté, mais, il lui aurait clairement signifié qu’avant de recevoir son permis d’exploitation, il devra au préalable payer le salaire de 22 mois d’arriéré des travailleurs et recruter la totalité de ces ouvriers. Nous avons sauté de joie et cela nous a obligés à surseoir à nos grèves. Mais aujourd’hui, nous sommes gagnés par l’inquiétude. On n’est qu’à quelques jours de la date butoir et rien de nouveau dans le dossier nous concernant’’, lâche-t-il.

‘’Nous sommes prêts à tout, cette fois-ci’’

L’attente a été longue, en effet, pour ces travailleurs qui ont frappé à toutes les portes. Ils avaient mis à contribution toutes les autorités de la région, y compris les religieux pour rentrer dans leurs fonds, sans succès. Cette fois-ci, ils ne vont pas se laisser faire, prévient Alassane Wade. ‘’Nous n’allons pas nous laisser faire. Nous avons patienté tranquillement, mais nous allons durcir le ton, si le ministre ne respecte pas sa parole. Nous sommes prêts à tout, cette fois-ci. Si ce sont juste des promesses qui ont été faites pour éviter que nous manifestions lors de la visite du chef de l’État, eh bien il se trompe lourdement. Nous serons prêts à y laisser nos vies et dans ce cas, le ministre et le président Macky seront les véritables responsables’’, avertit-il.
En effet, après moult formes de lutte expérimentées, les travailleurs de la SERPM (Société d’études et de réalisations des phosphates de Matam) étaient passés à la vitesse supérieure, en entamant, en 2020, une grève de la faim pour exiger le paiement des arriérés de salaire.
Pour ces travailleurs aux visages osseux et aux rides bien dessinées, la vie a perdu sa pétillante saveur, depuis bientôt deux ans. ‘’Nous avons décidé de faire une grève de la faim pour le paiement de nos salaires. Cela fait 22 mois que nous n’avons pas perçu nos salaires’’, se désole au bout du fil  Aliou Guissé Koundoul, un des leaders du collectif.
Pourtant, la SERPM est la première entreprise à s’implanter dans les domaines de Ndendory, commune du département de Kanel, avant que la Somiva ne vienne la rejoindre dans l’exploitation des phosphates. Cette situation a permis une rentrée conséquente de fonds pour la société dirigée par le célèbre homme d’affaires Cheikh Amar. Mais, cela ne semble pas impacter sur la situation des travailleurs, qui courent derrière des arriérés.
‘’Nous avons exposé notre problème à toutes les autorités administratives, que ce soit le sous-préfet de Ouro Sidy, le préfet du département de Kanel et le gouverneur de la région de Matam, mais, la situation n’a pas évolué. Nous sommes arrivés à un tel niveau de précarité que nous n’avons plus autre alternative que de faire cette grève de la faim. Peut-être que si nous mourrons, ils auront bonne conscience’’, dit M. Koundoul. ‘’Nous n’avons plus rien à manger et rien à donner à nos familles. C’est impensable qu’une société dont le président du Conseil d’administration est Cheikh Amar puisse rester autant de mois sans payer ses employés. La situation s’est compliquée avec la pandémie et on est en train de mourir à petit feu’’.
La SERPM est restée confinée dans un silence. Les tentatives de recueillir leur version sont restées vaines. Ce mutisme assourdissant dans lequel se sont emmurées les voix autorisées des collaborateurs de Cheikh Amar, ne plaide pas en leur faveur.
Selon une grande partie de la population de Hamady Ounaré et de Ndendory, la SERPM ne serait d’aucune utilité pour la communauté. Chaque jour, des dizaines de camions quittent les mines remplis de phosphates sans qu’il y ait le moindre impact positif.
Il faut rappeler que la Société d’études et de réalisation des phosphates de Matam (SERPM) avait, dès ses premières heures, suscité le courroux des populations qui l’accusaient d’exploiter les ressources sans compensation. Mais elle s’était toujours défendue en arguant être au stade d’études, même si les nombreux camions remplis de phosphates à destination de Dakar ont fini par convaincre les habitants de sa phase d’exploitation. Ainsi, selon le dernier rapport de l’ITIE en 2018, la quantité de phosphates exploitée à Ndendory est évaluée à 540 mille tonnes. Et selon toujours le même rapport, cette quantité a connu une baisse de plus de la moitié par rapport à l’année précédente qui était d’un million 100 mille tonnes.
Avec les mesures drastiques contre la propagation du coronavirus qui ont fortement impacté sur le niveau de vie des populations locales, les grévistes espèrent que le ministre des Mines réussira à temps à faire payer les salaires.Djibril Bâ

ALIOUNE NDOYE : “LES TRAVAUX DE DRAGAGE DE LA BRÈCHE DE SAINT-LOUIS SERONT LIVRÉS EN JANVIER PROCHAIN”

Saint-Louis, 17 sept (APS) – Les travaux de dragage de la brèche de Saint-Louis (nord) seront achevés et livrés en janvier prochain, a déclaré vendredi le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Alioune Ndoye.
Effectuant une visite du chantier, il a assuré que des dispositions ont été prises pour permettre aux pêcheurs de mener convenablement leurs activités, un espace ayant été aménagé provisoirement à cet effet.
Alioune Ndoye a invité les pêcheurs locaux à respecter les lois des pays voisins dont ils utilisent les voies maritimes, la Mauritanie notamment.
“La Mauritanie est un pays souverain, qui a ses propres lois qu’il faut respecter”, leur a-t-il dit.

  1. Ndoye déclare avoir obtenu des faveurs auprès des autorités mauritaniennes. Il a cité en guise d’exemple la délivrance de licences de pêche aux pêcheurs sénégalais par la Mauritanie.

Ouverte en 2003 pour sauver la ville des eaux de pluie, la brèche de Saint-Louis a causé des centaines de morts chez les pêcheurs locaux qui l’empruntent pour atteindre la côte.Les travaux de dragage doivent servir à la rendre navigable sans danger. AMD/ESF/BK

ELECTIONS MALIENNES : LA CEDEAO ’’TRÈS PRÉOCCUPÉE’’ PAR LES LENTEURS DU PROCESSUS

Dakar, 17 sept (APS) – La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a exprimé jeudi sa préoccupation quant à la lenteur notée dans la préparation des élections prévues en février 2022 au Mali.
’’La Conférence demeure très préoccupée par la lenteur dans la préparation des élections prévues en République du Mali pour fin février 2022’’, indique le communiqué final de la réunion extraordinaire des chefs d’Etat de la CEDEAO tenue à Accra (Ghana).
La Conférence a réitéré sa demande pour un respect strict du calendrier de la transition devant conduire à la tenue effective des élections dans le délai non négociable de février 2022.
A cet effet, elle a demandé aux autorités de la transition de soumettre au plus tard à la fin du mois d’octobre 2021, le chronogramme devant conduire aux étapes essentielles pour les élections de février 2022.
Elle a par ailleurs insisté que seules les réformes nécessaires pour la tenue des élections à la date indiquée devraient être mises en œuvre.
La Conférence a décidé de sanctions ciblées contre tous ceux dont les actions impactent négativement sur le calendrier de la transition tel qu’arrêté par les Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO.
Ces sanctions incluraient notamment l’interdiction de voyage pour ces personnes et leur famille et le gel de leurs avoirs financiers, a-t-elle précisé, ajoutant qu’à cet effet, la Conférence demande au président de la Commission de la CEDEAO de compiler et soumettre la liste des individus et groupes d’individus concernés.
Les chefs d’Etat de l’espace communautaire ont aussi condamné fermement les arrestations continues ainsi que l’incarcération de leaders politiques et anciens dignitaires par les autorités de la transition, et a demandé leur traitement judiciaire conformément à l’état de droit et au respect des droits de l’homme.
Au plan sécuritaire, ils ont dénoncé fermement la volonté des autorités de la transition d’engager des compagnies de sécurité privées au Mali
La conférence se dit ’’très préoccupée’’ par les conséquences certaines sur la détérioration de la situation sécuritaire au Mali et dans l’ensemble de la région.ASB/AKS/OID

SOULEYMANE BACHIR DIAGNE : “LES MILITAIRES NE SONT PAS LA SOLUTION”

https://emedia.sn Alors que la sous-région ouest-africaine a été le théâtre de trois putschs (deux au Mali, un en Guinée), ces derniers mois, et que certaines élites semblent s’en réjouir, le philosophe sénégalais Souleymane Bachir Diagne rame à contre-courant. “Les militaires ne sont pas la solution, ils font partie du problème, considère-t-il dans un entretien accordé à Jeune Afrique. La conséquence, c’est que nous sommes confrontés à une crise de l’intégration ouest-africaine, qui était pourtant en bonne voie. En Guinée, comme au Mali, la solution aurait dû passer par les institutions, par la voie démocratique’’. Poursuivant, l’écrivain note que ces prises de pouvoir par les militaires “sont d’autant plus problématiques que, dans un cas comme dans l’autre, on ne sait pas quand le pouvoir sera effectivement remis aux civils. Au Mali, beaucoup de questions se posent quant au respect du calendrier, qui prévoyait des élections en février prochain. Et en Guinée, la situation est encore floue’’.
Sur la question du troisième mandat qui a cristallisé les tensions en Côte d’Ivoire, en Guinée et demeurent une source d’incertitudes pour le Sénégal, Souleymane Bachir Diagne semble séduit par l’idée défendue par le chef d’État libérien, George Weah  : “La solution pourrait être celle que préconise le président libérien George Weah  : il plaide pour que la Cedeao se porte garant de la limitation du nombre de mandats. Ajouter des critères de convergence démocratiques aux critères de convergence économique est indispensable”.
Toutefois, Souleymane Bachir Diagne appelle à faire un distingo entre le troisième mandat d’Alpha Condé et celui d’Alassane Ouattara. ’’Dans le cas du président ivoirien, ses partisans expliquent qu’il a pu briguer un troisième mandat parce que la Constitution le lui permettait, puisque la réforme adoptée en 2020 n’est pas rétroactive, souligne-t-il. On peut trouver l’explication paradoxale, mais elle a le mérite de mettre la Constitution au cœur du débat. Dans le cas d’Alpha Condé, c’est le contraire  : il a décidé de faire une réforme constitutionnelle via un référendum. Cela a été un passage en force, dans le but non avoué de briguer un troisième mandat, même si personne n’était dupe’’. Babacar FALL

Vaccination des enseignants à la rentrée : Dame MBODJ et le CUSEMS Authentique sur le pied de guerre

http://www.walf-groupe.com L’année scolaire 2012-2022 va être certainement perturbée. Le Cadre Unitaire Syndical des Enseignants du Moyens Secondaire/Authentique (CUSEMS/A) a déposé un préavis de grève sur la table du ministre de la Fonction publique et du Renouveau du service public qui va couvrir la période du 16 septembre 2021 au 31 juillet 2002.
En effet, selon Dame MBODJ  et ses camarades qui se sont fendus d’un communiqué pour donner l’information, le gouvernement doit renoncer à son projet de « vaccination obligatoire à l’école, auditer le mode de recrutement des 5000 enseignants et l’affectation de tous les détenteurs de diplômes professionnels injustement recalés, l’apurement des arriérés de rappel dus aux enseignants, la fin du sabotage de la carrière des enseignants par le ministère de la Fonction publique, la mise en position de stage des 3000 enseignants en attente ». Faute de quoi, disent-ils, l’école va encore connaître des instabilités.
« Suite à la lettre circulaire n°012439 du ministère de la Santé et de l’Action sociale en date du 15 septembre 2021 annonçant la volonté du gouvernement de vacciner tous les enseignants du Sénégal avant la rentrée des classes, en contradiction absolue avec tous les dispositions réglementaires en vigueur dans notre pays et la subversion inacceptable des critères arrêtés pour le recrutement des 5000 enseignants, notamment l’âge et le diplôme professionnel, nous venons par cette présente signifier à l’autorité que le CUSEMS Authentique usera du droit de grève que nous confère la loi pour nous opposer à ces deux forfaitures », lit-on sur le document.
A noter qu’une réunion entre le ministre de l’Education nationale Mamadou TALLA et les syndicalistes ce 15 septembre a permis de trouver un consensus stipulant que la vaccination va se faire en accord avec la personne concernée.

