Revue de presse du Samedi 17 et du Dimanche 18 Octobre 2020

Partagez ce contenu!

LE SÉNAT FRANÇAIS VALIDE UNE RÉFORME COSMÉTIQUE DU FCFA

https://www.seneplus.com http://www.enqueteplus.com ‘’La réforme ne revient pas sur deux aspects essentiels de la coopération monétaire : la parité fixe avec l’euro et la garantie de convertibilité’’

Ne se sentant nullement en danger sur les deux aspects essentiels de la coopération monétaire avec ses anciennes colonies en Afrique (la parité fixe avec l’euro et la garantie de convertibilité), deux sénateurs français ont expliqué à leurs collègues les réformes juste ‘’symboliques’’ sur la monnaie des pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa).

Loin du tollé suscité sur le continent africain par le contenu de la réforme du franc CFA des États de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), le Sénat français a mené une étude sur l’impact des changements induits par ce nouvel accord monétaire entre la France et ses anciens colonisés de l’Afrique de l’Ouest.
Mercredi 30 septembre 2020, la Commission des finances a autorisé la publication des communications de Nathalie Goulet et Victorin Lurel, rapporteurs ayant travaillé sur cette question, sous la forme d’un rapport d’information sur la Zone franc. Pour servir la France, leurs enquêtes ont permis de dégager trois principales pistes de réflexion pour aller plus loin dans cette réforme  : ‘’S’engager à renommer la Zone franc, dont le nom est source de confusion sur sa nature et sur le rôle qu’y joue la France ; renforcer la communication sur la réforme et poursuivre les réflexions sur le rôle que devrait y jouer la Banque centrale européenne.’’
Toutefois, plusieurs facteurs font douter les sénateurs français de la réalisation, à court-terme, du projet ‘’Eco’’ de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) pour une réforme plus approfondie de la coopération monétaire en Afrique de l’Ouest. Le rapporteur spécial sénateur (Union centriste) de l’Orne et son collègue sénateur (socialiste et républicain) de la Guadeloupe ont mis un grand bémol sur la communication des autorités françaises sur les réformes du franc CFA, estimant que ‘’la France a déjà perdu, sur le franc CFA, la bataille de l’image’’. Une erreur qu’ils conseillent au gouvernement de ne pas répéter sur la réforme.
‘’Certains, expliquent-ils, n’y voient qu’une arnaque politique ou la continuité d’une servitude monétaire, tandis que d’autres parlent d’avancée réelle ou de semi-révolution. Dans ce domaine, la communication est un élément stratégique dont les autorités et les institutions françaises doivent mieux tirer parti, au risque que le message de la réforme ne se dilue dans un contexte plus général de revendications à l’encontre de la France. La difficulté, et elle a été soulignée à juste titre par la Banque de France et le Trésor français, est que le discours français n’est souvent perçu que comme une défense par Paris de ses propres intérêts’’.

Une réforme pour taire les critiques

Mais quelles sont ces réformes ? Tel que dénoncé par de nombreux activistes, membres de la société civile, opposants politiques et économistes des pays membres de l’Uemoa (et au-delà), les sénateurs reconnaissent que ‘’la réforme ne revient toutefois pas sur deux aspects essentiels de la coopération monétaire : la parité fixe avec l’euro et la garantie de convertibilité’’.
En effet, les réformes annoncées le 21 décembre 2019 à Abidjan, en présence du président de la République française Emmanuel Macron, par le président ivoirien Alassane Ouattara (le changement du nom de la monnaie de l’Uemoa, franc CFA, en Eco ; la fin de la centralisation des réserves de change de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest auprès du Trésor français et donc la fermeture du compte d’opérations ; et le retrait de la France des instances de gouvernance dans lesquelles elle était présente) s’attachent avant tout, d’après les deux rapporteurs, ‘’à mettre fin aux aspects qui se sont avérés les plus critiqués’’ du franc CFA.
Ces points sont identifiés par Nathalie Goulet et Victorin Lurel comme ‘’le nom hérité de la colonisation, la présence française, source de toutes les rumeurs sur une ‘’ingérence française’’, la fin de la centralisation des réserves de change, accusée de servir de ‘’caisse secrète’’ à la France’’.
En attendant, ces changements prendront corps dans un nouvel accord de coopération monétaire, que le Parlement français devrait examiner d’ici la fin de l’année 2020. Une nouvelle convention de garantie sera également signée entre le ministère français de l’Economie et des Finances et la BCEAO.
Les sénateurs n’ont pas oublié d’évaluer le risque financier que constituera cette réforme du franc CFA, même si elle ne remet pas en cause certains paramètres fondamentaux de la coopération monétaire entre la France et l’Afrique de l’Ouest. Leurs conclusions est que la réforme en Afrique de l’Ouest se traduira, tout d’abord, par une petite économie pour la France  :
‘’La fermeture du compte d’opérations entraine, en effet, avec elle, la fin des conditions avantageuses de rémunération pour les avoirs extérieurs nets déposés par la BCEAO auprès du Trésor, au titre de l’obligation de centralisation de 50 % de ses réserves de change. La France a versé 40,6 et 40,4 millions d’euros à la BCEAO en 2018 et en 2019, au titre de la rémunération de ses avoirs extérieurs nets.’’

La France va garder 40 millions d’euros (26 milliards de francs CFA) par an

Tout en mettant fin à la centralisation des réserves de change, le projet de nouvel accord de coopération monétaire maintient la garantie de convertibilité illimitée et inconditionnelle assurée par la France. Cet apparent ‘’décalage’’ s’explique, selon les sénateurs, par la mise en œuvre de nouveaux mécanismes de remontée d’information pour permettre à la France d’avoir de la visibilité et de piloter son risque financier. Et ‘’ces dispositifs seraient, en outre, plus souples et plus efficaces pour mesurer le niveau des réserves de change de la BCEAO et le risque d’appel en garantie. Ce n’est donc pas le maintien d’une ‘’mainmise’’ française, comme les rapporteurs ont pu l’entendre, mais la contrepartie de l’octroi de la garantie de convertibilité en l’absence de centralisation des réserves et de représentants français dans les instances techniques de la BCEAO (hors période de crise)’’, concluent-ils.
Nathalie Goulet et Victorin Lurel ont expliqué qu’entre une réforme qui serait d’abord symbolique et une autre plus profonde, avec la remise en cause de certains mécanismes de la Zone franc pour mieux les adapter à leurs fondamentaux économiques, les décideurs souverains des pays de l’Uemoa ont choisi la première option. ‘’Ils se sont attachés aux garanties que leur apporte la Zone franc, notamment en matière de stabilité macroéconomique et de convertibilité des devises’’.
Si on ajoute à cela la complexité que pose le géant nigérian dans la zone et plus généralement les pays anglophones sur l’ampleur des changements qui devraient être conduits sans trop déstabiliser les économies de la région (passage à un régime de change flexible, arrimage à un panier de devises), le défaut de convergence des pays, les sénateurs français doutent sérieusement de la mise en œuvre de l’Eco version CEDEAO.
Ils préviennent toutefois qu’à moyen et long terme, rien ne dit que la réforme du franc CFA ne constituera pas une première étape vers une remise en cause plus profonde des principes et mécanismes de la Zone franc (modification de la parité ou de l’arrimage).
En attendant d’y être, ils préconisent d’accompagner cette ‘’modernisation des accords de coopération monétaire’’. Lamine Diouf

 TAUX DE CROISSANCE À 2 CHIFFRES : DES ÉCONOMISTES ÉMETTENT DES RÉSERVES

http://www.emedia.sn Un taux de croissance de 13,7% d’ici 2023. C’est la prévision du chef de l’Etat, exprimée, le 29 septembre dernier à Diamniadio, lors du Conseil présidentiel sur la relance de l’économie, fortement affectée par la pandémie du Covid-19. Très optimiste, Macky Sall disait ceci  : « D’après nos projections, la mise en œuvre du PAP ll nous permettra de retrouver une croissance du Pib de l’ordre de 5,2% l’année prochaine, 2021(…). 7,2% en 2022 (…), et le plus important c’est en 2023, où, pour la première fois, le Sénégal va atteindre sa croissance à deux chiffres pour se projeter à 13,7%. Et cela est dû simplement à l’exploitation du pétrole et du gaz à partir de cette année ».
Invité à l’émission Lr du Temps, ce dimanche, l’économiste, Pr Moustapha Kassé émet des réserves sur ces prévisions. Pour lui, il ne suffit pas de faire des projections. Il faudrait décliner une stratégie claire qui permet d’arriver à l’objectif fixé. « Il existe des logiciels qui vous permettent d’avoir des images et des niveaux d’indicateurs que vous souhaitez et que vous voulez (…). Sur le PAP II, on nous dit qu’on le réussira après avoir fait les transformations structurelles de l’économie. Ce discours sort dans tous les documents du Plan Sénégal émergent. Alors que vous ne trouverez jamais le contenu de cette transformation structurelle. C’est une simple décoration. La transformation structurelle veut dire que vous modifiez systématiquement votre système économique dans l’ensemble. Deuxièmement, que vous voyiez exactement les contraintes qui bloquent le développement de l’économie. Ensuite vous voyez les acteurs. C’est à partir d’une analyse de tous ces éléments que vous vous fixez des objectifs très précis », a déclaré le doyen honoraire de la Faseg.
D’ailleurs, est-ce rassurant de compter sur les ressources naturelles du pétrole et du gaz pour fixer un taux de croissance à deux chiffres ? Le co débatteur de Pr Kassé, l’Enseignant – chercheur, Mor Gassama répond par la négative. Il appelle à la prudence. « On projette sur le pétrole et le gaz mais on n’a pas encore une idée sur comment vont évoluer les cours. Ces derniers peuvent augmenter comme ils peuvent drastiquement chuter. Tout dépendra de la situation du marché. Donc, il va falloir rester extrêmement prudent (…). En économie tout est lié. Vous pouvez commencer à exploiter. Si les cours ne vous permettent pas de gagner beaucoup quelque soit votre optimisme, vous n’allez pas réaliser grand chose », a-t-il fait savoir. Babacar FALL

PLUS DE 350 MILLIONS DE FRANCS SERONT INJECTÉS DANS LA SONACOS DE DIOURBEL (DG)

Diourbel, 18 oct (APS) – La Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (SONACOS) de Diourbel va recevoir un montant de plus de 350 millions FCFA dans le cadre de la relance de ses activités, a annoncé le directeur général de la structure, Modou Diagne Fada.
‘’Sonacos de Diourbel va engloutir plus de 350 millions FCFA celle de Lyndiane (Kaolack) va recevoir plus de 750 millions de FCFA. La Sonacos de Dakar aura près de 350 millions FCFA et celle de Louga près de 100 millions de FCFA’’, a-t-il dit.
M. Diagne s’exprimait samedi, à Diourbel, dans le cadre d’une tournée nationale, qui a démarré par Ziguinchor, Kolda, Tambacounda, Sinthiou Malème, Guidé Mouride, Kaffrine et Kaolack.
Le directeur général de la Sonacos a, au cours de cette visite, échangé avec les acteurs économiques et producteurs de la région sur la prochaine campagne de commercialisation de l’arachide
Ce financement attribué à ces différents établissements va permettre de ‘’remettre en état, revitaliser et redémarrer un certain nombre d’activités pour marquer la renaissance de la Sonacos, qui s’est traduite par ses états financiers que nous avons validés récemment avec notre conseil l’administration’’, a indiqué M. Diagne.

Selon lui, les états financiers de la Sonacos présentent un résultat net positif contrairement à l’exercice précédent où elle a connu un déficit de moins 7 milliards de FCFA.

Aussi, ‘’la Sonacos dispose de suffisamment de financements pour un bon déroulement de la prochaine campagne arachidière’’.
‘’Nous avons, l’année dernière, reçu 45 millions d’euros de nos partenaires, nous n’avons utilisé que les 19 millions d’euros. Les 26 millions d’euros seront mobilisés avant la fin du mois d’octobre 2020’’, a-t-il souligné.
Il a également informé les opérateurs sur les nouvelles dispositions prises par la Sonacos pour une bonne commercialisation de l’arachide, les invitant à porter leur choix sur la Sonacos et à drainer les graines vers cette industrie nationale.
‘’Cette année en ce qui concerne le prix au producteur, nous sommes prêts à aller le plus loin possible. Nous sommes prêts à une hausse du prix au producteur et le moment venu le CNIA (Comité national interprofessionnel de l’arachide) convoquera les acteurs et nous allons échanger’’, a assuré Modou Diagne Fada.
Le directeur général de la Sonacos a également constaté le redémarrage des activités au niveau des unités de fabrication de vinaigre, d’eau de javel et à l’unité de production d’aliments de bétail et de volaille (Setuna).FD/MD

NAVIRES CHINOIS ACCUSÉS DE PÊCHE ILLICITE : ALIOUNE NDOYE DÉMENT ET PARLE DE CABALE

http://www.emedia.sn Le Groupement des armateurs et industriels de la pêche au Sénégal (Gaipes), soutenu par Greenpeace, dénonce depuis quelques mois l’introduction illégale de navires étrangers dans la flotte sénégalaise. D’après les acteurs de la pêche, des licences de pêche ont été attribuées aux bateaux nommés « Fu Yuan Yu ». Et, Selon l’accusation, ces navires ont la particularité de pêcher en quantité industrielle énorme et exporteraient le poisson sous le label Sénégal alors qu’ils sont bel et bien chinois.
Invité du Jury du dimanche, le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime par ailleurs maire de la commune de Dakar et membre du bureau politique du Parti socialiste s’est expliqué sur ces accusations. D’emblée, il a indiqué que ce débat date de plusieurs mois et les acteurs de la pêche l’accusaient, à l’époque, d’avoir attribué 56 licences de pêche à des Chinois. Cela, dit-il sans sourcilier, est archifaux. « Vous ne verrez pas ma signature dans un acte parce que c’est l’autorité maritime du Sénégal qui le fait. Quand vous écoutez et vous lisez, vous savez personnellement qu’on n’est pas en train de me reprocher certaines choses mais, à la rigueur on est en train de jouer sur les amalgames pour mettre dans la tête des sénégalais qu’il y aurait quelque chose alors qu’il n’en est rien. Il ne faut pas qu’on joue sur les amalgames », a dénoncé le ministre Alioune Ndoye pour regretter les accusations portées contre sa personne. Poursuivant son argumentaire, il révèle que tous ces navires dont on parle appartiennent à ceux qui sont en train de hurler.
« Tous les navires qui ont des licences aujourd’hui appartiennent au minimum à 51% à des sénégalais. Si nous ne respectons pas la loi, qu’on nous amène devant les tribunaux », défie-t-il. A ceux qui soutiennent qu’il permet aux navires étrangers de pêcher sur les côtes sénégalaises en l’absence de coopération dans ce domaine, Alioune Ndoye de rétorquer  : « le ministre que je suis, si je fais ça, viole les lois sénégalaises ». Se voulant on ne peut plus claire, le ministre va au fond des choses en renseignant que le Sénégal a des conventions de pêche avec l’Union européenne.

L’ACCORD QUE NOUS AVONS AVEC L’UNION EUROPÉENNE

« Nous autorisons à cette Union de pêcher 10 tonnes d’espèces thonidés aux larges que nos pêcheurs n’atteignent pas et 1750 tonnes de merlus. Voilà ce que recouvre l’accord que nous avons l’Union européenne. C’est un quota défini par une organisation internationale », explique-t-il. Mieux, il ajoute que les pays avec lesquels le Sénégal traite sont  : la Mauritanie, le Cap-Vert, la Guinée Bissau, la Siéra-Léone et la Gambie. « Il n’y a pas la Chine, ni la Russie. Il n’y a pas de convention avec ces pays », précise-t-il pour lever les équivoques.
A la question de savoir ce qui l’empêche de publier la liste des navires bénéficiaires des licences de pêches puisque qu’il est dans une procédure transparente, le ministre rassure qu’il n’y a pas un secteur dans l’économie du Sénégal où il y a plus de gestion participative et inclusive que la pêche. A l’en croire, rien ne l’empêche de publier la liste mais, il a une politique à mener. « Dans la convention qui tarde à être signé, nous allons même avoir un registre unique. Donc, nous allons vers cela mais avec méthode. On va partager ces informations en ayant un registre dans lequel on aura toutes nos différentes flottes. J’ai instruit à mes services pour qu’un audit se fasse. Il y a eu des appels à candidature qui sont faits pour cela. Une fois qu’on instruit un audit, on n’est pas contre une transparence », a expliqué le ministre, informant qu’il une flotte à peu près de 120 unités.
« Aujourd’hui, il nous faut une organisation sous régionale forte qui existe et qui est basée à Dakar. Il nous faut travailler ensemble pour la surveillance de nos eaux pour la lutte contre la pêche que dénoncent les armateurs. C’est beaucoup plus important. Je devrais être le meilleur partenaire de tous ceux que j’entends parler. En ce qui me concerne, je vois tout une cabale montée et faire d’amalgame. Rien de cela n’est fondé. Il n’est pas logique de penser que nous sommes venus combattre les acteurs de la pêche. Notre objectif c’est la réussite de ces acteurs. Il n’y a pas d’affaire de licences chinoises. Parmi ceux qui m’attaquent, il y en a qui ont plusieurs armements, qui ont des dizaines de bateaux », souligne-t-il. Aliou DIOUF & Pape D. DIALLO (Photos)

Afrique-France : les enjeux des retrouvailles de Brazzaville  Par Achille Mbog Pibasso

La France et ses ex colonies d’Afrique et territoires sous tutelle se retrouveront du 27 au 29 octobre prochain à Brazzaville, au Congo, pour concomitamment commémorer le 80è anniversaire de la libération de la France par les armées d’Afrique lors de la seconde guerre mondiale et la célébration du 60è anniversaire des indépendances des pays francophones.
En dépit de la crise sanitaire liée au Covid-19 qui impose diverses restrictions dont celles des grands mouvements populaires, Brazzaville, la capitale congolaise sera au centre d’un grand ballet diplomatique impliquant la France, ancienne puissance tutélaire, et les pays d’Afrique constitués d’ex colonies françaises ou des territoires sous tutelle des Nations unies, placés sous administration de la France.
Au-delà des retrouvailles de la « grande famille francophone », il est question pour la France, de renforcer son influence et un leadership quelque peu mis à mal depuis quelque temps au sein du pré-carré. En effet, la montée en puissance des autres pays dans le giron francophone, à l’instar de la Chine, des Etats-Unis ou de la Russie est loin de rassurer l’ex métropole qui craint de perdre d’énormes contrats et marchés.
Selon de fiables informations, bien qu’il s’agisse d’un rendez-vous politique, les enjeux économiques seront prééminents au moment où des voix s’élèvent de plus en plus dans l’espace francophone non seulement pour exiger la déclassification des archives historiques, mais davantage pour la révision des accords de coopération économique largement à l’avantage de la France.
Raison pour laquelle, sauf changements de dernière minute, en plus du Président français Emmanuel Macron qui co-présidera cette grand’messe, sont également attendus dans l’ancienne capitale de l’Afrique équatoriale française (AEF), plus de dix Chefs d’Etat des pays francophones, notamment ceux d’Afrique Centrale et de l’Ouest.
Aux dernières nouvelles, les pays comme l’Algérie, le Maroc et le Rwanda hésiteraient pour participer audit colloque, alors que Brazzaville célèbre les 80 ans du Manifeste de Brazzaville qui créa le Conseil de Défense de l’Empire, premier organe de gouvernement de la France Libre.
Des manifestations organisées par la République du Congo en partenariat avec l’Ambassade de France au Congo et la Fondation Charles de Gaulle, « retraceront les moments forts de cette histoire qui a marqué un tournant dans l’organisation de la France Libre ». En outre seront évoqués, le parcours historique dans l’ancienne capitale de la France Libre, un colloque international, les expositions et soirées musicales ponctueront ces journées à la Case de Gaulle, l’ancienne résidence du Général à Brazzaville.

