Revue de Presse du Samedi 18 Avril 2020

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L’Afrique face au Covid-19: un tournant critique ?

Par Le Point Afrique (avec AFP)–EN DIRECT. Selon les projections de l’OMS, le Covid-19 pourrait toucher 10 millions de personnes en six mois. De quoi augmenter la pression chez les dirigeants.

-10 millions de cas de Covid-19 d’ici trois à six mois

Selon un modèle provisoire, les cas de coronavirus en Afrique pourraient passer de quelques milliers à 10 millions d’ici trois à six mois, selon un responsable régional de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Mais Michel Yao, chef des opérations d’urgence pour l’OMS Afrique, a déclaré jeudi que c’était une projection provisoire qui pourrait changer. Il a noté que les prévisions les plus défavorables pour l’épidémie d’Ebola ne se sont pas réalisées parce que les gens ont changé leur comportement à temps. « Cela reste à peaufiner », a-t-il déclaré lors d’une téléconférence avec les médias. « Il est difficile de faire une estimation à long terme, car le contexte change trop et aussi les mesures de santé publique, lorsqu’elles sont pleinement mises en œuvre, peuvent effectivement avoir un impact. »

OMS [email protected]_Afrique

Au 17 avril 2020 : Les cas de #COVID19 en Afrique montent à 18 000 – avec plus de 900 décès.
Consultez les chiffres par pays sur le tableau de bord COVID-19 de l’OMS pour la Région Afrique : https://arcg.is/XvuSX 
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Plus globalement, l’agence s’alarme de la progression rapide de la pandémie de coronavirus en Afrique, tout en estimant qu’à ce stade elle peut encore être contenue. Au cours de la semaine écoulée, il y a eu une hausse de 51 % du nombre de cas recensés sur le continent, et une hausse de 60 % du nombre de décès, d’après le directeur général de l’OMS, l’Éthiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus. « Compte tenu de la difficulté d’obtenir des kits de diagnostic, il est probable que les nombres réels soient plus élevés », a-t-il affirmé au cours d’une conférence de presse virtuelle depuis Genève.

La barre des 1 000 décès atteinte en Afrique

La pandémie du nouveau coronavirus a fait 1 000 morts en Afrique depuis son apparition en Chine en décembre, dont les trois quarts en Algérie, en Égypte, au Maroc et en Afrique du Sud, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles vendredi à 20 heures GMT. Selon les chiffres officiellement recensés – 1 000 décès pour 19 334 cas –, l’Afrique est avec l’Océanie l’un des continents les moins touchés par la pandémie, qui a tué au moins 150 147 personnes dans le monde. L’Algérie est le pays d’Afrique qui déplore le plus grand nombre de décès sur son sol (364), devant l’Égypte (205), le Maroc (135) et l’Afrique du Sud (50).

Pour la CEA, le Covid-19 pourrait faire 300 000 morts

C’est ce qu’a déclaré vendredi la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA) dans un rapport. Selon la CEA, le rapport « COVID-19 : protéger la vie et les économies africaines » est l’aboutissement d’analyses et de consultations approfondies avec des représentants clés de la société civile, des institutions financières internationales et du secteur privé. La cheffe de l’institution, Vera Songwe, a déclaré que 100 milliards de dollars étaient nécessaires pour « fournir de toute urgence et immédiatement un espace budgétaire à tous les pays pour aider à répondre aux besoins immédiats des populations en matière de protection sociale ».
[email protected]_OFFICIAL
Notre nouveau rapport – #COVID-19 : SAUVER DES VIES ET L’ÉCONOMIE – Disponible en téléchargement ici : https://www.uneca.org/fr/publications/le-covid-19-en-afrique-sauver-des-vies-et-l%E2%80%99%C3%A9conomie …#IDEAS2Action #Covid19inAfrica
Selon les estimations de l’agence onusienne, la pandémie pourrait ralentir la croissance économique du continent « de 3,2 à 1,8 % dans le meilleur des cas, poussant près de 27 millions de personnes dans l’extrême pauvreté ». L’Afrique est particulièrement sensible, car 56 % de sa population urbaine est concentrée dans des bidonvilles ou des logements informels et que seuls 34 % des ménages africains ont accès à des installations de base où se laver les mains, a-t-elle ajouté. « Les coûts économiques de la pandémie ont été plus élevés que l’impact direct du Covid-19. Sur l’ensemble du continent, toutes les économies souffrent du choc soudain qui frappe les économies. La distance physique nécessaire pour contrôler la pandémie est en train d’étouffer et de noyer l’activité économique », a déclaré Songwe. Elle a appelé à des efforts concertés pour maintenir le commerce en circulation, en particulier dans les fournitures médicales essentielles et les aliments de base, avec une forte poussée des politiques pour lutter contre l’idée d’imposer des interdictions d’exportation. Le rapport propose que la propriété intellectuelle sur les fournitures médicales, les nouveaux kits de test et les vaccins soit partagée pour aider le secteur privé africain à jouer son rôle dans la réponse.

L’Afrique a besoin de 44 milliards de dollars en plus

À Washington, la Banque mondiale et le FMI ont indiqué qu’il manquait 44 milliards de dollars au continent pour lutter contre la pandémie. Créanciers officiels et privés ont mobilisé ou pourraient mobiliser jusqu’à 70 milliards de dollars, mais l’Afrique a besoin de 114 milliards, selon ces institutions. « Ensemble, les créanciers officiels ont mobilisé jusqu’à 57 milliards de dollars pour l’Afrique en 2020 », indiquent-ils dans un communiqué commun. Sur les 57 milliards, plus de 36 milliards proviennent du FMI et de la Banque mondiale, qui ont versé environ 18 milliards chacun. Cette somme est allouée pour fournir des services de santé « de première ligne, soutenir les pauvres et les vulnérables ». Il s’agit en outre de « maintenir les économies à flot face au pire ralentissement économique mondial depuis les années 1930 », ont-ils expliqué.

Au Malawi, le confinement suspendu par une décision de justice

La justice du Malawi a suspendu vendredi pendant une semaine l’entrée en vigueur, prévue ce samedi, du confinement national décrété par les autorités pour ralentir la pandémie de coronavirus. Le président Peter Mutharika avait annoncé mardi soir à la télévision à ses compatriotes qu’ils devraient rester chez eux pendant au moins trois semaines. « Si nous ne prenons pas garde, le Malawi pourrait perdre jusqu’à 50 000 vies, il faut agir maintenant », avait-il plaidé. Selon le dernier bilan des autorités, 17 cas de contamination ont été rapportés dans le pays, dont 2 mortels. Mais une organisation non gouvernementale, la Coalition des défenseurs des droits humains (HRDC), a sollicité devant la justice le report de l’ordre présidentiel au motif qu’il n’était accompagné d’aucune mesure d’aide aux plus démunis. Le tribunal n’a pas motivé son jugement et doit examiner le fond du dossier ultérieurement.

Indomitable [email protected]

Depressing footage from my friends in Malawi.People are protesting against the lockdown because the Govt has no social security benefits put in place so people are without incomes,no food,no basics. This is exacerbated by political tension in the country @samirasawlani #COVID19
Le Malawi est considéré comme un des pays les plus démunis au monde. Selon la Banque mondiale, plus de la moitié (51,5 %) de ses 17 millions d’habitants vit sous le seuil de pauvreté. Jeudi et vendredi, des milliers de vendeurs informels ont manifesté dans plusieurs villes du pays pour prévenir les autorités qu’ils ne respecteraient pas l’ordre de confinement et qu’ils poursuivraient leurs activités pour nourrir leurs familles.

Au Soudan, le gouverneur de Khartoum limogé

Le Premier ministre civil, Abdallah Hamdok, a limogé jeudi le gouverneur de Khartoum, le lieutenant général Ahmed Abdoun Hamad. Le motif ? Ce dernier avait refusé d’appliquer l’interdiction des prières collectives en raison des mesures de confinement. Comme de nombreux pays africains, le Soudan a une incidence relativement faible avec 32 cas confirmés et 5 décès dus au Covid-19, mais les autorités craignent qu’une épidémie plus importante ne submerge rapidement le système de santé délabré du pays. Selon le général Ahmed Abdoun, les autorités civiles n’ont pas l’autorité d’interdire les rassemblements du vendredi et du dimanche dans les mosquées. Il a donc refusé de quitter son poste, accentuant un peu plus la fracture de plus en plus réelle au sein du Conseil suprême au pouvoir, qui est composé de civils et des généraux de l’armée et qui est censé conduire le pays vers des élections démocratiques en 2022. Le contexte est d’autant plus explosif que les partisans de l’ancien président Omar el-Béchir manifestent régulièrement dans la capitale pour exiger la démission du gouvernement, et ce, malgré l’interdiction des rassemblements. À compter de ce samedi, la capitale Khartoum est totalement confinée pendant trois semaines.

Au Togo, la population dénonce les violences policières

Le Collectif des associations contre l’impunité au Togo (CACIT) a annoncé, vendredi, des plaintes contre les auteurs des bavures commises par les forces de sécurité et de défense sur les citoyens lors du couvre-feu. Exemple : cette semaine, un journaliste a été passé à tabac par les forces de l’ordre à Lomé et a rendu l’âme sans que le gouvernement ait donné plus d’informations sur ce cas. « Ces bavures sont avérées et donc nous avons espoir que ceux qui posent de tels actes ne resteront pas effectivement impunis. Nous gardons espoir que, dès que nous allons introduire les plaintes devant les juridictions, la justice va faire son travail et que ces personnes vont pouvoir répondre de leurs actes », a déclaré sur RFI le président du ACIT, Claude Amegan. Le couvre-feu débuté au Togo depuis le 2 avril dernier pour limiter la propagation du coronavirus donne lieu à des bavures. Selon le collectif, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général Yark Damehane, a soutenu que « ces actes de violences et de bavures ne resteront pas impunis » et que « les auteurs seront condamnés ». Un numéro gratuit, le 1014, a été instauré pour permettre à la population de signaler les voies de fait des forces de sécurité et de défense.

Malgré les critiques, l’Afrique du Sud maintient l’interdiction de la vente d’alcool

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a annoncé vendredi le maintien, malgré les nombreuses critiques, de l’interdiction de la vente d’alcool qui accompagne le confinement total du pays pour cause de pandémie de coronavirus. En même temps qu’il a demandé fin mars à ses 57 millions de compatriotes de rester chez eux, M. Ramaphosa a interdit jusqu’au 30 avril au moins toutes les activités jugées « non essentielles », dont la vente d’alcool et de cigarettes. Son ministre de la Police, Bheki Cele, s’est mué en champion de la prohibition et a donné à ses agents l’ordre de traquer sans relâche les contrevenants. Statistiques à l’appui, M. Cele a affirmé que cette interdiction avait favorisé un net recul de la criminalité dans le pays depuis le début du confinement. Il a même publiquement envisagé de la maintenir à l’avenir. Cette politique suscite un vif mécontentement des consommateurs, comme des entreprises de la filière. Une association de propriétaires de bars et de buvettes de la province du Gauteng – celle de Johannesburg et de la capitale Pretoria – a formellement demandé au chef de l’État de lever la mesure. « L’interdiction des ventes d’alcool est confirmée », a fait savoir le chef de l’État vendredi soir dans un communiqué. « En tant que tel, l’alcool ne peut être considéré comme un bien essentiel. C’est même un obstacle à la lutte contre le coronavirus. » À l’appui de sa démonstration, M. Ramaphosa a aussi rappelé les « liens avérés » entre l’alcool et la criminalité, les accidents de la route et autres urgences médicales. Avant de rappeler à la filière qu’elle bénéficiait, comme d’autres secteurs de l’économie, du plan de soutien financier du gouvernement.

La justice nigériane doit gérer les multiples cas de violences

Plus de 140 personnes ont été présentées vendredi devant un tribunal du Nigeria, accusées de meurtres, de cambriolages et de violences de rue pendant le confinement imposé pour tenter d’enrayer la propagation du coronavirus, a annoncé la police. Ces suspects ont été déférés devant un tribunal de l’État d’Ogun, qui jouxte la capitale économique nigériane, Lagos. « Il s’agit de 142 personnes accusées de meurtres, de cambriolages, de possession illégale d’armes et de troubles à la paix publique », a déclaré à l’AFP le porte-parole de la police, Abimbola Oyeyemi. Les suspects sont notamment accusés d’avoir terrorisé des habitants et des automobilistes lors de vols à main armée, a ajouté le porte-parole, selon lequel ces délinquants appartiennent à des gangs de rue. « Ils ont également violé l’ordre de confinement du gouvernement en se déplaçant sans autorisation », a indiqué M. Oyeyemi. Ces suspects ont été maintenus en garde à vue dans l’attente d’une nouvelle audience du tribunal. La crainte d’une augmentation de la criminalité et d’émeutes est grande, le confinement et autres restrictions empêchant des millions de personnes pauvres du secteur informel de pouvoir aller travailler pour survivre. Ces derniers jours, des habitants de plusieurs quartiers de Lagos et d’Ogun sont descendus dans les rues pour se défendre eux-mêmes après des informations faisant état d’une série d’attaques de bandits armés. Les forces de sécurité ont de leur côté tué 18 personnes depuis fin mars au Nigeria, accusées de ne pas avoir respecté les mesures de confinement, selon la commission nationale de surveillance des droits de l’homme. Selon les derniers chiffres officiels, 442 cas d’infection par le coronavirus ont été recensés au Nigeria, dont 13 mortels.

Coronavirus: FMI et Banque mondiale appellent à soutenir l’Afrique

WASHINGTON (Reuters) – Le Fonds monétaire international (FMI), la Banque mondiale et des dirigeants africains ont appelé vendredi à une rapide action internationale pour aider les pays d’Afrique à faire face à l’épidémie de coronavirus qui va provoquer cette année une contraction de 1,25% de l’économie du continent, un plus bas inédit.
L’Afrique manque de ressources et d’infrastructures médicales pour lutter contre la crise sanitaire et a besoin d’au moins 114 milliards de dollars pour répondre à des besoins financiers urgents, a déclaré la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, à des membres de gouvernements, de l’Onu et d’autres représentants.
Malgré les promesses de soutien de la part de créanciers bilatéraux, multilatéraux et privés, il manque au continent africain autour de 44 milliards de dollars, ont dit des représentants lors d’une conférence sur l’Afrique organisée en ligne dans le cadre des réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale.
“Cette pandémie a déjà eu un impact dévastateur sur l’Afrique et ses effets vont s’accentuer à mesure que le taux d’infection va progresser. Il s’agit d’un revers pour le progrès que nous avons accomplis pour éradiquer la pauvreté, les inégalités et le sous-développement”, a dit le président sud-africain Cyril Ramaphosa, qui préside l’Union africaine.
Dans un communiqué commun publié par le FMI et la Banque mondiale, il a ajouté qu’un “soutien plus important était nécessaire pour s’assurer que les pays africains sont en mesure de répondre efficacement à la crise sanitaire et aux défis économiques”.
Le FMI et la Banque mondiale ont prévenu dans un compte-rendu commun que le déficit sanitaire en Afrique et l’état de santé d’une grande partie de la population du continent pourraient entraîner une propagation plus importante et plus mortelle de l’épidémie de coronavirus.
Selon des estimations, 36 milliards de dollars seront nécessaires pour soigner les patients souffrant du COVID-19 si 10% de la population africaine venait à être infectée, et ce coût pourrait considérablement augmenter si la crise sanitaire venait à se prolonger.
Le président de la Banque mondiale a déclaré que celle-ci avait déjà fourni une aide de secours à 30 pays du continent africain et que d’autres mesures allaient être engagées.
“Personne ne peut rester sur la touche. On ne peut laisser aucun pays derrière dans notre réponse”, a dit David Malpass.
Il a indiqué que sur les 160 milliards de dollars d’aide que la Banque mondiale devrait fournir au cours des quinze prochains mois, 55 milliards de dollars seraient alloués à l’Afrique.
Plus tôt vendredi, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a estimé que le continent africain avait besoin de plus de 200 milliards de dollars pour faire face au coronavirus.Andrea Shalal et David Lawder; version française Jean Terzian

Allô Afrique, ici Bretton Woods !

https://www.lepoint.fr/afrique/Avant les dernières décisions sur le moratoire de la dette des pays pauvres, Banque mondiale et FMI avaient envoyé des signaux d’approche. Récit.
Début avril, la Banque mondiale a précisé sa mobilisation et notamment une « aide rapide » de 14 milliards de dollars afin de renforcer l’action des pays en développement face à la pandémie de Covid-19. En agissant vite, elle espérait bien que ces pays pourraient se relever plus rapidement. « Le Groupe de la Banque mondiale prend des mesures rapides et de grande envergure pour réduire la propagation de Covid-19 et nous avons déjà des opérations d’intervention sanitaire en cours dans plus de 65 pays », a précisé son président, David Malpass.
Cette aide d’urgence devrait être étendue. Il faut dire que les défis que pose la pandémie de Covid-19 sont colossaux, tant sur le plan sanitaire, économique que social. Afin d’aider les pays à protéger les populations pauvres et vulnérables, soutenir les entreprises et favoriser le redressement de l’économie, la Banque mondiale a prévu de fournir jusqu’à 160 milliards d’engagements au cours des 15 prochains mois.