Décoloniser l’enseignement dans le programme et dans le quantum horaire Par Alassane K. KITANE

La preuve que même les plus grands monstres sont capables de dire des vérités philosophiques  : ce texte d’Hitler tiré de Mein Kampf. Il faut apprendre à aimer sa patrie en commençant par connaître son histoire, sa culture, ses héros. Enseignons à nos enfants la grandeur de nos ancêtres pour qu’ils soient fiers de leur pays. C’est dans la famille que cela commence, puis à l’école et puis toute la vie durant. Le sentiment d’appartenir à une nation forte, d’avoir un patrimoine culturel riche est exaltant ; c’est même le plus puissant levier psychologique pour booster l’énergie d’un peuple. Il faut accorder des bourses d’études aux étudiants pour qu’ils s’investissent scientifiquement dans la connaissance de leur passé, de leur culture. Il y a tellement de figures historiques dans chaque village du Sénégal, mais on n’en entend presque pas parler. Quel gâchis !
Hitler a dit  : « Transformer un peuple en nation présuppose la création d’un milieu social sain, plateforme nécessaire pour l’éducation de l’individu. Seul, celui qui aura appris, dans sa famille et à l’école, à apprécier la grandeur intellectuelle, économique et surtout politique de son pays, pourra ressentir – et ressentira -l’orgueil de lui appartenir. On ne combat que pour ce que l’on aime ; on n’aime que ce qu’on estime ; et pour estimer, il faut au moins connaître ».
Le mal de l’école est très profond parce qu’il a des racines culturelles et des séquelles psychologiques. Le colon nous a installé une école où les meilleurs, ceux qui étaient qualifiés d’intelligents, de « petits nègres émancipés » sont ceux qui parlaient correctement la langue française ! On est descendu tellement bas qu’on n’avait plus de ressource pour voir le soleil. Dans le long et grand tunnel de l’humiliation, du manque d’estime de soi, on en est arrivé à croire que parler correctement sa langue maternelle était un signe de décrépitude intellectuelle. Mais ça c’est le passé me rétorquera-t-on ! Le problème est que l’école sous l’indépendance n’a pratiquement pas changé, et il suffit juste de regarder le quantum horaire, d’analyser les emplois du temps des élèves pour s’en rendre compte.
L’élève qui s’inscrit au collège ou au Lycée est avant tout frappé par le libellé des disciplines, leur coefficient et leur crédit horaire dès réception de son emploi du temps. Français ? Un élève qui est wolof, peul, diola, sérère, etc. voit français parmi ses matières, mais aucune de ses langues. Pourquoi d’ailleurs ce libellé « français » ? Pourquoi ne pas mettre tout bonnement « lettres » ou « art et lettres » (AL est plus neutre que français) ou « littératures africaine et du monde » (LAM est plus beau que français) ? On me rétorquera que la langue de travail reste le français ! Je répondrai que oui, mais ce sera désormais vécu par l’élève comme un simple outil et non comme une essence qui doit déterminer tout le destin de ses études. Il faut faire revenir le conte dans les programmes, il faut enseigner même la littérature orale et celle religieuse sans tomber dans le fanatisme et le folklore.  Le plus dramatique est que de la 6e à la Terminale, l’élève doit faire en moyenne six heures de français par semaine ! L’étude de cette langue lui prend donc tout ce temps ? Il est temps de sortir de la vallée de l’humiliation, de s’agripper patiemment et sûrement sur les collines abruptes, mais amies, de notre patrimoine culturel et historique pour enfin voir le soleil de la liberté.
Dans les contenus également on apprend davantage à connaître la culture étrangère que la sienne. L’élève apprend plus l’histoire des pays étrangers que celle de son propre peuple. Il connaît moins la géographie de son pays que celle des pays colonisateurs  : comment veut-on que cet élève développe une quelconque fierté nationale ? Rien que par les disciplines qu’on lui enseigne, leurs contenu, libellé et coefficient, on suscite en lui un sentiment d’idéalisation d’autrui aux dépens de sa propre dignité.

L’ÉMETTEUR DE IRADIO A SAINT-LOUIS VICTIME D’UN SABOTAGE

https://emedia.sn Qui a osé porter atteinte à l’émetteur de iradio à Saint-Louis ? Selon un communiqué de la Direction générale, depuis quelques jours, les émetteurs de iRadio dans les régions subissent des outrages et des dégradations qui frisent le sabotage.
Suite à des difficultés de connexion avec la capitale du nord, la direction générale du Groupe Emedia Invest a dépêché un expert pour vérifier ce qui se passe réellement sur le terrain. La réponse tombe net  : un sabotage pur et simple au niveau du connecteur de l’émetteur.
« Ce qui s’est passé au niveau de l’émetteur de Saint-Louis est loin d’être un accident, parce que le connecteur tel qu’il est serré ne saurait être déconnecté par la main. Il faut impérativement une clé pour faire la manœuvre », souligne le technicien. À y voir de près, ajoute ce dernier, « l’enveloppe en caoutchouc a été naturellement coupée avec l’aide d’un cutter avant que le connecteur ne soit dévissé ».
Dans tous les cas, note la Direction de Emedia dans un communiqué, tout porte à croire que ce cas est loin d’être isolé, d’autant plus qu’il ne s’agit pas d’une première. L’émetteur de Mbacké a été la première victime. Ainsi, Emedia, même s’il n’accuse personne, ne pourrait s’empêcher d’attirer l’attention des Sénégalais, surtout de l’autorité qui doit veiller sur les personnes et leurs biens, sur ces faits d’une extrême gravité.
« La direction de Emedia s’insurge contre ces pratiques répréhensibles qui sapent nos efforts de maillage du pays », indique le communiqué. Et le texte de poursuivre  : « Elle regrette et fustige ces comportements malsains et se réserve le droit d’user des éléments de droit pour défendre ses intérêts en protégeant ses installations contre ces forfaitures ».

Décentralisation : Les élus territoriaux veulent un fonds de dotation équivalent à 15% de la Tva

https://lequotidien.sn L’Acte 3 de la décentralisation vise à organiser le Sénégal en territoires viables, compétitifs et porteurs de développement durable. Ainsi, pour mettre en œuvre cette nouvelle politique de décentralisation, le gouvernement du Sénégal met à la disposition de collectivités territoriales, différents fonds. Parmi ceux-ci, le Fonds de dotation de la décentralisation qui date de 1972 et qui est à 3,5%. Les élus territoriaux veulent maintenant dépoussiérer ce fonds et lui donner une nouvelle âme en le portant à 15%. Suite à une proposition des élus territoriaux, les acteurs sont à Saly depuis jeudi pour un atelier d’information et de partage sur l’état d’avancement et les perspectives de la réforme du Fonds de dotation de la décentralisation (Fdd).
Cette rencontre présidée par Omar Guèye, le ministre des Collectivités territoriales, du développement et de l’aménagement des territoires, a été saisie par ce dernier pour revenir sur l’importance de ces fonds tels que le Fonds de dotation de la décentralisation (Fdd), le Fonds d’équipement des collectivités territoriales (Fect), la Contribution écono­mique locale (Cel), le Pacasen avec 150 milliards de francs Cfa pour 123 collectivités territoriales sur 5 ans et d’autres projets et programmes qui sont mis en œuvre pour le dévelop­pement des territoires.
Selon le ministre, cet atelier fait suite à une demande des élus territoriaux qui ont sollicité du chef de l’Etat pour revisiter le Fdd pour qu’il puisse représenter une partie importante de la Taxe sur la valeur ajoutée (Tva). «A l’heure actuelle, ce transfert est de l’ordre de 3,5 % de la Tva. C’est pourquoi avec ces élus, nous avons entamé une réflexion sur les voies et moyens de réformer le Fonds de dotation de la décentralisation. Cette rencontre regroupe les élus territoriaux, l’Administration territoriale, la Société civile entre autres. Nous sommes persuadés qu’à l’issue de cet atelier, nous sortirons avec un document qui pourra être présenté à la plus haute autorité pour qu’enfin qu’elle puisse prendre des décisions, c’est-à-dire faire en sorte qu’il y ait une augmentation de la dotation de la décentralisation en ce qui concerne le Fdd indexé à la Tva, cela a été une forte demande depuis plusieurs années», a déclaré Omar Guèye.
En écho à ces propos, Adama Diouf, le président de  l’Uael (Union des associations des élus locaux), est revenu sur les choix qui ont guidé cette demande. «Le premier ce sont les critères de répartition des Fdd. Qu’est-ce qui doit présider aujourd’hui à l’indexation des Fdd à l’échelle des 3,5% ? Nous voulons gagner chaque année des points et aller à 6% et ensuite à l’horizon aller à 15%, c’est notre objectif pour qu’il y ait plus de ressources pour les collectivités territoriales. Mais au moment où nous demandons des ressources, il faut que l’Administration puisse auditer pour voir si les ressources sont là où elles doivent être. Nous  devons accompagner ces flux financiers par un dispositif de contrôle pour que le contribuable puisse se reconnaître sur ce qui est fait sur le terrain», a estimé Adama Diouf.
A l’en croire, pour être cohérent et objectif dans la répartition, les éléments relatifs à la population doivent entrer en jeu. La question de la dépendance doit être intégrée, les équipements tels que hôpitaux, écoles, postes de santé, infrastructures de sport doivent être retenus comme étant des critères importants qui doivent entrer en jeu pour l’allocation des fonds de dotation de la décentralisation. En clair, ces élus territoriaux veulent que cette répartition soit plus objective.
En plus de cette réforme sur le Fonds de fondation de la décentralisation, ces élus veulent aussi qu’en plus de la réforme des fonds d’équi­pement de la décentralisation, le Pacasen soit aussi rural. «Nous avons réfléchi sur le Pacasen, qui mobilise 150 milliards de francs Cfa, mais seulement pour 123 collectivités territoriales. Nous estimons qu’il faut encore d’autres pas dans le cadre de l’élaboration du Pacasen rural qui doit concerner maintenant, pour des soucis d’équité territoriale, les 435 collectivités territoriales. Ça nous estimons que c’est important et le chef de l’Etat a donné des instructions pour que des études soient faites pour que nul ne soit laissé en rade», s’est réjoui le président de l’Uael.
La problématique du Pro­moville a été également posée sur la table. Les élus s’interrogent sur comment faire en sorte que les projets territoriaux qui se déroulent sur le terrain puissent prendre en charge les préoccupations des plans locaux de développement «pour que quand un plan est élaboré à l’échelle nationale, que sa production sur le terrain puisse correspondre aux préoccupations des élus locaux à travers les Plans locaux de développement», a conclu le président de l’Uael.abciss@lequotidien.sn Par Alioune Badara CISS (Correspondant)

Conservation des acquis des allies dans BBY lors des investitures prochaines  : MACKY SALL FACE A UN DILEMME CORNELIEN

http://www.sudonline.sn A quelques mois des élections locales du 23 janvier 2022, l’heure est aux manœuvres politiques, en prélude des investitures, dans la quasi-totalité des partis politiques et/ou coalitions de partis. Au sein de la mouvance présidentielle, le président Macky Sall, arbitre lors de la confection des listes, aura à coup sûr du fil à retordre, étant entendu que certains alliées manifestent déjà leur souhait de conserver les acquis, au moment où des ténors de son parti, l’Alliance pour la République (APR), affichent clairement leurs ambitions de leur succéder.
«Ce que nous voulons, c’est que là où nous avons des maires, que ces mairies restent entre les mains des Socialistes. Et là où nous avons des visées, que nous nous donnions les moyens d’aller conquérir ces mairies-là. Nous avons des visées pour Hann, par exemple. Le département de Dakar est stratégique pour le Ps (Parti socialiste).
La force du Ps sera la force de Bennoo Bokk Yaakaar, parce que nous avons un ancrage confirmé dans Bennoo», avait déclaré le Coordonnateur de la Cellule de communication du Parti socialiste (Ps), Ousmane Faye, au sortir de la 74ème séance du Secrétariat exécutif national, tenue en mai dernier. Le discours est quasiment le même pour l’Alliance des forces du progrès (Afp), ou du moins dans sa section départementale de Birkilane.
Le poulain du président de l’Assemblée nationale, Mapenda Cissé, responsable de la Coordination départementale de l’Afp, pense que Bennoo Bokk Yakaar (Bby) devrait soutenir la candidature de leur parti dans le département. En effet, excédé par les déclarations de candidature des responsables du parti au pouvoir, il a estimé qu’«il serait juste et légitime que la Bennoo Bokk Yaakaar porte la candidature de l’Afp pour la mairie de Birkilane et même d’autres communes, dans le département de Birkilane, et dans la région de Kaffrine». Comme raisons avancées, le Directeur exécutif de la Compagnie aérienne Transair rappelle qu’avant l’avènement de la coalition Bby et la communalisation intégrale par l’Acte 3 de la Décentralisation, l’Afp était la deuxième force politique, derrière le Pds, dans la région de Kaffrine, et dans le département de Birkilane. Qui plus est, la plupart des Communautés rurales et la commune de Birkilane étaient dirigées par l’Afp.
A travers ces positions tranchées, très certainement partagées par d’autres formations membres de la coalition, il en ressort clairement que les alliés, dans la mouvance présidentielle, voudraient bien, lors des investitures prochaines pour les locales, conserver les acquis de leurs formations politiques et/ou sous-coalition. Et pourquoi pas (vouloir) en rajouter d’autres, à la mesure du possible. Des souhaits et autres désires qui semblent difficiles, voire même impossibles à satisfaire, au regard des candidatures tout azimut qui se déclarent au sein de la même coalition, pour des hôtels de ville gérés par des partis membres de la mouvance présidentielle.