Rappel des faits 

Le 18 juin 1940, depuis Londres, le général de Gaulle lance un appel à la résistance : en refusant la capitulation et en appelant à poursuivre le combat, il pose l’acte fondateur de la France Libre. Quelques jours plus tard, Winston Churchill, Premier ministre britannique, reconnaît en de Gaulle le chef des Français libres.
Au cours de l’été interviennent les premiers ralliements des territoires de l’Empire français. Encouragés par la réaction du Congo belge (aujourd’hui République Démocratique du Congo), qui s’est rapidement rangé aux côtés des Britanniques,  les pays de l’Afrique Équatoriale française (AEF) – le Tchad, le Moyen-Congo, l’Oubangui-Chari, le Cameroun, puis rapidement le Gabon- facilitent ainsi l’organisation, au centre de l’Afrique, d’une base d’action et de souveraineté pour la France belligérante, renforçant ainsi sa légitimité aux yeux des alliés.
Le 24 octobre, le Général arrive à Brazzaville dont il fait la capitale de la France Libre.
«Participer avec des forces et des terres françaises à la bataille d’Afrique… C’était défendre directement ses possessions contre l’ennemi… ». C’était arracher la France Libre à l’exil et l’installer en toute souveraineté en territoire national lit-on dans «Charles de Gaulle, Mémoires de Guerre », rapporte la Fondation de Gaulle dans un communiqué. https://www.financialafrik.com/

Le Sénégal lève un emprunt de 165 milliards FCFA auprès des investisseurs

https://www.sikafinance.com Le Sénégal a levé ce 16 octobre un emprunt de 165 milliards FCFA, soit 251,5 millions d’euros, auprès des investisseurs de l’UEMOA à l’issue de sa triple émission d’obligations assimilables (OAT) de maturité 3 ans, 5 ans et 7 ans sur le marché monétaire de la région.
Initialement à la recherche de 150 milliards FCFA, le Sénégal s’est vu proposer 261,72 milliards FCFA par les investisseurs qui ont montré leur engouement pour les titres du pays. Le taux de couverture s’est établi à 174,48%.
Les offres les plus importantes sont venues des investisseurs sénégalais qui ont soumissionné un montant de 91,1 milliards FCFA. Ceux du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire ont respectivement proposé 43,4 milliards FCFA et 42,2 milliards FCFA.
Dans les détails, l’OAT de maturité 3 ans a retenu 48,47 milliards FCFA à un prix marginal de 10 000 FCFA quand l’OAT de 5 ans et 7 ans ont retenu respectivement 42,77 milliards FCFA et 73,75 milliards FCFA à des prix marginaux de 9 950 FCFA et 9 850 FCFA.Olivia Yao

Accentuation de la baisse de l’activité économique en août

https://www.financialafrik.com La baisse de 3,9% de l’activité économique hors agriculture et sylviculture au Sénégal, enregistrée au mois de juillet 2020, s’est accentuée au mois d’août 2020 avec une réalisation de -7,6%, selon les données établies par la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE) basée à Dakar.
Selon cette structure dépendant du ministère sénégalais de l’économie, du plan et de la coopération, cette contreperformance est imputable aussi bien au secteur secondaire (-9,3%), au  secteur primaire (-30,4%), à l’administration publique (-10,7%), qu’au tertiaire (-2,0%). La contraction du secteur primaire hors agriculture et sylviculture est liée à la forte baisse des sous-secteurs de la pêche (-34,0%) et de l’élevage (-28,4%). Sur un an, un repli moins accentué de 15,2% du primaire est noté par la DPEE, en août 2020, en liaison avec la baisse de l’abattage contrôlé de viande (-9,6%) et de la pêche (-24,3%).
Au niveau de l’activité du secondaire, la baisse est  essentiellement imputable à la fabrication de produits agroalimentaires (-9,8%), à la construction (-18,5%) et à la  filature, tissage et ennoblissement textile  (-21%). Toutefois, des sous-secteurs ont tiré leur épingle du jeu avec des progressions variables. C’est le cas des activités extractives (+9,8%), de la  production et distribution d’électricité et de gaz  (+4,5%) et de la fabrication de produits chimiques de base (+4,8%). Sur un an, le secteur secondaire s’est consolidé de 4,1%, durant  la période sous revue. « Cette amélioration est, principalement, attribuable aux activités extractives (+24,5%), à la  filature, tissage et ennoblissement textile (+62,1%) et à la  fabrication de savons, détergents et produits d’entretien  (+162,9%).
Par contre, la fabrication de produits agroalimentaires (-4,3%), la  métallurgie-fonderie et fabrication d’ouvrage en métaux  (-26,3%), la fabrication de matériels de transport (-39,5%), le  raffinage du pétrole et cokéfaction  (-41,3%) et le  sciage et rabotage du bois  (-44,1%) ont enregistré des contre-performances sur la période. Sur un an, une contraction de 5,9% de l’activité économique est notée, en août 2020, sous l’effet de la baisse de l’activité du tertiaire (-5,5%), de l’administration publique (-17,7%) et du primaire (-15,2%). Par ailleurs, le secteur secondaire s’est consolidé de 4,1% sur la période.  Albert Savana

Pétrole : le début de la fin…

(Agence Ecofin) – Avec l’apparition du coronavirus et des changements qu’il a apportés, la question de l’avenir du pétrole a plus que jamais refait surface. Au cours de ces dernières semaines, plusieurs experts, analystes et courants de pensée se sont affrontés sur le sujet. Si les parties ne s’accordent pas sur l’échéance, elles sont tout de même unanimes sur le fait que l’industrie s’apprête à entrer dans une nouvelle ère, où le pétrole sera de moins en moins important.

Explication.

La pandémie de la Covid-19 et les mesures de confinement qu’elle a entraînées dans le monde entier ont réduit de plus de 30% la demande mondiale en carburant cette année, notamment à cause d’une forte baisse du transport routier et aérien. Cela a obligé les compagnies du secteur à réduire drastiquement leurs dépenses en investissements de 25 à 30%.

Cela ne signifie pas que le besoin de pétrole disparaîtra du jour au lendemain. Le monde en a toujours besoin. Les efforts pour la transition ont encore de longs jours devant eux.

La crise qui s’en est suivie, l’attitude adoptée par les compagnies pétrolières, les nouvelles résolutions de l’industrie et les perspectives sont autant de facteurs qui remettent au goût du jour la problématique de l’avenir du pétrole. Cela ne signifie pas que le besoin de pétrole disparaîtra du jour au lendemain. Le monde en a toujours besoin. Les efforts pour la transition ont encore de longs jours devant eux. Il faut, cependant, observer et comprendre plusieurs facteurs pour mieux analyser le devenir des rapports du monde au pétrole.

Une demande en péril

En 2003, en réponse à une question sur l’avenir du pétrole, le cheikh Ahmed Zaki Yamani, alors ministre saoudien du Pétrole avait déclaré  :  « l’âge de la pierre ne s’est pas terminé par manque de pierres. Mais l’âge du pétrole se terminera bien avant que le monde ne soit à court de pétrole ». A l’époque, les énergies renouvelables étaient de plus en plus évoquées. Seulement, le pétrole était plus accessible et l’idée pour le monde d’adopter les énergies propres n’était presque pas envisagée.

Ahmed Zaki Yamani  : « L’âge de la pierre ne s’est pas terminé par manque de pierres. »

Le responsable a compris que le facteur le plus important qui fera prospérer le pétrole au fil des années est la demande et qu’à un moment, elle atteindrait son pic pour laisser place à une énergie plus accessible. Aujourd’hui, la question de la demande est en train de jouer un rôle catalyseur dans l’avenir du pétrole. Les analystes ont largement prédit un pic de la demande de pétrole dans les années 2030. L’institution financière britannique Barclays a prévu un pic mondial de la demande de pétrole entre 2030 et 2035, suivi d’une réduction constante de celle-ci. Au même moment, les projections de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) en 2018 tablaient sur une demande de pétrole qui atteindrait un pic en 2040. Récemment, après observation des principaux changements du secteur, l’Agence a évoqué les années 2030 pour observer ce point de rupture entre l’offre et la demande.
Il faut savoir que la problématique de la fin de l’âge du pétrole a toujours été un tabou pour l’industrie. Le 14 septembre dernier, après avoir subi de plein fouet le choc lié à la faiblesse de la demande et des prix du pétrole, le géant britannique BP est devenu le premier producteur à avoir officiellement évoqué la fin du pétrole.
« La consommation de pétrole pourrait ne jamais revenir aux niveaux observés avant la crise du coronavirus […] Alors que la transition énergétique éloigne le monde des combustibles fossiles, le secteur peut se satisfaire d’une demande qui restera globalement stable sur les deux prochaines décennies », a indiqué un communiqué de la société. Une affirmation qui résulte des meilleurs scénarios d’analyses de la firme basée à Londres.
La consommation qui était d’environ 100 millions b/j avant la Covid-19, devrait chuter de 50 % d’ici 2050, dans un premier scénario, et de 80% dans un autre. La société a, quelques jours après, été rejointe par Total qui a estimé que la croissance de la demande prendra fin vers 2030. Bien que l’analyse du géant français soit plus modérée que celle de BP, elle confirme la tendance selon laquelle une nouvelle ère de recul de la demande et de la consommation est en train de s’ouvrir.
La consommation qui était d’environ 100 millions b/j avant la Covid-19, devrait chuter de 50 % d’ici 2050, dans un premier scénario, et de 80% dans un autre. La société a, quelques jours après, été rejointe par Total qui a estimé que la croissance de la demande prendra fin vers 2030.
Or, quelques années en arrière, l’idée d’une érosion rapide de la croissance de la demande était inenvisageable. L’or noir a toujours été perçu comme le seul produit de base qui puisse satisfaire les demandes d’une population mondiale croissante et d’une classe moyenne en expansion.

Alexander Novak : «Nous faisons de notre mieux pour éviter un effondrement du marché.»

Les perspectives pour la demande sont tellement sombres que, dans une intervention lors d’une réunion virtuelle des ministres de l’Energie du G20, les 26 et 27 septembre 2020, le ministre russe de l’Energie, Alexander Novak, a dit  :  « Tous les acteurs du marché mondial de l’énergie doivent agir ensemble pour lutter contre les effets de la pandémie sur la demande de pétrole […] Il est évident que la structure du secteur de l’énergie sera transformée, tant du point de vue de la demande que de l’offre. La reprise ne sera pas rapide et il faudra beaucoup de temps pour atteindre les indices d’avant la crise ». Craignant un effondrement brusque de la demande, il a ajouté  :  « La Russie a pris des engagements sans précédent en matière d’équilibrage du marché, en tant qu’acteur responsable du marché de l’énergie. Nous faisons de notre mieux pour éviter un effondrement du marché de l’énergie et, partant, de l’économie mondiale ».

Les producteurs qui croulent sous la dette

L’autre facteur qui place le pétrole dans une mauvaise posture est la dette des compagnies pétrolières, qui n’a cessé de grossir depuis les 15 dernières années. Selon l’organisme finlandais en charge de la géologie pétrolière, la production de pétrole conventionnel a commencé à plafonner vers 2005. Après cette date, le monde est devenu de plus en plus dépendant des approvisionnements en pétrole et en gaz non conventionnels.
Une position confirmée par le Petroleum Analysis Centre en Irlande, qui a révélé que la production mondiale de pétrole conventionnel a en effet atteint un plateau limité en ressources à partir de 2005.
« Bien que la hausse du prix du pétrole de schiste aux Etats-Unis ait soulagé cette situation, avant même la pandémie, certains signes indiquaient que le boom du schiste pourrait être de courte durée », avait-il ajouté. Ainsi, depuis 2008, l’augmentation de la demande a été presque entièrement satisfaite par des sources plus coûteuses et difficiles à extraire comme le pétrole de schiste, les sables bitumineux et l’huile des forages en haute mer.

« Bien que la hausse du prix du pétrole de schiste aux Etats-Unis ait soulagé cette situation, avant même la pandémie, certains signes indiquaient que le boom du schiste pourrait être de courte durée ».

Or, les cours du marché sont restés relativement bas depuis cette période, même si le pétrole a atteint un pic de 145 dollars le baril, en juillet 2008. Cette faiblesse des prix a empêché l’industrie de faire des bénéfices significatifs par rapport aux coûts d’extraction et de production. Par conséquent, l’industrie a accumulé d’énormes dettes pour maintenir le cap. Il faut donc savoir que si l’industrie tient toujours, c’est en grande partie grâce à l’assouplissement quantitatif massif mis en place après la crise économique de 2008.
L’ère de l’énergie bon marché et abondante est donc révolue depuis longtemps, alors que la masse monétaire et la dette ont augmenté plus rapidement que l’économie réelle. La situation est désormais telle que l’offre et la demande ont atteint un point de non-retour où la normalité n’est plus qu’un lointain souvenir. Comme la vague des faillites aux Etats-Unis cette année, notamment dans le schiste, plusieurs compagnies sont donc appelées à disparaitre.

Un désinvestissement massif prévu

L’après-pétrole a déjà commencé à se préparer chez de nombreux producteurs. Secouées par la crise, les grandes sociétés pétrolières cherchent désormais un futur plus radieux dans les énergies plus propres. La crise a déjà provoqué des dépréciations d’actifs pour plus de 87 milliards de dollars chez Chevron, Shell, BP, Total, Repsol, Eni et Equinor. La période allant de mi-2014 à nos jours est ainsi devenue la plus grande période d’instabilité pour les compagnies pétrolières du monde

La crise a déjà provoqué des dépréciations d’actifs pour plus de 87 milliards de dollars chez Chevron, Shell, BP, Total, Repsol, Eni et Equinor.

Le français Total, par exemple, a annoncé qu’il opérera 20 % de ses investissements nets dans le sous-secteur des énergies renouvelables durant la décennie en cours et diminuera de 30 % ses ventes de produits pétroliers. Ainsi, ses ventes seront alors composées de 30 % de produits pétroliers, 5 % de biocarburants, 50 % de gaz et de 15 % d’électrons, principalement renouvelables. La compagnie a, en effet, pour ambition de devenir un leader mondial des énergies renouvelables en ayant 35 GW de capacité brute installée d’ici 2025 et en y ajoutant 10 GW par an au-delà de cette échéance. Une politique de réduction de ses émissions lui permettra alors d’atteindre la neutralité carbone pour l’ensemble de ses activités, d’ici 2050.

La compagnie Total a, en effet, pour ambition de devenir un leader mondial des énergies renouvelables en ayant 35 GW de capacité brute installée d’ici 2025 et en y ajoutant 10 GW par an au-delà de cette échéance.

BP a réduit de moitié son dividende et promis de diminuer sa production de pétrole et de gaz de 40 %, d’ici à 2030, pour se réinventer et mieux s’adapter aux changements du marché. Le géant britannique qui va se séparer de 10 000 de ses travailleurs va ainsi passer du statut de Compagnie pétrolière internationale (IOC) à celui de Compagnie énergétique intégrée (IEC). Un accent très particulier sera donc mis sur la production d’énergies plus propres et respectueuses de l’environnement. Aussi, l’entreprise investira-t-elle 5 milliards de dollars par an pour créer l’un des plus gros acteurs des énergies renouvelables au monde.

L’industrie a accumulé d’énormes dettes pour maintenir le cap.

Shell quant à lui, va atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Ces investissements dans des énergies plus propres nécessitent un désinvestissement qui va entraîner la suppression de 9000 postes, soit 10% de sa main-d’œuvre globale. Avec cette coupe, la société dit vouloir éliminer la complexité organisationnelle et réaliser des réductions annuelles de coûts d’exploitation pouvant atteindre 2,5 milliards de dollars.

Le géant britannique BP qui va se séparer de 10 000 de ses travailleurs, va ainsi passer du statut de Compagnie pétrolière internationale (IOC) à celui de Compagnie énergétique intégrée (IEC).

Saudi Aramco qui est la plus grande société pétrolière du monde, en chiffres d’affaires, s’engage à réduire les émissions de ses opérations de 13% d’ici 2025 par rapport au niveau de 2017. Cela représente environ les émissions de 6 millions de ménages américains. Cet objectif qui s’applique uniquement à l’intensité des émissions implique que le producteur puisse augmenter ses émissions globales à condition de réduire son empreinte par baril produit. Il n’inclut pas par exemple les émissions des clients utilisant cet hydrocarbure qui représente 90 % de l’empreinte totale d’une compagnie pétrolière.
Selon les analystes, l’ensemble des entreprises du secteur prépare des projets similaires afin de surmonter la crise et de s’inscrire dans la nouvelle dynamique. Elles se tournent vers l’avenir et cet avenir est celui des énergies propres.Olivier de Souza

Ghana : Ficth Ratings réaffirme le ‘’B’’ avec perspective stable

https://www.sikafinance.com L’agence Fitch Ratings a conservé la note de long terme  »B » du Ghana avec perspective stable dans sa dernière évaluation publiée ce 14 octobre. Une note qui vient rassurer alors que la crise de la covid-19 a mis à rude épreuve les finances publiques encore sous la pression d’un endettement important.
Après une contraction à -3,2% au second trimestre, mieux que les projections de l’agence, l’économie ghanéenne semble bien orientée avec de bonnes perspectives malgré la baisse des cours de l’or noir qui pèse sur le budget national.
Le déficit budgétaire, prévu initialement à 5% du PIB devrait exploser à 11% d’après le budget révisé, mais l’agence table sur un déficit de 13,6% du PIB en fin d’année qui devrait fléchir à 7,1% en 2021 avant de s’établir à 6,0% en 2022. Toutefois, la présidentielle prévue cette fin d’année présente un risque supplémentaire d’aggravation de la dérive des comptes publics en raison des dépenses non budgétaires comme de coutume en pareille circonstance.
En outre, point positif, l’inflation devrait en moyenne se stabiliser à 9,7% cette année, inférieure à la moyenne de 12,9% observée sur ces 5 dernières années.
 » Le cedi, soutenu par la Banque centrale (…), s’est déprécié de 3% depuis le début de l’année, contre un taux de dépréciation moyen de 12% sur 10 ans jusqu’en 2019  » note l’agence qui relève également que le déficit du compte courant devrait se creuser légèrement à 3,9% du PIB contre 2,8% en 2019.
Par ailleurs, les réserves de change soutenues par de nouveaux flux venant des exportations de cacao notamment, sont attendues à 6,6 milliards $ à la fin de 2020 de sorte à couvrir 2,8 mois d’importations contre 2 mois fin 2019.