Intervention d’urgence

Une première série de soutien d’urgence a concerné 25 pays dont 11 africains de la part de r la Banque mondiale. L’objectif est de faciliter l’accès aux fournitures médicales indispensables en intervenant après des fournisseurs pour le compte des gouvernements. Cette réponse d’urgence a notamment prévu de fournir du matériel de laboratoire, d’améliorer les systèmes de surveillance et la formation du personnel en première ligne. Cela passe par la mise à disposition des gants, masques et respirateurs portables, mais au vu de la course mondiale aux masques que se livrent tous les grands pays, avec surenchères au pied de l’avion, détournements de cargaisons et transports sous escorte, il est légitime d’avoir du mal à imaginer comment les pays africains vont pouvoir s’approvisionner correctement. L’aide d’urgence a consisté également à accompagner les pays dans l’installation de soins dédiés et la mise en place de système de veille sanitaire et de renforcement de la recherche médicale.
L’accès à ces aides s’est fait via un mécanisme de financement accéléré dédié à la crise du Covid-19. Sur ces premières opérations, la Banque mondiale a déjà alloué 270 millions pour 11 pays africains (1,9 milliard au total). « Le cas de la République démocratique du Congo illustre l’éventail de l’aide : dépistage précoce du virus et recherche des personnes contacts, mise en place d’un cordon sanitaire pour limiter la propagation à partir de la capitale du pays, ou encore déploiement à grande échelle de campagnes d’information. À terme, ces nouveaux financements sont prévus pour aussi permettre de rénover et équiper les principaux centres de soins primaires afin qu’ils puissent fonctionner dans le respect indispensable des normes de lutte contre la pandémie », a détaillé la Banque mondiale. Le pays a bénéficié d’une aide de 47,2 millions de dollars. D’autres décaissements, sur le même mécanisme, sont prévus pour plus de 40 pays.

Redéploiement et soutien à l’économie

Dans l’ensemble des régions du monde, la Banque mondiale s’est employée à redéployer des ressources au sein de ses projets en cours, pour un montant global de 1,7 milliard de dollars, à travers des processus de restructuration, d’activation des composantes d’intervention d’urgence et des dispositifs de financement conçus pour les catastrophes, y compris les pandémies. Enfin, un programme économique de plus grande envergure qui pourrait mobiliser jusqu’à 160 milliards de dollars au cours des 15 prochains mois est prévu par la Banque mondiale.
L’appui aux entreprises, afin de limiter les conséquences économiques et les pertes d’emploi passe au sein du groupe Banque mondiale, par la Société financière internationale (SFI), la branche en charge de l’appui au secteur privé. Celle-ci a, pour sa part, mobiliser 8 milliards de dollars. Son objectif : lancer des investissements rapides dans quelque 300 entreprises et institutions financières.

Le FMI aux avant-postes

Pour sa part, le Fonds monétaire international avait annoncé dès le 4 mars, mettre à disposition une ligne de crédit 50 milliards de dollars pour lutter contre la pandémie. Sur ces 50 milliards, 10 milliards pourront être prêtés à taux zéro, au titre de la Facilité de crédit rapide (FCR) et remboursables sur dix ans. « Ces sommes seront prêtées en fonction de quatre facteurs que sont la solidité du système de santé, la vulnérabilité aux chocs de prix, la dépendance aux exportations de matières premières et enfin la marge de manœuvre budgétaire de l’État », a précisé Kristalina Georgieva, directrice du FMI, ajoutant que l’Afrique subsaharienne serait « prioritaire » dans le processus.
Une vingtaine de pays africains avaient déjà réclamé des lignes de crédits auprès du FMI. Et pas seulement les plus pauvres. Le Ghana, qui aspire au statut de pays émergent, en a fait la demande, mais aussi l’Afrique du Sud. L’institution a déjà approuvé un soutien à Madagascar de 166 millions de dollars, au Togo de 97 millions et au Rwanda de 109,4 millions. Ce mois-ci, neuf demandes sont en cours d’examen, celles du Gabon, de la Tunisie, du Tchad, du Sénégal, du Ghana, du Niger, du Burkina Faso, du Cameroun et de la République centrafricaine.

Esprits critiques

Cette mobilisation si rapide n’est pas sans arrière-pensées. Une flambée de la pandémie en Afrique, dans un temps décalé, anéantirait les efforts faits dans les pays déjà frappés par la pandémie avec un risque d’une deuxième vague d’infection et le retour au confinement et à l’arrêt de l’économie.
Des inquiétudes sont aussi nées face à une montée de l’endettement en général, et en particulier pour les pays africains. Une centaine d’organisations et d’ONG, dont Oxfam et Save The Children, ont demandé aux institutions de Bretton Woods de passer à une étape supérieure, c’est-à-dire « annuler immédiatement le remboursement et le paiement des intérêts pour le restant de 2020 pour les pays qui sont le plus dans le besoin ».
Cette position n’est pas si éloignée de celle prônée par le directeur du département Afrique du FMI, Abebe Aemro Selassie. Ce dernier a précisé, auprès de l’agence Bloomberg, qu’il espérait que les gouvernements, y compris la Chine, respecteraient les appels du FMI et de la Banque mondiale à suspendre les paiements de la dette bilatérale des pays les plus pauvres du monde, faisant observer que le FMI a déjà commencé à alléger la dette de certains pays africains pour leur permettre de dépenser davantage pour les soins de santé.
Finalement, le G20 s’est prononcé, 15 avril, pour un moratoire d’un an sur la dette pour les pays les plus pauvres. « Nous applaudissons la décision du G20, de donner une suite favorable à notre appel », se sont félicitées dans une déclaration commune les deux institutions financières, promettant aussi qu’elles « agiront sans délai pour répondre à la demande que (leur) fait le G20 d’appuyer cette initiative en collaborant étroitement avec ces pays de manière à tirer le meilleur parti de cette bouée de sauvetage. Nous avons plaidé en faveur de cette initiative liée à la dette et nous sommes déterminés à prendre toutes les mesures possibles pour venir en aide aux populations pauvres. »
Même si les réunions de printemps des institutions de Bretton Woods ont permis d’envoyer des signaux de compréhension de la complexité de la situation, le doute n’est pas permis que l’immensité des besoins sera difficile à satisfaire et que les crédits alloués seront jugés insuffisants.  Par Sylvie Rantrua

La BCEAO a terminé 2019 avec au moins 7162,4 milliards FCFA d’avoirs dans divers comptes en France

(Agence Ecofin) – Les avoirs extérieurs de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) dans divers comptes en France ont atteint au moins 7162,4 milliards FCFA à la fin de l’année 2019, a appris l’Agence Ecofin du rapport financier de cette institution pour l’année concernée. Ce chiffre ne prend en compte que les avoirs en or logés à la Banque de France, et les réserves de change du compte d’opérations du Trésor public français.
Cela représente en valeur absolue une augmentation de l’ordre de 1796,8 milliards FCFA, soit l’équivalent de +33,5%. La valeur de l’or de la BCEAO gardé dans la Banque de France est passée de 754,5 milliards FCFA à 910,1 milliards FCFA. Cette évolution est davantage le fait d’une réévaluation des stocks déposés dans cette institution par la Banque centrale commune aux pays de l’UEMOA, suite à la hausse des prix du métal jaune sur le marché mondial.
Les avoirs dans le compte d’opérations quant à eux ont augmenté de 36% en valeur relative, et de 1641 milliards FCFA en valeur absolue. L’utilité de ces réserves de change est de soutenir les opérations d’importations de l’UEMOA et généralement, elles ont une contrepartie en monnaie locale déjà créée par les banques commerciales locales.
La gestion des contreparties des stocks d’or n’est par contre pas très précise, surtout lorsque la hausse des réserves est le fait d’une amélioration des prix et non de l’acquisition supplémentaire de métaux auprès des producteurs. Rappelons que cette zone économique compte plusieurs pays reconnus comme de gros producteurs d’or, à l’instar du Burkina Faso, du Mali et du Sénégal.
Cette question autour des avoirs extérieurs de la BCEAO logés en France ne manquera pas d’alimenter la réflexion sur la réforme des accords monétaires entre l’UEMOA et la France dont les grandes lignes ont été annoncées en décembre 2019 par les présidents français Emmanuel Macron et ivoirien Alassane Ouattara. Un des changements sera le transfert des réserves de change du compte d’opérations du Trésor public français vers les comptes logés au sein de la BCEAO.
Le retrait des dépôts en or n’a pas été cité dans ce processus qui devrait prendre effet dès le début du mois de juillet 2020. Depuis le début de l’année, l’UEMOA comme beaucoup de régions économiques souffre des effets du covid-19 sur les chaînes de valeur mondiales.
Si le prix de l’or a de nouveau augmenté et les prix du pétrole baissé, celui du cacao une des principales sources de devises de la sous-région est en repli. Les prochaines statistiques macroéconomiques publiées par la Banque centrale apporteront des réponses sur la situation de la position extérieure de la sous-région au terme du premier semestre 2020.Idriss Linge

Plongeon des exportations au mois de janvier

https://www.lejecos.com/Les exportations de biens sont évaluées à 149,6 milliards au mois de février 2020 contre 261,3 milliards un mois auparavant, soit une baisse de 42,8% (-111,8 milliards).
Selon la Direction de la planification et des études économiques (Dpee), cette situation est essentiellement liée aux produits alimentaires (-67,8 milliards), à l’acide phosphorique (-14,1 milliards), à l’or non monétaire (-11,8 milliards), aux produits pétroliers (-7,3 milliards) et aux engrais minéraux et chimiques (-2,4 milliards).
En glissement annuel, note la Dpee, les exportations de biens ont reculé 12,6% (-21,6 milliards), en liaison avec l’acide phosphorique (- 15,0 milliards), l’or non monétaire (-10,9 milliards), le titane (- 4,3 milliards) et le zircon (-1,4 milliard).
En revanche, les produits alimentaires, les produits pétroliers et le ciment ont connu des hausses respectives de ventes à l’étranger de 5,2 milliards, 3,7 milliards et 2,2 milliards. La progression des exportations de produits alimentaires est attribuable aux produits halieutiques (+2,1 milliards), légumes frais (+1,5 milliard) et produits arachidiers (+1,4 milliard). En cumul sur le premier bimestre 2020, les exportations de biens se sont consolidées de 58,9 milliards par rapport à la même période un an auparavant, du fait, notamment, des produits alimentaires (+57,4 milliards), des pétroliers (+16,8 milliards), de l’or brut (+2,6 milliards) et du ciment (+1,2 milliard).
Toutefois, la Dpee souligne que les exportations d’acide phosphorique, de titane, de zircon et d’engrais minéraux et chimiques se sont respectivement contractées de 17,5 milliards, 3,0 milliards, 3,0 milliards et 2,1 milliards, sur la période. La hausse des exportations de produits alimentaires est, essentiellement, liée aux produits arachidiers (+48,2 milliards), aux légumes frais (+4,9 milliards) et aux produits halieutiques (+3,9 milliards).Adou FAYE

COVID-19–LE NOUVEAU DISPOSITIF D’ACCOMPAGNEMENT DE LA BCEAO

NETTALI.COM – La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest a mis sur place un dispositif d’accompagnement dans le cadre de la gestion du coronavirus.
Celle-ci permet aux établissements de crédit d’élargir la mesure de report des échéances aux prêts accordés aux salariés du secteur privé ainsi qu’aux entreprises individuelles affectées par la crise sanitaire pour une durée de trois mois renouvelable une fois.
Sous ce rapport, les mesures de report couvrent l’ensemble des entreprises affectées par la pandémie et il revient aux établissements de crédit d’évaluer la situation de leurs clients. La Banque centrale affirme avoir déjà pris les mesures d’envergure pour l’accès des établissements de crédit dans le cadre de l’atténuation des effets de la pandémie. Toutefois, les situations particulières pourraient être examinées par les services de l’institution d’émission et des mesures exceptionnelles pourront suivre. Dans ce dispositif d’accompagnement, les salariés continueront à percevoir l’intégralité de leurs revenus.
En outre, la BCEAO prévoit de veiller à ce que le report d’échéances ne génère pas de coûts supplémentaires en intérêts, frais ou pénalités de retard pour le client. Ce report ne constitue pas un abandon de la créance, ni en capital ni en intérêts ; il s’agit, pour les établissements, d’arrêter le cours des intérêts et d’attendre que leurs clients concernés reviennent à une meilleure fortune.

 Macky Sall pourrait allonger la durée de 18 heures à 7 heures du matin

http://www.dakarmatin.com/La Rts 1 annonce dans une publication (authentifiée) que le Président Macky Sall pourrait allonger la durée du couvre-feu de 18 heures à 7 heures du matin. Selon les informations de Libération online, Macky Sall a fait la révélation dans un entretien qui sera diffusé dans quelques minutes sur Rfi et France 24. «C’est imminent », ajoute une source autorisée à Libération online indexant la propagation de la contamination communautaire du coronavirus.
Les mêmes sources renseignent que sur Tv5, qui a aussi eu un échange avec le Président, le Chef de l’Etat sénégalais a demandé à Trump de revenir sur sa décision de suspendre la contribution américaine à l’Organisation mondiale de la Santé (Oms)

PROFESSEUR MOUSSA SEYDI, CHEF DU SERVICE DES MALADIES INFECTIEUSES DE FANN: «Je ne connais pas Raoult, cette démarche que j’ai vis-à-vis de la chloroquine n’a rien de sentimentale »

Libération Sénégal online-Dans un entretien avec «Marianne », le professeur Moussa Seydi est largement revenu sur l’utilisation au Sénégal de la chloroquine pour traiter les patients atteints de la Covid-19. Parlant des travaux de l’infectiologue marseillais Didier Raoult, le chef du service des maladies infectieuses et tropicales de Fann affirme : «Cette étude a des failles et des imperfections mais j’ai trouvé ses résultats intéressants malgré tout. Comme le docteur Raoult, nous avons constaté une baisse de la charge virale au bout d’une semaine. Ce qui induit une guérison plus rapide. Le rapport bénéfice/risque est en faveur des bénéfices. Je considère que je ne perds rien en apportant ce traitement à mes patients. D’autant plus que je n’ai pas constaté d’effets secondaires. Pour l’heure, les résultats sont là. S’ils se confirment à long terme, tant mieux, on continuera. Sinon, on arrêtera. En attendant nous avons une attitude raisonnable. Nos patients sont suivis comme dans un essai clinique. Par ailleurs je tiens à préciser que je ne connais pas Didier Raoult. Je ne l’ai jamais rencontré et ne savais pas qu’il avait vécu à Dakar. Cette démarche que j’ai vis-à-vis de la chloroquine n’a donc rien de sentimentale. C’est de l’ordre de l’urgence médicale ».
Il ajoute : «De manière générale, je peux vous dire que nous remarquons l’efficacité de l’hydroxychloroquine lorsqu’on l’administre à des patients qui n’ont pas atteint un certain stade de la maladie. Quand on a besoin d’une aide respiratoire, l’hydroxychloroquine n’est pas utile car l’avancée de la maladie est trop importante. La molécule a une utilité pour empêcher les cas de s’aggraver ». Parlant de la situation de l’épidémie en Afrique, Moussa Seydi tire encore le sonnette d’alarme : «Le pire n’est pas encore arrivé et nous souhaitons que cela n’arrive jamais, mais nous devons continuer de nous préparer. A l’heure où nous sommes, le fait que la catastrophe ne soit pas arrivée ne veut pas dire que nous en sommes exemptés. C’est l’erreur fatale, c’est l’erreur monumentale, c’est l’erreur inacceptable à ne pas commettre. Nous devons considérer que le pire peut encore arriver sur le continent africain. Parce que c’est quand on se prépare au pire que l’on peut faire face en situation de difficulté ».

Macky tire la sonnette d’alarme: «L’accroissement des cas communautaires, la situation est grave»

http://www.dakarmatin.com/Ces derniers jours, les cas communautaires se démultiplient et se répandent dans le pays. Aujourd’hui vendredi, le patient atteint de covid-19, qui a rendu l’âme à Ziguinchor, est issu de la transmission communautaire. Suffisant pour que le président de la République monte au créneau.
«L’accroissement des cas communautaires est plus que préoccupant. C’est une situation grave!  Ensemble, mes chers compatriotes», a fait publier le chef de l’Etat sur twitter.
Il appelle les populations à la vigilance et au respect des mesures édictées pour éviter une propagation générale.Youssouf SANE

Macky Sall prend la défense du Pr Raoult: «quand on est en urgence on peut quand-même se passer de certains protocoles en période normale»

http://www.dakarmatin.com/Critiqué par la communauté scientifique pour n’avoir pas respecté le protocole en vigueur dans le domaine, le professeur Didier Raoult a obtenu le soutien du Président de la République. Dans une interview accordée à Rfi et France 24 Macky Sall estime que dans ce contexte d’urgence sanitaire, le bon sens voudrait qu’on adapte les règles à la circonstance.
«Je dois saluer les résultats des travaux du Pr Didier Raoult. Je suis d’autant plus heureux que c’est un natif de Dakar et donc du Sénégal et il continue de travailler avec nos médecins à travers ses laboratoires. Je pense que pendant une crise comme celle-là, on peut voir ce qui peut soigner d’abord les malades, après la polémique va se poursuivre. Parce que naturellement quand on est en urgence on peut quand-même se passer de certains protocoles en période normale», peste-t-il.Mansour SYLLA

La France suspend sa fourniture de médicaments au Sénégal

http://www.dakarmatin.com/La France a décidé de ne plus fournir de médicaments au Sénégal, même s’il épuise son stock. La décision a été prise par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) qui interdit toute exportation de médicaments de coronavirus et spécialités d’anesthésie-réanimation et de médecine d’urgence.
Selon le journal L’Observateur qui donne la nouvelle dans sa livraison de ce samedi, ce sont au total 39 médicaments qui sont visés par l’interdiction de la France d’exporter des médicaments.
La directrice générale adjointe de l’ANSM, Docteur Christelle Ratignier-Carbonneil, a adressé une lettre aux  pharmaciens grossistes répartiteurs du Sénégal pour les informer de cette décision avalisée par Emmanuel Macron.
La France évoque l’article L-5111-4 du Code de la santé publique «afin d’éviter toute rupture d’approvisionnement préjudiciable à l’organisation des soins et susceptible de mettre directement en jeu la vie des patients concernés»

LA SANTÉ PUBLIQUE À L’ÉPREUVE DU COVID-1 Par Dr Mohamed Lamine LY

Sous nos cieux, la santé publique, a souvent été considérée par nos décideurs et les classes possédantes comme une médecine au rabais destinée aux pauvres.  Il faut reconnaître, que jusque-là, elle continue de concentrer ses efforts dans la maîtrise de défis, que les experts de la santé globale regroupent pudiquement sous le vocable d’agenda inachevé, dont la plupart sont liés à la pauvreté et au sous-développement. Il s’agit des maladies transmissibles, de la malnutrition et des taux élevés de mortalités maternelle et infanto-juvénile, autant de problématiques que le développement socio-économique et les progrès de la médecine ont rendu quasi-obsolètes dans les pays du Nord.