MACKY A L’EPREUVE DU CHOC DES AMBITIONS INTERNES

Le chef de l’État, détenteur du dernier mot au moment de la confection des listes de sa mouvance, devrait jouer des coudes pour trouver le juste milieu dans bien des communes, afin de préserver la cohésion de sa grande coalition, imbattable pour le moment en termes de longévité. A Ziguinchor, la déclaration de candidature de Doudou Ka, Directeur général de l’Aibd, n’a pas manqué d’irriter les partisans de l’actuel maire de la ville, Abdoulaye Baldé, patron de l’Ucs.
Dans la capitale sénégalaise, le Ps ne cracherait pas sur la conservation du fauteuil de la ville gagné par un maire socialiste, en l’occurrence l’ex-député-maire Khalifa Sall. Toujours à Dakar, cette fois-ci dans la commune des Parcelles Assainies, l’édile de la collectivité locale, Moussa Sy, garde jalousement son siège très convoité par les membres de l’Apr, en l’occurrence le député Alioune Badara Diouf et sa bande qui font un appel du pied à l’ancien ministre, Amadou Ba. La commune de Sicap-Liberté n’est pas épargnée par ce choc des ambitions entre leaders de la même coalition. Le ministre de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire, Zahra Iyane Thiam est en embuscade pour la place qu’occupe le maire ‘’Progressite’’, Santy Sène Agne. Ailleurs, plus précisément à Podor, le fauteuil occupé par l’actuelle ministre des Affaires étrangères, Aïssata Tall Sall de ‘’Osez l’avenir’’ est très convoité par son allié dans Bennoo, Mamadou Racine Sy, président du mouvement «And ligeey Podor ak Racine».
Même scénario à Kaffrine où Abdoulaye Willane du Ps est inquiété par le ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène public, Abdoulaye Sow. Que dire de la ville de Thiès, gérée par un maire allié, le président du parti Jëf Jël ? Talla Sylla, allié, puis adversaire, redevenu à nouveau allié d’Idrissa Seck dans la mouvance présidentielle, devra protéger ses arrières lors de l’établissement des listes. Le patron de Rewmi est de retour. Des exemples, parmi tant d’autres, qui montrent que la confection des listes de la mouvance présidentielle ne sera pas une mince affaire.
Le chef d’orchestre avait pourtant demandé à ses camarades de lui faire encore une fois de plus confiance. Ce qui reste évident, le goût aigre-doux laissé par l’élection législative de 2017, lors de laquelle le parti présidentiel s’était taillé la part du lion en occupant 97 des 125 sièges que comptait Bby, reste encore frais dans les mémoires. Les alliés étaient partagés entre satisfactions, regrets et incompréhensions. L’avenir nous en dira plus. Jean Michel DIATTA

QUAND L’APR FAIT FACE A L’APR

http://www.sudonline.sn/ Les élections locales (municipales et départementales) du 23 janvier 2022 prochaines s’annoncent palpitantes pour le camp du pouvoir en place. La bataille des investitures opposant des responsables du parti au pouvoir, l’Alliance pour la République, autour de certaines localités sous contrôle de leurs camarades de parti, installe la majoritaire, Bennoo Bokk Yaakaar (BBY) dans une situation inédite
Le président de la République et chef de file de la coalition majoritaire, Bennoo Bokk Yaakaar (BBY), qui était obligé de monter au créneau, le mois de mai dernier, pour siffler la fin de la récréation autours de la bataille des investitures ou des candidats à aux investitures dans différentes collectivités, pour les prochaines élections, devra faire preuve d’une grande ingéniosité dans le choix de ces candidats qui défendront les couleurs de sa coalition.
En effet, en plus de la menace sérieuse que font planer les deux nouvelles coalitions de l’opposition : Yewi Askan Wi (YAW) et la coalition autour du Parti démocratique sénégalais (PDS), sur les intérêts de Bennoo Bokk Yaakaar, la mouvance présidentielle fera également face à un grand défi venant cette foisci de l’intérieur même du parti au pouvoir, l’Alliance pour la République (APR). Il s’agit de la bataille autour de la conservation du pouvoir opposant les camarades politiques du président Macky Sall dont certains nourrissent une folle ambition de succéder, par la force des urnes, à leurs camarades de parti en postes à la tête des communes. C’est le cas à Kaolack, Louga, Kolda, Fatick et Saint-Louis, pour ne citer que ces localités. De toutes ces localités, la situation de la capitale du bassin arachidier semble plus surprenante.
En effet, en poste depuis 2014, le ministre-maire Mariama Sarr subit depuis quelques temps des assauts répétés de ses «frères» et «sœurs» dont son ex-époux Modou Ndiaye Rahma. Ambassadeur itinérant et candidat déclaré à la mairie de Kaolack, Modou Ndiaye Rahma multiplie depuis quelques temps des manifestations politiques et œuvres caritatives dans la ville. A coté des deux, il y a également d’autres responsables du parti au pouvoir engagés dans cette bataille pour le contrôle du fauteuil de maire de Kaolack.
Il s’agit notamment de Baye Ciss, Pape Demba Bitèye, Diène Farba Sarr ; sans oublier l’ancien Premier ministre, Aminata Touré. Outre la mairie de Kaolack, la course pour la mairie de Kolda oppose trois responsables de l’APR qui veulent succéder, à la tête de la mairie, à leur camarade Abdoulaye Bibi Balde, également candidat à sa propre succession. Fief politique du chef de l’Etat, la commune de Fatick n’échappe pas également à cette guéguerre entre responsables «Aperistes».
Actuellement dirigée par le ministre des Sports, Matar Ba, propulsé par le président de la République lui-même, cette commune suscite également aujourd’hui l’appétit de certains camarades de parti, à l’image de l’ex-patron du Port autonome de Dakar, Cheikh Kanté. Il faut dire que cette situation n’est pas à arranger les choses pour le camp du pouvoir qui vit déjà une tension palpable du fait de la bataille de positionnement opposant APR et alliés Nando Cabral GOMIS

INVESTITURES AU SEIN DE BBY : Le jeu d’échecs

https://www.enqueteplus.com/ Les prochaines investitures au sein de Benno Bokk Yaakaar risquent d’entrainer de vifs remous au sein de la majorité présidentielle et constituer un vrai casse-tête pour la Conférence des leaders de la coalition dirigée par Macky Sall. Le chef de l’Etat, qui doit combler les désirs de ses camarades au sein de l’APR, doit aussi ménager ses alliés traditionnels (PS, AFP, LD), mais aussi ses nouveaux alliés comme Rewmi, UCS, Osez l’avenir. Même s’ils affirment tous s’inscrire dans une dynamique unitaire au sein de BBY, le mode de scrutin du maire au suffrage direct aiguise les convoitises et les ambitions de toutes les composantes du camp présidentiel qui entendent tirer leur épingle du jeu de cette partie d’échecs. 
Les investitures au sein de Benno Bokk Yaakaar (BBY) risquent d’être un vrai casse-tête pour la Conférence des leaders de la coalition dirigée par Macky Sall.  L’attitude du chef de l’Etat sera au cœur de tous les regards et attentions. Le patron de la majorité présidentielle doit brider les ambitions hégémoniques de ses propres troupes ‘’apéristes’’, contenir les frustrations des alliés, sans pour autant oublier de rassurer les ‘’nouveaux alliés’’ dans la majorité élargie. Ce jeu d’équilibriste est d’autant plus difficile que les Locales risquent d’être une foire d’empoigne et un choc des ambitions inhérentes à chaque politicien.
En outre, le mode de scrutin direct pour l’élection du maire de la commune ne laisse pas de place à de probables tractations qui auraient donné du temps aux responsables de BBY et à Macky Sall d’arbitrer et d’atténuer les conflits au sein de la majorité. Sur ce, les investitures soumises à l’appréciation de Macky Sall, chargé de proposer les candidats de la coalition dans chaque localité du pays, s’annoncent comme un épineux jeu d’échecs.

Selon plusieurs informations, pour éviter toute friction au sein de BBY, Macky Sall pourrait décider de maintenir les candidats sortants, qu’ils soient de l’APR ou des partis alliés, dans leurs localités. Ainsi, le président Macky Sall pourrait mettre un glacis sur les investitures dans certaines zones et éviter des batailles fratricides au sein de la majorité.

Si cette posture peut faciliter les investitures et de nombreuses querelles internes, elle peut aussi constituer une porte de salut pour les alliés de l’APR désireux de mettre fin à l’appétit insatiable ‘’des marron-beige’’.
Cette décision qui est à l’étude pourrait aussi permettre de conserver l’assise locale de quelques bastions alliés, notamment à Notto Diobass avec Alioune Sarr (AFP), à Golf-Sud avec Aida Sow Diawara (PS), à Podor avec Aïssata Tall Sall (Osez l’avenir), à Dagana avec Oumar Sarr (Parti des libéraux et démocrates/And Suqali).
Le chef de l’Etat devra faire preuve de ses capacités de négociation et de persuasion pour calmer les troupes ‘’apéristes’’ désireuses de s’accaparer des fiefs alliés. La volonté de peser dans l’appareil de l’APR, de truster les postes de nomination ou de consolider les acquis sont de puissants leviers qui vont inévitablement conduire à la course effrénée vers les investitures pour les Locales.
Comme lors des précédentes élections locales, la tentation sera grande de courir le risque de braver les directives présidentielles pour présenter sa candidature, étant assuré de récolter les dividendes en cas d’élection.
Avoir une légitimité à la base est un gage de promotion dans la galaxie marron-beige. Cela, tout le monde l’a compris au sein de BBY. D’où la détermination des uns et des autres à se tailler un fief, afin de peser politiquement sur le plan national et de se voir récompenser par le chef de l’Etat par des nominations à des postes ministériels ou directoriaux.
Ainsi, les leviers de pression du chef de l’Etat (nomination à des postes dans la haute administration et dans les grandes entreprises parapubliques) risquent de ne pas faire le poids face aux enjeux pour le contrôle des mairies de Dakar, Kaolack, Saint-Louis et Guédiawaye. Les duels fratricides susceptibles d’opposer Amadou Ba à Abdoulaye Diouf Sarr pour la ville de Dakar ; Seydina Fall Bougazelli à Aliou Sall à Guédiawaye, Mariama Sarr à Aminata Touré à Kaolack et Marie Teuw Niane à Mansour Faye à Saint-Louis s’annoncent destructeurs pour le camp présidentiel.
Le contrôle de ces grandes villes pourrait constituer un tremplin dans la grande bataille de positionnement pour la succession à Macky Sall en 2024. L’exacerbation de ces conflits pourrait aboutir à un affaiblissement du camp président au profit d’une opposition coalisée (Yewwi Askan Wi et coalition du PDS). ‘’Nous attendons la Conférence des leaders de la coalition qui devra se tenir prochainement. Les camarades attendent les orientations issues de cette réunion. Nous contrôlons la majorité des 557 communes que comptent ce pays. On a une expérience des investitures depuis 2012. Nous sommes confiants quant à la bonne conduite de ces investitures’’, déclare Pape Mahawa Diouf, porte-parole de la cellule de communication de BBY.