« Le lourd fardeau du service de la dette du Ghana pèse sur sa note »

 » Le lourd fardeau du service de la dette du Ghana pèse sur sa note « , souligne encore Fitch. La dette publique devrait représenter 72,8% du PIB cette année et  » continuera d’augmenter jusqu’en 2022, bien qu’à un rythme plus « , en raison notamment des arriérés accumulés dans le secteur énergétique qui pourraient atteindre 12,5 milliards $ d’ici 2023.Jean Mermoz Konandi

Afrique du Sud : Un plan de relance post Covid-19 de 6 milliards $

https://www.sikafinance.com Une bagatelle de 6 milliards de dollars (3 358 milliards FCFA), c’est le montant dévoilé par l’Afrique du Sud pour relancer son économie sous pression de la crise de la Covid-19, a appris Bloomberg qui cite une communication faite le 15 octobre dernier par le président Cyril Ramaphosa.
Couvrant les trois prochaines années, ce plan de relance, selon le confrère, vise une croissance annuelle moyenne de 3%.
Ce financement sera principalement orienté vers les secteurs des énergies renouvelables, de l’agriculture, des mines et du secteur industriel avec un accès mis sur les subventions d’aide sociale et la création d’emplois. L’objectif est de créer plus de 800 000 emplois au cours des 3 prochaine années.
Deuxième économie du continent, l’Afrique du Sud qui est rentrée en récession au premier trimestre 2020 avec une croissance de -2% a vu son PIB chuter de 51% au second trimestre en lien avec la pandémie de la Covid-19 et les mesures de confinement.
Soulignons que selon le FMI, la croissance du pays devrait s’établir à -8% en 2020, avant de rebondir à 3% en 2021.Olivia Yao

Ousmane Diakhaté (SG RASIAAT) : «Si les Chinois reviennent et que les acteurs locaux ne sont pas soutenus, la campagne de commercialisation de l’arachide sera un fiasco»

https://www.dakaractu.com À quelques encablures de la campagne de commercialisation des graines d’arachide, le RASIAAT ou Regroupement  des Acteurs du Secteur Industriel  et agro-Alimentaire de Touba a tenu à marteler ses inquiétudes par rapport aux incertitudes qui pèsent sur l’opération. Ousmane Diakhaté, actuel Secrétaire général de la structure, de confier son embarras. Le promoteur huilier, après s’être réjoui de l’espoir suscité par la bonne pluviométrie, précisera tout de même que « tous les paysans n’avaient pas pu bénéficier de semence de qualité, du fait de la cherté et la rareté de celle-ci à cause de l’intervention des Chinois qui ont acheté les meilleures graines.
Une situation préoccupante qu’il saisit  pour faire des mises au point et poser une interrogation. « En ce moment précis, personne ne peut prédire comment va se passer la campagne .Y’aura t’il une ruée des Chinois comme l’année dernière au grand bonheur des opérateurs stockeurs et au détriment des industries transformatrices locales ? »
Ousmane Diakhaté de rappeler que le Sénégal est un pays qui importe, encore, de l’huile de la Malaisie et de la sous-région pour satisfaire la consommation locale, alors que, selon lui, avec notre arachide on pouvait aisément avoir une huile de meilleure qualité et en quantité suffisante pour le marché local.
Toutefois,  il se demandera si le marché local est en mesure d’absorber la quantité d’arachide récoltée au cas où les opérateurs étrangers s’abstenaient de revenir? Pour lui, tout est clair.  » L’État sera face à un dilemme cornélien. Laisser les étrangers acheter les graines pour détruire l’industrie de l’huilerie, continuer notre dépendance des importations de l’huile, amplifier le taux de chômage déjà très élevé… Ou bien arrêter les étrangers pour permettre aux industries locales de s’approvisionner correctement tout en sachant qu’elles sont incapables financièrement d’acheter les graines au temps requis pour permettre aux producteurs, le maillon le plus important de la chaîne de disposer de devises pour faire face aux aléas de la vie quotidienne.  »
Ainsi il préconise un renforcement des capacités financières des artisans huiliers locaux pour éviter un fiasco de la campagne. Le Secrétaire général du RASIAAT d’espérer que le Président de la République est conscient des enjeux au vu du contenu du communiqué du Conseil des ministres du 30 septembre 2020, dans lequel il a exhorté ses services, en relation avec les huiliers, à mettre en œuvre une stratégie nationale de Développement du secteur de l’huilerie surtout dans la perspective des importantes productions d’arachide attendues cette année.

Sénégal : Repli de 56% du trafic aérien à fin juillet 2020

https://www.sikafinance.com Le trafic aérien s’est illustré au Sénégal par une baisse de 55,9% à 657 655 du nombre de passagers commerciaux à fin juillet 2020, ainsi qu’un repli de 46,7% à 10 088 des mouvements des aéronefs
Cette contraction est perceptible à travers l’affaissement significatif des passagers au départ (-53,4% à 332 488), des passagers à l’arrivée (-56,2% à 295 591), ainsi que des passagers en transit (-70,9% à 29 576)
S’agissant fret, la baisse est ressortie à 21,4% en s’établissant à 17 776 tonnes de marchandises sur les 7 premiers mois, dont 6 724 tonnes au départ et 11 052 tonnes à l’arrivée.
Cet important ralentissement des activités dans le secteur aérien sénégalais s’explique par la fermeture des frontières aériennes décidée par les pouvoirs publics depuis mars 2020 au plus fort de la crise sanitaire. A noter que depuis le 15 juillet 2020, le Sénégal a rouvert ses frontières aériennes.
En conséquence, la compagnie nationale aérienne Air Sénégal avait d’ores et déjà déclaré en mai 2020 dernier avoir perdu 20 milliards FCFA (30 millions d’euros) de chiffres d’affaires du fait de la pandémie.
Pis, l’Association internationale du transport aérien (IATA) estime à 35 milliards de dollars la perte pour l’ensemble du secteur de l’aviation sur le continent africain.Dr Ange Ponou

Blocs de gaz attribués à une entreprise non qualifiée : Le Sénégal perd des milliards de dollars…

https://www.dakarmatin.com Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas, explique l’expert en corruption du secteur pétrolier, Alexandra Gillies. Dans son analyse la plus récente qui examine l’industrie pétrolière du Sénégal, Gillies a déclaré que l’administration dirigée par le président Macky Sall avait cédé deux des plus grands gisements de gaz offshore de son pays à une société qui n’a aucune expérience, encore moins une expérience éprouvée développement sûr de ces ressources.
Dans son rapport, Gillies a noté que Frank Timis, un homme d’affaires roumain-australien au passé corrompu et sans expérience dans l’exploration offshore, a créé une société appelée PetroTim en 2012 et l’a enregistrée dans les îles Caïmans. Après avoir créé cette société, Gillies a noté qu’il l’avait utilisée pour obtenir les droits de deux concessions offshore, Saint Louis et Cayar, la même année.
Deux ans plus tard, il a créé une autre société écran appelée Timis Corporation, enregistrée dans les îles Vierges britanniques, et a engagé le frère du président, Aliou Sall, pour diriger le spectacle. Il est important de noter que le frère du Président a également peu ou pas d’expérience en matière d’exploration et de production en eau profonde.

Moins de deux mois après l’enregistrement de la nouvelle société et l’embauche du frère du président, la société a commencé à vendre les intérêts dans les champs de gaz car elle n’avait pas les moyens de faire honneur au programme d’exploration.

Gillies a noté que Timis Corporation avait vendu 60% des actions à la société pétrolière américaine Kosmos en 2014 pour plus de 400 millions de dollars américains. Cette même année, Kosmos a découvert d’importantes réserves de gaz naturel. Le géant pétrolier britannique British Petroleum (BP) a ensuite rejoint le partenariat et a acquis 30% des parts des blocs, ce qui a permis à Timis d’obtenir plus de 200 millions de dollars américains.
En 2017, BP a ensuite racheté Timis Corporation pour 250 millions de dollars américains. Cette société détenait les actions restantes dans les blocs gaziers. BP a également accepté de verser à Timis au moins 12 G $ US de redevances sur une période de 40 ans. Au total, Timis a gagné environ 900 M $ US en espèces dans les cinq ans suivant l’acquisition des blocs et aujourd’hui, le joueur de 55 ans est prêt à vivre avec au moins 12 G $ US supplémentaires à suivre.
Compte tenu de ce vol flagrant des principaux actifs gaziers du pays, Gillies a déclaré que les entreprises qui n’ont pas d’antécédents ou d’expérience dans l’industrie, ainsi que peu ou pas de financement ou d’actifs pour mener à bien les programmes de travail requis, ne sont clairement pas qualifiées pour posséder du pétrole et du gaz. les atouts. L’expert pétrolier a souligné qu’il s’agissait d’un drapeau rouge flagrant qui justifie toujours un examen minutieux par la société civile.KAIETER NEWS

Microfinance : Les SFD de l’UMOA ont mobilisé 1501 milliards de FCFA de ressources en 2019

https://www.financialafrik.com Les ressources mobilisées par les systèmes financiers décentralisés (SFD) de l’Union monétaire ouest africaine (UMOA) relevant de l’article 44 de la loi portant réglementation des SFD (niveau d’activité atteignant un seuil de 2 milliards de FCFA d’encours de dépôts et de crédits) se sont établis à  1 501,0 milliards de FCFA (2,251 milliards d’euros) au 31 décembre 2019 en progression de 9,9%, selon les données du secrétariat général de la Commission bancaire, l’organe communautaire de supervision de l’activité bancaire basée à Abidjan.
Ces ressources sont composées des dépôts et emprunts (66,6%), des fonds propres nets (27,2%) et des autres ressources (6,2%), contre respectivement 65,3%, 26,9% et 7,7% en 2018.
Les dépôts et emprunts ont affiché une hausse, en rythme annuel, de 12,1% à fin 2019, pour ressortir à 1 000,3 milliards de FCFA. Les  données de la Commission bancaire indiquent qu’ils sont constitués, pour l’essentiel, des dépôts à vue et à terme, dans des proportions respectives de 57,2% et 42,8%. Les fonds propres nets des SFD relevant de l’article 44 ont progressé de 10,8% pour s’établir à 407,7 milliards de FCFA contre 368,0 milliards de FCFA à fin 2018.
De leur côté, les autres ressources (dettes rattachées, versements à effectuer sur titres et immobilisations financières, comptes d’ordre et divers, provisions pour risques et charges), ont enregistré une baisse de 11,9% pour se fixer à 93 milliards de FCFA à la fin de la période sous revue. Concernantla trésorerie des SFD, elle a affiché un excédent de 65,8 milliards de FCFA à fin 2019 contre 53,0 milliards un an plus tôt, soit une amélioration de 24,1%. « Cette tendance résulte d’une progression des ressources (+9,9%) plus importante que celle des emplois (+9,3%) », souligne la Commission bancaire.  Albert Savana

L’avenir de l’emploi s’assombrit en Afrique subsaharienne (OIT)

https://www.financialafrik.com Alors que le coronavirus n’a pas fini d’impacter négativement le marché du travail africain, l’Organisation internationale du Travail (OIT) prédit encore  un avenir sombre pour l’emploi en Afrique subsaharienne. Dans son nouveau rapport  « Emploi et questions sociales dans le monde : Tendances 2020 », publié récemment, l’OIT a soutenu que les problèmes du marché du travail dans  cette région devraient s’accentuer dans un proche avenir. Cette situation, souligne le document se justifie  du fait que la main-d’œuvre jeune de l’Afrique connaît une très forte croissance en chiffres absolus.
En raison de la forte croissance démographique sur l’ensemble du continent, les jeunes âgés de 15 à 24 ans devraient être au nombre de 283 millions d’ici à 2030 pour la seule Afrique Subsaharienne, soit un triplement de la taille absolue de la population de ce groupe d’âge par rapport à 1990. En outre, l’instance a indiqué que l’Afrique est confrontée  à des défis majeurs liés aux déficits de travail décent et à la pauvreté.
Selon les statistiques, l’Afrique est la région où le PIB par habitant est de loin  le plus faible au monde. Sur le continent, 53,9 %  des travailleurs vivent dans la pauvreté, c’est-à-dire dans un ménage dont le revenu quotidien par habitant est inférieur à 3,20 dollars(PPA), ce qui reflète le faible niveau de richesse et sa répartition très inégale.
À titre de comparaison, le taux de pauvreté au travail en Asie et dans le Pacifique est nettement inférieur, 18,8 %. On estime que 85,8 %  des travailleurs africains sont employés de manière informelle, ce qui signifie qu’en moyenne ils ont un accès limité à la sécurité sociale et peu ou pas de droits au travail.
Par ailleurs, l’organisation a dévoilé le top 5  des pays africains les plus touchés par le chômage. Il s’agit respectivement  du Burkina Faso (77,00%), du Sénégal (48,00%), du Kenya (40,00%), du  Djibouti (40,00%) et  du Congo (36,00%). Ibrahima jr Dia

Le Sénégal classé 3e pays où le taux de chômage est plus élevé : les ministre du Travail et le directeur de l’Emploi contestent l’OIT

https://www.pressafrik.com Un rapport de l’Organisation internationale du travail (Oit) a classé le Sénégal troisième parmi les pays où le taux de chômage est plus élevé avec 48% de populations de chômeurs. Le ministre du Travail, Samba Sy et le directeur de l’Emploi, Modou Fall, qui ont vanté les efforts du pays dans la lutte contre le manque d’emploi, ont apporté des arguments contradictoires.
« Le rapport indique que 48% des personnes en âge de travailler au Sénégal ne travaillent pas. Si nous extrapolons un peu, cela donne à la limite, un Sénégalais sur deux en âge de travailler ne travaille pas. Ni aux champs, ni dans les marchés….La question qu’on se pose est de savoir de quoi vivent ces personnes. Cela me semble un peu invraisemblable. Certes, chez nous, il y a des gens qui demandent à travailler, notamment dans le secteur formel, mais on ne va pas dire que les chiffres du taux de chômage sont à 48%« , a rejeté Samba Sy, dans L’Observateur.
Pour lui, certains emplois ne sont pas formels et auraient dû être plus décents, d’autres auraient dû donner des renumérotation plus intéressantes. « Les gens cherchent à avoir mieux et plus. Quand vous mettez tout cela ensemble, ça ne donne pas ces chiffres excessifs« , a soutenu le ministre, qui appelle à vérifier si cette publication est de l’Organisation internationale du travail.
Quant au directeur de l’Emploi, Modou Fall, il conteste que cette étude soit faite par l’Organisation internationale du travail. « L’OIT n’a pas envoyé ce rapport. Il n’y aucune étude faite en 2019, ni 2020 par cette institution« , soutiendra-t-il avec fermeté.
Et de poursuivre : « Le président de la République a mis en branle le projet 100.000 logements. C’est une cohorte que cela va créer. Nous avons décider d’avancer dans la modernisation de notre agriculture, en mettant un peu partout des pôles de production (les domaines agricoles communautaires)« .
Pour le directeur de l’Emploi, le programme de relance économique du Sénégal, dont les secteurs phares sont l’agriculture, l’élevage, la pêche, le numérique, la mise en place de Smart Sénégal, Smart Éducation et Smart City, représente une large opportunité de travail.
En plus, il ajoutera qu’une enquête réalisée par le ministre du Travail évalue les pertes d’emploi liées à la covid19 dans les entreprises connues à 11.906. Et avec le programme de résilience, à travers une prise en charge des financements des entreprises affectées par la pandémie, 12.000 emplois ont été consolés, a révélé M. Fall.
Pour finir, il a indiqué qu’en 2019, entre 124.000 et 127.000 emplois ont été créés au Sénégal dans tous les secteurs d’activités tels que le service et le transport.Salif SAKHANOKHO

Total fait «Casser» l’attribution du marché de carburant de 7milliards de Dem Dik!

https://www.dakarmatin.com C’est un marché de plus de 7,1 milliards de Francs Cfa que Dakar Dem Dik avait presque parvenu à faire attribuer. Mais, du fait des nombreuses irrégularités, son attribution a été annulée par l’Autorité de régulation des marchés publiques a appris iGfm.
Dakar Dem Dikk souhaitait acquérir du carburant et des lubrifiants. Un marché éclaté en deux lots. Six entreprises s’étaient lancées dans la course pour décrocher le marché juteux. Vivo Energy a été finalement retenue pour le lot1 et Petrodis Oil pour le second lot. Les offres de Total Sénégal ont été rejetées. Non contente, elle a déposé un recours à l’Armp.
Dans sa plainte, elle informe l’Autorité de régulation des marchés publics que, pour le lot 1, son offre de 4,1 milliards de Cfa, assortie d’une remise de 39,5 francs Cfa par litre pour le vrac et 15,33 francs Cfa par litre pour les cartes, est bien mieux-disante que celle de l’attributaire du marché qui s’élève à 4,4 milliards de francs Cfa.Pour le lot 2, Total argue que Petrodis, qui a remporté le marché, n’a pas justifié d’une expertise dans la fourniture de carburant et de lubrifiant avec deux marchés de même nature au cours des cinq dernières années pour deux entreprises différentes, et que ajoute que Petrodis n’a pas cinq  stations dans la région de Dakar et 1 au moins dans chacune des régions du Sénégal.

« Violation du principe de rationalisation des dépenses et de transparence »

Pour finir, le requérant dénonce une  la violation du «principe de rationalisation des dépenses », puisque, dit-il, «Dakar Dem Dikk s’est privée de la possibilité de faire des économies». Selon Total, il y a aussi violation du principe de transparence dans le processus de passation.
Après avoir entendu Dem Dik, l’autorité de régulation des marchés publics a tranché. Elle a déclaré que le caractère moins disant de l’offre de Total «bien fondé» et  ordonné l’annulation de l’attribution provisoire pour le lot 1 et la reprise de l’évaluation.
Pour le lot 2, l’Armp  souligne que le grief relatif à l’expérience de Petrodis est mal fondé. Mais, Petrodis n’a pas justifié disposer de cinq stations-services affiliées à Dakar et une (01) au moins dans chaque région. Et donc, «le grief de Total Sénégal sur la qualification de Petrodis est fondé.» L’Armp a donc annulé l’attribution provisoire du lot 2 aussi.