IMPACT DE L’INFECTION À VIH EN AFRIQUE

Mais l’avènement, aux tous débuts des années 80, de l’infection à VIH, allait changer la donne.
Cataloguée, initialement, à tort ou à raison, comme une maladie de riches et puissants libertins occidentaux, ce qui boosta la recherche médicale pour trouver des remèdes, elle finit par connaître, en Afrique au sud du Sahara, une expansion rapide, avec atteinte préférentielle des couches socialement vulnérables. Cela était dû à la faiblesse des systèmes sanitaires africains confrontés à des défis gigantesques et dépourvus de moyens.
Pour éviter une catastrophe humanitaire programmée, la communauté internationale, dut se résoudre à mettre en place des stratégies inspirées de la santé publique, qui connut un renouveau.

LA GLOBALISATION DES RISQUES AVEC LE SRAS

Mais c’est l’apparition du SRAS, en 2002, en Chine, qui va marquer un véritable tournant dans le domaine de la santé publique moderne. Depuis lors, l’humanité a connu plusieurs épidémies de même nature, comme la grippe aviaire à A/H5N1, la grippe A/H1N1, le MERS-CoV, la grippe aviaire A/H7N9.
Pour la première fois, l’humanité est confrontée à des agents pathogènes nouveaux, facilement transmissibles (voie aérienne), habituellement rencontrés dans le monde animal, dont l’identification fait souvent perdre un temps précieux, avant l’élaboration de plans de riposte.
Cela donne lieu à des affections virales, d’allure grippale, très contagieuses, impossibles à éradiquer par un traitement étiologique et n’ayant pas encore de vaccin.
Leur spécificité réside dans le fait que ces affections ont un fort potentiel de désorganisation de la société (panique généralisée, paralysie des systèmes productifs…) et que les mesures préventives préconisées par les autorités sanitaires sont revêtues du sceau de l’urgence, quelquefois revêtu d’un manteau de sécurité nationale.

MENACES SUR LA CIVILISATION HUMAINE AVEC LE COVID-19

La nouveauté, concernant le COVID-19 est que ce virus allie une rapidité de propagation inouïe à une virulence inédite responsable d’un débordement rapide des structures de soins et d’une mortalité importante, certes moindre que celle des grands fléaux qui ravagent nos pays sous-développés, mais plus spectaculaire et plus médiatisée.
Étreints par l’incertitude et l’angoisse existentielle, les citoyens des pays occidentaux en arrivent à se familiariser avec les  courbes épidémiques, qui côtoient désormais les bulletins météorologiques dans la presse aussi bien écrite que celle audiovisuelle.
La pandémie actuelle, est une zoonose née d’une promiscuité amplifiée par la surpopulation dans certains pays, entre hommes et animaux. Elle illustre parfaitement la place centrale que vont désormais jouer les problématiques écologiques, au-delà du changement climatique, sur la préservation de la santé aussi bien humaine qu’animale, selon le vocable pertinent de « One Health ».
Le COVID-19, comme les autres maladies émergentes compromet l’accessibilité aux soins et la continuité de la prise en charge d’autres affections, en raison de difficultés d’accès aux structures sanitaires submergées de patients graves et contagieux, de ruptures de stocks de médicaments, entre autres.
Nous citerons, comme exemple, la maladie à virus Ébola en Afrique de l’Ouest, en 2014, dont le taux de mortalité – dans le même laps de temps – était même inférieur à celui d’autres affections transmissibles (paludisme, diarrhées, tuberculose, VIH…).
Concernant la pandémie actuelle due au COVID-19, il s’agit plutôt, dans le contexte de pays développés, des maladies non transmissibles telles que le diabète, l’hypertension qui constituent, d’ailleurs, des facteurs aggravants de l’affection, surtout quand ils ne sont pas bien suivis et équilibrés.

LE DROIT À LA SANTÉ POUR TOUS

La pandémie actuelle a mis en évidence le fait qu’à cause des politiques de libéralisation sauvage prônant le désengagement de l’État, des secteurs sociaux, les systèmes sanitaires de pays réputés riches se sont considérablement affaiblis. Cela a eu pour conséquences l’exposition des personnels de santé à des risques inconsidérés (pénurie d’équipements de protection individuelle et même de masques). Cela explique également la surmortalité des patients due à un déficit de lits d’hospitalisation, d’équipements et mêmes d’intrants comme des produits anesthésiques…
Pire, on a pu observer dans des pays comme les États-Unis, des problèmes d’accessibilité financière aux soins, avec des factures astronomiques pour des patients simplement testés ou traités pour une coronavirose au COVID-19.
En outre, le COVID-19 a conduit, dans plusieurs pays, au confinement total et à la paralysie des systèmes de production. C’est une démonstration, par l’absurde de l’importance d’investir dans la santé, qui au-delà de l’amélioration intrinsèque de la qualité de vie, pourrait même augmenter la productivité en réduisant aussi bien la mortalité que l’invalidité.
Il devient donc impératif, pour tous les pays, d’augmenter les allocations budgétaires à la santé comprise au sens large mais aussi de bâtir de solides systèmes de couverture sanitaire universelle.
Le COVID-19 nous administre la preuve que les risques liés aux maladies émergentes sont devenus tangibles et menacent la civilisation humaine. Les systèmes sanitaires devraient donc prendre toutes les dispositions pour éviter la survenue d’une nouvelle maladie émergente ou alors le cas échéant, opposer une riposte rapide et efficace.
C’est pourquoi, il faudra s’efforcer d’accroître la prise de conscience des décideurs du monde sur la nécessité d’intégrer les maladies émergentes dans le système mondial d’alerte précoce multi-dangers, incluant les cyclones, séismes, tsunamis et  ayant des ramifications jusqu’au niveau communautaire.
Il importe aussi de se pencher sur l’éventualité de mise en place, après l’épidémie de COVID-19, d’un nouveau TPI, un « tribunal présidentiel international » pour évaluer le degré de responsabilité de tous ces dirigeants imprévoyants, parfois mêlés à des transactions douteuses, qui ont sous-estimé le danger de cette nouvelle pandémie. Dr Mohamed Lamine LY Grand-Mbao ; Cité Baye Niasse

Covid-19: And Gueusseum exige le confinement total des zones infestées

https://www.seneweb.com/Covid-19 : And Gueusseum exige le confinement total des zones infestéesL’alerte est donnée par les syndicats du secteur de la santé réunis autour de la plate-forme And Gueusseum. Dans L’Observateur, Mballo Dia Thiam et Cie «recommandent vivement, devant la montée du péril, avec la multiplication des cas communautaires et face à des populations qui arrivent difficilement à appréhender le danger que constitue l’éclatement viral du Covid-19 aux conséquences incommensurables, de passer à la vitesse supérieure en confinant totalement les habitants de toutes les zones infestées et en rendant obligatoire le port du masque».

Couvre-feu ,Coronavirus, Cas communautaire,Cas Habré,… le détail de l’entretien du président Macky Sall avec la RFI

Dans une interview à RFI et France 24, vendredi 17 avril, le président sénégalais Macky Sall annonce que, face au coronavirus, le couvre-feu va sans doute être élargi dans le pays, mais qu’il n’y aura pas de confinement général, du moins pour l’instant.
D’abord la prévention. « Je pense qu’on pourra y arriver sans le confinement total », déclare le président Macky Sall, ce 17 avril, à RFI et France 24. Pour lutter contre le coronavirus, le chef de l’État sénégalais a déjà instauré un couvre-feu tous les jours de 20 h à 6 h.
Au moment où on apprend le décès au Sénégal d’un troisième patient, Macky Sall précise : « Certainement, avec les nouveaux cas communautaires [dans les quartiers populaires de Dakar], nous allons réajuster les horaires du couvre-feu, démarrer dès 18 h et finir vers 7 h du matin. »
Ensuite le traitement. Sur les médicaments contre le coronavirus, Macky Sall dit tout le bien qu’il pense de la chloroquine, prônée par le chercheur français Didier Raoult. « Cette molécule est appliquée dès l’apparition des premiers symptômes.
On peut toujours parler des effets, mais pour le moment nous avons un taux de guérison remarquable. Depuis le 12 avril, le nombre de guéris dépasse le nombre de malades dans les hôpitaux. Pendant une crise, on peut se passer un peu de certains protocoles. Si l’on considère les bienfaits par rapport aux risques, la balance pèserait plutôt du côté des bienfaits [de la chloroquine]. »
Sur le plan économique, le président sénégalais se réjouit de la décision du G20 de mettre en place un moratoire d’un an sur le remboursement de la dette des pays africains.
Il remercie le président français Emmanuel Macron, « Sa Sainteté le pape François » et même le FMI et la Banque mondiale. « Cette fois-ci, ces deux institutions internationales ont été à la pointe du combat », souligne-t-il.
Et Macky Sall d’ajouter : « Après le Covid, je suis convaincu qu’il faudra un nouvel ordre mondial, qui devra renforcer la résilience de tous les pays, car si demain cette maladie reste quelque part dans un village du Sénégal ou ailleurs, c’est toute la communauté mondiale qui sera menacée. »
Au moment où le ministre sénégalais du Développement communautaire, Mansour Faye, par ailleurs beau-frère du chef de l’État, est soupçonné de favoriser un transporteur dans la distribution de l’aide alimentaire d’urgence, y a-t-il des risques de détournement de l’aide internationale ?
En ces temps de combat pour la survie de tous, « il est dommage qu’on nous ramène au ras des pâquerettes et vers un débat de transport de vivres », déplore le chef de l’État sénégalais. Mais il ajoute aussitôt : « Je viens de créer un comité de pilotage, qui sera dirigé par une personnalité indépendante et composé de membres du Parlement, de toutes tendances, et de la société civile. »
Enfin, sur le plan judiciaire, Macky Sall affirme que l’ex-président tchadien Hissène Habré, condamné à la prison à perpétuité pour crime contre l’humanité, n’est sorti de prison que pour le temps de la pandémie.
« Oui, on l’a transféré [à son domicile]. Il est quand même d’un âge avancé et on a préféré ne pas courir le risque de le voir contracter le coronavirus en prison. Mais ce n’est pas un prétexte pour le libérer. C’est une mesure d’ordre humanitaire. » Retournera-t-il en prison après la pandémie ? « Naturellement, quand elle finira, il devra rejoindre sa cellule. »Source RFI- http://www.lactuacho.com/

Macky SALL: Avec Tout Ce Qu’on Fait «On Nous Ramène À Un Débat De Transport De Vivres»

http://www.walf-groupe.com/Dans un entretien avec RFI et France 24 depuis Dakar, le président SALL a été interpellé sur la gestion du Sénégal de la pandémie du Coronavirus. Macky SALL qui trouve que le Sénégal à un taux de « guérison remarquable » est revenu sur les mesures qui ont permis ces résultats.
Selon le chef de l’Etat, « c’est la combinaison de plusieurs facteurs », allant de la prise en charge précoce des malades à la jeunesse africaine qui, à l’en croire, serait plus résistante au virus, qui explique ce taux de guérison. Et Macky SALL d’indiquer qu’il est envisageable de corser les mesures déjà prises.  « Avec les nouveaux cas communautaires, nous allons réajuster les horaires du couvre-feu, peut-être remonter un peu plus tôt, peut-être vers 18h et finir un peu plus tard, vers 7h du matin », explique Macky SALL.
Interpellé sur la gestion par son beau-frère de l’aide alimentaire qui fait déjà polémique, le président SALL se dit désolé par ce débat.  « Ce qui est regrettable c’est lorsque nous attaquons des sujets d’importance qu’on veuille nous ramener au ras des pâquerettes », explique-t-il minimisant cette affaire qui défraie la chronique.
« Pendant qu’on met en place un plan de riposte et de manière appropriée. Au moment où on parle de l’annulation de la dette de l’Afrique (…) qu’on nous ramène à un débat de transport de vivres et que cela puisse être relayé à ce niveau, j’en suis très désolé », déclare Macky SALL. Poursuivant, le président SALL renseigne être beaucoup plus préoccupé par ce que les partenaires du Sénégal pensent que par ce qui se dit dans le pays. « Ce qui nous importe aujourd’hui c’est que tous les pays donateurs, tous les partenaires techniques et financiers sont dans nos pays et contrôlent l’exécution des budgets nationaux… », soutient-il. Avant de déclarer qu’il refuse de participer au débat politique. « Je ne veux pas descendre à ce niveau », dit-il.

DES MOTS SUR DES MAUX –M. Le ministre,vous aussi…Par  CALAME

Quelle mouche a piqué le discret ministre, maître d’ouvrage délégué du programme alimentaire de résilience nationale. Lui, si réservé, discret et placide – du moins en apparence -est apparu mal à l’aise, nerveux et agité au cours de l’exercice de clarification auquel il s’est prêté hier, par le canal pourtant, très hospitalier et se cure de la RTS
S’y est-il collé contraint et forcé sur insistance inopportune de gourous de la communication de crise qui ont fini par avoir l’oreille de son patron- comme c’est de plus en plus le cas ?
Ou alors, a-t-il voulu faire don de sa personne comme pour passer une première épreuve d’un baptême du feu et démontrer ainsi, qu’il est à la hauteur des enjeux du moment et à même de préformer dans les essais comme dans les séries de cette course d’obstacles dressés à l’horizon d’un destin à provoquer ?
Cette séance d’exorcisme est d’autant plus aléatoire que le gouvernement s’inscrit aux abonnés absents, sans chef, ni animateur, comme en apnée et en attente des prescriptions présidentielles en mode «fast track» pour jouer sa partition dans la curée de ce «fast-food» nationalement affriolant. On a le sentiment que nombre de ténors du pouvoir et de leurs alliés de la «mouvance» et hors mouvance se gardent bien de lever le petit doigt, les décisions de mise en œuvre de l’opération «fast flood- fast track» leur ayant été complètement étrangères. Mansour Faye, adoubé et présenté comme un impétrant, a-t-il réellement l’envie «d’y aller» ou bien est-il utilisé ès qualité de membre du sérail, bon gré mal gré, comme «lièvre» dans ce qui s’apparente à une course de demi-fond avec obstacles (steeple-chase) ?
En athletisme, un lièvre est un coureur chargé de favoriser la performance d’un autre concurrent en menant la première partie d’une course. (Wikipedia). En tout état de cause, sa prestation d’hier, a laissé un arrière-goût d’improvisé, de dilatoire. Le ton incantatoire ne sied pas à l’homme, encore moins les menaces brandies alors qu’il s’agissait justement de répondre à des questions, relayées par des journalistes que peuvent se poser des catégories de personnes que l’on a la charge de servir.
L’appel à la cessation des critiques ne peut non plus prospérer en démocratie.
De même qu’il est totalement incongru de demander aux membres de la société civile qui réclament la transparence et l’équité, de se taire tout simplement et de venir à la rescousse d’une entreprise qu’ils jugent sujette à caution. Le temps des quotataires n’est pas antinomique avec celui des nouveaux traitants. Cependant, la conscience citoyenne et le contrôle social vont de pair avec une implication informée, arc-boutée aux principes d’équité et de justice sociale. Ni plus, ni moins !

Attribution des Quotas de riz: Pape Djibril savonne Macky

https://senego.com/Macky Sall est le principal responsable de cette polémique suscitée sur l’acquisition et le convoyage de l’aide alimentaire.
Selon Pape Djibril Fall, le choix du ministre Mansour Faye pose problème. « Ils ne devait pas prendre de décision sans mettre en place le comité de pilotage », laisse-t-il entendre.
A en croire le journaliste, le  débat a saboté tout le travail fait depuis le début.
Dans le même sens, il explique que Mansour Faye a voulu faire cette conférence de presse parce que les craintes sont légitimes.., et que la maladie du Coronavirus amène à la dure réalité du Sénégal…
Il souligne également que dans ce pays les gens manquent de tout, même de savon…  Les politiciennes doivent être beaucoup plus humbles, sachant qu ils ne détiennent pas le monopole de la vérité… »L’aide alimentaire n’est pas une action de solidarité mais d’obligation… », rappelle-t-il aux Sénégalais.