Désirs d’unité et velléités d’indépendance des ‘’nouveaux alliés’’ de la grande majorité

L’autre casse-tête pour la majorité présidentielle est la gestion des nouveaux ralliements. Il faudra tenir compte de l’Union des centristes du Sénégal (UCS) d’Abdoulaye Baldé, de Rewmi d’Idrissa Seck, d’Osez l’avenir d’Aissata Tall Sall, du parti LDR/Yessal de Modou Diagne Fada et du Parti des libéraux et démocrates/And Suqali (PLD/AS) d’Oumar Sarr, entre autres. Ces formations à la tête desquelles on retrouve des personnalités politiques de premier plan, ont déjà annoncé, pour l’essentiel, le désir de s’inscrire dans la dynamique de Benno Bokk Yaakaar.
Sur cette même lancée, Abdoulaye Baldé, leader de l’UCS, a réaffirmé son ancrage à la majorité présidentielle. Il a dit être à l’écoute de la Conférence des présidents de la coalition de la majorité sur sa candidature pour un autre mandat, de même que Modou Diagne Fada.
Toutefois, prévient Mamadou Dionne, Coordonnateur des cadres de l’UCS, ce compagnonnage doit prendre en compte les intérêts spécifiques du parti dans le maintien de ses positions sur le plan local.  ‘’Nous pensons que certains de nos profils et candidatures sont une demande locale. On essaiera de les positionner pour que Benno les porte au niveau local. Notre souhait est d’éviter des tensions au sein de Benno. Le mot d’ordre est de travailler à la cohésion de Benno. Mais dans le cas de Ziguinchor, il y a un candidat de la majorité présidentielle qui a fait ses preuves en termes de bilan et de leadership depuis plusieurs années. Ce candidat n’est autre qu’Abdoulaye Baldé’’, souligne le responsable politique à Sam Notaire.

L’arbitrage du président Macky Sall comme panacée contre les divisions

En outre, la volonté de faire monter les enchères pour les nouveaux alliés dont le capital survie au sein de la majorité repose sur leur capacité à conserver leurs bastions respectifs, les pousse à la prudence sur cette question. ‘’Nous sommes à l’écoute des négociations entre les différentes parties prenantes de la coalition. Nous sommes en phase avec le président et nous sommes sûrs de trouver des convergences pour renforcer la majorité présidentielle’’, souffle Ass Babacar Guèye, Secrétaire national de Rewmi chargé des élections.
D’après le responsable politique, les divisions entre APR et Rewmi dans la ville et le département de Thiès qui risquent de s’intensifier à l’approche des investitures, ne sont pas encore d’actualité. Pour l’heure, le président Idrissa Seck compte renforcer son compagnonnage avec Macky Sall, que ce soit au sein de Benno ou dans une autre appellation.  ‘’Nous n’en sommes pas encore là. Les concertations se feront entre leaders et chacun a eu à s’informer au niveau de sa base pour avoir une cartographie nette de la situation politique sur le terrain. Nous n’allons pas faire des choses qui vont fragiliser la grande alliance, quel que soit son nom, Benno Bokk Yaakaar ou grande majorité’’, ajoute-t-il.
La volonté de survivre au sein de la majorité et dans la perspective de l’élection présidentielle de 2024, fait de ces ‘’nouveaux alliés’’ des éléments qui peuvent être difficiles à subordonner ou à assimiler au sein de l’APR. Ces leaders, qui comptent bénéficier de la base militante de BBY et de sa puissance financière, restent jaloux de leur indépendance. Ainsi, Idrissa Seck et Cie entendent toujours poursuivre leur propre agenda dans l’optique de peser sur les futures orientations de la mouvance présidentielle, lors des Législatives de juillet 2022 et plus tard de la Présidentielle en 2024.

Dr Cheikh Dieng (PDS) : «Ce qui nous a poussé à tourner le dos à la coalition YAW… La coalition BBY n’est plus qu’une unité de façade.Elle est préoccupée par l’après Macky…»

https://www.dakaractu.com Tout confiant, le parti démocratique sénégalais s’est bien lancé dans les élections locales prévues en janvier 2022. C’est ce que le secrétaire général chargé des élections au niveau du parti a fait savoir au cours de l’entretien avec Dakaractu, durant lequel il est également revenu sur les rebondissements dans la coalition Yewwi Askan Wi.
Dans cet entretien, le Docteur Cheikh Dieng revient aussi, sur l’intérêt et la pertinence des multiples coalitions, concevant qu’il serait insensé pour l’opposition de se retrouver autour d’une seule coalition.
Sur la vie politique de la coalition présidentielle, le chargé des élections considère que l’ère Macky Sall tire à sa fin et que ses compagnons depuis 2012 vivent leur survie politique. D’ailleurs, le libéral reste convaincu que « Benno Bokk Yakaar n’est plus qu’une unité de façade ».
Un entretien durant lequel également, le maire de Djiddah Thiaroye Kaw revient sur les activités politiques à quelques mois des locales, sans oublier le rappel du bilan de son magistère, depuis 2014 à la municipalité.

Marche contre la cherté de la vie au Sénégal : la place de la Nation barricadée avec un énorme dispositif policier (images)

https://www.dakaractu.com Comme si l’on pouvait s’y attendre, c’est un dispositif policier énorme qui est déployé à la place de la nation ex Obélisque où devait se tenir la Marche des mouvements et associations des activistes, finalement interdite par le préfet de Dakar.
Au moment où ses lignes sont écrites, pas l’ombre d’un manifestant sur les lieux où la Marche est prévue. Mais les éléments de la police nationale sont déployés un peu partout dans les contrées de la capitale, notamment les environs de Colobane, Fass, la Rts, et Médina.
Pour le moment, aucune perturbation n’est aussi à signaler par rapport à la circulation des personnes dans cette partie de la capitale Dakar.

Affaire de trafic de visas : «Le mouvement Y’en a Marre s’est détaché des idéaux d’une société civile.C’est un conglomérat de businessmen,de politiques…» (Abou Diallo, Cos M23)

https://www.dakaractu.com La situation dans laquelle se trouvent des membres du mouvement Y’en a Marre a visiblement semé le doute dans le monde de la société civile. Sorti hier pour se prononcer sur cette affaire impliquant deux de ses membres, le mouvement Y’en a Marre s’est solidarisé et a décrié la procédure judiciaire enclenchée contre Kilifeu et Simon. Une justice, encore manipulée, selon Aliou Sané et ses camarades qui ont également obtenu le soutien de responsables politiques comme Ousmane Sonko, Barthélémy Dias, Babacar Diop, etc..
Ce qui n’est pas l’avis du chargé de l’organisation de la Commission orientations et stratégies (COS M23 ) qui considère que ces « politiques encagoulés ou même businessmen », ont quitté depuis longtemps le terrain des revendications de la société civile. « Qu’on ne se leurre pas. Le mouvement Y’en a Marre ne se bat pas pour le peuple sénégalais. C’est un regroupement de businessmen qui profitent de l’appui d’ONG et de lobbies pour subsister. Il faut savoir dire la vérité aux sénégalais », dénonce Abou Diallo qui s’estime déçu de voir un mouvement qui a participé à une alternance démocratique, se détacher des idéaux de son peuple.
À en croire le chargé de l’organisation à la Cos M23, « ce mouvement doit se réunir pour une assemblée générale et sanctionner ses membres impliqués ». Il est toutefois, selon Abou Diallo, à souhaiter qu’ils recouvrent la liberté. Mais dans ce pays, il faut arrêter de prendre les gens en otage pour régler des problèmes crypto personnels. Pour le membre de la Cos M23,  « les sénégalais ne doivent pas accepter qu’on les manipule. »
D’ailleurs, cette situation doit dès lors interpeller tous les acteurs de la société civile, pour enfin penser à assainir le milieu de la société civile. Par conséquent, dira Abou Diallo, « une dynamique vers l’organisation des Assises de la société demeure un impératif… »

CHRONIQUE PAR PHILIPPE D’ALMEID : Activisme et responsabilité

Le pouvoir tente-t-il de fragiliser le mouvement Y a en marre ? A en croire les militants de ce groupe d’activistes réunis hier en conférence de presse, le moindre doute n’est plus permis sur la question. Les déboires judiciaires de deux des leurs sur des questions relevant du droit commun, ne seraient, de leur point de vue, qu’un prétexte en or pour parvenir à cette fin de fragilisation, s’ils ne sont, plus radicalement, qu’une machination porteuse des mêmes objectifs. Autour des leaders de Y a en marre, les mouvements et partis politiques tels Africa First, Taxawu Askan Wi, Frapp, FDS et autres, sont venus apporter leur soutien aux rappeurs Kilifeu et Simon dans les difficultés judiciaires qui les ont conduits depuis 48 heures en prison.
Babacar Diop, Thiat et tant d’autres n’envisagent pas d’autre interprétation que l’immixtion du politique dans un fait judiciaire qui n’eût pas dû prendre une telle envergure. On retrouve ici, au plan des tribunes, le même climat de détermination et de fronde qui, en mars dernier, avait rejeté le caractère judiciaire d’un acte présumé crapuleux, celui du viol présumé d’Adji Sarr, pour le revêtir du manteau de l’acharnement politique et justifier ainsi une insurrection à caractère populaire qu’aurait nourri à la base le mécontentement social.
L’on se sent un peu mal à l’aise devant ce qui est en train de devenir un tropisme de l’opposition, de sublimer la répression d’un délit, fût-il le plus crapuleux, en persécution politique. De jeter la suspicion sur tout procès, dès lors qu’un leader ou militant de l’opposition est concerné. De décrédibiliser, sur le long terme, l’institution judiciaire. D’empêcher ainsi la manifestation de la vérité en criant au monstre Léviathan (le pouvoir), puissant et exacteur, contre lequel il faut lutter pour protéger le petit peuple de l’injustice et de l’oppression.
Ce tropisme est dangereux. Il accrédite l’idée que la démocratie sénégalaise, du fait de la liberté d’expression et de manifester qu’elle sacralise, peut créer des Moloch au-dessus des lois, dès lors que leurs faiblesses sont démasquées et qu’ils ont le temps d’avoir recours aux machines qui les produits pour organiser le discours victimaire et la mobilisation contestataire qui séduisent toujours une rue remontée à bloc contre tout ce qui peut symboliser pouvoir et avoirs. Il accommode la société dans l’idée que justice peut être refusée aux vraies victimes des dérèglements de quelques-uns,  dès lors que ceux-ci sont du côté de ceux qui ont puissance à réfuter la loi sous prétexte qu’elle servirait un ordre “discrédité et abhorré”.
Si ce réflexe en venait à intégrer la culture de l’opposition politique pour se dérober aux responsabilités sociales et sociétales qui la désignent,  il y a là, en perspective, le péril certain de la démocratie.
Un trafic de passeports présumé avec son corollaire d’escroqueries et de corruptions implique Kilifeu et Simon parmi bien d’autres. Leurs responsabilités respectives ne pourront être établies qu’au terme d’un procès. C’est cela la règle dans les pays civilisés. Vouloir les soustraire a priori à cette contrainte démocratique, est l’antithèse de l’idée que tout citoyen doit se faire de la vérité et de la liberté. Soutenir Kilifeu et Simon, c’est désirer cette vérité qui n’exclut ni vigilance politique ni combativité idéologique, forces de tout activisme et de tout militantisme au service de la cité.