« LE CONSOMMER LOCAL NE DOIT PAS ÊTRE UN SIMPLE EFFET DE MODE »

La problématique du consommer local doit se transformer en « véritable culture de souveraineté économique’’ pour qu’elle ne soit pas un simple ’’effet de mode’’, plaide le directeur des Petites et moyennes entreprises (PME), Seydina Aboubacar Sadikh Ndiaye.
M. Ndiaye a souligné « l’urgence de faire du consommer sénégalais non pas un effet de mode ou de conjoncture, mais l’affirmation d’une véritable culture de souveraineté économique ».
Il s’exprimait jeudi à Diourbel, à l’occasion d’une rencontre de concertation avec les acteurs locaux de la région de Diourbel, avec l’ambition de vulgariser auprès du consommateur sénégalais des tendances souvent méconnues.
La délégation conduite par le directeur des PME a sensibilisé les participants à la rencontre sur la nécessité d’une plus grande vulgarisation du consommer local, pour que le pays soit amené à compter sur ses propres forces.
Le lancement prochain du « mois du consommer local », sous la présidence du chef de l’Etat Macky Sall, devrait « faire connaitre beaucoup de choses qui sont ignorées par le consommateur sénégalais ».
Baboucar Moundor Ngom, l’adjoint du gouverneur de Diourbel en charge des affaires administratives, a insisté pour une mise en cohérence du consommer local avec la production locale.
« L’Etat doit insister sur la formation permanente pour mettre sur le marché des produits locaux », a-t-il dit, ajoutant dans cette optique, « il s’agit de produire ce que nous consommons et de consommer ce que nous produisons en dehors de toute contrainte ».

Recrudescence de l’émigration clandestine : incursion à Thiaroye-Sur-Mer, les candidats s’expliquent, l’hécatombe se dessine…

https://www.pressafrik.com Au Sénégal, l’on assiste dernièrement à une recrudescence de l’émigration par les pirogues de la mort « Barça wala Barsakh ». Beaucoup d’individus, des hommes, des femmes, des enfants, tout âge confondu, ont été interceptés entre septembre et octobre entre les côtes sénégalaises et celles espagnoles. La politique lancée par l’Etat du Sénégal en 2018, contre l’émigration dite « irrégulière » ou « clandestine » n’a pas eu l’effet escompté. Des milliers d’Africains ont péri dans la Méditerranée. Une tragédie indicible qui ne décourage pas les candidats qui se multiplient par centaines, ces derniers jours. Qu’est-ce qui pousse réellement les jeunes à reprendre les pirogues ? Qu’est ce qui les motive à défier d’aussi près la faucheuse, en cette période où les pays du monde entier sont secoués par une crise sanitaire sans précédent. PressAfrik a « embarqué » dans le monde des pèlerins à destination de l’El Dorado européen.
« Barça Wala Barsakh » ! Ce slogan demeure non seulement une réalité, mais des décennies après son essor, on se rend compte que le phénomène de l’émigration clandestine persiste dans le pays. en attestent les nombreuses interpellations effectuées par la Marine nationale en mer ces derniers jours.
Un récent rapport de l’Organisation internationale du travail (Oit) a révélé que le Sénégal occupe la troisième place des 10 pays qui ont le taux de chômage le plus élevé dans le monde, avec un taux de 48%, derrière le Burkina Faso. 
Le chômage serait-il à l’origine de ce phénomène ? Un candidat faisant partie de ceux interceptés dans la nuit du 6 au 7 octobre dernier à Mbour (centre) se confie.
Joint par PressAfrik, notre interlocuteur, pêcheur de profession, qui requiert l’anonymat, a accusé le Gouvernement du Sénégal d’être à l’origine de leur décision de quitter le pays par tous les moyens. « Nous n’avons plus accès aux licences de pêche, ni aux poissons. L’Etat du Sénégal a privatisé la mer. Les licences de pêche sont seulement octroyées aux gros navires qui ont donc la possibilité de pêcher les gros poissons. Et nous, nous n’avons accès qu’au reste, des petits poissons qui ne peuvent pas nous apporter grand-chose ».

Incursion à Thiaroye-Sur-Mer, un des points de départ clandestins pour l’Europe

Il est 12 heures à Thiaroye-sur-Mer, village des pêcheurs situé dans le département de Pikine. Ici, on voit quelques pirogues partir en mer, à la quête de poisson. Les cris des enfants et les vagues rythment ce  lieu, parmi les points de départs les plus connus des candidats à l’émigration clandestine. A bord d’une pirogue, des enfants âgés d’à peine 6 à 10 ans chantonnent le célèbre hymne de leur communauté : « Ay lébou lanu piiir (nous sommes de vrais lébous, en langue wolof) »
À Thiaroye sur mer, la majeure partie des pêcheurs veulent aller en Europe. Toutes les personnes interrogées, par l’équipe de PressAfrik, qui a fait une petite immersion dans ce quartier, n’ont qu’une seule idée en tête :  aller en Europe. Selon ces individus de tous genres, les grands navires industriels ont pris toutes leurs sources revenues. Il leur faut parcourir des kilomètres en mer pour avoir un peu de poissons.
Les risques que présente la traversée de la Méditerranée ne leur feront pas reculer. Si l’occasion s’offre à eux, ils n’hésiteront pas. « Depuis trois (3) ans rien ne marche à cause des grands bateaux. Tous ces gens que vous voyez sont sans emploi. Et si l’occasion se présente, à la minute qui suit, ils vont embarquer et partir pour subvenir aux besoins de leurs familles« , prévient Mor Thiam, pêcheur de son état, la quarantaine sonnée.
Pour son voisin Mandiaye Diop, si les jeunes de ce village bravent la mort en empruntant l’océan, c’est parce qu’ils n’ont pas un autre choix. « Ces jeunes que voyez prendre les pirogues préféreraient rester ici auprès de leurs familles s’ils avaient de quoi subvenir à leurs besoins. Ils sont las de cette précarité. La pêche ne les nourrit plus et la plupart sont des soutiens de famille« , confie-t-il.

« 500 francs de Sénégal ne valent pas les 500 d’Espagne »

Ablaye Mbengue revient sur les véritables motivations des jeunes qui prennent les « pirogues de la mort ». Selon lui, la réussite sociale à même de les permettre de prendre en charge leurs parents et proches est leur principal but. « Ces jeunes sont des soutiens de familles. Ils n’attendent plus rien de cette mer déjà pillée par la pêche industrielle. Et vous savez aussi bien que moi que 500 francs du Sénégal ne valent pas 500 en Espagne. Alors le choix est vite fait« , dit-il. Avant de révéler que bon nombre de ses amis ont pris les pirogues et sont bien arrivés en Espagne dans la semaine du Magal de Touba (du 5 au 12 octobre 2020).
Les pêcheurs désoeuvrés par le contexte économique très difficile s’expliquent sur les causes de la recrudescence de l’émigration clandestine dans cette vidéo. Regardez !

Des chiffres sur le nombre de candidats de nationalité sénégalaise font polémique

Des chiffres sur le nombre de Sénégalais déjà arrivés aux îles Canaries, ces dernières semaines, font polémique entre autorités et sources sur place. Interrogée par la Rfm (Radio Futur Média), la présidente de l’Association Jappo, Awa Sène, établie en Espagne, a fait savoir que près de 1000 Sénégalais ont rejoint les îles Canaries en moins d’une semaine.
« En moins d’une semaine 1000 personnes ont franchi les côtes espagnoles. Parmi elles, 900 sont des Sénégalais », a déclaré Awa Sène qui reconnait que ces chiffres sont alarmants mais vrais. « Moi qui suis sur les lieux, qui compte ces migrants un en un, je sais de quoi je parle », a-t-elle avancé.
Des chiffres récusés par Moïse Sarr, Secrétaire d’Etat chargé des Sénégalais de l’extérieur. Selon lui, ce sont en tout 1.277 migrants, de toutes nationalités confondues, qui sont arrivés en Espagne et non 900 Sénégalais comme le disent certains.
« Ce que je peux dire de manière claire, c’est qu’effectivement, il y a 1.277 migrants qui sont arrivés sur les côtes espagnoles depuis deux semaines, mais de toutes nationalités confondues. Et, c’est extrêmement important de faire cette précision. C’est des migrants de toutes nationalités confondues », persiste et signe M. Sarr, sans pour autant donner de chiffres précis sur le nombre de Sénégalais dans ses statistiques.
Il explique néanmoins : « Oui, il y a eu des Sénégalais, mais avancer un chiffre comme ça, et je ne sais pas là où on a tiré ce chiffre. Malheureusement, je n’ai pas à l’heure actuelle les vrais chiffres, encore moins par elle (Awa Sène), et pourtant j’ai échangé avec son époux la semaine dernière, encore moins par notre mission diplomatique et consulaire et je pense qu’il faut faire beaucoup attention parce qu’il y a des migrants, quand ils arrivent ou quand ils sont au-dessus des côtes, se disent Sénégalais et qui ne sont pas forcément des Sénégalais ».
Pour lui, l’émigration clandestine est une question à prendre avec beaucoup de rigueur, avec beaucoup de sérieux. « On ne peut pas naturellement balancer des chiffres comme ça, dans la presse ou ailleurs », s’est désolé Moïse Sarr.

Les émigrés qui sont arrivés aux îles Canaries sont majoritairement des pêcheurs

Sur la qualification professionnelle de ces migrants, il y a principalement des prêcheurs, si l’on en croit à Awa Sène. « Ce sont généralement des pêcheurs venus, soit de Mbour (centre du Sénégal), soit de Saint-Louis (Nord) ou de Kayar (Ouest). Parmi ceux qui sont arrivés hier (mardi 15 octobre 2020), j’en ai vu des pêcheurs venus de Yène (département de Rufisque), et de Toubab Dialaow (sur la Petite-Côte) ».
Faute de politiques d’emploi efficaces et concrètes pour retenir les jeunes au pays, le gouvernement se rabat sur les forces de sécurité pour interpeller candidats à l’émigration clandestine et freiner le phénomène. En effet, le mardi 22 septembre 2020, 14 candidats à l’émigration clandestine dont 13 Sénégalais et un Malien ont été interceptés à la cité Tacko, à Rufisque, par la gendarmerie. Après avoir remis chacun, entre deux cent cinquante mille (250.000f) et trois cent mille (300.000f) à deux (02) passeurs, ils s’apprêtaient à rejoindre l’Espagne par voie maritime dans une embarcation de fortune.
Dans la nuit du 6 au 7 octobre dernier, un contingent de 183 personnes, « dont des femmes et des mineurs », entassées dans deux pirogues de fortune en partance pour l’Espagne  ont été arrêtés par un patrouilleur de la Marine sénégalaise.
Trente-et-un (35) individus dont 16 Sénégalais, 14 Guinéens et 5 Gambiens, en partance pour l’Espagne, ont été arrêtés à Saint-Louis (Nord), le 12 octobre 2020. Les candidats à l’émigration clandestine ont été interceptés à Gandiol sur la langue de barbarie avec leur pirogue de 25 mètres, 1060 litres d’essence, et un moteur de secours.
Ce vendredi 16 octobre, d’autres candidats, dont leur nombre n’est pas encore compliqué, ont été vers Lompoul, dans le département de Kebemer, région de Louga.

Vers l’Hécatombe

Trente-sept (37) subsahariens, en majorité des Sénégalais sont morts dans l’Atlantique sur le chemin de l’émigration clandestine. Selon le journal EnQuete qui donne l’information, en plus des Sénégalais, ils sont Mauritaniens, Guinéens, Gambiens, à avoir pris le large le 26 septembre 2020.
Tout est parti des côtes mauritaniennes de Tiwitt,  à 100 km de Nouakchott. Sur les 49 passagers clandestins, seuls 12 rescapés on pu regagner les côtes espagnoles. La majorité des victimes dont des tailleurs vivant en Mauritanie est dans l’émoi, à l’annonce de cette nouvelle.Aminata Diouf et Fatou Binetou Ndour

Dégâts combinés pluies et crues du fleuve Sénégal : Plusieurs villages du Fouta sinistrés et coupés du reste du monde

https://www.leral.net Les dégâts de la bonne saison des pluies que connaît le Sénégal continuent de plus belle. Et si la bonne pluviométrie est combinée avec des crues, comme c’est le cas dans le Fouta, dans le Nord du pays, avec le fleuve Sénégal et ses affluents, les conséquences sont encore plus sinistres pour les populations, plongées dans la souffrance. Ce reportage de Vox Populi montre qu’avec les dégâts combinés pluies et crues du fleuve Sénégal, plusieurs villages du Fouta sont sinistrés et coupés du reste du monde par les eaux
Dans le Fouta, en plus des eaux de pluies, les populations font aussi face à un autre facteur. Celui des crues du fleuve Sénégal et du débordement de ses affluents du fait d’un trop plein d’eau. Le long des berges du fleuve Sénégal, de Bakel à Matam, en passant par Podor, nombreux sont les villages qui sont confrontés au fléau des eaux. C’est notamment le cas du village de Dembé, dans la commune de Gamadji-Saaré, à 7 km de Ndioum, dans le département de Podor. Cette localité et tous les villages environnants appellent à l’aide.
Toute la zone est en effet dans les eaux, suite à de fortes pluies et à la crue du fleuve Sénégal qui a entrainé des débordements de tous ces bras dans cette partie Nord du Sénégal, en plein coeur du Fouta. Des maisons effondrées, des rizières détruites, le bétail sans pâturages
«Les eaux des pluies et de crues ont envahi nos villages et nos maisons. Des maisons se sont même effondrées. Parce que c’est des maisons en banco qui ne résistent pas à l’eau. Entre notre village et celui de Thiélaw, il y a un bras de fleuve qu’on appelle Wendou Edy, qui s’est rempli d’eau avec la saison des pluies. Et depuis la forte pluie, de la nuit du lundi au mardi, il déborde de partout.
Ainsi, depuis mardi, on est coupé du reste du monde. Le village est cerné par un étang d’eau. Partout, c’est de l’eau», confie Oumar Sow, un habitant du village de Dembé, qui porte leur appel de détresse.
«On ne peut plus sortir de notre village et personne ne peut y accéder, si ce n’est par une pirogue. Et pire encore, notre cheptel est en train de mourir de faim, parce qu’on n’a plus accès aux pâturages, à défaut de se noyer dans ces eaux. Nos champs sont totalement détruits. Ici, nous faisons la culture du riz. Mais toutes nos rizières sont dans les eaux. Notre campagne pour la récolte de riz est donc tombée à l’eau et on n’aura rien à récolter», se désole- t-il.
«On est fatigué. On ne sait quoi faire, ni comment nous en sortir»
Oumar Sow insiste sur le fait qu’«il y a de l’eau partout. On vit dans l’eau, puisqu’il y en a jusque dans nos chambres à coucher. Que ce soit notre village de Dembé, que ce soit celui de Thiélaw, celui de Kalma, celui de Lidoubé, c’est des inondations partout. Et même Nianga Edy est touché, puisqu’une partie de ce village est dans les eaux».
«On est fatigué. On se sait plus quoi faire, ni comment nous en sortir. On appelle à l’aide. C’est un cri du cœur qu’on lance, un appel au secours. On demande aux autorités de voler à notre secours. Certes, on tient encore le coup, mais jusqu’à quand ?», interpelle M. Sow

Ndengler : «Nous sommes satisfaits du Président Macky Sall…Nous continuons à réclamer nos terres…Nous cultivons pour vivre» (Abdoulaye Dionne)

https://www.dakaractu.com Après quelques mois d’accalmie sur l’affaire des terres de Ndengler suite à la décision du président Macky Sall demandant de laisser les paysans cultiver pendant l’hivernage, l’équipe de Dakaractu Mbour s’est déplacée sur les lieux pour faire le point de la situation. Sur place ce sont des paysans visiblement très satisfaits que avons rencontrés.
Des champs de mil et d’arachide constituent le décor des 224 ha objet de discorde entre Babacar Ngom et les populations.
Au milieu des champs, nous avons tendu le micro au vieux Abdoulaye Dione, chef du village de Ndengler. « Nous sommes très honoré de recevoir l’équipe de Dakaractu et remercier tout ce qui ont de près ou de loin contribué a la manifestation de la vérité. Je réitère que nous cultivons pour vivre et je remercie le président Macky Sall de la décision prise pour nous permettre de cultiver nos terres. Quand je regarde les champs, un sentiment de grosse satisfaction m’emplit le cœur, rassuré par le fait qu’il n’y aura pas de famine à Ndengler après la récolte. Tout ce que nous demandons c’est qu’on nous restitue nos terres, personne n’a vendu 1m2 ici à Ndengler… », conclura Abdoulaye Dionne chef de village de Ndengler. Même son de cloche pour le jeune Mbaye Diouf..

Moissonneuse des criquets : Une machine pour lutter contre les invasions acridiennes

https://www.lequotidien.sn L’enseignant-chercheur, Sanoussy Diakité, a créé une nouvelle machine dénommée «moissonneuse des criquets». Elle est conçue pour lutter contre les invasions acridiennes. Elle permettra aussi de préserver l’environnement, car pour lutter contre ces envahisseurs, on utilise souvent des produits chimiques qui détruisent les sols.
«Moissonneuse des criquets.» C’est le fruit de la nouvelle invention de Sanoussy Diakité, enseignant-chercheur en Sciences et techniques de fabrication mécanique, ingénieur des systèmes de formation.  Le prototype a été présenté hier au Lycée Technique Maurice de Lafosse. Cette machine,  destinée à  lutter contre les invasions des criquets, est une inspiration, dit-il,  du livre de l’économiste Moustapha Diakité, qui a préconisé dans son ouvrage de capturer les criquets et de les utiliser pour la nourriture des poissons et de la volaille.  Les criquets, déclare l’enseignant-chercheur, sont très dangereux. «Un essaim de criquets peut contenir 90 000 espèces. Et si les conditions météoritiques sont réunies, ils essaiment plus vite», indique-t-il  en soulignant qu’un «essaim de criquets peut ravager des cultures et affamer 35 mille personnes».  Et l’intérêt de la «moissonneuse des criquets»,  «se voit à travers le péril que représentent les criquets dans le monde, car un criquet peut pondre 300 œufs et peut durer pendant trois mois».
De l’avis de  l’ingénieur qui a arboré sa blouse d’enseignant pour expliquer le fruit de son invention, ce procédé mécanique est même un enjeu de sécurité alimentaire en luttant contre les invasions des criquets. «Il permet  de rompre avec la méthode de lutte contre les invasions des criquets qui consiste à utiliser les produits chimiques», dit-il.

A l’en croire,  la méthode chimique qui a été toujours utilisée,  a des conséquences néfastes sur l’environnement, car les produits chimiques détruisent le sol. «Ce  n’est pas une solution viable», se convainc-t-il, en rappelant qu’il faut lutter contre les changements climatiques.