Marché du transport de l’aide alimentaire, Diop Sy: «j’ai fait éclater un deal!»

http://www.dakarmatin.com/Son nom est cité dans ce qui est appelé la polémique relative au transport des vivres « pour aider les populations impactées par la crise sanitaire qui n’a pas épargné le Sénégal. Lui, c’est le député Demba Diop Sy et non moins président d’Urbaine d’entreprise (UDE), la société qui a raflé une grande partie du marché en procédure d’urgence.
Et à ceux qui soutiennent que son entreprise aurait gagné ce marché grâce à ses relations avec le ministre du Développement Communautaire de l’Equité Sociale et Territoriale, Mansour Faye, maître d’œuvre de la distribution des vivres, Diop Sy répond qu’il n’en est rien
Le député a démenti toutes ces accusations portées contre sa personne, lors d’un entretien diffusé au cours de l’émission « And Xeex Coronavirus », animée par Khalifa Diakhaté, sur iTV.
D’emblée, Diop Sy a déclaré que son entreprise a gagné le marché parce qu’elle remplissait toutes les conditions posées par le ministère dans l’appel d’offres. A l’en croire, il n’y a eu aucune magouille encore moins de favoritisme. « Tout s’est déroulé dans la transparence. Mansour Faye est un ministre et moi, je suis un député. C’est normal qu’on se connaisse. Mais, c’est la première fois qu’une affaire nous lie », a expliqué Diop Sy pour apporter la lumière dans cette affaire.
Poursuivant, il a fait des révélations relatives à la rencontre entre le ministère et le collectif des Acteurs des transports routiers du Sénégal qui déclarait qu’il mettrait, gratuitement, à la disposition de l’opération un parc de camions. Ces derniers, selon Demba Diop Sy n’ont pas été francs. Pour cause, informe-t-il : « J’ai fait éclater un deal.
Ils ont publiquement dit qu’ils vont donner gratuitement leur leurs camions mais, leur de leur réunion avec les services du ministère, ils réclamaient 50 francs CFA la tonne kilométrique. C’est la raison pour laquelle la réunion s’est terminée en queue de poisson. Ils ne sont pas francs. Et ce qu’ils ont proposé est plus cher que ce qu’on m’a payé », a clamé l’homme d’affaires
Ainsi, le président d’Urbaine d’entreprise (UDE) insiste qu’il ne cherche pas à s’enrichir sur le dos des Sénégalais en cette période de pandémie. « Ceux qui me critiquent ne savent rien en transport. Je suis dans le milieu du Transport depuis des années. J’ai des bulldozers, des camions hydrocureurs, entre autres.
Je gagne des marchés depuis belle lurette donc, ce n’est pas aujourd’hui, surtout en ces circonstances, que je vais entrer dans des magouilles », a fait savoir le député qui dit rendre grâce à Dieu parce qu’il a un patrimoine qui lui permet de satisfaire tous ses besoins mais aussi de venir en aide aux nécessiteux. Cependant, Demba Diop Sy n’en a pas encore terminé avec ses détracteurs. Il prévient qu’à la fin des opérations, il réglera ses comptes avec ceux qui l’accusent.

Le marché du riz a été aussi attribué à un vendeur de charbon,

https://www.rewmi.com/Moins d’une semaine  après le coup d’envoi donné par le président Macky Sall pour acheminer 100 000 tonnes de vivres sur l’ensemble du territoire sénégalais, (dans le cadre de la lutte contre le COVID-19),  la polémique éclate à nouveau. Des irrégularités ont été notées dans l’attribution de certains lots de ce marché juteux en ces temps de Covid-19. Au milieu de la polémique, deux  entreprises ( Avanti Suarl et Afri & Co Suarl,) appartenant  à l’homme d’affaire libanais Rayan Hachem, jusque-là connu pour être le promoteur de Planet Kebab, restaurant -fast food,
Un autre scandale vient d’être débusqué par L’AS. Selon ce journal, le Groupe Bambouck appartenant un responsable de l’Apr  dans le département de Koungheul a gagné sa part du marché pour un montant de 1.375.000.000 Fcfa.  Il s’agit d’El Hadj Mouhamed Dieng, maire de Fass  Thiékène. Inconnu du marché du riz, il était jusque-là connu comme opérateur forestier, notamment dans la vente du charbon  mais aussi dans la distribution de semences pour la campagne agricole. Selon toujours le journal, il est très proche de Mansour Faye et a remporté plusieurs marchés au niveau de la Délégation générale à la Solidarité nationale.

Riz du Coronavirus: Un responsable APR et membre du CESE décroche un marché …

Alors qu’on n’a pas encore fini d’épiloguer sur l’attribution de marchés aux entreprises du député et homme d’affaires Diop Sy (Ude pour le transport) et au patron de Planet Kebab Rayan Hachem (Avanti Suarl et Afri & Co Suarl pour le riz), un autre scandale est en passe d’éclater.
Selon des informations rapportées par L’As, le Groupe Bambouck a gagné sa part du marché pour un montant de 1 375 000 000 Fcfa.
Le propriétaire de la société susnommée n’est personne d’autre qu’El Hadj Mouhamed Dieng, maire de Fass Thiékène et membre de l’Alliance pour la République (Apr) dans le département de Koungheul.
L’ancien député et sénateur a rejoint le parti présidentiel avant d’être bombardé membre du Conseil économique et social et environnemental (Cese) dirigé par Aminata Touré.
Inconnu du marché du riz, il était jusque-là opérateur forestier, notamment dans la vente du charbon, et s’activait dans la distribution de semences.
Décrit comme un proche de Mansour Faye, celui que l’on surnomme Moth Dieng a remporté plusieurs marchés au niveau de la Délégation générale à la Solidarité nationale (Dgsn).
Joint par le journal, El Hadji Mouhamed Dieng renseigne qu’il est dans le business du riz depuis les années 94.

Birahim Seck Sur La Sortie De Mansour Faye: «Ces Réponses N’ont Pas Été Au Niveau Des Enjeux Actuels»

https://www.xibaaru.sn/ « À mon avis, il pouvait ne pas tenir un point de presse vu les informations qu’il a à fournir. ssayé un peu de faire le point de la situation, mais je pense qu’avec le débat qui a précédé, il devait faire un point de presse. Je ne pense pas qu’un ministre devait parler de la sorte, dans son discours pour le moment.
Parce que si un ministre va jusqu’à dire qu’il ne connaît même pas le tonnage qui est donné à un attributaire pour le fixer entre 30 000 et 35 000 tonnes, je pense que ça pose énormément de problème. Si également le ministre ne peut pas donner une réponse pour savoir si l’entreprise qui a bénéficié de l’attribution de riz dispose du stock total ou bien des 800 tonnes dont il parle, je pense qu’il y a énormément de problèmes » pense Birahim Seck sur Sud Fm.
Qui ajoute « Ces réponses n’ont pas été au niveau des enjeux actuels. Si j’étais son conseil, j’allais lui dire de ne pas faire de sortie. Je ne sais pas sincèrement comment le qualifier, c’est un ministre de la République, mais je n’ai pas senti une certaine rigueur » rajoute le Coordinateur Du Forum Civile.

Le Directeur de la Sécurité publique hausse le ton

http://www.dakarmatin.com/Le Directeur de la Sécurité publique a eu écho de pratiques peu orthodoxes d’agents de police. Dans une note adressée aux commissaires centraux, urbains et spéciaux, Abdoul Wahabou Sall dit avoir eu des informations selon lesquelles certains agents verbalisent des usagers de la circulation routière en faisant fi de la réglementation, en cette période d’application de mesures exceptionnelles.
Le Directeur de la Sécurité publique renseigne que certains policiers, sur la base d’infractions non prévues par la loi dont le défaut de port de masque en particulier et le défaut de respect des consignes prévues dans le cadre de la lutte contre le Covid-19 en général, délivrent une attestation aux usagers de la route. Abdoul Wahabou Sall rappelle que ces manquements ne sont pas encore sanctionnés pénalement. Il demande aux commissaires de rectifier, le cas échéant, afin de mettre un terme à ces pratiques

Gestion Covid-19: Ce Qui Guette Macky Sall

Shttps://www.xibaaru.sn Malgré les alertes lancées à son endroit, dès son annonce de mise en place du Plan de résilience économique et social avec à la clef un fonds doté de 1000 milliards FCFA pour aider les populations dans la crise liée au covid-19, le Chef de l’Etat
Macky Sall est resté sourd, en envoyant au front son beau-frère, le ministre Mansour Faye.
Le ministre du Développement communautaire, de l’Equité sociale et territoriale ne cesse de se distinguer tristement depuis qu’il a été placé dans les premières lignes pour ce qui est de l’acquisition et de l’acheminement des denrées destinées aux populations nécessiteuses dans le cadre de la crise liée à l’apparition de la pandémie du coronavirus sur le territoire national. Très tôt décrié, Mansour Faye, comme pour donner raison à ses principaux détracteurs, ne cesse de multiplier les fautes et maladresses. A cause de lui, à côté du coronavirus, se développe le corona-business développé par des mafieux sans foi, ni loi. Les attributions des marchés pour l’acquisition du riz et l’acheminement des denrées aux populations nécessiteuses soulèvent des vagues de polémiques. Partout, l’on crie au scandale.
Mansour Faye aime susciter la polémique sur toutes ses décisions surtout quand il s’agit d’attributions de marchés. A cause de lui, lorsqu’il était ministre de l’Hydraulique, tout le Sénégal avait été tenu en haleine pendant presque deux ans avec le très controversé marché d’attribution du contrat d’affermage et de distribution en eau potable dans les zones urbaines et semi-urbaines. Un contrat dont, Mansour Faye avait décidé que SEN’EAU devait en être le bénéficiaire quoiqu’il coûte, au détriment de la SDE. Ce que Mansour Faye veut, c’est tout le Sénégal qui se soumet. Quelle trajectoire accomplie par celui qui était un illustre inconnu au Sénégal ou qui même à Saint-Louis, seuls quelques rares voisins du domicile familial connaissaient, connait une subite ascension depuis que Macky Sall a accédé au pouvoir en 2012.
Son seul mérite dans son ascension fulgurante au point de se voir confier des postes juteux au sein du gouvernement, c’est qu’il est le frère de la Première dame, le gendre du Chef de l’Etat. Sous Abdoulaye Wade, toutes les forces vives de la nation s’étaient unies pour dénoncer la gestion « clanique et familiale » du pouvoir, sous Macky Sall, le mal s’empire. C’est comme si, le Président Macky Sall n’avait jamais su tirer les leçons tirées sous Me Abdoulaye Wade et qui a valu à ce dernier, un désaveu total de la part des populations.
Dans beaucoup de pays du Tiers-monde, l’on a vécu des séparations douloureuses entre les populations et les pouvoirs. Dans la plupart de ces ruptures, leurs origines se trouvent dans la trop grande implication de la famille du couple présidentiel dans la gestion des affaires de la République. C’est pourquoi, pour ce qui le concerne, le Chef de l’Etat Macky Sall pour ne pas connaître une sortie par la petite porte, doit tenir éloigné les membres de sa famille de sa gestion du pouvoir, rien qu’en s’inspirant du cas Karim Wade, qui par sa faute, père Me Abdoulaye Wade a subi un terrible désaveu en 2012.
En cette période de pandémie, la rupture entre le pouvoir et le peuple est bien vite arrivé. Et les membres de la famille présidentielle ne font rien pour faciliter la tâche à Macky Sall. Comme si, ce dernier en avait besoin.La rédaction de Xibaaru

Mamadou Diop Decroix prévient Mansour Faye

http://www.dakarmatin.com/Le leader d’Aj/Pads prévient le ministre du Développement communautaire, de l’Equité sociale et territoriale, Mansour Faye que la polémique va enfler s’il n’apporte pas un correctif sur le système.
Analysant la sortie du ministre du Développement communautaire, Mamadou Diop Decroix pense que sa communication très sèche en rajoute plus qu’elle ne règle les problèmes soulevés.
C’est pourquoi le Folliste estime que la mise en place du comité de pilotage aurait dû être la première pièce du puzzle.
Il avertit que les problèmes qui seront rencontrés sur le terrain de la distribution risquent d’être encore plus corsés si le processus n’est pas repris en main d’une manière radicalement nouvelle, dans le cadre d’un comité de pilotage rigoureux et pointu dans ses méthodes. Et la lutte contre le covid-19 pourrait sérieusement en souffrir

Pour la lumière sur le coronagate, FDS a saisi l’OFNAC.

La nébuleuse qui entoure le processus d’acquisition, d’acheminement et de distribution des denrées alimentaires aux populations nécessiteuses dans le cadre du Plan de Résilience Economique et Sociale (PRES) reste entière après le point de presse tenu par le Ministre du développement communautaire, de l’équité sociale et territoriale.
Les explications fournies par Monsieur Mansour Faye brillent par leur légèreté. Les conditions troublantes d’octroi des marchés liés à l’aide alimentaire portent à croire que des hommes politiques et affairistes sans scrupules profitent de la détresse des Sénégalais pour se remplir les poches. La justice est interpellée.
Ainsi, dans le but d’apporter la lumièr sur ce grave scandale, FDS, par le biais de son secrétaire général, Dr Babacar Diop, a saisi l’OFNAC d’une demande d’ouverture d’une enquête sur le marché et le transport du riz destiné aux populations vulnérables. Cette demande d’ouverture d’une enquête vise M. Mansour FAYE, Ministre du développement communautaire, de l’équité sociale et territoriale ; M. Demba DIOP SY, homme d’affaires, député à l’Assemblée nationale et M. Rayan HACHEM, homme d’affaires.
La gestion familiale du pouvoir par Monsieur Macky SALL coûte cher à notre pays. Le scandale du pétrole et du gaz dans lequel est empêtré Monsieur Aliou Sall, frère du Chef de l’Etat, est resté, à ce jour, impuni. Ce nouveau scandale dans lequel est cité le beau-frère du président de la République, risque de subir le même sort, si les Sénégalais agissent en spectateurs. C’est pourquoi FDS lance un appel à l’opposition encore debout, à la société civile et à toutes les forces vives de la Nation à se mobiliser pour exiger la lumière sur ce coronagate.Fait à Dakar, le 17 avril 2020

Y’en a marre: «Pour vaincre la pandémie,une gestion nébuleuse sape…»

https://actunet.net/Selon le mouvement Y’en a marre, il est clair qu’une gestion nébuleuse sape notre unité nationale,nécessaire pour vaincre la pandémie du covid-19.
«Depuis plusieurs semaines, notre pays mène avec bravoure un combat contre le covid-19, avec une unité et une solidarité qui produisent des résultats encourageants», ont d’emblée soutenu les membres de Y’en a marre.
Ils soulignent que «l’arme la plus redoutable dont le Sénégal dispose aujourd’hui, dans sa lutte contre le coronavirus, reste, sans nul doute, cette union des cœurs et des esprits qui transcende les sensibilités et les divergences de point de vue des différentes composantes de la société sénégalaise. Et, s’il y a quelque chose que le Sénégal a intérêt à préserver pour rester fort dans cette lutte, c’est bien cette union et cette solidarité, libératrices des énergies et du génie sénégalais».
Cependant, note le mouvement, «depuis quelques jours, le peuple sénégalais est témoin d’un manque notoire de transparence dans le processus d’achat et d’acheminement des vivres destinés aux populations vulnérables dans le cadre du Programme de résilience économique et sociale». Pour Aliou Sané et ses camarades, «les procédures de passation des marchés, les prestataires et fournisseurs retenus, les conditions et coûts du transport, de même que le choix des bénéficiaires, font surgir partout des interrogations légitimes de la part des Sénégalais. Ce qui risque d’affaiblir la lutte et réduire la vigilance des populations face à la menace de la pandémie».
Malheureusement, clament-ils, «les autorités n’ont pas encore apporté de réponses à ces interrogations». Pire, crient-ils, «les sorties de deux ministres du même gouvernement donnant des chiffres différents par rapport au coût du transport, nourrissent davantage les questionnements et les rendent encore plus légitimes». Faisant savoir que c’est «inacceptable», Y’en a marre note que «la cause d’une telle situation est à rechercher d’abord dans le retard inexplicable constaté dans l’application des mesures annoncées par le président de la République dans son discours du 3 avril, et qui, pourtant, sont censées garantir la transparence et le contrôle».Non sans dire que, «pour rappel, le chef de l’État avait laissé entendre qu’«afin d’assurer les meilleures conditions d’inclusion et de transparence, la Force-covid-19 sera supervisée par un Comité de pilotage qui comprendra des représentants de l’État, de l’Assemblée nationale, toutes sensibilités confondues, et de la société civile».  Face à des telles situations, ses membres demandent au Président Macky Sall d’édifier rapidement les Sénégalais «sur les dépenses déjà engagées concernant l’achat des denrées alimentaires et que la lumière soit faite au plus vite sur la passation des marchés, le choix des prestataires et fournisseurs, les modalités et coûts de transport et le choix des bénéficiaires des denrées alimentaires». Mais aussi, que le «soutien au secteur de la santé à hauteur de 64,4 milliards soit effectif et orienté vers les priorités de la prise en charge, définies d’un commun accord avec les acteurs de la santé, pour couvrir toutes les dépenses liées à la riposte contre le covid-19 (…).»Par A.M.

Ce que risquent les proches de Macky Sall, accusés de malversation, c’est la démission(Abdoul Mbaye)

https://www.pressafrik.com/L’ancien Premier ministre sénégalais, Abdoul Mbaye ne semble pas gober la gestion des milliards FCFA du Sénégal par les proches du président Macky Sall. Il l’a exprimé ce samedi sur compte tweeter, évoquant le cas de Aliou Sall, avec l’affaire Pétro-Tim et celui de Mansour Faye accusé de favoritisme, dans l’offre du marché de transport de vivres.
« Inexcusable! Inadmissible! Le frère puis le beau frère pour gérer plus de milliards que quiconque hors leurs mérites et compétences. A chaque fois un dispositif légal et réglementaire spécial pour faciliter éventuelles dérives. Seuls risques: une démission », a-t-il écrit.

Le maire Bara Gaye hué et éconduit

http://www.dakarmatin.com/-Le maire libéral de la Commune de Yeumbeul-Sud, Bara Gaye, a passé un sale temps au quartier Mactar Khaly Fall de sa commune, jeudi dans la soirée. Venu soutenir les autorités préfectorales et sanitaires au transfèrement des personnes contacts qui devaient être mises en quarantaine, Bara Gaye a été éconduit par ses administrés qui l’ont conspué. Ils ne l’ont même pas laissé s’expliquer. La population de Yeumbeul Sud lui reproche d’être un médecin après la mort. Il est accusé de fuite de responsabilités et de non-assistance.