Y’EN A MARRE  : “Nous n’avons aucune nouvelle de nos 23 compatriotes kidnappés…Dj Malick demande en vain qu’on lui apporte ses médicaments…”

“Nous n’avons aucune nouvelle de nos 23 compatriotes kidnappés depuis 17 heures et détenus présentement au Camp Diassé dont l’accès est systématiquement refusé à notre avocat Me Khoureïchi Ba. Le camarade Dj Malick, coordonnateur de Luttons contre l’indiscipline au Sénégal (LCIS) demande en vain qu’on lui apporte ses médicaments parce qu’il éprouve des difficultés à respirer compte tenu de l’exiguïté du lieu où ils sont retenus en otages. Ces geôliers disent niet.

En plus de Dj Malick (évacué à l’hôpital), sont kidnappés :

Seydina Mouhamadou Malal Diallo,Askia Mouhammad Touré,Silvestine Mendy,Mohammad Ndiaye,Guy Marius Sagna,Bentaleb Sow,Kadijatou Badiane,Aliou Gérard Koita,Pape Abdoulaye TOURÉ,Daouda TOGOLA,Babacar DIÉMÉ,Mouhamed GUEYE,Beyna GUEYE,Amadou DIALLO,Mame Diarra GUEYE,Thierno Mouhamed Sall,El Hadj Diop,Amidou Sow,Ousmane Sarr,Abdou Karim Gueye,Khadim Mbacké Sall,Fatou Sow
Nos 23 compatriotes étaient en excellente santé au moment de leur enlèvement, et nous les 09 organisations à l’initiative de la manifestation contre la vie chère tenons Macky Sall et son ministre de l’intérieur responsables de ce qui arriverait à nos compatriotes.
Nous interpellons les organisations de défense des droits de l’homme, et tous les sénégalais face au règne de l’ar

MARCHE CONTRE LA HAUSSE DES PRIX : “Noo Lank” et “Nittu Deugg” dénoncent l’arrestation d’une dizaine de leurs membres

“Le collectif Noo lank et le mouvement Nittu Deugg dénoncent l’arrestation abusive d’une dizaine de leurs membres par les forces de police qui les retiennent présentement au commissariat de Grand Dakar.

Selon les informations, les membres suivants sont dans ce lot :

Pape Abdoulaye TOURÉ* (Noo Lank)
Mouhamed DIALLO** (Noo Lank)
Daouda TOGOLA* (Noo Lank)
Babacar DIÉMÉ* (Noo Lank)
Mouhamed GUEYE* (Noo Lank)
Beyna GUEYE* (Nittu Deug)
Amadou DIALLO** (Noo Lank)
Mame Diarra GUEYE* (Nittu Deug)
Thierno Mouhamed Sall ( Nittu Deug)
El hadj Diop ( Nittu Deug)
Le collectif tient le président Macky Sall et ses tontons macoutes totalement responsables de leur bien être et sécurité; et refuse de se faire intimider par cette énième arrestation qui ne fait que prouver que le régime actuel n’a plus que les forces de police pour réprimer la liberté des citoyens de dénoncer la hausse générale des prix et la cherté de la vie.
Un régime qui prétend l’émergence économique et affirme avoir fait de la politique sociale sa stratégie prioritaire depuis 3 ans ne devrait pas avoir peur d’une telle manifestation.
Dans une démocratie, la marche est un droit fondamental. Seul ceux qui ont peur de la libre expression des populations craignent et refusent d’autoriser de telles manifestations.
Le collectif rappelle l’arrêt suivant de la cour suprême ” ” Viole l’article 14 de la loi n° 78-02 du 29 janvier 1978 relative aux réunions, l’autorité administrative qui, pour interdire une manifestation prévue sur la voie publique, s’est bornée à invoquer des menaces de troubles à l’ordre public, sans établir une insuffisance de forces de sécurité nécessaires au maintien de l’ordre.”
Le préfet dispose d’assez de forces de police pour encadrer la manifestation. Il a donc choisi de violer la loi. Au nom de quoi, les sénégalais devrait accepter que leurs droits soient violés de manière aussi flagrante.
Le collectif rappelle aussi avoir accepté de surseoir á sa manifestation annoncée pour la semaine dernière. Mais visiblement, le régime actuel ne connait que la force, la brutalité et n’en a cure du respect des droits fondamentaux et arrêts de la cour suprême. C’est une honte.
Nous n’accepterons jamais que le Sénégal devienne une dictature de ploucs et makysards, incompétents, corrompus et violents.
Les prochaines élections le prouveront á ce régime arrogant qui a déçu la majorité des sénégalais.La lutte continue. Fayou JotnaLe Secretariat Exécutif NationalCe vendredi 17 Septembre 2021″.

ANNONCE DE FRAPP  : Une grève de la faim “d’enseignants victimes de recrutements clientélistes” en cours

“Une grève de la faim vient de commencer au siège du Frapp. Cette grève de la faim est observée par les enseignants qui ont fait entre 02 et 05 ans dans les classes passerelles. Ils sont 210 enseignants des classes passerelles.
Devant être inclus dans le recrutement des 5.000 enseignants, le ministre de l’enseignement n’en a recruté que 29. Les 181 autres enseignants n’ont pas été recrutés car le ministre du président Macky Sall a donné leur place aux enfants et neveux de la clientèle politique de l’Apr (parti du président de la république.
C’est pourquoi, 5 parmi eux ont commencé une grève de la faim illimitée. Toutes les 12h de temps, le nombre de grévistes de la faim augmentera.
Dans d’autres localités du Sénégal, des grèves vont bientôt démarrer.

Qui sont les cinq premiers grévistes de la faim?

– Aminata Sylla, IEF Goudiry, enseignante depuis 04 ans, actuellement en poste à Toumbouguel
– Mama Konté, IEF Sedhiou. Enseignante depuis 02 ans et actuellement en poste à Toubacouta
– Demba Guèye, enseignant depuis depuis 03 ans et actuellement en poste à Missirah Kouthiam
– Adama Dramé, IEF Koungheul, enseignant depuis 03 ans. Actuellement en poste à Keur Ndémé.
– Cheikh Oumar Cissokho, IEF Birkelane, enseigne depuis 3 ans. Actuellement en poste à Keur Ngatta.
Ayant servi l’Etat et le peuple sénégalais pendant toutes ces années, l’Etat recrute des clientéles politiques à leur place. DU DËGG DU YOON!
Le FRAPP demande à l’Etat du Sénégal de corriger cette injustice et de remettre dans leur droit ces vaillants 181 enseignants dont des politiciens veulent voler leurs places”.Dakar le 17 septembre 2021″

Éna–Latif Coulibaly sur l’arrêt de la Cour suprême : «Une décision qui pose problème»

https://lequotidien.sn Le Secrétaire général du gouvernement a réagi hier suite à la suspension par la Cour suprême du Latif Coulibaly (Ecole nationale d’administration) dont les épreuves pour le cycle A devaient démarrer aujourd’hui. Abdou Latif Coulibaly a fait savoir sur la Rfm qu’ils étaient en train de réfléchir sur la question tout en soulignant qu’ils sont préoccupés par une décision de justice qui va techniquement poser des problèmes
 «La Cour suprême demande au gouvernement et la direction de l’Ena de suspendre le concours d’entrée à l’Ena. Nous sommes en train de réfléchir sur la question en étant très attentifs et extrêmement préoccupés par une décision de justice qui aujourd’hui nous pose techniquement des problèmes.» C’est la réaction du Secrétaire général du gouvernement, Abdoul Latif Couli­baly, hier suite à la suspension du concours direct de l’Ena (Ecole nationale d’administration) par la Cour su­prême.

Les raisons de la mise à l’écart des candidats-fonctionnaires

Abdoul Latif Coulibaly, qui s’exprimait sur la Rfm, est revenu sur les raisons qui les avaient poussés à écarter de la liste pour le concours direct de l‘Ena tous les candidats-fonctionnaires. «De quoi s’agit-il ? Il y a des citoyens sénégalais qui ont voulu participer au concours de l’Ena, ils ont déposé leurs dossiers régulièrement au niveau de l’Ena. Et l’Ena est tenue de vérifier si les conditions de participation au concours sont réunies. Il se trouve qu’à l’Ena, il y a deux types de concours, le concours indirect fait par des fonctionnaires et un concours ouvert aux étudiants sortis de l’université, titulaires d’une maîtrise dans des matières qui sont bien précisées. Quand on s’est rendu compte à la vérification qu’il y a des fonctionnaires de l’Etat du Sénégal recrutés dans la fonction publique, après avoir obtenu une maîtrise, qui se sont présentés dans le concours direct, on a estimé compte tenu des règles qui sont à l’Ena que ceux-là ne pouvaient pas se présenter au concours direct pour devenir aspirants à l’intégration à la fonction publique. Puisque les conditions disent : «Si vous êtes déjà fonctionnaire, vous ne pouvez pas demander encore un autre recrutement dans la fonction publique»», a-t-il expli­qué.
Le Secrétaire général du gouvernement, qui précise que «c’est une ordonnance qui est rendue en attendant que la Cour suprême puisse se prononcer dans le fond de cette affaire», ajoute que la Cour suprême a pris cette décision parce qu’ayant «estimé puisqu’on leur a dit : «Vous devez vous présenter dans le con­cours des fonctionnaires»;que cela constitue une rupture de l’égalité des citoyens devant la loi».
Il faut noter que la Cour su­prême a suspendu le concours direct d’entrée à l’Ecole nationale d’administration (Ena) alors que les épreuves d’admission pour le cycle A étaient prévues aujourd’hui et celles du cycle B le 3 octobre prochain. Le Juge de référé administratif a pris cette décision jeudi, après avoir été saisi par des fonctionnaires, qui estiment être lésés par le déroulement du con­cours. En effet, une dizaine d’agents de l’Etat avaient décidé de tenter d’entrer à l’Ena via le concours direct pour le cycle A. Alors qu’ils ont la possibilité de faire le professionnel. Leurs noms figuraient sur la première liste des candidats autorisés à concourir publiée le 6 août 2021, mais une seconde liste sera à nouveau affichée par le Secrétariat général du gouvernement qui organise l’entrée à l’Ena depuis la suppression de la Primature. Publiés le 21 août, les noms des candidats-fonctionnaires seront expurgés de cette liste alors que les tests psychotechniques étaient prévus le 29 août. Cette décision, qui est une première dans l’organisation de ce concours, a surpris les candidats concernés qui ont saisi la Cour suprême.

Réformer les textes régissant le concours

Réformer à l’avenir le concours de l’Ena, tel devrait être l’objectif de l’Etat en révisant les textes législatifs qui régissent ce concours (direct et professionnel). A l’heure actuelle, les candidats-fonctionnaires qui sont admis au concours direct sont obligés de quitter la fonction publique en perdant leur matricule de solde pour retrouver un nouveau matricule et bénéficier d’une bourse le temps de leur formation et réintégrer après celle-ci la fonction publique. Une autre façon de dire que ces candidats-fonctionnaires repartent à zéro après avoir servi l’Admi­nistration pendant de nombreuses années, 5 ans au minimum pour certains. Par Dieynaba KANE – 
dkane@lequotidien.sn

Magal au Sénégal : entretien exclusif avec le porte-parole du khalife général des mourides

https://www.jeuneafrique.com/pays/senegal/Alors que le variant Delta fait des ravages à travers le monde, le Sénégal célébrera un pèlerinage de la confrérie mouride réunissant 4 millions de fidèles. À la veille de ce rassemblement, le porte-parole du khalife général parle à « Jeune Afrique ».
En pleine pandémie du Covid-19, le défi est audacieux, voire périlleux. Les 26 et 27 septembre prochains, les musulmans mourides du Sénégal célébreront à Touba le Magal, ce pèlerinage qui rend hommage à leur fondateur, Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké.
S’il fallait décrire l’ampleur de cette manifestation religieuse typiquement sénégalaise, un seul exemple suffirait : en 2019, à La Mecque, 2,5 millions de musulmans venus du monde entier accomplissaient le Hajj. À Touba, les dernières estimations en date font état de 4 millions de talibés (disciples) réunis pendant 2 à 3 jours dans cette ville qui recense en temps normal 1,5 million d’habitants. Près d’un quart de la population totale du pays se retrouvera donc réunie dans la ville sainte du mouridisme.
Le traditionnel Magal représente un défi en termes de santé publique dans un pays où le taux de vaccination est encore faible (3,3 % de personnes totalement vaccinées, selon le site ourworldindata.org) et où le système de santé était encore engorgé au début du mois d’août.
Alors que Macky Sall est annoncé à Touba ce 18 septembre, où il rencontrera le khalife général Serigne Mountakha Mbacké, le porte-parole de ce dernier, Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, alias « Serigne Bass », a accordé un entretien à Jeune Afrique, recueilli en partenariat avec nos confrères de Emedia et France 24.