Cette machine,  explique  l’ingénieur des systèmes de formation,  a un débit horaire en termes de 960 000 criquets par heure.  Mais il faut le mettre en corrélation avec le poids des criquets qui est de 3 g pour savoir le tonnage de criquets qu’on peut récolter, prévient M. Sanoussy Diakité.
Selon toujours ses explications, «la moissonneuse assure la capture des criquets au vol, par aspiration à travers  un canal tournant autour de son  axe et éventuellement réglable en hauteur et effectue  le broyage et le refoulement par projection  vers un back de stockage remorquable disposé au regard du canal de refoulement».  Pour utiliser cette machine, il faut la placer sur un véhicule qui se déplace en suivant le mouvement de l’essaim des criquets dans le sens opposé  du vent.  D’après l’inventeur, le conducteur sur le véhicule  est chargé de manipuler la machine. Et pour une lutte plus efficace contre les criquets, l’attaque de ces derniers est organisée en fonction d’un convoi composé de plusieurs véhicules équipés, couvrant une large bande suivant les indications météorologiques.
En fait, Sanoussy Diakité admet de manière latente les limites de sa création. «Si les criquets ne sont pas en vol, cette machine n’est pas opérationnelle. C’est pourquoi il est bon d’avoir la version des agents de la météo pour pouvoir récolter les criquets quand ils sont en vol», dit-il.
Abondant dans le même sillage, un membre de la Direction de la protection des végétaux (Dpv), qui a promis  d’accompagner cette initiative,  a  souligné qu’avec cette machine, il est impossible de procéder à la récolte si les criquets sont au sol.  C’est dans ce sens qu’il propose de prévoir un système de récolte quand les criquets  sont au sol. En tout cas Sanoussy Diakité n’en est pas à sa première création si l’on se fie aux confidences de Balla Thiam proviseur du Lycée Technique De Lafosse. «Il est une fierté pour nous», dit-il, en soulignant les bons résultats enregistrés par cet établissement sur tous les niveaux et toutes les filières malgré la pandémie du coronavirus.

Environnement : «Dakar est agressée de toute part» (Soham El Wardini)

https://www.dakaractu.com En honorant de sa présence l’activité de reboisement des volontaires de Fass/Gueule Tapée/Colobane, la maire de la ville de Dakar s’est indignée de la situation environnementale qui prévaut dans la capitale sénégalaise.
« Dakar était le Cap-vert, mais il est devenu Cap Béton car, tout est maintenant construit dans Dakar », regrettera Soham El Wardini. Ce manque d’espace dans Dakar, est simplement déplorable dans la mesure où les gens doivent avoir plus d’espace avec de la verdure tout autour.
Considérant que les activités de reboisement et d’aménagement de l’espace à Dakar ont été bien entamées par le ministre de l’urbanisme et de l’hygiène publique, Soham El Wardini se réjouit de ce changement progressif dans la capitale avec un visage de plus en plus vert.
Elle profitera de cette activité de reboisement pour inviter l’association internationale de solidarité de Fass, à faire « elle-même, la police » pour dire non à tout acte qui pourrait agresser l’environnement

FONCTION PUBLIQUE : 7000 ASP RECRUTES À PARTIR DE JANVIER 2021

http://www.emedia.sn La première génération des agents d’assistance à la sécurité de proximité (ASP), forte de 7 000 hommes, en 2014, va intégrer la Fonction publique dès janvier prochain. Ils vont ainsi en finir avec le volontariat pour être déployés dans les différents services de l’État.
L’annonce a été faite au cours d’un atelier de réflexion sur l’insertion des ASP en fin d’engagement, qui s’est tenu hier vendredi, à Mbour. « L’engagement légal de ces ASP arrive à terme en décembre 2020. C’est la raison fondamentale pour laquelle nous sommes là pour réfléchir sur l’insertion de ces ASP. Et qui ont été recrutés pour renforcer le dispositif sécuritaire géré par les forces régaliennes mais également pour donner une opportunité à une bonne masse de jeunes dans une situation de sous-emploi la possibilité de participer à la construction du pays », explique Biram Faye, le directeur général de l’ASP.
Présent à la cérémonie, Moussa Sy, le maire des Parcelles Assainies, approuve, soulignant qu’aujourd’hui, il faut avec le ministère de l’Intérieur, et avec la volonté politique du chef de l’État, « mettre en place la police municipale. »
La police et la gendarmerie seront également servies puisque 3000 agents déployés dans les services du ministère de l’Intérieur dans le but de renforcer la sécurité. D’ailleurs, des ASP ont réussi au concours d’entrée au sein de la police et de la gendarmerie. Dié BÂ

Le Sénégal dans le viseur des cybercriminels

APA-Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane Diallo–Le Sénégal est le cinquième pays qui subit le plus de cyberattaques en Afrique et le soixante-onzième au niveau mondial, a révélé, ce vendredi à Dakar, le directeur général de la 4ITSEC-AFRICA, Adjeoua Haikreo.
Les Petites et Moyennes Entreprises (PME) et les Petites et Moyennes Industries (PMI) constituent les principales victimes de ces attaques, a souligné M. Haikreo. Ce dernier précise également que les mails infectés, venant de l’extérieur ou parfois même de l’intérieur du pays, et les liens envoyés dans les groupes WhatsApp sont des voies très utilisées par les cybercriminels.
D’où la nécessité, selon l’enseignant-chercheur à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), d’accompagner les PME/PMI à s’approprier davantage la politique de cybersécurité mise en place par le Sénégal.
Pour ce faire, Adjeoua Haikreo qui s’exprimait lors du lancement d’« Octobre Cyber », un programme dédié à la sensibilisation au plan international, des utilisateurs, en particulier les enfants sur la cybersécurité, a appelé les entreprises à se conformer à la Stratégie nationale de cybersécurité développée par l’Etat, mais aussi à appliquer et assurer le suivi et l’exécution des politiques de sécurité.
En effet, le Sénégal dispose d’un Plan de Sécurité des Systèmes d’Information (PSSI-ES) qui trace les grands traits de la sécurité  et aide à prévenir toutes sortes d’attaques, a-t-il signalé.
Il a, par ailleurs, invité les entreprises privées, « qui ne disposent pas souvent de Direction de Système de Sécurité et de système d’Information (DSSI) », à avoir dans leur effectif un responsable de sécurité de système d’informations. Celui-ci aura comme mission, d’après lui, de mettre en place une bonne politique de sécurité et de cybersécurité « parce que c’est comme ça que nous pouvons mieux comprendre le phénomène ».
En outre, le directeur général de la 4ITSECAFRICA suggère aux sociétés de faire un audit régulier  de leur système de sécurité. Une procédure de contrôle qui devrait leur permettre de savoir ce qui a été fait, ce qui reste à faire et ce qui est prévu. Cet état des lieux devrait aussi aider les entreprises, en cas d’intrusions, de « savoir ce qui a été fait et d’où est-ce que ça vient ».
De plus, il les a exhortés à signaler aux autorités compétentes toutes les attaques pour que celles-ci puissent engager les procédures nécessaires afin d’y remédier. « Il faudrait qu’on arrive à recenser toutes ces attaques pour que nos PME/PMI ainsi que nos autorités ne tombent pas dans ces pièges », a-t-il dit.
Tout en se félicitant des efforts déployés par le gouvernement dans le domaine de la cybersécurité, il a plaidé pour la création d’une commission de suivi et d’évaluation de la PSSI-ES.
« On dit que la sécurité avance très vite. Il nous faut, nous aussi, avancer un peu plus vite que ça. Mais sans se précipiter, si l’on veut atteindre les objectifs qu’on s’est fixés », a-t-il encore dit.
De même, Adjeoua Haikreo milite en faveur de l’installation d’une Agence nationale de la cybersécurité qui, aux côtés de la Commission nationale de cybersécurité, va recevoir toutes les attaques venant du net. Cela en vue de pouvoir conseiller les personnes sur les menaces, mais aussi émettre des alertes sur l’état d’avancement de la cybersécurité. A tout cela devrait s’ajouter, selon lui, l’ouverture, au niveau national, d’un Portail de sécurité des systèmes d’information. ARD/cgd/APA

Le gamou célébré le jeudi 29 octobre

https://www.beut7.com La commission nationale de concertation sur le croissant lunaire s’est réunie ce samedi 17 Octobre pour observer l’apparition du croissant lunaire marquant la fin du mois de SAFAR. Apres avoir observé et recueilli des informations auprès des populations, la commission informe les musulmans qu’elle n’a reçu aucune information concernant l’apparition du croissant lunaire.
Ainsi , le 1er jour du mois de Rabi-Al Awal (Gamou) 1442 correspond au Lundi 19 octobre 2020, de ce fait, la nuit du Mawlid sera célébrée dans la nuit du Jeudi 29 Octobre 2020.

Les nuits du Burd débuteront ce Dimanche 18 Octobre 2020.

Le Khalif General des Tidianes Serigne Babacar Sy Mansour, conformément aux recommandations de notre bien-aimé Prophète (PSL) en cas de pandémie et sur la base des avis éclairés des autorités médicales du pays, informe l’ensemble des fidèles et sympathisants de la hadara Malikiya que Tivaouane renonce cette année au rassemblement dans la ville sainte pour la célébration du Maouloud 2020, après concertation avec l’ensemble de la famille de Seydil Hadj Malick Sy (rta). A cet effet, le Khalife invite les fidèles à célébrer le Gamou dans l’intimité familiale, Burds y compris, tout en insistant sur le respect des mesures de prévention, à la solidarité, l’entraide, et à la prière pour vaincre ce fléau.avec Asfiyahi.org

Abdoulaye Diouf Sarr : «le cas importé est porteur de risques. S’il n’est pas traité dans la communauté, il peut être source de propagation de la pandémie»

https://actusen.sn Une rencontre tripartite entre le ministère de la Santé et de l’Action sociale, le ministère du Tourisme et des Transports aériens et le ministère de l’Intérieur s’est tenue, ce jeudi à l’Annexe du Mtta à l’Aibd. Une occasion pour les autorités de prendre de nouvelles dispositions pour corser le contrôle aux frontières.
Abdoulaye Diouf Sarr qui a fait part à cette rencontre, précise que le Sénégal a fait de bons résultats en matière de lutte contre le coronavirus. «Je peux même dire que nous sommes en train d’atterrir. Mais il faut reconnaître qu’il y a des zones de turbulence. Nous nous sommes rendu compte qu’il y a des poches d’inefficiences. Depuis plus de deux semaines, nous sommes dans un taux de positivité supérieur ou égal à 2%», se réjouit le patron des blouses blanches. Mais il y a un phénomène qui mérite d’être traité et il s’agit, selon le ministre-maire de Yoff, de la persistance des cas importés.
«Le cas importé est porteur de risques. S’il n’est pas traité, il peut être source de propagation de la pandémie au niveau de la communauté. Cette poche d’inefficience est liée à l’environnement international. Le Sénégal n’est pas un pays isolé. Il joue dans le concert international. Mais on doit tout faire pour tendre le risque vers zéro», a souhaité le ministre. Qui prône pour la tolérance zéro aux tests  négatifs de 7 jours minimum qu’il faut effectuer avant d’embarquer pour un aéroport du Sénégal. Cette circulaire dit-il, est donc un garrot qui va freiner les cas importés.

Covid-19 au Sénégal : 24 tests positifs, 6 cas graves en réanimation, aucun nouveau décès et 52 patients guéris

https://actusen.sn La pandémie de la Covid-19 continue de reculer progressivement au Sénégal. Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a fait état, ce samedi, de 24 nouvelles contaminations par le nouveau coronavirus sur un échantillon de 982 tests réalisés, soit un taux de positivité de 2,44%.
Il s’agit de 11 cas contacts suivis, 3 cas importés enregistrés à l’Aibd et 10 cas issus de la transmission communautaire répartis comme suit : Ngor (2), Ouest Foire (2), Dakar Plateau (1), Guédiawaye (1), Mbao (1), Ouakam (1), Pikine (1), et Yoff (1).
52 patients ont été testés négatifs et déclarés guéris. 6 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation. Aucun nouveau décès lié à la Covid-19, n’a été enregistré. A ce jour, le Sénégal compte 15392 cas positifs dont 13756 guéris, 317 décès et 1318 encore sous traitement.

Dimanche 18 octobre…0 décès 26 nouveaux cas, 6 cas graves et 58 malades guéris

https://www.pressafrik.com  Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a fait le point sur la situation de l’épidémie de Covid-19 au Sénégal, ce dimanche 18 octobre 2020… Sur 1.156 tests effectués, 26 sont revenus positifs soit un taux de positivité de 2,25%.
Il s’agit de 7 cas contacts déjà suivis, 3 cas importé enregistrés à l’AIBD et 16 cas issus de la transmission communautaire répartis comme suit : Dakar Plateau (4), Racade/Bel Air (4), Yoff Diamalaye (2), Almadies (1), Fann Résidence (1), Gueul Tapée (1), Ngor (1), Nord Foire (1) et Rufisque (1)
Le Directeur de la Prévention au ministère de la Santé, Dr Mamadou Ndiaye a également annoncé la guérison de 58 patients qui étaient sous traitement, 6 cas graves et 0 décès.
A ce jour le Sénégal compte 15.418 cas déclarés positifs dont 13.814 guéris, 317 décédés et donc 1.286 sous traitement.

Cancer : le Docteur Kassé recommande une Assurance Maladie Universelle pour faciliter le traitement des malades, Abdou Karim Fofana révèle projet de Macky de défalquer 1% de chaque salaire pournfinancer la CMU

https://www.pressafrik.com Dans le cadre de la campagne mondiale « Octobre Rose » qui consacre la lutte contre le cancer du sein, une journée de sensibilisation et dépistage gratuit a été organisée à la Sicap Rue 10 (Dakar), sous le parrainage du ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène de vie, Abdou Karim Fofana.
Une occasion pour le directeur du Centre international de cancérologie de Dakar de vanter les mérites de l’Etat du Sénégal, sous le règne de Macky Sall, dans l’acquisition de matériel sophistiqué pour le traitement des malades du cancer. « Il faut quand même reconnaitre que l’Etat du Sénégal, depuis l’accession de Macky Sall au pouvoir, a fait des efforts extraordinaires dans l’achat de machines de radiothérapie au Sénégal. Nous disposons aujourd’hui de 4 machines : deux à Dalal Diam, un (1) à l’hôpital Aristide Le Dantec et un (1) au Centre international de cancérologie de Dakar que je dirige. Ces machines peuvent permettre d’irradier entre 2 000 et 4 000 patients par an. Normalement, avec ces 4 machines, on couvre les besoins du Sénégal« , se réjoui le médecin pendant sa prise de parole.
Avant de suggérer au ministre Abdou Karim Fofana :  « Monsieur le ministre, dites au chef de l’Etat que les efforts et la volonté de l’Etat doivent être concentrés dans un programme national pour une prise en charge plus efficiente des questions liées à la lutte contre le cancer. Ce programme doit avoir des objectifs très précis, une méthodologie très précise ; et surtout, il doit être budgétisé. On peut par exemple le faire à travers ce qu’on appellerait Assurance Maladie Universelle (AMU), à travers laquelle tous les Sénégalais vont participer dans le but de faciliter leur prise en charge et celle de leurs parents et proches »

« Le Président souhaite défalquer 1% sur chaque salaire de Sénégalais pour financer une CMU à hauteur de 100 milliards par an »

Prenant la parole, le ministre Abdou Karim Fofana qui parrainait la rencontre qui se tenait dans son fief de la Sicap Rue 10, a révélé les intentions et le plan du chef de l’Etat Macky Sall pour financer un accès facile aux soins de santé pour tous les Sénégalais. Selon lui, « il ne faut encore beaucoup d’efforts pour avoir un système de couverture maladie universelle performant, comme l’a souligné le Docteur Kassé. Toutefois, il faut y aller par étape. L’Etat du Sénégal a mis en place une première Couverture maladie universelle (Cmu). Mais ce qui est le souhait du Président Macky Sall, c’est de défalquer 1000 francs ou 1% de chaque salaire (de Sénégalais) pour pouvoir financer à hauteur de 100 milliards Fcfa par an, le système de couverture maladie universelle, au lieu des 30 milliards par an. Pour que chaque Sénégalais puisse accéder facilement aux soins médicaux« . AYOBA FAYE

LE PR DAOUDA NDIAYE LAURÉAT DU PRIX DE LA PHARMACIE FRANCOPHONE 2020

Dakar, 16 oct (APS) – L’Académie française de pharmacie a décerné son Prix de la Pharmacie Francophone 2020 au professeur Daouda Ndiaye, chef du service de parasitologie-mycologie de la Faculté de médecine, de Pharmacie et d’odontologie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), a appris l’APS.
Ce prix est attribué à un enseignant-chercheur de la francophonie pour récompenser, promouvoir et mettre en valeur ses activités professionnelles et ses travaux scientifiques.
Le professeur Daouda Ndiaye, également chef du Service de Parasitologie et Mycologie de l’Hôpital Aristide Le Dantec est à l’origine, en 2016, de la découverte du test du paludisme ‘’Illumigène-Malaria’’, jugé ‘’révolutionnaire’’.
La cérémonie officielle de remise du Prix qui devait avoir lieu cette année sera organisée en 2021 en raison de la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19, a indiqué la secrétaire perpétuelle de l’Académie frnçaise de Pharmacie, Liliane Grangeot-Keros, dans une note parvenue à l’APS.
‘’C’est le travail de toute une équipe qui vient d’être récompensé par l’Académie française de Pharmacie en charge du secteur dans le monde francophone. Je dédie ce prix à tous mes maîtres en premier le professeur Omar Ndir qui a fait de moi ce que je suis devenu, sans oublier ma patronne scientifique qui m’a forgé dans la science pure, professeur Dyann Wirth’’, a ainsi réagi le lauréat dans une note reçue à l’APS.
Le professeur Ndiaye est directeur du Centre africain d’excellence sur la génomique des maladies infectieuses, conseiller technique de l’OMS et Conseiller Spécial à l’Université de Harvard à Boston (USA).
Professeur Titulaire des Universités et Agrégé de Parasitologie, il succède au macédonien Emilija Janevik-Ivanoska lauréat 2019 du Prix de la pharmacie francophone.LTF/AKS

Consulat du Sénégal à Paris : une diplomatie sans les gestes barrières,plus de 5000 laissez-passer distribués.

https://www.dakarmatin.com Déjà en quarantaine le personnel, le Consulat du Sénégal à Paris semble être un potentiel cluster. Deux agents de la représentation diplomatique sénégalaise à Paris sont testés positifs au Coronavirus. Le reste est sous surveillance selon le protocole sanitaire établi. Cependant on a appris que plus de 5000 laissez-passer sont déjà distribués aux personnes désireuses de venir au Sénégal ou de transiter au pays de la Téranga pour contourner les mesures drastiques d’entrée dans leurs pays respectifs dans le cadre de la lutte contre la Covid19. Les personnes qui sollicitent le sésame ne sont  pas que des sénégalais, des Français, des Mauritaniens, des Maliens, des Guinéens etc … .Le bureau de Madame Diouf, sécrétaire de Madame Mbacké ne désemplit pas. Parait-il sur ordre de Amadou Diallo Consul Général du Sénégal, la dame délivre quotidiennement  le Visa d’entrée sur le territoire sénégalais. Pendant ce temps le président Sall a durci les conditions d’entrée au Sénégal en imposant aux arrivants par voie aérienne un test covid19  valable au moins sept jours. Une mesure qui va rentrer en vigueur le 1 novembre 2020.Reseaunews