Arrivée d’une vague de Bissau-guinéens à la frontière avec la Gambie,le maire de Sindian sonne l’alerte

iGFM-(Dakar) Il ne se passe pas un jour sans que la police des frontières de la région sud où les équipes de volontaires repositionnées au niveau des frontières avec la Gambie, ne puissent intercepter au minimum cinq Bissau-guinéens qui tentent de rallier leur pays via le département de Bignona.
Même si le maire de Sindian Yankhoba Sagna admet que la situation est encore sous contrôle, il l’a, devant la presse, décrit comme débordante et difficile à gérer.
«Les populations de sa commune qui partagent une grande partie de ses limites avec la Gambie, sont aujourd’hui très exposées au contact de ces Bissau-guinéens qui reviennent pour la plus part du temps des pays où sévit le coronavirus. L’édile d’ajouter que, « la situation est d’autant plus compliquée que les points de passage non répertoriés et ignorés par la police des frontières sont très nombreux compte tenu de cette situation. »
Yankhoba Sagna a appelé les forces de défense et de sécurité, déjà très présentes sur le terrain, à renforcer les rondes le long de la frontière pour neutraliser toute pénétration clandestine étrangère qui expose ses administrés à la contamination au COVID-19. Son appel solennel est aussi orienté en direction des autorités spécifiquement au comité régional de riposte de la pandémie.
Ils sont ainsi plus d’une trentaine de Bissau-guinéens, depuis l’apparition de la maladie du coronavirus au Sénégal, a être interceptés sur le long des frontières qui séparent le Sénégal à la Gambie.
Le premier magistrat de Sindian a fait cette déclaration, lors de l’interpellation de cinq autres Bissau-guinéens, en provenance de la Gambie et qui tentaient de rallier leur pays via Bignona. IGFM

Encore Mame Boye Diao: Le Directeur Des Domaines Fait Une Autre Bourde

https://www.xibaaru.sn/Que cherche le Directeur des Domaines Mame Boye Diao ? Depuis quelque temps, Mame Boye Diao a tendance d’intervenir à travers les médias, s’intéresse particulièrement au dossier sur l’attribution du marché pour l’approvisionnement du riz au comité Forces covid-19. Pourquoi donc son intérêt à ce dossier ? Cela devient douteux, surtout que quand Mame Boye Diao intervient sur ce dossier, c’est pour sortir des stupidités.
C’est lui qui disait avant-hier puisque c’est Rayan Hachem qui avait été cité comme principal bénéficiaire du marché du riz, il disait que ce dernier le méritait, vu sa qualité de grand importateur de riz. Maintenant qu’il apparait qu’en réalité, derrière Rayan Hachem se cache la compagnie Louis Dreyfus Commodities, le voilà encore qui tête baissée, se plonge dans cette affaire. Hier, au cours de l’émission Jakaarlo de la TFM, Mame Boye Diao a fait une autre bourde.
Il soutient que c’est la compagnie Louis Dreyfus Commodities qui avait soumissionné pour ce marché. Mame Boye Diao a encore fait rire son monde, tant son ignorance sur ce dossier devient manifeste, même si lui veut coûte que coûte en parler. Tout le monde sait aujourd’hui à l’exception de Mame Boye Diao que Louis Dreyfus Commodities ne figurait nullement dans la liste des soumissionnaires de ce marché.
Que cache finalement ces sorties qui sont tout simplement opportunistes de Mame Boye Diao sur ce dossier ? Aurait-il alors des liens particuliers avec Mansour Faye, le beau-frère du Chef de l’Etat ? En tout cas, ce n’est pas un hasard cette précipitation qu’affiche à chaque fois le directeur des Domaines pour intervenir dans le dossier sur le marché du riz au profit de Forces covid-19.La rédaction de Xibaaru

LE MAIS… OUI DES SENEGALAIS

http://www.sudonline.sn/Le ministre de la Santé et de l’action sociale a annoncé hier, vendredi 17 avril, la généralisation du port de masque dans les lieux à grand rassemblement comme les marchés, dans les transports en commun entre autres pour amoindrir les risques de contamination du coronavirus au sein de la population. Selon Abdoulaye Diouf Sarr, les Sénégalais doivent se préoccuper davantage de leur santé. Toutefois, au sein de la communauté, même si on apprécie le message, la majorité est confrontée à des moyens pour l’acquisition de masques.
Dans les rues de Dakar, chacun essaie tant bien que mal de se protéger de la maladie à Covid-19. Si certains utilisent des masques médicaux, d’autres versent dans l’artisanat local. Cependant, des gens qui n’ont pas les moyens de s’en procurer utilisent des foulards pour se couvrir la bouche et le nez. La généralisation du masque lancée hier, vendredi, par le ministre de la Santé et de l’action sociale vient renforcer le dispositif de prévention dans la lutte contre le nouveau coronavirus. Avec la propagation des cas issus de la transmission communautaire, le port de masque sonne comme une solution pour stopper la chaine de contamination. Un message partagé par la population tout en émettant cependant des réserves.
Au marché Castor, Fatoumata Diallo trouvée devant son étal est pour cette mesure : « Avant même la sortie du ministre, nous utilisions les masques pour nous protéger de la maladie. Nous sommes les plus exposés du fait que nous recevons toutes sortes de clients ». Et de poursuivre : « là où le bât blesse, c’est la qualité des masques. Au marché, il y a des vendeurs de masques mais à peine les met-on qu’ils se déchirent sur nous. Les moyens pour s’en procurer le bon, nous n’en avons pas, car déjà on peine à vendre nos produits pour nourrir notre famille et le ministère nous impose le port du masque».
Alioune Badara Sylla est du même avis que Fatoumata Diallo. Toutefois, selon lui, la santé n’a pas de prix et il faut à tout prix suivre les recommandations du ministre de la Santé et de l’action sociale du Sénégal. « Nous sommes en période d’épidémie. La maladie est partout et peut attraper n’importe qui. Il faut suivre les recommandations des autorités sanitaires pour échapper au coronavirus. En plus, il y a des masques qui sont fabriqués au Sénégal par nos artisans et qui ne coûtent pas cher et sont réutilisables. Je pense que tout un chacun doit faire le sacrifice de se protéger même si les temps sont durs».
Au niveau du transport, les gens portent de plus en plus de masques. Pour les conducteurs, il reste une obligation sous peine d’amende par les forces de l’ordre. Pour Salif Diagne, un homme à la cinquantaine trouvé dans une des superettes de la place, le Sénégalais est de nature très têtue, il banalise tout ce qui lui arrive. « Depuis la déclaration de la maladie, les autorités sanitaires alertent sur une aggravation de la contamination. Beaucoup n’y croyaient pas et ont refusé de se soumettre aux recommandations du ministère de la Santé. Aujourd’hui, le nombre de contaminés ne cesse de croitre et encore des gens refusent de porter le masque prétextant qu’ils n’ont pas les moyens de s’en procurer. Le gouvernement doit être ferme et sanctionner les résistants sinon la chaine de contamination va s’allonger et il sera difficile pour le Sénégal de tirer la tête de l’eau ». Denise ZAROUR MEDANG

DECISION DE NE PLUS RAPATRIER LES CORPS DE MORTS DE LA COVID-19 :Un collectif de la diaspora organise la résistance

http://www.enqueteplus.com/Il est décidé qu’aucun corps de Sénégalais victime de la Covid-19 ne sera rapatrié au pays. Certains membres de la diaspora ne veulent pas entendre cela. Ils s’organisent pour braver cet interdit.
Il y a quelques jours, le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Amadou Ba, a fait une sortie pour annoncer la suspension temporaire des convoyages de corps de Sénégalais morts à l’étranger, surtout de ceux décédés de la Covid-19. Une décision que ne veulent pas entendre certains. Réunis au sein du Collectif pour le rapatriement des corps de Sénégalais de l’extérieur (CRCSE), ils soutiennent que cette mesure les surprend et la considèrent comme un manque de considération notoire. Ils estiment qu’elle est sans fondement et ‘’n’a ni base scientifique, ni médicale, ni juridique.
’’ Et même si Amadou Ba soutient avoir spécifié aux consulats que cette mesure ne concerne que les morts de la Covid-19, Ibrahima Tambédou, membre dudit collectif, s’insurge. Il soutient qu’au cours d’un entretien, le ministre leur a clairement dit que l’Etat ne peut pas prendre en charge les frais de rapatriement des corps sans vie des personnes victimes du coronavirus. Que le Sénégal a pris cette décision de concert avec les pays où vivent les Sénégalais. Et des pactes le lient à ces derniers dont les termes sont confidentiels.
‘’On sait qu’il y a beaucoup de pays qui rapatrient les corps de leurs fils décédés, contrairement à ce qu’a dit le ministre. Ils ont pris toutes les dispositions pour les ramener. Chez nous, par exemple, les services d’hygiène pourraient le faire. On ne croit pas à ce qu’il nous a dit, car cela ne colle pas avec la réalité. Nous avons toutes les preuves qu’il n’y a aucune mesure qui interdit de rapatrier les corps partout dans l’espace européen. Les pays qui le font ont des agents formés qui s’occupent jusqu’à l’enterrement des défunts sans aucun risque de contamination’’, confie M. Tambédou.
Selon notre interlocuteur résidant en Allemagne, ils ne vont pas se laisser faire, car ils comptent se battre avec tous les moyens légitimes pour obtenir gain de cause. ‘’Nous sommes conscients que l’Etat ne va pas lâcher du lest, mais nous aussi, nous allons continuer le combat, car nous sommes regroupés au sein de ce collectif. Nous allons constituer des pôles juridiques et scientifiques un peu partout dans le monde. Nous voulons que l’Etat sache que cela ne se passera pas ainsi. Il est hors de question qu’on essaye de nous convaincre avec des arguments politiques et non scientifiques. Nous sommes en train de recenser toutes les personnes mortes de la Covid-19’’, informe Ibrahima Tambédou.

DECISION D’ENTERRER NOS COMPATRIOTES MORTS DU COVID A L’ETRANGER: Le collectif «Sunu neew sunu reew» d’Italie tire sur l’Etat

https://www.jotaay.net/La diaspora sénégalaise d’Italie regroupée au sein du collectif «Sunu neew sunu reew» n’est pas du tout d’accord avec l’Etat du Sénégal par rapport à l’interdiction du rapatriement des dépouilles de concitoyens sénégalais. Elle demande à l’Etat de revenir sur cette décision, dans la mesure où un malade du coronavirus a été transféré dans son pays d’origine.
Le collectif «Sunu neew sunu reew» d’Italie fustige avec la dernière énergie la décision du gouvernement du Sénégal interdisant le rapatriement des dépouilles de concitoyens morts à l’étranger du coronavirus. D’après ledit collectif, cette mesure du gouvernement sénégalais ne respecte pas les droits du défunt. «Le collectif prend à témoin le peuple sénégalais sur le caractère discriminatoire de cette décision à l’encontre d’une frange de la population violant la dernière volonté́ des disparus», indique d’emblée le collectif. Par rapport à l’option pour l’achat de parcelles de terre dans les pays étrangers pour l’inhumation des disparus, comme proposé par l’Etat du Sénégal, elle ne peut tout bonnement pas être appliquée dans les pays étrangers. «Elle a été́ prise au mépris des règlements de police mortuaire en vigueur dans ces mêmes pays, où généralement, après une durée bien déterminée, les restes sont jetés ou incinérés», révèle le collectif, pour qui cette décision est tout juste contradictoire dans la mesure où un malade a été évacué vers son pays d’origine. «Le gouvernement du Sénégal n’a pas hésité́ à évacuer un malade atteint du Covid-19 vers son pays d’origine et qui se révèle plus contagieux qu’une dépouille hermétiquement fermée», soutient-il. Avant de se demander : «le pays d’origine de ce malade est-il plus respectueux des droits de ses concitoyens que le Sénégal envers le sien ?»
Ainsi, le Collectif appelle l’Etat du Sénégal à surseoir à cette décision et «à mettre fin à la stigmatisation envers les Sénégalais de la diaspora».Khadidjatou DIAKHATE

Seydi Gassama juge infondée la décision du gouvernement d’interdire le rapatriement des sénégalais décédés à l’étranger

https://www.pressafrik.com/Seydi Gassama, Directeur exécutif de Amnesty Sénégal a jugé infondée la décision du gouvernement d’interdire le rapatriement des corps des sénégalais décédés à l’étranger.
« La décision du gouvernement d’interdire le rapatriement des corps des sénégalais décédés à l’étranger par crainte de contamination n’est pas fondée médicalement et elle met une pression supplémentaire et inutile sur nos compatriotes de la diaspora », écrit Gassama.

 Covid-19 et entrée en vigueur de la loi sur le plastique ce 20 Avril: assouplissement dans l’application de certaines dispositions de la loi

https://www.dakaractu.com/La loi sur le plastique devrait entrer en vigueur ce 20 Avril. Avec l’apparition des 1ers cas de coronavirus, le ministre en charge de l’environnement et du développement durable Abdou Karim Sall, a laissé entendre que des mesures d’application de certaines dispositions de la loi étaient envisagées. Il s’agit notamment, a fait savoir le ministre, de l’interdiction de la production et de la vente d’eau en sachet. Il a été convenu, après étude et concertation, que les unités régulièrement autorisées par le Ministère en charge du commerce seront recensées et accompagnées pour éviter que l’entrée en vigueur de la loi ne mette un terme à leurs activités.
Plus précisément, ces unités pourront, exceptionnellement, continuer leurs productions jusqu’à la fin de cette pandémie du COVID19.
Cependant, durant cette période, selon le Ministre de l’Environnement toujours, ses services travailleront en étroite collaboration avec tous les acteurs concernés pour trouver les voies et moyens de réduire l’incidence sur l’environnement des sachets d’eau sur toute l’étendue du territoire national.
« Il y va du succès du programme zéro déchet du Président de la République, au regard de la proportion importante des déchets plastiques dans le volume total des déchets produits chaque jour dans nos villes et villages. Ainsi, la production et l’importation des produits plastiques à usage unique seront interdites, de même que l’importation des déchets plastiques », a-t-il précisé pour finir.

IMPACT DU COVID-19 SUR LES ETABLISSEMENTS PRIVES D’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR :Le Cudopes sollicite le soutien de l’Etat

http://www.sudonline.sn/Face à l’impact de la pandémie du Covid-19, le Cadre unitaire des organisations des établissements privés d’enseignement supérieur du Sénégal demande à l’etat de voler à son secours. en conférence de presse hier, les membres Cudopes ont ainsi demandé à l’etat le paiement des sommes qu’il leur doit tout en l’invitant à prendre des mesures « fermes et immédiates » en leur faveur
Pour faire face à l’impact de la pandémie du Covid19 dans le fonctionnement de leurs activités, les Etablissements privés d’enseignement supérieur (Epes) appellent l’Etat à la rescousse au «risque de voir la plupart de ses écoles disparaitre». Face à la presse hier, vendredi 17 avril, le Cadre unitaire des organisations des établissements privés d’enseignement supérieur du Sénégal (Cudopes) a demandé à l’Etat de « procéder au décaissement dans les plus brefs délais des 7 764 757 500 F déjà inscrits dans la LFI 2020 à titre d’avance sur la dette due par l’Etat aux établissements privés», de «subventionner tous les établissements d’enseignement privé en général afin de leur permettre de faire face à leurs charges ».
Parmi les mesures d’appui et de sauvegarde que demande le Cudopes, il y a aussi le fait de « bénéficier tous les établissements d’enseignement privé des mesures fiscales décidées par le Président de la République» mais aussi de «prescrire aux banques et autres établissements financiers d’accompagner sous forme de refinancement les Epes dont les activités sont négativement impactées par l’apparition du virus dans notre pays». «Nous nous permettons d’insister pour dire que sans ces mesures, il sera difficile, voire impossible de sauvegarder les emplois de nos entreprises privées qui évoluent dans le secteur de l’enseignement supérieur », a déclaré le coordonnateur du Cudopes, Dr Jean Marie Sène.
Selon lui, la situation difficile qu’ils vivent se justifie par le non paiement de mensualités par les étudiants et l’endettement pour faire face à la rentrée de novembre 2019 qui sont venus s’ajouter à la dette que l’Etat leur doit. « Avant les mesures de fermeture des écoles et universités, dont l’effectivité est intervenue le 15 mars 2020, les Epes n’étaient pas loin de l’asphyxie, en raison principalement des sommes que l’Etat leur doit», a expliqué Dr Sène. Ce qui lui fait dire que «cette situation qui, du reste, s’est installée brusquement, sans qu’on n’ait le temps de prendre aucune mesure préventive, entraine une absence totale de recettes de nature à plomber le fonctionnement de toutes les activités des Epes dont les charges ne sont plus du tout couvertes, faute de ressources financières».
Toutefois, le Cudopes a tenu à rassurer les étudiants quant à la validité de l’année scolaire. En rapport avec la tutelle, nous sommes en train d’envisager, les mesures nécessaires pour la continuité pédagogique des enseignements et la validité de l’année académique», a laissé entendre Dr Jean Marie Sène qui se dit aussi «préoccupé» par la situation de leurs personnels.