Jeune Afrique  : Pour un mouride, que représente le Magal, qui se tient chaque année à Touba en hommage à Cheikh Ahmadou Bamba, réunissant plusieurs millions de talibés ?

Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre  :  Il commémore le départ en exil du Cheikh, déporté au Gabon par l’administration coloniale sur la base de fausses accusations. Serigne Touba a pu surmonter cette épreuve grâce à sa foi en Dieu. Cet exil au Gabon, censé l’éprouver et l’éloigner de son pays et des siens, s’est finalement transformé en une épreuve spirituelle. Bien sûr, il faut être croyant pour comprendre cette dimension spirituelle de la vie du Cheikh.
Grâce à Dieu, il en est sorti indemne et il a choisi d’appeler ses disciples, mais aussi tous ceux qui ont de l’affection pour lui, à venir célébrer le Magal afin de l’aider à rendre grâce à Dieu. C’est pourquoi un mouride, qui sait la portée de ce ndigël [commandement religieux, NDLR] est prêt à se ruiner pour l’événement.
Ce que Serigne Touba représente au Sénégal ne fait pas l’objet de débat : dès qu’on dit « le grand marabout », c’est lui que l’on évoque, alors même qu’avant lui il y avait eu bien d’autres guides religieux. Il n’est pas le premier d’entre eux, mais il a acquis cette notoriété grâce à sa foi et à sa façon de procéder, bien qu’il ait connu, initialement, la solitude dans sa voie.

Malgré la pandémie, le Magal s’était tenu en octobre 2020 et il en ira de même cette année, les 25 et 26 septembre. Les mourides ne craignent-ils pas le Covid-19 ?

Il ne faut pas croire que les mourides nient l’existence de la maladie. Mais pour eux, la croyance est au-dessus de tout. Leur foi est puissante. Ils croient en la parole du marabout au point de se dire qu’en lui obéissant, rien de répréhensible ne peut leur arriver. Et cela ne date pas d’aujourd’hui.
Même les Français avaient remarqué, il y a plus de cent ans, que ceux qui s’engageaient dans la voie du mouridisme n’entraient pas dans l’armée. Ils préféraient attendre un ordre du Cheikh plutôt que d’obéir au colon. En outre, tout le monde sait qu’à l’époque être soldat était particulièrement difficile. Mais Serigne Touba avait finalement accepté d’envoyer au front certains de ses disciples durant la Grande Guerre, en 1914-18. En ce temps-là, le ministre français des Colonies avait fait l’éloge de ces soldats, soulignant leur endurance et leur abnégation, lesquelles s’expliquent par le fait qu’ils obéissaient aveuglément au Guide.

NOUS SOMMES CONSCIENTS DE L’IMPORTANCE DES MESURES-BARRIÈRES;MAIS POUR NOUS, LE NDIGËL EST LE PLUS PUISSANT

Pour en revenir à votre question, les mourides croient, bien sûr, à la réalité de cette pandémie. Mais, dans le même temps, ils estiment que leur foi ne leur permet pas de rester sourds à l’appel de Touba. Et ils préfèreraient mourir plutôt que de vivre sans obéir à cet appel. Ce n’est pas du fanatisme, mais l’âme d’un mouride est ainsi faite. Nous sommes conscients de l’importance des mesures-barrières ; mais pour nous, le ndigël est le plus puissant.
À l’issue du précédent Magal, en 2020, les acteurs sanitaires n’ont noté aucune résurgence de la pandémie. Aussi nous rendons grâce à Dieu, qui amène la maladie et qui la guérit. L’année dernière, la peur des Sénégalais était plus marquée puisqu’il n’y avait pas encore de vaccin disponible. Nous pensons donc que le meilleur est à venir, même si la maladie poursuit sa route.

Vous-même, êtes-vous vacciné ? Le khalife général l’est-il ? A-t-il donné des consignes en ce sens aux talibés mourides ?

Je ne peux me prononcer sur le cas de Serigne Mountakha Mbacké. Mais en ce qui me concerne, oui, je suis vacciné. Nous n’avons pas donné de consignes parce qu’il s’agit d’une question relative à la santé, qui dépend de l’appréciation personnelle de chacun. Certains sont rassurés par la vaccination, d’autres ne le sont pas. Moi-même, je me suis fait vacciner parce que cela me rassure. Et j’ai vu énormément de personnes autour de moi se faire vacciner, même si elles n’en font pas état.

Conseillez-vous le vaccin aux populations ?

Le khalife, qui doit me donner son autorisation pour en parler, ne l’a pas encore fait. Donc je ne saurais me prononcer sur cette question.

Outre le vaccin, il existe d’autres mesures de prévention comme, par exemple, le port du masque. Lors de la précédente édition du Magal, en 2020, le khalife exhortait les pèlerins à porter le masque, comme lui-même le fait en toutes occasions. Cette année, y a-t-il un ndigël en ce sens ?

Bien sûr ! Un comité est spécialement déployé pour veiller à la prévention et à la sensibilisation de la population concernant la maladie, notamment en rappelant ce que sont les mesures-barrière. Le khalife a prononcé un ndigël, comme l’année dernière, et ce comité travaille d’arrache-pied en tenant en compte d’un élément nouveau  : le vaccin, qui rassure davantage les fidèles.
Nous avons pleinement conscience de la pandémie et nous faisons tout pour éviter qu’elle se propage. La preuve : vous verrez toujours le khalife porter son masque, montrant ainsi l’exemple.

En juillet-août, la troisième vague, liée au variant delta, a aggravé la situation sanitaire au Sénégal. Ne craignez-vous pas de nouvelles contaminations après le Magal ?

À l’heure où nous parlons, nous portons notre foi en bandoulière et espérons que les choses seront meilleures cette année. D’autant que la pandémie était plus inquiétante en 2020, puisque les autorités sanitaires ne savaient pas vraiment comment y faire face.
Aujourd’hui, au moins, il y a le vaccin. Et beaucoup, parmi nous, vont y penser. En août dernier, un million de fidèles ont répondu à l’appel du khalife lors d’une célébration. Cela en avait inquiété plus d’un, compte tenu de l’augmentation du nombre des contaminations dans le pays à cette période. Mais aucune conséquence négative n’en a résulté. Et actuellement, le nombre des contaminations diminue. Nous espérons que cette tendance va se poursuivre, par la grâce de Dieu !
CHEZ LE MOURIDE, LE NDIGËL POURRAIT SE TRADUIRE PAR « DÉVOTION TOTALE »

En Arabie Saoudite, le Hajj a été considérablement restreint pour éviter la propagation de la pandémie. Pourquoi n’avoir pas adopté une telle mesure pour le Magal ?

Chez le mouride, le ndigël pourrait se traduire par « dévotion totale ». Quand on s’engage dans la voie mouride, on fait allégeance au marabout en lui disant, en substance  : « Je me soumets à vous dans la vie sur terre et dans l’au-delà. » Donc, ne pas respecter le ndigël reviendrait à se renier. Mais pour celui dont la croyance n’est pas aussi forte, le fait de ne pas participer au Magal n’enlève rien à sa « mouridité » ; il ne sera pas pour autant exclu de la communauté. Sa détermination est tributaire de son caractère et du degré de sa croyance. Mais notre vœu est que tous les mourides célèbrent le Magal à Touba.

Avez-vous adapté le déroulement du Magal en fonction de la situation sanitaire ?

Effectivement, nous avons apporté des innovations en matière d’organisation. Par exemple, nous avions l’habitude d’organiser des colloques dans de grandes salles, mais aussi à travers le monde, avec beaucoup d’invités venant de tous les horizons. En raison de la pandémie, nous avons allégé ce dispositif ainsi que la cérémonie officielle, qui se déroulera dans les mêmes conditions qu’en 2020. Nous éviterons l’affluence sous une grande tente et nous avons écrit aux différents ambassadeurs accrédités au Sénégal, qui ne seront pas invités cette année.
Quant aux grandes conférences en présentiel, où nous étions contraints de refuser du monde en raison de l’affluence, elles se tiendront en ayant recours à l’Internet. Partout, dans la diaspora, il sera donc possible d’y assister à distance. Ce principe sera également valable pour les autres événements, notamment les rassemblements prévus dans la grande mosquée de Touba. Nous respecterons l’impératif de distanciation sociale et nous travaillons main dans la main avec les services de l’État.

Touba exerce une influence importante dans la vie politique sénégalaise. Tous ceux qui aspirent à diriger le pays, tout comme les présidents en exercice, y viennent régulièrement. Qu’est ce qui l’explique ?

Ce n’est pas difficile à comprendre : les mourides sont nombreux. Autrefois, la ville ne comptait pas plus de mille maisons. Aujourd’hui elle rassemble 1,5 million d’habitants. De plus, lorsqu’on parle de Touba il ne s’agit pas seulement des résidents de la ville mais de tous les mourides sénégalais, lesquels incarnent la parole du khalife. C’est à travers cette parole que les mourides mesurent l’importance d’un candidat politique pour Touba. Si ce dernier croit au khalife, les disciples seront derrière lui ; dans le cas contraire, ce candidat ne les intéressera pas.
Puisque les politiciens courent après les « voix », ils sont obligés de passer par Touba, d’autant qu’être en odeur de sainteté auprès du khalife est une source de satisfaction personnelle dans tous les domaines de la vie. Elimane Ndao  envoyé spécial à Touba, avec Mehdi Ba–Traduit du wolof par Ndèye Codou Fall, directrice d’Ejo Editions (Dakar)

LES PIQUES DE L’AS DE WEEK-END

SenePlus  |   Publication 18/09/2021

Cri de colère de l’avocat des activistes

Me Cheikh Khoureysi Ba a crié son ras-le-bol sur sa page Facebook après avoir fait le tour des commissariats de police de Dakar pour rencontrer ses clients. A l’en croire, Guy Marius Sagna et compagnie qui ne voulaient que crier leur ras-le-bol en notre nom à nous tous, subissent une détention arbitraire. Selon lui, les activistes sont en train de vivre dans leur chair les affres d’un véritable crime d’Etat parce que l’Etat est en vacance de sa propre légalité, lorsqu’il viole ses propres lois. Me Ba prévient que ce comportement ne restera pas sans conséquence. En fait, dénonce-t-il, les 23 manifestants sont privés d’eau, de nourriture et de toute possibilité de bénéficier de la simple assistance d’un avocat. Il voit derrière l’attitude de la police une volonté de se venger des activistes. Parce que la manifestation interdite par le préfet de Dakar s’est quand même tenue. Cette fois, les Guy Marius Sagna et Cie ont innové en adoptant la «stratégie de l’escargot» qui a consisté à manifester et à faire des live tout en restant à l’intérieur de véhicules 4×4 verrouillés devant des policiers «ridiculisés et impuissants, tournés en bourrique car incapables d’esquisser le moindre geste parce qu’ils ne s’attendaient manifestement pas à ça», dira l’avocat. La robe noire pense que la police n’a certainement pas digéré ce coup de Jarnac qui a fait de ses hommes déployés sur la place de l’obélisque la risée des curieux et de la toile.