Emigration clandestine : Moise Sarr dément les chiffres de la présidente de l’association ‘’Jappo’’

https://actusen.sn La sortie de la présidente de l’association ‘’Jappo’’, Awa Sène, fait l’objet de polémique. En effet cette dernière avait révélé que près de 2000 Sénégalais ont rejoint les îles-Canaris en moins d’une semaine. Mais le Secrétaire d’Etat chargé des Sénégalais de l’extérieur a démenti ces chiffres. Selon Moise Sarr, il s’agit de 1200 émigrés clandestins, de toutes nationalités, depuis début septembre.
« Ce que je peux dire de manière claire, c’est qu’il y a 1277 migrants qui sont arrivés sur les côtes espagnoles en deux semaine. Mais toutes nationalités confondues. Certes, il y a des Sénégalais, mais il ne faut pas avancer des chiffres comme ça. Il faut faire très attention parce qu’il y a beaucoup de migrants aussi qui souvent, quand ils arrivent, ils échouent sur les côtes, et se disent Sénégalais. Alors qu’ils ne le sont pas », fait-il savoir sur les ondes de la Rfm.Adja Khoudia Thiam 

Émigration clandestine : 37 subsahariens,en majorité des Sénégalais,meurent dans l’Atlantique

https://www.pressafrik.com Trente-sept (37) subsahariens, en majorité des Sénégalais sont morts dans l’Atlantique sur le chemin de l’émigration clandestine. Selon le journal EnQuete qui donne l’information, en plus des Sénégalais, ils sont Mauritaniens, Guinéens, Gambiens, à avoir pris le large le 26 septembre 2020.
Tout est parti des côtes mauritaniennes de Tiwitt,  à 100 km de Nouakchott. Sur les 49 passagers clandestins, seuls 12 rescapés on pu regagner les côtes espagnoles. La majorité des victimes dont des tailleurs vivant en Mauritanie est dans l’émoi, à l’annonce de cette nouvelle.Salif SAKHANOKHO

L’autre face hideuse de l’émigration clandestine : Entre fosses communes et incinération des migrants morts

https://www.pressafrik.com Avec la pandémie à Coronavirus qui a fait des centaines de milliers de morts en Espagne, France, Italie et ailleurs en Europe, les cimetières sont devenus exigus. Faute d’espaces, des personnes décédées de la Covid-19 ont été incinérées. Pour certains spécialistes, c’était une manière pour mieux se prémunir de la contagion du virus.
Avec de graves dommages à un niveau social, l’Europe est également terrassée par une crise économique poussant plusieurs pays à entrer dans une phase de récession. Malgré l’ensemble de ces faits, plusieurs jeunes africains dont des Sénégalais, continuent de braver tous les dangers en embarquant dans des pirogues de fortune pour espérer rejoindre les côtes espagnoles.
Ce qui n’est sans grandes conséquences, puisque plusieurs d’entre eux, sauf une grande chance, n’arrivent jamais à bon port. Soit, ils se perdent dans l’océan atlantique pendant des semaines avant d’être retrouvés, soit ils meurent noyés.
Repêchés, le plus souvent par les garde-côtes, surtout espagnols, les corps de ces jeunes ne retournent plus (jamais) au Sénégal. Ils sont enterrés dans des fosses communes – pour les plus chanceux. « Il nous faut courir de gauche à droite pour espérer entrer en possession de corps de Sénégalais morts. Nous dépensons de l’argent pour espérer les enterrer dans les conditions les meilleures. C’est compliqué par moment si l’on sait les ravages du Coronavirus et les espaces devenus réduits pour les enterrements », raconte Ndiawar Ndiaye, émigré sénégalais basé à Ténériffe (Espagne), joint par Tribune.
Seulement, l’une des faces les plus hideuses des conséquences de l’émigration clandestine n’est autre que les incinérations de corps de ces personnes mortes alors qu’elles tentaient de rejoindre l’Europe. À défaut d’un enterrement digne, leurs corps sont incinérés. « Oui ! Il arrive que des corps non identifiés soient purement et simplement brûlés (incinérés). Parmi eux, il y a bel et bien des Sénégalais et d’autres nationalités africaines. Il n’y a pas longtemps, c’est moi-même qui ai enterré un jeune originaire de Koungheul. Donc, nous faisons plusieurs interventions sans voir véritablement la présence d’autorités pour mieux aider les différentes associations qui font un gros travail dans la lutte contre l’émigration clandestine », renseigne encore M. Ndiaye.
Des révélations glaciales qui devraient pousser l’État du Sénégal à mieux lutter contre ce
phénomène qui décime la jeunesse sénégalaise. Faute d’emploi, sans espoir, ils quittent leurs localités respectives, payent d’importantes sommes d’argent en espérant connaître une vie meilleure de l’autre côté de l’atlantique.
Malheureusement, la majorité ne réussira pas à braver les eaux d’un océan au gros ventre, mangeur d’émigrés clandestinsFana CiSSE

l’audition de Souleymane Téliko devant la formation disciplinaire du conseil supérieur de la magistrature, fixée au 28 octobre

https://actusen.sn Le Conseil supérieur de la Magistrature a enfin décidé d’entendre le président de l’Union des magistrats du Sénégal. Après avoir reçu le rapport de l’Inspection générale de l’administration de la justice des mains du ministre de la Justice, la Juridiction a décidé d’envoyer Souleymane Téliko devant sa formation disciplinaire.
Selon SourceA dans sa parution de ce samedi, le face-à-face entre le boss de l’Ums et le jury censé le juger siégera, finalement, le 28 octobre prochain. Le journal de préciser que le Conseil supérieur de la Magistrature a même désigné la personne qui va entendre le juge qui fait l’objet de poursuites disciplinaires. Il s’agit du procureur général de la Cour d’appel de Ziguinchor.
Pour rappel, c’est la date du lundi 19 octobre qui avait été initialement retenue. Mais il y a eu un changement de dernière minute.

Résolution : le Groupe Africain de l’UIM condamne «fermement les entraves et abus contre le Président de l’UMS»

https://www.dakaractu.com Le Groupe Africain de l’Union Internationale des Magistrats a publié une résolution relativement à la procédure disciplinaire initiée contre le président de l’UMS. L’UIM a tenu à « condamner fermement les entraves et les abus dont fait l’objet Souleymane Téliko. Ci-après la résolution…
Monsieur Souleymane Téliko, Président élu de l’Union des Magistrats Sénégalais, dite UMS, et membre du Conseil Supérieur de la Magistrature, est une personnalité engagée pour la défense de l’indépendance de la justice sénégalaise, consacrée notamment par le principe d’inamovibilité
A l’occasion de récentes nominations et d’affectations de magistrats, en violation flagrante du principe sus visé, dont celui d’un Président de Tribunal d’Instance relevé de ses fonctions par la voie de la consultation à domicile, c’est-à-dire, sans réunir le Conseil Supérieur de la Magistrature, l’Union des Magistrats Sénégalais, par la voix de son Président, Monsieur Souleymane Téliko les a dénoncés.
Suite à cette dénonciation, Monsieur Téliko, a été auditionné le 18 septembre 2020 par l’Inspection Générale de l’Administration de la Justice (IGAJ) pour avoir déclaré lors d’une interview au mois de juillet 2020 que les droits à la présomption d’innocence et à la défense d’un prévenu poursuivi pour détournement de deniers publics avaient été violés, comme l’a jugé la Cour de justice de la CEDEAO, suivie par la cour d’appel de Dakar.

Ensuite, une procédure disciplinaire a été déclenchée à son encontre par la transmission du dossier au Conseil Supérieur de la Magistrature

Monsieur Téliko n’apprendra l’existence de la saisine dudit Conseil en tant qu’organe disciplinaire que par voie de presse à travers un communiqué paru le 28 septembre 2020.
Face à cette situation aberrante le Groupe Africain de l’Union Internationale des Magistrats affirme témoigner tout son soutien à l’UMS et à son Président dans la lutte pour l’instauration d’une véritable indépendance du pouvoir judiciaire en République du Sénégal.
Le Groupe Africain de l’Union Internationale des Magistrats condamne fermement les entraves et les abus dont fait l’objet le Président de l’UMS dans l’exercice des missions qui lui sont confiées par les statuts de l’Union en matière de défense des Magistrats et de respect de l’indépendance du pouvoir judiciaire.
Le Groupe Africain de l’Union Internationale des Magistrats interpelle le Ministre de la Justice Sénégalaise sur la situation du Président de l’UMS afin qu’une solution allant dans le sens du respect des garanties statutaires des Magistrats et de l’indépendance du pouvoir judiciaire soit trouvée

Aliou Sall trainé devant l’OFNAC par les artistes de Guédiawaye

https://www.igfm. Le collectif des artistes et acteurs culturels de Guédiawaye a déposé une plainte contre le maire de cette  localité, Aliou Sall devant  l’Office National de lutte contre la Fraude et la Corruption ( OFNAC ). Les membres de ce collectif lui reprochent  une gestion nébuleuse des fonds alloués à la culture.
« Nous demandons à ce que la lumière soit faite sur les subventions de 2017 distribuées n’importe comment. Qu’en est-il aussi des 16 millions de 2018 attribués par le Conseil Municipal aux activités culturelles. Ce montant n’a jamais profité à la culture et on ne voit nulle part où ça a été aussi réaffecté par le Conseil Municipal dans une autre rubrique. Le 23 juin 2018, le maire Aliou Sall avait convié la presse et certains acteurs culturels à une conférence de presse pour lancer officiellement le Festival International de Guédiawaye ‘Cultures et Musiques ethniques’, pour les 06 et 07 octobre 2018. Des années sont passées et il n’y a pas eu l’ombre d’un festival encore moins d’informations liées à l’annulation ou au report de cette manifestation », lit-on dans un communiqué reçu à iGFM.
Le collectif représenté par son coordonnateur Papa Meissa Diop, précise que toutes les initiatives prises pour rencontrer le maire ont avorté. Il souligne également que des correspondances ont été envoyées au préfet pour trouver une solution par rapport à la gestion de la culture dans la ville.
Le même communiqué  note  qu’en février 2019, à la veille de la campagne électorale pour l’élection présidentielle, un sit-in avait été organisé devant les locaux de la mairie. Le maire, à travers son Secrétaire Général avait pris l’initiative de rencontrer les artistes et acteurs culturels pour discuter. Mais un finish, rien n’y fit. La plainte déposée jeudi 15 octobre 2020 à l’OFNAC est la suite logique du plan d’actions que le collectif a mis en place et qui a commencé par un sit-in tenu mardi 13 octobre 2020 devant les locaux de la mairie de ville de Guédiawaye

Annulation de la dette africaine : Les Parlements adoptent un plan d’action

https://www.lequotidien.sn Pour l’annulation de la dette africaine, les présidents des parlements ont adopté un plan d’action et une stratégie de plaidoyer auprès des Partenaires et bailleurs internationaux.
Pour la prise en charge du dossier de la dette africaine et son annulation totale et définitive, les parlements africains se mobilisent. A l’issue d’une réunion virtuelle de lancement d’un groupe dit G7 organisée lundi 12 octobre 2020, «les présidents des parlements ont adopté un plan d’action et une stratégie de plaidoyer auprès des Partenaires et bailleurs internationaux, qui s’adossent à un engagement solennel à s’assurer, par des mesures législatives appropriées, que les ressources issues d’une annulation de la dette africaine soient orientées dans des secteurs socioéconomiques prioritaires et susceptibles d’améliorer les conditions de vie des populations».
Le G7, d’après un communiqué de l’Assemblée nationale, réunit «les présidents des parlements du Nigeria, du Rwanda, d’Ethiopie, d’Afrique du Sud, du Ghana, du Kenya et du Sénégal, au niveau de leurs pays respectifs, qui ont eu à travailler sur ce dossier, en mettant en place un groupe de travail». Mais, note le document, «à l’initiative du Sénégal, ce groupe s’est élargi au Royaume du Maroc, à l’Algérie, à la Côte d’Ivoire, au Cap-Vert, à l’Angola et à la Guinée Equatoriale, afin d’assurer une meilleure représentativité régionale et linguistique, dans la perspective de mobiliser, à terme, l’ensemble des présidents des parlements africains.

Cette initiative, s’inscrit parfaitement dans l’esprit de l’appel lancé, à cet effet, par le chef de l’Etat, le Président Macky Sall, et qui a eu un écho favorable auprès de Hautes personnalités et Institutions internationales».

Intervenant dans les échanges avec ses homologues africains, rapportent ses collaborateurs, le président Moustapha Niasse a déclaré que «le lancement de l’initiative parlementaire pour l’annulation de la dette africaine a une portée historique au moment où, avec les effets dévastateurs de la pandémie du Covid-19, le monde va devoir se remettre en cause pour trouver de nouveaux axes d’échanges mutuels, et assurer, par le dialogue, la concertation et la solidarité, plus d’équité et d’équilibre dans les relations internationales».
Au terme de la mobilisation de tous leurs homologues africains, les présidents des parlements ont décidé de tenir une première conférence générale, en présentiel, à Abuja au début de l’année 2021.

PERSISTANCE DES PRATIQUES ANTI-DEMOCRATIQUES : Gouvernance chahutée

http://www.sudonline.sn L’arrivée au pouvoir du président Macky Sall en 2012 avait suscité un grand espoir qui a été toutefois de courte durée. En effet, avec la persistance de certaines pratiques qu’on croyait définitivement rayées de la sphère politique, la gouvernance politique au Sénégal semble ainsi fonctionner à l’envers
L’arrivée au pouvoir du président Macky Sall en 2012 avait suscité un grand espoir qui a été toutefois de courte durée. En effet, avec la persistance de certaines pratiques qu’on croyait définitivement rayées de la sphère politique, la gouvernance politique au Sénégal semble ainsi fonctionner à l’envers
Elu quatrième président de la République second tour d’une élection présidentielle du 26 février 2012 très tendue du fait de l’entêtement du président sortant, Me Abdoulaye Wade à briguer un troisième mandat alors qu’il avait dit lui-même qu’il a verrouillé la limitation des mandats à deux, l’actuel chef de l’Etat, Macky Sall, dans ce contexte politiquement tendu au Sénégal, avait suscité un grand espoir chez bon nombre de Sénégalais. Son parcours de directeur général, ministre puis de Premier ministre et président de l’Assemblée nationale injustement débarqué du perchoir pour avoir voulu convoquer le fils de son mentor de président de la République, Karim Wade, à l’époque directeur exécutif de l’Agence Nationale de l’Organisation de la Conférence Islamique (Anoci), pour s’expliquer devant les députés sur sa gestion des fonds mis à sa disposition dans le cadre des chantiers de l’Organisation de la conférence Islamique (OCI) qui s’est tenu à Dakar du 13 au 14 mars 2008, avait fini de séduire plus d’un au Sénégal.
Bon nombre de Sénégalais voyait en lui, premier président de la République né après l’indépendance, l’homme de la situation. Le président qu’il fallait au Sénégal pour redorer le blason et l’image de l’Etat fortement écornés par des multiples scandales et pratiques aux antipodes des valeurs républicaines. Et ce, d’autant plus qu’il disait lui-même au lendemain de son accession à la magistrature suprême inscrire son mandat sous le signe de la rupture à travers une gouvernance sobre et vertueuse.
Seulement, la désillusion ne va pas tarder. Et, il n’a fallu que trois ans de gestion pour le nouveau régime de commencer à montrer les signes de la limite de sa promesse de rupture annoncée dans la gestion les affaires publiques. Et ce, en dépit de certains actes posés dans le sens de matérialiser justement cette rupture dans la gouvernance des affaires notamment, à travers la création et le renforcement des missions d’organes de contrôle (Ofnac), la réforme des textes comme le code pénal, le code pétrolier pour ne citer que ceux-là. Car, au plan politique, le régime en place ne va tarder à ressusciter certaines mauvaises pratiques du passé tout en se positionnant comme un leader dans la déconstruction des fondamentaux de l’Etat. Il en est ainsi entre autres du reniement de la parole de président de la République avec le respect de l’engagement de la réduction de la durée de son mandat de 7 ans à 5 ans.
En effet, après avoir à plusieurs reprises clamé haut et fort, lors des sorties officielles, son engagement à réduire la durée de son mandat pour donner ainsi à son mentor et prédécesseur, Me Abdoulaye Wade qui tenait à briguer un troisième mandat, une leçon de démocratie, l’actuel chef de l’Etat est finalement revenu sa parole. Outre le reniement de la parole du président de la République, il y a également le sentiment d’une justice à double vitesse du fait de la gestion des dossiers judiciaires impliquant des proches du régime par la justice.
En effet, depuis l’avènement du président Sall à la tête du pouvoir exécutif, le parquet semble n’avoir d’yeux et d’oreilles pour voir et entendre que les délits et autres crimes commis par les adversaires politiques du président Sall et des Sénégalais lambdas.
Pour preuve, les nombreux rapports de corps de contrôle dont l’Ofnac impliquant des responsables du régime, transmis au procureur de la République et classés sans suite. Plusieurs autres plaintes déposées par des opposants et membres de la société civile visant les responsables du régime en place dorment également dans le bureau du doyen des juges d’instruction ou les tiroirs du procureur de la République qui semble plus prompt à faire arrêter des opposants pour les renvoyer ensuite en prison par le biais d’un mandat de dépôt pour des déclarations jugées offensantes envers le chef de l’Etat. Pendant ce temps, il ferme ses oreilles quand il s’agit d’un responsable du pouvoir. Il en est du cas du député président du Conseil départemental Aliou Dembourou Sow qui n’est pas inquiété après avoir appelé ses partisans peuls à prendre des machettes et à attaquer ceux qui sont contre le troisième mandat du président Sall alors que Me Amadou Sall, membre du Parti démocratique sénégalais (PDS) pour avoir dit « Si Macky Sall condamne Karim, il ne passera pas une seule nuit au Palais » a été arrêté et envoyé en prison par l’actuel procureur de la République. Autre dossier dans lequel, le régime en place qui avait promis aux Sénégalais la rupture, a fait profil bas est la déclaration de patrimoine. Institué par la loi n°2014- 17 du 02 avril 2014 relative à la déclaration de patrimoine, ce principe a été pendant près six ans foulé au pied par les partisans du président Sall en toute impunité.