DR JEAN MARIE SENE, COORDONNATEUR DU CUDOPES « La formation à distance peut permettre la continuité pédagogique »

«Depuis une semaine, il y a des réunions qui se tiennent au niveau de la Direction de l’Enseignement supérieur, autant privé que public, pour voir comment sauver l’année scolaire. Il existe maintenant des méthodes qui permettent de faire un enseignement à distance et ce travail est en train d’être utilisé. Il y a des plateformes qui ont déjà mis en place pour permettre la continuité pédagogique des enseignements. Nous sommes en train de mener la réflexion avec les autorités de tutelle pour que l’année ne soit pas invalidée parce que toutes ces méthodes sont des méthodes qui peuvent nous permettre de faire passer notre message et ensuite de faire des évaluations. On peut faire des évaluations à mi-parcours comme on pourra faire des évaluations une fois que tout ça se sera terminé pour vérifier est-ce que les connaissances que les étudiants devaient avoir sont des connaissances acquises avant de pouvoir valider l’année. Aujourd’hui, nous avons les moyens de mettre toutes les ressources nécessaires sur une plateforme et les étudiants peuvent aller prendre toutes ces ressources et se les approprier. Nous avons les moyens de faire la visioconférence avec pleins d’outils qui existent et par la suite maintenant, nous avons les moyens de vérifier est-ce que les connaissances ont été acquises. La formation à distance peut permettre la continuité pédagogique et ça c’est quelque chose retrouvée. Les universités publiques sont en train d’aller vers ça. Pour les universités privées, beaucoup sont déjà dedans et les gens sont en train de monter en capacité en puissance pour pouvoir utiliser ce mode d’enseignement comme étant un outil alternatif»

Marché de turbocompresseurs: L’Armp bloque la Senelec

https://www.rewmi.com/http://www.dakarmatin.com/-L’autorité de régulation des marchés publics (Armp) suit les pas de la direction centrale des marchés publics. Elle refuse à la Senelec de passer, par entente directe, le marché relatif à l’acquisition et la maintenance de turbocompresseurs avec la société ABB technologies.
La Dcmp avait donné un avis défavorable à la Senelec pour la conclusion de ce marché avec la société Abb technologies. Contestant cet avis saisi, par lettre du 16 mars 2020, le comité de règlement des différends (Crd) afin d’obtenir une autorisation une autorisation de passer ce marché
Se basant sur le décret numéro 2007-546 du 25 avril 2007 portant organisation et fonctionnement de l’Armp, en son article 22, le comité de règlement des différends (Crd), compétent en la matière, a statué sur ce litige opposant la Senelec et la Dcmp. De l’examen de la demande, il ressort que la société ABB technologies ne réunit pas les conditions de droit pour conclure ce marché avec la Senelec.
L’Armp ne reconnait pas à la société ABB technologies le droit d’exclusivité de ce marché. La Senelec invoque un droit d’exclusivité au profit de la société ABB technologies, qui selon ses allégations, serait le fabriquant et le propriétaire exclusif des turbos compresseurs utilisés dans ses centrales à diesel. Partant de ces renseignements fournis par la Senelec, l’autorité de régulation a procédé à des vérifications.
Une analyse approfondie du certificat de renouvellement numéro 781684 produit au dossier révèle que la propriété intellectuelle a été enregistrée le 27 mars 2002 au profit de ABB ASEA Browm Boveri Ltd sis à Baden, et renouvelée le 27 mars 2012, avec une date d’échéance fixée au 27 mars 2012, avec un date déchéance fiXée au 27 mars 2022

Affaire Senelec-Akilee : Massaly Réclame La Démission De Pape Mademba BITEYE

Depuis quelques jours, la coalition de destruction massive est en œuvre. L’angle d’attaque est celui du contrat qui lie Senelec à sa propre filiale (selon les termes du DG BITEYE dans le JDD) Akilee. Le directeur général de la Senelec, Papa Mademba BITEYE, a décidé de revoir les termes de la relation qui lie la société d’électricité et la startup sénégalaise Akilee, dont Senelec est propriétaire à 34%. Ce, pour casser la clause d’exclusivité de dix ans, inscrite dans le contrat en question, sous réserve de certaines conditions à remplir par Akilee, pour négocier avec la société Israélienne Powercom la fourniture de 45 000 compteurs intelligents (44 500 monophasés et 500 triphasés) pour un montant global de 2,2 milliards de francs Cfa.  En réalité, il s’agit d’un faux scandale pour combattre un ennemi et s’enrichir illicitement.
Nous interpellons les forces vives de la Nation, la société civile et les différents leaders d’opinion pour défendre l’expertise locale dirigée par un fils du pays au détriment des Israéliens. Akilee est une entreprise sénégalaise, créée par des sénégalais, pour des sénégalais. Défendons l’expertise locale.
Le financement de la pandémie de Covid-19 devrait nous servir de leçon. Quand Macron a fait un appel à l’aide, tous les hommes d’affaires français ont répondu présents.
Ici au Sénégal, seul un Sénégalais, Tahirou Sarr a sauvé l’honneur en donnant un milliard. Le secteur privé étranger au Sénégal qui gagne des milliards a donné des miettes, suscitant la colère du Président Macky SALL. De mes informations, Akilee fait partie des rares à avoir, dans les limites de ses possibilités, soutenu l’action du Président de la République pour alimenter le fonds de lutte contre le Covid-19.
Ce qui est grave dans cette affaire Akilee-Senelec, nous ne pouvons pas comprendre autant d’énergie fournie pour tuer une start-up locale, apparemment très courtisée par beaucoup de grands groupes, au profit d’une société Israélienne. Contrairement à ce qu’on veut nous faire croire, ce contrat ne concerne pas la simple vente de compteurs mais plutôt le déploiement d’un système de comptage avancé permettant d’optimiser les pertes pour Senelec et les consommations pour les Sénégalais. Ce qui est dommage !
Et ce que l’on ne comprend pas dans cette histoire, on reproche à Akilee d’avoir eu un contrat « gré à gré » et dans le même temps on veut donner, en gré à gré, le contrat aux Israéliens de Powercom. Où est donc la préférence nationale? Pourtant ce même BITEYE vient de signer des contrats avec PROQUELEC et EXCELEC deux autres filiales de Senelec. Pourquoi ce 2 poids 2 mesures?
Soit c’est une simulation, pour faire croire que l’on a serré les vis avec Akilee ou alors c’est le DG qui cherche à se servir, car il n’a pas ses intérêts dans Akilee. DG le rappelez-vous que le Sénégal a ses intérêts dans Akilee.
Ce qui plus scandaleux, Bitèye avait lu, soutenu et approuvé le contrat à l’époque en tant qu’administrateur de la Senelec lors du CA de 2018. Il avait validé, sans réserve, le contrat. De la même manière qu’il avait validé sans réserve la prise de participation de Senelec dans Akilee lors du CA de 2016. Pourquoi ce volte-face qui ne dit pas son nom ? Nous dénonçons formellement cette entente directe qui sent un parfum de corruption et de deal. Ca ne passera pas!
Pis, dans cette affaire, on dénonce une entente directe pour instaurer une autre entente directe. Et que dire de la la Dcmp qui semble accorder cette dérogation ? collusion entre amis ou tromperie à l’insu de son plein gré ?
Nous attirons l’attention du Président Macky SALL sur cette forfaiture faite à l’entrepreneuriat Sénégalais qui risque de saper sa gouvernance, en plus dans un domaine lié à la technologie avec de très forts enjeux de souveraineté et de sécurité pour le pays.
Le Conseil d’administration de la Senelec a émis des réserves pour l‘octroi du contrat aux Israéliens. Cela suffit amplement à démettre Pape Mademba BITEYE de ses fonctions de DG de la Senelec.
Quand il a été nommé DG de la Senelec, il aurait été allé voir la société Israélienne Powercom à 3 reprises, sans avoir discuté avec Akilee comme si elle n’existait plus pour lui.
Qu’est ce qu’il faisait là-bas ? Que leur aurait-il promis ? En tout cas, cette affaire sent un parfum de corruption.
Nous interpellons le Président de la République Macky SALL de limoger Pape Mademba BITEYE pour déloyauté, car ce monsieur doit savoir qu’on ne dirige pas un pays avec de la ruse ou de la roublardise ou des mensonges, et on ne saborde pas l’actif le plus précieux du bilan de son Excellence à savoir les performances dans le secteur de l’énergie.
S’il veut profiter de la pandémie du Covid-19 pour faire passer son forfait, cela ne passera pas.
Le secteur de l’énergie est vital pour un pays, surtout un pays qui crie sur tous les toits qu’il vise .
BITEYE doit être viré car il ne semble pas comprendre les enjeux stratégiques dans un futur proche qui vont transformer le secteur de l’énergie avec cette digitalisation massive.
Nous serons toujours des sentinelles et des boucliers de la bonne gouvernance et de la promotion de l’expertise locale.Mouhamed MASSALY, Patriote et Ex PCA de la SIRN

le Covid-19 menace la tenue du 9ème Forum mondial de l’eau

https://www.vivafrik.com/La propagation de la pandémie du coronavirus (Covid-19) n’a pas seulement un impact sur la santé humaine. Beaucoup de domaines comme l’environnement, l’agriculture, la pêche… payent aussi le plus lourd tribut. En outre, la pandémie du Covid-19 aura « nécessairement un impact sur le processus préparatoire » du 9ème Forum mondial de l’eau prévu à Dakar, la capitale sénégalaise, du 22 au 27 mars 2021, selon son secrétaire exécutif.
Abdoulaye Sène qui conduisait une délégation venue remettre au gouverneur de la région de Fatick, Seynabou Guèye, un soutien financier au comité régional de lutte contre les épidémies dans le cadre de la prévention contre le Covid-19 a ajouté que, « nécessairement, cette pandémie aura un impact sur le processus préparatoire du 9ème Forum mondial de l’eau, probablement sur son agenda », a déclaré M. Sène.
La neuvième édition du Forum mondial de l’eau se tiendra à Dakar du 22 au 27 mars 2021, sur le thème : « La sécurité de l’eau pour la paix et le développement durable ».
Selon les organisateurs, près de 10 000 participants, dont plusieurs leaders et chefs d’Etats, sont attendus à la rencontre.
Abdoulaye Sène a confié que le secrétariat exécutif était « en train de développer des stratégies pour réduire l’impact sur le processus préparatoire et sur l’agenda » du Forum mondial, qui est un « événement mondial », selon lui.
Il a signalé qu’« à partir des consultations faites à travers des ateliers, des réunions », il a été développé une plateforme numérique digitale permettant de « recueillir les contributions des acteurs à travers le monde entier ».
« Donc, tous les acteurs universitaires sont invités et nous avons développé des mécanismes pour qu’ils donnent leurs contributions dans le cadre de ce forum », a-t-il ajouté.
Il a précisé que ces contributions s’inscrivent dans la préparation du contenu de ce forum, qui, a-t-il rappelé, a « plusieurs composantes ».
« Il y a tout ce qui est contenus scientifiques, une grande exposition, un sommet des chefs d’Etat, des initiatives pour résoudre le problème de l’eau à la base et d’autres activités », a-t-il détaillé.
Il a souligné que dans le cadre de ce processus préparatoire, « le travail va se faire avec d’autres acteurs dans le monde qui sont aujourd’hui confinés à cause de la pandémie, et avec des partenaires dont les moyens sont sollicités actuellement ».
Il a assuré que le secrétariat exécutif est en train de préparer et a « soumis au président de la République des propositions pour lui permettre d’apprécier, de prendre les décisions les plus adéquates pour que ce forum reste en Afrique », dont la partie subsaharienne va l’abriter pour la première fois.
« Et nous ne devons pas accepter qu’à cause de cette pandémie mondiale, nous allions vers un forum au rabais. On veut un forum historique. Le Sénégal va accueillir le forum en son nom et au nom de l’Afrique et nous ne voulons pas que les autres pays, ou régions du monde disent que ça été un petit forum mais un grand forum », a-t-il affirmé.
« Nous sommes en train de réduire l’impact de cette pandémie sur la tenue de cette rencontre, mais il appartient au président de la République, Macky Sall, de nous dire comment l’agenda du forum va évoluer », a-t-il poursuivi.
Cela va se faire selon lui en tenant compte de plusieurs hypothèses soumises au président de la République, dans un contexte où le monde est globalement atteint par le coronavirus.
« Nous avons fait nos propositions au Président et le Président de la République va apprécier dans les prochains jours l’agenda à tenir », a encore souligné l’ancien président du Conseil régional de Fatick.Moctar FICOU

ZAHRA IYANE THIAM LANCE LE CHALLENGE « JOURNAL PRIVÉ »

http://www.emedia.sn/-Journal privé. Challenge lancé par Zahra Iyane Thiam, ministre en charge de l’économie sociale et solidaire. L’objectif, dit-elle, étant de « faciliter le retraçage d’une contamination communautaire » qui commence à prendre des proportions inquiétantes.
Un nouveau challenge dans la lutte contre la propagation du Coronavirus. Elle est l’œuvre du ministre de la Microfinance et de l’économie sociale et solidaire, Zahra Iyane Thiam. Elle veut que les ‘’ challengers ‘’ se lancent sur le traçage quotidien de leur déplacement hors de leur maison, en mentionnant dans un journal privé, leurs contacts et trajets.
L’objectif étant de « faciliter le retraçage d’une contamination communautaire » qui commence à prendre des proportions inquiétantes. « Noter ou enregistrer tous les jours quelque part tous ses déplacements hors de la maison », lance Madame le ministre qui pense que ce ‘’challenge’’ pourrait faire la différence. Babacar FALL

L’Ordre des priorités nationales de l’éducation et de la formation post covid-19 à l’ordre du jour Par Mamadou SY Albert

https://actunet.net/-La crise sanitaire et économique a frappé particulièrement le système éducatif de base et l’Enseignement supérieur. Tout est à l’arrêt une semaine avant les vacances traditionnelles des fêtes de Pâques. Tous les regards sont désormais braqués, après quelques semaines de congés forcés, sur le 4 mai prochain. Les élèves et les étudiants pourraient reprendre les chemins de l’école et des universités publiques et privées à cette échéance.
Tout dépendra probablement de l’état de la situation sanitaire du Sénégal dans sa lutte contre la propagation du covid-19. Quelle que soit la date de la reprise des cours à la mi-mai ou plus tard, le calendrier de l’année scolaire et universitaire 2020 sera amputé au moins de plus d’un mois. Le quantum horaire ne sera ainsi pas respecté. Au-delà de ce déficit quantitatif de la charge des enseignements, le Sénégal devrait engager une introspection profonde de son système éducatif de la base au sommet.
La réorientation de l’éducation à la lumière des effets multiformes de la crise actuelle semble indispensable pour trouver une meilleure adéquation entre le système éducatif global et sa société, singulièrement dans le domaine de la santé, de la recherche et du développement réel de l’économie endogène. Dans ces conditions, la date du 4 mai 2020 cristallise tous les espoirs d’une reprise -tant attendue par les communautés scolaires et universitaires – des chemins de l’école et des Universités publiques et privées. Il faudra certainement patienter. La situation réelle de la santé publique aura le dernier mot quant à la levée ou le maintien de la fermeture des classes et des amphithéâtres. Le calendrier scolaire et universitaire, et celui des examens, sera sans nul doute fortement affecté par la réduction du quantum horaire, en raison du temps perdu.
Le gouvernement, les autorités administratives et pédagogiques devront rivaliser dans la gestion du reliquat d’une année éducative fortement amputée de quelques semaines. Apparemment, le péril ne menace pas la demeure du système éducatif puisque le pays a connu des expériences plus douloureuses dans le passé en raison de la longueur des mouvements sociaux alimentés, soit par les syndicats des enseignants, soit par le mouvement associatif des étudiants. Il a fallu sauver fréquemment l’année par des sessions de rattrapages accélérées, par l’organisation des examens de fin d’année et concours dans des conditions exceptionnelles. La situation de l’année en cours n’est point comparable à ces années noires du système éducatif.
Au-delà de la gestion des urgences futures, à savoir, l’organisation des examens, des modalités pédagogiques de l’achèvement du dernier trimestre dès la reprise des enseignements, les pouvoirs publics devraient également engager une introspection profonde de l’éducation de la base au sommet à la lumière des enseignements provisoires de l’impact de la crise sanitaire et économique sur l’éducation, sur la formation professionnelle et technique et la recherche scientifique et technique. Un programme de résilience à la hauteur des besoins nationaux est devenu une exigence de salubrité publique. Dans ce sillage d’une révision des orientations, la crise révèle des inadéquations fortes entre la formation professionnelle et technique délivrée par l’école et l’Université et les besoins réels de l’économie nationale.
L’école et l’Université sont gravement désarticulées avec l’environnement social, culturel et économique. L’ordre des priorités nationales doit se reconstruire autour de l’éducation, de la formation, l’emploi et le développement économique et social des potentialités endogènes etc. Quatre priorités fondamentales sans lesquelles point de sortie de crise. Le système éducatif reste le moteur de tout progrès scientifique, technique et de la croissance économique.
C’est probablement un des enseignements majeurs de cette crise sanitaire et économique. Le système sanitaire, le système éducatif et le tissu économique demeurent trop fragiles, en raison de la crise des orientations stratégiques et de la faiblesse quantitative et qualitative des ressources humaines.
Le Sénégal souffre ainsi, dans sa stratégie, de ressources humaines et techniques qualifiées suffisantes dans des secteurs moteurs de son développement. Dans le domaine de la santé, il est manifeste que le pays souffre d’un déficit notoire en tout – femmes, infirmiers et en personnels techniques supérieurs. La recherche n’est point à l’abri de cette souffrance nationale technique endémique du système éducatif et universitaire en ressources humaines qualifiées dans la recherche scientifique et technique. La situation est quasi identique dans tous les secteurs fondamentaux du développement à la base et de la Petite et moyenne entreprise.
La faiblesse de nos opérateurs économiques réside au même titre que les autres secteurs dans les carences de la formation qualifiante et dans les capacités de production très limitées pour résister à la concurrence internationale de plus en plus exigeante par ces normes de qualité et son modèle organisationnel mondialisé. Réorienter l’école et les Universités constitue une exigence majeure pour sortir de la crise sanitaire et économique. Le Sénégal ne peut plus fonctionner avec un modèle éducatif et de formation en rupture avec les besoins des sociétés contemporaines en profondes mutations.
La réorientation est toutefois une question éminemment politique. Sans une volonté politique de rupture avec les héritages du modèle postcolonial, partagée entre les pouvoirs publics, les enseignants et les acteurs majeurs de la société, il est illusoire de croire à un ordre alternatif attractif. Le coronavirus aura au moins le mérite d’avoir révélé des carences des stratégies de développement et la nécessité de repenser le modèle de développement, singulièrement le modèle éducatif, en fonction des besoins réels des populations.