Guy Marius Sagna et compagnie introuvables

Restons avec Cheikh Khoureysi Ba qui estime que la police s’est vengée en faisant disparaître les activistes. Pour les assister vaille que vaille, Me Ba a été ballotté depuis 17h jusque dans la soirée. L’avocat s’est rendu d’abord au poste de police de Grand-Dakar d’où il a été appelé par 08 manifestants, il s’est rendu par la suite aux commissariats du Point-E puis de la Médina et enfin au commissariat central au cœur de la Sûreté Urbaine. Partout, dit-il, la stratégie du faux-semblant a été déployée avec un art consommé de la comédie qui cache mal la frustration de ce jour et qui n’honore pas, loin s’en faut, la police nationale. Il n’a vu aucun activiste. Il a poursuivi son périple au camp Abdou Diassé, «ce camp de concentration qui ne dit pas son nom et où, dit-il, un sous-officier particulièrement violent était visiblement chargé de l’accueil… pour lui transmettre «l’information sciemment mensongère que ses clients n’étaient pas sur les lieux». Avant de l’inviter à circuler. L’avocat retourne au commissariat de Bel-Air. Il est rentré sans voir ses clients. D’où sa colère. Il a tenu, toutefois, à remercier un capitaine qui a permis à Dj Malick de la ligue contre l’incivisme et l’indiscipline de lancer un SOS parce qu’il est asthmatique et a besoin en urgence d’une assistance respiratoire.

Liberté provisoire pour les 23 habitants de Diass

Les 23 habitants de la commune de Diass, qui ont été arrêtés mercredi dernier lors d’une violente manifestation contre l’accaparement de 31ha de leurs terres, ont fait face hier au procureur du tribunal de Mbour. Après leur inculpation par le procureur, ils ont obtenu la liberté provisoire. Toutefois, ils devront revenir au tribunal le 28 septembre pour leur procès. Pour apaiser la tension, les travaux sont arrêtés et les gendarmes ont quitté Diass. Grâce à ce climat de décrispation, les villageois qui avaient promis de manifester hier (vendredi) ont finalement sursis à la rencontre. Toutefois, ils continuent de réclamer la restitution des 31ha pour l’extension du village Sakhirate.

Le ministre des Affaires Etrangères du Mali au Sénégal

Le ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération internationale du Mali, Abdoulaye Diop, a été reçu hier dans l’après-midi par le Président Macky Sall. M. Diop a transmis le message du colonel Assimi Goïta, chef de l’Etat du Mali, au Président Macky Sall, avant de remercier le Sénégal au nom du peuple malien. Le ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération internationale a rappelé les relations séculaires dont il est lui-même un symbole, ajoutant que l’expérience et l’engagement du Président Macky Sall à leurs côtés devraient aider le Mali à sortir de la crise. Les barrières du débarcadère de Gorée ont cédé Les barrières du débarcadère de Gorée ont fini par céder, exposant ainsi les populations de l’Ile et les visiteurs. Pourtant, les autorités ont alerté sur la vétusté des barrières. Mais, les autorités portuaires ont pris des mesures pour éviter tout accident au débarcadère.

Me Sèye «condamne» les deux députés de Bby

Si Me Ousmane Sèye était à la place du procureur de la République, Serigne Bassirou Guèye, actuellement, les députés de la majorité présidentielle, Boubacar Biaye et El Mamadou Sall cités dans une affaire de trafic de passeports diplomatiques allaient être traduits devant la justice des flagrants délits. S’exprimant hier, lors d’un point de presse organisé par la Coalition Pour l’Emergence (Cpe), la robe noire a indiqué que les députés de Benno doivent être poursuivis. Me Ousmane Sèye considère ce que la presse a rapporté dans cette affaire comme des cas de flagrants délits, étant donné que des passeports diplomatiques avec des ayants droit qui n’en avaient pas le droit et des faux certificats de mariage ont été retrouvés sur les mis en cause. Pour l’avocat, l’immunité parlementaire ne veut pas dire l’impunité. Mieux, dit-il, elle ne joue pas à tous les coups, surtout en matière de flagrant délit. A l’en croire, l’immunité parlementaire n’empêche pas la police d’entendre les suspects, parce que la loi dit : en cas de poursuite, c’est le procureur qui déclenche la procédure. Maintenant, si la police vous entend et transmet le procès-verbal au procureur et qu’il décide de vous poursuivre, c’est là où il va demander la levée de votre immunité parlementaire, explique Me Sèye. Par ailleurs, Me Ousmane Sèye a fait le compte rendu de la réunion de Benno Bokk Yaakaar avec la Cpe qu’il dirige et leur préparation en perspectives des élections locales.

Vidéo fuitée de Bougazelli : la gendarmerie apporte des précisions

https://actunet.net Seydina Fall alias Bougazelli est de nouveau au-devant de la scène médiatique après que la vidéo de son arrestation a été fuitée sur internet. L’ancien député qui avait perdu son immunité à cause de cette affaire s’est empressé d’accuser un agent de la Section de recherches qui, d’après lui, est la personne qui a filmé la scène.
Mais ces accusations ont été fortement rejetées par certains hommes en bleu, interrogés par ‘’SourceA’’ dans sa parution de ce samedi. Ces derniers, selon le journal, ont assuré que la fuite peut venir de n’importe où, sachant que l’élément vidéo a été versé dans le dossier qui a été transmis au parquet et qui est actuellement en instruction.
En d’autres termes, renseigne ‘’SourceA’’, les pandores disent que l’élément vidéo était censé aussi se trouver au tribunal. En tout cas, le concerné, à savoir Bougazelli, affirme qu’il va porter plainte pour tirer cette affaire au clair.

Mr le président de la république : l’Assemblée nationale, serait-elle devenue, sous votre magistère, un sordide repaire de malfrats de tout acabit ? Par Boubacar  SADIO