 ENGAGEMENT EN POLITIQUE DES MAGISTRATS

Autre pratique bannie de la sphère de la démocratie mais qui s’est invitée au cœur de la gestion de la République sous le régime du président Sall : l’engagement en politique des magistrats. En effet, c’est sous le régime en place qu’on voit des magistrats investir de plus en plus la sphère politique allant même jusqu’à créer des mouvements de soutien en violation totale des textes qui régisse leur profession. Il en est ainsi de Cheikh Issa Sall, directeur général de l’Agence de développement municipale (Adm) et responsable politique de l’Alliance pour la République (Apr) à Mbour, sans pour autant qu’il ne démissionne de la Magistrature. De l’actuel directeur de la Société de transport public Dakar dem dikk, Oumar Boun Khatab Sylla, président du mouvement politique « Valeur » pour soutenir le président de la République Macky Sall, qui avait déclenché la colère de ses collègues et de la société civile.
Du maire de Wack Ngouna, Amadou Lamine Dieng par ailleurs directeur général de l’institut de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres). Contrairement à leur jeune collègue jeune magistrat juge Ibrahima Hamidou Dème qui a démissionné de la magistrature pour se lancer dans la politique, ils ont juste préféré demander une disponibilité pour s’investir en politique en lieu et place de démission comme le prévoient les textes.NANDO CABRAL GOMIS

Recevant les députés de la majorité,Macky Sall évoque Cissé Lo : «Je n’aime pas les changements et les remaniements…parce que je perds des amis les députés sont d’égale dignité»

https://www.dakaractu.com Le Chef de l’État a reçu au palais de la République, cet après-midi, les députés de la majorité. A aussi participé à cette séance, la Présidente du Haut conseil des collectivités territoriales, Aminata Mbengue Ndiaye en sa qualité de Coordinatrice de la Coalition Benno Ak Tanor.
De 18 heures à presque 20 heures, le Chef de l’État a évoqué avec « ses députés » les derniers changements intervenus au sein du bureau de l’Assemblée, notamment le départ de Cissé Lo. Et sur ce point il a tenu à préciser que malgré les changements « Cissé Lo reste son ami et frère ». Pour rappel, ce dernier a été exclu de l’Alliance pour la République et a rendu par la suite son tablier de parlementaire.
« Il faut savoir que malgré les changements apportés lors du renouvellement du bureau Moustapha reste un ami. Mais les changements sont primordiaux pour la bonne marche d’une Institution. Et ce qu’il faut dire aussi est que les députés sont à d’égale dignité », a rappelé le Chef de la coalition Benno Bokk Yaakaar. Et d’ailleurs  il a fait savoir qu’il n’aime pas les remaniements.
« À chaque fois qu’il y a renouvellement de bureau ou remaniement, je perds des amis. Mais il y a des raisons à ces changements que je ne peux pas expliquer », a-t-il ajouté.
Le Chef de l’État a par la suite fait part aux membres du groupe de la majorité, son entière satisfaction sur leur travail tout en taclant ceux qui les traitent « de majorité mécanique ».
Étaient présents aussi à cette audience, outre le Président de l’Assemblée Nationale Moustapha Niasse, le député-maire de Ziguinchor Abdoulaye Baldé, Nicolas Ndiaye de la LD, le ministre du travail Samba Sy, les envoyés spéciaux Jean Paul Dias et Aïssata Tall Sall, le ministre conseiller Ismaïla Madior Fall et tous les ministres d’État.
La Présidente du HCCT qui a pris la parole au nom des alliés, s’est émue de la forte présence des femmes et leur assiduité à l’assemblée. Elle a aussi remercié le Chef de l’État pour le respect de tous « les engagements pris devant Tanor ».
Sur des « propos virulents » émanant de certaines voix pourtant présentes dans la coalition, Aminata Mbengue Ndiaye a tenu à rassurer le Président avant de lui demander de n’y accorder aucune importance puisque ne provenant pas des porte-parole respectifs…

Chômage : La coalition de Ousmane Sonko déplore «l’échec total» de la politique économique du pouvoir

https://www.pressafrik.com La Coalition JOTNA a déploré l’échec total de la politique économique et sociale Benno Bokk Yaakar qui s’illustre par un chômage massif des jeunes (48% !) au 3ème rang mondial juste derrière la Syrie et le Burkina Faso, selon un rapport de l’OIT (Organisation Internationale du Travail).
« La politique de l’emploi du Sénégal est un désastre et tout porte à croire que cela va s’empirer à cause d’un pilotage à vue de l’économie et d’une mauvaise gestion des richesses nationales et ressources naturelles », a dit la Conférence des leaders  de Jotna, lors d’une assemblée générale ce samedi.
Pour ces opposants, le dernier exemple en date est l’octroi nébuleux par le gouvernement de licences de pêche à des navires étrangers décrié par le dernier rapport de Greenpeace. « Cette politique de gestion des ressources naturelles au profit des intérêts étrangers viole la constitution et jette nos jeunes par milliers vers l’émigration clandestine au moyen de pirogues de fortune et au péril de leur vie (plus d’un millier de jeunes sénégalais arrivés en moins d’un mois sur les côtes espagnoles des Canaries) », dénoncent-ils.
Ils qualifient cela de corruption généralisée et endémique et une mal gouvernance tant au niveau local qu’au niveau central, de fragilisation de nos institutions et notamment de la Justice, de manque de préparation et d’anticipation face aux catastrophes comme les inondations, des investissements publics coûteux et mal étudiés (TER, PUDC, BRT).
La Coalition JOTNA fustige l’attitude passive et laxiste des parlementaires de Benno Bokk Yaakar face aux dérives récurrentes de leurs collègues : faux monnayage, appel à la violence politique, conflits d’intérêts, trafic d’influence etc. Elle invite l’Assemblée Nationale, à la faveur de la reprise de ses activités, de prendre en charge pleinement ses prérogatives constitutionnelles particulièrement son rôle de contrôle de l’action gouvernementale et d’évaluation des politiques publiques.
Afin d’éclairer la lanterne des compatriotes sur la situation réelle du pays, la coalition JOTNA invite la Coalition BBY à un DÉBAT PUBLIC médiatisé. Le peuple a besoin de vérité et de bonne gouvernance. Salif SAKHANOKHO

Le PDS veut renaître de ses cendres : «Nous rêvons d’un grand SOPI nouveau» (Doudou Wade)

https://www.dakaractu.com Parmi les responsables du parti dans les secteurs, sections ou encore dans les fédérations, la plupart sont des anciens, donc ne sont plus actifs, ou ont  déserté les rangs, voire sont décédés. Ainsi, devant l’ampleur des défis et un environnement politique plus ou moins concurrentiel, il a été nécessaire pour le Parti démpocratique sénégalais, de procéder à la reprise de ses activités.
C’est pourquoi, le Secrétaire Général National, Me Abdoulaye Wade, a instruit la commission nationale de vente et de renouvellement des structures (CNVRS) de convoquer la commission nationale pour le lancement des opérations de placement et de vente des cartes.
Doudou Wade était présent, de même que la députée Woré Sarr ainsi que d’autres jeunes de l’UJTL et du MEEL (mouvement des élèves et étudiants libéraux).
Mandaté par l’ancien président libéral, Doudou Wade rappellera l’urgence pour les jeunes d’être plus solidaires et persévérants dans cet ancrage aux racines du parti qui, selon lui, sera « ce qu’ils feront de lui ».
Pour Saliou Dieng, le président de la commission nationale de vente des cartes, « le parti a besoin d’une bonne organisation interne qui permette aux membres de participer à la prise de décision et à la conception et l’exécution de projets développés au niveau local, départemental, national et international. »
Le Parti compte toutefois sur l’arrivée imminente de leur candidat pour 2024, Karim Wade avec qui, il compte mener le combat jusqu’à la magistrature suprême.

VIOLATION PERMANENTE DE LA LOI PORTANT PROTECTION DES DONNEES A CARACTERE PERSONNEL : Quand des responsables de l’Apr se font «hors-la-loi» !

http://www.sudonline.sn Instaurée pour constituer un instrument de protection générale à l’égard des droits et libertés fondamentaux de la personne, la législation sur les données à caractère personnel ne cesse d’être foulée au pied par des responsables au pouvoir. Enregistrement, transmission ou diffusion, sans le consentement de leur auteur, des paroles prononcées à titre privé ou confidentiel, sont maintenant utilisés par des acteurs politiques du régime comme armes politiques. Cela, sans être inquiétés
La dernière diffusion d’audio privé concerne l’affaire de l’audience entre le leader de Pastef/Les Patriotes, Ousmane Sonko, et le beau-frère du président, Mansour Faye. Après la sortie du ministre Mansour Faye, affirmant sur une télé de la place que le leader de Pastef l’avait supplié à genoux, lors d’une rencontre, de lui décrocher une audience avec le Président Macky Sall, Ousmane Sonko avait de manière véhémente démenti, non sans taxer le beaufrère de Macky Sall de «menteur».
Pour étayer les propos du ministre et non moins camarade de parti, l’Alliance pour la République (Apr), le Directeur de publication du quotidien national “Le Soleil“, Yakham Mbaye rend public un élément sonore adressé à Cheikh Issa Sall, Directeur de l’Adm et non moins témoin de ladite rencontre.
Dans l’audio, le leader de la coalition Jotna avoue avoir rencontré le ministre Mansour Faye, non sans faire certaines précisions. Pour s’en défendre, le membre du Secrétariat exécutif national (Sen) dira qu’en tant que membre de la mouvance présidentielle, il était de son devoir de répliquer lorsque le gouvernement est attaqué.
Autre violation flagrante de la loi sur les données à caractère personnel, la diffusion dans les réseaux sociaux et sur le net d’éléments audios du désormais ex-Premier Vice-président de l’Assemblée nationale, Moustapha Cissé, dans lesquels il a abreuvé d’injures et autres insanités le Directeur général du “Soleil”, Yakham Mbaye et le député Farba Ngom.
Sur un plateau d’un site en ligne, le député-maire des Agnam, Farba Ngom, fait écouter quelques séquences au journaliste. Toutefois, la robe noire politique, Me Ousmane Sèye, avocat de Yakham Mbaye sur cette affaire qui a atterri chez le procureur, révèle que «ni Yakham Mbaye ni Farba Senghor ne sont les diffuseurs de ces injures». Cela, non sans préciser que les auteurs sont bien identifiés et que leurs noms sont mentionnés dans la plainte déposée. Depuis lors, rien ne filtre sur cette affaire entre les mains du procureur.
Pourtant, les infractions sont réprimées par le Titre V du Code pénal, modifié récemment par la Loi n°2016-29 du 8 novembre 2016. En effet, l’article 363 bis dispose que : «Est puni d’un emprisonnement d’un an à cinq ans et d’une amende de 500.000 francs à 5.000.000 de francs celui qui, au moyen d’un procédé quelconque, porte volontairement atteinte à l’intimité de la vie privée d’autrui : en captant, enregistrant, transmettant ou diffusant, sans le consentement de leur auteur, des paroles prononcées à titre privé ou confidentiel ; en fixant, enregistrant, transmettant ou diffusant, sans le consentement de celle-ci, l’image d’une personne se trouvant dans un lieu privé».
Alors que la loi était supposée protéger les citoyens contre ceux qui seraient tentés d’utiliser leurs données à caractère personnel pour porter atteinte à la considération de l’intéressé ou à l’intimité de sa vie privée, des responsables du régime s’adonnent à cette pratique, sans être inquiétés. Que ce soit le procureur, ou encore la Commission des Données Personnelles (Cdp), personne ne lève le plus petit doigt pour stopper cette pratique devenue courante dans le landerneau politique. Si le procureur pouvait faire recours à l’article 32 code de procédure pénal pour juger de l’opportunité des poursuites, la Cdp avait la possibilité de faire recours à ses attributions, notamment à l’article Article 16-2c qui dit qu’«elle informe sans délai le procureur de la République des infractions dont elle a connaissance». Mais que nenni.J M DIATTA

La logique à la ‘’Mackysard’’ 

https://actusen.sn  ‘’Sunu Gaal’’ est fort, quand il s’agit de rédiger des rapports. En attestent les millions de rapports rédigés par la Cour des comptes, l’Armp, l’Ofnac, l’Ige, l’Assemblée nationale, pour ne citer que ceux-là. Mais attention ! Là où le bât blesse, c’est au niveau de l’exécution des recommandations de ces documents qui moisissent dans les tiroirs  de ‘’Thiompal’’.
Pour calmer, pardon pour endormir la clameur populaire, ceux à qui nous avons confié nos destinées ont la facilité déconcertante de se fendre de déclarations d’intentions, d’annoncer des enquêtes. Puis paf, une fois que le job est fait par nos éminents enquêteurs, ‘’Waccacca’’ met le coude dessus. Le lendemain, on part pour repartir de zéro. Encore un tollé national, encore une ou des enquêtes et encore des rapports sans lendemain.
Il est vrai que notre cher président n’est jamais pressé, quand il s’est toujours agi de prendre les décisions qui s’imposent. Surtout, lorsque c’est la gestion de ses sujets qui est remise en question. Aujourd’hui encore, il est attendu au tournant sur la question de l’enquête des élus portant sur l’utilisation des centaines de milliards destinés aux inondations.
La Mission d’information parlementaire mise sur pied ne peut qu’entendre les ministres concernés et tirer des conclusions. ‘’Paa’’ Niasse, lui, sera une simple courroie de transmission. Mais celui qui peut réellement faire quelque chose, c’est ‘’Kor Marème’’. Or, la politique à la ‘’Mackysard’’ n’ayant aucune logique, seule, ‘’Coumba amul ndey’’ est punie. ‘’Coumba am ndey’’, elle, peut faire ce qu’elle veut et dormir tranquillement.Maam Sagar (Billet SourceA)

Amadou Hott conseille à Aliou Dembourou Sow de « présenter des excuses »

https://www.igfm.sn Le Ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott juge regrettable les propos tenus par le député Aliou Dembourou Sow. Il l’invite à présenter des excuses au sénégalais.
« C’est regrettable. Et connaissant Aliou Dembourou Sow, je peux espérer qu’il est en train de regretter ses propos. Le Senegal est une nation unie, et nous n’avons pas besoin de ce genre de propos. », a déploré Amadou Hott dans l’émission Grand Jury de la RFM.
Pour rappel, dans une vidéo largement diffusée sur les réseaux sociaux, le député Aliou Dembourou Sow avait invité ses parents peulhs à prendre des machettes pour défendre une troisième candidature de Macky Sall.

AFFAIRES TERME SUD ET CESSION DE BIENS APPARTENANT À L’ÉTAT  : Sonko revient à la charge

Libération Sénégal online Ousmane Sonko a déposé deux questions écrites sur l’affaire Terme Sud et la cession de biens immobiliers appartenant à l’Etat. « Loin des passions, le débat sur la transparence dans la gestion de nos biens publics doit se tenir sur la base de données techniques, juridiques et factuelles irréfutables, n’en déplaise aux adeptes des diversions médiatiques et de la manipulation de masse. C’est pourquoi j’ai déposé le vendredi passé deux séries de questions écrites sur la table du gouvernement ; conformément aux dispositions des articles 192 et suivants du règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Le gouvernement est obligatoirement tenu d’y répondre dans un délai d’un mois », renseigne le leader de Pastef ».

Thiérno Bocom sermonne Moustapha Niasse

Cher Président Moustapha Niasse, Ce ne sera pas à travers la rhétorique que l’Assemblée nationale retrouvera toute sa crédibilité. Il faudra simplement se limiter à respecter la sacralité de l’institution et ne pas la confondre avec la coalition Benno Bokk Yakaar. Commencez, cher Président Moustapha Niasse, par condamner les propos dangereux et irresponsables du député Aliou Doumbourou Sow comme vous l’aviez fait avec Moustapha Cisse Lô alors que l’Assemblée nationale n’était même pas en session. Si l’Assemblée nationale ne se prive pas de se mêler de conflits à caractère personnel et intra-Apr, sous prétexte qu’un de ses membres y est impliqué, elle ne devrait pas se priver de condamner la déclaration d’un député qui porte gravement atteinte à la cohésion et à la concorde nationale.Thierno Bocoum,Président du mouvement AGIR

Coupure de signal à la Sen Tv : Barthélemy Dias s’indigne et parle de scandale

.
https://www.dakaractu.com C’est en la présence de Khalifa Ababacar Sall, ancien Maire de Dakar et de Soham Wardini l’actuelle Maire de la ville de Dakar, que Barthélémy Dias a procédé à l’inauguration du complexe sportif sis à Baobabs. L’édile de Mermoz/Sacré-Cœur, profitant de cette occasion, a exprimé ses regrets face à cette décision du Conseil national de régulation de l’audiovisuel de couper le signal de la Sen Tv, concernant le téléthon qui devrait être organisé en l’honneur des familles militaires déguerpies de Terme-Sud.
« C’est tout simplement scandaleux qu’un pouvoir en place s’organise pour priver un organe de presse, de faire une oeuvre sociale pour ces familles » a déploré le maire de Mermoz/Sacré-Cœur.
Ce dernier rassure tout de même les familles en leur indiquant qu’il va, avec tous ceux qui se diront prêts, s’organiser pour aider ces gens qui ont servi avec dignité leur pays…

Bamba Niang,le symbole d’une aberration française

PORTRAIT. Dès samedi, ce jeune homme titulaire de trois masters risque d’être expulsé vers son pays d’origine, le Sénégal, s’il ne trouve pas un travail.
« J’aimerais vraiment m’installer en France. » Plus on l’écoute dérouler sa vie, moins on ne peut s’empêcher de voir dans sa situation actuelle une aberration. Son récit personnel est d’autant plus fort qu’il l’exprime sereinement, sans amertume. Il n’en veut à personne, n’accuse personne. Bamba Niang, 28 ans, est un bac + 7, qui cherche du travail – certes, comme d’autres. Mais là n’est pas l’aberration (quoique) : depuis un an, il est autorisé à rester sur le territoire français grâce à une attestation provisoire, qui arrive à échéance samedi 17 octobre. À partir de ce jour, il risque, en cas de contrôle, une reconduite à la frontière.
Avec l’aide d’une avocate, il a entrepris des démarches pour obtenir une prolongation, en plaidant que la crise sanitaire avait entravé durant des mois sa quête d’emploi. Il attend.

Une vidéo virale

Son histoire, il l’a récemment racontée dans une vidéo publiée sur le site Konbini. Sa viralité lui a permis de nouer des contacts avec des entrepreneurs, startupeurs et quelques politiques, parmi lesquels Jean Rottner, le président de la région Grand Est. L’autre jour, et ça l’a amusé, une contrôleuse de la RATP l’a reconnu et lui a souhaité bonne chance. La vidéo a même été reprise dans les médias de son pays d’origine, le Sénégal.
Né à Dakar, il a intégré, à 12 ans, le prytanée militaire de Saint-Louis. Après son bac, et un parcours exemplaire, il s’engage dans l’armée sénégalaise. Dans le cadre d’un accord de coopération avec l’Italie, il s’installe à Modène, puis part étudier à Turin, où il suit un master de science stratégique et militaire. Il devient ensuite lieutenant-chef de l’armée de son pays. Il en démissionne en 2017 pour un retour à la vie civile. Retour à Turin, où il reprend les études  : il décroche un master de relations internationales, qui le mènera ensuite à Lyon-2, où il obtient un diplôme de sciences politiques.