LES PIQUES L’AS DE CE WEEK-END

SenePlus  |   Publication 18/04/2020
https://www.seneplus.com/sites/default/files/styles/thumbnail/public/logo%20AS.jpg?itok=LAp3nMjx

Saisie de 135 kg de chanvre indien à Tivaouane

La croisade contre le trafic de drogue se poursuit de plus belle par les limiers, malgré le contexte de la pandémie. La Direction de l’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (OCRTIS) a saisi une importante quantité de chanvre indien à Tivaouane le 16 avril dernier. Exploitant une information, les éléments de l’Ocrtis ont interpellé quatre individus dans la forêt de Ngadiam en possession de 135 kilogrammes de chanvre indien de variété dite «verte». La marchandise prohibée était à bord de deux véhicules qui sont également immobilisés. Les quatre trafiquants sont placés en garde à vue et la drogue est consignée aux fins de scellés.

90 personnes confinées à Yeumbeul

Le district sanitaire de Yeumbeul qui polarise les Communes de Yeumbeul-Nord et Sud a aujourd’hui 14 cas positifs au Covid-19. Les autorités sanitaires ont identifié leurs contacts. Au total, ce sont 90 personnes qui ont eu à entrer en contact avec les cas positifs au quartier Mactar Khaly Fall de la Commune de Yeumbeul-Sud. Ils sont mis en quarantaine dans des hôtels de la place. Nos sources renseignent que le transfèrement de ces derniers a été fait devant les autorités préfectorales.

Abdoulaye Daouda Diallo et le fonds de la force covid-19

Le ministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo et son collègue des Transports terrestres, Me Omar Youm promettent la transparence dans la gestion des fonds de la force covid-19. Le Ministre Abdoulaye Daouda Diallo a donné des assurances hier, lors de la réception de la contribution des acteurs du transport, notamment la société Sénécartours dans le cadre de la lutte contre le Covid-19. Elle a remis 60 millions au ministre Abdoulaye Daouda Diallo. La Coopérative nationale des entreprises de transports de marchandises (CNETEM) a donné également 05 millions au ministre. Le secrétaire général du CNETEM, Mbargou Badiane, prévient les chauffeurs qui font de la résistance qu’ils seront sanctionnés. Dénonçant l’attitude des chauffeurs récalcitrants, le secrétaire général du Groupe Sénécartours les invite à changer de comportements afin d’endiguer la pandémie.

Mamadou Kassé donne 25 millions

Le directeur général de la Sicap participe à l’effort de guerre contre le coronavirus qui hante le sommeil des populations du monde. Hier en compagnie de son ministre de tutelle Abdou Karim Fofana, Mamadou Kassé a remis un chèque de 25 millions au ministre des Finances Abdoulaye Daouda Diallo. Une geste saluée par le grand argentier de l’Etat qui promet un usage efficient et une gestion transparente des fonds du front convid-19.

Un des malades du Covid-19 de Kolda guéri

La région de Kolda ne compte pour le moment que six cas au coronavirus qui sont internés à l’hôpital régional de Kolda. Le médecin-chef de la région médicale, Dr Yaya Baldé, faisant le point hier, a indiqué qu’un patient parmi les sept malades est déclaré guéri. Les 6 autres suivent leur traitement. Dr Yaya Baldé a rappelé que pour les dix personnes contacts de ces malades qui étaient mises en quarantaine dans une Auberge à Vélingara, leurs tests sont revenus négatifs. Ils ont quitté l’auberge en début de semaine. Le médecin-chef de la région médicale a précisé également que même s’ils sont internés à Kolda, les patients sont originaires de la région de Dakar. Il rassure que tout patient guéri aura une prise en charge psycho-sociale.

3 millions d’Africains pourraient mourir à cause du Covid-19

Dans son nouveau rapport sur la pandémie de coronavirus publié vendredi, la Commission économique de l’ONU pour l’Afrique (CEA) affirme qu’il se peut que jusqu’à 3 millions d’Africains perdent la vie à cause de la maladie. Le pire des scénarios pourrait arriver avec cette pandémie sur le continent, si les mesures de prévention et de protection ne sont pas scrupuleusement observées. «Si l’Afrique est particulièrement vulnérable, c’est parce que 56% de la population urbaine – hors Afrique du Nord – est concentrée dans des bidonvilles surpeuplés et mal équipés, et que seuls 34% des ménages ont accès à de simples moyens de se laver les mains», expliquent les experts dans le rapport et dont l’équipe principale chargée de sa consolidation est composée de Jamie MacLeod, expert en politique commerciale au Centre africain pour les politiques commerciales, Christine Achieng Awiti, économiste, et Veerawin Su, économiste adjoint.

COVID 19: LA RECHERCHE, CAPITAINE D’EQUIPE PAR DR CHEIKH MOUHAMADOU MBACKÉ LO

http://www.sudonline.sn/https://www.seneplus.com/Dans ce deuxième article, il sera question d’aborder un pilier qui sera autant, sinon plus important pour la lutte : la recherche d’où jailliront toutes les solutions pour arrêter cette pandémie
Dans ce contexte de Covid-19, j’avais abordé, dans un premier article, la situation de la maladie et tous les dispositifs qui étaient déjà pris pour faire face à ce fléau. J’avais, par la suite, formulé des suggestions et recommandations générales.
Dans ce deuxième article, il sera question d’aborder un pilier qui sera autant, sinon plus important pour la lutte : la recherche d’où jailliront toutes les solutions pour arrêter cette pandémie. Cette recherche, dite scientifique, se mobilise partout dans le monde pour accélérer la production des connaissances sur le virus, sur la maladie qu’elle provoque (Covid-19) ainsi que sur les moyens de la guérir (médicaments, respirateurs artificiels …) et de la prévenir (masques, gels …).
Au Sénégal, plusieurs initiatives de recherche scientifique sont en cours au niveau du Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et l’Innovation (labos de recherche des universités) au Ministère de la Santé et de l’Action Sociale  (hôpitaux  ; centres de traitement) mais également dans les laboratoires privés nationaux (Institut pasteur et IRESSEF) et internationaux (IRD, AUF …).
Ces projets de recherche tournent autour de l’épidémiologie pour mieux anticiper la diffusion du virus, de la recherche fondamentale pour mieux comprendre le virus (sa réplication, sa résistance, sa spécificité …)  de la recherche à visée diagnostic, clinique et thérapeutique avec plusieurs essais en cours mais, également, de la recherche en sciences humaine et sociale qui va permettre de mieux comprendre le comportement de la population, des agents de santé vis-à-vis de la maladie.
À ces projets de recherche, ils s’y ajoutent les nombreuses initiatives du monde de la recherche qui participent activement depuis le début de la lutte contre le virus par une contribution significative à la production des intrants tels que les masques, les solutions hydro-alcooliques, le matériel de diagnostic, les respirateurs artificiels …
L’Agence Nationale de la Recherche Scientifique Appliquée (ANRSA) que j’ai l’- honneur de diriger s’y active pleinement en apportant son appui aux initiatives. Cette revue des initiatives en cours montre que nos chercheurs sont mobilisés et prêts à éradiquer la pandémie. Il est donc important de les encadrer, de les motiver et de les soutenir pour qu’ils puissent jouer pleinement leur rôle dans cette guerre que nous menons contre le covid-19.
Pour y arriver, je suggère de mettre en place un fond qui sera géré par un comité chargé d’évaluer les projets de recherche et composé de :
– Trois représentants du Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation car étant celui qui gère les laboratoires des universités où seront menés la plupart des recherches
– Trois représentants du Ministère de la Santé et de l’Action Sociale car étant le secteur au premier front de la lutte et coordonnant le comité national de gestion des épidémies
– Un représentant de l’Agence Nationale de la Recherche Scientifique Appliquée(ANRSA) qui joue le rôle d’interface entre les chercheurs, les entreprises et la société.
– Un représentant du Comité National d’Éthique et de Recherche du Sénégal
– Un représentant de l’Institut Pasteur
– Un représentant de l’IRESSEF
– Deux représentants des laboratoires d’autres secteurs
– Un représentant de laboratoires étrangers Chaque projet sélectionné bénéficiera d’une enveloppe pour mener à bien ses activités mais également d’une autre pour équiper son laboratoire et être dans les normes internationales qui lui permettront d’être fonctionnel et de continuer ses travaux dans de très bonnes conditions après l’épidémie. Une enveloppe sera aussi réservée à la médecine traditionnelle pour les intégrer dans la lutte afin d’explorer nos plantes médicinales pour le traitement, comme dans beaucoup de pays africains.
Enfin, l’Agence Nationale de la Recherche Scientifique Appliquée prendra le relais  pour aider et accompagner les chercheurs pour la protection de leurs œuvres par le biais de brevet, à valoriser les résultats qui seront issus leurs recherches et à mettre en contact les chercheurs avec les Entreprises pour un partenariat public-privé pour la production massive de masques, de gels et de respirateurs artificiels.
En parallèle à cette gestion de la recherche au niveau national, je suggère de prendre des initiatives pour des projets de recherche sous régionaux avec les pays dont nous partageons des frontières (La Gambie, la Guinée Bissau, la Guinée Conakry et la Mauritanie).
En effet, l’éradication de l’épidémie ne sera effective dans notre pays que si elle est maîtrisée, de manière simultanée dans ces différents pays à cause de la porosité de nos frontières. Concrètement, il s’agira de mettre en place un fond commun alimenté par une participation de ces différents pays et, secondairement, par l’appui de nos partenaires.
Une plateforme pour le partage de nos résultats de recherche et leur valorisation et des projets de recherche communs sera, en même temps, mise en place. Il serait aussi intéressant d’initier un projet sur la phytothérapie qui nous permettra d’exploiter à fond nos plantes médicinales. En définitive, la recherche au niveau national en collaboration avec les entreprises privées dans ce contexte de covid-19 pourrait nous permettre, après la fin de l’épidémie, de régler, de manière permanente, l’insuffisance de matériels (masques, gels, respirateurs artificiels etc…) dans nos structures sanitaires.
Sur le plan international, la collaboration avec nos voisins pourrait permettre d’arrêter plus rapidement l’épidémie et être une opportunité à nos entreprises de fabrication de masques et de gels qui pourraient, de ce fait, gagner de grands marchés et participer activement à la création d’emplois et de richesse pour notre pays .DR CHEIKH MOUHAMADOU MBACKÉ LO,Agrégé de santé publique spécialiste en économie de la santé dg agence nationale de la recherche scientifique appliquée

VIVRE D’ABORD ! PAR MAMADOU NDAO

Ce précepte latin est plus que jamais d’actualité au regard du contexte actuel de la pandémie du Covid 19. Notre société est fondamentalement interpellée sur son mode de vie, sur ses pratiques pour faire court. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, il existe encore dans ce pays des individus qui pensent que le coronavirus est juste une malédiction de Dieu, et de ce point de vue, il faut s’en remettre à lui et demander sa clémence, parce que pour eux la maladie est à une sanction divine qui appelle un repentir collectif.
Pour respectable que puisse être cette position qui renvoie à une morale publique, elle semble néanmoins relever d’un grand fatalisme. Pis, elle semble induire, de fait, une logique de culpabilisation aux conséquences incalculables, qui voudrait que tous ceux qui sont atteints et qui sont supposés être des « condamnés » soient comptables, voire coupables, d’actes blâmables. On introduirait alors dans nos sociétés une dichotomie entre des gens qui sont pieux et bien perçu et ceux qui sont des pécheurs, des mécréants, donc exposés à la maladie, avec comme conséquence de développer une stigmatisation des personnes atteintes du Covid 19.
L’on voudrait conforter l’idée d’une maladie honteuse, que l’on ne s’y prendrait pas autrement ; ce qui serait catastrophique au regard de toute la stratégie de communication mise en place pour contribuer efficacement à juguler le phénomène. Regardons autour de nous pour comprendre l’immense biais qu’induit ce type de raisonnement au sein d’une population, dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle se distingue de manière singulière par des actes, sporadiques certes, mais qui défient le bon sens.
Pour cette frange de la population, assez nombreuse du reste, la règle de la distance sociale, les gestes barrières, les recommandations des médecins, ne sont en réalité pas la solution, la seule solution. Ces personnes se réfugient encore dans les croyances et la religion, alors que les plus érudits, musulmans comme chrétiens eux-mêmes, recommandent de se référer aux prescriptions des experts de la santé. « Ku sa àpp jot, nga dee » « quand l’heure de la mort arrive, personne ne peut y échapper » disent-ils. C’est triste, mais je crois que les Sénégalais ne sont pas aujourd’hui conscients du danger qui nous guette. Cette irresponsabilité me fait croire qu’il faut user de la plus ferme rigueur. Il urge de trancher une question cruciale pour notre vie en communauté, et qui pourrait se résumer ainsi : « doit-on permettre que nos moyens de vivre compromettent nos raisons de vivre ?».
J’ai paraphrasé le célèbre éditorialiste et fondateur du journal Le Monde, Hubert Beuve-Mry. Le prétexte qu’on nous sert pour contourner cette question essentielle est que les gens, du moins la grande majorité, doit trouver au quotidien leurs moyens de subsistance, faisant allusion à l’importante population qui œuvre dans le secteur informel (artisanal, commercial, ou de la transformation…). Je voudrais simplement poser une question peut être provocatrice à ces personnes sans doute respectables. Est-ce qu’un malade peut travailler de façon optimale pour assurer sa dépense quotidienne ? Est-ce qu’un malade du COVID, que dis-je, un individu seulement suspecté d’être atteint par le Covid 19 peut normalement être admis dans un espace de travail ? Est-ce qu’un suspect de COVID 19 mis en quarantaine peut aller chercher sa dépense quotidienne ?
Enfin, les ressources pour se soigner, en cas de contamination, sont-elles à la portée de ces « téméraires » ? Sans compter la période d’inaction qu’elle provoque et ses conséquences sur la productivité globale. La réponse tombe sous le sens. Voilà des questions que l’on évite de se poser, de peur de heurter, alors que dans le même temps les demandes s’amplifient du côté de l’Etat qui, manifestement, aura du mal à faire face si cette tendance d’incivisme se maintient.
D’ailleurs, j’estime que ce qui est attendu de l’Etat aujourd’hui, c’est de mettre un terme au Maslaa qui a atteint son point culminant, au risque de ruiner tous les efforts entrepris jusqu’à présent, par la faute des déviants. Il est clair aujourd’hui que la résurgence de l’individualisme étroit, qui va au-delà de l’instinct de conservation naturel, pose la question de l’incivisme, de l’autorité de l’Etat. Tout est aujourd’hui réduit à l’échelle du MOI.
De telles attitudes jurent avec ce que nous avons fondamentalement de plus profond en termes de valeurs qui ont structuré notre imaginaire, notre culture de Sénégalais et d’Africain. Ce « moi collectif », cet être social, pour utiliser le langage des sociologues, qui est un des socles sur lesquels repose notre société, est en train de vaciller à cause de la course effrénée à la dépense quotidienne, à la richesse individuelle au péril de nos vies. Si la maladie du COVID 19 a connu les développements que l’on sait, c’est essentiellement à cause des comportements qui jurent avec la discipline civique, les valeurs de la République. Il faut repenser cette discipline et la mettre en œuvre sans faiblesse, car nous devons vivre d’abord avant de penser à gagner notre dépense quotidienneMamadou Ndao,Juriste consultant Expert en Communication Diplômé des Université de Montpellier 1 et Paris 1 Panthéon Sorbonne-Liberté 6 Dakar

COVID-19–L’OMBRE DE FEU DJILY MBAYE PLANE

NETTALI.COM – Dans le cadre de l’action de solidarité liée à la lutte contre le Covid-19, la famille de feu Djily Mbaye a perpétué l’œuvre du père. Elle a, à son actif plusieurs dons.
S’il y a une ombre qui a plané sur la lutte contre le Covid-19, c’est bien celle de feu Djily Mbaye qui a remis plusieurs dons.
Déjà ce vendredi 17 avril, la famille de Djily Mbaye a remis un chèque de 10 millions de francs au gouverneur de la région de Louga. C’est en effet sur Ndiguel de Mame Cheikh Mbaye, khalife de la famille de feu Djily Mbaye que le don a été remis par son frère cadet, Serigne Khadim Mbaye qui a représenté toute la famille. Une remise en présence des membres de la Force Covid-19 et du directeur de l’hôpital Amadou Sakhir Mbaye de Louga.
Samedi 18 avril, un second don de 2 millions de francs sera remis à l’Association des Daras de la région de Louga qui sera représentée par son président Serigne Ndiaga Mbaye.
Auparavant, mardi 31 mars, la Fondation Fahd Ben Abdel Aziz créée par feu Djily et dont le fils aîné Mame Cheikh Mabye est le Président du Conseil d’Administration, avait contribué à hauteur de 30 millions de francs que ce dernier a remis à la Force Covid-19.