L’Assemblée nationale, jadis composée et animée par d’honorables et respectables députés, serait-elle devenue, sous votre magistère, un sordide repaire de malfrats de tout acabit ?
Monsieur le Président de la République, il serait tout à fait normal et légitime de se demander pourquoi je mets permets de vous interpeller sur des sujets concernant l’Assemblée nationale. En effet, nous sommes censés vivre dans une république démocratique ou est consacrée la séparation des pouvoirs entre l’exécutif, le législatif et le judiciaire. Une séparation qui devrait garantir la liberté et le droit de chacun de ces rois pouvoirs de s’administrer et de fonctionner selon des règles et des principes propres définis au préalable par notre Constitution. Malheureusement, et c’est vraiment de le constater, nous ne sommes pas, au Sénégal, dans le schéma d’une véritable démocratie répondant aux standards et normes classiques. D’aucuns diraient même que notre démocratie est cosmétique et que notre république pourrait être qualifiée de bananière. C’est, peut-être, un peu trop tirer par les cheveux, mais toujours est-il que tous les observateurs sérieux et objectifs admettent que dans notre pays il n’y a qu’un seul pouvoir, celui de l’exécutif, du Président de la république, en somme le vôtre.
Monsieur le Président de la république, c’est amère de la constater et regrettable de le dire, notre république n’existe, ne vit et ne fonctionne qu’à travers vos seuls pouvoirs institutionnels et personnels. Les pouvoirs législatif et judiciaire n’existent que de nom et sont totalement  sous votre autorité, sous votre emprise et sous votre contrôle ; les plus méchants diront sous votre férule, ce qui n’est point loin de la réalité. Le pouvoir judiciaire que d’éminents penseurs considèrent comme le dernier rempart contre la dictature, l’arbitraire et les abus de pouvoir, est totalement à votre service. La justice est instrumentalisée, à la limite de la réification, avec un certain nombre de magistrats, notamment ceux de la haute hiérarchie, à la dévotion totale de l’exécutif et prompts à exécuter sans état d’âme vos desiderata. Cette soumission est obtenue à travers la pratique d’une forme de corruption consistant à l’octroi d’avantages, de privilèges et de faveurs indes de toutes sortes. La justice, au Sénégal, a dévié, à plusieurs occasions et en plusieurs circonstances, de sa trajectoire et de se principes d’égalité et d’équité symbolisés par la balance.
Monsieur le Président de la République, quant à notre inutile et tristement célèbre assemblée nationale, elle ne répond plus, depuis longtemps, aux attentes des Sénégalais très déçus par ses prestations, particulièrement par rapport à la présente législature considérée comme la plus nulle, la plus inutile et la plus catastrophique de l’histoire de l’institution parlementaire de notre pays. Le premier handicap et facteur à son émancipation est la présence à sa tête d’un vieillard grabataire, sénile et impotent qui a réussi l’extraordinaire prouesse d’avoir eu une vie politique transversale unique qui a débuté avec le Président Léopold Sédar Senghor, en passant par Abdou Diouf et Abdoulaye Wade pour se poursuivre avec son petit fils, le Président Macky Sall.  Le Président de l’assemblée nationale qui donne l’impression de vouloir défier la marche inexorable du temps, refuse d’admettre qu’il est au crépuscule de sa vie biologique et politique, qu’il est en fin de cycle. L’actuel Président de l’assemblée nationale qui aurait dû et pu être une référence historique et une véritable icône de l’histoire de notre pays, s’est rabaissé en vendant son âme au diable, en se donnant totalement et entièrement à vous et en livrant l’institution parlementaire à la merci de l’exécutif qui, de manière éhontée et dégradante, s’en sert en l’utilisant comme une instance de faire valoir et cautionnement de ses loi scélérates. Le Président de l’assemblée nationale est toujours en posture de reptation permanente et de soumission devant vous ; son attitude ne s’explique que par son gout immodéré des délices et lambris du pouvoir. Il y a aussi le fait qu’il n’a pas été élu par ses pairs, c’est vous qui l’avez nommé et imposé, il vous est donc redevable en tout et pour tout ; et pour vous manifester sa reconnaissance, il s’est juré de ne jamais être en travers de votre volonté, de vos désirs. « Dafa djebelou »
Monsieur le Président de la République, il y a que le mode de scrutin pour les  élections législatives ne permet une bonne et correcte représentation des différentes forces politiques. Les députés élus ne sont pas l’émanation du choix des populations, ils sont désignés par les appareils politiques qui, le plus souvent, ne font que traduire les choix du chef. Alors que vous sollicitiez les suffrages des Sénégalais, vous avez dénoncé dans plusieurs de vos discours le mode d’élection des députés en critiquant le système de la liste majoritaire qui fausse le jeu. Bientôt dix ans que vous êtes à la tête du pays, pas une seule fois vous n’avez cherché à modifier ce mode de scrutin que vous dénonciez avec  tant de conviction et de véhémence, encore une de vos incohérences. La parité a fait siéger beaucoup de femmes qui, en toute objectivité, n’ont pas leur place dans l’hémicycle. Tous les députés de la majorité vous doivent leur présence à l’assemblée nationale. Pour rappel, faisant preuve de ponce pillatisme et de lâcheté, les instances de votre coalition vous avaient donné carte blanche pour établir les listes nationale et départementale. Aussi est-il fort aisé de comprendre pourquoi, ces députés, sans gêne ni honte, se réclament « députés de Mcky Sall ». Ce sont des béni oui-oui qui appartiennent à un troupeau dont le propriétaire n’est personne d’autre que vous. Nous n’avons pas des représentants du peuple, mais de vils, serviles et dociles lascars à votre dévotion totale, des parangons achevés de « ndoungourous ».Il n’a jamais été enregistré chez les députés de la majorité un seul geste, un seul acte ou un seul sursaut patriotique pour défendre le peuple ; ils ont de tout temps versé et se sont toujours complus dans la pusillanimité et la veulerie.
Monsieur le Président de la République, votre responsabilité personnelle morale et politique est fortement engagée dans ce qui passe présentement au niveau de l’assemblée nationale, notamment par rapport aux comportements  indignes, déshonorants, honteux et insultants des députés de votre coalition. C’est vous, en personne, qui les avez choisis et installés dans l’hémicycle sans aucune enquête sur leur moralité, les seuls critères étant leur supposée représentativité ou l’estime personnel que vous éprouvez pour les uns et les autres. C’est désastreux et catastrophique ce qui se passe présentement à l’assemblée nationale du Sénégal ; on y note des comportements relevant de la haute délinquance et du grand banditisme. Notre assemblée nationale, jadis composée et animée par d’honorables et respectables députés, civilisés et imbus de culture démocratique et politique, est devenue un lieu mal famé, un sordide repaire ou grouille une faune exécrable de malotrus de toutes sortes. Et, vous en êtes le principal responsable tant du point de vue moral que politique ; chacun des députés de la majorité ayant été choisi par vous-même sur la base de la carte blanche qui vous a été donnée.
Monsieur le Président de la Republie, c’est sous votre magistère qu’un député a été appréhendé en flagrant délit pour falsification de monnaies et de devises en cours légal. La flagrance ne faisait aucun doute, les faits étant constants. A l’époque, certainement sur instructions de l’exécutif, il a pu bénéficier d’une libération immédiate qui lui avait permis de dissiper le matériel utilisé, de faire disparaitre des éléments de preuve et d’entrer en contact avec d’éventuels complices. Après quelques semaines de détention, le fameux député, sous le fallacieux et très commode prétexte d’une maladie imaginaire ou à tout le moins d’une pathologie exagérée, a pu bénéficier d’une liberté provisoire qui, s’il s’agit d’un partisan du pouvoir, équivaut à une liberté définitive. Quant aux opposants, ils sont toujours placés sous contrôle judiciaire, une épée de Damoclès toujours suspendue sur leur tête en guise de chantage.  Ce député qui vous est très proche, a été le chantre et le héraut zélé de votre troisième mandat. Ce même député, sachant et conscient que votre régime promeut les contre valeurs et les antis valeurs, a eu l’outrecuidance de vouloir présider aux destinées d’une mairie de la banlieue.
Monsieur le Président de la République, un autre député de votre écurie, réputé être votre proche ami, a menacé de tuer avec sa machette, toute personne qui s’aviserait de s’opposer à votre troisième candidature ; des propos comminatoires extrêmement graves qui avaient suscité l’émoi et l’effroi au sein de la population. Malheureusement, à la très grande déception des Sénégalais qui s’attendaient à une réaction vigoureuse de votre part, vous ne vous êtes même pas désolés de tels propos, refusant de les condamner en votre qualité de gardien de la constitution. Ne dit-on pas que ne dit mot consent ? Au contraire, à l’occasion d’une réunion du secrétariat exécutif national, vous et votre ami député vous êtes permis de vous en gausser. Vous avez poussé l’insouciance, l’inconscience et la désinvolture jusqu’à persifler sur la religion. N’a-t-il pas dit que si vous lui demandez d’apostasier, il le fera sans état d’âme ; une façon de dire que s’il avait à choisir entre vous et le prophète(PSL), il vous choisirait sans hésiter. Voilà le type d’individus que vous avez désignés pour siéger à l’assemblée nationale. Sur de votre soutien, à caractère purement ethnique, il a osé, en pleine séance parlementaire, menacer de trucider à la machette un collègue de l’opposition. Par votre silence, votre manque total de réaction devant de telles dérives ethniques et attentatoires à la cohésion sociale et à l’unité nationale, vous encouragez les manifestations identitaires et sectaires, toutes choses nuisibles à la bonne marche d’une république.
Monsieur le Président de la République, voilà que nous tombe en pleine figure ce scandale portant sur un réseau de trafic de faux passeports diplomatiques impliquant des députés de la majorité présidentielle, des députés que vous avez personnellement choisi de manière discrétionnaire pour qu’ils siègent au sein de l’hémicycle. Ce scandale, le plus grand jamais connu dans l’histoire de notre représentation nationale, éclate à point nommé pour confirmer mes propos selon lesquels notre Assemblée nationale un terreau fertile, un lieu de prédilection pour une faune exécrable de faussaires, de malotrus et d’hommes de corde et de sac qui s’y adonnent à toutes les formes de délinquance. Vous auriez pu limiter le bénéfice des passeports diplomatiques aux seuls députés. Pourquoi en avoir élargi l’obtention aux  épouses et aux progénitures ?  Aujourd’hui la très mauvaise réputation de notre Assemblée nationale a fortement entamé notre crédibilité à l’internationale ; et ce sera difficile d’y remédier avec une diplomatie atone et aphone. Hélas ! Comme toutes affaires impliquant des affidés du pouvoir, il n’y aura aucune suite judiciaire sérieuse. On fera du formalisme judicaire pour calmer les esprits pour après procéder à un enterrement de première classe du dossier.
Monsieur le Président de la République, la peur nous envahit, l’angoisse nous étreint, vos compatriotes regardent, dans la plus totale l’impuissance, leur pays aller à la dérive, sombrer vers un avenir et des lendemains incertains. Nos dirigeants oppriment et répriment sans état d’âme, se nourrissent de notre chair, sucent notre sang et s’abreuvent de notre sueur. Des dirigeants incapables de faire face à la flambée des prix et à la montée des périls. L’Assemblée nationale, à travers une représentation dévaluée, a totalement démissionné de ses responsabilités constitutionnelles, s’abstenant volontairement d’exercer son rôle de contrôle et d’évaluation de l’exécutif. Quant à la justice, pourtant composée d’éminents et très compétents magistrats, elle a globalement choisi de se complaire dans le déni de justice.
Monsieur le Président de la République, s’il y’a un domaine où vous avez été très brillant et excellent, où vos talents extraordinaires et exceptionnels ont été reconnus unanimement par tous vos compatriotes, c’est dans le ‘’Njucc- Njacc’’ que vous avez reconnu publiquement avoir pratiqué. Dieu seul sait que vous vous verriez décerner le Prix Nobel du ‘’Njucc- Njacc’’ à l’unanimité du Jury. Il me plait, ici, de citer mon ami Khalifa SALL qui disait « Le Président Macky SALL doit comprendre qu’on ne dirige pas un pays par la ruse ». Je fais mienne cette réflexion pleine de sens et de profondeur. Quel minable bilan à présenter aux populations ! Quel legs appauvri à offrir aux générations futures de la part d’un Président né après les indépendances et qui avait séduit les Sénégalais avec les fameux slogans  : « La patrie avant le parti », « Une gouvernance sobre et vertueuse ». Des jeux de mots et des fantaisies lexicales qui se sont révélés comme une vraie arnaque politique, une supercherie et des boniments. Vos propos figuraient dans le registre d’un discours populiste captieux et spécieux destinés à surprendre la vigilance des populations et à abuser de leur confiance et de leur naïveté, pour un seul objectif, accéder aux pouvoirs pour jouir de ses lambris et de ses délices, en connivence et en partage avec vos proches, amis, parents et partisans.
Doit-on s’étonner que dans notre pays dont vous avez en charge les destinées, explosent et prolifèrent autant de scandales portant sur de faux billets, de faux passeports diplomatiques, de faux diplômes, de faux actes d’état civil, de faux certificats de résidence etc. ? Nous vivons présentement dans une république de la ‘’falsocratie’’. Pouvait-il en être autrement quand c’est le Chef lui-même qui donne et rythme le tempo du ‘’Njucc- Njacc’’?
Monsieur le Président de la République, le constat est amer et douloureux, vous avez lamentablement échoué dans la gestion du pays. De 2012 à aujourd’hui, vous n’avez pas posé un seul acte, pris une seule initiative et mené une seule action qui aura marqué la vie de notre pays dont les populations pourront se souvenir. Du point de vue économique le pays s’est appauvri ; une récente étude a révélé qu’il y a six millions de pauvres au Sénégal. Du point de la vie politique, le pays a connu une très grande régression démocratique au point de recevoir des leçons de pays comme la Mauritanie et le Niger qui n’ont connu que des régimes militaires. Votre magistère est caractérisé par une parole instable, des promesses non tenues, des engagements non respectés, des parjures, des reniements et des abjurations publiques. On serait en droit de considérer votre passage à la tête de notre pays comme une douloureuse parenthèse qui, cependant, aura eu la vertu de dessiller les yeux des Sénégalais pour mieux les orienter dans leurs choix futurs.Le pouvoir au Peuple. TERMINUS 2024.Dakar le 15 Septembre 2021.Boubacar  SADIO,Commissaire divisionnaire de police de classe,Exceptionnelle à la retraite.

Ces opposants versatiles qui font l’affaire de Macky Sall Par Marvel Ndoye

Les sénégalais ne doivent pas se méprendre dans les prochains choix à effectuer au sein de la classe politique ou la société civile lors des joutes électorales à venir.
Macky Sall est certes le pire choix que le Sénégal puisse faire de toute son existence jusqu’à l’extinction du soleil, mis à part Idrissa Seck qui fort heureusement a déjà rejoint les poubelles de l’histoire politique du Sénégal. Il n’y a certes non plus rien à conserver dans l’entourage actuel de Macky Sall. Tout est à jeter, soit en prison à perpétuité, soit dans les égouts de l’histoire.

Cependant les sénégalais doivent aussi se méfier de certains acteurs politiques se disant de l’opposition qui affichent de la tortuosité ou de la versatilité. Si durant l’opposition ils font déjà montre de tels traits de caractère, qu’en sera-t-il lorsqu’ils auront les pouvoirs en mains à l’issue d’élections locales, législatives ou présidentielles ?  

En observant les sorties malheureuses d’une certaine opposition, Thierno Bocoum et Bougane Gueye Dani pour les plus bruyants et pleurnichards, nous pouvons constater qu’ils ont du jour au lendemain changé d’humeur, de discours, de cibles, d’avis sur des personnes et organisations. Le pire est que ce virage à 190° n’a pour raison profonde que des intérêts personnels, des ambitions personnelles, un égo démesuré, des états d’âmes difficiles à contenir, au diable le Sénégal et les sénégalais. Ils sont impardonnables pour plusieurs raisons  :
Bougane, Thierno & Cie ont pendant des années dit tout le bien que l’on pouvait penser sur certaines personnes et organisations, ont loué leur courage et leur patriotisme, ont compati à leurs déboires avec le régime corrompu en place, se sont joints à eux dans certains combats. Je veux parler de Ousmane Sonko, Khalifa Sall, Moustapha Sy, Pastef, Takhawou Dakar, PUR, PDS, etc… qui se décidés à discuter pour former une coalition.
Un jour, parce que Thierno apprend que ces personnes ou organisations discutent entre elles sans le convier, il décide alors d’ameuter l’opinion et la presse pour pleurnicher, pour jeter l’opprobre sur ceux qui l’ont ignoré, pour soutenir contre eux tout le contraire de ce qu’ils disaient des années durant, allant jusqu’à des qualificatifs les plus extrêmes.
Un autre jour, parce que Bougane se voit invité à consulter et adhérer si possible à un contrat (ou une charte) qui à la lecture ne satisfait pas à ses intérêts et ambitions personnelles, alors lui aussi emboite le pas à Thierno Bocoum, se mettant à pleurnicher sur tous les toits, à soutenir lui aussi tout le contraire de ce qu’il disait hier sur ces personnes et organisation. Il est allé jusqu’à affirmer qu’ils sont pires que les membres du régime criminel en place. Donc pour Bougane, ces personnes ont fait pire que piller le pays et tué des sénégalais. Voilà donc comment Bougane traite ceux qui ne prennent pas suffisamment en compte ses intérêts personnels, et ceux de son mouvement.

Pourtant il aurait fallu tout simplement à Thierno Bocoum de respecter la liberté d’association d’autres sénégalais sans sa participation, même si il sent ainsi s’envoler ses chances de bénéficier d’un mandat électif.  

Pourtant il aurait fallu à Bougane de tout simplement décliner la proposition d’association qui lui a été faite et poursuivre son chemin seul ou avec d’autres.
Mais nos deux compères, pour leurs ambitions personnelles, n’ont pas hésité une seconde à tenter d’affaiblir des acteurs significatifs de l’opposition radicale, à les désigner aux yeux des citoyens comme les nouvelles cibles prioritaires à abattre, à risquer de faire le sale boulot pour Macky Sall, au diable la volonté des sénégalais d’en finir avec ce régime kleptocrate et criminel.
Thierno Bocoum et Bougane Gueye Dani sont d’autant plus impardonnables lorsque l’on constate que les membres de la grande coalition n’ont pas abondé comme eux sur le même terrain des attaques en dessous de la ceinture au lendemain des désaccords.
Se tromper de cible, se dédire, se contredire, faire le jeu de Macky Sall à ce point comme ils l’ont fait du jour au lendemain, juste parce qu’ils voient leurs intérêts personnels ou ambitions personnelles menacées, démontre la grande tortuosité et la versatilité de leurs auteurs, ce qui appelle tout un chacun à s’en méfier dès à présent. Ceux qui détournent les sénégalais de la cible principale qu’est ce régime d’hyper kleptomanes qui se goinfrent du sang et des larmes de son peuple, sont à laisser de côté. A bon entendeur ! MARVEL NDOYE


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