Pas de racisme

En 2019, il perd son visa étudiant pour une attestation provisoire, qui lui permet de rester sur le sol français. Il n’ignore pas qu’un compte à rebours est alors enclenché  : il lui faut absolument trouver un travail (rémunéré 1,5 fois le smic et pertinent dans son domaine d’études), sans cela il devra rentrer au Sénégal. Il envoie « entre 400 et 500 candidatures » à des ONG, des organismes internationaux – il parle couramment l’anglais, le français et l’italien. Face aux refus, il tente sa chance dans des entreprises privées spécialisées dans le numérique. « Je n’ai reçu, là aussi, que des réponses négatives, confie-t-il, mon parcours fait un peu peur. On se demande pourquoi j’ai quitté l’armée et multiplié les diplômes. »
« On ne voit pas dans cette diversité de parcours un atout, mais plutôt un handicap, une dispersion. » Craignant d’être perçu comme une victime de racisme, il tient à apporter cette précision  : « Je n’ai jamais vu dans ces échecs un rapport avec ma couleur de peau. Il m’est arrivé, au cours de mes entretiens, de ne pas être à la hauteur, tout simplement. Depuis ma vidéo enregistrée, je n’ai que des manifestations de soutien et d’empathie. » Rien que de « bonnes ondes », comme il dit.

Un jour Français ?

Bamba Niang vit actuellement à Nanterre, en colocation avec un ami rencontré à l’École militaire, qui a depuis fait Sciences Po et entame une carrière d’avocat. « J’aimerais vraiment m’installer en France, trouver un peu de stabilité et entamer un projet professionnel. » Jusqu’ici, il travaillait 15 heures par semaine dans un restaurant pour subvenir à ses besoins. Il n’est donc pas seul, isolé, des amis sont là. « On surnomme notre groupe d’amis la Licra, car il est composé de juifs, de Français, de Maghrébins, de Noirs africains… » rit-il. Outre son parcours scolaire, Bamba a d’autres qualités à faire valoir  : il est champion d’athlétisme. Avec son club du Lyon Athlétisme, il a participé aux championnats de France sur l’épreuve du 400 mètres. Son chrono  :  47 secondes et 12 centièmes. Son objectif, dans un premier temps, est de passer sous la barre des 47 secondes, c’est à sa portée. Ensuite, et s’il régularise sa situation, il aimerait, pourquoi pas, devenir français.  Par Saïd Mahrane

Trajectoire politique : Abdou Mbow,la petite histoire d’une grande ascension politique

https://www.seneweb.com À 44 ans, Abdou Mbow, qui a été élu, mercredi dernier, comme le 1er vice-président de l’Assemblée nationale, a su bénéficier de la confiance de Macky Sall avec qui il collabore depuis 13 longues années. Du Parti pour le progrès et la citoyenneté (Ppc) à l’Alliance pour la République (Apr), en passant par le Parti démocratique sénégalais (Pds), le porte-parole adjoint de l’Apr à tricoter son parcours politique en trois couleurs.
Il est entré en politique comme d’autres entrent en religion. Avec le principe de l’action militante qui a fait de son objectif une réalité supérieure. Une volonté de monter l’ascenseur social par la porte politique qui s’est traduite, après des années de labeurs, sous la forme d’une nomination au poste de Premier vice-Président de l’Assemblée nationale, de numéro 2 dans l’ordre de succession à la Présidence de la République en cas d’empêchement du chef de l’Etat. En engagé volontaire, Abdou Mbow affiche aujourd’hui la juste fierté de s’être, pour sa part de militant, préparé sans trêve à cette grande tâche que lui a confié Macky Sall, son mentor politique, à qui il rend le culte et l’hommage qui lui sont dus dans un esprit de soumission et de révérence profonde. « Je remercie le Président Macky Sall pour sa confiance renouvelée en ma personne. C’est un homme de parole et de confiance.

Je lui dois toute cette carrière politique. »

Le tout frais 1er Vice-Président de l’Assemblée nationale n’est certes pas, politiquement, le plus pointu de sa génération. Il n’est pas, non plus, doté du plus lourd curriculum vitae. Son nouveau poste, en remplacement à Moustapha Cissé Lô, exclu le 07 juillet dernier du groupe parlementaire de la majorité présidentielle, Bennoo bokk yaakaar (Bby), relève de la seule volonté du chef. Des pouvoirs discrétionnaires de Macky Sall dont les consignes transmises au groupe parlementaire Benno bokk yaakaar, la majorité écrasante à l’Assemblée nationale, ont été respectées à la lettre, mercredi, lors de la session unique extraordinaire de l’institution. Le choix porté sur lui par la majorité parlementaire Bby a été approuvé par 133 députés sur les 146 votants. Preuve de sa légitimité au sein de la coalition de partis à laquelle il appartient. Une carrure qu’il s’est façonnée au fil des années de compagnonnage avec le Président Macky Sall. C’est parce que le jeune politique a été là depuis le début, selon les témoins, non pas en simple spectateur, mais en rempart, tenant son poste de combat, quoique frêle, devant les vagues de la Loi Sada Ndiaye qui faisaient tanguer au point d’éjecter Macky Sall de son siège de président de l’Assemblée nationale. « C’était un dimanche. Le lendemain, j’ai pris la décision de démissionner de l’Assemblée nationale parce que j’étais sûr qu’ils allaient passer à la dé-« Mackysallisation », qu’ils allaient nous enlever, mais je n’ai pas attendu cela », raconte Abdou Mbow. C’était en 2008. L’année d’après sa rencontre avec Macky Sall.
C’est par le biais de l’ancien ministre de la Jeunesse et professeur d’Université, Aliou Sow, que le compagnonnage Macky Sall-Abdou Mbow a pris effet. Treize longues années après, Abdou Mbow s’en souvient avec des accents de loyauté. « Macky Sall, je le suivais avant. Mais c’est Aliou Sow, au temps un de ses plus proches collaborateurs, qui nous a rapprochés. Il me l’a présenté », se rappelle le tout nouveau 1er Vice-Président de l’Assemblée nationale. Depuis, Abdou Mbow a appris à connaître l’homme en qui il a décelé des qualités qui l’ont accroché et rassuré. « J’ai su, dès le début, que c’est un travailleur, quelqu’un qui a de l’ambition pour son pays. » Macky Sall n’a pas non plus hésité à le prendre sous son aile. Quelques mois après leur première rencontre, il lui accorde sa confiance, l’intègre dans son Cabinet à l’Hémicycle et fait de lui son chargé de mission. Ainsi honorait-il la promesse qu’il lui avait faite en 2008 ? « Le lendemain de ma démission à l’Assemblée nationale en 2008, je me suis rendu chez-lui pour lui dire qu’il pouvait compter sur moi parce que j’avais pris la décision d’être avec lui quel que soit l’avenir politique qu’il aura.
Il l’avait accueilli avec joie en me disant : « Demain, je vous confierais ma jeunesse ». » Abdou a été pendant plusieurs années responsable des jeunes de l’Apr. Sur tous les fronts et en première ligne quand il s’agit de défendre le parti et son Président, Mbow a réussi à se faire une place dans le cercle restreint du chef de l’Etat et de son épouse que la chronique crayonne comme une façonneuse de destin. « Il est très proche de Macky Sall. Le Président a toujours apprécié son engagement. Il me disait, quand on était encore dans l’opposition, que Abdou Mbow est bon », confie l’administrateur adjoint de l’Apr, Sana Camara. Appréciant ce nouveau poste, il affirme que c’est une « récompense méritée ».

« Je suis un fils de Mbaye-Jacques Diop »

Pour Abdou Mbow, Macky Sall a parachevé le travail enclenché par feu Maître Mbaye-Jacques Diop auprès de qui il a fait ses premières gammes, façonné ses premières armes politiques. « Lui, c’est mon mentor en politique. En plus, je suis un fils de Mbaye-Jacques Diop et je le revendique. » Après l’alternance de 2000, le jeune étudiant intègre le Parti pour le progrès et la citoyenneté (Ppc) dirigé par Me Diop. Il bénéficie pendant longtemps de l’expérience et de la culture générale de l’ancien député et maire de Rufisque de 1987 à 2000. « Il m’a inculqué des valeurs de loyauté et de combativité », explique-t-il. A la faveur de la fusion entre le Ppt et le Parti démocratique sénégalais (Pds), Abdou se retrouve dans la formation de Abdoulaye Wade où il a été porte-parole de la section communale de l’Union des jeunesses travaillistes libérales (Ujtl), secrétaire général du Comité de liaison fédérale (Clf) de Thiès et porte-parole national de l’Ujtl. Diplômé de l’Institut supérieur des Sciences de l’information et de la communication (Issic) et de Science politique Paris, l’ex-leader de Mouvements associatifs estudiantins et sportifs a eu à assurer la communication du Projet de promotion des jeunes (Ppj) avant de travailler aux côtés de Aliou Sow au ministère de la Jeunesse.
Si, jusque-là, l’ancien étudiant du département d’Histoire de la Faculté des Lettres et Sciences humaines n’a pas bénéficié d’un poste de nomination, c’est parce que le chef de l’Etat a voulu respecter son souhait. « C’est un choix concerté entre lui et le Président, qui reflète sa nature propre et son parcours politique. C’est lui-même qui s’est destiné à une carrière parlementaire, en proposant au Président d’attendre parce qu’on s’acheminait vers les Législatives. Il ne s’est pas précipité. Voilà la raison pour laquelle Abdou Mbow n’a pas figuré dans le premier gouvernement du Président Macky Sall », révélait, en 2017, le ministre-directeur de Cabinet politique du chef de l’État, Mahmmoud Saleh. C’est l’une des convictions partagées avec son mentor. « J’ai toujours privilégié le fait qu’on soit élu pas nommé », confirme le concerné. Avec l’Apr, Mbow a fait ses classes à l’Hémicycle où le député a échelonné en passant par le siège de Secrétaire élu de 2012 à 2013, troisième vice-président de l’Assemblée nationale de 2013 à 2019 et président de la commission des affaires étrangères des Sénégalais de l’extérieur et de l’intégration africaine de 2019 au mercredi 15 octobre 2020. Date qui marque une nouvelle ascension. « C’est une marque de confiance de mes collègues et je ferai tout pour la mériter. Je prends cette élection avec humilité et avec beaucoup d’engagement. Nous allons continuer à être à l’écoute et au service des populations. Nous allons continuer à faire notre travail de contrôle parlementaire et de contrôle des politiques publiques », soutient le parlementaire, soutenant être informé de ce choix un peu avant l’ouverture de la session.
Le conseiller départemental à Thiès n’a pas rangé ses objectifs pour sa localité d’origine même après son revers lors des élections locales de 2014. « J’ai toujours des ambitions pour ma localité, mais puisque je suis dans une coalition, le moment venu, nous choisirons la meilleure équipe », soutient-il. Abdou Mbow ne compte pas encore laisser la mairie de Thiès à ses adversaires politiques. Un challenger, renforcé par le Président Sall, à prendre très au sérieux ?

Abdou Lahad Seck Sadaga : «Pourquoi le président Macky Sall n’a jamais gagné Touba!(…) Nous réclamons un ministère stratégique»

https://www.dakaractu.com À l’honneur de l’émission ACTU-DÉBAT de cette semaine, nous recevons le député, président de la commission des délégations de l’Assemblée nationale, Abdou Lahad Seck Sadaga. Au cours de cette émission le parlementaire est largement revenu sur la situation politique actuelle non sans faire des révélations.
Revenant sur les les raisons qui font que le président Macky Sall peine jusqu’à présent à gagner les échéances électorales à Touba, Abdou Lahad Sadaga réclame un ministère stratégique et des postes de direction pour les responsables politiques de Touba. « Nous réclamons un ministère stratégique pour Touba ainsi que des postes de direction. Car il y a des gens capables de gérer ces postes. Il faut que le président nous renforce au niveau de Touba, parce que la politique c’est aussi les moyens. Il y a des gens qui ont été nommés mais ils n’œuvrent pas pour le rayonnement du parti à Touba et c’est valable pour les autres localités du pays. Ils n’ont rien fait pour le parti ainsi que les militants. Et cela pourrait même expliquer le fait que le président Macky Sall n’a jamais gagné une élection à Touba », laissera entendre le nouveau président de la commission des délégations de l’Assemblée nationale.
Le parlementaire n’a également pas manqué de faire des révélations sur le foncier en accusant certains ténors de l’opposition. Autres questions abordées au cours de cette émission : la question de l’adduction d’eau potable pour la ville Sainte et la polémique et la gestion de la mairie par l’équipe municipale…

Abdou Lahad Seck Sadaga : «Tous les ténors de l’opposition qui avaient participé à la dernière présidentielle doivent être audités»

https://www.dakaractu.com « Les ténors de l’opposition qui n’ont pas de caisse noire et qui ont participé à la présidentielle avec tous les moyens recommandés à coup de plusieurs milliards de francs, doivent faire l’objet d’un audit », c’est du moins l’avis du député Abdou Lahad Seck Sadaga.
Le parlementaire accuse les ténors de l’opposition d’être financés par des lobbies étrangers. « Il y a certains ténors de l’opposition qui ont été financés par des lobbies étrangers, pour qu’une fois au pouvoir, ces lobbies recouvrent leurs intérêts. C’est pourquoi je propose un audit de tous les ténors de l’opposition qui avaient participé aux dernières échéances électorales ».
Le parlementaire n’a pas également manqué de faire des révélations sur la polémique foncière. Abdou Lahad Seck Sadaga s’exprimait au cours de l’émission ACTU-DEBAT. Émission sur vous pourrez suivre très prochainement sur Dakaractu…

Affaire Aliou Doumbourou Sow : La conférence des leaders du CRD demande à l’État de prendre ses responsabilités.

https://www.dakaractu.com La conférence des leaders du Crd a sorti un communiqué pour s’exprimer sur les questions brûlantes de l’actualité. Ainsi, ils se sont exprimés vigoureusement sur la sortie du député Aliou Dembourou Sow qui avait appelé une communauté « à prendre les armes contre quiconque voudrait s’opposer à un troisième mandat de Macky Sall qui en est à son 2nd et dernier. »
« Le CRD constate, pour le regretter, la dérive de plus en plus agressive et violente du discours politique dans notre pays. Le pic de la malveillance langagière a été dangereusement atteint avec la sortie irresponsable, irréfléchie et inintelligente du député Aliou Deumbourou Sow appelant une partie des Sénégalais à prendre les armes contre quiconque voudrait s’opposer à un troisième mandat de Macky Sall qui en est à son 2nd et dernier ».
Dès lors, la conférence des leaders du CRD déçue du communiqué partagé par l’Apr, demande à l’État de prendre ses responsabilités. « Il est naturellement attendu du gouvernement qu’il prenne toutes les dispositions nécessaires pour freiner ce monsieur et tous ceux qui pensent comme lui ».

LES CADRES RÉPUBLICAINS SUR L’AFFAIRE ALIOU DEMBOUROU  : « Ces genres de propos, qui n’honorent pas la République, doivent être définitivement bannis de nos comportements »

« La Convergence des cadres républicains se réjouit de l’élection du Sénégal au Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU. Le Sénégal arrive premier pour les sièges du groupe des Etats – Afrique en totalisant 188 voix devant la Côte d’ivoire 182, le Malawi 180 et le Gabon 176.
Cette élection conforte l’image du Sénégal à l’international et démontre à suffisance les avancées notoires réalisées dans le domaine des droits de l’homme et de la protection des citoyens. Les réformes apportées par le gouvernement du Président Macky Sall, depuis son accession à la magistrature suprême, ont permis de consolider les acquis et de renforcer l’Etat de droit.
Par ailleurs, la CCR salue les batteries de mesures prises par le Président de la République depuis l’arrivée de la pandémie à Coronavirus (Covid-19) non seulement pour contenir le choc exogène via le programme de résilience économique et social (avec un budget de 1000 milliards) mais aussi et surtout permettre un redémarrage rapide de notre économie à travers un plan de relance. Le Sénégal devait retrouver le chemin de la croissance dès 2021 avec un bond de l’économie de 5,2 %, puis 7,2 % en 2022. A l’horizon 2023, le taux de croissance devrait passer à deux chiffres, soit 13,7%, une première dans la gouvernance économique de notre pays.
Cependant, la Convergence des cadres républicains (CCR) a suivi, avec stupéfaction et indignation la sortie de l’honorable député Aliou Dembourou Sow relativement aux propos incitant à la violence, et pouvant saper la cohésion nationale. La CCR condamne, avec la dernière énergie, de tels propos qui heurtent la bienséance et les valeurs cardinales sur lesquelles notre société s’est bâtie depuis plusieurs siècles. Ces genres de propos, qui n’honorent pas la République, doivent être définitivement bannis de nos comportements, surtout quand ils sortent de la bouche de hautes personnalités de l’Etat et d’acteurs politiques.

En effet, quand on a la chance et le privilège d’être investi de responsabilités pour faire partie de ceux qui décident au nom du peuple, on a l’obligation d’avoir un comportement exemplaire, basé sur la retenue, la réserve et l’intégrité morale.

Ainsi, tirant les enseignements de cet épisode malheureux, la CCR estime que l’Alliance pour la République (APR) doit être plus que jamais renforcée dans le fonctionnement de ses instances et dans l’animation à la base pour promouvoir un débat d’idées fécond qui transcende les pratiques et questions qui heurtent les valeurs sociétales de notre nation. Par conséquent, le respect mutuel et la discipline doivent impérativement être portés en bandoulière par chaque militant et militante du parti.
Enfin, la CCR lance un appel solennel à tous les militants et militantes de l’APR à faire preuve de dépassement, de retenue, de solidarité agissante et d’engagement militant afin d’accompagner Son Excellence le Président Macky SALL dans ce contexte particulier de crise aiguë et multiforme causée par la pandémie de Covid-19.
En somme, toutes les énergies positives doivent être exclusivement mises à contribution pour une prise en charge efficace des urgences et priorités clairement définies par le Président Macky SALL, dans le cadre du programme de relance économique PAP2A. La Convergence des Cadres Républicains »

APPUI AUX FAMILLES DE TERME SUD  : Le Cnra fait reporter le téléthon de la Sen Tv

Libération Sénégal online « Depuis 2012, la SEN TV organise des téléthons pour accompagner nos compatriotes en difficultés. Ces initiatives s’inscrivent dans un souci purement humanitaire pour aider les populations vulnérables. Il est important de rappeler que c’est l’unique raison qui a encore poussé la SEN TV à accompagner le maire Barthélemy Dias, d’organiser un téléthon pour les familles expulsées de Terme Sud.
Seulement, les mises en garde du CNRA nous obligent à reporter ce rendez-vous du social.
La direction de SEN TV vous donne rendez-vous dans les prochains jours pour l’organisation dans les conditions idoines de ce téléthon pour aider ces Sénégalais désemparés et désœuvrés », informe un communiqué reçu par Libération online.


Partagez ce contenu!

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*