IMPACT COVID 19: ME PAPA LAÏTY NDIAYE PLAIDE POUR LES AVOCATS

http://www.emedia.sn/Le bâtonnier de l’ordre des avocats a porté sa toge pour plaider pour ses pairs. Me Papa Laïty Ndiaye ne veut pas que les avocats soient laissés en rade dans le programme de résilience pour la lutte contre la pandémie du Coronavirus. Il demeure que ces derniers, à l’instar des autres secteurs, soient aidés par le président de la République parce qu’ils subissent les affres de la pandémie. « Les cabinets d’avocats ce sont des entreprises. Je sais qu’on les a exclus des sociétés commerciales. Quelque part, à tort, on considère que nous ne sommes pas des PME mais lorsque vous avez quand même, dans un cabinet plus de quatre avocats, je pense que vous avez du personnel et vous fournissez du service qui sont rémunérés et que vous payez des loyers, la TVA on est quand même dans une entreprise. Il y a des tailles différentes chez nous mais, les cabinets d’avocats sont des entreprises du droit », a expliqué le bâtonnier, invité à l’émission « Kenu Askan Wi » sur Itv.
Il ajoute : « Nous sommes impactés comme toutes les autres entreprises sénégalaises par la pandémie du Coronavirus. Il ne faut pas se voiler la face, au Sénégal l’activité judiciaire est un pan très important de l’activité quotidienne des avocats. Par conséquent, si les tribunaux sont fermés quasiment en totalité, si l’activité judiciaire n’est plus fonctionnelle au-delà de 10 à 15%, on va dire que le pouvoir d’achat des revenus des avocats s’en ressente de façon très importante ». Aliou DIOUF

Pourquoi Youssou Ndour dérange autant au Sénégal ?

IGFM – Pourquoi Youssou Ndour dérange autant dans son propre pays, où il a bâti toutes ses belles œuvres ? Certes, il n’est pas le plus valeureux des fils de ce pays, mais « You » est l’un des plus dignes fils d’Afrique. Il est un citoyen du monde, aimé et adulé partout. Dans chaque mètre carré, sur cette terre, « You » a fait plaisir. Mais, curieusement, en cette période de guerre contre le Covid-19, propice à toute forme de  manipulation et terreau fertile pour les « fake news » , le leader du «Super Etoile» est la cible des « fédayins » en embuscade et téléguidés par on ne sait qui.
Tout laisse croire que les pourfendeurs du président du Groupe Futurs Média ont reçu, dans leur subconscience, assez de charges négatives qui les encouragent à persévérer dans l’exécution et la pratique de sales besognes. Ces charges maléfiques, qui gonflent leur âme, obstruent leur bon sens, leur raison, et les poussent à s’octroyer, fièrement, le dénigrement de ce champion national, comme l’unique mission de leur venue sur cette terre. Ce dernier bimestre, l’acharnement a démarré avec la mort de Hiba Thiam (paix à son âme).
Pénible a été cette triste affaire qui s’est abattue sur la fille du chanteur, du fait de l’implication de son époux. Et, foulant aux pieds l’honneur de la défunte, les « fédayins » ont essayé de tout déverser sur le leader du Super Etoile. Du point de vue de ces sous-traitants des sales besognes, il fallait tout faire pour coller l’affaire sur la peau de « You » qui, il faut le reconnaître, a certainement souffert en silence. Car, comme tout bon chef de famille, il tient à l’image et à la probité de sa fille, qu’il doit protéger. Et pourtant, ni sa fille, encore moins lui, ne sont concernés par cette affaire.
Néanmoins, les techniciens de la méchanceté ont trouvé tous les raccourcis du monde pour tenter, vainement, d’atteindre Youssou Ndour. Ils ne savent pas que « You » a une carapace en cuir. Et, comme ils font du dénigrement contre le chanteur la mission de leur vie, ces colporteurs de médisance ont porté une nouvelle accusation sur leurs épaules si frêles, sans se soucier du couvre-feu, ni de l’état d’urgence. Cette fois-ci, ils ont voulu tartiner le chanteur avec du gel de Valda.
Nul ne sait où ces gens ont puisé leur inspiration pour dire, sans frémir, que Youssou Ndour a gagné un marché de gel que lui aurait attribué le Ministère de la Santé. Heureusement, le Ministre, lui-même, a démenti cette grosse invention. Mais le problème ne se situe pas à ce niveau. La question, c’est : Pourquoi au Sénégal, les gens trouvent du plaisir à salir d’honnête citoyen ? Youssou Ndour est un Sénégalais assez intelligent pour ne pas accepter ces genres de marchés de l’État pour, ensuite, exposer sa réputation.
Mais, comment les gens ont-ils pu oublier qu’après le Khalife général des Mourides, Youssou Ndour a été la seconde personne à avoir donné sa participation dans l’effort de guerre contre le Covid-19 ? Il n’est pas à son coup d’essai. Le Médinois a toujours répondu à l’appel de son pays. Youssou Ndour a toujours été présent à chaque fois que le Sénégal a besoin de lui. Voilà un homme au parcours exemplaire. Sa vie, ses œuvres devraient être enseignées dans les plus grandes universités du Monde, surtout en Afrique. Car, la jeunesse africaine a besoin de référence comme Youssou Ndour.
Il s’est battu seul, tout seul. Le leader du Super Etoile, qui n’est pas issu d’une famille de milliardaires, est devenu, de par son amour pour le travail et son engagement, l’un des plus grands employeurs du Sénégal. Un homme comme « You » mérite le soutien de son peuple. Sa chanson «Sénégal Rek» traduit tout l’amour qui porte pour ce pays et pour ses compatriotes. A la jeunesse africaine, plus particulièrement sénégalaise, ce citoyen du monde, a indiqué le chemin de la réussite. Car, sa trajectoire doit servir d’exemple pour les jeunes qui veulent demain, servi leur pays.
On peut ne pas aimer Youssou. Mais soyons juste avec lui. Détester le, si votre conscience vous le dicte, mais ayez l’honnêteté de reconnaître, enfin aujourd’hui et maintenant, qu’il est un homme qui fait la fierté de l’Africain, du sénégalais particulièrement. Malheureusement, les Sénégalais ne reconnaissent que la valeur des morts comme le disait Doudou Ndiaye Rose avant sa mort. Dans ce pays, tant qu’une personne est en vie, rares sont ceux qui apprécient son œuvre, et c’est lorsqu’elle personne quitte ce monde que l’on commence à reconnaître ses valeurs. Qu’Allah le tout puissant lui accorde encore longue vie et bonne santé. Mais, au plus profond de lui, Youssou Ndour devrait savoir et parfaitement que la majeure partie des Sénégalais le portent dans leur cœur. «Les sénégalais votent pour lui », pour emprunter le langage familier.
Il a plusieurs fois subi l’amour que ses compatriotes portent pour lui. Ce n’est plus un secret. D’ailleurs, il l’a lui-même dit et chanté. Youssou  Ndour fait-il peur aux politiques ? On peut se poser cette question. Depuis le début de la pandémie, il a mis son groupe de presse au cœur de la campagne de lutte contre le Covid-19.  C’est peut-être pour cette raison que certains pensent que le leader su SE ne ferait pas cela gratuitement. Et pourtant, GFM fait du bénévolat, car de l’avis de son patron, chaque sénégalais doit participer à la guerre. Alors, là, nul ne comprend l’attitude de certaines personnes qui trouvent leur joie en racontant des insanités sur You.
Le chanteur semble déranger une certaine classe politico-médiatique au Sénégal. Puisque la popularité de l’homme ferait peur à n’importe quelle personne ayant des ambitions politiques ou craignant de l’avoir demain en face. Car, le destin a fait qu’au Sénégal, les gens aiment surtout les sauces pimentées avec de la «magie You». Cela aussi, c’est la volonté divine, même Youssou en personne est incapable de l’expliquer. On se rappelle sous le magistère de Me Abdoulaye Wade, Youssou Ndour avait des malentendus avec Karim Wade. Ce dernier voulait l’isoler de son père mais malheureusement, il s’était trouvé que Me Wade adorait personnellement le chanteur. Finalement, lorsqu’il recevait Youssou, il s’arrangeait pour que Karim Wade n’y assiste pas. Le tête à tête c’était toujours entre You et WADE. La sympathie que le prédécesseur de Macky Sall, a pour le chanteau, d’autres dirigeants de ce monde l’ont pour lui. On se rappelle la poignée de Barack Obama qui a marqué un temps d’arrêt pour échanger avec ce symbole africain. Il n’est pas le seul. Feu Jacques Chirac, Macky Sall président du Sénégal, IBK du Mali, Emmanuel Macron etc…, respectent de ce monsieur parti de rien.
Youssou Ndour a participé à plusieurs combats aussi bien au Sénégal qu’en Afrique. Le 23 Juin, il était l’un des rares artistes de son âge à descendre sur le terrain pour défendre la voix de son Peuple. Alors que l’ancien président de la République de l’Afrique du Sud, Nelson Mandela était en prison, il s’était personnellement investi pour sa libération. Qui ne se rappelle pas de sa chanson, «Mademba !», lorsqu’il y avait la bataille entre les Syndicalistes et le régime d’Abdou Diouf. Il avait composé une chanson pour dire en haute voix l’amertume des sénégalais qui vivaient mal et difficilement les délestages. Sous Wade, il était le timonier de la lutte contre les délestages en 2011. Son morceau «Délestage» avait fait trembler le régime libéral. Tenter de salir Youssou Ndour, c’est ternir l’image du Sénégal. Car cet homme, c’est l’étoile qui est au milieu du drapeau du Sénégal. Les Sénégalais qui vivent à l’étranger emprunteraient des mots plus forts pour qualifier ce chanteur qui berce leurs nuits torrides loin de leur famille. You est dans toutes les maisons, les chambres, les salons, les bureaux et les véhicules des sénégalais des «Modou-Modou». Si vous voulez leur faire plaisir, offre leur un CD de YOU comme cadeau, de préférence «Émigrés» ou «Bodio Bodio».
Ce champion sénégalais mérite tout le respect. Il nous représente partout et il n’a jamais porté atteinte à l’honneur ni à la dignité de son pays. You est un symbole de par ses œuvres et une référence de par son parcours. Derrière lui, il faut voir toutes ces centaines de famille à qui, il a offert un emploi décent à travers leur mère, leur père ou leur fils. You est ce qu’il est. A ses pusillanimes détracteurs, nous invitons juste à dilater leur poitrine pour accepter enfin ce que cet homme est dans ce pays et à l’étranger. Ils doivent faire un effort spirituel, mental, moral et physique supplémentaire pour dominer leur rancœur et reconnaître une bonne fois pour tout et du fond du cœur que : «Wadji diambar la !».Ousmane SECK/DAKARTIMES

Aide Covid-19 à la Diaspora: Des Sénégalais de l’extérieur convaincus que l’argent va enrichir les autorités consulaires et Pro-Macky

https://www.pressafrik.com/Dans son discours, à la veille de la fête nationale d’indépendance du Sénégal, le Président Macky Sall annonçait l’allocation de 12, 5 milliards de francs CFA à la Diaspora, des ressources de Force Covid-19. Une somme qui pour le moment, n’est toujours pas arrivée à destination, mais suscite déjà de nombreuses polémiques.
En effet, certains Sénégalais vivant en Italie qui redoutent une mauvaise gestion ou répartition de ce qui semble leur revenir de droit, soupçonnant ainsi une mainmise sur l’argent, décident de renoncer à l’aide et souhaitent que cet argent soit réinvesti dans la santé de leur pays d’origine, le Sénégal. Ou dans la création d’une banque destinée à la Diaspora. Pour d’autres, la priorité est ailleurs. C’est-à-dire le rapatriement de leurs compatriotes décédés du Covid-19.

« Connaissant nos dirigeants Je préfère renoncer à cet argent…

Il fait partie des Sénégalais de la Diaspora qui redoutent une bonne gestion de cet argent. Ousmane Lô résidant en Italie, précisément dans la région de Lombardie, propose que cette somme soit réinvestie au Sénégal dans la construction d’un hôpital.
« Moi, je renonce aux 12,5 milliards destinés à la Diaspora et certains de mes compatriotes en feront de même. Ce que nous souhaitons est que cet argent soit réinvesti dans notre pays et je suis en train d’en parler avec des compatriotes, qui sont du même avis. Que cet argent serve à construire un hôpital et à bien l’équiper« , propose-t-il.

« Cet argent ne fera qu’enrichir d’autres qui étaient déjà pleins aux as »

Estimant que toutes les conditions de transparence ne seront pas réunies dans la distribution, vu les problèmes qu’ils rencontrent dans les consulats, le sieur Lô estime que cet argent une fois arrivé à la Diaspora, va servir à enrichir certains qui le sont déjà. « Je vous dis, si jamais cet argent arrive, nous n’avons vraiment le temps pour nous en occuper. Pour régler des papiers à l’ambassade de Milan, ça nous prend tellement de temps que vraiment, des compatriotes ne vont pas se déplacer pour recevoir leur part de cette aide, qui d’ailleurs sera insignifiante. Cet argent ne fera qu’enrichir d’autres qui étaient plein aux as, connaissant nos dirigeants. Et nous voulons du concret parce qu’on sait qu’on ne verra pas la couleur de cet argent. La construction d’un hôpital, oui, nous sommes d’accord« .
Une idée confortée par un de ses compatriotes sénégalais vivant à Bruxelles. Pour Cheikh Doudou Mbaye, « c’est une initiative noble de renoncer à cet argent. Ici, à Bruxelles, une minorité de Sénégalais sont là, à ne pas vouloir de cet argent…, mais croyez-moi qu’ils renoncent à cet argent, c’est noble, mais cela servira aux politiciens« , peste-t-il, avant de souligner le népotisme et le favoritisme qui se cachent au niveau de certaines associations qui travaillent pour le compte du Président Macky Sall. « Il y a trop d’associations à Bruxelles, qui sont au compte du Président Macky Sall. Donc, la bonne approche serait de sensibiliser sur le bien-fondé de renoncer. »

« Chaque Sénégalais de la Diaspora n’aura pas 12 000 FCfa si on distribue cet argent »

Pour Ibrahima Cissé, le président de la Fédération des Sénégalais de Mantova, une province de Lombardie, renoncer à cet argent n’est pas la bonne solution mais plutôt utiliser cette aide à des fins efficientes.
 » Nous ne rejetons pas cette idée de distribution des 12,5 milliards destinés à la Diaspora. On ne dira pas qu’on n’a pas besoin de cet argent, mais nous nous entraidons avec nos associations. Egalement, chaque maire de commune verse une somme de 150 à 400 euros aux impactés du Covid-19. Et je vous le dis, si cet argent est distribué, chaque Sénégalais n’aura même pas 12. 000 francs CFA. Et il y a une vie après le corona« , renseigne-t-il.
Mais ce qu’il souhaiterait avec les membres de trois fédérations dont il est le président, est que cet argent serve au financement d’une banque destinée à la Diaspora.
« Avec cet argent, nous en profitons pour demander au président de la République, de nous accompagner à créer une banque de la Diaspora. Comme souhaité par les émigrés qui ont une pleine conscience de leurs devoirs vis-à-vis de leur pays. A l’État d’initier et d’encadrer, de manière à permettre aux partenaires-bailleurs, d’augmenter substantiellement leur contribution à l’effort national.
Entité dépolitisée, la banque de la Diaspora devra séduire, soutenir, promouvoir, stimuler et convaincre quant à ses avantages, à savoir
– Orienter les capitaux vers l’investissement et soutenir les projets de retour- Revaloriser l’épargne des émigrés et financer à des taux avantageux-
Protéger les émigrés des futures crises et revitaliser leurs terroirs- Investir des secteurs porteurs de croissance et créer des milliers d’emplois- Attirer les capitaux épargnés à l’étranger et augmenter le taux d’épargne national – Constituer un capital privé national et réduire notre dépendance aux capitaux étrangers- Harmoniser les procédures et réguler les transferts d’argent- Sécuriser et accélérer les opérations- Lutter contre le monopole des sociétés de transfert et favoriser la concurrence« , tel est leur souhait.

« La priorité est ailleurs…Nous enterrons nos compatriotes avec le cœur meurtri »

A l’instar de ses compatriotes, Mouhamadou Moustapha Diagne, le président de la Coordination des Associations sénégalaises de Brescia qui regroupe 14 associations, s’intéresse non plus à cette aide destinée à la diaspora, dont il n’ont toujours pas d’information sur le mode de partage. « On sait comment nos autorités diplomatiques vont utiliser cet argent pour s’enrichir…, juste pour vous dire que l’argent n’arrivera pas aux ayants- droit« , fulmine le sieur Diagne.
Il poursuit: « On n’a même pas encore vu cet argent et ça ne nous intéresse guère. Ce que nous voulons, est que l’Etat du Sénégal soit reconnaissant envers nous et revoir sa décision de ne pas rapatrier le corps de nos compatriotes, c’est ça notre combat de tous les jours. Parce que quand je vois nos autorités s’opposer au rapatriement de nos compatriotes, je dis que c’est un manque de respect notoire envers nous.
Moi, qui suis le président de cette coordination, je me suis bien renseigné sur les risques de contagion. Pour vous dire que la manière dont nos corps sont entretenus médicalement. Notre Etat pouvait tout organiser en collaboration avec la police. Dès l’arrivée à l’aéroport, faire en sorte que la police escorte les corps jusqu’à leur dernière demeure sans qu’il y ait plus de contacts avec le défunt, veiller à ce que personne n’y touche. Nous leur demandons rien, juste une signature… Car nous nous sommes chargés de toutes les démarches. Mais ils ont préféré nous abandonner et nous enterrons nos compatriotes dans la douleur et avec le coeur meurtri« , regrette-t-il.
Même son de cloche pour Aliou Bâ de Brescia qui ne fait pas confiance aux autorités diplomatiques sénégalaises. Pour lui, cet argent devrait servir à rapatrier des corps. « En tant qu’ancien président d’une association, on n’a pas attendu les autorités sénégalaises pour venir en aide à plus de deux cents ménages qui sont dans le secteur informel, touchés par cette maladie. Dire que la Diaspora n’a pas besoin de cet argent, c’est de l’égoïsme. Mais on sait qu’on ne verra pas cet argent et après qu’on veuille comptabiliser cet aide dans le compte de la Diaspora, nous disons non à ça« , dit-il.Pressafrik


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